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Conseil Municipal - acte 20080093 D
Conseil Municipal - acte 00056334 D
Document publié le Lundi 19 novembre 2018 par la commune de Bordeaux.
Lien du pdf (Conseil Municipal - acte 00056334 D)
Thèmes du document : Culture et patrimoine, Aménagement du territoire, Handicap et inclusivité,
EXTRAIT DU REGISTRE DES DELIBERATIONS
DU CONSEIL MUNICIPAL
___________
Conseillers en exercice : 61
Date de Publicité : 20/11/18
Reçu en Préfecture le :
CERTIFIÉ EXACT,
Séance du lundi 19 novembre 2018
D - 2 0 1 8 / 4 3 8
Aujourd'hui 19 novembre 2018, à 15h00,
le Conseil Municipal de la Ville de Bordeaux s'est réuni en l'Hôtel de Ville, dans la salle de ses séances, sous la présidence de
Monsieur Alain JUPPE - Maire
Etaient Présents :
Monsieur Alain JUPPE, Madame Virginie CALMELS, Monsieur Nicolas FLORIAN, Madame Alexandra SIARRI, Madame Anne BREZILLON, Monsieur Fabien ROBERT, Mme Anne-Marie CAZALET, Monsieur Nicolas BRUGERE, Madame Brigitte COLLET, Monsieur Jean-Louis DAVID, Madame Emmanuelle CUNY, Monsieur Stephan DELAUX, Monsieur Marik FETOUH, Madame Laurence DESSERTINE, Monsieur Jean-Michel GAUTE, Madame Magali FRONZES, Madame Emilie KUZIEW, Monsieur Pierre De Gaétan NJIKAM MOULIOM, Madame Arielle PIAZZA, Monsieur Jérôme SIRI, Madame Elizabeth TOUTON, Monsieur Joël SOLARI, Madame Ana maria TORRES, Monsieur Jean-Pierre GUYOMARC'H, Madame Mariette LABORDE, Madame Marie-Françoise LIRE, Monsieur Erick AOUIZERATE, Monsieur Philippe FRAILE MARTIN, Monsieur Gérald CARMONA, Madame Anne WALRYCK, Madame Marie-Hélène VILLANOVE, Madame Florence FORZY-RAFFARD, Madame Constance MOLLAT, Monsieur Alain SILVESTRE, Madame Marie-José DEL REY, Madame Maribel BERNARD, Monsieur Guy ACCOCEBERRY, Monsieur Yohan DAVID, Monsieur Edouard du PARC, Madame Estelle GENTILLEAU, Monsieur Marc LAFOSSE, Monsieur Yassine LOUIMI, Mme Laetitia JARTY ROY, Madame Solène COUCAUD-CHAZAL, Madame Cécile MIGLIORE, Madame Michèle DELAUNAY, Monsieur Pierre HURMIC, Monsieur Vincent FELTESSE, Madame Emmanuelle AJON, Monsieur Nicolas GUENRO, Madame Delphine JAMET, Monsieur Matthieu ROUVEYRE, Madame Catherine BOUILHET, Monsieur François JAY,
Excusés :
Monsieur Didier CAZABONNE, Madame Nathalie DELATTRE, Monsieur Pierre LOTHAIRE, Monsieur Michel DUCHENE, Monsieur Benoit MARTIN, Madame Sandrine RENOU, Madame Stéphanie GIVERNAUDProjet de mandature 2014-2020 : Bordeaux, ville
fraternelle, métropole européenne. Actualisation.
Monsieur Alain JUPPE, Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Au début de la mandature 2014-2020, un document synthétique a été rédigé pour exposer les grandes lignes du projet stratégique de la Ville de Bordeaux.
Ce projet de mandature n’est pas un document figé. Il doit faire l’objet d’une remise à jour chaque année, au moment du débat d’orientation budgétaire, au regard de l’avancement des projets. Le document joint au présent rapport intègre les ajustements qui consistent, pour la plupart, en une actualisation des calendriers ou un état d’avancement des projets.
L'actualisation du projet de mandature est présentée, chaque année, au Conseil municipal concomitamment au Débat d’orientation budgétaire (DOB).
Ceci étant exposé, il vous est demandé, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir si tel est votre avis prendre acte de cette actualisation.
INFORMATION DU CONSEIL MUNICIPAL
Fait et Délibéré à Bordeaux, en l’Hôtel de Ville, le 19 novembre 2018
P/EXPEDITION CONFORME,
Monsieur Alain JUPPEBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
1
Bordeaux, ville fraternelle, métropole
européenne
PROJET DE MANDATURE 2014 – 2020Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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Sommaire
I - Assurer la place de Bordeaux au cœur d'une métropole européenne………………..p 5
1. Le projet urbain……………………………………………………………………………………p 5 1.1. La livraison d'équipements majeurs
1.2. Nouveaux habitants, nouveaux quartiers, mixité des usages
2. Une ville connectée pour une vie mobile…………………………………………………........p 7 2.1. Se déplacer mieux et partout
2.2. L'aménagement numérique du territoire
3. Attractivité économique, touristique et culturelle……………………………………………....p 9
II – Garantir et consolider la cohésion sociale et territoriale ……….. ……………….....p 12
Axe 1 : S’insérer économiquement, être citoyen actif…………………………………………..p 12 1.1. Favoriser l’entrepreneuriat et la création d’emplois
1.2. Préserver, encourager et accompagner le lien social proposé par l’engagement associatif et le bénévolat
Axe 2 : Habiter la ville, partager la vie…………………………………………………………....p 13 2.1 Produire des logements de qualité accessibles à tous et équitablement répartis sur le territoire
2.2 Apporter des réponses adaptées à la diversité des façons d'habiter et aux besoins spécifiques
2.3. Garantir une offre de services de proximité répondant aux exigences et aux rythmes de la vie quotidienne
Axe 3 : Culture, éducation, savoirs : garantir aux Bordelais l’accès aux savoirs et à la culture……………………………………………………………………………………..p 17 3.1. Accéder aux savoirs
3.2. La culture pour tous, partout
Axe 4 : Bien-être, santé et environnement préservé : se sentir bien dans une ville saine…p 20 4.1. La santé au cœur de la Ville
4.2. Une Ville engagée dans le sport
4.3. La Ville nature
4.4. La lutte contre toute forme de pollution
Axe 5 : Tranquillité publique et prévention, lutte contre les discriminations……………….....p 22 5.1. Apaiser les tensions dans l’espace public
5.2. Gérer la vie nocturne
5.3. Lutter contre les discriminations et améliorer l’accessibilité
III – La méthode : agir au plus près des besoins des habitants………………….. .p 26
1. Agir au plus près des besoins des habitants………………………………………...p 26 2. La vie dans les quartiers : équipements et espaces publics de proximité………..p 26 3. Services publics du quotidien : éclairage, propreté, signalements
sur terrain, maintenance, etc.……………………………………………………....... p 27 4. Démocratie quotidienne et concertation……………………………………………...p 28Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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Projet de mandature Bordeaux 2014 - 2020
Au cours des 20 dernières années, Bordeaux s’est métamorphosée et a conquis son statut de métropole au bénéfice de l’ensemble de l’agglomération. En s’appuyant sur trois projets urbains successifs (1996 – 2009 – 2013), la Ville a requalifié ses quartiers historiques et lancé d’ambitieuses opérations d’urbanisme ; elle a densifié ses équipements de proximité tout en sachant mener à bien des projets d’envergure tels que la reconquête des quais, le stade Matmut Atlantique ou la Cité du Vin. La population qui avait sensiblement décru au cours des décennies antérieures est en hausse avec une croissance de 34 350 habitants entre 1999 et 2015, soit 16%.
Tout ceci s’est fait en intégrant les enjeux humains de cette mutation. Le projet social a été au cœur des politiques menées par la Ville au bénéfice de ses habitants et la prise en compte des impératifs environnementaux s’est affirmée dans l’agenda 21 dont la Ville s’est dotée.
Aujourd’hui, dans un contexte institutionnel et financier qui concerne toutes les collectivités territoriales, Bordeaux doit capitaliser sur ses acquis pour devenir le cœur d’une métropole du XXIème siècle, à la fois ambitieuse dans son développement, attractive en termes économiques et soucieuse de conserver ses valeurs et la qualité de vie pour ses habitants.
Tel est le défi des prochaines années avec la volonté affichée de créer les conditions favorables à la croissance des entreprises pour développer l’emploi, de soutenir le rayonnement de la métropole et de renforcer la cohésion du corps social bordelais grâce à la mise en œuvre du Pacte de cohésion sociale et territoriale.
Notre environnement institutionnel a profondément évolué ces dernières années : l’Etat poursuit sa cure d’amaigrissement au fur et à mesure du transfert d’une partie de ses prérogatives aux collectivités pour assainir les comptes publics ; les Régions ont vu leur périmètre agrandi et leurs compétences dans le domaine de l’économie, des infrastructures, de la formation et du développement ont été affirmées. S’agissant des milieux urbains, le transfert d’une partie des compétences des départements aux métropoles est désormais un fait acquis.
La création des métropoles se traduit par une sensible évolution des relations entre les communes et leur intercommunalité : la mutualisation et le transfert de compétences des communes vers les métropoles se sont accompagnés d’une redéfinition des périmètres d’intervention et d’une intégration des services plus ou moins poussée selon les volontés politiques locales.
La réforme territoriale doit ainsi rendre plus lisible l’action publique pour les citoyens. Celle-ci doit également gagner en efficacité grâce à une simplification des protocoles, normes, dispositifs de toute nature, une rationalisation et des économies d’échelle.
Sur le plan financier, les efforts de gestion entrepris et les démarches innovantes pour déployer des services publics de qualité et répondre à un territoire en croissance, ont permis de limiter les effets induits par la baisse des dotations pour un montant équivalent de perte de ressources de 126 M€ à la fin de 2019 au regard des concours financiers perçus en 2012. Cette démarche de gestion optimisée des deniers publics a conduit notre collectivité à adhérer à la démarche proposée par l’Etat visant à limiter la progression des dépenses de fonctionnement à 1,35 % par an à compter de 2017 et jusqu’en 2020. Ce document signé le 29 mai implique une réelle sobriété dans la dépense mais également un financement des équipements et de leur renouvellement prioritairement par l’épargne, qui ne peut que faire sens. Son appréciation annuelle lors de la production des comptes clos devra néanmoins permettre de rapprocher cet objectif tendanciel, déterminé au regard d’indicateurs calculés sur les exercices 2014 à 2016,Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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de la demande croissante de services et d’équipements de proximité d’habitants de plus en plus nombreux, qu’il s’agisse de places en crèches, de logements sociaux, d'animation en direction des populations, avec les emplois à créer pour accompagner ces nouveaux services.
Dans ce contexte institutionnel et financier complexe, et pour garantir le maintien des valeurs qui sont les nôtres, les défis auxquels nous devons répondre au cours du présent mandat sont les suivants :
- Comment, dans la compétition nationale et internationale, développer et valoriser nos atouts qui font aujourd’hui de Bordeaux la Ville préférée des Français ? - Comment garantir à chaque habitant un « droit à la ville » équitable, garant du « bien vivre ensemble », quelle que soit sa situation personnelle, familiale ou ses revenus ? - Comment poursuivre une croissance harmonieuse, avec de nouveaux quartiers à l’image de la Ville historique, garantissant partout mixité fonctionnelle (habitat, activités, services, équipements de proximité) et mixité sociale et associant les habitants à la vie quotidienne de leur quartier ?
Tels sont les objectifs que nous nous sommes fixés pour cette mandature.Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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I - Assurer la place de Bordeaux au cœur d'une métropole européenne
Ville centre au cœur d’une agglomération en pleine mutation, Bordeaux doit contribuer au rayonnement métropolitain tout comme elle doit en tirer profit.
Par ses fonctions de centralité, par la qualité de ses espaces publics de ses équipements, par la diversité de son offre de logement mais aussi de son offre culturelle, par le bien-être que l’on y ressent, Bordeaux participe grandement à l’attractivité de toute la métropole. Bordeaux a l’ambition de créer un cadre favorable à l’épanouissement de ses habitants et de ses étudiants, au développement de l’activité économique, donc de l’emploi.
1. Le projet urbain
Mise en service du tramway et réconciliation des deux rives ; aménagement des quais et création d'un arc de développement durable sur lequel s'égrènent de nouveaux quartiers ; mise en valeur de la Ville entrainant son inscription au patrimoine mondial de l'Unesco... A partir des grandes lignes dessinées par le « projet urbain », Bordeaux s'est développée, embellie, dynamisée. Le rythme des changements a été intense, les chantiers ont été, et sont encore considérables. L'effet produit ne l'est pas moins : Bordeaux s'est transformée en profondeur tout en restant fidèle à elle-même. Elle est devenue au fil des ans, extrêmement attractive aussi bien pour les habitants, les touristes, que pour les étudiants, les entreprises et les investisseurs.
Tout l'enjeu est alors de faire grandir la Ville sans dénaturer son territoire et son paysage, de repousser les limites du centre de la Ville sans rupture pour qu'elle reste harmonieuse et à taille humaine, de créer une Ville adaptée aux besoins et aux attentes de ses habitants et de ses entreprises dans leur diversité, d’offrir une Ville ouverte, attractive et rayonnante.
Bordeaux prendra ainsi toute sa part dans la réflexion qui s’engage sur l'avenir de la métropole à horizon 2050.
1.1 La livraison d'équipements majeurs
De nombreux projets d'envergure donnant à la Ville et à la métropole tous les atouts leur permettant de se hisser au rang des principales métropoles européennes ont été ou sont développés sur cette mandature.
Ainsi, la gare Saint-Jean rénovée et étendue au quartier Belcier qui accueille désormais la LGV, connaît un accroissement fulgurant : de 11 à 20 millions de voyageurs par an depuis mi-2017. Plus au nord, dans l’éco-quartier du Lac, la réhabilitation du Parc des expositions (2016-2020) est en cours.
Depuis son ouverture le 1er juin 2016, la Cité du Vin à Bordeaux connaît un réel succès de fréquentation. Après avoir accueilli 445 000 visiteurs en 2017, elle a franchi un cap symbolique mercredi 29 août 2018 en accueillant le millionième visiteur. Au total ; 176 nationalités sont venues découvrir les cultures et les civilisations du vin : 74% de visiteurs français et 26% de visiteurs étrangers dont le nombre ne cesse de croître.
1.2. Nouveaux habitants, nouveaux quartiers, mixité des usages
Autour du fleuve cœur de Ville, se dessinent de nouvelles centralités : au nord avec Ginko et les Bassins à flot et sur l’autre rive, Brazza. Plus au sud, Bastide Niel puis autour de la gare Saint-Jean, l'Opération d'Intérêt National Bordeaux Euratlantique. Ces nouveaux quartiers ont leur propre identité pour éviter le schéma d’une Ville uniforme. La co-élaboration de ces projets avec les habitants est une garantie de leur singularité.
De grandes opérations d'aménagement marquent cette mandature :
¬ Ginko qui a obtenu en 2014 le label national éco-quartier, desservi par le tramway et doté d'un groupe scolaire et d’une nouvelle crèche depuis 2012, ainsi que d’un centre d’animationBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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agréé centre social, fait désormais partie intégrante de la ville. Il s'articule avec les Bassins à flot et avec les Aubiers et s'inscrit dans un lien entre Lac et Garonne. Aujourd'hui, 2 000 logements environ ont été livrés sur les 3 000 prévus à l’opération d’aménagement. La 4ème phase de cette opération qui concerne la réalisation des derniers programmes de logements et un centre commercial, est engagée. Après l'ouverture d'un gymnase et d’une structure d’escalade destinés aux habitants de Ginko et des Aubiers en 2018, le second groupe scolaire de 16 classes sera livré à la rentrée 2021 et un collège d’une capacité d’accueil de 600 élèves viendra compléter l’offre d’équipements publics du quartier en 2022, année de clôture de l’opération. A cette date, Ginko rassemblera 7 000 habitants.
¬ Les Bassins à flot : ce quartier d'histoire et d'avenir prévoyant 700 000 m² de constructions nouvelles est un projet d'urbanisme négocié unique en France. 5 000 logements ont été livrés en 5 ans, ainsi que 112 000 m² de surface plancher dédiés aux activités économiques, principalement dans les filières du vin, du tourisme et des loisirs, du nautisme, de l’économie créative dont le numérique et le commerce.
Un campus urbain centré sur le capital humain, l’innovation et l’économie est en développement avec l’implantation à terme d’une douzaine d’écoles et la fréquentation de plus de 3 000 étudiants venant s’ajouter aux 10 000 déjà présents sur le Campus Chartrons. De nouvelles activités se développent autour des bassins avec l’implantation de grands équipements culturels (la Cité du Vin depuis 2016, le Musée de la Mer Marine en 2018, le projet des « Bassins de lumière » sur la Base sous-marine et multiplexe en 2020), la création de 3 parking silos, le développement d’une offre hôtelière (410 chambres livrées sur un total prévu de 850), l’arrivée d’entreprises tertiaires et de nouveaux commerces et le port de plaisance qui a commencé sa rénovation.
Au cours de l’année 2018, la rue Lucien Faure a été entièrement réaménagée. La nouvelle mairie de quartier y prendra place en 2021, un point relais Petite Enfance, ainsi qu’un lieu des Associations et des Bénévoles Bordelais (LABB), viendront compléter cette offre de services aux habitants.
L’ouverture d’une micro-crèche en 2018 sera suivie en 2020 par deux groupes scolaires de 14 classes chacun intégrant des espaces destinés aux centres de loisirs, ainsi qu’un gymnase et un dojo. Deux crèches de 60 places chacune, des espaces sportifs de proximité et une structure polyvalente offrant des espaces d’activités pour les associations pour l’enfance, la jeunesse et les seniors, ainsi qu’une salle municipale grande jauge, s’intégreront dans le périmètre. De nouvelles activités se développent le long des bassins (campus de Bissy, hôtel, entreprises numériques, etc).
Le projet se poursuit désormais principalement sur l’arrière de la Base sous-marine avec le développement d’îlots d’activités productives (autour de la logistique urbaine de proximité et des métiers du bois). L’aménagement du parc de l’arrière base prévu au programme des équipements publics de l’opération d’aménagement, sera engagé en 2019. A terme : 12 000 habitants et 4 000 étudiants vivront autour de commerces, services, bureaux, établissements d'enseignement supérieur et équipements publics dans un quartier résidentiel et actif en passe de devenir un des grands lieux de l’enseignement supérieur et de la culture de la métropole.
D'autres projets ont débuté ou vont monter en puissance dans les prochaines années, ils permettront de maintenir croissance et dynamisme urbains :
¬ Brazza : 53 hectares ouverts sur le Parc aux Angéliques. Plus d’une trentaine de permis de construire et permis d’aménager auront été délivrés d’ici la fin 2018 et une première opération est désormais en chantier au débouché du pont Chaban-Delmas. A terme, Brazza accueillera 4 950 logements, des équipements et des activités économiques (125 000 m²), notamment dans le domaine de l’artisanat et un pôle culturel et de loisirs métropolitain. L’idée-force de ceBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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projet est de partir des besoins et des moyens des personnes et de proposer des « volumes capables », destinés aux logements ou aux petites activités : des espaces libres, évolutifs, non finis permettant d’accéder à la propriété à des prix raisonnables. Les premiers habitants arriveront en 2020-2021. Le groupe scolaire Brazza 1 et sa crèche de 60 places seront livrés en 2022. Ce quartier sera marqué par une forte présence du végétal en prolongement du Parc aux Angéliques et une mobilité tournée vers les modes de déplacements doux en particulier les vélos. L’approche par les usages entraînera une simplicité et une évolutivité pour une mobilisation mesurée et ciblée des moyens financiers.
¬ Bastide-Niel : Bordeaux Métropole a désigné l'aménageur de la zone d’aménagement concerté (ZAC) en 2014 et le dossier de réalisation a été approuvé en 2016. L’opération, désormais en phase opérationnelle, permettra d’ici à 2030 l’accueil de 3 400 nouveaux logements et la création de 63 000 m², soit un total de 10 000 usagers (résidents, actifs) dont 7 000 habitants environ (les premiers s’installeront d’ici à 2020). Les premiers permis de construire ont été délivrés en 2016 et le premier grand jalon a été l'installation en 2015 des nouvelles archives municipales. Le groupe scolaire Niel - rue Hortense - devrait être construit d’ici 2020. Aux 18 classes s’ajoutent un centre de loisirs et une salle polyvalente de vie associative essentiels pour l’école ouverte (accueil pendant les vacances scolaires d’enfants ne partant pas en vacances), un point relais petite enfance et un espace sportif de plein air. En 2022-23, un gymnase, une crèche et le second groupe scolaire seront livrés en cœur de quartier.
¬ Bordeaux Euratlantique, actuellement la plus grande Opération d'Intérêt National (OIN) en France, est entrée dans sa phase opérationnelle. La mise en service de la LGV depuis le 2 juillet 2017 constitue pour l'agglomération bordelaise une belle opportunité de se doter d'un centre d'affaires d'envergure européenne, mais également de créer des logements, des espaces publics de qualité, et de poursuivre l'ouverture de la ville sur le fleuve.
L'opération la plus avancée est située sur le quartier Saint-Jean Belcier autour de la gare avec l’implantation en 2016 du siège de la Caisse d’Epargne, l’ouverture de la Halle BOCA en octobre 2018, la livraison de la MECA (maison de l’économie créative et de la culture en Aquitaine) par la Région de Nouvelle-Aquitaine en 2018, l’implantation d’hôtels et des premiers ensembles de logements complétés par le nouveau groupe scolaire Brienne de 14 classes et par un centre de loisirs en 2019. La réhabilitation par la Ville de l’ex-collège Fieffé permettra l’ouverture à l’horizon 2021-2022 d’une crèche, d’un point relais petite enfance et d’espaces pour les centres de loisirs et la vie associative.
En ce qui concerne l’OIN rive droite (Garonne Eiffel), les premiers projets se développent avec la modernisation des équipements sportifs « Promis », mitoyens d’une crèche de 40 places et du nouveau groupe scolaire « Deschamps » (18 classes avec un centre de loisirs et des salles de vie associative), la construction du siège social de l‘entreprise Fayat et l’autorisation des premiers permis de construire de l’opération Belvédère en tête du Pont Saint-Jean.
Par ces opérations et d’autres plus ponctuelles, Bordeaux complète l'opération « 50 000 logements » portée par la métropole, dont l'objectif est de construire rapidement des logements de qualité, abordables, autour des axes de transports collectifs.
Dans les grands projets d’aménagement, comme dans les quartiers historiques, Bordeaux poursuit sa politique patrimoniale visant à une évolution de son patrimoine bâti et paysager ; respectueuse de ses caractéristiques architecturales et urbaines : par la démarche de recensement active depuis 2004 des tissus d’échoppes et de maisons de ville ; par la révision en cours de son site patrimonial remarquable (nouvelle dénomination du secteur sauvegardé) qui devrait aboutir en 2020 ; par une communication forte auprès des habitants et professionnels de la construction et par une attention soutenue sur tous les projets pouvant affecter la valeur du site inscrit au patrimoine mondial, en lien permanent avec l’UNESCO. LaBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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rénovation des espaces publics en centre historique se poursuit : les places Pressensé et Mabit ont été réaménagées en 2018, les travaux de la place Gambetta s’engagent à la fin de l’année 2018 pour une livraison attendue à l’été 2020, les travaux d’aménagement de la place Tourny ont démarré le 12 septembre 2018 pour une mise en service à l’horizon de l’automne 2019. Concernant les travaux de la ligne D, la phase des travaux lourds dans la partie bordelaise s’achèvera au printemps 2019, et la phase de test des premières rames est prévue à l’été 2019.
Sur tous les projets de construction, la Ville a une forte ambition du point de vue architectural en veillant à garantir la qualité architecturale et urbaine des projets.
2. Une ville connectée pour une vie mobile
2.1. Se déplacer mieux et partout
Urbanisme et mobilité sont étroitement liés. La Ville de Bordeaux est particulièrement exemplaire en la matière puisque l’enquête « Ménages - Déplacements » menée à l’automne 2017 a démontré que depuis 20 ans, les pratiques avaient fortement évolué. Ainsi, la part modale de la voiture ne dépasse pas un déplacement sur trois en intra-boulevards à Bordeaux- Maritime et à la Bastide et est inférieure à un déplacement sur deux à Caudéran et Saint- Augustin-Tauzin. A contrario, l’usage des modes doux, marche et vélo, a explosé : ils représentent plus d’un déplacement sur deux en intra-boulevards à Bordeaux-Maritime et à la Bastide et 40% des déplacements sur Caudéran et Saint-Augustin-Tauzin.
Bordeaux accompagne cette mutation forte des modes de vie des habitants : le Pont de pierre a été définitivement réservé aux transports en commun, vélos et piétons avec un succès indéniable, puisque la fréquentation cycliste maximale sur le pont est passée de 7 500 cyclistes/jour avant l’expérimentation à plus de 12 000 cyclistes/jour. A l’heure de pointe, la fréquentation piétonne du Pont de pierre a quant à elle doublé.
Il est aussi évidemment fondamental de continuer à connecter les quartiers par les transports en commun, quel que soit le mode choisi, afin qu'ils soient des lieux d'échanges et de vie. L'extension des lignes de tramway a permis d'améliorer le maillage et de raccorder les nouveaux quartiers entre eux.
La ligne C a été étendue vers le Parc des expositions et le stade Matmut Atlantique puis vers Blanquefort en décembre 2016. La ligne B irrigue le quartier de Bacalan et son parc d’activités. La mise en service de terminus partiels au premier semestre 2015 a permis d’augmenter très sensiblement les fréquences en centre-ville. Ces mesures ont été accompagnées par des aménagements du plan de circulation. Les travaux de la Ligne D du tramway ont repris au début de 2016 pour une livraison fin 2019 entre la place des Quinconces et la Mairie du Bouscat, puis en juin 2020 jusqu’à Eysines-Cantinolle. Le projet de nouveau franchissement Simone Veil se poursuit malgré les difficultés rencontrées avec l’entreprise.
Par ailleurs, dans le cadre du Schéma Directeur Opérationnel des Déplacements Métropolitains (SDODM) orchestré par la Métropole afin de dessiner le maillage futur du territoire en transports en commun, plusieurs projets sont lancés parmi lesquels :
- La liaison en Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) Bordeaux centre - Caudéran - Le Haillan - Saint-Médard-en-Jalles - Saint-Aubin de Médoc, pour laquelle Bordeaux Métropole a fait appel de l’annulation de déclaration d’utilité publique (DUP) par le tribunal administratif en juillet 2018.
- L’amélioration de la desserte de la zone d’activité de l’aéroport avec une prolongation de la ligne A et une liaison transversale efficiente entre l’aéroport et la gare de Pessac Alouette (avec la mise en service d’une première liaison depuis la rentrée 2017). Ce dossier a fait l’objet d’une enquête publique en octobre 2018.Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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- Une concertation sera réalisée en 2019 pour la desserte de Gradignan et de Talence- Thouars.
- Le prolongement de la ligne D de tramway jusqu’à Saint-Médard-en-Jalles, pour lequel la concertation a été clôturée en avril 2018 et les études de maîtrise d’œuvre pour la préparation de l’enquête publique, lancées.
Une étude pré-opérationnelle est aussi prévue sur la liaison de pont à pont reliant Cracovie et le stade Matmut Atlantique par la rive droite en passant par les ponts Jacques Chaban-Delmas et Simone Veil, pour laquelle les études seront poursuivies en relation avec les différents projets sur le secteur.
Le 2e plan vélo métropolitain approuvé par Bordeaux Métropole en décembre 2016 pour la période 2017-2020 est, avec un budget de 70 M€, le plus ambitieux au plan national en termes de dépenses par habitant. La programmation budgétaire initiale s’étendra finalement au-delà de l’année 2020 (26 M€ d’investissements vélos au titre des grands projets de la métropole et 44 M€ sur 4 ans pour le financement du plan vélo proprement dit). Néanmoins, le plan s’en trouve enrichi par de nouveaux projets tel que sur l’OIM Bordeaux Aéroparc. Les résultats constatés sont ainsi exceptionnels puisque depuis lors, la pratique augmente de plus de 10%/an. 29% des Bordelais font régulièrement du vélo dont 17% l’utilisent quotidiennement comme mode principal de déplacement.
Cette politique de déplacements apaisés est fortement encouragée et soutenue par le développement continu du dispositif de stationnement résident sur la Ville qui permet d’apaiser et de réguler les mobilités notamment des riverains dans le secteur intra-boulevard.
2.2. L'aménagement numérique du territoire
Une Ville attractive, c'est aussi une Ville connectée à très haut débit. Bordeaux, Ville dense au centre historique protégé, a développé de nouveaux modes de coopération avec l’opérateur en charge de déployer la fibre optique : le rythme de déploiement s’accélère sur l’ensemble du territoire municipal avec pour objectif une couverture à 100% en 2022. Un service de wifi public gratuit est disponible sur les principaux espaces publics.
Par ailleurs, la Ville est maillée de lieux dédiés au numérique : Darwin, le Node, les sites d'enseignement supérieur installés aux Bassins à flot qui sont investis par autant d’acteurs d’un écosystème foisonnant se rassemblant autour de la dynamique FrenchTech encouragée par la métropole. Collectivité partenaire impliquée dans cette dynamique, la Ville est et restera particulièrement volontaire dans l’accompagnement de la croissance digitale du territoire (croissance des entreprises numériques et numérisation de l’économie classique) en participant au rendez-vous incontournable de la Grande Jonction.
3. Attractivité économique, touristique et culturelle
Bordeaux jouit d’une image forte sur le plan économique : une destination d’implantation et d’investissement qui regorge d’atouts et se positionne désormais au même rang que ses homologues européennes. On ne compte plus les palmarès et classements reconnaissant l’attractivité de Bordeaux (Financial Times #1 « FDI Strategy », meilleure stratégie d’attractivité pour attirer les investissements étrangers et #2« capital humain et qualité de vie » - catégorie ville de taille intermédiaire ; # 2 des villes françaises pour investir dans l’immobilier - Explorimmo 2016, etc.).
Avec 426 000 emplois fin 2017, quatre pôles de compétitivité, une Opération d’Intérêt National Bordeaux Euratlantique et deux Opérations d’Intérêt Métropolitain (Bordeaux Innocampus et Bordeaux Aéroparc), la métropole bordelaise et sa ville-centre jouissent d’une dynamique économique qui la positionne dans le trio de tête des villes françaises les plus attractives (Baromètre Ernst & Young/EY 2018). Bordeaux n’est plus seulement reconnue pour sa qualitéBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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de vie, mais aussi pour le dynamisme exceptionnel de son écosystème économique et pour l’émergence de nouvelles filières (numérique, innovation, technologies de rupture, biotechnologies, robotique, fintech, industries culturelles et créatives…).
La création du Conseil des Entrepreneurs et son association avec la Conférence du Grand témoin suscitent le dialogue avec les acteurs du tissu économique local, favorisent le partage d’expériences avec des chefs d’entreprises d’envergure nationale et internationale et permettent de développer la mise en réseau et de dégager des actions innovantes.
Bordeaux affiche un taux de création d’entreprises élevé par rapport aux autres métropoles ou villes-centre avec un écosystème entrepreneurial dynamique qui contribue à l’identité et à l’attractivité de la Ville. Le soutien à l’entrepreneuriat est une priorité qui passe par l'animation de l'écosystème mais aussi par le développement et la mise en réseau. Il s’agit d’un système ouvert composé d’un dispositif d’accompagnement à la croissance constitué de trois pépinières d’entreprises, de deux hôtels d’entreprises, d’un espace de travail collaboratif numérique, d’une plateforme de prospection des projets issus des quartiers, d’un organisme de micro crédit et des projets d’accélérateurs privés intégrés dans la dynamique French Tech.
Dans ce cadre, la caisse sociale de mobilisation de crédits/prêts d’honneur (plus de 200 par an) permet soit le financement direct de projets, soit la valorisation des fonds propres pour la mobilisation complémentaire du crédit bancaire classique.
La Ville a le souci d’accompagner et de conforter les entreprises déjà existantes dans leur développement quotidien et dans leurs actions à l’international, dans les filières d’excellence (numérique, aéronautique, tertiaire supérieur, viti-vinicole, santé, nautisme) et en approfondissant les nouvelles économies (économie circulaire, économie créative, « silver économie », etc.). Elle s’attache également à dynamiser et renforcer sa structure commerciale et artisanale qui constitue à la fois un fort potentiel d’emplois, mais aussi et surtout un véritable facteur de lien social dans les quartiers. Elle accompagne également les professions libérales, forces vives de l’économie résidentielle sur le territoire. La Ville anime, valorise et soutient l’Economie Sociale et Solidaire et l’innovation sociale sous toutes ses formes, et s’engage dans une politique zéro gaspillage pour changer le paradigme production/consommation et favoriser les créations d’emplois liées à ce nouveau modèle économique.
Sur le front de l’emploi, la Ville adapte ses actions internes et externes portées par ses structures Maison de l’Emploi, Mission Locale et dispositif PLIE, en fonction des évolutions des publics en demande d’emploi. Elle développe des actions spécifiques pour créer des passerelles entre les nouveaux emplois et les Bordelais avec en particulier l’animation autour des grands projets, la création d’un « Palmarès annuel des entreprises qui recrutent », la participation au Forum des métiers du commerce et de l’artisanat et la mise en place de la plateforme des offres d’emploi « Bordeaux pour l’emploi ».
Membre fondateur de la Chaire d’attractivité et de marketing territorial, la Ville contribue auprès de « Invest in Bordeaux » et avec l’ensemble des acteurs concernés, à développer un plan stratégique d’attractivité piloté par le Comité Bordeaux Attractivité, dont l’objectif est d’accroître le rayonnement de Bordeaux et d’attirer de nouvelles entreprises sur le territoire.
Sur le plan touristique, Bordeaux continue de s’appuyer sur les trois piliers qui font sa force, aujourd’hui reconnue dans le monde entier : le patrimoine, le fleuve et le vin. Les nouveaux grands équipements viennent conforter l’offre et accroître l’attractivité de Bordeaux. La Ville poursuit sa stratégie de développement du tourisme d’affaires et favorise une offre d’hébergement hôtelier supplémentaire. L’attractivité de la métropole et en particulier du centre historique n’a toutefois pas que des aspects positifs : elle a entraîné ces dernières années une forte progression de l’offre de location de meublés, facilitée par l’essor des plateformes de location touristique. Ce développement se faisant au détriment de l’offre de logementBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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permanent, Bordeaux Métropole et la Ville de Bordeaux ont décidé de mettre en place un mécanisme de contrôle et de régulation des changements d’usage des locaux d’habitation transformés en meublés de tourisme, afin de préserver l’offre de logements accessibles aux Bordelais.
Ce dispositif est opérationnel depuis le 1er mars 2018. Près de 350 immeubles ont été visités. 2208 hébergeurs sont inscrits sur le portail de la taxe de séjour, dont 1 229 enregistrés depuis le 1er mars 2018, date d’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation. 234 inscrits ont déclaré une fin d’activité depuis le 1er mars (clôture de leur compte après renonciation à l’activité), dont 90 depuis la fin du mois de juin. 74 procédures par courrier de mise en demeure ont été engagées et 22 hébergeurs ont finalement renoncé.
Par ailleurs le champ d’intervention de l’office du tourisme a été étendu à la métropole de façon à promouvoir l’ensemble de son territoire.
Aucune ville ne réussit véritablement sa transformation sans une forte dimension culturelle. Si Bordeaux est reconnue en musique, littérature ou architecture et plus récemment pour les arts urbains ou le cinéma, cela résulte d’un alliage entre héritage et volonté politique. C'est un patrimoine matériel et immatériel exceptionnel mis en valeur par une rénovation urbaine réussie qui permet aujourd’hui une dynamique culturelle nouvelle.
Grâce aux priorités fixées dans son Document d’Orientation Culturelle, par ses actions et l’excellence de ses établissements (la Cité du Vin, le TnBA ou l’Opéra de Bordeaux, les musées, la Base sous-marine, la Salle des Fêtes Bordeaux Grand Parc, les bibliothèques et le conservatoire, les nouvelles Archives) et par la richesse d’une programmation de plus de 300 évènements par an, la politique culturelle est devenue un levier d’attractivité important pour Bordeaux.
Un public toujours plus nombreux (613 304 visiteurs pour l’année 2016 et 641 353 visiteurs pour l’année 2017) atteste de l’attractivité des musées bordelais. A l’issue du mois d’août 2018, la fréquentation cumulée sur la totalité des établissements culturels s’élevait à 410 410 visiteurs. La Base sous-marine quant à elle, a dépassé la totalité de la fréquentation de toutes les années précédentes (2014 excepté). Deux tiers des visites sont gratuites comme partout en France. Grâce à une grille tarifaire adaptée, le prix d’entrée ne représente donc pas un obstacle à une bonne fréquentation.
Premier d’une liste importante de nouveaux lieux culturels municipaux à ouvrir, la salle des fêtes Bordeaux Grand Parc a rouvert ses portes autour d’une programmation festive et conviviale et démarré sa première saison pleine dans une logique de co-construction de la programmation avec le quartier, en relation avec le développement des droits culturels. Parmi les nouveaux équipements, citons également l’installation très réussie du Centre de développement chorégraphique national à la Manufacture dont la programmation se poursuit « hors les murs » en attendant une réouverture, après travaux, à l’automne prochain.
L’inauguration du Muséum d’histoire naturelle retardée suite aux intempéries de mai 2018, est prévue au printemps 2019. Début 2019, ouvriront également les nouvelles salles XXe et XXIe siècles du Musée d’Aquitaine (+ 600m² d’espaces muséographiques), ainsi que la nouvelle bibliothèque de Caudéran.
En 2018, la Ville a également conduit et conclu la procédure de délégation de service public qui porte sur 4 alvéoles de la Base sous-marine. Ce nouveau lieu culturel, dédié aux expositions numériques monumentales, ouvrira ses portes au printemps/été 2020 au terme des travaux d’installation.Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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II - Garantir et consolider la cohésion sociale et territoriale
Parce que l’attractivité d’un territoire repose majoritairement sur sa capacité à être inclusif, Bordeaux doit offrir à tous ses citoyens la possibilité de s’insérer dans la société, de se loger correctement, de bénéficier de services de proximité de qualité et d’accéder aux savoirs à toutes les étapes de leur vie, le tout dans un environnement à la fois sain, bienveillant et stimulant. C’est l’objet du Pacte de cohésion sociale et territoriale.
Axe 1 : S’insérer économiquement, être citoyen actif
Si Bordeaux rayonne par son patrimoine, sa qualité de vie et son dynamisme, elle doit aussi être exemplaire et offrir à tous ses citoyens la possibilité de s’insérer économiquement et socialement, d’être à la fois acteurs et bénéficiaires de ce développement.
1.1. Favoriser l’entrepreneuriat et la création d’emplois
La Ville s’est investie dans l’aide à la création d’entreprises. La mise en réseau des différentes structures d’accueil et d’accompagnement avec les organismes de microcrédits et les associations intervenant dans l’accompagnement à la création d’entreprises devient une priorité pour détecter les porteurs de projets dans tous les quartiers et leur offrir un réel service d’accueil, de conseil, de formation, d’hébergement et de financement.
Dans le domaine de l’insertion et la réinsertion par l’emploi, les actions portées par la Maison de l’Emploi, le PLIE et la Mission Locale pour les jeunes sont maintenues malgré le désengagement financier de l’Etat. La Ville de Bordeaux a en effet totalisé 42 059 heures sur la période allant du 1er janvier au 1er août 2017. Pour l’année 2018, la Ville enregistre 17 100 heures, auxquelles s’ajoutent les heures programmées au titre des délégations de service public portant sur le casino (127 000 heures) et la Base sous-marine (30 000 heures).
Les clauses d’insertion désormais inscrites dans les marchés publics et les grands projets situés sur le territoire bordelais sont systématiquement appliquées pour bénéficier notamment aux habitants des quartiers aujourd’hui en difficulté mais qui demain, seront métamorphosés par le projet urbain. C’est le cas d’Euratlantique où les habitants doivent s’inscrire et tirer bénéfice de la mutation de leur environnement. Une gouvernance resserrée avec Pôle emploi permet de consolider une action ciblée et plus efficace.
Les actions portées par le tissu associatif dans les quartiers sont également encouragées, comme par exemple, le forum Emploi Commerce organisé par l’association « La Ronde des Quartiers » qui présente chaque année environ un millier d’offres d’emplois proposées par les grandes enseignes à Bordeaux.
Les initiatives en matière d’économie sociale et solidaire et plus généralement autour de l’entrepreneuriat social font l’objet d’une attention particulière. Parmi elles, les centres sociaux et les espaces de vie sociale sont tout particulièrement suivis en tant que structures-pilier de la cohésion sociale au cœur des quartiers. Un schéma d’animation de la vie locale est en cours d’élaboration avec la CAF et l’ensemble des parties prenantes et sera finalisé dans le courant de l’année.
1.2. Préserver, encourager et accompagner le lien social proposé par l’engagement associatif et le bénévolat
Parce que le bénévolat profite à tous et surtout aux 8 000 associations constituées à 85% d’entre elles uniquement de bénévoles, la Ville accompagne les associations dans une meilleure visibilité et interconnaissance. Ainsi, la plateforme de l’engagement associatif et citoyen « jeparticipe.bordeaux.fr » lancée à la fin de 2016 en partenariat avec la start-up Hacktiv, rassemble déjà près de 2 400 Bordelais (+ 80 inscriptions en moyenne par mois) etBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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plus de 300 associations qui proposent leurs missions. L’annuaire « Bordeaux Assos » interactif et géolocalisé a été lancé au grand public en septembre 2018. Il permet désormais à nos concitoyens de trouver en quelques clics l’activité ou l’association de leur choix.
La carte LABB (Lieu des Associations et des Bénévoles Bordelais) a été lancée début 2018 proposant l’accès à une large offre de services : formations, ateliers, conseils, accompagnement, réservation de salles (71 salles mises à disposition), boîtes aux lettres et casiers. Les LABB se déclinent maintenant dans 4 quartiers : Bordeaux Centre, Bastide, Caudéran et Bordeaux Sud au sein du Marché des Douves. Espaces de travail partagés, mutualisés et connectés en accès gratuit avec bureaux et salles de réunion, matériel nécessaire à l'impression, l'édition ou l'archivage des documents, l’offre des LABB poursuit sa progression dans chaque quartier avec la programmation de la Maison des Associations au-dessus de la Mairie de Quartier de Bordeaux Centre (livraison prévue pour 2019) et le LABB de Bordeaux Maritime aux côtés de la future mairie de quartier rue Lucien Faure (livraison prévue en 2021).
Mais la vie associative n’aurait pas de sens sans ces moments de partage, de cohésion et de fraternité qui s’expriment aussi au travers des temps forts organisés par la Ville : Cap Associations, les pique-niques de quartier, la Journée Mondiale du Bénévolat, le Carnaval,etc., qui accueillent chaque année davantage de participants.
Axe 2 : Habiter la ville, partager la vie
Habiter la ville, c'est d'abord avoir un toit. C'est aussi vivre dans son quartier, avoir accès à des équipements de proximité, à des espaces publics pour une qualité de vie au quotidien. Et ce, quel que soit son âge, sa situation personnelle, ses moyens. Plus de 2 000 nouveaux habitants s'installent chaque année à Bordeaux. C'est un défi de les loger tous avec des habitations adaptées à chacun. D'autant qu'à la croissance démographique et au vieillissement de la population, s'ajoutent les phénomènes de décohabitation qui conduisent à des besoins en logement accrus et évolutifs au fil du temps, et de précarisation des populations les plus modestes, nécessitant de réfléchir à de nouvelles solutions adaptées pour ces publics.
2.1. Produire des logements de qualité accessibles à tous et équitablement répartis sur le territoire
Plus de logements, et plus de logements sociaux :
Près d’un tiers des nouveaux logements que doit produire la métropole d'ici 2030 devra être fourni par la ville-centre. Sur cet objectif de 3 000 logements neufs à construire chaque année, 1 000 doivent être des logements sociaux. En la matière, la Ville fait depuis plusieurs années des efforts importants en imposant 55 % de logements aidés (dont 35% de locatifs) dans toute opération d'envergure. D'ici 2030, la Ville aura augmenté de 80 % le nombre de logements sociaux et aura participé à la réhabilitation de tous les quartiers d'habitat social. De 2014 à 2020, au moins 6 500 logements locatifs sociaux supplémentaires seront réalisés, soit deux fois plus que sur les six années précédentes.
Rénover et renouveler les quartiers anciens ou les quartiers d'habitat social : La Ville poursuit de façon très active la rénovation de ses quartiers anciens, à travers le programme [Re]Centres. Dans ces quartiers, un certain nombre d'équipements et d'infrastructures ont été rénovés ou réalisés, notamment : la Halle des Douves (livrée en 2015), la réhabilitation du palais des sports (livré en février 2016), l’école élémentaire Barbey (livrée en septembre 2017), l’espace sportif Victor Hugo (livraison en 2018), le Cours de l'Yser, la place André Meunier (livraison en juin 2019), mais également des logements sociaux (ces quartiers en comptent peu sinon un parc social de fait). De plus, un travail important de requalification du parc privé du centre historique est mené depuis plusieurs années à travers des aides communales et métropolitaines ayant déjà permis la réalisation de travaux dans plus de 1 000 logements dégradés de ce parc.Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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La rénovation du Grand Parc avance également de façon significative : les bailleurs sociaux y investissent largement. Les efforts de la collectivité continueront de porter d'ici 2020 sur les espaces publics (requalification de la place de l'Europe en vue d’une livraison à la fin de l’année 2018, réaménagement des espaces extérieurs de la salle des fêtes réalisé en juin 2018) et sur le Parc lui-même, ainsi que sur les équipements publics (réhabilitation du groupe scolaire Condorcet en 2015, ouverture de la crèche et du centre de loisirs en 2017). Cette dernière qui a fait l'objet d'une large démarche de concertation est un lieu de lien social pour le quartier et au-delà. Elle est le symbole de la transformation du Grand Parc. L’emblématique Escargot sera réhabilité et agrandi pour mieux accueillir la vie associative et les familles. Le groupe scolaire Schweitzer poursuit sa modernisation et son agrandissement se terminera en 2019.
Le projet de requalification de la cité Claveau repose sur une contribution forte des habitants. L’objectif est de retrouver l’esprit de la cité-jardin d’origine par une redéfinition des espaces publics et une rénovation de l’habitat. Le projet confié à Aquitanis repose sur une association forte des habitants à la fois sur les usages des futurs espaces publics, places et venelles et sur les modifications des logements. La rénovation de l’habitat s’appuie sur des ateliers de formation des habitants à l’auto-réhabilitation de leurs logements. L’année 2017 a vu les premières réhabilitations des 3 maisons témoins appartenant à Aquitanis. L’installation sur site d’une base de vie qui accueille les ateliers de chantier, une matériauthèque et une outilthèque, devient aussi un lieu de rencontre entre habitants et entreprises/stagiaires avec l’organisation d’évènements (vide maisons par exemple, repas de chantier), d’ateliers de bricolage, etc. Les premières rues rénovées seront livrées début 2019.
Par ailleurs, le deuxième Plan National de Rénovation Urbaine (PNRU 2/ 2014-2024) a retenu en décembre 2014 les quartiers Benauge et Aubiers où se conjuguent renouvellement urbain, cohésion sociale et développement économique. Les conventions ANRU pour ces deux quartiers font l’objet d’un protocole de préfiguration signé en 2017 et devraient être finalisées en 2018. D'ores et déjà, des travaux sont programmés par la Ville sur la Benauge portant sur la réhabilitation du groupe scolaire (2016 à 2019), le Parc Pinçon (démarrage en 2018), la piscine Galin (2021) et le stade du même nom, ainsi que la création de la crèche Benauge- Vincent de 40 places (2020). De profondes mutations sont également envisagées sur le quartier des Aubiers avec le concours des bailleurs sociaux, mais également avec un travail de requalification des équipements municipaux et la relocalisation de l’école de cirque aujourd’hui implantée à proximité de la base sous-marine.
2.2. Apporter des réponses adaptées à la diversité des façons d'habiter et aux besoins spécifiques
Pouvoir habiter la ville concerne tous les Bordelais avec une attention particulière pour les plus fragiles. Aussi, il est nécessaire de mettre en place des dispositifs spécifiques, ciblés, voire audacieux.
Les seniors :
L’ambition de l’action municipale avec ses partenaires est d’accompagner les différentes générations de seniors, actifs, fragilisés ou dépendants, dans leur parcours de vie, de favoriser leur inclusion sociale et leur participation à la vie de la cité, de lutter contre l’isolement et d’innover pour créer les conditions du bien vivre à domicile.
Cette dynamique est portée par la démarche « Bordeaux Générations Seniors », issue de l’adhésion de la Ville au réseau francophone « Villes Amies des Aînés » affilié à l’Organisation Mondiale de la Santé. La Ville de Bordeaux s’est vu remettre un deuxième certificat d’adhésion à ce réseau le 15 juin 2018 marquant l’entrée en phase 2 de la démarche afin de pouvoir poursuivre cette dynamique. Ainsi, un nouveau plan d’actions triennal a été approuvé par le Conseil Municipal le 9 juillet 2018 pour la période 2018-2020.Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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90% des seniors vivent actuellement à domicile et la démarche d’amélioration constante de la qualité de vie des aînés bordelais s’appuie sur de nombreux dispositifs tels que l’hébergement (Résidences Autonomie et EHPAD), les services à la personne (portage de repas à domicile, animation et restauration dans les clubs seniors), l’information et la coordination des aides, la lutte contre l’isolement et le plan canicule (Plateforme Autonomie Seniors), ou le déploiement du Pass Senior (15 400 détenteurs qui bénéficient d’avantages et de propositions d’activités par des partenaires pour cultiver des occasions de rencontre et de convivialité).
Bordeaux est également site-pilote depuis 2015 pour l’expérimentation du projet de parcours santé pour les Personnes Agées En Risque de Perte d’Autonomie (PAERPA) porté par l’ARS. Ce projet, reconduit pour une année supplémentaire en 2018, a pour objectif de pérenniser un maintien à domicile des personnes de 75 ans et plus, d’éviter un recours excessif à l’hospitalisation et de faciliter le retour à domicile après celle-ci. La conduite réussie de cette expérimentation facilitera la mise en œuvre de la Plateforme Territoriale d’Appui sur le territoire de Bordeaux afin de faciliter la coordination des professionnels du secteur gérontologique.
La Ville et son CCAS assurent également la gestion de deux EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) engagés dès 2016 dans des protocoles novateurs de télémédecine, de 15 Résidences Autonomie pour personnes âgées qui font l’objet d’un important programme de réhabilitation (7 réhabilitées entre 2012 et 2017 : Buchou, Achard, Dubourdieu, A. Smith, Notre Temps, Bonnefin et Billaudel ; 2 sont programmées à partir de 2019 : Alsace Lorraine et Lumineuse), portant ainsi à 781 la capacité d’accueil y compris 13 logements intergénérationnels.
Les autres sites seniors (clubs et résidences) ont également fait l’objet de travaux d’embellissement (Albert 1er en 2017, Reinette en 2018, Armand Faulat et Magendie programmés en 2019 et création d’un troisième atelier en centre-ville en 2019). Un programme ambitieux d’activités de prévention de la perte d’autonomie également accessible aux seniors du quartier est déployé dans ces établissements dans le cadre du forfait Autonomie accordé par le département depuis fin 2016. Afin d’améliorer l’offre de services aux seniors, une méthodologie (d’animation et) de coordination des réseaux gérontologiques locaux va être développée pour favoriser une synergie d’acteurs sur chaque quartier du territoire bordelais au bénéfice du bien vivre ensemble.
La Ville de Bordeaux compte actuellement 48 000 citoyens âgés de 60 ans et plus. Ils devraient représenter plus d’un tiers de la population bordelaise en 2030. Les perspectives ouvertes par la silver-économie sont donc naturellement au cœur de la réflexion en cours, s’appuyant sur une démarche d’innovation économique et sociale pour accompagner au mieux le vieillissement prévisible de la population. La Ville a mis en place dès 2016 un plan d’actions visant les thématiques de la santé, la nutrition, la robotique et les objets connectés, ainsi que la mobilité.
Grâce au legs d’une maison située à Caudéran, le CCAS va expérimenter le concept de Maison augmentée « LINCSE - Laboratoire d’Innovation et de Coopération Silver économie », en mettant à disposition de CALYXIS (centre de ressource et d’expertise dédié à la prévention des risques à la personne) cet espace avec pour ambition de constituer un lieu-ressources pour les starts-up proposant des solutions innovantes de maintien à domicile, ainsi qu’une salle d’exposition permettant de tester et prototyper des technologies nouvelles applicables au domicile des personnes âgées. La Ville s’est également vu confier depuis 2016 le dispositif d’accueil et d’information des personnes en situation de handicap auparavant assuré par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), soit plus de 7 900 personnes reçues chaque année à la Cité municipale.
En outre, chaque année, un colloque consacré à la silver-économie est organisé en partenariat avec les bailleurs sociaux dont Logevie. La 5ème édition en octobre 2018 a eu pour thématique la mobilité. Enfin, il est à noter que la collaboration entre les villes de Bordeaux et de QuébecBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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sur les problématiques liées au vieillissement et au maintien de l’autonomie, déjà initiée avec l’université de Sherbrooke, va se développer.
Les plus vulnérables :
Respecter et protéger le droit à la ville impose de n'oublier personne. Pour les plus exclus, les invisibles, la Ville poursuit son travail de médiation et ses actions d'accompagnement pour sortir de l'habitat précaire et trouver des formes de relogement pour simplifier la vie quotidienne et favoriser l'intégration dans la vie collective. La Ville s'attache à mettre en place des solutions simples, efficaces et innovantes : la livraison en 2017 d’un « pôle social » boulevard A. Daney (comprenant un centre d’hébergement, les restos du cœur et la halte 33), des pensions de familles dans chacun des huit quartiers (création de quatre nouvelles pensions, dont une livrée en 2016 à Caudéran), une bagagerie, des résidences/hôtellerie à vocation sociale, des foyers de jeunes travailleurs (FJT), la mise en service en 2017 de Santé Navale et à venir, du FJT des Bassins à flot, la relocalisation sur l’OIN du Centre d’Accueil d’Urgence de Tregey à Bordeaux Bastide et du site Emmaüs à Bacalan... A titre d'exemple, le foyer des Douves et le Repos maternel seront modernisés et adaptés aux familles. Pour les jeunes, travailleurs ou étudiants, le nombre de résidences habitat jeune sera doublé d'ici 2020.
A titre expérimental, le CCAS assure en 2018 la mise à l’abri de femmes qui se trouvent à la rue avec un nourrisson. Il s’agit de protéger le jeune enfant et permettre un minimum de sécurité lors des premiers mois de la vie. Trois chambres sont ainsi mises à disposition et occupées.
Par ailleurs, à l’ère de la transformation numérique généralisée, l’inclusion va bien au-delà du simple accès à Internet : l’ouverture du centre de ressources Sésame dans le quartier Saint- Michel vise à fournir le premier niveau de compétences aux décrocheurs numériques mais aussi à accompagner les structures fréquemment en contact avec les publics qui dépendent souvent d’Internet pour l’accès à leurs droits.
Favoriser l'accès au logement :
La première étape pour accéder au logement est l'accès à une information personnalisée. Dans ce cadre, des outils tels que le PIMMS (Point Information Médiation Multi usages) et le point info logement du CCAS (à la Cité municipale et dans les quartiers) permettent d'accompagner et soutenir les habitants dans leurs démarches de logements. Pour les primo-accédants, le dispositif « passeport premier logement » se poursuit et il a déjà bénéficié à 620 personnes depuis son lancement.
Stimuler toutes les formes d'expérimentation et d'innovation :
Mutualisation d'espaces, colocations/cohabitations, résidences intergénérationnelles, habitat évolutif, habitat participatif, volumes capables (non finis), sont autant de champs à investir et à développer. L'implication des habitants à la conception de leur logement est centrale, et doit être développée.
Par ailleurs, le numérique est de plus en plus une clé du mieux vivre ensemble. Les pistes d'actions sont multiples : consultations télémédecine en EHPAD, domotique pour aider au maintien à domicile, solution de conservation d'une identité numérique, accès à des services médicaux et d'hébergement d'urgence, etc.
2.3. Garantir une offre de services de proximité répondant aux exigences et aux rythmes de la vie quotidienne
La Ville de Bordeaux mène depuis plusieurs années une politique active et ambitieuse en faveur de la petite enfance (0–4 ans) qui se décline à l’échelle de ses différents quartiers.
Face à des situations familiales aujourd'hui plus nombreuses et plus complexes (familles monoparentales, horaires de travail décalés, etc.), la Ville accorde une attention particulière auxBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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attentes spécifiques des familles. L’objectif d’accueil de 6 000 enfants est déjà dépassé grâce notamment à la diversification des modes d’accueils proposés aux familles.
La Ville propose en effet un large éventail de structures d'accueil des jeunes enfants. Qu'il s'agisse des crèches municipales collectives ou familiales, des crèches associatives ou des assistantes maternelles indépendantes (accompagnées dans le cadre des Relais d’Assistantes Maternelles), l'offre se veut à la fois diverse et complémentaire. Vient également l’offre de structures parapubliques que sont les délégations de service public, les crèches hospitalières, les micro-crèches, les crèches privées, les maisons d’assistantes maternelles (MAM), etc.
Des lieux dédiés à l’accompagnement à la parentalité existent aussi sur tout le territoire de la Ville, tels que la Parentèle située à Mériadeck (espace famille unique et innovant, lieu de rencontres, d’échanges, d’écoute, de parole et de jeu, ouvert à tous, anonyme et gratuit), des Lieux d’Accueil Enfants Parents (LAEP) situés dans chaque quartier, des Points Relais Petite Enfance et l’ensemble des ludothèques.
La dynamique engagée se poursuit. Compte tenu de la croissance de population attendue, cela correspond, tous modes de garde confondus, à un objectif de 350 places d’accueil supplémentaires d’ici 2022. La création de places et les réhabilitations sont favorisées, ainsi qu’une amélioration de l’information et de l’orientation des familles.
Axe 3 : Culture, éducation, savoirs : garantir aux Bordelais l’accès aux savoirs et à la culture.
3.1. Accéder aux savoirs
Une ville fraternelle c’est aussi garantir à tous les Bordelais l’accès aux savoirs et à la culture, quels que soient leur situation, leur âge ou leurs ressources.
Pour cela, la Ville s’est dotée d’un Projet Educatif fondé sur le principe de l’éducation partagée sur les différents temps de l’enfant (scolaire, péri-éducatif, périscolaire ou encore extrascolaire). Il vise à doter les plus jeunes d’un environnement et d’un parcours éducatif cohérent au service de deux objectifs, l’un commun, le bien-vivre ensemble, l’autre individuel, la réussite scolaire. A cet effet, la Ville développe et accompagne des initiatives améliorant le climat scolaire ou favorisant les apprentissages et les valeurs républicaines.
Ainsi, en partenariat avec l’éducation nationale, la Ville a développé un travail de recensement d’actions visant à améliorer le climat scolaire. Ces actions sont proposées aux acteurs éducatifs des écoles de la Ville qui peuvent également contribuer à leur développement et ainsi favoriser l’usage de bonnes pratiques. Un travail d’élaboration de protocoles de prises en charge de situations particulières (deuil, harcèlement, problème à connotation sexuelle, etc.) est d’ores et déjà prévu dans le prolongement de cette action.
La Ville compte plus de 100 écoles et 11 bibliothèques réparties dans les quartiers, sans compter les politiques éducatives développées au sein de chaque institution bordelaise (musées, conservatoire, archives…). Celles-ci ont un rôle à la fois éducatif et culturel par la diffusion de l’information, l’encouragement à la lecture, l’ouverture aux autres media et aux arts, dans une démarche de proximité. La carte jeunes continue son déploiement avec de nouveaux partenaires et les initiatives numériques sont multipliées (boîtes expo du CAPC, journées Culture Numérique…).
La Ville poursuit le développement de l’offre numérique dans les écoles (vidéoprojecteur interactif, espace numérique de travail) et la diffusion de tablettes numériques. Les bonnes pratiques sont valorisées et partagées sur l’espace numérique de travail réservé aux enseignants. Bordeaux prépare une « phase 2 » de la e-éducation, avec un groupe d’enseignants-pilotes sur deux écoles qui testent les équipements et les services pourBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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généraliser demain une informatique plus sûre, des ressources numériques utiles, à disposition au sein de la salle de classe selon les besoins pédagogiques de l’enseignant et des élèves.
Par ailleurs, le retour à la semaine des quatre jours pour la rentrée 2018 s’est accompagné du maintien de la qualité de l’offre périscolaire et son adaptation aux besoins des enfants pour développer leurs bien-être, épanouissement et réussite scolaire.
Enfin, l’accompagnement des enfants en difficulté scolaire reste une priorité et en particulier pour les enfants en difficulté prononcée, le dispositif d’accompagnement individualisé est élargi à l’ensemble du territoire.
3.2. La culture pour tous, partout
Bordeaux, grâce aux priorités fixées dans son Document d’Orientation Culturelle, renforce ainsi son rayonnement en poursuivant le travail de structuration des filières par la mise à disposition d’outils adaptés aux artistes professionnels ou amateurs : lieux de diffusion (Salle des Fêtes Bordeaux Grand Parc, Bordeaux Métropole Aréna, installation du Centre de développement chorégraphique national à La Manufacture aux chaussures à Belcier…), lieux de création, logements ateliers, pérennisation de l’aide à la création, soutien à l’international pour des projets communs (deux appels à projets par an avec l’Institut français), mise en place d’un fonds de soutien à la création numérique en matière cinématographique, avec Bordeaux Métropole et le Centre National du Cinéma, développement de fabriques culturelles (implantation en 2017 de l’association Pola dans le hangar Pargade du pParc aux Angéliques, 130 ateliers d’artistes soutenus par la Ville contre 75 en 2014), renforcement des pôles d’excellence du territoire (nomination d’un nouveau Directeur à l’Ecole d’Enseignement Supérieur d’Art de Bordeaux (EBABX), projet de construction du Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique et de Danse,…).
Après le succès de la saison culturelle « Paysages Bordeaux 2017 » qui a rythmé l’été et l’automne 2017, en impliquant l’ensemble des opérateurs culturels (établissements culturels municipaux, associations, opérateurs privés) dans une même dynamique de programmation pour célébrer l’arrivée de la LGV, le territoire prépare une nouvelle saison, baptisée « Liberté ! Bordeaux 2019 », prévue du 15 juin au 15 août 2019.
A Bordeaux, la politique du livre et la lecture publique constituent une priorité municipale : les bibliothèques sont nombreuses et gratuites. En 2018, des négociations ont été menées avec les organisation représentatives du personnel afin d’expérimenter une ouverture de la bibliothèque Mériadeck le dimanche. Celle-ci sera effective au 1er janvier 2019 et donnera lieu à une évaluation au bout de deux ans.
Au-delà de l’offre culturelle, il s’agit de créer les conditions permettant de donner à tous l’envie de culture. Cela implique de mettre les quartiers au cœur du projet culturel pour structurer et valoriser les pratiques amateurs et de disposer pour cela de suffisamment de lieux d’expression culturelle. Le premier plan d’équité culturelle ayant été réalisé en 2016-2017, un travail de co- construction d’un second plan a été lancé fin 2017 en correspondance avec l’axe 3 du Pacte de cohésion et conduit en 2018 par l’association « N’a qu’un œil ». Il sera restitué en 2019.
L’apprentissage et la pratique de la culture devront également continuer à se développer dès le plus jeune âge et s’adapter aux nouvelles temporalités urbaines, ainsi qu’aux modes de vie des familles : amplitudes d’ouverture des établissements culturels mieux adaptées, communication ciblée et de proximité (la carte jeunes a fêté son 20 000ème porteur en 2017), etc. Le Conservatoire de Bordeaux a mis en place depuis la rentrée 2018 avec le soutien de l’Etat, à titre expérimental, de nouvelles « classes artistiques » qui permettront de diffuser dans les classes et dans le cadre de l’école, l’intérêt pour la pratique de la musique et de la danse.
Afin de favoriser l’accès de tous les publics à la culture, la Ville a par ailleurs initié une évaluation de la politique d’ouverture et de l’expérience visiteurs dans les musées municipaux et à la BaseBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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sous-marine, dont la restitution est prévue en fin d’année et permettra de décliner un plan d’actions dès 2019. Elle expérimente d’ores et déjà une nouvelle version du Kiosque culture à travers notamment une équipe mobile et un vélo cargo, présents pour faire de la médiation culturelle sur les événements de la Ville et des quartiers, mais aussi sur les lieux et les rendez- vous les plus importants du quotidien (marchés, écoles, etc). Les méthodes du design d’expérience sont désormais systématiquement utilisées pour travailler ou revoir la scénographie des établissements culturels et proposer aux visiteurs des parcours interactifs.
L’art dans l’espace public, l’une des thématiques de réflexion du Conseil Culturel de Bordeaux, demeure une priorité : le Week-end de l’Art Contemporain fédère 35 structures, le Get Up village amène le Hip-Hop dans tous les quartiers et cet été les œuvres étaient nombreuses dans la Ville.
Pour nourrir ces lieux, la Ville s’attache à mettre en œuvre l’ensemble des moyens permettant de favoriser la création et l’innovation. Il s’agit d’un accompagnement financier quand cela est possible, mais cela peut également prendre la forme d’une aide logistique ou d’un apport d’expertise. 200 associations sont aidées chaque année. En matière de musique électronique par exemple, l’I-Boat et Traffic, pionniers dans ce domaine ont été rejoints par Délicieuse musique, l’Orangeade, Bordeaux Open Air, Hors-Bord.
Le soutien à la création passe également par la mise en œuvre de dispositifs et de partenariats innovants : la Ville développe ses relations avec les acteurs privés de la culture qu’il s’agisse de libraires, de galeries d’art, de cinémas ou de labels indépendants. Il s’agit également de formaliser la reconnaissance d’une vie culturelle nocturne issue des conclusions des Etats généraux de la Nuit à Bordeaux, afin d’adapter l’offre culturelle aux nouvelles pratiques.
Il faut enfin engager une dynamique collective au profit de pôles d’excellence (cirques à Bègles, photographie à Mérignac, arts de la scène avec Saint-Médard, etc.) pour élaborer et mettre en œuvre un plan de développement concerté à l’échelle métropolitaine. La 3ème édition du FAB (Festival International des Arts de Bordeaux Métropole) du 5 au 24 octobre 2018 a rassemblé 68 484 spectateurs et a accueilli 369 artistes dans 32 lieux associant 36 partenaires. Ce rendez- vous pluridisciplinaire (théâtre, danse, arts de la rue, cirque, installation, performance) a fait entendre les voix des artistes du monde entier (11 pays représentés : Belgique, Italie, Portugal, Maroc, Allemagne, Israël, États-Unis, Canada, Suisse, Japon, Afghanistan) et celles d’artistes implantés sur le territoire néo-aquitain (10 compagnies régionales).
D’autre part, le transfert à la métropole de grands équipements culturels d’intérêt métropolitain et les mises en réseau de ressources et de projets portés par chaque commune sont autant d’opportunités pour renforcer une coopération et une mobilité des publics qui se joue déjà à l’échelle métropolitaine : la Nuit des bibliothèques ou la Nuit des musées se construisent ainsi désormais à l’échelle du territoire métropolitain, tandis que trois associations du champ de la bande dessinée intervenant à Bordeaux et Floirac, Lormont et Cenon ont fusionné en une agence métropolitaine de la BD. A cet égard, la Ville a proposé aux communes de la métropole de s’associer afin de mettre en place une Carte jeunes unique dans le cadre juridique de l’entente. Dix communes ont répondu favorablement et la nouvelle Carte jeunes partagée se prépare pour un lancement au premier semestre 2019.
Sur les 111 actions opérationnelles que compte le Document d’Orientation Culturelle de la Ville de Bordeaux, 82 actions sont réalisées et 26 actions en cours (données arrêtées à fin juin 2018).Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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Axe 4 : Bien-être, santé et environnement préservé : se sentir bien dans une ville saine La qualité de vie de Bordeaux reconnue nationalement et au-delà, est un atout majeur de la Ville qu’il faut préserver. L’agenda 21 et le plan climat de la Ville fixent le cadre d’action.
4.1. La santé au cœur de la Ville
Le champ de la santé est impacté par nombre de politiques menées par la Ville et doit se concevoir de façon transversale, innovante et partenariale.
Le premier Contrat Local de Santé co-piloté par la Ville et l’ARS et conclu avec les partenaires institutionnels a constitué une opportunité de fédérer les acteurs, impulser des actions nouvelles, peser sur la politique régionale de santé. L’engagement de la Ville, à travers ses actions de prévention, promotion et accompagnement visant à réduire les inégalités d’accès à la santé, a ainsi été pleinement reconnu.
Il a permis de développer la prévention dédiée aux enfants, aux jeunes, ainsi que le soutien à la parentalité et de promouvoir le « bien vieillir » en repérant et accompagnant les personnes en perte d’autonomie. Une attention particulière a été donnée à l’accompagnement des plus vulnérables et à l’aménagement des cadres de vie favorables à la santé. Les actions visent également à renforcer les réseaux d’acteurs et à produire une observation en santé.
L’élaboration du deuxième Contrat Local de Santé est en cours dans le cadre d’une large concertation. Il devrait être présenté au Conseil municipal d’ici la fin de l’année 2018 et signé au début de 2019 pour une durée de 5 ans. Il sera articulé autour de deux grands axes thématiques transversaux :
- Promouvoir les comportements favorables à la santé.
- Œuvrer en faveur d’un accès équitable à la prévention, aux droits et aux soins.
Chacun de ces axes sera décliné en quelques objectifs prioritaires et actions concrètes.
Par ailleurs, le Conseil Local de Santé Mentale installé en 2017, a défini cinq axes prioritaires d’actions :
- L’accès, le maintien et l’accompagnement au logement des personnes ayant des troubles psychiques.
- La connaissance et la coordination des partenaires.
- La gestion des situations urgentes et de crise.
- La gestion des situations et des parcours individuels complexes.
- La promotion de la santé mentale et la lutte contre la stigmatisation de la santé mentale.
Les actions pour chaque axe ont été validées en juin 2018 et seront déclinées à partir de début 2019.
Dans le prolongement de son adhésion à l’initiative de l’ONUSIDA « Villes sans sida », le projet « Vers Bordeaux sans sida » est en cours de définition avec l’ensemble des acteurs institutionnels et associatifs locaux.
4.2. Une Ville engagée dans le sport
L'objectif de la politique sportive municipale est de créer pour les Bordelais les conditions d’une vie saine, notamment par l'accès aux activités physiques et sportives grâce aux 220 clubs sportifs, dans des équipements plus nombreux et rénovés au cœur des 8 quartiers. Après le gymnase Robert Geneste inauguré début 2017 dans le quartier Bordeaux sud, la Ville poursuit son maillage d’équipements avec la construction des gymnases Aubiers/Ginko et Alice Milliat inaugurés respectivement en mai et septembre 2018, le terrain synthétique Monséjour livré en octobre 2018 et le futur gymnase Bassins à Flot (livraison en 2020). Le sport continue de se développer également en plein air et au cœur de la Ville grâce aux projets sportifs sur le ParcBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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aux Angéliques, les jardins de Promis (2019), le projet intercommunal d’aménagements sportifs autour du Lac de Bordeaux, le city stade couvert rue Lucien Faure (2019).
La Ville de Bordeaux impulse cette dynamique sportive dès le plus jeune âge grâce à des actions d'animation et d'enseignement dans les écoles sur le temps scolaire, également dans le cadre du temps péri-éducatif. Les animations estivales que sont le Quai des sports et la Plage du Lac sont l’occasion d'animer la Ville en mobilisant l’ensemble du monde sportif et du secteur associatif. De plus, le développement de projets privés (UCPA à Brazza, Sandspot à Bastide Niel…) permet d’avoir une offre globale au profit des Bordelais et de l’ensemble de la métropole.
Depuis le printemps 2017, la Ville de Bordeaux accompagne également les Bordelais les plus éloignés de la pratique sportive. Ainsi, dans chacun des 8 quartiers, des actions de sensibilisation sont dispensées gratuitement chaque samedi en partenariat avec les clubs sportifs au travers d’une nouvelle action intitulée le Sport santé prend ses quartiers.
Le sport jouant un rôle important de créateur de lien social, les événements sportifs continuent à être développés avec des grands rendez-vous tels que le Marathon de Bordeaux ou la Solitaire du Figaro. La Ville peut maintenant s’appuyer sur les deux nouveaux équipements sportifs structurants que sont le stade Matmut Atlantique et le Palais des sports qui viennent compléter le stadium vélodrome et la patinoire, dont la fonction est exclusivement dédiée au sport depuis le 1er janvier 2018.
Bordeaux a été sélectionnée pour accueillir des matchs de la Coupe du Monde de rugby de 2023 et de la compétition de football des Jeux Olympiques de Paris en 2024. Bordeaux accueillera également les demi-finales du Top 14 rugby en juin 2019.
4.3. La Ville nature
Le bien-être dans la ville, c’est entreprendre une démarche systématique de verdissement de l’espace public (avec par exemple la démarche « Caudéran Ville-jardin » développée dans le cadre du projet urbain). C’est aussi mailler les quartiers d’espaces végétalisés de proximité et offrir à chaque Bordelais un jardin ou un espace végétalisé significatif à moins de 400 m de son domicile. Parmi les aménagements structurants du projet urbain, les séquences Deschamps et Queyries du Parc aux Angéliques le long de la rive droite seront achevées fin 2018. Le parc aux Angéliques sera doté d’un ensemble d’équipements sportifs.
La ville verte, c'est également donner les moyens aux Bordelais d'améliorer eux-mêmes leur cadre de vie au travers des initiatives de végétalisation de rues et de jardins collectifs qui sont des lieux de partage, de rencontre, de lien social ou de production : la trentaine de jardins partagés existants ou les projets de vergers collectifs en témoignent.
La nature en ville apporte non seulement un cadre de vie plus agréable et plus apaisant, mais aussi plus sain, en devenant un espace de respiration, en organisant une meilleure régulation des températures dans la ville, en accroissant la biodiversité, etc. Sur ce volet, des aménagements destinés à préserver et développer les continuités écologiques dans la ville tels que les 2 projets de lanières vertes sur le quartier de Brazza reliés à celui de Brazzaligne, sont réalisés comme cela a été fait autour du Parc aux Angéliques pour préserver le corridor des berges de la Garonne, prolongé entre les ponts Saint-Jean et Simone Veil.
Enfin, le 13 octobre 2018, la Réserve écologique des Barails a été inaugurée. Cette réserve d'une superficie de 156 hectares est constituée de l'ancien Parc floral, du Bois de Bordeaux et des prairies humides qui s'y trouvent. Sa création répond aux enjeux de biodiversité, d'amélioration de l’accueil des usagers et doit permettre la sensibilisation de tous les publics. Elle est accessible par les transports en commun (tramway, bus et voiture). Des inventaires de faune et de flore sont pratiqués annuellement ; 120 espèces d’oiseaux fréquentent le site, ainsi qu’une trentaine d’espèces de papillons, autant de libellules, 12 espèces de mammifères, uneBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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dizaine d’espèces d’amphibiens, de reptiles et des milliers d’espèces d’insectes. Ces chiffres sont sans commune mesure avec ceux des parcs plus urbains.
La Ville de Bordeaux est par ailleurs fortement investie dans les stratégies métropolitaines en faveur de la biodiversité, de la préservation des trames vertes et bleues fonctionnelles mais aussi en faveur du développement d’une agriculture urbaine participant ainsi avec les 27 autres communes à une métropole plus écologique et plus durable.
En signant le Pacte de Milan, la Ville de Bordeaux s’inscrit dans les efforts métropolitains en faveur d’une alimentation saine, d’une agriculture de proximité et pour tous et travaille à la mise en œuvre d’un véritable projet alimentaire territorial à vocation sociale en partenariat avec le CCAS.
4.4. La lutte contre toute forme de pollution
L’effort en matière de lutte contre les nuisances sonores doit être poursuivi avec la réalisation régulière d’études sono-métriques et l’adoption d’un plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE) métropolitain. Au-delà de l’obligation qui lui est faite, la Ville s’est engagée avec le concours du Conseil de développement durable à élaborer un « plan son » global reconnaissant ainsi que le bruit n’est pas qu’une nuisance mais aussi une composante identitaire. L’éclairage public est systématiquement étudié pour minimiser les nuisances lumineuses et les consommations d’énergie. Afin de limiter efficacement la pollution atmosphérique, différentes mesures d’amélioration de la qualité de l’air sont mobilisées : maîtrise des consommations d’énergie fossile dans les bâtiments municipaux, mais aussi pour les particuliers, les bailleurs sociaux, etc., grâce notamment au développement des réseaux de chaleur sur la Ville, le renforcement des déplacements doux ou encore le développement des zones 30. La Ville est également très attentive et vigilante à la gestion de la pollution des sols et à la compatibilité entre les usages et l’héritage du passé industriel de Bordeaux.
Axe 5 : Tranquillité publique et prévention, lutte contre les discriminations Bordeaux est une ville paisible, peu coutumière des débordements. Pour autant, la vigilance reste de mise. Bordeaux est diverse dans ses usages et ses rythmes et doit permettre à chacun de trouver sa place sans craindre d’être stigmatisé ou de faire l’objet de discrimination. Afin de formaliser cet engagement collectif, la Ville et ses partenaires peuvent s’appuyer depuis 2017 sur une nouvelle stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance.
5.1. Apaiser les tensions dans l’espace public
L’assurance des conditions de cohabitation de tous sur les espaces publics est un facteur essentiel de la tranquillité et surtout du sentiment de sécurité. Ainsi, pour permettre à chacun de circuler dans des conditions optimales (piétons, poussettes, vélos, trottinettes, véhicules, légers, …), un programme de travail sur la création d’un véritable code de la rue est prévu. L’action de la Ville à travers le travail de prévention de la police municipale et la médiation des équipes du CCAS, permet de réguler l’apparition de conflits entre usagers des espaces publics, commerçants et publics en difficulté. Cette régulation a pour but tant un apaisement des tensions qu’un changement de regard des uns envers les autres et elle doit être le fruit d’un travail partagé et co-construit entre tous.
Une convention de coordination entre la Ville de Bordeaux et la direction départementale de la sécurité publique fixe par ailleurs les prérogatives de chacun afin de maintenir la tranquillité publique. La police municipale traite ainsi toutes les incivilités qui troublent la vie quotidienne des administrés (stationnement irrégulier, nuisances sonores, insalubrité, etc.) et la police nationale agit sur les comportements délictueux et criminels. Des opérations coordonnées régulières entre ces services permettent de rassurer les habitants et de contribuer à prévenir la délinquance. Par ailleurs, et afin de renforcer davantage sa proximité avec les Bordelais, laBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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police municipale déconcentre et territorialise ses moyens d’action, étend la polyvalence de ses agents et accentue sa présence en soirée (en première partie de nuit) tous les soirs de l’année.
Bordeaux Maritime a été choisi pour être l’un des quinze Quartiers de Reconquête Républicaine sur le plan national. La Police de Sécurité du Quotidien (PSQ) qui se déploie à ce titre depuis le mois de septembre, a pour objet de mieux lutter contre le sentiment d’insécurité du quotidien grâce à des méthodes de travail rénovées, orientées vers la satisfaction des citoyens, pour mieux répondre à leurs besoins et résoudre les problèmes identifiés.
Les 3 principaux objectifs assignés à la PSQ sont : le renforcement de la présence et de l’efficacité des forces de sécurité intérieure sur le terrain, l’amélioration de la coopération avec les partenaires locaux, le renforcement des liens avec la population. Police nationale et police municipale qui sont déjà habituées à travailler ensemble, vont pouvoir dans ce cadre renforcer leur coopération sous l’égide du Préfet, du Procureur de la République et du Maire. A ce titre, le Groupe Local de Traitement de la Délinquance (GLTD), piloté par le Procureur de la République, est redéfini afin que son format soit plus limité dans le temps (3 à 4 mois maximum) et dans l’espace (périmètre resserré sur quelques dizaines de mètres). Cette délimitation permet une convergence plus efficace des dynamiques portées par les acteurs concernés en matière de prévention, de sécurité et judiciaire.
5.2. Gérer la vie nocturne
La cohabitation, c’est aussi l’équilibre entre les différents usages et usagers de la ville. La vie nocturne ne doit pas entraîner de nuisances pour les riverains et une confrontation avec le public festif. En complément de la stratégie menée pour la vie nocturne festive (prévention et réduction des risques pour les noctambules, médiation, sécurisation et lutte contre les incivilités), la Ville a initié le projet « Bordeaux la Nuit » en 2017 afin de soutenir une réflexion transversale pour une politique globale de la nuit.
En effet, la vitalité et le rayonnement de Bordeaux inspirent une dynamique nouvelle sur la nuit dans toutes ses dimensions (économie, emplois, aménagements, mobilités, sécurité, santé, culture, loisirs, tourisme…). Des contextes économiques et socio-démographiques sont à considérer. Bordeaux est une ville à tradition festive et étudiante. Elle multiplie les labels (patrimoine architectural, qualité de vie, tourisme). Sa nouvelle dimension (Ligne à Grande Vitesse, Cité du Vin…), ses projets urbains et les événements culturels d'envergure (Paysage, Street art, Relâche…) sont une source d’attractivité et générateurs de nouveaux usages nocturnes.
Afin de disposer d’éléments de connaissances, un Diagnostic Anthropologique Transmédia a été conduit en 2017. Les résultats confortent l’ambition du projet « Bordeaux la nuit » et sa dimension, au-delà des travaux déjà engagés sur la vie nocturne festive. Neuf thématiques, incluant des recommandations fortes et innovantes ont été proposées et la Ville a installé un Conseil de la Nuit en janvier 2018. Cette instance pérenne porte collectivement la stratégie sur la Nuit. Ses membres ont ainsi validé la ligne directrice du projet « prévenir, réguler, innover et rayonner ». Le Conseil de la Nuit se décline en quatre commissions thématiques (Vie nocturne, Cultures et loisirs, Aménagements, Mobilités et Habitats, Economies de la Nuit). Elles se réunissent depuis janvier 2018 autour d’une quinzaine de recommandations pour 2018-2019.
Une Conférence de la Nuit sera organisée à la rentrée 2019. Elle restituera les premiers travaux auprès du grand public avec des apports européens. Cet événement permettra d’informer et d’échanger avec les Bordelaises et les Bordelais à travers des débats, des ateliers et des déambulations nocturnes.Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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5.3. Lutter contre les discriminations et améliorer l’accessibilité
Chacun peut trouver sa place dans la ville quels que soient son handicap, son sexe, sa religion, et la lutte contre toute forme de discrimination est une composante essentielle du bien vivre ensemble. Cela intervient à tous les âges.
La Mission Egalité, Diversité, Citoyenneté créée le 1er décembre 2017 porte administrativement le projet politique. Les instances existantes (Cobade, Conseil de la diversité, etc.) vont être regroupées en une seule instance, l’Observatoire de l’égalité, qui comptera cinq commissions thématiques : Droit des femmes, Racismes et diversité, Mémoire, LGBT+, Santé et handicap.
Les Etats Généraux de l’Egalité se sont tenus de mai à juillet 2015 et ont réuni plus de 800 personnes, agents municipaux et métropolitains, associations, élus, institutions et particuliers. Chacun a pu contribuer au diagnostic partagé et proposer des actions concrètes. Ces dernières constituent les 69 actions du Plan de Prévention et de Lutte contre les Discriminations adopté par la Ville en juin 2017. Une démarche est en cours auprès de l'AFNOR en vue de l’obtention d'une double labellisation "Diversité" et "Egalité professionnelle femmes/hommes".
Les temps forts partenariaux à destination de tous les Bordelais se poursuivent car ils ont pour but de les rassembler régulièrement autour de l’interculturalité, la tolérance et la diversité : Cérémonie des naturalisés, Commémoration de l’esclavage, Quinzaine de l’égalité, de la diversité et de la Citoyenneté, Journée de la laïcité et du vivre ensemble, Semaine des droits des femmes et Nuit citoyenne.
L’objectif reste la mise en place d’une politique transversale et intégrée de lutte contre les discriminations de tous ordres, la promotion de la diversité interculturelle, la poursuite du dialogue interreligieux et le renforcement de la vigilance contre les dérives sectaires ou le radicalisme.
Dans le cadre de l’axe 4 du Pacte de cohésion sociale et territoriale et de son action numérique « Bordeaux Cité Digitale », la Ville de Bordeaux a manifesté sa volonté de développer un plan d’actions résolument volontaire en faveur de la solidarité numérique, en créant notamment un centre de ressources dédié à la formation des acteurs sociaux pour favoriser l’accompagnement des publics en difficulté dans l’accès aux usages numériques. En complément de ces actions d’aide à la médiation numérique, le « CCAS numérique » prendra bientôt la forme d’un schéma d’action pluriannuel visant le développement du numérique au service des publics les plus fragiles.
S'appuyant depuis 2011 sur la charte « Bordeaux Ville et handicaps » et saluée par le label national « Destination pour tous », la politique de la municipalité en faveur des personnes handicapées se traduit par la mise en accessibilité de la voirie, des espaces publics et des transports et entre parfaitement dans la logique du pacte de cohésion sociale et territoriale, aussi bien dans ses intentions (le droit à la ville pour tous), que dans sa dimension transversale (car elle touche à toutes les politiques publiques), ou encore dans sa déclinaison sur l'ensemble des quartiers.
L'ambition de cette politique qui est aussi le fruit d'un dialogue continu avec les associations et les partenaires institutionnels, se décline, pour la mandature à travers quatre objectifs principaux : l'emploi/la formation, l'handi-parentalité, le logement et l'accessibilité.
Ainsi différentes actions sont menées autour de ces thèmes ; elles se retrouvent dans chacun des axes du Pacte. C’est le cas notamment de la création du salon des métiers du handicap et du forum annuel de l'emploi, des innovations en faveur de l'habitat pour des personnes handicapées, de l’organisation des rencontres « Destination pour tous », etc. Par ailleurs, dans le cadre de l'Agenda d'Accessibilité Programmée (Ad'AP), l’ensemble des établissements recevant du public géré par la Ville vont poursuivre leurs travaux d’aménagement d’ici 2026,Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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afin que les gymnases, salles de vie associative, crèches, etc. puissent être accessibles aux personnes en situation de handicap.
Cette politique se traduit aussi par des actions de sensibilisation et par la mise en œuvre de projets pilotes en lien notamment avec le Forum des Innovations de Bordeaux.Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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III - La méthode : agir au plus près des besoins des habitants
Parce qu’il ne saurait y avoir de cohésion sociale sans écoute et sans proximité, le quartier doit rester au cœur des politiques publiques afin de garantir une métropole à taille humaine et une haute qualité de vie.
1. Agir au plus près des besoins des habitants
Huit maires de quartiers et une présence des personnels municipaux sur le terrain garantissent la déclinaison des grandes politiques de la Ville à l’échelle des quartiers.
1.1 La déclinaison du projet de mandature
L’ambition d’une métropole comme Bordeaux doit se situer à plusieurs échelles. Si la vocation européenne est légitime et souhaitable, il n’en demeure pas moins que la cohésion sociale se mesure à l’échelle de la ville et plus encore à l’échelle des quartiers. Il faut ainsi poursuivre et approfondir dans le temps du mandat le travail engagé en matière de territorialisation et de renforcement de la proximité, car une grande agglomération comme Bordeaux se doit de répondre de la meilleure façon possible aux attentes différenciées des quartiers qui la composent.
1.2 Renforcer la proximité - Des agents sur le terrain
Cette organisation en huit quartiers a permis de renforcer l’écoute apportée aux habitants et d’améliorer les réponses aux demandes de ceux-ci en mettant sur le terrain près de 500 agents de proximité (police, propreté, agents de proximité, contrôleurs, etc.). L’objectif est bien de maintenir la qualité d’écoute apportée aux habitants et usagers, renforcer la qualité de l’intervention de proximité et de le faire de manière concertée avec tous les acteurs concernés : professionnels, usagers, habitants.
La Ville a souhaité renforcer la capacité administrative de ses mairies de quartier en nommant un secrétaire général de quartier chargé de coordonner les signalements des agents, ainsi que les demandes et les interventions de toutes les instances, municipale ou métropolitaine, qui interviennent sur le territoire de chaque quartier. L’accueil physique des habitants est par ailleurs assuré dans chaque mairie par un agent spécialisé dans cette fonction d’accueil des demandeurs pour les orienter dans leurs démarches.
C’est donc une équipe de 10 à 12 agents qui est présente quotidiennement dans chaque quartier parmi lesquels des chargés de proximité en relation avec les riverains et des chargés de travaux davantage tournés vers les concessionnaires de réseaux et les entrepreneurs par la prise des arrêtés de travaux. Grâce aux redéploiements internes, ces équipes ont été renforcées à la fois dans les quartiers et au siège, où une cellule chargée de contrôler les manutentions et grutages mobiles a été créée.
De grands progrès ont été réalisés par la mise en place d’outils :
- Un logiciel qui permet à la fois de sécuriser et de simplifier la prise d’arrêtés et de coordonner l’intervention des réseaux. Les données de ce logiciel seront mises à disposition des usagers via internet.
- Un logiciel de gestion de la relation usager qui permet aux chargés de proximité de transmettre directement les demandes aux services instructeurs pour des réponses plus rapides.
- Un projet de gestion des courriers à la métropole est en cours pour une meilleure traçabilité des demandes et des réponses sur toute la chaîne de traitement.
L’augmentation de l’activité des mairies de quartier a nécessité de nouveaux aménagements : - La mairie de Bordeaux Maritime sera intégrée en 2021 dans un centre municipal regroupant plusieurs services rue Lucien Faure.Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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- La mairie de quartier de Bordeaux Sud déménagera cours de la Marne, proche de la place de la Victoire au début de l’année 2019.
Cette proximité trouve également, à travers les outils numériques, un nouveau vecteur de prise en charge avec notamment l’objectif de proposer 80% des formalités en ligne et des services : plateforme de gestion des demandes, dématérialisation du stationnement et intermodalités des transports, etc.
1.3 Un quartier – Un projet
Une analyse des besoins sociaux réalisée par le CCAS est disponible à l’échelle de chaque quartier. Cette analyse objective est complétée par un diagnostic interactif réalisé avec les élus de quartiers, les habitants et les services de la Ville afin de mieux connaître et comprendre le ressenti de chacun. Cette démarche permet de définir le projet sur le quartier en déclinant les cinq axes du Pacte de cohésion sociale et territoriale en fonction des besoins et des caractéristiques de chaque quartier.
2. La vie dans les quartiers : équipements et espaces publics de proximité Déploiement du tramway, limitation de la voiture en ville, développement des zones 30 ou « zones de rencontres » …, la ville s'apaise. Pour cela, il est indispensable de continuer à promouvoir les modes de déplacements doux ou « actifs » : marche, vélo (objectif d’une part modale de 15% à l'horizon 2020). L’extension du stationnement réglementé a aussi permis de faire baisser la circulation de 10% dans les quartiers concernés, de libérer les trottoirs pour les piétons et de redonner aux riverains la capacité de se garer. La circulation sur la place Gambetta sera sensiblement allégée : le projet intègre la tendance générale de baisse de circulation en secteur intra-boulevard en réduisant l’espace dédié à la circulation, ce qui permet ainsi de rattacher le jardin à l’hyper centre piétonnier. Les nouvelles solutions de mobilité vont également continuer à progresser : véhicules électriques, vélos en libre-service, ....
La question de la tarification est également prise en compte avec la métropole de façon à assurer la complémentarité entre le stationnement sur voirie et en ouvrage.
La mutation des quartiers accompagne les mutations démographiques et sociétales. Dans ce cadre, la Ville et Bordeaux Métropole développent des espaces publics et des équipements qui favorisent une vie de quartier, voire une vie de village. Dans un contexte de contrainte financière, la programmation de ces nombreux travaux s’étale sur la durée de la mandature. A ce titre, des initiatives en matière de regroupement et de mutualisation des équipements publics (entre quartiers, mais aussi diversification des usages, ouverture sur des créneaux non utilisés, par exemple pour les écoles) sont en cours de réflexion.
3. Services publics du quotidien : éclairage, propreté, signalements sur terrain, maintenance, etc.
3.1 La maîtrise de l’occupation du domaine public – règlementation des activités et contrôle La Ville accompagne et pilote le développement des activités commerciales sur le domaine public (marchés, terrasses, étalages, restauration ambulante, etc.), mais aussi les nombreuses manifestations avec le souci permanent d’un partage harmonieux et équilibré de l’espace public entre les usagers et les riverains. C’est un axe fondamental qui vise à maintenir l’équilibre entre dynamisme économique et vie des habitants. Les agents municipaux assurent une surveillance quotidienne et le signalement des dysfonctionnements identifiés par les usagers. La plateforme téléphonique « Allo mairie proximité » est confortée dans son rôle de collecte des demandes émanant des habitants.
3.2 La proximité – préservation du cadre de vie
Pour préserver une qualité de vie, les missions sur la propreté et la collecte sont optimisées dans le cadre des services communs de la Ville et le niveau métropolitain : cela concerne l’enlèvement des déchets sous toutes leurs formes (encombrants, déchets verts, déchets horsBordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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bac, déchets des équipements communaux, etc.). Depuis 30 ans, Bordeaux Métropole a entamé une transformation urbaine sans précédent qui touche toutes les communes et tout particulièrement le centre historique de Bordeaux. Cette évolution a considérablement modifié la fréquentation et les usages de l’espace public qui s’étendent le soir, les week-ends, ce qui nécessite toujours plus de moyens à mobiliser par la collectivité. Cette tension est accentuée par une augmentation constatée des incivilités, situation que connaissent la plupart des grandes métropoles. En témoigne la quantité croissante de dépôts sauvages que les services doivent ramasser.
Depuis plusieurs années, de nombreuses mesures ont été mises en place dans le centre historique : renforcement des fréquences de collecte, plan estival de propreté, locaux de pré- collecte. Bordeaux Métropole a adopté à la fin de l’année 2017 un plan métropolitain de propreté urbaine 2018-2020 qui prévoit l’amélioration du niveau de service sur les 28 communes. Ce plan déployé progressivement à partir de l’été 2018, s’articule sur trois axes stratégiques : l’augmentation et l’adaptation des moyens dévolus au nettoiement, la sensibilisation de nos concitoyens sur une responsabilité partagée dans ce domaine et le renfort des équipes de contrôle et de verbalisation, afin de contenir voire enfin de réduire les dépôts de déchets sur l’espace public. La Ville de Bordeaux accompagne ce plan par la mobilisation des acteurs de la chaine du propre qui appelle des efforts constants sur le temps long et qui est de fait matérialisé par un contrat propreté.
4. Démocratie quotidienne et concertation
Si la diversité des formats a évolué, la participation citoyenne existe à Bordeaux depuis 1995. Pour plus de proximité avec les habitants, le processus de démocratie participative s’organise à l’échelle des 8 quartiers. Environ 300 réunions publiques ont lieu chaque année. Sous la présidence du maire ou du maire-adjoint de quartier en lien avec les services administratifs, ces rencontres s’appuient sur le trio « habitants, élus, experts ». Cette association des différentes parties prenantes a permis d’instaurer un dialogue où intérêt général et attentes des habitants convergent et permettent à la décision politique d’être co-construite.
La gouvernance locale facilite et promeut la co-construction car la ville se construit pour et avec ses habitants. Il est donc nécessaire de permettre aux citoyens et à tous les acteurs de la Ville de Bordeaux de s'impliquer dans les décisions qui les concernent, qu'il s'agisse de la co- élaboration de nouveaux quartiers et de projets d'aménagement (via les « ateliers » notamment), ou de la gestion et l'animation de la ville au quotidien.
4.1. Les concertations
Souvent organisés en tables rondes, les temps de concertation peuvent prendre la forme de réunions de rue, d’ateliers, de consultations et d’avis en ligne. Ces réunions mobilisent près de 10 000 participants par an et touchent tous les sujets de la ville :
- Projets d’aménagement : Aubiers, Benauge, Brazzaligne, Marne Yser, Ginko, Bassins à flot…
- Projets d’équipements : Dépôt de bus Lescure, piscine et stade Galin, Ecole de la Benauge, groupe scolaire Alphonse Dupeux …
- Espaces publics : skate dans la ville, place Nansouty, place Dormoy, place Tourny, place Gambetta, rue du Pas-Saint-Georges, rue Ravez, place Ferme de Richemont, place Buscaillet, place d’Arlac, place Calixte Camelle, zones 30 entre cours et boulevards, aires de jeux, jardins et jardins partagés …
- Mobilité : BHNS, Ligne D du tramway, expérimentation sur le pont de Pierre.
4.2. Les conseils de quartier
Créés en 1995 à Bordeaux, 7 ans avant que la loi Vaillant ne les rende obligatoires, les conseils de quartier sont organisés deux fois par an dans chacun des 8 quartiers. Le conseil de quartier donne au maire l’occasion d’annoncer les grands projets et de dialoguer avec les habitants.Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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Sous le format inchangé de la séance plénière, le conseil de quartier demeure la réunion publique emblématique, ouverte à tous les habitants d’un quartier.
Dans certains quartiers sont organisés des conseils de proximité. Ils prennent la forme de conseils de quartier organisés par sous-secteur au plus près des riverains et de leurs problématiques.
4.3. Les commissions permanentes
En 2014, le maire de Bordeaux a souhaité amplifier le processus de démocratie participative pour offrir la possibilité à de nouveaux Bordelais de prendre part à la vie de leur ville.
Chaque commission permanente de quartier est composée de 40 conseillers (e)s, répartis en 2 collèges, selon un principe de parité homme/femme :
- 20 conseiller(e)s désigné(e)s par le maire sur proposition du maire-adjoint de quartier parmi des personnalités qualifiées et des habitants volontaires,
- 20 conseiller(e)s tiré(e)s au sort à partir de la liste des personnes inscrites sur les listes électorales.
4 postes de conseillers de quartier sont désormais réservés à des jeunes âgés de 18 à 25 ans au sein de chaque commission permanente.
Le mandat 2014-2017 aura été marqué par l'élaboration du Pacte de cohésion sociale et territoriale, démarche innovante qui a permis d’établir 8 plans d’actions pour les quartiers. La contribution des commissions permanentes se sera concrétisée par près de 60 projets impulsés : propreté citoyenne, sensibilisation au civisme, végétalisations de rues, animations culturelles, création d’un parcours sportif, sécurisation de carrefours, redynamisation des commerces….
Les commissions permanentes ont par ailleurs été saisies par le maire pour réfléchir à des questions d’intérêt général : participation citoyenne, budget participatif, skate dans l’espace public, stationnement…
Un nouveau mandat a démarré en octobre 2017 pour une durée de trois ans. En 2018, les groupes de travail se constituent au sein de chaque commission permanente.
4.4. Les conseils citoyens
Des conseils citoyens ont été créés en 2016 dans 6 quartiers de Bordeaux : les Aubiers, Bacalan, Grand Parc, St Michel, Carles Vernet et Benauge.
4.5. Les autres formes de rencontres et d’échanges avec les habitants En complément de ces dispositifs et des permanences régulières des maires-adjoints de quartier, des rendez-vous de proximité sont proposés depuis 2016.
- Le TIPI, Tente Itinérante de Proximité et d’Information
Disposés soit à l'angle d'une rue, soit sur une place de marché ou un parvis de bibliothèque, les TIPI, évocateurs des tipis indiens, sont des symboles d'habitat simple, de quotidien et de convivialité. Ils se veulent informels et conviviaux et permettent d’aller au plus près des habitants.
- Les permanences numériques
Ces permanences organisées sur les pages Facebook des quartiers, à l’initiative du maire- adjoint s’inspirent du clavardage initié il y a quelques années par le maire de Bordeaux.Bordeaux, ville fraternelle Projet de Mandature Actualisation Novembre 2018 métropole européenne.
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Cette palette d’échanges développée avec les habitants est évolutive et s’adapte aux spécificités des projets, des attentes et des enjeux des territoires. Il n’existe donc pas un format idéal de participation citoyenne avec les habitants mais des outils à adapter au cas par cas.
4.6. Le budget participatif bordelais
A ce titre, la mise en place d’un budget participatif bordelais sera soumise au vote du Conseil municipal de décembre 2018 pour un lancement au début de l’année 2019 et un vote des projets citoyens organisé en mai 2019. Pour rappel, le budget participatif est un processus de démocratie participative dans lequel des citoyens peuvent affecter une partie du budget de leur collectivité territoriale, généralement à des projets d'investissement. Les objectifs du projet participatif bordelais sont :
- Rapprocher les citoyens de la décision publique.
- Permettre l’inclusion sociale.
- Renforcer la réappropriation du territoire.
- Renouveler l’image du fonctionnement administratif.
Mettre l'Homme au cœur des réalisations et mobiliser chaque part de la société (habitants, associations, partenaires...) autour d'ambitions partagées sont des valeurs essentielles pour Bordeaux, pour que la Ville corresponde aux besoins des habitants, pour que les services rendus soient proches des attentes, pour éviter le phénomène de « consommation » des services publics. Parce que l'habitant n'est pas seulement usager, il est aussi et tout à la fois, expert, créateur et citoyen.