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Lien du pdf (unknown - 2024 12 02 Journal2024 numerique interactif VF site web)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Aménagement du territoire, Environnement,
Novembre 2024 - n°19
Le Journal des Établissement Public Territorial de Bassin Gardons
L’épisode méditerranéen du 16 au
18 octobre 2024 a généré des
pluies très fortes sur les Cévennes,
mais qui, fort heureusement,
se sont relativement bien
réparties et n’ont pas donné
lieu à une crue majeure. Nous
savons que, chaque année, nous
pouvons vivre une ou plusieurs crues violentes.
L’EPTB Gardons reste particulièrement actif et
vigilant sur le sujet, avec de nombreuses actions
de fond telles que l’entretien des cours d’eau
et le lancement du 3ème programme d’ALABRI,
qui permet d’accompagner les particuliers
pour prévenir l’inondation de leurs bâtiments.
Après deux années très tendues en 2022 et 2023,
l’étiage 2024 a été un peu plus clément. Il ne faut
pas, bien entendu, attendre les crises pour agir.
Bien au contraire, nous devons nous préparer,
dans la durée, à la gestion d‘une ressource en eau
de plus en plus précieuse. L’accompagnement des
communes et campings sur les économies d’eau et
la préparation d’un nouveau plan d’actions pour la
ressource en eau font partie des démarches mises
en lumière dans cette édition du journal. 2024
a également été marquée par de nombreuses
actions en faveur des milieux aquatiques avec, par
exemple, l’installation d’un berger pour entretenir
une partie de la zone humide des Paluns ou
encore le travail conduit pour l’atteinte du bon
état écologique des cours d’eau.
Les Relais de l’eau des Gardons, événement phare
de nos actions de sensibilisation en cette année
olympique, sont également mis à l’honneur dans
ce numéro. Enfin, nous fêtons les 30 ans de la
Commission Locale de l’Eau (CLE) des Gardons,
2ème CLE la plus ancienne de France. Le travail de la
CLE et de l’EPTB témoignent d’une gouvernance de
l’eau de qualité sur notre bassin versant.
Max Roustan,
Président de l’EPTB Gardons
2 • Sensibilisation grand public
3 • Entretien des cours d’eau
4 • DOSSIER SPÉCIAL « Risque inondation »
8 • Ressource en eau
10 • Biodiversité - Milieux aquatiques
12 • Gouvernance
SOMMAIRE
Édito
Lancement d’une nouvelle opération Gardons ALABRI :
retrouvez toutes les infos dans la double page centrale2 • Le Journal des Gardons n°19 • Novembre 2024 Le Journal des Gardons n°19 • Novembre 2024 • 3
ENTRETIEN DES COURS D’EAU SENSIBILISATION
Relais de l’eau des Gardons Un évènement sportif, pédagogique et festif sur l’ensemble de
notre bassin versant en écho aux JO de Paris 2024
Renaturation Opération un participant, un plant !
L’EPTB Gardons s’est engagé à
planter un arbre en bord de cours
d’eau pour chaque participant aux
Relais de l’eau des Gardons. 1000
jeunes arbres et arbustes vont ainsi
être plantés, dont 500 le long du
Gardon d’Alès aval, dès le 6 novembre
prochain ! La plantation aura lieu sur
une parcelle d’un hectare achetée
par notre établissement public sur la
commune de Saint-Christol-lès-Alès.
Toute l’équipe de l’EPTB Gardons est
mobilisée pour cette opération qui vise
à reconstituer la ripisylve (végétation
des bords de cours d’eau) sur ce site
où elle avait été entièrement arrachée
Du 19 avril au 25 mai 2024, l’EPTB
Gardons a invité petits et grands à
plonger à la découverte de la rivière
sur le bassin versant des Gardons,
avec 4 journées-phares à Saint-Privat-
de-Vallongue, Alès, Saint-Chaptes et
au Pont du Gard ainsi que des évène-
ments associés partout sur notre ter-
ritoire !
Les élus de notre établissement public,
et toute notre équipe, ont eu le plaisir
de vous offrir des défis sportifs (course
à pied, randonnée, canoé), des anima-
tions pédagogiques et ludiques propo-
sées avec nos nombreux partenaires,
ainsi que des évènements artistiques
variés pour vous détendre et vous
informer autrement (expositions de
photos et de dessins, concerts, pièce
de théâtre, cinéma-débat) !
Toutes les thématiques ont pu être
abordées au cours de ces journées.
La prévention du risque inondation,
si indispensable sur notre territoire, a
fait l’objet de nombreuses animations
(EPTB Gardons, Alès Agglo, CPIE du
Gard, AFPCNT). Le public a également
profité de plusieurs animations sur le
thème de la biodiversité (Gard Nature,
Syndicat Mixte des Gorges du Gardon,
CPIE du Gard, MRM, COGard, OFB).
La thématique de la ressource en eau
et les moyens de la préserver étaient
bien sûr aussi au programme (EPTB
Gardons, Nature et Progrès).
Les « Relais de l’eau » sont nés à l’ini-
tiative de l’Association Nationale des
Élus des Bassins (ANEB) afin de mobi-
liser le grand public et les élus autour
de la question de la démocratie de
l’eau. Ils ont reçu le soutien financier de
l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée
Corse (70 %).
Mme Méryl DEBIERRE, 1ère Vice-Présidente de l’EPTB Gardons
sur le stand réalité virtuelle lors de la journée Relais de l’eau à Alès
il y a quelques années. Seront plantés :
des frênes oxyphylles, des chênes
pubescents, des érables champêtres
et des fusains d’Europe. Cette action
permettra un reboisement plus rapide
du site et laissera toute sa place au
développement de la flore locale
typique des cours d’eau, comme le
peuplier blanc.
Ne l’oublions pas : la végétation
naturelle des berges de rivière est
une vraie alliée dans nos missions.
Elle constitue un espace naturel de
grande qualité, qui améliore la qualité
de l’eau et réduit le risque inondation…
des atouts indispensables !
Restauration forestière Travaux réalisés en 2024
Bureau de l’EPTB à Vézénobres Nouveaux techniciens, nouveaux locaux
Alexis MONIER et Florent SOUM ont
rejoint cette année l’équipe de l’EPTB
Gardons sur des postes de techniciens
de rivière.
Tout juste diplômé d’un master en
restauration et fonctionnement des
écosystèmes aquatiques, Alexis sera
le Technicien référent du secteur
aval, qui couvre le Bas-Gardon, les
Gorges, l’Uzège et le bassin versant
du Bourdic. Florent dispose d’une
solide expérience dans le milieu de
l’assainissement, à Nîmes Métropole
notamment. Il sera référent pour
le secteur Gardonnenque, Gardon
d’Anduze, Gardon de Saint-Jean
En 2024, 60 kilomètres de cours
d’eau ont fait l’objet de travaux
de restauration forestière par des
entreprises (pour un montant cumulé
de 150 000 euros).
Les interventions ont concerné
différents secteurs du bassin versant
mais en particulier : la Salindrenque
depuis Lasalle jusqu’à la confluence
avec le Gardon de Saint-Jean, le
Ruisseau de l’Ourne, la traversée de
Sainte-Croix-Vallée-Française, l’amont
de Saint-Etienne-Vallée-Française mais
également un long linéaire des Seynes
et de l’Alzon en Uzège.
Plusieurs évènements climatiques ont
imposé des interventions en urgence
en mars 2024 : essentiellement du dé-
sembâclement de ponts ou d’ouvrages
sous-dimensionnés.
Ces travaux visent le maintien des
écoulements courants dans les zones
avec des enjeux et à maintenir ou
contribuer à installer une forêt rivu-
laire (ripisylve) riche et diversifiée.
Zoom sur l’équipe verte
L’équipe verte de l’EPTB Gardons
intervient en surveillance et entretien
sur une centaine de kilomètres de
cours d’eau à fort enjeu inondation,
soit les principales traversées urbaines.
Elle réalise des travaux d’entretien
de la végétation programmés
annuellement ou suite à des
sollicitations locales.
En 2024, ses interventions ont
concerné tout le bassin versant :
l’Avène et l’Arias, la Droude et la
Candouillère, le Teulon et le Ruisseau
des Leins, le ruisseau d’Aire Ventouse,
celui de la Vallée Obscure comme le
Boulidou ou le Goutajon, depuis les
hautes vallées cévenoles jusqu’aux
affluents du Bas Gardon.
Alexis MONIER et Florent SOUM
L’équipe verte de l’EPTB Gardons
et Salindrenque. Ils remplacent
respectivement Adonis MORALES et
Pierre NÈGRE, qui sont retournés dans
leur région de naissance.
Tous nos techniciens de rivière sont
désormais basés à Vézénobres, pour
être au plus proches du terrain.
Les locaux de Vézénobres ont été
réaménagés en conséquence. L’espace
contigu à l’atelier de l’équipe verte
a été aménagé en deux espaces de
travail partagé permettant d’accueillir
trois bureaux chacun. Ces travaux ont
été réalisés au printemps 2024, sous
la houlette de l’équipe d’architecte
d’Ecostudio (Beaucaire).
Émergences 2024
L’EPTB Gardons a eu le plaisir de participer
à la 3ème édition du Festival de l’eau
Émergences, qui se déroulait du vendredi
13 au dimanche 15 septembre à Aramon !
Nous y étions présents le samedi, avec
des animations pédagogiques variées :
balade naturaliste et musicale* avec le
CEN Occitanie, table ronde, expos photos
et animations de l’Association française
pour la prévention des catastrophes
naturelles et technologiques (AFPCNT).
Festival de l’eau
* Spectacle Chemins Sonnants de la Cie D’un Instant
à l’autre, en collaboration avec le CEN Occitanie
Démonstration de matériel devant les élus de l’EPTB GardonsDepuis août 2023, l’EPTB Gardons et ses
prestataires Enfora et Eco2Bat accompagnent 10
communes et 2 campings du bassin versant pour
les aider à réduire la consommation en eau de
leurs équipements publics et de leurs espaces
verts. Ils bénéficient d’un diagnostic complet de
leurs usages ainsi que d’un plan d’actions détaillé,
avec chiffrage des coûts associés et des économies
d’eau attendues.
Les communes et campings volontaires reçoivent
ensuite un appui technique pour mettre en œuvre ce plan d’actions personnalisé. Les actions proposées concernent par exemple l’amélioration du suivi des
consommations, l’optimisation des équipements sanitaires dans les bâtiments publics ou les pratiques d’arrosage des espaces verts. Les économies d’eau peuvent représenter jusqu’à 20 à 30 % des consommations d’eau actuelles !
Les 10 premières communes accompagnées sont : Argilliers, Castillon-du-Gard, Massillargues-Atuech, Remoulins, Saint-Geniès-de-Malgoirès, Saint-Hilaire-
d’Ozilhan, Saint-Privat-des-Vieux, Saint-Privat-de-Vallongue, Vers-Pont-du-Gard et Vézénobres. Les campings volontaires sont : Le Mas de Rey à
Arpaillargues et La Sousta à Remoulins. Cette démarche va se poursuivre en 2025 et 2026, avec l’accompagnement de nouvelles communes et campings volontaires.
Espaces verts : opter pour des végétaux
méditerranéens plus économes en eau !
En région méditerranéenne, les espaces verts constituent un véritable enjeu dans le contexte du changement climatique. De nombreuses actions peuvent être combinées pour réaliser des économies d’eau au sein de ces espaces : optimiser et ajuster les systèmes d’arrosage et les quantités au plus près des besoins ; préparer et entretenir un sol vivant ; choisir une gamme végétale adaptée, résistante à la sécheresse, locale et favorisant la biodiversité ; choisir des pratiques de jardinage appropriées (plantes couvre-sol, paillages adaptés,...).
Chaque commune accompagnée par l’EPTB Gardons bénéficie de conseils
personnalisés pour ses espaces verts, afin de favoriser les économies d’eau, un entretien durable, mais aussi la valeur écologique et paysagère.
Jardin ornemental composé de plantes méditerranéennes
4 • Le Journal des Gardons n°19 • Novembre 2024 Le Journal des Gardons n°19 • Novembre 2024 • 5
Récupérer l’eau
Les élus de l’EPTB Gardons ont validé
lors du comité syndical du 15 octobre
dernier le lancement d’une démarche
d’accompagnement des particuliers pour
les économies d’eau à l’échelle du bassin
versant.
Un agent sera recruté dans ce but. Il
travaillera notamment dès 2025 sur les
possibilités d’appuyer l’acquisition de
récupérateurs d’eau.
Accompagner les particuliers
RESSOURCE EN EAU
Le suivi des cours d’eau Sur le terrain avec notre équipe !
Le bassin versant des Gardons est soumis à un régime méditerranéen, caractérisé par une ir- régularité des apports pluviométriques et par conséquent des débits des cours d’eau. Ces va- riations, souvent extrêmes, génèrent des situations de « trop d’eau » et de « manque d’eau ».
Opération de jaugeage avec un courantomètre
Définition
Économie d’eau Un plan d’actions pour les communes
et les campings
Optimiser les sanitaires
L’optimisation des équipements sanitaires
peut permettre de réaliser des économies
d’eau de l’ordre de 10 à 30 % dans les
gymnases et les écoles. Par exemple :
• Un urinoir consomme 10 à 30 fois
moins d’eau qu’un WC
• Opter pour des boutons poussoirs
bien réglés et des réducteurs de
débit → - 10 % à - 50 % d’eau
consommée
• Détecter rapidement les fuites d’eau
→ des pertes de plusieurs centaines
de m3 / an potentiellement évitées
Bâtiments publics
* CNRS, Université d’Avignon, École des mines d’Alès
Débit d’un cours d’eau
Le débit d’un cours d’eau est la quantité
d’eau (volume) qui traverse une section
de ce cours d’eau pendant un temps
donné. Il s’exprime en mètres cubes par
seconde (m 3/s) ou en litres par seconde
(l/s). Il varie fortement selon la période
de l’année, un même cours d’eau
alternant entre périodes de hautes eaux
(crues) et de basses eaux (étiage). Partie immergée d’un courantomètre
Dans les stades
L’arrosage des stades et des pelouses
sportives représente souvent le 1 er
poste de consommation d’eau parmi les
équipements communaux, à hauteur de
plusieurs milliers de m 3 par an !
L’EPTB et Enfora ont organisé le 14/03
une 1/2 journée d’échanges techniques
sur les économies d’eau dans les stades, à
destination des élus et agents communaux,
avec la participation du Ground Manager
de l’Olympique Lyonnais, E. Bonningue.
Équipements sportifs
Mathilde CHAUVEAU et François
JOURDAIN sont chargés de mission
Gestion quantitative à l’EPTB Gardons.
Ils assurent notamment le suivi des
cours d’eau en lien avec le risque
sécheresse. Ce suivi est essentiel pour
concilier les différents usages de l’eau
sur notre territoire tout en préservant
les milieux aquatiques. Mathilde et
François nous en disent plus !
En quoi consiste ce suivi ?
Nous gèrons un réseau de 6 stations
hydromètriques dédiées au suivi des
débits en période d’étiage (basses
eaux). Elles viennent complèter le
réseau de suivi de l’État (service de
prévision des crues - SPC - Grand
Delta). Chaque station est équipée de
2 sondes, au cas où l’une d’elles serait
défectueuse. Elles mesurent la pression
de l’eau toutes les 5 minutes, ce qui
permet de déduire la hauteur d’eau.
2 stations sont fixes. Les autres sont
mises en place en avril et retirées avant
le 1er épisode cévenol à l’automne,
pour éviter que les crues ne les
endommagent.
Comment a été choisie
la localisation des stations ?
Au départ, 10 stations ont été
installées par l’EPTB Gardons en
collaboration avec l’UMR Espace *.
L’EPTB gère seul le réseau depuis 2021.
Nous avons conservé les stations les
plus fiables et les plus intéressantes
en termes d’enjeux. Chaque station
est représentative d’un sous-bassin
versant et permet de mieux connaître
le fonctionnement des cours d’eau en
période de basses eaux et leurs liens
avec les nappes d’eaux souterraines.
Que fait-on des données ?
Nous récupérons les données sur place
toutes les 2 à 3 semaines. Lors de ces
visites, nous vérifions l’état de la station
et effectuons une mesure manuelle
du débit, avec un courantomètre ou à
l’aide d’un traceur. C’est grâce à cette
mesure que nous pouvons établir au fil
du temps une relation entre la hauteur
d’eau fournie par la sonde et le débit
du cours d’eau (courbe de tarage).
Une fois les données récupérées, il
faut les traiter et les expertiser, elles
ne sont pas exploitables telles quelles.
Chaque journée de terrain nécessite
un jour de traitement. A la fin de
l’année, nous mettons les données en
ligne sur le site Hydroportail accessible
à tous. Ces connaissances contribuent
à estimer la part d’eau disponible
dans les cours d’eau pour les besoins
humains au regard des besoins du
milieu aquatique.
Un vrai travail d’équipe !
Nous allons souvent en binôme sur le
terrain avec d’autres collègues. Et pour
l’installation et la réparation du maté-
riel, nous faisons appel aux talents de
de notre équipe verte. Cette mission,
c’est un travail d’équipe !6 • Le Journal des Gardons n°19 • Novembre 2024 Le Journal des Gardons n°19 • Novembre 2024 • 7
Votre logement est situé en zone inondable sur le bassin versant des Gardons ? Des solutions efficaces existent pour mieux vous protéger en cas de crue. Bénéficiez d’un diagnostic gratuit dans le cadre du dispositif ALABRI !
Risque inondation
Le risque inondation concerne plus de
50 000 habitants sur le bassin versant
des Gardons. L’EPTB Gardons est en
charge de la prévention de ce risque
sur ce territoire pour le compte des
communautés de communes et d’ag-
glomération.
Vous avez dit ALABRI ?
Le dispositif Gardons ALABRI (Accompa-
gnement pour l’adaptation de votre bâti
au risque inondation) permet de béné-
ficier d’un accompagnement pour pro-
téger son habitation en cas de crue :
depuis le diagnostic du bâti à la réali-
sation des travaux, en passant par les
dossiers de demande de subvention.
Le dispositif est gratuit pour tous les
propriétaires, locataires et gestion-
naires de logements situés en zones
inondables (cf. Plans de Prévention
du Risque Inondation - PPRI) ou ayant
vécu une inondation.
La 1ère opération ALABRI a été lancée
par l’EPTB Gardons en 2010. Gardons
ALABRI est la 3ème opération ALABRI
lancée sur le bassin versant des Gar-
dons.
Quels travaux pour protéger
mon logement ?
Il s’agit dans la majeure partie des cas
de poser des « batardeaux » (barrières
étanches) aux niveaux des portes pour
empêcher l’eau de pénétrer à l’inté-
rieur du bâtiment et de causer d’im-
portants dommages.
Pour les habitations les plus exposées au
risque inondation, la construction d’un
« espace refuge » peut être requise
pour permettre aux occupants de se
mettre à l’abri et faciliter l’action des
services de secours en cas de montée
des eaux.
Dans certains cas, il s’agira aussi d’ins-
taller des clapets anti-retour sur le ré-
seau des eaux usées, de mettre hors
d’eau le système de chauffage ou d’ins-
taller une pompe à la cave. Le schéma
ci-dessus présentent les principaux
travaux pris en charge dans le cadre du
dispositif.
Ces travaux de réduction de la vulnéra-
bilité au risque inondation sont rendus
obligatoires par les Plans de Prévention
du Risque Inondation (PPRI) pour les
communes qui en sont dotées.
Activité économique
Batardeau devant un commerce
Et les entreprises ?
Les entreprises de moins de 20 salariés sont
aussi éligibles au dispositif Gardons ALABRI,
qu’ils s’agissent de commerces de proximité,
d’entreprises locales, d’exploitations agricoles, de
campings...
Ils bénéficient du même type d’accompagnement
(diagnostic du bâti et obtention de financements)
pour mettre en oeuvre des travaux limitant les
dommages en cas de crue et facilitant la reprise
de leur activité.
Comment ça se passe
concrètement ?
L’EPTB Gardons a mandaté le bureau
d’études OSGAPI pour procéder aux vi-
sites des biens et à l’établissement d’un
diagnostic.
Les propriétaires peuvent directement
contacter l’équipe Gardons ALABRI du
bureau OSGAPI, qui déterminera la
hauteur d’eau dans l’habitation à partir
d’un levé topographique puis décrira
les travaux à mener.
Des travaux pris en charge
à 80% (et jusqu’à 100%)
A l’issue du diagnostic, l’équipe
Gardons ALABRI accompagne les
propriétaires pour la réalisation des
travaux en facilitant l’obtention de
80% de subvention de la part de l’État.
20% supplémentaires de la part du
Département du Gard sont possibles
sous condition de ressource.
Financement du dispositif
Gardons ALABRI
Gardons ALABRI est une opération de
l’EPTB Gardons avec le soutien financier
de l’État, de la Région Occitanie et du
Département du Gard.
Dossier spécial
Lancement de l’opération Gardons ALABRI
Vous souhaitez en savoir plus ?
Contacter l’équipe ALABRI :
09 74 76 93 52
alabri@osgapi.com
https://osgapi.com/gardonsalabri/
Pose d’un batardeau
devant la porte d’une maisonLe barrage de Ste-Cécile-d’Andorge,
implanté sur le Gardon d’Alès, est
un barrage dit « écrêteur de crue »
c’est-à-dire qu’il a pour fonction de
diminuer le débit maximum de la ri-
vière pendant une crue. Il a été édifié
en 1967 par le Département du Gard
suite aux crues majeures de 1958.
Réduction du risque inondation
pour plus de 20 000 habitants
D’une hauteur de 42 mètres, le barrage
dispose d’une capacité de stockage de
15 millions de mètres cubes pour ralen-
tir les crues du Gardon d’Alès. Ses effets
sont bénéfiques jusqu’à la confluence
des Gardons d’Alès et d’Anduze sur la
commune de Vézénobres. Il permet de
réduire le risque inondation pour plus
de 20 000 habitants, ainsi que de nom-
breuses zones agricoles et urbaines.
Garantie d’un débit minimum en
période estivale
Le barrage dispose également d’un vo-
lume d’eau qui est relâché durant les
périodes d’été et permet d’accroître le
débit du Gardon quand celui-ci est très
faible. Cette fonctionnalité s’appelle le
soutien d’étiage.
Il permet de garantir un débit minimum
dans le Gardon d’Alès, bénéfique pour
l’ensemble des enjeux du territoire :
eau potable, irriga-
tion, milieu aqua-
tique, loisir…
Début du chantier
à la fin 2024
Suite à l’évolution de
la réglementation des ouvrages hy-
drauliques, des études ont été menées
sur le barrage de Sainte-Cécile-d’An-
dorge, imposant une augmentation du
niveau de sureté de l’ouvrage.
Le Département du Gard a fait appel à
deux bureaux d’études (BRL et ISL) qui
ont défini les travaux à mener de ma-
nière à anticiper tous les scénarios,
même les plus catastrophiques pour
un épisode climatique exceptionnel
ou extrême, c’est à-dire qui aurait une
chance sur 10 000 voire une chance sur
100 000 de se produire chaque année.
Le projet a fait l’objet d’une enquête
publique, suite à quoi un arrêté pré-
fectoral a été pris autorisant le lance-
ment des travaux pour la fin 2024. Le
chantier durera 4 ans. Les finitions sont
prévues pour l’année 2028.
Un chantier ambitieux et unique à
l’échelle internationale.
Il s’agit de créer une carapace en béton
sur l’ensemble de la
face aval du barrage
pour permettre l’éva-
cuation d’une crue
très exceptionnelle
du Gardon d’Alès sans
risque de rupture.
La membrane de la face amont du bar-
rage de Sainte-Cécile-d’Andorge sera
également restaurée et le barrage de
Cambous - qui fait partie du même
complexe hydraulique - sera conforté.
Le cadre réglementaire
La loi de modernisation de l’action
publique territoriale de janvier 2014,
complétée par le décret relatif aux
ouvrages construits en vue de prévenir
des inondations, a modifié en profondeur
l’organisation de la gestion des digues et
des barrages en France. Elle attribue aux
EPCI à fiscalité propre une compétence
exclusive et obligatoire relative à la Gestion
des Milieux Aquatiques et la Prévention
des Inondations (GEMAPI). Sur notre
bassin versant, cette compétence a été
transférée par les EPCI à l’EPTB Gardons.
Digues et barrages
8 • Le Journal des Gardons n°19 • Novembre 2024 Le Journal des Gardons n°19 • Novembre 2024 • 9
Dossier spécial risque inondation
Relocalisation 24 familles relogées hors zone inondable
sur le bassin versant du Grabieux
Une étude hydraulique a été réalisée
sur le bassin versant du Grabieux. Elle
n’a pas permis de trouver de solutions
collectives pour réduire les inondations
(coût très élevé pour une efficacité
réduite) mais elle a permis d’identifier
les logements les plus vulnérables vis-à-
vis du risque inondation. Sur la base de
ces résultats, l’EPTB Gardons a décidé
en 2022 de lancer une opération de
relocalisation des habitants concernés.
Les propriètaires des maisons les plus à
risque se sont vus proposer le rachat à
l’amiable de leur bien par l’EPTB, afin
qu’ils puissent se reloger hors de la
zone inondable.
Toutes les personnes concernées ont
été rencontrées individuellement et
l’ensemble de la démarche leur a été
expliqué. Une évaluation de la valeur des
maisons a été faite par les services des
Domaines puis remise aux habitants.
L’action a connu un réel succès : 24
familles ont accepté la proposition et
quittent leur bien progressivement.
Une fois les propriètaires relogés, l’EPTB
Gardons fait procèder à la démollition
des maisons. Les différents matériaux
de construction sont ensuite valorisés
au maximum. Les terrains deviennent
quant à eux inconstructibles et sont
aménagés en espace vert. Quelques
demandes de relocalisation sont
toujours en cours de traitement.
Ce type d’intervention est réservé aux
maisons les plus à risque. Pour les autres
bâtiments situés en zone inondable
mais moins à risque, l’EPTB Gardons
propose de réduire la vulnérabilité
aux inondations par l’aménagement
du bâti, dans le cadre de l’opération
« Gardons ALABRI » ( voir pages 6-7).
L’opération de relocalisation sur le
bassin versant du Grabieux bénéficie
d’un budget de 6.5 millions d’euros et
des participations financières d’Alès
Agglomération, de l’État, de la Région
Occitanie et du Département du Gard.
Fin d’un marathon Les digues et barrages du bassin versant
des Gardons sont à jour réglementairement
A partir de 2018, l’EPTB Gardons s’est vu transférer la gestion du patrimoine hydraulique du bassin versant des Gardons : digues de Comps, d’Aramon, de Remoulins, d’Alès, de la Grand’Combe et d’Anduze – barrage de Théziers. Notre établissement public a par ailleurs conservé la gestion du barrage de Saint-Geniès- de-Malgoirès. Le Département du Gard a lui été maintenu dans sa fonction de gestionnaire du barrage de Sainte-Cécile-d’Andorge via une convention.
L’EPTB Gardons s’est organisé pour assurer sa nouvelle charge. Des conventions ont été signées avec les communes pour bénéficier de l’expérience et des moyens disponibles localement. De nouvelles stations hydrométriques de suivi ont été implantées. Des études de danger ont été réalisées.
Des arrêtés préfectoraux d’autorisation des « systèmes d’endiguement » et des « aménagements hydrauliques » (nouveaux termes pour désigner les digues et les barrages) ont également été demandés. Les derniers arrêtés ont été obtenus en juin 2024, venant clore cette longue période de transfert de charge et le marathon des autorisations réglementaires !
Quartier du Moulinet à Alès : en jaune les maisons déja démollies
Sainte-Cécile-d’Andorge Lancement des travaux de sécurisation du barrage
Les prescriptions techniques en matière de sécurité des barrages ont évolué au cours de ces dernières années. Des travaux de sécurisation du barrage de Sainte-Cécile-d’Andorge s’imposent aujourd’hui afin de renforcer et conforter la capacité de l’ouvrage à résister à des crues exceptionnelles du Gardon d’Alès.
Digue d’Anduze
Vue amont sur le barrage de Sainte-Cécile-d’Andorge
Parement aval du barrage équipé d’un déversoir central (photomontage ISL)
Achèvement des
travaux prévu
pour la fin 2028
GRABIEUX
GARDON10 • Le Journal des Gardons n°19 • Novembre 2024 Le Journal des Gardons n°19 • Novembre 2024 • 11
Le grand tuf de Maliver Une curiosité géologique sur la voie verte entre Tornac et Anduze
Roches poreuses sédimentaires, nées de la précipitation du calcaire sur la végétation, les tufs sont bien connus dans les Cévennes. Mais le grand tuf de Maliver constitue un monument naturel remarquable par ses dimensions, son accessibilité... et son origine anthropique !
Tout commence vers 1875, en plein
développement industriel des
Cévennes. Lorsque la ligne ferro-
viaire entre Vézénobres et Quissac est
construite, il faut ouvrir une colline à
Anduze pour faire passer un embran-
chement de la voie ferrée. C’est sur la
falaise artificielle créée à cette occasion
que se développe le tuf de Maliver !
Une histoire d’eau et de
carbonates
La colline dans laquelle est creusée
la voie ferrée est chapeautée par
une couche de dolomie (roche
sédimentaire). En
s’infiltrant dans ce
massif calcaire et en
y séjournant assez
longtemps, l’eau
de pluie se charge
en carbonates. Elle
s’écoule ensuite à flanc de colline, sous
la couche superficielle, et rejaillit plus
bas, au niveau de la brèche ouverte par
les travaux de la ligne ferroviaire. Le
carbonate dissout dans l’eau précipite
sur les supports présents, formant
des couches successives de calcaire.
La présence permanente d’eau permet
le développement de la végétation et
le carbonate favorise l’apparition de
certaines espèces, comme les mousses.
Un site rare à protéger !
Utilisée jusqu’en 1988, la voie ferrée
a récemment été aménagée en voie
verte par le Conseil départemental du
Gard dans le cadre de sa politique de
développement des mobilités douces.
Le site du tuf de Maliver a été mis
en valeur, avec la construction de 2
bassins maçonnés pour recueillir les
écoulements d’eau.
La préservation à
long terme du site ne
semble pas menacée.
L’aire d’alimentation
en eau du tuf couvre
une surface de
quelques dizaines
d’hectares, essentiellement boisés et
très peu urbanisés en 2024, situés à
150 - 200 mètres d’altitude.
Mais les eaux souterraines s’écoulent
vraisemblablement à faible profondeur
sous les flancs de la colline. Il pourrait
dès lors être nécessaire d’accompagner
et d’encadrer les éventuelles
interventions forestières ou autres
aménagements susceptibles de
modifier la structure du sol à ce niveau.
L’EPTB Gardons se mobilise
pour les zones humides
En 50 ans seulement, 35% des zones
humides de la planète ont disparu. Ces
milieux rendent pourtant des services
indispensables à l’Homme : rétention
d’eau lors des inondations et restitu-
tion lente en été, îlots de fraicheur,
épuration de l’eau, biodiversité unique.
En 2013, l’EPTB Gardons a lancé une
grande campagne de cartographie
des zones humides à l’échelle du bas-
sin versant (zoneshumides.les-gardons.com) .
Sur des sites stratégiques ou emblé-
matiques, notre syndicat de rivière tra-
vaille avec les collectivités territoriales
pour mettre en œuvre des plans d’ac-
tions adaptés. Dans ce cadre, le grand
tuf de Maliver a bénéficié en 2024
d’une étude pour mieux comprendre
et gérer le site (Jean-Laurent Hentz -
O2TERRE). La mairie d’Anduze s’est for-
tement impliquée dans ce projet.
Des gouttes d’eau tombent en permanence depuis le haut de la concrétion
BIODIVERSITÉ ET MILIEUX AQUATIQUES
Zone humide Un berger sur les Paluns à Aramon
La commune d’Aramon et l’EPTB Gardons se sont associés en 2014 pour permettre la restauration de la zone humide des Paluns, constituée de 60 ha d’anciennes prairies humides, drainées dans les années 1970 pour la culture de céréales. Les enjeux sont multiples : réduction du risque inondation, amélioration de la qualité de l’eau, restauration d’une biodiversité rare et riche mais aussi ouverture au public.
L’EPTB acquiert progressivement les terres. Bientôt la remise en eau régulière et contrôlée sera possible, au gré des petites montées d’eau du Gardon et du Rhône. Les Paluns pourront également à nouveau servir d’espace de stockage tampon lors des orages locaux, limitant la saturation du réseau pluvial.
Une activité agricole de fauche et de pâture est indispensable pour que le milieu ne se referme pas et qu’il retrouve sa richesse écologique. 3/4 des prairies sont gérées par un berger, choisi en 2023 après un appel à candidature, et encadré par un cahier des charges strict suivi par le CEN* Occitanie. Une partie des prairies est réservée aux habitants d’Aramon, pour des activités de fauche et de pâture de loisirs.
Bon état écologique des écosystèmes aquatiques
Les milieux aquatiques et humides figurent aujourd’hui parmi les écosystèmes les plus dégradés sur la planète. Leur bon état est pourtant crucial car la diversité de ces écosystèmes contribue à la sécurité alimentaire, au bien-être humain et à l’économie.
La Directive Cadre sur l’Eau a fixé un objectif de bon état pour les masses d’eau européennes à l’horizon 2027 (en dernière échéance). Une « eau en bon état » est une eau en qualité et en quantité suffisante pour assurer un fonctionnement durable des écosystèmes naturels et satisfaire les usages humains.
L’EPTB Gardons mène des études et des travaux de restauration physique sur les cours d’eau afin de rétablir leurs fonctionnalités naturelles, et assurer ainsi la préservation de ces milieux exceptionnels, tout comme l’avenir des territoires et des activités humaines qui en découlent dans un contexte d’évolution climatique.
Effacement du seuil du
Rascladou à Cendras
L’EPTB Gardons est intervenu en
septembre 2024 pour démonter le seuil
du Rascladou qui créait un obstacle à
l’écoulement sur le Galeizon.
La berge en rive gauche, fragilisée par
l’érosion depuis 2021, a été confortée par
l’apport de matériaux pour protéger la
route communale de la Vigère.
Avec les dernières crues, le Galeizon
a retrouvé son libre écoulement et
redessine désormais son lit naturellement
sur ce secteur.
Galeizon
Travaux sur le seuil du Rascladou
Florian Changeat et son troupeau de brebis sur la Grande Palun
Une nouvelle chargée de
mission à l’EPTB
Stéphanie FERRIER a rejoint notre équipe
en mars dernier, au sein du service
« Prévention des inondations et milieux
aquatiques ». Elle est chargée de mission
Restauration physique des cours d’eau.
Son objectif : que les cours d’eau de notre
bassin versant atteignent le bon état
écologique !
Restauration physique
Stéphanie FERRIER
Le plus grand tuf
connu sur notre
bassin versant
* CEN (Conservatoire des Espaces Naturels)gement et de Gestion des Eaux) des
Gardons, outil de concertation et de
planification fixant des règles pour la
gestion de l’eau sur le bassin versant.
Le dynamisme de la CLE et sa colla-
boration fructueuse avec l’EPTB Gar-
dons sont deux atouts majeurs pour
anticiper les défis futurs et les évolu-
tions climatiques de manière à garantir
une gestion équilibrée, durable et soli-
daire du bassin versant des Gardons !
visite des Terres de Roumassouze (site
d’agroforesterie), de la Maison de la
figue et du verger conservatoire engagé
dans une démarche d’économie d’eau.
Pour rappel, la CLE peut se saisir de
tout sujet en lien avec ses attributions :
les usages et conflits d’usages, la ges-
tion d’anciens sites miniers, le suivi
d’études... Elle a aussi pour rôle d’or-
ganiser et de gérer toute la démarche
associée au SAGE (Schéma d’Aména-
6, av. Général Leclerc • 30000 Nîmes
04 66 21 73 77 • contact@les-gardons.fr
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Le Journal des Gardons
Bulletin d’information de l’EPTB Gardons • N°19 - Nov 2024
Directeur de publication : Max ROUSTAN
Rédacteurs en chef : Lionel GEORGES et Étienne RETAILLEAU
Conception : Nathalie VANHERLE
Dépot légal : Novembre 2024
Commission locale de l’eau La CLE des Gardons a fêté ses 30 ans le 22 octobre !
Pour célébrer l’existence de cette
instance, Frédéric GRAS, Président
de la CLE, a convié ses membres, les
partenaires et les structures invitées
à cette assemblée à une journée
d’échanges et de visites organisée
par l’EPTB Gardons, avec la mairie de
Vézénobres et AGROOF, le 22 octobre :
Créée en 1994, la CLE des Gardons est la 2ème instance de ce type mise en place en France. Depuis 30 ans, elle débat des principales questions concernant la gestion de l’eau sur notre bassin versant.
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Les Brèves des Gardons : 4 pages, 1 parution / an au printemps
Le Journal des Gardons : 12 pages, 1 parution / an à l’automne
Sur simple demande par mail : contact@les-gardons.fr
ou par téléphone : 04 66 21 73 77
Frédéric GRAS, Président
de la CLE des Gardons
Visite le 22 octobre 2024
lors des 30 ans de la CLE