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Document publié le Vendredi 15 décembre 2017 par la commune de Serville.
Lien du pdf (PLU - Règlements - Règlement écrit)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Aménagement du territoire, Bois et produits du bois,
3. Règlement écrit
PLU approuvé le 15 décembre 2017
Modification simplifiée n°1 approuvée le 4
juillet 2019
Approuvé le :
14 septembre 2020
Mise à disposition du public :
Du 1er au 31 aout 2020
Modification simplifiée n°2Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
PLU APPROUVÉ LE 15 DECEMBRE 2017/MODIFICATION N°1 APPROUVÉE LE 4 JUILLET 2019/MODIFICATION N°2 APPROUVEE LE 14 SEPTEMBRE 2020
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Sommaire
LEXIQUE................................................................................................................................................................... 6
REGLES GENERALES ............................................................................................................................................... 11
ZONES URBAINES .................................................................................................................................................. 13
ZONE A .................................................................................................................................................................. 26
ANNEXES ............................................................................................................................................................... 36
FICHES ARCHITECTURALES : .................................................................................................................................. 40Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
PLU APPROUVÉ LE 15 DECEMBRE 2017/MODIFICATION N°1 APPROUVÉE LE 4 JUILLET 2019/MODIFICATION N°2 APPROUVEE LE 14 SEPTEMBRE 2020
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LEXIQUE
ACROTERE
Saillie verticale d’une façade située au-dessus d’une toiture. Il désigne la cote de référence pour définir la hauteur maximale de construction.
ADJONCTION
Construction accolée à la construction principale sans posséder d’accès direct avec la construction.
ALIGNEMENT
Limite des emprises publiques ou de la voie (publique/privée), actuelle ou projetée, avec la parcelle ou l’unité foncière de la construction.
ANNEXE (locaux accessoires)
Construction ayant un caractère accessoire au regard de la destination de la construction principale. Elle est située sur la même unité foncière et non accolée à la construction principale à laquelle elle se rattache).
ARBRE DE HAUTE TIGE
Arbres mesurant au moins 4 m de hauteur à l’âge adulte, par opposition aux arbres à basse tige ou arbustes.
ATTIQUE
Etage ou demi-étage supérieur d’un édifice, réalisé en retrait par rapport aux niveaux inférieurs et qui vient couronner, parfois de façon décorative, une construction.
BAIE
Toute ouverture dans une façade du bâtiment, assurant des fonctions d’éclairage naturel et de ventilation.
BANDE DE CONSTRUCTIBILITE
Espace constructible de l’unité foncière. Généralement en alignement à la voie et/ou espace public et avec les bâtiments existants environnant. La profondeur de la bande de constructibilité principale est mesurée horizontalement et perpendiculairement à la limite de l’emprise publique ou de la voie (publique/privée), ou encore de la marge de recul.
CLÔTURE
Ouvrage divisant et délimitant un espace soit entre deux parcelles privées, soit entre des parcelles privées et le domaine public.
CONSTRUCTION PRINCIPALE
Construction dont l’usage premier répond à la nomenclature des destinations définie à l’article R151- 27 du Code de l’Urbanisme, développé ci-après, à « Destination ». Par opposition, une construction est principale quand son usage n’est pas accessoire, à l’inverse des annexes par exemple.
COMBLE
Ensemble constitué par la charpente et la couverture qui peut dégager une partie intérieure sous les versants du toit.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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DESTINATION
La destination d’une construction constitue l’usage ou l’affectation de celle-ci ou autrement dit « ce pour quoi elle a été conçue, réalisée ou transformée ». Elles sont détaillées à l’article R151-27 du Code de l’Urbanisme. Chaque destination comprend plusieurs sous-destinations, détaillées à l’article R151-28 du Code de l’Urbanisme :
• Exploitation agricole et forestière comprend les sous-destinations suivantes : exploitation agricole et exploitation forestière ;
• Habitation : Elle distingue les sous-destinations « logement » et « hébergement » qui marque la distinction entre l’hébergement permanent d’une ou plusieurs personnes et l’hébergement temporaire pour la seconde ;
• Commerce et activités de services : Elle comprend les sous-destinations suivantes : Artisanat et commerce de détail, restauration, commerce de gros, activité de service où s’effectue l’accueil d’une clientèle, hébergement hôtelier et cinéma ;
• Equipements d’intérêt collectif et services publics. Elle comprend les sous-destinations suivantes : locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques ou leurs délégataires, locaux techniques et industriels des administrations publiques ou de leurs délégataires, établissements d’enseignement, de santé et d’action sociale, salle d’art et de spectacles, équipements sportifs, autres équipements recevant du public ;
• Autres activités des secteurs secondaires ou tertiaires : Elle comprend les sous-destinations industrie, entrepôt, bureau, centre de congrès et d’exposition.
EAUX PLUVIALES
Eaux issues des précipitations atmosphériques proprement dites mais aussi les eaux provenant de la fonte de la neige, de la grêle ou de la glace tombant ou se formant naturellement sur une propriété. Les eaux d'infiltration font également partie des eaux pluviales.
EGOUT DU TOIT
Voir « FAITAGE »
EMPRISE AU SOL DES CONSTRUCTIONS
L'emprise au sol des constructions, y compris les locaux accessoires, correspond à leur projection verticale au sol, exception faite des éléments de modénature, des débords de toitures et des balcons. Sont également exclus du calcul, les sous-sols et les parties de constructions ayant une hauteur au plus égale à 0,60 mètre à compter du sol avant travaux.
EMPLACEMENT RESERVE
Espace destiné à accueillir des équipements d’intérêt général. La destination future étant définie, toutes constructions ou occupations autre ne seront pas acceptées.
EXTENSION
Agrandissement d’une seule et même enveloppe bâtie d’une construction qui génère une augmentation de la surface de plancher totale de celle-ci. La partie en extension doit être contigüe à l’existant. Elle peut s’effectuer horizontalement comme verticalement bâtiment.
FACADE
Paroi verticale extérieure d’une construction.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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FAITAGE
Arête supérieure ou partie sommitale d’un
toit formée à l’intersection horizontale de
deux pans de toiture opposés. La côte du
faîtage est une des cotes de référence qui a
été choisie pour définir la hauteur maximale
des constructions notamment des toitures à
pente.
HAIE
Alignement d'arbres et/ou d'arbustes qui marque la limite entre deux parcelles ou entre deux propriétés. On différencie les haies diversifiées qui comptent plusieurs variétés de plantes, des haies monotypées qui ne comprennent qu’une sorte d’essence.
LIMITES SEPARATIVES
Les limites d’une parcelle ou d’une unité foncière qui aboutissent à la voie, y compris les éventuels décrochements, brisures et coudes, constituent les limites séparatives latérales et de fond de parcelle ou d’unité foncière selon le cas.
MITOYEN
Qui constitue la limite entre deux propriétés contiguës. Juridiquement, qualifie ce qui appartient de façon indivise à deux propriétaires voisins.
NIVEAU
Espace situé entre un plancher et le plancher qui lui est immédiatement supérieur, se compte sur une même verticale.
NUISANCES
Trouble anormal du voisinage, provoqué de jour comme de nuit, de manière répétitive, intensive ou qui dure dans le temps. Une nuisance peut être sonore, olfactive, un rejet liquide ou gazeux, une pollution lumineuse ou encore des vibrations.
OPERATION D’ENSEMBLE
Toute opération ayant pour objet ou pour effet de porter à plus de 1 le nombre de lots ou de constructions issus de ladite opération : lotissement, permis groupé, ZAC,…
PLACE DE STATIONNEMENT
Emplacement délimité pour y stationner son véhicule. Il doit être lisible dans le plan masse.
PLACE DE STATIONNEMENT COMMANDEE
Place de stationnement située derrière une autre place de stationnement. La place commandée n’est donc pas directement accessible depuis l’allée de desserte mais « commandée » par la première.
PLEINE TERRE
Un espace non construit peut être qualifié de « pleine terre » s’il réunit les conditions suivantes : - Son revêtement est perméable,
- Il doit pouvoir recevoir des plantations.
Une condition supplémentaire peut être demandée : Sur une profondeur de dix mètres à compter de sa surface, il ne comporte que le passage éventuel de réseaux.
RECUL/RETRAIT
Le retrait est la distance comptée horizontalement ou perpendiculairement en tout point de la
Hauteur au faîtage
Hauteur à l’égout du toitPlan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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construction existante ou projetée, jusqu’au point le plus proche de la limite séparative. Ne sont pas comptés dans le calcul du retrait, les éléments de modénature et les débords de toiture. En revanche, sont comptabilisés dans le calcul du retrait les balcons, les terrasses accessibles et tout élément de construction d'une hauteur supérieure à 0,60 mètre au-dessus du niveau du sol existant.
SAILLIE
Partie de construction qui dépasse le plan de façade ou de toiture d’une construction.
SEQUENCE
Ensemble composé de plusieurs constructions, situées en façade d’un ou plusieurs îlots contigus ou en vis-à-vis sur une même voie, présentant une unité architecturale et/ou urbaine.
SOUTENEMENT
Ouvrage de maçonnerie, destiné à soutenir, contenir, s’opposer à des « poussées ».
SURELEVATION
Travaux réalisés sur une construction existante augmentant la hauteur sans modifier l’emprise au sol.
SURFACE DE PLANCHER
La surface de plancher de la construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction :
1° Des surfaces correspondant à l'épaisseur des murs entourant les embrasures des portes et fenêtres donnant sur l'extérieur ;
2° Des vides et des trémies afférentes aux escaliers et ascenseurs ;
3° Des surfaces de plancher d'une hauteur sous plafond inférieure ou égale à 1,80 mètre ;
4° Des surfaces de plancher aménagées en vue du stationnement des véhicules motorisés ou non, y compris les rampes d'accès et les aires de manœuvres ;
5° Des surfaces de plancher des combles non aménageables pour l'habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial ;
6° Des surfaces de plancher des locaux techniques nécessaires au fonctionnement d'un groupe de bâtiments ou d'un immeuble autre qu'une maison individuelle au sens de l'article L. 231-1 du code de la construction et de l'habitation, y compris les locaux de stockage des déchets ;
7° Des surfaces de plancher des caves ou des celliers, annexes à des logements, dès lors que ces locaux sont desservis uniquement par une partie commune ;
8° D'une surface égale à 10 % des surfaces de plancher affectées à l'habitation telles qu'elles résultent le cas échéant de l'application des alinéas précédents, dès lors que les logements sont desservis par des parties communes intérieures.
TERRAIN NATUREL
Etat du sol à la date du dépôt de la demande d’autorisation d’urbanisme.
TERRASSE
Est considérée comme une terrasse :Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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- Un terre-plein d’une levée de terre réalisée pour mettre de niveau (horizontal) un terrain. Ce terre-plein peut être imperméabilisé ou non,
- Dans un immeuble présentant un décrochement en hauteur, toute surface à l’air libre aménagée devant la partie close d’une construction (individuelle ou collective) et au-dessus d’un local inférieur.
TOITURE
Ensemble des toits ou autres éléments de couverture d’une construction. On distingue plusieurs types de toiture :
- La toiture à pans : comporte un ou plusieurs plans inclinés concourant à définir le volume externe visible de la construction,
- La toiture terrasse : couverture quasiment plate ne comportant que de légères pentes qui permettent l’écoulement des eaux. Elle peut constituer le balcon d’un niveau supérieur au rez- de-chaussée,
- La toiture végétalisée : ayant un habillage végétal.
UNITE FONCIERE
L’unité foncière est constituée de l’ensemble des parcelles cadastrales contiguës qui appartiennent au même propriétaire ou à la même indivision.
VOIE
Espace desservant plusieurs propriétés et comportant les aménagements nécessaires à la circulation des personnes et/ou des véhicules.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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REGLES GENERALES
Il est rappelé ci-après les règles générales d’urbanisme qui continuent de produire des effets malgré l’existence d’un Plan Local d’Urbanisme du fait de leur caractère d’ordre public.
Sécurité publique (Article R111-2 du code de l’Urbanisme) :
« Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. »
Site archéologique (Article R111-4 du code de l’urbanisme) :
« Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature, par sa localisation et ses caractéristiques, à compromettre la conservation ou la mise en valeur d'un site ou de vestiges archéologiques. »
Dommages environnementaux (Article R111-26 du code de l’urbanisme) : « Le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable doit respecter les préoccupations d'environnement définies aux articles L. 110-1 et L. 110-2 du code de l'environnement. Le projet peut n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si, par son importance, sa situation ou sa destination, il est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l'environnement. »
Protection architecturale (Article R111-27 du code de l’urbanisme) :
« Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. »
Energies renouvelables (Articles L111-16 et Article R111-23 du code de l’urbanisme) : « Nonobstant les règles relatives à l'aspect extérieur des constructions des plans locaux d'urbanisme, des plans d'occupation des sols, des plans d'aménagement de zone et des règlements des lotissements, le permis de construire ou d'aménager ou la décision prise sur une déclaration préalable ne peut s'opposer à l'utilisation de matériaux renouvelables ou de matériaux ou procédés de construction permettant d'éviter l'émission de gaz à effet de serre, à l'installation de dispositifs favorisant la retenue des eaux pluviales ou la production d'énergie renouvelable correspondant aux besoins de la consommation domestique des occupants de l'immeuble ou de la partie d'immeuble concernés. » « Pour l'application de l'article L. 111-6-2, les dispositifs, matériaux ou procédés sont : 1° Les bois, végétaux et matériaux biosourcés utilisés en façade ou en toiture, 2°Les systèmes de production d'énergie à partir de sources renouvelables, lorsqu'ils correspondent aux besoins de la consommation domestique des occupants de l'immeuble ou de la partie d'immeuble concernée. Un arrêté du ministre chargé de l'urbanisme précise les critères d'appréciation des besoins de consommation précités ;
3° Les équipements de récupération des eaux de pluie, lorsqu'ils correspondent aux besoins de la consommation domestique des occupants de l'immeuble ou de la partie d'immeuble concernée ;
4° Les pompes à chaleur ;
5° Les brise-soleils. »Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Toutefois, les projets pourront être refusés ou n'être acceptés que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales dans le cadre des règles de sécurité et/ou de protection du paysage citées ci- avant.
Adaptations mineures (Articles L152-3 code de l’urbanisme) :
« Les règles et servitudes définies par un plan local d'urbanisme :
1° Peuvent faire l'objet d'adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes ; 2° Ne peuvent faire l'objet d'aucune autre dérogation que celles prévues par les dispositions de la présente sous-section. »
Espace boisé classé (L. 113-1 et 113-2 du code de l’urbanisme)
« Les plans locaux d'urbanisme peuvent classer comme espaces boisés, les bois, forêts, parcs à conserver, à protéger ou à créer, qu'ils relèvent ou non du régime forestier, enclos ou non, attenant ou non à des habitations. Ce classement peut s'appliquer également à des arbres isolés, des haies ou réseaux de haies ou des plantations d'alignements. »
« Le classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. Nonobstant toutes dispositions contraires, il entraîne le rejet de plein droit de la demande d'autorisation de défrichement prévue au forestier. Il est fait exception à ces interdictions pour l'exploitation des produits minéraux importants pour l'économie nationale ou régionale, et dont les gisements ont fait l'objet d'une reconnaissance par un plan d'occupation des sols rendu public ou approuvé avant le 10 juillet 1973 ou par le document d'urbanisme en tenant lieu approuvé avant la même date. Dans ce cas, l'autorisation ne peut être accordée que si le pétitionnaire s'engage préalablement à réaménager le site exploité et si les conséquences de l'exploitation, au vu de l'étude d'impact, ne sont pas dommageables pour l'environnement. Un décret en conseil d'Etat détermine les conditions d'application du présent alinéa. »Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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ZONES URBAINES
La zone urbaine comprend les secteurs bâtis existants de Serville, il s’agit du bourg de Serville et du Petit Serville. Elle est divisée en quatre secteurs :
- Un secteur UA, qui correspond au bâti ancien dense ;
- Un secteur UB, qui correspond aux secteurs d’habitat pavillonnaire ;
- Un secteur UX, secteur uniquement consacré aux activités économiques de type tertiaire, industriel et artisanal, et dont le périmètre correspond à celui d’un établissement d'activités situé le long de la RN12,
- Un secteur UE, qui correspond à une zone d’équipement.
La zone urbaine est également divisée en quatre sous-secteurs :
- Un sous-secteur UAj qui correspond aux espaces de jardins à préserver au titre des continuités écologiques présents dans le tissu ancien dense ;
- Un sous-secteur UBj qui correspond aux espaces de jardins à préserver au titre des continuités écologiques présents dans la zone pavillonnaire ;
- Un secteur UXf qui correspond à l’emprise de la voie SNCF ;
Article 1 – Zones Urbaines – Usages et affectations des sols, constructions et activités interdits ou soumis à des conditions particulières
Dans les zones UA et UB toutes les utilisations et occupations du sol sont interdites à l’exception des constructions, aménagements et travaux à destination de :
- Les constructions à destination d’habitation et/ou d’hébergement,
- Les équipements d’intérêt collectif et services publics,
- Les changements de destination à vocation d’habitation,
- Les changements de destination à vocation d’hébergement, de commerce, d’artisanat, d’activités de service et de bureau à condition que l’activité ne crée pas de nuisance pour le voisinage.
Sont autorisés à conditions particulières :
L’aménagement, la réhabilitation et l’amélioration des constructions existantes dans la limite de : - 25% de la superficie totale de l’unité foncière pour les extensions et les adjonctions et dans la
limite de 50 m² d’emprise au sol ne dépassant pas une hauteur de 7 mètres à l’égout,
- 25% de la superficie totale de l’unité foncière pour les annexes dans la limite de 50m² de
d’emprise au sol et une hauteur maximale de 5 m au faîtage, dans la limite d’une annexe par
unité foncière à compter de la date d’approbation du PLU.
- Les constructions à destination de commerce, d’artisanat, d’activité de service et de bureau à condition que :
o L’activité ne crée pas de nuisance pour le voisinage,
o Leur surface de plancher totale n'excède pas 200m² des locaux par unité foncière,
- Les affouillements et les exhaussements à condition qu’ils soient directement liés : o A des travaux de construction autorisés sur la zone,
o A des aménagements paysagers ou hydrauliques,
o A des aménagements de voirie ou d’aires de stationnement,Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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o A l’aménagement d’espace public,
o A des recherches archéologiques.
Dans les zones UAj et UBj sont autorisés à condition particulière :
L’aménagement, la réhabilitation et l’amélioration des constructions existantes dans la limite de :
- 20% de la superficie totale de l’unité foncière pour les extensions et les adjonctions et dans la
limite de 45 m² d’emprise au sol ne dépassant pas une hauteur de 7 mètres à l’égout,
- 20% de la superficie totale de l’unité foncière pour les annexes dans la limite de 45m² de
d’emprise au sol et une hauteur maximale de 5 m au faîtage, dans la limite d’une annexe par
unité foncière à compter de la date d’approbation du PLU.
Dans la zone UE
Sont uniquement admises les occupations et utilisations des sols suivantes :
- Les installations et constructions sportives, culturelles, médico-sociales, aire de jeux, espace
vert, et d’une façon générale les équipements ou constructions d’intérêt collectif et de service
public,
Dans la zone UX sont seuls autorisés :
- Les constructions à usage de commerce, d'artisanat, de bureaux et de service, activités industrielles, - Les constructions à usage d'entrepôts,
- Les constructions à usage de stationnement de véhicules,
- Les aires de stationnement et les annexes.
Dans le secteur UXf :
Dans le secteur UXf, les constructions à usage d'habitation ou recevant des activités susceptibles d'être gênées par le bruit (bureaux, etc...) doivent bénéficier d'un isolement acoustique conforme aux dispositions de I ’arrêté du 6 octobre 1978 (version consolidée au 15 Mars 2017).
Sont autorisés :
- Toutes constructions, installations ou dépôts nécessaires à l'exploitation du service ferroviaire,
- Les équipements d’intérêt collectif et services publics,
- Les autres activités des secteurs secondaire et tertiaire à l’exception de nouvelles installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) soumise à autorisation,
- Les affouillements et les exhaussements à condition qu’ils soient directement liés : o A des travaux de construction autorisés sur la zone,
o A des aménagements paysagers ou hydrauliques,
o A des aménagements de voirie ou d’aires de stationnement,
o A l’aménagement d’espace public,
o A des recherches archéologiques.
Article 2 - Zones Urbaines – Volumétrie et implantation des constructions
2.1 – Emprise au sol des constructionsPlan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Dans l’ensemble des zones urbaines
L’emprise au sol des équipements d’intérêt collectif et services publics n’est pas réglementée.
Dans les zones UA et UB
L’emprise au sol des constructions ne peut excéder 60% de la superficie de l’unité foncière.
Dans la zone UE
L’emprise au sol des constructions n’est pas réglementée.
Dans l’ensemble de la zone UX
L’emprise au sol des constructions ne peut excéder 70% de la superficie de l’unité foncière.
2.2 – Hauteur des constructions
Dans l’ensemble des zones urbaines
La hauteur des équipements d’intérêt collectif et services publics doit répondre aux besoins techniques et de fonctionnement de la structure.
Les constructions existantes ayant une hauteur supérieure à celle fixée dans le présent article peuvent faire l'objet d'une extension, s elon une altimétrie identique.
De même, des dispositions différentes peuvent s’appliquer à la reconstruction à l'identique après sinistre, sans toutefois augmenter la hauteur d’origine.
Dans les zones UA et UB
La hauteur maximale en tout point des constructions, comptée du terrain naturel avant travaux ne doit pas dépasser 7 mètres à l’égout. Dans le cas d’une toiture terrasse la hauteur maximale autorisée est de 4m à l’acrotère.
Les extensions respectent les mêmes dispositions que la construction principale.
Les annexes ne doivent pas dépasser une hauteur de 5 mètres au faîtage, par rapport au terrain naturel avant travaux.
Dans la zone UE
La hauteur maximale des constructions sera de 12m au point le plus haut. Les annexes ne devront pas dépasser 5m au faitage.
Pour les constructions à destination d’habitation, la hauteur au faitage ne pourra pas excéder 10m.
Des hauteurs différentes de celle définie ci-dessus peuvent être autorisées ou prescrites dans les cas décrits ci-après :
- Lorsque des raisons techniques l’imposent, les ouvrages et installations d’intérêt public ne sont pas concernés par ces règles,
- L’aménagement ou la transformation de bâtiments existants dans le volume initialement existant avant travaux.
Les toitures terrasses et végétalisées sont autorisées.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Dans le secteur UX
La hauteur maximale en tout point des constructions, comptée du terrain naturel avant travaux ne doit pas dépasser 12 mètres au faîtage ou à l’acrotère.
Les extensions respectent les mêmes dispositions que la construction principale.
2.3 – Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques
Dans la zone UA et UB
L’implantation des constructions principales doit être soit :
- À l’alignement des voies ou emprises publiques existantes,
- En retrait d’une distance minimum de 5 mètres. Ce retrait sera végétalisé de préférence selon les essences locales.
En secteur UX
Les constructions devront s'implanter en retrait de 50 mètres minimum de l'alignement de la RN 12.
Ces dispositions ne s'appliquent pas aux constructions, installations ou dépôts nécessaires à l'exploitation du service ferroviaire.
En secteur UE
L’implantation des constructions pourra se faire à l’alignement ou en retrait de 3m minimum de la voie de desserte.
Dans l’ensemble des zones urbaines
Pour l’unité foncière située à l’angle de deux rues, la règle générale s’applique au regard de chaque voie.
Des dispositions différentes peuvent s’appliquer :
- À la reconstruction à l'identique après sinistre sans toutefois augmenter le retrait par rapport à l’implantation d’origine,
- Aux annexes et extensions des constructions implantées différemment de la règle sans réduction de la plus courte distance entre la construction existante et l’alignement, - Aux équipements d’intérêt collectif et services publics selon les besoins de fonctionnement de la structure.
2.4 – Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives
Dans l’ensemble des zones UA et UB
Les constructions peuvent être implantées soit en limite séparative soit en retrait de celle-ci : - Tout mur de façade ou mur pignon implanté sur une limite séparative doit être un mur aveugle. - Si la construction ne jouxte pas une limite séparative, le retrait par rapport à celle-ci doit être au minimum de 3 mètres.
Les règles du présent article ne s’appliquent pas aux équipements d’intérêt collectif et services publics, aux annexes, et aux reconstructions après sinistre des bâtiments existants.
En zone UE
L’implantation des constructions pourra se faire en limite séparative ou en retrait de celle-ci. En cas d’implantation en retrait, celui-ci devra être au minimum de 3m.
Dans le secteur UXPlan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Les constructions peuvent s'implanter sur une ou les limites séparatives. Si le bâtiment à construire ne jouxte pas une ou les limites séparatives, la marge de retrait doit être au moins égale à 3 mètres.
2.5 – Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même unité foncière
Dans les zones UA et UB
Les constructions principales non mitoyennes, édifiées sur une même unité foncière, doivent être distantes les unes des autres, en tous points, d'au moins 8 mètres.
Cette règle ne s’applique pas :
o Aux annexes,
o Aux équipements d’intérêt collectif et services publics.
Dans la zone UE
L’implantation des constructions entre elles sur une même propriété n’est pas réglementée.
Dans la zone UX
Non réglementé.
Article 3 – Zones Urbaines – Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions
spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur
des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à
l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des
perspectives monumentales. R111-27.
3.1- Restauration
Dans le cadre de la restauration d’une construction typique du Thymerais-Drouais, le projet devra porter
sur :
- Dans le cadre d’une extension : à la volumétrie et l’insertion des extensions par rapport au
volume principal : orientation du faîtage, gabarit, homogénéité des matériaux et de l’aspect
extérieur des bâtiments (l’ordonnancement des façades…)
- Dans le cadre d’une restauration : au respect des techniques traditionnelles de constructions :
appareillage des murs, couleurs, matériaux, matériaux des toitures (ardoises, tuiles plates…),
formes et couleurs des menuiseries, …
- Au respect de l’ordonnancement des façades, les nouvelles ouvertures respectant les formes
traditionnelles de la construction : ouvertures plus hautes que larges, rythme de la façade…
Le pétitionnaire pourra s’appuyer sur les fiches architecturales réalisées par l’Agglo du Pays de Dreux.
Toute extension ou surélévation d’une construction doit être conçue dans la volumétrie et la composition générale d’une construction afin de conserver l’harmonie de ses proportions.
L’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts est interdit.
3.2 – FaçadesPlan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Sont seulement autorisées, les façades d’aspect maçonnées et crépies, les façades d’aspect pierre ainsi
que les bardages d’aspect bois. Les bardages d’aspect métallique sont interdits à l’exception de la zone
UX. L’aspect brique est autorisé en encadrement d’ouvertures et en soubassement.
Les couleurs des façades doivent être en harmonie avec les constructions typiques de la région du Thymerais-Drouais et de la Normandie proche soit des teintes beige sable. Les teintes vives et blanc sont interdites. En zone Ux, les façades peuvent être de teintes foncées.
Les coffrets, compteurs et autres dispositifs liés à la desserte par les réseaux doivent être intégrés dans l’épaisseur ou la composition de la façade, ou de la clôture.
Les aménagements des façades des constructions à destination de commerce et activités de services ne doivent pas dépasser en hauteur les appuis de fenêtres du premier étage. Toute saillie (hors enseigne et dispositif d’éclairage) par rapport à l’alignement du gros œuvre général de la construction est interdite.
Les appareils de climatisation, les prises, conduits et rejets d’air type « ventouse » doivent être intégrés dans le volume de la construction ou dans le pan de façade sans saillie. Toutefois, ils sont tolérés dans les allèges, les appuis, ou les linteaux des ouvertures existantes, dans les vitrines pour les constructions à vocation de commerces et activités de service.
Les antennes paraboliques sont interdites sur les façades vues depuis l’espace public.
Les capteurs solaires doivent s’intégrer harmonieusement à la façade et demeurer non visibles depuis la voie publique. Les surfaces de captation d’énergie sont en harmonie avec la couleur des matériaux de façade.
3.3- Ouvertures
Dans la zone UA
Les menuiseries seront de préférence d’aspect bois ou métalliques. Elles devront de préférence être de tailles plus hautes que larges.
L’éclairement des combles sera assuré soit par :
- Des ouvertures en pignon,
- Des châssis vitrés posés dans le pan de toit, sans saillie. Les stores ou volets roulants dont le caisson est extérieur sont interdits. Les châssis de toit devront s’harmoniser à la composition de la façade et être encastrés dans la toiture. Leur teinte doit être de tonalité sombre en accord avec celle de la couverture.
- Des lucarnes plus hautes que larges.
Dans les zones UB, UX
Les châssis de toit devront s’harmoniser à la composition de la façade et être encastrés dans la toiture. Leur teinte doit être de tonalité sombre en accord avec celle de la couverture.
Dans l’ensemble des zones urbaines à l’exception du secteur UX et UE
Sur les annexes de plus de 20m² de surface de plancher, seules les jours de souffrance et les baies situées à plus de 1,70m du sol sont tolérées. Les ouvertures en toiture sont interdites.
Dans la zone UE
Non réglementé
3.4 – Toitures
Les toitures des constructions doivent être :Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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- À deux rampants, pour les constructions principales et les annexes de plus 10 m² - À un rampant pour les annexes de moins de 10m² accolées à un mur existant.
Les pentes de toit devront avoir une inclinaison supérieure ou égale à 400. Cette règle ne s’applique pas aux annexes, ni aux extensions.
Les alinéas précédents ne s’appliquent pas aux extensions des constructions principales.
Les toitures terrasses couvrant l'intégralité de la couverture du bâtiment et les toitures terrasse non végétalisées, en matériaux ondulés et pan de toiture allant jusqu’au sol sont interdits. En zone Ux, les toitures pourront être en terrasse ou à faibles pentes. Les édicules techniques seront masqués par des acrotères.
Les toitures végétalisées :
- En zone UA, les toitures plates végétalisées sont seules autorisées pour les annexes et les extensions à condition de respecter la composition architecturale d’origine de la construction. - En zones UB, UE et UX, les toitures plates végétalisées sont autorisées à condition que leur intégration dans l’environnement paysager soit assurée.
Les toitures sont couvertes de matériaux reprenant l’aspect, l’assemblage et les teintes de la tuile plate de pays (teinte brun rouge foncé et nuancé), de l’ardoise (bleue-noire), ainsi que l’aspect des tuiles plates petit moule sablé champagne. Ces dispositions ne s’appliquent pas :
- Aux annexes de moins de 10m² à condition que l’aspect et la couleur de la toiture s’insèrent harmonieusement dans l’environnement ;
- A la zone Ux
Toutefois, le principe précédent ne s’applique pas aux extensions constituées de matériaux verriers.
Les capteurs solaires doivent s’intégrer harmonieusement à la toiture. Les surfaces de captation d’énergie seront en harmonie avec la couleur des matériaux de couverture et encastrées dans la toiture, sans surépaisseur.
3.5 – Clôtures et portails
Dans l’ensemble des zones urbaines
Les clôtures doivent contribuer à créer ou à maintenir l’aspect de la rue et respecter l’harmonie créée par les bâtiments existants et par le site. Leur traitement, le choix des matériaux et des couleurs doivent respecter l’harmonie des clôtures existantes dans l’environnement.
Une attention particulière doit donc être apportée en :
- Évitant la multiplicité des matériaux,
- Recherchant la simplicité des formes et des structures,
- Respectant une hauteur maximale de 1.80 mètres.
En zone Ux, la hauteur maximale des clôtures est de 2.20 mètres.
Les clôtures constituant les abords du village sont systématiquement formées d’une haie vive d’essences locales, doublée ou non d’un grillage intégré, par la teinte et par l’aspect, à l’environnement paysager.
Les murs traditionnels surmontés d’un chaperon en tuile plate seront préservés. Il en est de même pour les piliers de portail en brique ou en pierre.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Les clôtures composées de haies seront réalisées à partir d’essences locales dont une liste de recommandations est disponible en annexe du présent document. Les haies monotypées de thuyas et de lauriers sont interdites.
Sont interdites :
- Les clôtures de type plaque béton,
- Les clôtures à base de panneaux pleins de type bac acier,
- Les clôtures non pérennes (bambou, canisses, bâche, etc.),
- Tous les matériaux d’usage temporaire.
Dans la zone UA
Les clôtures donnant sur emprises publiques principales devront être constituées soit : - Un mur plein et maçonné de 1,80m maximum, surmonté d’un chaperon, - Un mur bahut surmonté ou non d’un grillage ou d’une grille et obligatoirement doublé d’une haie vive,
- Une haie vive composée d’essences locales, doublée ou non d’un grillage.
Dans les zones UX, UE et UB
Les clôtures donnant sur emprises publiques principales devront être constituées soit : - de murs maçonnés enduits surmonté d’un chaperon,
- de murets bahut maçonnés enduits surmontés d’une grille ou d’une lisse, - d’une haie vive d’essence locale, doublée ou non d’un grillage rigide.
Toutefois, dans le cadre d’opérations d’ensemble et dans les secteurs UX et UE des clôtures plus contemporaines (grillagées, barreaudées, …) pourront être autorisées à condition qu’elles soient de couleurs sombres, fassent l’objet d’un traitement paysager et qu’elles participent à la qualité des espaces non bâtis du site.
Les murs végétalisés, sont autorisés à condition qu’ils soient intégrés harmonieusement aux clôtures et constructions voisines.
Exemple pour illustration :
3.6 - Energies renouvelables
Les surfaces destinées à la captation d’énergie peuvent être réalisées en façade ou en toiture, à
condition que ces installations ne remettent pas en cause les caractéristiques architecturales des
constructions concernées.
En outre, pour les constructions nouvelles, les capteurs implantés en toiture sont autorisés dès lors que :
- la couleur des matériaux de toiture est en harmonie avec les surfaces de captation d’énergie ; - leur installation est réalisée en s’intégrant dans le pan de toiture, sans dépassement.
Les installations de production d’électricité grâce à l’énergie solaire, implantées au sol et visibles depuis l’espace public sont interdites.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Les Installations de production d’électricité ou de chaleur extraites du sol devront soit : - Etre intégrées à la construction principale,
- Etre intégrées dans une annexe comprenant une isolation acoustique stoppant les nuisances sonores.
En cas d’impossibilité technique de réalisation de l’une de ces deux règles, ces installations ne devront pas être implantées en limite séparative et devront s’éloigner de celle-ci de 3m minimum.
3.7 - Le patrimoine bâti et paysager identifié au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme
L’élément du patrimoine bâti identifié au règlement graphique est :
- L’église,
Elle est soumise aux règles suivantes :
• La démolition totale est interdite. La démolition partielle d’un bâtiment ou ensemble de bâtiments est soumise à un permis de démolir et autorisée selon au moins une des conditions suivantes :
o La sécurité ou la salubrité publique justifie la démolition,
o La démolition a pour objectif la restitution du cachet traditionnel de la construction ou de l’ensemble de construction de qualité.
Article 4 - Zones Urbaines – Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
4.1 – Aspects qualitatifs et quantitatifs
Dans l’ensemble des zones urbaines
Les haies de clôture seront diversifiées et constituées d’essences locales. Les haies monotypées de thuyas et de lauriers sont interdites.
De même, les essences invasives identifiées en annexe du présent règlement sont interdites.
Conformément à la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l'eau et les milieux aquatiques, on veillera à limiter l’imperméabilisation des surfaces de stationnement et de circulation. Il convient de privilégier les espaces minéraux sablés, dallés ou pavés de préférence aux espaces bitumés ou enrobés.
Pour les projets de plus de deux logements ou toute construction à destination autre que d’habitation, les aires de stationnement doivent être plantées d’arbres de haute tige à raison d’un sujet pour 4 places.
Les stationnements à l’air libre doivent faire l’objet d’un traitement paysager différenciant les zones de circulation et les zones de stationnement permettant leur bonne intégration paysagère.
Pour les équipements d’intérêt collectif et services publics, la surface en pleine terre sera définie en fonction des besoins de fonctionnement du site ou de l’activité.
Le traitement du sol des aires de stationnement à l’air libre devra permettre l’infiltration des eaux pluviales (sauf pour les zones de circulation).
Dans les zones UA et UB
Il devra être respecté un coefficient de pleine terre d’au moins 30% de l’unité foncière.
Dans la zone UX et UEPlan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Il devra être respecté un coefficient de pleine terre d’au moins 25% de l’unité foncière.
4.2 - Les éléments de paysage à préserver au titre de l'article L.151-23 du Code de l’Urbanisme
Les éléments de paysage à protéger délimités au règlement graphique, au titre de l'article L.151-23 et devant être préservés et mis en valeur sont :
- Les mares identifiées dans le PADD.
Tout aménagement doit préserver leur dominante écologique ou leurs caractéristiques paysagères et les arbres de haute tige doivent être conservés ou remplacés par des espèces de qualité environnementale équivalente.
Toutes modifications des lieux, ainsi que les mouvements de sols ou les changements apportés au traitement des espaces extérieurs sont soumises à autorisation au titre des installations et travaux divers. Cette autorisation pourra être refusée ou soumise à des conditions particulières si les modifications envisagées sont de nature à compromettre la qualité paysagère des espaces.
Est considéré comme de la gestion et de l’entretien courant des espaces, l’enlèvement d’arbres dangereux, de chablis et de bois mort.
Il est interdit le comblement des mares.
Article 5 – Zones Urbaines – Stationnement
Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions ou installations doit être assuré en dehors des voies ouvertes à la circulation publique et des voies de desserte internes aux établissements publics.
La norme applicable aux constructions ou établissements non prévus ci-dessus est celle à laquelle ces établissements sont le plus directement assimilables.
Toute opération devra être en conformité avec la Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
Lorsque le règlement impose la réalisation d'aires de stationnement pour les véhicules motorisés, celles-ci peuvent être réalisées sur le terrain d'assiette ou dans son environnement immédiat. Lorsque le bénéficiaire du permis ou de la décision de non-opposition à une déclaration préalable ne peut pas satisfaire à ces obligations, il peut être tenu quitte de ces obligations en justifiant, pour les places qu'il ne peut réaliser lui-même, soit de l'obtention d'une concession à long terme dans un parc public de stationnement existant ou en cours de réalisation et situé à proximité de l'opération, soit de l'acquisition ou de la concession de places dans un parc privé de stationnement répondant aux mêmes conditions.
Lorsqu'une aire de stationnement a été prise en compte dans le cadre d'une concession à long terme ou d'un parc privé de stationnement, au titre des obligations prévues aux articles L. 151-30 et L. 151- 32, elle ne peut plus être prise en compte, en tout ou en partie, à l'occasion d'une nouvelle autorisation.
Construction à vocation d’habitation
Il est exigé au moins :
- Deux places de stationnement par logement pour les constructions à vocation d’habitation, - Une place de stationnement par hébergement pour les constructions à vocation d’hébergement.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Au-delà de 200m² de surface de plancher, il sera créé une place de stationnement supplémentaire par tranche de 40m² de surface de plancher. Le garage compte pour une place de stationnement. Il ne peut être exigé plus d'une place par logement bénéficiant d'un prêt aidé de l'Etat.
Des espaces réservés et aménagés pour le stationnement des vélos devront être réalisés pour toute construction de 200m² de surface de plancher et plus, à raison d’un stationnement vélo par tranche de 25m² de surface de plancher.
Constructions destinées aux activités des secteurs secondaires, tertiaires, aux commerces, activités de services et industrielles
Le nombre de places de stationnement à aménager est à déterminer en fonction de l’activité ou de l’équipement, de sa capacité d’accueil et des parcs de stationnement publics existants à proximité. A minima, il convient d’avoir une place de stationnement pour 1 000 m² de surface de plancher construite.
Un espace réservé et aménagé pour le stationnement des vélos devra être réalisé pour toute construction de 200m² de surface de plancher, dans la limite de 10 vélos (1.5 m²/vélo).
Pour les constructions destinées à l’hébergement hôtelier, il sera créé une place de stationnement pour :
- 1 chambre d'hôtel,
- 20 mètres carrés de restaurant (calculés sur la salle de service).
Un espace réservé et aménagé pour le stationnement des vélos doit être prévu, conformément aux normes suivantes, sauf contrainte technique justifiée : 1,5 m² pour 100 m² de surface de plancher dans un local fermé.
Constructions nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif
Il n’est pas fixé de règles.
Article 6 – Zones Urbaines – Desserte par les voies publiques ou privées
Pour être constructible, une unité foncière doit avoir accès à une voie publique ou privée, directement ou par l’intermédiaire d’un passage aménagé sur fonds voisin (article 682 du Code Civil).
Les accès doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité, de défense contre l’incendie, de protection civile.
Les dimensions, formes, profil et caractéristiques techniques des voies doivent être adaptées aux usages qu’elles supportent ou aux opérations qu’elles doivent desservir, dans le respect de la sécurité publique.
Aucune opération ne doit prendre accès sur les chemins agricoles et sur les chemins d’accès aux surfaces forestières.
L’ouverture de toute voie privée non destinée à desservir une installation existante ou autorisée est interdite.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Les voies en impasse doivent comporter à leur extrémité une placette de retournement d’un gabarit suffisant permettant aux véhicules, quel que soit leur catégorie, d’y faire demi-tour sans marche arrière.
De manière générale, des espaces de manœuvre suffisants doivent être aménagés pour permettre les évolutions des véhicules de toute catégorie, et leur retournement.
Article 7 – zones urbaines – Desserte par les réseaux
7.1 - Alimentation en eau potable
Le branchement sur le réseau d'eau potable public est obligatoire pour toute construction, aménagement ou installation qui requiert une alimentation en eau. En outre, les canalisations ou tout autre moyen équivalent doivent être suffisants pour assurer une défense incendie et conformes aux normes en vigueur.
Le branchement aux réseaux publics est à la charge du pétitionnaire.
7.2 - Assainissement
La commune de Serville dispose d’un système d’assainissement unitaire dans le bourg et d’un système d’assainissement séparatif dans le Petit Serville.
7.2.1 Eaux pluviales
L’ensemble des prescriptions du règlement d’assainissement intercommunal relatives aux eaux pluviales doit être respecté.
Le principe de gestion des eaux pluviales est le rejet au milieu naturel sur l’unité foncière, sans rejet dans les réseaux collectifs publics. Ce rejet au milieu naturel peut s’effectuer par infiltration dans le sol ou par écoulement dans des eaux superficielles. Dans tous les cas, des solutions limitant les quantités d’eaux de ruissellement ainsi que leur pollution devront être recherchées.
Tout ou partie des eaux pluviales ne sera accepté dans le réseau public que dans la mesure où l’usager démontrera que l’infiltration ou la rétention, sur son unité foncière, ne sont pas possibles ou insuffisantes, ou que le rejet en milieu naturel n’est pas possible.
Cette évacuation sera obligatoirement séparée des eaux usées dans le cas d’un réseau séparatif et raccordée par un débit de fuite limité au réseau public, par un branchement distinct de celui des eaux usées.
Les surfaces imperméabilisées destinées au stationnement pourraient faire l’objet d’un prétraitement de débourbage déshuilage avant tout rejet dans un système de gestion des eaux pluviales.
7.2.2 - Eaux usées
Dans les zones d’assainissement collectif, toute construction ou installation nouvelle doit être raccordée au réseau public d’eaux usées. L’ensemble des prescriptions du règlement d’assainissement intercommunal relatives aux eaux usées doit être respecté.
La gestion d’eaux usées provenant d’installations industrielles ou artisanales (eaux autres que domestiques) est subordonnée à un prétraitement approprié pour être conforme aux normes admissibles. L’autorisation de rejet vers un réseau public de collecte peut être accompagnée d’un arrêté spécial de déversement.
Les eaux usées ne doivent pas être déversées dans le réseau d’eaux pluviales dans le cas d’un réseau d’assainissement séparatif.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Le principe de la réinjection en milieu naturel des eaux de vidange d’une piscine est préconisé. Il doit se faire après arrêt total du système de chloration d’une durée de 3 (trois) jours avant la vidange. Le rejet de ces eaux de vidange ne peut en aucun cas être effectué dans le réseau public d’eaux usées.
Dans les zones non desservies par un système d’assainissement collectif des eaux usées, les propriétés doivent être dotées d’un système d’Assainissement Non Collectif (ANC) conforme à la règlementation en vigueur et aux dispositions prévues par le règlement intercommunal du Service Public de l’Assainissement Non Collectif (SPANC).
Ce dispositif est conçu de façon à permettre le branchement sur le réseau collectif dès sa réalisation, dès lors qu'un système d'assainissement collectif est programmé.
Le dispositif de traitement individuel des eaux usées doit être adapté selon les secteurs de la commune à la nature des sols, à la vulnérabilité des nappes phréatiques, à la topographie, à la perméabilité naturelle des sols.
L’unité foncière, issue ou non d'une division, doit avoir, pour être constructible, une superficie suffisante pour permettre la réalisation d'un système d'assainissement individuel et pour garantir la gestion des eaux pluviales ainsi que le prévoient les dispositions ci-dessus.
Sont disponibles en annexe du présent document :
➢ Le règlement du Service Public d’Assainissement Collectif validé le 26/01/2015, ➢ Le règlement du Service Public d’Assainissement Non Collectif validé le 30/03/2015.
7.3 - Réseaux divers
Toute construction à usage d’habitation ou d’activités doit être raccordée aux réseaux publics d’électricité, présentant des caractéristiques suffisantes pour répondre aux besoins de la nouvelle construction.
Les ouvrages, de quelque nature qu’ils soient, doivent être implantés en souterrain de la construction jusqu'au point de raccordement avec le réseau public.
Tout terrain rendu constructible devra prévoir les aménagements nécessaires à l’installation de la fibre optique et autres réseaux de communication électronique.
7.4 - Collecte des déchets
Pour toute opération de plus de deux logements, il sera aménagé un emplacement collectif pour la collecte des déchets et le tri sélectif.
Par ailleurs, le pétitionnaire devra se référer au règlement intercommunal des déchets fourni en annexe du dossier de PLU.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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ZONE A
La zone Agricole correspond aux espaces dédiés à l’activité agricole et à l’élevage, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique et économique.
Il existe un sous-secteur Ac qui correspond au cimetière communal.
Il existe aussi deux EBC.
Article 1 – zone A – Usages et affectations des sols, constructions et activités interdits ou soumis à des conditions particulières
Dans l’ensemble de la zone A, sont interdites toutes les utilisations et occupations du sol à l’exception :
- Les constructions à usage agricole,
- Les installations et constructions permettant la diversification sur le site de l’exploitation, - Les constructions à usage d'infrastructure,
- Le changement de destination des constructions existantes en entrepôts commerciaux ou
garage collectif de caravanes, des constructions à vocation d’activité agricole et les activités
dans le prolongement de l’acte de production,
- Des constructions à usage d’habitation, sous réserve de ces trois conditions :
o d’être directement nécessaires à l’exploitation agricole,
o de former un ensemble compact et cohérent avec les autres bâtiments d’exploitation.
o d’être situés à 50 mètres au plus des constructions et installations à usage agricole
existantes.
- La reconstruction à l’identique en cas de sinistre,
- Les équipements d’intérêt collectif et services publics dès lors que :
o ils ne sont pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou
forestière,
o ils ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages ,
- L’aménagement et la réhabilitation des constructions existantes à vocation d’habitation, non
nécessaires à l'activité agricole, dans la limite de :
o 20% d’augmentation de la surface de plancher totale pour les extensions et dans la
limite de 30m² d’emprise au sol et sans dépassement de la hauteur de la construction
principale ;
o 20m² de surface de plancher totale pour les annexes et dans un périmètre de 50 mètres
au plus de la construction principale avec une hauteur de 5m maximum.
- Les affouillements et exhaussements du sol liés aux constructions et utilisations du sol autorisées.
Dans le seul secteur Ac, le pétitionnaire se réfèrera à la commune pour connaître les usages en vigueur pour le cimetière.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Les constructions d’habitations sont interdites. Sont autorisées, toutes les constructions, les ouvrages et les aménagements nécessaires pour répondre aux besoins actuels et futurs du cimetière.
Article 2 – zone A – Volumétrie et implantation des constructions
2.1 – Emprise au sol des constructions
Constructions à vocation agricole
L’emprise au sol n’est pas réglementée.
Pour les constructions à vocation d’habitation, l’emprise au sol des constructions ne peut excéder 200 m².
2.2 – Hauteur des constructions
La hauteur des constructions à vocation agricole n’est pas règlementée.
La hauteur des constructions à usage d’habitation, est limitée à 7 mètres à l’égout du toit. Pour les annexes à vocation d’habitation, la hauteur maximale ne peut excéder 5 mètres au faîtage.
La hauteur des équipements d’intérêt collectif et services publics n’est pas réglementée.
La reconstruction à l’identique est autorisée.
2.3 – Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques Constructions à vocation agricole
Les constructions implantées le long d'une emprise publique, d'une voie ouverte à la circulation
générale ou d'un chemin rural doivent être implantées avec un recul de 10 mètres minimum
par rapport à l'alignement de la voie. Toutefois, pour les extensions et annexes des bâtiments
existants, un recul moindre est autorisé pour permettre leur implantation dans le prolongement de
l’existant.
Les constructions sont implantées avec le souci d’une composition harmonieuse avec l’environnement
bâti existant à proximité.
Construction à vocation autres qu’agricole
L’implantation des constructions principales tiendra compte de l’ordonnancement des façades
voisines, notamment l’orientation générale des faîtages. Pour ce faire, elles doivent être implantées,
soit :
• A l’alignement des voies ou emprises publiques existantes.
• En retrait d’une distance minimum de 5 mètres, traité en jardinet ou en cour permettant le
stationnement et complété d’un mur maçonné assurant la continuité du front bâti.
La reconstruction à l’identique est autorisée.
Pour les équipements d’intérêt collectif et services publics, l’implantation des constructions n’est pas règlementée.
Toutes les constructions s'implanteront en recul de :
- 50 mètres minimum de l'axe de la RN 12,Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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- 20 mètres minimum de l'axe des routes départementales,
- 10 mètres minimum de l'axe des autres voies.
Dans les secteurs indiqués aux plans de zonage, un retrait de 4 mètres sera défini par rapport aux
bords du fossé. Toute construction y sera interdite.
2.4 – Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives
Constructions à vocation agricole
Elle n’est pas réglementée.
Construction à vocation autres qu’agricole
Les constructions peuvent être implantées soit en limite séparative donnant sur une voie de desserte
principale soit en retrait de celle-ci. Si la construction ne jouxte pas une limite séparative, le retrait par
rapport à celle-ci doit être au minimum de 3 mètres.
En outre, tout mur de façade ou mur pignon implanté sur une limite séparative doit être un mur aveugle.
Les règles du présent article ne s’appliquent pas aux équipements d’intérêt collectif et services publics.
2.5 – Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même unité foncière
Constructions à vocation agricole
Les besoins de l’activité fixent les règles d’implantation des constructions les unes par rapport aux
autres.
Construction à vocation autres qu’agricole
Les constructions principales non mitoyennes, édifiées sur une même unité foncière, doivent être
distantes les unes des autres, en tous points, d'au moins 8 mètres.
Cette règle ne s’applique pas aux équipements d’intérêt collectif et services publics.
Article 3 – zone A – Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
L’autorisation d’utilisation du sol, de bâtir ou de clôture pourra être refusée ou n’être accordée que sous réserve de prescriptions particulières, si l’opération en cause, par sa situation, ses dimensions, son architecture ou son aspect extérieur est de nature à porter atteinte :
- au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants,
- au site,
- aux paysages naturels ou urbains,
Dans l’ensemble de la zone, sont interdits :
- tout pastiche d’architecture étrangère à la région,
- toute imitation de matériaux traditionnels,
- l’emploi à nu de matériaux destinés à être recouverts (béton, parpaing,…),
- l’emploi de blanc et de couleurs vives pour les enduits, menuiseries extérieures et clôtures.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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3.1 - Façades
Dans l’ensemble de la zone
Sont autorisés les bardages aspect bois et métallique. Les enduits doivent avoir un aspect sans relief marqué, être réalisés sans fioriture particulière qui serait incompatible avec la sobriété de l’architecture locale.
Une même façade ne peut recevoir plus de deux teintes de camaïeux différents. Dans ce cadre, il sera respecté un principe de proportion d’un tiers dédié au soubassement et de deux tiers dédiés à l’enduit ou au bardage.
Les couleurs des façades doivent être en harmonie avec les constructions typiques de la région du Thymerais-Drouais et de la Normandie proche soit des teintes beige sable. Les teintes vives et blanc sont interdites.
Les coffrets, compteurs et autres dispositifs liés à la desserte par les réseaux doivent être intégrés dans l’épaisseur ou la composition de la façade, ou de la clôture.
Les façades des constructions à vocation agricole privilégient les teintes sobres et mâtes qui assurent la bonne insertion de la construction dans son environnement proche et dans le paysage plus généralement telles que beige, beige-gris, jaune sable ou encore vert réséda.
Pour les constructions à vocation d’habitation, les façades doivent être en harmonie avec les constructions typiques de la région du Thymerais-Drouais soit des teintes beige sable. Les teintes vives, gris et blanc sont interdites.
Sont seulement autorisées, les façades ayant un aspect maçonnées et crépies, les façades d’aspect pierre ainsi que les bardages d’aspect bois. Les bardages d’aspect métallique sont interdits à l’exception de la zone UX. L’aspect brique est autorisé en encadrement d’ouvertures et en soubassement. Les antennes paraboliques sont interdites sur les façades vues depuis l’espace public.
Les capteurs solaires doivent s’intégrer harmonieusement à la façade et demeurer non visibles depuis la voie publique. Les surfaces de captation d’énergie sont en harmonie avec la couleur des matériaux de façade.
3.2- Ouvertures
Pour les constructions à vocation agricole
Les châssis de toit devront s’harmoniser à la composition de la façade et être encastrés dans la toiture, sans saillie. Leur teinte doit être de tonalité sombre en accord avec celle de la couverture.
Pour les constructions à vocation d’habitation
Les volets seront prioritairement de type battant.
Les volets roulant sont admis dès lors que le coffre se situe à l’intérieur de la construction pour les constructions neuves ou à l’extérieur de la construction à condition qu’il soit intégré au linteau ou protégé d’un cache pour les constructions existantes.
Les châssis de toit devront s’harmoniser à la composition de la façade et être encastrés dans la toiture, sans saillie. Leur teinte doit être de tonalité sombre en accord avec celle de la couverture. Sur les annexes de plus de 20m² de surface de plancher, seules les jours de souffrance et les baies situées à plus de 1,70m du sol sont tolérées. Les ouvertures en toiture sont interdites.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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3.3 - Toitures
Pour les constructions à vocation agricole
Pour les toitures des constructions à vocation agricole les teintes mates sont privilégiées (brun rouge, gris foncé, gris ardoise,…). Les toitures végétalisées sont autorisées ainsi que les panneaux solaires.
Pour les constructions à vocation d’habitation
Les toitures des constructions doivent être :
- À deux rampants, pour les constructions principales et les annexes de plus 10 m² - À un rampant pour les annexes de moins de 10m² accolées à un mur existant.
Les pentes de toit devront avoir une inclinaison supérieure ou égale à 400. Cette règle ne s’applique pas aux annexes, ni aux extensions.
Les alinéas précédents ne s’appliquent pas aux extensions des constructions principales.
Les toitures terrasses couvrant l'intégralité de la couverture du bâtiment sont interdites.
Les toitures terrasse non végétalisées, en matériaux ondulées et pan de toiture allant jusqu’au sol sont interdits.
Les toitures végétalisées :
Les toitures plates végétalisées sont autorisées à condition que leur intégration dans l’environnement
paysager soit assurée.
Les toitures sont couvertes de matériaux reprenant l’aspect, l’assemblage et les teintes de la tuile plate
de pays (teinte brun rouge foncé et nuancé), de l’ardoise (bleue-noire), ainsi que les tuiles plates petit
moule sablé champagne. Ces dispositions ne s’appliquent pas :
• Aux annexes de moins de 10m² à condition que l’aspect et la couleur de la toiture s’insèrent
harmonieusement dans l’environnement ;
Toutefois, le principe précédent ne s’applique pas aux extensions constituées de matériaux verriers.
Les capteurs solaires doivent s’intégrer harmonieusement à la toiture. Les surfaces de captation d’énergie seront en harmonie avec la couleur des matériaux de couverture et encastrées dans la toiture, sans surépaisseur.
3.4 - Clôtures
Les clôtures doivent contribuer à créer ou à maintenir l’aspect de la rue et respecter l’harmonie créée
par les bâtiments existants et par le site. Leur traitement, le choix des matériaux et des couleurs
doivent respecter l’harmonie des clôtures existantes dans l’environnement. Une attention particulière
doit donc être apportée en :
- évitant la multiplicité des matériaux,
- recherchant la simplicité des formes et des structures,
- respectant une hauteur maximale de 1.80 mètres.
Quand elles seront absolument nécessaires, les clôtures seront constituées de haies vives, doublées ou non d'un grillage rigide.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Des clôtures plus hermétiques pourront être autorisées afin de dissimuler les aires de stockage, locaux techniques, ou pour assurer la continuité avec les clôtures existantes (mur enduit maçonné ou mur bahut surmonté de lisse en bois ou de ferronneries).
Sont interdites :
- les clôtures de type plaque béton,
- les clôtures à base de panneaux pleins de type bac acier,
- les clôtures non pérennes (bambou, canisses, bâche, etc.),
- les haies monotypes de thuyas et/ou de lauriers,
- tous les matériaux d’usage temporaire.
3.5 - Le patrimoine bâti et paysager identifié au titre de l’article L.151-19 du Code de l’Urbanisme
Aucune identification.
3.6 - Energies renouvelables
Les surfaces destinées à la captation d’énergie peuvent être réalisées en façade ou en toiture, à
condition que ces installations restent discrètes depuis l’espace public et qu’elles ne remettent pas
en cause les caractéristiques architecturales des constructions concernées.
En outre, pour les constructions nouvelles, les capteurs implantés en toiture sont autorisés dès lors que :
- la couleur des matériaux de toiture est en harmonie avec les surfaces de captation d’énergie ;
- leur installation est réalisée en s’intégrant dans le pan de toiture, sans dépassement.
Les installations de production l’électricité grâce à l’énergie solaire, implantées au sol et visibles depuis l’espace public sont interdites.
Les Installations de production d’électricité ou de chaleur extraites du sol devront soit : - Etre intégrées à la construction principale,
- Etre intégrées dans une annexe comprenant une isolation acoustique stoppant les nuisances
sonores.
En cas d’impossibilité technique de réalisation de l’une de ces deux règles, ces installations devront être implantées au minimum à 3 mètres de toute baie.
Article 4 – zone A – Traitement environnemental et paysager des espaces non bâtis et abords des constructions
4.1 – Aspects qualitatifs
Les plantations existantes doivent être maintenues ou remplacées par des plantations.
Toutes les plantations, qu'il s'agisse d'arbres de haute tige ou de haies, doivent être réalisées à partir d'essences locales.
Conformément à la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l'eau et les milieux aquatiques, on veillera à limiter l’imperméabilisation des surfaces de stationnement et de circulation. Il convient de privilégier les espaces minéraux sablés, dallés ou pavés de préférence aux espaces bitumés ou enrobés.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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4.2 - Aspects quantitatifs
Construction à vocation agricole
Il devra être respecté un coefficient de pleine terre d’au moins 20% de l’unité foncière.
Construction à vocation autre qu’agricole
Il devra être respecté un coefficient de pleine terre d’au moins 30% de l’unité foncière.
Les aires de stationnement doivent être plantées à raison d'un arbre de haute tige pour 4 emplacements.
Les aires de stationnement réalisées en sol mixte (végétal/minéral) sont prises en compte pour 50% de leur surface dans le pourcentage global d’espace en pleine terre de l’unité foncière.
4.3 - Les éléments de paysage à préserver au titre de l'article L.151-23 du Code de l’Urbanisme
Les éléments de paysage à protéger délimités au règlement graphique, au titre de l'article L.151-23
et devant être préservés et mis en valeur sont :
- Les mares identifiées dans le PADD,
Tout aménagement doit préserver leur dominante écologique ou leurs caractéristiques paysagères et les arbres de haute tige doivent être conservés ou remplacés par des espèces de qualité environnementale équivalente.
Toutes modifications des lieux, ainsi que les mouvements de sols ou les changements apportés au traitement des espaces extérieurs sont soumises à autorisation au titre des installations et travaux divers. Cette autorisation pourra être refusée ou soumise à des conditions particulières si les modifications envisagées sont de nature à compromettre la qualité paysagère des espaces.
Est considéré comme de la gestion et de l’entretien courant des espaces, l’enlèvement d’arbres dangereux, de chablis et de bois mort.
4.4 - Espaces Boisés Classés au titre des articles L113-1 et 2 du code de l’urbanisme
Dans cette zone, des Espaces Boisés Classés (EBC) sont identifiés au plan. Conformément à l’article L113-1 du Code de l’urbanisme, le classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements. Dans les bois, forêts ou parcs situés sur le territoire de communes où l'établissement d'un plan local d'urbanisme a été prescrit, ainsi que dans tout espace boisé classé, les coupes et abattages d'arbres sont soumis à la déclaration préalable prévue par l'article L. 421-4, sauf dans les cas suivants :
― s'il est fait application des dispositions du livre I du code forestier ;
― s'il est fait application d'un plan simple de gestion agréé conformément aux articles L312-2 et L312- 3 du nouveau code forestier, ou d'un règlement type de gestion approuvé conformément aux dispositions du II de l'article L. 8 et de l'article L. 222-6 du même code ;
― si les coupes entrent dans le cadre d'une autorisation par catégories définies par arrêté préfectoral, après avis du Centre national de la propriété forestière.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Article 5 – zone A – Stationnement
5.1 – Dispositions générales
Construction à vocation d’habitation
Afin d’assurer en dehors des voies publiques, le stationnement des véhicules de transport et des
personnes correspondant aux besoins des constructions et installations, il est exigé au moins :
- deux places de stationnement par logement pour les constructions à vocation d’habitation,
- une place de stationnement par logement pour les constructions à vocation d’hébergement.
Au-delà de 200m² de surface de plancher, il sera créée une place de stationnement supplémentaire par tranche de 40m² de surface de plancher.
Autres constructions
Le besoin en stationnement des véhicules est calibré en fonction des constructions ou installations autorisés dans la zone. Le stationnement doit être assuré en dehors des voies ouvertes à la circulation publique et des voies de desserte interne aux établissements.
5.2 – Dispositions diverses
Le traitement du sol des aires de stationnement à l’air libre devra limiter l’imperméabilisation et favoriser l’infiltration des eaux pluviales de ruissellement (sauf pour les zones de circulation).
Article 6 – zone A – Desserte par les voies publiques ou privées
Pour être constructible, une unité foncière doit avoir accès à une voie publique ou privée, directement ou par l’intermédiaire d’un passage aménagé sur fonds voisin (article 682 du Code Civil).
Les accès doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité, de défense contre l’incendie, de protection civile.
Lorsque les accès d’une construction, d’un établissement ou d’une installation se font à partir de routes départementales, ces accès doivent être aménagés de manière à ce que la visibilité vers la voie soit assurée sur une distance d’au moins 50 mètres de part et d’autre de la voirie d’accès.
L’ouverture de toute voie privée non destinée à desservir une installation existante ou autorisée est interdite.
Article 7 – zone A – Desserte par les réseaux
7.1 - Alimentation en eau potable
Le branchement sur le réseau d'eau potable public est obligatoire pour toute construction, aménagement ou installation qui requiert une alimentation en eau. En outre, les canalisations ou tout autre moyen équivalent doivent être suffisants pour assurer une défense incendie et conformes aux normes en vigueur.
Le branchement aux réseaux publics est à la charge du pétitionnaire.
7.2 - AssainissementPlan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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La commune de Serville dispose d’un système d’assainissement unitaire dans le bourg et d’un système d’assainissement séparatif dans le Petit Serville.
7.2.1 Eaux pluviales
L’ensemble des prescriptions du règlement d’assainissement intercommunal relatives aux eaux pluviales doit être respecté.
Le principe de gestion des eaux pluviales est le rejet au milieu naturel sur l’unité foncière, sans rejet dans les réseaux collectifs publics. Ce rejet au milieu naturel peut s’effectuer par infiltration dans le sol ou par écoulement dans des eaux superficielles. Dans tous les cas, des solutions limitant les quantités d’eaux de ruissellement ainsi que leur pollution devront être recherchées.
Tout ou partie des eaux pluviales ne sera accepté dans le réseau public que dans la mesure où l’usager démontrera que l’infiltration ou la rétention, sur son unité foncière, ne sont pas possibles ou insuffisantes, ou que le rejet en milieu naturel n’est pas possible.
Cette évacuation sera obligatoirement séparée des eaux usées dans le cas d’un réseau séparatif et raccordée par un débit de fuite limité au réseau public, par un branchement distinct de celui des eaux usées.
Les surfaces imperméabilisées destinées au stationnement pourraient faire l’objet d’un prétraitement de débourbage déshuilage avant tout rejet dans un système de gestion des eaux pluviales.
7.2.2 - Eaux usées
Dans les zones d’assainissement collectif, toute construction ou installation nouvelle doit être raccordée au réseau public d’eaux usées. L’ensemble des prescriptions du règlement d’assainissement intercommunal relatives aux eaux usées doit être respecté.
La gestion d’eaux usées provenant d’installations industrielles ou artisanales (eaux autres que domestiques) est subordonnée à un prétraitement approprié pour être conforme aux normes admissibles. L’autorisation de rejet vers un réseau public de collecte peut être accompagnée d’un arrêté spécial de déversement.
Les eaux usées ne doivent pas être déversées dans le réseau d’eaux pluviales dans le cas d’un réseau d’assainissement séparatif.
Le principe de la réinjection en milieu naturel des eaux de vidange d’une piscine est préconisé. Il doit se faire après arrêt total du système de chloration d’une durée de 3 (trois) jours avant la vidange. Le rejet de ces eaux de vidange ne peut en aucun cas être effectué dans le réseau public d’eaux usées.
Dans les zones non desservies par un système d’assainissement collectif des eaux usées, les propriétés doivent être dotées d’un système d’Assainissement Non Collectif (ANC) conforme à la règlementation en vigueur et aux dispositions prévues par le règlement intercommunal du Service Public de l’Assainissement Non Collectif (SPANC).
Ce dispositif est conçu de façon à permettre le branchement sur le réseau collectif dès sa réalisation, dès lors qu'un système d'assainissement collectif est programmé.
Le dispositif de traitement individuel des eaux usées doit être adapté selon les secteurs de la commune à la nature des sols, à la vulnérabilité des nappes phréatiques, à la topographie, à la perméabilité naturelle des sols.
L’unité foncière, issue ou non d'une division, doit avoir, pour être constructible, une superficie suffisante pour permettre la réalisation d'un système d'assainissement individuel et pour garantir la gestion des eaux pluviales ainsi que le prévoient les dispositions ci-dessus.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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Sont disponibles en annexe du présent document :
➢ Le règlement du Service Public d’Assainissement Collectif validé le 26/01/2015, ➢ Le règlement du Service Public d’Assainissement Non Collectif validé le 30/03/2015.
7.3 - Réseaux divers
Toute construction à usage d’habitation ou d’activités doit être raccordée aux réseaux publics d’électricité, présentant des caractéristiques suffisantes pour répondre aux besoins de la nouvelle construction.
Les ouvrages, de quelque nature qu’ils soient, doivent être implantés en souterrain de la construction jusqu'au point de raccordement avec le réseau public.
Tout terrain rendu constructible devra prévoir les aménagements nécessaires à l’installation de la fibre optique et autres réseaux de communication électronique.
7.4 - Collecte des déchets
Pour toute opération de plus de deux logements, il sera aménagé un emplacement collectif pour la collecte des déchets et le tri sélectif.
Par ailleurs, le pétitionnaire devra se référer au règlement intercommunal des déchets fourni en annexe du dossier de PLU.Plan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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ANNEXES
L’article 5 du présent règlement fait référence aux essences indigènes adaptées aux conditions bioclimatiques à planter préférentiellement dans les jardins pour qualifier l’environnement végétal des constructions et préserver le caractère local.
Ces essences sont détaillées dans la liste illustrée ci-après.
Il est exigé de ne pas planter des essences banalisantes ou nuisibles, telles que : • Le Thuyas, le Laurier du Portugal, le Cotonéaster très banalisant pour le territoire car utilisé
partout uniformément, sans identité spécifique ;
• La plantation de Buddleia, d’Herbe de la Pampa, ou de Renouée du Japon (Reynoutria
Japonica) car il s’agit de plantes envahissantes dont le développement, y compris sur les
parcelles voisines, sera difficile à contrôler par la suite ;
• Amorpha fruticosa
• Cabomba caroliniana
• Cornus sericea
• Lysichiton americanus
• Myriophyllum heterophyllum, possiblement vendu sous des dénominations fausses (M.
aquaticum, M. verticillatum)
• Persicaria polystachya
• Rudbeckia laciniata
• Spiraea alba
Les espèces à planter conseillées pour les parcelles en bordure de cours d’eau sont les suivantes :
• Salix alba (saule blanc)
• Salix caprea (saule marsault)
• Salix cinerea (saule cendré)
Espèces conseillées :
• Charme et charmille
• Chêne sessile, Quercus petraea
• Frêne commun, Fraxinus exelsior
• Hêtre commun, Fagus sylvatica
• Hêtre pourpre, Fagus purpurea
• Lilas, Syringa vulgaris
• Glycine, Wisteria chinensis
• Buis, Buxus sempervirens
• Genèvrier commun, Juniperus communis L
• Érable champêtre, Acer campestre L
• Cerisier de Sainte-Lucie, Prunus mahalebPlan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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• Houx, Ilex aquifolium
• Tremble, Populus tremula
• Cornouiller sanguin, Cornus sanguinea
• Bourdaine, Frangula alnus MillPlan Local d’Urbanisme de Serville Règlement écrit
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39FICHES ARCHITECTURALES :Les couleurs des produits du sous-
sol, sont adaptées au climat local.
• En hiver les couleurs
favorisent l’inertie
thermique, c’est à dire la
conservation de la chaleur
accumulée la journée, pour
la nuit.
• En été, elles évitent le
phénomène d’éblouissement
dû à une peinture trop claire.
Les qualités
• En bordure de village, les
nouvelles constructions sont
fréquemment enduites dans
une teinte trop claire. Elles
forment des tâches dans le
paysage. Pour limiter cet
impact, il faut choisir des
teintes proches de celles des
matériaux locaux.
• Les enduits au ciment sont à
proscrire totalement.
• Le blanc pur est à proscrire.
Attention
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
En pratique
La démarche
Le bâti ancien a été construit à l’aide des matériaux
de provenance ou d’extraction locale qui ont détermi-
né les couleurs des bâtiments existants. Ces teintes,
issues de la géologie locale, permettent aux bâtiments
de s’inscrire parfaitement dans le paysage sans créer
de dissonance par des rapports de contraste trop
francs entre le paysage et les constructions. Les com-
posantes chromatiques du bâti sont essentiellement
constituées par la couleur des couvertures, des
maçonneries (couleur de la façade), du décor de faça-
de, et enfin des menuiseries et ferronneries. Pour
respecter l’harmonie des couleurs, caractéristiques
des constructions du Pays Drouais, il faudra utiliser,
de préférence, des matériaux locaux et privilégier
l’usage de teintes en harmonie avec celles de l’en-
vironnement. L’observation du paysage de proximité,
et des teintes des bâtiments anciens est donc un pré-
alable dans le choix des couleurs.
Choisir la couleur des
couvertures de toiture
Pour les couvertures des toitures, la tuile rouge
brunie non uniforme était quasiment systématique-
ment mise en œuvre. Pour réaliser de nouvelles cou-
vertures ou pour la rénovation d’une couverture
ancienne, il faut choisir des tuiles de couleur rouge
brun non uniforme. Les tuiles de couleur claire (cou-
leur fréquemment dénommée champagne), comme
les tuiles foncées (proches de la couleur chocolat)
sont à proscrire. Ces teintes ne correspondent pas aux
couleurs caractéristiques des toitures du Pays Drouais.
Choisir la couleur des façades
La couleur des façades est le résultat, soit du maté-
riau de construction (bauge, colombage, maçonne-
ries mixtes en pierre de taille, silex, grison), soit de
l’enduit qui recouvre ce matériau (enduit couvrant ou
enduit à pierre vue).
• Dans le cas de construction en bauge,
la bauge peut être réparée. De nouvelles constructions
peuvent être réalisées selon ce procédé. La couleur est
issue du matériau lui même, la terre, une argile à
silex rouge ocre.
• Dans le cas de colombage,
les bois, dans la plupart des cas, sont laissés
naturels. Ils doivent être, au minimum, protégés avec
de l’huile de lin. Ils peuvent également être teintés
au brou de noix, ou recevoir un lait de chaux tein-
té avec des pigments naturels, terre de sienne
brûlée, ombre brûlée, ocre rouge, havane ...
• Dans le cas d’une maçonnerie mixte à
pierre vue,
la pierre ou la brique utilisée en réparation doit être
proche en nature, texture, granulométrie et cou-
leur de celle qu’elle remplace : silex, calcaire, terre
cuite.
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
40, rue Charles de Gaulle - 28 500 Cherisy
www.pays-drouais.com
V a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
F I C H E C O N S E I L
CHOISIR LES DIFFÉRENTES
COULEURS QUI COMPOSENT LE BÂTI
1 1
Pour en savoir plus, consultez :
• les fiches thématiques 1, 2, 3, 4, 5.
• les fiches conseils 2, 3.
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
Tuiles de terre cuite, petit moule, rouge
brun non uniforme. Couleur et texture de la bauge.
Colombages protégés par un lait de chaux.
Maçonnerie de brique et silex.
Maçonnerie de brique et silex.
Maçonnerie de brique et grison et moellons enduits.V a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
CHOISIR LES DIFFÉRENTES COULEURS QUI COMPOSENT LE BÂTI
Choisir la couleur de la
modénature (décor de façade)
Le décor de façade des constructions anciennes est
réalisé dans la plupart des cas par un appareillage de
briques. Les nouvelles constructions peuvent s’inspi-
rer de ce principe coloré.
Choisir la couleur des
menuiseries et des ferronneries
Le territoire du Pays Drouais est composé de couleurs
chaudes, moyennement saturées et majoritairement
déclinées dans les bleus. Il est donc conseillé d’éviter
toutes les teintes trop pâles ou trop saturées.
• Des menuiseries peintes
Les menuiseries doivent être peintes et non vernies
ou lasurées. Les peintures utilisées peuvent être mates
ou satinées. Elles ne doivent pas être brillantes. Si un
linteau ou tout autre élément de bois doit rester ponc-
tuellement naturel, il sera protégé avec de l’huile de
lin. Il peut également être teinté au brou de noix.
Une à deux couleurs peuvent être choisies pour les
menuiseries d’un même bâtiment. Si deux couleurs
sont retenues, l’une sera destinée aux portes, l’autre
aux fenêtres et volets. Dans tous les cas, les châssis de
fenêtre sont:
- soit de même couleur que celle des volets,
- soit dans la même gamme mais d’une couleur très
éclaircie.
Le blanc pur est à proscrire. Il ne correspond pas
aux couleurs caractéristiques du Pays.
• Des ferronneries sombres
Les ferronneries sont ponctuelles. Elles doivent être de
couleur sombre proche du noir : gris anthracite, gris
bleu foncé, gris vert foncé... Les peintures seront
satinées ou brillantes.
• Créer des harmonies
Pour composer les couleurs des menuiseries et des
ferronneries avec celles de la façade et son décor,
deux principes d’harmonie colorée existent :
- le “ton sur ton” ou camaïeu, et le rapport de
contraste. Le ton sur ton ou camaïeu correspond
au choix d’une teinte claire, dans la même gamme
que celle de la façade. Cela permet de mettre en
valeur les murs des façades de dimension
réduite.
- Le rapport de contraste consiste à choisir les
couleurs des menuiseries et ferronneries dans une
gamme de couleur complémentaire de celle des
façades.
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
40, rue Charles de Gaulle - 28 500 Cherisy
www.pays-drouais.com
• Dans le cas de maçonneries enduites,
existantes ou neuves,
la couleur des enduits doit être proche de celle des
sables et terres locales utilisés autrefois pour
colorer les enduits et mortiers. Il s’agit de couleurs
chaude, beige ocré à ocre brun jaune plus soutenu. Les
couleurs peuvent être choisies dans les nuanciers des
fabricants. Il faut se promener devant les maisons
anciennes et comparer les teintes des enduits et mor-
tiers de terre avec celles des couleurs proposées.
Enduit couvrant ocre-jaune et
brique.
Ancien enduit ocre rouge et brique.
Enduit à pierre vue ocre.
Déclinaison de différents
bleus pour les volets et
portails.La démarche
Ces constructions sont de deux types, les constructions en
bauge souvent présentes dans les villages ou dans les
hameaux et les constructions en torchis. Dans les deux
cas, elles peuvent être enduites ou non. Avant toute inter-
vention il faut donc repérer le mode constructif.
Repérer les constructions en
bauge et en torchis
Avant toute intervention, il faut mettre à nu, ponc-
tuellement, l’enduit qui recouvre le bâtiment. Si le mur
est plus épais à sa base qu’au plancher du premier étage,
et que l’on voit les traces horizontales des “levées”, alors
il s’agit d’un mur en bauge.
On peut déterminer si l’enduit recouvre une ossature à
pan de bois et remplissage en torchis : par la présence
d’encadrement de baies en bois ; et/ou, par la présence
d’un léger retrait entre deux étages ; et/ou, par la trace
du lattis parfois visible sous l’enduit peu épais. Enfin la
présence d’une toiture largement débordante, y compris
en pignon, est un autre indicateur.
Dans le cas d’une construction à colombage, le diagnos-
tic peut être immédiat.
Protéger des eaux les
constructions en terre crue
Pour être conservés, ces bâtiments doivent impérative-
ment être maintenus hors d’eau. Toute infiltration, de
quelque nature qu’elle soit, provoque la désagrégation
interne du mur. Pour cela, il convient :
- de vérifier le bon état de la couverture et du
réseau d’évacuation des eaux puviales ;
- de s’assurer du bon état du mur de soubassement
réalisé en maçonnerie, afin d’éviter les remontées
d’eau par capillarité ;
- enfin, de contrôler que le parement extérieur du
mur de la construction est bien protégé par un
enduit et/ou, par un lait de chaux .
Réaliser un lait de chaux
Les laits de chaux sont simplement réalisés par le
mélange d’eau, de chaux aérienne, et, le cas échéant, de
pigments naturels. Diverses dilutions existent :
- Le chaulage est le mélange le plus épais. Il bouche
les pores du support. Il est destiné à être appliqué
directement sur un mur en bauge ou en torchis. Il est
composé outre les pigments, d’1 volume de chaux
aérienne pour 1 volume d’eau. Il s’applique à la truelle.
- Le badigeon est plus dilué que le chaulage. Il est
surtout destiné aux finitions colorées des surfaces
déjà enduites. Il est composé outre les pigments, d’1
volume de chaux aérienne pour 2 à 3 volumes d’eau.
- L’eau forte est assez fluide, elle est composée outre
les pigments, d’1 volume de chaux aérienne pour 5
volumes d’eau, elle permet par exemple, de masquer
les réparations d’un enduit ancien, de protéger le
parement extérieur de pierres de taille.
- La patine est un lait de chaux très dilué qui sert
avant tout à mettre en valeur la texture de l’enduit ou
de la pierre sur lequel on l’applique et à créer un effet
décoratif. Elle est composée outre les pigments, d’1
volume de chaux aérienne pour 10 à 20 volumes d’eau. Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
• Les constructions en terre
crue sont caractéristiques du
Pays Drouais. Il est donc
souhaitable de les entretenir
et de les conforter selon les
techniques traditionnelles de
mise en œuvre.
• Les constructions en bauge
et en torchis ont une
longévité égale aux
constructions en maçonnerie
si elles sont entretenues
régulièrement.
• Les remontées d’eau par
capillarité, les infiltrations
d’eau par la couverture et
par défaut du parement sont
les principales sources de
dégradations des construc-
tions en terre crue.
• Le ciment et tous types
d’enduits hydrauliques sont
totalement incompatibles
avec les propriétés techniques
de la terre et du bois.
• Toutes les peintures autres
que les laits de chaux sont
incompatibles avec la terre
crue et le bois.
Les qualités
Attention
Différents modèles anciens, en façade et en coupe,
d’encadrements de baies en bois.
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F I C H E C O N S E I L
ENTRETENIR LES CONSTRUCTIONS
EN TERRE CRUE
2 2
Mur de ferme
et en haut à droite mur de clôture en bauge.
En pratique
Pour en savoir plus, consultez :
• les fiches thématiques 1, 2, 3, 4.
• les fiches conseils 1, 4.
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
40, rue Charles de Gaulle - 28 500 Cherisy
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Maison en torchis à colombage.V a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
ENTRETENIR LES CONSTRUCTIONS EN TERRE CRUE
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
Chantier de reconstitution d’un mur en bauge. Au dessus, talocha-
ge de la deuxième levée. En dessous, préparation pour la mise en
oeuvre d’une levée supplémentaire.
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
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Chantier de restauration d’un mur en torchis. Au dessus, réparation
de la structure secondaire à éclisses et barreaudage. En dessous,
application du torchis sur la structure secondaire avant de remplir
les “vides” intersticiels”.
Entretenir les murs en bauge
Il est recommandé de restaurer les murs en bauge à l’identique. Certaines des briquetteries régionales vendent de la terre à cet effet. Elle est livrée prête à l’em- ploi, dans de grands sacs en plastique. Ensuite la mise en oeuvre se fait selon la méthode traditionnelle. Pour une meilleure prise, il est conseillée de ménager d’une “levée” à l’autre, un très léger retrait. A cause du délai de séchage nécessaire entre deux “levée”, cette technique est parfois abandonnée.
Si une telle réalisation n’est pas possible, alors il est préférable de recourir à d’aut- res techniques de mise en oeuvre, plutôt que de laisser se dégrader, voire disparaît- re les constructions en bauge.
Il est possible de reconstituer partiellement un mur en bauge par banchage. Un coffrage en bois doit être fixé de part et d’autre du mur. Il forme un moule dans lequel la terre est déposée par pelletées. Cette méthode, permet d’élever la terre crue sur une hauteur importante sans attendre le temps de séchage sinon nécessaire entre deux “levées”. Elle ne permet pas de restaurer les murs courbes.
De la bauge “préfabriquée”, sous forme de gros blocs, est également commercialisée. Elle est composée d’un mélange de terre et de fibres végétales. Les blocs, doivent être appareillés comme des briques en terre crue. Ils sont hourdés avec un mortier à base de terre crue.
Les murs de clôture en bauge doivent impérativement être protégés par un cha- peron en tuiles plates de terre cuite.
Réparer une ossature à pan de bois
(ossature primaire et secondaire)
L’ossature primaire est composée de poteaux, sommiers et sablières qui assurent la descente des charges. L’ossature secondaire est composée de potelets, colom- bes, entretoises, écharpes, croix de Saint-André... qui assurent le contreventement de la construction (rigidité des panneaux contre le risque de déformation). Cette structure secondaire peut faire l’objet de différents assemblages : barreaudage, clayonnage, éclisses gaulettes ... Lors de l’entretien ou de la restauration d’une cons- truction en pans de bois, il faut tout d’abord vérifier l’état de la structure : état des bois, des assemblages, déformation de la charpente... Toute intervention sur cette structure nécessite de faire appel à un charpentier professionnel. Si cela est nécessaire la structure de l’édifice sera consolidée, les bois abîmés remplacés ou déparasités.
Traiter les colombages.
Les bois, dans la plupart des cas sont laissés naturels. Ils doivent être, au minimum, protégés avec de l’huile de lin. Ils peuvent également être teintés au brou de noix, ou recevoir un lait de chaux teinté avec des pigments naturels, terre de sienne brû- lée, ombre brûlée, ocre rouge, havane ...
Réparer les murs en torchis
• Pour les murs existants,
lorsque le remplissage en torchis est dégradé, il faut le supprimer, mettre à jour la structure d’accroche du torchis, éventuellement remplacer les lattes ou barreaux abimés et reconstituer le remplissage. La restauration peut être faite avec le torchis d’origine réhydraté et remalaxé mécaniquement ou manuellement. Si un nouveau torchis est réalisé, la paille peut-être remplacée par du chanvre ou du lin prédécoupé, disponibles en sac. Des torchis prêts à l’emploi peuvent remplacer l’ancien torchis dégradé.
• Pour les constructions neuves,
une nouvelle technique peut également être utilisée. Elle permet d’améliorer très largement les performances d’isolation. Il s’agit de la technique du mortier de chanvre. C’est un mortier banché (coulé entre deux parois menuisées : les banches), structuré avec du chanvre et de la chaux naturelle. Après sa prise ce mortier est recou- vert en extérieur et intérieur avec un enduit à la chaux.• L’usage de la brique en
encadrement de baie, en
chaîne d’angle, en bandeau
entre étages, permet de
renforcer la structure de
l’édifice.
• Un lait de chaux en dilution
badigeon ou patine peut être
appliqué sur les maçonneries
de brique dégradées, pour les
protéger, avant de procéder au
remplacement des briques.
• Les briques ne doivent pas
être recouvertes ni par un
enduit, ni par une peinture.
• Les joints au ciment sont à
proscrire.
• Les joints tirés au fer sont à
proscrire.
Les qualités
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• les fiches thématiques 3, 4.
• la fiche conseil 2.
Pour trouver des briques similaires
à celles utilisées traditionnellement,
3 possibilités :
- les briques anciennes (chez les
marchands de matériaux de
récupération) ;
- les briques artisanales (dans les
briqueteries artisanales en activité
en Sologne) ;
- dans les gammes des industriels il
faut rechercher des briques de
dimension, texture et couleur
proches des modèles anciens..
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
En pratique
Exemple satisfaisant de l’entretien d’une
maçonnerie en brique. Les couleurs et textures
des nouveaux joints ou des briques remplacées
sont identiques aux anciennes.
La démarche
Les maçonneries mixtes se caractérisent par l’association
de plusieurs matériaux ou revêtements : pierre calcaire,
brique, silex, torchis, enduits...
Avant tout, il faut procéder à l’examen attentif des
façades, modes constructifs et parements. Ensuite les
techniques de ravalement s’adapteront à la nature des
parements. Pour les maçonneries en pierre apparente, et les
constructions en terre crue se référer à la fiche conseil
correspondante.
L’entretien des maçonneries en
brique
• Le remplacement des briques
Les briques cassées ou qui se désagrègent devront être
remplacées par des briques entières. Les nouvelles briques
devront être de même taille, texture et couleur que les
anciennes. Après dégarnissage des joints et dépose des
briques endommagées, il faut placer et caler les nouvelles
briques. Au fur et à mesure, le jointoiement doit être
réalisé avec un mortier de chaux naturelle de même
couleur que l’existant.
• Le rejointoiement des briques
La vérification de la bonne tenue des joints doit être régu-
lière. Les joints garantissent l'étanchéité des façades.
Pour le rejointoiement : dégarnir les joints manuellement
sur une profondeur de 1 à 3 cm ; les brosser pour dégager
les parties pulvérulentes ; les mouiller ; puis, garnir au mor-
tier de chaux naturelle et de sable (voir ci-après les enduits,
les mortiers). Les nouveaux joints doivent être de même
couleur et de même épaisseur que les anciens. Le mor-
tier de chaux naturelle est teinté par les sablons
locaux en harmonie avec la teinte des briques. Il n’est
pas blanc. Les joints ne doivent être ni saillants, ni creux. Ils
ne doivent pas être exécutés en ciment, faute de quoi, l’hu-
midité est emprisonnée à l’intérieur de la maçonnerie et
contribue à la désagrégation des briques. Les joints ne doi-
vent pas être tirés au fer. Ce procédé ne correspond pas à la
mise en oeuvre des joints traditionnels.
• Le nettoyage des maçonneries en brique
Il est effectué par projection d’eau chaude sous faible pres-
sion. Les salissures sont ramollies par mouillage préalable,
puis éliminées par brossage pour les salissures les plus
résistantes. Le sablage est vivement déconseillé. A sec,
il détériore gravement la couche superficielle du parement,
les briques sont ensuite plus sensibles aux chocs ther-
miques à l’humidité, aux lichens et autres mousses.
L’entretien des maçonneries en
silex
Pour les maçonneries en silex, l’entretien est identique
dans son principe à celui des maçonneries en briques. Il
faut toutefois tenir compte de la nature du mortier, géné-
ralement à base de terre crue, et de son type de finition : à
pierre vue. Les soubassements de murs en silex, isolent le
reste de la construction de l’humidité contenue dans le
sol...
Le profil des nouveaux joints doit correspondre
à celui des anciens : peu épais, ni en creux, ni
en saillie.
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07 Maçonnerie de silex
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
40, rue Charles de Gaulle - 28 500 Cherisy
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F I C H E C O N S E I L
ENTRETENIR LES CONSTRUCTIONS
EN MAÇONNERIE MIXTE
3 3L’entretien des mortiers
Les mortiers servaient à réaliser les joints des
maçonneries de pierre ou de brique. Ils servaient
également à jointoyer entre eux, à pierre-vue ou
“beurré à fleur”, les moellons calcaires ou les silex.
En cas de réfection des maçonneries de silex ou de
moellons calcaires hourdées avec un mortier à base
de terre crue, il faut piocher manuellement le mortier
existant sur une profondeur de plusieurs centimètres,
puis projeter à la truelle un nouveau mortier de même
composition et même couleur..
Le mortier à base de terre crue est réalisé d’un mélan-
ge de terre crue, de chaux naturelle, de sable et d’eau.
L’entretien des enduits
Les enduits constituent le parement esthétique et
l'épiderme de protection des murs en maçonnerie de
moellons d’appareillage aléatoire.
Pour le ravalement d’un ancienne façade enduite,
différents cas se présentent :
• Dans le cas d’un enduit existant en ciment,
il est conseillé de le piocher en totalité et de réaliser,
après préparation du support, un enduit traditionnel,
en trois passes, à base de chaux naturelle.
• Dans le cas d’un enduit existant à la chaux
naturelle, en bon état, bien adhérent, mais
très encrassé,
un simple nettoyage est suffisant. Le nettoyage pourra
être effectué au moyen d’eau chaude sous pression
(voir ci-avant le nettoyage des maçonneries en
briques).
• Dans le cas d’un enduit existant à la chaux
naturelle, en état moyen (fissures peu
profondes, faïençage ...) mais bien adhérent,
les parties dégradées seront piochées. Un nouvel
enduit à base de chaux naturelle pourra être mis en
oeuvre, ponctuellement. L’application d’un lait de
chaux, sur la totalité de la façade, permettra de mas-
quer les réparations.
• Dans le cas d’un enduit existant à la chaux
naturelle, en mauvais état et présentant une
mauvaise adhérence,
après piochage total de l’enduit dégradé, un enduit
neuf à base de chaux naturelle sera appliqué sur la
façade. L’enduit réalisé sera selon les cas soit à pierre
vue, soit couvrant.
• Les enduits ont un rôle
protecteur de la maçonnerie.
• Les badigeons permettent
de colorer les enduits de
parement et de masquer des
réparations ponctuelles de
l’ancien enduit.
• Les enduits à la chaux
naturelle sont plastiques et
souples, ces enduits
s’adaptent aux formes et
épousent les déformations
faibles mais constantes du
bâti ancien, sans se fissurer.
Ils représentent une peau
protectrice laissant le mur
respirer ; ils sont un bon
isolant thermique régulateur
d’humidité dans les
maçonneries anciennes.
• Les enduits à pierre vue sont
destinés aux constructions
dont les pierres, à l’origine,
n’était pas recouvertes d’un
enduit couvrant.
• Les enduits couvrants, sont
destinés aux maçonneries
déjà protégées par un
tel enduit.
• Les enduits ciment sont
inadaptés aux constructions
anciennes.
Les qualités
Attention
1 : Corniche
2 : Larmier
3 : Soubassement
4 : encadrements de baies
Maçonnerie mixte, enduit et brique :
- tuiles plates en terre cuite,
- chaîne d’angle et encadrements de baie
en brique,
- enduit à pierre vue en arrière plan,
- enduit couvrant au premier plan.
La modénature
L’ensemble des moulurations joue un rôle technique
primordial qui consiste à éloigner les eaux de ruissel-
lement de la façade. En cas de ravalement, toutes les
moulurations doivent être conservées ou refaites à
l’identique.
Réaliser un enduit couvrant traditionnel en
trois couches :
- 1ère couche, le gobetis est une couche d’accro-
chage de 0,5 à 0,8 cm d’épaisseur. Il est composé
de 5 volumes de chaux aérienne + 2 volumes de
chaux hydraulique naturelle 100% + 10 volumes de
sable.
- 2ème couche, le corps d’enduit est une couche de
redressement de la surface dans laquelle peut être
réalisé le décor de façade le cas échéant. Il ne doit
pas être lissé. Son épaisseur est comprise entre 1 et
2 cm. Il est composé de 3 volumes de chaux aérien-
ne + 2 volumes de chaux hydraulique naturelle
100% + 10 volumes de sable.
- 3ème couche, la couche de finition permet de réali-
ser la finition de l’enduit, son épaisseur est d’envi-
ron 0,5 cm. Elle est étalée à la truelle ou à la talo-
che et peut présenter divers aspects : lissé (dos de
la truelle) ou taloché pour faire ressortir la chaux et
les sables fins ; grattée (tranchant de la truelle)
pour faire ressortir l’agrégat. Dans ce cas il faut pré-
férer la finition grattée fin à celle grattée qui pré-
sente pour inconvénient une imperméabilité moins
performante et qui favorise l’encrassement.
Enduit ciment sur une
maçonnerie ancienne :
fissurations
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ENTRETENIR LES CONSTRUCTIONS EN MAÇONNERIE MIXTE
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Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
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www.pays-drouais.com• Dans le cas d’un
aménagement de combles,
il faut maintenir les formes
et la pente de la toiture.
• Pour le diagnostic concernant
l’état de la couverture, il est
préférable de faire appel à un
maître d’œuvre spécialisé.
• Les descentes d’eau
pluviales, les gouttières
et autres accessoires en PVC
sont à proscrire.
Les qualités
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• la fiche thématique 5.
• les fiches conseil 1, 3.
Pour trouver des tuiles similaires
à celles utilisées traditionnellement,
3 possibilités :
- les tuiles anciennes (chez les
marchands de matériaux de
récupération) ;
- les tuiles artisanales (dans les
tuileries artisanales en activité
en Sologne) ;
- dans les gammes des industriels
en recherchant des briques
de dimension, texture et couleur
proches des modèles anciens.
La création de surface habitable dans
une construction doit faire l’objet
d’une autorisation administrative
auprès de la mairie : déclaration de
travaux ou permis de construire le cas
échéant.
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
En pratique
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F I C H E C O N S E I L
ENTRETENIR LES TOITURES
ET LEURS ACCESSOIRES
4 4
B - Réalisation d’un drainage
périphérique de la construction
en l’absence ou en complé-
ment de gouttière.
La démarche
Le mauvais entretien des toitures entraîne une
dégradation rapide de la construction.
L’entretien concerne aussi bien la couverture
elle-même que ses accessoires : gouttières,
descentes d’eaux pluviales, coyaux, lignes de
jonction des différentes pentes ou matériaux
telles que solin, noue, faîtage, rive. Avant
d’entreprendre des travaux, il faut réaliser un
diagnostic : présence d’auréoles sur la
sous-face du plancher haut du dernier étage ?
Présence de coulures sur les murs extérieurs
sous la gouttière ? Des flaques se forment-elles
par temps de pluie au niveau des descentes
d’eaux pluviales ? Présence de débris d’ardoises
ou de tuiles au sol, dans les gouttières ?
Si cela s’avère nécessaire, il faudra :
Entretenir ou refaire une souche de cheminée
Elle sera positionnée le long d’un mur pignon et légèrement décalée du faî-
tage (cf croquis A). Le conduit sera en maçonnerie de brique. Le solin (jonc-
tion entre la couverture et la souche en brique) sera exécuté au mortier de
chaux naturelle.
Réparer ou refaire le réseau de collecte des
eaux pluviales
Les gouttières, descentes d’eaux pluviales et dauphins doivent être nettoyés
régulièrement : curage et débouchage, spécialement après la chute des
feuilles. L’apparition de mousses sous les gouttières ou le long des descen-
tes traduit la présence de fuites. En cas de remplacement, la gouttière et la
descente d’eaux pluviales seront en zinc, le cas échéant en cuivre. Le dau-
phin sera en fonte. Le PVC est à proscrire. C’est un matériau rigide, qui casse
sous l’effet d’une tempête, des chocs thermiques ou des déformations du
bâti ancien. C’est un matériau non recyclable.
Les gouttières sont de deux types : havraise (également dite nantaise) et
pendante. Il est conseillé de réaliser une gouttière havraise (cf. croquis C)
qui ne masque pas la corniche ni le bas de pente du toit.
En l’absence de gouttières, ou pour limiter les remontées d’eau par capilla-
rité dans les murs, un drainage périphérique de la construction peut être
réalisé (cf. croquis B). Il permettra d’évacuer les eaux pluviales tombées de
la toiture et de récolter les eaux de ruissellement. Les eaux peuvent être
récupérées dans des citernes pour servir à l’arrosage du jardin, du pota-
ger, au nettoyage des engins...
Restaurer ou refaire une couverture
Les tuiles ou ardoises abîmées ou déplacées seront remises en place ou rem-
placées. Dans ce cas comme dans le cas d’un réfection totale de couverture,
le choix du matériau de couverture dépendra avant tout, de la nature des
couvertures traditionnelles avoisinantes. Les couvertures de tuile en terre
cuite seront à petit moule, 60 à 70 tuiles au m2, d’un rouge veilli. En cas
d’usage de l’ardoise, il faudra choisir une ardoise de qualité comme celle
d’Angers. L’ardoise d’Espagne est de qualité médiocre, d’aspect et de couleur
peu satisfaisante.
Les égouts de toiture
présentent une rupture
de pente ici créé par la
supperposition de tuiles
sur la corniche.
C - Gouttière havraise (ou nantaise) posée sur l’égout de toit.
Gouttière pendante posée en
débord et sous l’égout de toit.
A - Implantation et mise en œuvre d’une souche
de cheminée en brique.
Egout de toitV a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
ENTRETENIR LES TOITURES ET LEURS ACCESSOIRES
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
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Créer un niveau supplémentaire, plutôt que de construire une extension neuve sur un terrain déjà bâti, limite : l’emprise au sol du bâti, l’imperméabilisation du terrain et la quantité des eaux pluviales récoltées ; ce qui a pour effet de diminuer le coût d’installation des réseaux électriques et de plomberie. Cela permet, également, d’a- méliorer l’isolation thermique (ravalement, traitement du comble).
Le choix de la création d’un niveau supplémentaire par surélévation ou de l’aména- gement du comble nécessite au préalable d’effectuer un diagnostic de la charpente de l’état des bois.
Restaurer une charpente
Tout d’abord il est indispensable de faire réaliser un diagnostic termites. Ensuite, les traces d’humidité et de parasites végétaux indiquent la présence de fuites en cou- verture (voir au recto). Les pièces de bois abîmées, seront consolidées si possible au moyen d’assemblages boulonnés, ou renforcées par une injection d’une résine spéciale pour les bois de charpente. Les parties trop abîmées, seront remplacées par des pièces en bois de même nature et selon le même type d’assemblage. Les coyaux, partie basse du pan de toit qui constitue l’égout de toit, devront être conser- vés ou refaits à l’identique.
Eclairer les combles nouvellement aménagés
• En cas de surélévation :
Si pour aménager les combles, il est nécessaire de surélever la charpente, alors le volume résultant doit être en harmonie avec le paysage environnant de la rue.
• Création de lucarnes
Dans tous les cas, l’aménagement des combles implique la création d’ouvertures en toiture. La création de lucarnes sera la solution privilégiée. Dans ce cas les nouvelles lucarnes seront de type traditionnel à deux pans ou à trois pans. Les percements en façade ne doivent pas être systématiquement surmontés d’une lucarne en toiture. Ces dernières seront composées dans l’axe des percements de façade. Elles doivent être de dimension plus haute que large, et d’une largeur infé- rieure à celle des baies qu’elles surplombent. Leur couverture doit être réalisée dans le même matériau que la toiture principale. Une seule lucarne engagée dans le mur (pendante) peut être réalisée par façade, car ce type de percement implique l’interruption de la gouttière de toit, et la multiplication des descentes d’eaux plu- viales.
• En cas de pose d’un châssis de toit
(ou fenêtre de toit, communément appelés Vélux du nom d’une marque), il faudra l’implanter sur le versant de toit qui ne donne pas sur rue. Il sera plus haut que large, et respectera les mêmes dispositions de composition qu’en cas de création d’une lucarne.
• Création d’une petite fenêtre
La solution de créer une petite fenêtre isolée dans la maçonnerie du pignon, pour éclairer le comble est également possible. Il faut toutefois veiller à ne pas multiplier les percements. Traditionnellement les pignons n’étaient ouverts qu’éventuellement pour des jours de souffrance ou des ventilations. La maçonnerie du pignon, pour éclairer le comble, est également possible. Il faut toutefois veiller à ne pas multiplier les percements. Traditionnellement les pignons n’étaient ouverts qu’éventuellement pour des jours de souffrance ou des ventilations.
Les égouts de toiture
présentent une rupture
de pente créé par une
pièce de la charpente :
le coyau. Coyau
Ferme classique avec poinçon sur l’entrait Ferme à entrait retroussé permettant l’aménagement des combles.
Les lucarnes crées pour l’aménagement des combles
s’inspireront des modèles existants :
lucarne pendante ou lucarne sur le versant de toiture
Les lucarnes créées respectent la composition
générale de la façade.
Panne
Arbalétrier
Poinçon
Entrait• Les baies des constructions
traditionnelles sont en
nombre limité : une ouverture
par pièce, diminuant ainsi les
déperditions thermiques.
• Les baies sont plus hautes
que larges, pour diminuer la
portée des linteaux et ce qui
favorise également la
pénétration du soleil dans la
profondeur des pièces.
• Il vaut mieux conserver les
ouvertures existantes et en
créer de nouvelles, que de
modifier leurs proportions.
• Les nouvelles ouvertures
respecteront les axes des
travées sans créer de
symétrie quand elle n’existe
pas à l’origine.
Les qualités
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• les fiches thématiques 3, 7.
• les fiches conseil 2, 3.
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sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
En pratique
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F I C H E C O N S E I L CRÉER UNE BAIE EN FACADE
5 5
La démarche
Les ouvertures des maisons traditionnelles, surtout en milieu rural, ne cor-
respondent plus à nos exigences de lumière. Aussi, lors de la réhabilitation
des anciennes maisons, l’aménagement des baies existantes et la création
de nouvelles baies sont des sujets qui se posent fréquemment. Lorsqu’il
s’agit de la transformation des constructions à usage agricole en maisons
d’habitation, les projets de nouveaux percements se cumulent à la trans-
formation des percements existants. Pour mener à bien ces projets, il faut
analyser les différentes façades de l’édifice concerné, pour déterminer
quelles façades peuvent être ouvertes, si la façade présente des ouver-
tures composées de façon aléatoire, ou si elle présente des ouvertures
organisées de façon ordonnée ou symétrique.
La création de nouveaux percements
• Tenir compte de l’orientation
La présence ou non de baies dans une façade, dépend de son orien-
tation. Ainsi la façade sud sera la plus ouverte, la façade nord restant assez
hermétique. Traditionnellement les pignons n’étaient pas percés. Une ou
deux ouvertures de taille réduite peuvent y être implantées.
• Respecter le rapport plein / vide existant
Les façades des constructions anciennes sont constituées majoritairement
de murs en maçonnerie. Les trumeaux (parties pleines entre deux baies)
étant plus larges que les ouvertures. Ces proportions doivent être mainte-
nue dans le cas de création d’une nouvelle baie. La surface pleine des
murs devra toujours être supérieure à la surface des percements.
• Respecter la composition de façade initiale
La plupart des façades du Pays de Beauce, surtout en milieu rural, ne sont
pas composées de façon ordonnée par rapport à un axe de symétrie ou d’a-
symétrie. La position des baies correspond à l’usage des pièces qui se
trouvent derrière. En revanche dans les bourgs les façades des maisons
suivent un tracé régulateur. Il faudra prolonger le type de composition de
façade lors de la création d’une baie.
• Des ouvertures plus hautes que larges
Les dimensions des ouvertures existantes sont variées dans le Pays de
Beauce. Elles correspondent aux diverses fonctions auxquelles elles étaient
initialement destinées : ventilation, éclairage, accès. Cependant, elles sont
toujours plus hautes que larges. Les nouveaux percements conserveront
cette caractéristique, ils seront plus hauts que larges.
• Conserver le mode constructif initial.
Si la construction est réalisée en ossature à pan de bois, ou colom-
bage, alors, la nouvelle baie sera constituée d’un encadrement en bois insé-
ré dans la structure primaire et qui portera le châssis de la porte ou de la
fenêtre. Les ossatures à pan de bois ne sont pas destinées à recevoir des
ouvrages en maçonnerie. En cas de réfection il ne faut, en aucun cas, créer
ou remplacer les cadres en bois par des linteaux maçonnés qui finiraient par
endommager la charpente.
Si la construction est réalisée en maçonnerie, alors, le linteau, destiné
à supporter la charge du mur situé au dessus de la baie, sera réalisé dans le
même matériau : pierre appareillée ou brique. L’appareil ainsi que la forme
du linteau et la couleur, texture et dimension des briques seront identiques
à ceux des baies existantes.
Exemples d’encadrements de baies
en brique et en pierre de taille.
La façade nord n’est pratiquement pas ouverte. Des
annexes se sont implantées sur cette façade, renforçant
ainsi son isolation thermique.
Les façades des maisons dans les villages comportent peu d’ouvertures.
Exemple de baies réalisées dans un
pignon à colombage.
La façade sud est ouverte par des fenêtres, portes et
lucarne disposées pour optimiser la fonctionnalité
intérieure.V a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
CRÉER UNE BAIE EN FACADE
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
40, rue Charles de Gaulle - 28 500 Cherisy
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L’aménagement des portes charretières
La baie charretière sera maintenue. Ensuite, il existe différentes possibilités d’aménagement :
• La porte peut être remplacée par une structure vitrée pour l’éclairement des pièces de vie situées à l’intérieur Cette structure sera située à l’intérieur de la baie. Elle peut être entièrement, ou partiellement vitrée. Dans ce dernier cas un remplissage en panneaux à colombage peut occulter en partie la baie.
• La porte charretière peut être remplacée par une porte de garage pour l’accès au stationnement d’une voiture à l’intérieur de la grange
La nouvelle porte sera adaptée aux besoins d’aujourd’hui. Par exemple installation d’une porte basculante, menuisée en larges planches en bois et surmontée d’une imposte pleine, pour respecter les anciennes proportions.
La transformation des granges ou bâtiments à usage agricole
Exemple d’aménagement d’une porte de garage.
Aménagement en maintenant la baie de la
porte de grange. Menuiserie vitrée en proportion avec la baie.
Création d’un remplissage pan de bois et de petites
ouvertures, en conservant le dessin de la baie d’origine.
Dans le cas d’une mutation de la grange en habitation, la baie charretière sera maintenue. De nouvelles ouvertures seront créées selon les principes énoncés précédemment (voir au recto).
Exemple d’aménagement d’une grange en habitation nécessitant la création et la transformation de baies.
avant après
avant après• Les portes et volets anciens
ont une facture et des
sections, adaptées aux baies
anciennes. Il est souhaitable
de les conserver et de les
restaurer lorsque leur état le
permet.
• La menuiserie en bois sur
mesure s’adapte
parfaitement à la baie
d’origine. Le chêne en
particulier présente une grande
longévité.
•Les fenêtres, les volets, les
portes doivent être peints.
• Le PVC est à proscrire.
C’est un matériau rigide, qui n’est
pas adapté aux déformations des
bâtiments anciens. Il dégage des
émanations extrêmement toxiques
en cas de feu. Il suffit d’un fer à
souder pour rentrer par effraction.
C’est un matériau non recyclable.
• Les bois exotiques ne sont
pas conseillés.
Les qualités
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• la fiche thématique 7.
• les fiches conseil 1, 5.
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
En pratique
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F I C H E C O N S E I L LES BAIES : REMPLACER LES MENUISERIES
6 6
La démarche
Les menuiseries, dans leurs
formes, dans leur qualité de bois
et dans leur dessin caractérisent
les façades. Elles ont, outre leur
rôle fonctionnel, une importance
essentielle dans le décor de la
façade. Les menuiseries ancien-
nes peuvent être en mauvais état.
Les fenêtres peuvent ne pas être
suffisamment isolantes. Pour les
remplacer il faudra respecter
certaines règles.
Imposte
vitrée
Portes pleines avec
Imposte vitrée
Portes vitrée avec imposte
Les portes
Si leur état le permet, les portes anciennes seront restaurées. Les ferrures seront conservées et réutilisées. Le cas échéant, les nouvelles portes respecteront l’une des factures d’origine décrites ci-après. Elles épouseront parfaitement la forme de la baie dans laquelle elles s’inscrivent. C’est à dire que lorsque le linteau de l’ouver- ture est un arc cintré, alors l’imposte ou l’ouvrant présentera le même cintre.
• Les différentes factures des portes d’origines.
Les portes sont vitrées ou pleines. Elles sont avec une imposte ou non.
- Les portes vitrées sont composées de 4 carreaux en partie supérieure. La partie inférieure est un panneau en bois menuisé. En pied une plinthe est posée sur toute la largeur. La poignée est en fer, de forme simple. La partie vitrée est égale en hauteur à la partie pleine. Une barre centrale les sépare. On trouve fréquemment au-des- sus de ces portes une imposte fixe. Cette dernière est généralement vitrée, à 2 carreaux. Elle permet l’éclairage et la ventilation de la pièce située derrière.
- Les portes pleines sont, soit réalisées par un assemblage de planches verticales, soit elle présentent la même composition que les portes vitrées.
Les portes charretières
Les portes charretières sont pleines, en bois souvent peint, à
deux vantaux, ouvrant toute hauteur. En pied une plinthe
est posée sur toute la largeur. Parfois, une porte d’accès aux
personnes est aménagée à l’intérieur de l’un des ouvrants.
De simples planches en bois sont assemblées verticalement.
Lorsqu’il n’y a pas de changement d’usage, alors il est
conseillé de conserver la porte charretière d’origine et de la
restaurer. Si la porte charretière s’ouvre sur une pièce nouvel-
lement aménagée en habitation ou en garage, alors il faut
conserver la forme de la baie.
La porte de garage peut être une porte basculante, en bois
peint ou avec un habillage en planches de bois peintes. La
partie supérieure sera traitée en imposte fixe et pleine en
bois comme la partie ouvrante.
Les matériaux
Les portes et volets anciens sont caractéristiques du Pays. Il convient de les conserver dans la mesure du possible. Différents types de matériaux sont utilisables pour les menuiseries :
• La menuiserie en chêne sur mesure
Elle est parfaitement adaptée à la baie d’origine. Elle épouse les angles, aspérités ou décalages de la baie ancienne. Le chêne, de grande densité, a une longévité de plusieurs siècles. Son prix relativement élevé est jus- tifié au regard de sa longévité et de sa qualité d’insertion.
• La menuiserie en bois
Industrialisée, elle peut également être préfabriquée en usine, aux cotes de la baie à pourvoir.
• La menuiserie aluminium ou acier laqué
Elle offre des qualités de durabilité et de facilité d’entretien. Ces menuiseries sont parfaitement adaptées aux sites très exposés aux intempéries. Elles sont préfabriquées aux dimensions de la baie à pourvoir. Leur sec- tion est faible, ce qui est un atout pour la qualité de l’éclairement, la gamme des couleurs proposée est assez large.V a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
LES BAIES : REMPLACER LES MENUISERIES
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Les volets
Les maisons dans les villages peuvent ne présenter des volets qu’au rez-de-chaussée. Les modèles anciens sont en bois plein. De larges planches sont assemblées, verticale- ment, maintenues par des barres de section demi-arrondie ou chanfreinée, sans écharpe. Ces barres sont placées sur la face vue du volet lorsqu’il est ouvert. Lorsqu’il est fermé, seu- les les planches assemblées verticalement sont visibles avec les ferrures. Des motifs déco- ratifs, de forme simple, sont découpés au tiers supérieur des ouvrants : jours de ventila- tion en losange, croissant de lune, trèfle, cœur...
Les pentures (pièces de ferronnerie permettant de poser le volet sur ses gonds) sont de forme simple : longue, droite. Elles sont peintes comme le reste des volets. Si leur état le permet, ces volets seront restaurés. Les ferrures seront conservées et réutilisées. Le cas échéant, les nouveaux volets respecteront la facture d’origine décrite ci-avant. Ils épou- seront parfaitement la forme de la baie dans laquelle ils s’inscrivent. C’est à dire que lorsque le linteau de l’ouverture est un arc cintré, alors le volet présentera le même cintre.
Dans les bourgs, les volets sont positionnés à tous les étages. On y trouve les modèles décrits précédemment et également un dispositif apparu au XIXème siècle, le volet persienné. Dans ce cas les persiennes sont à lames fixes. Les volets sont battants. Ils se rabattent sur la façade, de part et d’autre de la baie. Ces volets peuvent être restaurés. Le cas échéant, les nouveaux volets respecteront cette facture. Au rez-de-chaussée, seul le tiers supérieur peut être persienné. Ils épouseront parfaitement la forme de la baie dans laquelle ils s’inscrivent. C’est à dire que lorsque le linteau de l’ouverture est un arc cintré, alors le volet présentera le même cintre.
Dans tous les cas les pentures doivent être de forme simple, peintes de la même couleur que la partie menuisée. Les écharpes sont à proscrire.
Les volets roulants métalliques ou, mieux, en bois peuvent être installés sur les construc- tions datant de la fin du XIXème siècle à la condition impérative que leur coffre soit invisible depuis l’extérieur, placé à l’intérieur de l’habitation ou derrière un lambrequin. Le rail sera inséré dans la maçonnerie, au ras des fenêtres et non au nu extérieur de la maçonnerie.
Volets en bois plein, peints.
Barre
Penture
Jour de
ventilation
Proportions des fenêtres aux
XVIIIème et XIXème siècle.
Fenêtre à deux ouvrants
découpés chacun en trois
carreaux.
Les fenêtres
Les fenêtres sont en bois peint, à un vantail pour les baies secondaires. Le
plus souvent elles sont à deux vantaux. Pour les modèles les plus courants,
les vantaux sont re-découpés par des petits bois formant une partition en
trois carreaux égaux et de proportion verticale. Les vantaux à quatre car-
reaux concernent les édifices les plus anciens XVIIème et plus, et dont les fenê-
tres sont de grandes dimensions.
Les fenêtres anciennes de qualité seront conservées et restaurées. Il est
fréquent de poser de nouvelles fenêtres pour bénéficier des normes actuelles
d’isolation. Dans ce cas, il faut veiller à ce que les sections des profils
menuisés ne soient pas trop importants. Les modèles dits “de la réhabilita-
tion” qui se posent sur les châssis dormants existants (partie fixe de la menui-
serie scellée dans le mur), sont à proscrire. Ils épaississent de façon importan-
te la section des profils menuisés, et diminuent d’environ 20% la surface d’é-
clairement. Pour les fenêtres industrielles, les petits bois sont rapportés sur le
double vitrage. Ils devront être apposés aussi bien sur la face extérieure que
sur la face intérieure de la fenêtre. Ils seront exclusivement en bois comme les
châssis de la fenêtre, peints dans la même couleur. Les ouvrants à carreau
unique seront réservés aux baies de faibles dimensions.
Les fenêtres doivent épouser la forme des baies. Par exemple les baies cin-
trées doivent comporter des menuiseries de fenêtre qui épousent la forme de
l’arc.
Jour de ventilation en forme de cœur• Pour ne pas être dénaturée,
il est préférable que la
construction d’origine
conserve des proportions
plus importante que celles
de l’extension.
• Les volumes juxtaposés ne
se déforment jamais de la
même façon (dilatation des
matériaux, gonflement du
terrain). Il est préférable,
pour cette raison que les
volumes ne soient pas dans
le même plan.
Les qualités
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• la fiche thématique 7.
• les fiches conseil 1, 5, 6.
Pour tous renseignements administra-
tifs, consulter la mairie. Pour tous
renseignements concernant l’archi-
tecture, l’urbanisme ou le paysage,
consulter le CAUE ou le Service
Départemental de l’Architecture et du
Patrimoine.
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
En pratique
• Les constructions du Pays de
Beauce se sont réalisées au
cours du temps par adjonction
successives de volumes
rapportés sur la construction
d’origine. Le principe même
d’extension est donc
caractéristique des
architectures du Pays.
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C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
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Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
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CRÉER DE NOUVELLES SURFACES :
EXTENSIONS, ANNEXES ET VÉRANDAS
7 7
Maison d’origine
Extensions
Longitudinales
Extensions
Transversales
Extensions
Perpendiculaires
La démarche
Une maison survit souvent à ses premiers utilisateurs. Les évolutions des modes de vie peuvent entraîner des modifications d’usage, la nécessité de créer de nouvelles surfaces. La démarche consistera d’une part à identifier précisément les besoins à long terme et à analyser la logique architecturale d’origine. La maison traditionnelle ne doit pas être dénaturée. Dans tous les cas, il est important de faire appel à un maître d’oeuvre compétent pour élaborer un projet architectural en bonne relation avec l’existant. Les extensions sont en continuité physique avec la construction initiale. Les annexes, qu’elles soient dédiées à l’habitat ou à d’autres fonctions (garage, rangement, abri de jardin...) sont indépendantes. Les vérandas sont conçues avant tout pour ouvrir un panorama, apporter des vues larges à la pièce de vie.
Quelle que soit la nature de la surface à créer, il faut connaître les possibilités de construction, les modes d’implantation par rapport aux limites de parcelles ..., afin de s’y conformer. Ces règles sont définies par le règlement d’urbanisme en vigueur sur le lieu : Règlement National d’Urbanisme, Carte Communale, Plan Local d’Urbanisme, selon les cas.
Agrandir la
maison d’origine :
créer une extension
Le volume doit être de moindre impor-
tance que celui de la maison. Le mode
constructif, les matériaux, le décor
seront soit exactement identiques (conti-
nuité d’expression), soit résolument
contemporains (rupture). Dans ce dernier
cas la sobriété est conseillée. Les baies et
leur organisation suivront la logique de la
construction initiale, si l’extension est en
continuité d’expression.
Différents mode d’adjonction sont
possible:
• Extension longitudinale
L’extension longitudinale peut s’effectuer
en conservant l’axe du faîtage, par volume
décroissants (A, B), ou en positionnant le
faîtage de l’extension perpendiculaire-
ment, au niveau ou sous la ligne des
gouttières de la maison d’origine ( C),
(appenti).
• Extension transversale
L’extension transversale est conditionnée
par la nécessité d’éclairement. Elle est
réalisée dans la plupart des cas sous
forme d'appentis plus large que profond
(D, E). Elle peut également, ce qui est plus
rare pour des raisons de coût de charpen-
te, avoir son faîtage perpendiculaire et
raccordé à la pente du toit principal (F).
• Extension perpendiculaire
L’extension perpendiculaire est une juxta-
position de nouveaux volumes, d’impor-
tance égale au premier volume (G).
Les appentis pourront être composés avec
le mur de clôture.
Remarque
La création de surface habitable dans
une construction doit faire l’objet d’un
projet architectural ainsi que d’une
autorisation administrative auprès de la
mairie : déclaration de travaux ou permis
de construire le cas échéant. Il est vive-
ment conseillé de s’adresser à un architec-
te compétent.
A
B
C
D
E
F
GV a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
CRÉER DE NOUVELLES SURFACES : EXTENSIONS, ANNEXES ET VÉRANDAS
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Implanter une annexe
Les annexes seront si possible intégrées à la composition de la clôture, et sur l’une ou l’autre des limites séparatives de propriété.
Leur volume est un simple rez-de-chaussée. Il doit être de moindre importance que celui de la maison.
Dans le cas de création d’un garage, les accès existants seront maintenus. Le garage sera positionné derrière la clôture existante, sans modification de cette dernière.
Créer une véranda
• Le fonctionnement des vérandas
L’objet d’origine de la véranda est d’apporter un éclairement maximum, d’ouvrir des vues, un panorama ... Pour cela la construction d’importantes surfaces vitrées est nécessaire. Lorsque la véranda est conçue comme une “boite” de verre du toit inclu au sol, il faut prendre en compte :
- L’isolation thermique :
entièrement vitrée, même s’il s’agit de double vitrages performants, la véranda
devient un véritable four en été, et est glacé en hiver.
- La condensation :
l’humidité, dûe à la vapeur d’eau contenue dans l’air, se dépose sur les points froids
par condensation. Le vitrage de toiture est donc rapidement trempé en hiver et plus
particulièrement la nuit. Parfois même l’eau ruisselle.
- Le confort acoustique :
le sol des vérandas doit être carrelé pour la raison précédente. Avec les parois en
verres, les sons, discussions ou autres sons aériens sont réfléchis et amplifiés.
Pour toutes ces raisons, la véranda entièrement vitrée sera réservée à la création d’un “jardin d’hiver”. Le jardin d’hiver n’est pas conçu pour être une pièce de vie, mais plutôt une serre. Il n’est pas chauffé. C’est un espace tampon entre l’exté- rieur et l’intérieur. En hiver, il permet de protéger les plantations les plus fragiles du froid. Pour l’été, Il doit disposer d’un système d’aération en toiture et de sto- res contre l’ensoleillement.
Pour créer une pièce de vie, offrant de larges vues, en extension du salon /séjour, seuls les murs doivent être vitrés. Le vitrage porté par une structure en bois ou en métal, doit reposer sur un soubassement en maçonnerie de plusieurs dizai- nes de centimètres. Les baies ainsi vitrées doivent pouvoir s’ouvrir entièrement. Le toit est constitué d’une charpente dans le même matériau que la structure (bois ou métal) couverte de tuiles ou d’ardoises et isolée thermiquement.
• Le positionnement d’une véranda aux seuls “murs” vitrés
Disposée au sud elle s’éclairera d’une lumière vive dans la journée, et subira une grande amplitude thermique avec le cycle des jours et des saisons. Il faudra donc prévoir, de positionner les ouvrants en face d’autres fenêtres ouvrantes pour créer un courant d’air l’été ; d’installer des stores à lames horizontales pour se protéger de la lumière crue ; de positionner des rideaux isolants pour absorber en partie le rayonnement froid la nuit en hiver.
Disposée au nord elle s’éclairera d’une lumière douce et permanente, l’ampli- tude thermique sera moins grande que dans le premier cas. Il faudra placer des rideaux isolants pour absorber en partie le rayonnement froid.
• Les volumes de la véranda
Voir au recto “comment créer une extension” solutions (B), (C), (D), (E).
• La structure de la véranda
La structure de la véranda sera en ossature bois ou métal. La couleur sera choi- sie en harmonie avec les couleurs des menuiseries extérieures.
Pour le choix du bois on privilégiera les bois durs, de qualité certifiée.
L’ossature métal sera en acier galvanisé ou en aluminium laqué. L’aluminium anodisé présente pour inconvénient majeur son aspect : ton naturel ou métallisé. Le PVC est à proscrire. C’est un matériau rigide, qui dégage des émanations extrê- mement toxiques en cas de feu. Il suffit d’un fer à souder pour rentrer par effrac- tion. C’est un matériau non recyclable.
Véranda aux seuls murs vitrés, projet de Michel JUBERT, architecte
DPLG.
Lors de la création d’une annexe, le mur de clôture doit être conservé. L’annexe s’implante juste derrière.La démarche
Avant de construire une maison, il faut s’interroger sur le
choix du terrain, sur sa situation par rapport au reste du
village. Ensuite il faut implanter la construction de maniè-
re judicieuse sur le terrain pour dégager un maximum de
surface utile, pour diminuer les déperditions thermiques,
pour se protéger des vents dominants ... Quelle que soit la
nature de la surface à créer, il faut connaître les possibili-
tés de construction, les modes d’implantation par rapport
aux limites de parcelles ..., afin de s’y conformer. Ces
règles sont définies par le règlement d’urbanisme en
vigueur sur le lieu : Règlement National d’Urbanisme,
Carte Communale, Plan Local d’Urbanisme, selon les cas.
Les caractéristiques de l’implanta-
tion des constructions dans le Pays
Drouais
Quelle que soit la taille des villes, bourgs ou villages et leur site d’insertion vallée, plaine ouverte ou accompa- gnée de bosquets, la caractéristique qui leur est commune est de présenter un paysage urbain rassemblé. Les bourgs sont constitués de rues formées par les bâtiments à l’alignement de la voie, ou par des murs de clôture. Les jardins sont positionnés en arrière de parcelle. Les constructions anciennes se sont grou- pées, formant au fil du temps et des constructions successives, un centre bourg ou centre ville organisé autour de l’espace minéral qu’est la place de l’église. L’urbanisation récente est diffuse. Elle s’est réalisée sur les franges des bourgs et villages d'origine, en contradiction avec leur profil compact.
L’implantation des nouvelles constructions dans le bourg
ou le village
L’implantation des nouvelles constructions dans les bourgs respectera ces caractéristiques de regroupement. Dans la mesure du possible, les maisons s’accoleront les unes aux autres. Elles seront mitoyennes. Cette disposition contribue à la qualité des espaces publics que sont les rues, places ou placettes. La mitoyenneté per- met également une économie d’énergie, en protégeant les pignons des vents dominants et de l’ensoleillement direct. La mitoyenneté est un facteur de cohésion sociale. Les habitants diminuent leurs charges (climatolo- giques, construction et entretien des clôtures, murs mitoyens sans ravalement). Les nuisances sonores dans les jardins sont identiques que les maisons soit mitoyennes ou situées à 10 ou 20m. Par rapport aux vues, la mai- son mitoyenne ou accolée n’est pas sous le regard de tous les voisins. Les vues ne sont pas directes mais en biais. La place libérée sur la parcelle par l’implantation en limite est alors plus grande.
Remarque
La création de surface habitable dans une construction doit faire l’objet d’un projet architectural ainsi que d’une autorisation administrative auprès de la mairie : déclaration de travaux ou permis de construire le cas échéant. Il est vivement conseillé de s’adresser à un architecte compétent.
• Les constructions du Pays de
Beauce sont regroupées, à
l’alignement de la voie.
Elles sont mitoyennes.
• Les constructions diffuses
sont à éviter.
Les qualités
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• les fiches thématiques 5, 6, 7.
• les fiches conseil 1, 5, 6, 9.
Pour tous renseignements administra-
tifs, consulter la mairie. Pour tous
renseignements concernant l’archi-
tecture, l’urbanisme ou le paysage,
consulter le CAUE ou le Service
Départemental de l’Architecture et du
Patrimoine.
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
En pratique
Dans les centres bourgs, les maisons accolées
forment un front bâti continu.
En l’absence de mitoyenneté, de hauts murs de clôture en maçonnerie maintiennent la continuité du front bâti.
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L’IMPLANTATION
DES NOUVELLES CONSTRUCTIONS
8 8V a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
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Les extensions urbaines
Les extensions urbaines respecteront les dispositions précédentes. Construire à dis- tance de l’agglomération existante ou en dehors de son prolongement immédiat, c’est :
• augmenter le coût de raccordement aux réseaux du village ;
• augmenter sa facture énergétique en ne profitant pas de l’effet de la
mitoyenneté ;
• être contraint d’utiliser sa voiture pour accéder aux services offerts dans
l’agglomération (commerces, voisinage, services, ramassage scolaire, écoles...).
Toutes les extensions urbaines programmées devront faire l’objet d’une étude préalable en plan de masse, permettant de prendre en compte l’insertion du pro- jet dans le paysage, le bon dialogue entre les constructions projetées et celles exis- tantes, le raccordement du réseau des nouvelles voies à celui en place. Les lotisse- ments en impasses sont à éviter.
L’implantation des constructions sur la parcelle, et
l’adaptation au terrain
Si la nouvelle construction ne peut être réalisée en mitoyenneté de part et d’autre, il faut toutefois maintenir l’implantation sur l’une des deux limites séparatives de propriété et si le règlement d’urbanisme en vigueur le permet (carte communa- le, PLU), l’implantation à l’alignement de la voie. En cas contraire, l’alignement sur rue est maintenu par l’édification d’un mur de clôture en maçonnerie.
Les constructions doivent s’adapter à la configuration du terrain. Pour cela, il faut tout d’abord identifier les caractéristiques du terrain : bois, arbre isolé, mare, points de vue, pente... Ces caractéristiques sont à prendre en compte et à intégrer dans la composition du projet. En particulier, ce sont les nouvelles constructions qui doivent s’adapter au terrain et non l’inverse. En cas de terrain en pente, les décro- chements de volumes accompagneront la déclivité. Les terrassements et les affouillements sont vivement déconseillés.
Formes et qualité environnementale
En milieu ouvert, l’implantation des maisons tenait compte de l’orientation des vents dominants pour s’en protéger. Les ouvertures principales étaient dirigées vers le sud. L’orientation des nouvelles constructions, devra prendre en compte les dispositions existantes dans le voisinage. Au sud, la façade peut être largement ouverte vers l’extérieur. Elle abritera de préférence les pièces de vie. Au nord, les ouvertures doivent être plus petites et moins nombreuses pour éviter que le froid ne pénètre.
La volumétrie entre aussi en compte dans les déperditions thermiques. Les volu- mes les plus ramassés et simples, tels les volumes des maisons traditionnelles du Pays, limitent les surfaces en contact avec l’extérieur (sols, murs, toitures) ; ce qui permet de diminuer les pertes ou les apports de chaleur. Pour un même volume, une même surface et avec les mêmes matériaux, une maison compacte consomme moins d’énergie qu’une maison présentant des volumes fragmentés.
Enfin, prendre en compte la qualité environnementale consiste à :
- étudier le mode de chauffage, ventilation et isolation le plus économe et le
moins polluant, et si possible préférer les techniques de production d’énergie
renouvelable (énergie solaire, bois...)
- tirer parti des apports naturels (eau pluviale, énergie solaire...) ;
- choisir des matériaux naturels recyclables et non de synthèse (bois, torchis,
terre cuite...)
- exiger un chantier “propre” et une collecte sélective des déchets de chantier (matériaux, emballages...).
Ce sont les constructions qui doivent s’adapter à la pente du ter-
rain et non le terrain qui doit être remodelé pour s’adapter à la
nouvelle construction.
En plaine, les vents dominants sont puissants. Les maisons iso-
lées ne peuvent s’en protéger en s’accolant les unes aux autres
comme dans les villages. Dans ce cas leur implantation est gui-
dée par l’orientation des vents dominants venants du nord-
ouest. Le pignon est dans l’axe des vents.
Les façades sont pour leur part orientées vers le sud-ouest et le
nord est. Ainsi, la façade principale est à l’abri des vents, elle
s’ouvre au sud-ouest pour profiter du soleil de la seconde moi-
tié de journée. La façade nord-est est peu ou pas perçée...
Façade sud avec ouvertures. Façade nord plus fermée.• Les haies abritent une
faune et une diversité
d’espèces végétales qui
contribuent à l’équilibre
écologique du Pays.
• Pour éviter l’emploi de
désherbant chimique,
recouvrir le sol de paille,
d’écorce ou d’un film
plastique opaque.
• Les sols ne doivent pas être
étanches. Les revêtements
bitume et béton sont proscrits.
• L’aulne, arbre typique des
vallées du Pays Drouais, est
atteint par le phytophthora
de l'aulne. Il faut nettoyer les
outils de coupe et brûler les
déchets d’abattage pour
éviter de disséminer la
maladie.
Les qualités
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• la fiche thématique 6.
• les fiches conseil 2, 3, 6.
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
En pratique
La démarche
Les abords des constructions sont organisés par des espaces dédiés à divers usages : cour d’entrée, espace de circulation, espace de travail pour les anciennes exploitations agricoles, jardin d’agrément, verger... De ces usages dépendent la nature des aménagements. L’organisation initiale a souvent été choisie judicieusement. Il est donc souhaitable de la conforter.
Pour aménager les abords il faudra, en premier lieu, respecter la logique d’organisation des villes et des villa- ges. Ensuite, les vues à conserver ou à dissimuler depuis l’intérieur de la maison et depuis les espaces extérieurs seront repérées. De la même façon, les vues depuis l’espace public seront analysées. La vocation des espaces à aménager, les végétaux existants à conserver ou à supprimer, les plantations et les cheminements à réaliser seront étudiés en plan et en volume.
A la périphérie des villages
La végétation arborescente des jardins d’agrément ou potagers, situés à l’arrière des parcelles, crée un écrin végétal à la périphérie des villages. Ces plantations doivent être conservées et reconduites dans le cas d’ex- tensions de village.
Les espèces locales adaptées au sol et au climat seront choisies : feuillus en port libre tels chênes, frênes, hêt- res, charmes ou bouleaux ; le cas échéant en milieu humide : saules blanc ou marsault, bouleaux.... Isolés, en bosquet, ou en alignement, ils apportent de l’ombre et créent des écrans de protection contre le vent. Pour les arbustes on privilégiera des espèces telles que : noisetier, aubépine, prunellier, fusain d’europe, cor- nouiller sanguin, viorne lantane, troène sauvage, sureau...
Les vergers et potagers
Les vergers seront plantés d’arbres alignés ou en quinconce. Leur sol sera enherbé. Il est préférable de choi- sir des espèces anciennes, de pommiers, poiriers, cerisiers.... dont les fruits sont résistants et parfumés. Les potagers seront positionnés de préférence à l’abri du vent. Par exemple, abrités par les ouches, derrière le verger ou un haut mur maçonné. Ils peuvent être aménagés selon des carrés de différentes cultures et fleurs. Ils peuvent être accompagnés de quelques arbres. Les allées du potager sont elles-aussi enherbées.
Le jardin d’agrément
Souvent situé à l’arrière de la maison, le sol du jardin d’agrément peut présenter différents traitements de sols qui seront toujours perméables : allées empierrées, engravillonnées, avec des dalles, enherbées avec ou non des dalles en pas japonais. Les autres parties sont enherbées. Comme dans les cours, des bosquets, des arbustes décoratifs, ainsi que des plantes grimpantes et des vivaces sont plantés pour animer le jardin : noyer, meri- sier, sorbier, buis, osmanthe, filaria, cortaderia, chèvre-feuille, vigne, glycine, clématite, rosiers, hortensias, par exemple.
Les cours
Elles permettent de desservir les différentes fonctions d’habitation, de parking, d’activité agricole, d’accès au jar- din d’agrément... Elles sont situées, dans la plupart des cas, à l’avant de la parcelle. Leur pratique induit un trai- tement de sol robuste et drainant comme un sol stabilisé, sablé, empierré ou gravillonné. Les revêtements étanches comme les dalles en béton ou le bitume sont à proscrire, car en cas d’orage violent, les eaux s’écoulent difficilement. Des débordements se produisent, pouvant aller jusqu’à l’éclatement de la conduite. Les inondations sont alors favorisées. es nouvelles voies à celui en place. Les lotissements en impasses sont à éviter.
Accompagnement végétal des constructions aux abords de la mare. Alternance des constructions, des clôtures minérales et végétales et des arbres de hautes tiges. Rouvres.
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
40, rue Charles de Gaulle - 28 500 Cherisy
www.pays-drouais.com
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F I C H E C O N S E I L AMÉNAGER LE PAYSAGE DE PROXIMITÉ
9 9Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
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AMÉNAGER LE PAYSAGE DE PROXIMITÉ
Les haies
Les haies permettent de structurer les différents espaces composant les abords, d’abri- ter du vent certaines plantations. Elles jouent un rôle important dans la gestion des eaux pluviales et dans le maintien de la biodiversité.
• Les haies libres sont composées d’arbustes et d’arbres à feuilles caduques. Les haies doivent être plantées d’au moins trois espèces, pour renforcer leur garnissage, l’é- quilibre écologique, la résistance aux maladies et l’harmonie paysagère grâce aux variations saisonnières. Pour le choix de quelques unes des essences conseillées voir ci-avant § A la péri- phérie du village. Les plants seront positionnés en deux rangées en quinconce, en les espaçant suffisamment pour permettre leur croissance.
• Les haies taillées sont composées d’une association d’arbustes à feuilles
caduques ou persistantes ou les deux en mélange.
Elles sont taillées strictement sur les 3 faces deux ou trois fois par an. Ce sont des haies clô- ture de 1 à 2 m de hauteur. Les essences résistantes à la taille et adaptées au site sont : le fusain, le charme, l’aubépine, le noisetier, le cognassier du japon pour les essences à feuilles caduques et, pour les essences à feuilles persistantes : le troène, le laurier, le houx, le buis, le berberis...
Les haies de conifères comme le thuyas sont à proscrire. Il s’agit d’une famille de végé- taux exogène, qui dénature, banalise et uniformise le paysage du Pays Drouais. De plus, les thuyas sont sensibles aux maladies et parasites et nécessitent des tailles constantes pour limiter leur hauteur.
Les clôtures : murs, porches et portes
Dans les villages, lorsque les maisons ne sont pas accolées, les clôtures maçonnées établis- sent le lien entre les constructions. Les perceptions à l’intérieur des rues des villages sont donc marquées par un traitement minéral, ponctuellement accompagné de végétation trottoirs enherbés et parfois fleuris, haies qui dépassent de la clôture. Les murs de clô- ture sont en maçonnerie de pierre calcaire, hourdés à la chaux. Leur partie supérieure est protégée de la pénétration des eaux de pluie par un chaperon. Ce chaperon est maçonné, ou recouvert de tuiles de terre cuite. Les porches et portes piétonnes sont parfois accolés. Le porche est encadré par des piliers engagés dans la maçonnerie du mur. Ils sont en maçon- nerie de pierre taillée ou plus rarement de brique. Le linteau supérieur est droit, parfois cin- tré. Il est recouvert de tuiles plates en terre cuite. La porte cochère est en bois.
• Pour les constructions existantes,
les murs de clôture, porches et portes piétonnes seront entretenus et conservés. La création de nouveaux percements dans les murs doit être évitée ou limitée aux impératifs fonctionnels justifiés. Dans tous les cas, l’utilisation des porches existants doit être privilégiée.
• Pour les nouvelles constructions,
les clôtures varieront en fonction de leur situation. En périphérie des villages, il pourra s’agir d’un muret maçonné (d’une hauteur d’1 mètre environ) doublé d’une haie vive végéta- le ; ou simplement d’une haie vive. A l’intérieur des villages, les clôtures respecteront le dispo- sitif décrit pour les constructions existantes (hauts murs maçonnés...).
Les bordures de trottoir
Au pied des murs de clôture ou des constructions, les trottoirs sont enherbés et plan- tés de bulbes fleuris ou de haies très basses taillées. Outre leur intérêt esthétique, les plantations permettent de limiter l’étanchéité des sols en maintenant des espaces en pleine terre. Ainsi, l’eau n’est pas emprisonnée sous le revêtement étanche, ce qui limite les remontées d’eau par capillarité dans les murs. La présence de terre végétale limite le rebond des eaux de pluies qui détériorent les pieds de mur. Les bulbes avides d’eau, comme l’iris, drainent le pied de mur. Dans la mesure du possible, les trottoirs seront de préférence non étanche, en sol stabilisé et sablé avec une fine bordure enherbée et plantée de bulbes.
Le “petit patrimoine”
Les abords des constructions sont souvent accompagnés d’éléments de “petit patrimoine” bâti ou naturel : appentis, puits, fours, mares, arbre remarquable unique... Il faut les conserver car ils témoignent des activités passées, d’un savoir faire constructif, d’une nécessité de drainage, ils servent de signal ou de repère... Ils peuvent être utiles (appentis, muret) ou le devenir (puits). Ils devront être entretenus et conservés en adoptant les techniques initiales.
Mur de clôture en bauge avec chaperon maçonné et
contreforts en brique. Escorpain
Escholtzia en fleur en pied de mur sur rue. Abondant.
Portail avec piliers en brique. Tremblay-les-Villages
Saule isolé remarquable. Boullay-les-Deux-Eglises.La démarche
La construction actuelle de bâtiments d’activité liés aux nouveaux modes
de production agricole s’effectue le plus souvent à l’extérieur des exploi-
tations. Les bâtiments sont répartis dans le paysage agricole, isolés des
hameaux, villages et bourgs. Ils sont de grandes dimensions. Aussi ont-ils un
impact très fort sur le paysage, qu’ils dévalorisent. Il est donc essentiel de
rechercher les moyens d’intégrer le mieux possible ces nouveaux bâtiments d’activité. Il faut étudier au mieux : l’implantation du bâtiment, le traitement de ses abords et son architecture (volumes, matériaux et couleurs).
L’implantation des nouveaux bâtiments
Dans tous les cas, il faudra étudier l’implantation au regard du fonctionnement de l’exploitation, de l’orientation du parcellaire existant, du relief, de la végétation à conserver ou à créer, des éventuels mouvements de terrain à réaliser (déblais ou remblais)...
Ensuite, le choix du site d’implantation devra, si possible, respecter les dispositions suivantes :
• S’implanter au plus près des constructions existantes
pour former une continuité avec le village ou la ferme, et éviter ainsi la dispersion du bâti dans le paysage. Toutefois, les règles en vigueur, concernant les distances minimales par rapport aux habitations pour certains types de bâti- ments d’exploitation doivent être respectées.
• Eviter l’implantation en ligne de crête, ou ligne de rupture de pente,
qui expose le bâtiment au vent et renforce son impact visuel dans le paysage.
• Préférer les implantations sur un terrain plat,
ou lorsque le cas se présente adossées contre un léger relief. Si la construction en terrain plat ou adossée contre un relief n’est pas possible, éviter une implantation perpendiculaire aux courbes de niveaux qui implique des remblais importants.
• Permettre des évolutions ultérieures
Le site choisi doit permettre une éventuelle extension ultérieure.
• Eviter les implantations sur
les lignes de crête ou de
rupture de pente, et
perpendiculaires aux
courbes de niveaux.
• Les matériaux brillants et
réfléchissants sont à
proscrire comme la couleur
blanche.
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• les fiches thématiques 3, 5.
• la fiche conseil 9.
Toute nouvelle construction doit faire
l’objet d’un projet architectural ainsi
que d’une autorisation administrative
auprès de la mairie : déclaration de
travaux ou permis de construire le cas
échéant. Il est vivement conseillé de
s’adresser à un architecte compétent.
Pour tous renseignements administra-
tifs, consulter la mairie. Pour tous ren-
seignements concernant l’architectu-
re, l’urbanisme ou le paysage, consul-
ter le CAUE ou le Service
Départemental de l’Architecture et du
Patrimoine.
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
En pratique
Le traitement des abords
• Planter des arbres et arbustes
La plantation d’arbres de haute-tige et d’arbustes devra être suffisante pour minimiser l’impact visuel du bâtiment de grandes dimensions. Il ne s’agira pas de masquer la construction à venir, mais plutôt de l’intégrer à un paysage végétal aménagé pour l’occasion. Cet aménagement devra être à l’échelle de la construction projetée. Un plan de paysagement devra être réalisé. Il intégrera différentes composantes : haies brise-vent, arbres en bosquet et haies libres.
• Planter des haies
Les haies brise-vent comporteront en plus des arbustes, des arbres pouvant être conduits soit en cépées (plu- sieurs troncs) soit en haut jet (tronc unique). Ils pourront à terme dépasser les 15 mètres de haut. Deux autres niveaux visuels seront plantés, un étage intermédiaire à base de recépés et un étage bas avec des arbustes d’essen- ces mélangées. Merisier, orme résistant, châtaignier, érable plane, chêne pédonculé, sont des arbres de haut-jet adap- tés au Pays de Beauce. Pour la plantation des arbres en bosquet, il faudra choisir des essences locales : chênes, frênes, hêtres, charmes, bouleaux... La plantation de conifères est à proscrire.
Bâtiments d’activité adossés à un bosquet
Bâtiments d’activité accolés à une pente
Bâtiments d’activité en prolongement des implantations bâties
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
40, rue Charles de Gaulle - 28 500 Cherisy
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INTÉGRER DES BÂTIMENTS D’ACTIVITÉ
DANS LE PAYSAGE
10 10Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
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Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
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INTÉGRER DES BÂTIMENTS D’ACTIVITÉ DANS LE PAYSAGE
Pour les haies vives, les essences adaptées sont le
fusain, le charme, l’aubépine, le noisetier, le cognassier du
japon, pour les essences à feuilles caduques et, pour les
essences à feuilles persistantes : le troène, le laurier, le
houx, le buis, le berberis... Les plantations seront situées au
moins à 4 ou 5 mètres du nouveau bâtiment pour leur lais-
ser la place de se développer sans le toucher.
Les haies de résineux comme le thuyas sont à proscrire. Il
s’agit d’une famille de végétaux exogènes, qui dénature,
banalise et uniformise le paysage. Les thuyas sont sensibles
aux maladies et parasites et nécessitent des tailles cons-
tantes pour limiter leur hauteur.
L’architecture des nouveaux
bâtiments d’activité
• Les volumes
En fonction de la nature de l’activité abritée par le nouveau
bâtiment, il faudra étudier la possibilité de fractionner
le volume, soit en plusieurs corps, soit en créant des
décrochements significatifs de toiture et/ou de façade. Cela
dans le but de créer des nouveaux volumes de dimensions
proches des anciens. Plusieurs bâtiments de taille tra-
ditionnelle s’intégreront plus facilement au paysage.
L’étude de la volumétrie de la toiture et de sa pente
permettra de diminuer l’effet de masse du nouveau
bâtiment. L’absence de toiture inclinée est déconseillée :
une toiture terrasse serait onéreuse (réalisation d’une étan-
chéité multicouche) et renforcerait l’impression d’un volu-
me trop massif. Il est donc vivement recommandé de réali-
ser une toiture à deux pans, selon les caractéristiques des
toitures du Pays Drouais. Les pentes seront telles que la
hauteur du toit approchera, si possible, au minimum 1/3 de
la hauteur totale du bâtiment.
Des ouvertures peuvent être aménagées soit sous
l’égout de toit, longues bandes horizontales qui
soulignent la toiture, soit dans le pignon, ouverture
ponctuelle verticale. Ceci afin d’apporter un éclairage
naturel et d’animer les façades du nouveau bâtiment. Dans
ce dernier objectif, il est également possible de laisser visi-
ble la trame de la structure de la construction.
• Les matériaux
Les matériaux seront choisis en fonction des critères
suivants : qualité environnementale, durabilité, aspect
mat. Les matériaux naturels comme le bois, la pierre du
Pays, les tuiles seront préférés aux autres. Les matériaux
transformés comme le bardage métallique peuvent conve-
nir (bardage d’acier galvanisé ou laqué, poly-carbonate ou
verre).
Les matériaux de synthèse issus de l’industrie pétro-chi-
mique sont à éviter. Les bardages seront posés au dessus
du sol naturel, pour qu’il ne se dégrade pas, sur un sou-
bassement en maçonnerie de pierre de préférence, d’une
hauteur de 60 à 90 cm environ. Le bardage sera posé par
bandes verticales.
• Les couleurs
Les couleurs trop claires, le blanc, les couleurs vives (pures),
les finitions brillantes sont à proscrire. Il faudra choisir
dans la gamme des teintes sombres, éteintes (non
pures) proches du noir : vert-gris, brun-rouge, bleu-
anthracite... Les finitions mates absorberont la lumiè-
re et éviteront le scintillement du bâtiment par réflexion.
Le choix d’une couleur unique pour chaque volume per-
mettra de minimiser l’impact visuel d’un bâtiment de gran-
des dimensions. Si plusieurs volumes sont construits, alors
la couleur choisie peut être déclinée en saturation (plus ou
moins soutenue) pour différencier les bâtiments.
Fractionnement des volumes et couleurs mates et sombres permettent de rompre la linéari- té et de diminuer l’impact des bâtiments dans le paysage.
Bardage acier laqué bleu anthracite.Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
Une présence très forte des maté-
riaux locaux dans le bâti :
• Murs en bauge, en torchis, en
maçonnerie, enduite ou non.
• Le paysage bâti du Pays
Drouais est caractérisé par
la très grande variété des
matériaux et techniques
constructives.
L’utilisation de matériaux exogè-
nes engendre une banalisation
des constructions :
• La plupart des matériaux
indutriels sont “coûteux” en
terme environnemental. Il
est conseillé d’utiliser les
matériaux régionaux neufs ou
en récupération.
Les qualités
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• les fiches thématiques 2, 3, 4.
• les fiches conseils 2, 3.
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
En pratique
Matériaux et géologie : des liens étroits
La géologie du Pays Drouais est constituée, à l’ère secondaire, principalement par des craies blanches à silex et des craies marneuses recouvertes d’une couche, conséquente, d’argile à silex. A l’ère tertiaire, les sables du Thymerais sont déposés au bord des crêtes et au fond des vallées. Les alluvions : loess et limons sont apparus à l’ère quaternaire ainsi que le grison. Le grison est un conglomérat de cailloutis de silex brisés, cimentés par un liant couleur rouille, largement employé dans la construction des grands bâtiments.
La mise en œuvre de ces ressources
Ces ressources naturelles ont été mises en oeuvre dans les constructions du Pays Drouais : l’argile débarras- sée de ses silex pour les tuiles et les briques en terre cuite ; l’argile à silex plus ponctuellement pour les murs en bauge ; les silex pour la construction des murs ; la craie était la matière de base pour fabriquer la chaux mise en oeuvre dans les enduits ; la craie taillée servait, plus rarement, et très ponctuellement pour certaines parties des édifices ; le sable pour les enduits ; le bois pour les linteaux et les portes.
Une histoire
ancrée dans le
territoire
L’usage des matériaux
locaux, qu’ils soient
végétaux ou minéraux,
est encore très présent
dans le bâti du Pays
Drouais antérieur à
1920. C’est à dire dans
la majorité des construc-
tions du pays. Cet usage
a façonné les percep-
tions du paysage, par la
présence de formes, de
textures et de couleurs
spécifiques du Pays. A
partir des années 1920,
sous l’essor de l’indus-
trialisation, les modes
constructifs et les
matériaux de construc-
tion se sont standardi-
sés. Il s’en est suivit une
perte des caractéris-
tiques spécifiques du
Pays Drouais en particu-
lier, et des paysages français en général.
Maçonnerie en pierre de grison et
brique.
Mur en silex et chaîne en brique. Enduit couvrant à base de chaux
naturelle et de sablons.
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
40, rue Charles de Gaulle - 28 500 Cherisy
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FICHE THÉMATIQUE LES RESSOURCES NATURELLES
1 1
Cartographie de la géologie du Pays Drouais.
Tuiles en terre cuite, silex, bauge,
briques en terre cuite, hêtre pour la
porte de la grange.
Saint-Jean de Rebervilliers.V a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
LEXIQUE
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
Alignement :
Limite le long d'une voie publique, qui ne doit pas
être dépassée par une construction.
Appareillage (ou appareillée) :
Action ou manière de disposer les pierres ou les
briques qui composent une maçonnerie.
Assise :
Rangée horizontale de briques, moellons, ou pierres
posées sensiblement au même niveau et composant
un rang d’éléments alignés.
Bauge :
Mortier de terre grasse et de paille.
Blocage :
Remplissage de maçonnerie en pierre sans forme
précise, noyée dans un bain de mortier coulé entre
deux parois en pierre appareillée.
Calcin :
Croûte superficielle dure de carbonate de chaux qui
se forme à la surface des pierres calcaires et les
protège.
Chaînage :
Assemblage linéaire de pièces de bois, de pierres,
tiges métalliques ou béton armé, noyé dans un mur
pour le rigidifier.
Chaîne d’angle :
Elément d’ossature des parois porteuses d’un
bâtiment ceinturant les murs, le chaînage les
solidarise, et s’oppose à la dislocation du bâtiment.
Chaperon :
Partie supérieure d’un mur favorisant l’écoulement
des eaux de pluie.
Châssis :
Cadre rectangulaire mobile ou fixe, vitré ou non, qui
compose le vantail d’une croisée, d’une porte, d’une
trappe…
Chaux :
Liant obtenu par calcination du calcaire.
Corniche :
Forte moulure en saillie qui couronne et protège une
façade.
Colombage :
Pan de bois apparent d’une ossature de construction
en torchis.
Coulis :
Mortier assez liquide pour être utilisé par gravité
dans le remplissage des joints ou pour être injecté
sous pression.
Coyau :
Pièce de bois en sifflet rapportée sur la partie
inférieure d’un chevron pour donner au bas d’un pan
de toiture une moindre inclinaison.
Dauphin :
Elément tubulaire en fonte constituant la partie infé-
rieure d’une descent
e d’eaux pluviales.
Dresser :
Action d’équarissage d’ouvrages divers. C’est à dire,
taille suivant une forme parallélépipédique
grossière.
Enduit :
Mélange pâteux ou mortier avec lequel on recouvre
une paroi de maçonnerie brute.
Epanneler :
Dégrossir progressivement un bloc de pierre.
Grison :
Pierre de l’ère quaternaire, issue du conglomérat de
brisures de silex cimentées par des argiles riches en
oxyde de fer.
Hourder :
De façon générale, maçonner des éléments au plât-
re ou au mortier : hourder un mur en moellons au
mortier de chaux.
Imposte :
Partie d'une baie située au-dessus des vantaux
ouvrants d'une porte ou d’une fenêtre.
Jointoyer :
Faire les travaux de jointoiement d’un ouvrage.
Jouée :
Paroi latérale d’une lucarne.
Laits de chaux :
Mélange d’eau, de chaux aérienne et de pigments
naturels. Existe en plusieurs types de dilution :
chaulage, badigeon, eau forte, patine.
Larmier :
Moulure saillante dont le profil comporte une
goutte d’eau et éloigne de la façade les eaux de
ruissellement.
Lucarne à croupe :
Lucarne à trois versants de toiture, dite
fréquemment lucarne capucine.
Lucarne en bâtière :
Lucarne à deux versants de toiture.
Lucarne pendante :
Lucarne à l’aplomb de la façade, interrompant
l’égout de toit.
Modénature :
Disposition de l’ensemble des moulures qui forment
le décor de façade et éloignent de la façade les eaux
de ruissellement.
Moellon :
Petit bloc de pierre calcaire, plus ou moins taillé, uti-
lisé pour la construction.
Mortier :
Mélange composé d’un liant, de granulats et éven-
tuellement de pigments, utilisé pour lier des élé-
ments taillés, enduire les murs, et aussi pour coller,
ragréer, jointoyer…
Mur pignon :
Mur porteur dont les contours épousent la forme des
pentes du comble, par opposition au mur goutte-
reau.
Mur gouttereau :
Mur porteur situé sous l’égout du toit, par opposi-
tion au mur pignon.
Nu :
Le nu est le plan de référence, le plus souvent
vertical, qui correspond à la surface de parement fini
d’un mur.
Opus incertum :
Appareil à joints incertains fait d’éléments aux
contours irréguliers.
Ordonnancement :
Disposition organisée et harmonieuse des diverses
parties d'un ensemble architectural.
Patine :
Dépôt coloré à la surface d’objets anciens. C’est éga-
lement une dilution de lait de chaux qui sert à homo-
généiser le parement sur lequel on l’applique. Elle
est composée de pigments, d’1 volume de chaux
aérienne pour 20 volumes d’eau.
Parement :
Face apparente d’un élément de construction, moel-
lons, brique…
Pierre vue :
Se dit d’un enduit exécuté à fleur de parement.
Pureau :
Partie d’une tuile ou ardoise qui reste apparente,
n’étant pas recouverte par les éléments du rang
supérieur.
P.V.C. :
Chlorure de polyvinyle.
Rognon :
Inclusion minérale dure et arrondie dans une roche.
Rouches :
Joncs et roseaux récoltés pour la réalisation des cou-
verture des toits.
Soubassement :
Partie inférieure d’un mur, souvent en empattement
de quelques centimètres par rapport à la façade.
Stuc :
Mélange de plâtre très fin, d’alun, de gélatine, de
poudre calcaire, de chaux éteinte et de pigments
colorants, avec lequel on réalise des enduits
intérieurs imitant le marbre ou la pierre polie.
D’après le DICOBAT (dictionnaire général du
bâtiment), Jean de Vigan - Editions Arcature,
2002.
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
40, rue Charles de Gaulle - 28 500 Cherisy
www.pays-drouais.comLa terre crue
La terre crue est un matériau économique : l’extraction ne nécessite pas de moyens technologiques importants ; l’utilisation est réalisée sans transforma- tions ; l’acheminement est réduit. Tous ces facteurs limitent les coûts. Sur le plan technique c’est un matériau très isolant aussi bien phonique que ther- mique. Les constructions en terre crue sont peu ou mal entretenues, voire abandonnées. La réhabilitation de ces architectures est simple, mais les techniques de réparation sont mal connues. La terre crue extraite du sol à proximité de la cons-
truction était utilisée comme matériau de composi-
tion des murs. Différentes mises en oeuvre coexis-
taient : les murs monolithiques (bauge), les murs
mixtes (structure en pans-de-bois et remplissage tor-
chis), les mortiers pour hourder les maçonneries en
pierre, ou pour lier les silex.
Les murs en bauge
• Fabrication de la “pâte”
La bauge est composée de terre argileuse structu-
rée par des fibres végétales comme la paille. A
l’origine, la terre était utilisée telle quelle avec les
silex qu’elle comprenait. Les mottes de terre étaient
brisées, puis abondamment mouillées et malaxées,
jusqu’à obtention d’une pâte molle. Cette pâte était
recouverte de fibres (paille, foin, crin ...) et de nou-
veau malaxée au pied ou avec des animaux.
L’opération était répétée plusieurs fois. Cette pâte
était laissée au repos le temps d’évaporation néces-
saire pour obtenir une pâte prête à l’emploi (ni trop
molle, ni trop sèche).
• Les soubassements
Le pied du mur à édifier était réalisé en maçonnerie
de silex pour éviter les remontées d’eau par
capillarité dans le mur en bauge.
• Mise en oeuvre des murs en bauge
Ensuite, de petites quantités du mélange de terre
étaient posées sur le soubassement avec une fourche.
En général, le mur faisait une épaisseur de trois
fourchées. Les mottes étaient ainsi superposées sur
une hauteur de 60 à 90 cm appelée la levée. Cette
levée devait sécher durant une à quatre semaines
avant de lui superposer une seconde levée et ainsi de
suite. Le mur ainsi édifié était protégé par un enduit
à base de chaux naturelle. Les proportions de chaux
peuvent varier. La particularité de la bauge par rap-
port aux autres procédés de construction en terre crue
est de permettre l’élaboration de murs courbes.
D’après : “Terre crue, techniques de construction et de restauration”
- Bruno PIGNAL - Edition Eyrolles 2005.
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
La terre crue présente de nombreux
avantages :
• Un matériau économique.
• Un très bon isolant phonique
et thermique.
• Une extraction qui ne
nécessite pas de moyens
technologiques importants
• Les murs en terre crue, bauge
ou torchis, ne doivent pas
être enduits au ciment.
• Les constructions en terre
crue sont peu ou mal
entretenues.
• La restauration des murs en
bauge peut être réalisée
simplement.
Les qualités
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• les fiches thématiques 4, 5.
• les fiches conseils 2, 3.
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la cou-
verture).
En pratique
Mur en bauge. Broué. Mur en bauge recouvert d’un badigeon de chaux. Broué.
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
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FICHE THÉMATIQUE LES CONSTRUCTIONS EN TERRE CRUE
2 2
Le soubassement des murs en beuge : rognons de silex
et mortier de terre crue. Laons.
Dessin d’après :“Terre crue, techniques de construction et de
restauration” - Bruno PIGNAL Edition Eyrolles 2005.
Coupe sur mur en bauge.Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
Le torchis
• La technique
Le torchis est une technique de remplissage en terre
crue. Il s’agit de remplir les vides d’une armature por-
teuse en bois (charpente en pan de bois), avec un mélan-
ge de terre et de paille enroulé autour de lattes de
bois (ou éclisses). Par extension le pan de bois est le
terme général qui désigne la technique de charpente
d’un mur. Le colombage désigne une ossature en pan de
bois destinée à rester apparente. La qualité (dureté,
noeud ...), l’épaisseur des bois, leur rectitude, permettent
de repérer les bois qui pourront rester apparents des aut-
res.
• La mise en œuvre
Pour la réalisation du torchis, l’argile prélevée était
mouillée, foulée au pied et étalée au sol sur une
épaisseur de 10 à 15 cm. De la paille hachée était dépo-
sée sur la terre. L’ensemble était de nouveau malaxé, à la
fourche, tout en l’hydratant. Quand le mélange était
homogène, il reposait un ou deux jours. Le torchis, ainsi
prêt, était posé à la truelle, ou à la main, entre les pans
de bois, ou colombages. Pour permettre l’accroche du
torchis entre les pièces de charpente, une structure
secondaire, sorte de lattis en bois aussi dénommé “éclis-
ses” était fixée sur l’ossature en pan de bois. Après
séchage complet du torchis (de un à deux mois), la face
extérieure était protégée des eaux par un enduit à la
chaux naturelle. Dans le cas d’une charpente en pan de
bois et non colombage, l’enduit recouvrait la totalité du
mur. Ces différentes techniques de mise en oeuvre se
côtoient dans le Pays Drouais, et ne sont pas localisées
géographiquement mais se mêlent sur le territoire.
Aujourd’hui, les techniques de fabrication du torchis sont
adatées aux constructions anciennes. Elles permettent
d’utiliser des terres prêtes à l’emploi.
D’après : “Terre crue, techniques de construction et de
restauration” - Bruno PIGNAL - Edition Eyrolles - Paris -
2005.
Les mortiers de terre crue
Le mortier de terre crue est composé de terre crue limoneuse, de sables et d’eau. Fréquemment, pour rendre plus rapide sa prise, un certain pourcentage de chaux naturelle est adjoint (prise : solidification en masse du mortier, après son hydratation). La couleur du mortier est donnée par la teinte des terres et sablons utilisés.
Le mortier de terre crue peut servir à confectionner les enduits pour lier les rognons de silex entre eux, dans le cas des soubassements des murs en bauge. ll est également mis en oeuvre sur certains types de planchers en bois. Enfin il rentre également dans la composition du torchis, en remplissage de l’ossature en bois.
Les planchers en bois carrelés
Les planchers carrelés sont, comme tous autres planchers, constitués d’une charpente en bois : solives reposant sur les poutres maîtresses et recouvertes de larges planches de bois. Pour recevoir un carrelage de terre cuite, une couche de mortier de terre crue, épaisse d’environ 8 cm, est interposée entre les planches de bois et le carrelage. Elle permet de compenser les défauts de planéité des solives et d’absorber en partie les bruits de choc.
Maison à colombage, enduite à la chaux naturelle.
Anet.
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LES CONSTRUCTIONS EN TERRE CRUE
Structure secondaire à éclisses.
L’enduit peut être couvrant (ossature à pans de bois) ou laisser apparaître la structure primaire (colombages).
Structure secondaire à
gaulettes verticales.
Sur clayonnage. Sur barreaudage.
Différents types de charpente en pan de bois
Différents principes de pose du torchisCréation/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
Les maçonneries mixtes mettent
en oeuvre des matériaux variés :
• Moellons calcaires, silex,
brique, avec des parties
enduites ou non.
• L’appareil de brique permet
de renforcer la stabilité des
ouvrages : chaînes d’angles,
encadrements de baie,
bandeaux intermédiaires.
• Le décor de façade en brique
appareillée anime les faça
des et affirme leur
composition.
Les évolutions actuelles ne se font
pas toujours dans le bon sens :
• Eviter le piochage des
enduits pour montrer des
moellons qui n’étaient pas
destinés à être vus.
• L’usage de la brique
Industrielle réduit la variété
des choix et donc des
décors.
Les qualités
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• les fiches thématiques 2, 4.
• les fiches conseils 1, 3.
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
En pratique
Maisons en maçonnerie de moellons enduite et brique
appareillée. Brezolles.
Les maçonneries mixtes comportant du silex
Le silex se présente sous forme de rognons (de tailles diverses). Il s’agit d’une roche dure allant du jaunâtre au noir, à cassure lisse et éclat vitreux. C’est un matériau non poreux. Il existe deux types de silex, blanc et noir. Le silex blanc est utilisé en moellon brut dans les maçonneries, tandis que le silex noir plus rare, plus tendre et plus facile à tailler était réservé pour les décors. Un mortier de jointoiement permet de maçonner les éléments de silex entre eux. Dans la plupart des cas, c’est simplement concassé, et jointoyé en opus incertum ou enduit à pierre vue qu’il est mis en oeuvre dans les constructions du Pays Drouais. Il est souvent présent dans le soubas- sement (30 à 80 cm de haut, ou jusqu’à un étage complet), servant à protéger les constructions en pan de bois, torchis ou bauge, des remontées capillaires. Il est aussi utilisé avec de la pierre ou seul, pour former des murs de clôtures. Le silex présente des qualités de dureté et d’aspect décoratif indéniables.
L’association de plusieurs matériaux :
fonction technique et esthétique
La maçonnerie mixte se caractérise par l’association de plu-
sieurs matériaux usuels. Les matériaux rencontrés dans les
maçonneries mixtes sont représentatifs des différentes tech-
niques constructives mises en oeuvre dans le Pays Drouais :
maçonneries de moellons enduites, maçonneries apparen-
tes en brique, en pierre de taille, de silex ou de grison, pan de bois et terre crue.
L’usage de différents matériaux est d’abord lié à une fonction technique avant d’être esthétique. Cette combinaison permet de renforcer les points d’un édifice où un maximum de forces s’exercent : principale- ment les angles et les percées, ou de renforcer une partie de mur particulièrement exposée à l’humidité et aux intempéries : soubassement, mur pignon.... Le corps du mur est généralement formé de maçonnerie ou de terre crue enduite, les éléments d’encadrement, de modénature ou de soubassement sont réalisés avec un maté- riau différent en maçonnerie apparente. Le silex sert généralement de soubassement pour les constructions en terre crue. La brique et la pierre de taille sont appareillées pour les encadrements de baie et les chaînes d’an- gle des constructions en maçonnerie apparente ou enduite.
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FICHE THÉMATIQUE LES MAÇONNERIES MIXTES
3 3
Colombage et remplissage torchis, maçonnerie
enduite, silex et brique. Abondant
Mur en terre crue, soubassement silex. Broué.
Maison en maçonnerie enduite et
modénature en brique appareillée. Anet.V a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
LES MAÇONNERIES MIXTES
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
Dimensions moyennes des
briques anciennes dans le Pays
Drouais :
A : 17 x 11 x 5 cm
B : 22 x 11 x 5 cm
C : 22 x 11 x 3 cm
Mise en oeuvre de briques anciennes
à joint plein
Les joints sont pleins
et maigres (fins) :
joint montant (vertical)
joint de lit (horizontal)
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La brique
dans les maçonneries mixtes
Elle est très fréquemment employée dans tout le
pays et pour tout type de constructions.
Cependant les constructions entièrement en
maçonnerie de briques sont rares. Elle est mise
en oeuvre dans les constructions en maçonnerie
mixte pour les encadrements de baie, chaînes
d’angle, corniches et bandeaux.
• Formes et usages
Les briques sont moulées suivant différentes
formes qui s’adaptent aux différentes fonc-
tions : briquettes plates pour le remplissage
entre pans de bois, briques de forme parallélépi-
pèdique assez longue pour les parements des
murs, briques plus trapues pour les voussoirs des
planchers (voussoirs : pierres, et dans le cas pré-
sent briques, qui composent un arc ou une
voûte). Elles sont ensuite cuites. Leurs dimen-
sions étaient également spécifiques de la tradi-
tion locale du lieu de production, voire de la bri-
quetterie.
• Qualité des argiles et variation
des teintes
Selon la qualité des argiles, plus ou moins
calcaires ou plus ou moins ferrugineuses,
les couleurs varient.
Une autre méthode utilisée pour obtenir des
variations de teinte est l’appauvrissement en
oxygène de l’atmosphère du four. Dans ce der-
nier cas, la couleur de la terre cuite vire au brun
noir bleuté. L’aspect de coloration brunie ou
flammée peut être obtenue en laissant les flam-
mes monter sur les briques et les brûler superfi-
ciellement.
• Elément de décor de la façade
Jusqu’à la fin du XIXème siècle, elles étaient utili-
sées, principalement, dans la réalisation des
structures : pour les cheminées, les encadre-
ments de baie, pour les chaînes d’angle ou non,
sur les murs de clôture en pilier d’encadrement
de la porte ou porche, et pouvaient être appa-
reillées avec des pavés de silex ou exceptionnel-
lement de craie. Au début du XXème siècle, leur
usage s’est généralisé en décor de façade, enca-
drements de baie et corniches des maisons
construites dans les extensions des bourgs (fau-
bourgs).
Attention: contrairement aux briques anciennes, les briques industrielles mises en oeuvre aujourd’hui sont toutes de même taille et de même couleur. La perte de variété diminue en conséquence les possibilités de décors et d’appareillages variés. Il existe cependant chez tous les fabricants des modèles de forme et de couleur proche des modèles anciens. Maillebois : Briques de teinte bleue, flammées.
Différents assemblages à Châteauneuf-en-Thymerais : brique, brique et silex, briquettes et pan de bois...
Lucarne, encadrement de baie et chaînes harpées
en brique appareillée à Brezolles.
A
B
CCréation/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
Les enduits remplissent des fonctions
à la fois techniques et esthétiques :
• L’enduit rend la façade
imperméable à l’eau de
ruissellement en la laissant
respirer.
• Selon la couleur des sables
utilisés et le traitement de
finition, ils présentent une
variété de qualités
esthétiques.
• Les enduits à la chaux
naturelle s’adaptent aux
déformations des murs.
Au fil du temps, les enduits utilisés
sont souvent inadaptés au support :
• Proscrire les enduits ciment
qui sont trop rigides et
imperméables.
• Favoriser les matériaux
traditionnels comme la
chaux aérienne et les sables
locaux.
• Préférer les finitions
sans trop de relief,
qui n’accrochent pas les
salissures : grattée d’aspect
fin, taloché, lissé ...
Les qualités
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• les fiches thématiques 1, 3.
• les fiches conseils 1, 3.
Vérifier sur les sacs, la composition
exacte des enduits dont les symbo-
les sont les suivants :
- chaux aérienne = CL
- chaux hydraulique naturelle = NHL
- chaux artificielle = XHA
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
En pratique
Rognons de silex enduits à pierre vue.
Saint-Ange et Torçay
Enduit à pierre vue au premier plan de la construction, et
enduit couvrant au second plan. Saint-Ange et Torçay.
Une pratique traditionnelle
L’usage de l’enduit était répandu sur l’ensemble du territoire du Pays. L’enduit était, dans la plupart des cas, utilisé en association avec d’autres matériaux de parement. Il s’agissait soit, de façades enduites avec les encadrements de baie, les chaînes d’angle, la corniche et le soubassement brique ; soit de façades en maçonne- rie mixte. Les bâtiments totalement enduits étaient plus rares. Ils étaient construits en ossature en pan de bois et remplissage torchis, protégés par l’enduit couvrant. Il pouvait, également, s’agir de façades avec de très nom- breuses moulurations. Dans ce cas l’enduit était en plâtre et chaux, appliqué sur la totalité de la façade.
Fonctions et aspect des enduits
L’enduit est un revêtement épais que l'on applique sur le matériau constitutif de la façade (moellons, torchis, bauge ...). Il constitue le parement esthétique et l'épiderme de protection du mur. Il existe sous deux formes : l’en- duit couvrant et l’enduit à pierre vue.
• L’enduit couvrant
L’enduit couvrant recouvre et protège parfaitement le support, les moellons ou les maçonneries fragiles. La fini- tion peu présenter différents aspects selon les outils utilisés pour la mettre en oeuvre : frottée à l’éponge ou talo- chée, lissée à la truelle, grattée d’aspect gros ou fin, jetée à la truelle ou au balai, brossée. La réalisation de moulu- res dans l’enduit est fréquente : corniches, bandeaux ou formes de panneaux.
• L’enduit à pierre vue
L’enduit à pierre vue est aussi appelé enduit beurré à fleur. Comme son nom l’indique, il laisse voir une partie du moellon. Il vient affleurer les surfaces les plus extérieures du parement des pierres. Ainsi mis en oeuvre l’enduit recouvre la totalité des “creux” du mur qui est alors protégé des eaux et des pollutions. L’aspect fini laisse voir un mur presque parfaitement plat. Les joints ne sont donc ni creux ni saillants. L’enduit à pierre vue était généralement utilisé sur des maisons modestes avec un décor de façade simple. Certaines maisons ont parfois une ou des façades principales recouvertes d’un enduit couvrant et des pignons recouverts d’un enduit à pierre vue.
Les enduits qu’ils soient couvrants ou à pierre vue peuvent être de
différentes compositions. Le mélange formant le mortier est
toujours à base de sable, d’eau et d’un liant. C’est le liant qui selon
ses qualités modifie les propriétés physiques et chimiques de l’en-
duit. Il existe quatre types de liants : le plâtre, les chaux naturelles
(chaux aérienne et chaux hydraulique naturelle 100%), et la chaux
artificielle dite ciment .
Enduit plâtre et chaux sur une ossature en
pan de bois. Châteauneuf-en-Thymerais.
Moulurations dans un enduit plâtre et chaux. Anet.
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FICHE THÉMATIQUE LES MAÇONNERIES ENDUITES
4 4V a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
LES MAÇONNERIES ENDUITES
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
Détails d’enduits à la chaux naturelle :
Les enduits traditionnels,
adaptés aux constructions
en pierre ou en torchis
• Les enduits plâtre et chaux
Les enduits plâtre et chaux sont réalisés
avec de la chaux aérienne, seule chaux
compatible avec le plâtre contenu dans
le mélange.
Ce sont les enduits couvrants des façades
très ornementées. La souplesse du maté-
riau permet de tirer au gabarit corniches,
bandeaux et encadrements de baie.
Cette souplesse extrême est aussi synony-
me de fragilité : les débords importants de
la modénature sont donc nécessaires pour
protéger la partie courante de l’enduit.
• Les enduits à la chaux naturelle
Les enduits à la chaux naturelle sont plas-
tiques et souples, ces enduits s’adaptent
aux formes et épousent les déformations
faibles mais constantes du bâti ancien, sans
se fissurer. Ils représentent une peau pro-
tectrice laissant le mur respirer ; ils sont un
bon isolant thermique régulateur d’humidi-
té dans les maçonneries anciennes.
• Les laits de chaux
Les enduits comme les maçonneries appa-
rentes ou les terres crues peuvent être pro-
tégés par un lait de chaux. Réalisés à base
de chaux naturelle, ils ont les mêmes pro-
priétés de déformation, d’adhérence et de
perméabilité à la vapeur d’eau que les
enduits à la chaux naturelle. Leur colora-
tion obtenue à partir de terres naturelles
est en parfaite harmonie avec les couleurs
du Pays Drouais.
• La chaux
La chaux naturelle est obtenue par calcina-
tion (cuisson à très haute température) de
calcaires plus ou moins purs. La chaux
aérienne provient de calcaires purs, la
chaux hydraulique naturelle provient de
calcaires contenant de l’argile et des mar-
nes.
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L’enduit ciment
L’usage de l’enduit ciment s’est généralisé depuis le début du XXème siècle. Il est particulièrement inadapté au bâti ancien. Le ciment est rigide, il se fis- sure sans absorber les déformations du bâtiment. Imperméable il retient l’humidité à l’intérieur des murs. De nature chimique différente des maçon- neries de pierre ou de terre crue, il n’adhère pas au support et se décolle par plaques. Les maçonneries anciennes qui sont recouvertes d’un enduit ciment se dégradent : remontées d’eau par capillarité, pulvérulence de la pierre, dégradation des mortiers internes, pourrissement des planchers bois. Par conséquent son usage sur les maçonneries anciennes constitue un non-sens technique et conduit à la banalisation du paysage bâti où le gris prédomine.Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
Les éléments de la couverture ont une
fonction d’étanchéité.
Ils caractérisent les constructions du
Pays Drouais :
• Toit à deux pentes d’une
inclinaison de 45° à 50°.
• Faîtage à embarrures.
• Egout de toit réalisé par des
tuiles superposées ou par un
coyau.
• Rives maçonnées ou
débordantes selon la
technique constructive du
mur.
La fabrication industrielle des tui-
les a conduit à une généralisation
des produits et à une perte des
savoir-faire locaux :
• Les coyaux doivent être
conservés.
• Les tuiles de faîtage à
recouvrement, les tuiles de
rive à rabat sont à proscrire.
• Les souches de cheminées
doivent être entretenues,
elles ne doivent pas être
enduites.
Les qualités
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• les fiches thématiques 1, 2.
• les fiches conseils 1, 4.
Avant toute intervention sur une toi-
ture existante, il faut poser un dia-
gnostic : constater les désordres,
choisir les modes de réfections qui
conserveront les qualités techniques
et esthétiques de la toiture.
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
En pratique
Toit débordant en tuile Le faîtage des toitures en tuile
Les charpentes
Les charpentes des toitures étaient
formées pour pouvoir recevoir la couver-
ture de tuiles en terre cuite. La charpen-
te était constituée d’un assemblage de
pièces de bois. Les pannes étaient
posées sur les murs pignons et de
refend, elles reliaient les fermes,
éléments intermédiaires constituées de
poinçons, liens et jambes de force. Les
fermes amélioraient la qualité de contre-
ventement de la charpente et limitaient
la taille des éléments en bois. Les fermes
étaient établies perpendiculairement à
l’axe de la toiture, remplaçaient les murs
de refend et permettaient d’éviter de
fractionner l’espace. Sur les pannes
reposaient les chevrons. Le coyau était
une pièce de la charpente assemblée en
partie basse des chevrons. Grâce à elle,
la couverture de toiture avait une pente
plus faible en partie basse. La pluie qui
descend du faîte du toit était ralentie
avant de tomber au sol. Parfois, un
débord de toiture protégeait plus large-
ment le mur.
Les couvertures
La couverture était en tuiles plates petit
moule. Pour réaliser les tuiles, l’argile
extraite dans le Pays Drouais était façon-
née sous forme de plaquettes, puis cuite.
C’est donc la couleur du sous-sol du Pays
Drouais qui s’exprimait au travers des
nuances de teintes des tuiles. Le nombre
de tuiles au m2 variait entre 60 et 70
tuiles. Les tuiles plates étaient de sim-
ples rectangles plans, munis de trous
pour fixation par clouage.
Le faîtage de la toiture en tuiles était
réalisé avec des tuiles faîtières (demi-
rondes) scellées sur une couche épaisse
de mortier (l’embarrure). Un bourrelet de
mortier assurait la jonction entre chaque
tuile faîtière.
Les toitures traditionelles
Dans le Pays Drouais, les toitures des architectures caractéristiques du Pays sont à deux versants de pente variant entre 45 et 50°.
Les toitures étaient généralement recouvertes de tuiles plates de petite dimension. Un des pans de toiture de l’ha- bitation (souvent un niveau surmonté d’un comble) était, dans de nombreux cas, prolongé vers le sol pur habri- ter des dépendances. Les toits apparaissent alors surdimensionnés par rapport à la hauteur des façades.
Principe constructif d’une charpente
Coyau
Chevron
Panne
Ferme
Lucarne charpentée,
dite pendante
engagée
dans le mur
Egout de
toit
La cassure de pente et
le débord de toiture
protègent le mur des
eaux pluviales.
Ce dispositif technique
peut être réalisé soit
par un travail de
maçonnerie :
superposition de
plusieurs tuiles sur une
corniche en débord,
soit par un travail de
charpente : le coyau.
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FICHE THÉMATIQUE LA TOITURE ET SES ÉLÉMENTS
5 5
Embarrure
Faîtière
Le faîtage des toitures en tuileV a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
LA TOITURE ET SES ÉLÉMENTS
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
Lucarne engagée dans le mur (dite pendan-
te), maçonnée, à croupe.
Lucarne engagée dans le mur (dite pendan-
te), maçonnée, en bâtière.
Lucarne sur le versant du toit, charpentée, et à croupe
débordante.
Les éléments de toiture
Sur les toitures, les éléments de raccordements ont une
importance particulière, car ils doivent assurer l’étanchéité
de l’édifice.
• La rive de toit
Le traitement de la rive de toit dépendait de la tech-
nique constructive du mur. Si le mur pignon était en
maçonnerie, la rive de toit était maçonnée dans l’aligne-
ment du mur. S’il était réalisé en bauge ou en pan de bois,
le toit était débordant afin de protéger le mur des eaux de
pluie.
• La cheminée
La cheminée était située proche du faîtage, vers le mur
pignon, décentrée pour ne pas couper la panne faîtière.
Les souches étaient généralement en brique appareillée
avec quelques rangs en saillie pour éloigner le ruissellement
des eaux de pluies.
• Les ouvertures
Les ouvertures dans les toitures étaient réalisées par des
lucarnes. Deux modèles de lucarnes prédominaient dans
le Pays Drouais : la lucarne engagée dans le mur (dite
lucarne pendante), à l’origine utilisée pour rentrer les récol-
tes dans la grange ; et, la lucarne sur versant de toiture,
qui avait pour vocation la ventilation et l’éclairement des
combles. La structure de ces deux modèles pouvait
être, selon les cas, charpentée ou maçonnée.
La lucarne maçonnée, plus lourde, était en général implan-
tée au dessus du mur gouttereau, alors que la lucarne char-
pentée était implantée indifféremment sur les versants de
la toiture ou au dessus du mur. Les toitures des lucarnes
étaient le plus fréquemment à deux versants (dite
lucarne en bâtière) ou à trois versants (dite lucarne à crou-
pe ou lucarne capucine).
La couverture était réalisée dans le même matériau que
la toiture de l’habitation.
• Les gouttières
L’apparition des gouttières est relativement récente dans
l’histoire des constructions. Elle date du courant du
XIXème siècle. Les gouttières et les descentes d’eaux plu-
viales sont en zinc, et sur les édifices remarquables en
cuivre.
Le dauphin, partie inférieure qui raccorde la descente
d’eaux pluviales au sol, est en fonte, souvent moulurée.
Pour les différents types de gouttières (havraise ou nantai-
se, pendante, posée sur la corniche), voir fiche conseil sur
les toitures et accessoires.
Exemples de cheminées rencontrées dans
le Pays Drouais.
En fonction des techniques constructives : différents traitement
des rives du toit
Toitures des constructions en maçonnerie :
le toit s’arrête au bord du mur pignon, les
rives sont maçonnées.
Toiture des constructions en torchis ou en
bauge : le toit déborde au dessus du mur
pignon pour le protéger.
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
40, rue Charles de Gaulle - 28 500 Cherisy
www.pays-drouais.comCréation/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
Un paysage varié alternant val-
lées, paysage agricole ouvert,
paysage agricole parsemé de
haies et de bosquets, forêts.
• Les essences locales (chênes,
frênes, hêtres, charmes, le cas
échéant saules, aulnes...) sont
caractéristiques du Pays
Drouais.
• Les villes et villages sont
groupés. Ils ne s’éparpillent
pas sur le territoire.
• Les jardins forment un écrin
végétal autour du village.
• Sur rue, les murs de clôture
maçonnés s’intercalent
entre les maisons.
• Le réseau des rigoles, mares,
ruisseaux doit continuer
d’être entretenu.
• Les essences végétales
exogènes ne doivent pas
être plantées.
• Les nouvelles constructions
doivent se conformer aux
caractéristiques d’implanta-
tion des constructions
traditionnelles.
Les qualités
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• la fiche thématique 7.
• les fiches conseils 8, 9.
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
En pratique
L’espace naturel
• Vallées, forêts et espace de transition
L’espace naturel du Pays est caractérisé par les forêts de Dreux et de
Chateauneuf-en-Thymerais, ainsi que par les vallées de l’Eure, de l’Avre,
de la Blaise et de la Vesgre.
L’espace agricole est semi-ouvert, légèrement vallonné, ponctué de
bosquets, et parfois de haies bocagères. Les coteaux calcaires des
vallées de l’Eure et de la Blaise forment les reliefs les plus importants. Milieux
fragiles, au sol sec et pauvre, ils accueillent des plantes qu’on ne trouve pas
ailleurs dans la région : orchidées, anémones...
• Le réseau hydraulique
En dehors des vallées structurantes du Pays, le territoire est recouvert d’un
réseau de ruisseaux et rivières, complété par la présence de mares, au cen-
tre ou en bordure des villages. Les zones inondables sont plantées de saules,
aulnes, frênes... accompagnés de plantes herbacées : carex, jonc, iris...
Ce réseau de rigoles, rûs, mares permet de draîner les eaux de pluie qui ne
sont pas absorbées par les sols argileux. Il assure la régulation du niveau des
eaux et permet d’éviter les inondations lors de violents orages.
Vallée de l’Eure
Vallée
de l’Eure
Vallée de la Vesgre
Vallée de l’Avre
Vallée de la
Blaise
Les implantations humaines dans le paysage du Pays Drouais.
Bosquets et alignements
d’arbres animent le paysage.
Mares, ruisseaux, rûs
ponctuent le paysage du Pays
Drouais.
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FICHE THÉMATIQUE LE PAYSAGE DES VILLES ET DES VILLAGES
6 6V a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
LE PAYSAGE DES VILLES ET DES VILLAGES
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
A
Les implantations bâties
L’urbanisation, dans les vallées, suit le lit
de la rivière, et épouse le relief en
s’appuyant sur les courbes de niveau.
Elle est constituée principalement de
bourgs et de hameaux, qui répondent à
deux types d’implantation : les villages
traversants à caractère de bourg-pont et
les implantations linéaires sur une seule
rive.
Dans la plaine, le réseau des voies organi-
se les villes et villages de tailles diverses
et dispersés. Ils présentent deux types
d’implantation : les implantations à la
croisée des chemins, de taille conséquen-
te, ou les villages-rues, dont les bourgs
sont de taille réduite.
Les murs et les haies
Les murs en pierre clôturent les parcelles.
Ils délimitent les villages de l’espace
agricole, accentuant ainsi l’effet groupé
des constructions. Ils façonnent le paysa-
ge de la rue et sont bordés par une végé-
tation de bulbes fleuris, trottoirs enga-
zonnés, haies basses taillées. Les portails
charretiers d’accès aux fermes s’interca-
lent entre les murs de clôture et ceux des
constructions.
Les haies vives ont une importance éco-
logique et climatique considérable dans
le fonctionnement des éco-systèmes du
Pays Drouais.
Les jardins
La présence de jardins d’agrément ou
potagers, à l’arrière des parcelles, créent
un écrin végétal autour du village. Les
essences les plus utilisées sont les espèces
locales qui supportent la nature du sol :
chênes, frênes, hêtres, charmes...
Les jardins sont traditionnellement
entretenus pour la consommation quoti-
dienne : potagers, arbres fruitiers... Ils
introduisent dans le paysage une échelle
de végétation “domestique”.
Attention : Les nouvelles extensions
urbaines se font sans respect des caracté-
ristiques existantes. Elles s’éparpillent sur
le territoire et “mitent” le paysage du Pays
Drouais.
Les perceptions lointaines des villages de plaine : un premier plan arboré et ceint de murs en maçonnerie, qui laisse deviner les toitures.
Les perceptions extérieures d’un village de vallée : les toits émergent, nichés dans la pente et la végétation.
L’alternance de murets, maisons, annexes et éléments
végétaux est caractéristique du paysage des rues.
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Les portails animent le paysage des rues :
A - portail charretier intégré dans la façade de la construction,
B - mur de clôture entièrement maçonné, ouvert par un portail encadré de piliers, C - clôture composée d’un muret surmonté d’un grillage et doublé d’une haie, les piliers encadrent le portail, D - clôture végétale en milieu agricole.
Iris au pied des murs de clôture. Les hauts murs de clôture maçonnés referment l’espace rue.
B
C DCréation/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
La variété des typologies
architecturales est caractéris-
tique du Pays Drouais.
• Il reste aujourd’hui encore,
quelques rares fermes
fortifiées. Leur douves sont
presques toutes comblées.
• Fermes, fermettes et
maisons se côtoient dans les
villages et dans les bourgs.
• Dans les bourgs, les maisons
ont une organisation, une
composition et une
ornementation complexe.
Les constructions à vocation
d’origine agricole sont dans de
nombreux cas reconverties pour
l’habitation.
• Les caractéristiques
de chaque typologie
architecturale doivent être
maintenues.
• Les nouvelles constructions
devront se référer à
l’organisation des
constructions anciennes,
en fonction de leur type.
Les qualités
Attention
Pour en savoir plus, consultez :
• les fiches conseils 1, 2, 3, 4, 5, 6,
7, 8 et 9.
Faites vous conseiller par des profes-
sionnels (cf. liste des contatcs sur la
couverture).
En pratique
Bâtiment d’habitation d’une fermette, ouvert sur la cour. Maillebois .
Les volumes de ces bâtiments sont des parrallèlépipèdes allongés.
Les travées ne sont pas forcément réparties régulièrement.
Les baies sont souvent légèrement cintrées. Une lucarne engagée
dans le mur, permet l’accès au grenier.
Grange d’une ferme à cour fermée. Saint-Ange-et-Torcay.
Le volume des granges est plus important que celui de
l’habitation.
Corps de bâtiment
principal d’une
fermette depuis la
rue. Maillebois.
Le toit asymétrique
descend très bas,
pour couvrir
l’annexe.
Les architectures du Pays Drouais reflètent la diversité des sols et la diversité des paysages. Chaque construction se distingue de l’autre par ses techniques constructives et ses couleurs. En fonction de leur usage et de leur situa- tion, elles présentent une implantation et des volumes spécifiques.
Les bâtiments à usage
d’origine agricole
Ils peuvent être situés en dehors de tout
village ou ville ou, implantés dans le cen-
tre bourg d’un village, ou encore juste à la
sortie du bourg. Différentes formes coe-
xistent, les fermettes, les fermes à cour
fermée, et les fermes fortifiées. Ces der-
nières sont beaucoup plus rares. Dans la
plupart des cas, leurs douves ont été com-
blées.
Les volumes de ces bâtiments sont des
parallélépipèdes allongés. Leur hauteur
est plus importante que leur profondeur.
Le volume des granges est le plus impo-
sant. La toiture est à deux versants, de
pente comprise entre 45° et 50°. Souvent,
le toit est asymétrique et descend très bas
pour couvrir une annexe accolée au volu-
me principal. La hauteur de la toiture est
fréquemment plus grande que la hauteur
de la façade. L’organisation des façades
est dictée par l’utilité de chaque ouvertu-
re. Les baies se superposent rarement, les
travées ne sont pas forcément réparties
régulièrement. Les baies sont souvent
légèrement cintrées. Une lucarne engagée
dans le mur, permet l’accès au grenier.
• Les fermettes
Suivant la profondeur de la parcelle et
son orientation par rapport au soleil, les
fermettes alignent un mur goutte-
reau ou un mur pignon sur la voie,
dégageant une cour suivie d’un verger ou
d’un potager en fond de parcelle. Cette
cour accueille en général quelques
dépendances implantées perpendiculai-
rement, en vis à vis, ou en prolongement
du corps de logis. L’accès se fait directe-
ment depuis la rue par un portail intégré
dans la clôture maçonnée.
• Les fermes à cour fermée
Elles sont constituées au minimum par
trois ou quatre bâtiments implantés
autour d’une cour centrale : corps de
logis, granges, étables… Dans la cour,
se trouvent fréquemment puit, mare
et/ou colombier. Sur rue, les bâtiments
alignent leur mur gouttereau, le plus sou-
vent aveugle. Les fermes fortifiées
adoptent la même disposition. Elles
étaient entourées de douves qui ont été,
dans la quasi totalité des cas, remblayées.
Un potager et un verger sont situés
sur l’arrière de la parcelle. L’accès
depuis la rue se fait par un portail enca-
dré par deux piliers en brique. Le portail
était à l’origine couvert et coiffé de tuiles
plates comme le mur de clôture. Plan et volumétrie schématiques
de l’organisation d’une ferme à cour fermée.
C.A.U.E. 28 : Tél. : 02 37 21 21 31
6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
Pays Drouais : Tél. : 02 37 43 75 60
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FICHE THÉMATIQUE
LES DIFFÉRENTES TYPOLOGIES
ARCHITECTURALES
7 7V a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
ARCHITECTURALES
Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
Les perceptions intérieures d’un village de vallée : une succession de toits et de murs, murs pignons et murs gouttereaux, avec à l’arrière plan le coteau boisé.
Les perceptions intérieures des bourgs de plaine :
un paysage minéral dont le profil des voies est affirmé par un front
bâti continu, mur gouttereau à l’alignement de la voie.
Maisons dans les bourgs à Rouvres ... et à Anet.
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Les maisons
dans les villages
Les constructions sont implantées à l’alignement
sur la voie. Elles présentent soit leur pignon, soit
leur mur gouttereau sur rue. L’implantation de l’un
ou l’autre dépend avant tout de l’organisation fonc-
tionnelle des activités sur la parcelle. Les clôtures
s’intercalent entre deux constructions, lorsqu’il y a
un jardin sur rue.
Les maisons dans les villages sont de simples
parallélépipèdes composés d’un rez-de-chaussée, ou
d’un rez-de-chaussée surmonté de combles. Leur
façade sur rue est constituée de trois à six ou sept
travées de baies. La façade n’est pas ordonnancée.
Les baies ne sont pas toujours perceptibles depuis la
rue. Les façades principales étant orientées au sud,
selon la direction de la voie, la façade sur rue pourra
être percée de baies ou non. Les
pignons sont presque systémati-
quement aveugles ou présentent
un ou deux petits percements
secondaires.
La façade principale est composée
de façon aléatoire, c’est-à-dire que
l’emplacement et la dimension des
portes, fenêtres et lucarnes ne cor-
respond pas à une volonté délibé-
rée de composition ordonnancée,
mais à l’usage des pièces qui se
trouvent derrière (pièce de vie,
hangar, bergerie...).
Les maisons dans les bourgs
Le Pays Drouais est caractérisé par la richesse et la variété
des maisons de bourg. Elles sont accolées les unes aux aut-
res. Elles forment un front bâti à l’alignement de la voie, à
quelques exceptions près. Elles sont variées dans leur volu-
métrie ainsi que dans leur composition et techniques
constructives. Les plus fréquentes sont composées d’un rez-
de-chaussée et un étage surmonté de combles. Souvent, dans
le centre des bourgs les plus importants, des “petits immeu-
bles”, ou maisons de deux à trois étages et combles au-des-
sus du rez-de-chaussée, s’intercalent. La plupart des façades
sur rue sont constituées de deux à trois travées de baies et
pouvent comporter jusqu’à six travées. Elles sont en général
ordonnancées.
Dans les habitations construites pour les artisans ou pour les
vignerons, un porche dans la façade permet d'accéder à une
cour intérieure.
On trouve deux types majeurs de composition, la maison
en pan de bois ou colombage et la maison en maçonnerie.
Maisons de village à la sortie du bourg de Laons.Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
La Ferme de Marchezais est repré-
sentative des fermes du Pays
Drouais. Les transformations
architecturales doivent s’inscrire
dans le respect des caractéris-
tiques d’origine.
• L’aménagement du corps de
logis a été réalisé à l’intérieur
du volume existant. La crea-
tion des baies s’inscrit dans la
composition de façade pré-
existante.
Les qualités
Pour connaître la Ferme de
Marchezais :
• http://perso.orange.fr/helene.mai-
sons/
En pratique
C C C C. . . .A A A A. . . .U U U U. . . .E E E E. . . . 2 2 2 28 8 8 8 : Tél. : 02 37 21 21 31 6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
P P P Pa a a ay y y ys s s s D D D Dr r r ro o o ou u u ua a a ai i i is s s s : Tél. : 02 37 43 75 60 40, rue Charles de Gaulle - 28 500 Cherisy
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F I C H E E X E M P L E LA FERME DE MARCHEZAIS - MARCHEZAIS -
1 1
Usages actuels des constructions de la Ferme de Marchezais
A gauche, en 2007, la façade sur rue de l’ancienne grange
transformée en gîte.
A droite, en 1936, la façade sur cour de la même grange.
Localisation de la Ferme de Marchezais à Marchezais.
Description :
La ferme de Marchezais, est constituée d’un ensemble de granges traditionnelles organi- sées autour d’une cour ouverte et d’une maison neuve pour l’habitation.
Localisation et histoire de la ferme :
La ferme de Marchezais se situe sur la commune de Marchezais, commune du nord-ouest du Pays Drouais.
Le village de Marchezais était formé, initialement, de quelques fermes positionnées à la croisée des chemins. Les terres agricoles les entouraient. Une ligne de chemin de fer à été installée à proximité immédiate du village. Des silos à grains ont été construits en liaison directe avec la plateforme ferroviaire de chargement des matières premières. Puis, peu à peu de nouvelles constructions à usage d’habitation ont été réalisées.
La ferme de Marchezais est une exploitation intensive basée sur la polyculture céréales et oléagineux. Le corps de logis d’origine a été remplacée par une maison d’habitation neuve.
Diversification des activités :
Les propriétaires ont souhaité diversifier leur activité :
- Les ressources bâties dont ils disposaient et qui étaient en partie inutilisées du fait du changement des pratiques de l’agriculture, pouvaient être exploitées. Aujourd’hui, les activités de gîte, d’élevage équin et de ferme pédagogique sont abritées dans les granges disponibles .
Usages :
● A l’origine, les constructions (1, 4, 5) étaient
des granges.
● Aujourd’hui, la maison d’habitation des pro-
priétaires (3) est implantée au milieu de la pro-
priété, face à l’entrée.
L’une des granges (1) a été aménagée pour abri-
ter un gîte. Le CAUE 28 a conseillé les proprié-
taires pour établir le projet.
Une autre grange a été transformée en écurie
(4) pour l’élevage des poneys.
Des appentis (2) ont été bâtis comme annexe du
gîte et, dans le cadre de la ferme pédagogique,
pour l’accueil des groupes scolaires.
Les granges (6) ont conservé leur destination
d’origine. Un hangar à été adjoint à l’ensemble.
Le four à pain et le puits (7) ont également
conservé leur destination.
1
2
2
4 5
5
7
5 6
3
1- Gîte.
2- Appentis.
3- Habitation.
4- Ecurie.
5- Grange.
6- Hangar.
7- Four à pain
et puits.Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
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LA FERME DE MARCHEZAIS - MARCHEZAIS -
Au dessus : la grange en cours de travaux de rénovation, au printemps 2005.
En dessous : la grange réaménagée en gîte au printemps 2007.
La grange aménagée en gîte :
La grange sur rue offrait avant travaux une possibilité de créer environ
100 m2 habitable répartis sur deux niveaux. Le parti de conserver les prin-
cipales caractéristiques des granges du Pays Drouais a été choisi : volu-
métrie, façade sur cour ouverte par des baies, façade sur rue ne compor-
tant que des jours de souffrance, Traces des baies charretières.
A l’origine, cette construction était composée d’une partie de plain pied et
un étage et d’une seconde partie partiellement enterrée (cave) et grenier.
Un escalier extérieur desservait le grenier.
● Techniques constructives et matériaux
Le bâtiment est en maçonnerie de moellons. Les encadrements des baies et
chaînes d’angles sont rigidifiés par un appareillage en brique. La couvertu-
re est en tuiles plates de terre cuite petit moule.
Avant les travaux d’aménagement du gîte, les parties de façade en moel-
lons étaient enduites à pierre vue.
● Programme
Le Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement du Loir et
Cher (CAUE 28) a assisté les propriétaires pour établir le programme de
cette rénovation. Deux solutions ont été proposées, dans le même volume,
soit la création d’un gîte sur deux niveaux avec trois chambres (A), soit la
création d’un gîte sur deux niveaux avec deux chambres et d’une chambre
d’hôtes indépendante (B). La première solution (A) a été choisie. Une
annexe a été réalisée à proximité pour abriter entre autre le mobilier de jar-
din.
● Travaux
- La charpente qui menaçait de s’écrouler a été entièrement refaite.
- La façade du gîte a été recomposée à l’intérieur des baies existantes.
L’escalier extérieur a été supprimé. Un plancher à niveau unique, a été créé
sur la totalité de la surface. Un enduit couvrant, à base de chaux naturelle,
a été mis en oeuvre de façon à masquer les différentes reprises de maçon-
nerie. Les encadrements en maçonnerie de briques des anciennes baies
charretières sont restés apparents.
- Les dimensions des baies charretières ont été réduites à l’intérieur des
baies existantes. Les autres baies ont été conservées.
- Des fenêtres et portes, en bois, isolantes, ont été installées.
En juin 2004, les propositions d’aménagement d’un gîte, par le CAUE 28
L’état initial en juin 2004. La solution (A) : aménagement d’un gîte compor- tant trois chambres.
La solution (B) : aménagement d’un gîte compor-
tant deux chambres et d’une chambre d’hôtes
indépendante.
A BCréation/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
C C C C. . . .A A A A. . . .U U U U. . . .E E E E. . . . 2 2 2 28 8 8 8 : Tél. : 02 37 21 21 31 6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
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F I C H E E X E M P L E
AMÉNAGEMENT D’ATELIERS POUR ARTISTES
DANS UNE GRANGE
2 2
● Le programme
Une fois la compréhension du bâtiment acquise, il faut expliciter clairement un programme. Celui-ci est étroitement lié aux possibilités d’aménagement des volumes, accès, implantations, surfaces existants. Ainsi, si l’exemple exposé autorise la création d’une résidence pour artiste. La position, le nombre et l’étroitesse des baies, la forme et la profondeur de la grange avec pigeonnier, n’autorisent pas la création de logements.
Une fois le mode d’occupation choisi, il faut déterminer :
- les fonctions qui doivent être abritées dans une pièce spécifique ou non ;
- la relation de ces pièces les unes avec les autres, leur relation avec l’espace extérieur ; - les différentes options d’aménagement, pour n’en n’exclure aucune à priori. D’autres para- mètres (faisabilité technique et financière) indiqueront par la suite les options à retenir et cel- les à exclure.
● Le parti architectural
Il devra être fondé sur la confrontation entre les caractéristiques du bâtiment et le program- me. Ainsi les éléments d’architecture tels que la présence d’une porte charretière, d’un haut volume sous toiture ou tout autre seront utilisés. Les volumes initiaux ne doivent pas être dénaturés (surélévations abusives, créations de baies trop nombreuses, éventrement de la façade etc...).
La prise en compte de la qualité environnementale, pourra également être support de projet. Comment intégrer la production d’énergies renouvelables? Comment récupérer les eaux plu- viales ? Comment obtenir la meilleure des isolations thermiques ... Autant de questions qui trouveront leur réponse dans des propositions formelles.
La reconversion des construtions agricoles :
Les pratiques agricoles ont évolué. Dans de nombreux cas certains bâtiments des fermes sont inutilisés. Parfois, c’est la ferme elle-même qui n’est plus en exploitation. Certaines communes se portent acquéreurs des constructions les plus remarquables pour un usage administratif ou culturel. Mais la vocation du bâti plus modeste est aussi de caractériser le paysage bâti du Pays et de constituer son patrimoine ordinaire. Les modes de vie, les contraintes écono- miques et réglementaires évoluent. Ils doivent être pris en compte pour une reconversion intelligente des constructions anciennes. Pour autant, les spécifi- cités des architectures anciennes doivent être maintenues, mises en valeur. Les nouveaux aménagements doivent concilier ces intérêts d’apparence contra- dictoire.
La démarche préalable :
Chaque construction est unique, dans tous les cas, il importe avant toute intervention d’étudier le bâtiment de façon détaillée.
● La lecture du bâtiment
Déchiffrer l’histoire du bâtiment et de ses habitants, permettra de comprendre ses particularités et de les maintenir. Il s’agit d’une lecture approfondie de : - l’environnement (étude des vues depuis l’exterieur, des clôtures, des typologies architecturales) ; - l’orientation ;
- l’implantation par rapport à la rue, sur la parcelle et par rapport aux dénivellements éventuels ; - la volumétrie, du rapport entre la longueur de la façade et sa hauteur, et du rapport entre la hauteur de la toiture et de la façade ; - la composition des façades, étude rapport entre les surfaces pleines (murs) et les surfaces ouvertes (baies), étude du positionnement des baies (réguliè- rement disposées, de façon symétrique ou aléatoire) ;
- son histoire et ses transformations éventuelles (surélévations, extensions, modifications des percements). Ensuite, le relevé dessiné, détaillé, de l’état existant permettra de repérer la constitution du bâti : techniques constructives, baies existantes, éventuels dés- ordres fissures etc... Ces documents graphiques sont indispensables pour établir le projet de restauration. Le projet sur le bâtiment ainsi étudié se fera en “discrétion”. Il s’agira de respecter ses différentes composantes, et d’y conformer les nouvelles interven- tions.
Esquisse de l’état existant
d’une ferme type du Pays Drouais
Plan de masse
Façade sud / est des granges.Création/Conception : une fenêtre sur la ville - 07
C C C C. . . .A A A A. . . .U U U U. . . .E E E E. . . . 2 2 2 28 8 8 8 : Tél. : 02 37 21 21 31 6, Rue Ch. Victor Garola - 28000 Chartres
P P P Pa a a ay y y ys s s s D D D Dr r r ro o o ou u u ua a a ai i i is s s s : Tél. : 02 37 43 75 60 40, rue Charles de Gaulle - 28 500 Cherisy
www.pays-drouais.com
V a l o r i s e r l e p a t r i m o i n e d u P a y s D r o u a i s
AMÉNAGEMENT D’ATELIERS POUR ARTISTES DANS UNE GRANGE
Les travaux :
Dans tous les cas, l’aménagement des corps de ferme doit être réalisé de façon globale., car, la transformation affecte l’ensemble du fonctionnement de la propriété. Pour cette raison, les opé- rations ponctuelles, au “coup par coup” ne sont pas souhaitables. La plupart des travaux étant alors multipliés par le nombre d’intervention. Cela est le cas pour tous les réseaux (arrivée d’é- lectricité, évacuation des eaux ...).
● Fonctions
- Pour la grange avec pigeonnier, les volumes sont conservés, comme la porte charretière. Une baie vitrée, dont la croisée est simplement découpée, éclaire l’atelier / salle d’exposition. - Pour la grange en L, les volumes sont conservés, comme les baies du rez-de-chaussée. Sur la façade sud/est, sous comble, des lucarnes à croupe sont installées sur le versant de toiture, dans l’axe des baies existantes. Sur la façade nord/est de nouvelles baies sont créées au 1er étage. Cette grange accueille 8 chambres d’artistes et une salle commune pour la préparation des repas et la détente.
- Des garages sont positionnés à l’intérieur de la grange accolée au pigeonnier. - L’accès est indépendant de celui de la ferme dont une partie reste dédiée à l’exploitation. Une cour est traitée en stabilisé, elle se désolidarise de celle de la ferme par la plantation d’un mail d’ormes.
● Matériaux
- La couverture des toitures est entièrement refaite en tuile de terre cuite petit moule (70 au m2).
- Les façades sont enduites à pierre vue avec un mortier de chaux naturelle teinté dans la masse.
- Le pignon, à l’origine ouvert, est équipé d’une grande baie vitrée sur la totalité de sa surface. Cette baie est doublée d’un panneau brise-soleil : série de lames en bois, orientables selon la position du soleil.
- Les croisées sont en bois peint. Les volets sont en bois, installés à l’intérieur de la résidence.
Remarque
La transformation d’une construction agricole pour un
autre usage doit faire l’objet d’un projet architectural
ainsi que d’une autorisation administrative auprès de la
mairie (permis de construire). Il est vivement conseillé de
s’adresser à un architecte compétent.
Plan de masse
Façade sud / est
Plan du rez-de-chaussée
Esquisse d’aménagement
d’une ferme type du Pays Drouais