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Arrêté - Préfecture - Allier - circ 2017 51
Document publié le Dimanche 1 janvier 2017
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Allier - circ 2017 51)
Thèmes du document : Guerre en Ukraine, Histoire et mémoire, Armement,
Liberté » Égalité * Fraternité RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PRÉFET DE L'ALLIER
Le préfet
Moulins, le 21 septembre 2017
Circulaire n° 51/2017
Le préfet de l’Allier
à
Mesdames et messieurs les maires
du département de l’Allier
En communication aux sous-préfets
de Montluçon et Vichy
Objet:
Journée
nationale
d’hommage
aux
Harkis
et
autres
membres
des
formations supplétives. PJ:
une.
J'ai
l’honneur
de
vous
informer
qu’à
l’occasion
de
la journée
nationale
d'hommage aux Harkis, Moghaznis, tirailleurs, spahis, membres des forces régulières ou des forces supplétives, les bâtiments et édifices publics devront être pavoisés aux _ couleurs françaises toute la journée du lundi 25 septembre 2017.
Aussi, je vous remercie de bien vouloir veiller à ce que l’état des drapeaux
utilisés soit toujours conforme au respect dû à l’emblème national.
Vous trouverez également, ci-joint, le message de la secrétaire d’État auprès
de la ministre des armées.
Pascal SANJUAN
2, rue Michel de l'Hospital — CS 31649 — 03016 MOULINS Cedex
Tél. : 04.70.48.30.00 Fax 04.70.20.57.72
Site internet : www.allier.gouv.fr Courriel :
prefecture(@allier. gouv.fr
L'accueil général de la préfecture est ouvert du lundi au vendredi de 8h15 à 17h00Journée nationale d’hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives
25 septembre 2017
Nous sommes rassemblés aujourd’hui pour rendre l’hommage solennel de la Nation aux membres des formations supplétives qui ont combattu aux côtés de la France pendant la guerre d’Algérie.
Ils avaient pour mission d’assurer la sécurité des points stratégiques, de villages ou de zones parfois plus étendues, mais aussi de participer à des opérations militaires aux côtés de l’armée française. Parmi eux, les groupes mobiles de police rurale, les moghaznis, les harkis, les assès et les groupes d’auto-défense. Une diversité que l’on a pris l’habitude de rassembler communément sous le nom de harkis. Une diversité dont le dénominateur commun est la bravoure, l’abnégation et le sacrifice pour la France.
Nous rendons hommage à leur engagement pour la France. Leurs sacrifices et leurs souffrances doivent être connus de tous.
Le cessez-le-feu se traduisit pour les anciens supplétifs par le déchirement, l’exil, l’abandon. Et pour certains restés en Algérie, le pire. La France n’accorda pas sa protection aux harkis qui firent le choix de rester, exposant beaucoup d’entre eux à de violentes représailles.
Elle n’a pas su, non plus, accueillir comme ses enfants ceux qui avaient choisi de rallier le territoire national, les reléguant en grand nombre dans des camps de transit, des hameaux de forestage puis des cités de transit aux conditions déplorables.
Oui, il y a cinquante-cinq ans, la France a tourné le dos à ceux qui avaient combattu pour elle, ceux qui lui avaient fait confiance, ceux qui l’avaient choisie et ceux qui l’avaient défendue.
Notre pays a, depuis quelques années, par la voix de ses plus hauts représentants, reconnu la responsabilité des gouvernements d’alors dans la tragédie vécue par les harkis et leurs familles.
La journée nationale du 25 septembre en est la manifestation la plus forte et la plus solennelle.
Mais, cinquante-cinq ans après la fin de ce conflit et malgré l’importance du travail historique réalisé, cette période de notre histoire reste mal connue par certains et douloureuse pour un grand nombre de Français.
Il est impératif que la Nation renforce le lien de confiance qui doit naturellement exister entre elle et chacun des siens et notamment avec les harkis et les enfants de harkis qui contribuent à son identité, à son histoire et à sa force.
Cela passe notamment par un examen sans concession du passé, jusque dans ses chapitres les plus sombres, et par une transmission objective de l’histoire et de la mémoire.
La France doit œuvrer à la réconciliation des mémoires de tous ses enfants, les réunir sans les confondre, les distinguer sans les opposer.
Que l’honneur rendu aux harkis et aux membres des formations supplétives soit toujours à la hauteur de l’engagement et du sacrifice qu’ils ont consentis pour la France.