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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Jazeneuil.
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Thèmes du document : Aménagement du territoire, Culture et patrimoine, Espaces terrestres et maritimes,
Bulletin municipal - Juillet 2016
1
L’Écho de la Vonne
Le mot du maire
Un numéro un peu plus « épais » – 4 pages supplémentaires – pour porter à votre connaissance le maximum d’informations.
Après un printemps météorologiquement et
socialement bien morose, ce 6ème numéro vous
parvient en plein été (enfin !), été qui a commen-
cé en bleu... pour les amateurs de ballon rond.
L’Écho de la Vonne s’est lui mis au vert car il est
toujours question d’environnement. Il vous pré-
sente également les grandes lignes du budget
communal 2016 : ce n’est pas rose, les subven-
tions, une de nos principales sources de finan-
cement, étant de plus en plus difficiles à obtenir.
Nous vous proposons aussi un point sur l’inter-
communalité, un gros chantier en cours, et qui
va entrer dans une phase déterminante pour,
entre autres, la gouvernance du nouvel EPCI,
notre place au sein de celui-ci, et l’organisation
pour garantir l’équité entre les territoires.
C. Litt
Bonne retraite Yvon !
H asard du calendrier, c’est le jour de la fête du Travail, mais aussi son 1er jour de retraite, que s’est déroulée une petite cérémonie à l’occa-
sion de la fin du parcours professionnel d’Yvon
Fallourd, notre agent technique communal.
Pour marquer l’événement, la mairie a rassem-
blé les équipes municipales que le nouveau re-
traité a connues pendant son service au sein de
la commune, ses collègues, ainsi que les per-
sonnes qu’il a souhaité inviter.
Le maire Claude Litt, au cours de son allocution,
a tenu, au nom des élus successifs, à témoigner
à cet agent toute leur reconnaissance pour le
dévouement sans faille dont il a fait preuve à
l’égard de la commune pendant 22 ans. Il a éga-
lement souligné sa grande implication dans la
protection de l’environnement, et sa démarche
de transmission envers son jeune collègue, Flo-
rent Rousseau, qui a repris le flambeau.
Prenant la parole à son tour, M. Fallourd a no-
tamment fait état des évolutions importantes
dans le métier en une trentaine d’années : « Le
métier de départ n’a plus rien à voir avec celui
d’aujourd’hui. On est passé par exemple de la
faux à la tondeuse autoportée ». Heureusement
car les travaux de tonte sont bien plus impor-
tants actuellement. La création de nombreux
massifs fleuris nécessitent également beaucoup
d’entretien. Yvon Fallourd a pu apprécier pen-
dant quelques années le « confort » de travail de
l’atelier technique implanté au Pré Sableau. Pa-
rallèlement à son activité professionnelle, il s’est
fortement investi, à Jazeneuil et ailleurs, dans le
football, comme pratiquant et éducateur sportif.
Après avoir remercié plusieurs personnes à des
titres divers, Yvon Fallourd a fait part à l’as-
semblée de son regret d’avoir eu à constater et
à subir une forte augmentation du nombre des
incivilités : excès de vitesse, mauvais stationne-
ments, décharges sauvages, manque de respect
des agents communaux et de leur travail, et par-
fois insultes.
Les choses étant dites, un verre de l’amitié a per-
mis à chacun de trinquer avec celui qui arpen-
tera désormais les voies communales comme
simple randonneur.
Photo : T. BillerotBulletin municipal - Juillet 2016
2
Jazeneuil sans pesticides
La commune de Jazeneuil passe la vitesse su-
périeure en matière de gestion des espaces pu-
blics sans pesticides.
C e printemps 2016 aura été riche d’événe- ments autour de la charte Terre Saine et la Trame Verte et Bleue à Jazeneuil, notamment au
mois de mars avec :
u vendredi 4 en soirée, une
première réunion publique
animée par le CPIE (Centre
Permanent d’Initiatives pour
l’Environnement) de Cou-
tières sur la biodiversité et
les pesticides, suivie d’un
atelier de fabrication de pro-
duits d’entretien naturels. Ce
fut également l’occasion d’admirer le travail des
enfants qui ont réalisé, grâce à l’intervention du
CPIE à l’école, de nombreux nichoirs en bois.
Ceux-ci vont ensuite être placés à différents en-
droits pertinents au bénéfice des oiseaux ;
u dimanche 6, une après-
midi jeux à la bibliothèque
avec l’inauguration de
l’expo Terre Saine qui y est
restée tout le mois de mars,
et un atelier de fabrication
d’objets « nature » ;
u samedi 12, un atelier greffage proposé par
Prom’haies et les Croqueurs de pommes aux
ateliers municipaux du Pré Sableau. Chacun a
pu apprendre différentes techniques de greffage
grâce aux experts de ces associations et repar-
tir avec des plants de pommier ou de poirier, au
choix, pour son propre jardin.
u Enfin, plus récemment, le vendredi 20 mai en
soirée, était organisé à la salle des fêtes un temps
d’échanges animé par Catherine Déret de Cy-
cléum. L’objectif était d’informer et d’échanger
sur les nouvelles pratiques d’entretien des es-
paces communaux dans le cadre de la démarche
Terre Saine. Suivaient un atelier de fabrication
de bombes à graines, une collation et la distribu-
tion de sachets de semences.
La commune souhaite favoriser l’ensemen-
cement des pieds de murs avec cette distribu-
tion de graines, afin de privilégier des fleurs qui
masquent ou prennent la place des adventices
sur les trottoirs. Si vous souhaitez participer à
cette opération pilote n’hésitez pas à nous de-
mander un sachet de graines, il en reste encore
quelques dizaines !
Avec la mise en œuvre du plan de gestion diffé-
renciée des espaces verts, la commune s’engage
vers l’obtention du premier papillon du label
Terre Saine, anticipant sur l’interdiction des
produits « phytos » imposée aux collectivités dès
2017. Les actions menées dans ce cadre ont été
financées avec l’aide de la Région Poitou-Cha-
rentes et de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne.
La réglementation évolue...
Les produits phytosanitaires seront progressi-
vement retirés de la vente en magasin à partir
de l’an prochain pour une interdiction com-
plète en 2019 !
u Et les préparations naturelles alors ?
Le décret simplifiant la procédure d’autorisa-
tion des alternatives aux produits désormais
interdits est paru le 30 avril (« préparations
naturelles peu préoccupantes », PNPP). Des
associations dénoncent une liste de substan-
ces insuffisante, mais c’est déjà un premier pas
vers le bon sens... Plus d’infos sur le web :
http://bit.ly/1NF7J2K
Le saviez vous ?
La réunion d’information avec le CPIE a été
l’occasion de découvrir en détail les familles
de produits, leur fonctionnement et leurs ef-
fets sur la santé. Finalement tout le monde est
concerné ! Particuliers, entreprises, agricul-
teurs, collectivités... La France est le premier
pays consommateur de produits phytosani-
taires en Europe. 97% des cours d’eau sont
contaminés. 229 molécules différentes ont été
détectées dans les eaux de surface, certaines
déjà interdites depuis longtemps. 1 g de subs-
tance active pollue 10 000 m3 d’eau, soit un fos-
sé rempli de 10 km de long ou la consomma-
tion d’une famille pendant 30 ans.
Végétation spontanée, herbes folles...
Nos anciens se souviennent certainement des
usages bénéfiques, connus depuis des lustres,
des espèces que l’on a désormais l’habitude
d’éliminer. Le livre Sauvages de nos rues, qui
est disponible à la bibliothèque, donne de
nombreux exemples intéressants : le lierre est
un antiviral, expectorant et insectifuge, la ché-
lidoine soigne des affections dermatologiques
notamment les verrues, mais aussi au niveau
des yeux, le plantain lancéolé calme la toux et
les piqûres d’insectes, etc.Bulletin municipal - Juillet 2016
3
Le budget communal 2016
M orose en 2015, la conjoncture écono- mique n’est guère plus brillante en 2016, aggravée par un climat social largement dégra-
dé. Moins commentée cette année, la baisse des
dotations de l’État se poursuit néanmoins. Les
maires et élus locaux ont continué de manifes-
ter leurs inquiétudes concernant les investisse-
ments, ce qui a incité le Président de la Répu-
blique à annoncer au Congrès des maires de
France une réduction de moitié de la baisse des
dotations prévue pour les communes pour 2017.
Comme l’an dernier, une nouvelle baisse de
5,6 % de la dotation globale forfaitaire – dont la
réforme a également été annoncée par M. Hol-
lande – va impacter le budget communal. En re-
vanche, les dotations de solidarité rurale et de
péréquation sont stables par rapport à 2015.
Côté subventions, si le Conseil départemental
affiche clairement la volonté de relancer l’éco-
nomie locale en soutenant les investissements,
le Conseil régional, contraint par des difficultés
financières, se recentre sur ses missions et res-
treint ainsi les aides.
u Le budget de fonctionnement, présenté ci-
dessous, s’équilibre à 533 762,00 €.
Dans la colonne Dépenses, les grandes « masses »
restent les Attributions de compensation, à
32,80 %, les Charges de personnel, à 31,41 %, et
les Charges à caractère général, à 24,32 %. L’aug-
mentation – de 2,9 % en comparant les prévi-
sionnels 2015 et 2016 – des charges de personnel
s’explique notamment par la décision unanime
du conseil municipal de recruter un agent tech-
nique en CAE (Contrat d’Accompagnement à
l’Emploi). En effet, 1 ETP (Emploi à Temps Plein)
au service technique est insuffisant pour mener à
bien toutes les tâches – essentiellement – d’entre-
tien. Ou alors il faudra en faire moins.
Dans la section Recettes, les Impôts et taxes,
à 50,10 %, et les Dotations et subventions, à
45,15 %, constituent toujours les ressources
principales de la commune. Le chapitre Impôts
Le budget de fonctionnement
DÉPENSES RECETTES
Charges à caractère général
Achats de matériels et matériaux, travaux
d’entretien, contrats de maintenance, anima-
tions, etc.
129 815 €
167 645 €
Charges de personnel
Rémunérations des personnels,
cotisations patronales.
Atténuations de produits
Attributions de compensation (transfert de
compétence vers la C.C.P.M.)
175 100 €
36 925 € Autres charges de gestion courante Indemnités des élus, subv. associations & CCAS
Charges financières et exceptionnelles 18 700 €
5 577 € Dépenses d’ordre
Produits divers (services, gestion courante) 12 500 €
Impôts et taxes
Taxes foncières et d’habitation 267 393 €
Dotations et subventions 240 969 €
Atténuations de charges 5 800 €
Excédents de fonctionnement et recettes d’ordre 7 100 €Bulletin municipal - Juillet 2016
4
et taxes est en augmentation de plus de 5 %
grâce au retour dans notre budget d’un fonds de
péréquation auparavant reversé à la Commu-
nauté de communes (en raison d’un défaut de
vote unanime en 2015 des 9 municipalités, le re-
versement vers la CCPM n’était plus possible).
Guidé jusque-là par la nécessité d’un effort fiscal
de la commune pour préserver le montant des
dotations de l’État, le conseil municipal a, pour
la première fois depuis de nombreuses années,
voté en faveur du maintien du taux des taxes lo-
cales. Par 12 voix pour et 3 voix contre, il a donc
été décidé de ne pas augmenter les 3 taux.
Malheureusement, cela ne veut pas dire néces-
sairement une baisse de vos impôts, car, faut-
il le rappeler, la part communale n’est qu’une
partie de ces impositions locales : à partir d’une
base d’imposition décidée par l’État – revalori-
sée chaque année –, s’appliquent aussi les parts
intercommunale et départementale.
u Comme vous pouvez le vérifier dans le ta-
bleau ci-dessous, la section d’ investissement
s’équilibre à 385 204,00 €.
Dans ces projets d’investissement, figure à nou-
veau la sécurisation du bourg. Il s’agit cette fois-
ci d’aménager un cheminement piétonnier le
long de la rue des 3 Vallées afin de sécuriser le
déplacement des piétons entre le Champ de la
Croix et le centre-bourg. Ces travaux permet-
tront aussi de protéger une sortie de propriété
notablement dangereuse car située dans un vi-
rage, et de gérer les eaux pluviales de cette rue
en pente.
Autre chantier : la mise en conformité de l’acces-
sibilité des bâtiments publics qui démarre cette
année. C’est un programme lourd, tant sur le
plan financier que sur celui de la mise en œuvre,
qui court sur 3 ans sous forme d’agenda appelé
Ad’AP (Agenda d’Accessibilité Programmée).
Lors des derniers travaux sur le toit de l’église
St-Jean-Baptiste, il a été relevé qu’une reprise
du solin sud était nécessaire afin d’assurer une
meilleure étanchéité. Des travaux sur l’installa-
tion campanaire sont également prévus, le sys-
tème actuel présentant de réels signes d’usure.
Enfin, la municipalité a décidé de démarrer un
programme long, coûteux mais nécessaire pour
renforcer la sécurité incendie dans les villages
où le débit des traditionnelles bornes incendie
est insuffisant, quand elles existent. Pour cela, il
sera procédé à l’installation de réserves incendie
de 120 m3 – 2 en 2016 – sur des terrains mis ai-
mablement à disposition par leurs propriétaires,
et validés par le SDIS (Service Départemental
d’Incendie et de Secours).
Voici pour les grandes lignes de cette section.
La section d’investissement
DÉPENSES
Opérations financières et d’ordre
Remboursements des emprunts, travaux en
régie.
63 248 €
Projets d’investissement
Sécurisation du bourg, travaux de restau-
ration de l’église, travaux d’accessibilité,
protection incendie, acquisition de matériels
divers, etc.
321 956 €
RECETTES
Opérations financières et d’ordre
Report de l’excédent d’investissement 2015,
de l’excédent de fonctionnement 2015, em-
prunt d’équilibre budgétaire, etc.
194 038 €
191 166 € Subventions, dotations liées aux projets d’investissement.Bulletin municipal - Juillet 2016
5
Intercommunalité
L e 8 février dernier, c’est donc bien un projet de fusion avec Grand Poitiers qui a été voté par la CDCI (Commission Départementale de
Coopération Intercommunale). Contrairement
à l’extension où les EPCI (Établissement Public
de Coopération Intercommunale) rejoignant
Grand Poitiers auraient été contraints d’adopter
les compétences déjà en place, le processus de
fusion permet et oblige les 5 EPCI d’être acteurs
pour décider ensemble des compétences qu’ils
voudront conserver à la nouvelle intercommu-
nalité. Les autres seront, soit restituées aux com-
munes, soit organisées à une échelle de plusieurs
communes.
u La première réunion des 42 maires, le 19
mars, a lancé le processus de fusion. À l’issue, un
comité de pilotage a été mis en place pour répar-
tir les rôles entre les maires. Ces derniers seront
invités à se réunir régu-
lièrement afin de suivre
l’évolution des dossiers
et fixer les principales
orientations.
En plus des réunions
plénières, les maires se
sont donc inscrits dans
un ou plusieurs des 4
groupes de travail mis
en place : la communi-
cation, les finances, le projet et l’organisation et
les compétences du nouvel EPCI.
u Depuis le début du printemps, un travail
d’envergure est donc mené pour dresser un état
des lieux précis des 5 intercommunalités dans
divers domaines afin de bien mesurer les enjeux
de convergence.
Pour ce qui est des finances, le diagnostic iden-
tifiera les points qui risquent de poser problème
dans le cadre de la fusion. Il permettra aussi
d’établir le budget consolidé des 5 EPCI et an-
ticiper ainsi la préparation du budget 2017 du
nouvel EPCI.
Dans le domaine des ressources humaines, il
s’agira notamment de lister les statuts, régimes
indemnitaires, organisations du travail, person-
nels mutualisés avec les communes, personnels
mis à disposition, etc., avec pour objectif d’iden-
tifier les compétences des agents.
Les bases de données existantes ainsi que les lo-
giciels utilisés feront l’objet d’un état des lieux
exhaustif qui déterminera, entre autres, leur
compatibilité entre eux.
Enfin, un inventaire des bâtiments et matériels
permettra de partager la connaissance du pa-
trimoine et des moyens dont disposera le futur
EPCI.
u Pour éviter toute rupture de service public, il
est indispensable d’anticiper l’organisation des
services publics à mettre en place pour le futur
EPCI dès le début 2017, lorsque le nouvel exé-
cutif sera élu.
Une étude va être lancée pour l’organisation
de pôles territoriaux qui seront la représenta-
tion « déconcentrée » du nouvel EPCI dans les
secteurs éloignés du pôle urbain. Par ailleurs,
l’exercice de la compétence « voirie » nécessi-
tera de s’appuyer sur des centres de travaux au
plus près des communes. De ce point de vue, le
Pays Mélusin a de sérieux atouts avec la Maison
des Services publics et la plateforme « voirie »
installée sur le site de la déchèterie des Pins.
u Pour être utile et efficace, le nouvel EPCI de-
vra être en capacité d’apporter des réponses à un
certain nombre de sujets.
L’organisation de l’en-
semble des services (san-
té, éducation, commerces,
transports, crèches, pé-
riscolaire, loisirs, équi-
pements culturels, spor-
tifs, etc.) attendus par les
habitants, à une échelle
pertinente : mieux faire
coïncider l’organisation
administrative locale avec les territoires vécus
par les habitants.
Avec la loi NOTRe, il revient aux EPCI de décli-
ner les outils du développement économique à
l’échelle de leur bassin d’emploi et de les mettre
en œuvre concrètement.
La solidarité territoriale entre les zones urbaines,
péri-urbaines et rurales doit être assurée. Leurs
sorts sont liés, et toutes les forces sont néces-
saires pour exister au sein de la grande région.
Le renforcement des compétences et du péri-
mètre de l’agglomération permettra d’augmen-
ter les dotations de l’État de l’ordre de 5 millions
d’euros, et donc d’augmenter les ressources fi-
nancières de l’EPCI. Sans négliger la nécessité
de réaliser des économies d’échelle.
u Le 9 juin, la Préfète de la Vienne a pris un
arrêté définissant le périmètre (liste des 42
communes) du nouvel EPCI. Les communes
concernées ont, à compter de cette date, 75 jours
pour donner un avis simple. Le périmètre sera
définitivement arrêté si la moitié des communes
représentant les 2/3 de la population votent fa-
vorablement.Bulletin municipal - Juillet 2016
6
L’urbanisme en questions
P our les nouveaux habitants, mais aussi pour ceux qui auraient « oublié », nous repu- blions cet article diffusé dans le bulletin muni-
cipal d’octobre 2014 pour vous aider dans vos
démarches lorsque vous envisagez des travaux.
u Quel est le rôle de l’ABF ? L’architecte des bâ-
timents de France est systématiquement associé
à l’instruction des dossiers lorsque les travaux
se situent dans le périmètre de protection d’un
monument historique. Son accord est prépondé-
rant lorsque le projet est en « covisibilité » d’un
de ces monuments, c’est-à-dire si le monument
est visible du lieu des travaux, ou vice-versa.
u Qu’est-ce qu’un périmètre de protection ?
C’est un espace protégé et situé dans un rayon de
500 m autour d’un monument historique, dans
lequel une attention particulière est portée aux
travaux qui y sont réalisés afin d’en garantir la
conservation et la
mise en valeur.
u Quel est le rôle
de la municipa-
lité ? Elle a pour
rôle de veiller à
cette conserva-
tion, à cette mise
en valeur, voire à
l’amélioration de
notre patrimoine
architectural, ur-
bain et paysager, et ce dans l’intérêt général. Le
secrétariat de mairie, quant à lui, vous apporte
toute l’aide et tous les conseils nécessaires.
u Que faut-il faire avant d’entreprendre des
travaux ? Il convient de déposer un permis de
construire, d’aménager ou de démolir, ou une
déclaration préalable, selon la nature des travaux
envisagés (voir page suivante). Le secrétariat de
mairie vérifie si les dossiers sont complets et suf-
fisamment précis, puis vous délivre un récépissé
avec un numéro d’enregistrement.
u Quels sont les délais pour la réponse ? Les
services compétents se donnent 1 mois pour
instruire les dossiers de déclaration préalable et
2 mois pour les permis de construire (maison
individuelle). Ces délais sont majorés d’un mois
supplémentaire lorsque le projet se situe dans le
périmètre d’un monument inscrit ou classé. À
Jazeneuil, ce sont : l’église St-Jean-Baptiste, la
maison du XVème et le Logis de la Cour.
u Quelles tuiles utiliser pour une couver-
ture ? Pour des travaux de réfection de couver-
ture, seules des tuiles « tiges de botte » de terre
cuite sont admises, avec courants demi-ronds
et chapeaux anciens
de récupération ou,
s’ils sont neufs, de
tons mêlés, avec
pose brouillée. Les
faîtages, rives, arê-
tiers et égouts sont
réalisés de manière
traditionnelle au moyen de tuiles demi-rondes
scellées au mortier de chaux.
u Quels matériaux utiliser pour une façade ?
Pour des travaux de ravalement de façade, l’en-
duit extérieur est réalisé au mortier de chaux
naturelle, avec des sables blonds de carrière de
moyenne granulométrie, serré à la truelle et bros-
sé avant séchage com-
plet. Cet enduit ne
devra pas dépasser le
nu des pierres de taille
(encadrement de baies
et chaînages d’angle).
Par sa couleur, l’en-
duit employé doit se rapprocher de la coloration
ocrée (ton sable) des enduits traditionnels des
immeubles anciens du bourg. Les « pierres appa-
rentes » sont possibles sur les façades ne donnant
pas sur la rue, et sur les dépendances.
u Quelles couleurs utiliser quand on veut re-
peindre ? Les menuiseries et ferronneries sont
peintes uniformément dans des tons blanc cas-
sé, gris clair ou gris coloré (le rouge « sang de
bœuf » peut être admis).
u Puis-je faire comme mon voisin ? L’exemple
de la maison voisine n’est pas un bon exemple
s’il y a utilisation de matériaux non préconi-
sés. Cela peut relever de l’antériorité (travaux
effectués avant telle ou telle réglementation par
exemple) ou d’une forme d’omission (dépôt de
demande, respect de l’arrêté, etc.).
u Mes travaux sont finis ! Il vous reste encore
à déposer en mairie la déclaration d’achèvement
et de conformité des travaux.
u Et à quoi ça sert tout cela ? Qui ne s’est pas
un jour arrêté pour contempler la beauté d’un
lieu ? Nous avons de quoi être fiers de notre
commune, Jazeneuil, exposée dans un grand
nombre de brochures touristiques de la Vienne,
présente dans le film du cinéma dynamique du
Futuroscope, destination de pique-niques et de
randonnées… Son église, sa vallée, mais aussi
son bourg, en font un endroit remarqué et re-
marquable, qu’il faut préserver.Bulletin municipal - Juillet 2016
7
Règles d’urbanisme les plus courantes
Constructions créant de nouvelles surfaces de plancher ou d’emprise au sol
Nature des constructions Pas de formalité au titre de l’urbanisme si... Déclaration préalable si... Permis de construire si...
Construction de nouvelles
surfaces de plancher.
Surface inférieure
ou égale à 5 m2.
Surface supérieure à 5 m2 et
inférieure ou égale à 20 m2. Surface supérieure à 20 m
2.
Constructions ne créant pas de surface de plancher ou créant moins de 5 m2 de surface de plancher, soumises à permis, à déclaration préalable ou à aucune formalité selon leur hauteur
Nature des constructions Pas de formalité au titre de l’urbanisme si... Déclaration préalable si... Permis de construire si...
Murs (autres que les murs de
soutènement et de clôture). Moins de 2 m de haut. 2 m de haut et plus.
Autres constructions ou installations
Nature des constructions Pas de formalité au titre de l’urbanisme si... Déclaration préalable si... Permis de construire si...
Piscines non couvertes ou
dont la couverture a moins de
1,80 mètre.
Bassin inférieur ou égal
à 10 m2.
Bassin supérieur à 10 m2 et
inférieur ou égal à 100 m2. Bassin supérieur à 100 m
2.
Clôtures (murs, treillis, pieux,
palissades, grilles, barbelés, gril-
lages, portes de clôture, etc.).
Clôtures nécessaires à l’activi-
té agricole. Dans tous les autres cas.
Travaux sur constructions existantes et changements de destination
Nature des constructions Pas de formalité au titre de l’urbanisme si... Déclaration préalable si... Permis de construire si...
Changements de destination
(transformation d’une grange
en habitation par exemple)
Sans travaux, ou avec des
travaux qui ne modifient pas
les structures porteuses du
bâtiment ou sa façade
Avec des travaux qui mo-
difient soit les structures
porteuses du bâtiment,
soit une façade
Travaux de ravalement
Situés dans le périmètre de
protection d’un monument
inscrit ou classé.
Travaux ayant pour effet de
modifier l’aspect extérieur,
sans changement de destina-
tion (toiture, ouverture, etc.).
Modifications de l’aspect
extérieur du bâtiment
Travaux ayant pour effet de
modifier le volume du bâti-
ment en créant une surface
de plancher de plus de 20 m2
Autres travaux
- Travaux modifiant ou
supprimant un élément de
construction protégé par le
PLU ;
- transformation de moins de
20 m2 de surface en surface
de plancher.
Transformation de plus de
20 m2 de surface en surface
de plancher.
Pour en savoir plus : vosdroits.service-public.fr/particuliers/N319.xhtml ;
www.declarationprealable.fr ou www.urbinfos.com.Bulletin municipal - Juillet 2016
8
Syndicat des Vallées du Clain Sud
S uite au Schéma Départemental de Coopéra- tion Intercommunale (SDCI), les structures à compétence rivière dans le département de la
Vienne et notamment sur le bassin versant du
Clain ont dû appliquer des changements au 1er
janvier 2016.
Le nouveau Syndicat Mixte des Vallées du Clain
Sud reprend la compétence milieux aquatiques
sur les rivières : la Clouère, le Clain amont
(jusqu’à la limite nord à Iteuil), la Vonne et les
affluents le Palais et la Rhune. Il est présidé par
M. Philippe Bellin aidé par trois vice-présidents,
M. André Bibaud (la Clouère), M. Olivier Pin
(le Clain amont jusqu’à Voulon) et M. Frédy
Poirier (la Vonne, le Palais et le Clain de Vi-
vonne à Iteuil).
Le nouveau territoire comprend 38 communes
et représente 420 km de cours d’eau principaux.
Le syndicat est soutenu financièrement par
l’Agence de l’eau et le Conseil départemental, et
a voté un budget d’environ 450 000 € pour l’an-
née 2016.
Deux techniciens et six agents d’entretien inter-
viennent sur les différents cours d’eau : entretien
de la végétation, travaux de restauration, études,
piégeage, sensibilisation...
u Le syndicat est à votre disposition pour plus
d’information :
Syndicat mixte des Vallées du Clain Sud
24 avenue de Paris
86700 COUHÉ
Tél. 05 49 37 81 34
u Secteur Clain jusqu’à Voulon, Bouleure,
Vonne :
Manuel Mirlyaz
clain.sud.manuel@gmail.com
Tél. 06 81 59 74 25
Le Prix des lecteurs de Cognac
P our la seconde année, les bibliothèques mé- lusines se rassemblent pour participer au Prix des Lecteurs de Cognac. Cette année l’Eu-
rope est à l’honneur à travers 5 pays : la Slovaquie,
l’Espagne, l’Écosse, l’Allemagne et la France. Le
29 mai dernier,
la bibliothèque
m u n i c i p a l e
de Jazeneuil a
proposé à ses
adhérents de
s’ins crire pour
contribuer au
choix du roman
qui, parmi les 5
proposés, rem-
portera le Prix
le 19 novembre
prochain. À
chaque biblio-
thèque son
angle d’ap-
proche : les bibliothécaires bénévoles de Jaze-
neuil ont choisi « Les contes et légendes euro-
péens ». Ainsi, la présentation des ouvrages a été
mêlée de contes des 5 pays en lice, racontés par
Cilou Martin, de la compagnie jazeneuillaise
« Le Zèbrophone ». Une présentation dyna-
mique pour le plaisir des spectateurs. Les livres
en concours sont accompagnés à la bibliothèque
d’une exposition qui retrace l’ambiance des dif-
férents pays, et de nombreux ouvrages seront
mis en avant pour l’occasion, avec le soutien de
la Bibliothèque Départementale de la Vienne.
L’aventure se terminera, comme l’an passé, par
un brunch européen et une possible participa-
tion au Festival Littératures Européennes de
Cognac.
Nouveauté cette année, les collégiens participe-
ront au travers du Prix Alé (Adolescents, Lec-
teurs, Européens), toujours dans le cadre du fes-
tival. Son lancement aura lieu à la bibliothèque
de Lusignan.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le
site du Prix : http://bit.ly/1OHezj5
u Dates à retenir :
Courant septembre : discussions autour des ro-
mans dans les différentes bibliothèques.
Vendredi 14 octobre : vote et dépouillement à la
bibliothèque de Lusignan (à confirmer).
Samedi 19 novembre : remise du Prix des Lec-
teurs à Cognac.Bulletin municipal - Juillet 2016
9
Diagnostic culturel de la CCPM
L a Communauté de communes du Pays Mé- lusin, sous l’impulsion de Véronique Ro- chais-Cheminée, vice-présidente en charge des
affaires scolaires et de la culture, s’est lancée
dans une démarche d’élaboration de sa poli-
tique de développement commun et durable en
matière d’action artistique et culturelle, à travers
une large concertation avec les acteurs du terri-
toire.
u Il s’agit d’une approche ouverte et transver-
sale du développement culturel, décloisonnant
les champs de l’éducatif, du culturel, du socio-
culturel, voire de l’environnement..., mais éga-
lement des acteurs : élus, professionnels, béné-
voles, artistes...
La démarche s’organise autour d’une instance
de concertation plénière (dont la première a été
réunie le 25 septembre 2015) et de sous-groupes
de travail de cette instance.
Cette démarche s’articule autour de 3 phases :
• état des lieux de l’existant ;
• diagnostic et hiérarchisation des enjeux ;
• définition des scénarios de développement et
d’un plan d’actions.
L’animation de la démarche est assurée par San-
dra Beucher, chargée de développement cultu-
rel. Elle est accompagnée par Aline Rossard,
responsable de la mission régionale « dévelop-
pement culturel et territoires » à la Ligue de
l’Enseignement Poitou-Charentes.
u Depuis le lancement, plusieurs temps de tra-
vail se sont tenus entre octobre 2015 et janvier
2016 :
• 14 réunions de 2h minimum soit plus de 28h
au total ;
• 1 fois par mois pour chaque groupe (4 sous-
groupes en tout) ;
• 55 personnes (à la fois élus, salariés et béné-
voles) se sont mobilisées, issues des 9 com-
munes que comptent la communauté de com-
munes.
u La diversité des acteurs du territoire a été re-
présentée dans ces groupes de travail.
Cette mobilisation a été nourrie d’un entrain
certain, d’une motivation et d’un plaisir à se re-
trouver, confortant le bien-fondé du choix des
élus de la communauté de communes d’engager
cette démarche participative à la fois animée et
accompagnée.
Ces premières rencontres de travail ont d’ores et
déjà généré une connaissance et une reconnais-
sance mutuelle des acteurs ouvrant des pistes à
de nouveaux partenariats au sens large.
La deuxième réunion publique de l’instance de
concertation plénière s’est tenue le 26 avril 2016
dans les nouveaux locaux de la Maison des Ser-
vices à Lusignan en présence d’une quarantaine
de personnes (élus, associations...).
Cette soirée a permis de présenter une restitu-
tion des premiers éléments produits par les dif-
férents groupes de travail, d’échanger et d’envi-
sager la poursuite des travaux.
L’ensemble des comptes rendus et des docu-
ments de présentation publique est à retrouver
sur le site de la Communauté de communes du
Pays Mélusin : http://www.cc-paysmelusin.fr
rubrique « tourisme culture ».
Pour parvenir à établir un diagnostic et des en-
jeux, il a été prévu d’affiner l’état des lieux par
deux biais : un questionnaire détaillé et des réu-
nions de groupes de travail.
Les groupes de travail se sont réunis autour des
questions suivantes :
• groupe de travail A : « Comment la diffusion, la
pratique, la création, l’animation et la conser-
vation/valorisation agissent ou interagissent
sur le territoire et à l’extérieur ? Quels sont les
freins et les opportunités ? » ;
• groupe de travail B : « En quoi la collaboration
entre acteurs est-elle importante ? Que per-
met-elle ? Comment l’encourager, l’accompa-
gner, la développer ? ».
Pour tous renseignements complémentaires,
contacter Sandra Beucher au 05 49 57 09 74.
Vu à la télé
Le 24 mars, France 3 Poitou-Charentes s’est
invitée dans notre beau village dans le cadre
de l’émission-reportage Itinéraire bis pour
aller à la rencontre de quelques-uns de nos
concitoyens. Vous pouvez la voir ou la revoir
à l’adresse suivante : http://bit.ly/1TBLyuU
Photo : S. PinBulletin municipal - Juillet 2016
10
L’Escale
Depuis fin juin 2015, l’association l’Escale a ouvert à Lusignan un accueil de jour pour personnes âgées atteintes de maladies d’Alzhei-
mer, maladies apparentées ou autres pathologies
neurodégénératives (maladie de Parkinson).
Une solution importante lorsque l’on choisit de
rester vivre à domicile, durablement et dans les
meilleures conditions.
L’accueil de jour de l’Escale propose de rece-
voir à la journée des personnes âgées vivant à
domicile, avec pour ambition de contribuer à la
préservation de leur autonomie et de leur épa-
nouissement. La présence de professionnels fa-
vorise l’accès des personnes accueillies à une vie
plus dynamique, en mobilisant leurs aptitudes
physiques, psychiques et culturelles, dans une
ambiance familiale et chaleureuse.
L’accueil de jour offre également une solution
de répit aux aidants familiaux. Le soutien de
l’époux/épouse et plus généralement de la famille
constituent le socle indispensable permettant à
la personne âgée malade de continuer à vivre
chez elle. Cette aide quotidienne est cependant
source de fatigue et d’isolement pour l’aidant fa-
milial. L’accueil de jour offre ainsi une sérieuse
solution pour seconder l’entourage, permettant
de concilier vie personnelle et accompagnement
d’un proche en perte d’autonomie.
Le prix de journée est agréé par le Conseil dé-
partemental et ouvre le droit à l’Aide Personna-
lisée à l’Autonomie (APA) sous certaines condi-
tions. Le transport et le repas sont compris dans
le prix de journée.
L’équipe propose un accompagnement adap-
té aux capacités de chaque personne : activités
quotidiennes comme la cuisine ou le jardinage,
ateliers mémoire, gymnastique douce, discus-
sions, chant, jeux de société, sorties. L’accueil de
jour propose un service de transport permettant
de venir chercher la personne directement chez
elle et de la ramener en fin de journée. Le trans-
port est possible dans un rayon de 20 km autour
de l’accueil de jour : cantons de Lusignan, de
Vivonne et de Couhé. Le service est ouvert du
lundi au vendredi, de 10 h à 17 h.
Contact :
Étienne Herout - Accueil de jour
10 rue des Alisiers - 86600 Lusignan
Tél. 05 49 01 05 42
Bienvenue !
B ienvenue à Jean-Michel Delavault, recru- té depuis le 18 avril sur Contrat d’Accom- pagnement à l’Emploi (CAE) pour un emploi à
temps partiel de 20 h hebdomadaires au service
technique de la commune. Comme évoqué page
3, un seul emploi est in-
suffisant dans ce service.
M. Delavault nous vient
de Curzay-sur-Vonne ;
avant d’être en recher-
che d’emploi, il a exer-
cé des fonctions simi-
laires à Coulombiers et
Saint-Sauvant.
2 médaillés au Logis de la Cour
D epuis septembre dernier, sept résidents du Logis de la Cour sont licenciés à l’Asso- ciation Pongiste Mélusine au sein de sa section
« sport adapté ». L’encadrement est assuré par
Serge Fourneau et Bruno Priou, infirmier au
centre hospitalier Henri Laborit. Le Logis de la
Cour est un lieu de vie géré par l’association Au-
dacia en partenariat avec Henri Laborit.
Après avoir brillamment participé au cham-
pionnat départemental en mars, six résidents
ont participé au championnat régional de ten-
nis de table organisé par la Fédération de sport
adapté le 10 avril à Poitiers.
Mickael et Philippe ont décroché la médaille de
bronze de leur catégorie et ont été qualifiés pour
les championnats de France qui se sont déroulés
à Agen du 23 au 26 juin 2016.
Nous adressons nos plus chaleureuses félicita-
tions et tous nos encouragements aux pongistes
du Logis de la Cour !Bulletin municipal - Juillet 2016
11
Jardiniers, cultivez aussi la nature !
À la ville comme à la campagne, la flore sauvage et la petite faune (in-
sectes, oiseaux, ba-
traciens…) ont de
plus en plus de mal à
trouver leur place. Et
si, pour redonner sa
place à la nature, nos
parcs, jardins et balcons devenaient moins ar-
tificiels ? Cela nous rendrait bien des services
et embellirait notre vie. Pour accueillir plus de
biodiversité chez vous, imitez la nature ! Voici
les conseils de nos jardiniers…
u Respectez le cycle de la vie
Tous les êtres vivants sont liés par la chaîne ali-
mentaire : les plantes en sont le premier mail-
lon, viennent ensuite les animaux végétariens
qui les consomment, leurs prédateurs, qui sont
mangés à leur tour, puis les organismes qui re-
cyclent la matière morte végétale ou animale.
Il se crée entre tous un équilibre qui limite la
prolifération des uns au détriment des autres, à
condition toutefois que chacun trouve aussi où
se loger pour se reproduire et s’abriter selon ses
besoins.
u Offrez le gîte et le couvert
La vie commence dans le sol
Nourrissez votre sol avec du compost. En le di-
gérant, les insectes, vers, champignons et bac-
téries qui y vivent entretiendront sa fertilité
naturelle. Protégez-le des agressions du vent,
du soleil et du froid avec de la paille, de l’herbe
sèche ou des végétaux broyés. Pour l’ameublir,
contentez-vous de l’aérer à la grelinette sans le
retourner, ce qui bouleverserait sa structure et
perturberait ses précieux habitants. Vous pour-
rez ainsi proscrire définitivement les engrais
chimiques, toxiques pour la vie souterraine et
pour vous.
Fleurs et plantes sauvages
Ne tondez pas trop ras votre pelouse et laissez-la
se développer et fleurir par endroits pour offrir
nourriture et refuges à de nombreux animaux,
notamment aux insectes pollinisateurs. Dans
vos massifs, si vous aimez les variétés horticoles,
privilégiez les fleurs à corolle simple, plus acces-
sibles aux butineurs, et laissez fleurir des herbes
spontanées en mélange.
Le rôle des arbres
Plantez des haies et des buissons d’essences
locales qui produisent fleurs et baies au fil des
saisons. Conservez les vieux arbres : cavités et
fissures abritent des nids et offrent des sites d’hi-
bernation, le bois pourrissant nourrit de nom-
breux insectes.
Des abris partout
Vous pouvez installer des nichoirs pour les oi-
seaux, les insectes et les chauves-souris, mais
commencez donc par préserver les nombreux
abris que le jardin offre naturellement : tiges
des plantes sèches, feuilles mortes, compost,
tas de bûches ou de branchages, pierres en tas
ou en muret… Et n’oubliez pas que le lierre, la
ronce et l’ortie (très appréciée par les chenilles
de nombreux papillons) sont inestimables pour
de nombreuses espèces.
L’eau, c’est la vie !
Aménagez un point d’eau : les libellules et les
batraciens viendront y pondre, les abeilles, les
oiseaux et les petits mammifères s’y désaltérer.
Pensez à le sécuriser avec une rampe en grillage
pour la faune terrestre.
u Et au potager ?
Les alignements artificiels de plantes favorisent
les maladies et les proliférations d’insectes. Pour
limitez ces désagréments, associez divers lé-
gumes entre eux et avec des fleurs, et pratiquez
la rotation des cultures. Laissez quelques lé-
gumes monter
à graines, tolé-
rez des fleurs
sauvages spon-
tanées et les
premiers puce-
rons pour at-
tirer syrphes,
chrysopes, papillons, coccinelles et mésanges
qui se chargeront de tout réguler.
u Laissez vivre votre jardin
Ne nettoyez pas trop votre jardin et supprimez
tout pesticide. Composez plutôt avec la nature
et découvrez l’esthétique d’un jardin un peu
sauvage. Enfin, prenez le temps d’observer la vie
qui s’y installe, la diversité des insectes, oiseaux,
lézards, etc., mais aussi celle des fleurs sauvages.
La LPO Vienne a édité quatre fiches sur le jardinage
et sur la nature au jardin. Vous pouvez les téléchar-
ger sur le site vienne.lpo.fr (dans « Nos publications »,
à la rubrique « Plaquettes et affiches »). Si vous
n’avez pas In-
ternet, deman-
dez-nous l’édi-
tion papier.Bulletin municipal - Juillet 2016
12
Déchets
D ans les précédents numéros de L’Écho de la Vonne, des informations vous ont été com- muniquées sur les différents types de déchets
acceptés à la déchèterie de Lusignan et sur l’in-
terdiction d’incinération par arrêté préfectoral.
Si vous n’avez pas conservé ces numéros, vous
pouvez retrouver ces informations sur le site in-
ternet de la commune.
Au vu de certaines dérives constatées depuis
lors, un rappel de quelques consignes s’avère
donc nécessaire.
u Tous les déchets qui ne sont pas collectés
par le ramassage des ordures ménagères (bacs
jaunes et sacs poubelles) sont à déposer à la dé-
chèterie, y compris les déchets verts, les cendres
ou un vieux frigo...
u Pour pourvoir au paillage des massifs, la com-
mune, sur demande, peut accepter néanmoins
certains déchets de taille : charmille, noisetier,
bouleau, cerisier, que vous pouvez déposer en
bon ordre à côté des ateliers municipaux au Pré
Sableau. Les agents communaux pourront alors
les broyer pour les utiliser selon les besoins.
Sont interdits : résineux, pyracantha, troènes,
thuyas, rosiers et autres épineux d’une manière
générale.
Si des abus sont malgré tout constatés, l’espace
de collecte devra être fermé !
u La déchèterie de Lusignan est ouverte de 9 h
à 12 h et de 14 h à 17 h 30, lundi, mercredi, ven-
dredi et samedi.
Nuisances (rappel)
L es travaux de bricolage et de jardinage réalisés par des particuliers à l’aide d’outils ou d’appa- reils, telles que tondeuses à gazon, tronçonneuses,
perceuses, raboteuses, scies mécaniques, etc., dont
le bruit particulier est susceptible de porter atteinte
à la tranquillité du voisinage ou à la santé de
l’homme par sa durée, sa répétition ou son inten-
sité, ne sont autorisés qu’aux horaires suivants :
• du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de
13 h 30 à 19 h ;
• les samedis de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h ;
• les dimanches et jours fériés de 10 h à 12 h. »
u Ci-dessus, l’article 8 de l’arrêté préfectoral re-
latif aux bruits de voisinage. Cet extrait est por-
té à la connaissance de tous pour éviter quelques
abus signalés ou constatés ça et là. Nous ne vi-
vons pas seuls, et le respect de ces horaires et
donc de son voisinage relève du « bien vivre en-
semble ». C’est majoritairement le cas. Cepen-
dant, en cas d’abus, rappelez – courtoisement –
à votre voisin ces horaires. S’il est insensible à
votre courtoisie, gardez votre sang-froid, et, à
défaut de policier municipal, appelez la Gendar-
merie nationale en dernier recours.
u Il n’y a pas que les nuisances sonores, il y a
aussi celles dues à l’incinération de déchets verts
(tonte, taille). Sachez que l’incinération des dé-
chets ménagers – déchets verts compris –, avec
ou sans incinérateur, est formellement interdite.
Agenda
Août
• 14 : repas champêtre organisé par le JFC, feu
d’artifice et bal populaire
Septembre
• 17 : chœur de femmes Sybilla de Poitiers, à
l’église St-Jean-Baptiste (après-midi)
• 18 : balade contée organisée par la biblio-
thèque municipale
Vie pratique
u Mairie
Du lundi au samedi, de 9 h à 12 h, le vendredi
de 14 h à 17 h
Tél. 05 49 89 05 20
contact@jazeneuil.fr
www.jazeneuil.fr
E En raison de travaux de rénovation, la mairie (et l’agence postale) sera fermée du 25 juillet
au 6 août. Une permanence téléphonique
sera assurée les matins du 25 au 29 juillet.
u Agence postale
Du lundi au samedi, de 9 h à 11 h 20
Tél. 05 49 03 25 69
u Médecin
M. DESVIGNE Patrice
19 cité du Moulin
Tél. 05 49 53 54 34
Directeur de la publication : Claude Litt
Rédaction : B. Bellini, G. Le Rest, C. Litt, C. Martin, E. Roy Relecture : T. Billerot Mise en page : C. Litt, É. Marchoux Impression : RBS86 Tirage : 410 ex.