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PLU - Annexes - ppr falaises Portel Equihen
PLU - Annexes - rapport ppr falaises
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Thèmes du document : Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes, Eau et assainissement,
me Lihorté
+
Epalité
+
Fraternité
RÉPUBLIQUE
FRANÇAISE
Département
du
Pas
de
Calais
Plan
de
Prévention
des
Risques
littoraux
Des
Falaises
du
Boulonnais Vu
pour
être
annexé
à
l'arrêté
préfectoral
du
22
octobre
2007
Pour
le
Préfet,
Le
chef
de
bureau
déléoué
i
sé
©
(4
#53
NOTE
DE
PRESENTATIONDépartement
du
Pas
de
calais
Plan
de
prévention
des
risques
littoraux
Côtes
à Falaises
NOTE
DE
PRESENTATION
|
Sommaire
INTRODUCTION
ET
JUSTIFICATION
DU
PPR..reeernnnerrrnnrnnnieereanniisree
2
RAPPEL
DE
LA
PROCEDURE
PPR
rennes
2
NOTION
GENERALE
D'ALEA
ET DE
RISQUE
nnenrnrrrrreernrrrererrenenennnrrnerennneeere.
3
1
LES
FALAISES,
RECUL
ET
FACTEURS
DE
RECUL
us
eieceerierinrinrirenerennerneeceneeneneneneeeeenerrrenee
4
1-7
FACTEURS
METEORIQUES
ii
eeeeieicreerirecirerenerenne
Peine
pmpags sors ngeene cernes
4
1-2
FACTEURS
MARINS.
ici
diiiériininedeiieinrene
rca
5
1-3
FACTEURS
ANTHROPIQUES.
idee
den
inirieninininrnenennienrereneenereernr.
5
1-4_LA
GEQLOGIE
DU
SITE...
eieiiiirenerrneinannerier
nier
6
2
TYPOLOGIE
DES
MOUVEMENTS
ET
CHRONOLOGIE
enr
7
2.
1
LES
CHUTES
DE
PIERRES
QU
DE
BLOCS
neireeeerrerereneeinenencenrnenranneeenenreneeeeeneeerennr.
7
2.2
LES
EBOULEMENTS
OÙ
ECROULEMENTS.
iererrrirerririrerinrrrenenenne
rare ereneseeneneren een
eine
&
2.3
LES
GLISSEMENTS
ii
iinieienirennr
diner
ere
8
2.4
LES
COULEES.....
ii
eeenenriieeiiirirerineceinedrennenrinee
BASÉES
Se à e Se EE
Ten rue
ë
3 -
METHODE
D'ÉTUDE
ET
EVALUATION
DU
RECUL
ie
9
4 - DOCUMENTS
CARTOGRAPHIQUES
rennes
9
LA
CARTE
DES
PHENOMENES
NATURELS.
urine
9
LA
CARTE
DES
ALEAS......
ere
iris
Se FE.
9
5 - RESULTATS,
EXAMEN
DES
SITES
ti
iienernne
10
3.1,
DE
SANGATTE
À
L'ANCIEN
PUITS
DU
TUNNEL
SQUS
LA
MANCHE
verrines
10
3.2
SECTEUR
CRETACE
eeeierreereeriirirenneirieereninenrenenienenneereni
nee
de.
10
3.3.
LE
SECTEUR
JURASSIQUE
iii
11
6 -
LES
RISQUES
IMMEDIATS
POUR
LA
SECURITE
ir
……
16
6.1,
EDIFICES
PRIVES
OU
PUBLICS... rnsrreerenrerrrrererererirneennenenrnenreneirin
inertie
16
6.2.
_L'ESTRAN
EN
PIED
DE
FALAISE
rerreririirereerireeeninenrecenrenrnn
enr enennne einer.
16
6.3.
CHEMIN
DES
DOUANIERS. indienne
17
PROTECTION
DU
PIED
CONTRE
LA
MER
ie iicereeereererrieiiineenineenenreneeaneneerenssnenrnenneneeeee
18
STABILISATION
DE
LA
FALAISE
ET
DE
SA
CORNICHE
eerrrininrninecinreninerrererenenerennrerenrreee
18
Modification
de
la géométrie
ou
reprofilage
:
rene
18
Modification
du
régime
hydraulique
: inner
19
Modification
des forces
: inner
19
FPPR
Falaises,
note
de
présentation
_..|
.
.19/04/02
J'"#".
page]
/ 20:INTRODUCTION
ET
JUSTIFICATION
DU
PPR
Sur
le
littoral
où
s’affrontent
de
puis
longtemps
la
mer
et
le
continent,
les
falaises
littorales
du
Pas
de
calais
représentent
un
secteur
particulier
où
les
phénomènes
d’instabilité
se
traduisent
par
un
recul
lent
mais
continu
du
trait
de
côte
et
par
la
destruction
des
ouvrages
qui
y
sont
localisés.
Le
caractère
irréversible
du
recul,
le
rôle
majeur
des
facteurs
continentaux
dans
les
phénomènes
en
jeu
différencient
ce
secteur
des
autres
zones
littorales
et
en
particulier
des
zones
basses
dunaires
ou
des
embouchures
des
cours
d’eau
locaux.
Dans
le
Pas
de
Calais,
ce
secteur
représente
un
linéaire
d’une
quarantaine
de
kilomètres
et
inclus
les
communes
de
:Sangatte,
Escalles,
Wissant,
Audinghen,
Audresselles,
Ambleteuse,
Wimereux,
Boulogne
sur
mer,
Le
Portel,
Equihen-plage
(figure
1).
Le
recul
généralisé
est
connu
depuis
longtemps :
Effondrement
de
la tour
d’Odre
à Boulogne
(qui
datait
du
début
de
notre
ère)
en
1644.
Evaluation
du
recul
par
À
BRIQUET
(1930)
:vitesse
de
recul
pouvant
atteindre
0.5
m
jusqu'à
1.5
m
par
an
selon
les
endroits.
Recul
moyen
de
0.15
à
0.8
m
par
an
d’après
le
catalogue
sédimentologique
des
côtes
françaises
(1986).
Plus
récemment
:en
février
1998
(figure
2),
éboulement
et
fissuration
de
la
corniche
à
proximité
du
cran
d’Escalles
et
surtout
période
de
crise
de
la
fin
de
l’année
2000
liée
pour
l’essentiel
à
la
pluviométrie
exceptionnelle
(éboulements
très
nombreux
ayant
coupé
le
chemin
de
randonnée
en
corniche,
risques
de
déstabilisation
d'habitations
à
Wimereux).
Le
caractère
irréversible
du
recul,
le
coût
des
solutions
de
confortation
(au
demeurant
rarement
pérennes)
et
les
difficultés
d’entretien
des
ouvrages
rendent
nécessaire
la
prise
en
compte
de
ce
type
de
phénomènes
dans
les
documents
qui
réglementent
l’utilisation
du
sol.
C’est
l'objectif
du
Plan
de
Prévention
des
Risques
(PPR)
relatif
aux
falaises
littorales
du
Département
du
Pas
de
Calais
et
prescrit
par
le
Préfet
du
Département
le
24
novembre
1999
RAPPEL
DE
LA
PROCEDURE
PPR
Conformément
à
la
loi
n°95-101
du
2
février
1995
(loi
dite
BARNIER,
relative
au
renforcement
de
la
protection
de
l’environnement
)
et
plus
précisément
à
son
titre
IL
(Elaboration
des
plans
de
prévention),
le
Plan
de
prévention
des
risques
naturels
(PPR)
vise
à
simplifier
et
à
clarifier
la
réglementation
de
la
prévention
des
risques
et
remplace
les
documents
existants
(Plan
d’exposition
aux
risques
naturels
prévisibles
PER,
Plan
de
surfaces
submersibles
PPS),
Plan
de
zones
sensibles
aux
incendies
de
forêts
PZSIF.La
procédure
est
déconcentrée
:prescription
par
arrêté
préfectoral
(détermination
du
périmètre
et
désignation
du
service
instructeur),
notification
aux
maires
des
communes,
élaboration
d’un
projet
puis,
après
avis
des
conseils
municipaux,
enquête
publique,
approbation
par
arrêté
préfectoral
et
publication.
L'objectif
général
est
d'intégrer
les
risques
majeurs
dans
les
documents
d’urbanisme
en
délimitant
les
zones
concernées
par
les
risques
naturels
et
en
définissant
pour
chacune
de
ces
zones
les
mesures
de
prévention
destinées
à
réduire
les
atteintes
tant
aux
personnes
qu’aux
biens. Cet
objectif
passe
par
une
synthèse
des
connaissances
acquises
sur
les
phénomènes
présentant
des
dangers
(vis-à-vis
du
bâti
ou
des
vies
humaines)
et
des
principes
ou
précautions
simples
permettant
d’éviter
l’aggravation.
Cette
synthèse
doit
demeurer
suffisamment
légère
pour
éviter
de
retarder
la
démarche
complète.
Le
PPR
est
prescrit
pour
un
secteur
géographique
limité,
caractérisé
par
des
phénomènes
et
risques
particuliers.
De
manière
formelle,
il
comporte
trois
éléments
:
e
. une
note
de
présentation,
°
un
ensemble
de
documents
graphiques
(délimitant
les
zones
d’application
et
éventuellement
informant
des
phénomènes
,aléas
et
risques),
°
un
règlement
précisant
les
mesures
et
prescriptions
applicables
dans
les
différentes
zones.
En
tant
que
servitude
d’utilité
publique,
le
PPR
s’impose
en
tant
que
tel,
en
présence
de
Plans
d’Occupation
des
Sols
(devenus
Plans
locaux
d’Urbanisme)
ou
de
Modalités
d’Application
du
Règlement
National
d'Urbanisme
(devenues
cartes
communales).
NOTION
GENERALE
D'ALEA
ET
DE
RISOUE
Les
notions
principales
sont
issues
d’analyse
de
phénomènes
de
grande
ampleur
et
qui
P
P
P
g
présentent
des
risques
majeurs,
ils
devront
ainsi
être
adaptées
au
contexte
particulier
des
falaises
littorales.
L’Aléa
est
une
notion
complexe
qui
caractérise
un
phénomène
par
trois
composantes
:
« où
»
:localisation
et
extension
spatiale
« quand
»
:occurrence
temporelle
«comment
»
:intensité
plus
ou
moins
forte
du
phénomène.
La
hiérarchisation
issue
de
la
combinaison
de
ces
trois
facteurs
à la
typologie
des
phénomènes
aboutit
à
une
classification
complexe,
difficile
à
cartographier
et
de
ce
fait
regroupée
habituellement
en
quatre
catégories
;
aléa
négligeable,
faible,
moyen,
fort.
Dans
le
cas
des
PPR
littoraux,
le
problème
se
simplifie
souvent
dans
la
mesure
où
l'aléa
principal
réside
dans
le
recul
de
la
côte
; irréversible,
il
est
alors
uniformément
considéré
comme
«
fort
».Le
risque
quant
à
lui,
résulte
de
la
coexistence
en
un
lieu
donné
d’un
aléa
et
d’une
construction
caractérisée
par
une
certaine
vulnérabilité
(qui
pourrait
être
évaluée
en
fonction
du
coût).
Dans
le
cas
des
PPR
(et
contrairement
aux
documents
anciens,
PER),
le
zonage
ne
prendra
pas
directement
en
compte
la
valeur
des
constructions,
même
si une
appréciation
du
bâti
reste
nécessaire
pour
la carte
de
zonage.
1
LES
FALAISES.,
RECUL
ET
FACTEURS
DE
RECUL
Une
falaise
est
dite
vive
quand
elle
résulte
de
l’action
de
la
mer,
morte
quand
le
rivage
s’en
est
éloigné.
C’est
une
forme
d’érosion
littorale
caractérisée
par
un
versant
raidi
(sous
l’action
de
la mer
et
de
facteurs
continentaux)
qui
recule
parallèlement
à lui-même
en
laissant
devant
lui
une
plate-forme
rocheuse
(platier)
légèrement
inclinée
vers
la mer.
Ce
recul
implique
un
départ
de
matériaux
aux
dépens
du
massif
de
sol,
continu
ou
par
saccades
en
fonction
du
type
de
mouvement
(glissements,
écroulement),
des
paramètres
inhérents
aux
massifs
eux-mêmes
(nature
et caractéristiques
mécaniques,
structure
générale
et
discontinuités
ponctuelles,
topographie)
sous
l’effet
de
facteurs
extérieurs
nombreux :
- météoriques
(pluies,
vents,
température
et tout
particulièrement
les
périodes
de
gel),
- marins
(houle,
courant,
dérive
et transport
de
sédiments),
- anthropiques
(piétinement
de
la corniche,
rejet
d’eaux,
bombardements
anciens).
1-1
FACTEURS
METEORIQUES
Ils
interviennent
à de
nombreux
titres,
par
exemple :
Le
vent
engendre
la
houle
et
intervient
dans
la
dérive
(transport
et
évacuation
des
sédiments),
dans
l’érosion
éolienne
(également
dans
les
déplacements
dunaires
, hors
sujet). La
pluie
intervient
par
le
biais
du
ruissellement
(desquamation
des
massifs
par
érosion
et entraînement)
et
de
l’infiltration
(alimentation
des
nappes).
Les
températures
interviennent
par
leurs
extrêmes
(dessiccation
avec
formation
de
fissures
de
retrait
et
de
décollement
en
période
de
fortes
chaleurs,
oblitération
des
fissures
et mise
en
charge,
destruction
de
la structure
par
cryosuccion
en
période
de
gel).
L’ensemble
(pluie,
température,
vent)
participe
à
l’évapotranspiration
qui
régit
la
vie
végétale
et les
niveaux
des
nappes
souterraines
(piézomètriques).
PR
Falaises,
note
de
présentation
|
19/04/02
page
4/21-2
FACTEURS
MARINS
La
mer
intervient
en
démantelant
les
avancées
et
les
bas
de
falaise
par
la
houle
(choc
de
la
vague
et
des
matériaux
projetés,
alternance
de
sur
et
sous
pressions
hydrauliques
dans
les
discontinuités
du
massif,
alternances
rapides
de
surcharges
et
d’allégements
dans
le
blocage
de
pied,
modification
de
l’environnement
physico-chimique
des
matériaux)
et
en
évacuant
les
matériaux
arrachés
par
la
houle
ou
déversés
en
pied
de
falaise
par
les
agents
continentaux.
Les
paramètres
examinés
sont
ainsi
e
le
niveau
moyen
de
la
mer
(que
l’on
considère
comme
fixe
même
si
la
plupart
des
modèles
indiquent
un
probable
relèvement
de
plusieurs
dizaines
de
centimètres
dans
l’avenir
)
e
les
marées
e
la
houle
e
les
courants
et
leur
résultante
générale
qui
détermine
le
transit
littoral
orienté
ici
le
plus
souvent
vers
le
Nord
- Nord
Est
1-3
FACTEURS
ANTHROPIQUES
On
peut
rattacher
à
ce
domaine
le
piétinement
des
corniches,
les
pratiques
culturales
dans
les
zones
proches
des
corniches,
le
remaniement
des
éboulis
de
pied
de
falaise
et
des
pieds
de
falaise
eux-mêmes
(recherche
de
fossiles...)
et
bien
entendu,
les
« aménagements
»
liés
aux
opérations
militaires
de
la
dernière
grande
guerre.
L’influence
du
piétinement
des
corniches
sur
la
stabilité
est
mal
connue
; le
piétinement
doit
modifier
moins
les
caractéristiques
mécanique
des
couches
superficielles
que
le
ruissellement
des
eaux
superficielles
(évolution
du
couvert
végétal,
rugosité
du
support,
perméabilité
des
horizons
superficiels).
Dans
ce
domaine,
la
position
du
GR
«
littoral
»
a proximité
immédiate
de
la
corniche
n’est
évidemment
pas
un
facteur
favorable
pour
la
stabilité
d'ensemble.
Les
rejets
d’eau
tendent
à déstabiliser
les
talus
ou
à accentuer
les
mouvements
(cas
extrême
du
Noirda
à Audresselles
et
d’un
éboulement
récent
au
Sud
du
Gris
Nez).
Le
remaniement
des
éboulis
de
pied
de
falaise
voire
l’attaque
du
pied
de
falaise
pour
la
recherche
de
fossiles
et
de
minéraux
pourrait
paraître
du
domaine
anecdotique..
Il
n’en
est
rien
compte
tenu
du
nombre
de
visites
pédagogiques
(ou
commerciales.)
que
reçoit
le
site
en
général
et
de
certaines
zones
en
particulier
(Falaises
entre
Strouanne
et
le
cran
d’Escalles
et
entre
Boulogne
et
Wimereux),
à
tel
point
que
les
communes
ont
du
réagir
(arrêté
préfectoral
limitant
la
chasse
aux
fossiles
et
minéraux).
Les
aménagements
liés
aux
fortifications
allemandes
ne
se
traduisent
pas
simplement
à
des
ouvrages
en
béton;
les
terrassements
ont
modifié
ponctuellement
les
caractéristiques
mécaniques
du
sommet
de
falaise,
les
plates-formes
constituent
des
zones
de
concentration
des
eaux
de
ruissellement,
les
tranchées
(de
protection
ou
de
passage
de
réseaux,
en
particulier
d’eau
potable)
souvent
très
proches
de
la
corniche
jouent
le
rôle
d’un
prédécoupage
et,
comme
les
plates-formes
diverses
imperméabilisées,
favorisent
la
concentration
des
eaux
de
ruissellement.
A
cette
liste
il
faut
bien
entendu
ajouter
les
ébranlement
et
les
cratères
d’explosion
liés
aux
bombardements
alliés,
dont
la
densité
(en
particulier
sur
lespromontoires
:
Blanc
Nez,
Gris
Nez,
cap
de
la Créche
et
cap
d’Alprech
}) est
particulièrement
importante
(photo
3).
1-4
LA
GEOLOGIE
DU
SITE
1.4.1.
Les
terrains
concernés
Des
plus
récents
aux
plus
anciens,
les
terrains
apparaissant
sur
la
falaise
sont
les
suivants
(classification
issue
des
cartes
géologiques
actuelles
au
1/50000
« Boulogne
»
et
« Marquise
») voir
figure
4.
QUATERNAIRE
Colluvions
et dépôts
remaniés
Limons
Dunes
sables
fins
Formations
Pléistocènes
Limons,
sables
et
craies
remaniées
SECONDAIRE
|
Turonien
supérieur
Craie
blanche
à silex
(CRETACE)
Turonien
moyen
Marnes
et bancs
crayeux.
Turonien
inférieur
Craie
noduleuse
et marnes
Cénomanien
Craie
marneuse
et marnes
Albien
supérieur
Argiles
du
Gault
Albien
inférieur
et Aptien
Sables
glauconieux
Wealdien
Sables
et argiles
SECONDAIRE
|
Purbeckien
Calcaire
concrétionné
et lumachelle
(JURASSIQUE)
!
Portlandien
supérieur
Sables
et grès
calcareux
Portlandien
moyen
Argiles
à bancs
calcaires
Portlandien
inférieur
Grès
de
la
Crèche
Kimméridgien
supérieur
Argiles
de
Châtillon
Kimméridgien
moyen
Sables
et grès
de
Châtillon
Kimméridgien
inférieur
Calcaires
du
Moulin
Wibert
Sables
et grès
de
Connincthun
Marnes
du
Moulin
Wibert
Calcaires
de
Brecquerecque
D'une
manière
schématique,
on
peut
distinguer
un
secteur
Nord
intégrant
les
hautes
falaises
du
Blanc
Nez
entre
Sangatte
et
le
hameau
de
Strouanne
(commune
de
Wissant)
où
la
dominante
craie-marne
(crétacé)
de
teinte
claire
détermine
le
nom
du
cap
« Blanc
» Nez
et
la
zone
qui
s’étend
d’Audinghen
à
Equihen-plage
où
les
matériaux
sont
plus
variés
(Argiles,
marnes,
grès,
calcaires
et
sables)
et
où
la teinte
sombre
justifie
cette
fois
le
terme
de
« Gris
»
Nez. 1.4.2.
Structure
La
structure
(disposition
relative
des
matériaux)
intervient
également
dans
la prédisposition
à
l’instabilité
et dans
les
mouvements.
Les
couches
sont par
ailleurs
déformées
et brisées
par
les
contraintes
subies
autrefois
(« tectonique
»)
voire
encore
aujourd’hui
(séismes).
Sur
le site,
ces
déformations
sont
relativement
faibles
(pentes
atteignant
ponctuellement
10%).
Les
fractures
ou
failles
semblent
cependant jouer
un
rôle important
en
modifiant
ponctuellement
le pendage
(en
particulier
dans
la
partie
Nord
du
cap
Gris
Nez)
ou
en
affaiblissant
les
caractéristiques
PPR
Falaises,
note
de
présentation
19/04/02
page 6 /
20
Fu
E
Êmécaniques
des
bancs
:une
grande
partie
des
écroulements
du
Blanc
Nez
est
ainsi
liée
à
la
conjonction
de
deux
familles
de
discontinuités
majeures
qui
découpent
le
massif
en
dièdres
naturellement
instables
(photo
5).
Les
secousses
sismiques
doivent
également
jouer
un
rôle
même
si
ce
dernier
est
difficile
à
mettre
en
évidence
en
raison
de
la
rareté
des
secousses
suffisamment
importantes
pour
être
ressenties;
on
sait
cependant
que
l’Artois
est
actuellement
soumis
à
des
contraintes
de
grande
ampleur
(zone
de
cisaillement
Nord-Artois):
des
microsecousses
(ressenties
par
des
appareils
de
haute
précision)
surviennent
ainsi
fréquemment
et
le
séisme
historique
de
référence
de
toute
la
partie
Nord
Ouest
de
la
France
(survenu
en
1580
avec
une
forte
intensité
:VIII
à
IX)
avait
son
épicentre
en
mer,
au
large
de
Calais.
1.4.3.
Hvdrogéologie
générale
On
doit
distinguer
le
secteur
Crétacé
où
les
circulations
sont
assez
bien
connues,
du
secteur
Jurassique
plus
complexe.
Dans
le
secteur
Crétacé,
les
eaux
s’infiltrent
au
travers
de
la
couverture
Quaternaire
perméable
et
dans
les
fissures
du
massif
crayeux
jusqu’aux
niveaux
les
moins
perméables
(marnes
de
teinte
gris
foncé
du
Cénomanien
et
plus
en
profondeur,
argile
du
Gault).
L’accumulation
des
eaux
sur
ces
niveaux
constitue
la
nappe
principale,
captée
pour
l’alimentation
en
eau
potable.
L’écoulement
général
s’effectue
vers
le
Nord
Est
et
le
trop
plein
de
l’aquifère
se
déverse
sur
l’estran
par
des
fissures
de
la
roche
(photo
6).
Dans
le
secteur
Jurassique,
la
multiplication
des
niveaux
argileux
augmente
d’autant
le
nombre
des
aquifères
selon
le
principe
qui
veut
que
chaque
niveau
perméable
(sables
- grès
-
calcaires)
reposant
sur
un
niveau
imperméable
(argiles
- marnes)
peut
renfermer
une
nappe,
À
condition
d’être
alimenté
(photo
7).
Les
conditions
d’alimentation
et
de
mise
en
communication
de
ces
aquifères
sont
très
mal
connues
mais,
compte
tenu
des
faibles
puissances
des
formations
perméables,
les
aquifères
correspondant
demeurent
toujours
modestes
et sont
rarement
captés.
Les
mouvements
étant
plutôt
liés
à
des
pressions
plutôt
qu’à
des
débits,
la
faiblesse
relative
des
aquifères
ne
les
empêche
pas
de
participer
activement
au
recul
général
de
la
falaise.
2
TYPOLOGIE
DES
MOUVEMENTS
ET
CHRONOLOGIE
En
simplifiant,
on
retient
4
types
de
mouvements
caractéristiques
sur
le
site
étudié
:
2.1
LES
CHUTES
DE
PIERRES
OU
DE
BLOCS
Il
s’agit
d’éléments
désolidarisés
du
massif
et
qui
tombent
sous
l’effet
de
la
pesanteur
en
voyant
leur
trajectoire
déterminée
par
la
pente
générale
de
la
falaise,
et
les
éboulis
précédents
(capture).
Ce
phénomène
est
caractéristique
des
falaises
subverticales
et
des
matériaux
rocheux. PPR
Falaises,
note
de
présentation
|
19/04/02
pa2.2
LES
EBOULEMENTS
OU
ECROULEMENTS
C’est
l’amplification
extrême
de
la
chute.
Un
élément
du
massif
se
détache
et
s’écroule
en
épandant
ses
éboulis
sur
l’estran.
Ce
type
de
phénomène
est
particulier
aux
masses
rocheuses
(falaises
crayeuses)
voir
photo
8.
La
modélisation
de
ce
type
de
mouvements
est
complexe
;
elle
fait
appel
à
des
modèles
sophistiqués
et
impose
la
collecte
de
nombreux
paramètres
in
situ,
géométriques
ou
mécaniques.
Elle
ne
permet
par
ailleurs
pas
d’intégrer
la
dimension
« temps
».
2.3
LES
GLISSEMENTS
Il
s’agit
de
mouvements
plutôt
caractéristiques
des
formations
meubles
;
sous
l’effet
d’un
déséquilibre
entre
un
«moment
moteur»
et
un
« moment
résistant»,
une
discontinuité
(surface
de
rupture)
apparaît
au
sein
du
massif
avec
un
déplacement
des
deux
compartiments.
Les
glissements
peuvent
apparaître
sous
des
formes
et
avec
des
vitesses
très
variées
:
on
distingue
ainsi
souvent
les.
glissements
de
type
rotationnel
(photo
9)
où
la
surface
de
glissement
est
circulaire
et
les
glissements
plans
(photo
10).
Les
vitesses
sont
fonction
des
caractéristiques
des
matériaux,
des
volumes
en
jeu
et
de
la
géométrie;
de
tels
mouvements
peuvent
être
observés
pratiquement
partout
sur
le
site,
à
partir
du
« Petit
Blanc
Nez
»
vers
le
Sud. Ici
encore,
la
modélisation
est
possible
moyennant
la
mesure
de
paramètres
géométriques
et
mécaniques
et
l’utilisation
de
modèles.
Elle
ne
débouche
cependant
que
sur
une
approche
de
la
stabilité
par
l'intermédiaire
d’un
coefficient
de
sécurité
et
ne
peut,
en
l’état
actuel
des
techniques
et
sauf
cas
particuliers,
appréhender
le
facteur
temps
; la
prévision
n’est
donc
pas
possible. 2.4
LES
COULEES
Là
encore,
il
s’agit
de
mouvements
caractéristiques
des
sols
meubles.
Lorsque
la
quantité
d’eau
contenue
par
le
sol
(teneur
en
eau)
augmente,
la
rigidité
diminue
et
le
sol
pourra
alors
se
déformer
(fluage).
Dans
des
conditions
de
teneur
en
eau
extrêmes,
le
sol
se
transformera
en
une
boue
plus
ou
moins
fluide
qui
s’écoulera
sur
les
versants
(photo
11).
La
répartition
géographique
de
ces
phénomènes
sur
le
site
obéit
à
la
géologie
:Chutes
de
pierres
et
écroulements
sont
caractéristiques
des
hautes falaises
crayeuses
de
la
partie
Nord
(de
Sangatte
à
Wissant).
Dans
la
partie
Sud,
la
variété
de
matériaux
rencontrés
(sols
meubles
comme
argiles,
marnes
et
sables
mais
aussi
roches
comme
grès
et
calcaires)
permet
le
développement
de
chacun
des
phénomènes
;
la
faible
épaisseur
des
bancs
rocheux
réduit
cependant
considérablement
l'importance
des
écroulement
et
chutes
de
pierres.3 -
METHODE
D’ETUDE
ET
EVALUATION
DU
RECUL
L'objectif
est
de
cartographier
les
zones
potentiellement
instables
ainsi
que
le
recul
prévisible
à
100
ans.
Il
impose
donc,
outre
la
prise
en
compte
des
éléments
déjà
reconnus
au
travers
d'une
compilation
bibliographique,
une
reconnaissance
de
site
et
l'étude
des
documents
d'archives. La
compilation
bibliographique
concerne,
pour
l'essentiel
les
thèses,
mémoires
et
publications
nombreuses
relatives
au
contexte
géologique
et
géomorphologique,
les
quelques
études
géotechniques
spécifiques
au
site
ou
aux
formations
du
Boulonnais,
les
publications
relatives
à
la
stabilité
des
versants
ou
falaises
ainsi
qu'à
l'établissement
des
PPR.
La
reconnaissance
a
consisté.en
une
visite
de
l'ensemble
du
secteur
falaise
et
la
mesure
de
distances
en
certains
points
particuliers.
L'étude
des
documents
d'archives
(évaluation
de
la
vitesse
de
recul)
a
porté
sur
les
plans
ou
photographies
aériennes
anciens,
en
particulier
les
plans
cadastraux
et
les
photographies
verticales
de
l'IGN.
A
noter
également
l’utilisation
ponctuelle
de
documents
photographiques
anciens
(cartes
postales
surtout)
aimablement
prêtées
par
les
communes
de
Sangatte,
Escalles,
Wissant,
Audinghen
et
Equihen
plage
ainsi
que
par
des
particuliers
(photos
12-12b).
4
- DOCUMENTS
CARTOGRAPHIQUES
L’étude
technique
comme
les
documents
cartographiques
établis
dans
ce
cadre
(carte
des
phénomènes
naturels
et
carte
des
aléas)
et
qui
synthétisent
les
résultats,
n’ont
pas
un
caractère
réglementaire.
Ils
étayent
la
carte
de
zonage
qui,
elle,
présente
un
caractère
réglementaire.
LA
CARTE
DES
PHENOMENES
NATURELS.
Elle
est
destinée
à
décrire
les
phénomènes
qui
affectent
la
zone
d'étude
et
a
servi
de
base
à
la
cartographie
des
aléas
; ses
conclusions
principales
sont
reprises
dans
la
carte
des
aléas
et
dans
le
paragraphe
5.
LA
CARTE
DES
ALEAS.
L'aléa
est
un
phénomène
naturel
défini
par
une
intensité
et
une
probabilité
d'occurrence
donnée.
Deux
types
d'aléas
sont
cartographiés:
+
Le
recul
du
littoral;
on
considère
par
convention
l'amplitude
de
ce
recul
sur
un
siècle,
augmentée
de
la
zone
de
stabilité
précaire
de
la
corniche
(environ
1/3
de
la
hauteur
de
la
falaise).
Ce
recul
étant
irréversible,
l'aléa
sera,
dans
la
dénomination
PPR,
toujours
considéré
comme
fort.+
Les
glissements
et
éboulements
affectant
les
falaises
mortes
en
prolongement
des
falaises
littorales.
Ces
zones
ne
sont
pas
soumises
au
recul
littoral
mais
les
phénomènes
d'instabilité
continentaux
(éboulement,
glissement,
ravinement)
peuvent
s'y
manifester
surtout
lors
de
travaux
d'aménagement.
La
carte
des
aléas
est
bâtie
sur
le
canevas
défini
par
la
carte
des
phénomènes.
Remarques
relatives
aux
limites
portées
sur
la
carte
Les
errements
habituels
de
la
mécanique
des
sols
ne
peuvent
permettre
de
prendre
en
compte
le
facteur
temps,
paramètre
essentiel
dans
les
mouvements
de
terrain
en
général,
dans
la
stabilité
des
falaises
littorales
en
particulier.
Les
limites
portées
sur
les
cartes
résultent
donc
:
- de
la
projection
dans
l’avenir
du
rythme
actuel
de
recul.
- de
l’évaluation
des
zones
instables
ou
dangereuses
à l’aide
de
paramètres
géométriques
sunples
tirés
de
l’observations
et
de
mesures
de
terrain.
S - RESULTATS,
EXAMEN
DES
SITES
Les
paragraphes
qui
suivent
découpent
la
zone
étudiée
du
Nord
vers
le
Sud
en
secteurs
relativement
homogènes
:
S.1.
DE
SANGATTE
A
L'ANCIEN
PUITS
DU
TUNNEL
SOUS
LA
MANCHE
Sa
longueur
est
de
l’ordre
de
1
kilomètre.
Il
s'agit
d'une
falaise
de
20
à
30
mêtres
de
haut
composée
pour
l’essentiel
de
matériaux
meubles
récents.
Le
recul
évalué
à
partir
des
plans
cadastraux
est
comparable
à celui
des
photographies
aériennes
; (0.17
à 0.25
m/an)
: sa
vitesse
moyenne
est
de
l’ordre
de
0.2
m/an.
Le
recul
s’effectue
de
deux
manières
:
- par
écroulement
de
grands
pans
(caractéristique
des
limons)
avec
déblaiement
rapide
par
la
mer
(photo
13).
- par
ravinement
ponctuel
sous
l’action
des
eaux
de
ruissellement
de
surface
(photo
14).
5.2
SECTEUR
CRETACE
3.2.1.
Les
falaises
de
craies
et
de
marnes.
{partie
située
au
Nord
du
Petit
Blanc
Nez).
Il
s’agit
de
falaises
crayeuses
et
marneuses
élevées
(culminant
vers
120
m)
où
le
terme
de
«
Cap
»
(cap
Blanc
Nez)
est
impropre
puisqu’on
n'observe
pas
de
changement
d’orientation
de
| PPR
Falaises,
note
de
présentation
19/04/02
page
10/20la
côte
;
seule
l’altitude
(point
culminant
vers
130m
au
monument
commémoratif
Franco-
Anglais)
et le
repère
qu’elle
offre
à la
navigation
justifie
l’appellation.
Subverticales
(70
à
80°),
ces
falaises
montrent
des
alternances
de
matériaux
crayeux
et
marneux
de
composition
et
résistance
mécanique
variable.
Des
discontinuités
(diaclases,
joints,
failles)
prédécoupent
le
massif
et
favorisent
les
grands
éboulements
(photo
8).
La
nappe
phréatique
jaillit
sur
le
flan
de
la
falaise
de
part
et
d’autre
du
Cran
d’Escalles.
Un
léger
sous
cavage
de
pied
(quelques
dizaines
de
cm)
est
également
à noter.
Les
vitesses
moyennes
de
recul
ont
été
estimées
à
partir
des
plans
cadastraux
et
des
photographies
aériennes.
Les
résultats
donnent
des
ordres
de
grandeur
extrêmement
différents.
0.10
à
0.85
m/an
selon
les
photographies
aériennes,
0.05
à
0.25
m/an
à
partir
des
documents
cadastraux.
Dans
les
deux
cas
les
cause
d’erreur
et
d’imprécision
sont
nombreuses.
Ce
recul
moyen
n’a
cependant
qu’un
lointain
rapport
à
la
réalité
dans
la
mesure
où
la
fréquence
des
éboulements
est
faible.
Compte
tenu
des
paramètres
physiques
(altitude,
largeur
des
zones
entraînées
par
les
éboulements
et
largeur
des
éboulis),
de
la
fréquentation
du
site
(1
million
de
visiteurs
par
an
au
Blanc
Nez)
et
de
traits
particuliers
(éboulis
fossilifères,
bas
de
la
falaise
constituant
passage
obligé
à marée
haute),
on
peut
considérer
qu’il
s’agit
d’un
site
dangereux
pour
les
personnes.
Des
études
et
expérimentations
menées
récemment
à
la
suite
d’éboulements
et
fissurations
du
chemin)
permettent
d'approcher
la
géométrie
des
zones
dangereuses
en
corniche
(largeur
des
éboulements
potentiels
} et
en
pied
(extension
du
cône
d'éboulis).
Une
réflexion
est
en
cours
pour
tenter
de
maintenir
la
sécurité
des
visiteurs
en
tenant
compte
des
contraintes.
3.2.2.
Secteur
de
falaise
composées
de
craies
reposant
sur
des
argiles
à
la
base.
(Wissant).
Le
matériau
crayeux
de
la
zone
précédente
se
poursuit
mais
on
approche
ici
de
la
base
et
des
«argiles
du
Gault»
sur
lesquelles
il
repose.
La
présence
de
ces
argiles
détermine
des
mouvements
différents
:
en
pied
de
falaise,
comprimée
par
la
surcharge
que
représente
la
masse
des
craies
sus-jacentes,
l’argile
se
déforme
(fluage)
ou
se
rompt
(cisaillement)
;
ces
mouvements
désolidarisent
des
fragments
de
massif
crayeux
qui
se
séparent
et
glissent
insensiblement
vers
la
mer
en
perdant
progressivement
leur
structure.
De
petits
éboulements
peuvent
également
se
produire
sur
les
cicatrices
d’arrachement.
Au
hameau
de
Strouanne,
ce
phénomène
est
amplifié
par
les
résurgences
importantes
de
la
nappe
de
la
craie
(photo
15).
L’évaluation
de
la
vitesse
moyenne
de
recul
selon
le
cadastre
ou
les
photos
aériennes
donne
le
même
ordre
de
grandeur
(0.3
m/an
vers
le
petit
Blanc
Nez,
0.07
m/an
vers
Strouanne).
5.3.
LE
SECTEUR
JURASSIQUE
Il
constitue
la
majeure
partie
des
falaises
du
littoral
et
montre
une
grande
variété
de
matériaux
où
cohabitent
des
roches
dures
(grès
et
calcaires)
et
tendres
(sables
argiles
et
marnes).
Lespositions
relatives
de
ces
différents
matériaux
aboutissent
à
des
formes
variées
avec
en
particulier
:
Des
grès
durs
en
encorbellement
avec
chutes
de
blocs
massifs
(parfois
plusieurs
m3).
Après
leur
chute,
ces
blocs
forment
brise
lame
sur
l’estran.
Des
grès
durs
en
pied
de
falaise
formant
platier
rocheux
et
freinant
le
recul.
Des
niveaux
d’argile
ou
de
marnes
tendres
et
plastiques
très
sensibles,
fluant
et
formant
g
plastiq
plan
de
glissement
d’où
une
morphologie
caractéristique
en
« marches
d’escalier
».
Des
sables
peu
cohérents,
ravinés
par
la
mer
en
pied
de
falaise
(sous
cavage)
ou
en
sommet
par
les
résurgences
de
la
nappe
et
les
ruissellements.
5.3.1
Zone
du
Cap
Gris-Nez.
(Audinghen).
de
la
Courte
Dune
à
la
Pointe
du
Ridens.
Cette
zone
est
caractérisée
par
la
présence
de
sables
et
grès
(Portlandien)
au
sommet
de
la
falaise
et
d’argile
(argile
de
Châtillon)
en
pied
avec
de
nombreux
accidents
tectoniques,
en
particulier
au
Cap
Gris
Nez
où
la
présence
de
grands
accidents
de
direction
Ouest-Est
rend
la
structure
complexe
avec
un
pendage
défavorable
vers
la
mer.
Sur
l’ensemble
du
secteur,
les
grès
qui
constituent
la
corniche
supérieure
sont
fréquemment
en
encorbellement
et
s’effondrent
(photo
15).
Leur
accumulation
en
pied
constitue
un
amas
cyclopéen
qui
joue
le
rôle
de
brise
lame.
Malgré
cette
défense
naturelle,
la
falaise
recule.
L'évaluation
du
recul
moyen
d’après
les
photos
aériennes
donne
des
valeurs
comprises
entre
Ü
et
0.45
man.
3.3.2.
Le
secteur
des
crans
de
la
pointe
du
Ridens
(Audinghen)
à
Audresselles.
Ce
secteur
montre
pour
l’essentiel
les
argiles
de
Châtillon
avec
en
particulier
immédiatement
au
Sud
du
Cran
aux
œufs,
une
plate-forme
à
mi-hauteur
caractéristique
de
la
présence
d’un
glissement
plan
(niveau
des
argiles
sensibles)
voir
photo
16.
Le
recul
est
important
et
atteint
0.5
m/an.
Briquet,
en
1930,
explique
ce
recul
important
par
l'existence
d'un
contre
courant,
conséquence
directe
du
cap
Gris-Nez.
A
l’extrémité
sud
de
la
zone,
le
lieudit
«le
Noirda
»
illustre
les
effets
anthropiques
avec
des
rejets
qui
déstabilisent
des
matériaux
meubles
naturellement
à
la
limite
de
la
stabilité,
la
mer
n’intervenant
que
pour
déblayer
les
matériaux
glissés.
2.3.3
Audresselles.
Audresselles
voit
son
bord
de
mer
naturellement
protégé
par
une
table
quasi
continue
de
grès
très
durs
(grès
de
la
Crèche)
surmontés
de
défenses
(digues
et
bunkers).
Sauf
aux
extrémités
Sud
et
Nord,
non
protégées,
les
reculs
observés
sont
faibles.
On
note
par
ailleurs
dans
cetteZone
un
petit
glissement
dont
l’origine
anthropique
(ravinement
interne
probablement
lié
à
des
fuites
de
réseau
d’assainissement)
est
caractéristique.
À
noter
également
la
présence
de
deux
affaissements
ponctuels,
lents
et
de
faible
ampleur
(quelques
décimètres)
dans
les
champs
et
en
retrait
de
la
falaise
(150
et
300
m).
Ces
affaissements
sont
probablement
liés
à
des
ravinements
internes
dans
les
« sables
et
grès
de
la
Crèche
»
qui
constituent
le
substrat
géologique.
2.3.4.
Audresselles
-Ambleteuse
La
falaise
est
ici
surmontée
par
des
dunes
et
sa
hauteur
est
modeste.
Elle
recule
par
fluage
et
écroulements
résultant
d’un
sapement
direct
de
la
base
par
les
vagues
avec
mise
en
surplomb
des
blocs
de
grès.
La
faible
épaisseur
de
ces
grès
et
leur
constitution
particulière
(plaquettes)
ne
permet
pas
la
constitution
d’un
brise
lame
naturel
comme
au
Nord.
Le
recul
estimé
par
photos
aériennes
est
modeste
(0.2
à
0.3
man).
En
terme
de
recul,
la
falaise
évolue
plus
comme
une
côte
basse
(rôle
principal
joué
par
la
mer).
A
Ambleteuse
même,
on
retrouve
une
situation
comparable
à
celle
d’Audresselles
:sur
un
platier
étendu
constitué
par
les
grès
de
la
Crèche
sont
édifiées
des
défenses
(digues).
Quoique
les
désordres
et
réparations
soient
fréquents,
le
recul
est
très
faible
(il
est
attesté
par
la
présence
du
« Fort
Mahon
»,
situé
en
extrémité
de
digue
et
édifié
en
1690
(photo
17).
2.3.5.
De
la
Pointe
aux
Oies
à
Wimereux
Ce
secteur
est
l’un
des
plus
mobiles
; on
peut
le
subdiviser
en
5 parties
:
Falaise
peu
élevée
et
peu
étendue
située
sous
les
dunes.
dans
la
baie
:On
y
assiste
à
l’attaque
par
la
mer
des
dépôts
récents
(comme
à
Sangatte)
mais
avec
une
influence
continentale
plus
nette
(résurgence
de
nappes
perchées)
conduisant
à des
glissements
circulaires.
Les
formations
meubles
reposent
sur
des
alternances
de
calcaires
et
d’argiles
jurassiques.
Le
recul
important
(0.5
à
0.6
m
/an
est
attesté
par
les
vestiges
de
bunker
sur
l’estran
et
par
la
destruction
progressive
de
la
piste
d’accès
en
béton.
Pointe
aux_Oies
:
elle
est
caractérisée
par
la
superposition
dunes
sur
sables
et
grès
du
Portlandien
ainsi
que
par
la
présence
de
nombreux
ouvrages
militaires
enfouis
associés
à
des
défenses
à
la
mer.
Le
recul,
évaluable
à
partir
des
photos
aériennes
et
des
ouvrages
militaires
est
important
au
Nord,
en
bordure
de
la
baie
(0.4
à
0.6
m/an),
plus
faible
sur
la
partie
Sud
de
la
pointe
(protégée
par
un
petit
brise
lame
naturel
):0.1
à 0.15
m/an.
Secteur
Pointe
aux
Oies
- Pointe
de
la
Rochette
:comme
avant,
on
assiste
à
la
superposition
sable
de
dunes
(peu
épais)
sur
Jurassique
avec
des
sables
et
grès
au
sommet
d’une
falaise
d’élévation
moyenne
(20
à
30
m).
Ce
secteur
recule
activement
avec
de
fréquents
éboulements
:0.2
à 0.6
m/an.
Pointe
de
la
Rochette
:
cette
zone
un
peu
plus
élevée
(40m)
est
caractérisée
par
la
présence
d’une
plate-forme
intermédiaire
(altitude
10
à
15
m)
où
le
fluage
est
matérialisé
par
le
déplacement
et
le
basculement
progressif
d’un
bunker
et
des
ouvrages
(murs)
associés.
Onpourrait
ici
définir
deux
vitesses
de
recul
:celle
de
la
partie
basse
de
la
falaise
au
contact
avec
la
mer
et
celle
de
la
corniche
supérieure.
Les
valeurs
s’échelonnent
entre
0.3
et
0.6
m/an.
Pointe
de
la
Rochette
à
Wimereux
(photo
14):
cette
zone
est
très
active
(recul
0.2
à 0.4
m/an)
et
présente
d’autant
plus
de
risques
qu’elle
est
en
partie
urbanisée.
Une
partie
des
jardins
et
clôtures
des
maisons
ont
déjà
été
grignotés.
L’hiver
2000-2001
a
montré
une
accélération
importante
du
recul
liée
à une
pluviométrie
exceptionnelle.
5.5.6.
De
Wimereux
à
Boulogne
par
le
cap
de
la
Crèche.
Jusqu'au
Cap,
il
s’agit
des
mêmes
matériaux
qu’au
Sud
de
Wimereux.
Au
delà
du
Cap,
la
forme
en
dôme
des
couches
(anticlinal)
fait
apparaître
sur
l’estran
des
couches
plus
anciennes
(Kimméridgien
inférieur).
Cette
zone
présente
plusieurs
points
particuliers
:
e
déformation
des
couches
(anticlinal)
vers
le Sud,
e
présence
de
blocs
formant
brise
lame
naturel
autour
du
Cap
e
vaste
platier
rocheux
sur
lequel
sont
édifiées
les
fortifications.
°
Présence
de
plates-formes
plus
ou
moins
marquées
à divers
niveaux
de
la falaise.
Le
recul
varie
de
0.1
à
0.3
m/an
avec
une
zone
plus
active
(0.6
à
0.8
m/an)
au
Nord
du
cap
dans
la
zone
de
passage
d’un
accident
tectonique
(faille
de
Honvaut)
où
le
recul
peut
être
estimé
grâce
à
des
vestiges
de
bunker
sur
l’estran
(0.5
à
0.6
m/an).
En
début
d’année
2000,
un
glissement
se
dessine
sur
la
partie
sud
de
la
pointe.
On
notera
par
ailleurs
que
la
partie
de
falaise
comprise
entre
le
cap
de
la
Crèche
et
la
digue
de
Boulogne
est
protégée
puisque
située
dans
la
rade,
à
l’abri
des
jetées
; il
est
effectivement
difficile
d'y
estimer
un
recul.
Ce
dernier
n’est
cependant
pas
nul
puisque
des
éboulements
s’y
produisent. Pour
mémoire,
on
citera
également
un
effondrement
sous
une
habitation
largement
en
retrait
de
la
corniche
(rue
d’Ambleteuse).
Cet
effondrement
serait
dû
à
un
ravinement
des
sables
(kimméridgien
ou
portlandien
).
5.3.7.
Cas
particulier
du
Boulevard
Sainte
Beuve
Le
remblaiement
puis,
l’urbanisation
sur
l’estran
ont
transformé
cette
falaise
autrefois
vive
(effondrement
de
la
tour
d’Odre)
en
falaise
morte
dont
l’évolution
ne
dépend
plus
que
des
actions
continentales
naturelles.
Ces
dernières
sont
encore
actives
(photo
23)
puisqu'elles
ont
abouti
à un
mouvement
sur
la
Zone
extrême
sud
(ancien
calvaire
du
marin)
en
1995.
Contrairement
aux
autres
zones
littorales,
il
semble
difficile
de
prendre
en
compte
un
même
à
une
échéance
de
100 ans
; il
est
préférable
de
considérer
l’ensemble
de
la
comme
site
potentiellement
instable.
On
sait
en
effet
que
ce
type
de
site
est
en
permane
la
limite
de
la
stabilité
et
que
le
moindre
changement
des
paramètres
qui
régissen
équilibre,
qu’il
soit naturel
ou
anthropique
(terrassements,
même
légers,
défaut
d’un
rése
drainage
etc)
peut
provoquer
des
mouvements.On
notera
par
ailleurs
que
les
constructions
de
pied
sont
également
soumises
à
l’action
des
vagues
des
fortes
tempêtes.
3.3.8.
Sud
de
Boulogne.
falaise
de
Châtillon
Cette
falaise
d’altitude
moyenne
(30
à
40
m)
est
constituée
d’argiles
(de
Châtillon...)
couronnées
par
les
grès
de
la
crèche.
Elle
possède
donc
une
structure
tout
à
fait
analogue
à
la
falaise
surplombant
le
boulevard
Sainte
Beuve
et,
comme
celle-là,
n’est
plus
baignée
par
la
mer.
La
différence
essentielle
est
liée
à
l’urbanisation,
absente
ici.
De
pente
globale
relativement
faible
(37
à
38°),
elle
est
bloquée
en
pied
(éboulis
et
sables
de
dunes),
son
sommet
(corniche)
continue
cependant
d’évoluer
, on
y
observe
:
+
des
cicatrices
locales
où
la
roche
est
à nu
(desquamation,
absence
de
végétation),
°
un
replat
à
mi-hauteur
trahissant
la
présence
d’argiles
« sensibles
»
et
le
risque
de
glissement
plan
au
cas
où
la
butée
de
pied
est
diminuée.
Ce
dernier
cas
s’est
produit
récemment
lors
des
travaux
d'aménagement
du
carrefour
de
Châtillon
; le
glissement
a emporté
une
bonne
partie
du
mur
de
soutènement
à
peine
mis
en
place.
Ce
phénomène
illustre
bien
les
risques
que
font
courir
les
travaux
d’aménagement
dans
les
matériaux
de
pied
(remaniés
issus
d’anciens
mouvements)
dans
le
cas
des
falaises
mortes.
A
l'extrémité
sud,
vers
Le
Portel,
le
prolongement
de
la
falaise
morte
revient
au
contact
de
la
mer.
La
présence
d’une
faille
importante
y
concentre
localement
les
venues
d’eau
et
déstabilise
l’ensemble
qui,
en
ce
point,
montre
de
nouveau
un
recul
que
l’on
peut
évaluer
(0.1
à
0.2
m/an).
3.3.9
Le
Portel
La
corniche
est
intégrée
dans
le
tissu
urbain
(«
Quai
de
la
Vierge
»).
L'ensemble
de
la
falaise
(constitué
en
principe
par
les
argiles
et
grès
du
Portlandien)
est
ici
caparaçonnée
de
béton
(annexes
:photo
18)
et
de
bitume
(pente
moyenne
30°)
bloqués
en
pied
sur
le platier
des
grès
de
la
Crèche.
Aucune
évaluation
du
recul
n’y
est
possible.
La
nature
des
matériaux
(les
mêmes
que
sur
Wimereux
Nord),
la
présence
d’un
accident
géologique
(d’après
la
carte
géologique),
l’absence
de
renseignements
précis
concernant
la
structure
interne
et
le
drainage
de
la
carapace
et
les
déformations
ponctuelles
de
cette
dernière
incitent
à la
prudence.
2.3.10.
Le
Portel
-Equihen
plage
L’altitude
de
la
falaise
varie
entre
20
et
50
m ;
elle
est
constituée
d’argiles
et
de
grès
et
montre
les
caractéristiques
classiques
des
falaises
jurassiques
avec,
suivant
les
endroits,
replats
sur
le
versant,
platier
de
grès
et
calcaires,
éboulis
de
grès
formant
brise
lame.
Les
vitesses
sont
très
variables
suivant
la
position
(recul
de
pied
parfois
différent
du
recul
de
corniche)
et
la
nature
des
matériaux
:0 à
0.7
m/an.
Plusieurs
points
particuliers
sont
à
relever
en
corniche:
ouvrages
militaires
en
équilibre
instables,
présence
d’un
camping
(vers
Le
Portel),
présence
d’une
décharge
de
gravats
attaquée
par
la
mer
immédiatement
au
sud
du
Cap
d’Alprecht
(Ningles).5.3.11.
Equihen
plage
La
situation
est
analogue
en
ce
qui
concerne
l’urbanisation
(constructions
situées
en
corniche),
mais
sans
carapace
de
protection.
Le
recul,
attesté
par
les
cicatrices
sur
le
versant
ainsi
que
par
les
paquets
d’éboulis
glissés
en
pied,
semble
relativement
lent
avec
des
vitesses
non
mesurables,
probablement
inférieures
en
moyenne
à 0.1
m/an.
On
pourra
considérer
:
le
pied
de
falaise
comme
une
zone
soumise
à l’érosion
côtière
avec
une
faible
vitesse
de
recul. La
corniche
et le versant
comme
une
zone
potentiellement
instable.
6
-
LES
RISQUES
IMMEDIATS
POUR
LA
SECURITE
6.1.
EDIFICES
PRIVES
OU
PUBLICS
Dans
l’ensemble,
les
édifices
en
danger
immédiat
sont
rares
:
°
À
Wimereux,
une
villa
située
sur
la
comiche
a fait
l’objet
de
désordres
début
2000
(photo
19
et
a du
être
détruite
en
2001.
D’autres
habitations
sont
également
menacées.
e
À
Audinghen
(Immédiatement
au
Nord
du
Gris
Nez),
une
habitation
est
dans
la
même
situation
mais
ne
semble
pas
avoir
fait
l’objet
de
désordres
récents
(photo
20).
e
À
Boulogne,
les
habitations
riveraines
du
Boulevard
Sainte
Beuve
et
situées
au
bas
de
la
falaise
« morte
»
(couronnées
par
les
grès
de
la
crèche
aquifères
et
par
quelques
ouvrages
militaires
allemands)
sont
menacées
par
les
éboulis
et
les
glissements.
L'événement
le
plus
ancien
connu
se
situe
là
(effondrement
de
la
tour
d’Odre
en
1644).
En
1995,
l’éboulement
du
Calvaire
des
Marins
ÿ
a nécessité
une
évacuation
temporaire.
Ce
site
devra
faire
l’objet
d’une
étude
globale
de
stabilité
et
de
trajectoire
des
chutes
de
blocs
incluant
l'expertise
des
ouvrages
de
soutènement
et
se
retenue
existants.
6.2.
L’ESTRAN
EN
PIED
DE
FALAISE
Zone
privilégiée
de
passage
ou
de
stationnement
des
piétons,
surtout
à marée
haute,
le
pied
de
falaise
est
une
zone
dangereuse
en
raison
des
chutes
de
blocs.
Suivant
les
conditions
de
site,
plusieurs
solutions
peuvent
être
choisies
:terrassements
destinés
à
adoucir
les
pentes,
purge
des
blocs
instables,
déplacement
des
cheminements
ou
des
accès
(escaliers
ou
rampes),
clôtures,
balisage
etc.
Cet
aspect
est
en
cours
d’examen
en
ce
qui
concerne
le
chemin
en
corniche
et
la
plage
d’Escalles.
Cette
dernière
constitue
en
effet
une
zone
particulièrement
dangereuse
compte
tenu
des
aléas,
des
conditions
de
sites
et
de
la
fréquentation
(photo
21).
Aïlleurs,
même
si
le
danger
semble
moins
présent,
une
démarche
du
même
type
est
à engager.
[PPR
Falaises, note
de
présentation
|
19/04/02
|
page
16/:20..-°..."6.3.
CHEMIN
DES
DOUANIERS
La
position
du
chemin
en
corniche
présente
bien
entendu
un
danger
de
chute
souvent
accru
par
le
grignotage
(érosion
naturelle)
et
la
réduction
de
largeur
du
chemin
(photo
22).
La
encore,
la
prévention
passe,
suivant
les
conditions
de
site,
par
de
multiples
solutions
:
acquisition
de
terrains
pour
permettre
le
recul
des
cultures
et
des
clôtures
agricoles,
balisage,
garde
corps,
barrages
artificiels
(fils
de
fer
et
barbelés)
ou
haies
végétales,
purges
ponctuelles,
etc. La
zone
a
priori
la
plus
dangereuse
du
grand
Blanc
Nez
et
d’Escalles
(hauteur
50
à
100
m)
fait
l'objet
d’un
suivi
et
d’une
étude
particulière.
Le
reste
du
littoral,
en
particulier
la
section
Gris
Nez
- Cran
Poulet,
devra
également
être
examiné.
laises,
note
de
présentation
19/04/02
|
page
17/20ANNEXE,
EXEMPLES
DE
DISPOSITIONS
TECHNIQUES
DE
STABILISATION,
CONFORTATION
ET
PROTECTION
Cette
partie
est
extraite
des
recommandations
pour
la
conception
et
la
réalisation
des
aménagements
de
défense
du
littoral
contre
la
mer
(édité
par
le
Service
Technique
central
des
Ports
maritimes
et
Voies
Navigables
en
avril
1998)
;C’est
à
ce
document,
référence
ERPM
n°98.01
auquel
il
faudra
se
reporter
pour
toutes
précisions.
La
protection
d’une
côte
à falaise
conduit
à envisager
habituellement
deux
types
d’action
:
- la
protection
du
pied
contre
la
mer
- la
stabilisation
de
la
falaise
et
de
sa
corniche
Protection
du
pied
contre
la
mer
Le
principe
consiste
à
soustraire
la
paroi
à
l’impact
des
vagues,
grâce
à
des
ouvrages
de
protection
transversaux
ou
longitudinaux.
Ouvrages
transversaux
:épis
destinés
à
favoriser
l’engraissement
de
l’estran
et
sa
largeur
(pas
d’exemple
en
protection
de
falaise
sur
le
site,
cette
technique
est
par
ailleurs
très
utilisée
en
côte
basse
sableuse
:Sangatte
Wissant).
Ouvrages
longitudinaux
:dans
ce
type
d'ouvrage,
le
plus
courant,
on
trouve
les
digues
de
protection
constituées
de
remblai
avec
filtre
et
carapace,
les
ouvrages
maçonnés
de
type
perrés
ou
murs
de
défense
et
les
brise-lames
submersibles
(plus
rares).
Les
exemples
locaux
sont
abondants
(digues
protégeant
les
zones
urbaines
:
Ambleteuse,
Wimereux
et
surtout
le
Portel,
ou
portuaires
:digue
Carnot
et
jetée
Nord
Est).
À
ces
ouvrages
sont
à
rattacher
les
brise-lames
naturels
constitués
par
les
blocs
tombés
en
pied
de
falaise
et
qui
forment
parfois
des
amas
importants
(en
particulier
au
sud
du
cap
Gris
Nez
et
au
nord
d’Equihen
Plage).
Stabilisation
de
la
Falaise
et
de
sa
corniche
Les
techniques
mises
en
œuvre
sont
très
variées
et
modifient
la
géométrie
générale,
le
régime
hydraulique,
les
forces
mécaniques,
les
caractéristiques
de
la
roche
proprement
dite.
Modification
de
la
géométrie
ou
reprofilage
:
Destinée
à
améliorer
la
stabilité
générale,
cette
technique
impose
des
terrassements
importants
pour
obtenir
des
pentes
faibles
adaptées
aux
caractéristiques
mécaniques
des
matériaux. Elle
n’est
pas
compatible
avec
le
caractère
protégé
des
sites
et
ne
peut
s’imposer,
en
raison
de
son
coût
que
dans
des
cas
très
particuliers.
FPPR
Falaises:
note de
présentations
|
19/04/02
page
18 /
20
nLe
département
ne
montre
pas
d’exemple
de
reprofilage
complet
(on
peut
en
trouver
de
l’autre
côté
de
la
Manche
à
Clacton
on
Sea).
À
noter
également
les
purges,
reprofilages
très
ponctuels
destinés
à
éliminer
les
parties
instables
(blocs
ou
volumes
variables
en
déséquilibre)
qui
peuvent
être
réalisés
de
manière
brutale
(explosifs,
engins
mécaniques)
ou
plus
délicate
(injection
d’eau,
vérins
plats
gonflables).
Modification
du
régime
hydraulique
:
partie
superficielle
:
à
la
lutte
contre
les
ruissellements
de
surface
ou
épidermiques
appartiennent
les
techniques
telles
que
:les
fossés
drainants
de
crête,
les
revêtements
imperméables
(plastique,
béton
projeté
ou
non,
bitume
:
Quai
de
la
Vierge
à
Le
Portel)
ou
l’obturation
des
fissures,
les
masques,
éperons
et
tranchées
drainantes
de
faible
profondeur
(site
du
carrefour
de
Châtillon
à Boulogne).
À
ces
techniques
se
rattachent
également
les
mises
en
végétation.
Partie
profonde:
le
rabattement
des
nappes
fait
appel
aux
tranchées
drainantes
mécanisées
profondes
(stabilisation
à Boulogne
des
sites
du
« Calvaire
du
Marin
»
et
du
«Petit
Caporal
»,
aux
drains
subhorizontaux
(site
du
« Petit
Caporal
»,
aux
puits
et
drains
verticaux.
Modification
des
forces
:
Les
ancrages
consistent
à
attacher
les
zones
instables
à des
milieux
stables
par
éléments
souterrains
de
longueur
variable,
actifs
(boulons
et
tirants)
ou
passifs
(barres
scellées).
Les
soutènements
:
ces
ouvrages
(murs
ancré,
mur
poids,
gabion
etc.)
sont
souvent
difficilement
utilisables
en
falaise
compte
tenu
des
types
de
sols
et
de
l’importance
des
masses
instables.
Des
ouvrages
de
ce
type
sont
visibles
à
Boulogne
au
carrefour
de
Châtillon
(mur),
en
bordure
du
boulevard
Sainte
Beuve
(murs
ancrés)
et
sur
la
falaise
vive
de
Wimereux
(gabions)
et
Equihen
(gabions
et
palplanches).
On
peut
encore
citer
les
injections,
destinées
à
obturer
les
fissures
(modification
du
régime
hydraulique)
et
à redonner
au
massif
un
caractère
monolithique.
D'une
manière
générale,
si
le
recul
littoral
est
un
phénomène
naturel
quasi
inéluctable,
s’y
opposer
par
une
protection
efficace
impose
souvent
l’association
de
plusieurs
techniques
relativement
pointues
et
se
révèle
coûteux
tant
à
l’installation
qu’à
l'entretien.
La
mise
au
point
de
solutions
fiables
et
suffisamment
pérennes
nécessite
:
°
- une
excellente
connaissances
du
contexte
géotechnique
et
hydrogéologique
ce
qui
impose
le
préalable
d’une
étude
assez
de
reconnaissance
« lourde
»
(sondages,
essais
mécaniques,
piézomètres).
°
une
bonne
analyse
des
impacts
immédiats
ou
différés,
locaux
ou
éloignés.
et
surtout
un
entretien
et
un
suivi
continu
des
aménagements
et
ouvrages.
PPR
Falaises,
note
de
présentation
19/04/02
page
19/
20ANNEXES
(FIGURES
ET
PHOTOGRAPHIES)
[PPR
Falaises,
note
de
présentation
____
19/04/02
Î
____
page
20/20Er
Fig
S Blanc
Nez
: Discontinuités
principales
Fig
6
Escalles
: karst
et
résurgences
de
la
nappe
Fig
8
Cap
Blanc
Nez
: écroulement
en
masseLee
HARDNSE
#
Fig
10
Glissement
plan
(cran
aux
œufs)à A
le
|
PACE
Fig
12
ESCALLES
(vers
1930)
F
CALLES
actuel (2000)
ES—
qe
Fig
13
Pleistocène
de
SANGATTE
:
Effondrements
par
srands
pans
SSI
A
RSE
Fig 14 Pleistocène de SANGATTE
: Ravin
ements
Fig
17
Ambleteuse
: fort
Mahon
Fig 16
CRAN
AUX
ŒUFS
: Plate forme à
mi
hauteur
(Glissement
plan)nt
Fis
18
Portel
:carapace
béton
sur
la
falaise
Fig
19
Wimereux
Nord
:désordres
sur
habitation
Fig
20
Gris
Nez
:Villa
sur
corniche
Fig
22
Wissant
:réduction
de
largeur
du
cheminMER
DU NORD
dat.
ve. MANCHE
fig
1situation
de
la
zone
des
falaises
(en
gris
les
zones
urbanisées,
ailleurs
l'altitude
est
figurée
par
la
couleur,
de
la
plus
basse
en
jaune
à
Ja
plus
élevée
en
rouge).snbneuryos anbi301029 sdno2 p 14
F Mneuajui uelbpyeuuwy np seureu 32 S2169/09 ‘Sa19 (nougdns ueipuejuog
np} sajges 18 saig 5)
PE] (usiqe) senbsy Se
{uol|neuy9 ap) sel61y EE {uaivoinj
ja U8lU8WOU9) sauseuwu 8 81019
(uopney9 ep) sejqus 18 sen
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TS
MOCERRE,
o
î
Un arrêté municipel Interdit Îs fréquentauon du ste de dus grilles
ont
été
instafiéos
au
pied
de
la
falaise,
: ph
15
Von»
.LA
VOIX
DU
DIMANCHE
12
ET
DU
LUNDI
13
AVRIL
1998
E
rosion
|
Des
fissures
d'une
longueur
de
50
mètres
risquent
d'entraîner
la
chute
de
pans
de
falaise
Risques
d'ébouléments
au
cap
Blanc-Nez
[>
ÉROSION
est
un
phéno-
mêno
qui
menace
la
bande
côtière dans
des
pro-
portions
évoquées
dons
ños colonnes,
en février der-
nier. Au
cap
Blanc-Nez,
l'ac.
tuallté vient tout juste
de dé-
montrer
que
le
(ent
travail
de
la mer
et des
infiltrations
d'esux
pluviales
grignotent
en
permanence
les
falaises,
etaboulissent
à dus éboule-
ments
qui
entraînent
la
chute
de
pans
entiers.
Un
dangér
pèse
ainsi au leu. dit
le
Cran
d'Escalles,
au
pied
des
falaises
du
Blanc.-Nez,
où
dos
fissures
d'une
lon-
Gueur de 50
mères
sont ap.
paruv
voici
quelques
jours.
Le
choc
des
vagues,
ge-
nt
peu
à
peu
le
calcske,
‘Et
lee
ruissellements
désa-
grégaant
le
site
de
l'inté-
rieur,
ont
provoqué
le
cr
quement
de
plaques,
ris
quant
à tout moment
de
s'ef-
fondrer.
Los
autorités
ont
donc
pris
des
mesures
de
sécurité,
particulièrement
blenvanues
en
ce week-end
de
repos
pascal, mis àprofit
p&r
un
nombre
toujours
croissant de visiteurs, sengi. bles au charme
d'un
site re.
marquable.
°
Lo
fréquentation
du
haut
de
la
falaise,
comme
ceile
du
domaine
maritime
situé
sn contrebas,
ont été intercé-
tes
par
arrêté
muni
Ï sur
une
longueur
de
emèe
tres.
Affiché
sur
les-lieux,
cet
arrêté
est
complété pe
des
panneaux
de
signalise-
tion
bilingue
et des ‘picto-
grammes
matérialisant
lin-
diction,
Une
grille
ferme
ousai
l'accès
d'un
escalier
accolé
à
la
falaise,
et
don-
nent sur la plage.
Pour leur sécurité,
les pro-
meneuws
et
les
riverains
sont
donc
invités
à
redou-
bler
de
prudence,
et
à
se
plier
scrupuleusement
aux
recommandations
des
pan-
neaux
de
signalisation.
En
particuiler,
il est
clairement
ifié
de
ne
s'approcher
en
aucun
cas
à
moins
de
50
mètres
du
pied
des
falas.
ses. ,D6
même,
les
prome-
neurs
empruntant
le sentler
tracé
sur
los
hauteurs
du
Blanc-Nez
ne
doivent« sous
aucun
prétexte
»
franchir
les
clôtures
où
les
balises
délimhant
le
périmètre
de
danger.
D'une
manière
gé-
nérale,
quelques
accidents
passés
rappellent
qu'il
est
même
prudent
do
ne
pas
PAGE
4
s'approchpr
à
moins
de
18
tres
du
Lors de
a fa.
aigs sous-préfecture
J9
Cælais,
ir
top: tent
en
définitive
à
CA&CLN,
par
son
comporte.
ment
prüdent
et
résponss-
bla,
do prévenir
les
dangers
Pourralent
menacer
sa
Personne
comme
cells
des
autres.
»
Hier
après-midi,
la.
pré-
sence
de
quelques
promo-
neurs
imprudents,
décou-
vrant
la
mer
à
l'aplomb
du
site menaçant,
démontre
hé-
las que
le app
de ces
pres.
grpiions
est
loin
d'être
inu-
le...
P.
MARTINACHE
| fie
fis2
Eboulements
au
Cap
Blanc
Nez
en
1998