Offres
API
Connexion
Documents similaires
Arrêté - Préfecture - Hauts-de-Seine - 9 Leon Blum Clichy A
Arrêté - Préfecture - Hauts-de-Seine - 9 Leon Blum Clichy A
Arrêté - Préfecture - Hauts-de-Seine - 9 Leon Blum Clichy A
Arrêté - Préfecture - Hauts-de-Seine - 8 Leon Blum Clichy A
Arrêté - Préfecture - Hauts-de-Seine - 8 Leon Blum Clichy A
Arrêté - Préfecture - Hauts-de-Seine - 8 Leon Blum Clichy A
Arrêté - Préfecture - Hauts-de-Seine - 8 Leon Blum Clichy A
Arrêté - Préfecture - Hauts-de-Seine - 11 Leon Blum Clichy
Arrêté - Préfecture - Hauts-de-Seine - 11 Leon Blum Clichy
Arrêté - Préfecture - Hauts-de-Seine - 11 Leon Blum Clichy
Arrêté - Préfecture - Hauts-de-Seine - 9 Leon Blum Clichy Annexe E2 EP25291 Les+Echos+du+mardi+29+avril+2025
Document publié le Mercredi 1 janvier 2025
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Hauts-de-Seine - 9 Leon Blum Clichy Annexe E2 EP25291 Les+Echos+du+mardi+29+avril+2025)
Thèmes du document : Logement, Investissement et développement économique, Industrie,
Mardi 29 avril 2025
ISSN0153.4831 118e Année / Numéro 24452 / 40 Pages Antilles-Réunion 4,90 €. Belgique 4,40 €. Espagne 5,30 €. Luxembourg 4,60 €. Maroc 45 DH. Suisse 6,80 FS. Tunisie 10 TND.
MAÎTRISER L’IMPRÉVISIBLE,
CULTIVER L’EXCELLENCE.
DESIGNED & MADE IN EUROPE.
Chez TNP, nous faisons un choix clair : celui d’une expertise souveraine et conçue en Europe, et déployée partout dans le monde. Dans
un contexte où la maîtrise des chaînes de valeur est devenue un
impératif, nous accompagnons les entreprises pour en faire un levier de performance durable.
Notre approche ? Celle d’un cabinet de conseil engagé qui mobilise
l’audace, l’expérience sectorielle, l’excellence organisationnelle, la
richesse du capital humain et les technologies de pointe pour bâtir des transformations ambitieuses et créatrices de valeur.
* Quand l’imprévisible paralyse, nous en faisons une force.
*
www.tnpconsultants.com
Débat L’intelligence
artificielle supprimera-
t-elle des emplois ? / / P. 11
DÉFENSE Le ministère indien de
la Défense a annoncé la signature
d’un accord, après un « accord de
principe » conclu en 2023, pour
acquérir 26 avions Rafale destinés
à la marine de guerre. Les pre-
miers exemplaires doivent être
livrés en 2030. La presse indienne
estime le contrat à 7 milliards
d’euros et commence déjà à évo-
quer une nouvelle commande. La
production du fuselage, la mainte-
n a n c e e t l a r é p a r a t i o n d e s
moteurs se feront localement. Sajjad Hussein/AFP
Les entreprises françaises
cherchent la parade face à Trump l La perspective d’une hausse des droits de douane pousse les entreprises tricolores à passer à l’action.
l Hausses de prix, investissements aux Etats-Unis, économies, stocks de précaution : les stratégies divergent. l Pour l’instant, le choc redouté n’a pas provoqué de ravages économiques mais l’incertitude est pénalisante.
Dans le contexte de montée des
tensions mondiales, Dassault tra-
vaille sur un programme ambi-
tieux de montée en cadence de la
fabrication du Rafale en France
jusqu’à cinq avions par mois con-
tre deux aujourd’hui. / / Page 18
Espagne et Portugal plongés dans le noir
électricité C’est le scénario noir tant redouté : lundi, la péninsule ibérique et une partie du sud-ouest de la France ont été touchées par une gigantesque panne de courant. Des scènes de chaos ont eu lieu en Espagne et au Portugal avec des trains à l’arrêt, des feux de circulation coupés et des bureaux et commerces plongés dans le noir. Pour l’instant, le flou demeure sur les causes de cet accident inédit. Les gestionnaires de réseaux électriques travaillent à résorber la situation, grâce à l’apport en électricité des barrages hydroélectriques mais aussi grâce aux importations d’électricité venues en renfort de la France et du Maroc. / / Page 15
Miguel Rioba/AFP – Thomas Trutschel/Zuma-RéA
/ / Pages 16-17
Doctolib
L’appli star de
la santé promet
des bénéfices pour 2025 / / P. 25
Fiscalité Le projet de
petite taxe d’habitation
torpillé par le clan
Macron / / P. 3
L’Inde commande 26 Rafale version Marine
M 00104
- 429 -
F: 3,80 €
P romis, juré, le prochain budget sera celui des économies. Mais après le débat sur la fin de l’abattement de 10 % sur les retraites, le gouvernement lance un nouveau ballon d’essai fiscal, au risque de brouiller complètement son message. Et d’inquiéter les contribuables.
La suppression de la taxe d’habitation (qui reste
en vigueur et a même beaucoup augmenté pour
les résidences secondaires) est un marqueur
important du premier quinquennat Macron. Cette
réforme a certes des défauts, au premier rang des-
quels son coût élevé pour l’Etat, qui a compensé les
recettes à l’euro près pour les collectivités locales.
Mais elle a apporté un gain notable de pouvoir
d’achat, ciblé sur les classes moyennes résidant
dans des communes souvent peu prospères.
Le ministre de l’Aménagement du territoire,
François Rebsamen, assure ne pas vouloir réta-
blir la taxe d’habitation avec sa « contribution fis-
cale » pour financer les services publics des com-
munes. Celle-ci resterait « modeste », assure-t-on,
avec la volonté de renouer le lien entre les collecti-
vités et les citoyens qui y résident.
Mais les nombreux propriétaires qui ont vu
bondir leur taxe foncière ont de quoi estimer que
le lien fiscal est déjà suffisamment fort… Et com-
ment croire que ce nouvel impôt, fixé bas initiale-
ment, n’augmenterait pas ensuite au fil du
temps ?
Une conférence des territoires doit se tenir le
6 mai prochain, afin d’envisager quelle pourrait
être la contribution des collectivités au redresse-
ment des comptes publics, sachant que l’échelon
local représente un cinquième des dépenses
publiques. Aborder ce rendez-vous avec l’annonce
d’un nouvel impôt serait une grave erreur. Il s’agit
de freiner la hausse continue des dépenses locales,
pas l’inverse. — Etienne Lefebvre
Taxe d’habitation : ni fait ni à faire
enquête
Lueur d’espoir
au Liban après
le chaos financier
Les dépôts des Libanais sont
bloqués depuis cinq ans mais
aucune banque n’a fermé
/ / P. 14
Demain un Autre Jour: 2025-04-29T02:21:10c:Les Echos;u:alapinard@lesechos.fr; 2025-04-29T08:20:10+02:0021 Les Echos Mardi 29 avril 2025 Entreprises
LES ECHOS SOCIÉTÉS - LE PUBLICATEUR LÉGAL - LA VIE J
annonces judiciaires & légales
ANNLEGALECH
La ligne de référence est de 40 signes en corps minimal de 6 points didot.
Le calibrage de l’annonce est établi de filet à filet.
Les départements habilités sont 75, 78, 91, 92, 93, 94, 95 et 69.
montage_4colx135_2701_ann1296_2col 20/11/16 21:07 Page1
annonces judiciaires & légales
ANNLEGALECH
LES ECHOS SOCIÉTÉS - LE PUBLICATEUR LÉGAL - LA VIE JUDICIAIRE
La ligne de référence est de 40 signes en corps minimal de 6 points didot. Le calibrage de l’annonce est é
montage_163x6_0610_ann1296_2col 20/11/16 21:12 Page1
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté - Égalité - Fraternité
PRÉFET DES HAUTS-DE-SEINE
Direction de la Citoyenneté et de légalité
RAPPEL
AVIS D’ENQUÊTE PUBLIQUE
COMMUNE DE CLICHY-LA-GARENNE
Avis d’ouverture d’une enquête publique préalable
à la déclaration d’utilité publique, et conjointe à une
enquête parcellaire, au profit de la commune de Clichy-
la-Garenne, concernant un projet de constitution
d’une réserve foncière sur le site du centre artisanal
et commercial Léon Blum à Clichy-la-Garenne.
Par arrêté préfectoral, il sera procédé du lundi 28 avril 2025 à
8h00 au vendredi 16 mai 2025 à 18h00, soit pendant 19 jours
consécutifs, à une enquête publique préalable à la déclaration
d’utilité publique et parcellaire au profit de la commune de
Clichy-la-Garenne représentée par son maire, concernant
un projet de constitution d’une réserve foncière sur le site du
centre artisanal et commercial Léon Blum à Clichy-la-Garenne.
La commune de Clichy-la-Garenne est la bénéficiaire de
l’expropriation.
Cette opération concerne une commune des Hauts-de-Seine
: Clichy-la-Garenne.
Elle n’est pas soumise à évaluation environnementale et le
dossier ne contient pas d’étude d’impact.
Le siège de l’enquête publique est fixé à la mairie de Clichy-la-
Garenne - Hôtel de Ville - 80 boulevard Jean Jaurès - 92110
Clichy-la-Garenne.
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a
désigné Madame Hélène Giouse, ingénieure en retraite, en
qualité de commissaire enquêteure titulaire et Monsieur Michel
Morin, préfet honoraire, en qualité de commissaire enquêteur
suppléant.
La commissaire enquêtrice se tiendra à la disposition du public
avec les dossiers soumis à enquête publique (déclaration
d’utilité publique et parcellaire) et les registres d’enquête
distincts permettant à chacun de consigner ses observations,
lors de trois permanences qu’elle assurera dans la Salle de la
Maquette - 2 à 6 place du marché - 92110 Clichy-la-Garenne,
aux jours et horaires suivants :
- le lundi 28 avril 2025, de 9h00 à 12h00,
- le samedi 10 mai 2025, de 9h00 à 12h00,
- et le vendredi 16 mai 2025, de 15h00 à 18h00.
Au plus tard à compter de la date d’ouverture de l’enquête
publique et pendant toute la durée de celle-ci, les pièces des
dossiers (déclaration d’utilité publique et parcellaire) seront
par ailleurs mis à disposition du public :
- sur le site dédié au projet : https://www.registre-numerique.
fr/reserve-fonciere-clichy-la-garenne-site-leon-blum
- sur le site internet de la préfecture des Hauts-de-Seine
: https://www.hauts-de-seine.gouv.fr/Publications/
Annonces-avis/Enquetes-publiques/Enquetes-publiques-
2025-projets/CLICHY-LA-GARENNE
Pendant toute la durée de l’enquête, du lundi 28 avril 2025
à 8h00 au vendredi 16 mai 2025 à 18h00, un exemplaire
des dossiers soumis à enquête publique (déclaration d’utilité
publique et parcellaire) ainsi que deux registres d’enquête
distincts seront mis à la disposition du public, qui pourra y
consigner ses observations et propositions :
- en dehors des permanences de la commissaire enquêteure,
dans le hall de la mairie de Clichy-la-Garenne, à l’adresse
précédemment indiquée, accessible du lundi au vendredi de
8h00 à 18h00 et les samedis de 9h00 à 12h00.
- dans la Salle de la Maquette - 2 à 6 place du marché -
92110 Clichy-la-Garenne, pendant les trois permanences de
la commissaire enquêtrice indiquées précédemment.
Des observations et propositions pourront aussi être
envoyées par écrit à l’attention personnelle de la commissaire
enquêteure, au siège de l’enquête ci-dessus indiqué et seront
annexées au registre d’enquête correspondant, disponible en
mairie.
De plus, le public pourra les faire parvenir par voie
électronique :
- sur le registre d’enquête dématérialisé accessible via le site
internet dédié au projet : https://www.registre-numerique.fr/
reserve-fonciere-clichy-la-garenne-site-leon-blum
- à l’adresse courriel : reserve-fonciere-clichy-la-garenne-
site-leon-blum@mail.registre-numerique.fr
Les observations et propositions du public transmises par voie
électronique seront consultables sur le registre dématérialisé
précité et seront annexés au registre d’enquête correspondant
disponible en mairie.
Les observations du public déposées sur les registres
d’enquête publique, sont consultables et communicables aux
frais de la personne qui en fait la demande pendant toute la
durée de l’enquête.
Le rapport et les conclusions de la commissaire enquêteure
concernant la déclaration d’utilité publique ; le procès-verbal
de l’opération et son avis concernant l’enquête parcellaire,
seront tenus à disposition du public, à réception et pendant
un an à compter de la clôture de l’enquête, à la préfecture
des Hauts-de-Seine (DCL/Bureau de l’environnement, des
installations classées et des enquêtes publiques) et à la mairie
de Clichy-la-Garenne. Ils seront aussi consultables sur le
site internet de la préfecture des Hauts-de-Seine, à l’adresse
indiquée précédemment.
Les personnes intéressées autres que le propriétaire,
l’usufruitier, les fermiers, les locataires, ceux qui ont des
droits d’emphytéose, d’habitation ou d’usage et ceux qui
peuvent réclamer des servitudes sont tenues de se faire
connaître à l’expropriant dans un délai d’un mois à compter
de la notification individuelle faite par l’expropriant, à défaut de
quoi elles seront, en vertu des dispositions des articles L.311-
1 à L.311-3 du code de l’expropriation pour cause d’utilité
publique, déchues de tous droits à l’indemnité.
Le projet de constitution d’une réserve foncière sur le site du
centre artisanal et commercial Léon Blum à Clichy-la-Garenne
pourra faire l’objet d’une déclaration d’utilité publique, au profit
de la commune de Clichy-la-Garenne, prise par arrêté du
préfet des Hauts-de-Seine, ou d’une décision de refus.
Ce projet pourra également faire l’objet d’un arrêté de
cessibilité pris par le préfet des Hauts-de-Seine, au bénéfice
de la commune de Clichy-la-Garenne, ou d’une décision de
refus.
Toute information sur le projet de constitution d’une réserve
foncière sur le site du centre artisanal et commercial Léon
Blum à Clichy-la-Garenne pourra être demandée à son
responsable :
Mairie de Clichy-la-Garenne
Hôtel de Ville
80, boulevard Jean Jaurès 92110 Clichy-la-Garenne
Direction de l’Aménagement et de l’Urbanisme
Madame Dorothée BUCHER
Courriel : Dorothee.bucher@ville-clichy.fr
Le préfet,
EP 25-291 / contact@publilegal.fr
« Avant, la rénovation permettait de
compenser la situation dans le neuf,
mais ce n’est aujourd’hui plus le
cas », résume Philippe Macquart,
délégué général de l’Union des
fabricants de menuiserie (UFME),
qui représente 60 % de la filière des
portes et des fenêtres.
Cette tendance à la baisse dans la
rénovation est observée plus géné-
ralement dans les marchés de l’iso-
lation. Elle s’explique notamment
par la frilosité et la baisse de con-
fiance des ménages, dans un con-
texte politique et économique
incertain. « Le panier moyen pour
un changement de fenêtres s’élève à
plusieurs milliers d’euros, il faut pou-
voir les avancer », pointe le délégué
général de l’UFME.
Couacs de MaPrimeRénov’
L’année aura aussi été marquée par
des couacs autour de MaPrimeRé-
nov’. Cette aide à la rénovation éner-
gétique à destination des ménages
avait été revue début 2024 pour
favoriser les rénovations globales,
aux dépens des travaux « simples »
ou mono gestes… tels que les chan-
gements de fenêtres. Cela avait
d’ailleurs entraîné une chute nette
des dossiers, obligeant le gouverne-
ment à revoir sa copie et à assouplir
le dispositif. « Même si le marché de la
fenêtre n’est pas fortement dépendant
de MaPrimeRénov’, ces incertitudes
sur les aides peuvent créer un climat
d’attentisme au sein des ménages »,
estime Anne-Séverine Saboret,
directrice Etudes et conseil et prési-
dente de TBC Innovations.
« Nous avons besoin d’une stabilité
dans les mesures incitatives : il faut
qu’on arrête de changer les règles sans
arrêt », tempête le délégué général
de l’UFME. Les professionnels de la
filière dénoncent plus générale-
ment un manque de reconnais-
sance du gouvernement.
Pour l’année 2025, les profession-
nels interrogés dans le cadre de
l’étude de TBC Innovations affi-
chent leur pessimisme quant au
neuf : 61 % d’entre eux s’attendent à
une baisse de leur activité sur la
pose de fenêtres en neuf. Du côté de
la rénovation, l’incertitude est de
mise, avec 48 % des professionnels
interrogés qui tablent sur une acti-
v i t é s t a b l e s u r c e s e g m e n t
– 30 % d’entre eux craignent néan-
moins une baisse sur la rénovation
de fenêtres sur l’année.
De son côté, Philipe Macquart
espère une « stabilisation » pour
l’activité rénovation. Une reprise
des acquisitions de logements
anciens – qui ont atteint un point
bas en 2024 – serait également une
bonne nouvelle pour la filière. « La
rénovation de fenêtres dans le non
résidentiel peut aussi être un vecteur
de redressement », note Anne-Séve-
rine Saboret. Les collectivités terri-
toriales multiplient, par exemple,
les investissements pour moderni-
ser leur parc de bâtiments. n
Le blues du marché de la fenêtre,
après une année maussade
Marie Delumeau
2024 aura été une année à oublier
pour le marché de la fenêtre. La der-
nière étude annuelle du cabinet TBC
Innovations sur le secteur, parue il y
a quelques jours, dresse un portrait
morose de la filière. L’an dernier, elle
est passée sous la barre symbolique
des 10 millions de fenêtres posées,
avec un peu plus de 9 millions d’uni-
tés installées. Selon le rapport, le
marché français des fenêtres a ainsi
reculé de 9 % en valeur et de 10 % en
volume par rapport à 2023.
L’année a notamment été plom-
bée par la crise de la construction de
logements neufs, qui affecte par
ricochet les installations de fenê-
tres. En 2024, 330.400 logements
ont été autorisés à la construction –
soit une baisse de 12,3 % par rapport
à l’année 2023.
Frilosité des ménages
Même la rénovation, qui représente
70 % de l’activité pour la filière, a été
à la peine. Seules les rénovations
dans le logement social et dans les
bâtiments non résidentiels ont affi-
c h é u n e c e r t a i n e r é s i l i e n c e .
Les professionnels du
secteur de la fenêtre ont
connu une année 2024
morose. Même la rénova-
tion, qui porte habituelle-
ment l’activité, a été
à la peine.
C’est une première : en 2024,
moins d’une demande de HLM
sur dix a été satisfaite en France.
Le taux d’attribution des loge-
ments sociaux est tombé à 9,4 %,
à comparer à 10,1 % en 2023 et
15,2 % en 2016, selon le tableau de
bord publié lundi par l’Agence
nationale de contrôle du loge-
ment social (Ancols). Pour un
peu moins de 4,1 millions de
ménages demandeurs – dont
28 % sont déjà logés au sein du
parc social –, 384.000 logements
sociaux ont été attribués (–9.000
s u r u n a n , a p r è s – 2 5 . 0 0 0
en 2023).
Ce phénomène a une double
explication. D’un côté, « il y a
moins de logements disponibles,
du fait d’une baisse du taux de
rotation des locataires au sein du
parc social et d’une baisse des
mises en service », la production
de HLM étant en berne, explique
Logement
Le taux d’attribution
des logements
sociaux en France
est tombé à 9,4 %
en 2024, un point
bas historique selon
l’Ancols. Les jeunes
générations sont
particulièrement
touchées.
Baptiste Prestel, directeur des
études transversales de l’Ancols.
De l’autre, le nombre de deman-
des est en hausse. Si le taux de
rotation a baissé, cela est lié à la
fois « à des enjeux relatifs à l’accès
à la propriété et à la location au
sein du parc privé, à la satisfaction
des locataires du parc social qui ne
voient pas l’intérêt de bouger et au
vieillissement de la population du
parc social », explique-t-il.
Stabilité en Ile-de-France
L’Ancols note cependant un
point positif : Paris et sa proche
banlieue, ainsi que la deuxième
couronne de l’Ouest parisien, soit
le territoire où la tension est la
plus forte en matière d’immobi-
lier, « connaît une relative stabilité
du nombre d’attributions depuis
plusieurs années, de l’ordre de
30.000 par an ». Les files d’attente
pour obtenir un HLM y demeu-
rent néanmoins plus longues
qu’ailleurs, avec un taux d’attri-
bution de 5,3 %.
Le gendarme du logement
social pointe aussi le fait que la
situation des jeunes s’est dégra-
dée davantage que celle de leurs
aînés : le taux d’attribution des
HLM aux moins de trente ans est
passé de 15,5 % en 2019 à 10,3 %
en 2024. C’est respectivement
10,3 % et 8,4 % pour les 65 ans et
plus. « Les attributaires de loge-
ments sociaux sont de plus en plus
âgés (+0,7 an en six ans), alors que
l’âge moyen des demandeurs reste
tendanciellement inchangé (–0,1 an
en cinq ans) », remarque encore le
gendarme du logement social.
S’agissant des ménages priori-
taires à l’accès au logement social
au titre du Dalo – le droit au loge-
ment opposable –, le constat est
en demi-teinte. Ils ont bénéficié
l’an dernier de 24.000 attribu-
tions, un chiffre « relativement
stable depuis 2021 ». Mais, cons-
tate Baptiste Prestel, « leur taux
d’attribution a continué de baisser,
du fait de la hausse du nombre de
demandeurs Dalo ». Il s’établit
désormais à 23,5 %, à comparer à
29,1 % en 2016. A l’échelle natio-
nale, un ménage reconnu Dalo a
donc 2,6 plus de chances de se
voir attribuer un logement social
qu’un ménage non Dalo. « C’est 4,1
en Ile-de-France et 4 en Provence-
Alpes-Côte-d’Azur », souligne
Baptiste Prestel.
Mais pour ces ménages priori-
taires aussi, il faut s’armer de
patience : « Un attributaire Dalo
en 2024 avait attendu en moyenne
1.500 jours (plus de quatre ans)
depuis la création de sa demande
de logement social. En moyenne, il
n’a pas été reconnu Dalo lors de la
création de sa demande mais 900
jours plus tard. Une fois prise la
décision de reconnaissance du sta-
tut Dalo du demandeur, le délai
moyen avant attribution d’un
logement est de 600 jours », pré-
cise l’Ancols. — E. Di.
Moins d’une demande
sur dix de logement social
désormais satisfaite
nir compte
per formance énergétique
– volets, persiennes, stores – ne sont pris en compte dans le DPE que s’ils sont extérieurs. Photo Shutterstock
Demain un Autre Jour: 2025-04-29T02:21:10c:Les Echos;u:alapinard@lesechos.fr; 2025-04-29T08:20:10+02:00