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PLU - Règlements - Éléments de paysage, (sites et secteurs) à préserver pour des motifs d'ordre écologique
Document publié le Vendredi 3 janvier 1992 par la commune de Mernel.
Lien du pdf (PLU - Règlements - Éléments de paysage, (sites et secteurs) à préserver pour des motifs d'ordre écologique)
Thèmes du document : Espaces terrestres et maritimes, Eau et assainissement, Aménagement du territoire,
1
Commune de Mernel
Inventaire communal des
zones humides
Commune de Mernel
Département d’Ille-et-Vilaine [35]
Rapport d’étudeInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
2
Commune de Mernel
SOMMAIRE
Sommaire ................................................................................................................................................ 2
I. Introduction..................................................................................................................................... 3
II. Les zones humides : généralités ...................................................................................................... 4
III. Méthodologie .............................................................................................................................. 7
III.1 La flore ..................................................................................................................................... 7
III.2 Le sol ........................................................................................................................................ 8
III.3 Méthode de délimitation ...................................................................................................... 10
III.4 Concertation .......................................................................................................................... 11
III.5 Cas particulier des plans d’eau, mares, ouvrages techniques … ........................................... 12
III.6 Conformité de notre méthodologie avec les prescriptions du SAGE Vilaine ........................ 12
IV. Localisation ................................................................................................................................ 13
V. Contexte géologique ..................................................................................................................... 14
VI. Résultats de l’inventaire ............................................................................................................ 17
VI.1 Description des habitats humides ......................................................................................... 18
VI.1.1 Prairies humides ............................................................................................................ 18
VI.1.2 Boisement humides ....................................................................................................... 19
VI.1.3 Zones humides dégradées (82.13, 87.2) ....................................................................... 20
VI.1.4 Roselières et mares (53.21, 22.1 et 22.5) ...................................................................... 21
VI.2 Description sectorielle ........................................................................................................... 22
VI.2.1 Secteur du Ruisseau de Querpon .................................................................................. 24
VI.2.2 Secteur du Ruisseau de Hamon ..................................................................................... 26
VI.2.3 Secteur d’un affluent du ruisseau du Moulin de Maure ............................................... 28
VI.2.4 Secteur amont de la rivière le Combs ........................................................................... 30
VI.2.5 Secteur médian de la rivière Le Combs et d’un affluent rive droite ............................. 32
VI.2.6 Secteur médian de la rivière Le Combs et d’un affluent rive gauche ........................... 34
VI.2.7 Secteur aval du Combs et d’un affluent rive gauche..................................................... 36
VI.2.8 Secteur du Ruisseau de la Joie....................................................................................... 38
VI.3 Conclusion ............................................................................................................................. 39Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
3
Commune de Mernel
I. INTRODUCTION
Dans le cadre de la révision de son document d’urbanisme (PLU), la commune de Mernel doit actualiser
son inventaire des zones humides à la demande de la CLE du SAGE Vilaine. Un inventaire a été réalisé
par la communauté de commune en 2004. Celui-ci aboutissait au résultat de 77,5 ha de zones humides,
soit 4,6 % du territoire communal.
L’actualisation de l’inventaire des zones humides, sur l’ensemble du territoire communal, a été réalisée
entre Janvier et Février 2017.
Commune de MERNEL
Année 2016-2017
Etape Public concerné Date
LANCEMENT
Réunion de démarrage COPIL 09/12/2016
Envoi du courrier agricole Agriculteurs déc. 2016
REALISATION
Terrain du 26/01/17 au 01/02/17
RESTITUTION
Réunion de restitution COPIL 06/02/2017
Réunion de restitution Agriculteurs 16/02/2017
Retour terrain Agriculteurs 10/10/2017
Affichage en mairie Public mars. 2017
Validation COPILInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
4
Commune de Mernel
II. LES ZONES HUMIDES : GENERALITES
Les zones humides jouent un rôle de réservoir, en raison de leur
capacité de rétention d’eau.
En période de hautes eaux, les zones humides fonctionnent
comme une "éponge naturelle". En recevant et en stockant les
écoulements, elles tamponnent la montée des niveaux d’eau,
et limitent l’amplitude d’une crue.
L'eau stockée au sein de ces zones humides est ensuite
progressivement restituée au cours d’eau pendant une période
plus longue (soutien du débit d'étiage).
Cette fonction de stockage est d’autant plus intéressante que
l’évaporation dans les zones humides est inférieure à celle qui
a lieu, par exemple, dans les étangs.
Elles ont également un rôle épurateur en
agissant sur la qualité de l’eau qui les
traverse. Par exemple, les nitrates peuvent
être consommés par les plantes ou réduits
par l’action des bactéries spécifiques à ces
milieux (dénitrification hétérotrophe).
En ralentissant les écoulements de surface,
les zones humides viennent favoriser la
sédimentation des particules : les flux de
matières en suspension et de phosphore
particulaire sont atténués.
En limitant l'ensemble des ruissellements,
les zones humides régulent aussi les flux de
produits phytosanitaires, au même titre
que les bandes enherbées.
Il ne faut cependant pas surestimer ce rôle
de filtre au risque de modifier l’équilibre
écologique ou de dégrader la zone humide
elle-même.Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
5
Commune de Mernel
Les milieux humides sont souvent riches en vie mais fragiles. De nombreuses espèces végétales et
animales en dépendent directement ou indirectement. La disparition du caractère humide de ces
zones (remblai, drainage, modification de la circulation d’eau…) entraîne la disparition inéluctable de
ces espèces dépendantes de conditions écologiques particulières. D’autres moins spécifiques les
utilisent comme zone de refuge, de gagnage, d’abreuvement ou de reproduction.
Photos : En haut, Cardamine des Prés (Cardamina pratensis). En bas, Libellule déprimée (Libellula
depressa)Marais tourbeux
Boisements
humides
Forêts alluviales
Zones
estuariennes
Zone de sources
Prairies
hydromorphes
Plans d'eau
Anciennes
carrières
Prairies à végétation
caractéristique
des zones humides
Zones humides arrière dunaires
Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
6
Commune de Mernel
La diversité des zones humides présentes sur un territoire (illustrée sur la figure 1) nécessite un travail
précis de terrain pour garantir l’exhaustivité de l’inventaire. C’est pourquoi toutes les parcelles de la
commune ont été analysées.
Figure 1 : Schéma général de localisation des zones humides
De manière générale, on peut distinguer deux grands types de zones humides, liés à leur mode
d’alimentation hydrologique (souterrain ou de surface) :
- Les zones humides de bas de versant, où les écoulements de sub-surface convergent et où la
nappe d'altérite affleure à la surface du sol une partie de l'année (en hautes eaux). Ce type de
zone humide borde les cours d’eau, les plans d’eau ou le littoral. Associée à la dynamique
d'écoulement du réservoir souterrain, cette zone humide est classiquement identifiée en bas
de versant, mais elle peut dans certaines configurations (ex : résurgence de nappe), se
retrouver en position haute à l'échelle du versant.
- Les zones de stagnation d’eaux de ruissellement, souvent situées aux points bas des parcelles
ou dans des dépressions topographiques.
Dans les parties hautes d’un bassin versant le réseau hydrographique est constitué de nombreux cours
d’eau de faibles débits associés à un maillage fin de nombreuses petites zones humides. A l’échelle
communale leurs faibles surfaces laissent penser que leur intérêt est lui aussi limité. Mais à l’échelle
d’un bassin versant la préservation de ce maillage fin est indispensable au bon fonctionnement de la
globalité du réseau hydrographique.Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
7
Commune de Mernel
III. METHODOLOGIE
Conformément au Code de l’Environnement, les zones humides sont caractérisées selon des critères
de végétation (référentiel européen CORINE Biotope) et d’hydromorphie des sols (caractérisation
pédologique GEPPA).
La loi sur l’eau du 3 janvier 1992 définit les zones humides comme :
"Des terrains exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre, de façon
permanente ou temporaire. La végétation, quand elle existe, est dominée par des plantes hygrophiles pendant
au moins une partie de l'année".
L’arrêté du 24 juin 2008 amendé au 1er Octobre 2009 précise les caractéristiques de la végétation, des
habitats et des sols des zones humides. Il présente également une méthodologie détaillée pour le
travail de terrain. L’inventaire réalisé sur la commune est conforme à cet arrêté. La méthodologie
précise est détaillée ci-dessous.
III.1 LA FLORE
L’eau est un facteur écologique primordial dans la distribution
géographique des végétaux.
Certaines plantes ne se développent que dans des sols saturés
en eaux toute l’année, sur des terrains périodiquement
inondés, etc. D’autres au contraire ne supportent pas les sols
gorgés d’eau, même pendant une courte période. Ces
dernières permettent également de déterminer le caractère
non humide d’un terrain, ou de positionner précisément la
limite de la zone humide.
Cette propriété de la flore hygrophile est mise à profit pour la
détermination des zones humides, par l’identification
d’espèces indicatrices. La liste d’espèces hygrophiles
recensées par le Muséum d’histoire naturelle en annexe de
l’arrêté du 24 juin 2008 sert de référence.
Pour l’inventaire des zones humides, réalisé en période
automnale, les principales espèces hygrophiles recensées sont
les Joncs (essentiellement diffus et aggloméré) et la Renoncule
rampante.
Attention toutefois, les usages du sol dans les espaces agricoles ont une grande influence sur la
composition de la flore. En fonction des usages, il convient d’analyser le site plus en détail en réalisant
des sondages à la tarière pour caractériser le sol, si la flore ne permet pas de conclure sur le statut de
la zone.
Figure 1: La Lysimaque des bois, la grande
Salicaire, la Reine des près et la Baldingère
se rencontrent dans les prairies et les bois
humides uniquement.RES ul IV V vi
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1} (g) À Caractères rédoxiques peu marqués (pseudogley peu marqué)
ii g Caractères rédoxiques marqués (pseudogley marqué)
[67 Horizons réductiques (gley)
BEM tHoizons nistiques
ZH Zones humides
H Histosols R Réductisols r Répoxsois (rattachements simples et doubles)
Morphologie des sols correspondant à des « zones humides » (d'après classes d'hydromorphie du GEPPA, 1981).
Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
8
Commune de Mernel
III.2 LE SOL
En complément de l’analyse floristique, nous réalisons ponctuellement des sondages, pour analyser
dans les horizons superficiels la présence de traces d’hydromorphie, caractéristiques des Rédoxisols et
des Réductisols. Ces types de sols sont affectés par les processus d'hydromorphie à moins de 50 cm de
profondeur. La saturation prolongée du sol par l'eau conduit au développement de conditions
anoxiques et à la réduction du fer qui passe sous forme Fe2+, mobile, de couleur gris-bleu. Quand de
l'oxygène est à nouveau disponible dans le milieu, le Fe2+ précipite sous forme de Fe3+ ,réoxydé, de
couleur rouille.
L'hydromorphie est la manifestation morphologique de l'engorgement d'un sol par l'eau. Ce sont ces
traits morphologiques spécifiques (taches, ségrégations, colorations, décolorations ou nodules) qui
nous permettent d'identifier les sols des zones humides à partir des sondages. Ces derniers sont
réalisés à une faible profondeur (0,5 à 1 mètre maximum) à l'aide d'une tarière (Ø 5 cm).
La présence de traces d’hydromorphie confirme le caractère humide des terrains où la végétation
caractéristique est plus difficilement identifiable (terrains cultivés, prairies fauchées, prairies
temporaires). Ces traits d'hydromorphie sont la plupart du temps observables (période sèche, période
humide).
Les situations sont variables en fonction du type de sol et de la durée d’engorgement en eau. La
présence, l’intensité et la profondeur d’apparition des traces d’hydromorphie permettent de classer
les sols selon leurs degrés d’hydromorphie (classification GEPPA 1981, présentée ci-dessous).
Figure 2 : Classes d’hydromorphie, GEPPA 1981 – Extrait du « Référentiel pédologique 2008 »
Zone humide
Selon l’arrêté du 1er
octobre 2009Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
9
Commune de Mernel
Les quelques exemples de sondages pédologiques illustrés ci-dessous ne sont pas exhaustifs.
Traits rédoxiques légers Traits rédoxiques marqués Traits réductiques marqués
Comme pour la végétation, les activités humaines ont un impact sur le sol et peuvent influencer
l’intensité des traces d’hydromorphie (traits réductiques et traits rédoxiques). Les sols labourés
présentent un horizon superficiel plus aéré qui diminue l’intensité des traces d’hydromorphie.
Les sondages pédologiques doivent être situés de part et d’autre de la limite supposée de la zone
humide pour une délimitation au plus près des critères de sol. La précision reste cependant limitée
(plusieurs mètres) au regard du caractère ponctuel des données sur la nature du sol, et du caractère
graduelle et diffus de l’hydromorphie.
Dans de nombreux cas, il est nécessaire d’avoir une analyse globale du site. Si la botanique et
l’hydromorphie du sol sont les deux critères réglementaires qui permettent d’identifier une zone
humide, l’analyse du site en général permet souvent de fixer précisément la limite. Le relief, le mode
d’alimentation en eau, les aménagements ou tous facteurs pouvant avoir une influence sur la zone
humide doivent être pris en compte pour sa caractérisation et sa délimitation.
Dans le cadre de l’inventaire des zones humides réalisé sur la commune, toutes les parcelles du
territoire communal ont fait l’objet d’une analyse de ces critères, garantissant son exhaustivité.Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
10
Commune de Mernel
III.3 METHODE DE DELIMITATION
Afin d’aider à l’exhaustivité du travail de repérage pour les visites de terrain, des données
cartographiques sur les zones humides potentielles peuvent permettre une première approche
systématique du repérage des zones potentiellement humides. Pour cette première analyse, nous
utilisons les données cartographiques disponibles : IGN, ancien inventaire, Photographies aériennes
(de 1950 à 2012), prélocalisation de la DREAL, Agrotransfert…
Les cartes hydrographiques, pédologiques, géologiques, les photo-aériennes et les cartes IGN, sont
autant de sources d’informations à exploiter. L’utilisation d’un SIG permet une consultation et un
recoupement rapide des informations disponibles. (voir schéma ci-dessous)
Cette première analyse des données ne peut cependant se substituer à un véritable travail de terrain.
Nous mettons donc volontairement l’accent sur cette analyse du territoire communal in situ. Le travail
de terrain consiste à délimiter précisément les zones humides effectives selon les critères
pédologiques et/ou botaniques et/ou du site. Toutes les
parcelles du territoire sont visitées, avec une attention
particulière sur les secteurs pressentis comme humides.
Exemple de sondages réalisés sur une parcelle
- Analyse des
données
cartographiques
- Investigations de
terrain (Flore et
pédologie)
- Restitution
cartographiquegéor
éférencéeInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
11
Commune de Mernel
III.4 CONCERTATION
L’objectif premier d’un inventaire est l’identification et la localisation précise des zones humides sur le
territoire communal. Il doit également permettre de communiquer sur cette thématique.
Pour cela, nous mettons en place une concertation avec :
- Un comité de pilotage, composé d’élus et d’un ou plusieurs représentants du monde agricole.
Nous convions également une personne de l’Association de Chasse Communale, de
l’Association de Pêche locale et d’autres associations nécessaires (ex : randonnée,
environnement). Ce Comité de pilotage se réunit plusieurs fois : au démarrage de l’étude,
après la phase de terrain, et pour finaliser l’inventaire.
- Le monde agricole. Nous réalisons une première réunion de présentation de la méthodologie
avant le passage sur le terrain. Une réunion de restitution a lieu avant la mise à disposition en
mairie.
- Enfin l’ensemble des personnes de la commune est averti de l'affichage public de l'inventaire,
par une communication locale (type presse ou bulletin municipal).
Cette concertation est l’opportunité d’expliquer la définition réglementaire des zones humides et les
fonctions qui y sont généralement attribuées (fonctions hydrologique, physique, biogéochimique,
écologique). Nous abordons également les enjeux liés à ces habitats humides : entretien, protection…
A gauche, restitution au Comité de Pilotage. A droite, visite sur site avec des exploitants agricoles.Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
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Commune de Mernel
III.5 CAS PARTICULIER DES PLANS D’EAU, MARES, OUVRAGES TECHNIQUES …
Les plans d’eau, bien que jouant un rôle local pour la biodiversité, ne sont réglementairement pas
considérés comme des zones humides, une zone humide étant un milieu de transition entre milieu
terrestre et milieu aquatique.
Les ouvrages techniques (lagunes, bassins d’orage …), qui peuvent également abriter des espèces
inféodées aux milieux humides, sont également exclus des zones humides réglementaires.
Les mares (plusieurs dizaines de m²) sont considérées comme des zones humides pour leur
vulnérabilité, et leur valeur écologique, notamment vis-à-vis des amphibiens (un groupe d’espèces
protégées pour lequel les zones humides représentent un milieu indispensable à la reproduction).
Exemple de mare forestière à gauche, et de plan d’eau à droite.
III.6 CONFORMITE DE NOTRE METHODOLOGIE AVEC LES PRESCRIPTIONS DU SAGE VILAINE
Le SAGE Vilaine a fixé une méthodologie spécifique des inventaires des zones humides, à appliquer sur
l’ensemble de son territoire.
L’inventaire des zones humides doit être mené conformément aux arrêtés de 2008 et 2009. De plus,
les sondages à la tarière doivent être caractérisés par leurs horizons suivant le tableau des classes
d’hydromorphie du GEPPA et permettent de délimiter les zones humides. Ils sont intégrés à la
cartographie des zones humides sous forme de points.
La cartographie numérique doit être projetée en Lambert 93 au format ESRI Shapefile et être
compatible avec le logiciel Gwern.
Notre inventaire respecte ces préconisations et est donc conforme aux prescriptions du SAGE
Vilaine.Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
13
Commune de Mernel
IV. LOCALISATION
La commune de Mernel se trouve
en Ille-et-Vilaine, à environ 30 km
au Sud-ouest de Rennes. Elle se
situe plus précisément entre Val
d’Anast (Maure-de-Bretagne) et
Guignen (Figure 3), à proximité de
la RD 177 Rennes-Redon. Mernel
fait partie de la communauté de
commune des Vallons de Haute
Bretagne.
La commune s’étend sur 1684 ha
environ. En 2010, 19 sièges
d’exploitations agricoles se
trouvaient sur la commune,
contre 67 en 1988. Ces
exploitations utilisaient, sur la
commune de Mernel, une Surface
Agricole (SAU) de 1091 ha (AGRESTE, 2012), soit 65 % du territoire communal. Elles sont
principalement spécialisées en polyculture et en polyélevage alors que les bovins lait dominaient en
2000. Ce changement d’orientation technico-économique peut expliquer la diminution de la Surface
Toujours en Herbe (STH : prairies naturelles et prairies de plus de 6 ans) de la commune, qui est passée
de 80 ha en 2000 à 8 ha en 2010.
La surface non agricole du territoire est répartie entre des zones urbanisées et des boisements. Le
principal boisement de la commune, le Bois de Courrouët est situé à l’Est de Mernel. Il intègre une
ZNIEFF de type I, l’étang du bois de Courrouët. (Figure 4).
La commune est traversée du Nord au Sud par Le Combs, affluent de l’Aff. L’altitude varie entre 23 m
NGF au Sud et 103 m NGF dans le Bois de la Courrouët (Est).
Figure 4 : Caractérisation générale de la commune
Principale zone boisée
Figure 3 : Localisation de la communeCaron
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Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
14
Commune de Mernel
V. CONTEXTE GEOLOGIQUE
Les processus de formation des sols et leur typologie sont influencés par la nature de la roche-mère,
qui constitue le sous-sol. L'altération de ces matériaux anciens va impacter la granulométrie, la texture,
la perméabilité, le pH mais aussi la fertilité chimique des horizons superficiels du sol, qui en dérive.
Le contexte topographique résulte d'une longue histoire géologique. Il dépend également de la nature
des différents matériaux du sous-sol, qui se traduit par une différence de résistance à l'érosion. Le
contexte géologique conditionne ainsi les types de sols et d'occupation de sols, même si certaines
pratiques agricoles jouent un rôle non négligeable sur la qualité des sols.
Enfin, dans le cadre d'un inventaire des zones humides, la connaissance de la nature des terrains
géologiques rencontrés permet d'éviter la confusion possible entre les traces d'hydromorphie et les
taches d'altération des minéraux riches en fer.
Figure 5 : Contexte géologique de la commune de MernelInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
15
Commune de Mernel
Sur la commune de Mernel (Figure 5), la morphologie du relief est bien contrastée et en étroite relation
avec la nature des roches du substratum. Les formations les plus anciennes correspondent à des siltites
d'âge briovérien. Très présentes à l'échelle du massif armoricain, elles occupent généralement un
domaine de faible relief. Ces roches tendres donnent des sols à la texture limoneuse, leur conférant
une bonne réserve hydrique, mais également une sensibilité importante au tassement et à l'érosion.
D'autres dépôts briovériens, les Poudingues de Gourin, composés de galets arrondis de quartz blanc
marquent quant à eux le paysage (ex : secteur du château d'eau). Ces roches dures contrastent avec
les siltites et occupent des positions hautes. Les sols qui dérivent de ces roches riches en silice,
contiennent une charge importante de cailloux, ce qui constitue une contrainte importante pour les
opérations aratoires. Très acides, ces formations sont principalement occupées par des boisements
(en position de sommet).
Par la suite, les terrains briovériens ont été recouverts par des formations paléozoïques plissées lors
de l'orogenèse hercynienne, qui ont donné naissance aux plis synclinaux du Sud de Rennes. Parmi ces
formations paléozoïques, le grès de Courrouët constitue un plateau bien marqué dans le paysage. Ce
massif gréseux affleure à l'Est de Mernel, à une altitude moyenne à 100 m NGF : c'est ce secteur qui a
d'ailleurs donné son nom au faciès régional (échelle du Massif Armoricain). De nature hypersiliceuse,
ce grès est principalement occupé par une zone boisée (le bois de Courrouët). Il a été un temps exploité
dans la carrière du Boulay, remodelée depuis en terrain de moto-cross.
Mernel présente la particularité régionale d'héberger un gisement de sables rouges d'âge tertiaire
(miocène-pliocène) au niveau de son bourg, et en limite avec Maure-de-Bretagne. Ce sont des
sédiments fluvio-estuariens venus progressivement combler les paléovallées. Le gisement entre le
bourg de Mernel et le Breil s'organise selon un bassin allongé sur 1,5 km et relativement étroit. Du fait
de leur forte teneur en sables (de 30 à 70 %), les sols issus de ces formations tertiaires sont drainants
et peu affectés par l'hydromorphie.
Les formations géologiques les plus récentes correspondent au domaine colluvio-alluvial, au sein
duquel s'écoule le réseau hydrographique du Combs, affluent rive droite de l'Aff. Situés en bas de
versants, au contact du réseau hydrographique, les sols qui en dérivent sont souvent mal drainés et
donc affectés par l'hydromorphie, à des degrés plus ou moins marqués. Ils ne sont généralement pas
cultivés, mais exploités pour la production d'herbe.uyz
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Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
16
Commune de Mernelm Cultures, 5.0%
B Mares, 0.9%
B Roselières et jonchaies,
0.1%
B Bois et haies humides,
19.4%
B Peupleraies, 4.0%
Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
17
Commune de Mernel
VI. RESULTATS DE L’INVENTAIRE
La phase de terrain de l’inventaire a été menée de janvier à février 2017. La surface totale cumulée
des zones humides s’élève à 88.5 ha, soit 5,3 % du territoire étudié. En comparant cette surface à la
SAU, la part de zones humides atteint 8,1 %.
L’étendue des zones humides est relativement importante sur les berges du Combs où les praires de
bas-fonds dominent et où le relief est doux. À l’inverse, leur extension est plus faible de part et d’autres
des affluents de ce cours d’eau, où les versants pentus sont cultivés.
La typologie présentée ci-dessous reprend des appellations courantes qui simplifient la typologie du
code CORINE utilisée pour la cartographie. La Figure 6 montre la répartition des zones humides par
grands types pour la commune de Mernel.
Ce sont ainsi les prairies humides qui sont les plus fréquemment rencontrées, puisqu’elles
représentent 71 % des zones humides identifiées dans cet inventaire (62.4 ha). Les différents habitats
prairiaux recensés sont variés, depuis les prairies humides située sur les têtes de bassins, jusqu’aux
prairies humides inondables en bordure du Combs. Les usages et les pratiques d’exploitation (fauche,
pâturage, fertilisation) complètent cette mosaïque complexe en influençant la composition floristique
de ces prairies humides.
Qu’ils soient spontanés ou plantés, les espaces boisés recouvrent un peu moins d’un quart (23.4 %,
20.8 ha) des zones humides de la commune. Il est également intéressant de noter la part importante
de mares, permanentes et temporaires, observées sur la commune de Mernel. Leur surface cumulée
atteint 0,8 ha, ce qui est relativement important à l’échelle communale.
Figure 6 : Répartition des zones humides
par grands types d’habitatsInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
18
Commune de Mernel
VI.1 DESCRIPTION DES HABITATS HUMIDES
VI.1.1 Prairies humides
Les prairies humides représentent 70.5 % des zones humides sur la commune. Les différents habitats
prairiaux recensés sont variés, depuis les prairies humides située sur les têtes de bassins, jusqu’aux
prairies humides inondables en bordure de cours d’eau plus conséquents (ruisseau du Combs …). Les
usages et les pratiques d’exploitation complètent cette mosaïque complexe.
Habitat (Corine Biotopes) Code Surface cumulée (ha)
Prairies humides (37) et prairies améliorées (81)
Prairies humides eutrophes 37.2 51.23
Prairies à Jonc diffus 37.217 8.98
Prairies humides améliorées 81.2 2.21
MERNEL 62.4
37.2 - 37.217 – 81.2 Prairies humides eutrophes, pâtures à grand jonc prairies à jonc diffus,
sont les typologies de prairies les plus représentées sur la commune. Ces prairies sont caractérisées
par la présence d’une flore hygrophile eutrophe (Jonc Diffus, Renoncule rampante, Lotier des marais,
Agrostide stolonifère…). Les espèces présentes dans ces prairies sont communes mais leur composition
floristique peut être variée. Une partie de ces prairies est régulièrement cultivée (maïsiculture) dans
un cycle de 3 à 5 années de prairies suivies d’une culture. Les amendements, la fertilisation et l’usage
de produit phytosanitaire tendent à limiter la diversité biologique de ces prairies. Elles ont cependant
un rôle hydrologique (régulation) non négligeable qu’il convient de préserver. Si la végétation en place
ne permet pas cette précision elles sont codées en 37.2.
Figure 7 : Prairie à joncsInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
19
Commune de Mernel
VI.1.2 Boisement humides
Qu’ils soient spontanés ou plantés, les espaces boisés recouvrent 19.4 % des zones humides de la
commune.
Les espaces boisés marécageux (44.9X)
Dominés par le Saule ou l’aulne, ils représentent
17.2 ha de superficie, soit 19.4 % des zones
humides. Ils sont souvent composés de saule et
d’aulne ainsi que d’autres espèces (Frêne, Chêne
…) avec parfois la présence caractéristique de
grande laiche en strate herbacée (Carex sp.). Ces
boisements marécageux jouent un grand rôle
dans la régulation des débits des cours d’eau
associés.
Saulaies (44.1 et 44.92) : Très souvent
rencontrée en bordure des ruisseaux et sur les
prairies humides non exploitées depuis une
dizaine d’années, le Saule roux est un arbre
pionnier peu exigeant qui colonise rapidement
les bordures de ruisseau, d’étang ou les prairies
humides. Les saulaies représentent environ
2.48 ha sur le territoire.
Habitat (Corine Biotopes) Code Surface cumulée (ha)
Bois (44) et haies humides (84)
Formations riveraines de Saules 44.1 2.48
Bois marécageux d'Aulne, de Saule et de Myrte des marais 44.9 10.55
Bois marécageux d'Aulnes 44.91 4.07
MERNEL 17.2
Figure 9 : Saulaie
Figure 8 : Bois marécageuxInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
20
Commune de Mernel
VI.1.3 Zones humides dégradées (82.13, 83.321)
Elles sont globalement composées d’espaces remblayés, asséchés, mis en eau, cultivés mais sur
lesquels les caractéristiques de zone humide sont encore bien visibles (hydromorphie du sol).Elles
représentent environ 8.0 ha soit 8.9 % du total.
Habitat (Corine Biotopes) Code Surface cumulée (ha)
Zones humides dégradées (82, 83, 87)
Cultures sur sol hydromorphe 82.13 4.39
Plantations de Peupliers 83.321 3.57
MERNEL 8.0
Ici, il s’agit d’une parcelle de cultures
située aux Nouettes.
Ces milieux sont relativement fréquents
en bordure des cours d’eau dans la
partie basse des parcelles cultivées et
dans les bandes enherbées. En
l’absence de remblai de drainage et
d’autres modifications importantes de
l’hydrologie de la zone humide, l’arrêt
de l’exploitation s’accompagne d’une
modification de la flore qui se diversifie
rapidement vers des communautés
eutrophes hygrophiles. Le retour d’une
flore hygrophile se fait d’autant plus
rapidement que d’autres espaces
humides proches abritent ces mêmes
espèces.
Dans de nombreux cas, cette appellation zone humide dégradée fait donc état de la végétation une
année donnée, et peut évoluer rapidement en fonction des rotations des cultures. Leur valeur
écologique est faible l’année de l’inventaire mais elles peuvent cependant ralentir significativement
les ruissellements.
Plantations de peuplier (83.321) : Ces
zones représentent 3,57 ha, soit 4.0 % du total
des zones humides inventoriées. Les plantations
de peupliers sont souvent peu bénéfiques à la
biodiversité, particulièrement si les strates
herbacées et arbustives sont très entretenues.
Les feuilles de peuplier sont lentes à se dégrader
et peuvent également occasionner des
colmatages des fonds d’étang ou de ruisseau. Il
est toujours préférable de planter des essences
variées (Chênes, aulnes, saules, frênes,
peupliers noirs, etc ...)
Figure 10 : Zone humide dégradée par la présence de culture sur
sol hydromorphe
Figure 11 : PeupleraieInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
21
Commune de Mernel
VI.1.4 Roselières et mares (53.21, 22.1 et 22.5)
Habitat (Corine Biotopes) Code Surface cumulée (ha)
Mares (22) et roselières (53)
Eaux douces 22.1 0.66
Masses d'eau temporaires 22.5 0.16
Peuplements de grandes Laîches (Magnocariçaies) 53.21 0.10
MERNEL 0.9
Les habitats de bordure des étangs des
mares et des ruisseaux sont peu
représentés sur la commune. Ils
occupent souvent des marges étroites
difficilement cartographiables à
l’échelle de référence (1/5000).
42 mares ont été recensées pour une
superficie de 0,82 ha.
Elles sont favorables à la reproduction
de la faune amphibienne même si la
période de prospection, n’a pas permis
de mettre en avant la présence
d’espèces rares ou protégées, ni d’étudier en détail le fonctionnement de chaque mare. Cependant il
est nécessaire que chaque propriétaire de mare s’assure de l’absence d’espèce protégée s’il envisage
de la déplacer ou de la supprimer.
Une magnocariçaie a été inventoriée, d’une surface de 0,1 ha, au Sud-ouest de Binon.
Ces formations végétales dominées par de grandes Laîches (Carex sp.) prennent place en bordure des
étangs, dans les marais ou dans les zones d’atterrissement des plans d’eau. Les communautés de Carex
se mêlent parfois intimement avec des roselières à phragmites en bordure des cours d’eau.
Intérêt hydrologiques
Sur les berges inondables des rivières et des
ruisseaux, ces formations ralentissent le
ruissellement et filtre les matières et
suspension. Dans le marais, ces roselières
peuvent s’étendre de part et d’autre des
ruisseaux, dans de larges zones d’expansion de
crues.
Intérêt écologique
Ce sont des habitats favorables à l’avifaune
comme le Martin pêcheur ou le Bruant des
roseaux. Les parties aériennes et le système
racinaire sont des habitats pour de
nombreuses larves d’insectes.
Les végétations denses de roseaux et de
grandes herbacées jouent un rôle clef dans
l’apport de matière organique, substrat de la
vie aquatique, composant la base de la chaîne
alimentaire de ces milieux
Figure 12 : Mare permanenteInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
22
Commune de Mernel
VI.2 DESCRIPTION SECTORIELLE
Pour décrire les zones humides de la commune de Mernel, nous avons découpé le territoire communal
en 8 secteurs sur lesquels nous revenons individuellement :
- 1. le ruisseau de Querpon
- 2. le ruisseau de Hamon
- 3. l’affluent du ruisseau du moulin de Maure
- 4. le Combs amont
- 5. le Combs médian et son affluent rive droite
- 6. le Combs médian et son affluent rive gauche
- 7. le Combs aval et son affluent rive gauche
- 8. le ruisseau de la joie
8
3
6
5
4
7
2
1Ruisseau de Querpon D M
À Commune de Mernel (35) F A B
0 400 800 m
Classe d'hydromorphie EMI Mare (22.1) us Prairies à jonc diffus
; Sol non hydromorphe = Mares temporaires (37.217)
(non humide) (22.5) k-1 Formations riveraines de
"Classe Ill (non humide) mg Prairies humides saules (44.1)
“Classe IVb (non humide) eutrophes (37.2) Bois marécageux (44.9)
s Classe IVc (non humide)
é Classe IVd (zone
humide)
© Classe V (zone humide)
Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
23
Commune de MernelInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
24
Commune de Mernel
VI.2.1 Secteur du Ruisseau de Querpon
Le ruisseau de Querpon prend sa source à l’Ouest de Mernel, à proximité du lieu-dit Launay Brunard,
avant de s’écouler vers le bourg sur la limite communale. Sur ce secteur, 5 mares ont été identifiées.
Pour la majorité, elles sont entourées de prairies humides (Code Corine : 37.2). Au total, ce sont 6.8 ha
de zones humides qui ont été inventoriés ici.
L’occupation des sols sur cette zone de la commune de Mernel traduit bien le caractère humide des
terrains. Les agriculteurs se sont adaptés à l’hydromorphie locale en cultivant jusqu’en limite de cours
d’eau (hors bande enherbée) sur les parcelles non hydromorphes pour lesquelles le versant immédiat
du cours d’eau est relativement pentu. A l’inverse, lorsque la topographie s’adoucit à proximité du
cours d’eau, les parcelles cultivées s’interrompent au niveau de la rupture de pente du relief. La
parcelle en aval, en pente douce et ayant un caractère hydromorphe, est alors laissée en prairie (Figure
13).
Cette adaptation de l’agriculture à son paysage est particulièrement bien illustrée sur ce secteur du
ruisseau de Querpon. Ce secteur montre également la variabilité qu’il est possible d’observer dans la
composition floristique des prairies humides. En effet, la flore est peu caractéristique des milieux
humides lorsque le chargement des prairies est important. A l’inverse, le jonc et le saule colonisent
spontanément le milieu lorsque la pression liée au pâturage est plus faible. (Figure 14).
Parcelle pentue, non
hydromorphe, cultivée
Parcelle peu pentue,
hydromorphe, en prairie
Figure 13 : Versant rive gauche du ruisseau de Querpon,
à proximité du lieu-dit Le Châtelet, caractéristique de
l'adaptation des agriculteurs à leur territoire
Figure 14 : Prairie humide à joncs, à proximité du lieu-
dit Launay Brunard, témoin d'une faible pression de
pâturageRuisseau de Hamon D M
À Commune de Mernel (35) F À LU)
400 800 m
Classe d'hydromorphie EMI Mare (22.1)
Sol non hydromorphe = Prairies humides
(non humide) eutrophes (37.2)
Classe III (non humide) Prairies à jonc diffus
Classe IVc (non humide) (37.217)
Classe IVd (zone
humide)
Classe V (zone humide)
… Formations riveraines de
saules (44.1)
Bois marécageux (44.9)
Prairies humides
less) améliorées (81.2)
Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
25
Commune de MernelInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
26
Commune de Mernel
VI.2.2 Secteur du Ruisseau de Hamon
Cet ensemble commence au Sud-est
du lieu-dit Bellevue (hors commune),
suit le ruisseau de Hamon et s’arrête
entre la Vieuxville et le Breil.
Il intègre la source du ruisseau de
Hamon (Figure 15). Il s’agit d’une
mare d’où part un écoulement qui
traverse une vaste prairie humide
(1,21 ha). Le cours d’eau atteint plus
en aval un boisement dominé par le
Saule, puis repasse en milieu ouvert,
accompagné de prairies humides
autour de la Pacaudais.
Le ruisseau de Hamon continue
plus vers le Nord-est entre la
Vieuxville et le Breil, où les prairies
humides se révèlent légèrement
plus restreintes qu’en amont.
La topographie autour du cours
d’eau est très peu marquée entre
sa source et la Pacaudais, c’est ce
qui explique la largeur des zones
humides à ce niveau (Figure 16).
Elle est cependant plus variée en
aval autour de la Vieuxville, où l’on
observe une discontinuité des
prairies humides à l’occasion d’une
pente plus forte de part et d’autre
du ruisseau qui encaisse plus
fortement ce dernier. Cette
variation topologique est d’ailleurs
sensible par l’utilisation faite du sol
par l’agriculture à cet endroit. On
observe en effet un resserrement
très local des cultures autour du
cours d‘eau, le sol étant plus
portant lors des périodes humides.
Figure 15 : Prairies humide et départ de cours d'eau au Sud de la
déchetterie
Figure 17 : Mare au Sud de Vieuxville
Figure 16 : Prairie à joncs au lieu-dit la PacaudaisAffluent du ruisseau du Moulin de Maure D M
N
À Commune de Mernel (35)
0 400 800 m
Classe d'hydromorphie EMI Mare (22.1) ET Formations riveraines de
= Sol non hydromorphe = Mares temporaires RUES (44.1)
{non humide) (22.5) ÆÆ Bois marécageux (44.9)
a Classelll (non humide) Prairies humides = Prairies humides Classe IVb (non humide) eutrophes (37.2) améliorées (81.2)
Prairies à jonc diffus E&4 Plantation de peupliers
« Classe IVc (non humide) (37.217) (83.321)
é Classe IVd (zone
humide)
e Classe V (zone humide)
Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
27
Commune de Merneln
HN FAN H 4j ALT 4 ET
Le
FA,
Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
28
Commune de Mernel
VI.2.3 Secteur d’un affluent du ruisseau du Moulin de Maure
Cet ensemble se constitue autour d’un affluent du ruisseau du Moulin de Maure. L’écoulement débute
au niveau de la Lande de Lourmel en direction de l’Est. Cet écoulement se poursuit jusqu’au bourg, le
traverse puis prend la direction du Sud jusqu’à Saint-Solan où il rejoint le ruisseau du Moulin de Maure.
L’écoulement partant de la Lande
de Lourmel prend sa source dans
une prairie à joncs (Figure 18) où
se trouve également une mare. Il
traverse ensuite une large prairie
humide où l’on trouve quelques
patchs de joncs relativement
épars et peu développés.
Il traverse ensuite le bourg de façon
souterraine pour réapparaître à l’air libre
aux Gouriaux et prendre la direction du
Sud. À ce stade les prairies ne présentent
pas de végétation ou de traces
d’hydromorphie permettant de les
considérer comme humides. Ces
caractères n’apparaissent qu’en aval dans
le bois (Figure 19) qui accompagne le cours
d’eau.
L’ensemble suivant présente des
prairies, un bois et une peupleraie
humide. C’est dans ce bois marécageux
que le cours d’eau est rejoint par un
modeste affluent venu de l’Ouest
prenant sa source 400 m plus haut dans
une prairie humide à l’endroit d’une
mare temporaire entourée de saules. Le
cours d’eau rejoint le ruisseau du Moulin
de Maure environ 700 m en aval, autour
duquel on trouve des prairies humides
relativement large et notamment une
grande prairie à joncs présentant une
végétation caractéristique très dense et
étendue (Figure 20).
Figure 18 : Prairie humide au Nord de la Lande de Lourmel
Figure 19 : Mare forstière au Pommeret
Figure 20 :Prairie à jonc au Sud du Bon AbritAmont du Combs D M
À Commune de Mernel (35) É- A LU
0 400 800m
Classe d'hydromorphie EN Mare (22.1) mm Formations riveraines de
.… Sol non hydromorphe ==; Mares temporaires __Saules (44.1)
(non humide) (22.5) ÆÆ Bois marécageux (44.9)
Classe III (non humide) Prairies humides = Bois marécageux Classe IVc (non humide) eutrophes (37.2) - _ d'aulnes (44.91)
Classe |Vd (zone Prairies à jonc diffus Cultures sur sols . humide) Sa (37.217) == hydromorphe (82.13)
© Classe V (zone humide)
Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
29
Commune de MernelInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
30
Commune de Mernel
VI.2.4 Secteur amont de la rivière le Combs
Ce secteur se trouve au Nord des hameaux du Breil et du Tay et à l’Est du hameau de Trémel. Il
correspond au Combs jusqu’à sa confluence avec le ruisseau de Hamon ainsi qu’à la partie aval de cet
affluent. Sur cette zone, 8.3 ha de zones humides ont été cartographiés.
Une zone de source se trouve en amont de cette bande boisée, au Sud de la Menais. Il s’agit de deux
mares entourées d’une prairie humide. Le départ de cours d’eau rejoint le ruisseau de Hamon très
rapidement pour traverser le bois du Haut Breil, à l’intérieur duquel se trouvent plusieurs plans d’eau.
Le cours d’eau repasse en milieu ouvert près du Tay. Accompagné d’une ripisylve, il coule à travers une
prairie humide très dégradée en rive gauche. Les traces de piétinement suggèrent un surpâturage sur
cette petite aire particulièrement humide. Ce sol déstructuré et dépourvu de végétation provoque
alors de très probables départs de terre au cours d’eau. Cette zone est d’autant plus sensible qu’elle
comporte, d’une part, une mare d’où part un écoulement au milieu de la prairie, d’autre part une zone
d’abreuvement sur le cours d’eau proche de l’endroit où cet écoulement rejoint le ruisseau (voir
photos ci-contre). Une solution simple à cette situation consisterait en l’installation d’une clôture
autour de cet ensemble (mare écoulement et zone d’abreuvement) et d’une passerelle au-dessus du
cours d’eau si nécessaire.
Légèrement en amont de la confluence entre le ruisseau de Hamon et le Combs, le relief est marqué
en rive gauche où les parcelles les plus abruptes, inexploitables avec les engins agricoles actuels, ont
été laissées en boisement. La topographie est indicatrice de l’absence de zone humide sur cette rive.
À l’inverse, la pente plus douce en rive droite (lieu-dit Le Tay) explique l’extension de la zone humide.
Il est à noter que 2 mares, distantes de 150m, ont été observées sur cette zone (Figure 22). Elles se
différencient largement par leur caractère artificiel, les berges de l’une d’entre-elles ayant été
stabilisées (Figure 22, à droite). Ces deux mares peuvent servir d’habitat à de nombreuses espèces.
En rive droite du Combs, les zones humides sont étroites voir absentes, toujours en lien avec le relief
important en bordure de cours d’eau.
Figure 22 : Mares
permanentes observées à
proximité du lieu-dit Le
Tay ; à gauche, une mare
peu modifiées ; à droite,
une mare dont le fond et
les berges ont été
modifiés
Mare
Écoulement
Figure 21 : A
gauche,
écoulement
d'eau dans une
prairie pâturée
dégradée ; à
droite, zone
d'abreuvement
sur cours d'eauCombs et affluent rive droite D M
À Commune de Mernel (35) É- A B
400 800m
Classe d'hydromorphie EMI Mare (22.1)
Sol non hydromorphe = Mares temporaires
{non humide) (22.5)
Classe 1I| (non humide) Prairies humides
Classe IVe (non humide) eutrophes (37.2)
Classe |Vd (zone Ts Prairies à jonc diffus
humide) (37.217)
Classe V (zone humide)
Formations riveraines de
saules (44.1)
ÆÆ Bois marécageux (44.9)
mr Bois marécageux
D auines (44.91)
Cultures sur sols
= hydromorphe (82.13)
Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
31
Commune de MernelInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
32
Commune de Mernel
VI.2.5 Secteur médian de la rivière Le Combs et d’un affluent rive droite
Ce secteur correspond à la partie médiane du Combs et à son affluent rive droite qui prend sa source
au lieu-dit les Mordelles. Il est situé entre les D248 et la D48. Cette zone présente une importante
surface de zones humides : 18,5 ha. Les cours d’eau en sont bordés sur la quasi-intégralité de leur
linéaire. Les zones humides s’étendent jusqu’à 100m des cours d’eau car les pentes sont douces. Dès
que le relief s’accentue, les zones humides sont plus étroites.
Sur l’affluent du Combs, les bois marécageux et les prairies humides se succèdent et 6 mares sont
identifiées. Au centre de ce complexe humide, la présence d’une parcelle agricole cultivée est à noter.
Son sol est hydromorphe sur plus de la moitié de sa surface. Lors de notre passage sur le terrain, cette
parcelle était gorgée d’eau malgré un hiver peu pluvieux. (Figure 23)
Le long du Combs, l’occupation des sols est différente d’une rive à l’autre. La rive gauche est très
boisée, dominée par des bois marécageux d’aulnes (Code Corne 44.91). A l’inverse, en rive droite, ce
sont de larges prairies de bas-fonds qui sont majoritaires. Elles sont séparées des plateaux cultivés par
une bande parfois boisée, parfois bocagère, qui est humide par endroits. Cette délimitation entre
culture et pâture est précisément localisée en aval d’une rupture de pente (Figure 24). Cette bande de
prairies humides, par sa position d’interface entre les parcelles cultivées et le Combs, joue très
probablement un rôle important vis-à-vis de la qualité de l’eau, limitant les transferts de nutriments
et de polluants. Elle est donc à préserver.
Figure 23 : Parcelle cultivée hydromorphe, incluse dans un grand complexe humide, à proximité du lieu-dit de la Chauvinais
Figure 24 : Prairie humide de bas fond, délimitée des parcelles cultivées par une bande boisée en rupture de pente ; en rive droite du CombsCombs et affluent rive gauche
À Commune de Mernel (35)
400 800m
Classe d'hydromorphie EMI Mare (22.1)
Sol non hydromorphe = Prairies humides
(non humide) eutrophes (37.2)
Classe III (non humide) Prairies à jonc diffus
Classe IVe (non humide) (37.217)
Classe IVd (zone
humide)
Classe V (zone humide)
= Formations riveraines de
NW saules (44.1)
Bois marécageux (44.9)
| Bois marécageux =
- _ d'auines (44.91)
Plantation de peupliers
BE (83.321)
Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
33
Commune de MernelInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
34
Commune de Mernel
VI.2.6 Secteur médian de la rivière Le Combs et d’un affluent rive gauche
Ce secteur se trouve à l’Est du bourg de Mernel, entre les lieux-dits Deleix et la Ramée. Il englobe une
partie du Combs médian ainsi qu’un de ses affluents rive gauche. Cet affluent prend sa source dans le
bois de Courrouët, en limite communale. 17.1 ha de zones humides ont été identifiés sur cette zone.
Cette partie du Combs est similaire à la partie amont, même si les prairies humides ont remplacé les
boisements en rive gauche. En rive droite et au Sud du plan d’eau situé au Nord de ce secteur, la prairie
humide annexe au cours d’eau est largement étalée.
Un peu plus au Sud, elle s’interrompt alors que la topographie, douce, est similaire. Le drainage de
cette parcelle, pour laquelle l’exutoire des drains est visible dans le cours d’eau, peut expliquer
l’absence de zone humide à cet endroit. C’est ensuite le relief, plus marqué, qui explique la faible
largeur de cette prairie humide.
À noter également, la présence d’une grande peupleraie d’un peu plus de 3 ha (Figure 25), en rive
gauche.
Figure 25 : Peupleraie en rive gauche du CombsCombs aval et affluent rive gauche
N
À Commune de Mernel (35)
0 400 800m
Classe d'hydromorphie MM Mare (22.1) Et Bois marécageux (44.9)
Sol non hydromorphe si Prairies humides ns Prairies humides (non humide) eutrophes (37.2) améliorées (81.2)
a Classe Ill (non humide) Prairies à jonc diffus — Cultures sur sols
Classe |Vd (zone Formations riveraines de Plantation de peupliers “Sir; ON es (44.1) GES 33 324)
@e Classe V (zone humide)
Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
35
Commune de MernelInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
36
Commune de Mernel
VI.2.7 Secteur aval du Combs et d’un affluent rive gauche
Ce secteur se trouve au Sud de la commune et au Sud-Est du bourg de Mernel, entre les lieux-dits la
Ramée et la Barbotais. Sur l’affluent rive gauche du Combs inclus dans ce secteur, les zones humides
sont peu fréquentes, la topographie étant beaucoup plus marquée qu’à l’Ouest de la rivière. Une
importante prairie humide a toutefois été inventoriée dans un secteur clairement délimité par le
bocage qui matérialise la délimitation entre pâture et culture elle-même déterminée par le caractère
hydromorphe des terrains.
En rive gauche du Combs, les prairies humides sont parfois très larges, remontant par endroit jusqu’à
plus de 200 m du cours d’eau, comme aux Tohinières (Figure 26).
Au Sud de cette vaste prairie humide, le Combs poursuit vers le Sud, où il constitue la limite communale
et où il est rejoint par le ruisseau du Moulin de Maure, au Sud du Pont-Rouault.
C’est autour de cette
confluence que l’on trouve le
plus vaste ensemble de prairies
humides du territoire, qui
atteint 10 ha d’un seul tenant.
Cet ensemble est traversé par
divers écoulements qui
aboutissent rapidement au
Combs et présentent une
végétation caractéristique très
dense sur leurs berges (Figure
27).
Figure 26: Prairie à jonc diffus (Code Corine : 37.217), à plus de 200 m du Combs
Figure 27 : Écoulement présent au centre de l'ensemble humide du Pont-
RouaultAmont du ruisseau de la joie
N
À Commune de Mernel (35)
Classe d'hydromorphie EM Mare (22.1) = Bois marécageux (44.9)
1 Classe Ill (non humide) Prairies humides = Bois marécageux = Classe IVe (non humide) eutrophes (37.2) d'aulnes (44.91)
; Classe IVd (zone Eu Prairies à jonc diffus = Magnocariçaies (53.21) humide) (37.217)
e Classe V (zone humide)
Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
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Commune de MernelInventaire communal des zones humides – Octobre 2017
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Commune de Mernel
VI.2.8 Secteur du Ruisseau de la Joie
Situé à l’Ouest du territoire, ce secteur correspond aux abords du ruisseau de la Joie. On y retrouve les
abords de l’Etang du Bois de Courrouet, qui présente dans sa partie Nord une végétation hygrophile
(Carex sp.). Cet étang se trouve sur le ruisseau de la Joie, prenant sa source dans le Bois de Courrouet.
Cet étang est identifié comme une Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique de
type 1, répertoriée sous le numéro ZNIEFF 530006830. Cette classification est liée à la présence d’un
cortège floristique patrimonial (présence de Littorella uniflora notamment).
En aval de l’Etang, on retrouve également une zone humide située en bordure du ruisseau et de la
Chapelle de Joie. Les abords de la Chapelle sont particulièrement humides, avec la présence de
nombreuses résurgences d’eau souterraine, et une mare.
La zone humide accompagnant le ruisseau de Joie se prolonge en aval par une alternance de prairies
à Joncs et de boisements dominés par le Saule et l’Aulne glutineux.
Extrait du site Internet Geobretagne (de 1950 à nos jours) montrant la photographie aérienne de
1950 à gauche et de 2012 à droite.Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
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Commune de Mernel
VI.3 CONCLUSION
Au total, la phase de terrain de l’inventaire a permis d’inventorier 88.7 ha de zones humides, selon les
critères floristique et pédologique (soit 5.3 % du territoire communal).
Habitat Code CORINE Biotopes Surface cumulée (ha) Part
Mares 22.X 0.82 0.9%
Roselières et jonchaies 53.X 0.1 0.1%
Bois et haies humides 44.X ; 84.X 17.2 19.4%
Prairies humides 37.X ; 81.X 62.4 70.5%
Peupleraies 83.X 3.6 4.0%
Cultures 82.X 4.4 5.0%
Commune de MERNEL 88.5
Le type de zone humide le plus représenté est la prairie humide, qui représente au total 62.4 ha soit
70.5 % des zones humides communales.B: ‘ es Fe à as poux Anfoce _ Mer.
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Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
40
Commune de Mernel
ANNEXES : REMARQUES DE L’AFFICHAGE PUBLIC ET REPONSES ASSOCIEES
1.
Un retour terrain a été réalisé avec cet
agriculteur. Le secteur concerné se trouve
au niveau de l’ancien lit du Combs, qui a
historiquement été dévié lors du
remembrement.
Malgré le caractère inondable de ces
parcelles, les traces d’hydromorphie ne
sont pas suffisamment intenses pour
répondre à la définition réglementaire
d’une zone humide. L’extension de
l’ensemble humide a donc été réduite sur
la base de nouveaux sondages
pédologiques.
La délimitation initiale (en haut) et la
délimitation finale (en bas) sont
présentées ci-contre (en haut).
2.
Un retour terrain a été réalisé avec cet
agriculteur. Ce secteur se trouve à
proximité du ruisseau de la Joie.
La réalisation de nouveaux sondages a
permis d’affiner la délimitation de la zone
humide, notamment dans la partie Nord.
La délimitation initiale (à gauche) et la
délimitation finale (à droite) sont
présentées ci-contre (en haut).De nr PE pee CRE 35e la jauedl. 20 S$
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Inventaire communal des zones humides – Octobre 2017
41
Commune de Mernel
3.
La partie la plus à l’Est des
parcelles évoquées présente
l’ensemble des critères
permettant de caractériser
les zones humides : des
traces d’hydromorphie dans
le sol ; et de la végétation
hygrophile (jonc).
La partie où le jonc est
présent remonte bien
jusqu’au même niveau que la
mare situé à proximité du
boisement, dont une partie
est également humide.
Par souci d’équité et d’uniformité de l’inventaire à l’échelle de
l’ensemble du territoire communal, le comité de
pilotage a choisi de ne pas apporter de modification
sur ce secteur.
L’évolution de la réglementation relative aux
zones humides est la principale
préoccupation des agriculteurs à ce sujet.
L’étude réalisée n’a pas vocation à définir
les futures réglementations. Elle permet
simplement de localiser et délimiter les
zones humides communales.
N=" A La Roche Bernard, le 18 avril 2018
S A G Ê V | | Q ne Monsieur Jean-Yves INIZAN
Maite de Mernel
Rue principale
35330 MERNEL
Recuy le
20 av 2018
Aie de MERNE L
Objet : Analyse des inventaires communaux des zones humides
Affaire suivie par : Anne LE NORMAND : anne. lenormand@eptb-vilaine.fr
Monsieur le Maire,
La Commission Permanente de la Commission Locale de l'Eau du SAGE Vilaine qui s’est réunie
le 12 avril 2018, a examiné votre inventaire communal des milieux humides.
La Commission Permanente a validé votre inventaire de 2017 en application de la méthode d’analyse validée par la CLE du SAGE Vilaine.
Pat ailleurs, nous vous rappelons que votre inventaire n’est pas opposable à la Police de l'Eau et que sa validation ne dédouane pas les porteurs de projet d'aménagement (collectivités, agriculteurs, promoteurs immobiliers...) d’une éventuelle destruction ou altération de milieu humide non inventotié.
Votre inventaire est un outil de connaissance que nos services mettent en ligne sur Géobretagne,
dans les limites des données dont nous disposons. Nous vous invitons donc à nous transmettre
vos nouvelles données afin de mettre à jouf cette information.
Vous remerciant pout votre contribution à l'amélioration de la qualité de l’eau par la protection
stricte de nos milieux humides, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de ma
considération distinguée.
Le Président de la CLE du SAGE Vilaine
Michel DEMOLDER