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Arrêté - Préfecture - Allier - circ 2016 49
Document publié le Vendredi 1 janvier 2016
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Allier - circ 2016 49)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Institutions publiques, Armement,
D Liberté » Égalité » Fraternité RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PRÉFET DE L'ALLIER
Le Préfet
Gin cudoue. \)° k àfoA6 . Moulins, le 14 septembre 2016
Le préfet de l’Allier
à
Mesdames et Messieurs les maires
du département de l’ Allier
En communication : Madame et Monsieur les sous-préfets
des arrondissements de Vichy et Montluçon
Objet : Journée nationale d’hommage aux harkis et aux membres des formations
supplétives
J’ai l'honneur de vous informer qu’à l’occasion de la journée nationale
d’hommage aux harkis et aux membres des formations supplétives, les édifices
publics devront être pavoisés aux couleurs françaises toute la journée du dimanche
25 septembre 2016.
Je vous remercie également de bien vouloir veiller à ce que l’état des
drapeaux utilisés soit toujours conforme au respect dû à l’emblème national.
Vous trouverez également, ci-joint, le message du secrétaire d’État auprès du
ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire.
>
Arnaud COCHET
Préfecture de l’Allier —2, rue Micheï de l’Hospital — CS 31649 — 03016 MOULINS cedex
Tél : 04.70.48.30.00 Fax : 04.70.20.57.72
Courriel : prefecture@allier.gouv.fr
L'accueil général de la préfecture est ouvert du lundi au vendredi de 8h00 à 17h30Message
Journée nationale d’hommage
aux Harkis et autres membres des formations
supplétives
25 septembre 2016
Nous rendons aujourd'hui un hommage solennel aux harkis et
aux membres des formations supplétives qui ont servi la
France tout au long de la guerre d'Algérie.
Si les premières forces auxiliaires mobiles se forment sur le
terrain dès 1955, c’est en 1956 que le terme « harki » naît
administrativement, englobant par la suite l’ensemble des
volontaires algériens qui servaient en dehors des cadres de
l’armée régulière.
Aujourd’hui, 60 ans après, ce terme a un sens plus large. Il
renferme les notions de fidélité, d'engagement et de sens du
devoir.
Pourtant, en 1962, alors que les armes se taisaient, la France
ne fut pas à la hauteur de la confiance que les harkis avaient
placée en elle.Elle n’accorda pas sa protection aux harkis qui choisirent de
rester dans leur pays, les livrant ainsi à de violentes
représailles. Et pour ceux qui choisirent de rallier le territoire
national, elle ne sut pas les accueillir comme ses enfants, les
abandonnant dans des camps de transit où les conditions de
vie étaient déplorables.
Après avoir servi la France avec abnégation, loyauté et un
dévouement sans limite, ces familles ont affronté les épreuves
avec fermeté et dignité. Pour leur courage et leur fidélité
inconditionnelle à notre pays, tous méritent la reconnaissance
de la République. |
Le décret du 31 mars 2003 qui institue une « Journée nationale
d'hommage aux harkis et autres membres des formations
supplétives » fut une première étape sur le chemin de la
reconnaissance et de l’hommage dus par l’État et la Nation
tout entière, envers ces hommes qui ont payé avec leur famille
un prix souvent terrible pour leur attachement à la France.Chaque année, cette journée contribue à l’expression de notre
respect pour les sacrifices consentis. Des gestes de
reconnaissance, il y en eut d’autres. Depuis deux ans,
l'exposition itinérante « parcours de harkis », l’apposition de
plaques dans les anciens hameaux de forestage et le recueil de
témoignages concourent à l’intégration pleine et entière de
l’histoire des harkis et de leurs familles dans la mémoire
nationale.
La reconnaissance passe aussi par l’attention et l’écoute que
l'Etat leur portent, notamment à travers l’action des 13
comités régionaux de concertation, mais aussi grâce au
dialogue inédit instauré entre les représentants d’associations
et le gouvernement.
Notre action est loin d’être terminée. Nous devons poursuivre
nos efforts avec ténacité, pour que ceux qui ont souffert
d’avoir tant aimé la France, y trouvent la place qui leur revient
de droit.