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PLU - Annexes - Aléa retrait gonflement des sols argileux
Document publié le Vendredi 27 juillet 2012 par la commune de Toulon.
Lien du pdf (PLU - Annexes - Aléa retrait gonflement des sols argileux)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Eau et assainissement, Consommateurs,
SR DE TO
APPROUVE LE 27.07.12
DOCUMENT N°7 : ANNEX
( PROCÉDURE APPROBATION
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DIRECTION DÉVELOPPEMENT URBAIN / DGA ÉCONOMIE ET DÉVELOPPEMENTLiberté » Bsaliré « Fraternité re éme, ER LÉ €? rat 3 # ‘; j—"RÉUSLIQUE FRANÇAISE
Î PRÉFET DU VAR
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des territbi _ LE PREFET et de la mer mms À
du Var
Service aménagement durable à
Pôle risques . _. Mesdames et Messieurs les Maires
Affaire suivie par: , ao OR ASSET] des communes concernées
Téléphone, 04 94 46 83 05
Fax 04 94 46 80 08 liste jointe Courriel : patrick. erasselli{@var.souv.fr
OBJET : Porter à connaissance de l'aléa retrait-gonflement des sols argileux
REFER : Circulaire du 11 octobre 2010 relative à la prévention des risques liés au retrait gonflement des sols argileux.
PJ.: Note de présentation et cartographie de l'aléa sur le territoire communal
Note sur la reconnaissance géotechnique adaptée aux s6ls argileux
Le phénomène de retrait et de gonflement de certains sols argileux concint [a majorité des départements français, Il occasionne de nombreux désordiés, principalement sur les maisunis individuelles. Ainsi, à la. suite de la sécheresse de l'été 2003, plus d'une comiaure francaise sur cinq a demandé la feconnaissance de l'état de catastrophe naturelle.
Concernant les bâtiments situés en zones sensibles au phénomène, l'examen de nombreux dnssiers dé diagnostics ou d'expertises révèle que beaucoup de sinistres auraient sans doute pu être éités ou que, du moins, leurs conséquences auraient pu être limitées, si certaines dispositions construviives avaient été respectées.
Face à ce constat, l'État a souhaité engager une politique de prévention vis à vis de ce risque en
incitant les maîtres d'ouvrageà respecter certaines règles constructives. Il est donc fondamental de savoir déterminer, avant la construction, notamment d'une maison individuelle, la présence éventuelle d’argile gonflante, et ceci afin de prendre en compte ce paramètre lors de la mise en œuvre du projet.
Afin d'établir un constat scientifique objectif et de disposer de documents de référence permettant cette information, le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a engagé, dans le cadre d'un programme pluriannuel initié en 2004 par le ministère de l'Écologie, de l'Énergie et du Développement Durable, la réalisation d'une cartographie de l'aléa retrait-gonflementà l'échelle de chaque département dans le but de définir les zones les plus exposées au phénomène,
Direction départéméntale des territoires et de la mer du Var
244, ävenue de l'infanterie de Marine BP 501 - 83041 TOULON CEDEX 9 Téléphone 04 94 46 83 83 : fax 04 94 46 32 5Û- courriel ddtimfvar.gouvifr www, var.equipement, gouv.frAu regard de cette étude, il apparaît que toutes les communes du département du Var sont
concernées par l'aléa retrait-gonflement des argiles. Cinquante deux (52) des 153 communes du
département ont été reconnues au moins une fois en état de catastrophe naturelle pour ce type de
phénomène pour près de 3000 sinistres liés à la sécheresse, recensés dans le cadre de l'étude réalisée
par le BRGM en 2007.
Parmi les 52 communes, quarante six (46) ont des zones d'habitat individuel, existantes ou futures, sur des secteurs soumis à un aléa retrait-gonflement de niveau moyen. C'est en particulier sur ces
zones que le public doit être inforiné de ce risque,
Ainsi, vous trouverez ci-joint à titre de porter à connaissance un dossier qui se compose :
— de la cartographie de l'aléa couvrant votre territoire communal à l'échelle du 1/25 000"
extraite de la carte d'aléas produite par le BRGM, accompagnée,
— d'une note de présentation explicitant, en outre, les dispositions préventives généralement
prescrites pour construire sur un sol argileux sujet au phénomène de retrait-gonflement,
— d'une note synthétique propre aux dispositions préventives et qui pourra être remise aux
personnes désirant construire ou aux pétitionnaires lors de la délivrance des permis
— d'une note synthétique sur la reconnaissance géotechnique adaptée aux sols argileux
sensibles au retrait-gonflement et qui pourra être remise, elle aussi, aux personnes désirant
construire ou aux pétitionnaires lors de la délivrance des permis.
Ces informations doivent être tenues à la disposition du public (article L.121-2 du code de
l'urbanisme) et doivent figurer dans le Document d'Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) de votre commune, pour celles visées à l'article R.125-10 du code de l'environnement.
Je vous invite, en outre, à déployer une information ciblée aux personnes souhaitant réaliser des
travaux, en portant l'information lors de la délivrance des actes d'urbanisme, permis de construire, déclaration...Un avertissement dans la décision de permis pourra être mentionné en inciquanit que la commune est soumise à un risque de retrait-gonflement des argiles et que des dispositions
constructives doivent être prises pour en limiter les effets. Les notes synthétiques figurati dans Îe dossier pourront être utilement jointes à ces permis et servir de document d'information,
Le préfet,
Paul MOURIER :Communes concernées par le
Porter à Connaissance de l'aléa retrait-gonflement des sols araileux
UtC
=
er
AMPUS
ARTIGNOSC-SUR-VERDON
AUPS
BANDOL
BARJOLS
BAUDINARD-SUR-VERDON
BESSE-SUR-ISSOLE
BRIGNOLES
CALLAS
CARQUEIRANNE
CHATEAUVERT
DRAGUIGNAN
FIGANIERES
FLAYOSC
FREJUS
LA CADIERE-D'AZUR
LE CASTELLET
LA FARLEDE
LA GARDE
LORGUES
LE LUC
MONTAUROUX
NANS-LES-PINS
OLLIERES
PLAN-D'AUPS-SAINTE-BAUME
POURRIERES
LE PRADET
REGUSSE
LE REVEST-LES-EAUX
RIANS
ROUGIERS
SAINT-ANTONIN-DU-VAR
SAINT-ZACHARIE
SALERNES
SEILLANS
SEILLONS-SOURCE-D'ARGENS
SOLLIES-PONT
SOLLIES-VILLE
LE THORONET
TOULON
TOURTOUR
TOURVES
LE VAL
VARAGES
LA VERDIERE
VINS-SUR-CARAMYBX | déterré - Ecnr > Frarcraiti
Rurcutique Francaise
PRÉFET DU VAR
PORTER A CONNAISSANCE
COMMUNAL
Retrait-gonflement des sols argileux
COMMUNE DE TOULON
EDITION 2008
Mise à jour mars 2011Sommaire
LE PHÉNOMÈNE me ee D TR 5
L'IMPACT SUR LES CONSTRUCTIONS ee. 7
LA CARTOGRAPHIE DE L'ALEA unes su. 9
LE RISQUE DE RETRAIT-GONFLEMENT DES SOLS ARGILEUX DANS LA
COMMUNE ie. a
LES MESURES DE PREVENTION POUR CONSTRUIRE ue 13
POUR EN SAVOIR PLUS... 15LE PHÉNOMÈNE
Chacun sait qu'un matériau argileux voit sa consistance se modifier en fonction de sa
teneur en eau : dur et cassant lorsqu'il est desséché, il devient plastique et malléable à
partir d’un certain niveau d'humidité. On sait moins en revanche que ces modifications de
consistance s'accompagnent de variations de volume, dont l'amplitude peut être parfois spectaculaire.
En climat tempéré, les argiles sont souvent proches de leur état de saturation, si bien que leur potentiel de gonflement est relativement limité. En revanche, elles sont souvent
éloignées de leur limite de retrait, ce qui explique que les mouvements les plus
importants sont observés en période sèche. La tranche la plus superficielle de sol, sur 1 à 2 m de profondeur, est alors soumise à l’évaporation. || en résulte un retrait des argiles, qui se manifeste verticalement par un tassement et horizontalement par l'ouverture de fentes de retrait, classiquement observées dans les fonds de mares qui s'assèchent. L'amplitude de ce tassement est d’autant plus importante que la couche de sol argileux concernée est épaisse et qu'elle est riche en minéraux gonflants. Par ailleurs, la présence de drains et surtout d'arbres (dont les racines pompent l'eau du sol jusqu’à 3 voire 5 m de
profondeur) accentue l'ampleur du phénomène en augmentant l'épaisseur de sol asséché.
Ces mouvements sont liés à la structure interne des minéraux argileux qui constituent la plupart des éléments fins des sols (la fraction argileuse étant, par convention, constituée
des éléments dont la taille est inférieure à 2 um). Ces minéraux argileux (phyllosilicates) présentent en effet une structure en feuillets, à la surface desquels les molécules d'eau
peuvent s’adsorber, sous l'effet de différents phénomènes physico-chimiques, provoquant ainsi un gonflement, plus ou moins réversible, du matériau. Certaines familles de minéraux argileux, notamment les smectites et quelques interstratifiés, possèdent de surcroît des liaisons particulièrement lâches entre feuillets constitutifs, si bien que :4 Frs d'eau susceptible d'être adsorbée au cœur même des particules argileucos, neut être
considérable, ce qui se traduit par des variations importantes de volume du né
(1) Evapotranspiration
(2) Evaporation
(3) Absorption pat les racines
(4) Couches argileuses
(5) Feuillets argileux
(6) Eau interstitielle
ObrgmL'IMPACT SUR LES CONSTRUCTIONS
Le sol situé sous une maison est protégé de l'évaporation en période estivale et il se maintient dans un équilibre hydrique qui varie peu au cours de l’année. De fortes différences de teneur en eau vont donc apparaître dans le sol au droit des façades, au niveau de là zone de transition entre le sol exposé à l'évaporation et celui qui en est protégé. Ceci se manifeste par des mouvements différentiels, concentrés à proximité des murs porteurs et particulièrement aux angles de la maison. Ces tassements différentiels sont évidemment amplifiés en cas d'hétérogénéité du sol ou lorsque les fondations présentent des différences d'ancrage d’un point à un autre de la maison (cas des sous-sols partiels notamment, ou des pavillons construits sur terrain en pente).
Ceci se traduit par des fissurations en façade, souvent obliques et passant par les points de faiblesse que constituent les ouvertures. Les désordres se manifestent aussi par des décollements entre éléments jointifs (garages, perrons, terrasses), ainsi que par une distorsion des portes et fenêtres, une dislocation des dallages et des cloisons et, parfois, la rupture de canalisations enterrées (ce qui vient aggraver les désordrés car les fuites d’eau qui en résultent provoquent des gonflements localisés).
Les maisons individuelles sont les principales victimes de ce phénomène et ceci pour au moins deux raisons : la structure de ces bâtiments, légers et peu rigides, mais surtout fondés de manière relativement superficielle par rapport à des immeubles collectifs, les rend très vulnérables à des mouvements du sol d'assise ; par ailleurs, la plupart de ces constructions sont réalisées sans études géotechniques préalables qui permettraient notamment d'identifier la présence éventuelle d'argile gonflante et de concevoir le bâtiment en prenant en compte lé risqué associé.
Depuis ja vague de sécheresse des années 1989-91, le phénomène de retrait-gonflement est intégré AU régie des catastrophes naturelles instauré par la loi du 13 juillet 1982. Depuis, ce risqu raturel est devenu en France la deuxième cause d’indemnisation, juste derrière les inondaïisns, et le montant total des remboursements effectués à ce titre a été évalué en septembre 2008 par la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) à environ 3,9 millkard ifeuras dont 1 milliard pour la seule année 2003, ce qui correspond à plusieurs cenfaines de ‘milliers de maisons sinistrées sur l'ensemble de la France entre 1989 et 2003. Par äilleurs, un montant supplémentaire de 218,5 millions d’euros a été accordé dans le cadre d’une procédure exceptionnelle pour indemniser les sinistres les plus graves survénus en 2008 TR Fee communes non reconnues en état de catastrophe naturelle,
Dans le Var, 45° boirinuhes sur les 153 que compte le département ont été reconnues au moins une fois en état de catastrophe naturelle entre 1989 et 2007. D’après la CCR, le département est situé en 22°" position en termes de coût total d'indemnisation au titre des catastrophes naturelles sécheresse, avèc un montant de 53,2 millions d'euros pour la période 1989-2003. D'autre part, 82 communes n'ayant pu être reconnues en état dé catastrophe naturelle sécheresse pour l'été 2003 ont été concernées par la procédure exceptionnelle mise en place par la loi de finances 2006. Sur les 1 171 dossiers de sinistres introduits dans ce cadre, 532 ont bénéficié d’une indemnisation, pour un montant total hors franchise de 11,8 millions d'euros, |l est à noter enfin que 2 882 sinistres attribués au retrait- gonflement ont été recensés dans le Var, à l'occasion de la cartographie d'aléa réalisée par l8 BRGM en 2005-2007.
En ce qui concerne la commune de Toulon, là commune a fait l’objet d'un arrêté de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle relatifs aux mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols :° arrêté du 06/07/2001 (date de publication au JO lé 18/07/2001): commune
reconnue en état de catastrophe naturelle pour la périôde du 01/01/1998 au
31/12/1998 ;
° arrêté du. 07/08/2008 (date de publication au JO le 13/08/2008): commune non
reconnue en état de catastrophe naturelle pour la période du 01/07/2007 au
01/08/2007.
D'autre part, 82 sinistres liés au phénomène ont été recensés dans le cadre de la
cartographie de l’aléa retrait-gonflément des sols argileux, réalisée en 2007.LA CARTOGRAPHIE DE L'ALEA
Afin de tenter de diminuer à l’avenir le nombre de sinistrés causés pär le phénomène de retrait-gonflement des argiles, il importe de cartographier l'aléa associé, ce qui revient à délimiter les secteurs potentiellement exposés au phénomène, pour y diffuser les règles de prévention à respecter.
L'aléa désigne théoriquement la probabilité qu'un phénomène naturel d'intensité donnée survienne sur un secteur géographique donné et dans un laps de temps donné. Ici, l’aléa est évalué de manière qualitative et la carte produite permet seulement de délimiter les zones exposée a prion à Un même niveau vis-à-vis du phénomène de retrait-gonflement des sols argileux, sans pouvoir réellément quantifier la probabilité d’occurrence.
La carte d’aléa du Var, publiée en avril 2007, a été réalisée par lé BRGM à la demande du ministère en charge de l'environnement, dans le cadre d'un programme national de cartographie qui couvrira à terme l'ensemble du territoire métropolitain. La donnée de départ utilisée est celle des cartes géologiques publiées par le BRGM à l'échelle 1/50 000. Leur analyse permet d'identifier les formations à composante argileuse, affleurantes ou sub- affleurantes, et d'en établir une cartographique numérique, homogène à l'échelle départementale. Dés regroupements de formations sont opérés et des précisions sont apportées localement pour intégrer des données ponctuelles issues de forages récents ou communiqués par des organismes tiers : bureaux d'études géotechniques, maîtres d'ouvrages publics où privés, experts d'assurance, etc.
Les formations argileuses ainsi identifiées font ensuite l'objet d’une hiérarchisation en fonction de leur susceptibilité vis-à-vis du phénomène de retrait-gonflement. Celle-ci est évaluée sur la base detrois critères qui se recoupent plus où moins :
° leur nature lithologique,
° la composilion minéralogique de leur phase argileuse,
e leur comportement géotechnique.
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ÉÉRSE LCUuc
La combinaison ‘de és différentes observations permet d'établir une carte de susceptibilité au retrait- -gonflément. La carte d'aléa est ensuite issue de cette carte de susceptibilité en intégrant dé Surcroît la sinistralité enregistrée depuis 1989. Ceci nécessite de recenser et localisèr ‘avec' précision les sinistres survenus dans le département, afin d'obtenir une représentation statistique réaliste des probabilités d'occurrence du phénomène. Le nombre de sinistres ainsi pris en compte dans le Var est de 2 882. Ces données permettent de calculer, pour. chàcéne des formatioris argileuses identifiées, une densité de sinistres qui est rapportée, pour permettre les comparaisons, à 100 km” de surface d’affleurement réellement urbanisée (il est en effet nécessaire pour cela de tenir compté du taux d'urbanisation qui peut présenter des disparités importantes d’un point à l’autre du département).
L'échelle de validité de la carte départementale d'aléa ainsi établie est celle de la donnée de base utilisée pour leur réalisation, à savoir les cartes géologiques (levées à l'échelle 1/25 000 mais éditées au 1/50 000). Le degré de précision et de fiabilité des cartes d’aléa est nécessairement limité par la qualité et la densité des données accessibles, notamment via les cartes géologiques. En particulier, les hétérogénéités lithologiques, qui caractérisent de nombreuses formations géologiques, ne sont pas toujours bien identifiées sur les cartes actuellement disponibles.
Il n'est donc pas exclu que, sur les secteurs considérés d'aléa a prion nul, se trouvent localement des zones argileuses d'extension limitée, liées à l'altération localisée des. x calcaires, à des lentilles argileuses intercalées ou à des placages argileux noncartographiés, correspondant notamment à des amas dglissés en pied de pente. Non significatives à l'échelle départementale, ces poches argileuses localisées peuvent être de nature à provoquer des sinistres isolés à l'échelle de la parcelle constructiblé,
Inversement, il est possible que, localement, certaines parcelles situées pourtant dans un secteur jugé potentiellement exposé à l'aléa retrait-gonflement des argiles soient en réalité constituées de terrains non sujets au phénomène. Ceci ne peut cependant être mis en évidence qu'à l'occasion d'investigations géotechniques spécifiques, car les données
géologiques accessibles au moment de l'étude ne l'indiquent pas.
La carte d'aléa retrait-gonflement des sols argileux du Var, réalisée par le BRGM (rapport BRGM/RP-55471-FR, avril 2007) est disponible en ligne depuis novembre 2008 sur le site internet www.argiles.fr. Un extrait de la carte sur la commune de Toulon est présenté à l'échelle 1/25 000 en anñexe.
10LE RISQUE DE RETRAIT-GONFLEMENT DES SOLS
ARGILEUX DANS LA COMMUNE
Les formations argileuses couvrent près de 75 % de la surface communale totale. Dans le cadre de l'établissement, en 2007, de la carte départementale d’aléa retrait-gonflement des sols argileux, les formations argileuses affleurantes ont fait l'objet d'un regroupement à l'échelle départementale.
Les formations alluvionnaires et colluvionnaires, Alluvions des Terrasses fluviatiles anciennes et Colluvions quatemaires indifférenciés et cônes de déjection, sont largement représentées sur la commune puisqu'elles représentent plus de 55 % de la surface communale totale. Ces formations composées de sables, graviers, cailloutis et souvent de limons, sont faiblement sensibles au phénomène de retrait-gonflement des sols argileux. Quatorze sinistres ont été recensés sur ces formations sur la commune dans lé cadre de l'étude de 2007.
Les Formations du socle cristallin occupent 7 % de la surface communale totale et douze sinistres y sont recensés. Ces formations sont également classées en aléa faible vis-à-vis du retrait-gonflement.
Trois autres formations argiléuses, classées en aléa moyen affleurent modestement sur la commune. La plus étendue d’entres elles étant celle des Marnes, évaporites, dolomies et gypse du Muschelkalk et du Keuper avec seulement 2,3 % de couverture de la surface communale totale. On y recense toutefois deux sinistres.
11LES MESURES DE PREVENTION POUR CONSTRUIRE
Les dispositions préventives généralement prescrites pour construire sur un sol argileux sujet au phénomène de retrait-gonflement obéissent aux quelques principes suivants, sachant que leur mise en application peut se faire selon plusieurs techniques différentes dont le choix reste de la responsabilité du constructeur.
Les fondations sur semelle filante doivent être armées et suffisamment priforides pour s'affranchir de la zone superficielle où le sol est sensible à l'évaporation. À étre irdisatif, on considère que cette profondeur d'ancrage, qui doit être au moins égale à celle imposée par la mise hors gel, doit atteindre au minimum 0,80 m en zone d’aléa faible à moyen et
1,20 m en zone d’aléa fort. Une construction sur vide sanitaire nu avec sous-soi
généralisé est préférable à un simple dallage sur terre-plein. Un radier géréralisé, conçi: et réalisé dans les règles de l’art, peut aussi constituer une bonne alternetive à ur
approfondissement des fondations, Les fondations doivent être ancrées da manière homogène sur tout le pourtour du bâtiment (ceci vaut notamment pour les terrains en pente
(où l'ancrage aval doit être au moins aussi important que l'ancrage amont) ou à sous-s!
hétérogène. En particulier, les sous-sols partiels qui induisent des hétérogénéités d'ancrage sont à éviter à tout prix,
La structure du bâtiment doit être suffisamment rigide pour résister à des mouvements différentiels, d'où l'importance des chaînages horizontaux et verticaux convenablement armés. Deux éléments de construction accolés et fondés de manière différente doivent être désolidarisés et munis de joints de rupture sur toute leur hauteur pour permettre des mouvements différentiels.
Tout élément de nature à provoquer des variations saisonnières d'humidité du terrain (arbre, drain, pompage ou au contraire infiltration localisée d'eaux pluviales où d'eaux usées) doit être le plus éloigné possible de la construction. On considère en particulier que l'influence d’un arbre s'étend jusqu'à une distance égale à au moins sa hauteur à maturité, Sous la construction, le sol est à l'équilibre hydrique alors que tout autour il est soumis à évaporation saisonnière, ce qui tend à induire des différences de teneur en eau au droit des fondations. Pour l'éviter, il convient d’entourer la construction d'un dispositif, le plus large possible, sous forme de trottoir périphérique ou de géomembrane enterrée, qui protège sa périphérie immédiate de l'évaporation. En cas de source de chaleur en sous-
13sol (chaudière notamment), les échanges thermiques à travers les parois doivent être limités par une isolation adaptée pour éviter d'aggraver la dessiccation du terrain en périphérie. Les canalisations enterrées d'eau doivent pouvoir subir des mouvements différentiels sans risque de rompre, ce qui suppose notamment des raccords souples au niveau des points durs.
ARTS SL Mania
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Ilustrations : 4 - Andlé de maison fissuré; 2 — Décollement du seuil de la maison; 3 — Fissuration d'une cloison intérieure ; 4 — Fissuration d'un linteau à l'intérieur; 5 — Fissuration du soubassement éxtsrieur; 6 — Forme de dessiccation d’un sol argileux; 7 — Fissuration de la chaussée.
Pour plus d'informations sur les mesures de prévention à adopter pour construire sur sol sujet au retrait-gonflement, un dossier spécifique a été réalisé par le ministère en charge de l'environnement. Ce document est consultable sur le site www.prim.net, il contient notamment des fiches détaillées décrivant les mesures à prendre pour limiter les dommages sur le bâti existant ou les constructions futures de maisons individuelles.
14POUR EN SAVOIR PLUS
Dans le Var, une carte départementale de l’aléa retrait-gonflement a été réalisée par le
BRGM en 2005-2007 (rapport BRGM/RP-55471-FR, avril 2007) et est accessible sur Internet (www.argiles.fr) depuis novembre 2008. || est possible de la télécharger en même temps que le rapport d'étude correspondant qui précise les conditions de sa réalisation, la nature des donnéss prisés en compte et ses limites de validité.
Pour savoir quels sont les risques naturels connus dans la commune de Toulon et quels sont les arrêtés de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle dont la commune a déjà bénéficié, il est conseillé de consulter le site intemet développé par le ministère en
charge de l'environnement à l'adresse suivante : www.prim.net. Le document spécifique détaillant les mesures constructives préventives recommandées est également consultable sur le site www.prim.net.
Pour obtenir les coordonnées de bureaux d’études géotechniques spécialisées, il est possible de contacter l'Union Syndicale de Géotechnique à l'adresse suivante : Maison de l'ingénierie - 3, rue Léon Bonnat - 75 016 Paris — Tél. : 01 44 30 49 00, ou via le site internet
WWW.u-S-q.com.
15o brat pour une Terre durable
RECONNAISSANCE GEOTECHNIQUE ADAPTÉE AUX SOLS ARGILEUX SENSIBLES AU RETRAIT-GONFLEMENT
Comment organiser une reconnaissance géotechnique adaptée aux sols argileux ?
1) Caractérisation du contexte géologique local à partir des données existantes
Avant toute étude de sol, une première étape consiste à réaliser une synthèse des données existantes permettant d'appréhender le contexte géologique local et d'orienter le programme de reconnaissance. Ces données déjà disponibles peuvent être: les cartes géologiques et les Sondages réalisés à proximité (accessibles notamment via la Banque des données du Sous-sol) consultables sur le site infoterre (htto//infoterre brani. fr), ainsi que la carte départementale d’aléa retrait-gonflèment (ww. rg es ). Ces données sont à compléter par des observations in-situ et éventuellement une enquête de voisinage.
2) Identification des sols au droit de la construction et caractérisation de leur répartition spatiale afin de repérer d’éventuellés hétérogénéités verticales et horizontales
Cette étape peut être réalisée à l’aide :
- de sondages destructifs à la tarière ;
- de louverture de puits à la pellé mécanique (en dehors de l'emprise de la construction pour ne pas affecter la qualité du sol de fondation) ;
- éventuellement au moyen d'essais mécaniques (pressiomètre ou pénétromètre) ou de reconnaissance géophysique.
3) Identification de la présence éventuelle d'argiles gonflantes et détermination de leur potentiel de retrait et de gonflement en cas de variation des conditions hydriques
Si la présence de sols argileux est avérée, des prélèvements d'échantillons intacts nécessaires à la réalisation d'essais én laboratoire sont à réaliser. Pour cela, la réalisation de sordages penctusls à la pelle mécanique autour du projet de construction est une solution $conomique qui fournit une reconnaissance précise de la lithologie et de ses variations pour essais d'identification (granulométrie, réactivité au travers de la valeur de bleu, retiait-inéaire, potentiel de gonflement...) et mesure de teneur en eau, éléments indispensables à une description et une classification objectives du sol.
4) Localisatior, sur la parcelle d'éventuels facteurs d’aggravation susceptibles de modifier lselament la teneur en eau dans le sol
Cette phase comprend :
- un examén de 1a végétation arborée éventuellement présente à proximité de la future construction (ou de la maison sinistrée) ;
- une analyse des circulations d'eaux, superficielles et souterraines ;
- une analyse de l'adéquation des aménagements prévus (future surface imperméabilisée, pente des talus, systèmes de drainage, réseau d'évacuation des eaux pluviales….).
Quels sont les délais de réalisation et les coûts correspondants pour une reconnaissance géotechnique de sols argileux ?
Dans le cas des constructions de maisons individuelles, ces études se caractérisent le plus souvent par des délais de réalisation assez courts (souvent de l'ordre de quelques semaines) et des budgets relativement limités (généralement inférieurs à 5 000 € et le plus souvent Compris dans une fourchette de 1000 à 3 000 € pour rester dans des proportions acceptables pour un projet de construction de ce type).Gi hr pour une Terre durable
A qui s'adresser pour mener ce type de reconnaissances
géotechniques ?
Ce type d'étude est mise en œuvre par les bureaux d'études géotechniques. || en existe un certain nombre dont la majorité est regroupée en deux principales fédérations : Syntec- Ingénierie et Union Syndicale de Géotechnique (USG).
Pour obtenir les coordonnées de bureaux d'études géotechniques spécialisées, || aat possible de contacter l’Union Syndicale de Géotechnique à l'adresse suivante : Maison de l'ingénierie - 3, rue Léon Bonnat - 75 016 Paris (tél. : 01 44 30 49 00), ou de consulter le site
internet de la fédération Syntec- Ingénierie qui permet de sélectionner les bureaux d'étude sur une région donnée : http://www.syntec-ingenierie.fr/fr/ingenierieetsyntec- ingenierie/syntec-ingenierie/annuaires/adherents/index html
L'Agence Qualité Construction (AQC) met également en ligne des fiches conseil sur la prévention des pathologies observées sur les constructions (constat, diagnostic des désordres, points sensibles, conseils de prévention) consultablés sur le site
http://www .qualiteconstruction.com/outils/fiches-patholoaie.html.Construire, aménager ou rénover sur un sol sensible
au retrait-gonflement
Les dispositions préventives généralement prescrites pour construire sur un sol argileux sujet au phénomène de retrait-gonflement obéissent aux quelques principes suivants, sachant que leur mise en application peut se faire selon plusieurs techniques différentes dont le choix reste de la responsabilité du constructeur.
Dans les zones sensibles au phénomène de retrait-gonflement, il est vivement conseillé de faire procéder, par un bureau d'étude spécialisé, à une reconnaissance de sol avant construction (fiche « Reconnaissance géotechnique adaptée aux sols argileux sensibles au retrait-gonflement »).
Limiterl'éVaporation
[FéS2alWlOou/Caniveau
ne entre amont et aval
6 rage au minimum de ;
0 m en aléa faible à moyen
- 1,20 m en aléa fort
Adapter les fonHations, rigidifier la structure et désolidariser les bâtiments accolés
- Respestez la prefondeur minimale de fondation : 0,80 m en aléa moyen à faible. + Prévoir des fondations cortinues, armées et bétonnées à pleine fouille. + Éviter toute discyrmétre dans l'ancrage des fondations (ancrage homogène même pour les terrains en pente; ébite; les sous-sais partiels).
- Préférer |2s sous-sols complets ou planchers sur vide sanitaire aux dallages sur terre-plein. + Prévoir des chaïînayes horizontaux (hauts et bas) et verticaux (poteaux d'angle) pour les murs porteurs. + Prévoir des joints de rupture sur toute la hauteur entre bâtiments accolés (garages, annexes...). -« Prévoir une isolation therrriaue en cas de chaudière au sous-sol.
Éviter les variations localisées d'humidité
+ Éviter les drains à moins de 2,00 m de la construction, ainsi que les pompages à usage domestique à moins de 10,00 m.
+ Éloigner les eaux de ruissellement des bâtiments (caniveau) et privilégier le rejet des eaux pluviales et usées dans le réseau lorsque c'est possible.
+ Assurer l'étanchéité des canalisations enterrées (joints souples au niveau des raccords). * Réaliser un trottoir anti-éVaporation d'une largeur minimale de 1,50 m sur le pourtour de la construction (terrasse ou géomembrane).
* Prendre toutes les précautions nécessaires en cas d'action sur le bâtiment, telle que changement de destination, extension, ajout d'annexe, restauration lourde susceptible d'entraîner une intervention sur les structures porteuses.
Éloigner les plantations d'arbres
* Ne pas planter d'arbre à une distance de la construction inférieure à la hauteur de l'arbre adulte, ou mettre en place des écrans anti-racines de 2,00 m de profondeur au minimum,
DDTM du Var/ SAD/ pôle risques Mars 2011Commune
: TOULONALEA
RETRAIT/GONFLEMENT
Commune
: TOULON
DES ARGILES
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MARS 2911 Echelle
: 125600
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