Offres
API
Connexion
Documents similaires
Procès Verbal - PV 00086135 D
Procès Verbal - PV 00014440 D
Procès Verbal - PV 00049441 D
Procès Verbal - PV 00028305 D
Procès Verbal - PV 00080936 D
Procès Verbal - PV 00067532 D
Procès Verbal - PV 00032788 D
Procès Verbal - PV 00034764 D
Procès Verbal - PV 00064158 D
Procès Verbal - PV 00034764 D
Procès Verbal - PV 00053402 D
Document publié le Lundi 15 octobre 2018 par la commune de Bordeaux.
Lien du pdf (Procès Verbal - PV 00053402 D)
Thèmes du document : Égalité et non-discrimination, Démocratie, Droits de l'homme,
DELEGATION DE Monsieur MARIK FETOUH
1096Séance du lundi 15 octobre 2018
D-2018/420
Egalité et Citoyenneté. Engagement de la Ville
de Bordeaux dans la lutte contre le racisme et
l’antisémitisme.Information.
Monsieur Marik FETOUH, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Depuis plusieurs années, la Ville de Bordeaux conduit une politique de lutte contre les discriminations et de promotion de l’égalité en direction des Bordelaises et Bordelais. Cela s’est traduit notamment par la création en 2014 de la Quinzaine de l’égalité, de la diversité et de la citoyenneté, puis par le vote d’un Plan de lutte contre les discriminations de 69 actions au mois de juin 2017. Aujourd’hui, la Ville veut approfondir son action dans le domaine de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme par:
1) L’adhésion à la Coalition européenne des villes contre le racisme (ECCAR) de l’UNESCO. La Ville de Bordeaux est invitée à la réunion de l’Assemblée générale et du Comité directeur les 22 et 23 octobre à Graz (Autriche) afin d’officialiser son adhésion et de présenter quelques une de ses actions en matière de lutte contre les discriminations et le racisme auprès des 138 villes membres. Une fois admises au sein de la coalition, les villes membres s’engagent à mettre en place un Plan d’action contre le racisme, à participer une fois par an aux rencontres des villes membres et une fois tous les deux ans aux conférences générales de l’ECCAR, et à écrire tous les deux ans un rapport sur leurs activités contre le racisme et les discriminations. Ce rapport est examiné par le Secrétariat Scientifique de l’ECCAR à l’UNESCO à Paris. Les villes reçoivent les expertises de l’UNESCO avec ses recommandations pour améliorer leurs politiques dans la lutte contre le racisme. Pour rappel le coût annuel de l’adhésion est de 1000 euros ;
2) La mise en place d’une commission « Lutte contre le racisme et l’antisémitisme » au sein de l’Observatoire Bordelais de l’Egalité (OBE). Composée d’un président ou d’une présidente, de trois universitaires ainsi que de représentants associatifs locaux, elle aura en outre la responsabilité de réaliser une enquête en ligne auprès des bordelaises et bordelais sur le racisme et l’antisémitisme ressentis ;
1097Séance du lundi 15 octobre 2018
3) L’adoption d’un Plan local de lutte contre le racisme et l’antisémitisme qui sera élaboré par la commission dédiée de l’Observatoire Bordelais de l’Egalité à partir de l’enquête en ligne. L’objectif étant que ce plan d’action puisse être présenté à l’occasion de la Semaine d’éducation contre le racisme et l’antisémitisme en mars 2019.
INFORMATION DU CONSEIL MUNICIPAL
1098M. le MAIRE
Monsieur FETOUH.
M. FETOUH
Oui, Monsieur le Maire, mes Chers Collègues, il s’agit d’une délibération d’information relative à l’adhésion de la Ville de Bordeaux à la coalition européenne des villes contre le racisme de l’UNESCO. C’est une coalition de 138 villes. Je ne vais pas toutes les citer, mais il y a, par exemple, Athènes, Berlin, Oslo, Sarajevo, Barcelone, Lausanne, Madrid, Rome, Helsinki, Saint-Pétersbourg, des villes françaises comme Toulouse et Lyon. Par cette adhésion, la Ville de Bordeaux s’engage à adopter un plan d’action contre le racisme. Pour ce faire, l’Observatoire bordelais de l’égalité va se doter d’une commission de lutte contre le racisme et l’antisémitisme composée d’universitaires et des représentants associatifs locaux qui auront la responsabilité de rédiger l’enquête qui sera diffusée en ligne sur le sentiment de racisme et d’antisémitisme ressenti à Bordeaux, et ensuite, d’élaborer un plan d’action local contre ces deux fléaux.
M. le MAIRE
Merci. Je pense qu’il n’y a pas de remarques. Si, Monsieur JAY ?
M. JAY
Monsieur le Maire, Chers Collègues et Cher Marik FETOUH…
M. le MAIRE
Oh, cela commence bien.
M. JAY
Vous avez toute mon estime et mon amitié, bien sûr. Lutter à Bordeaux contre le racisme et l’antisémitisme, c’est accuser les Bordelais d’être racistes ou antisémites.
M. le MAIRE
Comment peut-on faire des généralisations comme cela ? Cela veut dire qu’il n’y a pas de racisme ou d’antisémitisme nulle part, franchement !
M. JAY
C’est une accusation franchement détestable. Les Bordelais ont donc élu des personnes qu’ils considèrent comme racistes ou antisémites et qui vont les rééduquer. Où et comment se manifestent ce racisme et cet antisémitisme à Bordeaux ? Ce que je constate, c’est plutôt le contraire. Les Bordelais sont pleins d’empathie pour les étrangers. Pour s’en convaincre, regardons le nombre d’étrangers qui visitent Bordeaux.
M. le MAIRE
Il ne s’agit pas d’étrangers, il s’agit des Juifs là. Ils ne sont pas étrangers, les Juifs.
M. JAY
Les Bordelais ont accueilli, ces 50 dernières années, des milliers d’étrangers. La population de Bordeaux a profondément changé, ce qui a changé en profondeur la ville, même l’accent bordelais a disparu, et on reprocherait aux Bordelais d’être racistes, est-ce sérieux ? Je note, toutefois, que lutter contre le racisme et l’antisémitisme, même supposés ou imaginaires, donne une image altruiste positive. Ceux qui luttent contre le racisme font partie du camp du bien, des vertueux, de la morale. La lutte contre ce supposé racisme de la population bordelaise donne à bon compte un brevet d’humanisme. Si en plus, c’est fait aux frais du contribuable, c’est vraiment tout bénéfice. Mais peut-être y a-t-il d’autres bénéfices que symboliques dans cette action ? Il est exact que les Français, et certainement parmi eux les Bordelais, se posent des questions sur les bienfaits d’une immigration sans limites. Il serait plus de 75 % selon IPSOS à souhaiter un arrêt de l’immigration. Et même 63 %, selon le même institut, à souhaiter un référendum sur la question. Peut-être avec la menace de l’accusation de racisme, s’agit-il de faire pression sur ces Français qui pensent mal ? On essaierait de les intimider. C’est assez réussi puisque rien ne transpire
1099de cet incroyable écart entre la volonté populaire et les politiques qui sont menées en matière de non-contrôle des frontières ou de politique migratoire. Le peuple se tait. Il comprend le message. Les élites lui disent qu’il pense mal. La collectivité dépense l’argent qu’elle a pris au peuple sous forme d’impôts pour le rééduquer par des actions contre le racisme. Il y a un enjeu électoral à ces actions antiracistes. Pour ce qui est de la Gauche et de ses alliés, il est tout fait clair et direct. Les naturalisations sont une machine à fabriquer des électeurs de Gauche tout comme l’assistanat. L’immigration de masse et l’assistanat permettent de remplacer l’électorat populaire qui ne vote plus à Gauche. Voilà pourquoi il faut de l’immigration et de l’assistanat. Et tant pis si le pays en meurt. Monsieur Marik FETOUH, que faites-vous dans cette galère ?
Je conclus en citant l’artiste français DESPROGES : « J’adhèrerai à SOS racisme quand ils mettront un s à racisme. Il y a des racistes noirs, arabes, juifs, chinois et même des ocre-crème et des anthracite-argenté. Mais à SOS Machin, ils ne fustigent que le Berrichon de base, ou le Parisien baguette », et même le Bordelais. C’est sectaire.
M. le MAIRE
Voilà. Monsieur JAY, je vais vous dire le fond de ma pensée. Il me faut beaucoup, beaucoup, beaucoup de maîtrise de moi pour ne pas me mettre en colère parce que votre intervention est indigne. Je le dis comme je le pense. Si vous voulez savoir ce que c’est que le racisme, allez de temps en temps à la synagogue, discutez avec nos compatriotes juifs sur les incivilités ou sur les agressions verbales, parfois physiques dont ils sont victimes. Donc, le racisme existe. Ce n’est évidemment pas stigmatiser les Bordelais que de le dire et de lutter contre ce racisme. Contre tous les racismes parce que nos compatriotes musulmans aussi, parfois, font l’objet d’actes de racisme et de rejet. Il faut aussi lutter contre tout cela. Je ne vais pas engager ce débat qui nous mènerait loin.
Quant à entendre dire que nous faisons une récupération politique, mais enfin, vous avez le culot de dire cela ! Vous êtes, vous, en plein dans la récupération politique. Bien sûr, vous jouez sur les peurs. Vous jouez sur évidemment la réaction d’une partie des Français pour des fins électorales. Alors, ne nous donnez pas de leçons de ce point de vue là. Je vous en prie.
Monsieur ROUVEYRE.
M. ROUVEYRE
Monsieur le Maire, mes Chers Collègues, pour tout vous dire, on ne sait toujours pas dans notre groupe si, après de tels propos, il faut intervenir ou pas. Il y a un grand débat : « Est-ce qu’il faut finalement laisser courir ou pas ? ». Vous avez évidemment extrêmement bien répondu. J’attire juste l’attention de Monsieur JAY. Je ne vois pas beaucoup où on fabrique des électeurs de Gauche à Bordeaux, en tout cas, sur les dernières années. Je ne les vois pas. En tout cas, je ne les vois pas…
M. le MAIRE
Mais là, je souhaite que cela continue.
M. ROUVEYRE
J’entends bien Monsieur le Maire. En tout cas, évidemment, sur cette délibération, nous la voterons et nous soutenons toutes les actions qui vont dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.
M. le MAIRE
Vous avez raison, ou bien on se tait, on laisse passer, ou bien on se dit qu’il y a des moments où il faut réagir quand même.
Monsieur FELTESSE.
M. FELTESSE
Juste un chiffre que je recite régulièrement. Il y a 200 000 entrées par an en France d’étrangers (mariages, résidents étudiants). Le chiffre n’a jamais été aussi bas depuis des décennies. Donc, arrêtez avec ce discours qui ne correspond absolument pas à la réalité.
1100Je voudrais rappeler aussi Monsieur FELTESSE que sur les 200 000, il y a 80 000 étudiants. Ceux-là, ils sont les bienvenus parce qu’ils rentrent au pays, et ce sont les meilleurs ambassadeurs de la France. Enfin, on ne va pas engager ce débat. On l’aura, mais dans d’autres enceintes.
Monsieur FETOUH, brièvement.
M. FETOUH
Oui, juste un mot pour dire à Monsieur JAY que le racisme et l’antisémitisme sont une dure réalité, y compris à Bordeaux malheureusement. Je vous renvoie au dernier numéro du Point qui classe d’ailleurs le vivre ensemble dans une des politiques très positives que nous menons à Bordeaux, et qui révèle qu’il y a eu 49 faits de discrimination raciale ou religieuse en 2017. Donc, on n’est pas sur un fantasme, on est sur une réalité.
M. le MAIRE
À l’exception de Monsieur JAY, je pense que cette délibération est adoptée. Non, c’était d’ailleurs une information. Pardon.
De même pour la délibération suivante, Madame PIAZZA.
MME MIGLIORE
Délégation de Madame Arielle PIAZZA. Délibération 426 : « Golf de Bordeaux. Compte rendu annuel de l’exercice clos le 31 décembre 2017 ».
1101
M. le MAIRE