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PLU - Rapport de présentation - Partie 3
Document publié le Lundi 28 avril 2025 par la commune d'Aubord.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Partie 3)
Thèmes du document : Environnement, Aménagement du territoire, Eau et assainissement,
PLAN LOCAL D’URBANISME
COMMUNE D’AUBORD
PLU prescrit par DCM du 14/12/2020
PLU arrêté par DCM du 15/07/2024
PLU approuvé par DCM du 28/04/2025
Avril 2025
Maîtrise d’œuvre
Terre d’Urba, urbanistes, mandataire
Agence MTDA, bureau d’études environnement
Cyril Gins, Paysagiste
SARL Raphaneau Fonseca, architectes
Pièce 1 :
Rapport de présentation
Tome 3 : Justifications des choix
et évaluation environnementale
(hors EIE – cf Tome 2)Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 2/156Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 3/156
Sommaire
PARTIE 1 - ARTICULATION DU PLU AVEC LES PLANS ET PROGRAMMES DE RANG SUPERIEUR ................................................................................................... 5
1. PREAMBULE .............................................................................................. 6
2. PRINCIPE DE COMPATIBILITE ..................................................................... 7
3. PRINCIPE DE PRISE EN COMPTE................................................................29
PARTIE 2 - EXPLICATIONS DES CHOIX RETENUS POUR ETABLIR LE PADD ET LES OAP .............................................................................................................36
1. UNE DEMARCHE COLLABORATIVE POUR UN PROJET PARTAGE ................37
2. LES GRANDES ORIENTATIONS DU PADD : JUSTIFICATIONS ET DECLINAISON DANS LES ORIENTATIONS D’AMENAGEMENT ET DE PROGRAMMATION ......38
2.1. Orientation 1 : un développement démographique maîtrisé ................ 40
2.2. Orientation 2 : un développement urbain maîtrisé et durable .............. 43
2.3. Orientation 3 : un village attractif et des déplacements apaisés ........... 63
2.4. Orientation 4 : un développement économique de proximité .............. 64
2.5. Orientation 5 : un environnement naturel préservé ............................. 65
PARTIE 3 - EXPOSES DES MOTIFS POUR LA DELIMITATION DES ZONES ET DES REGLES APPLICABLES ...................................................................................68
1. EXPOSE DES MOTIFS DES CHANGEMENTS APPORTES PAR LA REVISION DU PLU ..............................................................................................................69
2. EXPOSE DES MOTIFS RETENUS POUR LA DEFINITION DES ZONES ET LES REGLES QUI Y SONT APPLICABLES ................................................................72
2.1. Un réajustement des zones urbaines .................................................... 72
2.2. Une réduction des zones d’urbanisation future .................................... 81
2.3. Une préservation des espaces agricoles et naturels .............................. 83
3. EXPOSE DES MOTIFS RETENUS POUR LA DEFINITION DES DISPOSITIONS PARTICULIERES ........................................................................................... 88
3.1. Les emplacements réservés .................................................................. 88
3.2. Les éléments de patrimoine ................................................................. 89
3.3. Les éléments protégés au titre de leur valeur écologique ..................... 91
3.4. Les linéaires commerciaux.................................................................... 92
3.5. Bâti pouvant changer de destination .................................................... 92
3.6. Servitude de mixité sociale ................................................................... 93
3.7. Les marges de recul le long des RD ....................................................... 93
PARTIE 4 - EVALUATION ENVIRONNEMENTALE ........................................... 94
1. DESCRIPTION DE LA MANIERE DONT L’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE A ETE MENEE .............................................................................................. 95
1.1. Principe de l’évaluation environnementale........................................... 95
1.2. Méthode de l’évaluation environnementale du PLU de Aubord ............ 95
2. ANALYSE DE LA PRISE EN COMPTE DES ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX ET DES CRITERES DE DEVELOPPEMENT DURABLE ............................................. 98
2.1. Analyse de la prise en compte des enjeux environnementaux et des critères de développement durable ............................................................ 98
3. ANALYSE DES INCIDENCES PAR ORIENTATION DU PADD ........................ 103
3.1. Analyse des incidences par orientation du PADD ................................ 103
4. ANALYSE DES INCIDENCES SUR L’ENVIRONNEMENT DU ZONAGE, REGLEMENT ET OAP ET MESURES D’EVITEMENT DE REDUCTION ET DE COMPENSATION DES IMPACTS ASSOCIEES ................................................ 111Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 4/156
4.1. Analyse des changements de vocation des zones entre le PLU en vigueur et le projet de PLU .................................................................................... 111
4.2. Détermination des secteurs susceptibles d’être impactés .................. 113
4.3. Caractéristiques écologiques des zones susceptibles d’être touchées par la mise en œuvre du PLU .......................................................................... 113
4.4. Analyse thématique des incidences et mesures associées .................. 116
5. EVALUATION DES INCIDENCES SUR LES SITES NATURA 2000 ..................135
5.1. Le site Natura 2000 concerné ............................................................. 135
5.2. Localisation des secteurs susceptibles d’être impactés du PLU par rapport aux sites Natura 2000 ............................................................................... 136
5.3. Analyse des incidences ....................................................................... 137
5.4. Conclusion ......................................................................................... 138
6. CRITERES, INDICATEURS ET MODALITES RETENUS POUR L’ANALYSE DES RESULTATS ................................................................................................139
6.1. Notion d’indicateurs ........................................................................... 139
6.2. Indicateurs retenus ............................................................................ 140
PARTIE 5 - RESUME NON TECHNIQUE........................................................ 143
1. DIAGNOSTIC TERRITORIAL ET ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT ....... 144
2. EXPLICATION DES CHOIX RETENUS ........................................................ 147
3. INCIDENCES DE LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN SUR L’ENVIRONNEMENT. 150
3.1. Evaluation des incidences du PADD .................................................... 150
3.2. Evaluation des incidences sur l’environnement du zonage, règlement et OAP et mesures d’évitement de réduction et de compensation des impacts associées................................................................................................... 151
3.3. Evaluation des incidences sur les sites Natura 2000 ............................ 155Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 5/156
Partie 1 - Articulation du PLU
avec les plans et programmes
de rang supérieurCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 6/156
1. Préambule
Articles L101-1 et L101-2 du Code de l’Urbanisme
Le PLU d’Aubord devra respecter les principes énoncés dans les articles L.101- 1 et L.101-2 du Code de l’Urbanisme.
Article L101-1 du Code de l’urbanisme
« Le territoire français est le patrimoine commun de la nation. Les collectivités publiques en sont les gestionnaires et les garantes dans le cadre de leurs compétences. En vue de la réalisation des objectifs définis à l'article L. 101-2, elles harmonisent leurs prévisions et leurs décisions d'utilisation de l'espace dans le respect réciproque de leur autonomie ».
Article L101-2 du Code de l’urbanisme
Dans le respect des objectifs du développement durable, l'action des collectivités publiques en matière d'urbanisme vise à atteindre les objectifs suivants :
1° L'équilibre entre :
a) Les populations résidant dans les zones urbaines et rurales ;
b) Le renouvellement urbain, le développement urbain maîtrisé, la restructuration des espaces urbanisés, la revitalisation des centres urbains et ruraux, la lutte contre l'étalement urbain ;
c) Une utilisation économe des espaces naturels, la préservation des espaces affectés aux activités agricoles et forestières et la protection des sites, des milieux et paysages naturels ;
d) La sauvegarde des ensembles urbains et la protection, la conservation et la restauration du patrimoine culturel ;
e) Les besoins en matière de mobilité ;
2° La qualité urbaine, architecturale et paysagère, notamment des entrées de ville ;
3° La diversité des fonctions urbaines et rurales et la mixité sociale dans l'habitat, en prévoyant des capacités de construction et de réhabilitation suffisantes pour la satisfaction, sans discrimination, des besoins présents et
futurs de l'ensemble des modes d'habitat, d'activités économiques, touristiques, sportives, culturelles et d'intérêt général ainsi que d'équipements publics et d'équipement commercial, en tenant compte en particulier des objectifs de répartition géographiquement équilibrée entre emploi, habitat, commerces et services, d'amélioration des performances énergétiques, de développement des communications électroniques, de diminution des obligations de déplacements motorisés et de développement des transports alternatifs à l'usage individuel de l'automobile ;
4° La sécurité et la salubrité publiques ;
5° La prévention des risques naturels prévisibles, des risques miniers, des risques technologiques, des pollutions et des nuisances de toute nature ;
6° La protection des milieux naturels et des paysages, la préservation de la qualité de l'air, de l'eau, du sol et du sous-sol, des ressources naturelles, de la biodiversité, des écosystèmes, des espaces verts ainsi que la création, la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques ;
6bis° La lutte contre l’artificialisation des sols, avec un objectif d’absence d’artificialisation nette à terme ;
7° La lutte contre le changement climatique et l'adaptation à ce changement, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l'économie des ressources fossiles, la maîtrise de l'énergie et la production énergétique à partir de sources renouvelables ;
8° La promotion du principe de conception universelle pour une société inclusive vis-à-vis des personnes en situation de handicap ou en perte d'autonomie dans les zones urbaines et rurales.
Principe de hiérarchie des normes
Le PLU d’Aubord doit s’articuler avec les normes de rang supérieur selon deux principes : la compatibilité et la prise en compte (articles L.131-4 et suivant du code de l’urbanisme)Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 7/156
2. Principe de compatibilité
Compatibilité du PLU avec les règles du Schéma Régional
d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des
Territoires (SRADDET)
Le SRADDET incarne le projet d’aménagement du territoire porté par la Région à l’horizon 2040. Il dessine un cadre de vie pour les générations futures, pour un avenir plus durable et solidaire. Ainsi, le SRADDET fixe les priorités régionales en termes d’équilibre territorial et de désenclavement des territoires ruraux, d’implantation d’infrastructures, d’habitat, de transports et d’intermodalité, d’énergie, de biodiversité ou encore de lutte contre le changement climatique.
Ce projet d’avenir s’articule autour de 2 caps stratégiques pour le devenir du territoire :
- Un rééquilibrage régional pour renforcer l’égalité des territoires : Dans
un contexte de forte attractivité démographique, le rééquilibrage
suppose d’une part de limiter la surconcentration dans les métropoles
en engageant le desserrement des cœurs métropolitains et d’autre
part de valoriser le potentiel de développement de tous les territoires,
le tout en portant une attention particulière à la sobriété foncière
(privilégier l’accueil dans les territoires d’équilibre et les centres-
bourgs). Ce rééquilibrage doit être opéré en termes d’accueil et
d’habitat mais aussi en termes de services publics et d’activités.
- Un nouveau modèle de développement pour répondre à l’urgence
climatique : L’ambition de rééquilibrage ne sera pérenne que si la
Région et les territoires parviennent dans le même temps à répondre
à l’urgence climatique, en favorisant un nouveau modèle de
développement, plus résilient. C’est pourquoi le SRADDET porte des
orientations fortes en termes de sobriété foncière, de qualité urbaine,
de préservation et de valorisation des ressources, de transition
énergétique et de gestion des risques.
Le projet de SRADDET de la Région Occitanie a été adopté par le Conseil régional le 30 juin 2022 puis approuvé par le Préfet de région le 14 septembre 2022. La Région Occitanie a engagé en février 2023 la modification de son SRADDET afin d’intégrer de nouvelles obligations réglementaires, notamment liées à la Loi Climat et résilience (objectif ZAN).
Le SRADDET est composé :
• D’un rapport ;
• D’un fascicule de règles générales ;
• Des annexes
Le PLU doit être compatible avec les règles générales du fascicule et prendre en compte les objectifs du SRADDET (cf. partie sur la prise en compte).
Intitulé de la règle du
SRADDET Description de la règle du SRADDET Compatibilité du PLU avec la règle
Rééquilibrage régional
Pôles d'Echanges
Multimodaux (PEM)
stratégiques
Lorsque le territoire comporte des pôles d'échanges multimodaux stratégiques définis par la planification locale, densifier et développer les projets structurants prioritairement autour de ces pôles, en s’adaptant au contexte local, et en prenant en compte les enjeux sanitaires, environnementaux et paysagers.
Il n’y a pas de pôle d’échange multimodal stratégique sur la commune
d’Aubord.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 8/156
Réseaux de transport
collectif
Améliorer la performance des réseaux de transport collectif en :
- développant les itinéraires vélos ou pédestres depuis et vers le service public régional LiO ainsi que les services associés (stationnement modes doux) ;
- développant les interconnexions autour des Pôles d'Echanges Multimodaux (rabattement des lignes de transports collectifs, itinéraires et stationnements modes doux, aires de covoiturage) ;
- s’assurant que les projets d’aménagement (notamment les travaux de voirie et les opérations d'aménagement) permettent le bon fonctionnement/développement des services de mobilité (services de mobilité LiO et services de mobilités organisés par les autres AOM).
Le PLU a peu de levier d’action sur ce sujet, cependant le
développement des modes de déplacements doux complémentaires
aux réseaux de transport collectif est un objectif du PLU (orientation 3
du PADD).
Services de mobilité
Optimiser le fonctionnement des services de transport collectif en :
- s'assurant de la compatibilité entre les services de mobilité locaux et régionaux : billettique, système d’information voyageurs, tarification ;
- assurant l'organisation des réseaux de transports publics locaux de manière à ce que ceux-ci s'articulent et se coordonnent avec le service régional des transports d’Occitanie liO notamment en termes d’horaires ou de services ;
- favorisant une action coordonnée des acteurs infrarégionaux, notamment à travers le GART régional et les comités départementaux des mobilités
Le PLU a très peu de levier d’action sur ce sujet.
Centralités
Localiser prioritairement les projets d’équipements et de services (dont les services marchands) dans les centralités définies par les territoires ou dans des lieux accessibles en transport collectif (existants ou programmés) ou par une solution alternative à l’usage individuel de la voiture
Le projet communal retranscrit dans le PLU (PADD) vise à affirmer le
cœur de village et sa diversité fonctionnelle, et dynamiser le noyau
villageois autour de l’offre en équipements et services.
Les linéaires commerciaux sont protégés dans le PLU, et les règles
écrites limitent les possibilités d’implantation commerciale hors du
noyau villageois. Commerces
Prioriser l’installation des commerces dans les centres villes, cœurs de villages et, lorsque cela n’est pas possible, dans les zones commerciales existantes, en maximisant le potentiel de densification ou de reconversion de ces dernières.
Logistique des derniers
kilomètres
Favoriser le développement d'une logistique des derniers kilomètres efficace et durable (identification d'espaces mutualisés et accessibles, réflexion sur les itinéraires de distribution, gestion des nuisances, promotion des véhicules propres, mutualisation du fret)
Le PLU a très peu de levier d’action sur ce sujet.
Logement
Définir une stratégie favorisant une diversité de l’offre de logements neufs ou réhabilités permettant de répondre aux besoins des territoires et aux parcours résidentiels et se déclinant du locatif social à l’accession libre en incluant les
Cet objectif est largement retranscrit dans le PADD du PLU qui vise à
accroître et diversifier l’offre en logements.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 9/156
besoins spécifiques (accession sociale ; locatif intermédiaire ; hébergement des jeunes, des personnes en perte d’autonomie, des saisonniers…) Le PLU prévoit la réhabilitation d‘une partie des logements vacants/vétustes, ainsi que la production d’une offre en logements
complémentaires au sein d’un secteur de projet d’ensemble. Cette
urbanisation future permettra la production d’environ 150 logements
dont 20% de logements sociaux, et à minima 50% d’habitat
intermédiaire/collectif à l’échelle du secteur de projet.
Rééquilibrage régional
Etablir un objectif d’accueil cohérent avec les ambitions de la Région en matière de rééquilibrage de l’accueil de populations, et ajuster en fonction les prévisions de consommation foncière et de production de logements
Ces ambitions visent un projet territorial intercommunal.
La commune d’Aubord fait partie du périmètre du SCOT Sud Gard, le
PLU respecte donc les orientations définies à l’échelle du SCOT.
Equilibre population-
emploi
Etablir un objectif d’accueil d’activités cohérent avec les ambitions de la Région en matière d’équilibre population-emploi.
Coopérations
territoriales
Intégrer systématiquement les interactions avec les territoires voisins dans la planification locale, notamment en matière :
− d’accueil des populations,
− de continuités écologiques,
− de ressources naturelles (notamment l’eau),
− de production d’énergies renouvelables,
− de flux de déplacements,
− de gestion du trait de côte (interactions à l’échelle intra et inter cellules
sédimentaires),
− d'agriculture et d’alimentation,
− d'aménagement économique
Nouveau modèle de développement
Sobriété foncière
Prioriser la densification des espaces urbanisés existants (reconquête des friches urbanisées ; comblement des « dents creuses » ; résorption de la vacance des logements ; réinvestissement du bâti existant) et engager pour chaque territoire une trajectoire phasée de réduction du rythme de consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers, aux horizons 2030, 2035 et 2040. Lorsque le réinvestissement urbain n’est pas possible, implanter prioritairement les projets d’extension urbaine en continuité du tissu urbain, à proximité de l'offre de services de transports collectifs existante ou future.
Le potentiel de densification des espaces urbanisés est très limité au
sein de la zone urbaine d’Aubord (contraintes PPRI, structure urbaine
déjà dense…).
Pour cela, le PLU prévoit un secteur d’extension urbaine en continuité
du tissu urbain existant en cohérence avec les orientations du SCOT
Sud Gard en matière de consommation d’espace.
Qualité urbaine
Appliquer les principes suivants dans les plans et dans les projets d’aménagements :
- Limiter l’imperméabilisation des sols ;
Ces objectifs sont retranscrits dans l’OAP sectorielle qui encadre
l’urbanisation du secteur d’extension urbaine.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 10/156
- Favoriser l’insertion paysagère et la qualité architecturale des nouvelles implantations ;
- Développer la nature en ville, notamment par la plantation d’arbres, en particulier pour limiter le développement d’îlots de chaleur urbains
Le règlement du PLU fixe également des règles concernant
l’imperméabilisation des sols, l’aspect des constructions et la
végétalisation des espaces libres.
Agriculture
Préserver et reconquérir les unités d’espaces agricoles fonctionnelles, et identifier les territoires agricoles à préserver au vu, par exemple, des critères suivants :
− Parcelles appartenant aux périmètres classés sous signes officiels de qualité,
− Potentiel agronomique et écologique,
− Secteurs supports de filières agricoles à enjeux pour le territoire : zones pastorales, commercialisation de proximité,
− Parcelles équipées à l’irrigation,
− Parcelles relevant de pratiques agricoles durables (agriculture biologique, agroécologie),
Et y développer une stratégie de protection et de mise en valeur (en s’appuyant sur des outils du type PAEN ou ZAP par exemple).
La préservation des espaces agricoles est un objectif inscrit dans le
PADD.
La majorité de la commune est classée en zone agricole. Seul le secteur
d’extension urbaine réduit à 6 ha impactera des terres à vocation
agricole.
Au sein des espaces agricoles, les secteurs présentant une sensibilité
environnementale sont délimités de manière spécifique dans le
zonage du PLU (Ae, Ac).
Zones d'activités
économiques
Privilégier l’installation des activités dans les zones d’activités existantes, en maximisant leur potentiel de densification, requalification ou de reconversion. Une zone d’activités existante est délimitée dans le PLU (zone UE). Le
projet communal (PADD) prévoit une optimisation de ce foncier à
vocation économique (plus de foncier libre sur la zone).
Zones logistiques
Maximiser le potentiel de densification et de reconversion des zones logistiques et prioriser l’implantation des nouvelles zones logistiques au niveau des embranchements ferroviaires, fluviaux et portuaires.
Aucune zone logistique n’est présente sur la commune.
Continuités
écologiques
Afin de contribuer à l'objectif de non-perte nette de biodiversité, favoriser la création et garantir la préservation, le renforcement et la restauration des continuités écologiques :
- en identifiant préalablement et localement les sous-trames, ainsi que les formations arborées patrimoniales (dont les vieilles forêts), en
cohérence avec les territoires voisins,
- en développant des mesures adaptées et favorables à la création, la préservation, le renforcement et la restauration des différentes sous-
trames du territoire,
- en préservant les zones Natura 2000, les zones humides et les trames vertes et bleues,
La trame verte est bleue définie pour le territoire est majoritairement
préservée :
− Réservoirs de la trame verte : en majeure partie en Ae, A ou
Nb ;
− Trame bleue : en prescription graphique (Espaces de bon
fonctionnement des cours d’eau) ;
− Haies : certaines en éléments végétaux à préserver identifiés
au titre de l’article L.151-23.
Le zonage Ae est un zonage agricole où les aménagements sont très
fortement règlementés, plus qu’en zone A.
.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 11/156
− en réduisant la pollution lumineuse, voire en cartographiant et en préservant la trame noire du territoire De plus, le PLU contient une OAP thématique spécifiquement dédiée à la préservation des continuités écologiques : l’OAP TVB. Cette OAP
contient plusieurs orientations favorables à la biodiversité et à
l’amélioration des continuités écologiques. Elle définit des principes
généraux d’aménagement sur la nature en ville, le végétal, les clôtures,
etc. Une orientation sur la trame noire est également présente dans
l’OAP TVB.
Le site Natura 200 présent sur la commune est préservé par le zonage
du PLU (en zone Ae, A et Nb).
La zone AU, se situe en réservoir de biodiversité du SCOT. Cela est lié
au fait que la commune est dotée de peu d’espaces non contraints
pour étendre son urbanisation. Les incidences de cette urbanisation
sont compensées par des mesures intégrées au PLU
Séquence "Eviter-
Réduire-Compenser"
Faciliter la mise en œuvre de la séquence Eviter-Réduire-Compenser, en identifiant dans le cadre de l’évitement les zones à enjeux/pressions, en régulant l'aménagement sur ces zones pour la réduction et en repérant les espaces à fort potentiel de gain écologique susceptibles d'être mobilisés pour mettre en œuvre des mesures de compensation
La méthode d’évaluation environnementale permet une bonne
intégration de la séquence ERC. Ici, le choix de la zone AU a fait l’objet
de terrain naturaliste sur une zone étendue afin de choisir le secteur
le moins impactant pour la faune, les impacts résiduels seront précisés
par l’aménageur et compensés si nécessaire pour l’Œdicnème criard
notamment.
Milieux aquatiques et
espaces littoraux
Favoriser le maintien ou la restauration des fonctionnalités naturelles des milieux aquatiques et des espaces littoraux (notamment zones humides, plages, cordons dunaires, cours d'eau et leur transit sédimentaire), afin de prévenir les risques, de favoriser la biodiversité et de maintenir ou restaurer les continuités écologiques.
Les espaces de bon fonctionnement des cours d’eau sont protégés
dans le PLU.
Consommation
énergétique
Expliciter dans chaque document de planification locale une trajectoire phasée de réduction de consommation énergétique finale (en matière de bâti et de transport) et une trajectoire d’évolution du mix énergétique territorial, toutes deux aux horizons 2030 et 2040, de manière à contribuer à l’atteinte de l’objectif Région à Energie Positive
Sans définir d’objectif chiffré, le PADD mentionne l’objectif d’accélérer
la rénovation énergétique des bâtiments publics. Cependant, le PLU a
très peu de levier d’action sur ce sujet.
Développement des
ENR
Identifier les espaces susceptibles d’accueillir des installations ENR et les inscrire dans les documents de planification. Dans le cas des installations photovoltaïques, prioriser les toitures de bâtiments, les espaces artificialisés (notamment les parkings) et les milieux dégradés (friches industrielles et anciennes décharges par exemple).
Ces espaces ont été identifiés par la commune (zones d’accélération
pour les ENR), et ils sont rappelés dans le diagnostic du PLU. Il s’agit
principalement d’espaces bâtis (toitures). Seulement un secteur non
bâti correspondant aux anciennes carrières de la LGV a été identifié
et figure sur la carte d’orientations du PADD.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 12/156
Gestion de l'eau
Définir un projet de territoire économe en eau en :
- préservant la qualité de la ressource en eau,
- assurant la bonne adéquation entre besoins et ressource en eau et l’équilibre écologique des milieux,
- optimisant l’utilisation et la réutilisation des ressources et infrastructures locales existantes en priorisant un usage sobre de l’eau
et les économies d’eau partout où elles peuvent réalisées, avant d’avoir
recours à de nouveaux transferts ou captages d’eau
L’aire d’alimentation de captage est repérée dans les pièces
graphiques du PLU, et celle-ci fait l’objet d’un zonage spécifique « Ac »
qui permet de protéger la ressource en limitant fortement
l’urbanisation sur ce secteur.
Par ailleurs, le projet de PLU est en adéquation avec la ressource en
eau du territoire (mise à jour des zonages d’eau et d’assainissement).
Santé
environnementale
Participer à la mise en œuvre d’un urbanisme favorable à la santé en prenant notamment en compte :
− l’environnement sonore ;
− la pollution atmosphérique ;
− les sites et sols pollués.
En ce sens, identifier les secteurs les plus concernés où l’implantation de bâtiments sensibles est à éviter et préserver les secteurs peu ou pas impactés.
L’article 6 des dispositions générales du règlement rappelle que le
classement sonore correspond à une règle de construction fixant les
performances acoustiques minimales que les futurs bâtiments devront
respecter. Les prescriptions liées aux zones de bruits sont énoncées en
annexe du PLU.
Le règlement impose un recul des constructions par rapports aux
voiries, notamment pour les routes départementales.
Risques
Intégrer systématiquement dans les documents de planification locaux les risques naturels existants, et anticiper les risques prévisibles liés au changement climatique (inondations, submersions marines et érosions du trait de côte, sécheresses, incendies, retrait-gonflement des argiles, épisodes caniculaires, éboulis), au regard de l’état actuel des connaissances et des données disponibles, et proposer des mesures d'adaptation et d’atténuation.
Tous les risques présents sur la commune ont été pris en compte dans
le PLU.
Le plan de zonage du PLU délimite notamment les secteurs concernés
par le risque inondation (PPRI et ruissellement pluvial indifférencié).
Stratégie littorale et
maritime
Prévoir, dans chaque document de planification concerné, une stratégie littorale et maritime (notamment concernant les enjeux environnementaux, les risques présents et futurs, la valorisation et le développement durable de l’économie bleue) pouvant aller jusqu'à la réalisation d’un chapitre valant Schéma de mise en valeur de la mer
Aubord n’est pas une commune littorale.
Recomposition spatiale
Accompagner la recomposition spatiale (notamment par le développement d’une urbanisation résiliente, la programmation de la relocalisation et de la renaturation) des territoires littoraux exposés aux risques actuels et futurs.
Economie bleue
durable
Pour un développement durable de l’économie bleue :
− mettre en place, dans le respect de la préservation des espaces naturels, une politique foncière littorale visant à prioriser l'installation des
activités économiques nécessitant la proximité immédiate de l’eau
(conchyliculture, saliculture, activités portuaires, balnéaires etCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 13/156
nautiques, pêche…) et notamment réserver les bords à quai pour les
activités portuaires dans les documents d’urbanisme ;
− lors du développement des activités nautiques et récréatives, notamment sur le milieu marin, prévoir des équipements écologiques
associés (zones de mouillage écologique en mer, équipements
permettant de collecter les déchets dans les ports, etc.) permettant de
limiter leur impact et d’éviter les conflits d’usages
Economie circulaire
Développer l’économie circulaire en l’intégrant dans les stratégies de territoire et dans leurs déclinaisons opérationnelles (notamment dans le cadre des opérations d’aménagement)
Sans objet.
Capacités
d'incinération et de
stockage des déchets
non dangereux
1) En Occitanie, 572 milliers de tonnes de déchets non dangereux non inertes ont été admis en 2010 sur les incinérateurs sans valorisation énergétique. En application de l’article R. 541-17 du code de l’environnement, sont fixées pour l’Occitanie les limites maximales de capacités de l’incinération sans valorisation énergétique suivantes :
− à partir de 2020 : Objectif de limitation à 75%, soit 429 milliers de tonnes par an ;
− à partir de 2025 : Objectif de limitation à 50%, soit 286 milliers de tonnes par an.
2) La capacité régionale actuelle d’incinération (1 059 500 t/an) est suffisante au regard des objectifs de prévention et de recyclage du schéma. De nouveaux projets pourront être autorisés par l’Etat selon l’évolution globale des capacités à l’échelle régionale. Certains ajustements locaux de capacité pourront être envisagés en fonction de la déclinaison de l’objectif régional d’augmentation de la valorisation et de limitation du stockage. Les installations d’incinération sans valorisation énergétique ne pourront que réduire leur capacité autorisée.
La valorisation énergétique sera préférée à l’élimination (incinération sans valorisation énergétique et stockage). Afin de proposer une solution de valorisation énergétique aux territoires dont les déchets résiduels sont actuellement éliminés, des coopérations entre collectivités seront nécessaires. Ces coopérations permettront ainsi de mutualiser les capacités de valorisation énergétique existantes et de compenser la baisse des tonnages résiduels (résultant de l’application des objectifs de prévention et de recyclage du schéma) des unités de valorisation énergétique présentes sur le territoire régional.
Le PLU de PLU tient compte de la capacité du territoire à traiter les
déchets. Peu de levier d’action du PLU sur cette thématique.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 14/156
3) Le tonnage de déchets non dangereux non inertes stockés en 2010 représente 1,6 millions de tonnes. En application de l’article R. 541-17 du code de l’environnement, sont fixées pour l’Occitanie les limites maximales de capacités de stockage suivantes :
− A partir de 2020 : Objectif de limitation à 70%, soit 1,12 millions de tonnes par an ;
− A partir de 2025 : Objectif de limitation à 50%, soit 0,8 million de tonnes par an.
Ces objectifs ne concernent pas les installations de stockage de déchets d’amiante liés à des matériaux inertes, qui sont réglementairement classées comme installations de stockage de déchets non dangereux
Installations de
stockage des déchets
non dangereux
Le SDRADDET définit :
1) Les installations de stockage des déchets non dangereux non inertes à adapter ;
2) Les installations de stockage des déchets non dangereux non inertes à créer ou poursuivre ;
3) Les installations de stockage des déchets non dangereux non inertes à ferme.
Sans objet.
Zones de chalandise
des installations
Concernant les déchets non dangereux non inertes, limiter les extensions de zones de chalandises des installations (principe de proximité).
1) La déclinaison de ce principe de proximité autorise les unités de valorisation énergétique qui souhaitent étendre leur zone de chalandise à couvrir :
− Les déchets produits sur leur département d’implantation ;
− Les déchets produits sur les départements voisins ;
− Les premiers lieux de transfert de déchets situés au-delà des départements voisins à une centaine de kilomètres et permettant un
transport par des axes autoroutiers de manière à limiter l’incidence du
transport des déchets.
Il est cependant permis de déroger au principe énoncé ci-avant concernant l’extension des zones de chalandise pour permettre l’accueil des déchets à traiter
− lors des arrêts techniques liés aux pannes, aux entretiens programmés et aux travaux d’installations situées en Région Occitanie,
− pour répondre à des besoins limités dans le temps (maximum 3 ans) d’un territoire situé en Occitanie.
Sans objet.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 15/156
2) La déclinaison du principe de proximité en matière de stockage des déchets non dangereux non inertes autorise les installations de stockage qui souhaitent étendre leur zone de chalandise autorisée à couvrir leur département d’implantation et les départements voisins.
3) Il est permis des échanges (importation et exportation) avec les régions voisines dans une logique de bassin de vie (dont les périmètres sont limités aux départements limitrophes). Ces échanges doivent être réalisés dans un objectif d’équilibre entre les quantités entrantes et sortantes au niveau régional.
La capacité régionale de stockage doit satisfaire en priorité le besoin régional, suivant le principe d’autosuffisance
Stockage des déchets
dangereux
Vu l’objectif de stabilisation des quantités de déchets dangereux collectés à horizon 2025 et 2031 (cf. document annexé « Prévention et gestion des déchets, volet émanant de l’ancien PRPGD ») et le constat des capacités de stockage autorisées excédentaires par rapport au tonnage stocké à l’échelle régionale comme nationale, les projets en région Occitanie concernant les installations de stockage de déchets dangereux devront se faire au maximum à capacité régionale constante par rapport à la situation actuelle (soit 265 000 T/an) correspondant aux capacités cumulées des 2 sites existants en Occitanie.
Vu l’origine des flux entrants dans les deux Installations de Stockage des Déchets Dangereux d’Occitanie, et afin de respecter le principe de proximité et de limiter les nuisances générées par des transports supplémentaires mais aussi les risques liés à la dangerosité des déchets transportés (notamment en cas d’accident), il est demandé un rééquilibrage entre les capacités des 2 sites permettant une augmentation de la capacité du site de l’ouest de la Région tout en ne dépassant pas ce plafond régional de 265 000 t/an de capacité cumulée entre les 2 sites de stockage.
Sans objet.
Déchets produits en
situation
exceptionnelle
Il est demandé aux EPCI compétents en matière de collecte des déchets d’identifier plusieurs sites potentiels sur leur territoire en fonction des crises possibles (inondation, tempête…) et d’évaluer les éventuels travaux à réaliser La commune n’a pas la compétence en matière de déchets.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 16/156
Compatibilité du PLU avec le schéma Régional de Cohérence
Ecologique (SRCE) (intégré au SRADDET)
Prévu par l'article L-371-3 du Code de l'Environnement pour déterminer les enjeux régionaux de préservation ou de restauration des continuités écologiques, le SRCE doit être élaboré, mis à jour et suivi conjointement par la Région et l’Etat, en association avec un comité régional de la trame verte et bleue. Le SRCE est intégré au SRADDET (Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires) de la région Occitanie.
Le SRCE a vocation à proposer une cartographie des continuités écologiques à l’échelle régionale et des mesures pour assurer la préservation et la remise en bon état de la fonctionnalité des continuités écologiques.
Le SRCE Languedoc-Roussillon identifie sur la commune d’Aubord les éléments suivants :
- Deux réservoirs de biodiversité correspondant aux zones agricoles à
l’est et au sud de la commune
- Le cours d’eau le Vistre en tant que réservoir de biodiversité
- Les cours d’eau du Rieu et du Grand Campagnolle comme corridors
écologiques
La trame verte est bleue définie pour le territoire est majoritairement préservée :
− Réservoirs de la trame verte : en majeure partie en Ae, A ou Nb, et un
secteur en zone AU dont les incidences sont compensées ;
− Trame bleue : en prescription graphique (Espaces de bon
fonctionnement des cours d’eau) ;
− Haies : certaines en éléments végétaux à préserver identifiés au titre
de l’article L.151-23.
Le zonage Ae est un zonage agricole où les aménagements sont très fortement règlementés, plus qu’en zone A non indicée.
La zone AU, se situe en réservoir de biodiversité. Cela est lié au fait que la commune est dotée de peu d’espaces non contraints pour étendre son urbanisation. La justification du choix de cet espace est développée dans la
partie dédiée aux justifications. De plus, les incidences négatives de l’urbanisation de ce secteur sont compensées par des mesures intégrées au PLU.
Le PLU contient aussi une OAP thématique spécifiquement dédiée à la préservation des continuités écologiques : l’OAP TVB. Cette OAP contient plusieurs orientations favorables à la biodiversité et à l’amélioration des continuités écologiques. Elle définit des principes généraux d’aménagement sur la nature en ville, le végétal, les clôtures, etc.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 17/156
Compatibilité du PLU avec le SCOT Sud Gard
La révision du SCOT Sud Gard a été approuvée le 10 décembre 2019 et le SCOT est opposable depuis le 10 février 2020. Il comprend 6 EPCI (80 communes) dont la communauté de communes Petite Camargue à laquelle Aubord appartient. Le SCOT Sud Gard a été mis en révision en juin 2023 afin d’intégrer les dernières évolutions règlementaires, notamment la loi Climat et Résilience.
Le PLU d’Aubord doit être compatible avec le Document d'Orientations et d'Objectifs du SCoT. Celui-ci précise les orientations d’aménagement permettant de mettre en œuvre le projet défini dans le PADD. Ces orientations concernent les grands équilibres entre urbanisation et espaces naturels et agricoles, l’habitat, les implantations commerciales, les déplacements, le développement économique et l’environnement… Le Document d’Orientations et d’Objectifs, document prescriptif, est le seul qui ait un caractère normatif.
Analyse générale de la compatibilité du PLU avec les orientations du
SCOT Sud Gard
Cette analyse s’appuie sur les documents du SCOT en vigueur (PADD, DOO), ainsi que sur la note d’enjeux produite par le représentant du SCOT associé à la démarche d’élaboration du PLU d’Aubord.
Les défis du SCoT
Le territoire est confronté à des enjeux forts de développement durable :
• Un territoire accessible : situé au sein du réseau des agglomérations
de l’arc Méditerranéen.
• Une pression démographique importante mais inégalement répartie
et une périurbanisation galopante : 200 hectares de terres naturelles
et agricoles en moyenne sont urbanisés tous les ans.
• Une armature urbaine en évolution.
• Un cadre de vie attractif : un patrimoine naturel et paysager riche mais
fragilisé par la progression de l’urbanisation et le dérèglement
climatique.
• Une économie à dominante présentielle.
• Une fragilité économique et sociale d’une partie de la population.
• Une activité agricole et viticole au cœur de l’identité et de la vie
économique du territoire.
• Un accroissement des déplacements et une forte dépendance à la
voiture, avec des grands axes routiers régulièrement saturés.
• Un territoire soumis aux risques.
• Un territoire doté d’un potentiel touristique.
La commune d’Aubord au sein de l’armature urbaine du territoire proposée dans le SCOT
L’organisation urbaine déclinée dans le SCOT repose sur un système composé d’une grande centralité : le cœur de l’agglomération Nîmoise et sa 1ère couronne et d’un réseau de 6 bassins de vie interconnectés et dotés de polarités locales fonctionnant en complémentarité.
Commune proche de Nîmes aux tonalités rurales, Aubord se situe dans le bassin de vie « Nîmes-Gardon-Costières ». Elle est identifiée en tant « Autres communes connectées au réseau TC » dans l’armature urbaine du SCoT.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 18/156
Les axes du Projet d’Aménagement et de Développement Durables
• AXE 1 - Un territoire de ressources
• AXE 2 - Un territoire organisé et solidaire
• AXE 3 - Un territoire actif
• AXE 4 - Un territoire en réseaux
Chaque axe du PADD est décliné ans le DOO sous la forme de prescriptions et recommandations écrites et de cartographies thématiques. Les parties ci- après permettent d’appréhender la compatibilité du projet de PLU avec les principales orientations du SCOT.
Compatibilité du PLU avec l’AXE 1 - Un territoire de ressources à préserver et valoriser
➢ Prise en compte de la trame verte et bleue
Le territoire d’Aubord est en partie enclavé sur la partie Est par une zone de cœur de biodiversité des Costières nîmoises.
L’ensemble du réseau hydrographique est dense. La commune est concernée en totalité par du débordement des cours d’eaux et par du ruissellement.
Les espaces de Bon Fonctionnement des cours d’eau: le Vistre, Le Grand Campagnolle et le Rieu sont les trois cours d’eaux qui drainent AUBORD.
Notons la présence de la zone de Sauvegarde « pour la production d’eau potable des nappes Vistrenque-Costières du secteur « Aubord ».
L’orientation 5 du PADD du PLU d’Aubord fixe comme objectif la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité. Le PLU décline dans ses pièces règlementaires la préservation de la trame verte et bleue communale :
- protection des zones agricoles et de la zone de sauvegarde par un
zonage règlementaire adapté (A, Ae, Ac),
- protection des espaces de bon fonctionnement au titre du L121-23 du
code de l’urbanisme,
- élaboration d’une OAP trame verte et bleue à l’échelle communale.
Le seul projet urbain qui impacte la TVB du SCOT est le secteur d’extension (zone AU du PLU) présent au Sud-Est de la zone urbaine (« lisière urbaine à
formaliser »), sur une emprise de 6 ha. La prise en compte des enjeux environnementaux pour ce projet a fait l’objet de nombreuses discussions avec les PPA concernées afin de définir le secteur le moins impactant pour la biodiversité locale. De plus, des mesures de réduction, d’évitement et de réduction des impacts sont proposées dans le PLU.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 19/156
➢ Prise en compte de la trame agricole
Les espaces agricoles de production à valeur renforcée couvrent les terres agricoles à enjeux de protection les plus forts. Ils concernent la majorité des espaces agricoles de la commune d’Aubord.
Les espaces agricoles de production à valeur renforcée ceinturent la zone urbaine, et sont très diversifiés. De grandes surfaces agricoles s’étendent sur toute la commune, correspondant à la plaine des Costières et aux coteaux.
Au regard de la configuration communale, le projet d’urbanisation future visant à répondre aux besoins en logements ne pouvait pas se faire en dehors des espaces agricoles de la commune (cf. partie justification des choix). Il se situe donc sur une lisière urbaine à formaliser identifiée eu SCOT.
Pour autant, la préservation des terres agricoles est au cœur du projet communal et a été largement retranscrit dans le PLU d’Aubord.
Cet objectif est traduit dans l’orientation 4 du PADD (« objectif 3 : préserver et soutenir l’activité agricole »).
Les pièces règlementaires du PLU (zonage, règlement, OAP sectorielle) permettent également une préservation des terres agricoles :
- zonage adapté aux espaces agricoles selon leurs spécificités (A, Ae,
Ac),
- forte limitation des possibilités d’urbanisation nouvelle au sein des
espaces agricoles, et encadrement des constructions au travers du
règlement,
- principe de gestion des interfaces entre la zone de projet et la zone
agricole dans l’OAP sectorielle (bande tampon, végétalisation).
➢ Prise en compte des paysages
Petite commune bâtie autour du noyau historique, Aubord s’inscrit dans un environnement agricole et naturel de qualité. La commune est située en plaine des Costières, limitrophe du Vistre au nord et de la ligne LGV au sud.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 20/156
Le chemin des Canaux coupe la zone bâtie en deux, et constitue une fracture urbaine et paysagère importante mis en avant sur la carte des orientations du SCOT.
Le traitement de la traversée urbaine et des espaces non bâtis le long de la RD est un enjeu largement retranscrit dans le PLU, à la fois dans l’orientation 3 du PADD, et dans le zonage du PLU : marges de recul le long de la RD, classement en A ou UP des délaissés le long de la RD en vue soit de leur aménagement paysager.
Compatibilité du PLU avec l’AXE 2 - Un territoire organisé et solidaire
➢ Organiser l’accueil en fonction de l’armature urbaine :
Le territoire du SCOT prévoit une croissance de +1% par an.
Le SCOT fixe pour objectif de diversifier les formes urbaines et les types d’habitat, et de développer la mixité fonctionnelle. Selon le SCOT, la commune d’Aubord peut développer les équipements et services de proximité.
Le PLU d’Aubord prévoit en compatibilité avec les orientations du SCOT une croissance démographique de 1%/an, ce qui représente à horizon PLU une population d’environ 2 725 habitants, et un besoin de 180 nouveaux logements pour la période 2024-2035.
L’orientation 2 du PADD fixe des objectifs visant à accroître et diversifier l’offre en logements. Cela passera par la réhabilitation des logements vacants ou vétustes, et une urbanisation nouvelle sur une emprise de 6 ha. Le secteur d’extension urbaine encadré par une OAP sectorielle accueillera une diversité des formes urbaines (50% minimum d’habitat intermédiaire/collectif) et du logements social (20% minimum de LLS).
➢ Limiter la consommation d’espace :
Le SCOT définit notamment les principes d’urbanisation suivants pour les « autres villages »:
- Il prévoit que 70% minimum de la production de logements doit
s'effectuer en renouvellement urbain (dans l’enveloppe urbaine).
- Le PLU peut tenir compte de la rétention foncière, sans pouvoir
dépasser 45%.
- La densité moyenne de l’ensemble des opérations de logements ou
urbain mixte doit être de 25 logements/ha à l’échelle communale.
- L’urbanisation ne peut pas être développée dans les hameaux et les
écarts.
- 20% minimum de logements locatifs sociaux dans la production
nouvelle de logements.
- Les extensions doivent être modérées, Elles peuvent être admises en
continuité du village dans les secteurs identifiés en tant que « lisières
urbaines à formaliser ».
- Elles sont comptabilisées dans le foncier mobilisable des «autres
villages » de Petite Camargue qui s’élève à 6 ha maximum pour la seule
commune d’AUBORD.
- Intégrer les risques d’inondation et les enjeux liés au ruissellement
urbain.
En compatibilité avec les orientations du SCOT, le PLU prévoit un secteur d’extension urbaine de 6 ha en continuité de la zone urbaine. Cette extension modérée se situe dans un secteur identifié au SCOT en tant que lisières urbaines à formaliser. Ce secteur fait l’objet d’une OAP sectorielle dans le PLU et accueillera environ 150 logements (dont 20% LLS), soit une densité moyenne de 25 log/ha.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 21/156
Les principes de l’OAP sectorielle visent à assurer une intégration urbaine et paysagère soignée de l’urbanisation nouvelle. Les espaces publics occupent une place importante et structurante au sein du projet urbain. Des préconisations environnementales sont également inscrites dans l’OAP afin de prendre en compte le risque ruissellement, limiter l’imperméabilisation des sols, et limiter les impacts du projet sur la biodiversité.
Le règlement du PLU encadre également l’urbanisation nouvelle de ce secteur, il impose une opération d’ensemble, limite l’emprise au sol des constructions, encadre la qualité des constructions, fixe un minimum de 10% de surfaces en pleine terre et privilégie l’utilisation de matériaux perméables pour les surfaces libres de construction.
Compte tenu des contraintes du territoire, l’objectif de 70% minimum de renouvellement urbain n’est pas possible. En effet, un potentiel d’une trentaine de logements seulement est présent au sein de la zone urbaine (cf. partie justifications des choix).
Compatibilité du PLU avec l’AXE 3 - Un territoire actif à dynamiser
La stratégie économique du SCOT :
• Au niveau de l’armature commerciale, Aubord est située à proximité
de Nîmes, ville centre ainsi que de Vauvert, ville « offre d’équilibre »
située à 10/15 minutes ainsi que de Milhaud « support
d’agglomération »
• Aubord dispose d’une zone d’aménagement économique d’équilibre
existante devant faire l’objet de réinvestissement urbain
• Pour les activités commerciales, Aubord fait partie des « communes
avec une petite offre de centre-ville. » du DAAC. Elle reste dépendante
des communes voisines plus importantes.
• La commune d’Aubord peut développer les activités économiques
artisanales, libérales et les services de proximité, mais la création
d’une zone d’activités de proximité ne peut être réalisée que sous la
condition de réserver 50% de l’offre à de l’artisanat et du service aux
entreprises, ne pas dépasser 5 ha et ne pas se situer à moins de 10
minute en voiture d’une autre ZAE qui disposerait de foncier
disponible.
• Activités commerciales : le DAAC prévoit qu’aucune surface
commerciale de plus de 300m² ne s’implantera en périphérie ou en
entrée de village. Dans le cas de commerces déjà existants souhaitant
s’agrandir ou se moderniser, les projets doivent être menés dans le
tissu urbain existant. Il s’agit de préserver l’activité existante et
permettre son développement.
L’orientation 4 du PADD du PLU d’Aubord retranscrit pleinement les objectifs de préservation du tissu économique local, notamment des commerces et services de proximité présents au sein du village.
Ces objectifs sont également déclinés dans les pièces réglementaires du PLU : - protection des linéaires commerciaux (L151-16 du CU) identifiés sur le
plan de zonage.
- encadrement de l’implantation des activités commerciales dans le
règlement de la zone urbaine (interdiction des commerces et activités
de services supérieures à 400 m² en zone UA , limitation forte des
activités au sein des zones d’habitat périphériques, interdiction des
commerces de proximité au sein de la zone d’activités…).
Compatibilité du PLU avec l’AXE 4 - Un territoire en réseaux à relier
Sur le territoire, la dépendance à la voiture individuelle est forte. Les principaux axes routiers structurants qui traversent la commune sont la RD 135 et RD 14.
Le SCOT prévoit le développement des liaisons douces dans le village et inter- villages, et le renforcement de la cohérence entre urbanisme et transport.
L’orientation 3 du PADD du PLU d’Aubord comporte un objectif relatif à l’organisation et l’apaisement des déplacements. Cet axe traitement aussi de la traversée urbaine (chemin des Canaux), que du développement des modes doux. La carte du PADD identifie les abords de la RD à valoriser, des cheminements à aménager au sein de la zone urbaine, ainsi que des cheminements doux de loisirs au sein des espaces agricoles.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 22/156
Déclinaison spécifique du volet environnement du SCOT dans le cadre
de l’évaluation environnementale du PLU
Dans le tableau suivant est développé l’orientation traitant des thématiques environnementales :
Objectifs généraux Cohérence
Le défi de l’attractivité pour accueillir bien et durablement
A.1 préserver et valoriser
l’armature verte et bleue, socle
environnemental et paysager du
territoire
La trame verte est bleue définie pour le territoire
est majoritairement préservée :
− Réservoirs de la trame verte : en
majeure partie en Ae, A ou Nb ;
− Trame bleue : en prescription graphique
(Espaces de bon fonctionnement des
cours d’eau) ;
− Haies : certaines en éléments végétaux à
préserver identifiés au titre de l’article
L.151-23.
Le zonage Ae est un zonage agricole où les
aménagements sont très fortement règlementés,
plus qu’en zone A.
La zone AU, se situe en réservoir de biodiversité.
Cela est lié au fait que la commune est dotée de
peu d’espaces non contraints pour étendre son
urbanisation. Les incidences de cette urbanisation
sont compensées par des mesures intégrées au
PLU.
De plus, le PLU contient une OAP thématique
spécifiquement dédiée à la préservation des
continuités écologiques : l’OAP TVB. Cette OAP
contient plusieurs orientations favorables à la
biodiversité et à l’amélioration des continuités
écologiques. Elle définit des principes généraux
d’aménagement sur la nature en ville, le végétal,
les clôtures, etc.
A.2 favoriser l’appropriation des
espaces de la trame verte et
bleue par les usagers
Le site Natura 200 présent sur la commune est
préservé par le zonage (en zone Ae, A et Nb).
A.3. Préserver et valoriser les
vecteurs paysagers du territoire
La zone à urbaniser bénéficie d’un traitement
paysager de qualité dans les OAP sectorielles et
les ensembles paysagers emblématiques de la
commune sont préservés (zones agricoles, cours
d’eau…).
De plus, le patrimoine végétal et bâti de la
commune est préservé dans le zonage et le
règlement prescrit des caractéristiques
architecturales et paysagères de qualité pour les
aménagements.
A.4. Maintenir et adapter les
espaces agricoles aux enjeux du
territoire
Les espaces agricoles de la commune sont classés
en zone A. De plus, plus de 30 ha de zones AU au
PLU en vigueur (ancienne ZAC de la Farigoule)
sont reclassées en zone agricole.
A.5 valoriser et gérer de manière
durable la présence de l’eau sur
le territoire
Les cours d’eau de la commune et leurs espaces
de bon fonctionnement sont préservés dans le
zonage.
A.6. Economiser et préserver la
ressource en eau
La ressource en eau de la commune provient du
captage du Rouvier qui a une capacité suffisante
pour approvisionner le développement
démographique prévu par le PLU.
Les périmètres de protection du captage sont
bien intégrés dans la partie règlementaire du PLU.
A.7. Intégrer le cycle de l’eau
dans l’aménagement du
territoire
Le cycle de l’eau est bien pris en compte dans le
PLU à travers les éléments suivants :
- Préservation des cours d’eau et de leurs
espaces de bon fonctionnement
- Intégration du PPRi dans le PLU
- Prise en compte du ruissellement des
eaux pluviales avec notamment la mise
en place d’un bassin de rétention dans la
zone future d’urbanisationCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 23/156
- L’OAP TVB préconise aussi la limitation
de l’imperméabilisation des sols
A.8. Amorcer la transition
énergétique et promouvoir la
Sobriété énergétique
Le PLU rappelle les zones d’accélération pour les
ENR, un secteur est identifié dans le PADD pour
un potentiel projet lié aux ENR.
A.9. Anticiper la vulnérabilité du
territoire face au changement
climatique
Plusieurs points sont développés dans le PLU sur
l’adaptation au changement climatique
notamment sur les thématiques suivantes déjà
développées :
- Préservation de la biodiversité et de la
TVB
- Limitation de l’imperméabilisation des
sols
- Préservation de la ressource en eau
- Développement des énergies
renouvelables
A.10. Rationaliser l’usage des
matériaux du sous-sol Commune non concernée par une carrière
A.11. Limiter au maximum et
recycler mieux les déchets du
territoire
Compétence intercommunale
A.12. Rendre le territoire et ses
habitants moins vulnérables aux
risques et aux nuisances
Les risques, notamment inondation, sont pris en
compte dans le PLU (intégration du PPRi et du
risque ruissellement urbain dans le règlement
graphique et écrit).
Les nuisances sonores sont aussi prises en compte
avec la mise en place de marges de recul au
niveau des voies bruyantes.
Compatibilité du PLU avec le Schéma Directeur d’Aménagement
et de Gestion des Eaux (SDAGE) Rhône Méditerranée
Le comité de bassin a adopté le 18 mars 2022 le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) pour les années 2022 à 2027 et il a émis un avis favorable sur le programme de mesures correspondant. Il est entré en vigueur le 4 avril 2022, pour une durée de 6 ans.
Le SDAGE définit, pour une période de 6 ans, les grandes orientations pour une gestion équilibrée de la ressource en eau, les objectifs de qualité des milieux aquatiques et de quantité des eaux à maintenir ou à atteindre dans le bassin, ainsi que les actions à entreprendre pour atteindre ces objectifs.
Pour 2021, le SDAGE vise 67,4 % des milieux aquatiques en bon état écologique et 88,4 % des nappes souterraines en bon état quantitatif. En 2021, 48,8 % des milieux
aquatiques sont en
bon état écologique et
85,1 % des nappes
souterraines en bon
état quantitatif.
Dans cette optique, le
SDAGE comprend 9
orientations
fondamentales et 7
questions
importantes :Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 24/156
Dispositions Cohérence
OF 0 S’adapter aux effets du changement climatique
0-01 Agir plus vite et plus fort face au
changement climatique
La prise en compte du changement
climatique est une orientation
transversale qui se retrouve dans les
objectifs du PLU traduits dans le PADD. 0-02 Développer la prospective pour anticiper le changement climatique
OF 1 Privilégier la prévention et les interventions à la source pour plus
d’efficacité
1-02 Développer les analyses prospectives
dans les documents de planification
Sans objet
1-04 Inscrire le principe de prévention
dans la conception des projets et les outils
de planification locale
Le PADD intègre la prévention des
risques dans ses enjeux.
Le zonage du PLU prend en compte les
aléas inondation et ruissellement. La
nouvelle zone à urbaniser ne se situe
pas dans la zone de cet aléa.
OF 2 Concrétiser la mise en œuvre du principe de non-dégradation des milieux aquatiques
2-01 Mettre en œuvre la séquence «
éviter-réduire-compenser »
La séquence éviter-réduire-compenser
a été mise en œuvre dans les choix
relatifs à la zone d’extension urbaine.
OF 4 Renforcer la gouvernance locale de l’eau pour assurer une gestion intégrée des enjeux
4-12 Intégrer les enjeux du SDAGE dans
les projets d’aménagement du territoire
et de développement économique
Le PADD intègre la protection de l’eau
comme un enjeu environnemental, et
porte la volonté de préserver le réseau
hydrographique et ses annexes.
4-13 Associer les acteurs de l’eau à
l’élaboration des projets d’aménagement
du territoire
Le SAGE a été associé à la démarche
PLU.
OF 5 Lutter contre les pollutions, en mettant la priorité sur les pollutions par les substances dangereuses et la protection de la santé
OF 5A Poursuivre les efforts de lutte contre les pollutions d’origine domestique et industrielle
5A-01 Prévoir des dispositifs de réduction
des pollutions garantissant l’atteinte et le
maintien à long terme du bon état des
eaux
Les Espaces de Bon Fonctionnement
(EBF) sont inconstructibles dans le PLU
et servent de bande tampon épuratrice
pour préserver la qualité des cours
d’eau.
5A-02 Pour les milieux particulièrement
sensibles aux pollutions, adapter les
conditions de rejet en s’appuyant sur la
notion de « flux admissible »
La station d’épuration est en capacité
suffisante pour traiter les effluents dus
aux nouveaux habitants.
5A-03 Réduire la pollution par temps de
pluie en zone urbaine
Le PLU comprend des éléments pour
gérer les eaux pluviales qui
permettront de réduire la pollution par
temps de pluie.
5A-04 Eviter, réduire et compenser
l’impact des nouvelles surfaces
imperméabilisées
Le PLU recherche la limitation de
l’imperméabilisation des sols.
5A-06 Etablir et mettre en œuvre des
schémas directeurs d’assainissement qui
intègrent les objectifs du SDAGE
Le zonage d’assainissement a été mis à
jour parallèlement à la démarche
d’élaboration du PLU.
OF 5B Lutter contre l’eutrophisation des milieux aquatiques
5B-01 Anticiper pour assurer la non-
dégradation des milieux aquatiques
fragiles vis-à-vis des phénomènes
d’eutrophisation
La station d’épuration est en capacité
suffisante pour traiter les effluents dus
aux nouveaux habitants ce qui limitera
les rejets polluants.
OF 5E : Evaluer, prévenir et maîtriser les risques pour la santé humaine
5E-01 Protéger les ressources stratégiques
pour l’alimentation en eau potable
L’aire d’alimentation de captage est
affichée en annexe du plan de zonage.
Elle se situe en zones Ac.
5E-03 Renforcer les actions préventives
de protection des captages d’eau potable
Le PLU ne comporte pas d’éléments
sur ce point.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 25/156
OF 6 Préserver et restaurer le fonctionnement des milieux aquatiques et des zones humides
OF 6A Agir sur la morphologie et le décloisonnement pour préserver et restaurer les milieux aquatiques
6A-01 Définir les espaces de bon
fonctionnement des milieux aquatiques,
humides, littoraux et eaux souterraines Les EBF sont protégés dans le PLU.
6A-02 Préserver et restaurer les espaces
de bon fonctionnement des milieux
aquatiques
6A-03 Préserver les réservoirs biologiques
et renforcer leur rôle à l’échelle des
bassins versants
6A-04 Préserver et restaurer les rives de
cours d’eau et plans d’eau, les forêts
alluviales et ripisylves
6A-16 Mettre en œuvre une politique de
préservation et de restauration du littoral
et du milieu marin pour la gestion et la
restauration physique des milieux
Sans objet
OF 6B Préserver, restaurer et gérer les zones humides
6B-01 Préserver, restaurer, gérer les
zones humides et mettre en œuvre des
plans de gestion stratégique des zones
humides dans les territoires pertinents
Les zones humides du territoire sont
représentées par les cours d’eau. Ils
sont protégés dans le PLU par une
prescription graphique (L151-23).
6B-02 Mobiliser les documents de
planification, les outils financiers, fonciers
et environnementaux en faveur des zones
humides
6B-03 Préserver les zones humides en les
prenant en compte dans les projets
6B-04 Poursuivre l’information et la
sensibilisation des acteurs par la mise à
disposition et le porter à connaissance
OF 7 Atteindre et préserver l’équilibre quantitatif en améliorant le partage de la ressource en eau et en anticipant l’avenir
7-01 Élaborer et mettre en œuvre les
plans de gestion de la ressource en eau
Le développement de la commune
prévu dans le PLU est adapté à la
ressource en eau.
7-04 Anticiper face aux effets du
changement climatique
7-05 Rendre compatibles les politiques
d’aménagement du territoire et les
usages avec la disponibilité de la
ressource
7-06 Mieux connaître et encadrer les
prélèvements à usage domestique
OF 8 Augmenter la sécurité des populations exposées aux inondations en tenant compte du fonctionnement naturel des milieux aquatiques
8-01 Préserver les champs d’expansion
des crues Le zonage du PLU intègre les secteurs couverts par un risque naturel
inondation et ruissellement. Le
règlement du PPRi est joint en annexe
du PLU. Le PLU Intègre des
prescriptions visant à reprendre la règle
n°1 du SAGE Vistre, Nappes Vistrenque
et Costières concernant
l’imperméabilisation des sols et la
gestion des eaux pluviales. Cette
mesure porte sur le rejet d’eaux
pluviales dans le milieu naturel, le
dimensionnement des dispositifs
d’infiltration, le dimensionnement des
systèmes de compensation, de
8-02 Rechercher la mobilisation de
nouvelles capacités d’expansion des crues
8-03 Éviter les remblais en zones
inondables
8-04 Limiter la création et la rehausse des
ouvrages de protection aux secteurs à
risque fort et présentant des enjeux
importants
8-05 Limiter le ruissellement à la source
8-06 Favoriser la rétention dynamique des
écoulementsCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 26/156
8-11 Identifier les territoires présentant
un risque important d'érosion
rétention et d’infiltration. La prise en
compte de ces éléments du SAGE
permet de limiter le risque inondation.
Des règles s’appliquent selon les types
de zones, notamment la transparence
hydraulique des clôtures la
transparence hydraulique.
Le PLU intègre des prescriptions
graphiques permettant de protéger les
milieux aquatiques et donc contribue à
la bonne gestion du risque inondation.
8-12 Traiter de l’érosion littoral e dans les
stratégies locales des territoires exposés à
un risque important d’érosion
Compatibilité du PLU avec le SAGE Vistre Nappes Vistrenque et
Costières
Les mêmes justifications présentées pour la SDAGE s’appliquent au SAGE.
Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) est un outil stratégique de planification à l’échelle d’une unité hydrographique cohérente : le bassin versant.
L’objectif principal du SAGE est la recherche d’un équilibre durable entre protection des milieux aquatiques et satisfaction des usages. Pour cela, il définit des objectifs et des mesures de gestion adaptés aux enjeux locaux. Cet instrument juridique et opérationnel vise également à satisfaire l’objectif de bon état des masses d’eau, introduit par le Directive Cadre Européenne (DCE) du 23 octobre 2000.
Selon l’article L 212-5-1 du code de l’environnement, le SAGE est composé des documents suivants :
- le Plan d’Aménagement et de Gestion Durable (PAGD) de la ressource
en eau et des milieux aquatiques, qui fixe les objectifs à atteindre,
définit les priorités à retenir et les conditions de réalisation des
objectifs de gestion durable de la ressource en eau ;
- le Règlement, qui définit des mesures précises permettant la
réalisation des objectifs exprimés dans le PAGD, avec l’appui de
documents cartographiques, il est opposable à l’administration et aux
tiers ;
- un atlas cartographique qui contient les cartes associées aux
dispositions du PAGD ;
- une évaluation environnementale qui a pour objet d’identifier, de
décrire et d’évaluer les incidences probables de la mise en œuvre du
SAGE sur l’environnement. Cet outil d’aide à l’élaboration du SAGE n’a
pas de portée juridique.
Le SAGE Vistre Nappes Vistrenque et Costières a été approuvé par arrêté préfectoral le 14 avril 2020. Le PAGD du SAGE fixe 5 enjeux :
• Gestion quantitative des eaux souterraines
• Qualité de la ressource en eau souterraine
• Qualité des eaux superficielles et des milieux aquatiques associés
• Risque inondation
• Gouvernance et communicationCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 27/156
Compatibilité du PLU avec le Plan de Gestion des Risques
Inondation (PGRI) Rhône Méditerranée
La Directive européenne 2007/60/CE du 23 octobre 2007 relative à l'évaluation et la gestion des risques d'inondation, dite « Directive inondation » a pour objectif principal l'établissement d'un Plan de Gestion des Risques d'Inondation (PGRI). Ce document stratégique crée un cadre pour l'évaluation et la gestion globale des risques d'inondation et vise à réduire les conséquences négatives pour la santé humaine, l'environnement, le patrimoine culturel et l'activité économique associées aux différents types d'inondation.
Elaboré à l'échelle du bassin Rhône-Méditerranée, le PGRI fixe les grands objectifs en matière de gestion des risques d'inondation et les objectifs propres à certains territoires à risques d'inondation importants (TRI). Le projet est composé de 5 Grands Objectifs (GO).
Le Plan de Gestion des Risques d’Inondation Rhône Méditerranée a été approuvé en mars 2021 et adopté fin mars 2022. Il établit, sur 2022-2027, des mesures visant à la réduction du risque inondation.
Le GO1 du PGRI 2022-2027 est l'objectif central de la prise en compte du risque dans l'aménagement du territoire régi notamment par les documents d'urbanisme. La compatibilité de ces documents avec les principes d’aménagement des zones à risques d’inondation est précisée dans la disposition D.1-3 « Ne pas aggraver la vulnérabilité en orientant le développement urbain en dehors des zones à risque ».
D'autres dispositions insistent sur le rôle des documents d'urbanisme en matière de prévention des inondations :
▪ Disposition D.2-1 : Préserver les champs d'expansion des crues ;
▪ Disposition D.2-2 : Rechercher la mobilisation de nouvelles capacités
d'expansion des crues ;
▪ Disposition D.2-4 : Limiter le ruissellement à la source ;
▪ Disposition D.2-10 : Identifier les territoires présentant un risque
important d'érosion ;
▪ Disposition D.2-13 : Limiter l'exposition des enjeux protégés par des
ouvrages de protection ;
Disposition D.4-2 : Assurer la cohérence des projets d'aménagement du territoire et de développement économique avec les objectifs de la politique de gestion des risques d'inondation.
Prise en compte dans le PLU :
Le zonage du PLU intègre les secteurs couverts par un risque naturel inondation et ruissellement. Le règlement du PPRi est joint en annexe du PLU. Le PLU Intègre des prescriptions visant à reprendre la règle n°1 du SAGE Vistre, Nappes Vistrenque et Costières concernant l’imperméabilisation des sols et la gestion des eaux pluviales. Cette mesure porte sur rejet d’eaux pluviales dans le milieu naturel, le dimensionnement des dispositifs d’infiltration, Le dimensionnement des systèmes de compensation, de rétention et d’infiltration. La prise en compte de ces éléments du SAGE permet de limiter le risque inondation.
Des règles s’appliquent selon les types de zones : en zone AU par exemple, il est précisé dans le règlement que les clôtures ne doivent pas gêner l’écoulement des eaux pluviales, elles doivent respecter la transparence hydraulique.
Le PLU intègre des prescriptions graphiques permettant de protéger les milieux aquatiques et donc contribue à la bonne gestion du risque inondation : Les espaces de bon fonctionnement des cours d’eau identifiés dans le SAGE Vistre, Nappes Vistrenque et Costières sont classés au titre de l’article L151- 23 du code de l’urbanisme. Dans ces espaces sont interdits tout travaux, tout aménagement, toute construction et toute installation exceptés ceux listés ci- après ainsi que les travaux d’adaptation, de réfection ou d’entretien courant des constructions existantes. Les éléments végétaux constitutifs de l’Espace de Bon Fonctionnement (arbres, haies, alignements, buissons, bosquets ...) doivent être conservés et protégés.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 28/156
Compatibilité du PLU avec le Plan Climat Air Energie Territorial
(PCAET) de Petite Camargue (intégré au SCOT)
Les EPCI à fiscalité propre de plus de 20 000 habitants ont pour obligation de mettre en œuvre un Plan Climat-Air-Energie Territorial (Article 188 de la Loi relative à la Transition Energétique pour la Croissance Verte du 17 août 2015). La Communauté de communes de Petite Camargue a réalisé son PCAET en 2018 pour la période 2018-2023.
Le PCAET est composé de :
- Un diagnostic
- Une stratégie d’actions
- Un programme d’actions
- Un dispositif de suivi et d’évaluation
Le PCAET de Petite Camargue a été approuvé le 21 décembre 2018 et sa stratégie s’articule en 7 ambitions.
Le PCAET ayant été approuvé avant le SCoT, il a été intégré à celui-ci lors de son élaboration. Ainsi, le PLU étant compatible avec le SCoT, il est aussi compatible avec le PCAET.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 29/156
Compatibilité du PLU avec le Schéma Régional des Carrières
(SRC) de la Région Occitanie
La loi ALUR réforme les Schémas des Carrières en modifiant l’article L.515-3 du code de l’environnement. Le décret n°2015-1676 du 15 décembre 2015 en précise les contours. Les dispositions du nouvel article visent à pouvoir mettre en œuvre une partie de la « stratégie nationale de gestion durable des granulats terrestres et marins et des matériaux et substances de carrières » (mars 2012).
Elle propose en particulier :
• une évolution des outils de programmation, notamment par rapport
à leur échelle de mise en œuvre, à savoir la régionalisation des
Schémas des Carrières via la mise en œuvre d’un Schéma Régional des
Carrières,
• une plus large reconnaissance des ressources marines et issues de
recyclages,
• et une modification de la portée juridique de ces schémas sur les
documents d’urbanisme, en particulier les ScoT intégrateurs, et à
défaut de ScoT sur les PLU(i) ; le niveau d’opposabilité étant la prise
en compte.
Le Schéma Régional des Carrières (SRC) vise à définir les conditions générales d'implantation des carrières, les orientations relatives à la logistique nécessaire, à la gestion durable des différents types de matériaux ainsi que les mesures indispensables à sa compatibilité avec les autres plans/programmes et celles permettant d'éviter, réduire ou compenser ses impacts.
Le SRC Occitanie vise à remplacer les 13 schémas départementaux des carrières existants en région, il a été approuvé par l’arrêté préfectoral du 16 février 2024.
La commune ne comporte aucune carrière en activité sur son territoire.
3. Principe de prise en compte
Prise en compte des objectifs SRADDET dans le PLU
Le SRADDET Occitanie est présenté dans la partie précédente sur la compatibilité.
Le rapport d’objectifs, volet stratégique du SRADDET, est articulé par ces 3 défis. Les 3 défis du SRADDET sont déclinés en 3 objectifs généraux chacun et 27 objectifs thématiques.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 30/156
1er défi : Le défi de l’attractivité pour accueillir bien et durablement
Rappel des objectifs qui découlent de ce premier défi :
Prise en compte dans le PLU des objectifs :
Objectifs Prise en compte dans le PLU
Objectif 1 : Favoriser le développement et la promotion sociale
Objectif thématique 1.1 :
Garantir l’accès aux mobilités du
quotidien pour tous les usagers.
Dans le PADD :
Le PLU a pour objectif d’organiser et
apaiser les déplacements. Cet objectif est
transversal à tous les modes de
déplacements, et vise notamment à
améliorer les connexions entre les
différents quartiers.
Dans les pièces règlementaires :
Le choix de la zone d’urbanisation future a
intégré la problématique des
déplacements, et l’accessibilité aux modes
doux. Des principes de desserte en
cheminements doux sont inscrits dans
l’OAP sectorielle.
Objectif thématique 1.2 :
Favoriser l’accès aux services sur
tous les territoires.
Dans le PADD :
Le PLU a pour objectif de conforter la
dynamique villageoise, renforcer l’offre en
équipements et sauvegarder une offre
commerciale dans le centre village.
Dans les pièces règlementaires :
Les linéaires commerciaux participant à
diversité commerciale sont protégés dans
le PLU.
Le zonage délimite également les secteurs
d’équipements de la commune et les
conforte.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 31/156
Objectif thématique 1.3 :
Développer une offre d’habitat à la
hauteur de l’enjeu des besoins et de
la diversité sociale
Dans le PADD :
Le PLU a pour objectif d’accroître et
diversifier l’offre en logements. Il s’agira de
proposer une nouvelle offre en logements
en extension, tout en menant une
politique de réhabilitation des logements
vacants ou vétustes dans le centre village.
Dans les pièces règlementaires :
L’OAP sectorielle prévoit une densité
minimale de logements, une mixité des
formes urbaines est attendue avec du
collectif et de l’intermédiaire. Une
servitude de mixité sociale (20%) est
également instaurée sur le secteur
d’urbanisation future.
Objectif 2 : Concilier développement et excellence environnementale
Objectif thématique 1.4 :
Réussir le zéro artificialisation nette
à l’échelle régionale à l’horizon
2040 ;
Dans le PADD :
Le PLU a pour objectif un développement
urbain maîtrisé et durable qui intègre les
problématiques environnementales et
agricoles. Il encourage en parallèle la
réhabilitation des logements vacants.
La préservation des terres agricoles est
également inscrite dans les objectifs du
PADD.
Dans les pièces règlementaires :
Le PLU délimite en cohérence avec le SCOT
Sud Gard une zone de projet en extension
urbaine de 6 ha qui constitue les dernières
possibilités d’extension de la commune.
L’OAP sectorielle prévoit des principes de
réduction, d’évitement et de
compensation pour les incidences
environnementales, notamment sur les
espèces protégées.
Le zonage du PLU identifie les espaces
agricoles présentant une sensibilité
environnementale particulière.
Objectif thématique 1.5 :
Concilier accueil et adaptation du
territoire régional aux risques
présents et futurs ;
Dans le PADD :
Le PLU a pour objectif de prendre en
compte les risques et nuisances, et de
préserver les ressources naturelles.
Dans les pièces règlementaires :
Le PLU intègre l’ensemble des risques et
nuisances dans les différentes pièces
règlementaires (zonage, règlement, OAP).
Objectif thématique 1.6 :
Penser l’aménagement du territoire
au regard des enjeux de santé des
populations.
Objectif 3 : Devenir une région à énergie positive
Objectif thématique 1.7 :
Baisser de 20% la consommation
énergétique finale des bâtiments
d’ici 2040
Dans le PADD :
Le PLU a pour objectif de promouvoir les
énergies renouvelables et d’accélérer la
rénovation énergétique des bâtiments
publics.
Dans les pièces règlementaires :
L’OAP rappelle les principes du
bioclimatisme afin de limiter la
consommation énergétique des bâtiments
et améliorer leur habitabilité.
Objectif thématique 1.8 :
Baisser de 40% la consommation
d’énergie finale liée au transport de
Dans le PADD :
Le PLU encourage le recours aux modes
déplacements doux, et le développementCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 32/156
personnes et de marchandises d’ici
2040
des déplacements alternatifs à la voiture
individuelle.
Dans les pièces règlementaires :
Des principes de desserte en
cheminements doux sont inscrits dans
l’OAP sectorielle.
Objectif thématique 1.9 :
Multiplier par 2,6 la production
d’énergies renouvelables d’ici 2040
Dans le PADD :
Le PLU a pour objectif de promouvoir les
énergies renouvelables, et identifie un
secteur potentiel pour l’accueil de projets
photovoltaïques.
Dans les pièces règlementaires :
Le PLU permet le recours à des dispositifs
d’énergies renouvelables, à l’exception
des centrales photovoltaïques au sol en
zone agricole.
2ème défi : Le défi des coopérations pour renforcer les solidarités
territoriales
Rappel des objectifs qui découlent de ce premier défi :Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 33/156
Prise en compte dans le PLU des objectifs :
Objectifs généraux Cohérence
Objectif 1 : Construire une région équilibrée pour ses territoires
Objectif thématique 2.1 :
Des métropoles efficaces et durables
Sans objet. Objectif thématique 2.2 :
Développer les nouvelles attractivités
Objectif thématique 2.3 :
Renforcer les synergies territoriales
Objectif 2 : Inscrire les territoires ruraux et de montagne au cœur des
dynamiques régionales
Objectif thématique 2.4 :
Garantir dans les massifs et les
territoires de faible densité un socle de
services et un accès aux ressources
extérieures
Sans objet.
Objectif thématique 2.5 :
Inciter aux coopérations entre
territoires et avec les espaces
métropolitains
Objectif thématique 2.6 :
Accompagner la transition et le
développement des économies dans
les territoires ruraux et de montagne
Objectif 3 : Partager et gérer ensemble les biens communs
Objectif thématique 2.7 :
Préserver et restaurer la biodiversité et
les fonctions écologiques pour
atteindre la non perte nette de
biodiversité
Dans le PADD :
Le PLU a pour objectif de préserver la
biodiversité et les ressources
naturelles.
Dans les pièces règlementaires
La préservation de la biodiversité est
retranscrite dans les pièces
règlementaires du PLU : prise en
compte de la TVB dans les OAP,
zonages spécifiques pour les zones
agricoles à enjeux écologiques, %
d’espaces de pleine terre dans le
règlement marges de recul aux abords
des cours d’eau, prise en compte des
EBF du SAGE….
Objectif thématique 2.8 :
Préserver et restaurer la fonctionnalité
des milieux aquatiques et des zones
humides
Objectif thématique 2.9 :
Du déchet à la ressource à horizon
2040 : réduire la production de déchets
et optimiser la gestion des recyclables
Le PLU mentionner dans le PADD le
maintien d’une collecte et d’un
traitement des déchets en adéquation
avec les besoins du territoire, afin de
limiter notamment le risque de
décharge sauvage.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 34/156
3ème défi : Le défi du rayonnement pour un développement vertueux
de tous les territoires
Rappel des objectifs qui découlent de ce premier défi :
Prise en compte dans le PLU des objectifs :
Objectif 1 : Renforcer le potentiel de rayonnement de tous les territoires
Objectif thématique 3.1 :
Optimiser les connexions régionales
vers l’extérieur
Sans objet.
Objectif thématique 3.2 :
Consolider les moteurs métropolitains
Objectif thématique 3.3 :
Valoriser l’ouverture économique et
touristique de tous les territoires et
consolider les relations interrégionales
Objectif 2 : Faire de l'espace méditerranéen un modèle de développement vertueux
Objectif thématique 3.4 :
Construire et faire vivre les
coopérations méditerranéennes et
transfrontalières de la Région
Occitanie
Sans objet.
Objectif thématique 3.5 :
Développer l’économie bleue et le
tourisme littoral dans le respect des
enjeux de préservation et de
restauration de la biodiversité
Objectif thématique 3.5 :
Faire du littoral une vitrine de la
résilience.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 35/156
Objectif 3 : Faire de l’Occitanie une région exemplaire face au changement climatique
Objectif thématique 3.7 :
Favoriser le développement du fret
ferroviaire, fluvial et maritime et du
secteur logistique
Sans objet.
Objectif thématique 3.8 :
Accompagner l’économie régionale
dans la transition écologique et
climatique
Dans le PADD :
Le PLU a pour objectif de préserver la
biodiversité et les ressources,
d’encourager une agriculture
respectueuse de l’environnement.
Dans les pièces règlementaires :
Le zonage du PLU préserve les espaces
agricoles au travers d’un zonage
adapté et d’une règlementation stricte.
Objectif thématique 3.9 :
Pérenniser les ressources nécessaires
au développement actuel et futur de la
région
Dans le PADD :
Le PLU a pour objectif de préserver les
terres agricoles, de protéger la
ressource en eau, de promouvoir des
modes de déplacements alternatifs à la
voiture, et de préserver les paysages et
le patrimoine local.
Dans les pièces règlementaires :
Des mesures de protection spécifique
permettent d’atteindre ces objectifs
(zonage agricole, cheminements doux
dans l’OAP, protection des éléments
patrimoniaux…).Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 36/156
Partie 2 - Explications des
choix retenus pour établir le
PADD et les OAPCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 37/156
1. Une démarche collaborative pour un projet partagé
Des rencontres pour débattre, valider et affiner les options retenues pour élaborer le PADD.
La rédaction du projet communal (PADD) a donné lieu à des choix qui sont détaillés ci-après. Pour comprendre ces décisions, il est important de rendre compte de la manière dont le débat s’est organisé.
Il ne s’agit pas de détailler l’ensemble des processus décisionnels de collaboration ou de concertation qui ont été mobilisés pour conduire la démarche. Toutefois, il est utile de rappeler les échanges et débats qui ont permis la prise de décision et abouti à l’écriture du PADD, notamment pour mettre en avant le temps du débat public nécessaire à la maturation des orientations, les acteurs impliqués, et les méthodes de discussions, ouvertes et itératives qui ont été mobilisées.
L’élaboration du PADD a fait l’objet :
- de réunions de travail avec les élus de la commune portant sur la
construction du projet ;
- d’une réunion en présence des Personnes Publiques Associées en
novembre 2022;
- d’une réunion publique de présentation à la population en décembre
2022.
Comme indiqué dans le Code de l’urbanisme, « un débat a lieu au sein de l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale et des conseils municipaux […] sur les orientations générales du PADD […] ».
Cette phase de débat politique s’est déroulée le 27 février 2023 au sein du conseil municipal de la commune d’Aubord. Elle a permis aux élus de débattre autour d’une présentation des orientations du PADD et de leurs déclinaisons.
Ce sont des moments forts de la procédure qui fondent la réflexion stratégique. Dès lors, de véritables choix réglementaires peuvent s’engager sur le logement, la politique de déplacement, l’habitat, l’économie ou le défi
environnemental. Il ne s’agit pas de la fin de la réflexion mais d’une étape pour aller plus loin dans la déclinaison des choix de développement
Des échanges préalables spécifiques portant sur la zone d’urbanisation future et sa localisation : une localisation débattue en amont et argumentée
Le choix de la localisation de la zone d’urbanisation future découle également d’un processus d’échanges et d’itérativité entre le groupement de bureaux d’études en charge de la révision du PLU, la commune et les personnes publiques associées, dont le SCOT Sud Gard, la chambre d’agriculture et la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) et plus particulièrement le service environnement et forêt - biodiversité.
Plusieurs réunions ont permis d’enrichir la réflexion afin d’aboutir au projet :
- Juin 2021 : réunion de lancement de la révision du PLU
- Juillet 2021 : échanges entre la commune et la DDTM : au vu des
enjeux écologiques pressentis liés à la proximité avec Natura 2000, il
est décidé que les inventaires naturalistes devront être
particulièrement poussés et des passages supplémentaires sont
prévus ;
- Mars 2022 : présentation du diagnostic aux PPA : présentation et
validation de la zone d’études naturalistes (secteurs pressentis pour la
zone « AU » ainsi qu'une zone tampon) ;
- Juillet 2022 : présentation des résultats de la campagne de terrain
naturaliste aux PPA et présentation des contraintes
environnementales à prendre en compte ;
- Septembre 2022 : réunion de travail avec la mairie et la DDTM sur les
zones à urbaniser en fonction des enjeux environnementaux à
prendre en compte et validation de principe de la future zone « AU »
et mesures choisies.
- Novembre 2022 : échanges complémentaires spécifiques sur le volet
agricole avec la Chambre d’Agriculture.
- Mai 2023 : réunion d’information avec les propriétaires fonciers de la
zone d’extension afin de leur présenter le projet urbain retenu.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 38/156
2. Les grandes orientations du PADD : justifications et déclinaison dans les orientations d’aménagement et de programmation
Le PADD répond aux besoins de développement de la commune d’Aubord par une gestion économe, équilibrée et durable de l’espace.
Le scénario « au fil de l’eau »
Si la commune n’avait pas défini un nouveau projet communal au travers de la révision générale de son PLU approuvé en 2013, l’évolution de la commune aurait surement suivi les grandes tendances suivantes :
- la poursuite d’un déclin démographique lié au vieillissement de la
population, et au départ des jeunes ménages ne trouvant plus à se
loger sur la commune,
- une accentuation des tensions sur le marché immobilier liée à la
raréfaction des fonciers urbanisables disponibles,
- une offre en logements insuffisamment diversifiée ne permettant pas
de répondre aux besoins liés au parcours résidentiels des habitants,
notamment des jeunes ménages et des personnes âgées,
- un risque de diminution de la fréquentation des commerces, services
et équipements de proximité, qui peut poser dans l’avenir la question
de leur maintien,
- la transformation de certains commerces en logements au fil du temps
(non protégés dans le PLU actuel),
- une altération de certains éléments patrimoniaux bâtis et paysagers
(non protégés dans le PLU actuel).
La commune a donc décidé de définir un nouveau projet communal, traduit dans le PADD qui permettra au village de continuer à vivre et se développer, en compatibilité avec les orientations supra-communales en vigueur.
Le PADD d’Aubord est structuré autour de 5 grandes orientations générales qui se déclinent en une quinzaine d’objectifs, et qui sont synthétisés sur une carte d’orientations générales.
ORIENTATION 1 – UN DÉVELOPPEMENT DÉMOGRAPHIQUE MAÎTRISÉ
OBJECTIF 1 : MAÎTRISER LA CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE
OBJECTIF 2 : ACCROÎTRE ET DIVERSIFIER L’OFFRE EN LOGEMENTS
ORIENTATION 2 – UN DEVELOPPEMENT URBAIN MAÎTRISÉ ET DURABLE
OBJECTIF 1 : ADAPTER LE DEVELOPPEMENT URBAIN AUX CONTRAINTES ENVIRONNEMENTALES ET AGRICOLES
OBJECTIF 2 : CONCEVOIR UN PROJET D’EXTENSION URBAINE DURABLE
ORIENTATION 3 – UN VILLAGE ATTRACTIF ET DES DÉPLACEMENTS APAISÉS
OBJECTIF 1 : CONFORTER LA DYNAMIQUE VILLAGEOISE
OBJECTIF 2 : ORGANISER ET APAISER LES DÉPLACEMENTS
OBJECTIF 3 : AMÉLIORER LA QUALITÉ URBAINE
OBJECTIF 4 : METTRE EN VALEUR LES ELEMENTS DE PAYSAGE
ORIENTATION 4 – UN DEVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DE PROXIMITÉ
OBJECTIF 1 : SAUVEGARDER UNE OFFRE COMMERCIALE DANS LE CENTRE VILLAGE
OBJECTIF 2 : OPTIMISER LE FONCIER ÉCONOMIQUE
OBJECTIF 3 : PRÉSERVER ET SOUTENIR L’ACTIVITÉ AGRICOLECommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 39/156
ORIENTATION 5 – UN ENVIRONNEMENT NATUREL PRÉSERVÉ
OBJECTIF 1 : PRÉSERVER LA BIODIVERSITÉ ET LES RESSOURCES NATURELLES
OBJECTIF 2 : PRÉSERVER LES PAYSAGES NATURELS ET AGRICOLES
OBJECTIF 3 : PROMOUVOIR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
OBJECTIF 4 : PRENDRE EN COMPTE LES RISQUES ET LIMITER LES NUISANCESCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 40/156
2.1. Orientation 1 : un développement démographique maîtrisé
2.1.1. Rappel des objectifs du PADD
OBJECTIF 1 : MAÎTRISER LA CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE
OBJECTIF 2 : ACCROÎTRE ET DIVERSIFIER L’OFFRE EN LOGEMENTS
2.1.2. Explication des choix retenus
• Une croissance démographique maîtrisée
Après une période de croissance soutenue jusqu’en 2008, la commune d’Aubord connaît depuis plusieurs années un ralentissement de sa croissance démographique. La commune est même confrontée à une baisse de sa population depuis une dizaine d’années avec un taux de croissance annuel moyen négatif dû à un départ de population (-0,5% entre 2014 et 2020 selon le dernier recensement Insee).
La commune souhaite relancer sa croissance démographique de manière raisonnée tout en conservant son caractère villageois et son identité, facteur important du cadre de vie. L’enjeu principal est de pouvoir maintenir une dynamique villageoise (équipements, commerces…), et proposer une offre en logements adaptée pour les jeunes ménages, les personnes à revenus modestes ou les personnes âgées isolées.
Hypothèse de croissance démographique retenue
Pour déterminer l’hypothèse de croissance à retenir dans le PLU, la commune s’est appuyée sur les orientations du SCOT Sud Gard qui fixe un objectif de croissance annuel de 1%. Cette hypothèse est cohérente avec les besoins en logements de la commune, et les dernières capacités d’accueil du territoire.
Nombre d'habitants Nombre habitants
supplémentaires 2020-
2035 TVAM 2020 2035
1,00% 2367 2725 358
Ce choix de développement basé sur un objectif de croissance annuelle de 1%:
- est compatible avec les orientations du SCOT Sud Gard,
- garantit le maintien d’une dynamique villageoise tout en préservant le cadre de vie,
- prend en compte les contraintes de développement imposées par la géographie communale, les risques et les nuisances,
- est cohérent avec le potentiel foncier mobilisable, et la consommation foncière maximale inscrite dans les orientations du SCOT Sud Gard (6 ha),
- permet de respecter les objectifs de préservation des espaces naturels et agricoles du territoire.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 41/156
• Justification des besoins en logements à horizon PLU
Au regard de l’objectif démographique retenu par la commune (2725 habitants à horizon 2035), 180 nouveaux logements devront être produits à horizon PLU (2024-2035) :
- d’une part, pour accueillir les nouveaux habitants,
- d’autre part, pour compenser les mécanismes de consommation de logements («point mort» : desserrement de la population, évolution du nombre de résidences secondaires et de logements vacants).
Tableau de synthèse des besoins en logements
Le calcul des besoins en logements a été réalisé sur la base du dernier recensement Insee complet disponible, à savoir celui de 2020. Les projections concernent donc la période 2020-2035, puis les logements réalisés depuis 2020 ont été déduits des besoins estimés à réaliser dans le PLU.
Besoins en logements total 2020-2035 196
- Dont logements destinés à l’accueil de
nouveaux arrivants
156
- Hypothèse de consommation de logements
liée au « point mort »
40
Logements déjà réalisés de janvier 2020 à juin
2024* (déduits des besoins)
*selon analyse des PC fournie par la commune
16
Besoins en logements retenus 2024-2035 196 -16 = 180
Calcul du point mort : explication des hypothèses retenues
Le "point mort” constitue le nombre de logements minimum nécessaire pour maintenir la population existante de la commune. Les principaux phénomènes de consommation du parc de logements sur la commune d’Aubord sont :
– le desserrement des ménages, c’est-à-dire la baisse du nombre de personnes par ménage (vieillissement de la population, évolution des modes de vie).
– l’évolution des logements sous occupés. Il s’agit de prendre en compte les interactions entre le parc des résidences principales et le parc des logements occasionnels (résidences secondaires et logements vacants).
Hypothèses retenues « point mort »:
Une poursuite du desserrement de la
population (passage de 2,46 à 2,35)
45 logements consommés
Un maintien des résidences
secondaires.
0 logement consommé
Une légère diminution des logements
vacants
5 logements réhabilités par la commune
et vendus pour être remis sur le marché
Total logements consommés 45 - 5 = 40 logements
Au regard de la composition de la structure de la population d’Aubord,
nous pouvons faire l’hypothèse de la poursuite de la diminution de la
taille des ménages liée au vieillissement de la population, ainsi qu’aux
phénomènes de décohabitation (départ des jeunes du foyer familial,
séparation…).
La commune d’Aubord n’est pas une commune touristique, elle
compte très peu de résidences secondaires (5 unités en 2020) et leur
nombre se maintient depuis 2009. L’évolution des résidences
secondaires n’aura pas d’impact significatif sur les besoins en
logements.
Concernant les logements vacants, l’Insee recense une quarantaine
de logements vacants en 2020 alors que les données Lovac
comptabilisent une cinquantaine de logements vacants (56 log. en
2020, 51 en 2021). Cependant, selon les mêmes données LOVAC
seulement 17 logements sont vacants depuis plus de 2 ans en 2021 ce
qui correspond à la vacance structurelle.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 42/156
Afin de confirmer cet état des lieux de la vacance, la commune a
travaillé en décembre 2023, sur l’occupation réelle des logements et
a identifié 15 logements vacants. Parmi eux, 5 logements ont été
réhabilités par la commune (5 appartements en maison de village) et
vont être vendus (4 vendus et 1 promesse de vente). Les 11 logements
vacants restants représentent un taux de rotation incompressible
(1%), ce qui démontre une forte tension du marché immobilier.
Liste des logements vacants recensés par la commune fin 2023
Type Localisation Début de la vacance
Maison Parcelle AB 368 Impasse Clos Saint André 2022
Maison Parcelle AD 73 Rue de l‘Eglise 2021
Maison
Parcelle ZC 0169
Rte de Générac 2021
Appartement
Parcelle AD 177
Rue de la grand terre 2013
Maison
Parcelle AD 0037
Rue de la grand terre 2019
Maison
Parcelle AD 33
Rue de la grand terre 2017
Maison
Parcelle ZB 303
Rue des Mallons 2022
Maison
Parcelle AB 195
Chemin du Mas Neuf 2020
5 appartements
Parcelle AD 83
Place Silhol 2020
Maison
Parcelle AB 74
Rue de Talen 2021
Maison Parcelle AC 181 Non indiqué
• Une volonté communale de diversifier le parc de logements
La commune d’Aubord connaît une transformation progressive de sa structure démographique qui a des répercussions en termes de besoins en logements (maintien à domicile des personnes âgées, accès au marché du logement pour les jeunes lors de la décohabitation, ou pour les jeunes couples primo- accédants…). Le défi de la commune est d’arriver à produire une offre en logements adaptée à ces demandes pour faciliter le parcours résidentiel de tous les habitants.
Un parc diversifié et adapté à l’ensemble de la population est une nécessité pour maintenir la population locale, notamment les jeunes ménages actifs, et de ne pas hypothéquer la préservation des grands équilibres et dynamiques communales.
Ces besoins en logements ont bien été pris en compte lors des réflexions sur le projet d’extension urbaine, et la définition des typologies de logements attendues (50% minimum de logements collectifs ou intermédiaires, 20% minimum de logements sociaux).Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 43/156
2.2. Orientation 2 : un développement urbain maîtrisé et durable
2.2.1. Rappel des objectifs du PADD
OBJECTIF 1 : ADAPTER LE DEVELOPPEMENT URBAIN AUX CONTRAINTES ENVIRONNEMENTALES ET AGRICOLES
OBJECTIF 2 : CONCEVOIR UN PROJET D’EXTENSION URBAINE DURABLE
2.2.2. Les analyses et constats ayant guidé la
définition du projet de développement urbain
La définition des grands principes de développement, et les équilibres
entre renouvellement urbain, densification urbaine et extension
urbaine ont été déterminés au regard des analyses suivantes :
La commune a connu un développement urbain très faible depuis 2011 liée à des contraintes foncières fortes et un risque inondation pénalisant (PPRI).
Les capacités résiduelles d’urbanisation au sein de la zone urbaine sont très limitées. Le potentiel de densification urbaine est très contraint par les dispositions règlementaires du PPRI (quasiment plus de terrains urbanisables au sein de la zone urbaine, et un potentiel de division foncière très faible). Quelques îlots de rénovation urbaine ont été identifiés notamment en lien avec l’OPAH, cependant, le taux de vacance est très faible sur la commune.
Les possibilités de densification urbaine et de renouvellement urbain ne permettent pas de répondre aux besoins en logements à horizon PLU, elles couvrent à peine 15 à 20% des besoins en logements identifiés.
Afin d’atteindre les objectifs de production de logements retenus permettant de maintenir une dynamique villageoise, le projet communal, en cohérence avec les orientations du SCOT Sud Gard, prévoit donc une extension limitée et encadrée de la zone urbaine sur une emprise d’environ 6 ha en continuité du tissu bâti existant.
Besoins en logements = 180 logements
➢ 5 logements en densification urbaine
➢ 4 îlots de renouvellement urbain = 10 logements
➢ 18 logements en projet (PC accordés)
➢ 150 logements en extension urbaine = secteur de
projet
Cf. détail ci-après
La trajectoire démographique retenue
et les besoins en logements
(cf. justification de l'orientation 1 du PADD)
Les éléments d’analyse de la
consommation foncière passée
Les éléments d’analyse du potentiel
de densification urbaine et de
mutation des espaces bâtisCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 44/156
• Les éléments d’analyse de la consommation foncière passée
Les éléments d’analyse de la consommation foncière sont détaillés à la fin du diagnostic (partie 10 du tome 1 du rapport de présentation). Des éléments de synthèse sont rappelés ci-après.
Rappel des références juridiques ;
- article 194 III 1° de la loi Climat et Résilience : Pour l’application des I et II du présent article : la première tranche de dix années débute à la date de promulgation de la présente loi (i.e. le 22 août 2021) ;
- L151-5 du code de l’urbanisme : ...Pour la réalisation des objectifs de réduction d'artificialisation des sols mentionnés aux articles L. 141-3 et L. 141-8 ou, en l'absence de schéma de cohérence territoriale, en prenant en compte les objectifs mentionnés à la seconde phrase du deuxième alinéa de l'article L. 4251-1 du code général des collectivités territoriales, ..., et en cohérence avec le diagnostic établi en application de l'article L. 151-4, le projet d'aménagement et de développement durables fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain.
- L151-4 du code de l’urbanisme : ...Il (le rapport de présentation) analyse la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l'arrêt du projet de plan ou depuis la dernière révision du document d'urbanisme….
Ce cadre législatif se traduit concrètement par des obligations de mesure de la consommation d’espace qui doit être réalisée sur 2 périodes :
• 22/08/2011 – 22/08/2021 au titre de la loi climat et résilience, pour
assurer la compatibilité avec les objectifs de réduction de
l’artificialisation prévus au SRADDET (en l’absence de SCoT) et dans les
PAS des SCoT ;
• les 10 dernières années précédant l’arrêt du projet ou depuis la
dernière révision du PLU au titre du droit commun (L151-4). Le PLU en
vigueur de la commune d’Aubord a été approuvé le 28 janvier 2013
Bilan de la consommation des espaces agricoles, naturels et forestiers sur la période du 22 août 2011 au 22 août 2021
La consommation d’ENAF de référence pour la période du 22 août 2011 au 22 août 2021 est de 0,7 ha.
Ces 0,7 ha comprennent un secteur d’extension au Nord-Est de la zone urbaine, ainsi qu’une « enclave urbaine » au sein de la zone urbanisée (lotissement).
Par ailleurs, 0,74 ha ont été consommés à l’intérieur de l’enveloppe urbaine (dents creuses, division), ces surfaces ne sont donc pas comptabilisés en tant qu’ENAF.
Bilan de la consommation des espaces agricoles, naturels et forestiers sur la période depuis le 22 août 2021
La consommation d’ENAF de référence depuis le 22 août 2021 est de 630 m² situé en extension au Nord-Est de la zone urbaine.
Par ailleurs, un peu moins de 1000 m² ont été urbanisés au sein de l’enveloppe urbaine (dents creuses, division), ces surfaces ne sont donc pas comptabilisées en tant qu’ENAF.
Pour information, deux PC ont également été accordés (sans démarrage des travaux à ce jour) au sein de la zone urbaine (dents creuses) représentant 18 logements sur une superficie d’environ 2800 m² (non ENAF)Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 45/156
Bilan de la consommation foncière depuis la dernière révision du PLU – janvier 2013
La consommation d’ENAF de référence depuis janvier 2013 est de 630 m².
Depuis janvier 2013, le développement urbain a engendré une consommation totale de 0,95 ha dont 630 m² ha en extension hors de l’enveloppe urbaine (ENAF) au Nord-Est de la zone urbaine.
Depuis l’application du PLU en vigueur, la consommation d’espace est proche de la consommation d’ENAF étudiée au titre de la loi Climat et Résilience (2011-2021) compte tenu du très faible développement de la commune.
Au regard de la consommation d’espace passée, il est impossible pour la commune d’atteindre ses objectifs de développement en respectant une réduction de la consommation d’ENAF à horizon PLU.
Afin de déterminer les fonciers nécessaires au développement en extension urbaine à horizon PLU, plusieurs éléments ont été pris en considération :
- les contraintes environnementales du territoire,
- le potentiel de densification urbaine et de mutation des espaces
bâtis au regard des besoins en logements à horizon PLU,
- les possibilités d’extension urbaine inscrites dans les orientations
du SCOT Sud Gard : 6 ha maximum pour la commune d’Aubord.
Cette consommation d’espace à horizon PLU a fait l’objet d’une validation en amont du projet lors des échanges et réunions avec les PPA.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 46/156
• Les éléments d’analyse du potentiel de densification urbaine
et de mutation des espaces bâtis
Cette analyse est détaillée à la fin du diagnostic (partie 11 du tome 1 du rapport de présentation). Des éléments de synthèse sont rappelés ci-après.
Une zone urbaine fortement contrainte
La zone urbaine d’Aubord est fortement
impactée par le risque inondation. Les zones
rouges « inconstructibles » du PPRI couvrent
une grande partie des espaces déjà urbanisés
et limitent les possibilités de densification
urbaine.
Par ailleurs, certains espaces non bâtis au sein
de la zone urbaine méritent également d’être
préservés et ne sont donc pas mobilisables
pour l’urbanisation future, il s’agit :
- des aires de jeux et de loisirs,
- des espaces verts communs liés aux
lotissements (le maintien de ces
espaces de respiration sont
importants dans une trame urbaine
relativement dense),
- des parcs arborés privés (maison de
maître, château : intérêt patrimonial),
- des bassins de rétention liés à la
réalisation des lotissements.
Enfin, des marges de recul le long des routes
départementales en dehors des zones
agglomérées doivent être respectées et
contraignent la constructibilité de certaines
parcelles.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 47/156
Une structure urbaine très organisée et relativement dense
En dehors du centre historique de la commune présentant un bâti villageois déjà dense, les zones d’habitat pavillonnaires sont structurées sous la forme de lotissements.
Ces espaces périphériques
présentent majoritairement des
parcelles de petite taille inférieures
à 700m², ce qui limitent fortement
le potentiel de densification par
division foncière et offrent très peu
de dents creuses.
Quelques grandes parcelles bâties
(supérieures à 3000m²) sont
présentes au sein de l’enveloppe
urbaine dont deux sont situées en
périphérie immédiate du noyau
villageois, cependant leurs parcs
boisés présentent un intérêt
paysager fort.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 48/156
Un potentiel de densification et de mutation des espaces bâtis limité
Le potentiel de densification au sein de
l’enveloppe urbaine est très limité. Les
capacités résiduelles urbanisables représentent
au total près de 4700 m² dont :
- 2 dents creuses (1300 m²).
- 3 fonciers pouvant faire l’objet d’une
division foncière (environ 3 400 m²).
L’analyse du potentiel de mutation des espaces
bâtis permet d’identifier 4 ilots pouvant faire
l’objet de projets de renouvellement urbain. Il
s’agit :
- de la parcelle AD100 dans le centre
ancien ;
- d’une grange sur la parcelle AD65
- d’une ancienne cave avec sa cour
(parcelle AD218) ;
- d’un bâtiment désaffecté (parcelle
AD33).
A cela, s’ajoute la prise en compte des coups
partis (PC accordés sans démarrage des
travaux). 2800 m² sont concernés par 2 PC
accordés, ce qui représente un potentiel de 18
logements.
L’ensemble du potentiel de densification et de
mutation des espaces bâtis (y compris les coups
partis) représentent un potentiel théorique
d’environ une trentaine de logements.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 49/156
2.2.3. Le choix de la localisation du secteur
d’extension urbaine
2.2.3.1. Processus décisionnel et scénar ios
étudiés
L’emprise maximale d’extension urbaine prévue dans le SCOT pour la commune d’Aubord (6 ha) permet de répondre aux besoins en logements à horizon PLU en respectant le principe de densité minimale de 25 logements/ha inscrit dans les orientations du SCOT Sud Gard.
La localisation de ce secteur d’extension urbaine a fait l’objet d’un processus décisionnel complexe, qui a nécessité de croiser tous les enjeux du territoire (urbains, agricoles, hydrauliques, environnementaux…), et concerté au travers de plusieurs réunions de travail spécifiques avec les Personnes Publiques Associées (DDTM, chambre d’agriculture, SCOT…).
Secteur d’OAP : zone AU + bande tampon classée en zone naturelle
Enjeux
écologiquesCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 50/156
• La prise en compte du risque inondation
Le risque inondation est présent sur la commune qui est couverte par un PPRI. L’extrait du zonage règlementaire PPRI ci-dessous démontre bien l’impossibilité pour la commune de s’étendre sur tout le pourtour Nord de la zone urbaine.
Notre analyse s’est donc concentrée sur les espaces situés au Sud de la zone urbaine moins impactés par le PPRI. Notons que sur les secteurs au Sud de la commune, le long du chemin du Mas neuf, les élus ont porté à connaissance un risque d’accumulation de l’eau en cas de fortes pluies. Ces éléments de porter à connaissance ont également été intégrés dans la réflexion.
Zoom zonage PPRI sur le pourtour Sud de la zone urbaine
A titre informatif : en pointillé noir, les zones d’urbanisation future du PLU en vigueur (ancienne ZAC de la Farigoule).
En encadré jaune, secteur avec des problématiques hydrauliques
portées à connaissance par les élus.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 51/156
• La prise en compte des enjeux agricoles
Le territoire communal, en dehors de la zone urbaine relativement compacte et regroupée, se présente comme un territoire à vocation agricole où l’agriculture joue un rôle important tant sur le plan des paysages et du cadre de vie, que de l’activité économique.
Prise en compte du zonage AOC
Les espaces mobilisables au regard du PPRI situés sur le pourtour Sud de la zone urbaine sont tous concernés de manière identique par le zonage AOC Costières de Nîmes. Les autres appellations concernant l’ensemble de la commune (Huile d’olive de Nîmes, Olive de Nîmes, Taureau de Camargue).
Il n’y avait donc pas de possibilité d’évitement de la zone AOC dans le choix de la localisation du secteur d’extension urbaine.
Zonage AOC (hachuré violet) Potentiel agronomique
Prise en compte du potentiel agronomique
Le potentiel agronomique est moins intéressant au Sud de la zone urbaine qu’au Nord. Une localisation du secteur d’urbanisation future au Sud de la zone urbaine permet d’éviter d’impacter les sols de meilleure qualité agronomique situés au Nordde la zone urbaine.
Prise en compte de l’activité économique agricole
L’analyse du registre parcellaire graphique 2022 croisé avec la concertation menée auprès des exploitants agricoles a permis d’identifier les espaces cultivés, et les secteurs de projets potentiels.
Carte des exploitations identifiées RPG 2022
Le secteur de projet retenu est peu exploité depuis plusieurs années (mise à disposition d’un berger pour du pâturage). Il est d’ailleurs identifié en tant que « prairie temporaire » dans les derniers RPG. Les différents propriétaires fonciers n’ont pas d’activité agricole et autorisent le berger à passer pour le débroussaillage. Par ailleurs, ce berger dispose d’autres espaces de pâturage dont 60 hade pâturage mis à disposition gracieusement par la commune plus au Sud. Le projet n’impactera donc pas de manière significative l’activité agricole.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 52/156
Localisation en limite de zone urbaine et conflits d’usage
De plus, la configuration géographique du secteur de projet rend aujourd’hui compliqué son exploitation. En effet, il est entouré d’habitations en limite Nord et Ouest, ce qui limite les possibilités de traitement et contraint l’exploitation de ces terres (conflit de voisinage, problématique d’accès…).
Mesures de réduction des impacts et de compensation en faveur de l’activité agricole.
La localisation du secteur d’urbanisation future est donc la moins impactante pour l’activité agricole (réduction de l’impact au vu du potentiel agronomique, des contraintes d’exploitation du site, et de son usage (pâturage temporaire).
Des mesures en vue de réduire l’impact du projet sur les espaces agricoles limitrophes ont été inscrites dans les éléments règlementaires du PLU (haies anti-dérive en limite de zone, bande tampon de 10 mètres inscrite dans l’OAP et le règlement de la zone A du PLU).
Après échange avec la chambre agriculture du Gard, « le PLU, bien que soumis à étude d'impact environnementale systématique, ne rentre pas dans la dénomination de "projet" tel que l'entend l'article D112-1-19 du Code rural et de la pêche maritime qui encadre la compensation agricole. Il n'y a donc pas d'obligation règlementaire à ce que la commune se lance dans une étude préalable agricole dans le cadre du document d'urbanisme ».
Cependant, la commune peut mettre en place une compensation volontaire. Elle est déjà engagée sur de nombreuses actions qui visent à soutenir l’activité agricole, par exemple :
- elle facilité la constitution d’ilots de culture plus grands en acceptant
le déplacement de chemins ruraux (2 exploitations concernées);
- sur demande des agriculteurs, elle participe à la sécurisation des biens
des agriculteurs en acceptant le déplacement de chemins ruraux (cela
a permis à une exploitation victime de plusieurs vols de créer contre
ses bâtiments un parking fermé) ;
- elle a mis à disposition à titre gratuit du foncier à un éleveur de
taureaux de Camargue (2022).
- Elle met à disposition depuis 2018 à titre gratuit près de 60 ha pour
l’installation d’un jeune agriculteur en élevage ovin avec une
autorisation d’installer une serre tunnel servant de bergerie sur les
terres communales (en attendant la réalisation de son siège
d’exploitation).
- elle accompagne les agriculteurs dans leurs démarches notamment en
termes d’urbanisme ;
- elle est engagée dans la réfection et entretien des chemins ruraux
(notamment suite aux inondations).
- elle est à l’initiative (avec appui technique de la chambre
d’agriculture) de la construction d’une aire de lavage de
pulvérisateurs. Ce projet a été repris au niveau de la CCPC pour des
questions de financement. Le dossier a été suivi par l’élu de Aubord à
l’initiative du projet. Le permis pour ce projet a été accordé, les
travaux sont engagés. Selon l’étude réalisée par la CA du Gard, plus de
50 exploitations sont potentiellement concernées sur Générac,
Beauvoisin Aubord, Milhaud, Bernis. Le mode de gestion a été
convenu avec le monde agricole. La collectivité construit et met à
disposition cette installation. Les agriculteurs géreront sous forme
associative l’installation. La commune de Aubord a fait l’acquisition du
foncier et le met à disposition à titre gracieux.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 53/156
• La prise en compte des enjeux écologiques
Au vu des enjeux écologiques pressentis liés à la proximité avec Natura 2000, il a été demandé par la DDTM que les inventaires naturalistes soient particulièrement poussés avec des passages supplémentaires sur une zone d’étude élargie.
Les résultats des inventaires naturalistes sont présentés en détail dans la partie « caractéristiques écologiques des secteurs susceptibles d’être impactés ». Les principaux résultats sont synthétisés ci-après.
Secteurs d'inventaires et site Natura 2000
Les inventaires naturalistes ont eu lieu autour de secteurs pressentis pour l’urbanisation, au Sud de la commune (notamment les zones AU du PLU en vigueur). À ces secteurs pressentis (zones roses dans la carte ci-contre), une bande tampon est ajoutée dans le secteur d’inventaire (en orange dans la carte précédente) afin d’évaluer correctement les impacts sur la biodiversité, et en particulier les impacts sur le site Natura 2000.
La synthèse cartographique pour les enjeux forts et modérés des résultats des inventaires naturalistes est la suivante :Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 54/156
Carte de synthèse des enjeux de conservation du patrimoine naturelCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 55/156
Les enjeux modérés et forts pour la faune, la flore et les habitats sont résumés dans le tableau ci-après :
Enjeux naturalistes forts et modérés et tendance sur ces enjeux
Finalement, les enjeux biodiversité limitant les possibilités d’urbanisation sont l’Outarde canepetière et l’Œdicnème criard ainsi que l’anémone couronnée. Cette fleur est protégée mais les données sont issues de la bibliographie et non des inventaires naturalistes. Elle a été présente sur des sites ciblés par les scénarios. Un passage naturaliste spécifiquement pour vérifier sa présence a été réalisé, et celle-ci n’a pas été revue par les naturalistes. Cependant, elle apparait sur les cartographies des différentes solutions envisagées.
Ces enjeux sont retenus pour l’impact que l’urbanisation pourrait avoir sur ces espèces (utilisation potentielle ou avérée des zones pressenties, proximité avec ces zones, sensibilité au dérangement) et vis-à-vis de l’importance de l’enjeux.
• Présentation des principaux scénarios étudiés
Plusieurs scénarios ont été construits avec la commune. Lors d’une réunion de travail, ces scenarios ont été présentés aux élus et aux PPA, le but étant de trouver un consensus sur la ou les zones « AU » du PLU en prenant en compte les contraintes environnementales et de travailler avec les services de l’état pour orienter le projet communal.
Chacun de ces scénarios, en frange de l’urbanisation existante, ouvre la possibilité à 6 ha d’urbanisation en zone AU. Pour chaque scénario, un croisement avec les contraintes environnementales à prendre en compte a été réalisé par cartographie. Ensuite, ces scénarios ont été discutés avec les partenaires publics associés et la commune.
Les contraintes sont : le risque inondation, la présence historique de l’Anémone couronnée, l’habitat favorable à l’œdicnème criard, celui favorable à l’Outarde canepetière, la présence de mâle chanteur d’Outarde et une zone tampon de 100 m autour des habitats favorables de l’Outarde qui représente le dérangement potentiel des constructions sur l’Outarde dans les sites de reproduction potentiels ou avérés.
Scénario de référence Tendance au fil de l’eau
ENJEUX
FORTS
Outarde canepetière,
Œdicnème criard et
avifaune des milieux
agricoles et Anémone
couronnée
Milieux ouverts agricole, à
végétation plus ou moins
haute
Milieux favorables à la
reproduction, au transit, à
l’alimentation, et
potentiellement à
l’hivernage de ces espèces
sensibles et patrimoniale
=
↘
Maintien du milieu si
poursuite des pratiques
actuelles.
Fermeture progressive du
milieu si abandon des
pratiques agricoles ou si le
milieu devient plus
fréquenté.
ENJEUX
MODERES
Pelouses sèches à Serapias
ssp. : habitat riche en
Orchidées, précieux de par
sa faible représentative
régionale.
↘
Fermeture progressive du
milieu par la colonisation
d’espèces rudérales en
l’absence de mesures de
gestion adaptées. Maintien
de la réduction du milieu si
poursuite des pratiques
actuelles (piétinement)
Réseau de haie : corridors
de transit pour les
chiroptères et gîtes
potentiels
=
Aucune évolution notable
n’est à attendre pour le
réseau de haiesCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 56/156
Scénario 1 :
Une zone de 6 ha est prévue à l’Est de la commune, sur une bande tout en longueur. Cette zone permet d’éviter le risque inondation (très légèrement présent au nord du site) et tout impact sur l’outarde. Cependant, une station d’Anémone couronnée historique observée en 2016 est située au sein de la zone, et le site se trouve dans un habitat favorable à l’œdicnème, preuve en est qu’il y a été vu.
Scénario 2 :
Il s’agit ici d’une zone de même taille et au même endroit que la solution précédente, mais au lieu d’être en longueur, cette solution est plus compacte et épouse mieux la forme urbaine du village existant. Ce secteur est également concerné par la donnée d’anémone couronnée et par les habitats favorables à l’œdicnème, sur une surface plus importante. Cette solution croise également la bande tampon des 100 m de l’habitat favorable de l’outarde.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 57/156
Solution 3 :
Cette solution consiste en 2 zones : une à l’est du village et une au sud. La zone à l’est correspond à une bande, tout comme la solution 1, réduite à 4,5 ha. La zone au sud, de 1,5 ha, se situe à proximité (de 0 à 100 m) d’un habitat favorable à l’outarde.
Le tableau suivant résume les enjeux des 3 scénarios :
Enjeux Solution 1 Solution 2 Solution 3
Outarde
canepetière
Non Non Oui
Œdicnème criard Oui Oui Non
Anémone
couronnée
Oui Oui Oui
Risque inondation Non Non Non
Bonne cohérence
urbaine
Non Oui Non
2.2.3.2. Choix retenus et justifica tion d e
l’absence de solu tions alternativ es
raisonnables
Les processus de décision a permis d’aboutir aux éléments suivants :
- La pression d’inventaire réalisée semble suffisante pour définir les
mesures à appliquer à l’échelle du PLU. Des compléments
d’inventaires seront nécessaires au moment du dépôt de permis et à
la charge de l’aménageur. Ce dernier aura aussi à sa charge l’éventuel
dossier de demande de dérogation espèce protégée.
- L'évaluation environnementale s'appuie sur l'occupation des sols
donnée à un instant T. Celle-ci est actuellement le résultat de
l'historique de la ZAC prévue précédemment. Mais cette occupation
des sols est vouée à évoluer. Les propriétaires des terrains vont
remettre en culture les terres laissées en friche initialement pour le
projet de ZAC (essentiellement des viticulteurs donc plantation de
vignes). Ces espaces sont donc voués à être moins favorables à
l’Outarde canepetière.
- Les deux espèces à enjeux les plus importants (Outarde canepetière
et Œdicnème criard) n’utilisent pas les mêmes types de milieux doncCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 58/156
si elles sont impactées des mesures adaptées pour chacune devront
être mises en place.
- Un passage supplémentaire le 10 mars 2023 à la période favorable a
été effectué pour l’anémone (les données étant purement
bibliographiques et anciennes), aucune Anémone couronnée n’a été
détectée lors du passage du botaniste.
- L’Outarde a été identifiée comme enjeu prioritaire aux autres, c’est
pourquoi la diminution des impacts sur cette espèce a été favorisée.
L’estimation des enjeux doit se baser sur la présence quantifiée de
mâles chanteurs et la présence d’habitats favorables à l’espèce. Ainsi,
dans le cas d’une observation d’un mâle chanteur Outarde dans un
habitat peu favorable à l’espèce (exemple vignoble ou alignement
d’arbres), les enjeux peuvent être modérés.
- Le secteur envisagé au sud du village ne sera pas urbanisé en rapport
avec le risque inondation : la solution numéro 3 est donc abandonnée.
Il en découle qu’un seul secteur sera aménagé : la solution 2 est retenue, conformément à la carte ci-après. Ce secteur n’est pas impactant pour l’Outarde canepetière, ni pour l’Anémone (pas de présence avérée), et il offre une bonne cohérence urbaine.
Des mesures sont à mettre en place afin de limiter les effets sur les espèces et habitats. Celles-ci sont décrites ci-après.
Les mesures à mettre en place pour accompagner ce choix sont donc les suivantes :
- Eviter : Une bande tampon est prévue dans l’OAP en interface avec la
zone agricole qui préservera la pelouse sèche.
- Eviter et réduire : L’ouverture à l’urbanisation sera conditionnée à des
compléments d’étude à la charge du porteur de projet :
o Complément d’inventaires naturalistes : déterminer
l’utilisation du site par l’Outarde et surtout par l’Œdicnème ;
o Cadrage avec les services de l’Etat : documents
réglementaires attendus pour la poursuite du projet ;
- Réduire : Une zone tampon de 50 m au nord du chemin des Pécheurs
sera à prévoir, ainsi que le maintien d’un rideau de végétation
(actuellement une haie de cyprès qui sera remplacé ou renforcer par
une haie multistrate) existante le long de ce chemin. Au vu de la
présence d’un rideau végétal existant et qui sera conservé (haie de
cyprès), 50m de zone tampon avec l’habitat favorable de l’outarde
devrait suffire à éviter le dérangement lié au projet. Sur cette zone
tampon, il sera possible de mettre des aménagements naturels
(plantations, jardins partagés...) sous réserve qu’ils respectent les
dispositions, la non-artificialisation et l’absence de nuisances sonores.
- Compenser : Si nécessaire, de la compensation sera à prévoir par
l’aménageur pour l’Œdicnème criard (car sur un habitat potentiel),
ainsi qu’un dossier de demande de dérogation espèces protégées
pour cette même espèce. Pour l’Œdicnème, le ratio de compensation
est d’au moins 1 pour 1. Cette compensation portera sur la
reconquête des territoires agricoles pour en faire de secteurs
favorables aux espèces à enjeux. Ces sites sont difficiles à trouver sur
la commune. Notons que la compensation ne doit pas se faire que sur
des critères quantitatifs mais également qualitatifs (compenser sur
des sites initialement peu propices est plus favorable que sur des sites
déjà propices). L’aménageur pourra ensuite s’appuyer sur cette
analyse pour le dépôt de permis.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 59/156
2.2.4. La recherche d’un projet urbain de qualité : la traduction en OAP sectorielle
S’appuyer sur une étude urbaine pour construire l’OAP
La commune, soucieuse de l’aménagement futur du secteur de projet du Mazet d’Etienne 3 et consciente de l’enjeu de ce secteur représentant la dernière possibilité d’urbanisation de la commune, a souhaité conduire une étude urbaine en parallèle de la procédure du PLU afin de définir les orientations d’aménagement visant à être intégrées dans la nouvelle OAP.
Le site de projet est bien desservi depuis le chemin des Canaux (RD135), soit par la route de Générac (RD14), soit par le chemin des Mas (voirie de desserte locale). Il se positionne à l’extrémité Sud-Est de la zone urbaine, en continuité immédiate de l’urbanisation existante (lotissements).
Les principaux équipements et services sont accessibles à pied depuis secteur de projet en moins de 15 minutes. Le site de projet se trouve également à proximité de l’oliveraie communale (espace de loisirs).
Les caractéristiques du site et les principales contraintes :
Plusieurs scénarios d’aménagement ont été « testés » sur le secteur de projet afin de définir les formes urbaines, les principes de desserte, et les principes d’intégration paysagère….
Site de
projet
Oliveraie
communale
Complexe
sportif
Noyau
villageois
EcolesCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 60/156
Quelques exemples de scénarios proposés (non exhaustifs)
Lors de l’étude urbaine sur le secteur de projet, des choix politiques forts ont été actés en matière de typologies d’habitat, de structuration du quartier autour d’espaces publics, de gestion des interfaces urbains et agricoles….
Le scénario préférentiel des élus a servi de base de travail pour l’élaboration de la nouvelle OAP sur le secteur Mas d’Etienne 3, et de support de discussions avec les aménageurs pressentis du site.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 61/156
L’OAP sectorielle du Mazet d’Etienne 3
La nouvelle OAP découle du scénario préférentiel des élus issu de l’étude urbaine réalisée parallèlement à la procédure du PLU.
Le périmètre de l’OAP ne se limite pas à la zone d’urbanisation future incluant la future zone d’habitat et son accès principal (AU), mais elle intègre également la bande tampon « verte » au Sud qui sera entretenue et traitée paysagèrement. Cela permet une approche globale et plus qualitative du projet.
L’objectif de cette OAP sectorielle est d’encadrer l’urbanisation de ce secteur stratégique (dernier secteur d’urbanisation future) dans une logique d’aménagement d’ensemble.
Une densité urbaine compatible avec les orientations du SCOT Sud Gard
L’OAP délimite une zone urbanisable de 6 ha (zone AU) avec une densité de 25 log/ha. Cela permettra la réalisation d’environ 150 logements dont 20% de logements sociaux.
Cette densité sera calculée sur la base des futures emprises urbanisables, en incluant les voies d’accès principales (périmètre zone AU).
Une diversité des formes urbaines
L’OAP impose une mixité des formes urbaines avec de l’habitat intermédiaire/collectif, et de l’habitat individuel majoritairement groupé.
Il est attendu à minima 50% d’habitat intermédiaire/collectif à l’échelle du secteur de projet. Le schéma d’OAP localise :
- les îlots destinés uniquement à de l’habitat individuel (groupé ou non) afin d’assurer une transition urbaine douce avec les lotissements périphériques. - les îlots ayant vocation à accueillir préférentiellement l’habitat collectif/intermédiaire.
Une recherche de qualité urbaine, architecturale et paysagère
La nouvelle OAP définit des principes de composition urbaine afin de garantir une cohérence urbaine et architecturale globale. Le principe de mitoyenneté du bâti devra prédominer et une densité plus importante est attendue en cœur de programme et à l’Est en lien avec le traitement des espaces publics.
La structuration de ce quartier devra s’articuler autour d’espaces publics généreux, notamment un espace vert central qui aura plusieurs usages (gestion des eaux pluviales, parc paysager d’agrément).
Des cheminements doux permettront également de mailler ce nouveau quartier, d’assurer des liaisons avec les quartiers d’habitat périphériques.
L’opérateur devra prêter une attention particulière au parti végétal dans le projet de composition puis de réalisation.
Les principaux accès au site se font via le chemin du Mas au nord et la route de Générac au Sud. L’opérateur devra proposer un bouclage routier cohérent, et une liaison dans la mesure du possible avec les lotissements à l’Ouest (rue Robert Schuman).
Une recherche de qualité environnementale
L’OAP énonce un certain nombre de principe à respecter afin de limiter l’impact du projet sur l’environnement, et proposer des logements agréables à vivre :
- Prendre en compte le risque inondation, et limiter
l’imperméabilisation des sols,
- Conserver au maximum les arbres dispersés sur le site (chênes verts,
pin pignon) ;
- Planter abondamment les espaces publics ;
- Gérer les interfaces avec les espaces agricoles (bande tampon
plantée) ;
- Mettre en place une bande tampon « verte » au Sud du projet en tant
qu’interface entre les constructions et les habitats favorables à
l’Outarde ;
- Prévoir des mesures de compensation pour l’impact sur l’Œdicnème
Criard si nécessaire en lien avec les autorités compétentes ;
- Utiliser des espèces indigènes adaptées au climat pour les plantations,
- Chercher à intégrer l’ensemble des principes du bioclimatisme dans
les constructions et aménagements extérieurs.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 62/156
L’échéancier d’ouverture à l’urbanisation de la zone AU
Selon l’article L151-6-1 du code de l’urbanisme, « Les orientations d'aménagement et de programmation définissent, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, un échéancier prévisionnel d'ouverture à l'urbanisation des zones à urbaniser et de réalisation des équipements correspondant à chacune d'elles, le cas échéant »
L’urbanisation de ce secteur nécessite un projet urbain global qui pourra être au travers d’une à deux opérations d’ensemble. Chacune de ces opérations pourra comporter plusieurs phases de réalisation.
L’ensemble de la zone de projet est classé en zone AU ouverte à l’urbanisation dès l’approbation du PLU. En effet, la capacité des réseaux en périphérie du site permet une urbanisation à court terme de ce secteur.
Le raccordement à l’assainissement collectif est possible. Le point de raccordement en aval est en PVC ⌀ 200 mm. Les effluents seront amenés gravitairement jusqu’au point de relevage de l’Ancienne STEP, puis refoulés à la station d’épuration intercommunale (Bernis-Aubord).
A l’horizon 2045, avec les hypothèses retenues dans l’étude sur le zonage assainissement, la population totale raccordée de la commune de Aubord serait de 3 010 EH.
Concernant la charge organique, la charge produite attendue à la station d’épuration de Aubord et Bernis est de 354 kg DBO5/j. La capacité résiduelle théorique serait alors de 1 103 EH environ.
Concernant la charge hydraulique, la charge entrante attendue à la station d’épuration de Aubord et Bernis est de 926 m3/j. La capacité résiduelle théorique serait alors de 2 370 EH.
La charge organique est la charge la plus contraignante, à horizon 2045. Néanmoins, la station intercommunale a la capacité d’accueillir les effluents estimés à cet horizon. En effet, la capacité résiduelle calculée est estimée de 1103 EH.
Pour rappel, l’évolution démographique de la commune de Bernis n’a pas été prise en compte. Néanmoins, avec la capacité résiduelle estimée, la station intercommunale de Aubord et Bernis pourra prendre en compte l’évolution démographique potentielle de la commune de Bernis.
La station intercommunale a donc la capacité d’accueillir les effluents estimés à horizon PLU.
Concernant l’eau potable, à horizon PLU, la capacité de production du champ captant du Rouvier est suffisante pour fournir la ressource en eau nécessaire au regard de l’extension urbaine projetée. Néanmoins, à terme, il sera nécessaire de renforcer le stockage.
En effet, une étude a été réalisée lors du SDAEP réalisé en 2010.
L’implantation d’un nouveau stockage, dont le volume reste à définir, permettrait également de répondre aux problématiques soulevées dans le diagnostic réalisé en 2010 :
• Pressions de services un peu faibles (de l’ordre de 2.4 bars), notamment sur les parties Est du village d’Aubord ;
• Développement urbanistique des secteurs Est, sur des altimétries supérieures aux altimétries du réseau actuel : pressions faibles.
L’implantation de ce point de stockage supplémentaire pour l’Est du village permettrait ainsi de répondre en partie à ces problématiques.
Néanmoins, afin d’assurer une pression suffisante sur les secteurs Est, il pourrait également être nécessaire de coupler des surpresseurs aux futurs points de stockage qui seront implantés au sol.
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2. Les principes d aménagement de l OAP sectorielleCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 63/156
2.3. Orientation 3 : un village attractif et des déplacements apaisés
2.3.1. Rappel des objectifs du PADD
OBJECTIF 1 : CONFORTER LA DYNAMIQUE VILLAGEOISE
OBJECTIF 2 : ORGANISER ET APAISER LES DÉPLACEMENTS
OBJECTIF 3 : AMÉLIORER LA QUALITÉ URBAINE
OBJECTIF 4 : METTRE EN VALEUR LES ELEMENTS DE PAYSAGE
2.3.2. Explication des choix retenus
• Le maintien d’une dynamique villageoise
La commune a pour ambition d’améliorer son fonctionnement urbain, de renforcer la cohérence de son organisation territoriale et de revitaliser son centre village. Le défi à relever est bien d’améliorer les conditions de vie des Aubordois, et de faciliter l’accès aux équipements, aux commerces et services.
L’objectif est d’avoir une réflexion globale et transversale sur l’attractivité du centre village qui repose en grande partie sur l’amélioration du fonctionnement urbain, la préservation des commerces et services de proximité, et la qualité des espaces publics.
La commune souhaite conforter son offre en commerces de proximité et équipements (socioculturels, sportifs…) afin de proposer à ses habitants une offre adaptée à leurs besoins, facteur d’attractivité pour la commune notamment pour les jeunes ménages.
• Un centre village apaisé et valorisé
L’amélioration du fonctionnement urbain devra également passer par un travail ambitieux sur la desserte et les déplacements. La commune est aujourd’hui contrainte par un trafic routier au sein de sa zone urbaine, source de nuisances et d’insécurité. L’espace public est fortement occupé par les voitures. L’objectif est d’améliorer les conditions d’accessibilité et de circulation, et de promouvoir les modes de déplacements alternatifs à la voiture individuelle (transports en commun, modes doux).
La valorisation des espaces publics du village, en lien avec la préservation des éléments bâtis et paysagers patrimoniaux doit être un fil conducteur transversal aux autres thématiques (économie, équipements, déplacements…).
Pour cela, le PLU identifie des éléments bâtis et paysagers au titre de l’article L 151-19 du code de l’urbanisme tels que des parcs arborés, des bâtisses de caractère…
C’est bien le cadre de vie de ses habitants de manière globale que la commune souhaite améliorer, le caractère rural et villageois d’Aubord est considéré comme un atout par la grande majorité des habitants.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 64/156
2.4. Orientation 4 : un développement économique de proximité
2.4.1. Rappel des objectifs du PADD
OBJECTIF 1 : SAUVEGARDER UNE OFFRE COMMERCIALE DANS LE CENTRE VILLAGE
OBJECTIF 2 : OPTIMISER LE FONCIER ÉCONOMIQUE
OBJECTIF 3 : PRÉSERVER ET SOUTENIR L’ACTIVITÉ AGRICOLE
2.4.2. Explication des choix retenus
• La préservation des commerces et services en centre village
L’activité commerciale est l’un des piliers de l’économie présentielle qui structure le centre village, cependant, les commerces sont soumis à un climat très concurrentiel. Il est donc nécessaire d’agir afin de limiter l’évasion commerciale vers les zones d’activités périphériques. Afin de préserver la diversité commerciale du centre village, le PLU interdit le changement de destination des commerces et activités de service le long des principaux linéaires commerciaux identifiés sur le règlement graphique.
• L’optimisation du foncier à vocation d’activités
La zone d’activités de la Grand Terre est aujourd’hui très contrainte et ne dispose plus de foncier disponible pour l’accueil de nouvelles entreprises. Compte tenu, des dynamiques de la demande observée qui semble toujours active, la commune doit travailler sur la densification et la requalification urbaine de cet espace d’activités afin de permettre une évolution des entreprises présentes en fonction de leurs besoins. Le règlement du PLU a été retravaillé dans ce sens.
• L’agriculture, un secteur économique dynamique
Par ailleurs, l’agriculture représente un secteur d’activités encore très présent sur la commune. La préservation des terroirs agricoles est une priorité pour la commune d’Aubord. Les élus souhaitent soutenir l’agriculture qui participe également à la qualité du cadre de vie.
Une large concertation a été engagée lors de l’élaboration du PLU, les élus ont souhaité associer les exploitants agricoles afin de recueillir leurs remarques, leurs souhaits et leurs besoins sur le volet agricole du PLU. Les agriculteurs ont été consultés par le biais d’un questionnaire et d’un atelier thématique afin qu’ils puissent localiser les parcelles cultivées et exprimer leurs projets à horizon PLU.
Cette volonté de soutenir et conforter l’activité agricole se traduit dans le projet règlementaire du PLU par la préservation des espaces agricoles classés en zone agricole dans laquelle les constructions nouvelles sont fortement encadrées, mais également par le classement d’une grande partie des zones d’urbanisation future du PLU en vigueur en zones agricoles (ancienne ZAC de la Farigoule).Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 65/156
2.5. Orientation 5 : un environnement naturel préservé
2.5.1. Rappel des objectifs du PADD
OBJECTIF 1 : PRÉSERVER LA BIODIVERSITÉ ET LES RESSOURCES NATURELLES
OBJECTIF 2 : PRÉSERVER LES PAYSAGES NATURELS ET AGRICOLES
OBJECTIF 3 : PROMOUVOIR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
OBJECTIF 4 : PRENDRE EN COMPTE LES RISQUES ET LIMITER LES NUISANCES
2.5.2. Explication des choix retenus
La commune d’Aubord tient à préserver son cadre de vie de qualité, facteur clef de l’attractivité de la commune.
• La préservation de la biodiversité
Les espaces agricoles en limite de la zone urbaine offrent aux Aubordois des espaces de nature et de détente. Il convient donc de préserver ces espaces qui se présentent à la fois comme des espaces récréatifs pour les habitants comme en témoigne la fréquentation de l’oliveraie communale, et des réservoirs de biodiversité intéressants. Ces espaces, avec les cours d’eau, font partie de la trame verte et bleue communale. La qualité du patrimoine naturel est connu et reconnu. Le PLU a pour objectif d’assurer la protection de ces espaces sensibles d’un point de vue environnemental mais également permettre leur gestion et leur mise en valeur.
Afin de donner une cohérence globale à ces mesures de préservation de la biodiversité, la commune a travaillé sur la réalisation d’une OAP « trame verte et bleue » (cf. point 2.5.3 ci-après).
• La préservation des grands paysages
Les paysages agricoles participent à l’image de la commune et doivent être préservés. Tous ces espaces sont préservés par leur classement en zone agricole du PLU.
Le traitement des interfaces entre la zone urbaine et les espaces agricoles nécessite un point d’attention particulier. L’aménagement de ces espaces doit permettre de concilier un objectif de valorisation afin de proposer aux habitants des espaces récréatifs de promenade et de découverte, mais également de protection paysagère, patrimoniale et environnementale.
L’OAP de la zone de projet prévoit notamment des interfaces végétalisées et traités paysagèrement en périphérie de la zone d’habitat.
• Le développement des énergies renouvelables
La commune souhaite encourager le recours aux énergies renouvelables. Le maintien de la qualité du cadre de vie passe également par un respect de l’environnement et une économie des énergies. A ce titre, aucune mesure réglementaire ne fait obstacle à l’utilisation des énergies renouvelables en zones urbaines.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi « ENR » des « zones d’accélération de la production d’énergies renouvelables » ont été définies au sein de la commune d’Aubord. Il s’agit principalement de potentiel pour l’implantation d’énergies solaires en toitures et sur le site des anciennes carrières liées à la LGV.
La commune souhaite étudier les possibilités d’implantation d’un parc photovoltaïque sur les zones Nb correspondant à une zone d’affouillement du sol, pour emprunt de matériaux, nécessaire à la ligne LGV (contournement de Nîmes et Montpellier), qui a été réhabilitée en bassins écrêteurs des crues du Campagnolle et du Rieu à la fin du chantier de la ligne LGV. Ces secteurs sont identifiés dans le PADD comme des sites d’accueil pour des projets photovoltaïques mais aucune traduction règlementaire sous la forme de STECAL n'a été faite dans le zonage du PLU dans la mesure où aucun projet concret n’aCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 66/156
été étudié/proposé à ce stade. Le PLU devra faire l’objet d’une évolution future si un projet venait à se concrétiser.
• La prise en compte des risques
La protection des biens et des personnes face aux risques naturels et technologiques, est une priorité du PLU dont l’objectif est de ne pas accroître le nombre de personnes et d’habitations exposées.
Ces risques sont identifiés dans l’état initial de l’environnement. Ils conditionnent en grande partie l’utilisation de l’espace et font l’objet de réglementations spécifiques détaillées en annexe du PLU (PPRI…). En tout état de cause, ce sont les dispositions les plus restrictives qui s’appliquent sur ledit terrain.
La commune souhaite donc, à travers le présent PLU, améliorer la prise en compte de cette problématique sur le territoire communal. Dans ce sens, le PLU intègre des dispositions règlementaires visant à améliorer la gestion des eaux pluviales dans le règlement et les OAP.
2.5.3. L’OAP « Trame verte et bleue »
Le PLU met en œuvre une nouvelle démarche de trame Verte et Bleue pour protéger la biodiversité, et les réseaux et continuités de nature que sont les maillages végétaux et les ripisylves.
L’OAP « trame verte et bleue » constitue à la fois un guide de bonnes pratiques pour le maintien de la biodiversité à l’échelle du territoire communal, et un outil permettant une meilleure prise en compte de la trame verte et bleue dans la traduction règlementaire du projet de PLU (zonage, règlement, prescriptions).
L’OAP TVB contient des prescriptions générales permettant de limiter les impacts négatifs sur la biodiversité telles que des mesures visant à limiter le développement d’espèces invasives, à mettre en place des clôtures perméables pour la petite faune, à adapter les dispositifs d’éclairage nocturne ou encore à respecter un calendrier d’intervention pour les travaux
L’OAP TVB identifie également les réservoirs de biodiversité et les corridors écologiques à préserver qui ont été retranscrits règlementairement dans le zonage du PLU. Il s’agit :
- des espaces verts ponctuels au sein de la zone urbaine permettant de maintenir un maillage « en pas japonais » facilitant le déplacement des espèces. Ces secteurs
sont protégés dans le
zonage du PLU au titre
de l’article L.151-23 du
code de l’urbanisme ou
du L151-19 du code de
l’urbanisme pour ceux
qui présentaient
également un caractère
patrimonial et paysager
fort.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 67/156
- des cours d’eau et leurs ripisylves constituant des zones humides à préserver. Ils sont identifiés dans le PLU en tant qu’espaces de Bon Fonctionnement et protégés au titre de l’article L.151-23 du code de l’urbanisme. Des marges de recul par rapport aux cours d’eau sont également inscrites dans le règlement écrit.
- des espaces agricoles périphériques les plus sensibles d’un point de vue écologique qui bénéficie d’un zonage spécifique (Ae) visant à limiter fortement les nouvelles constructions même agricoles.
8
3. Synthèse cartographique de l OAP T BCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 68/156
Partie 3 - Exposés des motifs
pour la délimitation des zones
et des règles applicablesCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 69/156
1. Exposé des motifs des changements apportés par la révision du PLU
De manière générale, le projet de PLU ne remet pas en cause les grands équilibres entre les espaces urbanisés et les espaces agricoles et naturels.
En effet, les espaces naturels et agricoles sont confortés dans le projet communal, ils représentent près de 90% du territoire. Le projet de PLU prévoit une forte diminution des zones d’urbanisation future. En effet, les zones
AU passent de 37 hectares dans le PLU de 2013 (ancienne ZAC de la
Farigoule) à 6 hectares dans le projet de PLU.
Les zones urbaines sont maintenues dans leur enveloppe actuelle, seul
un terrain contraint et non urbanisé en bordure du chemin des Canaux
est reclassé en zone agricole dans le projet de PLU.
Le nouveau PLU se caractérise par un effort de simplification et de
clarification par rapport aux zones du PLU de 2014. Le projet de PLU
comprend désormais une dizaine de zones et sous zones qui
correspondent aux grandes entités urbaines, agricoles et naturelles de
la commune en fonction de leurs spécificités respectives :
La zone UA, correspondant au centre ancien et à la première
extension du centre.
La zone UC, pour les quartiers pavillonnaires.
La zone UE, destinée aux activités économiques.
La zone UP, correspondant aux zones d’équipements publics.
La zone AU correspondant au secteur d’extension urbaine à
vocation principale d’habitat.
La zone A correspondant aux zones agricoles incluant :
o un sous-secteur Ac correspondant au périmètre de
protection rapproché du captage du Champ de Rouvier.
o un sous-secteur Ae correspondant aux zones agricoles
protégées pour des motifs d’ordre écologique.
La zone N correspondant à la bande tampon naturelle en faveur
de la protection de l’Outarde au Sud de la zone AU.
La zone Nb correspondant à une zone d’affouillement du sol, pour
emprunt de matériaux, nécessaire à la ligne LGV qui a été réhabilitée
en bassins écrêteurs des crues du Campagnolle et du Rieu à la fin du
chantier de la ligne LGV.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 70/156
Zonage simplifié du PLU approuvé en 2013Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 71/156
Projet de zonage simplifié du PLU - 2024Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 72/156
2. Exposé des motifs retenus pour la définition des zones et les règles qui y sont applicables
2.1. Un réajustement des zones urbaines
Au sein des zones urbaines (U), des réajustements de zonage ont été effectués afin de tenir compte de la vocation réelle des différentes zones urbaines, et de leur morphologie urbaine.
2.1.1. Le noyau villageois : la zone UA
• Localisation, superficie et présentation
La zone UA représente une superficie totale de 7,9 ha. Elle correspond au noyau villageois.
Elle se caractérise par une implantation dense, et continue à l’alignement des voies. Les constructions sont le plus souvent édifiées en ordre continu et composent l’enveloppe générale de l’agglomération bâtie villageoise.
L’équilibre de la diversité des fonctions urbaines (services publics ou privés, commerces, habitat, etc.) est à préserver.
L’adaptation du tissu urbain aux exigences du mode de vie actuel (salubrité, circulation, stationnement, places publiques, etc.) doit être possible sans altérer le caractère singulier du noyau villageois et des édifices anciens.
• Motifs retenus pour la délimitation de la zone
Les zones UA et UB du PLU de 2013 ont été fusionnées au sein d’une seule zone UA correspondant à la morphologie urbaine du noyau villageois.
En effet, les zones UA et UB du PLU de 2013 présentaient des règles d’urbanisme très similaires.
Deux secteurs ont été retirés de la zone UA, il s’agit :
- du parking situé au Nord de la crèche, rue de la Cave, classé en zone
UP dans le nouveau PLU (équipements publics),
- de l’ancienne zone UAa située entre la route départementale et le
noyau villageois classée en zone agricole dans le nouveau PLU. Ce
terrain présente des problématiques d’accès et d’inondabilité qui ne
permettent pas son urbanisation.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 73/156
Zones UA, UAa et UB du PLU approuvé en 2013 Zone UA du projet de PLU 2024Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 74/156
• Motifs retenus pour les dispositions règlementaires
La destination des constructions, usages des sols et nature d’activités
Les premières mesures permettant de protéger le cadre bâti de cet espace de centralité villageoise résident dans l’article 1. Dans cette zone, sont interdites toutes constructions non compatibles avec le caractère urbain et résidentiel de la zone (exploitation agricole et forestière, industrie, entrepôt, nouvelle ICPE...).
Afin de redynamiser et rendre attractif ce secteur de mixité urbaine, le règlement autorise le développement d’activités telles que les commerces et activités de services, les structures d’hébergement, l’hôtellerie, les bureaux et les équipements publics.
Cependant, l’objectif est d’éviter l’implantation de grandes surfaces commerciales en centre village, et privilégier les « petits » commerces et services de proximité. Pour cela, le règlement interdit le commerce de gros en zone UA, et limite la surface de plancher à 400 m² pour les autres commerces et services.
Pour aller plus loin dans la préservation des commerces de proximité, le règlement interdit les changements de destination des «commerces et activités de service» en habitation le long des linéaires commerciaux identifiés sur le plan de zonage du PLU (cf. partie prescriptions).
Par ailleurs, la commune a pris une délibération pour instaurer un périmètre de sauvegarde du commerce et de l’artisanat de proximité à l’intérieur duquel un droit de préemption urbaine s’applique (délibération n°D2021_041).
La volumétrie et l’implantation des constructions
La réglementation est adaptée à la trame bâtie existante en privilégiant l’alignement du bâti par rapport aux voies et emprises publiques. Les règles d’implantation des constructions ont vocation à préserver et poursuivre la morphologie urbaine existante dans ce secteur patrimonial du centre village.
Les bâtiments peuvent s’implanter soit en limite séparative, soit en retrait en respectant une distance minimale de 3 mètres.
La hauteur maximale autorisée vise à se conformer au volume urbain observé dans ce secteur de bâti traditionnel ancien, afin d’en préserver sa silhouette générale et de ne pas créer de rupture trop importante avec les constructions existantes. L’objectif est de pouvoir construire tout en restant dans la même forme architecturale, sans dépasser les hauteurs existantes.
Il n’y a pas d’emprise au sol maximale, afin de poursuivre la même forme urbaine dense représentative du centre historique.
Par ailleurs, des possibilités d’implantation et de hauteur différentes peuvent être admises pour les équipements d'intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.
La qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
L’aspect extérieur des constructions est un élément important dans le centre ancien : d’une manière générale, les dispositions définies dans cet article visent à préserver les caractéristiques architecturales traditionnelles.
Sont ainsi données des règles concernant l’adaptation de la construction au terrain, les toitures, les façades, les ouvertures, les menuiseries, les installations techniques, les clôtures... Toutes ces règles participent à la préservation de l’unité architecturale et la valorisation du patrimoine bâti.
Par ailleurs, les espaces verts sont peu règlementés afin de favoriser la densification de cette zone de centralité urbaine. L’objectif est de limiter les surfaces imperméabilisées aux stricts besoins des opérations et favoriser des plantations adaptées.
De même, le stationnement n’est pas règlementé pour les projets de rénovation ou les projets d’habitat comprenant moins de 3 logements afin de tenir compte des espaces de stationnement publics, et des possibilités techniques et physiques de réalisation de places de stationnement dans le centre historique.
Les équipements et les réseaux
Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité, de salubrité, de protection civile et de défense contre l’incendie.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 75/156
Le règlement prend en compte la spécificité du bâti. Les voies en impasse doivent être dans la mesure du possible évitées pour maintenir une continuité urbaine.
Les raccordements aux réseaux collectifs (eau, assainissement) sont obligatoires. La gestion des eaux pluviales est une problématique forte sur la commune qui doit faire face à un risque de ruissellement urbain important. Pour cela, le règlement impose des règles spécifiques en lien avec la règle n°1 du SAGE Vistre, Nappes Vistrenque et Costières présentée dans l’article 10 des dispositions générales.
2.1.2. Les quartiers pavillonnaires : la zone UC
• Localisation, superficie et présentation
La zone UC représente une superficie totale de 67,4 ha. Elle correspond aux quartiers d’habitat pavillonnaire périphériques au noyau villageois.
• Motifs retenus pour la délimitation de la zone
La zone UC reprend le contour de la zone UC du PLU de 2013. Aucune évolution de zonage ne concerne cette zone.
Zones UC du PLU approuvé en 2013
Zone UC du projet de PLU 2024Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 76/156
• Motifs retenus pour les dispositions règlementaires
La destination des constructions, usages des sols et nature d’activités
Afin de préserver la vocation principale d’habitat de la zone UC, sont interdites toutes constructions non compatibles avec le caractère résidentiel de la zone (exploitation agricole et forestière, industrie, entrepôt, nouvelle ICPE...).
En complément de l’habitat et des hébergements, le règlement autorise uniquement les équipements et services publics, et les bureaux. L’objectif est d’éviter l’implantation de commerces et services concurrentiels à ceux du noyau villageois au sein de ces quartiers d’habitat.
La volumétrie et l’implantation des constructions
La réglementation est adaptée à la trame bâtie existante, et à l’objectif de densification limitée et maîtrisée de ces quartiers avec :
- une distance minimale de 3 mètres par rapport aux voies et emprises publiques. Cette distance est plus importante le long de la RD 135 afin de limiter l’exposition de la population aux nuisances engendrées par la proximité de cette voirie structurante (nuisances sonores, risques technologiques).
- une distance de 3 mètres minimum des limites séparatives.
- une hauteur maximale des constructions limitée à 9 mètres au faitage afin de rester cohérent avec les formes urbaines existantes (habitat pavillonnaire).
- une emprise au sol maximale augmentée à 65% (50% dans le PLU de 2013) afin de permettre une évolution raisonnée de ces quartiers qui présentent majoritairement de petites parcelles et très peu de potentiel foncier mobilisable.
- des règles spécifiques relatives aux piscines sont prévues concernant l’emprise au sol et l’implantation afin de prendre en compte la taille limitée des terrains dans cette zone d’habitat pavillonnaire.
Par ailleurs, des possibilités d’implantation et de hauteur différentes peuvent être admises pour les équipements d’intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.
La qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
L’aspect extérieur des constructions est règlementé afin de préserver le paysage urbain dans son ensemble. Certains éléments sont interdits, afin de ne pas nuire à la qualité des lieux avoisinants.
Sont ainsi données des règles concernant l’adaptation de la construction au terrain, les toitures, les façades, les ouvertures, les menuiseries, les installations techniques, les clôtures... Toutes ces règles participent à l’amélioration de la qualité urbaine au sein de ces quartiers pavillonnaires.
Par ailleurs, les espaces verts sont règlementés afin de limiter l’imperméabilisation des sols et favoriser la végétalisation d’une partie du parcellaire (10% minimum d’espaces de pleine terre). Ce pourcentage tient compte de la taille moyenne des terrains bâtis (inférieure à 700 m²).
Les règles en matière de stationnement sont similaires à celles d’autres zones urbaines pavillonnaires (2 places par logement), afin d’éviter un stationnement illicite ou gênant sur les emprises publiques.
Les équipements et les réseaux
Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité, de salubrité, de protection civile et de défense contre l’incendie.
Les voies en impasse doivent être dans la mesure du possible évitées pour maintenir une continuité urbaine et des perméabilités piétonnes. L’objectif est de favoriser les déplacements doux vers les espaces de centralité (noyau villageois, équipements sportifs.).
Les raccordements aux réseaux collectifs (eau, assainissement) sont obligatoires. La gestion des eaux pluviales est une problématique forte sur la commune qui doit faire face à un risque de ruissellement urbain important. Pour cela, le règlement impose des règles spécifiques en lien avec la règle n°1 du SAGE Vistre, Nappes Vistrenque et Costières présentée dans l’article 10 des dispositions générales.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 77/156
2.1.3. La zone d’activités : la zone UE
• Localisation, superficie et présentation
La zone UE représente une superficie totale de 11,9 ha. Elle correspond à la zone d’activités de la Grand Terre. Il n’y a plus de foncier non bâti sur cette zone, l’objectif est de permettre l’évolution des bâtiments d’activités existants et offrir quelques possibilités de renouvellement urbain encadrées.
• Motifs retenus pour la délimitation de la zone
La zone UE reprend le contour de la zone UE du PLU de 2013. Aucune évolution de zonage ne concerne cette zone.
Zones UE du PLU approuvé en 2013
Zone UE du projet de PLU 2024Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 78/156
• Motifs retenus pour les dispositions règlementaires
La destination des constructions, usages des sols et nature d’activités
Afin de préserver la vocation d’activités de la zone UE, seules les activités économiques compatibles avec les caractéristiques de la zone sont autorisées, les logements, même de fonction, y sont interdits.
Certaines activités telles que les exploitations agricoles ou forestières sont interdites. De même, pour les hébergements touristiques, les commerces et magasins d’artisanat de détail afin de ne pas concurrencer l’offre du centre village et éviter la délocalisation des activités implantées dans le noyau villageois.
La volumétrie et l’implantation des constructions
La réglementation prend en compte l’implantation et le gabarit des activités déjà présentes au sein de la zone UE avec :
- une distance minimale réduite à 3 mètres (au lieu de 5 m dans le PLU de 2014) par rapport aux voies et emprises publiques. Cette distance est plus importante pour les routes départementales (RD14, RD 135) afin de limiter l’exposition aux nuisances engendrées par la proximité de ces voies (nuisances sonores, risques technologiques).
- une implantation en limite séparative autorisée, ou en retrait avec une distance de 3 mètres minimum de la limite séparative.
L’évolution des règles d’implantation vise à permettre une extension mesurée de certains bâtiments d’activités.
- une hauteur maximale des constructions limitée à 11 mètres au faitage afin de rester cohérent avec les formes urbaines existantes (bâtiments d’activités).
- une emprise au sol maximale augmentée à 80% (70% dans le PLU de 2013) afin de permettre une évolution raisonnée de la zone qui ne présente plus de disponibilité foncière.
Par ailleurs, des possibilités d’implantation et de hauteur différentes peuvent être admises pour les équipements d’intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.
La qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
L’aspect extérieur des constructions est règlementé afin de limiter l’impact visuel des bâtiments d’activités, notamment depuis le chemin des Canaux (effet vitrine). Certains éléments sont interdits (ex : matériaux brillants…), afin de ne pas nuire à la qualité paysagère des lieux avoisinants.
Sont ainsi données des règles concernant l’adaptation de la construction au terrain, les toitures, les façades, les ouvertures, les menuiseries, les installations techniques, les clôtures...
Par ailleurs, les espaces verts sont réglementés avec un minimum de 10% afin de limiter l’imperméabilisation des sols. Les éléments prescriptifs ont également pour vocation d’inciter à un traitement paysager de la zone, notamment au niveau des espaces libres (plantations).
L’enjeu est de promouvoir une qualité paysagère dans cette zone visible depuis les axes de communication et vouée à recevoir du public et des actifs.
Les règles de stationnement varient en fonction du type d’activités accueillies.
Les équipements et les réseaux
Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité, de salubrité, de protection civile et de défense contre l’incendie.
Les raccordements aux réseaux collectifs (eau, assainissement) sont obligatoires. La gestion des eaux pluviales est une problématique forte sur la commune qui doit faire face à un risque de ruissellement urbain important. Pour cela, le règlement impose des règles spécifiques en lien avec la règle n°1 du SAGE Vistre, Nappes Vistrenque et Costières présentée dans l’article 10 des dispositions générales.
Afin de limiter les risques de pollution, l’évacuation des effluents des installations classées dans les réseaux publics d’assainissement doit faire l’objet d’une autorisation de rejet spécifique.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 79/156
2.1.4. Les secteurs d’équipements publics : les zones
UP
• Localisation, superficie et présentation
Les zones UP représentent une superficie totale de 3,9 ha. Elles correspondent aux secteurs d’équipements publics de la commune. La plus grande zone UP se trouve à l’Est de la zone urbaine et regroupent les principaux équipements sportifs de la commune.
Une autre zone UP, impactée par le risque inondation (PPRI zone rouge), correspond à un espace de stationnement au Nord de la crèche. Il n’a pas vocation à accueillir des bâtis. Ce parking est déjà aménagé.
• Motifs retenus pour la délimitation de la zone
Seule la zone UP la plus à l’Est du PLU de 2013 (complexe sportif) est maintenue. Le parking situé rue de la Cave au Nord de la crèche constitue une nouvelle zone UP afin d’affirmer sa vocation d’équipements publics. Ce parking inconstructible au vu du PPRI rouge était classé en zone UA dans le PLU de 2013.
Zones UP du PLU approuvé en 2013Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 80/156
Zone UP du projet de PLU 2024
• Motifs retenus pour les dispositions règlementaires
La destination des constructions, usages des sols et nature d’activités
La zone UP est une zone réservée aux équipements d’intérêt collectif et de services publics. Toutefois, certaines destinations annexes sont autorisées sous condition telles que les logements de fonction.
La volumétrie et l’implantation des constructions
L’implantation et la hauteur des constructions ne sont pas règlementées dans la mesure où il s’agit d’un secteur d’équipements publics à dominante sportive et d’aires de stationnement.
Seul des marges de recul aux abords de la RD 135 et du cours d’eau du Campagnolle sont imposées pour les constructions nouvelles.
La qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
L’aspect extérieur des constructions est peu règlementé dans la mesure où il s’agit d’équipements publics. Les volumes doivent rester simples afin de ne pas nuire à la qualité paysagère des lieux avoisinants.
Seules les clôtures sont réglementées et doivent être végétalisées afin d’améliorer la qualité paysagère de ces espaces voués à accueillir du public.
De même, les espaces verts sont également réglementés avec un minimum de 10% afin de limiter l’imperméabilisation des sols. Les éléments prescriptifs ont également pour vocation d’inciter à un traitement paysager de la zone, notamment au niveau des espaces libres (plantations).
Le stationnement doit être calibré en fonction des équipements accueillis afin d’éviter de stationner de manière anarchique sur les voies publiques.
Les équipements et les réseaux
Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité, de salubrité, de protection civile et de défense contre l’incendie.
Les raccordements aux réseaux collectifs (eau, assainissement) sont obligatoires pour les constructions nouvelles. La gestion des eaux pluviales est une problématique forte sur la commune qui doit faire face à un risque de ruissellement urbain important. Pour cela, le règlement impose des règles spécifiques en lien avec la règle n°1 du SAGE Vistre, Nappes Vistrenque et Costières présentée dans l’article 10 des dispositions générales.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 81/156
2.2. Une réduction des zones d’urbanisation future
• Localisation, superficie et présentation
La zone AU représente une superficie totale de 6 ha (soit moins de 1% du territoire communal). L’urbanisation cette zone est autorisée au fur et à mesure de la réalisation des équipements nécessaires, et dans le cadre d’opérations d’aménagement d’ensemble à vocation principale d’habitat.
C’est le seul secteur d’urbanisation future de la commune (et probablement le dernier au vu des différentes contraintes). Il a vocation à accueillir environ 150 logements à horizon PLU. Le développement de cette zone d’urbanisation future est encadré au travers de l’orientation d’aménagement et de programmation sectorielle du Mazet d’Etienne 3.
• Motifs retenus pour la délimitation de la zone
Le PLU de 2013 avait prévu 37 ha de zones d’urbanisation future sur tout le pourtour Sud de la zone urbaine. Cela correspondait à la ZAC de la Farigoule qui n’a finalement pas aboutie.
Ces zones d’urbanisation future prévues au PLU de 2013 ont fait l’objet en grande majorité d’un classement en zones agricoles dans le nouveau PLU.
Seul 6 hectares à l’Est de la zone urbaine ont été maintenus en zone AU en cohérence avec les besoins en logements à horizon PLU et les orientations du SCOT Sud Gard en matière de consommation foncière (cf. partie 2 justifications des choix).
Zones AU (1AU, 2AU, 2AUa, 2AUe, 2AUp) du PLU approuvé en 2013Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 82/156
Zone AU du projet de PLU 2024
• Motifs retenus pour les dispositions règlementaires
La zone AU est concernée par l’OAP sectorielle du Mazet d’Etienne 3.
La destination des constructions, usages des sols et nature d’activités
Afin de privilégier le caractère résidentiel de la zone AU, sont interdites toutes constructions non compatibles avec la vocation d’habitat de la zone (exploitation agricole et forestière, industrie, entrepôt, commerces et activités de service, nouvelle ICPE...). Seuls des équipements publics complémentaires à l’habitat peuvent être admis.
L’urbanisation de cette zone est conditionnée à la réalisation d’une ou deux opérations d’ensemble. L’urbanisation pourra être réalisée par tranches fonctionnelles.
Un minimum de 20% de logements sociaux est imposé sur la zone AU par une servitude de mixité sociale (L.151-15 du code de l’urbanisme).
La volumétrie et l’implantation des constructions
La réglementation et les principes de l’OAP sont adaptés à la trame bâtie environnante tout en permettant des typologies de logements variés (habitat individuel en partie groupé, habitat intermédiaire ou collectif) :
- une possibilité d’implantation en limite des voies et limites séparatives.
- une distance minimale de 3 mètres par rapport aux voies et limites séparatives lorsque les constructions sont implantées en retrait. Toutefois, si la limite séparative correspond à une limite de zone à vocation agricole, les nouvelles constructions doivent être implantées à 10 mètres minimum de la limite séparative.
- une hauteur maximale des constructions limitée à 9 mètres au faitage afin de rester cohérent avec les formes urbaines environnementales (habitat pavillonnaire) mais la réalisation d’un second étage est admise s’il s’agit d’un étage partiel et en retrait de la façade (12 mètres maximum).
- une emprise au sol maximale de 50% afin de limiter l’imperméabilisation des sols, favoriser les espaces publics de rencontre et promouvoir un parti paysager qualitatif en lien avec les principes de l’OAP sectorielle.
- des règles spécifiques relatives aux piscines sont prévues concernant l’emprise au sol et l’implantation afin de prendre en compte la taille limitée des parcelles de logements individuels.
Par ailleurs, des possibilités d’implantation et de hauteur différentes peuvent être admises pour les équipements d’intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.
La qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
L’aspect extérieur des constructions est règlementé afin de promouvoir un parti architectural et paysager de qualité. Certains éléments sont interdits afin d’assurer une meilleure intégration paysagère des futures constructions.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 83/156
Sont ainsi données des règles concernant l’adaptation de la construction au terrain, les toitures, les façades, les ouvertures, les menuiseries, les installations techniques, les clôtures... Toutes ces règles participent à la qualité urbaine de ce futur quartier.
Par ailleurs, les espaces verts sont règlementés afin de limiter l’imperméabilisation des sols et favorisées la végétalisation des espaces libres (10% minimum d’espaces de pleine terre).
Les règles en matière de stationnement sont similaires à celles d’autres zones d’habitat (2 places par logement), afin d’éviter un stationnement illicite ou gênant sur les emprises publiques.
Les équipements et les réseaux
Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité, de salubrité, de protection civile et de défense contre l’incendie.
Les raccordements aux réseaux collectifs (eau, assainissement) sont obligatoires. La gestion des eaux pluviales est une problématique forte sur la commune qui doit faire face à un risque de ruissellement urbain important. Pour cela, le règlement impose des règles spécifiques en lien avec la règle n°1 du SAGE Vistre, Nappes Vistrenque et Costières présentée dans l’article 10 des dispositions générales.
Les modalités de compensation des surfaces imperméabilisées pourront être adaptées pour les dossiers soumis DLE ou AEU, sous réserve de la conduite d’une étude spécifique.
2.3. Une préservation des espaces agricoles et
naturels
Les espaces agricoles et naturels ont été largement confortés entre le PLU de 2013 et le nouveau PLU : + 34,3 hectares classés en zones agricoles.
2.3.1. Les zones agricoles
• Localisation, superficie et présentation
Les zones agricoles représentent une superficie totale de 798 ha, soit 84% du territoire communal. La commune d’Aubord n’ayant pas d’espace boisé, en dehors des ripisylves des cours d’eau, les zones agricoles couvrent tous les espaces non urbanisés à l’exception des anciennes carrières de la LGV et d’une bande tampon au Sud de la zone d’urbanisation future (mesure de protection et d’évitement liée à l’Outarde Canepetière).
La zone agricole comprend deux sous-secteurs :
- un secteur Ac correspondant au périmètre de protection rapproché
du captage du Champ de Rouvier.
- un secteur Ae correspondant aux zones agricoles protégées pour des
motifs d’ordre écologique.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 84/156
• Motifs retenus pour la délimitation de la zone
Les zones agricoles ont été délimitées en tenant compte des zones agricoles du PLU de 2013, de l’abandon de la ZAC de la Farigoule, des enjeux environnementaux et des besoins et projets des exploitations remontés lors de la concertation agricole.
Des évolutions de zonage ont été faites, en effet des zones urbaines et à urbaniser du PLU de 2014 sont classées en zones agricoles du nouveau PLU. Ces évolutions de zonage en faveur de l’agriculture concernent une trentaine d’hectares, il s’agit de l’ancienne zone UAa en bordure du chemin des Canaux (contraintes d’accès et d’inondabilité) et des zones AU situées au Sud de la zone urbaine (ZAC de la Farigoule abandonnée).
La délimitation de deux sous-secteurs ont permis la prise en compte :
- du périmètre de protection rapproché du captage du Champ de
Rouvier (zone Ac).
- des secteurs présentant une sensibilité écologique particulière, en lien
avec l’OAP TVB (zones Ae).
La zone Av du PLU du 2013 est intégrée à la zone A, elle est traitée par ailleurs en tant qu’Espace de Bon Fonctionnement protégé au titre l’article L.151-23 du code de l’urbanisme.
Zones A, Av du PLU approuvé en 2013
Zone A, Ae, Ac du projet de PLU 2024
• Motifs retenus pour les dispositions règlementaires
La destination des constructions, usages des sols et nature d’activités
Les occupations des sols sont adaptées aux enjeux de confortement de l’agriculture. De manière générale, toutes occupations et utilisations non nécessaires à l’activité agricole sont interdites à l’exception des ouvrages techniques nécessaires aux services publics.
Dans les secteurs Ac et Ae présentant des enjeux environnementaux particuliers, même les constructions agricoles sont interdites.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 85/156
L’extension ou la réhabilitation des habitations existantes, ainsi que les constructions qui leur sont complémentaires, sont autorisées en zones A et Ae dans la limite de 30% et d’une surface de plancher maximale de 200 m² (extensions comprises).
Un bâti pouvant changer de destination a été identifié, il s’agit du Mas de Poustouly et ses annexes (cf. partie prescriptions).
La volumétrie et l’implantation des constructions
La réglementation est adaptée aux objectifs de préservation de la zone agricole avec :
- une distance minimale de 8 mètres par rapport aux voies et emprises publiques. Cette distance est plus importante pour les routes départementales afin de limiter l’exposition de la population aux nuisances engendrées par la proximité de ces voies (nuisances sonores, risques technologiques).
- une distance de 5 mètres minimum de la limite séparative si les constructions ne sont pas implantées en limite de parcelle.
- une hauteur maximale des constructions limitée à 11 mètres afin de tenir compte des spécificités des bâtiments agricoles. Les habitations sont limitées à 9 mètres au faitage comme au sein des zones urbaines pavillonnaires.
- une emprise au sol réglementée uniquement pour les annexes aux bâtiments d’habitation.
Par ailleurs, des possibilités d’implantation et de hauteur différentes peuvent être admises pour les équipements d’intérêt collectif et services publics à condition qu’ils ne portent pas atteinte à la préservation du site et du paysage.
La qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
Les règles concernant l’aspect extérieur des constructions visent une meilleure insertion dans le site des bâtiments. Les volumes doivent par exemple rester simples, sans brillance, afin de ne pas nuire à la qualité paysagère des espaces agricoles.
Sont ainsi données des règles concernant l’adaptation de la construction au terrain, les toitures, les façades, les ouvertures, les menuiseries, les installations techniques, les clôtures... Toutes ces règles participent à la préservation de la qualité paysagère de la zone agricole.
Par ailleurs, les espaces verts sont peu règlementés étant donné le caractère agricole de la zone.
Le stationnement doit être assuré en dehors des voies publiques ou privées, sur des emplacements prévus à cet effet.
Les équipements et les réseaux
Les accès et voiries doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de sécurité, de salubrité, de protection civile et de défense contre l’incendie.
Les raccordements aux réseaux collectifs (eau, assainissement) sont obligatoires pour les constructions nouvelles lorsqu’ils existent. Des dispositifs d’assainissement non collectif, ou une alimentation en eau potable autonome par captage, puits, forage ou tout autre ouvrage peuvent être admis sous réserve du respect de la règlementation en vigueur.
La gestion des eaux pluviales est une problématique forte sur la commune qui doit faire face à un risque de ruissellement urbain important. Pour cela, le règlement impose des règles spécifiques en lien avec la règle n°1 du SAGE Vistre, Nappes Vistrenque et Costières présentée dans l’article 10 des dispositions générales.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 86/156
2.3.2. Les zones naturelles
• Localisation, superficie et présentation
Les zones naturelles représentent une superficie totale de 54,6 ha, soit presque 6% du territoire communal. La commune d’Aubord n’ayant pas d’espace boisé en dehors des ripisylves des cours d’eau, les zones naturelles se limitent à deux types de secteurs spécifiques :
- des zones d’affouillement du sol nécessaires à la ligne LGV qui ont été
réhabilitées en bassins écrêteurs des crues du Campagnolle et du Rieu
à la fin du chantier de la ligne LGV (classées en zones Nb).
- une bande tampon de 50 mètres au Sud de la zone d’urbanisation
future (protection écologique liée à l’Outarde Canepetière) classée en
zone N.
• Motifs retenus pour la délimitation de la zone
Les zones naturelles ont été délimitées en tenant compte des zones Nc (anciennes carrières de la LGV) du PLU de 2013, et des enjeux écologiques liés au secteur d’extension urbaine nécessitant une bande tampon naturelle afin de limiter les impacts sur les habitats favorables à l’Outarde Canepetière.
Par ailleurs, le PLU de 2013 identifiait une zone Nj où pouvaient s’installer des jardins potagers familiaux. Cette zone est intégrée à la zone A du nouveau PLU.
Zones Nj, Nc du PLU approuvé en 2013Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 87/156
Zone N, Nb du projet de PLU 2024
• Motifs retenus pour les dispositions règlementaires
Les occupations des sols sont adaptées aux enjeux de préservation de ces espaces. De manière générale, toutes nouvelles constructions sont interdites à l’exception des ouvrages techniques nécessaires aux services publics et des aménagements légers liés à l’activité agricole pour la zone Nb.
Ces zones naturelles sont peu règlementées dans la mesure où elles n’ont pas vocation à accueillir de nouvelles constructions.
La zone Nb identifiée dans le PADD comme un secteur d’étude pour l’accueil d’un projet photovoltaïque pourra faire l’objet d’une évolution du PLU ultérieure (pas de projet suffisamment avancé actuellement pour envisager un STECAL).
La zone N au Sud du secteur d’extension urbaine figure dans l’OAP comme un espace à protéger. Aucune artificialisation de cet espace n’est admise, l’occupation du sol doit rester végétalisée. Aucune activité bruyante n’est
admise et les aménagements, notamment paysagers ou d’agrément, doivent être compatibles avec les enjeux écologiques liées à la proximité des habitats favorables à L’outarde Canepetière.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 88/156
3. Exposé des motifs retenus pour la définition des dispositions particulières
3.1. Les emplacements réservés
L’urbanisation du territoire doit s’accompagner de projets d’aménagements publics permettant une mise à niveau des équipements et réseaux afin d’accueillir les nouvelles populations dans les meilleures conditions.
Le PLU approuvé en 2013 identifiait 7 emplacements réservés, seul deux d’entre eux ont été maintenus. Il s’agit de l’ER pour l’élargissement de la rue de la cave, et de l’ER concernant l’aire de stationnement en bordure du chemin des Canaux qui a été réduit uniquement à l’accès depuis l’avenue des Cévennes. Les autres ER ont été supprimés dans la mesure où ils n’ont plus d’utilité, ou que le projet concerné a été réalisé.
Un troisième ER a été ajouté dans le projet de PLU afin de renforcer le réseau d’eau potable depuis l’avenue de Camargue.
Les 3 emplacements réservés sur le document graphique du PLU sont les suivants :
Numéro Destination
1
Voirie
Elargissement de la voie
Rue de la Cave
2
Voirie et stationnement
Accès depuis l’avenue des Cévennes
3 Equipement public
Réseau AEP depuis l’avenue de CamargueCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 89/156
3.2. Les éléments de patrimoine
En application de l’article L.151-19 du code de l‘urbanisme, « le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et identifier, localiser et délimiter les quartiers, îlots, immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation leur conservation ou leur restauration. Lorsqu'il s'agit d'espaces boisés, il est fait application du régime d'exception prévu à l'article L. 421-4 pour les coupes et abattages d'arbres.
Le PLU de 2013 identifiait seulement un espace boisé classé sur le parc arboré d’une maison de maître situé en bordure de la route de Générac. Aucun élément de patrimoine bâti n’était protégé.
Le projet de PLU identifie 6 éléments de patrimoine bâtis et 2 éléments paysagers (parcs arborés) à protéger. L’ancien EBC a été réintégré dans ces mesures de protection avec une adaptation de son périmètre au regard de la réalité de terrain.
Ces éléments sont majoritairement regroupés dans le noyau villageois, à l’exception du Mas de Poustouly situé au Nord-Est de la commune en zone agricole.
L’objectif de ce recensement est de permettre à terme de conserver, restaurer, pour ensuite valoriser ces éléments historiques et identitaires pour la commune.
L’article 11 des dispositions générales du règlement liste ces éléments et précise les règles qui y sont applicables.
Mas de PoustoulyCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 90/156
Le château et son parc arboré
Maison de maître et son parc arboré
Temple
Ancien couvent
EgliseCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 91/156
3.3. Les éléments protégés au titre de leur valeur
écologique
En application de l’article L.151-23 du code de l‘urbanisme, « le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les sites et secteurs à protéger pour des motifs d'ordre écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation. Lorsqu'il s'agit d'espaces boisés, il est fait application du régime d'exception prévu à l'article L. 421-4 pour les coupes et abattages d'arbres.
Il peut localiser, dans les zones urbaines, les terrains cultivés et les espaces non bâtis nécessaires au maintien des continuités écologiques à protéger et inconstructibles quels que soient les équipements qui, le cas échéant, les desservent. »
En lien avec l’AOP trame verte et bleue, le PLU localise sur le plan de zonage les éléments à préserver au vu de leur valeur écologique. Ces éléments, formant des corridors, sont de deux types :
- les « Espaces de Bon Fonctionnement », à savoir les cours d’eau et
leurs ripisylves,
- le réseau de haies, ces haies sont majoritairement situées au sein des
zones agricoles. Elles ont à la fois une valeur écologique, paysagère et
fonctionnelle.
L’article 12 des dispositions générales du règlement rappelle ces éléments et précise les règles qui y sont applicables.
Haies
Espaces de bon fonctionnementCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 92/156
3.4. Les linéaires commerciaux
En application de l’article L.151-16 du code de l‘urbanisme, « le règlement peut identifier et délimiter les quartiers, îlots et voies dans lesquels est préservée ou développée la diversité commerciale, notamment à travers les commerces de détail et de proximité, et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer cet objectif. »
Le PLU de 2013 n’identifiait pas de linéaire commercial à préserver. Afin de répondre à l’enjeu du maintien des commerces et services de proximité en centre village, le projet de PLU identifie les principaux tronçons commerciaux à préserver. Ces linéaires autour de la place du Temple concentrent une grande partie de l’offre en commerces de proximité (le café, la presse-tabac, la boulangerie, le caveau, la boucherie…).
L’article 2 de la zone UA du règlement du PLU interdit le changement de destination de ces commerces pour éviter leur transformation en logements, et maintenir une dynamique commerciale au sein du noyau villageois.
Par ailleurs, la commune a pris une délibération pour instaurer un périmètre de sauvegarde du commerce et de l’artisanat de proximité à l’intérieur duquel un droit de préemption urbaine s’applique (délibération n°D2021_041).
3.5. Bâti pouvant changer de destination
En application de l’article L.151-11 du code de l‘urbanisme, dans les zones agricoles, naturelles ou forestières, le règlement peut : (…) Désigner, (…), les bâtiments qui peuvent faire l'objet d'un changement de destination, dès lors que ce changement de destination ne compromet pas l'activité agricole ou la qualité paysagère du site ».
Le Mas de Poustouly et ses annexes pourraient être réhabilités et changés de destination. Le PLU de 2013 identifiait déjà ces bâtiments afin de permettre leur valorisation.
L’article 2 du règlement de la zone agricole permet le changement de destination de l’ensemble des bâtiments du Mas de Poustouly (corps d’habitation et annexes).Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 93/156
3.6. Servitude de mixité sociale
En application de l’article L151-15 du code de l‘urbanisme, « le règlement peut délimiter, dans les zones urbaines ou à urbaniser, des secteurs dans lesquels, en cas de réalisation d'un programme de logements, un pourcentage de ce programme est affecté à des catégories de logements qu'il définit dans le respect des objectifs de mixité sociale ».
Une servitude de mixité sociale a été délimitée sur le plan de zonage du PLU, elle correspond au périmètre de la zone AU (secteur de projet d’extension urbaine). Cette servitude a pour objet de retranscrire dans le règlement du PLU les principes de l’OAP du Mazet d’Etienne 3 concernant la typologie de logements attendues au sein de ce nouveau quartier.
L’article 2 du règlement de la zone AU impose au minimum 20% de logements sociaux réparti à l’échelle de l’opération de construction ou d’aménagement d’ensemble.
3.7. Les marges de recul le long des RD
Les marges de recul applicables au PLU ont évolué depuis le PLU de 2013, elles ont été mises à jour et sont reportées sur le plan de zonage du PLU. Les nouvelles distances règlementaires hors zones agglomérées sont les suivantes :
- Réseau structurant : 25 m de l’axe de la RD35
- Réseau de liaison : 25 m de l’axe de la RD 14 (au Sud de la RD 135) et
25 m de l’axe de la RD 13
- Réseau de proximité : 15 m de l’axe de la RD 14 (au Nord de la RD 135).Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 94/156
Partie 4 - Evaluation
environnementaleCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 95/156
1. Description de la manière dont l’évaluation environnementale a été menée
1.1. Principe de l’évaluation environnementale
L’évaluation environnementale est réalisée conformément à l’ordonnance du 3 juin 2004 relative à l’évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l’environnement et au décret du 27 mai 2005 relatif à l’évaluation des incidences des documents d’urbanisme sur l’environnement. De même, elle suit scrupuleusement les recommandations de l’Article R.151- 3 du code de l’urbanisme.
L’évaluation environnementale est une démarche qui permet de s’assurer que l’environnement est effectivement pris en compte, dans les mêmes conditions que les autres thématiques abordées dans le document d’urbanisme, afin de garantir un développement équilibré du territoire. Elle est l’occasion de répertorier les potentialités environnementales de celui-ci et de vérifier que les orientations, envisagées dans le document d’urbanisme, ne leur portent pas atteinte.
L’évaluation environnementale doit s’appuyer sur l’ensemble des procédés qui permettent de vérifier la prise en compte :
- des objectifs de la politique de protection et de mise en valeur de
l’environnement, qui doivent se traduire par des engagements aussi
précis que ceux relatifs à l’aménagement et au développement ;
- des mesures pour limiter les incidences négatives et renforcer les
effets positifs des orientations retenues ;
- des résultats des débats de la concertation sur la compatibilité des
différents enjeux territoriaux : économiques, sociaux et
environnementaux.
La démarche de l’évaluation environnementale comporte plusieurs phases d’étude :
- l’analyse de l’état initial de l’environnement dégageant les enjeux et
les objectifs environnementaux (cf. tome 1 du RP);
- l’évaluation des incidences des orientations sur l’environnement, à
chaque étape de l’élaboration du projet ;
- la recherche de mesures réductrices et correctrices d’incidences, sur
la base de l’évaluation ;
- le suivi et le bilan des effets sur l’environnement, lors de la mise en
œuvre du document d’urbanisme au moyen d’indicateurs.
Il est précisé que l’avis de l’autorité environnementale (Mission régionale d’autorité environnementale) est préparé en liaison avec les services de l’État concernés. L’avis porte à la fois sur l’évaluation environnementale contenue dans le rapport de présentation et sur l’intégration de l’environnement dans le projet d’urbanisme.
1.2. Méthode de l’évaluation environnementale du
PLU de Aubord
1.2.1. Une démarche itérative
La méthode utilisée a consisté à intégrer les préoccupations environnementales tout au long des différentes phases d’élaboration du PLU, selon une démarche itérative :
- identification des grands enjeux environnementaux du territoire (État
Initial de l’Environnement) ;
- évaluation pour chaque thématique environnementale des incidences
susceptibles d’être produites par la mise en œuvre du PADD ;
- évaluation des incidences susceptibles d’être produites par la mise en
œuvre du zonage et des OAP, suite à des visites de terrain naturaliste ;Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 96/156
- proposition de recommandations et de mesures d’accompagnement
susceptibles de contribuer à développer, renforcer, optimiser les
incidences potentiellement positives, ou prendre en compte et
maîtriser les incidences négatives ;
- préparation des évaluations environnementales ultérieures en
identifiant des indicateurs à suivre, afin de pouvoir apprécier les
incidences environnementales effectives du PLU.
La représentation schématique ci-dessous présente les grandes étapes de la méthodologie d’évaluation environnementale itérative utilisée.
Source : Commissariat général au développement durable et Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages
1.2.2. Caractérisation de l’état initial de
l’environnement
L’état initial de l’environnement réalisé en 2021 a été actualisé en 2024.
L’analyse de l’état initial du territoire permet d’établir une synthèse des caractéristiques et des sensibilités du territoire. On soulignera cependant que l’ensemble de ces contacts ou documents a été pris en compte à une date donnée et que le présent dossier ne peut intégrer l’ensemble des évolutions qui auraient vu le jour ultérieurement.
1.2.3. L’évaluation des incidences du PLU
L’évaluation des impacts prévisibles du PLU a porté sur l’ensemble des volets de l’environnement analysés au stade de l’état initial et a conduit à mettre en évidence, à partir des sensibilités recensées dans l’état initial de l’environnement, les impacts généraux (directs et indirects) et de définir les principales mesures permettant de supprimer, réduire ou compenser les effets négatifs.
La méthode d’évaluation environnementale reprend, en l’adaptant, le contenu de l’étude d’impact des projets, à la différence près que, visant des orientations d’aménagement du territoire, les projets qui en découlent ne sont pas encore localisés et/ou définis avec toutes leurs précisions sur ce territoire.
Il est donc précisé que les enjeux à prendre en compte et les mesures à proposer ne sont ni de même nature, ni à la même échelle et au même degré de précision que ceux évalués dans le cadre d’un projet précisément localisé et défini dans ses caractéristiques techniques.
Précisons enfin que l’évaluation environnementale du PLU a été réalisée à deux échelles :
1. Une première évaluation des incidences a porté sur les incidences
prévisibles sur la globalité du territoire. Dans ce cadre, ce sont les
orientations du PADD et ses mesures associées qui ont été évaluées,
ainsi que l’impact global du zonage et de son règlement associé.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 97/156
2. La seconde évaluation des incidences s’est portée sur des périmètres
plus précis, délimitant des espaces concernées par des projets portés
par le PLU : les secteurs d’OAP, les secteurs autorisant des
aménagements sur des espaces à l’occupation du sol encore naturelle,
ainsi que les secteurs dans ou à proximité des sites Natura 2000 et
susceptibles d’impacter un site du fait de la vocation du sol définie par
le PLU.
L’évaluation environnementale du PLU a donc bien pris en compte le souci de la préservation et de la mise en valeur de l’environnement de la commune d’Aubord tout au long de son déroulement, et ce aux différentes échelles concernées par la mise en œuvre du PLU.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 98/156
2. Analyse de la prise en compte des enjeux environnementaux et des critères de développement durable
2.1. Analyse de la prise en compte des enjeux environnementaux et des critères de développement durable
L’évaluation des incidences des orientations du Plan d’Aménagement et de Développement Durables porte à la fois sur les composantes de l’environnement et sur les critères de développement durable de la loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain (loi dite SRU n° 2000-1208 du 13 décembre 2000).
2.1.1. Rappel des enjeux issus de l’Etat Initial de l’Environnement
L’état initial de l’environnement (EIE) a permis d’identifier un certain nombre d’atouts et de faiblesses sur le territoire de la commune, qui, associés à des tendances, ont contribué à faire émerger les enjeux pour un développement durable du territoire. Sur la base d’une synthèse de ces enjeux « détaillés », des enjeux globaux et transversaux ont été identifiés puis hiérarchisés pour la construction et l’adoption du Plan d’Aménagement et de Développement Durables, en réponse aux contraintes et aux besoins du territoire.
Le tableau ci-après récapitule la liste de ces enjeux et la hiérarchisation associée :
Enjeu
structurant
Les enjeux de cette catégorie recouvrent des niveaux de priorité forts
pour le PLU sur l’ensemble du territoire, quel que soit l’échelle d’analyse
sur laquelle il va se positionner (commune, quartier, zone d’activités,
centre bourg…). Ce sont des enjeux pour lesquels le PLU dispose de
leviers d’action directs. Ils doivent être intégrés très amont des
réflexions de développement.
Enjeu
prioritaire
Il s’agit d’enjeux qui apparaissent d’un niveau de priorité élevé pour le
territoire communal mais de façon moins homogène que les enjeux
structurants. Ils ont un caractère moins systématique et nécessiteront
une attention particulière dans les phases plus opérationnelles du PLU
: OAP, zonage et règlement.
Enjeu
modéré
Bien qu’ils s’agissent d’enjeux environnementaux clairement identifiés
lors du diagnostic territorial, ils revêtent un niveau de priorité plus faible
pour le PLU au regard du fait notamment d'un manque de levier
d’action direct.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 99/156
Thématiques Enjeux Hiérarchisation
Caractéristiques géophysiques
La limitation de la consommation d’espaces agricoles Enjeu structurant
L’anticipation et la limitation des effets du changement climatique Enjeu structurant
Patrimoine naturel et biodiversité
La présence d’une mosaïque de milieux diverses, support de la trame verte et bleue et de la fonctionnalité écologique du territoire Enjeu structurant
Le maintien et la recherche d’une activité agricole favorable à la biodiversité et respectueuse de l’environnement Enjeu prioritaire
La préservation des éléments arborés en milieu agricole supports des continuités écologiques Enjeu structurant
La préservation du réseau hydrographique et de ses milieux annexes (zones humides et ripisylves) Enjeu structurant
La limitation du développement de nouvelles espèces invasives et la maîtrise de celles déjà présentes Enjeu modéré
Ressources
naturelles
Ressource en
eau
L’amélioration de la qualité des cours d’eau Enjeu prioritaire
La préservation quantitative et qualitative de la ressource en eau Enjeu prioritaire
L’adaptation du développement urbain du territoire à la ressource en eau et à la capacité des réseaux Enjeu structurant
Ressource
énergétique
Le développement des alternatives à l’utilisation de la voiture individuelle (en lien avec l’enjeu qualité de l’air) Enjeu prioritaire
Le recours à un urbanisme dense et à un habitat économe en énergie Enjeu prioritaire
Le développement des énergies renouvelables dans le respect des enjeux environnementaux, paysagers, architecturaux et patrimoniaux Enjeu prioritaire
Risques naturels et
technologiques
La prise en compte des secteurs à risques identifiés dans le futur document d’urbanisme Enjeu structurant
L’anticipation de tout nouveau risque dans le projet de développement communal Enjeu structurant
La limitation des facteurs aggravant les évolutions climatiques afin de réduire une évolution possible des risques naturels Enjeu structurant
Pollutions et
nuisances
Qualité de l’air La limitation des émissions de polluants pour préserver une bonne qualité de l’air en proposant des alternatives à la voiture individuelle (en lien avec l’enjeu énergie) Enjeu prioritaire
Assainissement
et eaux pluviales
L’adaptation du développement urbain à la présence ou à la mise en place de systèmes d’assainissement collectifs ou non collectifs performants Enjeu structurant
La mise en place d’une gestion des eaux pluviales efficace dans les nouveaux aménagements Enjeu structurant
Déchets Le maintien de la collecte et du traitement des déchets en adéquation avec les besoins du territoire Enjeu modéré
Sites pollués La prise en compte de la pollution liée aux installations recensées Enjeu prioritaire
Bruit L’adaptation du tissu urbain existant afin de limiter les nuisances sonores et la maîtrise de l’urbanisation future à proximité des axes bruyants Enjeu structurantCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 100/156
2.1.2. Les critères de développement durable
Les Plans Locaux d'Urbanisme doivent permettre d’assurer les objectifs de développement durable suivants :
• « l'équilibre entre le renouvellement urbain, un développement
urbain maîtrisé, le développement de l'espace rural, d'une part, et la
préservation des espaces affectés aux activités agricoles et
forestières et la protection des espaces naturels et des paysages,
d'autre part, en respectant les objectifs du développement durable ;
• la diversité des fonctions urbaines et la mixité sociale dans l'habitat
urbain et dans l'habitat rural, en prévoyant des capacités de
construction et de réhabilitation suffisantes pour la satisfaction, sans
discrimination, des besoins présents et futurs en matière d'habitat,
d'activités économiques, notamment commerciales, d'activités
sportives ou culturelles et d'intérêt général ainsi que d'équipements
publics, en tenant compte en particulier de l'équilibre entre emploi
et habitat ainsi que des moyens de transport et de la gestion des
eaux;
• une utilisation économe et équilibrée des espaces naturels, urbains,
périurbains et ruraux, la maîtrise des besoins de déplacement et de
la circulation automobile, la préservation de la qualité de l'air, de
l'eau, du sol et du sous-sol, des écosystèmes, des espaces verts, des
milieux, sites et paysages naturels ou urbains, la réduction des
nuisances sonores, la sauvegarde des ensembles urbains
remarquables et du patrimoine bâti, la prévention des risques
naturels prévisibles, des risques technologiques, des pollutions et des
nuisances de toute nature ».
2.1.3. Les axes stratégiques du PADD
Les cinq grands axes généraux d’aménagement et d’urbanisme fixés pour la révision du Plan Local d’Urbanisme de Aubord, fondateurs du projet de territoire et décidés par les élus, sont les suivants :
• Orientation 1. Un développement démographique maîtrisé
• Orientation 2. Un développement urbain maîtrisé et durable
• Orientation 3. Un village attractif et des déplacements apaisés
• Orientation 4. Un développement économique de proximité
• Orientation 5. Un environnement naturel préservéCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 101/156
2.1.4. Croisement des axes stratégiques du PADD avec les enjeux environnementaux
Le tableau suivant croise les axes du PADD du PLU d’Aubord avec les enjeux environnementaux afin de déterminer si ceux-ci sont bien pris en compte dans le projet.
Orientation du PADD
1 2 3 4 5
La limitation de la consommation d’espaces agricoles X X X X
L’anticipation et la limitation des effets du changement climatique X X X
La présence d’une mosaïque de milieux diverses, support de la trame verte et bleue et de la fonctionnalité écologique du territoire X X X X X
Le maintien et la recherche d’une activité agricole favorable à la biodiversité et respectueuse de l’environnement X X
La préservation des éléments arborés en milieu agricole supports des continuités écologiques X X
La préservation du réseau hydrographique et de ses milieux annexes (zones humides et ripisylves) X
La limitation du développement de nouvelles espèces invasives et la maîtrise de celles déjà présentes X
L’amélioration de la qualité des cours d’eau X
La préservation quantitative et qualitative de la ressource en eau X
L’adaptation du développement urbain du territoire à la ressource en eau et à la capacité des réseaux X X
Le développement des alternatives à l’utilisation de la voiture individuelle (en lien avec l’enjeu qualité de l’air) X X
Le recours à un urbanisme dense et à un habitat économe en énergie X X
Le développement des énergies renouvelables dans le respect des enjeux environnementaux, paysagers, architecturaux et patrimoniaux X
La prise en compte des secteurs à risques identifiés dans le futur document d’urbanisme X X
L’anticipation de tout nouveau risque dans le projet de développement communal X X
La limitation des facteurs aggravant les évolutions climatiques afin de réduire une évolution possible des risques naturels X X
La limitation des émissions de polluants pour préserver une bonne qualité de l’air en proposant des alternatives à la voiture individuelle (en lien avec l’enjeu énergie) X X XCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 102/156
L’adaptation du développement urbain à la présence ou à la mise en place de systèmes d’assainissement collectifs ou non collectifs performants X
La mise en place d’une gestion des eaux pluviales efficace dans les nouveaux aménagements X X
Le maintien de la collecte et du traitement des déchets en adéquation avec les besoins du territoire X
La prise en compte de la pollution liée aux installations recensées X
L’adaptation du tissu urbain existant afin de limiter les nuisances sonores et la maîtrise de l’urbanisation future à proximité des axes bruyants X
Le projet communal témoigne globalement d’une bonne cohérence vis-à-vis de l’ensemble des enjeux du territoire. Issu d’une réflexion concertée et intelligente, il permet aussi de satisfaire les objectifs de développement durable exigés par la réglementation française et prend en compte les objectifs principaux de protection de l’environnement établis dans l’état initial de l’environnement.
Le projet communal d’Aubord respecte donc bien les objectifs réglementaires, auxquelles elle est soumise en tant que commune française et européenne.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 103/156
3. Analyse des incidences par orientation du PADD
3.1. Analyse des incidences par orientation du PADD
Il s’agit dans cette partie d’évaluer les incidences générales de chacun des axes du PADD déclinées en passant en revue les incidences possibles sur les thématiques environnementales développées dans l’État Initial de l’Environnement.
Le système de notation ci-dessous a été utilisé pour déterminer les incidences de chacun des axes du PADD sur l’environnement.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 104/156
3.1.1. Orientation 1 : Un développement démographique maîtrisé
Les objectifs de cette orientation sont les suivants :
• Objectif 1 : maîtriser la croissance démographique
• Objectif 2 : accroître et diversifier l’offre en logements
Thème Incidences Note
Caractéristiques géophysiques
Le développement démographique et la construction de logement va engendrer une consommation d’espaces agricoles. De plus, l’artificialisation des sols va diminuer les capacités de stockage carbone du sol, déjà faible en région méditerranéenne.
Cependant l’étalement urbain est encadré par la loi Climat-résilience.
- -
Patrimoine naturel et biodiversité La construction de logements va impacter des espaces agricoles favorables à l’Œdicnème criard. Cependant, une longue démarche de diminution des impacts sur la biodiversité a été réalisée lors de l’élaboration du projet de PLU. - -
Ressources
naturelles
Ressource en eau L’accueil de nouveaux habitants va engendrer une augmentation des besoins en eau potable -
Ressource
énergétique L’accueil de nouveaux habitants va engendrer une augmentation de la consommation d’énergie -
Risques naturels et technologiques NC NC
Pollutions
et
nuisances
Qualité de l’air L’accueil de nouveaux habitants va engendrer une augmentation du trafic et des émissions de polluants dans l’atmosphère -
Assainissement et
eaux pluviales
L’accueil de nouveaux habitants va engendrer une augmentation des besoins en assainissement mais l’installation d’assainissement est suffisamment dimensionnée pour accueillir l’augmentation de population. 0
Déchets L’accueil de nouveaux habitants va engendrer une augmentation de la production de déchets -
Sites pollués NC NC
Bruit L’accueil de nouveaux habitants va engendrer une augmentation du trafic et des nuisances sonores -Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 105/156
3.1.2. Orientation 2 : Un développement urbain maitrisé et durable
Les objectifs de cette orientation sont les suivants :
• Objectif 1 : adapter le développement urbain aux contraintes environnementales et agricoles • Objectif 2 : concevoir un projet d’extension urbaine durable
Thème Incidences Note
Caractéristiques géophysiques
Le développement démographique et la construction de logement va engendrer une consommation d’espaces agricoles. De plus, l’artificialisation des sols va diminuer les capacités de stockage carbone du sol, déjà faible en région méditerranéenne.
Cependant l’étalement urbain est encadré par la loi Climat-résilience et le SCOT Sud Gard.
- -
Patrimoine naturel et biodiversité La construction de logements va impacter des espaces agricoles favorables à l’Œdicnème criard. Cependant, une longue démarche de diminution des impacts sur la biodiversité a été réalisée, qui a permis d’intégrer des mesures dans le projet. - -
Ressources
naturelles
Ressource en eau La construction de nouveaux logements va engendrer une augmentation des besoins en eau potable -
Ressource énergétique La construction de nouveaux logements va engendrer une augmentation de la consommation d’énergie -
Risques naturels et technologiques
Les risques ruissellement et inondation sont pris en compte dans le PADD, préconisant la prise en compte du risque inondation dans la réflexion sur le développement urbain et la réduction du risque ruissellement. Ceux-ci ne seront donc pas accentués.
0
Pollutions et
nuisances
Qualité de l’air La construction de nouveaux logements en extension urbaine va engendrer une augmentation du trafic et des émissions de polluants dans l’atmosphère -
Assainissement et eaux
pluviales
La gestion des eaux pluviales, sources de pollution des eaux, est prise en compte dans le PADD afin de ne pas accroitre les pollutions : mise en place une gestion des eaux pluviales efficace dans les nouveaux aménagements. 0
Déchets La construction de nouveaux logements va engendrer une augmentation de la production de déchets -
Sites pollués NC NC
Bruit Les nouvelles constructions vont engendrer du bruit pour les habitants de la commune lors des travaux, mais cela sera temporaire, sur une échelle de temps infime à l’échelle de l’application du PLU. 0Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 106/156
3.1.3. Orientation 3 : Un village attractif et des déplacements apaisés
Les objectifs de cette orientation sont les suivants :
- Objectif 1 : conforter la dynamique villageoise
- Objectif 2 : organiser et apaiser les déplacements
- Objectif 3 : améliorer la qualité urbaine
- Objectif 4 : mettre en valeur les éléments de paysage
Thème Incidences Note
Caractéristiques géophysiques
Le maintien des haies et arbres isolés pourra avoir un effet positif sur le sol (meilleur maintien de celui-ci). De plus, les alternatives à la voiture individuelle sont favorisées avec le renforcement de l’offre en transport collectif, et la facilitation du covoiturage, ce qui permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées au trafic. Cela est renforcé par le renforcement de commerces et services de proximité. Cependant, le PADD porte également la volonté d’organiser le stationnement ce qui pourrait encourager à l’utilisation de la voiture.
+
Patrimoine naturel et biodiversité Le PADD se fixe l’objectif de préserver les parcs arborés, haies et de végétaliser les zones urbaines, ainsi que de favoriser la nature en ville. Ces éléments seront favorables à la biodiversité. +
Ressources
naturelles
Ressource en eau NC NC
Ressource énergétique
Les alternatives à la voiture individuelle sont favorisées avec le renforcement de l’offre en transport collectif, et la facilitation du covoiturage, ce qui permet de diminuer la consommation d’énergie liée au trafic. Cela est renforcé par le renforcement de commerces et services de proximité. Cependant, le PADD porte également la volonté d’organiser le stationnement ce qui pourrait encourager à l’utilisation de la voiture.
+
Risques naturels et technologiques NC NC
Pollutions
et
nuisances
Qualité de l’air Idem que pour le thème ressource énergétique. +
Assainissement et eaux
pluviales NC NC
Déchets NC NC
Sites pollués NC NC
Bruit Idem que pour le thème ressource énergétique. +Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 107/156
3.1.4. Orientation 4 : Un développement économique de proximité
Les objectifs de cette orientation sont les suivants :
- Objectif 1 : sauvegarder une offre commerciale dans le centre village
- Objectif 2 : optimiser le foncier économique
- Objectif 3 : préserver et soutenir l’activité agricole
Thème Incidences Note
Caractéristiques géophysiques
Dans cette orientation, le PADD porte la volonté de préserver les terres cultivables. La construction de logements va engendrer une consommation d’espaces agricoles limitée (6 ha), en cohérence avec les objectifs du SCOT Sud Gard.
La création de cheminement doux et le renforcement de l’offre de proximité aura pour effet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées au trafic. Cependant, le PADD porte également la volonté d’organiser le stationnement qui pourrait pousser à l’utilisation de la voiture.
+
Patrimoine naturel et biodiversité Soutenir les filières agricoles présentes sur le territoire, et sauvegarder leur diversité ira dans le sens de la préservation des espèces de ces milieux. +
Ressources
naturelles
Ressource en eau La construction d’une plateforme intercommunale de lavage de pulvérisateurs permettra de limiter la pollution des sols, et de la ressource en eau. +
Ressource énergétique
La création de cheminement doux et le renforcement de l’offre de proximité aura pour effet de diminuer la consommation énergétique liée au trafic. Cependant, le PADD porte également la volonté d’organiser le stationnement qui pourrait pousser à l’utilisation de la voiture.
+
Risques naturels et technologiques NC NC
Pollutions et
nuisances
Qualité de l’air Idem que pour le thème ressource énergétique. +
Assainissement et eaux
pluviales NC NC
Déchets NC NC
Sites pollués NC NC
Bruit Idem que pour le thème ressource énergétique. +Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 108/156
3.1.5. Orientation 5 : Un environnement naturel préservé
Les objectifs de cette orientation sont les suivants :
- Objectif 1 : préserver la biodiversité et les ressources naturelles
- Objectif 2 : préserver les paysages naturels et agricoles
- Objectif 3 : promouvoir les énergies renouvelables
- Objectif 4 : prendre en compte les risques et limiter les nuisances
Thème Incidences Note
Caractéristiques géophysiques Le PADD a pour objectif la préservation des espaces naturels et agricoles, ainsi que des éléments paysagers du territoire. +
Patrimoine naturel et biodiversité
Cet axe est centré sur la protection des milieux naturels de la biodiversité et des continuités écologiques à travers plusieurs objectifs :
- Préserver la mosaïque de milieux diverses, support de la trame verte et bleue communale.
- Poursuivre la renaturation des berges du Vistre.
- Encourager une agriculture favorable à la biodiversité et respectueuse de l’environnement
- Préserver des éléments arborés en milieu agricole support des continuités écologiques.
- Préserver le réseau hydrographique et de ses milieux annexes (ripisylves et zones humides).
- Assurer la protection de la ressource en eau (quantitative et qualitative).
- Limiter le développement de nouvelles espèces invasives et la maîtrise de celles déjà présentes.
Cependant, la commune souhaite notamment étudier les possibilités d’implantation d’un parc photovoltaïque sur le site des anciennes carrières/bassins. Cela pourrait impacter la faune de ces sites, dont la qualité écologique est inconnue pour le moment.
++
Ressources
naturelles
Ressource en eau
La poursuite de la renaturation des berges du Vistre, ainsi que la préservation du réseau hydrographique et de ses milieux annexes (ripisylves et zones humides) aura un impact positif sur la ressource en eau en améliorant et protégeant les fonctionnalités écologiques de ces milieux. ++
Ressource
énergétique
Le développement d’énergies renouvelables pourra baisser les consommations d’autres sources d’énergies.
Attention cependant : à l’échelle mondiale, les énergies renouvelables ne se substituent pas aux énergies fossiles mais s’y additionnent. De plus, Les « énergies dites de substitution » (ENS) ne se substituent pas aux hydrocarbures : leur fabrication dépend de la thermo-industrie, ainsi que de l’extraction de matériaux ce qui a un impact environnemental délocalisé.
+
Risques naturels et technologiques
Les risques naturels et technologiques sont pris en compte :
- Protéger les personnes et les biens contre l’ensemble des risques.
- Prévoir des aménagements hydrauliques complémentaires pour réduire le risque inondation.
- Prendre en compte le risque de transports de matières dangereuses.
+Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 109/156
Pollutions et
nuisances
Qualité de l’air
L’utilisation d’énergies renouvelables pourra mener à une baisse d’autres sources énergétiques plus polluantes pour l’air de la commune. +
Assainissement et
eaux pluviales
Le PADD porte la volonté de limiter les risques de pollution liés à l’assainissement des eaux usées et d’adapter le développement communal à la capacité des réseaux. Ainsi, l’urbanisation du territoire ne sera pas responsable de nouvelles pollutions liées à l’assainissement. 0
Déchets
Le maintien d’une collecte et un traitement des déchets en adéquation avec les besoins du territoire et limiter le risque de décharge sauvage sont intégré au PADD. +
Sites pollués Le PADD porte la volonté d’aménager une aire de la lavage pour les engins agricoles pour réduire les risques de pollution. +
Bruit
L’exposition aux nuisances sonores ne sera pas augmenté par ce nouveau PLU qui souhaite « maîtriser l’urbanisation à proximité des voies bruyantes ». 0Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 110/156
3.1.6. Synthèse de l’impact sur l’environnement du PADD
Le tableau suivant synthétise l’ensemble des incidences, positives ou négatives, du Plan d’Aménagement et de Développement Durables.
Chaque thème s’est vu affecté une note par orientation, en fonction de la moyenne des notations accordées à chacune des incidences du PADD croisé à une vision globale de l’évaluateur.
Le PADD apporte globalement une plus-value sur l’environnement.
Les thématiques de la ressource en eau, en énergie, les risques, la qualité de l’air, la pollution des sols et le bruit sont bien prises en compte dans le PADD, obtenant un résultat d’analyse positif. Cela est en grande partie dû à la redynamisation du centre de la ville, et la création de déplacements doux et autres alternatives à la voiture individuelle : la diminution de l’utilisation de la voiture va diminuer les émissions de polluant, gaz à effet de serre, et le bruit. L’augmentation de la demande en eau pourrait être compensée sur cette thématique par des travaux d’amélioration du ripisylve de la Vistre et la préservation des zones humides qui impacteront positivement la qualité de l’eau. Enfin, le projet de station de lavage des engins agricoles devrait limiter la pollution des sols. De plus, le projet communal ne prévoit pas d’augmentation de la population exposée au risque, car ceux-ci seront pris en compte dans les nouveaux aménagements.
Ensuite, les déchets, l’assainissement et les eaux pluviales obtiennent un résultat neutre : la station d’épuration est suffisamment dimensionnée pour recevoir l’augmentation de la population, qui ne devrait donc pas augmenter les pollutions liées à l’assainissement. Les déchets vont augmenter avec l’accroissement de la population, mais le PADD vise la limitation des décharges sauvage en parallèle.
Les caractéristiques géophysiques (climat et préservation des sols) et le patrimoine naturel eux, obtiennent aussi un résultat neutre. Ces éléments sont bien pris en compte dans le PADD, cependant, l’artificialisation des sols induite par le PADD auront des conséquences sur la biodiversité et la conservation des sols et des mesures sont mises en place pour répondre à ces impacts.
Thème Note
Orientation du PADD 1 2 3 4 5 Bilan
Caractéristiques géophysiques - - - - + + + 0
Patrimoine naturel et biodiversité - - - - + + ++ 0
Ressources
naturelles
Ressource en eau - - NC + ++ +
Ressource énergétique - - + + + +
Risques naturels et technologiques NC 0 NC NC + +
Pollutions et
nuisances
Qualité de l’air - - + + + +
Assainissement et eaux
pluviales
0 0 NC NC 0 0
Déchets - - NC NC + 0
Sites pollués NC NC NC NC + +
Bruit - 0 + + 0 +Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 111/156
4. Analyse des incidences sur l’environnement du zonage, règlement et OAP et mesures d’évitement de réduction et de compensation des impacts associées
4.1. Analyse des changements de vocation des
zones entre le PLU en vigueur et le projet de
PLU
L’objectif de ce sous-chapitre est d’analyser les incidences générales, temporaires ou permanentes, que le nouveau zonage du plan local d’urbanisme peut avoir sur l’environnement au sens large, sur le territoire communal de Aubord. L’analyse du zonage permet également, en croisant des données de surface, d’avoir une approche plus quantitative des incidences du plan local d’urbanisme sur l’environnement.
La cartographie page suivante présente les secteurs qui changent de vocation entre le PLU en vigueur et le projet de PLU, c’est-à-dire que leur zonage et règlement associé ont évolué. Le tableau page suivante quantifie ces changements de vocation.
Les explications de ces changements sont présentées dans les parties suivantes.
4.1.1. Nouvelles vocations urbaines
L’enveloppe des zones urbaines est maintenue dans le projet de PLU, il n’y a pas d’extension de zone urbaine projetée.
Aucune nouvelle zone AU n’est à noter dans ce projet de PLU par rapport au PLU existant. La zone AU à l’Est figurant dans le projet de PLU est déjà classé en AU dans le PLU en vigueur (ancienne ZAC de la Farigoule).
4.1.2. Nouvelles vocations agricoles et naturelles
Plus de 30 ha de zones à urbaniser sont reclassées en zones agricoles dans le projet de PLU, il ne reste qu’une seule zone AU de 6 ha qui est conservée.
Environ 2 ha de zone U sont également reclassées en zone A en bordure du chemin des canaux. Il s’agit d’un terrain difficilement constructible au vu des problématiques d’accès et d’inondation.
1 ha de zone à urbaniser est aussi reclassé en zone naturelle au Sud de la zone AU conservée (bande tampon liée à la protection de l’Outarde Canepetière).
Enfin, environ 2 ha de zone naturelle sont reclassés en zone agricole afin de correspondre à la réalité du terrain (ancienne zone Nj).
Tableau de synthèse des changements de zonageCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 112/156
Cartographie des changements de vocationCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 113/156
4.2. Détermination des secteurs susceptibles d’être
impactés
Les secteurs susceptibles d’être impactés (SSI) sont les secteurs présentant encore une occupation du sol naturelle ou agricole et sur lesquels des aménagements et/ou constructions sont autorisés dans le PLU.
Il s’agit d’un secteur localisé sur la carte suivante et décrit ci-dessous :
• 1 zone AU à l’Est de la zone urbaine faisant l’objet d’une OAP ;
Carte des secteurs susceptibles d’être impactés
4.3. Caractéristiques écologiques des zones
susceptibles d’être touchées par la mise en
œuvre du PLU
La zone AU est située en continuité de la zone urbaine à l’Est. Sa délimitation est issue d’une concertation importante avec les PPA (DDTM…) au regard des conclusions d’une étude naturaliste complémentaire réalisée parallèlement au PLU, qui a permis de nourrir les échanges au niveau des enjeux écologiques. Ce diagnostic écologique est joint en annexe du PLU.
Une campagne de terrain a été réalisée entre avril et juin 2022 (11 passages au total) afin de cerner les enjeux naturalistes présents ou potentiellement présents sur les zones de projet du PLU. Il s'agit d'évaluer les sensibilités écologiques des secteurs définis.
Les inventaires naturalistes réalisés sur la partie Sud du territoire ont permis de trouver le site de projet de moindre impact pour la biodiversité, en prenant aussi en compte les autres contraintes (potentiel agricole, risque inondation…).Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 114/156
Les résultats de la totalité des inventaires naturalistes sont synthétisés dans l’Etat Initial de l’Environnement (tome 2 du RP), et la justification du choix de la zone AU se trouve dans la partie 2 « explications des choix retenus ».
Les résultats des investigations de terrain pour la zone AU sont présentés dans les cartes ci-après.
Habitats naturels relevés sur le secteur AUCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 115/156
Espèces à enjeux forts et modérés relevées sur le secteur AUCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 116/156
Le site présente donc une forte attractivité pour les espèces d’oiseaux des milieux agricoles, notamment l’œdicnème criard qui a été vu sur le secteur. La haie au sud du site sert également de corridor écologique aux chiroptères (chauves-souris).
4.4. Analyse thématique des incidences et mesures
associées
4.4.1. Incidences du PLU sur l’énergie, la qualité de
l’air et le climat et mesures associées
Enjeux
Pour plus de cohérence, les enjeux liés à l’énergie, la qualité de l’air et le climat sont traités ensemble.
Six enjeux sont identifiés :
• La limitation de la consommation d’espaces agricoles
• L’anticipation et la limitation des effets du changement climatique
• La limitation des émissions de polluants pour préserver une bonne
qualité de l’air en proposant des alternatives à la voiture
individuelle
• Le développement des alternatives à l’utilisation de la voiture
individuelle (en lien avec l’enjeu qualité de l’air)
• Le recours à un urbanisme dense et à un habitat économe en
énergie
• Le développement des énergies renouvelables dans le respect des
enjeux environnementaux, paysagers, architecturaux et
patrimoniaux
Incidences
Le développement communal va entraîner un besoin accru en énergie et va induire des émissions gaz à effet de serre et de polluants dans l’atmosphère plus importantes (transports routiers, habitations…). De plus, l’artificialisation des sols impliquera une diminution de la capacité de stockage du carbone dans les sols.
Les efforts fait pour limiter l’impact sur ces thématiques peuvent cependant induire des effets rebonds (effet pervers et paradoxal par lequel les économies d’énergie entraînent une augmentation de la consommation). Il convient de noter que, à l’échelle mondiale, les efforts fait en matière de production d’énergies (renouvelables) ne permettent pas une substitution de la consommation actuelle, mais viennent s’y additionner, ce qui impacte également le climat. Le PLU doit donc veiller à offrir des alternatives plus durables qui viseront la substitution de la consommation d’énergie.
Par ailleurs, la mise en place de certaines actions visant à réduire la pollution, la consommation énergétique et l’émission de GES, peuvent entrainer une délocalisation des impacts environnementaux (par exemple lors de la production de batteries ou de panneaux photovoltaïque), ou bien déplacer la contrainte sur d’autres composantes de l’environnement (l’eau, la biodiversité...).
De plus, comme noté dans l’état initial de l’environnement, le changement climatique a des répercussions sur les autres thématiques comme les risques naturels ou encore la biodiversité.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 117/156
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à
mettre en place
Mesures intégrées aux OAP
L’OAP du Mazet d’Etienne 3 précise que le projet doit limiter au maximum l’imperméabilisation des sols, en privilégiant des revêtements perméables
dans la mesure du possible.
L’OAP TVB précise de :
- choisir des essences locales et adaptées aux caractéristiques du site
pour les plantations et au changement climatique ;
- limiter l’imperméabilisation des sols, par exemple sur les parkings
réalisés en revêtement perméable.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Le PLU impose un nombre de place de stationnement minimum par secteur, cela peut encourager l’usage de la voiture individuelle. Cependant, des prescriptions pour la mise en place de stationnement pour les deux roues non motorisées sont également existantes pour les logements, favorisant l’usage de mode de déplacement doux.
De plus, une emprise au sol des constructions maximum est imposé dans certaines zones :
• 65% en zone UC
• 80% en UE
• 50% en AU
• Inexistant en zone UA et UP, A et Ae (où seules certaines
constructions et extensions sont permises sous condition) et Nb.
Cette règle permet de limiter l’artificialisation et donc de préserver une partie du stockage de carbone des sols.
En zone A, les installations solaires au sol ne sont pas permises, mais sont permises en toiture. Cela permet de respecter le principe de développement des énergies renouvelables en respectant les enjeux de biodiversité.
Les plantations réalisées doivent de préférence être adaptées aux caractéristiques de l’environnement local et au changement climatique. Pour cela, une liste d’espèces à privilégier est donnée en annexe du règlement.
De plus, limiter l’urbanisation des sols en les classant des zones naturelles et agricoles permet de maintenir leur capacité de stockage de carbone.
Bilan
→ Au vu de l’artificialisation des sols prévu dans le projet de PLU, les impacts sur le climat et notamment le stockage de carbone sont significatifs et un point de vigilance est à noter ici. La consommation d’espaces naturels et agricoles prévue dans le PLU est de 6 ha en compatibilité avec le SCoT Sud Gard en vigueur.
Enjeux Bilan
La limitation de la consommation d’espaces agricoles Incidence modérée
L’anticipation et la limitation des effets du changement
climatique
Incidence modérée
La limitation des émissions de polluants pour préserver une
bonne qualité de l’air en proposant des alternatives à la
voiture individuelle
Incidence modérée
Le développement des alternatives à l’utilisation de la
voiture individuelle (en lien avec l’enjeu qualité de l’air)
Incidence modérée
Le recours à un urbanisme dense et à un habitat économe
en énergie
Incidence modérée
Le développement des énergies renouvelables dans le
respect des enjeux environnementaux, paysagers,
architecturaux et patrimoniaux
Incidence FaibleCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 118/156
4.4.2. Incidences du PLU sur les milieux naturels, la
biodiversité et les continuités écologiques et
mesures associées
Enjeux
Cinq enjeux sont identifiés :
• La présence d’une mosaïque de milieux diverses, support de la
trame verte et bleue et de la fonctionnalité écologique du
territoire
• Le maintien et la recherche d’une activité agricole favorable à la
biodiversité et respectueuse de l’environnement
• La préservation des éléments arborés en milieu agricole supports
des continuités écologiques
• La préservation du réseau hydrographique et de ses milieux
annexes (zones humides et ripisylves)
• La limitation du développement de nouvelles espèces invasives et
la maîtrise de celles déjà présentes.
Incidences par secteurs
Pour chacun des sites, les impacts du PLU sont identiques et résultent en la destruction des milieux naturels présents sur ceux-ci et la destruction ou le dérangement des espèces de faune et flore présentes.
Les tableaux suivants analysent les incidences sur les SSI dotés d’OAP ou non en fonction notamment des visites de terrain naturaliste. Les tableaux comportent les incidences suivantes :
• Incidences positives : Eléments présents qui permettent une
amélioration de la biodiversité et des milieux naturels
• Incidences négatives potentielles : Eléments détériorant la
biodiversité et les milieux naturels
• Réduction impact négatif : Eléments permettant de réduire les
incidences négativesCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 119/156
Tableau d’analyse des incidences des SSI couverts par une OAP
OAP et zonage Surface Enjeux Incidences positives Incidences négatives potentielles Réduction impact négatif
Mesures supplémentaires
Secteur d’extension
urbaine du Mazet
d’Etienne 3
AU
6 ha Très fort Ecran végétal à créer Destruction d’habitat à œdicnème et autres espèces agricoles
Dérangement des outardes par construction
à proximité des mâles chanteurs
Destruction d’une zone de chasse avérée
pour les rapaces
Maintien de la haie
existante au sud
Maintien d’une zone
tampon classée en zone
naturelle au sud de la
zone AU
COMPENSATION :
L’OAP impose d’étudier les
modalités de compensation
liée la destruction de l’habitat
de l’Œdicnème criard. Cette
compensation sera mise en
œuvre si nécessaire par
l’aménageur.
Tableau d’analyse des incidences des autres secteurs susceptibles d’être impactés
Zone Surface Enjeux Incidences négatives potentielles Evitement Réduction impact négatif
Mesures supplémentaires à mettre en place
UP 1 ha Faible Le secteur étant enclavé dans l’urbanisation existante et présentant un habitat uniforme agricole
d’intérêt écologique faible, les incidences négatives
sont très faibles, voire nulles.
/ / /Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 120/156
Incidences globales
Les milieux naturels sont plus ou moins sensibles aux activités humaines, aux aléas climatiques et à leurs conséquences. L’état des habitats naturels et de l’ensemble des espèces qui les composent est directement dépendant des perturbations subies. Ainsi, les pressions sont importantes, à la fois par leur nombre et par leur intensité :
• L’artificialisation des sols entraîne une destruction totale et
permanente des milieux naturels concernés par un changement
d’usage, une imperméabilisation, une exploitation de matériaux
(même si celle-ci est temporaire) et a des effets sur les milieux
environnants en fractionnant les continuités écologiques, en
particulier par certains aménagements linéaires et urbains.
• L’abandon de pratiques agricoles ou déprise agricole (abandon de la
fauche ou régression des pratiques agro-pastorales) peut mener à la
fermeture complète de milieux ouverts tout en réduisant l’effet
mosaïque des milieux.
• Le changement climatique impacte également les milieux naturels
(modification des aires de répartition de certaines espèces, diminution
de la ressource en eau...).
• Les pollutions… et notamment, l’emploi d’insecticides et pesticides
qui, en causant la perte d’arthropodes et végétaux, perturbe
l’ensemble de la chaine alimentaire.
• La fragmentation des milieux empêche aux espèces animales et
végétales de se déplacer, de migrer, de s’alimenter, de se reproduire,
de fuir des conditions défavorables. Le libre déplacement des espèces
est d’autant plus important dans un contexte de changement
climatique et donc de modifications des aires de répartition des
espèces.
• L’expansion d’espèces exotiques envahissantes. Les invasions
biologiques représentent la 2ème cause de perte de biodiversité dans
le monde, d’après l’Union Internationale pour la Conservation de la
Nature (UICN).
• Les conséquences de l’excès d’éclairage artificiel sont des
perturbations pour la biodiversité (modification du système proie-
prédateur, perturbation des cycles de reproduction, des migrations…).
• La fréquentation des milieux naturels peut être préjudiciable à la
tranquillité et voire à la conservation de certaines espèces floristiques
et faunistiques.
Les pollutions, le changement climatique, sont abordés dans des chapitres dédiés.
Concernant la fragmentation des milieux, un SSI se situe en réservoir de biodiversité de la trame verte. Il s’agit de la zone AU.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 121/156
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à
mettre en place
Le PLU intègre plusieurs prescriptions graphiques permettant de protéger les milieux naturels :
• Les espaces de bon fonctionnement des cours d’eau identifiés
dans le SAGE Vistre, Nappes Vistrenque et Costières sont classés
au titre de l’article L151-23 du code de l’urbanisme. Dans ces
espaces sont interdits tout travaux, tout aménagement, toute
construction et toute installation exceptés ceux listés ci-après
ainsi que les travaux d’adaptation, de réfection ou d’entretien
courant des constructions existantes. Les éléments végétaux
constitutifs de l’Espace de Bon Fonctionnement (arbres, haies,
alignements, buissons, bosquets ...) doivent être conservés et
protéger.
• Secteurs et linéaires de haies à préserver identifiés au titre de
l’article L.151-23 du Code de l’urbanisme, ces haies doivent être
maintenu ou, en cas de destruction partielle ou totale,
compensées ;
• Espaces verts (pour les continuités en ville) à conserver au titre de
l’article L.151-19 du Code de l’urbanisme, avec une interdiction
d’abattre les arbres.
Concernant les continuités écologiques, la trame verte est bleue est majoritairement préservée :
• Réservoirs de la trame verte : en majeure partie en Ae, A, N ou Nb,
(sauf zone AU) ;
• Trame bleue : en prescription graphique (Espaces de bon
fonctionnement des cours d’eau) ;
• Haies : certaines en éléments végétaux à préserver identifiés au
titre de l’article L.151-23.
Le zonage Ae est un zonage agricole où les aménagements sont très fortement règlementés au regard de la sensibilité écologique de ces espaces.
La zone AU, se situe en réservoir de biodiversité. Cela est lié au fait que la commune est dotée de peu d’espace pour étendre son urbanisation. La justification du choix de ce secteur est détaillée dans les justifications du PLU et l’urbanisation de la zone fait l’objet de mesures de compensation.
De plus, le PLU contient une OAP thématique spécifiquement dédiée à la préservation des continuités écologiques : l’OAP TVB. Cette OAP contient plusieurs orientations favorables à la biodiversité et à l’amélioration des continuités écologiques. Elle définit des principes généraux d’aménagement sur la nature en ville, le végétal, les clôtures, etc. Elle comprend les orientations suivantes :
• Préserver les réservoirs supports de biodiversité
• Préserver et restaurer les corridors écologiques
• Préserver et restaurer les cours d’eau et leur espace de bon
fonctionnement
• Préserver les zones humides
• Respecter un calendrier d’intervention pour les travaux
• Conforter les espaces naturels en milieu urbain : la « nature en ville »
• Limiter le développement d’espèces exotiques envahissantes et
maîtriser celles présentes
• Mise en place de clôtures perméables
• Prendre en compte la trame noire liée à l’éclairage nocturne
L’OAP TVB contient un volet « Nature en ville », avec des objectifs permettant la préservation des milieux semi-naturels en ville, et donc une conservation de la biodiversité.
Ensuite, les dispositions du règlement intègrent des mesures favorables à la sauvegarde du patrimoine naturel du territoire :
• emprise au sol des constructions maximum règlementé en zones
urbaines à vocation principale d’habitat (UA, UC) et à urbaniser. ;
• pourcentage minimum d’espaces de pleine terre dans certaines
zones (ex : 10% minimum en zone AU),Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 122/156
• obligation de plantations adaptées aux caractéristiques de
l’environnement local et au changement climatique dans
certaines zones ;
• plantation d’arbres à haute tige pour les espaces libres et les
espaces de stationnements.
• En zone AU, « les clôtures doivent prévoir des ouvertures
adaptées permettant le passage de la petit faune (tels que les
hérissons, les reptiles, et les amphibiens) ».
Bilan
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU et mesures supplémentaires proposées pour les OAP, les incidences sur les milieux naturels et la biodiversité et les enjeux associés sont considérées prises en compte. Cependant, des points de vigilance sont à noter en fonction de la bonne réalisation des mesures préconisés dans les OAP.
Enjeux Bilan
La présence d’une mosaïque de
milieux diverses, support de la
trame verte et bleue et de la
fonctionnalité écologique du
territoire
Point de vigilance en fonction de la
bonne réalisation des différentes
mesures, notamment de la
compensation des habitats de
l’Œdicnème
Le maintien et la recherche d’une
activité agricole favorable à la
biodiversité et respectueuse de
l’environnement - prioritaire
Incidences faibles
La préservation des éléments
arborés en milieu agricole supports
des continuités écologiques
Incidences positives
La préservation du réseau
hydrographique et de ses milieux
annexes (zones humides et
ripisylves)
Incidences positives
La limitation du développement de
nouvelles espèces invasives et la
maîtrise de celles déjà présentes
Incidences positives
4.4.3. Incidences du PLU sur le patrimoine paysager
et bâti et mesures associées
Enjeux
Six enjeux ressortent du diagnostic paysager :
• requalification des espaces publics ;
• préservation du patrimoine bâti ;
• préservation des mas isolés ;
• préservation des verticales du paysage ;
• requalification des interfaces bâtis.
Incidences
Aucun zonage de protection de patrimoine n’est recensé sur la commune.
Les aménagements des nouvelles zones d’urbanisation peuvent altérer la qualité paysagère et architecturale de la commune, notamment le paysage agricole.
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à
mettre en place
Mesures intégrées aux OAP
Un des objectifs de l’OAP sectorielle de la zone AU, est la mise en place d’une haie, à fin d’améliorer la qualité de l’interface entre la ville et la zone agricole.
L’OAP TVB fixe les objectifs suivants :
• Préserver les espaces de bon fonctionnement
• Préserver les espaces agricoles favorables à l’Outarde
• Conserver les haiesCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 123/156
Ces éléments participeront à la préservation du paysage agricole
emblématique de la commune.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Le PLU intègre plusieurs prescriptions graphiques permettant de protéger le patrimoine paysager et bâti :
• Secteurs et linéaires de haies à préserver identifiés au titre de
l’article L.151-23 du Code de l’urbanisme, ces haies doivent être
maintenu ou, en cas de destruction partielle ou totale,
compensées ;
• Eléments de patrimoine bâti identifiés au titre de l’article L.151-
19 du Code de l’urbanisme : différentes prescriptions s’y
appliquent pour les travaux qui peuvent y être réalisés ;
• Eléments paysagers à conserver au titre de l’article L.151-19 du
Code de l’urbanisme, avec une interdiction d’abattre les arbres.
De plus, le règlement prescrit des caractéristiques architecturales des façades, toitures et clôtures, ainsi que des règles sur la qualité des espaces non bâtis et abords des constructions. Des arbres doivent par exemple être plantées lors de la mise en place de stationnement dans certaines zones. Dans la zone A par exemple, des plantations d’arbres de haute tige, la création d’écrans de verdure, pourront être demandées pour une meilleure insertion des bâtiments dans le paysage.
Il est précisé dans le règlement, qu’avant tous travaux entraînant des terrassements et des affouillements dans les zones de sites historiques et archéologiques dont la liste figure en annexe du plan local d’urbanisme, il conviendra de prévenir la Direction Régionale des Affaires Culturelles Languedoc-Roussillon.
Par ailleurs, comme expliqué dans les incidences sur les milieux naturels, les éléments paysagers structurants de la trame verte et bleue sont préservés.
Bilan
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur la thématique du paysage et du patrimoine et les enjeux associés sont considérées comme faibles et aucune mesure supplémentaire n’est à mettre en place.
Enjeux Bilan
Requalification des espaces publics Incidences faibles
Préservation du patrimoine bâti Incidences faibles
Préservation des mas isolés Incidences faibles
Préservation des verticales du paysage Incidences positives
Requalification des interfaces bâtis Incidences positives
4.4.4. Incidences du PLU sur les ressources naturelles
et mesures associées
4.4.4.1. Qualité d es eaux
Enjeux
Deux enjeux prioritaires sont identifiés :
• L’amélioration de la qualité des cours d’eau
• La préservation quantitative et qualitative de la ressource en eau
Incidences
Le développement communal peut entrainer une pollution des eaux notamment par l’artificialisation des sols entrainant une augmentation du ruissellement (hydrocarbures, matières en suspension, déchets, métaux, déjections canines, etc.).
Aucun SSI ne se situe à proximité des cours d’eau.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 124/156
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à mettre en
place
Mesures intégrées aux OAP
L’OAP TVB comporte une orientation pour préserver les cours d’eau.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Le PLU intègre des prescriptions graphiques permettant de protéger les milieux aquatiques. Les espaces de bon fonctionnement des cours d’eau identifiés dans le SAGE Vistre, Nappes Vistrenque et Costières sont classés au titre de l’article L151-23 du code de l’urbanisme. Dans ces espaces sont interdits tout travaux, tout aménagement, toute construction et toute installation excepté ceux listés ci-après ainsi que les travaux d’adaptation, de réfection ou d’entretien courant des constructions existantes. Les éléments végétaux constitutifs de l’Espace de Bon Fonctionnement (arbres, haies, alignements, buissons, bosquets...) doivent être conservés et protéger.
Certains cours d’eau passent dans ou en frontière des zones urbaines. Ces cours d’eau et zones sont déjà existants.
Bilan
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU mesures supplémentaires, les incidences sur la qualité des eaux et l’enjeu associé sont considérées comme faibles.
Enjeux Bilan
L’amélioration de la qualité des cours d’eau Incidences faibles
La préservation quantitative et qualitative de la
ressource en eau Incidences faibles
4.4.4.2. Eau potab le
Enjeux
Un enjeu structurant est identifié : l’adaptation du développement du territoire à la ressource en eau et la capacité des réseaux.
Incidences
La commune comprend un captage d’eau potable pour le captage du Rouvier.
L’augmentation de la population va également entraîner une augmentation des besoins en eau potable et jouer sur la préservation de l’état quantitatif des masses d’eau souterraine.
En 2021, Le rendement net du réseau d’eau potable est de 63 % ce qui est insuffisant. Les taux de conformité des prélèvements sur les eaux distribuées réalisé au titre du contrôle sanitaire par rapport aux limites de qualité sont de : • 100 % pour les bactéries en 2022 ;
• 93 % pour les paramètres physico-chimiques en 2022.
Une étude a été menée par le bureau CEREG sur le zonage d’alimentation en
eau potable de la commune d’Aubord (Mémoire justificatif, mars 2024). Les
éléments ci-dessous sont extraits de cette étude.
L’adéquation entre la ressource en eau potable et les besoins est calculée par
rapport à l’autorisation de prélèvement maximal du forage du Rouvier.
L’autorisation maximale de prélèvement du forage de Rouvier est de 1 200
m3/j.
En situation normale (hors période de pointe) la consommation d’eau potable
est estimée à 200 l/j/hab (incluant les fuites). Le tableau ci-dessous présente
les consommations d’eau potables attendues sur la commune en fonction de
l’évolution démographique :Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 125/156
Situation
actuelle
(2020)
Situation à l'horizon
2035 + 165 logements,
soit environ 350
habitants
supplémentaires
Situation à
l'horizon 2045
Avec un taux de
1% / an (SCoT)
Population permanente 2 375
hab 2 725 hab
3 010 hab
Débits journaliers consommés
hors pointe (m³/j) Ratio de
consommation de 200 l/j/hab
475 m³/j 545 m³/j 602 m³/j
La consommation journalière maximale (2045) s’élève à 602 m3/j, pour une
capacité maximale de prélèvement de 1200 m3/j. En période normale, la
capacité de production du champ captant du Rouvier est suffisante pour
couvrir les besoins de la commune de Aubord.
Afin d’évaluer la consommation d’eau potable sur la commune en période de
pointe, le ratio de consommation a été élevé à 330 l/j/hab. Le tableau ci-
dessous présente les consommations d’eau potables attendues sur la
commune en période de pointe et en fonction de l’évolution démographique :
Situation
actuelle
(2022)
Situation à
l'horizon 2030 +
140 logements, soit
environ 350
habitants
supplémentaires
Situation à
l'horizon
2035 Avec
un taux de
1% / an
(SCoT)
Situation à
l'horizon
2045 Avec
un taux de
1% / an
(SCoT)
Population
permanente 2 410 hab 2 760 hab 2 900 hab 3 204 hab
Débits journaliers
consommés en
période de pointe
(m³/j) Ratio de
consommation de 330
l/j/hab
795 m³/j 850 m³/j 880 m³/j 930 m³/j
La consommation journalière maximale (2045) s’élève à 930 m3/j, pour une
capacité maximale de prélèvement de 1200 m3/j. En période de pointe, la
capacité de production du champ captant du Rouvier reste suffisante pour
couvrir les besoins de la commune de Aubord.
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à mettre en
place
Mesures intégrées aux OAP
Aucune mesure spécifique n’est intégrée aux OAP.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Les périmètres de protection (immédiat et rapproché) du « champ captant du Rouvier » sont identifiés en tant que SUP dans le PLU, et les prescriptions réglementaires spécifiques de cette SUP sont annexées au PLU. Aussi, ce captage est classé en zone Ac, sur lequel les nouvelles installations sont fortement règlementé et limité, notamment les ICPE y sont interdit.
Dans les zones UA, UC, UE, UA, AU « toute construction ou installation, nécessitant un raccordement à l’eau potable, doit être raccordée au réseau public d’alimentation en eau potable lorsqu’il existe ». En zone A, cependant, il est précisé que « en l’absence de possibilité réelle de raccordement au réseau public de distribution d’eau potable, une alimentation en eau autonome par captage, puits, forage ou tout autre ouvrage, peut être admise pour les besoins agricoles ou pour l’alimentation humaine, sous réserve du respect de la réglementation en vigueur ». Cela n’est pas règlementé en zone Nb.
Le zonage d’alimentation en eau potable est annexé au PLU.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 126/156
Bilan
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur l’eau potable et l’enjeu associé sont faibles.
Enjeux Bilan
L’adaptation du développement du
territoire à la ressource en eau et à la
capacité des réseaux
Incidences faibles
4.4.4.3. Assainissement
Enjeux
Un enjeu structurant est identifié : l’adaptation du développement urbain à la présence ou à la mise en place de systèmes d’assainissement collectifs ou non collectifs performants.
Incidences
Le développement communal va entraîner un besoin de raccordement au réseau d’assainissement, ainsi qu’une augmentation des charges entrantes dans la station d’épuration.
La station d’épuration d’Aubord/Bernis sur la commune de Bernis a été mise en service en 1999. Cette STEP a une capacité nominale de 7 000 EH, 1 400 m3/j et 420 kgDBO5/j. Le traitement s’opère par boues activées. La station présente une capacité résiduelle de traitement relativement importante (75% actuellement) et suffisante à horizon PLU (80% en 2035) selon le zonage d’assainissement réalisé en 2024.
Le fonctionnement des ouvrages épuratoires est tout à fait satisfaisant, à noter cependant que la station est sensible aux eaux claires. Le niveau de rejet de la station d’épuration est pleinement respecté.
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à mettre en
place
Mesures intégrées aux OAP
Aucune mesure spécifique n’est intégrée aux OAP.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Le règlement précise que dans les zones urbaines et les zones à urbaniser, le raccordement au réseau public d’assainissement est obligatoire. En zones agricoles et naturelles, pour toute demande d’urbanisme déposée sur une parcelle comportant ou non du bâti et dans un secteur ne comportant pas de réseau public d’assainissement, le pétitionnaire devra préalablement se référer au Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC) compétent qui lui délivrera un avis.
Le zonage d’assainissement mis à jour en 2024 est annexé au règlement.
Bilan
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur l’assainissement sont faibles.
Enjeux Bilan
L’adaptation du développement urbain à la
présence ou à la mise en place de systèmes
d’assainissement collectifs ou non collectifs
performants.
Incidences faibles
4.4.4.4. Eaux pluv iales
Enjeux
Un enjeu structurant est identifié : La mise en place d’une gestion des eaux pluviales efficace dans les nouveaux aménagements
Incidences
L’artificialisation de nouvelles surfaces pourrait augmenter le ruissellement pluvial.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 127/156
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à mettre en
place
Mesures intégrées aux OAP
L’OAP TVB préconise dans les principes généraux d’aménagement de limiter l’imperméabilisation des sols et désimperméabiliser les sols. Aussi, dans l’OAP sectorielle est prévu un emplacement pour un bassin de rétention.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Le PLU intègre des prescriptions visant à reprendre la règle n°1 du SAGE Vistre, Nappes Vistrenque et Costières concernant l’imperméabilisation des sols et la gestion des eaux pluviales. Cette mesure porte sur rejet d’eaux pluviales dans le milieu naturel, le dimensionnement des dispositifs d’infiltration, Le dimensionnement des systèmes de compensation, de rétention et d’infiltration. La prise en compte de ces éléments du SAGE permet de limiter le risque inondation.
Des règles s’appliquent selon les types de zones :
- en zone AU, il est précisé dans le règlement que les clôtures ne doivent
pas gêner l’écoulement des eaux pluviales, elles doivent respecter la
transparence hydraulique,
- en zones A « Les aménagements réalisés sur tout terrain devront être tels
qu'ils garantissent l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau public
les collectant. En l'absence de réseau, le constructeur sera tenu de réaliser
les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux et à leur
évacuation directe sans stagnation vers un déversoir approprié ».
- Dans les dispositions générales, des règles de compensation de
surface imperméabilisé sont également données, conformément au
SAGE, pour les opérations d’ensemble.
De plus, une emprise au sol des constructions maximum est imposé dans certaines zones :
• 65% en zone UC
• 80% en UE
• 50% en AU
• Inexistant en zone UA et UP, A et Ae (où seules certaines
constructions et extensions sont permises sous condition) et Nb.
Ces coefficients permettent de limiter l’artificialisation et donc le ruissellement pluvial.
De plus, les différents éléments permettant de prendre en compte le risque inondation contribuent également à la prise en compte de ce risque lié au ruissellement des eaux pluviales. Ceux-ci sont présentés dans la partie suivante.
Bilan
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur les eaux pluviales et l’enjeu associé sont considérées comme faibles et aucune mesure supplémentaire n’est à mettre en place.
Enjeux Bilan
La mise en place d’une gestion des eaux
pluviales efficace dans les nouveaux
aménagements
Incidences faibles
4.4.5. Incidences du PLU sur les risques
Trois enjeux structurants sont identifiés :
• La prise en compte des secteurs à risques identifiés dans le futur
document d’urbanisme
• L’anticipation de tout nouveau risque dans le projet de
développement communal
• La limitation des facteurs aggravant les évolutions climatiques afin de
réduire une évolution possible des risques naturelsCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 128/156
4.4.5.1. Risque sism ique
Incidences
La commune d’Aubord est soumise dans sa totalité à un risque sismique de catégorie 2 : sismicité faible.
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à mettre en
place
Mesures intégrées aux OAP
Aucune mesure spécifique n’est intégrée aux OAP.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Aucune mesure spécifique n’est intégrée au règlement.
4.4.5.2. Risque inondation
Incidences
Le développement des zones urbaines crée une imperméabilisation de certaines parties du bassin versant qui modifie fortement les conditions de ruissellement par l’augmentation des volumes d’eau ruisselés (suppression de l’infiltration) et l’accélération du transit des ruissellements vers le cours d’eau (diminution des temps de concentration), avec en conséquence une augmentation de l’intensité des crues en aval.
La commune est exposée à un risque d'inondation lié aux débordements aux ruissellement. La commune est dotée d’un PPRi.
L’artificialisation de nouvelles surfaces pourrait augmenter le ruissellement pluvial et le risque lié à ce phénomène. Les zones soumises au risque ruissellement, identifiés par l’étude hydraulique de BRL qui se substitue à la cartographie Exzeco, sont en secteur A ou Ae.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 129/156
Risque inondation et SSICommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 130/156
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à mettre en
place
Mesures intégrées aux OAP
L’OAP TVB préconise dans les principes généraux d’aménagement de limiter l’imperméabilisation des sols et désimperméabiliser les sols. Aussi, dans l’OAP sectorielle est prévu un emplacement pour un bassin de rétention.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Le zonage du PLU intègre les secteurs couverts par un risque naturel inondation et ruissellement. Le règlement du PPRi est joint en annexe du PLU. Le PLU Intègre des prescriptions visant à reprendre la règle n°1 du SAGE Vistre, Nappes Vistrenque et Costières concernant l’imperméabilisation des sols et la gestion des eaux pluviales. Cette mesure porte sur rejet d’eaux pluviales dans le milieu naturel, le dimensionnement des dispositifs d’infiltration, Le dimensionnement des systèmes de compensation, de rétention et d’infiltration. La prise en compte de ces éléments du SAGE permet de limiter le risque inondation.
Des règles s’appliquent selon les types de zones : en zone AU, il est précisé dans le règlement que les clôtures ne doivent pas gêner l’écoulement des eaux pluviales, elles doivent respecter la transparence hydraulique.
Le PLU intègre des prescriptions graphiques permettant de protéger les milieux aquatiques et donc contribue à la bonne gestion du risque inondation : Les espaces de bon fonctionnement des cours d’eau identifiés dans le SAGE Vistre, Nappes Vistrenque et Costières sont classés au titre de l’article L151- 23 du code de l’urbanisme. Dans ces espaces sont interdits tout travaux, tout aménagement, toute construction et toute installation exceptés ceux listés ci- après ainsi que les travaux d’adaptation, de réfection ou d’entretien courant des constructions existantes. Les éléments végétaux constitutifs de l’Espace de Bon Fonctionnement (arbres, haies, alignements, buissons, bosquets ...) doivent être conservés et protéger.
De plus, une emprise au sol des constructions maximum et un pourcentage minimum d’espaces de pleine terre est imposé dans les principales zones
urbaines et la zone AU. Ces coefficients permettent de limiter l’artificialisation et donc le ruissellement pluvial et le risque d’inondation associé.
4.4.5.3. Risque mouvement de terra in
Incidences
Le territoire est concerné par des zones de susceptibilité au retrait-gonflement des argiles moyenne. Une mauvaise prise en compte de ces risques pourrait dégrader les constructions.
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à mettre en
place
Mesures intégrées aux OAP
Aucune mesure spécifique n’est intégrée aux OAP.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Aucune mesure spécifique n’est intégrée au règlement.
Cependant, une étude géotechnique est obligatoire en cas de vente d’un terrain non bâti constructible depuis 2020.
4.4.5.4. Risque feux de for êts
Incidences
L’aléa subi feux de forêt sur la commune d’Aubord est très localisé sur les patchs de végétation existants. Aucun SSI n’est concerné.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 131/156
SSI et risque feux de forêtsCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 132/156
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à mettre en
place
Mesures intégrées aux OAP
Aucune mesure spécifique n’est intégrée aux OAP.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
La commune est peu concernée par le risque feux de forêt, mais l’aspect incendie est pris en compte. En effet, dans le règlement, des préconisations pour la défense incendie sont pris en compte dans certains zonages : « Tout bâtiment ou installation doit pouvoir être défendu contre l'incendie par des points d’eau incendie conformément à la réglementation en vigueur ».
4.4.5.5. Risques technolog iques
Incidences
Les risques technologiques sont présents sur la commune par le biais du risque industriel et du risque de transport de matières dangereuses (TMD).
SSI et TMD
4 installations classées non Seveso sont recensées dans la commune, toutes localisées dans la zone d’activité de la commune. Aucun SSI n’est localisé au niveau ou à proximité des SSI.
La commune est concernée par le risque TMD via deux canalisations de gaz naturel. Aucun SSI ne se situe sur les canalisations.
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à mettre en
place
Mesures intégrées aux OAP
Aucune mesure spécifique n’est intégrée aux OAP.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Les ICPE soumises au régime d’enregistrement ou d’autorisation environnementale sont interdites ai sein des zones d’habitat, et des espaces agricoles. Les ICPE soumises au régime de déclaration environnementale sont admises sous réserve d’être compatibles avec la vie urbaine en zone UE (activités).
Bilan
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur la thématique des risques et leurs enjeux associés sont considérées comme faibles.
Enjeux Bilan
La prise en compte des secteurs à risques
identifiés dans le futur document d’urbanisme Incidences faibles
L’anticipation de tout nouveau risque dans le
projet de développement communal Incidences faibles
La limitation des facteurs aggravant les
évolutions climatiques afin de réduire une
évolution possible des risques naturels
Incidences faiblesCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 133/156
4.4.6. Incidences du PLU sur les pollutions et
nuisances et mesures associées
4.4.6.1. Déchets
Enjeux
Un enjeu modéré est identifié : le maintien de la collecte et du traitement des déchets en adéquation avec les besoins du territoire.
Incidences
Le développement communal va entraîner une production supplémentaire de déchets. Néanmoins, l’anticipation du développement démographique devrait permettre de continuer la bonne gestion des déchets effectuée sur la commune par le gestionnaire.
Le PLU ne dispose que de peu de leviers d’actions sur cette thématique.
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à mettre en
place
Mesures intégrées aux OAP
Aucune mesure spécifique n’est intégrée aux OAP.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Aucune mesure spécifique n’est intégrée au zonage et règlement.
Bilan
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur la thématique des déchets et l’enjeu associé sont considérées comme faibles et aucune mesure supplémentaire n’est à mettre en place.
Enjeux Bilan
Le maintien de la collecte et du
traitement des déchets en adéquation
avec les besoins du territoire
Incidences faibles
(continuation de la bonne
gestion des déchets)
4.4.6.2. Sites et sols pollués
Enjeux
Un enjeu prioritaire est identifié : la prise en compte de la pollution liée aux installations recensées.
Incidences
Deux sources d’information principales sont disponibles :
La base BASOL ne recense pas de site pollué sur le territoire communal d’Aubord.
La base BASIAS, ne recense pas de site potentiellement pollué sur le territoire communal d’Aubord.
Trois installations sont recensées comme rejetant des polluants sur la commune et sont décrites dans le tableau suivant. Elles sont toutes localisées dans la zone d’activités, et ne se situent donc pas dans les SSI.
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à mettre en
place
Mesures intégrées aux OAP
Aucune mesure spécifique n’est intégrée aux OAP.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
Aucune zone AU ne se situe sur des sites et sols potentiellement pollués.
Bilan
→ Au vu des s mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur la thématique les sites et sols pollués et l’enjeu associé sont considérées comme faible
Enjeux Bilan
La prise en compte des sites
potentiellement pollués dans les
projets d’aménagement
Incidences faiblesCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 134/156
4.4.6.3. Exposition aux nuisances sonores
Enjeux
Un enjeu prioritaire est identifié : l’adaptation du tissu urbain existant afin de limiter les nuisances sonores et la maîtrise de l’urbanisation future à proximité des axes bruyants.
Incidences
Des secteurs UC sont adjacents à la route départementale.
La voie ferrée passe par des zones agricoles en revanche.
Secteurs susceptibles d’être impactés et nuisances sonores
Mesures intégrées au PLU et mesures supplémentaires à mettre en
place
Mesures intégrées aux OAP
Aucune mesure spécifique n’est intégrée aux OAP.
Mesures intégrées au zonage et au règlement
L’article 6 des dispositions générales du règlement concerne les zones de bruits, il y est dit que le classement sonore correspond à une règle de construction fixant les performances acoustiques minimales que les futurs bâtiments devront respecter. Les prescriptions liées aux zones de bruits sont énoncées en annexe du PLU.
Le règlement impose un recul des constructions par rapports aux voiries (dans les zones AU, A Nb, UB, UA, UC, UE, UP), des préconisations particulières (constructions plus éloignées) sont prévues vis-à-vis des routes départementales.
Bilan
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur la thématique d’exposition aux nuisances sonores et l’enjeu associé sont considérées comme très faibles et aucune mesure supplémentaire n’est à mettre en place.
Enjeux Bilan
L’adaptation du tissu urbain existant afin de limiter les
nuisances sonores et la maîtrise de l’urbanisation future à
proximité des axes bruyants.
Incidences très
faiblesCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 135/156
5. Evaluation des incidences sur les sites Natura 2000
Conformément à l’article R.414-22 du code de l’environnement, l'évaluation environnementale tient lieu de dossier d'évaluation des incidences Natura 2000 dans la mesure où elle satisfait aux prescriptions de l'article R.414-23, c'est-à-dire que :
I. Le dossier doit comprendre dans tous les cas :
1° Une présentation simplifiée du document de planification, accompagnée d'une carte permettant de localiser l'espace terrestre ou marin sur lequel il peut avoir des effets et les sites Natura 2000 susceptibles d'être concernés par ces effets ; lorsque des travaux, ouvrages ou aménagements sont à réaliser dans le périmètre d'un site Natura 2000, un plan de situation détaillé est fourni;
2° Un exposé sommaire des raisons pour lesquelles le document de planification est ou non susceptible d'avoir une incidence sur un ou plusieurs sites Natura 2000 ; dans l'affirmative, cet exposé précise la liste des sites Natura 2000 susceptibles d'être affectés, compte tenu de la nature et de l'importance du document de planification, de sa localisation dans un site Natura 2000 ou de la distance qui le sépare du ou des sites Natura 2000, de la topographie, de l'hydrographie, du fonctionnement des écosystèmes, des caractéristiques du ou des sites Natura 2000 et de leurs objectifs de conservation.
II. Dans l'hypothèse où un ou plusieurs sites Natura 2000 sont susceptibles d'être affectés, le dossier comprend également une analyse des effets temporaires ou permanents, directs ou indirects, que le document de planification peut avoir, individuellement ou en raison de ses effets cumulés avec d'autres documents de planification, ou d'autres programmes, projets, manifestations ou interventions dont est responsable l'autorité chargée d'approuver le document de planification, le maître d'ouvrage, le pétitionnaire ou l'organisateur, sur l'état de conservation des habitats naturels et des espèces qui ont justifié la désignation du ou des sites.
III. S'il résulte de l'analyse mentionnée au II que le document de planification, ou le programme, projet, manifestation ou intervention peut avoir des effets significatifs dommageables, pendant ou après sa réalisation ou pendant la durée de la validité du document de planification, sur l'état de conservation des habitats naturels et des espèces qui ont justifié la désignation du ou des sites, le dossier comprend un exposé des mesures qui seront prises pour supprimer ou réduire ces effets dommageables.
Ainsi, le présent rapport de présentation, qui comprend une évaluation environnementale au sens de l’article R.123-2-1 du code de l’urbanisme, satisfait bien aux exigences de l’article R.414-23 du code de l’environnement.
5.1. Le site Natura 2000 concerné
La commune d’Aubord est concernée par la ZPS FR9112015 « Costières nîmoises » sur les zones agricoles à l’est et au sud du territoire.
Bordée au sud par la Petite Camargue, la Costière nîmoise s'étend selon une large bande orientée nord-est/sud-ouest. Le site a été désigné au titre de Natura 2000 grâce à la présence d'espèces d'oiseaux rares ou menacées à l'échelle de l'Europe. 5 espèces d'oiseaux sont considérées comme étant à très fort ou fort enjeu de conservation pour ce site : l'Outarde canepetière, l'Œdicnème criard, le Rollier d'Europe, le Pipit Rousseline et l’Alouette lulu.
Les habitats utilisés par les espèces d'oiseaux ayant justifié la désignation du site sont des habitats ouverts. Ils sont gérés principalement par l'agriculture, orientée vers diverses productions (grandes cultures, viticulture, arboriculture, maraîchage). Ces diverses cultures, associées aux friches et jachères, et la variété du parcellaire confèrent au paysage un caractère en mosaïque très favorable à ces oiseaux.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 136/156
Site Natura 2000
La Costière nîmoise est soumise à d'importantes pressions : proximité de l'agglomération nîmoise, axe de transit majeur vers l'Espagne, tant depuis l'Europe du nord que depuis l'est de la Méditerranée, qui constituent des éléments de vulnérabilité pour les oiseaux présents sur ce territoire. Les espèces concernées étant fortement liées aux espaces agricoles, l'évolution des productions pourra avoir des incidences importantes sur les populations d'oiseaux d'intérêt communautaire. Il convient de signaler enfin que l'ensemble de la Costière, soumis à des régimes de vent violent, est favorable à l'implantation d'aérogénérateurs.
Le croisement des enjeux biologiques et socio-économiques présents sur le site Costières nîmoises a mis en évidence les objectifs stratégiques de conservation suivants :
• Maintenir la diversité des cultures et favoriser les pratiques
culturales favorables à la biodiversité.
• Garantir le maintien et la stabilité des milieux herbacés ouverts
prioritairement par l'agriculture.
• Maintenir des structures parcellaires d'exploitation adéquates aux
espèces du site Costières nîmoises.
5.2. Localisation des secteurs susceptibles d’être
impactés du PLU par rapport aux sites Natura
2000
Site Natura 2000 et SSI
Aucun SSI n’est situé au sein du site Natura 2000.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 137/156
5.3. Analyse des incidences
De manière générale les mesures intégrées au PLU sur les milieux naturels, la biodiversité et les continuités écologiques sont favorables également pour la conservation des sites Natura 2000. Ces mesures sont détaillées dans la partie « Incidences du PLU sur la biodiversité, les milieux naturels et les continuités écologiques et mesures associées ».
L’analyse des incidences porte sur les espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire (annexe I de la directive « Oiseaux ») du site Natura 2000 FR9112015 « Costières Nîmoises ».
L’intégralité du site Natura 2000 se situe en zone A, Ae ou Nb du PLU.
La zone de projet du PLU fait état d’une zone qui serait favorable aux espèces d’oiseaux de la ZPS, en dehors du site Natura 2000. Il s’agit de la zone AU.
Les inventaires naturalistes réalisés sur la partie Sud du territoire ont permis de trouver le site de moindre impact pour la biodiversité, en prenant en compte également la contrainte du risque inondation. Les résultats de la totalité des inventaires naturalistes se trouvent en annexe rapport de présentation, et la justification du choix de la SSI AU se
trouvent dans la partie 2 « explications des choix
retenus ».
L’autre SSI (zone UP) ne présente pas de milieux très
favorables aux oiseaux de plaine et n’induisent donc
aucune incidence sur les espèces du site Natura 2000.
De plus, il est intégré dans l’enveloppe urbaine du bourg
ce qui limite les impacts sur la biodiversité et les milieux
naturels.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 138/156
Les deux espèces d’avifaune présentant les principaux enjeux sur la zone agricole de la commune sont l’Outarde canepetière et l’Œdicnème criard. La cartographie ci-dessous présentent les habitats favorables à ces espèces, ainsi que les mâles chanteurs d’Outarde Canepetière recensées lors des expertises naturalistes, sur la zone AU (encadrée en rouge) et à proximité :
Habitats favorables et mâles chanteurs d'Outarde Canepetière autour du SSI
Après un cadrage avec le service environnement de la DDTM du Gard, il a été relevé que les incidences sur l’Outarde canepetière pour le secteur AU sont évités par les mesures données dans l’OAP de ce secteur :
- Mise en place d’une bande tampon de 50 mètres au Sud du site en
tant qu’interface entre les constructions et les habitats favorables à
l’Outarde. Cette bande tampon doit respecter les dispositions
suivantes :
o Aucune artificialisation de cet espace n’est admise,
l’occupation du sol doit rester végétalisée.
o Aucune activité bruyante n’est admise
o Les clôtures fermées type grillage ou muret ne sont pas
autorisées afin de laisser le libre passage de la faune au sein
de cet espace.
- Une haie vive multistrate d’essences diversifiées adaptées au sol, au
climat et au paysage doit être plantée en interface avec la zone
agricole pour limiter le dérangement des Outardes.
Pour l’Œdicnème Criard, qui a été observée au sein du site, il est
nécessaire d’étudier la compensation liée la destruction de l’habitat qui
lui est favorable. Cette compensation interviendra au moment du
projet et sera définie précisément et mise en place par le porteur de
projet.
Néanmoins, le PLU défini les principes de compensation à respecter
dans l’OAP du secteur :
- Le ratio surfacique de compensation est de 1 pour 1 (à titre indicatif).
- La compensation doit être définit sur des critères quantitatifs mais
aussi qualitatifs (qualité des habitats du site de compensation, …).
- Une demande de dérogation de destruction d’espèce protégée devra
être réalisé, si nécessaire, par l’aménageur.
5.4. Conclusion
Au vu des mesures ERC mises en œuvre pour la conservation des deux
espèces d’oiseaux recensées sur le site (Outarde canepetière et
Œdicnème criard), le PLU de Aubord n’est pas susceptible d’induire des incidences négatives significatives sur l’état de conservation des espèces ayant conduit à la désignation du site Natura 2000 FR9112015 « Costières Nîmoises ».
Néanmoins, un point de vigilance est à noter sur la bonne mise en œuvre des mesures ERC précitées, principalement des mesures de compensation.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 139/156
6. Critères, indicateurs et modalités retenus pour l’analyse des résultats
Conformément à l’article R.151-4 du Code de l’Urbanisme, le rapport de présentation identifie les indicateurs nécessaires à l’analyse des résultats du plan.
L’article L.153-27 du Code de l’Urbanisme précise que six ans au plus après la délibération portant approbation du PLU, ou la dernière délibération portant révision complète de ce plan, ou la délibération ayant décidé son maintien en vigueur en application du présent article, l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale ou le conseil municipal procède à une analyse des résultats de l'application du plan, au regard des objectifs visés à l'article L.101-2 du code de l’urbanisme. L'analyse des résultats donne lieu à une délibération de ce même organe délibérant ou du conseil municipal sur l'opportunité de réviser ce plan.
6.1. Notion d’indicateurs
Un indicateur est un outil d'évaluation et d'aide à la décision (pilotage, ajustements et rétro-correction) grâce auquel on va pouvoir mesurer une situation ou une tendance, de façon relativement objective, à un instant donné, ou dans le temps et/ou l'espace. Un indicateur se veut être une sorte de résumé d'informations complexes, qui permettra aux acteurs concernés de dialoguer entre eux, et d’adapter éventuellement les mesures de compensation en cours de l’application du projet.
Les indicateurs devront répondre aux objectifs visés à l’article L.101-2 du Code de l’Urbanisme :
1) L'équilibre entre :
a) Les populations résidant dans les zones urbaines et rurales ;
b) Le renouvellement urbain, le développement urbain maîtrisé, la restructuration des espaces urbanisés, la revitalisation des centres urbains et ruraux, la lutte contre l’étalement urbain ;
c) Une utilisation économe des espaces naturels, la préservation des espaces affectés aux activités agricoles et forestières et la protection des sites, des milieux et paysages naturels ;
d) La sauvegarde des ensembles urbains et la protection, la conservation et la restauration du patrimoine culturel ;
e) Les besoins en matière de mobilité ;
2) La qualité urbaine, architecturale et paysagère, notamment des entrées de ville ;
3) La diversité des fonctions urbaines et rurales et la mixité sociale dans l'habitat, en prévoyant des capacités de construction et de réhabilitation suffisantes pour la satisfaction, sans discrimination, des besoins présents et futurs de l'ensemble des modes d'habitat, d'activités économiques, touristiques, sportives, culturelles et d'intérêt général ainsi que d'équipements publics et d'équipement commercial, en tenant compte en particulier des objectifs de répartition géographiquement équilibrée entre emploi, habitat, commerces et services, d'amélioration des performances énergétiques, de développement des communications électroniques, de diminution des obligations de déplacements motorisés et de développement des transports alternatifs à l'usage individuel de l'automobile ;
4) La sécurité et la salubrité publiques ;
5) La prévention des risques naturels prévisibles, des risques miniers, des risques technologiques, des pollutions et des nuisances de toute nature ;
6) La protection des milieux naturels et des paysages, la préservation de la qualité de l'air, de l'eau, du sol et du sous-sol, des ressources naturelles, de la biodiversité, des écosystèmes, des espaces verts ainsi que la création, la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques ;
7) La lutte contre le changement climatique et l'adaptation à ce changement, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l'économie des ressources fossiles, la maîtrise de l'énergie et la production énergétique à partir de sources renouvelables ;
8) La promotion du principe de conception universelle pour une société inclusive vis- à-vis des personnes en situation de handicap ou en perte d'autonomie dans les zones urbaines et rurales.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 140/156
A noter que pour ce dernier objectif, le PLU n’a que peu de leviers d’action, aucun indicateur ne sera donc proposé.
6.2. Indicateurs retenus
Les indicateurs suivants sont proposés pour le suivi de l’état de l’environnement sur le territoire communal.
Notons, en préalable, qu’une mesure de l’ensemble de ces indicateurs à l’instant t=0, c'est-à-dire avant la mise en œuvre du PLU, devrait être retenue afin de quantifier l’impact réel de son application future et pas d’en assurer simplement le suivi.
Indicateurs Source Fréquence de suivi
Objectif 1 – L’équilibre entre renouvellement, développement urbain, utilisation économe des espaces, la protection des sites, des paysages, du patrimoine et des besoins en matière de mobilité
Nombre d’habitants (population
municipale)
Evolution démographique
INSEE 3 ans
Nombre de logements réhabilités
(ANAH, opération façade, etc.)
Service
Urbanisme
1 an
Evolution de l’artificialisation des sols en
extension urbaine potentielle (hectares)
et ventilation :
• Par nature des espaces consommés
(agricoles, naturels)
• Par secteur (tissu urbain existant à
conforter, extensions urbaines
potentielles, espaces à dominante
Occupation du
sol
Selon la
disponibilité
des données
Indicateurs Source Fréquence de suivi
agricole, naturel et forestier à préserver,
coupures d’urbanisation).
• Par vocation (économique ou mixte à
dominante résidentielle) Nombre
d’hectares consommés potentiels en
extension urbaine par rapport à
l’objectif fixé.
Densité de logements à l’hectare pour
les nouvelles opérations
Service
Urbanisme
1 an
Evolution part du collectif et de
l’individuel dans les logements autorisés
Sitadel2 1 an
Evolution de la Surface Agricole Utile et
répartition par filière
Evolution du nombre d’exploitations et
répartition par filière
Nombre d’hectares d’espaces agricoles
consommés pour l’urbanisation par an
RGA –
Chambre
d’agriculture -
Etat
Selon la
disponibilité
des données
Evolution des surfaces agricoles et des
types de cultures dans les zones du PLU
Chambre
d’agriculture /
Occupation du
sol
3 ans
Evolution des exploitations en signe de
qualité environnementale (MAET, bio)
DRAAF /
Chambre
d’agriculture
Selon la
disponibilité
des données
Fréquentation des transports collectifs
interurbains
CC de la petite
Camargue
Selon la
disponibilité
des donnéesCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 141/156
Indicateurs Source Fréquence de suivi
Nombre de km de voies en mode actif
(cheminements piétons, bandes/pistes
cyclables, etc.) réalisés
Nombre de places de stationnements et
évolution, notamment de leur
connexion avec les points
d’intermodalité
Service
Urbanisme /
technique
Objectif 2 – La qualité urbaine, architecturale et paysagère, notamment des entrées de ville
Nombre d’éléments ou ensemble du
patrimoine bâti/paysager requalifiés
et/ou valorisés
Commune 2 ans
Objectif 3 – La diversité des fonctions urbaines et rurales et la mixité sociale dans l'habitat
Nombre de logements neufs
(localisation)
Typologie de logements
Sitadel2,
Service
Urbanisme
1 an
Evolution du nombre d’entreprises et
d’emplois
Evolution du ratio emplois/actifs
INSEE 3 ans
Nombre d’entreprises desservies par le
Très Haut Débit
CC de la petite
Camargue
2 ans
Nombre de nouvelles d’implantation de
commerces et services
Service
Urbanisme
2 ans
Evolution du nombre de logements
sociaux
Nombre de logements sociaux financés
DDT Service
Habitat
1 an
Indicateurs Source Fréquence de suivi
Typologie des logements financés (PLAI,
PLUS, PLS)
Taux de logements sociaux (sens SRU)
CC de la petite
Camargue
Objectifs 4 et 5 – La sécurité et la salubrité publiques – La prévention des risques, des pollutions et nuisances
Evolution de la population dans les
zones soumises aux risques inondation,
feu de forêt, mouvement de terrain,
TMD
Commune 2 ans
Evolution de la production de déchets
générés (en kg/habitant)
Rapport
d’activité
1 an
Part et évolution de la population
exposée au dépassement des valeurs
limités réglementaires du bruit et de la
pollution de l’air
Service
urbanisme
1 an
Objectif 6 – La protection des milieux naturels, la préservation de la qualité de l’air, de l’eau, du sol, des continuités écologiques
Quantité d’eau potable consommée par
habitant
Rapport
d’activité
1 an
Capacité de la ressource en eau potable
et adéquation de celle-ci avec la
consommation
EPTB Vistre
Virenque
1 an
Evolution du nombre d’assainissement
autonome en conformité
SPANC 1 an
Linéaire de ripisylve le long des cours
d’eau
Service
urbanisme
2 ansCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 142/156
Indicateurs Source Fréquence de suivi
Capacité des systèmes d’épuration en
nombre d’équivalents habitants
Rapport
d’activité
1 an
Evolution de la surface artificialisée en
réservoir de biodiversité
Service
urbanisme
2 ans
Linéaire de haies Chambre
d’agriculture /
Occupation du
sol /
Associations
naturalistes
3 ans
Suivi des mesures de compensation
mises en place pour d’Œdicnème criard
Service
urbanisme /
DREAL
1 an
Objectif 7 – La lutte contre le changement climatique
Evolution de la consommation
énergétique du territoire sous réserve
de données disponibles
AREC Occitanie Selon la
disponibilité
des données
Nombre de nouveaux projets intégrant
des obligations de qualité énergétique
des bâtiments
Service
Urbanisme
2 ans
Part des énergies renouvelables
produites par rapport au total des
énergies produites
AREC Occitanie 2 ans
Evolution des GES émis (en kg tonnes
équivalent CO2) sous réserve de
données disponibles
AREC Occitanie Selon la
disponibilité
des donnéesCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 143/156
Partie 5 - Résumé non
techniqueCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 144/156
1. Diagnostic territorial et état initial de l’environnement
Le diagnostic vise à comprendre le fonctionnement et les dynamiques territoriales. Il a aussi pour objet d’identifier les principaux enjeux du territoire et les besoins pour assurer le développement de la commune.
Située au Sud-Ouest du département du Gard, la commune d’Aubord bénéficie d’une situation géographique avantageuse grâce à la proximité des services, équipements et pôles d’emploi de Nîmes.
La commune d’Aubord se situe au Nord-Est de la Communauté de communes de Petite Camargue, et elle appartient également au périmètre du SCoT Sud Gard.
La commune présente un profil de population qui reste encore familial malgré l’évolution de la structure démographique, et des habitants attachés à leur cadre de vie. Aubord est une commune résidentielle avec un parc de logements récent et une prédominance des résidences principales.
Cependant, la commune connait une perte de dynamisme démographique s’expliquant notamment par une tendance au vieillissement de la population, un déséquilibre entre habitat villageois ou collectif (centre-ville) et habitat pavillonnaire, des tailles de logements non adaptées aux évolutions sociologiques, et un parcours résidentiel des jeunes ménages contraint par la structuration actuelle du parc et un potentiel foncier urbanisable non renouvelé.
La relance de la croissance démographique en adéquation avec les capacités d’accueil du territoire est un enjeu majeur. Cela passera notamment par une politique communale volontariste en matière de diversification du parc de logements afin d’attirer de jeunes ménages à la recherche d’un cadre de vie de qualité grâce à la proximité des agglomérations de Nîmes et Montpellier.
Le territoire communal connait une dynamique favorable à l’emploi avec une population active et occupée mais conserve une vocation résidentielle prédominante. La présence d’une zone d’activités sur le territoire communal, qui constitue un pôle d’emplois local. La production agricole est également un atout majeur, la préservation des terres cultivables, et le maintien de l’activité agricole locale est un enjeu fort.
Les commerces et les principaux équipements sont regroupés dans le centre- village facilement accessibles à pied. Le maintien des commerces et équipements dans le centre village afin de conforter la dynamique villageoise devra s’accompagner par la requalification des espaces publics de centralité.
La commune d’Aubord a connu ces dernières années un développement urbain limité et fortement contraint par le risque inondation. La commune ne dispose quasiment plus aujourd’hui de fonciers mobilisables pour produite une offre complémentaire en logements, notamment pour les jeunes ménages.
L’urbanisation est structurée selon quatre modes de développement : le cœur historique, le centre-ville ou première extension, l’urbanisation périurbaine pavillonnaire et l’habitat diffus.
Il existe donc un enjeu très fort d’affirmation d’un cœur de village qui croise des fonctions commerciales, d’aménité, de services capables de fédérer l’étendue des espaces résidentiels.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 145/156
Rappel des principaux enjeux définis suite à la réalisation de l’état initial de l’environnement et hiérarchisés.
Thématiques Enjeux Hiérarchisation
Caractéristiques géophysiques
La limitation de la consommation d’espaces agricoles Enjeu structurant
L’anticipation et la limitation des effets du changement climatique Enjeu structurant
Patrimoine naturel et
biodiversité
La présence d’une mosaïque de milieux diverses, support de la trame verte et bleue et de la fonctionnalité écologique du territoire Enjeu structurant
Le maintien et la recherche d’une activité agricole favorable à la biodiversité et respectueuse de l’environnement Enjeu prioritaire
La préservation des éléments arborés en milieu agricole supports des continuités écologiques Enjeu structurant
La préservation du réseau hydrographique et de ses milieux annexes (zones humides et ripisylves) Enjeu structurant
La limitation du développement de nouvelles espèces invasives et la maîtrise de celles déjà présentes Enjeu modéré
Ressources
naturelles
Ressource en
eau
L’amélioration de la qualité des cours d’eau Enjeu prioritaire
La préservation quantitative et qualitative de la ressource en eau Enjeu prioritaire
L’adaptation du développement urbain du territoire à la ressource en eau et à la capacité des réseaux Enjeu structurant
Ressource
énergétique
Le développement des alternatives à l’utilisation de la voiture individuelle (en lien avec l’enjeu qualité de l’air) Enjeu prioritaire
Le recours à un urbanisme dense et à un habitat économe en énergie Enjeu prioritaire
Le développement des énergies renouvelables dans le respect des enjeux environnementaux, paysagers, architecturaux et patrimoniaux Enjeu prioritaire
Risques naturels et
technologiques
La prise en compte des secteurs à risques identifiés dans le futur document d’urbanisme Enjeu structurant
L’anticipation de tout nouveau risque dans le projet de développement communal Enjeu structurant
La limitation des facteurs aggravant les évolutions climatiques afin de réduire une évolution possible des risques naturels Enjeu structurant
Pollutions et
nuisances
Qualité de l’air La limitation des émissions de polluants pour préserver une bonne qualité de l’air en proposant des alternatives à la voiture individuelle (en lien avec l’enjeu énergie) Enjeu prioritaire
Assainissement
et eaux
pluviales
L’adaptation du développement urbain à la présence ou à la mise en place de systèmes d’assainissement collectifs ou non collectifs performants Enjeu structurant
La mise en place d’une gestion des eaux pluviales efficace dans les nouveaux aménagements Enjeu structurantCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 146/156
Déchets Le maintien de la collecte et du traitement des déchets en adéquation avec les besoins du territoire Enjeu modéré
Sites pollués La prise en compte de la pollution liée aux installations recensées Enjeu prioritaire
Bruit L’adaptation du tissu urbain existant afin de limiter les nuisances sonores et la maîtrise de l’urbanisation future à proximité des axes bruyants Enjeu structurant
Ces enjeux cartographiables sont
spatialisés sur la carte suivante :Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 147/156
2. Explication des choix retenus
Le rapport du rapport de présentation du PLU explique les choix retenus pour établir le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD), les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP), le zonage et le règlement. Ces choix sont notamment établis au regard du diagnostic et des contraintes juridiques et règlementaires nationales et locales.
Les besoins en logements à horizon PLU
La commune a retenu un scénario de croissance démographique de 1%/an en cohérence avec les orientations du SCOT Sud Gard en vigueur. Ce choix de développement :
- garantit le maintien d’une dynamique villageoise tout en préservant
le cadre de vie,
- prend en compte les contraintes de développement imposées par la
géographie communale, les enjeux écologiques, les risques et les
nuisances,
- permet de limiter la consommation des espaces naturels et agricoles
du territoire dans le respect des orientations du SCOT en vigueur.
Au regard de l’objectif démographique retenu par la commune (2725 habitants en 2035), 180 nouveaux logements devront être produits entre 2024 et 2035 afin :
- d’une part, d’accueillir les nouveaux habitants,
- d’autre part, de compenser les mécanismes de consommation de
logements («point mort» : desserrement de la population, évolution
du nombre de logements vacants…).
Les orientations du PADD
Le PADD répond aux besoins de développement de la commune par une gestion économe, équilibrée et durable de l’espace.
Le PADD d’Aubord est structuré autour de 5 grandes orientations générales qui se déclinent en une quinzaine d’objectifs, et qui sont synthétisés sur une carte d’orientations générales.
ORIENTATION 1 – UN DÉVELOPPEMENT DÉMOGRAPHIQUE MAÎTRISÉ OBJECTIF 1 : MAÎTRISER LA CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE
OBJECTIF 2 : ACCROÎTRE ET DIVERSIFIER L’OFFRE EN LOGEMENTS
ORIENTATION 2 – UN DEVELOPPEMENT URBAIN MAÎTRISÉ ET DURABLE OBJECTIF 1 : ADAPTER LE DEVELOPPEMENT URBAIN AUX CONTRAINTES
ENVIRONNEMENTALES ET AGRICOLES
OBJECTIF 2 : CONCEVOIR UN PROJET D’EXTENSION URBAINE DURABLE
ORIENTATION 3 – UN VILLAGE ATTRACTIF ET DES DÉPLACEMENTS APAISÉS OBJECTIF 1 : CONFORTER LA DYNAMIQUE VILLAGEOISE
OBJECTIF 2 : ORGANISER ET APAISER LES DÉPLACEMENTS
OBJECTIF 3 : AMÉLIORER LA QUALITÉ URBAINE
OBJECTIF 4 : METTRE EN VALEUR LES ELEMENTS DE PAYSAGE
ORIENTATION 4 – UN DEVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DE PROXIMITÉ OBJECTIF 1 : SAUVEGARDER UNE OFFRE COMMERCIALE DANS LE CENTRE VILLAGE
OBJECTIF 2 : OPTIMISER LE FONCIER ÉCONOMIQUE
OBJECTIF 3 : PRÉSERVER ET SOUTENIR L’ACTIVITÉ AGRICOLE
ORIENTATION 5 – UN ENVIRONNEMENT NATUREL PRÉSERVÉ OBJECTIF 1 : PRÉSERVER LA BIODIVERSITÉ ET LES RESSOURCES NATURELLES
OBJECTIF 2 : PRÉSERVER LES PAYSAGES NATURELS ET AGRICOLES
OBJECTIF 3 : PROMOUVOIR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES
OBJECTIF 4 : PRENDRE EN COMPTE LES RISQUES ET LIMITER LES NUISANCESCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 148/156
La localisation de l’urbanisation future
Les espaces urbanisés sont aujourd’hui très contraints par le risque inondation et présente une forme urbaine relativement structurée qui offre peu de possibilités de densification urbaine et de renouvellement urbain. Ces capacités résiduelles au sein de l’enveloppe urbaine ne permettent pas de répondre aux besoins en logements à horizon PLU, elles couvrent à peine 15 à 20% des besoins en logements identifiés.
Afin d’atteindre les objectifs de production de logements retenus permettant de maintenir une dynamique villageoise, le projet communal, en cohérence avec les orientations du SCOT Sud Gard, prévoit donc une extension limitée et encadrée de la zone urbaine sur une emprise d’environ 6 ha en continuité du tissu bâti existant.
Le choix de la localisation de la zone d’urbanisation future découle d’un processus d’échanges et d’itérativité entre le groupement de bureaux
d’études en charge de la révision du PLU, la commune et les personnes publiques associées, dont le SCOT Sud Gard, la chambre d’agriculture et la DDTM.
2 OAP ont été réalisées sur le territoire, elles concernent :
- une OAP thématique trame verte et bleue à l’échelle communale ;
- une OAP sectorielle sur la zone de projet du Mazet d’Etienne 3 afin d’encadrer l’urbanisation future.
Le secteur d’urbanisation future accueillera
environ 150 logements avec une densité moyenne
de 25 logements/ha, et 20% minimum de
logements sociaux.
19
19
2. Les principes d aménagement de l OAP sectorielleCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 149/156
L’évolution des zonages entre le PLU de 2013 et le projet de PLU 2024
De manière générale, le projet de PLU ne remet pas en cause les grands équilibres entre les espaces urbanisés actuels et futurs et les espaces agricoles et naturels.
En effet, les espaces naturels et agricoles sont confortés dans le projet communal, ils représentent près de 90% du territoire. Le projet de PLU prévoit une forte diminution des zones d’urbanisation futures. En effet, les zones AU passent de 37 hectares (ancienne ZAC de la Farigoule) à 6 hectares dans le projet de PLU.
Les zones urbaines sont maintenues dans leur enveloppe actuelle, seuls deux terrains contraints et non urbanisés en bordure du chemin des Canaux sont reclassés en zones agricoles dans le projet de PLU.
Le nouveau PLU se caractérise par un effort de simplification et de clarification par rapport aux zones du PLU de 2013. Le projet de PLU comprend désormais une dizaine de zones qui correspondent aux grandes entités urbaines, agricoles et naturelles de la commune :
La zone UA, correspondant au centre ancien et à la première extension
du centre, zone d’habitation à densité moyenne.
La zone UC, zone à vocation d’habitat pavillonnaire.
La zone UE, destinée aux activités économiques.
La zone UP, correspondant aux zones d’équipements publics.
La zone AU correspond au secteur d’extension urbaine à vocation
principale d’habitat.
La zone A correspondant aux zones agricoles incluant :
o un sous-secteur Ac correspondant au périmètre de protection
rapproché du captage du Champ de Rouvier.
o un sous-secteur Ae correspondant aux zones agricoles
protégées pour des motifs d’ordre écologique.
La zone Nb correspond à une zone d’affouillement du sol, pour
emprunt de matériaux, nécessaire à la ligne LGV qui a été réhabilitée
en bassins écreteurs des crues du Campagnolle et du Rieu à la fin du
chantier de la ligne LGV.
La zone N correspondant à une bande tampon de 50 mètres au Sud de
la zone d’urbanisation future (protection écologique liée à l’Outarde
Canepetière).Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 150/156
3. Incidences de la mise en œuvre du plan sur l’environnement
3.1. Evaluation des incidences du PADD
Le tableau suivant synthétise l’ensemble des incidences, positives ou négatives, du Plan d’Aménagement et de Développement Durables.
Chaque thème s’est vu affecté une note par orientation, en fonction de la moyenne des notations accordées à chacune des incidences du PADD croisé à une vision globale de l’évaluateur.
Le PADD apporte globalement une plus-value sur l’environnement.
Les thématiques de la ressource en eau, en énergie, les risques, la qualité de l’air, la pollution des sols et le bruit sont bien prises en compte dans le PADD, obtenant un résultat d’analyse positif. Cela est en grande partie dû à la reconquête du centre de la ville, et la création de déplacements doux et autres alternatives à la voiture individuelle : la diminution de l’utilisation de la voiture va diminuer les émissions de polluant, gaz à effet de serre, du bruit. L’augmentation de la demande en eau pourrait être compensée sur cette thématique par des travaux d’amélioration du ripisylve de la Vistre et la préservation des zones humides qui impacteront positivement la qualité de l’eau. Enfin, le projet de station de lavage des engins agricoles devrait limiter la pollution des sols.
Ensuite, les déchets et l’assainissement et les eaux pluviales obtiennent un résultat neutre : le projet communal ne prévoit pas d’augmentation de la population exposée au risque, car ceux-ci seront pris en compte dans les nouveaux aménagements. La station d’épuration est suffisamment dimensionnée pour recevoir l’augmentation de la population, qui ne devrait donc pas augmenter les pollutions liées à l’assainissement. Les déchets vont augmenter avec l’accroissement de la population, mais le PADD vise la limitation des décharges sauvage en parallèle.
Les caractéristiques géophysiques (climat et préservation des sols) et le patrimoine naturel eux, obtiennent aussi un résultat neutre. Ces éléments sont bien pris en compte dans le PADD, cependant, l’artificialisation des sols induite par le PADD auront des conséquences sur la biodiversité et la conservation des sols et des mesures sont mises en place pour répondre à ces impacts.
Thème Note
Orientation du PADD 1 2 3 4 5 Bilan
Caractéristiques géophysiques - - - - + + + 0
Patrimoine naturel et biodiversité - - - - + + ++ 0
Ressources
naturelles
Ressource en eau - - NC + ++ +
Ressource énergétique - - + + + +
Risques naturels et technologiques NC 0 NC NC + +
Pollutions et
nuisances
Qualité de l’air - - + + + +
Assainissement et eaux
pluviales
0 0 NC NC 0 0
Déchets - - NC NC + 0
Sites pollués NC NC NC NC + +
Bruit - 0 + + 0 +Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 151/156
3.2. Evaluation des incidences sur l’environnement
du zonage, règlement et OAP et mesures
d’évitement de réduction et de compensation
des impacts associées
3.2.1. Incidences du PLU sur l’énergie, la qualité de
l’air et le climat et mesures associées
Le développement communal va entraîner un besoin accru en énergie et va induire des émissions gaz à effet de serre et de polluants dans l’atmosphère plus importantes (transports routiers, habitations…). De plus, l’artificialisation des sols impliquera une diminution de la capacité de stockage du carbone dans les sols.
Le PLU fait des efforts sur l’imperméabilisation des sols en la limitant au maximum et favorise les modes de déplacement doux.
→ Au vu de l’artificialisation des sols prévu dans le projet de PLU, les impacts sur le climat et notamment le stockage de carbone sont significatifs et un point de vigilance est à noter ici. La consommation d’espaces naturels et agricoles prévue dans le PLU est de 6 ha en compatibilité avec le SCoT Sud Gard en vigueur.
Enjeux Bilan
La limitation de la consommation d’espaces agricoles Incidence
modérée
L’anticipation et la limitation des effets du changement
climatique
Incidence
modérée
La limitation des émissions de polluants pour préserver une
bonne qualité de l’air en proposant des alternatives à la
voiture individuelle
Incidence
modérée
Le développement des alternatives à l’utilisation de la voiture
individuelle (en lien avec l’enjeu qualité de l’air)
Incidence
modérée
Le recours à un urbanisme dense et à un habitat économe en
énergie
Incidence
modérée
Le développement des énergies renouvelables dans le respect
des enjeux environnementaux, paysagers, architecturaux et
patrimoniaux
Incidence Faible
3.2.2. Incidences du PLU sur les milieux naturels, la
biodiversité et les continuités écologiques et
mesures associées
Les incidences principales sur la biodiversité sont localisées sur la future zone d’urbanisation AU de 6ha sur laquelle des habitats favorables à l’Œdicnème criard son présent ainsi que des Outardes canepetières à proximité directe. Cette zone est également concernée par un réservoir de biodiversité de la trame verte et bleue. L’OAP de la zone AU prend en compte ces incidences en proposant des mesures ERC : mise en place d’une bande tampon inconstructible au sud pour préserver les outardes à proximité et étude des modalités de compensation des impacts sur l’œdicnème.
D’autres mesures prises dans le PLU sont favorables à la biodiversité :
- Préservation des espaces de bon fonctionnement des cours d’eau ;
- Préservation des linéaires de haies ;
- Préservation des espaces verts.
Le PLU contient aussi une OAP thématique trame verte et bleue contenant des dispositions favorables aux continuités écologiques et les éléments de la TVB sont protégés dans le zonage.
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU et mesures supplémentaires proposées pour les OAP, les incidences sur les milieux naturels et la biodiversité et les enjeux associés sont considérées prise en compte. Cependant, des points de vigilance sont à noter en fonction de la bonne réalisation des mesures préconisés dans les OAP.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 152/156
Enjeux Bilan
La présence d’une mosaïque de milieux
diverses, support de la trame verte et bleue
et de la fonctionnalité écologique du
territoire
Point de vigilance en fonction de la
bonne réalisation des différentes
mesures, notamment de la
compensation des habitats de
l’Œdicnème
Le maintien et la recherche d’une activité
agricole favorable à la biodiversité et
respectueuse de l’environnement -
prioritaire
Incidences faibles
La préservation des éléments arborés en
milieu agricole supports des continuités
écologiques
Incidences positives
La préservation du réseau hydrographique
et de ses milieux annexes (zones humides et
ripisylves)
Incidences positives
La limitation du développement de
nouvelles espèces invasives et la maîtrise de
celles déjà présentes
Incidences positives
3.2.3. Incidences du PLU sur le patrimoine paysager
et bâti et mesures associées
Aucun zonage de protection de patrimoine n’est recensé sur la commune, mais les aménagements des nouvelles zones d’urbanisation peuvent altérer la qualité paysagère et architecturale de la commune, notamment le paysage agricole.
Un des objectifs de l’OAP sectorielle de la zone AU, est la mise en place d’une haie, à fin d’améliorer la qualité de l’interface entre la ville et la zone agricole.
Le PLU intègre aussi plusieurs prescriptions graphiques permettant de protéger le patrimoine paysager et bâti.
De plus, le règlement prescrit des caractéristiques architecturales des façades, toitures et clôtures, ainsi que des règles sur la qualité des espaces non bâtis et abords des constructions.
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur la thématique du paysage et du patrimoine et les enjeux associés sont considérées comme faibles et aucune mesure supplémentaire n’est à mettre en place.
Enjeux Bilan
Requalification des espaces publics Incidences faibles
Préservation du patrimoine bâti Incidences faibles
Préservation des mas isolés Incidences faibles
Préservation des verticales du paysage Incidences positives
Requalification des interfaces bâtis Incidences positives
3.2.4. Incidences du PLU sur les ressources naturelles
et mesures associées
3.2.4.1. Qualité d es eaux
Le développement communal peut entrainer une pollution des eaux notamment par l’artificialisation des sols entrainant une augmentation du ruissellement (hydrocarbures, matières en suspension, déchets, métaux, déjections canines, etc.).
L’OAP TVB comporte une orientation pour préserver les cours d’eau et PLU intègre des prescriptions graphiques permettant de protéger les milieux aquatiques via la protection des espaces de bon fonctionnement.
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU mesures supplémentaires, les incidences sur la qualité des eaux et l’enjeu associé sont considérées comme faibles.Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 153/156
Enjeux Bilan
L’amélioration de la qualité des cours d’eau Incidences faibles
La préservation quantitative et qualitative de la ressource
en eau Incidences faibles
3.2.4.2. Eau potable
La commune comprend un captage d’eau potable pour le captage du Rouvier.
En 2021, Le rendement net du réseau d’eau potable est de 63 % ce qui est insuffisant.
L’adéquation entre la ressource en eau potable et les besoins est calculée par rapport à l’autorisation de prélèvement maximal du forage du Rouvier et ce captage est suffisant pour desservir la population future prévue dans le PLU.
Les périmètres de protection (immédiat et rapproché) du « champ captant du Rouvier » sont identifiés en tant que SUP dans le PLU. Ce captage est classé en zone Ac, sur lequel les nouvelles installations sont fortement règlementé et limité, notamment les ICPE y sont interdit
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur l’eau potable et l’enjeu associé sont faibles.
Enjeux Bilan
L’adaptation du développement du territoire à la ressource
en eau et à la capacité des réseaux Incidences faibles
3.2.4.3. Assainissement
Le développement communal va entraîner un besoin de raccordement au réseau d’assainissement, ainsi qu’une augmentation des charges entrantes dans la station d’épuration.
La station d’épuration d’Aubord/Bernis sur la commune de Bernis a été mise en service en 1999. Cette STEP a une capacité nominale de 7 000 EH, 1 400 m3/j et 420 kgDBO5/j. La station présente une capacité résiduelle de
traitement relativement importante (75% actuellement) et suffisante à horizon PLU (80% en 2035).
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur l’assainissement sont faibles.
Enjeux Bilan
L’adaptation du développement urbain à la présence ou à
la mise en place de systèmes d’assainissement collectifs ou
non collectifs performants.
Incidences faibles
3.2.4.4. Eaux pluv iales
L’artificialisation de nouvelles surfaces pourrait augmenter le ruissellement pluvial.
L’OAP TVB préconise dans les principes généraux d’aménagement de limiter l’imperméabilisation des sols et désimperméabiliser les sols. Aussi, dans l’OAP sectorielle est prévu un emplacement pour un bassin de rétention.
Le règlement intègre aussi des dispositions pour la régulation des eaux pluviales.
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur les eaux pluviales et l’enjeu associé sont considérées comme faibles et aucune mesure supplémentaire n’est à mettre en place.
Enjeux Bilan
La mise en place d’une gestion des eaux pluviales efficace
dans les nouveaux aménagements Incidences faiblesCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 154/156
3.2.5. Incidences du PLU sur les risques
Le principal risque naturel est le risque d'inondation lié aux débordements aux ruissellement. La commune est dotée d’un PPRi annexé au règlement du PLU.
L’artificialisation de nouvelles surfaces pourrait augmenter le ruissellement pluvial et le risque lié à ce phénomène. Les zones soumises au risque ruissellement sont en secteur A ou Ae. Le secteur Up, est soumis au PPRi pour prendre en compte le risque inondation.
L’OAP TVB préconise dans les principes généraux d’aménagement de limiter l’imperméabilisation des sols et désimperméabiliser les sols. Aussi, dans l’OAP sectorielle est prévu un emplacement pour un bassin de rétention.
Les risques technologiques sont présents sur la commune par le biais du risque industriel et du risque de transport de matières dangereuses (TMD).
Les ICPE soumises au régime d’enregistrement ou d’autorisation environnementale sont interdites en zone UA, UC, UP, AU, Ae, Ac, Nb. Les ICPE soumises au régime de déclaration environnementale sont admises sous réserve d’être compatibles avec la vie urbaine en zone UE.
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur la thématique des risques et leurs enjeux associés sont considérées comme faibles.
Enjeux Bilan
La prise en compte des secteurs à risques identifiés dans le
futur document d’urbanisme Incidences faibles
L’anticipation de tout nouveau risque dans le projet de
développement communal Incidences faibles
La limitation des facteurs aggravant les évolutions
climatiques afin de réduire une évolution possible des
risques naturels
Incidences faibles
3.2.6. Incidences du PLU sur les pollutions et
nuisances et mesures associées
3.2.6.1. Déchets
Le développement communal va entraîner une production supplémentaire de déchets. Néanmoins, l’anticipation du développement démographique devrait permettre de continuer la bonne gestion des déchets effectuée sur la commune par le gestionnaire.
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur la thématique des déchets et l’enjeu associé sont considérées comme faibles et aucune mesure supplémentaire n’est à mettre en place.
Enjeux Bilan
Le maintien de la collecte et du traitement des
déchets en adéquation avec les besoins du
territoire
Incidences faibles
(continuation de la bonne
gestion des déchets)
3.2.6.2. Sites et sols pollués
Trois installations sont recensées comme rejetant des polluants sur la commune et sont décrites dans le tableau suivant. Elles sont toutes localisées dans la zone d’activités, et ne se situent donc pas dans les zones de projet du PLU.
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur la thématique les sites et sols pollués et l’enjeu associé sont considérées comme faible
Enjeux Bilan
La prise en compte des sites potentiellement pollués dans
les projets d’aménagement Incidences faiblesCommune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 155/156
3.2.6.3. Nuisances sonores
Des voies bruyantes se situent sur la commune. Le règlement expose un article concernant les zones de bruits, il y est dit que le classement sonore correspond à une règle de construction fixant les performances acoustiques minimales que les futurs bâtiments devront respecter. Le règlement impose aussi un recul des constructions par rapports aux voiries.
→ Au vu des mesures déjà prises au sein du PLU, les incidences sur la thématique d’exposition aux nuisances sonores et l’enjeu associé sont considérées comme très faibles et aucune mesure supplémentaire n’est à mettre en place.
Enjeux Bilan
L’adaptation du tissu urbain existant afin de limiter les
nuisances sonores et la maîtrise de l’urbanisation future à
proximité des axes bruyants.
Incidences très
faibles
3.3. Evaluation des incidences sur les sites Natura
2000
La commune d’Aubord est concernée par la ZPS FR9112015 « Costières nîmoises » sur les zones agricoles à l’est et au sud du territoire.
L’intégralité du site Natura 2000 se situe en zone A, Ae ou Nb du PLU.
Site Natura 2000
La zone de projet du PLU fait état d’une zone qui serait favorable aux espèces d’oiseaux de la ZPS, en dehors du site Natura 2000. Il s’agit de la zone AU.
Les deux espèces d’avifaune présentant les principaux enjeux sur la zone agricole de la commune sont l’Outarde canepetière et l’Œdicnème criard. La cartographie ci-dessous présentent les habitats favorables à ces espèces, ainsi que les mâles chanteurs d’Outarde Canepetière recensées lors des expertises naturalistes, sur la zone AU (encadrée en rouge) et à proximité :Commune d’Aubord – Rapport de présentation du Plan Local d’Urbanisme – Tome 3 : EE – Avril 2025 Page 156/156
Habitats favorables et mâles chanteurs d'Outarde Canepetière autour du SSI (secteur susceptible d’être impacté)
Pour prendre en compte les incidences de l’urbanisation de ce secteur, les mesures suivantes sont mises en place :
- Mise en place d’une bande tampon de 50 mètres au Sud du site en
tant qu’interface entre les constructions et les habitats favorables à
l’Outarde. Cette bande tampon doit respecter les dispositions
suivantes :
o Aucune artificialisation de cet espace n’est admise,
l’occupation du sol doit rester végétalisée.
o Aucune activité bruyante n’est admise
o Les clôtures fermées type grillage ou muret ne sont pas
autorisées afin de laisser le libre passage de la faune au sein
de cet espace.
- Une haie vive multistrate d’essences diversifiées adaptées au sol, au
climat et au paysage doit être plantée en interface avec la zone
agricole pour limiter le dérangement des Outardes.
Pour l’Œdicnème Criard, qui a été observée au sein du site, il est nécessaire d’étudier les modalités de compensation liée à la destruction de l’habitat qui lui est favorable. Cette compensation, si nécessaire, interviendra au moment du projet et sera définie précisément et mise en place par le porteur de projet. Néanmoins, le PLU défini les principes de compensation à respecter dans
l’OAP du secteur :
- Le ratio surfacique de compensation est de 1 pour 1 (à titre indicatif).
- La compensation doit être définit sur des critères quantitatifs mais
aussi qualitatifs (qualité des habitats du site de compensation, …).
- Une demande de dérogation de destruction d’espèce protégée devra
être réalisé par l’aménageur si ce dernier est nécessaire.
Au vu des mesures ERC mises en œuvre pour la conservation des deux espèces d’oiseaux recensées sur le site (Outarde canepetière et Œdicnème criard), le PLU de Aubord n’est pas susceptible d’induire des incidences négatives significatives sur l’état de conservation des espèces ayant conduit à la désignation du site Natura 2000 FR9112015 « Costières Nîmoises ».