Offres
API
Connexion
Documents similaires
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
PLU - Rapport de présentation - Rapport
Document publié le Mardi 14 décembre 2010 par la commune de Macey.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Rapport)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Eau et assainissement, Culture et patrimoine,
APPROUVE PAR DELIBERATION DU CONSEIL MINICIPAL EN DATE DU : 14 décembre 20101
SOMMAIRE
SOMMAIRE 1
PREAMBULE 5
OBJECTIFS DE LA REVISION 6
SITUATION ADMINISTRATIVE 7
LOCALISATION GEOGRAPHIQUE 8
I - DIAGNOSTIC 9
CHAPITRE I - ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT 9
LES RESSOURCES ______________________________________________________________ 9
TOPOGRAPHIE 9
GEOLOGIE, HYDROGEOLOGIE ET PEDOLOGIE 11
HYDROGRAPHIE ET HYDROLOGIE 12
LES MILIEUX NATURELS 12
LES CULTURES ___________________________________________________________________________ 12 LES BOISEMENTS _________________________________________________________________________ 12 LES VILLAGES ___________________________________________________________________________ 14
LES ESPACES AGRICOLES 15
LA SANTE PUBLIQUE __________________________________________________________ 15
L’EAU 15
L’AIR 16
CLIMATOLOGIE __________________________________________________________________________ 16 Q UALITE DE L’ AIR ________________________________________________________________________ 17
LES NUISANCES SONORES 18
LES RISQUES NATURELS ET TECHNOLOGIQUES 18
LES RISQUES D ’ INONDATION ________________________________________________________________ 18 LES RISQUES INDUSTRIELS __________________________________________________________________ 18
LE TRAITEMENT DES DECHETS 18
LE PATRIMOINE ______________________________________________________________ 19
HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE 19
LES EDIFICES ET LE PETIT PATRIMOINE 19
L’ EGLISE _______________________________________________________________________________ 19 LE CALVAIRE ET LES STELES ________________________________________________________________ 20 LES P UITS ______________________________________________________________________________ 20
LA COMPOSITION URBAINE ___________________________________________________ 20
LA MORPHOLOGIE URBAINE 20
LA TRAME VIAIRE ET LES ESPACES PUBLICS _____________________________________________________ 20 LE TISSU URBAIN _________________________________________________________________________ 21
L’ARCHITECTURE 22
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/20052
LE PAYSAGE _______________________________________________________________ 25
LE CONTEXTE GLOBAL 25
LES PAYSAGES PERÇUS DEPUIS LES PRINCIPALES ENTREES 26 A CCES A MACEY _________________________________________________________________________ 26 A CCES A MESNIL-V ALLON _________________________________________________________________ 27 A CCES A G RANGE L'EVEQUE ________________________________________________________________ 29
LES UNITES PAYSAGERES 30
CHAPITRE II - LES DONNEES DEMOGRAPHIQUES ET SOCIO-ECONOMIQUES, LES EQUIPEMENTS ET LES SERVICES 33
LA DEMOGRAPHIE ____________________________________________________________ 33
L’EVOLUTION DE LA POPULATION 33
LES FACTEURS D’EVOLUTION DE LA POPULATION DE MACEY 34
LA STRUCTURE PAR AGE 35
LA COMPOSITION DES MENAGES 36
LE LOGEMENT _______________________________________________________________ 38
COMPOSITION DU PARC-LOGEMENT 38
TYPOLOGIE DES RESIDENCES PRINCIPALES 39
STATUT D’OCCUPATION DES RESIDENCES PRINCIPALES 40
AGE DU PARC-LOGEMENT 41
ELEMENTS DE CONFORT 42
EVOLUTION DE LA CONSTRUCTION 42
L’ECONOMIE LOCALE ________________________________________________________ 43
L’EMPLOI 43
LA POPULATION ACTIVE ____________________________________________________________________ 43 LES ACTIFS AYANT UN EMPLOI _______________________________________________________________ 44 LE CHOMAGE ____________________________________________________________________________ 44
LE TISSU ECONOMIQUE 45
L’ ACTIVITE AGRICOLE _____________________________________________________________________ 45 L’ ACTIVITE INDUSTRIELLE ET ARTISANALE _____________________________________________________ 45 LES COMMERCES ET LES SERVICES ____________________________________________________________ 45
LES EQUIPEMENTS ET SERVICES D’INTERET GENERAL ________________________ 46
EQUIPEMENTS GENERAUX 46
EQUIPEMENTS SCOLAIRES 46
EQUIPEMENTS SPORTIFS ET DE LOISIRS 47
EQUIPEMENTS SOCIOCULTURELS 47
EQUIPEMENTS DE SANTE 47
LES DEPLACEMENTS __________________________________________________________ 48
LES DEPLACEMENTS DOMICILE-TRAVAIL 48
LES TRANSPORTS SCOLAIRES 48
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/20053
LES TRANSPORTS EN COMMUN 48
LES CIRCULATIONS DOUCES 48
LE STATIONNEMENT 49
LES INFRASTRUCTURES_______________________________________________________ 49
LES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT 49
LE RESEAU ROUTIER ______________________________________________________________________ 49 TRANSPORTS D ’ ENERGIE ___________________________________________________________________ 50
L’EAU POTABLE 50
L’ASSAINISSEMENT 50
EAUX USEES _____________________________________________________________________________ 50 EAUX PLUVIALES _________________________________________________________________________ 51
CHAPITRE III -LES ENJEUX ET LES BESOINS 52
II - JUSTIFICATION DES DISPOSITIONS DU P.L.U. 55
CHAPITRE I - EXPLICATION DES CHOIX DU P.A.D.D. 55
CHAPITRE II - TRADUCTION DES CHOIX DU P.A.D.D. EN ZONAGE ET EN REGLEMENT 59
CHAPITRE III -JUSTIFICATION DU ZONAGE ET DU REGLEMENT 62
ZONES URBAINES _____________________________________________________________ 62
LES ZONES UC 62
S ECTEUR UCA ___________________________________________________________________________ 62 S ECTEUR UCB ___________________________________________________________________________ 63 ENTREE DE VILLE _________________________________________________________________________ 65
LA ZONE UL 65
ZONES A URBANISER __________________________________________________________ 65
LES ZONES AUA 65
LA ZONE AUL 69
LES ZONES AU 69
ZONE AGRICOLE______________________________________________________________ 70
ZONES NATURELLES __________________________________________________________ 70
LA ZONE N 70
LA ZONE NH 71
TABLEAU DES SURFACES______________________________________________________ 71
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/20054
CHAPITRE IV -LES AUTRES DISPOSITIONS DU P.L.U. 73
LES NUISANCES _______________________________________________________________ 73
LE RUISSELLEMENT DES EAUX PLUVIALES 73
LES ZONES DE BRUIT 73
LES ESPACES BOISES CLASSES ________________________________________________ 73
LES ELEMENTS DU PAYSAGE IDENTIFIES AU TITRE DE L'ARTICLE L 123-1.7_____ 74
LES EMPLACEMENTS RESERVES ______________________________________________ 75
LES ANNEXES SANITAIRES ____________________________________________________ 75
LES SERVITUDES______________________________________________________________ 75
PROTECTION DU PATRIMOINE ARCHEOLOGIQUE _____________________________ 75
III - LES INCIDENCES DU P.L.U. SUR L'ENVIRONNEMENT ET LES MESURES DE PRESERVATION ET DE MISE EN VALEUR DE L'ENVIRONNEMENT 77
PRISE EN COMPTE DES NORMES SUPRA-COMMUNALES ________________________ 77
PRINCIPES FONDAMENTAUX DES DOCUMENTS D'URBANISME 77
INCIDENCES DU P.L.U. ET MESURES D'ATTENUATION __________________________ 77
LES ACTIONS A ENTREPRENDRE ______________________________________________ 79
ANNEXE 1 : EMPLACEMENTS RESERVES _______________________________________ 80
ANNEXE 2 : PLAN DU POTENTIEL ARCHEOLOGIQUE DE LA COMMUNE _________ 81
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/20055
PREAMBULE
Le présent rapport de présentation tel qu'il est prévu et défini à l'article R.123-2 du Code de l'Urbanisme (décret n° 2001-260 du 27 mars 2001) poursuit quatre objectifs principaux :
• Il expose le diagnostic établi au regard des prévisions économiques et
démographiques et précise les besoins répertoriés en matière de développement économique, d’aménagement de l’espace, d’environnement, d’équilibre social de l’habitat, de transports, d’équipements et de services ;
• Il analyse l’état initial de l’environnement ;
• Il explique les choix retenus pour établir le projet d’aménagement et de développement durable et la délimitation des zones, au regard des objectifs définis à l’article L.121-1 et des dispositions mentionnées à l’article L.111-1-1, expose les motifs des limitations administratives à l’utilisation du sol apportées par le règlement et justifie l’institution des secteurs des zones urbaines où les constructions ou installations d’une superficie supérieure à un seuil défini par le règlement sont interdites en application du a de l’article L.123-2. En cas de modification ou de révision, il justifie, le cas échéant, les changements apportés à ces règles ;
• Il évalue les incidences des orientations du plan sur l’environnement et expose la manière dont le plan prend en compte le souci de sa préservation et de sa mise en valeur.
Son existence et sa lecture doivent permettre aux administrés de comprendre les principes d'organisation et les principales raisons sur lesquelles repose le plan proposé, évitant ainsi d'ignorer dans l'avenir, lors de modifications du P.L.U., les bases et données sur lesquelles est établi le document actuel.
Ce document comporte trois sections :
SECTION 1- DIAGNOSTIC
SECTION 2- JUSTIFICATIONS DES DISPOSITIONS DU P.L.U.
SECTION 3- LES INCIDENCES DU P.L.U. SUR L’ENVIRONNEMENT ET LES MESURES DE PRESERVATION ET DE MISE EN VALEUR DE
L’ENVIRONNEMENT
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/20056
OBJECTIFS DE LA REVISION
Le P.O.S. est un document d'urbanisme qui peut être remanié afin de prendre en compte d'une part, l'évolution des situations et d'autre part, les évolutions législatives. En effet, plusieurs lois parues dans les années 1990 doivent être prises en compte dans les Plans d'Occupation des Sols : la loi sur l'eau (1992), la loi Paysage (1993), la loi Barnier relative au renforcement de la protection de l'environnement (1995)…
Surtout, il s'agit par le biais de cette révision d'adapter le document aux dispositions nouvelles introduites par la loi Solidarité et Renouvellement Urbains (2000), c'est-à-dire transformer le Plan d'Occupation des Sols (P.O.S.) en Plan Local d'Urbanisme (P.L.U.).
La Municipalité a donc souhaité revoir certaines des dispositions du P.O.S. qui ne se trouvaient plus adaptées au contexte local. Le P.O.S. de MACEY a été approuvé le 13 juin 1985, modifié le 15 novembre 1985, le 21 juillet 1988 et le 22 août 1989.
Par délibération du 22 juin 1999, la commune a prescrit la révision de son P.O.S.
Au travers de la révision engagée, le Conseil Municipal entend :
• Favoriser l'urbanisation,
• Protéger les centres anciens,
• Préserver l'environnement et les paysages.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/20057
SITUATION ADMINISTRATIVE
La commune de MACEY fait partie du département de l’Aube. Elle est située à l'Ouest de l’agglomération troyenne, à environ 12 kilomètres de Troyes.
MACEY dépend administrativement du canton de Sainte-Savine et de l’arrondissement de Troyes.
MACEY fait partie de l’aire du Schéma Directeur de la région troyenne qui est composée de 43 communes. Ce document a été approuvé le 20 avril 1999.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/2005
MACEY MACEY MACEY MACEY MACEY MACEY MACEY MACEY MACEY
MACEY
MACEY dans l'Aube
et dans le Schéma Directeur8
LOCALISATION GEOGRAPHIQUE
MACEY est une commune à caractère à la fois rural et périurbain, située à proximité de l’agglomération troyenne.
Elle est riveraine avec les communes de :
• Dierrey-Saint-Pierre, Dierrey-Saint-Julien et Le Pavillon-Sainte-Julie au Nord,
• Fontvannes à l’Ouest,
• Messon au Sud,
• Montgueux et Saint-Lyé à l’Est.
Le territoire communal est traversé par plusieurs voies et infrastructures de transport :
• L’autoroute A5 Melun-Troyes,
• La Route Nationale 60 de Troyes à Sens,
• Les routes départementales suivantes :
¾ la RD 15 de Charmont-sous-Barbuise à Saint-Mards-en-Othe,
¾ la RD15b, qui mène à Macey depuis la RN 60 et la Grange-au-Rez,
¾ la RD 60 de Dierrey-Saint-Pierre aux Noës-près-Troyes,
¾ la RD 141 de Mesnil-Vallon à Saint-Germain.
La commune de MACEY est composée de plusieurs villages :
• Macey,
• Mesnil-Vallon,
• Grange L’Evêque, situé sur les deux communes de Macey et Saint-Lyé,
• Une petite partie du hameau de La Grange-au-Rez, situé majoritairement sur la commune de Montgueux.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/20059
I I D DI IA AG GN NO OS ST TI IC C
CHAPITRE I - ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT
LES RESSOURCES
T OPOGRAPHIE
Le territoire de MACEY présente une surface vaste de 2 046 ha. Il est situé en bordure du plateau de la Champagne, qui a été entaillé par la vallée de la Seine localisée à 7 km au Nord- Est.
Le finage présente un relief assez marqué composé par une succession de talwegs et de lignes de crête orientés globalement Nord-Est/Sud-Ouest.
L'altitude générale décroît du Sud au Nord. La ligne de crête la plus élevée est située au Sud de la commune, au niveau de la forêt de Macey. Les pentes sont assez raides, notamment en amont du village de Macey. La ligne de crête se poursuit vers le Nord-Est, aux lieux-dits le Moulin et Grosmont, en limite communale. L'altitude moyenne est de 250 mètres. Le point culminant de la commune est situé à Grosmont, à 263 mètres.
La seconde ligne de crête est localisée au centre du finage, aux lieux-dits Les Chênes, Monsaulon et atteint 245 mètres.
Une troisième ligne de crête est située au Nord-Ouest du finage, aux lieux-dits Les Bourgeonnes, la Pièce Journée, et présente des altitudes voisines de 220 mètres. Elle borde la limite communale.
Ces lignes de hauteurs séparent deux vallons importants qui marquent le finage. Le premier, présente une orientation Nord-Sud puis Est-Ouest. L'altitude varie de 220 à 163 mètres. Le hameau de Mesnil-Vallon est situé en tête de ce vallon, à 220 mètres d'altitude. Le village de Macey est situé au changement d'orientation du vallon, entre 180 et 200 mètres.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200511
G EOLOGIE, HYDROGEOLOGIE ET PEDOLOGIE
Le territoire communal de MACEY est situé sur le plateau de la Champagne crayeuse, dans le prolongement immédiat de l'extrémité Nord du Pays d'Othe. Il s'agit donc d'une zone de transition. Les formations géologiques datent de la fin de l'ère secondaire, étage du Crétacé supérieur, et de l'ère tertiaire.
Trois grands types de formations sont présents :
1. La craie compose l'étage du Crétacé supérieur avec deux étages : le Turonien et le Coniacien. Ces niveaux sont très épais, et atteignent au total plus de 150 mètres. Ils affleurent surtout dans la partie Nord du finage.
2. Les terrains du Tertiaire couronnent les lignes de crête composées de craie. Il s'agit de formations argileuses ou argilo-sableuses, avec parfois des silex en plus ou moins grand nombre. L'épaisseur est variable, environ 2 mètres, et elle est plus grande lorsque ces matériaux remplissent des poches de dissolution de la surface de la craie.
3. La craie et les terrains tertiaires ont été remaniés au Quaternaire, par les alternances gel/dégel. Des formations superficielles résultent de ces processus.
Les formations dérivant de la craie sont des colluvions crayeuses de pente. Situées surtout dans le vallon au Gros Buisson, leur épaisseur atteint environ 1 mètre.
Les formations issues des terrains tertiaires sont limoneuses, parfois très argileuses avec des silex voire des blocs de grès, localisés sur les hauteurs (le Haut des Chênes), et épaisses de 1 à 2 mètres.
Les formations superficielles comprennent également des limons de pente très épais, parfois argileux et avec des silex de toutes tailles. Leur épaisseur est supérieure à 2 mètres. Ils sont situés au niveau du village de Macey et à l'Ouest de celui-ci, ainsi qu'en tête du vallon de Griché et sur les pentes exposées à l'Est de Mesnil-Vallon.
Des colluvions hétérogènes composées de granules crayeux et de silex, enrobés dans une matrice argileuse, s'étendent sur la plupart des pentes des vallons. Leur épaisseur varie jusqu'à 2 mètres. Des colluvions de bas de versant et remplissage de vallons secs occupent le fond des vallons de Macey et Viévasse. D'origine crayeuse et argileuse, leur épaisseur est élevée, souvent supérieure à 3 mètres.
Deux grands types de sols sont présents :
1. Sur les coteaux exposés à l'Est, les sols sont des rendzines sur craie et des sols bruns faiblement lessivés sur argile de décalcification à silex. Ce sont de bons sols de culture.
2. Sur les plateaux ou au sommet des collines, il existe une association de différents sols, dont des sols bruns superficiels sur argile. Ce sont plutôt des sols forestiers.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200510
Le second vallon présente un tracé rectiligne.
L'altitude décroît de 195 à 160 mètres à Viévasse.
Plusieurs petits vallons le rejoignent et entaillent les
pentes aux lieux-dits Fond des deux Tertres et le
Bassin.
Un petit vallon est situé à l'extrême Sud-Ouest du
finage, dans la forêt de Macey.
Ces vallons rejoignent la vallée de la Vanne, qui est
localisée au Sud-Ouest de la commune. Le point le
plus bas est situé au Nord-Est du territoire, à 134
mètres, au lieu-dit Santaurue.
Deux vallons sont situés dans la partie Nord-Est du finage. Ils sont orientés dans une direction inverse ; vers le Nord-Est, en direction de la vallée de la Seine. Les pentes y sont assez raides (30 %).
Le hameau de Grange-l'Evêque est situé au pied du vallon, à l'extrême Nord-Est du territoire. Il présente la particularité d'être situé sur deux communes : Macey au Sud et Saint-Lyé au Nord.
Sur Macey, l'urbanisation récente s'est développée sur les pentes du vallon.
Les trois villages se succèdent le long de la RD 15 et ils sont situés au Sud et à l'Est du finage.
Le finage comprend également deux constructions situées à proximité du hameau de la Grange-au-Rez (finage de Montgueux), de part et d'autre de la RN 60.
Il n'existe pas de fermes isolées. Seul un bâtiment agricole est situé en limite Nord du finage, vers les ruines du chalet de Bellevue. La présence d'un haras à la sortie de Mesnil-Vallon sur la RD 141 en direction de Montgueux est également à souligner.
Site d’implantation
Les trois villages sont localisés à des croisements de routes, en fond de vallon pour Macey (RD 15 et RD 15b) et Grange l'Evêque (RD 15 et RD 60), et en tête de vallon pour Mesnil- Vallon (RD 15 et RD 141).
Les zones bâties récentes ont tendance à s'étendre sur les pentes des versants et plus ponctuellement le long des voies.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200512
H YDROGRAPHIE ET HYDROLOGIE
Il n'existe pas de réseau hydrographique sur le territoire de Macey. Les vallons existants sont des vallons secs. Il existait autrefois une mare à proximité de l’église, qui a été comblée.
L ES MILIEUX NATURELS
Les cultures
Les cultures s'étendent sur une très grande partie du finage.
L'agriculture intensive a eu un impact important en réduisant la diversité biologique de ces espaces. Quelques espèces sont toutefois adaptées comme le lièvre, l'alouette des champs, la perdrix grise et la caille des blés. Elles s'alimentent sur les bordures herbeuses des chemins, où la végétation est peu diversifiée, ou sur les lisières.
Le chevreuil fait des incursions dans les cultures pour
se nourrir. Des petits carnivores sont également
présents, comme la belette, qui avec les rapaces tels
que la buse variable, le faucon crécerelle, régulent les
populations de petits rongeurs.
Le long des chemins sont localisées des haies qui
constituent des milieux-relais indispensables pour la
faune. Ils lui permettent en effet de s'alimenter, de se
nourrir, de se reproduire et de se déplacer. Les
essences végétales présentes sont le noyer, l'érable
champêtre, le merisier, ainsi que des arbustes comme
l'aubépine, le cornouiller sanguin…. Quelques vergers
et vignes relictuelles assurent également ce rôle, notamment au lieu-dit Le Haut des Chênes.
Les haies encore en place sur le territoire communal sont à préserver, notamment au Nord du village de Macey, pour leur rôle biologique et paysager. Elles sont toutefois en nombre insuffisant sur l'ensemble du territoire, et certains secteurs sont relativement dénudés.
Les boisements
Le finage de Macey est rattaché à la Champagne crayeuse, et a donc connu de grandes mutations agricoles. Autrefois composée par des pelouses sèches appelées "savarts" et parcourue par les moutons, cette région a été boisée par enrésinement jusqu'à la deuxième guerre mondiale. Ces boisements ont ensuite été largement défrichés pour faire place à une culture intensive de céréales, de cultures industrielles…
Les boisements subsistants traduisent la transition géologique qui caractérise le finage.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200513
1. Au Sud, les boisements sont bien développés sur la couverture argileuse située en crête : c'est la forêt domaniale de Macey, Bois Brûlé, Grosmont…
Ces boisements correspondent à un taillis sous futaie, composé principalement de chênes, accompagnés de trembles et de merisiers. Le hêtre y est assez rare. La strate arbustive est composée par le charme, le noisetier et l'aubépine.
La strate herbacée est dense et caractéristique de la chênaie-charmaie mésophile : anemone nemorosa, …
On y trouve également des plantes acidophiles en raison de la présence des limons ou de sables : lathyrus montanus, festuca heterophylla, sarothamnus scoparius, deschampsia flaxuosa, carex pilulifera…
2. La partie centrale et Nord du finage a vu la disparition progressive de la couverture boisée composée de pinèdes. Seuls subsistent actuellement des petits massifs ou des bandes boisées épars aux lieux-dits le Bassin, les Bourgeonnes. Un massif plus étendu est localisé en tête du vallon de Viévasse.
Au lieu-dit Les Chênes, il s'agit en revanche d'un bosquet de feuillus qui correspond davantage à un témoignage résiduel de l'avancée de la forêt du Pays d'Othe dans sa limite Nord-Est.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200514
3. Au Nord-Est du finage, les boisements s'étendent dans les fonds de vallons pentus : Fonds de Neuilly, Montechat.
Les boisements sur craie sont composés principalement par des plantations de résineux : pins noirs et de pins sylvestres. Les bois de feuillus sont peu répandus. Toutefois, certaines essences de feuillus colonisent les pinèdes, et les bois peuvent présenter une certaine diversification, comprenant les essences suivantes : bouleau verruqueux, alisier blanc, érable, chêne… Les arbustes sont le saule marsault, le troène, le cornouiller sanguin, le charme… Le hêtre et le genévrier ont été identifiés dans les bois du Fond de Neuilly.
Ces bois constituent au sein des cultures un milieu riche du point de vue écologique qu'il convient de protéger. La grande superficie des massifs permet la présence d'une importante population de mammifères et d'oiseaux forestiers. Cette faune spécifique fréquente surtout les lisières : chevreuil, lapin, pinsons, mésanges… Ils constituent un milieu favorable à la présence du faucon hobereau et du hibou moyen-duc.
La répartition de bosquets plus ou moins vastes sur l'ensemble du finage présente un intérêt élevé quant à la diversification floristique et d'un point de vue faunistique. Il permet en effet à la faune de se déplacer.
La forêt domaniale de Macey et les bois situés à proximité de Grange l'Evêque ont aussi un rôle récréatif, car ils constituent un lieu de promenade.
Les villages
Les trois villages de Macey, Mesnil-Vallon et Grange l'Evêque présentent un aspect verdoyant lié à la végétation présente dans les jardins et les vergers, et de par la proximité de boisements.
La particularité de ces villages est la subsistance de haies champêtres en clôture, qui assurent un caractère rural très marqué.
Cette végétation présente un intérêt assez élevé puisqu’elle permet la présence d'oiseaux comme le moineau, l'hirondelle, la tourterelle, la chouette effraie… Les mammifères sont présents avec probablement le lérot, la fouine, le hérisson.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200515
L ES ESPACES AGRICOLES
Après la deuxième guerre mondiale, les évolutions mécaniques et chimiques vont transformer la pratique agricole et le paysage de la Champagne, encore assez boisée. La réorganisation rationnelle du territoire agricole par les remembrements a engendré des défrichements massifs, a créé un nouveau réseau de chemins ruraux et a transformé les nombreux champs en lanières en parcelles carrées ou rectangulaires de grande voire de très grande dimension. Les évolutions du machinisme agricole et le développement des engrais chimiques, fongicides, insecticides et désherbants, transforment la Champagne en région céréalière très productive.
Aujourd'hui l'agriculture tient une place stratégique dans l'économie auboise, de par la qualité de ses productions, son niveau élevé de performance et sa capacité à anticiper et à innover. L'Aube appartient aux régions d'agro-industrie et de grande culture mécanisée du Bassin Parisien.
A MACEY, les espaces agricoles s'étendent sur la plus grande partie du territoire de la commune, exception faite des zones urbanisées et des espaces boisés. Un remembrement a eu lieu en 1957 mais il ne concernait pas le finage total de la commune car de nombreux secteurs étaient encore boisés à l'époque. Un projet de remembrement a été abandonné en 1994. Il s’avère néanmoins que les exploitants sont confrontés au problème de la dispersion des parcelles à cultiver.
L'activité agricole est partagée sur le finage entre une quinzaine d'exploitations, dont la superficie agricole utilisée moyenne atteint 110 hectares.
LA SANTE PUBLIQUE
L’EAU
L’alimentation en eau de la commune de Macey est assurée par le Syndicat intercommunal d’adduction d’eau potable de la Région de Montgueux qui regroupe les communes de Macey, Montgueux, les hameaux de Mesnil-Vallon, de la Grange au Rez et de Grange l'Evêque.
L’alimentation en eau potable est assurée en régie directe par le syndicat intercommunal avec l’assistance du Syndicat départemental des distributions d’eau de l’Aube, auquel il adhère.
Les ressources sont constituées de 2 achats d’eau en gros différents, à savoir :
¾ Un achat à la ville de TROYES depuis le réservoir semi-enterré sur la RD 141.
¾ Un achat à la commune de FONTVANNES, où est localisé le captage le plus proche.
Un réseau d’interconnexion entre le réseau en provenance de la ville de Troyes et le syndicat intercommunal existe afin de garantir une alimentation en eau potable de Macey depuis Montgueux en cas de pollution du captage de Fontvannes.
D'après les dernières analyses réalisées par la Direction départementale des Affaires Sanitaires et Sociales, l'eau est conforme aux normes en vigueur.
Concernant l'assainissement, par rapport au Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Seine-Normandie, au titre de l'arrêté du 31 août 1999 portant délimitation des zones sensibles en application du décret du 3 juin 1994 relatif à la collecte et au traitement des eaux usées, l'ensemble du bassin-versant de la zone d'étude, c'est à dire le bassin-versant de la Seine en amont d'Evry, est classé en "zone sensible". Il n'existe pas de réseau collectif d'assainissement à Macey. Cependant, un schéma directeur d'assainissement est en cours de réalisation afin de définir le zonage d'assainissement de la commune.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200516
L’AIR
Climatologie
Les données météorologiques disponibles proviennent de la station METEOFRANCE de Troyes- Barberey. Ces données correspondent de manière générale au climat de la région troyenne. Celle-ci subit en fait deux influences :
¾ une influence océanique, avec une grande partie des intempéries apportées par les vents d’Ouest,
¾ une influence continentale, qui se traduit par une amplitude importante entre les températures de l’hiver assez rudes et les températures d’été chaudes et lourdes.
Les mesures qui ont permis de réaliser cette étude ont été prises sur 10 ans de 1985 à 1994.
Précipitations :
Sur cette période, la hauteur moyenne des précipitations s'élève à 611,7 mm. Les précipitations annuelles se répartissent sur environ 150 jours.
La hauteur des précipitations est régulière puisqu'elle varie de 62,8 mm pour le mois le plus pluvieux (juin) à 43,7 mm pour le mois le moins pluvieux (mars).
Températures :
La moyenne des températures varie entre 9°C et
10,5°C.
Les températures les plus basses sont en moyenne
de 2,5°C pour le mois de janvier .
Les températures les plus élevées sont en
moyenne de 18,8°C pour le mois de juillet.
0
1
20
30
40
50
60
70
Janvier
Mars Mai Juillet
Septembre
Novembre
(Tn+Tx)/2
Précipitation R(mm)
En moyenne, 74 jours de gelée sont recensés par
an, et se répartissent d'octobre à avril.
Vents :
Les vents dominants sont des vents d’Ouest et de Sud-Ouest.
Les vents dominants de vitesse comprise entre 7 et 14 km/h sont de secteur Sud, Sud-Est et Nord- Ouest, et ont une fréquence de 51,6 %.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200517
ROSE DES VENTS
0,00%
2,00%
4,00%
6,00%
8,00%
10,00%
2
4
6
8
10
12
14
16
18
20
22
24
26
28
30
32
34
36
Plus de 29 km/h
15 à 29 km/h
7 à 14 km/h
Qualité de l’air
La loi sur l'air du 30 décembre 1996 reconnaît à chacun le droit de respirer un air de qualité et d'être informé sur la qualité de l'air et de ses effets sur la santé et sur l'environnement.
Pour ce faire, en juin 1998 a été créée l'Association Régionale pour la Surveillance de la Qualité de l'Air en Champagne-Ardenne (ARSQA Champagne-Ardenne), qui regroupe les agglomérations de Reims, Troyes, Châlons-en-Champagne, Epernay, Chaumont et Charleville-Mezières. Le nom de l'association est devenu en 2000 ATMO Champagne-Ardenne.
De même, le Plan Régional de la Qualité de l'Air est en cours d'élaboration sous la présidence du Préfet de Région et avec la DRIRE. La commission d'élaboration, installée en avril 1999, regroupe représentants des collectivités locales, associations, industriels, experts et services de l'Etat.
L'indice journalier de la qualité de l'air est déterminé sur l'agglomération troyenne. En 1999 et en 2000, la qualité de l'air est restée bonne dans l'ensemble. Les variations de l'indice sont très limitées entre 2 (très bonne) et 4 (assez bonne). En 2000, une étude régionale pour le dioxyde d'azote fait état d'une qualité très correcte en Champagne-Ardenne.
Au printemps 2001, une grande amplitude a été relevée à Troyes, de 2 à 7 (médiocre). Les pointes d'ozone ont été marquées. Les valeurs élevées relevées dès les premiers beaux jours sont fortement liées aux activités humaines (transports et industries). Une montée d'ozone en ville se traduit par des teneurs encore plus élevées en périphérie et en zone rurale, générée par ces polluants urbains en migration. Cependant, en zone rurale, on ne mesure pas de valeurs importantes pour les autres polluants.
En zone rurale, l'impact des produits phytosanitaires fait l'objet de débat dans le cadre de l'élaboration du PRQA. En effet, dans la région, les méthodes d'analyses sont peu nombreuses et les interprétations délicates. Les premières études en France montrent que les impacts sur la faune, la flore ou sur l'homme seraient très sous-estimés. Ces polluants doivent à l'avenir être identifiés et réduits.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200518
L ES NUISANCES SONORES
L'autoroute A5 est classée en catégorie 2 par l'arrêté du 30 mai 1996 en application de la loi Bruit du 31 décembre 1992. La largeur du secteur affecté par le bruit est de 250 mètres de part et d'autre du tronçon. Néanmoins, le passage de l’autoroute frôle l’extrémité Sud du finage communal, à une distance importante du premier hameau (La Grange-au-Rez).
En revanche, les habitants de La Grange-au-Rez sont directement confrontés au bruit émis par la présence de la RN 60 qui traverse le hameau. Cette voie est classée en catégorie 3 et la largeur du secteur affecté par le bruit est de 100 mètres de part et d'autre du tronçon.
La prise en compte de cette largeur de part et d’autre de la voie permettra aux constructeurs concernés d’appliquer pour leur habitation les normes d’isolement acoustique définies par la législation en vigueur.
L ES RISQUES NATURELS ET TECHNOLOGIQUES
Les risques d’inondation
Les risques naturels prévisibles sur la commune de MACEY sont liés au contexte topographique du site.
Lors d'averses importantes ou d'orages, le ruissellement des eaux provoque des problèmes d'inondation à Macey, rue des Chênes, à Mesnil-Vallon, au carrefour avec les RD 60 et 15 et rue de Champagne ainsi qu'à Grange l'Evêque, vers le virage de la RD 15.
Afin de mieux appréhender ce risque, une étude d’assainissement pluvial a été réalisée.
Les risques industriels
Il n’existe pas de risque industriel lié à la présence d’une activité sur le territoire communal ou dans un environnement proche.
L E TRAITEMENT DES DECHETS
La commune de MACEY adhère depuis le 1er janvier 2003 à l’Entente intercommunale créée entre les communes de Dierrey-Saint-Julien, Dierrey-Saint-Pierre, Laines-aux-Bois, Le Pavillon- Sainte-Julie, Macey, Montgueux, Villeloup, et le Syndicat Intercommunal de Grange-l’Evêque. Cette entente a pour vocation de poursuivre la collecte sélective sur le territoire des communes membres, de choisir un opérateur commun et de conclure un contrat commun multimatériaux avec une société agréée.
Le ramassage des ordures ménagères était jusqu’alors assuré par le SIVOM d’Estissac, transformé en communauté de communes. En 2000, le tonnage s’est élevé à 279 kg contre 319 en 1997. Cette diminution progressive s’explique par le développement du tri-sélectif.
La commune dispose de deux points-tri, l’un à Macey, à proximité du stade; le second à Grange L’Evêque, à proximité du virage de la RD 15. En 2000, 79 kg par habitants ont été récupérés, contre 69 en 1999. L’apport volontaire est donc un système qui fonctionne de mieux en mieux sur la commune.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200519
LE PATRIMOINE
H ISTOIRE ET ARCHEOLOGIE
L'occupation de la région est très ancienne. En effet, des populations s'y sont installées dès le Paléolithique ancien en raison de la présence du silex.
Une occupation importante a eu lieu au Néolithique, avec notamment les polissoirs (la proximité de "la Pierre aux dix doigts" à Villemaur-sur-Vanne est à souligner).
Plus tard, le territoire communal est traversé par la voie romaine de Troyes à Sens, qui passe au Sud de la RN 60 et sépare le finage de Macey de celui de Messon.
L'église Saint Martin est fondée au XIIe siècle (nef, portail roman). Elle sera remaniée aux XVI- XVIIe siècles (sanctuaire, chœur, chapelles) et possède un mobilier classé.
Au XIIIe siècle, la seigneurie appartenait au chapitre de la cathédrale de Troyes. Au XVIIIe siècle et jusqu'à la Révolution, le chapitre Saint-Pierre de Troyes était seul seigneur de Macey. Les bois de Macey, qui correspondent à la forêt domaniale, ont tous appartenu à ce même seigneur après cession d'une grande partie par des seigneurs laïques.
En 1789, Macey dépend de l'intendance et de la généralité de Châlons, élection de Troyes, et du bailliage de Troyes. Le village ne formait avec Montgueux, le Mesnil-Vallon et la Grange-au- Rez qu'une seule communauté.
Il est à noter la présence d'une petite filature de coton qui employait 12 personnes pendant l'hiver en 1787.
L ES EDIFICES ET LE PETIT PATRIMOINE
L’église
L'église de Macey présente une architecture mixte datant pour la nef du XIIe siècle et pour le sanctuaire, le chœur et les chapelles du XVIe siècle. Au XVIe siècle, une reconstruction totale est entreprise mais le projet est abandonné probablement pour des raisons financières. La nef est restaurée en 1615.
La porte est romane, elle est protégée des
intempéries par un porche en bois.
L'église possède des éléments anciens, comme un
bénitier du XIIIe siècle, et présente des traces très
effacées de fresques médiévales.
Cette église souffre d'une certaine fragilité au
regard du matériau de construction utilisé, la craie
tendre.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200520
Le Calvaire et les stèles
Situé au bord de la RD 15, un calvaire marque l'entrée
Est du village.
Il serait intéressant de composer l'espace public autour
de celui-ci afin de lui redonner un contexte valorisant.
Des tombes sont situées à proximité du village de
Macey (à la sortie Ouest du village), et au Nord au bord
du chemin de Dierrey.
Les Puits
Le village de Macey a compté jusqu'à une vingtaine de
puits. L'importance de ce nombre est bien sûr à mettre
en relation avec l'inexistence de réseau hydrographique
sur le territoire de la commune.
Dix-sept sont répertoriés aujourd'hui qui ne sont plus en
service. Ce patrimoine disparaît progressivement par
manque d'entretien et d'utilisation.
LA COMPOSITION URBAINE
L A MORPHOLOGIE URBAINE
La trame viaire et les espaces publics
L’urbanisation était à l'origine plutôt de type groupé. Elle s’est développée à partir d'axes principaux : la RD 15 et la RD 15b à Macey.
Les zones d'extension récentes se sont développées soit le long des voies, comme à Mesnil-Vallon, soit sous la forme d'opérations d'aménagement enclavées, desservies par des voies en impasse (rue Maurice Ravel à Macey, rue André Malraux à Mesnil-Vallon, et Bel-Air à Grange l'Evêque), ou par une voie fermée (les Dagues à Grange l'Evêque).
Les espaces publics de la commune sont peu nombreux. Il s’agit pour l’essentiel de la place de la mairie, située au cœur du village, à côté de l’école et en face de l’église. Elle occupe donc une place stratégique dans la composition urbaine. Son rôle d’espace public est conforté par son prolongement en parc derrière la mairie.
Les autres espaces publics qui occupent une place non négligeable dans l’organisation du tissu urbain sont les espaces verts des opérations de lotissements, souvent bien entretenus et agrémentés de quelques bancs et jeux pour les enfants.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200521
Le tissu urbain
Dans la partie agglomérée ancienne des villages, la densité du bâti est faible, engendrant un tissu urbanisé assez aéré.
A l'origine, le parcellaire est de manière générale rectangulaire et perpendiculaire à la voie. Les parcelles sont assez grandes.
Le centre des villages est composé majoritairement par des constructions anciennes traditionnelles. La disposition des bâtiments était, à l’époque de leur réalisation, fortement marquée par l’organisation de vie.
Les constructions traditionnelles sont généralement de grands corps de ferme, qui s’organisent autour d’une cour. Elles sont implantées sur les limites séparatives de manière à fermer un espace nu, nécessaire au fonctionnement de l’activité agricole.
La construction à usage d’habitation est, en principe, implantée perpendiculairement à la voie ou en retrait, face à la cour. Les bâtiments liés à l’activité agricole, comme les granges ainsi que les bâtiments annexes, sont disposés le plus souvent en fond de cour en face de l'habitation implantée à l'alignement de la voie.
1406
887
886
1407
272
1414
11
1029
1028
1027
2
907
906
106
856
1026
a
280
a
PIECE DU CHATEA
902
903
857
1217
1215
905
904
908
888
901
889
893
896
1218
899
1219
895
894
1213
909 891
897
898
900
1214
890 1413
1212
892
1412
1411
450
451
Habitation
Garage
L'HABITAT ACTUEL L'HABITAT ACTUEL
La cour ainsi délimitée est fréquemment fermée
par un mur de clôture, dont l’ouverture est
encadrée par deux piliers. Le côté ouvert se
trouve orienté vers la rue. Bâtiments et clôtures
contribuaient à définir visuellement la rue.
Les creux et les pleins créent une animation
architecturale et spatiale en front de rue. La
discontinuité du bâti est largement palliée par son
épaisseur.
Ce sont des secteurs à caractère patrimonial
qu'il convient de préserver.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200522
Concernant les constructions neuves, une dizaine de lotissements ont été réalisés sur le territoire communal dans les années 1970 et 1980.
Les découpages effectués ont modifié la configuration du parcellaire. En effet les parcelles sont aujourd'hui de forme régulière, carrées et plus petites.
La plus vaste opération a été réalisée en 1971 à Grange l'Evêque, avec 55 lots au lieu-dit Les Dagues.
Les lotissements ont été implantés soit le long des voies
principales (RD 15 à Mesnil-Vallon), soit en opérations
enclavées et/ou plus ou moins éloignées du centre des
villages (rue Alexandre Dumas à Macey).
Cet urbanisme génère des difficultés de cohésion entre
les différents secteurs urbanisés. L'objectif est donc de
conforter l’unité spatiale.
La densité des constructions est souvent plus élevée que
dans le tissu ancien. En revanche, certaines opérations
comme à Bel-Air (Grange l'Evêque), réalisées sur des
terrains de grande taille, présentent un tissu très aéré.
A l’intérieur des lotissements, les constructions sont
implantées en retrait par rapport à la voirie et aux limites
séparatives, à l’inverse du bâti ancien. Le recul par rapport
à l'alignement n'est pas toujours identique, il ne contribue
pas à donner une sensation de rue, car la construction est
souvent entourée d'un jardin d'ornement.
L’ARCHITECTURE
• Les bâtiments anciens
Le bâti traditionnel champenois est encore très présent dans la commune. Ce sont principalement de grands corps de fermes typiques de la Champagne rurale.
Certains ont d'ailleurs fait l'objet d'opérations de réhabilitation très réussies, contribuant à maintenir l'identité architecturale du patrimoine bâti communal.
Les constructions traditionnelles présentent des volumes
allongés importants. Les bâtiments sont souvent constitués d’un
rez de chaussée et d’un grenier.
Les toitures présentent généralement deux pans et croupes. La
pente des couvertures est, en moyenne, voisine de 45°.
Il convient de noter également la présence de toitures à basse
goutte, qui constituent une protection contre les vents
dominants et les intempéries.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200523
La tuile plate et la tuile violon sont les matériaux de couverture
traditionnellement utilisés.
Elles sont encore très présentes sur les constructions, et
contribuent à harmoniser l'aspect architectural des villages.
Des lucarnes dites meunière ou à foin sont présentes sur les
toitures.
Les fermes sont pour la plupart en craie et en brique. La façade
des habitations est en brique et le reste est en craie.
La brique est également utilisée en encadrement autour des
ouvertures, en chaînage ou dans les angles de mur. Ceux-ci
sont parfois réalisés en craie.
Quelques constructions présentent des linteaux en bois.
Les granges présentent généralement une structure à pan de
bois et torchis ou brique sur un soubassement composé par un
mètre de craie, de brique ou de pierre.
Les granges peuvent aussi être en craie. Elles comportent un
auvent, caractéristique commune sur les trois villages.
Les cours sont fréquemment fermées par un mur de clôture, en
craie ou en brique, dont l’ouverture est flanquée de deux piliers.
Ces constructions traditionnelles composent le centre des trois
villages. Elles nécessitent une préservation car elles constituent
le patrimoine de la commune.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200524
• Les constructions récentes
Les constructions récentes présentent souvent un aspect
uniforme.
Les volumes sont plus faibles que dans le bâti ancien, les
constructions présentant le plus souvent un rez-de-chaussée ou
un rez-de-chaussée avec combles aménagés, sur sous-sol. Leur
forme est souvent rectangulaire ou en "L".
Les constructions récentes peuvent également afficher des
couleurs qui diffèrent du bâti traditionnel : des crépis clairs
(blancs), des toitures foncées (bleues).
En revanche, la présence d’éléments d'architecture traditionnelle
(lucarnes), l'utilisation de matériaux s'apparentant à ceux du bâti
ancien ou de couleurs adaptées, permettent une meilleure
intégration des constructions neuves.
) L'aspect rural des villages est bien marqué, du fait de l'importance du bâti ancien et de son caractère architectural typique de la Champagne. Il convient de préserver ce
bâti et de le mettre en valeur à travers la réhabilitation des granges notamment.
) Le tissu urbain fait apparaître les phases successives de l'urbanisation. Il semble important aujourd'hui de veiller à la bonne intégration des futures zones d'habitat,
de façon à conserver l'aspect groupé des unités bâties et le caractère villageois des trois entités.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200525
LE PAYSAGE
L E CONTEXTE GLOBAL
Le finage de MACEY appartient par sa topographique à l’unité paysagère régionale du Pays d’Othe, tout en étant encore empreint des caractéristiques paysagères de la Champagne crayeuse. L’Atlas des Paysages de Champagne-Ardenne fait, du Pays d’Othe, la description suivante :
« L’extrême Sud de la plaine de craie (Champagne crayeuse) s’arrête sur le massif ou les crêtes du Pays d’Othe. Les sommets de ce relief couvert d’argile à silex sont particulièrement favorables au développement de la forêt, tandis que ses coteaux calcaires prolongent les cultures céréalières voisines. »
« Les éléments de composition de ce paysage s’organisent en éléments de surface :
la forêt : répartie sur les sommets des collines, elle se prolonge en larges bandes
descendant le long des coteaux et s’intercalant entre les cultures de céréales, renforçant ainsi la lecture de la topographie,
le parcellaire agricole : de vastes parcelles couvertes de cultures céréalières et d’oléagineux
épousent le relief et ouvrent l’espace, créant ainsi des paysages d’une grande pureté,
les villages : de structure allongée, ils s’étalent le long des routes qui parcourent les vallées,
et sont marqués alternativement par des façades en pierre ou/et pan de bois avec des encadrements en brique rouge.
et en éléments de verticalité :
les vergers de pommiers : symbole du Pays d’Othe, ils ont considérablement régressé
(Remarque : il n’y en a pas sur le finage de MACEY),
les haies : particulièrement présentes sur les avant-buttes, elles sont visibles depuis Troyes
(Remarque : un superbe exemple est conservé au Nord du finage),
les ripisylves (Remarque : MACEY ne possède pas de réseau hydrographique) »
Les enjeux identifiés sont liés à « la protection des espaces forestiers sur les coteaux (et nous ajouterons également la protection des haies fortement présentes sur MACEY), au renforcement des ripisylves et à l’encouragement pour la plantation de vergers de pommiers. »
A l’échelle des bourgs et hameaux, les enjeux identifiés sont « l’orientation des nouvelles constructions (pour leur imposer le « pignon sur rue ») et l’encouragement aux clôtures minérales de murs et grilles. »
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200526
L ES PAYSAGES PERÇUS DEPUIS LES PRINCIPALES ENTREES
Accès à Macey
Trois accès sont possibles pour arriver à MACEY :
¾ Accès n° 1 : par la RD 15 en venant de Fontvannes,
¾ Accès n° 2 : par la RD 15 en venant de Mesnil-Vallon et Grange l'Evêque,
¾ Accès n° 3 : par la RD 15b en venant de la RN 60.
• Accès n° 1 : par la RD 15 en venant de Fontvannes
Depuis la RD 15, la vue s'étend sur un paysage ouvert,
composé de vallons aux versants cultivés et dénudés
marqués par la présence de végétation en crête.
Le village est visible de loin. Le bâti traditionnel situé en
fond de vallon paraît comme noyé dans la végétation. En
revanche, le bâti récent s'étend sur les versants de part et
d'autre du centre ancien. Sur le versant Sud du vallon, la
végétation atténue l'impact des habitations. Mais sur le
versant opposé, la couleur claire des maisons et l'absence
de végétation ont un impact fort dans le paysage.
A l'approche du village, un vaste espace sportif est situé dans le fond du vallon, avec un bâtiment de couleur claire, assez visible dans le paysage. Une haie de thuya a été plantée mais une haie champêtre à base d'essences locales aurait permis une meilleure intégration paysagère de cet espace.
L'entrée du village est contrastée. Au Sud, un bosquet contribue à végétaliser l'entrée, tandis qu'en face, il n'existe pas de transition entre les cultures et les habitations récentes, construites au bord de la route. Ces dernières sont donc très visibles, et les couleurs plus claires contrastent par rapport à celles du bâti traditionnel.
• Accès n° 2 : par la RD 15 en venant de Mesnil-Vallon et Grange l'Evêque
La route est encadrée de pentes douces de chaque côté : elle longe les cultures à droite et les lanières de boisements à gauche. Après le passage d'un espace boisé situé au bord de la route, le village apparaît.
Macey donne l'image d'un village blotti en creux de vallon, très végétalisé. Des constructions récentes situées sur le versant sont assez visibles.
L'horizon est constitué par la côte boisée, la forêt domaniale représentant un massif bien présent en arrière-plan.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200527
• Accès n° 3 : par la RD 15b en venant de la RN 60
En sortant de la forêt domaniale, la vue "plonge" sur le village de Macey, qui est situé au pied du versant. La végétation joue un rôle important dans le paysage.
Elle descend depuis la forêt jusqu'au village. La végétation des jardins atténue l'impact des constructions, même dans le lotissement situé à l'Est du village.
L'entrée du village présente de part et d'autre de la route deux types de constructions différents. D'un côté, une ferme traditionnelle avec une grange implantée à l'alignement ; de l'autre côté, un pavillon situé très en retrait, au delà du talus.
La rue descend jusqu'au centre du village. Composée par une succession de constructions traditionnelles implantées en pignon, agrémentées de clôtures végétales, cette rue offre une image "traditionnelle" du village.
Accès à Mesnil-Vallon
Trois accès sont possibles pour arriver à Mesnil-Vallon :
¾ Accès n° 1 : par la RD 15 en venant de Macey,
¾ Accès n° 2 : par la RD 15 en venant de Grange l'Evêque,
¾ Accès n° 3 : par la RD 141 en venant de Montgueux.
• Accès n° 1 : par la RD 15 en venant de Macey
Le hameau de Mesnil-Vallon est traversé par la RD 15. La
végétation des jardins constitue une transition végétale entre
les cultures et les constructions récentes d'un lotissement.
Un bâtiment agricole de couleur claire a cependant un impact
assez fort dans le paysage. Une haie située en limite des
cultures constitue une limite végétale et relie un bosquet situé
à mi-pente à la végétation des jardins.
De l'autre côté de la route, l'entrée est marquée par la
présence de deux pavillons récents situés au bord des
cultures. Une haie arborescente les sépare du bâti ancien, et
constitue une transition végétale entre les cultures et le bâti
qui doit être préservée voire reproduite en entrée de village.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200528
Après le passage des premières constructions, la transition avec le noyau ancien est bien marquée dans le tissu urbain, du fait de la présence du panneau d'origine indiquant l'entrée dans Mesnil-Vallon. Ce panneau mural est adossé à la première construction traditionnelle du hameau, implantée à l'alignement.
• Accès n°2 : par la RD 15 en venant de Grange l'Evêque
En venant de Grange l'Evêque, l'arrivée sur le hameau de Mesnil-Vallon se fait en pente douce après la traverse de la plaine cultivée.
L'entrée est marquée par un premier bâtiment au volume important : un hangar agricole sur la droite. C'est lui qui marque la transition entre espace non bâti et espace bâti.
L'arrivée sur le carrefour avec la RD 141 est rapide, du fait de la descente dans le hameau.
• Accès n°3 : par la RD 141 en venant de Montgueux
Depuis Montgueux, la route située en crête permet une vue
lointaine sur la vallée de la Seine et le versant opposé.
La descente sur le hameau s'effectue progressivement, le
haras apparaît sur la gauche, mais reste relativement bien
dissimulé dans le paysage.
Après un virage en lacet, Mesnil-Vallon s'offre enfin à la vue,
blotti en fond de vallon. Seules les toitures sont d'abord
visibles. Le hameau apparaît petit, bien cerné.
L'entrée amène rapidement au carrefour avec la RD 15.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200529
Accès à Grange L'Evêque
Deux accès sont possibles pour arriver à Grange L'Evêque :
¾ Accès n° 1 : par la RD 15 en venant de Mesnil-Vallon,
¾ Accès n° 2 : par la RD 60 en venant de Dierrey-St-Pierre.
• Accès n° 1 : par la RD 15 en venant de Mesnil-Vallon
La route traverse des espaces de cultures. A droite, un vallon et son versant boisé agrémentent le paysage ; la vue s'ouvre au loin sur l'agglomération troyenne.
L'arrivée sur le hameau est assez chaleureuse : à droite, la végétation bien développée du lotissement des Dagues masque les constructions ; à gauche, quelques pinèdes résiduelles en crête longent la route.
La descente est progressive vers le centre du hameau et vers le noyau ancien de Grange l'Evêque. Les constructions récentes sont dans l'ensemble bien intégrées au tissu.
• Accès n° 2 : par la RD 60 en venant de Dierrey-St-Pierre
Depuis Dierrey-St-Pierre, la descente est également
progressive vers le hameau de Grange l'Evêque. Le
paysage est différent de part et d'autre de la RD 60 :
des champs cultivés sur la droite, des boisements de
pins sur la gauche.
L'arrivée dans le hameau est très ombragée. Des
boisements encadrent chaque côté de la route.
L'entrée est tout de suite marquée par le carrefour
avec la RD 15. Au premier plan, les constructions
récentes s'étendent sur la pente. Au loin, l'horizon est
constitué par la vue sur l'agglomération troyenne.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200530
L ES UNITES PAYSAGERES
La commune de MACEY appartient donc aux deux entités paysagères caractéristiques de l’Aube qui sont :
¾ la Champagne crayeuse au Nord,
¾ le Pays d’Othe au Sud.
Le territoire de la commune présente un paysage ouvert avec une netteté générale des contours, de par la géométrie des parcelles cultivées et les contours des lisières. Sur les pentes s'étendent de vastes espaces cultivés ouverts, et les hauteurs sont couronnées par des espaces boisés plus ou moins vastes.
Le paysage présente quelques variations du Sud au Nord du finage.
¾ la partie méridionale et orientale de la commune présente une topographie marquée, avec un contraste entre les deux versants du vallon, l'un étant dénudé et l'autre beaucoup plus boisé,
¾ la partie centrale et septentrionale de la commune présente de vastes vallons cultivés, où la végétation arborée est ponctuelle, généralement en crête,
¾ la partie nord-est du finage présente un relief de côte, avec des vallons boisés.
• La partie Sud du finage
La partie Sud du territoire communal s'apparente au Pays d'Othe : le relief est marqué, et la végétation est très présente.
La topographie vallonnée et l'ouverture du paysage offrent des panoramas étendus sur le territoire communal.
En venant de la RN 60 par la RD 15b, un magnifique
panorama s'ouvre sur un vallon encadré par des collines
boisées jusqu'au village de Montgueux.
Avant d'entrer dans la forêt, la route est bordée sur la
droite par un bel alignement d'arbres, accompagné et
prolongé d'une haie taillée.
Cette végétation constitue une transition entre les vastes
espaces cultivés et la forêt. Cette haie qui précède
l'entrée dans la forêt, située sur le finage de Montgueux,
doit être conservée.
Après avoir traversé la forêt, un vaste panorama s'étend sur le vallon et le village de Macey. Un contraste important apparaît alors entre les versants du vallon. Le versant opposé est en effet assez dénudé. La végétation, ponctuelle, joue néanmoins un rôle important. En effet, des haies continues situées le long des chemins soulignent le relief et structurent le paysage. Des bosquets situés en crête marquent ponctuellement l'horizon.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200531
Le village de Macey paraît comme blotti dans le fond
du vallon. La végétation y est très présente et adoucit la
présence des constructions.
L'église se distingue de par son volume et sa hauteur,
mais l'absence de clocher ne permet pas de l'identifier
comme élément-repère.
Les extensions récentes de l'urbanisation sont plus
visibles dans le paysage.
Elles s'étendent en effet sur la pente du versant opposé, en
limite des cultures.
L'absence de végétation ne permet pas toujours d’intégrer
les constructions dans le paysage.
Dans la partie Sud-Ouest du finage, en venant de Fontvannes, le contraste entre les versants est encore plus marqué, avec au Nord des pentes dénudées, et au Sud une végétation omniprésente avec la forêt domaniale qui descend sur le versant. Au Nord, apparaissent toutefois en arrière-plan les cimes des arbres situés dans le vallon de Viévasse, et à l'horizon les bosquets situés en crête, caractéristiques du paysage de Macey.
En remontant vers Mesnil-Vallon par la RD 15, les pentes du versant Est présentent une diversification composée par une succession de petites parcelles boisées. L'horizon est constitué par les massifs boisés positionnés en crête.
• Le centre du territoire
La partie centre et Nord du territoire se caractérise par un relief vallonné et doux. Le paysage, composé essentiellement de cultures est ouvert, et ponctué de bosquets. Il est traversé au Nord par la RD 60, qui offre des vues lointaines.
Un vaste panorama existe depuis la cote 222, à hauteur du
chalet Bellevue, et dont le nom est significatif. Au premier
plan, la vue s'arrête sur une magnifique bande végétale
située au sein des cultures, composée par des arbustes et
par un alignement d'arbres. Cette haie, originale de par sa
constitution, a un impact fort dans le paysage qu'elle
contribue à agrémenter. Elle doit par conséquent être
conservée.
Au delà, le paysage est marqué par la présence sur le versant opposé d'un pseudo-massif, c'est-à-dire d'un ensemble de parcelles boisées plus ou moins grandes qui constituent un ensemble végétal. La végétation est présente de façon presque continue sur la ligne d'horizon, ce qui est assez particulier dans cette zone de culture.
Il convient de conserver ce pseudo-massif afin de limiter le déséquilibre du finage qui existe entre la forêt domaniale de Macey au Sud et l'amorce du paysage de Champagne crayeuse au Nord.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200532
• La partie Nord-Est du territoire
Le paysage de la partie Nord-Est du finage est contrasté. La RD 141, en direction de Montgueux, offre un panorama très étendu jusqu'à la vallée de Seine et le versant opposé.
Le relief de côte est particulièrement marqué dans cette partie du territoire communal et la végétation recouvre les pentes des vallons. Une topographie plane descend ensuite doucement jusqu'à la vallée de la Seine qui constitue une large coulée verte dans le paysage.
Le point de vue depuis la RD 141 permet de visualiser
le hameau de Grange-L'Evêque. Le bâti ancien est
localisé au pied du versant. Le bâti récent s'est étendu
sur le versant sous la forme d'un vaste lotissement
(les Dagues). Toutefois, le développement de la
végétation des jardins et les massifs boisés qui
encadrent cette zone bâtie permettent de l'intégrer
dans le paysage. Les constructions les plus récentes
se sont étendues dans les massifs boisés. Masquées
par la végétation, elles ne sont donc pas visibles.
) Le territoire de la commune de Macey est marqué par sa topographie et par sa position transitoire entre les deux unités paysagères que sont le Pays d'Othe et
la Champagne crayeuse.
) L'équilibre entre masses boisées pleines, bandes boisées, haies et espaces ouverts cultivés est encore harmonieux et construit un paysage bucolique selon les canons
de l'esthétisme paysager aujourd'hui recherché. La végétation joue donc un rôle primordial dans le paysage de Macey. Il conviendrait de la protéger voire de la compléter dans les zones les plus dénudées.
) Les entrées de villages sont bien marquées, la coupure entre espace naturel et tissu urbanisé est franche. Néanmoins, lorsqu'elle se situe sur les pentes,
l'urbanisation récente peut avoir un impact assez fort sur le paysage. Il conviendra par conséquent de prêter une attention particulière à ces sites sensibles visuellement.
) De même, afin de préserver l'aspect groupé des villages, l'urbanisation à venir devra davantage être développée en comblement des espaces vides.
) Enfin, du fait de la localisation des villages en fonds de vallons, il sera important de veiller à l'utilisation de couleurs adaptées au niveau des toitures, souvent visibles les
premières, ainsi qu'au niveau des bâtiments agricoles.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200533
CHAPITRE II - LES DONNEES DEMOGRAPHIQUES ET SOCIO-
ECONOMIQUES, LES EQUIPEMENTS ET LES
SERVICES
LA DEMOGRAPHIE
L’EVOLUTION DE LA POPULATION
MACEY - Population sans double compte
Années 1975 1982 1990 1999
Nombre d'habitants 199 534 724 742
MACEY - Population sans double compte
-
100
200
300
400
500
600
700
800
1975 1982 1990 1999
Années de recensement
Population
L'évolution de la population est croissante depuis 1975.
Depuis 1975, la population de MACEY a augmenté de 543 habitants, passant de 199 à 742 habitants, ce qui représente une augmentation très importante (la population a presque quadruplé en 25 ans).
Néanmoins, la croissance est plus atténuée depuis 1990, puisqu'elle est passée de 724 à 742 habitants, soit un gain de 18 habitants.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200534
L ES FACTEURS D’EVOLUTION DE LA POPULATION DE MACEY
MACEY - Taux de variation
Périodes 1975-1982 1982-1990 1990-1999
Naissances 39 64 49
Décés 17 21 3
Solde naturel 22 43 13
Solde migratoire 313 147 5
Taux de variation annuel (%) 15,06% 3,88% 0,27%
Taux de variation annuel dû au solde migratoire 12,14% 2,92% 0,08%
Taux de variation annuel dû au mouvement naturel 0,85% 0,85% 0,20%
MACEY - Taux de variation
0,0%
2,0%
4,0%
6,0%
8,0%
10,0%
12,0%
14,0%
16,0%
1975-1982 1982-1990 1990-1999
Périodes
Taux de variation
Taux de variation annuel (%) Taux de variation annuel dû au solde migratoire
Taux de variation annuel dû au mouvement naturel
6
C'est entre 1975 et 1982 que la croissance a été la plus forte avec un taux de variation annuel de +15%. La croissance est par la suite moins élevée avec un taux avoisinant les 4% entre 1982 et 1990. Depuis 1990, la population a plutôt tendance à stagner (+0,27%).
Le mouvement a tendance à baisser depuis 1990. Ceci reflète une diminution récente du nombre de naissances par rapport au nombre de décès.
Parallèlement, c’est le solde migratoire qui est en grande partie à l’origine de la croissance de la population avec des taux élevés, notamment entre 1975 et 1982, atteignant 12%. Les années 1970 - 1980 correspondent à l'époque pendant laquelle ont eu lieu beaucoup d’installations dans la commune, du fait probablement de l'arrivée de personnes extérieures souhaitant habiter dans un cadre de vie rural privilégié tout en étant à proximité de l'agglomération troyenne. Il s'agit du phénomène de rurbanisation.
Lors de la période 1982-1990, le solde migratoire a beaucoup baissé et est devenu quasi nul aujourd'hui. Les nouvelles installations dans la communes sont donc plus réduites.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200535
L A STRUCTURE PAR AGE
MACEY - Répartition de la population par tranches d'âge
AGE 1975 1982 1990 1999
de 0 à 19 ans 62 31,16% 202 37,83% 250 34,58% 202 27,26%
de 20 à 39 ans 47 23,62% 194 36,33% 227 31,40% 167 22,54%
de 40 à 59 ans 40 20,10% 79 14,79% 171 23,65% 280 37,79%
de 60 à 74 ans 35 17,59% 42 7,87% 56 7,75% 62 8,37%
75 ans ou plus 15 7,54% 17 3,18% 19 2,63% 30 4,05%
Total 199 100% 534 100% 723 100% 741 100%
MACEY - Répartition de la population par tranches d'âge
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
de 0 à 19 ans de 20 à 39 ans de 40 à 59 ans de 60 à 74 ans 75 ans ou plus
Tranches d'âge
Population
1975
1982
1990
1999
La population communale a tendance à vieillir, notamment depuis 1982.
Les 0 - 19 ans regroupent près de 27% de la population communale, mais leur part a baissé (37% en 1982). Au total, les moins de 40 ans représentent néanmoins 50% des habitants, ce qui reflète une population assez jeune.
Parallèlement, la part des 40 à 59 ans a fortement augmenté depuis 1982, elle atteint actuellement 38% de la population (contre 15% en 1982).
La part des 60 ans et plus est assez faible (12 %).
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200536
LA COMPOSITION DES MENAGES
Années 1975 1982 1990 1999
Taille des ménages Nombre En % Nombre En % Nombre En % Nombre En %
1 personne 15 21,43% 13 8,07% 23 10,18% 35 13,51%
2 personnes 21 30,00% 31 19,25% 53 23,45% 82 31,66%
3 personnes 10 14,29% 34 21,12% 42 18,58% 63 24,32%
4 personnes 13 18,57% 61 37,89% 83 36,73% 54 20,85%
5 personnes 7 10,00% 19 11,80% 20 8,85% 18 6,95%
6 personnes ou plus 4 5,71% 3 1,86% 5 2,21% 7 2,70%
Nombre de ménages 70 100% 161 100% 226 100% 259 100%
Population des ménages 199 534 723 740
Taille moyenne des ménages 2,84 3,32 3,20 2,86
Structure des ménages - MACEY
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
1975 1982 1990 1999
Années de recensement
En % du total
1 personne
2 personnes
3 personnes
4 personnes
5 personnes
6 personnes ou plus
Le nombre de ménages est en augmentation constante depuis 1975, parallèlement à l’augmentation de la population : il est passé de 70 à 259 aujourd'hui.
Depuis 1982, la taille moyenne des ménages a tendance à diminuer : les ménages composés de 1 ou 2 personnes augmentent, les ménages composés de 3 personnes sont stables, et les ménages de 4 personnes et plus diminuent.
Cette évolution correspond notamment au nombre de célibataires ou de jeunes couples qui s'installent, à l'augmentation des familles de type monoparental, et surtout au départ des enfants dans les familles installées dans les années 1970.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200537
Perspectives d'évolution :
Les perspectives d'évolution démographiques reposent sur deux hypothèses :
L'hypothèse 1 se base sur le taux de variation observé entre 1990 et 1999, dans la continuité du rythme actuel ; soit +0,27 % par an.
L'hypothèse 2 se base sur le taux de variation de l'aire urbaine de Troyes, soit +0,25 % par an.
Hypothèse 1 :
A l'horizon 2010, la population de Macey devrait passer de 742 à 764 habitants, soit 22 habitants supplémentaires.
Hypothèse 2 :
A l'horizon 2010, la population de Macey augmenterait de 742 à 762 habitants, soit un gain de 20 habitants.
) Au vu de la croissance actuellement ralentie du nombre d'habitants, du vieillissement de la population, et du contexte démographique local, la tendance d’évolution de la
population est à la faible augmentation.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200538
LE LOGEMENT
C OMPOSITION DU PARC-LOGEMENT
Logements - MACEY
1990 1999
Nombre En % Nombre En %
Logements vacants 12 4,84% 4 1,48%
Résidences principales 226 91,13% 259 95,93%
Résidences secondaires 10 4,03% 7 2,59%
Total 248 100,00% 270 100,00%
Résidences
Logements - MACEY
0%
20%
40%
60%
80%
100%
120%
Logements vacants Résidences principales Résidences
secondaires
Résidences
En % du total
1990
1999
Au recensement de 1999, on compte 270 logements sur le territoire communal, composés principalement de résidences principales (à 96%).
Le nombre de résidences principales augmente depuis 1990.
Le nombre de résidences secondaires est faible et en baisse (7). Il en est de même pour le nombre de logements vacants (4 seulement).
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200539
T YPOLOGIE DES RESIDENCES PRINCIPALES
Type de logement - MACEY
Années 1990 1999
Type Nombre En % Nombre En %
Autres 4 1,77% 3 1,16%
Immeuble collectif 4 1,77% 2 0,77%
Maison individuelle ou ferme 218 96,46% 254 98,07%
Total 226 100% 259 100%
Type de logement - MACEY
0%
20%
40%
60%
80%
100%
120%
Autres Immeuble collectif Maison individuelle ou
ferme
Type de logement
En %du total
1990
1999
En 1999, les maisons individuelles ou fermes représentent 98% des logements, ce qui est significatif du caractère résidentiel de la commune.
L’explication réside dans le fait que la majorité des constructions à MACEY correspond d'une part à des fermes familiales, et d'autre part à des maisons individuelles construites au milieu des années 1970, généralement par des couples avec enfants.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200540
S TATUT D’OCCUPATION DES RESIDENCES PRINCIPALES
MACEY - Statut d'occupation
1990 1999
Statut Nombre En % Nombre En %
Locataires 17 7,52% 21 8,11%
Logés gratuitement 8 3,54% 7 2,70%
Propriétaires 201 88,94% 231 89,19%
Total 226 100% 259 100%
MACEY - Statut d'occupation
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
1990 1999
Années de recensement
En % du total
Locataires Logés gratuitement Propriétaires
A MACEY, le parc est occupé en grande majorité par des propriétaires (89%).
On constate que la part des locataires est très faible (8%). Le parc locatif social est inexistant.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200541
A GE DU PARC-LOGEMENT
Période de construction - MACEY
1990 1999
Nombre En % Nombre En %
construits avant 1949 71 28,63% 55 20,37%
construits de 1949 à 1974 17 6,85% 23 8,52%
construits de 1975 à 1981 98 39,52% 94 34,81%
construits de 1982 à 1989 62 25,00% 61 22,59%
construits à partir de 1990 0 0,00% 37 13,70%
Total 248 100% 270 100%
Période
Période de construction - MACEY
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
construits avant
1949
construits de
1949 à 1974
construits de
1975 à 1981
construits de
1982 à 1989
construits à partir
de 1990
Périodes
En % du total
1990
1999
20% des logements datent d’avant 1948. 8% des logements ont été édifiés entre 1949 et 1974, ce qui est très faible.
En revanche, 35% des constructions ont été édifiées entre 1975 et 1981, ce qui correspond à l’arrivée massive de nouveaux habitants dans la commune.
De plus, 36% datent d'après 1982.
Le parc est donc majoritairement récent.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200542
E LEMENTS DE CONFORT
Les constructions étant relativement récentes, elles disposent en général d’un bon niveau de confort (65% avec baignoire ou douche, WC intérieur et chauffage central).
E VOLUTION DE LA CONSTRUCTION
Macey 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 Permis de
construire
11 3 9 2 1 2 9 3 12 7 2 6
Le nombre de permis de construire est assez irrégulier. Il semble néanmoins plus important depuis 1996 (fortes demandes en 1998 notamment). Cette tendance traduit un regain récent d'attractivité du territoire de Macey pour de nouvelles constructions.
) L'évolution du nombre de logements a été progressive depuis 1975, et continue à être importante aujourd'hui (13% des logements construits depuis 1990). Macey
représente une commune attractive, à proximité de l'agglomération troyenne. De ce fait, des zones à urbaniser doivent être prévues afin de répondre aux futures demandes de construire.
) Néanmoins, afin de respecter le milieu naturel et de favoriser une utilisation économe de l'espace, il conviendra de trouver un équilibre entre les possibilités existantes de
densification du tissu urbanisé et la recherche de sites d'extension de l'urbanisation.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200543
L’ECONOMIE LOCALE
L’EMPLOI
La population active
AGE
Population active 1990 Population active 1999
Femmes En % Hommes En % Total En % Femmes En % Hommes En % Total En %
de 15 à 19 ans 3 1,80% 1 0,49% 4 1,08% 0 0,00% 3 1,38% 3 0,74%
de 20 à 24 ans 5 2,99% 9 4,43% 14 3,78% 7 3,76% 12 5,50% 19 4,70%
de 25 à 29 ans 18 10,78% 16 7,88% 34 9,19% 12 6,45% 13 5,96% 25 6,19%
de 30 à 34 ans 31 18,56% 33 16,26% 64 17,30% 21 11,29% 18 8,26% 39 9,65%
de 35 à 39 ans 42 25,15% 44 21,67% 86 23,24% 25 13,44% 28 12,84% 53 13,12%
de 40 à 44 ans 36 21,56% 50 24,63% 86 23,24% 34 18,28% 45 20,64% 79 19,55%
de 45 à 49 ans 22 13,17% 23 11,33% 45 12,16% 37 19,89% 43 19,72% 80 19,80%
de 50 à 54 ans 5 2,99% 13 6,40% 18 4,86% 37 19,89% 37 16,97% 74 18,32%
de 55 à 59 ans 1 0,60% 6 2,96% 7 1,89% 13 6,99% 17 7,80% 30 7,43%
de 60 à 64 ans 4 2,40% 5 2,46% 9 2,43% 0 0,00% 1 0,46% 1 0,25%
de 65 ans ou plus 0 0,00% 3 1,48% 3 0,81% 0 0,00% 1 0,46% 1 0,25%
Total 167 100% 203 100% 370 100% 186 100% 218 100% 404 100%
La population active représente en 1999 54% de la population totale.
La part des moins de 45 ans a baissé. Cette évolution s’explique d'une part par le fait que les jeunes entrent de plus en plus tard dans le vie active, et d'autre part en raison de l'augmentation en parallèle de la part des 45 à 60 ans.
Aux derniers recensements de 1990 et 1999, on note que la part des femmes a augmenté et atteint aujourd'hui presque 50% de la population active.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200544
Les actifs ayant un emploi
AGE
Occupé 1990 Occupé 1999
Femmes En % Hommes En % Total En % Femmes En % Hommes En % Total En %
de 15 à 19 ans 3 1,91% 1 0,50% 4 1,12% 0 0,00% 3 1,46% 3 0,80%
de 20 à 24 ans 4 2,55% 6 3,00% 10 2,80% 5 2,98% 8 3,90% 13 3,49%
de 25 à 29 ans 18 11,46% 16 8,00% 34 9,52% 9 5,36% 10 4,88% 19 5,09%
de 30 à 34 ans 30 19,11% 33 16,50% 63 17,65% 20 11,90% 18 8,78% 38 10,19%
de 35 à 39 ans 39 24,84% 44 22,00% 83 23,25% 23 13,69% 26 12,68% 49 13,14%
de 40 à 44 ans 33 21,02% 50 25,00% 83 23,25% 30 17,86% 44 21,46% 74 19,84%
de 45 à 49 ans 21 13,38% 23 11,50% 44 12,32% 35 20,83% 41 20,00% 76 20,38%
de 50 à 54 ans 5 3,18% 13 6,50% 18 5,04% 35 20,83% 36 17,56% 71 19,03%
de 55 à 59 ans 1 0,64% 6 3,00% 7 1,96% 11 6,55% 17 8,29% 28 7,51%
de 60 à 64 ans 3 1,91% 5 2,50% 8 2,24% 0 0,00% 1 0,49% 1 0,27%
de 65 ans ou plus 0 0,00% 3 1,50% 3 0,84% 0 0,00% 1 0,49% 1 0,27%
Total 157 100% 200 100% 357 100% 168 100% 205 100% 373 100%
La population active ayant un emploi est âgée :
- de 20 à 30 ans pour environ 8%,
- de 30 à 45 ans pour environ 43%,
- de 45 à 60 ans pour environ 47%.
La part des actifs occupés de moins de 45 ans a baissé depuis 1990, alors que celle des plus de 45 ans a augmenté.
En outre, la population active ayant un emploi compte une grande majorité de salariés (87%).
Le chômage
Le taux de chômage est assez faible, mais a augmenté depuis 1990 (3% seulement en 1990).
Il atteint actuellement 7% et est plus marqué chez les femmes que chez les hommes (62% contre 38%).
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200545
L E TISSU ECONOMIQUE
L’activité agricole
Le dernier recensement Général Agricole (RGA) a été réalisé en 2000.
La superficie totale de la commune s’élève à 2046 hectares, dont 1387 sont utilisés par l’agriculture, soit environ 67,8%, ce qui constitue un rapport élevé.
L’activité agricole est encore présente à MACEY avec actuellement 7 exploitations agricoles recensées dans la commune. Ce chiffre est stable depuis 1988. L'âge des chefs d'exploitation est relativement stable depuis 1988, mais la moitié ont plus de 55 ans.
La structure des exploitations s'est modifiée de façon assez conséquente entre les deux derniers recensements. La superficie agricole utilisée (SAU) par les exploitations communales s’élève à 1564 hectares. Cette SAU a fortement augmenté puisqu'elle était de 846 hectares en 1988. La SAU moyenne des exploitations a en effet doublé depuis 1979, passant de 52 à 112 hectares. Le nombre d'exploitations dont la SAU est supérieure à 100 hectares est de 8 contre 4 il y a douze ans.
Les agriculteurs locaux cultivent majoritairement des céréales (blé et orge) et des cultures industrielles (colza, betterave). Les surfaces toujours en herbe sont extrêmement faibles.
En outre, il existe aujourd'hui dans la commune un élevage de chevaux, situé à Mesnil-Vallon sur la route de Montgueux.
L’activité industrielle et artisanale
La commune compte quelques artisans : menuisier/carreleur/plombier (De A à Z), peintre, facteur d'orgues, plâtrier (GIL), électricien.
Les commerces et les services
Quelques activités de commerces et de services sont présentes dans la commune :
¾ architecte, constructeur,
¾ Air Dépann, Environnement Service Informatique, Sécurité Alarme Vidéo, France Publicité.
) En matière économique, la commune de Macey se caractérise par la présence encore importante de l’activité agricole, de quelques artisans et de sièges sociaux
d’entreprises de services. Le développement économique de la commune est néanmoins limité par la présence du parc d’activité Est à proximité.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200546
LES EQUIPEMENTS ET SERVICES D’INTERET GENERAL
E QUIPEMENTS GENERAUX
La commune dispose des services d’une mairie. Le Conseil Municipal est composé de 15 élus, dont le maire et trois adjoints.
MACEY possède son équipe d'intervention de secours incendie, qui compte actuellement 8 pompiers volontaires.
MACEY est rattachée à la gendarmerie de La Chapelle-Saint-Luc, et elle dépend de Sainte- Savine pour la Poste.
Cimetière
La capacité du cimetière de Macey est encore relativement importante. Néanmoins, il pourrait être complété dans les années à venir par la création d’un nouveau cimetière sur la RD 15.
Le hameau de Grange l'Evêque possède son cimetière, localisé sur la commune de Saint-Lyé.
E QUIPEMENTS SCOLAIRES
MACEY possède une école comportant une
maternelle et deux classes primaires, soit un total de
57 élèves pour l’année scolaire 2001-2002.
Grange l'Evêque dispose également d'une maternelle
et de deux classes primaires totalisant 46 élèves pour
l’année 2001-2002.
Pour l’année 2002-2003, une diminution du nombre
d’élèves est en prévision. Un Regroupement
Pédagogique Intercommunal (R.P.I.) avec la
commune de Montgueux sera donc effectif à la
rentrée scolaire 2002.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200547
Une garderie et un service de cantine sont assurés à Macey. Un centre aéré fonctionne pendant les vacances.
Concernant les niveaux supérieurs, la scolarité est assurée en dehors de la commune : au collège de la Chapelle-Saint-Luc puis au lycée de Troyes ou de Sainte-Savine.
E QUIPEMENTS SPORTIFS ET DE LOISIRS
La commune possède un terrain de sports à Macey,
et dispose d'un terrain de jeux intercommunal à
Grange l'Evêque.
En outre, Macey a inscrit par délibération en date du
29 janvier 1988 dix chemins au plan départemental
des itinéraires de promenade et de randonnée.
L'objectif est d'assurer la continuité, l'aménagement
et l'entretien de ces chemins.
E QUIPEMENTS SOCIOCULTURELS
La commune dispose d'une bibliothèque, d'un foyer
socioculturel et d'un centre de loisirs.
Plusieurs associations sont présentes dans la
commune : comité des fêtes, associations sportives,
association de défense de la nature et de
l’environnement, club du 3e âge.
E QUIPEMENTS DE SANTE
Il n'existe pas d'équipements de santé, ni de professionnels exerçant dans le domaine de la santé dans la commune.
Néanmoins, la population peut disposer de services spécialisés en milieu rural d’aide ménagère à domicile, de soins ou de surveillance à domicile, notamment les personnes âgées.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200548
LES DEPLACEMENTS
L ES DEPLACEMENTS DOMICILE- TRAVAIL
La part de la population active avec un emploi travaillant dans la commune est assez faible : 8,8% en 1999.
En revanche, le nombre de personnes résidant dans la commune mais travaillant à l'extérieur (zone d’emploi), notamment dans l'agglomération troyenne, représente 85,5% des actifs ayant un emploi. Ce chiffre est significatif du fonctionnement périurbain de Macey, où lieux de travail et de résidence sont distincts, comme dans la plupart des communes situées en périphérie d'une agglomération.
Modes de transport
L’analyse des modes de transport liés aux déplacements domicile-travail révèle une utilisation prédominante de la voiture particulière, même pour effectuer de petits trajets :
¾ Les actifs ayant un emploi travaillant à Macey sont 30% à ne pas utiliser de transport (sur place). C’est notamment le cas des agriculteurs et des artisans de la commune. En revanche, environ 42% utilisent leur voiture particulière, alors que 24% se rendent sur leur lieu de travail à pied ou en deux roues ("circulations douces").
¾ Les actifs travaillant dans la zone d’emploi de Troyes utilisent très majoritairement leur voiture particulière (pour 97%). Le recours aux transports en commun n’est en effet pas possible, le réseau de l’agglomération troyenne ne dépassant pas encore les limites de la Communauté de l’Agglomération Troyenne.
L ES TRANSPORTS SCOLAIRES
Pour les transports scolaires, la commune adhère à un syndicat intercommunal avec Montgueux et Torvilliers.
L ES TRANSPORTS EN COMMUN
En dehors du ramassage scolaire, la commune de Macey n'est pas desservie par un mode de transport en commun.
Toutefois, il est à noter que le hameau de la Grange-au-Rez est desservi par la ligne d'autocar Troyes-Sens des Courriers de l'Aube. L'arrêt se situe sur le territoire de la commune de Montgueux.
L ES CIRCULATIONS DOUCES
A l'intérieur des villages, quelques cheminements piétons existent. Il s’agit pour l’essentiel de chemins d’usage et non pas de sentiers piétonniers aménagés.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200549
L E STATIONNEMENT
Il n’existe pas de réels problèmes de stationnement dans la commune.
Des difficultés peuvent toutefois apparaître lors de l’utilisation de la salle des fêtes au cœur du village de Macey. Dans ce cas, la place de la mairie joue le rôle de parking mais est rapidement saturée.
LES INFRASTRUCTURES
L ES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT
Le réseau routier
• Les infrastructures du réseau national
La nationale 60 traverse l’extrémité Sud du territoire communal. Elle relie l'agglomération troyenne à Sens.
L'autoroute A5 frôle l'extrémité Sud du finage, et le péage de Torvilliers est situé à l'Est de la Grange- au-Rez.
• Les infrastructures du réseau départemental
Quatre routes départementales traversent le finage de MACEY :
¾ la RD 15 traverse les trois villages, elle rejoint Fontvannes et Saint-Lyé,
¾ la RD15b mène à Macey depuis la RN 60 et la Grange-au-Rez,
¾ la RD 60 mène à Dierrey-Saint-Pierre à l’Ouest, et vers l'agglomération troyenne à l'Est,
¾ la RD 141 rejoint Montgueux depuis Mesnil-Vallon.
Des difficultés de circulation existent dans la traversée des villages. Elles sont liées à la vitesse excessive des automobilistes. Toutefois, la réalisation de travaux sur la rocade Ouest devraient réduire le trafic.
• Les voies communales
Il s'agit des rues desservant l'intérieur de la commune, des chemins ruraux irriguant les secteurs non urbanisés, ainsi que des voies ouvertes à la circulation publique dans des ensembles d'habitation (voies des lotissements) qui ont été transférées dans le domaine public de la commune.
Un classement des voies communales a été réalisé en l'an 2000.
• Les voies privées
Les voies privées ouvertes à la circulation publique sont inexistantes. Toutes les voies de desserte dans les lotissements ont été transférées dans le domaine public communal.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200550
Transports d’énergie
Une canalisation de gaz est implantée sur la commune de Fontvannes en bordure de la forêt domaniale de Macey. La servitude d’utilité publique générée par cette canalisation n’empiète pas sur le territoire communal.
En revanche, cette canalisation génère un zonage particulier sur le territoire communal. Selon les termes du décret n°91-1147 du 14 octobre 1991, tout projet se situant dans une zone d’implantation des gazoducs de transport de gaz naturel haute pression doit faire l’objet d’une demande de renseignements. De plus, tous travaux effectués au voisinage des ouvrages de transport de gaz naturel doivent faire l’objet d’une déclaration d’intention de commencement de travaux.
L’EAU P OTABLE
L’alimentation en eau de la commune de Macey est assurée par le Syndicat intercommunal d’adduction d’eau potable de la Région de Montgueux qui regroupe les communes de Macey, Montgueux, les hameaux de Mesnil-Vallon, de la Grange au Rez et de Grange l'Evêque.
L’alimentation en eau potable est assurée en régie directe par le syndicat intercommunal avec l’assistance du Syndicat départemental des distributions d’eau de l’Aube, auquel il adhère.
Les ressources sont constituées de 2 achats d’eau en gros différents, à savoir :
¾ Un achat à la ville de TROYES depuis le réservoir semi-enterré sur la RD 141.
¾ Un achat à la commune de FONTVANNES, où est localisé le captage le plus proche.
Le réservoir de Macey alimente gravitairement le réseau de Macey, la Grange au Rez et Mesnil-Vallon.
Un réseau d’interconnexion entre le réseau en provenance de la ville de Troyes et le syndicat intercommunal existe afin de garantir une alimentation en eau potable de Macey depuis Montgueux en cas de pollution du captage de Fontvannes.
Le réseau de distribution assure la protection incendie grâce à l’existence de poteaux d’incendie installés le long des voiries.
Le réseau principal est constitué d’une canalisation DN 150 située le long des rues principales. Le reste du réseau est constitué de canalisations de diamètre 60 mm à 125 mm.
L’A SSAINISSEMENT
Eaux usées
Un schéma directeur d’assainissement est en cours de réalisation sur la commune, dont le système autonome d'assainissement est actuellement individuel.
Par délibération du 8 novembre 2001, le Conseil Municipal a décidé d’opter pour un assainissement non collectif : sur le centre de Macey, sur le hameau de Grange l’Evêque et sur le hameau de Mesnil- Vallon. Les deux habitations de la Grange-au-Rez, déjà raccordées, sont situées en zone d’assainissement collectif.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200551
Eaux pluviales
Compte tenu des problèmes de ruissellement observés, un avant-projet général d’assainissement des eaux pluviales a été réalisé.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200552
CHAPITRE III - LES ENJEUX ET LES BESOINS
Macey est une commune à caractère à la fois rural et périurbain, située à proximité de l'agglomération troyenne.
Elle s'est considérablement développée au cours des trente dernières années mais la tendance est actuellement à la stagnation du nombre d’habitants et au vieillissement de la population.
L'enjeu pour la commune est de maintenir son attractivité tout en évitant de devenir une commune exclusivement résidentielle de périphérie d’agglomération.
• Environnement
La commune de Macey présente un paysage marqué par la topographie et par sa position transitoire entre le Pays d’Othe et la Champagne crayeuse. Il se compose d’espaces cultivés ouverts, ponctués de nombreux bosquets et de haies le long des chemins dont l'intérêt est élevé. Il offre en outre de vastes panoramas sur le territoire environnant.
La forêt domaniale de Macey constitue un élément structurant du paysage. En revanche, la disparition progressive des bosquets et des milieux-relais au sein des cultures tend à appauvrir la diversité écologique et paysagère du territoire communal.
¾ Enjeux et besoins
Protection des espaces naturels subsistant au sein des espaces cultivés afin de préserver le milieu naturel.
Prise en compte du relief dans l’aménagement de l’espace et notamment dans l’intégration des secteurs d’extension de l’urbanisation.
Prise en compte des risques d'inondation locaux dus aux phénomènes de ruissellement.
• Population et habitat
La population communale a connu une forte augmentation au cours des trente dernières années, correspondant au phénomène de rurbanisation observé de manière générale autour des grandes agglomérations. Le développement de la commune s'est fait sous forme de grands lotissements et a confirmé son caractère résidentiel.
Néanmoins, cette croissance est aujourd'hui atténuée et la population a tendance à vieillir. Ce phénomène pourrait être compensé par l'accueil de nouveaux habitants. Cependant, en matière d'habitat, les logements individuels dominent, le nombre de logements locatifs reste limité et le parc social est inexistant.
Parallèlement, les cœurs anciens sont riches d'un patrimoine bâti traditionnel en bon état qu'il convient de préserver.
¾ Enjeux et besoins
Permettre le développement mesuré de l'urbanisation tout en privilégiant la recomposition urbaine. Cette évolution doit s'inscrire dans une perspective de développement durable tendant à infléchir le phénomène de vieillissement de la population.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200553
Favoriser le développement de logements locatifs afin de répondre à une forte demande.
Préserver le patrimoine bâti traditionnel.
• Economie
L’agriculture occupe une place importante à Macey. En outre, la présence d’un élevage de chevaux diversifie l’activité vers le domaine des loisirs.
Si une grande partie des actifs travaillent sur l'agglomération troyenne, la commune compte quelques artisans et sièges d’entreprises de services. Néanmoins, la proximité du parc d’activités Ouest limite les possibilités de développement économique dans la commune.
¾ Enjeux et besoins
Assurer le maintien de l’activité économique en place.
Préserver l’activité agricole .
• Déplacements
Les déplacements internes à la commune sont basés sur le renforcement de la trame viaire et sur la continuité des cheminements piétonniers à travers les différents secteurs des villages.
De plus, le territoire communal offre des potentialités de parcours à développer entre les différents villages et à travers le paysage rural.
¾ Enjeux et besoins
Desservir de façon cohérente les futures zones d'habitat.
Assurer la continuité du maillage à l'intérieur des villages.
Renforcer les chemins au sein de l’espace agricole.
• Equipements
La commune dispose d'un certain nombre d'équipements et de services de proximité, notamment scolaires (école, garderie, cantine) et socio-culturels, qui participent à l’amélioration du cadre de vie des habitants.
¾ Enjeux et besoins
L'enjeu est de maintenir voire de développer les équipements et services existants pour les habitants afin d’attirer une population jeune.
• Cohésion d'ensemble
L’identité communale de Macey est fortement liée à sa configuration territoriale, éclatée en plusieurs sites d’implantation du bâti.
Au sein des villages, l’urbanisation s'est développé par opérations de lotissements plus ou moins enclavées ou éloignées des centres. Un certain manque de cohésion existe aujourd’hui entre le tissu ancien et les secteurs de constructions récents.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200554
¾ Enjeux et besoins
Conserver l’aspect groupé des villages qui forge le caractère rural de la commune.
Rechercher une plus grande cohérence dans la composition urbaine, grâce au développement des liaisons entres les différents sites.
Raccorder les constructions récentes aux noyaux anciens par le biais de l'urbanisation des espaces intermédiaires.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200555
I II I J JU US ST TI IF FI IC CA AT TI IO ON N D DE ES S D DI IS SP PO OS SI IT TI IO ON NS S D DU U P P . .L L. .U U. .
CHAPITRE I - EXPLICATION DES CHOIX DU P.A.D.D.
1. Préserver l’identité villageoise de la commune de Macey
Choix du P.A.D.D. Justification au regard des objectifs
communaux
Justification au regard des
principes du Schéma Directeur et
de l’article L.121-1 du Code de
l’Urbanisme
Renforcer la centralité
sur Macey
- aménager le cœur du
village de Macey
- valoriser le centre du village pour
renforcer son identité et son
attractivité (fonctionnalités regrou-
pées : école, mairie, salle des fêtes,
église, espace vert)
L’article L.121-1 préconise le principe
de diversité des fonctions urbaines, de
manière à satisfaire les besoins en
matière notamment d’habitat,
d’activités et d’équipements publics.
Le Schéma Directeur de la région
troyenne recommande de maintenir et
développer l’attraction des centres-
bourgs des villages ruraux et des
communes périurbaines, et
notamment celui de Macey.
- préserver le bâti
traditionnel
- mise en valeur du patrimoine bâti
ancien qui caractérise le centre du
village (architecture typique de la
Champagne rurale)
L’article L.121-1 prône la préservation
de la qualité des sites et paysages
naturels ou urbains, ainsi que la
sauvegarde des ensembles urbains
remarquables et du patrimoine bâti.
- respecter la
composition urbaine
pour l’extension de
l’urbanisation
- respect de la logique topographique
- conservation de l’esprit du bourg et
des cœurs d’îlots verts
- positionnement des secteurs
d’urbanisation entre le centre et les
anciens lotissements, de façon à
étoffer le village
L’article L.121-1 préconise une
utilisation économe et équilibrée des
espaces.
Le Schéma Directeur prévoit
l’autorisation d’opérations nouvelles
de petite dimension, fortement
intégrées au tissu urbain. En outre, il
expose que l’urbanisation des villages
ruraux doit faire l’objet d’attentions
particulières quant aux modalités de
leur extension, tant au niveau de la
structure générale des villages et de
l’ordonnancement de leur tissu, qu’à
celui de l’architecture proprement dite.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200556
- favoriser les liaisons à
l’intérieur du village
- renforcement des liaisons entre les
différents sites du village : centre,
zones d’habitat anciennes et futures,
terrain de sports, boisements proches
(forêt)
- développement de la continuité des
cheminements piétonniers
- aménagement des voies existantes
Le Schéma Directeur propose de
recréer des continuités urbaines, de
recomposer des territoires périurbains
fragmentés.
Il incite également à la création de
cheminements pédestres, cyclistes et
équestres permettant de relier Macey
à son environnement proche.
- améliorer les entrées
de village
- réduction des vitesses de circulation
- amélioration de la sécurité routière
dans la traversée de la localité, surtout
au niveau de la place
L’article L.121-1 préconise la réduction
des nuisances.
Etoffer le hameau de
Mesnil-Vallon
- préserver le centre
ancien
- renforcer l’identité du centre du
hameau
- protéger le patrimoine bâti
traditionnel
L’article L.121-1 prône la préservation
de la qualité des sites et paysages
naturels ou urbains, ainsi que la
sauvegarde des ensembles urbains
remarquables et du patrimoine bâti.
Le Schéma Directeur recommande de
maintenir et développer l’attraction des
centres-bourgs des villages ruraux.
- favoriser la densi-
fication mesurée du
hameau
- étoffer l’urbanisation du hameau par
l’aménagement d’un secteur situé
entre le centre et un lotissement
enclavé
Le Schéma Directeur recommande de
maîtriser l’urbanisation en zones
rurales.
- améliorer la sécurité
routière
- améliorer le carrefour avec le
lotissement de la rue Malraux, à
l’entrée du hameau
L’article L.121-1 préconise la réduction
des nuisances.
Restructurer
l’urbanisation à
Grange l’Evêque
Travail en commun avec
Saint-Lyé
L’objectif est d’homogénéiser les
principes des deux documents
d’urbanisme
La loi S.R.U. préconise une vision
globale des territoires.
- améliorer les liaisons
entre les sites
- relier les différents secteurs du
hameau par le développement du
maillage
Le Schéma Directeur propose de
recréer des continuités urbaines, de
recomposer des territoires périurbains
fragmentés.
- prévoir l’extension de
l’urbanisation
- aménagement du secteur du Noyer
du Guet pour renforcer l’identité du
hameau sur Macey et améliorer
l’entrée Sud
- améliorer le virage de la RD 15
Le Schéma Directeur recommande de
maîtriser l’urbanisation en zones
rurales.
L’article L.121-1 préconise la réduction
des nuisances.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200557
- localiser un terrain de
loisirs
- maintenir l’existence d’une aire de
jeux pour les enfants
Le Schéma Directeur recommande de
maintenir et développer l’attraction des
centres-bourgs des villages ruraux,
notamment en renforçant leur capacité
de services de toute nature.
Réorienter
l’urbanisation à la
Grange-au-Rez
- principe d’extension de
l’habitat vers l’intérieur
du village
- pallier les nuisances de la route
nationale 60
L’article L.121-1 préconise la réduction
des nuisances sonores.
2. Préserver les espaces naturels et le paysage
Choix du P.A.D.D. Justification au regard des objectifs
communaux
Justification au regard des
principes du Schéma Directeur et
de l’article L.121-1 du Code de
l’Urbanisme
La mise en valeur des
paysages urbains
- conserver l’ambiance
végétale caractéristique
des villages
- préserver le cadre de vie des
habitants
- protéger les éléments existants
- s’appuyer sur le principe des cœurs
d’îlots verts pour l’aménagement des
futures zones d’habitat
L’article L.121-1 préconise la
préservation des espaces verts, des
sites et paysages naturels ou urbains.
La préservation du
paysage
- protéger les éléments
structurants du paysage
- maintenir et protéger les
cheminements, haies et boisements
pour leur rôle paysager et leur intérêt
biologique et récréatif
L’article L.121-1 préconise la
protection des espaces naturels et des
paysages.
Le Schéma Directeur prévoit le
maintien des éléments boisés entre
Montgueux et Macey, dont le rôle
paysager est important.
Il propose également de définir des
périmètres de protection paysagère
dont la mise en œuvre s’effectuera par
l’intermédiaire des P.O.S.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200558
- préserver les espaces
agricoles
- pérenniser l’activité agricole qui
occupe une place importante dans la
commune
L’article L.121-1 prône la préservation
des espaces affectés aux activités
agricoles et forestières.
Le Schéma Directeur recommande le
renforcement de l’économie agricole. Il
prévoit de protéger strictement les
espaces agricoles pour assurer la
pérennité de l’activité agricole et
préserver la qualité des paysages.
La gestion des eaux
- le schéma directeur
d’assainissement
- protéger l’environnement de façon
cohérente
- définir un zonage d’assainissement
sur la commune
L’article L.121-1 préconise la
préservation de la qualité de l’air, de
l’eau, du sol et du sous-sol, des
écosystèmes et des milieux.
- la prise en compte des
risques de ruissellement
- commande d’une étude
d’assainissement pluvial afin de lutter
contre les risques d’inondation
- meilleure information par les
orientations d’urbanisme dans le
P.L.U.
L’article L.121-1 pose le principe de
prévention des risques naturels
prévisibles, des risques technolo-
giques, des pollutions et des
nuisances de toute nature.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200559
CHAPITRE II - TRADUCTION DES CHOIX DU P.A.D.D. EN ZONAGE ET EN REGLEMENT
1. Préserver l’identité villageoise de la commune de Macey
Choix du P.A.D.D. Traduction au zonage Traduction au règlement
Création d’un secteur UCa spécifique,
correspondant au cœur du village et à
l’habitat traditionnel.
Prescriptions particulières visant à
préserver le caractère patrimonial du
centre ancien (institution du permis de
démolir, autorisation de l’implantation
à l’alignement des constructions, des
murs pleins, des clôtures hautes,
respect de la couleur rouge vieilli pour
les toitures,…).
Délimitation de zones AUA sur des
espaces stratégiques, situés entre le
centre ancien et les extensions
urbaines classées en UCb.
Règlement renvoyant à une
organisation cohérente des zones
sous forme d’un aménagement
d’ensemble, avec une trame viaire et
des espaces verts suffisants.
Renforcer la centralité
sur Macey
Délimitation d’emplacements réservés
destinés à permettre le raccordement
des différentes sites et à créer des
liaisons et des cheminements.
Création d’un secteur UCa spécifique,
correspondant au cœur du hameau et
à l’habitat traditionnel.
Prescriptions particulières visant à
préserver le caractère patrimonial du
tissu ancien (institution du permis de
démolir, autorisation de l’implantation
à l’alignement des constructions, des
murs pleins, des clôtures hautes,
respect de la couleur rouge vieilli pour
les toitures,…).
Etoffer le hameau de
Mesnil-Vallon
Délimitation d’une zone AUA sur un
espace stratégique, situé entre le
cœur du hameau et un lotissement
existant classé en UCb.
Règlement renvoyant à une
organisation cohérente de la zone
sous forme d’un aménagement
d’ensemble, avec une trame viaire et
des espaces verts suffisants.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200560
Création d’un secteur UCa spécifique,
correspondant au cœur du hameau et
à l’habitat traditionnel, en continuité
avec le secteur ancien sur la
commune de Saint-Lyé.
Prescriptions particulières visant à
préserver le caractère patrimonial du
tissu ancien (institution du permis de
démolir, autorisation de l’implantation
à l’alignement des constructions, des
murs pleins, des clôtures hautes,
respect de la couleur rouge vieilli pour
les toitures,…).
Délimitation de deux zones AUA,
localisées dans le prolongement
d’espaces urbanisés existants classés
en UCb.
Règlement renvoyant à une
organisation cohérente des zones
sous forme d’un aménagement
d’ensemble, avec une trame viaire et
des espaces verts suffisants.
Délimitation d’emplacements réservés
destinés à permettre le raccordement
des différentes sites ainsi qu’à
renforcer la sécurité routière.
Création d’une zone AU constituant
une réserve foncière destinée à
l’urbanisation à long terme, face à une
zone urbaine existante.
Prescriptions strictes interdisant toute
construction.
Restructurer
l’urbanisation à
Grange l’Evêque
Création d’une zone spécifique AUL
réservée aux activités de sports et
loisirs.
Prescriptions visant à permettre une
bonne intégration des constructions
liées aux activités de sports et loisirs.
Réorienter
l’urbanisation à la
Grange-au-Rez
Redéfinition de la zone UCb vers
l’intérieur du hameau plutôt que le
long de la RN 60.
Règlement du secteur UCb énonçant
des dispositions adaptées au
développement de constructions
nouvelles.
2. Préserver les espaces naturels et le paysage
Choix du P.A.D.D. Traduction au zonage Traduction au règlement
Afin de préserver l’ambiance végétale
des villages, inscription de bois ou
haies en tant qu’espaces boisés
classés.
Protection stricte (vocation boisée
affirmée, défrichements interdits et
coupes soumises à autorisation).
La mise en valeur des
paysages urbains
Délimitation de plantations à réaliser
de façon à privilégier des cœurs d’îlots
verts dans les zones à urbaniser.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200561
Délimitation de zones N naturelles et
forestières.
Prescriptions visant à protéger le
patrimoine naturel.
Inscription en espaces boisés classés
des massifs boisés structurants et de
la forêt domaniale de Macey.
Protection stricte (vocation boisée
affirmée, défrichements interdits et
coupes soumises à autorisation).
Identification de bosquets, bandes
boisées, chemins et haies associées
au titre de l’article L123-1.7 du Code
de l’Urbanisme.
Protection souple, visant à attirer
l’attention sur des éléments naturels
intéressants pour leur rôle paysager,
biologique et récréatif.
La préservation du
paysage
Délimitation de zones agricoles A. Prescriptions visant à préserver
l’agriculture et à intégrer les
constructions liées à l’activité agricole.
Zonage d’assainissement annexé au
P.L.U.
Définition d’une surface minimum
constructible liée à l’installation d’un
dispositif d’assainissement autonome
(contrainte technique).
Règlement autorisant la gestion des
eaux pluviales par techniques
alternatives aux réseaux.
La gestion des eaux
Création d’emplacements réservés
pour l’aménagement de bassins de
rétention.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200562
CHAPITRE III - JUSTIFICATION DU ZONAGE ET DU REGLEMENT
ZONES URBAINES
L ES ZONES UC
Ce sont des zones urbaines à vocation principale d'habitat dans lesquelles la capacité des équipements existants ou en cours de réalisation permet d'admettre immédiatement des constructions.
Ces zones ont donc été délimitées en fonction du degré d'équipement des terrains (voirie, eau, assainissement, électricité...).
Les zones UC ont pour vocation principale de recevoir les constructions à usage d'habitation. Les activités économiques, non nuisantes et compatibles avec le caractère résidentiel des villages, sont toutefois admises. Il convient en effet d'assurer une certaine mixité tout en préservant le cadre de vie.
Les règles édictées devraient permettre de maîtriser le développement urbain tout en protégeant l'environnement et le contexte paysager.
Ces zones sont divisées en deux types de secteurs :
¾ le secteur UCa correspond aux noyaux anciens des villages,
¾ le secteur UCb correspond aux zones d’urbanisation récentes.
Secteur UCa
Ce secteur a été créé dans le cadre de la révision du P.O.S./P.L.U.. Il correspond aux centres des villages de Macey, Mesnil-Vallon et Grange l'Evêque qui sont composés par un bâti traditionnel bien préservé. Les constructions sont généralement implantées à l'alignement et en limite séparative, constituant un tissu urbain caractéristique et différent du tissu urbain récent. La surface totale atteint environ 30 hectares.
Le secteur UCa a pour objectif de préserver et de mettre en valeur les centres traditionnels des villages. Les prescriptions réglementaires visent donc à respecter les aspects architecturaux et les règles d'implantation des constructions.
Dans ces centres anciens, le permis de démolir est institué pour des motifs d'ordre esthétique et historique, en application de l’article L 123.1 7° du Code de l’Urbanisme.
Pour permettre la réalisation des filières d'assainissement autonomes, les parcelles, pour être constructibles, doivent avoir une surface minimum de 800 mètres carrés. Cette surface est déterminée à partir des contraintes techniques liées à la nature du sol et aux distances d’implantation à respecter pour l’installation des dispositifs d’assainissement (distance par rapport aux limites de propriété, aux arbres, à la construction).
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200563
Pour respecter l'implantation traditionnelle du bâti, les constructions peuvent s'implanter soit à l'alignement des voies, soit en retrait d'au moins 5 mètres.
L'implantation en limite séparative est permise pour les constructions de dimensions équivalentes et pour les bâtiments de faible hauteur.
En vue d’assurer un minimum d’éclairement et d’ensoleillement, un espace minimum de 4 mètres est requis entre les constructions situées sur un même terrain.
Dans le but de favoriser l’infiltration des eaux pluviales et de limiter la densité du tissu urbain, l’emprise au sol des constructions est réglementée. Elle est limitée à 30% pour les constructions à usage d’habitation et à 40% pour celles à usage d’activités.
Afin de préserver la physionomie du cœur du village, la règle de hauteur est maintenue à 6 mètres à l'égout du toit.
Les dispositions de l'article 11 visent à intégrer des prescriptions particulières afin de maintenir l'aspect architectural qui caractérise ce secteur. Ainsi, le ton des couvertures doit s'harmoniser avec celui des constructions traditionnelles (couleur rouge vieilli).
L'impact visuel des clôtures sur le paysage urbain est important. En conséquence, des prescriptions sont édictées quant à leur nature, leur hauteur et leur aspect extérieur. Les clôtures pleines sont autorisées car elles sont caractéristiques des centres de village. Par contre, elles ne sont pas admises en limite séparative, d'une part pour permettre le libre écoulement des eaux, et d'autre part, parce qu'elles ne sont pas traditionnelles dans le centre des villages.
Le stationnement des véhicules répondant au besoin de la construction devra être assuré en dehors de la voie publique, afin d’assurer la fluidité de la circulation.
Toujours dans un souci de préservation de la qualité du paysage urbain et du cadre de vie, des prescriptions sont imposées en matière d’espaces libres et de plantations.
Secteur UCb
Le secteur UCb correspond aux zones d'urbanisation récente. La superficie des secteurs UCb atteint environ 35 hectares.
Certains secteurs classés en NAa (secteur d’urbanisation future destiné à l’habitat), NAb (secteur d’habitat de faible densité) et en NB (zone naturelle peu équipée admettant un habitat dispersé) dans le précédent document de P.O.S. présentent désormais les caractéristiques des zones urbaines et ont donc été classés en UCb.
Il s'agit des secteurs suivants :
A Macey :
¾ A l'entrée Ouest du village, l'ancien secteur NAb ainsi que deux parcelles construites situées en face et classées en NAa au précédent POS,
¾ Le lotissement situé rue Maurice Ravel, sauf la partie Est située dans la forêt où la topographie et le caractère boisé ne se prêtent pas à l'urbanisation du site,
¾ Au Nord du village, le lotissement rue Jean Anouilh,
¾ L'ancien secteur NAb situé en face de ce lotissement est en partie classé en UCb,
¾ La partie Est du secteur NAa située rue Guillaume Apollinaire et rue Dumas, qui est totalement urbanisée.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200564
A Mesnil-Vallon :
¾ La partie Sud du secteur NAa correspondant au lotissement, rue André Malraux.
A Grange l'Evêque :
¾ La zone urbaine située au lieu-dit Voie Blanche,
¾ La partie Nord-Ouest du secteur NAa1 situé au lieu-dit Les Dagues ,
¾ La zone NB, lieu-dit Le Boutonnier. Cependant, l’accès aux parcelles encore disponibles est situé dans le virage de la RD 15 et s’avère très dangereux. Un emplacement réservé destiné à élargir le virage et à améliorer la visibilité est créé à l’intérieur du virage. Il conviendrait également d’interdire l’accès sur la RD 15 et d’envisager d’autres possibilités d’accès.
¾ En outre, un espace libre longeant le virage de la RD 15 au cœur du village de Grange l'Evêque, précédemment classé en zone agricole NC, est reclassé en zone UCb. Il s’agit en effet d’un petit secteur de friche aujourd’hui entouré de constructions et desservi par la voirie et les réseaux. La réalisation de constructions sur cet espace permettrait de renforcer le caractère urbanisé du secteur. En revanche, l’accès à ces terrains depuis la RD 15 sera interdit pour des raisons de sécurité. La desserte devra se faire par la rue Georges Brassens, qui dessert déjà d’autres constructions sur le finage de Saint-Lyé.
A La Grange-au-Rez :
¾ La zone NB, dont la limite est modifiée de façon à limiter l'urbanisation en bordure de la RN 60 et à l'étendre le long de la RD 15b, sachant que la voirie et les réseaux sont réalisés et que des constructions existent de l'autre côté de la route, sur le finage de Montgueux. Cette extension permettra de conforter l'urbanisation dans cette partie du hameau.
Les règles du secteur UCb diffèrent de celles du secteur UCa sur les points suivants.
Concernant l'implantation des constructions, des règles sont édictées afin de conserver à la commune son caractère aéré et de préserver sa morphologie parcellaire. Un recul de 5 mètres minimum est imposé par rapport à l'alignement.
Un recul de 4 mètres minimum devra être respecté par rapport aux limites séparatives, afin de maintenir l'aspect aéré du tissu urbain. Toutefois, l'implantation en limite séparative est possible pour les annexes de faible hauteur (ne dépassant pas 3 mètres).
Avec, en outre, la préoccupation d'assurer un minimum d'éclairement, un espace minimum de 4 mètres est imposé entre les constructions situées sur un même terrain.
Pour ne pas aboutir à un modèle uniforme des constructions, les dispositions de l'article 11 sont relativement souples, tout en préservant certains caractères de l’architecture locale. Des prescriptions sont également édictées quant à la nature, la hauteur et l’aspect extérieur des clôtures.
Dans un souci d'assurer la qualité du paysage et du cadre de vie, des prescriptions sont imposées en matière d'espaces libres et plantations. Dans ces perspectives, un minimum de 10% de la superficie des terrains doit être aménagé en espaces verts. Un écran végétal est exigé autour des constructions d'activités et les aires de stationnement doivent comporter un arbre de haute tige pour 4 places.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200565
Entrée de ville
A La Grange-au-Rez :
Les deux parcelles non construites en bordure de la RN 60 (n° 19 et 20) n'entrent pas dans le champ d'application de l'article L111.1.4 du Code de l'Urbanisme (amendement Dupont), qui rend inconstructibles les zones d'extension de l'urbanisation sur une bande de 75 mètres de part et d'autre des routes classées à grande circulation telle que la RN 60. En effet, l'ensemble du secteur UCb de La Grange-au-Rez revêt un caractère urbanisé, les espaces non construits étant peu conséquents et situés à l'intérieur du hameau.
L A ZONE UL
Il s’agit d’une zone urbaine, desservie par les réseaux, à vocation de loisirs et de sports.
La zone UL correspond au terrain de sport localisé à Macey, sortie direction Fontvannes, qui faisait l'objet d'un classement en NDa dans le précédent P.O.S. Le zonage a été légèrement étendu afin d'englober totalement la parcelle communale.
Les constructions autorisées sont limitées à celles liées à la pratique des activités de loisirs et de sports ainsi qu’aux constructions publiques et installations techniques.
Les règles édictées dans le règlement ont pour objectif de permettre une bonne intégration des constructions, celles-ci devant notamment être accompagnées d’un aménagement végétal contribuant à leur insertion dans l’environnement.
ZONES A URBANISER
Elles sont délimitées sur les terrains les plus aptes à supporter l'extension de la commune.
Ce sont des zones qui seront ouvertes à l'urbanisation future sous certaines conditions, et notamment sous réserve d’une organisation cohérente. Elles sont délimitées en vue de permettre le développement de la commune.
L ES ZONES AUA
Ces zones sont destinées à accueillir principalement de l’habitat, sous forme organisée. Si le projet ne concerne pas l’ensemble de la zone, il ne devra pas en compromettre l’urbanisation ultérieure. Les constructions y sont subordonnées à la réalisation des équipements de desserte. Plusieurs phases de réalisation sont toutefois possibles.
A Macey, plusieurs secteurs NAa existants au document de P.O.S. précédent sont maintenus et nommés zones AUA dans le P.L.U. :
¾ à l'entrée Ouest du village,
¾ à l'entrée Sud-Est. Toutefois la zone est réduite au Sud de la RD 15b, afin de préserver le paysage et le panorama qui s'ouvre sur le finage depuis la forêt.
¾ Au lieu-dit Les Vieilles Vignes. Ce secteur est prolongé vers l’Est, sur des terrains déjà destinés à l’urbanisation dans le P.O.S. précédent, afin que l’urbanisation s’effectue jusqu’à l’entrée du village, face au lotissement de la rue Guillaume Apollinaire.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200566
D'autres secteurs sont délimités dans le cadre de la présente révision. En effet, de vastes parcelles situées derrière les constructions existantes, sur les pourtours du village, ont été classées en zone UC lors de l'élaboration mais elles ne sont pas desservies par la voirie et les réseaux.
Au regard des surfaces élevées concernées et de l'absence de viabilité, il est justifié d'urbaniser ces terrains avec une organisation d'ensemble. En effet, il convient d'éviter les constructions en rideau comme cela s'est réalisé rue de Turvenelle, avec les problèmes d'accès et de voisinage que cela peut engendrer, tout en évitant un gaspillage de l'espace.
¾ Quelques parcelles périphériques situées au Sud, à l'Est et à l’Ouest du village de Macey sont donc classés en AUA.
¾ Au Nord du village, la limite du secteur NAa existant est décalée jusqu'au petit chemin des Bioches afin de permettre une continuité urbaine avec les zones situées de part et d'autre.
A Mesnil-Vallon, le secteur existant est maintenu et étendu. Un espace boisé à créer d'une largeur de 10 mètres est reporté au plan afin de constituer une coupure végétale entre la zone d'habitat et le hangar agricole situé en limite de zone.
A Grange l'Evêque, le secteur NAa1 situé aux Dagues est maintenu en zone à urbaniser AUA. Une petite zone AUA est créée dans le prolongement du lotissement de Bel Air, sur la parcelle 344, à l'entrée Ouest du hameau. Pour des raisons de sécurité, il conviendra de ne prévoir qu'un seul accès sur la route départementale 60. Les lots devront prendre accès sur la voirie interne.
La surface totale des zones AUA atteint environ 25 hectares. La capacité d’accueil de ces surfaces s’élève entre 470 et 570 personnes.
Dans ces zones, il convient que soit réalisé un aménagement de qualité s’inscrivant dans une organisation cohérente de l’espace.
La réalisation de schémas d’organisation fonctionnelle permet de concevoir des principes d’aménagement favorisant une bonne desserte de ces ensembles fonciers et privilégiant un cadre de vie de qualité. Les schémas reproduits ci-après présentent ces principes (maillage des voiries, accroche au réseau existant, espaces verts,…).
Hypothèse d’aménagement du
secteur dit "Chemins des Accins"
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200567
Hypothèse d’aménagement du
secteur dit "Turvenelle"
Hypothèse d’aménagement du secteur dit
"Nord-Ouest"
Hypothèse d’aménagement du
secteur dit "Entrée Est"
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200568
Hypothèse d’aménagement du
secteur dit "Les Vieilles Vignes"
Hypothèse d’aménagement du
secteur dit "Mesnil-Vallon"
Hypothèse d’aménagement du
secteur dit "de la Voie Blanche"
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200569
Hypothèse d’aménagement du
secteur dit "Les Dagues"
Les règles sont similaires à celles énoncées pour le secteur UCb dans la mesure où ces zones sont appelées, à terme, à intégrer la zone urbaine.
L A ZONE AUL
C'est une zone destinée aux activités de loisirs et de sports.
Cette zone AUL a été définie sur le territoire de la commune. Elle correspond à une aire de jeux située à Grange l'Evêque, le long du chemin dit Voie Pillée.
Les règles édictées dans le règlement de la zone AUL sont les mêmes que celles de la zone UL et ont pour objectif de permettre une bonne intégration des constructions dans le paysage.
L ES ZONES AU
Ce sont des zones naturelles d'urbanisation future à vocation principale d'habitat. La constructibilité immédiate de ces terrains est interdite de manière à préserver les possibilités d'aménagement ultérieur. Leur ouverture à l'urbanisation ne pourra s'effectuer qu'après une modification ou révision du P.L.U.
Les zones AU constituent des réserves pour le développement de la commune.
Elles sont définies en continuité des zones urbaines du village et sont localisées :
¾ à Macey : à l'Ouest du village, chemin du Suchet. Cette zone recouvre globalement la zone NA définie par le précédent P.O.S.
¾ à Grange l'Evêque : les terrains situés au lieu-dit Noyer du Guet, face au lotissement des Dagues, sont classés en AU.
Au P.O.S. précédent, cette parcelle était classée en zone ND et en espace boisé classé à conserver. Mais la tempête du 26 décembre 1999 a détruit en grande partie cette pinède. Ce terrain présente l’avantage d’être accessible par la RD 15 et la RD 60. Une urbanisation des deux côtés de la voie permettra aussi de mieux identifier l’entrée dans le hameau.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200570
Il conviendra toutefois d’être très attentif à l’intégration paysagère de cette zone, car le site est localisé en crête et s’avère très visible. Dans cette optique, une bande de plantations à réaliser est délimitée en bordure de la RD 15.
A l'exception des installations techniques des services publics, les constructions de toute nature sont interdites en zone AU.
ZONE AGRICOLE
La zone A est une zone économiquement productive en raison de la richesse de son sol. C‘est une zone à vocation agricole qu'il convient de préserver de l'urbanisation. La zone A est la plus importante en terme de superficie.
Des limitations à l’utilisation du sol sont instaurées pour des raisons de sécurité. Ainsi, dans la zone soumise à des risques d’inondation, les sous-sols sont interdits. De même, afin de limiter les nuisances générées par le bruit de la circulation aux abords de l’autoroute et de la RN 60, les constructions devront respecter les normes d’isolement acoustique.
La plupart des règles édictées ont pour objectif d'assurer une bonne intégration dans le paysage des constructions qui sont autorisées. Il s’agit uniquement des constructions d’exploitation agricole ou nécessaires à l’activité agricole.
Pour favoriser leur intégration paysagère, un aménagement végétal à base d'essences locales est exigé autour des futures constructions.
ZONES NATURELLES
L A ZONE N
Il s'agit d'une zone naturelle à protéger en raison de la qualité biologique des milieux naturels et des paysages.
Cette zone comprend l'ensemble des massifs boisés du finage : la forêt domaniale de Macey au Sud, les "pseudo massifs" témoins de l'ancienne couverture boisée composée de pinèdes au Nord-Ouest du territoire, et les boisements proches de Grange l'Evêque.
La délimitation des zones N a été légèrement modifiée afin de correspondre aux réalités actuelles de ces massifs. Beaucoup de boisements ont en effet évolué par rapport au précédent P.O.S., notamment du fait des dommages causés par la tempête de décembre 1999.
Au vu de la diminution progressive des boisements sur le territoire de la commune depuis une quarantaine d'années et afin de protéger ces quelques masses boisées qui viennent ponctuer le paysage de Macey, la quasi totalité de la zone N est classée en espaces boisés classés à conserver.
Les prescriptions de la zone N ont donc pour objectif de protéger fortement le patrimoine naturel. De ce fait, les constructions de toute nature sont interdites, à l’exception des installations techniques d’intérêt général, des abris pour animaux et de l’aménagement, de la transformation ou de l’extension des constructions d’habitation existantes.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200571
L A ZONE NH
Il s’agit d’une zone correspondant à une construction isolée, située au Sud-Est du village de Macey, au sein de la zone agricole. Les prescriptions visent à permettre l’extension et la reconstruction après sinistre de cette construction qui n’est pas liée à l’activité agricole.
TABLEAU DES SURFACES
PLU Zonage (Ha) Bois classé (Ha)
A 1 666,21 10,58
UCa 29,78
UCb 35,95 0,42
AU 10,21
AUA 29,13 0,23
AUL 3,49
N 268,43 252,54
NH 0,35
UL 2,45
Total 2 046,00 263,77
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200572
Type de zone SUPERFICIE (Ha) En %
Agricole 1 666,21 81,44%
Naturel et forestier 268,78 13,14%
Habitat 65,73 3,21%
Habitat futur 29,13 1,42%
Réserve foncière 10,21 0,50%
Equipement et loisir 2,45 0,12%
Equipement et loisir futur 3,49 0,17%
Total 2 046,00 100,00%
MACEY - Révision n° 1 - Zonage
81,44%
13,14%
3,21%
1,42%
0,50%
0,12%
0,17%
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90%
Agricole
Naturel et forestier
Habitat
Habitat futur
Réserve foncière
Equipement et loisir
Equipement et loisir futur
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200573
CHAPITRE IV - LES AUTRES DISPOSITIONS DU P.L.U.
LES NUISANCES
L E RUISSELLEMENT DES EAUX PLUVIALES
Afin de prendre en compte les risques de ruissellement des eaux pluviales, une étude d’assainissement a été réalisée en 2001-2002. Elle met en évidence la nécessité de créer des bassins d’infiltration ou de stockage ainsi que des fossés pour stocker temporairement les eaux de ruissellement. Le P.L.U. prend en compte cette contrainte puisque plusieurs emplacements réservés ont été délimités de façon à réaliser ces aménagements.
L ES ZONES DE BRUIT
Les voies bruyantes sont repérées sur le plan des infrastructures de transports terrestres classées bruyantes. Selon le classement défini par l'arrêté préfectoral du 10 mai 2001, il s'agit de l'autoroute A5 et de la route nationale 60.
Les constructions réalisées aux abords des voies repérées comme bruyantes devront respecter les normes d'isolement acoustique définies par la législation en vigueur.
LES ESPACES BOISES CLASSES
Le finage de Macey présente un contexte végétal dont le rôle est primordial en terme d'environnement et de paysage. La municipalité souhaite protéger ce patrimoine naturel et a décidé notamment d'utiliser la procédure des espaces boisés classés.
La délimitation d'espaces boisés classés constitue une protection puisque, conformément à l'article L.130.1 du Code de l'Urbanisme, "le classement interdit tout changement d'affectation ou tout mode d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements".
Les coupes et abattages d'arbres sont soumis à autorisation, les défrichements sont interdits.
Les bois peuvent être exploités mais doivent retrouver, après exploitation, leur vocation de bois.
Par rapport au précédent P.O.S., dans lequel les espaces boisés classés étaient plutôt situés dans ou à proximité des zones urbanisées, notamment à Grange l'Evêque, le P.L.U. classe des éléments boisés davantage localisés en zone naturelle, à l'extérieur des villages.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200574
Font l'objet de la protection en espaces boisés classés :
- La forêt domaniale de Macey,
- les massifs boisés les plus importants qui ponctuent le finage.
Ces espaces sont inscrits en tant qu'éléments paysagers à renforcer ou à recomposer dans le Schéma Directeur approuvé le 20 avril 1999. Leur intérêt en termes de volume et de fronts boisés est très important.
LES ELEMENTS DU PAYSAGE IDENTIFIES AU TITRE DE L'ARTICLE L.123- 1.7
Parallèlement aux espaces boisés classés, la commune de Macey a souhaité identifier des éléments naturels de son territoire à protéger ou à mettre en valeur pour des motifs d'ordre esthétique et paysager.
Ces éléments peuvent être identifiés au titre de l'article L 123-1.7 du code de l'urbanisme, qui permet de leur assurer une préservation souple plus adaptée qu'un classement en espaces boisés à protéger.
La protection consiste à rappeler dans le règlement que "tous travaux ayant pour effet de détruire un élément de paysage tels qu’ils sont repérés sur le plan de zonage et non soumis à un régime d'autorisation doivent faire l'objet d'une autorisation préalable au titre des installations et travaux divers dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat".
Les éléments du paysage retenus sont :
- Le maillage de chemins et les haies qui leur sont associées, qui structurent les alentours des villages de Macey et de Mesnil-Vallon,
- Les bosquets relictuels de pinèdes et les bandes boisées, qui viennent compléter et rythmer le paysage marqué par les pseudo massifs et les boisements classés.
Ces éléments sont localisés sur le plan de zonage.
Il s'agit, au travers de ce recensement, d'attirer l'attention sur l'intérêt paysager que représentent ces éléments. L'essentiel est que ces structures de chemins et de bosquets soient préservées dans le temps, sans pour autant les figer dans leur état actuel. Les éléments pourront être déplacés, remplacés, recomposés, à partir du moment où la structure du paysage n'en est pas altérée.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200575
LES EMPLACEMENTS RESERVES
Ce sont des emplacements destinés à recevoir des équipements d'intérêt public.
Ces emplacements réservés sont délimités sur le plan de zonage et un numéro leur est affecté. La liste de ces emplacements réservés figure sur ce même plan.
25 emplacements réservés ont été retenus avec notamment pour objectifs la création d'un nouveau cimetière, l'aménagement d'un équipement de loisirs et de sports, l'aménagement de bassins de rétention, l'élargissement ou la création de voiries.
LES ANNEXES SANITAIRES
Les éléments relatifs à la desserte en eau, assainissement, ainsi qu'au ramassage des ordures ménagères sont décrits dans le document écrit n° 5. En outre, le réseau d'eau est reporté dans le document graphique n° 4 et le zonage d’assainissement est annexé au document écrit n° 5.
LES SERVITUDES
Le document écrit n° 4 et le document graphique n° 3 sont consacrés aux servitudes d'utilité publique. Il convient donc, pour plus de renseignements, de consulter ces documents.
PROTECTION DU PATRIMOINE ARCHEOLOGIQUE
Le potentiel archéologique de la commune de Macey est localisé sur le plan figurant en annexe n°2 du rapport de présentation. Trois zones affectées d’un seuil de surface permettent de hiérarchiser ce potentiel archéologique. Ces zones géographiques ne représentent que l'état actuel des connaissances et ne sauraient en rien présager de découvertes futures sur d'autres secteurs de la commune.
En conséquence, conformément à la loi n°2001-44 du 17 janvier 2001 relative à l’archéologie préventive, la Direction Régionale des Affaires Culturelles,
Service Régional de l'Archéologie
3, Faubourg Saint-Antoine
51037 - CHALONS-EN-CHAMPAGNE (tél.03.26.70.36.50)
demande que lui soient communiqués pour instruction les dossiers suivants :
- Pour les terrains situés à l’intérieur de la zone 500 délimitée sur le plan annexé : tous les dossiers de demande d'autorisation de permis de construire, de permis de démolir et concernant des installations et travaux divers affectant le sous-sol à partir de 500 mètres carrés,
- Pour les secteurs situés à l’intérieur de la zone 2000 délimitée sur le plan annexé : tous les dossiers de demande d'autorisation de permis de construire, de permis de démolir et concernant des installations et travaux divers affectant le sous-sol à partir de 2000 mètres carrés,
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200576
- Pour les terrains situés sur le reste du territoire de la commune (zone 10000) : tous les dossiers de demande d'autorisation de permis de construire, de permis de démolir et concernant des installations et travaux divers affectant le sous-sol de 10000 mètres carrés et plus.
Par ailleurs, cette même Direction souhaite être saisie pour instruction préalable des dossiers concernant les projets soumis à enquête (remembrements, routes), afin de pouvoir effectuer les interventions nécessaires en amont de ces travaux.
Enfin, il est indispensable de rappeler les textes suivants qui constituent le Code Législatif et Réglementaire de Protection et de Conservation du Patrimoine Archéologique :
- Loi du 27 septembre 1941 (validée et modifiée par l'ordonnance du 13 septembre 1945), particulièrement les articles 1 (autorisation de
fouilles) et 14 (découvertes fortuites).
- Loi du 15 juillet 1980 (articles 322.1 - 322.2 du nouveau Code Pénal) relative à la protection des collections publiques contre les actes de malveillance (dont destructions, détériorations de vestiges
archéologiques ou d'un terrain contenant des vestiges
archéologiques).
- Loi n°89-900 du 18 décembre 1989 relative à l'utilisation des détecteurs de métaux et décret d'application n°91-787 du 19 août 1991.
- Articles R.111-3-2 et R.111-21 du Code de l'Urbanisme (permis de
construire et prescriptions d'ordre archéologique).
- Loi n°2001-44 du 17 janvier 2001 relative à l’archéologie préventive.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200577
I II II I L LE ES S I IN NC CI ID DE EN NC CE ES S D DU U P P . .L L. .U U. . S SU UR R L L’ ’E EN NV VI IR RO ON NN NE EM ME EN NT T E ET T L LE ES S M ME ES SU UR RE ES S D DE E P PR RE ES SE ER RV VA AT TI IO ON N E ET T D DE E M MI IS SE E E EN N V VA AL LE EU UR R D DE E L L’ ’E EN NV VI IR RO ON NN NE EM ME EN NT T
PRISE EN COMPTE DES NORMES SUPRA-COMMUNALES
P RINCIPES FONDAMENTAUX DES DOCUMENTS D'URBANISME
Le plan local d'urbanisme tel que présenté dans ce rapport détermine les conditions permettant d'assurer :
- Un équilibre entre le développement urbain et la préservation des
espaces naturels, en respectant les objectifs du développement
durable. L’objectif de développement durable vise à satisfaire les besoins de développement et de santé des générations présentes sans compromettre la capacités des générations futures à répondre aux leurs.
- La diversité des fonctions urbaines et la mixité sociale dans l'habitat, en prévoyant des capacités de construction et de réhabilitation
suffisantes pour satisfaire les besoins présents et futurs en matière d’habitat, d’activités économiques, sportives et d'intérêt général,
d’équipements publics en tenant compte des moyens de transport et de la gestion des eaux.
- Le respect de l'environnement et des paysages, à travers une
utilisation économe et équilibrée de l'ensemble des espaces.
INCIDENCES DU P.L.U. ET MESURES D’ATTENUATION
• Renforcer la centralité sur Macey
Les grands axes de la politique communale traduits dans le P.L.U. ne devraient pas induire d’incidences majeures sur le site, l’environnement et le paysage.
Ce projet devrait conduire à valoriser le cadre de vie des habitants à travers l’amélioration des fonctionnalités urbaines et la préservation du patrimoine architectural et historique. L’accessibilité aux différents sites du village, et notamment au centre et aux équipements, sera facilitée par le développement des liaisons et des circulations douces.
L’urbanisation future est prévue de manière à renforcer la cohérence du tissu urbain dans le respect de sa logique topographique et de son ambiance végétale. L’intégration paysagère des futures constructions a été conçue de façon à minimiser les incidences sur le site, au travers de prescriptions visant à assurer la continuité urbaine et architecturale du village.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200578
De manière à réaliser une certaine mixité, les secteurs d'habitat permettent l'implantation d'activités compatibles avec leur caractère résidentiel.
En terme de ressources, la consommation d'espace pour l'urbanisation future de la commune est raisonnable par rapport à l'évolution de la population telle qu'elle peut être envisagée. Le projet de développement du bourg correspond davantage en effet à une restructuration de l’urbanisation qu’à une véritable évolution, puisque les zones à urbaniser restent situées à l’intérieur du village actuel ou en périphérie immédiate, ce qui induit peu d’incidences sur les espaces agricoles limitrophes.
L’extension de l’urbanisation va néanmoins induire une augmentation de l’imperméabilisation des sols, un accroissement de la consommation d’eau ainsi que de la production de déchets et des rejets d’eaux usées dans le milieu. Cependant, la réalisation d’un schéma directeur d’assainissement, intégré dans le P.L.U., permettra de gérer et de réduire les incidences des eaux usées sur le milieu.
En outre, le projet participe à la réduction des nuisances et à l’amélioration de la sécurité des habitants par le souci d’aménagement des entrées de village.
• Etoffer le hameau de Mesnil-Vallon
Les orientations d’aménagement du P.L.U. devraient contribuer à préserver le cadre de vie des habitants de Mesnil-Vallon par le respect de l’identité patrimoniale du hameau, architecturale et naturelle.
L’urbanisation future telle qu’elle est définie vise à assurer la continuité du tissu urbain. Les principes d’aménagement, les mesures en matière d’espaces verts et la réflexion sur les liaisons et l’amélioration de la sécurité à l’intérieur du hameau permettront de faciliter l’intégration du secteur à urbaniser.
Les incidences négatives induites par l’urbanisation à venir restent mineures au regard des surfaces concernées.
• Restructurer l’urbanisation à Grange l’Evêque
La gestion de l’espace est assurée à l’échelle intercommunale de façon à améliorer l’accessibilité et la continuité du territoire urbanisé et à limiter les impacts en matière de consommation des ressources.
Les liaisons entre les différents secteurs du village sont favorisées, la protection des éléments paysagers et du cadre de vie est recherchée, ainsi que l’amélioration de la sécurité.
• Réorienter l’urbanisation à la Grange-au-Rez
Le projet vise à réduire les nuisances, notamment sonores, et à offrir un cadre de vie amélioré et sécurisé aux futurs habitants par la réorientation de l’urbanisation tout en limitant la consommation d’espace.
• La mise en valeur des paysages urbains
La valorisation et la conservation du paysage et des éléments naturels qui caractérisent les villages de Macey, Mesnil-Vallon, Grange l’Evêque et la Grange-au-Rez auront une incidence positive sur la cadre de vie des habitants et sur les milieux naturels existants.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200579
• La préservation du paysage
Le paysage de Macey, à l’interface entre le Pays d’Othe et la Champagne crayeuse, est riche d’éléments boisés, forêt et bosquets, de haies et de chemins structurants qui sont protégés ou identifiés au travers du P.L.U. Par la sauvegarde de ces espaces et le maintien de la diversité biologique, le P.L.U. contribue à préserver l’identité et le potentiel environnemental de la commune.
La protection des espaces agricoles, dont la richesse agronomique et économique est importante, est assurée au travers du P.L.U.
• La gestion des eaux
La gestion des rejets d’eaux usées, intégrée dans le P.L.U., participe à la préservation des milieux.
Les orientations du P.L.U. visent parallèlement à réduire les impacts générés par le ruissellement des eaux pluviales au travers de prescriptions particulières.
LES ACTIONS A ENTREPRENDRE
Le P.L.U. est un outil de gestion quotidienne de l'urbanisme et d'instruction des autorisations d'occuper le sol. Il définit les droits attachés à chaque parcelle.
Il organise l'évolution du tissu urbain et maîtrise le développement spatial de la commune.
La mise en œuvre du plan, tel qu'il vient d'être défini, ne devrait pas poser de problème que la municipalité ne puisse résoudre.
Bien que souhaitant se développer, la commune désire conserver son caractère rural et résidentiel. L'urbanisation doit donc se poursuivre mais de façon raisonnable et cohérente. La capacité des sites pouvant être urbanisés tient compte de ce parti d'aménagement.
Dans les années à venir, la Municipalité devra donc engager des actions pour :
- Urbaniser en priorité les terrains encore libres en zone urbaine.
- Promouvoir un urbanisme aéré et maintenir le caractère d'habitat
individuel que présente la commune.
- Préserver et valoriser le cadre de vie.
- Renforcer les services de proximité.
- Valoriser et optimiser les investissements déjà réalisés en matière
d'équipement.
- Adapter les équipements publics aux besoins de la population.
- Promouvoir les espaces de loisirs et les espaces verts.
- Protéger le patrimoine culturel, historique et archéologique de la
commune.
- Protéger les zones agricoles.
- Veiller au respect de l'environnement et notamment faire appliquer la réglementation des espaces boisés classés.
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/200580
ANNEXE 1 : EMPLACEMENTS RESERVES
(Agrandissement au 1/2000e des emplacements réservés figurant au plan de zonage).
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/20051
MODE D'EMPLOI :
Si votre terrain est touché par un emplacement réservé pour une voie ou un ouvrage public, une installation d'intérêt général ou un espace vert :
- vous repérez sur les plans de zonage le numéro de référence de cette réserve ;
- vous recherchez dans le tableau ci-après cette référence ;
- ce tableau vous fournit la désignation de l'opération projetées sur cette réserve, et de la collectivité ou du service public qui en a demandé l'inscription dans ce Plan d'Occupation des Sols.
°°°°°°°°°°°°°
Il est rappelé que le Code de l'Urbanisme, dans son article L 123.9, fixe les dispositions suivantes, notamment :
(extraits)
Le propriétaire d'un terrain bâti ou non bâti réservé par un Plan d'Occupation des Sols pour un ouvrage public, une voie publique, une installation d'intérêt général ou un espace vert peut dès que le plan est opposable au tiers, même si à cette date une décision de sursis à statuer lui ayant été opposée est en cours de validité, exiger de la collectivité ou du service public au bénéfice duquel le terrain a été réservé qu'il soit procédé à son acquisition.
(...)
La collectivité ou le service public au bénéfice duquel le terrain est réservé doit se prononcer dans le délai d'un an à compter de la réception en Mairie de la demande du propriétaire. En cas d'accord amiable, le prix d'acquisition doit être payé au plus tard deux ans à compter de la réception en mairie de cette demande.
(...)
Le propriétaire d'un terrain partiellement réservé par un Plan d'Occupation des sols peut en requérir l'emprise totale dans les cas prévus aux articles L 13.10 et L 13.11 du Code de l'Expropriation pour cause d'utilité publique. (immeubles partiellement touchés rendant inutilisables dans des conditions normales la partie restante, terrain réduit au 1/4 de sa contenance totale et inférieur à 10 ares, exploitation agricole dans des conditions normales empêchée en raison des nouvelles dimensions - configuration - conditions d'accès de la parcelle - emprise partielle occasionnant un grave déséquilibre de la structure d'une exploitation agricole).
AUDART/SW/MJB/POS DE MACEY/REVISION N°1/H.10211 - Liste des emplacements réservés2
LISTE DES EMPLACEMENTS RESERVES
N° DESTINATION BENEFICIAIRE
SURFACE
APPROXIMATIVE
EN HA
1 Equipement de loisirs et de sports (Grange-
L’Evêque)
COMMUNE 0ha 32a
2 Création de voirie à 8 mètres (Macey) COMMUNE 0ha 02a 16ca
3 Création d'un nouveau cimetière (Macey) COMMUNE 1ha 43a
4 Aménagement d'un bassin de rétention (Grange-
L’Evêque)
COMMUNE 0ha 04a
5 Elargissement à 8 mètres du sentier de la Voie aux
Vaches (Mesnil-Vallon).
COMMUNE 0ha 01a 40ca
6 Création de voirie à 10 mètres (Macey) COMMUNE 0ha 03a 45ca
7 Elargissement à 8 mètres de la rue du Coquelet et
du chemin rural dit du Milieu (Grange-L’Evêque) COMMUNE 0ha 04a 00ca
8 Elargissement à 10 mètres du chemin rural dit du
Bas des Vignes (Grange-L’Evêque) COMMUNE 0ha 01a 40ca
9 Aménagement du virage de la RD 15 (Grange-
L’Evêque)
COMMUNE 0ha 24a 45ca
10 Aménagement d’un cheminement à 5 mètres
(Macey)
COMMUNE 0ha 01a 95ca
AUDART/SW/MJB/POS DE MACEY/REVISION N°1/H.10211 - Liste des emplacements réservés3
N° DESTINATION BENEFICIAIRE
SURFACE
APPROXIMATIVE
EN HA
11 Elargissement de voirie à 10 mètres (Macey) COMMUNE 0ha 00a 31ca
12 Création de voirie à 10 mètres (Macey) COMMUNE 0ha 02a 60ca
13 Aménagement d’un cheminement à 5 mètres
(Macey)
COMMUNE 0ha 03a 49ca
14 Elargissement de voirie à 10 mètres (Macey) COMMUNE 0ha 01a 42ca
15 Aménagement d’un cheminement à 5 mètres
(Macey)
COMMUNE 0ha 01a 20ca
16 Elargissement de voirie à 10 mètres (Macey) COMMUNE 0ha 07a 91ca
17 Création de voirie à 10 mètres (Macey) COMMUNE 0ha 02a 62ca
18 Création de voirie à 10 mètres (Macey) COMMUNE 0ha 03a 90ca
19 Elargissement de voirie à 10 mètres (Macey) COMMUNE 0ha 01a 12ca
20 Création de voirie à 10 mètres (Macey) COMMUNE 0ha 07a 13ca
21 Création de voirie à 10 mètres (Grange-L’Evêque) COMMUNE 0ha 05a 71ca
22 Création de voirie à 10 mètres (Grange-L’Evêque) COMMUNE 0ha 05a 54ca
AUDART/SW/MJB/POS DE MACEY/REVISION N°1/H.10211 - Liste des emplacements réservés4
TABLEAU RECAPITULATIF DES SUPERFICIES RESERVEES
PAR CATEGORIE DE BENEFICIAIRE
COMMUNE : MACEY
NUMEROS
EMPLACEMENTS
RESERVES
EMPLACEMENTS
RESERVES A
DES VOIES
EMPLACEMENTS
RESERVES A DES
EQUIPEMENTS
OU
AMENAGEMENTS
TOTAL DES
SUPERFICIES
RESERVEES PAR
BENEFICIAIRE
ETAT
DEPART.
1 à 23 COMMUNE 2, 5 à 22 1, 3, 4
ETABLIS.
PUBLICS
C.A.T.
TOTAL DES SUPERFICIES
RESERVEES PAR
DESTINATION
AUDART/SW/MJB/POS DE MACEY/REVISION N°1/H.10211 - Liste des emplacements réservés81
ANNEXE 2 : PLAN DU POTENTIEL ARCHEOLOGIQUE DE LA
COMMUNE
AUDART/CC/SW/MJB-MACEY/R1/211/Rapport. 27/10/2005APPROUVE PAR DELIBERATION DU CONSEIL MINICIPAL EN DATE DU : 14 décembre 20101
S O M M A I R E
- PREAMBULE
- EVOLUTION CHRONOLOGIQUE DU P.O.S./P.L.U.
- CHAPITRE 1 - MODIFICATION N°4
211_m4_a_rpr.doc2
P R E A M B U L E
Le document 0 BIS a pour but de réunir les annexes au rapport de présentation établies lors des différentes modifications du dossier de P.L.U. intervenues après la révision n° 1.
Il constitue en quelque sorte la mémoire de l'évolution de l'utilisation et de l'occupation du sol du territoire communal.
Chaque chapitre correspond à une intervention du type révision simplifiée, modification, mise à jour ou mise en compatibilité.
Aucune évolution du document n’ayant eu lieu depuis la révision n° 1, la première procédure figurant dans ce document est la modification n°4.
211_m4_a_rpr.doc3
EVOLUTION CHRONOLOGIQUE DU P.O.S./P.L.U.
PUBLICATION ................................................10.01.75
APPROBATION ..............................................13.06.85
MODIFICATION N°1 .......................................15.11.85
MODIFICATION N°2 .......................................21.07.88
MODIFICATION N°3 .......................................22.08.89
REVISION N°1 ................................................16.03.04
MODIFICATION N°4 .......................................14.12.10
211_m4_a_rpr.doc4
CHAPITRE 1
Modification n°4
211_m4_a_rpr.doc5
Le Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.) est un document évolutif qui peut être adapté lorsque le besoin s’en fait sentir.
Il apparaît aujourd’hui nécessaire de procéder à une adaptation du document afin de permettre à la commune de mieux gérer son développement.
Les adaptations proposées ne remettent pas en cause les options d’urbanisme du P.L.U. En conséquence, c’est la procédure de modification qui est utilisée conformément à l’article L.123-13 du Code de l’Urbanisme.
Cette procédure est tout à fait adaptée aux circonstances, les rectifications apportées étant partielles et limitées. En effet, elles ne portent pas atteinte à l’économie générale du projet d’aménagement et de développement durable, n’ont pas pour effet de réduire un espace boisé classé, une zone agricole, une zone naturelle et forestière ou une protection édictée en raison des risques de nuisance, de la qualité des sites, des paysages ou des milieux naturels, et ne comportent pas de graves risques de nuisance.
L E Z O N A G E ( P L A N S 1 A E T 1 B )
Secteur dit « Le Noyer du Guet », hameau de Grange l’Evêque
L’objet premier de la procédure de modification engagée est de permettre l’ouverture à l’urbanisation d’un nouveau secteur de la commune, dans le hameau de Grange l’Evêque, au lieu-dit « Le Noyer du Guet ». Cet espace, d’une superficie de 5,7 hectares, précédemment classé en zone à urbaniser AU, est reclassé dans sa partie nord en zone 1AUA (1) afin de permettre sa constructibilité immédiate. L’extension de l’urbanisation sur cet espace, inscrite comme l’une des orientations du développement communal dans son Projet d’Aménagement et de Développement Durable (page 5), doit permettre d’une part de renforcer l’identité du hameau par la valorisation des qualités paysagères du site et un aménagement respectueux des spécificités des lotissements limitrophes, d’autre part d’améliorer la circulation en entrée du hameau par la prise en compte des aspects sécuritaires sur la RD15 en bordure du secteur.
Une étude spécifique a donc été réalisée sur ce secteur à travers la conduite d’un Schéma d’Organisation Fonctionnelle privilégiant une approche environnementale de l’urbanisme. Dans ce cadre, un diagnostic du site a été réalisé afin de prendre la mesure des qualités et des contraintes en présence. L’étude a ainsi permis de mettre en avant les préoccupations suivantes :
- la meilleure intégration possible au site du point de vue de la topographie et de la trame ancienne (prise en compte des déclivités et des fossés existants pour la conception de la desserte et pour la gestion des eaux pluviales), de
l’accompagnement paysager (préservation du caractère boisé, maintien de zones de transition avec l’espace agricole, traitement planté de l’axe structurant), - une réelle qualité environnementale et sociale (organisation de la voirie propice à des orientations adéquates du bâti sur le plan énergétique, continuité des liaisons douces et des cheminements, connexion aux équipements publics et scolaires du hameau, respect de l’identité résidentielle des secteurs contigus de Bel Air et Les Dagues).
211_m4_a_rpr.doc6
L’aménagement proposé pour le secteur (voir schéma ci-dessous) est traduit dans le P.L.U. à travers :
- le plan de zonage (plan 1a), sur lequel ont été reportés des flèches d’accroche à la trame viaire existante ou projetée ainsi qu’une bande de 10 mètres sur le pourtour de la zone au titre des éléments de paysage à protéger (article L.123-1-7 du code de l’urbanisme) afin de protéger la ceinture boisée existante. A noter que la bande de plantations à réaliser en bordure de la RD15 est maintenue telle que figurant déjà au plan.
- les orientations d’aménagement (document 2), avec l’introduction d’une nouvelle orientation sur le secteur « Le Noyer du Guet » (page 12) mettant en évidence les principes d’aménagement retenus.
Hypothèse d’aménagement pour le secteur
Les orientations principales sont la définition d’une hiérarchie de voirie claire et lisible (structurante pour relier le secteur à la trame viaire du hameau, secondaire pour la desserte interne), la mise en place de cheminements doux insérés dans la ceinture de boisements existants à préserver sur les pourtours de la zone, la continuité des liaisons avec le reste du hameau et vers les espaces naturels, la préservation des itinéraires agricoles, l’intégration des problématiques de gestion des eaux de pluie avec l’aménagement possible d’un espace de recueil tampon à l’extrémité nord-est du secteur.
Un phasage est possible dans la réalisation avec une première tranche sur la partie nord dont l’esprit d’aménagement se rapproche du secteur de Bel Air, et une seconde tranche dans la partie à l’identité plus proche du lotissement des Dagues.
Il est à noter que la partie sud du secteur, pouvant être appréciée comme un secteur d’extension à plus long terme de l’urbanisation, est maintenu dans son classement en zone AU. Ce détachement est lié au caractère d’espace agricole de ce secteur situé au-delà de la ligne électrique et marquant une certaine rupture dans le paysage. L’anticipation d’une éventuelle extension sur cette partie sud du secteur est néanmoins prévue avec le positionnement d’accroches futures de voies possibles.
211_m4_a_rpr.doc7
Mise à jour du zonage
La procédure de modification engagée est l’occasion de procéder à l’actualisation du zonage, certains espaces précédemment classés en zone à urbaniser AUA présentant aujourd’hui toutes les caractéristiques des zones urbaines (terrains équipés, desservis, construits) et pouvant donc être reclassés en zone UC. Evoluent ainsi vers un classement en zone UCa ou UCb :
A Macey
- la partie ouest du secteur dit « Turvenelle »,
- la partie ouest du secteur dit « Nord-Ouest » (rue Pierre de Coubertin), - la partie sud du secteur dit « Entrée Est » (La Voie d’en bas), le long de la rue du Moulin,
- la partie intermédiaire et centrale du secteur dit « Les Vieilles Vignes »,
A Mesnil-Vallon
- la partie sud-ouest du secteur dit « Mesnil-Vallon ».
Les zones AUA sont en outre renommées 1AUA afin d’afficher le caractère urbanisable de ces zones à court ou moyen terme, et les zones AU sont renommées 2AU afin d’afficher le caractère urbanisable de ces zones à plus long terme (zones dites de réserves foncières pour le moment inconstructibles).
Echéancier prévisionnel des zones à urbaniser
L’ouverture à l’urbanisation du secteur dit « Le Noyer du Guet » est l’occasion pour la commune de mener une réflexion sur la hiérarchisation de l’ensemble de ses zones à urbaniser à vocation principale d’habitat.
Il apparaît en effet souhaitable de définir une stratégie d’ouverture progressive des espaces, afin de mieux réguler et échelonner dans le temps le développement de la commune, ceci pour répondre de façon adaptée aux besoins en matière d’équipements et de services à la population.
Il s’agit aussi de s’inscrire dans l’esprit du futur Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) de la région troyenne, dont le projet arrêté le 25 février 2010 par le syndicat d’Etudes de Programmation et d’Aménagement de la Région Troyenne (DEPART) défini un potentiel d’urbanisation à l’horizon 2020 pour les communes comprises dans son périmètre telle que Macey. Cette réflexion permet ainsi un premier pas vers la compatibilité du P.L.U. avec ce document cadre qui s’imposera aux documents d’urbanisme communaux après son approbation.
Pour ces différents motifs, un échéancier prévisionnel est introduit dans le P.L.U. afin de définir un rythme d’ouverture progressif à l’urbanisation des zones 1AUA. Sont ainsi dénommées 1AUA (1) les zones dont l’ouverture à l’urbanisation est envisagée à l’horizon 2020, et 1AUA (2) les zones dont l’ouverture à l’urbanisation est reportée à après 2020. Cette échéance d’une dizaine d’années s’inscrit avec les orientations du projet de SCoT.
En ce sens, les orientations retenues pour la hiérarchisation des zones à urbaniser à vocation principale d’habitat peuvent être explicitées de la manière suivante :
211_m4_a_rpr.doc8
A Macey
Le secteur dit « Entrée Est » (La Voie d’en bas) apparait comme le plus à même de répondre aux objectifs du Projet d’Aménagement et de Développement Durable de la commune : son positionnement est proche de la centralité et des équipements, sa localisation lui confère un rôle important dans le liaisonnement des espaces existants, son développement s’inscrit dans le respect de la topographie villageoise et contribue à l’étoffement du cœur de village.
Le secteur dit « Turvenelle » peut être considéré comme un espace intermédiaire en continuité directe avec le tissu existant, dont l’urbanisation s’est développée progressivement côté ouest, et dont la superficie restante à urbaniser apparaît limitée. Son ouverture à l’urbanisation immédiate est donc maintenue.
Les 3 autres secteurs (« Chemin des Accins », « Nord-Ouest », « Les Vieilles Vignes ») apparaissent davantage comme des espaces en extension sur les contours du village. Le report de leur ouverture à l’urbanisation à partir de 2020 se justifie par le fait que la commune souhaite d’abord combler les espaces libres situés à l’intérieur du tissu avant de développer les abords du village.
A Mesnil-Vallon
Le secteur dit « Mesnil-Vallon » constitue un espace résiduel d’extension du hameau dans sa partie est. Des constructions récentes ont en effet été réalisées et ont permis d’étoffer le tissu dans sa continuité. L’urbanisation du reste du secteur n’apparaît donc pas aujourd’hui prioritaire au regard des objectifs du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (préservation du centre ancien, densification mesurée pour relier et désenclaver le lotissement situé au sud du hameau, amélioration de la sécurité routière). Cet espace est donc classé en zone 1AUA (2).
A Grange l’Evêque
La réponse aux besoins de renforcement du hameau est apportée, dans le cadre de l’évolution du P.L.U., via l’ouverture à l’urbanisation du secteur dit « Le Noyer du Guet ».
Le secteur dit « de la Voie Blanche » s’inscrit comme un espace intermédiaire entre les secteurs des Dagues, du Noyer du Guet et de Bel Air. Son ouverture à l’urbanisation à l’horizon 2020 est donc maintenue dans un souci de cohérence et de continuité. Le secteur dit « Les Dagues » classé en zone 1AUA (2) peut quant à lui constituer, à terme, un secteur de complément de l’urbanisation du hameau.
En conclusion, l’urbanisation des zones à urbaniser est conditionnée par le respect de l’échéancier prévisionnel suivant :
Zones 1AUA (1) Zones 1AUA (2)
Ouverture à l’urbanisation immédiate Ouverture à l’urbanisation à partir de 2020
En terme de surfaces en ouverture immédiate, le travail de hiérarchisation et de régulation des espaces à urbaniser permet à la commune de disposer d’un potentiel de zones 1AUA (1) de 12 hectares à l’horizon 2020.
Les zones 1AUA (2) représentent quant à elles un potentiel à urbaniser de 14,3 hectares à partir de 2020, à même de répondre aux préoccupations d’un
développement communal progressif et mesuré.
211_m4_a_rpr.doc9
Emplacements réservés
Les emplacements réservés à la réalisation de bassins de rétention des eaux pluviales sont revus dans le cadre de la présente procédure, certains ayant été réalisés, d’autres étant à déplacer ou ne s’avérant plus nécessaires. Peuvent donc être supprimés sur le plan les n°4, 21, 22 et 25. L’emplacement n°8 est également à supprimer en raison de l’abandon du projet (virage RD15).
L E S O R I E N T A T I O N S D ’ A M E N A G E M E N T ( D O C U M E N T 2 )
Le document Orientations d’aménagement est modifié en conséquence des évolutions de zonage et en cohérence avec les options de régulation retenues pour les zones à urbaniser.
Ainsi, le document évolue sur les points suivants :
- les conditions d’aménagement des différentes zones à urbaniser de la commune sont précisées avec l’introduction de l’échéancier prévisionnel ;
- les orientations d’aménagement définies sur les différents secteurs sont adaptées en terme de délimitation de zones du fait de l’évolution de certains espaces vers un reclassement en zone UC. Certains principes d’aménagement, notamment en matière de desserte des espaces, sont revus à la marge (secteurs dits
« Turvenelle », « Les Vieilles Vignes » et « Mesnil-Vallon ») du fait de la réalisation de voiries.
- une nouvelle orientation d’aménagement est insérée sur le secteur dit « Le Noyer du Guet ». Les principes retenus pour ce secteur sont exposés en complément au schéma.
Ces principes répondent aux enjeux de réalisation d’un espace à vocation résidentielle de qualité offrant, notamment à travers son traitement paysager et environnemental, la garantie d’une grande cohérence avec le reste du tissu du hameau et le respect des composantes du site.
Doivent ainsi être respectés, dans le cadre de l’aménagement de la zone, les principes suivants :
1. Création d’un axe de desserte structurant relié aux routes départementales n°15 et n°60, appuyé par un mail planté et un cheminement piéton,
2. Mise en place de voiries secondaires pour assurer la desserte interne du secteur,
3. Création d’un axe de desserte dans la partie nord-est du secteur relié à une liaison douce destinée à assurer la continuité des cheminements piétonniers et notamment écoliers avec le centre du hameau,
4. Préservation et aménagement d’une ceinture périphérique d’espaces boisés, incorporant une liaison douce, permettant le recueil des eaux pluviales, et constituant une zone de transition avec les espaces agricoles.
211_m4_a_rpr.doc10
L E R E G L E M E N T ( D O C U M E N T 3 )
Modifications d’ordre général
La procédure de modification engagée par la commune est l’occasion de mettre à jour le règlement du P.L.U. pour tenir compte des évolutions législatives et réglementaires et notamment de la réforme des autorisations d’urbanisme entrée en vigueur le 1er octobre 2007. Ainsi, les modifications suivantes sont apportées :
- dispositions générales et annexes : mise à jour des rappels (champ d’application des autorisations d’urbanisme), actualisation des annexes code de l’urbanisme, espaces boisés, définitions.
- articles 1 et 2 : les intitulés des paragraphes sont supprimés afin d’éviter toute référence à un régime d’autorisation ou de procédure qui ne serait plus identifié par le code de l’urbanisme depuis la réforme. Cette modification est sans incidence sur les types d’occupation et d’utilisation du sol interdits ou soumis à conditions particulières tels qu’ils ont été définis pour chaque zone dans le cadre de la révision n°2 du P.L.U.
- les exceptions relatives à la reconstruction des constructions détruites par sinistre aux différents articles du règlement sont supprimées, les dispositions générales rappelant les dispositions du code de l’urbanisme applicables en la matière (la reconstruction à l’identique d’un bâtiment détruit ou démoli depuis moins de 10 ans étant autorisée de fait).
Modifications particulières
La présente procédure de modification est aussi l’occasion d’adapter ou de compléter certaines des dispositions du règlement, qui, à l’usage, se révèlent inadéquates ou insuffisantes. Les modifications particulières suivantes sont donc apportées au règlement.
Dans toutes les zones
- L’article 11 est modifié en ce qui concerne les prescriptions relatives aux toitures, sur les points suivants :
o Afin de permettre aux constructeurs de concevoir des bâtiments plus
performants sur le plan de l’énergie ou du développement durable, une disposition est ajoutée pour autoriser les toitures terrasses ou à une pente si elles sont destinées à être végétalisées ou à retenir les eaux pluviales ;
o Un complément est également apporté pour ne pas s’opposer à l’installation de panneaux solaires ou photovoltaïques, dans l’objectif de permettre le développement de l’utilisation des énergies renouvelables sur la commune ;
o La disposition relative aux tons des couvertures de couleur rouge vieilli, induisant à la fois une restriction importante et des interprétations
différenciées, est remplacée par une interdiction des tons gris, gris-bleu et ocre, qui sont des tons non traditionnels et s’intégrant peu dans le paysage villageois ;
211_m4_a_rpr.doc11
o Une règle est introduite pour interdire les toitures utilisant des tuiles de formes inadaptées au contexte local (exemple : tuile canal…), afin de
préserver les spécificités du tissu communal et l’identité locale.
En zone 1AUA
- L’article 2 est modifié afin de supprimer la règle conditionnant l’autorisation des opérations d’aménagement à un minimum de lots. En effet, cette règle s’avère contraignante pour la réalisation de petites opérations pouvant permettre de répondre au développement du tissu communal de manière progressive et mesurée. En outre, cette disposition imposant un nombre minimal de lots est jugée illégale sur le plan du droit de l’urbanisme.
- L’article 3 est complété en matière de voirie afin de permettre la réduction des emprises minimales à 6 mètres en cas de desserte secondaire ou mixte, ceci dans l’objectif de contribuer, par le principe de hiérarchisation des voies, à une meilleure lisibilité des espaces et à la réalisation de voies de gabarits adaptés en fonction du niveau de desserte.
- A l’article 13, la règle portant sur le pourcentage d’espaces verts des
aménagements futurs est reformulée afin de permettre une distribution des plantations plus large à l’échelle des opérations, en accompagnement le long des voies par exemple. Un renvoi aux orientations d’aménagement est introduit dans ce sens. Enfin, une disposition nouvelle est insérée afin d’inciter au maintien des plantations existantes sur les terrains.
En zone N
- L’article 2 est modifié afin de permettre la réalisation de constructions annexes en complément d’une construction d’habitation existante. Le règlement dans sa rédaction actuelle autorise en effet déjà les abris de jardins mais ne mentionne pas la possibilité d’édifier un garage ou une remise par exemple, qui, de par leurs faibles dimensions, présentent un caractère accessoire au regard de la construction principale à laquelle elles sont liées.
L E S A N N E X E S S E R V I T U D E S D ’ U T I L I T E P U B L I Q U E ( P L A N 3 E T D O C U M E N T 4 )
La procédure de modification est l’occasion de mettre à jour les servitudes d’utilité publique qui s’appliquent sur le territoire communal.
La servitude PT1 (relative aux transmissions radioélectriques concernant la protection des centres de réception contre les perturbations électromagnétiques) relative au centre de Montgueux, instituée par décret du 20 février 1975, a été abrogée par décret du 24 août 2005. En conséquence, le plan n°3 sur lequel sont reportées les servitudes d’utilité publique et le document 4 « liste des servitudes d’utilité publique » sont modifiés de façon à supprimer cette servitude.
211_m4_a_rpr.doc12
A N N E X E S S A N I T A I R E S ( P L A N 4 E T D O C U M E N T 5 )
Une actualisation du plan du réseau d’alimentation en eau potable est réalisée dans le cadre de la présente procédure de modification afin de tenir compte des dernières extensions.
En conséquence, les agrandissements du plan figurant en annexe du document écrit n°5 sont également actualisés.
A N N E X E P L O M B ( D O C U M E N T 7 )
Conformément à l’article R.123-13 du Code de l’Urbanisme, l’arrêté préfectoral du 7 mars 2002 classant l’ensemble du département de l’Aube en zone à risque d’exposition au plomb est annexé au P.L.U.
Un document écrit n°6 « Annexe zone à risque d’exposition au plomb » est donc créé.
I M P A C T D E C E S M O D I F I C A T I O N S
Ces quelques modifications, peu conséquentes, ont pour objectif de garantir le maintien du cadre de vie dans la commune tout en permettant la poursuite d’un développement maîtrisé et durable.
En matière d’urbanisme et de paysage, l’étude d’un schéma d’organisation fonctionnelle sur le secteur dit « Le Noyer du Guet » et sa traduction dans le P.L.U. visent à répondre aux exigences communales en matière de qualité de l’aménagement, de respect des composantes du site, de prise en compte réelle des préoccupations environnementales.
211_m4_a_rpr.doc