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unknown - V 4d SDA RapportFinal
Document publié le Vendredi 16 avril 1993 par la commune de Viols-le-Fort.
Lien du pdf (unknown - V 4d SDA RapportFinal)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes,
DEPARTEMENT DE L’HERAULT
COMMUNE DE VIOLS LE FORT
ASSAINISSEMENT DES EAUX USEES
SCHEMA DIRECTEUR
Collecte, transport et traitement
RAPPORT FINAL
Ingénieurs Conseils
ETUDES, MAITRISE D’ŒUVRE, CONTROLE
AFFERMAGE ET MAITRISE D’OUVRAGE DELEGUEE
Maître d'ouvrage :
Commune de VIOLS LE FORT
Le Maire,
Bureau d’Etudes :
Be.M.E.A.
Mas Caussignac
1140 Avenue des Moulins
34080 MONTPELLIERCommune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 2
SOMMAIRE
I. PRESENTATION ................................................................................................. 3
II. URBANISME ....................................................................................................... 3
III. HABITATS ET POPULATION ............................................................................. 4
III.1. Habitats ......................................................................................................................4
III.2. Populations .................................................................................................................5
IV. CONTEXTE ENVIRONNEMENTAL .................................................................... 6
IV.1. Contexte climatique ....................................................................................................6
IV.2. Contexte géologique et hydrogéologique ....................................................................6
IV.3. Contexte hydrologique ................................................................................................7
IV.4. Gestion et usages de l’eau .........................................................................................7
IV.5. Milieu naturel et patrimoine .........................................................................................8
IV.6. Conclusion sur les contraintes environnementales .....................................................8
V. ETAT ACTUEL DE L’ASSAINISSEMENT .......................................................... 9
IV.1. Situation de l’assainissement autonome .....................................................................9
IV.2. Situation de l’assainissement collectif .......................................................................10
IV.2.1. Le réseau de collecte des eaux usées ..................................................................... 10 IV.2.2. La station d’épuration ............................................................................................... 13 IV.2.3. Conclusion sur l’assainissement collectif .................................................................. 19
VI. SCHEMA DIRECTEUR D’ASSAINISSEMENT ..................................................20
V.1. Zonage d’assainissement ..........................................................................................20
V.1.1. La zone d’assainissement non collectif ..................................................................... 20 V.1.2. Zone d’assainissement collectif ................................................................................. 21
V.2. Travaux de réhabilitation du réseau des eaux usées .................................................22
V.3. Extension de la station d’épuration ............................................................................23
V.4. Récapitulatif de la dépense .......................................................................................25
V.5. Programme hierarchisé .............................................................................................26
V.6. Impact des travaux sur le prix de l’eau .......................................................................26
Liste des figures
Figure 1 : Localisation géographique – Extrait des fonds topographiques de l’IGN sous cartoexplorer – Echelle graphique ;
Figure 2 : Contexte géologique - Extrait de la carte géologique - Echelle :1/50.000 Figure 3 : Contexte hydrogéologique – Extrait de la carte géologique – Echelle :1/50.000. Figure 4 : Plan du réseau des eaux usées – Echelle : 1/2.500
Figure 5 : Plan du réseau de la station – Echelle : 1/250
Figure 6 : Zonage d’assainissement – Echelle : 1/1.5000.
Figure 7 : Travaux de réhabilitation du réseau des eaux usées – Echelle : 1/1.2500. Figure 8 : Plan des travaux sur la station – Echelle : 1/250.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 3
I. PRESENTATION
La commune de VIOLS LE FORT se situe à environ 25 kms au Nord-Ouest de Montpellier dans le département de l’Hérault (Figure 1). Elle fait partie du Canton de Saint Martin de Londres. Implantée à l'écart de la route départementale 986 à laquelle elle est reliée par les routes départementales 113 & 32.
Les communes limitrophes au territoire communal sont :
Saint Martin de Londres au Nord ;
Argellier à l’Ouest ;
Viols en Laval à l’Est.
Le territoire communal couvre une superficie de 1276 hectares et se compose de deux
ensembles:
une dépression approximativement de forme ovale, située au nord-est de la commune et
s'inclinant du nord vers le sud jusqu'à la cote 225 environ où elle est limitée par des
talwegs drainant les eaux de ruissellement. Cette dépression au relief heurté se prolonge
vers l'ouest en s'élevant et en se resserrant progressivement autour de la route
départementale 32 ;
Une séries de reliefs boisés au pentes raides limite cette dépression: au nord, l'altitude
s'élève rapidement selon la pente assez régulière de la montagne la Célette qui culmine à
550 m NGF, tandis qu'au sud la topographie est plus irrégulière, marquée par la présence
de points dominants en "Puech".
Il s'en suit, sur l'ensemble de la commune, une dominance très nette des espaces naturels
avec 1213 hectares de bois et 234 hectares de garrigues.
II. URBANISME
La commune de VIOLS LE FORT est pourvue d’un PLU datant du 16 avril 1993 qui a fait l’objet d’une modification approuvé le 22 avril 2005.
Sur l'ensemble du territoire communal, on observe une dominance de petites et moyennes propriétés. La commune bénéficie, malgré l'existence d'anciennes constructions isolées, d'un habitat groupé. L'identité culturelle de Viols le Fort réside dans le fait que la ville a conservé ses remparts.
Trois zones d'urbanisation co-existent:
• UA: quartier ancien dit « le Fort» qui est l'établissement initial. Il est, de fait, constitué
de 3 quartiers qui convergent vers la place de la Mairie.
• UD : une 1 ère extension a été réalisée au Lieu-dit «Les moles» par la création d'un
lotissement communal. Il s'agit d'un habitat moderne.
• II et III NA : elles sont équipées de constructions individuelles sur de grandes
parcelles. Existent également un complexe médical pour handicapés et un foyer pour
personnes agées.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 4
• La zone IV NA est une zone d'activités avec 7 parcelles, toutes occupées.
Pour les zones constructibles, la superficie foncière disponible est estimée à 20 hectares. La potentialité est d’environ 258 logements supplémentaires.
III. HABITATS ET POPULATION
III.1. Habitats
En dépit de l'existence de quelques habitations anciennes isolés, le bâti est resté groupé autour
du centre ancien du village.
1975 % 1982 010 1990 % 1999 %
Résidences Principales 141 77,90% 177 72,84% 247 81,52% 332 88,53%
Résidences
Secondaires 26 14,36% 25 10,29% 25 8,25% 30 8,00%
Logements Vacants 14 7,73% 41 16,87% 31 10,23% 13 3,47%
TOTAUX 181 100% 243 100% 303 100% 375 100%
Les résultats des deux derniers recensements montrent bien un fort accroissement
du parc des résidences principales (+ 9.5 RS 1 an). On observe pour les neuf dernières années une augmentation globale annuelle moyenne de 8 logements.
En 2005, le parc total est estimé à environ 500 logements avec la répartition suivantes :
- 470 résidences principales (94 %),
- 15 résidences secondaires (3 %),
- 15 logements vacants (3 %).
Il convient de noter que sont compté dans les résidences principales la maison de retraite et le centre d’handicapé qui compte 26 appartements.
A terme PLU, le parc total est estimé à 100 logements supplémentaires pour la commune soit un parc de logement de 600. Selon la répartition actuelle des différents types d’habitats, on obtiendrait :
- 564 résidences principales (94 %),
- 18 résidences secondaires (3 %),
- 18 logements vacants (3 %).Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
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III.2. Populations
Depuis 1975 la population sédentaire de la commune n'a donc jamais cessé de croître.
A contrario la moyenne du nombre d'habitants par résidence principale baisse et se situe
aux environs de 2,6 personnes par foyer.
Il n'existe aucune donnée précise sur la population supplémentaire estivale ou sur la
population de pointe estivale. En conséquence celles-ci ont été estimées sur la base d'une
moyenne de l’ordre de 4 personnes par résidence secondaire.
1975 1982 1990 1999 2005
Nombre de Résidenœs Principales 141 177 247 332 470
Nbre Habitants / Résidence Principale 2,92 2,79 2,71 2,57 2,1
POPUlATION HIVERNALE 411,72 493,83 669,37 853,24 1 000
arrondi à 412 494 669 853 1 000
Nombre de Résidences Secondaires 26 25 25 30 15
Habitants / Résidence Secondaire 4 4 4 4 4
Population Estivale Supplémentaire 104 100 100 120 60
POPULATlON DE POINTE ESTIVALE 516 594 769 973 1 060
En tenant compte du PLU actuel, l’évolution de la population globale pourrait être la suivante :
Année Estimation 2005
Terme PLU
(horizon 2030)
Population
sédentaire 1 000 1 700
Population estivale 60 100
Population totale 1 060 1 800Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
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IV. CONTEXTE ENVIRONNEMENTAL
IV.1. Contexte climatique
Le climat est de type méditerranéen, sec l’été et assez humide pendant les intersaisons.
Les températures moyennes oscillent entre 14 et 15 ° C. Le minimal est à 7 °C en hiver et le maximal est de 23 ° C en été.
Les précipitations annuelles moyennes sont d’environ 670 mm pour des valeurs d’évapotranspiration comprises entre 1 200 et 1 500 mm.
IV.2. Contexte géologique et hydrogéologique
• Contexte géologique (Figure 2)
La commune de Viols Le Fort est entièrement située sur des terrains calcaires du Jurrassique (secondaire) avec du Nord au Sud :
1. J9 : Kimméridgien supérieur – calcaires au niveau du Bois de Mounié et Nord du Bois de Laval ;
2. J7 : Kimméridgien inférieur – calcaires au niveau du Sud du Bois de Laval ; 3. J2 : Bathonien – dolomies massives calcaires au niveau du Mas de Richard ; 4. J6 : Oxfordien supérieur – calcaires au niveau du village ;
5. J8-9 : Portlandien te Kimméridgien – calcaire au sud du Village.
A noter sur ce secteur, la présence de nombreuse faille.
• Contexte hydrogéologique (Figure 3)
Les aquifères du secteur sont uniquement représentés par les aquifères karstiques profonds dont leur extension dépendent de la configuration de la roche-réservoir. L’importance de la fracturation implique des ressources importantes et de profondeurs variables ;
D’après les données de la DDASS de l’Hérault, aucun périmètre de protection immédiat ou rapproché ne concerne la commune de VIOLS LE FORT.
La commune de Viols le Fort est concernée par trois périmètres de protection éloignés de captages réservés à l'alimentation en eau potable :
la source du Lez (commune de St-Clément la Rivière) ;
le forage des Moulières (commune de La Boissière) ;
le forage du Planas (commune de La Boissière).Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
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IV.3. Contexte hydrologique (figure 4)
Il n'existe aucun cours d'eau significatif ou important sur le territoire communal. Des écoulements se produisent dans les talwegs immédiatement après les épisodes pluvieux significatifs mais le sous-sol karstique limite l'extension de ceux-ci. La majorité des eaux s'infiltre dans les calcaires jurassiques fracturés et perméables en grand.
De ce fait il n'existe pas de nappe superficielle importante en effet les eaux cheminent dans les calcaires pour atteindre la nappe karstique dont le niveau d'étiage se situe entre 80 et 100 mètres NGF.
Le territoire communal appartient au bassin versant de La Mosson et de ses affluents et se situe en limite du périmètre éloigné de la source du Lez.
Le rejet de la station d'épuration s'effectue dans un fossé de thalweg qui rejoint le ruisseau de l'Arnède au régime intermittent (objectif de qualité lA - excellente) et qui rejoint la rivière La Mosson (qualité lA - excellente jusqu'à Grabels à maintenir) en dessous du village de Vailhauquès.
Ce thalweg draine les eaux pluviales du secteur avec un écoulement de type « oued ». La station d’épuration est située en zone inondable avec des vitesses moyennes (voir chapitre 17 à 19 du présent document). Il reçoit également les eaux traitées par la station d’épuration. D’après la carte IGN n°2742 de Ganges, ce fossé coule de façon permanente à partir de sa confluence avec la Combe Singla jusqu’au pied du Saut des Aigles soit sur environ 1 km. A partir de ce point, il semble se perdre dans une faille (localisée sur la carte géologique de Montpellier) pour resurgir en amont de Cantagrils soit 1 km plus bas.
Situé dans le périmètre de protection éloigné de la source du Lez, ce thalweg est une zone vulnérable en raison des phénomènes de soutirage par pertes (source rapport de l’hydrogéologue agrée sur la délimitation des périmètres de protection de la source du Lez). La première perte visible est située à environ 1 km en aval du rejet de la station actuelle. Depuis la station jusqu’à cette perte, il ne semble pas avoir de phénomène de soutirage si bien que le ruisseau est permament. D’après les préconisation de l’hydrogéologue agréé, ces talwegs ne doivent plus constitués de points de rejets de station d’épuration collectives ou individuelles sans qu’il ait été procédé à une étude approfondie des modalités de traitement, donnant l’assurance d’une neutralisation acceptable, ou des possibilités de dispersion de l’effluent en dehors de ces zones.
IV.4. Gestion et usages de l’eau
La commune de VIOLS LE FORT est alimentée en eau potable par le Syndicat du Pic Saint Loup.
La distribution et la facturation de l’eau sont assurées par la SAUR.
Au 31/12/2003, la consommation annuelle sur la commune est :
o de 56 400 m3 pour 476 abonnés particuliers soit 118,5 m3/abonnés.
Sur la base de ces chiffres, la consommation journalière par habitant est de 150 l (valeur normale pour ce type de village soit 150 l/j/hab).Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 8
IV.5. Milieu naturel et patrimoine
La commune de VIOLS LE FORT est concernée par 1 Z.N.I.E.F.F.2 (Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique) avec :
Montagne de Celette (type II).
Il y a aussi sur la commune présence d’une Z.I.C.O. (Zone Importance pour la conservation des oiseaux) : il s’agit de la ZICO LR14 appelée HAUTES GARRIGUES DU MONTPELLIERAIS. Elle couvre une superficie de 636,14 hectares et concerne les espèces suivantes : Busard Cendré, Aigle de Bonelli, Vautour Percnoptère, Grand duc d’Europe, Circaète Jean-le-blanc et Rollier d’Europe.
D’autre part, on ne recense pas de sites classés dans le territoire communal.
La commune fait partie du SAGE du Lez, de La Mosson et des Etangs Palavasiens.
Il convient de noter les secteurs suivant de la commune :
Gorges de l’Hérault : proposition de site d’intérêt communautaire (Natura 2000 – Directive européenne « habitats naturels » ;
Hautes garrigues du montpelliérais : Zone de protection spéciale (Natura 2000 – Directive européenne « Oiseaux ».
Le risque d’inondation est identifié comme moyen et périurbain.
Le risque de feu de forêt est identifié comme fort.
IV.6. Conclusion sur les contraintes environnementales
La contrainte environnementale majeure est le rejet dans le thalweg qui est une zone sensible située dans le périmètre de protection éloigné de la source du Lez.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
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V. ETAT ACTUEL DE L’ASSAINISSEMENT
Ce chapitre a été élaboré sur la base de l’étude de zonage d’assainissement et du diagnostic de réseau établi par le BCEOM respectivement en 2000 et 2003. Le zonage a été approuvé en enquête publique.
IV.1. Situation de l’assainissement autonome
Il existe 147 habitations équipées de système d’assainissement autonome. Elles sont pour la plupart situées au Nord de la commune classé en zones IIINa, NC et Nd. Il s’agit de secteur semi-aggloméré où, pour une majorité d’habitation, il n’y a pas de contraintes défavorables à la mise en place de système d’assainissement non collectif.
D’après l’étude de zonage d’assainissement réalisée en 2003 par BCEOM, les zones suivantes resteront en assainissement non collectif :
• Zone ND et NC du POS
Les zones agricoles et naturelles du POS ne sont pas des secteurs urbanisables. Elles ont été laissées par défaut en zone d'assainissement non collectif. Des contraintes de sol et d'habitat sont présentes mais ne justifient pas la mise en place d'une solution collective.
• Zone 1 : Sabels -la Crouzette (26 habitations)
Il s'agit d'une petite zone au Nord-Ouest du village de Viols le Fort. Sa capacité d'urbanisation est assez importante. Des contraintes de sol et d'habitat sont présentes mais ne justifient pas la mise en place d'une solution collective.
• Zone 2°: Les Saulasses (24 habitations)
Ce secteur qui compte actuellement 24 habitations, se trouve à plus d'un kilomètre des réseaux d'assainissement existants. Sa capacité d'urbanisation est assez importante. Des contraintes de sol et d'habitat sont présentes mais ne justifient pas la mise en place d'une solution collective.
• Zone 3°: La Portaliere (27 habitations)
Ce secteur de la commune qui compte actuellement 27 habitations, se trouve à moins d'un kilomètre des réseaux d'assainissement existants. Ce secteur de la commune approche de sa capacité d'urbanisation. Des contraintes de sol et d'habitat sont présentes mais ne justifient pas la mise en place d'une solution collective.
• Zone 4°: Le Pouget (6 habitations)
Il s'agit d'une petite zone au Nord-Est du village de Viols le Fort. Sa capacité d'urbanisation est assez faible. Des contraintes de sol et d'habitat sont présentes mais ne justifient pas la mise en place d'une solution collective.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
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• Zone 5°: Le Triol (12 habitations)
Il s'agit d'une zone au Nord-Est du village de Viols le Fort. Sa capacité d'urbanisation est assez importante. Des contraintes de sol et d'habitat sont présentes mais ne justifient pas la mise en place d'une solution collective.
D’après ce zonage, il ne resterait plus que 95 habitations en zone d’assainissement non collectif.
IV.2. Situation de l’assainissement collectif
La commune de VIOLS LE FORT est desservie par un système de collecte des eaux usées et une station de traitement de type lit bactérien.
IV.2.1. Le réseau de collecte des eaux usées
Le réseau de collecte des eaux usées dessert la quasi-totalité de la zone U, Ua et Ub et une partie des zones IINA, IIINa et IVNa.
• Caractéristiques (Figure 5)
o Longueur gravitaire = 6 288 ml ;
o Nombre de regard = 195 ;
o Nombre de déversoir = 0 ;
o Nombre de poste de refoulement = 0 ;
o Longueur refoulement = 0 ml ;
o Nombre d’abonnés = 329 en 2003 dont 5 communaux ;
o Volume facturé sur l’assainissement en 2003 = 38 987 m3 ;
o Industrie : néant.
Sur la base du nombre d’abonnés au réseau et de la répartition des habitations sur la commune, on peut estimer le nombre d’habitant raccordé au réseau suivant le tableau suivant :
Abonnés Nombre d’habitant
par logement
Populations
correspondantes
94% Résidences principales 310 2,1 651 3% Résidences secondaires 10 4 40 3% Logements Vacants 9 0 0 Total 329 - 691
En 2005 la population raccordée à la station varie donc de 650 habitants permanents en basse saison à environ 700 habitants en pointe estivale.
A court terme, on peut estimer qu’entre 750 et 800 personnes seront raccordées en période de pointe estivale sur le système de traitement des eaux usées de la commune.
Le réseau est géré par la SAUR. D’après le compte rendu d’exploitation, la SAUR a réalisé 25 interventions sur le réseau suite à des bouchages par accumulation de matières. 1705 ml de réseau ont été curés de manière préventive.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 11
• Résultats du diagnostic de BCEOM
Un diagnostic du réseau a été établi en 2000 par BCEOM.
Il est proposé ci-dessous une synthèse des résultats. Pour plus de détail, le rapport final est proposé en annexe.
Les principales observations avant la campagne d'inspection vidéo étaient les suivantes: • le réseau collecte un volume et un flux d'eaux usées tout à fait en rapport avec les six cent habitants raccordés,
• les eaux parasites de temps sec sont inexistantes,
• les eaux parasites de temps de pluie sont limitées, et le retour à la normale après la pluie est rapide,
• beaucoup de problèmes sont rencontrés au niveau des regards (défauts hydrauliques, intrusions de racines, dépôts, ...).
La situation pouvait donc laisser espérer un réseau dans un état globalement correct.
La campagne d'inspection vidéo a été réalisée pour vérifier l'éventuelle présence de racines entre les regards, et rechercher les causes des fréquentes obstructions sur certains tronçons.
Le résultat de ces inspections fait apparaître des réseaux extrêmement dégradés, essentiellement en raison de mauvaises conditions de pause.
Le remplacement de 2000 m de réseaux représenterait un montant de 250 000 € H.T., qui pourrait être subventionné à 80%, laissant à la charge de la commune un montant de 48 000 € H.T. Des actions de réhabilitation pourraient être envisagées sur ces réseaux après un complément d'inspection vidéo et un aménagement de l'accès à l'aval des Môles.
Un programme de travaux identifiés est proposé en complément pour remédier aux autres dysfonctionnements (intrusions d'eaux de pluie, amélioration de l'écoulement, ...). Le montant de ce programme est de 90000 € H.T., et pourrait également faire l'objet de subventions.
A l'horizon du POS, la population raccordée au réseau a été estimée à 850 habitants. Le dimensionnement à 1 000 E.H. des nouveaux ouvrages d'épuration permettra de disposer d'une certaine marge de manoeuvre.
Les principaux chiffres sont synthétisés dans ce tableau :
Désignation Résultats Charges hydrauliques mesurées à l’exutoire
Temps sec/nappe basse 77,7 m3/j Temps de pluies De 92 à 141 m3/j pour des pluies de 9 à 30 mm
Eaux claires parasites permanentes
Mesurée par temps sec/nappe basse 300 l/h Eaux claires parasites pluviales
Surface active déduite des mesures 1 950 m2Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 12
• Résultats de nos mesures
Dans le cadre de notre mission, nous avons réalisé une campagne de mesure à l’exutoire du réseau soit en entrée de station en plusieurs campagnes :
Temps secs nappe basse (13 au 16 août 2005)
Temps de pluie (7 au 9 septembre 2005);
Temps de ressuyage (10 au 14 septembre 2005).
Les résultats sont synthétisés ci-dessous (les graphes sont présentés en annexe).
Désignation Résultats Charges hydrauliques mesurées à l’exutoire
Temps sec/nappe basse 78,5 m3/j Temps sec/nappe haute (ressuyage) 91 m3/j Eaux claires parasites permanentes
Mesurée par temps sec/nappe basse 1,0 m3/h Mesurée par temps sec/nappe haute 1,3 m3/h Eaux claires parasites pluviales
Surface active déduite des mesures 2 500 m2 Surface active mise en évidence par BCEOM dans le
diagnostic
1 950 m2
Ces mesures montrent deux phénomènes importants :
Présence d’eaux claires parasites permanentes en période de temps sec/nappe basse et en période de réssuyage ;
Intrusion importante d’eaux de pluie.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 13
IV.2.2. La station d’épuration
Le système de traitement des eaux usées de la commune de VIOLS LE FORT a été mis en
service en 1981. Il s’agit d’une station de type lit bactérien faible charge avec deux lagunes de
finition d’une capacité nominale de 500 E.H . Les rejets de la station d'épuration s'effectuent dans
un fossé de thalweg qui rejoint le ruisseau de l'Armède affluent de la rivière La Mosson.
• Caractéristiques (Figure 5)
Type : lit bactérien faible charge
Année de construction : 1981 (constructeur TERLY) ;
Emplacement : parcelles n° 825, 827 & 828 de la section B ;
Capacité nominale : 500 E.H. ;
Volume journalier : 85 m3 /j (ratio utilisé = 170 l/j/habitant) ;
Charge journalière : 21 kgDBO5/j (ratio utilisé = 42 g/j/habitant) ;
Niveau de rejet nominal : non connu ;
Rejet : fossé.
Cette station est directement alimentée gravitairement par le réseau.
D’après les plans de récolement et les visites de terrains, la station est composée de :
D’un poste de relevage carré Longueur = 1,56 m, largeur = 1,56 m équipé de deux pompes PUMPEX données à 27 m3/h. Nous avons étalonné ces pompes à 18 m3/h pour la pompe 1 et 17 m3/h pour la pompe n°2. Ce poste est équipé d’un panier dégrilleur ;
D’un décanteur digesteur type fosse IMHOFF d’un Ø utile de 5,4 m soit une surface de 20 m2 et d’un volume de 86 m3 ;
D’un lit bactérien d’un Ø utile de 6,2 m soit une surface utile de 30 m2 et un volume de garnissage estimé à 60 m3;
De deux lagunes de décantation d’une superficie de Lagune 1 : 1 464 m2. et Lagune 2 : 828 m2 soit 2 292 m2. Signalons que la lagune 1 a été curée 2002 ; De 2 lits de séchage d’une superficie totale 2*25 m2 = 50 m2 ;
Sur la base de 60 g de DBO5/j/hab, la station a une capacité d’environ 350 E.H. en charge massique.
A noter que cette capacité de traitement est largement inférieure à la population sédentaire actuelle estimée raccordée (en 2005) à 750 personnes et à laquelle correspond une population estivale de pointe estimée en fonction du nombre de résidences secondaires à 850 personnes.
Les derniers bilans effectués sur la station montrent que les charges hydrauliques et
organiques semblent souvent dépassées.
Capacité
nominale Bilan SA TESE 1992
Bilan SA TESE
1996
Bilan BCEOM
1999
Charge hydraulique
Journaliere 85 m
3 65 m3 103 m3 78 m3
Charge organique
journalière
21 kg de DB05. 24 kg de DB05 1 18 kg de DB05 28 kg de DB05Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 14
D’après le compte rendu d’exploitation de l’année 2004, la SAUR signale de nombreux dysfonctionnement de la station d’épuration notamment du à son sous-dimensionnement et aux dysfonctionnement du réseau. En fin, l’exploitant signale l’absence de destination des boues produites par la station.
• Diagnostic des ouvrages
Dans ce chapitre, nous allons déterminer la capacité des ouvrages existants en fonction des critères de dimensionnement actuellement utilisés pour le calcul des stations d’épuration de type lit bactérien faibles charges et en utilisant les ratio actuels soit 200 l/j/hab et 60 g de DBO5/j/hab pour une capacité de traitement de 700 habitants qui correspond à la population de pointe raccordée à la station.
Les résultats sont indiqués dans le tableau ci-après au fil de l’eau.
Ouvrages Critères
dimensionnement/capacit
é théorique
Capacité réelle Conclusion
Poste de
refoulement
Débit de pointe = 17,5 m3/h 1 pompes de 17 m3/h
et 1 pompes de 18 m3/h
Pompes suffisantes.
.
Décanteur-
digesteur
Vitesse ascensionnelle =
1,5 m/h Su = 11,67 m2
Temps de séjour = 1,5 h
Vu = 84 m3
Vu = 86 m3
Su = 20 m2
Ouvrage limite en volume
Lit bactérien
faible charge
Charge volumique = 0,2
kgDBO5/m3.j
Charge hydraulique = 5
m3/m2.j
Vutilegarnissage = 210 m3
Sutile = 84 m2
Le volume actuel de
garnissage (60 m3)
permet de traiter une
charge massique de 12
kg de DBO5 soit 200
EH sur la base de 60
g/DBO5 par jour.
Cet ouvrage est sous-
dimensionné en volume de
garnissage.
Pour traiter les 700 habitants
raccordés, il faudrait passer en
fonctionnement forte charge.
Bassin de
lagunage
12 m2/EH La surface des lagunes
(2 292 m2) permet de
traiter une capacité de
190 EH
Sur la base d’un rendement à 88
% (source bilan 24 h), la pollution
carbonée en entrée de lagune
serait de 150 EH. La taille des
lagunes serait suffisante.
Cependant, le premier bassin sert
d’ouvrage de décantation ce qui
ne contribue pas à améliorer le
traitement. En outre, il semble
que la lagune 2 a du mal à se
remplir ce qui laisse penser à un
problème de fuite.
Lits de
séchage
1 m2/5 EH
140 m2
La surface actuelle est
de 50 m2 soit 100 EH
Ouvrage insuffisant
Cette analyse permet de déterminer les ouvrages limitant de la station d’épuration de VIOLS LE FORT qui sont :
Lit bactérien ;
Filière boues ;
Traitement tertiaire.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 15
A l’heure actuelle, la station ne fonctionne pas en faible charge mais plutôt en moyenne charge ce qui explique les rendements moyens de la station. Les boues se retrouvent dans les bassins de lagunage ce qui n’améliore pas leur fonctionnement.
Autre point à signaler, c’est l’absence de stockage des boues. A l’heure actuelle, elles sont stockées dans les lits de séchage.
Dans l’optique de réutilisation des ouvrages génie civil existant, nous avons réalisé des mesures au scléromètre. Cet appareil permet de tester la résistance du béton existant. Les mesures ont été réalisées sur le poste de refoulement (2 points), le décanteur-digesteur (5 points) et sur le lit bactérien (7 points) (voir localisation sur Figure 5). Sur chaque point, il a été réalisé 10 mesures. Les résultats moyens par point sont présentés ci-dessous.
Poste de refoulement
Point Valeur en N N/mm2 soit MPA
1 40
2 38,9
Décanteur-digesteur
1 40
2 42
3 41
4 42
5 40
Lit bactérien
1 42
2 40
3 40
4 39
5 45
D’après le tableau VERITAS, la valeur seuil pour un béton classe 55 (350 kg) à 28 jours est de 25 MPA. On note que pour l’ensemble des ouvrages les valeurs obtenues sont largement au-dessus de la valeur limite. Le génie civil des ouvrages est donc en bon étatCommune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 16
• Résultats du bilan 24 h
Le diagnostic de la station a été réalisé à partir de visite de terrain et d’un bilan 24 h avec mesure du débit et prélèvement d’échantillon sur 24 h en entrée et en sortie du lit bactérien. Il a également été réalisé des prélèvements ponctuels en sortie de la première lagune (accès à la sortie de la deuxième lagune pas possible).
Un bilan 24 h a été réalisé du 11 au 12 août 2005. Les principaux résultats sont transcrits ci-dessous.
Résultat du bilan entreé/sortie de la station
Prélèvement Poll Entrant Poll Sortant m3 m3/j m3 m3/j
Charge
hydraulique
Diur 6 h – 14 h 31,71
81,18
31,71
81,18 Diur 14 h – 22 h 33,70 33,70
Noct 22 h – 6 h 15,77 15,77
Prélèvement Poll Entrant
Poll Sortant lit
bactérien
Poll sortant
lagune 1
mg/l kg/j mg/l kg/j mg/l
DBO5
Diur 6 h – 14 h 260
22,32
23
2,53
7
Diur 14 h – 22
h 310 39 6
Noct 22 h – 6 h 230 31 27
DCO
Diur 6 h – 14 h 840
175,70
250
24,63
41
Diur 14 h – 22
h 4100 360 58
Noct 22 h – 6 h 690 290 90
MES
Diur 6 h – 14 h 400
100,88
150
15,50
14
Diur 14 h – 22
h 2500 230 13
Noct 22 h – 6 h 250 190 27
Charge de la station
Charge nominale
(station existante) Charge reçue
Taux de
remplissage
Volume 85 m3/j 81,18 m3/j 96 %
DBO5 21 kg/j 22,32 kg/j 106 %
EH 350 372 106%Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 17
Estimation du rendement en sortie du lit bactérien
Poll Ent en
kg/j Poll Sort en kg/j Rendement en %
DBO5 22,32 2,53 88
DCO 175,70 24,63 86
MES 100,88 15,50 84
D’après ces mesures, la station présente de rendement épuratoire moyen pour une filière lit bactérien faible charge. En outre, notre bilan confirme que la station est surchargée (confirmation des mesures réalisées par le BCEOM).
Les prélèvements ponctuels réalisés en sortie de la lagune 1 montre que le niveau de rejet respecte les prescriptions techniques minimales définies par l’arrêté du 21 juin 1996 (chapitre I, section 2, article 4) : « Au point de rejet, la température de l’effluent épuré doit être inférieure à 30° C et son pH compris entre 5,5 et 8,5 ». En outre, l’article 13 précise les obligations de résultat : « les performances minimales des ouvrage de traitement biologique sont : - soit un rendement de 60 % sur la DBO5 ou la DCO – soit une concentration maximale des effluents traités de 35 mg/l de DBO5 ».
• Etude hydraulique de la parcelle de la station d’épuration
La station d’épuration est située dans un talweg qui alimente le ruisseau de l’Arnède affluent de la Mosson. Par fortes précipitations, ce ravin peut connaître des crues spectaculaires (octobre 1999 par exemple). Ces montées d’eau peuvent créer des dégâts sur les ouvrages notamment sur les bassins de lagunage (octobre 1999 par exemple).
Le ravin passe actuellement dans une canalisation Ø 500 mm sous la digue est des lagunes.
Le but de l’étude est de déterminer l’impact des crues sur la parcelle de la station avec détermination des vitesses d’écoulement et du niveau des plus hautes eaux atteintes.
Au droit de la station, le talweg draine un bassin versant de 16 km2 qui peut être découpé en deux bassins versants distincts :
1. Bassin versant du bois de Mounié situé en grande partie sur la commune de Viols Le Fort ;
2. Bassin versant du ravin du Roussières qui draine une partie de la commune de Viol en Laval. Il existe dans ce bassin versant un bassin de rétention sur la commune de Viols en Laval en amont de la RD 113. Ce bassin versant a fait également l’objet d’une étude hydraulique par SIEE en 2003 dont le but est de prévenir le risque d’inondation dans le quartier de Peyres Canes point bas de ce bassin versant.
Le point de confluence de ces deux bassins versants se situe au dessus du cimetière implanté en bordure de la RD 127 soit environ 500 m en amont de la station d’épuration.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 18
L’altitude des ces bassins versant varient de 500 m à 220 m NGF.
Les terrains constituant ces bassins versants sont karstiques ce qui signifie des ruissellements faibles. Cependant, dans un souci de sécurité, nous faisons l’hypothèse que le karts est saturé et que les terrains superficiels se comportent avec des ruissellements classiques. Compte tenu de l’occupation des terrains actuels, nous avons retenue un coefficient de ruissellement de 35 %. Pour une période de retour de 100 ans, la valeur doit être augmentée du fait de la saturation des couches superficielles. Il est de 52 % pour une période de 100 ans.
Les principales caractéristiques de ces bassins versants sont les suivantes :
Bassin versant 1 2 Superficie 6 km2 10 km2 Longueur 6 500 m 7 000 m Pente moyenne pondérée 3,6 % 2,5 % Coefficient de ruissellement 0,35 0,35
Les débits au droit de la station d’épuration ont été calculés à partir de la méthode rationnelle qui s’applique parfaitement aux petits bassins versants :
C*i*A
Q =----------------
360
avec Q = débit en m3/s
C = coefficient de ruissellement
i= intensité pluviométrique en mm/h
A = surface du bassin versant en ha
L’intensité de la pluie a été calculée avec les coefficients de Montana déterminés à partir des données pluviomètriques de la station de Nîmes-Courbessac qui, bien que éloigné, est la plus représentative des évènements de la région de Viols Le Fort.
En fin, les calculs de débit proposé ci-dessous ne tiennent pas compte de la présence du bassin de rétention sur le bassin versant 2 et des éventuels aménagements proposés dans le dossier de SIEE.
Les débits calculés au droit de la station sont les suivants :
Période de retour Débit en m3/s
10 ans 85,60
20 ans 107,00
50 ans 136,95
100 ans 171,19
Afin de déterminer la vitesse et la hauteur d’eau au droit de la parcelle de la station d’épuration, nous avons réalisé un profil en long et deux profils en travers (un aval de la station et un en amont). Pour le calcul des lames d’eaux, le ravin peut être assimilé à un ruisseau en forme de V avec une pente de 1 %.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 19
La côte des plus hautes eaux atteintes et la vitesse d’écoulement au niveau des deux profils sont transcrites dans le tableau suivant :
Période de
retour
Profil amont station Profil aval station
Niveau des Plus
Hautes Eaux en
m NGF
Vitesse en m/s Niveau des Plus
Hautes Eaux en
m NGF
Vitesse en m/s
10 ans 218,9 1,20 218,81 1,33 20 ans 219,09 1,30 218,91 1,38 50 ans 219,5 1,42 219,30 1,47 100 ans 220 1,55 219,52 1,53
Les valeurs données ci-dessus sont surévaluées car elles ont été calculées sans tenir compte du bassin de rétention situé à Viols en Laval. Cependant, elles permettent de simuler l’écoulement des eaux en situation la plus défavorable.
La côte des plus hautes eaux au droit de la station passe de 220 m NGF à 219,5 m NGF.
Les côtes au niveau de la lagune varient de 217,80 m NGF à 218,88 m NGF. Les bassins sont donc concernés par les inondations à partir de la pluie de période de retour 10 ans ce qui est normal car ils sont construits dans le lit du ravin.
Pour la filière « lit bactérien », la côte moyenne du terrain est de 219,10 m NGF. Cette filière est concernée par des pluies de période 50 ans et 100 ans avec des hauteurs d’eau maximum de 40 cm par rapport au terrain naturel. Compte tenu des vitesses d’écoulement, le risque est minime pour le décanteur-digesteur et le lit bactérien. En revanche, les lits de séchage pourraient être endommagés pour une pluie de période de retour 100 ans.
IV.2.3. Conclusion sur l’assainissement collectif
Le réseau d’assainissement de la commune de VIOLS LE FORT est globalement en bon état avec quelques problèmes structuraux connus et bien localisés. Les différentes études ont montrées que ce réseau est sensible aux intrusions d’eaux parasites permanentes et pluviales. Les eaux parasites permanentes n’ont pourtant pas été localisées au cours du diagnostic de BCEOM. Il semblerait qu’une partie de ces eaux proviennent de la branche du secteur des Moles qui a présenté de nombreuses anomalies au cours des passages caméras. La présence de ces eaux entraîne des dysfonctionnements importants de la station (perte de boues notamment). Il convient donc d’entreprendre une recherche précise de ces eaux parasites afin de caler le programme de travaux notamment sur la branche du secteur des Moles.
Les dysfonctionnements de la station proviennent des problèmes rencontrés sur le réseau et d’une surcharge de la station. En outre, le traitement final par lagunage est situé en zone inondable avec des vitesses d’écoulements assez fortes ce qui présente un risque pour les bassins. Il convient donc d’envisager à cours terme une extension de la station d’épuration qui intègre cette particularité.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 20
VI. SCHEMA DIRECTEUR D’ASSAINISSEMENT
Suite aux différentes propositions émises dans les études précédentes, la commune a choisi son zonage d’assainissement (étude BCEOM en 2003). Ce zonage a été approuvé en enquête publique.
V.1. Zonage d’assainissement
Le zonage d’assainissement de la commune serait le suivant (Figure 6):
Zone d’assainissement collectif : la zone actuellement desservie et les zones suivante Les Moles (4 habitations) et les zones à urbaniser : Lac du Tailleur, Cassillac, Milan, Soulas et La Condamine ;
Zone d’assainissement non collectif : les zones suivantes Sabels-La Crouzette, Les Saulasses, La Portalière, Le Pouget, le Triol et les zones ND et NC du POS.
V.1.1. La zone d’assainissement non collectif
Elle concerne environ 100 installations.
Sur les zones constructibles, la répartition de logement est la suivante :
Zone Nombre d’habitation
existante
Nombre d’habitation
supplémentaire
possible
Nombre totale
d’habitation à terme
PLU
Sabels – La Crouzette 26 26 42 Les Saulasses 24 23 47 La Portalière 27 7 34 Le Pouget 6 3 9 Le Triol 12 11 23 TOTAL 95 70 155
Sur cette zone, les populations concernées sont :
Situation actuelle
2005
Situation future à terme PLU
Horizon 2030
Population totale raccordée
en pointe estivale (*) 360 500
(*) tient compte des résidences secondaires et de centres d’accueil : camping, gîtes, hôtel...etc.
Par assainissement non collectif ou assainissement individuel, il faut entendre tout système d'assainissement effectuant la collecte, le prétraitement, l'épuration, l'infiltration ou le rejet des eaux usées domestiques des immeubles non raccordés au réseau public d'assainissement.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 21
V.1.2. Zone d’assainissement collectif
Sur les zones constructibles, la répartition de logement est la suivante :
Zone Nombre d’habitation
existante
Nombre d’habitation
supplémentaire
possible (*)
Nombre totale
d’habitation à terme
PLU
Zone actuellement
desservie
329 40 369
Le Lac des Tailleurs 0 28 28 Les Moles 4 0 4 Cassillac 0 56 5 Milan 0 4 4 Soulas 0 5 5 La Condamine 0 55 11 TOTAL 333 188 521 (*) Les estimations de logement supplémentaire ont été établies en calculant les superficies actuellement non bâties, des prévisions du POS actuellement en vigueur sauf pour les zones suivantes : Lac du Tailleur, Cassillac et La Condamine qui risque de faire l’objet d’une modification de classement dans le cadre de la révision du PLU avec un passage en zone à lotissement. Le calcul a été réalisé en prenant 30 % de superficie pour les espaces publics (voirie, espaces verts, …etc) et une superficie de 500 m2 par logement.
Sur cette zone qui sera traitée par une seule unité de traitement, les populations concernées sont :
Situation actuelle
2005
Situation future à terme PLU
Horizon 2030
Population totale
raccordée en pointe
estivale (*)
700 1 300
(*) tient compte des résidences secondaires et de centres d’accueil : camping, gîtes, hôtel...etc.
Pour les futures zones d’assainissement collectif, il n’est pas prévu d’extension du réseau public d’assainissement. Pour ces zones, les coûts afférents au raccordement sur les réseaux existant resteront à la charge du privé. Ils ne généreront pas d’investissement supplémentaire pour la collectivité.
La population totale actuelle est supérieure à la capacité de la station. En conséquence, un programme de travaux sur la zone d’assainissement collectif doit être entrepris avec :
1. Fin de la réhabilitation des réseaux en vue de l’élimination des eaux parasites et des problèmes structuraux ;
2. Extension de la station d’épuration.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 22
V.2. Travaux de réhabilitation du réseau des eaux usées
Le programme de travaux a été établi en fonction des résultats de l’étude B.C.E .O.M. Il sera affiné avec les mesures de terrain proposées par secteur qui permettront d’affiner et de compléter ce diagnostic (Figure 7)
• Travaux d’élimination des eaux parasites pluviales
Le diagnostic de BCEOM a mis en évidence une surface active d’environ 2000 m2. Des tests à la fumée ont été réalisés pour localiser les anomalies. Le programme de travaux préconisé par le BCEOM a été réalisé en 2003.
Seul les gouttières privées n’ont pas été déconnectées.
• Travaux de curage préventif des antennes sensibles
Le réseau du lotissement des Vignes est très mal posé, de nombreuses flaches en témoignent. Toutefois, cet état ne justifie pas son renouvellement.
Il est proposé de réaliser un curage soigné de tout ce secteur au minimum une fois par an.
De même, et avec une même fréquence, les antennes amont du centre village devront être curées.
Ces travaux vont engendrés un coût de fonctionnement supplémentaire de 1 500 € H.T./an.
• Travaux d’élimination des problèmes d’écoulements dans les regards
Travaux réalisés en 2003.
• Renouvellement et/ou réhabilitation des canalisations
Les travaux des secteurs du Calvaire /Ecole et du Stade ont été réalisés en 2003.
Les travaux restant à faire sont les suivants :
Localisation Nature des travaux Coût estimatif en
€ H.T.
Anomalies
Lotissement
des Môles (*)
Remplacement de 450
ml de réseau, 22
regards et des
branchements
160 000,00 Fissures, perforations, entrées de
racines, flache, effondrement
70 EH raccordés sur le tronçon
TOTAL 160 000,00 -
Deux secteurs posent encore des interrogations. Il s’agit de la canalisation des Moles jusqu’à la station (Tronçon de 950 ml) et le reste de la canalisation du stade depuis la partie qui a été refaite jusqu’à la station soit 350 ml.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 23
Les travaux sur le secteur des Moles (descente à la station) ont fait l’objet d’une étude comparative de différentes solutions.
La solution retenue est la suivantes : mise en place d’une poste de refoulement au niveau du secteur des Moles et création d’une canalisation de refoulement en direction du village.
Les travaux à réaliser sont les suivants :
o Création d’un poste de refoulement pour 100 EH
o Création d’une canalisation de refoulement de 480 ml (raccordement en passant par le lotissement des Moles vers le regard 173
Les coûts de cette solution sont :
• Coût d’investissement : 90 000,00 € H.T. ;
• Coût d’exploitation : 1 500,00 € H.T.
V.3. Extension de la station d’épuration
1. Charge à traiter
Nombre E.H Volume
(m3)
DBO5
(kg/j)
DCO
(kg/j)
MES
(kg/j)
Ntk
(kg/j)
Pt
(kg/j)
Ratio utilisé pour le calcul des E.H. 150 l (*) 60 g 140 g 90 g 10 g 4 g
Situation actuelle 700 125 (**) 42 98 63 7 2,8
Situation future 1 300 215 (**) 78 182 117 13 5,2
(*) ratio obtenue actuellement sur la commune
(**) NdrEH*ratio +volume eau parasite non éliminé
Le nouveau projet de station devra être dimensionné sur 1 300 E.H.
2. Niveau de rejet requis
Le choix de la filière de traitement se justifie notamment par les exigences du milieu récepteur.
Le bassin-versant de la Mosson n’est pas retenu comme zone sensible à l’eutrophisation dans l’arrêté du 23 novembre 1994. Aucune exigence particulière relative au traitement de l’azote et du phosphore n’est par conséquent fixée pour le traitement des eaux.
Sur la capacité à traiter (1300 EH), le projet sera soumis à déclaration. Le niveau de traitement devra donc permettre le respect des prescriptions techniques minimales définies par l’arrêté du 21 juin 1996 (chapitre I, section 2, article 4) : « Au point de rejet, la température de l’effluent épuré doit être inférieure à 30° C et son pH compris entre 5,5 et 8,5 ». En outre, l’article 13 précise les obligations de résultat : « les performances minimales des ouvrage de traitement biologique sont : - soit un rendement de 60 % sur la DBO5 ou la DCO – soit une concentration maximale des effluents traités de 35 mg/l de DBO5 ».Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 24
Compte tenu des caractéristiques hydrologique et hydrogéologique du milieu récepteur et de la présence de la station dans le périmètre de protection éloigné de la source du Lez et surtout du rejet dans le talweg, nous proposons de retenir un rejet d’effluent traités en sortie de biologique de 35 mg/l et de 50 mg/l pour les matières en suspension. Dans le procédé, il sera prévu un abattement de la bactériologie.
Ainsi, le niveau de rejet proposé est le suivant :
Paramètres D4
DBO5 < 35 mg/l
MES < 50 mg/l
E.Coli 103 u/l
S. Fécaux 103 u/l
Ce niveau de rejet permet de satisfaire aux obligations de l’arrêté du 21 juin 1996 et de répondre aux contraintes de rejet dans le talweg.
3. Destination des sous-produits
L’étude de filière est en cours de réalisation. Il apparaît trois solutions sur la commune de Viols Le Fort :
Epandage de boues liquides sur les parcelles communales prairie et arbre 7 ha ; Epandage de boues pâteuses sur grandes cultures (blé dur, mais, tournesol) ce qui implique de sortir de la commune (possibilité sur le Mas de Londres en cours d’étude) ;
Traitement en plateforme de co-compostage.
Les deux premières solutions impliquent la création de système de stockage sur des périodes longues (6 à 10 mois).
4. Solutions proposées (Figure 8)
Afin de satisfaire au niveau de rejet proposé, plusieurs solutions ont été proposées. La solution retenue est la suivante : création d’une filière rustique de type « filtre plantées de roseaux » hors zone inondable et réutilisation des lagunes en traitement de finition après curage et nettoyage des bassins. Cette filière permet de traiter les eaux et les boues sur le premier étage. Entre le filtre roseau et la lagune existante, il sera mis en place un fossé enherbé avec des gabions en chute à chaque virage. Cette technique rustique permet d’affiner le traitement biologique et bactériologique. Ainsi, avant le rejet dans les lagunes existantes, le traitements aura atteint le niveau de rejet biologique que nous nous sommes fixée soit DBO5 < 35 mg/l et MES < 50 mg/l. On aura également une concentration en bactéries pathogènes de 106/100 ml. Les lagunes permettront de réaliser la finition du traitement biologique et surtout de la bactériologie (103/100 ml avant rejet dans le talweg).
Le projet prévoit également de laisser des emplacements réservés à la mise en place d’un deuxième étage de roseaux et d’un traitement bactériologique par Ultra Violets en cas de dysfonctionnement. Les premières années de fonctionnement de l’installation, il sera réalisé un suivi des rejets de la station sur les paramètres DBO5, MES et bactériologique qui permettra de juger du fonctionnement de l’installation.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 25
Le principe retenu est donc de mettre hors d’eau le traitement biologique qui constitue le traitement principal des effluents. Le traitement tertiaire (lagunes) serait laissé dans la zone inondable mais les digues amont seraient renforcées par des enrochements pour éviter la destruction des digues et la destruction totale des bassins. Le renforcement des digues devra être conçu de manière à ce que le lagunage soit uniquement submergé par la lame d’eau au delà de la pluie de période de retour 10 ans. Ainsi les digues ne seront pas rehaussées pour ne pas avoir de conséquence par rapport à la situation actuelle.
Les travaux à envisager sont les suivant :
• Mise en place d’un dégrilleur fin automatique ;
• Création d’un filtre vertical planté de roseaux de 1 300 EH sur la parcelle 826 surface nécessaire = 5 000 m2
• Création d’un fossé enherbé avec gabion de 140 ml de long ;
• Curage et nettoyage des lagunes existantes
• Réaménagement des lagunes (mise en place de lames siphoïdes en sortie) ; • Destruction de la filière biologique
• Renforcement des digues
• Coût d’investissement : 585 000,00 € H.T. ;
• Coût d’exploitation : 13 000,00 € H.T.
V.4. Récapitulatif de la dépense
Travaux Coût d’investissement en €
H.T.
Coût d’exploitation en €
H.T./an
Travaux de réhabilitation des réseaux 160 000,00 1 500,00
Travaux de réhabilitation (refoulement
des Môles)
90 000,00 1 500,00
Travaux d’extension station 585 000,00 13 000,00
TOTAL 835 000,00 16 000,00Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 26
V.5. Programme hierarchisé
tranche Travaux Année
1 Travaux de réhabilitation des réseaux 2006 et 2007
2 Travaux d’extension station 2007 et 2008
V.6. Impact des travaux sur le prix de l’eau
Les subventions pouvant être allouées sur ce type de projet sont transcrites dans le tableau suivant.
Agence de l’eau RMC Conseil Général
de l’Hérault
D.G.E
Travaux de
réhabilitation sur le réseau
20 % à 40 % 40 % -
Travaux de
réhabilitation de station
40 % (*) 40 % -
Réseau de collecte 0 % 30 % et 50 % Maxi 25 %
Réseau de
transport
10 % (**) 40 % -
Station d’épuration 30 % (**) 40 % - (*) : certains type de travaux risquent de ne pas être financés. Par exemple des travaux de réhabilitation sur une station située en zone inondable.
(**) : ces subventions sont plafonnées. Le taux indiqué a été recalculé sur le montant global des travaux. Ce taux demandera une estimation précise au moment des travaux.
Tous les coûts proposés ci-après devront être affinés par des avants projets. Il s’agit de coûts globaux suffisamment proches de la réalité pour permettre à la collectivité de choisir la solution qui lui semble la mieux adaptée aux exigences communales. De même les taux de subventions devront être confirmés.
Le calcul de l’impact des travaux sur le prix de l’eau a été déterminé suivant le principe de l’amortissement en considérant que la commune n’avait pas d’autofinancement et avec un emprunt d’une durée de 30 ans à un taux de 4 %. Le coût est répercuté sur le m3 d’eau consommé.Commune de VIOLS LE FORT Schéma Directeur d’Assainissement
Mars 2006 VIOL/ASS01/CH 27
Coût
d’investissem
ent en € H.T.
Part communale
en € H.T.
Coût
d’exploitation
en € H.T./an
Surcoût
sur le
prix de
l’eau en
€ H.T./m3
(*)
Surcoût
moyen
par
abonné
en €
H.T./an
Travaux de
réhabilitation des
réseaux
160 000,00 48 000,00 1 500,00 0,10 12
Travaux de
réhabilitation
(refoulement des
Môles)
90 000,00 27 000,00 1 500,00 0,07 8,4
Travaux
d’extension station
solution 2
585 000,00 175 000,00 13 000,00 0,32 38,4
(*) coût moyenné sur la durée de l’emprunt donc qui tient compte de l’évolution des abonnés calée en fonction de la carte de zonage
L’impact sur le prix de l’eau est donc de 0,49 € H.T. par m3 soit un surcoût moyen par abonné de 58,8 € H.T. par an.
Dressé à Montpellier, en Mars 2006
BeMEA Ingénieurs Conseils
C.HUBICHE