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unknown - Communauté de communes - Isle et Crempse en Périgord - diagnostic pcaet
Document publié le Mercredi 1 janvier 2020
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Isle et Crempse en Périgord - diagnostic pcaet)
Thèmes du document : Environnement, Changement climatique, Énergies,
Rapport de diagnostic 1
DIAGNOSTIC DU PLAN CLIMAT AIR
ENERGIE TERRITORIAL
COMMUNAUTE DE COMMUNES D’ISLE-ET-CREMPSE EN PERIGORD
SDE 24 : SYNDICAT DEPARTEMENTAL D’ENERGIE DORDOGNE
Rapport d’étude
Le 25 juin 2018
Livre 0 – Résumé non technique
Livre 1 – Diagnostics X
Diagnostic des émissions de GES, des consommations et
production d’énergie, de la séquestration de carbone X
Qualité de l’air X
Vulnérabilité au changement climatique
Focus sur les réseaux d’énergie
État initial de l’environnement
Livre 2 – Potentiels et Stratégie
Livre 3 – Plan d’actions
Livre 4 – Evaluation environnementale stratégiqueRapport de diagnostic 2
SOMMAIRE
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION ................................................................................................................ 4
1. Contexte ....................................................................................................................... 5 1.1. Constat du réchauffement climatique ................................................................................. 5 1.2. Le réchauffement climatique futur ..................................................................................... 6 1.3. Contexte de l’élaboration du PCAET.................................................................................... 7 • Contexte réglementaire .......................................................................................................... 7 • Le groupement du SDE24 ........................................................................................................ 8
2. Périmetre d’étude ......................................................................................................... 9
3. Préalables méthodologiques ....................................................................................... 10 3.1. Méthodologie générale .................................................................................................... 10 3.2. Sources de données ......................................................................................................... 11 • Zoom - Secteur des transports .............................................................................................. 11 • UTCF (Utilisation des terres, leurs changements et la forêt) ................................................ 11 • Polluants atmosphériques ..................................................................................................... 12
4. Synthèse des enjeux du diagnostic territorial et de l’Etat Initial de l’Environnement .... 13
ETAT DES LIEUX DES CONSOMMATIONS ET PRODUCTIONS D’ENERGIE DU TERRITOIRE, RESEAUX ........................................................................................................................ 14
5. Consommations d’énergie ........................................................................................... 15 5.1. Consommation totale d’énergie ....................................................................................... 15 5.2. Dépenses énergétiques globales ....................................................................................... 17 5.3. Zooms sectoriels sur la consommation d’énergie .............................................................. 19 • Consommation du secteur des transports ............................................................................ 19 • Consommation du secteur résidentiel .................................................................................. 24
6. Production d’énergies renouvelables........................................................................... 27 6.1. Répartition de la production d’énergie renouvelable par source........................................ 27 6.2. Principales installations production d’énergie renouvelable .............................................. 27
7. Reseaux ...................................................................................................................... 28
EMISSIONS DE GES, SEQUESTRATION CARBONE ET QUALITE DE L’AIR.............................. 29
8. Emissions de GES ........................................................................................................ 30 8.1. Émissions totales de GES .................................................................................................. 30 8.2. Zoom sur les émissions industrielles ................................................................................. 31
9. Séquestration carbone ................................................................................................ 32 9.1. Stock et séquestration de carbone dans les sols ................................................................ 33 9.2. Stock et séquestration de carbone dans le bois ................................................................. 34 9.3. Synthèse de la séquestration carbone............................................................................... 35
10. Qualité de l’air .......................................................................................................... 36 10.1. Émissions de polluants atmosphériques .......................................................................... 36Rapport de diagnostic 3
10.2. Concentrations de polluants atmosphériques ................................................................. 43 10.3. Bilan sur la qualité de l’air du territoire ........................................................................... 45
VULNERABILITE ET ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE ................................... 48
TABLE des FIGURES ......................................................................................................... 49
Annexe 1 – Méthodologie des données de l’AREC ........................................................... 51
Annexe 2 – Correspondance entre secteurs SNAP et PCAET ............................................. 52
Annexe 3 – Valeurs des émissions de polluants atmosphériques ..................................... 58Rapport de diagnostic 4
INTRODUCTION
La connaissance scientifique du changement climatique et de ses conséquences ne fait plus aujourd’hui débat. Les politiques publiques internationales, européennes, nationales, intègrent de plus en plus la dimension environnementale et ses multiples conséquences sur nos comportements et nos consommations énergétiques.
Ces politiques sont déclinées localement sur les différents territoires par des collectivités territoriales qui ont un rôle particulier à jouer. Parce qu’elles possèdent des compétences transversales (urbanisme, eau, déchets, transport…) et remplissent des missions d’intérêt collectif déconnectées d’une logique économique de profit à court terme, les collectivités sont des acteurs de premier plan pour mener des actions fortes en la matière.
Les problématiques Climat-Air-Énergie présentent des enjeux multiples :
- Un triple enjeu économique, par les charges que la consommation énergétique induit et qui doivent être réduites par des actions de maîtrise de l’énergie, par les changements présents et futurs et les charges associées qu’induit le changement climatique sur certaines activités (agricoles et sylvicoles par exemple), mais aussi par les revenus qui peuvent être dégagés de l’exploitation des ressources énergétiques locales et du développement de filières liées à l’adaptation au changement climatique (rénovation énergétique des bâtiments, agriculture raisonnée locale…) ;
- Un enjeu de confort et de santé, lié au réchauffement climatique qui induira des pics de chaleur plus réguliers (vulnérabilité des personnes, confort d’été) et à la pollution atmosphérique (problèmes respiratoires) ;
- Des enjeux de société divers : conflits d’usage sur la ressource en eau (eau potable, irrigation, loisirs, production d’énergie) par sa raréfaction due au changement climatique, problématique d’aménagement du territoire pour l’adaptation (implantation d’unités de production d’énergie, modification des infrastructures de transport et de l’urbanisme…).
Pour répondre à ces enjeux, la communauté de communes Isle et Crempse en Périgord s’est engagée depuis 2015 dans une politique de réduction des consommations d’énergie, d’émissions de gaz à effet de serre et de développement des énergies renouvelables à travers plusieurs projets TEPOS. L’atteinte d’un objectif TEPOS demande une ambition politique et une mobilisation des acteurs sans commune mesure avec ce qui est réalisé habituellement. En effet, la multiplicité des enjeux des territoires à énergie positive en fait un véritable projet de territoire, qui concerne tous les acteurs qui y interviennent.
C’est dans la continuité de cet engagement pour la transition énergétique que la communauté de communes a lancé en 2017 son PCAET, de manière volontaire.Rapport de diagnostic 5
1. CONTEXTE
1.1. Constat du réchauffement climatique
Le changement climatique est aujourd’hui reconnu à l’échelle mondiale, tout comme l’origine anthropique des perturbations qu’il entraîne. Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) expliquait ainsi, dans ses rapports successifs, le lien entre les activités humaines et le réchauffement climatique :
Aujourd’hui, on constate à l’échelle nationale :
- Une augmentation de 1°C de la température moyenne au cours du XXe siècle (figure ci-dessous, montrant les écarts de température par rapport à la moyenne 1961-1990, soit 11,8°C) ; - Une variation des précipitations marquée entre l’hiver et l’été, provoquant des sécheresses météorologiques et du sol (augmentation marquée de leur fréquence et intensité depuis 1990) ; - Une augmentation du niveau de la mer, d’environ 1,7 mm par an en moyenne entre 1902 et 2011 et 3,2 mm par an entre 1993 et 2014 (Source : Météo France) ;
- Une augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements de vagues de chaleur, une diminution de la durée d’enneigement.
Source : Météo France
Figure 1 : Évolution de la température moyenne en France, par rapport à la moyenne 1961-1990
« On détecte l’influence des activités humaines dans le réchauffement de l’atmosphère et de l’océan, dans les changements du cycle global de l’eau, dans le recul des neiges et des glaces, dans l’élévation du niveau moyen mondial des mers et dans la modification de certains extrêmes climatiques. On a gagné en certitude à ce sujet depuis le quatrième Rapport d’évaluation. Il est extrêmement probable que l’influence de l’homme est la cause principale du réchauffement observé depuis le milieu du XXe siècle. »
Extrait du résumé à l’intention des décideurs, 5ème rapport du GIEC 2013Rapport de diagnostic 6
1.2. Le réchauffement climatique futur
Le GIEC prévoit une amplification et accélération des phénomènes climatiques extrêmes (sécheresse, inondations, canicules, et autres intempéries) dus à de nouvelles émissions de gaz à effet de serre. Les différents scénarios établis (nommés RCP) permettent de modéliser le changement climatique. Ils sont basés sur une réduction importante des émissions pour le premier, à la prolongation des émissions actuelles pour le plus pessimiste. Il est également prévu que les événements extrêmes seront plus fréquents et intenses, avec des impacts notamment sur les inondations.
Ainsi, les projections prévoient une augmentation des températures moyennes à la surface du globe de 0,3°C à 0,7°C entre 2016 et 2035 par rapport à la période 1986-2005. Météo France précise qu’en l’absence de politique climatique, les températures pourraient augmenter de 4°C d’ici 2100, par rapport à la période 1976-2005. Les précipitations varieront selon les régions (tendance à une augmentation dans les régions au Nord, et une diminution dans celles plus au Sud). Enfin, le nombre de jours de gel continuera de diminuer, ceux de forte chaleur et de sécheresse d’augmenter.
Figure 2 : Évolution de la température moyenne annuelle en France
par rapport à la période 1976-2005
A une échelle plus fine, le simulateur développé par Météo France et le magazine Sciences et Vie propose une évolution des températures et des variables hydriques entre 2050 et 2100. Il étudie les variations climatiques pour des zones de la taille d’un département français.
Ce simulateur présente deux scénarios pour deux tendances futures possibles des émissions de gaz à effet de serre générées par les activités humaines (scénario modéré A2 du GIEC : Émissions de Gaz à Effet de Serre très importantes - scénario intensif B2 du GIEC : Mesures partielles de réduction de Gaz à effet de Serre). Ces derniers sont consultables suivant deux modes : « au fil des saisons », ou semaine par semaine, dit mode « expert ».Rapport de diagnostic 7
Les principaux résultats à l’horizon 2050 de la simulation pour le
territoire sont présentés dans la figure ci-contre et permettent de tirer
les conclusions suivantes :
Les températures maximales et minimales devraient augmenter
de respectivement 5°C et 3,2°C pour le modèle modéré, et de
4,9°C à 2,2°C pour le modèle intensif ;
Les précipitations diminueront ;
Les réserves d’eau dans le sol diminueront de façon
significative.
Par ailleurs, l’analyse sur la période 2050-2100 montre que les
paramètres climatiques peuvent être très différents d’une année à
l’autre (par exemple, il peut y avoir un écart de 1,5°C entre deux années
consécutives). Ceci met l’accent sur la persistance de la variabilité
climatique dans le futur.
Source : Météo France, climat.science-et-vie.com
Figure 3 : Prévision des paramètres climatiques au mois de mai 2050,
en comparaison avec les moyennes actuelles pour la zone
géographique incluant Isle-et-Crempse en Périgord
1.3. Contexte de l’élaboration du PCAET
• Contexte réglementaire
Les enjeux du changement climatique ont poussé la France à s’engager, à la suite du protocole de Kyoto de 1997, à diviser ses émissions de gaz à effet de serre par quatre. Cet engagement a été décliné par le Plan Climat National en 2004, qui a depuis évolué pour aboutir aujourd’hui au Plan Climat-Air- Énergie Territorial. Le dernier décret du 28 juin 2016 a en effet ajouté la thématique de la qualité de l’air à celles déjà présentes :
Les collectivités de plus de 20 000 habitants ont
désormais l’obligation d’élaborer un PCAET d’ici
fin 2018. Les autres collectivités sont incitées à
faire de même, dans une démarche volontaire.
Les exigences réglementaires sont fixées par le
code de l’environnement, le décret n°2016-849
du 28 juin 2016 et l’arrêté du 4 août 2016 relatifs
au plan climat-air-énergie territorial.
Figure 4 : Les thématiques du PCAET
Plan Climat-
Air-Énergie
Territorial
Renforcement du
stockage de
carbone sur le
territoire
Adaptation au
changement
climatique
Réduction des
émissions de
GES, et de
polluants
atmosphériques
Production et
consommation
locale des
énergies
renouvelables ;
évolution des
réseaux
Maîtrise de la
consommation
d’énergieRapport de diagnostic 8
• Le groupement du SDE24
Le Syndicat Départemental d’Énergies de la Dordogne (SDE24) regroupe 521 communes et développe des missions dans le domaine de l’énergie, notamment le contrôle des concessions gaz et électricité, des missions de conseil et d’information aux communes sur toutes les questions concernant la distribution d’énergie électrique et de gaz, et bien évidemment des programmes de travaux.
Aujourd’hui le Syndicat Départemental d’Énergies de la Dordogne souhaite développer une politique innovante en matière de transition énergétique et consolider un consortium territorial cohérent au sein de la Région. A ce titre, la première Commission Consultative du SDE a décidé d’accompagner les territoires dans cette transition par la réalisation de PCAET à la fois pour les EPCI soumis à l’obligation réglementaire et également pour des EPCI « volontaires » non soumis à l’obligation lors du lancement de la consultation. La communauté de communes d’Isle-et-Crempse, comptant 14 333 habitants1, fait partie de ces EPCI « volontaires ». Le SDE24 se positionne ainsi en coordinateur des PCAET, qui sont élaborés en parallèle sur les territoires suivants :
- Communauté d’Agglomération du Grand Périgueux ;
- Communauté de Communes du Terrassonnais en Périgord Noir Thenon Hautefort ; - Communauté de Communes du Pays de St Aulaye et du Pays Ribéracois ; - Communauté de Communes de la Vallée de l’Homme ;
- Communauté de Communes Sarlat Périgord Noir ;
- Communauté de Communes Dronne et Belle ;
- Communauté de Communes des Marches du Périg’Or Limousin Thiviers-Jumilhac ; - Communauté de Communes d’Isle-et-Crempse en Périgord ;
- Communauté de Communes Pays de Fénelon.
Chaque communauté de communes est accompagnée par un bureau d’études, à savoir :
1 Données INSEE 2014Rapport de diagnostic 9
2. PÉRIMETRE D’ÉTUDE
Ce rapport comporte les résultats du diagnostic PCAET, état des lieux de l’énergie, du climat, et des polluants atmosphériques à l’échelle du territoire de la communauté de communes d’Isle-et-Crempse en Périgord.
Isle-et-Crempse en Périgord est née de la fusion des communautés de communes du Mussidanais en Périgord et du Pays de Villamblard, au 1er janvier 2017. Le territoire comprend donc les 28 communes suivantes : Mussidan, Beaupouyet, Beauregard-et-Bassac, Beleymas, Bourgnac, Campsegret, Clermont-de-Beauregard, Douville, Église-Neuve-d'Issac, Issac, Laveyssière, Les Lèches, Maurens, Montagnac-la-Crempse, Saint-Étienne-de-Puycorbier, Saint-Front-de-Pradoux, Saint-Georges-de- Montclard, Saint-Hilaire-d'Estissac, Saint-Jean-d'Estissac, Saint-Jean-d'Eyraud, Saint-Julien-de- Crempse, Saint-Laurent-des-Hommes, Saint-Louis-en-l'Isle, Saint-Martin-des-Combes, Saint-Martin- l'Astier, Saint-Médard-de-Mussidan, Saint-Michel-de-Double, Villamblard.
Figure 5 : Périmètre de la communauté de communes d'Isle-et-Crempse en Périgord
Figure 6 : Répartition de la population (nombre d'habitants)Rapport de diagnostic 10
3. PRÉALABLES MÉTHODOLOGIQUES
3.1. Méthodologie générale
Pour comprendre et analyser les résultats présentés ci-après, il est nécessaire de connaitre l’origine des données et la manière dont les résultats ont été obtenus (méthodologie).
La méthodologie officielle des diagnostics de gaz à effet de serre territoriaux est définie par l'article L229-25 du code de l'environnement qui renvoie lui-même au document "Guide méthodologique pour la réalisation des bilans d'émissions de gaz à effet de serre des collectivités", lequel indique notamment au chapitre 4 le périmètre des impacts à prendre en compte. Ce document n’indique toutefois pas précisément le périmètre géographique à utiliser pour les études, les jeux de données disponibles (notamment les observatoires régionaux) utilisent donc souvent par souci d’additivité géographique une localisation des émissions à la source (les émissions d’un véhicule sont comptabilisées sur chaque tronçon de route parcouru, et pas au lieu d’habitation du propriétaire).
Pour les besoins de la concertation et de l’animation d’un projet de territoire tel que celui de la communauté de communes d’Isle-et-Crempse en Périgord, cette méthodologie n’est toutefois pas adaptée car elle ne reflète pas réellement les besoins et les impacts des activités du territoire, en particulier sur les transports (voir paragraphe ci-après), et les leviers d’action de la collectivité.
Nous avons donc adopté une approche mixte :
- Les principaux résultats présentés sont basés sur des données éditées par l’AREC (Agence Régionale d’Évaluation environnement et Climat en Nouvelle-Aquitaine) qui proviennent d’une approche cadastrale : les consommations d’énergie et émissions de gaz à effet de serre sont affectées géographiquement à leur source. Cette approche permet donc de connaître l’énergie consommée et les gaz à effet de serre émis sur le périmètre du territoire étudié. Elle permet également d’assurer une continuité méthodologique dans l’édition des résultats, ce qui rendra une comparaison avec les résultats d’années antérieures ou postérieures (lors de la révision du PCAET) plus aisée.
- Nous avons néanmoins complété cette approche par une méthode orientée usages de l’énergie, localisant les consommations au niveau des utilisateurs finaux de l’énergie, et donc du ressort de la collectivité territoriale. Pour la plupart des secteurs (résidentiel, tertiaire, industrie, agriculture), cela ne change rien en termes de consommations d’énergie, car elles ont lieu sur le territoire, et seuls les facteurs d’émissions sont adaptés pour prendre en compte l’ensemble des émissions amont des sources d’énergie, par souci d’homogénéisation avec le facteur de l’électricité (extraction, transport, raffinage des produits pétroliers, par exemple). Pour les transports, par contre, la méthode d’estimation des consommations est différente puisque recoupée avec l’approche cadastrale, comme expliqué dans le paragraphe ci-après.
Cette seconde approche a pour vocation d’apporter des informations supplémentaires sur les modalités de consommation d’énergie ou d’émissions de gaz à effet de serre sur le territoire, qui pourront servir par la suite lors de la définition de la stratégie et l’élaboration du plan d’actions.Rapport de diagnostic 11
3.2. Sources de données
Nous avons utilisé les données de l’observatoire régional de l’énergie et des gaz à effet de serre (AREC) pour l’année 2015, dont la méthodologie de calcul des données par secteur est donnée en annexe, complétées par les données du recensement général de la population pour le secteur résidentiel et la mobilité, les données de l’AGRESTE pour le secteur agricole, les données de l’INSEE sur l’emploi pour les secteurs tertiaire et industriel. Ces données ont alimenté notre outil Alter-territoire©.
Nous avons enfin complété ces données par une modélisation du secteur des transports (d’après les données de l’Enquête Nationale Transports Déplacements 2008).
Conformément à la réglementation, notre outil ajoute également les émissions nettes de l’utilisation des terres, leurs changements et la forêt (UTCF), c’est-à-dire le stockage ou déstockage de carbone par les sols en fonction de leur usage ainsi que dans le bois sur pied (forêt) et le bois d’œuvre.
Les dépenses liées aux consommations d’énergie ont été calculées à partir des données de consommation d’énergie de l’AREC en appliquant un prix pour chaque type d’énergie provenant de différentes sources, notamment la base Pégase (Ministère de la Transition Énergétique et Solidaire).
• Zoom - Secteur des transports
Les données sur les transports proposées par l’observatoire régional sont difficilement exploitables, car comptabilisées à la source. Ainsi, les consommations des véhicules qui transitent sur le territoire sont comptabilisées dans les consommations de transport de toutes les communes traversées, tandis que les déplacements de la population effectués hors du territoire ne sont pas comptabilisés dans ce bilan. Il est donc impossible d’appliquer à ces données des mesures d’économies d’énergie réalisées par les habitants, puisqu’il en manque une partie et que par ailleurs une autre partie ne sera pas impactée par ces mesures.
Par ailleurs, seule la distinction entre transport de marchandises et transport de personnes est disponible, mais pas les motifs de déplacement.
Nous avons donc modélisé les besoins de mobilité de la population du territoire et présenté les résultats par motif de déplacement. Cette modélisation est basée sur les profils des habitants (âge, taux d’activité, catégorie socioprofessionnelle) et du territoire (organisation urbaine, distance à l’emploi) issues respectivement de l’Enquête Nationale Transports Déplacements 2008 et de la catégorisation INSEE des aires urbaines 2010.
• UTCF (Utilisation des terres, leurs changements et la forêt)
L’UTCF est une catégorie utilisée dans les inventaires d'émissions de gaz à effet de serre qui couvre les émissions et les absorptions de ces gaz liées à l'utilisation des terres, leurs changements et à la forêt. Il s’agit d’un secteur complexe, puisqu’il implique plusieurs gaz à effet de serre différents (CO2, CH4, N2O…) et est à la fois émetteur et absorbeur (puits) de carbone. L'UTCF couvre la récolte et l'accroissement forestier, la conversion des forêts (défrichement) et des prairies ainsi que les sols dont la composition en carbone est sensible à la nature des activités auxquelles ils sont dédiés (forêt, prairies, terres cultivées).
Le changement d’occupation du sol est estimé à partir des données CORINE Land Cover pour les communes du territoire, ce qui permet de calculer les émissions nettes moyennes annuelles entre 2006 et 2012 (deux dernières années de référence disponibles).Rapport de diagnostic 12
Le stockage/déstockage dans la forêt est estimé à partir des surfaces forestières (issues de CORINE Land Cover 2012) et d’hypothèses départementales de production annuelle (d’après l’IFN) et d’exploitation de la forêt (Analyse d’Interbois Périgord, d’après Enquête Annuelle de Branche).
• Polluants atmosphériques
Atmo-NA ne mettant pas à disposition gratuitement les données territorialisées, nous avons exploité les données de l'Inventaire National Spatialisé (INS) de 2012, réalisé par le CITEPA, à l’initiative du Ministère de la Transition écologique et solidaire.
Il s’agit d’un recensement complet des émissions de polluants atmosphériques, suivant une maille kilométrique. Les émissions les plus récentes sont celles de l’année 2012. Elles s’appuient sur l’inventaire des émissions nationales CITEPA 2012. Les émissions de chaque polluant y sont données selon la classification sectorielle SNAP (Selected Nomenclature for Air Pollutants), nomenclature des activités émettrices utilisée pour réaliser les inventaires d'émissions, qui diffère de la classification sectorielle à respecter dans les PCAET2.
La répartition sectorielle répondant aux exigences des PCAET3 des émissions de polluants atmosphériques est mise à disposition par Le Ministère de la Transition écologique pour les EPCI de plus de 20 000 habitants4. La communauté de communes d’Isle-et-Crempse en Périgord étant un EPCI non-obligé, nous avons réalisé ce post-traitement afin de présenter les émissions de polluants données par l'INS re-sectorialisées suivant les 8 secteurs réglementaires pour les PCAET. La correspondance établie par AERE et utilisée dans la présente étude entre les secteurs de la nomenclature SNAP et des PCAET est présentée en annexe.
2 D’après le décret n° 2016-849 du 28 juin 2016 et l’arrêté du 4 août 2016 relatifs au PCAET, les mesures de
polluants atmosphériques doivent être comptabilisées en prenant en compte les émissions directes produites sur l'ensemble du territoire par les huit secteurs d'activités réglementaires : résidentiel, tertiaire, transport routier, autres transports, agriculture, déchets, industrie hors branche énergie et branche énergie. 3 Cette répartition sectorielle a été réalisée par la Direction Générale de l'Énergie et du Climat (DGEC) à partir
des données de l’INS de 2012.
4 Les données sont disponibles sur le Centre de ressources en ligne pour les PCAET de l’ADEME :
http://www.territoires-climat.ademe.fr/content/données-émissions-ges-et-polluants-atmosphériquesRapport de diagnostic 13
4. SYNTHÈSE DES ENJEUX DU DIAGNOSTIC TERRITORIAL ET DE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT
Les principaux enjeux issus du diagnostic (présentés de manière approfondie dans le présent rapport) et de l’état initial de l’environnement (faisant l’objet d’un rapport dédié), à prendre en compte pour l’élaboration de la stratégie et du plan d’action du PCAET, sont les suivants :
Figure 7 : Principaux enjeux du diagnostic
Figure 8 : Consommations d’énergie et émissions de Gaz à Effet de Serre par secteur sur le territoire
•388 GWh consommés chaque année
•109 ktCO2e émises chaque année dont 94 ktCO2e sont stockées (essentiellement par les forêts) soit 15 ktCO2e d'émissions nettes.
•17% d’ENR locales
•Une facture énergétique annuelle de 39 M€
Chiffres-clefs :
•Transport
•Résidentiel
•Agriculture
Domaines prioritaires énergie-GES-air :
•la ressource en eau
•la préservation de la forêt et des milieux naturels
•la protection des populations
•l’adaptation des pratiques agricoles
Sujets clefs pour l’adaptation à l’échelle du territoire :Rapport de diagnostic 14
ETAT DES LIEUX DES CONSOMMATIONS ET PRODUCTIONS D’ENERGIE DU TERRITOIRE, RESEAUXRapport de diagnostic 15
5. CONSOMMATIONS D’ÉNERGIE
5.1. Consommation totale d’énergie
Le territoire consomme actuellement (année de référence 2015) 388 GWh d’énergie chaque année, principalement pour les transports de personnes et marchandises, le secteur résidentiel puis dans une moindre mesure pour le secteur tertiaire, l’agriculture et les déchets ainsi que le secteur industriel (Figure 9). Cela équivaut à une moyenne annuelle d’environ 27 MWh par habitant, ce qui est légèrement moins élevé que la moyenne régionale (28 MWh/habitant).
Figure 9 : Consommation d'énergie par secteur
Le territoire se distingue par une part plus importante des consommations du résidentiel et des transports et une consommation moindre des secteurs économiques (tertiaire et industrie). Ces chiffres s’expliquant par le caractère rural du territoire et la proximité d’agglomérations qui drainent les emplois5. La communauté de communes héberge donc peu d’industrie et d’entreprises tertiaire, ce qui renforce la part du résidentiel et du transport dans la consommation globale.
5 Périgueux, Bergerac et Bordeaux notamment. Pour plus de détails sur ce point, voir l’analyse des déplacements
domicile-travail page 19.
= 27 MWh/hab.
(moyenne départementale : 28 MWh/hab)Rapport de diagnostic 16
Secteurs Territoire Département Nouvelle-Aquitaine
Résidentiel 40% 32% 26%
Tertiaire 5% 11% 13%
Industrie 2% 22% 19%
Transport 48% 31% 37%
Agricole 5% 5% 5%
Figure 10 : Comparaison des consommations d'énergie par secteur à différentes échelles
Comme l’essentiel des territoires en France, le secteur des transports est le poste majoritaire de consommation d’énergie sur le territoire (48% en incluant les transports non routiers). Ceci reflète le système français qui a structuré une organisation pendulaire des transports de personnes autour des pôles d’emploi (zones urbaines et d’activités) et des zones d’habitation (banlieues résidentielles et communes rurales) via l’utilisation massive de moyens de transport généralement individuels et consommateurs d’énergie (voitures).
La conséquence est une forte dépendance du territoire aux produits pétroliers (56% des consommations, voir Figure 11 ci-dessous), énergie polluante (gaz à effet de serre et polluants atmosphériques) et dont le cours fluctue. L’électricité, énergie la plus chère, représente 19% des consommations d’énergie du territoire. Cela a pour conséquence une vulnérabilité des ménages et des activités économiques face aux variations des tarifs de vente des énergies.
Le deuxième poste est le résidentiel, qui représente 40% des consommations d’énergie du territoire. Il s’agit des consommations d’énergie des logements, pour se chauffer mais aussi pour l’eau chaude, la cuisson, l’électroménager et les autres usages possibles de l’énergie.
C’est après la mobilité le principal poste de dépense des ménages et donc une source de vulnérabilité qui pèse sur le pouvoir d’achat de la population locale.
Viennent ensuite les activités tertiaires et agricoles, qui représentent chacune 5% des consommations d’énergie, puis l’industrie (2%), pour les process mais également les besoins de chaleur et de froid, l’électricité nécessaire à l’éclairage des locaux et des vitrines, aux enseignes, aux parcs informatiques, pour les bâtiments de bureaux, les administrations, ainsi que le froid commercial.Rapport de diagnostic 17
Figure 11 : Consommation d'énergie par sources d’énergie
La consommation d’énergie sur le territoire fait donc ressortir la prépondérance des secteurs résidentiel (plus largement le secteur « bâtiment » incluant également le tertiaire) et des transports.
La ventilation par source montre une forte dépendance aux combustibles fossiles (produits pétroliers et gaz naturel) liée aux deux secteurs précédemment cités, à l’électricité, mais également une présence non négligeable du bois énergie dans la consommation, liée au chauffage au bois (14%).
5.2. Dépenses énergétiques globales
Ces consommations d’énergie engendrent un coût, de 39 M€ annuel (année de référence 2015) pour l’ensemble des secteurs consommateurs, soit 105 000 € par jour, majoritairement à la charge des ménages (par le résidentiel et les transports, voir Figure 12). Ce coût pèse moins sur les entreprises, pour lesquelles le tarif de l’énergie est moins élevé. Il n’en constitue néanmoins pas moins un enjeu puisqu’il impacte leur compétitivité.Rapport de diagnostic 18
Figure 12 : Dépenses énergétiques par secteur
Là-encore, ce sont les produits pétroliers et l’électricité qui représentent la majorité des dépenses (Figure 13). La part de l’électricité augmente dans les dépenses en proportion de la consommation tandis que celle du bois énergie diminue, du fait du prix élevé de l’électricité et faible du bois.
Figure 13 : Dépenses énergétiques par sources d’énergieRapport de diagnostic 19
5.3. Zooms sectoriels sur la consommation d’énergie
• Consommation du secteur des transports
Comme nous l’avons vu au §5.1, le secteur des transports tient une place prépondérante dans la consommation d’énergie du territoire (voir Figure 9). Sur les 187 GWh consommés chaque année par le secteur, la très grande majorité (95%) correspond à la sous-catégorie des transports routiers, le reste étant affecté au transport ferroviaire, comme le montre la Figure 14.
Figure 14 : Consommation d'énergie du secteur des transports
Par son importance dans la consommation totale du territoire, le secteur des transports fait l’objet d’une analyse plus détaillée.
Cette analyse comporte deux approches complémentaires :
- Une approche cadastrale (consommations ayant lieu sur le périmètre du territoire), - Une approche par besoin de mobilité de la population du territoire, qui détermine la consommation d’énergie liée à la mobilité des habitants du territoire, y compris lorsqu’elle est réalisée en dehors du périmètre, par les voitures personnelles, les cyclomoteurs, les transports en commun, les transports non routiers (ferroviaire et aérien, même si les infrastructures pour ces transports n’existent pas sur le territoire).Rapport de diagnostic 20
Comparaison des résultats des deux approches :
La Figure 15 ci-dessous présente les résultats comparés des deux approches de modélisation.
Figure 15 : Consommations annuelles par mode
L’écart de consommations entre les consommations réalisées sur le territoire et celles liées au besoin de mobilité de la population représente peu ou prou6 la part de consommation liée aux déplacements effectués sur le territoire par des personnes n’y habitant pas. Il s’agit donc entre autres du transit, du fret, de personnes travaillant sur le territoire mais habitant à l’extérieur, du tourisme.
Les valeurs supérieures des consommations des transports routiers et ferroviaires sur le territoire par rapport au besoin de mobilité de la population s’expliquant par la présence d’infrastructures de transport favorisant le transit et le fret : A89, N21, D6089 et ligne ferroviaire.
Analyse du besoin de mobilité de la population
La modélisation des besoins individuels en mobilité (budgets déplacement) a été réalisée à partir de besoins de mobilité individuels établis d’après les résultats de l’Enquête Nationale Transports Déplacements 2008 de l’INSEE, via un traitement AERE de ces hypothèses permettant de les ajuster en fonction de l’âge, de la CSP, du type d’aire urbaine, du lieu d’habitation de la personne concernée. Le recensement de population permet de connaître ces caractéristiques pour chaque habitant et donc d’appliquer ces hypothèses à l’ensemble de la population. Les kilométrages parcourus chaque année, et les dépenses associées, sont donc estimés pour toute la population et distingués en fonction des motifs de déplacement : domicile-travail, domicile-école, domicile-affaire, déplacements secondaires, et déplacements longue distance.
6 Cette différence n’est pas exactement égale à la consommation liée aux déplacements effectués sur le territoire
par des personnes n’y habitant pas puisque le besoin de mobilité de la population prend en compte des déplacements hors du territoire. Toutefois elle donne une idée de l’importance de ces consommations.Rapport de diagnostic 21
La catégorie « Domicile-autre » contient tous les déplacements au départ du domicile et à destination d’un lieu autre que celui de travail ou d’étude. Il peut donc s’agir par exemple des déplacements domicile-loisirs ou domicile-lieu d’achats. La catégorie « Déplacements secondaires » correspond aux trajets effectués depuis une origine autre que le domicile, par exemple à partir du lieu de travail, du lieu d’étude ou d’achats pour une destination autre que le domicile.
La Figure 16 ci-dessous présente les consommations énergétiques de la mobilité de la population du territoire par motif de déplacement :
Figure 16 : Consommations d’énergie par motif de déplacement
Les déplacements domicile-travail et domicile-autre (ces derniers étant définis par l’INSEE comme les déplacements depuis le domicile pour le travail non fixe, les courses et achats, les affaires personnelles ou professionnelles...) sont les plus représentés. Ces deux types de trajets constituent un levier d’action efficace sur la mobilité puisqu’ils représentent une forte part des trajets et qu’il s’agit de trajets réguliers et aisément identifiables à partir des pôles économiques (lieux de travail, de loisirs, d’achats).
Zoom sur la mobilité domicile-travail
La mobilité domicile-travail représente 35% des consommations annuelles d’énergie par motif de déplacement. De plus, il s’agit d’un motif de déplacement sur lequel la collectivité peut avoir davantage d’influence que les déplacements longue distance ou les transports de marchandises.
Une étude des trajets domicile-travail a donc également été menée d’après les résultats du Recensement Général de l’INSEE 2014 qui fournit, entre autres informations, pour les trajets domicile- travail la commune de départ, la commune d’arrivée, le mode de transport principal utilisé, la catégorie d’âge (par tranche de 5ans) de la personne. A partir de la commune de départ et de la commune d’arrivée a été affectée une distance via un distancier.
Les trajets « au départ » d’Isle-et-Crempse en Périgord, c’est-à-dire ceux des résidents, sont distingués de ceux « à destination » du territoire (correspondant aux personnes y travaillant, qu’ils y résident ouRapport de diagnostic 22
non). A noter que pour les trajets effectués au sein d’une même commune, la distance d’un km a été affectée. En effet, les données ne permettent pas de les déterminer plus précisément.
Origine et destinations des travailleurs
Le graphique suivant (Figure 17) présente la répartition des trajets en fonction de leur type :
- Lieu de travail dans la même commune que le lieu de résidence, ou en dehors (intra et extra- communal) ;
- Lieu de travail dans le territoire d’Isle-et-Crempse en Périgord, ou en dehors (intra et extra- territorial) ;
- Lieu de travail dans le département de la Dordogne, ou en dehors (intra et extra-départemental).
Figure 17 : Typologie des trajets domicile-travail des résidents d’Isle-et-Crempse en Périgord
La part des navetteurs7 (70%) est plus élevée que la moyenne de la région Nouvelle-Aquitaine, d’environ 63%. Près de la moitié des résidents travaillent cependant dans le périmètre d’Isle-et- Crempse en Périgord.
Le tableau suivant (Figure 18) présente la répartition des trajets en fonction du lieu de travail dans la même commune que le lieu de résidence, ou en dehors (intra et extra-communal). L’analyse comparée des trajets domicile-travail des résidents et des personnes travaillant sur le territoire, ainsi que leur provenance ou destination, montre un déséquilibre entre départ et arrivée de travailleurs sur le territoire : la collectivité recevant moins de travailleurs qu’il n’en sort (ce déséquilibre se caractérise par des pourcentages plus élevés dans la ligne « à destination » que dans la ligne « au départ » dans le tableau ci-dessous). Cela conforte l’analyse des consommations d’énergie qui montrait une part plus faible des activités économiques (donc des emplois) sur le territoire.
7 Un navetteur est une personne en emploi travaillant en dehors de sa commune de résidence (définition INSEE).Rapport de diagnostic 23
L’analyse menée met également en lumière l’attractivité des agglomérations voisines en tant que pourvoyeur d’emplois. Ainsi, 10% des résidents de la communauté de communes travaillent sur l’agglomération du Grand Périgueux, 20,5% sur celle de Bergerac et 4% en Gironde.
Figure 18 : Solde de la mobilité professionnelle sur le territoire et les agglomérations voisines
Cet échange avec les grandes agglomérations voisines soulève la question des liaisons par transports en commun, notamment à destination de la Communauté d’Agglomération Bergeracoise puisqu’aucune liaison n’existe à ce jour.
Distances parcourues pour le trajet domicile-travail et moyen de transport utilisé
La moitié des déplacements domicile-travail concernent moins de 10 km pour les résidents et moins de 5 km pour les personnes travaillant dans la communauté de communes (aller uniquement). Les autres trajets sont répartis dans les classes entre 10 et 20 km et entre 20 et 40 km. Peu de résidents ou de travailleurs du territoire (respectivement 6,3% et 3,4%) parcourent entre 40 et 100 km, ou plus de 100 km (voir Figure 19).
La part importante des déplacements domicile travail courts représente un vivier intéressant pour le développement des modes doux (marche, trottinette, vélo ou vélo à assistance électrique). D’autant plus qu’environ 40% des trajets (suivant que l’on considère les trajets « au départ » ou « à destination ») sont inférieurs à 2 km, distance tout à fait réalisable par ces modes de circulation.
Figure 19 : Distance parcourue pour les trajets domicile-travail
Trajets intra-
communaux
Trajets intra-
CCICP
Trajets intra-
départementaux
CA Grand
Périgueux
CA
Bergeracoise Gironde
Au départ de la
CCICP 30% 46% 93% 10.0% 20.5% 4.1%
A destination de
la CCICP 40% 61% 96% 4.3% 9.2% 3.0%Rapport de diagnostic 24
La Figure 20 montre la répartition des moyens de transports utilisés par catégories de distance sur les déplacements domicile-travail. La catégorie « pas de transport » correspond aux personnes résidents sur leur lieu de travail (télétravail, agriculteurs, commerçants ...). Les véhicules particuliers sont donc prédominants, quelle que soit la distance parcourue. Même pour les trajets de moins de 5 km, la voiture représente 72%, la marche à pied et les deux roues (motorisés ou non) ne comptabilisant que 10%. Les transports en commun commencent à être utilisés au-delà de 20 km (il s’agit vraisemblablement du train), mais leur part reste assez faible.
Figure 20 : Modes de transport domicile-travail utilisés par les résidents
Il y a donc un potentiel de développement des modes doux important sur les trajets courts et de renforcement des transports en commun sur les plus longues distances. Sur les distances intermédiaires, si les alternatives au véhicule particulier semblent plus limitées, la généralisation du covoiturage peut être une solution.
• Consommation du secteur résidentiel
Le territoire comptait 7 334 logements en 2013 dont 6 452 résidences principales, d’après l’AREC.
53% des logements ont été construits avant 1970, soit avant les réglementations thermiques (Figure 21). Ceux sont aussi les logements qui en proportion consomment le plus (voir Figure 22).Rapport de diagnostic 25
Figure 21 : Les logements selon leur époque de construction
Figure 22 : Consommations d’énergie des logements selon leur âge
Étant donné l’âge des logements, leurs modes constructifs, c’est le chauffage le premier poste de consommation dans le résidentiel, suivi par l’électricité spécifique8 (Figure 23).
8L’électricité spécifique est l’électricité que l’on ne peut remplacer par un autre type d’énergie pour l’usage
considéré, par exemple l’électroménager, l’éclairage, la TV et le numérique. A l’inverse de l’électricité dédiée à l’Eau Chaude Sanitaire ou au chauffage, que l’on peut remplacer par d’autres sources (gaz, fioul…).Rapport de diagnostic 26
Figure 23 : Usages de l’énergie dans les logements
Ainsi que le montre la Figure 24, les deux premières énergies consommées par les logements sont l’électricité et le bois, suivies par le gaz naturel.
Figure 24 : Énergies consommées par les logements
On note encore une part non négligeable de fioul dans la consommation du résidentiel (11%), qui pose des problèmes d’émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques. De même, le gaz, s’il n’est pas issu d’une production biosourcée (biogaz créé par méthanisation), présente le même inconvénient d’émissions de gaz à effet de serre.
En plus de la rénovation énergétique visant à baisser la consommation d’énergie des logements, un report des sources d’énergie fossiles vers des sources à moindre impact environnemental fait partie des leviers d’action possibles.Rapport de diagnostic 27
6. PRODUCTION D’ÉNERGIES RENOUVELABLES
6.1. Répartition de la production d’énergie renouvelable par source
La production totale annuelle d’énergie d’origine renouvelable est de 68 GWh (année de référence 2015), soit environ 17% de la consommation d’énergie finale. La moyenne de la Dordogne s’élève à 16%, le territoire produit donc un peu plus d’énergie renouvelable, mais reste dépendant aux autres énergies (Figure 11, électricité et produits pétroliers notamment). La répartition de la production d’énergie renouvelable sur le territoire est présentée en Figure 25.
Figure 25 : Production annuelle d'énergie d'origine renouvelable sur le territoire
Le bois bûche représente 75% des productions. A noter que le bois-énergie est compté à partir des consommations, c’est-à-dire qu’il peut provenir de l’extérieur du territoire. Il est principalement consommé dans le secteur du résidentiel, pour le besoin de chaleur.
6.2. Principales installations production d’énergie renouvelable
En 2015, les principales productions d’énergie renouvelable d’après le recensement effectué par l’AREC étaient des chaufferies bois collectives, des barrages hydroélectriques, une production d’électricité à partir de biogaz issu des déchets (ISDND de Saint-Laurent des Hommes) et des centrales PV. Ces installations sont listées ci-dessous (Figure 26) :Rapport de diagnostic 28
Figure 26 : Principales installations de production d’énergie renouvelable
7. RESEAUX
La LTECV a étendu le périmètre des plans climat au territoire et a renforcé considérablement leur rôle et leurs ambitions. Désormais, il est du ressort des territoires de développer les réseaux de chaleur et de froid et d’optimiser les réseaux de distribution d’électricité, de gaz et de chaleur. Par conséquent, selon le décret n° 2016-849 du 28 juin 2016 relatif au PCAET (Article 1er - I) « la présentation des réseaux de transport d’électricité, de gaz et de chaleur, les enjeux de la distribution d’énergie sur le territoire et une analyse des options de développement de ces réseaux » font partie intégrante du diagnostic climat-air-énergie territorial.
L’études des divers réseaux de distribution d’énergie (électricité, gaz, chaleur) fait l’objet d’un rapport spécifique, élaboré par le bureau d’études MT Partenaires pour l’ensemble des EPCI de Dordogne accompagnés dans le cadre de la démarche conjointe initiée par le SDE24. Nous renvoyons donc ici à ce rapport dédié, dans lequel vous trouverez :
- Un répertoire et une cartographie des divers réseaux ;
- Une analyse quantitative et qualitative des réseaux de distribution d’énergie ; - Une analyse des potentiels d’accueil de nouvelles productions d’énergie.
La problématique des smart grids y est également abordée.
Commune Type d'énergie Taille de l'installation Production annuelle (MWh) Type d'installation
Beauregard et Bassac Bois énergie (Tertiaire, Bois déchiqueté) 200 kW th. 128 Chaufferie bois et réseau de chaleur
Douville Bois énergie (Tertiaire, Bois déchiqueté) 150 kW th. 302 Chaufferie bois et réseau de chaleur communal
Villamblard Bois énergie (Tertiaire, Bois déchiqueté) 250 kW th. 523 Chaufferie bois et réseau de chaleur communal
Saint-Laurent-des-Hommes Hydroélectricité 438 kW 964 Chandeau du Maine
Saint-Médard-de-Mussidan Hydroélectricité 480 kW 1057 Centrale de Saint-Martin l'Astier
Saint-Médard-de-Mussidan Hydroélectricité 177 kW 390 Barrage de Longua
Saint-Laurent-des-Hommes Biogaz électrique 800 kW 4498 ISDND de Saint Laurent des Hommes
Beaupouyet Solaire photovoltaïque 109 kWc 120 Toiture solaire
Douville Solaire photovoltaïque 288 kWc 317 Toiture solaire
Mussidan Solaire thermique 4,2 m² de panneaux 2 Mise en oeuvre d'une production d'eau chaude solaire sur le pole Petite Enfance de Mussidan
Beauregard-et-Bassac Solaire thermique 34,8 m² de panneaux 19 Système Solaire Combiné (chauffage solaire)
Campsegret Solaire thermique 19,2 m² de panneaux 11 Système Solaire Combiné (chauffage solaire), SCI Bord de LabourRapport de diagnostic 29
EMISSIONS DE GES, SEQUESTRATION CARBONE ET QUALITE DE L’AIRRapport de diagnostic 30
8. EMISSIONS DE GES
8.1. Émissions totales de GES
Les Gaz à Effet de Serre (GES) dont les émissions ont été estimées sont : le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), le trifluorure d’azote (NF3), l’hexafluorure de soufre (SF6), les perfluorocarbures (PFC) et les hydrofluorocarbures (HFC).
Les émissions de GES ont été reprises des données de l’AREC (année de référence 2015).
Le territoire totalise 15 ktCO2e d’émissions nettes, déduction faite de la séquestration (UTCF9). Hors sols et forêts (séquestration carbone déduite), le total d’émissions de GES s’élève à 109 ktCO2e, soit 7,6 tonnes de CO2 équivalent par habitant. Ce chiffre est légèrement plus élevé que la moyenne de la Dordogne (7,3 tonnes de CO2 équivalent par habitant).
Figure 27 : Émissions annuelles de GES sur le territoire par secteur
Les secteurs responsables de ces émissions sont, par ordre d’importance (Figure 27) :
- Les transports, du fait des émissions liées à la combustion de l’essence des véhicules ; - L’agriculture, du fait des émissions de GES liés aux intrants (pesticides et engrais) qui s’évaporent ou sont perdus par lessivage des sols ;
- Le bâtiment (résidentiel et tertiaire), du fait des émissions liées aux combustibles utilisés pour le chauffage (fioul et gaz) principalement.
Le cas de l’agriculture est donc particulier puisque ses émissions de GES sont des émissions non- énergétiques, c’est-à-dire qui ne sont pas liées à la consommation d’énergie. C’est pourquoi
9 Utilisation des terres, leurs changements et la forêt.Rapport de diagnostic 31
l’agriculture apparaît ici comme le deuxième secteur le plus émetteur alors qu’elle ne consomme que peu d’énergie.
Du point de vue des sources (Figure 28), ce sont les produits pétroliers (essence des transports, fioul du résidentiel et du tertiaire) et les émissions non énergétiques qui sont responsables de la plus grande partie des émissions de GES du territoire.
Les produits pétroliers émettent des GES via leur combustion. On peut étendre cette problématique de la combustion aux combustibles fossiles dans leur ensemble en y ajoutant le gaz non renouvelable.
Quant aux émissions non-énergétiques, celles-ci proviennent en majeure partie de l’agriculture mais les autres secteurs y contribuent également, via les pertes de liquides frigorifiques utilisés dans le bâtiment (climatisations) et l’industrie par exemple.
Figure 28 : Émissions du territoire, hors séquestration
8.2. Zoom sur les émissions industrielles
Bien que peu consommatrice et émettrice sur le territoire par rapport aux autres secteurs principaux, l’industrie est intéressante car quelques industries spécifiques sont les plus gros émetteurs du secteur industriel (voir Figure 29). Il y a donc un intérêt, pour le plan d’actions, à les identifier et les contacter pour voir si des actions de réduction des émissions sont possibles.Rapport de diagnostic 32
Figure 29 : Émissions de GES de l'industrie
9. SÉQUESTRATION CARBONE
En regard des émissions de gaz à effet de serre, le PCAET étudie également la séquestration carbone, qui permet de compenser en partie les émissions en absorbant du carbone. Deux types de puits de carbone10 principaux existent sur le territoire :
- les sols, à travers la biomasse qu’ils contiennent et qui stockent donc plus ou moins de carbone suivant leur utilisation (prairies, surfaces cultivées, sols forestiers, sols artificialisés) ; - le bois, à la fois par la croissance des arbres en forêt et dans le bois d’œuvre.
Ces deux puits sont des milieux naturels qui fixent le carbone dans la biomasse.
Il faut bien distinguer ici la séquestration carbone annuelle, que l’on met en regard des émissions de gaz à effet de serre annuelle, et le stock de carbone, c’est-à-dire la quantité de carbone actuellement stockée dans la biomasse (forêts et sols). C’est la séquestration de carbone, qui est la variation annuelle du stock de carbone, qui permet de compenser les émissions.
Ainsi, si les sols stockent bien du carbone, on considère qu’ils ont atteint leur équilibre de stockage et que leur séquestration est nulle : leur stock de carbone est constant. La variation du stock de carbone
10Un puits de carbone est un système ou milieu, naturel ou artificiel, qui absorbe et stocke du carbone.
0 5 0 0 0 0 3 0 0 0 0 1 0 7 1 2 0 0 2 0 0 2 7 0
1
2
3
4
5
6
7
8
0
0.05
0.1
0.15
0.2
0.25
Industrie laitière
IAA hors lait et sucre
Sidérurgie Métallurgie
Production minéraux & extraction minerai métallique
Fabrication de plâtres, chaux & ciments
Production autres matériaux de construction
Industrie du verre
Fabrication d'engrais
Autres industrie de la chimie minérale
Fabrication matières plastiques
Autres industries de la chimie organique Parachimie & industrie pharm aceutique Fonderie & 1ere transformation de l'acier
Construction mécanique
Construction électrique & électronique Construction de véhicules automobiles
Constructoin Navale & aéronautique, armement
Industrie textile, cuir & habillement
Industrie Papier & carton
Industrie caoutchouc
Fabrication de produits en plastique
Industrie diverses
milliers de tonnes
CO2e
Emissions de GES de l'industrie
(et nombre d'entreprises)
Sources : Données ARECRapport de diagnostic 33
dans les sols est donc uniquement due à leur changement d’affectation : par exemple, un espace enherbé que l’on imperméabilise rejette le carbone qu’il stockait et émet donc du carbone. A l’inverse, un espace imperméabilisé qui est revégétalisé séquestre du carbone lors de sa végétalisation.
9.1. Stock et séquestration de carbone dans les sols
Le stock et la séquestration de carbone dans les sols est estimé à partir des données sur l’occupation des sols issues de la base CORINE Land Cover de 2012 et 2006 (deux dernières années de référence disponibles).
La Figure 30 (respectivement Figure 31) présente pour l’année 2006 (respectivement 2012) les surfaces des cinq grands types de sols sur chaque commune du territoire ainsi que le carbone total stocké dans les sols. La Figure 31 présente également l’évolution annuelle moyenne du stock de carbone du fait du changement d’affectation des sols.
Figure 30 : Surfaces des 5 grands types de sol et carbone total stocké en 2006 pour chaque commune du territoire (traitement AERE)
Étiquettes de lignes
Somme de
surface forêt
2006 (ha)
Somme de
surface cultures
2006 (ha)
Somme de
surface prairies
2006 (ha)
Somme de surface
vignes & vergers
2006 (ha)
Somme de surface
sols artificiels
2006 (ha)
Somme de
stock 2006 (t C)
Beaupouyet 1 147 1 126 0 0 39 126 470
Beauregard-et-Bassac 608 582 31 0 0 67 845
Beleymas 1 099 421 95 0 0 99 971
Bourgnac 622 267 6 0 15 55 030
Campsegret 795 400 199 0 0 84 605
Clermont-de-Beauregard 156 438 30 0 4 30 531
Douville 907 856 228 0 0 112 560
Église-Neuve-d'Issac 1 318 177 179 0 0 110 979
Issac 1 582 333 417 0 0 151 189
Laveyssière 498 89 86 0 0 44 071
Les Lèches 1 492 592 29 0 33 131 025
Maurens 1 387 623 247 0 0 138 048
Montagnac-la-Crempse 1 418 880 250 0 0 150 707
Mussidan 38 103 26 0 215 14 895
Saint-Étienne-de-Puycorbier 952 252 150 0 0 86 462
Saint-Front-de-Pradoux 336 365 119 0 84 48 365
Saint-Georges-de-Montclard 913 360 48 37 0 83 277
Saint-Hilaire-d'Estissac 247 367 10 0 0 32 635
Saint-Jean-d'Estissac 931 106 253 0 0 85 823
Saint-Jean-d'Eyraud 661 283 64 0 0 61 765
Saint-Julien-de-Crempse 774 348 0 0 0 68 118
Saint-Laurent-des-Hommes 1 375 1 305 429 0 121 179 929
Saint-Louis-en-l'Isle 70 185 25 0 0 13 911
Saint-Martin-des-Combes 841 195 367 0 0 90 601
Saint-Martin-l'Astier 602 321 17 0 0 56 145
Saint-Médard-de-Mussidan 623 1 428 169 0 148 116 146
Saint-Michel-de-Double 1 768 850 348 0 0 180 399
Villamblard 1 092 579 338 0 44 122 843
Total général 24 252 13 832 4 160 37 704 2 544 344Rapport de diagnostic 34
Figure 31 : Surfaces des 5 grands types de sol et carbone total stocké en 2012 et évolution annuelle du stock total pour chaque commune du territoire (traitement AERE)
Ainsi, 2 541 milliers de tonnes d’équivalent CO2 (ktéqCO2) étaient stockées dans les sols du territoire en 2012.
En revanche la séquestration annuelle de carbone par les sols est négative : 2,16 ktéqCO2 sont déstockées annuellement sur le territoire de la communauté de communes d’Isle-et-Crempse en Périgord du fait du changement d’affectation des sols. Le stock de carbone dans les sols diminue.
9.2. Stock et séquestration de carbone dans le bois
Le stock et la séquestration de carbone dans le bois des forêts sont estimés à partir des surfaces forestières (issues de CORINE Land Cover 2012) et des hypothèses départementales de production annuelle (croissance en volume des arbres, d’après l’IFN) et d’exploitation de la forêt (Analyse d’Interbois Périgord, d’après Enquête Annuelle de Branche) suivantes :
Étiquettes de lignes
Somme de
surface forêt
2012 (ha)
Somme de
surface cultures
2012 (ha)
Somme de
surface prairies
2012 (ha)
Somme de surface
vignes & vergers
2012 (ha)
Somme de surface
sols artificiels
2012 (ha)
Somme de
stock 2012 (t C)
Somme de Evolution
annuelle du stock total
(t eq CO2)
Beaupouyet 1 147 1 126 0 0 39 126 470 0
Beauregard-et-Bassac 608 582 31 0 0 67 845 0
Beleymas 1 099 421 95 0 0 99 971 0
Bourgnac 622 267 6 0 15 55 030 0
Campsegret 795 400 199 0 0 84 605 0
Clermont-de-Beauregard 156 438 30 0 4 30 531 0
Douville 907 856 228 0 0 112 560 0
Église-Neuve-d'Issac 1 318 177 179 0 0 110 979 0
Issac 1 582 333 417 0 0 151 189 0
Laveyssière 498 89 86 0 0 44 071 0
Les Lèches 1 481 603 29 0 33 130 709 -193
Maurens 1 387 623 247 0 0 138 048 0
Montagnac-la-Crempse 1 418 880 250 0 0 150 707 0
Mussidan 38 103 26 0 215 14 895 0
Saint-Étienne-de-Puycorbier 952 252 150 0 0 86 462 0
Saint-Front-de-Pradoux 336 365 119 0 84 48 365 0
Saint-Georges-de-Montclard 913 360 48 37 0 83 277 0
Saint-Hilaire-d'Estissac 247 367 10 0 0 32 635 0
Saint-Jean-d'Estissac 931 106 253 0 0 85 823 0
Saint-Jean-d'Eyraud 661 283 64 0 0 61 765 0
Saint-Julien-de-Crempse 774 348 0 0 0 68 118 0
Saint-Laurent-des-Hommes 1 316 1 340 394 0 180 176 706 -1 969
Saint-Louis-en-l'Isle 70 185 25 0 0 13 911 0
Saint-Martin-des-Combes 841 195 367 0 0 90 601 0
Saint-Martin-l'Astier 602 321 17 0 0 56 145 0
Saint-Médard-de-Mussidan 623 1 428 169 0 148 116 146 0
Saint-Michel-de-Double 1 768 850 348 0 0 180 399 0
Villamblard 1 092 579 338 0 44 122 843 0
Total général 24 183 13 878 4 125 37 762 2 540 805 -2 162
Source Hypothèses :
IFN 2010 Aquitaine (données Dordogne) volume de bois sur pied / ha 146 m3/ha
IFN 2010 Aquitaine (données Dordogne) accroissement annuel 4%
IFN 2010 Aquitaine (données Dordogne) production annuelle par hectare 5.6 m3/ha/an
IFN 2010 Aquitaine (données Dordogne) soit la production annuelle : 2196952 m3/an
Analyse EAB d'Interbois Périgord Récolte annuelle Dordogne 633600 m3/an
Analyse EAB d'Interbois Périgord taux de récolte/production 29%
Analyse EAB d'Interbois Périgord Récolte annuelle en bois d'œuvre (BO) 257100 m3/an
Analyse EAB d'Interbois Périgord % de la récolte en bois d'œuvre 41%
REX AERE séquestration CO2 du bois 0.86925 tCO2/m3 de bois brutRapport de diagnostic 35
La Figure 32 présente les surfaces de forêt et les valeurs de la séquestration carbone dans le bois, pour chaque commune du territoire.
Figure 32 : Surfaces de forêt et valeurs de stockage de carbone dans le bois pour chaque commune du territoire (traitement AERE)
Annuellement, ce sont ainsi 96,9 ktéqCO2 qui sont séquestrées chaque année durablement dans la forêt du territoire (du fait de la croissance des arbres) et dans les produits bois (bois d’œuvre) issus de son exploitation.
9.3. Synthèse de la séquestration carbone
Le territoire séquestre donc annuellement 94,7 ktéqCO2e. Cette séquestration étant majoritairement due à la croissance du bois laissé sur pied en forêt.
Toutefois, cette séquestration est fragile du fait de la vulnérabilité des puits de carbone. En effet, le stockage dans les sols est menacé par l’artificialisation de ceux-ci, relarguant le carbone qu’ils ont stocké. Quant à la forêt, c’est un milieu vulnérable au changement climatique (augmentation de la
Étiquettes de lignes
Somme de surface
forêt 2012 (ha)
(Corine Land Cover)
Somme de Carbone
stocké en forêt
(t eq CO2/an)
Somme de Carbone
stocké en bois
d'œuvre (t eq CO2/an)
Somme de Carbone stocké
durablement (laissé sur pied
+ bois d'œuvre)
(t eq Co2 /an)
Beaupouyet 1 147 3 945 649 4 594
Beauregard-et-Bassac 608 2 093 344 2 438
Beleymas 1 099 3 782 622 4 404
Bourgnac 622 2 139 352 2 491
Campsegret 795 2 735 450 3 185
Clermont-de-Beauregard 156 536 88 624
Douville 907 3 122 513 3 635
Église-Neuve-d'Issac 1 318 4 535 746 5 280
Issac 1 582 5 444 895 6 339
Laveyssière 498 1 715 282 1 996
Les Lèches 1 481 5 097 838 5 935
Maurens 1 387 4 771 785 5 555
Montagnac-la-Crempse 1 418 4 879 802 5 681
Mussidan 38 131 22 152
Saint-Étienne-de-Puycorbier 952 3 274 538 3 812
Saint-Front-de-Pradoux 336 1 156 190 1 346
Saint-Georges-de-Montclard 913 3 140 516 3 656
Saint-Hilaire-d'Estissac 247 850 140 990
Saint-Jean-d'Estissac 931 3 203 527 3 730
Saint-Jean-d'Eyraud 661 2 275 374 2 649
Saint-Julien-de-Crempse 774 2 663 438 3 101
Saint-Laurent-des-Hommes 1 316 4 527 744 5 271
Saint-Louis-en-l'Isle 70 240 39 279
Saint-Martin-des-Combes 841 2 895 476 3 371
Saint-Martin-l'Astier 602 2 073 341 2 413
Saint-Médard-de-Mussidan 623 2 142 352 2 495
Saint-Michel-de-Double 1 768 6 083 1 000 7 083
Villamblard 1 092 3 756 618 4 373
Total général 24 183 83 199 13 682 96 881Rapport de diagnostic 36
température, stress hydrique, augmentation des maladies et ravageurs, risque de feux de forêt, tempêtes).
Une attention particulière devra donc être portée au maintien de cette séquestration carbone en limitant l’artificialisation des sols et en mettant en place une gestion durable de la forêt, tenant compte de l’adaptation au changement climatique.
10. QUALITÉ DE L’AIR
La qualité de l’air est définie par un ensemble de mesures de concentrations de polluants atmosphériques. Ceux-ci sont émis « par l’Homme, directement ou indirectement dans l’atmosphère et les espaces clos » et ont « des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives »11.
Les polluants atmosphériques à étudier réglementairement sont au nombre de six. Il s’agit des oxydes d’azote (NOx), des particules fines PM10 et PM2,5, des composés organiques volatils (COV), du dioxyde de soufre (SO2) et de l’ammoniac (NH3).
Les polluants atmosphériques réglementés doivent être comptabilisés de deux manières différentes. D’une part, par leurs émissions (masse de polluants (en tonnes) émis par unité de temps), qui permettent de caractériser les sources. D’autre part, par leurs concentrations (masse du polluant par volume d’air en μg/m3) qui reflètent l’exposition des écosystèmes à la pollution de l’air. Cela permet de prendre en considération le rôle prépondérant des conditions météorologiques dans la dispersion, le transport et les transformations des polluants atmosphériques, parfois sur de longues distances et des intervalles de temps plus ou moins longs.
En effet, certains polluants étant très volatils, ils polluent une aire plus importante que celle d’émission. De même, les interactions entre différents polluants ou des facteurs climatiques (ensoleillement notamment) forment de nouveaux polluants, à considérer dans l’appréciation de la qualité de l’air. Si les émissions sont précisément évaluées, les concentrations de polluants qui en découlent ne sont pas toujours mesurées à l’échelle du territoire ou même du département.
10.1. Émissions de polluants atmosphériques
Comme indiqué dans les préalables méthodologiques en début de ce rapport, les valeurs présentées sont issues d’un post-traitement des données de l'Inventaire National Spatialisé (INS) de 2012, réalisé par le CITEPA. Ce post-traitement a porté sur la re-sectorialisation des émissions de manière à respecter les exigences réglementaires des PCAET.
Les valeurs des émissions de polluants du territoire sont données en annexe pour chaque secteur réglementaire et sont synthétisées dans les graphiques ci-dessous (Figure 33, Figure 34 et Figure 35). Les émissions sont de manière générale assez proches de la moyenne départementale.
11 Définition de la Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle d’Énergie (LAURE) de 1996.Rapport de diagnostic 37
Figure 33 : Émissions annuelles moyennes des polluants atmosphériques par habitant sur les territoires de l’EPCI et du département
Figure 34 : Émissions annuelles moyennes des polluants atmosphériques au km2 sur les territoires de l’EPCI et du département
0
20
40
60
80
100
120
COVNM NH3 NOX PM10 PM2,5 SO2
Émissions moyennes de polluants atmosphériques par habitant (en kg/hab.) pour l'EPCI et pour le département
Émissions moyennes pour l'EPCI en kg/hab. Émissions moyennes pour le département en kg/hab.
0
500
1 000
1 500
2 000
2 500
3 000
3 500
4 000
COVNM NH3 NOX PM10 PM2,5 SO2
Émissions moyennes de polluants atmosphériques par surface (en kg/km2) pour l'EPCI et pour le département
Émissions moyennes pour l'EPCI en kg/km2 Émissions moyennes pour le département en kg/km2Rapport de diagnostic 38
Figure 35 : Contribution des secteurs d’activité dans les émissions annuelles des polluants atmosphériques sur les territoires de l’EPCI et du département
La famille des Composés Organiques Volatils Non Méthaniques (COVNM) regroupe des molécules principalement constituées d’atomes de carbone et d’hydrogène. Elle réunit donc entre autres les solvants, hydrocarbures aromatiques polycycliques (par exemple, le benzène), alcools, esters, ou composés chlorés.
Les émissions de COVNM sont assez fortes sur le territoire : elles totalisent 1 554 tonnes chaque année. Cela représente une moyenne de 108 kg/hab/an, sensiblement supérieure à la moyenne du département qui s’élève à 71 kg/hab/an. Cet écart s’explique en partie par la plus faible densité de population dans l’EPCI (34 hab/km2) par rapport au département (46 hab/km2). L’écart est ainsi moindre sur les moyennes des émissions ramenées au km2 : 3,62 t/km2/an pour l’EPCI à comparer à 3,29 t/km2/an pour le département.
La différence qui persiste s’explique par le caractère plus rural du territoire par rapport au département. En effet, les COVNM sont majoritairement émis sur le territoire par l’UTCF12 (responsable de 76% des émissions, provenant de l’effet de rayonnements solaires sur les feuilles des arbres) puis par les secteurs de l’agriculture et du résidentiel (responsables respectivement de 10% et 9% des émissions, provenant de l’évaporation de solvants, dégraissants et carburants des réservoirs et des combustions incomplètes dans les petites installations individuelles de chauffage au bois). A une
12 Utilisation des terres, leurs changements et la forêt.Rapport de diagnostic 39
plus petite échelle, les origines des COVNM sont multiples : combustions, évaporation de solvants et de carburants13.
La famille des oxydes d’azote (NOx) est constituée du dioxyde d’azote (NO2) et du monoxyde d’azote (NO). Ils sont formés par différents mécanismes, généralement pendant une combustion à très haute température.
Le territoire émet 275 tonnes de NOx chaque année. En moyenne, ceux-ci sont émis sur le territoire dans les mêmes proportions que sur le département : les émissions ramenées à l’habitant sont un peu plus élevées sur le territoire (19,1 kg/hab/an contre 16,9 kg/hab/an pour le département), mais les émissions ramenées au km2 sont légèrement plus faibles qu’à l’échelle départementale (640 kg/km2/an contre 776 kg/km2/an pour le département).
Or, ces émissions sont principalement dues au transport routier (à 61% pour le territoire contre 55% pour le département), provenant de la combustion, et dans une moindre mesure à l’agriculture (21%) et aux secteurs résidentiel et tertiaire (10%). Ces écarts reflètent ainsi sûrement le caractère plus rural de la communauté de communes d’Isle-et-Crempse en Périgord : un recours au transport routier plus important par habitant mais une densité de population plus faible et donc un trafic légèrement moins dense qu’à l’échelle départementale.
L’ADEME indique une diminution de ces émissions depuis 2000 et continue à encourager leur réduction pour respecter les engagements internationaux.
Le dioxyde de soufre (SO2), polluant historique connu pour avoir causé le grand smog de Londres en 1952, a été le premier polluant à avoir été considéré comme tel. Il est formé lors de combustions, par oxydation d’un atome de soufre. L’amélioration des teneurs en soufre des combustibles et produits pétroliers et le délaissement des centrales thermiques au charbon ou au fioul ont permis une très forte diminution des émissions de ce polluant (-78% entre 2000 et 2016)14.
Le dioxyde de soufre est émis à hauteur de 16 tonnes par an sur le territoire, à 57% par les secteurs résidentiel et tertiaire réunis et à 22% par l’agriculture. Cependant, à l’échelle départementale, ce sont les industries qui sont majoritairement responsables de ces émissions, à hauteur de 45% (contre 15% pour le territoire). La moyenne surfacique des émissions de dioxyde de soufre sur le territoire est presque deux fois plus faible que celle du département : 37 kg/km2/an pour le territoire contre 56 kg/km2/an pour la Dordogne. Cet écart s’explique sûrement par la faible présence du secteur industriel sur la communauté de communes d’Isle-et-Crempse en Périgord. Notons que cette différence s’estompe pour la moyenne des émissions par habitant (1,09 kg/hab/an contre 1,21 kg/hab/an pour la Dordogne) du fait d’une densité de population plus faible sur le territoire (34 hab/km2 contre 46 hab/km2 sur le département).
Les particules en suspension (en anglais, particulate matter, d’où l’abréviation PM) sont classées selon leur diamètre : les particules de diamètre inférieur à 10 μm et 2,5 μm sont particulièrement surveillées en tant que polluants atmosphériques dans les PCAET. Il s’agit de poussières présentes dans l’air, de compositions physico-chimique variées, émises à l’échelle nationale par l’industrie manufacturière,
13 Source : Prevair, origine et sources de pollution
14 Statistiques du ministère de la transition écologique et solidaire.Rapport de diagnostic 40
l’exploitation de carrières, le secteur de la construction, le chauffage résidentiel, et enfin les transports avec l’utilisation du diesel comme combustible.
Le territoire émet en moyenne 7,67 kg/hab/an de PM10, la moyenne du département étant de 7,12 kg/hab/an. Les 110 tonnes émises chaque année proviennent à 48% du résidentiel et du tertiaire, puis à 21% de l’industrie, 19% de l’agriculture et à 11% du transport routier.
Les émissions de particules fines PM2,5 dépassent là aussi légèrement la moyenne du département (5,43 kg/hab/an contre 5,06 kg/hab/an). Les 78 tonnes émises par an proviennent majoritairement du résidentiel (65% des émissions), du transport routier (13% des émissions), de l’industrie (11% des émissions) et de l’agriculture (8% des émissions).
Enfin, l’ammoniac (NH3), qui participe à l’acidification de l’air, de l’eau et des sols, est principalement émis par le secteur de l’agriculture (responsable de 99% des émissions sur le territoire) mais provient également de détergents et de la décomposition de la matière organique.
Le territoire en émet chaque année 252 tonnes, ce qui représente une moyenne de 17,5 kg/hab/an. A titre de comparaison, la moyenne de la Dordogne s’élève à 18,6 kg/hab/an. Ramenées au km2, ces émissions représentent une moyenne de 588 kg/km2/an sur le territoire, nettement inférieure à la moyenne départementale de 855 kg/km2/an.
Ces écarts peuvent surprendre, d’autant plus que le territoire présente un caractère plus rural que le département : on aurait donc pu s’attendre à des moyennes territoriales supérieures aux moyennes départementales. Or, au sein du secteur agricole, l’élevage est le principal contributeur aux émissions de NH3 (via les déjections animales) avec une contribution largement majoritaire des bovins, devant la fertilisation minérale des cultures (via l’utilisation d’engrais azotés)15. Sur le territoire d’Isle-et- Crempse en Périgord le secteur agricole est principalement tourné vers l’élevage bovins et les cultures céréalières. Néanmoins, le territoire présente un nombre et des densités de bétail relativement faibles par rapport au département, comme le montrent les cartes suivantes (Figure 36, Figure 37 et Figure 38), ce qui explique des émissions de NH3 en moyenne plus faibles sur le territoire que sur le département.
15 En 2014, au sein du secteur agricole, l’élevage était responsable de 64 % des émissions nationales d’ammoniac,
contre 34 % pour la fertilisation minérale (CITEPA, Format SECTEN, 2016).Rapport de diagnostic 41
Figure 36 : Nombre d’unités de gros bétail (UGB16) par canton en Dordogne en 2010 [Source : Agreste, Recensement agricole 2010, espace de cartographie interactive]
16 L’unité de gros bétail est une variable créée à partir de coefficients permettant de comparer entre eux les
différents animaux et de les additionner. Il s’agit ici des UGB « alimentation totale » qui comparent les animaux en fonction de leur consommation totale d’aliments (grossiers et/ou concentrés).Rapport de diagnostic 42
Figure 37 : Population de vaches nourrices par canton en Dordogne en 2010 (nombre en ronds bleus, et nombre moyen par exploitation en fond marron) [Source : Agreste, Recensement agricole 2010, espace de cartographie interactive]
Figure 38 : Population de vaches laitières par canton en Dordogne en 2010 (nombre en ronds verts, et nombre moyen par exploitation en fond marron) [Source : Agreste, Recensement agricole 2010, espace de cartographie interactive]Rapport de diagnostic 43
10.2. Concentrations de polluants atmosphériques
Malgré la plus forte médiatisation des pics ponctuels de pollution atmosphérique, l’impact sur la santé de la pollution de l’air est davantage dû à une exposition continue à des niveaux moyens de pollution. La concentration des différents polluants atmosphériques constitue donc un indicateur essentiel pour qualifier le niveau de pollution de l’air.
Sur le territoire, une seule station de mesure permet de contrôler les concentrations d’une partie des polluants réglementés. Il s’agit de la station de Périgueux, qui est la seule station située à proximité du territoire d’Isle-et-Crempse en Périgord. La Figure 39 recense les polluants mesurés par cette station :
Figure 39 : Polluants mesurés sur le territoire par la station de Périgueux
Le caractère volatil des Composés Organiques Volatils Non Méthaniques (COVNM) leur confère une capacité de déplacement dans l’air, qui peut varier en fonction de la température et de la pression. En outre, ils participent à la formation d’ozone en réagissant avec les oxydes d’azote (NOx) sous la présence de rayonnements solaires pour former de l’ozone (O3), lui-même nuisible au milieu naturel et humain. Les COVNM interviennent également dans les processus conduisant à la formation des gaz à effet de serre. La concentration des COVNM n’est pas mesurée sur le territoire.
De même que pour les COVNM, les oxydes d’azote (NOx) sont des précurseurs de l’ozone et participent donc à l’augmentation des concentrations. De plus, ils participent à la formation de certains acides forts, responsables des pluies acides. Comme le montrent les Figure 40 et Figure 4117, les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) mesurées sur le territoire sont très inférieures aux valeurs limites.
Figure 40 : Bilan réglementaire des mesures de concentrations moyennes annuelles en NO2 sur la station de Périgueux
17 Tableaux réalisés d'après les données du Bilan 2016 de la qualité de l'air en Nouvelle-Aquitaine produit par
ATMO Nouvelle-Aquitaine et le tableau des normes de Qualité de l'air publié par le Ministère de la Transition écologique et solidaire (https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/01_Tableau-Normes- Seuils%20r%C3%A9glementaires.pdf)
Polluant
Station COVNM NO2 SO2 PM10 PM2,5 NH3 O3
Périgueux non mesuré X non mesuré X non mesuré non mesuré X
Périgueux 11
NO2
Station
Valeur mesurée
sur le territoire
Valeur
limite
Objectif de
qualité
Niveau critique pour la
protection de la
végétation (NOx)
30
Moyenne annuelle (μg/m³)
40 40Rapport de diagnostic 44
Figure 41 : Bilan réglementaire des mesures de concentrations moyennes horaires en NO2 sur la station de Périgueux
Le dioxyde de soufre (SO2) réagit et se transforme dans l’atmosphère en acide sulfurique, qui, comme les acides forts formés par les oxydes d’azote, sont responsables de pluies acides. Les impacts sont nombreux, tant pour la santé, que pour la végétation. Sa concentration n’est pas mesurée sur le territoire.
Les concentrations des particules en suspension PM10 et PM2,5 sont nocives pour la santé, les infrastructures et l’environnement. Seules les PM10 sont contrôlées à l’échelle du territoire. Les mesures réalisées à la station de Périgueux concernant la qualité de l’air liée aux PM10 sont satisfaisantes. La concentration moyenne annuelle est nettement inférieure à la limite annuelle et même à l’objectif de qualité fixé par la réglementation française (Figure 42). La concentration moyenne journalière est elle aussi inférieure à la valeur limite et aux divers seuils, mais elle est tout de même proche de la valeur limite et du seuil de recommandation et d'information (Figure 43)18.
Figure 42 : Bilan réglementaire des mesures de concentrations moyennes annuelles en PM10 sur la station de Périgueux
Figure 43 : Bilan réglementaire des mesures de concentrations moyennes journalières en PM10 sur la station de Périgueux
18 Tableaux réalisés d'après les données du Bilan 2016 de la qualité de l'air en Nouvelle-Aquitaine produit par
ATMO Nouvelle-Aquitaine et le tableau des normes de Qualité de l'air publié par le Ministère de la Transition écologique et solidaire (https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/01_Tableau-Normes- Seuils%20r%C3%A9glementaires.pdf)
Valeur max Nb d'heures > 200 μg/m³
Périgueux 102 0
NO2
Station Valeur limite
Seuil de
recommandation
et d'information
Seuils d'alerte
Moyenne horaire (μg/m³)
• 400 μg/m³ dépassé sur 3 heures consécutives.
• 200 μg/m³ si dépassement de ce seuil à J-1 et J,
et risque de dépassement de ce seuil à J+1
Mesures sur le territoire
200 μg/m³ à ne pas dépasser
plus de 18 heures par an 200
Périgueux 14
Moyenne annuelle (μg/m³)
PM10
Station
Valeur mesurée
sur le territoire
Valeur
limite
Objectif de
qualité
40 30
Valeur max Nb de jours > 50 μg/m³
Périgueux 45 0
Moyenne journalière (μg/m³)
PM10
Station
Mesures sur le territoire
Valeur limite
Seuil de
recommandation
et d'information
Seuils
d'alerte
50 μg/m³ à ne pas dépasser
plus de 35 jours par an 50 80Rapport de diagnostic 45
La concentration de l’ammoniac (NH3), qui participe à l’acidification de l’air, de l’eau et des sols, n’est pas mesurée à l’échelle du territoire.
Enfin, l’ozone (O3), bien que non référencé en tant que polluant atmosphérique dans les PCAET est un indicateur de qualité de l’air particulièrement problématique, puisque les mesures de concentrations dépassent régulièrement les seuils de qualité. Il s’agit d’un polluant secondaire, dont les origines sont identiques à celles des oxydes d’azote et des COVNM, à savoir les transports routiers et le secteur du résidentiel et du tertiaire. En effet, l’ozone est formé suite à l’irradiation d’oxydes d’azote, phénomène favorisé par de fortes concentrations en COVNM et par les rayonnements ultra-violets. La pollution à l’ozone est donc plus importante l’été et dans les régions ensoleillées.
La station de Périgueux relève des valeurs supérieures aux objectifs de qualité (moyenne maximale sur 8 heures consécutives), mais les autres indicateurs respectent les seuils de recommandation (voir Figure 4419). Remarquons toutefois que le territoire d’Isle-et-Crempse en Périgord étant moins urbanisé que Périgueux, la concentration d’ozone pourrait y être légèrement inférieure.
Figure 44 : Bilan réglementaire des mesures de concentrations moyennes horaires et sur 8 heures en O3 sur la station de Périgueux
10.3. Bilan sur la qualité de l’air du territoire
La présence de Composés Organiques Volatils Non Méthaniques (COVNM) à forte concentration impacte la santé humaine à différents degrés selon la nature précise du composé. Le système respiratoire est le premier touché, par des gênes ou une diminution de la capacité respiratoire, mais d’autres organes sont affectés et peuvent même être intoxiqués par certains composés. Les COVNM ont également des effets sur l’environnement, notamment par leur participation à la formation d’ozone, lui-même nuisible au milieu naturel et humain, et de gaz à effet de serre.
Les émissions de COVNM sont assez fortes sur le territoire, sensiblement supérieures aux moyennes du département du fait du caractère plus rural du territoire, puisque les COVNM sont majoritairement émis sur le territoire par l’UTCF20. Leur concentration n’est pas connue sur le territoire. En l’absence de cette donnée, il est très difficile de statuer sur la qualité de l’air liée aux COVNM sur le territoire.
19 Tableau réalisé d'après les données du Bilan 2016 de la qualité de l'air en Nouvelle-Aquitaine produit par ATMO
Nouvelle-Aquitaine et le tableau des normes de Qualité de l'air publié par le Ministère de la Transition écologique et solidaire (https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/01_Tableau-Normes- Seuils%20r%C3%A9glementaires.pdf)
20 Utilisation des terres, leurs changements et la forêt.
Valeur
max
Valeur max de
la moyenne
sur 8h
Nb de jours >
120 μg/m³ sur 8h
(moy. sur 3 ans)
Périgueux 139 131 9
O3
Station
Mesures sur le territoire Objectif de qualité
(protection de la
santé)
Seuil de
recommandation
et d'information
Seuils d'alerte
Moyennes horaire et sur 8h (μg/m³)
120 μg/m³ pour le
max journalier de la
moyenne sur 8h à ne
pas dépasser plus de
25 jours par année
civile en moyenne
calculée sur 3 ans.
Seuil de protection
de la santé, pour le
max. journalier de la
moyenne sur 8h :
120 μg/m³ pendant
une année civile
180
• Protection sanitaire pour la
population : 240 μg/m³ sur 1h
• 3 seuils pour la mise en oeuvre
progressive de mesures d'urgence :
- 240 μg/m³ sur 3h
- 300 μg/m³ sur 3h
- 360 μg/m³
Valeur cibleRapport de diagnostic 46
Néanmoins, les COVNM peuvent constituer un enjeu certain, du fait de l’importance de leurs émissions sur le territoire, de leur forte capacité de déplacement dans l’air et de leur caractère réactif pour former de l’ozone et des gaz à effet de serre.
Les oxydes d’azote (NOx) impactent la santé : leur caractère irritant provoque des difficultés respiratoires et accroît les maladies des voies respiratoires chez l’humain. En outre, ils sont des précurseurs de l’ozone et participent à la formation de certains acides forts, responsables des pluies acides.
Le territoire en émet en moyenne dans les mêmes proportions que le département, et ces émissions sont principalement dues au transport routier. Les concentrations enregistrées sur le territoire pour ce polluant restent toutefois très inférieures aux valeurs limites. Les NOx ne constituent ainsi pas un enjeu majeur de pollution de l’air sur le territoire, même si des actions peuvent être menées pour en réduire les émissions.
Les impacts du dioxyde de soufre (SO2) sont nombreux, tant pour la santé (irritation des muqueuses et des voies respiratoires), que pour la végétation (diminution de la croissance, chute prématurée des feuilles, abscission prématurée). De plus, la présence de ce polluant dans l’atmosphère entraîne la formation d’acide sulfurique, responsable des pluies acides.
Les émissions de SO2 sont assez faibles sur le territoire, du fait d’une importance moindre du secteur industriel, même si elles restent comparables en moyenne par habitant à celles du département. Elles trouvent leur origine pour plus de la moitié dans les secteurs résidentiel et tertiaire réunis et pour un quart dans l’agriculture, le reste venant principalement de l’industrie et du traitement des déchets. Sa concentration n’étant pas mesurée sur le territoire, il est difficile d’estimer le niveau de qualité de l’air liée au SO2 sur le territoire. L’enjeu de ce polluant semble néanmoins faible pour la communauté de communes d’Isle-et-Crempse en Périgord.
Les particules en suspension PM10 et PM2,5 sont particulièrement surveillées en tant que polluants atmosphériques dans les PCAET. Elles présentent différents degrés de nocivité pour la santé : celles au diamètre plus grand ont un faible impact puisqu’elles ne pénètrent pas dans les voies respiratoires ou dans les sols, mais les particules plus fines causent de nombreuses maladies des voies respiratoires, tout comme les autres polluants. De plus, les particules dégradent les bâtiments (effet de salissure, qui entraîne un entretien et nettoyage plus fréquent et important) et polluent l’environnement par leur ingestion par les organismes.
Les émissions de PM10 et PM2,5 du territoire sont en moyenne de l’ordre de celles du département, légèrement plus élevées pour les émissions ramenées à l’habitant, légèrement plus faibles pour les émissions ramenées au km2 (l’inversion de rapport s’expliquant par une densité d’habitants au km2 plus faible sur l’EPCI que sur le département). De même qu’à l’échelle départementale, le secteur résidentiel en est majoritairement responsable, suivi par les secteurs industriel et agricole pour les PM10 et par le transport routier et l’industrie pour les PM2,5. Seule la concentration des PM10 est contrôlée à l’échelle territoriale. Sa valeur moyenne annuelle respecte nettement les divers seuils réglementaires. En revanche, sa moyenne journalière avoisine, même si elle est inférieure, le seuil de recommandation et d’information. Les PM10 et PM2,5 doivent donc faire l’objet d’une vigilance de la part de la communauté de communes d’Isle-et-Crempse en Périgord. D’autant plus que la concentration des particules les plus fines (les PM2,5, les plus nocives pour les voies respiratoires) est à l’heure actuelle une inconnue pour le territoire.Rapport de diagnostic 47
L’ammoniac (NH3), comme les oxydes d’azote et de soufre participe à l’acidification de l’air, de l’eau et des sols.
Ce polluant atmosphérique est principalement émis par le secteur de l’agriculture. Les émissions moyennes du territoire sont plus faibles que celles du département, ce qui peut surprendre du fait de la ruralité du territoire d’Isle-et-Crempse en Périgord, en comparaison avec l’ensemble du département. Or, cela peut s’expliquer par une importance moindre de l’élevage bovin – en nombre et en densité – sur l’intercommunalité par rapport au département. La concentration de ce polluant n’est pas mesurée à l’échelle du territoire. L’ammoniac aggrave la vulnérabilité au changement climatique du territoire, en participant à l’acidification des milieux naturels. Il constitue pour cela un enjeu pour le territoire, d’autant plus que son impact sur la qualité de l’air n’est pas connu actuellement sur le territoire.
Enfin, l’ozone (O3), polluant non réglementé, est un indicateur de qualité de l’air particulièrement problématique, puisque les mesures dépassent régulièrement les seuils de qualité. La toxicité de l’ozone dépend de sa concentration : en quantité très élevée, il est très dangereux pour la santé, attaquant les voies respiratoires, mais aussi pour les cultures et la végétation en général.
Il s’agit d’un polluant secondaire, dont les origines sont identiques à celles des oxydes d’azote et des COVNM, à savoir les transports routiers et le secteur du résidentiel et du tertiaire. Du fait des mécanismes en jeu dans sa formation, la pollution à l’ozone est plus importante l’été et dans les régions ensoleillées. Le territoire enregistre des concentrations d’ozone inférieures aux valeur cible et seuils d’alerte mais supérieures à l’objectif de qualité pour la protection de la santé. Même s’il s’agit de mesures réalisées en implantation plus urbaine que la réalité du territoire, ce dépassement doit inviter la communauté de communes d’Isle-et-Crempse en Périgord à la vigilance.
Ainsi, si aucun dépassement majeur des divers seuils réglementaires en matière de concentration des polluants atmosphériques n’est enregistré sur le territoire, il est important de mener globalement des actions de réduction des émissions de l’ensemble des polluants atmosphériques réglementés. En effet, l’ozone, seul polluant pour lequel l’objectif de qualité de l’air pour le territoire est dépassé, est un sous- produit de divers polluants réglementés. Par ailleurs, et comme c’est particulièrement le cas pour l’ammoniac, l’amélioration de la qualité de l’air répond à des objectifs d’adaptation du territoire au changement climatique et permet ainsi de contribuer à réduire sa vulnérabilité. Enfin, les efforts menés pour obtenir et maintenir un excellent niveau de qualité de l’air peuvent constituer un argument pour renforcer l’attractivité du territoire.Rapport de diagnostic 48
VULNERABILITE ET ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Comme présenté en introduction, le réchauffement climatique est aujourd’hui avéré. Les objectifs internationaux de lutte contre le changement climatique ont pour ambition de limiter ce changement à +2°C de température moyenne du globe à horizon 2100. Toutefois, même si le changement climatique est maîtrisé́, il existera tout de même et sera sensible.
Dès lors, s’il est impératif de lutter contre le changement climatique, il est également nécessaire de préparer les territoires au climat de demain. En effet, les impacts peuvent être divers sur : l’évolution des risques naturels, l’agriculture, la santé, le confort d’été́, etc. Afin de rendre le territoire moins vulnérable au changement climatique, il est primordial d’anticiper les impacts sur les activités économiques et d’adapter les aménagements et équipements.
Dans le cadre du diagnostic climat-air-énergie territorial, une analyse de la vulnérabilité du territoire aux effets du changement climatique est attendue. Le bureau d’études ECO2 Initiative, membre du groupement, a réalisé pour cela un diagnostic des vulnérabilités socio-économiques et environnementales de l’ensemble du territoire de la Dordogne et des zooms sur chaque EPCI accompagné.
Cette étude reprend les éléments sur l’état initial de l’environnement, analyse les vulnérabilités passées et dresse un état des lieux des vulnérabilités du territoire. Elle comprend un travail de synthèse qui met en évidence et hiérarchise les enjeux de vulnérabilité́ du territoire face au changement climatique, dans une approche territorialisée par EPCI. Ainsi, les principales difficultés y sont identifiées par EPCI afin d’une part de sélectionner les paramètres les plus pertinents pour caractériser le secteur du point de vue de l’environnement et d’autre part de connaître les domaines et milieux les plus vulnérables sur lesquels devra porter notamment le programme d’actions.
Nous renvoyons donc ici à ce rapport spécifique.Rapport de diagnostic 49
TABLE DES FIGURES
Figure 1 : Évolution de la température moyenne en France, par rapport à la moyenne 1961-1990 ..... 5
Figure 2 : Évolution de la température moyenne annuelle en France par rapport à la période 1976- 2005 ......................................................................................................................................................... 6
Figure 3 : Prévision des paramètres climatiques au mois de mai 2050, en comparaison avec les moyennes actuelles pour la zone géographique incluant Isle-et-Crempse en Périgord ........................ 7
Figure 4 : Les thématiques du PCAET ...................................................................................................... 7
Figure 5 : Périmètre de la communauté de communes d'Isle-et-Crempse en Périgord......................... 9
Figure 6 : Répartition de la population (nombre d'habitants) ................................................................ 9
Figure 7 : Consommation d'énergie par secteur ................................................................................... 15
Figure 8 : Comparaison des consommations d'énergie par secteur à différentes échelles ................. 16
Figure 9 : Consommation d'énergie par sources d’énergie .................................................................. 17
Figure 10 : Dépenses énergétiques par secteur .................................................................................... 18
Figure 11 : Dépenses énergétiques par sources d’énergie ................................................................... 18
Figure 12 : Consommation d'énergie du secteur des transports .......................................................... 19
Figure 13 : Consommations annuelles par mode.................................................................................. 20
Figure 14 : Consommations d’énergie par motif de déplacement ....................................................... 21
Figure 15 : Typologie des trajets domicile-travail des résidents d’Isle-et-Crempse en Périgord.......... 22
Figure 16 : Solde de la mobilité professionnelle sur le territoire et les agglomérations voisines ........ 23
Figure 17 : Distance parcourue pour les trajets domicile-travail .......................................................... 23
Figure 18 : Modes de transport domicile-travail utilisés par les résidents ........................................... 24
Figure 19 : Les logements selon leur époque de construction ............................................................. 25
Figure 20 : Consommations d’énergie des logements selon leur âge .................................................. 25
Figure 21 : Usages de l’énergie dans les logements.............................................................................. 26
Figure 22 : Énergies consommées par les logements ........................................................................... 26
Figure 23 : Production annuelle d'énergie d'origine renouvelable sur le territoire ............................. 27
Figure 24 : Principales installations de production d’énergie renouvelable ......................................... 28
Figure 25 : Émissions annuelles de GES sur le territoire par secteur .................................................... 30
Figure 26 : Émissions du territoire, hors séquestration ........................................................................ 31
Figure 27 : Émissions de GES de l'industrie ........................................................................................... 32
Figure 28 : Surfaces des 5 grands types de sol et carbone total stocké en 2006 pour chaque commune du territoire (traitement AERE) ............................................................................................................. 33
Figure 29 : Surfaces des 5 grands types de sol et carbone total stocké en 2012 et évolution annuelle du stock total pour chaque commune du territoire (traitement AERE) .................................................... 34
Figure 30 : Surfaces de forêt et valeurs de stockage de carbone dans le bois pour chaque commune du territoire (traitement AERE) .................................................................................................................. 35Rapport de diagnostic 50
Figure 31 : Émissions annuelles moyennes des polluants atmosphériques par habitant sur les territoires de l’EPCI et du département ................................................................................................................. 37
Figure 32 : Émissions annuelles moyennes des polluants atmosphériques au km2 sur les territoires de l’EPCI et du département ...................................................................................................................... 37
Figure 33 : Contribution des secteurs d’activité dans les émissions annuelles des polluants atmosphériques sur les territoires de l’EPCI et du département ......................................................... 38
Figure 34 : Nombre d’unités de gros bétail (UGB) par canton en Dordogne en 2010 [Source : Agreste, Recensement agricole 2010, espace de cartographie interactive] ....................................................... 41
Figure 35 : Population de vaches nourrices par canton en Dordogne en 2010 (nombre en ronds bleus, et nombre moyen par exploitation en fond marron) [Source : Agreste, Recensement agricole 2010, espace de cartographie interactive]...................................................................................................... 42
Figure 36 : Population de vaches laitières par canton en Dordogne en 2010 (nombre en ronds verts, et nombre moyen par exploitation en fond marron) [Source : Agreste, Recensement agricole 2010, espace de cartographie interactive]...................................................................................................... 42
Figure 37 : Polluants mesurés sur le territoire par la station de Périgueux .......................................... 43
Figure 38 : Bilan réglementaire des mesures de concentrations moyennes annuelles en NO2 sur la station de Périgueux.............................................................................................................................. 43
Figure 39 : Bilan réglementaire des mesures de concentrations moyennes horaires en NO2 sur la station de Périgueux .......................................................................................................................................... 44
Figure 40 : Bilan réglementaire des mesures de concentrations moyennes annuelles en PM10 sur la station de Périgueux.............................................................................................................................. 44
Figure 41 : Bilan réglementaire des mesures de concentrations moyennes journalières en PM10 sur la station de Périgueux.............................................................................................................................. 44
Figure 42 : Bilan réglementaire des mesures de concentrations moyennes horaires et sur 8 heures en O3 sur la station de Périgueux ............................................................................................................... 45Rapport de diagnostic 51
ANNEXE 1 – MÉTHODOLOGIE DES DONNÉES DE L’ARECRapport de diagnostic 52
ANNEXE 2 – CORRESPONDANCE ENTRE SECTEURS SNAP ET PCAET
Code Intitulé
1 ré sidentiel
2 tertiaire
3 transport routier
4 autres transports
5 agriculture
6 déchets
7 industrie hors branche énergie
8 industrie branche énergie
9 Forêt & UTCF
? ?
Légende du tableau de correspondances :
Pas de doute sur la correspondance / Niveau SNAP utilisé
Correspondance non faite ou incertitude sur la correspondance
Secteurs d'activité réglementaires PCAET (8)Rapport de diagnostic 53
Code Intitulé Code Intitulé Code Intitulé Code Intitulé
10101 Install. >= 300 MW (chaudières) 8
10102 Install. >= 50 MW et < 300 MW (chaudières) 8
10103 Installations < 50 MW (chaudières) 8
10104 Turbines à gaz 8
10105 Moteurs fixes 8
10106 Autres équipements (incinération de déchets domestiques avec récupération d'énergie) 8
10201 Installations >= 300 MW (chaudières) 8
10202 Installations >= 50 MW et < 300 MW (chaudières) 8
10203 Installations < 50 MW (chaudières) 8
10204 Turbines à gaz 8
10205 Moteurs fixes 8
10301 Raffineries - Installations >= 300MW (chaudières) 8
10302 Raffineries - Installations >= 50 MW et < 300 MW (chaudières) 8
10303 Raffineries - Installations < 50 MW (chaudières) 8
10304 Raffineries -Turbines à gaz 8
10305 Raffineries - Moteurs fixes 8
10306 Raffineries - Fours de procédés 8
10401 Installations de combustion >= 300 MW (chaudières) 8
10402 Installations de combustion >= 50 MW et < 300 MW (chaudières) 8
10403 Installations de combustion < 50 MW (chaudières) 8
10404 Installations de combustion - Turbines à gaz 8
10405 Installations de combustion - Moteurs fixes 8
10406 Four à Coke 8
10407 Autre (gazéification du charbon, liquéfaction ...) 8
10501 Installations de combustion >= 300 MW (chaudières) 8
10502 Installations de combustion >= 50 MW et < 300 MW (chaudières) 8
10503 Installations de combustion < 50 MW (chaudières) 8
10504 Installations de combustion - Turbines à gaz 8
10505 Installations de combustion - Moteurs fixes 8
10506 Stations de compression 8
20101 Installations de combustion >= 300 MW (chaudières) 2
20102 Installations de combustion >= 50 MW et < 300 MW (chaudières) 2
20103 Installations de combustion < 50 MW (chaudières) 2
20104 Installations de combustion - Turbines à gaz 2
20105 Installations de combustion - Moteurs fixes 2
20106 Autres Installations fixes 2
20201 Installations de combustion >= 50 MW (chaudières) 1
20202 Installations de combustion < 50 MW (chaudières) 1
20203 Turbines à gaz 1
20204 Moteurs fixes 1
20205 Autres équipements (fourneaux, poêles, cheminées, gazinières ...) 1
20301 Installations de combustion >= 50 MW (chaudières) 5
20302 Installations de combustion < 50 MW (chaudières) 5
20303 Turbines à gaz fixes 5
20304 Moteurs fixes 5
20305 Autres équipements fixes 5
30101 Combustion industrie - Installations >= 300 MW (chaudières) 7
30102 Combustion industrie - Install. >= 50 MW et < 300 MW (chaudières) 7
30103 Combustion industrie - Installations < 50 MW (chaudières) 7
30104 Combustion industrie - Turbines à gaz 7
30105 Combustion industrie - Moteurs fixes 7
30106 Autres équipements fixes 7
30203 Régénérateurs de haut fourneau 7
30204 Fours à plâtre 7
30205 Autres fours 7
30301 Chaînes d'agglomération de minerai 7
30302 Fours de réchauffage pour l'acier et métaux ferreux 7
30303 Fonderies de fonte grise 7
30304 Plomb de première fusion 7
30305 Zinc de première fusion 7
30306 Cuivre de première fusion 7
30307 Plomb de seconde fusion 7
30308 Zinc de seconde fusion 7
30309 Cuivre de seconde fusion 7
30310 Aluminium de seconde fusion 7
30311 Ciment 7
30312 Chaux 7
30313 Produits de recouvrement des routes (stations d'enrobage) 7
30314 Verre plat 7
30315 Verre creux 7
30316 Fibre de verre (hors liant) 7
30317 Autres verres 7
30318 Fibres minérales (hors liant) 7
30319 Tuiles et briques 7
30320 Céramiques fines 7
30321 Papeterie (séchage) 7
30322 Alumine 7
30323 Production de magnésium (traitement à la dolomie) 7
30324 Production de nickel (procédé thermique) 7
30325 Production d'émail 7
30326 Autres 7
Procédés énergétiques avec contact
Agriculture, sylviculture et aquaculture agriculture
3
Combustion dans l'industrie manufacturière
301 Chaudières, turbines à gaz, moteurs fixes
industrie hors branche énergie
302 Fours sans contact
303
Mines de charbon, extraction de gaz/pétrole,
stations de compression
2
Combustion hors industrie
201 Commercial et institutionnel tertiaire
202 Résidentiel résidentiel
203
102 Chauffage urbain
103 Raffinage du pétrole
104 Transformation des combustibles minéraux solides
SNAP1 SNAP2 SNAP3 Correspondance Secteurs régelementaires PCAET
1
Combustion dans les industries de l'énergie et de la transformation de l'énergie
101 Production d'électricité
industrie branche énergie
105Rapport de diagnostic
40401 Acide sulfurique
40402 Acide nitrique
40403 Ammoniac
40404 Sulfate d'ammonium
40405 Nitrate d'ammonium
40406 Phosphate d'ammonium
40407 Engrais NPK
40408 Urée
40409 Noir de carbone
40410 Dioxyde de titane
40411 Graphite
40412 Carbure de calcium
40413 Chlore
40414 Engrais phosphatés
40415 Stockage et manutention des produits chimiques inorganiques
40416 Autres
40500 Procédés de l'industrie chimique organique (sauf 040527 dans la rubrique Chimie organique - Site Clariant)
40501 Ethylène
40502 Propylène
40503 1,2 dichloroéthane (excepté 04.05.05)
40504 Chlorure de vinyle (excepté 04.05.05)
40505 1,2 dichloroéthane + chlorure de vinyle (balanced process)
40506 Polyéthylène basse densité
40507 Polyéthylène haute densité
40508 Polychlorure de vinyle
40509 Polypropylène
40510 Styrène
40511 Polystyrène
40512 Butadiène styrène
40513 Butadiène styrène latex
40514 Butadiène styrène caoutchouc (SBR)
40515 Résines butadiène styrène acrylonitrile (ABS)
40516 Oxyde d'éthylène
40517 Formaldéhyde
40518 Ethylbenzène
40519 Anhydride phtalique
40520 Acrylonitrile
40521 Acide adipique
40522 Stockage et manipulation de produits chimiques organiques
40523 Acide glyoxylique
40524 Production d'hydrocarbures halogénés
40525 Production de pesticides
40526 Production de composés organiques persistants
40527 Autres (produits phytosanitaires, ...)
40601 Panneaux agglomérés
40602 Pâte à papier (procédé kraft)
40603 Pâte à papier (procédé au bisulfite)
40604 Pâte à papier (procédé mi-chimique)
40605 Pain
40606 Vin
40607 Bière
40608 Alcools
40610 Matériaux asphaltés pour toiture
40611 Recouvrement des routes par l'asphalte
40612 Ciment (décarbonatation)
40613 Verre (décarbonatation)
40614 Chaux (décarbonatation)
40615 Fabrication d'accumulateurs
40616 Extraction de minerais minéraux
40617 Autres (y compris produits contenant de l'amiante)
40618 Utilisation de calcaire et de dolomie
40619 Utilisation et production de carbonate de soude
40620 Travail du bois
40621 Manutention de céréales
40622 Production de produits explosifs
40623 Exploitation de carrières
40624 Chantier et BTP
40625 Production de sucre
40626 Production de farine
40627 Fumage de viande
40628 Tuiles et briques (décarbonatation)
40629 Céramiques fines (décarbonatation)
40630 Papeterie (décarbonatation)
40801 Production d'hydrocarbures halogénés - produits dérivés
40802 Production d'hydrocarbures halogénés - émissions fugitives
40803 Production d'hydrocarbures halogénés - autres
40804 Production d'hexafluorure de soufre - produits dérivés
40805 Production d'hexafluorure de soufre - émissions fugitives
40806 Production d'hexafluorure de soufre - autres
406
Procédés des industries du bois, de la pâte à
papier, de l'alimentation, de la boisson et
autres
408 Production d'halocarbures et d'hexafluorure de soufre
404 Procédés de l'industrie chimique inorganique
405 Procédés de l'industrie chimique organique
4
Procédés de productionRapport de diagnostic
60202 Nettoyage à sec
60203 Fabrication de composants électroniques
60204 Autres nettoyages industriels
60301 Mise en oeuvre du polyester
60302 Mise en oeuvre du polychlorure de vinyle
60303 Mise en oeuvre du polyuréthane
60304 Mise en oeuvre de mousse de polystyrène
60305 Mise en oeuvre du caoutchouc
60306 Fabrication de produits pharmaceutiques
60307 Fabrication de peinture
60308 Fabrication d'encre
60309 Fabrication de colles
60310 Soufflage de l'asphalte
60311 Fabrication de supports adhésifs, films et photos
60312 Apprêtage des textiles
60313 Tannage du cuir
60314 Autres
60401 Enduction de fibres de verre
60402 Enduction de fibres minérales
60403 Imprimerie
60404 Extraction d'huiles comestibles et non comestibles
60405 Application de colles et adhésifs
60406 Protection du bois
60407 Traitement de protection du dessous des véhicules
60408 Utilisation domestique de solvants (autre que la peinture)
60409 Préparation des carrosseries de véhicules
60411 Utilisation domestique de produits pharmaceutiques
60412 Autres (conservation du grain ...)
60501 Anesthésie
60502 Equipements de réfrigération et d'air conditionné, utilisant des halocarbures ou du SF6
60503 Equipements de réfrigération et d'air conditionné, utilisant des produits autres que des halocarbures ou du
60504 Mise en oeuvre de mousse (excepté 060304)
60505 Extincteurs d'incendie
60506 Bombes aérosols
60507 Equipements électriques (excepté 060203)
60508 Autres
60601 Utilisation de feux d'artifice
60602 Consommation de tabac
60603 Usure des chaussures
70101 Autoroute
70102 Route
70103 Ville
70201 Autoroute
70202 Route
70203 Ville
70301 Autoroute
70302 Route
70303 Ville
70402 Route
70403 Ville
70501 Autoroute
70502 Route
70503 Ville
706 Evaporation d'essence des véhicules 70600 Evaporation d'essence des véhicules
707 Pneus et plaquettes de freins 70700 Pneus et plaquettes de freins
708 Usure des routes 70800 Usure des routes
702 Véhicules utilitaires légers < 3,5 t
703 Poids lourds > 3,5 t et bus
704 Motocyclettes et motos < 50 cm3
705 Motos > 50 cm3
605 Utilisation du HFC, N2O, NH3, PFC et SF6
606 Autres
7
Transport routier
701 Voitures particulières
Dégraissage, nettoyage à sec et électronique
603 Fabrication et mise en oeuvre de produits chimiques
604 Autres utilisations de solvants et activités associées
6
Utilisation de solvants et autres produits
602Rapport de diagnostic
80902 Abrasion des freins, embrayages et pneus
81001 Echappement moteur
81002 Abrasion des freins, embrayages et pneus
90201 Incinération des déchets domestiques et municipaux
90202 Incinération des déchets industriels (sauf torchères)
90203 Torchères en raffinerie de pétrole
90204 Torchères dans l'industrie chimique
90205 Incinération des boues résiduelles du traitement des eaux
90206 Torchères dans l'extraction de gaz et de pétrole
90207 Incinération des déchets hospitaliers
90208 Incinération des huiles usagées
90401 Décharges compactées
90402 Décharges non compactées
90403 Autres
907 Feux ouverts de déchets agricoles (sauf écobuage) 90700 Feux ouverts de déchets agricoles (sauf écobuage)
90901 Incinération de cadavres
90902 Incinération de carcasses animales
91001 Traitement des eaux usées dans l'industrie
91002 Traitement des eaux usées dans le secteur résidentiel/commercial
91003 Epandage des boues
91005 Production de compost
91006 Production de biogaz
91007 Latrines
91008 Autres productions de combustibles dérivés à partir de déchets
100101 Cultures permanentes
100102 Terres arables
100103 Rizières
100104 Vergers
100105 Prairies
100106 Jachères
100201 Cultures permanentes
100202 Terres arables
100203 Rizières
100204 Vergers
100205 Prairies
100206 Jachères
100301 Céréales
100302 Légumes
100303 Racines et tubercules
100304 Cannes à sucre
100305 Autres
100401 Vaches laitières
100402 Autres bovins
100403 Ovins
100404 Porcins à l'engraissement
100405 Chevaux
100406 Mules et ânes
100407 Caprins
100408 Poules
100409 Poulets
100410 Autres volailles (canards, oies, …)
100411 Animaux à fourrure
100412 Truies
100413 Chameaux
100414 Buffles
100415 Autres
100501 Vaches laitières
100502 Autres bovins
100503 Porcins à l'engraissement
100504 Truies
100505 Moutons
100506 Chevaux
100507 Poules
100508 Poulets
100509 Autres volailles
100510 Animaux à fourrure
100511 Caprins
100512 Ânes et mulets
100513 Chameaux
100514 Buffles
100515 Autres
100601 Agriculture
100602 Forêt
100603 Maraîchage
100604 Lacs
100901 Anaérobie
100902 Systèmes liquides
100903 Stockage solide
100904 Autres
Fermentation entérique
1005 Composés organiques issus des déjections animales
1006 Utilisation de pesticides et de calcaire
1009 Composés azotés issus des déjections animales
10
Agriculture et sylviculture
1001 Culture avec engrais
1002 Culture sans engrais
1003 Ecobuage
1004
909 Crémation
910 Autres traitements de déchets
9
Traitement et élimination des déchets
902 Incinération des déchets
904 Décharges de déchets solides
809 Engins spéciaux - Loisirs / jardinage
810 Autres machinesRapport de diagnostic
110504 Plaines marécageuses 9
110505 Terrains humides 9
110506 Terrains inondables 9
110600 Eaux 9
110601 Lacs 9
110602 Marais salants ( < 6m) 9
110603 Eaux souterraines 9
110604 Drainages 9
110605 Rivières 9
110606 Fossés et canaux 9
110607 Eaux côtières ( > 6m) 9
110701 Termites 9
110702 Mammifères 9
110703 Autres animaux 9
1108 Volcans 110800 Volcans 9
1109 Hydrates de gaz 110900 Hydrates de gaz 9
1110 Foudre 111000 Foudre 9
111104 Chênes européens 9
111105 Chênes à feuilles sessiles 9
111106 Autres chênes feuillus 9
111107 Chênes verts 9
111108 Chênes lièges 9
111109 Autres chênes à feuilles vertes 9
111110 Hêtres 9
111111 Bouleaux 9
111115 Autres espèces de feuillus à larges feuilles 9
111116 Autres espèces de feuillus à feuilles vertes 9
111117 Sols (CO2 exclu) 9
111204 Epicéas 9
111205 Sapinettes 9
111206 Autres sapins 9
111207 Pins 9
111208 Pins maritimes 9
111209 Pins d'Alep 9
111210 Autres pins 9
111211 Sapins 9
111212 Mélèzes 9
111215 Autres conifères 9
111216 Sols (CO2 exclu) 9
113101 Forêt restant forêt - tropical 9
113102 Terre cultivée devenant forêt - tropical 9
113103 Prairie devenant forêt - tropical 9
113104 Terre humide devenant forêt - tropical 9
113105 Zone urbanisée devenant forêt - tropical 9
113106 Autre terre devenant forêt - tropical 9
113111 Forêt restant forêt - tempéré 9
113112 Terre cultivée devenant forêt - tempéré 9
113113 Prairie devenant forêt - tempéré 9
113114 Terre humide devenant forêt - tempéré 9
113115 Zone urbanisée devenant forêt - tempéré 9
113116 Autre terre devenant forêt - tempéré 9
113201 Terre cultivée restant Terre cultivée - tropical 9
113202 Forêt devenant Terre cultivée - tropical 9
113203 Prairie devenant Terre cultivée - tropical 9
113204 Terre humide devenant Terre cultivée - tropical 9
113205 Zone urbanisée devenant Terre cultivée - tropical 9
113206 Autre terre devenant Terre cultivée - tropical 9
113211 Terre cultivée restant Terre cultivée - tempéré 9
113212 Forêt devenant Terre cultivée - tempéré 9
113213 Prairie devenant Terre cultivée - tempéré 9
113214 Terre humide devenant Terre cultivée - tempéré 9
113215 Zone urbanisée devenant Terre cultivée - tempéré 9
113216 Autre terre devenant Terre cultivée - tempéré 9
113301 Prairie restant Prairie - tropical 9
113302 Forêt devenant Prairie - tropical 9
113303 Terre cultivée devenant Prairie - tropical 9
113304 Terre humide devenant Prairie - tropical 9
113305 Zone urbanisée devenant Prairie - tropical 9
113306 Autre terre devenant Prairie - tropical 9
113311 Prairie restant Prairie - tempéré 9
113312 Forêt devenant Prairie - tempéré 9
113313 Terre cultivée devenant Prairie - tempéré 9
113314 Terre humide devenant Prairie - tempéré 9
113315 Zone urbanisée devenant Prairie - tempéré 9
113316 Autre terre devenant Prairie - tempéré 9
113401 Terre humide restant Terre humide - tropical 9
113402 Forêt devenant Terre humide - tropical 9
113403 Terre cultivée devenant Terre humide - tropical 9
113404 Prairie devenant Terre humide - tropical 9
113405 Zone urbanisée devenant Terre humide - tropical 9
113406 Autre terre devenant Terre humide - tropical 9
113411 Terre humide restant Terre humide - tempéré 9
113412 Forêt devenant Terre humide - tempéré 9
113413 Terre cultivée devenant Terre humide - tempéré 9
113414 Prairie devenant Terre humide - tempéré 9
113415 Zone urbanisée devenant Terre humide - tempéré 9
113416 Autre terre devenant Terre humide - tempéré 9
113501 Zone urbanisée restant Zone urbanisée - tropical 9
113502 Forêt devenant Zone urbanisée - tropical 9
113503 Terre cultivée devenant Zone urbanisée - tropical 9
113504 Prairie devenant Zone urbanisée - tropical 9
113505 Terre humide devenant Zone urbanisée - tropical 9
113506 Autre terre devenant Zone urbanisée - tropical 9
113511 Zone urbanisée restant Zone urbanisée - tempéré 9
113512 Forêt devenant Zone urbanisée - tempéré 9
113513 Terre cultivée devenant Zone urbanisée - tempéré 9
113514 Prairie devenant Zone urbanisée - tempéré 9
113515 Terre humide devenant Zone urbanisée - tempéré 9
113516 Autre terre devenant Zone urbanisée - tempéré 9
113601 Autre terre restant Autre terre - tropical 9
113602 Forêt devenant Autre terre - tropical 9
113603 Terre cultivée devenant Autre terre - tropical 9
113604 Prairie devenant Autre terre - tropical 9
113605 Terre humide devenant Autre terre - tropical 9
113606 Zone urbanisée devenant Autre terre - tropical 9
113611 Autre terre restant Autre terre - tempéré 9
113612 Forêt devenant Autre terre - tempéré 9
113613 Terre cultivée devenant Autre terre - tempéré 9
113614 Prairie devenant Autre terre - tempéré 9
113615 Terre humide devenant Autre terre - tempéré 9
113616 Zone urbanisée devenant Autre terre - tempéré 9
1135 UTCF : Zone urbanisée
1136 UTCF : Autre terre
1132 UTCF : Terre cultivée
1133 UTCF : Prairie
1134 UTCF : Terre humide
1111 Forêts de feuillus exploitées
1112 Forêts de conifères exploitées
1131 UTCF : Forêt
1106 Eaux
1107 Animaux
11
Autres sources et puitsRapport de diagnostic 58
ANNEXE 3 – VALEURS DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES
Affectation EPCI Communauté de communes Isle et Crempse en Périgord
Étiquettes de lignes Somme de valeur_emission (en tonnes)
COVNM 1 554
agriculture 157
autres transports 1
déchets 5
Forêt & UTCF 1 189
industrie branche énergie 2
industrie hors branche énergie 40
résidentiel 133
tertiaire 0
transport routier 27 NH3 252
? 0
agriculture 250
déchets 0
transport routier 2
NOX 275
agriculture 57
autres transports 13
déchets 1
industrie branche énergie 2
industrie hors branche énergie 7
résidentiel 19
tertiaire 7
transport routier 169
PM10 110
agriculture 21
autres transports 1
déchets 0
industrie branche énergie 0
industrie hors branche énergie 23
résidentiel 52
tertiaire 1
transport routier 12
PM2,5 78
agriculture 6
autres transports 0
déchets 0
industrie branche énergie 0
industrie hors branche énergie 9
résidentiel 51
tertiaire 1
transport routier 10
SO2 16
agriculture 4
autres transports 0
déchets 1
industrie branche énergie 1
industrie hors branche énergie 2
résidentiel 5
tertiaire 4
transport routier 0
Total général 2 285