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Document publié le Jeudi 17 juin 2021
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Gironde - Observation du Public N°1.odt)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Espaces terrestres et maritimes, Aménagement du territoire,
Mail reçu le 09/10/2023 à 10h55
Rebedech: Il serait bien que le Rebédech soit signalé au public par un panneau indiquant son nom comme lors des franchissements de ponts on signale généralement les cours d'eau, car les gens confondent le ruisseau avec un fossé.
Certains particuliers utilisent les parties du ruisseau invisibles en surface car busées sur des dizaines de mètres pour vidanger leur piscine en usant de longs tuyaux et des grilles . D'autres déversent les branchages de l'élagage sur le cours asséché du Rebédech dans la partie haute (chemin de Mandin au lieu dit La Lande.
Le ruisseau dans le bas de son cours a été souvent curé, son lit est devenu très profond par endroits, ensuite les couches toujours plus hautes et plus larges de goudronnage mangent littéralement les berges, les fragilisant et empêchant les promenades tranquilles. Il y a un risque de se faire écraser par une voiture.
Le long du lit des Rebédech, il y a des sources ignorées qui alimentent le cours d'eau . Elles sont mises en danger par l'urbanisation effrénée des milieux naturels et autrefois agricoles . Les élus locaux des Portes de l'Entre deux Mers sont totalement ignorants en matière d'écologie et durant 50 ans ont laissé coloniser les bassins versants par l'urbanisation et les infrastructures, prétextant un progrès. Si rien n'est fait pour arrêter le désastre, outre les paysages, c'est faune et flore qui disparaissent. Les arbres souffrent et meurent sur pied. Le risque d'assèchement des sources, leur pollution et la disparition des nappes phréatiques est patent et dramatique.
Les marécages (milieux humides) qui étaient le déversoir naturel des trop pleins sont remblayés pour en faire des terrains constructibles et lors des inondations du 17 juin 2021, les ruisseaux ont débordé et pris des voies qui n'étaient pas la leur habituellement . A Camblanes, chemin du Calvaire, comme le terrain est plus plat, les sédiments se sont déposés dans les propriétés appartenant aujourd'hui au conseil départemental et à des particuliers. Un étang figure dans les actes notariés. Il est totalement couvert de sédiments. Il servait d'abreuvoir aux animaux. Là où il y a cinquante ans, nous avions un milieu de vie riche pour la faune et la flore au confluent du chemin du Calvaire et de la D10, nous avons sur des terres remblayés une enfilade de bâtiments en commençant par la station d'épuration qui pollue le milieu par les rejets de microparticules non maîtrisés, une entreprise de fumage de poissons et une station de lavage de véhicules dont la police environnementale m'a certifié que les cuves de vidange des eaux usées étaient pleines mais ne débordaient pas. Une constatation est que les 300 litres d'eau utilisés par voiture se déversent en jet continu dans le Rebédech. Si de telles choses sont possibles, autorisées, la remarquable étude du SIETRA, ne sert à rien.
Enfin, le coût de travaux de réhabilitation des cours d'eau et des berges mis en évidence dans l'enquête sont considérables. Comment seront-ils financés? Et combien de temps faudra-t-il?
Philippe HEBRARD