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PLU - Rapport de présentation - Partie 2
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Deshaies.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Partie 2)
Thèmes du document : Environnement, Espaces terrestres et maritimes, Eau et assainissement,
ES & ,
AZ M A \
Etat initial de l’environnement Novembre 2014
Livret 2Ai
SEA À 2 |
FR À A IN
VON FT 7
Sommaire INTRODUCTION p. 1 1. Présentation physique et
environnementale p. 2
1.1. Topographie et hydrographie : entre mer
des Antilles et les reliefs mouvementés de la
« Basse de l’Île » p. 3
1.1.1. La topographie p. 3
1.1.2. L’hydrographie p. 4
1.2. Le territoire physique : des reliefs des
mornes aux plages abritées du littoral p. 5
1.2.1. Une géomorphologie liée à la
formation des la chaîne volcanique
septentrionale p. 5
1.2.2. La pédologie : une grande variété de
sols contraignant l’urbanisation p. 6
1.2.3. Une structure du sol propice à
l’extraction de granulat p. 7
1.2.4. Un climat contrasté entre aridité et
humidité p. 8
1.3. Synthèse, enjeux et perspectives p. 9
2. Une grande diversité de biotopes p. 10
2.1 Le littoral p. 11
2.1.1. Les formations des plages sableuses p. 11
2.1.2. Les milieux humides p. 12
2.1.3. Les falaises p. 14
2.2. L’étage de basse altitude p. 14
2.2.1. La forêt xérophile p. 14
2.2.2. La forêt mésophile p. 14
2.3. L’étage végétal de moyenne altitude p. 15
2.4. La dégradation des entités naturelles p. 15
2.5. Synthèse, enjeux et perspectives p. 15
3. Richesses d’un territoire et
contraintes à l’urbanisation p. 16
3.1. La Réserve de biosphère de l’Archipel de
la Guadeloupe p. 17
3.2. Les espaces forestiers protégés p. 18
3.2.1. La forêt départementalo-domaniale (FDD) p. 18
3.2.2. La forêt domaniale du littoral (FDL) p. 18
3.3. Les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologiques,
Faunistiques et Floristiques (ZNIEFF) p. 19
3.3.1. Le Gros Morne (80 ha) p. 19
3.3.2. La forêt littorale sur sable et la plage
de Grande Anse (11 ha) p. 19
3.3.3. Les sablières et le marais
de Grande Anse (33 ha) p. 19
3.3.4. L’îlet à Kahouanne (19 ha) p. 20
3.3.5. L’îlet Tête à l’Anglais (1 ha) p. 20
3.3.6. Morne aux fous (136 ha) p. 20
3.4. Les sites inscrits et classés p. 21
3.4.1. Le bassin versant de la Grande Anse p. 21
3.4.2. Le site classé de Grande Anse
et Gros Morne p. 21
3.5. Les Espaces Remarquables du Littoral p. 22
3.6. Analyse paysagère de Deshaies p. 26
3.6.1. Le relief montagneux p. 26
3.6.2. Les hauteurs secrètes p. 26
3.6.3. Les séquences boisées p. 26
3.7. Entre séquences littorales et massifs boisés p. 27
3.7.1. Les polarités urbaines en bordure du littoral p. 27
3.7.2. Le volet maritime p. 27
3.8. Grande Anse : une particularité paysagère p. 27
4. Ressources, nuisances et pollutions p. 28
4.1. Le réseau d’alimentation en eau potable p. 29
4.1.1. Des dysfonctionnements face à un
nombre croissant d’abonnés p. 29
4.1.2. La structuration du réseau p. 29
4.1.3. Un réseau qui nécessite
des réaménagements p. 29
4.1.4 Synthèse, enjeux et perspectives p. 29
4.2. Les eaux usées p. 32
4.2.1. Un développement progressif
de l’assainissement collectif … p. 32
4.2.2. … mais une prédominance
de l’assainissement autonome p. 32
4.2.3. Les projets d’équipements p. 32
4.2.4. Synthèse, enjeux et perspectives p. 32
4.3. La gestion des eaux pluviales p. 34
4.3.1. Synthèse, enjeux et perspectives p. 35
4.4. Les déchets p. 36
4.4.1. Une gestion à l’échelle de la CANBT p. 36
4.4.2. La déchetterie p. 36
4.4.3. Le tri sélectif p. 36
4.4.4. Des déchets toujours dans la nature p. 36
4.4.6. Synthèse, enjeux et perspectives p. 36
4.5. La perception du bruit à Deshaies p. 37
4.5.1. Eléments de définition p. 37
4.5.2. Cadrage réglementaire p. 37
4.6. L‘air p. 39
4.6.1. Une bonne qualité de l÷ air malgré
quelques insuffisances p. 39
4.7. Energie p. 40
4.7.1. La loi Energie de 2005 p. 40
4.7.2. Les orientations générales nationales p. 40
4.7.3. Le rôle des collectivités territoriales et
leurs groupements p. 40
4.7.4. Etat des lieux à Deshaies p. 41
5. Risques p. 42
5.1. Une exposition particulière aux risques p. 43
5.2. Aléa mouvements de terrain p. 43
5.2.1. Les glissements de terrain p. 44
5.2.2. Les chutes de blocs rocheux p. 45
5.2.3. La liquéfaction des sols p. 45
5.2.4. Les coulées boueuses, « laves »
torrentielles et embâcles p. 45
5.3. Aléa sismique p. 46
5.4. Aléa cyclonique p. 47
5.5. Aléa inondation p. 48
5.6. Le Bourg : un espace particulièrement
vulnérable p. 49
5.6.1. Aléa inondation p. 49
5.6.2. Aléa houle cyclonique p. 49
5.7. Synthèse, enjeux et perspectives p. 50Introduction
Conformément à l’article R123-3 du code de l’urbanisme, l’état initial de
l’environnement a pour objet l’analyse de l’environnement par thématique pour
en dégager les principaux enjeux environnementaux à l’échelle du territoire de
Port-Louis.
Au regard de la position géographique de Deshaies et de sa sensiblité
environnementale, le PLU fait l’onjet d’une évaluation environnementale laquelle
analysera l’impact du projet d’aménagement et de développement durable du
territoire.
11- Présentation physique et environnementale1.1. Topographie et hydrographie: entre mer des Antilles et les reliefs
mouvementés de la “Basse de l’Ile”
1.1.1. La topographie
La commune de Deshaies présente une topographie nettement contrastée entre la frange littorale relativement plate et l'intérieur des terres où s'expriment les reliefs du piémont et de la moyenne montagne. Cette topographie particulière est essentiellement liée à la formation de la chaîne volcanique septentrionale
La très large façade littorale de Deshaies est marquée par une succession d'anses sableuses, de criques, d'espaces forestiers et de zones humides rompue épisodiquement par des mornes aboutissant en falaises et promontoires. Au total, elle s'étend sur plus de quinze kilomètres abritant nombre de sites d'intérêt écologique et paysager : Grande Anse, Gros Morne, au large, les îlets de Kahouanne et de la Tête à l'Anglais… Ses terres basses font de la zone littorale les lieux de prédilection de l'occupation humaine (habitat, activités économiques) et c'est d'ailleurs là que s'étend son petit bourg, abrité au fond de l'Anse Deshaies.
A l'intérieur des terres, à mesure que l'on s'éloigne du littoral, on retrouve un relief de plus en plus accidenté. D'abord, la zone de piémont qui accueille des hameaux et des linéaires urbains le long des voies et des vallées et qui également le siège d'une agriculture traditionnelle (cacao, vanille, café, canne à sucre). Ensuite, plus à l'est, se présente la zone montagneuse (moyenne montagne) qui s'élève à plus de 750 mètres sur la « Barre de l'Île » dont la végétation primitive est très largement préservée. La forêt ombrophile est présente jusque dans la région sommitale, parfois clairsemée de petites zones cultivées en sous- bois (cultures vivrières, café, vanille). Cette ligne de crête est ponctuée des plus hauts sommets de la commune :
- le Morne Bel-Air (565 mètres) ;
- le Dos d'Âne (611 mètres) ;
- le Morne Mazeau (615 mètres) ;
- le Piton Grand Fond (641 mètres) ;
- le sommet de la Barre de l'île (758 mètres).
1- Présentation physique et environnementale
3BV A
980,8 ha
BV B
1 059,8 ha
BV C
807,5 ha
BV D
1 125,6 ha
Bassin versant de Grande-Anse
1.1.2. L’hydrographie
Compte tenu de ses reliefs élevés et de son climat humide malgré sa situation sur la Côte Sous-le-Vent, la commune de Deshaies est couverte par un réseau hydrographique très dense et très important. Les cours d'eau sont tellement omniprésents sur ce territoire que l'un d'entre eux, la ravine Petite Anse, constitue la limite méridionale de la commune.
Du nord au sud, on dénombre ainsi de nombreuses rivières et ravines, le long desquelles s'est développé l'urbanisation, malgré leur régime torrentiel avéré :
- rivière la Perle ;
- rivière la Rate ;
- rivière Maya et rivière Ziotte ;
- ravine Couleuvre ;
- rivière Mitan ;
- rivière Forban et ravine Scipion ;
- rivière Deshaies, rivière Rouge et ravine Rouge ;
- ravine Mazeau ;
- ravine Paul Thomas ;
- rivière Ferry ;
- ravine Roche ;
- rivière Maleville ;
- Petite Rivière ;
- ravine Petite Anse.
Pour autant, aucun cours d'eau majeur n'est présent sur le territoire de Deshaies même si celui-ci est constamment irrigué par de multiples rivières, ruisseaux et autres ravines de taille et d'importance moindre qui s'écoulent soit en permanence, soit uniquement durant la saison des pluies. Dévalant les pentes de la partie orientale de la commune, c'est leur empreinte dans le massif qui révèle l'importance de leur débit.
1- Présentation physique et environnementale
4ra Sea | plaque
Américaine
Ensembles volcano-structuraux
de la Guadeloupe
les mouvements tectoniques à l'origine de l'Arc Antillais
chaine saptentnonée
de la anse Terre
2
Phocène) de la plane du Nord Basse Torre
compiens volcanique de buse
Ce Le Fate Terre
+)
— 4
vocrvumne des Sartes
(Terre-de-Has pus Terre-de Bas)
+ 5
FE y +—
de Grande Terre et Marne T7 *
—+— 50
—À— 140
Carte de la géomorpgologie de la Guadeloupe (Atlas des paysages DEAL, 2013)
socle volcanique ancien de la Désrade
Curassque terrranai)
Europe Désirade Grande-Terre Basse-Terre
ÿ © nue Cmmmgus de on mnt comtes D 47 de ms de me
DU DAd tes squs E Ë 5 88 te "5 PRE LCE ME MEETE TEL
1.2. Le territoire physique : des reliefs des mornes aux plages
abritées du littoral
1.2.1. Une géomorphologie liée à la formation de la chaîne volcanique
septentrionale
La topographie de la commune de Deshaies est essentiellement liée à la
formation de la chaîne volcanique septentrionale.
Cet ensemble morphologique s'étend de la Pointe Allègre à l'Est de Deshaies
jusqu'au massif des Deux Mamelles. Les nombreux volcans jalonnant la
chaîne septentrionale témoignent d'une ancienne activité magmatique
importante. Au cours des multiples épisodes, des édifices volcaniques de taille
relativement modeste se sont imbriqués les uns dans les autres, ont été
démantelés et remodelés formant un massif complexe. Cette complexité
morphologique est accrue par l'érosion qui a vivement altéré les édifices,
rendant par la même l'analyse chronologique des différents évènements
délicate.
Le relief de Deshaies est l'expression typique de cette formation aux altitudes
modestes où s'observe une dégradation poussée des formes structurales
primitives. Géographiquement, la commune est dominée par une ligne de
crête orientée Nord-Nord-Ouest / Sud-Sud-Est séparant le versant Est qui
s'épanouit vers la plaine Nord-orientale du flanc occidental que les cours d'eau
ont découpé en vallées venant déboucher dans la mer Caraïbe sous forme de
baies marquées par des caps dont les roches dures et résistantes ont été
moins sensibles à l'érosion.
Le relief est souligné en divers points. Au Sud de Deshaies, la ligne de partage
des eaux épouse une forme circulaire, celle d'une caldeira jalonnée par le
Piton de Baille-Argent, le Piton de Grand-Fond, le Morne 601, la Barre de l'Île,
le Morne Belle Hôtesse.
Au centre de la dépression cernée par ces sommets s'élève un petit dôme
culminant à 555 mètres. Cet ancien édifice volcanique dont la cheminée est en
voie de dégagement par le réseau de la rivière Baille-Argent, est un des
principaux centres d'émission de la chaîne septentrionale, jalonnée plus au
Nord par le Morne Mazeau et le Dos d'Âne notamment.
Celui-ci est un petit édifice volcanique dont les projections et les coulées se
sont étendues sur le flanc Nord-occidental du dôme selon une disposition
rayonnante. L'importance du drainage a disséqué les flancs en une
succession de petites crêtes divergentes.
A l'Ouest, le Gros Morne de Deshaies qui sépare l'Anse de Deshaies de la
plage de Grande Anse semble être un reliquat d'un culot volcanique datant du
Miocène. Il s'élève à 206 mètres.
Enfin, au Nord, un volcan d'allure plus récente et de dimension réduite, le Piton
de Sainte-Rose (356 mètres), surmonte les formations anciennes.
1- Présentation physique et environnementale
5Pédologie simplifiée
de la Guadeloupe
C
: sols ferrallitiques friables (oxisols) faiblement désaturés
: sols ferralitiques friables (oxisols) fortement désaturés
: sols ferralitiques compacts
: sols à allophane (andosols)
: sols à allophane (andosols) perhydratés
: sols argileux à halloysite
: sols de transition entre les sols ferralitiques et les vertisols
: sols argileux à montmorillonite (vertisols)
: vertisols peu ou moyennement profonds
: sols squelettiques
: sols argileux brun-rouges (à kaolinite)
: sols argileux brun-rouges à hydromorphie temporaire
: sols des marais et mangroves (alluvions marines)
: alluvions fluviatiles
: sols sur sable
: sols volcaniques jeunes
DLL
ERSSSENRE
1.2.2. La pédologie : une grande variété de sols contraignant l'urbanisation
Les formations pédologiques de Deshaies dérivent essentiellement des produits émis par les édifices volcaniques qui selon leur résistance vis-à-vis des conditions érosives se sont plus ou moins altérées. Le climat joue un rôle évidemment prépondérant dans leur formation et leur qualité, la répartition pédologique est ainsi sensible aux courbes d'évolution climatique.
Les sols ferralitiques friables
Ces sols composent l'essentiel des horizons pédologiques situés sur les flancs escarpés de Deshaies. Ils dérivent des épaisses projections andésito-labradoritiques qui forment le socle de la chaîne volcanique. La mise en place de ces formations très anciennes a favorisé l'action du climat qui, à cette altitude, se traduit par des précipitations encore appréciables. L'altération a pu ainsi se poursuivre pendant de longues années, produisant des sols assez profonds dont la fraction argileuse constituée de kaolinites, atteint 60 à 80% du sol. Ces sols dont la couleur va du brun- jaune au jaune-rouge sont friables et perméables malgré la forte proportion argileuse, et sont relativement facile à travailler.
La qualité du sol est meilleure sur les étages inférieurs où la teneur en bases échangeables est voisine de 10% du sol.
Les sols ferralitiques compacts
Ces sols de même nature argileuse que les précédents, sont nettement plus compacts et moins perméables. Situés en contrebas des premiers, ils subissent des périodes de sécheresse marquées qui, en alternance avec des périodes pluvieuses, nuisent à la qualité du sol en dégradant sa structure et en rendant ces sols peu friables et moins perméables.
Plus on s'éloigne des versants humides et plus la compacité des horizons superficiels est sensible entraînant un travail plus difficile du sol.
Les sols à montmorillonite et à kaolinite
Généralement typique des pentes assez prononcées, ce niveau pédologique est intermédiaire entre les sols ferralitiques « d'altitude » arrosés et les vertisols que l'on rencontre en bordure littorale sèche.
Les sols sont peu profonds (moins d'un mètre), assez compacts, avec de nombreux éléments grossiers annonçant une transition rapide avec la roche mère. Ce niveau est riche en taches hydromorphiques attribuables à la circulation pelliculaire des eaux d'infiltration sur le matériau de base peu altéré.
D'une couleur brun foncé, ce sol compact a une teneur en bases échangeables qui croît en profondeur indiquant l'enrichissement du sol en argiles de type montmorillonitique.
Les vertisols
Ces sols de coloration brun foncé sur 20 à 40 centimètres puis beige-olive en profondeur apparaissent sur le littoral sec. Très argileux, ils sont dominés par la montmorillonite qui leur confère leur compacité, leur adhérence, les propriétés de gonflement et de rétention responsables des fissures qui apparaissent en période sèche. Les sols se contractent alors, s'émiettant en surface et se fissurant en profondeur. Ces sols peuvent donner un horizon arable d'excellente structure.
Les sols alluviaux
Compte tenu de la course réduite des cours d'eau, ces sols sont peu abondants à Deshaies. Toutefois, les sables et petits graviers drainés par les cours d'eau améliorent sensiblement la structure des sols (vertisols essentiellement) et leur perméabilité. Ces formations limono- argileuses d'excellente structure constituent les sols de Grande Anse, Anse du Grand Bas-Vent, Anse Ferry. Ce sont des sols de grande qualité agricole.
Carte pédologique de la Guadeloupe (Atlas des paysages DEAL, 2013)
1- Présentation physique et environnementale
6RATE Ten
1.2.3. Une structure du sol propice à l’extraction de granulat.
La carrière de Deshaies s’étend sur 140 hectares et se décompose en deux partie distinctes; un périmètre autorisé et un périmètre d’exploitation qui s’étend sur plus de 10 hectares.
L’activité est axé sur l’exploitation de granulat qui est de très bonne qualité pour l’enrobage ainsi que pour la fabrication du béton.
Il s’agit du dernier site d’extraction de gravier en Guadeloupe, le site de Trois-Rivières étant fermé). Si son activité est intense 130 camions par jours, elle doit cependant faire face à une forte concurrence des granulats en provenance notamment de la Caraïbes et de la Martinique en particulier.
La durée d’exploitation qui allait jusqu’en 2011 à été renouvelée. Conformément au principe ministériel qui souhaite éviter le mitage du territoire, le projet d’extension de la carrière à été validé.
Aujourd’hui la carrière de F-Deshaies constitue un des principaux employeur du territoire. Elle est donc prospère économiquement cependant d’un point de vue environnemental, elle présente quelques contraintes.
Elle présente des nuisances sonores, du fait du va et vient régulier du trafic (environ 130 camions) par jours. Ces nuisances peuvent être spacialisées dans la partie Nord du territoire, puisque le trajet de ce flux se fait vers le Nord, depuis la carrière vers Sainte-Rose le long de la RN 2. De fait, ces flux traverses des zones d’habitats plus ou moins denses (Ziotte, Rifflet, La Perle, Bas-Vent) et entraînent ainsi un certain nombre de nuisances sonores.
Autre nuisance importante, est l’impact paysager de la carrière sur l’ensemble du bassin versant de Grande-Anse ainsi que sur certains secteurs du centre-Bourg. Cette forte sensibilité paysagère s’explique par le relief doux de la structure paysagère du bassin versant. Marquée par une perception large, un paysage ouvert, la carrière impact véritablement sur le paysage qui au delà est largement sauvegardé.
1- Présentation physique et environnementale
7Zonage climatique
de la Guadeloupe
EFFETS OROGRAPHIQUE
ET DE FOEHN
aéce ndance oroqfà phique
4 Sliz€s HUMIDES “
:zone sous effet orographique majeur
:zone sous effet de foenn
:zone sous effet de continentalité
:zone sans influence climatique majeurel
vent de
Foeln
chaud ersec relief” ‘élévé *
Pluviométrie de la Guadeloupe
Normales de précipitations (mm)
normale pour les 10 dernières années
du cumul des précipitations quoitidiennes
(d'après Météo France, 2008)
1.2.4. Un climat contrasté entre aridité et humidité
Des phénomènes naturels dangereux
En raison de sa situation géographique et géologique, l'île de la Guadeloupe est soumise à une large gamme de phénomènes naturels dangereux. Sa position en zone tropicale l'expose au passage des cyclones, responsables de dégâts liés au vent mais aussi à l'eau : inondation, marées de tempête, houles cycloniques. Ces fortes précipitations peuvent également générer des mouvements de terrains. Le chapitre traitant des risques naturels mettra l'accent sur les principaux phénomènes climatiques qui ont touché la commune de Deshaies.
Une commune à la fois humide et aride
Le climat de la Guadeloupe est déterminé par l'action des cellules de hautes pressions de l'Atlantique nord (principalement l'anticyclone des Açores) qui dirigent toute l'année un flux variable d'alizés de secteur est dominant, chauds et humides, maintenant sur l'île une température généralement comprise entre 25 et 30°C et une humidité moyenne de 80 à 90 %. Ce flux est alimenté par les masses d'air boréales qui se dirigent vers les Caraïbes, plus ou moins réchauffées et chargées d'humidité. Pendant l’hiver austral (second semestre) cette action est renforcée par la montée des anticyclones de l'Atlantique sud qui repoussent vers le nord une zone de dépression plus ou moins perturbée, la « Zone Intertropicale de Convergence » (ZIC).
On distingue deux saisons : l'hivernage, saison des pluies de juin à novembre - décembre et la saison sèche avec le carême, période relativement sèche de janvier à mai.
La première partie de la saison des pluies (juin - juillet) est caractérisée par l'établissement d'un puissant courant d'est. C'est le régime des alizés tropicaux humides. Puis d'août à novembre, la ZIC est repoussée vers le nord des Petites Antilles laissant place sur les Caraïbes à une large dépression, siège de formations pluvio-orageuses avec précipitations intenses et ventilation affaiblie, sauf durant le passage de dépressions qui peuvent être accompagnées de vents très violents pouvant dépasser les 200 km/h.
La saison sèche, qui apporte cependant le tiers de la pluviométrie annuelle, est également divisée en deux périodes. La première, de décembre à février, est caractérisée par une réapparition des vents, principalement du secteur est à nord-est, les alizés frais, accompagnés de grains et d'une diminution rapide de la pluviosité. La seconde, de mars à mai ou carême, voit la mise en place des alizés francs, rapides et secs de secteurs est à sud-est et la pluviosité la plus faible de l'année, sujette cependant à des variations importantes suivant les années (carême humide ou carême sec).
Bien que tournée vers l'ouest et donc située sur la Côte Sous-le-Vent, la commune Deshaies ne bénéficie pas d'un climat aussi sec et chaud que les communes situées plus au sud à l'abri des massifs montagneux élevés. Ceci est une conséquence de l'abaissement des reliefs ainsi que de leur discontinuité vers le nord. Le climat d'abri qui sévit sur la côte Caraïbe ou Côte Sous-le-Vent n'est pas aussi parfait que dans le sud. En effet, la ligne de crêtes qui s'élève à l'est de Deshaies ne forme pas un écran aussi efficace sur les massifs méridionaux plus récents et l'air atteignant la côte à ce niveau possède encore un degré hygrométrique relativement élevé du fait de l'interruption par endroits de la barrière montagneuse. Ainsi, Deshaies ne profitant pas pleinement de l' « effet de Foehn » (phénomène climatique qui amoindrit la nébulosité et accroît l'insolation), elle est relativement plus arrosée que les communes de ce même côte.
La pluviométrie interannuelle moyenne mesurée à Deshaies s'établit à 1 750 millimètres avec des variations allant de 1 500 millimètres sur le littoral à plus de 2 500 millimètres plus en altitude.
Carte zonalité et pluviométrie de la Guadeloupe (Atlas des paysages DEAL, 2013)
1- Présentation physique et environnementale
81.3. Synthèse, enjeux et perspectives
Faire de cette variété physique et naturelle un
atout pour le développement économique et
notamment touristique de Deshaies
Préparer le territoire aux futurs développements
urbains et rentabiliser au maximum l’espace « utile »
et utilisable
Constats Enjeux et perspectives
Un territoire chahuté entre mer et
montagne, humidité et aridité
1- Présentation physique et environnementale
92- Une grande diversité de biotopes
Source : DEALPotentiel écologique de Guadeloupe :
les principales séries de végétation
| EM :Grands-Fonds « humides»
pe er = : fourrés d'altituce EM :- Grands-Fondsu secs »
BB sréonmonnre forêt semi- Es : plaines littoraies
s'éomcroone au vent bu EM range arrosée des pisteaux
ad, EM fréomoroone sous even EM ostesux ou Nord etce rest
EM érontomorone EM ::-20 1108 des plateaux
benne BB frésenoeniene saisonnière Da UM 12: Hauts et la barre deîle
sasonmère EM ‘ré raoraie de Capesere SE décidue de EM : 1: 525 et iatrange sèche des Hauts
in à [M :forêt semi-cécique sur soi voicanique ee EM sssccroriess:
décidue EM ‘'ésem-cécoue dégracée (Saintes) EM ostesux de ls Désirade Re forêt semi-
, [MI :forétmarécageuse décidue de BR one hors-sst de 18 Désirade
du littoral EM :mangrove DM |piaine littorale de la Désirade
Les unités végétales traduisent par la variété, la puissance et la richesse de leurs peuplements, les conditions physiques du milieu et ses contraintes.
Le gradient hygrométrique joue un rôle important non seulement par ses variations propres mais aussi par les conséquences structurelles qu'il entraîne au niveau édaphique.
L'eau est fortement retenue par les sols argileux mais est proportionnellement peu disponible ; conséquemment cela provoque une sélection forte au niveau du végétal.
Aussi, depuis le littoral et les séries xérophiles jusqu'à l'étage tropical de moyenne altitude, milieu d'élection de la végétation hygrophile, observe-t-on plusieurs séries.
2.1. Le littoral
Au niveau du littoral où les conditions climatiques ne varient sensiblement pas, la nature du sol est particulièrement sélective puisqu'en contact avec la mer.
2.1.1. Les formations des plages sableuses
La plage sableuse en contact avec la mer est une zone pionnière de conquête pour le végétal où seules des espèces herbacées sont recensées.
La moins affectée et la plus spectaculaire de ces formations sur sable se trouve à la Grande Anse de Deshaies. Malgré la gravière qui l'a altérée, sa flore riche et le paysage exceptionnel qu'elle contribue à créer, nécessitent l'application de mesures conservatoires et éventuellement de plans de gestion adaptés.
Parmi les espèces inféodées à ce milieu, on remarque la patate bord-de-mer (Ipomoea pes- capreae), le pois bord-de-mer (Canavalia rosea) et le sporobole (Sporobolus virginicus). Plus en retrait, des espèces telles que le raisinier bord-de-mer (Coccoloba uvifera) ou le bois bracelet (Jacquinia armillaris ou Jacquinia revoluta) assurent la transition avec la forêt littorale. Cette zone est constituée d'arbres élancés dont les principaux sont le mancenillier (Hippomane mancinella), le catalpa (Thespesia populnéa), le gommier rouge (Bursera simaruba), le poirier (Tabebuia heterophylla), … que viennent étoffer le bois énivrage (Clibadium erosum), le malimbé, le cocotier (Cocos nucifera), l'amandier (Terminalia catappa)...
Certaines plages de Deshaies sont facilement accessibles ce qui leur vaut une large fréquentation (Grande-Anse).La forte fréquentation ainsi que la sensibilité des milieux à l’instar de l’Anse Tillet rend vulnérable ces biotopes.
Carte de la végétation de la Guadeloupe (Atlas des paysages DEAL, 2013)
2- Une grande diversité de biotopes
11à
VILLA CLAUDINETTE
FORT ROYAL
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2.1.2. Les milieux humides
Définition
On définit une zone humide comme étant une zone où l'eau est le principal facteur qui contrôle le milieu naturel et la vie animale et végétale associée.
Au sens juridique, la loi sur l'eau de 1992 définit les zones humides comme « des terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année ».
Ces zones constituent un patrimoine unique et sont « parmi les milieux présentant la plus grande richesse écologique au monde. »
Des espaces à forts enjeux
Reconnues d'intérêt général par la Loi, les zones humides sont essentielles pour la biodiversité qu'elles hébergent. Elles constituent aussi des zones productives qui de plus en plus rendent service à l'homme.
Les zones humides constituent des infrastructures naturelles qui hébergent une flore et une faune très spécialisées dont elles permettent la reproduction, le refuge, le repos, le nourrissage lors des haltes. Ce sont des milieux d'interface remarquables qui jouent donc un rôle important pour la biodiversité. De nombreuses espèces animales ou végétales sont inféodées à ces milieux.
Celles-ci assurent également un rôle d'atténuation des phénomènes hydrologiques (de crue ou de sécheresse) par un fonctionnement en « éponge » et font office de filtre naturel pour les bassins versants, participant ainsi à l'amélioration de la qualité de l'eau.
Elle sont également des milieux productifs pour des activités agricoles (élevage, maraîchage...) où l'on rencontre des usages de loisir (randonnée, pêche, chasse). En outre elles participent pour beaucoup à la formation des paysages et sont des supports pédagogiques efficaces pour la sensibili- sation aux enjeux de protection de l'environnement.
L'étude du recensement des zones humides de la Guadeloupe mené par l'ONF conjointement avec MISE en juillet 2007, recense sur le territoire de Deshaies de trois types de zones humides qui se répartissent sur les secteurs de l'îlet Kahouanne, Rifflet, Ziotte, Gros Morne, Ferry, et Guyonneau.
La mangrove ouverte de l'îlet Kahouanne (0,9 ha)
Ce type de écosystème est réduit sur la commune de Deshaies puisque la mangrove n'est présente qu'au niveau de l'îlet. Son étendue restreinte (9 709 m2) n'a d'équivalent que sa formidable richesse écologique ; cette zone humide représente un réservoir de vies végétales et animales considérable, certaines sont d'ailleurs endémiques. Elle constitue d'ailleurs l'unique mangrove captive de la côte sous le vent.
Ce secteur marécageux est en écotone, milieu intermédiaire entre la terre et l'océan ; alimenté côté "continental" par les eaux pluviales qui ruissellent des hauteurs de l'îlet, cette dépression est en contact intermittent avec la mer, via un cordon sableux.
Les espèces y sont distribuées graduellement selon les conditions abiotiques qui se manifestent, depuis les pieds de talus jusqu'aux zones inondées et fortement soumises aux influences salines portées par les marées. Au niveau floristique, trois espèces se succèdent: Rhizophora mangle, Laguncularia racemosa et Conocarpus erectus. La population de rhizophora mangle est dominante. Au niveau d'une dépression, ces mêmes individus dépérissent. Cet espace ouvert parsemé de troncs morts constitue “l'étang bois-sec”( stade de dégradation ultime de la mangrove).
L'îlet fait aujourd'hui l'objet de protections réglementaires (ERL), d'inventaires scientifiques, mais également de labels internationaux (RAMSAR), MAB). Pour autant des menaces naturelles (aléas climatiques) ou anthropiques (déchets, macro-déchets, coupes et prélèvements de bois de feu, fréquentation du site, élevages, braconnages) sont recensées.
2- Une grande diversité de biotopes
Focus sur l ’Îlet Kahouanne
AB0146
AE0006
AK0179
AL0709
AL0008
AL0001
AL0005
AO0188
AV0002
SAINTE-ROSE
POINTE-NOIRE
Typologie des zones
Mangrove ouverte
Lit de cours d'eau
Mare13
Les lits de cours d'eau
Le territoire de Deshaies est traversé par un grand nombre de cours d'eau qui prennent leur source dans les hauteurs de la Barre de l'île et qui dévalent les pentes abruptes, charriant vers l'aval un certain nombre de nutriments, et favorisant aussi le déplacement actif ou passif d'organismes aquatiques, amphibiens... (dimension verticale).
Ces cours d'eau sont aussi en étroite relation avec les massifs boisés des contreforts (dimension latérale). Ils constituent des zones de refuge pour un grande variété faunistique en lien avec ces milieux.
Sur le territoire de Deshaies, ce sont sur les zones de dépôt (proximité de l'embouchure) que sont recensés les milieux humides les plus riches.
- Rivière La Perle (3 447,8 m2) et Rivière La Rate (4 632,2 m2)
L'embouchure de ces deux rivières se situe sur les plages de l'Anse à la Perle et l'Anse Rifflet. Cette zone basse accueil le quartier de Rifflet.
Considéré comme quartier spontané, cette zone urbanisée influe considérablement sur la qualité faunistique et floristique des milieux notamment à travers la question des eaux usées, insuffisante sur le quartier, entraîne un certain nombre de nuisances et pollutions.
- Rivière Ziotte (2 250 m2)
Cette zone humide constitue l'embouchure de la rivière du même nom. Elle se situe sur la partie Nord de la plage de la Grande Anse, en arrière d'un mince cordon sableux. Les développements hôteliers situés en amont suggèrent des nuisances. Toutefois aucune étude ne nous permet de définir les atteintes portées à ce milieu.
- Rivière Mitan (76 627 m2)
A l'instar des autres lits de cours d'eau, cette vaste zone humide constitue l'embouchure de la Rivière Mitan. Elle s'implante en arrière de la plage de Grande Anse au milieu d'une zone boisée. Peu concernée par des pressions urbaines, elle en subit plutôt les corollaires, pollution (épave de voiture), prélèvements de matériaux ou encore des pressions provenant de l'activité touristique fortement développée sur ce secteur.
- Petite Rivière (3 564 m2)
Située en arrière du quartier de Ferry, sur sa partie sud, la zone humide de Petite Rivière fait office de bassin légèrement en amont de l'embouchure de Petite Rivière. La proximité de quartiers d'habitation à proximité directe de cette zone suppose des pollutions et des nuisances en matière de rejet des eaux usées, de prélèvement de matériaux… Cependant il n'existe aucune étude précise qualifiant et quantifiant ces nuisances.
Les mares
Il existe seulement deux mares sur la commune de Deshaies :
- une mare de 2 783 m2 située au sein de la carrière d'extraction de pierre volcanique qui semble avoir un faible rôle écologique de part son implantation.
- une seconde mare, plus restreinte (414 m2) correspond au bassin d'extension de la Petite Rivière lors d'épisodes pluvieux importants ou d'inondations.
2- Une grande diversité de biotopes
Focus sur la Rivière La Perle et Rivière La Rate Focus sur la Rivière Ziotte et la Rivière Mitan
Focus sur la Petite Rivière et la seconde mare Focus sur la mare de la carrièreBas fourrés
1300
1160 1130
Hauts fourrés
C'est en interprétant des bosquets relictuels trouvés surtout dans les ravines qu'il a été possible de reconstituer la composition floristique et la physionomie vraisemblable de la forêt qui peuplait cette unité écologique. Il s'agit d'une formation certainement riche en espèces et pourvue de très grands arbres. Au plan floristique, elle est affine, au moins pour certains de ses faciès, des grandes forêts denses humides continentales des plaines d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud.
Aujourd'hui, cet étage végétal est occupée par une forêt mésophile (type de transition entre la forêt xérophile et la forêt hygrophile) très riche en espèces et très hétérogène qui s'étend en retrait des littoraux.
Le faciès type (notamment présent sur Morne Scipion et Morne Caféière) se caractérise par une futaie avec des arbres élancés, pour le tiers à feuille caduque, composée des pois doux (Inga laurina), mahot grande feuille (Cordia sulcata), pois doux gris (Inga ingoïdes), bois diable (Licania ternatensis), bois blanc (Simaruba amara), bois rada (Byrsonima martinicensis), bois négresse, bois-tan (Byrsonima spicata), bois l'ail (Cassipourea guyanensis)… Cette futaie domine une strate arbustive composée d'espèces comme les bois lait (Tabernaemontana citrifolia), bois cabrit (Palicourea crocea), tabac à jacquot bâtard, bois genou, goyavier bâtard (Eugenia dominigensis), queue de rat (Piper reticulatum )…
La strate herbacée compte parmi ces espèces les plus représentées : l'herbe couteau (Scleria secans), le calumet, l'herbe à cornette (Spermacoce latifolia), les fougères…
Les lianes (liane persil, liane boudin, aristoloche) et les épiphytes (ananas sauvage, grande siguine) sont peu nombreuses.
La forêt mésophile émet également des digitations jusqu'au littoral.
Ce faciès intermédiaire prolonge la forêt mésophile et colonise les zones d'arrière-plage ou de mangrove intérieure. Certaines espèces y sont bien représentées comme le pois doux gris, le bois savonnette (Lonchocarpus violaceus), le bois canon (Cecropia peltata)…
2.1.3. Les falaises
Le littoral de Deshaies est marqué par une succession de pointes qui viennent ponctuer des zones basses sableuses.
Ces falaises constituées de projections andésito-labradoritiques abritent une végétation à tendance xérophile. L'homogénéité des conditions physiques et climatiques ne permet pas de distinguer un zonage précis de cette végétation.
Les espèces rencontrées sont le cierge (ou cactus-cierge, Pilosocereus nobilis) associé au ti-baume (Croton flavens), le galant de nuit (Cestrum nocturnum) et plus en retrait, d'autres espèces des zones intérieures : poirier, gommier rouge…
2.2. L’étage végétal de basse altitude
Deux unités écologiques composent cet étage végétal : la forêt xérophile et la forêt mésophile.
2.2.1. La forêt xérophile
A la latitude de Deshaies, les moindres élévations de la chaîne montagneuse atténuent considérablement l'effet de foehn et par suite, la sécheresse climatique.
La forêt xérophile, qui constitue le prolongement des formations végétales observées au niveau des falaises, occupe l'essentiel de l'arrière-littoral.
Ce faciès littoral, d'une richesse biologique considérable, dont il n'existe plus que quelques reliques, semble faire suite à la végétation littorale. Elle se développe sur des vertisols ou des sols fersialitiques et présente des adaptations à la sécheresse.
C'est à ce faciès qu'appartiennent les bas peuplements des mornes secs dans le nord de l'île (Gros Morne de Deshaies notamment). En arrière, s'établissait jadis une forêt de grande dimension, sans doute sempervirente, dont il ne reste rien.
Aujourd'hui, on y retrouve une forêt semi-caducifoliée dominée par des arbres hauts tels que le gommier rouge, le bois savonnette (Lonchocarpus benthamianus), le bois rouge (Elaeodendron orientale), le pompon rouge (Calliandra purpurea) associés à des arbres tels que le bois de fer blanc (Sideroxylon majus), le merisier (Eugenia trinervia), le bois négresse (Phyllanthus phillyreifolius), le peste à pou, le frangipanier blanc (Plumeria alba).
La strate arbustive est diversifiée avec notamment le tabac à jacquot (Pluchea symphytifolia), le bois vert (Ternstroemia elliptica), le bois chandelle (Amyris elemifera), le ti-bois-lait (Chamaesyce mesembrianthemifolia), le croc-à-chien (Celtis iguanea), le bois chique (Ardisia obovata) qu'accompagnent quelques herbacées (herbe couteau, ananas rouge bâtard, herbe fine), des lianes (passiflore, liane à ravet, liane caraïbe, corde à violon…) et des épiphytes (anthurium, ananas rouge…).
2.2.2. La forêt mésophile
Elle apparaît en retrait des plages sableuses et des zones de mangrove jusqu'où elle s'étire sous forme digitée. Son aire d'occupation est cependant l'étage supra-xérophile. Elle s'étend de 250 à 500 mètres, altitudes auxquelles elle n'est pas soumise à une saison sèche marquée. Les sols sur lesquels elle se trouve sont ferralitiques voire fersialitiques, friables mais compacts et soumis à l'érosion. Leurs richesses sont variées mais toujours supérieures à celle des sols désaturés de montagne, même lorsqu'il s'agit de sols ferralitiques anciens comme ici à Deshaies.
La végétation naturelle correspondant à cette unité écologique a partout disparu. Elle est totalement remplacée par des bois secondaires, des cultures traditionnelles ou du maraîchage. Elle est en principe caractérisée par une saison sèche, courte et peu intense mais suffisante cependant pour déterminer la défoliation partielle (non pas totale) de quelques grands arbres.
Deshaies
Carte étagement des formations végétales de la Basse-Terre (Atlas des paysages DEAL, 2013)
2- Une grande diversité de biotopes
142.3. L’étage végétal de moyenne altitude
Cet étage fait suite à la forêt mésophile. Il apparaît au-delà des 500 mètres avec une température moyenne variant de 20 à 24°C et une pluviosité moyenne dépassant les 2 500 millimètres par an. Il ne concerne que la partie Sud-Est de Deshaies, plus élevée que le reste du territoire communal.
La forêt hygrophile à châtaignier et gommier blanc (Dacryodes excelsa) qui s'y développe sur des sols ferralitiques riches et profonds est caractérisée par la luxuriance et la richesse floristique de ses strates. L'ensemble du versant situé sur la commune de Deshaies, encore aujourd'hui de haute valeur paysagère, mérite d'être préservé.
Parmi les arbres de haute futaie (plus de 25 mètres), le châtaignier grande feuille (Sloanea dentata), le châtaignier petite feuille (Sloanea massoni), le bois rivière (Chimarrhis cymosa) ou l'acomat (Sideroxylon foetidissimum) présentent des renforts remarquables à leur base. Le palétuvier jaune (Symphonia globulifera), le gommier blanc, le magnolia (Talauma dodecapetala), le mahot cochon (Staulia caribaea) composent également cette strate.
Le bois doux jaune (Ocotea leucoxylon), le laurier bois (Ocotea membranacea), le bois l'encens (Protium attenuatum) forment une strate arborescente intermédiaire (10-25 mètres) qui domine un troisième étage composé d'arbres comme le mapou lélé (Cordia laevigata), le palmiste montagne. En deçà, les arbustes (jasmin bois, faux ipeca, queue de rat) et les herbacées (balisier, sélaginelle, bégonia, fougères…) composent les strates basses.
Cette richesse étagée profite aux lianes (liane grand bois, liane bamboche, liane brûlante) et aux épiphytes (aile à mouche, grande siguine, siguine rouge, ananas bois).
2.4. La dégradation des entités naturelles
Le relief pentu et accidenté favorise peu les cultures sur la commune de Deshaies. Aussi, les formations végétales ne sont-elles pas trop dégradées.
Il est cependant à noter que des plantations assez importantes de mahoganys (Swietenia macrophyilla) ont été opérées sur la commune.
En outre, mal maîtrisés, les récents développements urbains linéaires qui privilégient les vallées, le long des axes routiers de transit, et les zones proches du littoral (bande des « 50 pas géométriques » soumis à la « Loi littoral »), pourraient à terme, nuire au riche écosystème recensé sur la commune de Deshaies.
2.5. Synthèse, enjeux et perspectives
Promouvoir cette nature florissante comme fer de
lance de la communication touristique de Deshaies
Mettre en place les moyens suffisants et efficients
pour sauvegarder ce patrimoine incomparable
Un territoire naturel d’une
exceptionnelle diversité
Constats Enjeux et perspectives
2- Une grande diversité de biotopes
153- Richesses d’un territoire et
contraintes à l’urbanisation3 Guadeloupe
CARTE PNG N° 14030409
aire centrale
zone tampon
zone de transition
[_] Zone Ramsar
ZONAGE de la RÉSERVE de BIOSPHÈRE
- Processus en cours de révision -
Sources : Scan 100® - © IGN Paris 2000 PNG
44e ee tonmhor
] l'one teragon
3- Richesses d’un territoire et contraintes à l’urbanisation
Dès lors que le relief est pentu et accidenté, il favorise peu les cultures et les interventions anthropiques. Aussi la commune de Deshaies grâce à sa topographie chahutée ne souffre pas d'une forte dégradation de ses formations végétales, excepté en quelques rares points le long des voies de desserte autour desquelles se sont greffées des zones résidentielles consommatrices d'espaces.
La qualité et la diversité des cortèges floristiques représentés sur les différents étages écologiques lui confèrent un très grand intérêt de préservation et de promotion. À ce titre, même si Deshaies ne fait pas partie du périmètre du Parc National de la Guadeloupe, une partie importante de la commune fait l'objet de mesures de protection et de mise en valeur.
Cumulées, les différentes mesures de protection des espaces naturels s'appliquant sur le territoire communal concernent plus de 1 700 hectares, soit plus de la moitié du territoire communal (environ 56%).
Les mesures de protection strictes (sites classés, article L.146-6, régime forestier) concernent plus de 500 hectares du territoire communal, notamment sa façade littorale.
Les mesures de protections plus souples ou informatives (ZNIEFF, sites inscrits) concernent plus de 700 hectares du territoire communal.
Ces différentes mesures sont autant de contraintes à l'aménagement du territoire communal. Bien prises en compte, elles ne doivent toutefois pas « muséifier » Deshaies mais pleinement participer à sa promotion (notamment sa promotion éco- touristique) et constituer des atouts majeurs du développement durable.
3.1. La Réserve de biosphère de l'Archipel de la Guadeloupe
Créées en 1971 par l'UNESCO dans le cadre du Programme Man and Biosphere (MAB), les réserves de biosphère constituent le seul cadre international d'aires protégées alliant conservation et développement, recherche, éducation et formation. Pourtant ce n'est qu'en 1995 à Séville qu'elles sont enfin dotées d'un cadre statutaire ce qui permet au programme MAB d'entrer officiellement dans les salons feutrés des milieux diplomatiques. Toutefois en raison de la légitimité des Etats, leurs applications restent sous la juridiction du pays dans lequel elles se trouvent, et s'appuient en partie sur des espaces légalement protégés, comme des parcs ou des réserves.
Les réserves de biosphère combinent trois fonctions complémentaires :
La conservation des écosystèmes, des paysages, des espèces et de leurs patrimoines génétiques, aussi bien
dans les zones naturelles que celles qui sont exploitées par l'agro-sylviculture, la pêche, la chasse, le tourisme ou toute autre activité. Des pratiques respectueuses de l'environnement sont privilégiées. Les réserves jouent aussi un rôle dans le développement économique et social respectant la nature et la culture locale. Ceci implique que la population y prenne une part active et soit impliquée dans les prises de décision. Enfin, plus qu'ailleurs, une importance particulière est accordée à la recherche et aux études, à l'observation continue de l'environnement, la formation et l'éducation du public et des jeunes en particuliers, car elles fournissent un réel appui pour envisager de façon plus éclairée l'avenir du territoire et de ses habitants.
Les réserves de biosphère se composent de trois zones établis selon le degré de biodiversité qu'on y retrouve. On a donc un secteur central, une « zone-tampon » et un secteur externe de transition. La frontière externe est toujours flexible.
Le territoire de la commune de Deshaies est intégralement couvert par la Réserve de Biosphère de l'Archipel de la Guadeloupe créée officiellement le 15 février 1993.
La partie haute de la commune (c'est-à-dire la forêt départementalo-domaniale, de Piton Grand Fond à la Barre de l'île puis Morne Mazeau, le Dos d'Âne, Morne Bel-Air) se trouve en zone-tampon de la réserve, soit près de 530 hectares. Le reste du territoire, en partie cultivé et urbanisé, est couvert par la zone de transition.
La Réserve de Biosphère de l'Archipel de la Guadeloupe fait partie du très large réseau mondial des réserves de biosphère qui en compte 529 dans 105 pays (dont neuf en France et une en Outre-mer) à ce jour (février 2008). Selon les experts de l'UNESCO, les menaces qui touchent ou pourraient toucher la réserve de biosphère sont les évènements cycloniques, le tourisme, l'ancrage des bateaux sur les récifs coralliens, le déboisement et la pollution des eaux. Un plan de protection et de valorisation a été en mis en place en 1998 avec pour objectifs principaux le maintien de la diversité biologique et la bonne qualité des eaux.
Parc National de la Guadeloupe, www.guadeloupe-parcnational.com
Parc National de la Guadeloupe, www.guadeloupe-parcnational.com
173.2. Les espaces forestiers protégés
Au titre du régime forestier et de l'article L.146-6 du Code de l'Urbanisme, l'important patrimoine forestier de la commune de Deshaies fait l'objet d'un certain nombre de protections réglementaires.
Ainsi, sont répertoriés comme espaces forestiers protégés, la forêt départementalo-domaniale et la forêt domaniale du littoral.
3.2.1. La forêt départementalo-domaniale (FDD)
La forêt départementalo-domaniale, d'une surface totale de 27 764 hectares, est une forêt de montagne. D'origine volcanique, elle possède une chaîne longitudinale de cônes volcaniques, dont l'âge diminue du Nord au Sud.
L'ensemble des cours d'eau de la Basse-Terre prend sa source en forêt départementalo-domaniale. C'est pourquoi elle est appelée le « château d'eau de la Guadeloupe ».
ème
La forêt départementalo-domaniale a fait partie du domaine royal depuis le XVI siècle jusqu'à l'ordonnance du 17 août 1825 qui l'a fait rentrer dans le domaine colonial.
Suite à la départementalisation (loi du 19 mars 1946), la superficie (végétation) fut laissée propriété de l'Etat, et en tant que telle gérée comme dans une forêt domaniale (par l'ONF donc), tandis que le fond (sol) restait propriété du département de la Guadeloupe.
Sur le territoire de Deshaies, ce sont près de 528,6 hectares qui font partie de cette forêt remarquable.
3.2.2. La forêt domaniale du littoral (FDL)
La forêt domaniale du littoral n'est pas un massif boisé d'un seul tenant, mais est composée de plusieurs zones littorales disjointes. Ces zones, totalisant une surface de 1496 hectares, sont réparties sur la Grande-Terre, la Basse-Terre, ainsi que sur les îles de La Désirade, Saint-Martin, Les Saintes et Marie-Galante.
En 1674, le Roi de France décida de rattacher à son domaine une zone littorale dite des « 50 pas du Roy », que l'on désigne aujourd'hui sous le nom de « 50 pas géométriques ». Cette zone représente une bande de 81,20 m de large à partir du rivage.
Après la Révolution, les « 50 pas » devinrent domaine public de l'Etat. En 1955, intervint un changement de statut, qui fit passer les " 50 pas " dans le domaine privé de l'Etat. Un procès-verbal du 10 juin 1955 attribua aux Eaux et Forêts la gestion d'une grande partie des « 50 pas » afin d'assurer une protection efficace contre d'éventuelles occupations irrégulières.
Dans les années 60, les occupations illicites, les extractions abusives de sable, et la dégradation des plages se multipliant, l'Office National des Forêts demanda l'affectation de portions du littoral encore relativement peu dégradées pour les soumettre au régime forestier, c'est-à-dire y faire appliquer l'ensemble des lois forestières qui s'appliquent sur les forêts publiques. Cette remise de terrains se fit en trois étapes, en 1975, 1976 et 1980. Ce sont ces terrains qui aujourd'hui constituent la forêt domaniale du littoral.
Les formations boisées rencontrées sont au nombre de trois : la végétation pionnière et rabougrie, la forêt sèche et les formations dégradées par l'homme et les animaux.
Les problèmes majeurs rencontrés en forêt domaniale du littoral concernent la pression de l'homme sur la forêt. Elle est souvent considérée comme un espace appartenant à celui qui l'occupe. Ainsi, les empiètements par les cultures et les constructions sont nombreux. L'ONF de Guadeloupe s'emploie à lutter contre toutes ces atteintes qui menacent le milieu naturel en protégeant la forêt contre les défrichements, les empiètements, par le reboisement progressif des parcelles, la régularisation foncière des zones qui ont perdu leur caractère de milieu naturel, par l’amélioration de l’accueil du public par une meilleure intégration au site des équipements et par la mise en place de supports d’information pédagogiques...
Au total, la forêt domaine du littoral s'étend sur plus de 25 hectares à Deshaies avec du Nord au Sud : - l'îlet de la Tête à l'Anglais,
- Lla zone de Gros Cap,
- la zone s'étirant de Pointe Batterie (ou Pointe Deshaies) à Pointe du Morne aux Fous en passant par Pointe Soldat et Anse des Fous,
- La zone allant de la plage de Leroux à Petite Anse en passant par Pointe Ferry et Pointe Marine.
Forêt domaniale du littoral (FDL)
Domaine Publique Maritime et Lacustre
Espace naturel
Forêt domaniale
Habitat diffus
Secteur privé
Secteur urbanisé
Forêt départementalo-domaniale (FDD)
Domaine Publique Maritime et Lacustre
Ilet Kahouanne
Tête à l’Anglais
Anse Tillet
Anse du Petit-Bas-Vent
Anse à la Perle
Anse Rifflet
Grande-Anse
Anse de Deshaies
Pointe Gros-Morne
Paul Thomas
Anse Ferry
Petite-Anse
Pointe Morne Fous
DIREN, 2009
3- Richesses d’un territoire et contraintes à l’urbanisation
183.3. Les Zones Naturelles d'Intérêt Ecologiques, Faunistiques et Floristiques (ZNIEFF)
Lancé en 1982, l'inventaire des Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) a pour objectif d'identifier et de décrire des secteurs présentant de fortes capacités biologiques et un bon état de conservation. Sur le territoire de Deshaies, seule des ZNIEFF de type I sont recensées. Cependant si la plupart sont terrestre, une seule est marine. Au total les ZNIEFF cumulent plus de 281 hectares.
L'inventaire des ZNIEFF identifie, localise et décrit les sites d'intérêt patrimonial pour les espèces vivantes et les habitats. Il rationalise le recueil et la gestion de nombreuses données sur les milieux naturels, la faune et la flore et constitue à ce titre une preuve de la richesse écologique des espaces naturels et de l'opportunité de les protéger. Etabli pour le compte du Ministère de l'environnement, il constitue l'outil principal de la connaissance scientifique du patrimoine naturel et sert de base à la définition de la politique de protection de la nature. L'inventaire n'a pas, en lui- même, de valeur juridique directe et ne constitue pas un instrument de protection réglementaire des espaces naturels mais il peut permettre une meilleure prise en compte de la richesse patrimoniale dans l'élaboration des projets susceptibles d'avoir un impact sur le milieu naturel. Ainsi, l'absence de prise en compte d'une ZNIEFF dans le cadre de projets d'aménagement du territoire relèverait d'une erreur manifeste d'appréciation susceptible de faire l'objet d'un recours. Les ZNIEFF constituent en outre une base de réflexion pour l'élaboration d'une politique de protection de la nature, en particulier pour les milieux les plus sensibles.
3.3.1. Le Gros Morne (80 ha)
Le Gros Morne est situé au Nord-Ouest de la Basse-Terre, sur la Côte Sous-le-Vent, face à la mer des Caraïbes. La zone naturelle identifiée s'étend sur 80 hectares. Elle culmine à 206 mètres d'altitude et offre le paysage magnifique d'une couverture forestière xérophile bien conservée (végétation xérophile sur les petites falaises du littoral, formations xéro-mésophiles sur le reste du morne).
Y sont présentes des espèces végétales des stades climaciques, protégées, comme l'acomat, le bois d'ébène (Rochefortia spinosa), de nombreuses orchidées.
L'avifaune est riche en espèces sédentaires : pic de la Guadeloupe (Melanerpes herminieri), tourterelle à queue carrée (Zenaida aurita), élénie siffleuse (Elaenia martinica)... et en espèces migratrices comme certaines parulines. Les petites falaises abritent des nids d'hirondelles à ventre blanc (Progne dominicensis) et les récifs sont des lieux de repos pour les pélicans et les sternes royales.
3.3.2. La forêt littorale sur sable et la plage de Grande Anse (11 ha)
Cette forêt littorale s'étendant sur 11,2 hectares est une formation d'une grande diversité biologique, composée de nombreuses espèces rares et souvent protégées parmi lesquelles : l'acomat, le bois d'ébène vert… Ce biotope abrite plusieurs espèces de parulines tant migratrices que sédentaires.
Cette forêt constitue un lien très étroit avec les zones adjacentes, principalement en ce qui concerne la circulation de l'eau.
La grande plage de près d'un kilomètre et demi, forme un site particulièrement propice aux pontes de tortues marines. La présence de vestiges amérindiens confère à ce site un intérêt archéologique.
3.3.3. Les sablières et le marais de Grande Anse (33 ha)
Il s'agit d'une petite zone humide (33,1 hectares sont en ZNIEFF), incluant une forêt qui a été profondément modifiée par l'extraction de sable et de granulats.
La flore et l'avifaune associées présentent, de ce fait, un réel intérêt : poule d'eau, aigrette neigeuse, héron garde-bœufs (dortoir), héron vert, martin-pêcheur migrateur et limicoles.
On y note la présence d'une belle formation à cachiman (Annona glabra), assez rare en l'absence de l'espèce caractéristique du milieu : le mangle-médaille (Pterocarpus officinalis) et d'un important bosquet de palmiers royaux (Roystonea oleracea). On peut toutefois regretter la disparition du site du génipa (Genipa americana) consécutive à l'extraction de granulats. La pulpe des fruits de ce grand arbre, très rare en Guadeloupe, était utilisée par les Amérindiens pour réaliser des teintures corporelles. En revanche, un important peuplement pionnier de typha s'est récemment installé dans cette zone.
Gros Morne (80 ha)
Sablière et marais de
Grande-Anse (33 ha)
Forêt littorale et plage
de Grande-Anse (11 ha)
DIREN, 2009
DIREN, 2009
3- Richesses d’un territoire et contraintes à l’urbanisation
19Le «7 llet Kahouanne (19 ha)
la
Tête à l’Anglais (1ha)
Morne aux Fous
3- Richesses d’un territoire et contraintes à l’urbanisation
3-3-4- L’Ilet Kahouanne et l’Ilet Tête à l’Anglais
Ces zones correspondent aux périmètres des Espaces Remarquables du Littoral et sont développées ci-après.
3-3-5- Le Morne aux Fous
Situé entre le Bourg de Deshaies et l hameau de Lacoque, un vaste massif boisé se développe sur les contreforts du morne Mazeau entre la Pointe de Paul Thomas.
Dans cette vallée cohabitent deux types de formations:
- le versant escarpé accueille une formation dominée par le Tendre Caillou et le Gommier Rouge, avec en sous-bois le Pompon Jaune.
- Les abords de la rivière sont colonisés par un cortège floristique dominé par le Bois Glu, le Bois-Hêtre, le Poix Douc, et la Pomme Rose.
Au delà de son intérêt floristique, le secteur de Morne aux Fous présente une avifaune riche. On y retrouve des espèces endémiques et emblématiques tel que le Pic-Noir de Guadeloupe, mais aussi des Colibris et de nombreux passereaux.
Malgré une dégradation (habitat diffus et dépôts d’ordures le long de la RN, les défrichements ponctuels...) qui lui sont portées, ce peuplement végétal et animal est riche d’espaces rares.
20"0 Batt
ou Pointe L
Echelle : 1 / 25 000 CL] surface concernée par l'arrêté
Echelle : 1 / 20 000 LC] surface concernée par l'arrêté
3- Richesses d’un territoire et contraintes à l’urbanisation
3-4- Les sites inscrits et classés
3-4-1- Le bassin versant de la Grande Anse
L'ensemble du bassin versant de la Grande Anse (c'est-à-dire 735 hectares couvrant le Morne la Rate, le Morne Caféière et le Morne Scipion) est inscrit depuis 1986.
Cet ensemble forme un vaste amphithéâtre naturel que limitent les sommets de nombreux mornes. Des conditions de milieu variées sont à l'origine d'unités écologiques étagées de la forêt ombrophile montagnarde à la forêt littorale sur sable, en limite de la séparation Côte-au-vent / Côte Sous-le-Vent.
Ce site constitue le prolongement naturel du site classé du Gros Morne et de la plage de Grande Anse. Son inscription au titre de la loi du 2 mai 1930 (reprise par le Code de l'environnement) a permis d'assurer une maîtrise de l'urbanisation sur le pourtour du site classé, afin de conserver un ensemble harmonieux. Ce site classé est en outre partiellement concerné par une ZNIEFF (forêt littorale sur sable et plage de Grande Anse) et rigoureusement protégé au titre de l'article L.146-6 du Code de l'Urbanisme.
Site Inscrit Site classé Atlas du patrimoine Guadeloupéen, 2009 Atlas du patrimoine Guadeloupéen, 2009
3-4-2-Le site classé de Grande Anse et Gros Morne
L'ensemble des terrains formant le Gros Morne ainsi que l'arrière-plage de Grande Anse jusqu'à la Pointe le Breton et les secteurs de mer attenant sur une largeur de 500 mètres depuis la ligne de rivage, ont fait l'objet d'un classement par arrêté ministériel en date du 25 avril 1980.
D'une superficie globale de 93 hectares, ce site emblématique du nord de la Basse-Terre était régulièrement menacé.
21Typologie du site
(issue R146-1 du
CU)': Intérêts écologiques : c (îlot inhabité)
Paysage remarquable ou
caractéristique du
patrimoine naturel et
Justification
du
classement
en
ERL
Site présentant un intérêt Monde sous-marin riche et essentiel pour les oiseaux de mer.
Principaux usages et activités sur le site :
Pêche, plongée sous-marine, plaisance, marche
Pressions et menaces
Trou aICOI2S]
. . [RGiNre alter) culturel du littoral Oui à < Ma
Di nt maintien des équilibres de. [
biologiques Oui Te
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écologique
Etat du site
Etat des lieux du paysage
(préservé / altéré / très altéré) sise
Valeur paysagère .
(quotidienne / importante / majeure) Sajoure
Qualité écologique Forte
(faible / moyenne / forte) ee Importance culturelle Moyenne (1 espaces Remarquabies du Litora (L 1466 du C.U)
(faible / moyenne / forte) @)egiseau Juillet 2010
Pressions naturelles Faibles
(faibles / moyennes / fortes)
Pressions chimiques Faibles
(faibles / moyennes / fortes)
Pressions physiques Faibles
Typologie du site
(issue R146-1 du
CU) : Intérêts écologiques : [c|les îlots inhabités
Paysage remarquable ou caractéristique du
patrimoine naturel et culturel du littoral Oui
Site nécessaire au maintien des équilibres biologiques | Non
Justification
du
classement
Site présentant un intérêt écologique Oui
llet Tête à l'Anglais
Etat du site
Etat des lieux du paysage :
(préservé / altéré / très altéré) Préservé
Valeur paysagère .
(quotidienne / importante / majeure) Majeure
Qualité écologique Forte
(faible / moyenne / forte) LEGENDE
Importance culturelle Espaces Remarquables du Littoral (L.146-6 du C.U.) (faible / moyenne / forte) Moyenne Li —
Principaux usages et activités sur le site :
Nidification des oiseaux marins
Pressions et menaces
Pressions naturelles Faibles
(faibles / moyennes / fortes)
Pressions chimiques Faibles
(faibles / moyennes / fortes)
Pressions physiques :
(faibles / moyennes / fortes) Faibles
Sources de pollution et éléments disqualifiants
Aucune
Protections, inventaires, labels, …
(@)egiseau Juillet 2010
3- Richesses d’un territoire et contraintes à l’urbanisation
3.5. Les Espaces Remarquables du Littoral
Les espaces littoraux font également l'objet d'une protection rigoureuse au titre de l'article L.146- 6 du Code de l'Urbanisme relatif aux « espaces terrestres et marins, sites et paysages remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral, et les milieux nécessaires au maintien des équilibres biologiques ».
Avec une très large façade littorale et un territoire disséqué par de nombreuses rivières et ravines s'écoulant d'Est en Ouest, les espaces naturels protégés au titre de la « Loi Littoral » (articles L.146-1 à L.146-9 du Code de l'Urbanisme, complétés par les articles L.156-1 à L.156-4 sur les dispositions spécifiques aux DOM) sont nombreux sur la commune de Deshaies.
L’Ilet Kahouanne
Situé à 1,5 kilomètre de la côte, au Nord-Ouest de la commune de Deshaies, cet îlet présente une grande diversité de milieux bien conservés.
Le morne est recouvert d'une forêt sèche semi-décidue à gommier rouge, mancenillier, sapotillier-falaise, frangipanier.
La végétation rabougrie, qui longe le rivage sud-est balayé par les embruns, est composée de raisiniers bord-de-mer, de catalpas et d'une mangrove à palétuviers. On note la présence d'une orchidée protégée.
L'îlet accueille une colonie d'oiseaux marins (pélicans, sternes, frégates) et quelques parulines. Les reptiles sont représentés entre autres par un anolis endémique des îlets Kahouanne et Tête à l'Anglais : Anolis kahouannensis.
La plage de sable est un site de ponte pour les tortues marines.
Cet îlet ne fait l’objet d’aucune dégradation d’origine anthropique. Le périmètre d’Espace Remarquable du Littoral doit être conservé en l’état.
L'îlet Tête à l'Anglais
Situé entre le Bourg de Deshaies et le hameau de Lacoque, un vaste massif boisé se développe sur les contreforts du morne Mazeau entre la Pointe de Paul Thomas.
Dans cette vallée cohabitent deux types de formations:
- le versant escarpé accueille une formation dominée par le Tendre à Caillou et le Gommier Rouge, avec en sous bois le Pompon jaune.
- les abords de la rivière sont colonisés par un cortège floristique dominé par le Bois Glu, le Bois- hêtre, le Poix doux et la Pomme rose.
Au delà de son intérêt faunistique, le secteur de Morne aux Fous présente une avifaune riche. On y retrouve des espèces endémiques et emblématiques tel que le Pic Noire de Guadeloupe, mais aussi des Colibri, de nombreux passereaux.
Le périmètre d’Espace Remarquable du Littoral n’est aucunement remis en cause. Le site ne présente pas de dégradations ou pressions fortes.
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- Côte rocheuse basse BB for sèche boss sec
Côte à falaise Fa Friches. vépéation rabougri:
Récif corallien BR fours, surfaces en bertx
Mare, cours d'em 122] Cultures agricoles
Mangrove
Forêt marécageuse En Zones urhannécs
Marais saumlitres {A Zones en cours d'urbanisation
Typologie du site | Intérêts écologiques : a] (plage), b] (forêts
(issue R146-1 du |et zones boisées proches du rivage de la mer) CU): et {el (plan d’eau et zone humide)
o *# Paysage remarquable ou caractéristique du
# © 4 | patrimoine naturel et culturel du littoral Oui
© 3 E Æ Site nécessaire au maintien des équilibres
% < à g |biologiques Oui
5 go _. Oo : : Fe: . :
Site présentant un intérêt écologique Oui
Etat du site
Etat des lieux du paysage Préservé
(préservé / altéré / très altéré)
Valeur paysagère
Luis Arno / majeure) mportante
Qualité écologique Forte
(faible / moyenne / forte)
Importance culturelle M
(faible / moyenne / forte) naRE
Principaux usages et activités sur le site :
Activités récréatives, tourisme, culture de canne à sucre
Pressions et menaces
Pressions naturelles Fortes
(faibles / moyennes / fortes)
Pressions chimiques ee.
(faibles / moyennes / fortes) y
Pressions physiques
(faibles / moyennes / fortes) ne
Sources de pollution et éléments disqualifiants
Construction dans le périmètre de l’ERL, passage de la RN2, ancienne décharge| Protections, inventaires, labels, …
Piton de Sainte-Rose
Etang du Vieux Fort
.
LEGENDE
LD. Espace Remarquable du Littoral (L.146-6 du C.U.) (2
| } Constructions dans le périmètre de FERL €,
@egiseau janvier 2011 A
3- Richesses d’un territoire et contraintes à l’urbanisation
Sources: Bilan et perspectives des ERL, DEAL.
Sources: Bilan et perspectives des ERL, DEAL.
Sources: Bilan et perspectives des ERL, DEAL.
Les menaces
La vallée et le littoral surplombés par le Piton de Sainte Rose
Situé entre la Côte Sous-le-Vent et le Grand Cul-de-sac Marin ce littoral fait
face aux îlets Kahouanne et Tête l’Anglais. Ce site de 510 ha, classé en ERL
concerne aussi les pentes boisées du Piton de Sainte-Rose.
Ce site s’inscrit dans une unité géographique paysagère propre à celle de la
Côte Sous-le-Vent et les grandes vallées de la Basse-Terre. Elle présente une
qualité paysagère remarquables marquée par les formations forestières des
vastes massifs forestiers (Piton de Sainte-Rose, Morne Bas-Vent...), des
espaces pâturés, pour s’ouvrir sur une plage de sable fin.
Le caractère écologique de ces milieux est riche et diversifié:
Le littoral
En arrière du cordon sableux, une ligne boisée de Gommier rouge, Galba, le
Mapou Rivière marque le premier écosystème. Cependant ces massifs sont
aujourd’hui fortement dégradés.
Le massif forestier
Sur les pentes des mornes, les formations forestières sont riches et variées.
On y retrouve le Gommier Rouge, du Campêche, du Bois Savonnette, du
Mapou Blanc... A l’intérieur du massif, la végétation s’élève et s’enrichit avec
une hiérarchisation des strates.
Malgré une superficie importante, ces espaces ne disposent pas de
connexions biologiques directes avec une autre zone naturelle car ils sont
encerclés par des constructions et diverses structures. Globalement, hormis
des défrichements à des fins culturales ainsi que quelques constructions
recensées, l’ensemble de cet écosystème est bien préservé.
La taille importante de cet espace remarquables (510 ha), aux richesses
faunistiques et floristiques importantes, relativement aux rares constructions
qu’il contient, lui permet de conserver son caractère remarquable.
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Plage
Typologie du site
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CU) : rivage de la mer)
re Paysage remarquable ou
6 5 caractéristique du patrimoine naturel
$ a et culturel du littoral Oui
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% 5 S |Léquilibres biologiques Non J . 2 SE. à 72 Site présentant un intérêt
écologique Oui
Etat du site
Etat des lieux du paysage Ps aes
(préservé / altéré / très altéré)
Valeur paysagère
(quotidienne / importante / Quotidienne
majeure)
Qualité écologique Forte
(faible / moyenne / forte)
Importance culturelle ee
(faible / moyenne / forte) y
Principaux usages et activités sur le site :
Activités de randonnée et balnéaires
Pressions et menaces
Pressions naturelles Faibles
(faibles / moyennes / fortes)
Pressions chimiques Faibles
(faibles / moyennes / fortes)
Pressions physiques
(faibles / moyennes / fortes) Faibles
Sources de pollution et éléments disqualifiants
Constructions dans le périmètre du site
LEGENDE
Espaces Remarquables du Littoral (L_146-6 du CU}
Constructions dans le périmètre de l'ERL
Juillet 2010
3- Richesses d’un territoire et contraintes à l’urbanisation
Le Morne Petit Bas-Vent et le littoral de l'Anse de la Perle
Le Morne Bas-Vent est un massif boisé dominant la mer à 111 mètres d’altitude,
depuis une côte rocheuse escarpée. Sur la partie Sud, ce dôme est suivi par l’Anse à
la Perle, plage de sable blanc qui accueil nombre de touristes. Ce secteur de 28
hectares est classé en ERL.
Ce site s’inscrit dans l’unité géographique paysagère de la Côte Sous-le-Vent et les
grandes vallées de la Basse-Terre. Il est caractérisé par des pentes maquées et un
aspect massif, entaillé par des vallées étroites (rivière la Rate, la Perle...). Sur la
façade littorale alterne plages de sableuses et côte rocheuse.
La vallée de la rivière de la Rate et de la Perle engendre une déclinaison douce entre
le milieu terrestre et le milieu maritime, contrairement au Morne Petit Bas-Vent qui
impose par ses pentes abruptes une transition brutale entre les deux milieux.
Le caractère écologique de ces milieux est riche et varié:
Le littoral
Sur l’ensemble du littoral, les formations végétales sont composées notamment
d’Amandies, Poiriers, Raisiniers Bord de Mer et de Cocotiers. La forte fréquentation
qu’il supporte suppose une baisse importante de diversité floristique.
Le Morne Bas-Vent
Sont recensés sur le morne les espèces propres à la forêt xérophile (3 à 4 mètres);
Campêches, Savonnettes, Bois Vinnette, Merisier Petites-Feuilles, Bois Lait...
Sur les pentes, les lotissements dégradés sont proches du profil floristique énoncés
ci-dessus. On y retrouve aussi des espèces plus imposantes s’élevant à 6-8 mètres
tel que; le Mapou, le Bois Citron, le Grand Baume, le Laurier Noir...
Au sommet les lignes s’infléchissent et s’ouvrent sur un petit plateau. La végétation.
La végétation y est ici très dégradées. En effet, il est l’objet de convoitises pour le
bois d’oeuvre, mais aussi pour la confection des nasses pour les pêcheurs ou encore
pour la fabrication du charbon de bois.
Même si la végétation est fortement dégradée, l’avifaune est assez riche et
composée de tourterelles, de passereaux et autres colibris. La plage de la Perle est
également un lieu de nidification des tortues luth.
Sources: Bilan et perspectives des ERL, DEAL. Sources: Bilan et perspectives des ERL, DEAL.
Sources: Bilan et perspectives des ERL, DEAL. Sources: Bilan et perspectives des ERL, DEAL. 24:
Grande Anse
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Intérêts écologiques : lage), forêt proche du
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Typologie du site giq (plage) p (issue R146-1 du rivage de la mer), (zone humide), | g | (partie naturelle
CU) : de site inscrit ou classé) etli] (mangrove)
e + |Paysage remarquable ou caractéristique du patrimoine
2 6 _|naturel et culturel du littoral Oui
268 5 ” 8 © Site nécessaire au maintien des équilibres biologiques | Oui œ - —
©
M Site présentant un intérêt écologique Oui
Etat du site
Etat des lieux du paysage PGI
(préservé / altéré / très altéré)
Valeur paysagère
(quotidienne / importante / Majeure
majeure)
Qualité écologique Forte
(faible / moyenne / forte)
Importance culturelle a
(faible / moyenne / forte) y
Principaux usages et activités sur le site :
Activités balnéaires
Pressions et menaces
Pressions naturelles Fort
(faibles / moyennes / fortes) his
Pressions chimiques Faibles
(faibles / moyennes / fortes)
Pressions physiques
(faibles / moyennes / fortes) Moyenne
Sources de pollution et éléments disqualifiants
Constructions dans le périmètre du site, dépôts de gravats sur les chemins
3- Richesses d’un territoire et contraintes à l’urbanisation
La Grande-Anse et le Gros Morne
Le site de situe au Nord du Centre-Bourg. Il est composé du massif du Gros Morne
qui surplombe la superbe plage de 1,5 km qui s’étend jus’quà la Pointe Le Breton et
qui accueil une zone humide, anciennement utilisée comme sablière et qui est
alimentée par les cours d’eau qui dévalent les pentes occidentales de la Basse-
Terre.
En terme paysager, ce site s’inscrit dans l’unité géographique paysagère
correspondant à la Côte-sous-le-Vent et les grandes vallées du littoral occidental de
la Basse-Terre. Les pentes sont marquées et massives et sont entaillées de
profondes vallées. Tout au long du littoral alterne plages de sableuses et côte
rocheuse avec quelques falaises comme le Gros-Morne.
La limite paysagère est estompée à hauteur de la plage de la Grande-Anse qui
présente une déclinaison estompée entre le milieu terrestre et le milieu marin. Au
contraire, le Gros Morne crée une rupture brutale entre ces deux milieux.
Les caractéristiques écologiques de ces milieux sont riches et diversifiées;
Le littoral
Le site présente une formation forestière intéressante et rare, composée de Galba,
Poirier, Gommier Rouge, Fromager, Cajou Amer d’Icaque... Au niveau faunistique, le
milieu est propice à la pente de tortues luth et vertes.
Le Gros Morne
La végétation de ce vaste ensemble de 80 ha est riche. Le Gros Morne présente un
faune et une flore d’une grande variété typique de la forêt xéro-mésophile. La flore
présente est composée de Tendre à Caillou, Gommier Rouge, Bois d’Ebène,
Figuier... De nombreuses orchidées parsèment le sous-bois. On y retrouve
également des espèces rares et protégées comme le Mirobolan.
La Zone humide
En arrière du cordon sableux, une zone humide est colonisée par le Bois Flot. Cette
zone humide présente une avifaune très intéressante, comme les Poules d’eau, les
aigrettes neigeuses, les hérons verts, les martin-pêcheurs, toute sorte de migrateurs
et limicoles.
La plage de la Grande-Anse à subit une pression anthropique forte. Elle supporte
aujourd’hui une grande fréquentation touristique, laquelle a généré l’implantation de
quantité de restaurants et autres boutiques. Cependant, au niveau paysager, ces
aménagements ne viennent pas impacter considérablement la valeur paysagère du
site. En effet, ces développements sont contenus discrètement en sous-bois en
arrière du cordon littoral. Le seul impact paysager est celui de la carrière de
Guyonneau, qui altère fortement la qualité du panorama sur les hauteurs du massif
de la Basse-Terre.
L’ensemble de ces pressions ne remettent pas en cause les valeurs intrinsèques du
secteur qui à conduit à son inscription en espace remarquable du littoral.
Gros Morne
La Grande-Anse
Zone humide
Impact paysager de la carrière
Cordon sableux
Zone humide
La plage de Grande-Anse
25| Des structures paysagères identitaires
séquence boisée nds
…, . de Bas-Vent / 1 Séquence boisée de Basvent / Tilet | 5
| M ir cfa Séquence littorale de Riffiet
Caféière
2
3
5 Séquence littorale de Deshaies
6 Séquence boisée de la Coque
7
N
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du.
7D
D UE Hauteurs secrètes du Piton Grand Fond
Séquence littorale de Leroux / Ferry
9 Hauteurs secrètes du Piton Baille-Argent
10 Séquence boisée de Morphy / Baille-Argent
.
; 11 Séquence littorale de Pointe Noire if
13 Hauteurs secrètes de Mome Piment ‘
15 Hauteurs secrètes du More à Louis Ÿ
16 Séquence boisée de Mahaut 2
4 17 Séquence littorale de Galets / Malendure ?
18 Séquence littorale de Pigeon Û Are de O0
19 Hauteurs secrètes du More Michot 4
21 Séquence littorale de Thomas / Bouillante |
nie \: 2 Ty Des structures paysagères singulières ÿ
4 Bassin versant de Grande Anse
12 Vallée des Plaines
14 Vallée d'Acomat
20 Séquence boisée de Fontaines Bouillantes
hauteurs secretes
du Piton Grand-Fond
9
hauteurs secrètes
du Piton Baille-Argent
ATLASDES P. ES A GUADELOUPE Fan
20 71
Atlas des paysages, DEAL 2013
Atlas des paysages Guadeloupe, DEAL 2011
3.6. Analyse paysagère de Deshaies
Les paysages constituent l'une des expressions de l'interpénétration de l'environnement naturel et des artificialisations qui lui sont portées. Il exprime les contraintes, les conflits que favorisent, par exemple, les développements urbains sur les espaces naturels et agricoles et cadre les limites de l'intervention au-delà desquelles l'échelle et l'identité des lieux ne seraient plus respectées. Ils expriment en quelque sorte la synthèse des dynamiques du territoire actuelles mais aussi passées dont ils portent les stigmates. Leur appréciation nous permet d'en préciser les transformations, les mutations possibles et leurs limites. La typologie présentée ci-après est volontairement simple et réduite dans ses représentations. Au-delà de l'aspect descriptif, il convient en effet de produire des référents de situation, permettant de situer les actions préconisées en termes de développement, requalification et d'aménagement des territoires. Les éléments énoncés dans cette analyse sont issu de l’Atlas des Paysages Guadeloupe 2011.
3.6.1. Le relief montagneux
Le relief de l’unité paysagère de Deshaies est franchement montagneux. Cette topographie spécifique s’explique par la proximité de la crête du massif de la Basse-Terre au littoral. Les pentes atteingnet 15% d’inclinaison moyennes allant même jusqu’à 20% à 40% sur certains secteurs.
Le socle rocheux est souvent présent au regard, avec des roches affleurants dans les prairies ou à proximité des cours d’eau. Ces affleurements rocheux renforcent le caractère montagneux de cette unité.
Perpendiculairement au trait de côte, des lignes de crêtes de direction Est-Ouest viennent découper le relief montagneux. Ces crêtes délimitent autant de bassins versants majeurs qui fonctionnement comme des espaces visuels clos, créant ainsi autant de séquences paysagères.
Deux entités peuvent être identifiées; une zone inférieure dont l’altitude est comprise entre 40 et 200 mètres et une zone supérieure qui s’élève à partir de 200 mètres d’altitude jusqu’à son point culminant, la Barre de l’ïle (758 mètres).
3.6.2. Les hauteurs secrètes
L’unité paysagère sur la partie Sud du territoire, présente une succession de sommets plus ou moins alignés à l’Ouest de la crête de la Basse-Terre ce qui isolent les espaces forestiers sur les hauteurs du reliefs. Sans accès (autre que des traces de randonnées sportive) et l’absence de perception visuelle depuis cette unité, ces hauteurs forestières demeurent secrètes. Seuls quelques points de vus remarquables peuvent être perçu depuis la Route de la Traversée, entre les Mamelles et le Morne Louis. Si depuis les terres, les perspectives visuelles sont peu nombreuses, depuis le littoral, ces crêtes avancées sont les plus visibles, la crête de la Basse-Terre entant plus en retrait n’apparaît que très peu.
3.6.3. Les séquences boisées
Longtemps isolé géographiquement et économiquement, du fait d’une desserte tardive par le réseau routier, l’urbanisation sur le territoire et plus globalement dans le Nord de la Côte-Sous-le-Vent ne s’est pas très étendue. Il faudra attendre 1957 pour que l’extension de la Route Coloniale n°2 depuis la ville de Basse-Terre vers Deshaies vienne désenclaver le territoire. L’urbanisation est limitée sur ces secteurs, tout comme l’agriculture. Il s’agit principalement d’élevage extensif, avec quelques unités de maraîchage et de bananes en complément. Les pentes sont principalement occupées par des unités forestières. Les panoramas sont donc essentiellement forestiers.
L’exploitation sylvicole et les métiers du bois (menuiserie, ébénisterie) constituait une activité économique importante pour la région. Cependant elle quelque peu tombée en désuétude ces dernières années.
Toutefois la petite industrie des « fours à charbon » est une activité qui perdure à Deshaies elle reste une activité rapportant des revenus complémentaires.
La prédominance sur ces unités paysagères de bois et forêt à amener le développement d’une filière nouvelle l’apiculture. Il existerait approximativement plus de 400 ruches sur le territoire de Deshaies, qui constituerai d’ailleurs près de la moitié de la production annuel de miel en Guadeloupe.
Si les activités traditionnelles ont aujourd’hui disparu quelque peu du paysage économique du territoire, ils ont néanmoins un fort impact dans la culture locale (trait identitaire de la région) et qui marque considérablement le paysage.
3- Richesses d’un territoire et contraintes à l’urbanisation
26" # « 4 ; 4 e
Liq 12 de crèle deA relie 4 de Ramte- lere
bloc diagramme des Reliefs boisés
de la Côte Caraïbe
Massif forestier
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Village en bordure du littoral
Anses us Cite MONA larges
entre des pointes racheuñes
ATLAS PAYSAGES
QGUADELQUPE
? 1 ———
3.7. Entre séquences littorales et massifs boisés
3.7.1. Les polarités urbaines en bordure du littoral
Les séquences littorales abritent des polarités urbaines du territoire. Constituées par Rifflet, le Bourg et Ferry, ces sections sont implantées au plus près de la mer, au fond de petites anses plus ou moins marquées. En partant du littoral, on trouve ainsi un bord de mer avec enrochement, la RN 2 comme boulevard maritime, une rangée de bâtie, une contre voie séparant une autre rangée de bâti, puis les pentes boisées du relief.
Du Nord au Sud, la RN 2 alterne entre le littoral et l’intérieur des terres. Directement au contact de la mer en position littorale sur certaines portions, elle s’avance quelque peu des les terres, les boisements venant rompre tout contact visuel avec la mer, mais offrent des perspectives visuelles différentes des reliefs boisés. Le contact avec la mer se compose donc le plus souvent de falaises rocheuses et boisées, entourant de petites anses, quelques fois difficilement accessibles.
La position de la RN 2 alterne à chaque changement de bassin versant. La perception visuelle des paysages présente un rythme très marquée, alternant une large ouverture maritime sur les séquences littorales, et un contexte forestiers plus frais et fermé sur les séquences boisées (Mahault, La Coque...). A l’extrémité Nord de l’unité, sur le secteur de Tiller, le caractère du bassin versant marque une rupture avec les paysages ouverts du Nord Basse-Terre (notamment de Saint-Rose), soulignant ainsi la limite de la Côte-Sous-le-Vent.
3.7.2. Le volet maritime
Le littoral présente un grand nombre de plages, logées au fond d’anses peu profondes qui surprennent par leur diversité. De tailles variables, elles sont constituées aussi bien de sable fin clair ou ocre que de galets. Des lignes de falaises basses ou hautes viennent rompre avec le linéaire côtier à l’instar du Gros Morne et de Morne Fou.
Des îlets viennent animer le paysage côtier, avec un jeu dynamique de présence/absence dans le champ visuel de l’observateur, en fonction des obstacles de premier plan (relief, végétation, bâti...). Ces fenêtres maritimes constituent un trait identitaire fort pour les paysages de la Côte-Sous-le-Vent et fondent la réputation balnéaire du territoire.
3.8. Grande Anse : une particularité paysagère
La structure paysagère de Grande-Anse présente un large bassin versant, délimité au Sud par la crête du More Bois d’Inde et le Gros Morne, et par la crête du Morne Vermiller au Nord. Le relief est doux au coeur de la structure, sans crête marquée. Constituée principalement de prairie ondulées, le paysage de Grande-Anse se caractérise par des paysages ouverts où la présence d’ovins et de bovins dénote une activité pastorale. Ce paysage ouvert permet une perception large des zones de reliefs boisées. Elle donne également à voir une partie de la carrière en exploitation. Elle occupe d’ailleurs une large place dans cette unité paysagère, participant à l’ouverture paysagère (zone boisée) mais s’y intégrant mal (installée à flanc de morne). Elle est d’ailleurs visible sur d’autres unités paysagères (sur le bourg notamment).
La valeur paysagère des sites de Grande-Anse et de Gros-Morne à motivée (entre autre) le classement en “site classé”. Composé d’une longue plage de sable ocre, la plus longue de la Basse-Terre, qui vient buter sur son morne boisé qui s’avance boisé qui s’avance fièrement dans la mer. La forme ample et régulière de la Grande-Anse se dessine depuis le point de vue de Gadet dans la partie Nord, et qui contraste fortement avec les couleurs bleus et verts (couleur de la mer et des zones boisées d’arrière plage). Le Gros Morne, relief isolé de plus de 200 mètres, vient rompre le champ visuel. Au pied du Gros Morne, la lagune littorale constitue une sous-unité paysagère spécifique, unique, rappelant la plaine littorale de Vieux-Habitants. Elle héberge un prairie humide ainsi qu’une forêt littorale sur sable qui est probablement un dernier échantillons de ce type de milieu naturel au sein de l’archipel.
Contrairement aux autres séquences littorales inscrites le long de la RN 2, cette section n’est pas le siège d’une urbanisation forte. L’ambiance pastorale y est prédominante, depuis la limite du boisement d’arrière plage jusqu’aux pentes boisées douces des contreforts de la barre de l’île.
Atlas des paysages Guadeloupe, DEAL 2011
Atlas des paysages Guadeloupe, DEAL 2011
Ferry
3- Richesses d’un territoire et contraintes à l’urbanisation
274- Ressources, nuisances et
pollutions4- Ressources, nuisances et pollutions
4.1. Le réseau d'alimentation en eau potable
La commune de Deshaies est liée à la Générale des eaux de Guadeloupe par un contrat d'affermage pour la gestion de son réseau d'eau potable jusqu'à fin 2023.
La commune comprend 4459 habitants desservis par le réseau en eau potable dont 2081 sont abonnés au service (rapport annuel, Générale des eaux Guadeloupe 2012). La consommation, en 2011, s ’élevait à 178 litres d ’eau potable par habitant.
La commune de Deshaies est alimentée par les captages de :
-Ferry, au sud de la commune
-Solitude, sur le territoire de la commune de Sainte-Rose.
L'eau captée est ensuite traitée par les stations de Ferry - la Coque et de Solitude puis répartie au sein de l'unité de distribution de Deshaies.
4.1.1. Des dysfonctionnements face à un nombre croissant d’abonnés
La générale des eau de Guadeloupe, dans son rapport annuel de 2012, fait apparaître un nombre de plus important d ’abonnés au réseau avec une augmentation de 26,8% entre 2000 et 2012.
En relation avec cette évolution, le volume produit entre 2011 et 2012 a augmenté de 18,2% tandis que le volume mis en distribution a augmenté de 20,3%.
Cette évolution engendre une augmentation des dysfonctionnements et une baisse du rendement du réseau (aujourd ’hui à 50,6%) inhérente à l ’augmentation des volumes produits et une mauvaise anticipation de l ’augmentation du nombre d ’abonnés.
4.1.2. La structuration du réseau
La commune est dotée d'une unité de production, l ’usine de la coque, d'une capacité totale de 2000 m3, et de sept réservoirs d'une capacité totale de stockage de 2500 m³ répartis sur l ’ensemble de la commune. Les réservoirs de Lahaut et Pinaud ont été mis hors service car la configuration actuelle du réseau ne permet plus la distribution de certains secteurs (Ferry, Vrai Moun, Riflet). Pour remettre en service le réservoir de Lahaut et permettre l ’alimentation des habitations au dessus du réservoir, la pose d'une vanne électrique dans le bourg et l'installation d'un surpresseur au niveau du réservoir sont nécessaires.
Il existe par ailleurs des problèmes d'étanchéité pour les réservoirs de Piton, Lahaut, Leroux, et La Coque. Des travaux d'étanchéité s'imposent pour ne pas aggraver la situation.
Des clôtures sont à installer aux réservoirs de Pinaud, Piton et de Caféière.(Générale des eaux) Trois structures de pompage sont présentes sur le territoire, à Potier (9m³/h), Caféière (15m³/h) et Desbonnes (18m³/h).
Il existe aujourd ’hui un réel enjeu d ’augmentation de la capacité de production, insuffisante, notamment en période sèche où la prise d ’eau en rivière est de 60 m³/h et ne permet pas d ’assurer les besoins de la commune. Cela se répercute sur le volume acheté à la Régie de Sainte-Rose qui est de 41 986 m3 soit une augmentation de 154 %. Cette augmentation est due à une compensation des déficits de production en période de sécheresse et durant les arrêts (maintenance et dépannage du groupe électrogène du surpresseur).
Le surpresseur de Potier a été mis en service et permet d'alimenter la zone de Caféière à partir du réservoir de Potier pour limiter l'achat d'eau. Après avoir fonctionné à l'aide d'un groupe électrogène, le surpresseur est actuellement raccordé au réseau EDF.
4.1.3. Un réseau qui nécessite des réaménagements
Des problèmes de traitement d'eau ont été observés en période pluvieuse. Ils rendent nécessaire la mise en conformité de l'usine pour l'abattement de la turbidité.
Le réseau supporte mal la pression nécessaire à l'alimentation de la commune, ce qui provoque de nombreuses fuites. La détérioration du réseau provoque l'apparition de dépôts de rouille dans les canalisations du bourg, ce qui est préjudiciable à la qualité physico-chimique de l'eau distribuée. Le remplacement du réseau de distribution dans le bourg entamé en 2001 est à poursuivre. L'installation de huit purges automatiques permettrait de pallier provisoirement ces problèmes.
Il est à noter qu ’il n ’existe pas de périmètres de protections des deux prises d ’eau en rivière. A cela s ’ajoute la pratique d ’activités aquatiques type canyoning au niveau des prises qui peuvent avoir des répercutions sur la qualité de l ’eau brute.
Nombre de fuites réparées Indice linéaire de perte en réseau
(m³/Jour/km)
168 24,75
Chiffres réseau : Générale des eaux Guadeloupe, 2012
4.1.4. Synthèse, enjeux et perspectives
Constats Enjeux et perspectives
- Bonne qualité de l’eau générale
- Vétusté du réseau
- Nombreuses fuites et diminution du
rendement et perte de charge
- Production insuffisante
- Augmentation des besoins à prévoir pour
faire face à l’augmentation du nombre
d’abonnés (allongement du réseau)
- Nécessité de réhabilitation du réseau
- Elaboration de périmètres de protection
des prises d’eau (Agence Régionale de
Santé)
- Maintenance
29A V Prise d'eau en rivière
À Usine de traitement
| | Pompe
() Réservoirs
(@) Captages
® “bâti
4
1 Km
Partie Nord de la commune
#ue
u 2
&
®
4- Ressources, nuisances et pollutions
Source : DEAL
Piton
(400m³)
Potier
(2000m³)
Caféière/surpression
15 m³/h
Légende
30Partie Sud de la commune
A V Prise d'eau en rivière
A Usine de traitement
| | Pompe
() Réservoirs
(©) Captages
$ « Bâti %
<>
À
4- Ressources, nuisances et pollutions
Source : DEAL
Rivière Ferry Rivière Ferry
Lahaut
(300m³)
La coque
(500m³)
Leroux
(500m³)
Usine Ferry,
Capacité
100m³/h
Usine beausoleil,
Capacité
90m³/h
Légende
31DEL*x*
|
4- Ressources, nuisances et pollutions
4.2. Les eaux usées
Le Schéma Directeur d ’Assainissement (SDA) de 2001, réalisé par la Safege, définit les secteurs pour lesquels l ’assainissement collectif est déjà mis en place ou possible et préconisé sur la commune de Deshaies. C ’est un document opposable
Les secteurs périurbains et les sections rurales pour lesquelles l ’aptitude à l ’assainissement autonome est moyenne ne peuvent être des secteurs d ’urbanisation forte. Quant aux zones d ’aptitude faible à l ’assainissement autonome, l ’urbanisation est peu souhaitable.
« La création d ’un réseau de collecte des eaux usées est envisageable lorsque la distance moyenne qui sépare les habitations est inférieur à 25 mètres. Au delà de cette distance, la densité des habitations est trop faible et l ’assainissement collectif est non compétitif. » (SDA, 2001)
4.2.1. Un développement progressif de l'assainissement collectif...
La commune de Deshaies comptait 4394 habitants en 2009. A l'horizon 2040, les projections de population estime 5686 habitants (Urbis 2013, selon données INSEE). Cette augmentation démographique va engendrer des besoins croissants en termes d'équipements communautaires et un développement nécessaire du réseau d'assainissement. En termes de collecte, le réseau des eaux usées de Deshaies assurait le raccordement de 142 résidences principales soit 142 deshaiesiens selon les données INSEE de 1999. Moins de 5% de la population et des résidences principales étaient donc couvert par un dispositif d'assainissement collectif.
En 2009, 11,70% de la population était reliée au tout à l'égout. Cette augmentation de presque 7 % en dix ans témoigne d'un développement du collectif dans des secteurs tels que Caféière ou Ziotte, dont le Schéma Directeur d'Assainissement de 2000 plaçait en priorité d 'aménagement.
Le premier Schéma Directeur d'Assainissement (SDA) de Deshaies a été réalisé en 2000. D'après ce document, le périmètre d'assainissement collectif comprend l'ensemble du territoire communal. Les centres à forte urbanisation (Bourg, Rifflet, la Perle au Nord et Ferry au Sud) et les quartiers limitrophes (Bas-Vent, Pinaud/Richard, Caféière, Lacoque, Fond-Héliot et Leroux) sont traités en assainissement collectif.
4.2.2 ... mais une prédominance de l'assainissement autonome
Cependant, le contexte Deshaisien, marqué par un fort habitat diffus et un relief important, implique la présence d'une part majoritaire d'assainissement autonome.
Dans ce cadre, la commune de Deshaies a décidé d'actualiser le SDA en 2007 afin d'arrêter le nombre de structures de traitement des eaux usées nécessaires sur l'ensemble du périmètre d'assainissement collectif. Les travaux de raccordement au réseau public ont été envisagés selon le phasage suivant: -A court terme (2009-2016): Bourg de Deshaies, Ziotte, Ferry
-A moyen terme (2017-2021): Rifflet, La Perle, Fort Royal, Bas Vent
-A long terme (2027-2034): La coque, Potier, La Rate Kassouan
4.2.3. Les projets d’équipements
Les projets concernent une mini-station dans le cadre de l ’opération de résorption de l ’Insalubrité de Ferry et une autre pour l'hôtel Fort Royal de 1000 EH qui regrouperait les eaux de l'hôtel (500 EH) et les quartiers de Bas-vent et Fort Royal (500 EH)
De façon générale, l'assainissement collectif est à préconiser dans les zones agglomérées telles que le bourg de Deshaies, déjà en partie équipé, et le secteur de Ferry, dont la nouvelle station d ’épuration des eaux usées (STEU) permettra de renforcer le réseau peu développé.
Le rapport « Etudes préalables à la réalisation des stations d'épuration communales de Deshaies » (2006), dirige l'implantation des nouvelles installations vers deux stations d'épuration à Morne aux fous (6000 EH), qui collectera les eaux usées de la partie Nord de la commune (Bourg, Ziotte, Rifflet), et Pointe Ferry (1900 EH), qui collectera les eaux du bourg de Ferry et des quartiers environnants (Concorde, Hibiscus, Leroux).
Légende
deshaies
ziotte caféière
la coque
fond héliot
rifflet
leroux
lahaut
ziotte
piton
rifflet
bas-vent
richard
potier
ferry
la perle
viller
fort royal
pinaud
Réseau d ’assainissement collectif
Réseau gravitaire
Réseau en refoulement
STEU
Zones raccordées Source : DEAL
Poste de reffoulement
Morne aux fous
6000 EH
Capacité:
800 EH
Capacité:
800 EH
Capacité:
300 EH
Capacité:
300 EH
Capacité:
150 EH
Capacité:
300 EH
Pointe Ferry
1900 EH
Projet poste de refoulement
Projet STEU
324- Ressources, nuisances et pollutions
Les eaux usées rejetées après traitement par les deux stations est prévu dans les ravines situées à proximité puis dans la mer à un kilomètre en aval.
Les zones d ’habitat semi-groupé (Rifflet, La perle...) doivent privilégier l'assainissement collectif en cas de développement de l'urbanisation. L'assainissement autonome reste cependant possible avec des dispositifs de petites tailles (filtre à sable, filière compacte).
Dans les zones moins denses, l'assainissement collectif s'avère plus coûteux. Dans ces zones, l'assainissement autonome et constitue la solution privilégiée.
Le SDA insiste sur la nécessité de réaliser une étude poussée à la parcelle pour définir la solution d ’assainissement la mieux adaptée.
Constats Enjeux et perspectives
-Assainissement collectif limité et insuffisant qui
est inhérent aux contraintes naturelles du
territoire et au systèmes urbains
-Habitat dispersé rend difficile et coûteux
l ’assainissement collectif
-Des préconisations inscrites dans le SDA
améliorant la gestion des eaux usées
-Favoriser l ’assainissement collectif dès que
les conditions le permettent
-Réflexion d ’urbaniser en cohérence avec le
réseau existant
4.2.4. Synthèse, enjeux et perspectives
334- Ressources, nuisances et pollutions
Bassin
versant
Surface artificialisée
(%)
Bv130 14,1
Bv284 11,1
Bv248 15,7
Bv337 0,09
Bv191 0,02
Bv309 0,07
Bv66 13,1
Bv249 0,02
Bv145 11,82
Bv263 20,3
Bv228 0,002
Bv308 0,008
Bv285 0,04
Bv310 0,09
Bv358 0,024
Bv2 0,007
Bv78 0,09
4.3. La gestion des eaux pluviales
Les cours d'eau
La commune de Deshaies bénéficie d ’un réseau hydrographique étoffé dont les cours d ’eau sont toujours ou pour la plupart du temps approvisionné par une pluviométrie élevée.
Ce réseau étoffé permet l'évacuation des eaux pluviales. Il peut être localement, dans les secteurs urbanisés notamment le centre-bourg et ses extensions proches, complété par un réseau artificiel (collecteurs, fossés, dalots).
Certains de ces cours d'eau peuvent avoir un régime torrentiel avéré. L'enrochement des rivières de Ferry, notamment réalisé par le Conseil Régional, a pour but d'éliminer les dysfonctionnements tels que les risques d'inondation, auparavant fréquents dans cette zone d'habitat à risque.
Le réseau enterré
Le réseau d ’assainissement enterré, la plupart du temps approvisionné par une pluvio-métrie élevée, présente un certain nombre de dysfonctionnements. Son calibrage apparaît sous- dimensionné par rapport aux écoulements d ’eau importants en cas de forte pluie.
Le manque d ’entretien du réseau est également nuisible au bon écoulement des eaux.
Les dysfonctionnements : pollutions et inondations
En matière de gestion des eaux pluviales, les situations conflictuelles viennent le plus souvent de l'obstination des personnes à vouloir s'affranchir des contraintes naturelles et construire dans les zones naturelles d'évacuation des eaux pluviales, s'exposant de fait à des risques évidents en contrariant les capacités naturelles de drainage des ravines. L'artificialisation des milieux dans les secteurs bâtis a également favorisé le ruissellement, l'écoulement superficiel, sans que le drainage des voies et l'entretien des fossés soient suffisants pour évacuer les eaux par fortes pluies.
De part ses variations d'altitude depuis les hauteurs montagneuses jusqu'à la plaine littorale, le territoire de Deshaies engendre une sollicitation importante de ses cours d'eau qui font office d'évacuateurs naturels des écoulements pluviaux. Les pentes très fortes favorisent un écoulement volumineux et rapide que la rivière doit recevoir dans les reliefs peu animés des plaines littorales. Les risques d'inondation sont alors très élevés en cas de précipitations importantes. Le développement de l'urbanisation dans les zones de moyenne montagne a accentué le phénomène d'imperméabilisation des sols.
Ces phénomènes ne font qu'aggraver les risques d'inondation qui existent naturellement sur les plaines de la commune.
Il est à noter qu ’en périodes de fortes pluies, les aménagements n ’ont pas la capacité pour gérer les débits d ’écoulements des eaux, ce qui provoque des débordements précoces (photos).
Enfin, quelques points sont d'autant plus sensibles qu'une forte pression urbaine s'y exerce : les pollutions et les nuisances pourraient y être particulièrement importantes comme par exemple sur le secteur Ferry - Leroux, secteur artificialisé à 20,3%.
Surfaces artificialisées
Exutoires en mer des eaux pluviales
Source: DEAL
Limites de bassins versants
Artificialisation des terres dans les bassins versants
Fort royal
Bas-vent
Pinaud
Piton Potier
Caféière
Ziotte
Lahaut
Deshaies
La coque
Fond Héliot
Ferry
Leroux
Bv130
Bv248
Bv284
Bv337
Bv191
Bv309
Bv66
Bv145
Bv249
Bv263
Bv78
Bv358
Bv2
Bv331
Bv285
Bv310
Bv308
Bv228
34PAIX LEGENDE : S SE AT
@ Zones de Débordements Fréquents
Limites de Bassins Versants
—— Ouvrages Artificiels d'Evacuation des eaux Pluviales
4- Ressources, nuisances et pollutions
Zones de débordements fréquents dans le centre bourg
et aménagements artificiels. Source:DAF
Episodes de fortes pluies
Aménagements mal calibrés Pollutions constatées à proximité des zones urbanisées
Constats Enjeux et perspectives
-Artificialisation des terres qui augmente les
risques torrentiels
-Infrastructures mal calibrées et insuffisantes
-Risques d ’inondation et de pollution
importants
-Maîtriser l ’urbanisation pour limiter les
risques
-Adapter les équipements pour faire face
aux intempéries
4.3.1. Synthèse, enjeux et perspectives
354.4 Les déchets
4.4.1. Une gestion à l ’échelle de la CANBT
La collecte, l ’élimination, le recyclage et la valorisation des déchets ménagers et assimilés, y compris la collecte et le tri sélectif font partie des compétences transférées de la commune à l'EPCI (Etablissement Public de coopération intercommunale). Les déchets sont traités à la déchetterie de la Gabarre.
4.4.2. La décheterie
La commune de Deshaies a transféré à la CANBT la parcelle AL 230 (12 429 m²), afin d'y construire une décheterie communautaire en 2008. Auparavant, le Nord Basse Terre ne disposait pas d’infrastructures adaptées pour le stockage et le tri. La décheterie apparaît donc comme un équipement structurant réalisé en cohérence avec le Plan Départemental d ’Elimination des Déchets Ménagés et Assimilés de la Guadeloupe et permettant de gérer les besoins communaux.
4.4.3. Le tri sélectif
La commune s ’est lancée dans une politique de gestion des déchets qui s ’insère dans une logique de développement durable volontariste.
En 2010, des points de tri sélectif ont été implantés dans la commune. Ils ont été installés dans les secteurs suivants: -Bas vent
-Grande-Anse
-Ferry
-Le bourg
-Pineau
-Piton Caféière
-Riflet
Les bornes d ’apport volontaire vertes pour les verres, les bleues pour le papier et les jaunes pour les emballages.
Egalement, la déchetterie modulaire de la commune du Lamentin, fonctionnelle depuis 2013, est un équipement communautaire de la CANBT qui permet de stocker des déchets qui ne peuvent rester à l ’air libre (piles, batteries etc...).
4.4.5. Des déchets toujours dans la nature
Des questions restent encore en suspens et ne trouvent aucune solution durable et efficace aussi bien à Deshaies que sur le reste de la Guadeloupe.
Environ 100 000 carcasses de voitures ont été recensées en 2001 sur l'ensemble de la région, elles se retrouvent sur les abords des routes, à proximité des habitations, dans des décharges sauvages. Malgré l'existence de la plate forme AER au Lamentin qui accueillerait 80 véhicules par jour, les carcasses restent dans le paysage, polluent avec des huiles et des métaux lourds, attirent les animaux nuisibles. Ceci est notamment dû au fait que seules les épaves identifiées par leur propriétaire peuvent être enlevées à sa demande.
Les décharges sauvages semblent néanmoins relativement peu nombreuses dans le paysage deshaiesien : ordures, électroménager usagé ne s'accumulent pas de manière excessive et très visible dans les fossés, dans des zones en friches. Il est donc important de poursuivre les efforts en matière de ramassage des ordures et de sensibilisation des populations pour conserver intact le cadre de vie deshaiesien.
4.4.6. Synthèse, enjeux et perspectives
4- Ressources, nuisances et pollutions
Constats Enjeux et perspectives
Une estion communautaire des déchets
Efforts en matière de gestion des déchets
Décharges sauvages toujours présentes
Efforts de sensibilisation à poursuivre
Poursuite de la logique de gestion intercommunale des
déchets
Décharge sauvage
Déchetterie communale, avec tri sélectif
Le tri sélectif à Deshaies
36ET TR Dans l'environnerr
Quelques repères sur | ‘échelle des bruits
(Source : PLU et bruit, la boite à outils de l'aménageur.)
45 dB|45|44 42141]40
42 dB]|42]41 39] 38| 37
38 dB|38|37 39| 34
39 dB| 33] 32] 31] 30] 7 | /
30 dB|/|[/|[/|[/1/1]7/
4- Ressources, nuisances et pollutions
4.5. La perception du bruit à Deshaies
4.5.1. Eléments de définition
Mesurer le bruit
Le son est du à une variation de la pression atmosphérique en un lieu donné. Il se propage en s’atténuant progressivement en fonction de la distance. Le bruit est un ensemble de sons provocants, pour celui que l’entend, une sensation désagréable ou gênante. Il se caractérise par sa hauteur (grave), sa durée (bref/long) et surtout son intensité (mesurée en décibel).
L’environnement sonore
L’environnement sonore est un élément fondamental du cadre et de la qualité de vie (notamment en ville). Il constitue un enjeu majeur qui conditionne un environnement équilibré et harmonieux.
Les nuisances sonores sont largement dénoncées par une large majorité de la population puisque 43% des français se disent gênés par le bruit (38% pensent qu’il s’agit d’un problème d’environnement très préoccupant). (ADEME). Sont incriminés en premier lieu le trio “transport routier, transport ferroviaire, transport aérien”.
Des nuisances sonores localisées sur le territoire de Deshaies
Sur le territoire de Deshaies, les nuisances sonores proviennent surtout du réseau routier avec: -D ’une part la circulation importante de la RN 2 qui traverse la commune selon un axe Nord-Sud et qui passe dans chacun des secteurs les plus peuplés de l ’espace communal, du Nord au Sud: Fort Royal / Bas Vent / Rifflet / Ziotte / Le Bourg / Viller / La coque / Ferry / Leroux. La RD 18 est également source de nuisances sonores puisqu ’elle traverse le territoire selon un axe Est-Ouest en traversant les hameaux de Caféière et Piton.
-D ’autre part l'activité routière intense inhérente à l ’activité de la carrière avec environ 130 camions par jour qui viennent s'approvisionner pour l'ensemble de la Guadeloupe. Ce trafic provoque des nuisances sonores au nord de la RN 2 et donc dans les bourgs traversés (Rifflet, La Perle, Bas Vent).
L ’activité du chantier de la carrière est également source de nuisances sonores puisqu ’elle est située à proximité des secteurs de Lahaut et du Bourg de Deshaies.
4.5.2. Cadrage réglementaire
Loi contre le bruit : la Loi Royal
La Loi Bruit, également appelée Loi Royal, est une loi-cadre qui regroupe pour la première fois toutes les thématiques de la lutte contre les nuisances sonores afin de constituer un cadre réglementaire cohérent en lieu et place de la multitude de textes qui existaient jusque là. En date du 31 décembre 1992, elle instaure des mesures de prévention sonores et réglemente certaines activités bruyantes. Elle fixe également de nouvelles règles pour l’urbanisme et la construction au voisinage d’infrastructures de transports et met en place des mesures de protection des riverains de aéroports.
Servitudes liées aux infrastructures de transports: La Loi Barnier
Art L.111 du Code de l’Urbanisme:
“ En dehors des espaces urbanisés des communes, les constructions sont interdites dans une bande de 100 mètres de part et d’autre de l’axe des autoroutes, des routes expresses et des déviations au sens du Code de la voirie routière et 75 mètres de part et d’autre de l’axe des autres routes classées à grande circulation”.
Ces routes font également l’objet d’un classement au titre du bruit (Classement bruit des Infrastructures de Transports Terrestres de l’Archipel guadeloupéen, décembre 1998).
Ce classement permet de définir l’isolement acoustique minimal imposé en zone urbaine aux constructeurs qui doivent alors respecter des dispositions techniques aptes à assurer un confort minimum.
Classement bruit des infrastructures de Transports Terrestre
de l ’Archipel guadeloupéen, 1998
37RN 2
Carrière
RN 2
Source: BD Topo IGN, 2010
Conception: Urbis
Nuisances sonores moindres
RD 18
Nuisances sonores faibles voire quasi-nulles
Nuisances sonores fortes
Nuisances liées au trafic routier
Nuisances sonores liées
à l ’activité de la carrière
Nuisances liées au trafic véhicules de chantier
Leroux
Lahaut
Bourg
Bas-
Vent
Caféière
Ziotte
Potier
La Perle
Rifflet
Piton
Ferry
Viller
Fort-
Royal
4- Ressources, nuisances et pollutions
Autres nuisances
N
Légende
38Concentration en microgramme / mètre cube (11 g/m° »-
B0-5 5-10 W10-20 ® 20-30 ®æ -30
Numéro de site
mÉ Classe de concentration
TYPE DE PRINCIPALES SOURCES POLLUANTS D'EMISSION IMPACTS SUR LA NATURE IMPACTS SUR LA SANTÉ
Phénomène des pluies acides Limitation de l'oxygénation
Transformation d'énergie formation de l'ozone dans les basses |des organes Les oxydes d'azote Transports routiers couches de l'atmosphère Augmentation de la
Destruction de l'ozone en altitude, et [sensibilité des bronches
à l'effet de serre
Au niveau du sol: altération des
mécanismes de la photosynthèses Affaiblissement des
Effet de serre défenses immunitaires
Nuisances pour les cultures
Toutes activités anthropiques
Ozone (transports, inductries,
transformation d'énergie)
Appauvrissement des milieux et
Dioxyde de souffre [Transformation d'énergie détérioration des bâtiments (pluies acides)
Affecte le système
respiratoire
Originie naturelle ou activités
humaines (transports, Problèmes cardiovascualires PM 10 | FE | : transformation d'énergie, industries, et respiratoires agriculture)
4- Ressources, nuisances et pollutions 4.6. L’air
Codifié à l'article L 220-2 du code de l'environnement
« Constitue une pollution atmosphérique au sens de la présente loi l'introduction par l'homme, directement ou indirectement, dans l'atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives. »
4.6.1. Une bonne qualité de l'air malgré quelques insuffisances
L'association GWAD'AIR a été créée le 30 novembre 2000 et agréée par le ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement, en application de la Loi sur l'Air et l'Utilisation Rationnelle de l'énergie (LAURE) du 30 décembre 1996, qui reconnaît chacun le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Elle a en charge trois missions principales :
- la mesure de la qualité de l'air et veiller au respect de la réglementation en cours,
- l'information de la population et les autorités sur la qualité de l'air
- l'aide aux collectivités à la mise en place de mesures visant à protéger et à améliorer la qualité de l'air.
L ’association Gwad ’Air a réalisé une étude sur la Côte-sous-le-vent qui compte les communes de Deshaies, Pointe Noire et Vieux-Habitants. La côte-sous le vent, longtemps restée à l ’écart du développement touristique, est aujourd ’hui un lieu privilégié des amateurs des activités liées à la mer et la montagne. Dans ce contexte, la préservation de l ’environnement et le maintien d ’une bonne qualité de l ’air sont indispensables au développement de l ’île.
Afin de mesurer la qualité de l ’air, l ’association a utilisé deux types d ’équipements techniques:
-Des tubes à diffusion passive de dioxyde d ’azote (NO2) et de sulfure d ’hydrogène (H2S), permettant de connaître la concentration des gazs polluants durant la période d ’exposition.
-Une station mobile, qui permet de mesurer la qualité de l ’air dans des points précis du milieu urbain ou rural. Cette station est placée durant trois semaines sur un site d ’implantation fixe et a été implanté sur la commune de Deshaies au niveau de l ’école de Bethsy.
Les types de polluants atmosphériques et leurs impacts
Tube à diffusion passive
Concentration moyenne des tubes passifs en NO2
Année 2009-2010
Source: Gwad ’Air
Cette station mesure en continu la concentration des polluants suivants:
-Le dioxyde d ’azote (No2)
-L ’ozone (O3)
-Les particules de moins de 10 microns de diamètres (Pm10)
-Le dioxyde de souffre.
Source: Gwad’Air
Les résultats obtenus par les tubes passifs font apparaître des concentrations en NO 2 faible. Le seuil de recommandation et d ’information de 200 μg/m³ est loin d ’être atteint pour l ’ensemble des sites. On constate cependant une concentration plus élevée au niveau des secteurs habités les plus denses à proximité de la Rn2.
Les concentrations en sulfure d ’hydrogène relevées sur les échantillons au cours de l ’année 2009- 2010 sont également faibles et loin du seuil de niveau d ’alerte.
Les résultats obtenus grâce à la station mobile font apparaître que les concentrations en oxyde d ’azote sont faibles sont en moyenne de 3,88 μg/m³ et donc largement en dessous du seuil de recommandation de 200 μ/m³. Pour l ’ozone, la concentration moyenne journalière relevée est de 15,95 μg/m³, ce qui correspond à un indice très bon. Le dioxyde de souffre présente un niveau moyen de 1,54 μg/m³, également très bon.
Les particules en suspensions, dont les concentrations fluctuent en fonction du trafic routier, sont en moyenne de 25,17 μg/m³ sur la commune, ce qui correspond à un indice bon.
39onÀ YA Ë 4- Ressources, nuisances et pollutions
4.7. Energie
Face à la raréfaction des énergies fossiles et à l’augmentation croissante des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, l’énergie constituera sans aucun doute pour l’avenir une problématique de plus en plus importante sur l’ensemble des territoires.
En 2050, avec 8 à 10 milliards d’humains sur la planète, la demande en énergie sera 2 à 3 fois plus élevée malgré une consommation plus économe, engendrant une augmentation de 60 à 70% des rejets de CO2 dans l’atmosphère due pour les deux 2/3 aux pays en voie de développement ainsi qu’aux deux géant que sont l’Inde et la Chine.
4.7.1. La Loi Energie de 2005
4.7.2. Les orientations générales nationales
En adoptant la Loi n°2005-781 du 13 juillet 2005, l’assemblée Nationale et le Sénat ont fixés les orientations de la politique énergétique française. Cette politique vise à augmenter la part des énergies renouvelables et à promouvoir l’utilisation rationnelle de l’énergie. La Loi POPE du 13 juillet 2005 fait de la maîtrise de l’énergie le premier pilier de la politique énergétique française et vise à porter le rythme annuel de baisse de l’intensité énergétique finale à 2% dès 2015 et à 2,5% d’ici 2030.
A cette fin, la loi du 13 juillet 2005 précise que :
« l'Etat mobilise l'ensemble des instruments des politiques publiques :
- la réglementation, française et communautaire, relative à l'efficacité énergétique évolue dans l'ensemble des secteurs concernés au plus près des capacités technologiques et prévient le gaspillage d'énergie ; - la fiscalité sur la consommation d'énergie et sur les équipements énergétiques favorise les économies d'énergie et une meilleure protection de l'environnement ;
- la sensibilisation du public et l'éducation des Français sont encouragés par la mise en oeuvre de campagnes d'informations pérennes et l'inclusion des problématiques énergétiques dans les programmes scolaires ;
- l'information des consommateurs est renforcée ;
- la réglementation relative aux déchets favorise le développement des filières de recyclage et de tri sélectif permettant leur valorisation énergétique ;
- les engagements volontaires des professions les plus concernées et le recours aux instruments de marché sont favorisés. En outre, l'Etat, ses établissements publics et les entreprises publiques nationales mettent en oeuvre des plans d'actions exemplaires aussi bien dans la gestion de leurs parcs immobiliers que dans leurs politiques d'achat de véhicules. Les orientations figurant au rapport annexé précisent la mise en oeuvre de la politique de maîtrise de la demande d'énergie. »
S’agissant des Départements d’Outre Mer, la loi précise que:
« La diversification énergétique doit tenir compte de la situation spécifique des zones non interconnectées. Les zones non interconnectées de notre territoire, principalement la Corse, les quatre départements d'outre-mer, la collectivité départementale de Mayotte et la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon, se caractérisent par leur fragilité et leur forte dépendance énergétique, des coûts de production d'électricité plus élevés que dans le territoire métropolitain continental et une demande d'électricité qui augmente nettement plus vite du fait d'une croissance économique soutenue et d'un comblement progressif du retard en équipement des ménages et en matière d'infrastructures.
L'Etat veille donc, en concertation avec les collectivités concernées, à mettre en oeuvre une politique énergétique fondée sur une régulation adaptée permettant de maîtriser les coûts de production, de garantir la diversité de leur bouquet énergétique et leur sécurité d'approvisionnement et de maîtriser les coûts économiques correspondants. En outre, il encourage, avec le renforcement des aides dans ces zones, les actions de maîtrise de l'énergie et de développement des énergies renouvelables, notamment de l'énergie solaire. » PRERURE Guadeloupe – Rapport Final – Juin 2008
4.7.3. Le rôle des collectivités territoriales et leurs groupements
En matière de service public de distribution de gaz, d’électricité ou de chaleur, les collectivités compétentes contribuent à l’amélioration des réseaux de distribution et peuvent imposer des actions d’économies d’énergie lorsqu’elles permettent d’éviter des extensions ou des renforcements des réseaux.
« En matière de promotion de la maîtrise de la demande d’énergie, outre les actions tendant à réduire la consommation d’énergie de leurs services, les collectivités compétentes définissent des politiques d’urbanisme visant, par la production de documents d’urbanisme ou la fiscalité locale, à une implantation relativement dense des logements et des activités à proximité des transports en commun et à éviter un étalement urbain non maîtrisé. Etant également responsable de l’organisation des transports, elles intègrent dans leur politique de déplacement, en particulier dans les PDU, la nécessité de réduire les consommations d’énergie liées aux transports ».
Elles développement également, directement ou en partenariat avec des Agences de l’Environnement et l’ADEME (Agence de Développement et de Maîtrise de l’Energie), des politiques d’incitations aux économies d’énergies.
En matière de promotion des énergies renouvelables, leur développement peut être favorisé par des dispositions d’urbanisme. Ainsi, “le dépassement du Coefficient d’Occupation des Sols est autorisé (...) pour les constructions remplissant les critères de performance énergétique ou comportant des équipements de production d’énergies renouvelables”.
Enfin, en matière de solidarité, les collectivités peuvent aider leurs administrés en difficulté à payer leurs factures par l’intermédiaire des fonds de solidarité pour le logement.
40Agriculture et
6 000 pec
= | 5000
O Agriculture (et pêche pour
4 000 2011)
B Transports
3 000 -
B Tertiaire-Industrie
2 000 :-
B Résidentiel
1 000 -
0 »
2000 2006
Source : PRERURE 2012 Source : PRERURE 2012
Consommation par usage - Secteur Résidentie Consommation par usage - Secteur Résidentie|
1990 2006
Produits Produits
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Autres
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Climatisation
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2% 24%
Source: PRERURE Guadeloupe. Rapport final - janvier 2008
Les zones nécessitant des études spécifiques et avis favorables
20 Kilomètres 7 BR Zones potentiellement favorables au développement de l'éalien nécessitant études spécifiques et avis favorables
4- Ressources, nuisances et pollutions
4.7.4. Etat des lieux à deshaies
Une augmentation de la consommation en énergie
Nous ne disposons pas de données précises sur la consommation énergétique de la commune de Deshaies, mais des informations globales sur l'état de la consommation énergétique en Guadeloupe permettent de dresser un tableau global de la consommation à Deshaies par rapport aux principaux secteurs de consommation énergétique.
Les transports (59%), les activités tertiaires et l ’industrie (20%), l ’habitat (17%) constituent les principaux secteurs de consommation énergétique aussi bien à l’échelle de la Guadeloupe qu ’à Deshaies. (Chiffres PRERURE 2012) Le secteur de l ’habitat étant celui qui connaît la croissance la plus forte (+3,8%/an) , suivi par les transports (+3,5%/an) et l ’agriculture (+3%/an).
Le secteur de l’habitat
L ’augmentation du nombre de logements de +18,3% entre 1999 et 2009 implique une augmentation de la consommation énergétique. Cette augmentation des besoins énergétique est liée à la demande de confort qui est croissante. Un des indicateur du confort des foyer et la climatisation. Elle tend d’ailleurs à devenir un équipement standard dans les foyers guadeloupéens. A l’échelle de la Guadeloupe, la part de la climatisation
dans les foyers à été multipliée par cinq. Cette tendance se confirme à Deshaies puisque le taux de logements disposant d ’au moins une pièce climatisée est passée de 71 logements en 1999 à 382 en 2009, soit une augmentation de 81,5%.
Un potentiel éolien existant à Deshaies
La commune de Deshaies possède un potentiel en matière de développement éolien. Le Schéma Régional Guadeloupéen de Développement de l ’Energie Eolienne fait apparaître les contraintes qui se présentent aux projets éoliens. En la matière, les zones nécessitant des avis favorables pour la mise en place de projets éoliens sont les suivantes:
-Zones de servitudes autours des bâtiments classés dans un rayon de 500 mètres
- Les périmètres des sites inscrits, classés, au titre de la loi du 2 mai 1930
- Les distances minimales autours des radars de l ’aviation civile fixées par l ’arrêté du 26 août 2011 - Une distance minimale d ’éloignement de 30 km de rayon autour du radar Météo France du Moule.
La carte ci-contre fait apparaître les zones potentiellement favorables au développement de l ’éolien nécessitant des études spécifiques et avis favorables. Celle-ci révèle le potentiel éolien de la commune et la possibilité de se tourner vers ce type de production d ’énergie renouvellable.
Source: Schéma Régional Guadeloupéen de Développement de l ’Energie Eolienne, 2012
Répartition des consommations d ’énergie finale par secteur en 2011 en
Guadeloupe
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5- Risques
Sur un territoire très contraint (les plus hauts sommets culminent à plus de 1 100 m, appartenant à la chaîne montagneuse de la Soufrière, volcan endormi mais toujours actif), au cœur d'une zone de sismicité reconnue et dans une région intertropicale soumise à de fortes perturbations météorologiques, la prise en compte des différents risques naturels est un préalable au projet de développement.
5.1 Une exposition aux risques particulière
La situation géographique de la Guadeloupe fait de cet archipel une zone particulièrement concernée par les risques naturels. Situé sur le bord nord-oriental de l'île de la Basse-Terre, la commune de Deshaies est quant à elle concernée par :
· le risque cyclonique,
· le risque sismique,
· le risque d'inondations,
· le risque de mouvements de terrains.
S'il n'est pas possible de diminuer la probabilité qu'un événement naturel potentiel destructeur se produise : l'aléa, le parti d'aménagement que l'on prendra permettra ou non de diminuer la vulnérabilité du territoire face à un risque naturel prévisible.
Le présent chapitre a pour objet de mettre en évidence les différentes données concernant l'exposition et la vulnérabilité de certains sites de la commune aux risques naturels, en application des articles L.121-1 et L.123-1 du Code de l'Urbanisme.
Climatologiquement d'abord, les cyclones et les dépressions peuvent générer tout un cortège de risques : - directs (inondations, marées de tempête…)
- induits tels que les mouvements de terrain (glissements, éboulements, embâcles...) déclenchés par de fortes précipitations.
Géologiquement, l'archipel guadeloupéen fait partie de l'Arc des Petites Antilles soumis à une forte activité sismique et volcanique, dont les exemples historiques sont nombreux.
Les études réalisées par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) permettent d'apprécier la probabilité d'apparition de chacun des phénomènes et d'évaluer le niveau de risque encouru sur les diverses parties du territoire. Elles ont permis d'établir un Atlas des Risques. Cet atlas trouve sa traduction réglementaire au travers du Plan de Prévention des Risque (PPR) approuvé par arrêté préfectoral en date du 24 septembre 2007 pour la commune de Deshaies et qui s'impose depuis cette date en tant que servitude d'utilité publique.
5.2 Aléa mouvements de terrain
Un mouvement de terrain est un déplacement plus ou moins brutal du sol ou du sous-sol ; il est fonction de la nature et de la disposition des couches géologiques.
Sous l'expression générique « mouvements de terrain » sont regroupés plusieurs types de phénomènes d'instabilité des terrains, variables en fonction du mécanisme mis en jeu (évolution de l'instabilité, vitesse du mouvement durant la phase d'instabilité majeure, surface de rupture, désorganisation des terrains, etc.).
Concernant la Guadeloupe, les principaux types de phénomènes observés et dont l'apparition peut entraîner des effets dommageables graves, sont les glissements de terrain, les coulées de boue, les chutes de blocs et les éboulements. D'autres phénomènes naturels sont classés dans la typologie des mouvements de terrain. Il s'agit notamment de la liquéfaction des sols.
435- Risques
5.2.1. Les glissements de terrain
Les principaux facteurs d'instabilité analysés en Guadeloupe sont :
· La pente et la morphologie des terrains ;
· La pluviosité, le drainage ;
· La nature, l'épaisseur, l'altération des différentes couches ;
· Les facteurs liés à l'action humaine.
La sismicité est également un facteur particulier qui a de fortes conséquences sur le déclenchement des glissements de terrain, ce que les spécialistes appellent des effets induits. De nombreux critères de surface permettent de mettre en évidence d'anciens ou de futurs glissements.
Sur la commune, plusieurs secteurs sont classés comme étant potentiellement concernés par un aléa moyen : · le Morne Capado ;
· les Mornes Deville et Vermiller (soit dans les ensembles naturels de Poitier - Rifflet, y compris le littoral de Gadet et le hameau de Caféière) ;
· le long de la dépression occupée par la rivière Maya ;
· les versants de Major orientés sur le bourg ;
· les pentes direction Nord de Viller et direction Sud de la ravine Mazeau ;
· les pentes Sud de La Coque ;
· Fond Héliot - Coudret.
Ce niveau d'aléa moyen signifie ici une probabilité d'apparition de mouvements de terrain de faible à moyenne ampleur pouvant être accentué sous action humaine (route, terrassement). La probabilité d'évènements de plus grande ampleur est très faible à nulle.
Il existe également des secteurs particulièrement vulnérables face aux potentiels glissements de terrain ou chutes de bloc d'aléa élevé mais dont la probabilité d'apparition de faible ampleur est importante et celle de grande ampleur faible. Sont concernés :
· l'ensemble des parties montagneuses adossées à la chaîne centrale depuis le Morne Bois Cap jusqu'au Piton de Sainte-Rose ;
· les mornes Bel-Air et Dos d'Âne ;
· l'ensemble de la dépression de Fond Héliot (parties centrale et haute).
Entrent dans cette classification les zones d'extension des secteurs repérés ci-dessus présentant un niveau d'aléa élevé sous sollicitation sismique, soit la quasi totalité des reliefs Centre et Sud colonisés par la forêt mésophile ou constituant l'étage végétal de moyenne et haute altitude. Ainsi, à partir de la ravine Ziotte en direction Sud, les zones caractéristiques de l'aléa sont organisées autour des Mornes Scipion, Marguerite Larue, Mazeau, Maleville.
Par ailleurs, dans cette catégorie de sites figures également le Morne Petit Bas-Vent, une partie du versant du Morne La Rate orientée sur la ravine du même nom, le Gros Morne et la dépression de la ravine Paul Thomas.
Autrement dit, les zones les plus fortement exposées et potentiellement les plus touchées par les glissements de terrain et autres éboulements rocheux sont localisés sur les flancs des vallées encaissées, les fronts de coulées récentes et quelquefois aux abords des littoraux.
éboulis
blocs isolés
sous cavage
chaos rocheux
Eboulement
bourrelet de pied discontinuité
bourrelet de pied
frange altérée
ou colluviale
érosion régréssive
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érosion progressive
masse glissée
Glissement sur forte pente
glissement superficiel
masse glissée
Glissement sur faible pente
Chute de blocs
Glissement circulaire Glissement plan
Conséquences des inondations (6-7 octobre 2010)
Source : Base de Données Nationale des Mouvements de terrains (bdmvt.net)
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5- Risques
5.2.2. Les chutes de blocs rocheux
Ils consistent en la chute libre ou au roulement au départ, après rupture, de blocs formés par fragmentation, le mouvement pouvant ensuite se poursuivre par une série de rebonds de hauteur décroissante (dans le cas d'une pente régulière).
La chute de blocs ne concerne qu'un nombre réduit d'éléments ; pour les éboulements, la masse instable est beaucoup plus volumineuse. La nature des terrains, leur épaisseur, la topographie qui les anime, la présence de plans de rupture sont autant d'éléments particulièrement favorables à l'apparition d'éboulements ou de chutes de blocs.
Les facteurs susceptibles de déclencher de tels phénomènes sont liés à la pluviosité, au drainage des sols, à l'altération des différentes couches ou encore, de façon indirecte, à la sismicité, facteur de grande instabilité. Les facteurs anthropiques sont loin d'être négligeables et apparaissent même parfois comme les premiers responsables de tels événements.
Par des défrichements souvent excessifs et favorisant l'érosion des terrains, par l'ouverture de carrières, par la création de routes en flancs de mornes..., l'action de l'homme génère de nombreuses configurations de terrains particulièrement dangereuses.
Sur le territoire communal, plusieurs secteurs sont ou seront susceptibles d'être soumis au risque “chutes de blocs”: · le Gros Cap (Nord de Tillet) ;
· les falaises de la Pointe de la Perle et du Gros Morne ;
· les reliefs littoraux du Morne aux Fous et de Paul Thomas.
L'exploitation de la carrière de Guyonneau génère en elle-même une grande probabilité de chutes de bloc.
5.2.3. La liquéfaction des sols
La liquéfaction est un phénomène qui se produit sous sollicitation sismique (éventuellement, en bord de mer sous l'effet de la houle ou par suite d'une activité anthropique). Le passage d'une onde sismique provoque, dans certaines formations géologiques, la perte de résistance d'un matériau sableux saturé en eau, liée à une augmentation de la pression interstitielle engendrée par les déformations cycliques.
La déconsolidation brutale du matériau se traduit par la déstructuration du sol, rendant particulièrement instables les constructions reposant sur ces formations. On le retrouve au niveau des zones basses littorales, soit des petites plaines alluviales correspondant aux lits majeurs des cours d'eau et aux terrasses anciennes, les secteurs de plages côtières et les poches de vases à palétuviers.
A Deshaies, il s'agit :
· des formations liquéfiables de Bas-Vent, entre Tillet et le morne du même nom ;
· du littoral bas entre la Perle et la Pointe le Breton (dont la partie marécageuse en arrière de la plage ; · du site de Grande Anse alimenté par la rivière Forban du bourg de Deshaies et du hameau de Ferry.
5.2.4. Les coulées boueuses, « laves » torrentielles et embâcles
Lorsqu'un glissement de terrain provoque l'obstruction du lit d'un cours d'eau, deux types de phénomènes peuvent se produire. Soit le barrage n'est pas important et il n'y a pas de grandes retenues d'eau ce qui provoque à terme des coulées boueuses ou des « laves » torrentielles, soit la retenue d'eau devient très importante et l'évènement peut évoluer vers un embâcle. La rupture de la digue peut alors provoquer une onde de crue destructrice qui peut être d'autant plus dévastatrice que le volume de la retenue et la hauteur de la digue avant sa rupture étaient importants. En raison même du nombre et de la variabilité des paramètres, il est difficile de caractériser un niveau d'aléa pour ces phénomènes. Seules sont cartographiées à ce niveau, les zones de l'aléa potentiel, sans cependant le qualifier. Etant donné son fort pouvoir destructeur, du fait de sa vitesse et de sa charge solide en mouvement, ce type de phénomène correspond à un degré d'aléa élevé.
Cet aléa existe en zone naturelle de la Rivière de Deshaies et de la rivière de Ferry. Dans leur partie amont, ces rivières ont un bassin versant relativement important et souvent pentu. Elles s'écoulent de plus dans des vallées étroites pouvant servir de verrou aux matériaux charriés d'où la potentialité d'embâcles et de coulées boueuses.
Source : Rapport de présentation PPR Petit-Bourg, mai 2002
Conséquences des inondations (6-7 octobre 2010)
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5- Risques
5.3. Aléa sismique
Les séismes éprouvés par les Petites Antilles sont dus à un mouvement de subduction de deux plaques océaniques, la plaque Amérique s'enfonçant sous la plaque caraïbe. Ce mouvement a donné lieu à la formation de l'arc antillais. La vitesse de convergence est relativement lente (2cm/an), mais le mouvement des deux plaques se traduit par une sismicité qui peut être importante, avec parfois de grands séismes au voisinage du contact des plaques.
Lors d'une manifestation sismique, deux types d'effet peuvent être distingués.
(1) Les effets directs sont liés au passage des ondes qui entraînent des déformations souples (vibrations) ou cassantes (failles).
(2) Les effets induits regroupent un ensemble de phénomènes générés par un séisme tels que les glissements de terrain, les chutes de blocs, la liquéfaction des sols.
Effets de site
La fréquence et l'amplitude d'un signal sismique peuvent être modifiées et notamment amplifiées par les irrégularités topographiques ou par la qualité et la taille de couches souterraines.
Les effets de site topographique :
- Les sommets des buttes, les crêtes allongées, les rebords de plateaux et de falaises sont souvent le siège d'amplifications importantes, intéressant une large gamme de constructions.
Les effets de site liés à la structure et à la nature du sous-sol :
- Les caractéristiques mécaniques de certaines formations superficielles (densité, rigidité, compressibilité...), la géométrie de ces formations (empilement, remplissage de fond de vallée, contact tectonique ou stratigraphique) sont susceptibles de modifier le signal sismique.
Failles actives
Une faille active est définie comme une fracture plane ou légèrement gauche de l'écorce terrestre, le long de laquelle des déplacements tectoniques peuvent se produire.
Lorsqu'une faille active, à l'origine d'un séisme, débouche en surface:
- Elle peut induire des déplacements le long de la ligne de rupture (rupture des terrains à la surface du sol), - Elle peut générer également des mouvements vibratoires particuliers en source très proche, c'est-à-dire dans une zone de quelques centaines de mètres de part et d'autre de cette ligne de rupture ; cet effet peut se traduire par des amplifications aussi bien dans le sens horizontal que vertical. Lorsque qu'une faille casse, la rupture peut se propager jusqu'à la surface du sol. L'apparition d'une faille en surface dépend de la profondeur du foyer (elle doit être faible), de l'amplitude du déplacement au foyer et de la dimension du plan de faille.
Suivant l'importance des déplacements relatifs des deux compartiments de la faille, les bâtiments fondés sur ces structures peuvent être gravement affectés, voire totalement détruits.
Les accidents représentatifs identifiés sur Deshaies et dans une certaine mesure en prolongement sur Pointe-Noire sont les accidents de Tête Allègre (de famille directionnelle Nord-Ouest/Sud-Est), de Piton Baille-Argent et de la Couronne (Nord-Est/Sud-Ouest).
Source : ORSTOM, Atlas des DOM La Guadeloupe, 1989
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Fortes pluies
5- Risques
5.4. Aléa cyclonique
Les phénomènes météorologiques que sont les puissants et destructeurs cyclones se caractérisent généralement par des vents très violents, des pluies diluviennes, des houles cycloniques fortes et des marées de tempête (voir figure ci-dessous).
Les effets induits sont, selon la topographie, des mouvements de terrains (éboulements, glissements de terrain) et des inondations ayant pour origine les fortes précipitations ou les surcôtes marines associées à la faiblesse des pentes limitant l'évacuation et le drainage des eaux sur les espaces littoraux bas.
La puissance éolienne lors de tels phénomènes, ne peut, compte tenu de sa direction aléatoire et de son fort rayon d'action, faire l'objet d'une cartographie à l'échelle de la région.
Marées de tempête
La marée de tempête est une élévation anormale du niveau de la mer. Elle est provoquée conjointement par la forte baisse des pressions au centre du cyclone et par l'intensité des vents à la périphérie de l'oeil, qui repoussent l'eau à l'avant du cyclone. L'élévation du niveau de la mer dépend fortement de la configuration du littoral, de la topographie des fonds marins et du déplacement relatif du cyclone par rapport à la côte. Les marées de tempête représentent un danger pour les personnes et les biens implantés en bordure de mer, à très basse altitude. La hausse du niveau de la mer peut avoir comme conséquence de ralentir l'écoulement des rivières, et donc de provoquer des inondations à l'intérieur des terres.
Houles cyclonique
La houle cyclonique peut parfois être observée jusqu'à 1000 km du cyclone. Elle se propage très rapidement. Elle est de longue période et très destructrice. A l'approche du cyclone, du fait de la rotation des vents, les vagues sont énormes et croisées. En liaison avec la marée de tempête, la houle peut provoquer d'importants dégâts, jusqu'à l'intérieur des terres. Ses effets continuent à se faire sentir après le passage du cyclone.
Globalement, les aléas cycloniques (houle cyclonique, marée de tempête) sont susceptibles d'intéresser principalement les zones signalées ci-dessous, à savoir du Nord au Sud :
· le site du Petit Bas-Vent, la plage et la partie marécageuse de l'Anse de la Perle à Rifflet ; · la zone dépressionnaire de la Grande Anse et le littoral du village de Ziotte ;
· la façade du bourg de Deshaies exposée sur la baie ;
· le bourg de Ferry entre la Petite Rivière et la rivière Ferry ;
quelques secteurs non habités incluant la plage de Tillet, l'Anse des Fous, la plage Paul Thomas et l'Anse Hallard.
Tempête Omar, 2008
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5- Risques
5.5. Aléa inondation
Hormis les inondations provoquées par les cyclones et les surcôtes marines, les inondations sont plus généralement liées aux crues engendrées par de fortes pluies ou des phénomènes pluvieux durables. Le gonflement des rivières provoque un débordement des lits, particulièrement sensibles en aval, dans des zones généralement de faible pente et de faible altitude.
Les zones inondables peuvent correspondre à des secteurs situés sur la bordure littorale dont la planéité nuit à l'évacuation rapide d'eaux pluviales dont les caractéristiques essentielles sont la soudaineté et l'importance. L'encombrement ou le colmatage des ouvrages d'évacuation des eaux pluviales tels que les buses, les canaux..., par ailleurs étranglés par endroits par des ouvrages de franchissements (ponts...) contribuent à rendre plus délicate et à ralentir l'évacuation par ces exutoires.
Les dégâts occasionnés par les inondations dépendent des hauteurs de submersion, de leur durée, de la vitesse d'écoulement des eaux et de la densité de la matière transportée.
Sur Deshaies, les zones susceptibles d'être inondées sont d'abord celles situées à proximité des rivières, en particulier :
· les rivières la Perle et la Rate ;
· la rivière Ziotte dans son débouché dans la partie basse du site ;
· la rivière Mitan qui alimente la partie Nord de la zone endoréique de Grande Anse ; · la rivière Forban et la ravine Scipion ;
· la rivière de Deshaies au contact Sud du bourg ;
· les rivières Ferry et Maleville ainsi que la Petite Rivière.
Le littoral de Deshaies est ponctué de zones dépressionnaires qui sont alimentées par les ravines et les rivières de direction perpendiculaire à la côte. Ces zones sont nettement identifiées par l'aléa inondation et par la nature géomorphologique et correspondent aux territoires de formations liquéfiables identifiés précédemment. Dans ces espaces, il s'agit davantage d'accumulation d'eau dont l'impact destructeur demeure relatif. Inondation octobre 2010
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5- Risques
5.6. Le Bourg : un espace particulièrement vulnérable
Entre une façade littorale largement exposée, des abords en pentes abruptes et la rivière de Deshaies au sud, la situation du Bourg, le rend plus particulièrement vulnérables aux conséquences destructrices des cyclones et des inondations pluviales. Les aléas inondations et houle cyclonique ont donc été précisés pour ce secteur à l ’occasion d ’un programme de requalification du Bourg en 2012.
5.6.1 Aléa inondation
En plus d’une topographie favorisant cet aléa, le développement urbain aux alentours du Bourg induit deux effets : - une imperméabilisation des sols et donc une augmentation des ruissellements urbains qui sont d ’autant plus complexes à gérer que les réseaux d’évacuation des eaux pluviales sont actuellement sous-dimensionnés (talwegs non drainés, ouvrages hydrauliques submergés en période de crue...)
- un accroissement des populations potentiellement touchées par ces risques et par là une augmentation des enjeux de gestion de ces territoires.
Ainsi le Bourg est scindé en deux zones selon le niveau d ’aléa auquel il est confronté : - un aléa fort sur les secteurs sud (abords de la rivière de Deshaies, port de pêche, esplanade des fêtes), nord (en aval du cimetière) et est (notamment la mairie et la bibliothèque).
- un aléa moyen sur une petite zone en front de mer au centre du bourg.
5.6.2. Aléa houle cyclonique
Les constructions de la façade littorale du Bourg sont très vulnérables aux houles cycloniques. En effet, ce secteur est soumis aux débordements maritimes dont la baisse du niveau de la mer représente la seule évacuation des eaux possible.
De plus, on note un débordement des canaux du bourg lors d ’épisodes cycloniques du fait de fortes pluviométries associées au manque d ’entretien des ouvrages.
On distingue une bande d’environ 40 mètres pour laquelle l’aléa « houle cyclonique » est fort car elle est directement exposée aux effets de la houle et une zone exposée aux inondations causées par la houle et les marées cycloniques caractérisée par un aléa moyen situé en arrière de la première (voir l ’illustration ci-contre).
Le bourg est presque entièrement compris dans la zone d ’aléa fort (bande entre le rivage et la rue de la Liberté) ainsi que le port. Cette situation remet en cause aujourd ’hui les actions menées sur le secteur qui visent à la restructuration urbaine du territoire pour le développement du Bourg.
5.6.3 Prescriptions possibles
Au regard de ces contraintes, l ’étude propose que le développement du Bourg soit pensé selon trois grands axes : - la réduction de l ’exposition et de la vulnérabilité du Bourg
- la limitation de l ’imperméabilisation des berges
- l ’amélioration du réseau d ’évacuation des eaux pluviales.
Aléa inondation du Bourg de Deshaies (Source : Urbater 2012)
Aléa houle cyclonique du Bourg de Deshaies (Source : Urbater 2012)
49SEE
0
Limites des zones inconstructibles
M Niveau d'aléa houle élevé
7, Niveau d'inondation émevé
Cours d'eau |L LÀ 1
_.
LC 2
pue .
——
0
5- Risques
5.7. Synthèse, enjeux et perspectives
N
Viller
Lahaut
Leroux
Ferry
La Coque
Piton
La Perle
Pinaud Rifflet
Richard
Ziotte Caféière
Fort Royal
Fond Héliot
626,9
mètres
0
SAINTE-ROSE
POINTE-NOIRE
Zonage réglementaire
Zones constructibles (contraintes courantes)
Zones inconstructibles
Zones soumises à opérations d'aménagements préalables
Zones soumises à prescriptions individuelles et collectives
Zones soumises à prescriptions individuelles
43,7 % du territoire
44,6 % du territoire
11 % du territoire
Zones inconstructibles:
391 bâtiments (5,6% des bâtiments recensés)
Zones soumises à opération d’aménagement préalable:
826 bâtiments (12% des bâtiments recensés)
Focus sur le Bourg de Deshaies : Délimitation des zones inconstructibles
(Source : Urbater 2012)
Constats Enjeux et perspectives
- Un territoire particulièrement ocntraint à
de multiples risques naturels (marée de
tempêtes, houles cyclonniques,
inondations)
- Une dynamique de constructions qui a
participé au développement de risques
naturels
- Protéger les populations soumises aux
risques naturels
- Réviser le PPR : affiner le niveau de
connaissances dans les secteurs de
projets
- Reloger les populations inscrites dans les
zones à risques (Ferry)
- Gérer les eaux pluviales
- Mieux prendre en compte les valeurs
naturelles et leurs contraintes pour
optimiser l’aménagement et l’intervention
sur le territoire (gestion de l’eau)
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