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Procès Verbal - PV 00088951 D
Document publié le Mardi 29 septembre 2020 par la commune de Bordeaux.
Lien du pdf (Procès Verbal - PV 00088951 D)
Thèmes du document : Culture et patrimoine, Histoire et mémoire, Aménagement du territoire,
DELEGATION DE Monsieur Dimitri BOUTLEUX
562Séance du mardi 29 septembre 2020
D-2020/231
Musée d'Aquitaine. Projet scientifique et culturel.
Approbation.
Monsieur Dimitri BOUTLEUX, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Le musée d’Aquitaine s’est engagé dans une démarche collective pour la rédaction de son nouveau Projet scientifique et culturel (PSC), document d’orientation pour la période 2020-2025. Le précédent PSC couvrait la période 2011-2016. Au-delà d’une obligation légale, l’enjeu est de proposer à la Ville de Bordeaux et au ministère de la Culture des propositions de perspective pour les cinq prochaines années.
Afin de mener à bien une écriture collective du Projet scientifique et culturel du musée d’Aquitaine, une démarche participative a été mise en place depuis décembre 2017.
Implanté en plein cœur de ville dans l’ancien Palais des facultés, le musée d’Aquitaine dispose d’une grande réserve foncière de 29 000 m2 dont seul un tiers est exploité aux fins d’expositions. Le musée conserve plus d’1,4 million de pièces qui couvrent 400 000 ans d’histoire et proviennent de Bordeaux, de l’Aquitaine et de cinq continents (Europe, Océanie, Afrique, Asie et Amériques).
Deux autres musées sont placés sous la responsabilité de l’équipe du musée d’Aquitaine : le musée Goupil qui ne dispose plus d’exposition permanente depuis 1998 et le Centre National Jean Moulin, dont le bâtiment a été fermé en 2018 compte tenu de son état et qui propose un programme hors les murs et vers les scolaires.
La richesse des collections, leur variété, leur ancienneté et la diversité de leurs origines placent le musée d’Aquitaine comme l’un des grands musées de région en France, et il dispose d’une grande potentialité pour proposer un grand musée d’histoire, de civilisation et de société sur la façade atlantique de Bordeaux.
Un comité scientifique et un comité de pilotage ont accompagné l’équipe du musée dans la rédaction du document présenté en annexe, avec les représentants du ministère de la Culture, de la Région Nouvelle-Aquitaine, du département de la Gironde, de Bordeaux Métropole, des deux universités de Bordeaux et de l’Office du tourisme.
563Séance du mardi 29 septembre 2020
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à :
- Approuver le projet scientifique et culturel élaboré par le musée d’Aquitaine.
ADOPTE A L'UNANIMITE DES VOTANTS
ABSTENTION DU GROUPE BORDEAUX EN LUTTES
564M. BOUTLEUX
Concernant le projet scientifique et culturel du Musée d’Aquitaine, je vous demande une minute. C’est à mon initiative que j’ai demandé à la dégrouper. Il s’agit d’un projet pointu pour cet établissement qui veut se donner l’ambition d’être le lieu où s’exprime toute l’exploration de l’histoire mondiale de Bordeaux et de l’Aquitaine.
Déjà identifié comme le haut-lieu de la mémoire anthropologique et historique, ce nouveau projet scientifique affirme la volonté du Directeur, Laurent VÉDRINE, et de ses équipes d’en faire un outil de recherche pour tous les publics. L’un des principaux enjeux du projet scientifique et culturel sera d’une part de mettre en résonnance les collections du Centre national Jean Moulin, le Musée Goupil et le Musée d’Aquitaine, et d’autre part affirmer leurs identités et leurs singularités au sein de ce qui pourrait devenir le Palais des Musées.
Ce projet est basé sur une collection municipale, dont les premières acquisitions remontent à quatre siècles. Autour de la bibliothèque, se déploieront près de 7 000 mètres carrés d’espaces d’exposition sur trois niveaux, permettant un voyage multidimensionnel. Ce parcours permanent sera la colonne vertébrale du Musée. Celui-ci sera tout d’abord un lieu où la culture sera partagée sous différentes formes, de manière ouverte et accessible.
Enfin, l’ambition de ce projet est bien de valoriser ce lieu emblématique de la connaissance de notre patrimoine, en imaginant de nouvelles fonctions d’accueil, des espaces d’exposition temporaires, des cours aménagées, des jardins, des espaces de convivialité et de diffusion, un auditorium rénové et des espaces de médiation en plein cœur de ville.
Ce projet scientifique et culturel respecte l’esprit historique du lieu, tout en souhaitant doter la Ville de Bordeaux d’un outil de recherche contemporain, évoquant les enjeux que rencontre actuellement notre société.
J’insiste sur le fait que les équipes du Musée d’Aquitaine souhaitent que ce projet s’inscrive dans une démarche collective, partenariale et citoyenne, en s’ouvrant largement aux publics qui n’ont pas ou peu accès à la culture.
Je vous invite donc à approuver cette délibération.
M. LE MAIRE
Qui souhaite intervenir ? Fabien ROBERT et Marik FETOUH.
M. ROBERT
Monsieur le Maire, mes Chers Collègues, nous allons évidemment voter des deux mains ce projet scientifique et culturel, au joli titre, au beau nom, un « Musée-monde de Bordeaux et d’Aquitaine ». Ce projet auquel notre majorité a beaucoup participé – vous vous en doutez – est un projet exemplaire. Je ne vais pas être très long. Mais le Musée d’Aquitaine a des atouts extraordinaires : le lieu, son emplacement, les espaces disponibles – pas tout à fait encore, mais qui pourraient l’être un jour – pour accueillir du public, une collection tout à fait extraordinaire. Contrairement à une idée reçue, ce qui est très beau n’est pas toujours en réserve. Les musées montrent, mais beaucoup de choses aussi ne sont pas montrées et elles sont tout à fait extraordinaires. Une équipe elle aussi passionnée, engagée, qui fabrique, qui conserve, qui inventorie, qui recherche, qui montre et qui a la passion de la médiation.
Le Musée d’Aquitaine a aussi un atout extraordinaire, c’est qu’à mon avis, il se situe aujourd’hui au cœur ou au croisement de multiples problématiques qui traversent notre pays et notre société. Il y a des tensions, on le voit dans ce type d’enceinte. Il y a des questionnements. Est au fond, tout ramène au savoir, ce que nous devrions mieux connaître, ce dont nous devrions nous rappeler et sans lancer de débat ici, peut-être nous souvenir qu’au lieu d’effacer certaines traces de notre Histoire ou de déboulonner certaines statues, il faut d’abord connaître, expliquer, partager, parfois re-contextualiser et que cela part toujours de ces lieux, à tort parfois décriés que sont les musées.
Nous croyons donc profondément en ce projet et en ce lieu. Il y aura des choix à faire, des arbitrages à faire bien sûr. Le projet scientifique et culturel qui nous est présenté ici est formidable. Il est porté par un Directeur passionné, que je salue. Il est déjà très passionné puisqu’il est là depuis 15 heures et il attend patiemment, Cher Laurent VÉDRINE. Je ne raconterai pas l’anecdote qui vous lie, vous, moi et Montaigne. Mais parfois, les projets tiennent à peu de choses, se lancent, se développent. En tout cas, nous espérons que dans les arbitrages qui seront faits, vous porterez, Monsieur le Maire, mes Chers Collègues, ce projet à bout de bras.
565Il y aura des concertations sur la politique culturelle, mon Cher Collègue, Cher Dimitri BOUTLEUX. Forcément, les acteurs qui proposent des idées se disent rarement qu’il faut donner plus aux institutions. Vous verrez qu’il faut toujours déséquilibrer les budgets souvent en faveur des acteurs associatifs. N’oublions pas, dans ce projet, la magnifique rénovation de ce Musée qui nous est proposé aujourd’hui et qui pourrait faire demain du Musée d’Aquitaine un vrai Musée de l’Homme avec un grand H, des civilisations, extrêmement attractif en plein cœur de Bordeaux.
J’espère que malgré les arbitrages difficiles, forcément quand ils sont financiers, ce projet pourra voir le jour. En tout cas, nous y sommes extrêmement attachés et nous félicitons toutes celles et ceux qui l’ont pensé. Merci.
M. LE MAIRE
Merci Fabien ROBERT. Marik FETOUH.
M. FETOUH
Chers Collègues, Monsieur le Maire, sur le fond, je rejoins tout à fait Fabien ROBERT sur la qualité du Musée et du projet. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a les salles XVIIIème siècle qui abordent les questions d’esclavage au Musée d’Aquitaine et que le Musée participe pleinement dans la politique de vivre-ensemble à Bordeaux. Le Musée Jean Moulin également, à travers la question de la Résistance, aborde déjà et abordera encore plus dans une version rénovée les questions qui sont fondamentales, au regard de notre cohésion nationale.
Je trouve simplement dommage que cela fasse l’objet d’une présentation d’une minute en Conseil municipal, à 21 heures 08, et on a appris à peu près ce qui était écrit dans SUD-OUEST dans votre présentation, Monsieur l’Adjoint. Je trouve cela vraiment dommage et cela vaudrait le coup d’avoir une présentation du projet scientifique et culturel.
Lors des conseils municipaux organisés durant la précédente mandature, on avait invité des experts, des directeurs d’établissements culturels à venir présenter des projets en début de Conseil. Je pense que cela vaudrait le coup peut-être que Laurent VÉDRINE nous présente ce magnifique projet de manière un peu plus détaillée.
M. LE MAIRE
Oui. Y a-t-il des interventions ? Dimitri BOUTLEUX répond, non ? Un mot ?
M. BOUTLEUX
Oui, je suis pour donner plus de part, de temps à la culture, au débat au Conseil municipal, plutôt que de joutes qui peuvent parfois paraître un peu moins utiles. Donc oui, quand vous voulez.
M. FETOUH
C’est vous qui faites l’ordre du jour. Rassurez-moi, c’est vous qui faites l’ordre du jour ?
M. LE MAIRE
Vous conviendrez que l’on a abordé en cours de séance deux dossiers très importants qui nous ont effectivement un peu décalés dans le temps. C’est un Conseil municipal exceptionnellement riche.
M. FETOUH
Si je puis me permettre, Monsieur le Maire, je pense que la prochaine fois, quand vous aborderez les questions de sécurité, s’il y avait un document écrit, cela permettrait d’avoir des débats peut-être un peu plus consistants.
566M. LE MAIRE
Cela n’aurait pas raccourci les débats d’un iota.
Je tiens à remercier Monsieur Laurent VÉDRINE qui est le Directeur du Musée d’Aquitaine, qui est resté jusqu’à cette heure avancée de la soirée. Monsieur VÉDRINE, en mon nom personnel et au nom de tous les conseillers municipaux, je tiens vraiment à vous remercier pour votre présence à cette séance. Merci.
Je mets maintenant aux voix la délibération. Qui vote contre ? Qui s’abstient ? Qui vote pour ? Je vous remercie.
M. PFEIFFER
Nous allons passer à la délibération n°240 : « Ville d'Art et d'Histoire. Subvention de l'État/Ministère de la Culture. Autorisation. Signature. Encaissement ».
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SYNTHÈSE DU PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL
2020/2025 DU MUSÉE D’AQUITAINE
UN MUSÉE-MONDE,
DE BORDEAUX
ET D’AQUITAINE
568« On ne peut abuser que de choses qui sont bonnes. »
Michel de Montaigne (1533-1592)
5692020/2025
LD
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 1
Le musée d’Aquitaine s’est engagé dans une démarche collective pour la rédaction de son Projet
scientifique et culturel (PSC), document d’orientation pour la période 2020-2025. Le précédent PSC
couvrait la période 2011–2016. L’enjeu est de proposer à la ville de Bordeaux et au ministère de la Culture
des propositions pour les cinq prochaines années. Le musée conserve près d’1,4 million de pièces qui
couvrent 400 000 ans et proviennent de Bordeaux, de l’Aquitaine et de tous continents de la planète.
Le musée d’Aquitaine est abrité en plein cœur de ville dans l’ancien Palais des facultés d’une surface de
29 000 m². Deux autres musées sont placés sous la responsabilité de l’équipe du musée d’Aquitaine :
le Centre National Jean Moulin, dont le bâtiment a été fermé compte tenu de son état en 2018 et qui
propose un programme hors les murs et vers les scolaires et le musée Goupil qui ne dispose plus
d’espace d’exposition permanent depuis 1998. Le musée d’Aquitaine et le Centre National Jean Moulin
ont accueilli près de 200 000 visiteurs en 2017, juste avant la fermeture de ce dernier.
Un musée à dimension atlantique
La richesse des collections, leur variété, la période couverte et la diversité de leurs origines qui sont le
fruit du regroupement d’une dizaine de collections de musées depuis le XIX e siècle placent le musée
d’Aquitaine comme l’un des grands musées de région en France, à l’instar du musée des Confluences
à Lyon, du Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée à Marseille ou du musée d’histoire
de Nantes. Le musée d’Aquitaine dispose d’une grande potentialité pour rejoindre ce trio de musées et
proposer un grand musée d’histoire, de civilisation et de société sur la façade atlantique.
Pour y parvenir, le musée dispose d’une grande réserve foncière. En effet, seul un tiers de la superficie
du bâtiment du musée d’Aquitaine est utilisé pour accueillir du public et proposer des expositions, le reste
de l’édifice étant occupé par des réserves. Par ailleurs, de nombreuses sections du musée ne sont pas
présentées au public : la riche collection d’Égypte, la majeure partie des collections extra-occidentales,
l’ethnographie aquitaine et les collections du Centre National Jean Moulin et du musée Goupil, attendent
de renouer avec le public. Enfin, le bâtiment du musée d’Aquitaine, en plein cœur du secteur classé
patrimoine mondial par l’Unesco à Bordeaux, possède des qualités historiques et architecturales
indéniables. Ainsi, une fouille archéologique est actuellement menée sur le tombeau présumé de Michel
de Montaigne, récemment redécouvert, dans les sous-sols du musée d’Aquitaine.
Une écriture collective
Une démarche participative a été mise en place depuis décembre 2017 pour écrire collectivement ce
Projet scientifique et culturel. La totalité de l’équipe a ainsi participé à l’opération « Vis ma vie de visiteur
au musée d’Aquitaine », diagnostic partagé du parcours d’exposition de référence réalisé lors de dix
séances de travail. Des propositions classées par ordre de priorité ont été formulées pour améliorer la
qualité de l’offre au public. Par ailleurs, un groupe de travail a réfléchi durant quatre séances à l’identité et
à l’image du musée d’Aquitaine et des priorités ont été également définies. Enfin, l’ensemble de l’équipe
du musée a établi un état des lieux global et précis du musée et des priorités d’action pour les années à
venir lors de quatre séances plénières et de groupes de travails thématiques. Ce travail d’équipe s’appuie
sur les réflexions et avis d’un comité scientifique fort d’une quarantaine de membres. Ce comité s’est
réuni deux fois et ses membres ont été consultés dans le cadre de groupes thématiques.
Par ailleurs, le maire de Bordeaux a également mis en place un comité de pilotage permettant de
partager les orientations du PSC avec des représentants du ministère de la Culture, de la Région 5702020/2025 PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 2
Nouvelle-Aquitaine, du Département de la Gironde, de Bordeaux Métropole, des deux universités de
Bordeaux et de l’Office de tourisme. Ce PSC s’est également nourri de travaux collectifs de réseaux
nationaux et internationaux (Fédération des écomusées et musées de société, réseau des musées
d’histoire de ville en Europe, réseau des musées franco-américains FRAME, musées du XXIe siècle portés
par le ministère de la Culture, musées de l’histoire de l’esclavage), de visites de musées et de rencontres
avec de nombreux professionnels du secteur, chercheurs, responsables associatifs, enseignants et
acteurs du tourisme. Ce sont au total près de deux cents interlocuteurs avec qui nous avons pu
échanger et travailler durant ces deux années pour proposer un musée du Nous, une rencontre avec un
musée-monde, de Bordeaux et d’Aquitaine.
Un musée-monde, de Bordeaux et d’Aquitaine
La nature, la variété et l’origine des collections du musée d’Aquitaine ouvrent des champs considérables :
d’un galet aménagé en outil par les premiers hominidés d’Aquitaine il y a 400 000 ans, des tableaux, des
gravures du XVI e siècle à nos jours, des sculptures du Paléolithique au XXe siècle, des objets provenant
d’Aquitaine et de l’ensemble des continents… Ces quelque 1,4 million d’objets permettent au musée
de parler de la cité de Bordeaux, en plein cœur de la Nouvelle-Aquitaine dont l’histoire est le fruit de
nombreux échanges avec le reste du monde.
Le musée peut ainsi jouer avec ces trois échelles locale, régionale et mondiale pour proposer
un musée du Nous et de la Relation1, fruit de la rencontre entre un musée d’identité locale et régionale,
et un musée-monde composé de riches collections extra européennes.
Une collection, trois musées et une équipe
L’équipe du musée s’est vu confier par la ville de Bordeaux la responsabilité de deux autres musées, le
Centre National Jean Moulin dédié à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et le musée Goupil du nom
d’un galeriste et éditeur d’art qui a diffusé des images d’art à travers le monde au XIX e siècle. L’un des
enjeux de ce projet scientifique et culturel sera de mettre en résonance ces trois collections.
Quel est le point commun entre toutes ces collections ? Elles sont conservées à Bordeaux par le musée
d’Aquitaine et sont destinées à être présentées dans un même bâtiment, celui de l’ancien Palais des
Facultés qui abrite aujourd’hui le musée. La richesse, le nombre, et la variété de ces collections en un
même lieu résultent de trois phénomènes : d’une part, la constitution de collections municipales relatives
à l’histoire de la ville de Bordeaux. D’autre part, la collecte d’objets d’ethnographie rurale impulsée
par Georges-Henri Rivière et le directeur du musée d’Aquitaine Louis Valensi, dès 1963. Et enfin, à
Bordeaux, grand port colonial depuis le XVIIIe siècle, le regroupement de collections ramenées par des
missionnaires, des médecins, des administrateurs, des collectionneurs de pièces provenant d’Océanie,
d’Afrique subsaharienne, de l’espace méditerranéen, de l’Amérique et de l’Asie ont permis la constitution
d’un ensemble extra-occidental de plus de six mille pièces.
Fort de ce constat, ce projet sera appuyé sur les deux dénominateurs communs du musée d’Aquitaine,
son bâtiment et ses collections.
1 – L’expression « musée du Nous » est formulée par Benoît de l’Estoile dans son ouvrage Le Goût des autres, De l’exposition coloniale aux Arts premiers, Flammarion Champs essais, 2007, p. 12. Le musée des Autres présente des collections extra européennes, à l’instar du musée du quai Branly. Le musée de Soi est un musée d’histoire, de société qui présente le territoire sur lequel le musée est implanté. Le terme « Relation » est quant à lui privilégié par Myriam Cottias, directrice du CIRESC (CNRS) et membre du conseil scientifique du musée : M. Cottias invite le musée à s’empa- rer d’une notion qui fut au cœur de la pensée d’Édouard Glissant et qui exprime la rencontre, les liens tissés entre deux « pensées du monde ».
571_ Sont les suivants :
2020/2025 PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 3
Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles :
l’histoire du bâtiment
L’édifice dans lequel le musée est installé depuis 1987 est l’ancien Palais des Facultés de lettres et de
sciences. Il a été construit en 1886 par l’architecte Louis Durand avec, dans son sous-sol, le tombeau
présumé de Michel de Montaigne, et au point le plus haut, une tour-terrasse utilisée pour l’enseignement
de l’astronomie et l’observation des étoiles. Ce bâtiment qui couvre une superficie de 29 000 m² sur
six niveaux était d’une grande modernité. « On l’a dit avec justesse une faculté doit désormais être
un atelier », écrit Louis Liard, adjoint au maire de la ville de Bordeaux et directeur de l’enseignement
supérieur auprès de Jules Ferry, à l’architecte Charles Durand le 12 juillet 1879. Ce Palais des Facultés a
été un lieu du savoir et de la transmission du savoir.
C’est un quadrilatère avec, en son centre, une bibliothèque et quatre niveaux de circulation desservant de
petites salles de cours, des laboratoires de recherche et d’enseignement (physique, chimie, météorologie,
optique zoologie, botanique) et un musée archéologique. La muséographie du musée d’Aquitaine, ouvert
en 1987, très inspirée de Georges-Henri Rivière, a tourné le dos à ce bâtiment en neutralisant l’enveloppe
des collections. Aujourd’hui encore, il n’y a pas d’explication sur l’histoire du bâtiment et du site qui avant
d’être une université avec des enseignants et des étudiants qui ont marqué l’histoire mondiale de la
recherche (Emile Durkheim, Marcel Mauss, etc.), a été un lycée royal, un couvent, celui des Feuillants où
a été inhumé Michel de Montaigne et une enceinte médiévale.
L’étude du bâtiment permettra, par capillarité, d’évoquer l’histoire passée et présente du quartier et
de la ville de Bordeaux. La fouille archéologique du tombeau de Michel de Montaigne va contribuer à
enrichir la connaissance de cette histoire. Cette recherche mettra également l’accent sur les échanges,
notamment intellectuels entre l’université formant de nombreux étudiants originaires d’Afrique, des Antilles
et d’Océanie et la constitution des collections extra européennes.
Les axes de travail sont les suivants :
• • S’inspirer du Palais des Facultés, lieu de transmission du savoir et d’expérimentation. La
bibliothèque sera identifiée comme pôle central d’information. De part et d’autre de la bibliothèque, le
public pourra circuler sur cinq niveaux.
• • Connaître l’histoire du site et du bâtiment, en s’appuyant en particulier sur la recherche
archéologique du tombeau de Michel de Montaigne.
• • Repositionner le musée d’Aquitaine comme un musée d’histoire de ville inscrit dans un quartier,
avec des points de vue sur la cité.
• • Réinvestir des zones qui ne sont pas ouvertes au public pour créer de nouveaux espaces
d’exposition.
• • Créer des jardins dans les cours intérieures et les terrasses pour présenter notamment les
métissages et hybridations entre cultures d’ailleurs et agriculture de nouvelle Aquitaine (vigne, maïs,
tabac, tomate de Marmande, pruneaux d’Agen, etc.).
• • Développer la convivialité avec un espace de restauration, des lieux pour les enfants, de
meilleures conditions d’accessibilité pour tous les publics.
• • Développer les qualités climatiques du bâtiment en renforçant son inertie.
5722020/2025 PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 4
400 ans d’histoire des collections
Le parcours muséographique couvre 400 000 ans d’histoire de Bordeaux et de l’Aquitaine sur 5 000 m 2 .
Une infime partie de la collection constituée depuis le XVIe siècle, soit près de 5 000 pièces sur un total
d’un 1,4 million, est présentée au public. Très peu d’objets ethnographiques d’Aquitaine sont aujourd’hui
visibles et une petite partie des collections extra-européennes est présentée. Travailler sur l’histoire de la
collecte de ces objets au musée d’Aquitaine permettra de répondre aux questions suivantes :
• • Comment cet objet est-il entré dans les collections du musée d’Aquitaine, dans quelles conditions
et par quel biais ?
• • À quoi servait cet objet et dans quel contexte ?
• • Quel est le sens de cet objet en ce début du XXI e siècle en France, à Bordeaux ?
Ces objets apporteront un éclairage nécessaire pour poser des questions sur notre société. Comment
le climat a-t-il évolué ? Comment se nourrir ? Quels sont les rapports entre l’homme et la plante en
Aquitaine ? Quand est apparue l’écriture ? Qu’est-ce qui caractérise l’Aquitaine ? Quelles relations et
distinctions établir entre esclavage, colonisation et immigration ? Comment le pouvoir se légitime-t-
il à travers des images et des symboles ? Depuis quand élève-t-on des abeilles, indispensables à la
biodiversité ?
L’équipe du musée, avec l’aide de son comité scientifique, va tenter de répondre à ces questions et de
faire parler les objets en les resituant dans leur contexte notamment dans le réseau de relations et
d’échanges qui a permis que ces objets soient devenus des pièces de musée. Des réponses plurielles
seront données à ces questions, avec des habitants des territoires concernés mais aussi des artistes, afin
de proposer un musée du « Nous ».
Les axes de travail sont les suivants :
• • Faire parler les objets en s’appuyant sur la recherche portée par la communauté scientifique, en
particulier les Universités de Bordeaux.
• • Contextualiser les objets avec leur site et région de provenance (maquettes, cartes, dispositifs
multimédia).
• • Construire un discours s’appuyant sur les collections avec différents points de vue, différents
regards (par exemple pour les collections extra-européennes un regard alternatif posé par des
artistes ou individus issus des pays d’où proviennent ces collections).
• • Proposer de nouvelles muséographies avec des passerelles entre les collections d’ethnographies
régionales et les collections extra européennes.
• • Disposer de réserves permettant de conserver ces collections, de les étudier, de les rendre
accessibles aux chercheurs et de les valoriser auprès du public.
Le précédent PSC (2011-2016) insistait sur la place du musée d’Aquitaine au sein de l’arc Atlantique
et sur le rôle de Bordeaux comme interface entre l’espace Atlantique et l’arrière-pays aquitain. Nous
poursuivrons dans cette direction en développant certains axes où le public sera au cœur des enjeux,
des actions et des usages du musée.
5732020/2025 PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 5
Une histoire mondiale de l’Aquitaine et de Bordeaux
Bordeaux est un port depuis l’Antiquité (Burdigala) ouvert sur la façade atlantique et la Méditerranée via
l’Isthme Gaulois et le cabotage côtier de l’Espagne jusqu’en Angleterre et en Europe du Nord. Ce port
présente la particularité de s’appuyer sur les ressources locales (sel, pois, vin, bois, eaux-de-vie, textiles,
blés) de l’arrière-pays qui correspond au territoire actuel de la Nouvelle-Aquitaine. Bordeaux entretient des
relations avec la façade atlantique européenne grâce au développement des échanges avec l’Angleterre
et l’Europe du Nord au Moyen Âge, puis des relations transatlantiques avec une apogée au XVIIIe siècle et
une richesse du territoire bordelais et aquitain qui s’appuie sur le travail des esclaves à Saint-Domingue et
dans les Antilles pour la production du sucre et du café.
Enfin, au XIXe et au début du XX e siècle, le port commerce avec l’empire colonial français et l’Afrique de
l’Ouest en particulier. En ce début de XXIe siècle, la ville de Bordeaux est devenue une ville attractive
qui attire des millions de touristes, de nouveaux habitants et des étudiants venus d’horizons très variés.
Bordeaux est l’interface entre le monde, l’espace atlantique (Afrique, Caraïbes, Amériques, Europe) et la
Nouvelle-Aquitaine.
Le musée d’Aquitaine propose de présenter l’histoire des échanges et de la mondialisation des
premiers hominidés d’Aquitaine (Homo erectus, Néandertal et Homo Sapiens Sapiens) il y a 400 000
ans, en passant par la révolution Néolithique (7 000 ans) et le développement de l’agriculture et du
mégalithisme notamment. L’idée est de poursuivre par le développement de l’écriture avec les tablettes en
argile de Suse en Iran actuel (5 000 ans) montrant des sociétés de plus en plus organisées, la civilisation
égyptienne (4 000 ans) et sa très riche culture matérielle, puis les grands courants d’échange lors des
âges des métaux avec des centre de production de bronze en Aquitaine (3 000 ans).
Le développement de Burdigala et de son rapport avec l’Aquitaine rurale seront abordés. Puis, seront
évoqués l’essor du monde chrétien au Moyen-Âge, une Aquitaine qui devient anglaise durant trois siècles
(XIIe-XVe siècle), un territoire traversé par les guerres de religion et l’arrivée de la Renaissance italienne
(XVIe siècle), une reprise en main de Bordeaux par le roi Louis XIV (seconde moitié du XVIIe siècle) et le
développement urbain et économique de Bordeaux au XVIII e siècle qui est essentiellement fondé sur le
vin et le commerce du sucre et du café provenant de l’île de Saint-Domingue (Haïti actuel) produit par des
esclaves venus d’Afrique. Il sera question d’une ville portuaire adossée à l’Empire colonial d’Afrique de
l’Ouest au XIX e siècle et dans la première moitié du XX e siècle, qui participa pleinement à la Révolution
industrielle et se redressa après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Seront également abordées la
décolonisation et l’arrivée de nombreuses personnes provenant d’Espagne, du Portugal, d’Afrique du
Nord, d’Afrique subsaharienne et des Antilles. Les collections présentent de nombreux témoignages
de ce commerce des idées, de l’échange des marchandises, des denrées coloniales qui irriguent
toute l’Aquitaine via les voies fluviales, des migrations des hommes, et des femmes (Aquitaine terre
d’émigration, d’immigration, de passages, de frontières avec les Pyrénées et l’Océan), des processus de
tensions et de rejets, d’hybridation et d’acculturation.
Du temps, de l’espace et des sensations
La rénovation du musée d’Aquitaine a débuté en 2009. Dix ans plus tard, l’ensemble du premier étage
a été rénové hormis les salles extra européennes. À terme, le musée offrira une découverte en trois
dimensions de notre histoire :
5742020/2025 PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 6
• • Un voyage dans le temps dans les terres de la Nouvelle-Aquitaine et à Bordeaux durant 400 000
ans jusqu’au XXI e siècle avec pour fil d’Ariane « Les Essentiels » (les objets phares et les repères
dans le temps, dans la géographie et dans le bâtiment) tissant le lien entre les périodes et les
espaces qui sont le fruit de trente ans de muséographies différentes et qui se nourriront de l’apport
des nouvelles collections. Ces dernières seront contextualisées en relation avec les sites et les
territoires d’où elles proviennent (cartes, maquettes, multimédia). Enfin, ce voyage dans le temps
sera proposé au jeune public en s’appuyant sur un engin exploratoire (« A bord de La Bourlinguette »,
du nom d’une invention bordelaise du début du XX e siècle) et sur une résolution d’énigmes, chasse
au trésor géante permettant une exploration des collections du musée.
• • Une exploration de « l’histoire mondiale de Bordeaux et de l’Aquitaine », une découverte de ses
échanges avec l’espace Atlantique et le reste de la planète depuis les migrations des hommes
d’Afrique durant la Préhistoire, les routes marchandes du vin, du sel et des métaux, les chemins
de pèlerinage, les routes de l’esclavage, les migrations en Aquitaine. Le musée parlera de la
mondialisation des images et des standards du goût avec les collections d’image d’art industriel du
musée Goupil et de la mondialisation de la Seconde Guerre mondiale avec le CNJM. Ainsi seront
évoquées, sur les traces des collectionneurs, les cultures méditerranéennes d’Afrique, d’Océanie,
des Amériques (de l’Amérique centrale précolombienne à la culture Inuit), d’Asie (collection des
vêtements Belinguier et photographies d’Inde du XIX e siècle) et d’Aquitaine dans leurs relations à
leur territoire (se nourrir, habiter, se déplacer, guerres) et à la dynamique de l’environnement et des
paysages (en Aquitaine, le développement de la forêt des Landes, l’évolution du trait de côte, la
création des vignobles).
• • Une expérience, « le musée sensible », avec la participation du public dans un parcours sensoriel
pour des personnes en situation de handicap, un parcours pour les enfants, le choix de personnages
(« Vis ma vie de marin/de commerçant/de soldat »), des parcours thématiques (le vin, les écrivains,
la sculpture, les peuples des fleuves et des rivières) et une actualité dans les thèmes proposés
permettront de questionner le visiteur dans un parcours de plus de 7 000 m 2 .
L’un des principaux enjeux sera d’ouvrir de nouveaux espaces au sein du bâtiment de l’ancien Palais des
Facultés. Celui-ci pourrait devenir un « Palais des musées » regroupant le musée d’Aquitaine, le Centre
National Jean Moulin et le musée Goupil car son objectif à terme sera bien de rendre ces trois collections
accessibles au public. La bibliothèque, la documentation, les réserves graphiques du musée Goupil et du
CNJM seront regroupées. Autour de la bibliothèque se déploieront des espaces d’exposition de référence
sur trois niveaux permettant un voyage multidimensionnel : les deux premiers niveaux seront consacrés
à un voyage de 400 000 ans dans l’histoire de Bordeaux et de l’Aquitaine, tandis que le troisième niveau
permettra une exploration des cultures du monde, du musée Goupil et du CNJM.
Un musée virtuel au service de la transmission
Le nouveau site internet du musée d’Aquitaine sera envisagé comme un lieu de découverte des trois
musées (Aquitaine, CNJM et Goupil) et de leurs collections, un lieu de préparation à la visite (agenda,
contenu du musée) et un espace contributif (au sujet des collections, opérations de collecte) et de
services (réservation en ligne, boutique en ligne, accès, renseignements pratiques). Les réseaux sociaux
permettront de prolonger l’information relative au musée d’Aquitaine. Il est également envisagé de
développer un espace contributif et participatif : documentation sur des collections, information sur des
sites patrimoniaux, réactions, débats, etc.
5752020/2025 PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 7
Les Essentiels
Ce projet vise à rouvrir et à développer trois musées dont l’identité sera renforcée : le musée
d’Aquitaine et ses collections ethno-régionales et extra-européennes (Égypte antique, Afrique,
Océanie, Amériques, Asie), le Centre National Jean Moulin dédié à l’histoire de la Seconde Guerre
mondiale à Bordeaux et en Aquitaine et à ses résonances citoyennes actuelles et enfin le musée
Goupil dédié à la puissance des images et leur diffusion dans le monde.
Les correspondances entre histoire locale, régionale et leur rapport au monde seront
permanentes :
La personnalité de Michel de Montaigne inhumé dans les sous-sols du musée est un bon moyen pour
évoquer l’histoire locale de Bordeaux et de l’Aquitaine, l’histoire nationale (les guerres civiles du XVIe
siècle) et l’histoire mondiale (discours sur les esclaves, sur les Indiens d’Amérique). Les équipes du
musée souhaitent que la construction de ce projet s’inscrive dans une démarche collective, partenariale
et citoyenne en s’ouvrant largement aux publics qui n’ont pas ou peu accès à la culture.
Proposer un Projet scientifique et culturel pour les cinq prochaines années oblige à placer le musée
au cœur des évolutions de la ville de Bordeaux et de la région Nouvelle-Aquitaine, à représenter les
mutations de notre société, les débats qui l’animent, de l’évolution des pratiques des publics et des
musées en Europe et dans le monde.
Le Projet scientifique et culturel pose la question des trois territoires concernés, Bordeaux, l’Aquitaine et
les relations avec d’autres continents. Le PSC propose une articulation entre ces trois échelles autour de
la thématique des échanges en suivant deux fils conducteurs :
• • L’histoire du site et du bâtiment (musée, université, lycée, couvent, tombeau de Montaigne,
fortification médiévale, peut-être nécropole romaine…) avec une capillarité entre l’histoire du site et
celles du quartier, de la ville, de la région… où le système hydrographique joue un rôle considérable.
La connaissance et la valorisation du bâtiment sont un axe fort du projet.
• • L’histoire des collections (provenance, conditions d’acquisition, usage originel, sens actuel).
Pour comprendre notre société bordelaise et aquitaine actuelle, nous posons deux postulats,
deux évidences :
• • Les identités de nos territoires se comprennent à travers l’histoire des échanges, hybridations,
métissages, qui sont source de création, d’adaptation, de tensions.
• • Nos territoires se lisent à travers une adaptation/relation entre l’homme et son milieu (bassin
sédimentaire, réseau hydrographique, proximité de l’Océan et des Pyrénées…). Le musée peut
s’appuyer sur une collection de 400 000 ans et sur les études relatives à l’archéologie et à l’histoire
du littoral et des fleuves et rivières néo-aquitains.
Le PSC pose aussi la question de l’évolution administrative du territoire avec la création de la région
Nouvelle-Aquitaine en 2016. Le musée ne possède pas ou peu de collections provenant du Poitou-
Charentes ou du Limousin. Des musées d’histoire et de société existent sur ces territoires. C’est pour
cela que nous proposons une nouvelle relation entre collection/sites et territoires à l’échelle de la
5762020/2025 PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 8
Nouvelle-Aquitaine en développant des partenariats avec les autres musées régionaux dans le cadre
d’une politique de conventionnement avec la Région, les musées et villes partenaires de Bordeaux…
On peut s’appuyer pour cela sur le comité de pilotage du musée, le comité scientifique et sur le réseau
vivant des musées à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine. Quelles pistes ? La création de parcours
patrimoniaux (Deuxième Guerre mondiale, Montaigne…) en est une, avec des collaborations multiples et
des projets qui auront une répercussion sur les territoires concernés (itinérance d’œuvres, conférences,
programmes de recherche, intervention auprès du public à Bordeaux et en dehors de Bordeaux, dans le
cadre de conventions).
Le nom du musée
Le titre du Projet scientifique et culturel « Un musée-monde, de Bordeaux et d’Aquitaine » nous semble en
adéquation avec ce que le musée d’Aquitaine est réellement. Nous proposons, dans un premier temps,
de garder le nom de « musée d’Aquitaine » tant pour sa notoriété à Bordeaux et en région que pour le
très bon retour de satisfaction que nous avons du public. Nous sommes conscients que le nom n’est plus
forcément adapté au repositionnement en tant que musée d’histoire de ville et musée de civilisation et
la dénomination de la nouvelle région pose question. Nous pensons, avec notre comité scientifique, que
nous devons dans un premier temps, conserver le nom de musée d’Aquitaine avant le lancement éventuel
d’un vaste projet de rénovation du bâtiment de 29 000 m2 dont 60 % sont aujourd’hui occupés par des
réserves en plein cœur de ville, pour 1,4 million d’objets, pour présenter des sections muséographiques
invisibles ou presque (Égypte ancienne, ethnographie régionale, collections extra-occidentales…) et deux
musées fermés au public (Goupil et Jean Moulin).
Les réserves archéologiques externes mutualisées
C’est la mère de toutes les batailles. Il est nécessaire de libérer des espaces dans le bâtiment du musée
pour rendre accessibles tous les projets et collections évoqués ci-dessus. Une étude de faisabilité est en
cours pour la création de réserves archéologiques mutualisées en réunissant les besoins de la DRAC
(Service régional archéologique, Conservation Régionale des Monuments historiques), les besoins de
la métropole (service archéologique) et les besoins du musée d’Aquitaine pour une réponse partagée et
concertée, en lien avec les universités de Bordeaux en termes de conservation, d’étude et de valorisation.
L’objectif prioritaire est de proposer un musée citoyen et hospitalier, à dimension atlantique et
d’envergure nationale, ouvert au plus grand nombre, aux enfants comme aux adultes, à ceux
qui en sont le plus exclus de la culture, un musée s’inscrivant dans un idéal de démocratisation
mais aussi d’émancipation, qui donne des clés de lecture pour comprendre notre cité et notre
société et invite sans cesse au décloisonnement, à l’échange et au débat.
Bordeaux, décembre 2019 577« À Bordeaux, nous pouvons sortir sans but, assurés d’aboutir
à une merveille. »
François Mauriac (1885-1970)
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Musée d’Aquitaine
20 cours Pasteur – 33000 Bordeaux
Tél : 05 56 01 51 00
www.musee-aquitaine-bordeaux.fr
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PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025
UN MUSÉE-MONDE,
DE BORDEAUX
ET D’AQUITAINE
580« On ne peut abuser que de choses qui sont bonnes. »
Michel de Montaigne (1533-1592)
5812
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 3
SOMMAIRE
Pour commencer 5
1. État des lieux 7
1.1. L’environnement 7
1.1.1. Une agglomération attractive 7
1.1.2. Changements d’échelle 8
1.1.3. Une nouvelle géographie culturelle et touristique 9
1.2. Histoire du musée 10
1.2.1. Jalons historiques 10
1.2.2. L’intégration du musée Goupil puis du Centre National Jean Moulin 10
1.2.3. Un mode de gestion à la croisée des chemins 11
1.2.4. L’image et l’identité du musée 11
1.3. Site et bâtiment du musée d’Aquitaine 14
1.3.1. Un musée en plein cœur de ville 14
1.3.2. Du Palais des Facultés au musée d’Aquitaine 14
1.3.3. Le bâtiment du musée d’Aquitaine 15
1.3.4. Le bâtiment du Centre National Jean Moulin 16
1.3.5. Le bâtiment de la Palu 16
1.4. Les collections 19
1.4.1. Diagnostic 19
1.4.2. État de l’informatisation et du récolement 43
1.4.3. La politique d’acquisition depuis 2010 46
1.4.4. La conservation 48
1.4.5. Régie : évolution des prêts et mouvements 54
1.5. La bibliothèque / le centre de documentation 55
1.5.1. Un lieu central dans le bâtiment et dans la vie du musée 55
1.5.2. Diagnostic 56
1.6. La recherche au musée d’Aquitaine 58
1.6.1. Des thématiques de recherche variées 58
1.6.2. Histoire et mémoires de la traite et de l’esclavage 60
1.6.3. Le musée d’Aquitaine comme objet de recherche 60
1.6.4. Recherche et formation 61
1.7. Le parcours et la muséographie 62
1.7.1. Histoire des rénovations et transformations depuis 2011 62
1.7.2. « Vis ma vie de visiteur au musée d’Aquitaine » 63
1.7.3. Expositions temporaires : principe, rythme, sujets 64
1.8. Les publics 66
1.8.1. Une équipe et une politique des publics 66
1.8.2. Un observatoire pour affiner la connaissance des visiteurs 67
582JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 4
1.8.3. Évolutions tarifaires et réflexion sur les horaires d’ouverture 68
1.8.4. Scolaires, péri-et parascolaires 69
1.8.5. Fidéliser les visiteurs individuels 74
1.8.6. L’élargissement des publics 77
1.8.7. Nouveaux services 81
1.9. Les partenariats et les réseaux 84
1.9.1. Une implication dans les réseaux régionaux 84
1.9.2. Des partenariats nationaux 85
1.9.3. Partenariats et réseaux à l’international 86
1.10. La communication 88
1.10.1. La signalétique 88
1.10.2. Les documents imprimés 88
1.10.3. Les relations presse 90
1.10.4. L’achat d’espaces publicitaires 90
1.10.5. Le site internet et les réseaux sociaux 90
1.11. Moyens et fonctionnement 93
1.11.1. L’équipe 93
1.11.2. Le budget 93
1.11.3. Les financements publics 94
1.11.4. La boutique 94
1.11.5. Le mécénat 95
2. Le projet 97
2.1. Le concept 97
2.1.1. Un musée-monde, de Bordeaux et d’Aquitaine 97
2.1.2. Programme d’actions définies par l’équipe du musée 103
2.2. Site et bâtiment : l’esprit des lieux 106
2.2.1. Les potentialités du bâtiment du musée d’Aquitaine 106
2.2.2. Mise en accessibilité : étude Ad’AP 106
2.2.3. Sobriété énergétique : gestion du climat et lumière froide 106
2.2.4. Jardins Atlantiques et cours intérieures 106
2.3. Les collections 109
2.3.1. Un projet de réserves mutualisées 109
2.3.2. Informatisation, récolement et numérisation 111
2.3.3. Les acquisitions : collecte contemporaine, démarche participative 111
2.3.4. Les restaurations 112
2.3.5. La politique éditoriale 112
2.4. La bibliothèque / centre de documentation 115
2.4.1. Poursuivre les projets engagés 115
2.4.2. Les nouveaux projets 115
583JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 5
2.5. La recherche 116
2.5.1. Un nouveau comité scientifique 116
2.5.2. Participer à la recherche scientifique 116
2.5.3. Valoriser la connaissance archéologique 118
2.6. Parcours d’exposition et muséographie 120
2.6.1. Fiches diagnostic 120
2.6.2. Implanter un parcours multisensoriel et des points d’information 121
2.6.3. Rénover le rez-de-chaussée 122
2.6.4. Rénover le premier étage 123
2.6.5. Créer un 3 e niveau de parcours 125
2.6.6. Poursuivre le déploiement d’outils numériques 128
2.6.7. Ouvrir le musée sur la ville 129
2.6.8. Les expositions temporaires 2020-2023 130
2.7. Les publics 132
2.7.1. Un chantier global sur le confort de visite 132
2.7.2. Les parcours de visite 134
2.7.3. Les scolaires 136
2.7.4. Le public touristique 139
2.7.5. Accueillir les personnes vulnérables 140
2.7.6. Accueillir les personnes en situation de handicap 141
2.7.7. La programmation culturelle 141
2.7.8. Services en ligne et open data 142
2.8. Partenariats, réseaux 144
2.8.1. Conventionner avec la Région 144
2.8.2. Conventionner avec les universités 145
2.8.3. Réseaux professionnels et relations avec les autres musées 145
2.8.4. Partenariat avec le Centre Archéologie Préventive de Bordeaux Métropole 145
2.9. Communication 146
2.9.1. Développer une nouvelle identité graphique et redéfinir les discours 146
2.9.2. Renforcer l’attractivité visuelle extérieure du bâtiment 149
2.9.3. Consolider et développer de nouvelles relations avec les partenaires relais de communication 149
2.9.4. Refondre le site internet et poursuivre une stratégie dynamique sur les réseaux sociaux 150
2.9.5. Consolider la mission « communication numérique » 150
2.10. Moyens et fonctionnement 152
2.10.1. Une réflexion sur le statut du musée 152
2.10.2. Poursuivre la diversification des ressources financières 152
2.10.3. La démarche ADN 154
2.10.4. Contribuer à notre niveau à la transition écologique 154
Pour un musée du Nous 156
Annexes 169 584PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 6
« Bordeaux est une ville curieuse, originale, peut-être unique.
Prenez Versailles et mêlez-y Anvers, vous avez Bordeaux. »
Victor Hugo (1802-1885)
585JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 7
Pour commencer
Le musée d’Aquitaine s’est engagé dans une démarche collective pour la rédaction de son Projet
Scientifique et Culturel (PSC), document d’orientation pour la période 2020-2025. Le précédent PSC
couvrait la période 2011–2016. Au-delà d’une obligation légale, l’enjeu est de proposer à la ville de
Bordeaux, et au ministère de la Culture, des perspectives pour les cinq prochaines années. Le musée
conserve près d’1,4 million de pièces qui couvrent 400 000 ans d’histoire et proviennent de Bordeaux,
de l’Aquitaine et de cinq continents (Europe, Océanie, Afrique, Asie et Amériques).
Le musée d’Aquitaine est implanté en plein cœur de ville dans l’ancien Palais des Facultés d’une surface
de 29 000 m². Deux autres musées sont placés sous la responsabilité de l’équipe du musée d’Aquitaine :
le Centre National Jean Moulin, dont le bâtiment a été fermé compte tenu de son état en 2018 et qui
propose un programme hors les murs et vers les scolaires et le musée Goupil qui ne dispose plus
d’espace d’exposition permanent depuis 1998. Le musée d’Aquitaine et le Centre National Jean Moulin
ont accueilli près de 200 000 visiteurs en 2017, juste avant la fermeture de ce dernier.
• • Un musée à dimension atlantique
La richesse des collections, leur variété, leur ancienneté et la diversité de leurs origines, qui sont le
fruit du regroupement d’une dizaine de collections de musées depuis le XIX e siècle, placent le musée
d’Aquitaine comme l’un des grands musées de région en France, à l’instar du musée des Confluences
à Lyon, du Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée à Marseille ou du musée d’histoire
de Nantes. Le musée d’Aquitaine dispose d’une grande potentialité pour rejoindre ce trio de musées et
proposer un grand musée d’histoire, de civilisation et de société sur la façade atlantique française,
à Bordeaux.
Pour y parvenir, le musée dispose d’une grande réserve foncière. En effet, seul un tiers de la superficie
du bâtiment du musée d’Aquitaine est utilisé pour accueillir du public et proposer des expositions, le
reste de l’édifice étant occupé par des réserves. Par ailleurs, de nombreuses sections du musée ne
sont pas présentées au public : la riche collection d’Égypte, la majeure partie des collections extra-
européennes, l’ethnographie d’Aquitaine et les collections de deux musées de France, le Centre National
Jean Moulin et le musée Goupil, attendent de renouer avec le public. Enfin, le bâtiment du musée
d’Aquitaine, en plein cœur du secteur protégé comme patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco à
Bordeaux, possède des qualités historiques et architecturales indéniables. Une fouille archéologique est
actuellement menée sur le tombeau présumé de Michel de Montaigne, récemment redécouvert, dans
les sous-sols du musée d’Aquitaine.
• • Une écriture collective
Afin de mener à bien une écriture collective du Projet Scientifique et Culturel du musée d’Aquitaine, une
démarche participative a été mise en place depuis décembre 2017. L’ensemble de l’équipe du musée
a ainsi participé à l’opération « Vis ma vie de visiteur au musée d’Aquitaine ». Un diagnostic partagé
du parcours d’exposition de référence a été réalisé lors de dix séances de travail. Des propositions
classées par ordre de priorité ont été formulées pour améliorer la qualité de l’offre au public. Par ailleurs,
un groupe de travail a réfléchi durant quatre séances à l’identité et à l’image du musée d’Aquitaine et
des priorités ont été également définies. Enfin, l’ensemble de l’équipe du musée a établi un état des
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 8
lieux global et précis du musée et des priorités d’action pour les années à venir lors de quatre séances
plénières et de groupes de travail thématiques. Ce travail de l’équipe du musée s’appuie sur les
réflexions et avis d’un comité scientifique fort d’une quarantaine de membres. Ce comité s’est réuni
trois fois et ses membres ont été consultés dans le cadre de groupes thématiques.
Par ailleurs, le maire de Bordeaux a également mis en place un comité de pilotage permettant de
partager les orientations du PSC avec des représentants du ministère de la Culture, de la Région
Nouvelle-Aquitaine, du Conseil départemental de la Gironde, de Bordeaux Métropole, des deux
universités de Bordeaux et de l’Office de Tourisme. Ce PSC s’est également nourri de travaux
collectifs de réseaux locaux (les équipements culturels regroupés au sein de la Direction générale des
Affaires Culturelles de la ville de Bordeaux), nationaux et internationaux (Fédération des écomusées
et musées de société, réseau des musées d’histoire de ville en Europe, réseau des musées franco-
américains FRAME, musées du XXI e siècle portés par le Ministère de la Culture, musées de l’histoire
de l’esclavage), de visites de musées et de rencontres avec de nombreux professionnels du secteur, de
chercheurs, de responsables associatifs, d’enseignants et d’acteurs du tourisme.
Ce sont donc au total plus d’une centaine de personnes qui ont participé au Projet Scientifique et
Culturel et près de 200 interlocuteurs avec qui nous avons pu échanger durant ces deux années pour
proposer un musée du « Nous », une rencontre entre un musée du « Soi » et un musée des « Autres » à
l’échelle de Bordeaux, de la région Nouvelle-Aquitaine et de leurs relations au monde. Nous tenons à
exprimer à tous nos plus vifs remerciements pour leur participation à cette belle aventure collective.
587PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 9
1 État des lieux 588JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 10
589ration ou agglomération
ultiple et divisée. Le Seuil, 2019.
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 11
1. État des lieux
1.1. L’environnement
1.1.1. Une agglomération très attractive
En 2010, le conseil du développement durable de la CUB invitait le sociologue Didier Lapeyronie à
présenter une sociologie de Bordeaux. Il insistait sur le modèle très américain d’une ville « archipel »,
faite de « vies urbaines qui se juxtaposent sans se mêler », pour qui « les formes d’identification [à la
ville de Bordeaux] sont moins notables que dans d’autres villes » 1 . La question mérite d’être reposée dix
ans plus tard, à l’heure où justement l’on n’a jamais autant évoqué ce processus « d’archipélisation » en
France : « le système intégratif s’est délité puis disloqué au cours des dernières décennies », conduisant
à une société désormais composée de groupes « ayant leur propre mode de vie », de populations qui
« vivent à l’écart les unes des autres, tout en entretenant bien sûr des rapports entre elles. » 2
Bordeaux s’est en effet considérablement transformée depuis les débuts du tramway en 1995, et cette
transformation s’est encore accélérée ces dernières années avec la mise en service en 2017 d’une
ligne de train à grande vitesse qui place désormais le centre-ville de Bordeaux à deux heures de la gare
Montparnasse. Sa croissance démographique est aujourd’hui l’une des plus fortes de France et la
métropole pourrait atteindre le million d’habitants en 2030 ; la ville est régulièrement citée pour la qualité
du cadre de vie et connaît un beau dynamisme économique, avec près d’une centaine de nouvelles
implantations d’entreprises chaque année et deux filières en forte expansion, l’aéronautique-aérospatial
et les technologies du numérique.
De vastes projets urbains se déploient autour de la gare Saint-Jean comme sur la rive droite et aux
Bassins à Flots, transformant en profondeur d’anciens quartiers populaires et ouvriers ; au nord de la
ville, Ginko le premier écoquartier de Bordeaux, se déploie désormais sur 32 ha et comptera 7 000
habitants en 2020. Depuis 2010, les grands programmes de réhabilitation du centre historique de
Bordeaux se sont poursuivis, notamment autour de la place de la Victoire et à Saint-Michel, et cette
patrimonialisation a vu affluer les touristes : en 2017, soit dix ans après son classement Unesco, Lonely
Planet décernait à Bordeaux le titre de « ville la plus attractive dans le monde ».
Mais cette métamorphose a aussi accéléré une forme de gentrification de l’hypercentre, particulièrement
dans les quartiers Saint-Pierre et Saint-Michel où l’envolée des prix de l’immobilier a eu tendance à
repousser les ménages les plus modestes vers les marges de la métropole ; et dans son ensemble, la
ville centre voit aussi s’éloigner les ménages dès qu’arrive un second voire un troisième enfant. La part
des étudiants reste néanmoins élevée intramuros et correspond à 20 % des habitants ; des étudiants qui,
à l’échelle de l’agglomération, ont eux aussi vu leur nombre augmenter (+ 20 % entre 2008 et 2016) et
contribuent grandement au fort renouvellement de la population : un tiers des Bordelais n’y vivaient pas il
y a cinq ans.
1 – D. Lapeyronnie, « Sociologie de Bordeaux ». In D. Mouchague (dir.), Identité de l’agglomération ou agglomération d’identités. CUB – C2D, 2010, p. 92.
2 – J. Fourquet, L’archipel français. Naissance d’une nation multiple et divisée. Le Seuil, 2019.
590alyse des migrations
onde, sept. 2018.
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 12
L’A’urba, Agence d’urbanisme Bordeaux Aquitaine, a conduit l’an dernier, avec la Caisse d’Allocations
Familiales, une analyse fine des profils d’allocataires en Gironde3 . Certaines conclusions pour le
département rejoignent celles livrées pour la métropole bordelaise : l’augmentation du nombre
d’allocataires à l’échelle de la Gironde est corrélée à la croissance démographique des territoires,
mais on note une part importante de familles monoparentales et d’hommes isolés, ainsi qu’une nette
précarisation des publics de la CAF (+ 28 % d’allocataires des minimas sociaux par rapport à 2009).
La métropole bordelaise reste le principal lieu d’accueil des bénéficiaires des minimas sociaux du
département et, dans son rapport 2016, l’Observatoire girondin de la pauvreté et de la précarité
relevait que ses parties centrales sont « assez fortement concernées par la pauvreté », en cela qu’elles
« accueillent beaucoup de personnes traversant des transitions (professionnelles, familiales, migratoires)
et, de ce fait, connaissant une certaine précarité économique ».
Dernier point à relever pour ce trop rapide portrait sociodémographique : si la mixité sociale constitue
de longue date l’un des principaux chevaux de bataille du Département, de la Métropole et de la Ville, le
chemin est encore long, comme le démontrent l’étude déjà citée sur les profils d’allocataires de la CAF
et les enquêtes sur la carte scolaire : la tendance à la « spécialisation des territoires » s’accentue et, à
Bordeaux comme à Lille et Paris, la dernière réforme de la carte scolaire (2007) a produit l’effet inverse
de celui qui était visé, soit un embourgeoisement des collèges favorisés et une « ghettoïsation relative »
des établissements les plus défavorisés 4 .
1.1.2. Changements d’échelle
D’importantes évolutions administratives récentes doivent être rappelées : la création de Bordeaux
Métropole le 1 er janvier 2015, qui prend la suite de la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB) sur un
territoire dont les frontières restent inchangées, soit 28 communes ; et la création le 1 er janvier 2016 de la
région Nouvelle-Aquitaine, qui résulte de la fusion des anciennes régions Aquitaine, Poitou-Charentes et
Limousin et compte désormais près de six millions d’habitants.
Pour Bordeaux et son bassin de vie, ces évolutions rendent compte de dynamiques fortes autant qu’elles
les alimentent, ce qu’a bien montré l’Atlas publié en 2016 5 : la coopération avec les villes voisines a
remplacé la vieille opposition entre une ville centre toute-puissante et sa banlieue qui ne serait que
résidentielle ; les flux (monétaires, marchands, touristiques) se diversifient et se multiplient ; les réseaux
relationnels s’élargissent au niveau national comme international, et plus uniquement dans le vin ; la
stratégie smart city appliquée à la mobilité, au numérique et aux énergies renouvelables ne s’arrête pas
aux frontières de la métropole mais intègre aussi les « petits villages » 6 .
Pour des équipements culturels comme le musée d’Aquitaine, ces changements d’échelle sont bien
entendu cruciaux et posent des questions qui reviendront plus bas : quel(s) territoire(s) représenter ?
Où placer la frontière (géographique) entre habitant et touriste ? Quels projets peut-on initier à l’échelle
métropolitaine et régionale, dans un équipement resté municipal ? Quelles coopérations peut-on
construire à ces deux échelles avec les acteurs culturels, mais en tenant compte de cette même
contrainte administrative ? Cette dernière question se pose particulièrement pour le musée d’Aquitaine
depuis trois ans et l’ouverture de la Cité du vin.
3 – C. Rasselet (dir.), Regards croisés sur la composition sociale des territoires girondins. Analyse des migrations résidentielles d’allocataires de la CAF en Gironde, entre 2009 et 2014. A’urba et Caf de la Gironde, sept. 2018. 4 – P. Merle, « La carte scolaire et son assouplissement. Politique de mixité sociale ou de ghettoïsation des établissements ? », Sociologie, 2011/1 (Vol. 2), p. 37-50. URL : https://www.cairn.info/revue-sociologie-2011-1-page-37.htm 5 – A’urba, Atlas de l’espace métropolitain de Bordeaux, Bordeaux, Mollat, 2016. 6 – https://reseaudurable.com/smart-city-bordeaux-metropole-villages 591JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 13
1.1.3. Une nouvelle géographie culturelle et touristique
Inaugurée en mai 2016, la Cité du vin est venue s’implanter à l’entrée du nouveau quartier des Bassins
à Flot. Dans son voisinage se trouvent aussi le CCSTI Cap Sciences, le nouveau musée privé Mer-
Marine et la Base Sous-Marine, où ouvriront en 2020 les Bassins de Lumières (projet Culturespaces).
Ces quatre structures divergent dans leur mode de gestion mais partagent un même objectif, celui
de développer leur chiffre d’affaires ou, pour Cap Sciences, sa part d’autofinancement. Organisées
depuis peu en association loi 1901, elles mènent désormais une stratégie commune visant à faire de la
« destination » Bassins à Flot un pôle d’attractivité majeur à Bordeaux. À l’autre bout des quais émerge
un deuxième grand pôle autour de l’EPA Bordeaux-Euratlantique et de la MECA (Maison de l’Économie
Créative). Enfin, une troisième opération d’aménagement est en cours sur la rive droite, mais Darwin
Ecosystème y imprime fortement sa marque en mêlant engagement citoyen, cultures urbaines et
grandes soirées festives.
Le développement de ces trois pôles et le dynamisme d’équipements innovants à tous points de vue
(architecture, modes de gestion, diversité des activités proposées) viennent bousculer les lignes d’un
musée de centre-ville : le centre n’est plus unique et le modèle que propose le musée « traditionnel »
doit désormais cohabiter avec d’autres propositions. Une réflexion est cours pour créer un réseau des
musées de centre-ville et d’autres équipements culturels et patrimoniaux. En 2018 et 2019, pendant
quelques mois, Bordeaux Métropole a animé un exercice collectif de prospective intitulé #BM2050,
invitant les habitants à débattre des grands enjeux de la ville de demain. La culture a fait l’objet de
plusieurs rencontres mais il faut remarquer la quasi invisibilité des musées : il a beaucoup été question
de gratuité de la culture, de convivialité et d’interculturalité (des lieux favorisant « l’intégration ludique »
des populations migrantes par exemple), mais sans qu’il soit réellement débattu de caractères propres
aux musées.
592JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 14
1.2. Histoire du musée
1.2.1. Jalons historiques
Grâce aux travaux de Florence Barutel, publiés en 2015 7 , l’histoire des musées bordelais est désormais
bien connue, depuis la création dans l’hôtel Jean-Jacques Bel du premier « Muséum » à l’initiative de
l’intendant général Nicolas Dupré de Saint-Maur en 1781. Sans remonter au XVIII e siècle, soulignons
que la richesse et la variété des collections du musée d’Aquitaine résultent d’une histoire de quatre
siècles et demi d’acquisitions, autour de quelques grandes figures d’érudits, de collectionneurs et de
donateurs : Jean-Baptiste Gassies, Ernest Godard, Edouard Bonie ou François Daleau. Elles témoignent
aussi de l’histoire mouvementée des créations, fusions, déménagements, redéploiements et fermetures
de musées depuis la fin du XIXe siècle : musée d’armes et d’antiques, musée (ou plutôt dépôt) lapidaire,
musée préhistorique et ethnographique, musée Bonie, musée colonial du Jardin public (inauguré en
1901) et musée Carreire.
En 1948, après une visite d’inspection de Georges-Henri Rivière, apparaît la première mention du
« musée d’Aquitaine », dans un rapport sur le devenir des musées de Bordeaux rédigé par Georges
Salles, alors directeur des musées de France : « Le musée d’archéologie serait élevé à la dignité de
musée d’Aquitaine, dénomination plus à la mesure de son programme rénové » 8 . L’ensemble des
collections municipales est inventorié en 1951, et le musée d’Aquitaine naît véritablement dix ans plus
tard, en application d’un plan de réorganisation des musées municipaux proposé par Robert Mesuret
ainsi que d’un programme dessiné par Georges-Henri Rivière et Louis Valensi. Musée d’archéologie,
d’histoire et d’ethnographie, le musée d’Aquitaine s’implante en 1962 dans l’aile sud du Palais Rohan.
Le champ d’activité du nouvel établissement est défini par arrêté municipal : il « embrasse désormais
l’histoire régionale et générale, comprenant notamment l’archéologie et l’ethnologie de l’ancienne
province d’Aquitaine » 9 .
Dès 1970, la municipalité envisage de transférer le musée d’Aquitaine dans le bâtiment de la faculté des
sciences et lettres, progressivement vidée de ses étudiants. Les travaux sont conduits dans les années
1980 et un premier niveau ouvre au public en janvier 1987, consacré aux XVIII e et XIX e siècles ainsi
qu’à l’ethnographie régionale. Le rez-de-chaussée ouvre en deux temps : en 1991, les espaces couvrant
la Préhistoire, l’Antiquité, le Moyen Âge et la Renaissance ; en 1993, les salles dédiées à l’archéologie
égyptienne et grecque ainsi qu’aux collections extra-européennes.
1.2.2. L’intégration du musée Goupil et du Centre National
Jean Moulin
C’est à l’issue de l’exposition Mémoires du XVIII e siècle en 1998 que le musée Goupil, créé en 1991 à
la suite d’une donation exceptionnelle, ferme ses portes dans son bâtiment situé cours du Médoc. Les
collections rejoignent le musée d’Aquitaine et le personnel est progressivement intégré à son équipe.
Le Centre National Jean Moulin a été créé en 1967 par Jacques Chaban-Delmas, ancien résistant et
maire de Bordeaux. Cet établissement avait une vocation nationale de centre de recherche, de lieu de
mémoire et de musée. Installé à sa création dans l’hôtel d’Edouard Bonie, il a d’abord été administré
par une ancienne résistante, placée sous l’autorité du directeur des Archives municipales de Bordeaux.
Musée de la Résistance, de la Déportation et des Forces Françaises Libres, il emménage en 1980
593nquête qualitative a été réalisée au printemps 2018,
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
ts,
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 15
dans l’ancien bâtiment de la Caisse d’épargne situé place Jean Moulin et obtient en 2003 l’appellation
« musée de France ». En 2006, le Centre est rattaché administrativement et budgétairement au musée
d’Aquitaine mais son équipe reste implantée place Jean Moulin ; jusqu’en janvier 2018, elle y a accueilli
les chercheurs et a ouvert au public des espaces d’exposition partiellement renouvelés chaque année.
Le Centre a fermé ses portes au public le 8 janvier 2018, à la suite d’un départ d’incendie.
La réflexion qui a conduit à l’élaboration du présent PSC a nécessairement porté aussi sur ces deux
musées auxquels il s’agira de redonner une visibilité publique. Le concept développé en ouverture du
chapitre 2 porte ainsi sur les trois musées : musée d’Aquitaine, musée Goupil et Centre National Jean
Moulin, ces deux-derniers devant toutefois faire aussi l’objet de projets scientifiques et culturels distincts,
finalisés dans le courant de l’année 2020.
1.2.3. Un mode de gestion à la croisée des chemins
Le musée d’Aquitaine est un service municipal implanté dans un édifice appartenant à la Ville de
Bordeaux, rattaché à sa Direction Générale des Affaires Culturelles et, depuis son origine, administré
en régie directe. Le musée bénéficie d’un ensemble de services mutualisés au sein de cette direction
générale.
Les musées de collectivités territoriales en France sont confrontés à un paradoxe : un musée ancré dans
le XXI e siècle doit développer des ressources propres et répondre avec réactivité à nombre de nouveaux
besoins des publics. Or le système de régie directe ne permet pas toujours de répondre facilement à ces
besoins dans un contexte de contrainte des dépenses publiques.
1.2.4. L’image et l’identité du musée
Fin 2017, le musée d’Aquitaine a entrepris une réflexion de fond sur son image et son identité. Un
groupe de travail a été constitué en interne avec une douzaine de personnes représentant les différents
services du musée, la Direction de la Communication et la Direction des Affaires Culturelles (DC-DGAC)
de la ville de Bordeaux. L’objectif était de faire l’état des lieux des points forts et points faibles du
musée, puis de dégager des axes d’amélioration en matière de communication, en s’appuyant sur une
étude des publics menée dans les musées municipaux au printemps 2018.
Ce groupe de travail a fait le constat de la difficulté de donner une définition simple et unique de ce
qu’est le musée d’Aquitaine : à la fois musée d’histoire, lieu de patrimoine, de culture, de mémoire,
d’échanges, de rencontres, pour apprendre et s’amuser, transmettre et se confronter à sa propre
identité… le musée est tout cela à la fois. Parce que ses facettes sont multiples, tant par ses collections
que son offre culturelle, le résumer en une phrase s’avère être un exercice compliqué. Son éclectisme
est à la fois une force et une faiblesse, dès lors qu’il s’agit de le présenter de manière simple,
facilement compréhensible et attractive pour un public non initié. Ainsi, les éléments de langage sur
lesquels s’appuie la communication du musée naviguent entre le « trop riche », au risque de perdre
l’auditoire auquel ils s’adressent, et le « réducteur ». À l’issue de ces travaux de réflexion, une volonté
collective s’est ainsi donnée pour objectif de redéfinir ce qu’est le musée et l’image qu’il véhicule, pour
être mieux en adéquation avec ce qu’il est réellement.
Parallèlement à ces réflexions internes, une enquête qualitative a été réalisée au printemps 2018,
sous forme de groupes de travail, auprès de « non-publics » du musée (c’est-à-dire de personnes n’étant
594“ensemble de la communication
ble.
accroitre la visibilité et toucher de nouveaux
améliorer le
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 16
pas venues au musée depuis au moins dix ans ou n’ayant jamais franchi ses portes). Ces interviews
croisées ont fait ressortir un décalage entre l’apparence extérieure du bâtiment et son contenu, parfois
une impression d’immobilité et d’austérité ainsi qu’une méconnaissance manifeste des collections et de
la programmation du musée. Cette perception mitigée contraste avec les retours très majoritairement
positifs des visiteurs, comme en témoignent les enquêtes régulières menées à la sortie des salles. Aussi,
dans un objectif de développement des publics, il y a là certainement un effort à faire pour réduire cet
écart entre visiteurs et non-visiteurs, en s’appuyant sur une communication renouvelée, tant dans sa
forme que dans son propos.
Face à ces constats, l’équipe du musée a identifié plusieurs chantiers à mener pour rendre l’image
de l’établissement plus attractive et toucher de nouveaux publics. Au-delà des seuls outils de
communication, il s’agit véritablement de mener un travail global de mise en cohérence entre le contenu
(c’est-à-dire l’offre de visite : les collections et la programmation), l’image (la charte graphique, les
discours, la visibilité extérieure) et l’expérience de visite (lisibilité et accessibilité du parcours, qualité de
l’accueil, services proposés). Au total, dix actions ont été identifiées et seront détaillées dans la partie
« projet » :
1 – Développer une nouvelle identité graphique, la décliner sur l’ensemble de la communication
du musée, pour créer une marque forte et immédiatement identifiable.
2 – Réinterroger les outils de communication ; innover dans la forme et le discours (support papier,
réseaux sociaux numériques, etc.).
3 – Rénover le site internet : il devra être plus intuitif, participatif et doté de nouvelles
fonctionnalités (réservation, billetterie, boutique en ligne).
4 – Renforcer l’attractivité extérieure du bâtiment.
5 – Rendre le musée plus visible dans l’espace public, à travers des campagnes de communication
ayant plus d’impact et grâce à une programmation hors les murs.
6 – Développer les partenariats communicants pour accroitre la visibilité et toucher de nouveaux
publics.
7 – Dans les espaces de visite, améliorer la signalétique pour mieux se repérer, cartographier le
parcours, harmoniser et contextualiser les contenus, hiérarchiser les informations, établir des liens
entre les objets et équilibrer la présentation d’objets et de supports numériques.
8 – Etoffer l’offre de visite, créer des parcours thématiques selon les publics (touristes, enfants,
etc.), organiser des performances artistiques, des événements grand public en dehors des grands
temps forts récurrents.
9 – Améliorer l’image des espaces d’accueil, les rendre plus accessibles et conviviaux, améliorer le
confort de visite (assises, ascenseur, température, toilettes, propreté, éclairage).
10 – Proposer de nouveaux services au public (cafétéria, lieu de pique-nique).
595PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 17
596JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 18
1.3. Site et bâtiment du musée
d’Aquitaine
1.3.1. Un musée en plein cœur de ville
Le bâtiment du musée d’Aquitaine se trouve dans l’hypercentre de Bordeaux, à proximité de la place
Pey-Berland qui est une zone très touristique (cathédrale Saint-André, tour Pey-Berland, Centre
National Jean Moulin actuellement fermé au public, palais Rohan, musée des Beaux-Arts à 600 m et
musée des Arts Décoratifs et du Design à 700 m). Le musée est idéalement situé entre deux quartiers
fortement fréquentés par les touristes : celui de la place de la cathédrale et le quartier Saint-Éloi (Grosse
Cloche, rue Sainte-Catherine, rue des Ayres, rue Saint-James).
Le musée d’Aquitaine dispose d’une très bonne desserte : il est placé à 200 m du croisement de deux
lignes de tramway, une station portant son nom se trouvant juste en face de son entrée. Le parking
automobile souterrain Saint-Christoly est également à 200 m. C’est donc un musée très bien desservi,
sans compter les stations de vélo en libre-service V 3 . Le musée est entouré de voies routières, piétonnes
et semi-piétonnes. Par ailleurs, de nombreux restaurants, cafés et hôtels sont dans un environnement
proche du musée d’Aquitaine.
1.3.2. Du Palais des Facultés au musée d’Aquitaine
Le musée d’Aquitaine est placé dans un bâtiment édifié par l’architecte Charles Durand de 1880 à 1886
pour le compte de la mairie de Bordeaux et des universités. Il s’agit du Palais des Facultés de lettres
et de sciences. Le lieu choisi est celui de l’ancien lycée situé à l’angle du cours Victor Hugo et du cours
Pasteur, qui occupait lui-même les bâtiments des couvents des Feuillants et de la Visitation. Le musée
d’Aquitaine se trouve sur l’emplacement de la fortification médiévale du Bourg Saint-Éloi, à équidistance
de l’ancien hôtel de ville près de la Grosse Cloche et de la cathédrale de Bordeaux. Une occupation
antérieure de ce secteur est attestée mais elle reste à déterminer, notamment avec la présence
supposée d’une nécropole antique.
Le programme architectural a été conçu par Louis Liard, adjoint au maire et futur directeur de
l’enseignement supérieur auprès du ministre Jules Ferry. La construction de ce bâtiment s’inscrit dans
un programme de création de trois facultés (dont celles de droit, de médecine et de pharmacie) dans
le centre-ville de Bordeaux à la fin du XIXe siècle. Louis Liard écrit ainsi à l’architecte Charles Durand
en 1879 avant la construction : « à ma connaissance il n’est en France aucun édifice que vous puissiez
prendre pour modèle » et un peu plus loin « on l’a dit avec justesse, une faculté doit être désormais un
atelier ». Le caractère novateur de ce Palais des Facultés est mis en avant, plaçant la transmission du
savoir au cœur du projet architectural.
Le bâtiment inspiré de l’Antiquité a la forme d’un trapèze rectangulaire au sud duquel se greffe une partie
triangulaire qui relie le bâtiment à l’îlot de ce quartier. La partie centrale de l’édifice était alors occupée
par un grand hall dans lequel le cénotaphe de Michel de Montaigne était installé et comportait une vaste
bibliothèque. À partir de de ce bâtiment principal se déploient des ailes qui abritaient des salles de
cours et des laboratoires (physique, chimie, zoologie, géologie, météorologie, botanique, paléontologie)
jusqu’à une terrasse faisant office d’observatoire pour l’astronomie. La pierre de taille en calcaire habille
597RPrSAELU- CORAN COURBE DE LITI TANT
UNIVERSITÉ DE BORDEAUX — FACULTÉS DES SCIENCES ET DES LETTRES
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 19
la totalité des espaces. L’architecte Charles Durand a ainsi conçu un bâtiment avec un agencement
très lisible en plan et en volumétrie, une bonne hiérarchie des services et une maîtrise des pourtours du
grand hall.
Les universités ont progressivement quitté ce bâtiment pour s’installer sur le campus de Talence-Pessac
à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Les aménagements intérieurs de ces dernières
ont été marqués par l’augmentation du nombre d’étudiants et la recherche de place, dont une des
conséquences a été la partition de grands volumes comme la bibliothèque, la création de demi-niveaux
et l’occultation de l’éclairage zénithal de la partie centrale du bâtiment.
1.3.3. Le bâtiment du musée d’Aquitaine
À la suite du départ des universités, le bâtiment a accueilli la communauté d’agglomération dont le
conseil se réunissait dans l’un des amphithéâtres avant que des travaux ne soient réalisés pour créer le
musée d’Aquitaine, qui fut inauguré en 1987. Sur les cinq niveaux qui correspondent à 29 000 m 2, deux
sont utilisés pour le parcours d’exposition (soit environ 5 000 m²) et pour les expositions temporaires
(750 m², cf. plan avec la répartition des fonctions actuelles en annexe). Ainsi, près des deux tiers de
la superficie du musée ne sont pas ouverts au public. Ils sont essentiellement occupés par des
réserves pour les collections du musée ainsi que pour les collections du musée Goupil et des collections
universitaires qui devraient être transférées sur le campus au printemps 2020.
Vue de la façade
de la Faculté des sciences
et lettres de Bordeaux,
Jules-Alphonse Terpereau,
1886.
598JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
de
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 20
Le musée exploite les ailes de l’ancien Palais des Facultés pour accueillir les visiteurs. Néanmoins,
il existe des contraintes en termes de circulation horizontale et de circulation verticale. Un diagnostic
sur l’accessibilité de ce bâtiment Ad’AP a été réalisé. Il devrait permettre d’améliorer l’accessibilité
du bâtiment depuis l’espace public en extérieur. Le bâtiment connaît d’autres limites à son
développement : des problèmes d’étanchéité récurrents ainsi qu’un manque d’inertie du bâtiment, ou
encore des sanitaires inadaptés aux standards d’hygiène et de confort attendus par les visiteurs. Des
travaux peuvent être réalisés pour améliorer cette mise hors d’eau et le confort climatique pour les
collections, les visiteurs et l’équipe du musée.
Par ailleurs, le musée dispose de cours intérieures pour lesquelles est envisagée la création de jardins
et d’un espace de restauration. Enfin, n’oublions pas son parvis qui est un espace public ; si celui-ci a pu
poser certains problèmes ces dernières années, l’année 2019 a été nettement plus sereine face à ces
actes d’incivilité et parfois de délinquance.
1.3.4. Le bâtiment du Centre National Jean Moulin
Le Centre National Jean Moulin (CNJM) qui détient l’appellation « musée de France » est placé sous la
responsabilité du musée d’Aquitaine. Son bâtiment est un ancien immeuble de la Caisse d’épargne de
Bordeaux construit en 1847 et situé place Jean Moulin, en face de la cathédrale et à deux pas de l’hôtel
de ville de Bordeaux. Le CNJM a ouvert ses portes dans ce bâtiment en 1981, inauguré par le président
François Mitterrand. Il accueille deux niveaux d’exposition, dont un dédié aux expositions temporaires.
Le second niveau est dédié à l’administration et à l’accueil des chercheurs au centre de documentation.
Les combles et la cave servent principalement de réserves.
Fermé au public depuis janvier 2018, le bâtiment a connu un départ d’incendie début décembre
2017, des infiltrations régulières et des problèmes d’infestation de moisissures. La ville de Bordeaux
envisagerait un déplacement du CNJM vers le bâtiment du musée d’Aquitaine pour une réouverture
au public ; cette hypothèse qui demande une confirmation nécessite un important déménagement des
collections et du personnel. L’installation du personnel au musée d’Aquitaine et que le transfert des
collections sont programmés en 2020.
1.3.5. Le bâtiment de la Palu
Le musée d’Aquitaine dispose d’une réserve externe dans un hangar de 2 500 m² sur un terrain
municipal à proximité du pont d’Aquitaine, soit à environ 7 km du musée. Le site de la Palu abrite
des œuvres lourdes et volumineuses qui nécessitent des engins de levage pour les déplacer afin de
procéder au récolement.
Ce hangar connaît des problèmes récurrents : infiltrations d’eau par la toiture ou par les murs, absence
d’inertie climatique (ce qui réduit le temps où les équipes peuvent y travailler en évitant les mois les plus
froids et les mois les plus chauds), un développement de moisissures et une absence d’eau courante.
Une étude de micro-organismes a été réalisée et une étude va être lancée pour diagnostiquer l’état de
la couverture du bâtiment et chiffrer le coût des travaux à réaliser. Une étude de faisabilité est en cours
pour la création d’une réserve archéologique mutualisée associant les besoins de la ville de Bordeaux,
de la métropole et du ministère de la Culture.
599PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 21
600PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 22
601le et la
nnes
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 23
1.4. Les collections
1.4.1. Diagnostic
A – Collections section Préhistoire – Protohistoire
• • Points forts
Les collections, riches de plus d’un million de pièces, se sont construites autour de sites prestigieux
mais fouillés anciennement comme les abris de Laussel, du Cap Blanc ou la grotte de Pair non Pair.
D’autres séries plus récentes comme l’abri Morin ou le Roc de Marcamps sont très sollicitées tant
pour étude que dans le cadre de prêts pour exposition. À ce fonds déjà connu viennent s’ajouter des
acquisitions récentes de fouilles programmées des années 1980-90, récemment réétudiées et qui
peuvent être le support de nouvelles scénographies (Collection Lenoir : Moulin Neuf, Roc de Marcamps,
Saint-Germain-la-Rivière, Abri Faustin).
Les collections voyagent avec des prêts pour étude ou exposition chaque année. Les expositions de
synthèse ou les programmes de recherche régionaux, voire nationaux ou internationaux, concernent
désormais une part importante des collections du musée.
Les relations avec le monde universitaire s’amplifient : co-organisation de journées scientifiques, mise
à disposition des collections pour des mémoires de Master ou des thèses, politique de coopération pour
les analyses d’objets (14C, composition chimique, ADN fossile, etc.), mise en réseau de l’information
scientifique et accueil d’étudiants en stage.
• • Points faibles
Les collections présentent certaines lacunes : les ensembles cohérents du Paléolithique ancien sont
rares, elles ne comportent pas de sépultures paléolithiques, ni de restes de néandertalien. La période
mésolithique est elle aussi très mal représentée. Les thématiques portant sur l’habitat au Néolithique
et à l’âge du Bronze sont quasiment absentes des salles permanentes. Cette absence est en partie à
relier au manque de dévolutions de collections issues de l’archéologie préventive. Il est aussi nécessaire
d’enrichir les collections sur les rites funéraires des âges des métaux.
Du point de vue de l’origine géographique, les collections sont surtout centrées sur la Gironde et la
Dordogne. Il est nécessaire d’acquérir des ensembles du sud de l’Aquitaine ainsi que des anciennes
régions Limousin et Poitou-Charentes, ou de faire venir des dépôts pour les salles permanentes
(principalement pour le Néolithique et la protohistoire).
Pour l’âge du Fer, il reste important de renseigner les différences entre Gaulois et Aquitains. Un autre
axe de développement est celui du monnayage : actuellement, il n’est basé que sur les sites de Lacoste
(Mouliets-et-Villemartin) et de « La France » (Bordeaux). Certains sites en collection sont, malgré un
potentiel scientifique important, trop peu connus donc peu ou pas étudiés (tels que Reignac ou l’abri
Lespaux).
Vénus de Laussel ou
Vénus à la corne.
Bas-relief, calcaire,
Gravettien. Inv. 63.3.1.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
602s réfléchie et volontariste.
UY
1ictuels.
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 24
Les réserves sont saturées et les conditionnements ne sont pas adaptés aux collections, en termes
de volume. Le manque de personnel spécialisé en préhistoire pour le reconditionnement, le récolement
(salles permanentes en priorité) et l’informatisation des collections explique que seul le récolement
du fonds ancien soit quasiment terminé. De plus, il n’y a pas d’espace satisfaisant pour l’accueil des
chercheurs.
Les collections sont riches et diverses et quelques beaux projets de recherche ont permis de renforcer
les relations avec le monde universitaire. On relève néanmoins des lacunes dans la représentation de
certaines périodes et de certains départements, sans omettre la saturation complète des réserves.
B – Collections antiques
On doit distinguer aujourd’hui parmi les collections antiques :
• L’archéologie régionale : représentant 96 % de l’ensemble des collections antiques,
essentiellement bordelaises, majoritairement postérieures au I er siècle (Haut Empire, Bas Empire et
époque mérovingienne, jusque vers 750 : 10 209 pièces individualisées), à forte proportion lapidaire
(13 %, soit 1 426 au total). Les petits objets proviennent pour moitié du fonds ancien (anciennes
fouilles de Bordeaux), pour moitié des grandes fouilles urbaines des années 1970 à 90. Les
proportions (dépôts compris) sont : 48 % de métal (la majeure partie provenant des grandes fouilles
urbaines, très dégradée), 46 % de bijoux et monnaies (ce qui s’explique par le grand nombre de ces
dernières issues notamment du trésor de Garonne), 21 % de céramique et verre, 5,4 % d’objets en
os, 0,7 % d’objets en bois, 0,3 % d’objets en cuir, 1 tissu. 13 % de ces collections sont exposées,
sur presque 1 100 m 2.
• L’archéologie du bassin méditerranéen : ces collections ne sont pas exposées et représentent
537 objets se répartissant entre :
– La Mésopotamie : essentiellement monnaies et bronzes de Suse.
– L’Égypte : pour l’essentiel, collection Godard constituée de près de 540 objets comportant un
intérêt scientifique important et assez bien conservés, avec quelques achats anciens ponctuels.
Ces collections ont été présentées au public de 1993 à 1998 dans une salle jouxtant la
présentation de céramiques grecques, dans un espace d’archéologie dite « de référence ».
– La Grèce : 2 marbres et un panel presque complet des différentes formes de céramiques
grecques classiques et hellénistiques dont quelques statuettes, en partie déposées par le
Louvre.
– L’Italie étrusque : 1 buste et deux coffrets à incinération en terre cuite.
– Rome ou empire romain (hors Gaule) : série de lampes et vaisselle céramique. Leur nombre et
leur intérêt sont très variables : ils sont le résultat d’opportunités et procèdent plutôt de l’accueil
de dépôts, de dons et de legs que d’une politique d’acquisitions réfléchie et volontariste.
603JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 25
• • Points forts
Les collections antiques impressionnent par leur richesse, dont 4 853 pièces sont aujourd’hui
exposées. Le premier point clef est la collection de stèles funéraires gallo-romaines récupérées lors des
remaniements urbanistiques des XVIII e et XIX e siècles. Le point d’ancrage de la collection est l’autel de
fondation de Burdigala qui, sauvé de l’ignorance par les humanistes du XVI e siècle, devînt la pierre de
fondation du Musée, premier élément patrimonial et historique présenté au public 10 .
La création de la cité et sa population sont ainsi bien représentées, la société et son économie
bien appréhendées (avec un « trésor » de près de 4 000 pièces de monnaie découvert en Garonne).
Sa parure monumentale est représentée par des éléments d’architecture hors normes du fameux temple
des Piliers de Tutelle. Le fonds ancien comprend des collections intéressantes, qu’il est prévu d’exploiter
en les sortant des réserves : collections méditerranéennes et orientales, de 4 000 av. J.-C. (collections
inédites de Suse avec briques cunéiformes et dépôts votifs d’outils de bronze) jusqu’à la civilisation
étrusque (funéraire), en passant par la civilisation égyptienne et grecque (vases essentiellement).
L’arrivée au musée de ces collections est connue par les registres anciens (capitaines de vaisseau,
militaires, aventuriers) attirés par l’Égypte et l’Orient.
L’origine du vin de Bordeaux est un élément bien présenté au musée depuis peu, qui répond enfin aux
interrogations des touristes venus jusqu’à Bordeaux. L’intérêt des collections anciennes bordelaises
réside dans le fait qu’elles sont renseignées à plus de 90 %, mais les sources sont très disséminées.
Les registres d’inventaires anciens ne sont pas tous conservés au musée d’Aquitaine : certains sont aux
Archives de Bordeaux Métropole, dont deux cahiers concernant le lapidaire, ou un registre de l’ancien
musée Carreire (à Pessac) qui fut l’un des ancêtres du musée d’Aquitaine, et, de fait, tous ces registres
sont un peu incomplets. Le musée des Arts Décoratifs et du Design conserve la correspondance
administrative et scientifique ainsi que les inventaires de la collection égyptienne. Les fonds patrimoniaux
de la Bibliothèque municipale conservent des recueils anciens (XVIII e et XIX e siècles) extrêmement
riches, souvent illustrés, des œuvres conservées au musée.
La Revue de la Société Archéologique de Bordeaux renseigne les collections anciennes depuis 1873.
Cette dernière a consenti le dépôt de presque tout son fonds, mais en contrepartie d’une subvention
accordée par la Ville : c’est sans doute ce qui explique que l’inaliénabilité n’est pas mentionnée dans ses
statuts. D’un autre côté, il est très probable qu’elle se dessaisira dans les années qui viennent de ses
collections au bénéfice de la gestion seule de sa revue.
• • Points faibles
Les collections concernent pour 90 % la ville de Bordeaux et ne rendent pas suffisamment compte de
la diversité culturelle de l’Aquitaine avec pour frontière naturelle, historique et culturelle, la Garonne.
Cette faiblesse, importante pour un musée de type régional, tient à la part réduite de ce qui fait la
caractéristique de Burdigala et de son territoire (les activités portuaires, fluviales et maritimes drainant
toutes les ressources de l’arrière-pays). Le produit des fouilles extérieures à la métropole ne peut revenir
de droit à la ville de Bordeaux : l’Aquitaine sera toujours sous-représentée, même si une politique de
dépôt peut être envisagée.
10 – D’abord à l’hôtel de Ville en 1590, puis à l’Académie de Bordeaux en 1781, et au Musée des Antiques en 1810. 604JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 26
En ce qui concerne Bordeaux même, le produit des grandes fouilles urbaines de ces dernières années
tarde à enrichir les salles du musée : depuis 1990, aucun dépôt n’a été fait. Le statut des collections
issues des fouilles archéologiques est en cours d’éclaircissement avec le Service Régional d’Archéologie
(SRA), mais la quantité de ce qui doit revenir à la Ville nécessite impérativement de nouvelles réserves,
dont la mutualisation est en cours de négociation. Par ailleurs, les grandes fouilles urbaines des
décennies passées (jusqu’en 1990) n’ont pas toutes été publiées, ce qui fait parfois ignorer le contexte
précis des objets présentés au musée.
Le rez-de-chaussée, qui présente Bordeaux et l’Aquitaine romaines sur environ 1 800 m 2 , doit être
entièrement rénové en fonction des nouveaux acquis liés aux grandes fouilles urbaines de ces trente
dernières années et du matériel de fouilles qui en est issu, la muséographie datant pour l’essentiel de
1991.
Le récolement des collections antiques est aujourd’hui complexe, notamment pour celles issues de
fouilles. En effet, les systèmes d’inventaires successifs (jusqu’à sept pour l’Antiquité depuis les années
1960) et les catalogues ou corpus sur lesquels ils se basent compliquent le récolement. Les inscriptions
ont été inventoriées rétrospectivement jusque dans les années 1980 en « 60.1. » en suivant les deux
volumes des Inscriptions romaines de Bordeaux publiés par Camille Jullian en 1887 et 1890. Mais les
stèles funéraires sont inventoriées selon le même principe en « 60.2. » suivant le catalogue publié par
François Braemer, sauf pour les stèles inscrites, déjà présentes dans le corpus de Jullian et donc en
« 60.1 ». La conséquence est une cascade d’inventaires à « trous », car le système se prolonge pour
le lapidaire jusqu’à « 60.6. ». Mais tout le lapidaire n’a pas été reversé dans ce système rétrospectif :
un grand nombre de pièces l’ont été en fonction de leur positionnement dans l’église Saint-Rémi qui
servait autrefois de réserve lapidaire, selon une liste alphabétique suivi d’un indice de 1 à 3 selon la
superposition des pièces. Enfin, le lapidaire vu comme mérovingien a été inventorié en « M » suivi d’un
La parure monumentale
dans la ville romaine
de Burdigala.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
605t leur conservation, comme
ation de
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 27
n° de 1 à l’infini, les sarcophages en « S » suivi d’un n° de 1 à l’infini, ce qui crée une confusion avec le
système d’inventaire décrit précédemment. Quant à l’inventaire mis en place après-guerre par Robert
Mesuret, de 1 à l’infini pour toutes les pièces de tous les musées de Bordeaux, qui est conservé par
l’ensemble des musées encore aujourd’hui, il comprend un certain nombre des pièces comprises dans
les inventaires précédents.
Quoi qu’il en soit, lorsque la correspondance est faite (grâce à la campagne photographique lancée
dans les années 1960) tous les numéros d’inventaire figurent sur une fiche informatisée. Le récolement
s’avère impossible la plupart du temps lorsque la pièce n’a pas été photographiée. De plus, le service
photographique qui dépend de la DGAC ne comprend pas de photographe dévolu entièrement aux
collections considérables du musée d’Aquitaine.
Pour le produit des grandes fouilles urbaines des années 1980, comme celui des fouilles de l’îlot
Saint-Christoly, les registres d’inventaire ne sont souvent pas renseignés : seul figure un numéro
d’inventaire individuel dans le registre ; ils ne permettent pas de retrouver les objets correspondant
aux numéros inscrits sur registres, ni même de pointer ceux conservés au musée car les numéros
marqués sur les objets en fer dégradés ont disparu. Pour une autre grande fouille urbaine de ces mêmes
années, celle des allées de Tourny, la collection est insuffisamment renseignée : on ne dispose que
d’une liste d’objets ou de tessons établie par les fouilleurs, seulement cochés d’une croix pour indiquer
leur présence au musée d’Aquitaine (avec quelques erreurs dues vraisemblablement aux recollages
effectués) ne permettant pas le récolement de cette collection, la plus importante en quantité.
Parallèlement, de très nombreux objets de fouilles ayant été restaurés au musée dans les années 1980-
1990 ont été inventoriés et marqués avant d’être photographiés avant et après restauration, mais ils
sont repartis au SRA pour rapport de fouilles ou étude et jamais revenus. Pour résumer, il est impossible
de faire la part (jusqu’à la cessation d’activité du laboratoire du musée, avec l’arrivée pour restauration
d’objets de fouilles urbaines) de ce qui est conservé au musée et au SRA, ce dernier ne pouvant récoler
les objets mais seulement les portoirs.
Pour ce qui concerne l’état sanitaire, le fonds ancien métallique fait l’objet d’une évaluation afin
d’engager la stabilisation des métaux qui le nécessitent. Une salle de consultation des objets étudiés
est ce qui manque dans le musée, dont les espaces sont insuffisants en raison de l’histoire et la
configuration du bâtiment, mais les nouvelles réserves externalisées actuellement en projet devraient
libérer de l’espace et y remédier.
• • Préconisations
Les collections antiques de Bordeaux et de l’Aquitaine devront s’enrichir du produit des fouilles de ces
trente dernières années, pour présenter notamment l’ensemble exceptionnel de la maison romaine
de la rue du Hâ (mosaïque et enduits peints) et tenir compte de l’avancée des recherches, avec une
muséographie entièrement repensée et modernisée.
Une campagne de restauration des objets métalliques est à programmer et leur conservation, comme
celle du lapidaire, est à prévoir dans de nouvelles réserves.
Les collections antiques locales sont à la fois riches et pertinentes. Il faut néanmoins relever les
nombreuses questions posées par leur difficile récolement, et la nécessité d’améliorer la conservation de
certains fonds.
606JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 28
C – Collections médiévales
Les collections du musée d’Aquitaine proviennent pour nombre d’entre elles du musée lapidaire et du
musée Carreire de la ville de Bordeaux. Elles ont pour origine les grandes transformations urbaines
lancées depuis le XIX e siècle. Les premières collections sont principalement lapidaires et concernent
surtout les monuments religieux des périodes romane et gothique de Bordeaux et de ses alentours
ruraux. Les grands chantiers de fouilles ont favorisé la constitution et l’enrichissement de séries
céramiques et métalliques tandis que de nombreux dons, émanant de particuliers ou d’entreprises,
ainsi que divers dépôts dont celui de la Société Archéologique de Bordeaux, ont permis de diversifier
les catégories d’œuvres. Plus récemment, les dépôts des Archives Municipales et du musée des Arts
Décoratifs et du Design ont comblé certaines lacunes.
Il en résulte l’émergence de grands ensembles tels celui de la cathédrale de Bordeaux et de son
cloître, de l’église de Saint-Seurin, de l’église de Saint-Michel ou provenant des fouilles de Parunis, de
la place Camille Jullian, de l’îlot Saint-Christoly, du cours Victor-Hugo et du cours Pasteur ainsi que du
couvent des Jacobins. Les collections médiévales exposées dans les salles du parcours permanent
illustrent les spécificités de l’Aquitaine entre le Ve et le XVe siècle.
• • Points forts
La variété des collections médiévales permet une approche des réalités multiples du Moyen Âge. Ainsi,
l’exposition s’articule autour de différents axes qui illustrent la société médiévale et ses mentalités ainsi
que l’évolution des techniques de l’architecture religieuse. La première partie analyse la société et son
organisation par la présentation du clergé régulier, du clergé séculier et du poids important que joue la
liturgie auprès des fidèles. Viennent ensuite l’analyse de la seigneurie et de la chevalerie suivie de celle
du monde des campagnes et des villes, sans oublier le conflit qui oppose les monarchies françaises
et anglaises. La seconde partie s’intéresse plus particulièrement à la vision de l’au-delà partagé entre
paradis, enfer et purgatoire, la spiritualité et la dévotion des saints intercesseurs et des pèlerinages pieux
et armés qui en découlent. La troisième partie assure la présentation de l’évolution de l’architecture
religieuse, entre le style roman et gothique, aussi bien rurale qu’urbaine. Les collections permettent ainsi
d’aborder de nombreuses thématiques transversales.
Ces collections comprennent des objets prestigieux tels que la Rose du Couvent des Grands Carmes
du XIVe siècle, le gisant d’un chevalier daté du XIII e siècle, la statue de saint Jacques du XVe siècle,
les vitraux aux Armes de Bordeaux et d’Angleterre du XVe siècle et l’acquisition toute récente d’une
superbe épée dite « de Castillon » trouvée dans la Dordogne, aux abords de l’ultime champ de bataille
de la guerre de Cent Ans. L’état sanitaire de conservation des collections est également satisfaisant,
permettant une rotation des œuvres ou leur prêt pour des échanges inter-muséaux.
• • Points faibles
Les collections médiévales, quoique riches, restent néanmoins trop lacunaires pour les objets
quotidiens, militaires et mobiliers. Il est difficile d’illustrer de nombreuses réalités quotidiennes
urbaines et rurales de cette période, qu’il s’agisse des nouvelles formes de sociabilité dans les villes,
l’importance du village comme cellule de base des populations ou bien le rôle que jouent châteaux
et monastères sur le territoire. Difficile également d’appréhender la conception du monde des
contemporains de l’époque notamment leurs perceptions du temps et des espaces qui diffèrent tant des
nôtres. La question du symbolisme doit également être approfondie à travers le rôle que joue la couleur
au Moyen Âge. Les lacunes des collections concernent aussi la chronologie de certains faits majeurs
607ssi souvent difficiles à entrevoir en raison
Je
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 29
à narrer ou l’évolution des courants artistiques qui restent aussi souvent difficiles à entrevoir en raison
de césures induites.
Les collections ont également des dimensions qui empêchent toute remise en question
muséographique majeure, à l’instar de la Rose du couvent des Carmes exposée à la verticale et qu’il
est impossible de déplacer. Ce dimensionnement empêche également la présentation exhaustive de
certaines séries d’œuvres comme les statues du couvent des Jacobins en raison du volume nécessaire.
Dans le même registre, la précarité de certains dépôts d’objets comme le gisant de Curton ou le saint
Jacques de l’église de Saint-Michel fait courir le risque de voir partir ces objets des salles permanentes.
La muséographie, refaite à l’occasion du changement des sols, a permis de rafraîchir et de structurer
la présentation des collections aux visiteurs. Cependant, l’espace ouvert ne permet pas toujours de
retrouver en visite libre la cohésion du discours par un déficit de signalétique difficile à installer dans
les conditions actuelles. Ces changements rapides n’ont pas été accompagnés d’une actualisation
scientifique des cartels.
• • Préconisations
La politique d’acquisition des collections médiévales doit prendre en compte les manques à combler,
notamment pour ce qui concerne l’aristocratie et la castellologie. La dévolution des œuvres issues des
fouilles de la motte castrale de Pineuilh doit permettre de combler des lacunes flagrantes sur l’habitat
seigneurial élitaire des X e et XIII e siècles. L’acquisition du gisant de Curton après accord sur son prix
avec la famille propriétaire ne pourra se faire que par la mise en place d’une politique de mécénat
active, après acceptation de son classement en Objet d’Intérêt Patrimonial Majeur. Un diagnostic doit
également être réalisé concernant les mesures de conservation préventive et d’exposition de la statue
de saint Jacques de Compostelle, qui doit réintégrer l’église Saint-Michel de Bordeaux afin de garantir sa
pérennité. Cette œuvre devra être remplacée le cas échéant en regard de son importance artistique et
thématique.
La variété des collections médiévales permet une approche circonstanciée des réalités
multiples du Moyen Âge. Principalement lapidaires, ces collections sont pour certaines uniques
et prestigieuses. Leur état de conservation est globalement satisfaisant. Malgré leur variété,
de nombreuses lacunes subsistent et doivent être comblées par des acquisitions ciblées.
La présentation de cette période doit être actualisée ainsi que le contenu scientifique
de ses notices.
Architecture et sculptures
médiévales. La salle dite
« de la Rosace ».
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
608JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 30
D – Collections modernes
Les collections modernes du musée d’Aquitaine proviennent également pour nombre d’entre-elles du
musée lapidaire et du musée Carreire de la ville de Bordeaux. Elles aussi ont pour origine les grandes
transformations urbaines lancées depuis le XIX e siècle. Les premières collections sont principalement
lapidaires et concernent surtout les monuments religieux baroques de Bordeaux. Comme pour
les collections médiévales, les grands chantiers de fouilles ont favorisé l’enrichissement de séries
céramiques et métalliques tandis que de nombreux dons, émanant de particuliers ou d’entreprises, ainsi
que divers dépôts dont celui de la Société Archéologique de Bordeaux, ont permis de diversifier les
catégories d’œuvres.
Il en résulte l’émergence de grands ensembles tels que celui de l’église Saint-Michel, de l’église Saint-
Bruno, du couvent des Feuillants, du couvent des Grands Carmes et des fouilles du cours Pasteur,
du cours Victor Hugo, des allées de Tourny, du couvent des Jacobins et de Parunis. Ces collections
concernent la période allant de la bataille de Castillon en 1453 à la mort de Louis XIV en 1715.
• • Points forts
La variété des collections modernes permet une approche des réalités multiples des XVI e et
XVII e siècles. Le parcours en cours de conception (dont l’ouverture est prévue en 2021) illustrera
principalement le mouvement artistique de la Renaissance, l’émergence intellectuelle de l’Humanisme
et le désastre des guerres de religion. Elle s’articulera autour des axes suivants : le rattachement de la
Guyenne à la couronne de France, les guerres d’Italie et le mouvement de la Renaissance, l’Humanisme
et Michel de Montaigne, le développement du commerce et la découverte du Nouveau Monde,
l’habitat, l’architecture et la vie quotidienne, les hôpitaux et la santé publique, la Réforme et la Contre-
Réforme, le culte marial et les arts religieux, les frondes et séditions populaires et enfin l’instauration de
l’absolutisme.
Ces collections comprennent des objets de prestige tels que l’exceptionnel cénotaphe de Michel de
Montaigne, l’orant du tombeau du maréchal Alphonse d’Ornano, le buste de François de Sourdis sculpté
par Le Bernin, le portail de l’hôtel d’Espagnet, le vitrail de Saint-Seurin, la cheminée dite « Porte des
Atlantes » et le poêle des boucleurs de morue.
Les fouilles programmées sur le tombeau présumé de Michel de Montaigne, situé dans les sous-sols
du musée, mettent en relief l’intérêt des collections de ce département pour illustrer le siècle du célèbre
philosophe. L’état sanitaire de conservation des collections est également satisfaisant. Il permet une
rotation des œuvres ou leur prêt pour des échanges inter muséaux.
• • Points faibles
Les collections modernes, également riches, restent néanmoins très lacunaires pour les objets traitant
des confessions autres que le catholicisme, ce qui pose un problème par rapport à la question des
guerres de religion. Le musée ne possède aucun objet protestant ni juif. Les lacunes concernent aussi la
présentation chronologique de l’évolution des courants artistiques et de certains faits majeurs à narrer,
qui restent aussi souvent difficiles à entrevoir en raison de césures induites par les manques à combler.
Les collections ont également des dimensions qui empêchent toute remise en question muséographique
majeure. L’espace dévolu actuellement à cette période riche et intense est assez réduit du fait du volume
de ces collections.
609JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 31
La politique d’acquisition des collections doit prendre en compte les manques à combler, notamment en
ce qui concerne l’obtention d’objets protestants et juifs.
La richesse des collections modernes permet une approche des réalités multiples des
XVI e et XVII e siècles, marqués principalement par l’Humanisme, les guerres de Religion
et l’avènement de l’absolutisme. Principalement lapidaires, ces collections sont pour certaines
uniques et prestigieuses. Leur état de conservation est globalement satisfaisant. Malgré leur
variété, de nombreuses lacunes subsistent et devront être comblées par des acquisitions
ciblées. La présentation de ce département est en cours de réactualisation muséographique
et scientifique.
Le cénotaphe de Michel
de Montaigne, 1592.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
610PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 32
611tique
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E – Le XVIII e siècle
Les collections consacrées au XVIII e siècle émanent principalement du fonds Marcel Chatillon légué
au musée d’Aquitaine en 2002. Marcel Chatillon (1925-2003) a mené de 1953 à 1983 une carrière
de chirurgien en Guyane puis en Guadeloupe. Pendant une cinquantaine d’années, il collectionna
tableaux, gravures, manuscrits et livres imprimés en relation avec les Antilles et la présence française
en Amérique. En 1997, le musée d’Aquitaine organise l’exposition Regards sur les Antilles qui met en
exergue la qualité de cette collection. En 2002, le docteur Chatillon décide de léguer les documents
iconographiques au musée d’Aquitaine, tandis que ses ouvrages sont donnés à la bibliothèque Mazarine
et les documents archivistiques aux Archives départementales de la Gironde.
La collection a depuis été enrichie par des acquisitions ainsi que par des dépôts de particuliers et
d’institutionnels tels que le musée des Arts Décoratifs et du Design de Bordeaux ou les Archives
départementales de la Gironde. Des collections locales et de nature principalement lapidaire ou
pictographique viennent compléter cet ensemble. L’exposition intitulée Bordeaux, le commerce atlantique
et l’esclavage couvre la période allant de la mort de Louis XIV en 1715 à l’abolition de l’esclavage en
1848. L’espace dédié à la Révolution française couvre la période allant de la convocation des États
généraux en 1789 à la chute de Napoléon I er en 1815.
• • Points forts
La richesse et la variété du fonds Marcel Chatillon permettent de mettre en exergue de nombreuses
thématiques relatives à l’esclavage qui est au cœur de cette exposition articulée autour de quatre grands
thèmes : Bordeaux au XVIII e siècle, la fierté d’une ville de pierre ; Bordeaux porte océane, commerce en
droiture et traite des Noirs ; L’Eldorado des Aquitains ; Héritages.
Le premier espace témoigne de la place privilégiée de la ville de Bordeaux au XVIII e siècle dans le
royaume de France par son poids politique et l’importance de ses transformations architecturales encore
visibles de nos jours. Le deuxième espace illustre les modes et les enjeux du commerce atlantique
qui se déclinent à Bordeaux, notamment par la pratique du commerce en droiture et l’accentuation du
commerce triangulaire. Les collections présentées relatent également les conditions et les modalités
de la traite. Le troisième espace met en perspective l’organisation et le fonctionnement du système
esclavagiste dans les « Isles à sucre » et en particulier dans la colonie française de Saint-Domingue.
Cette île occupe une place privilégiée en raison de ses liens économiques très étroits avec l’Aquitaine et
Bordeaux. Enfin, le dernier espace qui présente les combats pour l’abolition montre aussi que les actions
violentes et insurrectionnelles des esclaves ont largement contribué à leur libération. Il s’intéresse aussi
aux conséquences de cette tragédie dans les sociétés contemporaines. Notons que le multimédia n’est
pas obsolète ni sur le contenu, ni sur la forme. Le nombre de ses supports est assez équilibré.
L’exposition met en relation plusieurs territoires qui jouent un rôle déterminant dans le système
esclavagiste mis en place depuis le XVI e siècle et en plein apogée au XVIII e siècle. Cette mise
en perspective territoriale concerne la ville de Bordeaux et ses relations avec son arrière-pays
géographique et économique ainsi que l’Afrique pour les opérations de traite, et l’Amérique et les îles à
sucre où sont finalement vendus les captifs destinés à travailler jusqu’à leur mort dans les plantations.
Ces espaces comprennent aussi les immensités océaniques de l’Atlantique et de l’Océan Indien,
marquées par les traversées à bord des navires négriers. Ces collections mettent le musée en tête de
pont de la politique mémorielle de la ville de Bordeaux concernant l’esclavage.
La maquette du
Conquérant, espaces
consacrés à l’histoire de
l’esclavage au XVIIIe siècle.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
612es
te
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 34
L’espace consacré à la Révolution française a été aménagé en 2014 sur une surface assez réduite,
compte tenu de l’importance historique de la période. Le propos s’articule autour de six thèmes : la
Révolution française comprenant la convocation des Etats Généraux, l’affirmation des grands principes
révolutionnaires, la question de la souveraineté du peuple, la création des départements et la fièvre
révolutionnaire à Bordeaux ; l’avènement de la République avec la Constitution de la République Une
et Indivisible, la Convention girondine, les clubs bordelais ; la Terreur avec l’exécution de Louis XVI,
l’affirmation de la terreur montagnarde, les troubles religieux et le culte de l’Être suprême puis la chute
des Girondins et leur exécution ; les guerres et les difficultés économiques avec la création d’une
nouvelle monnaie et des assignats, les crises frumentaires et la Patrie en danger ; la marche à l’Empire
et la chute du régime ; la Restauration.
La première partie du propos est présentée en face de la révolution haïtienne afin de faire dialoguer
autour de la question de l’abolition de l’esclavage les événements qui interagissent de part et d’autre de
l’Atlantique.
L’ensemble de ces collections comprend des objets et documents remarquables tels que les
fragments de la statue équestre de Louis XV, la chaise à porteur, la maquette du vaisseau le
Conquérant, un trigonolithe taïno, la sculpture fon recouverte de chaînes d’esclaves, la gravure
abolitionniste intitulée Ce qui sert à vos plaisirs est mouillé de nos larmes, le portrait de Daniel Laffont
de Ladebat, la vue de l’incendie de la ville du Cap Français, l’automate à vocation publicitaire La
Perdrix mais aussi pour la Révolution française des objets tels que le fusil révolutionnaire équipé de
sa baïonnette, une pique révolutionnaire, le buste de Pierre Victurnien Vergniaud, le gilet du Girondin
Jean-Antoine Lafargue de Grangeneuve, l’invitation au sacre de Napoléon Bonaparte et le buste de
l’empereur. L’état sanitaire de conservation des collections est également satisfaisant permettant une
rotation des œuvres ou leur prêt pour des échanges inter-muséaux.
• • Points faibles
Les collections du fonds Marcel Chatillon sont essentiellement composées de documents papier
gravés en couleur, d’où leur fragilité qui oblige à assurer régulièrement de nombreuses rotations ou
leur remplacement par l’impression de fac-similés. Ce fonds, quoiqu’exhaustif, est également lacunaire
dans de nombreux domaines et doit être ainsi complété. La nature des collections diffère également
du sujet pour lequel elles sont finalement présentées, à l’exception des documents abolitionnistes. Il y
a donc un risque d’édulcoration du sujet. Cette thématique liée à l’esclavage est également un sujet
clivant et polémique qui nécessite une vigilance au quotidien pour rester en phase avec les évolutions
scientifiques et empêcher les récupérations malveillantes ou autres manipulations mémorielles.
Les collections révolutionnaires sont terriblement lacunaires sur cette période charnière de l’histoire de
France et ses échos contemporains. La présentation repose essentiellement sur des prêts et des fac-
similés provenant des archives métropolitaines et du prêt d’objets de particuliers. Le legs Raba constitue
le seul ensemble d’envergure de cet espace.
Les collections modernes consacrées au XVIII e siècle et à la question de l’esclavage reposent
principalement sur le fonds Marcel Chatillon qui n’est pas exempt de lacunes et de fragilités.
La politique mémorielle de l’esclavage, qui est un sujet sociétal sensible, oblige le musée à
tenir cette collection régulièrement actualisée au niveau scientifique. De nouveaux renforts
didactiques sont également prévus afin de toujours se prémunir des amalgames et procès
d’intention.
613PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 35
F – Collections XIXe , XXe , XXIe siècles : histoire urbaine
(Bordeaux, ancienne Aquitaine)
Différents éléments expliquent l’existence et le développement des collections d’histoire urbaine : la
présence de pièces provenant de fonds anciens, l’importante campagne de collectes et d’acquisitions
entreprise depuis les années 1960 lors de la création du musée d’Aquitaine sous l’impulsion de Georges-
Henri Rivière, la fermeture de musées locaux comme le musée de la Marine (1978) ou le musée du vieux
Bordeaux Porte Cailhau (1 850 pièces déposées en 1980 appartenant à la Société Archéologique de
Bordeaux). Il faut également compter avec les nombreux dons, le sauvetage d’éléments du patrimoine,
une politique d’achats développée avec l’apport financier de la Ville et de l’État dans le cadre des Fonds
Régionaux d’Acquisitions des musées et enfin l’ouverture, ces cinq dernières années, de nouveaux
espaces permanents (1 200 m 2 supplémentaires) consacrés à la période contemporaine.
Les collections d’histoire urbaine (XIX e , XX e , XXI e siècles) illustrent l’architecture et l’urbanisme
bordelais de cette période. Elles mettent aussi l’accent sur les activités économiques de la capitale
bordelaise : vocation maritime et marchande de Bordeaux au XIX e siècle et dans la première moitié
du XX e siècle, relations de Bordeaux avec le monde, évolution des activités avec des secteurs
importants comme le vin ou encore la filière aéronautique et spatiale. D’autres pièces évoquent la
société bordelaise, la vie quotidienne ou encore la tradition et le renouveau de l’artisanat. Elles
comprennent 3 138 objets (sculptures, céramiques, verreries, vitraux, ferronnerie, armes, maquettes),
de nombreux documents iconographiques (environ 6 280 dessins, estampes, peintures et affiches) et
un fonds important de photographies et de cartes postales. Elles comportent enfin une riche collection
de textiles et costumes (2 391 pièces) composée de tissus d’ameublement, de nombreuses pièces de
vêtements et accessoires ainsi qu’une collection de vêtements liturgiques.
La motocyclette Faret et
les espaces XXe-XXIe siècles.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
614JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 36
• • Points forts
Les collections d’histoire urbaine comprennent une série de maquettes en plâtre représentatives de
l’expansion de la sculpture monumentale au XIX e siècle ; la ville s’est parfois adressée à de très grands
noms comme Bartholdi qui effectua plusieurs projets pour la fontaine des Quinconces. La sculpture
compte, parmi ses pièces maîtresses, des éléments d’architecture comme le Linteau à la locomotive
provenant des Entrepôts bordelais, des modèles de statues autrefois sises dans le centre-ville : statue
de Tourny par Marin (1820), celle de Gambetta par Dalou, ainsi qu’une série de bustes réalisés par des
artistes bordelais comme Maggesi, évoquant les grands personnages ayant marqué l’histoire de la ville.
Parmi ces personnalités, il y a la série des maires de Bordeaux dont Lodi-Martin Duffour-Dubergier, Alfred
Daney, Albert Branderburg, Antoine Gautier ou d’autres notables comme Joseph Henri et Joachim Lainé.
Des maquettes de navires mettent l’accent sur l’activité maritime et portuaire (maquette du paquebot
Château Yquem de la fin du XIXe siècle, celle de l’Asie, un cargo-mixte des années 1920-1930 assurant
la liaison Bordeaux-Afrique occidentale, ou encore celle du Cinq-mâts barque « France II » affecté au
transport du nickel en provenance du Nouvelle-Calédonie). D’autres mettent l’accent sur le commerce
de la morue, la pêche ou la plaisance (chalutier morutier des années 1920, chalutier thonier Marinela
des années 1950, bateau modèle reproduisant le yacht Freda ayant appartenu au notable bordelais le
vicomte Aurélien de Sarrau).
L’artisanat est illustré par une collection de faïences bordelaises et régionales, ou encore une série
de moules et d’outils provenant de la fabrique bordelaise Johnston et Vieillard. Le musée conserve
aussi de beaux éléments de ferronnerie (serrures, heurtoirs, clés, cadenas, éléments de balcons) et des
vitraux à décor religieux et civil illustrant l’essor de l’art du vitrail au XIX e et au début du XX e siècle. Des
objets récents créés, entre autres, par le sculpteur verrier Etienne Meneau ou encore l’orfèvre Roland
Daraspe, en lien avec l’imaginaire du vin, viennent compléter ce fonds.
Une série de maquettes évoquent les réalisations architecturales et urbanistiques bordelaises entre le
XIX e siècle et le début du XXI e siècle ou encore le renouvellement de l’économie au XXI e siècle. Une
épicerie reconstituée, comprenant des produits de marques bordelaises et des objets publicitaires,
montre la puissance des industries agro-alimentaires jusque dans les années 1950.
Dans les collections iconographiques, l’architecture à Bordeaux et aux alentours, les costumes locaux
(XIX e siècle) sont bien représentés. Les thèmes abordés peuvent être larges, voire même singuliers,
comme la collection de cartons de vitraux d’ateliers de verriers bordelais, celle de maquettes de
costumes pour les spectacles de music-hall donnés à Bordeaux ou encore la collection Chatillon
abordant les diverses facettes de l’histoire des Antilles, si importante pour le négoce et le port de
Bordeaux aux XVIII e et XIX e siècles. Des peintures représentent le port de commerce aux XIX e et
XX e siècles lorsqu’il était encore situé en pleine ville, les chantiers navals, ou encore des portraits de
négociants et de notables bordelais. Un ensemble de quatre toiles monumentales dites « toiles de
l’Athénée » (1925) vantent les ressources économiques de Bordeaux et de sa région dans l’entre-deux-
guerres.
Dans les collections de textiles, costumes et accessoires, se trouvent de nombreux châles, fichus, robes,
jupes, corsages, blouses et ensembles (tenues de mariée, tenues de deuil vers 1900), des chapeaux
d’un atelier de modiste (1950), une jolie collection de vêtements pour enfants, des robes de baptême et
de communion, mais aussi le dépôt de la Société Archéologique de Bordeaux avec notamment l’habit
d’académicien du peintre bordelais Brascassat. Parmi les vêtements pour hommes, citons le costume
complet d’un marin (fin XIXe siècle).
615JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 37
• • Points faibles
Des lacunes perdurent pour les grandes thématiques telles que l’architecture, l’urbanisme ou encore la
vie économique, sociale et culturelle. Concernant les collections iconographiques, on peut déplorer qu’il
n’y ait qu’une petite collection d’affiches, ce qui limite les rotations dans les espaces.
Parmi les collections de textiles, costumes et accessoires, peu de vêtements conservés illustrent le
costume populaire malgré néanmoins quelques pièces intéressantes. Beaucoup de vêtements sont
surtout représentatifs de la mode bourgeoise à la fin du XIXe siècle et au début du XX e siècle et certains
nécessiteraient une restauration.
Une politique d’acquisition en collectes contemporaines, axée sur les activités emblématiques de la ville
(et de la région), les échanges, les témoignages d’évènements, est à poursuivre.
Les importantes collections de plâtres et de navires sont très représentatives du contexte
historique ; l’artisanat et l’histoire locale sont bien représentés, et le musée possède un fonds
iconographique d’une grande diversité. Des lacunes ont été relevées sur certains domaines
et la fragilité des collections textiles demande une restauration.
H – Collections d’ethnographie régionale
La constitution des collections régionales s’est essentiellement effectuée à partir des années 1960, à
l’initiative de Georges-Henri Rivière, en relation avec le projet de création du musée d’Aquitaine, à partir
de collectes privilégiant le domaine rural et agricole de la région (75 % des pièces), le domaine urbain
(25 % des pièces) étant principalement constitué de mobilier, tissus et vêtements bourgeois. Quelques
ensembles anciens (fin XIXe , début XX e ) sont à souligner pour leur qualité ethnographique (collection
François Daleau et fonds photographique Félix Arnaudin). L’ensemble de la collection compte environ
8 000 pièces (dont plus de 1 500 objets d’outillage vitivinicole et 1 005 étiquettes de vins et d’alcools).
• • Points forts
La qualité de certains ensembles (vignoble, artisanat, outils agricoles, vie pastorale, sylviculture,
ostréiculture, habitat, mobilier) donne à la section ethnographique une valeur de référence pour la
région Aquitaine. Parmi les pièces rares, on peut citer un « travail » à ferrer les bœufs de Dordogne, un
très ancien métier à tisser des Hautes-Pyrénées, une presse à miel des Landes, un pressoir de Gironde
(aujourd’hui en dépôt) ainsi que des objets très anciens (XIX e ) de la collection Daleau (vignoble, pêche,
sylviculture) et le fonds Arnaudin déjà cités.
• • Points faibles
Les présentations en salles permanentes du patrimoine aquitain couvraient un tiers des surfaces
d’exposition, évoquant la diversité et la richesse des cultures et traditions régionales dans une approche
à la fois thématique et géographique. Ces collections ne sont plus exposées depuis 2009. La première
conséquence, malgré la présentation d’un mur d’objets régionaux dans les salles XX e -XXI e siècle, est
la baisse de visibilité du monde rural aquitain qui s’est accompagnée de l’abandon progressif des
collectes d’ethnographie régionale.
616PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 38
617JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 39
• • Préconisations
Les collections d’ethnographie régionale ne sont aujourd’hui plus présentées que sous la forme d’un
riche mur d’objets évoquant le patrimoine rural de l’Aquitaine, avec commentaires et images en fin
de parcours. Dans l’optique d’une volonté générale d’ouverture du musée sur des questionnements
contemporains, la présentation d’objets ethnographiques pourrait servir de nouvelles thématiques dans
une approche plus anthropologique, voire même écologique. Il ne s’agit pas de déplacer les anciennes
présentations régionales vers les nouveaux espaces envisagés, mais d’utiliser le support que constitue
l’objet, qu’il soit de nature archéologique, historique ou ethnographique, pour soutenir un discours
d’ouverture entre l’Aquitaine et le monde, et d’interrogation sur l’Homme. Ce point sera détaillé plus bas
(2.6.4).
Les ensembles conservés sont cohérents et font office de référence en Aquitaine. Les
collections ne sont en revanche plus exposées au public car elles nécessitent un très grand
espace d’exposition et un propos renouvelé.
H – Collections extra-européennes
Les collections extra-européennes sont composées de dons et d’achats de la ville de Bordeaux
(collectionneurs, navigateurs, missionnaires, administrateurs), dont les plus anciens datent de
1856. Elles comptent aujourd’hui environ 5 000 pièces dont 300 sont exposées. Elles proviennent
principalement d’Afrique et d’Océanie, mais aussi des Amériques, d’Asie et des mondes inuits. Les
réserves sont rationalisées et sécurisées, le récolement effectué. Les collections font l’objet de
campagnes de restauration ponctuelle.
Les salles consacrées aux cultures extra-européennes proposent une approche ethnologique des
civilisations traditionnelles d’Afrique, d’Océanie et du monde inuit, à partir de leurs productions
matérielles. Actuellement, les présentations se développent sur quatre espaces dans une approche
géographique pour l’Océanie (Mélanésie, Polynésie, Micronésie, Australie) et thématique pour l’Afrique
(musique et sculpture) et le monde inuit (le kayak des Inuits du Groenland). L’ensemble représente
215 m 2 de surface d’exposition.
Chez les donateurs, on retiendra deux personnalités importantes : le père Lambert, originaire de Queyrac
(Médoc), missionnaire en Nouvelle-Calédonie de 1855 à 1903 et auteur de Mœurs et superstitions des
Néo-Calédoniens, ainsi que François Daleau, préhistorien, collectionneur de pièces « exotiques » dans
une perspective comparative. À partir des années 1990, de nombreuses donations, principalement
africaines, ont fait suite aux grandes expositions temporaires sur les cultures du monde organisées par
le musée d’Aquitaine (Mauritanie en 1993, Île de Pâques en 1996, Gabon en 1998, arts d’Afrique en
2011 et art aborigène en 2013-2014). On peut également citer la collection du Bordelais Armand Belly
(don de la famille Klingebiel en 1992), administrateur colonial en Afrique de l’Ouest de 1906 à 1934 (500
pièces du Sénégal, de Côte d’Ivoire et du Bénin), la collection Georges Duchemin (donation en 1999),
photographe ethnologue rattaché au musée de l’Homme et à l’Institut Français d’Afrique Noire (15 000
clichés pris entre 1940 et 1980), la collection Gérard Chaumeil, administrateur puis conseiller dans les
missions d’aide et de coopération de 1946 à 1973 (500 pièces du Togo, Burkina Faso, Nigeria, Niger,
Cameroun) et enfin la collection de costumes, bijoux et vêtements acquise auprès de M. Belinguier.
La vitrine des Trésors
d’Aquitaine, espaces
XXe-XXIe siècle.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
618t remises en
manque de
res présentées.
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 40
• • Points forts
On trouve des séries intéressantes d’un point de vue ethnologique et historique pour l’Afrique,
l’Océanie et l’Amérique précolombienne. Pour l’Afrique, citons les collections des anciennes colonies
françaises (Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin, Gabon, Congo) et pour l’Océanie, la Nouvelle-
Calédonie, Vanuatu et la Polynésie française (principalement les Iles Marquises). Pour l’Amérique
précolombienne, les collections proviennent majoritairement du Mexique, du Costa Rica et du Pérou.
Ces ensembles regroupent des instruments de musique, masques, statues et armes. Parmi les pièces
importantes, on peut citer : une statue en écorce peinte des Vanuatu (pièce unique), une marmite
sacrificielle décorée d’êtres totémiques de Nouvelle-Calédonie, deux figures de reliquaires kota du
Gabon, un masque baga de Guinée et un masque baoulé de Côte d’Ivoire, enfin une statue huaxtèque
et une statue en fougère arborescente des Vanuatu, toutes deux déposées au pavillon des Sessions au
Louvre depuis son ouverture en 2000. S’y ajoute un dépôt très intéressant de masques avec costumes
(dépôt Sargos).
• • Points faibles
Depuis leur installation en 1988, les présentations n’ont pas évolué (quelques ajouts et remises en
peinture). L’ensemble, depuis que l’on a retiré les informations sur plateaux, souffre d’un manque de
cartes, d’images et de supports multimédia nécessaires à la compréhension des cultures présentées.
S’y ajoute la proximité de ces espaces avec ceux de l’histoire de l’esclavage au XVIII e siècle, qui crée
un problème de lisibilité. La configuration des espaces oblige le visiteur à revenir sur ses pas pour
reprendre le parcours permanent dans l’espace consacré à la fois aux révolutions antillaises et aux
apports de la culture africaine contemporaine. Un autre problème est le risque de voir le visiteur quitter le
parcours en redescendant vers le hall. Enfin, le cloisonnement entre les espaces (quatre petites salles et
un couloir) limite les développements scénographiques.
L’importance du fonds extra-européen a maintes fois été relevé, tant d’un point de vue
historique qu’esthétique, et certaines pièces s’avèrent particulièrement rares voire uniques.
Il devient néanmoins urgent d’apporter plus de lisibilité dans les espaces d’exposition dédiés
et de moderniser la scénographie.
Masque Baga,
collections extra-européennes.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
619PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 41
620le documentation sur la
. Ses ressources spécialisées sont de
donations
1breux donateurs
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 42
I – Le Centre National Jean Moulin
Créé en 1967, le Centre National Jean Moulin est à l’origine un centre de documentation et d’exposition
dédié à l’histoire de la Résistance et des Forces Françaises Libres ainsi qu’à la Mémoire de la
Déportation. Émanation des Archives municipales, puis musée municipal classé, le CNJM est rattaché
administrativement au musée d’Aquitaine depuis avril 2006. Il a ipso facto obtenu l’appellation « musée
de France » en 2003, à la suite de la promulgation de la loi du 4 janvier 2002. Ce rapprochement a été
validé par l’inspection de la Direction des Musées de France en juin 2008. Il est cependant clairement
stipulé que cette transformation administrative ne doit nullement se faire au détriment du Centre ni
aboutir à sa disparition.
Le CNJM n’est pas seulement un musée ; il est aussi un important centre de documentation sur la
Seconde Guerre mondiale, la Résistance et la Déportation. Ses ressources spécialisées sont de
natures différentes.
La bibliothèque, avec près de 2 500 ouvrages anciens et récents, constitue l’un des axes forts de
ce centre de documentation. Les ouvrages référencés proviennent souvent de legs et de dons mais
aussi d’achats. De nombreux ouvrages sont par leur édition, leur date d’impression ou leur contenu,
des ouvrages de collection. Cette bibliothèque a été classée et informatisée. La documentation d’étude
se compose de multiples revues grand public sur la Seconde Guerre mondiale, ou plus spécialisées
tels que lettres et journaux d’informations issues de diverses Amicales de Résistants et Déportés,
d’institutions partenaires ou émanant du Ministère de la Défense. Les archives sonores et audiovisuelles
sont constituées principalement de cassettes, de VHS et de DVD présentant de nombreux témoignages
d’anciens combattants disparus, d’où leur intérêt. Les archives de papier et photographiques sont
composées de documents originaux et souvent inédits qui nécessitent un soin particulier pour leur
conservation et leur diffusion.
L’histoire de ses collections est très lacunaire. Elles sont principalement issues de donations
spontanées. Il est en revanche difficile de connaître avec précision le nom de nombreux donateurs
avant 2006.
Le Centre National Jean Moulin conserve en revanche des œuvres majeures et uniques telles que
quelques devoirs d’école de Jean Moulin, ses médailles militaires et le mobilier de sa galerie d’art.
Y sont également conservés le cotre breton S’ils te mordent, une jeep Willis, une porte de cellule
parsemée d’inscriptions, la correspondance inédite de Jean Renaud Dandicolle, des uniformes du 57 e RI
et du 123 e RI, des tenues de déportés, un chapelet en mie de pain provenant d’Auschwitz, une affiche
rouge, etc.
• • Points forts
Les collections du CNJM sont exceptionnelles qualitativement et quantitativement. La richesse
des collections en constitue le principal point fort. Cette variété permet la mise en exergue des réalités
complexes de l’Occupation et de la Résistance. Ces collections contiennent aussi de nombreux
documents inédits devant faire l’objet d’études scientifiques et universitaires. La variété des documents
et des objets permet également d’illustrer les questions de la Seconde Guerre mondiale à l’échelle
locale, nationale, européenne et mondiale en objectivant des faits précis et le contexte global.
Ces collections comprennent des objets et documents prestigieux, également spectaculaires pour la
présentation muséographique, à l’image du kayak de l’opération Frankton, du cotre S’ils te mordent, de la
jeep Willis ainsi que des voiles de parachutes en soie. La collection d’armes à feu est également étoffée. 621PU
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PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 43
• • Points faibles
Les conditions environnementales des collections dans le bâtiment actuel du 48 rue Vital Carles sont loin
d’être optimales. Le bâtiment n’est pas équipé de systèmes de sécurité suffisants contre le vol. Il n’y a
aucun détecteur d’intrusion et les caméras de surveillance ne sont plus en état de fonctionnement. Il n’y
a pas de veilleurs de nuit et si l’entrée principale est équipée d’une grille comme les fenêtres du rez-de-
chaussée, l’entrée du 48 Vital Carles a une résistance plus légère mais se trouve en périmètre protégé
par caméra urbaine.
Les relevés thermo-hygrométriques montrent une faible variation des conditions climatiques du CNJM
avec un taux d’humidité relative se situant aux environs de 50 %. Le rez-de-chaussée est le niveau qui
subit le plus de variations climatiques en raison de la porte d’entrée principale. Les sinistres successifs
concernant notamment des inondations ont entrainé au cours de l’année 2019 une infestation micellaire
qui a impacté une partie des collections. Enfin, le Centre, qui se situe en plein cœur de l’agglomération
bordelaise, est fortement exposé aux polluants gazeux et particulaires qui sont une source d’altérations
pour les œuvres et le personnel.
Le Centre National
Jean Moulin.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
622JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 44
Les collections du CNJM se composent pour la grande majorité de matériaux organiques dégradables
très sensibles à la lumière. Textiles, documents papiers, affiches et photographies constituent l’essentiel
de ces éléments sur lesquels les altérations spécifiques dues à la lumière sont nettement constatables.
Il y a un risque majeur de disparition de certains documents à terme. L’urgence est donc, depuis
2006, de stabiliser leur état en les conditionnant à l’abri de toutes atteintes. Un important travail de
rangement a été mené depuis pour un meilleur conditionnement adapté. Le nombre de documents en
attente d’un plan de restauration est conséquent.
De 1967 à 2001, les collections n’ont jamais fait l’objet d’une inscription sur des registres
d’inventaire. Les procédures administratives et de conservation ont été totalement ignorées, d’où les
difficultés rencontrées pour l’historique et le classement des collections. C’est en 2001 que les prémisses
de l’inventaire se mettent en place mais de manière fort incomplète et insatisfaisante, puisqu’y figurent
aussi bien des objets authentiques de collection qu’une multitude d’objets insolites qui devront faire
l’objet d’une procédure de déclassement. Plus de 150 cassettes audio et plus de 260 VHS portent ainsi
un numéro d’inventaire. Les mentions laconiques nécessitent également un long travail d’identification
des objets mentionnés d’autant plus que le marquage des œuvres n’a pas été réalisé correctement.
Ainsi, beaucoup d’objets inventoriés ne sont identifiables que par déduction et élimination. A contrario,
certains objets marqués ne correspondent pas aux descriptifs des inventaires. Il a été également évalué
que 25 % de la collection devait faire l’objet d’une vérification scientifique avant toute inscription à
l’inventaire notamment pour ce qui concerne le fonds photographique. Enfin, le manque de classement
et de rangement des collections a, durant de nombreuses années, empêché toute possibilité de
recherche scientifique.
Malgré leur richesse et l’importance des dons, les collections présentent encore de nombreuses
lacunes à combler concernant les combattants de 1940, la 35 e DI, le 123 e RI, les Justes de Gironde,
les Républicains espagnols, les combattants d’Afrique, les résistants déportés, la ligne de démarcation,
l’articulation des réseaux de Résistance, le consul Aristide Sousa Mendes, Jacques Chaban-Delmas,
les processus génocidaires, etc. Les expositions temporaires de ces dernières années ont permis de
défricher nombre de ces sujets scientifiquement et d’enrichir les collections en conséquence.
• • Préconisations
Le Centre National Jean Moulin est actuellement fermé en raison de son projet de rénovation à
programmer. En vue de sa réouverture au public, les collections du CNJM fortement dégradées doivent
faire l’objet au préalable d’un important chantier destiné à assurer leur pérennité. Entrepris depuis 2006,
ce chantier est aujourd’hui prioritaire pour assurer le classement, le rangement, la documentation et
l’informatisation de ces collections en parallèle de leur inventaire et leur récolement. La traçabilité ainsi
induite est un préalable requis en raison du transfert prévu des collections au musée d’Aquitaine
dans le courant 2020, afin de garantir des conditions de conservation plus adaptées pour donner suite
à l’évacuation et la mise aux normes d’un local prévu à cet effet. Avant leur conditionnement et leur
stockage définitif, la chaîne de traitement des objets prévoira d’assurer une prise de mesure, une prise
de vue et un dépoussiérage tout en dressant leur constat d’état et une vérification de leur marquage.
Si la vocation du Centre National Jean Moulin dédié à la Seconde Guerre mondiale est clairement visible
et identifiable dans l’espace culturel bordelais, cette visibilité souffre néanmoins d’une incohérence,
qui concerne principalement la recherche historique, par le fait qu’il n’est pas la seule institution de la
ville à détenir de la documentation sur cette période. Il sera utile de travailler à un rapprochement entre
les archives de Bordeaux Métropole, les Archives départementales et la Mémoire de Bordeaux pour la
mise en ligne d’un inventaire collectif et, pour aller au-delà, à l’élaboration d’une véritable stratégie de 623_ives, collections), comme le souligne Françoise
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 45
numérisation et de partage massif des fonds (archives, collections), comme le souligne Françoise
Taliano des-Garets, membre du conseil scientifique.
Le CNJM doit aussi continuer à intégrer de façon plus active les réseaux des musées mémoriaux
existants et fédérer autour de lui de nombreux acteurs susceptibles de l’aider dans ses missions. Ces
réseaux doivent s’inscrire dans une dimension à la fois locale, nationale mais aussi internationale. Il
s’agit de fédérer dans des ensembles communs les représentants du milieu associatif, les professeurs
d’université, l’Éducation Nationale, le Ministère de la Défense, les acteurs économiques et les milieux
artistiques, actifs dans le domaine de la mémoire. Ces réseaux visent à mettre en commun des
connaissances historiographiques et favorisent les échanges professionnels. Pour le Centre, ils facilitent
la collecte des ressources documentaires et des objets de collection, contribuent à la programmation
culturelle et scientifique en bonne intelligence avec les autres institutions ; ils facilitent en outre la
création et l’itinérance d’expositions temporaires et la constitution de comités scientifiques en rapport
avec la programmation.
Les actions engagées par le service culturel du musée d’Aquitaine permettent au Centre National
Jean Moulin d’asseoir sa visibilité et sa notoriété. Cette programmation redevenue ambitieuse par sa
qualité doit toujours rester à la hauteur des enjeux mémoriaux et historiques du CNJM et continuer de
perdurer durant la fermeture de l’institution, par la mise en place d’actions hors-les-murs. Par la suite, il
s’agira d’organiser, en partenariat avec le milieu universitaire, associatif et culturel, non seulement des
conférences et des colloques mais aussi des représentations théâtrales et des projections de cinéma
afin de diversifier l’offre et les publics. Le Centre doit également s’ouvrir à la création artistique qui n’est
pas incompatible avec sa thématique, comme le suggèrent les collections où figurent de nombreuses
œuvres artistiques, à l’instar des collections Morvan ou Boissonnet et le succès de l’exposition Guernica.
Le projet pédagogique du CNJM doit être développé de concert avec l’Éducation Nationale. Il sera
un nouvel outil didactique et un lieu de ressources incontournables pour l’étude et la compréhension
de la Seconde Guerre mondiale, la Résistance et la Déportation. Des programmes de formation pour
les enseignants doivent également être mis en place avec la mise en service d’outils didactiques et la
possibilité de rencontres entre enseignants et historiens.
Des outils similaires doivent également être mis au service du public individuel, aujourd’hui
insuffisamment pris en compte. Des contenus didactiques et facilement accessibles doivent lui être
présentés sous divers supports afin de l’amener non, seulement, à mieux appréhender les réalités de la
guerre, mais aussi à s’interroger.
Bien que souvent cité pour la qualité de ses sources dans de nombreux ouvrages écrits par des
historiens et des universitaires, le CNJM n’a jamais assuré ou participé à des publications jusqu’en
2014. Il est souhaitable pourtant qu’une politique éditoriale simple mais efficace puisse dorénavant
accompagner les principales activités scientifiques, culturelles et pédagogique du Centre. La réalisation
de l’ouvrage intitulé La Résistance par les éditions Gründ est un gage de l’intérêt historique de ses
collections.
Le CNJM détient aussi des bases de données regroupant de nombreuses listes de personnes
résistantes ou déportées publiées par divers organismes comme la Fondation pour la mémoire de la
Déportation. Il est proposé de créer un fichier similaire à partir de la documentation historique inédite du
centre afin de reconstituer de manière exhaustive les différents réseaux de la Résistance.
Afin d’asseoir la cohérence intellectuelle du nouveau parcours de visite, il est préconisé de constituer
un comité scientifique de chercheurs et d’universitaires particuliers.
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 46
J – Le musée Goupil
Consacré à l’image, à ses techniques et à ses usages au XIX e siècle, le musée conserve le fonds de
la maison Goupil, dynastie d’éditeurs d’art internationaux basés à Paris, actifs de 1827 à 1920. À la
liquidation, le marchand d’art bordelais Vincent Imberti rachète le fonds. Son petit-fils fait don à la ville
de Bordeaux d’un ensemble de photographies puis lui vend le reste des images et des objets en 1990.
Les collections Goupil se constituent de 70 000 photographies, 46 000 estampes, 7 200 matrices
(cuivres gravés, pierres lithographiques, blocs typo gravures et chromo typo gravures, négatifs sur
verre), 1 000 livres et revues illustrées, 15 mètres linéaires d’archives diverses. Le musée fonctionne
actuellement comme un cabinet d’art graphique (collections accessibles sur rendez-vous et sur demande
motivée) et ne possède pas d’exposition permanente.
• • Points forts
Unique au monde, l’ensemble de la collection constitue la vraie force du musée Goupil ; la masse critique
qu’il représente permet de travailler sur l’image et ses usages, sans préjuger de leur contenu idéologique
ou de leurs qualités artistiques. Ce phénomène est d’autant plus intéressant qu’il porte en lui des
interrogations très actuelles, à l’heure où les nouvelles technologies de la communication provoquent
une nouvelle révolution des images. L’estampe et le multiple, sous leurs formes traditionnelles ou plus
contemporaines, connaissent une très grande actualité, que ce soit auprès des historiens d’art ou des
acteurs de la création contemporaine (artistes, critiques, conservateurs, collectionneurs). La collection
du musée Goupil suscite à la fois l’intérêt des historiens d’art (surtout pour sa dimension sociologique et
anthropologique, reflétant la naissance au XIXe siècle d’une culture de masse basée sur les images) et la
curiosité du monde contemporain.
La réserve du musée
Goupil au musée
d’Aquitaine.
Photo Frédéric Deval,
Mairie de Bordeaux
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• • Points faibles
La collection présente certaines lacunes, en particulier pour le fonds éditorial de Goupil (revues et
livres illustrés, publications des années 1830-1840) et pour la documentation sur la famille Goupil et les
associés de la maison (correspondance, portraits, etc.). Aucun espace du musée n’est aujourd’hui
dédié à la présentation permanente des collections du musée Goupil. Depuis juin 2009, une
seule personne travaille sur les collections. Le musée Goupil ne possède pas de budget en propre et
sa politique d’acquisition est celle du musée d’Aquitaine ; aucun achat, don ou dépôt n’ont été faits
récemment.
• • Préconisations
Alors que le musée ne possède plus de salles permanentes depuis son installation au musée d’Aquitaine
en 1998, la richesse de son fonds mérite pourtant d’être partagée par le plus grand nombre. Pour
lui redonner sa dimension de musée de France, une mise en valeur des collections s’impose et des
propositions seront faites plus bas pour une réouverture du musée au public (cf. 2.6.5).
Il faut aussi œuvrer à la mise en ligne des images du fonds Goupil : dans un premier temps grâce au
versement des images déjà numérisées sur le site national de la base Pop et sur le site du musée
d’Aquitaine ; puis dans le cadre d’une numérisation en masse du reste des images.
1.4.2. État de l’informatisation et du récolement
• • Informatisation des collections du musée d’Aquitaine
et du Centre National Jean Moulin (CNJM)
L’informatisation des collections du musée d’Aquitaine a commencé en 1999 avec le logiciel
Micromusée commercialisé par la société Mobydoc. Les objets informatisés en 2008 étaient au nombre
de 27 267 accompagnés de 5 700 images numériques. En 2017, a eu lieu la migration du logiciel vers la
version 7, offrant de nouvelles fonctionnalités. Aujourd’hui, une base de données réunit les collections du
CNJM et du musée d’Aquitaine avec 74 000 fiches scientifiques pourvues de 83 000 images numériques.
Pour le musée d’Aquitaine, ce sont 266 355 objets informatisés par une fiche ou par une fiche pour un
lot. Le CNJM dénombre 5 223 objets saisis. Une seconde base de données Micromusée indépendante,
créée en 2001, offre un accès aux 9 121 fiches (environ 33 296 objets) du musée Goupil avec 3 336
photos numériques.
L’informatisation progresse au rythme des nouvelles acquisitions qui font l’objet de fiches minimales dès
leur entrée. Le récolement est également l’occasion de saisir les notices selon une grille dédiée à cette
opération. Il reste néanmoins un travail de saisie rétrospective des outils d’inventaire (fichiers, classeurs,
listes, registres) qui n’a jamais été mené faute de crédits et de complétude de ces documents. La base
de données ne peut donc se substituer aux inventaires papier. Elle demeure un instrument de gestion
des collections et de recherche documentaire qui offre une photographie partielle des collections. Sur
les 74 447 fiches scientifiques (juin 2019), seules environ 35 000 d’entre elles possèdent au moins une
image numérique. 39 000 objets ou lots d’objets ne disposent d’aucune image numérique. Ceci est
un frein à la connaissance et à la diffusion des collections.
626‘es
base
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 48
• • Numérisation des registres et collections du musée d’Aquitaine
et du CNJM
Dès 2011 s’est fait sentir la nécessité de numériser les 90 registres d’inventaire du musée d’Aquitaine
et les 3 registres du CNJM. Un marché de numérisation a été ouvert en 2012 pour un budget de
12 000 €. Le travail a été confié à un prestataire extérieur. Réalisée en format PDF, cette numérisation
permet de consulter les volumes sur l’espace de travail informatique commun, en tout point du musée
et des réserves. Trois copies de sauvegarde ont été réalisées sous différents formats et supports,
permettant d’en confier un exemplaire aux archives de Bordeaux Métropole.
Le musée d’Aquitaine a pu participer à plusieurs campagnes nationales de numérisation et ainsi
bénéficier de subventions de la part du Ministère de la Culture. Un appel à projet de numérisation
en 2011 a porté sur la collection de 3 218 clichés sur verre, 2 714 épreuves originales sur papier,
318 archives manuscrites du fonds du photographe landais Félix Arnaudin (budget total de 14 500 €).
Un appel à projet de numérisation en 2013 a bénéficié à la collection de photographies Darquey
composée de 110 plaques stéréoscopiques positives noir et blanc, 100 négatifs sur verre, et 439 tirages
originaux (budget total de 4 340 €).
Outre ces campagnes de numérisation, le musée bénéficie des services d’une photographe
professionnelle de la DGAC affectée aux prises de vue des collections. Ses moyens d’action restent
limités étant donné l’envergure des fonds. Son travail porte essentiellement sur une couverture
photographique des nouvelles acquisitions et des objets prêtés. Les photographies documentaires
réalisées pour le récolement des objets en réserves sont effectuées par les stagiaires et contractuels,
sans compétence spécifique en ce domaine. Ceci pose un problème quand il s’agit de mettre les œuvres
en ligne : il faut refaire des clichés de qualité convenable.
• • Récolement des collections du musée d’Aquitaine
Les méthodes de travail et les objectifs du premier récolement décennal ont été inscrits dans un
programme de recherche et développement couvrant la période 2008-2014. Ce premier récolement
décennal visait à assurer l’informatisation et les prises de vue numériques de qualité documentaire
parallèlement aux opérations de vérification sur pièce et sur place : état du marquage, état des objets,
dimensions, localisation. Les cinq zones minimales de la fiche type de récolement se sont révélées
insuffisantes et il a fallu leur adjoindre d’autres informations lors de la saisie, qui viennent enrichir la base
Micromusée.
Sur le plan matériel, depuis 2010, le musée s’est équipé de 4 ordinateurs portables et de 4 appareils
photo pour le travail en réserves. La difficulté est néanmoins d’avoir accès au réseau informatique de la
Ville et cela génère d’importantes charges financières liées au câblage. Les crédits insuffisants sont une
difficulté pour s’équiper de postes fixes et de prises réseau, mais aussi quand il s’agit d’accueillir des
renforts humains.
Des procès-verbaux de récolement ont été rédigés à partir de 2010, selon le modèle proposé pour les
musées nationaux. Les chiffres de progression du récolement sont fournis chaque année au conseiller
musée de la Nouvelle-Aquitaine. Les trois musées ont pu bénéficier de 2011 à 2015 de l’aide de jeunes
en service civique qui ont permis de faire progresser le récolement de manière significative. Le dispositif
a été abandonné par l’État pour ce type de mission en 2015. À partir de 2016, ce sont des personnels
temporaires sous forme de contractuels ou des stagiaires qui mènent ces campagnes, sous la direction
6273,
_digé pour
mettre en
100 % de la collection inventoriée (la moitié
27,07 D.
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 49
des personnels de la conservation. Des subventions de l’État permettent de faire avancer certaines
campagnes : monnaies antiques du trésor de Garonne (2017 et 2018), récolement de la réserve de la
Palu en 2019.
Actuellement, un travail de post-récolement se poursuit en parallèle par des campagnes photo, des
vérifications des numéros d’inventaire, du marquage et des relocalisations d’œuvres dans Micromusée.
Ces opérations se déroulent à l’occasion des prêts, des dépôts entrants et sortants, des mouvements
d’objets en salles ou en réserves. En 2019, on compte 165 580 objets récolés sur 1,3 millions estimés,
soit 12,74 %. Cela représente 74 447 notices informatiques de récolement dont 39 000 possèdent au
moins une image.
Le premier récolement décennal (2004-2015) n’est pas achevé et un second PRD a été rédigé pour
la période 2019-2025 (voir en annexe) afin de poursuivre la tâche et de préciser les actions à mettre en
œuvre, notamment un chantier de récolement qui porte sur la réserve externalisée de la Palu.
• • Récolement des collections du Centre National Jean Moulin
Pour le CNJM, ce sont 5 223 objets qui ont été récolés soit 100 % de la collection inventoriée (la moitié
de la collection n’est pas inventoriée).
• • Récolement des collections du musée Goupil
Le musée Goupil a récolé environ 33 296 objets à ce jour sur 123 000 estimés, soit 27,07 %.
Campagne de récolement
sur les collections
du IIe Âge de Fer.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
628JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 50
1.4.3. La politique d’acquisition depuis 2010-2011
De 2010 à 2018, la politique d’acquisition concernait surtout les espaces destinés à être rénovés (les
XIX e , XX e et XXI e siècles). Elle s’est concrétisée par des achats, des dons et des dépôts de collections
publiques et privées. Cet enrichissement a permis de finaliser l’ouverture de deux nouvelles tranches du
parcours permanent : Bordeaux port(e) du monde, 1800-1939 (février 2014) et Bordeaux et l’Aquitaine,
XX e -XXI e siècles (mars 2019).
Depuis trois ans, le musée d’Aquitaine dispose d’un budget de 20 000 € par an pour acquérir des
œuvres. Auparavant, aucun budget n’était réellement attribué et les acquisitions se faisaient au coup par
coup. Le budget pose des problèmes de réactivité et certaines acquisitions essentielles peuvent ainsi
échapper aux collections. Il est néanmoins parfois possible d’obtenir un complément budgétaire pour
acquérir une œuvre à titre exceptionnel.
Le musée d’Aquitaine bénéficie de la générosité des Amis du musée d’Aquitaine, association de
mécènes qui fait régulièrement des dons au musée ayant réellement enrichi le parcours permanent.
Ainsi, parmi les dons des Amis du musée d’Aquitaine venus compléter les espaces ouverts en 2014 et
2019, voici à titre d’exemple : un Ex-voto offert par l’équipage de l’Eliza, huile sur toile (Bordeaux, 1821),
le Portrait peint du constructeur naval Jean Landard et de son fils Pierre par Charles Colson (Bordeaux,
1856), le bas-relief en bronze Je ris, je chante, vive le vin de Raoul Larche (vers 1910), le bronze
d’Edmond-Ernest Chrétien, Dans le sillon (1924) perpétuant le souvenir des soldats anonymes morts
pendant la Première Guerre mondiale, et plus récemment une motocyclette produite par la maison Faret
à Bordeaux en 1927 ou encore un très beau scrimshaw portant la mention Jean Bart Bordeaux 1868.
Outre ces dons très divers, des achats ont pu être faits par le musée. Parmi eux, signalons une série
d’affiches sur la vie économique et les loisirs (fin XIXe – début XX e siècles, une épicerie reconstituée
avec mobilier et accessoires (fin XIXe – début XX e siècles), un crochet de châtelaine de la première
moitié du XIX e siècle, une peinture de Charles Quinsac évoquant la grande exposition maritime
organisée à Bordeaux en 1907 ou encore l’hélice d’un avion de l’entreprise Nieuport établie à Bordeaux
pendant la Première Guerre mondiale.
Dans le cadre des tout nouveaux espaces dédiés aux XX e et XXI e siècles, une collecte d’objets a été
également menée. Ces nouvelles collections traitent de l’évolution de la métropole bordelaise sur le
plan architectural et urbanistique et du port. D’autres objets illustrent l’ensemble du territoire aquitain
dans ses aspects environnementaux, économiques, sociétaux et culturels. Ce sont, par exemple, des
maquettes de réalisations bordelaises emblématiques : caserne des pompiers de la Benauge, hôtel de
la communauté urbaine de Bordeaux à Mériadeck, nouveau quartier Amédée Sant-Germain près de la
gare Saint-Jean, etc. Une autre maquette, dépôt du Grand port maritime de Bordeaux, représente la
drague Anita Conti utilisée pour l’entretien actuel du chenal de navigation. Des maquettes d’habitat rural
illustrent le Pays Basque ou le Lot-et-Garonne. Un chalutier thonier évoque l’activité traditionnelle de
pêche. La filière aéronautique, balistique et spatiale, activité à la fois civile et militaire, est illustrée par
des maquettes d’avions, de fusée, de train d’atterrissage, de sphère du laser mégajoule ou encore un
moteur d’hélicoptère fabriqué à Bordes dans les Pyrénées Atlantiques.
Etiquettes, verres, carafes, barriques réalisées dans de très beaux bois de chêne évoquent les grands
vignobles de la région (vin de Bordeaux, cognac et armagnac). Une planche de surf datée de 1964
et une récente de 2018 évoquent les activités de loisirs et l’engouement pour ce sport sur la côte
Aquitaine à partir des années 1960. Des peintures de l’artiste contemporain Didier Lapène montrent les
paysages du littoral aquitain (cordon dunaire et côte basque). D’autres objets expriment la transmission
629PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 51
L’épicerie bordelaise,
espaces XIXe siècle.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
630JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 52
d’un savoir-faire, un art de vivre et un héritage culturel encore vivants aujourd’hui. Ils illustrent des
thématiques variées telles que l’artisanat, la gastronomie, les jeux, sports et fêtes en Aquitaine ou
encore les musiques langues, et danses régionales. Parmi eux, il y a un couteau de Nontron, un moule
à cannelé, un makhila (bâton de marche basque de l’atelier Ainciart Bergara), les espadrilles d’une
danseuse basque, ou encore un béret d’écarteur évoquant les courses landaises. Des photographies
d’artistes contemporains portant leur regard sur le territoire aquitain ont également été acquises. En
plus de ces nouveaux objets présentés dans le parcours permanent, des photographies et films ont été
collectés et intégrés dans de nombreux outils multimédia.
Des dépôts ont également enrichi les espaces dédiés à l’époque contemporaine : ainsi, le musée des
Beaux-Arts de Bordeaux a déposé des portraits peints de notables bordelais, plusieurs vues du port de
la Lune ou encore une peinture représentant la Place de la comédie pendant les Fêtes de la charité,
œuvre de Charles Donzel en 1853.
La politique d’acquisition ciblait les espaces voués à l’époque contemporaine mais sans abandonner,
néanmoins, la possibilité d’enrichir les autres périodes. Ainsi, ponctuellement, des opportunités ont pu
être saisies. Un torque en or d’Uchacq du premier âge du Fer a pu être acheté en vente publique ou
encore un soliferrum du deuxième âge du Fer acquis auprès d’un particulier. La section antique s’est
enrichie par dons avec, entre autres, un fragment de couvercle de sarcophage présentant une scène
inédite de sacrifice au dieu Mercure, et une collection de poteries carthaginoises. Grâce aux Amis du
musée d’Aquitaine, les collections ont accueilli une gouache sur papier du XIX e siècle représentant une
vue animée de l’amphithéâtre antique du Palais Gallien.
Deux achats sont venus compléter les collections médiévales et modernes : une épée de Castillon
du milieu du XVe siècle et un vitrail du XVI e siècle représentant probablement l’évêque saint Seurin.
Le portrait de l’architecte Victor Louis (1737-1800) par le peintre bordelais Pierre Lacour (don de
l’association des Amis du musée d’Aquitaine) est venu compléter les espaces sur le XVIII e siècle. En
2013, est rentrée en collection grâce aux dons de descendants une série de portraits peints représentant
les membres de la famille Raba d’origine israélite, très impliqués dans la société bordelaise sur le plan
économique et social. Enfin, des objets sont venus enrichir la section extra-européenne : parmi eux, la
collection Belinguier (achat) constituée de vêtements provenant de différentes cultures du monde,
principalement d’Asie.
1.4.4. La conservation
• • Restaurations
Le budget annuel alloué ces dernières années au musée d’Aquitaine pour la restauration des
collections est de 20 000 €. La priorité en matière de campagnes de restauration vise donc surtout les
œuvres destinées à être présentées dans le parcours permanent. Il n’y a pratiquement pas de
possibilité d’engager une politique de restauration des objets en souffrance situés en réserve, malgré
les urgences pointées à l’occasion des campagnes de récolement ou des réaménagements de ces
espaces de stockage. Par ailleurs, le départ de l’atelier de restauration de l’Inrap qui était hébergé au
musée jusqu’en 2015 a mis fin aux diagnostics que pouvaient établir les restauratrices, par exemple
pour confirmer la présence de corrosion active sur des pièces archéologiques et lancer les traitements
d’urgence appropriés. Il n’y a pas de budget supplémentaire pour la restauration des collections du
CNJM et du musée Goupil.
631JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 53
Les restaurations réalisées ont permis de présenter dans le parcours permanent des œuvres jusque-
là conservées en réserve et méconnues du public, notamment à l’occasion des deux tranches de
rénovation des espaces voués à l’époque contemporaine Bordeaux port(e) du monde 1800-1939 (2014)
et Bordeaux et l’Aquitaine, XX e -XXI e siècles (2019). Parmi ces collections aujourd’hui valorisées grâce
à une campagne de restauration très ciblée, il y a une série de vitraux à décor civil ou religieux, de
nombreux portraits peints, des vues du port de Bordeaux et des maquettes de bateaux ou encore des
collections d’ethnographie régionale.
Deux vastes peintures décoratives et allégoriques, L’Agriculture de Jean Despujols et La Forêt landaise
de François-Maurice Roganeau, œuvres majeures du patrimoine bordelais, ont pu être restaurées avec
le soutien de la Fondation BNP Paribas (participation à hauteur de 60 000 €) et de l’État. Elles avaient été
réalisées pour être présentées avec deux autres toiles – La vigne et le vin de Jean Dupas et Les colonies
de Marius de Buzon – à l’exposition internationale des arts décoratifs et industriels de Paris en 1925.
Présentées au musée en 2011 dans le cadre d’une exposition temporaire dédiée à leur histoire et à leur
restauration, ces deux œuvres ont rejoint définitivement le parcours permanent inauguré en mars dernier.
Mais des restaurations ont aussi concerné les autres périodes traitées dans le parcours permanent :
cuve à saumure du Néolithique première tranche (section Préhistoire), céramiques, bois gorgés d’eau
(département antique), estampes de la collection Chatillon (époque moderne), tapas et boucliers
(collections extra-européennes), etc. Pour la restauration d’un monument aussi emblématique que le
cénotaphe de Michel de Montaigne, le musée a eu recours également à une opération exceptionnelle
de financement participatif menée fin 2016 avec beaucoup de succès.
Des restaurations ont également été effectuées à l’occasion du départ des œuvres en prêt ou en dépôt :
on peut citer le très beau manteau indien, restauré à l’occasion de l’exposition Mémoires indiennes au
musée Champollion de Figeac ou une coiffe Tidi (kanak) stabilisée à l’occasion d’un dépôt au musée de
Rochefort.
Costume de mariage
féminin Rabaris, Inde.
Collection Bélinguier.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
632PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 54
633À
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
été dans les
% en hiver) et
ues.
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 55
• • État sanitaire
L’état sanitaire des collections varie selon les espaces et les types d’œuvres. Le climat n’est pas stable
dans le musée, que ce soit en réserve (à l’exception de la réserve photographique) ou dans les salles
d’exposition. Sont notamment mis en cause :
Le manque d’inertie du bâtiment qui fait que la température est souvent trop élevée en été dans les
parties supérieures du bâtiment : iconothèque, réserve antique M6, réserve Vigne et Vin. A contrario, les
réserves lapidaires situées au niveau 1 sont trop humides (humidité relative proche de 80 % en hiver) et
certaines pierres présentent des dégradations pulvérulentes.
L’absence de régulation de l’hygrométrie dans le système de ventilation qui a pour conséquence le
changement du climat au rythme des variations extérieures, de l’alternance chauffage/rafraîchissement
d’air et de l’afflux du public. Ainsi tant au rez-de-chaussée qu’à l’étage, certaines salles du parcours
permanent présentent des variations d’hygrométrie trop importantes et trop brusques, y compris dans
certaines vitrines. Dans ce cas, du gel de silice y est régulièrement placé pour en stabiliser le climat mais
il convient de prévoir un vrai système de climatisation opérationnel associée à une bonne isolation, le
remplacement des joints d’étanchéité sur les vitrines et la mise en place d’un sas à l’entrée du musée.
À noter que des améliorations ont pu être apportées dans certains espaces comme dans les salles
d’exposition temporaires de l’espace Aquitaine avec la réfection de l’étanchéité de la toiture ou dans la
réserve récemment aménagée pour le médailler où a été installé un déshumidificateur avec vidange
automatique vers l’extérieur.
La vésusté de certaines parties du bâtiment entraîne également des dysfonctionnements climatiques.
Ainsi nombre d’huisseries en bois sont très dégradées, laissant entrer l’eau lors d’épisodes orageux
comme dans l’une des réserves de Préhistoire.
Dans la réserve extérieure de la Palu, la situation est critique. Le manque d’entretien du bâtiment
génère des entrées d’eau importantes et une humidité relative allant jusqu’à 80 % en hiver. Des
moisissures se sont développées dans la réserve d’ethnographie régionale où sont conservées
des collections en matériaux organiques mais les collections lapidaires souffrent également de ces
infiltrations (développement de mousse, blocs imprégnés d’eau) et ce, malgré les opérations régulières
de vidage des seaux et d’aspiration d’eau organisées en période de fortes pluies. Entrée de pollens, de
poussière, pousse de végétaux et présence d’oiseaux sont également à déplorer comme le pointe le
rapport d’analyses microbiologiques réalisées en 2018. La réfection d’une partie du toit programmée en
novembre 2019 permettra de mettre hors d’eau certaines collections.
La surveillance des infestations au musée est assurée par un contrôle hebdomadaire des lampes à
insectes placées en réserve ; elles ont pour but d’identifier la présence de ces nuisibles et de réagir
immédiatement. Pour les insectes rampants, des pièges ont été installés. Deux personnes ont été
formées à l’anoxie statique en 2014. Cette surveillance n’est quant à elle pas réalisable dans la réserve
de la Palu, du fait des trop nombreuses entrées d’air.
Un plan de sauvegarde des collections permanentes a été élaboré en 2005. Le réaménagement de
nombreuses salles depuis 2011 rend nécessaire sa réactualisation. Un plan semblable reste à élaborer
pour les réserves. En revanche depuis fin 2016, chaque exposition temporaire fait l’objet d’un plan de
sauvegarde conçu par le régisseur des expositions en concertation avec le chargé de collection, le
commissaire d’exposition et le responsable de la sécurité. La restauration du cénotaphe de Michel de Montaigne, 2017.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux,
634JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 56
• • Les réserves
Depuis 2011, un dépoussiérage systématique des œuvres et leur reconditionnement ont été
réalisés dans les réserves récolées soit a posteriori, soit au fur et à mesure comme cela se pratique
actuellement, de telle sorte que le stockage peut être considéré comme globalement satisfaisant. Les
collections de textile extra-européen bénéficient depuis début 2019 d’une nouvelle réserve où l’espace
disponible et les meubles adaptés permettent de les déployer comme il convient.
Depuis 2012, des opérations de rationalisation, de redéploiement et de désencombrement ont
été menées dans plusieurs réserves comme à la Palu ou encore dans la réserve Vigne et Vin où se
trouvaient notamment stockés des panneaux d’anciennes expositions. Chaque année, le musée a
acquis des équipements adaptés aux besoins et à la taille de ses locaux tels que dessertes, escabeaux
sécurisés, lampe à lumière du jour pour les constats d’état, lampe à UV, etc.
La sécurité des réserves a été renforcée avec la mise en place d’un digicode dans la réserve de
transit et d’un accès sécurisé par badge dans les nouvelles réserves comme le médailler ou la réserve
textile, le but étant à terme de déployer ce système dans toutes les réserves.
Une étude de faisabilité a été menée en 2017 par la Direction des Bâtiments de Bordeaux Métropole
en vue du réaménagement de la réserve de transit actuellement vétuste, encombrée et n’offrant
pas d’espace distinct de quarantaine pour laisser notamment en observation les objets arrivant dans
les collections. Depuis cet espace réserve de transit-quarantaine doivent pouvoir être réalisées
toutes les formalités d’entrée d’une œuvre au musée avant son installation en salle ou en réserve
(dépoussiérage, prise de vue, création d’une fiche Micromusée). Sont prévus un espace de quarantaine
avec accès indépendant où dépoussiérage et anoxie pourront être effectués, puis une zone de transit
pour l’emballage et/ou le stockage temporaire ainsi qu’un espace de rangement des matériaux de
conditionnement. Un lieu de stockage pour les caisses vides et pour les petites expositions itinérantes
doit également être aménagé à proximité. En raison d’autres urgences, la réalisation de ce projet a été
ajournée. Par ailleurs, un projet de réserve archéologique externe mutualisée est en cours d’étude.
La réserve de la Palu.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
635sont a priori suffisantes pour l'ensemble
a réserve L4 ne facilite pas sa bonne
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 57
• • Le Musée Goupil
La collection est en bon état et rangée. Les réserves actuelles sont a priori suffisantes pour l’ensemble
de la collection. Toutefois, le manque de climatisation dans la réserve L4 ne facilite pas sa bonne
conservation, surtout en été.
• • Mise en ligne des collections du musée d’Aquitaine
À partir de 2011, des versements de notices informatiques et d’images numériques ont permis de
diffuser les collections du musée d’Aquitaine plus largement sur la base nationale Joconde pilotée par
le ministère de la Culture (533 œuvres de Félix Arnaudin en 2011, 475 en 2012, 531 en 2014).
516 fiches du fonds Marcel Chatillon (mémoire de l’esclavage) et 347 œuvres majeures ont été ajoutées
en 2015. Joconde est en lien avec le moteur « Collections » sur le portail culture.fr (6,8 millions de
documents et 5 millions d’images offrant un accès à 70 bases de données). On y consulte 2 802 notices
illustrées des collections du musée d’Aquitaine. En 2018, la base Joconde a été intégrée dans un portail
numérique plus vaste rassemblant le patrimoine français : POP, sous l’égide du ministère de la Culture. Le
versement de données de Micromusée vers POP est tributaire d’un module informatique complémentaire
et de prestations financières supplémentaires dont le musée d’Aquitaine a été pourvu en 2018.
La collection de costumes et accessoires extra-européens, achat auprès de M. Belinguier, a ainsi pu être
ajoutée aux précédents versements, suivie des objets en lien avec la mémoire de l’esclavage en 2019. À
ce jour, le public peut y consulter 4 022 œuvres et leurs images. Le site internet JocondeLab.fr est le fruit
d’une expérimentation menée par le ministère de la Culture. On peut y consulter 1 000 plaques de verre
de Félix Arnaudin 11 , le lien URL est disponible sur le site du musée d’Aquitaine.
11 – http://jocondelab.iri-research.org/jocondelab/search/?dbpedia_uri=http%3A/ /fr.dbpedia.org/resource/F%25C 3%25A9lix_Arnaudin&thesaurus=AUTR
La réserve de céramiques
au musée d’Aquitaine.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
636es
_< à quatorze expositions,
emprunte entre 99 et
Jer.
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 58
Le site Internet du musée d’Aquitaine a été créé en 2011. Une rubrique « Consultation de la base de
données des collections » y a été ouverte en 2012 à partir d’une sélection de notices appartenant aux
différents départements du musée (6 500 notices en 2012, puis 11 000 en 2014). Avec le passage à la
version 7 et la création d’un module OPAC Web V7, 7 047 fiches sont aujourd’hui consultables dans
cette rubrique, avec une présentation plus ergonomique et plus agréable pour le public.
• • Contribution à l’Open data de la ville de Bordeaux en 2012
Une sélection de 50 notices de chefs-d’œuvre a été fournie pour l’Open data de la Ville de Bordeaux,
puis complétée par 50 000 notices en profil consultation documentaire. Cet Open data, qui comportait
d’autres données que celles propres à la culture, est toujours consultable, mais les données n’ont pas
été actualisées depuis 2015.
• • Mise en ligne des collections du musée Goupil
Le musée Goupil a contribué à l’Open data de la ville de Bordeaux en 2012 (6 220 fiches). Les équipes
sont actuellement en attente du module OPAC Web V 7 pour verser les notices sur le site du musée
d’Aquitaine.
1.4.5. Régie : évolution des prêts et mouvements
Depuis 2011, le musée d’Aquitaine prête entre 75 et 850 objets par an pour dix à quatorze expositions,
dont une ou deux ont lieu à l’étranger et jusqu’à 7 en 2018. Selon les années, il emprunte entre 99 et
1 057 œuvres pour ses expositions temporaires, dont parfois la moitié à l’étranger.
Depuis 2015, un important travail de mise à jour des dossiers de dépôts a été réalisé. Concernant
les dépôts consentis par le musée à l’extérieur, 23 dépôts sur 38 ont fait l’objet d’un récolement avec
rédaction d’un procès-verbal et la création ou mise à jour d’une convention. Des dépôts (parfois
anciens comme celui fait au musée de l’Ariège en 1952) non valorisés ou n’étant pas exposés dans des
conditions optimales de conservation ont été récupérés.
Du côté des dépôts faits anciennement au musée, certains n’étant pas présentés dans les salles ont été
restitués à l’instar du dépôt de Santé Navale, ou des photographies anciennes de sites archéologiques
déposées par l’Université de Bordeaux ont été transférées. La collection de 450 moulages en plâtre de
la Faculté de lettres sera prochainement restituée à l’Université Bordeaux-Montaigne. À la faveur de
demandes de déposants (musée du quai Branly, musée du Louvre), des récolements ont été entrepris.
Chaque nouveau dépôt fait l’objet d’un protocole précis à son arrivée : photographie, attribution d’un
numéro de dépôt et enregistrement des exigences du déposant dans la base Micromusée.
Des collections d’autres établissements municipaux non exposées ont également réintégré leurs
réserves d’origine, comme certains bustes restitués au musée des Beaux-Arts en 2018. Il reste donc à
achever le récolement des dépôts du musée à l’extérieur et à poursuivre, de manière systématique, celui
des dépôts faits au musée.
La professionnalisation de la régie a permis l’entrée en septembre 2016 d’une assistante technique,
chargée notamment de la régie des expositions, mais l’effectif (2 agents) reste faible tant en regard de la
quantité des mouvements d’œuvres dans le musée et à l’extérieur que du volume des collections à gérer
matériellement (1 300 000 objets).
637JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
ue
, du
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 59
1.5. La bibliothèque / centre
de documentation La bibliothèque / centre de documentation du musée d’Aquitaine occupe un plateau de 350 m 2 sur deux
niveaux, accessible depuis le hall d’entrée du bâtiment. Son fonds historique et archéologique (pour
l’essentiel), d’ethnologie régionale et extra-européenne, ainsi que scientifique et professionnel est une
base de documentation évoquant les thèmes abordés dans les espaces d’exposition et dans les
réserves. On y trouve les dossiers d’œuvres et de collections.
1.5.1. Un lieu central dans le bâtiment et dans la vie du musée
La bibliothèque est ouverte librement au public du mardi au vendredi de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30
à 17 h, pour une amplitude horaire hebdomadaire de 28 heures. La salle de lecture, d’environ 100 m 2 ,
dispose de 8 tables de travail, 32 places assises et d’une borne de connexion au Wifi gratuit de la
Ville de Bordeaux. Depuis le départ en 2016 de l’association La Mémoire de Bordeaux (dont l’équipe
était installée à la bibliothèque depuis 2006), la bibliothèque a connu une belle augmentation de sa
fréquentation pour atteindre 2 300 lecteurs en 2018.
Un formulaire de contact en ligne, sur le site internet du musée d’Aquitaine, permet d’interroger le
personnel à distance pour des questions bibliographiques et documentaires. Ce service est utilisé
ponctuellement par le public, à raison d’une trentaine de requêtes par an. Les publics majoritairement
usagers de la bibliothèque sont respectivement les étudiants, les chercheurs et le personnel en interne.
Ce dernier est le seul à bénéficier de l’emprunt des documents, le public externe étant limité à de la
consultation sur place.
La bibliothèque / centre de documentation conserve des documents en résonance avec les espaces
d’exposition (Bordeaux et l’Aquitaine de la Préhistoire à nos jours) et les disciplines scientifiques et
professionnelles propres au musée (archéologie, conservation préventive, médiation, muséologie,
etc.). Ce fonds spécialisé se développe dans plus de 30 000 livres, une centaine de titres de revue
et environ 3 000 dossiers d’œuvre. Le service conserve également en accès libre la bibliothèque du
musée Goupil et celle de l’Association égyptologique de Gironde.
Un important chantier d’informatisation du catalogue entamé depuis 2013, met à disposition le
catalogue de la bibliothèque du musée en ligne, sur le site des bibliothèques de la Ville de Bordeaux.
À ce jour, plus de 13 000 notices sont consultables, soit plus de 35 % du fonds. Les revues sont
référencées sur le catalogue Sudoc (Système universitaire de documentation). La bibliothèque enrichit
son fonds par une politique active d’échanges de catalogues entre musées, d’achats en concertation
avec l’équipe de conservation et de dons ponctuels. Le prêt entre bibliothèques (Ville de Bordeaux et
Sudoc) est régulièrement utilisé afin de compléter les besoins du personnel en interne.
Les dossiers documentaires des œuvres et des collections, déménagés en octobre 2017 à la
bibliothèque pour être au plus près du public et de leur bibliographie (revues et livres de la bibliothèque),
sont classés par numéro de collection ou d’inventaire, en fonction des nombreux systèmes d’inventaire
mis en place au cours des décennies précédentes.
638500 €, dont 1 500 € d'abonnement à
>quisitions en sacrifiant des titres ou en
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 60
1.5.2. Diagnostic
Le service compte actuellement deux agents, soit 1,5 ETP pour la bibliothèque et 0,5 ETP pour la
documentation ; effectif restreint lors de l’absence d’un des deux professionnels (réunion, rendez-
vous à l’extérieur, mission, congés) ou en cas d’affluence. Il limite également la mise en œuvre des
chantiers de collections de bibliothèque qui sont en attente depuis de nombreuses années faute de
moyens humains et de temps de présence obligatoire à l’accueil du public (inventaire et catalogage du
fonds Bordes, catalogage des livres anciens, etc.) Il ne permet pas non plus l’élaboration de projets
de mise en valeur du fonds (animations, visites, expositions dossiers, lectures, signatures, rencontres
professionnels/publics).
La salle de lecture ne dispose pas de prises électriques en nombre suffisant pour les usages actuels.
Une fois les trois prises disponibles utilisées, les autres lecteurs doivent compter sur l’autonomie de leurs
appareils. Ce simple détail nuit à l’expérience de l’usager et à l’image du musée.
En ce qui concerne la documentation, beaucoup de dossiers nécessiteraient d’être réorganisés et nourris
avec le concours des conservateurs, ce qu’un mi-temps de chargée des ressources documentaires ne
permet pas de faire. Le départ en retraite de plusieurs conservateurs au cours de la période concernée
par ce PSC posera le problème de la documentation importante conservée dans leurs bureaux
respectifs.
La bibliothèque est peu connue du public. Le catalogue n’étant pas entièrement sur internet, les
lecteurs ne perçoivent pas la richesse effective du fonds en effectuant leurs recherches en ligne. En
parallèle des livres et revues, les chercheurs gagneraient à pouvoir consulter la base de données des
objets conservés au musée sur un poste dédié. Actuellement, les agents de la bibliothèque doivent
laisser leurs ordinateurs au public pour la consultation de cette ressource ; configuration peu confortable
pour le travail quotidien qui s’effectue principalement sur poste informatique.
Le budget actuel du service est de l’ordre en moyenne de 2 500 €, dont 1 500 € d’abonnement à
des revues scientifiques. Les 1 000 € restant restreignent les acquisitions en sacrifiant des titres ou en
décalant leur achat à l’année suivante.
La bibliothèque/centre de documentation est riche en documents et bénéficie d’une belle
capacité d’accueil, dans un lieu idéalement situé (centre-ville, arrêt du tramway) apprécié des
chercheurs et des étudiants. Néanmoins, ses limites budgétaires contraignent la valorisation et
la diffusion de l’intégralité de son fonds.
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PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 61 La bibliothèque du musée d’Aquitaine
640JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 62
1.6. La recherche au musée
d’Aquitaine
Le musée d’Aquitaine n’a été que rarement à l’origine de programmes de recherche entre 2011 et 2019,
mais il a régulièrement été sollicité pour s’y associer et a mis ses collections et sa documentation à
disposition des chercheurs.
1.6.1. Des thématiques de recherche variées
Les thématiques les plus récurrentes portent sur la circulation des biens et des personnes, la
caractérisation des territoires, l’histoire des techniques, l’art et sa symbolique, l’histoire des sciences
ainsi que l’histoire et les mémoires de l’esclavage et des conflits mondiaux.
Ces thématiques sont étudiées dans le cadre d’études régionales comme la reprise des séquences
néolithiques d’Aquitaine (universités de Bordeaux et Toulouse-Jean Jaurès), mais aussi pour des projets
nationaux (circulation des biens de prestiges au néolithique, université de Besançon) ou internationaux
(monnayages de l’âge du Fer, université d’Orléans et Casa Velázquez ou sur les ivoires préhistoriques à
l’université de Tübingen).
Les relations avec les laboratoires de recherche bordelais sont régulières. Dans le domaine des
sciences archéologiques, les laboratoires PACEA (De la Préhistoire à l’Actuel : Culture, Environnement
et Anthropologie – UMR 5199 du CNRS) de l’université de Bordeaux, Ausonius (UMR 5607) et IRAMAT-
CRP2A (Institut de Recherche sur les ArchéoMATériaux – Centre de recherche en physique appliquée
à l’archéologie - UMR 5060) de l’Université Bordeaux-Montaigne, ont formé le LaScArBx (LabEx
Sciences Archéologiques de Bordeaux). Cette collaboration a permis la mise en commun de moyens et
de compétences, de nombreuses recherches ont porté sur les collections du musée. Un bel exemple
est le projet de recherche menée par M. Schlicht sur la coloration des albâtres médiévaux associant
Christian Block, conservateur des collections médiévales, et Amandine Bély, marbrière, aux chercheurs
du LaScArBx (programme Albâtres : polychromie, pigments, perception : les albâtres anglais de la fin du
Moyen Âge en Bordelais). Un autre a porté sur l’analyse d’inscriptions et de sculptures antiques pour la
détermination des carrières d’extraction de marbre (programme ROMAE Graver dans le marbre : routes
et origines des marbres d’Aquitaine et d’Espagne). Dans le domaine plus élargi des sciences sociales, le
musée collabore régulièrement avec les départements et laboratoires bordelais : le Centre d’études des
mondes modernes et contemporains (CEMMC), les laboratoires transdisciplinaires Passages, CLARE,
Les Afriques dans le Monde, Ameriber.
Les chercheurs bordelais sont souvent associés à des laboratoires installés dans d’autres universités :
Université de La Rochelle, Toulouse-Jean Jaurès, Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA),
Poitiers, Limoges, Paris X-Nanterre, etc. Ces associations de laboratoires participent à des projets
nationaux financés notamment par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) comme le projet
MAGDATIS. Ce programme de recherche a permis de faire la synthèse des données archéologiques sur
le Magdalénien du grand Sud-Ouest de la France tant dans les domaines des datations, de la faune, des
échanges culturels que des territoires parcourus. Les sites préhistoriques girondins conservés au musée
d’Aquitaine sont devenus des sites de référence pour cette période.
641«D*
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 63
Un autre programme porte sur la caractérisation des pigments et enduits peints d’époque augustéenne
de Bordeaux (dont ceux conservés au musée d’Aquitaine), Poitiers et Chassenon et associe le
laboratoire IRAMAT et l’Université de Poitiers. Pour les collaborations internationales, en 2012, le
contenu d’une poterie funéraire égyptienne scellée de la XVIII e dynastie a été étudié par l’université
Bordeaux I (PACEA et LOMA, UMR 5798 et 5199 du CNRS) et le Center MTA for Energy Research,
Nuclear Analysis and Radiography Department de Budapest (Hongrie) grâce à la tomographie
neutronique, la détection par térahertz (rayons gamma) et rayons X. Elle a conduit à publier
conjointement avec le musée de nombreux articles de sciences dures appliquées au patrimoine muséal
et a constitué le point de départ de nombreuses publications à l’échelle internationale (Inde, Japon,
Angleterre) encore aujourd’hui.
Sur des périodes plus contemporaines, on relèvera trois projets de recherche financés par la Région
et ayant impliqué le musée dès leur origine : en 2017-2019, le projet PASSFRONT pour Passages et
frontières en Aquitaine : expériences migratoires et lieux de transit (XIX e -XXI e siècle), élaboré et piloté
par Laurent Dornel, enseignant-chercheur en histoire contemporaine à l’UPPA ; le volet artistique de
ce projet a été confié au musée d’Aquitaine et a permis la conception et la réalisation d’une exposition
photographique. Depuis 2018, le musée est aussi partenaire du projet EMILA, pour Ecritures Migrantes
Latino-Américaines, coordonné par Isabelle Tauzin, professeur à l’Université Bordeaux-Montaigne et
actuellement à l’IUF et du projet NADM, pour Nouvelle Aquitaine et outre-Mer, coordonné par Caroline
Le Mao, MCF en histoire moderne à l’Université Bordeaux-Montaigne.
Le musée des Rieurs,
Marohn et Dollet,
collection du musée Goupil
642ime
es
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 64
Les collections du Centre National Jean Moulin participent aussi à la dynamique de recherche au musée
d’Aquitaine, qui porte principalement sur le chantier des collections et leur mise en valeur ainsi qu’à la
fourniture régulière de documentation pour des publications, des documentaires ou des web-séries.
Les fonds du Musée Goupil ont été étudiés dans le cadre de plusieurs thèses : sur le peintre espagnol
Raimundo de Madrazo (Université Bordeaux Montaigne), sur le peintre belge Charles Baugniet
(Université Libre de Bruxelles), sur la galerie d’art Goupil (Université Paris I – Panthéon-Sorbonne), sur
le peintre italien Alberto Pasini (Institut Catholique de Paris – Université de Poitiers), sur des tableaux
du XIX e siècle à thèmes shakespeariens (Université Aix-Marseille). Le musée Goupil accueille très
régulièrement des étudiants, des conservateurs et des chercheurs français et étrangers.
1.6.2. Histoire et mémoires de la traite et de l’esclavage
Un autre axe de recherche important porte sur l’histoire et les mémoires de la traite et de l’esclavage
depuis l’ouverture en 2009 des espaces d’exposition Bordeaux au XVIII e siècle, le commerce Atlantique
et l’esclavage. Par la mise à disposition de ses collections, le musée d’Aquitaine participe au programme
NAOM (MSHA et CEMMC), pour La Nouvelle-Aquitaine et les Outre-Mers, construit autour de cinq axes
de recherches : migrations, esclavages, cultures matérielles, patrimoines et innovation.
Tous les deux ans depuis 2007, le musée et le Centre International de Recherches sur les Esclavages
et les Post-esclavages (CNRS/CIRESC) organisent aussi à Bordeaux les Rencontres Atlantiques, dans
le cadre des commémorations du 10 mai sur les mémoires des traites, des esclavages et de leurs
abolitions. Ces colloques internationaux sont l’occasion de dresser un état de la recherche menée sur les
trois continents concernés par cette histoire commune. Les 4 e Rencontres (2013) ont également associé
le CMRP (Université de Bordeaux) et le groupe de recherche Caraïbe Plurielle ; les 6 e Rencontres
(2017) ont associé l’équipe d’accueil CLARE (Cultures Littératures Arts Représentations Esthétiques) de
l’Université Bordeaux Montaigne.
1.6.3. Le musée d’Aquitaine comme objet de recherche
La dernière thématique de recherche au sein du musée d’Aquitaine porte sur le musée lui-même, son
histoire, ses rapports avec ses publics et la médiation des collections. En 2015 est paru l’ouvrage Au fil
de l’histoire des musées de Bordeaux. Des premiers antiques au musée d’Aquitaine qui fait la synthèse
des recherches de F. Barutel sur les archives du musée. Certaines expositions et sections du parcours
ont fait l’objet d’enquêtes auprès du public de la part du département de sociologie de l’Université de
Bordeaux.
En 2019, Eliette Sauvan, enseignante mise à disposition par l’Education Nationale au sein du musée
a soutenu un mémoire de master « Médiations et médiatisations des savoirs » à l’ESPE de Bordeaux
en se basant sur les ateliers de découverte de l’archéologie proposés lors de l’exposition temporaire
L’archéologie à Grande Vitesse, 50 sites fouillés entre Tours et Bordeaux en 2017-2018.
Son mémoire a porté sur l’adaptation de ces ateliers en valise pédagogique à destination des écoles
primaires et sur la complémentarité entre le travail en classe et la visite du musée.
643JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 65
1.6.4. Recherche et formation
Le musée d’Aquitaine participe aussi aux formations dispensées par Sciences Po Bordeaux
et les universités bordelaises. Depuis 2011, le musée accueille chaque année des cours du
master « Bio-géosciences » de l’Université de Bordeaux, et pour l’Université Bordeaux-Montaigne des
cours du master « Archéologie, sciences pour l’archéologie », du master « Patrimoine et musées » et
de la licence professionnelle « Comédia » (Conception de Projets et Médiation Artistique et Culturelle).
Plusieurs mémoires de master ont utilisé des collections du musée (industrie lithique de Laussel,
Faune de Fontarnaud et de l’Abri Morin par exemple) ou porté sur certains volets de sa politique des
publics. En 2013-2014, un co-encadrement a été mis en place pour le master de Thierry Dubost sur les
supports d’art mobilier de l’abri Morin et en 2018-2019, le musée a cofinancé et co-encadré le master de
Florine Corsellis sur les restes de rites funéraires néolithiques de la grotte d’Eybral, sujet de recherche
qui comportait un volet « mise en valeur » qui a permis de rénover sa présentation muséographique.
En 2017, après un stage au musée, une étudiante a soutenu un excellent mémoire sur l’accessibilité au
handicap des musées et site patrimoniaux (master Ingénierie de Projets Culturels et Interculturels de
l’UBM). Et en 2017-2018, le musée a accompagné un groupe d’étudiants de la licence Comédia dans la
conduite d’un projet tuteuré sur les nocturnes au musée.
Le musée d’Aquitaine est par ailleurs régulièrement sollicité par les universités bordelaises pour
s’associer à l’organisation de manifestations scientifiques (...). (journées d’étude, colloque et autres
workshops).
644JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 66
1.7. Parcours et muséographie
1.7.1. Histoire des rénovations et transformations depuis 2011
Les salles permanentes du musée d’Aquitaine retracent sur 4 500 m² répartis sur deux étages l’histoire
de Bordeaux et de l’Aquitaine des origines à nos jours soit 400 000 ans. Le rez-de-chaussée présente de
prestigieuses collections du Paléolithique au XVII e siècle ; le premier étage est dévolu au XVIII e siècle et
à l’époque contemporaine.
Depuis la fin des années 2000, le musée a entrepris la rénovation des salles du premier étage
dans le cadre d’un projet scientifique et culturel mettant en évidence les relations que Bordeaux a
entretenues avec son arrière-pays et le reste du monde. En 2009 ont été inaugurés les nouveaux
espaces consacrés au XVIII e siècle intitulés Bordeaux, le commerce atlantique et l’esclavage. En 2014,
le travail s’est poursuivi avec la période consacrée au XIX e siècle nommée Bordeaux, port(e) du monde
1800-1939 faisant découvrir la grande aventure maritime bordelaise, l’accroissement des échanges et
les transformations d’une ville faisant son entrée dans la modernité avec le développement des bateaux
à vapeur, du chemin de fer, du tramway, ou encore la création de grands axes comme le boulevard de
ceinture.
Plus récemment, le musée a poursuivi ce programme en inaugurant le 21 mars 2019, à la suite des
salles XIX e , 600 m² supplémentaires consacrés à Bordeaux et l’Aquitaine aux XX e et XXI e siècles. Lors
de cette exposition conçue comme une promenade géographique, le visiteur découvre les mutations
considérables de la ville sur plus d’un siècle et les aspects singuliers et attractifs du territoire aquitain
(environnement, activités économiques, aspects sociétaux, richesses culturelles, etc.). Dans ce nouveau
parcours, une place importante est accordée aux outils multimédias qui viennent développer les thèmes
traités et illustrés par les objets. Ainsi, textes, images fixes et animées sont projetés sur des dispositifs
centraux spectaculaires qui peuvent être vus par l’ensemble des visiteurs. Ecrans et cartels tactiles
permettent au public, s’il le souhaite, d’approfondir ses connaissances de façon individuelle.
Quant au rez-de-chaussée, en attendant sa rénovation complète, il a connu des améliorations avec
la réfection des espaces sur la Préhistoire, des aménagements de vitrines ou d’espaces tel que le vin
de Bordeaux ou les divinités et cultes indigènes à l’époque romaine, des enrichissements d’œuvres,
un « toilettage » avec la mise en couleurs et le changement des sols. Les systèmes de sécurité ont été
renforcés. Le cénotaphe de Montaigne, œuvre majeure des collections du musée d’Aquitaine, a été
restauré après une campagne de financement participatif fin 2016 et est à nouveau présenté au public
depuis mars 2018. Les différents aménagements du parcours permanent ont ainsi permis la valorisation
des collections et l’intérêt grandissant du public pour ces différents espaces.
Malheureusement, faute de disponibilité et malgré la bonne volonté de l’équipe technique, la
maintenance des espaces d’exposition permanente ne peut être suivie et les transformations ou
rotation d’œuvres sont difficiles à mettre en œuvre. Les espaces, même les plus récents comme ceux
des XVIII e et XIX e siècles, se sont dégradés et nécessitent des améliorations : retouches de peintures,
réfection de mobilier abîmé, changement du matériel informatique et audiovisuel en panne ou vieillissant,
utilisation d’ampoules plus économiques, renouvellement des cartels, sécurité à renforcer, etc.
645de travail, il apparaît un certain
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 67
1.7.2. « Vis ma vie de visiteur au musée d’Aquitaine »
Du 4 décembre 2017 au 19 mars 2018, une série de rencontres intitulées « Vis ma vie de visiteur »
réunissant le personnel du musée et des personnes extérieures a donné lieu à un questionnement global
sur le parcours. Au-delà des réflexions purement scientifiques sur le fond (thématiques abordées, à
développer ou à compléter) traitées par ailleurs avec les membres du comité scientifique et synthétisées
par les fiches rédigées par chaque responsable de section, ces rencontres ont donné lieu à une réflexion
approfondie sur le parcours lui-même, sa muséographie, sa visibilité, son accessibilité, mettant en
lumière un certain nombre de difficultés ou de disfonctionnements.
À la lecture du tableau de synthèse établi à la fin des dix séances de travail, il apparaît un certain
nombre de remarques récurrentes accompagnées de propositions :
– Concernant la muséographie a été noté un manque de visibilité des « objets phares » dans
toutes les sections, de repères chronologiques, cartographiques ou numériques, mais aussi un
manque de présence humaine (évocations de figures connues ou inconnues). Les propositions
évoquées insistent sur le projet de scénographier les objets phares accompagnés d’un discours
spécifique grâce à un audio guidage et de développer et harmoniser l’information générale (textes
et cartels bilingues, cartes, vidéos, restitutions 3D). Elles préconisent aussi de présenter plus de
figures et de récits, de mieux contextualiser les objets et de proposer des parcours thématiques.
Croix de procession,
XIIe siècle, dans les espaces
médiévaux du parcours.
Photo Anaïs Sibelait,
Mairie de Bordeaux
646Ion,
L'éternité au
l'île mystérieuse.
1s du Moyen Âge
jbre 2008 -
de découvertes
> (21 mars —
7? mars 2013),
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 68
– Concernant le cheminement dans l’espace a été mis en évidence un manque de signalétique,
de points de repères et de luminosité. A été également signalé un problème d’incompréhension,
en particulier à l’étage, au « carrefour » entre esclavage, ethnologie et espace dédié aux héritages
de l’esclavage atlantique. Les propositions faites sont d’améliorer l’éclairage par l’ouverture de
fenêtres ou d’accès à la lumière naturelle (quand la nature des œuvres le permet) et de poser
davantage de repères au sol.
– Concernant l’accessibilité, des retours ont été faits sur la difficulté de circulation pour les
groupes dans certains espaces et d’accueil des publics handicapés, sur la longueur du parcours
et un cheminement contraint. La proposition est de consolider un parcours multi sensoriel et
d’aménager des espaces dans les salles pour les groupes ainsi que des espaces de repos, de
distraction et de détente (cafétéria).
Ce diagnostic a été complété par l’étude des publics menée dans les musées municipaux au printemps
2018. Au-delà des contraintes inhérentes au bâtiment, des améliorations peuvent donc être envisagées
de façon à améliorer le bien-être des visiteurs, dynamiser les espaces et rendre le musée plus
attractif.
1.7.3. Expositions temporaires : principe, rythme, sujets
Depuis sa réouverture en 1987, le musée d’Aquitaine a mis en place, en parallèle aux expositions
permanentes, une politique d’expositions temporaires visant à élargir ses présentations à des
thématiques plus larges et plus ouvertes sur le monde. Soit environ 160 manifestations, réparties
dans trois espaces, dont le plus important (700 m²) est dédié à de grandes présentations (sur des
durées moyennes de trois à six mois) touchant des domaines aussi variés que l’histoire, l’archéologie,
l’ethnologie, et qui ont fait du musée d’Aquitaine un lieu de référence sur les questionnements
contemporains.
Quelques-unes méritent d’être rappelées : Châteaux Bordeaux (6 mai – 15 août 1989), L’éternité au
temps des pharaons. Le livre pour sortir le jour (5 Juin – 18 octobre 1992), Voyage vers l’île mystérieuse.
De la Polynésie à l’île de Pâques (20 avril - 15 septembre 1996), Gratia Dei. Les chemins du Moyen Âge
(4 novembre 2005 - 30 avril 2006), Bordeaux, années 20-30. Portrait d’une ville (24 octobre 2008 –
15 mars 2009), De Néanderthal à l’homme moderne. L’Aquitaine Préhistorique, 20 ans de découvertes
archéologiques (1990-2010) (2 juin 2010 – 2 janvier 2011), Arts d’Afrique. Voir l’Invisible (21 mars –
21 août 2011), Au temps des Gaulois. L’Aquitaine avant César (14 septembre 2012 – 17 mars 2013),
Mémoires vives. Une Histoire de l’Art Aborigène (16 octobre 2013 – 30 mars 2014), Chicano Dream.
La collection Cheech Marin (1980-2010) (27 juin – 26 octobre 2014), Colombie. La guerre que nous
n’avons pas vue (11 décembre 2015 – 6 mars 2016), Tromelin. L’île des esclaves oubliés (13 décembre
2016 – 30 avril 2017), L’archéologie à Grande Vitesse. 50 sites fouillés entre Tours et Bordeaux (26 juin
2017 – 4 mars 2018), Jack London dans les mers du Sud (29 mai – 2 décembre 2018).
Exposition
Arts d’Afrique, espaces
d’exposition temporaire.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
647PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 69
648JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 70
1.8. Les publics
1.8.1. Une équipe et une politique des publics
Le PSC rédigé en 2011 rappelait les grandes lignes d’une politique des publics fondée sur
l’élargissement des publics, la convivialité et la formation d’adultes, avec la volonté de s’ouvrir davantage
encore aux communautés étrangères et de créer des ponts entre plasticiens et citoyens. Cette politique
était alors mise en œuvre par deux services aux fonctionnements bien distincts : d’un côté un « service
culturel » dédié exclusivement au public adulte et organisant conférences, projections de films et ateliers
de pratique artistique, ces derniers étant alors animés par deux professeurs d’enseignement artistique
attachés au musée ; de l’autre, un service de médiation chargé d’accueillir les groupes et en premier lieu
les scolaires.
L’organigramme a été modifié depuis 2012 avec la réorganisation du service culturel suite à des
transformations de postes dédiés au développement de ressources propres. L’équipe a été renouvelée
et certains postes ont été transformés, pour tenir compte de l’évolution des missions des musées.
Aujourd’hui comme il y a huit ans, les orientations de la politique des publics du musée d’Aquitaine se
définissent autant en son sein qu’à une échelle plus globale, au niveau de la Ville et d’une politique
culturelle mise en œuvre par la DGAC, et au niveau national avec de grandes orientations ministérielles
« ruisselant » jusqu’aux collectivités.
À l’échelle de la DGAC, la politique tarifaire a été repensée à deux reprises, en 2014 d’abord avec la
fin de l’accès gratuit aux collections, puis en 2017 avec une individualisation des tarifs en fonction des
établissements ; il sera développé plus bas l’impact de ces évolutions tarifaires sur la fréquentation du
musée. La DGAC a également initié en 2018 un vaste chantier de remise à plat de tous les domaines
d’une politique de développement des publics, en faisant en premier lieu l’évaluation de la politique
d’accès à l’offre des musées bordelais. Conduite par le groupement ABDC/GECE, l’étude s’est focalisée
sur trois sujets : la typologie des publics et non publics, les horaires d’ouverture des musées et les
impacts des services intervenant dans l’expérience visiteur.
Le musée d’Aquitaine est un lieu très sollicité par les élus et associations pour répondre aux grands
enjeux de cohésion sociale sur le territoire de la Métropole. L’élargissement à toutes les composantes
de la Métropole est donc l’axe majeur de la politique des publics conduite par le musée depuis plus de
quinze ans, avec de nombreux projets conduits dans et hors-les-murs avec des partenaires œuvrant
dans les champs de l’animation socioculturelle, l’éducation populaire et l’accompagnement des plus
vulnérables. Ce volet spécifique sera développé plus bas (1.8.6).
Une politique des publics ne peut être « découpée en rondelles », avec des secteurs qui finissent par
devenir hermétiques les uns aux autres. Les transformations apportées à l’organigramme ces dernières
années ont aussi visé à construire des transversalités, des manières de faire ensemble une même
politique engageant tous les services et favorisant les échanges entre conservation et programmation
culturelle, accueil et médiation, médiation et conservation. La Direction Générale des Services incite
par ailleurs fortement les équipes à développer le « mode projet », qui permet de construire d’autres
interactions que simplement hiérarchiques. Cette transversalité a ainsi été davantage prise en compte
dans la plupart des projets structurants de ces dernières années : les expositions temporaires, le
renouvellement des parcours audioguidés (parcours adulte et appli-jeu pour les adolescents) et, dans
une moindre mesure, la rénovation successive de deux sections du parcours d’exposition. 649JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 71
1.8.2. Un observatoire pour affiner la connaissance des
visiteurs
Ces dernières années ont aussi permis de mettre de l’ordre dans les innombrables données qui
peuvent être rassemblées par les différents services pour éclairer les profils et attentes des visiteurs.
Aux données fournies par le logiciel de billetterie et de gestion des groupes (catégorie tarifaire, origine
géographique, niveau scolaire, etc.) sont venus s’ajouter à partir de 2013 les résultats d’enquêtes
conduites systématiquement auprès des visiteurs des grandes expositions temporaires. Un même
questionnaire est administré chaque année auprès de 300 à 400 personnes 12 et ses résultats fournissent
de précieux enseignements sur différents points qui peuvent aujourd’hui être comparés sur six années
et permettent donc de mesurer d’éventuelles progressions : profils et degrés de satisfaction, mais aussi
part des primo-visiteurs, canaux d’information, fréquentation du site web du musée avant ou après la
visite, etc.
• • Quel bilan peut-on tirer ?
Après une belle progression entre 2007 et 2012, la fréquentation globale du musée d’Aquitaine s’est
à peu près stabilisée pour atteindre depuis 140 000 et 150 000 visiteurs annuels, avec une baisse
notable en 2015 et 2016, due sans doute aux conséquences des attentats parisiens de novembre 2015,
aux évolutions tarifaires (cf. point suivant) et à l’échec relatif des deux expositions temporaires sur
Félix Arnaudin (2015) et le football (2016). L’évolution de la fréquentation mensuelle reste assez stable
d’une année sur l’autre, avec de beaux pics en mars, mai, septembre et octobre, et des mois d’été et de
décembre toujours plus calmes, quelle que soit l’offre déployée.
12 – Ce questionnaire est très proche de celui qui est administré dans le cadre des enquêtes « À l’écoute des visiteurs » de la DGPAT, et son élaboration en 2012 a bénéficié des conseils et de la relecture d’Anne Jonchery, alors responsable des études à la DGPAT.
Visite de l’exposition
Tromelin, l’île des esclaves
oubliés par l’archéologue
Thomas Romon, 2017.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 72
De son côté, le Centre National Jean Moulin a connu une très forte progression jusqu’à sa fermeture au
public fin 2017, avec une fréquentation qui a quasiment doublé en six ans (de 23 300 visiteurs en 2011 à
43 741 visiteurs en 2017).
Un léger glissement s’opère depuis 2015, vers une fréquentation plus assidue des expositions
temporaires, désormais visitées par plus du tiers des visiteurs, contre 20 % seulement en 2015.
L’explication est à trouver dans l’allongement de la durée des expositions et dans le beau succès
rencontré par les deux dernières, Jack London dans les mers du Sud en 2018 et La déferlante surf en
2019 : ces expositions ont été parmi les plus fréquentées de ces dernières années, avec une moyenne
de 255 visiteurs par jour pour Jack London et 236 visiteurs par jour pour La déferlante surf.
La part des scolaires accueillis est restée relativement stable au fil des années, correspondant à 30 000
élèves environ (soit 1 000 à 1 200 classes), mais on observe une diminution de la fréquentation des
écoles élémentaires de Bordeaux au profit d’une augmentation de la proportion de collèges aquitains.
En proportion, la part des touristes a elle beaucoup augmenté depuis 2010, les visiteurs étrangers
représentant désormais 40 à 45 % de la fréquentation estivale du musée (contre moins de 30 % en
2010). Autre élément de stabilité, la part des exonérations qui depuis la fin de la gratuité pour tous
à l’été 2014 bénéficient à un peu moins de 70 % des visiteurs (contre près de 90 % avant 2014). Ces
exonérations concernent principalement les catégories « scolaires », « moins de 18 ans » et « premier
dimanche du mois » (18 000 visiteurs en 2018).
1.8.3. Évolutions tarifaires et réflexions sur les horaires
d’ouverture
Les tarifs ont été modifiés à deux reprises depuis l’adoption du précédent PSC en 2012, et ont dans les
deux cas donné lieu à d’intenses séances de concertation avec les établissements.
Au 1 er août 2014, la municipalité mettait un terme à la gratuité d’accès aux collections permanentes qui
avait été décidée en 2005, mais instaurait la gratuité des premiers dimanches du mois (excepté en juillet
et août). Deux tarifs pleins étaient désormais proposés dans tous les musées : un billet simple pour les
collections (4 €), et un billet jumelé donnant aussi accès aux expositions temporaires. Les catégories
de visiteurs bénéficiant de la gratuité ou d’un tarif réduit évoluaient peu (les bénéficiaires des minima
sociaux se voyaient néanmoins appliquer la gratuité, contre un simple tarif réduit avant 2014). Dans les
mois qui ont suivi (décembre 2014) était aussi lancé le Pass Musées, une formule de fidélisation pour les
visiteurs réguliers, puisque le Pass offrait un accès illimité à tous les musées municipaux pour 20 € par an.
Une nouvelle grille tarifaire a été appliquée adoptée en mars 2017 et est toujours en vigueur aujourd’hui.
Les musées n’ont désormais plus des tarifs identiques et le musée d’Aquitaine a obtenu qu’un seul et
même tarif lui soit appliqué, que l’on visite simplement ses collections ou que l’on souhaite aussi se
rendre dans ses expositions temporaires. Aujourd’hui, le billet plein tarif s’élève à 5 €, le tarif réduit à
3€. La gratuité a été élargie aux étudiants des disciplines concernées par les collections du musée.
En 2014, l’abandon de la gratuité des collections permanentes a indéniablement impacté la
fréquentation du musée, qui a nettement chuté en 2015 et 2016 après plusieurs années de hausse
continue. Les catégories de gratuité ont été élargies en 2014 puis en 2017, mais le nombre et la
part globale d’entrées gratuites ont néanmoins baissé : entre 2012-2013 et 2015-2018 on observe
30 000 billets gratuits de moins émis chaque année à l’accueil du musée, soit une baisse de plus de
20 % (88 % des visiteurs bénéficiaient de la gratuité en 2012, ils ne sont plus que 66 % en 2018).
651JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 73
Et ce malgré un report très net sur les premiers dimanches du mois qui dès leur lancement à l’automne
2014 ont rencontré un beau succès (leur fréquentation ne cesse d’augmenter et est passée de 6 % de
la fréquentation annuelle en 2016 à 12 % en 2018). Un quasi triplement des recettes de billetterie est
à mettre en regard de cette forte baisse des entrées gratuites : de 2010 à 2013, la billetterie rapportait
une moyenne annuelle de 85 000 € ; en 2017 les recettes (de billetterie uniquement) se sont élevées à
233 000 €, et en 2018 à près de 210 000 €.
L’étude conduite en 2018 par le groupement ABCD/GECE trouve son origine dans une demande
partagée par tous les musées d’initier une réflexion fine sur leurs jours et heures d’ouverture au public
individuel. Le créneau actuel 11 h – 18 h ne peut de toute évidence pas satisfaire les actifs en semaine,
hormis peut-être ceux qui travaillent à proximité immédiate du musée et pourraient envisager de s’y
rendre sur leur pause déjeuner. Et qu’en est-il des touristes ? Faut-il ouvrir plus tôt, fermer plus tard,
instaurer une saisonnalité comme c’est le cas à Nantes, Marseille ou Caen ? À quelles catégories
profiteraient des nocturnes réguliers ? Doit-on homogénéiser les horaires dans tous les musées, ou à
l’inverse jouer la carte de la complémentarité ? Des pistes se dessinent aujourd’hui, qui pourraient être
mises en œuvre à partir de 2020.
1.8.4. Scolaires, péri et parascolaires
• • Le service de médiation culturelle
La fonction du service de médiation culturelle s’inscrit dans une politique portée par la démocratisation
culturelle et assure d’année en année une meilleure accessibilité aux collections par diverses actions.
Celles-ci font l’objet d’un programme annuel diffusé sur support papier et en version numérique. Le
personnel du service se compose de six agents titulaires auxquels sont associés une professeure des
écoles mise à disposition à mi-temps, un professeur d’histoire et géographie missionné un jour par
semaine, un(e) volontaire en service civique et des vacataires, majoritairement étudiants, à qui sont
confiés des visites et animations.
La diversité des collections du musée permet de produire des scénarii de découverte, de créer des outils
de médiation et de proposer des approches plastiques à destination du public scolaire, des visiteurs en
situation de handicap, des relais du champ social, des familles comme des groupes d’adultes. L’essentiel
des activités de médiation s’effectuent dans les espaces d’exposition et dans trois ateliers aménagés
afin notamment d’organiser des activités pour les groupes sous la forme d’ateliers plastiques et créatifs
en lien avec les collections. Enfin, des actions sont régulièrement menées hors-les-murs, soit de façon
ciblée sur une période donnée, soit inscrites régulièrement dans le temps à un rythme mensuel voire
hebdomadaire.
• • Les scolaires
Le service de médiation culturelle accueille environ 30 000 scolaires chaque année, ce qui représente
environ 20 % de la fréquentation totale du musée. Pour permettre un accès fluide aux espaces et des
conditions de visite optimales, la réservation est obligatoire. Trois journées sont entièrement dédiées à
la réservation téléphonique (une date pour chacune des trois périodes de l’année scolaire). Le reste du
temps, des permanences téléphoniques sont assurées trois après-midis par semaine afin de renseigner
les enseignants ou animateurs et de prendre les réservations. Parmi le public scolaire reçu par le
service de médiation, les niveaux de classe qui fréquentent le plus le musée en moyenne chaque année
entre 2016 et 2018 sont les classes élémentaires (4 %), les classes de collège (28 %) et les classes
de lycée (10,5 %). Près d’une classe sur trois est originaire de Bordeaux, une classe sur quatre vient 652‘nes/
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 74
de la métropole, la Gironde est représentée dans les mêmes proportions (27 % des classes reçues,
principalement grâce au dispositif du CCC – Centre des classes citadines 13 ), et les élèves originaires
d’établissements hors Gironde représentent 15 % des effectifs, soit environ 200 classes chaque année.
L’analyse des données de réservation confirme que les enseignants s’appuient sur les collections du
musée pour accompagner le programme scolaire de leurs classes. Ainsi, par exemple, les espaces
de Préhistoire et de Protohistoire étaient majoritairement visités par des élèves d’élémentaires (CE2
en particulier). Or, depuis l’adoption des programmes en 2017, ces espaces sont à présent moins
demandés par les écoles élémentaires et au contraire sollicités par les enseignants des classes de 6 e .
De même, les espaces Bordeaux au XVIII e siècle et l’esclavage, sont eux toujours plébiscités par les
collégiens (classes de 4 e ) mais avec la réforme des programmes, maintenant également demandés par
les CM1 et CM2.
Des liens privilégiés ont été noués au fil du temps avec quelques établissements proches du musée,
notamment les lycées Michel de Montaigne et François Mauriac, dont de nombreux élèves sont accueillis
régulièrement et avec lesquels des projets sont montés régulièrement. Le dernier en date a été mené
par une classe du lycée Mauriac et a porté sur le génocide des Tutsis ; le musée a apporté un réel
soutien technique au projet et invité les élèves et leurs enseignants à une restitution publique dans son
auditorium. Le responsable du service de médiation est par ailleurs membre du conseil d’administration
du lycée Montaigne depuis la rentrée 2019.
• • L’offre péri-éducative
Une offre spécifique « TAP » a été déployée au sein des établissements culturels municipaux à partir de
la rentrée scolaire 2014, avec d’importants moyens pour développer des outils et supports spécifiques.
Les activités proposées par le musée ont été en nette progression en 2016, après une première année
2014-2015 qui n’avait connu qu’un succès très relatif. Effectivement, dans le bilan de l’année 2014-2015,
plusieurs raisons avaient été avancées pour expliquer le faible taux de fréquentation : offre du musée
trop diverse, cycles courts et activités en autonomie. L’offre avait donc été resserrée pour proposer un
cycle long cohérent (8 séances) sur la base des activités conçues et expérimentées en 2014-2015.
Toutes les séances étaient accompagnées par un médiateur et certaines d’entre elles se déroulaient
dans les locaux des centres d’animation et associations afin d’exploiter les deux heures d’activités et
de réduire les déplacements importants des enfants. Ce programme d’activités ayant fait ses preuves,
il avait donc été de nouveau proposé pour 2016-2017, et 15 des 16 cycles disponibles ont été réservés
(contre 11 en 2015-2016, pour plus de 2 000 élèves).
En septembre 2018, le retour à Bordeaux de la semaine de quatre jours a marqué la fin des TAP dans
toutes les écoles bordelaises, et pour les musées la fin des moyens humains qui leur avaient été
affectés. Les outils et supports dédiés ont été partiellement redéployé pour être proposés dès 2018 aux
enseignants.
13 – https://blogacabdx.ac-bordeaux.fr/pole-citoyennete33/category/partenaires/centre-des-classes-citadines/ 653PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 75
654JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 76
• • L’offre périscolaire
Le nombre de groupes provenant de centres de loisirs est relativement stable avec environ 55 groupes
accueillis chaque année les mercredis et pendant les vacances scolaires. Il est à noter que si le nombre
de groupes ne varie que très peu, le mode d’accueil a changé. Jusqu’en 2017, plus des 2/3 des groupes
étaient accueillis en visite guidée par un médiateur du musée, mais depuis 2018 la tendance s’est
inversée et une majorité de groupes viennent désormais découvrir les collections du musée en visite
libre.
Le projet au long cours peut aussi prendre utilement le relais d’une offre « standard », et le musée a pu
l’expérimenter à trois reprises ces dernières années : en 2016, les médiateurs du musée ont accueilli de
manière privilégiée des jeunes du centre d’animation Bacalan autour d’un projet vidéo ; en 2016/2017,
ils ont activement contribué à la réussite d’ateliers d’écriture de poèmes auxquels ont participé une
vingtaine d’enfants du centre d’animation Saint-Pierre (projet Gloire à nos souvenirs) ; et à l’été 2019, ils
accueillaient des adolescents de deux centres d’animation pour des ateliers de sculpture sur bois, dans
le cadre du dispositif C’est mon patrimoine.
• • Programmation
Le service de médiation culturelle propose chaque année des activités variées pour le public scolaire
avec des visites commentées, des ateliers, des jeux dans les salles et des livrets. Les enseignants ont
accès à cette programmation sous format papier (depuis 2018, uniquement 300 exemplaires imprimés
contre 2 000 auparavant) et depuis 2012 en ligne sur le site internet du musée. Cette programmation
connaît régulièrement des modifications et adaptations après l’analyse des statistiques de fréquentation
des scolaires, de l’évolution du programme scolaire et des demandes des enseignants.
Voici quelques exemples de l’évolution de la programmation pour les collections permanentes :
Pour les visites thématiques, on peut noter deux changements à savoir deux nouvelles visites
thématiques du fait de l’ouverture de deux nouveaux espaces (XIX e en 2014 et XX e -XXI e en 2019) et la
fermeture des espaces XVI e -XVII e depuis 2016 pour permettre la restauration du cénotaphe de Michel de
Montaigne.
Concernant les visites transversales, elles sont en moyenne au nombre de 6 avec par exemple depuis
2012 Chut, une visite autour des sons accessible dès la moyenne section et depuis 2017 Un égal des
égos, une nouveauté accessible dès le CE2 répondant aux modifications du programme scolaire.
En moyenne, 9 visites-ateliers sont proposées de la moyenne section au collège, allant de la Préhistoire
jusqu’aux salles extra-européennes. Depuis 2011, Masques des pays lointains et Visible, invisible
permettent aux scolaires de découvrir les collections extra-européennes. Les ateliers en lien avec les
salles médiévales ont été abandonnés au fur et à mesure (Mosaïque jusqu’en 2014 et Monstres au
musée jusqu’en 2016).
Pour les jeux en salle et les livrets permettant au public scolaire de visiter les collections en autonomie,
on peut noter deux nouveautés avec en 2015 Entre pierre et fer, jeu dans les salles de Protohistoire à
partir du CE2 et Le goût du sucre, un livret d’exploration des espaces XVIII e à partir du CM2.
655JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 77
• • Hors-les-murs
En plus de toutes ces activités in situ, le service de médiation culturelle est amené à intervenir hors-les-
murs avec notamment des interventions hebdomadaires en milieu hospitalier au centre Abadie auprès
de personnes présentant des troubles du comportement alimentaire, des projets ponctuels tels que celui
mené en 2017 avec quatre classes de collégiens allophones autour des collections des salles gallo-
romaines et XVIII e .
Pour permettre aux classes de préparer en amont leur visite du musée, deux outils pédagogiques ont été
conçus, à savoir la mallette La campagne du Neptune en 2017 pour les salles XVIII e et La valise archéo
en 2019 pour les salles de Préhistoire et gallo-romaines.
• • Expositions temporaires
Pour les expositions temporaires, la programmation fonctionne toujours de la même façon avec des
visites commentées, des ateliers pour les 4-7 ans et d’autres pour les 7-11 ans. Certaines propositions
sont par la suite intégrées à l’offre permanente du musée, comme l’atelier Du fil à retordre, créé pour
l’exposition sur les Gaulois en 2012, ou Petit Tapa pon créé pour l’exposition Jack London dans les
mers du Sud en 2018. À ces ateliers s’ajoutent des livrets-jeux comme par exemple À la poursuite
de l’opossum et La terre de Nérida en 2013 pour l’exposition Mémoires vives. Une histoire de l’art
aborigène.
• • Un enseignant d’histoire géographie EMC au sein du service médiation
Nicolas Charrié, enseignant en histoire géographie au lycée de la Mer à Gujan-Mestras, est mis à
disposition du musée d’Aquitaine depuis plus de trois ans sur un temps hebdomadaire fixé par la DAEAC
(Délégation Académique à l’Éducation Artistique et Culturelle) dans le cadre d’une décharge à mi-
temps dans ce service. Son temps de présence au sein de la structure n’a fait que se renforcer et il est
aujourd’hui d’une journée par semaine contre deux ou trois heures plus irrégulièrement réparties dans
les premiers temps.
La présence d’un professeur du second degré permet l’apport d’une certaine expertise dans différents
domaines : la pédagogie, la connaissance du système éducatif, la formation et la communication.
Dans le premier domaine, celui de la pédagogie qui place la culture comme élément majeur de la
démarche d’apprentissage des élèves, plusieurs projets ont vu le jour au sein du service médiation avec
la participation de Nicolas Charrié. Il s’agit, tout d’abord, de la conception d’une malle pédagogique
utilisable en classe sur le thème de l’esclavage et de la traite négrière au XVIII e siècle. Cette malle,
intitulée La campagne du Neptune, permet aux élèves de devenir acteurs de cette période en rédigeant
le journal de bord d’un navire, le Neptune, à l’aide des éléments constitutifs de cette malle (maquette
d’un navire négrier, denrées coloniales, ensemble de fac-similés d’archives prises dans le fonds du
musée ainsi que celui des archives Bordeaux Métropole et autres divers objets).
Une deuxième réalisation est le parcours intitulé L’histoire se cache dans les détails, parcours de
médiation prenant place dans les salles XVIII e . Le but est, pour les élèves formant des petits groupes, de
retrouver des détails d’œuvres pris en photo et de répondre à des questions concernant cette œuvre en
la regardant et en lisant le cartel. Il s’agit d’obliger l’élève à l’observation et à l’autonomie ainsi que de le
rendre acteur et partie prenante de la visite. Une troisième réalisation est en cours, dans ce même esprit,
pour les nouveaux espaces XX e -XXI e siècles.
656JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 78
L’enseignant du second degré organise également des parcours dans le cadre de sa mission au service
rectoral de la DAEAC. Ces parcours culturels et citoyens profitent du service médiation du musée
puisque les classes inscrites sur cette action viennent sur place une demi-journée, soit dans les salles
XVIII e soit pour une intervention du Centre National Jean Moulin en ville en fonction du thème sur lequel
les élèves sont positionnés. Cet enseignant diffuse aussi l’offre du musée auprès de ses collègues. Par
ailleurs, il est une personne ressource en termes de relation entre cette offre et le programme scolaire.
Enfin, il met en place des formations pour les enseignants ainsi que des colloques et journées d’étude en
lien avec le service de médiation du musée.
1.8.5. Fidéliser les visiteurs individuels
Deux formules d’abonnement ont été mises en place ces dernières années par la municipalité qui
contribuent à fidéliser les visiteurs des musées, mais disposent encore d’une bonne marge de
progression :
– La carte jeune a été lancée début 2013 à Bordeaux et élargie en 2019 à onze autres communes
de la métropole. Délivrée gratuitement, elle offre notamment un accès illimité à tous les musées de
la ville, jusqu’à 25 ans révolus. L’entrée au musée est également gratuite pour un accompagnant
du détenteur de la carte, si ce-dernier a moins de 16 ans. 30 700 cartes circulent aujourd’hui et
l’élargissement récent à près de la moitié du territoire métropolitain permettra certainement de
dynamiser une fréquentation qui progresse mais reste assez marginale au musée d’Aquitaine
(911 passages au 30 septembre 2019, 820 en 2018, et moins de 800 en 2016 et 2015).
– Le Pass musées a été lancé en 2015 pour quatre musées bordelais (CAPC, musée des Beaux-
Arts, musée des Arts Décoratifs et musée d’Aquitaine), rejoints depuis par la Base sous-marine, le
Muséum et le Jardin botanique. Près d’un millier de pass sont vendus chaque année offrent à leur
titulaire un accès illimité aux collections de ces établissements. Entre 1 100 et 1 350 personnes le
présentent annuellement à l’accueil du musée d’Aquitaine depuis 2015 (une moyenne constatée
aussi dans les autres musées municipaux).
– Le Bordeaux CityPass, enfin, vise plus spécifiquement les touristes, avec des formules incluant
aujourd’hui les transports illimités et l’accès à 20 musées et monuments, dont la Cité du vin. Lancé
en 2014, il a été présenté au musée d’Aquitaine par un peu plus de 5 000 personnes en 2018 et
2019, soit une augmentation de 30% par rapport à 2017.
À l’échelle du musée, la fidélisation s’opère aussi grâce au développement et à la délicate et constante
mise à jour d’un fichier d’adresses postales aussi obsolète que le logiciel utilisé. Les envois en nombre
du programme culturel et des invitations aux vernissages concernent encore environ 4 000 adresses
postales, mais comme partout le basculement s’opère peu à peu vers le publipostage électronique, à
partir de bases de contacts gérées par la direction de la communication de Bordeaux et régulièrement
« nettoyées ». Par cette voie, le musée adresse depuis 2012 une infolettre mensuelle à 3 500 abonnés,
qui reçoivent par ailleurs une dizaine d’autres courriels par an (invitations aux vernissages et aux
manifestations exceptionnelles, lancement de la saison culturelle, animations jeune public).
La newsletter hebdomadaire de la Direction générale des affaires culturelles permet également de
diffuser des informations à plus brève échéance.
657PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 79
Le musée en musique,
concert du conservatoire de Bordeaux.
Photo Frédéric Deval, Mairie de Bordeaux
658ère de la Culture - DEPS, 2002, p. 327.
Chu études, 2009-2.
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 80
Les Amis du musée demeurent les plus fidèles des visiteurs du musée : forte de quelque 300 adhérents
individuels, cette association presque trentenaire a élu début 2019 une nouvelle présidente, Adeline
Falières, qui a notamment souhaité supprimer les frais d’adhésion pour les plus jeunes et les étudiants
et tente d’initier des projets croisés avec les étudiants en histoire et histoire de l’art de l’Université
Bordeaux-Montaigne.
Il s’avère toujours délicat de mesurer la fidélité des visiteurs du musée en dehors de ces cadres que
construisent les adhésions à une carte, une infolettre ou une association d’amis. Il manque notamment
une étude fine des visiteurs accueillis les premiers dimanches gratuits, depuis qu’il a été mis fin à la
gratuité des collections permanentes. Cette offre, qui exclut juillet et août, vise avant tout les habitants
de la Métropole et elle correspond à 10 à 12 % de la fréquentation annuelle du musée d’Aquitaine. S’il
est désormais acquis que la gratuité ne suffit pas à « activer » un public qui ne fréquente pas les musées,
Sylvie Octobre et François Rouet ont démontré qu’elle fidélise et démultiplie les projets de visites,
jouant « comme un facilitateur de visites futures dans le même lieu ou dans d’autres » 14 : le public de la
gratuité est « un public qui construit sa familiarité au musée et au monument », écrivent aussi Jacqueline
Eidelman et Benoît Céroux en conclusion d’une étude qui bat en brèche l’idée selon laquelle la gratuité
attirerait principalement des visiteurs déjà familiers des musées. L’enquête conduite en 2008 dans 14
musées et monuments nationaux expérimentant la gratuité a montré, particulièrement en région dans
les musées d’histoire et musées techniques, que les « moins visiteurs » sont sensibles à cette mesure,
notamment les moins de 30 ans et les catégories populaires 15 .
Fidéliser, c’est aussi inviter à des rendez-vous réguliers, offrir des temps privilégiés dont la fréquence
et la variété pourront inciter à la revisite, voire à l’assiduité. Depuis 2012, l’offre de visites commentées
et d’ateliers pour les individuels s’est étoffée et a progressivement rejoint la programmation culturelle
semestrielle, avec de nouvelles propositions transversales ; parmi les plus récentes : Un égal, des égos
(histoire au féminin, construction sociale) et Bordeaux, 2000 ans d’histoire de la vigne et du vin. Entre
septembre et juillet, le musée propose désormais une visite hebdomadaire des collections, animée par
un médiateur ou un chargé de collections ; en fin de semaine sont aussi proposés des ateliers « familles »
et des visites des expositions temporaires.
La programmation culturelle, déployée principalement dans l’auditorium du musée, voit elle aussi
revenir chaque semestre des manifestations bien identifiées, où se retrouvent de véritables réseaux
d’habitués bordelais. Ces derniers manifestent un intérêt constant pour des sujets sur lesquels le musée
apparaît tout à la fois légitime et attendu, jouant son rôle dans la diffusion et la vulgarisation de la
recherche : l’archéologie, l’histoire atlantique de l’Aquitaine, l’histoire sociale et l’actualité des migrations,
les Première et Seconde Guerres mondiales, les cultures régionales, les sociétés extra-européennes et
l’ethnologie, les solidarités locales et l’engagement citoyen.
14 – S. Octobre et F. Rouet, « La gratuité du premier dimanche du mois dans les monuments et musées nationaux ». In F. Rouet (dir), Les tarifs de la culture. Ministère de la Culture - DEPS, 2002, p. 327. 15 – J. Eidelman et B. Céroux, « La gratuité dans les musées et monuments en France : quelques indicateurs de mobilisation des visiteurs ». DEPS, collection Culture études, 2009-2. 6592dé
35, textes en braille et audio)
‘(fac-similés, textes en braille)
(4 maquettes
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 81
1.8.6. L’élargissement des publics
• • Politique d’accessibilité
Depuis plusieurs années, le musée d’Aquitaine s’engage auprès du public à besoins spécifiques, pour
qu’il puisse participer aux divers évènements culturels proposés dans les espaces. Pour cela, des liens
forts ont été noués avec de nombreuses structures du champ associatif. Un réseau conséquent a
été constitué et des conventions ont été signées avec les structures suivantes : l’UNADEV, l’institution
Don Bosco, le GIHP Aquitaine, Artmélioration, l’Oiseau lire, Tout Cérébrolésé Assistance, Cultures du
cœur, Reg’art, Les mains pour le dire. Ces nombreux partenaires interviennent sur les handicaps de la
déficience intellectuelle, visuelle, la surdité, les troubles du comportement, le traumatisme crânien.
Ces partenariats mettent en œuvre trois types d’actions :
Permettre d’accéder très facilement à des offres de visites ou ateliers adaptés grâce à
l’accompagnement par un membre de l’équipe de médiation. Celui-ci prend en compte les attentes
spécifiques et quand cela est nécessaire, il peut être amené à créer un parcours personnalisé précédé
de phases préparatoires.
Mettre à disposition des salles d’atelier pour que les structures interviennent auprès de leurs adhérents
et proposent des pratiques artistiques en regard des collections.
Intervenir hors les murs au Pôle Aquitain de l’Adolescent – Centre Abadie. Ce projet initié en 2004, a
été développé à partir de 2009 et se poursuit au rythme de 9 activités sensorielles sur un roulement
hebdomadaire. Trois nouvelles thématiques d’atelier sont en cours de conception en collaboration avec
les soignants. Malgré un renouvellement de l’équipe du Pôle Aquitain de l’Adolescent en 2019, les deux
structures confirment leur intérêt à travailler ensemble et s’engagent à maintenir ce projet tout en le
faisant évoluer et en augmentant les propositions d’activités avec les patientes au musée.
La programmation culturelle du musée d’Aquitaine s’est étoffée ; elle intègre pour le public sourd et
malentendant depuis 2017 et pour les déficients visuels en 2018 des visites en LSF ou tactiles
destinées au public individuel. En termes de fréquentation, ces dix visites annuelles sont très
encourageantes, elles représentent un peu plus de 5 % des visiteurs handicapés. Elles offrent à ces
personnes la possibilité de venir suivre une visite sans être membre d’une structure adaptée ; elles
créent une importante émulation chez les associations partenaires qui souhaitent pouvoir également
proposer ces visites à leurs adhérents.
Depuis 2011, le musée a réalisé la mise en accessibilité de trois expositions temporaires pour le public
déficient visuel :
– 2012 : Iturria, la vie comme elle va (dessins thermo gonflés, textes en braille et audio)
– 2012-13 : Au temps des Gaulois. L’Aquitaine avant César (fac-similés, textes en braille)
– 2017-18 : L’archéologie à Grande Vitesse. 50 sites fouillés entre Tours et Bordeaux (4 maquettes
tactiles d’habitat à différentes périodes)
Cette nouvelle expérience muséale a confirmé l’intérêt et l’attractivité du musée d’Aquitaine pour ce
public. Ce travail a permis aux équipes d’accumuler de l’expérience de développer une vraie maîtrise
technique et de concevoir une médiation adaptée mettant le musée au premier plan de l’accessibilité
parmi les établissements culturels du territoire. Le musée d’Aquitaine est maintenant un interlocuteur
identifié, doté d’une réelle expérience reconnue par les établissements de la métropole et au-delà. 660PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 82
661JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
(visites
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 83
Ces nouveaux outils permettent d’être plus autonome dans les réalisations de supports adaptés (visites
tactiles, mallettes pédagogiques, conception de mobilier).
L’acquisition de nouveau matériel (four Piaf, imprimante 3D) implique le musée auprès d’autres
établissements culturels dans la réalisation de dispositifs adaptés tels que des dessins tactiles et fac-
similés en résine. Ces nouveaux outils permettent de réaliser en interne et de façon autonome des
supports de médiation à moindre coût.
La préoccupation d’améliorer le confort de visite et d’accueil des personnes handicapées est
intrinsèquement liée à la question de l’amélioration des conditions d’accueil et d’usage du musée pour le
public. Dans ce but, le musée a acquis et disposé sur sa borne d’accueil un combiné audio amplificateur
pour personnes malentendantes. Deux fauteuils roulants ont été mis à disposition des personnes à
mobilité réduite. Dans les salles, les anciens fauteuils, très bas, ont été remplacés par de nouvelles
assises, et des sièges pliants sont proposés aux visiteurs à l’entrée du parcours de visite.
Le public spécifique ne se signale pas forcément lors de sa venue au musée, aussi n’est-il pas aisé d’en
avoir une représentation exhaustive dans les statistiques de fréquentation. Pour l’année 2019, il a été
comptabilisé 1 529 visiteurs handicapés. Si ce résultat confirme une forte progression depuis 2012 en
termes de fréquentation (640 visiteurs handicapés), le musée a encore des difficultés à faire connaître
ses offres de visites au plus grand nombre.
• • Publics vulnérables
En 2011 déjà, le musée menait une politique active en direction des publics éloignés de l’offre
culturelle du territoire. Le PSC proposait de poursuivre et d’amplifier les partenariats au long cours
formalisés avec des associations du champ social, des acteurs du secteur hospitalier et du handicap,
ainsi que des établissements pour personnes âgées (principalement les clubs et résidences senior de la
Ville). Il rappelait également la nécessité d’inscrire les actions du musée dans le cadre du projet social
de la Ville de Bordeaux.
Ces dernières années ont permis de conforter des partenariats et d’en nouer d’autres, mais elles ont
aussi vu certaines relations s’éteindre doucement. Car au musée d’Aquitaine comme ailleurs, aller au-
devant des publics éloignés continue de relever de l’expérimentation, voire d’une forme de bricolage.
Chaque projet prend forme au gré d’envies, de rencontres et de relations de confiance qui se nouent
entre les médiateurs et des acteurs de la solidarité ; d’une première rencontre avec une association,
un soignant ou un travailleur social naît une idée, le désir de faire ensemble pour/avec quelques-uns :
des femmes migrantes, des jeunes filles présentant des troubles du comportement alimentaire, des
personnes victimes d’exploitation, etc. Et dans ce domaine particulièrement, chaque projet relève
d’un patient travail qui ne peut être mené que dans la durée, loin de toute volonté d’augmenter la
fréquentation. Le nombre des bénéficiaires est toujours minime et les résultats ne sont pas quantifiables :
on ne mesure pas les barrières qui tombent, le plaisir et la confiance retrouvés.
Au cours des six dernières années, le musée a progressé dans la connaissance des enjeux du
territoire en matière d’inclusion sociale : les échanges avec le CCAS de Bordeaux et la Direction du
développement social urbain de la Ville sont réguliers, et la mission sociale du musée d’Aquitaine est
désormais bien entendue au sein de ces deux équipes. Le musée apparaît ainsi dans deux des cinq
axes de travail développés par le Pacte : l’axe 3 « Accéder à la culture, à l’éducation et aux savoirs », et
l’axe 5 « Garantir la tranquillité publique et la prévention, lutter contre les discriminations, agir en faveur
des personnes handicapées ». En outre, le musée participe désormais régulièrement aux Comités de
liaison inter-partenariaux des quartiers Sud et Saint-Michel.
Stèle funéraire antique.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
662°e
Iifié, en confortant l'implication
baisers, qui visent le temps
peuple où d'une région du
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 84
Le musée d’Aquitaine a également organisé l’accueil toujours prioritaire et privilégié des structures
d’accompagnement des publics vulnérables. Elles sont de mieux en mieux informées et donc de
plus en plus nombreuses à solliciter des activités au musée : école de la deuxième chance (autour des
collections extra-européennes), Kfé des Familles, association Wintegreat, association ARTS (Talence),
réseau Culture du Cœur, association Boulevard des potes, etc. Enfin, une belle action au long cours
avec l’association Promofemmes a été initiée et poursuivie, implantée dans le quartier Saint-Michel :
depuis 2015, chaque mois des femmes accompagnées par l’association sont accueillies au musée, pour
une découverte des collections du musée et des ateliers de pratique artistique. Ce projet aboutit chaque
fin d’année à une présentation publique des réalisations et à un moment de grande convivialité avec les
familles. Le travail mené suscite un formidable appétit culturel, stimule les échanges et les découvertes.
Il a en outre été initié un projet d’envergure en milieu fermé : Champ Libre, des ateliers d’écriture et de
pratique artistique conduits à la maison d’arrêt de Gradignan en 2016 avec pour objectif la réalisation
d’une exposition au parloir, puis au musée d’Aquitaine. L’exposition a également été présentée à
l’artothèque de Pessac. Ce projet, soutenu par la DRAC et l’enseigne Cultura, a permis d’intégrer un
réseau très actif d’acteurs culturels du territoire impliqués en milieu fermé.
Des relations suivies avec le CASNAV de Bordeaux ont été initiées, qui a permis de développer
l’interconnaissance entre médiateurs du musée et enseignants d’UPE2A (organisation d’une formation
commune de deux jours) et d’accompagner en 2017 et 2018 des projets pédagogiques dans quatre
collèges de la région.
Le partenariat noué en 2009 avec l’Alifs et le Rahmi a été poursuivi et amplifié, en confortant l’implication
du musée dans l’organisation de deux manifestations annuelles. Les Bons baisers, qui visent le temps
d’un week-end à faire découvrir les richesses artistiques et culturelles d’un peuple ou d’une région du
L’exposition Champ Libre
avec des détenus de la
maison d’arrêt
de Gradignan, 2016.
Photo Frédéric Deval,
Mairie de Bordeaux
663JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
CD
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 85
monde, ouvrent les portes du musée à des communautés étrangères implantées sur le territoire. Cette
manifestation s’inscrit depuis 2016 dans le cadre de la Quinzaine de l’égalité, de la diversité et de la
citoyenneté organisée par la Ville de Bordeaux. Les AOC de l’égalité, qui à l’échelle de la région et avec
une vingtaine de partenaires visent à questionner et débattre d’un sujet de société et à proposer des
solutions concrètes conduisent à de beaux moments de partage au musée.
Enfin, le musée assume aussi pleinement son rôle de « caisse de résonance » : l’espace Goupil est idéal
pour donner de la visibilité à des actions « à forte valeur sociale ajoutée » et conduites par des acteurs du
territoire. Ce fut le cas en 2014 avec l’exposition À contre-allées montée avec l’association Ruelle (lutte
contre l’esclavage contemporain), ou en 2017 avec la présentation du travail conduit à Saint-Michel par
l’écrivain Christophe Goussard et le photographe Christophe Dabitch, avec une dizaine de personnes
venant d’ailleurs (exposition et catalogue Vous me voyez ?).
1.8.7. Nouveaux services
À partir des orientations définies dans le précédent PSC (2011-2016), le musée d’Aquitaine a développé
de nouveaux services en direction de ses publics : transformation du hall d’accueil, implantation
d’une boutique, parcours audioguidé en trois langues, vestiaires rénovés avec casiers, tentative avortée
d’une offre de restauration légère.
• • La transformation du hall d’accueil et l’implantation d’une boutique
Après le CAPC, le musée d’Aquitaine inaugure le 30 novembre 2015 une boutique où trouver le « petit
plus » culturel à emporter après sa visite. L’espace boutique du musée est visible depuis les vitrines des
musées et dès l’entrée. L’accueil et la boutique sont la première impression offerte au visiteur sur
sa visite. Il était nécessaire d’équiper et de repenser l’aménagement du hall du musée, vieillissant, en
répondant à une attente forte du public et garantir son satisfecit, réceptif à la qualité des produits et au
cadre offert par le musée.
Le musée avait depuis 2010 à cœur de se doter d’un véritable espace boutique, simple point d’accueil
auparavant. Pour ce faire, une assistance à maîtrise d’ouvrage a été confiée à l’association Museum
et Industries, association spécialisée dans l’accompagnement des projets de promotion et de
développement d’activités liées à l’accueil des publics et en particulier aux produits dérivés du patrimoine
artistique, culturel et éducatif. Cette assistance à maîtrise d’ouvrage, conduite en 2013, a permis de
démontrer la faisabilité d’un tel projet tout en proposant un concept de boutique en cohérence avec
les collections du musée d’Aquitaine. Le rapport d’étude a ainsi permis de définir les lignes directrices
de la réalisation du projet concernant le modèle économique (grâce à l’étude préalable des publics),
les choix d’aménagement de la boutique et en particulier celui de l’implantation spatiale, l’assortiment
des produits, la définition d’une nouvelle charte graphique et le développement ultérieur d’un site de
e-commerce.
Le musée a ensuite pris l’attache du designer Germain Bourré pour dessiner et concevoir le mobilier.
Sa proposition, mise en concurrence avec deux autres architectes, revisite les volumes : un mobilier
blanc et inox aux lignes épurées s’inscrit avec douceur dans le hall monumental de l’ancienne faculté
des sciences et lettres de Bordeaux dans un esprit contemporain, en faisant écho à l’histoire des lieux
et de la ville, mais aussi aux collections et à l’invitation au voyage qu’elles suscitent. Le mobilier a été
entièrement mis en œuvre et réalisé par les services techniques de la Ville et du musée, mettant à
contribution les ateliers de menuiserie, d’électricité, de peinture et de serrurerie.
664fs
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 86
L’implantation de cette boutique dans le hall du musée a par ailleurs été l’occasion de rendre l’accueil
du public plus accessible, et de repenser une signalétique adaptée. Dès son ouverture, la boutique
proposait une ligne spécifique de produits griffés et d’ouvrages autour des collections du musée. Le
musée d’Aquitaine a l’exclusivité de certains produits comme une exceptionnelle série d’estampes
originales de la collection Goupil. L’arrivée d’une responsable et gestionnaire de la boutique a permis
d’étoffer et de diversifier rapidement l’offre de vente, en proposant par exemple une gamme de produits
dédiée pour chaque exposition temporaire.
• • Le parcours audioguidé
Depuis 2015, le musée d’Aquitaine expérimente l’usage des applications mobiles pour une expérience
muséale ludique et enrichie. Une première application pour « guide multimédia mobile » est créée
pour l’exposition temporaire Félix Arnaudin, le guetteur mélancolique (du 14 avril au 31 octobre 2015),
offrant au public la possibilité d’un parcours audioguidé et illustré. Cet outil est ensuite développé
pour le parcours permanent en 2016 et décliné en version anglaise et espagnole en décembre 2017.
Développée grâce à la plateforme My Orphéo, l’application mobile est installée sur un parc de 20
smartphones Nexus 5 disponible en location à l’accueil (2,50 €, gratuit pour les moins de 18 ans). Elle
est également téléchargeable gratuitement sur le Google Play Store pour les appareils Android, et sur
l’Apple Store pour les appareils iOS.
Une seconde application a été créée par le musée d’Aquitaine et l’association FLAT226 en 2015 :
Quantum Arcana. Il s’agit d’un jeu interactif destiné aux 13-18 ans. La mise en œuvre du projet estimé à
50 000 € a été rendue possible grâce au soutien de la région Aquitaine dans le cadre de l’appel à projets
Aquitaine cultures connectées, visite touristique innovante du patrimoine culturel aquitain. L’installation
Reconstitution d’un atelier
de bronzier aquitain,
espaces des Âges
des métaux.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
665VJ
À,
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 87
et le principe d’utilisation sont identiques à ceux de l’audioguide classique : à part le téléchargement,
aucune connexion internet n’est requise pendant la visite, les applications fonctionnant entièrement en
mode hors-ligne une fois chargées.
Fort de cette expérience, le musée propose en 2017 une nouvelle appli-jeu pour les enfants intitulée Les
rails du temps dans le cadre de l’exposition L’archéologie à grande vitesse, 50 sites fouillés entre Tours
et Bordeaux. Enfin, un nouveau parcours de visite audioguidé pour enfants est proposé en juillet
2019 sur l’application du musée. Cette fois, le jeune visiteur est invité à suivre, sur un mode conté, les
aventures de Basile et Juliette dans leur découverte du musée. Ce nouveau parcours permet une visite
ludique et complète des collections de la préhistoire au XXI e siècle.
Le nombre d’installations sur les appareils personnels des visiteurs reste modeste, avec une moyenne
mensuelle de 18 téléchargements pour l’application Musée d’Aquitaine, 15 pour l’application Quantum
Arcana et 10 pour Les Rails du temps. Même gratuite, plusieurs freins sont identifiés : la nécessaire
connexion internet, le temps de téléchargement, le poids de l’application et une communication trop
timide. En revanche, la location des audioguides à l’accueil est plus significative, malgré un parc
d’audioguides restreint (20 appareils pour 150 000 visiteurs annuels) et plusieurs problèmes techniques
de maintenance et de mises à jour. En moyenne depuis 2016, 130 appareils sont loués par mois,
avec une nette augmentation depuis 2018, grâce à une plus forte mobilisation du personnel d’accueil à
promouvoir cette offre auprès des visiteurs.
• • La rénovation des vestiaires
Afin d’améliorer l’accueil et le confort des visiteurs, des casiers avec consignes ont été installés au
vestiaire. Une nouvelle banque d’accueil plus esthétique et ergonomique à l’étude. Une rénovation
de la signalétique à l’entrée des salles va être réalisée par les graphistes du musée.
• • Une proposition de restauration légère
Durant l’été 2014, une tentative de restauration légère a été imaginée dans la cour carrée du musée
sous forme d’une AOT avec un prestataire qui proposait des glaces, salades et jus de fruits frais.
Cette tentative a rapidement été abandonnée par le prestataire, les recettes étant en dessous de son
estimation initiale. C’est une demande récurrente du public du musée. Une étude de faisabilité sera
lancée pour définir quelles sont les possibilités pour installer de la petite restauration dans le musée
d’Aquitaine.
Le musée a concrétisé plusieurs actions visant à améliorer l’accueil et le confort des visiteurs.
Il parait opportun de poursuivre et d’approfondir cette démarche par la création de d’espaces
de détente, et la rénovation des espaces de circulation et de pause (accès divers, ascenseurs,
sanitaires, machines à café, fontaines) afin de s’inscrire dans des chartes d’accessibilité et
d’accueil du visiteur et du jeune visiteur (labels tourisme, handicap, Mom’art).
666JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
ns
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 88
1.9. Partenariats et réseaux
1.9.1 Une implication globalement satisfaisante dans les
réseaux régionaux
Les relations avec le milieu associatif bordelais, girondin et aquitain sont riches et anciennes. Elles
sont nombreuses dans le secteur historique et archéologique : Société Archéologique de Bordeaux,
Groupe Archéologique des Pyrénées Occidentales, Centre de Recherches Archéologiques des Landes,
Aquitaine Historique, Mémoire de Bordeaux etc. Pour le secteur de l’enseignement, le musée collabore
avec l’Association Régionale des Enseignants de Langues Anciennes de l’Académie de Bordeaux
(Arelabor).
L’Association des Conservateurs des Musées d’Aquitaine (ACMA) est devenue l’Association des
Personnels Scientifiques des Musées de Nouvelle-Aquitaine (APSMNA) lors de la fusion des régions
Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes. Le siège social de l’APSMNA est resté au musée d’Aquitaine ;
Vincent Mistrot, responsable des collections de Pré- et Protohistoire, en est le secrétaire et est aussi
responsable de l’infolettre numérique envoyée tous les quinze jours à une liste de diffusion de près
de 200 personnes. L’implication du musée dans l’animation de l’association vient très naturellement
renforcer les liens avec la plupart des musées de la région et elle amplifie très nettement le nombre de
demandes de prêts d’œuvres, voire d’expositions clef en main.
Régulièrement, les personnels scientifiques du musée d’Aquitaine sont sollicités pour leur expertise des
collections. Ils sont intervenus notamment au musée d’Ossau à Arudy, au musée de Soulac-sur-Mer, au
musée municipal d’Andernos-les-Bains, au musée des Beaux-Arts de Libourne (collection archéologique)
et à la Maison du Patrimoine de Saint-Germain-d’Esteuil. Parfois, la collaboration a eu pour objectif
d’apporter une aide technique (écomusée de Marquèze, musée d’Ethnographie de l’Université de
Bordeaux, musée archéologique d’Eysses à Villeneuve-sur-Lot) pour des montages d’expositions ou de
l’aide logistique.
Depuis 2013, le responsable des collections Préhistoire du musée d’Aquitaine siège en tant que
« personne qualifiée » au conseil d’administration du Pôle d’interprétation de la Préhistoire (PIP) des
Eyzies-de-Tayac, à la demande du Conseil Régional d’Aquitaine, co-financeur du PIP. L’une des raisons
d’être du PIP est de structurer et de mettre en réseau, les acteurs culturels (grottes, musées, publiques
ou privées) qui sont en lien avec la Préhistoire. En outre, Anne Ziéglé, responsable des collections
antiques, siège au conseil d’administration de la Société archéologique de Bordeaux (SAB). Cette
collaboration a permis le dépôt de nombreux objets archéologiques au musée d’Aquitaine.
Dans le cadre de la médiation scientifique, le musée d’Aquitaine participe au réseau Echosciences
Nouvelle-Aquitaine ; des réunions thématiques sur l’archéologie se déroulent régulièrement au
musée d’Aquitaine. Ce réseau est le résultat de la coopération des 4 CCSTI de Nouvelle-Aquitaine
(Cap Sciences, Espace Mendès France de Poitiers, Lacq Odyssée à Mourenx et RécréaSciences de
Limoges). Les relations sont particulièrement étroites avec Cap Sciences et sa structure spécialisée sur
l’archéologie, Cap Archéo.
Grâce à l’ouverture en mars dernier des nouveaux espaces sur Bordeaux et l’Aquitaine aux XX e -XXI e
siècles, de nombreux partenariats ont été créés auprès des filières actuelles (forêt, agriculture, vigne et
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vin, aéronautique et spatiale, littoral), des acteurs de la ville et de la région. Le musée a tissé des liens
avec des organismes très différents : Grand Port maritime de Bordeaux, Institut national de l’origine et
de la qualité (INAO Aquitaine), Observatoire de la Côte Aquitaine, Bordeaux Aquitaine Aéronautique et
Spatial (BAAS), Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL),
Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF), Office National de Forêts (ONF), etc. Il a également
renforcé ses échanges avec des associations comme la Mémoire de Bordeaux-Métropole ou encore le
Service régional du patrimoine et de l’inventaire.
1.9.2. Des partenariats nationaux à renforcer
L’APSMNA est la section fédérée de l’Association Générale des Conservateurs de collections publiques
de France (AGCCPF) et son siège est au musée d’Aquitaine. Cette synergie permet l’organisation
de manifestations nationales comme la journée d’études « Musées et Tourisme » du 9 février 2019
coorganisée par le musée d’Aquitaine et l’AGCCPF. Ce type d’action renforce la présence du musée
dans cette association professionnelle.
Vincent Mistrot est adhérent au RIGMA, Réseau Interprofessionnel des Gestionnaires de Mobilier
Archéologique (à ne pas confondre avec le RAGMA cité précédemment : il s’agit d’une association de
type loi 1901) et participe aux journées d’études et d’échanges autour des problématiques d’inventaire,
de tri et de conservation des mobiliers archéologiques. Il est aussi adhérent au réseau « Archéologie en
musée », réseau des musées d’archéologie et collections d’archéologie en musée dont la finalité est
l’échange de pratiques innovantes pour la conservation et la médiation des collections archéologiques.
Le musée d’Aquitaine adhère à la Fédération des Écomusées et Musées de Société (FEMS) depuis
de nombreuses années. Son implication s’est accentuée à partir 2017 à travers son directeur, Laurent
Védrine, et les rencontres 2020 sont programmées à Bordeaux.
Le 3 juillet 2019, l’Institut de recherches archéologiques préventives (Inrap) et la mairie de Bordeaux ont
signé une convention-cadre de partenariat scientifique et culturel pour la promotion et la médiation
de l’archéologie. Auparavant, les partenariats avec l’Inrap étaient liés à des projets d’expositions
temporaires (Au temps des Gaulois. L’Aquitaine avant César ; Tromelin, l’île des esclaves oubliés).
Désormais, les liens sont pérennisés et seront développés : participation de l’assistant scientifique et
technique au comité scientifique, expositions temporaires, « Archéomobile », conférences, etc.
Créé en octobre 2008, le Club Innovation et Culture (CLIC France) réunit les musées, lieux de patrimoine
et lieux de culture scientifique français sensibilisés aux problématiques des nouvelles technologies
numériques et à leurs usages. La ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole en sont adhérentes et le
musée a accueilli en 2014 une journée « Culture et Numérique » dans le cadre de la Semaine Digitale.
Régulièrement, des membres du service aux publics du musée participent aux activités et rencontres
proposées par le CLIC.
Une convention doit être signée très prochainement avec le musée du quai Branly en vue d’une
coopération culturelle et scientifique (poursuite de prêts et dépôts de collections, réalisation de projets
communs d’expositions, accueil et adaptation d’expositions produites par l’un ou l’autre des partenaires,
organisation de séminaires et de programmes éducatifs) d’une coopération technique (échanges mutuels
d’expériences, d’informations, de consultations, d’expertises et d’accueil de personnels). Emmanuel
Kasarherou, conservateur au musée du quai Branly, est membre du nouveau comité scientifique du
musée d’Aquitaine.
668rnational. Des prêts sont octroyés
ion
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 90
1.9.3. Partenariats et réseaux à l’international
Le musée d’Aquitaine a des collections riches et reconnues à l’international. Des prêts sont octroyés
à de nombreuses institutions européennes, américaines et asiatiques.
• • En Europe
En 2013, le musée archéologique régional de Madrid a accueilli une partie des chefs d’œuvres de la
collection préhistorique pour l’exposition Arte sin artistas. Des rapports privilégiés se sont développés
avec le musée San Telmo de Saint-Sébastien avec l’accueil en 2014 de l’exposition Au Temps des
Gaulois, l’Aquitaine avant César et la co-organisation de la future exposition sur l’art préhistorique
franco-cantabrique (2022). Des prêts ont aussi régulièrement été consentis pour leurs expositions
temporaires respectives. La directrice du musée, Susana Soto, siège au sein du nouveau comité
scientifique du musée d’Aquitaine. Bilbao, ville jumelée avec Bordeaux accueillera elle aussi l’exposition
sur l’art préhistorique.
D’autres membres du comité scientifique, Neil Mac Gregor, ancien directeur du British Museum
et Nanette Snoep, directrice du Rautenstrauch-Joest Museum, apporteront leurs connaissances,
notamment sur les problématiques autour des collections extra-européennes.
Le musée d’Aquitaine intègre le réseau des musées d’histoire de ville en Europe installé à Barcelone
et regroupant une vingtaine de musées et de centres de recherche de grandes villes européennes. Le
musée a participé pour la première fois à la rencontre de Barcelone en octobre 2019.
Enfin, le musée d’Aquitaine échange régulièrement avec la fondation Gandur pour l’art, autour d’une
possible exposition sur le thème du pouvoir et de la présentation à Bordeaux de ses collections extra-
européennes, principalement originaires d’Océanie et des Amériques.
• • En Asie
Les relations avec l’Asie se limitent à des prêts pour l’exposition sur les trésors des musées de Bordeaux
créée au musée municipal de Fukuoka (ville jumelée avec Bordeaux) puis présentée au musée d’Art
Occidental de Tokyo. Toutes les sections du musée ont été sollicitées. Pour l’exposition Lascaux
International, le musée a fourni une expertise scientifique ainsi que des collections au musée National de
Kyûshû à Dazaïfû.
• • En Amérique
En 2013, le musée a noué des relations avec le musée national de La Havane pour la présentation de
son riche fonds d’estampes d’artistes français implantés à Cuba au XIX e siècle. Des partenariats avec
des musées et collectionneurs nord-américains ont aussi été noués pour l’exposition Chicano Dream.
La collection Cheech Marin (1980-2010), et plus récemment avec les musées de Colombie-Britannique
en vue d’une exposition programmée en 2023. Le musée de la Civilisation de Québec (ville jumelée avec
Bordeaux) a, par le passé, accueilli certaines expositions temporaires créées par le musée d’Aquitaine.
Afin de renouer des liens collaboratifs forts avec ce musée reconnu mondialement pour ses expositions,
sa muséographie ou ses techniques de conservation, de nouveaux contacts ont été pris en 2019.
En outre, le musée Goupil et le Getty Center de Los Angeles aux États-Unis (qui conservent les registres
de la galerie de peintures et objets d’art Goupil), ont débuté un partenariat en vue de la numérisation des
fonds des deux institutions, préalable à la réalisation d’expositions communes.
669ravail
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 91
D’autre part, le musée d’Aquitaine est membre depuis 2019 du réseau de musées français et américains
FRAME, à l’instar des autres musées de Bordeaux.
Les liens avec l’Amérique du Sud sont plus ténus. En 2016, le musée a accueilli en stage de
conservation et muséographie, Sabine Dupuy, responsable du musée intégral de la réserve de biosphère
de Laguna Blanca (Catamarca, Argentine). L’art pariétal de cette réserve de biosphère devrait faire
l’objet d’un focus dans l’exposition sur l’Art préhistorique franco-cantabrique programmée en 2022.
Le musée espère aussi un partenariat avec le MALI, musée d’Art de Lima, pour l’exposition Voyageurs
français au Pérou programmée en 2021 à l’occasion du bicentenaire de l’indépendance du Pérou (Lima
est aussi une ville jumelée avec Bordeaux). Enfin, le musée est ponctuellement sollicité dans le cadre
de projets de recherche (en 2018 par exemple, ce fût le cas pour une enquête initiée par la Direction
Musées et Patrimoine de la collectivité territoriale de Guyane autour d’un artiste provisoirement nommé
« chevalier de Montréal » et dont le musée d’Aquitaine possède deux superbes dessins).
• • En Afrique
En novembre 2017, le musée a accueilli Abdoul Karim Ben Saïd, chef de projet au musée de Mayotte,
pour un mois d’immersion dans le quotidien des équipes. Et en mai 2019, Richard Ohene-Larbi, collègue
de la Direction du patrimoine et des musées du Ghana, venait à son tour à Bordeaux pour échanger sur
les méthodes de travail des deux établissements, dans la suite d’une mission réalisée en 2018 par Katia
Kukawka à Accra, Cape Coast et Elmina. Samuel Sidibé, directeur émérite du musée national du Mali,
est membre du comité scientifique.
Enfin, l’exposition sur l’art préhistorique franco-cantabrique sera l’occasion de la mise en valeur du travail
de Geoffroy Heimlich sur l’art pariétal du Congo. Les dispositifs multimédias créés à cette occasion
seront proposés aux structures culturelles locales.
670JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 92
1.10. Communication En matière de communication, le musée d’Aquitaine s’appuie sur plusieurs compétences au sein de
ses équipes : une chargée de communication, une cheffe de projets numériques et événementiels
épaulée un(e) volontaire en service civique pour l’animation des réseaux sociaux, et deux graphistes.
Ces derniers ont en charge l’ensemble de la création visuelle du musée et de la signalétique (espaces
publics, parcours permanent, expositions temporaires). Ces ressources internes permettent d’assurer
la communication graphique et numérique du musée sans intervention de prestataires extérieurs.
Pour s’adresser à ses publics, le musée développe différents outils : print, web et relations presse. En
complément, la création d’un poste dédié au mécénat et partenariats ouvre la voie, depuis peu, à la mise
en place d’accords portant sur l’échange de visibilité avec de nouveaux acteurs privés.
1.10.1. La signalétique
Le musée fait réaliser toute sa signalétique par ses deux graphistes : cartels et panneaux (dans
le parcours permanent comme dans les expositions), bannières extérieures, vitrophanies,
repères directionnels et points information. L’équipe graphique est pleinement associée au travail
muséographique, ce qui facilite la mise en cohérence des différents supports réalisés. Ce mode
de fonctionnement autonome et souple permet ainsi d’être réactif dans la création des contenus et
informations proposés aux visiteurs.
Pour autant, on a pu constater ces dernières années que la rénovation des espaces (XVIII e , XIX e , puis
enfin XXe et XXI e siècles) ainsi que les expositions temporaires ont pris le dessus sur la mise à jour de
la signalétique dans les espaces les plus anciens du musée. Si une modernisation a pu être entreprise
(espace Préhistoire notamment), il apparait aujourd’hui une réelle dissonance visuelle dans le parcours
de visite, depuis la muséographie la plus ancienne au rez-de-chaussée datant de la création du musée
jusqu’à la plus récente. Un travail d’amélioration et d’harmonisation doit désormais être réalisé, pour
permettre au visiteur de se repérer facilement grâce à un « fil d’Ariane » déployé de manière uniforme
dans l’ensemble du musée. Enfin, un chantier sur la signalétique extérieure a été récemment lancé pour
améliorer la visibilité du musée depuis l’espace public.
1.10.2. Les documents imprimés
Le musée assure l’édition et la diffusion de sa production éditoriale, sous le contrôle de la Direction
générale des Affaires Culturelles et de la direction de la communication de la ville de Bordeaux, pour
le respect de la charte graphique et du « label » Bordeaux Culture. Les documents et les visuels
sont déclinés en direction des journalistes, des publics adultes et des enfants : dossiers de presse,
communiqués de presse, plaquettes, programme culturel semestriel, programme des activités et
groupes, agenda, flyers, cartons d’invitation, livrets-jeux, affiches, etc.
Principal outil de communication transverse du musée, le programme culturel est édité deux fois
par an, dans un format de grande taille de type « journal » et en version couleur, pour les périodes de
janvier à juin et septembre à décembre. Il présente l’ensemble de la programmation culturelle du musée
et est diffusé en 8 000 exemplaires en direction du public et de l’ensemble des partenaires du musée
(universités, relais culturels, relais touristiques, associations, mairies de quartier).
En complément de ce programme semestriel, le musée édite de multiples documents (affiches, flyers,
dépliants) dédiés à la promotion de ses grands événements : expositions temporaires, colloques, 671et
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 93
ateliers, etc. Les activités de médiation font également l’objet d’un programme annuel et de supports
dédiés (livrets jeux, matériel pédagogique, etc.) tandis que de nouveaux supports ont pu être
expérimentés, comme un flyer destiné au public touristique estival ou encore un livret de visite des
« objets phares » du musée. Au total, plus d’une vingtaine de supports papier différents sont édités et
diffusés chaque année auprès des publics. Ils sont distribués à l’accueil du musée ainsi que dans les
principaux points relais d’information :
– Acteurs du tourisme : offices de tourisme de la Ville et du département, kiosques culture, hôtels (une quinzaine en centre-ville de Bordeaux)
– Lieux et centres culturels : instituts (Goethe Institut, Institut Cervantes, Alliance Française), théâtres, conservatoire, École des Beaux-Arts de Bordeaux, FRAC, MECA, Rocher de Palmer, médiathèques et bibliothèques, ainsi que les autres musées de la ville de Bordeaux
– Associations culturelles (Alifs, Rahmi, etc.) et centres d’animation
– Réseau municipal et métropolitain : Cité municipale, mairies de quartier, Athénée municipal, hôtel de Bordeaux Métropole
– Universités et écoles d’enseignement supérieur
Le programme culturel du musée (2 500 exemplaires distribués) et/ou les flyers événementiels (8 000
exemplaires) sont envoyés dans tous ces lieux par voie postale ou par coursier. Si cette présence diffuse
est nécessaire pour exister dans l’offre culturelle locale, il reste toutefois difficile d’en mesurer l’impact
sur la fréquentation. Dans les enquêtes menées en sortie de salles auprès du public, la communication
papier est peu citée comme levier déclencheur, à l’inverse du bouche-à-oreille, du relais médiatique,
voire de l’affichage urbain.
On peut en revanche noter un attachement au programme culturel semestriel de la part de ceux qui y
sont abonnés et le reçoivent chez eux. Ce format permet de maintenir un lien régulier et privilégié avec
le public fidèle des événements se tenant au musée.
En matière d’affichage, le musée bénéficie, pour chacun de ses temps forts, des panneaux d’affichage
de la ville de Bordeaux et de Bordeaux Métropole. Cette visibilité, là encore nécessaire mais insuffisante,
a amené le musée à développer des partenariats avec des acteurs stratégiques tels que SNCF Gares &
Connexions pour de l’affichage dans les gares, ou encore Kéolis pour une présence régulière dans les
transports de la métropole bordelaise. Cette visibilité dans des lieux à fort trafic se négocie en échange
de contreparties (entrées gratuites pour les expositions, mise à disposition des espaces du musée,
organisation de visites privées commentées).
672JX qui
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1.10.3. Les relations presse
Le musée communique, tout au long de l’année, auprès des médias locaux et nationaux : presse écrite
générale et spécialisée, radios, télés, web. Les informations diffusées concernent principalement les
expositions temporaires, la programmation culturelle et les événements. Les informations en lien avec
les collections et le parcours permanent sont diffusées de manière beaucoup plus ponctuelle (ouverture
de nouveaux espaces, acquisition d’œuvres, prêts d’œuvres pour un musée à l’étranger, etc.).
Pour la presse nationale, le musée s’appuie depuis plusieurs années sur une agence de communication,
dans le cadre d’un appel d’offre établi par la DGAC. Le musée d’Aquitaine, comme les autres musées
municipaux, a ainsi l’avantage d’être accompagné sur ses manifestations de grande envergure. Enfin,
le fichier presse du musée s’enrichit régulièrement, grâce en partie aux journalistes de la presse
spécialisées qui le sollicitent et à l’attention que lui portent les médias régionaux, qui couvrent la plupart
des manifestations à caractère plus local.
1.10.4. L’achat d’espaces publicitaires
Le musée a assez peu recours à l’achat d’espaces publicitaires avant tout pour des raisons budgétaires.
Ponctuellement, certaines expositions ou temps forts ont malgré tout fait l’objet de campagnes de
communication dédiées. Récemment, l’exposition L’archéologie à Grande Vitesse a bénéficié d’insertions
presse, grâce aux partenaires financiers du projet, Liséa et SNCF Réseau. Lors de l’ouverture des
nouveaux espaces XX e et XXI e siècles, c’est également le soutien de mécènes financiers, Alliance Forêts
Bois et Bordeaux Euratlantique, qui a permis au musée de s’offrir une campagne de communication
mêlant habillage événementiel d’un tramway, affichage à l’aéroport de Bordeaux Mérignac et diffusion
d’un spot dans les cinémas de Gironde. Dans les années à venir, la capacité à s’entourer de mécènes
et à nouer des partenariats médias apparait comme l’un des objectifs prioritaires pour espérer
donner une plus grande envergure aux actualités du musée, et ce de manière récurrente.
1.10.5. Le site internet et les réseaux sociaux
Le précédent PSC préconisait deux actions à mener sur internet qui ont été réalisées : la création d’un
site internet propre au musée et l’affirmation de sa présence sur les réseaux sociaux.
Le site du musée a ouvert en octobre 2012 après un chantier d’une année ; il a permis d’adapter le
musée aux nouvelles modalités d’accès à l’information. Jusqu’à sa création, la communication en ligne
du musée se faisait principalement via le portail internet de la ville de Bordeaux. Avoir un site propre au
musée a permis de développer les contenus proposés, selon quatre axes principaux : les expositions, les
collections, la visite du musée et la boutique. La fréquentation du site est passée de 91 000 à 156 000
visites par an entre 2013 et 2017, avec une augmentation moyenne et constante de 40 000 visiteurs
supplémentaires par an. En revanche le site amorce une décroissance depuis 2018 avec une baisse
d’environ 2 000 visites sur l’année.
Plusieurs facteurs participent à cet essoufflement :
– Le site qui a plus de cinq ans est désormais vieillissant, son graphisme et sa navigation deviennent obsolètes. Les internautes se tournent plus facilement vers les réseaux sociaux qui jouissent d’une belle dynamique et où ils vont suivre plus facilement l’actualité du musée.
– La montée en puissance du moteur de recherche Google pour délivrer les informations pratiques sur le musée n’oblige plus les internautes à atterrir sur le site propre du musée. 673ITS
omme provenant du musée
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– Les contenus relativement statiques et moins renouvelés ne fidélisent plus le public. Plusieurs rubriques ont été clôturées, d’autres sommeillent : la vie du musée, les services du musée, les coulisses, les acquisitions, la sélection du bibliothécaire, les dossiers pédagogiques, l’œuvre du mois, hors-les-murs.
– L’accès aux informations en langue étrangère (anglais et espagnol) reste limité aux informations pratiques, aux collections et aux expositions temporaires.
– La consultation en mode version mobile sur les smartphones et les tablettes est très contre- productive en termes de trafic car l’usager perd le chemin de l’information recherchée.
Les efforts pour maintenir la diversification et le renouvellement des contenus sur le site s’amenuisent
chaque année au profit des réseaux sociaux, et il a fallu le temps exceptionnel du confinement pour
dégager enfin le temps nécessaire au dépoussiérage et à la mise à jour de nombreuses pages. En effet,
une médiatrice culturelle responsable de la stratégie numérique avait pour mission principale la gestion
du site en 2012 et des réseaux sociaux à la marge, soit un peu plus d’un demi ETP. Depuis, ce poste
a évolué en direction de projets transversaux, et plus spécifiquement sur médiation numérique in situ
(rénovation des espaces permanents, boutique, applications audioguides, médias des expositions).
Parallèlement, les actions de communication se sont renforcées sur les réseaux sociaux : après
l’ouverture des comptes Facebook en 2010, Twitter et Scoop.it en 2012, Google+ en 2013, plusieurs
nouveaux outils ont été expérimentés et pérennisés dont Pinterest en 2014, Instagram et Youtube en
2015 pour les principaux.
L’arrivée d’un(e) volontaire en mission de service civique, huit mois chaque année depuis 2014, a permis
de consolider et de renouveler favorablement cette stratégie de communication, tout en maintenant
en l’état l’activité du site internet. Depuis 2018, la mission de service civique est passée de 35 à 28
heures hebdomadaires. L’arrivée d’une responsable du pôle communication a renforcé la cohérence
de ces actions, tout en donnant de nouvelles orientations comme la production de vidéos. Cependant,
malgré de bons résultats, le poste de communication numérique est fragile par la précarité de sa
configuration.
Le musée a entrepris ces dernières années des chantiers qui lui ont permis d’accroîtresa
visibilité et de toucher de nouveaux publics, en s’adaptant à l’évolution des usages, en
particulier sur le volet numérique, et dans le cadre d’un budget de communication contraint.
En effet, malgré la multiplicité des supports et médias utilisés pour diffuser l’information,
trop de retours témoignent de la difficulté à faire émerger les actualités du musée parmi
l’offre culturelle environnante. C’est davantage le bouche-à-oreille que les campagnes de
communication qui déclenchent l’envie de visite tandis que certains événements peinent à
mobiliser le grand public, en particulier dès qu’ils sont un peu trop spécialisés.
Il convient dès lors de s’interroger sur plusieurs points : les supports de communication
réalisés sont-ils immédiatement identifiables par le grand public comme provenant du musée
d’Aquitaine ? Comment aborder de nouveaux lieux et modes de diffusion de l’information, pour
espérer élargir les publics ? Quels seraient les moyens financiers nécessaires pour « investir »
dans des plans de communication de plus grande envergure ? Et pour quels résultats
attendus ? Autant de questions qui s’intègrent dans une réflexion globale sur la stratégie de
communication à mettre en œuvre dans les années qui viennent.
674PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 96
675Jécifique sur cette mission en 2017.
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 97
1.11. Moyens et fonctionnement
1.11.1. L’équipe
Depuis 2013, la totalité des nouveaux postes fait suite à des transformations de poste après des départs
à la retraite. Ces missions nouvelles répondent à de nouveaux besoins (développement des ressources
propres, NTIC). Près de la moitié des effectifs du musée a été renouvelée depuis le précédent PSC avec
l’arrivée de nouvelles générations aptes à faire face à ces transformations et qui doivent trouver dans
l’organigramme une place à la hauteur de leurs compétences.
Les services ont évolué en fonction de la conjoncture :
– Réorganisation du service administratif et financier en 2013 avec l’arrivée d’une nouvelle
responsable administratif et financier, renouvellement des fiches de poste du service administratif et
création d’une mission formation au sein du service.
– Evolution des services aux publics avec l’arrivée d’une nouvelle conservatrice : valorisation de la
médiation et de l’animation culturelle.
– Un poste de gestionnaire de boutique a pu être créé grâce au redéploiement d’un départ à la
retraite en 2015.
– Professionnalisation du mécénat avec un recrutement spécifique sur cette mission en 2017.
– Refonte du pôle accueil physique et téléphonique et boutique avec l’aide de la mission qualité
de la Métropole. Montée en compétence du poste de la responsable d’accueil avec un recrutement
en avril 2019.
– Réorganisation et professionnalisation de la sécurité.
– Recrutements à l’atelier technique, dont un nouveau responsable, avec développement des
compétences et nouveaux métiers afin de générer des économies (soclage).
Des agents ont pu évoluer en interne grâce à l’obtention de concours en corrélation avec leurs niveaux
de diplômes et compétences. Une évolution de l’organigramme est à prévoir prochainement car dix
départs à la retraite sont prévus dans les quatre ans à venir, dont la moitié sont des postes clés de
catégorie A.
1.11.2. Le budget
Le budget primitif de fonctionnement est en baisse de 1% comme pour l’ensemble des services de la
collectivité. Mais depuis 2012, le musée ne cesse de développer ses recettes : subventions publiques,
mécénat, recettes de la boutique. Il bénéficie par ailleurs du reversement de 40% des recettes des
locations d’espaces et émarge aussi régulièrement au budget global des grandes expositions.
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1.11.3. Les financements publics
La part des financements publics aux projets est très variable d’une année à l’autre puisque toutes les
subventions versées sont liées à des projets : subventions de l’État et de la Région pour la rénovation
d’espaces du parcours permanent (budget d’investissement) ; subventions dans le cadre d’appels à
projets (25 000 € pour le développement de l’application Quantum Arcana, dans le cadre de l’appel à
projets de la Région concernant la médiation innovante du patrimoine, 2 000 € accordés par le Ministère
de la Culture en 2019 pour un projet développé dans le cadre du dispositif C’est mon patrimoine),
soutien de la DRAC à la numérisation des collections et au récolement décennal, subventions aux
expositions classées d’intérêt national (Mémoires Vives en 2013 et L’archéologie à grande vitesse en
2017), etc.
Soulignons que pour de nombreux projets, des aides publiques peuvent être versées directement
aux partenaires : par exemple l’Association du lien interculturel, familial et social (Alifs), avec laquelle
le musée organise chaque année les Bons Baisers (soutenus par la DRAC, la Ville de Bordeaux et
régulièrement aussi par le Département), et qui a co-piloté un projet en milieu fermé avec le musée.
Autre exemple : l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, qui a obtenu un gros financement pour
un projet de recherche incluant un volet artistique piloté par le musée (cf. 1.6.1 – Des thématiques de
recherche variées).
Il faut aussi tenir compte de la part très importante (mais difficilement quantifiable) de la valorisation
des partenariats : ainsi, l’Université de Bordeaux (PACEA) a financé deux mois de rémunération pour
une étudiante qui a mené une recherche sur les collections, recherche qui a permis de réaménager une
vitrine de la section Pré- et Protohistoire ; plusieurs laboratoires de recherche bordelais prennent par
ailleurs en charge le déplacement de nombreux intervenants d’une programmation culturelle construite
avec le musée, comme ce fut par exemple le cas en 2019 pour le cycle de conférences Sommes-nous
citoyens d’un même monde ? co-organisé avec l’Université Bordeaux-Montaigne.
1.11.4. La boutique
Lancée en novembre 2015, la boutique a été pensée à la fois comme un service supplémentaire
rendu au public et comme l’un des moyens de développer les ressources propres du musée.
Organisée en régie directe depuis quatre ans, elle remplit cet objectif en générant entre 70 000 € et
100 000 € de chiffre d’affaire annuel, pour un bénéfice net compris entre 20 000 et 30 000 €. Tous les
bénéfices annuels réalisés au-delà d’un seuil de 40 000 € sont versés sur le budget du musée dans le
cadre de décisions modificatives budgétaires.
La diversification de l’offre et le développement des produits depuis la création de la boutique ont
progressivement impacté l’espace et ont nécessité de réfléchir à une extension de la partie librairie,
organisée désormais aux extrémités du hall avec un mobilier homogène.
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PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 99
1.11.5. Le mécénat
Le précédent PSC du musée d’Aquitaine ne mentionnait pas le mécénat. Si le musée s’est toujours
entouré de mécènes pour l’accompagner sur certains de ses projets, leur recherche restait jusque-là
ponctuelle et résultait principalement d’effets d’opportunité.
Le musée s’appuie, depuis de nombreuses années, sur l’association des Amis du musée d’Aquitaine
pour ses opérations d’acquisition et de restauration d’œuvres. Constituée de 350 membres adhérents,
l’association participe activement à l’actualité du musée et contribue à le faire connaître auprès du
public.
En 2016, le musée a initié une première grande opération de mécénat participatif à l’occasion de
la restauration du cénotaphe de Michel de Montaigne. 276 mécènes particuliers ont fait un don via la
plateforme Commeon pour un montant total de 23 648 € sur les 18 000 € initialement attendus (soit
131 % de l’objectif). Cet apport a permis de compléter le soutien financier apporté par la Fondation
BNP Paribas. La campagne a bénéficié d’un fort écho grâce à une stratégie de communication
dédiée, préparée bien en amont avec l’appui de l’agence Mediacrossing, sous forme de mécénat de
compétences. Au-delà du montant collecté, elle a permis de créer un lien privilégié avec le public, qui
s’est approprié le projet et s’est engagé aux côtés du musée pour sauvegarder l’une de ses œuvres
majeures.
En 2017, le musée d’Aquitaine a choisi de consacrer un poste à temps plein au mécénat et aux
partenariats. Cette décision est intervenue dans un contexte de baisse conséquente et régulière du
budget de fonctionnement du musée, et ce depuis plusieurs années. En complément des nouvelles
sources de recettes développées par la boutique et la privatisation d’espaces, le mécénat constitue,
aujourd’hui, un potentiel de ressources complémentaires. Cette orientation très récemment prise par le
musée d’Aquitaine s’inscrit dans une tendance plus générale qui voit les musées français (et le secteur
culturel dans son ensemble) s’ouvrir progressivement aux partenariats avec le secteur privé et mettre
en place de véritables stratégies en la matière. En effet, au-delà de l’apport financier attendu, le mécénat
constitue également une opportunité de coopérer plus étroitement avec les acteurs de son territoire et,
ainsi, d’accroître son rayonnement.
Cette démarche vient ainsi compléter la recherche de financements publics, avec laquelle le musée
est plus familier. Sur ce volet, l’un des axes de progrès pour les années à venir consistera toutefois
à réussir à s’inscrire de manière beaucoup plus systématique dans des appels à projets, à l’échelle
départementale, régionale, nationale et même européenne.
Si le musée d’Aquitaine bénéficie désormais d’un poste à temps plein dédié au mécénat, il est à
noter que cette activité s’exerce au sein d’un « réseau métier » animé par la DGAC à l’échelle des
établissements culturels, et en lien avec la Mission Mécénat mise en place par Bordeaux Métropole en
2016. Cette dernière apporte son appui sur les aspects juridiques et fiscaux, tout en menant elle-même
des campagnes de mécénat pour des projets d’intérêt métropolitain.
La première étape de la mise en œuvre d’une démarche de mécénat propre au musée d’Aquitaine a
consisté à définir un positionnement et une offre visibles et lisibles. Dans un paysage culturel local où
les acteurs sont multiples, il est en effet fondamental que le musée s’affirme, aux yeux de mécènes
potentiels, comme l’une des références incontournables de son territoire. Le musée d’Aquitaine bénéficie
de solides avantages à mettre en avant : un lieu d’exception, une des plus importantes collections
678u’il s’agit de promouvoir auprès des acteurs
fié et référencé dans l'esprit de
IX
% du
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 100
parmi les musées de France, un parcours permanent en pleine évolution, une programmation culturelle
originale sans oublier une fréquentation parmi les plus importantes en Nouvelle-Aquitaine.
Autant d’atouts qui en font une vitrine du territoire qu’il s’agit de promouvoir auprès des acteurs
privés.
Des actions ont été engagées afin que le musée soit mieux identifié et référencé dans l’esprit de
mécènes potentiels, avec, en particulier :
– Une communication dédiée à la thématique du mécénat. Celle-ci passe, notamment, par un
travail de fond et de pédagogie pour sensibiliser le public et les entreprises sur l’importance que la
philanthropie revêt pour une institution comme le musée d’Aquitaine. Cette démarche a commencé
à se traduire de différentes manières : dans les outils de communication du musée (programme
culturel, site Internet, réseaux sociaux), dans les salles du musée lui-même (mise en avant et
harmonisation des cartels et panneaux mentionnant le soutien de mécènes à travers une charte
d’affichage) ou encore lors d’événements dédiés qui mettent en lumière le mécénat.
– La constitution d’un réseau de partenaires et prescripteurs. Fidéliser les mécènes
existants apparait prioritaire pour tenter d’inscrire durablement le mécénat comme un levier de
développement. Dans cette optique, un Cercle des entreprises mécènes du musée d’Aquitaine a
été créé en 2018, afin de fédérer les acteurs engagés aux côtés du musée. Appelé à se développer
au cours des prochaines années, il vise : d’une part à rendre plus visible la question du mécénat
auprès des entreprises, en particulier locales, en les sensibilisant à cette pratique et à ses enjeux ;
et d’autre part à construire une relation durable avec les mécènes impliqués dans le développement
du musée.
En 2018, les premiers résultats ont émergé avec près de 120 000 € de mécénat collecté,
principalement financier grâce à la contribution de deux mécènes au projet de rénovation des nouveaux
espaces XX e et XXI e siècles, mais aussi en nature (avec des dons d’objets, de fournitures, de nuitées
d’hôtel ou encore la réalisation de prestations de communication).
La première soirée du Cercle des entreprises mécènes, organisée fin 2018, a permis de rassembler ces
différents soutiens, officialisant la création de ce club et lui donnant un temps et un espace d’expression.
En 2019, le projet de création d’un parcours sensoriel a suscité l’intérêt d’entreprises et fondations
régionales et nationales : avec un objectif de 190 000 € de fonds privés à collecter (soit près de 75 % du
plan de financement global, une première), le musée a montré sa capacité à mobiliser.
Si les premiers retours sont encourageants, ils impliquent un investissement conséquent
de la part de l’ensemble de l’équipe du musée : la responsable du mécénat et plus largement
tous les services sont mis à contribution, depuis la conservation des œuvres, l’administration,
la médiation culturelle, la communication et jusqu’aux équipes d’accueil et de surveillance,
dès lors que les espaces du musée sont utilisés comme contreparties offertes aux mécènes.
Ce temps passé reste encore largement sous-évalué dans la valorisation des projets proposés
en mécénat.
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2 Projet 680JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 102
681et mondiale pour proposer un
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 103
2. Le projet
2.1. Le concept
2.1.1. Un musée-monde, de Bordeaux et d’Aquitaine
Le musée d’Aquitaine regroupe trois musées dont le musée Goupil et le Centre National Jean Moulin. Il
dispose d’1,4 million d’objets ce qui en fait l’une des plus riches collections en France dans un bâtiment,
l’ancien Palais des Facultés qui couvre 29 000 m² en plein cœur de la métropole bordelaise. 20 % de
cette surface sont utilisés pour assurer la transmission de ce patrimoine au public, moins de 1 % de
ces collections est visible. La nature et la variété de ces collections (d’un galet aménagé en outil par
les premiers hominidés d’Aquitaine il y a 400 000 ans, des tableaux, des gravures du XVI e siècle à nos
jours, des sculptures du Paléolithique au XX e siècle) et leur origine (des objets provenant d’Aquitaine et
de l’ensemble des continents) permettent au musée de parler de la cité de Bordeaux, en plein cœur de
la Nouvelle-Aquitaine dont l’histoire est le fruit de nombreux échanges avec le reste du monde.
Le musée peut et doit jouer avec ces trois échelles locale, régionale et mondiale pour proposer un
« musée du Nous » 16 et de la Relation, fruit de la rencontre entre un musée d’identité locale et régionale,
et un musée-monde composé de riches collections extra européennes.
• • Une collection municipale, trois musées et une équipe
L’équipe du musée d’Aquitaine s’est vue confier par la Ville de Bordeaux la responsabilité de deux autres
musées, le Centre National Jean Moulin dédié à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et le musée
Goupil du nom d’un galeriste et éditeur d’art qui a diffusé des images d’art à travers le monde au XIX e
siècle. Un des enjeux de ce projet scientifique et culturel sera de mettre en cohérence et en résonance
ces trois collections.
Quel est le point commun entre toutes ces collections ? Elles sont conservées à Bordeaux par le musée
d’Aquitaine et sont destinées à être présentées dans un même bâtiment, celui de l’ancien Palais des
Facultés qui abrite aujourd’hui le musée. La richesse, le nombre, et la variété de ces collections en un
même lieu résultent de trois phénomènes : d’une part, la constitution de collections municipales relatives
à l’histoire de la ville de Bordeaux. D’autre part, la collecte d’objets d’ethnographie rurale impulsée
par Georges-Henri Rivière et le directeur du musée d’Aquitaine Louis Valensi, dès 1963. Et enfin, à
Bordeaux, grand port colonial depuis le XVIII e siècle, l’assimilation de collections ramenées par des
missionnaires, des médecins, des administrateurs, des collectionneurs de pièces provenant d’Océanie,
d’Afrique subsaharienne, de l’espace méditerranéen, de l’Amérique et de l’Asie a permis la constitution
d’un ensemble extra-européen de plus de six mille pièces.
Fort de ce constat, ce projet sera appuyé sur les deux dénominateurs communs du musée d’Aquitaine,
son bâtiment et ses collections.
16 – L’expression « musée du Nous » est formulée par Benoît de l’Estoile dans son ouvrage Le Goût des autres, De l’exposition coloniale aux Arts premiers, Flammarion Champs essais, 2007, p. 12. Le musée des Autres présente des collections extra européennes, à l’instar du musée du quai Branly. Le musée de Soi est un musée d’histoire, de société qui présente le territoire sur lequel le musée est implanté. Le terme « Relation » est quant à lui privilégié par Myriam Cottias, directrice du CIRESC (CNRS) et membre du conseil scientifique du musée : M. Cottias invite le musée à s’emparer d’une notion qui fut au cœur de la pensée d’Édouard Glissant et qui exprime la rencontre, les liens tissés entre deux « pensées du monde ». 682_ sont les suivants
créer de nouveaux espaces
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• • Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles : l’histoire du bâtiment
et du site du musée d’Aquitaine
L’édifice dans lequel le musée est installé depuis 1987 est l’ancien Palais des Facultés de lettres et de
sciences. Il a été construit en 1886 par l’architecte Louis Durand avec, dans son sous-sol, le tombeau
de Michel de Montaigne, récemment redécouvert et, à son sommet, une tour-terrasse utilisée pour
l’enseignement de l’astronomie et l’observation des étoiles. Ce bâtiment qui couvre une superficie
de 29 000 m² sur six niveaux était d’une grande modernité. « On l’a dit avec justesse une faculté doit
désormais être un atelier », écrit Louis Liard, adjoint au maire de la ville de Bordeaux et directeur de
l’enseignement supérieur auprès de Jules Ferry, à l’architecte Charles Durand le 12 juillet 1879.
Ce Palais des Facultés a été un lieu du savoir et de la transmission du savoir.
Il s’agit d’un quadrilatère avec, en son centre, une bibliothèque et quatre niveaux de circulation
desservant de petites salles de cours, des laboratoires de recherche et d’enseignement (physique,
chimie, météorologie, optique zoologie, botanique) et un musée archéologique. La muséographie du
musée d’Aquitaine, ouvert en 1987, très inspirée des travaux initiaux de Georges-Henri Rivière, a
tourné le dos à ce bâtiment en neutralisant l’enveloppe des collections. Ainsi, toutes les fenêtres ont été
occultées ce qui ne permet pas d’avoir des points de vue sur la cité et qui peut paraitre étonnant pour
un musée d’histoire de ville. Aujourd’hui encore, il n’y a pas d’explication sur l’histoire du bâtiment et
du site qui avant d’être une université avec des enseignants et des étudiants qui ont marqué l’histoire
mondiale de la recherche (Emile Durkheim, Marcel Mauss, etc.), a été un lycée royal, un couvent, celui
des Feuillants où a été inhumé Michel de Montaigne, une enceinte médiévale et peut-être même une
nécropole romaine.
L’étude du bâtiment et du site, permettra, par capillarité, d’évoquer l’histoire passée et présente du
quartier et de la ville de Bordeaux. La fouille archéologique du tombeau de Michel de Montaigne
dans les sous-sols du musée débutée à l’automne 2019 et dont les résultats sont attendus fin 2020 va
contribuer à enrichir la connaissance de cette histoire. Cette recherche mettra également l’accent sur les
échanges, notamment intellectuels entre l’université formant de nombreux étudiants originaires d’Afrique,
des Antilles et d’Océanie et la constitution des collections extra européennes.
Les axes de travail sont les suivants :
– S’inspirer du programme initial du Palais des Facultés autour de la transmission du savoir et de la
notion d’expérimentation. La bibliothèque sera identifiée comme pôle central d’information. De part
et d’autre de la bibliothèque, le public pourra circuler sur cinq niveaux.
– Connaître l’histoire du site et du bâtiment, en s’appuyant en particulier sur la recherche
archéologique du tombeau de Michel de Montaigne.
– Repositionner le musée d’Aquitaine comme un musée d’histoire de ville inscrit dans un quartier,
avec des points de vue sur la cité.
– Réinvestir des zones qui ne sont pas ouvertes au public pour créer de nouveaux espaces
d’exposition.
– Créer des jardins dans les cours intérieures et sur les terrasses pour présenter notamment les
métissages et hybridations entre cultures d’ailleurs et agriculture de Nouvelle Aquitaine (vigne,
maïs, tabac, tomate de Marmande, pruneaux d’Agen, etc.).
– Développer la convivialité avec un espace de restauration, des lieux pour les enfants, de
meilleures conditions d’accessibilité pour tous les publics.
683par la communauté scientifique, en
ntre les collections
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– Développer les qualités climatiques du bâtiment en renforçant son inertie et en travaillant à une
amélioration énergétique et esthétique, tout en s’appuyant sur des ressources locales.
• • 4 siècles d’acquisitions
Le parcours muséographique couvre plus de 400 000 ans d’histoire de Bordeaux et de l’Aquitaine sur
5 000 m 2. Une infime partie de la collection constituée depuis le XVIe siècle, soit près de 5 000 pièces
sur un total d’un 1,4 million, est présentée au public. Très peu d’objets ethnographiques d’Aquitaine
sont aujourd’hui visibles et une petite partie des collections extra-européennes est présentée, dans une
muséographie de 1987. Travailler sur l’histoire de la collecte de ces objets au musée d’Aquitaine va
permettre de répondre aux questions suivantes :
– Comment cet objet est-il entré dans les collections du musée d’Aquitaine, dans quelles conditions
et par quel biais ?
– À quoi servait cet objet et dans quel contexte ?
– Quel est le sens de cet objet en ce début du XXI e siècle en France, à Bordeaux ?
Ces objets apporteront un éclairage nécessaire pour poser des questions sur notre société. Comment
le climat a-t-il évolué ? Comment se nourrir ? Quels sont les rapports entre l’homme et la plante en
Aquitaine ? Quand est apparue l’écriture ? Qu’est-ce qui caractérise l’Aquitaine ? Quelles relations et
distinctions établir entre esclavage, colonisation et immigration ? Comment le pouvoir se légitime-t-il
à travers des images et des symboles ? Depuis quand élève-t-on des abeilles, indispensables à la
biodiversité ?
L’équipe du musée, avec l’aide de son comité scientifique, va tenter de répondre à ces questions et de
faire parler les objets en les resituant dans leur contexte et notamment dans le réseau de relations
et d’échanges qui a permis que ces objets soient devenus des pièces de musée. Il sera apporté des
réponses plurielles à ces questions, avec des habitants des territoires concernés mais aussi des artistes,
afin de proposer un musée du « Nous » avec un patrimoine partagé. Les axes de travail seront les
suivants :
– Faire parler les objets en s’appuyant sur la recherche portée par la communauté scientifique, en
particulier l’Université de Bordeaux et l’UPPA.
– Contextualiser les objets avec leur site et région de provenance (maquettes, cartes, dispositifs
multimédia).
– Construire un discours s’appuyant sur les collections avec différents points de vue, différents
regards (par exemple pour les collections extra européennes un regard alternatif posé par des
artistes ou individus issus des pays d’où proviennent ces collections).
– Proposer de nouvelles muséographies avec des passerelles entre les collections
d’ethnographies régionales et les collections extra européennes.
– Disposer de réserves permettant de conserver ces collections, de les étudier, de les rendre
accessibles aux chercheurs et de les valoriser auprès du public.
Le précédent PSC (2011-2016) insistait sur la place du musée d’Aquitaine au sein de l’arc atlantique
et sur le rôle de Bordeaux comme interface entre l’espace atlantique et l’arrière-pays aquitain. Cette
direction sera poursuivie en développant certains axes où le public sera au cœur des enjeux, des
actions et des usages du musée et de son équipe.
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• • Une histoire mondiale de Bordeaux et de l’Aquitaine
Bordeaux est un port depuis l’Antiquité (Burdigala gallo-romaine) ouvert sur la façade atlantique et la
Méditerranée via l’Isthme Gaulois et le cabotage côtier de l’Espagne jusqu’en Angleterre et en Europe du
Nord. Ce port présente la particularité de s’appuyer sur les ressources locales (sel, pois, vin, bois, eaux-
de-vie, textiles) de l’arrière-pays qui correspond au territoire actuel de la Nouvelle-Aquitaine. Bordeaux
entretient des relations avec la façade atlantique européenne grâce au développement des échanges
avec l’Angleterre et l’Europe du Nord au Moyen Âge, puis des relations transatlantiques avec une
apogée au XVIII e siècle et une richesse du territoire bordelais et aquitain qui s’appuie sur le travail des
esclaves à Saint-Domingue et dans les Antilles pour la production du sucre et du café.
Enfin, au XIXe et au début du XX e siècle, le port commerce avec l’empire colonial français et l’Afrique
de l’Ouest en particulier. Les collections du musée vont être rapportées à Bordeaux par des négociants,
médecins et administrateurs coloniaux. En ce début de XXI e siècle, la ville de Bordeaux est devenue
une ville attractive qui attire des centaines de milliers de touristes, de nouveaux habitants et des
étudiants venus d’horizons très variés. Bordeaux est l’interface entre le monde, l’espace atlantique
(Afrique, Caraïbes, Amériques, Europe) et la Nouvelle-Aquitaine, ces réseaux régionaux s’étant d’abord
développés grâce aux transports fluviaux du bassin de la Garonne, de la Dordogne, de la Charente et de
l’Adour, puis avec le train et la voiture.
Le musée d’Aquitaine propose, dans le cadre du nouveau Projet Scientifique et Culturel, de présenter
l’histoire des échanges et de la mondialisation des premiers hominidés d’Aquitaine (Homo erectus,
Néandertal et Homo Sapiens Sapiens) il y a 400 000 ans, en passant par la révolution Néolithique (7 000
ans) et le développement de l’agriculture et du mégalithisme notamment. L’idée est de poursuivre par
le développement de l’écriture avec les tablettes en argile de Suse en Iran actuel (5 000 ans) montrant
des sociétés de plus en plus organisées, la civilisation égyptienne (4 000 ans) et sa très riche culture
matérielle, puis les grands courants d’échange lors des âges des métaux avec des centres de production
de bronze en Aquitaine (3 000 ans).
Le développement du monde gallo-romain et de la ville de Burdigala et de son rapport avec l’Aquitaine
rurale seront abordés. Puis, seront évoqués l’essor du monde chrétien au Moyen Âge, une Aquitaine qui
devient anglaise durant trois siècles (XII e -XVe siècle), un territoire traversé par les guerres de Religion et
l’arrivée de la Renaissance italienne (XVI e siècle), une reprise en main de Bordeaux par le roi Louis XIV
(seconde moitié du XVII e siècle) et le développement urbain et économique de Bordeaux au XVIII e siècle
qui est essentiellement fondé sur le vin et le commerce du sucre et du café provenant de l’île de Saint-
Domingue (Haïti actuel) produit par des esclaves venus d’Afrique. Il sera question d’une ville portuaire
adossée à l’Empire colonial d’Afrique de l’Ouest au XIX e siècle et dans la première moitié du XX e siècle,
qui participa pleinement à la Révolution industrielle et se redressa après la fin de la Seconde Guerre
mondiale. Seront également abordées la décolonisation et l’arrivée de nombreuses personnes provenant
d’Espagne, du Portugal, d’Afrique du Nord, d’Afrique subsaharienne et des Antilles. Les collections
présentent de nombreux témoignages de ce commerce des idées, de l’échange des marchandises, des
denrées coloniales qui irriguent toute l’Aquitaine via les voies fluviales, des migrations des hommes, et
des femmes (Aquitaine terre d’émigration, d’immigration, de passages, de frontières avec les Pyrénées
et l’Océan), des processus de tensions et de rejets, d’hybridation et d’acculturation.
685à Bordeaux durant 400 000 ans
nt
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• • Du temps, de l’espace et des sensations
La rénovation du musée d’Aquitaine a débuté en 2009. Le premier étage a été rénové en mars 2019,
hormis les salles extra-européennes. À terme, le musée offrira une découverte en trois dimensions de
notre histoire :
Un voyage dans le temps dans les terres de la Nouvelle-Aquitaine et à Bordeaux durant 400 000 ans
jusqu’au XXI e siècle avec pour fil d’Ariane « Les Essentiels » (les objets phares et les repères dans le
temps, dans la géographie et dans le bâtiment) tissant le lien entre les périodes et les espaces qui
sont le fruit de trente ans de muséographies différentes et qui se nourriront de l’apport des nouvelles
collections. Ces dernières seront contextualisées en relation avec les sites et les territoires d’où elles
proviennent (cartes, maquettes, multimédia). Enfin, ce voyage dans le temps sera proposé au jeune
public en s’appuyant sur un engin exploratoire (« A bord de La Bourlinguette », du nom d’une invention
bordelaise du début du XX e siècle) et sur une résolution d’énigmes dans le parcours permanent, sorte de
chasse au trésor géante permettant une exploration des collections du musée.
Une exploration de « l’histoire mondiale de Bordeaux et de l’Aquitaine », une découverte de ses
échanges avec l’espace atlantique et le reste de la planète depuis les routes de l’évolution humaine
d’Afrique en Aquitaine durant la Préhistoire, les routes marchandes du vin, du sel et des métaux,
les chemins de pèlerinage, les routes de l’esclavage, les migrations en Aquitaine. Il parlera de la
mondialisation des images et des standards du goût avec les collections d’image d’art industriel du
musée Goupil et de la mondialisation de la Seconde Guerre mondiale avec le Centre National Jean
Moulin. Ce parcours permettra de voir ce qui fait l’Homme sur la planète entre nature et culture et qui
définit des cultures différentes. Ainsi seront évoquées, sur les traces des collectionneurs, les cultures
méditerranéennes d’Afrique, d’Océanie, des Amériques (de l’Amérique centrale précolombienne à la
culture Inuit), d’Asie (collection des vêtements Belinguier et photographies d’Inde du XIX e siècle) et
d’Aquitaine (ethnographie régionale) dans leurs relations à leur territoire (se nourrir, habiter, se déplacer,
guerres) et à la dynamique de l’environnement et des paysages (en Aquitaine, le développement de la
forêt des Landes, l’évolution du trait de côte, la création des vignobles). Certains pôles thématiques
pourraient ponctuer le parcours avec une dimension transversale (les âges de la vie, croire, tatouage
et vêtements). Ces différentes aires culturelles et ces cultures matérielles seront questionnées par des
artistes contemporains (par exemple, qu’inspirent ces masques africains à des artistes originaires des
pays africains concernés ?) et des personnes habitant ou originaires de ces pays d’où proviennent les
pièces présentées dans le musée.
Une expérience, « le musée sensible », avec la participation du public dans un parcours sensoriel
pour des personnes en situation de handicap, un parcours pour les enfants, le choix de personnages
(« Vis ma vie de marin/de commerçant/de soldat »), des parcours thématiques (le vin, les écrivains, la
sculpture, les peuples des fleuves et des rivières) et une actualité dans les thèmes proposés permettront
de questionner le visiteur dans un parcours de plus de 7 000 m 2 dans le bâtiment du musée d’Aquitaine.
L’un des principaux enjeux du PSC sera d’une part de mettre en résonance les collections des trois
musées et d’autre part d’affirmer leur identité et leur singularité au sein du bâtiment de l’ancien Palais
des Facultés. Celui-ci pourrait devenir un « Palais des musées » regroupant le musée d’Aquitaine, le
Centre National Jean Moulin et le musée Goupil car son objectif à terme sera bien de rendre ces trois
collections accessibles au public.
686€
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La bibliothèque, la documentation, les réserves graphiques du musée Goupil et du CNJM seront
regroupées. Autour de la bibliothèque se déploieront des espaces d’exposition de référence sur trois
niveaux permettant un voyage multidimensionnel : les deux premiers niveaux seront consacrés à un
voyage de 400 000 ans dans l’histoire de Bordeaux et de l’Aquitaine, tandis que le troisième niveau
permettra une exploration de l’histoire mondiale de Bordeaux et de l’Aquitaine, des cultures du monde
présentes dans les collections du musée d’Aquitaine et une visite du musée Goupil et du CNJM.
Ce parcours permanent de près de 7000 m 2 sera la colonne vertébrale du musée. Celui-ci sera
tout d’abord un lieu où la culture sera partagée sous différentes formes de manière ouverte avec des
fonctions d’accueil, des espaces d’exposition temporaire, des cours aménagées pour devenir des jardins
et espaces de convivialité et de diffusion, un auditorium rénové et des espaces de médiation en plein
cœur de ville.
• • Un musée virtuel au service de la transmission
Le nouveau site internet du musée d’Aquitaine sera envisagé comme un lieu de découverte des trois
musées (Aquitaine, CNJM et Goupil) et de leurs collections, un lieu de préparation à la visite (agenda,
contenu du musée) et un espace contributif (au sujet des collections, opérations de collecte) et de
services (réservation en ligne, boutique en ligne, accès, renseignements pratiques). Les réseaux sociaux
permettront de prolonger l’information relative au musée d’Aquitaine. Il est également envisagé de
développer un espace contributif et participatif : documentation sur des collections, information sur des
sites patrimoniaux, réactions, débats, etc.
• • Un musée du « Nous » à Bordeaux
Ce PSC a pour ambition, en s’appuyant sur la richesse et la diversité de ses collections de proposer au
public un partage vivant du patrimoine et de réconcilier le « musée des Autres », celui des collections
extra-européennes, et le « musée du Soi », celui de Bordeaux et de l’Aquitaine. Ce projet vise à
rouvrir et à développer trois musées dont l’identité sera renforcée : le musée d’Aquitaine et ses
collections ethno-régionales et extra-européennes (Égypte antique, Afrique, Océanie, Amériques,
Asie), le Centre National Jean Moulin dédié à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale à
Bordeaux et en Aquitaine et à ses résonances citoyennes actuelles et enfin le musée Goupil dédié
à la puissance des images et leur diffusion dans le monde. Les correspondances entre histoire
locale, régionale et leur rapport au monde seront permanentes.
La personnalité de Michel de Montaigne inhumé dans les sous-sols du musée est un bon moyen pour
évoquer l’histoire locale de Bordeaux et de l’Aquitaine, l’histoire nationale (les guerres civiles du XVI e
siècle) et l’histoire mondiale (discours sur les esclaves, sur les Indiens d’Amérique). Les équipes
du musée souhaitent que la construction de ce projet s’inscrive dans une démarche collective,
partenariale et citoyenne en s’ouvrant largement aux publics qui n’ont pas ou peu accès à la culture.
Tous ces axes sont développés dans les parties suivantes.
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2.1.2. Programme d’actions prioritaires définies par
l’équipe du musée
Dans le travail collectif pour préparer le présent PSC, l’équipe du musée d’Aquitaine propose
collectivement la réalisation de 20 actions dans le cadre du PSC 2020-2025. Cette liste n’est pas
exhaustive mais elle permet de définir un programme d’actions concerté.
1 Site internet et boutique
Proposition prioritaire : vente en ligne
Première action : recherche d’une solution technique (chantier engagé plus globalement à l’échelle des musées municipaux depuis septembre 2019)
2 Politique éditoriale
Proposition prioritaire : définir des types de publications à décliner en collection
Première action : choisir les modalités d’édition (création, conception)
3 Accueil
Proposition prioritaire : terminer la mission qualité (qui englobe la réorganisation du service) indispensable pour mener d’autres actions
Première action : rappeler l’importance de la qualité de l’accueil
4 Collections extra-européennes
Proposition prioritaire : réaménagement de l’espace ethnographique
Première action : définir un PSC sur cette collection, mise en place d’un comité scientifique dédié
5 Sécurité et surveillance
Proposition prioritaire : renforcer la surveillance en salle
Première action : recruter pour remettre à niveau les effectifs
6 Musée Goupil
Proposition prioritaire : ouverture d’un espace muséographique
Première action : organiser une exposition temporaire pour le fonds Goupil avec un calendrier annuel
7 Accueil des publics vulnérables
Proposition prioritaire : poursuivre les projets au long cours en développant au maximum les restitutions au public
Première action : action à consolider et poursuivre.
8 Communication
Deux propositions ont été retenues pour cette thématique, à savoir :
Proposition prioritaire A : améliorer l’image des espaces d’accueil
Première action A : c’est une priorité considérée comme immédiate car les espaces d’accueil sont déterminants quant à l’image et au ressenti qu’ont les visiteurs du musée. Les actions essentielles consistent à retravailler l’accessibilité aux bâtiments, notamment pour les personnes handicapées et à veiller au respect des normes de sécurité. Les toilettes d’un design dépassé et beaucoup trop éloignées de l’espace d’accueil sont à reconstruire selon l’avis de tous les collaborateurs.
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Proposition prioritaire B : concevoir une nouvelle identité graphique
Première action B : cette proposition a été retenue de manière unanime car d’elle découlent les autres propositions autour de la communication générale du musée (site internet, campagnes diverses, attractivité et partenariats). Une réflexion un nouveau nom pour le musée est lancée et aura des conséquences très importantes sur l’image du musée de manière globale. Ceci-dit, les collaborateurs jugent cette action de second ordre par rapport à la première proposition.
9 Conservation
Proposition prioritaire : désengorgement des réserves et mutualisation des œuvres
archéologiques
Première action : les réserves sont saturées et nécessitent un besoin immédiat de mutualiser les œuvres archéologiques en rénovant le site de La Palu. En effet, le manque de place impacte directement la bonne conservation des œuvres. La première action à mettre en œuvre est la réalisation de travaux profonds pour rénover ce site via la location d’un hangar pour stocker les œuvres le temps des travaux.
10 Centre National Jean Moulin
Proposition prioritaire : le CNJM mérite un lieu à part entière car c’est un Centre d’ampleur nationale. Il doit absolument être mis en valeur du fait que c’est un lieu de mémoire incontournable qui rassemble et sensibilise un large public dont notamment les scolaires. Il a donc une visée éducative prioritaire.
Première action : ouvrir un site dédié au CNJM, veiller à la conservation de ses collections et travailler le discours autour de ce lieu
11 Services techniques
Proposition prioritaire : création d’un atelier de soudure et d’une cabine de peinture
Première action : identification d’un espace adapté à la fonction de l’atelier (superficie, localisation)
12 Publics
Proposition prioritaire : accueil qualificatif des publics et formation bilingue des agents en contact avec les publics. Priorité indispensable dont la projection est à moyen et long terme étant donné le temps requis pour la formation aux langues étrangères (cette proposition est aussi incluse à une échelle plus globale dans le plan triennal piloté par la DGAC).
Première action : état des lieux sur les compétences en langues étrangères des agents et définition des besoins
13 Supports numériques
Proposition prioritaire : création de supports numériques de médiation à moyen terme
Première action : conception d’outils d’aide à la visite (support d’information papier pour s’orienter dans le musée, cartels et plans des salles), poursuite du remplacement des lecteurs DVD dans les salles par des supports numériques adaptés
14 Bâtiments
Proposition prioritaire : extension de la vidéosurveillance à moyen et long terme
Première action : hiérarchiser les besoins en vidéosurveillance pour couvrir en premier lieu les zones prioritaires
15 Iconographie
Proposition prioritaire : transfert dans les réserves mutualisées
Première action : coordination avec les services de l’archéologie et mutualisation des besoins
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16 Collections modernes
Proposition prioritaire : refonte des cartels géographiques et chronologiques (urgent)
Première action : refaire les cartels qui participent à l’attractivité du musée
17 Mécénat
Proposition prioritaire : développer les ressources financières et matérielles : faire connaître le mécénat aux entreprises de la région, fidéliser les mécènes existants, développer le mécénat à l’international
Première action : faire connaître le musée, le promouvoir auprès des entreprises
(communication, développement du mécénat en nature)
18 Accessibilité
Proposition prioritaire : dans les espaces permanents : 1-mise aux normes, 2-mise en place du parcours sensoriel, 3-adaptation des expositions temporaires dès conception, 4-accessibilité du site internet, 5-communication auprès des agences de voyage spécialisées
Première action : 1-répondre à la réglementation et aux textes législatifs, diagnostic, étude, cahier des charges, financements. Confirmation de l’appui technique et financier de la tutelle. 2-facs-similés à toucher pour les objets en vitrine, cartels à rendre accessibles (en chanfrein, ni trop haut, ni trop bas), parcours pour non ou malvoyant. Informations accessibles dès l’entrée, bandes rugueuses, stations assises.
NB : Cette action prioritaire est à relier aux aménagements programmés dans le cadre de l’Ad’AP et du plan triennal de la DGAC.
19 Programmation culturelle
Proposition prioritaire : refondre le programme papier, faire un programme pluridisciplinaire dans le calendrier de la Ville pour éviter les chevauchements, ouvrir les Rencontres Atlantiques au- delà du cercle des chercheurs, conforter le partenariat avec la librairie Mollat
Première action : revoir la maquette du programme culturel (papier)
20 Administration
Proposition prioritaire : intégration de l’administration aux projets en amont
Première action : fonctionner en mode projet pour investir les agents du service administratif
690UY
000 ans d'histoire sur près de 5 000 m°
jilement accessible
énagement d'espaces
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2.2. Site et bâtiment : l’esprit
des lieux
2.2.1. Les potentialités du bâtiment du musée d’Aquitaine
Le musée d’Aquitaine a missionné le cabinet d’architectes A2M pour une étude de faisabilité de la
rénovation globale du bâtiment du musée d’Aquitaine. Cette analyse qui est en cours souligne les
potentialités de cet édifice :
– Un parcours muséographique qui présente plus de 400 000 ans d’histoire sur près de 5 000 m²
– Un foncier de 29 000 m² situé en plein centre-ville et facilement accessible
– Un bâtiment fortement lié à l’histoire de Bordeaux
– Un ancien Palais des Facultés datant de 1886 avec des espaces remarquables (façade, hall
d’entrée, cages d’escaliers, charpente métallique)
La société A2M propose ainsi des premières orientations d’aménagement :
– Externaliser les réserves pour libérer de la surface nécessaire à l’aménagement d’espaces
muséographiques pour le musée d’Aquitaine, le CNJM et le musée Goupil
– Retrouver les grands principes d’organisation du bâtiment du Palais des Facultés pensés par
Charles Durand
– Créer un espace muséographique autour du tombeau de Michel de Montaigne
2.2.2. Mise en accessibilité : étude Ad’AP
Une étude d’accessibilité de tous les bâtiments accueillant du public à Bordeaux et dans les autres
communes de la Métropole est en cours, devant aboutir dans les cinq prochaines années à des travaux
de mise en accessibilité. Le musée d’Aquitaine est concerné par cette étude, dont les conclusions
portent notamment sur l’accessibilité depuis l’espace public et la déambulation dans les espaces publics
du musée d’Aquitaine.
2.2.3. Sobriété énergétique : gestion du climat et lumière
froide
Une étude devra être réalisée pour dresser un état des lieux de la situation climatique du bâtiment et
les pistes d’amélioration pouvant être apportées. Un état des lieux des points d’éclairage du musée est
aussi prévu.
2.2.4. Jardin atlantique et cours intérieures
Le musée d’Aquitaine dispose dans son bâtiment de 29 000 m² de cinq espaces ouverts en plein cœur
de ville. Il s’agit de trois cours intérieures dont deux qui sont publiques et de deux terrasses sur les toits
du musée. Alors que le PSC du musée d’Aquitaine pose à travers les collections du musée les questions 691e
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de l’identité de Bordeaux et de l’Aquitaine et de leurs relations au monde, la création de jardins dans le
musée répondrait à plusieurs besoins :
– Offrir au public des espaces végétalisés qui participent à la qualité du lieu et à sa convivialité
– Évoquer à travers une collection végétale les besoins de nos sociétés et les manières d’y
répondre (se nourrir, s’habiller, colorer, construire, se soigner, se protéger des dangers) et les
enjeux contemporains (la biodiversité, le rôle des abeilles, la qualité de notre alimentation, les
mutations de l’agriculture, les filières économiques régionales, etc.)
– Illustrer le discours du musée qui concerne les rapports entre l’Homme et la plante en extérieur
– Contextualiser les collections du musée en montrant l’usage d’outils qui sont présentés au public
– Disposer de nouveaux espaces de médiation pour différents publics (scolaires, adultes)
Cette réflexion se fera en étroite collaboration avec le Jardin Botanique et la Direction des espaces verts
de la ville de Bordeaux. Ce projet sera pragmatique quant aux conditions culturales (ensoleillement,
alimentation en eau, entretien).
« Un musée, pour être vraiment ouvert à tous,
doit être édifié au cœur de la cité. »
Le Corbusier (1887-1965)
Soirée karaoké au musée
d’Aquitaine dans le cadre
de l’exposition La
déferlante surf, juin 2019.
Photo Alice Dauga,
Mairie de Bordeaux
692OC (environ 340 mi)
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 114
• • Un « jardin atlantique » dans la cour triangulaire (environ 340 m²)
Les cultures qui définissent l’identité de l’Aquitaine sont notamment le maïs, le tabac et la tomate de
Marmande originaires d’Amérique, le pruneau d’Agen venu d’Asie ou encore la vigne de Méditerranée.
L’on constate que ces cultures du Sud-Ouest sont le fruit de métissages, d’hybridations, de voyages
et d’explorations. Il sera envisagé un « jardin atlantique » dans la cour triangulaire avec ces plantes
voyageuses qui sont constitutives de l’identité de la région.
Une réflexion pourrait aussi être développée autour de l’implantation d’un « lakou » (ou « jardin de case,
jardin créole »), à la fois un type d’habitat et un type de cultures, entre rural et urbain, qui s’est développé
aux Antilles et en Guyane et pourrait utilement éclairer la transition entre le système esclavagiste et la
période post-1848. C’est un projet qu’il pourrait être intéressant de soumettre à des collègues haïtiens
ou antillais, en leur proposant de l’élaborer conjointement en s’interrogeant sur la pertinence à l’implanter
au cœur de Bordeaux et sur les objectifs pédagogiques et didactiques à remplir. Pourraient ainsi y être
présentés des plants de canne à sucre, du café, de l’indigo ou encore des cultures vivrières.
• • Un « jardin du Moyen Âge » ou « jardin du couvent » dans la cour
carrée (environ 120 m², surface à préciser)
Le musée d’Aquitaine est installé sur l’emplacement d’un ancien couvent, celui des Feuillants établi
au XVI e siècle. Cette cour carrée s’inscrit dans le parcours de visite juste après la salle présentant
l’architecture religieuse médiévale à Bordeaux et en Gironde. En partenariat avec la Conservation
régionale des monuments historiques du Ministère de la Culture, il est envisagé de présenter des
éléments du cloître gothique de la cathédrale de Bordeaux dans cette cour carrée. Très appréciées du
public, de petites tables sont disposées dans cette cour aujourd’hui agrémentée de deux rangs de vigne
et d’autres végétaux. Il pourrait être envisagé de créer une évocation d’un jardin de couvent médiéval,
plantes potagères, plantes pour se soigner, vigne pour le vin de messe et autres plantes aromatiques.
• • Le « rucher du musée d’Aquitaine » sur les terrasses du musée
(surface à préciser)
Le musée d’Aquitaine dispose de deux terrasses sur ces toits qui ne sont à l’heure actuelle pas
accessibles au public. Des ruches pourraient être installées sur ces terrasses, et un miel et autres
produits dérivés pourraient être commercialisés dans la boutique du musée, en résonance avec la très
belle collection de ruches provenant des Landes dormant en réserve.
Les axes de travail autour du site et bâtiment sont les suivants :
– Déménager les réserves dans un bâtiment externalisé afin de réinvestir des espaces qui ne
sont pas ouverts au public pour gagner des surfaces d’exposition.
– Créer des jardins dans les cours intérieures et réinvestir les terrasses pour présenter
notamment les métissages et hybridations entre cultures d’ailleurs et agriculture de Nouvelle-
Aquitaine.
– Développer la convivialité avec un espace de restauration et des espaces pour les enfants,
en améliorant les conditions d’accessibilité.
– Développer les qualités climatiques du bâtiment en renforçant son inertie et en travaillant à
une amélioration tant énergétique qu’esthétique en s’appuyant sur des ressources locales.
693à, une réflexion sera
l'importance d'une salle de
Jératif d’avoir récolé et photographié toutes
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 115
2.3. Les collections
2.3.1. Un projet de réserves mutualisées
La saturation des réserves du musée associée à des conditions climatiques peu adaptées, l’état
sanitaire critique de la réserve de la Palu et le souhait d’affecter l’intégralité des espaces d’un niveau du
musée à des projets d’exposition ont conduit à lancer une réflexion sur des réserves externalisées à
mutualiser avec d’autres partenaires institutionnels eux aussi à la recherche de locaux adéquats pour la
conservation de leurs collections : le Centre Archéologie Préventive de Bordeaux Métropole et le Service
Régional de l’Archéologie de la DRAC Nouvelle-Aquitaine, notamment pour les 2 000 m² de mobilier
archéologique géré par l’État et provenant du territoire de Bordeaux Métropole
Un Centre de Conservation et d’Etudes (CCE), regrouperait dans un même bâtiment les collections
archéologiques de ces trois entités avec mutualisation d’espaces comme le studio photo ou l’atelier de
restauration. Le site de Régaz dans le quartier de Bacalan a été pressenti pour accueillir cet équipement,
qui recevrait également selon des modalités restant à préciser les autres collections du musée
d’Aquitaine ainsi que les collections non lapidaires de la Palu (à savoir des pièces souvent volumineuses
d’ethnographie régionale, d’histoire urbaine et de la collection Bonie).
Une étude de faisabilité a été lancée en septembre 2019. Au sein du musée, une réflexion sera
engagée avec les chargés de collections autour de différents points :
– Quelle organisation pour les œuvres soumises à des rotations dans les salles, comme les œuvres
sur papier, ou celles qui sont souvent consultées ?
– Question de l’accessibilité des collections dans la réserve et de l’importance d’une salle de
consultation et/ou de la présence d’un personnel du musée sur place
– Anticipation des prérequis pour le transfert et impératif d’avoir récolé et photographié toutes
les collections en amont
– Calendrier et moyens pour le chantier des collections, avec un démarrage bien en amont en
particulier pour les collections dont le récolement n’a pas encore pu être mené à bien (préhistoire et
collections photographiques)
– Nécessité d’avoir achevé le point sur les dépôts faits au musée et d’avoir réglé les dévolutions
des collections archéologiques
– Anticipation des futurs versements de collections archéologiques
Un accompagnement sera assuré par Roland May du CICRP quant à la méthodologie et des retours
d’expérience seront collectés, notamment par la visite d’établissements aux problématiques proches.
À côté de ce travail sur le projet à moyen terme de réserves externalisées, des améliorations doivent
être apportées aux équipements du musée. La climatisation et la réalisation d’un espace quarantaine-
réserve de transit ont été évoqués. Un cheminement lisse et couvert doit également être aménagé dans
la cour du premier niveau entre les monte-charges d’une part et le studio photo et la marbrerie-atelier
de soclage d’autre part, de manière que les mouvements d’œuvres soient effectués dans de bonnes
conditions. Le sol des réserves du premier niveau nécessite également d’être repris en raison de ses
trop nombreuses déformations.
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PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 116
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PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 117
2.3.2. Informatisation, récolement et numérisation
Concernant le raccordement au réseau informatique du site de la Palu, un câblage a été réalisé
courant 2019, faisant suite à une étude lancée au printemps dernier. Cette action a permis aux équipes
de gagner en efficacité puisque la base de données Micromusée est enfin accessible en temps réel, à
la fois pour la vérification et pour la saisie des données. Ce câblage réseau est cependant imparfait, ne
couvrant pas l’intégralité du site et étant régulièrement soumis à des coupures techniques.
De 2019 à 2021, l’accent du champ d’actions en rapport avec les collections sera ainsi mis sur ce site
de la Palu, avec des subventions de l’État et l’aide de personnels temporaires. Seules les collections de
préhistoire qui y sont conservées ne seront pas récolées car leur dévolution n’est pas réglée.
Avec le projet de réserves externalisées, le musée connaitra une nouvelle étape avec le déménagement
des réserves présentes sur les sites du cours Pasteur et de la Palu. Un chantier des collections
portera sur les collections à déménager, à partir des objets, en les confrontant aux inventaires et aux
informations recueillies dans la base Micromusée. Les collections suivront une chaîne opératoire :
récolement sur pièce et sur place, vérification dans la base, saisie des données, constat d’état,
dépoussiérage, petites interventions (anoxie, congélation), prise de vue numérique, conditionnement et
emballage, avant leur mise à l’abri, soit dans leur réserve définitive, soit dans des réserves transitoires.
Un personnel qualifié et nombreux sera nécessaire en renfort. Enfin, un Plan de Récolement Décennal
complémentaire et un calendrier viendront préciser ces opérations.
2.3.3. Les acquisitions : collecte contemporaine,
démarche participative
Une politique de collecte du contemporain (objets classiques en 3D, mais aussi images fixes et
sonores) a été réalisée pour illustrer les thématiques des espaces rénovés en 2019 et consacrés à
Bordeaux et l’Aquitaine aux XX e et XXIe siècles. Il serait souhaitable que le musée poursuive et développe
cette politique de témoignages contemporains. Ces collectes pourront viser l’histoire de Bordeaux et
l’ethnographie régionale tout en tenant compte de la création de la Nouvelle-Aquitaine. Elles sont à
envisager de façon à mieux illustrer les grandes thématiques telles que le cadre urbain et l’extension
de la ville, les évènements historiques et sociétaux, l’immigration, l’environnement géographique, les
préoccupations contemporaines, les activités économiques, les richesses patrimoniales, la spécificité du
territoire et ses relations avec le monde d’aujourd’hui. Sans doute faudra-t-il débuter par un recensement
de l’existant à l’échelle de la région, comme le suggère Patrick Lavaud, membre du comité scientifique du
musée et particulièrement sensible à la dimension ethnolinguistique de cette collecte orale.
Des campagnes pourront être mises en place dans le cadre du nouveau projet scientifique et culturel
à partir des axes de recherche définis en collaboration avec les universitaires. Membres du comité
scientifique, sociologues, anthropologues, mais aussi professionnels de musée, personnes de métiers ou
associations pourront être sollicités pour aider concrètement le musée dans sa démarche. Mais il faudra
aussi faire appel aux habitants eux-mêmes, en tenant compte des récents développements et atouts
des sciences citoyennes, qui pénètrent désormais aussi le champ des sciences sociales. Une
expérimentation est d’ailleurs en cours avec le Conseil du développement durable (C2D) de Bordeaux
Métropole, « boîte à idées » composée de citoyens et visant à incarner la démocratie participative à
l’échelle de la Métropole : une dizaine de membres sont aujourd’hui engagés dans un projet de collecte
dont toutes les étapes et objectifs seront déterminés collectivement, « en marchant », avec pour l’heure
simplement un horizon temporel, aboutir à « quelque chose » en juin 2020.
La réserve des collections
extra-européennes.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 118
Relancer les collectes permettra d’enrichir les espaces consacrés aux XX e et XXI e siècles. De nouveaux
objets pourront être présentés et les écrans interactifs amendés et complétés. Des objets provenant du
Poitou-Charentes et du Limousin pourront être intégrés, entre autres, dans le grand mur des « Trésors
d’Aquitaine ». Les collectes pourront aussi donner lieu à des manifestations temporaires sous forme
d’expositions dossiers (évocation, par exemple, d’un quartier bordelais en pleine mutation, etc.).
Enfin, ces collectes pourront être une source d’accroissement des collections pour les nouveaux
espaces au troisième étage et permettre la création de dispositifs multimédias supplémentaires – à
condition que le contenu soit défini au préalable. Il est important d’envisager des acquisitions pour les
salles qui vont être rénovées (CNJM, archéologie, future exposition du musée Goupil, ethnologie extra-
européenne).
Concernant le fonds Goupil, il faut garder à l’esprit que la maison Goupil, à partir de la seconde moitié
du XIX e siècle, vendait le droit d’utilisation de certaines de ses images à des manufacturiers pour la
réalisation de ce que l’on appelle aujourd’hui des produits dérivés. Il pouvait s’agir d’objets les plus
divers : cartonnage pour la parfumerie, la confiserie ; décoration de paravents, rubans, linge de maison ;
éventails, articles de Paris ; lampes, veilleuses ; calendriers, etc. Une collecte de ces objets permettrait
de compléter le fonds Goupil et de redonner à ces images leur valeur dynamique, économique et
populaire.
2.3.4. Les restaurations
Le chantier des collections en vue du transfert vers les réserves mutualisées inclura des opérations
de conservation préventive et de restauration. Il nécessitera le renfort de restaurateurs et d’agents
qualifiés.
Une évaluation des restaurations nécessaires pour traiter les œuvres et objets archéologiques
exposés ou en réserve souffrant de corrosion active ou d’oxydation est en cours, et
devra conduire à des traitements dans une échéance proche : statue d’Hercule, objets
majoritairement en fer issus du fonds ancien ou de fouilles – y compris ceux qui sont destinés
à être exposés – actuellement conservés dans les dépôts de fouille du SRA inventoriés
parfois dans les registres d’Aquitaine et marqués, ou ceux qui proviennent des fouilles de ces
30 dernières années et qui seront remis à la Ville pour le musée d’Aquitaine lorsque seront
finalisées les nouvelles réserves mutualisées.
2.3.5. La politique éditoriale
Les publications permettent la mise en valeur des collections et des expositions, elles devront être
poursuivies. Elles sont également garantes de la diffusion du discours de référence du musée et
des valeurs qu’il souhaite véhiculer. Elles sont envisagées comme un axe de travail important et
nécessaire pour le musée.
Le musée d’Aquitaine doit suivre une politique éditoriale cohérente afin de tisser du lien avec le public
et être clairement identifié. Il convient donc de créer une identité éditoriale suivie sur la forme, tout
en restituant les avancées de la recherche scientifique en cours. Il apparaît aujourd’hui nécessaire de
faire appel à une assistance à maîtrise d’ouvrage, pour dès 2020 disposer d’un état des lieux et de 697pal
jour afin de permettre
les concernant. À ce
2 aux différents publics et
le musée, richement
à
2r SOUS la forme
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 119
préconisations tenant compte de toutes les dimensions du marché de l’édition. Cette AMO doit permettre
de faire des choix cohérents entre coédition et autoédition, publications scientifiques et ouvrages grand
public, collections et publications isolées, etc.
Un première réflexion a conduit à envisager la création de deux types de parutions : un catalogue
générique sur l’ensemble du musée ainsi qu’une collection sur les espaces permanents, déclinée par
période ou par thème (parcours) et une collection « focus » sur certaines œuvres remarquables, insolites
ou méconnues (par exemple, un guide sur les quatre toiles monumentales de l’ancien Athénée municipal
datées de 1925 : Jean Dupas La Vigne et le vin, Jean Despujols L’Agriculture, François-Maurice
Roganeau La Forêt landaise, Marius de Buzon Les Colonies).
Les collections permanentes doivent figurer dans des ouvrages de référence à jour afin de permettre
une valorisation des pièces et un état des lieux récent des connaissances les concernant. À ce
titre, le musée d’Aquitaine envisage déjà plusieurs publications afin de répondre aux différents publics et
usages :
– Un guide de visite : guide de petit format à prix réduit présentant le musée et offrant un aperçu
synthétique des pièces incontournables et de l’histoire abordée dans les espaces permanents.
Un premier guide paru aux éditions Sud Ouest en 2015 doit être actualisé et complété avec les
nouveaux espaces du musée, les collections du musée Goupil et du CNJM. Publié au premier
semestre 2020, il pourra être vendu en début de visite comme guide ou en fin de visite comme
souvenir.
– 101 merveilles d’Aquitaine : une publication dans la série des 101 du Festin, pour prolonger
le travail éditorial autour de 80 objets phares du musée, réalisé pour la Nuit des musées 2018
par Morgane Moello, alors stagiaire de l’Institut National du Patrimoine. Cette publication est
programmée en 2021.
– Un ouvrage sur Michel de Montaigne : figure majeure de la vie politique et intellectuelle de
Bordeaux, Michel de Montaigne a un lien fort avec le bâtiment et le musée d’Aquitaine. Deux
événements importants dans la vie de l’établissement sont directement en rapport avec ce
personnage, qu’il conviendra de mettre en valeur par le biais d’une publication programmée en
2021 :
• La restauration du cénotaphe de Montaigne, réalisée en 2017 : la publication retracera l’histoire
mouvementée du cénotaphe et reviendra sur l’intervention des conservateurs-restaurateurs.
• L’étude archéologique du tombeau de Montaigne : les fouilles du tombeau de Montaigne,
redécouvert dans le sous-sol du musée, sont programmées en 2019-2020. Les rapports et
photographies seront traités et publiés à l’issue de cette opération archéologique, en lien avec le
Centre Archéologie Préventive de Bordeaux Métropole et le comité scientifique de l’opération.
– Une publication raisonnée par période et/ou thématique abordée dans le musée, richement
illustrée et documentée, suivant l’exemple de l’actuel Bordeaux au XVIII e siècle : le commerce
atlantique et l’esclavage édité par Le Festin. Ces livres devront se présenter sous la forme
d’une collection afin de respecter une charte graphique et éditoriale commune. L’ensemble des
publications permettra un coffret complet sur les expositions permanentes.
– Un catalogue général et scientifique du musée : un beau livre grand format de référence sur
le musée, son histoire, son organisation, ses collections (à la fois exposées et en réserves) et ses
valeurs ; il sera publié de préférence chez un éditeur d’art pour une qualité esthétique et une large
diffusion.
698PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 120
699JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
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PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 121
2.4. La bibliothèque / centre
de documentation
2.4.1. Poursuivre les projets entamés
L’informatisation du catalogue de la bibliothèque débutée en 2013 se poursuit, en lien avec le réseau
des bibliothèques. Celle-ci est indispensable à la visibilité du fonds pour les étudiants et chercheurs
extérieurs au musée. Avec actuellement aux alentours de 35 % des références en ligne, le catalogage
quotidien des documents pourrait permettre d’atteindre les 50 % en 2024. Cette informatisation doit
s’accompagner de la mise à disposition d’un poste pour l’OPAC (online public access catalog) au sein de
la salle de lecture de la bibliothèque afin que les lecteurs soient autonomes dans leurs recherches. Ce
poste de recherche devrait également proposer l’OPAC des collections du musée d’Aquitaine mises en
ligne.
Il convient de poursuivre l’homogénéisation des dossiers d’œuvre qui sont actuellement conservés
dans des meubles à tiroirs dans la bibliothèque du musée. Ils conservent fiches d’inventaire, couverture
photographique, références bibliographiques, rapports de restauration et correspondances en lien
avec les objets du musée. Les anciens dossiers de restauration sont rangés à part, classés par
matériaux (verre, céramique, métal et bois). Afin d’homogénéiser les contenus et éviter des recherches
doubles, ces documents devront intégrer les dossiers d’œuvres individuels afin que toutes les
informations sur une pièce se trouvent au même endroit.
2.4.2. Les nouveaux projets
L’accent sera posé sur la mise en valeur des livres anciens, qui représentent un fonds d’environ
600 documents actuellement conservés dans des armoires métalliques. Une partie de cette collection
est référencée sur le logiciel Micromusée et le reste est uniquement inventorié dans les registres de
la bibliothèque du musée. Il s’agira de revoir leur conditionnement et leur récolement à la fois sur
Micromusée (logiciel musée) et AbsysNet (logiciel bibliothèque) afin de les mettre en valeur et faire
découvrir leur existence au public par le biais du réseau des bibliothèques de la Ville ainsi que sur le
CCFr (Catalogue Collectif de France). Ce récolement permettra également la possibilité de les exposer
et/ou de les prêter à des bibliothèques extérieures.
Afin de mener cette valorisation de collection à bien, il conviendra d’y associer le service patrimoine
et conservation de la bibliothèque municipale de Mériadeck. Leurs compétences apporteront conseils,
échanges de bonnes pratiques et complémentarités des fonds respectifs aux différentes structures.
Le Centre National Jean Moulin étant fermé au public depuis janvier 2018 pour travaux, ses collections
vont déménager dans le bâtiment du musée d’Aquitaine. Le fonds de la bibliothèque du CNJM
intègrera l’espace de la bibliothèque du musée d’Aquitaine afin de continuer à recevoir étudiants et
chercheurs s’intéressant aux deux Guerres mondiales. De même, sa documentation devra être liée à
celle des collections du musée d’Aquitaine (résonnance historique avec les deux Guerres mondiales).
700JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 122
2.5. La recherche
2.5.1. Un nouveau comité scientifique
Afin de définir les orientations scientifiques du musée d’Aquitaine pour la période 2020-2025, un
nouveau comité scientifique a été constitué (cf. composition en annexe). Les personnalités contactées
sont des spécialistes reconnus dans les domaines chronologiques ou thématiques concernés par les
collections du musée. Leur répartition en 7 groupes reprend les grandes sections du musée : Préhistoire-
protohistoire, Antiquité, Moyen Âge, période moderne, histoire contemporaine de la Nouvelle-Aquitaine,
histoire contemporaine extra-européenne et institutions patrimoniales et culturelles.
L’origine de ces personnalités est volontairement très large afin d’avoir des points de vue variés sur
le musée, son essence et son devenir. Si le monde de la recherche est très majoritaire (universités,
CNRS, Collège de France), la présence de professionnels des musées était aussi indispensable
(musée du quai Branly-Jacques Chirac, musée national du Mali à Bamako, British Museum de
Londres, musée San Telmo de Saint-Sébastien et Rautenstrauch-Joest-Museum de Cologne, conseiller
« musées » de la DRAC Nouvelle-Aquitaine). Dans le domaine de l’archéologie, des représentants
des services de l’Etat (DRAC Nouvelle-Aquitaine), de l’Inrap et du Centre Archéologie Préventive de
Bordeaux Métropole ont accepté de participer à la réflexion sur l’avenir du musée. Enfin, les institutions
patrimoniales présentes à Bordeaux sont aussi représentées : Fond Régional pour l’Art Contemporain,
Service Régional de l’Inventaire, Archives de Bordeaux Métropole et Archives départementales de la
Gironde.
Les membres du comité scientifique se sont réunis à trois reprises durant l’année 2019 pour apporter
leur vision du musée, pour échanger avec les équipes des services conservation et des publics,
puis pour valider le Projet Scientifique et Culturel 2020-2025. Pour suivre l’exécution de ce PSC et
l’accompagner, le comité scientifique se réunira de façon plénière une fois par an, mais des groupes
de travail se réuniront selon les projets (rénovation des présentations permanentes, expositions
temporaires, politique de collecte pour les collections contemporaines, mémoire de l’esclavage, statut
des collections extra-européennes, etc.). Ces groupes de travail pourront s’adjoindre le cas échéant
d’intervenants extérieurs pour apporter des compétences particulières. Toutes ces réunions font l’objet
de comptes rendus.
2.5.2. Participer à la recherche scientifique
De nombreux programmes de recherche initiés dans le précédent PSC se poursuivront entre 2020 et
2025. Les collaborations avec les laboratoires de recherche PACEA, IRAMAT et Ausonius se renforcent,
avec notamment la participation de plusieurs de leurs chercheurs au comité scientifique du musée
d’Aquitaine. Le LaScArBx « Sciences archéologiques » arrive à échéance en décembre 2020. La prise
en compte de plus en plus importante de la médiation et de la vulgarisation de la recherche vers le grand
public par le monde de la recherche est un atout pour le musée d’Aquitaine. Le LaScArBx devrait être
remplacé à partir de 2021 par un Grand Programme de l’Université (GPU) « HUMAN PAST » en cours
d’élaboration pour la période 2021-2028. L’Unité Mixte de Service (UMS) Archéovision intègre à son tour
ce groupement de laboratoire de recherche.
701JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 123
Les grands axes de recherche autour des collections du musée d’Aquitaine restent les mêmes mais
se développent. Ainsi, les recherches sur la domestication du chien au Magdalénien menées par le
laboratoire PACEA s’élargissent aux relations Hommes-Canidés depuis la Préhistoire ; au programme
« MAGDATIS » s’adjoint « DEXTER », la caractérisation d’un réseau culturel inédit au cœur du dernier
Maximum glaciaire Ouest-européen. L’un des objectifs de la recherche sur les collections du musée est
de « faire parler » les objets pour connaître leur fabrication, leurs usages, leur commerce. Des
analyses de matériaux peuvent permettre d’ouvrir un monde nouveau pour mieux comprendre notre
histoire matérielle. Le projet d’acquisition d’un spectromètre de masse de très haute résolution par le
Pr. Tokarski de l’Université de Bordeaux et dédié à l’analyse des matériaux du patrimoine artistique et
culturel pourrait apporter une aide précieuse sur les problématiques de conservation préventive d’étude
et de valorisation des collections.
Des synthèses sont nécessaires pour la préparation d’expositions temporaires comme L’Art
préhistorique franco-cantabrique ou 40 ans d’archéologie urbaine à Bordeaux et les membres du GPU
« HUMAN PAST » seront largement sollicités. Afin de mener à bien ces synthèses et multiplier les
séries archéologiques étudiées dans le cadre de masters ou de doctorats, une politique de participation
financière sera nécessaire, comme ce fut le cas en 2019 pour le master de Florine Corsellis sur les
squelettes néolithiques d’Eybral. Ce travail a permis, en plus de la réinterprétation scientifique de la
sépulture collective, l’identification et l’informatisation des restes humains ainsi que la modification
de la vitrine présente dans le parcours permanent. Les séries d’ores et déjà identifiées sont les sites
archéologiques de Reignac (Magdalénien, Tursac, Dordogne) et de l’Abri Lespaux (Gravettien, Saint-
Quentin-de-Baron, Gironde) ; ces deux séries, riches mais sous-exploitées, seront mises à contribution
dans le cadre du réaménagement du parcours permanent.
Un projet de recherche particulier portera sur le tombeau de Michel de Montaigne, « redécouvert » dans
les sous-sols du musée d’Aquitaine. Une équipe pluridisciplinaire (histoire, archéologie, étude du bâti,
anthropologie biologique, génétique, etc.) sera chargée d’étudier et de proposer une mise en valeur du
tombeau. Cette équipe rassemblera des chercheurs des différents laboratoires de recherche du GPU
« HUMAN PAST », mais aussi du Centre Archéologie Préventive de Bordeaux Métropole, de l’Inrap, de la
DRAC Nouvelle-Aquitaine et du musée d’Aquitaine.
De nouveaux sujets de recherche vont aussi enrichir l’axe concernant les médiations innovantes.
Les liens avec la plateforme technologique 3D d’Achéovision (UMS 3657 du CNRS et membre du
futur GPU), vont permettre de concevoir de nouveaux outils de présentation des œuvres du musée,
pour la compréhension de l’évolution de monuments ou de sites. En relation avec des travaux de
PACEA sur les lampes préhistoriques, des simulations numériques d’éclairage des cavités ornées
préhistoriques seront développées au cours de la préparation de l’exposition sur l’Art préhistorique
franco-cantabrique programmée en 2022. La médiation humaine ne sera pas oubliée et des partenariats
avec les masters « Patrimoine et musées » des Universités Bordeaux Montaigne et Pau-Pays de
l’Adour ou « Histoire, Civilisations, Patrimoine » de l’Université de Poitiers seront noués ou reconduits.
Ces technologies seront aussi nécessaires pour les projets d’exposition sur l’épigraphie romaine en
collaboration avec l’Institut Ausonius ainsi que pour l’exposition sur l’art préhistorique franco-cantabrique.
Pour ce projet spécifique, le commissariat d’exposition réfléchit à un sujet de thèse sur les médiations de
l’art préhistorique en France et en Espagne (état des lieux des pratiques et propositions innovantes).
Sur les périodes moderne et contemporaine, les prochaines années vont aussi voir se déployer un
vaste programme Erasmus+ piloté par l’Université de Potsdam et impliquant de multiples partenaires
de sept villes européennes (Potsdam, Bordeaux, Riga, Oxford, Copenhague, Bologne et Athènes), dont
702ITS
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le musée d’Aquitaine. Dans un cadre associant enseignement et recherche et à partir d’un socle de
sources issues des arts et des sciences depuis l’Antiquité grecque, le programme vise à saisir comment
une identité européenne commune peut se constituer et quel rôle des institutions comme les universités,
les bibliothèques et les musées peuvent jouer dans ce processus.
2.5.3. Valoriser la recherche archéologique
Le territoire de Bordeaux Métropole connaît depuis 30 ans de nombreuses opérations d’archéologie
préventive. Ses recherches ne sont pas toujours connues et valorisées auprès du grand public que ce
soit au moment des fouilles ou après les opérations archéologiques. Or le public est très intéressé par le
résultat des fouilles archéologiques et est bien souvent impacté par les travaux d’aménagement urbain
qui font l’objet d’interventions archéologiques préalables. Par ailleurs, ces connaissances archéologiques
permettent de dessiner les contours historiques du territoire de Bordeaux et de sa métropole.
De nombreux acteurs interviennent dans ce domaine sur le territoire : le Service Régional de
l’Archéologie de Nouvelle-Aquitaine (SRA), l’Université de Bordeaux et l’Université Bordeaux-Montaigne,
le Centre Archéologie Préventive de Bordeaux Métropole, le Centre d’Interprétation de l’Architecture et
du Patrimoine (CIAP) de Bordeaux Métropole, Cap Archéo et l’Institut de recherches archéologiques
préventives (Inrap).
Tous ces acteurs se sont rapprochés afin d’envisager les modalités d’une collaboration étroite en la
matière. La proposition conjointe consiste à développer une politique de médiation autour des
chantiers déjà réalisés, en cours et à venir, en se fondant sur les ressources suivantes :
– Administratives : le SRA instruit les permis de construire et, le cas échéant, prescrit un diagnostic
archéologique, puis dans certains cas une fouille préventive. Cette programmation permet aux
partenaires de prévoir à l’avance des actions de médiations.
– Scientifiques : les acteurs de l’archéologie de terrain (Inrap, Centre Archéologie Préventive de
Bordeaux Métropole) peuvent fournir toutes les données scientifiques nécessaires aux médiateurs
ainsi qu’une aide au choix des objets à sélectionner dans le cadre des projets d’exposition. Les
laboratoires de recherche des universités de Bordeaux (Institut Ausonius, PACEA, IRAMAT)
participent dans certains cas aux études post-fouilles (anthropologie funéraire, analyse des
matériaux, etc.) et sont aussi des partenaires importants pour la médiation.
– Médiations : Cap Archéo a acquis depuis de nombreuses années une expertise reconnue quant
à la transmission du savoir archéologique vers le grand public. Tout comme le musée d’Aquitaine,
il s’agit d’un acteur incontournable pour la médiation et la diffusion des résultats de la recherche
archéologique. Le CIAP est lui aussi un lieu identifié par les Bordelais comme centre de ressources
et d’information pour le patrimoine bordelais.
La convergence de ces compétences et de ces savoir-faire permet la mise en place d’un programme
ambitieux avec la création d’un espace d’actualité archéologique itinérant (« Archéomobile ») pour présenter
l’archéologie dans les communes du territoire de Bordeaux Métropole. Ce module d’exposition pourra
être visité seul ou faire l’objet d’une médiation. Il s’adressera au grand public, aux écoles des communes
concernées, aux centres de loisirs, aux EHPAD, etc. En parallèle, un module d’exposition, des conférences
et une actualisation du parcours d’exposition « 400 000 ans d’histoire » prendront place au sein du musée
d’Aquitaine. Enfin un atlas multimédia enrichi au fur et à mesure des découvertes archéologiques sera mis
à disposition du public au musée d’Aquitaine, dans le module d’exposition itinérante ainsi qu’au CIAP.
703JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 125
Ce programme nécessite la mobilisation d’un poste dédié à la valorisation de l’archéologie
préventive, chargé de concevoir et mettre en œuvre la stratégie et les actions de médiation et
de valorisation de la recherche archéologique, un budget d’investissement (création des modules
d’exposition itinérante, acquisition d’un véhicule et développement de l’atlas multimédia) et un budget de
fonctionnement pour l’édition des supports de médiation et le renouvellement des contenus des modules
itinérants.
Dans le cadre du PSC 2020-2025, seul le territoire de Bordeaux Métropole est concerné. Après une
évaluation du dispositif, il sera envisagé une extension de ce dispositif à l’ensemble de la Nouvelle-
Aquitaine. De plus, si dans la première phase les acteurs sont tous publics, la phase suivante pourra
intégrer les opérateurs archéologiques privés, d’autres laboratoires de recherche ou structures de
médiation.
Vases funéraires
antiques en verre.
Photo Lysiane Gauthier,
Mairie de Bordeaux
704mière
= xposition, de donner des exemples, de ne pas traiter
les notions de
_ccupation humaine
>-pays depuis le
jui comportent un réel potentiel
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2.6. Parcours d’exposition
et muséographie
Le comité scientifique pour le PSC du musée d’Aquitaine s’est réuni à deux reprises. Lors de la première
réunion plénière, une synthèse des pistes d’amélioration a été établie pour l’ensemble du parcours
muséographique :
– Besoin d’humaniser le discours dans l’exposition, de donner des exemples, de ne pas traiter
que des sujets en « macro » (pour l’esclavage par exemple).
– Besoin de contextualiser et d’illustrer par des cartes pour évoquer notamment les notions de
réseaux, d’échanges (cf. les guerres de Religion, les protestants et les catholiques).
– Montrer les évolutions, les phases de transition et de rupture : mettre plus en avant le Mésolithique
avec le Sauveterrien, le Néolithique, l’Antiquité tardive, les évolutions du Moyen Âge sur près de
mille ans, le passage entre esclavage, abolitions et colonisation.
– Mettre en valeur l’importance du littoral, des fleuves et rivières dans l’occupation humaine
et les échanges en Nouvelle Aquitaine (relations entre littoral, fleuve et arrière-pays depuis le
Néolithique a minima).
– Montrer l’importance des réseaux du territoire, adopter une manière moins monolithique de voir et
de présenter l’histoire.
– Garder à l’esprit l’importance des collections dans les réserves, qui comportent un réel potentiel
de recherche et de chantiers de travail.
L’histoire du lieu peut être un axe structurant du PSC : musée, universités et relations passées et
présentes avec des pays de l’ancien Empire colonial français, couvent des Feuillants et tombeau de
Montaigne, etc. Elle peut permettre de tisser des liens entre les différentes échelles du musée (locale,
régionale, mondiale) et les collections.
La traçabilité des collections est aussi un élément à garder en tête : leur origine, le contexte de leur
venue à Bordeaux, les collectionneurs, les anciens musées, la résonance et le sens actuels de ces
collections.
2.6.1. Fiches diagnostic
Des fiches ont été rédigées pour chaque période. Elles sont présentées dans le volume d’annexe. La
volonté est de structurer le parcours permanent autour de chefs d’œuvre et grands ensembles : animaux
naturalisés et paysages anciens pour la Préhistoire, pirogue du littoral aquitain pour l’âge du Fer, Piliers
de tutelle, Amphithéâtre du Palais Gallien et Rempart du Bas-Empire et mithraeum pour l’Antiquité,
épave mérovingienne, rosace des Grands Carmes, cour carrée (présentation du cloître gothique de la
cathédrale St-André), cénotaphe et tombeau de Montaigne.
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ouverture prévue en mai ou juin 2021.
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2.6.2. Implanter un parcours multisensoriel et des points
d’information
Le parcours multisensoriel est pour le musée le prochain temps fort de la politique menée en faveur
de l’amélioration de l’accessibilité. Plusieurs expériences d’expositions temporaires adaptées menées
lors des neuf dernières années ont révélé l’absence d’un tel dispositif dans les salles d’expositions. Le
musée était performant quand un membre de l’équipe de médiation était disponible et seulement si un
groupe de visiteurs handicapés avait fait une réservation. Le musée ne répondait guère aux exigences
d’accessibilité pour les visiteurs handicapés isolés.
En 2016, pour pallier cette déficience, un groupe de travail a été constitué et avait pour objectif de rendre
le musée accessible à tous durant les heures d’ouverture. Fin 2020, après trois années de réflexion,
de recherche de mécénat, de fabrication et d’installation dans les espaces permanents, le musée
d’Aquitaine rejoindra des établissements comme le Louvre, le MUCEM ou le musée de l’Homme, qui,
depuis plusieurs années, expérimentent des dispositifs tactiles.
À cette date, le musée d’Aquitaine veut avoir renforcé sa démarche d’accessibilité, en réalisant un
parcours sensoriel complet intégré à l’ensemble de ses collections. Celui-ci se composera d’une
trentaine de stations qui jalonneront les quelque 5 000 m 2 de surface d’exposition permanente, couvrant
400 000 ans d’histoire.
Chaque station présentera une ou plusieurs œuvres, choisies par les conservateurs et médiateurs
culturels du musée pour illustrer au mieux la chronologie et la diversité des collections, dans leurs
formes, matériaux et techniques (maquettes d’architecture, reproductions de sculptures, images en
relief, etc.). Chacune de ces stations accueillera entre un et six éléments : fac-similés, dessins tactiles,
maquettes ou encore dispositifs olfactifs. Des cartels en braille seront également intégrés et complétés
par un audioguide adapté, et un visioguide proposera ces contenus en LSF pour le public malentendant.
Les thématiques retenues pour ces stations constitueront un parcours chronologique particulièrement
riche, que le visiteur pourra explorer à son rythme, en totalité ou en partie. En complément, une
dizaine de parcours thématiques seront exploitables dans la programmation à destination des visiteurs
individuels et scolaires : les modes d’habiter, les pratiques funéraires, les représentations figurées, la
vigne et le vin, etc.
Des informations visuelles proposant les grandes articulations spatio-temporelles de l’histoire de
Bordeaux et de l’Aquitaine s’ajouteront à la moitié desdites stations. Le projet de mêler les dispositifs
d’information tactiles et visuels procède d’une démarche inclusive offrant à tous les visiteurs le même
niveau d’information, qu’ils soient ou non en situation de handicap. À cet effet, les infos et textes visuels
seront repris dans l’audioguide et le visioguide, et les cartes et plans seront tactiles ou audio commentés
(les informations visuelles se juxtaposent aux éléments tactiles ou sonores). Les reproductions tactiles
des collections s’adressent également à tous les publics, en valorisant une approche matérielle de
l’histoire et une expérience différente du musée.
Conçues comme un fil d’Ariane, ces stations viendront aussi remédier à la disparité des niveaux
d’information d’une période historique à une autre, une disparité qui résulte de rénovations successives
du parcours par tranches. Ces dispositifs de médiation proposeront les grands points de repères
essentiels aux visiteurs afin qu’ils puissent se repérer dans le temps, dans l’espace et dans le musée.
Ce parcours avec 28 stations est en cours de réalisation pour une ouverture prévue en mai ou juin 2021.
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2.6.3. Rénover le rez-de-chaussée
Le parcours d’exposition du musée d’Aquitaine se déploie sur deux niveaux. Le rez-de-chaussée
présente l’histoire de Bordeaux et de l’Aquitaine de la Préhistoire jusqu’au XVII e siècle. Le premier étage
présente l’histoire de Bordeaux et de l’Aquitaine ainsi que des collections extra européennes du XVIII e
siècle à nos jours. La scénographie du rez-de-chaussée date des origines du musée d’Aquitaine en
1991, et nécessitera une rénovation complète dans les années à venir.
• • Préhistoire
Pistes de travail : climat et paysages, mobilité des groupes et des matières premières, art préhistorique,
évolution technique, présenter le Mésolithique, l’archéologie littorale.
• • Protohistoire
Pistes de travail : archéologie du littoral, présentation d’une cuve à saumure du Néolithique, d’une
embarcation monoxyle, équilibre à trouver entre habitat et sites funéraires, transition entre âge du fer et
conquête romaine.
• • Antiquité
Pistes de travail : mise en avant du port, actualisation de la maquette de Burdigala, regrouper et
contextualiser les éléments présentés (Piliers de Tutelle, Amphithéâtre du Palais Gallien, rempart
tardo-antique). Recomposer la deuxième salle autour de la société et des campagnes. Dans la salle
n°4, proposer des outils de compréhension de la religion romaine (dessins, cartels, cartes). Revoir la
présentation du Mithraeum et du monde funéraire.
• • Antiquité tardive
Pistes de travail : évoquer les débuts du christianisme, évoquer la relation entre villes et campagnes.
L’INRAP vient de procéder à la fouille archéologique d’une épave de navire sur la commune de Villenave
d’Ornon (sur le territoire de Bordeaux métropole). Cette épave qui mesure 11 m de long, 5 m de large et
2 m de hauteur a été découverte dans un estey, bras d’eau caractéristique du système hydrographique
de la Garonne soumise à l’influence des marées. Cette épave a été datée par Carbone 14 du VIIe au
VIIIe siècle. Il s’agit d’un bateau de transport marchand sur quille et à fond plat de tradition maritime,
propulsé à voile. Cette épave surprend par sa massivité, sa cohésion architecturale et son excellent état
de conservation. C’est une découverte exceptionnelle à l’échelle de la France et de l’Europe. Il existe
un équivalent, l’épave de Port-Berteau 2, qui se trouve au fond du fleuve Charente, près de Saintes.
Le Service régional de l’Archéologie de la DRAC Nouvelle Aquitaine a contacté le musée d’Aquitaine
pour étudier la faisabilité d’une conservation/restauration/présentation de ce navire. A ce jour, il n’existe
pas d’épave de navire ancien présenté au public, hormis des pirogues, sur l’ensemble du littoral entre
Bilbao et l’Europe du nord. Le musée d’Aquitaine va accompagner la réflexion du SRA, en lien avec
la commune de Villenave d’Ornon et Bordeaux métropole pour étudier les pistes d’une valorisation/
présentation de cette épave.
• • Moyen Âge
Dans le cadre de la restauration du rez-de-chaussée, les salles de l’époque médiévale devront
être réactualisées non seulement scientifiquement mais aussi en termes de présentation avec une
muséographie et une signalétique adaptées.
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Les cartels doivent faire l’objet d’une vérification scientifique exhaustive en lien avec les membres
universitaires du comité scientifique. Chronologies et cartographies doivent venir en renfort du
discours pour illustrer les fluctuations frontalières de l’Aquitaine, dater les grands événements, combler
les lacunes, positionner les principaux édifices religieux et civils de la ville de Bordeaux. Les cartes
peuvent être sur support multimédia. Il serait également utile de prévoir une carte interactive sur les
bastides avec leur historique et leur localisation. Il serait utile d’approfondir le partenariat avec la
Monumothèque numérique afin d’étoffer l’offre multimédia permettant d’exposer des particularités
médiévales aquitaines autre qu’uniquement bordelaises et girondines.
La présentation de l’architecture romane et gothique doit être plus didactique par la création de maquettes.
Il serait intéressant de prévoir une maquette sur les évolutions architecturales de l’abbaye de La Sauve-
Majeure et celles de la cathédrale Saint-André de Bordeaux dont le projet de restitution du cloître doit
permettre d’établir une synergie archéologique entre le musée et la cathédrale qui sont voisins.
Pistes de travail :
• Redonner son importance en début de visite à la fondation des établissements monastiques et des
abbayes des onzièmes et douzièmes siècles, en lien que la société aristocratique.
• Donner à voir les représentations du pouvoir féodal à travers les exemples d’architecture castrale et de
résidences seigneuriales.
• La deuxième salle pourrait accorder une part plus large aux villes et à leur structuration : elle
participerait à redonner l’importance aux villes, en expliquant et illustrant par exemple le phénomène des
bastides.
Poursuivre la visite dans la troisième salle sur les établissements religieux de Bordeaux, le couvent des
grands Carmes, expliquer le rôle des ordres mendiants et terminer avec la reconstitution du cloître de
Saint-André dans la cour intérieure.
• • XVI e - XVII e siècles
L’installation de la nouvelle exposition programmée en 2021 s’accompagne d’une réactualisation
scientifique des notices d’œuvres en lien avec les membres du comité scientifique. Si le chantier de
fouilles du tombeau de Montaigne s’avère être le lieu exact de sépulture du philosophe, il sera judicieux
d’en favoriser l’accès au public en prévoyant une articulation cohérente entre la crypte et les salles
d’exposition permanentes.
Chronologie et cartographie doivent venir en renfort pour rendre intelligibles les aires d’influence
des nouvelles institutions, les aires de diffusion de la Réforme et de la Contre-réforme ainsi que la carte
urbaine de Bordeaux avec l’implantations des principaux édifices religieux et civils de la ville. Il semble
en revanche impératif de prévoir un multimédia sur les Essais de Montaigne reprenant l’Exemplaire
de Bordeaux mais aussi de présenter le Château Trompette à partir des données extraites de films et
du plan relief existant. Il serait utile d’approfondir le partenariat avec la Monumothèque numérique afin
d’étoffer l’offre multimédia permettant d’exposer des particularités patrimoniales autres que celles
uniquement bordelaises et girondines.
Pistes de travail : Aborder le rattachement de la Guyenne à la couronne de France, les guerres d’Italie
et le mouvement la Renaissance, l’Humanisme et Michel de Montaigne, le développement du commerce
et la découverte du Nouveau Monde, l’habitat, l’architecture, la vie quotidienne, les hôpitaux et la santé
publique, la Réforme et la Contre-Réforme, le culte marial, la communauté juive, les frondes et séditions
populaires, l’instauration de l’absolutisme et sa traduction dans la pierre (château Trompette), le verrou
défensif de la Gironde dans un territoire frontière du royaume.
708JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 130
2.6.4. Rénover le premier étage
Le premier étage du parcours de visite a été presque complètement rénové depuis dix ans (cf. 1.4.1) et
seuls les espaces de présentation des collections extra-européennes sont encore « dans leur jus », c’est-
à-dire dans une présentation qui a trente ans et présente moins de 5 % des collections. On a par ailleurs
relevé la quasi disparition des collections d’ethnographie régionale, qui jusqu’en 2009 étaient présentées
à cet étage sur plus de 2000 m 2 .
À cet étage, le premier chantier porte sur les salles modernes consacrées au XVIII e siècle et
comprenant la thématique de l’esclavage. Après dix ans d’existence, ces espaces doivent absolument
être rafraichis et actualisés scientifiquement notamment concernant les notices d’œuvres de certains
objets, les textes thématiques, la sémantique des textes et les chiffres mentionnés dont la connaissance
objective a évolué durant cette décennie. C’est notamment le cas du propos sur la présence d’afro-
descendants esclavisés et affranchis à Bordeaux, qui doit être enrichi des travaux récents (de Julie
Duprat notamment), mentionner les fréquents aller-retours avec les colonies et rendre compte des
revendications de liberté dont on trouve la trace dans les archives.
Les cartes présentes dans les espaces méritent également une réactualisation de leurs données ainsi
qu’une modernisation de leur graphisme. La maquette en coupe d’un navire négrier manque cruellement
au discours. La gravure du Brooks ne suffit pas à rendre compte de la situation concentrationnaire
des captifs en fond de cale ; et le modèle de la maquette présentée au musée de Liverpool est
particulièrement intéressant à ce sujet. Il faut aussi retravailler certaines thématiques telles que
l’articulation entre esclavage et post-esclavage, dans une dernière salle qui aborde de nombreux enjeux
et dont les propos ne sont pas toujours bien compris des visiteurs. Enfin, la création d’un espace dédié
à l’esclavage contemporain pourrait être envisagée avec la diffusion de la vidéo de CNN présentant
un marché aux esclaves à Tripoli ; Céline Flory, membre du comité scientifique, souligne néanmoins
les écueils tant formels que de contenus qu’une telle présentation devra éviter ; il ne faudrait surtout
pas donner à voir une continuité factice. Un premier chantier sur les textes des salles et cartels est
actuellement ouvert afin de les actualiser, les moderniser et les standardiser. Ce chantier se fait en lien
avec le milieu universitaire et doit être livré en mai 2021.
Concernant les collections régionales et extra-européennes, il est envisagé à terme un redéploiement qui
pourrait investir un troisième niveau d’exposition, une fois les espaces libérés de toutes les collections
qu’ils conservent. Dans l’immédiat, un toilettage des quatre salles océaniennes, africaines et inuit
s’impose et est envisagé en 2023 ou 2024. Le problème de lisibilité avec les espaces consacrés à
l’esclavage pourrait être résolu par une signalétique plus marquée et une information claire au carrefour
des deux espaces. Voici quelques pistes et options d’amélioration dans les salles :
– Les transformer pour accueillir de petites expositions temporaires (230 m 2 ) permettant de présenter aussi les autres collections extra-européennes du musée (océaniennes, précolombiennes notamment), voire des expositions montées en partenariat avec le musée du quai Branly.
– Par souci de cohésion, il semblerait intéressant d’évoquer ici quelques sociétés d’Afrique subsaharienne à travers la richesse de leurs productions, à l’époque même de l’esclavage, en insistant d’abord sur la vision du monde qu’elles véhiculaient (ontologies animiste et analogique) puis en développant l’interprétation et la marchandisation à laquelle l’Occident les a soumises, et enfin en insistant sur la richesse universelle de cette création traditionnelle et sur celle de la création contemporaine africaine.
– Créer un espace historique consacré à la rencontre de Bordeaux avec les cultures du monde par un autre biais que l’esclavage serait aussi envisageable. Bien que plus centré sur la période coloniale, il permettrait d’évoquer certaines personnalités d’Aquitaine très actives au moment de la 709JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 131
naissance des sciences humaines (Lambert, Daleau, Durkheim) et d’essayer de retracer l’histoire de l’arrivée de ces collections à Bordeaux.
– Enfin, une approche plus anthropologique consisterait à évoquer les différentes ontologies développées par l’humanité, suivant le modèle de Philippe Descola et permettant d’éclairer et de relativiser la vision ethnocentrée de l’Occident, dans une approche transversale des cultures du monde. Cette proposition peut aussi être reprise à plus long terme dans les futurs espaces du musée.
Quelle que soit l’approche choisie, le réaménagement de ces salles doit s’accompagner d’un dispositif
multimédia important (cartes : peuplement, histoire, aires culturelles ; vidéos sur les pratiques : danses,
musiques, masques, activités quotidiennes). Les trois stations du parcours multisensoriel présenté plus
haut (2.6.2) y pourvoiront en partie.
2.6.5. Créer un 3 e niveau de parcours
Ce 3 e niveau (correspondant donc à un 2 e étage depuis le hall d’accueil) est aujourd’hui occupé par des
bureaux et des espaces de réserve. Il pourrait dans le projet de rénovation accueillir une présentation
renouvelée des collections extra-européennes et d’ethnographie régionale et à terme le Centre National
Jean Moulin et le musée Goupil.
Les présentations du Centre National Jean Moulin sont attendues à plus d’un titre : d’abord parce
qu’elles viendront compléter et développer au sein du musée un propos resté volontairement très succinct
dans les espaces XX-XXI e du 2 e niveau, afin de laisser toute latitude au CNJM de déployer ses collections
sur des surfaces à préciser. Mais aussi et surtout parce que le CNJM n’a en réalité jamais pu présenter
dans ses murs – hormis dans ses expositions temporaires – un état objectif et synthétique de la question,
à partir de ses riches collections. À l’échelle de Bordeaux et de la région, le sujet s’avère crucial.
La constitution prochaine d’un comité scientifique ad hoc permettra de finaliser la rédaction d’un PSC
et d’un synopsis d’exposition. Au-delà de la présentation des problématiques liées à la Seconde Guerre
mondiale, la Résistance et la Déportation (nécessairement rattachées à toutes les dimensions sociales,
économiques, politiques d’une histoire mondiale depuis la fin du XIXe siècle), le CNJM pourra s’ouvrir
(avec prudence, comme le souligne Bernard Lachaise, membre du comité scientifique) aux questions
de société actuelles et les enjeux du monde contemporain. Il doit trouver sa pleine expression
par rapport à ses finalités mémorielles et humanistes en plein accord avec le PSC du musée
d’Aquitaine ouvert sur le monde et la société dont il dépend. Le Centre doit contribuer à donner des
clés pour comprendre le monde, voire s’ouvrir (avec précaution) à la présentation d’autres conflits ayant
pour trait commun la défense de la liberté et des valeurs démocratiques et le sens de la Résistance à
l’oppression quelle qu’elle soit.
Le synopsis doit donc évoluer dans ses thèmes classiques et sa présentation muséographique par
l’analyse des mécanismes et processus qui amènent à la violence de masse, aux génocides et aux
ethnocides tout en s’ouvrant aux résonances qui perdurent de nos jours et dont le public attend des clefs
de compréhension. La cartographie jouera un rôle important dans la définition du futur projet ainsi que la
mise en place d’une infographie novatrice et accessible. Des maquettes didactiques et d’accessibilité
devront être intégrées au parcours. La ressource multimédia occupera une place primordiale dans
le projet pour rendre tangibles et attractives les réalités de la Seconde Guerre mondiale tout en
compensant les lacunes des collections ou en assurant leur conservation.
La variété géographique des collections permet également une présentation contextuelle à la fois locale,
nationale, européenne et mondiale des événements présentés. Le CNJM devra continuer de faire preuve
d’ouverture dans le choix de ses expositions thématiques tel que fait depuis 2006. 710graphie régionale et des
actuellement en réserve pourraient être
et artistique
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Le musée Goupil doit lui aussi retrouver une visibilité, pour restituer et faire mieux comprendre la valeur
décorative des images. Il est ainsi envisagé d’implanter une « period room » dans un appartement
de l’ancien Palais des Facultés. Il pourrait s’agir de l’appartement du bibliothécaire ou concierge. Les
collections Goupil pourrait ainsi faire l’objet de présentations tournantes (la peinture d’histoire, les
animaux, l’humour, la légende napoléonienne, les Expositions universelles, des monographies sur des
artistes, etc.). L’ancien appartement pourrait également présenter l’histoire de la maison Goupil et les
techniques d’impression.
Enfin, il faut œuvrer à une nouvelle présentation des collections d’ethnographie régionale et des
collections extra-européennes du musée d’Aquitaine.
Les collections antiques méditerranéennes et orientales actuellement en réserve pourraient être
présentées selon différentes approches :
• Une approche historique et artistique
– La naissance de l’écriture et l’organisation de la société, des premières grandes cités dans cette partie du monde (Suse).
– L’essor de la civilisation égyptienne (collection Godard, mobilier important représentatif des divinités, croyances et rites funéraires).
– L’évocation de la Grèce ancienne (fabrication de vaisselle de luxe, en argent ou en terre cuite de chaque type, souvent décorée, et de bijoux) et de la Grande Grèce (rondes bosses funéraires en terre cuite, urne décorée en relief avec polychromie, buste de femme et effigie d’enfant étrusques grandeur nature).
– Afrique du Nord, collections carthaginoises ou d’époque romaine : céramique dite « plastique », vaisselle, stèles en marbre et mosaïque.
– Les statuettes de divinités orientales d’époque ancienne (terre cuite), ou romaine (marbre) interprétations de canons classiques jusqu’à l’époque romaine.
• Une approche historiographique et biographique, qui comprend un voyage dans le temps
et dans l’espace (les itinérants, grands découvreurs, scientifiques et donateurs du musée
d’Aquitaine) qui se veut alors encyclopédiste
– Les humanistes et archéologues tels que Elie Vinet, le Baron de Caila, Peresc, Jouannet, Camille Jullian, dont ceux des missions archéologiques financées par le musée du Trocadéro et la faculté des Lettres au XIX e siècle (Max Esnard et les fouilles de Thenae)
– Les aventuriers (Jean-Ernest Godard, et Alphonse Rousseau, premier drogman du consulat général de Tunis)
– Les capitaines de vaisseaux (l’amiral Bonie commandant la 2 e division de l’escadre pendant la mission dans le Levant, 1874-1875, et Edouard Bonie, Combarien, l’amiral Clavand, le colonel Alphonse Bonie)
– Les militaires (M. Mertz, capitaine au 46e de ligne, le capitaine d’artillerie Vigier, ou le colonel Perthuis)
Les collections extra-européennes plus récentes (depuis l’an Mille environ avec le fonds
précolombien) et les collections d’ethnographie régionale peuvent elles aussi fournir la matière
d’approches variées, à croiser ou combiner :
– Une approche historique autour des chemins par certains de ces objets depuis leur lieu d’origine : collecteurs et collectionneurs, marchés, évolution du statut de l’objet (le port de Bordeaux et les échanges avec le monde, découverte de l’Autre et apport des cultures lointaines, évolution du regard, du fétiche ou trophée à l’objet-témoin puis à l’objet d’art).
711A
Jues régionales dans le monde,
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– Une approche artistique : les collections extra-européennes dans les musées de la Nouvelle- Aquitaine (ouverture sur l’évolution du regard, de l’ethnographie à l’art).
– Une approche anthropologique : le développement des sciences humaines à Bordeaux, figures célèbres (François Daleau, Emile Durkheim, Victor Segalen), ouverture sur les grandes ontologies (animisme, naturalisme, totémisme, analogisme) et questionnement sur les représentations (mythes, religions, idéologies) leur matérialisation et leur impact sur l’homme et l’environnement.
Cette présentation pourrait aussi reposer sur une démarche inductive, partant des principaux marqueurs qui
ont fait Bordeaux et l’Aquitaine. Cela permettrait à la fois de les faire découvrir au visiteur et de les inscrire
dans des problématiques universelles : penser le global à partir du local. Plus spécifiquement les collections
extra-européennes et d’ethnographie régionale pourraient permettre de développer certaines thématiques :
– La question linguistique : Aquitains, Basque, Gascons, et au-delà (la singularité du pluriel : la mosaïque culturelle aquitaine, ouverture sur la disparition des langues régionales dans le monde, questionnement sur l’identité, la différence, la xénophobie etc.).
– Les transformations paysagères et la dimension écologique (en tenant compte des propos déjà organisés dans les espaces XX-XXI e ) : l’Aquitaine comme le pays des eaux (évocation des activités fluviales, de l’estuaire, du bassin d’Arcachon, du littoral et de la mer, des acteurs et des croyances, questionnement sur le rapport homme et nature) ; les Pyrénées (évocation du monde pastoral et de son évolution, la préservation des montagnes et de leurs cultures) ; les forêts (exploitation et évolution du massif forestier landais, questionnement sur l’écologie), la civilisation du vin (évocation historique et culturelle du vignoble bordelais du passé au présent, ouverture sur la culture du vin dans le monde).
Toutes les pistes évoquées ci-dessus seront nécessairement discutées avec les membres
du comité scientifique du musée responsables de fonds et/ou impliqués dans des projets qui
questionnent l’avenir des relations entre musées du Nord et sociétés dont sont issues les
collections : Samuel Sidibé, Nanette Snoep, Emmanuel Kasarhérou, Sophie Chave-Dartoen,
Claire Jacquet… Et le rapport Sarr – Savoy sur la restitution du patrimoine africain est une
invitation à travailler plus en profondeur sur l’histoire coloniale de Bordeaux et de sa région
et à replonger dans l’histoire des objets/œuvres conservés au musée d’Aquitaine.
Mais ce rapport et les nombreux séminaires qui lui ont succédé sont autant d’invitations
à penser autrement la place de l’objet au musée et le discours qui est tenu sur lui. Il faut
aujourd’hui œuvrer à une vraie mobilité des collections, une circulation qui remettra les
collections en mouvement, voire même leur redonnera vie à l’exemple de ce qui est mis en
œuvre depuis plusieurs décennies au musée d’anthropologie de Vancouver. Il faut aussi
affirmer la volonté du musée de construire un propos et un « commun » avec les collègues
conservateurs et chercheurs du continent africain et de sa diaspora ; un propos qui pourra
aussi rendre compte de voix divergentes et de questionnements, dans une perspective
résolument décoloniale. L’enjeu est considérable et essentiel, pour parvenir à une nouvelle
éthique relationnelle.
712econstitution (Les gestes de la
/ droiture,
_ de la traite à l'époque moderne, le
cour, les quatre toiles de l’Athénée municipal)
recherchant l'harmonisation
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2.6.6. Poursuivre le déploiement d’outils numériques
Depuis 2009, le musée propose résolument un panel plus large d’outils numériques avec la rénovation
des espaces du XVIII e siècle, puis du XIX e siècle en 2014 17 et enfin des XXe et XXI e siècle en 2019. En
une décennie, ces trois tranches de travaux ont été profitables à l’intégration d’ordinateurs, de dalles
tactiles, de douches sonores, et autres tablettes dans le parcours de visite.
Sans développer ici les aspects et les choix techniques, ces dispositifs proposent des extensions de
contenus aux textes et objets présentés en salles. Par leur forme variée, ils offrent différents points
d’entrée dans l’histoire et les collections, et donnent matière à penser pour développer une stratégie
« transmédia » plus cohérente et non plus des productions ponctuelles par projet, comme c’est le cas
aujourd’hui. Parmi les dispositifs mis en place, les visiteurs rencontrent :
– Des films scénarisés de monstration, contextualisation et/ou reconstitution (Les gestes de la préhistoire, Palais de l’Ombrière, animation d’introduction au XVIII e siècle, Le commerce en droiture, Le passage du milieu, La Révolution française, Bordeaux au XX e siècle, L’histoire de la Vigne et du Vin, La diversité de territoires aquitains)
– Des cartographies animées (la densification du réseau mondial de la traite à l’époque moderne, le commerce au XIX e siècle)
– De nombreuses ressources documentaires (le port de Bordeaux vu par les contemporains à partir du tableau de Joseph Vernet, le journal de recensement des navires négriers bordelais, des cartes géographiques thématiques interactives, des webmagazines sur le littoral)
– La présentation numérique de fonds non exposés (portfolio de cartes postales au XIX e siècle)
– Des lectures de tableaux (Port de Bordeaux de Pierre Lacour, les quatre toiles de l’Athénée municipal)
– Des reportages, témoignages et interviews (découvertes archéologiques en protohistoire, Palais Gallien, site antique de Parunis, la restauration du cénotaphe de Montaigne, montage sonore de Caroline Cartier, vidéos de Rafaël Lucas et de Florent Mazzoleni sur les littératures créoles et le métissage des musiques)
Cette diversité de supports est à conserver : elle permet l’expérimentation et une souplesse
dans le développement en fonction du sujet à traiter et des budgets possibles. Elle offre aussi des
représentations complémentaires intéressantes pour le public. Attention toutefois à ne pas démultiplier
les modes de navigation, pour ne pas décourager le visiteur qui doit s’adapter à chaque nouvelle
interface et en comprendre le fonctionnement.
Il s’agit donc de progresser dans le déploiement d’outils numériques en recherchant l’harmonisation
d’un « design utilisateur » offrant au visiteur des points de repère identiques dans chaque dispositif. Les
efforts au cours des cinq prochaines années porteront donc sur les points suivants :
– L’enrichissement et l’actualisation des dispositifs du rez-de-chaussée (revoir la diffusion des films en préhistoire, gallo-romain, révision du film sur le palais de l’Ombrière, dispositifs innovants dans l’espace Montaigne)
– Le développement d’une application mobile repensée, avec l’intégration intelligente des nouveaux parcours de visite en fonction du profil visiteur (cf. aussi le point 2.7.2). L’application doit permettre soit la géolocalisation du visiteur dans le bâtiment, soit l’échange de données en local (wifi, NFC, Bluetooth, beacon évitant la démultiplication des logos signalétiques). Elle pourrait également offrir une navigation personnalisable (visite individuelle, en couple, en famille, durée, types de parcours possibles) et conserver la trace du parcours effectué via la création d’un compte. L’utilisateur peut ensuite se connecter à son téléphone, son ordinateur ou sa tablette pour consulter et télécharger les informations complémentaires relatives aux objets sélectionnés pendant sa visite.
17 – http://www.club-innovation-culture.fr/le-musee-daquitaine-de-bordeaux-met-le-cap-sur-le-numerique/ 713Quantum Arcana est envisagé pour
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 135
Cette offre « à la carte » est déjà expérimentée dans plusieurs musées français, comme au musée d’histoire de Nantes sur son mobilier d’accueil ou au musée Picasso sur ses terminaux mobiles 18 .
– Le développement d’une seconde version améliorée du jeu Quantum Arcana est envisagé pour maintenir cette offre auprès du public jeune 19 .
– Des dispositifs numériques développés en fonction des besoins des expositions temporaires, avec un effort plus ou moins conséquent à fournir (l’exposition itinérante L’archéologie à Grande Vitesse présentée en 2017 a nécessité à elle seule la création de plusieurs outils et supports : carte interactive des sites archéologiques, bornes documentaires, restitutions archéologiques 3D, visite virtuelle avec casque VR, application mobile) ;
– Enfin, des passerelles restent à imaginer entre les fonds exposés et conservés en réserves afin de pouvoir renvoyer vers les collections du CNJM ou du musée Goupil.
Contexte : la période de confinement a montré tout l’intérêt des ressources patrimoniales numériques mais aussi leurs limites en termes d’attractivité et d’accessibilité. Par ailleurs, deux musées sur trois (le centre national Jean Moulin et le musée Goupil) sont fermés au public et sont encore trop peu visibles. De nombreuses productions ont été expérimentées par le musée durant cette période avec de vrais succès (vidéos des « Merveilles du musée d’Aquitaine » avec plus de 20 000 vues…)
● Action 1 : Éditorialiser les 9 000 collections mises en ligne sur le site Internet du musée d’Aquitaine Calendrier : réalisation en 2020 pour export en décembre 2020
Moyens : responsable du récolement au musée d’Aquitaine, chargés des collections, photographe du pôle ressources images
● Action 2 : Exporter les 3 000 œuvres du musée Goupil avec photographies et fiches Calendrier : fin 2020
Moyens : DGINSI et responsable des collections du musée Goupil
● Action 3 : Mener une campagne de prise de vues pour le centre national Jean Moulin et de vidéos pour le musée d’Aquitaine
Calendrier : réalisation en 2020 et exploitation en suivant
Moyens : photographe du pôle ressources images et équipe CNJM
● Action 4 : Créer un nouveau site internet plus attractif et convivial
Calendrier : conception 2020, lancement au 2nd semestre 2021
Moyens : Pilotage DGAC / DGNSI, Chef de projet au musée Budget DGAC et musée
● Action 5 : Consolider la présence sur les réseaux sociaux
Calendrier : 2020, pour poursuivre en profitant du dynamisme du confinement
Moyens : un community manager (équivalent ½ ETP à trouver)
● Action 6 : Développer une offre de cours culturels en ligne MOOC
La fondation Orange a mis en place des MOOC culturels (cours en ligne) en partenariat avec des musées (Louvre, Château de Versailles, pôle international de Préhistoire, musée de l’Homme). Le musée d’Aquitaine et la fondation Orange ont identifié deux thèmes pouvant faire l’objet d’un MOOC : l’histoire de l’esclavage et Montaigne
Calendrier : signature d’une convention en 2020. Mise en ligne en 2021
Moyens : Intervenants universitaires et équipe du musée.
18 – www.club-innovation-culture.fr/le-nouveau-musee-picasso-accueille-egalement-son-public-sur-les-terminaux-mobiles 19 – www.club-innovation-culture.fr/application-quantum-arcana-musee-aquitaine-numerique-jeunes-generations 714JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 136
2.6.7. Ouvrir le musée sur la ville
Contrairement à son appellation, le musée d’Aquitaine est certes un musée racontant l’histoire des
relations entretenues au fil des siècles par un port et une région avec le monde, mais il est aussi
un musée d’histoire de ville, dimension que l’ouverture des espaces XX-XXI e en mars dernier a
notablement renforcée, avec la présentation de la fabrique de la ville à l’époque contemporaine. Le
présent projet vise aussi à proposer le renforcement des liens entre ce musée municipal, la Ville de
Bordeaux et la Métropole.
Il s’agira ainsi de proposer une plus grande contextualisation des collections à travers des maquettes,
des plans et des cartes, le projet d’évocation du cloître gothique de la cathédrale dans la cour carrée du
musée, et de nouvelles présentations de monuments encore visibles comme l’amphithéâtre romain du
Palais Gallien, ou disparus comme le temple romain des Piliers de Tutelle et le château Trompette. Le
musée porte également le projet, en lien avec le Centre Archéologie Préventive de Bordeaux Métropole,
d’un espace d’actualité archéologique itinérant (cf. point 2.5.3 – Valoriser la recherche archéologique) ;
cet espace permettra dans les communes volontaires de présenter l’actualité de la recherche
archéologique et les métiers autour de l’archéologie.
Il est aussi envisagé d’intégrer dans le parcours d’exposition un propos sur la riche histoire du
site depuis l’Antiquité, des remparts gallo-romains au Palais des Facultés, et de rouvrir les ouvertures
occultées du bâtiment du musée pour offrir des points de vue, des cadrages sur les rues, le quartier et
le noyau urbain environnant. Ce chantier conduit à l’intérieur du bâtiment trouvera aussi à se déployer
à l’extérieur, dans la signalétique et le traitement spécifique de l’espace public aux abords du musée
d’Aquitaine.
Renforcer les liens entre le musée et la cité implique de renforcer les relations avec deux partenaires
clefs : en premier lieu le Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine de Bordeaux (CIAP),
dont les ressources, actions et réseaux relationnels entrent en parfaite résonance avec la volonté qu’a
le musée d’Aquitaine « d’ouvrir le cadre » sur les différentes échelles de territoires, selon la formule de
Laure Vallette, membre du comité scientifique du musée. Les autres partenaires évidents sont l’Office de
Tourisme de Bordeaux Métropole, autour des cinq sites qu’il gère (porte Cailhau, Grosse cloche, flèche
Saint-Michel, crypte archéologique de Saint-Seurin et amphithéâtre du palais Gallien), et le Centre des
monuments nationaux autour de la tour Pey-Berland. Mais il nous faut aussi nous rapprocher d’Arc-en-
Rêve, qui depuis quarante ans interroge la place de l’architecture dans la fabrique de la ville et contribue
aux démarches de qualité d’aménagement du territoire, tant à l’échelle de la métropole que de la région.
Enfin, les liens noués récemment avec l’a’urba (agence d’urbanisme Bordeaux Aquitaine) dans le
cadre de l’aménagement des espaces XX-XX e du musée pourront être renforcés, pour faire écho aux
synthèses qu’elle produit régulièrement sur les projets urbains en région et les grandes transformations
du territoire métropolitain.
En mettant au centre des réflexions les publics et leurs pratiques, le musée pourrait proposer une offre
globale alliant visites de sites patrimoniaux, itinéraires dans la ville (Office du tourisme, CIAP, associations),
valorisation de fonds patrimoniaux (archives, bibliothèques, musées), lecture des paysages de la ville au
moyen de différents outils (cartes et plans, site Internet, applications mobiles de visite, médiation humaine,
expositions). L’une des premières actions concertées pourrait être la mise en place d’un itinéraire
patrimonial autour de Michel de Montaigne dans le quartier Saint-Éloi et ses alentours en s’appuyant sur
l’étude du tombeau de Montaigne et sur le projet de classement au patrimoine de l’humanité par l’Unesco
de l’Exemplaire de Bordeaux des Essais de Montaigne conservé à la bibliothèque municipale. 715JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 137
2.6.8. Les expositions temporaires 2020-2023
La programmation des expositions temporaires jusqu’en 2023 figure en annexe et illustree, dans la suite
des projets conduits, la richesse et la diversité des sujets pouvant être abordés au sein du musée.
Une plongée dans les sujets abordés depuis une quinzaine d’années témoigne de la volonté d’organiser
une quasi alternance entre les expositions traitant de territoires lointains (Afrique subsaharienne,
Australie aborigène, Colombie, États-Unis) et celles abordant des rivages plus proches (le rugby,
Bordeaux années 20-30, Gaulois en Aquitaine, Félix Arnaudin, etc.).
Les expositions temporaires du musée d’Aquitaine sont indispensables à sa mission d’ouverture sur le
monde. Elles doivent développer encore davantage les interrogations anthropologiques qui agitent nos
sociétés contemporaines (globalisation, communication, partage, nouvelles technologies, intelligence
artificielle, préoccupations environnementales, etc.). Le musée doit aussi pouvoir profiter d’opportunités,
notamment celles d’exposer des collections privées que leurs propriétaires sont heureux et honorés de
présenter au public, avec à la clef un possible enrichissement des collections publiques. Il doit aussi
continuer de jouer son rôle de lieu d’accueil et de valorisation (ou « caisse de résonance ») de projets
développés avec ses partenaires culturels et/ou du champ social, grâce notamment à la polyvalence
des salles « Goupil », accessibles gratuitement depuis le hall d’accueil et devenues le lieu de toutes les
expérimentations conduites avec des scolaires, des centres d’animation et des associations du champ
social.
Mais il faut aussi penser la stratégie pour les expositions temporaires à une échelle plus globale, car si
celles-ci permettent de renouveler l’offre et de développer la fréquentation, l’énergie déployée pour leur
réalisation se fait parfois au détriment du parcours permanent. Des questions doivent ainsi être posées
concernant leur rythme, leur durée et leurs espaces de présentation. Il faut notamment étudier s’il
convient de réduire les petites manifestations au bénéfice des plus importantes dont on augmenterait
la durée, leur donnant plus de visibilité et une meilleure qualité muséographique. Il serait opportun
également de retravailler l’espace Aquitaine (ouverture sur la rue, circulation, agrandissement).
Ne faut-il pas aussi s’inscrire dans des logiques de coproduction et d’itinérance pour certains
projets ? Une politique de réception d’expositions « clés en main » comme cela a été fait avec Jack
London dans les mers du Sud peut être développée, de même que des collaborations avec d’autres
institutions pour créer des manifestations itinérantes ; des projets avec des chercheurs et des musées
étrangers seraient ainsi une ouverture intéressante, en particulier dans le domaine de l’ethnologie
extra-européenne. Une convention est sur le point d’être signée avec le musée du quai Branly. D’autres
partenariats sont à étudier, en particulier avec les musées de la région (Angoulême, Périgueux,
Libourne) et le musée de la faculté d’ethnographie de l’Université de Bordeaux. Enfin et au-delà du
commissariat interne (qu’il soit uniquement technique ou aussi scientifique), la question de la nomination
d’un chef de projet dédié spécifiquement aux expositions temporaires est intrinsèquement posée.
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2.7. Les publics
« Éduquer, ce n’est pas remplir des vases, mais c’est allumer des feux. »
Michel de Montaigne
2.7.1. Un chantier global sur le confort de visite
Des efforts en matière de confort et de services aux publics ont été déployés ces dernières années avec
notamment l’aménagement d’un nouvel espace accueil-boutique, la mise à disposition de sièges pliants
nomades à l’entrée du parcours de visite, l’implantation de chaises et de tables dans la cour carrée,
le renouvellement des audioguides et, plus récemment, l’aménagement de petits espaces de détente-
lecture dans certaines salles du parcours de visite, où davantage d’assises et même quelques grands
poufs ont aussi été installés.
Mais le chantier reste ouvert, comme l’ont bien montré l’étude conduite en 2018 par ABCD et les
conclusions d’un « client mystère » de la Mission innovation et prospective de Bordeaux Métropole,
venu faire une visite exhaustive du musée en mai 2018. Ces deux études insistent sur la nécessité
de renforcer la convivialité, l’accessibilité et le confort de visite, et ce dès le bas des marches du
musée. Il faut donc tâcher d’être plus accueillants encore, en s’attachant notamment à :
– Améliorer les deux accès d’entrée : la porte d’entrée du haut des marches reste très
lourde, alors que l’entrée PMR au bas des marches est peu visible et les visiteurs en fauteuil
doivent pouvoir attendre qu’on leur ouvre en étant à l’abri de la pluie et du vent (NB : toutes les
améliorations relatives aux circulations et aux transformations bâtimentaires figurent dans le
diagnostic d’accessibilité programmée).
– Poursuivre le chantier de révision des textes de salle et des cartels, initié en 2016 dans les
espaces de Préhistoire et Protohistoire. Le graphisme a été revu, avec des tailles de police plus
grandes qui améliorent considérablement le confort de lecture. Ce chantier permettra également de
développer la présence de l’anglais et de l’espagnol dans le parcours de visite.
– Lancer une étude approfondie des circulations au sein du musée, pour revoir une signalétique
et des plans aujourd’hui obsolètes. Ce chantier permettra notamment de mieux organiser les
informations d’orientation dispensées dans le hall d’accueil et tout au long du parcours, pour aider
les visiteurs à se repérer dans des espaces assez complexes.
– Planifier la rénovation complète de tous les sanitaires, qui sont à la fois vétustes,
malodorants et inadaptés aux visiteurs en situation de handicap (ces critiques reviennent assez
régulièrement sur Tripadvisor). Ce chantier permettra d’aménager aussi à chaque niveau un espace
dédié au change des bébés.
– Déplacer le vestiaire : son emplacement en entrée de parcours et sa configuration sont
inappropriés ; il faut par ailleurs scinder le vestiaire individuel des casiers destinés aux groupes, ces
derniers formant d’important bouchons au moment du dépôt puis de nouveau au moment du retrait
de leurs effets personnels.
717JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
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PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 139
– Aménager de nouveaux espaces de détente : un partenariat avec l’école des Beaux-Arts
est envisagé pour ce projet qui concerne deux cours intérieures et certains espaces du parcours
de visite. Ces aménagements doivent aussi permettre de proposer de nouveaux services, et
notamment une offre de restauration légère de qualité. Le souhait d’ouvrir au public la cour
triangulaire (aujourd’hui fermée aux individuels car ne disposant que d’un seul accès) a déjà été
évoqué avec le directeur du Jardin botanique de Bordeaux, et des perspectives intéressantes ont
été discutées autour de plantations qui pourront entrer en résonance avec les propos du musée :
un « jardin d’Aquitaine », des carrés permettant d’évoquer les cultures vivrières aux Antilles, etc. (cf.
point 2.2.4).
– Aménager un espace dédié au jeune public : la rénovation du rez-de-chaussée (cf. point 2.6.)
invite à proposer une nouvelle affectation à la salle des « caillous lavés », aujourd’hui incluse dans
les surfaces d’exposition temporaire de l’Espace Aquitaine. Sa situation, entre bâtiment A et section
du parcours consacré aux collections antiques, permet d’imaginer un espace permanent de 50 m 2
dédié aux enfants. Hors période d’exposition, la salle pourrait être ouverte sur sa droite et affectée
à des activités en lien avec les collections archéologiques du musée ; en période d’exposition, elle
serait ouverte sur sa gauche. Dans les deux cas, les activités proposées pourraient être organisées
selon un calendrier permettant d’accueillir des scolaires et des individuels, avec et sans médiation.
Les expériences de ce type déjà menées au musée (espaces dédiés des expositions Tromelin
et LGV) comme ailleurs montrent que le public familial investit volontiers de tels espaces, et
qu’enseignants et médiateurs apprécient d’être à proximité immédiate des expositions et collections.
– Proposer une billetterie et la vente en ligne des produits de la boutique (point abordé en 2.7.8).
– Améliorer le traitement des réclamations et avis critiques, qu’ils parviennent par courrier, mail
ou via les sites d’avis en ligne et les réseaux sociaux : ceux-ci, comme les réponses qui leur sont
faites, doivent être recensés et classés régulièrement. Il s’agit là encore d’un processus à améliorer,
en désignant notamment un référent centralisant tous les échanges.
Il faut aussi être plus attentifs aux attentes exprimées par les visiteurs. Les réunions mensuelles entre
la direction et les agents d’accueil et de surveillance sont importantes car ces agents sont de précieux
relais d’information des satisfactions et insatisfactions des visiteurs.
Au-delà de ces rencontres, l’étude ABCD souligne l’importance de la médiation humaine, qui implique
d’une part de renforcer l’offre d’activités à destination des visiteurs individuels, particulièrement le
week-end et pendant les vacances scolaires (ateliers pour les plus jeunes, visites commentées des
collections et des expositions, en français mais aussi dans d’autres langues quand arrive la saison
des longs week-ends de printemps) et d’autre part de mettre en place une formation continue à
destination des agents d’accueil et de surveillance, pour améliorer le premier contact et fournir des
informations de qualité. En 2018, la mission Qualité de Bordeaux Métropole a accompagné le musée
dans son souhait de mieux organiser l’accueil physique et téléphonique. Ce travail doit être poursuivi
et approfondi, avec une responsable qui a rejoint l’équipe il y a quelques mois et a notamment pour
objectifs la mise en place de procédures et d’outils de suivi. Il correspond par ailleurs à l’un des chantiers
du plan triennal de développement des publics, programmé en 2020 avec l’accompagnement de la
mission Conseil et organisation de Bordeaux Métropole.
718»)
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
1és
Irisme,
Nuit
l'escape
expertise
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 140
La question des horaires se pose aussi pour la bibliothèque du musée, dont la fermeture à l’heure de
la pause méridienne constitue sans nul doute un frein pour les étudiants et chercheurs. Il faut pouvoir
étudier la possibilité de l’ouvrir en continu sur la journée, voire le samedi, mais avec la conscience d’une
réelle insuffisance en moyens humains, constat qui vaut aussi pour les équipes d’accueil, de surveillance
et de sécurité / sûreté.
2.7.2. Les parcours de visite
« Je n’enseigne pas, je raconte. »
Michel de Montaigne
Il faut poursuivre le déploiement d’une offre de parcours de visite cohérente, qui réponde aux
attentes des individuels comme des groupes, des adultes et du public familial, des visiteurs chevronnés
comme des personnes éloignées de l’offre culturelle, et enfin qui permette de proposer des activités
hors-les-murs, en résonance avec les collections du musée.
Cette offre s’appuie sur le travail de médiateurs, des supports papier (livrets-jeux, livrets-découverte)
et depuis quatre ans sur des audioguides rénovés. Un chantier doit s’ouvrir pour réfléchir à l’usage de
ces différents modes de médiation et à leur complémentarité. Faut-il développer de nouveaux parcours
audioguidés ? Quelle place doit-on donner aux traditionnels livrets et guides de visite papier ? Comment
rendre visibles les parcours proposés en autonomie dans des espaces d’exposition déjà saturés
d’informations et de pictogrammes divers ? L’étude ABCD apporte des réponses intéressantes, en
rappelant l’importance des dispositifs simples que sont les textes de salle, cartes et cartels, ainsi que les
plans de situation. Il y est aussi dit que la médiation humaine est plébiscitée, ce qui invite à amplifier
l’offre de visites commentées et d’ateliers, qui pour l’heure reste concentrée sur les dimanches et les
vacances scolaires (mais a déjà été considérablement développée depuis 2012, tant sur les expositions
temporaires que sur les collections).
• • Transversal vs sections : nouveaux sujets
Concernant sa proposition hors-les-murs, le musée s’impose comme une porte d’entrée vers la
Nouvelle-Aquitaine, invitant à poursuivre la visite au-delà de ses murs (offres avec l’office de tourisme,
le service patrimoine, les éclaireurs urbains, etc.).
Pour les enfants et les familles, l’accent sera mis autour de l’envie de faire vivre une expérience
autour d’une histoire, d’un récit animé par des personnages invitant à l’aventure : pirates et corsaires,
explorateurs, navigateurs, etc. L’implantation d’un dispositif immersif et ludique est envisagée entre le
hall d’accueil et le début du parcours : une « Bourlinguette » 20 en forme d’avion Latécoère invitant les
enfants à se rendre disponibles pour « entrer dans l’histoire » et, d’île en île et de période en période,
rassembler autour des collections les indices d’une chasse au trésor géante.
Il s’agit de jouer sur le ludique à d’autres moments que lors des grandes manifestations que sont la Nuit
des musées et les Journées du Patrimoine, en s’appuyant par exemple sur les précédents réussis d’escape
game et murder party. Des solutions administratives et juridiques sont à trouver pour bénéficier de l’expertise
de professionnels, sans pour autant que cela impacte un budget de fonctionnement très contraint.
20 – Bourlinguette est le nom qui fut donné au premier véhicule de loisirs à moteur de l’histoire, ancêtre de la caravane, fondé par le Bordelais Jules Secrestat au début du XXe siècle.
719urtant tous
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Un projet est également de faire résonner les collections en musique, en tirant profit des expériences
menées avec le conservatoire Jacques Thibaud (parcours musicaux organisés chaque année en février),
ou encore lors de la Nuit des musées 2019 (karaoké et flash codes en forme de clins d’œil aux œuvres).
D’autres formations musicales pourraient être conviées pour imaginer un musée « en chanté » : enfants
engagés dans les projets annuels de l’Arbre à chanson, chorales, musiciens intervenants de la formation
« Les surprises » (démontage puis remontage d’un instrument baroque, puis mini-concert ; une initiative
qui pourrait être élargie à d’autres périodes, voire d’autres continents : dans les salles extra-européennes
et/ou devant le mur des Trésors d’Aquitaine) etc.
De nouveaux sujets sont par ailleurs en cours de préparation et intégreront la liste des thèmes de visites à
partir de 2020, la perspective étant d’inscrire un à deux nouveaux parcours chaque année. Les sujets doivent
proposer de jeter un nouveau regard sur les collections et d’effectuer des aller-retours entre les pratiques
contemporaines et celles du passé. À titre d’exemple, voici quelques thèmes actuellement en réflexion:
– Le recyclage : il s’agit d’aborder face au public adulte individuel comme au public scolaire la
pratique du réemploi, du recyclage à travers les différentes époques, de la Préhistoire au XXI e
siècle. Les collections du musée se prêtent parfaitement à l’exercice et évoquent nombre de silex,
d’os, de verre, de terre cuite, de calcaire et de coquille d’huitres. Ce sont ainsi près de 30 000 ans
d’histoire du recyclage (depuis le Paléolithique supérieur) qui sont mis en valeur à travers un thème
contemporain incontournable.
– Les « 101 » : un tour du musée en 101 objets, imposants ou presque insignifiants, et pourtant tous
témoins d’une longue histoire où matières et formes racontent le quotidien des aquitains.
– « Faites vos jeux ! » : parcours créé à l’occasion des Journées du Patrimoine 2019, il s’intéresse
aux collections du musée dans un aspect ludique, où la définition du jeu varie dans le temps et
l’espace. Individuel, collectif, pacifique ou sanglant, le jeu se manifeste de mille manières : les
collections du musée sont ainsi suffisamment riches pour offrir ce parcours original et ludique.
– « À table ! » : une chronologie de l’alimentation, du steak de renne magdalénien, au garum romain
et jusqu’à la lamproie à la bordelaise. Il s’agira de décortiquer les pratiques alimentaires des
aquitains.
– « Et après ? » : depuis la Préhistoire, un voyage dans le monde des morts et des croyances,
une découverte des rites funéraires en Aquitaine par le biais d’ossements, de mobilier funéraire,
contenants et images. Comment celles et ceux qui ont vécu des siècles voire des millénaires avant
nous ont marqué leur passage et nous parlent à travers le temps ?
– Polychromie : d’un bout à l’autre du parcours de visite, les couleurs sont présentes sur les
supports de tous types et travers les âges, des grottes ornées aux vitraux du Moyen-Âge jusqu’aux
peintures Arts-déco du XX e siècle.
• • Approches et formats
Chaque nouvelle proposition de parcours rejoindra l’offre de visites à destination des groupes comme
des visiteurs individuels. Mais le vaste chantier qui s’ouvre aujourd’hui sur l’identité graphique du musée
(cf. infra 2.9.1) impliquera aussi de réinterroger la pertinence des différents supports de médiation
existants et particulièrement des productions papier, dont il faudra bien mesurer l’usage et la durée de
vie (quid du jetable dans le cadre d’une démarche éco-responsable ? cf. infra point 2.10.4).
Il est envisageable de disposer de fiches plastifiées en salle d’une dimension suffisante (format A3,
recto-verso et/ou en deux ou trois volets pliants) et placées dans des présentoirs à l’entrée des espaces.
Ceci présente l’avantage de disposer sur place et à la carte d’informations variées et illustrées et de 720JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
mme
à de
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 142
limiter la quantité de documents imprimés à fournir au visiteur. Certaines fiches sont susceptibles de
prendre, à l’instar de nombreux autres musées, la forme d’œuvres à la loupe. Ainsi, une série de pièces
marquantes des collections de chacun des départements ferait l’objet d’une présentation complète
(cf. Château des Ducs de Bretagne, musée du Louvre).
Par ailleurs, les espaces d’exposition présentent l’inconvénient d’être dédaliques et parfois dénués
de repères marquant le passage d’une collection à l’autre. Ainsi, le parcours sensoriel et une claire
numérotation des espaces devraient prochainement faciliter la visite, chaque numéro renvoyant à un
plan des salles, à une documentation mise à disposition ou à la transmission d’informations fournies à
l’accueil.
D’autre part, il peut être imaginé que les étapes des différents parcours soient abordées grâce à la
présence de tables numériques vidéo-projetées fixes en différents points du parcours de visite, comme
cela a été expérimenté dans l’exposition L’archéologie à grande vitesse. Elles présentent l’avantage de
pouvoir être utilisées par et pour un grand nombre de personnes (touristes, familles, classes). Enfin,
l’offre de dispositifs embarqués doit être développée et modernisée, comme vu au point 2.6.6.
• • Centre National Jean Moulin et musée Goupil
À la suite de la fermeture de l’établissement situé place Jean Moulin fin 2018, le médiateur du Centre
National Jean Moulin a élaboré un programme d’interventions dans les classes et dans la ville autour de
plusieurs sujets relatifs à la Résistance, la Collaboration, la Déportation et le personnage de Jean Moulin
lui-même. Dans la perspective d’un redéploiement des collections et de l’élargissement des sujets et des
publics touchés, il sera nécessaire de créer de nouveaux parcours à destination d’un public plus varié,
adultes, individuel et en groupe.
Enfin, une partie des collections Goupil devrait dans l’avenir trouver place au sein d’un parcours
scénographié autour duquel un programme de visites pourrait s’organiser, associé à des activités
pratiques en s’appuyant sur la présence d’une presse d’imprimerie en état de fonctionnement et
employée dans le courant de l’année 2020 à l’occasion d’ateliers destinés au jeune public.
2.7.3. Les scolaires
• • Accueil des scolaires
Une modification du rythme des visites menées par les médiateurs du musée pourrait être envisagée
avec l’élargissement espéré des horaires d’ouverture, qui permettrait d’accueillir les groupes scolaires
dès 9 h. En conservant un rythme de deux visites par jour pour chacun des médiateurs, il serait alors
possible d’accueillir ces deux groupes sur la matinée à 9 h et 10 h 30. Les avantages seraient d’avoir
moins de groupes scolaires en visite l’après-midi, une amélioration du confort des visiteurs individuels,
tout en ne diminuant pas la fréquentation des groupes scolaires. Pour les médiateurs, cela libèrerait les
après-midis pour travailler de façon plus confortable et non interrompue sur des projets au long cours,
dispositifs de médiation et ateliers.
• • Offre de médiation
Afin de limiter certaines visites « consommation » peu ou pas préparées par les enseignants, et dans
le souci d’être davantage en adéquation avec les objectifs des programmes d’enseignement scolaire,
Eliette Sauvan, enseignante du premier degré mise à disposition à mi-temps suggère la mise en place
de nouveaux dispositifs en complément de ceux existant déjà : 721PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 143
722LP
détails sur d’autres sections du musée
nouveaux parcours transversaux
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 144
– Une offre d’accueil des classes à la journée : il s’agit de proposer des visites-ateliers sur un
temps plus long que le format actuel (1 h 30) afin d’offrir aux jeunes visiteurs un vrai temps de
rencontre avec les œuvres, actuellement très réduit du fait des contraintes horaires, ainsi qu’un
moment de pratique artistique en atelier suffisamment conséquent pour que les élèves expérimentent
une vraie démarche de création. Ce serait le temps pour eux d’initier et ancrer un projet à partir
d’un déclencheur (une œuvre vue dans les salles ou une autre ressource qui fait écho aux œuvres
du musée), produire en exerçant une pensée divergente et en expérimentant des techniques, des
supports des matériaux différents, éventuellement donner à voir et communiquer son travail (langage
oral, à penser avec l’enseignant). Le temps de visite, qu’il intervienne avant ou après l’atelier, devient
l’occasion pour l’élève de confronter sa propre production à l’œuvre d’un artiste.
– Une telle journée permet de travailler conjointement les trois piliers de l’EAC : les rencontres, les
connaissances et la pratique. Cette proposition pose néanmoins la question des repas à organiser et la
faisabilité d’une visite en autonomie d’une partie de la classe pendant qu’un demi-groupe est en atelier
avec le médiateur. Elle soulève également la question de la préparation de la visite par l’enseignant.
– Développer des modalités de visite différentes, dans la lignée de ce qui a été envisagé avec la
Valise archéo et la Campagne du Neptune, deux outils hors-les-murs qui permettent aux élèves de
préparer en classe avec les professeurs (premier et second degrés confondus) leur visite au musée.
La Valise archéo, par l’intermédiaire du Carnet de fouilles que les enfants commencent à remplir en
classe lors des ateliers, propose un guide de visite permettant aux enseignants d’assumer le temps
muséal sans médiateur.
– On peut envisager également des visites-projets préparées par le musée, clés en main pour
les enseignants, avec une aide numérique (table interactive, tablettes) sur le modèle du projet
Préhisto.clic. La proposition consiste à faire une enquête sur les modes de vie de l’Homme durant
la Préhistoire, à travers plusieurs thèmes – se nourrir, habiter, le feu, la pierre, l’os, l’art – grâce
aux expositions des salles Préhistoire du musée. La visite se termine par une mise en commun
des différentes quêtes sous la forme d’un film d’animation (sur la table numérique interactive) qui
s’interrompt pour donner la parole aux enfants. Ce type de visite implique de fait des travaux en
amont et en aval dans les classes.
• • Partenariats
Le travail en partenariat avec l’Éducation nationale – mise à disposition à mi-temps d’un enseignant du
premier degré dans le cadre de la convention éducative liant la mairie de Bordeaux et la DSDEN 33,
enseignant relais du second degré, partenariat avec les IMP et IME – est à poursuivre. L’intérêt des
projets à restitution, tels que les parcours départementaux pour le premier degré, les parcours DAAC
pour le second degré ou les dispositifs nationaux comme La classe l’œuvre, n’est plus à démontrer. Les
partenariats plus récents (Cap Archéo/Cap Sciences, Centre des monuments nationaux, Inrap) sont à
développer et renforcer.
• • Perspectives et chantiers avec l’enseignant du second degré
Plusieurs chantiers de médiation dans lesquels Nicolas Charrié est impliqué sont en cours de réalisation.
Les nouveaux espaces XX-XXI e siècles font l’objet d’un chantier entamé l’an dernier autour d’un
parcours pédagogique de mise en autonomie des élèves, toujours dans cette optique de les rendre
acteurs de leur savoir qui serait validé en fin de visite par le médiateur et/ou l’enseignant référent.
La réalisation de nouveaux parcours L’Histoire se cache dans les détails sur d’autres sections du musée
est également au programme, de même que la concrétisation de nouveaux parcours transversaux 723e une visite filée sur
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 145
dont les thèmes ont une résonance actuelle. Il s’agit, par exemple, de mettre en place une visite filée sur
différents espaces pour mettre en lumière la notion de mondialisation des échanges.
Un autre parcours transversal pourrait concerner l’information, la propagande et l’utilisation de l’image
de l’Antiquité à nos jours pour faire écho aux problématiques actuelles tournant autour des complots et
autres fake news. Ce chantier pourrait associer le Centre pour l’éducation aux médias et à l’information
(CLEMI) et les bibliothèques de Bordeaux, très impliquées dans ces dispositifs d’EMI.
La mission de Nicolas Charrié concernant la communication vers les scolaires ainsi que les missions
de personnes-ressources sur le système éducatif et de formation doivent être poursuivies également.
Cette présence au sein du musée représente le maillon d’une politique publique de généralisation de
l’éducation aux arts et à la culture dans un cadre partenarial entre l’État et les collectivités.
• • Les collections du musée Goupil et du Centre National Jean Moulin
Le fonds du Centre National Jean Moulin est valorisé actuellement par des actions de médiation hors-
les-murs, principalement à destination des classes de cycle 3. Il est nécessaire d’engager une réflexion
conjointe entre l’équipe de médiation du musée d’Aquitaine, le médiateur du CNJM et les enseignants
mis à disposition afin de mener des actions communes et de leur offrir une meilleure visibilité.
L’un des projets développés avec l’enseignant du second degré vise notamment à créer une malle
pédagogique dédiée à la thématique de la Seconde Guerre mondiale en reprenant les recettes
pédagogiques mises en place sur les réalisations déjà abouties précédemment détaillées. De la même
manière, un autre projet concerne le fonds Goupil dont la richesse nécessite un travail pédagogique
complet pour le mettre en valeur auprès des scolaires, une partie des nouveaux programmes
(notamment en première) tournant autour des thématiques sociétales et politiques du XIX e siècle.
Le fond Goupil peut lui aussi être découvert par les jeunes visiteurs grâce aux doubles des gravures dont
dispose le musée. Un atelier autour de la gravure utilisant une presse présente dans les murs du musée
complèterait idéalement cette approche ; une première proposition est testée depuis septembre 2019
mais pourra être développée en tirant les leçons des ateliers animés en 2019/2020.
2.7.4. Le public touristique
Plusieurs pistes de travail sont envisagées, à court et moyen terme. Elles visent à développer la
fréquentation touristique, dont le potentiel est considérable, en considérant la nécessité de déployer une
offre plus adaptée à des visiteurs habitués à voyager et à visiter des musées dans les grandes villes
européennes et dont le niveau d’exigence est donc élevé.
La première urgence est de réaliser une plaquette à destination des professionnels du tourisme, en
remplacement d’un dossier de presse qui répond à d’autres besoins. Et au-delà de l’envoi ponctuel des
supports de communication, il faut désormais nouer des relations privilégiées avec les principaux
acteurs du tourisme à Bordeaux que sont les hôtels, chambres d’hôtes et agences réceptives. En
basse saison, quand ces acteurs sont davantage disponibles, il pourrait être intéressant d’organiser
un événement VIP au musée, incluant une visite, une présentation générale de l’offre du musée et un
cocktail convivial. Une tournée de remise des dépliants et flyers dans les principaux hôtels de la ville
a été expérimentée très ponctuellement ces dernières années avec l’aide de stagiaires en début de
saison ; cette opération doit désormais être planifiée chaque année et s’étendre à la Métropole. Des
partenariats pourront aussi être noués avec certains établissements (hôtels, restaurants) pour la création
de « packs musée d’Aquitaine ». 724illir des Tapajeurs sur quelques
fois dans l'année une
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 146
Il faut aussi parvenir à s’ouvrir au tourisme d’affaires : Bordeaux accueille annuellement plus d’une
centaine de congrès. Le musée doit parvenir à communiquer dans le cadre des principaux événements,
en se faisant mieux connaître des intermédiaires bordelais que sont le Club des Ambassadeurs et le
Bordeaux Convention Bureau, chargés de conseiller les organisateurs et de promouvoir la marque
« Bordeaux » dans le secteur économique. Le musée figure par ailleurs parmi les 50 lieux événementiels
listés dans le Congress & Meeting Guide édité par l’office de tourisme de Bordeaux, mais il faudrait
maintenant construire une démarche commerciale, en évaluant bien en amont les capacités du musée
à développer cette offre de location/accueil d’événements professionnels, notamment en soirée ou le
week-end.
Le partenariat avec l’office de tourisme de Bordeaux Métropole peut encore être amplifié : déjà riche,
il prévoit d’être plus encore dynamisé par une offre accrue. Ainsi, le musée est amené à s’inscrire plus
fréquemment dans l’offre de l’office de tourisme de Bordeaux Métropole en intégrant systématiquement
les parcours de visite en ville, devenant une étape évidente dans la découverte de l’histoire de Bordeaux
et sa région. Les visites Le fantôme de Montaigne, Le Bordeaux de Montaigne et Bordeaux Art Déco
constituent les premiers jalons d’une offre commune ; elles seront suivies prochainement d’autres
propositions. Un chantier s’ouvre aussi aujourd’hui autour d’une offre patrimoniale incluant les cinq sites
gérés directement par l’OT (porte Cailhau, Grosse cloche, flèche Saint-Michel, crypte archéologique de
Saint-Seurin et amphithéâtre du palais Gallien).
Enfin, il faut développer encore l’offre en langues étrangères : cette offre doit porter sur la médiation
humaine (visites régulières inscrites dans la programmation du musée, réponses à apporter aux
demandes des groupes), mais aussi sur l’environnement écrit et sonore : textes dans les salles,
documents d’aide à la visite, audioguides, site internet. Un chantier doit être lancé pour rendre possible
l’accueil d’un public asiatique (principalement chinois), de plus en plus nombreux à Bordeaux et dans la
région.
2.7.5. Accueillir les personnes vulnérables
Comme évoqué en première partie, l’accueil de personnes à besoins spécifiques constitue un axe
prioritaire du musée. Les objectifs du volet « handicap » sont discutés collectivement au sein d’un groupe
de travail animé par le médiateur Nicolas Caraty, bien identifié tant au sein du musée qu’à l’extérieur.
Mais les prochaines années doivent aussi permettre de déployer une stratégie collective en direction et
avec les personnes vulnérables tant socialement qu’économiquement, et dans ce domaine aussi il faut
pouvoir compter sur un ou une référente au sein du musée pour :
– À court terme, concrétiser grâce au mécénat le projet d’accueillir des Tapajeurs sur quelques
chantiers identifiés par les équipes.»21
– Consolider l’accueil des personnes migrantes.
– Poursuivre la conduite de projets au long cours, incluant aussi souvent que possible un volet de
restitution au public.
– Consolider le fichier des relais du champ social et organiser au moins une fois dans l’année une
visite/réunion conviviale d’information au musée, en début d’année scolaire.
21 – TAPAJ, pour « Travail alternatif payé à la journée », un dispositif destiné aux jeunes en errance et expérimenté depuis 2013 à Bordeaux. Cf. tapaj.org
725_ systématiser quand les thématiques en
>cessibilité du bâtiment (Ad'AP) vont
rès de tous les publics et valider un
turelle
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 147
– Organiser une veille sur les appels à projets lancés par des organismes publics ou privés, pour
permettre de financer plus régulièrement la venue d’intervenants extérieurs (plasticiens, auteurs).
– Au sein du musée, favoriser l’implication de tous dans les projets « champ social ». Les
médiateurs sont toujours en première ligne, mais le binôme constitué par Géraldine Roesch,
médiatrice, et Catherine Delsol, graphiste, pour l’animation des ateliers Promofemmes vient
démontrer que d’autres compétences peuvent être mobilisées.
2.7.6. Accueillir les personnes en situation de handicap
Si les efforts des dernières années ont permis de doubler la fréquentation du musée par les personnes
en situation de handicap, la diffusion de l’information à destination de ces publics peut être améliorée.
Un autre paramètre impacte fortement la fréquentation : le musée ne dispose pas d’un parcours adapté
dans les salles des collections permanentes ce qui limite sa capacité d’accueil des visiteurs handicapés
isolés et ne permet pas de leur proposer un contenu de visite accessible. Le parcours sensoriel,
accessible dès la fin de l’année 2020, répondra aux attentes des visiteurs individuels et laisse espérer
dès 2021 un accroissement de la fréquentation. Ce dispositif va donner au musée une nouvelle
attractivité et une image plus affirmée sur le plan régional et national. Une communication étendue aux
agences de voyage spécialisées devrait attirer un public plus éloigné géographiquement. Il s’agira de
consolider le fichier de contacts et d’adopter une communication plus ciblée.
L’adaptation des expositions temporaires est un objectif à systématiser quand les thématiques en
laissent la possibilité. Et les travaux de mise aux normes d’accessibilité du bâtiment (Ad’AP) vont
offrir au public un plus grand confort d’usage à partir de 2025.
Enfin, le renouvellement de la marque « Tourisme & handicap » en 2021 pour les quatre familles de
handicap devrait confirmer l’engagement du musée d’Aquitaine auprès de tous les publics et valider un
savoir-faire en constant accroissement.
2.7.7. La programmation culturelle
La programmation culturelle rythme l’actualité du musée, en proposant de septembre à mai de
nombreuses conférences, projections, rencontres et manifestations diverses, en lien avec de multiples
partenaires. Ainsi, ce sont en moyenne 75 évènements qui ont lieu chaque année, pour la plupart
accueillis dans l’auditorium du musée. Cet espace d’une belle capacité (212 places assises) constitue
un atout considérable pour le musée d’Aquitaine car il permet d’organiser autant d’événements que
souhaité, sans contrainte de recherche de lieux et avec des moyens techniques très honorables (une
régie avec un bon vidéoprojecteur, des micros, quatre enceintes).
En plein cœur de ville, il est par ailleurs très demandé par les partenaires du musée tels que les
universités, les centres de recherche ou le rectorat. Mais si les peintures et les sols ont été refaits
à neuf à l’été 2018 à la suite d’une inondation, l’auditorium nécessite en réalité une complète
transformation, comme le soulignait déjà le PSC 2012-2016 : il faut pouvoir améliorer son confort
en installant des gradins et des assises plus agréables. Il faut aussi étudier la possibilité d’en faire
autre chose qu’une simple salle de conférence : un travail sur l’acoustique, les éclairages et la scène
permettrait d’envisager une vraie polyvalence et d’accueillir plus régulièrement d’autres formes légères
(musique, théâtre, danse).
726de refondre le programme
UJ
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 148
À court terme et avant rénovation complète de l’auditorium, il est prévu de refondre le programme
papier dans le cadre du chantier « identité image » initié en 2017, en reposant la question de la
fréquence de parution, du format et de la diffusion (cf. infra 2.9.1).
Il faut poursuivre une programmation de rencontres ambitieuse et multidisciplinaire, dans tous
les champs des sciences sociales que les Bordelais associent bien au musée. Mais il faudra réussir à
identifier davantage cette programmation dans le calendrier de l’offre bordelaise (suivant l’exemple des
jeudis du MADD ou des cycles La fabrique du citoyen des bibliothèques municipales).
Une concertation plus régulière avec les partenaires dont l’offre en centre-ville croise trop souvent celle
du musée devra permettre d’éviter les chevauchements d’événements et favoriser la circulation des
publics : les musées et bibliothèques, les antennes bordelaises des deux universités (campus Victoire et
PJJ Pey-Berland, IUT de Sainte-Croix), l’Université Populaire de Bordeaux, l’Institut des Afriques, etc.
Cette concertation doit aussi associer les deux principales librairies du centre-ville, Mollat/Station Ausone
et la Machine à lire, avec lesquelles des partenariats ponctuels sont mis en œuvre mais qui toutes
deux sont volontaires pour pousser plus loin les relations (avec pour Mollat la possibilité d’organiser
l’enregistrement et la mise en ligne réguliers sur son espace Soundcloud de certaines rencontres du
musée). Mais une telle mission impliquerait la création d’un poste dédié à la programmation culturelle.
Il faudra sans doute aussi repenser l’organisation et la communication des Rencontres Atlantiques,
colloque international ayant lieu tous les deux ans, qui peinent à mobiliser au-delà du cercle restreint
des chercheurs. La période a été choisie pour correspondre aux manifestations organisées autour des
commémorations des abolitions (10 mai), mais elle est très tardive dans le calendrier des étudiants, qui
sont soit en examen, soit déjà partis.
Le programme culturel est aussi l’occasion d’offrir une visibilité au Centre National Jean Moulin et au
musée Goupil. Le premier est fermé au public mais continue d’organiser des rencontres au musée, et
de nouvelles propositions pourront être développées avec d’autres partenaires que le Café Historique :
on a ainsi mesuré ces dernières années l’intérêt manifesté par la Fondation Jean Jaurès ou le Festival
du film d’histoire de Pessac à envisager l’organisation de manifestations communes. Quant aux
collections du musée Goupil, elles ouvrent un champ immense de possibilités de conférences en histoire
sociale et culturelle, histoire de l’art et histoire des techniques ; des conférences qu’il faut maintenant
programmer, pour recréer une dynamique et une attente autour de la réouverture d’un espace dédié.
Cette première initiative visant à redonner une visibilité au musée pourra être conduite en concertation
avec les collègues du musée des Beaux-Arts de Bordeaux et du département d’histoire de l’art de
l’Université Bordeaux Montaigne.
2.7.8. Services en ligne et open data
Le musée s’inscrit dans un chantier élargi à tous les musées municipaux qui vise à développer les
services en ligne en proposant trois offres de réservation et de paiement :
– Créer un service de réservation et de billetterie en ligne pour individuels, en offrant la possibilité
de réserver une visite guidée, un atelier ou tout simplement de se munir de son billet d’entrée (pass,
billet couplé, avec audioguide, etc). Actuellement la réservation de certains événements est
seulement possible par téléphone et ponctuellement sur Eventbrite. Or de nombreux musées
possèdent déjà un service de billetterie propre, à l’instar du musée d’histoire de Nantes, de Cap
Sciences et des musées de Paris.
727JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 149
– Développer la boutique en ligne : le lien visite/boutique demeure bien plus fort que l’achat
extérieur en ligne. Cependant la particularité de certains produits (estampes et lithographies Goupil,
tirages de Félix Arnaudin, etc.) fait que le musée et assuré de trouver une clientèle pour sa boutique
hors-les-murs.
– Ouvrir plus largement le mécénat aux particuliers avec la possibilité du don en ligne.
De façon générale, tous les contenus en ligne doivent être accessibles en langue anglaise, et
proposer à minima les informations pratiques et la présentation du musée en espagnol, portugais,
allemand, italien, chinois et japonais, comme sur le site Bordeaux tourisme.
Enfin, le musée s’inscrit dans une politique d’ouverture de ses données (open data). Depuis 2012, il
propose sur son site internet une partie de ses collections à la consultation, informatisées avec le logiciel
Micromusée (Mobydoc devenu Axiell en 2016). En 2019, le musée ouvre un portail spécifique de ses
collections avec un peu de 7 000 fiches22 . À l’instar du musée de Bretagne et des initiatives menées
par Céline Chanas 23 , le musée souhaite donner une meilleure visibilité à sa plateforme. Il s’agit d’en
présenter les grandes collections – musée d’Aquitaine, CNJM et musée Goupil – et de développer des
collections thématiques, dont un parcours sur les essentiels avec les 80 œuvres phares du musée. Le
site sera enrichi de notices grâce à des campagnes de numérisation, en priorité celle de la collection
Goupil par ailleurs déjà bien documentée. Les fiches mises en ligne sont versées par ailleurs sur la base
Joconde, elle-même brassée par la Plateforme Ouverte du Patrimoine - POP, lancée par le Ministère de
la Culture en juillet 2019.
728nent
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 150
2.8. Partenariats, réseaux
2.8.1. Conventionner avec la Région
La période 2020-2025 sera une période de consolidation des partenariats régionaux existants entre le
musée d’Aquitaine et les autres structures muséales et culturelles de Nouvelle-Aquitaine. Une convention
cadre entre le musée d’Aquitaine et le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, en cours de rédaction,
permettra de faciliter par un soutien financier les collaborations entre les musées de la région, les expertises
de collections (données scientifiques, état sanitaire) et l’ingénierie en conservation préventive, etc.
La participation du responsable des collections de Préhistoire à la redéfinition du Projet d’Établissement
du Pôle d’Interprétation de la Préhistoire permettra de développer les actions du réseau d’échange
La région
Nouvelle-Aquitaine
© Guy Talazac
729JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
es
AL
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 151
d’expériences et de collaborations entre les sites culturels liés à la Préhistoire de Nouvelle-Aquitaine et
des régions voisines (Occitanie, Centre-Val-de-Loire, Cantabrie, etc.).
Dans le cadre de l’euro-région « Nouvelle Aquitaine – Euskadi – Navarre » et son axe « Citoyenneté euro
régionale » dont le conseil régional est partie prenante, les partenariats transfrontaliers avec le nord
de l’Espagne seront renforcés et structurés, notamment dans le domaine de la Préhistoire (avec le projet
de coproduction de l’exposition d’art préhistorique prévue en 2022) et de l’ethnographie régionale (en
collaboration avec les équipes du musée San Telmo de Saint-Sébastien). D’autres contacts sont prévus
pour les thématiques liées à la période antique ou la gestion des collections.
2.8.2. Conventionner avec les universités
Un autre partenariat à formaliser est la participation du musée d’Aquitaine au GPU « HUMAN PAST »
des universités de Bordeaux et Bordeaux-Montaigne comme structure de médiation des résultats de la
science, mais aussi dans le domaine de la recherche pour la mise à disposition de collections et l’accueil
des chercheurs et des étudiants (cf. 2.5.2).
D’autres programmes de recherche se mettent en place avec les universités de Pau ou Toulouse Jean-
Jaurès. Si les actions déjà menées ont pu faire l’objet de conventions particulières propres à chaque
projet, il faudra établir des conventions globales pour pérenniser et faciliter les actions communes
autour de l’étude des collections ou de leur médiation.
2.8.3. Réseaux professionnels et relations avec les autres
musées
À l’échelle locale, les collaborations se poursuivront entre les musées municipaux (projet d’un quartier
des musées dans le centre-ville de Bordeaux) et les autres équipements culturels publics (bibliothèques,
archives métropolitaines et départementales), ainsi qu’avec les associations culturelles et patrimoniales.
À l’échelon national, la présence des personnels du musée dans les structures déjà existantes
(Echosciences, FEMS, RIGMA, AGCCPF, etc.) sera renforcée : participation régulière aux réunions
scientifiques et/ou techniques, implication dans le fonctionnement des structures, rédaction d’articles
pour les différents supports de diffusion de l’information professionnelle, scientifique ou technique.
Les conventions comme celles existantes entre le musée d’Aquitaine et l’Inrap ou le musée du quai Branly-
Jacques Chirac seront multipliées (Musée des Confluences, DRASSM, Musée National de Préhistoire, Pôle
d’Interprétation de la Préhistoire, etc.). L’objectif est toujours de faciliter des actions communes (créations
d’expositions itinérantes, procédure des prêts d’œuvres, échanges d’expériences, etc.).
2.8.4. Partenariat avec le Centre Archéologie Préventive
de Bordeaux Métropole
Outre la valorisation des résultats de le recherche archéologique sur la Métropole (cf. 2.5.3. Valorisation
de la recherche archéologique) qui participe à la visibilité de l’activité du Centre archéologie préventive
de Bordeaux Métropole, les personnels de ce service participent à l’étude des collections du musée.
De plus, la fouille archéologique programmée du tombeau de Montaigne (cf. 2.5.2. Participation à la
recherche scientifique) est dirigée par une archéologue du Centre, Mme Hélène Réveillas.
730JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
esse.
V4
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 152
2.9. Communication
Le musée d’Aquitaine amorce une nouvelle étape dans sa stratégie de communication dans le but de
dynamiser son image. Ce chantier fait suite aux recommandations issues des différentes enquêtes des
publics et des groupes de travail menés au cours de ces derniers mois (cf. 1.2.4). Il comporte plusieurs
actions à mener en parallèle, qui s’attaquent à la forme (graphisme), au fond (discours) et aux supports
(outils).
2.9.1. Développer une nouvelle identité graphique et
redéfinir les discours
La création d’une nouvelle charte graphique vise à faire de la « marque musée d’Aquitaine » un vecteur
d’attractivité fort. Un nouveau logo, une nouvelle identité visuelle et une signature associée impliqueront
une déclinaison de tous les outils de communication physiques et numériques pour harmoniser
l’ensemble des prises de parole. Ce chantier, qui s’appuiera sur l’expertise d’un regard créatif extérieur,
sera mis en œuvre par l’équipe des graphistes du musée pour la partie supports physiques et fera appel
à un prestataire extérieur pour l’habillage du site internet.
Au-delà de ce travail graphique, un effort particulier sera consacré à la déclinaison des messages (d’un
ton pouvant aller de l’institutionnel au plus décalé) en fonction des différents publics cibles (médias,
enseignants, familles, jeune public, touristes, étudiants, chercheurs, etc.).
Concernant la signalétique, il s’agira de travailler tant sur un volet extérieur (renouvellement des
bannières sur la façade du musée et des vitrophanies) qu’intérieur (écran d’accueil, infos pratiques,
cimaises, repères directionnels). De manière globale, une refonte complète des cartels et panneaux de
salles en lien avec les parcours de visite élaborés par l’équipe de conservation et de médiation est à
prévoir.
La question de la production de documents papier est sans cesse renouvelée : déjà pléthorique, il
conviendra de profiter de ce chantier global pour s’interroger sur le renouvellement et l’évolution ou
non des supports existants. Plusieurs éléments viennent nourrir la réflexion : alors que les usages
numériques se développent, faut-il continuer à imprimer et diffuser en masse des documents papier ?
Quelles sont les attentes des publics en matière d’information culturelle et de médiation au sein d’un
musée ? La question de l’écoresponsabilité doit se poser également. Le travail à mener portera ainsi sur
l’ensemble des documents suivants :
– La plaquette de présentation du musée : existant dans sa forme actuelle depuis 10 ans, la refonte
de sa maquette est déjà envisagée depuis quelques mois. Préalablement, il s’agira de statuer
sur la pertinence de conserver ce support en l’état. En effet, alors que les visiteurs se rendent
de plus en plus souvent directement sur le site internet du musée ou les réseaux sociaux pour
trouver l’information, ne vaudrait-il pas mieux imaginer un simple flyer, contenant uniquement
les infos pratiques, et qui renverrait en ligne pour plus de détails ? L’usage du dépliant actuel,
très institutionnel et ne donnant aucune information d’actualité, mérite dans tous les cas d’être
réinterrogé.
– Parallèlement, l’attention devra davantage être portée sur la création de documents de
présentation aux messages plus ciblés, en fonction des publics auxquels le musée s’adresse.
731JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
vr
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 153
À l’instar de la plaquette dédiée au mécénat créée en 2018 et de la brochure de présentation des
locations d’espace, toutes deux destinées aux entreprises, il sera utile d’imaginer de nouveaux
supports à l’information plus spécialisée (par exemple pour les professionnels du tourisme ou
encore les comités d’entreprise).
– Les dossiers et communiqués de presse : le musée est désormais doté d’un dossier de presse
institutionnel, bilingue français/anglais. Complémentaire aux dossiers et communiqués de presse
dédiés aux événements et expositions temporaires, il constitue un outil de présentation complet,
qu’il conviendra de mettre à jour régulièrement.
– Les affiches et flyers : surtout événementiels jusqu’à présent (pour la promotion des expositions
temporaires, des cycles de conférences, des colloques), les affiches et flyers laissent souvent peu
de place à la mise en avant du parcours permanent. Une campagne de communication portant sur
les collections du musée est ainsi à l’étude, pour tenter d’en « dépoussiérer » l’image. L’objectif est
de remettre la lumière sur ce qui constitue l’ADN du musée d’Aquitaine, pour susciter l’envie d’y
venir, ou revenir.
– Le programme culturel : là encore, une réflexion sur son format, sa périodicité et son contenu
a été amorcée. Avec une problématique principale : comment transmettre une multitude
d’informations (liée à une programmation riche en événements) dans un seul document, qui soit
à la fois complet mais digeste, attractif dans sa forme comme dans son contenu ? Le format de
diffusion semestriel constitue un cadre structurant pour l’élaboration de la programmation culturelle
mais s’avère contraignant pour envisager une actualisation régulière des informations. Le risque
de se faire oublier par les lecteurs durant ce laps de temps relativement long est aussi bien
présent. Néanmoins, imaginer une périodicité plus fréquente nécessiterait un travail d’écriture et
de graphisme démultiplié. L’une des pistes envisagées pour les futures années est d’éditer, en
complément du programme semestriel, des documents plus légers qui mettent l’accent sur un pan
ou un moment de la programmation. En 2019, la réalisation d’un flyer dédié à la programmation
estivale (trilingue français, anglais et espagnol) et destiné aux touristes, en est un exemple qui
pourra être décliné.
– L’agenda mensuel : disponible à l’accueil du musée sous forme de feuille A4, il permet de faire
la promotion des événements auprès des visiteurs. Une diffusion à l’extérieur du musée, en
complément du programme semestriel, pourrait être pertinente.
– Le programme pédagogique : destiné aux enseignants et centres de loisirs, il présente l’ensemble
des activités proposées pour les groupes, dès l’âge de 3 ans. Son format sous forme de guide
semble apprécié mais les quantités de tirage au format papier sont réévaluées à la baisse chaque
année, les enseignants allant chercher de plus en plus souvent l’information sur le web. La question
d’une version 100 % numérique pourrait se poser dans les années qui viennent.
– Les supports de médiation à destination des visiteurs : aujourd’hui, ils concernent principalement
le jeune public (livrets-jeux et de coloriage, aides à la visite pour les scolaires, etc.). Le test
concluant mené lors des Journées Européennes du Patrimoine en 2018 avec la remise d’un livret
présentant « 80 objets phares du musée » à tous les visiteurs individuels pousse à envisager, pour
les années qui viennent, la création de nouveaux supports d’aide à la visite pour le public adulte :
refonte du plan des espaces (plus lisible et attractif), livrets présentant des œuvres majeures des
collections selon des parcours thématiques (en complément du livret « 10 œuvres » déjà existant),
pour inciter à revenir au musée, en proposant des histoires différentes à découvrir. Comme
développé dans le paragraphe ci-dessus, un travail d’harmonisation de l’ensemble des supports
de médiation existants et à créer devra être réalisé.
732PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 154
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La création d’une nouvelle charte graphique concerne enfin toute la production de documents internes type
papeterie (enveloppes, documents administratifs, formulaires, etc.) qui portent également l’image du musée.
2.9.2. Renforcer l’attractivité visuelle extérieure du bâtiment
L’attractivité du musée passe également par le bâtiment lui-même, depuis son apparence extérieure
jusqu’à la capacité à s’y repérer facilement une fois à l’intérieur. Plusieurs pistes ont ainsi été
imaginées pour améliorer la visibilité du musée dans l’espace public : installer des écrans doubles
diffusant des vidéos teasers, en remplacement de la sucette Decaux sur le trottoir devant l’entrée du
musée, travailler l’éclairage de la façade ou encore créer un habillage pour les marches, qui constituent
aujourd’hui plus un frein à l’accès du musée alors qu’elles pourraient être utilisées comme un vecteur de
création artistique à part entière.
2.9.3. Consolider et développer de nouvelles relations avec
les partenaires relais de communication
Afin de pallier le manque de moyens disponibles pour sa communication, le musée souhaite poursuivre
la recherche de mécènes et partenaires qui lui permettront d’accroître sa visibilité. Pour changer
d’échelle dans ses campagnes de communication, l’effort devra porter sur le rapprochement avec des
acteurs d’envergure régionale et nationale, à l’instar du récent partenariat conclu avec SNCF Gares &
Connexions, qui a offert au musée une visibilité à Bordeaux mais aussi à Paris et à Tours. La piste des
partenaires médias reste également à explorer.
Parallèlement, une multitude de relais de communication peuvent encore être davantage exploités,
comme les associations (partenaires ou non du musée) qui touchent des publics divers, ou encore
les lieux de diffusion (salles de spectacle, cinémas). De nouveaux accords d’échange de visibilité
pourront être conclus, en particulier pour relayer la programmation culturelle du musée qui s’adresse
Implantation des bannières
de l’exposition Football.
A la limite du hors-jeu,
juin 2016.
Photo B. Regnier,
Mairie de Bordeaux
Exposition Jack London
dans les mers du Sud,
gare Saint-Jean, Bordeaux,
automne 2018.
Photo L. Gauthier,
Mairie de Bordeaux
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à un public plutôt local. Ainsi, l’objectif est de pouvoir développer les partenariats qui permettront,
ponctuellement, de mettre la lumière sur les événements, à travers du publirédactionnel par exemple.
Un travail de ciblage devra être réalisé en amont pour déterminer les vecteurs de communication les
plus pertinents pour toucher à la fois le cœur de cible actuel facile à capter sur les événements (CSP+,
séniors), mais aussi de nouveaux publics dont le musée souhaite attirer l’attention.
Enfin, l’usage des réseaux sociaux amène à imaginer développer des liens de plus en plus étroits
avec des « influenceurs ». Les blogs, comptes Facebook, Instagram, et autres sites de « bons plans »
bénéficient d’une audience qui ne peut être ignorée. Il conviendra dès lors de prendre en compte
systématiquement ce volet à la fois social et numérique dans l’élaboration des futurs plans de
communication du musée.
2.9.4. Refondre le site internet et poursuivre une stratégie
dynamique sur les réseaux sociaux
La refonte du site internet est un chantier envisagé depuis 2017. Pour mener à bien ces actions de
communication et renforcer la visibilité du musée, le site internet est l’outil incontournable de la stratégie
de communication de l’établissement. L’enjeu est de taille car le site devra répondre aux nouveaux
usages du web que sont la consultation sur tablette et smartphone (technologie web responsive).
Sa conception prendra en considération la diversité et le renouvellement des publics, en particulier à
destination du public touristique (fonctionnalités multilinguisme, accessibilité handicap).
L’amélioration de la qualité des services en ligne est également recherchée avec l’accès aux collections
en ligne (Aquitaine, Goupil et Jean Moulin), la possibilité de réserver sa visite et d’acheter son billet à
l’avance ou encore faire des achats sur la boutique du musée (e-commerce).
Le musée doit être facilement visible et identifié par les internautes grâce à un site bien référencé
mais surtout attractif. Plus qu’une vitrine institutionnelle, il devient à la fois le réceptacle et le socle de
toute la communication transmédia mise en place grâce aux réseaux sociaux, à l’infolettre, au blog et
aux chaînes vidéo.
Ainsi, les efforts porteront sur la poursuite d’une stratégie dynamique de communication sur les
réseaux sociaux. Il s’agit en particulier de renforcer une programmation cohérente et complémentaire
sur Facebook, Twitter et Instagram. Une ligne éditoriale propre et forte pour chaque réseau est à
imaginer en support et en déclinaison de la nouvelle identité graphique du musée.
2.9.5. Consolider la mission « communication numérique »
Présent sur les réseaux sociaux depuis bientôt dix ans, la communication numérique du musée
d’Aquitaine monte en puissance depuis ces cinq dernières années. Une véritable mission s’est
développée autour de la gestion du site internet, de l’animation des réseaux, de la veille numérique, de
la modération et des relais d’information.
Selon la configuration de l’équipe, deux à quatre contributeurs mènent à bien cette mission. Depuis
2014, la plus large part des actions, orchestrées par la responsable de la stratégie numérique et la
responsable de la communication, est confiée à un(e) volontaire en mission de service civique, présent 8
mois de l’année.
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 157
Si cette solution offre l’avantage de renouveler le regard porté sur l’utilisation des outils de
communication numérique ainsi que leurs évolutions, la continuité de service s’en trouve fragilisée.
En effet, lors de certaines périodes d’activité creuses en l’absence de ce(tte) volontaire en service
civique on remarque une baisse notoire de l’audience et de l’interaction avec le public en ligne.
Aujourd’hui, la multiplicité d’outils de communication, de gestion et de veille mis en place nécessite un
suivi régulier (facebook, twitter, instagram, youtube, blog pourmontaigne.fr, site internet, opacweb,
wiki, gmail, avis google, tripadvisor, etc.). Le musée a l’ambition de poursuivre sa dynamique de
communication en développant davantage ses réseaux et en faisant rayonner ses activités, mais aussi
celles du Centre National Jean Moulin et du musée Goupil.
Aussi paraît-il opportun voire nécessaire de consolider la mission de stratégie de communication
numérique avec une personne dédiée à ces fonctions, un webmaster/community manager garant du
suivi et du bon usage de ces outils.
736JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 158
2.10. Moyens et fonctionnement
2.10.1. Une réflexion sur le statut du musée
Les musées en France, de taille comparable au musée d’Aquitaine, sont soumis à une série de
paradoxes et de contraintes :
– D’une part, les musées doivent poursuivre leur développement (fréquentation, rayonnement, acquisition de collections) tout en étant soumis à la réduction des dépenses publiques.
– D’autre part, pour réaliser ces missions, les musées doivent rechercher de nouvelles sources de recettes (mécénat, privatisation d’espaces, boutique, billetterie, etc.). Or, le système actuel de régie municipale directe n’offre pas toujours la souplesse et la réactivité nécessaires dans la recherche de ressources propres. Néanmoins, il est à noter que l’administration de la ville de Bordeaux a mis en place la possibilité de réaffecter une partie de ressources propres dans le budget des musées de Bordeaux, dans le cadre de décisions modificatives, ce qui semble faire figure d’exception en France.
– Enfin, les musées doivent répondre à des attentes des publics, en quête de renouvellement et de la diversification de l’offre. Or, le musée d’Aquitaine doit compter avec d’autres établissements recevant du public (Cité du Vin, Cap Sciences, Musée Mer Marine, prochainement Les Bassins de Lumière portés par l’entreprise Culturespaces) à forte capacité financière et disposant d’une souplesse de fonctionnement permettant une réactivité et un renouvellement.
Quelles sont les solutions de développement ? Tout d’abord, il est nécessaire de réfléchir au
rayonnement du musée. Local, métropolitain, départemental, régional, national ? D’où vient le public,
d’où viennent les collections, quelle est la cartographie des musées dans ces territoires ? Le musée
d’Aquitaine accueille aujourd’hui plus de 150 000 personnes par an ce qui en fait le musée le plus
visité de Nouvelle-Aquitaine avec des collections bordelaises, métropolitaines, girondines, aquitaines et
mondiales. La ville de Bordeaux a mis en place un comité de pilotage avec tous les échelons territoriaux
publics représentés pour réfléchir au devenir du musée, à son utilité dans la construction des politiques
publiques de ces territoires et au moyen de conforter le rôle du musée dans ces politiques publiques
(sous forme de conventions, de contrats d’objectifs par exemple).
Ensuite, il s’agit de voir comment conforter les missions de service public du musée. Cela peut passer
par des partenariats avec d’autres services ou établissements publics (travail avec le Centre Archéologie
Préventive de Bordeaux Métropole, le CIAP, le Jardin botanique, les bibliothèques, le Service régional
de l’inventaire et du patrimoine…). Cela passe aussi par des ressources propres à développer sans que
cela soit trop chronophage. Cela peut passer également par des ajustements de l’organisation du musée
dans le cadre du plan prévisionnel des départs en retraite, voire de ses modes de fonctionnement, pour
coller au plus près des orientations du Projet Scientifique et Culturel.
2.10.2. Poursuivre la diversification des ressources
financières
• • Location d’espaces
Le musée d’Aquitaine perçoit 40 % du montant annuel des privatisations d’espaces, soit 14 280 €
en 2019 contre 6 051 € en 2018 et 4 000 € en 2017. Le chiffre a doublé depuis le rattachement des
privations d’espaces à la mission mécénat. Les tarifs de location sur les espaces jugés les plus
prestigieux ont été revus à la hausse en juin 2019. 737il
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 159
• • Boutique
L’objectif est de continuer à augmenter le chiffre d’affaires annuel de la boutique du musée et de dégager
une marge brute plus importante qui est le bénéfice réellement dégagé par la boutique, hors achats
de stocks et investissements. Les produits qui y sont installés seront le plus souvent possible français,
écoresponsables et issus du commerce équitable.
• • Mécénat
Pour mettre en œuvre les grands projets de transformation présentés tout au long de ce PSC, le
développement de ressources propres s’avère plus que jamais nécessaire. Le mécénat en constitue
l’un des leviers majeurs, permettant de fédérer les énergies autour de projets ambitieux, aux retombées
multiples pour le territoire et ses acteurs. Au cours de ces prochaines années, le mécénat sera ainsi
pleinement intégré comme l’une des composantes du budget global des projets du musée. C’est un
changement de perspective qui s’opère dans la manière de considérer les rapports entre le musée
d’Aquitaine et ses publics, certains étant appelés à devenir des contributeurs financiers importants.
Parce qu’une collecte réussie s’appuie sur le temps long, c’est toute la gestion de projet qui s’en trouve
impactée. Ainsi, l’anticipation que requiert une démarche de prospection impose de pouvoir bâtir bien
en amont de son lancement des scénarii et des budgets suffisamment solides et attractifs pour pouvoir
être présentés à des mécènes potentiels. En ce sens, investir dans une démarche de mécénat de long
terme constitue tout autant un élément structurant qu’une contrainte dans le pilotage des activités.
De plus en plus, la recherche de mécènes devra ainsi être intégrée dès le démarrage de la définition
des projets (expositions, travaux de rénovation, etc.). Une telle démarche requiert de définir clairement
les besoins, qu’ils soient d’ordre financier, matériel, en visibilité ou encore en apport de compétences
spécifiques, afin de pouvoir cibler des acteurs privés dont l’activité, les valeurs et les intérêts sont en
corrélation avec les ambitions définies.
La prospection de nouveaux mécènes s’appuie également sur un travail de fond de constitution
d’un réseau de contacts et ambassadeurs du musée. Déjà lancé depuis deux ans, ce travail devra
se poursuivre dans les années qui viennent et mettre à contribution tous les acteurs qui souhaitent
accompagner le musée :
– Le Cercle des entreprises mécènes, dont les représentants sont autant de relais qui peuvent identifier voire parrainer de nouveaux soutiens. L’animation de cette communauté continuera à se décliner de différentes manières : organisation de temps de rencontres privilégiés entre mécènes, accès à des visites inédites (réserves du musée), mise en place d’une information régulière sur les actualités du musée, etc.
– L’association des Amis du musée d’Aquitaine qui avec ses 300 membres fédère des particuliers qui ont à cœur de faire connaître et d’enrichir les collections du musée. Elle constitue une force sur laquelle s’appuyer et les liens qui pourront être tissés avec la mission mécénat menée en direction des entreprises seront précieux pour poursuivre le développement d’un réseau de soutiens fort et actif.
Outre les entreprises et fondations privées, un des autres axes de développement de la démarche de
mécénat pour les années à venir sera de parvenir à mobiliser à nouveau le grand public, comme ce
fut le cas pour la restauration du cénotaphe de Michel de Montaigne. Cela peut s’envisager soit par une
nouvelle campagne de financement participatif si l’un des projets le justifie, soit par des dispositifs de
collecte originaux tels que, par exemple, la mise en place de bornes de don à l’accueil du musée, ou
encore un dispositif de parrainage qui inciterait les donateurs existants à faire connaître à leurs proches 738JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 160
leur implication en faveur du musée en vue de les encourager à s’investir à leur tour. Là encore, l’enjeu
sera de parvenir à tisser, puis conserver, un lien avec ces publics qui s’engagent aux côtés du musée et
en deviennent de fidèles ambassadeurs.
Enfin, un des derniers leviers envisagés pourrait être la recherche de mécènes étrangers. En effet, étant
donné les collections et les projets à dimension internationale que le musée conduit régulièrement, il
apparait pertinent d’identifier les réseaux avec lesquels des liens pourraient être créés en vue d’attirer
ces nouveaux donateurs.
2.10.3. La démarche ADN
La démarche ADN – Acteurs d’une dynamique nouvelle a été initiée en 2018 à l’échelle de la Ville de
Bordeaux et de Bordeaux Métropole, dans tous les services. Elle visait à définir de bonnes pratiques
à partager collectivement, des engagements à agir pris au sein de chaque service, et des propositions
d’améliorations, vis-à-vis de sa propre hiérarchie et vis-à-vis des autres directions générales.
Plusieurs points d’attention et propositions ont émergé des réunions conduites au sein du musée :
- Mieux faire circuler l’information entre les services et les niveaux hiérarchiques, et préciser les circuits de validation qui ne sont pas toujours très clairs ;
- Organiser des temps privilégiés qui offrent aux équipes l’occasion de se croiser, d’échanger davantage. Il est ici question de convivialité, mais également d’interconnaissance : bien savoir qui fait quoi, sur quels projets chacun travaille et ce tant au sein du musée que de manière plus
globalement à la Direction générale des affaires culturelles.
Des progrès restent encore à accomplir, notamment dans l’élaboration concertée de procédures écrites,
qui simplifieront certainement le travail de tous. Il faut aussi planifier la rénovation de la cuisine, un
espace de repos qui n’est guère fréquenté aujourd’hui : de jolies peintures, un mobilier confortable, un
espace de restauration agréable… Les idées sont nombreuses pour en faire un lieu chaleureux où les
collègues de tous les services pourront se retrouver avec plaisir sur leur temps de pause.
2.10.4. Contribuer à la transition écologique
Dans tous les domaines que le musée peut maîtriser (et c’est donc plus compliqué par exemple sur
l’exploitation du bâtiment du fait des marchés conclus avec la Ville), il faut œuvrer à limiter l’impact
environnemental des activités du musée. Cet impact est à mesurer à tous les niveaux, notamment
(liste non exhaustive) :
– Le mobilier et les fournitures de bureau, les produits d’entretien, etc.
– Les prestataires sollicités pour les vernissages et pots divers : comment tendre vers le bio, le local et le recyclable ?
– Les expositions : promouvoir l’éco-conception, gérer la fin de vie du mobilier d’exposition, et travailler sur l’équilibre entre expositions « circuit court » (les propres collections du musée d’Aquitaine) et expositions accueillant des œuvres plus lointaines. Stéphane Lormeau, responsable du service technique du musée, organise avec l’école des beaux-arts de Bordeaux la récupération dans les nouveaux ateliers de l’école d’une grande partie du matériel des expositions temporaires du musée (plexiglass, peintures, bois, etc.), un matériel qui jusqu’à présent partait systématiquement à la déchetterie, faute de place pour le stocker au musée.
– Les supports de médiation : quid des milliers de livrets-jeux et guides de visite commandés chaque année au service reprographie ?
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– La mobilité des agents du musée et celle des conférenciers et intervenants extérieurs : s’équiper pour la visioconférence, limiter les déplacements en avion, mettre à disposition des vélos, privilégier les déplacements en train.
– Les transports d’œuvres : organiser le groupage, étudier les matériaux des caisses, le réemploi, valoriser les transporteurs engagés dans des démarches écoresponsables.
Dans le cadre d’une mission de service civique accomplie en 2019-2020 au musée, Alice Dauga a pu
établir un premier état des lieux et développer des propositions à partir de ces quelques pistes de travail,
guidée par le directeur du développement durable de Bordeaux Métropole. On trouvera sa note complète
au point 5.2.1 des Annexes.
Un groupe de travail doit être monté avec l’aide de la Direction de l’énergie, de l’écologie et du
développement durable de Bordeaux Métropole, groupe qui impliquera tous les usagers du lieu, c’est-à-
dire au moins une personne de chaque service du musée et des habitants de la Métropole fréquentant
le musée (représentants des Amis du musée ou de structures régulièrement accueillies en visite).
L’objectif est d’élaborer un plan d’action chiffré, l’inscrire dans un calendrier puis le mettre en œuvre en
s’engageant chacun tant individuellement qu’au niveau de l’institution.
740JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 162
Pour un musée du Nous
Proposer un Projet scientifique et culturel pour les cinq prochaines années oblige à placer le musée
au cœur des évolutions de la ville de Bordeaux et de la région Nouvelle-Aquitaine, à représenter les
mutations de notre société, les débats qui l’animent, de l’évolution des pratiques des publics et des
musées en Europe et dans le monde.
L’écriture collective de ce document et les très nombreuses rencontres qui ont émaillé ces deux années
de préparation sont le gage d’une proposition plurielle avec un point d’équilibre entre préservation
du patrimoine et transmission/participation du public en plein cœur d’une ville en profonde mutation.
Ce projet s’appuie sur les collections et le bâtiment du musée d’Aquitaine en plaçant systématiquement
les publics au cœur des actions entreprises.
Le Projet scientifique et culturel pose la question des trois territoires concernés, Bordeaux, l’Aquitaine et
les relations avec d’autres continents. Le PSC propose une articulation entre ces trois échelles autour de
la thématique des échanges en suivant deux fils conducteurs :
– L’histoire du site et du bâtiment (musée, université, lycée, couvent, tombeau présumé de Montaigne, fortification médiévale, peut-être nécropole romaine…) avec une capillarité entre l’histoire du site et celles du quartier, de la ville, de la région… où le système hydrographique joue un rôle considérable. La connaissance et la valorisation du bâtiment sont un axe fort du projet ;
– L’histoire des collections (provenance, conditions d’acquisition, usage originel, sens actuel).
Pour comprendre notre société bordelaise et aquitaine actuelle, nous posons deux postulats, deux évidences :
– Les identités de nos territoires se comprennent à travers l’histoire des échanges, hybridations, métissages, qui sont source de création, d’adaptation, de tensions.
– Les identités de nos territoires se lisent à travers une adaptation/relation entre l’homme et son milieu (bassin sédimentaire, réseau hydrographique, proximité de l’Océan et des Pyrénées…). Le musée peut s’appuyer sur une collection de 400 000 ans et sur les études relatives à l’archéologie et à l’histoire du littoral et des fleuves et rivières néo-aquitains.
Le PSC pose aussi la question de l’évolution administrative du territoire avec la création de la région
Nouvelle-Aquitaine en 2016. Le musée ne possède pas ou peu de collections provenant de Poitou-
Charentes ou de Limousin. Des musées d’histoire et de société existent sur ces territoires. C’est pour
cela que nous proposons une expérimentation de relation entre collection/sites et territoires à l’échelle de
la Nouvelle-Aquitaine en développant des partenariats avec les autres musées régionaux dans le cadre
d’une politique de conventionnement avec la Région, les musées et villes partenaires de Bordeaux… On
peut s’appuyer pour cela sur le comité de pilotage du musée, le comité scientifique et sur le réseau vivant
des musées à l’échelle de la Nouvelle Aquitaine. Quelles pistes ? La création de parcours patrimoniaux
(Deuxième Guerre Mondiale, Montaigne …) avec des collaborations multiples et des projets qui auront des
répercussions sur les territoires concernés (itinérance d’œuvres, conférences, programmes de recherche,
interventions auprès du public à Bordeaux et en dehors de Bordeaux, dans le cadre de conventions.
741JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 163
Le nom du musée
Nous proposons un cap qui est celui du titre du Projet scientifique et culturel « Un musée-monde, de
Bordeaux et d’Aquitaine ». Ce titre nous semble en adéquation avec ce que le musée d’Aquitaine est
réellement. Nous proposons, dans un premier temps, de garder le nom de « musée d’Aquitaine » tant
pour sa notoriété à Bordeaux et en région que pour le très bon retour de satisfaction que nous avons
du public. Nous sommes conscients que le nom n’est plus forcément adapté au repositionnement en
tant que musée d’histoire de ville et musée de civilisation et la dénomination de la nouvelle région pose
question. Nous pensons, avec notre comité scientifique, que nous devons dans un premier temps,
conserver le nom de musée d’Aquitaine avant le lancement éventuel d’un vaste projet de rénovation
du bâtiment de 29 000 m 2 dont 60 % sont aujourd’hui occupés par des réserves en plein cœur de ville,
pour 1,4 million d’objets, pour présenter des sections muséographiques invisibles ou presque (Égypte
ancienne, ethnographie régionale, collections extra européennes) et deux musées fermés au public
(Goupil et Jean Moulin).
Les réserves archéologiques externes mutualisées
C’est la mère de toutes les batailles. Il est nécessaire de libérer des espaces dans le bâtiment du musée
pour rendre accessibles tous les projets et collections évoqués ci-dessus. Une étude de faisabilité est en
cours pour la création de réserves archéologiques mutualisées en réunissant les besoins de la DRAC
(Service régional archéologique, Conservation Régionale des Monuments historiques), les besoins de
la métropole (service archéologique) et les besoins du musée d’Aquitaine pour une réponse partagée
et concertée, en lien avec les universités de Bordeaux en termes de conservation, d’étude et de
valorisation.
Que retenir ? La volonté de développer un musée à dimension atlantique et d’envergure nationale où le
thème des échanges et de la relation est illustré par les témoins matériels que sont les collections. Offrir
au public un espace de culture, de plaisir et de convivialité dans un bâtiment à haute valeur patrimoniale
en plein cœur de Bordeaux. S’appuyer sur l’histoire et l’esprit des lieux pour proposer une offre culturelle
diversifiée, pertinente et complémentaire. La présence ancienne des deux universités dans le Palais
des Facultés, d’un ancien blockhaus allemand de la Deuxième Guerre mondiale, de l’appartement du
bibliothécaire de la seconde moitié du XIX e siècle ou encore du tombeau présumé de Montaigne sont
porteurs de sens et de symboles pour la réouverture du musée d’Aquitaine avec de nouvelles sections
muséographiques, du Centre National Jean Moulin et du musée Goupil.
Il s’agit de repositionner le musée comme un musée d’histoire de ville en fonctionnant par cercles
concentriques : le sous-sol du musée, son quartier, sa cité, la métropole, le département, la région et
les relations avec le reste du monde. Il s’agira d’affirmer une dimension écologique de ce musée tant
dans les thèmes abordés (les rapports entre l’homme, la plante et l’animal) que dans la création d’un
jardin atlantique, les pratiques de l’équipe du musée, la prise en compte de la transition climatique et
énergétique. L’objectif prioritaire est de proposer un musée citoyen et hospitalier, ouvert au plus grand
nombre, aux enfants comme aux adultes, à ceux qui en sont le plus exclus, un musée s’inscrivant dans
un idéal de démocratisation mais aussi d’émancipation, qui donne des clés de lecture pour comprendre
notre cité et notre société et invite sans cesse au décloisonnement, à l’échange et au débat.
Ce musée du Nous, avec une volonté d’ouverture, d’interculturalité qui s’inscrit dans une
démarche participative, incarnera le musée-monde, de Bordeaux et d’Aquitaine.
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rs apports et leur soutien
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 164
Crédits et remerciements
Un musée-monde, de Bordeaux et d’Aquitaine
Projet scientifique et culturel du musée d’Aquitaine pour la période 2020/2025
Direction : Laurent Védrine
Coordination : Katia Kukawka, Alice Dauga, Marina Pangrazi
Rédaction : Régine Bigorne, Marion Blanchet, Christian Block, Carole Brandely,
Nicolas Caraty, Nicolas Charrié, Philippe Chauveau-Vindrinet, Delphine Cheignon, Alice Dauga,
Cécile Dumas, Geneviève Dupuis-Sabron, Sophie Fontan, Myriam Fontanet, Marie-Christine Hervé,
Isabelle Hoarau, Jean-Marie Kabrane, Katia Kukawka, Stéphane Lormeau, Paul Matharan,
Vincent Mistrot, Marina Pangrazi, Géraldine Roesch, Sophie Rolland, Éliette Sauvan, Laurent Védrine,
Anne Ziéglé.
Avec la contribution de toutes les équipes du musée aux séminaires et ateliers organisés depuis
janvier 2018.
Mise en page et illustrations : Michel Porte-Petit
Crédits photographiques : Lysiane Gauthier, Anaïs Sibelait, Alice Dauga, Frédéric Deval,
Benjamin Regnier, Guy Talazac.
Le musée remercie :
Les collègues de la Direction générale des Affaires Culturelles pour leur implication dans la mise en
œuvre du Projet scientifique et culturel
L’équipe de coaching de Bordeaux Métropole pilotée par Laurence Rosazza-Riz
La Direction des bâtiments de Bordeaux Métropole pour son accompagnement
Les membres du comité scientifique du musée d’Aquitaine pour leurs apports et leur soutien
743« À Bordeaux, nous pouvons sortir sans but, assurés d’aboutir
à une merveille. »
François Mauriac (1885-1970)
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ANNEXES
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 169
SOMMAIRE DES ANNEXES
1. Publics 171
1.1. Dépliant du musée 172
1.2. Fréquentation et profils des visiteurs 173
2. Collections 177
2.1. Expositions 178
2.2. Rencontres scientifiques 179
2.3. Publications 181
2.4. Bilan des acquisitions 2011-2018 et détail des acquisitions 2017-2018 182
2.5. Bilan des restaurations 2011-2017 et détail des restaurations 2016-2017 185
2.6. Prêts et emprunts d’œuvres 2014-2018 186
2.7. Comité scientifique 187
2.8. Partenariats internationaux 210
2.9. Plan de récolement décennal 211
3. Bâtiment 219
3.1. Plan niveau 1 220
3.2. Plan niveau 2 221
3.3. Plan niveau 3 222
3.4. Plan niveau 4 223
3.5. Plan niveaux 5-6 224
4. Fonctionnement 225
4.1. Organigramme 226
4.2. Effectif permanent 227
4.3. Budget de fonctionnement 228
4.4. Évolution des recettes du musée (billetterie et boutique) 229
4.5. Boutique 230
4.6. Évolution du mécénat depuis 2013 231
5. Actions transversales 233
5.1. Le développement durable 234
5.2. Le musée déconfiné 243
748JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 170
749PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 171
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DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE JN MUSEE-MONDE, PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 172
1.1. Dépliant du musée
751Co | a 10 000 ans
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 173
1.2. Fréquentation et profils des visiteurs
Évolution de la fréquentation annuelle du musée, 2012-2019
141 605
146 859
147 059
154 356
139 227
134 492
143 449
151 609
143 753
120 000
130 000
140 000
150 000
160 000
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Évolution de la fréquentation mensuelle du parcours « 400 000 ans
d’histoire(s), 2016-2019
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6 000
8 000
10 000
12 000
14 000
16 000
18 000
janvier mars mai juillet septembre novembre
2016 2017
2018 2019
752JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 174
Une baisse notable de la part des exonérations depuis 2014
88% 87%
79%
68% 66% 66% 66% 67%
12% 13%
21%
32% 34% 34% 34% 33%
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Gratuits Payants
Fréquentation de la Nuit des musées, des Journées européennes du
patrimoine et des premiers dimanches gratuits, 2015-2019
2015 2016 2017 2018 2019
Nuit des musées 7871 6121 7135 4450 3750
JEP 5072 4552 4004 4295 4065
1er dimanche 9475 8678 12849 17694 15088
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2 000
4 000
6 000
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10 000
12 000
14 000
16 000
18 000
753ités les plus représentées
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 175
Des visiteurs principalement originaires de la métropole bordelaise
(données 2019)
Bordeaux
44%
Métropole
11%
Gironde
8%
Nouvelle-
Aquitaine
5%
France
12%
Etranger
20%
Fréquentation touristique : les cinq nationalités les plus représentées
après la France, 2016-2019
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
3500
4000
4500
Amérique du Nord Espagne Royaume Uni Allemagne Italie
2017
2018
2019
754JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 176
La part des groupes dans la fréquentation du musée
24% 26% 27% 25% 25%
76% 74% 73% 75% 75%
2015 2016 2017 2018 2019
Groupes Individuels
Profils des groupes accueillis en 2019
Maternelles 3%
Elémentaires
27%
Collèges
22% Lycées 11%
Universités
10%
Adultes
14%
Handicap et
champ social
13%
755PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 177
Collections
2 756_ 1e librairie »
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 178
Espace Goupil, exposition de l’association des Amis du musée d’Aquitaine
Espace «ancienne librairie», en partenariat avec MC2A - Migrations
culturelles Aquitaine Afriques
Espace Aquitaine, dans le cadre de 50 ans du jumelage Bordeaux-Los
Angeles
Centre Jean Moulin
Espace Goupil, restitution d’un projet photographique coordonné par
C. Goussard pour l’association RUELLE - Relais Urbain d’Echanges
et de Lutte contre L’Exploitation
Espace Goupil, restitution des travaux réalisés dans le cadre d’ateliers
de pratique artistique organisés par l’association Promofemmes
Espace Goupil, dans le cadre des Bons Baisers de Patagonie
Espace Aquitaine, en partenariat avec le laboratoire de recherche Les
Afriques dans le monde (Sciences Po Bordeaux)
Espace «ancienne librairie», photographies anciennes du musée
d’Aquitaine et de l’Atelier Konarzewski
Rez-de-chaussée du parcours des collections, en partenariat avec le FRAC
Aquitaine
Espace Goupil, dans le cadre des Bons Baisers d’Arménie
Espace Aquitaine
Espace «ancienne librairie» et Centre Jean Moulin
Espace Goupil, dans le cadre du festival Arts et Sciences de l’Université
de Bordeaux
Espace Aquitaine, en partenariat avec la fondation Puntos de Encuentro
(Bogota)
Espace Goupil
Espace «ancienne librairie», exposition montée par les étudiants du master
Patrimoine et musées de l’université Bordeaux-Montaigne
Espace « ancienne librairie »
Espace Aquitaine
Espace Goupil, restitution d’un projet artistique mené à la maison d’arrêt
de Gradignan
Espace « ancienne librairie », dans le cadre des Bons Baisers du Maroc
Espace Aquitaine, adaptation de l’exposition conçue par le musée d’histoire
de Nantes et l’Inrap
Espace Goupil, restitution d’un projet artistique conduit par C. Goussard
et C. Dabitch dans un quartier de Bordeaux. En partenariat avec Alifs
(Bordeaux) et Trajectoires (Paris)
Espace Aquitaine, en coproduction avec SNCF Réseau et LISEA
Centre Jean Moulin
Espace Goupil, dans le cadre des Bons Baisers des Balkans
Espace Aquitaine, adaptation de l’exposition conçue par le musée d’histoire
de Marseille
Espace Goupil, restitution d’une commande réalisée dans le cadre
du programme de recherche PASSFRONT (UPPA - Rahmi - Musée
d’Aquitaine)
Espace Aquitaine
Hommage à Victor Louis et Pierre Lacour
Marielle Plaisir. Les commodités de la
conversation
Chicano Dream. La collection Cheech Marin
(1980-2010)
La Libération de Bordeaux
A contre allées
Des femmes, un vestiaire, un musée. Les
manteaux à histoires
Patagonia - Peintures, encres et dessins de
Laurent Chiffoleau
Les classes moyennes en Afrique. Sciences
sociales et photographie
Itsas Begia. Regards sur le patrimoine maritime
basque
Les narrations de l’absence
Hayastan. Pensées d’Arménie - Photographies
de Gaëlle Hamalian-Testud
Félix Arnaudin, le guetteur mélancolique.
Œuvre photographique (1874-1921)
Propagande ! Affiches en temps de guerre
(1914-1918 et 1939-1945)
Hikari. Regards croisés sur le Japon -
Photographies de Ferrante Ferranti
Colombie, la guerre que nous n’avons pas vue
A force de vies faites de murs - Photographies
de Bruce Milpied
L’art pour le savoir. L’université dévoile ses
collections
L’or des Akan, un peuple africain au cœur du
commerce mondial (XVe -XIXe siècle)
Football, à la limite du hors-jeu
Champ libre, de la détention à une collection
El Maghreb. Retours au pays de mon père -
Photographies de Malik Nejmi
Tromelin, l’île des esclaves oubliés
Vous me voyez ? De Ouaga à New York.
Nouveaux regards sur Saint-Michel
L’archéologie à Grande Vitesse. 50 sites
fouillés entre Tours et Bordeaux
1917. Voilà les Américains !
ViDiMO SE - Photographies de João Garcia
Jack London dans les mers du Sud
Refuges - Photographies de Leila Sadel
La déferlante surf
11 mars - 8 juin
10 mai - 31 août
27 juin - 28 octobre
28 août - 31 mai 2015
25 septembre - 26 octobre
3 novembre - 7 décembre
15 novembre - 1er février 2015
24 novembre - 22 février 2015
30 janvier - 30 mars
10 février - 31 mai
30 mars - 5 juin
13 avril - 31 octobre
13 oct. - 17 janvier 2016 (musée)
13 oct. - 2 oct. 2016 (C. Jean Moulin)
21 novembre - 10 janvier 2016
11 décembre - 6 mars 2016
26 janvier - 27 mars
6 février - 6 mars
10 mai - 20 septembre
9 juin - 30 octobre
14 septembre - 16 octobre
14 octobre - 31 décembre
13 décembre - 30 avril 2017
31 janvier - 30 avril
27 juin - 4 mars 2018
22 juillet - 6 décembre
18 novembre - 28 janvier 2018
29 mai - 2 décembre
28 novembre - 3 février 2019
19 juin - 5 janvier 2020
2014
2015
2016
2017
2018
2019
Périodes Expositions Précisions
2.1. Expositions
757JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 179
2.2. Rencontres scientifiques
22-23 janvier
31-mars
16-oct
07-nov
22-nov
06-déc
11-12 mai
9-11 octobre
17-oct
19-oct
19-20 novembre
21-nov
25-nov
10-11-12 décembre
26-27 mai
15-oct
20-21 octobre
25-nov
18-janv
11-12 mai
8-9 juin
16-17 novembre
12-avr
24-mai
17-18 mai
10-oct
8-9 nov
29-30 nov
« Commémoration du 70 ème anniversaire des rafles à Bordeaux » - Colloque
consacré à la radicalisation des persécutions antisémites en France de l’automne
1943 au printemps 1944
« L’empreinte du religieux dans l’espace public » - Colloque
Journée « Culture » / Semaine Digitale - Journée d’étude
« L’acte de création au croisement de la littérature et des arts » - Journée d’étude
« Auguste et l’Asie mineure » - Colloque
« L’Art d’être ensemble : Femmes-Hommes, comment penser l’égalité ? » -
Rencontres dédiées aux arts et aux sciences humaines
« 5 e Rencontres Atlantiques. Engagisme et engagés au cœur des empires
coloniaux : état des lieux et perspectives de recherche (XVII e -XXIe siècles) »
« Vérité, justice, réparation : quel espoir pour l’Espagne ? » - Colloque
transfrontalier consacré aux débats sur les crimes contre l’humanité du franquisme
et sur l’application du droit universel en Espagne
« Jacques Chaban-Delmas » - Journée d’étude
« Permanence et renaissances des Antiquités » - Colloque dans le cadre des
Journées de l’Association nationale des professeurs de langues anciennes
« Objets frontière » - Colloque international
« La propagande en temps de guerre de Napoléon à nos jours » - Colloque dans le
cadre de l’exposition « Propagande ! Affiches en temps de guerre »
« LaVeX. Langage, Vérité et eXactitude » - Colloque
« Vérités, réparations, réconciliations » - Colloque international associé à
l’exposition « Colombie, la guerre que nous n’avons pas vue »
« Exposition(s) et média(s) : enjeux d’une dialectique actuelle » - Colloque de
doctorants
« L’Amérique Andine : témoignages et interprétations des guerres
d’indépendance »
« Défendre la mer à grande échelle : bases navales et infrastructures militaires
(XIXe -XXe siècles) » - Colloque, 3e manifestation scientifique du programme
« Patrimoine militaire »
Les inscriptions latines d’Aquitaine - Journée d’étude
« Tromelin, l’île aux esclaves oubliés » - Journée d’étude dans le cadre de
l’exposition
« 6e Rencontres Atlantiques. Les traites transatlantiques et les systèmes
esclavagistes au prisme des artistes contemporains »
« Passages et frontières en Aquitaine » - Colloque
« 1914-1918. La société française en guerre. Nouveaux regards, nouvelles
approches » - Colloque
« Hommage au professeur Sory Camara (1939-2016) » - Journée d’étude
« Suivant nos camarades parisiens… Le mai 68 étudiant à Bordeaux » - Journée
d’étude
« Pratiques artistiques et contemporaines d’Afrique ; formes et enjeux politiques »
- Colloque
« Entre biologie et culture : mieux connaître nos ancêtres » - Journée d’étude dans
le cadre de la Fête de la Science 2018
« Bordeaux et la Gironde, de l’armistice à la paix » - Journées d’étude dans le
cadre des commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale
« Penser la ‘dégénérescence’ : fascisme, arts et sciences sociales » - Colloque
Musée d’Aquitaine/Centre National Jean Moulin
Insitut Supérieur de Formation de l’Enseignement
Catholique d’Aquitaine (I.S.F.E.C.)
Ville de Bordeaux dans le cadre de la Semaine Digitale
Association Permanences de la littérature /15e édition du
festival de littérature et d’arts contemporains Ritournelles
Ausonius, Université Bordeaux-Montaigne
Acteurs du monde
Musée d’Aquitaine/CNRS-CIRESC
Association Ay Carmela
Association des Amis de Jacques Chaban-Delmas
Arelabor
ANR Exogenèse /Université Bordeaux Montaigne
Musée d’Aquitaine/Centre National Jean Moulin
Université de Bordeaux/CNRS
Musée d’Aquitaine/Université Bordeaux Montaigne/ESPE
d’Aquitaine
Association REPLIC/École Doctorale de l’Université de
Bordeaux/MICA/Centre François-Georges Pariset
Laboratoire Ameriber/Université Bordeaux Montaigne
Université Jean Jaurès Toulouse/Université Bordeaux
Montaigne
Université Bordeaux-Montaigne/ CNRS-Ausonius
Musée d’Aquitaine/Université de Bordeaux/PACEA/GRAN
Musée d’Aquitaine/CNRS-CIRESC
UPPA, dans le cadre du projet de recherche « Passages
et frontières en Aquitaine : lieux de transit et expériences
migratoires (XIX e -XXIe siècles) »
Musée d’Aquitaine/Centre National Jean Moulin/Café
historique
Musée d’Aquitaine/Faculté d’éthnologie de l’Université de
Bordeaux
Université Bordeaux Montaigne
LAM Sciences Po Bordeaux
Musée d’Aquitaine/LaScArBx /PACEA
Musée d’Aquitaine/Centre National Jean Moulin/Sciences
Po Bordeaux/GRETHA-Université de Bordeaux
Centre Jean Moulin/Centre Aquitain d’Histoire du Droit
2014
2016
2015
2017
2018
Date Intitulés des colloques
et journées d’étude
Organisation
758JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 180
25-janv
08-févr
5 et 6 mars
08-mars
05-avr
9-10 mai
07-juin
9, 10 et 11 oct
15-oct
05-nov
7 et 8 nov.
28-nov
13-déc
« Résistances, génocide et libération des camps » - Journée d’étude
« Musée-tourisme: un cause commune » - Journée professionnelle de l’AGCCPF
« Les mondes juifs » - Colloque
« La Renaissance dans la pensée juridique contemporaine » - Journée d’étude
« La transmission dans la Caraïbe » - Colloque international
« 7 e Rencontres atlantiques. Musées, mémoires et collections : les sémiophores
des traites et des esclavages ». Colloque international
« 52 e Congrès national des professeurs de langues anciennes de l’enseignement
supérieur » APLAES - Journée d’étude interdisciplinaire
« La Nouvelle-Aquitaine et les outre-mers : le métissage des cultures matérielles
(XVIIIe -XIXe siècles) - Colloque dans le cadre du programme NAOM
« Jouer W. E. B. Du Bois aujourd’hui » - Table ronde en ouverture du colloque de
Paris
« Surf, un sport sous liberté conditionnelle ? » - Journée d’étude dans le cadre de
l’exposition « La déferlante surf »
« Tout passe sauf le passé » - Journées d’étude sur la décolonisation des musées
« Surfing Across the Board. La culture surf en haut de la vague » - Colloque dans
le cadre de l’exposition « La déferlante surf »
« Actualités de la recherche en Protohistoire dans le sud-ouest de la France et le
nord de l’Espagne » - Journée d’étude
Rectorat de Bordeaux
Musée d’Aquitaine/AGCCPF
Rectorat de Bordeaux
Université de Bordeaux
Université Bordeaux Montaigne
Musée d’Aquitaine/CNRS-CIRESC
Université Bordeaux-Montaigne
Université Bordeaux-Montaigne (CEMMC)/MSHA
Musée d’Aquitaine/Université Bordeaux Montaigne/
Université de Chicago (Paris)
Musée d’Aquitaine/MSHA
Musée d’Aquitaine/Goethe-Institut Bruxelles
Musée d’Aquitaine/Ecole Polytechnique de Paris
Musée d’Aquitaine/Fédération Aquitania
2019
75920 ns d'acquisitions
Chicano Dream | |
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D Propagande Ce |
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on. Notice de Vin
L'or des Akan
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d'Aquitaine. Notice de Christian Block
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 181
Liste des publications
Revue des musées de France, 2014 n°2 : - Sortie de messe de la chapelle Saint-Joseph de Bordeaux, Jules de Verneuilh (inv.2013.2.1), don des Amis que musée d’Aquitaine. Notice de Geneviève Dupuis-Sabron - Scène de charité sur la place des Quinconces à Bordeaux, Louis Mathieu-Didier Guillaume (inv.2013.6.3), achat avec l’aide du FRAM Aquitaine. Notice de Geneviève Dupuis-Sabron
BONTE, Catherine, COUSTET, Robert. 20 ans d'acquisitions : œuvres acquises par les Amis du musée d'Aquitaine et offertes au musée depuis la fondation de l'association 1993-2013. Bordeaux : Musée d’Aquitaine, 2014
KUKAWKA, Katia. Chicano Dream : la collection Cheech Marin (1980-2010) / sous la direction de Katia Kukawka. Bordeaux : Musée d’Aquitaine, 2014
ABRAHAM, E., BESSOU, M., ZIEGLE A., [et al.] Terahertz, X-ray and neutron computed tomography of an Eighteenth Dynasty Egyptian sealed pottery. Berlin : Springer Verlag, 2014
ARNAUDIN, Félix. Œuvre photographique : 1874-1921. Bordeaux : Confluences, 2015
BARRY, Stéphane et LE BLAY Eric. Propagande ! Affiches en temps de guerre : 1914-1918, 1939-1945. Bordeaux : Memoring, 2015
HUBERT, François [dir.] Musée d'Aquitaine : voyage au cœur des collections. Bordeaux, Ed. Sud-Ouest, 2015
Revue des musées de France, 2016 n°2 : - Fragment de couvercle de sarcophage (inv. 2014.4.1), don de Marie-France, Marie-Josette et François Quéraud. Notice de Anne Ziéglé - Torque (inv.2015.5.1), achat par préemption. Notice de Vincent Mistrot - Crochet de châtelaine (inv.2014.3.1), achat. Notice de Geneviève Dupuis-Sabron
CRAPPIER, Jean-Jacques. L'or des Akan : un peuple africain au cœur du commerce mondial, XVe -XIXe siècle. Bordeaux : Musée d'Aquitaine, 2016
MATHARAN, Paul et CALLEDE, Jean-Paul. Football : à la limite du hors-jeu. Bordeaux : Musée d'Aquitaine, 2016
CHAUVEAU, Philippe. Champ libre : de la détention à une collection. Bordeaux : Musée d'Aquitaine, 2016.- 64 p.
GOUSSARD, Christophe et DABITCH, Christophe. Vous me voyez ? De Ouaga à New York, nouveaux regards sur Saint-Michel. Bordeaux : Musée d'Aquitaine, 2017
MAN, Nathalie. Gloire à nos souvenirs. Bordeaux : Musée d’Aquitaine, 2017.
MISTROT, Vincent et HUET, Christel. L’archéologie à grande vitesse, 50 sites fouillés entre Tours et Bordeaux. Paris : Errance, 2017
ZIEGLE, Anne [contrib.] 50 ans de protection du centre historique : du secteur sauvegardé au site patrimonial remarquable (1967-2017) : livret d’exposition. - Bordeaux patrimoine mondial, 2017
ZIEGLE, Anne. « La société archéologique de Bordeaux et le Musée d’Aquitaine » in. Mois scientifique publié par l’Union des Sociétés savantes de Bordeaux , Bordeaux, 2017
KUKAWKA, Katia. « Museus, coleções etnográficas e a busca do diálogo intercultural » In : Boletim do Museu Paraense Emílio Goeldi. Ciências Humanas, v. 12, n. 3, set. -dez. 2017 p. 735-748.
BARRY, Christophe et BLOCK, Christian. 1917 : Voilà les Américains ! Bordeaux : Memoring, 2017
HUBERT, François. « De nouveaux musées pour des territoires en crise ? L'exemple du musée d'Aquitaine. » In « Métamorphoses des musées de société ». Paris : La documentation française, 2017
MISTROT, Vincent [contrib.] « Occupations magdaléniennes entre 20 000 et 15 000 cal BP dans le piémont pyrénéen : la séquence paléolithique du sondage 4 de la grotte de Laa 2 (Arudy, Pyrénées-Atlantiques) ». In : Gallia préhistoire, n°57, 2017, pp.65-126
Revue des musées de France, 2018 n°2 : - Dans le sillon, Edmond-Ernest Chrétien (inv. 2016.2.1), don de l’association des Amis du musée d’Aquitaine. Notice de Geneviève Dupuis-Sabron - Épée provenant du groupe de Castillon (inv. 2016.1.1), achat avec le soutien des Amis du musée d’Aquitaine. Notice de Christian Block - Vue du Palais Gallien, attribuée à Pons-Emmanuel Ferréol Beauregard (inv. 2016.6.1), achat avec la participation du FRAM Aquitaine et de l’association des Amis du musée d’Aquitaine. Notice de Geneviève Dupuis-Sabron
PIANTONI, Frédéric et KUKAWKA, Katia. « Photographier l’immigration : entre formalisme sémiologique et engagement social. Retour sur l’exposition itinérante « Migrants en Guyane » (2011-2012) ». In Hommes et migrations, n°1322, juillet-août-septembre 2018, pp.101-111
HUBERT, François. « Le musée au cœur du conflit entre la mémoire et l'histoire ». In : Revue du Philanthrope, n°7, 2018 : « Les ports négriers et les mémoires de la traite et de l'esclage »
MATHARAN, Paul [dir.] La déferlante surf. Bordeaux : musée d’Aquitaine, 2019
Bordeaux : les révélations de l'archéologie. Dossiers d'archéologie, n°395, septembre-octobre 2019
PANGRAZI Marina, VÉDRINE Laurent, GHR, Le musée d’Aquitaine et les héritiers, en cours de publication.
PUBLICATIONS DU MUSÉE GOUPIL
BIGORNE, Régine. « Alexis-Joseph Mazerolle et la maison Goupil : des images au service des arts ». In Alexis-Joseph Mazerolle : itinéraire d’un grand décorateur. Gand : Snoeck, 2015
BIGORNE, Régine. « La maison Goupil à l’heure de l’anglophilie ». In Quand les arts traversent la Manche : échanges et transferts franco-britanniques au XIXe siècle ». Paris : H. Champion, 2016
Date
2014
2016
2015
2017
2018
2019
2015
2016
2.3. Publications
760— 7 = = = = = =. = === = >
_ Varinela | _ a | |
| EL Varinela | | [ |
, Ville _
‘: dune, LL LL 22 2
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 182
2.4. Bilan des acquisitions 2011-2018 et détail des
acquisitions 2017-2018
Acquisitions à titre onéreux
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 Moyenne 2008-2016
53 200 € 37 700 € 28 150 € 7 450 € 49 094 € 29 491 € 15 223 € 36 664 € 41 997 €
Dons et legs
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 Moyenne 2008-2016
18 300 € 11 300 € 10 000 € 107 500 € 38 400 € 7 902 € 0 € 66 868 € 36 089 €
Récapitulatif des acquisitions d’œuvres 2017-2018
Musée Œuvre Tiers Année
Acquisitions
à titre
onéreux
Dons
et legs,
valorisation
de mécénat
Musée d’Aquitaine 2 avions de Busset Artprecium 2017 953,00 €
Musée d’Aquitaine Différentes maquettes caserne Ginko echoppes Artmelioration 2017 5 650,00 €
Musée d’Aquitaine Maquette pinasse type greenboat Cochet, Pierre 2017 4 000,00 €
Musée d’Aquitaine Thonier Le Marinela Cochet, Pierre 2017 2 310,00 €
Musée d’Aquitaine Thonier Le Marinela Ondicola, Christian 2017 2 310,00 €
Musée d’Aquitaine Didier Lapene, 2 peintures Lapene, Didier 2018 8 601,00 €
Musée d’Aquitaine Affiche Arcachon, ville d’hiver, ville d’été
Briscadieu
Bordeaux, maison
de ventes aux
enchères
2018 2 684,00 €
Musée d’Aquitaine Affiche La grande dune, Pyla-sur-Mer
Briscadieu
Bordeaux, maison
de ventes aux
enchères
2018 2 684,00 €
Musée d’Aquitaine Projet de diplôme pour l’exposition maritime de 1907 Horizon Chimérique 2018 8 000,00 €
Musée d’Aquitaine Planche de surf de la maison Barland à Bayonne, 1964 Guédon, Jean- Pierre 2018 1 500,00 €
Musée d’Aquitaine Planche de surf fabriquée par David Charbonnel, 2018 Swop surfboards 2018 1 380,00 €
Musée d’Aquitaine Maquette de la caserne des pompiers de la Benauge Armélioration 2018 800,00 €
Musée d’Aquitaine Maquette de l’éco-quartier Ginko Armélioration 2018 1 000,00 €
Musée d’Aquitaine Maquette de la maison Girolle Armélioration 2018 500,00 €
Musée d’Aquitaine
Maquette de la maison
Boulon de Michel Pétuaud-
Létang
Armélioration 2018 500,00 €
761JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 183
Musée d’Aquitaine Maquette d’une maison de la cité Frugès Armélioration 2018 210,00 €
Musée d’Aquitaine Maquette de la passerelle de Tadashi Kawamata Armélioration 2018 1 200,00 €
Musée d’Aquitaine Maquette de séchoir à tabac Armélioration 2018 700,00 €
Musée d’Aquitaine Maquette d’Etxea basco- navarraise Demange, Jean- François 2018 2 850,00 €
Musée d’Aquitaine Maquette d’une pinasse Cochet, Pierre et Ondicola, Christian 2018 4 000,00 €
Musée d’Aquitaine Fifre Talazac, Guy 2018 55,00 €
Musée d’Aquitaine Huile s/toile, Evêque de Bazas Amis du musée d’Aquitaine 2018 9 326,00 €
Musée d’Aquitaine
31 documents d’archives,
factures de commerçants,
XVIIIe -XIXe s.
Delauney, Jean-
Claude 2018 310,00 €
Musée d’Aquitaine Dessin pour Louis Peret, militaire de carrière, 1922 Famille Peret 2018 500,00 €
Musée d’Aquitaine Motocyclette Faret Amis du musée d’Aquitaine 2018 15 000,00 €
Musée d’Aquitaine Maquette du quartier Amédée Saint-Germain Bordeaux- Euratlantique 2018 8 280,00 €
Musée d’Aquitaine Maquette projet Silva Bordeaux- Euratlantique 2018 6 630,00 €
Musée d’Aquitaine Échantillons de bois Bordeaux- Euratlantique 2018 20,00 €
Musée d’Aquitaine Étiquettes de vin Baron Philippe de Rotschild 2018 800,00 €
Musée d’Aquitaine Étiquettes de vin Domaines Borie- Manoux 2018 40,00 €
Musée d’Aquitaine Étiquettes de vin Château Yquem 2018 15,00 €
Musée d’Aquitaine Étiquettes de vin Château Cos d’Estournel 2018 20,00 €
Musée d’Aquitaine Étiquettes de vin Château Pontet- Canet 2018 35,00 €
Musée d’Aquitaine Étiquettes de vin Château Calon Ségur 2018 30,00 €
Musée d’Aquitaine Bouteille factice de cognac Tesseron Cognac Tesseron 2018 10,00 €
Musée d’Aquitaine Étiquettes de cognac Cognac Tesseron 2018 60,00 €
Musée d’Aquitaine Bouteille d’armagnac
Bureau national
international de
l’Armagnac
2018 115,00 €
Récapitulatif des acquisitions d’œuvres 2017-2018
Musée Œuvre Tiers Année
Acquisitions
à titre
onéreux
Dons
et legs,
valorisation
de mécénat
762JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 184
Musée d’Aquitaine Bouteille d’armagnac blanche
Bureau national
international de
l’Armagnac
2018 30,00 €
Musée d’Aquitaine Bouteille d’armagnac et son étui
Bureau national
international de
l’Armagnac
2018 50,00 €
Musée d’Aquitaine Barrique bordelaise 225 litres Tonnellerie Sylvain 2018 800,00 €
Musée d’Aquitaine Barrique bordelaise 350 litres Tonnellerie Sylvain 2018 900,00 €
Musée d’Aquitaine 2 verres de dégustation Riedel Boivert, Sylvain 2018 40,00 €
Musée d’Aquitaine verre à cognac Riedel Boivert, Sylvain 2018 23,00 €
Musée d’Aquitaine Affiche Grands crus classés
Conseil des Grands
Crus Classés du
Médoc en 1855
2018 20,00 €
Musée d’Aquitaine Carafe Spiegelau
Conseil des Grands
Crus Classés du
Médoc en 1855
2018 60,00 €
Musée d’Aquitaine Caisse bois de 12 bouteilles (sans les bouteilles)
Conseil des Grands
Crus Classés du
Médoc en 1855
2018 220,00 €
Musée d’Aquitaine Grande chistera et pelote Gervais, Claude 2018 400,00 €
Musée d’Aquitaine Couteau de Nontron Coutellerie nontronnaise 2018 100,00 €
Musée d’Aquitaine Moules à cannelés Baillardran 2018 90,00 €
Musée d’Aquitaine Skis avec bâtons et paire de lunettes Tucoo Chala, Jean 2018 100,00 €
Musée d’Aquitaine Espadrilles de danse basque Gari Otamendi 2018 40,00 €
Musée d’Aquitaine Maquette de train d’atterrissage d’Airbus A320 Safran Landing Systems 2018 1 120,00 €
Musée d’Aquitaine Maquette d’Ariane 6 ArianeGroup 2018 15 100,00 €
Musée d’Aquitaine Maquette de la sphère Laser Mégajoule CEA/Cesta 2018 6 379,00 €
Musée d’Aquitaine Plumes de palombes Lacassagne, Elie 2018 5,00 €
Musée d’Aquitaine 6 outils de tonnelier Tonnellerie Nadalié 2018 200,00 €
Récapitulatif des acquisitions d’œuvres 2017-2018
Musée Œuvre Tiers Année
Acquisitions
à titre
onéreux
Dons
et legs,
valorisation
de mécénat
763— 7 = = ss = a PE = == == == —
Rue |- one LL Lei 2 2
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 185
2.5. Bilan des restaurations 2011-2017 et détail des
restaurations 2016-2017
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
18 559 € 45 244 € 7 332 € 60 210 € 9 393 € 26 817 € 37 317 € 0 €
Récapitulatif des restaurations d’œuvres 2016-2017
Musée Œuvre Tiers Année
Acquisitions
à titre
onéreux
Dons
et legs,
valorisation
de mécénat
Musée d’Aquitaine
Restauration encadrement
«Portrait Gabriel Henriques
Raba»
Catalo Manuel Julie 2016 743,40 €
Musée d’Aquitaine
Restauration encadrement
«Portrait Joseph Henriques
Raba»
Catalo Manuel Julie 2016 1 889,40 €
Musée d’Aquitaine
Restauration encadrement
«Portrait d’André Henriquez
Raba»
Catalo Manuel Julie 2016 1 889,40 €
Musée d’Aquitaine
Restauration du portrait
d’Antoine Raba dit
Coudourne
Byer-Bayle Béatrice 2016 2 810,00 €
Musée d’Aquitaine Restauration de 21 céramiques en terre cuite Atelier Passé Recomposé 2016 3 150,00 € 730,00 €
Musée d’Aquitaine Restauration du portrait de Gabriel Henriques Raba Byer-Bayle Béatrice 2016 3 495,00 €
Musée d’Aquitaine Restauration de 8 portraits de la famille Raba Atelier Jaïs Camin 2016 12 840,00 € 7 517,00 €
Musée d’Aquitaine Restauration Tableau Cargaison navire la Minerve Perrault Cécile 2017 291,25 €
Musée d’Aquitaine Restauration du portrait d’André Henriquez Raba Byer-Bayle Béatrice 2017 560,00 €
Musée d’Aquitaine Restauration du portrait de Joseph Enriquez Raba Byer-Bayle Béatrice 2017 710,00 €
Musée d’Aquitaine Intervention sur œuvre Rue Gallien Perrault Cécile 2017 1 467,50 €
Musée d’Aquitaine Restauration d’un lot de 13 objets d’ethnographie Leblanc Béatrice 2017 1 551,25 €
Musée d’Aquitaine Restauration Maquette Voilier La Freda Moreau 2017 2 760,00 €
Musée d’Aquitaine Restauration du portrait d’André henriquez Raba Byer-Bayle Béatrice 2017 2 800,00 €
Musée d’Aquitaine Restauration Cuve à saumure - Tranche 1 Art Nucleart 2017 3 370,80 €
Musée d’Aquitaine Restauration du portrait de Joseph Enriquez Raba Byer-Bayle Béatrice 2017 3 550,00 €
Musée d’Aquitaine Restauration Bois gorgés d’eau Art Nucleart 2017 3 932,40 €
Musée d’Aquitaine Restauration Cuve à saumure - Tranche 2 Art Nucleart 2017 16 323,60 €
764JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 186
2.6. Prêts et emprunts d’œuvres 2014-2018
Nombre d’œuvres prêtées 2014 2015 2016 2017 2018
A une autre institution de la Métropole 19 11 27 30 7
A une institution française hors Bordeaux Métropole 333 46 17 44 79
A une institution internationale 452 104 59 2 12
Total 804 161 103 76 98
Nombre d’œuvres empruntées 2014 2015 2016 2017 2018
A une autre institution de la Métropole 86 182 57 20 1
A une institution française hors Bordeaux Métropole 68 105 769 365 57
A des prêteurs privés ou à des artistes 0 0 0 20 35
A une institution internationale 122 58 231 0 6
Total 276 345 1 057 405 99
765JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 187
Groupe 1 Préhistoire - Protohistoire
Jean-Paul Demoule professeur émérite Panthéon Sorbonne / IUF Protohistoire archéologie, histoire de la recherche
Luc Detrain archéologue INRAP Préhistoire archéologie
Jacques Jaubert professeur Univ. de Bordeaux - PACEA LascarBx Préhistoire
Christophe Sireix directeur Service d’archéologie métropolitaine Protohistoire, Antiquité Archéologie
Groupe 2 Antiquité
Alain Bouet enseignant chercheur U Bordeaux-Montaigne - LascarBx - Ausonius Antiquité romaine Aquitaine
Milagros Navarro
Caballero chargé de recherche CNRS - Ausonius/ Lascar Bx Antiquité romaine
épigraphie, société et
politique romaine
Xavier Charpentier archéologue Service régional de l’archéologie toutes périodes archéologie Bordeaux et Gironde
Catherine Petit-Aupert historienne U Bordeaux-Montaigne - LascarBx - Ausonius Antiquité Aquitaine rurale antique
Groupe 3 Moyen Age
Fréderic Boutoulle enseignant chercheur U Bordeaux-Montaigne - LascarBx Moyen Âge histoire
Isabelle Cartron enseignant chercheur U Bordeaux-Montaigne - LascarBx Méro / Moyen Âge histoire
Sandrine Lavaud enseignant chercheur U Bordeaux-Montaigne - Ausonius - LascarBx Moyen Âge histoire Aquitaine
Markus Schlicht chargé de recherche CNRS - Ausonius/ Lascar Bx Moyen Âge architecture religieuse (Saint-André, Saint-Seurin)
Groupe 4 Période moderne
Patrick Boucheron professeur Collège de France Moderne histoire globale
Anne Marie Cocula professeur émérite U Bordeaux-Montaigne Moderne histoire de Bordeaux et Aquitaine
Laurent Coste enseignant chercheur U Michel de Montaigne Moderne histoire
Myriam Cottias directrice de recherche CNRS - CIRESC Moderne histoire
Jacques de Cauna professeur émérite CIRESC Moderne Antilles, économie, Gascogne
Céline Flory chargée de recherche CNRS - CIRESC - Mondes américains Moderne / contemporaine esclavage
Caroline Le Mao enseignant chercheur U Bordeaux-Montaigne Moderne histoire maritime
2.7. Comité scientifique
766JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 188
Réunion du Comité scientifique du musée d’Aquitaine
Mercredi 27 mars 2019
Présents
Comité scientifique : Alain Bouet – Frédéric Boutoulle – Sophie Chave Dartoen – Jacques de Cauna –
Xavier Charpentier – Laurent Coste – Myriam Cottias – Eric Cron – Jean-Paul Demoule – Luc Detrain
– Laurent Dornel – Céline Flory – Claire Jacquet – Jacques Jaubert – Emmanuel Kasarhérou – Bernard
Lachaise – Sandrine Lavaud – Corinne Marache – Milagros Navarro Caballero – Markus Schlicht –
Christophe Sireix – Susana Soto – François Taliano-des-Garets – Laure Vallette
Musée : Laurent Védrine – Régine Bigorne – Marion Blanchet – Christian Block – Alice Dauga –
Geneviève Dupuis-Sabron – Sophie Fontan – Myriam Fontanet – Katia Kukawka – Caroline Laugery –
Paul Matharan – Vincent Mistrot – Marina Pangrazi – Sylvie Perez – Lucie Revellin – Anne Zieglé
Excusés
Patrick Boucheron – Isabelle Cartron – Anne-Marie Cocula – Dominique Darbon – Ghislaine Deymier –
Frédéric Laux – Patrick Lavaud – Caroline Le Mao – Neil MacGregor – Catherine Petit-Aubert – Roland
Pintat – Samuel Sidibé – Nanette Snoep – Agnès Vatican
Sommaire
Synthèses
Synthèse des réunions plénières p. 189
Groupe 1 – Préhistoire et protohistoire p. 192
Groupe 2 – Antiquité avec Anne Ziéglé p. 195
Groupe 3 – Moyen Âge p. 198
Groupe 4 – Période moderne – 16-17e siècles p. 201
Groupe 4 – Période moderne – 18e siècle p. 202
Groupe 5 – Histoire contemporaine d’Aquitaine p. 204
Groupe 6 – Histoire contemporaine extra-européenne p. 205
767de la nouvelle région ?
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 189
Synthèse des réunions plénières
CR rédigé par Marina Pangrazi
_________________________________________________________________
La matinée débute par un rapide tour de table, auquel succèdent les présentations du précédent
PSC et du pré-PSC 2020-2024. Questions des membres du comité scientifique, à l’issue de ces
présentations :
● Quid du musée Goupil et du Centre national Jean Moulin ?
Réponse : le projet est d’imaginer trois entités distinctes dans le même bâtiment de l’ancien Palais des
Facultés avec un comité scientifique spécifique à chacun. Ces deux musées sont fermés au public, le
premier depuis une vingtaine d’années, le second depuis plus d’un an. Le PSC du MAQ va permettre
de réfléchir aux résonances possibles entre les trois collections. La réouverture du CNJM est essentielle
pour la présentation d’un pan de l’histoire de Bordeaux et de l’Aquitaine.
● Quid de la Nouvelle-Aquitaine au sein d’un « musée d’Aquitaine » municipal ?
Réponse : Les collections d’origine du musée d’Aquitaine lors de sa création en 1987 provenaient de
l’ancienne Aquitaine.
Pour la réalisation des espaces XXe-XXIe, Geneviève Dupuis-Sabron (commissaire de l’exposition) a
choisi de traiter l’Aquitaine en évoquant très régulièrement la Nouvelle-Aquitaine. Les outils multimédias
permettent d’élargir le discours à la nouvelle région.
C’est une interrogation réelle qui doit être posée et dont la question est ouverte aussi au comité
scientifique. On suggère possible de traiter cette notion géographique/administrative selon les périodes
et sujets abordés.
● Inclure dans le conseil scientifique des représentants de musées de la nouvelle région ?
Réponse : il existe un réseau des professionnels des musées de NAQ, les échanges sont réguliers. Pour
éviter d’alourdir la composition du CS, il est privilégié plutôt d’utiliser ce réseau pour ces échanges inter-
musées.
● Travail avec la région Occitanie (histoire de la Guyenne) ?
Réponse : oui, en fonction des problématiques de recherche.
● Travail avec les universités de Nouvelle-Aquitaine ?
Réponse : Le Musée collabore régulièrement avec les deux universités bordelaises et l’Université de
Pau et des Pays de l’Adour. Des contacts existent avec l’Université de La Rochelle. Il sera effectivement
nécessaire d’associer les différentes universités de la NAQ (Poitiers, Limoges…) à nos réflexions.
768eur du discours : volet documentaire,
aussi avec la prochaine mandature
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 190
Cela pose également la question du nom. Doit-il continuer à s’appeler musée d’Aquitaine ou voir
son nom évoluer. La question sera posée au CS avec des propositions qui seront ensuite soumises à
l’autorité de tutelle de la Vile de Bordeaux.
● Quid de l’implication du comité scientifique dans la mise en valeur du discours : volet documentaire,
horaires d’ouverture ?
Les horaires d’ouverture sont actuellement en réflexion, en lien aussi avec la prochaine mandature
municipale.
● Quid d’un géographe dans le comité scientifique ?
Réponse : Ghislaine Deymier a été conviée, mais absente aujourd’hui. Suggestion de rencontrer l’UMR
Passages dont Sophie Chave Dartoen est membre.
Nécessité de ne pas « essentialiser » le discours.
● Quid de la formation des groupes de travail ? Pourquoi avoir retenu un découpage chronologique
plutôt que thématique ?
Les groupes sont constitués par périodes, principalement parce que les espaces d’exposition
permanents sont chronologiques. Parti pris aujourd’hui de temps pléniers pour échanger de façon
transversale.
● Quid des relations avec le Muséum d’histoire naturelle ?
Réponse : Les relations sont bonnes. L’équipe du musée d’Aquitaine attend la réouverture pour réfléchir
à des projets communs.
● Quid de l’histoire des collections ? Constitution ? Restitutions ? Collectes ?
Dimension essentielle de la documentation de ces objets. Aujourd’hui, dans la mesure du possible, leurs
origines sont signalées sur les cartels. Expliquées également dans les salles Pré-protohistoire et extra-
européennes. Suite au rapport commandé par Emmanuel Macron, nécessité de connaître la traçabilité
des collections et d’ouvrir un dialogue notamment avec les musées africains. Notre collègue Samuel
Sidibé, membre du CS, n’a pas pu être présent aujourd’hui.
● Quid de l’espace ouvert au public ? La place du musée dans la cité ?
Réponses : étude en cours pour la création d’une nouvelle réserve externalisée mutualisée accessibles
au public. Cela permettrait de libérer des milliers de m2 dans le bâtiment du musée pour accueillir de
nouveaux espaces d’exposition pour le public.
- Volonté d’un lieu de convivialité avec un point de restauration. Etude en cours
769les collections (plus d'1,3 million de
exemples, de ne pas traiter que des
nent les notions de réseaux,
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 191
- Points lecture de bandes dessinées dans les espaces permanents mis en place depuis un mois pour
prendre en compte les différents rythmes de visite et les attentes du public, notamment les enfants et
adolescents.
De manière générale, la France reste en retard pour la prise en compte des publics et de leurs attentes
des musées hors des offres d’exposition temporaire.
Exemple du Louvre-Lens d’une participation citoyenne lors de l’élaboration du programme culturel
pluriannuel.
● Quelle superficie est nécessaire, donc quel lieu pour présenter les collections (plus d’1,3 million de
pièces) ?
Réponse : le MAQ comprend près de 35 000 m2. Une grande partie est utilisée en réserve. Le projet est
de rendre externes ces réserves pour gagner de l’espace en plein cœur de ville.
Autres questions et remarques :
- Comment faire du musée un lieu ouvert sur la ville, un lieu dans la ville, qu’on fréquente sans
nécessairement le visiter ?
- Quelle participation des citoyens et sous quelle forme ? Il faut intégrer les droits culturels à la
réflexion sur l’usage du lieu.
- Importance de la notion de réseaux (exemple : les guerres de Religion, le réseau des villes de
NAQ…).
Le comité scientifique se réunit de nouveau en plénière, à l’issue des ateliers organisés dans les
espaces d’exposition et de réserve. On trouvera le compte rendu de chacun des six ateliers à
la suite de la présente synthèse générale. Quelques éléments de synthèse communs à tous les
groupes :
● Besoin d’humaniser le discours dans l’exposition, de donner des exemples, de ne pas traiter que des
sujets en « macro » (pour l’esclavage par exemple).
● Besoin de contextualiser et d’illustrer par des cartes pour évoquer notamment les notions de réseaux,
d’échanges (cf. les guerres de Religion, les protestants et les catholiques…).
● Montrer les évolutions, les phases de transition et de rupture : mettre plus en avant le Mésolithique
avec le Sauveterrien, le Néolithique, l’Antiquité tardive, les évolutions du Moyen Âge sur près de mille
ans, le passage entre esclavage, abolitions et colonisation…
770JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
, échanges en
onolithique de voir et de présenter
herche et chantiers de travail.
à Bordeaux, les collectionneurs,
3 dans la
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 192
● Importance du littoral et des fleuves et rivières dans l’occupation humaine et les échanges en
Nouvelle Aquitaine : (littoral, fleuve et arrière-pays depuis le Néolithique a minima).
● Montrer l’importance des réseaux du territoire, manière moins monolithique de voir et de présenter
l’histoire.
● Importance des collections dans les réserves : potentiel de recherche et chantiers de travail.
● L’histoire du lieu peut être un axe structurant du PSC : musée, universités dont les relations passées
et présentes avec des pays de l’ancien Empire colonial français, couvent des Feuillants et tombeau
de Montaigne… qui peut permettre de tisser des liens entre les différentes échelles du musée (locale,
régionale, mondiale…) et les collections.
● La traçabilité des collections : leur origine, le contexte de leur venue à Bordeaux, les collectionneurs,
les anciens musées, la résonance et le sens actuels de ces collections.
Suggestion d’une nouvelle réunion avant l’été dans la mesure des agendas de chacun
Préhistoire et Protohistoire
Présents : Vincent MISTROT Vincent (responsable d’atelier), Jean-Paul DEMOULE, Luc DETRAIN,
Jacques JAUBERT, Christophe SIREIX
CR rédigé par Alice Dauga
_________________________________________________________________
Présentation par Vincent Mistrot des espaces d’exposition préhistorique et protohistorique
- Sol entièrement refait en 2013, en vue d’une rénovation du parcours vers 2025. Tests dans la
muséographie avec budget 0 et peu de temps > toujours certains cartels inexistants
- Une collection disparate, nait au XIXe siècle. Fonds ancien important, composé essen-tiellement
d’objets isolés. Pas de fouilles récentes depuis 1980, aucun préventif à part le site de Lacoste (pas
de place pour le stockage ici) > clairement un manque.
- Deux expositions temporaires : les Gaulois (46 000 visiteurs sur MAQ) et la LGV (23 000 visiteurs)
Visite des espaces
- Entrée : Vitrine de l’entrée à changer, ainsi que celle de la grotte des Brannes. Amé-nagement de
l’espace des fac-similés à terminer ; présentation des chantiers « l’archéologie aujourd’hui » à MAJ :
quel est le territoire à mettre en valeur (grand Sud-Ouest, de l’Espagne jusqu’à l’Oural ? Envisager
des dépôts croisés ?). Dépen-dance des relations inter-musées. Question de la maquette d’un site de
fouilles en Playmobil > souci de temps et budget.
771_:s et temps climatiques
lus lisibles.
pièces isolées,
te
nn
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 193
- Paléolithique ancien et plateau historique : alléger les présentations. Problèmes de cartographie.
Interrogations sur la pertinence de « 600 000 ans d’histoire »
- Achat du matériel vidéo en 2010, mais manque sur le Néolithique. Manques : em-branchements,
habitats du quotidien.
- Succès des objets tactiles, chantiers 2019 : refaire les crânes et plaque fournie. A re-faire, sans
l’homme de Cro-Magnon.
- Paléolithique récent : ambition d’une chronologie en hauteur avec gros chiffres et temps climatiques
dans projet de rénovation.
- Problématique du fac-similé et de la copie : signalétique à améliorer nettement, peu de lisibilité
sur les cartels. Les copies ne sont mises en vitrine que lors que les vrais objets sont en étude ou en
restauration.
- Le Lascaux 2bis (années 1980, qui vient d’une exposition temporaire au Japon) n’a pas bougé, une
salle a été faite pour parler de l’art pariétal. Proposition de récupérer des éléments des modules de
Lascaux 3 dans grande opération de rénovation (éter-nel souci de manque de place).
- Grands espaces vides volontaires pour caser les scolaires, à terme rempli par grande vitrine.
- Âge du feu : problème de signalétique, montrer en évidence les fac-similés et cartels plus lisibles.
Lampes à sortir des réserves.
- Vitrine grotte de Pair-non-Pair (objet phare : mise en avant de la flûte et du totem en forme de fossile
par une petite signalétique > peu visible ?) : seule grotte ornée visi-table non-loin de Bordeaux. Souci sur
l’art mobilier peu visible dans l’espace. Jamais eu le temps de finaliser. Vitrine de blocs sculptés sans
sens, tellement pas de sens qu’elle n’a même pas de texte explicatif ; elle devrait partir sous Lascaux
dès libération de l’équipe technique > libération de l’espace.
- Néolithique : début des maquettes et reconstitutions, la 2e salle comporte surtout des objets
isolés. L’âge poli > essentiel pour parler défrichement. Tout a changé au-jourd’hui à l’exception de la
vitrine de la grotte des Brannes > nouvelle muséographie qui va être proposée par une étudiante. Les
deux maquettes de l’espace sont les seuls éléments sur le préventif. Question de la provenance des
collections et outils, suite à des dispersions, tris et dons. Eternel problème de place
- Âge de bronze : seulement des dépôts ou ramassages de surfaces. Céramiques : pièces isolées,
seules pièces qui viennent du Nord de la nouvelle région.
- Protohistoire : certains dépôts qui devaient être là de manière temporaire sont en-core là, en attente
de décisions politiques. Cette salle est un résumé de l’exposition sur les Gaulois en 2 parties : premier
puis second âge du fer. Essentiellement des col-lections du site de Lacoste.
- Enfin une cartographie, mais aucun branchement : on parle de commerce, pas une pièce de
monnaie. Evidentes possibilités d’amélioration des présentations : équilibre entre habitats et rites
funéraires. Réflexion sur la réception d’une des pirogues du lac de Sanguinet. Epoque gauloise : on
touche jusqu’à la limite du Limousin. Reconstitu-tion de l’atelier du forgeron.
- Fin du parcours : fondation de Bordeaux, toute petite partie du matériel des fouilles préventives.
Cartels provisoires de 2014 toujours en place, décollés.
772ors de la rénovation à venir.
_matique en Aquitaine
__ IMPS ET DE PLACE
éserves, même si amé-lioration.
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 194
► On est toujours dans de l’amélioration au jour le jour. Les trois salles sont rebapti-sées, mix entre
signalétique ancienne et actuelle ; débat sur « protohistoire ».
Discussion
- Absence de mention du Mésolithique pour montrer une vraie transition entre Paléoli-thique et
Néolithique : un nouvel espace à aménager ? A voir dans les collections, envisager des dépôts croisés
avec musées comme celui d’Agen. Manque de per-sonnes contact et d’accessibilité des collections
(musée du Périgord).
- Besoin d’un comité scientifique spécifique sur le paléolithique lors de la rénovation à venir.
- Pas de mention des migrations dans les salles > priorité cartographie (diffusion des matières
premières au paléolithique par exemple). Conseil d’une fenêtre géogra-phique cohérente : un grand
quart sud-ouest allant jusqu’à Toulouse.
- Manque d’un aspect géo-morphologique sur l’Aquitaine, essentiel pour parler des ressources des
populations > aménagement de l’ancien vestiaire, mais besoin de montrer les mouvements de climat
et des traits de côtes. Montrer l’évolution du pay-sage a un temps été évoqué par la présentation d’une
carotte de tourbe.
- Montrer la faune et la flore dans le contexte de l’évolution climatique en Aquitaine
Visite des réserves : MANQUE DE TEMPS ET DE PLACE
- Locaux pas adaptés à conservation des métaux et au rangement
- Locaux pas conçus pour réception des chercheurs
- Déménagement des réserves sur La Palu > nouveaux espaces du 3e plateau pour ex-position, même
surface qu’au second niveau. Bâtiment fatigué, mais avec un potentiel immense (ouverture terrasse
rooftop). Paradoxe aujourd’hui : plus d’ouverture sur la ville !
- Partisan de faire une réserve d’archéologie plutôt que de tout répartir : besoins esti-més à 10 000 m².
Etude de retours d’expérience de réserves mutualisées (Chambéry, Metz, Valence).
- Bâtiment en besoin de rénovation (infiltrations)
- Salle du fond : avant 2006, collection de M. Lalanne (carnets d’excursion, inventaires, manuscrits).
Aujourd’hui, essentiellement du Laussel. Classés par site ou par fonds, beaucoup de vrac.
- Salle de l’ancien observatoire : anciennement entièrement des dépôts (Boury, Uni-versité de
Nancy). Réserves du musée de Soulac. Faire trier les caisses à poissons de ramassages sur le site de
Montségur par des étudiants ? Une partie du fonds ancien de l’Université.
- En plus de ces réserves, deux dans les sous-sols du musée (collections Michel Sireix et Lenoir) sur
âge de fer, moins bien rangé.
- Infiltrations dans la salle de gauche de la première salle des réserves, même si amé-lioration.
- Ouverture des collections à tout type d’étude, un seul refus de prélèvement depuis dix ans. 773vie publique (port et architecture)
en
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 195
- Amener des étudiants pour contribuer aux inventaires et recollement, cahier des charges du mémoire
préparé par le conservateur en chef > besoin d’une entrée réco-lement indispensable. Envisager des
appels à projet avec universités pour étudiants post-doctorat ? (exemple de Marseille)
Restitution en plénière
- Géographie et cartographie : focus sur un quart sud-ouest, mettant en valeur les ob-jets de nos
collections, partir sur des dépôts croisés plutôt que des acquisitions en tant que telles. Insister sur le trait
de côte. Aborder les ressources en Aquitaine.
- Un potentiel inexploité par rapport à l’archéologie préventive.
- Réserves : étude de certains sites archéologiques pour identifier les points forts des collections,
envisager partenariats avec universités et laboratoires de recherche. Né-cessité d’un regard d’ensemble
et précis sur préhistoire et protohistoire.
- Le fonds Laussel doit être le joyau de la première évocation.
- Ce qui choque : la fin des chasseurs-cueilleurs du Mésolithique très peu représentée, une période en
mouvement avec beaucoup de recherche et survolée. Sites sur la côte (Andernos) et mouvements de
populations à mettre en valeur > une entrée impor-tante à jouer.
► Quid de la préhistoire girondine ?
- Lascaux 2bis : à redéployer intelligemment
- Muséographie modèle des musées de Nemours, Orniac (musées de préhistoire ré-gionale).
Importance de la mise en scène moderne
- Passage inexploité de l’âge du fer à la période gallo-romaine.
Antiquité
Présents : Anne ZIEGLE (responsable d’atelier), Alain BOUET, Xavier CHARPENTIER, Milagros
NAVARRO CABALLERO,
CR rédigé par Lucie Revellin
_________________________________________________________________
Première salle
I - Notions à aborder
Consacrer ce premier espace au thème de la vie publique (port et architecture)
► Introduire la période par trois cartes : Empire romain, puis Aquitaine du Haut-Empire, enfin zoom sur
la cité des Bituriges Vivisques (actuellement : panneau de salle sur les Biturgiges Vivisques trop abstrait
pour le grand public)
► Compléter par une maquette montrant l’explosion urbaine du Haut-Empire
774alais
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 196
► Situer les œuvres/la ville grâce à des vues de Jean-Claude Golvin, éventuellement à numériser sur
une borne (offrant alors un espace pour clarifier la part d’interprétation de ces aquarelles)
► Dès le début, parler du bassin portuaire, évoquer la structure du port dès cette salle (port intérieur,
routes et voies)
Après 30 ans, le rempart et sa scénographie gardent leur effet spectaculaire : garder le rempart
► Valoriser la scénographie du rempart par une borne numérique interactive zoomable (//Lacour
au XVIIIe ou les toiles de l’Athénée pour les salles XXe-XXIe), qui explicitera notamment la question
des fac-similés, la provenance des œuvres, leur fonction (par ex. culturelle et sociétale pour les
dendrophores), et l’aspect historiographique, avec explication de la scénographie inspirée de la gravure
de Léo Drouyn de 1868.
► Peut-être idéalement débuter la section Antiquité par le rempart d’après Léo Drouyn, déplacé à
l’entrée (pour articuler l’espace d’exposition ainsi : l’historiographie de Bordeaux antique, puis la vision
actuelle de la cité dans les salles suivantes)
II - Propositions d’œuvres
> Remarque générale : privilégier les œuvres porteuses d’un discours.
> Ne plus présenter la grande mosaïque (qui est à la limite privé/public, or cette salle reste consacrée à
la vie publique) > gain de place
> Port : peu d’objets (frises de l’aménagement des quais, bois du parking J. Jaurès, chenal d’accès).
Rebond vers la question du littoral ? (sel, poix, vin)
> Œuvres illustrant les complexes monumentaux publics retrouvés (spectacles, thermes, marché, et
notables, empereurs, etc.). Regrouper les ensembles (rempart, Piliers de Tutelle, amphithéâtre du Palais
Gallien).
- par exemple la stèle retraçant une carrière de négociant théâtral : inv. 60.1.80 à exposer vers
l’amphithéâtre (après 212, Grec ou tout au moins ancien esclave) ILA 68
- entablement présentant la carrière d’un magister pagi et un acte probablement d’évergétisme : inv.
60.1.32 ILA 47
- rajouter des œuvres devant l’aquarelle de Bernède représentant C. de Mensignac découvrant le
rempart, et l’inscription inv. 60.1.172 ILA 187
- canalisations en bois
- rajouter de l’architecture (corniches ? et chapiteaux en réserve), garder les piliers de tutelle
775citoyen romain (lois maritales) : inv.
abordable pour le public > à remplacer
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 197
Salles suivantes
I - Notions à aborder
Répartir les thèmes comme suit :
- Habitat (le mobilier de la rue du Hâ pourrait être utilisé).
- Société (qui habite Bordeaux : commerce et artisanat, famille, classes sociales des habitants (médecin
inv. 60.1.78 ILA 119), étrangers) (artisanat et cosmopolitisme découlant de l’activité portuaire) // article de
J.-P. Bost, « Bordeaux, ville cosmopolite sous le Haut-Empire romain », Revue Historique de Bordeaux
et du Département de la Gironde, 2002, 1, 9-26.
- Religion, monde des morts
- Campagne (Gironde et Lot-et-Garonne, fouilles préventives récentes sur les agglomérations
secondaires // réseaux de musées de Nouvelle-Aquitaine)
- Antiquité tardive
II - Propositions d’œuvres
> Société :
- stèle pour illustrer l’esclavage : inv. 60.1.324 ILA 90
- inscription avec un nom « snob » : inv. 60.1.192 ILA 233
- inscription avec un nom qui n’est pas de citoyen romain (gaulois ?) : inv. 60.1.234 ILA 93
- inscription avec une citoyenne romaine dont le fils n’est pas citoyen romain (lois maritales) : inv.
60.1.102 ILA 100
- inscription sur un monument funéraire de grande taille (architrave de mausolée), noms gaulois et père
nommé Aquitanus : inv. 60.1.126 ILA 141 > œuvre à sauver car pulvérulente, priorité !
> Autres :
- inscription autour de Mercure présentée en salle difficilement abordable pour le public > à remplacer
par ex voto à Mercure double face inv. 60.1.13 ILA 7
- cippes funéraires bipartites assemblées par agrafes : à expliquer par un cartel (ou matériellement en
présentant un loculus ? Il n’existe pas de cippe avec sa partie enterrée de dimensions correspondantes)
7761»
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
IS
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 198
Moyen Âge
Présents : Sophie FONTAN (responsable d’atelier), Frédéric BOUTOULLE, Sandrine LAVAUD, Markus
SCHLICHT
Excusée : Isabelle Cartron
CR rédigé par Sylvie Perez
_________________________________________________________________
L’atelier se déroule dans les espaces d’expositions dédiés à la période médiévale, du Haut Moyen Âge
au début de l’époque moderne, après avoir parcouru rapidement les espaces précédents du musée. Un
court temps a été consacré à la visite des réserves lapidaires, il serait utile pour ces membres du comité
scientifique de revoir, à une prochaine occasion, les collections médiévales conservées en réserves.
Au cours de ce premier atelier, des pistes d’améliorations ont été proposées par les membres du comité,
tant sur la forme, que sur le fond, en situation de visite libre.
1. Les remarques sur la présentation des œuvres
Sur la présentation des œuvres et les explications données, plusieurs points ont été notés en rapport à
une mise en situation de visite effectuée librement par le public.
a. Des textes de salles thématiques et chronologiques à produire
Au départ de la visite, la continuité de cheminement avec les salles précédentes manque de sens et ne
marque pas la rupture historique des débuts du christianisme en occident. Un panneau d’explication et
de contextualisation serait bienvenu dans cet espace.
Sur la parcours des objets phares, il faut amener le visiteur à comprendre en quoi les œuvres choisies
sont des objets majeurs et significatifs de la collection.
b. Une nécessaire contextualisation
Les vitrines présentant les objets mérovingiens sont riches et variées mais difficiles de lecture, le renvoi
aux cartels doit être facilité. Ces vitrines devront éventuellement être réaménagées et modernisées, et
de petits écrans pourraient donner du sens à ces petits objets et en montrer les détails (loupe).
Une nécessaire contextualisation par la cartographie est soulignée, à commencer par la basilique Saint-
Seurin et sa nécropole.
777JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 199
La représentation de différentes échelles géographiques est à envisager pour la compréhension du
parcours proposé : l’occident chrétien, le duché, la ville. Il faut faire ressentir le changement d’échelle
d’une salle à une autre, lorsqu’il s’agit d’évoquer Bordeaux ou de replacer dans leur contexte les
découvertes archéologiques des sites en Gironde et en Aquitaine.
c. Faire transparaître la fonctionnalité de l’objet plutôt qu’une approche esthétisante
Plusieurs expositions d’objets reposent, à première vue, sur un choix esthétique des ensembles. Là
encore, donner à comprendre selon quelle logique les objets ont été choisis.
Une petite erreur s’est glissée dans le cartel des pichets, vitrine des objets du quotidien : la bière
n’est pas consommée au Moyen Âge, mais il est possible qu’avec le vin, le pichet ait pu contenir de la
pommade (cidre).
2. Remarques apportées sur la construction du discours
Une présentation préalable de l’articulation du discours historique est proposée aux membres du comité,
à savoir :
1 LA CITE TERRESTRE
1.1 CEUX QUI PRIENT (5-6-20)
1.1.1 Le clergé régulier
1.1.2 Le clergé séculier
1.1.3 Liturgie et sacrements (13-14-17-18)
1.2 CEUX QUI COMBATTENT (9-24-25)
1.2.1 Seigneurs et seigneurie
1.2.2 Chevalerie et féodo-vassalité
1.2.3 L’idéal chevaleresque
1.3 CEUX QUI TRAVAILLENT (11-12)
1.3.1 Le monde des campagnes
1.3.2 Viticulture et vinification
1.3.3 Les marchands
1.3.4 La vie quotidienne
1.3.5 Villes et campagnes
1.4 LA GUYENNE SOUS LES ROIS D’ANGLETERRE
1.4.1 Aliénor d’Aquitaine
1.4.2 La rivalité franco-anglaise (28) (dynastie Va-lois)
1.4.3 Les bastides d’Aquitaine (10)
1.5 BORDEAUX MEDIEVAL
1.5.1 Plan de la ville de Bordeaux
1.5.2 Edifices et monuments
1.5.3 Bordeaux durant la guerre de Cent ans
2 LA CITE CELESTE
2.1 LE PARADIS (3-4-7-19)
2.1.1 Genèse et Trinité
2.1.2 La part des Anges
2.1.3Vierge Marie et culte des Saints
2.2 DEVOTION ET PELERINAGE (21-22-23)
2.2.1 Dédicaces paroissiales
2.2.2 Les chemins de Saint-Jacques
2.2.3 Les croisades
2.3 ENFER ET PURGATOIRE (15-16)
2.3.1 Scènes infernales et gargouilles
2.3.2 Musique profane et sacrée
2.3.3 Purgatoire et Indulgence
2.4 ARCHITECTURE RELIGIEUSES ROMANE (26)
2.4.1 L’art roman rural
2.4.2 L’art roman bordelais et ses édifices
2.4.3 La bible de pierre
2.5 ARCHITECTURE RELIGIEUSE GOTHIQUE
2.5.1 Les édifices gothiques de Bordeaux
2.5.2 Le Couvent des Grands Carmes
CONCLUSION
La Guyenne Française
778gnifiant plus largement
IC
tre les
révisée
ment
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 200
1. Actualiser ou nuancer certaines notions
- La représentation de la société médiévale en trois ordres est un schéma qui n’a plus de réel
fondement historique, même si elle continue à être enseignée dans le secon-daire.
- La thématique du vin sera traitée différemment. Le retrait de la barrique datée de l’époque moderne,
est prévu par le musée. Associer cette thématique aux chapiteaux « des vignerons » de la basilique
Saint-Michel mérite d’être précisée dans le dis-cours : la représentation de la vigne et des vignerons
sur ces chapiteaux n’est pas un véritable témoin de la présence du vignoble dans ce quartier au Moyen
Âge, mais se réfère avant tout à la symbolique chrétienne du vin, motif courant dans la sculpture de cette
époque. Ces éléments lapidaires constituent néanmoins un support visuel intéressant pour introduire
l’importance de l’économie viticole de la fin du Moyen Âge à Bordeaux. Il est possible d’envisager un
complément à cette évocation gra-phique, issu par exemple de l’imaginaria des Rôles Gascons.
- Le film sur le palais de l’Ombrière (production Axyz) est à actualiser avec des plans plus récents
(substituer les plans de Ch. Higounet par ceux de l’Atlas de Bordeaux), tout en signifiant plus largement
l’histoire du palais ducal de Bordeaux, qui existait en premier lieu à Saint-Projet.
2. Début de réflexion sur une éventuelle restructuration du discours
En visite libre, la première salle donne à voir un ensemble d’objets très variés, assez hétéroclite.
Spatialement, dans sa configuration, la salle n’invite pas à un cheminement logique de lecture entre les
œuvres, alors même que le propos imaginé pour la visite est très structuré.
Par ailleurs, on note un manque de repères dans la chronologie, fondamentale pour aborder une période
aussi longue de l’’histoire. Par exemple, clergé et liturgie sont illustrés dès le début de la visite par des
œuvres des XIVe et XVe siècles, pouvant produire une confusion chronologique pour le visiteur.
Certains manques apparaissent dans le discours. Montrer par exemple l’importance de la sculpture
médiévale à Bordeaux, ville offrant une panoplie complète de portails sculptés allant du XIe au XVIe
siècle.
Il est également nécessaire de redonner au visiteur l’idée de la place de Bordeaux comme ville
médiévale, image bien souvent occultée dans l’imaginaire collectif par la ville de pierre du XVIIIe siècle.
Enfin la place des albâtres pour évoquer les relations de Bordeaux et de l’Angleterre pourrait être révisée
dans l’espace, pour mieux être mis en valeur comme témoignages significatifs dont il reste relativement
peu de traces matérielles outre-manche, en comparaison des ensembles présents dans la région
bordelaise.
779emble des membres de l'atelier, mais
CAUNA, Laurent COSTE, My-riam
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 201
3. Repenser l’aménagement des certains espaces
Il convient de poursuivre et de partager la réflexion avec l’ensemble des membres de l’atelier, mais
certains axes de structuration du discours sont avancés :
- En premier lieu, redonner son importance, en début de la visite, à la fondation des établissements
monastiques et des abbayes des XIe et XIIe siècles, en corrélation avec la société aristocratique (gisants
et plate-tombe).
- Donner à voir les représentations du pouvoir féodal à travers les exemples d’architectures castrales,
des résidences seigneuriales aux castelnaux et châteaux.
- La deuxième salle pourrait accorder une plus large part aux villes et à leur structura-tion. Redonner
de l’importance aux villes et cités, expliquer et illustrer le phénomène des bastides.
- Poursuivre la visite dans la troisième salle sur les établissements religieux de Bor-deaux, le couvent
des grands Carmes, expliquer le rôle des ordres mendiants, et ter-miner avec la reconstitution du cloître
de Saint-André dans la cour intérieure.
Période moderne – 16e-17e siècles
Présents : Christian BLOCK (responsable d’atelier), Jacques de CAUNA, Laurent COSTE, My-riam
COTTIAS, Eric CRON, Céline FLORY
CR rédigé par Marion Blanchet
_________________________________________________________________
En préambule, il est important de préciser que la composition de l’atelier entrainait un déséquilibre entre
spécialistes du 18e et spécialistes des 16e-17e siècles, qui apparaissent dans la période moderne
comme deux entités bien à part.
L’atelier se déroule dans les espaces d’exposition en cours de rénovation, prochainement intitulés « De
l’humanisme à l’absolutisme ».
1. Présentation du projet des nouvelles salles « De l’humanisme à l’absolutisme »
La séance s’articule autour de la présentation du synopsis et du plan scénographique des nouveaux
espaces, axés autour du cénotaphe de Michel de Montaigne. Il n’y a pas de remise en cause globale ni
particulière du scénario qui, malgré son exhaustivité sur des espaces réduits, apparait lacunaire.
780ves
CAUNA, Laurent COSTE, My-riam
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 202
Il est rappelé qu’une exposition n’est pas un livre et ne peut prendre corps qu’autour d’objets complétés
par des multimédias. Par exemple, il est proposé de rapprocher La Boétie de Montaigne, mais à partir de
quels objets ?
2. Le déséquilibre géographique entre Bordeaux et le reste du territoire
Il ressort comme principaux sujets de discussion que les collections évoquent uniquement Bordeaux,
d’où un déséquilibre avec le reste de l’Aquitaine, avec des manques évidents concernant l’évocation
d’Henri IV ou le Phare de Cordouan. Le musée manque de collections sur ces sujets pour contextualiser
la place et le rôle de Bordeaux en lien avec l’estuaire. Il est important de faire sentir la spécificité de ce
territoire dans le royaume de France, notamment à travers la réalité que représente la Gascogne et la
définition que l’on doit en donner. Bordeaux doit être intégrée dans une véritable géopolitique territoriale,
mise en place comme la structure défensive du « verrou de Vauban ».
3. La difficile contextualisation des guerres de Religion
Au regard de la complexité des Guerres de religion, il est absolument nécessaire de réfléchir en amont
à la présentation de cartes et de chronologies explicites. L’absence de collections sur le protestantisme
est un réel souci puisque le protestantisme n’est visible dans le projet, à l’exception d’un ou deux objets
prêtés, qu’indirectement par le prisme du culte marial, reconnu important à mettre en valeur. Il est
conseillé de se rapprocher de la Bibliothèque de Bordeaux pour des prêts de livres, ce qui ne peut être
qu’une solution éphémère en raison des conditions limitées d’exposition.
4. Perspectives
Les membres du groupe demandent l’organisation d’une visite des réserves afin de conjuguer les
compétences pour analyser les objets qui s’y trouvent et qui pourraient venir en renfort des thématiques
ou des approches lacunaires.
Période moderne – 18e siècle
Présents : Christian BLOCK (responsable d’atelier), Jacques de CAUNA, Laurent COSTE, My-riam
COTTIAS, Eric CRON, Céline FLORY
CR rédigé par Marion Blanchet
_________________________________________________________________
L’atelier se déroule dans les espaces d’exposition dédiés à la période dédiée au commerce atlantique et
l’esclavage. L’importance du département moderne n’a pas permis la visite des réserves, qui a fait l’objet
d’une demande postérieure des membres de l’atelier.
Au cours de ce premier atelier, il y a eu analyse des espaces et réflexions sur leur amélioration et mise à
jour.
781»
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 203
1. Le problème des cartels
De manière générale, les cartels sont devenus illisibles sur la forme et très peu esthétiques. La
sérigraphie apparait comme la pire des solutions pour des espaces d’exposition permanente ! Sur le
fond, une ré-interrogation des contenus à mettre à jour semble nécessaire, à la lumière des recherches
scientifiques et universitaires effectuées depuis 10 ans.
Il faut en particulier être prudent aujourd’hui sur les termes à employer afin d’éviter les polémiques de
part et d’autre. Des projets de recherche communs entre sujets universitaires et objets muséo pourraient
être initiés.
Il est suggéré de préciser certains termes employés dans les cartels, en les expliquant sous la forme de
lexique ou de glossaire (Exemple : « qu’est-ce qu’un collier de servitude ? »).
Egalement le terme « commerce triangulaire » est remis en question par la recherche car trop restrictif
sur les réalités géographiques de routes empruntées. Il est souligné qu’il faut faire attention à ne pas
perdre le public en sortant des cadres de la culture générale classique, tant que cette dernière n’est pas
porteuse de préjugés ou d’erreurs.
Dans la dernière salle, la chronologie « Les abolitions » doit avoir une phrase de conclusion indiquant
que tout ne s’arrête pas en 1848, comme le démontrent les objets exposés.
2. Le problème de la cartographie
A l’image des cartels, la cartographie est obsolète, tant sur le fond que sur la forme. Il faut en particulier
réactualiser la carte des expéditions bordelaises et le multimédia de synthèse générale. Attention
cependant à l’investissement que cela peut représenter.
3. Le multimédia « Bordeaux port négrier »
Les multimédias proposés dans l’exposition ne sont pas encore obsolètes, ni sur la forme ni sur le
fond. En revanche, ceux sur le « port de Bordeaux » ainsi que « Bordeaux port négrier » sont très peu
accessibles et didactiques, compte tenu d’un matériel tactile peu pratique. Le multimédia « Bordeaux
porte négrier » devrait comporter plusieurs niveaux de lecture.
4. La question de l’esclavage contemporain
Il apparait à chacun que la question de l’esclavage contemporain doit être traitée de manière à faire
comprendre que l’esclavage n’appartient pas au passé. Il est proposé la mise en exergue du rapport de
l’ONU et la diffusion du documentaire sur la Lybie. La question des héritages de l’esclavage doit être
782»
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 204
par corollaire mieux traitée avec l’actualité, notamment pour bien faire comprendre les différences qui
existent dans l’esclavage et en particulier la question de l’esclavage racialisé.
5. L’espace lacunaire « Noirs et gens de couleur à Bordeaux »
En raison de la disparition des objets initialement installés, l’espace « Noirs et gens de couleurs à
Bordeaux » apparait aujourd’hui grandement lacunaire et mérite d’être intégralement repensé.
Histoire contemporaine - Aquitaine
Présents : Geneviève DUPUIS-SABRON et Régine BIGORNE (responsables d’atelier), Bernard
LACHAISE, Corinne MARACHE, Laure VALLETTE, Susana SOTO, Françoise TALIANO-DES GA-RETS
CR rédigé par Caroline Laugery
_________________________________________________________________
Visite guidée des nouveaux espaces consacrés aux 20e et 21e siècles :
Découverte du fruit de la concertation réalisée en amont avec l’ensemble des participants. Evocation des
partis pris adoptés pour la réalisation de ces espaces.
Nouveauté par rapport aux espaces précédents : présence de croquis et cartographies sur le parcours
pour permettre aux visiteurs de mieux se situer géographiquement.
G. Dupuis-Sabron insiste sur la nécessité de finaliser les contenus des écrans tactiles (reste un mois de
travail) : ajustements, bugs informatiques à corriger, compléments de sources documentaires à intégrer,
indication les noms des villes principales sur les cartes interactives à insérer, etc…
Retour des participants :
Retour positif. Nouveaux espaces appréciés.
De façon générale, attention à ce que l’engouement des nouvelles présentations muséales
contemporaines n’engendre pas des espaces un peu trop épurés et l’absence d’objets de collection au
profit de projections numériques. Maintenir un équilibre entre objets et vidéos pour laisser sa part à la vie
du quotidien, du vécu.
Nécessité d’aborder la thématique de la Seconde Guerre mondiale de manière détaillée dans un autre
espace par le biais du centre Jean Moulin, ce qui permettrait aussi une ouverture supplémentaire sur la
Nouvelle-Aquitaine.
783partenariat (ex : campagne
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 205
La possibilité de proposer des travaux de recherches sur les collections d’ethnographie régionale, les
collectionneurs (cabinets de curiosité, armes, objets de voyages, etc.) est évoquée.
Visite des réserves du musée :
Vigne et Vin, céramique, collections africaines et océaniennes, collections bordelaises, costumes et
textiles, outils et objets régionaux, mobilier bordelais, peintures et préhistoire.
Présentation par G. Dupuis-Sabron d’objets et documents d’archives pouvant enrichir l’espace sur le
XIXe siècle (thématique « Peuple de Bordeaux » : carnet de domestiques, plaques de métiers, etc…).
La nécessité de réserves externalisées est évoquée ainsi que le problème des doublons (notamment
pour les collections d’ethnographie régionale) ou encore la politique de restauration.
Retour des participants :
Proposition de financement de certains projets par la Région en partenariat (ex : campagne
photographique importante).
Les participants proposent de signaler au musée les collections ou objets repérés par eux pour
d’éventuelles acquisitions.
Etablir un réseau avec les autres musées pour une présentation hors les murs, même modeste,
permettrait une mise en valeur des objets conservés dans les réserves.
Histoire contemporaine – collections extra-européennes
Présents : Paul MATHARAN (responsable d’atelier), Sophie CHAVE DARTOEN, Laurent DORNEL,
Claire JACQUET, Emmanuel KASARHEROU, Katia KUKAWKA
CR rédigé par Marina Pangrazi
_________________________________________________________________
Visite des salles extra européennes
Paul Matharan présente l’espace extra européen d’environ 250m2. À leur création en 1991, l’objectif était
de mettre en regard les collections d’ethnographie régionale avec les collections d’ethnographie extra-
européenne, avec une approche géographique et thématique. Depuis la rénovation des espaces XVIIIe
en 2009, celui sur l’extra-européen n’a pas évolué et se retrouve en continuité des nouvelles salles sur la
traite sans cohérence chronologique.
Paul Matharan souligne ensuite les deux importants contrastes à la sortie de la 3e partie des espaces
XVIIIe :
7841ité
lanent
de la visite :
discours
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 206
• Collections extra-européennes
• Réflexions contemporaines africaines (salle du mur de portraits)
Ces deux « parenthèses » dans le parcours chronologique posent un problème de compréhension
pour le public mais aussi de sens de circulation. Pour expliciter cette difficulté aux membres du comité
scientifique, la visite reprend depuis le début des espaces XVIIIe jusqu’à la sortie du parcours permanent
au XXIe siècle.
Suggestions diverses des membres du comité scientifique au cours de la visite :
• Historiciser, problématiser et scénariser les collections
• Éviter les séparations spatiales de présentation pour mettre l’accent sur les échanges et hybridations
• Humaniser les espaces, la notion de migration avec l’évocation de destins individuels
(correspondance, lettres ?)
• S’appuyer sur les questions/demandes du public afin de tisser le discours
• Créer un parcours thématique sur les collections extra européennes sur l’ensemble du parcours,
comme celui existant à présent sur le vin.
Echanges en salle de réunion
[Excusées : Sophie CHAVE DARTOEN et Claire JACQUET]
L’attention est recentrée sur les usages rationnels possibles des espaces extra européens.
Paul Matharan suggère deux configurations :
1. Cloisonner le passage entre salles XVIIIe et extra-européennes afin de créer un espace indépendant
accessible depuis le hall et en connexion avec les ateliers du niveau 3. Katia Kukawka met en garde
d’une éventuelle désertion de ces salles et d’une importante signalétique à prévoir dans le hall. Ce
nouvel espace pourrait être rafraîchi, présenter du temporaire ou des collections jusqu’alors conservées
en réserves (objets précolombiens notamment).
2. Déplacer la thématique des réflexions contemporaines africaines dans les espaces extra européens
actuels afin de laisser une place plus importante au traitement de la Révolution française et permettre
une continuité chronologique. Cette possibilité sous-entend la disparition des collections extra
européennes à la présentation au public jusqu’à la mise en place effective d’un 3e plateau d’exposition
permanente.
Le débat se termine avec le traitement des collections envisagé sur le 3e plateau en réflexion
actuellement. S’il ne peut pas être chronologique (pas de suite après le XXIe siècle), il pourrait être
anthropologique. Pour plus de modernité, une histoire racontée/écrite par les populations dont viennent
les objets peut être la solution .
785— à revoir
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 207
Compléments transmis par Emmanuel Kasrahérou :
Situation des salles de présentation des collections ethnographiques
Les salles ethnographiques ne sont pas intégrées au parcours principal rénové du musée, structuré
chronologiquement. Elles apparaissent comme un appendice que l’on visite ou pas après les salles
consacrées à l’esclavage au 18e siècle et avant une salle sur l’abolition de l’esclavage. Cette dernière
salle est d’ailleurs peu intelligible : elle traite de l’abolition de l’esclave et de Toussaint Louverture tout en
donnant la parole à des contemporains dont les grands portraits qui tapissent le mur du fond, étouffent
la salle ; par ailleurs, les présentations par podiums rendent ce lieu difficile d’abord et son propos peu
intelligible → espace à revoir
La muséographie
- La muséographie des salles ethnographiques a vieilli → à revoir
- L’atemporalité des présentations renforce le sentiment d’étrangeté de visite de ces salles avant de
revenir dans le parcours principal qui poursuit son déroulé chronologique jusqu’à aujourd’hui (NB la salle
consacrée aux Girondins est à la portion congrue...)
- Trouver par la concertation une articulation avec les autres grandes collections présentées de la
Nouvelle-Aquitaine : Angoulême, Rochefort, La Rochelle...
Quelles possibilités :
1. Déplacer ces collections pour les insérer dans le parcours principal au niveau du 19e siècle dont elles
relèvent ? → mais l’espace est insuffisant
2. Déplacer et réduire le nombre de pièces présentées è frustrant au regard de l’importance et de la
qualité des collections ethnographiques
3. Trouver une nouvelle thématique en assumant le pas de côté dans la chronologie du parcours
principal ?
● La colonisation, les missions, le mouvement de connaissance des sociétés commerciales et
savante du 19e siècle, les chaires anthropologiques de l’université... et les collections exotiques ? une
histoire intellectuelle de la science des Autres (Émile Durkheim a été professeur à Bordeaux) ? →
thématique trop spécialisée qui n’intéresserait pas forcément le grand public
1 Lire L’Histoire à parts égales de Romain Bertrand, qui raconte les premiers contacts entre Hollandais, Malais et
Javanais avec des sources à la fois européennes et asiatiques.
786ollections
ctions
ésentation esthétique plus serrée ?
es collections précolombiennes.
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 208
● Laisser la place à l’espace « Abolition de l’esclavage » ? en faire un espace d’exposition
temporaire ou semi-temporaire ? un espace dédié au public jeune ? → mais que faire des collections
ethnographiques ? installer ces collections au 3e étage ? Mais selon quel discours et quelle
muséographie ? → le temps de réalisation de ce 3e étage risque d’être trop long et les collections
ethnographiques menacées de rester pour longtemps en réserve.
4. Le 3e étage à terme (cela risque de prendre beaucoup de temps, risque d’oublier ces collections
ethnographiques) ; une thématique élargie sur la question de la perception des Ailleurs/Autres à
Bordeaux dans une perspective historique en donnant aussi la parole aux autres (non spécialistes,
artistes...) et en s’intéressant aux questions d’hybridation…
5. Rénover la présentation actuelle des collections ethnographiques en assumant sa déconnexion
avec la chronologie du parcours principal, comme une respiration, un pas de côté, une galerie d’art
extra-européen... en y incluant des textes n’éludant pas les questions de provenance et de contexte
historique.
● Sortir d’une présentation encyclopédique pour aller vers une présentation esthétique plus serrée ?
● Possibilité d’enrichir la présentation actuelle en y ajoutant les collections précolombiennes.
787JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 209
Groupe 5 Histoire contemporaine Aquitaine
Ghislaine Deymier enseignant chercheur U Bordeaux-Montaigne - Passages Contemporaine gentrification, déplacements, mobilités
Bernard Lachaise historien émérite U Bordeaux-Montaigne Contemporaine 2GM Aquitaine
Patrick Lavaud ethnologue XIX-XXe ethnologie, gascon
Corinne Marache ethnologue U Bordeaux-Montaigne Contemporaine ethnologie régionale
Françoise Taliano-Des
Garets historienne Sciences Po Bordeaux Contemporaine histoire culturelle
Susana Soto directrice Musée San Telmo Histoire, ethnologie
Groupe 6 Histoire contemporaine extra européenne
Sophie Chave Dartoen enseignant chercheur Université de Bordeaux Ethnologie Pacifique
Dominique Darbon directeur du laboratoire IEP Bx - Les Afriques dans le Monde sciences politiques administration, sociologie politique
Laurent Dornel professeur UPPA Histoire contemporaine migrations
Emmanuel Kasarherou conservateur Musée du quai Branly Ethnologie Océanie, histoire des collections
Nanette Snoep directrice Rautenstrauch-Joest-Museum ethnologie
Samuel Sidibé directeur émérite Musée national du Mali Patrimoine Musées / collections africaines
Groupe 7 Institutions patrimoniales et culturelles
Eric Cron directeur Service régional de l’Inventaire patrimoine, histoire de l’art
Claire Jacquet directrice FRAC art contemporain
Frédéric Laux directeur Archives de Bordeaux métropole Archives
Neil Mac Gregor directeur émérite British Museum Musées patrimoine, histoire de l’art
Roland Pintat conseiller musées DRAC Musées
Laure Vallette chef de service CIAP Bordeaux Patrimoine histoire urbaine
Agnès Vatican directrice Archives départementales Archives Archives, histoire
788JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 210
2.8. Partenariats internationaux
789Â
_IeUX
E vin
199
© 9 841 objets)
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
_alet
+1 702 dessins
LD
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 211
2.9. Plan de récolement décennal
Musée d’Aquitaine, Centre National Jean Moulin, Musée Goupil
20 cours Pasteur
33 000 Bordeaux
05 56 01 51 00
Le musée d’Aquitaine
1. État des Lieux
1.1 Estimation des collections
L’estimation totale des collections est de l’ordre d’un 1,3 millions objets et documents.
La répartition se fait comme suit :
• Préhistoire et protohistoire : 834 420 objets
• Antiquités égyptienne, grecque et gallo-romaine : 15 595 objets et 292 portoirs de tessons, fragments de métal et de mosaïques.
• Epoque médiévale : 15 602 objets
• Epoque moderne : 1 509 objets
• Epoque Contemporaine : - histoire et ethnologie urbaine : 4 326
• Histoire et ethnologie rurale : 13 585 + Vigne et vin : 1 883
• Civilisations extra européennes : 6 488
Départements thématiques :
Photographies : 255 000
Textile, costumes et accessoires : 5 140
Iconographie 91 621 (affiches, vignettes, cartes postales…) + 2 366 estampes + 657 peintures + 1 702 dessins (total 4 725) = 96 346
Numismatique : 19 199
Livres de collection : 343
En mai 2019 (total 1 269 841 objets)
1.2 État des récolements avant l’obligation de récolement décennal
Entre 1990 et 1995, l’ensemble des collections a fait l’objet d’une vérification d’inventaire, certains problèmes sont restés en suspens et les récolements opérés n’ont jamais été suivis d’un procès-verbal.
De plus, lorsque le musée s’est installé sur le site actuel du 20 cours Pasteur dans les années 1980, l’aménagement des réserves sur deux sites (musée d’Aquitaine et site de la Palu), au lieu de huit, entrepris en 1993, a permis de repérer toutes les collections et d’organiser leur classement, sans récolement réel cependant.
Les collections en réserve ont été regroupées selon plusieurs critères :
• par matériaux lorsqu’ils étaient sensibles (textiles, papier)
• selon leur encombrement et leur poids
• selon les différents départements chronologiques pour les collections lapidaires (Antiquité, Moyen-Âge, Époque moderne et contemporaine) et selon les différents départements ethnographiques (rurale ou extra européenne).
790W
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
térêt.
67
: La Palu, à la périphérie de la ville à environ 7 km
PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 212
1.3 État des inventaires
De nombreux inventaires ont été remplis parallèlement ce qui a eu pour conséquence que des collections ont été inventoriées plusieurs fois.
Dès 2011 s’est fait sentir la nécessité de numériser les 90 registres d’inventaire du musée d’Aquitaine et les 3 registres du Centre Jean Moulin. Un marché de numérisation a été ouvert en 2012 pour un budget de 12 000 €. Le travail a été confié à un prestataire extérieur. Réalisée en format pdf, cette numérisation a permis et permet encore de consulter les volumes sur l’espace de travail informatique commun, en tout point du musée et des réserves. Trois copies de sauvegarde ont été réalisées sous différents formats et supports, en vue d’en confier un exemplaire aux archives de la métropole.
1.4 État du marquage et des photographies
De façon générale, les collections entrées au musée d’Aquitaine ont été marquées et photographiées individuellement sur tirages papier, sauf lorsqu’il s’agissait de lots importants ou d’objets de moindre intérêt.
Cependant, en raison des mauvaises conditions de conservation dans les dépôts de Caudéran et de la rue Neuve (jusqu’en 1990), les collections ethnographiques avaient souvent perdu leurs numéros de marquage, tous les numéros n’ont pas été réattribués et des erreurs se sont glissées, pouvant entraîner un travail de recherche assez long.
Depuis 2000, le procédé numérique remplace l’argentique. En mai 2019, 74 000 fiches scientifiques sont pourvues de 83 000 images numériques. Le travail de prise de vues numériques se poursuit malgré le manque de photographes professionnels affectés à cette mission.
1.5 État de l’informatisation
L’informatisation des collections du MAQ a commencé en 1999 avec le logiciel Micromusée commercialisé par la société Mobydoc. Les objets informatisés en 2008, lors du lancement du premier PRD, étaient au nombre de 27 267 accompagnés de 5700 images numériques. En 2017, a eu lieu la migration du logiciel vers la version 7, offrant de nouvelles fonctionnalités. Aujourd’hui, une base de données réunit les collections du Centre Jean Moulin et du MAQ avec 74 000 fiches scientifiques pourvues de 83 000 images numériques. Pour le musée d’Aquitaine, ce sont 266 355 objets informatisés par une fiche ou par une fiche pour un lot. Le Centre Jean Moulin dénombre 5223 objets saisis.
L’informatisation progresse au rythme des nouvelles acquisitions qui font l’objet de fiches minimales dès leur entrée. Le récolement est également l’occasion de saisir les notices selon une grille dédiée à cette opération. Il reste néanmoins un travail de saisie rétrospective des outils d’inventaire (fichiers, classeurs, listes, registres) qui n’a jamais été mené faute de crédits et de complétude de ces documents. La base de données ne peut donc se substituer aux inventaires papier. Elle demeure un instrument de gestion des collections, de recherche documentaire, qui offre une photographie partielle des collections.
1.6 Les locaux
Les réserves du musée d’Aquitaine se répartissent sur deux sites : La Palu, à la périphérie de la ville à environ 7 km du musée, et le musée, 20 cours Pasteur.
Le site de La Palu abrite des œuvres lourdes et volumineuses qui nécessitent des engins de levage pour les déplacer afin de procéder au récolement. Il n’y a pas d’accès informatique à ce jour. Ces réserves ne sont pas chauffées ce qui limite le travail de récolement à la belle saison.
Les réserves du musée présentent des conditions convenables pour récoler. Toutefois celles du niveau 1 en sous-sol ne sont pas raccordées au réseau informatique sauf le couloir S1. Un câblage sera nécessaire.
1.7 Les équipes
Le récolement 2008-2014 a été assuré sous la conduite du personnel du musée avec une aide ponctuelle de stagiaires et de vacataires. Le musée d’Aquitaine a pu bénéficier de 2011 à 2015 de jeunes gens en service civique, qui ont permis de faire progresser le récolement de manière significative. Le dispositif a été abandonné par l’Etat pour ce type de mission en 2015. A partir de 2016, ce sont des personnels temporaires sous forme de contractuels, ou des stagiaires, qui ont menés ces campagnes, sous la direction des personnels de la conservation. Des subventions de l’Etat ont permis de faire avancer certaines campagnes : monnaies antiques du Trésor de Garonne (2017 et 2018), récolement de la réserve de la Palu commencé en 2019.
791photos
1ologie régionale
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1.8 le bilan du premier récolement décennal
Les méthodes de travail et les objectifs du 1 er récolement décennal ont été inscrits dans un PRD couvrant la période 2008-2014. Ce premier récolement décennal visait à assurer l’informatisation et les prises de vue numériques parallèlement aux opérations de vérifications sur pièce et sur place : état du marquage, état des objets, dimensions, localisation. Les 5 zones minimales de la fiche type de récolement se sont révélées insuffisantes et il a fallu leur adjoindre d’autres informations lors de la saisie, qui viennent enrichir la base Micromusée.
Sur le plan matériel, depuis 2010, le musée s’est équipé de 4 ordinateurs portables et de 4 appareils photo pour le travail en réserves. La difficulté a néanmoins été d’avoir accès au réseau informatique de la ville et génère encore actuellement d’importantes charges financières liées au câblage. Les crédits insuffisants ont été une difficulté pour s’équiper de postes fixes, de prises réseau, quand il s’agissait d’accueillir des renforts.
Des procès-verbaux de récolement ont été rédigés à partir de 2010, selon le modèle proposé pour les musées nationaux. Les chiffres de progression du récolement ont été fournis chaque année au conseiller musée de la Nouvelle-Aquitaine.
Actuellement, un travail de post-récolement se poursuit en parallèle par des campagnes photographiques, des vérifications des numéros d’inventaire, du marquage et des relocalisations d’œuvres dans Micromusée. Ces opérations se déroulent à l’occasion des prêts, des dépôts entrants et sortants, des mouvements d’objets en salles ou en réserves.
En 2019, on compte 165 580 objets récolés sur 1,3 millions estimés, soit 12,74 %.
Le premier récolement décennal (2004-2015) n’est pas achevé et ce second PRD sur la période 2019-2025 permettra de poursuivre la tâche. Il précisera les actions à mettre en œuvre, notamment un chantier de récolement qui portera sur la réserve externalisée de la Palu (voir II Le projet).
Réserves et salles permanentes récolées :
• Réserves R1/09 et 10
• M1/11
• L1/10 : uniquement fonds Félix Arnaudin et albums photos
• Armoire OP5 (livres anciens)
• C3 : réserve marine (partiellement)
• D4/2, D4/4, D4/5, D4/6, D4/7
• Couloir D4/01 placards 02 à 05
• Couloir E4/01 : placards 17 à 20
• J4/01, J4/04, J4/05, J4/08 à 14
• G4/01, G4/02, G4/03
• M4/01
• C5/04
• C5/09 : ancienne réserve photos et cartes postales
• M6 : collections égyptiennes
• Nouvelle réserve textile
• La Palu 1/13 et 1/14, la Palu 2/01 : collection Bonie
• J2/02 : Salles permanentes époque romaine
• Salles XVI-XVIIe , XVIII, XIX, XX-XXIe siècles
• Salles ethnologie extra-européenne
• J3/02 et J3/03 : Anciennes salles Vigne et Vin et ethnologie régionale
792: La Palu, à la périphérie de la ville à environ 7 km
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 214
2. Le Projet
Les réserves du musée d’Aquitaine se répartissent sur deux sites : La Palu, à la périphérie de la ville à environ 7 km du musée, et le musée, 20 cours Pasteur.
Le site de La Palu abrite des œuvres lourdes et volumineuses qui nécessitent des engins de levage pour les déplacer afin de procéder au récolement. Ces réserves, très humides, ne sont pas chauffées ce qui limite le travail de récolement à la belle saison. Elles sont encombrées. Il n’y a pas d’accès informatique actuellement mais une étude a été lancée au printemps 2019 pour offrir un raccordement au réseau informatique. Le câblage permettra de gagner en efficacité puisque la base de données Micromusée sera accessible en temps réel à la fois pour la vérification et pour la saisie des données.
De 2019 à 2020, l’accent sera mis sur le site de la Palu, avec des subventions de l’Etat et l’aide de personnels temporaires. Seules les collections de préhistoire qui y sont conservées ne seront pas récolées, car la dévolution par l’Etat n’est pas encore effective.
Dans un second temps, avec le projet de réserves externalisées qui va se concrétiser, le musée connaitra une nouvelle étape comprenant le déménagement des réserves présentes sur le site cours Pasteur et sur le site de la Palu. Un chantier de collections portera sur les collections à déménager, à partir des objets, en les confrontant aux inventaires et aux informations recueillies dans la base Micromusée. Les collections suivront une chaine opératoire : récolement sur pièce et sur place, vérifications dans la base, constat d’état, saisie, dépoussiérage, petites interventions (anoxie, congélation), prise de vue numérique, conditionnement et emballage, avant leur mise à l’abri, soit dans leur réserve définitive, soit éventuellement dans des réserves transitoires. Un PRD complémentaire et un calendrier viendront préciser ces opérations le cas échéant.
2.1 Estimation des besoins
Sur la base « d’une enquête conduite par le service des musées de France en 2013, le rendement moyen d’un agent à temps plein (ETP = 152h00/mois) se consacrant exclusivement au récolement est de 3000 biens culturels récolés chaque année quelle que soit la typologie des collections, sauf dans le cas des collections des muséums d’histoire naturelle où ce rendement peut atteindre, en moyenne, 23 500 biens récolés compte tenu des modalités particulières de gestion de ces collections ». (source : Bilan des régions hors musées nationaux, 18 novembre 2016, p.2). Seules les collections archéologiques et les collections d’histoire naturelle (muséums) forment une catégorie distincte – liée, dans ce cas à leur nature même, très particulière (séries de matériel lithique, ensembles de fragments, etc.) mais aussi à leur importance numérique sans commune mesure avec les autres types de biens. » (source : rapport national « le premier récolement décennal des collections des musées de France : 2004-2015, Bilan », Service des Musées de France, sous-direction des collections pp. 26-27).
S’appuyant sur ces données, l’effectif nécessaire au récolement en 10 ans aurait été de 40,8 ETP pour le musée d’Aquitaine et de 4,2 ETP pour le musée Goupil. Ces données ne prennent pas en compte l’informatisation des inventaires, les vérifications et recherches documentaires, et les prises de vue.
793“aphie régionale) : environ 1000 objets. Cette
tobre : réserves 1 à 14 de la Palu.
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 215
2.2 Calendrier des campagnes
2019 : 6 mois entre mars et octobre : réserve de la Palu 1/10 (ethnographie régionale) : environ 1000 objets. Cette réserve présente des problèmes ponctuels d’accessibilité aux objets.
La priorité lui est donnée car elle est composée d’objets en matériaux organiques ou en métal, matériaux les plus fragiles et sensibles aux variations climatiques. Ces collections doivent être prêtes à quitter cette réserve dès le lancement du projet du CCE archéologique.
2020 : 6 mois entre mars et octobre : réserves 1 à 14 de la Palu.
Palu 01 Contemporain Maquettes
d’architecture
1 semaine
Palu 02 Médiéval/Moderne
Antique
Blocs lapidaires Travail en hauteur-
aide ponctuelle 1
agent technique
3 semaines
Palu 03 Médiéval/Moderne Blocs lapidaires 1 semaine
Palu 04 Médiéval/Moderne
Antique
Blocs lapidaires Encombrement-
Aide soutenue 1
agent technique
5 semaines
Palu 05 Médiéval/Moderne
Contemporain
Sarcophages
Objets
funéraires
(Métal)
Encombrement-
Aide soutenue 1
agent technique
4 semaines Si notes
manuscrites
Anne Zieglé
lisibles = 3
semaines
Palu 06 Antique Blocs lapidaires Déplacement par 1
agent technique
2,5 semaines Si notes
manuscrites
AZ lisibles = 1
semaine
Palu 07 Médiéval/Moderne
Contemporain
Cheminée,
éléments à pan
de bois
1 semaine
Palu 08 Antique Blocs lapidaires Travail en hauteur 2 semaines Si notes
manuscrites
AZ lisibles = 3
jours
Palu 09 Antique
Moderne
Contemporain
Blocs lapidaires
+ objets
volumineux
1 semaine Si notes
manuscrites
AZ lisibles = 2
jours
Placard 1 - Palu 14 Contemporain Tuiles plates Placard exigu-
manutention
complexe
1 semaine
Placard 2 - Palu 14 Contemporain Carreaux
« Bonie »
Placard exigu-
manutention
complexe
1 semaine
Palu 13 Contemporain Panneaux de
bois (Bonie et
divers)
Aide ponctuelle 1
agent technique
= poids et
encombrement
3 semaines
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)leues)
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: « Cartes album » (435 sur bristol noir ; 1 300 sur bristol jaune) ;
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 216
2021 : Fin de la campagne 2017-2018 sur le Trésor de Garonne
Il faudrait prévoir une vacation pour scanner les ektas des 3998 monnaies de Garonne, faire des prises de vue numériques de la tranche des monnaies (n° d’inventaire), et créer les liens dans Micromusée. Ces opérations de travail sur écran nécessitent beaucoup de concentration. Cette vacation serait donc couplée à une mission portant sur l’achèvement du récolement de la réserve « Marine » ou les portoirs de céramique et divers objets de la réserve céramique D4/2 = 1 ETP sur 6 mois.
2022 : campagne « épicerie Prouteau », salles XIX-XX e siècles
Epicerie (environ 750 pièces), fin XIXe – 1ere moitié du XX e . Cette épicerie, grâce à ses objets publicitaires, évoque une gamme très variée de produits fabriqués localement et met l’accent sur l’importance des industries alimentaires durant toute la première moitié du XX e siècle à Bordeaux et dans la région bordelaise. Elle est présentée en permanence dans une des salles d’exposition du musée consacrées à l’histoire de Bordeaux et de l’Aquitaine à l’époque contemporaine. Environ 600 objets sont à inventorier, marquer, informatiser et photographier. Il sera difficile de travailler dans l’épicerie, ou à proximité, faute de connexion informatique proche et faute de place. Il faudra sortir les objets exposés les uns après les autres et les traiter successivement dans les locaux de la conservation (marquage, saisie informatique, photographie). L’aide du service de la régie sera nécessaire pour les mouvements d’objets et le marquage, tandis que la participation soutenue d’un photographe devra être acquise.
2023-2024 : médaillier
Cette collection comporte, pour l’essentiel, des monnaies de l’antiquité à nos jours (70 %) et des médailles commémoratives, religieuses, de concours, de collections, etc. (20 %). Le reste se compose de jetons (commerciaux, royaux, etc.), plaques ornementales ou commémoratives, moulages en plâtre, moulages en cire, empreintes de médailles, poids dont monétaires, sceaux et quelques billets d’anciens francs. Elle totalise 17 917 objets. Le recrutement d’un numismate contractuel devra être envisagé à temps plein sous la forme d’un contrat de 2 ans. Il faudra l’installer avec les monnaies dans un bureau sécurisé, avec une rotation des pièces à traiter.
2025 : Collections médiévales/modernes
Récolement de la réserve L1/16. Seuls 8 objets sont actuellement saisis dans cette réserve, sans photos. Pour mener à bien cette opération, il faudra recruter 2 ETP sur 6 mois.
Le musée Goupil
1. Nature et localisation des collections – réserve L 4
1.1. Estampes : 46 000 au total.
• armoire 07 (« Estampes miniatures » noir et couleur), meubles à plans et boites : 40 000
• 4 000 (doubles des typogravures et chromotypogravures ; doubles des « Estampes miniatures » et « Estampes
album », boîtes bleues)
• 2 000 (non identifiées et « problèmes »)
1.2. Photographies : 70 000 au total.
un exemplaire pour chaque série de reproduction photographique :
• armoire 07, classeurs : « Cartes de visite » (1 000) ;
• armoire 07, classeurs : « Cartes album » (435 sur bristol noir ; 1 300 sur bristol jaune) ;
• armoire 07, boites : « Galerie photographique bristol noir » et « Album de photographies sur bristol noir » (120)
• meubles à plans 32, 33, 34 : « Musée Goupil & Cie » (800) ; « Galerie photographique » formats 1, 2 et 3 (1 000) ;
séries diverses
• armoire 09, boîtes : photographies directes (vues, portraits, etc.). 500
• armoire 08, boîtes : clichés référence peinture (2.500)
795)
_lerie photographique » format1 et 3 ; format 2 (5.000 en tout)
‘ isite » (boites grises), « Galerie photographique bristol noir » (boites bleues), et
1 coupées.
t petit format.
d : doubles « Cartes album » et « Musée Goupil & Cie »
1: revues illustrées
4: portefeuilles
npte, de dépôt, etc.) ; pièces d'archives
n formats (3 000)
etit format (1 000)
graphiques (100)
| typogravure (100)
= 0, très dégradés)
S)
[5 : dessins (50)
s de couleur (54)
rie (2 presses taille douce et 1 presse lithographique).
ses et « cours de dessin ») / photographies (finir série « carte album »).
(série « galerie photographique »).
| liverses)
de Ir verre.
format).
illustrés ; archives
gravés ; pierres lithographiques ; autres matrices ; divers.
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 217
• armoire 08, clichés référence sculpture (700)
• étagères : doubles « Galerie photographique » format 1 et 3 ; format 2 (5.000 en tout)
• étagères : doubles « Cartes de visite » (boites grises), « Galerie photographique bristol noir » (boites bleues), et
séries diverses.
• étagères : séries photographiques, épreuves non coupées.
• armoire 08 : clichés référence peinture, grands formats et petit format.
• étagères métalliques fond : doubles « Cartes album » et « Musée Goupil & Cie »
1.3. Livres et revues illustrés, albums : 1 000
• armoires 03, 04, 05, et 06 : livres illustrés
• armoires 10 et 11 : revues illustrées
• meuble à plan 44 : portefeuilles
1.4. Archives : 15 mètres linéaires
• armoires 01 et 02 : pièces d’archives diverses (catalogues, registres de compte, de dépôt, etc.) ; pièces d’archives
diverses (doubles de catalogues, étiquettes adresse envoi des revues illustrées publiées par Goupil, etc.)
1.5. Matrices : 6 200
• Réserve J1/15 : cuivres gravés grand et moyen formats (3 000)
• Réserve M1/07 : cuivres gravés petit format (1 000)
• Réserve M1/04 : pierres lithographiques (100)
• Réserve M1/04 : blocs typogravure et chromotypogravure (100)
• Réserve L1/10 : négatifs sur verre (2 000, très dégradés)
1.6. Divers
• peintures (3)
• mobilier galerie Goupil (4 éléments)
• meuble à plan 15 : dessins (50)
• Réserve L1/10 : palettes de couleur (54)
• Réserve extérieure La Palu : presses d’imprimerie (2 presses taille douce et 1 presse lithographique).
Etat de l’informatisation
L’informatisation des collections a commencé en 2001 avec le logiciel Micromusée commercialisé par la société
Mobydoc.
Répartition / Objectifs
• 2019 : Estampes (séries diverses et « cours de dessin ») / photographies (finir série « carte album »).
• 2020 : Estampes (estampes noir) / photographies (série « galerie photographique »).
• 2021 : Estampes (finir estampes noir et couleur) / photographies (séries diverses)
• 2022 : Négatifs sur verre.
• 2022 : Estampes (estampes couleur) / photographies (clichés référence grand format).
• 2023 : Livres et revues illustrés ; archives
• 2024 / 2025 : Cuivres gravés ; pierres lithographiques ; autres matrices ; divers.
796JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 218
797PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 219
Bâtiment
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 220
3.1. Niveau 1
799= — VEINE
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 221
3.2. Niveau 2
800a T'ON aNS AUA
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DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE FT JN MUSÉE-MONDE, PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 222
PCF
PCF
POINTS DE DETECTION NIVEAU 3
TD
TD
TD
TD
TD
TD
TD
TD
TD
TD
TD
TD
3.3. Niveau 3
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DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE JN MUSÉE-MONDE, PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 223
POINT DE DETECTION NIVEAU 4
ENTRESOL Niv.3/4 sous la bibliotheque
3.4. Niveau 4
802JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 224
ZONE DE DETECTION
NIVEAU 5 / 6
RESERVE M6
3.5. Niveaux 5 et 6
803PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 225
Fonctionnement
4 804ce
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 226
Musée d'Aquitaine
Sylvie LACOUME-
MAGNE
C
Véronique BOURDEN
C
Jean-Sébastien
BAILLET
C
Marie-Christine CAPDEVILLE
C
Martine LACROUTS
C
(MADD)
Marielle
GONTHIER
C
Jean-Richard LABBÉ
C
Anne ZIEGLE
A+
Geneviève
DUPUIS SABRON
A+
Paul MATHARAN
A+
Ateliers
techniques
Audio Visuel Informatique
Inventaire recolement, bibliothèque,
documentation
Salles permanentes, régie, collections et
réserves
Grandes expositions
Mécénats, Partenariats
et Communication
NTIC
Accueil services
Sécurité
surveillance
Gestion
administrative et
financière
Entretien
David MOLAS
C+
Thierry THEARD
C+
Marie Christine
HERVE
A
Isabelle HOARAU
A
Mission
transversale
Marion BLANCHET
A
Maria Dolores BERROCAL
B
Didier NARDI
B
Caroline LAUGERY
B
Yasmina ARNAUD
C
Amandine BELY
C
Marina PANGRAZI
B
Odile BILLER
A
Carole BRANDELY
B
Cindy SOULIER
C
François DIEZ C
Sylvie PEREZ-DANIEL
C
Jean-Bernard
DUCOURNEAU
C
Jérome
SABATIE
C
Jean Marie KABRANE
C
Départements
Catherine DELSOL
B+
Patricia PAÏSSE
C
Anthony
ALBAGNAC
C
Sylvie RIFLADE
C
Corinne LARROUY
C
Alain
DEFONTAINE
C
Régine BIGORNE
A
Michel PORTE- PETIT
B
Thierry FILLOL
C
Habiba DJOUMOI -
HASSANI
C
Sophie DULOUT
B
Sandrine COMMARIEU
C
Sébastien
ETCHEGOYEN
C
Vincent MISTROT
A
Sophie DULOUT
B
Aurélie de MUNICO
C
Laurent DRÉMOND
C
Laurent ANDRÈS
C
Blaise RICCI
C
Paul MATHARAN
A+
BOUTIQUE
Jean Luc SUIRE
C
(DGAC)
Joel COUGET
C
Christian BLOCK
A
Julie DIEZ
B
David DUMAS
C
Yann
PEYRONNET
C
Anne ZIEGLE
A+
STANDARD
Marie NEROT
B
Jose BAKYONO
C
Jérôme
DESMOULIN
C
ORGANIGRAMME CIBLE
Régine BIGORNE A
Service/Chef de Service Centre/Chef de Centre
Cellule/Missions
Adjoint Chef de Service
Laurent VEDRINE
A +
Stéphane Lormeau A
Nicolas CARATY
C
Sophie ROLLAND
C
Delphine
CHEIGNON
emploi tremplin
(DRH)
Services techniques
Conservation, collections, expositions
Géraldine ROESCH
C
Cécile DUMAS
C
Philippe
CHAUVEAU
B
Service Médiation
Sophie OLLE-
B
FONTAN
Musée Goupil
Services aux publics
Katia KUKAWKA
A+
Myriam FONTANET A
Katia KUKAWKA
A+
Programmation
culturelle (X à créer)
Administration, finances et affaires générales
Organigramme octobre 2019
Centre Jean Moulin Christian BLOCK
A
Ludovic FAUCHIER
C
(DGAC)
Laurence POULLIER
C
renfort temp.
(DRH)
Lydie DA
TRINIDADE
C
Yannick
SUCHET
C
Florence BONNIEU
C
Myriam FONTANET
A
4.1. Organigramme
Mélodie COUSSIÉRE
B
805JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 227
4.2. Effectif permanent
Cadre A Cadre B Cadre C Total
Filière culturelle 13 4 15 32
Filière technique 0 3 20 23
Filière administrative 2 3 6 11
Autre 1 1
Total 15 10 42 67
Femmes 10 6 22
Hommes 5 3 21
Total 15 9 43 67
Nb agents Catégorie d’âge
5 20 - 30 ans
11 30 - 40 ans
21 40 - 50 ans
25 50 - 60 ans
5 + 60
67
806JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 228
4.3. Budget de fonctionnement
Années
Budget de
fonctionnement du
musée d’Aquitaine
2014 292 000 €
2015 267 200 €
2016 253 840 €
2017 251 300 €
2018 250 000 €
2019 238 500 €
Budget de fonctionnement - Toutes opérations confondues (moyens
généraux, action culturelle, boutique)
Musée d’Aquitaine
Action culturelle 344 644 €
Moyens généraux 71 493 €
Boutique 53 484 €
Total 469 623 €
230 000 €
235 000 €
240 000 €
245 000 €
250 000 €
255 000 €
260 000 €
265 000 €
270 000 €
2015 2016 2017 2018 2019
Evolution du budget de fonctionnement
(hors boutique)
807JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 229
100 000 €
150 000 €
200 000 €
250 000 €
300 000 €
350 000 €
400 000 €
2015 2016 2017 2018 2019
Evolution des recettes
(billetterie, boutique, locations d'espaces)
4.4. Évolution des recettes du musée (billetterie et boutique)
808JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 230
4.5. Boutique (données 2018)
CA HT Nb de produits vendus Fréquentation retenue Panier moyen HT Démarque inconnue Marge brute HT
104 137 € 15 733 88 665 14,29 € 2 353 € 35 201 €
TOP 20 EN CUMUL Valeur
Dépôt / articles QTE CA HT
LIBRAIRIE L’archéologie à grande vitesse 459 9 204,74 €
LIBRAIRIE Jack London dans les mers du Sud 349 8 270,14 €
LIBRAIRIE Les vies de Jack London 78 2 587,68 €
LIBRAIRIE Bordeaux 18e, le commerce atlantique et l’esclavage 102 2 320,38 €
LIBRAIRIE La croisière du Snark 252 2 316,97 €
LIBRAIRIE Aventures en mer 93 2 291,94 €
LIBRAIRIE Contes des mers du Sud 267 2 201,80 €
PAPETERIE Cartes postales Permanent 2121 2 192,51 €
LIBRAIRIE Musée d’Aquitaine voyage au cœur des collections FR 386 2 048,91 €
DIVERS Boule de Noël prestige 357 1 676,25 €
LIBRAIRIE Bordeaux patrimoine mondial 109 1 498,10 €
DIVERS Boussole compas 49 1 429,17 €
LIBRAIRIE Martin Eden 113 1 263,89 €
ENFANTS Peluche Mammouth 99 1 237,50 €
LIBRAIRIE 1917 Voilà les Américains 51 1 208,53 €
DIVERS Planche à découper ronde 50 1 208,33 €
DIVERS Parapluie pliant 66 1 155,00 €
DIVERS Sextant 16 1 065,33 €
LIBRAIRIE Musée d’Aquitaine voyage au cœur des collections ANG 187 992,61 €
LIBRAIRIE Jack London photographe 35 962,09 €
TOP 20 EN CUMUL Quantité
Dépôt / articles QTE CA HT
PAPETERIE Cartes postales Permanent 2 121 2 192,51 €
PAPETERIE Timbre Jack London - lettre verte 510 408,00 €
LIBRAIRIE L’archéologie à grande vitesse 459 9 204,74 €
PAPETERIE Timbre Jack London - lettre prioritaire 424 402,80 €
LIBRAIRIE Musée d’Aquitaine voyage au cœur des collections FR 386 2 048,91 €
DIVERS Boule de Noël prestige 357 1 676,25 €
LIBRAIRIE Jack London dans les mers du Sud 349 8 270,14 €
PAPETERIE Crayon à papier Tattoo 277 354,58 €
LIBRAIRIE Contes des mers du Sud 267 2 201,80 €
LIBRAIRIE La croisière du Snark 252 2 316,97 €
PAPETERIE Crayon à papier MAQ 221 239,42 €
BIJOUX Bracelet torsadé argenté 200 833,33 €
LIBRAIRIE Musée d’Aquitaine voyage au cœur des collections ANG 187 992,61 €
BIJOUX Ecrin prestige 155 116,25 €
DIVERS Pièce de collection MAQ 155 465,00 €
BIJOUX Bracelet brésilien 154 770,00 €
LIBRAIRIE Jack London à bord du roamer 151 138,42 €
DIVERS Mosaïque 147 110,00 €
LIBRAIRIE Jack et Charmian à bord du Snark 137 126,84 €
PAPETERIE Magnet Le Conquérant 136 396,67 €
809[ 1
30800
:
CREATION DES ESPACES EXPOSITION JACK LONDON
20e-21e 5.
CREATION D'UN PARCOURS SENSORIEL
DANS LES MERS OU SUD
MEDIATION & PROGRAMMATION CULTURELLE
2018
327
Es — MEDIATION & INAUGURATION DU RESTAURATION D'ŒUVRE
PROGRAMMATION CENOTAPHE MONTAIGNE
CULTURELLE
2019
13330 1499
= ce: EXPOSITION LA DEFERLANTE SURF
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 231
4.6. Évolution du mécénat depuis 2013
NATURE DU MECENAT 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
FINANCIER 2 696 € 6 500 € 11 000 € 74 321 € - 60 000 € 138 000 €
NATURE 134 000 € 10 000 € 4 000 € 17 928 € 5 000 € 49 235 € 16 429 €
COMPÉTENCES - - - - - 1 914 € 1 400 €
TOTAL 136 696 € 16 500 € 15 000 € 92 249 € 5 000 € 111 149 € 155 829 €
Typologie des projets soutenus par du mécénat en 2018 et 2019
Évolution du mécénat depuis 2013
(financier, en nature et de compétences)
810JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 232
811PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 233
Actions transversales
5 812JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 234
Le développement durable au musée d’Aquitaine
Des pistes de réflexion concernant le volet « Transition écologique » sont abordées dans le Projet scientifique et culturel (PSC) du musée, qui servira de ligne conductrice définissant les grandes orientations et la stratégie adoptée pour les cinq années à venir. Cette stratégie se base sur un objectif clef : limiter l’impact environnemental des activités du musée. Contribuer à la transition écologique s’impose comme une priorité pour tous les services du musée d’Aquitaine.
Dans le cadre d’une mission de service civique accomplie en 2019-2020 au musée, Alice Dauga a pu aller plus loin, guidée par le directeur du développement durable de Bordeaux Métropole :
- établir un premier état des lieux global des atouts et faiblesses du musée d’Aquitaine en matière de développement durable, à partir de questionnaires et d’entretiens conduits avec une vingtaine d’agents,
- développer des pistes de travail pour tendre vers un musée éco-responsable à toutes les échelles (vie quotidienne de tous les services, projets en cours et à venir).
1. Analyse des questionnaires et suggestions des agents
Sensibles à la question écologique, les équipes du musée d’Aquitaine ont déjà adopté un certain nombre de pratiques vertueuses pour réduire leur impact sur l’environnement (usage du vélo quotidien par beaucoup d’agents, initiatives concernant le tri des papiers, réutilisation de certains matériaux, etc.). Pour beaucoup d’agents, il reste cependant un long chemin à parcourir en matière de développement durable dans le cadre de leur activité professionnelle.
Un constat général : les efforts faits au niveau collectif sont insuffisants pour tous les agents interrogés, avec une note moyenne (sur une échelle de 1 à 5) de 2/5. Mais 90 % des agents interrogés ont mis une note inférieure à 3. Cependant, tous les agents se sentent « personnellement impliqué(e) au quotidien dans le développement durable » ou du moins « essayent en fonction de leurs moyens ». Ce score donne un signal concret et visible d’une vraie prise de conscience de la part des agents et de leur volonté affirmée d’améliorer la situation.
Dans les activités ayant le plus de conséquences écologiques citées spontanément par les agents, on retrouve dans l’ordre : les impressions papier, le non-recyclage, les mails/pollution numérique, la consommation énergétique du bâtiment, les déplacements et transports d’œuvres.
Les impressions papier sont unanimement considérées comme à réduire. En moyenne, 80% des agents estiment imprimer moins de 25 pages par semaine. Il y a cependant encore des progrès à faire sur les paramétrages automatiques en noir et blanc et recto-verso. Un des agents évoque le paramétrage par défaut des « niveaux de gris », qui permet de réduire de 25 % les quantités utilisées d’encre noire.
Les distributeurs automatiques sont utilisés quotidiennement par plus de la moitié des agents interrogés. Les pistes évoquées par plusieurs agents pour rendre cette utilisation plus « responsable » reprennent la suppression des « touillettes » jetables et la demande d’un paramétrage où la distribution de gobelet est en option, permettant à chacun d’amener son propre récipient réutilisable.
Le « rejet de substances toxiques/dangereuses » a été cité plusieurs fois par les agents comme une priorité sur laquelle agir. Il y a là une vraie perception du risque par ces derniers, confrontés directement à l’utilisation de produits nocifs. Un membre de l’équipe technique souligne : « Nous utilisons des colles très toxiques pour les montages papiers, maquettes, cartels... Sans protection pour nous-mêmes (aucun masque) et dans un espace qui n’est pas adapté ni ventilé pour ce type de travail ». Le responsable de l’équipe technique confirme cet état des lieux préoccupant quant à l’utilisation de produits nocifs au quotidien, malgré la progression des normes ISO ; les produits les plus toxiques demeurant ceux utilisés pour le bois et les peintures. L’idéal serait donc que les acheteurs Ville/Métropole introduisent systématiquement dans les marchés la préconisation de produits écologiques et plus respectueux de l’environnement à tous les niveaux (colles, solvants, vernis, peintures, revêtements, produits phytosanitaires, etc.).
Les agents s’accordent sur deux axes prioritaires en matière de développement durable :
Le recyclage et les emballages sont cités par 16 agents sur 21, surtout pour les membres du département
813nts dans les bureaux et respecté par
atériel pour évènements
tion des
communication et de médiation.
frigo, dispositifs réchauffants, etc.).
e bokashi pour les biodéchets.
| (commun, mails), nettoyer de la data en ligne en
IX yeux des agents, sur plusieurs aspects :
_urs occurrences de l'expression « passoire
tériaux plus écologiques
; pour réduire la consommation d'électricité
oo itions de papier (réunion des
pour
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 235
conservation qui dénoncent « l’utilisation de papier bulles, de bullpack » et les « commandes de matériel de conservation qui arrivent souvent suremballées à la livraison ». Il sera pertinent de rechercher des alternatives durables à l’utilisation de ces matériaux et d’inscrire cet objectif dans le plan « Zéro plastique à usage unique » voté par la Ville de Bordeaux en décembre 2019. Une remarque récurrente est faite sur le tri des déchets qui ne serait pas correctement effectué.
NB : Les membres de l’équipe technique soulignent également la difficulté criante à laquelle ils sont confrontés pour recycler les produits et matériaux utilisés dans le cadre de leurs activités (peintures, colles, ampoules usagées, néons). Alors qu’il était originellement possible d’amener lesdits déchets à la déchetterie professionnelle de la Ville pour qu’ils soient recyclés et triés correctement, cette procédure n’existe plus aujourd’hui (attente de l’attribution d’un marché privé pour la réorganisation du recyclage des produits toxiques). Ces déchets hautement nocifs sont donc jusqu’à nouvel ordre stockés dans la cour du musée. Ce stockage constitue un facteur de risque pour les personnels et le public. L’absence de filière de recyclage est un enjeu qui devra donc être pris en compte par la direction dans les plus brefs délais.
La réduction de la consommation énergétique du bâtiment apparait comme une priorité pour 11 agents sur 21, le terme « passoire énergétique » revient dans plusieurs questionnaires. Ce point sera abordé plus en détails dans la seconde partie du document, et nécessitera une réflexion approfondie avec les services de la Direction des bâtiments Bordeaux Métropole.
D’une manière générale, beaucoup d’agents mentionnent la nécessaire réduction du gaspillage.
Suggestions spontanées des agents pour limiter l’impact écologique de leurs activités :
• Effectuer un tri sélectif et effectif ; le tri doit être davantage suivi par les agents dans les bureaux et respecté par les agents d’entretien (moins de mélange des poubelles).
o Mettre à disposition plus de points de tri et recyclage (accueil, contenants en verre, recyclage de matériaux comme les piles et ampoules, etc.).
o Mise en place de poubelles à compartiments de tri dans les espaces principaux (salles de réunion, couloir du distributeur, toilettes, cuisine, ateliers, etc.).
o Mise en place de conteneurs spéciaux à mégots de cigarettes avec une association spécialisée
• Réduire le gaspillage au quotidien : photocopies, fournitures de bureau, emballages, matériel pour évènements exceptionnels type vaisselle jetable, essuie-mains, cafetières à capsules.
o Supprimer le plastique à usage unique (emballages parapluies, gobelets, touillettes, protection des livres à la bibliothèque, etc.). Ce point sera abordé dans le second axe d’action du présent plan.
o Réduire les supports papier : impressions, supports papier de communication et de médiation.
o Faciliter les moments de pause pour limiter le gaspillage alimentaire (frigo, dispositifs réchauffants, etc.).
o Installer un bac à compost type bokashi pour les biodéchets.
• Effectuer un nettoyage des dossiers et documents en ligne (commun, mails), nettoyer de la data en ligne en les données sur un disque dur.
• Faire des efforts sur la consommation énergétique : couper les chauffages et climatiseurs d’appoint, éteindre les lumières et les dispositifs électriques dès la fin de leur usage, continuer les efforts sur les ampoules basse consommation et installation ampoules LED, installation de cellules qui déclenchent un éclairage au mouvement et minuteries (couloirs de circulation, toilettes).
Suggestions de long terme :
• Une rénovation complète du bâtiment semble inéluctable aux yeux des agents, sur plusieurs aspects :
o Réduire la consommation énergétique (plusieurs occurrences de l’expression « passoire énergétique ») : double-vitrage, renforcement de l’isolation, toiture de La Palu, amélioration du climat dans les salles permanentes
o Rénover les toilettes avec des matériaux plus écologiques
o Moderniser les ascenseurs et monte-charges pour réduire la consommation d’électricité
• Le passage au numérique apparait incontournable pour réduire certaines consommations de papier (réunion des
supports pédagogiques et pour le public, tablettes de médiation en prêt, projection de l’ordre du jour en réunion et
installation de tableaux blancs, numérisation des livres d’or, mise en place de cartels numériques avec LED pour
814et agents lointains est demandée par près d'1
ni
alisée par la Métropole en
Déperditions
Les plus fortes
Moyennes
Les plus faibles
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 236
faciliter les modifications, etc.).
• Une réflexion pour la facilitation des transports pour les œuvres et agents lointains est demandée par près d’1
agent sur 4 : meilleur accès aux transports en commun, places de parking réservées au covoiturage, préférer le train
à l’avion, etc.
• Réutiliser les muséographies, notamment lors des expositions temporaires
• Construire un bâtiment de réserves externalisées respectant toutes les normes HQE
2. Axes de travail et mesures opérationnelles
Faire évoluer les pratiques de chacun pour une meilleure qualité de l’environnement s’impose comme une priorité
pour les services du musée d’Aquitaine. Afin de réduire l’impact environnemental des activités du musée, nous
proposerons dans les paragraphes à venir trois axes de travail. L’objectif à long terme est de s’inscrire dans la
« démarche Métropole à haute qualité de vie » énoncée par la Direction développement durable de Bordeaux
Métropole, mettant en jeu des valeurs de soutenabilité et faire-ensemble.
En outre, ce plan d’action s’appuie sur un certain nombre d’orientations énoncées dans le Projet scientifique et
culturel (PSC) du musée d’Aquitaine 2020-2024. Il reprend notamment la volonté de travailler davantage en circuit
court (notamment pour la boutique), de se pencher sur la question du recyclage du matériel d’exposition ou encore le
projet de développement des jardins dans l’enceinte du musée. La question de la rénovation du bâtiment est partie
intégrante de cette réflexion, notamment avec l’enjeu de l’inertie climatique du bâtiment.
Axe 1 : Accélérer la transition énergétique
Constat et maîtrise de la consommation énergétique
Le bâtiment du musée d’Aquitaine est intégralement géré par Bordeaux Métropole, ce qui signifie que les équipes
du musée y compris le responsable sécurité n’ont pas accès aux contrats et données concernant la consommation
énergétique du bâtiment. Il est par conséquent compliqué d’établir un état des lieux précis des dépenses
énergétiques du bâtiment.
Un premier pas dans le constat et la maîtrise de la consommation énergétique passe par le repérage des
déperditions thermiques de la toiture selon les données de la thermographie aérienne réalisée par la Métropole en
2018 (geo.bordeaux-metropole.fr/thermographie). Les images obtenues donnent à voir un constat moins pire que ce
que l’on aurait pu penser, aussi bien pour l’emplacement du musée d’Aquitaine que des réserves La Palu où peu de
déperditions thermiques de la toiture sont constatées.
815e le plus de déperditions
de ns
les sur les dépenses énergétiques,
; espaces des salles, impliquant un coût important lors de
cadastre solaire » (indicateur
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 237
Des travaux importants seront néanmoins à prévoir dans l’espace Aquitaine, qui présente le plus de déperditions
thermiques (NB : la réfection de cet espace est inscrite dans le PSC 2020-2024). D’une manière générale, certains
travaux supplémentaires seront à prévoir pour réduire davantage ces déperditions : petit local à côté de la salle de la
Rosace, ateliers techniques, hall d’entrée.
Renforcer l’isolation du bâtiment permettrait d’effectuer des économies sur les dépenses énergétiques,
notamment en menant une réflexion de fond sur les dépenses en matière de chauffage. Celle-ci devra s’attarder
selon les responsables des équipes techniques et de surveillance sur la révision complète des huisseries, fenêtres et
fermetures, ainsi que sur la manière de chauffer/climatiser les espaces d’exposition.
Enfin, des progrès sont à faire sur l’éclairage des espaces des salles, impliquant un coût important lors de
potentiels travaux de rénovation. Alors que la plupart des musées éclairent leurs espaces d’exposition par des
ampoules LED, seuls les espaces XXe-XXIe siècle du musée d’Aquitaine en sont aujourd’hui pourvus. Ces
ampoules, qui doivent être changées dix fois moins souvent que les ampoules « classiques », permettraient des
économies considérables sur les dépenses en électricité. Le remplacement de tous les dispositifs d’éclairage par ces
lampes LED plus économiques et moins énergivores impliquerait la rénovation de tous les plafonds techniques et
rails, soit sur un espace de plus de 6 000 m².
Enfin, afin d’accélérer la transition énergétique du
musée d’Aquitaine sur le long terme, une piste évoquée
lors d’une première prise de contact avec la direction
du développement durable de Bordeaux Métropole était
l’installation de panneaux solaires ou photovoltaïques
sur le toit du musée, ce dernier disposant d’une surface
en hauteur de choix en plein cœur de ville. Cependant,
la conclusion du calcul du « cadastre solaire » (indicateur
du potentiel solaire d’un bâtiment (KWh/m²/an) prenant en
compte les effets d’ombres portés ; marenov-bordeaux-
metropole.cadastre-solaire.fr/) ne peut avoir lieu,
le musée d’Aquitaine étant situé dans une zone protégée.
Une potentialité pourra être à terme d’intégrer
la production d’électricité solaire dans le bâti du musée
d’Aquitaine (toiture en ardoises).
Novateur et inédit, un tel projet nécessitera une étude de potentiel solaire par la direction des bâtiments, tout en
ne négligeant pas la question du coût important qui serait induit.
Autres études :
Une étude précise de la consommation énergétique s’impose pour avoir des indicateurs plus précis des diverses
dépenses à quantifier :
- Kilométrage des véhicules de service
- Boutique : poids des emballages, provenance des objets (distance kilométrique, transporteurs)
- Consommation en eau du bâtiment
- Litres de produits ménagers utilisés
- Volume des émissions de gaz à effet de serre
- Dépenses énergétiques totales (eau, électricité, gaz)
816_ipal existent pour suivre les projets de
3s est de parvenir à la couverture
€, aussi appelée «
| és dans le plan
. Ces efforts ne pourront se faire sans une prise
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 238
Cadre et propositions :
Des dispositifs d’accompagnement au niveau métropolitain et municipal existent pour suivre les projets de
rénovation et d’aménagement des bâtiments, surtout pour ceux relevant du patrimoine public. Les travaux envisagés
pourront ainsi s’inscrire dans le « Schéma directeur des énergies renouvelables pour le patrimoine public »
édicté par Bordeaux Métropole dans son plan d’action 2019. Un des axes énoncés est de parvenir à la couverture
de « 100 % des besoins électriques par de l’électricité verte pour le patrimoine public ». En outre, le projet de
rénovation globale du musée dont les grandes lignes sont dessinées dans le PSC 2020-2024 pourrait s’inscrire
dans la politique de rénovation du patrimoine public engagée par la Métropole, aussi appelée « programme
rénovation BBC » (basse consommation). Le recours au tiers financement est un des outils proposés dans le plan
d’action.
Aménagements :
o Recours aux énergies vertes
o Pose de double-vitrage et renforcement de l’isolation
o Réfection d’une partie de la toiture
o Amélioration du climat dans les salles permanentes
Alors qu’une rénovation complète du bâtiment pourra au long terme avoir un impact significatif sur la réduction de
l’impact écologique des activités du musée d’Aquitaine, dans l’immédiat il apparait indispensable de continuer les
efforts faits sur la régulation de la consommation énergétique. Ces efforts ne pourront se faire sans une prise
de conscience collective des agents et l’adaptation de leurs pratiques individuelles au quotidien.
Mesures :
o Couper/supprimer les chauffages et climatiseurs d’appoint
o Eteindre systématiquement les lumières et dispositifs électriques dès la fin de leur usage
Aménagements :
o Mieux anticiper à l’échelle de la Ville la mise en service annuelle du chauffage (qui arrive toujours trop
tard, d’où la présence de nombreux chauffages d’appoint)
o Remplacer toutes les ampoules et néons par des ampoules basse consommation ou LED
o Installer des mitigeurs sur les robinets (toilettes, médiation, ateliers), réfection des toilettes avec des
matériaux écologiques et installation de dispositifs d’économie d’eau
o Installer des cellules qui déclenchent un éclairage au mouvement et d’interrupteurs minuteries (couloirs
de circulation, toilettes)
Enfin, une piste supplémentaire de réflexion suggérée par les documents d’orientation de la Métropole concerne la
réitération des opérations « Jour de nuit », consistant à supprimer l’éclairage des monuments bordelais dès 20h.
Axe 2 : Lutte anti-gaspillage
Tendre vers le « Zéro-déchet »
Bordeaux Métropole propose des dispositifs d’accompagnement pour tendre vers le « Zéro-déchet », notamment
grâce à son « Plan zéro-déchet, zéro gaspillage ». Il est par exemple proposé une distribution de composteurs pour
les particuliers, dispositif pouvant être étendu aux structures publiques dans une certaine mesure.
Outils et aménagements :
o Installer un composteur dans la cour triangulaire ou la cour carrée pour les déchets alimentaires,
organiques et biodégradables (déchets alimentaires, plastiques biodégradables, déchets verts, etc.). Des
installations de type « bokashi » peuvent être envisagées, notamment grâce à l’adhésion à « Recup »,
jeune association bordelaise innovante proposant ce type de service pour les structures et entreprises et
participant à la revalorisation de nos déchets à l’échelle locale.
En savoir plus : https://www.recup-compostage-urbain.fr/pour-les-entreprises 817ins ses
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 239
o Installer un frigo zéro-gaspi (initiatives du CREPAQ soutenues par Bordeaux Métropole) pour créer
un espace de solidarité tout en encourageant la récupération et la revalorisation alimentaire (repas des
agents, restes des cocktails et autres manifestations). Ce dispositif devra être installé dans l’espace public
pour toucher le plus de monde possible.
o Organiser une récolte éco-responsable des mégots dans la cour carrée par la mise en place d’un
partenariat avec une structure de l’ESS comme « Eco mégot »
o Privilégier l’utilisation de produits phytosanitaires bio (nettoyage et hygiène, traitement des espaces
verts, etc.) ; il sera pertinent d’adapter les marchés publics sont dépend le musée d’Aquitaine en ayant un
échange avec M. Laurent Desbordes (coordinateur des achats pour la mairie de Bordeaux).
Un point majeur soulevé par les agents du musée est l’utilisation excessive du plastique à usage unique, que
tous s’accordent à souhaiter réduire drastiquement. Cette démarche s’inscrit dans le plan « Objectif zéro plastique
à Bordeaux », proposé au Conseil municipal du 20 novembre 2019 et faisant suite au vote d’une motion en avril
2019 « réaffirmant le souhait de la Ville de multiplier dès 2020 les pratiques écoresponsables notamment dans ses
services au travers des achats [notamment en supprimant] les objets en plastique à usage unique (touillettes, pailles,
gobelets) dans tous les services municipaux ». Il sera souhaitable que le travail concernant ce point soit coordonné
avec Mme Anne Brissard (chargée de mission pour le Contrat Local de Santé Métropolitain - Bordeaux Métropole).
Bordeaux Métropole).
Plusieurs pistes de travail peuvent être envisagées dans cette optique :
o Réceptions, pots et vernissages : supprimer le plastique à usage unique au profit de dispositifs
réutilisables (vaisselle en verre, couverts, nappes, emballages, etc.). Une idée serait de doter le musée
d’un set de gobelets en plastique réutilisables du type « éco-cups » pour les goûters, petits-déjeuners et
autres pauses café.
o Visiteurs : suppression du plastique à usage unique (protège-parapluies, suremballage des produits
vendus à la boutique)
o Concernant les prestataires et partenaires accueillis au musée, toujours garder en tête la mise en place
d’un objectif « zéro-déchet » : privilégier des fournisseurs proposant des produits sans suremballage, bio/
végétariens
o Distributeurs automatiques (boissons et confiseries) :
● Proposer une option « sans gobelet » incitant les utilisateurs réguliers à utiliser leur propre tasse
● Utiliser des gobelets en carton et non plus en plastique pour les utilisateurs occasionnels
comme les visiteurs
● Ne plus proposer de bouteilles en plastique au distributeur, mais privilégier l’installation d’une
fontaine avec des gobelets réutilisables ou au moins en carton biodégradable
● Proposer des produits qui ne sont pas suremballés et sans huile de palme
Enfin et dans une autre mesure, cet objectif « zéro-déchet » doit également se rapporter à la réduction des déchets
numériques :
o Limitation des réponses automatiques
o Mise à jour du fichier abonnés pour réduire les envois de newsletters
o Opération de nettoyage régulier des boîtes mail et espaces numériques de travail
818qui doit être
Co | | | | | éeeten
Iséographie
de d’une exposition
D . | | ousse et polystyrène)
| D Co ux étudiants en art de
D ce co : ter des prêts/dons
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manifestations).
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 240
Favoriser le recyclage
Si tendre vers un objectif « zéro-déchet » est plus que souhaitable, nous devons rester réalistes sur l’impact
écologique inéluctable de certaines activités du musée. La piste de travail envisagée est donc de favoriser le
recyclage à tous les niveaux :
o D’importants efforts sont à mener sur le tri sélectif et le recyclage, qui doit être plus strict et mieux
contrôlé. Cela passe par la mise en place de bacs de recyclage papier à chaque étage du musée et en
particulier à l’accueil, par un aménagement des dispositifs de collecte et ramassage utilisés par les agents
d’entretien ainsi que par la demande d’une poubelle verte supplémentaire auprès des services de la
mairie.
o Continuer la réutilisation ou le recyclage du mobilier de bureau obsolète
o Poursuivre le recyclage du mobilier et des outils de muséographie des expositions temporaires :
Pour le responsable des ateliers techniques, l’objectif est de pouvoir réutiliser 80 % du matériel d’une exposition
temporaire sur l’autre. Cet objectif pourrait être atteignable en allongeant les délais de démontage et de montage
entre les différentes expositions, permettant d’effectuer un meilleur état des lieux et un démontage propre pour une
meilleure réutilisation postérieure des matériaux (enlèvement des vis et clous, retailler les matériaux, etc.).
● Réutiliser les matériaux de protection (papier bulle, mousse et polystyrène)
● Consolider les liens liés récemment avec l’Ebabx pour permettre aux étudiants en art de
récupérer des matériaux en plexiglass, bois ou autres peintures
● Faciliter au niveau juridique la possibilité de proposer ou d’accepter des prêts/dons de
matériels (vitrines, cadres, etc.) entre collectivités territoriales
● Mener une étude fine avec les techniciens et fournisseurs sur les solutions de remplacement
de matériaux dont on connaît la nocivité (le verre à la place de l’altu, les matériaux pouvant
supplanter le dibon, etc.)
NB : La conception des expositions temporaires est soumise à d’importantes contraintes quant aux normes des
matériaux utilisés, devant obéir à la classification M1 « résistance au feu », et devant aussi répondre aux impératifs
de conservation (traitement antifongique). Ces matériaux nécessitent ainsi des bains de traitement qui les rendent
particulièrement toxiques donc impossibles à recycler. Dans ces conditions, il apparaît aujourd’hui difficile d’être plus
respectueux de l’environnement pour le mobilier des expositions, mais l’effort portera sur le réemploi (dans la mesure
des contraintes spatiales de stockage…).
Des efforts seront également à mener sur la réduction de la consommation de papier :
o La réduction des impressions papier doit se faire à tous les niveaux :
● Impressions des agents : réduction du volume d’impressions, paramètres noir et blanc, recto/
verso et niveaux de gris par défaut pour réduction la quantité d’encre utilisée, imprimer les mails
le moins souvent possible
● Supports de médiation et supports d’aide à la visite : mieux quantifier le nombre des
impressions papiers à destination du public pour éviter que des stocks restent en carton sans
avoir été distribués, tri dans les livrets-jeux, repenser les supports pour n’avoir qu’un seul
document (livret/guide/plan/infos pratiques)
● Repenser le système d’envoi par courrier : actualisation du listing de contact pour réduire les
envois obsolètes
● Diminution des commandes à la reprographie municipale, quitte à ajuster par la suite les
quantités lors de commandes postérieures (Livrets pédagogiques, programmes de certaines
manifestations).
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 241
o Achat de papier recyclé plutôt que du papier blanc pour toutes les impressions en interne
o Réorganisation de l’archivage : éviter les doublons papier et favoriser la dématérialisation
Axe 3 : Aménagements : mobilités et espaces verts
Le dernier volet de ce plan de réduction de l’impact écologique des activités du musée d’Aquitaine concerne les
différents aménagements pouvant être mis en place en matière de mobilités et d’espaces verts.
Promouvoir une mobilité durable et douce
o Mobilité des agents au quotidien :
● Favoriser l’usage du vélo, des transports en commun et de la marche
● Création de nouveaux emplacements de garage à vélos
● Places de parking réservées au covoiturage
● Faciliter la mise en place du télétravail
o Mobilité exceptionnelle des agents, partenaires et intervenants :
● Limiter au maximum les déplacements en avion et privilégier les déplacements en train
● Continuer d’encourager la prise des transports en commun par la prise en charge de tickets
valables sur le réseau TBM
● Mise à disposition de vélos
● Equiper l’auditorium d’un matériel de visioconférence pour proposer des conférences à
distance lorsqu’un intervenant réside loin de Bordeaux (argument écologique et économique)
o Mobilité liée aux expositions temporaires : limiter le transport des œuvres et l’impact carbone. Pour les
responsables de la régie des œuvres, « seule une prise de conscience et une réflexion globale à l’échelle
de tous les musées (au moins en France) nous permettront de réduire notre impact environnemental »
● Regrouper les trajets et œuvres lorsque cela est possible entre institutions pour éviter les
transports directs parfois presque à vide
● Voyage systématique du convoyeur à bord du camion avec les œuvres (et non en train ou en
avion car plus confortable)
● Privilégier le transport par véhicules électriques
● Valoriser des transporteurs engagés dans une démarche éco-responsable
● Limiter le suremballage des œuvres (souvent transportées dans des caisses pleines en bois,
ce qui n’est pas toujours nécessaire selon la fragilité et le matériau de l’œuvre)
Espaces verts
o Végétaliser les cours pour lutter contre les îlots de chaleur urbains (plus de 40° à l’été 2019 dans la cour carrée)
o Privilégier les engrais organiques plutôt que des produits phytosanitaires nocifs pour l’environnement
o Envisager la permaculture dans les espaces verts : introduction d’insectes auxiliaires, implantation de
plantes labellisées « Végétal local » adaptées aux pollinisateurs locaux
o Planter des vivaces ou bulbes naturalisables
o Réaliser des économies d’eau, notamment sur l’arrosage
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 242
Lancement du chantier
Le présent chantier a été initié au début de l’année 2020, dans la lignée du Projet scientifique et culturel (PSC) 2020-
2024 du musée d’Aquitaine. Plusieurs phases se dégagent quant à sa mise en œuvre :
● Phase 1 : étude préliminaire et détermination d’un plan d’action « cadre » avec trois axes
directeurs (accélérer la transition énergétique, lutte anti-gaspillage et aménagements durables)
● Phase 2 : lancement collectif du chantier par la direction, désignation d’un chef de projet et
calage d’un calendrier de travail (séances de travail, relevés de décisions)
● Phase 3 : mise en place progressive des mesures opérationnelles
● Phase 4 : bilan et pistes d’amélioration
Pour être le plus efficient possible, le suivi de ce chantier collectif devra être assuré par un.e responsable
volontaire au sein du musée, identifié.e par tous. Plusieurs agents ont fait part de leur intérêt et de leur volonté
d’apporter leur contribution personnelle à ce projet, il sera proposé de les inclure dans des groupes de travail
thématiques dédiés. Ces groupes de travail auront à charge de cadrer la marche à suivre dans leur domaine en
matière de transition écologique (constat de départ, objectifs quantifiés, moyens et coûts impliqués, résultats
attendus, calendrier de réalisation, etc.)
Il devra s’agir d’une mission disposant d’un temps dédié et surtout d’un budget propre, même si celui-ci est minime
à son démarrage. Le ou la responsable de ce chantier « Transition écologique » devra pouvoir être facilement
identifiable par les agents des différents services et comprendre les enjeux propres aux spécificités de ces derniers.
Enfin, il sera important d’assurer une communication en interne régulière afin de sensibiliser tous les agents à ce
chantier (actualités, boîte à idées, défis quotidiens, documentation dédiée, etc.). Une communication externe pourra
être réalisée dès les premiers résultats obtenus.
Accompagnement par la Métropole et interlocuteurs :
● Interlocutrice Bordeaux Métropole : Maïté DRION
o Service de Virginie MEJRI
o Direction de Patrick FAUCHER, qui assurera le relais auprès de Cédric GHESQUIERES (directeur
général haute qualité de vie Bordeaux Métropole)
● Direction des bâtiments : Jean-Jacques CHAUTANT (rénovation en profondeur du bâtiment et
diagnostic, étude et travaux éventuels
● Consommation énergétique : Sylvie DE MONTGOLFIER, Académie Climat énergie (factures,
contrats, consommations, évolutions)
● Acheteurs et marchés publics : Mustapha ELOUAJIDI et Laurent DESBORDES (Ville de Bordeaux)
● Suppression du plastique à usage : Anne BRISSARD, en charge de coordonner le plan
d’action zéro plastique (Ville de Bordeaux)
o Service de Sarah GREGORY
● Frigos zéro déchet : Morgane SCOUARNEC, en charge du dossier gouvernance alimentaire à
Bordeaux Métropole
● Espaces verts et compost : Gaêtan WICART et son successeur Damien BUTTIN
● Mobilités : Emilie AUMONT (mobilité des agents au quotidien), Pierre THOMAS-BLAISE
(équipements).
● Dispositif ELISE pour la collecte et le recyclage du papier « blanc »
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2020-2024
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 243
5.2. Déconfiner le musée. En 10 thèmes et 30 actions
L’épidémie de Coronavirus et la période de confinement ont mis en exergue des fragilités, des forces, des enjeux
dans les musées du monde entier. C’est une période qui a servi de catalyseur à des situations sociales et culturelles
existant avant l’épidémie. La récente rencontre organisée par l’OCDE et l’ICOM sur la situation et le rôle des musées
a permis de mettre en perspective les actions du musée d’Aquitaine et son projet scientifique et culturel dans
l’attente de son vote au conseil municipal de Bordeaux. Nous avons identifié dix axes de travail pour les prochaines
semaines, mois et années, tenant compte de cette expérience de l’épidémie et du confinement.
I. Un plan de développement durable
Contexte : le musée d’Aquitaine a rédigé, en lien avec la Direction du développement durable de Bordeaux
Métropole un plan de développement durable (énergie, recyclage, circuits courts…). Le directeur du développement
durable précise qu’il s’agit d’une démarche pionnière pour un équipement culturel de la métropole.
Actions :
● Annexer au projet scientifique et culturel du musée d’Aquitaine qui va être voté en conseil municipal
● Mettre en œuvre ce plan de développement durable qui engage l’équipe du musée, d’autres directions
comme celle des Bâtiments et la municipalité, en débutant par l’axe 2 (lutter contre le gaspillage) qui mobilise en
premier lieu les équipes du musée
Calendrier : 2020-2024
Moyens :
- un chargé de projet, référent développement durable au sein du MAQ (temps dédié estimé à un 1/3 d’ETP)
- un programme d’investissement notamment dans le cadre du projet de rénovation du musée d’Aquitaine
- une étude de faisabilité pour la végétalisation et l’accès aux deux cours intérieures (étude en 2020 pour
une réalisation en 2021)
II. La muséothérapie : favoriser le rôle du musée dans le bien-être
Contexte : le musée d’Aquitaine a engagé avec des associations, depuis des années, des actions favorisant le
bien-être pour les publics en situation de handicap et les publics vulnérables économiquement et/ou socialement.
Par ailleurs, le musée des Beaux-arts de Montréal qui a mis en place une prescription muséale avec l’ordre des
médecins de Québec est en contact avec le musée d’Aquitaine.
Actions :
● Étudier la faisabilité d’une prescription muséale avec l’ordre départemental des médecins et les musées
bordelais
● Prévoir un accord de coopération entre le musée des Beaux-arts de Montréal et le musée d’Aquitaine
Calendrier : 2020-2024
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 244
Moyens : chef de projet musée, mission France-Canada (possibilité d’une aide de l’ambassade de France au
Canada ou via le réseau des musées FRAME)
III. Favoriser l’accès et la participation aux actions du musée pour
les personnes en situation de handicap
Contexte : Le musée travaille depuis des années sur les questions d’accessibilité et de participation des personnes
en situation de handicap avec un référent et un programme d’actions.
Actions :
● Poursuivre et amplifier le travail au long cours mené avec l’association Art’mélioration
● Préciser et organiser le partenariat avec le GIHP
● Réaliser le parcours tactile
● Confier la création et la gestion d’un espace de petite restauration à une structure de l’Economie Sociale
et Solidaire œuvrant en faveur de l’insertion sociale et professionnelle des personnes en situation de
handicap (ANRH, Café Joyeux…)
Calendrier :
2021 : Lancement du parcours sensoriel
2021 : Ouverture de l’espace de petite restauration
Moyens :
- un.e chargé.e de projet parcours tactile, un.e chargé.e de projet espace de petite restauration
- pour l’espace de petite restauration, une étude de faisabilité conduite en 2020 (sur budget MAQ)
- autofinancement, subventions publiques et mécénat
IV. Partager la culture au musée
Contexte : la période de confinement a mis en exergue des situations d’inégalité d’accès à la culture. Elle révèle
aussi l’enthousiasme à participer, dès lors qu’on est sollicité (concerts, chorales, battles de break, hip hop, rap et
même cuisine !). Nous souhaitons pouvoir développer les actions en faveur d’un meilleur partage de la culture, et
d’une plus grande implication des habitants dans la vie du musée.
Actions :
● poursuivre et amplifier les actions menées avec les partenaires sociaux et socioculturels du musée
(Promofemmes, Alifs, Rahmi, Wintegreat, Alternative urbaine, collectif Bienvenue…),
● consolider des relations encore trop ponctuelles avec de nombreuses structures qui sollicitent le musée
pour des visites (éviter le « one shot »)
● organiser des actions participatives, collaboratives : collecte du contemporain (projet avec le C2D),
conceptions et réalisations d’expositions (à l’exemple du musée des beaux-arts de La Rochelle)
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 245
Calendrier : 2020–2024
Moyens :
- Médiatrice référente pour les structures du champ social (plan de recrutement)
- Chef de service, service médiation et programmation culturelle (plan de recrutement)
V. Soutenir les acteurs culturels en situation précaire
Contexte : la période de confinement a mis en évidence la précarité d’un certain nombre de professionnels de la
culture et du patrimoine au sein de l’écosystème des musées et a souligné l’importance de la commande publique
Actions :
● Accueillir des spectacles dans le cadre de l’Eté Bordelais
● Ouvrir davantage le musée aux guides-conférenciers, très fragilisés par la crise
● Inscrire dans la programmation culturelle davantage d’événements impliquant des auteurs et des artistes :
lectures, performances, dédicaces…
● Développer des projets de résidences de création en lien avec les collections et les expositions du musée
Calendrier : été 2020, mois et années suivantes
Moyens :
- convention de partenariat avec l’AGNA (ex-AGICA), association des guides conférenciers – à l’échelle de
la DGAC ? Un projet à creuser avec le CIAP
- budget programmation culturelle
- subventions sur appels à projets (aide à la création notamment)
VI Proposer une offre patrimoniale globale
Contexte : le projet scientifique et culturel du musée d’Aquitaine repositionne le musée comme un musée d’histoire
de ville. De nombreux partenariats se structurent pour proposer une offre patrimoniale globale dans laquelle le
musée serait un acteur incontournable (conservation régionale des monuments historiques, service régional de
l’inventaire et du patrimoine, offices de tourisme, services archéologiques Bordeaux métropole, CIAP Bordeaux
patrimoine mondial…) l’objectif est de structurer cette offre patrimoniale est de créer une mise en réseau en
s’appuyant sur les équipements existants et sur le réseau associatif
● Action 1 :
Présenter une évocation du cloître gothique de la cathédrale de Bordeaux au sein de la cour carrée musée
Calendrier : étude finalisée en 2020 pour une réalisation prévue en 2021
Moyens : 50 % financement Etat
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 246
● Action 2 :
Valoriser les trois sites patrimoniaux de Bordeaux gérés par l’office de tourisme : l’amphithéâtre du palais Gallien, la
crypte archéologique de Saint-Seurin, la porte Cailhau.
Calendrier : définition d’un pré-projet pour chacun des trois sites en 2020. Projet travaux 2021-2023
Moyens : chargé de mission musée d’Aquitaine, graphistes, équipe technique, équipe CIAP
VII Développer une offre numérique éditorialisée
Contexte : la période de confinement a montré tout l’intérêt des ressources patrimoniales numériques mais aussi
leurs limites en termes d’attractivité et d’accessibilité. Par ailleurs, deux musées sur trois (le centre national Jean
Moulin et le musée Goupil) sont fermés au public et sont encore trop peu visibles. De nombreuses productions
ont été expérimentées par le musée durant cette période avec de vrais succès (vidéos des « Merveilles du musée
d’Aquitaine » avec plus de 20 000 vues…)
● Action 1 : Éditorialiser les 9 000 collections mises en ligne sur le site Internet du musée d’Aquitaine
Calendrier : réalisation en 2020 pour export en décembre 2020
Moyens : responsable du récolement au musée d’Aquitaine, chargés des collections, photographe du pôle
ressources images
● Action 2 : Exporter les 3 000 œuvres du musée Goupil avec photographies et fiches
Calendrier : fin 2020
Moyens : DGINSI et responsable des collections du musée Goupil
● Action 3 : Mener une campagne de prise de vues pour le centre national Jean Moulin et de vidéos pour
le musée d’Aquitaine
Calendrier : réalisation en 2020 et exploitation en suivant
Moyens : photographe du pôle ressources images et équipe CNJM
● Action 4 : Créer un nouveau site internet plus attractif et convivial
Calendrier : conception 2020, lancement au 2nd semestre 2021
Moyens : Pilotage DGAC / DGNSI, Chef de projet au musée Budget DGAC et musée
● Action 5 : Consolider la présence sur les réseaux sociaux
Calendrier : 2020, pour poursuivre en profitant du dynamisme du confinement
Moyens : un community manager (équivalent ½ ETP à trouver)
● Action 6 : Développer une offre de cours culturels en ligne MOOC
La fondation Orange a mis en place des MOOC culturels (cours en ligne) en partenariat avec des musées (Louvre,
Château de Versailles, pôle internationa de Préhistoire, musée de l’Homme). Le musée d’Aquitaine et la fondation
Orange ont identifié deux thèmes pouvant faire l’objet d’un MOOC : l’histoire de l’esclavage et Montaigne
Calendrier : signature d’une convention en 2020. Mise en ligne en 2021
Moyens : Intervenants universitaires et équipe du musée.
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JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 247
VIII Répondre aux enjeux de mémoire et questions sociétales
Contexte :
Le musée d’Aquitaine et le Centre National Jean Moulin contribuent à donner des clefs de compréhension sur
des questions et débats qui traversent notre sociétés. Ils invitent à les saisir dans leur épaisseur historique, dans
leur dimension anthropologique. La recherche et sa vulgarisation doivent rester au cœur de leur programmation
culturelle, grâce aux nombreux partenariats tissés avec les acteurs de l’enseignement et de la recherche en sciences
sociales.
● Action 1 : amplifier l’audience des propositions culturelles du musée et du CNJM, en développant
notamment les captations audio / vidéo et les propositions croisées (Station Ausone, bibliothèques, université
populaire, UTL…).
Calendrier : à partir de l’automne 2020
Moyens : responsable programmation-médiation, budget de fonctionnement
● Action 2 : une exposition numérique consacrée au destin des Juifs à Bordeaux pendant la Deuxième
Guerre mondiale en partenariat avec les musées de Rouen, Marseille, Montréal et Strasbourg.
Calendrier : réalisation en 2020. Ouverture en 2021
Moyens : responsable du CNJM, graphiste, subvention FRAME
● Action 3 : actualisation des 300 Cartels des salles XVIIIe et de l’histoire de l’esclavage
Calendrier : 10 mai 2021
Moyen : conservateur, graphiste et équipe technique du musée, comité scientifique
● Action 4 : exposition itinérante et virtuelle sur l’histoire de l’esclavage
Le laboratoire CIRESC a sollicité l’Europe pour ce projet. Le musée d’Aquitaine est l’un des partenaires de ce projet
Calendrier : 2020-2021
Moyens : conservateur, Europe si accord dans le cadre d’un appel à projets
IX Lire les images et lutter contre les Fake news
Contexte : l’épidémie a mis en exergue la puissance des images et des fake news. Elle adémontré l’importance de
s’appuyer sur de bonnes informations. Le musée souhaite renforcer son action pour donner à comprendre l’actualité
en s’appuyant sur l’histoire et sur des outils de décryptage de l’information.
● Action : une exposition itinérante avec médiation (images anciennes Goupil, Centre National Jean
Moulin, collection Chatillon sur l’esclavage, images actuelles…)
Calendrier : conception en 2020 pour proposition à la rentrée scolaire 2021
Moyens : ressources internes et partenariats : Cap Sciences, Éducation nationale, Institut de journalisme Bordeaux
Aquitaine, quotidien Sud Ouest.
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internes
JN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D'AQUITAINE
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PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL 2020/2025 – UN MUSÉE-MONDE, DE BORDEAUX ET D’AQUITAINE 248
X Favoriser l’empowerment et la communication interne
Contexte : l’épidémie a mis en évidence la nécessité de renforcer la bienveillance, l’épanouissement individuel et
collectif et l’importance de la communication interne
● Action 1 : mise en place d’une Lettre d’information interne, MAQuebella ! (5 numéros à ce jour)
● Action 2 : mise en place d’actions de formation en interne notamment pour l’équipe d’accueil, de
surveillance et de ménage
● Action 3 : décloisonner le travail : favoriser le télétravail, les réseaux métier et les visites de sites
Calendrier : 2020-2021
Moyens : ressources internes
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Musée d’Aquitaine
20 cours Pasteur – 33000 Bordeaux
Tél : 05 56 01 51 00
www.musee-aquitaine-bordeaux.fr
829Séance du mardi 29 septembre 2020
D-2020/232
Musée d'Aquitaine. Convention avec l'association Regard 9.
Autorisation. Signature.
Monsieur Dimitri BOUTLEUX, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Le musée d’Aquitaine consacrera sa grande exposition annuelle 2020 à l’auteur italien de bande dessinée Hugo Pratt, en adaptant à ses espaces et à ses collections l’exposition Hugo Pratt. Lignes d’horizons, présentée dans l’espace Aquitaine du musée, du 19 novembre 2020 au 5 septembre 2021, et accompagnée d’une offre de rencontres, projections-débats, concerts, visites commentées et ateliers à destination des plus jeunes. L'objectif de l'association Regard 9 est de promouvoir, soutenir et favoriser toutes initiatives d'ordre culturel, social et/ou récréatif en faveur de la bande dessinée, de l'illustration, du livre en général et de ses auteurs.
A ce titre, le musée d’Aquitaine a convié l’association Regard 9 à être partenaire du projet en apportant sa contribution à la programmation culturelle, à l’offre de médiation et à la communication de l’exposition.
Le musée d’Aquitaine propose de contribuer à l’élaboration du projet en fournissant à
l’association Regard 9 toutes les informations et contacts utiles à la bonne compréhension
du projet et de verser à l’association une somme forfaitaire de 5 000 € TTC (2 500 € versés
à la signature de la convention, 2 500 € au lancement de la programmation culturelle du 1er
semestre 2021) pour sa contribution à la conception et à l’organisation de la programmation
culturelle de l’exposition et de son offre de médiation sur la base du plan de financement
suivant :
Regard 9 s’engage quant à lui à apporter son expertise, accompagner l’équipe de médiateurs
culturels du musée d’Aquitaine dans la conception de supports de médiation, organiser une
offre adaptée à la diversité des publics du musée, participer à la mise en œuvre d’un projet
pédagogique visant les élèves de trois lycées professionnels de Nouvelle-Aquitaine et d’un
EREA (Etablissement Régional d’Enseignement Adapté) de la métropole bordelaise.
Une convention de partenariat a été établie, stipulant les apports et contributions respectifs, répartis entre les partenaires.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à :
- Accepter ce partenariat de Regard 9.
ADOPTE A L'UNANIMITE
830CONTRAT
ENTRE LES SOUSSIGNES
La Ville de Bordeaux, représentée par son Maire, Monsieur Pierre HURMIC, agissant aux fins des présentes par délibération du Conseil Municipal D. du reçue à la Préfecture de la Gironde le
ci-après dénommée « Ville de Bordeaux »,
D’une part,
Et,
L’association REGARD 9 – 15 rue du Professeur Demons – 33000 BORDEAUX, représentée par son président / sa présidente Saloua BOUCHAOUI.
D’autre part,
IL EST PREALABLEMENT EXPOSE CE QUI SUIT :
PREAMBULE – Objectif commun
Le musée d’Aquitaine consacrera sa grande exposition annuelle 2020/2021 à l’auteur italien de bande dessinée Hugo Pratt, en adaptant à ses espaces et à ses collections l’exposition Hugo Pratt. Lignes d’horizons présentée en 2018 au musée des Confluences de Lyon. L’exposition sera présentée dans l’espace Aquitaine du musée, du 17 novembre 2020 au 5 septembre 2021 (dates à confirmer), et accompagnée d’une offre de rencontres, projections-débats, concerts et visites commentées, ainsi que d’ateliers à destination des plus jeunes. L'objet de l'association Regard 9 est de promouvoir, soutenir et favoriser toutes initiatives d'ordre culturel, social et/ou récréatif en faveur de la bande dessinée, de l'illustration, du livre en général et de ses auteurs.
À ce titre, le musée d’Aquitaine a confié à l’association Regard 9 une mission de participation à la programmation culturelle, à l’offre de médiation et à la communication de l’exposition.
Article 1 - Objet de la convention
La présente convention vise à organiser les modalités d’intervention de l’association Regard 9 afin de remplir la mission confiée en préambule, dans le cadre de l’exposition Hugo Pratt. Lignes d’horizons.
Article 2 – Engagements de la Ville de Bordeaux (musée d’Aquitaine) : Le musée d’Aquitaine s’engage à :
▪ fournir à l’association Regard 9 toutes les informations et les contacts utiles à la bonne compréhension du projet d’exposition et de ses contenus ; ▪ verser à l’association Regard 9 une somme forfaitaire de 5 000 € TTC (2 500 € versés à la signature de la convention, 2 500 € au lancement de la programmation culturelle du 1er semestre 2021) pour sa contribution à la conception et à l’organisation de la programmation culturelle de l’exposition et de son offre de médiation. Cette somme servira également à rétribuer et régler les frais de déplacement et les honoraires des auteurs retenus pour animer certaines propositions de médiation du musée (a minima cinq dates de visites de l’exposition assurées par un ou plusieurs auteurs).
831Article 3 – Engagements de l’association Regard 9 :
L’association Regard 9 s’engage à :
▪ apporter son expertise et mobiliser ses réseaux pour la conception de la programmation culturelle de l’exposition ;
▪ accompagner l’équipe de médiateurs culturels du musée dans la conception de supports de médiation autour de l’exposition et dans l’organisation d’une offre adaptée à la diversité des publics du musée ; organiser notamment cinq visites commentées de l’exposition animées par des auteurs ;
▪ participer à la conception et à la mise en œuvre d’un projet pédagogique visant les élèves de trois lycées professionnels de Nouvelle-Aquitaine et d’un EREA de la métropole bordelaise, sous réserve d’obtention des financements sollicités auprès de la Région Nouvelle-Aquitaine et de deux mécènes. Ce projet fera l’objet d’un avenant à la présente convention, une fois son plan de financement consolidé ;
▪ relayer la communication du musée dans les réseaux spécialisés de la bande dessinée et de l’image.
Article 4 – Communication
Il appartient à chacune des parties contractantes d’informer ses propres relais en mentionnant la collaboration entre le musée d’Aquitaine et l’association Regard 9. Le logo ou la mention de l’association Regard 9 figurera sur tous les supports de communication de l’exposition (affiche, flyer, carton d’invitation au vernissage, dossier de presse).
Article 5 – Durée de la convention
La présente convention est conclue jusqu’à la clôture de l’exposition à Bordeaux.
Article 6 – Dénonciation de la convention
La présente convention peut être dénoncée à tout moment par l’une des deux parties par lettre recommandée avec accusé de réception, adressée à l’autre contractant, en respectant un préavis de trois mois.
La dénonciation n’ouvre droit à aucun dédommagement.
Article 7 – Compétence juridictionnelle
Les litiges relatifs à l’application de la présente convention seront soumis aux juridictions compétentes siégeant à Bordeaux.
Article 8 – Élection de domicile
Pour l’exécution des présentes, il est fait élection de domicile :
Pour le Maire de Bordeaux, en l’Hôtel de Ville, Place Pey-Berland – 33077 Bordeaux Pour l’association Regard 9, 15 rue du Professeur Demons, 33000 Bordeaux
Fait à Bordeaux, le
en deux exemplaires
Pour la Ville de Bordeaux Pour l’association Regard 9 Po/ Le Maire La Présidente, L’Adjoint au Maire,
en charge de la création
et des expressions culturelles
Dimitri BOUTLEUX Saloua BOUCHAOUI
832Séance du mardi 29 septembre 2020
D-2020/233
Musée d'Aquitaine. Tarifs de mise à disposition
d'expositions de photographies de Félix Arnaudin.
Autorisation.
Monsieur Dimitri BOUTLEUX, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Le musée d’Aquitaine conserve d’importantes collections photographiques des XIXe et XXe siècles dont le très exceptionnel fonds de Félix Arnaudin, poète et photographe profondément attaché à sa culture traditionnelle qu’il voit disparaître. Il décide d’en transmettre l’essence et consacre sa vie à la collecte du patrimoine de la « Grande Lande ».
De par sa qualité artistique, son intérêt ethnographique et sa rareté, ce fonds peut être considéré comme l’une des collections phares et exceptionnelles du musée d’Aquitaine. Les diverses campagnes de numérisation engagées depuis 2009 ont permis de présenter ce fonds photographique au grand public notamment dans le cadre d’une grande rétrospective présentée en 2015 « Félix Arnaudin, le guetteur mélancolique, œuvre photographique, 1874-1921 ».
Afin de faire connaître cette merveilleuse collection au plus grand nombre, le musée d’Aquitaine envisage de mettre à la disposition d’établissements culturels qui souhaiteraient les présenter en France ou à l’étranger, les trois expositions qu’il a conçues.
Le musée d’Aquitaine propose les tarifs de location suivants pour une durée d’exposition de 3 mois :
Félix Arnaudin, le Guetteur mélancolique : 306 images : 8 000 € (version intégrale) 2 500 € par mois supplémentaire.
Félix Arnaudin, le Guetteur mélancolique : 129 images : 5 000 € (version partielle) 1 500 € par mois supplémentaire.
Félix Arnaudin, A noste (Chez nous) : 33 images : 2 000 €
500 € par mois supplémentaire.
Félix Arnaudin, l’identité d’un paysage : 31 images : 2 000 €
500 € par mois supplémentaire.
833Séance du mardi 29 septembre 2020
Les textes de présentation, les légendes des tirages, les images de communication et de presse seront transmis sous forme de fichiers numériques.
Le coût du transport et des assurances seront à la charge des emprunteurs.
Une convention de prêt définira les engagements consentis entre les parties.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à :
- Accepter cette proposition de location ;
- Appliquer ces tarifs.
ADOPTE A L'UNANIMITE
834Séance du mardi 29 septembre 2020
D-2020/234
Musée d'Aquitaine. Partenariat avec Hunting Town.
Convention. Autorisation. Signature.
Monsieur Dimitri BOUTLEUX, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Dans le cadre de sa politique d’élargissement des publics au travers d’une offre diversifiée, visant notamment les 18/30 ans, le musée d’Aquitaine s’ouvre aux initiatives de la société Hunting Town, qui développe et anime des escape games dans Bordeaux et se propose aujourd’hui d’en organiser au sein du musée.
Cette activité sera proposée au cœur du parcours de visite du musée d’Aquitaine, à partir d’octobre 2020, aux visiteurs individuels et aux groupes constitués, à raison d’une journée par semaine et aux heures d’ouverture du musée (11h-18h). Cette activité sera constituée sur une dizaine de créneaux horaires permettant d’accueillir jusqu’à 50 joueurs par journée (5 joueurs à chaque départ).
Le musée d’Aquitaine propose de contribuer à l’élaboration du jeu et des énigmes en
mobilisant les compétences et l’expertise d’un médiateur culturel du musée, fournir la
documentation utile à la création de l’activité et aménager un espace temporaire dédié à
l’accueil hebdomadaire des joueurs.
Hunting Town s’engage quant à lui à organiser les tests et épreuves de l’escape game en
lien avec le parcours de visite et des collections du musée d’Aquitaine, fournir aux joueurs
le matériel nécessaire à la pratique de l’activité, mobiliser un animateur/maître du jeu pour
accompagner les joueurs et fournir un bilan bimestriel de ces activités.
Les réservations seront exclusivement gérées par Hunting Town via son site internet.
Les tarifs sont constitués d’une partie correspondant à la participation au jeu et d’une partie
correspondant au droit d’entrée au musée.
L’encaissement des recettes sera assuré par Hunting Town.
Le musée d’Aquitaine émettra chaque mois une facture à Hunting Town correspondant au
reversement des droits d’entrée au musée des réservations effectuées le mois précédent.
835Séance du mardi 29 septembre 2020
Une convention a été établie, stipulant les apports et contributions respectifs, répartis entre les partenaires.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à :
- Accepter ce partenariat de Hunting Town ;
- Autoriser cette tarification ;
- Émettre les titres de recettes du montant des sommes allouées.
ADOPTE A L'UNANIMITE
836CONVENTION DE PARTENARIAT
ENTRE
LA VILLE DE BORDEAUX/LE MUSÉE D’AQUITAINE
ET
HUNTING TOWN
ENTRE LES SOUSSIGNÉS
La Ville de Bordeaux, représentée par son Maire, M. Pierre Hurmic, agissant aux fins des
présentes par délibération du Conseil Municipal ………... du .. ……..2020 reçue à la Préfecture
de la Gironde le .. …... 2020, ci-après dénommée « Ville de Bordeaux »,
D’une part,
Et,
La société Hunting Town – SAS, dont le siège social est situé 23 rue Hoche, 47000 Agen, immatriculée sous le numéro 839 195 609 RCS Agen, représentée par Thibaut GIUSEPPI,
D’autre part,
IL EST PREALABLEMENT EXPOSE CE QUI SUIT :
PREAMBULE – OBJECTIF COMMUN
Dans le cadre de sa politique d’élargissement des publics au travers d’une offre diversifiée, visant
notamment les 18/30 ans, le musée d’Aquitaine s’ouvre aux initiatives de la société Hunting
Town, qui développe et anime des escape games dans Bordeaux et se propose aujourd’hui d’en
organiser au sein du musée.
ARTICLE 1 – OBJET
La présente convention de partenariat a pour objet de définir les modalités d’organisation
d’escape games réguliers au sein du parcours de visite du musée d’Aquitaine. L’activité sera
proposée à partir d’octobre 2020 aux visiteurs individuels, à raison d’une journée par semaine (le
dimanche, excepté premier dimanche du mois avec possibilité de réserver la veille) et aux heures
d’ouverture du musée (11h-18h). Une dizaine de créneaux horaires seront proposés, permettant
d’accueillir jusqu’à 50 joueurs par journée (5 joueurs à chaque départ). Des sessions pourront
aussi être organisées pour des groupes constitués, suivant un calendrier établi en accord avec
l’équipe du musée d’Aquitaine.
ARTICLE 2 – OBLIGATIONS DE LA VILLE DE BORDEAUX (MUSÉE D’AQUITAINE)
Le musée d’Aquitaine s’engage à :
- mettre à disposition du partenaire les ressources documentaires et pédagogiques nécessaires à l’élaboration du jeu et des énigmes de l’activité (notices d’œuvres, vues des espaces d’exposition, visuels des œuvres, etc…) ;
- aménager dans le hall du musée ou à proximité immédiate un espace temporaire dédié chaque semaine à l’accueil, au briefing et au débriefing des joueurs ;
- effectuer à l’entrée du musée le contrôle des justificatifs d’accès.
837ARTICLE 3 – OBLIGATIONS DE HUNTING TOWN
Hunting Town s’engage à :
- finaliser avant le 30 août 2020 un escape game d’une dizaine d’épreuves, s’attachant au parcours de visite et aux collections du musée d’Aquitaine ;
- organiser au moins une session de test du jeu avant lancement, avec des représentants du public-cible (18/30 ans) et des représentants du musée d’Aquitaine. L’accord de la direction du musée est requis avant le lancement du jeu ;
- à chaque intervention fournir aux joueurs le matériel nécessaire à la pratique de l’activité, en bon état de marche ;
- à chaque intervention, mobiliser un animateur/maître du jeu pour accompagner tous les joueurs : accueil et orientation, briefing, suivi de l’aventure, gestion des problèmes techniques, débriefing ;
- sur sa plateforme de réservation, mentionner très visiblement les deux points suivants : o les joueurs devront se présenter à l’accueil du musée au moins 5 minutes avant le début de la session ;
o un contrôle des justificatifs d’accès sera effectué à l’entrée du musée.
ARTICLE 4 - ASSURANCES
Hunting Town s’engage à couvrir les conséquences pécuniaires de sa responsabilité civile
susceptible d’être engagée du fait de ses activités, notamment par la possession ou l’exploitation
de leurs équipements propres, et de leur présence au musée d’Aquitaine.
À ce titre, Hunting Town devra souscrire auprès d’une compagnie notoirement solvable une
police destinée à garantir sa responsabilité pendant toute la durée du présent contrat.
ARTICLE 5 – RESERVATIONS ET ENCAISSEMENT DES RECETTES
Il ne sera pas possible de s’inscrire à l’activité au sein du musée, seul Hunting Town gèrera les
réservations et annulations, via son site internet www.hunting-town.com.
Hunting Town assurera également l’encaissement des recettes.
Le prix du billet à l’escape game encaissé par Hunting Town inclut : le forfait de participation au
jeu et le droit d’entrée au musée, en application des tarifs en vigueur délibérés au Conseil
municipal.
Avant le 5 de chaque mois, Hunting Town dressera un état des réservations effectuées le mois
précédent, pour permettre au musée d’Aquitaine d’émettre une facture mensuelle correspondant
au reversement des droits d’entrée à la Ville de Bordeaux. La facture sera réglée par Hunting
Town dans un délai de 45 jours.
Dans l’hypothèse où Hunting Town ne serait pas en mesure de mener à bien une intervention
pour un escape game déjà organisé dans un délai de 72 heures, le montant des droits d’entrée
au musée d’Aquitaine effectivement encaissés par Hunting Town pour l’intervention en question
sera dû au musée d’Aquitaine et sera mentionné dans la facture mensuelle.
Hunting Town se chargera de contacter les joueurs pour l’annulation de ces réservations.
ARTICLE 6 – COMMUNICATION
Le musée d’Aquitaine s’engage à faire la promotion des escape games organisés dans ses murs,
par le biais de ses différents outils de communication : programmes culturels, infolettres
mensuelles, flyers, écrans numériques d’information à l’accueil du musée, site internet et réseaux
sociaux ; et par l’intermédiaire de ses partenaires : Office de tourisme de Bordeaux-Métropole
notamment. La mise en œuvre de cette communication sera à la charge du musée d’Aquitaine,
838qui s’engage à y mentionner la société Hunting Town et à faire valider à cette dernière tout
document sur lequel son nom et ou logo seront apposés.
De son côté, Hunting Town s’engage également à faire la promotion des escapes games
organisés au musée d’Aquitaine, sur ses outils de communication : site internet, réseaux sociaux,
newsletters… Hunting Town s’engage à faire valider au musée d’Aquitaine tout document,
physique ou numérique, sur lequel son nom et ou logo seront apposés.
ARTICLE 7 - PRISE D’EFFET ET DURÉE DE LA CONVENTION
La présente convention prend effet à la date de la signature du présent contrat et trouve son
terme au 30 août 2021.
ARTICLE 8 – REGLEMENTATION PARTICULIERE
Le partenaire s’engage à faire respecter la réglementation relative aux établissements recevant
du public (dispositions générales concernant les E.R.P. et arrêté du 25 juin 1980 relatif aux
établissements de type Y, musées, mise à jour de décembre 1995) et plus particulièrement celle
qui est applicable au musée d’Aquitaine, selon les instructions qui lui seront communiquées par
le musée d’Aquitaine. Il s’engage notamment à ne pas laisser fumer, consommer ou boire dans
les salles du musée d’Aquitaine, à respecter toutes les mesures de sécurité qui lui seront
communiquées et à ne se livrer dans l’espace mis à disposition, à aucune activité commerciale.
ARTICLE 9 – DÉNONCIATION DE LA CONVENTION
La présente convention peut être dénoncée à tout moment par l’une des deux parties par lettre
recommandée avec accusé de réception, adressée à l’autre contractant, en respectant un préavis
de trois mois. La dénonciation n’ouvre droit à aucun dédommagement.
ARTICLE 10 – COMPÉTENCE JURIDICTIONNELLE
Le présent contrat est soumis au droit français. Les litiges relatifs à l’application de la présente
convention seront soumis aux juridictions compétentes siégeant à Bordeaux.
ARTICLE 11 – ÉLECTION DE DOMICILE
Pour l’exécution des présentes, il est fait élection de domicile :
Pour le Maire de Bordeaux, en l’Hôtel de Ville, place Pey-Berland – 33077 BORDEAUX.
Pour la société « Hunting Town» …………………………………………………………..
Fait à Bordeaux, le .. ……….. 2020
En deux exemplaires
Pour la Ville de Bordeaux Pour la société « Hunting Town»
Po/ Le Maire Le Président,
Le 1er Adjoint au Maire en charge de la Création
et des expressions culturelles,
Dimitri BOUTLEUX Thibaut GIUSEPPI
839Séance du mardi 29 septembre 2020
D-2020/235
Musée des beaux arts de Bordeaux - Convention de
partenariat avec le Musée du Louvre pour l'organisation
des deux expositions de la « SAISON BRITANNIQUE ».
Modification. Avenant N°1
Monsieur Dimitri BOUTLEUX, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Par délibération N° 2020/53 du 2 mars 2020, la Ville de Bordeaux et le Musée du Louvre ont souhaité renforcer leur coopération dans le cadre d’un partenariat triennal, par l’organisation conjointe d’une saison consacrée à l’Art britannique.
Cette saison devait regrouper sur l’année 2020 deux expositions intitulées « British stories. Conversations entre le Louvre et le musée des beaux-arts de Bordeaux » et « Absolutely bizarre ! La drôle d'histoire de l'Ecole de Bristol (1800-1840)» présentées simultanément au Musée et la Galerie des Beaux-Arts.
Toutefois, les mesures sanitaires prises en raison de la pandémie de Covid 19 n’ont pas permis la réalisation de ce projet dont les dates doivent par conséquent, sauf dispositions contraires liées à la mise en œuvre de nouveaux dispositifs de lutte contre la pandémie, être reprogrammées de la façon suivante :
« British stories. Conversations entre le Louvre et le musée des beaux-arts de Bordeaux » Du 12 novembre 2020 au 19 septembre 2021 au Musée des beaux-arts de Bordeaux
« Absolutely bizarre ! La drôle d'histoire de l'Ecole de Bristol (1800-1840)» Du 18 juin au 17 octobre 2021 à la Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux Ces modifications de dates doivent faire l’objet d’un avenant à la convention de partenariat initialement signée.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à :
- Signer l’avenant à convention afférent, avec le musée du Louvre - Engager les dépenses liées à ce projet
ADOPTE A L'UNANIMITE
8401
CONVENTION D’ORGANISATION DES EXPOSITIONS
« British stories. Conversations entre le musée du Louvre et le musée des Beaux-Arts de Bordeaux »
Et
« Absolutely bizarre ! La drôle d'histoire de l'Ecole de Bristol (1800-1840) » Au Musée des Beaux-Arts de la ville de Bordeaux
AVENANT N°1
Entre les soussignés
1° L’Établissement public du Musée du Louvre,
Établissement public à caractère administratif, regroupant le musée national du Louvre et le musée national Eugène Delacroix, conformément aux dispositions du décret n° 92-1338 du 22 décembre 1992 modifié portant création de l’Établissement public du Musée du Louvre, Siret 18004623700012 APE 91032,
Domicilié Musée du Louvre, 75058 Paris cedex 01 France,
Représenté par Monsieur Jean-Luc Martinez, Président-directeur,
Ci-après désigné « Musée du Louvre »
D’une part
Et
2° La ville de Bordeaux
Représentée par son maire, Monsieur Pierre Hurmic, habilité aux présentes par délibération n° D- en date du validée en Préfecture le .
Ci-après désignée « La ville de Bordeaux »
D’autre part
Ci-après désignés ensemble les « Parties » et séparément la « Partie ».
ÉTANT PREALABLEMENT EXPOSE QUE :
Conformément au décret n°92-1338 du 22 décembre 1992 modifié, le Musée du Louvre a notamment pour mission de conserver, protéger, restaurer pour le compte de l’État et présenter au public les œuvres des collections inscrites sur les inventaires du musée national du Louvre et du musée national Eugène Delacroix et des œuvres déposées dans le jardin des Tuileries ; d’assurer dans les musées et jardins qu’il regroupe, et par tout moyen approprié, l’accueil du public le plus large, d’en développer la fréquentation, de favoriser la connaissance de leurs collections, de mettre en œuvre des actions d’éducation et de diffusion visant à assurer l’égal accès de tous à la culture ; d’assurer l’étude scientifique de ses collections, de concourir à
8412
l’éducation, la formation et la recherche dans le domaine de l’histoire de l’art, de l’archéologie et de la muséographie et de gérer un auditorium.
Pour l’accomplissement de ses missions, le Musée du Louvre coopère avec les collectivités publiques et les organismes de droit public et de droit privé, français ou étrangers, poursuivant des objectifs répondant à sa vocation.
Par délibération N°D 2020/53 du 2 mars 2020, la Ville de Bordeaux et le musée du Louvre ont validé une nouvelle association pour l’organisation de deux expositions, devant initialement se dérouler dans le courant de l’année 2020. La fermeture des musées imposée dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire lié à la pandémie de Covid19 a entrainé la modification des périodes d’exposition envisagées.
Le présent avenant a pour objet de préciser les nouvelles dates et conditions de collaboration entre les deux institutions pour l’organisation de ces deux expositions, à savoir :
« British stories. Conversations entre le musée du Louvre et le musée des Beaux-Arts de Bordeaux »
au Musée des beaux-arts de Bordeaux
Commissariat : Sophie Barthélémy, Sandra Buratti-Hasan (musée des Beaux-Arts de Bordeaux) et Guillaume Faroult (musée du Louvre)
8 prêts du département des peintures du musée du Louvre
« Absolutely bizarre ! La drôle d'histoire de l'Ecole de Bristol (1800-1840)» à la Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux
Commissariat : Sophie Barthélémy, Sandra Buratti-Hasan (musée des Beaux-Arts de Bordeaux), Guillaume Faroult (musée du Louvre) et Jenny Gaschke (Bristol Museum & Art Gallery)
1 prêt du département des peintures du musée du Louvre
Le musée des Beaux-Arts de la ville de Bordeaux est seul responsable de l’organisation administrative et de l’intégralité des coûts de production des expositions.
Ce préambule fait partie intégrante du présent avenant et ne saurait en être dissocié.
CECI EXPOSE, IL A ETE CONVENU ET ARRETE QUE :
ARTICLE 1. OBJET
1.1 le présent avenant, a pour objet de fixer les termes et modifications portées à la délibération N°D 2020/53 du 2 mars 2020 fixant les conditions de réalisation des expositions suivantes organisées par et sous la responsabilité du musée des Beaux- Arts de la Ville de Bordeaux :
- Dates, lieu et commissariat :
8423
« British stories. Conversations entre le musée du Louvre et le musée des Beaux-Arts de Bordeaux »
Du 12 novembre 2020 au 19 septembre 2021 au Musée des beaux-arts de Bordeaux Commissariat : Sophie Barthélémy, Sandra Buratti-Hasan (musée des Beaux-Arts de Bordeaux) et Guillaume Faroult (musée du Louvre)
8 prêts du département des peintures du musée du Louvre
« Absolutely bizarre ! La drôle d'histoire de l'Ecole de Bristol (1800-1840)» Du 18 juin au 17 octobre 2021 à la Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux
Commissariat : Sophie Barthélémy, Sandra Buratti-Hasan (musée des Beaux-Arts de Bordeaux), Guillaume Faroult (musée du Louvre) et Jenny Gaschke (Bristol Museum & Art Gallery)
1 prêt du département des peintures du musée du Louvre
Le musée des Beaux-Arts de la ville de Bordeaux est seul responsable de l’organisation administrative et de l’intégralité des coûts de production des expositions
- Liste des Œuvres : la liste des œuvres prêtées par le Musée du Louvre (ci-après les « Œuvres ») est jointe en annexes 1 et 2.
Elles précisent les conditions de prêt de chaque Œuvre, le lieu pour lesquelles elles sont prêtées, ainsi que leur valeur d’assurance. Si, entre la date d’approbation de la liste définitive et le début de chaque exposition, une ou plusieurs des Œuvres se trouvaient dans l’impossibilité d’être finalement prêtées pour des raisons notamment de conservation, de restauration ou de problème de survenance, le Musée du Louvre s’engage à justifier les raisons de cette impossibilité et à prêter des Œuvres de qualité équivalente choisies d’un commun accord par les Parties.
1.2 Conditions générales
1.2.1 Le présent avenant étant conclu intuitu personae, il est expressément stipulé que la ville de Bordeaux ne saurait, sans l’autorisation écrite préalable du Musée du Louvre, mettre les Œuvres à la disposition d’un tiers et ce, à quelque titre que ce soit, sous réserve des autorisations d’ores et déjà consenties au titre du présent avenant.
1.2.2 Il est expressément rappelé que les Œuvres font partie des collections nationales du Musée du Louvre, sont inscrites sur ses inventaires et, à ce titre, sont la propriété inaliénable et imprescriptible de l’État français conformément aux textes législatifs et réglementaires de droit français s’appliquant aux collections de l’État, sous réserve le cas échéant des dispositions spécifiques applicables aux Œuvres provenant de la récupération artistique (MNR, AR, etc.).
1.2.3 Le Musée du Louvre s’engage à prêter les Œuvres définies à l’article 1.1 aux conditions du présent avenant, pour la durée des expositions sous réserve de l’autorisation préalable des autorités de tutelle. Toute modification concernant les dates et lieu(x) des expositions ou de tout autre élément se rapportant aux expositions doit être signalée par écrit au Musée du Louvre et faire l’objet d’un accord préalable exprès de ce dernier.
8434
ARTICLE 2. ENGAGEMENT DES PARTIES
2.1 Approbation officielle et conjointe des Parties
L’approbation officielle et conjointe des Parties est requise pour :
- le projet scientifique de chaque exposition ;
- les listes définitives de l’ensemble des Œuvres exposées et des Œuvres prêtées par le Musée du Louvre ;
- les titres officiels et définitifs des expositions et du catalogue, et ce, au moins 3 (trois) mois avant l’inauguration de chaque exposition
- l’ensemble des éléments liés à la conception des expositions et notamment la muséographie pour les deux lieux d’exposition;
- le contenu des cartels, panneaux didactiques, cartes, chronologies, audioguides et tout autre support de médiation inclus dans chaque exposition ;
- les visuels de l’affiche et du carton d’invitation des expositions, ainsi que ceux des flyers, communiqués et dossiers de presse.
Les Parties s’engagent à réagir en moins de 5 (cinq) jours ouvrés aux propositions qui leur sont faites.
2.2 Engagements de la ville de Bordeaux
La ville de Bordeaux s’engage à prendre à sa charge matériellement et financièrement pour les deux expositions, les opérations suivantes :
- l’administration des demandes de prêts adressées au Musée du Louvre ;
- la totalité des coûts ;
Transport, assurance et présentation des Œuvres
- la fabrication des caisses, l’emballage, le transport et le convoiement des Œuvres, depuis le musée du Louvre, vers, le musée des Beaux-Arts de la ville de Bordeaux puis, lors du retour des œuvres depuis le musée des Beaux-Arts de la ville de Bordeaux vers le musée du Louvre ;
- l’assurance tous risques et « clou à clou » des Œuvres pendant le transport et la durée de chaque exposition dans les conditions énumérées à l’article 3.8 ci-dessous ;
- la scénographie et la signalétique des expositions La ville de Bordeaux sera seule responsable de la scénographie des expositions. L’ensemble des frais correspondants (conception, travaux de réalisation, montage, démontage) sera à sa charge exclusive. Chaque étape de conception sera néanmoins suivie par Guillaume Faroult, co-commissaire des expositions ;
8445
- la co-rédaction avec les commissaires des textes des panneaux d’exposition et des cartels ;
- l’installation, la présentation des Œuvres ;
- la sécurité et la surveillance des Œuvres et des lieux ;
- le stockage des caisses vides pendant la durée de chaque exposition ;
- le transport, hébergement et per diem du/des commissaire (s) et convoyeurs et/ou responsables de l’installation et de la désinstallation de chaque exposition à hauteur de soixante euros (60 ) euros par jour et par personne, remis directement aux convoyeurs et au (x) commissaire (s) à leur arrivée, lors de l’installation et de la désinstallation ou du transport de chaque exposition, étant entendu qu’un nombre de un (1) convoyeur maximum se rendra sur place lors de l’installation et de la désinstallation de chaque exposition.
- L’installation de l’exposition « British stories. Conversations entre le musée du Louvre et le musée des Beaux-Arts de Bordeaux » aura lieu à partir du 19 octobre 2020, la désinstallation de l’Exposition aura lieu après le 19 septembre 2021
L’installation de l’exposition « Absolutely bizarre ! La drôle d'histoire de l'Ecole de Bristol (1800-1840)» aura lieu à partir du 15 avril 2021, la désinstallation de l’Exposition aura lieu après le 17 octobre 2021
Catalogue et offre culturelle
- l’édition et la distribution d’un catalogue d’exposition en français. La conception du catalogue sera réalisée sous l’autorité scientifique des commissaires et sous la direction scientifique de Guillaume Faroult pour l’exposition « Absolutely bizarre ! La drôle d'histoire de l'Ecole de Bristol (1800-1840) » ;
- la prise en charge du coût des droits d’auteur pour le catalogue ; ces derniers feront l’objet de contrats séparés entre les auteurs et la ville de Bordeaux ou son mandataire désigné dans le cadre d’un marché public de coédition et de diffusion ;
- la prise en charge du coût des droits d’auteur sur les photographies concédées par la Rmn-GP ou d’autres distributeurs, en vue de la réalisation du catalogue d’exposition ;
- la remise en temps utile au Musée du Louvre des épreuves, des BAT des pages officielles du catalogue et les mentions/logos obligatoires sur tout document à l’occasion de l’exposition ;
- la remise de 40 catalogues gratuits au Musée du Louvre.
Inauguration et promotion
- la publicité, la promotion des expositions ;
8456
- les programmes éducatifs et culturels en rapport avec les expositions ;
- outre le commissaire de chaque exposition, le voyage et l’hébergement pour l’inauguration de l’Exposition « British stories. Conversations entre le musée du Louvre et le musée des Beaux-Arts de Bordeaux », du président-directeur du musée du Louvre, Jean-Luc Martinez, de Sébastien Allard et de deux représentants du musée du Louvre :
le voyage entre Paris et Bordeaux s’effectuera en classe Affaire (Business Class), première classe ou équivalent pour le président-directeur ;
la ville de Bordeaux devra prévoir l’hébergement et prendre en charge les frais de transport, de chambre, service et taxes y afférents ;
La prise en charge par la ville de Bordeaux de l’hébergement et des frais y afférents ne pourra être supérieure à trois (3) jours.
- L’envoi au Musée du Louvre dans les six (6) mois suivant la date de clôture de chaque exposition, à ses frais, des éléments détaillés suivants relatifs aux expositions : revues de presse, fréquentation et accueil du public (études quantitative et qualitative – cf Annexe 3), événements réalisés directement ou indirectement en lien avec les expositions.
2.3 Engagements du Musée du Louvre
Le Musée du Louvre s’engage à :
- collaborer à la conception et à la réalisation de chaque exposition. A cet effet, il prêtera les Œuvres pour la durée de chaque exposition sous réserve de l’accord du Service des Musées de France ;
- Assurer une partie du commissariat scientifique des deux expositions ;
- Co-rédiger, à titre gratuit, les textes des panneaux des expositions et les cartels. Ces textes seront transmis à la ville de Bordeaux au plus tard trois (3) mois avant le début de chaque exposition.
- Collaborer à la mise en place d’activités pédagogiques dans le domaine de l’Education Artistique et Culturelle en lien avec chaque exposition et les collections du Louvre.
- Relayer la collaboration avec le musée de beaux-arts de Bordeaux en termes de communication
ARTICLE 3. CONDITIONS DE PRÊT DES ŒUVRES DU MUSEE DU LOUVRE
L’ensemble des frais relatifs au transport, au convoiement, à la fabrication des caisses, à l’emballage/déballage, à l’assurance transport des Œuvres, pour l’aller comme pour le retour, est à la charge exclusive de la ville de Bordeaux.
3.1 Convoiement
8467
3.1.1 Toutes les Œuvres prêtées pour les expositions sont accompagnées, pour chacun des transports, par au moins un convoyeur par expédition. Le Musée du Louvre limitera le nombre de convoyeur à un (1) qui se rendra sur place lors de l’installation et de la désinstallation des expositions. L’installation de chacune des deux expositions nécessitera un séjour spécifique du commissaire du musée du Louvre, soit deux séjours distincts.
3.1.2 La durée des deux séjours du convoyeur et/ou du commissaire comprend l’ensemble de la durée de l’installation des Œuvres et de la muséographie, et peut être prolongée dans le cas d’un report de date, d’un retard dans l’installation de chaque exposition, ou si les conditions prévues initialement se trouvent incomplètement remplies. Les indemnités correspondant à la durée de cette prolongation sont versées aux convoyeurs et/ou aux responsables d’installation par la ville de Bordeaux le jour de la décision de prolongation, dans les mêmes conditions que celles fixées à l’article 2.3 ci-dessus.
3.1.3 Les convoyeurs et/ou les responsables d’installation vérifient à l’arrivée et au départ des Œuvres leur état de conservation. Ils assistent à toutes les manipulations des Œuvres, à partir de leur décrochage et jusqu’à leur mise en place. Ils représentent le Musée du Louvre et peuvent prendre toute décision (y compris le retrait d’une ou plusieurs Œuvres) qu’ils estiment nécessaire à la bonne conservation et à la bonne installation des Œuvres et doivent veiller à l’exécution des mesures demandées. Ils signent les constats d’état avec un représentant qualifié la ville de Bordeaux.
3.1.4 Dans le cas où il est jugé nécessaire par la ville de Bordeaux de déplacer les Œuvres prêtées en l’absence du convoyeur, l’autorisation doit être préalablement demandée par écrit au Musée du Louvre.
3.1.5 Le Musée du Louvre demande une expédition en camion.
3.2 Transport et emballage
3.2.1 L’emballage et le transport sont organisés et assurés, à l’aller comme au retour, par une société habilitée et spécialisée dans le transport d’œuvres d’art, retenue par l’emprunteur après accord exprès du Musée du Louvre, au plus tard 3 (trois) mois avant le départ des Œuvres.
3.2.2 L’ensemble des opérations de transport doit être préalablement approuvé par le Musée du Louvre, au plus tard 2 (deux) mois avant le départ des Œuvres, y compris les coordonnées du transporteur, le mode de transport et les éventuels lieux de stockage transitoires des Œuvres.
3.2.3 Le type d’emballage est choisi par le Musée du Louvre. Le même emballage et son conditionnement intérieur doivent être réutilisés pour le retour des Œuvres prêtées. Pendant la durée de chaque exposition, les caisses des Œuvres doivent être entreposées dans des locaux adéquats expressément agrées par le Musée du Louvre.
3.2.4 La sous-traitance pour l’emballage, le transport et les manipulations des Œuvres prêtées est interdite, sauf accord préalable exprès du Musée du Louvre.
3.2.5 Aucune intervention ne doit être faite sur les caisses d’emballage, qu’il s’agisse de mentions particulières (hormis les étiquettes de colisage), de peinture ou de réaménagement
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intérieur, sans accord préalable exprès du Musée du Louvre. Le marquage des caisses ne doit jamais faire apparaître le nom du Musée du Louvre, ou une mention quelconque indiquant qu’elles contiennent des œuvres d’art.
3.2.6 Pour des raisons de conservation, les Œuvres ne devront en aucun cas faire l'objet d'un passage sous rayon X, l'emprunteur s'engageant à prendre toute mesure utile à ce titre, sauf spécifications expresses contraires du Musée du Louvre.
3.2.7 A l’arrivée comme au départ, les convoyeurs vérifient l’état des Œuvres prêtées. Toutes les opérations de déballage ou d’emballage, d’installation ou de démontage, sont effectuées en leur présence.
3.2.8 Le déballage est effectué après l’arrivée des Œuvres en présence des convoyeurs. Dans le cas de caisses spéciales et selon la nature des Œuvres, le musée du Louvre demande au moment de l’accord de prêt, un déballage 48 (quarante-huit) heures après leur arrivée.
3.2.9 Au moment du remballage, les Œuvres et les caisses, ouvertes, doivent rester dans la même salle (réserve ou salle d’exposition) 24 (vingt-quatre) heures au moins. Dans le cas de caisses spéciales, il peut être demandé qu’elles y soient apportées 48 (quarante-huit) heures avant le remballage.
3.2.10 Les convoyeurs ont la possibilité de prendre toutes les photographies qui leur paraîtront nécessaires, lors du déballage, de la mise en place des Œuvres et/ou de leur remballage, et ce pour seul usage du Musée du Louvre.
3.2.11 A l’occasion de chaque opération de transport, il sera fait de sorte que la valeur d’assurance des œuvres transportées dans chaque convoi soit aussi équilibrée que possible et qu’une répartition soit opérée en fonction de la nature des Œuvres, selon les recommandations du Musée du Louvre.
3.2.12 Il est formellement interdit de gerber les caisses contenant des œuvres pendant les opérations de transport et de stockages éventuels.
3.2.13 Les véhicules automobiles transportant, le cas échéant, les Œuvres doivent être climatisés et équipés d’une suspension pneumatique, de fermetures à clef et d’un extincteur. Deux chauffeurs et un convoyeur doivent être prévus pour chaque véhicule. Le colisage doit être soumis et expressément approuvé par le Musée du Louvre.
3.2.14 Dans la mesure du possible, les véhicules contenant des Œuvres ne doivent pas circuler la nuit, sauf accord préalable exprès du Musée du Louvre. S’il est impossible d’éviter une étape nocturne, il convient qu’elle se fasse dans des lieux fermés, sécurisés, climatisés et gardés, préalablement approuvé par le Musée du Louvre.
3.2.15 La livraison des caisses transportant les Œuvres, à l’arrivée comme au départ des locaux de l’emprunteur, doit être réalisée sur une aire de livraison spécifique, sécurisée et réservée au transport des œuvres.
3.3 Mise en place / installation / montage
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3.3.1 La mise en place des Œuvres est effectuée en présence du convoyeur et/ou du responsable d’installation choisis par le Musée du Louvre et sur leurs indications, par eux- mêmes ou par un personnel spécialisé.
3.3.2 L’installation doit être effectuée selon les indications préalables du Musée du Louvre. Les systèmes de fixation et d’installation doivent être convenus préalablement avec le Musée du Louvre.
3.3.3 Les locaux, ainsi que les installations muséographiques (scénographie, vitrines, socles, etc.) doivent être prêts pour l’installation des Œuvres dès l’arrivée de celles-ci.
3.3.4 Les Œuvres sont prêtées avec leur dispositif d’accrochage.
3.4 Constat d’état
Chaque Œuvre est accompagnée d’un constat d’état établi par le Musée du Louvre au moment du départ. Ce constat est vérifié, approuvé et signé conjointement par l’emprunteur et le convoyeur à chaque étape des expositions. L’original reste à tout moment la propriété du Musée du Louvre et doit impérativement être remis au convoyeur de chaque département prêteur du Musée du Louvre chargé de superviser les transports des Œuvres.
3.5 Conditions d’exposition
3.5.1 La ville de Bordeaux est tenue de veiller à la garde et à la conservation des Œuvres à ses frais exclusifs.
3.5.2 La ville de Bordeaux s’engage à faire respecter les conditions de conservation selon les normes généralement reconnues d’exposition et de sécurité et à communiquer au Musée du Louvre toute information en la matière sur simple demande de ce dernier. Il garantit le Musée du Louvre que les Œuvres sont sous protection continue et vigilante et que les salles d’exposition, ainsi que les réserves et tout local dans lequel les Œuvres seraient exceptionnellement amenées à séjourner pour assurer leur sauvegarde ou leur conservation, satisfont aux conditions de lumière, de température et d’hygrométrie suivantes, sauf mentions contraires fixées dans les conditions particulières visées ci-après :
- Température : 20° Celsius (+2/-2)
- Hygrométrie : 50 % (+5/-5)
- Lumière : 180 lux maximum pour les peintures, 50 lux maximum pour les œuvres graphiques
3.5.3 La ville de Bordeaux s’engage à faire assurer une stabilité climatique dans les espaces d’exposition.
3.5.4 Les Œuvres ne doivent pas être exposées aux courants d’air ou être placées à proximité d’installations de chauffage, de climatisation ou de dispositif de lutte contre les incendies (sprinklers, etc.) sauf accord préalable exprès du Musée du Louvre.
3.5.5 Les Œuvres justifiant des précautions particulières doivent être exposées conformément aux directives du Musée du Louvre, et doivent, le cas échéant, être exposées dans des vitrines stables, étanches, fermées et mises sous alarme, et installées en présence du convoyeur et/ou du
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responsable d’installation. La ville de Bordeaux doit avant toute installation obtenir l’accord préalable écrit de ce même Département sur la nature des matériaux utilisés pour les montages et/ou installations (soclets, fonds de vitrine, etc.). La ville de Bordeaux doit communiquer ces informations audit Département dans des délais utiles.
3.6 Conditions de conservation
3.6.1 Il est formellement interdit de décrocher les Œuvres en l’absence d’un représentant du musée du Louvre et de procéder à une intervention de quelque nature que ce soit sur les Œuvres, sauf demande expresse motivée par des raisons de sécurité et/ou de conservation, et après accord du Musée du Louvre, excepté en cas d’extrême urgence.
3.6.2 La ville de Bordeaux s’engage à prendre toutes les précautions pour que l’état des Œuvres reste inchangé. Au cas où un problème surviendrait, il en informe immédiatement le Musée du Louvre et convient avec lui des mesures à prendre.
3.6.3 Les restaurations doivent être exclusivement effectuées par des restaurateurs expressément désignés et approuvés par le Musée du Louvre.
3.6.4 Toute étiquette collée sur une œuvre ou sur son cadre et qui se décollerait, doit être remise au convoyeur.
3.6.5 Il est formellement interdit de boire, manger ou fumer dans les lieux où sont déposés ou exposés les Œuvres.
3.6.6 Aucune plaque de protection ne doit être posée par la ville de Bordeaux sur l’Œuvre où à son revers, quelle qu’en soit la nature (toile, akyver, akylux, isorel perforé…).
3.6.7 Les œuvres prêtées par le Musée du Louvre pourront être photographiées par les visiteurs pour un usage exclusivement privé et sans utiliser le flash.
3.7 Contrôle et inspection
3.7.1 En cas de problèmes ou de difficultés majeurs, la ville de Bordeaux accepte que, pendant toute la durée du prêt, un contrôle soit assuré par tous moyens appropriés, et par toute personne désignée par le Musée du Louvre, sur les conditions d’exposition, de sécurité et/ou de conservation des Œuvres. Les frais de transport et de séjour sont pris en charge par la ville de Bordeaux.
3.7.2 La ville de Bordeaux s’engage à laisser libre accès aux Œuvres à la personne désignée par le Musée du Louvre, dans les espaces de la ville de Bordeaux, et à lui communiquer toute information relative aux conditions d’exposition et de conservation des Œuvres et aux dispositifs de sécurité et de sureté.
3.7.3 La ville de Bordeaux doit respecter et mettre en œuvre, ou faire mettre en œuvre, toute mesure qui lui serait prescrite dans le cadre de cette mission de contrôle.
3.8 Assurance
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3.8.1 Durant leur transport, aller et retour, et pour toute la durée du prêt, séjours et transports intermédiaires compris, les Œuvres sont assurées par la ville de Bordeaux, à ses frais exclusifs, selon la valeur agréée fixée pour chaque Œuvre dans la liste définitive des Œuvres prêtées.
3.8.2 L’assurance est contractée après accord écrit du Musée du Louvre. Celle-ci doit être adressée au Musée du Louvre au plus tard 2 (deux) mois avant le départ des Œuvres. Elle doit être rédigée ou traduite en français et comporter obligatoirement une assurance : - « Clou à clou », soit transport aller/retour (transports et séjours intermédiaires compris) et expositions comprises ;
- Contre tous risques, de dommages matériels ou pertes, y compris ceux dus à la force majeure ou imputable à la faute de tiers ;
- En valeur agréée ;
- En euros ;
- Sans franchise ;
- Couvrant le risque de dépréciation en cas de sinistre ;
- Avec clause de non-recours contre les transporteurs, emballeurs, détenteurs ou gardiens de la chose, prêteur ou conservateurs et préposés du prêteur ;
- Avec mention expresse du caractère inaliénable des œuvres des collections de l’État dont le Musée du Louvre a la garde, et donc exclusion de toute clause de délaissement. Si après un sinistre ou un vol, l’œuvre est retrouvée, il est entendu que le Musée du Louvre récupèrera l’œuvre et versera en contrepartie aux assureurs le montant réglé au titre du sinistre en tenant compte de l’état de l’œuvre.
- Avec pour les « paires et ensemble » la formule suivante (ou tout autre formule équivalente) : « il est convenu que la perte d’une œuvre assurée qui fait partie d’un lot, d’une paire, d’un ensemble d’une même œuvre, constitue une perte totale de ce lot, de cette paire ou de cet ensemble. L’assureur sera tenu de rembourser la valeur intrinsèque de l’œuvre en tenant compte de la valeur la plus importante en tant que partie de l’ensemble » ;
- Couvrant les risques de tremblement de terre, d’éruption volcanique, de catastrophe naturelle et/ou de phénomènes climatiques (cyclones, tornades, etc.), d’émeutes, de grève et de terrorisme pendant le transport et le séjour des œuvres ;
- Et éventuellement toute autre extension de garanties expressément demandées par le Musée du Louvre.
Tout règlement du sinistre devra être effectué directement au prêteur ou à son représentant agréé, sauf accord contraire du Musée du Louvre.
3.8.3 Au cas où les polices d’assurance visées comporteraient des clauses que le Musée du Louvre jugerait inacceptables et/ou ne seraient pas présentées dans les délais précités, le Musée du Louvre pourra recourir à l’assureur de son choix, et ce aux frais exclusifs la ville de Bordeaux.
3.8.4 Le certificat de l’assurance commerciale est adressé au Musée du Louvre au plus tard 1 (un) mois avant le départ des Œuvres, la ville de Bordeaux devant par ailleurs justifier à tout moment de leur paiement sur simple demande écrite au Musée du Louvre.
3.9 Disparition, détérioration
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3.9.1 La ville de Bordeaux informe sans délai par écrit le Musée du Louvre en cas de détérioration, destruction, perte ou vol des Œuvres.
3.9.2 La ville de Bordeaux prend en charge l’intégralité des frais de restauration afférents ou versera, en cas de destruction, perte ou vol, en dédommagement une somme fixée, le cas échéant, par les autorités de tutelle du Musée du Louvre et ce, dès le premier euro, abstraction faite de toute franchise, et sans que cette somme ne puisse excéder les valeurs agréées d’assurance des Œuvres fixées, pour chaque œuvre, dans la liste définitive des Œuvres prêtées figurant en annexe du présent avenant.
3.9.3 Un titre de perception sera, le cas échéant, émis par l’autorité compétente conformément aux textes législatifs et réglementaires de droit français s’appliquant aux collectivités appartenant à l’État.
3.9.4 Les modalités de restauration sont déterminées d’un commun accord par les Parties et, à défaut d’accord, par le Musée du Louvre, étant d’ores et déjà entendu que le restaurateur doit être désigné en accord avec le Musée du Louvre.
3.10 Prolongation
3.10.1 Toute demande visant à une prolongation du prêt au-delà de la durée convenue initialement doit impérativement être adressée au Musée du Louvre au plus tard un (1) mois avant la date de clôture initialement prévue. L’ensemble des frais se rapportant à cette prolongation est à la charge de l’emprunteur.
3.10.2 Si le Musée du Louvre accorde cette prolongation, un certificat d’assurance complémentaire doit lui parvenir au plus tard dix (10) jours avant le début de ladite prolongation. Dans le cas où cette prolongation serait refusée, les Œuvres prêtées doivent être restituées dans les délais convenus à l’origine.
3.11 Restitution
3.11.1 Les Œuvres prêtées par le Musée du Louvre lui sont restituées dans les plus brefs délais, et au plus tard 3 (trois) semaines après la clôture de chaque exposition.
3.11.2 Le Musée du Louvre se réserve le droit de reprendre les Œuvres, en tout ou partie, à tout moment, si les conditions fixées dans le présent avenant, ne sont pas respectées.
3.12 Reproduction, dont photographies
3.12.1 La réalisation hors du musée du Louvre par l’emprunteur ou par un tiers mandaté par lui de photographies, films ou vidéos reproduisant les Œuvres, est interdite, sauf accord préalable écrit du Musée du Louvre. Par exception, l’emprunteur est autorisé à photographier et/ou filmer, par ses propres moyens ou par l’intermédiaire d’un tiers mandaté par lui, les Œuvres dans le contexte des installations muséographiques de l’exposition (sauf manipulations d’œuvres : ouverture de caisse, accrochage, etc.), à condition que les Œuvres ne soient pas le sujet unique ou principal de la photographie, du film ou de la vidéo réalisés.
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3.12.2 Les prises de vue réalisées au Musée du Louvre par l’emprunteur ou par un tiers mandaté par lui, pour des photographies, films ou vidéos doivent faire l’objet d’un accord préalable écrit du Département de conservation concerné du Musée du Louvre et de la Direction des relations extérieures, ainsi que du paiement, le cas échéant, des taxes de prise de vues selon les tarifs en vigueur au Musée du Louvre.
3.12.3 Le public reçu dans les expositions peut être autorisé à photographier ou à filmer les Œuvres, pour son usage privé. L’usage des flashes et autres dispositifs d’éclairage, ainsi que de trépieds, perches et autres dispositifs de stabilisation, est prohibé.
ARTICLE 4. CATALOGUE
La ville de Bordeaux prendra à sa charge l'intégralité des coûts liés au catalogue, la fabrication et la distribution.
La conception du catalogue est réalisée en commun avec le Musée du Louvre, sous l’autorité scientifique des commissaires.
La prise en charge du coût des droits d’auteur pour le catalogue fera l’objet de contrats séparés entre les auteurs et la ville de Bordeaux ou son mandataire désigné dans le cadre d’un marché public de coédition.
4.1 – Eléments du catalogue : Textes, iconographie
4.1.1 Textes de panneaux et notices
Le Musée du Louvre s’engage à remettre sur fichier informatique les textes des panneaux et les notices complets, définitifs et soigneusement revus et corrigés, au fur et à mesure de leur finalisation par les auteurs ou de manière groupée, au plus tard le 15 février, soit trois (3) mois avant le début des expositions.
4.1.2 Iconographie
Pour commander les documents photographiques (ektachromes, photos noirs et blancs) ou iconographiques (ci-après dénommées les « Photographies ») sur les Œuvres du Musée du Louvre, la ville de Bordeaux devra s’adresser à la Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais (Rmn-GP) :
Rmn-GP Agence photographique 254-256 rue de Bercy 75012 Paris
Tél: 33 (0) 1 40 13 49 00, Email: photo@rmn.fr
Site Web: www.photo.rmn.fr
ou, le cas échéant, à l’ayant droit correspondant.
Pour les autres photographies des œuvres n’appartenant pas au musée de Louvre, la ville de Bordeaux fera les démarches nécessaires auprès des agences photographiques susceptibles de détenir les documents.
4.2 – Cession de droits sur les textes de panneaux et notices fournis par le Musée du Louvre
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Le Musée du Louvre cède, à titre gracieux, les droits de reproduction et de représentation relatifs aux textes des panneaux et aux notices remises à la ville de Bordeaux dans le cadre des expositions.
La ville de Bordeaux pourra exploiter ces textes pour les utilisations non commerciales suivantes : usages muséographiques, médiation culturelle, communication institutionnelle réalisée autour des expositions et archivage.
Toute utilisation commerciale de ces textes sera soumise à l’accord préalable exprès du Musée du Louvre et fera, le cas échéant, l’objet de contrats séparés.
La présente session est consentie pour le monde entier et pour une durée de 10 ans.
4.3 - Modalités financières
La ville de Bordeaux est informée que le contrat liant le Musée du Louvre à la Réunion des Musées Nationaux prévoit, au profit des partenaires du Musée du Louvre, un abattement de 30% sur la base du tarif public en vigueur, pour les photographies issues du fonds Louvre uniquement. La Réunion des Musées Nationaux fera bénéficier à la ville de Bordeaux de cet abattement sur simple présentation d’une copie du présent avenant signée.
ARTICLE 5. EXPLOITATIONS DES PHOTOGRAPHIES HORS CATALOGUE
Les Photographies des Œuvres pourront être utilisés par la ville de Bordeaux pour les seules exploitations non commerciales, dès lors qu’elles sont strictement liées à la médiation et à la promotion des expositions et ce, sur tous supports de communication et notamment dossiers de presse, communiqués de presse, supports numériques (site web, réseaux sociaux…), cartes et cartons d’invitations, affiches, dépliants, bannières et petit journal, à l’exclusion du coût du support pour la communication des photographies et dessins (DVD) dans la limite de 15 (quinze) Photographies. L’ensemble des photos susvisées sont choisies d’un commun accord avec le musée du Louvre.
Toute autre exploitation desdites Photographies doit faire l’objet d’un accord préalable écrit du Musée du Louvre ou de la Réunion des Musées Nationaux (Rmn-GP) en cas d’exploitation commerciale.
ARTICLE 6 : PRODUITS DERIVES
Toute édition et commercialisation de produits dérivés reproduisant le nom du Musée du Louvre, ses marques (y compris son logotype) ou son image, sont soumises à l’accord préalable exprès du Musée du Louvre et feront, le cas échéant, l’objet de contrats séparés entre le Musée du Louvre et la ville de Bordeaux.
ARTICLE 7. MENTIONS
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7.1 Mentions accompagnant les Œuvres
Sur tous les supports liés aux expositions et notamment sur les cartels et dans le catalogue la mention « Paris, Musée du Louvre » ou toute autre mention équivalente ultérieurement communiquée par écrit par le Département concerné du Musée du Louvre doit être indiquée.
7.2 Mention du Musée du Louvre
La ville de Bordeaux s’engage à faire figurer en caractère d’un corps significatif sur tous les supports d’information visés ci-après, la mention suivante :
« Exposition organisée par la ville de Bordeaux
avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre »
Ladite mention, accompagnée du logo « LOUVRE » du Musée du Louvre, doit figurer sur tous les supports d’information, de communication et de promotion (y compris en ligne) relatifs aux Expositions, et notamment sur :
- La signalétique annonçant les expositions (bannières, panneaux, etc.) ; - Les éditions papier (pages liminaires du catalogue) ou électroniques ; - Les supports de communication (affiche, site internet …) ;
- Les cartons d’invitation ;
- Les dossiers de presse.
Pour des raisons de lisibilité, la mention peut être remplacée par les seuls noms ou les seuls logos/marques des Organisateurs sur les affiches, affichettes, publicités print et numériques, bâches extérieures et tout autre élément de signalétique.
Concernant le logo du Musée du Louvre, seul un simple droit d’usage est concédé à titre gratuit et de façon non exclusive, pour la durée des expositions et sur les seuls supports mentionnés ci- dessus. Il est convenu que le Musée du Louvre conserve l’entière propriété des droits exclusifs d’usage et d’exploitation de l’ensemble des signes le distinguant.
Les éléments graphiques devront être envoyés dans un délai d’1 (un) mois précédant l’inauguration au Musée du Louvre. Ce dernier devra répondre à la ville de Bordeaux, dans un délai de 8 (huit) jours ouvrés à compter de la réception desdits documents.
L’affiche sera conçue par la ville de Bordeaux et soumise pour avis au commissaire du Musée du Louvre.
ARTICLE 8. INVITATIONS ET SERVICES GRATUITS
8.1 Invitations
La ville de Bordeaux adresse au Musée du Louvre, à ses frais exclusifs, au plus tard 2 (deux) semaines avant l’inauguration des expositions 40 (quarante) cartons d’invitation à l’inauguration des expositions.
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8.2 Catalogues gratuits
La ville de Bordeaux envoie au Musée du Louvre dans les 6 (six) semaines suivant la date de clôture des expositions, à ses frais :
- 40 exemplaires gratuits du catalogue durant le premier mois d’ouverture des Expositions à l’adresse suivante :
Victorine Majani d’Inguimbert
Service des expositions
Musée du Louvre
75 058 PARIS Cedex 01
ARTICLE 9. MODALITES FINANCIERES
La ville de Bordeaux s’engage à prendre en charge l’intégralité des coûts relatifs aux Expositions et notamment l’intégralité des coûts liés aux catalogues des expositions, à leur fabrication et à leur distribution.
ARTICLE 10. DURÉE
Le présent avenant prend effet à compter de sa date de signature, pour toute la durée des Expositions visées à l’article 1.1 de le présent avenant, jusqu’au retour effectif et complet de toutes les Œuvres du Musée du Louvre.
ARTICLE 11. RÉSILIATION
En cas de non-respect par l’une ou l’autre des deux Parties d’une quelconque de ses obligations définies dans la convention, et 5 (cinq) jours ouvrés après réception par la Partie défaillante d’une lettre recommandée avec avis de réception de mise en demeure de s’exécuter restée sans effet, la Partie lésée pourra résilier de plein droit ladite convention par lettre recommandée avec avis de réception sans qu’il soit besoin pour cela d’accomplir aucune formalité judiciaire et ce, sans préjudice d’une éventuelle action en dommages et intérêts, étant précisé que si la sécurité et la conservation des Œuvres sont en péril, le délai de mise en demeure est ramené à 24 (vingt- quatre) heures.
Toute résiliation du présent avenant ne saurait affecter les droits et engagements de l’une ou l’autre des Parties consentis ou exercés avant la date de résiliation anticipée concernée.
ARTICLE 12. FORCE MAJEURE
En cas de survenance d’un cas de force majeure (étant indiqué que la force majeure doit être extérieure aux Parties, imprévisible et irrésistible), les Parties conviennent que chacun des engagements souscrits au titre du présent avenant pourront être exécutés à une date ultérieure.
Dans cette hypothèse, aucune des Parties ne pourra solliciter de l’autre le versement d’une indemnité quelconque.
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ARTICLE 13. LITIGE, INTERPRÉTATION, JURIDICTION COMPETENTE ET LOI APPLICABLE
Pour toute contestation qui s’élèverait à l’occasion de l’interprétation ou de l’exécution du présent avenant les Parties conviennent, avant de porter le litige devant le tribunal compétent, de rechercher à l’amiable le règlement de toutes difficultés.
Tout litige portant sur l’interprétation, l’exécution, la validité ou la cessation du présent avenant ou d’une obligation en découlant ou y relative sera soumis au droit français
ARTICLE 14. ANNEXES A LA CONVENTION
Le présent avenant comprend également les annexes suivantes :
- Annexe 1 : Liste des Œuvres prêtées par le Musée du Louvre à l’exposition « British stories. Conversations entre le Louvre et le musée des beaux-arts de Bordeaux »
- Annexe 2 : Liste des Œuvres prêtées par le Musée du Louvre à l’exposition «Absolutely bizarre ! La drôle d'histoire de l'Ecole de Bristol (1800-1840) »
- Annexe 3 : Données de fréquentation et accueil du public
Fait à Paris, en deux (2) exemplaires originaux, le
Pour le Musée du Louvre Pour la ville de Bordeaux Le Président-Directeur P/O Le Maire
Jean-Luc Martinez Monsieur Dimitri Boutleux Adjoint en charge de la création
et des expressions culturelles
857ANNEXE AUX CONDITIONS GÉNÉRALES : LISTE DES ŒUVRES
- British Stories, oeuvres britanniques du Louvre et du musée des Beaux-Arts de Bordeaux, Bordeaux (Externe, France), Musée des Beaux-Arts du 15/05/2020 au 20/09/2020
Département N°
d’inventaire
Œuvres Matières et techniques Dimensions Valeur d'assurance
PEINT RF 1577 RF 1577
Sir Thomas Lawrence,
École de Grande-bretagne
Portrait de Sir George Beaumont (1753-
1827)
huile sur toile Hauteur : 0,77 m
Hauteur avec accessoire : 1,08 m
Largeur : 0,65 m
Largeur avec accessoire : 0,94 m
300 000 EUR
PEINT RF 1580 RF 1580
Sir Joshua Reynolds,
École de Grande-bretagne
Portrait de Francis George Hare (1786-1842)
dit Master Hare et dit aussi Infancy
huile sur toile Hauteur : 0,77 m
Hauteur avec accessoire : 1,07 m
Largeur : 0,64 m
Largeur avec accessoire : 0,93 m
Epaisseur avec accessoire : 9,5 cm
4 000 000 EUR
PEINT RF 1938 30 RF 1938 30
Sir Joshua Reynolds,
École de Grande-bretagne
Portrait de Miss Frances ("Fanny") Kemble
(1759-1822), actrice
huile sur toile Hauteur : 0,405 m
(Coupé sur les quatre côtés)
Hauteur avec accessoire : 0,57 m
Largeur : 0,29 m
Largeur avec accessoire : 0,47 m
150 000 EUR
PEINT RF 1939 23 RF 1939 23
Allan Ramsay,
École de Grande-bretagne,
Portrait de William Sutherland, 18ème
comte de Sutherland (1735-1766), dit
auparavant à tort Portrait de David Wemyss,
Lord Elcho
huile sur toile Hauteur : 1,27 m
Hauteur avec accessoire : 1,53 m
Largeur : 1,02 m
Largeur avec accessoire : 1,29 m
300 000 EUR
858Département N°
d’inventaire
Œuvres Matières et techniques Dimensions Valeur d'assurance
PEINT RF 1960 2 RF 1960 2
Gilbert Stuart,
École de Etats-Unis,
Portrait de George Brown, père du peintre
français John Lewis- Brown (1829-1890)
huile sur toile Hauteur : 0,762 m
Hauteur avec accessoire : 1,1 m
Largeur : 0,635 m
Largeur avec accessoire : 0,97 m
150 000 EUR
PEINT RF 1979 17 RF 1979 17
Johan Zoffany,
École de Grande-bretagne,
Le Révérend Randall Burroughes (1733-
1799) et son fils Ellis(1764-1831), de Long
Stratton (Norfolk), 1769
huile sur toile Hauteur : 0,71 m
Hauteur avec accessoire : 0,86 m
Largeur : 0,89 m
Largeur avec accessoire : 1,07 m
1 000 000 EUR
PEINT RF 2007 10 RF 2007 10
Benjamin West,
École de Grande-bretagne,
Phaéton sollicitant auprès d’Apollon la
conduite du char du Soleil, 1804
huile Hauteur : 1,425 m
Hauteur avec accessoire : 1,78 m
Largeur : 2,135 m
Largeur avec accessoire : 2,485 m
1 500 000 EUR
PEINT RF 2016 12 RF 2016 12
James Ward,
École de Grande-bretagne,
Le Baptême du Christ, 1841
huile sur toile Hauteur : 1,5 m
Hauteur avec accessoire : 1,745 m
Largeur : 0,67 m
Largeur avec accessoire : 0,93 m
100 000 EUR
Total valeur d’assurance : 7 500 000 EUR
859ANNEXE AUX CONDITIONS GÉNÉRALES : LISTE DES ŒUVRES
- Absolutely bizarre ! Drôle d'histoires de l'école de Bristol (1800 - 1840), Bordeaux (Externe, France), Musée des Beaux-Arts du 15/05/2020 au 20/09/2020
Département N°
d’inventaire
Œuvres Matières et techniques Dimensions Valeur d'assurance
PEINT RF 2016 5 RF 2016 5
Francis Danby,
École de Grande-bretagne,
Le Christ marchant sur les eaux
huile sur toile Hauteur : 1,48 m
Hauteur avec accessoire : 1,6 m
Largeur : 2,21 m
Largeur avec accessoire : 2,31 m
150 000 EUR
Total valeur d’assurance : 150 000 EUR
860Annexe 3
Données de fréquentation et de composition des publics de l’Exposition
En fonction des données disponibles, l’Organisateur de l’exposition s’engage à établir un bilan aussi détaillé que possible de la fréquentation et de la composition des publics de l’Exposition, et à le transmettre aux commissaires, au plus tard trois (3) mois après la fin de l’exposition. Dans l’hypothèse où des enquêtes sont réalisées par l’Organisateur auprès des publics de l’exposition, il fournira soit le(s) rapport(s) d’enquête, soit les informations de composition des publics présentées ci-dessous.
I - Données de base Nature des données
Sources des
(billetterie,
enquête,
comptages…)
Jours d’ouverture au
public
Dates d’ouverture et de fermeture au public
Liste des jours d’ouverture et de fermeture
au public (semaine type) et mention des
éventuels jours de fermeture exceptionnels
de l’exposition
Horaires d’ouverture
au public
Horaires détaillés par types de jours
(semaine type)
Surface d’exposition
accessible
au public
Mètres carrés
Tarification de
l’exposition
Prix du billet plein tarif
Prix du (des) billet(s) à tarif réduit et
catégories concernées
Autres cas (gratuités)
Fréquentation de
l’exposition
Nombre moyen de visites / jour
Nombre de visites / mois
Nombre total de visites de l’exposition
Fréquentation par
titres
d’accès
Nombre d’entrées payantes avec billets
Nombre d’entrées d’autres titres (cartes
d’abonnement prépayées, entrées gratuites,
autres
cas…)
II - Données
d’enquête Nature des données
Sources des
données
Composition et
principales
861caractéristiques des
publics de l'exposition
Fréquentation de
jeunes dans le cadre
scolaire
Nombre de groupes ayant visité dans le
cadre
scolaire
Nombre de jeunes ayant bénéficié de visites
dans le
cadre scolaire
Genre des visiteurs (%) Femmes
Hommes
Âge des visiteurs (%) moins de 18 ans
18 – 25 ans
26 – 45 ans
46 – 59 ans
60 ans et plus
Profil socio-
démographique
situation professionnelle et activité
profession des actifs
habitudes de visite des musées en général
primo-visiteurs ou visiteurs déjà venus
niveau d’éducation
Satisfaction du public % de visiteurs très satisfaits de la visite
Autres variables
pertinentes
-
-
862863Séance du mardi 29 septembre 2020
D-2020/236
Musée des Beaux-Arts. Convention de partenariat
avec le Bristol Museum and Art Gallery dans le
cadre de l’exposition. « Absolutely Bizarre. La drôle
d’histoire de l’Ecole de Bristol, 1810 - 1840 »
MODIFICATION.AVENANT N°1
Monsieur Dimitri BOUTLEUX, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
La délibération D-2019-283 en date du 8 juillet 2019 a permis la signature d’une convention de partenariat entre le Musée des Beaux-Arts de Bordeaux et le Bristol Museum and Art Gallery dans le cadre de l’exposition intitulée « Absolutely Bizarre. La drôle d’histoire de l’Ecole de Bristol, 1810 – 1840 » consacré à L’Ecole de Bristol, dénomination derrière laquelle se cache un groupe d’artistes originaires de Bristol et de ses environs, actifs entre 1810 et 1840, qui s’illustrèrent dans la peinture de paysage, à la veine parfois fantastique, et la peinture de genre à caractère social.
Cette exposition organisée avec le soutien du Musée du Louvre, devait initialement être présentée à la Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux du 22 mai - 20 septembre 2020. Toutefois, les mesures sanitaires prises en raison de la pandémie de Covid 19 n’ont pas permis la réalisation de ce projet dont les dates doivent être reprogrammées du 18 juin au 17 octobre 2021, sauf dispositions contraires liées à la mise en œuvre de nouveaux dispositifs de lutte contre la pandémie .
Cette modification doit faire l’objet d’un avenant à la convention initiale signée avec le Bristol Museum and Art Gallery.
C’est pourquoi, je vous demande, Mesdames et Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à :
- Signer l’avenant à convention afférent avec le Bristol Museum and Art Gallery. - Engager les dépenses liées à ce projet
ADOPTE A L'UNANIMITE
8641
Convention de partenariat avec le Bristol Museum and Art Gallery dans le cadre de l’exposition
« Absolutely Bizarre. La drôle d’histoire de l’Ecole de Bristol, 1810 – 1840 » Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux
Partnership agreement with Bristol Museum and Art Gallery
within the context of the exhibition
“Absolutely Bizarre. La drôle d’histoire de l’Ecole de Bristol, 1810 – 1840” (the strange story of the Bristol School, 1810 – 1840)
Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux
AVENANT N°1
AMENDMENT N°1
La Ville de Bordeaux
La Ville de Bordeaux, Hôtel de Ville, Place Pey Berland, 33077 Bordeaux Cedex, représentée par son Maire, M. Pierre Hurmic, habilité aux fins des présentes par délibération du Conseil Municipal n° D-en date du , reçue en Préfecture de la Gironde le
Ci-après dénommée "Ville de Bordeaux- Musée des Beaux-Arts"
D’une part
Et
Le Bristol Museum and Art Gallery
représentée par M. Jon Finch, Directeur de la culture, sise Queens Road, BS8 1RL Bristol – Royaume-Uni, habilitée aux fins des présentes
Ci-après dénommée "Bristol Museum and Art Gallery"
D’autre part
PREAMBULE
Par délibération D-2019-283 en date du 8 juillet 2019 , le Musée des Beaux-Arts de Bordeaux et le Bristol Museum and Art Gallery ont convenu d’un partenariat dans le cadre d’un projet d’exposition intitulé « Absolutely Bizarre. La drôle d’histoire de l’Ecole de Bristol, 1810 – 1840 » consacré à L’Ecole de Bristol, dénomination derrière laquelle se cache un groupe d’artistes originaires de Bristol et de ses environs, actifs entre 1810 et 1840, qui s’illustrèrent dans la peinture de paysage, à la veine parfois fantastique, et la peinture de genre à caractère social. Cette exposition devait initialement être présentée à la Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux du 22 mai - 20 septembre 2020.
Toutefois, les mesures sanitaires prises en raison de la pandémie de Covid 19 n’ont pas permis la réalisation de ce projet dont les dates doivent être reprogrammées.
Le présent avenant a pour objet de définir les nouvelles dates et modalités de présentation de cette exposition. 8652
Ceci étant préalablement exposé, il est convenu et arrêté ce qui suit :
The City of Bordeaux
La Ville de Bordeaux, Hôtel de Ville, Place Pey Berland, 33077 Bordeaux Cedex, represented by its Mayor, M. Pierre Hurmic, empowered for the purposes herein by a decision of the Municipal Council No. D- dated received in the Prefecture of the Gironde department on
Hereinafter referred to as the “City of Bordeaux- Musée des Beaux-Arts”
Of the first part
And
Bristol Museum and Art Gallery
represented by Mr Jon Finch, Director of Culture, at Queens Road, BS8 1RL Bristol – United Kingdom, empowered for the purposes herein
Hereinafter referred to as “Bristol Museum and Art Gallery”
Of the other part
RECITALS
By deliberation D-2019-283 dated July 8, 2019, the Musée des Beaux-Arts de Bordeaux and the Bristol Museum and Art Gallery have agreed to a partnership within the framework of of an exhibition project entitled “Absolutely Bizarre. The Funny History of the Bristol School, 1810 - 1840 ”devoted to The Bristol School, the name behind which hides a group of artists from Bristol and its surroundings, active between 1810 and 1840, who s 'illustrated in landscape painting, sometimes with a fantastic vein, and genre painting with a social character. This exhibition was originally scheduled to be presented at the Galerie des Beaux-Arts in Bordeaux from May 22 - September 20, 2020.
However, the health measures taken due to the Covid 19 pandemic did not allow this project to be carried out, the dates of which must be rescheduled.
The purpose of this amendment is to define the new dates and methods of presentation of this exhibition.
The foregoing having being stated, the following has been agreed:
Article 1 - Objet de l’avenant N°1
Le présent avenant a pour objet de modifier l’article 2 de la convention de partenariat avec le Bristol Museum and Art Gallery validée par délibération N° 2019/283 en date du 8 juillet 2019 ; relatif aux conditions de conservation et restauration des œuvres.
Article 1 – Object of amendment N ° 1
The purpose of this amendment is to modify article 2 of the partnership agreement with the Bristol Museum and Art Gallery validated by deliberation N ° 2019/283 dated July 8, 2019;
Article 2 – Conditions générales d’exécution de l’exposition
L’article 2 - de la convention de partenariat avec le Bristol Museum and Art Gallery est ainsi modifié :
2.1- Lieux, dates et titre de l’exposition :
L’exposition sera intitulée : Absolutely Bizarre. La drôle d’histoire de l’Ecole de Bristol, 1810 – 1840. Elle sera présentée à la Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux, du 18 juin au 17 octobre 2021.
8663
. 2.2- Commissariat de l’exposition
Commissariat général :
Mme Sophie Barthélémy, Directrice du musée des beaux-arts de Bordeaux M. Guillaume Faroult, Conservateur en Chef en charge des peintures françaises du XVIIIe siècle et des peintures britanniques et américaines au musée du Louvre
Commissariat scientifique :
Mme Sandra Buratti-Hasan, Directrice Adjointe du musée des beaux-Arts de Bordeaux M. Guillaume Faroult, Conservateur en Chef en charge des peintures françaises du XVIIIe siècle et des peintures britanniques et américaines au musée du Louvre
Mme Jenny Gaschke, Conservateur des collections pré-1900, Bristol Museum and Art Gallery
2.3 - Contenu de l'exposition
L’exposition comprendra environ environ 80 œuvres (peintures et dessins) dont 49 peintures et 26 dessins provenant des collections du Bristol Museum and Art Gallery, auxquels s'ajouteront quelques prêts prestigieux de la Victoria Art Gallery de Bath, de la Tate Britain de Londres ainsi que de la Bristol Society of Merchants Venturers et du Musée du Louvre de Paris.
Article 2 – General Terms and Conditions for staging the exhibition
Article 2 - of the partnership agreement with the Bristol Museum and Art Gallery is amended as follows :
2.1- Places, dates and title of the exhibition:
The exhibition will be entitled: Absolutely Bizarre. La drôle d’histoire de l’Ecole de Bristol, 1810 – 1840 ; It will be presented at the Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux, from 18 June to 17 october 2021.
2.2- Exhibition commission
General commissioner:
Ms Sophie Barthélémy, Director of the Musée des Beaux-Arts de Bordeaux Mr Guillaume Faroult, Chief curator of French paintings of the 18th century and British American Paintings at the Museum of the Louvre
Scientific commission:
Ms Sandra Baratti-Hasan, Deputy Director of the Musée des Beaux-Arts de Bordeaux Mr Guillaume Faroult, Chief curator of French paintings of the 18th century and British American Paintings at the Museum of the Louvre
Ms Jenny Gaschke, Curator of pre-1900 collection, Bristol Museum and Art Gallery
2.3- Content of the exhibition
The exhibition will comprise approximately 80 works (paintings and drawings) including 49 paintings and 26 drawings from the collections of the Bristol Museum and Art Gallery, to which will be added a few prestigious loans from the Victoria Art Gallery of Bath, the Tate Britain in London as well as the Bristol Society of Merchants Venturers and the Museum of the Louvre in Paris.
8674
Article 3 – les autres articles de la convention de partenariat avec le Bristol Museum and Art Gallery validée par délibération N°2019/283 en date du 8 juillet 2019 restent inchangés.
Article 3 - the other articles of the partnership agreement with the Bristol Museum and Art Gallery validated by deliberation N ° 2019/283 dated July 8, 2019 remain unchanged
Fait à Bordeaux, en deux exemplaires, le
Signed in Bordeaux, in two copies, date
Pour
La Ville de Bordeaux
For
The City of Bordeaux
P/O Le Maire
Monsieur Dimitri Boutleux
Adjoint en charge de la création
et des expressions culturelles
Pour
Le Bristol Museum and Art Gallery
For
Bristol Museum and Art Gallery
Mr.Jon Finch
Directeur de la culture,
mairie de Bristol
868Séance du mardi 29 septembre 2020
D-2020/237
Musée des Arts décoratifs et du Design. Avenant n°1.
Convention Gares & Connexions. Signature
Monsieur Dimitri BOUTLEUX, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Le musée des Arts décoratifs et du Design, organise du 20 juin 2020 au 10 janvier 2021, l’exposition Playground - Le design des sneakers. A cette occasion la société Gares & Connexions et le madd-bordeaux se sont rapprochés pour une exposition « hors les murs » au sein de la gare de Bordeaux à travers un partenariat.
En raison de la crise sanitaire liée au Covid-19, l’exposition Playground — Le design des sneakers, n’a pas pu avoir lieu aux dates initialement prévues du 9 avril au 27 septembre 2020. En effet, cet événement a imposé la fermeture des musées de la Ville de Bordeaux, dont le musée des Arts décoratifs et du Design. L’exposition est donc reportée du 20 juin 2020 au 10 janvier 2021. L’exposition « hors des murs » au sein de la gare de Bordeaux a également reportée.
Un avenant a été rédigé à cet effet avec pour objet de modifier les dates de l’exposition au musée et les dates d’exposition « hors des murs » au sein de la gare de Bordeaux.
ADOPTE A L'UNANIMITE DES VOTANTS
ABSTENTION DU GROUPE BORDEAUX EN LUTTES
869AVENANT N°1
CONVENTION DE PARTENARIAT
EXPOSITIONS EN GARE
Dans le cadre de l’exposition Playground-Le design des sneakers
SNCF Gares & Connexions
–
Musée des Arts décoratifs et du Design
Le présent avenant intervient en modification de la convention de partenariat adoptée en délibération
du Conseil Municipal le 2 mars 2020, délibération D2020-057.
ENTRE
La Ville de Bordeaux pour le musée des Arts décoratifs et du Design
Représentée par Monsieur Pierre Hurmic, Maire de la Ville de Bordeaux, habilité aux fins des présentes
par délibération n° …………………………….. du Conseil municipal en date du ……………………………, reçue en
Préfecture le ……………………………………..
Domiciliée en l’Hôtel de Ville F-33077 Bordeaux Cedex.
Ci-après dénommée « Le partenaire ».
D’UNE PART
ET
SNCF Gares & Connexions, société anonyme au capital de 77.292.590 euros, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris sous le numéro 507 523 801, dont le siège social est Paris (75013), au 16 avenue d’Ivry, représentée à l’effet des présentes par la société Retail & Connexions, Société Anonyme au capital de 760.000,00 euros, dont le siège social est situé à PARIS (75013), 16 Avenue d’Ivry, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de PARIS sous le numéro 341 826 782, elle-même représentée par Sylvain Bailly, en sa qualité de Directeur des affaires culturelles,
Ci-après dénommé « SNCF Gares & Connexions ».
D’AUTRE PART
Ci-après dénommées « les parties »
LE PREAMBULE EST MODIFIE COMME SUIT :
SNCF Gares & Connexions, société anonyme, a pour ambition de faire des gares de lieux de vie au cœur de la ville et se veut au plus proche des voyageurs. Ouvrir les gares à la culture et la faire partager au plus grand nombre y participe grandement et constitue l’un des objectifs de SNCF Gares & Connexions. En lien étroit avec l’actualité culturelle locale, avec les festivals de photographie et de musique, les musées et les centres d’art dont elle est partenaire, SNCF Gares & Connexions propose ainsi chaque année plus de 100 expositions, interventions et rencontres culturelles dans des gares réparties sur l’ensemble du territoire français.
870La société Retail & Connexions dispose d’une compétence particulière et reconnue dans le domaine de la gestion et la valorisation des emplacements situés sur le domaine public ferroviaire.
C’est la raison pour laquelle SNCF Gares & Connexions, lui a confié par mandat la planification, la préparation et la conduite des actions culturelles dans les gares ferroviaires françaises de voyageurs, en son nom et pour son compte.
Le musée des Arts décoratifs et du Design est un établissement culturel de la ville de Bordeaux.
Du 20 juin 2020 au 10 janvier 2021, le musée des Arts décoratifs et du Design présente l’exposition Playground – Le design des sneakers. Avec plus de 500 paires, des films, des documents d’archives, des photos et des témoignages, l’exposition retracera l’évolution de cette industrie gigantesque et présentera la sneaker dans toutes ses dimensions culturelles.
Les Parties ont souhaité exposer Playground – Le design des sneakers hors les murs (titre provisoire). Cette Exposition se tiendra 7 juillet au 6 octobre 2020 en gare de BORDEAUX. Dans le cas où les dates d’exposition en gare de BORDEAUX venaient à être prolongée, les parties conviendraient d’un accord écrit (mail ou courrier).
Dans la continuité de ses actions culturelles, SNCF Gares & Connexions souhaite s’associer au Partenaire à l’occasion de l’exposition Playground – Le design des sneakers au musée des Arts décoratifs et du Design.
Dès lors, les Parties sont convenues de se rapprocher en concluant la présente convention (ci-après la « Convention ») correspondant à leur volonté réciproque d’engagement, afin d’assurer les meilleurs développements possibles à leur collaboration.
CECI AYANT ETE EXPOSE, IL EST CONVENU ET ARRETE CE QUI SUIT :
ARTICLE 1 – Objet du partenariat
Le présent article est inchangé.
ARTICLE 2 – Date d’effet et durée
Le présent article est inchangé.
ARTICLE 3 – Engagement du partenaire
Le présent article est inchangé.
ARTICLE 4 – Engagement de SNCF Gares & Connexions
Le présent article est inchangé.
ARTICLE 5 – Respect des règles de parole en gare
Le présent article est inchangé.
ARTICLE 6 – Respect de l’image des Parties été de leurs marques respectives
Le présent article est inchangé.
871ARTICLE 7 – Responsabilité et assurance
Le présent article est inchangé.
ARTICLE 8 – Annulation, résiliation
Le présent article est inchangé.
ARTICLE 9 – Confidentialité
Le présent article est inchangé.
ARTICLE 10 – Nullités-Tolérance
Le présent article est inchangé.
ARTICLE 11 – Droit applicable et Attribution de compétence juridictionnelle
Le présent article est inchangé.
Fait à Bordeaux, le 30 juillet 2020,
(en deux exemplaires)
Pour SNCF Gares & Connexions
Monsieur Stéphan de Fäy
Directeur général de l’établissement public
D’aménagement Bordeaux-Euratlantique
Pour le Partenaire,
P/O Le Maire
Monsieur Dimitri Boutleux
Adjoint en charge de la création et des
expressions culturelles
ANNEXE : CONVENTION INITIALE
872GARES&, CONNEXIONS
EYe
CONVENTION
DE
PARTENARIAT
EXPOSITIONS
EN
GARE
ENTRE SNCF
Gares
&
Connexions,
société
anonyme
au
capital
de
77.292.590
euros,
immatriculée
au
Registre
du
Commerce
et des
Sociétés
de
Paris
sous
le numéro
507
523
801,
dont
le siège
social
est
Paris
(75013),
au
16
avenue
d'Ivry,
représentée
à
l'effet
des
présentes
par
la
société
Retail
&
Connexions,
Société
Anonyme
au
capital
de
760.000,00
euros,
dont
le
siège
social
est
situé
à
PARIS
(75013),
16
Avenue
d'lvry,
immatriculée
au
Registre
du
Commerce
et
des
Sociétés
de
PARIS
sous
le
numéro
341
826
782,
elle-même
représentée
par
Sylvain
Bailly,
en
sa
qualité
de
Directeur
des
affaires
culturelles,
:
ET La
Ville
de
Bordeaux
(Musée
des
Arts
décoratifs
et
du
Design),
représentée
par
son
Maire,
Monsieur
Nicolas
Florian,
habilité
aux
fins
des
présentes
par
délibération
du
Conseil
Municipal
du Reçue
en
Préfecture
le
Ci-après
dénommé
« le Partenaire
»
Le
Partenaire
et
SNCF
Gares
&
Connexions
sont
ci-après
désignés
individuellement
par
« la
Partie
»
et ensemble
par
« les
Parties
»
PREAMBULE
SNCF
Gares
&
Connexions,
société
anonyme,
a
pour
ambition
de
faire
des
gares
de
lieux
de
vie
au
cœur
de
la ville et se
veut
au
plus
proche
des
voyageurs.
Ouvrir
les
gares
à la culture
et la faire
partager
au
plus
grand
nombre
y
participe
grandement
et
constitue
l'un
des
objectifs
de
SNCF
Gares
&
Connexions.
En
lien
étroit
avec
l'actualité
culturelle
locale,
avec
les
festivals
de
photographie
et de
musique,
les
musées
et les
centres
d'art
dont
elle
est
partenaire,
SNCF
Gares
&
Connexions
propose
ainsi
chaque
année
plus
de
100
expositions,
interventions
et
rencontres
culturelles
dans
des
gares
réparties
sur
l'ensemble
du
territoire
français.
La
société
Retail
&
Connexions
dispose
d’une
compétence
particulière
et
reconnue
dans
le
domaine
de
la gestion
et la valorisation
des
emplacements
situés
sur
le domaine
public
ferroviaire.
C'est
la
raison
pour
laquelle
SNCF
Gares
&
Connexions,
lui a confié
par
mandat
la planification,
la
préparation
et
la
conduite
des
actions
culturelles
dans
les
gares
ferroviaires
françaises
de
voyageurs,
en
son
nom
et pour
son
compte.
Le
musée
des
Arts
décoratifs
et du
Design
est
un
établissement
culturel
de
la ville
de
Bordeaux.
Du
9
avril
au
27
septembre
2020,
le musée
des
Arts
décoratifs
et du
Design
présente
l'exposition
Playground
—
Le
design
des
sneakers.
Avec
plus
de
500
paires,
des
films,
des
documents
d'archives,
des
photos
et
des
témoignages,
l'exposition
retracera
l'évolution
de
cette
industrie
gigantesque
et présentera
la sneaker
dans
toutes
ses
dimensions
culturelles.
873Les
Parties
ont
souhaité
exposer
Playground
—
Le
design
des
sneakers
hors
les
murs
(titre
provisoire).
Cette
Exposition
se
tiendra
de
la
mi-mars
à la mi-mai
2020
en
gare
de
BORDEAUX.
Dans
la
continuité
de
ses
actions
culturelles,
SNCF
Gares
&
Connexions
souhaite
s'associer
au
Partenaire
à
l'occasion
de
l'exposition
Playground
-—
Le
design
des
sneakers
äu
musée
des
Arts
décoratifs
et du
Design.
Dès
lors,
les
Parties
sont
convenues
de
se
rapprocher
en
concluant
la
présente
convention
(ci-
après
la
« Convention
»)
correspondant
à
leur
volonté
réciproque
d'engagement,
afin
d'assurer
les
meilleurs
développements
possibles
à leur
collaboration.
Article
1
—
Objet
du
partenariat
La
présente
Convention
a
pour
objet
de
préciser
les
modalités
de
la
collaboration
entre
SNCF
Gares
&
Connexions
et le
Partenaire
dans
le cadre
de
la réalisation
de
l'Exposition.
Il
est
expréssement
convenu
que
l'Exposition
sera
construite
sous
la
charte
graphique
“SNCF
Gares
&
Connexions
Révélateurs
de
Culture”,
disponible
sur simple
demande.
La
simulation
d'une
Exposition
type est
jointe
à titre
indicatif en
annexe
des
présentes.
Article
2
—- Date
d'effet
et
durée
La
Convention
prend
effet
à la date
de signature
par
la dernière
des
Parties
et prendra
fin à la date
de
clôture
de
l'exposition
Playground
—
Le
design
des
sneakers
présentée
au
sein
du
musée
des
Arts
décoratifs
et du
Design.
Les
stipulations
de
la
Convention
relatives
à
la
confidentialité,
à
la
propriété
intellectuelle
et
à
la
garantie,
ainsi
que
l'ensemble
des
articles
prévoyant
que
certaines
obligations
contractuelles
continuent
à
produire
leurs
effets
au-delà
du
terme
de
la Convention,
survivent
pendant
la
durée
prévue
audits
articles,
même
en
cas
de
résiliation
pour
quelque
raison
que
ce
soit.
Tout
renouvellement
tacite
de
la
présente
Convention
est
exclu
et
tout
avenant
fera
systématiquement
l'objet
d'un
contrat
écrit
signé
par
les
Parties,
sans
préjudice
de
l'alinéa
précédent. Article
3 -
Engagements
du
Partenaire
3.1
Fourniture
des
visuels
pour
la
réalisation
de
l'Exposition
Le
Partenaire
s'engage
à
fournir
à
SNCF
Gares
&
Connexions
un
ensemble
de
visuels
pour
la
conception
et la réalisation
de
l'Exposition,
et au
minimum
l'ensemble
des
éléments
figurant
dans
l'Exposition
(ci-après
«
Les
Visuels
»).
Le
Partenaire
garantit,
aux
termes
des
présentes
détenir
les
droits
de
propriété
Intellectuelle
attachés
aux
Visuels
et
nécessaires
aux
fins
de
s'engager
aux
termes
de
la présente
Convention.
Le
Partenaire
autorise
à
titre
gratuit
SNCF
Gares
&
Connexions
ou
tout
tiers
autorisé
par
elle,
à
reproduire,
représenter,
communiquer
au
public
et/ou
fixer
les
Visuels,
directement
ou
indirectement,
par
extrait
ou
en
totalité,
pour
une
exploitation
dans
le
cadre
de
l'Exposition
et/ou
pour
les
besoins
de
sa
communication
interne
et
externe,
dans
les
conditions
suivantes:
-
Le
droit
de
fixer,
reproduire
ou
de
faire
reproduire
les
Visuels,
en
tout
ou
partie,
en
tout
format,
par
tout
procédés
techniques
;
-
Le
droit
de
communiquer
au
public
les
Visuels,
dans
un
lieu
privé
ou
public,
et
notamment
les
gares,
par
les
moyens
et procédés
techniques,
dans
tous
formats
tels
que
précisés
ci-après
:
874>
Par
tous
procédés
de
communication
au
public
en
ligne,
sur
tous
réseaux
et/ou
systèmes
numériques
actuels
ou
futurs
tels
que
notamment
Internet,
intranet,
périphérique
de
stockage
d'informations
numérisées
ou
tout
par
technologie
sans
fil
ou
téléphonie
mobile,
systèmes
destinés
aux
téléphones
mobiles
et
aux
assistants
personnels,
écrans
tactiles
;
>
Par
tous
procédés
actuels
ou
futurs
de
télédiffusion,
notamment
par
transmission
hertzienne,
câble,
satellite,
télévision
en
clair,
cryptée,
à
péages
TNT,
IPTV,
TMP,
ou
par
tout
autre
réseau
de
télécommunication
ou
de
communication
audiovisuelle
;
>
Sur
support
papier
presse
ou
affichage,
tels
que
notamment
photos,
fresques,
affiches,
brochures,
catalogues,
flyers,
magazines
SNCF
et
au
sein
du
livre
« Art
en
Gare
»
;
>
Sur
tous
supports
d'enregistrement,
actuels
ou
futurs,
notamment
graphique,
mécanique,
magnétique,
optique,
numérique,
électronique
ou
sur
toute
mémoire
permettant
de
stocker
des
informations
numérisées
;
>
Dans
le
cadre
d'une
intégration
dans
une
œuvre
multimédia,
quel
que
soit
le
support,
notamment
par
vidéo,
cinéma
;
Le
droit
d'adapter
les
Visuels,
y
compris
le
droit
d'ajouter,
de
retirer,
de
combiner
avec
d'autres
éléments
ou
créations,
d'insérer
des
logos,
tout
ou
partie
desdits
Visuels,
par
tous
moyens
ou.précédés
et
notamment
par
tous
moyens
de
communication
visés
ci-dessus.
SNCF
Gares
&
Connexions
pourra
effectuer
notamment
toutes
modifications
et
ajouts
nécessités
par
des
contraintes
techniques
et/ou
graphiques.
Aucune
modification
et/ou
ajout
nécessités
par
des
contraintes
techniques
etfou
graphiques
ne
pourront
être
effectués
sans
l'accord
préalable
du
Partenaire.
Cette
autorisation
est
consentie
pour
tous
supports,
en
tous
formats,
quel
que
soit
le
procédé
technique
utilisé
notamment
:
Dans
le cadre
de
l'Exposition
objet
de
la présente
Convention ;
Tout
support
Internet
et
digital
de
SNCF
Gares
&
Connexions
destiné
à promouvoir
l'Exposition
et
notamment
son
site
internet,
ses
réseaux
sociaux
(Facebook,
Twitter,
Instagram,
Linkedin,
YouTube
etc.)
et
via
e-mailing,
et
ce
quel
que
soit
le
support
de
réception
(ordinateur,
tablette,
téléphone
etc.)
;
Pour
la
communication
culturelle
de
Gares
&
Connexions
au
sein
du
livre
« Art
en
Gare
» ;
|
Toute
finalité
de
relation
presse
et
de
relations
publiques
aux fins
de
promouvoir
l'Exposition
;
Tous
supports
pour
les
stricts
besoins
internes
de
SNCF
Gares
&
Connexions
:pour
toute
utilisation
des
Visuels
à
des
fins
institutionnelles
et/ou
de
nature
historique
et/ou
à
des
fins
d'archives
n'ayant
pas
de
finalité
publicitaire
ou
promotionnelle,
site
intranet,
assemblées
générales
etc.
Tous
supports
dans
le
cadre
de
la
communication
interne
et
externe
de
SNCF
Gares
&
Connexions
Avant
tout
lancement
en
production,
toutes
les
reproductions
nécessiteront
la
validation
en
amont
du
Partenaire.
Sans
accords
préalables,
le
Partenaire
décline
toutes
responsabilités
quant
à
l'utilisation
de
ces
Visuels.
Par
ailleurs,
si
SNCF
Gares
&
Connexions
souhaite
acquérir
la
titularité
des
droits
de
propriété
intellectuelle
sur
les
Visuels,
elle
devra
se
rapprocher
du
ou
des
auteurs
des
Contenus
et
signer
un
contrat
de
cession
de
droits.
875La
présente
autorisation
est
consentie
pour
la
durée
de
l'exposition
Playground
—
Le
design
des
sneakers
présentée
au
sein
du
muséee
des
Arts
décoratifs
et
de
Design
et
concerne
les
territoires
du
monde
entier.
La
cession
des
droits
est
faite
à
l'exclusion
du
droit
moral
qui
demeure
incessible.
Le
Partenaire
communique
à
SNCF
Gares
&
Connexions
les
mentions
de
paternité
des
Visuels
et
garantit
par
conséquent
SNCF
Gares
&
Connexions
de
toute
erreur
ou
omission
de
mention
qui
résulterait
de
son
fait.
Le
Partenaire
garantit
SNCF
Gares
&
Connexions
contre
tout
trouble,
action,
réclamation,
opposition,
revendication
et
éviction
quelconque
provenant
d'un.
tiers
qui
soutiendrait
que
les
Visuels
en
Gare
violent
ses
droits,
ainsi
que
contre
tout
dommage
ou
responsabilité
encourue
dans
.l'exercice
des
droits
attachés
auxdits
Visuels.
3.2
Participation
financière
à la réalisation
de l'Exposition
Dans
le
cadre
de
la
réalisation
de
l'Exposition
par
SNCF
Gares
&
Connexions,
le
Partenaire
s'engage
à participer
à hauteur
de
6 000
euros
HT,
soit
7 200
€ TTC
correspondant
à la
conception
et
la
production
de
l'exposition
:Direction
Artistique,
scénographie,
impression
pose
et
dépose
de.
l'ensemble
des
éléments
composant
l'exposition.
Voir
article
4.1
ci-dessous.
Ce
montant
est
global
et définitif.
l'est
soumis
à
la taxe
sur
la valeur
ajoutée
aux
taux
légaux
en
vigueur
au
jour
de
l'émission
de
la
facture. Afin
de
permettre
au
Partenaire
d'exécuter
ses
engagements
au
titre
de
son
soutien
financier
selon
les
modalités
susvisées,
SNCF
Gares
&
Connexions
communique
au
Partenaire
les
coordonnées
du
compte
bancaire
de
son
mandataire
:
Bénéficiaire
: Retail
&
Connexions
Banque
: Société
Générale
N°
compte
: 00020051930
IBAN
: FR76
3000
3036
3000
0200
5193
034
BIC
: SOGEFRPP
Le
Partenaire
versera
la
totalité
de
la
participation
financière
décrite
ci-dessus
par
virement
à l'ordre
de
Retail
&
Connexions
à la
date
de
signature
de
la
Convention.
Le
virement
s'effectue
à
30
jours
nets.
|
3.3.
Engagements
en
nature
Le
Partenaire
s'engage
à mettre
à
disposition
de
SNCF
Gares
&
Connexions
:
- 150
entrées
gratuites
pour
le
musée
des
Arts
décoratifs
et
du
Design.
3.4
Visibilité
de
SNCF
Gares
&
Connexions
dans
le
plan
de
communication
du
Partenaire
Le
Partenaire
s'engage
à
mettre
en
visibilité
SNCF
Gares
&
Connexions
lors
de
l'Exposition.
Le
Partenaire
s'engage
à
valoriser
le
partenariat
avec
SNCF
Gares
&
Connexions,
en
apposant
le
nom
« SNCF
Gares
&
Connexions
»
en
toutes
lettres
sur
les
supports
de
communication
suivants
:
Dans
le musée
Texte
Remerciements
à l'entrée
de
l'exposition
Livret
de
médiation
adulte
876Catalogue
d'exposition
Environ
2500
exemplaires
Communiqués
et
dossiers
de
presse
(français
et
anglais)
Diffusion
en
collaboration
avec
l'agence
de
presse
parisienne
Claudine
Colin
: plus
de
2500
contacts. Vernissage
de
l'exposition
Playground
—
Le
design
des
sneakers
au
madd-bordeaux
(plus
de
800
personnes
attendues)
Cartons
d'invitation
papier
:plus
de
4
000
exemplaires
Cartons
d'invitation
numériques
:plus
de
5
000
exemplaires
Programme
culturel
papier
diffusé
dans
Bordeaux,
Métropole
et
en
Nouvelle-Aquitaine
18
000
exemplaires
par
trimestre
(2ème
et
3ème
trimestre),
soit
36
000
exemplaires.
Diffusion
dans
plus
de
400
points
:centre-ville
(lieux
culturels
et
touristiques)
+ Offices
de
Tourisme
en
Nouvelle-Aquitaine
Site
Internet
Page
dédiée
à l'exposition.
10
000
visiteurs
en
moyenne
par
mois/ 17
500
pages
vues
par
mois
http://www.madd-bordeaux.fr/ Tous
supports
de
communication
doivent
recevoir
préalablement
à toute
publication
une
validation
expresse
de
SNCF
Gares
&
Connexions;
l'absence
de
réponse
valant
refus
d'accord
de
la
part
de
cette
dernière.
En
outre,
le
Partenaire
s'engage
à
fournir
à
SNCF
Gares
&
Connexions
des
exemplaires
papier
des
supports
de
communication
qui
seront
réalisés
dans
le
cadre
de
la
présente
Convention.
Article
4 -
Engagements
de
SNCF
Gares
&
Connexions
4.1.
Réalisation
de
l'Exposition
par
SNCF
Gares
&
Connexions
SNCF
Gares
&
Connexions
assure
la
conception
et
la
réalisation
de
l'Exposition
et
notamment
:
les
impressions
photos
;la
rédaction
des
écrits
et
des
textes
de
presentation
du
partenariat,
la
direction
artistique
et
scénographique
de
l'Exposition,
la
pose
et
la
dépose
en
gare
de
l'ensemble
des
éléments
composant
l'Exposition….).
Retail
&
Connexions
se
chargera
de
régler
directement
les
prestataires
en
charge
des
missions
de
rédaction
des
écrits,
de
textes,
de
la
scénographie
de
l'exposition,
de
l'impression,
de
la
pose
et
de
la
dépose
de
l'exposition.
|
La
visibilité
de
l'Exposition
se
traduit
comme
suit :
-
Gare
de
Bordeaux
St Jean
(Hall
1 et salles
d'attente).
-
Diffusion
d'images
sur
les
écrans
têtes
de
quai
et
d'information
voyageurs
en
gare
de
Bordeaux.
«
Il est
expressement
convenu
que
l'affichage
des
éléments
sur
les
écrans
tête
pourraient
ne
pas
avoir
lieu
pour
des
raisons
indépendantes
de
la
volonté
de
SNCF
Gares
&
Connexions
et
notamment
panne
ou
maintenance
de
tout
ou
partie
du
matériel
ou
encore
mouvement
social
perturbant
le
fonctionnement
normal
de
la
gare.
De
tels
événements
ne
constituent
pas
un 5
877manquement
de
la
part
de
SNCF
Gares
&
Connexions
susceptible
d'engager
sa
responsabilité
sur
le
fondement
de
l’article
8.1
»
SNCF
Gares
&
Connexions
s'engage
dans
le
respect
du
droit
moral
des
auteurs
à
ce
que
le
nom
des
auteurs
soit
mentionné
à l'occasion
de
chaque
diffusion
des
Visuels
(légendes
et
crédits),
sous
réserve
qu'il
soit
transmis
par
le
Partenaire...
Au
regard
de
la
destination
de
l'Exposition,
celle-ci
devant
être
présentée
dans
un
espace
ouvert
au
public,
le
Partenaire
accepte
expressément
les
éventuels
risques
de
dégradations
pouvant
affecter
l'Exposition
et
les
Visuels
et
notamment
toutes
dégradations
liées
aux
circonstances
de
son
exposition,
aux
contacts
des
visiteurs
et
des
intempéries.
SNCF
Gares
&
Connexions
prendra
néanmoins
les
mesures
nécessaires,
dans
les
limites
de
ses
moyens,
pour
protéger
l'Exposition
et
les
Visuels
des
éventuels
risques
de
dégradations
susvisés,
assurer
la
maintenance
utile
et
son
entretien.
4.2.
Mise
en
œuvre
d'opérations
de
communication
par
SNCF
Gares
&
Connexions
SNCF
Gares
&
Connexions
s'engage
à
relayer
l'Exposition
du
Partenaire
sur
le
site
garesetconnexions.sncf
ainsi
que
sur
les
pages
Facebook
des
gares
concernées,
Twitter,
instagram,
chaîne
You
Tube,
Linkedin,
É
Pour
information,
le
site
et
les
réseaux
sociaux
de
SNCF
Gares
&
Connexions
et
leur
fréquentation
sont
les
suivants
:
WEB Site
internet
SNCF
http:/www.garesetconnexions.sncf//fr
Plus
de
700
000
visiteurs
uniques
par
mois
(clients,
élus,
leaders
d'opinions,
journalistes)
FACEBOOK 1 page
nationale
Gares
&
Connexions
: plus
de
32
700
fans
https://www.facebook.com/Gares.connexions/ Sur
la page
Facebook
de
la gare
de
Bordeaux-St-Jean
avec
plus
de
8000
fans.
Soit
près
de
270
000
fans.
TWITTER
|
|
Compte
@ConnectGares
- https://twitter.com/ConnectGares
Près
de
25
000
abonnés
(nombreux
élus
et
leaders
d'op)
INSTAGRAM Compte
gares_connexions
- https:/{www.instagram.com/gares
connexions/
Plus
de
6700
abonnés
YOU
TUBE
Chaîne
SNCF
Gares
&
Connexions
- Plus
de
7000
abonnés
LINKEDIN
|
Entreprise
SNCF
Gares
&
Connexions
- Plus
de
14
000
abonnés.
https://www.linkedin.com/company/gares-&-connexions
878SNCF
Gares
&
Connexions
s'engage
à
citer
le
nom
de
l'exposition
Playground
—
Le
design
des
sneakers,
le
nom
du
musée
et
son
lien
vers
son
site
internet
sur
tous
les
supports
de
communication
relatifs
à
l'Exposition.
Article
5 -
Respect
des
règles
de
parole
en
gare
Toute
opération
de
communication,
d'animation
et/ou
événementiel
en
gare
doit
s'inscrire
dans
le
respect
des
règles
de
prise
de
parte
de
la régie
publicitaire
Média
Transports
qui
gère
les espaces
publicitaires
en
gare.
A
ce
titre,
les
logotypes
des
Marques
mis
à
part,
aucun
autre
logo
ou
coordonnées
(web,
mail,
postales)
ne
peuvent
être
présents
sur
les
supports
et
affiches
déployés
dans
le
périmètre
de
la
gare,
dans
le cadre
de
la présente
Exposition.
Article
6 —- Respect
de
l’image
des
Parties
et de
leurs
marques
respectives
SNCF
Gares
&
Connexions
est
Rennes
ou
titulaire
des
marques
suivantes
(ci-après
“Marques”):
—
marque
semi-figurative
française
“SNCF”
n°134055370,
déposée
le
17
décembre
2013
en
classes
7
:9;:12,16;18;25;28;35;36,38
;
39;
41,
42et43;
-
la
marque
semi
figurative
française
"SNCF
Gares
&
Connexions”
déposée
le 20
janvier
2016
sous
le
numéro
4242124
en classes
9,
16,
35,
36,
37,
3839,
41,
42, 43
et 45.
SNCF
Gares
&
Connexions
autorise
à titre non
exclusif le Partenaire
à reproduire
les
Marques
sur
les
supports
et dans
des
actions
de
communication
engagées
au
titre
de
la présente
Convention,
sous
réserve
du
respect
des
principes
énoncés
à l'article
3.
Cette
autorisation
est
strictement
limitée
à
l'exécution
de
la
présente
Convention
et
ne
pourra
en
aucun
cas
être
étendue
à
d'autres
opérations
de
communication
ou
à
d’autres
supports,
sauf
accord
préalable
et écrit
de
SNCF
Gares
&
Connexions.
Le
Partenaire
s'engage
par
ailleurs
à
ne
pas
céder
cette
autorisation
d'usage,
à ne
pas
l'apporter
à un
tiers et
à
ne
pas
consentir
de
sous-
autorisations
d'usage.
L'expiration
ou
la résiliation
de
la Convention
mettra
fin aux
droits
d'utilisation
des
Marques
SNCF
dont
bénéficie
le Partenaire
Le
Partenaire
s'engage
à
s'abstenir
de
tout
acte
susceptible
de
porter
atteinte
directement
ou
indirectement,
aux
droits
de
propriété
intellectuelle
de
SNCF
Gares
&
Connexions.
SNCF
Gares
&
Connexions
se
réserve
le droit
de
manière
unilatérale
de
mettre
fin
ou
de
modifier
à
tout
moment
la présente
autorisation
d'utiliser
les
Marques,
et/ou
peut
demander
à tout
moment
au
Partenaire
de
modifier
ou
supprimer
toute
utilisation
faite
des
Marques
qui,
à la seule
discrétion
de
SNCF
Gares
&
Connexions,
ne
respecterait
pas
les
conditions
d'utilisation
précédemment
énoncées,
ou
porterait
atteinte
à ses
droits
ou
intérêts.
Article
7 -
Responsabilité
et
assurance
7.1.
Responsabilité
Chacune
des
Parties
est
responsable
dans
les
termes
du
droit
commun
des
conséquences
pécuniaires
des
dommages
de
toute
nature
imputables
à
ses
fautes,
erreurs
ou
omissions,
ou
à
celles
des
personnes
dont
elle doit répondre
tels que
ses
préposés
ou
tout autre
personne
extérieur
7
879intervenant
à sa
demande
dans
la
réalisation
de
la
présente
Convention,
ou
des
choses
qu'elle
a
sous
sa
garde,
et qui
du
fait
ou
à
l’occasion
de
l'exécution
de
la Convention,
pourraient
être
causés
à elle-même,
à son
personnel,
ainsi
qu'aux
tiers.
Dans
les
conditions
définies
ci-dessus,
chaque
Partie
s'engage
à
garantir
l'autre
Partie
et
ses
agents
contre
toute
action
ou
réclamation
qui
pourraient
être
exercée
à
leur
encontre,
ainsi
qu'à
les indemniser
des préjudices
Subis
par eux,
dès
lors
que
leur responsabilité
ne
serait pas
engagée
dans
les
termes
de
l'alinéa
ci-avant.
7.2.
Assurance
SNCF
Gares
&
Connexions
est
dispensée
de
souscrire
une
police
d'assurance
pour
couvrir
les
risques
qu'elle
encourt
en
application
des
dispositions
de
l'article
«
Responsabilité
». Le
Partenaire
déclare
être
titulaire
d'une
police
d'assurance
garantissant
les
conséquences
pécuniaires
du
fait
de
sa
responsabilité
civile,
délictuelle
ou contractuelles
et de
celles
de
ses
Bersonness,
prestataires,
éventuels
sous-traitants
autorisés.
Le
montant
des
capitaux
assurés
par
nature
de
dommages
au
titre
de
cette
police
ne
saurait
en
aucun
cas
constituer
une
limite
des
responsabilités
encourues
par
le
Partenaire.
Article
8 —
Annulation,
résiliation
8.1.
Résiliation
anticipée
En
cas
de
manquement
par
l’une
des
Parties
à
l'une
quelconque
de
ses
obligations
au
titre
de
la
présente
Convention,
l'autre
Partie
peut,
sous
réserve
de
respecter
un
préavis
de
7 (sept)
jours
à
compter
de
la
réception
d'une
lettre
recommandée
avec
avis
de
réception
resté
infructueuse,
résilier
la
présente
Convention
de
plein
droit.
La
Partie
qui
n'aura
pas
honoré
ses
engagements
sera
redevable
d'indemnités
à
l'autre
Partie
établies
en
fonction
du
préjudice
subi.
8.2.
Force
majeure
Aucune
des
Parties
ne
pourra
être
tenue
responsable
d'un
manquement
quelconque
à
ses
obligations
au
titre
de
la
présente
Convention
si
un
tel
manquement
résulte
d'un
événement
de
force
majeure
présentant
les
caractéristiques
définies
par
la jurisprudence
de
la Cour
de
Cassation.
La
Partie
affectée
dans
l'exécution
de
ses
obligations
par
la
survenance
d'un
cas
de
la
force
majeure
doit
immédiatement
avertir
l'autre
Partie
de
la survenance
de
cet
évènement.
Les
Parties
s'efforcent
alors
de
prendre
les
mesures
propres
à pallier
les
conséquences
de
cet
évènement.
Toutefois,
en
cas
de
persistance
de
cet
évènement
au-delà
d'un
mois,
la
Convention
peut
être
rompue
par
la
Partie
la plus
diligente,
par
l'envoi
à
l'autre
Partie
d'une
lettre
recommandée
avec
avis
de
réception,
sans
qu'aucune
indemnité
ne
soit
due
par
elle
à
l’autre
Partie
à ce
titre.
8.3.
Annulation
SNCF
Gares
&
Connexions
se
réserve
le
droit
d'annuler
à
tout
moment
l'Exposition
objet
des
présentes.
Dans
cette
hypothèse
SNCF
Gares
&
Connexions
sera
tenue
d'en
aviser
le
Partenaire
1 (une)
semaine
au
moins
à
l'avance
par
lettre
recommandée
avec
avis
de
réception
et s'engage
à
rembourser,
dans
le
délai
d'un
(1)
mois
suivant
la
date
de
notification
par
SNCF
Gares
&
Connexions,
le
Partenaire
de
l'ensemble
des
dépenses
d'ores
et
déjà
engagées,
à
la
date
de
l'annulation
de
l'Exposition.
880Article
9 —
Confidentialité
Les
Parties
conviennent
du
caractère
confidentiel
des
informations
et
données
échangées
dans
le
cadre
de
la
Convention
ainsi
que
son
contenu
et
s'engagent
à
les
tenir
confidentielles
pendant
la
durée
de
la
convention
et
pendant
un
délai
de
2
(deux)
ans
à compter
de
son
expiration.
Cette
divulgation
ne
pourra
intervenir
que
d'un
commun
accord
écrit
entre
les
Parties
et
suivant
les
conditions
qui
seront
également
définies
d'un
commun
accord
écrit
entre
elles,
à
moins
que
ladite
divulgation
ne
soit
requise
par
la
loi
ou
les
règlements
ou
pour
les
besoins
d'une
procédure
judiciaire. Article
10
—
Nullités-Tolérance
L'annulation
d'une
quelconque
clause
de
la
présente
Convention
ne
saurait
entrainer
la
nullité
de
la
totalité
de
celle-ci.
Les
Parties
s'engagent
à remplacer
les
dispositions
déclarées
nulles
par
toute
autorité
judiciaire
ou
administrative,
par
d'autres
dispositions
dont
les
effets
économiques
sont
comparables. Aucun
fait
de
tolérance
par
l'une
ou
l'autre
des
Parties,
même
répété
de
l'infraction
par
l'autre
partie
de
l'une
quelconque
des
stipulations
de
la
présente
Convention
ne
saurait
constituer
une
renonciation
par
ladite
partie
lésée
à
l'une
quelconque
des
stipulations
présentes.
Article
11
-
Droit
applicable
et
Attribution
de
compétence
juridictionnelle
L'interprétation,
la
validité
et
l'exécution
de
la
présente
Convention
seront
régies
par
le
droit
français. Les
Parties
conviennent,
préalablement
à
une
saisine
des
tribunaux,
de
se
rencontrer
afin
de
trouver
une
solution
amiable.
Dans
l'hypothèse
où
la
conciliation
échouerait,
il est
expressément
convenu
que
tout
litige
devra
être
porté
devant
les
tribunaux
compétents
de
Paris.
Fait
à
Bordeaux
en
deux
exemplaires
Le
ÿ
Pour
la
SNCF
Gares
&
Connexions
Pour
le
Partenaire
Monsieur
Sylvain
Bailly
Monsieur
F
Directeur
des
affaires
culturelles
de
1°"
adjo
aire
He
Bordeaux
en
SNCF
Gares
&
Connexions
a
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Président
de
Bordeaux
Métropole
/
Annexe
: Simulation
d'une
Exposition
type
881.
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882Séance du mardi 29 septembre 2020
D-2020/238
CAPC musée d’art contemporain. Label Centre d’Art
Contemporain d’Intérêt National. Subvention. Demande.
Autorisation.
Monsieur Dimitri BOUTLEUX, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Dans le cadre de la demande de label « centre d’art contemporain d’intérêt national » au bénéfice du CAPC qui vous a été soumise lors de la séance du 23 juillet 2020 et qui a fait l’objet de la délibération D-2020/173, la Direction Régionale des Affaires Culturelles Nouvelle Aquitaine est revenue vers la Ville pour l’informer de la possibilité d’une subvention pour l’année 2020 pouvant atteindre 30 000 euros.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à :
- solliciter une subvention d’un montant de 30 000 euros auprès de la DRAC Nouvelle Aquitaine
- signer les documents afférents.
ADOPTE A L'UNANIMITE
883Séance du mardi 29 septembre 2020
D-2020/239
Subvention au bénéfice de l'Etablissement Public de
Coopération Culturelle ebabx- école supérieure des beaux
arts de Bordeaux. Convention. Autorisation. Signature
Monsieur Dimitri BOUTLEUX, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Dans le cadre des crédits ouverts au titre de l’exercice 2020, vous avez autorisé Monsieur le Maire à réserver, au bénéfice de l'Etablissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) « Ecole d’Enseignement Supérieur d’Art de Bordeaux » (EBABX) une enveloppe de 211 000 euros affectée à des opérations d’investissement.
Ce soutien financier, complétant la dotation de fonctionnement votée au bénéfice de cette structure, doit permettre à cette dernière de prévoir et réaliser les programmes d’investissement inhérents à son fonctionnement courant.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à :
- Signer la convention annexée à cette délibération ;
- Verser la dotation objet de la présente délibération. Cette somme sera imputée sur les crédits prévus à cet effet au budget de l’exercice en cours, chapitre 204, article 2041717, fonction 23.
ADOPTE A L'UNANIMITE
884BORDEAUX
Convention entre la Ville de Bordeaux et l'Etablissement Public de Coopération Culturelle « ebabx- école supérieure des beaux arts de Bordeaux »
Participation financière complémentaire d’aide à l’autonomisation informatique et soutien à l’investissement pour les années 2019 et 2020
Entre les soussignés :
La Ville de Bordeaux, représentée par Monsieur , Maire de Bordeaux, agissant en vertu de la délibération du Conseil Municipal du /2020 reçue en Préfecture de la Gironde le /2020
Ci après dénomée « La Ville »
D’une part,
Et :
l'Etablissement Public de Coopération Culturelle "ebabx-école supérieure des beaux arts de Bordeaux », représentée son Directeur, Monsieur Dominique Pasqualini ;
D’autre part,
IL EST CONVENU ET ARRETE CE QUI SUIT :
ARTICLE 1 – OBJET
L'EBABX École supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux appartient au réseau national des établissements publics d'enseignement supérieur artistique placés sous la tutelle du ministère de la Culture. En tant qu'Etablissement Public de Coopération Culturelle, l'EBABX contribue activement au développement de l'art et du design et à l'irrigation professionnel de la métropole bordelaise et du territoire de la Nouvelle Aquitaine, dans une volonté de rayonnement national et international.
Afin de permettre la réalisation des dépenses d’investissement inhérentes à son bon fonctionnement la Ville de Bordeaux apporte son soutien financier à hauteur de 211 000 € (deux cent onze mille euros) ainsi composé :
- Aide à l’autonomisation informatique : 91 000 euros
- Soutien annuel 2019 à l’investissement : 60 000 euros
- Soutien annuel 2020 à l’investissement : 60 000 euros
Ces sommes s’ajouteront à la dotation annuelle de 3 140 000 € (montant statutaire) augmentée, en 2019, de 42 000 € annuels liés à l’autonomisation numérique et aux transferts de charges ainsi que de 35 000 € votés en fonctionnement au budget supplémentaire de la Ville de Bordeaux en 2019 pour prendre en charge une partie des hausses règlementaires portant sur la masse salariale.
885ARTICLE 2 – CHARGES ET CONDITIONS
L’Etablissement Public s'engage sur simple demande de la Ville de Bordeaux, à fournir tous les justificatifs nécessaires pour vérifier l'utilisation de la subvention.
ARTICLE 3 – VERSEMENT DES FONDS
Cette somme fera l’objet d’un versement unique, aux coordonnées bancaires suivantes :
IBAN : FR54 3000 1002 15C2 15C3 3000 0000 082 (vérifié)
ARTICLE 4 – COMPTENCE JURIDICTIONNELLE
Tous litiges relatifs à l’interprétation ou à l’exécution des présentes seront soumis, en tant que besoin, aux juridictions compétentes siégeant à Bordeaux.
ARTICLE 5 - ELECTION DE DOMICILE
Pour l'exécution des présentes, les parties déclarent faire élection de domicile :
- à l'Hôtel de Ville, place Pey-Berland à Bordeaux pour la Ville de Bordeaux,
- En son siège social, 7 rue des Beaux-Arts – 33800 Bordeaux pour l'Etablissement Public de Coopération Culturelle « ebabx-école supérieure des beaux arts de Bordeaux »
Fait à Bordeaux, le
Pour la Ville de Bordeaux Pour l’ebabx-école supérieure des Beaux Arts de Bordeaux
Le Maire Le Directeur
886Séance du mardi 29 septembre 2020
D-2020/240
Ville d'Art et d'Histoire. Subvention de l'Etat/Ministère de
la Culture. Autorisation. Signature. Encaissement.
Monsieur Dimitri BOUTLEUX, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Au cours de sa séance du 28 février 2008, le Conseil municipal a autorisé Monsieur le Maire à signer la convention avec le ministère de la Culture portant sur les actions à mettre en œuvre dans le cadre du label Ville d’art et d’histoire (VAH). Ce label permet à la Ville de Bordeaux d’affirmer sa volonté de mettre en place une politique volontariste d’animation de son patrimoine notamment avec Bordeaux Patrimoine Mondial, centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine ouvert en 2014 (82 000 visiteurs en 2019). Ce patrimoine est inscrit sur la liste du patrimoine mondial par l’Unesco depuis juin 2007.
La Direction régionale des Affaires culturelles de Nouvelle Aquitaine, qui était tenue par la convention à un soutien financier les cinq premières années, a continué à soutenir les actions chaque année. Elle a souhaité réaffirmer, en 2020, son soutien financier à la mise en œuvre du programme d’animation de l’architecture et du patrimoine porté par la nouvelle mandature ; donner à comprendre l’histoire urbaine et le patrimoine participe de certains enjeux et contribue à des objectifs essentiels :
- Une meilleure appropriation du cadre de vie, pour des habitants plus ambassadeurs de leur territoire et plus à même de s’impliquer dans son évolution ;
- La préservation du patrimoine dans une perspective de durabilité (transmission aux générations futures) ;
- Une meilleure connaissance est un socle pour partager, interroger ensemble ce qui fait patrimoine.
Le budget de fonctionnement de ce programme s’élève à 56 800 euros, hors masse salariale : 52 800 euros de la Ville de Bordeaux et 4 000 euros de l’État.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à :
- Solliciter la participation financière de l’État / Drac Nouvelle Aquitaine à hauteur de 4 000 euros pour la mise en œuvre des actions ci-dessus ;
- Émettre les titres de recette et signer tous les documents afférents.
ADOPTE A L'UNANIMITE DES VOTANTS
ABSTENTION DU GROUPE BORDEAUX EN LUTTES
887M. BOUTLEUX
Oui, il s’agit d’une subvention accordée à la ville pour supporter le label Ville d’Art et d’Histoire. Ce label accompagne en fait le plan d’action lié à la gestion du bien UNESCO Bordeaux Port de la Lune et c’est pour encourager cette subvention de 4 000 euros en fonctionnement, hors cadre de conventionnement. C’est un signal voulu par la DRAC, en soutien à la politique qualitative d’animation du patrimoine bordelais et un encouragement à engager une candidature renouvelée au label.
M. LE MAIRE
Qui souhaite intervenir ? Personne. Je mets aux vois la délibération. Qui vote contre ? Qui s’abstient ? Qui vote pour ? Merci.
M. PFEIFFER
Délégation de Monsieur Olivier ESCOTS. Délibération n°246 : « Lutte contre les discriminations. Appel à projets Quinzaine de l'égalité, la diversité et la citoyenneté 2020. Adoption. Autorisation».
888BP 2020 VAH Bordeaux – Service animation de l’architecture et du patrimoine
RECAPITULATIF BUDGET 2020
VAH BORDEAUX
Dépenses Recettes
ACTIONS
Faire évoluer et vivre le CIAP
Exposition photographique temporaire :
Voir la ville en vert
Actualisation des contenus du parcours
permanent
Programmation - conférences
CIAP – autres
Sous-total
1 600 €
1 500 €
1 200 €
15 000 €
19 300 €
Etat
(DRAC)
2 000 €
Collectivité
17 300 €
Investir le territoire : actions in situ
Programmations saisonnières
Evénements nationaux : Ndm, JNA,
JEP…
Création numérique : Les oreilles au
Jardin Public – sieste sonore
Sous-total
4 500 €
26 500 €
1 500 €
32 500 €
Etat
(DRAC)
0 €
Collectivité
32 500 €
Action pédagogique
Programmation Bordeaux Patrimoine
Mondial
- Finalisation du parcours famille au
ciap (octobre 2020)
- Ateliers pédagogiques
Sous-total
5 000 €
RH
5 000 €
Etat
(DRAC)
2 000 €
Ville
3 000 €
PERSONNEL
Service dédié : 3 ETP, montant chargé
Communication (services mutualisés)
Vacations guides (dont formation
continue)
121 222 €
+/ - ½ ETP
11 000 €
Etat
(DRAC)
0 €
Ville
132 222 €
TOTAL
Actions
Personnel
189 022 €
56 800 €
132 222 €
Etat
(DRAC)
4 000 €
0 €
Ville
185 022 €
52 800 €
132 222 €
889Séance du mardi 29 septembre 2020
D-2020/241
Bibliothèque de Bordeaux. Cinquantenaire de la mort
de François Mauriac. Organisation d’un jeu concours.
Règlement. Autorisation.
Monsieur Dimitri BOUTLEUX, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
L’année 2020 est celle du cinquantenaire de la disparition de l’écrivain et journaliste bordelais François Mauriac, membre de l'Académie Française et prix Nobel de littérature, décédé le 1er septembre 1970. Différentes manifestations sont prévues à Bordeaux et dans d’autres lieux, pour commémorer cet anniversaire :
- Une exposition photographique sur les grilles du Jardin Public en septembre ; - Une exposition à la bibliothèque Mériadeck, intitulée Écrire c’est agir, à partir de novembre ;
- Une programmation culturelle à l’automne 2020 en lien avec les différents partenaires de l’opération, notamment le centre François Mauriac, l’université Bordeaux Montaigne, la librairie Mollat, les éditions Le Festin, ou encore l’Institut de France.
Pour donner une dimension ludique à cette manifestation, la bibliothèque souhaite organiser un jeu concours de bande dessinée utilisant l’application informatique BDnF de la bibliothèque nationale de France. Ce jeu consiste à produire une bande dessinée évoquant François Mauriac ou son œuvre à l’aide de l’application.
Les modalités de ce jeu concours sont précisées dans le projet de règlement joint à la présente délibération.
Les différents lots à gagner sont également détaillés dans le règlement.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à :
- Organiser un jeu concours de bandes dessinées à l’occasion des manifestations commémorant le cinquantenaire de la disparition de François Mauriac, - en adopter le règlement ci-annexé.
ADOPTE A L'UNANIMITE
890JEU CONCOURS BD MAURIAC
Règlement
ARTICLES 1 : ORGANISATEURS
Les bibliothèques de Bordeaux organisent un jeu-concours qui aura lieu du samedi 10 octobre 2020 au jeudi 10 décembre 2020, dans les conditions prévues au présent règlement. Les participants au jeu-concours déposeront leurs productions dans les conditions fixées ci-après dans le présent règlement.
Le jeu-concours, ci-après dénommé « Jeu BD Mauriac », est organisé et disponible sur internet via Instagram (ou par adresse mail : biblio.patrimoine@mairie-bordeaux.fr)
ARTICLE 2 : MODALITÉS DE PARTICIPATION
2.1 La participation au Jeu est ouverte à toute personne physique, âgée de 13 ans minimum, de toute nationalité, disposant d’une adresse e-mail et d’une connexion à Internet.
Les personnes mineures sont autorisées à participer au jeu sous réserve d’obtenir l’accord préalable des personnes détenant l’autorité parentale sur ledit mineur et de la produire dans un délai de 5 jours après inscription en l’adressant sous forme papier à :
Bibliothèque Municipale de Bordeaux
« Jeu BD Mauriac »
85 cours du Maréchal Juin
CS51247
33075 Bordeaux
La participation des mineurs au jeu-concours implique ainsi qu'ils aient effectivement préalablement obtenu cette autorisation. Les bibliothèques organisatrices seraient contraintes de disqualifier tout mineur qui serait dans l'incapacité de fournir ce justificatif dans les délais qui lui seraient impartis.
La disqualification d'un mineur ayant gagné entraîne l'attribution de son lot au gagnant suppléant. Sont exclus de toute participation au Jeu BD Mauriac les personnels des bibliothèques de Bordeaux, les personnes ayant participé à la conception du Jeu BD Mauriac et les membres du jury. Cette exclusion est étendue aux membres des familles des personnes susnommées.
2.2 La participation au Jeu BD Mauriac est gratuite et sans obligation d'achat.
2.3 La participation au Jeu BD Mauriac entraîne l'acceptation pure et simple du présent règlement, en toutes ses dispositions, des règles de déontologie en vigueur sur internet, ainsi que des lois et règlements applicables aux jeux gratuits.
8912.4 Toute personne inscrite ne peut participer qu’une seule fois. Ainsi, chaque participant ne peut envoyer qu’une seule bande-dessinée. Toute tentative de fraude, notamment par la participation via plusieurs comptes "Instagram" ou adresses électroniques, verra la disqualification automatique du fraudeur, et entraînera la nullité de toutes les participations qu’il aura déposées.
2.5 Les participants s’engagent à ne pas déposer une ou des bandes-dessinées qui puissent tomber sous le coup des lois et autres dispositions relatives à la diffamation publique ou privée, à l’injure, à la protection de la vie privée, à l’image des biens, ou à la contrefaçon qu’il s’agisse du droit d’auteur, des marques ou brevets, à la dignité humaine et à l’ordre public (pornographie et pédopornographie notamment). La même disposition s’applique aux bandes dessinées qui pourraient être contraires aux lois visant à réprimer l’incitation à la violence et à la haine raciale. De même en déposant une bande dessinée, le participant reconnaît de manière irrévocable que la publication de ladite bande dessinée ne porte pas atteinte au droit au respect à l’intimité de sa vie privée, ni à son droit à l’image. Les bibliothèques organisatrices se réservent le droit de procéder à toute vérification pour l’application du présent article et prononceront l’exclusion définitive et sans appel du participant au jeu-concours qui méconnaîtrait les dispositions de l’article 2.5.
D’une manière générale, le non-respect des conditions de participation énoncées dans le règlement entraînera la nullité de la participation.
ARTICLE 3 : ANNONCE ET DEROULEMENT DU JEU BD MAURIAC
3.1 Annonce du Jeu BD MAURIAC
Le Jeu est annoncé sur le site web de la bibliothèque (http://bibliotheque.bordeaux.fr/), sur le site
web des médiathèques de la métropole (https://mediatheques.bordeaux-metropole.fr/), sur les
réseaux sociaux de la bibliothèque et/ou de la ville de Bordeaux, et sur les outils papier de communication produits par les Bibliothèques et la Ville de Bordeaux
3.2 Explication du principe du Jeu BD Mauriac:
La participation à ce jeu se fait exclusivement en publiant une bande dessinée évoquant François Mauriac ou son œuvre, produite avec l’application BDnF (https://bdnf.bnf.fr/) en ajoutant au moment de la publication le mot-dièse #BDMauriac sur Instagram via le compte Instagram du participant ou par envoi à l’adresse mail biblio.patrimoine@mairie-bordeaux.fr
Les participants ne peuvent envoyer que des bandes dessinées dont ils sont les seuls auteurs. La méconnaissance de cette obligation par un participant entraînera la nullité de toutes les participations qu’il aura déposées.
3.3 Calendrier :
Le jeu concours se déroulera en 3 étapes :
Inscription au jeu concours : samedi 10 octobre 2020 au jeudi 10 décembre 2020.
Le jeu concours est exclusivement accessible par internet, à travers le réseau social Instagram ou par courrier électronique.
L’envoi du message avec la photo vaudra inscription au jeu concours.
Désignation des gagnants / Clôture du Jeu : du 11 décembre 2020 au 16 décembre 2020
Une élection aura lieu parmi les participants qui auront envoyé leur photo.1 seul participant sera désigné gagnant par le jury selon les critères explicités dans l’article 4
892Il est rappelé que la qualité de gagnant est subordonnée à la validité de la participation du participant conformément aux dispositions du présent règlement.
Toute participation incomplète ou erronée sera rejetée, sans que la responsabilité des bibliothèques organisatrices puisse être engagée. Toute déclaration mensongère d’un participant entraînera l’exclusion définitive du participant au Jeu BD Mauriac sans que la responsabilité des bibliothèques organisatrices puisse être engagée.
Suite à la désignation des gagnants, les organisateurs prendront contact avec les gagnants, via leur compte Instagram ou par courrier électronique, sous forme de message privé. Il leur sera alors demandé une série d’informations notamment les coordonnées ainsi que tout document que les bibliothèques organisatrices jugeront nécessaire. Il sera également demandé : Nom, Prénom, adresse courriel ou numéro de téléphone et adresse postale, date de naissance ainsi que l’autorisation des personnes détenant l’autorité parentale dans le cadre d’un participant mineur.
Révélation des gagnants : jeudi 17 décembre 2020 à 18 h.
Le nom du gagnant sera révélé sur le site web des bibliothèques de Bordeaux.
ARTICLE 4 : CRITERES DE SELECTION DES GAGNANTS
Le jury se compose des membres suivants :
- un représentant des bibliothèques de Bordeaux
- un représentant de l’Agence Livre, Cinéma et Audiovisuel en Nouvelle Aquitaine (ALCA) - un représentant de la librairie Krazy Kat
Il désignera les gagnants du Jeu sur la base de critères techniques et esthétiques suivants :
- Sur Instagram en accompagnement de la bande dessinée : présence du mot-dièse # - Respect de la consigne : produire une bande dessinée avec l’application BDnF - Qualité scénaristique de la bande dessinée
- Qualité esthétique de la bande dessinée
La décision du jury prise à la majorité simple est souveraine et sans appel.
ARTICLE 5 : DOTATIONS
La liste des lots est arrêtée comme suit.
1er prix : une visite des éditions de la Cerise + une visite du centre François Mauriac de Malagar + édition "Livre de raison" par Le Festin + une visite de la chambre forte de la bibliothèque Mériadeck
2ème au 6ème prix : une visite du centre François Mauriac de Malagar + édition "Livre de raison"
6ème au 15ème prix : édition "Livre de raison"
Si les informations communiquées par le participant ne permettent pas de l’informer de son gain, il perdra la qualité de gagnant et ne pourra effectuer aucune réclamation. Le gain ne peut donner lieu à aucune contestation d’aucune sorte, ni à la cession par les bibliothèques organisatrices à un tiers non désigné gagnant, ni à la remise de sa contre-valeur en argent ni sous quelque forme que ce soit, ni à son remplacement ou échange pour quelque cause que ce soit.
893ARTICLE 6 : MODALITES D'ATTRIBUTION DES DOTATIONS
Les gagnants du concours sera invité à retirer son lot à la bibliothèque, suivant les modalités définies dans le courrier qui lui sera envoyé après communication de son adresse postale, et sur présentation d’une pièce d’identité.
Si dans un délai de cinq jours ouvrables (du lundi au vendredi) après la mise en ligne de la liste des gagnants et de l’envoi de l’e-mail informant le participant de son gain, les bibliothèques organisatrices n’ont pas reçu les informations nécessaires à la remise de son gain, ou si l’autorisation de la personne détenant l’autorité parentale des mineurs n’a pas été produite ou si le gagnant ne s’est pas manifesté, le gain redeviendra automatiquement la propriété des bibliothèques organisatrices et aucune réclamation ne sera acceptée.
Le gagnant devra se conformer au règlement. S'il s'avérait qu'un gagnant ne réponde pas aux critères du présent règlement, son lot ne lui serait pas attribué et les bibliothèques organisatrices se réservent le droit d'attribuer ce lot à un remplaçant élu par les mêmes modalités que celles utilisées pour la désignation du gagnant initial. En cas de force majeure ou si les circonstances l'exigent, les bibliothèques organisatrices se réservent le droit de substituer à tout moment aux dotations proposées d'autres dotations ou de différer l’envoi des lots en cas de problèmes d’approvisionnement.
ARTICLE 7 : DROIT D’AUTEUR
7.1 Les participants ou la personne en charge de l’autorité parentale des participants mineurs cèdent gracieusement aux bibliothèques organisatrices, à titre non exclusif, pour la France et le monde entier et pour la durée de protection de la propriété littéraire et artistique, à des fins uniquement non commerciales, les droits d’exploitation (reproduction, représentation, adaptation) nécessaires pour permettre l’exploitation des bandes dessinées remises pour concourir au Jeu dans les conditions définies ci-après.
Dans le cadre ainsi défini, les participants cèdent aux bibliothèques organisatrices :
- le droit de reproduire ou faire reproduire toutes ou partie des bandes dessinées selon tout procédé technique actuel ou à venir, tel que notamment l’impression, la photocopie, la mise en mémoire informatique, le téléchargement, la numérisation, et sur tout support actuel ou à venir qu’il s’agisse d’un support papier, magnétique, optique, électronique, informatique, analogique ou numérique, et sur tout format
- le droit de présenter et communiquer au public tout ou partie des bandes dessinées, le cas échéant incorporées à une œuvre multimédia, par tout procédé actuel et futur de communication au public et notamment édition-papier, livres numériques, mise en ligne sur service ou réseau de télécommunication, en particulier via Internet, sur un site web, blogs, réseaux sociaux, sur un intranet ou un extranet publiés ou autorisés par les bibliothèques organisatrices, par tout autre service, accessible par réseau de téléphonie,
- le droit de présenter et communiquer au public tout ou partie des bandes dessinées, le cas échéant incorporées à une œuvre multimédia sur tout support de diffusion notamment par l’intermédiaire de moniteurs, de bornes interactives, de bornes audiovisuelles, de bornes interactives multimédias, de téléphones, appareils de lecture de livres numériques, ou de tout autre moyen connu ou inconnu à ce jour
Les droits d’exploitation sur les bandes dessinées remises pour concourir au Jeu sont consentis à la bibliothèque de Bordeaux dans le cadre de leurs activités non commerciales, culturelles, de lecture publique et d’information.
8947.2 Le participant garantit aux bibliothèques organisatrices être le seul auteur des bandes dessinées remises aux bibliothèques organisatrices pour concourir au Jeu BD Mauriac conformément à l’article 3.2 ci-avant. Le participant garantit que les bandes dessinées proposées sont originales et inédites (Interdiction de reproduire une œuvre existante sous réserve des dispositions de l’article 3.2). A ces titres, le participant fait son affaire des autorisations de tous tiers ayant directement ou indirectement participé à la réalisation des bandes dessinées. Le participant assume la charge de tous les éventuels paiements en découlant et garantit bibliothèques organisatrices contre tous recours, actions ou réclamation à ce titre.
A chaque diffusion de tout ou partie des bandes dessinées, le nom du participant et sa qualité d’auteur seront mentionnés conformément au respect du droit moral.
ARTICLE 8 : COMMUNICATION DES GAGNANTS
Les gagnants autorisent les bibliothèques organisatrices à utiliser leur nom et prénom dans toute manifestation publi-promotionnelle liée au concours sans qu'aucune participation financière de la des bibliothèques organisatrices puisse être exigée à ce titre. La présente autorisation est donnée pour une durée d’un (1) an à partir de l'annonce des résultats du Jeu BD Mauriac qui pourra être renouvelée par la suite, et entraîne la renonciation de la part des gagnants à toute action ultérieure en réclamation quant à l'utilisation de ces données, dès lors que cette utilisation est conforme aux précédents alinéas.
Cependant, si les gagnants ne souhaitent aucune utilisation de leurs données personnelles dans le cadre ci-dessus cité, ils peuvent en demander l'interdiction par courrier, jusqu’à la date d'arrêt du Jeu BD Mauriac, adressé à :
Bibliothèque Municipale de Bordeaux
« Le jeu »
85 cours du Maréchal Juin
CS51247
33075 Bordeaux
ARTICLE 9 : FORCE MAJEURE
Les bibliothèques organisatrices ne sauraient encourir une quelconque responsabilité si, en cas de force majeure, ou d'évènement indépendant de sa volonté, elle était amenée à annuler le présent Jeu, à le réduire, ou à le prolonger, le reporter ou à en modifier les conditions.
ARTICLE 10 : RESPONSABILITE
Les bibliothèques organisatrices ne seront pas responsables en cas de dysfonctionnement du réseau internet empêchant l'accès au Jeu BD Mauriac ou son bon déroulement ou pour le cas où les données remplies par des participants viendraient à être détruites pour une raison qui ne lui serait pas imputable. Notamment, mais pas exclusivement, les bibliothèques organisatrices ne pourront en aucun cas être tenue pour responsable de toute impossibilité de recevoir les formulaires de participation, en raison de difficulté de transmission ou pour toute raison technique échappant à son contrôle raisonnable, ni de toute erreur typographique.
Les bibliothèques organisatrices ne sauraient être tenues responsables notamment en cas d'éventuels actes de malveillance externe. Les bibliothèques organisatrices ne sauraient être
895tenues responsables également en cas de dysfonctionnement d’Instagram, d’une modification de leurs conditions d’utilisation ou de leur forme.
Si les bibliothèques organisatrices mettent tout en œuvre pour offrir aux utilisateurs des informations et/ou outils disponibles et vérifiés, elles ne sauraient cependant être tenues responsables des erreurs (notamment d'affichage sur les pages Instagram, d'une absence de disponibilité des informations et/ou de la présence de virus sur les sites. La participation au Jeu implique la connaissance et l'acceptation des conditions d’utilisation d’Instagram des caractéristiques et des limites de l'internet, de l'absence de protection de certaines données contre les détournements éventuels ou piratage et les risques de contamination par d'éventuels virus circulant sur le réseau. Il appartient à chaque participant de prendre toutes les mesures appropriées de façon à protéger ses propres données et/ou les logiciels stockés sur son équipement informatique et téléphonique contre toute atteinte.
En outre, Les bibliothèques organisatrices ne sauraient être tenues responsables en cas :
- de problèmes de liaison téléphonique,
- de problèmes de matériel ou logiciel,
- de destruction des informations fournies par des participants pour une raison non imputable à la bibliothèque, à ses partenaires
- d'erreurs humaines ou d'origine électrique,
- de perturbations qui pourraient affecter le bon déroulement du Jeu ou de dysfonctionnement du procédé de vote.
Les bibliothèques organisatrices ne sont pas responsables des conséquences d'éventuels retards de courriers électroniques qui ne lui sont pas imputables. Les réclamations doivent être formulées par les destinataires directement auprès des entreprises ayant assuré l'acheminement des dits courriers.
Dans tous les cas, si le bon déroulement administratif et/ou technique du Jeu est perturbé par une cause échappant à la volonté des bibliothèques organisatrices, celles-ci se réservent le droit d'interrompre le Jeu BD Mauriac.
Toute fraude ou tout non-respect du présent règlement pourra donner lieu à l'exclusion du Jeu de son auteur, les bibliothèques organisatrices se réservant, le cas échéant, le droit d'engager à son encontre des poursuites judiciaires.
ARTICLE 12 : DEPOT DU REGLEMENT
Le règlement complet est disponible à titre gratuit et peut être consulté ou téléchargé sur le site web des bibliothèques de Bordeaux : http://bibliotheque.bordeaux.fr
Une copie du présent règlement sera adressée gratuitement à toute personne qui en fera la demande écrite à l’adresse suivante :
Bibliothèque Municipale de Bordeaux
« Jeu BD Mauriac »
85 cours du Maréchal Juin
CS51247
33075 Bordeaux
896ARTICLE 13 : DROIT APPLICABLE ET ATTRIBUTIONS DE COMPETENCES
Le présent règlement est soumis au droit français à l’exception des règles de conflit de loi qui pourraient avoir pour effet de renvoyer, pour la résolution matérielle du litige à une autre législation. Tout litige sera porté devant le tribunal compétent de Paris, après avoir apuré toutes voies de conciliation.
ARTICLE 14 : ACCEPTATION DU REGLEMENT
La participation au présent Jeu BD Mauriac entraîne l'acceptation pleine et entière de l'ensemble des clauses et conditions du présent règlement.
ARTICLE 15 : INFORMATIQUE ET LIBERTES
Les données à caractère personnel collectées dans le cadre du Jeu font l’objet d’un traitement par la Ville de Bordeaux pour les finalités suivantes : gestion des autorisations parentales pour les mineurs (article 2 du présent règlement) ; gestion de la relation avec le gagnant (article 3.3 du présent règlement) ; utilisation par la bibliothèque de Bordeaux dans toute manifestation publi- promotionnelle liée au concours (article 8 du présent règlement).
Ce traitement de données est nécessaire à l’exécution d’une mission d’intérêt dont la Ville de Bordeaux est investie.
Les destinataires des données sont les agents habilités des services concernés de la Direction des bibliothèques, du livres et des médias culturels de la Ville de Bordeaux à raison de leurs attributions ou de leur droit à connaître de ces données pour l’exercice de leurs missions.
Les données collectées sont uniquement destinées à un usage interne et ne sont en aucun cas cédées ou vendues à des tiers.
Ces données seront conservées pendant une durée de un an après quoi elles seront archivées jusqu’à expiration des exigences légales ou de la durée d’utilité administrative.
Conformément à la loi n° 78-17 « Informatique et libertés » du 6 janvier 1978, vous bénéficiez à tout moment pour les données à caractère personnel vous concernant et dans les conditions prévues par la loi, de droits d’accès, de rectification, à l’effacement, d’opposition, à la limitation, d’introduire une réclamation auprès de la CNIL ainsi que du droit à communiquer des instructions sur leur sort en cas de décès.
Vous pouvez exercer ces droits en vous adressant à la Direction des bibliothèques, du livres et des médias culturels 85 cours du Maréchal Juin – CS51247 – 33075 Bordeaux – bibli@mairie- bordeaux.fr ou au Délégué à la Protection des Données (DPO) de la Ville de Bordeaux à l’adresse mail suivante : contact.cnil@bordeaux-metropole.fr ou par courrier postal : Délégué à la Protection des Données, Bordeaux Métropole, Direction des Affaires Juridiques, Esplanade Charles-de- Gaulle, 33045 Bordeaux Cedex.
Pour en savoir plus, consultez vos droits sur le site de la CNIL : www.cnil.fr/fr/les-droits-pour- maitriser-vos-donnees-personnelles
897AUTORISATION PARENTALE
CONCOURS BANDE DESSINEE MAURIAC
à envoyer obligatoirement par voie postale :
Bibliothèque Municipale de Bordeaux
« Jeu BD Mauriac »
85 cours du Maréchal Juin
CS51247
33075 Bordeaux
Je soussigné(e)
M, Mme
Nom.………………………………………………………………………………………………………..
Prénom.………………………………………………………………………………………………………..
Né(e) le………………………..à…………………….
Demeurant
à…………………………………………………………………………………………………………………
……………..……………………………………………………………………………………………………
autorise que mon enfant
Nom.………………………………………………………………………………………………………..
Prénom.………………………………………………………………………………………………………..
Né(e) le………………………..à…………………….
Demeurant
à…………………………………………………………………………………………………………………
……………..……………………………………………………………………………………………………
participe au jeu-concours 2020organisé par les bibliothèques de Bordeaux dans le cadre de la manifestation Mauriac 2020 qui aura lieu du samedi 10 octobre 2020 17h au jeudi 10 décembre
Je certifie avoir l’autorité parentale sur cet enfant.
Fait à :
Date :
Signature :
898Séance du mardi 29 septembre 2020
D-2020/242
Bibliothèque de Bordeaux. Nuit des bibliothèques. Demande
de subvention à Bordeaux Métropole. Organisation d'un jeu
concours. Règlement. Autorisation. Signature.
Monsieur Dimitri BOUTLEUX, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
« La Nuit des Bibliothèques » de la métropole connait, depuis son lancement en 2017, un succès croissant. La troisième édition a rassemblé 12 500 visiteurs, soit une fréquentation en hausse de 15% par rapport à l’année précédente. Les bibliothèques des communes de la métropole souhaitent donc s’associer à nouveau pour proposer une quatrième édition de cet événement festif et fédérateur qui offre au grand public la possibilité de découvrir de façon originale leurs collections et leurs services. Lors de cette manifestation conviviale, les bibliothèques ouvrent leurs portes en soirée, jusqu’à minuit pour certaines, et proposent un programme riche d’animations gratuites et ouvertes à tous.
Une vingtaine de communes du territoire de Bordeaux Métropole, ainsi que l’Université de Bordeaux et l’Université Bordeaux Montaigne participeront en 2020 à la quatrième édition de la manifestation prévue le samedi 10 octobre. Chaque commune est maîtresse de la programmation des animations qui se dérouleront dans ses locaux et prendra en charge leur financement. L’organisation se fera dans le respect des conditions sanitaires et des recommandations en matière d’accueil du public qui seront en vigueur à cette date.
La bibliothèque municipale de Bordeaux assure, en accord avec les autres communes, la coordination générale de la « Nuit des bibliothèques ». Elle est chargée notamment des aspects transversaux de cette manifestation : coordination de la communication, interface avec les partenaires, organisation du parrainage et du lancement. A ce titre, elle a recherché des partenariats pour cette partie du projet.
En raison du caractère métropolitain de cet événement, il peut bénéficier du soutien de Bordeaux Métropole, qui prend en charge notamment la conception et la réalisation des supports de communication, communs à tous les participants.
1 – La mise en place d’une programmation métropolitaine avec le parrain
Afin de lui donner plus de visibilité et de renforcer sa dimension événementielle, le parrainage de la manifestation par un artiste de renommée nationale est prévu. Le chanteur Mathieu Boogaerts, le dessinateur et réalisateur Winshluss et l’écrivain Hervé Le Corre ont été les parrains des trois premières éditions. Pour cette quatrième édition, c’est l’auteur de bandes dessinées Alfred, prix du meilleur album en 2014 au festival d’Angoulême, qui parrainera la manifestation. Au-delà de l’intérêt médiatique de ce parrainage, il permettra de proposer les jours précédant l’événement, différentes formes d’interventions dans les bibliothèques : spectacles, rencontres, ateliers.
Autour de l’accueil du parrain, l’organisation d’un évènement de lancement public est également envisagée. Il permettra de communiquer sur la manifestation auprès de la presse, d’y convier les partenaires, les élus et les organisateurs, et de jouer le rôle de « teaser » auprès du grand public qui pourra aller à la rencontre du parrain. Sous diverses formes, le parrainage se déploiera dans plusieurs communes afin de faire circuler les habitants sur la métropole et de valoriser les bibliothèques en tant que réseau et structures complémentaires sur le territoire.
2 - Organisation d’un jeu concours photo de « cadavre exquis »
Lors des deux premières éditions de la Nuit des Bibliothèques en 2017 et 2018, un jeu- concours de réalisation de « sleeveface » (photomontage avec des couvertures de livres) a permis de fédérer les bibliothèques autour d’un évènement ludique et participatif avec plus de 130 participants. En 2019, le concours photo a décliné le thème « Ma nuit des
899Séance du mardi 29 septembre 2020
bibliothèques ». L’organisation d’un jeu-concours par les bibliothèques de la métropole, coordonnée par la bibliothèque de Bordeaux, sera réitérée pour cette quatrième édition et aura lieu du samedi 10 octobre 2020 - 12h, au dimanche 11 octobre 2020 - 00h.
Le jeu concours photo de « cadavre exquis » consiste à publier une photo originale de documents d’une bibliothèque pour former une phrase, une expression drôle, décalée ou originale, prise pendant le week-end de la « Nuit des Bibliothèques » 2020 dans l’une des bibliothèques participantes, sur Instagram (avec le mot-dièse #nuitdesbib2020) via le compte Instagram du participant ou par envoi d’un e-mail à l’adresse dédiée à la Nuit des Bibliothèques.
Les modalités de ce jeu concours sont précisées dans le projet de règlement joint à la présente délibération.
Le prix est un bon cadeau, à dépenser dans une librairie partenaire de l’évènement.
3. Demande de subvention auprès de Bordeaux Métropole
Compte-tenu de la dimension métropolitaine de cette manifestation, il est proposé de solliciter une subvention auprès de Bordeaux Métropole, à hauteur de 6 000 euros (six mille euros), pour aider au financement de l’opération de parrainage, de lancement de la Nuit des Bibliothèques et l’organisation du jeu concours.
Cette subvention sera perçue par la Ville de Bordeaux qui assure la coordination générale de la Nuit des Bibliothèques, en accord avec les autres communes participantes.
Plan de financement prévisionnel :
Dépenses de parrainage et lancement de l’événement Estimation TTC En euros
Prestations parrainage (conception et locations
d’expositions, animation rencontre par un journaliste,
droits de diffusion, frais de déplacement, hébergement,
interventions…)
Lots jeux et concours métropolitain
4 500
500
Apéritif de lancement 1 000
S/Total Parrainage 6 000
Budget total de la manifestation Estimation TTC En euros
Services extérieurs (fournitures, goodies,
communication, technique…)
6 050
Rémunérations et honoraires (programmation artistique
et culturelle)
69 400
Déplacements, hébergements, repas, réceptions 5 000 Divers (surveillance…) 1 000
Impôts et taxes :
Charges de personnel
SACEM
12 400
1 800
Total des dépenses 95 650
Recettes En euros TTC En euros
Subvention Bordeaux Métropole 6 000 Budgets des communes 89 650 Total des recettes 95 650
900Séance du mardi 29 septembre 2020
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire :
- Solliciter la participation financière de Bordeaux Métropole pour aider au financement de l’opération de parrainage et de lancement de la « Nuit des Bibliothèques », signer tout document afférant à ce cofinancement et à encaisser ce cofinancement. - Organiser un jeu concours de photos à l’occasion de la « Nuit des bibliothèques » le 10 octobre 2020 et en adopter le règlement ci-annexé.
ADOPTE A L'UNANIMITE
901JEU CONCOURS PHOTOS NUIT DES BIBLIOTHEQUES
Règlement
ARTICLE 1 : ORGANISATEURS
Les bibliothèques de la métropole bordelaise organisent un jeu-concours qui aura lieu du samedi 10 octobre 12h, au dimanche 11 octobre 2020 à 00h, dans les conditions prévues au présent règlement. Les participants au jeu-concours déposeront des photographies dans les conditions fixées ci-après dans le présent règlement. Une vingtaine de bibliothèques de la métropole participeront à cette édition. La coordination et la mise en place du jeu concours sont assurées par la Délégation à la Coopération des Bibliothèques de Bordeaux.
Le jeu-concours, ci-après dénommé « le Jeu », est organisé et disponible sur internet via Instagram ou par adresse mail : nuitdesbibliotheques@gmail.com
ARTICL 2 : MODALITÉS DE PARTICIPATION
2.1 La participation au Jeu est ouverte à toute personne physique, âgée de 13 ans minimum, de toute nationalité, disposant d’une adresse e-mail et d’une connexion à Internet.
Les personnes mineures sont autorisées à participer au jeu sous réserve d’obtenir l’accord préalable des personnes détenant l’autorité parentale sur ledit mineur et de la produire dans un délai de 5 jours après inscription en l’adressant sous forme papier à :
Bibliothèque Municipale de Bordeaux
« Le jeu »
85 cours du Maréchal Juin
CS51247
33075 Bordeaux
La participation des mineurs au jeu-concours implique ainsi qu'ils aient effectivement préalablement obtenu cette autorisation. Les bibliothèques organisatrices seraient contraintes de disqualifier tout mineur qui serait dans l'incapacité de fournir ce justificatif dans les délais qui lui seraient impartis.
La disqualification d'un mineur ayant gagné entraîne l'attribution de son lot au gagnant suppléant. Sont exclus de toute participation au Jeu les personnels des bibliothèques organisatrices et les personnes ayant participé à la conception du Jeu et les membres du jury. Cette exclusion est étendue aux membres des familles des personnes susnommées.
2.2 La participation au Jeu est gratuite et sans obligation d'achat.
2.3 La participation au Jeu entraîne l'acceptation pure et simple du présent règlement, en toutes ses dispositions, des règles de déontologie en vigueur sur internet, ainsi que des lois et règlements applicables aux jeux gratuits.
9022.4 Toute personne inscrite ne peut participer qu’une seule fois. Ainsi, chaque participant ne peut envoyer qu’une seule photographie. Toute tentative de fraude, notamment par la participation via plusieurs comptes "Instagram" ou adresses électroniques, verra la disqualification automatique du fraudeur, et entraînera la nullité de toutes les participations qu’il aura déposées.
2.5 Les participants s’engagent à ne pas déposer une ou des photographies qui puissent tomber sous le coup des lois et autres dispositions relatives à la diffamation publique ou privée, à l’injure, à la protection de la vie privée, à l’image des biens, ou à la contrefaçon qu’il s’agisse du droit d’auteur, des marques ou brevets, à la dignité humaine et à l’ordre public (pornographie et pédopornographie notamment). La même disposition s’applique aux photographies qui pourraient être contraires aux lois visant à réprimer l’incitation à la violence et à la haine raciale. De même en déposant une photographie, le participant reconnaît de manière irrévocable que la publication de ladite photographie ne porte pas atteinte au droit au respect à l’intimité de sa vie privée, ni à son droit à l’image. Les bibliothèques organisatrices se réservent le droit de procéder à toute vérification pour l’application du présent article et prononceront l’exclusion définitive et sans appel du participant au jeu-concours qui méconnaîtrait les dispositions de l’article 2.5.
D’une manière générale, le non-respect des conditions de participation énoncées dans le règlement entraînera la nullité de la participation.
ARTICLE 3 : ANNONCE ET DEROULEMENT DU JEU
3.1 Annonce du Jeu
Le Jeu est annoncé sur le site web de chaque bibliothèque organisatrice, sur le site web des médiathèques de la métropole ainsi que sur les réseaux sociaux des bibliothèques et/ou des communes.
3.2 Explication du principe du Jeu :
La participation à ce jeu se fait exclusivement en publiant la photo candidate avec le mot-dièse #nuitdesbib2020 sur Instagram via le compte Instagram du participant ou par envoi à l’adresse mail nuitdesbibliotheques@gmail.com
Les participants ne peuvent envoyer que des photographies dont ils sont les seuls auteurs. La méconnaissance de cette obligation par un participant entraînera la nullité de toutes les participations qu’il aura déposées.
3.3 Calendrier :
Le jeu concours se déroulera en 3 étapes :
Inscription au jeu concours : du samedi 10 octobre 2019, 12h au dimanche 11 octobre 2020 00h.
Le jeu concours est exclusivement accessible par internet, à travers le réseau social Instagram ou par courrier électronique.
L’envoi du message avec la photo vaudra inscription au jeu concours.
Désignation des gagnants / Clôture du Jeu : du 12 octobre 2020 au 31 octobre 2020.
903Une élection aura lieu parmi les participants qui auront envoyé leur photo. Un seul participant sera désigné gagnant par le jury selon les critères explicités dans l’article 4.
Il est rappelé que la qualité de gagnant est subordonnée à la validité de la participation du participant conformément aux dispositions du présent règlement.
Toute participation incomplète ou erronée sera rejetée, sans que la responsabilité des bibliothèques organisatrices puisse être engagée. Toute déclaration mensongère d’un participant entraînera l’exclusion définitive du participant au Jeu sans que la responsabilité des bibliothèques organisatrices puisse être engagée.
Suite à la désignation des gagnants, les organisateurs prendront contact avec les gagnants, via leur compte Instagram ou par courrier électronique, sous forme de message privé. Il leur sera alors demandé une série d’informations notamment les coordonnées ainsi que tout document que les bibliothèques organisatrices jugeront nécessaire. Il sera également demandé : Nom, Prénom, adresse courriel ou numéro de téléphone et adresse postale, date de naissance ainsi que l’autorisation des personnes détenant l’autorité parentale dans le cadre d’un participant mineur.
Révélation des gagnants : jeudi 29 octobre 2020 à 18 h.
Le nom du gagnant sera révélé, sur le site web des médiathèques de la Métropole.
ARTICLE 4 : CRITERES DE SELECTION DES GAGNANTS
Le jury, composé de bibliothécaires des bibliothèques organisatrices et de partenaires de la Nuit des Bibliothèques, désignera les gagnants du Jeu sur la base de critères techniques et esthétiques suivants :
- Sur Instagram en accompagnement de la photo : présence du mot-dièse #nuitdesbib2020 et présence du mot-dièse du nom de la bibliothèque ou de la commune de la bibliothèque où le cliché a été pris
- Par courrier électronique en accompagnement de la photo : présence du nom de la bibliothèque ou de la commune de la bibliothèque où le cliché a été pris - Respect de la consigne : prendre une photo de livres, CD ou DVD pour former un cadavre exquis au cours de la soirée Nuit des Bibliothèques dans une des bibliothèques participantes - qualité de la photo
- qualité technique et esthétique de la prise de vue
- originalité du sujet et/ou de la prise de vue
La décision du jury prise à la majorité simple est souveraine et sans appel.
ARTICLE 5 : DOTATION
La liste des lots est arrêtée comme suit.
9041 lot unique constitué d’un chèque cadeau dans une librairie d’une valeur d’environ 200€.
Si les informations communiquées par le participant ne permettent pas de l’informer de son gain, il perdra la qualité de gagnant et ne pourra effectuer aucune réclamation. Le gain ne peut donner lieu à aucune contestation d’aucune sorte, ni à la cession par les bibliothèques organisatrices à un tiers non désigné gagnant, ni à la remise de sa contre-valeur en argent ni sous quelque forme que ce soit, ni à son remplacement ou échange pour quelque cause que ce soit.
ARTICLE 6 : MODALITES D'ATTRIBUTION DE LA DOTATION
Le gagnant du concours sera invité à retirer son lot à la bibliothèque, suivant les modalités définies dans le courrier qui lui sera envoyé après communication de son adresse postale, et sur présentation d’une pièce d’identité.
Si dans un délai de sept jours ouvrables (du lundi au vendredi) après la mise en ligne de la liste des gagnants et de l’envoi de l’e-mail informant le participant de son gain, les bibliothèques organisatrices n’ont pas reçu les informations nécessaires à la remise de son gain, ou si l’autorisation de la personne détenant l’autorité parentale des mineurs n’a pas été produite ou si le gagnant ne s’est pas manifesté, le gain redeviendra automatiquement la propriété des bibliothèques organisatrices et aucune réclamation ne sera acceptée.
Le gagnant devra se conformer au règlement. S'il s'avérait qu'un gagnant ne réponde pas aux critères du présent règlement, son lot ne lui serait pas attribué et les bibliothèques organisatrices se réservent le droit d'attribuer ce lot à un remplaçant élu par les mêmes modalités que celles utilisées pour la désignation du gagnant initial. En cas de force majeure ou si les circonstances l'exigent, les bibliothèques organisatrices se réservent le droit de substituer à tout moment à la dotation proposée une d'autre dotation ou de différer l’envoi du lot en cas de problèmes d’approvisionnement.
ARTICLE 7 : DROIT D’AUTEUR
7.1 Les participants ou la personne en charge de l’autorité parentale des participants mineurs cèdent gracieusement aux bibliothèques organisatrices, à titre non exclusif, pour la France et le monde entier et pour la durée de protection de la propriété littéraire et artistique, à des fins uniquement non commerciales, les droits d’exploitation (reproduction, représentation, adaptation) nécessaires pour permettre l’exploitation des photographies remises pour concourir au Jeu dans les conditions définies ci-après.
Dans le cadre ainsi défini, les participants cèdent aux bibliothèques organisatrices:
- le droit de reproduire ou faire reproduire toutes ou partie des photographies selon tout procédé technique actuel ou à venir, tel que notamment l’impression, la photocopie, la mise en mémoire informatique, le téléchargement, la numérisation, et sur tout support actuel ou à venir qu’il s’agisse d’un support papier, magnétique, optique, électronique, informatique, analogique ou numérique, et sur tout format
- le droit de présenter et communiquer au public tout ou partie des photographies, le cas échéant incorporées à une œuvre multimédia, par tout procédé actuel et futur de communication au public et notamment édition-papier, livres numériques, mise en ligne sur service ou réseau de télécommunication, en particulier via Internet, sur un site web, blogs, réseaux sociaux, sur un 905intranet ou un extranet publiés ou autorisés par les bibliothèques organisatrices, par tout autre service, accessible par réseau de téléphonie,
- le droit de présenter et communiquer au public tout ou partie des photographies, le cas échéant incorporées à une œuvre multimédia sur tout support de diffusion notamment par l’intermédiaire de moniteurs, de bornes interactives, de bornes audiovisuelles, de bornes interactives multimédias, de téléphones, appareils de lecture de livres numériques, ou de tout autre moyen connu ou inconnu à ce jour
Les droits d’exploitation sur les photographies remises pour concourir au Jeu sont consentis aux bibliothèques participantes dans le cadre de leurs activités non commerciales, culturelles, de lecture publique et d’information.
7.2 Le participant garantit aux bibliothèques organisatrices être le seul auteur des photographies remises aux bibliothèques organisatrices pour concourir au Jeu conformément à l’article 3.2 ci-avant. Le participant garantit que les photographies proposées sont originales et inédites (Interdiction de reproduire une œuvre existante sous réserve des dispositions de l’article 3.2). A ces titres, le participant fait son affaire des autorisations de tous tiers ayant directement ou indirectement participé à la réalisation des photographies. Le participant assume la charge de tous les éventuels paiements en découlant et garantit bibliothèques organisatrices contre tous recours, actions ou réclamation à ce titre.
A chaque diffusion de tout ou partie des photographies, le nom du participant et sa qualité d’auteur seront mentionnés conformément au respect du droit moral.
ARTICLE 8 : COMMUNICATION DU GAGNANT
Le gagnant autorise les bibliothèques organisatrices à utiliser leur nom et prénom dans toute manifestation publi-promotionnelle liée au concours sans qu'aucune participation financière de la des bibliothèques organisatrices puisse être exigée à ce titre. La présente autorisation est donnée pour une durée de un (1) an à partir de l'annonce des résultats du Jeu qui pourra être renouvelée par la suite, et entraîne la renonciation de la part du gagnant à toute action ultérieure en réclamation quant à l'utilisation de ces données, dès lors que cette utilisation est conforme aux précédents alinéas.
Cependant, si le gagnant ne souhaite aucune utilisation de leurs données personnelles dans le cadre ci-dessus cité, ils peuvent en demander l'interdiction par courrier, jusqu’à la date d'arrêt du Jeu, adressé à :
Bibliothèque Municipale de Bordeaux
« Le jeu »
85 cours du Maréchal Juin
CS51247
33075 Bordeaux
906ARTICLE 9 : FORCE MAJEURE
Les bibliothèques organisatrices ne sauraient encourir une quelconque responsabilité si, en cas de force majeure, ou d'évènement indépendant de sa volonté, elle était amenée à annuler le présent Jeu, à le réduire, ou à le prolonger, le reporter ou à en modifier les conditions.
ARTICLE 10 : RESPONSABILITE
Les bibliothèques organisatrices ne seront pas responsables en cas de dysfonctionnement du réseau internet empêchant l'accès au Jeu ou son bon déroulement ou pour le cas où les données remplies par des participants viendraient à être détruites pour une raison qui ne lui serait pas imputable. Notamment, mais pas exclusivement, les bibliothèques organisatrices ne pourront en aucun cas être tenue pour responsable de toute impossibilité de recevoir les formulaires de participation, en raison de difficulté de transmission ou pour toute raison technique échappant à son contrôle raisonnable, ni de toute erreur typographique.
Les bibliothèques organisatrices ne sauraient être tenues responsables notamment en cas d'éventuels actes de malveillance externe. Les bibliothèques organisatrices ne sauraient être tenues responsables également en cas de dysfonctionnement d’Instagram, d’une modification de leurs conditions d’utilisation ou de leur forme.
Si les bibliothèques organisatrices mettent tout en œuvre pour offrir aux utilisateurs des informations et/ou outils disponibles et vérifiés, elles ne sauraient cependant être tenues responsables des erreurs (notamment d'affichage sur les pages Instagram, d'une absence de disponibilité des informations et/ou de la présence de virus sur les sites. La participation au Jeu implique la connaissance et l'acceptation des conditions d’utilisation d’Instagram des caractéristiques et des limites de l'internet, de l'absence de protection de certaines données contre les détournements éventuels ou piratage et les risques de contamination par d'éventuels virus circulant sur le réseau. Il appartient à chaque participant de prendre toutes les mesures appropriées de façon à protéger ses propres données et/ou les logiciels stockés sur son équipement informatique et téléphonique contre toute atteinte.
En outre, Les bibliothèques organisatrices ne sauraient être tenues responsables en cas :
de problèmes de liaison téléphonique,
de problèmes de matériel ou logiciel,
de destruction des informations fournies par des participants pour une raison non imputable à la bibliothèque, à ses partenaires
d'erreurs humaines ou d'origine électrique,
de perturbations qui pourraient affecter le bon déroulement du Jeu ou de dysfonctionnement du procédé de vote.
Les bibliothèques organisatrices ne sont pas responsables des conséquences d'éventuels retards de courriers électroniques qui ne lui sont pas imputables. Les réclamations doivent être formulées par les destinataires directement auprès des entreprises ayant assuré l'acheminement des dits courriers.
907Dans tous les cas, si le bon déroulement administratif et/ou technique du Jeu est perturbé par une cause échappant à la volonté des bibliothèques organisatrices, celles-ci se réservent le droit d'interrompre le Jeu.
Toute fraude ou non respect du présent règlement pourra donner lieu à l'exclusion du Jeu de son auteur, les bibliothèques organisatrices se réservant, le cas échéant, le droit d'engager à son encontre des poursuites judiciaires.
ARTICLE 12 : DEPOT DU REGLEMENT
Le règlement complet est disponible à titre gratuit et peut être consulté ou téléchargé sur le site web des médiathèques de la métropole : mediatheques.bordeaux-metropole.fr/
Une copie du présent règlement sera adressée gratuitement à toute personne qui en fera la demande écrite à l’adresse suivante :
Bibliothèque Municipale de Bordeaux
« Le jeu »
85 cours du Maréchal Juin
CS51247
33075 Bordeaux
ARTICLE 13 : DROIT APPLICABLE ET ATTRIBUTIONS DE COMPETENCES
Le présent règlement est soumis au droit français à l’exception des règles de conflit de loi qui pourraient avoir pour effet de renvoyer, pour la résolution matérielle du litige à une autre législation. Tout litige sera porté devant le tribunal compétent de Paris, après avoir apuré toutes voies de conciliation.
ARTICLE 14 : ACCEPTATION DU REGLEMENT
La participation au présent Jeu entraîne l'acceptation pleine et entière de l'ensemble des clauses et conditions du présent règlement.
ARTICLE 15 : INFORMATIQUE ET LIBERTES
Les données à caractère personnel collectées dans le cadre du Jeu font l’objet d’un traitement par la Ville de Bordeaux pour les finalités suivantes : gestion des autorisations parentales pour les mineurs (article 2 du présent règlement) ; gestion de la relation avec le gagnant (article 3.3 du présent règlement) ; utilisation par les bibliothèques organisatrices dans toute manifestation publi- promotionnelle liée au concours (article 8 du présent règlement).
908Ce traitement de données est nécessaire à l’exécution d’une mission d’intérêt public dont la Ville de Bordeaux est investie.
Les destinataires des données sont les agents habilités des services concernés de la Direction des bibliothèques, du livres et des médias culturels de la Ville de Bordeaux ainsi que les autres personnes habilitées par les bibliothèques et médiathèques des communes de la métropole de Bordeaux à raison de leurs attributions ou de leur droit à connaître de ces données pour l’exercice de leurs missions.
Les données collectées sont uniquement destinées à un usage interne et ne sont en aucun cas cédées ou vendues à des tiers.
Ces données seront conservées pendant une durée de un an après quoi elles seront archivées jusqu’à expiration des exigences légales ou de la durée d’utilité administrative.
Conformément à la loi n° 78-17 « Informatique et libertés » du 6 janvier 1978, vous bénéficiez à tout moment pour les données à caractère personnel vous concernant et dans les conditions prévues par la loi, de droits d’accès, de rectification, à l’effacement, d’opposition, à la limitation, d’introduire une réclamation auprès de la CNIL ainsi que du droit à communiquer des instructions sur leur sort en cas de décès.
Vous pouvez exercer ces droits en vous adressant à la Direction des bibliothèques, du livres et des médias culturels 85 cours du Maréchal Juin – CS51247 – 33075 Bordeaux – bibli@mairie- bordeaux.fr ou au Délégué à la Protection des Données (DPO) de la Ville de Bordeaux à l’adresse mail suivante : contact.cnil@bordeaux-metropole.fr ou par courrier postal : Délégué à la Protection des Données, Bordeaux Métropole, Direction des Affaires Juridiques, Esplanade Charles-de-Gaulle, 33045 Bordeaux Cedex.
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909AUTORISATION PARENTALE
CONCOURS PHOTO DE LA NUIT DES BIBLIOTHEQUES DE LA METROPOLE BORDELAISE
à envoyer obligatoirement par voie postale :
Bibliothèque Municipale de Bordeaux
« Le jeu »
85 cours du Maréchal Juin
CS51247
33075 Bordeaux
Je soussigné(e)
M, Mme
Nom.………………………………………………………………………………………………………..
Prénom.………………………………………………………………………………………………………..
Né(e) le………………………..à…………………….
Demeurant
à…………………………………………………………………………………………………………………
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autorise que mon enfant
Nom.………………………………………………………………………………………………………..
Prénom.………………………………………………………………………………………………………..
Né(e) le………………………..à…………………….
Demeurant
à…………………………………………………………………………………………………………………
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participe au jeu-concours qui aura lieu du samedi 10 octobre 2020 12h, au dimanche 11 octobre 2020 00h organisé par les bibliothèques de la métropole bordelaise dans le cadre de la Nuit des Bibliothèques.
Je certifie avoir l’autorité parentale sur cet enfant.
Fait à :
Date :
Signature :
910Séance du mardi 29 septembre 2020
D-2020/243
Bibliothèque de Bordeaux - Don de Madame Alice Mayoux -
Autorisation - Signature
Monsieur Dimitri BOUTLEUX, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Madame Alice Mayoux, fille du poète surréaliste Jehan Mayoux propose de faire don à la Ville de Bordeaux (Bibliothèque Municipale) de la bibliothèque personnelle de son père.
Jehan Mayoux, né le 25 novembre 1904 à Cherves-Chatelars (Charente), mort le 14 juillet 1975 à Ussel (Corrèze), fut instituteur, puis inspecteur de l’Éducation nationale, militant syndicaliste et pacifiste de tendance libertaire. Poète, ami d’Yves Tanguy, de Benjamin Péret, d'André Breton, il fut membre du groupe surréaliste de 1933 à 1967. Il est l’auteur d’une œuvre poétique conséquente ainsi que de textes critiques et politiques qui ont été rassemblés en plusieurs volumes après sa mort.
Sa bibliothèque, composée d’environ 2500 volumes, renferme principalement des ouvrages sur le surréalisme et ses abords. Ils occupent 48 mètres linéaires de rayonnages. La plupart des livres sont en édition originale, enrichis pour beaucoup d’entre eux d’envois d’auteurs. Choisis et conservés avec soin, ils sont le reflet des goûts, de la personnalité et des amitiés de Jehan Mayoux.
Le don proposé par Madame Alice Mayoux permettra d’enrichir substantiellement les collections de la bibliothèque de Bordeaux, par l’apport d’un fonds littéraire extrêmement riche, dans un domaine, le surréalisme, peu représenté dans les collections bordelaises et complémentaire d’autres fonds littéraires contemporains qu’elles renferment déjà.
Ces documents seront classés dans le domaine public mobilier de la collectivité, conformément aux dispositions du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques et notamment son article L2112-1, et affectés à la Bibliothèque municipale.
Le don est à accepter en l’état, et dans les conditions décrites dans la convention jointe en annexe.
En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir accepter ce don et d’autoriser Monsieur le Maire à signer la convention correspondante, dont le projet figure en annexe à la présente délibération.
ADOPTE A L'UNANIMITE
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