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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Sainte-Marie-sur-Ouche.
Lien du pdf (PLU - Annexes - sdap menuiseries)
Thèmes du document : Culture et patrimoine, Bois et produits du bois, Logement,
Conception et réalisation SDAP 21 - août 2003
clichés ©SDAP 21
LES BAIES ET LES
MENUISERIES
Service
Départemental
de
l’Architecture
et du
Patrimoine de
Côte d’Or
construire ou restaurer Transcription réglementaire et prescriptions
En réfection de bâtiments existants
? la reprise d’encadrements ou de menuiseries sera d’aspect strictement identique au modèle existant, ou copiée sur un modèle voisin de même époque : nombre de vantaux, panneaux, divisions, imposte, appui et jet d’eau, section apparente et mouluration des bois, dessin des petits bois.
? le dormant existant sera conservé ou remplacé à l’identique, en excluant la pose d’un second dormant augmentant la largeur apparente (modèles dits rénovation).
? Lorsque les dimensions de la baie ne sont pas normalisées, la menuiserie sera réalisée à la demande. ? le volume des portes de grange sera conservé , le remplissage étant adapté aux besoins nouveaux. Les vantaux existants seront de préférence conservés comme occultation.
? les menuiseries seront traitées dans le même esprit sur toutes les façades d’un même bâtiment (ou d’un même ensemble).
En neuf
? les encadrements auront l’aspect du matériau local (pierre de taille, briques ou traitement d’enduit), sans tablette saillante, ? les baies seront plus hautes que larges, proportionnées sur les baies traditionnelles, ? les occultations seront réalisées au moyen de volets pleins sans écharpes, persiennes, volets intérieurs et, au cas par cas, volets roulants sans coffre apparent,
? les menuiseries reprendront l’aspect général de celles du secteur,
? les portes de garage seront carrées ou plus hautes que larges et présenteront un aspect de planches larges verticales sans hublots.
Teintes
? la teinte sera choisie dans la gamme des coloris anciens du secteur, à base de gris ou de beige colorés, ou de brun foncé, en se référant à des documents publiés (palette colorée déposée en mairie, fiche « les couleurs »…). Sont exclus le blanc et les tons de bois naturel. D’autres teintes pourront être étudiées au cas par cas.
Fiches disponibles ou prévues:
Cette fiche est destinée à orienter les projets de construction neuve autant que de
rénovation ou de réhabilitation. Elle s’appuie sur les observations réalisées sur l’ensemble du
département de la Côte d’Or. Elle ne peut toutefois refléter tous les cas particuliers et
donne ainsi des orientations générales, à nuancer en cas de besoin par une étude spécifique,
notamment quand le projet apparaît comme une réelle oeuvre de création.
La qualité d’aspect d’un environnement résulte généralement d’une unité entre les bâtiments des différentes époques même si chacune a apporté ses caractères particuliers. Les ouvertures ont une importance prépondérante dans la présentation de la maison. Elles structurent la façade, la rendent symétrique ou irrégulière ; les volets l’animent ou soulignent sa rigueur. Les portes et portails hiérarchisent les accès. Dans le détail des menuiseries, les profils arrondis donnent de la douceur tant en intérieur (petits bois) qu’en extérieur (jet d’eau et pièce d’appui). Les ferrures illustrent le savoir-faire des artisans. Les teintes variées quoique proches les unes des autres, permettent à chacun de se distinguer.
Le maintien de la qualité passe :
- pour les constructions existantes par le respect ou la reprise des dispositions d’origine tout en tenant compte des besoins nouveaux (isolation thermique et/ou phonique…),
- pour les constructions neuves par l’adoption de dispositions compatibles avec le cadre existant, soit en s’en rapprochant, soit dans le cas de réelles créations en dialoguant avec celui-ci par des formes innovantes.
Même modestes tous travaux altèrent ou au contraire valorisent notre cadre de vie.
Procédures
Les créations ou modifications d’ouvertures nécessitent le dépôt en mairie : ? d’un Permis de Construire dans les cas prévus à l’article L.421-1 du Code de l’Urbanisme, ? d’une Déclaration de Travaux dans les autres cas (art. L422-2).
Lorsque l’immeuble se trouve situé à l’intérieur d’un espace protégé, le projet est soumis à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (abords de monuments historiques, secteurs sauvegardés, z ones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) ou des commissions des sites et espaces protégés (sites classés).
- Restaurer sans défigurer,
J-F DEVALIERE,
- L’architecture rurale et bourgeoise
en France, G.DOYON et
R.HUBRECHT, éd. V.Fréal et Cie,
1969
- L‘architecture rurale française-
Bourgogne, R.BUCAILLE,
éd.Berger-Levrault, 1980
- Les couleurs de la France,
J.P. LENCLOS, éd. du Moniteur,
1990
- Dicobat, J. de VIGAN, éd. Arcature
- Maisons Paysannes de France
(revue)
Bibliographie
- Architectes (tableau régional disponible aux adresses ci-dessus)
- Artisans spécialisés
(Chambre des Métiers 18 rue Chabot-Charny 21000 Dijon 03.80.63.13.50)
Pour établir et réaliser votre projet
Pour vous renseigner
- Mairie
- Direction Départementale de l’Equipement et ses subdivisions
57 rue de Mulhouse 21000 Dijon 03.80.29.44.44
- Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine
39 rue Vannerie 21000 Dijon 03.80.68.42.85
Fax. 03.80.68.42.86 sdap.cote-d’or@culture.gouv.fr
Informations nationales et régionales : www.culture.gouv.fr
- Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement
24 rue de la Préfecture 21000 Dijon 03.80.30.02.38
- Maisons Paysannes de France,
Mme DULERY Le Logis 21310 Bézouotte 03.80.36.57.03
- Conseil Régional de l’Ordre des Architectes
7 Bd W.Churchill 21000 Dijon 03.80.28.90.03
Service
Départemental de
l’Architecture et du
Patrimoine de la
Côte d’Or
Direction
D é p a r t e m e ntale
de l’É q u i p ement
C ô t e d ’ O r
Le volet paysager
du Permis de Construire
L’implantation des constructions
La volumétrie et les niveaux
L’aspect des murs
Les baies et les menuiseries
La couverture
L’utilisation des combles
Les couleurs
Les clôtures
Les coffrets (EDF GDF...)
Les devantures et les enseignesLes modèles traditionnels: Les besoins actuels:
LES BAIES ET LES MENUISERIES
Principes dans un environnement traditionnel
En abord de monument historique et plus généralement
dans les centres anciens, l’objectif est de maintenir une
qualité d’aspect au moins équivalente à celle existante.
Celle-ci passe essentiellement par une recherche d’unité
avec les caractères dominants du cadre bâti environnant,
basée sur le respect des principes analysés ci-dessus.
Des dispositions différentes peuvent être envisagées, dans
le cadre d’une étude au cas par cas, en fonction de
particularismes locaux ou lorsque le projet apparaît comme
une réelle oeuvre de création.
FORME DES BAIES
Les baies sont plus hautes que larges, qu’il
s’agisse des fenêtres, des petites baies d’évier
(« borgnottes »), des portes ou des portails de
granges. Ceci permet un éclairement maximum
sans augmenter exagérément la longueur du
linteau, élé ment fragile (en bois ou pierre
appareillée pour les grandes portées,
monolithique autrement).
DIVISIONS DE LA BAIE
Jusqu’au XVIème siècle, l’élément
transparent est un vitrail monté au plomb, en
verre soufflé teinté.
Dès le XVIIème siècle, la vitre
rectangulaire en verre soufflé (3 de large pour
4 de haut à 4 de large pour 5 de haut) donne les
divisions. Le modèle courant est la fenêtre à
deux vantaux de trois vitres des XVIIIème,
XIXème et début XXème siècles, pour une
baie de 100 X 155 cm environ.
ENCADREMENTS
L’encadrement est soigné, en pierre de
taille contre laquelle l’enduit vient mourir sans
surépaisseur ; la tablette d’appui est sans
saillie, l’eau ruisselant ainsi au nu du mur sans
créer de « moustaches ».
Au XIXe siècle et dans les années 1930, la
brique peut remplacer la pierre ou s’y associer.
Variantes :
? en Val de Saône, la brique
d’encadrement prolonge le mur sans
changement de nu,
? au XVe siècle, et perdurant
quelquefois jusqu’au début XVIIe, le
linteau est à forme d’accolade avec
chanfreins latéraux,
? au XVIIIème siècle, le linteau est
fréquemment délardé (courbe à
l’avant, droit au niveau de la
menuiserie).
LES DÉTAILS TECHNIQUES QUI
FONT LA DIFFÉRENCE VISUELLE
Pour gagner de la lumière, la
largeur des profils est aussi
réduite que possible, le dormant
dépasse à peine de la feuillure.
L’appui est en quart-de-rond,
le jet d’eau est en forme de
doucine.
OCCULTATIONS
Suivant le cas, elles sont
réalisées :
? soit par des volets intérieurs se
p l a q u a n t l e l o n g d e s
ébrasements des murs,
? soit par des volets extérieurs
(contrevents), pleins, à barres ou
persiennés, se repliant en façade
ou en tableau,
? soit, pour les immeubles,
notamment sociaux de la fin du
XIXe et du début du XXe
siècles, par un store mince dont
l’enroulement est masqué
d e r r i è r e u n l a m b r e q u i n
ouvragé.
PORTES ET PORTAILS
De forme plus ou moins
sophistiquée suivant le standing du
bâtiment, ils sont peints de ton
moyen à sombre ( modèles
moulurés ou panneautés), du ton
des autres menuiseries (modèles
vitrés) ou huilés et grisés par le
vieillissement naturel (modèles en
planches assemblées). Ils peuvent
être remplacés ou doublés par des
ensembles vitrés.
TEINTES
Elles appartiennent quasi exclusivement à la gamme
des gris et des beiges, éventuellement colorés par des
terres (ocres jaune ou rouge, vert) ou du noir de fumée, et
concernent tous les éléments en bois (fenêtres et portes-
fenêtres, volets, jambages de lucarnes, galeries...). Les
teintes plus vives sont peu nombreuses. Le blanc et le bois
non traité sont d’un emploi très récent et sans référence
locale. « La sobriété dans le choix des couleurs caractérise la
palette bourguignonne » (J.P LENCLOS in Les couleurs de
la France, éd. du Moniteur 1990). Cf. fiche « les couleurs ».
Ils sont de plusieurs ordres, parfois contradictoires :
? Besoins communs à tous types de baies :
? le besoin de lumière qui incite à des profils aussi minces que
possible et à de grandes baies (notamment portes-fenêtres),
? la recherche d’économies d’énergie, traduite par :
? une diminution des surfaces
? un vitrage isolant, surtout intéressant pour amortir le bruit et
éviter la condensation sur les vitres (mais coûteux)
? la pose de joints réduisant les entrées d’air , mais qui doivent
être associés au contrôle de la ventilation si l’on veut éviter
condensations et moisissures,
? l’économie d’entretien, qui se traduit de deux manières :
? le gros entretien sur le bois : tous les ans pour les vernis, tous
les deux à cinq ans pour les lasures, tous les dix ans pour les
peintures de qualité,
? le nettoyage régulier (annuel) nécessaire sur l’aluminium et le
PVC. En cas d’altération, le PVC ne pourra qu’être remplacé.
? l’économie d’investissement, favorisant, après diagnostic, la
réparation des fenêtres anciennes accompagnée de la pose de joints,
sous réserve du choix d’un bon artisan.
? la sécurité incendie et l’absence d’émanations gazeuses liées aux
matériaux synthétiques.
? Quelques besoins plus particuliers :
? portes de grange :
? le changement d’affectation d’une dépendance peut conduire à
adapter le portail existant pour un éclairage maximal.
? portes de garage :
? maniement facile et faible encombrement,
? adaptation à différents types de véhicules (camionnettes,
camping-cars…)
? occultations :
? solidité (résistance à la grêle),
? facilité de fermeture,
? résistance à l’effraction.