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PLU - Autres - Deux colonnes monumentales INAT3H 19691203
PLU - Autres - deux colonnes monumentales INAT3H 19691203
unknown - Les Deux Colombes de la Paix
Document publié le Vendredi 21 mars 2025 par la commune d'Esnon.
Lien du pdf (unknown - Les Deux Colombes de la Paix)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Aménagement du territoire, Guerre en Ukraine,
moire et d'espérance
es du Dé parquement
Une création de la classe des élèves de CMI-CM2 de
l’école élémentaire d’Esnon (Yonne) et de leur enseignant
Jérôme ConchaudronLES DEUX COLOMBES
DE LA PAIX
Un voyage de mémoire et
d’espérance à travers les plages du
DébarquementAvant-propos
Notre classe de 19 élèves de CM1-CM2 de l’école d’Esnon a participé à un séjour
mémoriel du 17 au 21 mars 2025 à Courseulles/Mer (Calvados), non loin de la plage
où les Canadiens ont débarqué le 6 juin 1944, connu sous le nom de code Juno
Beach.
Notre projet intitulé « Les plages du Débarquement en Normandie : un itinéraire vers
la paix » a reposé sur la découverte de lieux historiques.
Nous tenons à porter ce message de paix et d’espérance en produisant l’histoire de
deux colombes, nommées Blanche et Muguette, qui partent à la découverte des
plages du Débarquement pour raconter l’Histoire et rendre hommage au courage des
Hommes à travers les lieux que nous avons visités et honorés et pour mettre en avant
nos connaissances.
A l’aube du 6 juin 1944, la plus grande offensive militaire, appelée Overlord, ouvrait
la voie de l’espoir et de la liberté retrouvée d’une Europe sous le joug nazi depuis
1939. De courageux soldats déterminés venus du monde entier et emprunts de liberté
débarquèrent en Normandie puis en Provence pour libérer la France et le continent
européen.
Des plages normandes rentreront ainsi dans l’Histoire de l'Humanité : Utah, Omaha,
Gold, Juno et Sword Beach.
Notre histoire a pris naissance à partir d’un poème de monsieur Jean Goujon que
nous avons appris et récité en public lors de la commémoration du & mai dernier dans
la commune d’Esnon.
Nos illustrations sont issues du reportage photos réalisé durant notre séjour, de photos
d’archives et d’images réalisées par l’IA.
Nous tenons à remercier les soutiens financiers qui nous ont permis de réaliser ce projet pédagogique : les municipalités d’Esnon et d’Ormoy, la Fédération Nationale André Maginot, le Souvenir français, l’association Le Chantier d’Esnon, l’association Les Ptits Loups de l’Orme, le fonds coopératif de 'OCCE, la coopérative scolaire de l’école d’Esnon et le ministère des armées- direction de la mémoire, de la culture et des archives.
"Souviens-toi, transmets, protège la paix."La Normandie
Une prairie au cœur du monde
Un peu de pluie,
Mais tant de paix
Qui nous inonde ;
S'il pleut chez nous
Si souvent
Est-ce pour effacer le sang
Que des soldats ont versé
Il y a longtemps ?
Les chemins de liberté
Sont repartis de Normandie
Un jour de juin avant l'été :
Déluge de fer,de feu,de vies
Mais aujourd'hui en temps de paix
Que les pays réconciliés
Se souviennent des sacrifices
Pour que l'Europe enfin existe.
Je vois comme des ombres blanches
Descendre dans le ciel de France
Et j'entends des milliers de bateaux
Sans bruit au milieu des flots
Qui surgissent de la brume ;
Des chants roulés sur l'écume
Et quelques notes de liberté,
L'espoir revenait.
Regarde mille croix blanches
Écoute les souvenirs,le silence
Regarde, deux colombes s'envolent
Adhniire,
Admire leur envol.
La Normandie
Une prairie au cœur du monde
Un peu de pluie,
Mais tant de paix
Qui nous inonde ;
S'il pleut chez nous
Si souvent
C'est pour effacer le sang
Que des soldats ont versé
Il y a longtemps.
Jean GOUJONSommaire
Introduction
Étape 1 — Utah Beach
Étape 2 — Musée Airborne de Sainte-Mère-Église
Étape 3 —- Mémorial de la paix
Étape 4 — Pegasus Bridge
Étape 5 - Cimetière américain de Colleville-sur-Mer
Étape 6 - Cimetière allemand de La Cambe
Étape 7 — Grand Bunker de Ouistreham
Étape 8 —- Omaha Beach
Étape 9 - Batteries de Longues-sur-Mer
Étape 10 — Pointe du Hoc
ÉpilogueIntroduction
Par un matin baigné par une lumière douce, deux colombes, Blanche et Muguette,
quittèrent leur vieux clocher au cœur de la campagne normande.
Sur leurs têtes, de petits casques, symboles de paix, leur rappelaient que leur voyage
ne serait pas comme les autres. Elles n'étaient pas des oiseaux ordinaires. Elles étaient
les messagères d’un souvenir. Leur mission : parcourir la Normandie pour rendre
hommage aux héros du passé et porter un message d'espoir aux générations futures.
- Muguette, sais-tu pourquoi nous volons vers la mer aujourd'hui ? demanda Blanche,
- Oui, répondit Muguette avec une voix douce. Pour honorer ceux qui ont combattu
ici, il y a bien longtemps, pour la liberté.
Et ainsi commença leur grande traversée.Étape 1 — Utah Beach
Le vent salé leur caressa les plumes lorsqu'elles arrivèrent à Utah Beach. Le sable
s’étendait à perte de vue, calme et paisible aujourd’hui, mais porteur des cris du
passé. Blanche sentit une étrange émotion en volant au-dessus du sable, comme si les
âmes des soldats américains veillaient toujours sur ce rivage. Muguette se posa un
instant sur le sable, observant les empreintes d’un passé gravé dans le sol. Des
obstacles antichars rouillés émergeaient encore du sol et les colombes virent les
vestiges des barges et les panneaux racontant l’histoire des premières vagues de
soldats américains. Elles imaginèrent les visages jeunes, tendus, décidés à libérer une
terre qu’ils ne connaissaient pas.
- Ici, murmura Blanche, les premiers soldats américains ont débarqué à l’aube du 6
juin 1944. Ils étaient jeunes. Beaucoup avaient peur. Mais ils ont avancé.
- Ils ont marché vers les balles, pour que d’autres puissent marcher en paix, répondit
Muguette en déposant un rameau sur le sable en hommage aux hommes venus
d’outre-Atlantique..
Un silence sacré enveloppa la plage.Étape 2 - Musée Airborne de Sainte-Mère-Église
À quelques battements d’ailes, à Sainte-Mère-Église, les deux colombes découvrirent
le Musée Airborne. Parachutés dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 au-dessus de la
campagne normande, les troupes aéroportées américaines de la 82è et la 101è
division Airborne subissent des pertes colossales. Leurs missions étaient de prendre
des ponts et des routes pour sécuriser les plages du flanc ouest. Nombreux sont ceux
qui mourront noyés dans les plaines inondées par les Allemands.
- Imagine, sauter d’un avion, en pleine nuit, dans un pays inconnu, sans savoir ce qui
les attendait, quelle bravoure... dit Blanche avec émotion. Les premiers parachutistes
ayant posé leurs pieds sur le sol normand étaient appelés pathfinders : leur mission
était de baliser les zones de parachutages.
- {ls ont sauté dans le noir, dans la peur, pour surprendre l’ennemi. Certains sont
morts avant de toucher le sol, ajouta tristement Muguette.
Suspendu au clocher de l’église, le mannequin de John Steele, resté accroché à son
parachute, leur arracha un frisson. Il a fait le mort avant de se faire capturer ; son
audace et son courage lui ont permis ensuite d’échapper aux soldats allemands.
« Nombreux de ses camarades ont été tués sur la place du village ou dans le feu de
cette nuit sanglante, » précisa Blanche.
- Même figé dans les airs, il est devenu un symbole, murmura Muguette,.
Elles survolèrent les vitrines, contemplant les parachutes, les lettres de soldats, les
visages photographiés, empreints d’une bravoure inébranlable. Dans le musée, elles
virent un planeur grandeur nature appelé WAKO, un avion C47, le célèbre criquet
détenu par tous les soldats américains pour se repérer et se reconnaître et tous les
vestiges de l’opération Neptune, en particulier cette poupée explosive qui a leurré les
soldats allemands.Étape 3 —- Mémorial de la paix
Le Mémorial de Caen s’élevait comme un livre ouvert sur le passé. Les colombes
volèrent lentement à travers les jardins et elles trouvèrent un lieu de recueillement
profond. A l'entrée, elles découvrirent un avion chasseur-bombardier Hawker
Typhoon de la Royal Air Force. Les colombes volèrent lentement à travers les allées
du musée, touchées par les témoignages poignants de civils et de combattants.
Blanche ressentit une gratitude immense pour ceux qui, au prix de tant de
souffrances, avaient voulu un monde sans guerre.
« Regarde ici, dit Blanche en sanglots, cette poupée est le dernier souvenir de deux
petites filles juives qui ont été déportées et exterminées par les nazis dans les camps
de la mort.
Des expositions, des films, des voix témoignaient de la guerre, de la souffrance, mais
aussi des rêves de paix. Blanche se posa près d’un enfant en visite, et Muguette vola
jusqu’à une sculpture dédiée aux civils.
“La paix est fragile, mais elle est le plus précieux des combats.” dit Blanche .
- Cette guerre a détruit tant de vies, soupira Muguette.
- Mais elle a aussi uni des peuples contre l’injustice, ajouta Blanche.
Et ce lieu nous dit : souvenez-vous, mais espérez.
Elles se posèrent sur une pierre gravée d’un mot : « Réconciliation ». Puis elles
reprirent leur envol en se souvenant des sacrifices humains et d’un passé terrifiant.Étape 4 — Pegasus Bridge
Elles longèrent l’Orne jusqu’à Pegasus Bridge. Le pont, moderne aujourd’hui situé à
Bénouville, fut le théâtre d’un exploit audacieux : celui des commandos britanniques.
Une vieille plaque racontait leur prise fulgurante du pont. « Ce fut le début de la fin
de l’occupation », murmura Muguette .En pleine nuit, des commandos britanniques
avaient atterri en planeurs HORSA à quelques mètres seulement. Les histoires de leur
précision et de leur courage la nuit du 6 juin les impressionnèrent.
Leur mission était de prendre le pont et de le protéger pour permettre aux troupes
débarqués à Sword Beach et matériels de passer et assurer la défense du flanc est des
plages du Débarquement. Surveillé par deux soldats allemands, les commandos n’ont
pas eu de difficultés à s’en emparer et à libérer la première maison de France. le café
Gondrée.
- Ils ont surpris l’ennemi et sauvé des milliers de vies, expliqua Blanche.
- Une opération qui paraissait impossible... mais ils l’ont faite. Le courage prend
mille formes, dit Muguette.
« Rendons aussi hommage au lieutenant Brotheridge considéré souvent comme le
premier soldat allié mort au combat dans la prise du pont. Sa fille Margaret née deux
semaines après sa mort, lui rend un vibrant hommage à chaque commémoration de
juin en se rendant sur les lieux de cette opération militaire incroyable », ajoutèrent
tristement les colombes.Etape 5 — Cimetière américain de Colleville-sur-Mer
Au cimetière américain, sur la falaise dominant la mer de Colleville, des milliers de
croix blanches et quelques étoiles de David alignées et dirigées vers les États-Unis
formaient un océan de mémoire. Le cimetière surplombait Omaha Beach en toute
quiétude, organisé comme un parc arboré où les plus hauts arbres sont taillés en
forme de parachute pour rappeler le sacrifice des troupes aéroportées.
- Chaque croix porte un nom. Un fils, un frère, un ami, chuchota Blanche.
- Ils sont loin de chez eux, mais ici, ils sont honorés comme nos propres enfants,
répondit Muguette.
Posées au sommet des mâts des drapeaux des Etats-Unis, elles se turent longtemps,
bercées par le vent.
Aucun chant ne pouvait exprimer ce qu’elles ressentaient. Elles volèrent en silence
entre les rangées, déposant un rameau au pied d’une tombe inconnue. L’air semblait
chargé de respect. Ici, le sacrifice prenait visage. Ici, l’espoir avait un prix.
“Ils ont laissé leur jeunesse ici, pour que d'autres puissent vivre libres,” murmurèrent Blanche et Muguette, les larmes aux yeux.
Chaque jour à 16h00, un hommage aux soldats morts au combat est rendu lors d’une cérémonie emplie d’émotion et de reconnaissance. Lorsqu’une famille se
rend sur une tombe, une cérémonie est organisée et du sable est ajouté sur les écritures des croix et permet de rendre plus visible les noms.
- Regarde Muguette, dit Blanche en s’attardant tristement devant un mur de noms, ici se trouvent les milliers de noms de soldats disparus au cours de la
bataille de Normandie.
PR LT ed
AR n MÉtape 6 — Cimetière allemand de La Cambe
Au cimetière allemand de La Cambe, elles comprirent la complexité de la mémoire.
Les 21 000 pierres sombres, les arbres silencieux, tout racontait l’universalité de la
perte humaine.
Ici, les pierres étaient issues de la pierre basaltique, posées à ras de terre. Le silence
était plus lourd, mais les colombes ne détournèrent pas le regard.Les tombes
rappelaient que des milliers de jeunes hommes, de tous côtés, avaient été happés par
la guerre.
- Eux aussi ont connu la peur. Certains n’avaient que dix-sept ans, dit Blanche.
- Le souvenir ne choisit pas de camp. Il enseigne. À tous, répliqua Muguette en haut
du tumulus.
- Regarde ces érables alignés dans le parc de la paix. Ils ont été plantés en souvenir de
leurs sacrifices et pour réconcilier les peuples.
Elles déposèrent un rameau identique à celui de Colleville, car la paix ne fait pas de
distinction.
Une larme silencieuse traversa le ciel.Étape 7 — Grand Bunker de Ouistreham
Au loin, un édifice de béton se profilait. Le Grand Bunker leur rappela l’ingéniosité
des défenses allemandes et la détermination alliée à les surmonter. Elles survolèrent
les blockhaus, puis se posèrent sur la flèche, observant la mer qui jadis avait été
théâtre de feu. Elles se souvinrent soudainement des commandos menés par le
Commandant Kieffer et ses 177 soldats français fusiliers marins qui arrivèrent sur
Sword Beach aux côtés des Anglais pour libérer leur France !
Dans ce grand blockhaus transformé en musée, elles virent les machines, les armes,
les radios. Le cœur de la guerre. La vie des soldats allemands.
- Ce bunker protégeait la côte. Mais aujourd’hui, il raconte, expliqua Blanche.
- Tant d’efforts pour la destruction. Et maintenant, il sert la mémoire, observa
Muguette. Les soldats britanniques ont utilisé de la dynamite pour y accéder !
- Pourquoi tant de sacrifiés ? ajouta Blanche.
Les Allemands utilisaient un télémètre qui transmettaient des coordonnées aux
batteries côtières afin de protéger le Mur de |’ Atlantique.
Dans le Grand Bunker, les murs résonnaient encore des échos de batailles passées.
Les colombes survolèrent les étages, découvrant les mises en scènes d’un monde figé
dans le béton et l’acier : les lieux de vie (chambres, infirmerie), pièces de munitions,
appareils de télécommunication.…
Mais au sommet, la vue sur la mer rendait justice aux rêves des libérateurs.
1 x
"LE.* Étape 8 - Omaha Beach
À Omaha, le sable portait encore les échos du sang versé. Les vagues semblaient
vouloir effacer les douleurs des 34 250 soldats, mais la mémoire restait. Blanche et
Muguette virent les collines, les obstacles anti-chars, les pièges dressés par Rommel,
(asperges, hérissons tchèques, portes belges), et ressentirent la peur des soldats face
aux tirs nourris.
Cette plage, que les soldats avaient surnommée « l’enfer » ou « Omaha la
sanglante », était aujourd’hui calme. Mais les falaises gardaient leur secret. A 6H30,
la première vague d’assaut a causé la perte de 90 % des soldats. Malgré l’intensité
des bombardements alliés, les soldats américains se sont retrouvés sous le feu nourri
de l’ennemi, en particulier les terrifiantes mitrailleuses MG42. L’horreur a pris le
dessus, certains hommes sautant de leur barge et se noyant sous le poids de leur
équipement.
- Les vagues étaient rouges ce jour-là, dit Blanche.
- Et pourtant, ils ont tenu. Ils ont avancé pour s’emparer de la plage, malgré les
pertes, pour que d'autres puissent vivre libres.
Elles laissèrent une plume chacune, symbole de paix, là où 2500 soldats tombèrent.
Le vent soufflait fort sur Omaha. Elles s’assirent un moment, regardant la mer, puis
prirent leur envol en silence.Étape 10 — Pointe du Hoc
Enfin, elles atteignirent la Pointe du Hoc, falaise haute de 30 mètres brisée par les
bombardements, conquise au prix de vies héroïques. Les cratères béants, les falaises
abruptes, les bunkers éventrés parlaient d’un courage hors du commun.
Là, les deux colombes se posèrent côte à côte, face à l’immensité de la mer.
“ A 7H10 , ils ont escaladé l’impossible pour abattre l’injustice. N'oublions pas leur
courage, ni leur sacrifice.”
Les falaises semblaient impossibles à gravir. Et pourtant, les 225 Rangers américains
l’avaient fait. Sous le feu, à la corde, à mains nues, à l’aide de leur dague, et sans
renforts.
Leur mission était de détruire des batteries allemandes. Quelle stupéfaction à leur
arrivée, aucun canon n’avait été installé... Tant d'hommes sacrifiés pour rien !
- Ils ont conquis cette falaise avec le seul espoir de faire tomber la tyrannie, dit
Blanche, admirative.
- Jls ont laissé leur jeunesse ici. 90 valeureux soldats survécurent. Cela me donne la
chair de poule... ajouta Muguette pleine de gratitude.
Gravons tous leurs noms dans notre cœur, prononça Muguette.
Blanche continua : « Le courage ne connaît pas de mur. On pensera toujours à ces
courageux soldats.» Muguette acquiesça, et ensemble, elles firent un dernier tour au-
dessus de la mer en apercevant la stèle construite en leur honneur représentant une
dague au-dessus du blockhaus allemand.
= To —_Épilogue
Le soir tombait sur la Normandie. De retour dans le ciel, les deux colombes virent la
Normandie s’étendre sous elles. Elle était belle, paisible, libre.
- Nous avons vu les traces du passé. Mais aussi les graines de l’espoir, dit Blanche.
- Nous sommes les messagères. Portons leur souvenir. Et portons la paix, conclut
Muguette.
Et ensemble, elles s’envolèrent, le cœur chargé de reconnaissance, les ailes pleines
d’espérance et regagnèrent leur clocher, leur cœur empli d’images, de voix, de silence
et d’hommages..
Et dans leur vol, chaque battement d’aile répétait ce serment :
“Souvenons-nous, honorons, et œuvrons pour que plus jamais la guerre ne vienne
éteindre la lumière de la paix.”
Elles savaient que leur mission ne faisait que commencer : transmettre la mémoire,
rappeler le dévouement, éveiller la reconnaissance — et porter au monde ce souffle si
précieux : l’espoir de paix.
Blanche et Muguette s’étaient envolées, laissant derrière elles des rameaux d’espoir
sur chaque site visité. Leur voyage était un hommage silencieux, un lien vivant entre
les morts et les vivants.
Les enfants des écoles et leurs enseignants continueront d’œuvrer pour la paix dans le
monde et entretiendront la Mémoire universelle en permettant de la faire vivre.