Offres
API
Connexion
Documents similaires
PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables
PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables
PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables
PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables
PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables
PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables
PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables
PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables
PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables
PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables
PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables
Document publié le Lundi 4 mars 2019 par la commune d'Octon.
Lien du pdf (PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Eau et assainissement, Culture et patrimoine,
Département de l’Hérault
Commune d’Octon
Plan Local d’Urbanisme Révision générale du POS valant élaboration du PLU
II. PROJET D’AMENAGEMENT ET DE
DEVELOPPEMENT DURABLE
PLU approuvé le 16 novembre 2018
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnementPLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 2
Sommaire
PREAMBULE 3
I. VALORISER LA DIVERSITE DU PATRIMOINE PAYSAGER, BATI
ET ECOLOGIQUE 4
I.1. Préserver la diversité des paysages et des biotopes de la commune 4
I.2. Valoriser la trame verte et bleue et qualifier les lisières du village 5
I.3. Révéler la diversité du patrimoine bâti 7
II. MAINTENIR LA VITALITE ET L’ATTRACTIVITE DU VILLAGE ET DE LA
COMMUNE, EN HARMONIE AVEC LE SITE CLASSE 9
II.1. Favoriser un accueil de population, d’activités économiques et de services adapté aux besoins et au
maintien de la vitalité du village 9
II.2. Soutenir l’agriculture, socle économique et paysager du territoire 10
II.3. Participer à renforcer l’attractivité touristique du Grand Site 11
III. PRIVILEGIER UN URBANISME DURABLE, ECONOME EN ESPACE ET ADAPTE A
LA GEOGRAPHIE ET A L’HISTOIRE 13
III.1. A l’échelle communale : privilégier l’accueil sur « Octon village » /
recentrer le développement dans les hameaux de la montagne 13
III.2. A l’échelle « d’Octon village » : renforcer les centralités / contrôler les extensions 14
III.3. Favoriser le réinvestissement urbain /Modérer la consommation d’espaces 15PLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 3
Préambule
« Clé de voute » du PLU, le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) présente le projet communal d’Octon pour les dix à quinze années à venir (horizon 2030).
Il définit les orientations générales d’aménagement et d’urbanisme retenues par la municipalité sur l’ensemble de la commune, dans une vision prospective et durable.
Conformément à l’article L151-5 du code de l’urbanisme créé par ordonnance n°2015-1174 du 23 septembre 2015 :
« Le projet d'aménagement et de développement durables définit :
1° Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques ;
2° Les orientations générales concernant l'habitat, les transports et les déplacements, les réseaux d'énergie, le développement des communications numériques, l'équipement commercial, le développement économique et les loisirs, retenues pour l'ensemble de l'établissement public de coopération intercommunale ou de la commune.
Il fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain.
Il peut prendre en compte les spécificités des anciennes communes, notamment paysagères, architecturales, patrimoniales et environnementales, lorsqu'il existe une ou plusieurs communes nouvelles.»
Le PADD n’est pas opposable aux tiers, mais l’ensemble des pièces du dossier de PLU doit être cohérent avec lui.
Le PADD d’Octon s’appuie sur trois axes stratégiques, en lien avec les spécificités du territoire et en particulier la présence du site classé :
Valoriser la diversité du patrimoine paysager, bâti et écologique ;
Maintenir la vitalité et l’attractivité du village et de la commune, en harmonie avec le site classé ; Privilégier un urbanisme économe en espace et adapté à la géographie et à l’histoire.PLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 4
I. Valoriser la diversité du patrimoine paysager, bâti et
écologique
La commune d’Octon est caractérisée par une diversité de paysages de grande valeur, liée à la force
et la complexité du relief, la présence du lac, la variété de son sous-sol et des diverses occupations
et implantations humaines induites. La richesse de ce patrimoine paysager, bâti, géologique et
écologique présente un intérêt pittoresque et scientifique qui a contribué à justifier le classement
de la « Vallée et du Lac du Salagou, cirque de Mourèze et abords » à l’inventaire national des sites.
On constate cependant des signaux d’alertes paysagers et environnementaux, qui nécessitent une
vigilance accrue des pouvoirs publics en matière de dynamique urbaine et de soutien des activités
agricoles. Aussi, le PADD d’Octon affirme comme premier axe la valorisation de ce patrimoine, qui
constitue le socle et le cadre du projet de territoire, en accord avec les principes du site classé.
I.1. Préserver la diversité des paysages et des biotopes de la commune
Variété, richesse et complexité caractérisent le relief, l’hydrographie, le sous-sol et l’occupation du sol qui ont conduit à la formation des paysages du site. Octon est composé de quatre unités paysagères, qui en font une des communes aux paysages les plus diversifiés du site classé. La qualité et la diversité de ces paysages et milieux doivent être préservés et valorisés à travers le PLU.
Les unités paysagères de montagne : « les moyens
reliefs » et « les hauts reliefs » offrent une
ambiance paysagère bien spécifique qui contraste
fortement avec la plaine. Les boisements font leur
apparition sur les pentes des vallons encaissés
tandis que les grandes cultures et les pâturages
ponctuées de haies de bocage se développent sur
les vastes replats agricoles, dégageant des vues
lointaines. La déprise agricole menace ces paysages
de fermeture ;
Les unités paysagères de plaine : « la plaine
agricole » et « le lac », qui abritent une richesse
écologique identifiée à travers les ZNIEFF 1 et 2 et la
ZPS du Salagou. Espace ouvert où tout se donne à
voir, la plaine et ses interfaces avec la montagne
(coteaux) sont particulièrement sensibles à l’impact
des implantations bâties « dissonantes »
(constructions isolées, occupations du sol sauvages,
etc.). Le village étant implanté sur le piémont il offre
des silhouettes caractéristiques depuis la plaine,
dont il convient de préserver la qualité et la
« franchise ».
Les abords du lac sont par ailleurs des espaces
attractifs en matière touristique mais sensibles d’un
point de vue paysager et environnemental sur
lequel il conviendra d’accompagner et d’encadrer
les usages.
Grandes cultures et vues lointaines dans la montagne
Mosaïque agricole et extensions urbaines dans la plaine
montagne
Abords du lac – contrastes entre la ruffe et le basaltePLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 5
Orientations :
- Dans la montagne : soutenir les activités agricoles présentes (élevage, grandes cultures) et permettre leur développement (notamment via l’agro-pastoralisme). A cette fin, le PLU autorise les activités agricoles dans l’ensemble de la montagne (aussi bien en zones naturelles qu’agricoles), ainsi que les constructions nécessaires à l’agriculture. Ces dernières devront répondre à des exigences paysagères et architecturales visant à garantir leur insertion dans le site ;
- Dans la plaine et sur les coteaux : préserver la qualité des paysages et des silhouettes sur le village. Le PLU limite l’urbanisation dans les espaces sensibles, en co-visibilité forte. Ainsi, l’espace agricole cadrant le village depuis la RD148 est strictement préservé de l’urbanisation -même agricole- à travers le PLU. Le PLU affirme par ailleurs des limites villageoises franches et qualitatives avec la plaine agricole (limites naturelles ou accompagnement végétal). Dans les coteaux, on limite l’urbanisation en hauteur, de manière à conserver la prédominance de la silhouette de l’église ;
- Le lac du Salagou et ses abords : poursuivre l’aménagement des berges pour améliorer son accès et gérer les différents usages ; supprimer les délaissés et dépôts ; planter, revaloriser et encadrer les espaces de stationnement.
I.2. Valoriser la trame verte et bleue et qualifier les lisières du village
Les continuités écologiques et paysagères sont assurées à l’échelle communale par les grands
ensembles naturels et agricoles qui constituent l’essentiel des superficies de la commune (97%) et qui
sont préservées à travers le PLU (Cf I.1.). A l’échelle du village, les cours d’eau, le réseau d’irrigation,
les jardins potagers et vergers très présents dans le village et en lisière constituent une trame végétale
qui est valorisée à travers le PLU. C’est un élément fort du projet villageois : elle marque des limites
urbaines claires et qualitatives, elle est support de liaisons piétonnes, d’espaces de loisirs et de
production vivrière (potagers) et elle contribue à la qualité de la vie villageoise. Elle assure les
continuités écologiques à la traversée du village. Les risques d’inondation liés aux cours d’eau et au
ruissellement doivent également être pris en compte.
Silhouette du village à préserver depuis la RD148 : un espace agricole inconstructible au premier plan du village.PLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 6
Orientations :
Valoriser les chemins de l’eau à la traversée du village : le projet communal préserve et valorise le maillage fin de béals (réseau d’irrigation) qui assure les liens piétons entre les différents hameaux, ainsi que l’accès aux cours d’eau ;
A cette fin, le ruisseau de la
Marette pourra être valorisé
comme un espace vert de
promenade et de loisirs :
aménagement de l’espace entre
la cave et la Marette, création
d’une continuité piétonne dans
le lit du ruisseau à la traversée
du village.
Préserver le patrimoine naturel domestiqué du village : les
potagers et vergers qui accompagnent les béals ou les abords
des cours d’eaux, ainsi que les jardins et arbres remarquables
du village constituent un patrimoine très présent et porteur
de valeur, conférant à Octon une image de village jardin. Ils
sont préservés tant que possible et intégrés à un maillage
piéton assurant un rapport permanent du bâti à la nature ;
Préserver ou recréer les lisières végétales assurant une transition entre les espaces bâtis et la plaine : les potagers et vergers assurent en de nombreux secteurs une transition qualitative entre les espaces bâtis et la plaine agricole ou les cours d’eau. Ils sont préservés ou reconstitués en limite urbaine à travers le PLU. Une attention particulière est à porter à la lisière des hameaux de Carles et de Clergues depuis la route de Salasc.
Simulation d’un cheminement aux
abords de la Marette à la traversée
du village. Image de principe.
Chemin d’accès à la Marette et
aux jardins bordant la rivière :
des continuités piétonnes à
préserver et renforcer Jardins potagers en lisière et chemins de l’eauPLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 7
Prendre en compte les risques : notamment les risques d’inondation liés aux cours d’eau permanents ou temporaires présents sur la commune.
I.3. Révéler la diversité du patrimoine bâti
La commune d'Octon est constituée d'un chapelet de mas et hameaux séculaires qui ponctuent, par
leurs silhouettes pittoresques, les paysages ouverts du site dans lequel ils s'insèrent. Ces noyaux
d'habitats sont constitués de quelques bâtiments groupés d'origine moyenâgeuse, marqués par une
tradition rurale et une vocation agricole encore fortement présente (Basse, St Martin des Combes, ou
Mas de Carles et de Clergues) ou d'ensembles urbains denses et agglomérés (Hameau de l’Eglise-La
Vialle-Ruffas) reflétant le développement urbain et le remaniement du cadre bâti au XIXe S.
Le patrimoine architectural et vernaculaire associé est à la fois simple et varié, en reflet de l'histoire
et des activités humaines sur le territoire, et contribue à participer au cadre de vie qualitatif présent
sur la commune. Ce patrimoine spécifique fonde fortement l'identité communale et il convient de le
préserver et de l'entretenir pour pérenniser cette image culturelle forte.
Orientations :
Maintenir la lisibilité du site dans les formes d’implantation et l’aspect extérieur du bâti sur les secteurs de développement urbain. Les secteurs choisis pour l’urbanisation future, comme les formes d’implantation du bâti dans les secteurs de renouvellement ou d’extension urbaine devrons s’appuyer sur la géographie du territoire (prise en compte du relief, préservation des
Jardin marquant la limite
végétale du hameau de l’église.
Silhouette du village (hameau de Clergues et
hameau de Carles) depuis la route de Salasc : les
boisements et potagers surlignent qualitativement
la frange urbanisée au second plan. Ils sont à
préserver ou à reconstituer afin de marquer les
nouvelles limites.
Les constructions isolées au premier plan
constituent des « dénotations visuelles» en rupture
avec les implantations traditionnelles et le site, à
ne pas poursuivre et à mieux intégrer.
Mas de Carles Mas de ClerguesSe vie 7,
“où 1%
PLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 8
terres arables, des boisements,…), permettant une bonne intégration dans le paysage et valorisant les silhouettes et perspectives sur le village et les hameaux ;
Réhabiliter et réinvestir le patrimoine bâti existant pour éviter sa dégradation et sa disparition, synonyme de perte d'éléments culturels identitaires. Cet objectif permet en outre de répondre en partie aux besoins en logements projetés par la commune ;
Conserver et valoriser le petit patrimoine, notamment les murs et les murets d'enclos, de division parcellaire et de terrasses, les mazets et les capitelles, les éléments de patrimoine hydraulique ;
Préserver les spécificités de la morphologie urbaine du centre ancien (alignement ou retraits avec cours ou jardins de devant) et l'intégrité du patrimoine architectural de la commune, en encadrant règlementairement les projets de réhabilitation et de restauration du cadre bâti. Le PLU intègre des préconisations architecturales et paysagères afin de traduire cette ambition en fonction des spécificités du bâti, des objectifs de valorisation du patrimoine et en prenant en compte la dimension environnementale, en s’appuyant notamment sur l’article L151-19 du code de l’urbanisme.
Hameau ruiné de Ricazouls : vers un projet de réhabilitation pour
renforcer l’attractivité touristique de la commune
Bâti ancien des cœurs de hameaux : un patrimoine
riche et diversifié à préserver et réhabiliter.PLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 9
II. Maintenir la vitalité et l’attractivité du village et de la
commune, en harmonie avec le site classé
II.1. Favoriser un accueil de population, d’activités économiques et de services
adapté aux besoins et au maintien de la vitalité du village
La commune d’Octon souhaite répondre à un
développement démographique modéré mais suffisant pour
favoriser le renouvellement de sa population, maintenir le
dynamisme de la commune et le fonctionnement de ses
services, notamment de l’école. A cette fin, le PLU doit
permettre de réaliser les logements, les équipements et les
services de proximité nécessaires induits. Il s’agit également
de permettre une mixité fonctionnelle (activités
économiques, services, habitat) des zones bâties et de
favoriser l’implantation de commerces et services dans les
cœurs des hameaux, afin de renforcer leur attractivité.
Orientations :
Permettre une croissance démographique modérée et suffisante : la municipalité envisage une population de 700 habitants à l’horizon 2030, soit une augmentation de 190 habitants entre aujourd’hui et 2030. Cette croissance représente un taux de croissance annuel modéré (2,15%, ce qui est proche du taux de croissance enregistré lors de la dernière période intercensitaire)1;
Répondre aux besoins en logements : 90 logements sont à prévoir à minima pour répondre à la croissance démographique envisagée (sur une base de 2,14 personnes par logement) ; Par ailleurs, il s’agit de diversifier l’habitat afin de répondre aux besoins de la population (jeunes, personnes âgées, personnes seules et ménages aux revenus modestes) : renforcement de l’offre en accession à la propriété à loyer modéré, en locatif social, en logements de taille moyenne (T2, T3), etc. Un projet de logements relais pour les jeunes est envisagé par la municipalité à cette fin, en réinvestissement de la cave coopérative ;
Maintenir et renforcer les équipements et les services à la population : en matière d’équipements scolaires, sportifs ou culturels (anticiper les besoins d’extension de l’école, développer les équipements de loisirs et de sports, aménager des espaces de jeux et promenades, permettre la création d’une salle polyvalente,…) ; en matière de transports en commun (étendre le service de transport collectif communal, notamment pour en favoriser l’accès aux jeunes, …) ; en matière d’alimentation en eau et d’assainissement (protection de la ressource en eau, amélioration de la desserte et adaptation de la croissance aux capacités de la ressource) ; en matière d’énergie et de communications numériques (amélioration du débit et de la desserte /projet départemental prévu en 2018) ; ...
Permettre une « mixité fonctionnelle » des zones urbaines et favoriser l’offre commerciale dans les centralités du village. Les services et les activités économiques pouvant cohabiter avec la proximité de l’habitat doivent pouvoir être autorisées dans les zones bâties. Par ailleurs, le PLU cherche à favoriser le développement de l’offre commerciale dans les centralités des hameaux, afin de renforcer leur attractivité. Cet objectif peut par exemple être atteint en limitant les
1 Taux de croissance démographique annuel de +2% entre 2007 et 2012
Cœur du hameau de l’église : une centralité vivantePLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 10
contraintes en matière de stationnement lors de l’implantation de commerces dans les zones denses anciennes.
Maintenir, voire renforcer, l’offre de stationnement et préserver les espaces publics de la voiture : à cette fin, les zones d’extension devrons proposer une offre adaptée aux besoins du tissu créé, et une offre complémentaire doit être recherchée pour le centre ancien, où le stationnement est contraint ;
Développer l’usage du vélo pour les déplacements sur le village, en sécurisant les itinéraires et en renforçant l’offre de stationnement vélos.
II.2. Soutenir l’agriculture, socle économique et paysager du territoire
L’agriculture n’est pas considérée comme une variable d’ajustement au développement urbain. C’est une activité économique essentielle pour Octon, tant en terme d’emplois que d’emprunte spatiale. Dans un contexte de diminution du foncier agricole, que ce soit au plan national, régional ou du Pays, Octon se démarque par l’importance et la stabilité de son agriculture. La viticulture et l’élevage arrivent à se maintenir par des productions de qualité, des terres riches et une faible pression foncière, renforcée par la présence du site classé. La valorisation de l’agriculture constitue une orientation forte du PADD, par sa capacité à préserver les paysages, à créer des emplois localisés et à répondre aux besoins des consommateurs dans une optique de développement durable, avec le développement des filières alimentaires de proximité. Les actions de valorisation des espaces agricoles traduites dans le PLU s’inscrivent en cohérence avec les orientations portées par le site classé, le Pays et le SCoT.
Orientations :
Offrir une lisibilité foncière aux agriculteurs, en pérennisant la vocation agricole des terres : les terres agricoles -cultivées ou non- sont dédiées à la production agricole. La lisibilité foncière nécessaire à l’investissement agricole est affirmée dans le PLU : en affichant des limites claires à l’urbanisation à l’intérieur des sites inscrits et en identifiant les secteurs de développement urbain à moyen et long terme ;
Soutenir les exploitations en place et faciliter l’installation d’agriculteurs, tout en préservant les espaces agricoles et les paysages : le PLU autorise les constructions nouvelles strictement nécessaires à l’agriculture en zone agricole, à condition de ne pas entrer en contradiction avec des enjeux paysagers majeurs (hors plaine agricole marquant la silhouette du village depuis la route de Salasc par exemple) ;
Favoriser le développement de l’agritourisme, valoriser les produits du terroir et développer les démarches de qualité : le PLU soutient l’agritourisme comme activité complémentaire pour les agriculteurs. Les bâtiments agricoles existants peuvent être réinvestis à cette fin (hébergement touristique, vente de produits du terroir, etc.) à condition que ce changement de destination ne compromette pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site ; Par ailleurs, la commune s’inscrit dans des démarches de promotion des produits locaux (projet de vente des produits du terroir dans la cave coopérative), d’affirmation de signes de qualité (projet d’appellation « Pays Cœur d’Hérault » porté par le Pays), de promotion des circuits courts,…
Une commune orientée vers la viticulture, avec de
nombreuses caves et une politique de qualité.PLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 11
II.3. Participer à renforcer l’attractivité touristique du Grand Site
La qualité et la diversité des paysages qui composent son territoire font du tourisme un atout économique essentiel pour Octon. Intégrée dans le site classé, la commune est partie prenante de la démarche Grand Site de France, qui constituera un accélérateur touristique important pour le territoire. A travers son projet communal, Octon préserve et valorise ses paysages, base de son attractivité touristique. Elle cherche également à améliorer et à compléter son offre d’accueil et d’hébergement touristique et à développer les dispositifs de promotion, de découverte et d’interprétation des sites patrimoniaux. Ces orientations s’inscrivent en synergie à l’échelle du Grand Site et du Pays.
Orientations :
Améliorer l’accueil et l’information touristique : dans le village (projet d’implantation d’une maison du grand site dans la cave coopérative) et sur les berges du lac (projet de création d’un lieu d’accueil et de valorisation touristique du relais nautique, en lien avec les itinéraires pédestres/VTT, intégré à la démarche Grand Site), améliorer et organiser l’offre de stationnement touristique, afin qu’elle ne porte pas atteinte au site classé, mais au contraire qu’elle valorise les lieux d’accueil,… ;
Développer et améliorer les itinéraires de découverte : aménager un nouveau circuit : « l’entre 2 lac » (entre lac d’Avène et Salagou) permettant de relier les itinéraires pédestres, VTT, équestre ; poursuivre l’aménagement des liens vélos et piétons entre le village et le lac, et entre les villages ; améliorer et clarifier la signalétique concernant les différents circuits de découverte ;…
Soutenir et compléter l’offre touristique valorisant les sites patrimoniaux et paysagers : l’offre d’hébergement et de restauration touristique est variée sur le territoire communal. Elle est à soutenir et à développer, en raison du caractère touristique de la commune et des besoins qui s’expriment à l’échelle du Grand Site en la matière, avec des projets de qualité qui s’appuient sur la valeur paysagère et patrimoniale du territoire. Un secteur touristique est affirmé autour du camping village du Bosc, du gîte de groupe communal et du hameau ruiné de Ricazouls. Les constructions nouvelles ne pourront être admises que si elles répondent à de fortes exigences paysagères et architecturales, permettant une bonne insertion dans le site classé. L’ensemble des hameaux anciens est à valoriser en ce sens.
Base nautique aux abords du Salagou : un secteur à valoriser.x x o © A
Eléments
de
patrimoine
protégés
au
titre
des
Monuments
Historiques
Eléments
de
patrimoine
bâti
remarquable
identifiés
à
protéger
ou
]
à
restaurer
|
Limiter
les
hameaux
et
mas
du
site
classé
à
l'existant
Renforcer
un
secteur
touristique
Aménager
des
points
d'accueil
et
d'information
touristique
Maintenir
les
activités
agricoles
et
faciliter
le
tourisme
qualitatif
pour
préserver
la
qualité
et
la
diversité
paysagère
et
patrimoniale
des
sites.
Conforter
la
trame
verte
et
bleue
Consolider
les
continuités
écologiques
entre
les
reliefs
et
la
plaine
jusqu'au
lac
: abords
des
cours
d'eau,
espaces
naturels
domestiqués,
nature
de
proximité
Recentrer
le
hameau
de
Saint-Martin-des-Combes
et
le
renforcer
en
s'appuyant
sur
ses
emprises
anciennes
pour
maintenir
la qualité
paysagère
du
site
Renforcer
Octon
village,
en
s'appuyant
sur
les
implantations
traditionnelles
et
en
affirmant
des
limites
qualitatives
avec
les
coteaux
et
la
plaine
pour
préserver
et valoriser
la
lisibilité
de
sa
silhouette
dans
le site
PLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 12PLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 13
III. Privilégier un urbanisme durable, économe en espace et
adapté à la géographie et à l’histoire
La structure particulière de la commune, avec ses différents lieux de peuplement humain, nécessite
d’aborder les orientations en matière d’aménagement du territoire à deux échelles : celle de la
commune, d’une part, en distinguant les secteurs de la montagne et de la plaine, et celle du village
à proprement parlé, qui concentre les enjeux de développement et de réinvestissement urbain.
A travers cette double approche spatiale, en prenant en compte les spécificités géographiques du
site et les formes historiques de développement urbain, le PLU privilégie d’une manière générale
un urbanisme économe en espaces agricoles et naturels, respectueux des paysages et porteur de
sens.
III.1. A l’échelle communale : privilégier l’accueil sur « Octon village » / recentrer
le développement dans les hameaux de la montagne
A l’échelle de la commune, les orientations en matière d’aménagement et de développement sont distinctes selon trois lieux de peuplement originaux différents : « Octon village », le hameau de Saint- Martin-des-Combes et les mas et hameaux du site classé.
Orientations :
Renforcer Octon village : à l’échelle communale, il s’agit du principal secteur d’accueil de population d’Octon, dont les disponibilités foncières sont trouvées à la fois en réinvestissement urbain et en extension ;
Recentrer et renforcer le hameau de Saint Martin des Combes : ancienne commune dont le centre était autrefois plus développé qu’aujourd’hui. Un « épaississement » du hameau est envisagé afin qu’il puisse se rapprocher de sa forme originelle, en même temps qu’un recentrage induisant de réduire les secteurs de développement dans le site inscrit ;
Limiter le hameau de Basse, mas et hameaux anciens situés dans le site classé : les hameaux de la montagne situés dans le site classé sont limités à l’existant (bâti existant ou emprises préexistantes). Des extensions pourront y être envisagées dans le strict respect du site classé et avec l’accord de l’inspecteur des sites. La restauration du bâti ancien (même ruiné) y est encouragée, ainsi que les activités touristiques.
Hameau de Basse, niché dans le site classéPLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 14
III.2. A l’échelle « d’Octon village » : renforcer les centralités / contrôler les
extensions
Un zoom doit être fait à l’échelle du village d’Octon, où les orientations d’aménagement du territoire sont différentiées selon les secteurs d’implantation bâtis. On distingue les cœurs des hameaux où l’urbanisation est encouragée et les densités peuvent être fortes, des secteurs présentant des sensibilités environnementales ou paysagères spécifiques où le développement est au contraire limité.
Orientations :
Etoffer les centralités des hameaux anciens : à travers le PLU, on optimise les disponibilités foncières pour renforcer les structures des hameaux anciens, en s’appuyant sur les logiques d’implantation traditionnelles spécifiques des différents hameaux. Ainsi, il s’agit de :
Affirmer la centralité d’Octon, en s’appuyant et en renforçant la structure des faubourgs des Hameaux de l'Eglise / La Vialle / Ruffas : utiliser des poches de foncier, en proposant des formes bâties denses et structurées de faubourgs. On créé du lien entre les hameaux constituant le centre ;
Consolider le linéaire du Mas de Carles, en favorisant le réinvestissement du bâti ancien et en affirmant le front bâti le long de l’avenue du Mas de Carles. On veille toutefois à préserver les jardins existants en contrebas ou à recréer une bande végétale marquant la limite du hameau avec la zone agricole – Cf. I.2) ;
Structurer et étoffer la polarité du Hameau de Clergues, en favorisant le réinvestissement urbain des espaces résidentiels peu denses situés au nord de la rue de la Bergerie. Des formes bâties compactes et structurées autour d’espaces publics créeront du lien avec le hameau ancien.
Affirmer la centralité d’Octon : s’appuyer sur la
logique de développement traditionnelle de
faubourgs, reliant les hameaux du centre.
Hameau de l’église
Ruffas Haut
Ruffas BasPLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 15
Permettre un développement urbain et un réinvestissement des zones résidentielles, en prenant en compte les sensibilités paysagères et environnementales :
Sur les coteaux Est (vers Ricazouls) : permettre un réinvestissement et un développement mesuré s’adaptant au relief et limitant l’impact paysager du bâti (formes d’implantation, aspects extérieurs et plantations) ; préserver et renforcer la trame verte et bleue liée aux écoulements temporaires, qui constituent autant de ruptures d’urbanisation naturelles ;
Aux abords de la Marette : prendre en compte le risque d’inondation lié aux cours d’eau en limitant l’imperméabilisation des zones urbanisées et le développement urbain aux abords du cours d’eau ; marquer la limite Sud ;
Autour du mas de Clergue : finir l’urbanisation, en marquant des limites claires et qualitatives : au nord, autoriser un développement jusqu’au chemin de Parensauve ; vers l’est, autoriser un développement autour du chemin du Moulinas, en veillant à conforter et à qualifier la limite paysagère Sud-Ouest.
III.3. Favoriser le réinvestissement urbain /Modérer la consommation d’espaces
D’une manière générale, à travers l’approche spatiale évoquée précédemment (points III.1. et III.2.), le PADD favorise le réinvestissement et la densification des zones résidentielles, afin de limiter la consommation d’espace par l’urbanisation. Le PLU propose des règles permettant d’accompagner et d’encadrer le réinvestissement urbain, en prenant en compte les spécificités paysagères et environnementales.
Orientations :
Favoriser le réinvestissement urbain et encadrer la densification des zones résidentielles : les poches non bâties au sein des zones urbaines sont réinvesties et les espaces résidentiels peu denses sont amenés à être densifiés à travers le PLU. Les densités et formes bâties encouragées sont différentiées en fonction des caractéristiques du site (Cf notamment prise en compte des sensibilités environnementales en III.2.).
Réinvestir les secteurs de peuplement anciens, abandonnés ou ruinés, en harmonie avec le patrimoine architectural existant
Réinvestissement et réhabilitation du Hameau de Ricazouls et du Château de Lauzières dans le cadre de projets de restauration qualitative accompagnés ;
Réinvestissement des secteurs bâtis dégradés ou ruinés des Mas de Clergues et Mas de Carles dans le cadre de projets de restauration qualitative accompagnés.
Limiter l’imperméabilisation des sols et renforcer la biodiversité
Limiter l’imperméabilisation des sols, afin de réduire le ruissellement ;
Renforcer la biodiversité sur le village et dans les jardins privés, en privilégiant une végétalisation des espaces libres et l’usage de végétaux d’essences variées et locale ;
Favoriser des formes urbaines économes en espaces et en énergie :
Favoriser la réalisation de bâtiments économes en énergie ou à énergie positive / favoriser la réhabilitation écologique du bâti existant ;
Permettre la mise en œuvre de dispositifs d’énergies renouvelables intégrés au bâti ainsi que la mise en place de réseaux d’énergies de type réseaux de chaleur ;PLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 16
Privilégier des formes urbaines plus économes en espace dans les zones d’extension, structurant et libérant de l’espace public : développer des formes regroupées, plus denses et plus structurées que les zones pavillonnaires actuelles, tout en étant à même de répondre aux attentes des résidents, en termes de qualité de vie (habitat groupé, type maisons de village, etc.).
Objectifs chiffrés de modération de la consommation de l’espace et de lutte contre l’étalement urbain :
La consommation d’espaces par l’urbanisation depuis les années 1970 a été de 18,5 ha sur l’ensemble de la commune (hors constructions agricoles en zones A et N et hors voies et espaces publics), selon une densité moyenne de 8 logements à l’hectare. La taille moyenne des parcelles sur la période est de 1 250 m2, hors voies et espaces publics. Sur les 10 dernières années, l’analyse des permis de construire a montré une diminution des surfaces moyennes des parcelles par logements à 980 m2.
Le PLU fixe comme objectifs de modération de la consommation d’espaces et de lutte contre l’étalement à l’horizon 2030 :
une réduction de l’enveloppe du village (zones U et AU) de 45% minimum par rapport au POS ; une priorité au réinvestissement urbain (60% minimum de l’offre nouvelle de logements au moment de l’approbation du PLU) ;
des surfaces de zones à urbaniser en extension2 réduites, limitées à 5 ha maximum ; des densités moyennes3 dans les zones à urbaniser générales de 15 logements/ha ou 2000 m2 SDP/ha minimum.
2 Hors zones à urbaniser (AU) intégrées au tissu urbain, en « dent creuse », ou déjà en partie bâtie, qui sont
considérées comme zones de renouvellement urbain.
3 Calculées sur les surfaces utiles, hors espaces publics existants et à créer, espaces verts collectifs, jardins ou
boisements à protéger et éléments géographiques inconstructibles (combe, fossés, zone inondable,…) et de manière globale à l’échelle des zones AU.
Implantations bâties structurées (en noir), créant des
espaces publics et des transitions avec l’existant (bâti
ancien en violet). A l’opposé, les constructions isolées
au milieu de leurs parcelles (en rouge) consomment
de l’espace sans créer de lieux collectifs.
Source : extrait étude urbaine Octon –Gins & Lointier2
Go
PS
ŸS
S S ZI
2 $
+
Synthèse
du
PADD
à l'échelle
du
village
HIT
Affirmer/créer des limites urbaines
Mu
Préserver
les jardins et vergers
sm
Valoriser
le réseau
d'irrigation
(béals)
et la TVB
=
|Jjée aux
cours
d'eau
à la traversée
du
village
—,
Préserver
l'ouverture
visuelle
de
la plaine
Cm
Préserver
silhouette
du
hameau
de
l'église
@
Valoriser/réhabiliter/reconstruire
le bâti ancien
O
Renforcer
les équipements
7
Préserver
l'offre touristique
et conforter
le secteu
touristique
autour
du
hameau
de
Ricazouls
EM
Valoriser
les abords
de
la Marette
+
Aménager
accès/liens
piétons
i
Renforcer
l'acceuil
et la promotion
touristique
Renforcer
la centralité
d'Octon,
en
s'appuyant
sur la structure
des
faubourgs
Privilégier
réinvestissement
du
bâti ancien
et
consolider
le linéaire
bâti
du
mas
de
Carles
NY SNS
Structurer
une
polarité
élargie
au
mas
de
Clergue
lien
entre
bâti ancien
et extensions
récentes
NS
NS
SNANNNNN
Renforcer
le réinvestissement
urbain
LES
7
LL
:F4
F4
Accompagner
le
réinvestissement/développeme
LISE
PES
urbain
dans
les
secteurs
sensibles
(relief,
inondati
ee
ee"
LI
Limiter
l'urbanisation
et mieux
intégrer
le bâti existant
HP
PLU d’OCTON PADD
diverCités, urbanistes / E. Garcia, architecte du patrimoine / EBEN environnement 17