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PLU - Règlements - Secteur avec interdiction de constructibilité pour des raisons environnementales, de risques, d’intérêt général
Document publié le Jeudi 10 avril 2025 par la commune de Murette.
Lien du pdf (PLU - Règlements - Secteur avec interdiction de constructibilité pour des raisons environnementales, de risques, d’intérêt général)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes, Eau et assainissement,
Etudes et & rtm
Réalisations ne elle
Géotechniques et æ
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Carte des Aléas
Commune de LA MURETTE
(Isère)
Note de présentation
(Version définitive)
Octobre 2014Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
1
SOMMAIRE
1. PREAMBULE ....................................................................................... 2
2. CONTEXTE GENERAL ..................................................................... 4
2.1. PRESENTATION DE LA COMMUNE ..................................................... 4 2.2. LE MILIEU NATUREL .............................................................................. 7 2.3. CONTEXTE GEOLOGIQUE ..................................................................... 7 2.4. CLIMATOLOGIE - PLUVIOMETRIE ..................................................... 9
2.4.1. TEMPERATURE ..........................................................................................................9
2.4.2. PRECIPITATIONS MENSUELLES ...............................................................................10
2.4.3. PRECIPITATIONS JOURNALLIERES ..........................................................................10
2.5. RESEAU HYDROGRAPHIQUE – DEBITS DE CRUE ......................... 12
3. PHENOMENES NATURELS ET ALEAS ...................................... 17
3.1. APPROCHE HISTORIQUE DES PHENOMENES NATURELS.......... 17 3.2. LA CARTE DES ALEAS .......................................................................... 20
3.2.1. NOTIONS D’INTENSITE ET DE FREQUENCE..............................................................20
3.2.2. DEFINITION DES DEGRES D’ALEA ............................................................................20
3.2.3. ELABORATION DE LA CARTE DES ALEAS.................................................................31
3.3. OBSERVATIONS DE TERRAIN............................................................. 32
3.3.1. LES CRUES RAPIDES DES RIVIERES (C) ...................................................................32
3.3.2. LES INONDATIONS DE PLAINE EN PIED DE VERSANT (I’) ET ZONES HUMIDES (I'N)32
3.3.3. LE RUISSELLEMENT DE VERSANT ET LE RAVINEMENT...........................................34
3.3.4. LES GLISSEMENTS DE TERRAIN ...............................................................................35
4. PRINCIPAUX ENJEUX, VULNERABILITE ET PROTECTIONS
REALISEES ........................................................................................ 36
4.1. ENJEUX, VULNERABILITE ................................................................... 36 4.2. OUVRAGES DE PROTECTION ............................................................. 38
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................. 40Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
2
Carte des Aléas
Commune de La Murette
(Isère)
1. PREAMBULE
Sous le pilotage du Service de Restauration des Terrains en Montagne (RTM), la commune de La
Murette a confié à la société ERGH, domiciliée au 90 route du Champtoraz, 38 960 Saint Aupre,
la réalisation de sa carte des aléas des divers phénomènes naturels recensés sur la commune.
Sa représentation cartographique couvre l'ensemble du territoire communal sur fond cadastral au
1/5 000 et sur fond topographique IGN agrandi et digitalisé au 1/10 000.
Les phénomènes répertoriés et étudiés sont les suivants :
- Les crues rapides de rivières ;
- Les inondations en pied de versant ;
- Les aléas « zones humides » ;
- Les ravinements et les ruissellements sur versant ;
- Les glissements de terrain.
Les zones d’étangs et de plans d’eau ont également été répertoriées, avec un figuré particulier.
La carte des aléas ne prend en compte que les risques naturels prévisibles et connus lors de
l'établissement du présent document. Les risques liés à des aménagements sur des propriétés
privées ne sont pas pris en compte (terrassements dangereux, construction ou aménagement privé
faisant obstacle à l'écoulement des eaux, etc...).Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
3
La notion d'aléa traduit la probabilité d'occurrence, en un point donné, d'un phénomène naturel de
nature et d'intensité définie. Pour chacun des phénomènes rencontrés, trois degrés d'aléas - aléa
fort, moyen ou faible - sont définis en fonction de l'intensité du phénomène et de sa probabilité
d'apparition. La carte des aléas présente un zonage des divers aléas observés. La précision du
zonage est, au mieux, celle des fonds cartographiques utilisés comme support.
Rappel : En cas de divergence entre la carte au 1/10 000 et la carte au 1/5 000, le zonage au
1/5 000 sur fond cadastral prévaut sur celui au 1/10 000.
Du fait de la grande variabilité des phénomènes naturels et des nombreux paramètres qui
interviennent dans leur déclenchement, l'estimation de l'aléa dans une zone donnée est complexe.
Son évaluation reste subjective et fait appel à l'ensemble des informations recueillies au cours de
l'étude, au contexte géologique, aux caractéristiques des précipitations, et à l'appréciation des
intervenants du bureau d’études qui ont effectué la reconnaissance de terrain et les enquêtes de
terrain.
Pour limiter l'aspect subjectif, des grilles de caractérisation des différents aléas ont été définies à
l'issue de séances de travail regroupant des spécialistes de ces phénomènes (Cf. § 3.2.2).
Les limites de zonages sont réalisées en application du "principe de précaution" (article L110.1 du
code de l'environnement) : hypothèse la plus pessimiste dans les secteurs où des investigations
complémentaires seraient nécessaires pour affiner le diagnostic.Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
4
2. CONTEXTE GENERAL
2.1. PRESENTATION DE LA COMMUNE
On se reportera au plan de situation au 1/25 000, en page suivante.
La commune de La Murette est située dans le voironnais, en Isère. Elle fait partie de la
Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais (CAPV).
Elle est encadrée :
- Au Nord, par la commune de Chirens ;
- A l‘Est, par la commune de Voiron ;
- A l’Ouest, par la commune de Saint Blaise du Buis ;
- Au Sud-Ouest, par la commune de Réaumont ;
- Au Sud-Est, par la commune de Saint Cassien.
Elle a une superficie de 4.22 km². Son relief est vallonné, avec une altitude variant de 379 m à
787 m.
La Murette est une commune rurale de 1 765 habitants (recensement 2008), regroupés pour la
majorité autour du bourg relativement dense.
Les activités économiques sont essentiellement liées à une zone d’activité présente sur la
commune, ainsi que plusieurs exploitations agricoles. La zone d’activités accueille des entreprises
de domaine divers : construction, paysagiste, artisanat… Les autres activités présentes sur le
territoire sont principalement l’élevage, la culture de céréales et la récolte des noix. Les surfaces
cultivées se concentrent pour la majeure partie dans le fond de vallée. D’autre part, la commune
possède quelques commerces de proximités (Vival, bar, coiffeur…) regroupés dans le bourg.
La commune est traversée par la RD 520 qui traverse le bourg d’Est en Ouest sur un grand
linéaire.
Le bourg est caractérisé, en effet, par une urbanisation en pied de versant avec un allongement
important sur près de 2,4 km. Le coteau amont, à forte dominante boisée, est à forte pente, drainé
par de nombreuses drayes qui débouche au droit du bourg où le réseau hydrographique est quasi-
inexistant.Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
5
La forte insuffisance du réseau EP au droit du bourg favorise donc un risque d’inondation
important, avec une lame d’eau heureusement réduite, en général, par la diffusion des apports du
bassin versant amont sur les 2,4 km urbanisés.
Les enjeux économiques principaux seront donc liés aux risques d’inondation et concernent :
- Bâtiments inondables ;
- Routes : coupures de plusieurs chemins vicinaux et de la RD 520 sur divers secteurs
ponctuels.| COMMUNE DE LA MURETTE
PLAN DE SITUATION
AU 1/25 000
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Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
6Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
7
2.2. LE MILIEU NATUREL
La commune est à dominante rurale, à relativement faible altitude (379 m à 787 m).
Les zones boisées se concentrent pour la majeure partie sur le coteau de Bavonne, en amont Nord
de la commune, mais aussi, plus marginalement, au droit des coteaux et le long du ruisseau du
Gard (amont du ruisseau de l’Olon) dans sa partie aval Sud-Ouest.
Les zones agricoles concernent la partie Sud aval du territoire, en aval du bourg, avec en grande
partie des pâturages et des cultures de maïs et blés. Localement, on retrouve quelques plantations
de noyers. Les zones cultivées sont localisées au fond de la vallée.
La Commune de La Murette s’est développée autour d’un axe principal, de part et d’autre de la
RD 520, la population (1 765 habitants) est par conséquent essentiellement regroupée autour de
son bourg. On notera que les hameaux ou habitations isolés sont très peu nombreux et représentent
un très faible pourcentage de la population.
2.3. CONTEXTE GEOLOGIQUE
On trouvera en page suivante un extrait des cartes géologiques de Grenoble et Voiron au 1/50 000,
agrandies au 1/25 000.
Sur une partie prépondérante du territoire de la commune, nous sommes en présence d’alluvions
du quaternaires datant du Würm, essentiellement glaciaires, en partie Nord, au droit du coteau de
Bavonne et en amont de la zone urbanisée du bourg de La Murette puis fluvio-glaciaires au droit
de la majeure partie centrale du bourg, puis sur le territoire Sud de la commune.
En ce qui concerne le coteau de Bavonne, le couvert glaciaire (grave limono-argileuse) est peu
épais et recouvre rapidement le substratum molassique datant du Miocène. Ce dernier affleure en
haut de coteau avec par endroit quelques lentilles d’alluvions glaciaires avec quelques blocs
erratiques. Le terrain sur l’ensemble du coteau présente donc une très faible perméabilité qui
associée à la forte pente favorise un ruissellement important.
On notera que ce substratum affleure de nouveau en extrémité aval Sud de la vallée du Gard.
Les formations fluvio-glaciaires sont à dominante de graves limoneuses à limono-sableuses, de
perméabilité bonne à médiocre.[PCA
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EXTRAIT
DES
CARTES
GEOLOGIQUES
DE
GRENOBLE
ET
VOIRON
Légende
:
(Pb
4
Terrains
Néogènes
Formations
molassiques
du
Miocène
:
m2P
Poudingues
molassiques
Niveaux
marneux
lacustres
Terrains
quaternaires
:
G3b
Alluvions
glaciaires
G4b
{argiles,
sables,
galets
et blocs)
FG5a
Alluvions
fluvio-glaciaires
FG5b
(sables, galets et blocs) Alluvions
fluviatiles
FR
(sables
et cailloux)
Symbole
:
Limites
de
la commune
de
La
Murette
VÉ
Limite géologique
Echelle:
1/25
000
Carte des aléas de la Commune de La Murette
Octobre 2014
Note de présentation
8Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
9
0
5
10
15
20
25
JanvierFévrierMars
Avril Mai Juin Juillet Août
Septembre
Octobre
Novembre Décembre
Températures (°C)
Saint Etienne de Saint Geoirs Saint Martin d'Hères
2.4. CLIMATOLOGIE - PLUVIOMETRIE
Le climat est de type continental. L’été est la saison la plus sèche de l’année. Il est généralement
caractérisé par des périodes chaudes accompagnées d’orages.
L’hiver est marqué par des alternances de froid et de redoux. Les altitudes relativement très
moyennes du secteur ne permettent pas un enneigement durable. Les chutes de neige sont
irrégulières en fonction des années et la couverture neigeuse disparaît en général en quelques
jours.
2.4.1. TEMPERATURE
2 postes météorologiques relativement proches, Saint Etienne de Saint Geoirs (384 m) et
Saint Martin d’Hères (210 m), nous renseignent sur les températures du secteur. Ces 2 postes sont
situés à des altitudes voisines de celles de la commune de La Murette.
Les températures moyennes atteignent 21°C en été vers 200 m d’altitude avec des pointes qui
peuvent dépasser 35°C. Les températures moyennes hivernales restent positives avec des
minimums journaliers qui peuvent descendre en-dessous de -12°C, exceptionnellement jusqu’à
– 20°C.
Températures moyennes mensuelles
(Source : Rapport de présentation, analyse « enjeux – risques » du
voironnais, Oréade Conseil, mars 2000)019090] SJQUUS
AO]
81907
0
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Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
10Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
11
On retiendra les valeurs de pluies en cumul sur 24h, en temps de retour 10 ans et 100 ans, ci-
dessous, d'après les relevés de Météo-France :
Valeurs P10 obtenues en loi de Gumbel sur les maxima annuels :
Postes P10 (mm)
Tullins (de 01/1962 à 04/2012) 81.6
Saint Etienne de Saint Geoirs (de
01/1970 à 05/2012) 96.4
Charavines (de 01/1962 à 05/2012) 98.4
Moyenne 92.1
Terme correctif / St Geoirs 0.96
Valeurs P100 obtenues en loi de Gumbel sur les maxima annuels :
Postes P100 (mm)
Tullins (de 01/1962 à 04/2012) 124.1
Saint Etienne de Saint Geoirs (de
01/1970 à 05/2012) 158.9
Charavines (de 01/1962 à 05/2012) 164.2
Moyenne 149.1
Terme correctif / St Geoirs 0.94
Calcul des intensités de pluie
Pour le calcul des intensités de pluies de courtes durées, à défaut de données locales précises, nous
proposons de prendre en compte les coefficients de Montana correspondant à la station de Saint
Etienne de Saint Geoirs avec, en terme correctif sur le coefficient a, le rapport des cumuls sur 24 h
décennaux et centennaux de la moyenne, obtenue pour les stations de Tullins, St Etienne de St
Geoirs et Charavines, sur la valeur correspondant à la station de Saint Etienne de Saint Geoirs, soit
0.96 en condition décennale et 0.94 en condition centennale.
I = a.t-b
Avec : - t en minute ;
- I en mm/mn.
Pluies décennales en mm sur 24h
Pluies centennales en mm sur 24hCarte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
12
Durée des pluies
6 minutes à 6 heures Durée de retour
a a corrigé b
10 ans 5.58 5.36 0.58
100 ans 8.49 7.98 0.588
Soit, en intensité de pluies et en hauteur cumulée, selon la durée, en conditions décennales et
centennales :
Condition décennale Condition centennale
Durée
(min)
Intensité
(mm/h)
Hauteur d'eau
(mm)
Intensité
(mm/h)
Hauteur d'eau
(mm)
8 96,28 12,84 140,97 18,80
15 66,86 16,72 97,41 24,35
30 44,73 22,36 64,80 32,40
45 35,36 26,52 51,06 38,29
60 29,92 29,92 43,11 43,11
90 23,65 35,48 33,97 50,95
120 20,02 40,03 28,68 57,36
180 15,82 47,47 22,60 67,79
240 13,39 53,56 19,08 76,32
2.5. RESEAU HYDROGRAPHIQUE – DEBITS DE CRUE
On se reportera au plan des sous-bassins versants et au schéma de montage de ces sous-bassins
versants, ci-après.
La majeure partie du territoire de La Murette est drainée par la rivière de l’Olon, qui prend le nom
du Gard sur le territoire communal (majeure partie des sous-bassins BV1 et BV2 sur plan des
bassins versants, ci-après). L’extrémité Nord-Ouest (partie Est du B V1), est par contre drainé par
la rivière de la Fure.
• Bassin versant de la Fure (partie Est de BV1)
Seule la partie Est du sous bassin versant BV1 concerne le territoire de la commune, au niveau de
la Sarra en extrémité ouest des coteaux de Bavonne, soit environ 6 % du territoire.
Coefficients de MontanaCarte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
13
Les eaux sont diffusées soit en ruissellement sur le versant, soit au droit de quelques drayes dans
le coteau plus au Nord.
Ces eaux rejoignent la rivière de la Fure, en limite de commune Nord-Ouest : de Bonpertuis sur la
commune d’Apprieu à la Ravignhouse sur la commune de Saint Blaise du Buis.
Hormis quelques bâtiments sur une zone d’activité et quelques habitations, ce bassin versant ne
concerne sur la commune que des coteaux boisés avec quelques prairies et cultures en partie aval.
• Bassin versant de l'Olon (majeure partie des BV2 et BV3)
Le Gard, qui prend le nom de l’Olon en aval de La Murette, prend sa source sur la commune au
niveau d’une zone de résurgences, en contrebas Sud Ouest du bourg de La Murette.
Il draine un talweg bien prononcé en partie aval (BV2), dans la partie Sud-Ouest de la commune
jusqu'aux environs de la Gare de Réaumont.
Latéralement, il reçoit les apports d’une vallée morte importante au Sud-Est du bourg qui recueille
les apports des coteaux de Bavonne côté Est du territoire (BV2).
En aval de la Murette, l’Olon traverse ensuite le territoire de Saint Cassien, puis une part
marginale de Réaumont et Charnècles avant d’arriver au droit du bourg de Vourey, puis de
rejoindre la Morge dans la plaine de l’Isère.
On notera d’importants enjeux économiques en aval de La Murette, avec en particulier ;
- Le bourg inondable de Vourey ;
- 3 zones de coupures possibles de la voie ferrée.COMM"""'"
DE
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PLAN
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BASSINS
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Carte des aléas de la Commune de La Murette
Octobre 2014
Note de présentation
12Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
15
Sous
bassin-versant Ruisseaux
Superficie
(km²)
Longueur
(km)
Point haut
(m)
Point bas
(m)
BV 2 Olon 2,66 2,03 775 387
BV 3 Olon 2,27 2,78 787 380
L’Olon a fait l’objet de plusieurs études hydrauliques :
- Etude hydraulique ERGH, septembre 2000 ;
- Etude hydraulique DDE sur La Murette, août 2003 ;
- Etude hydraulique RTM, concernant la réfection du tronçon en galerie à Vourey, avril
2003 ;
- Diagnostic hydraulique de l'Olon et de ses affluents, ERGH, janvier 2006 ;
- Modélisation hydraulique de l'Olon et de ses affluents ERGH, février 2008.
Le bassin versant en amont du repère B (BV2 + BV3) représente environ 94 % du territoire
communal. Il a une superficie de 4.93 km². Sur la moitié de sa superficie environ, en partie amont
Nord, le versant est caractérisé en dominante par un coteau boisé à forte pente, de 30 à 60%. Le
substratum molassique recouvert de formations glaciaires souvent limono-argileuses favorise un
fort ruissellement malgré le boisement.
En période de faible à moyenne pluviosité, le boisement joue correctement son rôle. Par contre, en
cas de pluie intense ou de saturation du terrain, la récupération de ces apports au droit de drayes,
sans réseau adapté en amont immédiat du bourg de La Murette, favorise un risque d’inondation
diffus concernant de nombreux bâtiments et la voirie du centre bourg de La Murette.
En effet, en pied du coteau de Bavonne, le bourg de La Murette se développe sur toute la largeur
des sous-bassins BV2 et BV3, de part et d’autre de la RD 520 et en majeure partie en aval de la
RD. Les surfaces imperméabilisées sont importantes et ont fortement augmenté ces 30 dernières
années en aval de la RD, du fait de l’urbanisation. On ne connaît pas l’efficacité des puits
d’infiltration des villas, réalisés ces dernières années, qui en tout état de cause ne compense pas
l’impact de l’urbanisation récente.
L’évolution de l’urbanisation en aval de la RD, rapide ces dernières années, tend maintenant à se
ralentir.
Le réseau EP, en forte sous-capacité dans l'état actuel, favorise une diffusion des eaux. L’absence
de réseau structuré à bonne capacité hydraulique va ralentir les apports vers l’Olon et favoriser des
« pertes » avec stockage et infiltration partielle au droit de talwegs ouverts à très faible déclivité
(en particulier en partie basse du BV3 en vallée morte).Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
16
En partie aval du BV2, la dominante reste fortement rurale et le lit du Gard se structure
correctement. La présence d’importants lits majeurs (zones marécageuses et champs inondables)
favorise un écrêtement des crues. Plus en aval, le ruisseau reçoit les apports du BV3 et le talweg
devient encaissé et étroit.
La diffusion des apports et l’absence d’un réseau structuré et à bonne capacité hydraulique pour la
récupération de ces eaux, augmentent sensiblement le temps de concentration jusqu’au lit de
l’Olon. Ces facteurs favorables ont ainsi limité l’impact sur les débits de crue de l’Olon pour les
épisodes pluvieux de ces dernières années, à relativement faible temps de retour.
Par contre, pour des épisodes plus sévères (temps de retour > 30 ans), on peut craindre des dégâts
importants au droit du bourg et sur les territoires des communes en aval de La Murette, en
particulier à Vourey.
En extrémité aval de la commune, le temps de concentration de l’Olon est estimé à 1 heure 11
minutes au droit de l’ouvrage SNCF. Les débits de pointe sont à ce niveau estimé à 5,1 m3/s en
Q10 et 9.3 m3/s en Q100 (respectivement 5,8 et 10,4 m3/s en état futur si aucun aménagement de
bassins de rétention n’est réalisé).
Les débits de crues indiqués ci-après proviennent de la modélisation hydraulique réalisée en
février 2008 par la société ERGH avec le logiciel MIKE 11.
Q10 Q100
Etat
actuel
Etat
futur
Etat futur
avec
rétention
Etat
actuel Etat futur
Etat futur
avec
rétention
Description Repère
m3/s m3/s m3/s m3/s m3/s m3/s
Confluence BV1 et BV2 A 4.9 9.0
Pont Réaumont B 5.1 5.8 1.8 9.3 10.4 2.1
Les valeurs de 1,8 et 2,1 m3/s prennent en compte la réalisation de 2 bassins de rétention, au droit
de la vallée du Gard (amont repère A) et au droit de la vallée morte en partie aval du BV3.Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
17
3. PHENOMENES NATURELS ET ALEAS
3.1. APPROCHE HISTORIQUE DES PHENOMENES
NATURELS
La morphologie du territoire de la commune de La Murette (un coteau principale et une vallée) et
le contexte géotechnique assez favorable exposent peu cette commune à des risques importants de
glissements de terrain, cependant, la morphologie du coteau de Bavonne en entonnoir favorise des
ruissellements de versants importants en amont du bourg de la commune.
L’historique des dégâts est relativement modeste et concerne essentiellement des inondations.
On notera :
Date Phénomène Dégâts répertoriés
Numéro sur
carte de
localisation
? Crue du ruisseau de Gorgeat Inondation de la RD 520 par environ 30 cm d'eau
?
Ruissellement
sur le chemin
communal du
Boulord
Rond-point coté 436 atteint 1
Février 1887 Secousse sismique
Janvier 1891 Secousse sismique
1972
Concentration
d'écoulements du
versant de
Bavonne et sur le
chemin du
Rafour / Erosion
et ravinement à
La Champonne.
Chemin de l'église raviné / RD 520 fortement
engravée / Chemin communal, à l'aval de la
Murette, touché / Des maisons sûrement
concernées / Une partie du chemin communal à
l'Est du Boulord raviné / Les abords d'une
maison située en bordure du chemin également
fortement endommagés / La Champonne : Un
champ de betteraves d'1 ha raviné.
2Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
18
Date Phénomène Dégâts répertoriés
Numéro sur
carte de
localisation
1972
Glissement de
terrain à
Champbine
0,5 ha de prairie touché par le glissement 3
1988
Glissement de
talus sur le
chemin rural du
Rafour
Environ 100 m3 de terre ont glissé sur le chemin
du Rafour et 30 m3 sur un chemin à l'aval 4
1988 Secousse sismique
1991 Inondations et coulées de boue
1999 Inondations et coulées de boue
En dehors de ces dégâts il est signalé :
- Inondations de voirie avec un temps de retour de 10 ans environ au Boulord.
En complément à l’historique des dégâts, la base de donnée GASPAR (consultable sur le site
Internet : www.prim.net) recense l’ensemble des arrêtés de catastrophe naturelle du territoire
français.
Sur la commune de La Murette, on notera :
INSEE Commune Risque Date de début Date de fin Date de l'arrêté Date JO
Tempête 06/11/1982 10/11/1982 18/11/1982 19/11/1982
Inondations et coulées
de boue 21/12/1991 23/12/1991 21/08/1992 23/08/1992 38270 La Murette
Inondations et coulées
de boue 05/05/1999 05/05/1999 29/11/1999 04/12/1999L F3. JL |
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COMMUNE DE LA MURETTE
| PLAN DE LOCALISATION DES |.
PHENOMENES HISTORIQUES |
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Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
19Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
20
3.2. LA CARTE DES ALEAS
3.2.1. NOTIONS D’INTENSITE ET DE FREQUENCE
L'élaboration de la carte des aléas impose de connaître, sur l'ensemble de la zone étudiée,
l'intensité et la probabilité d'apparition des divers phénomènes naturels.
L'intensité d'un phénomène peut être appréciée de manière variable en fonction de la nature même
du phénomène : débits liquides et solides pour une crue torrentielle, volume des éléments pour une
chute de blocs, importance des déformations du sol pour un glissement de terrain, etc...
L'importance des dommages causés par des phénomènes de même type peut également être prise
en compte.
L'estimation de la probabilité d'occurrence d'un phénomène de nature et d'intensité donnée traduit
une démarche statistique qui nécessite de longues séries de mesures ou d'observations du
phénomène. Elle s'exprime généralement par une période de retour qui correspond à la durée
moyenne qui sépare deux occurrences du phénomène. Une crue de période de retour décennale se
produit en moyenne tous les dix ans, si l'on considère une période suffisamment longue (20 fois au
minimum la période de retour). Cela ne signifie pas que cette crue se reproduit périodiquement
tous les dix ans mais simplement que, dans des conditions similaires, elle s'est produite environ 20
fois en 200 ans, ou qu'elle a une chance sur dix de se produire chaque année.
Si certaines grandeurs sont relativement aisées à mesurer régulièrement (les débits liquides par
exemple), d'autres le sont beaucoup moins, soit du fait de leur nature même (surpressions
occasionnées par une coulée boueuse), soit du fait de la rareté relative du phénomène (chute de
blocs). La probabilité du phénomène sera donc généralement appréciée à partir des informations
historiques, des observations du chargé d'études et de la prise en compte de l'évolution de la
pluviosité.
3.2.2. DEFINITION DES DEGRES D’ALEA
Les critères définissant chacun des degrés d'aléas sont donc variables en fonction du phénomène
considéré. En outre, les événements « rares » posent un problème délicat : une zone atteinte de
manière exceptionnelle par un phénomène intense doit-elle être décrite comme concernée par un
aléa faible (on privilégie alors la faible probabilité du phénomène) ou par un aléa fort (on
privilégie dans ce cas l'intensité du phénomène) ? Deux logiques s'affrontent ici : dans la logique
probabiliste qui s'applique à l'assurance des biens, la zone est exposée à un aléa faible ; en
revanche, si la protection des personnes est prise en compte, cet aléa sera considéré comme fort.
En effet, la faible probabilité supposée d'un phénomène ne dispense pas de la prise par l'autoritéCarte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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ou la personne concernée des mesures de protection adéquates.
Les tableaux présentés ci-après résument les critères types d’évaluation des aléas.
Remarque relative à tous les aléas
La carte des aléas est établie, sauf exceptions dûment justifiées, en ne tenant pas compte
d'éventuels dispositifs de protection. Par contre, au vu de l'efficacité réelle actuelle de ces derniers,
il pourra être proposé un reclassement des secteurs protégés (avec à l'appui, si nécessaire, un
extrait de carte surchargé) afin de permettre la prise en considération du rôle des protections au
niveau du zonage réglementaire. Ce dernier devra toutefois intégrer les risques résiduels (par
insuffisance, rupture des ouvrages et/ou défaut d'entretien). C'est en particulier le cas pour les
digues (brèche et rupture restant toujours possibles) et les risques d'obstruction d'ouvrages.Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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3.2.2.1. L’ALEA CRUE RAPIDE DES RIVIERES
Aléa Indice Critères
Fort C3
- Lit mineur de la rivière avec bande de sécurité de largeur variable, selon la morphologie du
site, la stabilité des berges
- Zones affouillées et déstabilisées par la rivière (notamment en cas de berges parfois raides et
constituées de matériaux de mauvaise qualité mécanique)
- Zones de divagation fréquente des rivières entre le lit majeur et le lit mineur
- Zones atteintes par des crues passées avec transport de matériaux grossiers et/ou lame d’eau
de plus de 1 m environ
- En cas de prise en compte des ouvrages, par exemple :
• bande de sécurité derrière les digues
• zones situées à l’aval de digues jugées notoirement insuffisantes (du fait d’une capacité
insuffisante du chenal ou de leur extrême fragilité, liée le plus souvent à la carence ou
à l’absence d’un maître d’ouvrage)
Moyen C2
- Zones atteintes par des crues passées avec lame d’eau de 0,5 à 1 m environ et sans transport
de matériaux grossiers
- Zones situées à l’aval d’un point de débordement potentiel avec possibilité de transport de
matériaux grossiers
- Zones situées à l’aval d’un point de débordement potentiel avec écoulement d’une lame
d’eau entre 0,5 et 1 m environ et sans transport de matériaux grossiers
- En cas de prise en compte des ouvrages, par exemple : zones situées au-delà de la bande de
sécurité pour les digues jugées suffisantes (en capacité de transit) mais fragiles du fait de
désordres potentiels (ou constatés) liés à l’absence d’un maître d’ouvrage ou à sa
carence en matière d’entretien
Faible C1
- Zones atteintes par des crues passées sans transport de matériaux grossiers et une lame
d’eau de moins de 0,5 m avec des vitesses susceptibles d’être très faibles
- Zones situées à l’aval d’un point de débordement potentiel avec écoulement d’une lame
d’eau de moins de 0.5 m environ et sans transport de matériaux grossiers
- En cas de prise en compte des ouvrages, par exemple : zones situées au-delà de la bande de
sécurité pour les digues jugées satisfaisantes pour l’écoulement d’une crue au moins égale à
la crue de référence, sans risque de submersion brutale pour une crue supérieure et en bon
état du fait de l’existence d’un maître d’ouvrageCarte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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Zonage avec modélisation hydraulique :
Vitesse en m/s
Faible
0 à 0.2
Moyenne
0.2 à 0.5
Forte
0.5 à 1
0 à 0.5 Faible C1 Moyen C2 Fort C3
0.5 à 1 Moyen C2 Moyen C2 Fort C3 Hauteur en mètre
> à 1 Fort C3 Fort C3 Fort C3
Remarque
Aléa de référence = plus forte crue connue ou si cette crue est plus faible qu'une crue de fréquence
centennale, cette dernière.
3.2.2.2. L’ALEA INONDATION DE PLAINE EN PIED DE VERSANT
Aléa Indice Critères
Fort I'3
- Zones planes, recouvertes par une accumulation et une stagnation, sans vitesse, d'eau "claire"
(hauteur supérieure à 1 m) susceptible d’être bloquée par un obstacle quelconque, en
provenance notamment :
• du ruissellement sur versant
• du débordement d'un ruisseau torrentiel
- Fossés pérennes hors vallée alluviale y compris la marge de sécurité de part et d’autre
Moyen I'2
- Zones planes, recouvertes par une accumulation et une stagnation, sans vitesse, d'eau "claire"
(hauteur comprise entre 0,5 et 1 m) susceptible d’être bloquée par un obstacle quelconque,
provenant notamment:
• du ruissellement sur versant
• du débordement d'un ruisseau torrentiel ou d’un fossé hors vallée alluviale
Faible I'1
- Zones planes, recouvertes par une accumulation et une stagnation, sans vitesse, d'eau "claire"
(hauteur inférieure à 0,5 m) susceptible d’être bloquée par un obstacle quelconque, en
provenance notamment :
• du ruissellement sur versant
• du débordement d'un ruisseau torrentiel ou d’un fossé hors vallée alluvialeCarte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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3.2.2.3. L’ALEA ZONE HUMIDE
Aléa Indice Critères
Fort I'n3
- Marais (terrains imbibés d’eau) constamment humides avec nappe subaffleurante ou
affleurante en permanence (hauteur d’eau pouvant dépasser 1 m)
Présence de végétation caractéristique (joncs…), de circulations d’eau préférentielles…
Moyen I'n2
- Zones humides à la fonte des neiges ou lors de fortes pluies (hauteur d’eau comprise entre 0.5
et 1 m)
Zone de tourbe, marais asséché
Faible I'n1
- Zones d’extension possible des zones d’aléas fort et moyen, nappe subaffleurante ou
occasionnelle (hauteur d’eau inférieure à 0.5 m)
A noter : un autre aléa hydraulique (I’, C, V) peut se superposer. Dans tous les cas I'n1, il a été
préféré un autre affichage du risque. Le I'n a donc été réservé à un aléa plus important : I'n2 ou
I'n3.
3.2.2.4. L’ALEA RUISSELLEMENT DE VERSANT ET RAVINEMENT
Aléa Indice Critères
Fort V3
- Versant en proie à l'érosion généralisée (badlands)
Exemples :
- Présence de ravines dans un versant déboisé
- Griffe d'érosion avec absence de végétation
- Effritement d'une roche schisteuse dans une pente faible
- Affleurement sableux ou marneux formant des combes
- Axes de concentration des eaux de ruissellement, hors torrent
Moyen V2
- Zone d'érosion localisée
Exemples :
- Griffe d'érosion avec présence de végétation clairsemée
- Ecoulement important d'eau boueuse, suite à une résurgence temporaire
- Débouchés des combes en V3 (continuité jusqu'à un exutoire)
Faible V1
- Versant à formation potentielle de ravine
- Ecoulement d'eau plus ou moins boueuse sans transport de matériaux grossiers sur les
versants et particulièrement en pied de versant
On notera que sauf indication particulière, l’aléa V1 est implicite sur toutes les zones G1 à G3.Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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3.2.2.5. L'ALEA GLISSEMENT DE TERRAIN
Aléa Indice Critères Exemples de formations géologiques sensibles
- Glissements actifs dans toutes pentes avec nombreux
indices de mouvements (niches d'arrachement, fissures,
bourrelets, arbres basculés, rétention d'eau dans les contre-
pentes, traces d'humidité) et dégâts au bâti et/ou aux axes
de communication
- Couvertures d’altération
des marnes, calcaires
argileux et des schistes
très altérés
- Moraines argileuses
Fort G3
- Auréole de sécurité autour de ces glissements, y compris
zone d’arrêt des glissements (bande de terrain peu pentée
au pied des versants instables, largeur minimum 15 m)
- Zone d'épandage des coulées boueuses (bande de terrain
peu pentée au pied des versants instables, largeur
minimum 15 m)
- Glissements anciens ayant entraîné de très fortes
perturbations du terrain
- Berges des torrents encaissés qui peuvent être le lieu
d'instabilités de terrains lors de crues
- Argiles glacio-lacustres
- Molasses argileuses
Moyen G2
- Situation géologique identique à celle d'un glissement
actif et dans les pentes fortes à moyennes (de l’ordre de 20
à 70 %) avec peu ou pas d'indices de mouvement (indices
estompés)
- Topographie légèrement déformée (mamelonnée liée à du
fluage)
- Glissement ancien de grande ampleur actuellement inactif
à peu actif
- Glissement actif mais lent de grande ampleur dans des
pentes faibles (< 20 % ou inférieure à l'angle de frottement
interne des matériaux du terrain instable) sans indice
important en surface
- Couvertures d'altération
des marnes, calcaires
argileux et schistes
- Moraines argileuses peu
épaisses
- Molasses sablo-argileuses
- Eboulis argileux anciens
- Argiles glacio-lacustres
Faible
G1n
G1
Glissements potentiels (pas d'indice de mouvement) dans les
pentes moyennes à faibles (de l’ordre de 10 à 30 %) dont
l'aménagement (terrassement, surcharge...) risque d'entraîner
des désordres compte tenu de la nature géologique du site
G1n : infiltration des EU et EP interdite
G1 : infiltration des EU et EP possible sous réserve d'une étude
de perméabilité
- Pellicule d'altération des
marnes, calcaires argileux
et schistes
- Moraines argileuses peu
épaisses
- Molasses sablo-argileuses
- Argiles litésCarte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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3.2.2.6. L'ALEA SISMIQUE
Les avancées scientifiques et l’arrivée du nouveau code européen de construction parasismique -
l’Eurocode 8 (EC8) - ont rendu nécessaire la révision du zonage sismique de 1991.
Le nouveau zonage a ainsi bénéficié de l’amélioration de la connaissance de la sismicité historique
et des nouvelles données de sismicité instrumentale et historique depuis 1984. Pour rappel, le
zonage de 1991 se fondait sur des données sismologiques antérieures à 1984. A l’issue de cette
étude probabiliste, une nouvelle carte nationale de l’aléa sismique a été publiée par le ministère en
charge de l’écologie, le 21 novembre 2005. La révision du zonage réglementaire pour
l’application des règles techniques de construction parasismique s’est appuyée sur cette dernière.
Le zonage sismique français en vigueur à compter du 1er mai 2011 est défini dans les décrets
n°2010-1254 et 2010-1255 du 22 octobre 2010, codifiés dans les articles R.563-1 à 8 et D.563-8-1
du Code de l’Environnement. Ce zonage, reposant sur une analyse probabiliste de l’aléa, divise la
France en 5 zones de sismicité :
- zone 1 : sismicité très faible ;
- zone 2 : sismicité faible ;
- zone 3 : sismicité modérée ;
- zone 4 : sismicité moyenne ;
- zone 5 : sismicité forte.
La commune de La Murette est situé dans une zone de sismicité modérée « Zone 3 ». Cet
aléa concerne la totalité du territoire communal et n'est pas représenté sur la carte.
La réglementation et les règles de construction
L'objectif principal de la réglementation parasismique est la sauvegarde d'un maximum de vies
humaines pour une secousse dont le niveau d'agression est fixé pour chaque zone de sismicité. La
construction peut alors subir des dommages irréparables, mais elle ne doit pas s'effondrer sur ses
occupants. En cas de secousse plus modérée, l'application des dispositions définies dans les règles
parasismiques doit aussi permettre de limiter les destructions et, ainsi, les pertes économiques.
Avec le nouveau zonage, de nouveaux textes réglementaires fixant les règles de construction
parasismiques ont été publiés :
• l'arrêté du 22 octobre 2010 (modifié par l'arrêté du 19 juillet 2011) pour les bâtiments de la
classe dite « à risque normal », applicable à partir du 1er mai 2011 ;
• l'arrêté du 24 janvier 2011 pour les installations classées des sites Seveso « seuil haut » et
« seuil bas », applicable aux installations existantes et aux installations nouvellesCarte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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autorisées après le 1er janvier 2013 (il abrogera l'arrêté du 10 mai 1993 à compter du 1er
janvier 2013) ;
• l'arrêté du 26 octobre 2011 applicable aux ponts, entrant en vigueur à compter du 1er
janvier 2012.
Lois
• Articles L125-1 à L125-6 du code des assurances (partie législative) ;
• Article R563-1 à R563-8 du code de l’environnement.
Décrets
• Décret n°82-705 du 10 août 1982 fixant les conditions de constitution et les règles de
fonctionnement du Bureau central de tarification des risques de catastrophes naturelles
(J.O. du 11 août 1982) ;
• Décret n°82-706 du 10 août 1982 relatif aux opérations de réassurance des risques de
catastrophes naturelles par la caisse centrale de réassurance (J.O. du 11 août 1982) ;
• Décret n°90-918 du 11 octobre 1990 relatif à l'exercice du droit à l'information sur les
risques majeurs (J.O. du 13 octobre 1990) ;
• Décret n°91-461 du 14 mai 1991 relatif à la prévention du risque sismique (J.O. du 17 mai
1991) ;
• Décret n°95-1089 du 5 octobre 1995 relatif aux plans de prévention des risques naturels
prévisibles (J.O. du 11 octobre 1995) ;
• Décret n°2000-892 du 13 septembre 2000 portant modification du code de la construction ;
• Décret n° 2005-1005 du 23 août 2005 portant nouvelle obligation de contrôle technique
au 1er avril 2006 pour certaines constructions de bâtiments.
A partir du 1er avril 2006, l’obligation d’un contrôle technique des constructions, qui
existait déjà pour certaines d’entre elles (notamment pour les établissements recevant du
public des trois premières catégories et les immeubles de grande hauteur) sera étendue :
- dans les zones de sismicité II et III à tous les immeubles dont le plancher bas du
dernier niveau est situé à plus de 8 mètres du sol ;
- dans les zones de sismicité I, II et III, aux constructions de bâtiments dont la
défaillance présente un risque élevé pour les personnes, soit à la classe C ;
• Décret no 2010-1254 du 22 octobre 2010 relatif à la prévention du risque sismique ;
• Décret no 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant sur la délimitation des zones de sismicité
du territoire français.
Arrêtés
• Arrêté du 10 août 1982 portant garantie contre les risques de catastrophes naturelles (J.O.
du 11 août 1982) ;
• Arrêté du 16 juillet 1992 relatif à la classification et aux règles de construction
parasismique applicables aux bâtiments de la catégorie dite "à risque normal" ;Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
28
• Arrêté du 28 août 1992 portant approbation des modèles d'affiches relatives aux consignes
de sécurité devant être portées à la connaissance du public (J.O. du 5 septembre 1992) ;
• Arrêté du 10 mai 1993 fixant les règles parasismiques applicables aux installations
soumises à la législation sur les installations classées (J.O. du 17 juillet 1993) ;
• Arrêté du 15 septembre 1995 relatif à la classification et aux règles de construction
parasismique applicables aux ponts de la catégorie dite "à risque normal" telle que définie
par le décret n° 91-461 du 14 mai 1991 relatif à la prévention du risque sismique (JO du 7
octobre 1995) ;
• Arrêté du 29 mai 1997 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique
applicables aux bâtiments de la catégorie dite "à risque normal" (J.O. du 3 juin 1997) (1) ;
• Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction
parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » relatifs à la
prévention du risque sismique ;
• Arrêté du 24 janvier 2011 fixant les règles parasismiques applicables à certaines
installations classées ;
• Arrêté du 19 juillet 2011 modifiant l’arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et
aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à
risque normal » ;
• Arrêté du 26 octobre 2011 relatif aux ponts, entrant en vigueur à compter du 1er janvier
2012, précise les modalités d'application des nouvelles règles parasismiques pour ce type
d'ouvrages.
Circulaire
• Circulaire n°91-43 du 10 mai 1991 (Environnement) relative à l'information préventive sur
les risques technologiques et naturels majeurs et au décret n°90-918 relatif à l'exercice du
droit à l'information sur les risques majeurs ;
• Circulaire DPPR/DRM/PGC du 25 février 1993 (Environnement) relative à l'information
préventive des populations sur les risques majeurs ;
• Circulaire INTE9300265C du 13 décembre 1993 (Intérieur et Environnement) relative à
l'analyse des risques et à l'information préventive ;
• Circulaire DPPR/SDPRM/BICI du 21 avril 1994 (Environnement) relative à l'information
préventive ;
• Circulaire DPPR/SEI du 27 mai 1994 (Environnement) relative aux installations classées
pour la protection de l'environnement ;
• Circulaire n° 2000-77 du 31 octobre 2000 relative au contrôle technique des constructions
pour la prévention du risque sismique ;
• Circulaire interministérielle du 26 avril 2002 relative à la prévention du risque sismique.Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
29
Règles de construction parasismique
• Règles PS applicables aux bâtiments, dites règles PS92 (NF P 06-013 -DTU Règles PS
92), AFNOR, décembre 1995 ;
• Constructions parasismiques des maisons individuelles et des bâtiments assimilés - Règles
PS-MI 89 révisées 92 (NF P 06-014 - DTU Règles PS-MI), CSTB, mars 1995 ;
• Règles parasismiques 1969 révisées 1982 et annexes (DTU Règles PS 69/82), Eyrolles,
1984 (à titre transitoire jusqu'au 1er juillet 1998 pour les bâtiments d'habitation collective
dont la hauteur est inférieure ou égale à 28 mètres).y: Département de l'Isère = Liberté « Égalité + Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAIE Délimitation des zones de sismicité Prévention du risque sismique pour les bâtiments,
PRÉFET DE L'ISÈRE équipements et installations de la classe dite “à risque normal Décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010
en-Oisans
Saint-Christophe-en-Oisans Apprieu
| Zone de sismicité 3 (modérée) oO 5 10 ns
| Zone de sismicité 4 (moyenne) Direction Départementale des Territoires/SG/SIGc ©IGN-BdTopo 2009
protocole MEEDDAT-MAP-IGN
du 24 juillet 2007
27/10/2010
Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
30Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
31
3.2.3. ELABORATION DE LA CARTE DES ALEAS
Chaque zone distinguée sur la carte des aléas est matérialisée par une limite et une couleur
traduisant le degré d'aléa et la nature des phénomènes naturels intéressant la zone.
3.2.3.1. NOTION DE « ZONE ENVELOPPE »
L'évolution des phénomènes naturels est continue, la transition entre les divers degrés d'aléas est
donc théoriquement linéaire. Lorsque les conditions naturelles (et notamment la topographie)
n'imposent pas de variation particulière, les zones d'aléas fort, moyen et faible sont « emboîtées ».
Il existe donc, pour une zone d'aléa fort donnée, une zone d'aléa moyen et une zone d'aléa faible
qui traduisent la décroissance de l'activité et/ou de la probabilité d'apparition du phénomène avec
l'éloignement. Cette gradation théorique n'est pas toujours représentée, notamment du fait des
contraintes d'échelle et de dessin.
3.2.3.2. LE ZONAGE « ALEA »
De nombreuses zones, dans lesquelles aucun phénomène actif n'a été décelé, sont décrites comme
exposées à un aléa faible - voire moyen - de mouvements de terrain. Ce zonage traduit un contexte
topographique ou géologique dans lequel une modification des conditions actuelles peut se
traduire par l'apparition de phénomènes nouveaux. Ces modifications de la situation actuelle
peuvent être très variables tant par leur importance que par leurs origines. Les causes de
modifications les plus fréquemment rencontrées sont les terrassements, les rejets d'eau et les
épisodes météorologiques exceptionnels.
Lorsque plusieurs aléas se superposent sur une zone donnée, seul l'aléa de degré le plus élevé est
représenté sur la carte. En revanche, l'ensemble des lettres et indices décrivant les aléas est porté, à
l’exception du zonage V1 implicite sur le zonage G1 à G3.
Sauf mention particulière, les zonages G1, G2 et G3 sont également concernés par un aléa
faible de ruissellement de versant V1.Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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Aléas Phénomènes
Faible Moyen Fort
Crue rapide des rivières C1 C2 C3
Inondation de plaine en pied de versant I’1 I’2 I’3
Zone humide I'n1 I'n2 I'n3
Ravinement et ruissellement de versant V1 V2 V3
Glissement de terrain G1 G2 G3
3.3. OBSERVATIONS DE TERRAIN
3.3.1. LES CRUES RAPIDES DES RIVIERES (C)
Ruisseau du Gard (Amont Olon)
Il est pris en compte une bande de retrait (C3) de 2 x 10 m de l’axe, depuis le hameau du Pin
jusqu’à la limite communale au Sud, en contrehaut du Pont de Réaumont. Il est pris en compte une
bande de retrait (C3) de 2 x 5 m pour les différents petits affluents de l’Olon sur le territoire
communal.
La partie amont du ruisseau, jusqu’en contrebas du lieu-dit du Gard, possède un lit majeur
inondable qui a été classé en C2 ou C1 selon l’évaluation de la hauteur de lame d’eau et qui joue
un rôle écrêteur de crue. Dans sa partie aval, le ruisseau est beaucoup plus confiné.
Il est à noter que le risque de coupure de voie communal par le ruisseau du Gard concernera la
Route Départementale de Réaumont, qui sera l’enjeu principal, et un chemin rural sur le hameau
du Gard.
3.3.2. LES INONDATIONS DE PLAINE EN PIED DE VERSANT (I’) ET ZONES HUMIDES (I'n)
Secteur Le Bas de la Sarra
Apports importants depuis La Sarra, ainsi que de la bergerie au Nord formant une accumulation
des eaux au niveau d’un lotissement construit dans une cuvette. Plusieurs maisons sont concernées
par un aléa faible d’inondation (< 0.50 m).
Tableau récapitulatif des notations utilisées sur la carte des aléasCarte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
33
Secteur du Gard
On notera d’importantes zones de stockage d’eau (inondation de pied de versant à faible vitesse
d’écoulement), en cas de crue du Gard qui intéresse essentiellement des zones non urbanisée :
- Dans sa partie amont, secteur du Pin, jusqu’au niveau de la route de Réaumont, il traverse une
zone de marais relativement importante, située de part et d’autre d’une ancienne porcherie,
alimentée par les ruissellements de versants amont des secteurs de Sorbières et de La
Couratière. Le secteur a été classé en général en I'n2 ou I’n3. Le ruisseau du Gard prend
source au niveau de cette zone humide ;
- En aval de la route, et jusqu’au lieu-dit du Gard, le lit majeur intéresse essentiellement des
zones agricoles de prairies et rares cultures (secteur en I’n1 en rive gauche puis I’3 en amont
d’un chemin en remblai coupant le talweg) ;
- Enfin, la partie aval intéresse une vallée plus étroite, plus boisée, avec quelques zones
humides marginales ;
- Les différents affluents traversent des prairies agricoles. L’affluent situé au Vernay intéresse
une zone humide de taille modeste classée en I'n1 et I'n2.
Secteur La Zille
En aval Sud de la Zille, une vallée morte est exposée à un risque d’inondation récurent (tout les 5
ans environ). Cette zone, classée en aléa moyen I’2, concerne une prairie agricole et ne représente
pas d’enjeu économique.
Une deuxième zone de prairie plus en aval côté Ouest semble aussi générer une accumulation
d’eau qui n’est cependant pas stagnante et le secteur a donc été classée en aléa moyen de
ruissellement de versant.
Secteurs Le Paysan et l’Enclos du Château
Sur ces secteurs, seulement quelques petites cuvettes sont à noter en aléa faible d’inondation (I’1)
engendré par les ruissellements de versants amont. Elles concernent pour la plupart des zones
fermées par des axes routiers, sauf au niveau de l’Enclos du Château ou un merlon vient fermer
une prairie agricole.
Aucune habitation n’est concernée par cet aléa dans ce secteur.Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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Secteur Cote Pelouse
Un réseau de drayes vient alimenter une cuvette dans une prairie au niveau du replat. Ceci
engendre une importante arrivée d’eau et constitue un aléa faible d’inondation pour ce secteur
(I’1).
Il ne concerne cependant que des prairies agricoles sans enjeux particuliers.
3.3.3. LE RUISSELLEMENT DE VERSANT ET LE RAVINEMENT
La présence du coteau de Bavonne sur la commune avec un substratum peu perméable favorise un
risque de ruissellement de versant, avec localement un risque aggravé au droit des nombreuses
drayes présentes en amont du Bourg.
Outre les zones mentionnées plus précisément, l’ensemble des secteurs classés de G1 à G3 sont
aussi à considérer par défaut en V1.
Au vu de sa pente, le coteau de Bavonne est concerné par cet aléa (V1) sur la quasi-totalité de sa
surface.
Secteurs particuliers :
- Une très grande partie des zones situées en aval du coteau de Bavonne et jusqu’à la route
départementale sont concernés par des aléas ruissellement de versant. En particulier le centre
bourg de la commune est notamment exposé à des risques faibles à moyens (V1 et V2). En
conséquence, de nombreux bâtiments du centre village sont donc concernés par cet aléa.
- En partie Sud de la route départementale, quelques secteurs restent encore concernés, dont les
lotissements en aval direct de la mairie ou l’entrée du village côté Voiron (à l’Est) en aval
direct de la départementale, sur une bande d’environ 50 m. A l’Ouest, sous la zone d’activité,
une importante zone est aussi concernée par cet aléa, mais concerne seulement une
urbanisation peu dense avec de nombreuses prairies agricoles.
- Le coteau Ouest du versant du talweg drainé par le Gard est aussi concerné par un aléa faible
(V1) de ruissellement de versant (secteur Champbine et Champonne).
Sur la commune de La Murette, cet aléa concerne une forte majorité du territoire.Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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3.3.4. LES GLISSEMENTS DE TERRAIN
Dans l’ensemble, la commune est peu exposée à des risques importants de glissement de terrain.
Le zonage G1 –G2 a été essentiellement déterminé en fonction de la pente des versants.
Zonage G3
Il a été utilisé très exceptionnellement sur quelques secteurs :
- Le long de certaines drayes encaissées ou le coteau est déstabilisé ;
- A l’Est de la commune au niveau du Boulord et de Cote Pelouse où des traces d’anciens
glissements ont été constatées ;
- Au niveau de La Sarra, sur deux coteaux qui semblent instables ;
- Au sud du Gard au niveau d’un ancien glissement.
Zonage G2
Il s’agit essentiellement des pentes moyenne à fortes du coteau de Bavonne, boisé, avec quelques
prairies, ainsi que la rive droite du Gard dans la partie Sud de la commune.
Les zones urbanisées concernées sont peu importantes :
- Secteur du Boulord : zonage prenant en compte 4 habitations ;
- Secteur de La Couratière : zonage en amont immédiat de 5 habitations.
Zonage G1–G1n
Dans l’ensemble en pente faible ou modeste, le zonage est en G1 ; Le contexte géotechnique
permet d’envisager, a priori, une infiltration des eaux EU et EP, sous réserve d’un avis d’une
étude de faisabilité.
Le zonage G1n, interdisant toute infiltration des eaux, a été limité à quelques terrains en amont
immédiat d’un versant raide G2. Chaque zone G1n a fait l’objet d’une inspection spécifique.
Pas d’enjeux particuliers sur ce zonage. Un nombre assez important de bâtiments est concerné par
ce zonage et sera donc assujetti aux prescriptions spéciales « fgi ou fgn ».Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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4. PRINCIPAUX ENJEUX, VULNERABILITE ET
PROTECTIONS REALISEES
4.1. ENJEUX, VULNERABILITE
Les enjeux regroupent les personnes, biens, activités, moyens, patrimoines, susceptibles d’être
affectés par un phénomène naturel.
Les principaux enjeux sur la commune correspondent à quelques espaces urbanisés (habitations,
granges), et principalement aux infrastructures et équipements de service (voies de
communications, ponts, locaux techniques).
La vulnérabilité exprime le niveau de conséquences prévisibles d’un phénomène naturel sur ces
enjeux, des dommages matériels aux préjudices humains.
Le tableau suivant présente, par zones géographiques, les principaux enjeux sur la commune de La
Murette.Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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Commune de La Murette
Lieux-dits Aléas Enjeux
G1 11 habitations
I'1 2 cours d'habitations Couratière
V1 23 habitations + RD
La Garenne V1 4 habitations
G1 3 habitations La Rondière
V1 33 habitations + RD
G1 6 habitations
I'1 6 habitations
V1 14 habitations + 2 entreprises + 1 grange + RD La Sarra
V2 Chemin du Sabot
G1 9 habitations + 1 grange
G2 4 habitations + 1 grange
V1 2 granges
V2 Chemin des Chapoutiers aval
Le Boulord
V3 Chemin des Chapoutiers amont + Montée du Boulord
C2 7 habitations + Chemin du Cellier et Impasse du Cellier
G1 4 habitations Le Cellier
V1 37 habitations
G1 1 habitation
I'1 serres
V1 6 habitations + serres + RD Le Mas
V2 Rond point RD
V1 40 habitations + RD
Le Paysan V2 zones d'embranchements sur RD avec les Montée du
Cellier et Impasse du Cellier
G1 11 habitations
V1 30 habitations Le Pin
V2 RD
L'Enclos du Château et Le
Civet V1
49 habitations + 2 granges + RD + 1 entreprise
(Biscuiterie)
G1 10 habitations
V1 la quasi-totalité des habitations + église + cimetière Le Village Amont RD
V2 Montée du Pavé + Route du Grand Arbre + Chemin des Jardins
V1 50 habitations + écoles + mairie + salle des fêtes Le Village Aval RD
V2 RD + Descente du PavéCarte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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4.2. OUVRAGES DE PROTECTION
Dans l’état actuel, du fait des enjeux économiques relativement modestes, les aménagements de
protection sont très réduits et se limitent à : l’entretien du réseau EP existant, des drayes et fossés ;
entretien léger de cours d’eau ; stabilisation de talus routier ; petits ouvrages en enrochement ou de
soutènement.
Ces dernières années, il a été entrepris la reprise de petits tronçons de réseau unitaire en réseau
séparatif, l’ancien réseau devenant un réseau EP mais sans augmentation de capacité.
En matière de risques d’inondation, Le Syndicat Intercommunal Hydraulique de l’Olon (SIHO) a
établi un programme d’aménagement avec 3 bassins de rétention dont 1 seul au droit du territoire
de La Murette :
- La Murette : bassin de rétention du Gard, gérant les apports de la partie Ouest amont du
territoire de La Murette ;
- Saint Cassien : au Haut Saint Cassien , en amont immédiat Est de la limite de commune au
Sud-Est de la Zille, au droit d’une vallée morte. Ce bassin gérera les apports de la partie Est
du territoire de La Murette ;
- Saint Cassien : en partie amont de la vallée de l’Agnelas qui gérera les apports de l’extrémité
Est du territoire de La Murette et plus à l’Est des coteaux Est de Bavonne sur le territoire de
Voiron.
Ces aménagements ont pour objet de limiter les risques de débordements de l’Olon sur le territoire
des communes en aval de La Murette, en particulier :
- Au droit du bourg de Vourey, où les enjeux économiques sont importants ;
- Au droit de la voie ferrée, fortement exposée actuellement sur 3 secteurs, avec un temps de
retour de l’ordre de 10 ans.
Toute restructuration de la collecte des eaux pluviales, en particulier des apports du bassin versant
des coteaux Nord menaçant le bourg de La Murette, nécessitera préalablement la réalisation du
bassin aval correspondant. Dans le cas contraire, tout nouveau réseau de fossé ou en busage à
grande capacité augmenterait significativement les risques aval, ce qui ne peut être autorisé.
Parallèlement, on notera que la commune a établi un règlement pour le traitement des eaux
pluviales, par infiltration ou rétention avec débit de fuite, pour tout nouveau projet avec des
critères sévères pour limiter au mieux l’impact de la future urbanisation.Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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Par la suite, en cas de réalisation d’ouvrages de protection, le niveau d’aléa pourra être modifié en
conséquence après examen de l’impact et de l’efficacité de l’ouvrage. Un risque résiduel sera
maintenu (aléa faible) sur les secteurs à modifier pour tenir compte d’une défaillance de
l’ouvrage : mauvais entretien, brèche dans un ouvrage d’endiguement, obstruction par embâcles
d’un pont….Carte des aléas de la Commune de La Murette Octobre 2014 Note de présentation
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BIBLIOGRAPHIE
1. Cartes topographiques IGN au 1/25000e "Série bleue" N°3233O - Le Grand Lemps/Lac
de Paladru et N°3234O - Tullins
2. Carte géologique au 1/50 000e Grenoble – BRGM 1978
3. Carte géologique au 1/50 000e Voiron – BRGM 1970
4. Plan cadastral de la commune au 1/5000e
5. Plan du projet de zonage de 3 juin 2014 pour l'établissement du Plan Local d'Urbanisme
de la commune de La Murette
6. Base de données des risques naturels du RTM
7. Base de données GASPAR du site www.prim.net
8. Etude hydraulique ERGH de septembre 2000
9. Etude hydraulique DDE sur La Murette, d'août 2003
10. Diagnostic hydraulique de l'Olon et de ses affluents ERGH de janvier 2006
11. Modélisation hydraulique de l'Olon et de ses affluents ERGH de février 2008
12. www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/plan_38270_La%20Murette.html