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Déliberation - 94 Entretien des sepultures portant qualite de Mor
unknown - morts pour la france de la louvesc paul besset
Document publié le Dimanche 1 janvier 2023 par la commune de Lalouvesc.
Lien du pdf (unknown - morts pour la france de la louvesc paul besset)
Thèmes du document : Armement, Guerre en Ukraine, Histoire et mémoire,
LA LOUVESC Vue aénbrale ot Luce du Grand Lieu La L' A
Le Mont Besset )- Cure d'air trés fr : Tombeau de Soïnt Jeun- Francois HEGIS
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LA LOUVESC
La Louvesc au début de XXe siècle
Monument aux morts première implantation
La crypte de la basilique
1914 - 1918
Recherche et rédaction : Paul pour le
Club des deux clochers
Hommages à nos morts pour la France
18/03/2018
MORTS POUR LA FRANCELALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 2
Plan de la plaquette
1. Le monument aux morts
2. La plaque paroissiale de la crypte
3. Le lieu où chaque soldat a trouvé la mort
4. Les nécropoles où reposent nos soldats
5. La guerre vécue par les louvetous
6. D’effroyables statistiques glacées
7. Spiritualité et « Grande Guerre » (1914-1918)
8. Addendum
9. Sources et remerciements
10. Annexe 1 : la légende noire du XVe corps d’armée
11. Annexe 2 : Les fronts des batailles
12. Annexe 3 : Le quotidien du soldat——
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POI K LA FRANCE
LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 3
1 - Le monument aux morts pour la France de LA LOUVESC
La mention « Mort pour la France »
Créée par la loi du 2 juillet 1915, la mention "Mort pour la France" honore la mémoire des victimes de guerre.
L'article 2 de la loi n° 273-2012 du 28 février 2012 a rendu obligatoire l'inscription des Morts pour la France
sur le monument aux morts de leur lieu de naissance ou de leur dernier domicile.
-o-o-o-o-o-o-o-
Le monument a été érigé en 1933 le long de la rue principale. Puis il a été déplacé sur la place des
marronniers, sa situation actuelle.
Réalisé en granit rose, deux listes des combattants morts pour la France gravées en lettres d‟or sur un marbre
noir entourent une sculpture de bronze allégorique d‟un ange soutenant un soldat accablé par la souffrance fatale.
Le monument à été réalisé par l‟entreprise CLERGEAT-FOUGERE de SAINT-ÉTIENNE.
Une strophe de l‟hymne aux morts pour la patrie de Victor Hugo est gravée en soubassement. Elle rappelle
aux passants la grandeur du sacrifice de ces enfants de LA LOUVESC morts pour la Patrie :
Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère,
La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !
Alain Choubard, mars 2007LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 4
Hommage à nos compatriotes morts pour la France
Grande guerre 1914-1918 : 46 noms sont gravés dans le marbre de part et d‟autre de la sculpture de bronze NOM Prénom Classe Né le Commune Décès Lieu du décès Département Cause de mort Autre monument ABRIAL Jean 1908 25/04/1888 LALOUVESC 06/10/1915 HANS Marne Suite de blessures SAINT-ÉTIENNE ASTIC Joseph 1914 15/12/1894 LALOUVESC 03/09/1916 CLÉRY Somme Suite de blessures AUTERNAUD Henri 1913 18/02/1893 SORBIERS 15/05/1917 PROUILLY Marne Suite de blessures AUTERNAUD Johannès 1900 20/01/1880 LALOUVESC 15/09/1914 CESSE – Maison neuve Meuse Tué à l‟ennemi
BARBE Louis 1912 07/09/1892 LALOUVESC 13/07/1917 EINVILLE-AU- JARD Meurthe-et- Moselle Suite de blessures
BARBE Pierre 1910 11/01/1890 LALOUVESC 30/03/1916 BELLERAY Meuse Tué à l‟ennemi BESSET Henri 1915 03/05/1895 LALOUVESC 05/11/1916 RANCOURT Somme Disparu au combat BOSC Joseph 1911 16/07/1891 LALOUVESC 17/03/1915 LYON Rhône Suite de blessures
CATELAN François 1891 05/02/1871
SAINT-
MARTIN-DE-
VALAMAS
21/03/1916 MARSEILLE Bouches-du-
Rhône
Maladie contractée au
service
CÉLETTE Frédéric 1910 14/02/1890 LALOUVESC 21/07/1916 ANNONAY Ardèche Maladie CELLE Jean 1911 13/05/1891 LALOUVESC 25/09/1917 SOUILLY Meuse Tué en combat aérien CHAIX Joseph 1908 06/07/1888 CORNAS 20/08/1914 DIEUZE Moselle Tué à l‟ennemi
COSTET Édouard 1915 03/06/1895 LALOUVESC 20/07/1915 MUNSTER Reichakerkopf Haut-Rhin Tué à l‟ennemi
DEGLESNE Jules 1915 24/08/1895 LALOUVESC 03/11/1915 MASSIGES Marne Tué à l‟ennemi
DEYGAS Alexandre 1917 17/02/1897 LALOUVESC 13/08/1917 ROCOURT-SAINT- MARTIN Aisne Tué à l‟ennemi
DEYGAS Joseph 1910 23/03/1890 LALOUVESC 10/10/1916 AVOCOURT Meuse Tué à l‟ennemi DEYGAS Jules 1912 17/05/1892 LALOUVESC 03/10/1916 RANCOURT Somme Tué à l‟ennemi
FAURIE Auguste 1897 12/12/1877 LALOUVESC 15/07/1916 LIVRON Drôme Accident de chemin de fer
FAURIE Jules 1907 31/12/1887 LALOUVESC 07/05/1917 CÉGEL Serbie Suite de blessures FAURIE Victor 1901 12/11/1881 SAINT-ÉTIENNE 29/03/1916 FRAMERVILLE Somme Tué à l‟ennemi SAINT-ÉTIENNE FAUGERON Joseph 1910 13/03/1890 LALOUVESC 17/03/1918 BELLEMAGNY Haut-Rhin Suite de blessuresLALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 5
GACHET Jules 1904 19/02/1884 LALOUVESC 27/06/1916 THIAUMONT Meuse Tué à l‟ennemi
GAILLARD Jules 1915 25/09/1895 LALOUVESC 06/06/1916 CUMIÈRES-LE- MORT-HOMME Meuse Tué à l‟ennemi
GRAIL Félix 1914 20/01/1894 LALOUVESC 12/10/1918 REVIGNY – Les Monthairons Meuse Maladie contractée au service
GRANJON Paul 1912 24/03/1892 LALOUVESC 20/08/1914 DIEUZE Moselle Disparu au combat GOUDARD Régis 1914 22/05/1894 LALOUVESC 27/08/1916 MAUREPAS Somme Tué à l‟ennemi HUGUET Régis 1915 14/06/1895 LALOUVESC 19/04/1917 COULANDON Marne Suite de blessures LARBRE François 1908 07/01/1887 LALOUVESC 17/11/1914 SAINT-MIHIEL Meuse Tué à l‟ennemi
MARTEL Rémy 1902 08/06/1882 LALOUVESC 24/10/1916 DAMPLOUP – Bois du Chenois Meuse Tué à l‟ennemi
MOULY Jean-Marie 1917 27/04/1897 LALOUVESC 17/04/1917 GERNICOURT Aisne Tué à l‟ennemi MOULY Joseph 1909 12/01/1889 LALOUVESC 24/11/1914 TRACY-LE-VAL Oise Tué à l‟ennemi
POLLY Xavier 1894 25/08/1874 LALOUVESC 23/03/1916 LYON Rhône Maladie contractée au service
POULY Jules 1905 19/11/1885 LALOUVESC 03/09/1916 CLÉRY Somme Tué à l‟ennemi RÉGAL Régis 1896 20/11/1876 LALOUVESC 21/03/1918 ORNE Meuse Tué à l‟ennemi
RIBES Alphonse 1909 02/03/1889 LALOUVESC 25/09/1915 SOUAIN-
PERTHES-LES-
HURLUS
Marne Disparu au combat
RIBES Jean-Marie 1903 25/11/1883 LALOUCESC 04/06/1915 SEDD-UL-BAHR Turquie Disparu au combat RIBES Marius 1912 09/12/1892 LALOUVESC 11/08/1914 LAGARDE Moselle Disparu au combat RIVOLAT Pierre 1906 18/01/1886 LALOUVESC 08/01/1915 RÉTHEL Ardennes Suite de blessures ANNONAY SEYVE Ferdinand 1898 23/12/1878 LALOUVESC 14/01/1915 SEPTMONTS Aisne Suite de blessures
TROUILLET Joseph 1906 08/03/1886 ANNEYRON 02/10/1915 SOUAIN-
PERTHES-LÈS-
HURLUS
Marne Tué à l‟ennemi
VALENTIN Ferdinand 1895 04/07/1875
SAINT-PIERRE-
LES-
MACCHABÉS
13/05/1916 BUSSANG Vosges Maladie contractée au service
VALENTIN Jean-Marie 1907 27/10/1887 LALOUVESC 21/12/1914 MAMETZ Somme Tué à l‟ennemi VALLON Jean 1915 06/08/1895 LALOUVESC 27/09/1915 SOUCHEZ Pas-de-Calais Suite de blessures
VALLON Marcel 1912 28/05/1892 LALOUVESC 24/08/1914 SAULXURES Col de Hantz Bas-Rhin Tué à l‟ennemi
VIALETON Pierre 1914 27/03/1894 LALOUVESC 08/10/1915 SOMMEPY- TAHURE Marne Tué à l‟ennemiLALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 6
VOCANSON Jean-Marie 1914 20/09/1894 LALOUVESC 28/09/1918 SAINTE-MARIE-A- PY Marne Tué à l‟ennemi
Nota : Pour qu'un combattant soit déclaré mort (Tué à l’ennemi), il fallait que deux témoins reviennent de l'attaque pour l'attester, faute de quoi il était déclaré disparu.---
--o-o-o-o-o-o-
« Mort ou est ta victoire ? » (Saint Paul Première épître aux Corinthiens 15, 51-58)
Vainqueurs ou vaincus, les monuments aux morts rappellent l’hécatombe de cette guerre. En France, bien souvent, un poilu triomphant est érigé en haut de la
stèle. D’inertes ogives d’obus bien sages encadrent l’édifice. Quelques autres, ici et là-bas, ont voulu marquer l’ignominie du carnage imbécile où la grande faucheuse
moissonnait allègrement dans les deux camps.
La célèbre " Picarde maudissant la guerre ", du sculpteur Paul Auban, située rue Béranger, à Péronne (Somme). »LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 7
2 - Plaque paroissiale des morts pour la France dans la crypte de la basilique de
LA LOUVESC
Les plaques paroissiales sont apposées aux murs de l‟église paroissiale. Sont inscrits les paroissiens morts pour la
France. Ce qui explique la différence entre la liste des morts pour la France des monuments aux morts communaux et la liste
des dites-plaques.
(Un paroissien peut être né dans une autre commune ou résider dans une autre commune, voire les deux. Il peut aussi
être né dans la paroisse et en être parti, il n’en demeure néanmoins un enfant du pays. A contrario un citoyen de la commune
peut être d’une autre confession ou voir d’aucune obédience)
53 noms sont inscrits sur la plaque paroissiale des morts pour la France.
Chose rare pour être notée : les noms des soldats survivants rangés par classe d‟incorporation. Ils entourent les noms de
ceux qui ont fait sacrifice de leur vie,LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 8
8 noms de morts pour la France non inscrits sur le monument communal
Nom Prénom Classe Né le Commune Décès Lieu Département Case de mort Autre plaque parois.
CHANTEPY Charles 1914 20/08/1894 SATILLIEU 02/07/1915 BRUAUX-SAINTE- COHIÈRE Marne Suite de blessures SATILLIEU
CHANTEPY Paul 1901 02/12/1881 SATILLIEU 01/08/1916 DAMLOUP Meuse Tué à l‟ennemi SATILLIEU
DEYGAS Adrien 1913 02/04/1893 SATILLIEU 30/03/1915 BOURBON- LANCY Saône-et- Loire Maladie contractée au service SATILLIEU
DEYGAS Alphonse 1910 18/11/1890 SATILLIEU 13/07/1916 VADELAINCOURT Meuse Tué à l‟ennemi SATILLIEU POLLY Joseph 1905 24/05/1885 LALOUVESC 25/09/1915 MASSIGES Marne Tué à l‟ennemi LA RICAMARIE POULY Régis 1894 04/01/1874 LALOUVESC 02/10/1917 DUNKERQUE Nord Suite de blessures LYON
ROCHE Jean-Marie 1898 28/12/1878
SAINT-PIERRE-
LES-
MACCHABÉES
13/07/1915 VOILEMONT
ambulance N°8 Marne
Maladie contractée au
service
SAINT-PIERRE-
SUR-DOUX
VIALET Régis 1915 25/10/1895 LALOUVESC 26/07/1917 BILLY-LE-GRAND Marne Suite de blessures SATILLIEU
Autre enfant de la commune né à LALOUVESC partis vivre dans une autre commune (non inscrit) NOM Prénom Classe Né le Commune Décès Lieu Département Cause de mort Monument DEYGAS Reynet 1902 30/10/1882 LALOUVESC 02/08/1916 GLORIEUX Meuse Tué à l‟ennemi SAINT-JULIEN- VOCANCELALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 9
3- Les louvetous morts pour la France dans la tourmente
Les historiens, les stratèges, les spécialistes sont d‟accord pour découper la guerre en trois phases
caractéristiques.
Partis « comme en 14 » fleur au fusil, pantalon garance et casquette rouge, le soldat français faisait belle allure sur les chaumes des champs de blé en ce mois d’août 1914, mais aussi une excellente cible pour les mitrailleuses teutonnes.
La journée du 22 août 1914 est la journée la plus meurtrière de l’armée française de la conflagration ; 27 000 soldats français sont tués dans cette seule journée du 22 août ! Par chance, à notre connaissance, pas un louvetou n’est décédé ce jour-là.
Toutefois, l’attaque sur DIEUZE fait tomber de nombreux soldats des régiments du midi. Trois de LALOUVESC y laissent leur vie le 20 août en Lorraine. (Voir l’Annexe-1)
A l’attention du lecteur, des faits marquants du conflit sont inclus (en italique) pour servir de repères.
L’engrenage fatal et le « jeu » des alliances:
28 juin 1914 A Sarajevo assassinat de l’archiduc d’Autriche par le nationaliste serbe de Bosnie Gavrilo Princip
28 juillet 1914 L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie
30 juillet 1914 Mobilisation générale en Russie
Mobilisation générale en Autriche-Hongrie (nuit du 30 au 31 juillet)
31 juillet 1914 Assassinat de Jean Jaurès à Paris
1 août 1914 Ordre de mobilisation générale en Allemagne et en France Déclaration de guerre de l'Allemagne à la Russie
2 août 1914 mort du caporal PEUGEOT à JONCHERY (Territoire de Belfort) considéré comme premier mort pour la France (insolite cependant, il est décédé avant la déclaration de guerre) 3 août 1914 Déclaration de guerre de l'Allemagne à la France
4 août 1914 Déclaration de guerre du Royaume-Uni à l'Allemagne
POUGEL Fortuné serait le premier mort pour la France de la guerre à VILLONVILLE (M et M) 6 août 1914 L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Russie et la Serbie déclare la guerre à l'Allemagne
11-13 août 1914 La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Autriche-Hongrie
« La guerre ! Quelle connerie » Jacques PRÉVERT
D’où l’absurdité de la guerre !
Le plus jeune soldat français est un enfant breton de 15 ans qui a réussi à tromper les contrôles militaires en trichant sur son âge et sa naissance : Jean-Corentin CARRÉ mort en combat aérien à 17 ans.
On s’accorde a estimer (malgré toutes les contestations fondées ou non) que le dernier poilu mort
avant l’armistice du 11 novembre 1918 à 11heures, est un Lozérien du 415e régiment d’infanterie :
Augustin TRÉBUCHON. Un des « midis » su XVe corps (voir Annexe-1)
"La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de
gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas." Paul VALÉRYLALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 10
1. la guerre de mouvement, d’août à octobre 1914
Gal JOFFRE - Gal CASTELNAUD et Gal ANTHOINE (XVe corps)
o La bataille des frontières : (14 au 25 août 1914)
Front d‟Alsace
24/08/1914 VALLON Marcel à BELVAL
13/05/1916 VALENTIN Ferdinand à BUSSANG
17/03/1918 FOGERON Joseph à BELLEMAGNY
Front de Lorraine
11/08/1914 RIBES Marius à LAGARDE
20/08/1914 CHAIX Joseph à DIEUZE
20/08/1914 GRANJON Damien à DIEUZE
o Le saillant de Saint-Mihiel : (août 1914 au 14 avril 1915)
17/11/1914 LARBRE François à SAINT-MIHIEL
o La première bataille de la Marne : (5 au 10 septembre 1914)
Première utilisation de l’aviation de reconnaissance
o La course à la mer
Première bataille d‟Artois : (1 au 26 octobre 1914)
15/09/1914 AUTERNAUD Johannes à HOYMILLE
24/11/1914 MOULY Joseph à TRACY-LE-VAL
21/12/1914 VALENTIN Jean-Marie à MAMETZ
Première bataille de Picardie (Septembre 1914)
Première bataille d‟Ypres : (11 octobre au 30 novembre)
Première bataille de Champagne : (10 décembre 1914 au 17 mars 1915)
2. la guerre de position, de novembre 1914 à mars 1918
o Front de Picardie (décembre 1914 au 21 mars 1918)
29/03/1916 FAURIE Victor à FRAMEVILLE
o Guerre sur la mer (février 1915)
l'Allemagne se lance dans la guerre sous-marine. Le paquebot britannique Lusitania est coulé au large de l'Islande ; 1200 victimes dont 128 américains qui feront basculer l’opinion pacifique américaine (mai 1915).
o Bataille du Reichackerkopf (Alsace) : (12 février au 21 juillet 1915)
20/07/1915 COSTET Édouard au Reichackerkopf
o Bataille de Neuve-Chapelle offensive britannique : (10 au 13 mars 1915)
o Seconde bataille d‟Ypres : (22 avril au 25 mai 1915)
Première utilisation des gaz toxiques par l’armée allemande d’où le nom dérivé de
ces gaz « ypérite »
o Seconde bataille d‟Artois : (16 mai au 30 juin 1915)
o Front d‟Orient (juin 1915)
début du génocide arménien.
o Offensive de l‟Argonne : 20 juin au 4 juillet 1915)
02/07/1915 CHANTEPY Charles à BRAUX-SAINTE-COHIÈRE
o Seconde bataille de Champagne : (25 septembre au 6 novembre 1915)
Gal PÉTAIN - Gal LANGLE DE CARRY
25/09/1915 RIBES Alphonse à PERTHES-LES-HURLUS
27/09/1915 POLLY Joseph à MASSIGES
02/10/1915 TROUILLET Joseph à PERTHES-LES-HURLUSLALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 11
06/10/1915 ABRIAL Jean à HANS
08/10/1915 VIALETON Pierre à DOMEPY-TAHURE
03/11/1915 DEGLESNE Jules à MASSIGES
o Bataille de Loos, offensive britannique : (25 septembre au 8 octobre 1915)
o Troisième bataille d‟Artois (15 septembre au 4 novembre 1915)
27/09/1915 VALLON Jean à SOUCHEZ
o Bataille de Verdun, offensive allemande : (21 février 1916 au 18 décembre 1916)
Gal JOFFRE
30/03/1916 BARBE Pierre à BELLERAY
06/06/1916 GAILLARD Jules au Mort-Homme
27/06/1916 GACHET Jules à TIAUMONT
13/07/1916 DEYGAS Alphonse à VADELAINCOURT
01/08/1916 CHANTEPY Paul à DAMLOUP
10/10/1916 DEYGAS joseph à AVOCOURT
25/09/1917 CELLE Jean à SOUILLY
o Première bataille de la Somme : (1 juillet au 18 novembre 1915)
Gal FAYOLLE (représenté sur la fresque le basilique) et Gal MICHELER
Première utilisation des chars de combat
01/08/1916 GOUDARD Régis à MAUREPAS
03/09/1916 ASTIC Joseph à CLÉRY
03/06/1916 POULY jules à CLÉRY
03/10/1916 DEYGAS Jules à RANCOURT
05/11/1916 BESSET Henri à RANCOURT
o Bataille de Verdun, contre-offensive française : (24 octobre au 18 décembre 1916)
Gal PÉTAIN
24/10/1916 MARTEL Rémy à DAMPLOUP
21/03/1918 RÉGAL Régis à ORNES
o Front de l‟Aisne
13/04/1917 DEYGAS Alexandre à ROCOURT
o Bataille d‟Arras : (9 avril au 15 mai 1917)
o Déclaration de guerre des États-Unis à l‟Allemagne (6 avril 1917) l'Allemagne décrète la guerre sous-marine à outrance ; Le 19 mars, un bâtiment américain, le Viligentia, est coulé. Mais c’est le télégramme de Zimmermann qui est le fait déclenchant : «La Fayette, nous voilà!»
Le 28 juin 1917 débarque la première division américaine ; le 2 novembre elle est engagée en Lorraine.
o Offensive du chemin des dames : (16 avril au 20 avril 1917)
Gal NIVELLE
19/04/1917 HUGUET Régis à COULANDON
17/04/1917 MOULY Jean à GERNICOURT
15/05/1917 AUTERNAUD Henri à DROUILLY
13/07/1917 BARBE Louis à EINVILLE
26/07/1917 VIALET Régis à BILLY-LE-GRAND
o Bataille de Messines, offensive britannique : (7 juin au 14 juin 1917)
o Troisième bataille d‟Ypres : (31 juillet au 10 novembre 1917)
o Bataille de Cambrai : (20 novembre au 10 décembre 1917)
LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 12
3. le retour à guerre de mouvement, de mars à novembre 1918
o Seconde bataille de Picardie (21 mars au 31 mars 1918)
o Offensive allemande Michael (21 mars au 5 avril 1918)
o Offensive allemande Georgette : (9 au 25 avril 1918)
o Offensive allemande Blücher-Yorck : (27 mai au 17 juin 1918)
o Offensive allemande Gneisenau : (9 juin au 13 juin1918)
o Seconde bataille de la Marne : (15 juillet au 19 juillet 1918)
Gal FAYOLLE (représenté sur la fresque le basilique)
28/09/1918 VOCANSON Régis à SAINTE-MARIE-A-PY
o Troisième bataille de Picardie : (8 août au 14 septembre 1918)
o Offensive alliés contre la ligne Hidenburg : (26 août au 12 octobre 1918)
o Offensive US de Saint-Mihiel : (12 septembre au 16 septembre 1918)
o Offensive US et française Meuse-Argonne : 26 septembre au 11 novembre 1918)
o Offensive britannique et française des Flandres : (27 septembre au 11 novembre 1918)
o Offensive britannique de Picardie : (17 octobre au 11 novembre 1918)
Le 11 novembre à 11 heures, déclaration de l’Armistice
2) La front d’orient (trop souvent oublié)
o Débarquement de Gallipoli (Dardanelles) :
04/06/1915 RIBES Jean-Marie à SEDD-UL-BAHR
o Débarquement de Salonique (Grèce) :
o Front de Serbie
07/05/1917 FAURIE Jules à CÉGEL
3) Le front italien (souvent oublié lui aussi), (aucun louvetou)
o Les premiers combats sur l'Isonzo (23 mai 1915 – 2 décembre 1915
o Offensive italienne sur le col Basson (25 août 1916)
o Offensive sur l'Asiago (février 1916-novembre 1916)
o Bataille de Caporetto (octobre 1917 – novembre -1917)
Gal FAYOLLE (représenté sur la fresque le basilique)
arrivée des troupes françaises et britanniques (onze divisions alliées) après la débâcle des troupes italiennes devant les austro-hongrois et leurs alliés allemands.
o Offensive du Piave (printemps 1918)
o Bataille décisive de Vittorio Veneto (24 octobre 1918 – 4 novembre 1918) 3 divisions françaises, 2 britanniques et un régiment américain y participent.
4) Les opérations coloniales en Afrique (aucun louvetou)
o Le Cameroun (1914-1915)
o La Tanzanie-Burundi (1914-1918) (ce front est peu connu, il n’a pas eu d’influence sur le conflit ; cependant le colonel Lettow Verbach résiste par des actions de guérilla jusqu’au 23 nov. 1918)
5) Occupation de la Rhénanie (1919-1930)
o À la suite de l'armistice de la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles de 1919 prévoit que
les forces de l'Entente occupent une partie du territoire allemand de fin 1918 jusqu'en 1930. la France administre le territoire du Bassin de la Sarre jusqu'en 1935. Si certains soldats louvetous participèrent à cette occupation, aucun n’y est décédé.
o Cet épilogue de la guerre particulièrement mal ressentie par le peuple allemand sort de notre étude
malgré les 250 000 soldats qui stationnaient le long du Rhin.LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 13
4 - Leur sépulture
L'aménagement de tous les cimetières militaires suit les mêmes principes généraux. A l'origine, il s'agissait uniquement de croix, utilisées comme symbole de la mort, sans connotation religieuse. Mais peu à peu, les emblèmes ont été
différenciés selon les religions : croix latine, stèle israélite, stèle musulmane, stèle pour les autres confessions. Les «libres-penseurs» et les Soviétiques
disposent aussi de leurs propres emblèmes.
NOM Prénom Classe Né le Commune Décès Lieu de sépulture Département Nom de la Nécropole Rgt et Localisation
ABRIAL Jean 1908 25/04/1888 LALOUVESC 06/10/1915 MINAUCOURT-LE-
MESNIL-LÈS-
HURLUS
Marne Nécropole nationale PONT-DE-MARSON
22e RIC
Tombe individuelle
N° 5685
ASTIC Joseph 1914 15/12/1894 LALOUVESC 03/09/1916 Non retrouvé 64e BCA AUTERNAUD Henri 1913 18/02/1893 SORBIERS 15/05/1917 Non retrouvé 64e BCP AUTERNAUD Johannès 1900 20/01/1880 LALOUVESC 15/09/1914 Non retrouvé 61e RI BARBE Louis 1912 07/09/1892 LALOUVESC 13/07/1917 Non retrouvé 3e RZ
BARBE Pierre 1910 11/01/1890 LALOUVESC 30/03/1916 LALOUVESC Ardèche Restes mortuaires
restitués à la famille en
1922
57e BCA
BESSET Henri 1915 03/05/1895 LALOUVESC 05/11/1916 Non retrouvé 27e BCP BOSC Joseph 1911 16/07/1891 LALOUVESC 17/03/1915 Non retrouvé 6e BCP
CATELAN François 1891 05/02/1871
SAINT-
MARTIN-DE-
VALAMAS
21/03/1916 Non retrouvé 7e Génie
CÉLETTE Frédéric 1910 14/02/1890 LALOUVESC 21/07/1916 Non retrouvé 59e RI CELLE Jean 1911 13/05/1891 LALOUVESC 25/09/1917 Non retrouvé 2e groupe d‟aviation CHAIX Joseph 1908 06/07/1888 CORNAS 20/08/1914 DIEUZE 55e RI
COSTET Édouard 1915 03/06/1895 LALOUVESC 20/07/1915 ORBEY Haut-Rhin 'Le Wettstein' 6e BCP
Tombe individuelle
N° 1102
DEGLESNE Jules 1915 24/08/1895 LALOUVESC 03/11/1915 Non retrouvé 8e RIC DEYGAS Alexandre 1917 17/02/1897 LALOUVESC 13/04/1917 Non retrouvé 115e BCP
DEYGAS Joseph 1910 23/03/1890 LALOUVESC 10/10/1916 AVOCOURT Meuse Avocourt 55e RI
Tombe individuelle
N°1496LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 14
DEYGAS Jules 1912 17/05/1892 LALOUVESC 03/10/1916 Non retrouvé 115e BCP FAURIE Auguste 1897 12/12/1877 LALOUVESC 15/07/1916 Non retrouvé 61e RI FAURIE Jules 1907 31/12/1887 LALOUVESC 07/05/1917 Non retrouvé 8e RIC
FAURIE Victor 1901 12/11/1881 SAINT-ÉTIENNE 29/03/1916 DOMPIERRE- BECQUINCOURT Somme Dompierre- Becquincourt 34e RIC
Tombe individuelle
N° 1479
FAUGERON Joseph 1910 13/03/1890 LALOUVESC 17/03/1918 Non retrouvé 75e RI GACHET Jules 1904 19/02/1884 LALOUVESC 27/06/1916 Non retrouvé 261e RI GAILLARD Jules 1915 25/09/1895 LALOUVESC 06/06/1916 Non retrouvé 203e RI GRAIL Félix 1914 20/01/1894 LALOUVESC 12/10/1918 Non retrouvé 22e RAC GRANJON Paul 1912 24/03/1892 LALOUVESC 20/08/1914 Non retrouvé 111e RI GOUDARD Régis 1914 22/05/1894 LALOUVESC 27/08/1916 Non retrouvé 22e BCA HUGUET Régis 1915 14/06/1895 LALOUVESC 19/04/1917 Non retrouvé 6e RIC LARBRE François 1908 07/01/1887 LALOUVESC 17/11/1914 Non retrouvé 58e RI
MARTEL Rémy 1902 08/06/1882 LALOUVESC 24/10/1916 FLEURY-DEVANT- DOUAUMONT Meuse « Douaumont » 299e RI
Tombe individuelle
N° 4503
MOULY Jean-Marie 1917 27/04/1897 LALOUVESC 17/04/1917 Non retrouvé 155e RI MOULY Joseph 1909 12/01/1889 LALOUVESC 24/11/1914 Non retrouvé 3e RZ POLLY Xavier 1894 25/08/1874 LALOUVESC 23/03/1916 Non retrouvé 54e RA POULY Jules 1905 19/11/1885 LALOUVESC 03/09/1916 Non retrouvé 64e BCA RÉGAL Régis 1896 20/11/1876 LALOUVESC 21/03/1918 Non retrouvé 56e RI RIBES Alphonse 1909 02/03/1889 LALOUVESC 25/09/1915 Non retrouvé 415e RI RIBES Jean-Marie 1903 25/11/1883 LALOUCESC 04/06/1915 Non retrouvé 58e RIC RIBES Marius 1912 09/12/1892 LALOUVESC 11/08/1914 Non retrouvé 58e RI
RIVOLLAT Pierre 1906 18/01/1886 LALOUVESC 08/01/1915 RETHEL Ardennes « Réthel » 8e RIC
Tombe individuelle
N° 1142
SEYVE Ferdinand 1898 23/12/1878 LALOUVESC 14/01/1915 SOUPIR Aisne « Soupir N° 2 » 47e BCA
Tombe individuelle
N° 1279
TROUILLET Joseph 1906 08/03/1886 ANNEYRON 02/10/1915 Non retrouvé 54e RA
VALENTIN Ferdinand 1895 04/07/1875
SAINT-PIERRE-
LES-
MACCHABÉS
13/05/1916 ÉPINAL Vosges « Épinal »
67e BCP
Tombe individuelle
N° 842
VALENTIN Jean-Marie 1907 27/10/1887 LALOUVESC 21/12/1914 Non retrouvé 9e Bat Col Maroc VALLON Jean 1915 06/08/1895 LALOUVESC 27/09/1915 Non retrouvé 420e BCP VALLON Marcel 1912 28/08/1892 LALOUVESC 24/08/1914 Non retrouvé 75e RI
VIALETON Pierre 1914 27/03/1914 LALOUVESC 08/10/1915 Non retrouvé 22e RILALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 15
VOCANSON Jean-Marie 1914 20/09/1994 LALOUVESC 28/09/1918 SOUIN-PERTHES- LES-HURLUS Marne « la Crouée » 22e RI
Tombe individuelle
N° 2036
Autre enfant de LALOUVESC parti vivre dans une autre commune (non inscrit)
DEYGAS Reynet 1902 30/10/1882 LALOUVESC 07/08/1916 VERDUN Meuse « Glorieux » 61e RI
Tombe individuelle
N° 2273
Symboles de souvenir et de paix
Ces fleurs d’été symbolisent les soldats tombés au champ d’honneur.
Le bleuet pour les français, la pâquerette pour les belges et le coquelicot (poppy) pour ceux du
Commonwealth.
Elles ont été les premières à avoir reconquis les champs de bataille
Les poilus survivants en ont fait des symboles que l’on trouve à chaque commémoration.
Les fonds récoltés sont versés à la caisse de solidarité des combattants.
Le myosotis alpin blanc a été retenu, pour les soldats allemands, comme fleur symbolisant la paix (la
couleur blanche) et pour son nom en allemand “Vergissmeinnicht”, qui signifie “Ne m’oublie pas”.LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 16
5 – La guerre vécue par les louvetous
Les recensements de 1911 et de 1921 nous apportent quelques éléments sur la population de
LALOUVESC et de ses proches environs.
La population totale de LALOUVESC :
Recensement 1911 922 individus
Recensement 1921 744 individus (178 personnes en moins)
Lieux Nb person Nb soldats Morts pour la France
LALOUVESC
Chef-lieu 496 56 ASTIC Joseph, AUTERNAUD Henri, AUTERNAUD Johannès, BARBE Louis,
BARBE Pierre, CATELAN François, CELLE Jean,
CHAIX Joseph, COSTET Édouard,
DESGLESNE Jules, DEYGAS Alexandre,
FAURIE Jules, FAURIE Victor, GAILLARD Jules,
GRANJON Paul, GOUDARD Régis,
HUGUET Régis, LARBRE François,
MARTEL Rémy, POULY Jules, RÉGAL Régis,
RIBES Jean-Marie, RIBES Marius,
RIVOLLAT Pierre, SEYVE Ferdinand,
TROUILLET Joseph, VALENTIN Jean-Marie,
VALLON Jean, VALLON Marcel,
VIALLETON Pierre, VOCANSON Jean-Marie
Les écarts
Grand-Lieu 121 13
FAURIE Auguste, FAURIE Alexandre,
MOULY Joseph, MOULY Jean,
RIBES Alphonse
La Fontaine 8 0 aucun
Le Clos 2 1 aucun
Le Crouzet 22 5 ABRIAL Jean
Maison Claire 11 0 aucun
Grange Neuve 12 0 aucun
La Vialette 21 6 aucun
Les Grands 25 4 GACHET Jules, BOSC Joseph Échirol 4 1 CELETTE Frédéric
Le Fournel 26 3 BESSET Henri, POLLY Xavier La Scie 6 3 GRAIL Félix
Les Sagnes 4 1 aucun
Chifflet 11 1 aucun
Bobignieux 37 2 aucun
Garaix 4 0 aucun
Le Besset 21 5 DEYGAS Joseph, DEYGAS Jules La Valette 10 2 aucun
Malatrait 6 0 aucun
Bruchon 2 0 aucun
Le Verne 2 0 aucun
Sous total des écarts 255 47LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 17
Population nomade
(religieux, pensionnaires,…) 7 aucun
SATILLIEU
Combe aucun
Mourier DEYGAS Alphonse, DEYGAS Adrien Seton aucun
Les Littes aucun
Les Maçonnes aucun
Cibaud aucun
Le Mâtis aucun
Cartailler CHANTEPY Paul, CHANTEPY Charles Chaix aucun
Mauvent aucun
???? VIALET Régis
SAINT-SYMPHORIEN-DE-MAHUN
Flot aucun
Lapras aucun
SAINT-PIERRE-LES-MACCHABÉES
Fonts Basses 24 1 ROCHE Jean-Marie
La Rivoire 15 1 aucun
Le Réal 23 2 aucun
Chaves 6 0 aucun
Les Clos 5 1 aucun
Polly 7 2 aucun
Batin aucun
Le Perrier 12 aucun
Le Rouvey 23 1 aucun
Les Eygas 13 1 aucun
Préaux 10 aucun
La Croix d‟Eygas 5 aucun
Chirol 7 aucun
Champorie 30 aucun
PAILHARÈS
Baud aucun
Costet aucun
Betton aucun
LAFARE
Baud VALENTIN Ferdinand (recensement 1911) Costet
ROCHEPAULE
Pialla aucun
Rayon aucun
Micouleaux aucun
Les Fouillouses aucun
Montagnes aucun
LA RICAMARIE
POLLY Joseph
LYON
POULY Régis‘
LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 18
1 août 1914 c‟est la mobilisation.
186 hommes de la paroisse de LALOUVESC seront mobilisés sur toute la période de guerre.
54 sont morts pour la France (28% des soldats mobilisés ; 1 sur 3)
54 enfants de LALOUVESC ne reverront pas les deux clochers.
0
20
40
60
80
100
120
140
160
1914 1915 1916 1917 1918
Les soldats mobilisés
Soldats de la paroisse
mobilisés
Soldats de la commune de
LALOUVESCLALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 19
6 – D’effroyables et froides statistiques ! Des 54 paroissiens morts pour la France
Répartition des pertes sur les 51 mois de guerre
o 1914 11 soldats morts pour la France
o 1915 14 soldats morts pour la France (3 ne résidants pas à Lalouvesc)
o 1916 18 soldats morts pour la France (2 ne résidants pas à Lalouvesc)
o 1917 9 soldats morts pour la France (2 ne résidants pas à Lalouvesc)
o 1918 4 soldats morts pour la France
Les grades
o 41 soldats du rang de 2e classe
o 3 soldats du rang de 1e classe
o 6 caporaux
o 3 sous-officiers sergents
o aucun officier
Les batailles les plus sanglantes
o la ruée des belligérants (1914): 11 morts
8 morts à la bataille des frontières (1914)
3 morts pendant l‟épisode de la course à la mer (1914)
o front de Verdun (1916) : 9 morts
7 morts pendant l‟offensive allemande
2 morts pendant la contre-offensive française
o front de Champagne (1915) : 6 morts
o front de la Somme (1916) : 5 morts
o chemin des Dames (1917) : 4 morts
o front d‟Orient (1915-1917) : 2 morts
o front italien : aucun
Comment sont-ils morts
o 27 ont été tués à l‟ennemi dont 1 en combat aérien
o 5 ont été portés disparus au combat
o 13 sont décédés des suites de blessures
o 7 sont décédés par maladie contractée au service
o 1 est mort suite à un accident de chemin de fer
Répartition selon les armes de nos soldats morts pour la France
o Armée de terre
Artillerie – 4 artiflots
2 Artilleurs de campagne (RA)
1 Artilleur d‟artillerie lourde (RAL)
1 artilleur d‟artillerie coloniale (RAC)
Cavalerie
Aucun cavalier
Infanterie – 22 biffins
22 soldats d‟infanterie métropolitaine (RI)Lun ne —
LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 20
Bataillon de chasseurs –13 vitriers
5 chasseurs alpins (BACP)
8 chasseurs à pied (BCP)
Bataillon de génie (BG) -1 sapeur
1 sapeur
o Armée de l‟air
1 aviateur
o Marine
Aucun marin
o Troupes coloniales
1 artilleur colonial (RAC) – 1 bigors
8 soldats d‟infanterie coloniale (RIC) – 8 marsouins
2 zouaves (RZ) – 2 zouzous ou chacals
1 tirailleur marocain (BTM) – 1 turcos
Cette guerre à mobilisé 186 soldats louvetous et des proches environs.
o Ils étaient bouchers, sabotiers, cantonniers, menuisiers….mais surtout cultivateurs plus de 50%
28 16
9 8 1
100
8 1 7 7
Soldats mobilisés de la paroisse
Soldats mobilisésLALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 21
7 - Spiritualité et « Grande Guerre » (1914-1918)
Parler spiritualité est souvent source de polémique. Les lignes ci-dessous ne sont qu‟un aspect superficiel
de cette facette du conflit.
LALOUVESC étant un haut lieu de spiritualité chrétienne, il nous faut ici tenter d‟expliquer la dualité des
monuments commémoratifs des combattants de la « grande guerre ». Comme nous l‟avons évoqué plus haut, le
monument aux morts communal est un monument civil et les plaques paroissiales sont des monuments à vocation
religieuse. Les deux sont complémentaires. Notre base de recherche est fondée sur l‟un et l‟autre pour créer cette
plaquette.
L‟aspect religieux de cette guerre est souvent méconnu par nombre de nos contemporains. Pour rédiger ce côté peu connu du conflit, nous nous sommes inspirés d‟une étude publiée sur le net : https://www.paperblog.fr/7260466/christianisme-et-grande-guerre-1914-1918/
Une étude sur le sujet a été publiée par le diocèse de Viviers en 2015 dans le cadre du centenaire 1914- 1918. Elle apporte une autre vision de la souffrance des poilus ardéchois à travers les correspondances des prêtres avec leur évêque. D‟après cette étude, deux cent quatre-vingts prêtres et séminaristes ardéchois rejoindront leur unité. Il est vraisemblable que pasteurs, rabbins et imam subirent le même engagement.
Nous n‟avons pas trouvé de trace du déroulement de l‟entrée en guerre à LALOUVESC. Cependant, il est vraisemblable que les autorités civiles aient fait placarder l‟affiche de l‟ordre de mobilisation diffusé par le tambour comme cela se faisait à l‟époque et que le tocsin fut sonné au clocher de la basilique pour rassembler les fidèles comme cela se fit un peu de partout.
Si pour certains combattants Dieu, Jehova, Mahomet ou toute autre divinité sont absentes de leur quotidien, pour d‟autres, les plus nombreux, rattachent leur existence à ceux-ci. Dans une Europe chrétienne où Dieu est bien présent dans les esprits et les cœurs, les Eglises catholiques et protestantes sont « mobilisées » par les Etats, à leur compte, contre l‟ennemi : Baptême du feu, union sacrée, voie sacrée, guerre sainte, sacralisation de l’espace perdu puis reconquis…
En France, la loi de 1889, dite des ‘curés sac à dos’, fixe les relations entre l‟armée et les religions,
supprimant les exemptions de service militaire pour les ecclésiastiques. Ceux-ci sont affectés en cas de mobilisation
au service de santé. Entre temps l‟Église et l‟État s‟étaient séparés depuis 1905 dans la douleur. Cependant la
vocation de la France, «fille aînée de l’Église» est à nouveau mise en exergue, et toute l‟Histoire nationale est
convoquée dans toutes ses interprétations. On invoque Jeanne d‟Arc, saint Rémy, sainte Geneviève, saint Louis et
tant d‟autres
En Allemagne, Dieu Lui-même est directement mobilisé et nationalisé,
avec la célèbre phrase, Gott mit uns (« Dieu avec nous »), gravée sur le ceinturon
des soldats du Kaiser Guillaume II, vieille coutume des chevaliers teutoniques.
Le soldat français, et les louvetous de surcroît, mouraient souvent avec la
médaille de saint Régis ou du Sacré-Cœur de Jésus, voire, le chapelet au poignet,
tandis que l‟allemand mourait lui avec la Bible ou un recueil de cantiques
religieux dans ses mains ou dans sa poche.
De plus, au front, l‟Eglise est bien présente au milieu de la misère humaine. Renouant avec la figure du
« prêtre-soldat », la République, au moins pour le cas français, a mobilisé, pendant toute la guerre, près de 25 000
prêtres et séminaristes, 5000 sont morts pour la France: ces derniers connaissent, comme les autres combattants et à
leur place de simples soldats, d‟officiers, d‟aumôniers, d‟infirmiers, de brancardiers, les affres et les humiliations de
la « Grande Guerre », le « baptême dans le réel », selon la formule du jeune brancardier Pierre Teilhard de
Frontispice de la plaque paroissiale louvetonneLALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 22
Chardin. Ils ne se contentent pas de dire la messe, de faire des prières ou d‟administrer les derniers sacrements avant
que la mort ne vienne faucher tel ou tel soldat. Au contraire, ils déploient une inlassable activité au service du peuple
des tranchées qui leur est confié.
Les appels à la paix du Pape Benoit XV ou du grand écrivain français Romain Rolland restent lettre
morte. Ces chrétiens, dans leur ardeur guerrière, qu‟ils soient catholiques ou protestants, qu‟ils soient à l‟est du Rhin
ou à l‟ouest, qu‟ils soient du nord ou du sud, sont bénis par les prêtres ou les pasteurs.
Heureusement l‟humain repris sur le bestial dans des très grands moments de fraternité que furent les
« rencontres » de Noël 1914 dans le no-mans land où la célébration religieuse de Noël eut lieu avec la participation
émue des belligérants pour une osmose bien trop éphémère. (film « Joyeux Noël »)
Sur le front d‟Orient, les musulmans déclarent le ‟ jihad‟. Les chrétiens d‟Arménie doivent faire face à un
génocide.
A l‟arrière, l‟Église réconciliée avec la France grâce à « l’union sacrée », participe à l‟appel aux français
pour soutenir l‟effort de guerre. (Catholiques, votre or à la France) brochures de l‟abbé E. Duplessy. Le ‘journée du
75’ du dimanche 7 février 1915 collecte à LALOUVESC 257 francs.
Les femmes catholiques se font également remarquer pour aider les combattants. A Lyon par exemple, la Ligue des
Femmes Françaises (LFF) distribue, à la gare de Perrache, des boissons chaudes ainsi que des repas aux soldats qui
passent. Sans oublier l‟extrême dévouement des religieuses dans les hôpitaux, et dans les foyers à l‟arrière pour
soutenir les familles meurtries.
A la fin des opérations militaires, dans les années d‟après guerre, les paroisses, et
celle de LALOUVESC en particulier, ont souhaité rassembler le monde des tranchées en
gravant les noms des soldats sur des plaques au sein de leur église, en rappelant au
frontispice leur espérance divine. Quelques initiatives particulières ont souhaité apposer
des ex-voto de reconnaissance à saint Régis dans la chapelle mortuaire.
On peut relever sur les plaques de la crypte deux noms suivis de l‟annotation « S J » qui marque
l‟appartenance de ces soldats à la Compagnie de Jésus. Pour VACHER nous avons trouvé sa fiche matricule. Pour
BONNARDEL nous n‟avons rien trouvé.
VACHER Émile classe 1892 né à AUBENAS toutefois sa profession d‟employé de commerce
nous laisse perplexe
BONNARDEL Henri classe 1893
Aujourd‟hui, les alignées de croix, de pierres musulmanes, juives, marquent les sépultures de ces
malheureux, réunis dans l‟espérance d‟une vie meilleure.
Unis dans la même espéranceLALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 23
8 - Addendum
11 novembre 1918 à 11h : Les clairons sonnent l‟armistice, les mitrailleuses arrêtent leur tac- tac meurtrier, les canons se taisent….
11 novembre 2018 : cent ans sont passés. Le Club des deux clochers à tenu à s‟associer à la célébration de la fin de cette épouvantable confrontation en ravivant la mémoire de nos poilus. Nous avons conçu cette étude dans la cadre du centenaire de l‟armistice de la guerre de 1914-1918 en hommage aux braves combattants « morts pour la France » de notre commune ainsi qu‟à ceux qui en sont revenus bouleversés par ce qu‟ils ont vécu.
L‟idée directrice en a été de donner un peu d‟humanisme à la liste des noms gravés dans le
marbre, en rapprochant les noms des louvetous morts pour la France, aux endroits de leur tragique destin.
On est vraiment mort quand on ne parle plus de vous. Alors, ne les oublions pas.
Les noms de lieu où s‟affrontèrent de paisibles bonshommes sont connus par le passant, mais
hélas le « pékin » moyen ne sait pas les situer….C‟est loin 14-18. Et pourtant tant de terres ravagées
marquées par le sang des belligérants en attestent encore aujourd‟hui la sauvagerie de l‟époque.
En ces années là, la souffrance est partout ; sur le front bien sûr, dans les ambulances et les
hôpitaux aussi, à l‟arrière où les familles tremblent à l‟idée de voir un jour le maire ou les gendarmes leur
rendre visite pour un funeste message. Chez nous, le souvenir des deux enfants du hameau du Besset
tombés à huit jours d‟intervalle est encore dans les mémoires.
Comme partout en France (tout comme en Angleterre, en Allemagne, et dans bien d’autres
pays…), ces noms gravés sur les stèles du souvenir, sont encore portés par les habitants de leur village.
Toutes les familles ont été touchées par le fléau de la guerre. Et combien de mères, de veuves,
d‟orphelins, de voisins ont pleuré la disparition de leur jeunesse.
Quatre ans et quelques mois ont transformé les hommes et la société. Beaucoup d‟hommes avaient
disparu, d‟autres étaient amoindris. Dans nos contrées rurales, ce fut le déclin des campagnes par l‟abandon
des fermes. Le genêt, toujours à l‟affut, en profita pour recouvrir d‟or printanier les territoires abandonnés.
A LALOUVESC, ceux qui sont revenus de 1568 jours de guerre, ont aussi leur nom gravé sur les
murs de la crypte de la basilique.
Ils auraient voulu que ce fusse
« La der des der ».
Drôle d’idée ! 20 ans après, un moustachu à la mèche haineuse, rescapé de
l’hécatombe mais inassouvi de sang, conviait les paisibles habitants de la
planète à remettre ça.LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 24
9 – Sources et remerciements
Les sources de documentation ont été :
Le site « Mémoire des hommes »
Le site internet des archives départementales de l‟Ardèche
Beaucoup d‟autres sites de l‟internet quelquefois éloigné de la réalité ou il faut, si cela est
possible, démêler le vrai du faux, de l‟authenticité des faits de la propagande (en 14 on
disait bourrage de crane)…
La population de LALOUVESC a été sollicitée pour fouiller ses archives et partager les
photos de leurs glorieux ascendants. Ainsi cette plaquette est une œuvre collective. Qu‟ils
en soient remerciés.
La plaquette éditée par l‟association Chantelermuze de SAINT-VICTOR (1998)
Un remerciement particulier à l‟équipe municipale pour sa bienveillance qui a permis l‟édition des
documents.
Nous remercions également le père Iratzoquy et l‟équipe paroissiale pour leur aide et la mise à
disposition pour notre exposition du local de l‟étape.
Beaucoup de membres du club des deux clochers ont œuvré dans l‟ombre pour que cette
présentation soit un hommage à toutes les familles louvetonnes qui de près ou de loin ont été
affectées par cette guerre.
Veuillez noter : Modeste rédacteur, la présente plaquette de LALOUVESC peut porter des erreurs, des
omissions, des bourdes quoi !. Toutes les rectifications de celles-ci seront les bienvenues.LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 25
Annexe 1
la légende noire du XVe corps d’armée (CA)
ou « le crime des midis »
-o-o-o-o-
Qui connait encore aujourd’hui, l’histoire du XVe Corps d’Armée?
Le Gard puis les Alpes-Maritimes lui ont rendu hommage. A Vergaville et à Bidestroff (Moselle) des monuments ont été érigés. Si dans le Var, huit communes l‟ont glorifié par la dénomination d‟artères de circulation, il n‟en est pas de même pour notre Ardèche. Et pourtant !
6 août 1914, un premier Ardéchois (PERRIER Célestin Louis, né AUBENAS, 1ère Cie du 61e RI) juché sur le toit de la cabine serre-frein, est tué au tunnel entre LOIRE et GIVORS. L‟angoisse de la guerre et l‟excitation d‟en découdre font commettre bien de tragiques imprudences autant inutiles que stupides.
Donc, en 1914, la XVe région militaire, donc le XVe corps, regroupe les départements de : Basses-Alpes,
Alpes-Maritimes, Ardèche, Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Var, Vaucluse. Elle enrôle chaque année, plus de
1100 recrues venant du département de l‟Ardèche répartis dans plusieurs régiments.
Organisation militaire en 1914 pour comprendre
(C’est la rigueur militaire héritée des révolutionnaires avec retouches napoléoniennes et républicaines)
Glossaire :
RI- régiment d‟infanterie Hus régiment de hussards
RAC- régiment d‟artillerie de campagne RAC -régiment d‟artillerie coloniale
BACP-bataillon de chasseurs alpins à pied RG- régiment de génie
Voici notre XVe corps en ordre de bataille dirigé par le brave Gal ESPINASSE
60 ans au compteur fils d’un autre Gal tué à MAGENTA (une pointure quoi) 29e division Général ***CARBILLET
57e brigade 58e brigade cavalerie artillerie génie Gal** TOCANNE Gal** GASQUY Gal** LESCOT Col UZAC 111e RI 3e RI 6e Hus (1esc) 55e RAC 7e RG 112e RI 141e RI
6e BACP
24e BACP
30e division Général ***COLLE
59e brigade 60e brigade cavalerie artillerie génie Gal**MARILLIER Gal** MORGAIN Gal** LESCOT Gal** BERNARD 40e RI 55e RI 1e Hus (1esc) 19e RAC 7e RG 261e RI 261e RI
58e RI 61e RI
273e RILALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 26
Il se dit que ces jeunes gens convergeaient vers les frontières fleurs au fusil. Pas si sûr ! Quarante ans de propagande pour préparer la revanche de 1870 avaient pourtant « galvanisé » les esprits, mais les campagnards laissaient les travaux des champs à une période où les récoltes de 1914, pourtant prometteuses, n‟étaient pas encore rentrées.
Les hommes des régiments d‟active du XVe corps embarquent dans les trains mis à disposition par le PLM. Les convois empruntent la ligne C de la rive droite de la vallée du Rhône vers les frontières d‟Alsace et de Lorraine.
En fait les hommes du XVe corps, du général ****ESPINASSE, embarquent pour le... déshonneur.
Mais d’où venaient les régiments des « midis »
infanterie garnisons cavalerie garnisons artillerie garnisons 111e RI ANTIBES 1e HUS (1esc) BÉZIERS 55e RAC ORANGE 112e RI TOULON 6e HUS (1esc) MARSEILLE 19e RAC NÎMES 3e RI DIGNES
3e RI HYÈRES
141e RI MARSEILLE
40e RI NÎMES génie
58e RI AVIGNON 7e RG AVIGNON 55e RI PONT-SAIN-ESPRIT
55e RI AIX-EN-PROVENCE sections de commis et ouvriers d'administration
6e BACP NICE 15e SCOA MARSEILLE 24e BACP VILLEFRANCHE-SUR-MER
61e RI PRIVAS Section des infirmiers militaires 61e RI AIX-EN-PROVENCE 15e SIM MARSEILLE
Début août, trois jours durant, tous ces trains déversent les « midis » en Lorraine en gare de VÉZÉLISE (au
Sud de NANCY)
Pour faire simple, le XVIIe plan de mobilisation prévoyait « l’offensive à outrance » selon la doctrine en vogue à l‟époque où la vie des combattants français n‟était pas une priorité. Trois offensives sont prévues :
avec une action sur la frontière d‟Alsace dans les Vosges en direction de MULHOUSE une action en Lorraine en direction de MORHANGE
une troisième action en Argonne en direction de SARREBOURG
Le 11 août au matin, le QG du 15ème CA s‟installe à ROSIÈRES-AUX-SALINES (entre Nancy et
Lunéville):
En application du XVII plan de mobilisation, en principe aucune attaque ne devait avoir lieu avant le 14 août, date fixée par le général *****JOFFRE pour son offensive. Une instruction très claire avait été prescrite pour éviter tout engagement inutile.
L’affaire de LAGARDE 11 août 1914
Mais c‟est sans compter sur l‟ambition du général LESCOT (commandant la division de cavalerie de
Lunéville) qui décide de son propre chef, le 10 août, d‟attaquer le village de LAGARDE, juste derrière la frontière
allemande de l‟autre côté de laquelle se trouve la Lorraine annexée par les Allemands depuis 1870.LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 27
Selon toutes apparences les Allemands se sont repliés en hâte, laissant cinq blessés. Ce qui permet
au Général LESCOT de proclamer qu‟il a « enlevé LAGARDE à la baïonnette »…. « Tous, officiers et
hommes de troupe ont admirablement fait leur devoir »
L'arrivée de la nouvelle à l'Etat-major du général de la 2e Armée CASTELNAU provoque une
surprise indignée. L‟initiative du Général LESCOT n‟est pas appréciée du tout.
Le 11 août, en face les troupes allemandes sont bien supérieures en nombre. Le général allemand
lance la contre-attaque. La progression allemande est rapide. Les lignes françaises craquent. Les survivants
se replient. Le Capitaine CALLIES dira que l'infanterie s‟était repliée « dans une certaine panique ».
LAGARDE reste aux mains des Allemands. Les troupes françaises ont subi des pertes
considérables.
Le Capitaine BOURRISSOL écrivit dans son rapport : « Sur 1.000 hommes de la 9ème
compagnie, ils sont revenus 109 et 2 officiers ».
Une hécatombe. Une saignée.
La « faute de Lagarde » laisse des traces. Une partie des problèmes que va rencontrer, par la suite,
le XVème CA, viendrait, selon certains, des “rancœurs” engendrées ce jour là entre officiers. Rancœurs
que les soldats du rang épousent sans vergogne à l‟encontre des malheureux soldats qui exécutèrent les
ordres sans état d‟âme.
Les uns et comme les autres pouvaient-ils comprendre la stratégie de « l‟offensive à outrance »
sabre au clair choyée par le généralissime JOFFRE?
Le premier louvetou tombe dans cette imbécile affaire.
RIBES Marius est tombé le 11 août à LAGARDE
Et le pire reste à venir !
La bataille de MORHANGE 20 et 21 août 1914
Quelques jours après l‟affaire de LAGARDE, moins de trois semaines après la déclaration de la guerre,
éclate à MORHANGE une des premières grandes batailles de la Grande Guerre 1914-1918.Une bataille éclair qui va
durer deux jours, les 19 et 20 août 1914 et faire 3370 victimes pour les 48 heures, moitié moins du côté allemand et
des milliers de blessés et prisonniers.
La défaite était inévitable. En position dans les villages frontaliers, dès le 10 aout quelques chefs zélés
enlèvent les positions facilement, par un retrait stratégique des allemands, attirant ainsi les troupes françaises dans la
nasse des plaines plus en avant.
Installé depuis vingt ans sur les hauteurs dominant la plaine de la Petite-Seille, le Corps d'armée des bavarois
avait fait de cette vallée son terrain d'entraînement et en connaissait chaque recoin. Les Allemands, avaient posté leur
artillerie sur les hauteurs de MORHANGE, juste en face de la vallée d'où arrivaient les Français. Le carton était
facile... un vrai tir aux pigeons... et une défaite rapide et cuisante pour les Français, poussés à se replier vers
CHÂTEAU-SALINS.
Les Français, de leur côté, jouaient de malchance avec leurs beaux pantalons rouges trop voyants dans les
champs de blé, leurs cartes trop imprécises et leurs batteries de canons arrivées en retard. Ils n‟avaient que leur sac,
« l’as de carreau », et les meules de gerbes pour s‟abriter.
En fait, cette offensive française regroupe deux champs d‟opération sur MORHANGE et sur
DIEUZE distants de 14 km.ue N | ae
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GUERRE DE 14-18 KG He Se OFFENSIVE DE LA SECONDE ARMEE FRAN AISE ET BATAILLE DE MORHANGE
17- 20 août 1914 0 5 10 15km
LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 28
En août 1914, le général CASTELNAU commande la 2e armée:
le XXe corps du général FOCH composé de Lorrains tenaces et de Parisiens débrouillards autant
qu'audacieux est dirigé sur MORHANGE
le XVe corps d‟armée du général ESPINASSE venant du midi comprenant des personnels
de Provence, du Vivarais, de Corse, et des Alpes est dirigé sur DIEUZE
le XVIe corps d‟armée constitué par les vignerons de l'Hérault et les montagnards des Cévennes
commandé par le général TAVERNA constitue l‟aile droite de l‟offensive, à la jonction
avec les régiments catalans de l‟armée du général DUBAIL couvrant les Vosges.
Le général ESPINASSE, commandant le XVème Corps, recense les pertes :
o Depuis le 10 août, 12 846 hommes ont été mis hors de combat
o L‟Ardèche a perdu 464 de ses enfants (152 au 55e et 157 au 61e).
o A LALOUVESC on déplore la disparition de deux des nôtres
CHAIX Joseph tombé le 20/08/1914 à DIEUZE
GRANJON Paul tombé le 20/08/1914 à DIEUZE
Malgré leur héroïsme et leurs très lourdes pertes, « Le chemin de Vergaville à Guebling était
jonché de pantalons rouges » les méridionaux seront pris comme responsables de la défaite française par
le généralissime JOFFRE, trouvant un bouc émissaire à son incurie. Ils seront diffamés par Adolphe
GERVAIS „marchand de fromages devenu sénateur’, porte plume du ministre de la guerre MESSIMY,
dans le journal Le Matin:
"Les troupes de l'aimable Provence ont lâché pied devant l'ennemi".
Ce mensonge d'État déclencha une polémique. Bien qu‟atténuée par le temps, elle perdure encore
aujourd'hui.
Carte Brun Georges, 2015LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 29
La légende noire du 15ème Corps venait de naître.
Vexations publiques, insultes, refus de soins aux blessés, renvois en première ligne avant guérison seront leur lot quotidien :
"pas de lâches à l'hôpital !".
"Ah ! C'est vous le 173e ? Vous êtes tous des lâches et on devrait vous fusiller" " Le 173e, vous êtes la honte de l'armée, je ne veux pas que vous donniez le mauvais exemple aux troupes du 20e corps, sortez de mes lignes..."
La stupeur sera à son comble quand on apprendra que plusieurs soldats du XVème Corps furent fusillés pour l'exemple, sans instruction, ni interrogatoire préalable pour abandon de poste par mutilation volontaire.
Victimes des conseils de guerre, les premiers fusillés pour l‟exemple du 11 septembre 1914 :
Joseph MAIRE 22 ans, de COLOMBIER-LE-VIEUX (Ardèche) du 55e RI à Blainville,
Joseph EYMONET, 24 ans, de VILLENEUVE-LÈS-AVIGNON (Gard)
Jean TACHON, 23 ans, de SAINT-VICTOR (Ardèche) du 61e RI.
Aucun des trois ne semble avoir été réhabilité. Leur nom est absent sur les stèles ! La rancœur est tenace.
Aujourd’hui encore : Le 11 novembre 2017, VITROLLES (13) a inauguré le ROND POINT DU 15e CORPS.
C'est la 23e ville en France à rendre hommage aux soldats provençaux du 15e Corps, lâchement calomniés après le
combat de Dieuze, le 20 août 1914.
Appendice : L’évocation de l’affaire du XVe Corps est l’œuvre
de Maurice MISTRE, dans son livre « La légende noire du XVe Corps ».
Nous en avons tiré quelques phrases.
Le général. CASTELNAU, pourtant informé par l’aviation de
reconnaissance, avise ses divisions " qu'elles n'avaient rien devant
elles".
Lorsque JOFFRE stigmatise le 21 août à 19h " des défaillances
individuelles ou collectives." il a raison ! Il y eut des paniques et des
débandades de soldats (Ah les retraites en bon ordre ne se voient que
dans les récits d'officiers racontant leur vécu au coin du feu)
Mais il existe d'autres défaillances passées sous silence :
L'ineptie stratégique de « l'offensive à outrance » avec une
attaque par de beaux soldats colorés en rouge sur un terrain dégagé
archi-connu et préparé depuis 44 ans par les allemands.
Les avertissements de la population négligés par la suffisance de
l’état-major.
L'Artillerie bombardant notre l'Infanterie (40e à Lagarde) et les fantassins qui se tirent dessus (Les 40e /58e
à Lagarde- 173e/55e dans la forêt de Bride) par manque de coordination.
Ne voulant imputer la défaite à l’aile gauche du XXe corps de lorrains de FOCH, pas plus qu’à l’aile droite des compatriotes catalans de JOFFRE, les régiments provençaux furent jetés en pâture à la vaniteuse opinion publique qui attendait depuis quarante quatre ans une revanche éclatante et facile par les armes. JOFFRE rejeta l’échec de son incurie sur les officiers et la troupe, avec l’accord de facto de CLEMENCEAU ayant en mémoire les crosses en l’air des soldats méridionaux dans la crise viticole de 1907. Le général ESPINASSE tombera en disgrâce. Une purge des généraux hostiles à l’offensive à outrance s’ensuivra. Quant aux méridionaux, les hécatombes des combats de première ligne furent souvent pour eux.
Le monument aux Méridionaux à Bidestroff (57)LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 30
Et ça continue encore et encore. Rien ne sera épargné aux « midis » ; le 111e RI poursuit sa chute, terrible
dans la souffrance.
La tragédie du bois de Malescourt (bataille de Verdun) 20 mars 1916
Le voici engagé dans les environ de Verdun. Le 20 mars 1916, il est anéanti dans les bois de MALANCOURT. Les bombardements allemands, qui pilonnent sans relâche, sèment la mort et le désarroi. Au début de cet après-midi de sang, de feu et de cendres, dans un paysage qui ne ressemble plus à rien, l'ennemi s'impose. Quelque 2 500 prisonniers français sont faits prisonniers. Décimé par les bombes allemandes, le 111e régiment d'infanterie est finalement anéanti.
Le louvetou PONSON Joseph faisait partie de ce régiment
Après cette malheureuse affaire, le 258e est dissous le 4 avril 1916. le 111e R.I à son tour disparaitra des effectifs le 28 juin 1916. Son drapeau fut renvoyé comme une "estrasse"(un chiffon) au dépôt d'Antibes.
Scandale ! Les Provençaux se sont encore déballonnés ! Sempiternelle antienne….
« Le 111e est le seul régiment d'active dissout avant l'armistice, il ne sera pas reconstitué. L'opprobre jeté sur le XVe corps et le 111e RI marque la Provence et Antibes pour des générations », écrit Michelle FROISSARD, conservateur des archives municipales d‟ANTIBES.
Cependant, aujourd‟hui on sait que les demandes répétées du lieutenant-colonel PERRIER pour obtenir la relève de ses hommes épuisés, en première ligne depuis plus de 35 jours, sont restées vaines. La veille du combat, la consigne de défense est bouleversée : ce sera interdiction totale de repli et lutte à tout prix sur les positions de combat. L'artillerie française interviendra, mais tardivement.
Le capitaine CAUCANAS du 111e qui était déjà à DIEUZE, écrit le 19 avril : "il y a eu également erreur du commandant de la brigade, des modifications fâcheuses aux consignes données précédemment. Mais le commandement ne reconnaît jamais ses fautes. On rejette toujours tout sur ceux qui exécutent les ordres."
Extraits de : Des républicains diffamés pour l'exemple, 2004 -La légende noire du 15e corps, 2008 De Maurice MISTRE-RIMBAUD et d’autre articles de l’internet.
Équipements français abandonnés sur le champ de bataille près de
Dieuze en août 1914. Au fond, une fosse commune de Vergaville.
NDA : Il faut relativiser l’impact de la prise de vue ; il semblerait que
ces débris un peu trop concentrés ont été rassemblés pour alimenter
la propagande allemande. Elle attribuait volontiers l’abandon des
équipements aux fuyards alors que nombre d’objets ont dû être
collectés sur les morts et blessés. C’est de bonne guerre !
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Ligne d'armistice (11 novembre 1918)
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LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 31
LES FRONTS DE LA GUERRE 1914-1918
LES SECTEURS
Les Flandres
L’Artois
La Somme
La Picardie
Le chemin des
Dames
La Marne
L’Argonne
La Meuse
Le Saillant de
SAINT-MIHIEL
La Lorraine
Les Vosges
L’Alsace
Le Sundgau
Les maladies
L’Orient
L’Italie
La guerre navale
en Méditerranée
Guillaume Apollinaire
Si je mourais là-bas...
Si je mourais là-bas sur le front de l'armée
Tu pleurerais1 un jour ô Lou2 ma bien-aimée
Et puis mon souvenir s'éteindrait3 comme meurt
Un obus4 éclatant5 sur le front de l'armée
Un bel obus semblable aux mimosas en fleur.
…….
Symboles de souvenir
et de paixNature des agents vulnérants
4% 1% 3% 1% 6%
M Éclats d'obus
M Balles
M Éclats de grenades
B Armes blanches
m Accidents
m Autre (gaz...)
Localisation des blessures
m Tête
BH Cou
B Thorax
BH Abdomen
0,50% MLerachis
m Membres supérieurs
2 Membresinférieur
6,60% 0,70%
0
CHAMPAGNE
sept -O0t 1915
VERDU
fér.-déc. 1916
+
« Avance extrême des Allemands
Régions annexées
par l'Allemagne en 1871
Frontières en 1914.
en septembre 1914
Situation fin 1914
Ei Régions occupées | sim Grandes batailles
par les Allemands Se TR
u t
_---- Front stabilisé
LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 32
Graphiques ci-dessous selon une étude du Dr Jean-Jacques
SCHNEIDER portant sur le service de santé de Verdun.
Il est à noter que selon d’autres sources la proportion
d’éclats de projectiles se situe dans les 75%, celle des balles
20%, les divers 5%.
14-18 C’est une guerre d’artillerieum — — eebr Her TRS
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LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 33
POULY Régis 02/10/1917 DUNKERQUE
Front des Flandres 1914-1915
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BATAILLES DE L'ARTOIS (1915)
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LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 34
VALLON Jean 27/09/1915 SOUCHEZ
Front de l’Artois 1914-1915
Durant l'hiver 1914-1915, dans le secteur
de Neuville-Saint-Vaast, les soldats
allemands et français subissent des
intempéries qui inondent les tranchées et
font s'effondrer les abris dans lesquels ils
sont confinés. Ils sont contraints d'en sortir,
et par une convention tacite, les hostilités
cessent. Dans ses Carnets, Louis Barthas
décrit « ce singulier spectacle : deux armées
ennemies face à face sans tirer un coup de
fusil (…) Français et Allemands se
regardèrent, virent qu'ils étaient des hommes
tous pareils. Ils se sourirent, des propos
s'échangèrent, des mains se tendirent et
s'étreignirent, on se partagea le tabac, un
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LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 35
BESSET Henri 05/11/1916 RANCOURT
DEYGAS Jules 03/10/1916 RANCOURT
ASTIC Joseph 03/09/1916 CLÉRY
GOUDARD Régis 27/08/1916 MAUREPAS
VALENTIN Jean-Marie 21/12/1914 MAMETZ
FAURIE Victor 29/03/1916 ROSIÈRE-EN-SANTERRE -FRAMERVILLE
Front de la Somme 1916
C’est un front mixte Anglais et françaisLA PICARDIE DANS LA GRANDE GUERRE
LIGNE DE FRONT EN AVRIL 1917]
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Î Offensive du Chemin des Dames (avril — mai 1917)
di Teritoire libéré (mars 1917)
Jean-Yves Bonnard - CDDP de l'Oise - 2012
LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 36
DEYGAS Alexandre 13/08/1917 ROCOURT-SAINT-MARTIN MOULY Joseph 24/11/1914 TRACY-LE-VAL
SEYVE Ferdinand 14/01/1915 CROUY - SEPTMONTS
Front de la Picardie 1917
Cette chanson écrite en 1916 par un anglais ne
fait aucune allusion à la guerre. Cependant, très
vite populaire, elle rappelle le sacrifice anglais
sur ce front dans l‟imaginaire collectif …..
Souviens-toi, ça parlait de la Picardie.
Et des roses qu‟on trouve là-bas.
…..Deuxième bataille de l'Aisne
(16 Avril-7 Mai IH )
Bataille de la Malmaison.
{23-26 Octobre 4917) LA
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LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 37
HUGUET Régis 19/04/1917 Blessé à CERNY - COULANDON (Hôpital à l’arrière)
AUTERNAUD Henri 15/05/1917 Blessé auBois de Beau-Marais – Mort à PROUILLY (Ambulance)
MOULY Jean-Marie 17/04/1917 GERNICOURT
Front du chemin des Dames 1917
7 mars 1814
avril 1917
Mesdames Adélaïde et Victoire
filles de Louis XV à qui on doit le
nom du chemin des Dames
Un plateau fort disputé dans l’histoire. Jules César y livra bataille, au Vie siècle. On s’affronte ici. Napoléon lors de la campagne
de France, contraint les prussiens et les russes à reculer vers Laon ; 5000 morts français tout de même ! Autant en face.GRANDE
ALLEMAGNE Colog
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« Plan Schlieffen-Moltke » de 1914
— Axes des offensives
@Fortifications belges & Fortifications
et françaises allemandes
LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 38
AUTERNAUD Johannès 15/09/1914 CESSE La Maison Blanche
Front de la Marne 1914-1915
Aucun soldat de LALOUVESC n’est mort sur la MarneLALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 39
VIALET Régis 26/07/1917 Mont Blond – BILLY-LE-GRAND VOCANSON Jean-Marie 28/09/1918 SAINTE-MARIE-A-PY
VIALETON Pierre 08/10/1915 SOMMEPY-TAHURE
TROUILLET Joseph 02/10/1915 SOUIN-PERTHES-LES-HURLUS RIBES Alphonse 25/09/1915 SOUIN-PERTHES-LES-HURLUS DEGLESNE Jules 03/11/1915 MASSIGES
ABRIAL Jean 06/10/1915 MASSIGES - HANS
POLLY Joseph 27/09/1915 MASSIGES
RIVOLLAT Pierre 08/01/1915 MASSIGES - RÉTHEL
Front de Champagne 1915
La Main deMassiges
La Main de Massiges est une ensemble de collines situées au
nord du village doit son nom aux courbes de niveau qui
dessinent sur le terrain et sur les cartes une main gauche.= Bois E 251 ji Bois Communal N
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LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 40
DEYGAS Joseph 10/10/1916 AVOCOURT
CHANTEPY Charles 02/07/1915 Blessé au Bois de Malancourt – BRUAU-SAINTE-COHIÈRE
Front de l’Argonne 1915
Cratères de mines, butte de Vauquois@ Ville Die Geste von
Le Geste de @Flabas OaAzannes @Consenvoye © Grenily à © Haumont @ Montfaucon 21 February 1916 œBeaumont Maucourt
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LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 41
GAILLARD Jules 06/06/1916 CUMIÈRES-LE-MORT-HOMME
DEYGAS Alphonse 13/07/1916 CHATEAUCOURT - VADELAINCOURT DEYGAS Reynet 02/08/1916 Côte du poivre - GLORIEUX
RÉGAL Régis 21/03/1918 ORNE
GACHET Jules 27/06/1916 THIAUMONT
CHANTEPY Paul 01/08/1916 DAMLOUP
MARTEL Rémy 24/10/1916 Le Chenois devant Verdun
BARBE Pierre 30/03/1916 VAUX - BELLERAY
CELLE Jean 25/09/1917 SOUILLY
Front de la Meuse 1916
Le 22 septembre 1984, François Mitterrand et Helmut Kohl
viennent ensemble sur le champ de bataille de Verdun
pour affirmer leur volonté de dépasser les horreurs des
conflits passés et poursuivre ensemble la construction
d’une Europe en Paix.
Plus jamais ça
Poilus et Feldgrauen réunis dans un même carnage absurdeen, Opérations militaires . : e
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LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 42
LARBRE François 17/11/1914 SAINT-MIHIEL
CHAIX Joseph 20/08/1914 DIEUZE
GRANJON Paul 20/08/1914 DIEUZE
RIBES Marius 11/08/1914 LAGARDE
Front de Lorraine 1914
A partir du 20 août, les Allemands infligent de lourdes
pertes aux Français en Lorraine, à Morhange, Dieuze et
Sarrebourg. Une déroute qui sera attribuée au corps
d'armée constitué de réservistes provençaux accusés à
tort de débandade collective.Lu on
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LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 43
VALLON Marcel 24/08/1914 SAULXURES
COSTET Édouard 20/07/1915 Reichackerkopf
VALENTIN Ferdinand 13/05/1916 BUSSANG
FAUGERON Joseph 17/03/1918 BELLEMAGNY
Front des Vosges et de l’Alsace 1914-1918LA FRANCE
en 1914
C7] départements touchés
par les offensives
allemandes Seine- inf.
Annexions allemandes
(Traité de Francfort
10 mai 1871)
Calvados
Eure Seine-
et-
Oise
Orne
Nord lle-et-
Vilaine
Morbihan
CU] pays occupé par
l'Allemagne erritoire
Loire- Doubs de Belfort inf. GS
Cher | Nièvre [= |pays alliés de la France Saône-et- ‘Jura SUISSE
Loirs Vendée
Vienne L | pays neutres ou non entrés en guerre & Ain Hte_\ Creuse Savoie
Corrèze
ITALIE
Alpes
Alpes
Mar.
Garonne Vaucl.
Gard Alpes Landes
Var Hérault
Pyrénées
ESPAGNE Mer Méditerranée
LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 44
GRAIL Félix 12/10/1918 MONTHAIRON
DEYGAS Adrien BOURBON-LANCY
BOSC Joseph 17/03/1915 LYON
POLLY Xavier 23/03/1916 LYON
CELETTE Frédéric 21/07/1916 ANNONAY
CATHELAN François 21/03/1916 MARSEILLE
FAURIE Auguste 15/07/1916 LIVRON
Les conditions de vie épouvantables, hygiène
déplorable, alimentation sporadique froide, eau
polluée, la boue, l’humidité, la poussière, le froid, les
gaz, la promiscuité des cadavres, les poux, les punaises,
les rats,…favorisèrent l’apparition des maladies :
typhoïde, tuberculose, grippe, dysenterie, paludisme,
gelure gangrène gazeuse, tétanos, …
De nombreux poilus ne sont plus en état de
combattre et sont soignés dans les hôpitaux de
l’arrière. Pour certains la médecine de l’époque ne
pouvait rien.
Front des maladies 1914-1918
Maladie attrapée en service
Accident de chemin de ferEmpire Russe
Autriche-Hongrie
x Emplacement des Réunionnais 1 Sakulévo (Carina)
Front grec en janvier 1918 2 Rapes (Drépani)
Repli des Alliés vers la Grèce 3 Brahova (Archova)
—> Don des Dardanelles
—J Principales offensives des Alliés
—}æ Principales offensives de la Triplice.
LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 45
FAURIE Jules 07/05/1917 CÉGEL
RIBES Jean-Marie 04/06/1915 SEDD-UL-BAHR
Front d’OrientNOTE: Traop dispositions on the
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Asiago Offensive, May-June 1916
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LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 46
Front d’Italie 1915-1918
Aucun soldat de LALOUVESC
Mort sur ce frontMediteNranean
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LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 47
Paquebots Disparus Régiments
1 Le Gallia 1300 35e RI - 55e RIT – 59e RIT – 113e RIT – 15e ETEM 2 La Provence 912 3e RIC
3 Amiral Hamelin 61 17e RAC – 25e RAC
4 Ville de la Ciotat 81 Victimes civiles
- Etc…
Grande Guerre en Méditerranée
Il peut paraître bizarre de se
préoccuper de ce front maritime pour
des montagnards ardéchois.
Il faut savoir que le front d’orient
était fourni en soldats et en
équipements par la métropole. Les
régiments étaient acheminés par des
paquebots réquisitionnés. Plusieurs
furent torpillés et envoyés par le fond,
noyant ainsi les milliers de marins et de
soldats transportés.
Plusieurs louvetous ont été
transportés ainsi et ils ont eu la chance
de ne pas croiser, pendant leur
navigation, les sous-marins allemands
ou autrichiens.
1
2
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4LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 48
Le quotidien du soldat
Évolution des uniformes
La guerre du Transvaal avait mis en évidence la vulnérabilité des combattants avec des tenues trop voyantes
héritées du passé. La plupart des armées avaient changé leur uniforme et adopté des couleurs de tissus moins voyantes.
Après multiples essais et tergiversations, la France abandonne le pantalon garance et adopte la couleur « bleu horizon »
en juillet 1914. Trop tard pour équiper l’armée au début du conflit.
Les premiers combats mettent en évidence le nombre de blessures à la tête. L’Allemagne équipée du casque à
pointe en cuir bouilli, plus étudié pour impressionner l’adversaire que pour protéger, adopte le « casque à boulons ». En
France après la calotte bourguignonne sous le képi, le casque Adrian est fourni aux poilus à partir de 1916.
Soldats français et allemands en 1914 Soldats français et allemands en 1915
Infanterie – zouave – tirailleur – marsouin - artilleur – chasseur alpin - feldgrau
Soldats belge, anglais, américain italien russe turc autrichien
L’équipement de l’infanterie du soldat français :
La très élégante capote modèle 1877, habille le soldat au combat. Confectionnée en laine bleu doublée d‟une toile de lin, elle est très chaude été comme hiver. Peu adaptée au combat elle pèse « le diable » les jours de pluie et entrave les mouvements. Avec ses pans relevés à l‟avant elle laisse découvrir le très voyant pantalon garance. Sa double rangée de boutons de cuivre brille au soleil. Sa couleur bleu de France n‟est pas le summum du camouflage.
Le remarquable pantalon garance modèle 1887 imaginé sous Charles X en 1829 pour permettre aux combattants de se reconnaitre dans la fureur des combats au milieu des fumées de poudre noire, et aux artilleurs de repérer nos soldats afin de régler leurs tirs en avant de l‟infanterie. On a beaucoup écrit et tergiversé sur le pantalon rouge des pioupious. Il est incontestable que le combattant français ainsi vêtu au milieu des champs de blé mûrs de l‟été 1914 fut une cible facilement repérable pour l‟infanterie adversaire comme pour les artilleurs des deux camps aussi. Toutefois il faut relativiser. Les hécatombes du début de la guerre sont plus dues à la doctrine de « l‟offensive à outrance » qu‟à la couleur deLALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 49
nos soldats, les éclats d‟obus atteignant sans distinction le soldat au pantalon rouge, le chasseur alpin en tenue bleue marine ou l‟artilleur tout de noir vêtu.
Plusieurs essais de modification de l‟uniforme s‟étaient heurtés au conservatisme des représentants du peuple et à l‟orgueil national. Le soldat français, pour le sentiment national, devaient représenter la France faire face à l‟ennemi par ses couleurs sans dissimulation. Par ailleurs, la théorie de l‟offensive à outrance devait submerger les lignes adverses et régler le conflit par une guerre rapide. Après deux décennies de discussion, l‟assemblée nationale vote le 27 juillet 1914 l‟adoption d‟un nouvel uniforme à base d‟un tissus gris bleuté composé de fils bleus, de fils blancs et de fils rouges.
L‟alizarine, colorant chimique rouge utilisée pour teindre les fils, avait remplacé la garance depuis la fin du XIXe siècle. Or ce colorant était fourni par la firme allemande BASF. Les importations cessèrent à la déclaration de la guerre. Plus de colorant rouge, on abandonne le rouge dans le tissu pour un mélange de fils bleus et blancs : la teinte‟ bleu horizon’.
Le képi est aussi rouge et bleu, mais depuis 1913, il est prévu en campagne de le couvrir de bleu (preuve que la visibilité de l'uniforme avait été appréhendée !)
Les équipements en cuir :
Le ceinturon modèle 1845 et bretelles en cuir ciré noir. Le ceinturon est fermé par une plaque de cuivre remarquable au soleil. Trois cartouchières de 40 cartouches y sont fixées. Les jambières modèle 1887 en cuir noir très inconfortables, trop courtes, elles scient le mollet. Elles seront remplacées par les mémorables bandes molletières qui demandent du temps et de la dextérité pour les fixer.
Les brodequins modèle 1912 appelés godillot du nom du fabricant. La semelle est cloutée. Le havresac modèle 1893 dit « as de carreau » contient les effets individuels du soldat. Surmonté par la gamelle en fer blanc, sa toile cirée noire brillant au soleil se repère de loin. (les chasseurs alpins sont appelés par leurs camarades en référence à ce sac jetant des reflets à l’instar des vitres). Il sert souvent de frêle protection au tireur couché.
A gauche la musette à droite le bidon. La première contient les vivres pour un jour. les ustensiles pour le repas cliquette contre le quart pendant la marche ou la course à la manière des sonnailles des troupeaux. le second contient un litre d‟eau.
En ajoutant le poids du fusil Lebel, dont ils sont dotés, c‟est avec près de trente kilogrammes sur le dos que nos valeureux poilus montent à l‟assaut.
L’uniforme des troupes coloniales (zouaves, tirailleurs, spahis, goumiers, bigors, marsouins) : Troupe indigène : L‟habilement très coloré est plus adapté aux défilés qu‟aux combats. En 1915 elles adopteront l‟uniforme bleu horizon et le casque Adrian.
Troupe coloniale métropolitaine : uniforme couleur bleu sombre. En 1915 elles adopteront l‟uniforme bleu horizon et le casque Adrian.
L’uniforme de l’artillerie :
Uniforme en drap de laine noir. En fait cette couleur ayant été adoptée pour cacher les salissures dues aux fumées de la poudre à canon. Le soldat est moins voyant, certes, cependant sa position est trahie par les tirs de sa pièce dégageant fumées et lueur. En 1915 elles adopteront l‟uniforme bleu horizon et le casque Adrian.
L’uniforme des chasseurs à pied ou alpins:
Vareuse de drap de laine bleu sombre, pantalon gris, peu voyant en sous bois. En 1915 elles adopteront l‟uniforme bleu horizon et le casque Adrian. Cependant les chasseurs lui préfèrent souvent la « tarte ».
La nourriture du soldat :
Le pain : La ration théorique journalière est de 700g de pain de froment (Aujourd’hui la consom- mation moyenne est de 120g). L‟allemand doit se contenter du pain KK (Kriegskartoffelbrot), dont la consonance est la risée des français. Il est fabriqué à partir de son et de farine de pommes de terre.LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 50
Le vin : Contrairement à l‟idée reçue, le vin n‟a pas toujours été la boisson la plus fréquente et, au
début de la guerre, le règlement l‟interdit. Le combattant perçoit tout simplement de l‟eau. La ration
journalière est de ¼ litre en 1914, porté à ½ litre en 1916.
La viande : Que l‟on soit simple soldat ou officier supérieur, le repas des militaires français est essentiellement composé de viande. La ration quotidienne est de 450g (Aujourd’hui la consommation moyen journalière est de 215g).
Légumes secs, pâtes, riz : La ration journalière théorique est de 100g
Café, thé, chocolat, sucre,… améliore le quotidien du soldat.
Les conserves : la viande de bœuf (le singe), les sardines ou le thon en boîte, sont parfois servis. Et la gnôle : jamais un bon signe quand elle était distribuée dans les tranchées, l‟attaque n‟était pas loin !
Le service de santé :
La guerre devait être courte et pourtant elle dure, l'«offensive à outrance» devait être un succès mais elle s'avère être un échec qui ne fait que grossir le flux de blessés, on s'attendait à 80% de blessures par balles or 75% des blessés présentent des plaies dues à des éclats d'obus, plus profondes et souvent contaminées par des débris. Depuis la ligne de feu, le blessé est évacué par les brancardiers régimentaires vers le poste de secours situé à un ou deux kilomètres en arrière. Construit dans un abri souterrain, les premiers soins lui sont administrés.
Depuis le poste de secours, le blessé est évacué par les brancardiers régimentaires vers le groupement d‟ambulances distant de 10 à 25 kilomètres. Travaillant sous tente ou dans des baraques, un premier tri s‟effectue selon la gravité des blessures. Pour les cas les plus graves des opérations sont effectuées par les chirurgiens.
Depuis le groupement d‟ambulances le blessé est évacué par la section sanitaire automobile vers l‟hôpital d‟évacuation (HoE). Etablissement existant en dur, un deuxième tri est effectué en orientant le blessé vers le dépôt des éclopés pour les moins gravement atteints, vers un hôpital d‟évacuation ou une gare régulatrice pour les hôpitaux lointains.
En plus des hôpitaux civils existants, de nombreux établissements tels que des écoles, des églises, des châteaux furent réquisitionnés pour servir d‟hôpitaux improvisés.
De nombreux blessés ne survivront pas à la gravité de leurs blessures. Ils reposent dans les cimetières militaires de ces villes ou dans des carrés militaires des cimetières communaux. Ceux qui sont tués aux combats, sont parfois ensevelis dans des fosses communes un peu à l‟arrière de la ligne de feu. La tombe individuelle ne sera en usage qu‟à la fin du conflit. Parfois ils servent de rempart dans le parapet. Souvent l‟artillerie les pulvérise, ou les déterre. A la fin du conflit, on regroupe les sépultures éparpillées dans de vastes nécropoles où les stèles ou les croix jalonnent d‟impressionnants alignements.
La vie du soldat :
La montée en première ligne se fait généralement de nuit. Les compagnies du régiment sont réparties sur les tranchées de première et deuxième ligne. Les soldats séjournent environ deux semaines avant d‟être relevés. De longues journées se passent sans activité de combat. Les corvées sont affectées à réparer, améliorer, assainir le cadre de vie. Le soldat meuble ces moments en écrivant du courrier, en confectionnant des objets avec les débris métalliques ou de bois trouvés au hasard, en lisant pour les plus lettrés, en chassant les rats, en épouillant ses vêtements, en jouant aux jeux de société…
Le manque d‟hygiène, la promiscuité, la poussière, la boue, la neige, la pluie, le soleil de plomb, le froid, la chaleur, les odeurs de putréfaction des cadavres, les déjections des hommes… sont le quotidien du poilu. La soupe parvient aux tranchées toujours refroidie, quand elle parvient. Le pain est souvent souillé. L‟eau manque cruellement. Le fil ténu du courrier entretien un peu le contact avec les siens restés au pays. Les attaques bouleversent la quiétude des jours. Et quand tout s‟apaise, le soldat rescapé pleure ses camarades décimés, enterre les cadavres, répare tranchée et abris, et reprend ses veilles au petit poste, à quelques mètres seulement du petit poste de son homologue ennemi qu‟il entend respirer. Coexistence pacifique car ni l‟un ni l‟autre souhaite créer un incident pour en terminer leur tour de garde sereinement, si tant faire se peut.LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 51
La nuit, quelques uns, la peur au ventre, s‟en vont faire des reconnaissances auprès des tranchées adverses, coupent les barbelés pour préparer la prochaine attaque en se dissimulant dans les trous d‟obus quand une fusée éclairante inonde le champ de bataille de sa lumière blanche.
La relève arrive, le soldat rejoint le camp de repos installé sous des tentes à une dizaine de kilomètres à l‟arrière. Une quinzaine de jours de répit où les exercices alternent avec les moments de détente. C‟est le moment de la grande toilette et de l‟entretien du linge.
Parfois, il arrive que l‟état major sur son grand échiquier change le régiment de secteur. Alors de nouveaux horizons sont à se réapproprier pour recréer un petit chez soi dérisoire dans la misère du champ de bataille. Ainsi fut la vie des quatre années de ceux qui sont revenus en trainant leur infortune. D‟autres, soustraits par l‟adversaire à la confrontation, connurent les très dures privations des camps d‟internement. Le travail forcé dans les usines, dans les mines ou dans les champs remplace la guerre et ses combats.
Les régiments :
Schématiquement, en 1914 un régiment c‟est environ 3250 hommes. Il porte un n° pour le régiment d‟active. Ce N° est augmenté de 200 pour le régiment de réserve. Il est découpé en deux portions : Portion centrale : avec le dépôt, l‟administration, l‟intendance.
Portion principale : les hommes d‟actives, le colonel, l‟état major.
Portion centrale et portion principale tiennent garnison soit ensemble dans une ville, soit séparément dans des villes différentes.
Les fusillés pour l’exemple et Lalouvesc montagne des pardons.:
Ces soldats accusés pour un délit précis sont exécutés devant leurs camarades dans un souci d‟exemplarité visant à maintenir les troupes en parfait état d‟obéissance. Près de 8 millions d'hommes furent mobilisés de 1914 à 1918. Selon les sources, on estime à 2 400 poilus condamnés à mort. Environ 600 ont été fusillés pour l‟exemple, les autres voyant leur peine commuée en travaux forcés. Quelques-uns y laisseront leur vie au bagne. Quelques compagnies eurent l‟épouvantable tâche de fusiller un des leurs devant le reste de la formation. Condamnés par une justice expéditive, sans instruction ni défense, pour des délits mal appréciés dans la fureur des combats, voire imaginés pour cacher l‟impéritie de la hiérarchie, ou exécutés sommairement sur le terrain des opérations par abus d‟autorité. Le poids de leur infamie s‟étendit jusqu‟à leur famille. Leur nom, comme une salissure, est banni de l‟inscription sur les monuments aux morts. Ils ne sont pas morts pour la France mais morts par la France.
Après la guerre, à force d‟acharnement et de courage de la part des familles de victimes, la justice de la République réhabilite dans leur honneur quelques suppliciés.
Cent ans après, le sujet fait toujours débat. LALOUVESC, « La montagne des pardons », veut se souvenir de TOUS ces soldats exécutés. Notre curé, le père IRATZOQUY, œuvre pour sceller une plaque dans la crypte de notre basilique en leur mémoire. Ce geste d‟apaisement devrait rappeler que les fusillés pour l’exemple étaient eux aussi emportés dans la tourmente et broyés par cette guerre impitoyable qui les a dépassés.
-o-o-o-o-o-o-
Je ne sais s’il eut tort ou raison, mais je sais
Que nous avons traîné le malheur côte à côte ;
Il fut mon compagnon de chaîne ;…
Victor Hugo ; les fusillés (extrait)
(Ceux que Monsieur Thiers a exécutés en 1871)LALOUVESC - Centenaire de l’armistice 1918 Page 52
-o-o-o-o-o-o-
En face on s’évadait aussi par la poésie :
Parfois quand vient le soir, quand tombe la nuit,
Que tout un monde de merveilles se joue autour de la colline,
Quand la gueule des canons s'est enrouée à force de hurler,
Quand le brouillard a recouvert la hauteur de son voile,
Et quand les étoiles allument au firmament leur pâle clarté
Postes et sentinelles succombent à d'étranges hallucinations
Général De Fonclare La cote 108 Berry-au-Bac
« Document ramassé sur un cadavre « boche » lancé dans nos lignes par l'explosion du 13 juin 1915 » (extrait)
Deux images emblématiques de « ceux de 14 »
Depuis leur tranchée respective, parfois, il arrivait aux soldats d‟apercevoir le couvre-chef de leur ennemi
Le modèle de casque français, pensé par Louis ADRIAN au début de l‟année 1915, a précisément commencé à être distribué aux soldats lors des offensives de septembre de la même année. Il a été conçu en raison du nombre très important de blessures à la tête au début du conflit, dues aux éclats d‟obus ainsi qu‟à la terre et aux pierres soulevées par les explosions.
Coté allemand, la création d‟un casque moderne pouvant concurrencer et même surclasser l‟invention française du casque Adrian, fut l‟œuvre du Capitaine Friedrich SCHWERD et du chirurgien August BIER. Sa forme si particulière permet ainsi à celui-ci d‟être protégé à différents niveaux comme le crâne, le coup, le front, les tempes ou encore les yeux. 30 000 casques d'acier vont être livrés en Janvier 1916 à la 5ème Armée engagée sur le front de Verdun ainsi qu'à la 6ème, sur le front de la Somme. Les évents d'aération renforcés, appelés plus communément "boulons", servent à fixer la Stirnpanzer, plaque frontale en acier supplémentaire. Dans le contexte de ce qui fut une véritable course à l‟armement, cette invention peut être vue comme une réponse imparfaite, à l‟incessante amélioration technique des armes. Cependant, cette protection a ses limites puisque la solidité du casque n‟est pas étudiée, comme la plupart des coiffures de cette époque, à supporter l‟impact d‟une balle en tir tendu. Cependant, il a contribué à réduire les blessures à la tête et à sauver de nombreuses vies.