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Document publié le Mercredi 1 janvier 2025 par la commune d'Offranville.
Lien du pdf (unknown - 20250715 FLYER Circuit Colombiers Offranville VF)
Thèmes du document : Ruralité, Histoire et mémoire, Loisirs,
Circuit des Colombiers
Informations
Mairie d’Offranville
1 rue Jean Veron
76550 OFFRANVILLE
Tél.: 02 35 85 40 42
www.offranville.fr
Point de départ : Parc du Colombier
Il y a bien longtemps la terre d’Offranville se divisait en plusieurs
fiefs. Les deux fiefs les plus vastes appartenaient aux Chauvin
et aux Fournier. La taille des colombiers dépendait de la
superficie du domaine, le droit accordé étant de 1 couple de
pigeons par acre de terre (l’acre valait 52 ares ou 52000 mètres
carré). Partez à la découverte des colombiers encore présents
sur la commune.
1 Le colombier du parc de loisirs du Colombier •
Cette ancienne cour-masure abrite la gentilhommière
(XVIe siècle), la grange, l’ancienne charretterie (XVIIIe siècle)
actuelle Terrasse Gourmande, les écuries (XVIIIe siècle) actuel
centre équestre municipal, le parc floral William Farcy, le camping
municipal et le colombier.
Le droit de colombier fut accordé à la famille Fournier,
seigneur de Genneville et d’Offranville, dès 1413. Vétuste
ou trop petit, le bâtiment a été reconstruit en 1702, comme
l’atteste la date sur le linteau de la lucarne d’envol.
De décor simple, ce colombier a été aménagé en grange à foin
au XIXe siècle, expliquant la présence d’une fenêtre, la
suppression de la lucarne, la toiture en poivrière et le nouvel épi
de faitage.
Aujourd’hui le Colombier du parc de loisirs municipal à l’instar
de la Grange Au Moulin, accueillent régulièrement des
expositions d’artistes. N’hésitez pas à y passer.
2 Le manoir Jehan Véron • Du nom du fils des
propriétaires, ancien Conseiller au Parlement de Normandie,
devenu curé d’Offranville, le manoir tout comme son colombier
datent du milieu du XVIe siècle.
Au centre de l’ancien enclos seigneurial, le colombier de
plan circulaire, est bâti sur un soubassement et formé de
trois assises en grès. L’élévation du bâtiment présente un
superbe jeu de losanges polychrome, ainsi que deux écussons
des armes Véron-Maynet et Caudescoste (de la mère du
constructeur). À l’intérieur du bâtiment, ce sont 1300 boulins
accessibles grâce à une échelle tournante.
3 « Le Grand Damier » • Surnommé ainsi, pour la
magnificence de ses motifs décoratifs, ce colombier se
trouvait dans un ancien enclos seigneurial à Bertreville-
Saint-Ouen (village voisin). Tout comme la charretterie du
XVIIe siècle, le colombier date de « 1614 » d’après
l’inscription du médaillon ovale présent au-dessus de la
porte. Au XIX e siècle, il a été démonté et reconstruit à l’identique
par ses nouveaux propriétaires qui en ont fait leur habitation.
Sauvé une deuxième fois au début du XXe siècle, alors qu’il
tombait en désuétude, il est démonté pierre par pierre, et
reconstruit sur la base d’anciennes cartes postales. Il retrouve
alors ses briques rouge et noire ponctuées d’un damier en grès
et en silex noir, formant un bandeau monochrome aux motifs
géométriques et floraux.
4 Le colombier de la seigneurie de la Croix • Seul
vestige d’une ferme porche du bourg, le colombier de base
carré faisait partie du fief de la famille Duval, seigneurie de la
Croix, qui en était le possesseur depuis le XVII e siècle.
Le bâtiment présente dans sa partie basse, un appareil de
silex noyé dans du mortier avec un chaînage d’angle en
grès qui conserve une pierre blanche. D’après l’inscription
qui s’y trouve « 1671 », le colombier aurait été construit au
XVIIe siècle.
La partie inférieure est d’origine tandis que la partie
supérieure en brique a été remaniée au début du XX e
siècle, mais à son origine, elle était probablement à
colombage. À l’intérieur, subsiste sur le mur Est, des boulins
en argile.
5 La ferme du manoir de Tôt • Le manoir date de 1688,
et a accueilli le peintre Jacques-Émile Blanche entre 1902 à 1939.
La ferme attenante de 1766, est due à son propriétaire Adrien
Baudry.
Le petit colombier de plan carré, daterait du XVIe siècle,
d’après l’appareil réticulé en brique utilisé à sa construction.
Remanié au XIX e siècle, pour un nouvel usage, il ne possède plus
de lucarne d’envol.
6 Ferme Nos • Au sein du vestige d’une cour-masure, se
trouve le seul authentique colombier de plan octogonal,
de la région dieppoise. Il porte l’inscription de « 1735 » suivis
des armes de la famille et de l’inscription IHS (Jésus
Homme Sauveur). Remanié au XIXe siècle, il prend une
double fonction d’oratoire en partie basse, et de volière en partie
haute.
7 Le colombier du fief du Becquet des flèches • C’est
une ancienne dépendance du fief Chauvin, datant du XVI e
siècle. L’apparat de la construction démontre une grande
recherche avec un appareil de brique fait de larmier. Dans
l’encadrement de porte, les armes des propriétaires ont
sans doute été bûchées à la Révolution. Les possesseurs
rivalisaient d’imagination pour « exhiber » leur puissance.
Conception, impression : Planète Graphique - Saint-Martin-du-Vivier Photographies : © L. Godin - © Y. Leroux - © A. Alexandre
Qui pouvait prévaloir du droit du colombier
en Normandie ?
La règle diffère selon les provinces. Le Coutumier normand,
texte rédigé au milieu de XIII e siècle, repris en 1583, aborde
le sujet : « de façon en quelque sorte incidente : (…) avec
les corps des fiefs nobles sont relevés par même moyen
toutes les dépendances comme sont garennes, moulins,
colombiers, et autres appartenances de fief ». Un autre
article stipule « qu’en cas de division de fief, le droit de
colombier doit demeurer à l’un des héritiers, sans que les
autres le puissent avoir, encore que chacune part prenne
titre et qualité de fief avec les autres droits appartenant à
fief noble par la Coutume…»
Il s’agit donc d’un droit attaché à un fief et qui n’appartient
qu’aux titulaires de fief de Haubert et à eux seuls.
Toutefois cette disposition n’a pas toujours été
respectée et il n’y avait pas « d’inspecteurs » sillonnant la
Normandie pour relever les infractions. Si un colombier était
néanmoins construit sur une roture ou sur une fraction de
fief et qu’il échappait à la surveillance des commissaires,
la Coutume de Normandie portant que « prescription
de quarante ans vaut titre en toute justice pour quelque
chose que ce soit pourvu que le possesseur en ait joui
paisiblement par ledit temps », le bâtiment n’était pas
démoli.
En janvier 1789, à Offranville, comme dans tous les villages,
la suppression des colombiers est demandée : « nous
nous empressons aussi de remonter aux états généraux
que, pour la conservation des biens de la campagne, on
fasse détruire au moins fermer pendant la semence et la
moisson, les colombiers et volières de pigeons, entendu
qu’il est clair et évident qu’ils font un tort considérable
depuis que les grains sont en maturité jusqu’à ce qu’ils
soient récoltés, ainsi que pendant la semence »…
« Les plaintes relatives à ce droit étant parvenues de toutes
les parties du royaume (…) les Constituants décidèrent
de considérer cette prérogative nobilaire comme faisant
partie des droits dits « usurpés » donc justifiés et le droit de
colombier en Normandie comme ailleurs, fut supprimé sans
rachat par le décret des 15-28 mars 1790. »Circuit du patrimoine
GR de pays
La Véloroute du Lin
Légende
Le colombier du parc de loisirs municipal du Colombier
Le manoir Jehan Véron
« Le Grand Damier »
Le colombier de la seigneurie de la Croix
La ferme du manoir de Tôt
Ferme Nos
Le colombier du fief du Becquet des flèches
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École
Parc du Colombier
Mairie
Avenue de la Hêtraie
Rue J e
a n Jaurès
Route de
Neufmesni l
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Rue Louis Loucheur
Circuit des Colombiers
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Qu’est-ce qu’un colombier ?
Le colombier ou fuie, dit « à pied » ou « fui volante » est
un bâtiment massif en pierres, briques ou colombages,
de plan le plus souvent circulaire mais aussi hexagonal,
octogonal ou carré comportant un toit souligné d’orifices
sur son pourtour, d’un clocheton central ouvert ou de deux
lucarnes, pour permettre aux pigeons de circuler.
À l’intérieur, où l’on accède par une petite porte, les murs
sont tapissés de « boulins », c’est-à-dire de cases rondes
ou carrées où les pigeons passent la nuit, pondent leurs
œufs, élèvent leurs pigeonneaux, couvées particulièrement
nombreuses étant donné leur grande fécondité !
Au centre, se trouve « un arbre » en bois, tournant sur son
axe, et supportant au moyen de potence, une ou deux
échelles, pour atteindre les nids, y prendre les œufs « dont
on était fort friand, ainsi que des jeunes pigeons dont on
faisait une grande consommation, de préférence aux
adultes, dont la chair était jugée trop ferme ».
Il s’agissait de « bisets » au plumage gros-bleu ardoise ou
« fuyard » qui cherchaient leur nourriture le jour dans la
campagne environnante. Leur fiente servait d’engrais dans
les champs.
Les préoccupations des paysans de l’Ancien régime
s’arrêtaient au fait que tous ces pigeons s’abattaient sur les
semailles et les récoltes, provoquant d’énormes dégâts. A
Offranville, ils étaient des milliers !
Interdiction formelle « pour quiconque de futer, blesser ou
attraper des pigeons sous peine du fouet, du carcan ou de
lourdes amendes », il restait aux paysans pour défendre
leurs terres « de l’aube au crépuscule au moment des
semailles ou des moissons d’effrayer les oiseaux de la vois
et du geste.
lucarne
d’envol
trou d’aération
larmier : bandeau en saillie destiné
à interdire l’étage aux rongeurs
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