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Commune de Vitré
Inventaire communal
des zones humides
Département d'Ille et Vilaine [35]
RapportInventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
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Dossier réalisé par DM EAU SARL
Ferme de la Chauvelière
35150 JANZE
Tel 02.99.47.65.63Inventaire communal des zones humides - 2019
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SOMMAIRE DE L'ETUDE
I. INTRODUCTION _________________________________________________________ 4
II. LES ZONES HUMIDES : Généralités __________________________________________ 5
III. METHOLOGIE _________________________________________________________ 8
III.1. LA FLORE __________________________________________________________________8
III.2. LE SOL _____________________________________________________________________9
III.3. METHODE DE DELIMITATION ________________________________________________ 12
III.4. CONCERTATION ___________________________________________________________ 13
III.5. CAS PARTICULIER DES PLANS D'EAU, MARES, OUVRAGES TECHNIQUES _____________ 14
III.6. CONFORMITE DE NOTRE METHODOLOGIE AVEC LES PRESCRIPTIONS DU SAGE VILAINE 15
IV. LOCALISATION DE LA COMMUNE ________________________________________ 16
V. CONTEXTE GEOLOGIQUE LOCAL ___________________________________________ 18
VI. RESULTATS DE L'INVENTAIRE ___________________________________________ 20
VI.1. DESCRIPTION DES HABITATS HUMIDES ________________________________________ 22
VI.1.1. LES PRAIRIES HUMIDES _______________________________________________________ 22
VI.1.2. BOISEMENTS HUMIDES _______________________________________________________ 23
VI.1.3. ZONES HUMIDES DEGRADEES __________________________________________________ 24
VI.1.4. ROSELIERES ET MARES ________________________________________________________ 25
VI.2. DESCRIPTION SECTORIELLE __________________________________________________ 26
VI.2.1. SECTEUR 1 : Les Chauffetières __________________________________________________ 27
VI.2.2. SECTEUR 2 : La Mare _________________________________________________________ 29
VI.2.3. SECTEUR 3 : La Vallée de la Vilaine ______________________________________________ 31
VI.2.4. SECTEUR 4 : La Basse Villoux ___________________________________________________ 33
VI.2.5. SECTEUR 5 : La Haie Robert ____________________________________________________ 35
VI.2.6. SECTEUR 6 : La Rousselière ____________________________________________________ 37
VI.2.1. SECTEUR 7 : La Piletière _______________________________________________________ 39
VI.2.1. SECTEUR 8 : La Guilmarais _____________________________________________________ 41
VI.2.1. SECTEUR 9 : Le Ruisseau du Herveleux ___________________________________________ 43
VI.2.1. SECTEUR 10 : Les Louries ______________________________________________________ 45
VI.3. CONCLUSION _____________________________________________________________ 47Inventaire communal des zones humides - 2019
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I. INTRODUCTION
Dans le cadre de la révision de son document d’urbanisme (PLU), la commune de Vitré doit actualiser
son inventaire des zones humides à la demande de la CLE du SAGE Vilaine, approuvé le 02/07/2015.
Celui-ci s'articule autour de trois dispositions visant à préserver les zones humides :
➢ Disposition 3- Inscrire et protéger les zones humides dans les documents d'urbanisme
➢ Disposition 5- Disposer d'inventaires communaux fiables et précis
➢ Disposition 6- Evaluer et faire évoluer les inventaires communaux existants
Un inventaire des zones humides a été réalisé en 2008. Celui-ci identifiait 47,1 ha de zones humides,
plans d’eau compris, ce qui représentait 1,2 % du territoire communal (38,67 km2). Hors plans d’eau,
cet inventaire inventoriait 7,5 ha de zones humides soit environ 0,2 % du territoire communal.
L’actualisation de l’inventaire des zones humides, sur l’ensemble du territoire communal, a été réalisée
sur la période octobre-novembre 2018.
Déroulement de l'inventaire des zones humides
de Vitré
Réunion de démarrage Septembre 2017
Réunion de démarrage avec les exploitants
agricoles Octobre 2017
Phases de terrain Novembre 2017 à Février 2018
Réunion de travail avec les exploitants agricoles 21 février 2018
Retour terrain avec les exploitants agricoles Mars et avril 2018
Réunion du COTECH (en lien avec l’avancement du
PLU) Janvier 2019
Corrections du zonage Mars 2019
Affichage public Du 3 au 21 Juin 2019
Retours terrain complémentaires ….
Validation en conseil municipal ….Inventaire communal des zones humides - 2019
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II. LES ZONES HUMIDES : Généralités
Les zones humides jouent un rôle de réservoir, en raison de leur
capacité de rétention d’eau.
En période de hautes eaux, les zones humides fonctionnent
comme une "éponge naturelle". En recevant et en stockant les
écoulements, elles tamponnent la montée des niveaux d’eau, et
limitent l’amplitude d’une crue.
L'eau stockée au sein de ces zones humides est ensuite
progressivement restituée au cours d’eau via la nappe, pendant
une période plus longue (soutien du débit d'étiage).
Cette fonction de stockage est d’autant plus intéressante que
l’évaporation dans les zones humides est inférieure à celle qui a
lieu, par exemple, dans les étangs.
Elles ont également un rôle épurateur en
agissant sur la qualité de l’eau qui les traverse.
Les nitrates des versants agricoles sont en
partie assimilés par les plantes ou réduits par
l’action des bactéries spécifiques à ces milieux
(dénitrification hétérotrophe).
En ralentissant les écoulements de surface, les
zones humides favorisent la sédimentation
des particules : les flux de matières en
suspension et de phosphore particulaire
arrivant au ruisseau sont atténués.
En limitant l'ensemble des ruissellements, les zones humides captent aussi les flux polluants (produits
phytosanitaires), au même titre que les bandes enherbées. Il ne faut cependant pas surestimer ce rôle
de filtre au risque de modifier l’équilibre écologique ou de dégrader la zone humide elle-même.
Cardamine des Prés (Cardamina pratensis) et Libellule déprimée (Libellula depressa)Marais tourbeux Zone de sources
Prairies
hydromorphes
Plans d'eau
Anciennes
Boisements carrières humides
Prairies à végétation
caractéristique
des zones humides
Forêts alluviales
Zones
estuariennes
Zones humides arrière dunaires
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Les milieux humides sont souvent riches en vie mais fragiles. De nombreuses espèces végétales et
animales en dépendent directement ou indirectement. La disparition du caractère humide de ces
zones (remblai, drainage, modification de la circulation d’eau…) entraîne la perte inéluctable de ces
espèces dépendantes de conditions écologiques particulières. D’autres, moins spécifiques, les utilisent
comme zone de refuge, de gagnage, d’abreuvement ou de reproduction.
La diversité des zones humides présentes sur un territoire (illustrée sur la Figure 1) implique un travail
précis de terrain pour garantir l’exhaustivité de l’inventaire. C’est pourquoi toutes les parcelles de la
commune ont été analysées.
Figure 1 : Schéma général de localisation des zones humides à l'échelle du bassin versant
Dans les parties hautes d’un bassin versant, le réseau hydrographique est constitué de nombreux cours
d’eau de faible débit associés à un maillage fin de nombreuses petites zones humides. A l’échelle
communale, leur faible surface laisse penser que leur intérêt est lui aussi limité. Mais à l’échelle d’un
bassin versant (Figure 1), la préservation de ce maillage fin est indispensable au bon fonctionnement
de la globalité du réseau hydrographique.Cours d'eau Zones humides
Nappe haute (hiver-printemps)
Le, « D, Dr GT de HT Au» ARRET
4h je battement de la nappe [Zone di Berges de 10 cm mini
| En eNERRE
9
. pa
Nappe basse (été-automne)
Substrat différencié Organismes aquatiques
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D'une manière générale, on peut distinguer deux grands types de zones humides, liés à leur mode
d’alimentation hydrologique (souterrain ou de surface) :
- Les zones humides de bas de versant, où les écoulements de sub-surface convergent et où la
nappe d'altérite affleure à la surface du sol une partie de l'année (en hautes eaux). Ce type de
zone humide borde les cours d’eau, les plans d’eau ou le littoral. Associée à la dynamique
d'écoulement du réservoir souterrain, cette zone humide est classiquement identifiée en bas
de versant (Figure 2), mais elle peut dans certaines configurations (ex : une résurgence de
nappe), se retrouver en position haute à l'échelle du versant.
- Les zones de stagnation d’eaux de ruissellement, souvent situées aux points bas des parcelles
ou dans des dépressions topographiques.
Figure 2 : Fonctionnement hydrologique d'une zone humide de bas de versant
Le fonctionnement d'une grande majorité des zones humides est lié aux écoulements de sub-surface,
eux-mêmes connectés aux cours d'eau. C'est pourquoi, lors de nos investigations sur le terrain, nous
relevons tous les éléments marquants dans le paysage qui permettent d'affiner le contexte
hydrologique local (cours d'eau, fossé, drain agricole, topographie, élément bocager, affleurements du
substratum...).Inventaire communal des zones humides - 2019
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III. METHOLOGIE
Conformément au Code de l’Environnement, les zones humides sont caractérisées selon des critères
de végétation (référentiel européen CORINE Biotope) et d’hydromorphie des sols (caractérisation
pédologique GEPPA).
La loi sur l’eau du 3 janvier 1992 définit les zones humides comme :
"Des terrains exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre, de façon
permanente ou temporaire. La végétation, quand elle existe, est dominée par des plantes hygrophiles pendant
au moins une partie de l'année".
L’arrêté du 24 juin 2008 amendé au 1er Octobre 2009 précise les caractéristiques de la végétation, des
habitats et des sols des zones humides. Il présente également une méthodologie détaillée pour le
travail de terrain. L’inventaire réalisé sur la commune est conforme à cet arrêté. La méthodologie
précise est détaillée ci-dessous.
III.1. LA FLORE
L’eau est un facteur écologique primordial dans la distribution
géographique des végétaux.
Certaines plantes ne se développent que dans des sols saturés
en eaux toute l’année, sur des terrains périodiquement
inondés, etc. D’autres au contraire ne supportent pas les sols
gorgés d’eau, même pendant une courte période. Ces dernières
permettent également de déterminer le caractère non humide
d’un terrain, ou de positionner précisément la limite de la zone
humide.
Cette propriété de la flore hygrophile est mise à profit pour la
détermination des zones humides, par l’identification d’espèces
indicatrices. La liste d’espèces hygrophiles recensées par le
Muséum d’histoire naturelle en annexe de l’arrêté du 24 juin
2008 sert de référence.
Pour l’inventaire des zones humides, les principales espèces
hygrophiles recensées sont les Joncs (essentiellement diffus et
aggloméré) et la Renoncule rampante.
Attention toutefois, les usages du sol dans les espaces agricoles
ont une grande influence sur la composition de la flore. En fonction des usages, il convient d’analyser
le site plus en détail en réalisant des sondages à la tarière pour caractériser le sol, si la flore ne permet
pas de conclure sur le statut de la zone.
La Lysimaque des bois, la grande Salicaire,
la Reine des près et la Baldingère se
rencontrent dans les prairies et les bois
humides uniquement.Inventaire communal des zones humides - 2019
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III.2. LE SOL
En complément de l’analyse floristique, nous réalisons ponctuellement des sondages pour identifier
dans les horizons superficiels du sol, la présence de traces d’hydromorphie, caractéristiques des
Rédoxisols et des Réductisols. Ces types de sols sont affectés par les processus d'hydromorphie à moins
de 50 cm de profondeur. La saturation prolongée du sol par l'eau conduit au développement de
conditions anoxiques et à la réduction du fer qui passe sous forme Fe2+, mobile, de couleur gris-bleu.
Quand l'oxygène est à nouveau disponible dans le milieu, le Fe2+ précipite sous forme de Fe3+, réoxydé,
de couleur rouille.
L'hydromorphie est la manifestation morphologique de l'engorgement d'un sol par l'eau. Ce sont ces
traits morphologiques spécifiques (taches, ségrégations, colorations, décolorations ou nodules) qui
nous permettent d'identifier les sols des zones humides à partir des sondages. Ces derniers sont
réalisés à une faible profondeur (0,5 à 1 mètre maximum) à l'aide d'une tarière (Ø 5 cm).
La présence de traces d’hydromorphie confirme le caractère humide des terrains où la végétation
caractéristique est plus difficilement identifiable (terrains cultivés, prairies fauchées, prairies
temporaires). Ces traits d'hydromorphie sont la plupart du temps observables (période sèche, période
humide).
Les situations sont variables en fonction du type de sol et de la durée d’engorgement en eau. La
présence, l’intensité et la profondeur d’apparition des traces d’hydromorphie permettent de classer
les sols selon leurs degrés d’hydromorphie (classification GEPPA 1981, Figure 3).(en cm)
25
150
Wa il h LL =
1} @! Caractères rédoxiques peu marqués
il g Caractères rédoxiques marqués
[6 | Horizons réductiques
Es Horizons histiques
ZH Zones humides
H Histosols R Réductisols
il g Il
44
(pseudogley peu marqué)
(pseudogley marqué)
(gley)
r Répoxsois (rattachements simples et doubles)
Morphologie des sols correspondant à des « zones humides » (d'après classes d'hydromorphie du GEPPA, 1981).
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Les quelques exemples de sondages pédologiques illustrés ci-dessous ne sont pas exhaustifs.
Figure 3 : Classes d’hydromorphie, GEPPA 1981 – Extrait du « Référentiel pédologique 2008 »
Zone humide
Selon l’arrêté du 1er octobre 2009
Traits rédoxiques légers Traits rédoxiques marqués Traits réductiques marquésInventaire communal des zones humides - 2019
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Comme pour la végétation, les activités humaines ont un impact sur le sol et peuvent influencer
l’intensité des traces d’hydromorphie (traits réductiques et traits rédoxiques). Les sols labourés
présentent un horizon superficiel plus aéré qui diminue l’intensité des traces d’hydromorphie.
Les sondages pédologiques doivent être situés de part et d’autre de la limite supposée de la zone
humide pour une délimitation au plus près des critères de sol. La précision reste cependant limitée
(plusieurs mètres) au regard du caractère ponctuel des données sur la nature du sol, et du caractère
graduel et diffus de l’hydromorphie.
Dans de nombreux cas, il est nécessaire d’avoir une analyse globale du site. Si la botanique et
l’hydromorphie du sol sont les deux critères réglementaires qui permettent d’identifier une zone
humide, l’analyse du site en général permet souvent de fixer précisément la limite. En effet, le relief,
le mode d’alimentation en eau, les aménagements ou tous facteurs pouvant avoir une influence sur
la zone humide doivent être pris en compte pour sa caractérisation et sa délimitation.
Dans le cadre de l’inventaire des zones humides réalisé sur la commune, toutes les parcelles du
territoire communal ont fait l’objet d’une analyse de ces critères, garantissant son exhaustivité.Inventaire communal des zones humides - 2019
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III.3. METHODE DE DELIMITATION
Afin d’aider à l’exhaustivité du travail de repérage pour les visites de terrain, des données
cartographiques sur les zones humides potentielles peuvent permettre une première approche
systématique du repérage des zones potentiellement humides. Pour cette première analyse, nous
utilisons les données cartographiques disponibles : IGN, ancien inventaire, photographies aériennes
(de 1950 à 2012), prélocalisation de la DREAL, Agrotransfert…
Les cartes hydrographiques, pédologiques, géologiques, les photo-aériennes et les cartes IGN, sont
autant de sources d’informations à exploiter. L’utilisation d’un SIG permet une consultation et un
recoupement rapide des informations disponibles. (Figure 5)
Cette première analyse des données ne peut cependant se substituer à un véritable travail de terrain.
Nous mettons donc volontairement l’accent sur cette analyse du territoire communal in situ par
sondage à la tarière à main et prise en compte du recouvrement végétal du sol.
Le travail de terrain consiste à délimiter précisément les zones humides effectives selon les critères
pédologiques et/ou botaniques et/ou du site. Toutes les parcelles du territoire sont visitées, avec une
attention particulière sur les secteurs pressentis comme humides.
Figure 5 : Schématisation de notre méthodologie
- Analyse des
données
cartographiques
- Investigations de
terrain (Flore et
pédologie)
- Restitution
cartographique
géoréférencée
Figure 4 : Exemple de réalisation d'un
sondage pédologique sur une parcelleInventaire communal des zones humides - 2019
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III.4. CONCERTATION
L’objectif premier d’un inventaire est l’identification et la localisation précise des zones humides sur le
territoire communal. Il doit également permettre de communiquer sur cette thématique.
Pour cela, nous mettons en place une concertation avec :
- Un comité de pilotage, composé d’élus et d’un ou plusieurs représentants du monde agricole.
Nous convions également une personne de l’Association de Chasse Communale, de
l’Association de Pêche locale et d’autres associations nécessaires (ex : randonnée,
environnement). Ce Comité de pilotage se réunit plusieurs fois : au démarrage de l’étude,
après la phase de terrain, et pour finaliser l’inventaire. (Figure 6, à gauche)
- Le monde agricole. Nous réalisons une première réunion de présentation de la méthodologie
avant le passage sur le terrain. Une réunion de restitution a lieu avant la mise à disposition en
mairie. (Figure 6, à droite)
- Enfin l’ensemble des personnes de la commune est averti de l'affichage public de l'inventaire,
par une communication locale (type presse ou bulletin municipal).
Cette concertation est l’opportunité d’expliquer la définition réglementaire des zones humides et les
fonctions qui y sont généralement attribuées (fonctions hydrologique, physique, biogéochimique,
écologique). Nous abordons également les enjeux liés à ces habitats humides : entretien, protection…
Les zones humides sont identifiées en fonction de leur habitat selon le code CORINE biotopes.
À noter : ce code indique le milieu identifié au moment de l’inventaire, il est distinct de l’occupation
des sols selon la PAC, notamment concernant les zones cultivées.
Figure 6 : A gauche, restitution au comité de pilotage ; à droite, visite sur site avec des exploitants agricoles.4
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III.5. CAS PARTICULIER DES PLANS D'EAU, MARES, OUVRAGES TECHNIQUES
Les plans d’eau, bien que jouant un rôle local pour la biodiversité, ne sont réglementairement pas
considérés comme des zones humides, une zone humide étant un milieu de transition entre milieu
terrestre et milieu aquatique (Figure 7, à droite).
Les ouvrages techniques (lagunes, bassins d’orage …), qui peuvent également abriter des espèces
inféodées aux milieux humides, sont également exclus des zones humides réglementaires.
Les mares (plusieurs dizaines de m²) sont considérées comme des zones humides pour leur
vulnérabilité, et leur valeur écologique, notamment vis-à-vis des amphibiens (un groupe d’espèces
protégées pour lequel les zones humides représentent un milieu indispensable à la reproduction)
(Figure 7, à gauche).
Ces habitats fragiles doivent être préservés autant que possible. En cas de suppression ou de
déplacement, il est nécessaire de s’assurer de l’absence d’espèces protégées par un inventaire
spécifique (amphibiens/odonates). Pour connaître précisément le contexte réglementaire, une
demande peut être réalisée auprès de la DDTM (Service Eau et Biodiversité).
Figure 7 : A gauche, exemple de mare forestière, classée zone humide ; à droite, exemple de plan d'eau, non classé en zone humideInventaire communal des zones humides - 2019
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III.6. CONFORMITE DE NOTRE METHODOLOGIE AVEC LES PRESCRIPTIONS DU
SAGE VILAINE
Le SAGE Vilaine a fixé une méthodologie spécifique des inventaires des zones humides, à appliquer sur
l’ensemble de son territoire.
L’inventaire des zones humides doit être mené conformément aux arrêtés du 24 juin 2008 et du 01
octobre 2009, précisant les critères de définition et de délimitation des zones humides en application
des articles L.214-7-1 et R.211-108 du Code de l'Environnement.
De plus, les sondages à la tarière doivent être caractérisés par leurs horizons suivant le tableau des
classes d’hydromorphie du GEPPA et permettent de délimiter les zones humides. Ils sont intégrés à la
cartographie des zones humides sous forme de points.
La cartographie numérique doit être projetée en Lambert 93 au format ESRI Shapefile et être
compatible avec le logiciel Gwern.
Notre inventaire respecte ces préconisations et est donc conforme aux prescriptions du
SAGE Vilaine.Légende
CI Limites communales de Vitré
dirai Bassin versant de Vilaine ed
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IV. LOCALISATION DE LA COMMUNE
Vitré est une commune d'Ille et Vilaine, située à mi-chemin entre Rennes et Laval, à environ 35 km de
ces deux villes. Positionné aux portes de la Bretagne, son territoire communal s'étend sur 3867 ha dont
56 % composent la surface agricole utile (données Agreste 2010).
Avec 45 communes voisines, Vitré intègre une Communauté d'agglomération (Vitré Communauté),
dont elle occupe le centre. Elle est aussi chef-lieu de canton.
Véritable pôle urbain, cette commune bénéficie d'un réseau routier dense (axes départementaux),
mais également de la proximité immédiate de l'axe routier Rennes-Paris (RN157), sur sa limite sud. Elle
est également traversée par l'axe ferroviaire Paris-Brest et est desservie au niveau d'une halte en plein
cœur de son centre ville.
Figure 8 : Situation géographique et contexte hydrographique de la commune de Vitré (source Esri, World topographic map)
La commune est localisée dans la partie médiane du bassin versant de la Vilaine amont (carte
précédente). Son secteur nord est traversé d'Est en Ouest par le cours d'eau de la Vilaine, qui prend
naissance à Juvigné en Mayenne, à environ 15 km en direction du NE. Ses bordures Est et Sud sont
délimitées par le cours d'eau (et le plan d'eau) de la Valière, affluent rive gauche de la Vilaine. La zone
de confluence se situe à l'Ouest de Vitré, juste en aval du passage de la Valière sous la voie ferrée
(figure suivante).
RENNES
LAVAL
VITRERTnEnT
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: Montreuil.
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Figure 9 : Situation géographique de la commune de Vitré (source géoportail)
Zone de confluence de
Valière- Vilaine
RN 157
Voie ferrée Paris-BrestInventaire communal des zones humides - 2019
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V. CONTEXTE GEOLOGIQUE LOCAL
Les processus de formation des sols et leur typologie sont influencés par la nature de la roche-mère,
qui constitue le sous-sol. L'altération de ces matériaux anciens va impacter la granulométrie, la texture,
la perméabilité, le pH mais aussi la fertilité chimique des horizons superficiels du sol, qui en dérive.
Le contexte topographique résulte d'une longue histoire géologique. Il dépend également de la nature
des différents matériaux du sous-sol, qui se traduit par une différence de résistance à l'érosion. Le
contexte géologique conditionne ainsi les types de sols et d'occupation de sols, même si certaines
pratiques agricoles jouent un rôle non négligeable sur la qualité des sols.
Enfin, dans le cadre d'un inventaire des zones humides, la connaissance de la nature des terrains
géologiques rencontrés permet d'éviter la confusion possible entre les traces d'hydromorphie et les
taches d'altération des minéraux riches en fer.
Le territoire de Vitré est inclus dans le domaine centre armoricain, dont l'histoire géologique s'étale
sur plus de 600 MA, à travers de longues périodes sédimentaires entrecoupées d'épisodes tectoniques,
métamorphiques, plutoniques et volcaniques.
Les parties Nord et Sud de Vitré reposent sur les terrains sédimentaires les plus anciens du socle
armoricain : des formations briovériennes non métamorphisées, qui s'expriment le plus souvent sous
la forme de faciès argileux tendres, et qui correspondent à des zones topographiquement déprimées.
Localement des faciès plus gréseux viennent rompre la monotonie du paysage par des petites buttes.
La partie médiane de Vitré repose quant à elle sur une unité géologique appartenant au Paléozoïque,
constituée essentiellement de grès affectés par des structures plissés et faillées. De beaux
affleurements sont situés au pied des remparts du château de Vitré. La forte teneur en quartz des sols
qui en dérivent leur donne un faible potentiel agronomique, pénalisé également par une importante
charge en cailloux (travail du sol).
D'importantes zones de colluvions (matériaux limoneux) se sont par la suite déposées dans le fond des
vallées, au contact du réseau hydrographique. De même, des dépôts de limons éoliens sont venus
recouvrir le substrat schisto-gréseux sur parfois d'importantes surfaces (ex : au sud).
Les alluvions qui occupent le fond de vallée du réseau hydrographique de la Vilaine et de la Valière
sont également de nature limoneuse, à débris de schiste/siltite, mais ne contenant pas toujours des
graviers. Cet héritage géologique confère à l'ensemble de ces dépôts sédimentaires (colluvions, lœss
et alluvions), un cocktail granulométrique favorable aux phénomènes de battance et de prise en masse
des terres qui en dérivent. Positionnés en bas de versants (ou sur des zones de plateau pour les lœss),
ces secteurs plats et peu perméables, sont prédisposés à l'hydromorphie.193
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Figure 10 : Contexte géologique de la commune de Vitré (http://www.geoportail.gouv.fr)
Colluvions
argilites/siltites
du briovérien
Loess
Alluvions
grès
paléozoïques
argilites/siltites
du briovérienInventaire communal des zones humides - 2019
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VI.RESULTATS DE L'INVENTAIRE
La phase terrain de l’inventaire a été menée en octobre et novembre 2018. La surface totale des zones
humides s’élève à 152,4 ha, soit 4,1 % du territoire étudié. En comparant cette surface à la surface
agricole utile (2179 ha en 2010; source Agreste), la part de zones humides atteint 7,0 % de la SAU.
La typologie présentée ci-dessous reprend des appellations courantes qui simplifient la typologie du
code CORINE utilisée pour la cartographie. La figure suivante montre la répartition des zones humides
par grand type pour la commune de Vitré.
Ce sont ainsi les prairies humides qui sont les plus fréquemment rencontrées, puisqu’elles
représentent 68,3 % des zones humides identifiées dans cet inventaire (152,4 ha). Les différents
habitats humides ouverts recensés sont dominés par des zones humides de têtes de bassin versant,
que ce soient de prairies ou des parcelles cultivées (16,4 ha : 10,9 %). Les usages et les pratiques
d’exploitation (fauche, pâturage, fertilisation) différencie cette mosaïque complexe en influençant la
composition floristique de ces zones humides.
Qu’ils soient spontanés ou plantés, les espaces boisés humides recouvrent 14,5 ha du territoire, soit
9,5 % des zones humides de la commune.
Mares, 0,3% Roselières et jonchaies, 1,2%
Tourbières, 0,0%
Bois et haies
humides, 9,5%
Prairies humides,
68,3%
Peupleraies, 4,9%
Cultures, 10,9%
Friches, 0,7%
Figure 11 : Répartition des zones
humides par grands types d’habitats#
(Légende
M ra ce (non intégré 17H) Zones Humides inventoriées
| © Mare (intégrée à l'ZH) Occupation du sol selon le code CORINE Biotopes
1 | Bassins techniques Es Mares (22.1)
= Routes récentes = Prairies humides eutrophes (37.2)
BR Prairies à jonc diffus (37.217)
Es Forêts riveraines, forêts et fourrés humides (44)
| Formations riveraines de saules (44,1)
= Bois marécageux (44.9)
Es Saussaies marécageuses (44.92)
Es Communautés à grandes laîches (53.2)
(MM Prairies humides améliorées (81.2)
MN Cuiture sur sol hydromorphe (82.13)
8323! Plantations de peupliers (83.321)
EE Terrains en friche (87.1)
+ Zones de compensation à «
DM EAU
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Cartographie synthétisant les résultats de l'inventaire communal de Vitré en 2018Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
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VI.1. DESCRIPTION DES HABITATS HUMIDES
VI.1.1. LES PRAIRIES HUMIDES
Habitat (Corine Biotopes) Code Surface cumulée (ha)
Prairies humides (37) et prairies améliorées (81)
Prairies humides eutrophes 37.2 18.60
Prairies à Jonc diffus 37.217 70.51
Prairies humides améliorées 81.2 15.58
VITRE 104.7
➢ Prairies humides eutrophes (37.2), prairies à jonc diffus (37.217), pâtures à grand jonc
(37.241)
Cet habitat englobe aussi bien des prairies
fauchées que pâturée, sur des sols
hydromorphes. Elles sont caractérisées par la
présence d’une flore hygrophile eutrophe
(Jonc Diffus, Renoncule rampante, Lotier des
marais, Agrostide stolonifère…). Les espèces
présentent dans ces prairies sont communes
mais leur composition floristique peut être
variée. A noter qu’elle est fortement
influencée par les modes d’exploitation et les
degrés d’engorgement en eau du sol. Les
prairies fauchées ou pâturées sont codées soit
en 37.217 soit en 37.241. Si la végétation en
place ne permet pas cette précision elles sont
codées en 37.2 ou 37.2.
Certaines prairies inondables peuvent être le lieu spécifique de reproduction de la faune piscicole
(frayères à brochets par ex.). De nombreux insectes et invertébrés se reproduisent dans les prairies
humides, ils représentent des proies idéales pour l’avifaune particulièrement, mais aussi pour les
chauves-souris ou même les odonates.
Une partie de ces prairies est régulièrement cultivée (maïsiculture) dans un cycle de 3 à 5 années de
prairies suivies d’une culture. Les amendements, les fertilisations et l’usage de produit phytosanitaire
tendent à limiter la diversité biologique de ces prairies. Elles ont cependant un rôle hydrologique
(régulation) non négligeable qu’il convient de préserver. Les prairies humides jouent un rôle dans le
ralentissement des ruissellements, dans le stockage temporaire en période excédentaire et dans le
soutien aux débits d’étiages. Elles favorisent également la sédimentation des MES et la consommation
des nutriments par les plantes hygrophiles et la flore du sol. L’alternance de période de saturation du
sol en eau, et de période d’assèchement favorise les phénomènes de dénitrification.
Figure 12 : Prairie à joncsInventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
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➢ Prairies humides améliorées (81.2)
Ce sont des prairies semées ou très fortement
fertilisées, parfois aussi traitées avec des
herbicides sélectifs, avec une flore et une faune
appauvries. Humides, elles peuvent abriter la
reproduction d’échassiers ou l’hivernage du gibier
d'eau, en particulier des oies. Elles peuvent
correspondre à des prairies temporaires ou à des
bandes enherbées. Lorsqu’il n’est pas possible de
distinguer le caractère temporaire ou permanent
de la prairie, elle est classée en 37.2 (voir
précédemment).
VI.1.2. BOISEMENTS HUMIDES
Habitat (Corine Biotopes) Code Surface cumulée (ha)
Bois (44) et haies humides (84)
Forêts riveraines, forêts et fourrés très humides 44 6.19
Formations riveraines de Saules 44.1 0.13
Bois marécageux d'Aulne, de Saule et de Myrte des marais 44.9 1.27
Saussaies marécageuses 44.92 6.94
VITRE 14.5
➢ Bois marécageux (44.9X)
Ils sont composés de saule, d’aulne et parfois de
bouleau avec la présence caractéristique de
grande laiche en sous-bois et principalement la
Laiche Paniculée (Carex paniculata). Ces
boisements marécageux jouent un grand rôle
dans la régulation des débits des cours d’eau
associés. Les sphaignes sont parfois présentes
dans les bois les plus humides et oligotrophes en
tête de bassin versant, caractéristiques de ce type
d’habitat quasiment impraticable à pied en hiver
et au printemps. *
Figure 13 : Prairie humide améliorée (bande enherbée)
Figure 14 : Bois marécageuxInventaire communal des zones humides - 2019
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Figure 15 : Saulaie
➢ Saulaies riveraines, bois de bouleux humides, bois de saules et de bouleaux, chênaies
saulaies acidiphile (44.1 – 41.B11- 44.1/41B11 – 41.5/44.1) :
Ce sont des milieux très souvent rencontrés en bordure des ruisseaux
et sur les prairies humides non exploitées depuis une dizaine d’années.
Le Saule roux et le Bouleau verruqueux sont des arbres pionniers peu
exigeants qui colonisent rapidement les bordures de ruisseau, d’étang
ou les prairies humides. La ronce est souvent présente dans les
premiers stades de colonisation par les saules. A des stades plus
avancés de développement ces boisements sont largement colonisés
pas le Chêne rouvre en dehors des secteurs marécageux (Chênaie
saulaies acidiphile). Ce dernier habitat forme la transition vers les bois
acidiphiles de Chêne et de Hêtre des versants des vallons ou des
plateaux, plus secs.
VI.1.3. ZONES HUMIDES DEGRADEES
Habitat (Corine Biotopes) Code Surface cumulée (ha)
Zones humides dégradées (82, 83, 87)
Cultures sur sol hydromorphe 82.13 16.63
Plantations de Peupliers 83.321 7.53
Terrains en friche 87.1 1.04
VITRE 25.2
➢ Cultures sur sols hydromorphes (82.13) :
Les zones humides cultivées lors de la visite de terrain sont classées dans cette catégorie. Ces milieux
sont relativement fréquents en bordure des cours d’eau dans la partie basse des parcelles. Seule
l’hydromorphie du sol permet de les identifier en l’absence de végétation hygrophile.
Malgré la mise en place de culture, en l’absence de drainage, ces zones humides peuvent avoir un
certain intérêt hydrologique. La capacité d’engorgement en eau est préservée mais le rôle de
ralentissement du ruissellement n’est plus effectif sur des sols nus. L’usage de produits phytosanitaires
et les fertilisations peuvent être néfastes pour la qualité de l’eau, particulièrement si les sols sont
encore saturés.Inventaire communal des zones humides - 2019
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La végétation est dominée par les espèces cultivées, seules quelques adventices hygrophiles
parviennent à s’implanter (Rénoué persicaire, Jonc des crapauds etc..). Leur valeur écologique est donc
faible l’année de l’inventaire. En l’absence de remblai de drainage et d’autres modifications
importantes de l’hydrologie de la zone humide, l’arrêt de l’exploitation s’accompagne d’une
modification de la flore qui se diversifie rapidement vers des communautés eutrophes hygrophiles. Le
retour d’une flore hygrophile se fait d’autant plus rapidement que d’autres espaces humides proches
abritent ces mêmes espèces.
VI.1.4. ROSELIERES ET MARES
Habitat (Corine Biotopes) Code Surface cumulée (ha)
Mares (22), roselières (53) et anciens lavoirs (89)
Eaux douces 22.1 0.51
Communautés à grandes Laîches 53.2 1.83
VITRE 2.3
SERVON-SUR-VILAINE
➢ Mares permanentes (22.1) et temporaires (22.5)
Elles sont favorables à la
reproduction de la faune
amphibienne et invertébrée même si
la période de prospection, n’a pas
permis de mettre en avant la
présence d’espèces rares ou
protégées, ni d’étudier en détail le
fonctionnement de chaque mare.
Cependant il est nécessaire que
chaque propriétaire de mare
s’assure de l’absence d’espèce
protégée s’il envisage de la déplacer
ou de la supprimer.
Les petites retenues d’eau (< 1000 m²) ont un impact hydrologique faible. Elles peuvent constituées
des points d’eau complémentaire pour les activités agricoles (abreuvage) mais également pour la faune
sauvage.
Figure 16 : MareInventaire communal des zones humides - 2019
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VI.2. DESCRIPTION SECTORIELLE
Pour préciser sommairement le positionnement des principales zones humides de la commune de
Vitré, nous avons découpé le territoire communal en 10 grands secteurs hydrologiques sur lesquels
nous revenons individuellement :
- 1. Les Chauffettières
- 2. La Mare
- 3. La Vallée de la Vilaine
- 4. La Basse Viloux
- 5. La Haie Robert
- 6. La Rousselière
- 7. La Piletière
- 8. La Guilmarais
- 9. Ruisseau du Herveleux
- 10. Le LouvierInventaire communal des zones humides - 2019
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VI.2.1. SECTEUR 1 : Les Chauffetières
Ce secteur nord de la commune, correspond à un petit ensemble de prairies et de zone en eau, entre
la route de de Balazé et la voie de contournement Est de l’agglomération. Le nouveau tracé de la voirie
à conduit à des aménagements (replantation et reboisement) sur les secteurs humides aval. La bande
enherbé rive droite du ruisseau d’une parcelle en céréales protège le
ruisseau.
Cet ensemble couvre le talweg d’un ruisseau d’ordre 1 qui prend sa
source en amont des Chauffetières et s’écoule Nord – Sud pour
rejoindre et grossir les eaux de la Vilaine.
Un confluent le rejoint en bas de la Tourbière, après son écoulement
busé sous voie et serres.
Puis, la circulation de cette eau superficielle n’est pas accélérée par
des recalibrages de ce linéaire principal et assure la relation entre le
ruisseau et sa zone d’expansion.
Nous sommes ici sur les zones de sources.
La tourbière est connue des riverains et
appartient à l’histoire de ce lieu dit. Des
excavations en eau existent et témoignent de
l’exploitation ancienne de la tourbe.
Ce milieu est rare (le seul sur la commune) et
peut renfermer une diversité et une originalité
dans la composition de sa flore.
L’extension latérale des zones humides bordant
ce ruisseau est en partie liée au contexte
topographique local. La délimitation de la zone
humide coïncide avec la rupture de pente au
lieu-dit la Chauffetière.
Le faible dénivelé à proximité du cours d'eau
limite le ressuyage des sols en période hivernale
: les eaux de sub-surfaces stagnantes, en
asphyxiant le sol, sont alors propices à la mise
en place de zones humides.
Photo 2 : Tourbière de la Chauffetière
Histosol
Photo 1 : Vue des parcelles
depuis le sudles Chauffetières
Commune de Vitré (35)
17/04/2019
Cours d'eau (SIBVVA)
| Plan d'eau
/ Bassins techniques
() Mares
Occupation du sol selon le code CORINE
Biotopes
MM ares (22.1)
_ Prairies humides eutrophes (37.2)
BEM Prairies à jonc diffus (37.217)
ET Forêts riveraines, forêts et fourrés
humides (44)
Bois marécageux (44.9)
CE] Communautés à grandes laîches
(53.2)
by Prairies humides améliorées (81.2)
Cultures sur sols hydromorphe
(82.13)
0 190 380 m
13355) Plantations de peupliers (83.321)
C_] Zones de compensation
Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
28
N°1
N°2Inventaire communal des zones humides - 2019
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VI.2.2. SECTEUR 2 : La Mare
Comme son nom l’évoque, le secteur en aval du site
d’exploitation agricole de la mare est lié à l’eau.
Les étangs et mares sont des éléments d’agréments
de la ferme et capte les sources d’un ruisseau qui
voit son écoulement dirigé dans le sens Ouest – Est,
pour rejoindre également la Vilaine.
Le corridor de zones humides existe en aval
immédiat des plans d’eau et se poursuit tant que la
topographie des versants est douce.
Ensuite les versants du talweg sont abrupts et
le niveau de la nappe chute.
Une zone humide perchée est présente en rive
gauche, sur le plateau cultivé. Elle n’était pas
observée lors du dernier inventaire de 2011.
(parcelle orange ci-contre).
Des parcelles en culture peuvent en effet être
également humides, et réciproquement.la Mare D M
| Commune de Vitré (35) _ A L)
À 17/04/2019
faq ; or ve .
0 140 280m
Cours d'eau (SIBVVA) Cultures sur sols hydromorphe
| Plan d'eau (8255)
(@) Mares
Occupation du sol selon le code CORINE
Biotopes
EMI Mares (22.1)
EM Prairies à jonc diffus (37.217)
= Prairies humides améliorées (81.2)
Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
30Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
31
VI.2.3. SECTEUR 3 : La Vallée de la Vilaine
L’ensemble des terrains de la vallée de la Vilaine au pied
de l’Eglise Notre Dame, entre le Pont Marin et la rue
Pasteur, forme un grand ensemble humide plus ou moins
contrôlé (peupleraie, prairie fauchée, jardin public),
laissant peu de secteurs au niveau de biodiversité
supérieur.
Les mesures compensatoires en place dans cette vallée
viennent substituer des surfaces de peupleraies par des
prairies destinées à créer des frayères à brochets. Le
degré de biodiversité pourrait alors augmenter.
Ces terrains sont également inondables.
Photo 3 : Champs d’expansion des crues de la Vilaine au cœur de
Vitré.
Quelques petites prairies peuvent présenter une flore plus
variée entre le Pont Marin et la Grenouillère.
C’est la gestion de ces milieux qui influencera une
augmentation de cette biodiversité locale qui ne demande
qu’à s’exprimer.
Les grandes parcelles inondables pour partie en amont de la rue
d’Ernée sont également des prairies permanentes principalement
fauchées. Quelques boisements éparses ponctuent ici le paysage de
cette large vallée.
Des plans d’eau ont été créés et ont modifié les écoulements
superficiels sur cette vallée élargie, le long de la route de la Chapelle
Erbrée. Leur destination est la pêche récréative.
Le cours de la Vilaine est ici accompagné de 45 ha environ de
parcelles humides.
Culture sur sol
hydromorphe
Rue de Fougères en arrière plan
Amont de la Grenouillèrela Vallée de la Vilaine
Commune de Vitré (35) EE
N À
17/04/2019
— rome
Te To | \ U
| \e
>L Te Bois \ : Sa L- LE -_ lourdan 4
PRES à la Kane ane Fe 101 | De ï
&s PS 5599 Shge
ft ka Gi] it d LL A!
la
la Geslinière inFAN Ÿ Bee Fa HT \
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102 k f
/
1 À # f
es #60 Lg cle Chénot hr
p \ > 4 la Guérivière \
INA 2}
0 440 880 m
Cours d'eau (SIBVVA) BI Prairies à jonc diffus (37.217) Cultures sur sols hydromorphe Li Plan d'eau ES Forêts riveraines, forêts et fourrés na: | 7/1 Bassins techniques humides (44) 18355) Plantations de peupliers (83.321) ‘© Maté EE Bois marécageux (44.9) F1 Terrains en friche (87.1) Occupation du sol selon le code CORINE SE Saussaies marécageuses (44.92) EC] Zones de compensation Biotopes En Communautés à grandes laîches
EM ares (22.1) (532) = Prairies humides eutrophes (37.2) (un Prairies humides améliorées (81.2)
Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
32Inventaire communal des zones humides - 2019
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VI.2.4. SECTEUR 4 : La Basse Villoux
Ce secteur dit de la Basse Villoux regroupe un grand ensemble (23ha) de petits boisements et prairies
humides connecté à la vallée de la Vilaine (ci-dessus) via un réseau primaire de ruisseau, affluent rive
gauche de la Vilaine.
La majorité des zones humides est
composée de cultures sur sol
hydromorphe et de prairies
eutrophes.
Les réseaux de fossés sont
assimilables à des douves tant la
nappe affleure ces terrains (nappe
d’accompagnement de la Vilaine).
Photo 4 : Prairie humide eutrophe
identifiée par la présence de traces
d'hydromorphie sur la partie aval
Les prairies sont ici pâturées et quelques
parcelles ont été transformées en culture.
L’ensemble de prairies à joncs diffus se
développe sur le secteur le plus plat dans la
vallée, à proximité du champ d’inondation
de la Vilaine.
Photo 5 : Vue de la grande prairie à
joncs, à proximité des étangs, pâturée.la basse Villoux
Commune de Vitré (35)
17/04/2019
Cours d'eau (SIBVVA)
C_] Plan d'eau
(7/7 Bassins techniques
() Mares
Occupation du sol selon le code CORINE
Biotopes
MM ares (22.1)
—| Prairies humides eutrophes (37.2)
0 190 380 m
BE Prairies à jonc diffus (37.217)
[ À Saussaies marécageuses (44.92)
EM Prairies humides améliorées (81.2)
Cultures sur sols hydromorphe
(82.13)
Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
34Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
35
VI.2.5. SECTEUR 5 : La Haie Robert
La Haie Robert se situe à l’extrême Est de l’agglomération, au sud de la route de Laval, en aval de la
dernière zone ouverture à l’urbanisation de ce secteur.
A nouveau cet ensemble (9,2 ha) accompagne l’apparition des écoulements superficiels (sources), mais
cette fois dans un contexte fortement influencé par la main de l’Homme. Les premières parcelles sont
des cultures (Maïs) et le boisement riparien est ici dégradé, assimilé à une décharge.
Une belle prairie au sud contre balance le premier constat et offre un échange latéral de premier ordre
pour ce petit ruisseau qui rapidement est pourtant géré comme un fossé (calibré).
Le secteur aval de ce talweg en amont de l’ensemble de la Rousselière ne présente plus de traces
d’hydromorphies. La nappe est rabattue.TC la Haie Robert
Commune de Vitré (35)
17/04/2019
Cours d'eau (SIBVVA)
C_] Plan d'eau
1/// Bassins techniques
Occupation du sol selon le code CORINE
Biotopes
LE Prairies humides eutrophes (37.2)
EM Prairies à jonc diffus (37.217)
| Saussaies marécageuses (44.92)
0 175 350 m
UM Prairies humides améliorées (81.2)
Cultures sur sols hydromorphe
(82.13)
Plantations de peupliers (83.321)
Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
36Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
37
VI.2.6. SECTEUR 6 : La Rousselière
Les prairies de ce secteur, sont en place et perdurent sur le secteur plat au point bas que croise la route
de Laval, en limite communale Est.
Les prairies à joncs se sont en effet développées de part et d’autre de cet axe routier de premier ordre.
Ces champs sont pâturés. Ce sont des prairies permanentes.
Sur le secteur aval, les parcelles ont fait l’objet d’aménagement expérimentaux à la fin des années 90
dans le but de retenir les flux de nutriments exportés du bassin versant.
L’ensemble des écoulements superficiels de ces prairies avait été repris et canalisés vers 2 lagunes,
aujourd’hui obsolètes.
Une mosaïque très diversifiée s’est développée sur cette prairie aménagée (14,9 ha).
Un véritable lieu pédagogique existe ici pour sensibiliser un public non averti sur le fonctionnement
hydrologique de ces écotones et également sur la richesse floristique, et dans une moindre mesure
faunistique des zones humides (saulaie/ carissaie/prairie …).TC la Rousselière D M
Commune de Vitré (35) _ A L)
À 17/04/2019
CR
le Pet tit/Ép C/E
0 210 420m
Cours d'eau (SIBVVA) = Cultures sur sols hydromorphe
[il Plan d'eau (82)
Occupation du sol selon le code CORINE
Biotopes
EE Prairies humides eutrophes (37.2)
EM Prairies à jonc diffus (37.217)
==) Forêts riveraines, forêts et fourrés
humides (44)
= Saussaies marécageuses (44.92)
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Commune de Vitré Document provisoire
38Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
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VI.2.1. SECTEUR 7 : La Piletière
A deux pas de la zone d’activité de la route des eaux, protégées par un espace prairial et boisé, un
autre talweg est préservé (2,2 ha).
Le ruisseau du Guenault prend sa source captée au niveau du plan d’eau en amont de quatre parcelles
(dont une en culture et les autres conservées en prairie permanente).
Ce petit hydrosystème
préservé, sera complété
plus en aval, à la sortie sud
de l’agglomération par un
ensemble plus vaste et plus
riche en habitats.TC la Piletière
Commune de Vitré (35)
17/04/2019
Cours d'eau (SIBVVA)
() Mares
Occupation du sol selon le code CORINE
Biotopes
UM Mares (22.1)
| Prairies humides eutrophes (37.2)
Cultures sur sols hydromorphe
(82.13)
100 200m
Inventaire communal des zones humides - 2019
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40Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
41
VI.2.1. SECTEUR 8 : La Guilmarais
C’est sur la partie aval du ruisseau du Guenault, affluent de la Valière qu’est préservé l’un des sites
humides les plus complexes de Vitré, c’est-à-dire avec un potentiel environnemental fort.
Composé de prairies permanentes et de boisement riparian, ces parcelles (8,4 ha) protègent un
ruisseau soumis aux fortes variations hydrauliques d’un bassin versant urbain.
Photo 6 : Prairie permanente
aux sols fortement réduits.
(Ruisseau busé)
Le dysfonctionnement hydraulique de ce ruisseau contribue nécessairement au maintien du caractère
humide de ce vallon peu marqué dans le paysage.
Photo 7 : Prairie humide eutrophe
Touffe de joncs sur le secteur le
plus humidela Guilmarais
Commune de Vitré (35)
17/04/2019
Cours d'eau (SIBVVA)
C_] Plan d'eau
17/7 Bassins techniques
() Mares
Occupation du sol selon le code CORINE
Biotopes
Es Mares (22.1)
—| Prairies humides eutrophes (37.2)
0 130 260 m
RM Prairies à jonc diffus (37.217)
(ES Forêts riveraines, forêts et fourrés
humides (44)
Es Prairies humides améliorées (81.2)
Cultures sur sols hydromorphe
(82.13)
Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
42Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
43
VI.2.1. SECTEUR 9 : Le Ruisseau du Herveleux
Cette entrée sud de Vitré depuis la route de Janzé est facile à identifier grâce à l’omniprésence du joncs
diffus sur les prairies à droite et à gauche de la route.
Photo 8 : Système prairial colonisé par le jonc. Les
sols sont marqués par des traces rédoxiques sur
la majorité de leur profil
La plus grande parcelle est localisée à
l’entrée de l’agglomération, en
retrait de la zone commerciale de la
Baratière.
Le ruisseau du Herveleux est également un affluent de la Valière.
Photo 9 : Grande prairie à joncsle ruisseau du Herveleux D M
Commune de Vitré (35)
À 17/04/2019
0 190 380 m
Cours d'eau (SIBVVA)
C_] Plan d'eau
17/7 Bassins techniques
Dbugason du sol selon le code CORINE
Biotopes
EM Prairies à jonc diffus (37.217)
G Cultures sur sols hydromorphe
(82.13)
Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
44Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
45
VI.2.1. SECTEUR 10 : Les Louries
Ce dernier grand secteur décrit les abords
de la Valière en aval du barrage et d’un
petit affluent non pérenne.
Les grandes étendues cultivées en partie se
développent sur 9,48 ha.
.
Photo 10 : Parcelle du lit majeur de la Valière en rive droite
Les parcelles le plus proches de la Valière ne sont pas humides. Il faut regarder à environ 100m de la
rive pour trouver le cordon humide, délimité par une douve en eau.
Perpendiculairement à la vallée de la Valière un corridor humide plus confiné est également recensé.
Un ruisseau temporaire circule au cœur de ce petit ensemble.
Photo 11 : Prairie du talwegles Louries
Commune de Vitré (35)
17/04/2019
GC \
.Jes Dronié, , a} 7e e
é, TR
Cours d'eau (SIBVVA)
C_] Plan d'eau
17/7 Bassins techniques
() Mares
Occupation du sol selon le code CORINE
Biotopes
Es Mares (22.1)
—| Prairies humides eutrophes (37.2)
0 180 360 m
mn Saussaies marécageuses (44.92)
En, Prairies humides améliorées (81.2)
Cultures sur sols hydromorphe
(82.13)
Hi Plantations de peupliers (83.321)
Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
46Inventaire communal des zones humides - 2019
Commune de Vitré Document provisoire
47
VI.3. CONCLUSION
Au final, la phase d'investigation sur le terrain en 2017-2018 a permis d'inventorier 152,5 ha de zones
humides selon les critères floristiques et pédologiques.
Ces zones humides représentent 4,1 % du territoire communal (soit 7,0 % de la Surface Agricole Utile).
Habitat Code CORINE Biotopes Surface cumulée (ha) Part
Mares 22.X ; 89.X 0.5 0.3%
Roselières et jonchaies 53.X 1.8 1.2%
Tourbières 51.X ; 52.X ; 54.X 0.0 0.0%
Landes et fourrés humides 31.X 0.0 0.0%
Bois et haies humides 44.X ; 84.X 14.5 9.5%
Prairies humides 37.X ; 81.X 104.7 68.3%
Peupleraies 83.X 7.5 4.9%
Cultures 82.X 16.6 10.9%
Friches 87.X 1.0 0.7%
Zones de compensation xx 6.5 4.2%
Commune de VITRE
153.2 100%
Part de la commune 4.1%
Part de la SAU 7.0%
Les habitats humides les plus rencontrés sont les prairies humides, qui totalisent 104,7 ha, soit 68.3 %
des zones humides de Vitré.