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unknown - Communauté d'agglomération - Marne et Gondoire - aMGS222
Document publié le Vendredi 21 novembre 2025
Lien du pdf (unknown - Communauté d'agglomération - Marne et Gondoire - aMGS222)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Transports, Eau et assainissement,
L’ACTUALITÉ INTERCOMMUNALE / N°222 - 21 NOVEMBRE 2025
Bussy-Saint-Georges / Bussy-Saint-Martin
Carnetin / Chalifert / Chanteloup-en-Brie /
Collégien / Conches-sur-Gondoire /
Dampmart / Ferrières-en-Brie / Jablines
Jossigny / Guermantes / Gouvernes /
Lagny-sur-Marne / Lesches / Montévrain /
Pomponne / Pontcarré / Saint-Thibault-des-
Vignes / Thorigny-sur-Marne
LE MOT DU PRÉSIDENT
DANS CE NUMÉRO
LE NOUVEAU CENTRE D’INCENDIE ET DE
SECOURS INAUGURÉ
BORDS DE MARNE : RÉHABILITATION À
MONTÉVRAIN ET PROJET À THORIGNY
Marne et Gondoire Agglo / www.marneetgondoire.fr
Aménager un territoire pour qu’il réponde aux besoins des habitants et soit
attractif passe par des schémas et des programmes. Mais c’est avant tout une suite de petites et grandes réalisations qui concourent à un développement
équilibré de nos communes. Chaque action est importante.
Jean-Paul MICHELMARNE ET GONDOIRE SCOPE L’actualité intercommunale - N°222 21 NOVEMBRE 2025 / www.marneetgondoire.fr
Marne et Gondoire réhabilite en ce moment
les bords de Marne à Montévrain. L’opération
a débuté en septembre et va se poursuivre
jusqu’en avril prochain.
La section en travaux longe la rivière du moulin
de Quincangrogne jusqu’au niveau de l’hôtel de
la Coudraie. La zone d’expansion de crue que
la communauté d’agglomération a réalisée en
2022 à l’exutoire du ru du Bicheret est également
agrandie actuellement.
Prochaine étape : la partie Lagny (quai de la
Gourdine jusqu’au square du Canada) qui sera
réalisée à partir de septembre 2026. En effet, en
raison des crues et des périodes de reproduction
des espèces, la réfection des berges ne peut
pas avoir lieu au printemps et en été, d’où
l’interruption des travaux pendant 4 à 5 mois.
L’étroit sentier peu
praticable aura
laissé la place à
une piste que l’on
pourra emprunter
à pied ou à vélo.
La technique du génie végétal
Les points les plus abîmés de la berge sont
stabilisés par des procédés de «génie végétal» :
ce sont les végétaux eux-mêmes qui vont
protéger la rive de l’érosion. Le sol est recouvert
d’un filet en fibre de coco qui maintient la terre
le temps que les plantations s’enracinent, en
l’occurrence du carex, une herbacée des marais
et des milieux humides. En pied de talus, des
branches de saule dressées et des fagots de
fascines de saule (maintenus par des pieux
en bois) protègent la berge de l’affouillement
produit par le batillage des bateaux. Les fagots
se désagrégeront progressivement mais la
berge se sera consolidée entre temps... sans
béton aucun. Une technique éprouvée à
Thorigny et Dampmart.
ACTUALITÉ
Les bords de Marne
en réhabilitation
à Montévrain
MARNE ET GONDOIRE SCOPE L’actualité intercommunale - N°222 21 NOVEMBRE 2025 / www.marneetgondoire.fr
TU
TU
TUMARNE ET GONDOIRE SCOPE L’actualité intercommunale - N°222 21 NOVEMBRE 2025 / www.marneetgondoire.fr
VU
Le réseau de chaleur de Marne et Gondoire
s’étend à la rue Georges Deharvengt (Saint-
Thibault-des-Vignes) pour desservir en début
d’année prochaine le groupe scolaire Edouard
Thomas et la résidence Kennedy et, à terme,
se déployer dans la ZAC Centre-bourg. Ce
réseau alimenté par la chaleur des incinérateurs
d’ordures ménagères transporte une eau à
70 degrés Celsius pour le chauffage de 10
copropriétés, 7 ensembles de logements sociaux
et 20 équipements publics à Lagny (équipements
communaux, établissements scolaires, centre
aquatique, centre d’incendie et de secours). De
nouveaux bâtiments seront raccordés cet été
dont le lycée Van Dongen.
70 degrés prévus à Saint-Thibault
Carnetin
D’importants chantiers de remplacement des
réseaux assainissement avec mise en place
de canalisations distinctes pour les eaux usées
et les eaux pluviales ont lieu en ce moment à
Thorigny (Rue du Maréchal Gallieni) et à Carnetin
(rue de la Croix suivie de la rue des Gloriettes
en début d’année prochaine). Marne et Gondoire
est maître d’ouvrage de ces opérations.
À Thorigny et Carnetin, on soigne
notre réseau
Thorigny
Ça creuse
MARNE ET GONDOIRE SCOPE L’actualité intercommunale - N°222 21 NOVEMBRE 2025 / www.marneetgondoire.fr
À Lagny, on fait le mur
Qui l’eut cru ? À Lagny, il y a un mur anti-crue
dans la rue de Strasbourg, qui fait aussi office
de clôture pour les riverains. Marne et Gondoire
le reconstruit en ce moment en plus solide. Un
préalable à la réfection de la digue qui borde la
Marne, quai du Pré long, en fin d’année prochaine.
TU
TU
TU
Carnetin
LagnyMARNE ET GONDOIRE SCOPE L’actualité intercommunale - N°222 21 NOVEMBRE 2025 / www.marneetgondoire.fr
11 heures pile, la cérémonie commence. Chez les
pompiers, l’inauguration d’un centre d’incendie
et de secours est un acte important qui débute
dans la cour de manœuvre avec passage en
revue des sections, salut au drapeau et hymne
national. Ensuite seulement, on coupe le ruban
et l’on entre à l’intérieur du bâtiment. Un sens
de la symbolique qui rappelle que l’on est en
présence d’un corps soudé et exigeant avec
lui-même car au service des autres. «Vous êtes
des personnes ordinaires dont l’engagement
est extraordinaire», dit le sous-préfet
de Torcy aux personnels du centre de
Lagny et aux nombreux gradés venus
d’autres points du département.
Le nouveau centre couvre un terrain
de 4800 m2 que la commune a cédé
au SDIS, pour répondre à la volonté
des sapeurs-pompiers de déménager
de leurs locaux de la rue Saint-Laurent
devenus trop étroits au regard du
nombre croissant d’interventions, tout
en restant à Lagny. «Le travail d’équipe a été
remarquable avec le Département», témoigne
Jean-Paul Michel qui parlait en tant que maire mais
aussi en tant que président de la communauté
d’agglomération. La caserne de Lagny, qui
compte 33 sapeurs-pompiers professionnels et
40 volontaires, est en effet le centre de premier
appel pour 11 communes de Marne et Gondoire :
Thorigny, Pomponne, Dampmart, Carnetin au
nord de la Marne. Au sud : Saint-Thibault, Lagny,
Gouvernes, Guermantes, Conches, Montévrain
et Chanteloup. Son nouveau positionnement lui
offre un accès quasi-direct à la D231 et à la D934.
Ce nouveau bâtiment est délibérément plus
horizontal que l’ancien : un seul étage contre
trois dans celui du centre-ville que les pompiers
ont occupé durant 55 ans. Si la surface au sol est
conséquente, la disposition intérieure est conçue
pour limiter les cheminements et pouvoir «sortir
au plus vite pour les interventions», selon son
chef de centre, le capitaine Lary Charlet.
Anticipant les besoins à trente ans,
ce nouvel outil est dimensionné
pour soutenir une cadence de 7000
interventions par an, contre 3928
sorties réalisées l’année dernière (soit
un peu plus de 10 par jour en moyenne).
Cet équipement a ainsi été conçu «pour
répondre à l’intensification de l’activité
opérationnelle liée au développement
du territoire», comme l’a indiqué
Isoline Garreau, présidente du conseil
d’administration du SDIS. Financé à 80 %
dans ses frais de fonctionnement par le conseil
départemental (le reste provenant des communes
et intercommunalités dont Marne et Gondoire), le
Service départemental d’incendie et de secours
a porté une large part de l’investissement de 9,5
millions d’euros pour la construction du centre.
Du même type que celui ouvert à Torcy en
février 2024 (qui remplace celui de Vaires), ce
centre nouvelle génération dispose de tout le
nécessaire à la fois pour la vie et l’entraînement
TU
ACTUALITÉ
Entrée en service le 10 septembre après 21
mois de construction, la nouvelle caserne de
sapeurs-pompiers de Lagny a été inaugurée
le 4 novembre. Un équipement nouvelle
génération qui doit répondre aux besoins
d’onze communes de Marne et Gondoire pour
les trente prochaines années.
Le nouveau centre
d’incendie et de
secours inauguré
Marine Compta – SDIS 77MARNE ET GONDOIRE SCOPE L’actualité intercommunale - N°222 21 NOVEMBRE 2025 / www.marneetgondoire.fr
des personnels. À commencer par de
nombreux vestiaires (hommes, femmes, jeunes
sapeurs-pompiers, tenue de service, tenue
d’intervention pour le feu) complétés d’une zone
de déshabillage et d’une zone de lavage, qui
évitent de faire entrer les particules toxiques dont
peuvent être imprégnées les vestes au retour
d’une intervention sur un incendie.
Le rez-de-chaussée comprend également une
salle de musculation et de fitness. 11 chambres
doubles sont disposées à l’étage ainsi qu’une
vaste cuisine- réfectoire qui donne sur une grande
terrasse à la vue imprenable sur Dampmart, de
l’autre côté de la Marne.
Alors que c’était le gros point faible de la
précédente caserne, les espaces extérieurs
sont vastes, dominés par une large cour de
manœuvre. Le parking séparé permet de ne
pas l’obstruer par les véhicules des personnels.
Une tour bétonnée de 5 niveaux a été construite
pour simuler des interventions par les façades et
dans les escaliers d’immeubles. «D’autres unités
viennent ici s’entraîner, notamment les équipes
d’intervention en milieu périlleux», précise le
capitaine Lary Charlet. Une aire au sol renforcé
est affectée aux exercices d’emploi de moyens
élévateurs et de désincarcération des véhicules.
Dotée de panneaux photovoltaïques, d’un toit
végétalisé et raccordée au réseau de chauffage
urbain de Marne et Gondoire, cette nouvelle
caserne se veut vertueuse d’un point de vue
environnemental. L’eau de pluie est infiltrée sur
la parcelle pour ne pas engorger les réseaux
d’assainissement. Une partie est également
récupérée pour le lavage des véhicules. Quand
on est pompier, on connaît la valeur de l’eau !
ACTUALITÉ
TU
TU
TU
TU
Isoline Garreau, présidente du conseil d’administration du
SDIS, Alain Ngouoto, sous-préfet de l’arrondissement de
Torcy et le contrôleur général Bruno Maestracci, directeur
du SDIS.
TU
De jeunes sapeurs-pompiers
s’entraînent à la tour d’exercice
Vestiaire d’intervention : il n’y a qu’à
enfiler et c’est parti !
Véhicules dans la vaste remiseMARNE ET GONDOIRE SCOPE L’actualité intercommunale - N°222 21 NOVEMBRE 2025 / www.marneetgondoire.fr
Deux en une. Les panneaux d’exposition installés
en ce moment dans l’auditorium du centre culturel
Le Moustier présentent le projet mené par Marne
et Gondoire avec la mairie pour reconvertir des
terrains délaissés en bord de Marne à Thorigny.
La ville y présente aussi les pistes de réflexion
qui émanent de l’étude urbaine et des ateliers
menés avec les habitants depuis le printemps
pour donner plus de cohérence et de vitalité au
centre-ville. «Il nous a paru naturel de mener
les deux réflexions conjointement» a exposé le
maire, Manuel Da Silva lors de l’inauguration de
l’exposition jeudi dernier. «Une liaison
douce reliera directement les bords
de Marne au centre-ville de façon
à ce que les nouveaux habitants
aient donc accès facilement aux
équipements et aux commerces, qui
seront ainsi confortés. De manière
complémentaire, la ZAC accueillera
un pôle d’animation et restauration,
ce qui confortera la fonction sociale,
de loisirs et de détente de la Marne.
La ZAC des Bords de Marne n’est pas une
idée nouvelle. En 2010 déjà, la communauté
d’agglomération identifiait le site comme étant
à reconvertir. «En 2023, j’ai demandé à la
communauté d’agglomération de relancer le
projet afin que nous puissions éliminer ces friches
industrielles», explique Manuel Da Silva. Celle-ci
a sollicité sa société publique d’aménagement
qui est «entièrement et uniquement au service
des communes membres», a rappelé son
directeur Ludovic Faivre. «Nous avons fait
réaliser 11 études techniques : acoustique,
vibrations, pollution, faune et flore, hydrologie,
géotechnique entre autres. C’est au regard de
ces études et des échanges avec les habitants
que le projet a été défini et a évolué», indique
Sonia Richard.
Le périmètre retenu s’étend sur 4 hectares entre
la voie ferrée et la Marne, de la Grande prairie
à la rue d’Orgemont et suppose l’acquisition de
plusieurs terrains : les hangars désaffectés des
sociétés Cofuna et Panier qui ont cessé leurs
activités depuis des années et
celui de la SNCF autour de l’ancien
poste d’aiguillage. Cette imposante
tour, qui se dresse au fond du parc
relais de la gare, serait reconvertie.
La ZAC est l’outil réglementaire
qui permettra la réalisation de
l’opération.
Cette opération prévoit la création
d’un éco-quartier, délimité à l’est
par la grande prairie (qui sera ainsi
«sanctuarisée») et dont le pendant
sera un espace de jeux aménagé sur le terrain
SNCF, 450 mètres plus loin, à l’extrémité ouest
du périmètre. Entre les deux, des logements
(350 au maximum) avec vue sur la Marne. Une
voie nouvelle serait créée à l’angle de la rue
d’Orgemont pour desservir par l’arrière les
résidences, le long de la voie ferrée. Construits
en silos, les parkings isoleraient les appartements
du bruit des passages de trains. Au passage
souterrain, qui relie actuellement la Grande
prairie au centre-ville, s’ajouterait une passerelle
TU
ACTUALITÉ
Une réunion publique avait lieu le 13 novembre
pour présenter le schéma d’aménagement en
vue de créer la ZAC des Bords de Marne. Un
projet mené par Marne et Gondoire en lien
avec la mairie.
À Thorigny, un projet
pour les friches
des bords de Marne
En bord de Marne devant les anciens établissements Panier
Manuel Da Silva et Ludovic FaivreMARNE ET GONDOIRE SCOPE L’actualité intercommunale - N°222 21 NOVEMBRE 2025 / www.marneetgondoire.fr
TU
ACTUALITÉ
piétonne qui enjamberait la voie ferrée au-dessus
des caténaires et formerait un belvédère en
surplomb de la Marne. La promenade le long de
la rivière, qui restera entièrement préservée des
véhicules, y serait reliée via une pente douce qui
prendrait naissance au niveau d’un équipement
de restauration et d’activités.
Ce schéma d’aménagement, prévu en appui de
la demande de création de la ZAC (prévue pour
l’année prochaine) et que le public peut consulter
actuellement, permettra au projet de se dessiner
dès 2026. Des registres sont à disposition pour
consigner les remarques. «L’horizon pour que
ce type d’opération se réalise est de plusieurs
années», précise Ludovic Faivre.
L’exposition est également présentée dans les
locaux de la communauté d’agglomération au
Parc culturel de Rentilly à Bussy-Saint-Martin.
L’ancienne tour d’aiguillage et la grande prairie
Pour sa 3e édition, Le marché de Noël de Marne
et Gondoire ouvrira le vendredi 5 décembre à
17 heures avec l’illumination des sapins géants.
Le lendemain, ce sera l’inauguration avec chant
de Noël, déambulation-spectacle, groupe
folklorique alsacien, arrivée de Saint-Nicolas et
feu d’artifice.
Le marché de Noël de Marne et Gondoire aura
lieu en bord de Marne jusqu’au 14 décembre,
de part et d’autre du pont Maunoury à Lagny,
Thorigny et Pomponne. Répartis dans 60 chalets
en bois, les artisans, artistes et commerçants
locaux proposeront des créations locales qui
constitueront autant d’idées cadeaux. Des
chorales, des pianistes et violonistes, des ateliers
pour fabriquer ses décorations, des contes,
sans oublier la grande roue, agrémenteront la
visite. L’invité d’honneur sera à nouveau l’Alsace
et ses spécialités culinaires.
Consulter le programme
À VENIR
Marché de Noël
de Marne et Gondoire
TUMARNE ET GONDOIRE SCOPE L’actualité intercommunale - N°222 21 NOVEMBRE 2025 / www.marneetgondoire.fr
À Pomponne, la délibération votée en conseil
municipal le 26 septembre autorise les agents
de la commune à venir travailler accompagnés
de leur chien, au terme d’une expérimentation
concluante menée en avril et mai.
4 agents sur les 13 qui officient dans cette petite
mairie ont franchi le pas, accompagnés de
leurs chers compagnons à quatre pattes : Olie,
Paulette, Tanya et Max, désormais habitués des
lieux.
L’idée en revient à Sophie Renault, responsable
communication de la mairie et maîtresse d’Olie,
une golden retriever qu’elle emmenait déjà avec
elle à l’EHPAD de Saint-Maur où elle travaillait
auparavant. Sa motivation ? «favoriser l’équilibre
entre vie personnelle et vie professionnelle, une
question primordiale selon moi», nous explique-
t-elle dans son bureau dont Olie est absente ce
jour-là.
Le règlement intérieur limite en effet à 3 jours par
semaine la présence du chien. «Il faut aussi qu’il
soit bien dressé, parfaitement propre et possède
les codes de la politesse canine. Cela suppose
de très bien connaître son chien», explique
Sophie Renault. L’utilisation du sac est obligatoire
pour recueillir les besoins naturels du canidé à
l’extérieur de la mairie.
Pendant cette énumération, Tanya dort d’une
oreille tout en balayant avec nonchalance le sol
de sa soyeuse queue noire, puis se redresse
et nous observe de son regard doux lorsqu’elle
comprend que la conversation va se conclure.
À la voir, on comprend sans peine comment
cette berger australienne (et berger blanc suisse
aussi) s’est mis toute la mairie dans la poche :
«mes collègues oublient presque de me dire
bonjour à moi», s’amuse sa maîtresse qui a tout
de même hésité avant d’amener sa chienne au
bureau : «j’appréhendais un peu car elle est très
timide». Alors, Manon préfère la faire garder par
une collègue lorsqu’elle reçoit des habitants pour
leurs démarches d’urbanisme. «Nous tenons un
planning partagé de dog-sitters. Tous les agents
se sont inscrits, dont plusieurs n’ont pas de
chien», note Sophie Renault.
Une fois l’étude préalable réalisée, le maire
Arnaud Brunet a donné son feu vert au projet :
«je n’y voyais pas d’objection. Cela peut
développer les liens entre agents. Et puis l’animal,
c’est un refuge auquel je crois beaucoup pour
la respiration mentale», dit celui qui a déjà eu
plusieurs chiens.
Suite à la parution le 23 octobre d’un article sur
cette initiative dans Le Parisien, Sophie Renault
a constaté que les visites de la page consacrée
au recrutement sur le site de la mairie ont bondi,
de même que les consultations de son compte
LinkedIn. Le maire ne s’en étonne pas : «nous ne
proposons pas le télétravail à nos agents mais
vu que nous avons institué les horaires variables
en 2023 et maintenant la possibilité de venir avec
son chien, je ne suis pas sûr que nous soyons
moins attractifs qu’une commune qui propose
des horaires fixes avec un jour de télétravail».
Pionnière en Seine-et-Marne, la commune de
Pomponne est allée plus loin que les autres
collectivités franciliennes en autorisant également
les agents qui reçoivent du public à venir avec
leur chien : l’animal peut rester dans le bureau
pendant l’entretien si le public l’accepte.
TU
ZOOM SUR
Depuis septembre, les agents de la mairie
de Pomponne peuvent venir travailler avec
leur chien. Une initiative originale, désormais
intégrée dans le quotidien des services.
Travailler avec son
chien, c’est possible
à Pomponne
Sophie Renault et Arnaud Brunet avec TanyaMARNE ET GONDOIRE SCOPE L’actualité intercommunale - N°222 21 NOVEMBRE 2025 / www.marneetgondoire.fr
La mairie interdit toutefois la présence de plus
de 2 canidés par niveau dans le bâtiment, afin
d’éviter conflits et aboiements. «Ma chienne est
congénère-réactive, dit Sophie Renault. Alors
nous nous répartissons leurs jours de présence
avec ma collègue de l’état civil qui vient avec
sa chienne Paulette.» On vous met dans la
confidence : Olie convoite les jouets de Paulette...
De telles dispositions seraient-elles applicables
dans des villes plus grandes que Pomponne
(4200 habitants) ? «Des communes de 150
agents m’ont appelée dernièrement pour se
renseigner», indique Sophie Renault.
2 mois après, elle apprécie entre autres choses
de pouvoir à nouveau sortir en semaine : «je
me l’interdisais auparavant. Rentrer le soir pour
ressortir une heure après, je ne me voyais pas
faire ça à Olie qui m’attendais avec impatience.»
Au bureau, la présence de sa chienne a aussi
un effet apaisant. «Lorsque Olie fait la sieste,
cela crée un temps calme durant lequel je
me pose davantage.» La pause déjeuner est
aussi l’occasion de faire une promenade de 40
minutes avec sa chienne au bord de la Marne
ou des terrains de sport communaux. Une façon
de lutter contre la sédentarité. Sédentarité qui
conditionne toutefois le privilège de travailler
avec son chien : «si nous quittons notre bureau
quelques instants, nous devons fermer la petite
barrière en bois pour qu’il ne sorte pas. Ce n’est
donc pas applicable à des postes qui requièrent
beaucoup de déplacements. Nos agents des
écoles, qui sont au contact des enfants, ne
peuvent pas non plus venir avec leur chien.»
Et les chats ? «des communes les acceptent
mais le chat est beaucoup plus indépendant que
le chien. Ce serait très difficile de les empêcher
de se faufiler où bon leur semble dans la mairie.»
On imagine que Tanya et Olie se passent très
bien de leur compagnie !
ZOOM SUR
Les travaux du lycée Samuel Paty à Montévrain
débutent ce mois-ci. Ce nouvel établissement,
quatrième lycée public de Marne et Gondoire,
pourra accueillir 1000 élèves à la rentrée 2027.
Son coût, 60 millions d’euros, est intégralement
financé par la Région. Outre la filière générale
et la voie technologique, ce lycée comprendra
un pôle BTS Management économique de la
construction. Les locaux totaliseront 8500 m 2
de surface utile. Les espaces extérieurs, qui
s’étendront sur 6000 m2, vont être plantés de
156 arbres sur une parcelle vierge. La cour de
récréation offrira une vue dégagée sur le parc du
Mont-Évrin, que la communauté d’agglomération
vient juste de réaliser cette année. Le stade et
le gymnase de la Montévrain Sports Académie
seront également à deux pas.
BRIÈVEMENT
Les travaux du lycée de
Montévrain débutent
© AIA Life Designers, architectes - image : Kaupunki
© AIA Life Designers, architectes - image : KaupunkiMARNE ET GONDOIRE SCOPE L’actualité intercommunale - N°222 21 NOVEMBRE 2025 / www.marneetgondoire.fr
C’est par le biais d’une connaissance commune
que ce rendez-vous a été monté. L’objectif
était notamment de faire connaître l’Œuvre des
pupilles qui soutient les enfants de pompiers
disparus.
Dans cette toute nouvelle caserne, le directeur
général adjoint de Marne et Gondoire, Remy
Peres, fait part de la convention établie entre
la communauté d’agglomération et l’Union
départementale des sapeurs-pompiers cet
été. Ce partenariat accorde l’entrée gratuite au
centre aquatique de Marne et Gondoire pour les
orphelins de pompiers. «C’est symbolique mais
ce n’est pas parce qu’on ne peut pas faire grand-
chose qu’il ne faut rien faire. Par ce geste Marne
et Gondoire manifeste sa reconnaissance.» Un
geste à propos : «on nous dit tout le temps, "vous
les pompiers, vous êtes formidables !" mais
personne ne pense à ces orphelins dont le parent
pompier, un soir, n’est pas rentré. Il n’y a pas de
subventions pour l’Œuvre des pupilles. J’estime
que notre devoir est de les aider», déclare Bruno
Maestracci.
C’est ensuite à Yannick Noah de parler. Celui qui
a été désigné plusieurs fois personnalité préférée
des Français prend la peine de préciser : «j’ai
été joueur de tennis», conscient que les jeunes
sapeurs pompiers (11-18 ans) s’ils ont sûrement
déjà entendu son nom, ne savent peut-être pas
ce qui l’a rendu si populaire.
Alors l’ancien champion leur raconte ses débuts
au fil des questions qu’il encourage les jeunes à
lui poser. Il évoque la planche en bois qui lui sert
de raquette lorsqu’il arrive au Cameroun, pays où
son père a souhaité retourner vivre après qu’une
blessure ait mis fin à sa carrière de footballeur
professionnel à Sedan (et ses pleurs quand il en
recevra une vraie plus tard).
Le petit pays africain, tourné vers le football, ne
compte alors que «neuf courts de tennis en tout»,
auxquels le futur prodige ne peut pas accéder.
«Mes parents étaient inscrits, et nous on jouait
sur le terrain vague à côté. Je venais là car j’étais
nul au foot. Et puis, j’aimais bien l’atmosphère du
tennis. Il y avait des filles, pas que des garçons.»
Les débuts au sport-études à Nice sont difficiles.
«Le plus dur, c’était la solitude, loin de mes
sœurs et des petits plats de maman, répond-il à
un adolescent. Les 15 premiers jours, je pleurais
tous les soirs. Mais me retrouver seul était aussi
une chance de travailler pour moi. Signer moi-
même mon carnet de correspondance (mes
parents étaient au Cameroun) me l’a fait réaliser.
Au début, je l’ai fait pour m’autoriser une absence
en cours... Mais quand j’ai dû signer ma note de
3 sur 20 en maths, j’ai compris que ce que je
faisais, je le faisais pour moi. C’était mon avenir».
Dès lors, le futur vainqueur de Roland-Garros
redouble d’efforts : «tous les matins, je faisais
une demi-heure de services avant les séances
collectives. Je travaillais 12 heures tout seul par
semaine, soit 48 heures par mois de plus que
les autres. Le week-end, pendant que les autres
rentraient dans leur famille, moi qui n’avais
TU
RETOUR SUR
Le 23 octobre, les pompiers de Lagny
accueillaient les jeunes sapeurs-pompiers
du nord Seine-et-Marne lors d’un événement
fédérateur qu’organisait le directeur du service
départemental d’incendie et de secours,
Bruno Maestracci. Avec un invité de marque :
Yannick Noah.
Les pompiers de
Lagny recoivent
Yannick NoahMARNE ET GONDOIRE SCOPE L’actualité intercommunale - N°222 21 NOVEMBRE 2025 / www.marneetgondoire.fr
RETOUR SUR
SDIS 77
TU
d’autre possibilité que de rester sur place, je
m’entraînais. 48 heures, c’est énorme et c’est
ce qui a fait que j’étais devenu le meilleur. Ceux
qui y arrivent sont ceux qui se servent de leur
problème pour se renforcer.»
Une attitude qui suppose «du courage», vertu sur
laquelle il insiste à plusieurs reprises, et en donne
la clef : «Il faut se trouver une motivation, savoir
pourquoi on fait les choses. Est-ce que vous avez
envie d’aider les gens, de sauver des gens ?
Quand on a cette réponse, ce n’est pas pareil.
Moi, ma motivation quand j’avais 15 ans, vous
savez ce que c’était ? C’était de pécho les filles...
J’étais timide et je pensais que bien jouer m’y
aiderait. Ensuite ça été de faire plaisir aux gens.»
Le champion en livre aussi une autre qui a
continué de le guider après sa carrière de joueur,
aussi bien en tant que coach des équipes de
France (où sa préparation mentale permettait à
ses protégés de se surpasser pour finalement
lever le trophée face à plus forts qu’eux) qu’au
moment d’oser franchir le pas pour devenir
chanteur. «Vous savez, quand on vous dit "ce
n’est pas possible"... Eh bien moi, ça me donne
envie de montrer le contraire : on m’a dit - Gagner
la coupe Davis ? Impossible, ça fait 50 ans que
la France ne l’a pas gagnée ! - Ah oui ? Ok, on y
va ! On m’a dit - Toi, te lancer dans la musique ?
Pfff...- Ah oui ? Ok, on y va ! - Parvenir à gagner
la Fed Cup avec les filles, impossible... - Ah oui ?
On y va !»
C’est parce qu’ils aiment le sport, qu’ils ont
«envie d’aider les gens» et qu’ils apprécient «la
cohésion» qu’ils y trouvent, que des collégiens
nous confient avoir rejoint les Jeunes sapeurs-
pompiers de leur commune, à Ozoir-la-Ferrière.
Nul doute que le témoignage
de Yannick Noah leur aura
parlé, eux qui ont choisi
de consacrer tous leurs
mercredis et samedis après-
midi à des séances de
formation et d’entraînement à
la caserne.
Au moment de prendre
congé, après la séance photos et être monté à
bord d’un véhicule d’intervention, Yannick Noah
nous livre quelques mots : «Cette rencontre s’est
faite très simplement. J’ai laissé mon numéro
et j’ai dit qu’on pourrait organiser quelque
chose si j’étais à Paris à ce moment-là. Tout
le monde connaît les pompiers mais de loin.
C’est enrichissant de voir cela de l’intérieur. Et
puisqu’on me réinvite, je vais revenir avec mon
gamin qui a 20 ans.»
Les camions de collecte des déchets recyclables
(bac jaune) analysent désormais ce qu’ils ingurgitent :
5 bennes de collecte sélective de l’opérateur SEPUR ont
été équipées du dispositif Ficha au début du mois. Cette
technologie recours à l’intelligence artificielle. Installé à
l’arrière du véhicule, le dispositif analyse automatiquement
les déchets lorsqu’ils sont vidés dans la benne et identifie
les erreurs de tri. Le syndicat intercommunal d’enlèvement
et de traitement des déchets déploie progressivement
ce système pour cibler les actions d’information auprès
des habitants. 3 bennes avaient déjà été équipées en fin
d’année dernière. Au total, 10 bennes sur les 12 affectées
à la collecte des déchet recyclables vont en être dotées.
BRIÈVEMENT
Le tri des déchets analysé
dès la collecte
Un technicien installe un dispositif Ficha
sur une benne
SIETREMMarne et Gondoire Scope - Lettre numérique d'actualité de Marne et Gondoire N°222 - Communauté d’agglomération de Marne et Gondoire, novembre 2025 Conception, rédaction, mise en page : Thomas Umiastowski
Pomponne, le 28 septembre
dernier lors du mara-trail de Marne
et Gondoire
☑ Yves Bouquet
Réponses de
la cinquième
manche
Sixième manche
OÙ EST-CE ?
Dans quelles communes ont été prises ces photos ?
Vous avez au moins une réponse ? envoyez-la à
hebdo@marneetgondoire.fr
Classement
2 victoires : Yves Bouquet,
Jean-Paul Zita
1 victoire : Edwige Lagouge,
Natacha Sartori
TU
TU
Dampmart, l’une des bornes
hectométriques de l’aqueduc
de la Dhuis (ou Dhuys) :
95,7 km depuis la Pargny-
la-Dhuys dans l’Aisne, près
de Château-Thierry. L’ultime
borne (hectomètre 1308) se
trouve porte de Ménilmontant
à Paris.
☑ Edwige Lagouge, Yves
Bouquet
Bussy-Saint-Georges, la nouvelle piste
cyclable V9aménagée par EpaMarne
☑ Edwige Lagouge, Yves Bouquet
TU
VU
En mémoire d’Estelle Mouzin
Le 8 novembre, la maire de Guermantes, Annie
Viard, le sous-préfet de Torcy, Alain Ngouoto, et
le père d’Estelle Mouzin inauguraient le square
Estelle en mémoire de l’enfant de la commune
disparue alors qu’elle rentrait de l’école. Par ce
geste, «Guermantes veut rendre un hommage
à la lumière, à l’espérance et à l’innocence et
rappeler que la protection des droits de l’enfant
est essentielle. Estelle fait partie de l’histoire de
Guermantes et il est important de pouvoir l’associer
à un espace dédié aux enfants où des rires
résonneront. Au cœur du souvenir, la vie triomphe
toujours», a déclaré Annie Viard. TU
TU TU TU