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PLU - Annexes - Servitude liste monument historique AC1
Document publié le Mardi 7 juillet 2026 par la commune de Béziers.
Lien du pdf (PLU - Annexes - Servitude liste monument historique AC1)
Thèmes du document : Culture et patrimoine, Histoire et mémoire, Aménagement du territoire,
Nbr Appellation courante Adresse Auteur de l'edifice Cadastre
Construc
tion de
l'edifice
Date et typologie de la
protection Historique Precision de la protection Propriété PPM / PDA*
1
Ancien centre
d'apprentissage pour
garçons, actuel lycée
professionnel Jean
Mermoz
rue Ferdinand-
de-Lesseps
Jeanneret Pierre
(architecte);Escorza
Dominique
(architecte);Prouve
Jean (architecte,
ingénieur);Periand
Charlotte
(décorateur);Vauthi
er-Jeanneret
Jacqueline
(décorateur)
OS 281 1950 2001/05/17 : inscrit
MH partiellement ;
2002/02/13 : classé
MH partiellement +
label Xxe
L'édifice est la plus importante réalisation en France de Pierre Jeanneret. Elaboré en collaboration avec Jean Prouvé (structures métalliques des
toitures en aluminium et des baies basculantes du bâtiment des classes) ; Dominique Escorza, architecte espagnol ; Charlotte Périand (mobilier).
L'ancienne salle des fêtes (cad. OS 281) : inscription par arrêté du 17 mai 2001 - L'ancien centre d'apprentissage,
à l'exclusion de l'ancienne salle des fêtes (cad. OS 281) : classement par arrêté du 13 février 2002
Etat
PPM
2
Canal du Midi :
écluses de
Fonsérannes
Riquet Pierre-Paul
(ingénieur)
non cadastré,
domaine public
fluvial
1673 1996/10/14 : classé
MH + liste du
patrimoine mondial
Le canal du Languedoc ou canal de communication des Deux Mers a été réalisé sous Louis XIV d'après les plans de l'ingénieur Pierre-Paul Riquet,
communiqués à Colbert en 1662. Les travaux commencent en 1667 par la partie du canal située entre Toulouse et Naurouse. En 1672, la première
partie du canal est terminée. Après quelques rectifications, le canal est définitivement achevé à la fin de l'année 1682. La construction des écluses de
Fonsérannes s'effectue entre 1673 et 1680. L'écluse soutient les eaux de la grande retenue qui s'étend depuis l'écluse d'Argens.
Ensemble des écluses de Fonsérannes, y compris les parements des huit bassins, les quais de l'ensemble de
l'ouvrage tant sur le canal du Midi que sur le canal d'évacuation, les quatorze volées d'escalier qui flanquent les
bassins, les bornes d'amarre en pierre, le ponceau et la passerelle voûtés situés respectivement à l'extrémité
aval de l'ouvrage et entre les quatrième et cinquième bassins (cad. non cadastré, domaine public fluvial) :
classement par arrêté du 14 octobre 1996
Etat
3
Immeuble dit
« maison natale » de
Jean Moulin
6 rue d'Alsace OZ 3 2017/10/02:inscrit MH C'est dans l'immeuble au 6 rue d'Alsace que naquit et vécut durant son enfance et son adolescence Jean Moulin. l'appartement du 3e étage gauche (sud) de l'immeuble dit « maison natale » de Jean Moulin ainsi que les
façades et toitures de l'immeuble situé 6, rue d'Alsace (cad. OZ 3) : inscription par arrêté du 2 octobre 2017
commune
PDA
4
Hôtel de ville Cadas (maître de
l'oeuvre)
1746 1935/04/01 : inscrit
MH partiellement ;
1938/01/31 : inscrit
MH partiellement
La reconstruction de l'édifice sur l'emplacement de l'ancien hôtel de ville, fut décidée par délibération du 3 décembre 1730. Les plans de l'architecte
Cadas furent adoptés en 1741. L'édifice, y compris la tour qui le domine, fut terminé et inauguré le 15 août 1746.
Façade et beffroi : inscription par arrêté du 1er avril 1935 ; Façades sur cour et toitures : inscription par arrêté
du 31 janvier 1938 + Objets mobiliers protégés OMH
commune
5
Chapelle des
Pénitents Bleus
RS 90;O 12 1423
(1ère
moitié
15e
siècle;1e
r quart
19e
siècle)
1973/06/18 : inscrit
MH partiellement ;
1982/02/17 : classé
MH partiellement
Le premier couvent des Cordeliers s'installa à Béziers, hors les murs, probablement au 13e siècle. Lors de l'invasion du Prince Noir, en 1355, ce couvent
fut ruiné. Rebâti et réparé, il fut démoli à nouveau en 1420-1421 lors d'un épisode de guerre civile. Le calme rétabli, les anciens couvents détruits
furent rétablis, pour la plupart, à l'intérieur de la ville. Le couvent des Cordeliers fut reconstruit en 1423. Les nouveaux bâtiments ne semblent pas
avoir souffert des troubles religionnaires du 16e siècle. Un arrêt de 1608 cède le couvent aux Récollets qui en bénéficient jusqu'à la Révolution. A cette
époque, l'ensemble est vendu comme bien de première origine et morcelé. Les acquéreurs démolirent ou réaménagèrent l'ensemble des bâtiments
conventuels et la partie orientale de l'église. En 1839, le curé de la Madeleine racheta la partie encore existante de l'église et la rendit au culte. C'est
cette moitié d'église, connue sous le nom de chapelle des Pénitents Bleus, qui subsiste encore, avec son porche flamboyant et son clocher. L'entrée se
trouve au sud. Deux portes géminées s'ouvrent sous des arcs très surbaissés. Les piédroits et le trumeau sont garnis de trois niches privées de leurs
statues. Ces niches sont supportées par des personnages. Une quatrième niche surmonte le portail, au tympan, dans l'axe du trumeau. Le tout est
abrité sous une voussure en arc brisé et surmontée d'un gâble avec grand fleuron terminal et crochets à feuillages très découpés. De hauts pinacles
encadrent l'entrée et s'élèvent jusqu'au niveau du fleuron central. La façade occidentale est occupée par une rosace constituée d'un quatre-feuilles
central d'où partent douze rayons divergents qui se relient au pourtour par des polylobes. La tour-clocher s'articule en oblique sur le mur de fond. Elle
semble antérieure au reste de la construction. A l'est du clocher est accolée une tourelle d'escalier carrée à la base, octogonale à la partie supérieure.
Peintures murales du chevet : 1er quart 19e siècle.
Chapelle (à l'exception de la partie classée) (cad. O 12) : inscription par arrêté du 18 juin 1973 ; Peintures
murales du chevet (cad. RS 90) : classement par arrêté du 17 février 1982
commune PDA
6
Vestiges du théâtre
antique, îlot des
chaudronniers
LY 50, 51, 52, 53,
54, 55, 56, 57, 58,
59, 60 et 61
Antiquité 2015/02/10 : inscrit
MH
Une fouille archéologique préventive est en cours depuis 2014 en plein centre de Béziers à l'emplacement de l'îlot dit des Chaudronniers dont les
habitations vétustes ont toutes été rasées. Un diagnostic avait préalablement relevé des niveaux protohistoriques, des maçonneries antiques et des
aménagements médiévaux de type silos. La fouille, prescrite par le service régional de l'archéologie, a permis de dégager, dans la partie sud de la
parcelle, d'importantes maçonneries constituées d'un petit appareil parfois interrompu par de gros blocs de pierre de taille remarquablement équarris,
d'environ deux mètres d'épaisseur. A Béziers, l'amphithéâtre est déjà localisé et protégé au titre des Monuments historiques. Le nouveau bâtiment
découvert peut être un théâtre.
Les vestiges du théâtre antique, îlot des Chaudronniers, situé rue des Chaudronniers (à l'est), rue de l'Argenterie
(à l'ouest), rue du Général-Miquel (au nord) et rue Jean-Cordier (au sud) (cad. LY 50 à 61) : inscription par arrêté
du 10 février 2015
propriété
publique
7
Amphithéâtre romain LX 152 à 154, 256
à 268, 272 à 274,
287 à 293, 295 à
298, 320 à 335,
927, 996 à 1002,
1005, 1006, 1017,
Gallo-
romain
2013/05/16 : inscrit
MH
L'amphithéâtre romain est le seul monument de la ville antique dont les vestiges sont encore partiellement visibles. Les fondations sont encore
présentes dans le sous-sol de la partie est, sous les bâtiments en élévation construits au Moyen-Age dans le quartier des « arènes romaines ».
Abandonné au 3ème siècle, il a servi de carrière pour être finalement comblé au Moyen-Age, au niveau de l'arène. La partie haute fut, quant à elle,
urbanisée, les immeubles prenant appui sur les structures antiques.
Les vestiges de l'amphithéâtre situés rue Saint-Jacques, rue du Moulin-à-Huile, place du Cirque, rue du Cirque et
impasse des Anciennes-Arènes (cad. non cadastré, domaine public ; LX 152 à 154, 256 à 268, 272 à 274, 287 à
293, 295 à 298, 320 à 335, 927, 996 à 1002, 1005, 1006, 1017, 1018, 1020, 1022, 1024, 1026, 1029, 1030, 1034)
: inscription par arrêté du 16 mai 2013
propriété
privée ;
propriété de la
commune ;
propriété d'un
établissement
8
Eglise Saint-Jacques 2014 LX 203;1967
O 1002
1er quart
12e
siècle;14
e
siècle;18
e siècle
1912/09/03 : classé
MH partiellement ;
1967/03/13 : classé
MH partiellement
Cette église est l'ancienne abbatiale d'un monastère de l'ordre de Saint-Augustin dont le premier abbé fut Aimeri, vivant en 908. L'un des abbés,
Arnaud de Levezou, fut élevé en 1096 au siège épiscopal de Béziers, qu'il occupa jusqu'en 1121. Il devint alors archevêque de Narbonne et mourut en
1149. Cette brillante destinée, attribuée à la protection du comte Alphonse, incite à placer sous l'influence d'Arnaud la construction d'au moins une
partie de l'édifice roman. Au 15e siècle, l'abbaye était à moitié ruinée. En 1664, fut introduite la réforme de la congrégation de France, substituant aux
cénobites des chanoines réguliers de Sainte-Geneviève. D'importantes transformations ont lieu au 18e siècle : construction de deux chapelles ;
édification d'une voûte en briques sur la nef (1772) ; aménagement dans le goût classique des supports et des arcades. Sous la Révolution et l'Empire,
l'édifice abrita un atelier de fabrication de baïonnettes. En 1828, allongement de la nef à l'emplacement de l'ancien cimetière. En août 1960, l'incendie
de l'orgue entraîna des travaux qui mirent au jour colonnes et chapiteaux à caractère roman, ainsi que charpentes et peintures murales cachées par les
travaux de 1772. La charpente présente un certain nombre de pièces et corbeaux sculptés et peints (probablement des 14e et 15e siècles). L'édifice est
à nef unique, de cinq travées, bordée de chapelles et prolongée par deux travées de choeur et d'avant-choeur à collatéraux. Sanctuaire à abside
pentagonale. Clocher carré au nord du choeur.
Site archéologique. Abside : classement par arrêté du 03 septembre 1912 ; Nef (à l'exception des deux
premières travées occidentales, reconstruites au 19e siècle) (cad. LX 203) : classement par arrêté du 13 mars
1967 + Objets mobiliers protégés OMH
commune9
Tour de Saint-Jean-
d'Aureilhan
HX 3 4e quart
19e
siècle
1988/12/16 : inscrit
MH
Le domaine constitue un vaste ensemble de bâtiments autour d'un ancien prieuré relevant du chapitre de Saint-Nazaire. Le toponyme "Saint-Jean
d'Aureilhan" est connu dès le 9e siècle. La chapelle du 12e siècle est en partie englobée dans les constructions du 19e. A une centaine de mètres au
nord-ouest s'élève une tour-donjon circulaire, caractéristique du style néo-gothique, datant de la fin du 19e siècle. L'appareil de calcaire clair est
rythmé horizontalement de bandes de calcaire gris. A l'intérieur, trois vastes salles rondes, voûtées en dôme, sont superposées. Les deux plus hautes
sont richement ornées avec cheminées, décor peint et doré et ensemble mobilier de style néo-gothique flamboyant. La voûte de la salle médiane
principale est nervurée, à ogives moulurées et clé armoriée.
Tour de Saint-Jean-d'Aureilhan (cad. HX 3) : inscription par arrêté du 16 décembre 1988 commune PPM
10
Hôtel de Boyer de
Sorgues, dit aussi
hôtel de Cassagnes
5 rue Mayran 15e
siècle
1952/06/23 : inscrit
MH partiellement
Le style de l'hôtel le date d'avant 1553. Entre 1526 et 1550, Monsieur de Sorgues se rendit acquéreur des maisons adjacentes qui devaient constituer,
par leur union, le vaste hôtel. Si la plupart de ces petits immeubles furent probablement démolis pour leur réadaptation au nouvel hôtel, il y a tout lieu
de croire que le plus important, celui qui correspond à l'entrée avec sa tourelle, fut conservé. Cette partie s'ouvre par une porte de la fin du 15e siècle,
couverte d'un arc en anse de panier, très déprimé, décoré de multiples moulures dont certaines s'entrecroisent aux angles, tandis que d'autres
pénètrent dans les piédroits. Ceux-ci sont garnis de faisceaux de colonnettes surmontées de petits gâbles. Vers le haut, ces piliers se prolongent par
des pinacles. La porte est suivie par un passage couvert par un plafond de la même époque que la porte, orné d'un décor peint qui paraît plus tardif.
Sur la cour, le passage est limité par un arc surbaissé. La tourelle de l'escalier en vis se trouve au débouché de ce passage. Polygonale, elle fait saillie
sur la cour par trois côtés. La tour a perdu au moins deux étages de sa hauteur initiale. Ce serait dans celle-ci qu'aurait été assassiné Laudun, lieutenant
du vicomte de Joyeuse, en octobre 1561, lors des guerres de Religion.
Portail sur rue, y compris la colonnette qui le surmonte à gauche ; passage et son plafond ; tourelle d'escalier
(extérieur et intérieur) sise à l'angle Sud de la première cour : inscription par arrêté du 23 juin 1952
privée
11
Jardin du Plateau des
Poètes
allées Paul-
Riquet
Bülher Denis
(architecte
paysagiste);Bülher
Eugène (architecte
paysagiste);Injalber
t Jean-Antoine
(sculpteur);Laloux
Victor
(architecte);Cassagn
e Antoine
(architecte);Magrou
Jean
(sculpteur);Roustan
J.-G.
(sculpteur);Villeneu
ve Jacques
(sculpteur)
MR 18 1867 (2e
moitié
19e
siècle;1e
r quart
20e
siècle)
1995/01/10 : classé
MH + label Xxe.
Jardin de cinq hectares créé par la ville de Béziers sous le Second Empire, selon les dessins des frères Eugène et Denis Bühler, architectes-paysagistes
d'origine suisse, grands créateurs de parcs en France, connus par exemple pour le parc de la Tête d'Or à Lyon. Le jardin, inauguré le 23 juin 1867, est
enrichi ultérieurement d'une décoration sculptée : la fontaine du Titan, en 1892, oeuvre monumentale du sculpteur biterrois Jean-Antoine Injalbert ;
les bustes des hommes illustres dits "les poètes félibriges" installés en 1902, oeuvres d'Injalbert, de Jean Magrou et de J.-G. Roustan. Le monument
aux morts et à la victoire, conçu par les architectes Victor Laloux et Antoine Cassagne, avec des figures sculptées par Injalbert, est inauguré en 1925.
Jardin, avec tous les éléments qui le composent, comprenant : l'ensemble de l'aménagement de l'espace avec
ses plantations et la composition d'allées, la circulation d'eau avec le grand lac, le bassin rond du plateau et
autres pièces d'eau, le décor avec les rocailles, les ferronneries (grilles, rambardes, et en particulier le grand
portail de fer forgé et doré de l'entrée sud ) , y compris notamment les faux branchages, cages à oiseaux, etc.,
les vases de terre cuite, un ancien portail d'époque Renaissance en remploi (ancien logis du Maine à Béziers) et
les oeuvres sculptées qu'il renferme, à savoir : six bustes d'hommes illustres dits les poètes (le moine Maffre
Ermengaud, Jacques Azaïs, J.-P. Guillaume Viennet, Joseph Rosier, Gabriel Azaïs et Benjamin Fabre par Jean-
Antoine Injalbert) , ainsi que celui de Victor Hugo signé Jean Magrou et celui d'Emile Barthe signé J.-G. Roustan ;
un buste en Hermès de Jean Laurès dit Lou Campestre par Villeneuve, une statue en marbre L'Enfant au Poisson
par Jean-Antoine Injalbert ainsi que sa vasque de pierre du 17e siècle ; les grands ensembles monumentaux dus
à Jean-Antoine Injalbert : la fontaine du Titan (ensemble de la composition édifiée sur deux niveaux) , le
monument aux morts et à la victoire (ensemble de l'aménagement bâti avec son décor, les huit vases en pierre
et les deux vases à figures sculptées par Jean-Antoine Injalbert, les deux pavillons d'entrée, les emmarchements
et le socle en pierre par les architectes V. Laloux et A. Cassagne, le monument proprement dit comprenant deux
groupes sculptés en pierre de part et d'autre de la statue de la Victoire en bronze) (cad. MR 18) : classement par
arrêté du 10 janvier 1995
commune
PPM
12
Canal du Midi : pont-
aqueduc
Maguès Urbain
(maître de l'oeuvre)
non cadastré,
domaine public
fluvial
1854 (3e
quart
19e
siècle)
1996/08/29 : inscrit
MH + liste du
patrimoine mondial
Le canal du Languedoc ou canal de communication des Deux Mers a été réalisé sous Louis XIV d'après les plans de l'ingénieur Pierre-Paul Riquet,
communiqués à Colbert en 1662. Les travaux commencent en 1667 par la partie du canal située entre Toulouse et Naurouse. En 1672, la première
partie du canal est terminée. Après quelques rectifications, le canal est définitivement achevé à la fin de l'année 1682. Pont-aqueduc construit en 1854
par Urbain Maguès.
Pont-aqueduc sur l'Orb (cad. non cadastré, domaine public fluvial) : inscription par arrêté du 29 août 1996 Etat
13
Château de Libouriac route de
Pézenas
GARROS Louis
(architecte);BUHLER
Eugène (architecte
paysagiste)
DT 20, 22, 27, 28 1883 (4e
quart
19e
siècle)
1995/12/12 : inscrit
MH partiellement
Château d'un grand domaine viticole du Biterrois édifié de 1883 à 1885, dans le style éclectique, réalisé par l'architecte Louis Garros et le paysagiste
Eugène Bülher. La rare qualité de la construction et de son décor s'explique par la fortune des deux anciennes familles bourgeoises, Abel Gaujal et son
épouse, fille du banquier Lagarrigue, enrichies avant l'exploitation massive de la vigne dans la région de Béziers. Le style associe le néo-gothique au
néo-Renaissance. Le vaste hall présente une galerie d'étage et s'ouvre sur l'escalier éclairé par une verrière au décor de fleurs et d'oiseaux. Isolée au
sud-ouest se trouve la chapelle octogonale avec clocher. Le parc se développe en contrebas, vers la vallée du Libron. Les bâtiments d'exploitation sont
situés au sud.
Château et parc ; façades et toitures des dépendances et bâtiments annexes (chapelle, maison des jardiniers,
maison du régisseur, château d'eau-pigeonnier, cave viticole, greniers, remises et écuries) , y compris le petit
parc et l'allée de pins (cad. DT 20, 22, 27, 28) : inscription par arrêté du 12 décembre 1995
privée
14
Théâtre des Variétés 9 rue Victor-
Hugo
MP 781 1900 2003/02/10 : inscrit
MH + label Xxe
Le théâtre en totalité (cad. MP 781) : inscription par arrêté du 10 février 2003 privée PPM
15
Château Saint-
Bauzille
route de Bessan E 16, 17, 19, 20,
25, 34
2007/12/05 : inscrit
MH
Architecture caractéristique des châteaux viticoles du Biterrois. Qualité des aménagements intérieurs. Importance du parc. Le château avec son parc, ses portails et la maison du gardien, ainsi que les anciens communs, en totalité (cad.
ER 16, 17, 19, 20, 25, 34) : inscription par arrêté du 5 décembre 2007 + Objets mobiliers protégés OMH
privée
16
Halles centrales place Pierre-
Sémard
RT 293 1895 1984/10/08 : inscrit
MH
Edifice de plan rectangulaire, à trois nefs transversales couvertes individuellement. Une structure et une charpente métallique assurent le support de
la couverture. L'entrée principale est au sud-est, dans l'axe de la façade. Le soubassement des façades est en briques et animé par la présence de
pilastres nus en pierre. Les parties hautes sont constituées par de larges verrières.
Halles centrales (cad. RT 293) : inscription par arrêté du 8 octobre 1984 commune
PDA17
Ancien palais
épiscopal,
aujourd'hui palais de
justice de Béziers
LZ 149 2e moitié
17e
siècle;18
e siècle
2014/06/06 : classé
MH
L'ensemble épiscopal avec la cathédrale Saint-Nazaire, détruit au début du 13ème siècle, est en grande partie rebâti aux 13ème et 14ème siècles, puis
plusieurs fois au cours des siècles. Le palais épiscopal fait corps avec cet ensemble. L'ancien bâtiment est reconstruit sous l'épiscopat de Pierre de
Bonsi entre 1663 et 1669. Le parti de la demeure est celui d'un hôtel à la française : corps de logis entre cour et jardin et ailes symétriques. Le jardin se
limite à deux niveaux de terrasses dont le plus haut est enserré entre deux courtes ailes. La clôture sur rue a été refaite au 18ème siècle. L'organisation
des appartements est classique : salons et salles de compagnie occupent l'axe et les pièces intimes, les côtés. En ce qui concerne la toiture, Bonsi
choisit l'option des toits bas avec des corniches de tradition locale, n'ayant pas les ressources (absence de tradition de charpenterie et climat venteux)
de tenter le grand comble qui aurait donné la note française très prisée. A la fin du 18ème siècle, de nouveaux aménagements sont réalisés et des
retouches effectuées aux 19ème siècle. Les intérieurs, bien que très transformés par les usages administratifs successifs (tribunal depuis 1945,
importants travaux en 2002) conservent un ensemble important de remarquables gypseries de la fin du 18ème siècle (grande salle du niveau principal
et la chambre dite « de l'évêque »).
L'ancien palais épiscopal en totalité, y compris la cour d'honneur avec sa clôture et les jardins en terrasse, tel
que délimité par un liseré rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. LZ 149) : classement par arrêté du 6 juin 2014
département
18
Hôtel Bühler 57, 59 avenue
Saint-Saëns
Carlier Léopold
(architecte);Carlier
Louis (architecte)
OZ 1038, 1040 1903 1984/12/05 : inscrit
MH partiellement +
label Xxe
Hôtel d'un riche industriel, Traugott Bühler, ayant fait fortune dans le commerce du vin et des spiritueux, signé en 1903 par les architectes Léopold et
Louis Carlier. Malgré sa date de construction, l'architecture est d'un esprit encore très marqué par le 19e siècle. Il s'agissait, à l'origine, d'un ensemble
de constructions : un corps principal sur l'avenue Saint-Saëns avec un retour nord ; un petit parc et un parc plus grand encadrant le corps principal ; un
bâtiment secondaire à l'angle de la rue Bülher. Le corps principal présente une entrée d'honneur avec perron protégé par un porche. Sa façade
principale sud développe une ordonnance de baies dont les encadrements sont ornés dans un style classique. La partie est est couronnée par un dôme
à quatre pans et ses baies sont ornées de sculptures en bas-reliefs. A l'intérieur, un grand escalier développe ses deux volées courbes du rez-de-
chaussée au seconde étage. Les murs et le plafond de la cage d'escalier sont peints. Les pièces conservent cheminées, parquets et décor peint. Les
décors d'origine sont conservés.
La façade sur rue et la grille d'entrée de l'hôtel Bülher situé 57 et 59 avenue Saint-Saëns, figurant au cadastre,
section OZ, sous les n° 1038 et 1040 : inscription par arrêté du 5 décembre 1984
privée PPM
20
Maison 2 rue Gaveau 16e
siècle
1931/01/12 : inscrit
MH partiellement
Maison natale du sculpteur Jean-Antoine Injalbert, ornée d'une fenêtre Renaissance avec cariatides. Cette fenêtre a été construite sous l'influence de
l'école toulousaine.
Fenêtre Renaissance de la façade sur cour : inscription par arrêté du 12 janvier 1931 privée
21
Ancien cloître des
Carmes
C 128, 130, 147,
124, 136, 144, 150
15e
siècle;4e
quart
16e
siècle
1951/02/12 : inscrit
MH partiellement
D'après la tradition, les Carmes établirent leur premier établissement près de la rivière de l'Orb au 13e siècle. Leur translation dans l'intérieur de la ville
aurait été autorisée par le pape Clément V en 1305. En 1387, les Carmes obtenaient de Charles VII l'hôtel de Bétizac, argentier du duc de Berry, dans
lequel ils restèrent trois ans. En 1390 ou 1425, selon les auteurs, ils reçurent un emplacement dans le voisinage et y demeurèrent jusqu'à la
Révolution. Les vestiges du couvent se composent de deux parties : le cloître et l'ancienne entrée. Le tracé du cloître est reconnaissable sur onze
arcades de la galerie est, sept arcades de la galerie ouest et trois de la galerie sud. Les arcs brisés à encadrement intérieur mouluré, reposent sur des
piliers à colonnettes avec bases à talons superposés. La galerie adjacente n'était pas voûtée mais plafonnée. Vers le centre de l'ancien cloître se trouve
le puits. L'ancienne entrée conservée est placée au sud-ouest du cloître. Elle se compose de deux travées voûtées sur arcs diagonaux et doubleaux. Les
arcs diagonaux, moulurés de quarts-de-rond entre filets, reposent sur des corbeaux sculptés en forme de console enroulée. Après ces deux travées
voûtées, viennent un passage sous plafond à poutrelles, puis un arc en plein cintre et un passage découvert qui longe, à l'extérieur, la galerie
méridionale du cloître.
Ancienne entrée voûtée, puits et travées (cad. C 128, 130, 147, 124, 136, 144, 150) : inscription par arrêté du 12
février 1951
propriété de la
commune ;
propriété
privée
PDA
22
Maison 23 rue des
Balances
0 65, 65p 2e moitié
17e
siècle
1963/12/12 : inscrit
MH partiellement
La partie ancienne de l'immeuble, à l'angle des rues des Balances et des Trois-Mulets, avec fenêtres flamboyantes, date de la fin du 15e siècle et peut
représenter un vestige de l'hostellerie du Dauphin. L'hôtel, presque entièrement reconstruit, avec cours ornées et grand escalier, est un ouvrage du
milieu du 17e siècle, plus probablement de la période 1650-1670. Au début du 19e siècle, de nouveaux bâtiments ont été élevés dans l'ancien jardin.
Le tout a été morcelé en deux, vers 1822. La partie la plus ancienne devint l'hôtel de Mac-Mahon et l'autre devint l'hôtel de Castellane.
Escalier (cad. 0 65, 65p) : inscription par arrêté du 12 décembre 1963 privée
23
Ancienne abbaye
Saint-Aphrodise
12 place Saint-
Aphrodise
PX 225, 238, 285 2e moitié
11e
siècle;14
e
siècle;15
e
siècle;18
e siècle
1983/12/29 : classé
MH partiellement
Au Bas-Empire (4e siècle), le site de l'abbaye correspond à une nécropole gallo-romaine située en dehors de la ville. Au 6e siècle, la nécropole
chrétienne entoure et s'intègre au sanctuaire. Construction vraisemblable d'un monument funéraire dédié à saint Pierre au milieu de la nécropole
christianisée. La double titulature est donnée lors de l'inhumation de saint Aphrodise (première mention d'un sanctuaire abritant les restes de ce saint
en 858), considéré comme le premier évêque fondateur de l'Eglise de Béziers. En 967, première mention de l'abbaye dans le cartulaire de Saint-
Nazaire. En 1171, première mention des douze chanoines à la place des moines bénédictins. La crypte est considérée comme la partie la plus ancienne
de l'église actuelle (datation basse : fin 9e-10e siècle ; datation haute : 16e siècle). Elle est située sous l'arc triomphal, à l'emplacement présumé de
l'abside de l'église romane. De forme semi-circulaire, elle présente un déambulatoire autour d'une confession. Les portes donnant du déambulatoire
sur la confession sont récentes. A l'origine, une porte unique était vraisemblablement encadrée par deux fenestrellae. De l'abbaye romane subsistent
encore certains éléments : l'abbatiale (partiellement), le mur sud du réfectoire, les murs est et ouest du cloître. Elle devait présenter un plan allongé à
trois nefs et abside unique. Les bas-côtés et la nef s'interrompent au niveau d'un transept délimité par des arcs diaphragmes et dont la croisée était
surmontée d'un clocher lanterne dont l'éclairement était assuré par des baies géminées sur les quatre faces. La porte romane percée dans la façade
occidentale était destinée aux moines ou chanoines. Le tympan n'est pas décoré et correspondrait à un modèle paléochrétien. Accolé au mur nord de
l'abbatiale, le cloître présentait une galerie sur un seul niveau, dont la couverture charpentée s'appuyait sur une série d'arcades soutenues par des
colonnettes alternativement simples et jumelées, aux chapiteaux sculptés. Ce cloître a été démoli au début du 19e siècle. Le réfectoire ferme le côté
nord du cloître. Le mur sud est la seule partie conservée. Aux 14e et 15e siècles, les transformations furent les plus importantes et modifièrent
considérablement l'allure et les proportions de l'ensemble. Un vaste chevet gothique prend la place de l'abside romane qui disparaît totalement. Des
chapelles lui sont accolées. Une énorme tour-clocher est bâtie au nord, contre le chevet. Une rose est aménagée dans la façade ouest de l'église. Une
vaste salle dont la couverture charpentée est soutenue par trois arcs diaphragme en tiers-point, et qui intègre le mur roman au sud, succède au
réfectoire roman. D'autres transformations sont réalisées au 18e siècle : surélévation des bas-côtés de la canoniale et couvrement par des voûtes
d'arêtes ; obturation des arcades du cloître avec remplacement de la charpente des galeries par des voûtes en bois et plâtre ; la salle correspondant à
l'ancien réfectoire devient cellier. Au 19e siècle, destruction des galeries du cloître en 1836.
Eglise, aire de l'ancien cloître et bâtiments conventuels qui l'entourent (cad. PX 225, 238, 285) : classement par
arrêté du 29 décembre 1983 + Objets mobiliers protégés OMH
commune PPM24
Arènes à taureaux 15b rue
Castelbon de
Beauxhasotes
NS 530 1897 2015/12/09 : inscrit
MH
Situées sur les hauteurs, à lest de la ville, les arènes ont été construites dès 1897 pour sachever en 1901 sur les plans des architectes Carlier, père et
fils. Mêlant briques, pierres de taille et ciment armé, elles constituent une solution de transition avec le tout béton armé de larchitecture moderne.
Elles témoignent également de la période brillante qua connu la ville de béziers qui sest traduite par des réalisations architecturales prestigieuses et
semblent tenir un rôle prépondérant dans lhistoire de la construction des édifices destinés à abriter les activités tauromachiques, introduites dans le
sud de la France au 19e siècle. La double utilisation de ces arènes retiennent également lattention puisquelles accueillirent de grandes manifestations
lyriques, en particulier la création de « Déjanire », en 1898, sous la baguette de son créateur Camille Saint-Saëns.
Les arènes du Plateau de Valras, en totalité, y compris le sol de la parcelle, situées 15b, rue Castelbon-de-
Beauxhasotes (cad. NS 530) : inscription par arrêté du 9 décembre 2015
privée
PDA
25
hôtel de Nattes rue de Citadelle
; 13
Carlier Léopold
(architecte)
MO 17 18e
siècle;19
e siècle
2017/05/09:inscrit MH Originaire du Rouergue, la famille de Nattes s'installe à Saint-Thibéry en 1642. En 1759, elle se fixe à Béziers. L'hôtel de Nattes est implanté sur une
grande parcelle autrefois morcelée. Il présente une implantation particulière contrainte par un îlot en forme de proue. Au sud, la façade à bossages,
ordonnancée sur 3 niveaux, était percée d'une série d'arcades. Les ouvertures des étages, aux cadres moulurés sont ornées de garde-corps de balcons
en élégante ferronnerie. Le portail ouvre sur un porche-vestibule circulaire donnant accès à la cour, couvert d'une coupole à voûte surbaissée en pierre
de taille. A l'origine, les murs étaient ornés d'un décor peint révélé par la récente découverte d'un grand cartouche monumental de grisaille en trompe-
l'oeil. A la fin du XIXe siècle, le nouveau propriétaire, Charles Victor Fulcrand Delpon de Vaux fait appel à l'architecte Léopold Carlier pour des projets
de réaménagement. L'architecte crée, au rez-de-chaussée, deux boutiques entraînant la suppression des arcades de part et d'autre de l'entrée. Le
premier étage de l'aile sud est transformé au goût éclectique du jour, avec notamment la création de deux galeries de verrières superposées ainsi que
d'une large baie rectangulaire dans le bureau sur la façade est somptueusement décorées de vitraux colorés. La qualité du décor intérieur réalisé par
Léopold Carlier est remarquable.
Les parties suivantes de l'hôtel de Nattes situé 13 rue de la Citadelle : les façades et toitures, le vestibule
circulaire, la cour d'honneur, le grand escalier et l'ensemble du 1er étage avec son décor du corps de bâtiment
sur rue avec ses deux niveaux de galeries de verrières sur cour, y compris son terrain d'assiette, tels que
délimités en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 9 mai 2017
privée
26
Immeuble dit « Hôtel
de Montmorency »
1 rue de
Montmorency
MO 32 17e
siècle
2011/06/27 : inscrit
MH
L'hôtel est situé au coeur du quartier ancien et appartenait à Guillaume de Castilhon dont la propriété est attestée par le compoix de 1605 et par ses
armes au fronton du portail d'entrée. La construction date pour l'essentiel de la première moitié du 17ème siècle. Richelieu y aurait été hébergé lors
du passage du roi Louis XIII en 1632. Plusieurs propriétaires se succèdent par la suite jusqu'en 1877 où Cavallier, président du Tribunal, fait remanier et
homogénéiser l'ensemble dans un mélange éclectique néo-gothique et néo-renaissance par l'architecte Vivier. L'organisation en quadrilatère autour
d'une cour, à laquelle on accède par un passage avec arc, reste fidèle à la tradition médiévale méditerranéenne de même que la haute tour carrée
d'escalier. La façade sur rue s'élève d'un étage sur rez-de-chaussée et un demi étage sous comble. Les caractères architecturaux de cet immeuble sont
très représentatifs de la tendance alors en cours à Béziers : élévations sobres avec un décor limité, au portail à fronton orné de lourds bossages.
L'escalier possède un plafond à caissons de gypseries retouché au 19ème siècle. La grande salle du premier étage a conservé son plafond à poutrelles
peint de motifs figurés et de paysages.
L'immeuble en totalité (cad. MO 32) : inscription par arrêté du 27 juin 2011 privée
27
Vieux pont sur l'Orb non cadastré 1ère
moitié
12e
siècle;14
e
siècle;15
e
siècle;2e
quart
16e
siècle
1963/06/18 : classé
MH
Le pont fut construit (ou reconstruit) à une époque antérieure à 1134, date à laquelle il est mentionné par un acte. Il semble qu'à cette époque sa
largeur n'excédait pas les 3,45m de ses voûtes inférieures. L'ouvrage aurait été élargi sans doute au 15e siècle par les arcs enveloppants, rejoignant les
piles et portant la largeur, entre têtes, à 5,20m. Des réparations plus ou moins importantes sont signalées en 1341 et 1526. Une tour de défense,
établie sur l'avenue du côté du faubourg, a été démolie vers 1768. Long de 241,46m, le pont-vieux se compose de quinze arches inégales dont sept
seulement franchissent, en période d'étiage, les eaux du fleuve. Chaque arche est séparée de la suivante par une petite voûte en plein cintre de trois
mètres d'ouverture en moyenne. Ces passages voûtés sont les oeilletons pratiqués à l'aplomb des piles et destinés à faciliter l'écoulement des eaux en
temps de crue. De nos jours, les premières piles sont enterrées jusqu'aux naissances de la voûte des oeilletons. La septième arche est plus grande et se
compose, comme la plupart des autres, de deux voûtes. La huitième arche montre un décollement de l'arc de tête inférieur, côté aval. A partir de là, six
grandes arches, inégales, enjambent le cours du fleuve. Une seule petite arche se trouve sur la berge orientale, côté ville. Les piles présentent, vers
l'aval comme vers l'amont, des éperons triangulaires peu saillants, à ressauts en escalier.
Site archéologique : Vieux pont sur l'Orb, à l'entrée Ouest de la ville, en amont du pont de la R.N. 9 (cad. non
cadastré) : classement par arrêté du 18 juin 1963
commune
28
Ancien tribunal
épiscopal,
anciennement appelé
"Maison des
Notaires"
10 impasse de
la Notairie
MN 97 3e quart
14e
siècle
2004/07/22 : inscrit
MH ; 2015/01/19 :
inscrit MH ;
2015/05/04 : classé
MH
Décoration du plafond caractéristique du 3e quart du 14e siècle. La portée est coupée en deux par une poutre maîtresse recevant les solives, lesquelles
reposent sur des corbeaux dont les abouts sont sculptés de têtes. Un système de planches forme deux redents qui joignent la poutre au bardage jointif
du plancher. Celui-ci porte la forme en maçonnerie recevant le carrelage. Tout ce plafond est peint (figures, corps d'animaux, dessins géométriques),
sur tons rouge et noir. Le volume intérieur est relativement bien conservé.
Le bâtiment abritant l'ancien tribunal, en totalité (cad. MN 97) : inscription par arrêté du 22 juillet 2004. Arrêté
d'inscription "en totalité" le 19 janvier 2015 : "considérant que l'immeuble dit "maison de la Notairie" à Béziers
présente sur le plan de l'histoire et de l'art un intérêt suffisant pour en rendre désirable la préservation en
raison du caractère exceptionnel d'une telle cour de justice épiscopale médiévale et de l'intérêt de la demeure
médiévale qui lui a été adjointe postérieurement, considérant la nécessité de donner une mesure de protection
au titre des monuments historiques à l'immeuble en attente de la poursuite de la procédure de classement
partiel engagé sur proposition de la CRPS". Classement MH en totalité le 4 avril 2015 : "présente, sur le plan de
l'histoire et de l'art, un intérêt public, en raison du caractère exceptionnel de cet immeuble, élément majeur et
rare de l'architecture publique de la fin de la période médiévale, et de l'importance de ses décors du XIVe siècle,
connus ou à découvrir. (...) parcelle n°97 d'une contenance de 74 ca, de la section MN du cadastre de la
commune (...) Le présent arrêté se substitue à l'arrêté d'inscription au titre des Monuments historiques du 15
janvier 2015 susvisé.
propriété
d'une
association
29
Maison 7 rue du
Docteur-Vergne
Gallo-
romain
1935/04/01 : inscrit
MH partiellement
La maison conserve une inscription gallo-romaine, encastrée dans le mur de façade, à gauche de la porte d'entrée, découverte au début du 20e siècle
lors de travaux de réfection d'enduits.
Inscription encastrée dans le mur de façade à gauche de la porte d'entrée : inscription par arrêté du 1er avril
1935
privée
30
Maison 4 rue de
l'Argenterie
F 1360 15e
siècle;17
e siècle
1963/12/12 : inscrit
MH partiellement
En 1874, l'édifice comportait deux tourelles, une ronde et une polygonale plus élevée, la seule subsistante. Architecturalement, deux époques peuvent
être distinguées dans ces bâtiments. Au 15e siècle peuvent être rapportées la tourelle d'escalier ainsi que les grandes fenêtres de l'arrière façade. Le
passage d'entrée, avec sa voussure sculptée de têtes et de rosaces, ainsi que les galeries qui le surmontent, ont été plaqués au 17e siècle contre
l'ancienne entrée gothique. Le style des clés en trémie situe cette deuxième campagne vers le milieu du 17e siècle. Un couloir relie la cour de
l'immeuble à la rue de l'Argenterie. L'arc primitif de cette entrée est un arc brisé qui a été doublé par un arc plus récent en plein cintre. La voussure a
été richement ornée de caissons variés. A l'aplomb de cette voussure d'entrée se trouvent trois étages de galeries, les deux premières en anse de
panier, la galerie supérieure avec linteau droit. Faisant suite à ces parties ajourées au 17e siècle, se trouve la cour avec ses façades de la fin du 15e
siècle. Située à droite en entrant, la tourelle d'escalier polygonale fait saillie. Elle s'élève d'un étage de plus que les bâtiments contigus. Les arêtes du
pan coupé sont marquées par deux longues colonnettes torses, à trois filets inclinés, s'élevant jusqu'au niveau des allèges du troisième étage. Au-
dessus, les colonnettes se continuent sans cannelures. La porte de la tourelle est décorée d'un gâble fleuronné et de pinacles.
Tourelle d'escalier et façades sur cour ; l'arc sculpté du passage d'entrée (cad. F 1360) : inscription par arrêté du
12 décembre 1963
privée31
Eglise de la
Madeleine
PZ 301 4e quart
11e
siècle;12
e s ;14e
s;15e s
1987/01/27 : classé
MH
D'origine romane (fin 11e siècle : abside et transept, gros oeuvre de la nef, éléments de décor architectural), l'édifice a été plusieurs fois repris et des
adjonctions ou modifications en ont transformé l'aspect primitif, notamment intérieur (14e-15e siècle et 17e-18e siècle). Cette église consulaire revêt
une importance historique, ayant servi de cadre au massacre des Cathares par les croisés français. Plan basilical à trois nefs de six travées, avec
transept et abside pentagonale. Chapelle latérale, porche au sud, sacristie au nord-est. Clocher à quatre niveaux, surmonté d'une flèche octogonale.
Tourelle octogonale dans l'angle sud-est du clocher.
Eglise de la Madeleine, y compris les grilles de l'abside (cad. PZ 301) : classement par arrêté du 27 janvier 1987 commune PPM
32
Ancienne cathédrale
Saint-Nazaire et
cloître Saint-Nazaire
13e s ;
1er quart
14e s
;18e s
1840 : classé MH Cathédrale Saint-Nazaire (ancienne) et cloître Saint-Nazaire : classement par liste de 1840 + Objets mobiliers
protégés OMH
commune
33
Maison 16 rue des
Docteurs-
Bourguet
F 1480 15e
siècle
1965/02/23 : inscrit
MH partiellement
Une importante dénivellation sépare les rues des Docteurs-Bourguet et la rampe des Canterelles, entraînant au rez-de-chaussée de l'édifice la création
d'une terrasse rue des Docteurs-Bourguet. L'immeuble ayant subi d'importantes modifications au 18e siècle, notamment dans les dispositions du
portail d'entrée, il en est résulté des terrassements assez importants qui ont exhaussé le sol de la cour. La base de la tourelle d'escalier, en bordure de
cette cour, s'est ainsi trouvée enterrée. Cette tourelle ainsi que les autres vestiges flambloyants encore visibles, sont situés au fond de la cour.
L'ancienne porte sur cour de la tourelle est accostée de faisceaux de colonnettes formant pinacles, et surmontée d'un gâble à inflexions. Des animaux
monstrueux de haute dimension en décorent les rampants (lion aîlé, chimère, basilic).
Parties anciennes de la façade au Sud de la cour, y compris l'escalier à vis dans la tourelle (cad. F 1480) :
inscription par arrêté du 23 février 1965
propriété
d'une
association
34
Théâtre place de la
Victoire
David-d'Angers
Pierre-
Jean;(sculpteur)
OZ 758 1844 1975/10/29 : inscrit
MH partiellement
(façade principale)
De plan rectangulaire, le théâtre néo-classique possède une intéressante façade ornée de deux bas-reliefs en terre cuite dus à David-d'Angers. La
façade principale se compose d'un étage surmonté par un fronton rectangulaire à volute. Le rez-de-chaussée est percé de trois portes en plein cintre
dont les écoinçons sont sculptés de trophées de musique et de masques antiques. Le premier étage est scandé par une double colonnade :
corinthienne délimitant trois baies ; dorique à colonnes engagées. Les frises latérales sont décorées de deux bas-reliefs dus à David-d'Angers. Ces bas-
reliefs représentent des allégories relatives aux comédies et aux tragédies les plus célèbres (Oedipe, le Cid, Tartuffe...).
Façade principale (cad. OZ 758) : inscription par arrêté du 29 octobre 1975 commune PPM
35
Château de Poussan-
le-Haut
KZ 37 4e quart
18e
siècle
1975/10/31 : inscrit
MH partiellement
Le château fut construit à la fin du 18e siècle pour la famille de Nattes de Montpellier. De plan carré, l'édifice est formé de quatre corps de bâtiments
entourant une cour et cantonné de pavillons décrochés. L'entrée dans la cour centrale s'effectue par un porche monumental et un passage voûté en
anse de panier. L'aile est est précédée par une cour dite "cour des lions". Cette façade est cantonnée par deux pavillons fortement décrochés. Au
centre se dresse un porche monumental orné de pilastres colossaux à chapiteaux ioniques, surmonté d'un fronton circulaire. Sous ce porche s'ouvre le
passage en anse de panier qui permet d'accéder à la cour intérieure. L'aile nord donne sur le parc qui entoure le château au nord. Cette façade est
également cantonnée de deux pavillons en fort décrochement. Elle a pour seul décor des masques qui ornent la corniche et les clefs des fenêtres. Un
haut perron permet d'y accéder. L'intérieur n'a pas conservé de décor ancien.
Façades et toitures des ailes Nord et Est ; portail d'entrée du château (cad. KZ 37) : inscription par arrêté du 31
octobre 1975
privée
36
Moulin Cordier 14e
siècle;18
e siècle
1930/04/05 : inscrit
MH
Moulin Cordier : inscription par arrêté du 5 avril 1930 commune PPM
37
Villa Guy 1 rue Verdi Carlier Léopold
(architecte);
Forestier Jean-
Claude-Nicolas
(architecte
paysagiste);
Injalbert Jean-
Antoine (sculpteur);
Magrou Jean
(sculpteur)
NS 512, 513
(anciennement
450)
1867;191
8
1990/01/23 : inscrit
MH partiellement ;
1991/04/30 : classé
MH partiellement +
label Xxe.
Villa construite dans un style flamand vers 1867 par l'architecte Léopold Carlier pour une famille de Suisses allemands. Elle est acquise en 1870 par les
Guy, une famille de viticulteurs fortunés. En 1918, Jean et Joseph Guy demandent à leur ami, l'architecte-paysagiste Jean-Claude-Nicolas Forestier, de
concevoir le jardin. Celui-ci dessine un jardin moderne d'un hectare, d'inspiration méditerranéenne et néo-mauresque, décoré d'oeuvres sculptées de
Jean-Antoine Injalbert et Jean Magrou. Le jardin a été partiellement loti en 1955 et 1958, puis restauré en 1991.
Les façades et les toitures de la villa (cad. NS 512, 513) : inscription par arrêté du 23 janvier 1990 - Le jardin avec
tous ses éléments bâtis et non bâtis, sa décoration et les oeuvres d'art qu'il comporte (décor immeuble,
notamment : grand hémicycle, bas-reliefs, fontaines, bancs, sols de terre cuite et de mosaïque, statuaire ... )
(cad. NS 512, 513) : classement par arrêté du 30 avril 1991
privée PPM
source : https://data.culture.gouv.fr/
* Périmètres de Protection Modifiés (PPM) ou Périmètres Délimités des Abords (PDA)
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