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PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, p
PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, projet, espace
Document publié le Mercredi 2 mai 2018 par la commune de Coinches.
Lien du pdf (PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, projet, espace)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Espaces terrestres et maritimes, Aménagement du territoire,
Coinches Département des Vosges
P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e
Dossier de PLU approuvé le 02/05/2018 par Délibération
du Conseil d’Agglomération de Saint-Dié-Des-Vosges
i n v e n t a i r e
d e s z o n e s h u m i d e s
6c
Rodolphe WACOGNE - Géologue Consultant
41, rue Victor GENOUX - 70300 LUXEUIL LES BAINS
tél. : 03.84.49.93.02 - est-conseil@orange.fr
SIRET : 512 436 619 00013Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
2 Rodolphe Wacognezones humides »
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 3
Rodolphe Wacogne
S O M M A I R E
1. Introduction et objet de la mission
Rappel législatif
Objet de la mission
2. Méthodologie d’analyse
Etat des lieux et pré-localisation des zones humides
Détermination de la nature des milieux humides
Relevés de terrains
Hiérarchisation des zones humides
Elaboration des fiches « zones humides »
3. Présentation de la commune
Contexte géographique
Contexte géologique
Contexte pédologique
Contexte hydraulique
4. Inventaire des zones humides
Analyse à l’échelle communalePt #1 . Tr
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Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
4 Rodolphe Wacogne
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Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 5
Rodolphe Wacogne
Les zones humides, espaces de transition entre terre et eau, ont longtemps été considérées comme
des lieux insalubres ou inutiles. Jusqu’à un passé récent, l’homme n’a cessé de les assécher, via le
drainage et le remblaiement afin d’y exercer ses activités (habitat, agriculture,…).
Les zones humides sont bien représentées dans le département des Vosges et aujourd’hui, on
s’aperçoit de l’importance de ces milieux par leurs rôles multiples :
stockage des eaux de crue, →
régulation des débits (d’étiage, des crues, d’inondations, érosion, coulées de boue) →
recharge des nappes phréatiques, →
auto-épuration de l’eau, →
filtration des eaux de ruissellement sur parcelles agricoles, →
filtration des eaux de débordement et de ruissellement pour l’alimentation des nappes →
en eau de qualité,
production de biomasse (poissons, pâture…). →
Ainsi, les zones humides sont des éléments centraux de l’équilibre des bassins versants et sont
considérées comme de véritables infrastructures naturelles.
Ce sont aussi des milieux possédant un riche patrimoine naturel avec un fort potentiel économique
par le biais des intérêts forestiers, agricoles et également touristiques, et pédagogiques. Il convient
donc de bien les connaître et d’en faire l’inventaire.
rappel législatif
1 -
i n t r o d u c t i o n e t o b j e t
d e l a m i s s i o n
Les dispositions de la Loi du 3 janvier 1992, dite Loi sur l’Eau ont pour objet une gestion équilibrée
de la ressource en eau.
La Directive Cadre sur l’Eau (DCE) du 23 octobre 2000 (transposée dans le droit français en 2004),
qui fixe l’objectif de bon état des eaux à horizon 2015, a rappelé l’importance du rôle des zones
humides pour atteindre cet objectif.
L’article L.211-1 du Code de l’environnement, modifié par la Loi Engagement National pour
l’Environnement (ENE) dite Grenelle II du 12 juillet 2010, précise aujourd’hui que la gestion équilibrée
et durable de la ressource en eau prend en compte les adaptations nécessaires au changement
climatique et vise notamment à la préservation des écosystèmes aquatiques, des sites et des
zones humides.
Ce même article définit les zones humides comme « les terrains, exploités ou non, habituellement
inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la
végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une
partie de l’année ».Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
6 Rodolphe Wacogne
La Loi sur le Développement des Territoires Ruraux (DTR) n°2005-157 du 23 février 2005, la Loi Risques
n° 2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la
réparation des dommages (qui fait référence aux crues notamment) et la Loi sur l’Eau et les Milieux
Aquatiques n° 2006-1772 (LEMA) du 30 décembre 2006 sont autant de textes qui rappellent que
la préservation et la gestion durable des zones humides sont d’intérêt général, comme l’affiche
l’article L.211-1-1 du Code de l’environnement.
Il y a donc aujourd’hui une reconnaissance politique à la préservation des zones humides et le
Code de l’environnement impose de mieux les identifier et d’assurer la cohérence des diverses
politiques et des financements publics relatifs à cette thématique.
D’autre part, les documents d’urbanisme (SCOT, PLU et Cartes Communales) doivent être
compatibles avec les orientations du SDAGE Bassin rhin-Meuse (et des SAGE lorsque ces derniers
existent) qui décline les orientations de la DCE à l’échelle du bassin-versant.
Dans ce contexte juridique et environnemental particulier, il est nécessaire que les zones humides
soient identifiées et délimitées au niveau local, de façon à permettre une prise en compte de ces
milieux à l’amont de tout projet d’aménagement, et une préservation à long terme.
C’est la raison pour laquelle la commune de Coinches a souhaité, dans le cadre de l’élaboration
de son document d’urbanisme, réaliser un inventaire des zones humides localisées aux abords du
bâti.
L’objet de la mission est la réalisation de l’inventaire des zones humides du territoire de la commune
de Coinches en deux phases :
Identification, délimitation et description des zones humides présentes, 1.
Hiérarchisation des sites identifiés selon leur degré d’intérêt et d’intégration au 2.
document d’urbanisme.
L’inventaire des zones humides a été réalisé pour les territoires à enjeux d’urbanisme caractérisant
un périmètre de travail.
Par secteurs à enjeux d’urbanisme on entend les secteurs classés dans une des catégories
suivantes par le projet de PLU de la Commune de Coinches :
Dents creuses à l’intérieur de la partie actuellement urbanisée de la commune •
Secteurs d’extension urbaine classés en zone U ; •
Zones urbaines ou d’urbanisation future classées 1AU ou 2AU ; •
Zones agricoles constructibles ou aménageables ; •
Zones naturelles constructibles ou aménageables. •
Un secteur tampon autour de ces espaces est inclus dans le périmètre de travail
Ces secteurs humides sont reportés sur le document de zonage de manière à s’assurer que ces
espaces conservent leur caractère naturel dans la cadre de la mise en compatibilité avec le
SDAGE du Bassin Rhin-Meuse.
objet de la missionElaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 7
Rodolphe Wacogne
2 -
m é t h o d o l o g i e d ’ a n a l y s e
Afin de répondre le plus correctement possible à l’objectif de la mission, l’étude doit suivre les
différentes étapes suivantes :
Etape 1: Etat des lieux et pré-localisation des zones humides →
Etape 2 : Détermination de la nature des milieux →
Etape 3: Caractérisation d’une zone humide →
Etape 4: Hiérarchisation des zones humides →
Dans un premier temps, un recensement des données existantes pouvant donner des indications
de présence de zones humides a été réalisé. Il s’agit des inventaires locaux, ZNIEFF (zone naturelle
d’intérêt écologique floristique et faunistique), ZICO (zone d’importance pour la conservation des oiseaux),
les cartographies des zones humides potentielles éditées par la DDT, carte IGN et photos aériennes
récentes, cartes géologiques, hydrogéologiques et pédologiques, le fond cadastral, les listes des
plantes hygrophiles identifiées établies par régions biogéographiques.
Cette étape est complétée par un parcours de terrain rapide de l’ensemble du ban communal
afin de repérer les zones ou la végétation hygrophile est dominante.
état des lieux et pré-localisation
des zones humides
Il s’agit de rechercher les usages et les perturbations éventuelles (drainage, comblement,
submersion, creusement, ...) qui ont affectés le site étudié, ainsi que d’évaluer le degré d’altération
de son fonctionnement hydrologique.
détermination de la nature des
milieux humides
Caractérisation d’une zone humide
La phase de terrain a pour objectif d’identifier chaque zone humide, d’établir son contour et
de la caractériser. Les critères les plus facilement appréhendables sur le terrain sont les critères
pédologiques (basés sur hydromorphie des sols) et botaniques (basés sur l’étude de la végétation
hygrophyle).
Le critère hydrologique est également intéressant, notamment dans le cas de sites remaniés où
relevés de terrainsElaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
8 Rodolphe Wacogne
Le critère relatif à la végétation peut être recherché soit à partir des espèces végétales soit à
partir des habitats. Le choix de l’approche par l’habitat est fait lorsque les cartes d’habitats ou les
données habitat sont disponibles.
Rodolphe WACOGNE Consultant 41, rue Victor GENOUX 70300 LUXEUIL LES BAINS tel : 03.84.49.93.02 / Mail: est-conseil@orange.fr
SIRET : 512 436 619 00013
7
Le nombre, la répartition et la localisation précise de ces points dépendent de la taille et de
l’hétérogénéité du site.
Lorsque la végétation n’est pas présente naturellement ou n’est pas caractéristique à première
vue ou dans des secteurs artificialisés ou sur des sites à faible pente, l’approche pédologique
est particulièrement adaptée.
Dans des sites à fortes variations topographiques ou avec une flore très typée (certaines
zones de marais ou de tourbières, par exemple), l’approche à partir de la végétation est à
privilégier.
Dans tous les cas, lorsque le critère relatif à la végétation n’est pas vérifié, il convient
d’examiner le critère pédologique.
De même, lorsque le critère pédologique n’est pas vérifié, le critère relatif à la végétation doit
être examiné.
a. Examen phytosociologique (Habitats) et biologique (plantes)
La définition donnée par la Loi sur l’eau du 3 janvier 1992 mentionne la présence d’une
végétation dominée par des plantes hygrophiles. Cette présence n’est pas obligatoire, la loi
prenant soin de préciser «la végétation, quand elle existe ». Toutefois, si la présence de ce
type de végétation est confirmée, leur domination doit être constatée dans l’espace mais
aussi dans le temps, «pendant une partie de l’année » (C. envir. art. L. 211-1). Le décret
Rodolphe WACOGNE Consultant - 41, rue Victor GENOUX - 70300 LUXEUIL LES BAINS
tel : 03.84.49.93.02 - Mail: est-conseil@orange.fr – SIRET : 512 436 619 00013 8
Cadre technique:
L’examen des sols comme de la végétation doit donc porter prioritairement sur des points à
situer de part et d’autre de la frontière supposée de la zone humide concernée par le projet,
suivant des transects perpendiculaires à cette frontière. Le nombre, la répartition et la
localisation précise de ces points dépendent de la taille et de l’hétérogénéité du site.
Par exemple :
Lorsque la végétation n’est pas présente naturellement ou n’est pas caractéristique à première vue ou dans des secteurs artificialisés ou sur des sites à faible pente, l’approche pédologique est particulièrement adaptée ;
Dans des sites à fortes variations topographiques ou avec une flore très typée (certaines zones de marais ou de tourbières, par exemple), l’approche à partir de la végétation est à privilégier ;
Les investigations de terrain ont eu lieu en mars, avril, mai 2011.
Dans tous les cas, lorsque le critère relatif à la végétation n’est pas vérifié, il convient d’examiner le critère pédologique. De même, lorsque le critère pédologique n’est pas vérifié, le critère relatif à la végétation doit être examiné.
Une zone humide peut être repérée par :
Des critères pédologiques
Trois grands types de sols, caractéristiques
des zones humides, peuvent être repérés par
un sondage à la tarière à main d’une
profondeur de l’ordre de 1 mètre :
• sols rédoxiques (engorgement
temporaire),
• sols réductiques (engorgement quasi-
permanent),
• sols tourbeux (engorgement
permanent).
Pour les sols alluviaux, calcaires ou sableux,
développés dans des matériaux très pauvres
en fer ou ne subissant pas de phénomènes
réductiques, une expertise supplémentaire est
nécessaire pour apprécier la saturation
prolongée par l’eau dans les 50 premiers
centimètres du sol.
Des critères botaniques
1- Végétation caractéristique
d’un habitat humide
Identifier l’habitat caractéristique
d’une zone humide selon la liste
nationale des habitats Corine
Biotopes annexés à l’arrêté du 24
juin 2008
2- Présence d’espèces
indicatrices des zones humides
Le protocole de terrain est décrit
dans l’arrêté du 24 juin 2008 et
illustré dans la circulaire (§2.4.2).
Une liste nationale des espèces
végétales indicatrices de zones
la végétation et les sols ne sont pas des critères pertinents. Cependant, la présence d’eau étant
parfois saisonnière ou ponctuelle, ce critère ne doit pas être considéré de façon déterminante.
Ces critères sont alternatifs et interchangeables : il suffit que l’un des deux soit rempli pour qu’on
puisse qualifier officiellement un terrain de zone humide. Si un critère ne peut à lui seul permettre
de caractériser la zone humide, l’autre critère est utilisable (circulaire 2010-3008 du 18 janvier
2010).
Ainsi, en l’absence de végétation hygrophile, la morphologie des sols suffit à définir une zone
humide (Décret n° 2007-135 du 30 janvier 2007, Article R211-108 du code de l’environnement).
Le choix d’utiliser l’un ou l’autre des critères dépendra des données et des capacités disponibles,
ainsi que du contexte du terrain : dans les secteurs artificialisés, l’approche pédologique est
particulièrement adaptée tandis que sur des sites à fortes variations topographiques ou avec une
flore très typée, l’approche à partir de la végétation est à privilégier.
a. Critère HabitatElaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 9
Rodolphe Wacogne
Examen biologique (Examen des espèces)
L’examen de la végétation s’effectue sur des placettes positionnées de part et d’autre de la
frontière supposée de la zone humide ou de la partie de la zone humide concernée par le projet
en suivant des transects perpendiculaires à cette frontière et en localisant une placette par
secteur homogène du point de vue des conditions de milieu. Pour la réalisation de l’examen de
la végétation, la période incluant la floraison des principales espèces est à privilégier.
Sur chacune des placettes, il s’agit de vérifier la présence d’espèces dominantes indicatrices
de zones humides (espèces hygrophiles ou mésohygrophiles), en suivant le protocole décrit à
l’annexe 2.1.1. de l’arrêté de 2008 et en référence à la liste d’espèces fournie à l’annexe 2.1.2.
du même arrêté. Certaines espèces, ne présentant pas un caractère hygrophile marqué ou
systématique à l’échelle nationale, sont répertoriées sur des listes additives d’espèces, arrêtées
par les préfets de régions sur proposition du conseil scientifique régional du patrimoine naturel.
Cette liste additive peut comporter des adaptations par territoire biogéographique.
La mention d’une espèce dans la liste des espèces indicatrices de zones humides signifie que cette
espèce, ainsi que, le cas échéant, toutes les sous-espèces sont indicatrices de zones humides.
Ainsi, dans chaque formation végétale homogène, il est possible de déterminer visuellement si
des indicateurs primaires liés à la végétation sont présents.
Si nécessaire, il est possible de faire des mesures sur des placettes-échantillons représentatives des
situations rencontrées. Il est recommandé de prendre des placettes circulaires d’environ 10 m de
rayon pour les espèces ligneuses et de 1,5 m pour les herbacées. Nous augmentons la taille des
placettes pour les formations très diversifiées.
Si un des indicateurs primaires est présent, le site est humide.
Examen phytosociologique (Examen des Habitats)
L’examen des habitats consiste à déterminer des espaces dans lesquels plusieurs types de
végétaux cohabitent en fonction de l’exploitation de mêmes ressources (eau, nature des sols,
etc...). Si ceux-ci correspondent à un ou des habitats caractéristiques des zones humides, c’est-
à-dire à un ou des habitats cotés « 1 » dans l’une des listes figurant à l’annexe 2.2.2. de l’arrêté
du 24 juin 2008 modifié par l’arrêté du 1er octobre 2009. La mention « H » dans ces listes signifie
que cet habitat ainsi que, le cas échéant, tous les habitats de niveau hiérarchique inférieur sont
caractéristiques des zones humides.
La limite de la zone humide correspond alors au contour de cet espace auxquels sont joints, le
cas échéant, les espaces identifiés comme humides d’après le critère relatif aux sols.
Pour ces habitats, dont il n’est pas possible de conclure sur la nature humide de la zone à partir
de la seule lecture des données ou cartes relatives aux habitats, une expertise des sols ou des
espèces végétales est nécessaire.
Pour les milieux non perturbés, il convient d’examiner les unités phytosociologiques de manière
précise avec une caractérisation des zones humides selon la typologie CORINE jusqu’à un niveau
à 4 chiffres lorsqu’elle existe.Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
10 Rodolphe Wacogne
b. Examen pédologique (examen du sol)
L’examen du sol doit être réalisé par des sondages positionnés de part et d’autre de la frontière
supposée de la zone humide, suivant des transects perpendiculaires à cette frontière (circulaire
n° 2010-3008). Le nombre, la répartition et la localisation précise de ces sondages dépendent de
la taille et de l’hétérogénéité du site. Un sondage est nécessaire par secteur homogène du point
de vue des conditions du milieu naturel. Pour la réalisation de l’examen du sol, la fin de l’hiver et
le début de printemps sont des périodes idéales pour constater la réalité des excès d’eau, tandis
que l’observation des traits d’hydromorphie peut être réalisée toute l’année.
Chaque sondage pédologique doit être réalisé à une profondeur de l’ordre de 1,20 mètre dans
la mesure des possibilités. L’examen du sondage pédologique vise à vérifier la présence :
d’horizons histiques (ou tourbeux) débutant à moins de 50 centimètres de la surface du →
sol et d’une épaisseur d’au moins 50 centimètres ;
ou de traits réductiques débutant à moins de 50 centimètres de la surface du sol ; →
ou de traits rédoxiques débutant à moins de 25 centimètres de la surface du sol et se →
prolongeant ou s’intensifiant en profondeur ;
ou de traits rédoxiques débutant à moins de 50 centimètres de la surface du sol, se →
prolongeant ou s’intensifiant en profondeur, et de traits réductiques apparaissant entre
80 et 120 centimètres de profondeur.
Si une de ces caractéristiques est présente, le sol peut être considéré comme « sol de zone humide »
pour l’application de la rubrique 3.3.10 de l’article R.214-1 du code de l’environnement.
Dans certains contextes particuliers (fluviosols développés dans des matériaux très pauvres en
fer, le plus souvent calcaire ou sableux et en présence d’une nappe circulante ou oscillante très
oxygénée), l’excès d’eau prolongé ne se traduit pas par des traits d’hydromorphie facilement
reconnaissables. Une expertise des conditions hydrogéomorphiques doit être réalisée pour
apprécier la saturation par l’eau dans les 50 premiers centimètres du sol.
La liste des types de sols donnée en annexe 1.1.1. de l’arrêté du 24 juin 2008 modifié suit la
nomenclature des sols reconnue actuellement en France. Lorsque des données ou cartes
pédologiques sont utilisées, il est nécessaire de tenir compte non seulement de la dénomination du
type de sol, mais surtout des modalités d’apparition des traits histiques, reductiques ou rédoxiques
mentionnées précédemment.
Lorsque le critère pédologique n’est pas vérifié, le critère relatif à la végétation doit être
examiné.Sol rédoxique
Engorgement temporaire
Taches rouilles ou brunes (fer oxydé)
associées ou non à des taches
décolorées
- Débutant à moins de 25 on de le
surface du sol et se prolongeant
ou s intensifiant en profondeir.
- Débutant à moins de SU on de le
surface du sol, se prolongeant ou
s'intensifiant en profondeir associé
à des traits réductiques apparaissant
au moins entre 80 et 120 om de
profondeur.
Tâches d'oxydation (rouilles, ocres, oranges et de déferrification grises) dans une matrice brune
Tâche de déferrification ou de réduction (gris ou brun gris)
Horizon
rédoxique
«g»
Nodules ferro-manganiques (noirs ou bruns foncés, tendres ou
| | .
Caractérisation de l'hydromorphie
Sol tourbeux
Engorgement permanent
Matériaux organiques plus ou moins
décomposés, de couleur foncé,
Horizon tourbeux débutant entre
le surface et 50 om de profondeur et
d'une épaisseur d'au mins S0 om,
Horizon H | 2 | Couleur noirâtre et aspects fibreux
Caractérisation de l'hydromorphie
Sol réductique
Engorgement quasi-permanent
0
Couleur gris bleuatre à gris
Débutant à moins de S0 cm
de le surface du sol
50 _|
100 _|
Réduction (bleu, vert, bleu-vert) dans la nappe et tâche d'oxydation sur fond bleu (rouilles, ocres, oranges) dans la zone temporairement réoxygénée de battement de la nappe
Horizon
réductique
«G»
Caractérisation de l'hydromorphie
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 11
Rodolphe Wacogneiset prairies humides
ny d ri q ues Précipitations
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Crues,
inondations
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Échange de la nappe PTE 0
CE £ nappe
de versant
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
12 Rodolphe Wacogne
La hiérarchisation des zones humides repose sur leurs fonctionalités :
a. Les fonctions des zones humides
Les zones humides rendent plusieurs services par leurs différentes fonctions :
fonction hydraulique, avec ses deux composantes hydrologiques et physico-chimique →
fonction écologique ou biologique →
Les fonctions hydrologiques
Les milieux humides sont
des « éponges naturelles
» qui reçoivent de l’eau,
la stockent et la restituent.
L’eau est naturellement
l’élément fondamental de la
vie des milieux humides. Elle
alimente les écosystèmes,
apporte des matières
fertilisantes et bien souvent
sculpte le paysage. Mais si
tous les milieux humides sont
marqués par l’abondance
fluctuante de l’eau, leur
dynamique hydrologique
est en revanche très variable
d’un milieu à l’autre, selon
le climat, la localisation
géographique et l’histoire
des sites.
Les zones humides ont ainsi une grande fonction de régulation hydraulique, notamment dans le
cadre des phénomènes suivants :
Expansion des crues − : le volume d’eau stockée au niveau des zones humides évite une
surélévation des lignes d’eau de crue à l’aval par deux mécanismes : l’effet éponge (stockage
de l’eau dans les dépressions en surface et dans une moindre mesure dans les sols), d’une
part et d’autre part, l’effet d’étalement (l’épandage du débit de crue de part et d’autre du
cours d’eau dans les zones humides annexes provoque un abaissement de la ligne d’eau).
Régulation des débits d’étiage − : les zones humides peuvent jouer un rôle naturel de soutien
des étiages lorsqu’elles stockent de l’eau en période pluvieuse et la restituent lentement au
cours d’eau. Ce fonctionnement repose sur un substrat plus ou moins poreux qui favorise
l’emmagasinement de volumes d’eau. L’inertie du milieu permet la restitution lente au cours
des mois d’été de ces volumes stockés.
hiérarchisation des zones humidesmarais et prairies humides
£\uX minera Ux Apports
atmosphériques
Peu TT . Azote
$ gazeux
apports
dé matières
_ AOL
Ci Leu
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nn Sédimentation,
LOTO CLEO
apports
dematieresen suspension
ee To
Absorption de lazore
et dphôsphatelparles Végétaux:
Dénitrificatiomenzone
dépourvue d'oxygène n ports
de’fertilisants
Sédimentation, d'éléments
minéralisation minéraux |
Échanges de la matière
d'éléments organique PTE
minéraux de nutriments
par la nappe
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 13
Rodolphe Wacogne
Recharge des nappes − : La recharge naturelle d’une nappe résulte de l’infiltration des
précipitations ou des apports d’eaux superficielles dans le sol et de leur stockage dans les
couches perméables du sous-sol.
Recharge du débit solide des cours d’eau − : Les zones humides situées en bordure des cours
d’eau peuvent assurer une part notable de la recharge du débit solide des cours d’eau.
Fonctions physiques et biogéotechniques
Elles sont aussi des « filtres
naturels », les « reins »
des bassins versants qui
reçoivent des matières
minérales et organiques,
les emmagasinent,
les transforment et/
ou les retournent à
l’environnement.
L’eau qui alimente les zones
humides apporte souvent
de grandes quantités de
matières minérales : sable
ou limon transportés par les
crues des fleuves, nitrates
ou pesticides présents dans
la nappe phréatique ….
Ces matières sont, selon
les cas, stockées ou
transformées dans les
zones humides, dans des
mécanismes souvent
complexes. On parle de « biogéochimie » pour qualifier les processus complexes par lesquels
des éléments minéraux ou organiques sont transformés par la combinaison de l’action des êtres
vivants. La diversité et la complexité des mécanismes en jeu interdisent leur explication détaillée.
Globalement, on peut considérer qu’il existe trois mécanismes : apports et dépôt, reprise de
matériaux, transformation.marais et prairies hum; des
ux organ:; Le {| É LE niques
| Échanges
? ant avec l'extérieur CURE AUDE (graines, oiseaux,
apports ! amphibiens)
de matières . À raines Je EI + étplantules
Le
(GER
AAh. des végétaux
LL ” à AE " e/(bois, feuillés)æe
(poissons, PR Production et
CIEL) 9e) } Sédimentation CNE
organique
un Yi C
biologiques CLS) Ruissellement,
affluents
(débris Végétaux) A
Pre
Circulation des animaux
(alimentätion, reproduction) ALRENL 0
defoiri
et deviande
Sédimentation | de la matière HET RE
Échanges organique avec la nappe
avec la nappe (O0)
CT)
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
14 Rodolphe Wacogne
Fonctions écologiques
Les conditions hydrologiques
et chimiques permettent
un développement
extraordinaire de la vie dans
les milieux humides.
L’eau est naturellement
l’élément fondamental de la
vie des milieux humides. Elle
alimente les écosystèmes,
apporte des matières
fertilisantes et bien souvent
sculpte le paysage. Mais si
tous les milieux humides sont
marqués par l’abondance
fluctuante de l’eau, leur
dynamique hydrologique est
en revanche très variable
d’un milieu à l’autre, selon
le climat, la localisation
géographique et l’histoire
des sites.
Les milieux humides échangent de l’eau avec l’atmosphère, le réseau hydrographique de surface
et le sous-sol.
b. Le principe de hiérarchisation des zones humides
Après identification et délimitation de chaque zone humide, chaque site diagnostiqué humide
est évalué en fonction de deux entrées :
une fonction biologique, →
une fonction hydraulique/ fonction préservation de la qualité de l’eau. →
Un système de notation des zones humides est mis en place par la DDT des Vosges. A chacune
de ces entrées et en fonction des caractéristiques de la zone humide concernée, une note
est attribuée. Le détail du schéma de connexion est la caractérisation la plus explicite du rôle
hydrologique de la zone humide. Une notation est attribuée à cette fonction et va de 1 à 6 (1
étant la note la plus défavorable et 6 la plus favorable). L’addition de ces deux notes nous permet
d’obtenir une note globale caractéristique de la fonctionnalité de la zone humide.
Une fois cette notation effectuée, la zone humide figure dans un des trois cas suivants :
Type ZH1 : Zone humide présentant un intérêt remarquable, à conserver obligatoirement →
(c’est à dire qu’elle abrite une faune et/ou une flore protégée, rare ou menacée)
Type ZH2 : Zone humide présentant un intérêt écologique moyen à fort dont les fonctions sont →
à préserver avec la mise en place d’écoquartier ou de pratiques agricoles particulières
Type ZH3 : Zone humide ordinaire pouvant être aménagée avec la mise en place de →
mesures compensatoires.Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 15
Rodolphe Wacogne
Les deux notations nous permettent en renseignant le tableau ci-dessous de définir parmi les
trois cas, celui dans lequel figure la zone humide. Il ne s’agit pas d’une pure addition, puisque
certains facteurs sont prépondérants. Ces notations sont reprises au niveau des fiches descriptives
de chaque zone humide en annexe.
Les fiches d’inventaire – en fin de document - permettent de localiser et de décrire les zones
humides puis de réaliser une expertise de l’état de satisfaction de la zone par rapport aux grandes
fonctions des zones humides :
fonction biologique, →
fonction hydraulique et fonction préservation de la qualité de l’eau. →
Ci-après un modèle commenté d’une fiche zone humide
élaboration des fiches « zones
humides »Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
16 Rodolphe Wacogne
Description générale de la zone
Ce volet permet de renseigner les grandes caractéristiques
de la zone humide. Un extrait de plan permet de matérialiser
l’emprise de la zone humide sur les parcelles.
fiche zone humide n°
Commune :
Lieu-dit :
Protocole :
Bassin versant :
Nature du sol :
surface de la zone humide :
Mesure de protection/Inventaire :
Habitats composants la Zone Humide :
Habitats déterminants ZNIEFF :
Espèces hygrophiles :
Espèces remarquables :
Espèces protégées :
Fonction biologique :
Caractère remarquables de la zone :
Régime de subversion :
Capacités épuratoires :
Présence de cours d’eau :
Altération des entrées et des sorties d’eau :
Durée de présence d’eau :
Activité/Usage de la zone humide :
intérêt écologique :
Régime hydrologique de la zone humide
atteintes observées :
atteintes et préconisation
Classement final selon le tableau de hiérarchisation : Type 2 (zone humide dont les fonctions doivent etre préservées)
préconisations
Date de l’inventaire :
intérêt hydrologique :
Caractère remarquables de la zone :
Il s’agit des caractères qui permettront de définir l’intérêt
écologique de la zone humide. Il s’agit des mesure de
protection qui peuvent être présente sur la zone humide,
de la description des habitats qui la compose, des espèces
hygrophiles, des espèces remarquables, des espèces
protégées.
Régime hydrologique de la zone humide
Il s’agit des caractères qui permettront de définir l’intérêt
hydrologique de la zone humide. Il s’agit du régime de
subversion, des capacités épuratoires, de la présence
ou non de cours d’eau, de l’altération des entrées et
des sorties d’eau, de la durée de présence d’eau et de
l’activité et des usage de la zone humideDRE À a
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Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 17
Rodolphe Wacogne
3 -
p r é s e n t a t i o n d e l a
c o m m u n e
contexte géographique
Avant de mettre en œuvre l’inventaire des zones humides sur la commune de Coinches, nous
avons effectué le bilan des données existantes sur le territoire d’études.
Le territoire de la commune
de Coinches concerne la
vallée est les afluents du
ruisseau Le Coinches. Ce
territoire est traversé par le
Coinches qui s’écoule du
Sud au Nord.
La commune a une
superficie d’environ 569
hectares.
Le territoire communal
n’est concerné par aucun
zonage environnemental.
0 1 000 500
Mètres
IGN 2010 ® / éolis - studiolada 2014
Ü: Couches de Frapelle
: Gneiss à lithologie variée
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
18 Rodolphe Wacogne
Le département des Vosges est l’un des départements de France métropolitaine les plus riches du
point de vue géologique. En effet, tous les grands types de roches - sédimentaires, plutoniques,
volcaniques et métamorphiques - sont représentés et nombre de processus géologiques
peuvent y être reconnus : déformation et métamorphisme polyphasés, plutonisme et volcanisme
orogéniques, dépôts sédimentaires continentaux à marins, phénomènes glaciaires...
Il doit cette diversité à la présence de nombreuses unités litho-tectoniques : dans la partie orientale
se trouve une importante partie du massif hercynien des Vosges, qui disparaît vers l’Ouest sous
la couverture sédimentaire mésozoïque, qui débute par des dépôts détritiques continentaux du
Trias et se termine par des dépôts marins carbonatés de l’Oxfordien supérieur. Dans la partie
nord-est du département se trouvent en outre des formations sédimentaires et/ou volcaniques
stéphano-permiennes qui reposent sur le socle vansque et sont recouvertes par des sédiments
triasiques. Enfin, dans la partie sud-est du département se trouvent des témoins, abondants et
variés, des trois périodes glaciaires du Quaternaire: Würm, Riss et Mindel.
contexte géologiqueElaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 19
Rodolphe Wacogne
contexte pédologique
contexte hydraulique
Le territoire communal de Coinches est présent à la limite des zones géographiques des
Hautes Vosges et du bassin permien de Saint-Dié. Le substratum géologique correspond au
socle primaire, entièrement formé de roches magmatiques et métamorphiques. L’empreinte
des glaciers quaternaire est vive et s’est imprimée dans les paysages (vallées en Auge, dépôts
morainiques).
Le socle dans lla région de Coinches comporte deux grandes catégories de roches
Granites
Il en existe de nombreux types depuis les granites calco-alcalins à biotite et amphibole ainsi
que les granodiorites qui donnenet presque toujours naissance à des arènes plutôt fines
accompagnées de quelques blocs, jusqu’aux granites leucocrates générateurs d’arènes
grossières, très quartzeuses, gravelo-caillouteuses.
Gneiss
Ceux-ci présentent une grande variété lithologique mais fournissent, la plupart du temps, des
produits d’altération fins , sablo-limoneux à charge élevée en blocs et cailloux.
Le Bassin permien de Saint-Dié
Il est constitué de dépôts détritiques, arkoses, argilites, dans lesquelles s’intercalent des intrusions
volcaniques.
Les deux principaux processus de pédogénèse demeurent la brunification et la podzolisation
mais les types de sols intermédiaires, Alocrisols et Podzosols Ocriques prennent une extension
considérable.
Ces zones ne sont pas forcément le siège de zones humides. Les sols de zone humide sont décrits
ci-après au niveau du chapitre Inventaire.
Dans la zone bâtie et à proximité, nous avons rencontré des anthroposols. Il s’agit de sols remaniés.
Ainsi sur les zones à anthoposols artificiels (sols constitués de matériaux non pédologiques d’origine
anthropique et artificielle), nous ne pouvons pas trouver de zones humides. Nous rappelons que
ce sont souvent des zones imperméabilisées (maisons, routes, accès, ...).
Dans les zones à anthroposols artificiels, nous introduisons une nuance. En effet, les jardins potagers,
pelouses autour des maisons sont souvent exempts de zones humides et ne sont pas voués à
être bâtis. La zone d’anthroposol artificiel n’a pas été prospectée par des sondages à la tarière.
Par contre les zones à anthroposols transformés pouvant accueillir une ou plusieurs maisons ont
été systématiquement prospectées. Les anthroposols transformés sont des sols dont la partie
supérieure du solum a été fortement transformée par des apports massifs ou de longue durée de
matière organique ou minérale. Ce sont souvent les jardins potagers, parcs … qui sont exempts
de zones humides mais ne sont pas destinés à la construction.
La commune de Coinche est concernée par un réseau dense de cours d’eau qui rejoignent tous
la CoincheElaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
20 Rodolphe Wacogne
4 -
i n v e n t a i r e d e s z o n e s
h u m i d e s
analyse à l’échelle communale
Rappelons que l’inventaire des zones humides porte sur les secteurs localisés aux abords du bâti.
La méthodologie employée pour identifier et délimiter les zones humides respecte et suit en tout
point l’arrêté ministériel du 24 juin 2008 modifié par l’arrêté du 1er octobre 2009 ainsi que la circulaire
du 18 janvier 2010, documents qui précisent les critères de définition et de délimitation des zones
humides en application des articles L.214-7-1 et R.211-108 du code de l’environnement.
En analysant les données récoltées sur la structure des sols et la distribution de la végétation
spécifique et des habitats caractérisant une zone humide présente sur les zones urbanisables et à
urbaniser du territoire de la commune de COINCHES, nous avons pu identifier et délimiter quatre
zones humides.
a. Résultats pédologiques
Les sols de zone humide rencontrés sur la commune de COINCHES sont les suivants:
Les fluviosols
Ils sont développés dans des matériaux déposés récemment, les alluvions fluviatiles, mis en place
par transport, puis sédimentation en milieu aqueux. Ces alluvions peuvent être relativement
homogènes ou présenter une grande hétérogénéité minéralogique et granulométrique qui reflète
la diversité des matériaux géologiques et pédologiques situés en amont du bassin versant.
Ils occupent toujours une position basse dans les paysages, celle des vallées où ils constituent le
lit mineur et majeur des rivières.
Ils sont marqués par la présence d’une nappe phréatique alluviale permanente ou temporaire à
forte oscillation et ils sont généralement inondables en périodes de crue.
Ce type de sol se rencontre principalement sur les bords de cours d’eau au niveau des trois zones
humides principales.
Les rédoxisols typiques
La saturation par une eau d’origine profonde est permanente au moins dans la partie inférieure
du solum, mais peut varier saisonnièrement (fluctuation d’une nappe permanente profonde). Les
rédoxisols typiques sont observés en position de fond de vallées, de vallons ou de talweg. Ils sont
proches des fluvisols. Ce type de sol est présent au niveau de la commune essentiellement au
niveau des deux zones humides principales en bords de Coinches.
b. Résultats d’après l’analyse des habitats (Typologie Code Corine): Code CORINE 37,2
_ode CORINE 37,1
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 21
Rodolphe Wacogne
Selon la typologie Corine biotope les zones humides rencontrées sur la zone d’étude de Coinches
sont les suivantes :
Prairie humides eutrophes : Code CORINE 37,2 →
Mégaphorbiaies : Code CORINE 37,1 →
Nous les détaillons ci-dessous:
Prairie humides eutrophes 37,21 a.
> La localisation
Les prairies humides eutrophes se rencontrent généralement sur des sols modérément riches
à très riches en nutriments. On les trouve au niveau des plaines, collines et fonds de vallées.
Elles ne sont que peu présentes sur le territoire communal inspecté.
> La description et la physionomie
Pâtures et prairies à fourrage traitées de façon extensive.
On distingue différents types de prairies selon l’intensité du pâturage, du piétinement et de
l’enrichissement en azote. On y trouve des espèces relativement diversifiées qui fleurissent à
la fin du printemps. Les refus des animaux peuvent donner un aspect particulier.
> Les espèces végétales rencontrées
Juncus effusus (Joncs diffus), Angelica sylvestris(Angélique des bois), Filipendula ulmaria
(Reine des prés)
> La dynamique et la gestion
Elles peuvent former une zone de transition entre les prairies mésophiles à fausse
avoine, les formations oligotrophes de Molinie et les communautés de bas-marais ou les
magnocariçaies.
Mégaphorbiaies – 37,1 b.
> La localisation
Fonds de vallée, le long des cours d’eau, très souvent inondés. Elles sont assez largement
représentées sur le territoire communal.
> La description et la physionomie
Prairies humides de hautes herbes dominées par la Reine des prés (Filipendula ulmaria) et
mégaphorbiaies (Filipendula ulmaria, Angelica sylvestris) colonisant des prairies humides et
des pâturages, après une plus ou moins longue interruption du fauchage ou du pâturage.
Rarement uniforme les prairies et mégaphorbiaies à Reine des Prés sont caractérisées par des
espèces à feuilles larges ce qui n’est pas favorable au développement des petites plantes.
Elles sont pauvres en espèces prairiales et notamment en poacées (graminées) car elles ne
subissent plus la fauche ou le pâturage.; Nord
- : La Corneille
Haute Coinches
_: Lanaugoutte
_ Coinches Nord
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
22 Rodolphe Wacogne
> Les espèces végétales rencontrées
Eip : Angelica sylvestris (Angélique des bois), Filipendula ulmaria (Reine des prés)
Eis : Eupatorium cannabinum (Eupatoire à feuilles de chanvre), Lysimachia vulgaris (Lysimaque
commune), Lythrum salicaria (Salicaire commune)
Ec : Cirsium palustris (Cirse des marais), OEnanthe crocata (OEnanthe safranée), Silene flos-
cuculi (Silène fleur de coucou), Poa trivialis (Pâturin commun), Lotus pedonculatus (Lotier des
marais), Stachys palustris (Epiaire des marais)
> La dynamique et la gestion
Les mégaphorbiaies à Reine des prés sont des stades transitoires. Il n’y a donc pas de gestion
à appliquer pour maintenir l’habitat en état.
Elles se forment par abandon des pratiques agropastorales ou suite à la destruction de forêts
riveraines.
La dynamique naturelle de l’habitat est la fermeture par les fruticées et les ligneux comme
les Saules puis l’évolution vers des forêts riveraines (aulnaies-frênaies, chênaie pédonculées-
ormaies,…).
En régression dans les régions où l’agriculture est très présente (conversion des prairies en
cultures, mise en pâture ou fauche). Affectées par la populiculture, le drainage, une forte
eutrophisation, les aménagements hydrauliques, les espèces invasives).
Interventions espacées dans le temps (plusieurs années), gyrobroyage.
Plusieurs zones humides ont été repérées sur le territoire de la commune COINCHES. La plupart
sont présentes en fond de vallée
Zone Humide 1 : Coinches Nord →
Zone Humide 2 : La Corneille →
Zone Humide 3 : La Haute Coinches →
Zone Humide 4 : Lanaugoutte →
Zone Humide 1 : Coinches Nord
Cette zone humide présente des secteurs d’intérêt majeurs. C’est une vaste zone humide occupée
par une prairie eutrophe. Le détail floristique, habitat est consultable sur la fiche en annexe.
Les atteintes observées :
Ce secteur présente des milieux humides relativement préservés puisque l’activité urbaine ou
agricole n’y est pas présente.
Préconisations :
Cette zone humide est en étroit lien avec le cours d’eau et toute modification fonctionnelle d’un
des compartiments de la zone humide risquerait d’avoir des conséquences sur l’ensemble du
secteur. Par conséquent, l’urbanisation est à proscrire au niveau des secteurs humides quel que
soit leur niveau d’intérêt.
inventaire des zones humides__ :La Corneille
Haute Coinches
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 23
Rodolphe Wacogne
Zone Humide 2 : La Corneille
Cette zone humide présente des secteurs d’intérêt majeurs. Elle est présente sur les bords d’un
bras de la Coinches en zone Ouest. Elle est le siège d’une prairie eutrophe. Le détail floristique,
habitat est consultable sur la fiche en annexe.
Les atteintes observées :
Ce secteur présente des milieux humides relativement préservés puisque l’activité urbaine y est
inexistante. Les zones naturelles y cohabitent avec des zones de prairies.
Préconisations :
Cette zone humide est en étroit lien avec le cours d’eau et toute modification fonctionnelle d’un
des compartiments de la zone humide risquerait d’avoir des conséquences sur l’ensemble du
secteur. Par conséquent, l’urbanisation est à proscrire au niveau des secteurs humides quel que
soit leur niveau d’intérêt.
Zone Humide 3 : La Haute Coinches
Cette zone humide présente des secteurs d’intérêt majeurs. Elle est présente à l’Ouest d’une série
d’étangs en bordure de cours d’eau. Il s’agit d’une prairie eutrophe. Le détail floristique, habitat
est consultable sur la fiche en annexe.
Les atteintes observées :
Ce secteur présente des milieux humides relativement préservés puisque l’activité principale est
la prairie fauchée.
Préconisations :
Cette zone humide est en étroit lien avec le cours d’eau et toute modification fonctionnelle d’un
des compartiments de la zone humide risquerait d’avoir des conséquences sur l’ensemble du
secteur. Par conséquent, l’urbanisation est à proscrire au niveau des secteurs humides quel que
soit leur niveau d’intérêt.
Zone Humide 4: Lanaugoutte
Cette zone humide présente des secteurs d’intérêt majeurs. Elle est présente à l’Ouest d’une série
d’étangs en bordure de cours d’eau. Il s’agit d’une prairie eutrophe. Le détail floristique, habitat
est consultable sur la fiche en annexe.
Les atteintes observées :
Ce secteur présente des milieux humides relativement préservés puisque l’activité principale est
la prairie fauchée.
Préconisations :
Cette zone humide est en étroit lien avec le cours d’eau et toute modification fonctionnelle d’un
des compartiments de la zone humide risquerait d’avoir des conséquences sur l’ensemble du
secteur. Par conséquent, l’urbanisation est à proscrire au niveau des secteurs humides quel que
soit leur niveau d’intérêt.= RTE É _S 3 à à
ET À
\ LS
x LE
710 ) Ÿ 1 0 \ |
}
À
à
\ Zone de travail fr [| 1 Zones Humides
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
24 Rodolphe Wacogne
CONCLUSION
L’inventaire des zones humides de la commune de COINCHES a permis de déterminer l’existence
de plusieurs zones humides fonctionnelles à proximité du bâti qu’il convient de préserver, voire
même d’en améliorer les fonctionnalités. Leurs intérêts sont multiples et recoupent les trois
fonctionnalités qui ont été définies pour les zones humides ; à savoir un intérêt hydraulique, un
intérêt chimique pour son rôle de filtre et un intérêt biologique. Ces zones humides sont pour
l’essentiel en correspondance étroite avec des cours d’eau et sont présentes avec la zone
inondable de ces cours d’eau.
Luxeuil les Bains le 12 mai 2016
Rodolphe WACOGNEElaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 25
Rodolphe Wacogne
fiches des zones
humidesCOINCHES
: prairies et friches
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
26 Rodolphe Wacogne
FICHE ZH N°1
Commune : COINCHES
Caractère remarquables de la zone :
Mesure de protection/Inventaire : Aucun
Habitats composants la Zone Humide : a. Prairies de transition à hautes herbes : Code CORINE
37,25 - Mégaphorbiaies – 37,1
Habitats déterminants ZNIEFF : Aucun
Espèces hygrophiles : Angelica sylvestris (Angélique des bois), Filipendula ulmaria (Reine des prés), Poa trivialis (Pâturin commun), Juncus effusus (Joncs diffus)
Eupatorium cannabinum (Eupatoire à feuilles de chanvre), Lysimachia vulgaris (Lysimaque
commune), Lythrum salicaria (Salicaire commune)
Espèces remarquables : Aucune
Caractère remarquables de la zone :
Fonction biologique : Rôle tampon en bordure de cours d’eau
Notation : 2/3
Intérêt écologique : Type 2
Régime hydrologique de la zone humide
Régime de subversion : oui
Capacités épuratoires : oui
Présence de cours d’eau : oui
Altération des entrées et des sorties d’eau : non
Régime hydrologique de la zone humide
Activité/Usage de la zone humide : prairies et friches
Notation : 6/6
atteintes et préconisation
Intérêt hydrologique : Type 1
Date de l’inventaire : Printemps 2014
Lieu-dit : Coinches Nord
Protocole : DDT 88
Bassin versant : Système hydrographique de la Coinche
Nature du sol : terrains d’âge primaire et Quaternaire
Espèces protégées : Aucune
Durée de présence d’eau : variable
Autres facteurs ou activités influençant la Zone Humide : Aucun
Notation : 8/9
Classement final selon le tableau de hiérarchisation : Cas 2Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 27
Rodolphe Wacogne
Cartographie de la Zone Humide
Vue de la zone humide| COINCHES
: prairies et friches
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
28 Rodolphe Wacogne
FICHE ZH N°2
Commune : COINCHES
Caractère remarquables de la zone :
Mesure de protection/Inventaire : Aucun
Habitats composants la Zone Humide : Prairies de transition à hautes herbes : Code CORINE 37,25
Habitats déterminants ZNIEFF : Aucun
Espèces hygrophiles : Angelica sylvestris (Angélique des bois), Filipendula ulmaria (Reine des prés), Poa trivialis (Pâturin commun), Juncus effusus (Joncs diffus)
Espèces remarquables : Aucune
Espèces protégées : Aucune
Fonction biologique : Rôle tampon en bordure de cours d’eau
Notation : 2/3
Caractère remarquables de la zone :
Régime hydrologique de la zone humide
Régime de subversion : oui
Capacités épuratoires : oui
Présence de cours d’eau : oui
Altération des entrées et des sorties d’eau : non
Durée de présence d’eau : variable
Activité/Usage de la zone humide : prairies et friches
Notation : 6/6
Régime hydrologique de la zone humide
Autres facteurs ou activités influençant la Zone Humide : Aucun
Notation : 8/9
atteintes et préconisation
Classement final selon le tableau de hiérarchisation : Cas 2
Date de l’inventaire : Printemps 2014
Lieu-dit : La Corneille
Protocole : DDT 88
Bassin versant : Système hydrographique de la Coinche
Nature du sol : terrains d’âge primaire et Quaternaire
Intérêt écologique : Type 2
Intérêt hydrologique : Type 1Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 29
Rodolphe Wacogne
Cartographie de la Zone Humide| COINCHES — D a 2.
LS
: prairies et friches
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
30 Rodolphe Wacogne
FICHE ZH N°3
Commune : COINCHES
Caractère remarquables de la zone :
Mesure de protection/Inventaire : Aucun
Habitats composants la Zone Humide : Prairies de transition à hautes herbes : Code CORINE 37,25
Habitats déterminants ZNIEFF : Aucun
Espèces hygrophiles : Angelica sylvestris (Angélique des bois), Filipendula ulmaria (Reine des prés), Poa trivialis (Pâturin commun), Juncus effusus (Joncs diffus)
Espèces remarquables : Aucune
Espèces protégées : Aucune
Caractère remarquables de la zone :
Notation : 2/3
Intérêt écologique : Type 2
Régime hydrologique de la zone humide
Régime de subversion : oui
Capacités épuratoires : oui
Présence de cours d’eau : oui
Altération des entrées et des sorties d’eau : non
Durée de présence d’eau : variable
Régime hydrologique de la zone humide
Notation : 6/6
Intérêt hydrologique : Type 1
atteintes et préconisation
Autres facteurs ou activités influençant la Zone Humide : Aucun
Date de l’inventaire : Printemps 2014
Lieu-dit : La Haute Coinches
Protocole : DDT 88
Bassin versant : Système hydrographique de la Coinche
Nature du sol : terrains d’âge primaire et Quaternaire
Fonction biologique : Rôle tampon en bordure de cours d’eau
Activité/Usage de la zone humide : prairies et friches
Notation : 8/9
Classement final selon le tableau de hiérarchisation : Cas 2811
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Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 31
Rodolphe Wacogne
Cartographie de la Zone Humide| COINCHES - - os -2
LS
: prairies et friches
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches
32 Rodolphe Wacogne
FICHE ZH N°4
Commune : COINCHES
Caractère remarquables de la zone :
Mesure de protection/Inventaire : Aucun
Habitats composants la Zone Humide : Prairies de transition à hautes herbes : Code CORINE 37,25
Habitats déterminants ZNIEFF : Aucun
Espèces hygrophiles : Angelica sylvestris (Angélique des bois), Filipendula ulmaria (Reine des prés), Poa trivialis (Pâturin commun), Juncus effusus (Joncs diffus)
Espèces remarquables : Aucune
Espèces protégées : Aucune
Caractère remarquables de la zone :
Notation : 2/3
Intérêt écologique : Type 2
Régime hydrologique de la zone humide
Régime de subversion : oui
Capacités épuratoires : oui
Présence de cours d’eau : oui
Altération des entrées et des sorties d’eau : non
Durée de présence d’eau : variable
Régime hydrologique de la zone humide
Notation : 6/6
Intérêt hydrologique : Type 1
atteintes et préconisation
Autres facteurs ou activités influençant la Zone Humide : Aucun
Date de l’inventaire : Printemps 2014
Lieu-dit : Lanaugoutte
Protocole : DDT 88
Bassin versant : Système hydrographique de la Coinche
Nature du sol : terrains d’âge primaire et Quaternaire
Fonction biologique : Rôle tampon en bordure de cours d’eau
Activité/Usage de la zone humide : prairies et friches
Notation : 8/9
Classement final selon le tableau de hiérarchisation : Cas 2> mpeg)
DA -E RER nn gomeiie +4 F :
—, 7 LR DE OEe Fe TT
ee
Elaboration du PLU / annexe inventaire des zones humides commune de Coinches 33
Rodolphe Wacogne
Cartographie de la Zone Humide