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Conseil Municipal - Proces vebal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024
Document publié le Lundi 4 novembre 2024 par la commune de Montbéliard.
Lien du pdf (Conseil Municipal - Proces vebal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024)
Thèmes du document : Culture et patrimoine, Histoire et mémoire, Handicap et inclusivité,
S É A N C E D U 0 4 N O V E M B R E 2 0 2 4
Fresque plafond théâtreProcès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 1
L'an deux mille vingt-quatre, quatre novembre à dix-huit heures, le Conseil Municipal s'est réuni à Pays de Montbéliard Agglomération, avenue des Alliés, dans la salle du Conseil de la Communauté d’Agglomération, sous la présidence de Madame Marie-Noëlle BIGUINET, Maire.
La convocation a été adressée aux Conseillers Municipaux et affichée le 28 octobre 2024.
Étaient présents : M. Alexandre GAUTHIER, Mme Christine SCHMITT, M. Philippe DUVERNOY, M. Philippe TISSOT, M. Christophe FROPPIER, Mme Ghénia BENSAOU, M. Eddie STAMPONE, Adjoints
Mme Evelyne PERRIOT, M. Frédéric ZUSATZ, Mme Gisèle CUCHET, M. Rémi PLUCHE, M. Olivier TRAVERSIER, M. François CAYOT, M. Gilles MAILLARD, Mme Nora ZARLENGA, Mme Marie-Rose GALMES, M. Patrick TAUSENDFREUND, M. Mehdi MONNIER, M. Bernard LACHAMBRE, M. Alain PONCET, Mme Myriam CHIAPPA KIGER, Mme Sidonie MARCHAL, M. Gilles BORNOT, M. Eric MARCOT, Conseillers Municipaux
Étaient excusés : Mme Annie VITALI avec pouvoir à M. Eddie STAMPONE Mme Léopoldine ROUDET avec pouvoir à Mme Christine SCHMITT M. Karim DJILALI avec pouvoir à Mme Ghénia BENSAOU
Mme Sophie GUILLAUME avec pouvoir à M. Christophe FROPPIER M. Rémy RABILLON avec pouvoir à M. Gilles MAILLARD
M. Eric LANÇON avec pouvoir à Mme Sidonie MARCHAL
Etaient absents : M. Olivier GOUSSET
Mme Hélène MAITRE-HENRIET
Mme Priscilla BORGERHOFF
Mme Brigitte JACQUEMIN
Secrétaire de séance : M. Alexandre GAUTHIER
Assistaient à la réunion les fonctionnaires suivants :
Mme Marie-Laurence BART – Mme Marie-Pierre CALONNE - M. Laurent LAMAURIÉ – Mme Cécile FERRARI - Mme Laëtitia LOCKERT – Mme Cécile REY-HUGELÉ - M. Adam MAGADOUX – Mme Aline BOUCHE - Mme Manon BOUHOT – M. Laurent LABYDOIRE – Mme Sylvie GRAU – M. Mokhtar AGOUNE
Madame Yasmina BARBÉ BOUDHAR (Kantara) – Mme Noémie ROCAULT (Territoire 25) – Mme Julie FIX (Territoire 25)Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 2
Madame le Maire
Notre Conseil Municipal du 4 novembre est ouvert.
Ont donné procuration : Léopoldine ROUDET à Christine SCHMITT, Sophie GUILLAUME à Christophe FROPPIER, Rémy RABILLON à Gilles MAILLARD, Éric LANÇON à Sidonie MARCHAL qui va arriver, Annie VITALI à Eddie STAMPONE, Karim DJILALI à Ghénia BENSAOU.
Priscillia BORGERHOFF n'est pas là donc c'est Alexandre GAUTHIER qui assurera le secrétariat de séance.
Le Procès-Verbal du 14 octobre vous sera présenté au prochain Conseil Municipal qui aura lieu, ici même, le lundi 16 décembre. Ce sera le dernier Conseil Municipal de l'année.
Nous avons quatre délibérations ce soir et ce Conseil Municipal est uniquement destiné au Château, à la reconversion du Château, au Projet Scientifique et Culturel, à l'atelier de taxidermie ainsi qu'aux futures demandes de subventions.
1. RECONVERSION DU CHATEAU MONTBELIARD WURTEMBERG – PHASE 2 – MARCHE DE MAITRISE D’ŒUVRE – ATTRIBUTION ET SIGNATURE DU MARCHE
Madame le Maire expose :
Concernant la reconversion du Château de Montbéliard, phase 2, nous allons voter maintenant l'attribution du marché de maîtrise d'œuvre et la signature du marché.
Je vous rappelle que les projets pour le Château ont lieu sur trois phases.
La première phase est en cours de réalisation et en cours d'ouverture puisque les journées inaugurales auront lieu les 21, 22 et 23 décembre. C'est le cadeau de Noël, je vous l'avais dit, de la première partie de la transformation du Château et il s'inscrit, bien sûr, parfaitement dans la Capitale Française de la Culture puisque ce sera le dernier ou un des derniers événements culturels de cette année culturelle.
En ce qui concerne la phase 2 qui, elle, concerne Châtel Devant, les musées du Château, l'esplanade du Château, la Chancellerie, c'est-à-dire le bâtiment, aujourd'hui, qui accueille une restauration d'entreprise et les communs, ces bâtiments-là sont concernés par la phase 2 de transformation du Château dont je vais vous parler maintenant.
En avril 2024, nous avons réceptionné 24 candidatures pour cette phase 2. Le jury qui était composé de 11 personnes, 5 élus et 6 membres qualifiés se sont réunis pour étudier les 24 candidatures. A l'issue de ce jury, qui a duré toute la journée, 3 groupements ont été retenus par le jury :
- le groupement SUNMETRON
- le groupement Philippe PROST/AAPP
- le groupement PROJECTILES
Ces candidats ont remis une esquisse telle que demandée dans le cahier des charges du concours et, à l'issue de ce jury et à l'unanimité des 11 membres du jury, c'est le groupement PROJECTILES qui a été lauréat de ce jury. Pour quelles raisons ?
Parce que la proposition de PROJECTILES est apparue la plus pertinente car elle répond le plus spécifiquement possible aux attentes du maître d'ouvrage, aux demandes du programme et à celles des documents de la consultation. Le projet proposé présente une grande élégance et sensibilité de traitement des bâtiments et de l'esplanade. En déroulant l’histoire du Château au-delà de ses murs, c'est-à-dire sur la totalité du site qui fait environ un hectare, il révèle au sol les traces du passé géologique et celle des bâtiments patrimoniaux qui sont très importants et qui forment un belvédère sur lequel l'histoire de notre territoire a commencé :Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 3
- dans une approche de liaison totale des bâtiments entre eux grâce à l’esplanade, l'esplanade étant l'endroit qui lie les différents bâtiments, le projet repense la place des fonctions d’animation de l’ensemble des façades.
- la proposition de créer un pôle administratif des musées dans le bâtiment de l'ex-DDE, c'est-à- dire ce bâtiment central qui est sur le côté nord du site et qui donne au-dessus des murailles de la rue du Château, sera prochainement, une fois que les travaux seront faits, occupé par les services culturels de la Ville qui, aujourd'hui, sont dans Châtel Devant, c'est-à-dire le bâtiment au-dessus des archives, et les services seront idéalement placés entre le circuit historique du Château et le musée, et les actuelles archives. La proposition de créer ce pôle administratif a convenu aux agents du service culturel et à la direction, et puis aux élus bien évidemment.
- les Archives Municipales ont, quant à elles, une place nouvelle, par la mise en relation des espaces de consultation et pédagogiques en pleine visibilité, c'est-à-dire que quand on arrive au Château, au lieu d'avoir les Archives qui sont à l'intérieur de la Cour des Chèvres et qui donnent sur la Cour des Chèvres, et bien, là, les Archives auront une visibilité, une vision sur l'esplanade du Château transformé, c'est-à-dire que l'on inverse les lieux de travail, pour les Archives en tout cas.
- la proposition de traiter la Chancellerie, c'est-à-dire là où il y a l'actuel restaurant d'entreprise, en conservant trois niveaux d'exposition révèle un bâtiment magnifique avec une très belle charpente.
- l'approche scénographique dans le Châtel Derrière n'isole pas le parcours d'une vision sur la ville, elle est souhaitée comme une promenade dans le territoire avec des scènes qui se succèdent comme des paysages.
Et puis le planning qui est proposé par rapport aux contraintes de la Ville en s’engageant à réaliser les études de manière à permettre à la maîtrise d'ouvrage de signer les marchés de travaux avant le 31 décembre 2025. On est à deux mois de 2025, il y aura le temps des études, et puis les travaux commenceront début 2026, mais les marchés de travaux doivent être signés avant. Nous nous sommes engagés, avec la Région et avec nos financeurs, à signer ces marchés de travaux avant la fin de l'année 2025, et c'est une obligation puisque les subventions dépendent de la signature de ces marchés.
Les négociations avec le groupement PROJECTILES sur leurs honoraires, afin de diminuer le coût au maximum, ont porté sur :
- la réduction des dispositifs audiovisuels et multimédias qui, sans obérer la qualité scénographique et du projet, ont été optimisés.
- l'ascenseur qui était situé sur Châtel Derrière, c'est-à-dire au niveau du parcours historique, qui avait comme projet de descendre jusque dans les sous-sols du Château, a été abandonné, ce qui permet de garder un projet qualitatif, mais de ne pas faire de fouilles qui, à la fois, retarderaient les temps des travaux et augmenteraient les dépenses.
- l'adaptation des interventions au niveau de Châtel Devant se limite aux opérations essentielles en tranche ferme. On verra plus tard pour les tranches optionnelles, comme je l'ai toujours dit depuis le début.
- le bâtiment des DE reste affecté à l'administration des musées.
Donc au terme de ces négociations, le marché de maîtrise d'œuvre pourrait donc, si nous le votons ce soir, mais je n'ai pas de doute que nous allons le voter, être attribué à PROJECTILES, être conclu sur les bases suivantes :
- pour la tranche ferme qui s'étalera de 2024 à 2028, l'enveloppe prévisionnelle s'élève à 9 580 000 €, décomposée de la manière suivante : 6 060 000 € pour le Château-musée, 1 755 000 € pour la Chancellerie, 650 000 € pour la DDE, et 1 115 000 € pour le Châtel Devant partiel, sur une surface de 2 775 m². Donc cela, c'est pour la tranche ferme. - pour la tranche optionnelle de 2028 à 2030, donc on a le temps de voir venir les choses, de réaliser un certain nombre de travaux, bien que le temps passe très vite, mais malgré tout, puis de voir surtout nos capacités financières à ce moment-là. Vous savez que nous sommes toujours dans une vision prudentielle des dépenses. La tranche optionnelle 1, qui concernerait le Châtel Devant définitif, serait de 3 900 000 €. La tranche optionnelle 2, l'esplanade paysager, serait de 2 100 000 €. La tranche optionnelle 3, les garages et la salle du parc, serait de 800 000 €.Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 4
La mission confiée sera une mission de base constituée des éléments suivants :
- l'esquisse,
- le diagnostic,
- les études d'avant-projets sommaires et définitifs,
- les études de projets,
- l'assistance à la passation des contrats de travaux,
- la direction de l'exécution des contrats de travaux,
- le VISA et une cellule de synthèse assurée par le maître d'œuvre, - les études d'exécution pour les graphistes, illustrateurs, producteurs, - l'assistance lors des opérations de réception et pendant la période de garantie.
Elle sera complétée des missions suivantes :
- coordination système de sécurité incendie. Vous doutez bien que dans le Château, c'est quelque chose d'extrêmement important sur lequel il faut être très rigoureux. - diagnostic Produits Equipements Matériaux Déchets (PEMD).
- mission destinée à atteindre les objectifs de rénovation énergétique.
Le forfait de rémunération provisoire du maître d'œuvre, après négociations, est fixé ce soir à :
• 2 827 900 € HT, qui comprend bien sûr la scénographie, pour la tranche ferme. • 914 900 € HT pour la tranche optionnelle 1.
• 450 600 € HT pour la tranche optionnelle 2.
• 178 900 € HT pour la tranche optionnelle 3.
Vous avez les montants totaux de 24 à 28 pour la tranche ferme, les montants pour les trois tranches optionnelles, et donc le forfait de rémunération pour la tranche ferme et pour les tranches optionnelles.
Quand nous avons retenu les trois groupements dont j'ai donné le nom tout à l'heure, le Conseil Municipal a fixé le montant de la prime à verser aux concurrents non retenus et aux lauréats à hauteur de 60 000 €, avec une réfaction partielle en cas de projets non précis et non finis. Les projets qui nous ont été rendus, les trois projets, bien sûr celui du lauréat mais les deux autres sont des projets de qualité, donc nous vous proposons ce soir de rémunérer les deux autres candidats à hauteur de ce que nous avons voté, c'est-à-dire 60 000 € chacun.
Donc ce soir, il vous est proposé d'adopter les présentes dispositions que je viens d'évoquer, d'attribuer le marché de maîtrise d'œuvre pour la phase 2 au groupement PROJECTILES, d'autoriser Territoire 25 qui est donc notre mandataire du maître d'ouvrage, à signer le marché de maîtrise d'œuvre avec PROJECTILES pour un montant de 2 827 900 € et d'allouer une prime de 60 000 € aux lauréats qui n'ont pas été retenus, à savoir le groupement SUNMETRON et le groupement Philippe PROST/AAPP.
On va passer un petit film pour vous donner un aperçu de ce que pourrait être la phase 2 du Château. Est-ce que l'on a de la musique sur le film ?
Madame Yasmina BARBÉ BOUDHAR
Malheureusement, le son ne fonctionne pas ! Ce n'est pas grave, on va commenter.
Madame le Maire
Alors vous allez chanter !
Madame Yasmina BARBÉ BOUDHAR
Je ne vous garantis pas la qualité de ma voix !Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 5
Bonsoir à toutes et à tous. On est évidemment très heureuses de vous présenter ce soir à la fois la phase 2 et le PSC, qui a été un travail de très longue haleine. On a eu l'habitude de se voir, de se raconter un peu toutes les avancées de ce schéma directeur qui va doucement, qui chemine. Madame le Maire l'a rappelé, la phase 1 est en phase de finalisation, puisque les entreprises sont là, puisque l'on inaugure bien le 21 décembre. Donc on va au bout des choses et en temps et en heure, malgré des plannings qui sont toujours très tendus, mais tout le monde tient. Vraiment, on félicite à la fois les maîtres d'œuvre et les entreprises de tenir ces délais.
Pour illustrer un petit peu ce qui nous concerne aujourd'hui, la phase 2, Madame le Maire le rappelait tout à l'heure, c'est quand même quelque chose qui est assez considérable quand on voit la surface du programme qui était concernée, où vous avez 6 312 m² de surface utile qui rentre dans cette phase 2. Juste pour rappel, la rénovation du circuit historique, c'était à peu près 1 065 m², en comprenant les intérieurs et la terrasse extérieure, à laquelle on ne touchera absolument pas. Vous verrez que dans le PSC, c'est quelque chose qui a été pensé en amont depuis septembre 2021, comment arriver à offrir un coup de projecteur sur ce musée dès la fin 2024, mais en même temps, en ne retouchant pas et en essayant de travailler en cohérence. C'est-à-dire que le circuit historique fait partie de l'histoire globale et on ne sentira pas finalement ces différents phasages qui sont techniques et financiers, évidemment. Le bâtiment de l’ex DDE, ce bâtiment central, on verra ce qu'ont fait les maîtres d'œuvre, Madame le Maire l'a rappelé, on l'avait plutôt destiné aux réserves d'ethnologie régionale et d'archéologie, finalement, ce sera une maison pour l'équipe des musées qui sera en pleine centralité du Château et de Châtel Devant, avec un pôle de conservation des Archives Municipales et des collections des musées et, finalement, le Château qui est l'outil de valorisation, ce sera dans un entre-deux.
Les garages et la salle Duparc destinés à abriter le café et le restaurant. Ici, la Chancellerie, cette grande maison en entrée de site dont nous avons parlé. Et puis, Châtel Devant qui est un objet à part entière, qui va être phasé, lui aussi dans son chantier, avec cette cellule archéologique qui va devenir le nouvel atelier de taxidermie dont nous parlerons tout à l'heure.
Vous voyez que pour jouer un peu les chefs d'orchestre, il a fallu un programme un peu charpenté et pouvoir le rendre possible techniquement et financièrement. C'est tous ces bâtiments qui sont en jeu. On le rappelait, le logis des gentilhommes était hors périmètre du concours de maîtrise d'œuvre, ainsi que l'annexe qui était hors périmètre mais tout le reste trouve une place finalement en tranche ferme et en tranches optionnelles. Là, c'est ce que vous voyez matérialisé en rouge et en bleu. Tout ce qui est en rouge va être traité immédiatement avec une ouverture qui va être étalée dans le temps entre 2026 et 2028 puisqu'il y a aussi des priorités pour reloger les équipes des musées afin de pouvoir, dans Châtel Devant partiel, héberger les collections qui sont aujourd'hui conservées en centre-ville. L'atelier de taxidermie va être aussi un chantier à part entière puisque, vous le verrez dans la nouvelle scénographie, de nouvelles espèces vont être naturalisées donc il a fallu avoir un atelier de taxidermie qui soit bien équipé, qui soit propre à traiter ces nouvelles espèces et qui soit sans danger puisque l'on emploie aussi beaucoup de solvants et de produits qui sont spécifiques et qui nécessitent un circuit des déchets qui est à part. On le verra tout à l'heure. L'urgence concernait principalement les Archives Municipales dans le Châtel Devant puisque le magasin 4 est arrivé à saturation fin 2023 donc elles attendent un magasin 5 avec impatience qui va être traité de manière définitive dans la tranche ferme avec des espaces, comme le rappelait Madame le Maire, liés aux activités que proposent les Archives Municipales aussi, d'accueil des publics avec des ateliers pédagogiques, une salle de consultation, évidemment, et puis des bureaux et espaces de travail. Nous le verrons par la suite. En tout cas, les candidats avaient à imaginer, dans le budget qui leur était proposé, l'ensemble de ces programmes Château, DDE, Chancellerie, Châtel Devant partiel.
Le planning est celui rappelé par Madame le Maire avec un démarrage dès novembre 2024 pour une ouverture en juin 2028 du Château. Mais vous le voyez, les travaux dans le bâtiment de l’ex DDE, les travaux qui vont toucher l'atelier de taxidermie vont être livrés avant juin 2028, évidemment.
Trois belles équipes ont présenté des projets. Ils étaient tous trois de grande qualité mais, comme l'a rappelé Madame le Maire, le projet lauréat a été retenu à l'unanimité. On vous propose de découvrir un petit film et on commentera par la suite dans le détail, bâtiment par bâtiment, ce qu'il va être réalisé.
- Projection du film -Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 6
Madame le Maire
C'est un tout petit aperçu de ce qu'il y aura. Evidemment, on ne veut pas tout vous montrer maintenant !
Madame Yasmina BARBÉ BOUDHAR
Vous avez pu découvrir, à travers ce petit film, le traitement de l'esplanade, qui sera en tranche optionnelle, mais qui est intéressant à comprendre pour pouvoir comprendre la façon dont les bâtiments ont été travaillés. Il y a une refonte qui est proposée de cette esplanade en surépaisseur de l'esplanade existante avec le tracé archéologique de l'église Saint-Maimbœuf que l'on voyait au sol et puis, cet enrochement qui est une proposition de mélanger la roche géologique de l'éperon avec les traces du bâtiment, puisque l'éperon a été porteur de nombreux bâtiments que l'on voit aujourd'hui et dont certains n'ont plus de réalité ou peut-être vont être révélés par les fouilles, puisque l'on sait qu'il y aura des fouilles archéologiques à mener sur cette esplanade, un pré-diagnostic a été fait, on n'échappera pas aux fouilles. Évidemment, on intégrera certainement ce que le produit des fouilles donnera. En tout cas, cette esplanade, finalement, déroule une histoire, n'est pas simplement une esplanade décorative et elle mène d'un bâtiment à l'autre. Évidemment, c'est une forme de tapis rouge vers le Château. On voit cette transformation du Château qui ne touche pas au circuit historique, mais qui s'intègre pleinement dans l'histoire que l'on demandait au programme.
On voit cette nouvelle rampe d'accès au Château qui va permettre d'éviter, pour les personnes à mobilité réduite, ce seuil de quelques marches qui existe aujourd'hui et qui est assez complexe à gérer.
Le traitement du grand escalier, lui, est assez sobre, avec ces traces, finalement, de fossiles, ces empreintes que l'on a au niveau du grand escalier, ainsi que des projections des œuvres contemporaines vidéo. Là, c'est une proposition, évidemment. Ce qui a été apprécié de la part du jury, c'est cette élégance et le fait que les vues vers la ville, les vues vers les terrasses, soient révélées avec ces encadrements de fenêtres que vous avez pu voir aussi dans le film, qui permettent des points de vue.
Ici, on a toute une séquence qui s'articule autour de la Vallée du Doubs, qu'elle soit depuis la géologie, l'archéologie, et ce qu'a livré cette vallée au niveau artistique, c'est un peu le point de jonction et d'articulation. Là, vous avez une proposition d'une maquette animée qui présente, finalement, cette découverte de la Vallée du Doubs. On part des temps les plus anciens, du Jurassique, ici, avec des environnements marins qui sont reconstitués, vous avez pu voir l'ichthyosaure qui est le point phare, même s'il ne sera pas présenté de cette façon dans le futur. En tout cas, le jury a apprécié ces environnements assez immersifs qui mettent, à la fois, en valeur l'histoire et, à la fois, les objets et la collection assez dense à présenter des musées.
L'histoire d'artiste, ici, on est plutôt dans la partie Beaux-Arts. On verra, quand on parlera du PSC tout à l'heure, un petit peu le contenu dans les détails. Vous voyez cette question des vues vers la ville qui sont assez intéressantes et qui ont été travaillées par les équipes.
Nous sommes ici à Châtel Devant. Il n'y avait pas de vue véritable dans le film, mais on aura bien un outil, finalement, pleinement dédié aux réserves et aux Archives Municipales puisque les bureaux des équipes musées sont transférés dans le bâtiment de l’ex DDE donc, on a vraiment un outil pleinement disponible pour pouvoir conserver ces collections, proposer de l'accroissement aussi pour les Archives Municipales, il y a un magasin 5, mais il y aura aussi un magasin 6 qui est projeté en tranche optionnelle. En tout cas, ce qui est proposé par l'équipe, c'est de pouvoir traiter les urgences dans cette tranche ferme à laquelle on ne touchera plus du tout. Il y a eu une méthodologie qui a été faite de travail en travée, et donc ce sera la travée 4 qui sera réalisée lors de cette tranche ferme. Les équipes seront toutes dans le bâtiment de l’ex DDE, cette maison centrale qui va être dotée d'un ascenseur et qui va regrouper les équipes du musée et le centre de documentation en pleine centralité de l'esplanade. Ce qui a été apprécié par le jury, finalement, c'est de se dire que l'on a des façades animées qui donnent sur l'esplanade, et pas seulement des façades aveugles de bâtiments dédiés aux réserves, avec une équipe qui sera à côté du café-restaurant aussi, ce qui est appréciable, même s'il n’arrive qu’en tranche optionnelle. Les Archives Municipales qui ont la salle pédagogique et la salle de consultation qui donnent sur l'esplanade aussi. C'est assez intéressant d'activer ces façades comme des façades animées sur l’éperon rocheux.Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 7
La Chancellerie que l'on a vue, il y a eu une proposition de cette équipe de travailler sur les trois niveaux, le rez-de-chaussée, le R+1, et finalement un R+2 autour d'un grand noyau central que l'on a vu dans le film, et qui permet finalement de démultiplier les espaces d'exposition. Vous voyez ce rez- de-chaussée, le R+1 et le R+2, avec une galerie périphérique. Cette Chancellerie pourra aussi accueillir des événementiels lorsqu’il n'y aura pas d'exposition temporaire donc c'est aussi un outil à disposition de la Ville pour répondre à des sollicitations qui sont nombreuses, mais il n'y a pas encore d'espace disponible pour pouvoir le faire et avoir cette maison qui s'anime. On a une révélation des charpentes qui sont superbes, que l'on ne voit pas aujourd'hui, qui ont été entresolées par les militaires au XIXème siècle et qui va retrouver ici toute sa noblesse. Voilà pour la phase 2.
On se tiendra régulièrement informés des avancées. Mais vous avez par le menu, en tout cas, l'ensemble des interventions qui vont être réalisées.
Madame le Maire
Le Projet Scientifique et Culturel, on le verra juste après. On va voter sur la maîtrise d'œuvre, ce que je vous ai présenté précédemment, avec toutes les missions et les honoraires, bien sûr mais avant, avez-vous des questions ? Non, je n'en vois pas. Donc, nous allons voter sur les honoraires de maîtrise d'œuvre pour la phase 2. Y-a-t-il des oppositions ? Non. Des abstentions ? Deux abstentions. Je vous remercie.
Monsieur Christophe FROPPIER
Je ne participe pas au vote.
Madame le Maire
Christophe FROPPIER ne participe pas au vote. Cette délibération est adoptée.
Pour : 28
Contre : 0
Abstentions : 2
Ne participe pas
au vote : 2
Madame le Maire
Question n°2 « Projet Scientifique et Culturel (PSC) des Musées ».
2. PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL (PSC) DES MUSEES
Madame le Maire expose :
Je vais rappeler rapidement quel est l'objectif d'un Projet Scientifique et Culturel. Quand on a un musée, un ou des musées, ce qui est le cas à Montbéliard, puisqu'on en a deux, on a le musée du Château et le musée Beurnier Rossel, on a l'obligation, donc les services culturels de la Ville, de réaliser, d'écrire le Projet Scientifique et Culturel du ou des musées. Ce travail de réflexion, d'étude, d'écriture et de vision n'avait jamais été fait à la Ville de Montbéliard. Un travail assez important avait été fait en 2003, mais n'avait pas été validé par les services culturels de la Région Franche-Comté. Je crois qu'à l'époque, ce n'était pas encore la Bourgogne-Franche-Comté, cela devait être la Franche- Comté uniquement. Et les agents des services culturels de la Ville se sont donc vraiment investis de manière très importante pour rédiger ce projet qui commençait par une feuille blanche, puisque rien n'était écrit, il fallait donc faire un état des lieux de tous nos bâtiments, de toutes nos collections, de toutes les manières dont nous travaillons sur la conservation, la restauration, la réparation, l'achat de nouvelles collections, etc. Et cela a pris plusieurs mois, voire plusieurs années, puisque de mémoire, il me semble que cela avait commencé en 2021. Donc, entourés avec tous les agents des services culturels qui sont présents là-haut à la tribune, parce qu'évidemment très intéressés et très investis par ce projet, et bien, ils viennent voir ce soir quel va être le vote et quelles peuvent être vos questionsProcès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 8
et vos réflexions en la matière. Et donc, ce projet qui a été rédigé, je vous le dis, après un travail de plusieurs mois, est aujourd'hui abouti et doit, après vote du Conseil Municipal, être validé par la DRAC. Donc, comme je l'ai dit, il y a un bilan qui est fait sur tout ce que nous avons précédemment fait dans nos musées, un état des lieux et puis des projections sur l'avenir des collections, l'avenir des deux musées et puis la manière d'intéresser, à ce Projet Scientifique et Culturel, la plus grande population, le plus grand nombre de visiteurs possible. Et c'est maintenant ce qui va vous être présenté.
Madame Yasmina BARBÉ BOUDHAR
Pour présenter ce travail, on va le faire à deux voix avec Cécile REY-HUGELÉ, Directrice des Musées.
Je voulais simplement ajouter pour la phase 2, tout à l'heure, il y a les panneaux du concours qui sont présents dans cette salle. Si vous voulez prendre le temps de voir les plans en détail, les images, faites-le, n'hésitez pas.
Pour le Projet Scientifique et Culturel, Madame le Maire le rappelait, c'est vraiment répondre d'abord aux exigences d'une appellation, l'appellation Musée de France qui a été attribuée en 2003 au musée de Montbéliard par un document opérationnel et stratégique qui définit l'identité et les orientations des musées de la ville. C'est un travail qui est inédit puisqu'il n'avait jamais été entrepris et il avait évidemment pour objectif de cadrer, quelque part, ce qui allait se passer dans ce schéma directeur et qui se déroule finalement. Donc c'est un document stratégique en ce sens, opérationnel, puisqu'il a été réalisé par ceux qui vivent les musées au quotidien, par ceux qui gèrent les collections, par ceux qui gèrent la médiation, par ceux qui gèrent la programmation. Donc c'est un très grand bilan, jamais fait, le document fait quasiment 300 pages avec les annexes, un historique, un bilan et des perspectives. Il donne un caractère évidemment, qu'est-ce que ces collections veulent raconter ? C'est ce que l'on va mettre en œuvre, finalement, dans cette phase 2 et les objectifs du PSC étaient vraiment ceux de créer, de rien finalement au départ, d'augmenter la visibilité et la fréquentation des musées de Montbéliard puisque c'est quand même un des objectifs, le rendre visible pas seulement pour les tutelles, DRAC et Ministère de la Culture, mais auprès des publics, auprès de vous. Les musées de Montbéliard appartiennent d'abord à leur territoire, aux montbéliardais, aux locaux et se réapproprier cette histoire était extrêmement important et de montrer ce qu'il y avait dans les réserves et tout ce qui a été réalisé et faire un bilan, on se dit que les musées ont fait énormément de choses en 30 ans, 40 ans et cela ne cesse d'évoluer.
Définir des enjeux, des actions à mener et des moyens à allouer pour les dix ans à venir. C'est un document stratégique donc il doit aussi se fixer des caps. La réouverture en 2028 du Château n'est pas une fin en soi, comment est-ce que l'on évolue et comment est-ce que l'on renouvelle, finalement, la fidélité des publics et comment est-ce que l'on arrive toujours à accrocher de nouveaux publics qui ne cessent de muter, on a de nouvelles générations, comment les intéresser aussi à ce que vous avez au cœur de vos musées et archives.
Cela a été un long chemin depuis septembre 2021 où un premier bilan avait été réalisé et où on a commencé à travailler avec l'équipe des musées sur ce premier bilan. Il a fallu un peu de temps, 2022, 2023, pour pouvoir aboutir à ce travail, tout en étant accompagné par la conseillère musée de la DRAC Bourgogne-Franche-Comté et également du Service des Musées de France du Ministère de la Culture. Même si ce PSC doit être validé aujourd'hui en Conseil Municipal, il va refaire une boucle via la DRAC Bourgogne-Franche-Comté, qui elle-même va le renvoyer au Ministère de la Culture pour une validation définitive. Mais c'est d'abord vous qui le validez et puis cela repart dans les circuits. En tout cas, il y a eu cet accompagnement pour s'assurer que l'on répond aux exigences de la DRAC et du Service des Musées de France (SMF). Je crois que l'on a fait à peu près 28 ou 29 versions, donc cela a été un travail de longue haleine.
Juste pour le document en lui-même, que vous avez dû voir passer, il est structuré en quatre parties. Une première partie qui est l'état des lieux détaillés des musées de Montbéliard. Les parties 2 et 3 s'articulent autour des enjeux et des objectifs que le PSC se fixe. La partie 4 est une réflexion sur la mise en place de ces actions et des moyens envisagés, puisqu'il ne suffit pas de s'accorder autour d'un concept intéressant, mais de se dire comment on se donne les moyens de mettre en œuvre cette nouvelle politique culturelle également.Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 9
Un PSC cristallise, finalement, beaucoup d'enjeux. Ce ne sont pas que des collections. Il y a la question des bâtiments et de l'environnement, mais de l'environnement social, démographique. Un musée s'adresse à une et des populations et quelles sont-elles ? Il est important de pouvoir les analyser. Les bâtiments ont leurs caractéristiques spécifiques, on ne crée pas un musée de toutes pièces, ni des réserves, donc il faut pouvoir les décrire et analyser leurs fonctionnalités pour les optimiser. On touche évidemment à une gestion humaine, à l'équipe et à une gestion financière de tels établissements. Il faut pouvoir en dresser un bilan et en tirer des conclusions pour les perspectives futures. Elle s'adresse à un public, c'est ce que nous avons vu, et on a rédigé ce PSC dans une inclusivité la plus grande possible que nous souhaitions, avec les équipes de médiation, avec les équipes des collections. Les responsables des collections sont aussi des médiateurs, donc ils ont cette approche de terrain et les retours des publics. L'accessibilité au musée n'est pas simplement physique, elle est aussi intellectuelle, elle est aussi importante, en ce sens, qu'elle doit répondre à une grande diversité de publics, y compris les différentes formes de handicap. On a rédigé aussi des éléments en ce sens.
Les collections et réserves, cela touche à deux choses, à la fois le côté conservation de ce qui ne peut pas être exposé et ce qui sera mis en rotation, on a insisté aussi sur ces nouvelles logiques qu'opèrent tous les musées. Aujourd'hui, on parle de parcours, mais de parcours quasiment semi- permanents, on n'est plus dans des parcours extrêmement figés. Il faut pouvoir assurer une rotation des collections et ne pas seulement avoir des optiques d'événementiel, d'exposition temporaire, en laissant le plus longtemps possible les œuvres en réserve. Comment arriver à toujours pouvoir permettre des rotations des objets qui sont en réserve ? Et puis, refondre cette exposition permanente et développer une offre de médiation qualitative, c'est aussi tout ce qui s'articule autour des collections.
- Départ de M. Olivier GOUSSET -
Madame Cécile REY-HUGELÉ
Merci Yasmina pour cette présentation.
Il est vrai que KANTARA nous accompagne, l'équipe des musées, depuis quelques années maintenant. Nous avions commencé en interne à travailler sur ce bilan que je vais vous représenter de manière un peu plus détaillée maintenant et KANTARA, Yasmina en particulier, est venue nous aider à en tirer des enjeux et à rédiger des projets qui seront présentés dans ce document-là, dans les parties 2 et 3, et qui ont été déjà pré-validés par les services de l'État.
Je vais entrer dans le détail maintenant. Comme vous le disait Yasmina, le bilan a été réalisé sur un grand nombre de thématiques. Une grande d'entre elles, évidemment, concerne l'environnement des musées, les bâtiments notamment. Pour vous synthétiser vraiment cette approche, alors bien entendu que le document qui fait près de 300 pages, vous pourrez le consulter, il s'agit là donc d'une synthèse. L'analyse, de manière générale, a démontré que les musées étaient bien situés, ils sont vraiment identifiables, ils sont visibles, ils sont au cœur de la ville, mais ils sont effectivement, en termes de visibilité, mal perçus, mal connus aussi au niveau d'un périmètre plus élargi au niveau de la région. C'est vrai que, par exemple, nous savons, pour comparer à d'autres musées à proximité, le musée de l'Aventure Peugeot, par exemple, ou encore le Pavillon des Sciences, ils attirent un public plus étoffé, et donc nous savons aussi que l'on a un défaut de visibilité et qu'en y travaillant, nous pourrons attirer beaucoup plus de monde puisque ces visiteurs existent sur le territoire, étant donné qu'ils fréquentent d'autres établissements qui sont situés non loin. De cette analyse découle un enjeu particulier, celui de faire rayonner la Ville à travers les musées à l'échelle de la région. Et pour cela, par exemple, une des actions nécessaires est bien entendu de faciliter leur identification. On peut parler, évidemment, de signalétique directionnelle, cela paraît assez basique de prime abord, mais en effet, c'est un travail qui est assez important à réaliser et bien entendu également augmenter la communication sur les établissements.
Pour continuer dans cet état des lieux, il s'agit donc, comme vous le savez très bien, de monuments historiques, donc les bâtiments sont classés, ils sont protégés, et donc ils sont aussi mal identifiés enProcès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 10
tant que musées. C'est vrai que l'on voit, surtout le Château en particulier, on se rend compte, pour fréquenter, pour rencontrer les publics que nous accueillons tous les jours, qu'il y a vraiment cette problématique de : Est-ce que c'est un château ? Est-ce que c'est un musée ? Est-ce que l'un est dans l'autre ? Donc cela aussi, ce sont des choses vraiment qu'il s'agira d'éclaircir en leur donnant une identité forte et qui ne prête pas à confusion. On a aussi comme enjeu, de valoriser son patrimoine bâti et la fonction de musée, comme je viens d'en parler. Pour cela, ça passe, bien entendu, par la rénovation du bâti, des espaces autant à l'extérieur qu'à l'intérieur, et également de faciliter l'accessibilité, parce que cet éperon rocheux, si je parle du Château en particulier, il n'est pas évident de trouver son entrée. Je me souviens moi-même, quand je suis arrivée pour la première fois à Montbéliard, j'ai eu du mal à trouver la porterie pour accéder au site, et nous savons que c'est encore une difficulté. Et en plus de la question de la signalétique, il y a aussi le fait que c'est une montée, alors on sait que l'on est tous un peu essoufflés quand on arrive enfin sur l'esplanade donc il y a toute cette accessibilité qui doit être facilitée, notamment aussi pour, bien entendu, les personnes à mobilité réduite, mais pas que.
Poursuivons sur cet état des lieux. Bien entendu que les collections et les réserves représentent un morceau important de cette analyse. Pour en faire une synthèse, comme vous le savez aussi, sur nos 500 000 objets en réserve et en exposition, nous avons une très grande diversité des collections avec des qualités aussi hétérogènes. Je vous rassure, c'est absolument normal de n'exposer qu'une petite partie des collections, notamment quand on a des collections de grand nombre, comme des collections de sciences naturelles ou d'archéologie. J'étais encore la semaine dernière dans un grand colloque international à Paris, et au niveau international, une grande étude a été réalisée : 70% des musées exposent moins de 15% de leurs collections et 20% des musées exposent moins de 2% des collections. Jusqu'à présent, nous, on était à peu près à 5%, donc on est tout à fait dans des normes vraiment très classiques à ce niveau-là. Comme vous le savez, les réserves sont également surchargées, le récolement, l'étude des collections est en cours, mais il est vrai que, vu la densité, la surcharge des espaces, il est difficile de travailler dans les espaces. Donc l'enjeu est vraiment de souligner le lien des collections entre elles. Et vous le verrez, Yasmina en reparlera dans un instant, nous avons créé des passerelles, plus de passerelles entre les différentes typologies. Jusqu'à présent, nous avions, d'un côté, les Beaux-Arts, d'un autre côté, l'archéologie et encore les sciences naturelles donc, là, vous verrez cela dans le parcours, on a vraiment souhaité favoriser le dialogue des collections entre elles. On le verra en particulier peut-être au niveau de l'archéologie. Et donc, bien entendu, d'améliorer les conditions de conservation, que ce soit en salles ou en réserves. Et donc, pour cela, il faut optimiser les réserves, poursuivre le récolement et l'inventaire dans des conditions améliorées pour les équipes, afin de concevoir un musée pluridisciplinaire.
Enfin, pour la médiation et l'accueil des publics, c'est effectivement, comme le disait Yasmina, un enjeu très, très, très important. Nous savons que nous pouvons également gagner une fréquentation importante, rien que sur les visiteurs du territoire, puisqu'aujourd'hui, nous sommes environ à 22 000 visiteurs par an pour les deux musées, nous avons une offre riche qui est à développer, notamment au regard de la diversité des collections que nous conservons mais, aujourd'hui, il est vrai que nous avons un seul médiateur, par exemple, pour les deux musées, ce qui est vraiment faible, et qui, par exemple, ne nous permet pas, et c'est purement numérique, quantitatif, d'accueillir, par exemple, autant de scolaires que nous le souhaiterions. Donc, l'enjeu est vraiment de diversifier l'offre et d'aller chercher d'autres publics que nous connaissons et que nous identifions sur le territoire, pour augmenter la fréquentation des deux musées. Pour cela, il faudra créer un service des publics étoffé, élaborer une stratégie de communication et donc faciliter l'accès aux musées, comme nous en avons parlé déjà plus tôt.
Et pour atteindre tous ces objectifs, qui vous ont vraiment été synthétisés, là, on a vraiment un équilibre fragile entre les missions que nous avons menées jusqu'à présent, et l'équipe et les moyens alloués. Pour cela, il faudra dimensionner les équipes et calibrer les budgets de manière à ce que nous puissions répondre aux objectifs du PSC. Aujourd'hui, l’équipe des musées est relativement bien gabaritée, mais par exemple, si j'en reviens au service des publics, il est vrai qu'un seul médiateur pour deux musées, c'est assez facilement compréhensible que des médiateurs supplémentaires, par exemple, seraient vraiment les bienvenus. 500 000 objets aussi en réserve, c'est énorme, avec des typologies très différentes, des problématiques de conservation, de restauration qui sont vraiment très importantes et donc, de la même manière, il nous faut aussi des équipes techniques qui sachent prendre en charge ces questions-là.Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 11
Au regard des ambitions de ce projet, il faut prendre soin des collections pour nous permettre justement de les gérer, de réaliser les récolements, les inventaires, mais de poursuivre aussi la restauration, ce sont des dossiers qui sont relativement lourds, même en termes administratifs et il s'agit donc de recruter un assistant des collections et des régisseurs des expositions, donc cela, effectivement, ce sont des choses assez récentes et que nous avons déjà dans les équipes. Il faut développer un service des publics pour développer la médiation, comme je le disais, avec cette fameuse équipe à étoffer, au niveau de la médiation, avec un responsable de l'équipe, des médiateurs, et bien entendu, qui dit aussi espaces supplémentaires, dira forcément, à un moment donné, des agents d'accueil qui seront là pour accueillir les publics. Quand je parle de l'accueil des publics, il s'agit bien entendu de la surveillance des espaces, mais pas que, c'est-à-dire prendre en charge des visiteurs qui arrivent de pays différents, des agents qui sachent parler au moins l'anglais, l'allemand serait également souhaité. Donc, l'accueil du visiteur, c'est vraiment aussi la qualité de ce qu'on leur offre, comment on les conseille, comment on les accompagne dans leur visite.
Le site, comme vous avez pu le voir, est grand, comme vous le connaissez aussi, et, au regard du projet, plusieurs bâtiments sont concernés, donc là, il est important aussi, notamment lorsque nous aurons l'espace de la Chancellerie qui sera disponible pour les expositions temporaires, d'avoir aussi pour l'accueil, je pense à l'exemple des scolaires, gérer les plannings qui sont extrêmement denses et complexes, et il est vrai que pour cela, nous avons besoin, au téléphone, derrière des écrans d'ordinateurs, d’avoir des personnes, ou une personne en tout cas, qui gère les plannings des médiateurs et qui puisse répondre aussi aux questions des différents interlocuteurs, des différentes personnes, des classes, des guides, des touristes qui viennent et qui ont envie de visiter des espaces en groupe, par exemple. Logique de site dit, bien entendu aussi, une régie technique, puisque les 6 000 m² de surface utile, cela fait beaucoup d’espaces qui ont du matériel, des équipements techniques voire technologiques et qu'il s'agit bien entendu de maintenir, d'exploiter.
Et enfin, nous parlions de la visibilité, et là aussi, nous avons bien commencé à y travailler, étoffer tout ce qui concerne la communication pour accroître la visibilité et l'identification des musées de la ville.
Madame Yasmina BARBÉ BOUDHAR
Je vais revenir assez rapidement sur la refonte du parcours permanent. Vous avez pu en voir et en saisir quelques images dans le film sur cette refonte de la scénographie. C'est vrai qu'avec ces collections assez hétéroclites et ces 500 000 items au démarrage, en débarquant un peu sur l'ensemble de ces collections, on s'est dit mais quel est le fil conducteur de cette collection ? Et c'est vrai que cela peut paraître très simple, mais c'est très nécessaire, c'est vraiment une histoire du territoire, et des histoires du territoire. Et cela a été une façon finalement d'offrir plusieurs regards sur les collections. Ce Château met en exergue l'histoire, il est sur un éperon géologique, sur un éperon rocheux, il présente des collections de sciences, des collections d'art, cela raconte aussi le pouvoir, puisque cela a été un lieu de pouvoir et un lieu administratif. Il est finalement un symbole et un faire- valoir de votre histoire et de l'ensemble de ces histoires. Il fallait pouvoir les articuler et trouver une façon de faire pour que les collections trouvent toute leur place, et plus particulièrement les Beaux- Arts qui n'avaient pas de place pérenne, qui étaient présentés uniquement en exposition temporaire. Donc finalement, c'est une promenade dans le temps, dans l'espace, et dans ces collections que nous avons proposées déjà dans le Projet Scientifique et Culturel, et qui a émergé et qui s'est affiné lors du programme pour cette phase 2, en se disant que finalement, on sautait d'échelles en échelles, donc de la région Franche-Comté à la Vallée du Doubs. Donc là, on est à l'échelle régionale, la Vallée du Doubs, on est à l'échelle départementale, et on arrive à Montbéliard et ses alentours. Les collections qui existent racontent parfaitement tout cela. L'idée que l'on avait, ce n’était surtout pas de continuer à avoir des départements d'archéologie, de sciences naturelles, de Beaux-Arts, mais de montrer comment tout cela se répond. Et donc, Histoires de Territoire, pour la Région Franche-Comté, on arrive à aller du Carbonifère au Quaternaire, à peu près, évidemment, les temps sont très longs, en mobilisant les collections de géologie, mais de botanique également, autour de la formation du paysage. Pour la Vallée du Doubs, on bascule dans, finalement, le facteur humain qui rentre dans cette Vallée du Doubs, et comment cette vallée a été habitée. Ce sont vraiment les collections d'archéologie autour de sites majeurs, dont le musée a des objets en réserve, qui peuvent être mobilisés tout en jouant, finalement, de ces échanges entre archéologie, botanique, collections mycologiques, zoologiques, et on a, finalement, la faune, la flore, l'archéologie qui se répondent, du paléolithique à peu près au mérovingien.Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 12
Et puis, on arrive sur cette échelle, finalement, du Pays de Montbéliard, avec Histoires de Château et d'Artistes qui montrent, finalement, cette vision qu'ont eues les artistes de leur territoire. Ils en ont témoigné autrement, que ce soit de manière naturaliste ou abstraite, ils ont eu un regard particulier sur ce territoire, et là, on balaye l'histoire du Xème au XXIème siècle, avec les collections de peintures, d'arts graphiques, de sculptures, de photographies, et d'histoires locales, mais on pourra, évidemment, aussi avoir des jeux entre la botanique et les Beaux-Arts, pour pouvoir toujours avoir cette imbrication des collections les unes par rapport aux autres. Donc, c'est un programme muséographique qui était assez dense et touffu, on ne va pas entrer dans le détail, mais vous voyez que, finalement, chacun y trouve sa place, avec Histoires de Château, qui est ce circuit historique qui est existant, Histoires de Territoire, qui s'articule autour des collections de sciences naturelles, géologie, paléontologie, archéologie, qui, finalement, se répondent toutes, depuis, cette région recouverte de forêts, jusqu'aux aires glaciaires, et puis on passe à cette Vallée du Doubs, qui est habitée, qu'il a fallu aménager, au sens presque de pré-urbanisme, et exploiter cette vallée jusqu'à sa surexploitation industrielle. Donc, on fait vraiment une grande promenade dans cette vallée, et Histoires d'Artistes, comme on l'a dit, c'est vraiment ce regard, et puis un regard plus particulier autour de MESSAGIER, et cette collection dont les Musées de Montbéliard ont un certain nombre d'items.
Et puis, il y avait une question importante, celle du Musée Beurnier Rossel. Il ne fait pas partie de cette phase 2, mais dans le PSC, il est pleinement intégré, on parle des musées de Montbéliard, et pour nous, cela a tout son sens. Le bilan porte également sur les collections de Beurnier Rossel, sur l'histoire du bâti, sur les fonctionnalités aussi du bâti, et on espère bien que cette refonte ira jusqu'au Musée Beurnier Rossel, puisque c'est la suite de l'aventure, c'est l'aventure industrielle aussi, donc il y a une continuité dans cette histoire qui est racontée au Château, et on aimerait pouvoir avoir cette itinérance aussi de l'éperon rocheux esplanade jusqu'à la découverte aussi de Beurnier Rossel, le Temple Saint-Martin et la ville basse, par rapport à cette cité haute avec ses présentations de collections industrielles qui sont extrêmement importantes, avec ses collections textiles d'horlogerie qui racontent aussi un autre pan de l'histoire.
Les réserves, on en a parlé beaucoup tout à l'heure, elles trouveront leur place au Château, plus dans le bâtiment de l’ex DDE, cela, c'est ce que nous avions prévu, mais finalement le projet les reporte dans Châtel Devant. En tout cas, on aura toutes les collections de Beaux-Arts, arts graphiques, textiles au Château et dans Châtel Devant, l'ensemble des sciences naturelles, archéologie et ethnologie régionales avec les Archives Municipales.
Ce PSC que vous verrez circuler c'est une bonne lecture du soir au coin du feu. Il y en a pour 300 pages, donc on vous souhaite une bonne lecture et découverte pour l'ensemble de ces données.
Madame le Maire
Merci Yasmina, merci Cécile. Avez-vous des questions, des remarques ? Monsieur MARCOT.
Monsieur Eric MARCOT
Je profite de ce rapport pour évoquer un point que j'ai déjà évoqué en commission. L'inauguration des travaux rue du Château auront lieu bientôt, je crois fin décembre. Les travaux entrepris rue du Château, rue de la Schliffe, rue de Belfort ont engendré quelques difficultés pour les commerçants et notamment ceux qui ont des terrasses. Ceux qui ont effectivement une terrasse sur la rue paient une taxe, dite « taxe terrasse », qui peut être plus élevée que la taxe foncière qu'ils paient. Est-ce qu'aujourd'hui on peut, au minima, ne pas leur demander cette taxe pour l'année 2023 ?
Madame le Maire
Monsieur MARCOT, cela n'a rien à voir avec le PSC, mais enfin bon, je vais quand même répondre à votre question.
Monsieur Eric MARCOT
C'est en lien quand même !Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 13
Madame le Maire
Non, pas avec le PSC ! Enfin, peu importe. Vous posez une question, je vais vous y répondre. Et je vous dirai la même chose que ce que je vous ai dit en Commission, à savoir qu’il n'y a pas de différence entre ceux qui ont une terrasse et ceux qui n'ont pas de terrasse. Il y a des commerçants, il y a des commerçants qui vendent du pain, il y a des commerçants qui vendent de la boisson, il y a des commerçants qui vendent du tabac, il y a des commerçants qui vendent je ne sais pas quoi, des vélos, il n'y en a plus, mais enfin bon, peu importe, si le commerce est impacté, tous les commerçants sont impactés.
Monsieur Eric MARCOT
Je suis d’accord avec vous !
Madame le Maire
Donc, je vous ai dit et je vous le répète, nous sommes en train de réfléchir à la création d'une commission d'indemnisation comme celle que l'Agglomération avait mise en place il y a quelques années au moment des travaux du THNS. Et donc, voilà. C'est assez compliqué juridiquement de mettre cela en place. Les choses, néanmoins, sont extrêmement claires puisqu'il y a une étude du chiffre d'affaires des différents commerçants sur l'année en cours, l'année précédente et la décision d'indemnisation est prise par un juge donc, ce ne sont pas les élus qui décident si on va donner ou on ne va pas donner, on va donner un peu, on va donner beaucoup. C'est un juge qui décide. Bien sûr, il y a un jury qui participe à cette commission d'indemnisation mais elle permet d'avoir des choses très claires, en toute indépendance et d'éviter toute polémique ultérieure. Voilà. J'ai répondu à votre question.
Monsieur Eric MARCOT
Oui, pas de problème, je suis d'accord avec vous sauf que j'ai quelques chiffres là. J'ai un chiffre d'un commerçant, si on prend le mois de juin, juillet, août, septembre, en 2023, il avait un chiffre d'affaires de plus de 410 000 € et, cette année, sur la même période, il a un chiffre d’affaires de 260 000 €, il a perdu 33% de son chiffre d'affaires.
Maintenant, sur la taxe terrasse, vous avez la main dessus, vous pouvez décider de ne pas la demander.
Madame le Maire
Vous avez compris ce que je vous ai dit ?
Monsieur Eric MARCOT
J’ai très bien compris !
Madame le Maire
Je ne vais pas faire de différence entre les commerçants. Quand le commerçant exploite sa terrasse une année où il n'y a pas de travaux, il ne vient pas partager ses bénéfices avec la Ville de Montbéliard. Le jour où il y a des difficultés qui peuvent être dues aux travaux ou à autre chose d'ailleurs, quand il y a une météo pourrie, on va moins au restaurant ou boire un pot sur une terrasse. Tout cela fait partie des choses qui seront étudiées par la commission d'indemnisation et c'est très bien parce que je vois que vous êtes déjà en train de polémiquer.
Monsieur Eric MARCOT
Non !
Madame le Maire
Mais si, vous êtes en train de polémiquer ! Bien sûr que si !Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 14
Monsieur Eric MARCOT
Mais pas du tout Madame !
Madame le Maire
Il y a des commerçants qui ne demandent rien du tout et qui ont peut-être besoin d'être aidés, et puis, il y en a qui n'arrêtent pas de demander des choses. Donc cela va être très clair, il y aura cette commission d'indemnisation qui décidera en toute connaissance de cause avec un juge impartial, comme cela, les choses seront bien faites pour tout le monde. Voilà. J'ai répondu à votre question.
Monsieur BORNOT.
Monsieur Gilles BORNOT
Oui, par rapport au sujet. Vous avez annoncé 18 000 visiteurs pour le Château, 5 000 pour Beurnier. Il y a les scolaires dedans je pense ? Et est-ce que l'on connaît la part des scolaires et la part des touristes, entre guillemets, simples.
Madame Cécile REY-HUGELÉ
Oui, on la connaît. Alors, là, je vais avoir du mal, je vais peut-être regarder mes collègues s'ils s'en souviennent. On est à beaucoup de scolaires. Je sais que l'on est à 70% à peu près de gratuité et donc, parmi ces gratuités, évidemment la plupart sont des scolaires et des moins de 18 ans. Je peux vous répondre ultérieurement mais pas, là, tout de suite.
Madame le Maire
On vous apportera la réponse.
Madame Myriam CHIAPPA KIGER
C’est dans le document.
Madame Sidonie MARCHAL
C’est dans les annexes. Je crois que c'est 62% de gratuité pour le Musée du Château et 84% pour le Musée Beurnier. On a lu le document !
Madame Cécile REY-HUGELÉ
Merci.
Madame le Maire
Voilà mais on vous donnera les chiffres de manière précise. D'autres interventions ? Madame CHIAPPA KIGER.
Madame Myriam CHIAPPA KIGER
Merci Madame le Maire. Je vous remercie pour votre présentation. Heureusement que l'on avait lu le document parce que c'est vrai que le fond marron empêche un peu la lisibilité des diapos.
Avant de commencer mon intervention, je veux rappeler très solennellement notre soutien, le soutien de notre groupe au projet de reconversion du Château et nous saluons le travail remarquable effectué pour le Projet Scientifique et Culturel des musées. Nous vous soutenons dans ce pari audacieux, nous l'avons prouvé à de nombreux moments, nous avons voté presque toutes les délibérations concernant le Château exceptée celle de la tarification lors du précédent Conseil où, seule l'invective de Monsieur FROPPIER, nous a conduit à voter contre. Au terme de ce Conseil, j'ai essayé de comprendre comment un débat sur une tarification avec un questionnement légitime sur le montant deProcès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 15
l'entrée, sur l'absence de saisonnalité de la tarification, pouvait aboutir sur une accusation, celle, je reprends les propos de Monsieur FROPPIER, de vouloir démolir le Château pour installer des parcs à vélos. D'ailleurs, ce débat sur la tarification représente un enjeu bien identifié dans votre Projet Scientifique et Culturel, page 125. Monsieur LANÇON était aussi surpris d'apprendre lors de la réunion de jury de concours que l'opposition, a priori toute l'opposition, n'avait de cesse de décrier le projet de reconversion du Château. A tel point que lorsque nous avons reçu la convocation du Conseil Municipal et l'ordre du jour dédié à ce projet, nous nous sommes interrogés sur notre présence et surtout sur notre participation à ce débat parce qu'il me semble que sur tous les sujets, mais sur ce sujet-là en particulier, nous essayons toujours d'avoir des interventions plutôt constructives, consensuelles, nous ne sommes jamais dans l'invective, encore moins dans l'imprécation. Malheureusement, ici, ces débats se terminent souvent par un affrontement un peu stérile, comme nous l'avons vu la fois précédente, faite de réponses caricaturales ou de retours au passé. Bien sûr, je suis consciente que c'est un peu l'époque qui concourt à ce dépérissement de l'échange. Nous sommes plus sur une époque « Trumpiste » que sur la pensée complexe d’Edgar MORIN. Nous le voyons tristement à l'Assemblée Nationale, parfois à la Région, mais nous n'oublions jamais que chaque fois que l'on caricature un propos d'opposition, chaque fois que l’on le réduit à une portion congrue de la pensée, cela va toujours de pair avec un affaiblissement de la démocratie. Dans cette instance, par définition démocratique, je souhaite que nous retrouvions, autour de ce Projet Scientifique et Culturel, le sens du débat, de la nuance, de l'échange d'arguments constructifs. Ce vœu, je souhaitais vraiment le formuler avant d'intervenir parce que nous sommes attachés à ce projet, tout comme vous, Madame BIGUINET. Je pense que nous l'avons montré, que ce soit à la Région ou au sein de cette instance. J'ai pris connaissance de ce Projet Scientifique et Culturel. Je vous remercie vraiment de la présentation que vous avez faite. Il est important. Dans le texte, d’ailleurs, vous parlez toujours d'un acte fondateur de notre politique culturelle. La politique des musées va être un élément fort dans les prochaines années, dans notre politique culturelle. Nous mesurons combien ce projet est vivant, finalement, et qu'il évoluera au fil des ans et, évidemment, au fil des phases établies. La première phase, avec le circuit historique qui va prochainement s'achever, être inaugurée, si j’ai bien entendu, le 21 décembre, et la seconde, qui a déjà commencé, qui va s'accélérer, nous montre combien la réussite de ce projet est assujettie à de nombreux facteurs. Ce projet décrit nos forces, nos faiblesses et les enjeux d'un tel projet. Ce document nous montre que la dimension est globale. Cette dimension est nécessaire pour penser notre rôle dans la cité et sa place sur la scène locale, régionale voire nationale. D'ailleurs, on peut regretter que l'élaboration de ce projet n'ait pas été plus ouverte aux structures culturelles ou citoyens dans l'esprit d'une démarche plus participative. Ce Projet Scientifique et Culturel nous montre que ce pari que vous faites autour du Château, comme vecteur d'attractivité culturelle, dépasse largement la restauration patrimoniale du Château, elle repose sur la dynamique de nos musées et, pour réussir, il vous faut choisir de mettre la culture au cœur de vos priorités. Pour notre groupe, finalement, c'est plutôt une bonne nouvelle. Dans une période où les inégalités progressent, notre attachement aux valeurs humanistes véhiculées par l'art et la culture est plus fort que jamais. Ces dernières années, nous avons regretté et souvent dénoncé que la culture soit une variable d'ajustement de vos budgets. Je rappelle que les plus grandes structures culturelles de la Ville ont vu leur subvention diminuer de 25% entre 2015 et 2024. Désormais, pour réussir, vous avez besoin, et c'est marqué dans le document, de partenaires culturels forts, de politiques d'acquisition régulières -je rappelle qu'il n'y a pas eu de politique d'acquisition depuis 2014, c'est aussi dans le document-, une programmation culturelle dynamique, donc, par analogie, de moyens importants alloués pour la culture à Montbéliard. Je regrette aussi que ce document qui montre l'importance des partenariats, des acteurs locaux, des acquisitions, une politique d'édition aussi, on l'a vu, la mise en œuvre de nouveaux projets, ne soit pas doté d'un plan d'actions à court, moyen et long terme. Je suis allée rechercher, parce que je ne suis pas une spécialiste non plus de ce genre de document, contrairement à mes deux collègues, j'ai été regarder d'autres Projets Scientifiques et Culturels et, la plupart du temps, ils sont accolés à un plan d'actions où on voit bien la déclinaison de tous les enjeux et comment on les atteint, quels sont les délais et les moyens financiers alloués. Notre stratégie ne peut pas reposer uniquement sur l'effet de la nouveauté, du parcours immersif, elle doit prendre en compte toutes les prescriptions de ce document pour donner un véritable élan à l'ensemble de ce projet. J'espère vraiment que le Débat d'Orientations Budgétaires 2025 marquera, pour la première année, cet élan qui est nécessaire pour faire vivre nos musées et la culture à Montbéliard.
Madame le Maire
Merci Madame CHIAPPA KIGER.Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 16
Alors, vous soulignez que le Château et son projet, dans ses différentes phases, représentent l'acte fondateur d'un nouveau projet, d'un projet important avec une vision importante. Pourquoi je vous dis cela ? Parce que souvent, vous nous dites, un peu moins ces temps-ci, : « Vous n'avez pas de vision ! ». Là, on a une vraie vision, je peux vous dire. Et puis, c'est une vision sur la quinzaine d'années qui arrivent. Et vous avez souligné que beaucoup de collectivités ont adhéré à ce projet. Je le dis, je le répète, la Région a été la première collectivité à croire à ce projet, à donner immédiatement et sans polémique, ni de manière tiède, à adhérer à ce projet parce qu'ils croient dans ce projet, comme nous, nous y croyons, de la même manière que le Département, que le FEDER, dont nous attendons une réponse, et l'Agglomération. Donc, il y a vraiment une réunion, autour de ce projet, des différentes collectivités qui font partie de notre territoire. On parlait tout à l'heure d'Histoires de Territoire.
Les polémiques dont vous parlez, vous savez bien comment cela se passe, vous êtes élue depuis longtemps, vous savez bien comment cela se passe. En Commission, c'est toujours assez calme, gentil…
Monsieur Alain PONCET
Non, pas toujours !
Madame le Maire
Oh, assez souvent, assez souvent, quand même !
Monsieur Alain PONCET
Cela peut être très agressif !
Madame le Maire
Je viendrai écouter plus souvent ! Vous savez bien que quand nous sommes en Conseil Municipal ou en Conseil d'Agglomération ou en assemblée plénière à la Région ou en assemblée plénière au Département ou etc, la presse est là et chacun y va de sa petite ritournelle, de son opposition ou de ses propositions qui vont contre la majorité. C'est cela la politique ! Parfois, cela prend peut-être des proportions qui dépassent ce que les personnes ont voulu dire, c'est même assez souvent le cas, mais je suis bien persuadée que si nous étions à huit clos, il n'y aurait pas toutes ces polémiques qui animent le débat et qui font que Pierre, Paul ou Jacques apparait le lendemain dans un article, dans la presse ou sur son propre compte Facebook. Voilà, c'est cela la politique. Je ne pense pas que l’on changera cela un jour, sauf à avoir une dictature, ce que je ne souhaite évidemment pas, mais quand on voit ce qu’il se passe à l'Assemblée Nationale, ils donnent un exemple des plus regrettables et des plus fâcheux, vous l'avez souligné. C'est l'ère du temps qui veut cela, mais je trouve que l'ère du temps ne sent pas spécialement très bon, ce n'est pas forcément très agréable. Moi, je me rappelle aussi d'un temps, entre 2008 et 2014, où la personne qui était à ma place, ici, n'était pas forcément des plus agréables, ni des plus aimables, ni des plus courtoises. Et je dis cela, c'est très gentil ce que je dis, c'était même assez violent. A l'époque, je n’ai entendu personne qui dénonçait ce type de comportement. Voilà.
Toujours est-il que la phase 1 de notre Château arrive, là, à son terme, pour la phase 2, qui vous a été présentée ce soir, et le Projet Scientifique et Culturel, vous voyez qu'il y a un véritable travail à la fois des services de la Ville, mais pas que, une vraie volonté politique de faire que ce projet réussisse. Ce n’est pas pour nous faire plaisir, mais c'est pour plusieurs choses, d’abord, quand on a des bâtiments comme cela, on doit les entretenir, et on doit les mettre en valeur, ainsi que les collections. C’est aussi pour l'histoire de notre territoire, on a une histoire fabuleuse sur la Ville de Montbéliard et sur le territoire, avec les Wurtemberg, avec l'industrialisation, avec nos scientifiques, etc, et elle est méconnue, et c'est tout à fait regrettable. Et, le premier étage de la fusée, le circuit historique, doit permettre de découvrir tout cela, et vraiment tout le monde en bénéficiera, tout le monde bénéficiera de ce projet. Voilà. Les moyens seront à la hauteur de notre capacité financière, quand on voit ce qui se passe en France, on se demande ce qu’il va se passer dans nos différentes collectivités. Vous avez vu qu'il y a des tranches fermes, il y a des tranches conditionnelles, tout cela sera réalisé enProcès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 17
fonction de nos capacités financières, on ne mettra pas la Ville et ses habitants en difficulté, même pour ce projet-là, on prendra le temps qu'il faut, et on investira de manière raisonnée, toujours avec le sens de l'intérêt général.
Monsieur MARCOT.
Monsieur Eric MARCOT
Je vous entends bien, Madame le Maire, je vous entends. Simplement rappeler que l’on n’est surtout pas contre ce projet, c'est son montant qui nous paraît trop élevé.
Madame le Maire
Non mais on n’a bien compris Monsieur MARCOT !
Monsieur Eric MARCOT
Non mais je le répète, on n'est pas contre le projet, c'est le montant qui est trop élevé, le montant de la dépense. Il y a d'autres choses à Montbéliard, l'habitat, la sécurité, le commerce, l'attractivité…
Madame le Maire
Cela en fait partie !
Monsieur Eric MARCOT
Oui, cela en fait partie mais le montant des travaux, 40 millions aujourd'hui…
Madame le Maire
Non, ce n'est pas 40 millions !
Monsieur Eric MARCOT
Il y a une présentation, Madame le Maire, il y a quelques temps, où on a cité le chiffre de 40 millions !
Madame le Maire
Non mais enfin, vous voyez bien les chiffres qui ont été votés, là, aujourd'hui et lors des sessions précédentes. Donc 40 millions, je ne sais pas qui a sorti cela mais c'était une erreur. Et puis 30 millions d'aujourd'hui, cela peut faire 40 millions dans les vingt ans qui viennent.
Monsieur Eric MARCOT
Avec les avenants, vous verrez, on ne sera pas loin de la somme !
Madame le Maire
On verra à ce moment-là ! Vous ne serez peut-être plus là, moi non plus, donc ça sera nos successeurs qui régleront ce problème. En tout cas, écoutez, cela fait dix ans que cette ville est gérée et cela fait dix ans qu'elle est bien gérée. Tant que nous sommes là, vous pouvez être sûr que les choses seront bien gérées !
Philippe TISSOT.
Monsieur Philippe TISSOT
Je voulais dire deux petites choses. Je reprends ce que vous disiez sur les chiffres. Je rappelle qu'aujourd'hui, dans les tranches fermes, parce que vous avez vu qu'il y a les tranches conditionnelles, enfin les parties conditionnelles et les parties fermes. Dans les parties fermes, on estProcès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 18
autour de 25 millions et sur les 25 millions, je l'ai déjà écrit et je le répète, on a 18 millions de subventions notifiées. Voilà, mais c'est important. Je l'ai déjà dit, je le redis donc quand on dit des chiffres… Donc, aujourd'hui, pour ce qui est prévu et ce qui est engagé, c'est à hauteur d'à peu près 7 millions pour la Ville.
Madame le Maire
C’est 7 millions pour la Ville, en fait.
Monsieur Eric MARCOT
On n'est pas sûr !
Monsieur Philippe TISSOT
7 millions, aujourd'hui, pour la Ville.
Monsieur Eric MARCOT
Aujourd'hui, vous n'êtes pas sûr de récupérer les subventions !
Madame le Maire
Bien sûr que si !
Monsieur Eric MARCOT
Aujourd'hui, l'Etat, toutes les collectivités…
Monsieur Philippe TISSOT
Vous savez ce que cela veut dire « notifiées » ? Quand on a des courriers d'engagement, une notification, cela veut dire que, sauf si l'Etat fait faillite, ce que je ne souhaite pas mais cela nous prend quand même au bout du nez, à priori, ce qui est notifié est versé.
Madame le Maire
On vous le dit à chaque Conseil, Monsieur MARCOT, à chaque Conseil, vous dites la même chose, et on vous redit la même chose, qu'est-ce que vous voulez que l'on vous dise d'autre !
Monsieur Philippe TISSOT
Je peux terminer mon propos ?
Madame le Maire
Oui, je vous en prie, Philippe.
Monsieur Philippe TISSOT
Par rapport à ce que disais Madame CHIAPPA KIGER, je voulais simplement dire que, et vous le savez très bien, depuis dix ans, la culture n'a jamais été une variable d'ajustement du budget de la Ville. Je ne peux pas entendre cela ! Je veux dire, aujourd'hui, dans la part de culture soutenue par la Ville à Montbéliard, cela n'a jamais été une variable d'ajustement. Il y a des efforts qui, à certains moments, ont été demandés, la culture, comme les autres services de la Ville, ont contribué aux efforts, on a demandé une année 5%, une autre année 10%. Les subventions allouées par la Ville pour le fonctionnement des structures culturelles ont toujours été ajustées par rapport à l'effort demandé. Vous pouvez le regarder. Cela me touche, quand même, d'entendre « variable d'ajustement » ! Vous savez combien je suis attaché à la culture, vous savez tous les efforts que l'on consent donc cela m'ennuie un peu.Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 19
Maintenant, par rapport à la politique d'investissement, j'ai entendu que vous aviez dit que cela avait été arrêté en 2015. Effectivement, on avait fait une acquisition de vitraux en 2015 pour les musées mais je rappelle que, dans le domaine culturel, on a consenti l'effort, d'ailleurs on en avait débattu ici en Conseil Municipal, pour acheter la Bible authentique édition Martin LUTHER pour la Médiathèque, pour nos fonds anciens. Cette Bible à 70 000 €, la Ville y avait quand même contribué pour au moins 10 000 € si je me souviens bien.
Madame le Maire
Oui, et puis, il y a eu l'achat, avec la Société d'Emulation, des tableaux de Jules-Emile ZINGG.
Monsieur Philippe TISSOT
Les tableaux de Jules-Emile ZINGG aussi. Et puis, il y a un certain nombre d'autres choses. C'est vrai que l'on n'est pas dans une politique d'investissement faramineuse. Déjà, parce qu'il y a des efforts à faire, parce que l’on ne veut pas faire courir, comme l'a rappelé Madame le Maire, les budgets municipaux à la catastrophe, comme c'est le cas ailleurs aujourd'hui. On veut que les choses fonctionnent bien et au-delà de cela, on a pris la décision, aussi, de valoriser nos fonds patrimoniaux et nos réserves. Vous savez combien nos réserves sont conséquentes, que ce soit en Beaux-Arts, en archéologie ou en sciences naturelles et on a pris le parti de dire que l’on va valoriser nos réserves. Pour les valoriser, on a décidé depuis dix ans, et vous le savez très bien, puisqu'à quasi tous les Conseils Municipaux, on vote des demandes de subventions, d'engager les musées dans une voie de récolement, de restauration de certaines œuvres, pour celles qui le nécessitent, et de valorisation et c'est ce que l'on fait aujourd'hui. On a un très beau patrimoine, très conséquent donc, avant de repartir dans des acquisitions très conséquentes, commençons comme on l'a décidé il y a quelques années maintenant - cela fait au moins six, sept ans, que l'on a dit que l’on a tellement de beaux fonds anciens, tellement riches - par les valoriser. Toutes nos expositions annuelles des musées, depuis six, sept ans maintenant, contribuent justement à la valorisation de notre patrimoine local et patrimoine municipal.
Madame le Maire
C'est un excellent argument sur notre politique culturelle en matière d'achat. Alors, sauf à ce que nous ayons une opportunité, je ne sais pas moi, admettons que dans l'année qui vienne, il y ait une vente considérable de Paul-Élie DUBOIS, bien sûr que l'on va s'intéresser à cela, en disant, là, il ne faut pas que l'on rate le coche, mais autrement on ne peut pas dire, on a 500 000 objets de collection et puis on ne les voit jamais. Alors, ce n'est pas possible. Donc, entretenons-les, conservons-les dans de bonnes conditions et on les montre parce qu'autrement, ce n'est pas la peine de dire que l'on a autant de choses et puis personne ne les voit.
Monsieur Philippe TISSOT
Vous parlez d'opportunité, quand on a eu la proposition de la belle Bible authentique, authentifiée par la DRAC d’ailleurs, c'était une opportunité, ce n'était pas prévu au budget, mais on s'est quand même engagé parce que c'était une belle opportunité pour la Ville.
Madame le Maire
Monsieur PONCET.
Monsieur Alain PONCET
Merci Madame le Maire. Moi, j'ai trois remarques. Une qui n'est pas très importante, mais quand même, je trouve que le dans le document, on identifie mal les rédacteurs, il faudrait faire une page pour identifier les rédacteurs du document pour que l'on comprenne bien. Il y a des pages de remerciements, il y a un tas d'informations mais on ne sait pas trop qui nous parle, je pense que c'est vous deux, Mesdames.Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 20
Madame Yasmina BARBÉ BOUDHAR
C'est un collectif, ce vrai que ce n'est pas un travail éditorial, c'est un PSC, mais c'est un collectif. Il y a au moins vingt rédacteurs.
Monsieur Alain PONCET
Cela vaut le coup de faire une page pour identifier les rédacteurs de ce projet.
J'ai une autre remarque, mais peut-être plus importante. On parle de travaux, on parle de mise en valeur des collections, et puis on bascule directement à la stratégie de communication qui sera déléguée à la Ville, enfin en collaboration. Je trouve qu'il manque un maillon, il y a un maillon qui manque, c'est la stratégie de communication qui est quand même très elliptique. C'est sur quoi on va s'appuyer pour faire venir des gens. Quand on lit le document, on voit que dans les années 2000- 2003, on dépassait quelquefois 33 000 visiteurs. On est tombé actuellement à 23 000, 22 000, je crois, et on veut remonter à plus de 50 000. Et là, je m'interroge un petit peu, parce que je ne sens pas d'axe fort. Le paysage, la Vallée du Doubs, l'unité paysagère, ok, c'est pratique parce que cela permet de tout mettre et de faire plaisir à tout le monde, aussi bien aux paléontologues qu'aux férus d'histoire des Wurtemberg, etc mais cela fait un peu « on a tout mis dans la marmite », et comment on va s'en sortir avec cela, comment on fait venir les gens derrière, puisque le but étant clairement aussi d'améliorer grandement la fréquentation. Je ne sais pas comment on appelle cela mais ce n'est pas un plan de communication qui résout ce genre de problème, c'est une stratégie de marketing, c'est une ingénierie culturelle. Cela ne se voit pas trop dans le document. Voilà.
Madame le Maire
Et vous aviez un troisième point ?
Monsieur Alain PONCET
Mon troisième point, concerne l'atelier de taxidermie. A l'heure actuelle, cela m'a un petit peu choqué donc j'aimerais avoir plus de détails sur en quoi il est nécessaire de réactiver un atelier de taxidermie en 2024, quand on se contente très bien de vaches en plastique un peu partout en décoration, et que l'on semble adorer. On n'a plus une seule vache vivante pratiquement sur Montbéliard, mais on a beaucoup de représentations. Donc l'atelier de taxidermie, est-ce que l'on pourrait développer un peu sa justification ?
Madame le Maire
Yasmina va vous répondre, maintenant, sur la taxidermie car elle a un train à prendre et les trains n'attendent pas.
Madame Yasmina BARBÉ BOUDHAR
Je suis désolée. Je vais répondre un petit peu aux différentes questions qui ont été posées.
Vous avez raison, ce PSC, ce n’est surtout pas une étude marketing, et on n'a pas fait un audit avec des fiches actions et des objectifs qui sont un peu inatteignables, c'est un travail de fond, c'est un travail à long terme, c'est un travail qui va sonder ce qui a existé, les défauts de ce qui a existé, et comment est-ce que l'on peut faire pour l'avenir.
Sur l'atelier de taxidermie, évidemment que l'on s'est posé des questions éthiques, à se dire est-ce qu'aujourd'hui, encore en 2024, on naturalise des espèces ? On travaille, François THIRION est là, justement avec des partenaires qui prélèvent des espèces et qui vont les ramener et ce travail sera fait dans un atelier aux normes. Je vais devoir y aller, je suis désolée. Mais en tout cas il n'y avait pas d'atelier de taxidermie aux normes. Aujourd'hui, il est au 3ème étage de Châtel Devant, on n'a pas un circuit d'évacuation des déchets qui est conforme, donc ce n'est pas une opération qui est complètement dithyrambique, c'est simplement une mise aux normes de cet atelier de taxidermie. Donc il sera Cour des Chèvres, dans ce qui est aujourd'hui la cellule archéologique, de plein pied, à rez-de-chaussée, pour pouvoir justement faire ce travail des nouvelles espèces qui vont être présentées dans le futur parcours, et l'atelier de taxidermie existant va servir à entretenir lesProcès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 21
collections. Vous avez des collections historiques mais qui sont complètement empoussiérées, il faut pouvoir en prendre soin, les entretenir. Vous avez la chance exceptionnelle d'avoir un taxidermiste, il y a tellement peu de taxidermistes maintenant dans les musées, c'est une compétence, vous allez pouvoir évidemment en bénéficier pour le parcours futur, mais il sera aussi sollicité par d'autres musées, parce que c'est une compétence qui se fera rare, et il va y avoir aussi un apprentissage qui pourra se faire à partir de cette compétence-là. Donc il faut aussi des espaces qui soient aux normes pour pouvoir travailler sur ces questions-là.
Et juste pour terminer, sur la question des partenaires, on a beaucoup travaillé avec Laurence THARREAU qui est présente ici. Vous avez un tissu associatif et un tissu culturel qui est extrêmement important, on n'arrivait pas à pouvoir leur dire dans le cadre d'un PSC : « Vous, vous allez remplir cette fiche action, vous, vous allez remplir cette fiche action ». En revanche, on s'est dit, cela ne sert à rien d'inventer de nouveaux événementiels extrêmement coûteux pour la collectivité, il faut travailler avec ses partenaires et il faut leur trouver une place sur l’éperon. Et justement, le bâtiment annexe, il est aussi là pour loger tout ce back-office, avoir aussi des associations qui participent à l'animation et à la vie de l’éperon.
C'est un PSC, c'est vraiment un document particulier qui se différencie d'un document marketing, d'audit, et nous-mêmes, on ne travaille jamais comme cela. On travaille vraiment avec le tissu que vous avez et il est extrêmement riche.
Je suis désolée, je vais devoir vous quitter et vous laisser poursuivre vos débats.
Madame le Maire
Voilà, les réponses en ce qui concerne le taxidermiste et la communication vous ont été faites.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions ? Madame MARCHAL.
Madame Sidonie MARCHAL
Oui, je serai peut-être un petit peu plus rapide puisque mes collègues ont déjà évoqué un certain nombre de questions.
Je voulais à nouveau vous remercier, comme les collègues l'ont fait, et je me suis amusée à relire les Procès-Verbaux des précédents Conseils Municipaux. Donc je vous avais interrogé sur ce Projet Scientifique et Culturel dès le 4 juillet 2022, le 19 décembre 2022, le 27 février 2023 et le 3 avril 2023 donc je vais encore intervenir brièvement sur ce Projet Scientifique et Culturel. Je vous remercie pour l'étendue du travail et le plaisir de la relecture de l'histoire de nos collections.
Je vais aller peut-être dans les choses assez concrètes puisque mes collègues ont évoqué les questions générales. Moi, j'aurais des questions d'articulation. J'avoue, j'ai toujours un petit peu du mal à entendre l'articulation temporelle entre le moment où vous nous avez présenté ce Projet Scientifique et Culturel et puis l'engagement des travaux. Et quand on essaie de s'appuyer maintenant sur le PSC, moi, j'ai quelques questionnements, quelques points de vigilance par rapport à la concrétisation des travaux tels qu'ils ont pu nous être présentés, si j'ai bien vu, dans les plans, voire également dans les maquettes que vous nous avez présentées aussi en Commission. Je reprends c'est que le PSC est un projet outil d'aide à la décision, document conceptuel et à la fois opérationnel. J'avais quelques questionnements. Je rappelle ma vigilance quand même, Monsieur TISSOT, sur la politique d'acquisition. J'ai entendu ce que vous avez dit. Le Projet Scientifique et Culturel - je ne vais pas le citer, mais je peux vous donner les numéros de pages - insiste sur la nécessité de renouveler nos collections aussi, pour renouveler l'attractivité du musée. Nous savons que nous avons des collections importantes. J'avais trouvé que l'exposition Dualité, par exemple, était très intéressante de ce point de vue-là. Donc, on est d'accord, cela a marché un certain temps. J'espère que la Ville ne fera pas l'impasse sur une politique d'acquisition d'œuvres, puisque l'on a vérifié, effectivement, il y a eu deux tableaux de ZINGG qui ont été acquis par la Ville mais l'essentiel reste des dons qui ont été faits au musée. Je voulais repréciser cette importance des acquisitions.
Vous soulignez aussi le nombre d'emplois qui vont être créés. On a lu les documents et on dit des choses constructives. On passe de 20 à 35, pour souligner l'accompagnement en médiation. MaisProcès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 22
moi, j'avais quelques questions un petit peu plus concrètes par rapport à la création d'un lieu, d'un café, d'un lieu de convivialité qui n'apparaît pas encore dans les projets. Si j'ai regardé les documents que vous avez précisés, alors je reprends mes notes, c'était marqué, pas hors projet, je ne sais plus, reporté dans le temps. Moi, j'aime bien l'idée de passer du musée au site, en termes d'occupation de l'espace et d'attractivité. Vous nous dites, vous ferez cela quand on aura les financements nécessaires, ce que l'on peut entendre, mais je pense que c'est peut-être pertinent de ne pas trop retarder l'installation d'un lieu de convivialité pour que les habitants puissent s'approprier le bien commun qu'est le Château. Si j'ai bien lu les documents, c'est après 2028, 2030. Moi, je vous fais des sujétions, vous me connaissez maintenant Madame le Maire, peut-être que l'espace de convivialité, on sait qu'il y a des choses temporaires qui existent, mais peut-être que ce serait intéressant que l’on ait assez rapidement un espace pour que les montbéliardais puissent aussi s'approprier le lieu.
Et puis, j'ai une question très concrète, c'est sur l'organisation, sur l'emplacement de la boutique. J'espère que la boutique est le lieu où l'on passe, je défends le commerce, attention, c'est pour vous, Monsieur FROPPIER, gentiment, que l'on passe nécessairement par la boutique avant de ressortir, parce qu'il me semblait qu'elle était un peu éloignée. Je me dis que non, puisque dans tous les musées, on ne peut pas sortir sans passer par la boutique.
Madame le Maire
Je vais vous dire que c'est bien quelque chose que j'ai demandé, mais ce n’est même pas demandé, c'est plus que demandé….
Monsieur Alexandre GAUTHIER
Exigé !
Madame le Maire
Exigé ! Il fallait y passer à l'entrée et à la sortie. A l'entrée, on regarde, à la sortie, on achète. Parce que, vous l'avez bien compris, au niveau du commerce, c'est capital pour le musée, parce qu'il a un coût de fonctionnement que l'on reconnaît et qu'il faut limiter au maximum les dépenses de fonctionnement et maximiser les recettes, c'est sûr. Donc là, c'était vraiment un impératif. Oui, oui, j'ai mis vraiment la pression pour que la boutique soit...
Monsieur Philippe TISSOT
Cela a été le point crucial de discussion !
Madame le Maire
Ah oui !
Monsieur Philippe TISSOT
Monsieur LANÇON le sait, puisqu'il était présent à la Commission, cela a toujours été le point où on a enfoncé le clou. La boutique, elle doit être...
Madame le Maire
Passage obligé !
Madame Sidonie MARCHAL
Si je peux conclure, c'est pour rappeler que nous soutenons le projet qui doit rayonner et participer de l'attractivité du territoire et que si on fait quelques remarques, c'est dans une optique constructive pour apporter notre regard. Et puis, par rapport aux moyens qui vont être les moyens de fonctionnement, parce que si on regarde finalement la question des moyens alloués, dans le Projet Scientifique et Culturel, c'est trois pages sur les 136 du projet en lui-même, en enlevant les annexes. Donc on appelle de nouveau et on sera vigilant à ce que la Ville puisse mettre les moyens qui permettent leProcès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 23
fonctionnement pour accompagner son attractivité, sans être excessif, que la coquille ne devienne pas une belle coquille qui soit trop vide faute de pouvoir faire vivre le site. C'est un vœu pieux mais c'est le sens des remarques que l'on fait sur l'acquisition et puis la médiation.
Madame le Maire
Mais, vous avez bien compris que tout va dépendre de nos moyens financiers au moment où va se dérouler ce PSC.
Quant à l'espace restauration, pour le moment, il est provisoire, il est éphémère, il est saisonnier, cela fonctionne très bien. Il faut aussi que les touristes, les visiteurs aillent un peu en ville, consommer dans les espaces actuels, mais c'est vrai que quand il y a un point où on peut boire un pot, où on peut manger un petit peu quelque chose, cela participe à la vie du site et du bâtiment et cela nous semble important. D'ailleurs, cela existe dans, pratiquement, tous les châteaux et tous les musées donc ce n’est pas une invention qui paraît extraordinaire.
Monsieur Philippe TISSOT
Depuis trois ans, l’espace saisonnier semble fonctionner plutôt très bien ! Vous y êtes allée, vous avez vu !
Madame le Maire
Cela fonctionne très bien !
Monsieur Philippe TISSOT
Dans un premier temps, il sera forcément maintenu de manière saisonnière.
Madame le Maire
Monsieur LACHAMBRE.
Monsieur Bernard LACHAMBRE
Oui, Madame le Maire. D'abord, je tiens à rappeler, comme mes collègues l'ont fait déjà, pour éviter des caricatures peut-être, c'est que le fait de faire évoluer le Château, d'améliorer, je dis le Château mais l'esplanade, le musée, c'est quelque chose avec lequel on est d'accord. Il y a quelque chose à faire parce que c'est un petit peu vieillot maintenant, ce n’est pas toujours attractif, etc donc cela, c'est sûr.
En ce qui concerne le Projet Scientifique et Culturel, je dirais que c'était nécessaire. Il y a sans doute, peut-être, des imperfections ici ou là, mais on saura les compléter, etc. Alain PONCET est intervenu un petit peu, entre autres, sur des aspects de lisibilité ou autres.
Mais moi, il y a quelque chose qui m'inquiète, je compléterai un peu ce que Monsieur MARCOT a dit tout à l'heure, c'est quand même l'aspect financier. Alors vous allez me dire que c'est un lobby pour moi, une lubie plutôt qu'un lobby. Non, ce n’est pas cela. Je vous ai écouté attentivement quand vous avez parlé de cela et, plusieurs fois, vous avez dit : « On fera avec ce que l'on aura, on adaptera et puis on sera peut-être plus là à la fin, donc en fait les gens qui reprendront les choses, elles se débrouilleront. » Non, l'anticipation...
Madame le Maire
Non, vous interprétez là !
Monsieur Bernard LACHAMBRE
Comment ?Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 24
Madame le Maire
Vous interprétez !
Monsieur Philippe TISSOT
Ça n’a jamais été dit comme cela !
Madame le Maire
Du tout !
Monsieur Bernard LACHAMBRE
Écoutez, je pense que c'est enregistré et je me référerai à ce qui est enregistré ! Je crois que faire de la politique, c'est anticiper. Je pense qu'en ce moment, on sait que l'on est dans une situation, alors en dehors des élections américaines qui risquent de changer un certain nombre de choses chez nous aussi, bien sûr, mais on sait que l’on est dans une situation qui est assez instable, qui est instable pour des questions d'ordre environnemental, pour des questions d'ordre social, pour des questions d'ordre démographique, pour des questions d'ordre économique, un peu partout on doute. On se dit, mais que va-t-il se passer ? Et je pense que l’on a deux devoirs. Un devoir qui est un devoir de sobriété, c'est-à-dire que ce n’est pas parce que l'on fait quelque chose de moins cher que c'est moins beau, que c'est moins agréable, etc. C'est quelque chose que vous avez dû dire, que l'on dit à nos enfants, etc. Je crois que c'est quelque chose sur lequel il faut vraiment mettre l'accent et je pense que même si 40 millions sont, etc., même s'il y a beaucoup de subventions, il ne faut pas oublier que les subventions ne sortent pas d'un claquement de doigts comme cela.
Madame le Maire
On est d’accord !
Monsieur Bernard LACHAMBRE
Les subventions, c'est de l'argent qui vient de la poche des contribuables ou des entreprises. De toute façon, c'est de l'argent public et d'où que cela vienne, de toute façon, c'est quand même des sous qui sortent de nos poches à nous tous. Je pense qu'il est important, il faut essayer de faire moins cher. Ce n'est pas possible de continuer comme cela. Parce que si on se retrouve dans deux ans, trois ans, cinq ans ou huit ans à dire : « Finalement on ne va pas tout faire, on va enlever ce morceau-là, etc. », je pense que c'est quelque chose qui serait à prévoir dès maintenant parce que l’on ne peut pas tout miser là-dessus.
Je complète en disant que Montbéliard, cela n'est pas que le Château. Bien sûr, on investit. Vous allez me dire : « Oui, mais on a investi sur la Petite-Hollande ». Oui, je sais que l'on a investi sur la Petite- Hollande. Quand on a investi sur la Petite-Hollande, c'est aussi beaucoup les gens, tous les travaux que l'on a pu faire, actuellement, en ce qui concerne le chauffage urbain, c'est quand même les habitants qui vont les payer ces travaux en question.
Madame le Maire
Comme vous l'avez dit, tout le monde paye. C'est nous qui payons. L’argent ne tombe pas du ciel !
Monsieur Bernard LACHAMBRE
Je suis bien d'accord mais il faut bien savoir, quand même, qu'au niveau de l'action publique, je crois qu'en ce moment, il y a, j'allais dire, un mal-être collectif, alors je parle du quartier que je connais le mieux parce que cela m'arrive aussi de sortir le soir et d'entendre des mortiers qui se tirent un peu partout, de voir des questions au niveau de la sécurité, mais des questions aussi au niveau, j'allais dire, du bien-vivre des jeunes, un certain nombre de choses de ce type-là. Je crois que l'on se trouve dans une situation où il y a des choses extrêmement importantes à mettre en œuvre. Des gens que j'ai rencontrés, que je connaissais, qui ne sont pas nécessairement des écolos, qui me disent, il y aProcès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 25
quand même des choses, des immeubles qui s'améliorent beaucoup sur la Petite-Hollande. Et j’ai dit oui mais, ce qui est important, c'est de voir que ce qui s'améliore beaucoup, ce sont les immeubles qui appartiennent aux bailleurs sociaux, parce que c'est vrai que Néolia, Habitat 25, ou IDEHA, dans certains endroits mais ils ne sont pas très présents, ont fait des choses qui sont intéressantes, mais quand on regarde les copropriétés, cela devient lamentable. Et on a besoin d'un soutien extrêmement fort, ce n'est pas seulement la Ville, c'est beaucoup l'Agglomération, c'est la Région, c'est l'État qui sont là derrière. Mais, ce qui est important aussi, c'est l'accompagnement et l'accompagnement, c'est qui ? Il n'y a personne qui a dit qu'il devait accompagner. Mais, on aurait certainement quelque chose d'important à faire à ce niveau-là, parce qu’il y a des îlots qui sont bien, qui sont agréables, les jeux qu'il y a à la place des Hexagones, ils sont très bien, il y a, disons, les immeubles que l’on a démolis entre la rue Debussy et puis le boulevard de la Petite-Hollande, ou devant la Caisse d'Epargne, cela change un petit peu les choses. Mais, simplement, c'est que c'est de l'humain qui manque beaucoup. Et cela, c'est quand même au niveau de la Ville, et cela a déjà été dit mais on voit que le nombre d'emplois au niveau de la Ville baisse et, quand le nombre d'emplois au niveau de la Ville baisse, cela veut dire qu'il y a des services que l'on ne rend plus. Je crains que le Château devienne un gouffre et puis que ce soit un gouffre qui s'agrandisse, non pas parce que les dépenses seront de plus en plus grandes, cela sera peut-être le cas, je n’en sais rien, mais c'est surtout parce que la perception que l'on aura du gouffre, elle va changer, parce que l'on n'aura plus de sous pour payer. Donc, je pense qu'il faut vraiment faire plus sobre que ce qui est proposé.
Madame le Maire
Monsieur LACHAMBRE, je comprends bien votre souci de sobriété, de toute façon nous sommes, nous, depuis dix ans, dans la même démarche de sobriété. Je vous rappelle que les dépenses de fonctionnement ont baissé depuis dix ans, notre endettement a baissé par rapport à ce que vous nous avez laissé en 2014, a baissé de dix...
- Intervention inaudible -
Madame le Maire
Ben non, mais je suis obligée de le dire quand même, parce que le remboursement du capital des emprunts et des intérêts des emprunts, les intérêts rentrent dans les dépenses de fonctionnement, et ils ont considérablement baissé depuis dix ans dans un contexte où tout augmente avec un pouvoir d'achat qui baisse chez la plupart des gens. Donc, bien sûr que je suis sensible à la sobriété et à ce que vous dites. Il ne faut pas interpréter mes propos, après moi, le déluge, mais, loin de là, au contraire, je pense que notre responsabilité, notre devoir en tant qu'élu, c'est de préparer ce que nous allons laisser aux générations qui vont nous succéder. Et quand je parle de ce que l'on pourra faire avec nos moyens, je dis cela en fonction de la tranche ferme et des tranches optionnelles, où il y a quand même, vous avez vu, dans les tranches optionnelles, ce sont plusieurs millions d'euros. Donc, cela fait toute la différence entre la sobriété et puis des dépenses qui pourraient paraître plus importantes si nous n'avons pas les moyens à ce moment-là de nous le payer. Le Château, il doit permettre une attractivité augmentée sur la ville, avec des gens qui viendront consommer en ville, qui viendront faire fonctionner nos restaurants, nos bars et les autres commerces également. C'est un investissement sur lequel, bien sûr, nous espérons un retour sur investissement, comme nous l'avons pour le Marché de Noël. Pour le Marché de Noël, nous investissons des sommes importantes mais cela profite énormément aux hôtels, aux restaurants, aux terrasses qui sont ouvertes en hiver, etc. Imaginez qu'il n'y ait plus de Marché de Noël demain, je peux vous dire qu'il y aurait beaucoup de restaurants, d'hôtels et autres qui mettraient la clé sous la porte. Donc, voilà. Alors, s'il y a quelqu'un qui est bien placé pour ce qui concerne la sobriété et les économies, c'est quand même notre équipe municipale. Voilà.
Nous allons voter, parce que je pense que l'on a pas mal échangé sur ce sujet. Y-a-t-il des oppositions à ce Projet Scientifique et Culturel ? Monsieur LACHAMBRE.
Monsieur Bernard LACHAMBRE
Je vais participer au vote, mais je voulais juste vous dire que je suis obligé de m'en aller, donc je donnerai pouvoir à Monsieur PONCET.Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 26
Madame le Maire
D’accord mais vous votez quand même pour le PSC. Y-a-t-il des oppositions ? Non. Des abstentions ? Deux personnes s'abstiennent. Il est adopté. Je vous remercie.
Pour : 29
Contre : 0
Abstentions : 2
Madame le Maire
Et nous allons pouvoir passer maintenant aux deux dernières et petites questions. La première, c'est la création de l'atelier de taxidermie.
3. RECONVERSION DU CHATEAU MONTBELIARD WURTEMBERG – CREATION D’UN ATELIER DE TAXIDERMIE – SIGNATURE DES MARCHES
Madame le Maire expose :
Je fais vite ! Vous avez vu qu’il est situé dans la Cour des Chèvres. Les travaux doivent commencer en tranche ferme, à hauteur de 17 000 € à la fin du mois et les travaux en optionnel pour 10 000 € un peu plus tard.
Sur les trois lots de travaux, deux sont fructueux et un est infructueux.
Donc, on vous propose, ce soir, d'autoriser la signature des marchés avec l’entreprise IDE à Valentigney pour la plâtrerie et avec l’entreprise SEEB à Montbéliard pour le courant fort faible. Les travaux vont commencer prochainement.
Y-a-t-il des oppositions ? Non. Des abstentions ? Deux abstentions ? Merci.
Pour : 28
Contre : 0
Abstentions : 2
- N’a pas pris part au vote M. Frédéric ZUSATZ momentanément absent -
Madame le Maire
Quant à la dernière question, c'est donc la reconversion du château avec l'autorisation de dépôt de demande de subvention.
- Départ de M. Bernard LACHAMBRE – Pouvoir à Mme Myriam CHIAPPA KIGER -
4. RECONVERSION DU CHATEAU MONTBELIARD WURTEMBERG – PHASE 2 – AUTORISATION DE DEPOTS DE DEMANDES DE SUBVENTIONS
Madame le Maire expose :
Je pense que vous en serez là tous d'accord. Je vous rappelle que le FEDER, la DRAC, la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Département du Doubs, PMA sont des partenaires majeurs du projet de reconversion du Château, notamment dans la phase 2. Les montants de mission de maîtrise d'œuvre sont connus, on les a votés lors de la première délibération. Afin de bénéficier de subventions de nos partenaires, nous devons autoriser, soit le Maire, soit notre mandataire, à déposer toutes les demandes de subventions pour les indemnités du concours de maîtrise d'œuvre, pour les honorairesProcès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 27
de maîtrise d'œuvre, pour les prestations annexes, pour l'assistance à maîtrise d'ouvrage et pour les honoraires de Territoire, 25.
Une fois le coût des travaux arrêté, nous déposerons les demandes de subventions auprès de ces différentes collectivités.
Y a-t-il des oppositions ?
Madame Sidonie MARCHAL
Moi, j’ai une question.
Madame le Maire
Oui Madame MARCHAL.
Madame Sidonie MARCHAL
Merci. C'est une question qui est en lien avec la question du financement des travaux. Je faisais une petite recherche sur vos propos dans la presse par rapport au Château et j'ai trouvé, dans une interview et à une revue qui s'appelle Le journal du Palais, qui date du mois de juillet 2024, que vous énonciez aux journalistes d'envisager de faire recours à des mécènes privés.
Madame le Maire
Oui.
Madame Sidonie MARCHAL
Il me semble que l'on en a parlé en Conseil Municipal. Je ne suis pas opposée à l'idée. Je me dis, peut-être que, pour le bâtiment Schickhardt, à la hauteur des travaux, l'idée du mécénat peut être intéressante comme VINCI et la Galerie des Glaces si on veut faire dans les grandes zones, n’est-ce pas ce soir. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus parce qu'il me semble que l'on n'en a jamais parlé en Conseil Municipal. Merci.
Madame le Maire
C'est vrai. J'ai donc rendez-vous avec deux entreprises locales qui travaillent sur le Pays de Montbéliard et qui m'avaient dit, à l'époque où le projet du Château a démarré, qu'elles nous apporteraient une aide financière pour le projet et je dois leur présenter prochainement. Donc on verra s'ils tiennent… Pardon ?
Madame Sidonie MARCHAL
Pour de la restauration ou … ?
Madame le Maire
Pour l'ensemble du projet du Château, en tout cas, dans le cadre du circuit historique. Après ce n’est peut-être pas des millions d'euros, il faudrait que l'on ait l'oncle Sam d'Amérique pour nous aider…
Madame le Maire
Les petits ruisseaux font les grandes rivières !
Madame le Maire
Eh oui, les petits ruisseaux font les grandes rivières ! Voilà, donc je vous tiendrai au courant.Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 28
Y-a-t-il des oppositions ? Non. Des abstentions ? Non. Je vous remercie.
Pour : 29
Contre : 0
Abstentions : 0
- N’a pas pris part au vote M. Gilles MAILLARD momentanément absent -
Madame le Maire
Ce Conseil Municipal est terminé mais avant de monter pour se restaurer, je voulais vous annoncer une nouvelle importante et extrêmement valorisante pour notre Château. A savoir que pour les trois jours d'ouverture de l'inauguration du Château, nous aurons la présence d'une artiste connue nationalement et maintenant internationalement en la personne d’Axelle SAINT-CIREL qui viendra chanter au Château, nous faire, chaque soir, pendant trois soirs, une prestation et qui, ayant étudié à Montbéliard, va venir nous apporter son concours avec sa magnifique voix et faire connaître ainsi notre Château à la France entière et puis, on espère encore un peu plus loin. On est très très fiers qu’elle ait accepté de répondre à notre invitation et de mettre ainsi en valeur ce beau projet. Tout le monde connaît Axelle SAINT-CIREL, vous l’avez tous entendue chanter sur le toit du Grand Palais le soir de l’inauguration des Jeux Olympiques. Comme elle a étudié au Conservatoire, elle viendra dans sa région d’origine pour cette inauguration.
Bonne soirée à tous.Procès-verbal du Conseil Municipal du 4 novembre 2024 29
R E P E R T O I R E A L P H A B E T I Q U E
Numéro/Date Pages Délibération
- P -
2024-04.11-2 Projet Scientifique et Culturel (PSC) des Musées 7
- R -
2024-04.11-1 Reconversion du Château Montbéliard Wurtemberg – Phase 2 – 2 Marché de maîtrise d’œuvre – Attribution et signature du marché
2024-04.11-3 Reconversion du Château Montbéliard Wurtemberg – Création d’un 26 atelier de taxidermie – Signature des marchés
2024-04.11-4 Reconversion du Château Montbéliard Wurtemberg – Phase 2 – 26 Autorisation de dépôts de demandes de subventions