Offres
API
Connexion
Documents similaires
unknown - Communauté de communes - Vie et Boulogne - Annexe
unknown - Communauté de communes - Vie et Boulogne - Annexe
unknown - Communauté de communes - Vie et Boulogne - Annexe
unknown - Communauté de communes - Vie et Boulogne - Annexe
unknown - Communauté de communes - Vie et Boulogne - Annexe
unknown - Communauté de communes - Vie et Boulogne - Annexe
unknown - Communauté de communes - Vie et Boulogne - Annexe
unknown - Communauté de communes - Vie et Boulogne - Annexe
unknown - Communauté de communes - Vie et Boulogne - Annexe
unknown - Communauté de communes - Vie et Boulogne - Annexe
unknown - Communauté de communes - Vie et Boulogne - Annexe 3.5 PCAET VieetBoulogne 3 Synthese diagnostic
Document publié le Vendredi 1 janvier 2021
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Vie et Boulogne - Annexe 3.5 PCAET VieetBoulogne 3 Synthese diagnostic)
Thèmes du document : Environnement, Changement climatique, Énergies,
PP VIE et BOULOGNE Communauté de Communes
CMAT |
/#* w° € RS E c
Communauté de communes Vie et Boulogne
Z.A. La Gendronnière – 24, rue des Landes – 85170 LE POIRE-SUR-VIE
accueil@vieetboulogne.fr - 02 51 31 60 09 – www.vie-et-boulogne.fr
Plan Climat Air Énergie Territorial
2021-2027
Synthèse du diagnostic@::: atmô@terra
Plan Climat Air Énergie Territorial de Vie et Boulogne 2021-2027 p. 2 / 16
Synthèse du diagnostic
SOMMAIRE
1 Le Plan Climat Air Énergie Territorial ...................................................... 3
2 Les émissions de gaz à effet de serre ...................................................... 4
3 La séquestration carbone ....................................................................... 5
4 Énergie .................................................................................................. 7
5 Qualité de l’air .................................................................................... 10
6 Vulnérabilité climatique ...................................................................... 13
7 Atouts du territoire ............................................................................. 15
RÉDACTION DU DOCUMENT
18 Boulevard Paul Perrin
44600 SAINT-NAZAIRE
Geoffrey BUOT
Tél : 07 81 54 13 19
geoffrey.buot@akajoule.com
8 rue Saint-Domingue
44300 NANTES
Adrien BOUZONVILLE
Tél : 09 84 16 27 84
abouzonville@atmoterra.com1/ Élaboration du 2/ Définition de la E> 3/ Définition du E> 4/ Validation et suivi diagnostic stratégie plan d'actions du PCAET
Juillet / Septembre
2019
1 réunion publique 1 réunion publique
4 ateliers thématiques 6 ateliers thématiques
1 réunion publique
6 ateliers thématiques
Évaluation environnementale stratégique
Plan Climat Air Énergie Territorial de Vie et Boulogne 2021-2027 p. 3 / 16
Synthèse du diagnostic
1 Le Plan Climat Air Énergie Territorial
Le Plan Climat Air Energie Territorial, PCAET, est une démarche de planification, à la fois stratégique et opérationnelle, obligatoire pour toute intercommunalité de plus de 20 000 habitants depuis la loi sur la Transition Energétique et la Croissance Verte de 2015. Le PCAET sera donc réalisé pour le territoire de Vie et Boulogne, composé de plus de 43 000 habitants et de 15 communes. Son objectif est de permettre à la communauté de communes de coordonner la transition énergétique et climatique sur son territoire. Le Plan Climat est valable pour une durée de 6 ans, et sera renouvelé après cette période.
Le PCAET a trois objectifs :
• Réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) du territoire pour contribuer à réduire le
changement climatique ;
• Préservation de la qualité de l’air pour limiter les impacts sanitaires et environnementaux de la
pollution atmosphérique croissante ;
• Adaptation du territoire aux effets du changement climatique face à sa vulnérabilité initiale,
constatée en début de diagnostic.
Le PCAET se déroule en quatre grandes étapes :
• La réalisation du diagnostic du territoire, qui permet de dresser un état des lieux des
thématiques climat, air et énergie ;
• La définition de la stratégie territoriale vis-à-vis de ces thématiques ;
• La constitution d’un programme d’actions ;
• La validation et le suivi du PCAET tout au long de sa durée de validité.
Des réunions de concertation sont et seront organisées pour les trois premières étapes du PCAET : 3 réunions publiques et 16 ateliers thématiques sont ainsi proposés aux acteurs du territoire. Les différents éléments du PCAET feront l’objet d’une évaluation environnementale stratégique (EES). L’EES est un outil d’aide à la décision qui permet de mesurer les impacts environnementaux pour éclairer les choix afin de trouver le meilleur compromis en respectant le cadre de vie.
Le PCAET s’articule avec d’autres outils de planification, et doit notamment être compatible avec le Schéma Régional Climat-Air-Énergie (SRCAE) et le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET), ainsi que prendre en compte le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) et la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC).Plan Climat Air Énergie Territorial de Vie et Boulogne 2021-2027 p. 4 / 16
Synthèse du diagnostic
2 Les émissions de gaz à effet de serre
Les gaz à effet de serre
Les gaz à effet de serre (GES) sont les gaz qui absorbent et redistribuent une partie des rayons solaires sous forme de radiations au sein de l’atmosphère terrestre (phénomène de l’effet de serre). L’augmentation de leurs concentrations dans l’atmosphère, principalement en lien avec les activités anthropiques, est à l’origine du réchauffement climatique.
L’analyse territoriale inclut les émissions des gaz suivants : dioxyde de carbone (CO2), méthane (CH4) et protoxyde d’azote (N2O). Tous ces gaz n’ont pas le même potentiel de réchauffement global (PRG), ni la même durée de vie dans l’atmosphère. Afin de pouvoir synthétiser les résultats, les émissions sont présentées en « tonnes équivalent CO2 » (teqCO2). Cette unité prend en compte les différents potentiels de réchauffement de chacun des GES émis.
Émissions du territoire
En 2016, les émissions totales de GES sur le territoire ont été évaluées à 504 255 teqCO2, soit 11,8 teqCO2/habitant contre 8,3 teqCO2/habitant à l’échelle régionale1.
37% des émissions de GES sont d’origine énergétique (c’est-à-dire liées à une consommation d’énergie) et 63% sont d’origine non-énergétique. Ces dernières sont essentiellement en lien avec le secteur agricole (fermentation entérique du cheptel, utilisation d’engrais azotés…) et le secteur des déchets (majoritairement dues à la décomposition des déchets du site de stockage et de valorisation de Grand’Landes).
Le secteur agricole représente près de la moitié des émissions de GES du territoire (47%). Cela s’explique par la forte présence de ce secteur sur le
territoire, et par les émissions liées à l’élevage et ses
effluents ou encore à la fertilisation azotée des sols
pour les cultures.
Le transport routier totalise près de 20% des
émissions de GES issues de la combustion de
carburants, notamment en raison de la dépendance
à la voiture individuelle.
Le secteur des déchets et le secteur résidentiel sont
également des enjeux importants pour le territoire.
Évolution des émissions du
territoire
Entre 2008 et 2016, les émissions de GES ont
globalement diminué de 15%.
1 Air Pays de la Loire, BASEMIS ® Inventaire 2008 à 2016, Consommations d’énergie, production d’énergie renouvelable,
émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques en Pays de la Loire, septembre 2018, version 1.1
Agriculture
47%
Branche énergie
0% Déchets 17%
Industrie
hors
branche
énergie
7%
Résidentiel
7%
Tertiaire
4%
Transport
routier
18%
Autres transports
0%
Émissions de gaz à effet de serre
Figure 1 : Répartition des émissions de gaz à effet de serre par secteur
Source : BASEMIS/AIR PAYS DE LA LOIRE3.1
Plan Climat Air Énergie Territorial de Vie et Boulogne 2021-2027 p. 5 / 16
Synthèse du diagnostic
Le secteur des déchets est celui qui a connu la plus forte baisse et le plus contribué à la baisse globale des émissions sur le territoire (-47%). Cette baisse est essentiellement due à l’installation de stockage des déchets de Grand’Landes, où une partie du biogaz est récupérée depuis 2012.
Les émissions du secteur agricole ont diminué de 2% tandis que les émissions issues du transport routier ont connu une hausse de 3%. Les émissions issues du secteur résidentiel et tertiaire, ont respectivement diminué de 22% et 12%. Cela s’explique en partie par l’évolution du climat (hivers moins rigoureux entrainant des moindres besoins en chauffage) et l’amélioration des performances énergétiques des bâtiments.
3 La séquestration
carbone
Définition de la
séquestration carbone
et du stock carbone
La séquestration carbone est
associée au captage du CO2 dans les
écosystèmes (sols, haies et forêts).
Ainsi, la séquestration nette
annuelle se définit comme la
différence entre le captage de dioxyde de carbone (CO2), lié notamment à la dynamique forestière, et les déstockages de carbone dus, entres autres, à l’artificialisation et au changement d’affectation des sols.
Signalons que le carbone peut être stocké à la fois dans la biomasse et les sols.
0
100 000
200 000
300 000
400 000
500 000
600 000
700 000
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 Objectif
SRCAE 2020
tCO2e/an
Agriculture Branche énergie Déchets
Industrie hors branche énergie Résidentiel Tertiaire
Transport routier Autres transports
Figure 2 : Évolution des émissions de GES entre 2008 et 2016
Source : BASEMIS/AIR PAYS DE LA LOIRE3.2
rd o o o 9 o 5 o 5 o 5 { D OO LE & L É É é EE & Ka & S e S < S LL a < { D) & $ $ ., < gs OT & S S © ST
S Ni ÿŸ ÿ K S $ S $ mo © $ g L v é S S v $ v SO e LE $ ES À SAS S S LE LE & HS OS € SO ES E À
. & . & & , & & © Ÿ
ro e & & $ ca Ca $ À S +
ÿ ro ÿ $ ES S
® À à LC
& Fa
Variable CA A1
Plan Climat Air Énergie Territorial de Vie et Boulogne 2021-2027 p. 6 / 16
Synthèse du diagnostic
- Stock carbone dans la
biomasse par type
d’occupation des sols
ci-contre :
- Stock carbone contenu
dans les sols par type d’occupation des sols :
Figure 4 : Estimation du stock de carbone dans les 30 premiers centimètres du sol Source : GIS sol dans ADEME, Carbone organique des sols (2014)
On estime que « les sols et les forêts représentent des stocks de carbone deux à trois fois supérieures à ceux de l’atmosphère »2.
Bilan de la séquestration carbone et du stock carbone sur Vie et Boulogne
En 2012, 10 194 911 tCO2eq étaient stockées sur le territoire. Les surfaces agricoles (terres cultivées, prairies et haies dans une moindre mesure) permettent de stocker 88% de ce total en lien avec leur importance en termes de superficie, en particulier pour les surfaces cultivées (67% du total). Les forêts abritent quant à elles environ 7% du stock total.
2 ADEME, PCAET : Comprendre, construire et mettre en œuvre (Novembre 2016). §L’estimation de la séquestration nette de
CO2, p.60.
49
71 78
119
155 151 154
124 125
62
44
30
78
111
79
0
20
40
60
80
100
120
140
160
180
stocks
Stocks de référence par occupation du sol (tous réservoirs inclus) (tC/ha)
Figure 3 : Les stocks de carbone de
référence par occupation des sols
Source : ADEMEPlan Climat Air Énergie Territorial de Vie et Boulogne 2021-2027 p. 7 / 16
Synthèse du diagnostic
Figure 5 : Répartition des stocks de carbone (hors produits bois) contenus dans le sol et la biomasse du territoire par occupation du sol (2012), source : Outil ADEME ALDO
Bien que Vie et Boulogne ne soit couvert qu’à hauteur de 3% par des forêts et boisements, et que cette surface n’abrite que 7% du stock carbone, ce sont ces zones qui offrent la plus grande capacité de séquestration par la croissance de la biomasse. Ainsi, un flux de stockage annuel moyen de 21 775 tCO2e/an est observé, en lien avec la dynamique forestière.
En parallèle, même si les surfaces agricoles et prairies séquestrent peu de carbone (guère d’accroissement du carbone stocké d’année en année sur ce type de sol), il n’en demeure pas moins qu’elles constituent la majorité du stock carbone actuel du territoire, et qu’en ce sens, l’artificialisation peut les amener à libérer ce carbone contenu. À l’échelle du territoire, 43.2 ha/an d’espaces agricoles et forestiers ont été artificialisés par l’urbanisation entre 2001 et 2013. Sur le territoire, un déstockage annuel moyen de 1 039 tCO2e/an a ainsi été constaté, principalement avec l’imperméabilisation de terres agricoles ou naturelles.
La séquestration nette moyenne s’élève donc à 17 750 tCO2e/an, soit 4% des émissions annuelles du territoire. Le graphique ci-dessous résume les flux annuels positifs (déstockage) et négatifs (stockage) du territoire.
Figure 6 : Flux moyens en milliers de tCO2eq/an par occupation des sols
Source : Outil ADEME ALDO, bases de changement CLC 2006-2012 et inventaire forestier 2012-2016
4 Énergie
67%
16%
5%
2% 1%
2% 2%
5
cultures
prairies
feuillus
mixtes
résineux
peupleraies
zones humides
sols artificiels imperméabilisés
sols artificiels enherbés
Haies associées aux espaces
agricoles
sols artificiels
enherbés et
arbustifs
-1,0
sols artificiels
imperméabilisés
4,0
forêt
-19,7
Produits bois
(1,04)
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
flux de co
2
Flux en milliers de tCO2eq/anPlan Climat Air Énergie Territorial de Vie et Boulogne 2021-2027 p. 8 / 16
Synthèse du diagnostic
Consommation d’énergie
La consommation d’énergie finale du territoire est de 1 044 GWh en 2016. Cela représente une consommation énergétique de 24 MWh/habitant/an, contre 24,4 MWh à l’échelle régionale et 27,1 MWh/habitant/an à l’échelle nationale.
La facture énergétique du territoire (coût annuel de l’énergie consommée) est évaluée à 100 millions d’euros, soit 2 307 € par habitant tous secteurs confondus. En prenant seulement en compte le secteur résidentiel et celui du transport de personnes, la facture s’élève à 1 636 € par habitant en 2016.
Le secteur le plus consommateur est le secteur
des transports routiers, représentant un tiers de
la consommation. Il est suivi de près par le
secteur résidentiel. Associé au tertiaire, le
bâtiment compte alors pour 37% des
consommations. Enfin, le secteur industriel
représente, lui aussi, une part conséquente des
consommations totales du territoire.
Les produits pétroliers sont les premiers
vecteurs énergétiques consommés, à hauteur
de 48% du mix énergétique, devant l’électricité
(27%), le gaz (15%) et le bois-énergie (7%).
Entre 2008 et 2016, la consommation totale a
augmenté de 4,4%, mais rapportée à l’habitant,
cette consommation a diminuée de 10,1% sur la
même période. Cette différence s’explique par la croissance démographique du territoire entre 2008 et 2016 (+16%).
Les quatre communes ayant la consommation énergétique la plus importante sont Aizenay, Le Poiré- sur-Vie, Bellevigny et Les Lucs-sur-Boulogne. Ces 4 communes représentent environ les deux tiers de la consommation du territoire.
Production d’énergies renouvelables
En 2016, la production d’énergies renouvelables sur le territoire est de 197 GWh, soit 19% de la consommation d’énergie de Vie et Boulogne, là où la moyenne nationale est évaluée à 16%.
Agriculture
7%
Industrie
hors
branche
énergie
23%
Résidentiel
27%
Tertiaire
10%
Transport
routier
33%
Autres transports
0%
Répartition des consommations par secteur
Figure 7 : Répartition de la consommation par secteur
Source : Outil BASEMIS, Air Pays de la Loire4.3
_ /
Plan Climat Air Énergie Territorial de Vie et Boulogne 2021-2027 p. 9 / 16
Synthèse du diagnostic
La production d’énergie est
majoritairement liée au bois-énergie
(représente la consommation de bois
pour le chauffage des logements), suivie
par l’énergie éolienne et les unités de
méthanisation. Les biocarburants
représentent plus d’un dixième de la
production : cela correspond en réalité à
la part de biocarburants incorporés dans
le carburant consommé à la pompe sur le
territoire (véhicules essence et diesel).
La production d’énergies renouvelables est en
forte hausse ces dernières années : +88% entre
2008 et 2016. Cette augmentation est
essentiellement due à l’arrivée de la
méthanisation et à l’augmentation significative
de la production éolienne.
Potentiels énergétiques
Deux scénarios d’évolution des
consommations d’énergie sont présentés
dans le graphique ci-contre : un scénario
tendanciel et un scénario ambitieux, basé
sur les prédictions de l’association
Négawatt. Dans le premier cas, les
consommations diminuent peu : -4% en
2030 et -9% en 2050. Les réductions sont
beaucoup plus significatives pour le
scénario Négawatt : -31% en 2030 et -
55% en 2050. Ces diminutions impliquent
Bois-Énergie
34,8%
Méthanisation
13,7% Éolien
24,5%
Solaire
photovoltaïque
6,9%
Pompes à
chaleur
8,8%
Solaire thermique
0,4%
Biocarburants
11,0%
Production par type d'EnR
Figure 8 : Répartition de la production d'EnR&R en 2016, par type
Source : Outil BASEMIS, Air Pays de la Loire
-
50
100
150
200
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Production (GWh)
Production d'EnR
Figure 9 : Évolution de la production d'EnR&R selon les années
Source : Outil BASEMIS, Air Pays de la Loire
0
200
400
600
800
1000
Tendanciel 2015 NégaWatt 2015 Tendanciel 2020 NégaWatt 2020 Tendanciel 2030 NégaWatt 2030 Tendanciel 2050 NégaWatt 2050
Consommation (MWh/an)
Potentiel de réduction de consommation
énergétique
Résidentiel Tertiaire Transport Industrie Agriculture
Figure 10 : Potentiel de réduction de consommation énergétique|
4.4
5.1
Plan Climat Air Énergie Territorial de Vie et Boulogne 2021-2027 p. 10 / 16 Synthèse du diagnostic
des actions fortes sur la sobriété et l’efficacité énergétiques.
Des potentiels de production
d’EnR ont également été
calculés : le potentiel annuel
total est de 1 138 GWh. La
méthanisation représente le
potentiel le plus important,
suivie de l’éolien et du
photovoltaïque. Ce potentiel
est estimé à partir d’éléments
techniques et réglementaires,
et non d’aspects sociaux,
économiques, financiers ou
environnementaux. Il s’agit
donc d’un maximum théorique.
Réseaux
énergétiques
Seules trois communes sont desservies par un réseau de distribution de gaz : Aizenay, Bellevigny, et Le Poiré-sur-Vie : cela limite donc le potentiel d’unités de méthanisation en injection sur le réseau. Le gaz représente cependant 15% de la consommation totale d’énergie de Vie et Boulogne, très majoritairement liée au secteur industriel.
Par ailleurs, les capacités d’injections d’énergies renouvelables dans le réseau électrique sont assez faibles, et ne permettront pas forcément de supporter de nouvelles installations d’envergure. Ainsi, il est important de maintenir un dialogue avec les gestionnaires de réseau dès que des projets sont envisagés sur le territoire afin que ceux-ci puissent éventuellement prioriser les travaux d’investissement sur les postes concernés.
5 Qualité de l’air
Présentation des polluants
L’air que nous respirons peut être perturbé par la présence de composés chimiques, (gaz ou particules), qui peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé humaine et l’environnement. Ils proviennent de nos activités humaines et parfois de phénomènes naturels. Cette perturbation se traduit par la notion de pollution atmosphérique.
Les polluants considérés par le Plan Climat sont les suivants :
• Oxydes d’azote (NOx), notamment émis par le transport routier
• Particules fines (PM10, PM2.5), issues de la combustion (chauffage au bois), de l’agriculture
(travaux aux champs, élevage…) et de l’industrie (combustion, carrières…)
• Composés organiques volatils non-méthaniques (COVNM), issus de la combustion
(chauffage au bois), des produits ménagers (peintures…) et des solvants industriels
• Dioxyde de soufre (SO2), issus de la combustion de produits pétroliers pour le chauffage
résidentiel ou pour l’industrie
• Ammoniac (NH3), émis par le secteur agricole (engrais azotés, effluents d’élevage…).
0 100 200 300 400
Biogaz
Eolien
Photovoltaïque
Géothermie
Bois énergie
Solaire…
Energie (GWh)
Potentiel de production d'énergie renouvelable
Production 2016
6%
17%
6%
4%
X% : Part de la production de 2016 dans le potentiel total estimé
Figure 11 : Potentiel de production d'énergie renouvelable5.2
100%
9 a à
8 a à
7! a à
él a à
5 a à
4 Q à
3 a à
2 a à
1 Q à
0%
So2 NOX PM10 PM2.5 NH3 COVNM
# Transports non routiers
# Transport routier
2 Tertiaire
m Résidentiel
2 Industrie hors branche énergie
# Déchets
# Branche énergie
# Agriculture
Plan Climat Air Énergie Territorial de Vie et Boulogne 2021-2027 p. 11 / 16 Synthèse du diagnostic
Étant donné le rôle prépondérant des conditions météorologiques dans la dispersion et le transport des polluants atmosphériques, parfois sur de longues distances, il existe deux types de comptabilité pour les polluants :
• Les émissions : masse de polluants émis par unité de temps et de surface qui caractérisent les
sources ;
• Les concentrations : masse du polluant par volume d’air (en μg/m3) qui reflète l’exposition
des écosystèmes à la pollution de l’air.
Les émissions de polluants
Tel qu’évoqué dans le paragraphe précédent, chaque polluant peut être émis par une source principale ou des sources multiples. Ainsi, le profil d’émission sera différent selon les territoires. Le profil ci- dessous présente celui de Vie et Boulogne.
Figure 12 : Sources des émissions de polluants atmosphériques sur le territoire Source : BASEMIS/AIR PAYS DE LA LOIRE
Les émissions du territoire rapportées au nombre d’habitant sont globalement similaires au département en ce qui concerne le SO2, les NOx et les PM2.5. Les émissions de PM10 et de COVNM sont quant à elles légèrement supérieures aux moyennes départementales et régionales. La différence la plus notable se situe au niveau des émissions de NH3 qui sont largement supérieures sur le territoire que sur les moyennes régionales et départementales. Cet élément fait apparaitre l’hétérogénéité des territoires dans la Vendée et le Pays de la Loire et marque l’importance des activités agricoles (impact fort sur les émissions de NH3 et sur les particules dans une moindre mesure) sur la CC de Vie et Boulogne par rapport à d’autres territoires voisins.
Concernant les évolutions constatées ces dernières années, les émissions sont globalement en baisse :100
90
Base
100
en
2008
70
80
|
|
40 I I T I I I I T Ï
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
—— SO» — PM —— NH;
—— NO, —— PM;5 —— COVNM
5.3
Plan Climat Air Énergie Territorial de Vie et Boulogne 2021-2027 p. 12 / 16 Synthèse du diagnostic
Figure 13 : Évolution des émissions de polluants atmosphériques sur le territoire Source : BASEMIS/AIR PAYS DE LA LOIRE
Les concentrations en polluants
Aucune station de mesure n’est présente sur le territoire. Il sera ici considéré les mesures de la station Delacroix (de type urbaine), à la Roche-sur-Yon ainsi que celles de la station La Tardière, plus éloignée (60km au sud-est du Poiré-sur-Vie) mais analysant une situation plus similaire au territoire (station rurale).
Globalement, il apparait que les stations de mesure présentent des dépassements de PM10 et d’Ozone. Ainsi, au regard des concentrations mesurées sur les territoires voisins, ces polluants sont susceptibles d’être également à enjeux pour la santé humaine et la végétation (milieux naturels et cultures) sur le territoire de Vie et Boulogne.6.1
Température moyenne annuelle : écart à la référence 1961-1990
Hantes-Bouguenais
4.0
3.5
3.0
2.5
2.0
15
1.0
0.5
0.0
-0.5
-1.0
-1.5
-2.0
-2.5
-3.0
-3.5
Ecart
à la référence
(°C)
195919611963196519671969197119731975197719791981198319851987198919911993199519971999200120032005200720092011201320152017
HE Ecart à la référence de la température moyenne
— Moyenne glissante sur 11 ans
Température moyenne annuelle en Pays de la Loire : écart à la référence 1976-2005
Observations et simulations climatiques pour trois scénarios d'évolution RCP 2.6, 4,5 et 8.5
6.0
5.0
4.0
3.0
2.0
Ecart
à la
référence
(°C)
197019751980198519901995 2040 204520502055 20602065 207020752080 208520902095 2100 200020052010 201520202025 20302035
E Ecart à la référence pour les observations == Ecart à la référence pour la simulation Aladin RCP 2.6
EN 7 Ecart à la référence pour les simulations climatiques passées et futures RCP 4,5 et RCP 8.5
6.2
Plan Climat Air Énergie Territorial de Vie et Boulogne 2021-2027 p. 13 / 16 Synthèse du diagnostic
6 Vulnérabilité climatique
Contexte climatique et projections attendues
Un net réchauffement est visible en
région Pays de la Loire entre 1959 et
2009. Depuis les années 1980, le
réchauffement s’est accentué avec une
augmentation de +0,3°C de la
température moyenne par décennie.
Les précipitations sont, elles,
caractérisées par une grande variabilité
d’une année sur l’autre.
Le nombre annuel de journées chaudes
(températures maximales supérieures à
25°C) est très variable également, mais
augmente en moyenne de 2 à 3 journées
par décennie sur le littoral.
L'augmentation est plus marquée en
progressant vers l'intérieur, de l’ordre de
4 à 6 jours par décennie.
Concernant la sécheresse, les observations mettent en évidence des sécheresses des sols plus fréquentes et plus sévères, principalement le printemps et l’été. Les surfaces subissant des sécheresses augmentent et atteignent plus de 10% actuellement.
Le graphique ci-contre permet
d’observer les projections climatiques
d’ici 2100. Quel que soit le scénario,
l’augmentation de la température va
se poursuivre jusqu’aux années 2050.
Les projections climatiques mettent en
évidence une augmentation des
températures moyennes (+3,2 °C d’ici
à 21003) mais également du nombre
de jours de fortes chaleurs (de jour
comme de nuit) quel que soit le
scénario considéré. En parallèle, le
nombre de jours de gelée diminuera.
L’humidité moyenne du sol en fin de
siècle pourrait correspondre aux records secs sur les 50 dernières années. Les étiages et assecs seront accentués en durée et en intensité, et une baisse des ressources disponibles en eau sera observable, ainsi qu’une augmentation de la température de l’eau et de la salinité de l’eau souterraine.
Impact du changement climatique et enjeux environnementaux
3 Écart par rapport à la référence 1976-2005.
Figure 14 : Évolution des températures moyennes annuelles à
Nantes – Bouguenais depuis 1959,
Source : Météo France – Climat HD
Figure 15 : Évolution des températures moyennes annuelles en région
Pays de la Loire, source : Météo France – Climat HDPlan Climat Air Énergie Territorial de Vie et Boulogne 2021-2027 p. 14 / 16 Synthèse du diagnostic
Les problématiques qui vont probablement devenir majeures dans les années suivantes sont : • Eau : baisse de la disponibilité de la ressource, augmentation des besoins et des conflits
d’usage… ;
• Biodiversité : disparition d’espèces emblématiques… ;
• Santé : hausse de mortalité des personnes fragiles… ;
• Agriculture : baisse de rendement des cultures, augmentation du stress thermique animal… ;
• Énergie : baisse de la demande en hiver (chauffage) et hausse de la demande en été
(climatisation), hausse de la précarité énergétique ;
• Qualité de l’air : augmentation des pollens dans l’air, dégradation de la qualité de l’air,
principalement en été (ozone).
Le tableau ci-dessous résume l’importance de chaque enjeu environnemental évalué sur le territoire de Vie et Boulogne.
Figure 16 : Hiérarchisation des enjeux environnementaux identifiés sur le territoire
Enjeux sur le t errit oire
Thémat ique environnement ale ét udiée Fort M oyen Faible
M ilieu physique
Les sols
Ressources non renouvelables
Eaux sout erraines
Eaux superf icielles
Qualit é de l'air
Climat et émissions de gaz à ef f et de serre (GES)
M ilieu nat urel
Habit at s nat urels (milieux remarquables et prot égés incl. Nat ura 2000)
Diversit é biologique
Cont inuit és écologique
M ilieu humain
Sant é
Act ivit és humaines (agricult ure, sylvicult ure, t ourisme / loisirs…)
Aménagement / urbanisme / consommat ion d’espace
Pat rimoine cult urel et archit ect ural
Gest ion des déchet s
Déchet s
Assainissement
Déplacement , infrast ruct ures et t ransport s
Déplacement
Inf rast ruct ures
Risques et Nuisances
Risques nat urels
Risques t echnologiques
Bruit
Pollut ion lumineuse
Paysages
PaysagesPlan Climat Air Énergie Territorial de Vie et Boulogne 2021-2027 p. 15 / 16 Synthèse du diagnostic
7 Atouts du territoire
Bien que certaines problématiques puissent devenir importantes sur le territoire à court et moyen terme, Vie et Boulogne pourra s’appuyer sur ses atouts, qui ont notamment été identifiés lors des ateliers de concertation. Parmi eux, il est possible de noter :
• Un territoire dynamique et attractif, à la croissance démographique positive,
• Une activité économique diversifiée (commerces, industries, agriculture…),
• Des énergies renouvelables existantes (éolien, méthanisation, photovoltaïque), et un bon
potentiel d’énergie renouvelable,
• Une qualité de l’air en amélioration entre 2008 et 2016 (diminution des émissions de la plupart
des polluants),
• Un potentiel important de stockage carbone dans les haies, prairies et boisements,
• La mise en place d’une redevance incitative pour la collecte des déchets,
• Un fort potentiel de développement des déplacements doux, et des aires de covoiturage déjà
implantées sur le territoire,
• Une importante diversité écologique grâce à la présence de zones humides et d’un bocage
dense.
Le corpus documentaire constituant le diagnostic, et qui est synthétisé dans ce présent document, forme un premier socle de connaissance sur lequel s’appuyer pour l’étape suivante, à savoir la définition des orientations stratégiques.PIS
S
|
É
S
|
ec
ES
p.
;
ee
ce
D,
27?
Pr 2
L
7)
éd
L L