PA
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soletcité Atelier d'Urbanisme
et d'Architecture
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Ingénierie en environnement
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DEPARTEMENT DU TARN
ELABORATION DU PLAN LOCAL
D’URBANISME INTERCOMMUNAL
5 – ANNEXES
5.4 – DIAGNOSTICS DU PLUi
5.4.1 DIAGNOSTIC TERRITORIAL
COMMUNAUTE DE COMMUNES
THORE MONTAGNE NOIRE
Arrêté le :
08/07/2021
Enquête
publique : Du
14/02/2022 au
17/03/2022
Approuvé le :
Elaboration du Plan Local d’Urbanisme intercommunal prescrit le
29 septembre 2014
5.4.1+ à
lan
1
PLAN LOCAL D’URBANISME INTERCOMMUNAL
COMMUNAUTE DE COMMUNES
DE LA HAUTE VALLEE DU THORE
RAPPORT DE PRÉSENTATION
DIAGNOSTIC THEMATIQUE
ARRÊT DU PROJET DE P.L.U.I
APPROBATION DU P.L.U.I2
Sommaire
PREAMBULE 7
L’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE 13
LE PROJET D’AMENAGEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE (PADD) (L.151-5 ET R.151-5) 14
LES ORIENTATIONS D’AMENAGEMENT ET DE PROGRAMMATION (OAP) (L.151-6 ET R.151-5) 14
DIAGNOSTIC THEMATIQUE 17
I. UN TERRITOIRE A L’ATTRACTIVITE FRAGILE 18
I.1 UN PORTRAIT SOCIO-DEMOGRAPHIQUE ENTRE DECLIN ET REPRISES 18
I.1.1 TRANSFORMATION DU PAYSAGE DEMOGRAPHIQUE 18
I.1.2 DES SITUATIONS CONTRASTEES 26
I.1.3 CONTEXTE D’INFLUENCE ET PERSPECTIVES SOCIODEMOGRAPHIQUES 29
I.2 L’OFFRE DE LOGEMENTS AU PRISME DE L’ATTRACTIVITE TERRITORIALE 33
I.2.1 UN MARCHE ATONE ET UN FAIBLE RENOUVELLEMENT DU PARC DE LOGEMENT 33
I.2.2 INADAPTATION DU PARC AUX BESOINS POTENTIELS ET PROGRESSION DE LA VACANCE 37
I.3 L’ACCES AUX SERVICES ET EQUIPEMENTS, L’EQUILIBRE DES CENTRALITES DANS UN TERRITOIRE DE VIE ELARGI 42
I.3.1 UNE ORGANISATION TERRITORIALE TRES INFLUENCEE PAR LA RD 612 ET LES POLES ECONOMIQUES
ENVIRONNANTS 42
I.3.2 COUVERTURE ET ACCESSIBILITE DES EQUIPEMENTS ET SERVICES 44
I.3.2.1 Transports, mobilités et accessibilité numérique 45
I.3.2.2 Services au public du quotidien : commerces, services 51
I.3.2.3 Services de santé et sociaux 53
I.3.2.4 Education 55
I.3.3 LA RECHERCHE D’UN EQUILIBRE DE L’ARMATURE URBAINE 56
II. LA HAUTE VALLEE DU THORE ENTRE RESSOURCES PASSEES, PRESENTES ET FUTURES 58
II.1 L’AGRICULTURE ET LA FORET, PILIERS DE L’ECONOMIE LOCALE 58
II.1.1 L’AGRICULTURE 58
II.1.1.1 Un potentiel agricole qui se maintient 58
II.1.1.2 Une production agricole dominée par les activités d’élevage 59
II.1.1.3 Des perspectives d’évolution favorables 61
II.1.2 SYLVICULTURE 63
II.1.2.1 Un territoire forestier marqué par une dissymétrie paysagère 63
II.1.2.2 Une propriété forestière morcelée et des modes de gestion variés 64
II.1.2.3 Une industrie du bois dynamique et des perspectives de diversification à étudier 66
II.2 QUEL NOUVEAU DESSEIN INDUTRIEL ? 69
II.2.1 UNE PLACE ENCORE TRES NETTE DE L’ACTIVITE INDUSTRIELLE ET PRODUCTIVE DANS LE TISSU ECONOMIQUE
LOCAL MAIS UN GLISSEMENT PROGRESSIF VERS UNE BASE RESIDENTIELLE 693
II.2.2 LES INFRASTRUCTURES ECONOMIQUES, REFLET D’UNE ECONOMIE EVOLUTIVE 73
II.3 LE TOURISME, VECTEUR DE RELANCE DE L’ATTRACTIVITE RESIDENTIELLE ? 79
II.3.1 DES ATOUTS PATRIMONIAUX MAIS UNE ECONOMIE TOURISTIQUE QUI RESTE FAIBLE SUR LE TERRITOIRE 79
II.3.1.1 Des atouts patrimoniaux… 79
II.3.1.2 … supports de pratiques de loisirs sur le territoire … 82
II.3.1.3 … mais une économie touristique qui reste peu développée 83
II.3.2 LE PARC NATUREL REGIONAL, LEVIER DE VALORISATION ET DE STRUCTURATION DE L’OFFRE TOURISTIQUE ET DE
LOISIRS? 84
II.3.2.1 Le Parc, un outil pertinent pour la préservation et la valorisation du patrimoine de la Haute
Vallée du Thoré 84
II.3.2.2 L’identité « Parc », un levier de promotion et de structuration de l’offre 85
II.3.3 DES OPPORTUNITES A CONSOLIDER 86
II.3.3.1 Une relative accessibilité depuis les pôles urbains environnants 86
II.3.3.2 Un potentiel pouvant être crédible et pertinent au regard de la demande 86
II.3.3.3 Des ambitions politiques fortes 86
II.4 LES ENERGIES RENOUVELABLES, DE L’OPPORTUNITE AU PROJET TERRITORIALISE 87
II.4.1 DES DEMARCHES EN FAVEUR DES ENERGIES RENOUVELABLES DEJA EXISTANTES 87
II.4.1.1 Une énergie éolienne bien implantée au développement raisonné 87
II.4.1.2 L’énergie hydroélectrique sur le territoire 88
II.4.2 DU POTENTIEL EN ENERGIE BIOMASSE 89
II.4.2.1 Un contexte porteur pour le développement de l’énergie biomasse 89
II.4.2.2 La filière bois-énergie : un développement crédible 89
II.4.2.3 Un territoire dominé par l’activité d’élevage : source de potentialités pour la méthanisation
90
II.4.3 DES DEMARCHES A MENER POUR PLUS DE SOBRIETE ENERGETIQUE 91
II.4.3.1 Un cadre porteur pour la sobriété énergétique 91
II.4.3.2 Un territoire qui s’engage 92
II.4.3.3 Un gros chantier à entreprendre : la rénovation des logements 92
III. D’UNE GEOGRAPHIE URBAINE DE L’ABANDON A UN PROJET DE REAPPROPRIATION 93
III.1 MORPHOLOGIE DES BOURGS, EVOLUTION ET PROFILS TYPE 93
III.1.1 LABASTIDE-ROUAIROUX 97
III.1.2 LACABAREDE 99
III.1.3 ROUAIROUX – CENTRE BOURG 102
III.1.4 ROUAIROUX – ESPACES URBANISES EN FRANGE DE LACABAREDE 104
III.1.5 SAUVETERRE 106
III.1.6 ALBINE – SAUVETERRE 107
III.1.7 SAINT-AMANS-VALTORET 109
III.1.8 BOUT-DU-PONT-DE-L’ARN – CENTRE BOURG 111
III.1.9 BOUT-DU-PONT-DE-L’ARN – HABITAT DISPERSE 113
III.2 PROFIL TYPE ENTRE LINEARITE ET CONCENTRATION 115
III.2.1 LES VILLAGES-RUE 116
III.2.2 LES VILLAGES GROUPES 117
III.2.3 LE CHAPELET DE HAMEAUX 1184
III.2.4 DEVELOPPEMENT PAVILLONNAIRE 119
III.2.5 BOURGS DECONCENTRES 120
III.3 LES ELEMENTS DE STRUCTURATION DE LA MORPHOLOGIE URBAINE, ENTRE PERMANENCE ET RUPTURES 122
III.3.1 DESCRIPTIF DES ELEMENTS DE STRUCTURE 122
III.3.1 LES ENTITES PAYSAGERES CARACTERISTIQUES 132
III.3.2 PRINCIPES ET PERSPECTIVES DE RECOMPOSITION URBAINE 136
IV. ENJEUX ET SCENARII D’EVOLUTION 142
IV.1 EVITER LE FIL DE L’EAU, OPTER POUR UNE CROISSANCE POSITIVE MAIS RAISONNEE 142
ANNEXES 1565
Table des figures
Figure 1 - Gare des marchandises de Mazamet, expédition des laines 19
Figure 2 - Evolution démographique des communes entre 1968 et 2012, INSEE 20
Figure 3 - Densité lissée de la population en 2011, INSEE [Extrait PAC-DDT, 2015] 20
Figure 4 - Population de la CC Haute Vallée du Thoré par tranche d’âge en 2007 et 2012, INSEE 21
Figure 5 - Pyramide des âges de l’intercommunalité, 2011, INSEE *Extrait PAC-DDT, 2015] 21
Figure 6 - Modalité de l’évolution de la population, INSEE *Extrait PAC-DDT, 2015] 22
Figure 7 - Solde par tranche d’âge des migrations entrantes et sortantes, INSEE *Extrait PAC-DDT, 2015] 22
Figure 8 - Evolution du nombre de personnes de 15 ans et plus vivant seules selon l’âge entre 2007 et 2012,
INSEE 23
Figure 9 - Part des ménages isolés en 2011, INSEE [Extrait PAC DDT 2015] 24
Figure 10 - Structures des actifs et inactifs, INSEE [Extrait PAC DDT 2015] 25
Figure 11 - Population de 15 à 64 ans par type d’activité en 2012, INSEE 25
Figure 12 - Evolution de la population entre 1999 et 2006, INSEE [Extrait PAC DDT 2015] 26
Figure 13 - Evolution de la population entre 2006 et 2011, [Extrait PAC DDT 2015] 26
Figure 14 - Evolution démographique de la population : taux de variation du au solde naturel (droite) et taux de
variation du au solde migratoire (gauche), INSEE 27
Figure 15 - Evolution démographique de la population, INSEE 28
Figure 16 - Principaux flux de migrations résidentielles au départ et à l’arrivée de la CCHVT entre 2003 et 2008
(< ou =30) INSEE, [Extrait PAC DDT 2015] 31
Figure 17 - Solde par CSP des migrations entrantes et sortantes, INSEE, [Extrait PAC DDT 2015] 31
Figure 18 - Les logements neufs depuis 15 ans par catégorie de maître d’ouvrage, SITADEL *extrait PAC, DDT,
2015] 33
Figure 19 - La construction neuve de logements sur 15 ans, SITADEL/INSEE [extrait PAC, DDT, 2015] 35
Figure 20 - Localisation des permis de construire accordés par commune depuis 2001, [extrait PAC, DDT, 2015]
36
Figure 21 - Les logements neufs depuis 15 ans par mode, SITADEL [extrait PAC, DDT, 2015] 36
Figure 22 - Nombre de logements autorisés par typologie entre 2006 et 2014 sur le territoire intercommunal,
SITADEL 37
Figure 23 - Evolution des taux de vacance intercommunal et départemental depuis 1968, INSEE [extrait PAC,
DDT, 2015] 39
Figure 24 - Des habitations vacantes dans le centre ancien de Labastide-Rouairoux 39
Figure 25 - Part de logements vacants par commune en 2012, INSEE 40
Figure 26 - Part des résidences secondaires par commune en 2012, INSEE 41
Figure 27 - Pôle d’emploi en 2011, INSEE *Extrait PAC 2015+ 42
Figure 28 - Les principaux flux domicile-travail en 2011, INSEE [Extrait PAC 2015] 43
Figure 29 - Profils des communes et aires urbaine, 2010 , INSEE 44
Figure 30 - Bassin de vie en 2014, INSEE [extrait PAC, 2015] 45
Figure 31 - Plan des lignes de bus, Tarnbus, 2016 46
Figure 32 - Arrêts de transports en commun sur le territoire, sources Tarnbus 47
Figure 33 - Plan du réseau Libellus de transport urbain de l’agglomération de Castres-Mazamet, sources
Agglomération Castres-Mazamet 48
Figure 34 - Couverture numérique du territoire intercommunal, Observatoire France Très Haut Débit, 2015,
SDTAN 81 49
Figure 35 - Couverture 2G-3G tout opérateur confondu, 2014, SDTAN 81 50
Figure 36 - Couverture 4G tout opérateur confondu, 2014, SDTAN 81 51
Figure 37 - Taux d’équipement et de services de base en 2013, INSEE-BPE [extrait PAC, 2015] 52
Figure 38 - Taux d’équipement et de services intermédiaires en 2013, INSEE-BPE [extrait PAC, 2015] 52
Figure 39 - Activité et attractivité des médecins généralistes en 2012, ARS [extrait PAC, 2015] 546
Figure 40 - L’accès à pôle de santé de proximité, BPE *extrait PAC, 2015+ 55
Figure 41 - Répartition des séjours d’hospitalisation des patients de l’EPCI en 2013, ARS *extrait PAC, 2015+ 55
Figure 42 - Les espaces à vocation agricole sur le territoire de l’intercommunalité, Chambre d'agriculture du
Tarn [Extrait diagnostic agricole, 2015] 59
Figure 43 - Orientations technico-économiques des communes de la CCHVT, Diagnostic agricole CCHVT, 2015 60
Figure 44 - Typologie de la valorisation des parcelles agricoles de l’intercommunalité, Chambre d'agriculture du
Tarn [Extrait diagnostic agricole, 2015] 61
Figure 45 - Les espaces stratégiques de l’activité agricole : les plans d’épandage, Chambre d'agriculture du Tarn
[Extrait diagnostic agricole, 2015] 62
Figure 46 - Cartographie de l’état des lieux des milieux forestiers de la Haute Vallée du Thoré, PNR 63
Figure 47 - Répartition de la domanialité forestière sur le territoire intercommunal, DDT Tarn [Extrait diagnostic
agricole, 2015] 64
Figure 48 - Structure de la propriété foncière privée sur la Haute Vallée du Thoré, source CRPF 65
Figure 49 - Les activités de la filière sylvicole, source L’industrie de la seconde transformation du bois en
Limousin, DRIRE, 2004 67
Figure 50 - Représentativité de l’emploi par secteur d’activité en 2000 (à gauche) et en 2010 (à droite), COMETE
[Extrait PAC, 2015] 69
Figure 51 - Répartition des établissements industriels par secteur d’activité, ASTREE, 2013 70
Figure 52 - Répartition des entreprises par secteur d’activités, ASTREE, 2013 70
Figure 53 - Répartition de l’emploi par sphère économique, COMETE *Extrait PAC, 2015+ 71
Figure 54 - Répartition des activités spécialisées (nombre d’établissements), ASTREE 2013 71
Figure 55 - Répartition des entreprises du territoire par secteur d'activité (comparaison Tarn et Hérault) et
représentation du chiffre d'affaire, ASTREE 2013 72
Figure 56 - Répartition des déférentes typologies d’espaces économiques, Source : documents d’urbanisme et
cadastre 73
Figure 57 - Espaces économiques existants et projetés en Haute Vallée du Thoré 74
Figure 58 – Principales friches présentes sur la Communauté de communes de la Haute Vallée du Thoré, 2016 78
Figure 59 - Musée du textile à Labastide-Rouairoux, www.tourisme-tarn.com 79
Figure 60 – Ancienne cheminée industrielle, www.cc-haute-vallee-thore.fr 79
Figure 61 - Monument et sites classés et inscrits de la Haute Vallée du Thoré et périmètres de protection- source
PAC, DDT, 2015 80
Figure 62 - Dolmen de la Gante, www.voiesvertes-hautlanguedoc.fr/ 80
Figure 63 - Château de Saint-Amans-Valtoret, www.annuaire-mairie.fr 80
Figure 64- Château de Sauveterre, www.voiesvertes-hautlanguedoc.fr/ 80
Figure 65 - Localisation des Espaces Naturels Sensibles, DDT [extrait PAC, 2015] 81
Figure 66- Carte des sentiers de randonnée en Haute Vallée du Thoré 82
Figure 67 - Extrait de la carte des communes de Midi-Pyrénées situées dans une zone favorable au
développement éolien, SRCAE Midi-Pyrénées 87
Figure 68 - évolution de la tache urbaine de la Communauté de communes de la Haute Vallée du Thoré, PNRHL,
PAC, 2015 94
Figure 69 - évolution de la tache urbaine, extrait PAC 2015 95
Figure 70 - Nombre de permis de construire délivrés, PAC PNR HL, 2015 96
Figure 71 - Profils altimétrique et simplifié Nord/sud de la Haute Vallée du Thoré, Document de référnce des
paysages du PNR du Haut Languedoc, 2015 121
Figure 72 - Séquencement de la RD 612 par profil type 124
Figure 73- Occupation du sol en 2012 et entités paysagères 132
Figure 74 - Projection tendancielle de la population à l’horizon 2030 143
Figure 75 - Projection évolutive de la population à l’horizon 2030 avec un taux de variation annuel moyen de 0,2
à l’échelle de la CCHVT et des projections équilibrées par commune 1447
PREAMBULE
Document stratégique et opérationnel de planification à l’échelle de la commune ou de la
communauté de communes, le plan local d’urbanisme communal (PLU) ou intercommunal (PLUI) a
été créé par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) du 13 décembre 2000. Le PLU se
substitue au plan d’occupation des sols (POS) en matière de fixation des règles d’utilisation du sol et
de développement urbain, le POS devenant caduc au 1er janvier 2016 ou au 27 mars 2017 pour ceux
engagés dans une procédure de transformation/révision/élaboration PLU/PLUi – ALUR. Plus
largement, le PLU/PLUI porte établissement d’un projet de territoire dans un document stratégique.
Le projet d’aménagement et de développement durable (PADD) n’est pas opposable au tiers, mais il
qualifie et explicite la vision de la communauté quant au devenir de son territoire.
Progressivement au cours des dix dernières années, l’élaboration intercommunale des documents
d’urbanisme est devenue principe général pour penser l’aménagement du territoire selon une
démarche qualifiée par l’Association des Maires de France « logique du faire ensemble » qui permet
de mutualiser et de gagner en compétences.
LES LOIS STRUCTURANTES
La loi Voynet (1999, Loi d'Orientation pour l'Aménagement et le Développement Durable du
Territoire) avait énoncé les choix stratégiques de développement local par le biais des Schémas de
services collectifs (article 2).
La loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) avait ouvert la voie vers un urbanisme rénové en
établissant de nouveaux documents de planification. Avec le SCoT (Schéma de Cohérence
Territoriale) c’est la cohérence des territoires qui est affirmée à partir d’une vision prospective de
leur développement/aménagement, avec le PLU se substituant au POS (Plan d’Occupation des Sols)
c’est le cadre communal et/ou intercommunal qui devient le référent territorial support d’une
démarche de développement durable, d’incitation à réguler la consommation d’espace par
l’urbanisation. La loi SRU porte aussi obligation en termes de logements sociaux et de mixité sociale
dans les villes.
Les lois Grenelle I (2009) et Grenelle II (2010, Loi ENE, Engagement National pour l’Environnement)
traduisaient les engagements du Grenelle de l’environnement notamment en ce qui concerne l’eau,
les déchets, la biodiversité, l’énergie/climat, l’agriculture, la forêt, les trames vertes et bleues, les8
risques, la santé… en autant d’objectifs environnementaux à introduire dans les documents
d’urbanisme (SCoT, PLU…) qui doivent être mis en conformité avec la loi. Ces lois portant obligation
de penser le développement des territoires « durable » et les orientations d’aménagement
« soutenables » ont accentué le besoin de répondre collectivement en termes de planification et
d’urbanisation (trames vertes et bleues, mobilité et déplacements, gestion économe de l’espace …).
Dans la continuité des lois « Grenelle », la loi ALUR (2014, Accès au Logement et un Urbanisme
Rénové) modifie le contenu des PLU et des SCoT afin de leur accorder davantage de moyens légaux
pour mieux maîtriser la pression foncière, lutter contre l’étalement urbain et promouvoir un
urbanisme économe en espace. Le tout avec le souci de restaurer et préserver la biodiversité. Elle
reporte au 1er janvier 2017 l’échéance de la « grenellisation » des documents d’urbanisme.
L’évolution du contenu du PLU s’inscrit dans le décret de recodification du livre I du code de l’urbanisme.
Le Code de l’urbanisme définit quatre grands types de zones (R.151-17 à 26) : les zones urbaines (U),
les zones à urbaniser (AU), les zones agricoles (A) et les zones naturelles et forestières (N). Ces
rubriques se déclinent en sous catégories de zones détaillées. Le zonage, cœur du PLU, repose sur
une partition stricte, sans intersection possible, au sein de ces quatre types de zones. Les documents
graphiques illustrent la délimitation de ces partitions.
Sous le titre Partie législative, le Livre Ier du Code de l’Urbanisme précise les Règles générales
d’aménagement et d’urbanisme.
Sous le Titre II : Prévisions et règles d’urbanisme, le Chapitre Ier est consacré aux Dispositions
générales communes aux SCoT, aux PLU et cartes communales dont en particulier les Dispositions
générales (articles L.101-2 à L.102-2) et l’évaluation environnementale (articles L.104-1 à L.171-1). Le
chapitre III traite des Plans locaux d’urbanisme (articles L.151-1 à L.171-1).
Sous la partie Réglementaire, Titre II : Prévisions et règles d'urbanisme, le chapitre III renvoie
aux Plan Locaux d’urbanisme au travers de leur contenu, de leur élaboration, révision, modification,
mise à jour…
Le Plan Local d'Urbanisme et le PLUI en référence aux articles R.151-51 à R.153-13 comprennent :
• un rapport de présentation qui doit assurer la cohérence de l’ensemble (diagnostic, enjeux,
objectifs)
• un projet d'aménagement et de développement durable (PADD) qui définit les orientations
générales d’aménagement
• des orientations d'aménagement et de programmation (OAP) dans les conditions prévues à
l’article L.151-6 pour mettre en valeur l’environnement, les paysages, le patrimoine
• un règlement avec les documents graphiques et cartographiques qui délimitent les
zonages, fixent règles et servitudes. Le règlement est opposable au tiers
• des annexes riches de toute information indispensable à la compréhension des choix
matérialisés par le PLU9
Le PLU/PLUI doit être compatible avec les Schémas, Directives et Chartes existants (SDAGE, SAGE, et
charte du PNR, loi Montagne …), ou avec le SCoT qui est le document « intégrateur », si celui-ci est
approuvé.
Il doit prendre en compte d’autres documents de planification tel le Plan Energie Climat Territorial
(PECT), le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE), les chartes de Pays…
Il naturellement associé au Programme Local de l’Habitat (PLH) et au Plan des Déplacements Urbains
(PDU). Le PLUI peut valoir pour ces deux documents. Il doit également prendre en compte tout projet
d’intérêt général (PIG).
LA MODERNISATION DU PLU/PLUI
Publié le 29 décembre 2015, le décret relatif à la modernisation du contenu du PLU/PLUI s’attache à
proposer aux élus, de nouveaux outils, au service de leur compétence de planification et
d’urbanisme, pour les accompagner et les soutenir dans leur mission. Son enjeu principal consiste à
répondre à un besoin général de clarification, de mise en cohérence et de lisibilité des règles
d’urbanisme, pour en faciliter l’utilisation et la traduction opérationnelle (source, document
ministériel « Modernisation du PLU, les principales dispositions » en date du 30 mars 2016). Ce décret
réaffirme le lien entre le projet de territoire, la règle et sa justification, par la traduction des objectifs
structurants auxquels doit répondre le PLU :
le renforcement de la mixité fonctionnelle et sociale,
la maîtrise de la ressource foncière et la lutte contre l’étalement urbain,
la préservation et la mise en valeur du patrimoine environnemental, paysager et
architectural.
Les nouveaux PLU qui intégreront cette réforme disposeront d’outils mieux adaptés aux diversités locales, aux opérations d’aménagement complexes mais aussi aux évolutions dans le temps de leur territoire. Ils pourront répondre au plus près aux aspirations des habitants et favoriser la qualité de leur cadre de vie, grâce à une assise réglementaire confortée.
Il s’agit ainsi de redonner du sens au règlement du plan local d’urbanisme et de passer d’un urbanisme réglementaire à un urbanisme de projet.il est complété pour isoler la justification de l’ensemble des
règles et plus particulièrement les nouveaux outils introduits
Le rapport de présentation dans le décret (zones au RNU, OAP sans dispositions réglementaires, règles adaptées aux constructions existantes
ou selon les destinations).
Le PADD Le contenu du PADD est inchangé et il est intégralement (projet d'aménagement et de développement durables) regroupé en partie législative.
La délimitation des zones Elle reste inchangée.
Réglementation de 3 types d'OAP : les OAP sectorielles,
Les OAP les OAP de secteurs d'aménagement (sans dispositions (orientations d'aménagement et de programmation) réglementaires) et les OAP patrimoniales. Les autres OAP
prévues en partie législative demeurent,
Le règlement
Les outils existants postérieurs à la loi ALUR sont conservés,
ils sont complétés, restructurés et regroupés thématiquement
(tous les outils, secteurs et documents graphiques relatifs à
un thème sont regroupés dans la section 3-règlement).
Le POA (programme d'orientation et d'action) Nouveauté de la loi ALUR dans la partie réglementaire du code de l'urbanisme. cs er [
10
La nomenclature est articulée autour de 3 thèmes issus de la loi ALUR
I Destination des constructions, usage des sols et natures d’activité : destinations, sous- destinations, usages, natures d’activités et mixité
II. Caractéristiques urbaine, architecturale, environnementale et paysagère : volumétrie, implantation, espaces non-bâtis, stationnement
III. Équipement et réseaux : conditions de desserte des terrains par les voies et réseaux
Au-delà de la clarification/simplification du règlement qui est souhaitée, quatre thématiques structurantes doivent conditionner les réponses contenues dans le PLU/PLUI :
1. Préserver le cadre de vie
2. Préserver l’environnement
3. Encourager l’émergence de projets
4. Favoriser la mixité et l’intensité urbaine
Les OAP sont définies selon trois catégories (sectorielles, sectorielles d’aménagement, patrimoniales).
COMPOSITION DU RAPPORT DU PLU/PLUI
Ainsi qu’il est précisé dans le Code de l’Urbanisme, le rapport de présentation du PLUI :
« 1° Expose le diagnostic prévu au deuxième alinéa de l’article L.151-4
2° Analyse l'état initial de l'environnement, présente une analyse de la consommation d'espaces
naturels, agricoles et forestiers et justifie les objectifs de modération de cette consommation et de
lutte contre l'étalement urbain arrêtés dans le projet d'aménagement et de développement durables
au regard, notamment, des objectifs fixés, le cas échéant, par le schéma de cohérence territoriale, et
des dynamiques économiques et démographiques11
3° Explique les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de développement durable et, le
cas échéant, les orientations d'aménagement et de programmation ; il expose les motifs de la
délimitation des zones, des règles et des orientations d'aménagement et de programmation
mentionnées au 1 de l'article L.151-7, des règles qui y sont applicables, notamment au regard des
objectifs et orientations du projet d'aménagement et de développement durables. Il justifie
l'institution des secteurs des zones urbaines où les constructions ou installations d'une superficie
supérieure à un seuil défini par le règlement sont interdites en application de l’article L.151.41.
4° Evalue les incidences des orientations du plan sur l'environnement et expose la manière dont le
plan prend en compte le souci de sa préservation et de sa mise en valeur
5° Précise les indicateurs qui devront être élaborés pour l'évaluation des résultats de l'application du
plan prévue à l’article L.153-27 »
Ajoutons qu’il définit par le Programme d’Orientation et d’Action les objectifs, le contenu et les
options scénarisées du projet de territoire à court (5ans) et moyen termes (15 ans).
Le PLUI est LE document d’urbanisme qui, à l’échelle de la communauté de communes, établit un
projet global d’urbanisme et d’aménagement et fixe en conséquence les règles générales d’utilisation
du sol sur le territoire considéré. Il est le cadre d’instruction et de délivrance des autorisations
d’urbanisme, mais il doit viser tout particulièrement à intégrer l’ensemble des politiques
d’aménagement du territoire (transport, habitat, énergie, eau, environnement, patrimoine,
économie, …) dans la perspective d’un véritable projet de développement et d’aménagement du
territoire.
Notre analyse du territoire et la vision prospective du projet d’aménagement et de développement
durable (PADD, document présentant les objectifs du projet de territoire) prendront en compte la
conjoncture démographique, les contraintes, les caractéristiques des milieux, l’état des ressources,
l’économie locale… pour tracer les trajectoires possibles d’un développement durable. La procédure
adaptée « marché public de prestations intellectuelles » précise les objectifs poursuivis par la
communauté pour élaborer un PLUI moderne, pertinent et riche de contenu, contribuant à donner
sens à une vraie « identité visuelle de la Haute Vallée du Thoré », identité visuelle et fonctionnelle.
L’ambition du projet de territoire est donc traduire en enjeux et actions les composantes majeures
de l’espace communautaire, sur les plans environnemental, patrimonial, paysager, résidentiel,
économique, urbain, … avec recherche d’un développement équilibré, fédérateur et durable de
toutes les communes associées.
METHODOLOGIE DE CONCERTATION
Le PLUI doit être un projet concerté dont les modalités sont inscrites dans la délibération de
prescription du PLUI. La concertation des habitants et des élus est envisagé tout au long de la mise en
œuvre du projet. Ainsi, en sus des outils d’information multi-canal, différentes instances ont été
mises en place pour assurer une parole libre et ouverte et co-construire le projet avec les élus, les
habitants et les techniciens de la CCHVT12
- Réunions techniques de suivi
- Comités de pilotage
- Réunions publiques
- Ateliers Elus
- Ateliers « Citoyens »
ELEMENT DE STRUCTURE
Le PLUI est par excellence l’outil de gestion du territoire, expression résumée de la mémoire des
lieux et dispositif spécifique de cohérence quant à la dimension prospective du projet de
développement et d’aménagement porté par la collectivité.
Nous pensons qu’il doit impérativement être :
Cohérent avec les caractéristiques du milieu et les systèmes de régulation administratifs
Pertinent dans le dessein et la volonté de penser le développement durable
Fiable dans sa capacité à amener des réponses justes et applicables
Fédérateur et donc partagé pour assurer un développement équilibré et équitable des
communes
Efficace quant à la mise en marche du projet de territoire
Conformément aux articles du Code de l’urbanisme, il contient cinq rapports.
Le rapport de présentation (L.151-45 et R. 151-1)
Le rapport de présentation qui n’a pas valeur normative, constitue la première pièce fondamentale
du PLUI autour d’une connaissance du territoire et d’un diagnostic raisonné et dynamique de la
situation actuelle des communes associées. Il doit intégrer tous les éléments identifiés et répertoriés
dans le « Porter à Connaissance » (PAC), élaboré par l’Etat, document qui a énoncé les « obligations »
légales à traiter. Il est aussi le texte fondateur sur lequel va reposer le projet de territoire de la
communauté et à ce titre, Il doit présenter la démarche partenariale et expliciter les choix et
orientations de développement.
Dans un souci de clarté, de cohérence et d’efficacité, le présent rapport de présentation se
démarquera de la trame classique et générale du PAC. Sans en omettre aucun des éléments, nous
l’avons conçu à partir d’une démarche transversale, structurée autour des éléments constitutifs de
l’identité singulière de la haute Vallée du Thoré : les patrimoines de nature et de culture (Paysages…),
le tourisme et l’économie locale artisanale, industrielle et agricole, le contexte agro-environnemental
et forestier, la dynamique résidentielle des bourgs centres (OPAH et programme de revitalisation
rurale en projet) et l’attraction des villes de la périphérie (Castres et Mazamet), les risques et
nuisances (révision du PPRI), l’axe de la RD 612 Béziers/Castres.
Cette construction du rapport de présentation aura ainsi pour but d’éviter le piège de l’analyse
cumulative qui nuit à sa finalité même. Son contenu sera en permanence activé en fonction des
enjeux de territoire et de l’identification des préconisations préalables à l’élaboration du PADD.13
L’évaluation environnementale
L’analyse de l’état initial de l’environnement — les contraintes, les mécanismes de protection, de
préservation et de valorisation, les caractéristiques de la biodiversité, les agencements
géographiques des grandes unités paysagères… — donne lieu à une évaluation qui doit permettre de
situer le projet de territoire dans son contexte environnemental et de situer les enjeux du PLUI sur ce
plan. Il sera établi en fonction des objectifs du « Grenelle 1 et 2 » portant notamment sur les notions
de ressources, de protection et préservation de la biodiversité, la restauration et la création de
continuités écologiques… face aux besoins, aux usages et à la soutenabilité des projets.
Les orientations du PLUI seront mises en confrontation avec les différents Schémas, Directives ou
Plans régionaux énoncés précédemment et avec objectifs du SCoT d’Autan et de Cocagne en révision
pour assurer la bonne intégration des enjeux environnementaux dans le document règlementaire et
faciliter la mise en place d’une démarche d’évaluation permanente. Celle-ci est de type stratégique
dévoilant notamment la nature des contraintes et les conséquences de l’adoption du projet de
territoire sur les conditions environnementales. Elle contribuera à la mesure des choix
d’aménagement en terme de pertinence, de cohérence et d’efficacité au regard des enjeux
environnementaux du territoire.
Les orientations envisagées à partir de ces évaluations porteront sur les aménités du cadre de vie et
l’identité du territoire communautaire, sur la maîtrise du développement urbain et des flux
accompagnant le développement des activités touristiques, sur la qualification des aménagements
futurs liés aux activités agricoles, artisanales et industrielles, sur la protection/valorisation de
l’environnement naturel, sur les opportunités de réappropriation des corridors écologiques.
L’ensemble de ces deux rapports d’évaluation situe les enjeux fondamentaux du PLUI.14
Le Projet d’aménagement et de développement durable (PADD) (L.151-5 et
R.151-5)
Le PADD définit strictement le projet politique d’urbanisme, de développement durable et
d’aménagement de la communauté, projet qui a pour finalité de consolider les enjeux de territoire
en s’appuyant sur le principe d’équité entre les communes associées.
Il est la « clef de voûte » du PLUI et trouve son fondement dans les conclusions du diagnostic
territorial. Elément central de la stratégie communautaire, il expose de façon synthétique les
orientations globales d’aménagement (OA), partagées au niveau des communes, retenues selon une
vision prospective du développement de la communauté et des communes. Ces orientations globales
sont déclinées en Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) présentées, dans le
détail, de façon simple et accessible à tous. Ces dernières définissent les choix concrets retenus pour
le projet de territoire.
L’ensemble des orientations (OA et OAP) et les règlements afférents doivent être en cohérence avec
le contenu du PADD, notamment avec les deux rapports préliminaires.
Le champ de ces orientations a été considérablement élargi par la loi Grenelle 2 (ENE). Elles doivent
être suffisamment concrètes pour définir le projet urbain à mettre en œuvre et sa programmation
dans le temps, en faisant apparaître ce qui est réalisable immédiatement et les perspectives à plus
long terme.
Le PADD doit donc désormais
Définir les orientations générales des politiques d’aménagement, d’équipements,
d’urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers et de
préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques.
Arrêter les orientations générales concernant l’habitat, les transports et les déplacements, le
développement des systèmes de communications numériques, l’équipement commercial, le
développement économique et les loisirs…
Etablir des objectifs chiffrés de modération de la consommation d’espace et de lutte contre
l’étalement urbain.
Les orientations d’aménagement et de programmation (OAP) (L.151-6 et R.151- 5)
Les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP), établies « dans le respect des
orientations générales définies dans le PADD », seront ordonnées et hiérarchisées selon la volonté de
la communauté. Elles peuvent être utilisées de manière complémentaire aux dispositions inscrites
dans le règlement du PLUI, en reportant des principes d’aménagement spécifiques, écrits et
graphiques.
Elles sont opposables aux autorisations d’occupation du sol et établies selon un rapport de
compatibilité avec les autres documents d’aménagement et d’urbanisme, schémas et SCoT
notamment.15
La loi ENE du 12 juillet 2010 a rendu obligatoire l’élaboration des OAP. Celles-ci sont de trois ordres
et concernent l’aménagement, l’habitat, les transports et déplacements :
En ce qui concerne l’aménagement, les orientations peuvent définir les actions et opérations
nécessaires pour mettre en valeur l’environnement, les paysages, les entrées de villes et le
patrimoine, lutter contre l’insalubrité, permettre le renouvellement urbain et assurer le
développement de la communauté et des communes. Elles peuvent prendre la forme de
schémas d’aménagement et préciser les principales caractéristiques des voies et espaces
publics.
En ce qui concerne l’habitat, elles définissent les objectifs et les principes d’une politique
visant à répondre aux besoins en logements et en hébergements, à favoriser le
renouvellement urbain et la mixité sociale et à améliorer l’accessibilité du cadre bâti aux
personnes handicapées en assurant une répartition équilibrée et diversifiée de l’offre de
logements. Elles peuvent tenir lieu de Programme Local de l’Habitat (PLH).
En ce qui concerne les transports et les déplacements, elles définissent l’organisation des
transports de personnes et de marchandises, de la circulation et du stationnement. Elles
peuvent tenir lieu de Plan de Déplacements Urbains (PDU).
Le règlement
Le règlement relève de l’application des articles du Code de l’urbanisme avec la possibilité
d’introduire certaines dispositions spécifiques au regard du projet urbain.
Les trois sous chapitres de l’article L.151-46 et 57 sont à la base de l’argumentaire règlementaire. Ils
concernent :
L’usage du sol et la destination des constructions
Les caractéristiques architecturales, urbaines et écologiques
L’équipement des terrains
Dispositions générales
La Loi ENE a instauré de nouveaux dispositifs pouvant être inscrits dans le règlement du PLUI, afin de
contribuer à la réduction des gaz à effets de serre (GES) et pour accompagner le renforcement des
exigences liées aux performances énergétiques des constructions. Le règlement peut désormais
Imposer le respect de performances énergétiques et environnementales renforcées qu’il
définit
Autoriser un nombre maximal d’aires de stationnement à réaliser lors de la construction de
bâtiments destinés à un usage autre que d’habitation, lorsque les conditions de desserte par
les transports publics réguliers le permettent
Imposer le respect de critères de qualité renforcés qu’il définit en matière d’infrastructure et
réseaux de communication électroniques
Délimiter, dans les zones naturelles, agricoles ou forestières, des secteurs de taille et de
capacité d’accueil limité (STECAL)16
La Loi ALUR est venue clarifier le règlement du PLUI. Il est désormais possible de
Localiser, dans les zones urbaines, les espaces non bâtis nécessaires au maintien des
continuités écologiques
Fixer des emplacements réservés aux espaces nécessaires aux continuités écologiques
Définir des règles imposant une part minimale de surface non imperméabilisées ou éco-
aménageables afin de contribuer au maintien de la biodiversité en ville
D’identifier et de préserver des espaces au titre de la Trame Verte et Bleue
La Loi LAAF (2014, Loi d’Avenir pour l’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt), apporte une réponse
aux enjeux liés à l’évolution du bâti existant en zones agricoles, naturelles et forestières et redéfinit
les possibilités de changement de destination et d’extension des bâtiments existants.
Le changement de destination des bâtiments existants est autorisé à condition que ce
changement de destination ne compromette ni l’exploitation agricole, ni la qualité paysagère
du site. Ces changements de destination devront être soumis à l’avis conforme de la
CDPENAF pour les zones agricoles (A) et à l’avis conforme de la CDNPS pour les zones
naturelles (N)
L’extension des bâtiments existants à destination d’habitation est autorisée dès lors que
cette extension ne compromet pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site. Le
règlement doit préciser les conditions de hauteur, d’implantation et de densité des
extensions permettant d’assurer leur insertion dans l’environnement et leur compatibilité
avec le maintien du caractère naturel, agricole ou forestier de la zone.
Documents graphiques du règlement
Le décret du 29 février 2012 relatif aux documents d’urbanisme précise que les documents
graphiques du règlement-ci doivent faire apparaître s’il y a lieu :
Les espaces de secteurs contribuant aux continuités écologiques et à la trame verte et bleue
Les secteurs dans lesquels des performances énergétiques et environnementales renforcées
doivent être respectées.
Les secteurs dans lesquels des critères de qualité renforcée en matière d’infrastructures et
réseaux de communications électroniques doivent être respectés.
Les annexes
Les annexes fournissent à titre d’information les périmètres et dispositions particulières résultant
d’autres législations, notamment les servitudes d’utilité publique. Elles comportent des informations
substantielles dans la mesure où elles portent sur des éléments déterminants des contraintes
opposables sur l’utilisation du sol.17
Diagnostic thématique18
I. Un territoire à l’attractivité fragile
En quelques mots :
- La tranformation du paysage démographique depuis la fin du XXème siècle avec
des stigmates encore lisibles sur le territoire (friches industrielles, vacance et
insalubrité des logements, etc.)
- Les risques d’un vieillissement accru de la population cumulée avec une
augmention des ménages isolés : dépendance et isolement des personnes âgées
- Un territoire non homogène sur le plan de la dynamique démographique avec une
partition Est/Ouest et une forte influence de la Communauté d’agglomération
de Castres-Mazamet
- Un parc de logements vieillissant et une forte proportion de logements
vacants/résidences secondaires
- Un marché immobilier atone et un manque de produits d’investissement pour le
locatif
- Des dynamiques environnantes prometteuses : arrivée de l’autoroute et ouverture
facilitée vers Toulouse et attractivité des Hauts cantons de l’Hérault, capacité
du territoire à regarder vers la Méditerrainée
- Les perspectives d’un équilibre des centralités à l’échelle du bassin de vie.
I.1 Un portrait socio-démographique entre déclin et
reprises
Particulièrement bouleversée l’évolution démographique du territoire témoigne des vicissitudes
d’une histoire singulière marquée par le déclin de l’industrie lainière et textile. Loin d’être un espace
rural isolé, ce territoire a été un bassin de production actif autour duquel se sont greffés des foyers
de peuplement ouvrier importants dont témoignent aujourd’hui les nombreuses friches qui
ponctuent le territoire et les formes urbaines typiques de l’habitat ouvrier.
Revenir sur la chronologie du déclin, c’est aller à la source de la composition urbaine actuelle,
comprendre la superposition successive de différents profils d’habitat, la dynamique des centralités,
les nouveaux facteurs d’attractivité.
I.1.1 Transformation du paysage démographique
Centre textile depuis le XVIe siècle, le bassin de Mazamet était spécialisé autour de la production de
draps de laine brute (cordelat). La force motrice du Thoré et de l’Arnette ainsi que les propriétés de
leurs eaux ont pu contribuer à l’essor des activités de délainage. A partir de la seconde moitié du
XIXe, pour contourner un approvisionnement en matière première devenu difficile, des industriels
mazamétains installent des comptoirs d’achat dans les grands pays producteurs (Argentine, Uruguay,
Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud). La technique du « délainage à l’échauffe » mise au
point dans les usines mazamétaines qui permet pour la première fois de séparer la laine du cuir sans
endommager aucune des deux matières va contribuer à l’essor de Mazamet et conforter son statutpuni ee | [me à
1 N
= N
tL 424 |
2e um, - ‘2
19
de centre mondial du délainage. Les usines se multiplient et en 1912, plus de 32 millions de peaux
sont traitées sur le bassin.
L’industrie du délainage a employé jusqu’à 2500 ouvriers, recrutés essentiellement localement, et
comportait une forte proportion d'ouvriers-paysans.
L’émergence des concurrents internationaux et les crises économiques successives du XXe siècle ont
fragilisé l’équilibre économique du territoire et engagé son déclin, contraint par une
hyperspécialisation industrielle. L’exode de la population ouvrière à partir de la fin des années 1960 a
engagé le déclin démographique du territoire et impacté lourdement les anciens centres industriels
de la vallée du Thoré. La chute est particulièrement brutale à la fin des Trente Glorieuses où le
rythme de perte atteint presque 2% par an. La population se stabilise au cours des années 1980 puis
repart à la baisse au cours des années 1990 et 2000. La baisse fléchit toutefois progressivement,
passant de -0,72% par an entre 1990 et 1999 à -0,42% par an entre 1999 et 2006 puis -0,14% par an
entre 2006 et 2011.
Figure 1 - Gare des marchandises de Mazamet, expédition des laines3500
3000
2500
2000
1500
1000
500
NN —— Albine
ÈS Bout-du-Pont-de-Larn
—— | abastide-Rouairoux
Le — Lacabarède |
—— RoUuairoux
7 ————————."——h— —
Saint-Amans-Valtoret
pu —— Sauveterre
T T T T T T 1
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012
Echelle : 1491600 - A4
s Noire
Bd Carto® - & IGN Paris reproduction interd te
CC de 1a Montagne
20
Figure 2 - Evolution démographique des communes entre 1968 et 2012, INSEE
La densité de population est aussi révélatrice de ce choc démographique. Au plus fort de l'activité
industrielle la densité moyenne dépassait les 100 hab/km² dans l'axe de la vallée, elle a été divisée
par deux au début des années 1970 et n’atteint désormais plus que 35.3 hab/km².
Avec aujourd’hui 5000 habitants (4926 habitants recensés en 2012), le tableau sociodémographique
a été profondément bouleversé par rapport à ce qu’il était au début du XXème siècle. Une des
marques fondamentales de cette évolution négative réside dans le vieillissement accrue de la
population ; autre fait marquant, l’évolution du profil des ménages et la prégnance des formes de
précarité sociale.
Figure 3 - Densité lissée de la population en 2011, INSEE [Extrait PAC-DDT, 2015]25%
20%
15%
m 2007
10% + 2012
5%
0%
Oä14ans 15329 30444 45359 60374 75anset+
ans ans ans ans
100 ans et +
00 à 94 ans
80 à 84 ans
70 à 74 ans
60 à 64 ans
50 à 5t ans
40 à 44 ans
30 à 34 are
20 à 24 ans
104 t4ars
5 EE -3 -2 1 0 L 2 3 3 5
Part de la population totzie (%6)
U Femme Tam Femme EPCI O'Homme Tam n Homme EPCI
21
La structure de la population intercommunale est marquée par une importante représentation des
personnes de 60 ans et plus. Ils représentaient, en 2012, 38% de la population du territoire (1858
habitants). Chacune inférieure de 2 à 4 points aux moyennes départementales, les parts respectives
des jeunes de 0 à 14 ans, des 15-29 ans et des 30-44 ans n’excédait pas 15% et tombait même à 11%
pour les 15-29 ans (contre 15% à l’échelle du Tarn). L’évolution de la structure par âge de la
population sur la période 2007-2012 révèle que les 15-44 ans sont en diminution alors que les 45-74
ans sont en progression. Le profil de la pyramide des âges confirme le poids du vieillissement actuel
et laisse percevoir son augmentation dans les années à venir. Par rapport à l'ensemble du
Département, la Communauté de communes affiche un net déficit des moins de 45 ans et une
surreprésentation des plus de 55 ans.
Figure 4 - Population de la CC Haute Vallée du Thoré par tranche d’âge en 2007 et 2012, INSEE
Figure 5 - Pyramide des âges de l’intercommunalité, 2011, INSEE *Extrait PAC-DDT, 2015]100%
050%
| | S | | E E
B Solde migratoire
"100% & Solde naturel
LSO%-
-200% à — —————
2.50%
1968-1975 1975-1982 1982-1900 1990-1995 1999-2006 2006-2011
60
40
20
0 _
-20 »
-40 -
-60
© S S S S S S S S © S S S S S S x & & $ S $ & S $ S $ & & $ NÈ $ & $ x
97 07 0° n°7 ,07 ,n° ,97 m7 4197 9° 497 4° 97 Aù 97 n° 4° 2 OÙ D ON D OP 9 WP WP SP SP ES PE SN À CS 9,07 97 07,97 07,97 07 7 Lo? 7 Lo 7 2 4 OÙ oo? © D 6 D OP © 1 WP # À S E 6 NO $ $ 9
22
L'indice de vieillissement1 du territoire intercommunal est notablement plus élevé que la moyenne
départementale. Les plus de 65 ans sont ainsi, à l'échelle intercommunale, plus de 1,5 fois plus
nombreux que les moins de 20 ans. Cette situation n'est toutefois pas uniforme sur l'ensemble du
territoire intercommunal où l'indice de vieillissement s'élève fortement à l'est et notamment à
Labastide-Rouairoux. L’ancienne capitale textile de la vallée présente un taux presque trois plus élevé
que sur l'ensemble du Département.
Dans un contexte où le volume des naissances n’équilibre pas les décès et où le solde migratoire
positif est principalement lié à l’installation de populations âgées retraitées ou en fin de parcours
professionnel, le processus de vieillissement engagé risque de s’accentuer dans les vingt prochaines
années.
1 Rapport entre les plus de 65 ans et les moins de 20 ans
Figure 6 - Modalité de l’évolution de la population, INSEE *Extrait PAC-DDT, 2015]
Figure 7 - Solde par tranche d’âge des migrations entrantes et sortantes, INSEE *Extrait PAC-DDT, 2015]45%
40%
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
15à 19ans 20à 24ans 25à 39ans 40 à 54ans 55à 64ans 65à 79ans 80 ans ou
plus
n 2007
2012
23
Autre évolution notable et significative de ce tableau sociodémographique réside dans la réduction
de la taille des ménages qui est aussi partiellement corollaire au vieillissement de la population de
par l’augmentation du nombre de ménages isolés. Il s’agit là d’un phénomène national qui ici porte
donc une teinte particulière. On observe ainsi qu’entre 2006 et 2011, le rythme de la baisse de la
taille des ménages était légèrement plus soutenu sur le territoire intercommunal (-0.58%) que sur le
territoire tarnais (-0.49%).
Avec 2258 ménages en 2012, le territoire de la Haute Vallée du Thoré était marqué par une
représentation importante des ménages de petite taille. Près d’un tiers d’entre eux étaient des
ménages d’une personne et les couples sans enfants représentaient plus de la moitié des ménages
avec famille(s). Les couples avec enfant(s) représentaient à peine un quart des ménages
intercommunaux (539 ménages, soit 23.9%) et la part des familles monoparentales était faible (137
ménages, soit 6% des ménages de l’intercommunalité).
La part des ménages isolés du territoire intercommunal est proche de celle du Département (30.5%
en 2011 pour l’intercommunalité et 32.3% pour le Tarn) avec cependant des particularités
importantes. La répartition par âge des personnes vivant seules révèle que les personnes de 65 ans
et plus représentent une importante majorité (62%) des ménages isolés, avec parmi eux, une sur-
représentation des personnes de 80 ans et plus, une part qui était en légère augmentation entre
2007 et 2012. La part des « jeunes actifs » (25-39 ans) vivant seuls est également en sensible
progression. Elle l’est également d’une manière plus prononcée pour les 55-64 ans avec le départ des
enfants du foyer. Le vieillissement de la population va donc de pair une progression des ménages
isolés.
Figure 8 - Evolution du nombre de personnes de 15 ans et plus vivant seules selon l’âge entre 2007 et 2012, INSEECC Sid - Val d'Agout
AIS ALVETAT-SUR'AGOUT,
CCIdella\Montagne
'ANGLES)
LABRUGUIERE
LABAS) [IDEROUAIROU X:
SAINT-PONS:DE:THO
[ Jen au ter janvier 2014
Part des ménages isolés
en 211 (%}
| 389 à 100
ER : :
D 25 à 31
LL Vista 248
5,8 à 19,1
24
Structure de la population, taille des ménages, la composition sociologique traduit aussi des
évolutions cependant plus nuancées au niveau des catégories socio-professionnelles observées. Les
couches d’ouvriers et employés sont encore bien représentées, respectivement 16 % (près de 3
points supérieurs à la moyenne départementale) et 13 % de la population totale en 2011, marque
d’un bassin productif encore présent.
Les évolutions majeures se situent au niveau des catégories supérieures, on notera ainsi la part
croissante des cadres et professions libérales présentant 4% d’évolution moyenne par an et
représentant en 2011 2,5% de la population totale, ainsi que celle des professions intermédiaires
représentant près de 8% de la population totale. Aussi, la part des commerçants et retraités sont en
constante évolution avec une part des retraités atteignant près de la moitié de la population totale.
Enfin, autre évolution importante la baisse constante de la part des exploitants agricoles. Autrefois
ouvrier-paysans, la classe des exploitants agricoles a radicalement évolué en se professionnalisant
participant dans cette évolution au mouvement national de restructuration du monde agricole
(mécanisation, augmentation de la taille et baisse du nombre des exploitations).
Figure 9 - Part des ménages isolés en 2011, INSEE [Extrait PAC DDT 2015]EPCI Tarn
Part 2006 | Part 2011 — * | Part 2006 | Part 2011 um .
Agriculteurs exploitants 3,1% 1,4% | -15,4% | 2,2% 1,8% -4,0%
Artisans, Commerçants 4,3% 4,8% 1,9% 3,9% 4,1% 1,6%
Cadres et Prof. Intellectuelles sup. | 2,0% 2,5% 4,0% 5,0% 5,0% 2,9%
Prof. intermédiaires 7,6% 7,9% 0,3% 11,9% | 12,4% 1,4%
Employés 10,9% | 13,1% 3,4% 155% | 15,9% 1,1%
Ouvriers 15,9% 15,8% 0,4% 13,1% 12,3% -0,7%
Retraités 42,1% | 43,3% 0,2% 31,9% | 33,3% 1,5%
Autres sans activité 14,0% | 11,2% | 4,7% | 16,4% | 147% | -1,6%
Autres
inactifs
| 8,9 % Étudiants \
6,7 %
Retraités
12,9 %
Actifs ayant
— un emploi
60,9 %
Chômeurs”
10,6 %
25
La représentation des catégories socio-professionnelles est le reflet d’une structure économique qui
évolue, d’une base productive vers une base domestique et résidentielle. Ce passage n’est cependant
pas homogène, l’emploi dans les services ne compensant pas toujours l’employabilité des secteurs
productifs avec pour incidence majeure l’augmentation du taux de chômage et une inactivité
« chronique ».
Avec 2776 personnes âgées de 15 à 64 ans en 2012, la Communauté de communes de la Haute
Vallée du Thoré présente un taux d’actifs similaire à celui du Département (72%). Les actifs ayant un
emploi représentaient alors 60,9% et 10,6% de la population en âge de travailler était au chômage.
Parmi les 28,5% d’inactifs du territoire, les retraités et pré-retraités en représentaient 13%, les
« autres inactifs » 8,9%.
En 2012, le taux de chômage au sens du recensement enregistré pour l’intercommunalité était de
14,8%, supérieur de 2 points au taux départemental. Les jeunes actifs de 15 à 24 ans de
l’intercommunalité étaient plus durement touchés que les jeunes du Département. Le taux de
chômage des jeunes hommes y était de 6 points supérieur à la moyenne tarnaise tandis que celui des
jeunes femmes le dépassant de 8 points.
Figure 10 - Structures des actifs et inactifs, INSEE [Extrait PAC DDT 2015]
Figure 11 - Population de 15 à 64 ans par type d’activité en 2012, INSEE26
Taux de chômage et revenu médian témoignent d’une certaine vulnérabilité sociale de la population
résidente. En 2013, l’INSEE recensait 2286 ménages fiscaux sur le territoire intercommunal (5053
personnes) dont la moitié était imposable et un revenu disponible médian par unité de
consommation qui s’élevait à 17 687€.
La transformation du paysage démographique de la Haute Vallée du Thoré est intimement liée à son
histoire industrielle. Déclin démographique, vieillissement de la population, réduction de la taille des
ménages, mobilités socio-professionnelles et précarisation sociale sont les composantes essentielles
de cette évolution. Si l’histoire permet de cerner cette trajectoire d’évolution, la géographie nous
enseigne les disparités à l’œuvre sur un territoire qui d’Est en Ouest est loin de porter un diagnostic
homogène. On retrouve là, dans cette géographie, les « lignes de fuite »2 nécessaires pour identifier
les marqueurs essentiels, bien que parfois infimes d’un renouveau résidentiel.
I.1.2 Des situations contrastées
L’influence des agglomérations castraise et mazamétaine et la périurbanisation de l'ouest du
territoire fait apparaître des situations très contrastées sur le plan de l’évolution
sociodémographique. En effet, les communes en amont de la vallée du Thoré souffrent aujourd’hui
de leur éloignement des pôles de Castres et Mazamet et ne bénéficient pas d'une attractivité
résidentielle périurbaine. Labastide-Rouairoux cumule ainsi à la fois un fort vieillissement et un
déficit migratoire structurel depuis l’arrêt des industries textiles. En revanche, certaines communes
plus à l'ouest ont réussi à profiter des effets du desserrement des pôles urbain castrais et
mazamétain, leur permettant de stabiliser leur population (Saint-Amans-Valtoret) voire de
l'augmenter sur la période récente (Bout-du-Pont-de-L'Arn). En effet, Bout-du-Pont-de-l’Arn présente
le taux de variation annuel moyen le plus élevé des sept communes avec +2,4% entre 2007 et 2012.
Cette augmentation se traduit par l’attractivité migratoire de la commune (+1,8%) conforté par un
solde naturel positif (+0,7%).
2 DELEUZE, GUATTARI, Mille Plateaux, Paris, Éditions de Minuit, 1980
Figure 12 - Evolution de la population entre 1999 et 2006, INSEE [Extrait PAC DDT 2015]
Figure 13 - Evolution de la population entre 2006 et 2011, [Extrait PAC DDT 2015]cor D - Taux de variation annuel moyen du au solide naturel (%} entre 2007
et 2072
EMio:o7 MM 04:08
0303 M 05:16 _——
au soide migratoire (%) entre 2007 et
2012
EN 18322 -0,1à-08
0217 MMoc:17
27
L’analyse des moteurs de l’évolution démographique (solde naturel et solde migratoire) sur la
période 2006 et 2011 appuie cette dichotomie est/ouest du territoire intercommunal. Bout-du-Pont-
de-l’Arn, Albine, Saint-Amans-Valtoret et Sauveterre gagnent de nouveaux résidents par la
progression de leur solde migratoire qui peut, dans les cas de Saint-Amans-Valtoret et Sauveterre
compenser un solde naturel négatif. En revanche, en amont de la vallée, Rouairoux, Labastide-
Rouairoux et Lacabarède présentent une diminution de leur population résidente du fait d’un
accroissement naturel et d’un solde migratoire négatif.
Malgré une situation démographique générale déclinante, un regain démographique est à l’œuvre.
Lié au desserrement résidentiel des agglomérations de Castres et Mazamet, ce regain se manifeste
principalement à l’ouest du territoire sur Bout-du-Pont-de-l’Arn mais aussi sur les communes
« cœur » de l’intercommunalité comme Albine, Sauveterre ou Saint Amans Valtoret qui réussissent à
attirer cette population urbaine mais aussi une population jeune retraitée. Ces dernières ayant aussi
la particularité de présenter un foncier peu cher encore disponible, un cadre de vie privilégié avec
des centres-bourgs en retrait de la D612 et d’avoir entrepris, comme à Albine, la création de
lotissements communaux. Il est à noter cependant la difficulté de certaines communes (Saint Amans
Valtoret) à remplir leurs lotissements. L’attractivité relative de ces communes est aussi liée à la
proximité de Saint Amans de Soult qui constitue à bien des égards une centralité secondaire.
Figure 14 - Evolution démographique de la population : taux de variation du au solde naturel (droite) et taux de variation du au solde migratoire (gauche), INSEE28
Ce phénomène d’extension urbaine dans l’influence des pôles de Mazamet et Castres entraîne des
disparités socio-spatiales importantes entre l’est et l’ouest. En témoigne la fiscalité des ménages, à
l’ouest, les communes du Bout-du-Pont-de-l’Arn et Saint-Amans-Valtoret présentent un revenu
disponible supérieur (respectivement 19 500€ et 18 400€) tandis que les résidents de Labastide-
Rouairoux, Albine et Sauveterre disposent d’un revenus disponible médian proche de 16 500€. Celui-
ci est même équivalent à 15 000€ pour la commune de Lacabarède. Aussi, l’indice du vieillissement
conjugué à la faiblesse des revenus laisse présumer un cumul des risques sociaux et médicaux sur ces
secteurs, une grande précarité sociale cumulée à une vulnérabilité médicale.
Dans ce tableau contrasté, les principales caractéristiques par commune se déclinent ainsi d’est en
ouest:
Labastide Rouairoux, ancienne polarité du territoire, de son dynamique dépend l’équilibre du
territoire entre l’est et l’ouest. La commune connaît un déclin démographique très marqué depuis le
déclin de l’activité lainière sur le territoire. La volonté publique de pérenniser ce pôle a été marqué
par de nombreuses réalisations, dont la plus récente est la maison de santé inaugurée en 2015, qui
lui permettent aujourd’hui de développer de nouvelles fonctions avec cependant une dynamique
d‘attractivité résidentielle qui reste atone (-2,2% entre 2007 et 2012).
Lacabarède, commune en bordure de la RD612, marquée par des nuisances importantes pour
l’accueil résidentiel. Commune très contrainte par le PPRI, son relatif dynamisme résidentiel s’est
déporté sur les communes de Rouairoux et Sauveterre (croissance pavillonnaire).
Rouairoux, est une commune marquée par la dispersion de son habitat sous forme de petits
hameaux et quartiers. Le centre bourg est à l’écart des principales infrastructures routières. Pour
remédier à l’isolement de ses habitants la commune a mis en place un service de transport à la
demande.
Sauveterre, commune constituée autour d’un centre historique isolé autour de son château et un
développement urbain satellitaire connecté aux dynamiques des communes voisines de Lacabarède
et d’Albine. Avec 183 habitants en 2012, son dynamisme reste dépendant des aménités offertes par
les communes voisines (commerces, services, etc.). Avec son château et sa typicité villageoise, le
bourg présente des potentialités intéressantes sur le plan de la valorisation patrimoniale et
touristique.
Figure 15 - Evolution démographique de la population, INSEE29
Albine, commune relativement à l’écart de la RD612, elle se concentre sur un bourg unique (pas de
hameau) et porte un certain dynamisme de centre-bourg (école, mairie, poste et espaces de
stationnement) valorisé au travers d’un urbanisme qualifié. Elle porte la particularité d’avoir un
camping municipal adossé au lac d’Albine.
Saint Amans Valtoret, commune qui fonctionne en binôme avec Saint Amans Soult. A elles deux,
elles constituent un pôle d’équilibre pour le territoire. Néanmoins le dynamisme de la commune
connait un certain fléchissement qui malgré un certain regain démographique entre 2007 et 2012 n’a
pas permis de compenser la perte de dynamisme marqué par le déclin des commerces, la difficulté à
remplir les lots pavillonnaires, etc. La commune présente de nombreux hameaux et constitue la
deuxième commune du département pour sa couverture forestière.
Bout du Pont de l’Arn, commune jeune de1176 habitants (recensement 2012) située aux portes de
l’agglomération de Mazamet. Elle connait une attractivité importante que ce soit sur le plan
résidentiel qu’économique. Cette attractivité s’est traduite par le développement d’espace
économique à vocation commerciale et artisanale (ZAC Castagnolette, Zone da Lauze ou encore la
zone des Plane Basse) et par l’urbanisation progressive des coteaux en versant sud. La morphologie
du bourg ne présente pas véritablement de centralité et se développe comme une excroissance de la
dynamique métropolitaine mazamétaine.
Dans un tableau d’ensemble marqué par la chronique du déclin, les disparités et les dynamiques de
reprises, bien qu’infimes méritent d’être interrogées. Sont-elles annonciatrices d’un renouveau
résidentiel sur la Haute Vallée du Thoré ? Le territoire peut-il être compris comme une destination
choisie et non subie ? Autrement dit, la CCHT peut-elle accompagner cette dynamique et comment ?
Il s’agit là de replacer la Haute Vallée du Thoré dans un contexte territorial plus large, intégrant le
pôle Mazamet-Castres et l’influence de la métropole Toulousaine, intégrant aussi les dynamiques de
redéploiement à l’œuvre sur le Parc Naturel du Haut Languedoc et notamment, les hauts cantons de
l’Hérault avec lequel le territoire tisse des relations socio-économiques historiques. Qu’impliquent-
elles en matière de politique de logements et d’accessibilité des services publics ? Que nous
enseignent-elles sur l’atypicité de l’organisation spatiale en présence ?
I.1.3 Contexte d’influence et perspectives
sociodémographiques
Considéré plus largement, le territoire de la Haute Vallée du Thoré s’inscrit aujourd’hui au cœur de
dynamiques démographiques positives. D’abord, l’intercommunalité est aux confins d’un
département qui, après une longue période de stabilité, est aujourd’hui marqué par une croissance
démographique accélérée depuis le début des années 2000 portée par sa proximité avec la
métropole toulousaine. Le regain démographique du Tarn est cependant surtout porté par le
dynamisme de l’axe Toulouse-Albi. Eloigné de l’A68, le bipôle Castres-Mazamet a lui enregistré une
évolution démographique négative ces dernières années.
La future liaison autoroutière Castres-Toulouse prévue pour 2022 permet de porter un regard à long
terme et laisse entrevoir de nouvelles opportunités de développement pour l’intercommunalité.
Présentée dans le SCoT actuel du Pays d’Autan et de Cocagne comme un accélérateur du dynamisme
de l’économie locale, l’autoroute Toulouse-Castres devrait permettre au territoire de se positionner30
comme un territoire d’appui au développement maitrisé de la métropole toulousaine. Si les scénarios
envisagés antérieurement à l’annonce du nouveau tracé autoroutier affectaient une partie de la
croissance projetée de l’aire urbaine en premier lieu aux villes moyennes, desservies par l’autoroute
à une heure de Toulouse (Montauban, Albi, Carcassonne, Pamiers-Foix et Castelnaudary), l’axe
Toulouse-Castres ouvre de nouvelles perspectives. Les prévisions du SCoT actuel se positionnerait
alors davantage sur une hypothèse de développement proche de celle de Montauban, Albi ou
Carcassonne, représentant pour le territoire l’arrivée de 10 000 résidents à l’horizon 2030 (SCOT).
Porte ouverte vers la Méditerranée et les réseaux grande vitesse sud-est de la France, l’axe Albi-
Castres-Mazamet-Béziers structuré autour de la D612 ouvre, à l’est, le sillon du Thoré sur des
territoires héraultais portés aujourd’hui par un dynamisme démographique. Situé dans le Parc
naturel du Haut Languedoc, les Hauts Cantons de l’Hérault présentent une trajectoire proche de celle
de la vallée du Thoré. Anciens bassins industriels, ils ont connu un regain d’image avec le
développement de pôles de compétences locomotives du territoire (thermalisme, secteur médical et
paramédical, industries de pointe) et l’établissement de résidences secondaires. Les
intercommunalités nord-héraultaises (Grand Orb, Saint Ponais …) connaissent ainsi une croissance
démographique depuis quinze ans portée par un solde migratoire positif. Voisine de Labastide-
Rouairoux, Saint-Pons-de-Thomières s’inscrit dans ce réseau de ville du nord de l’Hérault avec
Bédarieux, Olargues, Saint-Gervais-sur-Mare qui polarisent les migrations résidentielles et
s’établissent comme des pôles d’emplois et de services.
Aujourd’hui, malgré des migrations résidentielles sortantes plus importantes, on note des imports
non négligeables sur le territoire notamment en provenance des agglomérations castraise et
mazamétaine.OPTIONS PRARAAIVE
Nbre de migrants de 5 ans et plus 2009-2008
»300
200 à 300
30 à 200
dut
5 / Ke
CC ou Pays Saint-Ponals
a,
Echelle, cc
Q10N Fès coprodygn io rdite
\ Y
Vers CA deg! À _—
31
Le solde entre entrants et sortants par catégories socio-professionnelles montrent son excédent
important auprès des ouvriers et des employés, justifié par l’attractivité encore vive du bassin
productif local porté par les secteurs du commerces de détail, la construction et l’industrie. La
représentation des retraités est également excédentaire. En revanche, le territoire est déficitaire
auprès des cadres et professions intellectuelles supérieurs, des professions intermédiaires et des
artisans, commerçants, chefs d’entreprise poussés par les opportunités professionnelles offertes par
les aires urbaines.
Figure 16 - Principaux flux de migrations résidentielles au départ et à l’arrivée de la CCHVT entre 2003 et 2008 (< ou =30) INSEE, [Extrait PAC DDT 2015]
Figure 17 - Solde par CSP des migrations entrantes et sortantes, INSEE, [Extrait PAC DDT 2015]32
Dans cette relation d’interface, se pose la question de la place de la Haute Vallée du Thoré au sein de
ce système d’influence. A l’extrême sud du département, le territoire demeure relativement à l’écart
de l’influence des pôles urbains métropolitains environnants. Néanmoins des synergies sont à
construire afin de capter les effets d’un renouveau résidentiel et qualitatif à l’œuvre dans le secteur
des Hauts cantons de l’Hérault mais aussi de l’ouverture potentiellement permise sur le Grand
Toulousain par la future liaison autoroutière prévue en 2022. Dans cet écheveau de dynamiques, le
territoire devra être en capacité de se positionner, de proposer une offre d’accueil résidentielle
adaptée aux besoins (logements, services, cadre de vie, encadrement de l’urbanisation) mais aussi
une offre économique (infrastructures, gestion des ressources, maintien du tissu productif, etc.) lui
permettant de capter les effets des recompositions territoriales à l’œuvre l’échelle de la grande
Région.EPCI 99,7% 0,3% 0,0% 0,0% 0,0%
Tarn 76,3% 14,3% 5,3% 0,5% 3,6%
33
I.2 L’offre de logements au prisme de l’attractivité
territoriale
I.2.1 Un marché atone et un faible renouvellement du
parc de logement
La faible attractivité du territoire concourt à une relative atonie du marché immobilier. Le parc est
aujourd’hui ancien avec plus du tiers des logements du territoire construit avant 1918 et près de 60%
du parc actuel bâti avant 1967.
La dynamique démographique enregistrée n’a pas permis un renouvellement de ce parc hérité de
l’essor des activités industrielles textiles dans la première moitié du XXème siècle. De fait le marché
immobilier que ce soit dans le locatif ou l’accession à la propriété apparaît peu dynamique :
le marché du locatif privé est aujourd’hui porté par le desserrement des ménages et
l’emménagement des personnes âgées dans les centres-bourgs. Ce parc connaît aujourd’hui
une faible rotation et est principalement représentée par des habitations individuelles de
village ou de ville en bordure de la RD 612.
La faiblesse de l’investissement immobilier ne permet pas un étoffement du parc locatif,
investissement aujourd’hui principalement porté par des ménages locaux sur de petits
projets.
De la même manière, avec près d’une centaine de logements sociaux, en 2013 le parc locatif
social est peu développé, ayant même enregistré une baisse de son volume du fait de la
démolition de logements trop anciens. Bien que 7 ménages sur 10 aient en 2013 des
ressources compatibles à l’attribution d’un logement social, la pression sur le logement social
reste faible avec 1 demande pour 9,3 logements sociaux enregistrée sur le territoire contre 1
demande pour 3,8 à l’échelle départementale. Cette faible pression sur le locatif social
n’incite donc pas l’investissement des bailleurs sociaux sur le territoire.
L’accession à la propriété par l’achat de logements anciens ou par la construction neuve est
aujourd’hui relativement peu dynamique malgré les opportunités de marché constatées tant
sur le marché de l’ancien que de la construction neuve. Sur le marché de l’ancien, trois
profils cibles tissent l’essentiel de la demande (source DDT, PAC 2015) :
o Une demande de proximité en provenance du Castrais et du Mazamétain,
jeunes couples modestes venus chercher à l’ouest une première accession à
Figure 18 - Les logements neufs depuis 15 ans par catégorie de maître d’ouvrage, SITADEL *extrait PAC, DDT, 2015+34
la propriété. Les biens plébiscités portent sur de la maison de village ou de
l’habitat pavillonnaire avec des prix inférieurs de 10 à 20% par rapport à ceux
pratiqués dans le castrais.
o Une demande en provenance des hauts cantons liés à un repli progressif des
ménages les plus modestes le long de la vallée dans un gradient est-ouest en
raison d’une pression importante du marché immobilier sur l’arrière-pays
héraultais. La Haute vallée du Thoré présente pour ces populations des
opportunités d’acquisition intéressantes avec un habitat pavillonnaire
s’élevant aux alentours de 110 à 130 000 euros et moins de 100 000 euros
pour les maisons de village avec cependant des coûts de rénovation pouvant
s’avérer prohibitifs.
o Enfin des ménages étrangers plébiscitant des biens de caractère qui ont fui
les marchés traditionnels (Provence, Périgord, etc.) pour porter leurs
investissements sur des destinations moins onéreuses. C’est là un profil qui
peut émerger sur le territoire de la vallée du Thoré.
Pour l’ensemble de ces clientèles, l’attractivité du territoire s’exerce dans une logique de
repli par rapport à la situation du marché dans l’environnement extérieur, proche ou
lointain. Le prix constitue donc un moteur essentiel d’installation.
Sur la construction neuve, le marché est essentiellement motivé par le desserrement des
ménages et le dynamisme de l’agglomération castro-mazamétaine et se concentre quasi-
exclusivement sur Bout-du-Pont-de-L’Arn qui a porté ces quinze dernière années 45% de la
construction neuve du territoire, également sur les communes d’Albine, Rouairoux, et Saint
Amans Valtoret, seules communes en capacité d’offrir des espaces pavillonnaires en retrait
de la route.CC!Sidobre = Valid'Agout
LA SALVETAT-SUR-AGOUT
9 CC de la Montagne
LL Erc: au to janvier 2014
Nbre de logts mis en chantier Er ==
1909-2013 CA'Csstres-Mazamet
LABASTIDE-RO
CC'üeya Haute Vallée duiThoré |
“ cl al le : 1/21 | 34 00| « A4
Bd Carto® - © IGN Paris reproduction interdite ni PAGE la Montagne Noire
35
Comparativement à la dynamique départementale, la production de logements neufs à l’échelle de
l’intercommunalité a été relativement faible ces quinze dernières années. Seul une vingtaine de
constructions neuves ont été engagées chaque année depuis le début des années 2000, le territoire
affichant ainsi un taux de construction neuve de 4 points inférieur à celui du Département. Elle est
portée quasi exclusivement par de la construction individuelle et destinée, pour 9 nouvelles maisons
sur 10, à une occupation personnelle. La crise immobilière et économique engagée en 2008 a stoppé
le rythme des constructions neuves et repositionné le territoire sur un rythme de construction
proche de celui qu’il connaissait dans les années 1990.
Figure 19 - La construction neuve de logements sur 15 ans, SITADEL/INSEE [extrait PAC, DDT, 2015]COMMUNAUTE DE COMMUNES DE LA HAUTE VALLEE DU THORE - Annexe 08: PC nds depuis 2001 @2004 (27)
©2005 (31) ©2006 (31)
©2007 (23) a ; | à: \ 2008 (41)
\ soir w: Se 12€ + @2009 (26) a 4 À Li Dot | AN nef 62010 (32 € ue” j | me | SES | GS À ÿ ©2011 (26)
NS CRE - hi =. @2012 (19) à dy CR 2 2 . = { nl + LUN TRES #5 "77 eos () n. 2-4 > " (a \ — F A La fygré _ 2
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X ;
je Stamans Souléz Vs:
\ MC a No
de Soul Herr }
NS) orèt Don 1 a Non 3 , 24
ie à A
AE NN ORAN sp È Méber
EPCI 95,8% 4,2% 9,0% 88,9% 2,1%
Tarn 98,5% 1,5% 18,0% 64,5% 17,5%
36
La dynamique actuelle du marché locatif et la prédominance de propriétaires occupants en logement
individuel laisse présager une aggravation à terme du phénomène de vieillissement de la
population non contrebalancé par la rotation et le renouvellement de populations permis par une
offre locative adaptée et attractive.
Figure 20 - Localisation des permis de construire accordés par commune depuis 2001, [extrait PAC, DDT, 2015]
Figure 21 - Les logements neufs depuis 15 ans par mode, SITADEL [extrait PAC, DDT, 2015]140
120
B 2006-2008
m 2009-2011
Nombre de Nombre de
logements logements
autorisés autorisés
individuels purs individuels
groupés
Nombre de
logements
autorisés
collectifs
mn 2012-2014
Nombre de Total nombre
logements de logements
autorisés en
résidence
37
La pression insuffisante du marché n’a pas permis un renouvellement du parc de logement. Il en
résulte aujourd’hui un parc ancien, inadapté et parfois insalubre n’incitant par à l’installation et
véhiculant une image négative du territoire. On touche là aux facteurs aggravant de vieillissement du
parc qui ne permet pas d’inscrire le territoire dans une relance de son attractivité.
I.2.2 Inadaptation du parc aux besoins potentiels et
progression de la vacance
Le parc de logements de la Communauté de communes de la Haute Vallée du Thoré était composé
en 2012 de 3180 unités. L’axe routier traversant le territoire d’est en ouest, aujourd’hui D612, a
accroché l’urbanisation des centres-bourgs. Le parc de logement présente le profil de nombreux
bourgs ruraux avec des maisons mitoyennes, plutôt étroites et élevées sur trois niveaux avec un
faible retrait par rapport à la route.
Ainsi, ce parc présente aujourd’hui des contraintes importantes de nuisance sonores et de qualités
architecturales qui ne répondent plus aux normes locatives actuelles, notamment aux normes
énergétiques mais aussi à l’évolution de la taille des ménages mais aussi des problématiques
d’insalubrité. De fait, les centres-bourgs du territoire accusent une part importante de logements
vacants.
La mise en perspective de l’état actuel du parc de logement et le profil des ménages
intercommunaux, marqué par un grand nombre de personnes seules, retraités âgées ou en
Figure 22 - Nombre de logements autorisés par typologie entre 2006 et 2014 sur le territoire intercommunal, SITADEL38
proportion plus faible de familles monoparentales, révèle l’inadéquation qualitative et quantitative
entre l’offre de logements actuelle du territoire et la demande des ménages.
Ancienneté du parc : l’ancienneté du parc oblige les repreneurs à engager des travaux de
rénovation et de mise aux normes, pouvant être lourds à porter par des migrants résidentiels
relevant principalement de catégories socioprofessionnelles ouvrières, employées et
retraitées. On notera ainsi une progression du parc privé potentiellement indigne supérieur
de 4 points par rapport à la moyenne tarnaise (il représentait en 2011 13,3% du parc privé)
avec une forte représentation sur Lacabarède (près de 30% du parc privé) et une
représentation très faible sur Bout du Pont de l’Arn (inférieure à 5%)
Faiblesse du parc locatif privé : La faiblesse du parc locatif est un autre témoin de
l’inadaptation de l’offre par rapport aux besoins potentiels des séniors et des jeunes couples
qui viennent s’installer sur le territoire. Le parc de résidences principales est très
majoritairement habité par des propriétaires occupants (83% en 2012), le parc privé locatif
étant ainsi proportionnellement deux fois moins important qu’à l’échelle du Département
(12% du parc en 2013).
Faiblesse et inadaptation du parc locatif social malgré une population résidente en situation
de précarité sociale importante. Le parc social ne représente qu’une très faible part du parc
intercommunal (3%, soit moins d’une centaine de logements aidés). Avec 51 logements
sociaux, Labastide-Rouairoux porte plus de la moitié du parc locatif avec Albine (21) et Saint-
Amans-Valtoret (16). Majoritairement collectif (sept logements sur dix), le parc social est
l’héritage de l’ancien habitat social ouvrier. En effet, plus des deux tiers du parc a été
construit il y a plus de cinquante ans, alors basés sur les formes familiales traditionnelles de
l’époque et présentant ainsi aujourd’hui une majorité de grands appartements de quatre
pièces et plus. N’ayant fait l’objet d’aucune nouvelle construction depuis le début des années
1990, le parc social n’a pas été adapté à l’évolution socio-démographique des résidents de
l’intercommunalité.
Taille des logements : Le parc intercommunal des résidences principales (2251 unités, soit
71% du parc de logements total) est marqué par des habitations de grande taille puisque la
moitié des résidences comptent cinq pièces ou plus.
Cette inadaptation du parc concourt à une progression inexorable de la vacance avec laquelle se
mélange sans s’y confondre le poids des résidences secondaires participant à une atmosphère vécue
de « village fantôme ».
En 2012, le parc de logements de la Communauté de communes de la Haute Vallée du Thoré
présentait ainsi un important un taux de vacances (12%), supérieur de trois points à la moyenne
départementale et en accusait une progression marquée entre 2007 et 2012 (+4 points). Plus
largement, la progression du taux de vacance est à relier au déclin de la population intercommunale
à partir de la fin des années 1960 lié à la disparition des industries textiles. En effet, le taux de
vacance est en progression à partir de 1968, dépassant la moyenne départementale dès le milieu des
années 1970.14,0%
13,0%
12,0%
11,0%
10,0%
9,0%
8,0%
7,0%
6,0%
5,0%
4,0%
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
—— EPCI
—#— Tarn
39
La vacance marque la façade urbaine des bourgs adossés à la D612 et touche principalement les
maisons mitoyennes anciennes en alignement direct avec la route. Elle pose aujourd’hui de réelles
problématiques d’abandon et d’insalubrité et font peser un déficit d’image sur les villages traversés.
Toutefois, les communes affichent, face à la vacance, des situations une fois encore variées. Albine,
Sauveterre et Bout-du-Pont-de-l’Arn présentent les taux de vacance les plus faibles du territoire
intercommunal, avec respectivement 3,6%, 3,7% et 6,2% de leur parc. En revanche, Labastide-
Rouairoux et Lacabarède connaissent la vacance la plus importante avec des taux respectifs s’élevant
à 16,6% et 19,3% et Saint-Amans-Valtoret, Lacabarède et Rouairoux enregistrent les plus fortes
progressions sur la période 2007-2012.
Figure 23 - Evolution des taux de vacance intercommunal et départemental depuis 1968, INSEE [extrait PAC, DDT, 2015]
Figure 24 - Des habitations vacantes dans le centre ancien de Labastide-Rouairoux40
Aussi, l’importance du parc de résidences secondaires sur le territoire accentue indirectement le
phénomène de vacance. Le parc de logements de la Communauté de communes compte une part
notable de résidences secondaires et logements occasionnels (545 unités, soit 17%), en progression
constante depuis les années 1960. Au départ, proche de la moyenne départementale, le taux des
résidences secondaires sur le territoire intercommunal dépassait de 12 points la moyenne tarnaise
en 2006. On observe depuis un léger recul du nombre des résidences secondaires qui reste tout de
même 10 points supérieur au taux départemental. Toutefois, la faible occupation de ces résidences
contribue aujourd’hui à augmenter le stock de « volets clos ».
Le taux de résidences secondaires et logements occasionnels est particulièrement élevé sur les
communes en fond de vallée et sur les premiers versants de la Montagne Noire. Albine, Sauveterre,
Lacabarède et Labastide-Rouairoux affichent des taux variant entre 21 et 25%. Il touche même les
deux tiers du parc total de Rouairoux (+15 points par rapport à la moyenne intercommunale).
Figure 25 - Part de logements vacants par commune en 2012, INSEE10 à 1,8(6 406) 18847 (8811)
41
L’évolution démographique et sa traduction dans la dynamique de création de logements fait
globalement état d’une trajectoire de l’abandon et du repli. Le territoire a connu moins une déprise
agricole qu’une déprise sociale et de peuplement. Or cette déprise et cette situation de déclin
masque des situations positives, notamment à l’ouest et sur les communes en retrait de la RD 612
pour lesquelles une dynamique, bien qu’infime est en marche. Ces disparités donnent à voir un
territoire qui n’est pas complétement uniforme et qui ne subit pas les mêmes influences.
L’aménagement du territoire passe inexorablement par un rééquilibrage est/ouest dans l’accueil de
population et la création de logements, la répartition des services et équipements, le traitement de
la vacance au cœur des villages-rue, le déploiement de l’armature commerciale et enfin plus
généralement, dans l’organisation des centralités.
Figure 26 - Part des résidences secondaires par commune en 2012, INSEEe, CC Sidobre -
|
|
indice d'attractivité économique ôn 2091
»1,5
1 a 15
075821
D% 4 0,75
<05
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42
I.3 L’accès aux services et équipements, l’équilibre
des centralités dans un territoire de vie élargi
I.3.1 Une organisation territoriale très influencée par la
RD 612 et les pôles économiques environnants
Avec plus de 55% des actifs résidents qui travaillent à l’extérieur du territoire intercommunal,
l’organisation du territoire de la Haute Vallée du Thoré est fortement influencée par les pôles
d’emplois extérieurs. Les mobilités alternantes façonnent ce territoire de vie dont la RD 612
constitue la colonne vertébrale. Extrêmement polarisés par les pôles de Castres/Mazamet, les
échanges n’en demeurent pas moins importants avec le Saint-Ponais.
Conséquence des relations domicile-travail, la RD 612 porte aujourd’hui un trafic important avec une
accidentologie faible (trafic de 9000 véhicules/jour). Classée Route à grande circulation par Décret n°
2009-615 du 3 juin 2009, l’évolution des flux entre 2012 et 2014 est en relative stagnation, passant
de 9284 véhicules/jour en 2012 (comptabilisés en sortie de Saint Amans Soult) à 9029 en 2014.
Cependant le trafic des poids lourds porte une part importante de ces flux, près d’un dixième des flux
recensés, soit près de 900 véhicules/jours sur certains tronçons. Ces échanges constituent à la fois la
marque d’un territoire en interconnexion avec les pôles environnants mais aussi la manifestation
d’un territoire de passage entre l’Hérault et le Tarn, entre la plaine littorale et les hauts cantons, à
l’interface de transits importants de matières premières et produits transformés.
Figure 27 - Pôle d’emploi en 2011, INSEE *Extrait PAC 2015+Direction Départementale des Terrmoitres du Tarn Les principaux flux domicile-travail en par 1 ri es y11))
=
C Haute Vallée du Tho CC du Pays Saint-Ponais
Echelle : 17247400 - A4 em
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AN CS = —
43
Le rôle des pôles extérieurs et notamment ceux de Castres-Mazamet ont une influence importante
sur l’organisation des centralités sur ce territoire. Avec respectivement 1443 et 1176 habitants en
2012, les communes de Labastide-Rouairoux et Bout-du-Pont-de-l’Arn concentrent plus de la moitié
(53%) de la population intercommunale et font office de centralités dans la répartition des
équipements, commerces et services. D’un côté, une centralité ancienne qui peine à conserver sa
dynamique d’influence, de plus en plus concurrencée par le Saint-Ponais et de l’autre, une commune
qui se développe comme une excroissance du pôle de Mazamet. Le territoire intercommunal ne se
définit pas autour d’une véritable centralité.
Aujourd’hui la commune de Bout du Pont est partie intégrante du pôle moyen de Mazamet
(dénomination INSEE), une autre partie des communes de la communauté de communes sont dites
« multipolarisées », enfin un dernier groupe de communes les plus à l’Est sont dites « hors influences
des pôles ». Avec tous les écueils que cette approche et cette classification peut avoir, elle est
néanmoins révélatrice de l’organisation particulière du territoire où malgré l’empreinte historique de
Labastide-Rouairoux, il n’y a pas de centralité très marquée. A cela s’ajoute les « centralités
cachées » perceptibles dans le binôme en conurbation Saint Amans Soult/Saint Amans Valtoret qui
constitue un maillon important dans l’organisation et la répartition des équipements et services sur
le territoire.
Figure 28 - Les principaux flux domicile-travail en 2011, INSEE [Extrait PAC 2015]lu
iveta
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44
Cette absence de centralité véritable détermine un certain nombre de problématiques et difficultés
dans l’accès aux services et équipements et réinterroge un enjeu majeur à terme l’équilibre du
territoire entre l’Est et l’Ouest.
I.3.2 Couverture et accessibilité des équipements et
services
L’organisation du territoire en bassin de vie donne une première lecture spatialisée de la répartition
des équipements et services sur le territoire. Entre Saint-Ponais et Mazamétain, on retrouve cette
dualité dans le fonctionnement quotidien du territoire liée à la proximité du pôle de Mazamet et à
l’ouverture vers l’Est permise par la RD 612.
Figure 29 - Profils des communes et aires urbaine, 2010 , INSEEIntercommunalités et bassins de vie en 2014 Direction Départementale des Terrtotres Qu Tarn
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Échete 11642500 A DC € oh Tmon togneno re
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45
Cette première approche permet de pointer des premières difficultés en matière d’accessibilité des
équipements, une partie du territoire se situant aux confins du Saint Ponais et encore très éloigné
des services pourvus par l’agglomération Castres-Mazamet.
De la même manière, cette représentation pointe aussi les incohérences potentielles entre
l’organisation administrative des services et équipements et la réalité des territoires vécus
interrogeant les continuités fondamentales à créer avec Mazamet, avec Saint Amans Soult dans le
champ des transports, des équipements et autres services publics.
I.3.2.1 Transports, mobilités et accessibilité numérique
La desserte en transports en commun est assurée par des lignes départementales et régionales.
• Ligne 762 assurée par le Conseil Général (Tarn Bus) qui assure le transport scolaire à
destination des collèges de Labastide et Mazamet et le lycée de Mazamet. Cette desserte
présente une fréquence adaptée aux migrations pendulaires, soutenue le matin vers Castres
et élargie le soir aux départs des agglomérations.
• Ligne 953 des cars régionaux qui relie Valras-plage/Béziers à Castres et qui ne fonctionne
qu’en période estivale avec une rotation par jour en fin de semaine.
Figure 30 - Bassin de vie en 2014, INSEE [extrait PAC, 2015]46
L’ensemble des arrêts sont positionnés le long de la RD avec des problématiques d’accès au réseau
pour les communes les plus reculées : Rouairoux, Sauveterre et Albine. Pour ces communes, à
minima des solutions de cheminements doux et sécurisées doivent être étudiés pour assurer leurs
connexions aux arrêts. L’offre de transport apparaît aussi peu qualifiée et peu adaptée aux usagers
(personnes âgées). En effet, l’information et les équipements du réseau de transport sont perçus
comme très insuffisants pour les habitants pointant du doigt : le manque d’interconnexions,
l’absence de matérialisation des arrêts, le manque d’information et d’informations actualisées, ainsi
que le manque de sécurisation sur certains arrêts.
Figure 31 - Plan des lignes de bus, Tarnbus, 2016St-Amans
… Valtoret
Arrêts de la ligne départementale 762 entre
St-Pons-de-Thomières et Mazamet
Arrêts de la ligne régionale 953 entre
Béziers et Castres
47
L’absence d’intégration de réseau interurbain de Castres-Mazamet (réseau Libellus) constitue un
élément de rupture dans la gestion des mobilités à l’échelle du bassin de vie. Ce réseau relativement
bien structuré aujourd’hui à l’échelle de l’agglomération de Mazamet s’arrête aux limites du
territoire intercommunal (Saint Amans Soult) et ne présente aucune connexion sur Bout du Pont de
l’Arn par exemple qui pourtant concentre une partie des activités commerciales et économiques du
bassin de vie mazamétain.
Figure 32 - Arrêts de transports en commun sur le territoire, sources Tarnbus48
En relative continuité avec le réseau de transport en commun, le train permet une certaine
interconnexion avec les pôles castrais et toulousain. Une liaison ferroviaire relie Mazamet et
Toulouse en passant par Castres avec un départ toutes les heures. La correspondance entre l’offre en
TC et le train reste encore insuffisante selon les citoyens interrogés. Il apparait aussi nécessite de
mieux informer le voyageurs (info horaire, applications mobiles, lisibilité du macro-réseau).
Enfin, l’intercommunalité présente peu de service de transport à la demande, seule la commune de
Rouairoux développe ce service mais de manière informelle, pour ses habitants à destination de
Labastide (1 trajet/15 jours). Le développement d’une offre de transport à la demande est
néanmoins à l’étude par l’Intercommunalité. Pourrait être aussi envisagé le développement d’un
système de covoiturage afin de faciliter la mobilité sur le territoire.
Cette offre de transport aujourd’hui limitée et peu intégrée ne permet pas de limiter l’usage de la
voiture individuelle. Les trajets domicile travail sont aujourd’hui principalement inféodés à l’usage de
la voiture individuelle (85% se font en voiture individuelle contre 0,9% en transport en commun). La
forte polarisation des flux vers les pôles d’emplois extérieurs, Mazamet notamment n’a pas pour
autant donner lieu à la création d’aire de covoiturage bien que des espaces informels soient
aujourd’hui pratiqués. On notera aussi la particularité de certaines communes qui présentent au
contraire des taux d’habitants travaillant sur la commune élevée. C’est le cas notamment de
Labastide Rouairoux avec 53% des résidents actifs travaillant dans la commune de résidence. C’est là
une dynamique intéressante qui doit ouvrir des réflexions sur le plan du développement des
mobilités douces intra-urbaines.
Le développement des infrastructures de déplacements doux sur le territoire peut constituer une
opportunité pour relier les villages et l’offre de services. Aujourd’hui la voie verte, ancienne voie
ferrée réhabilitée, constitue un axe structurant de premier plan pour développer la mobilité douce
sur le territoire. Elle traverse la quasi-totalité des villages avec de nombreux points d’articulation
avec les centre-bourg. Néanmoins l’intégration de la voie verte au tissu urbain reste à parfaire
(équipements, signalétique, offre de services, etc. pour permette une pénétration dans les bourgs
des flux aujourd’hui touristiques qui l’empruntent (cf. infra).
Figure 33 - Plan du réseau Libellus de transport urbain de l’agglomération de Castres-Mazamet, sources Agglomération Castres-MazametMoins de 3 Mbit/s
| «:
3 à 8 Mbit/s
8 à 30 Mbit/s
30 à 100 Mbit/s À
100 Mbit/s et plus .
49
De même, elle n’est pas vécue comme un outil support à la mobilité sur le territoire. En cela, il
apparaît déterminant qu’un travail de maillage de la voie verte avec les cheminements existants soit
réalisé pour en faciliter l’usage.
Le territoire souhaite, dans le cadre de la convention Territoire à Energie Positive pour la Croissance
Verte engager le développement des mobilités alternatives (modes actifs, interconnections avec les
transports en commun et mise en place du transport à la demande). Aussi, l’installation de 4 bornes
de chargement devrait soutenir le développement de l’électrique.
La couverture numérique du territoire intercommunal est inégale. Labastide et Saint-Amans-
Valtoret bénéficient des débits les plus rapides, supérieurs à 30 Mbit/s.
Cependant, l’axe Mazamet-Labastide-Rouairoux (voie verte) est une des deux dorsales couvertes par
la fibre optique à l’échelle du Département à partir duquel doit se déployer le réseau. Le SDTAN
prévoit à terme le déploiement de la fibre à Bout du Pont de l’Arn, Albine et Saint-Amans Valtoret et
le Haut débit à Rouairoux (bourg).
Sur le plan de la couverture en téléphonie mobile. Le territoire à l’exception du bourg de Rouairoux
est majoritairement couvert par la 3G. Le réseau 4 G est exclusivement limité à la commune du Bout-
du-Pont-De-L’Arn et en moindre mesure Saint Amans Valtoret.
Figure 34 - Couverture numérique du territoire intercommunal, Observatoire France Très Haut Débit, 2015, SDTAN 81CRIE de Mere TS 27! Lane me SRG
Couverture 2G 3G tout opérateur confondu
CC de la Haute Vallée du Thoré
50
Figure 35 - Couverture 2G-3G tout opérateur confondu, 2014, SDTAN 81Couverture 4G tout opérateur confondu
CC de la Haute Vallée du Thoré
51
I.3.2.2 Services au public du quotidien : commerces, services
Avec 195 commerces/services/équipements recensés, l’intercommunalité présente un taux
d’équipement moyen de 40 équipements pour 1000 habitants, un taux de 3 points supérieur à la
moyenne départementale.
La répartition des équipements et services sur le territoire s’organise entre les centralités de
Labastide et Bout-du-Pont-de-l’Arn qui polarisent une part importante des services aux particuliers.
Si Labastide dispose des services généraux de proximité (gendarmerie, banques, poste), les deux
communes portent équitablement les services à la personne (automobile, coiffure, restaurants…)
Bien que l’armature commerciale se soit historiquement disposée le long de la RD 612, celle-ci a eu
tendance à se concentrer progressivement sur Bout-du-Pont-de-l’Arn en porte d’entrée de Mazamet
et sur Labastide. Ainsi, Bout-du-Pont-de-l’Arn centralise les grandes surfaces commerciales
(alimentaire, textile et bricolage), l’offre de Labastide est portée par de petits commerces
alimentaires (épicerie, boulangeries, boucherie). Albine et Saint-Amans se positionnent en relais avec
quelques commerces de proximité et ambulants (Saint Amans Valtoret). L’absence de centralité
géographique pénalise les communes intérieures qui elles, ne comportent que peu d’équipements et
services de proximité (Sauveterre, Rouairoux avec cependant une épicerie ambulante).
Figure 36 - Couverture 4G tout opérateur confondu, 2014, SDTAN 81Owection Détartementais des Terrtoirus Gi Tarn Taux d'équipement de | gamme de base en 2013 (source BPE)
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Figure 37 - Taux d’équipement et de services de base en 2013, INSEE-BPE [extrait PAC, 2015]
Figure 38 - Taux d’équipement et de services intermédiaires en 2013, INSEE-BPE [extrait PAC, 2015]53
I.3.2.3 Services de santé et sociaux
L’offre en matière d’accueil des jeunes enfants en structures collectives sur le territoire est portée au
travers de la crèche intercommunale de Saint Amans de Soult (16 places) au travers d’une
convention avec la CCHVT. En frange également, la commune de Pont-de-l’Arn dispose d’un accueil
avec 20 places, cette dernière bénéficiant d’un statut intercommunal avec Bout-du-Pont-de-l’Arn. Les
sept communes adhèrent au Relais Assistantes Maternelles de la Montagne Noire porté par Aussillon
et Mazamet. Les centres de loisirs sans hébergement de Labastide-Rouairoux et Bout-du-Pont-de-
l’Arn (statut intercommunal localisé à Pont-de-l’Arn) accueillent les enfants du territoire. La structure
de Labastide-Rouairoux gérée par Les Francas – Amicale Laïque, porte également l’organisation de
l’accueil périscolaire à travers un centre de loisirs associé à l’école (CLAE). Il n’y a, sur le territoire,
aucune structure relavant de l’aide sociale à l’enfance (Maison d’Enfants à Caractère Social, Institut
Médico-Educatif …).
Sur le plan de l’organisation des services sociaux et de santé, Labastide Rouairoux occupe un place
fondamentale : antenne de la CAF, logement municipal d’urgence pour sans-abri, assistante sociale,
etc. qui a été récemment renforcé avec la création d’une maison de santé. En effet, la commune est
classée en zone fragile par l’ARS dans le schéma régional des soins.
On notera cependant des carences sur le plan des services de santé. A l’instar de la plupart des
territoires ruraux, la Haute Vallée du Thoré est confrontée à un phénomène de désertification
médicale dans un contexte où les populations sont de plus en plus dépendantes aux soins
(vieillissement de la population). Le territoire présente seulement 4 médecins généralistes
(principalement à Labastide), qui ont aujourd’hui plus de 55 ans et dont la moitié a plus de 60 ans.
Pour faire face aux besoins de santé, une partie de la population se tourne vers Mazamet et Saint
Amans Soult.Activité et attractivité des médecins généralistes en 2012 Direction Départementale des Territoires du Tarn
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en 2012
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54
Hormis Labastide avec la récente création d’une Maison de Santé, aucune commune ne dispose de
l’intégralité de la gamme de santé de proximité. La Maison de santé recouvre au moins 5 services :
un médecin, une pharmacie, un infirmier, un dentiste et un kinésithérapeute. Relié à la fibre, elle
offre des opportunités de développement en télémédecine. La commune dispose également d’un
EHPAD doté d’une unité Alzheimer et d’un service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) qui
intervient sur les sept communes de la vallée. Le Schéma Régional d’Organisation médico-sociale de
l’Agence Régional de Santé Midi-Pyrénées ne prévoit pas le développement de l’offre médico-sociale
pour les personnes âgées et handicapées au regard du taux d’équipements existants. Les deux pôles
de santé les plus proches étant Mazamet et Saint-Pons, 60% de la population du territoire est à plus
de 15 minutes d’une offre de santé. En comparaison, ce chiffre est ramené à 3% à l’échelle
départementale témoignant de l’extrême isolement du territoire sur le plan des services de santé. La
couverture haut-débit du territoire représente un enjeu pour le développement de la télémédecine
et des usages numériques de la santé. Saint-Pons-de-Thomières rencontre des problématiques
similaires et pourrait porter un projet commun de la Haute vallée avec l’Hôpital local de Saint-Pons et
le centre hospitalier d’Autan, facilité par la fusion des deux Régions.
Figure 39 - Activité et attractivité des médecins généralistes en 2012, ARS [extrait PAC, 2015]cs SRE EE NET SRE RENE Accessibilité à un pôle de santé de proximité
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Néanmoins le territoire présente un dispositif de services à domicile représenté par l’ADAR
association rayonnant sur le sud-est du Tarn, dans les Hauts cantons de l’Hérault et dans le nord-
ouest du Tarn. Cette association dispense une gamme étendue de services allant de l’aide à domicile,
à l’accueil de jour au service de jour (jardinage, garde d’enfants, etc.). Egalement est présent sur le
territoire un service de portage de repas à domicile géré par l’Association Repas Service à domicile"
Vallée du Thoré-Mazamet-Aussillon et rayonnant sur toute la Haute Vallée du Thoré et une partie du
mazamétain.
L’offre hospitalière est principalement assurée par le pôle castrais avec le CHIC et la polyclinique du
Sidobre en moindre mesure. Les interventions plus spécialisées sont orientées vers le pôle
toulousain.
I.3.2.4 Education
Le territoire compte 6 équipements d’enseignement. Toutes les communes possèdent une école
élémentaire exceptées Rouairoux et Sauveterre qui se sont regroupées au sein d’un Regroupement
Pédagogique Intercommunal à Lacabarède ainsi que Saint Amans Valtoret regroupé en syndicat avec
Saint Amans Soult. Labastide accueille un collège, seul établissement du 2nd degré sur le territoire. Le
Figure 40 - L’accès à pôle de santé de proximité, BPE *extrait PAC, 2015+
Figure 41 - Répartition des séjours d’hospitalisation des patients de l’EPCI en 2013, ARS *extrait PAC, 2015+56
« Rézo Coup d’Pouce », association dédiée à l’accompagnement des familles d’élèves en difficultés
d’apprentissage sur le territoire du Tarn sud et les communes limitrophes des départements voisins,
tient une permanence hebdomadaire à Lacabarède.
La CCHVT recense 25 équipements sportifs, principalement des plateaux de jeux extérieurs (terrains,
boulodrome, parcours sportif). On note la présence d’un centre équestre à Rouairoux et de terrains
de tennis à Labastide Rouairoux, Bout du Pont de l’Arn, et Saint Amans Valtoret (SVOM avec Saint
Amans de Soult). Le territoire compte peu d’équipements culturels bien que les équipements sportifs
soit parfois utilisés pour des animations culturelles. On notera la présence d’un cinéma à Labastide
Rouairoux et de la salle de spectacles Tortill’art à Saint Amans Soult.
Le territoire compte un collège sur Labastide Rouairoux qui accueille la majorité des élèves de la
communauté de communes (hormis Bout du Pont de L’Arn) et au-delà (Saint Amans Soult). En
frange, sur Saint Amans Soult, le territoire compte aussi un lycée et collège professionnel spécialisé
dans la forêt avec un potentiel d’environ 120 élèves en 2015 de la classe de la 4ème à la terminale. En
outre, Mazamet compte 5 lycées généraux, professionnels et technologiques.
Comprendre l’organisation des services sur ce territoire nécessite donc de le replacer dans son
système d’influence entre Mazamet et plus secondairement le Saint Ponais. Si la RD a constitué un
axe structurant d’organisation de l’espace sur lequel se sont agglomérées les principales unités de vie
dont certaines avec des fonctions de centralité, Labastide Rouairoux, elle a eu aussi pour effet
d’ouvrir ce territoire vers les pôles d’accumulation extérieurs et notamment Mazamet, Castres ne
permettant pas la constitution de véritables centralités de services sur le territoire.
I.3.3 La recherche d’un équilibre de l’armature urbaine
Située à cheval sur les bassins de vie du Mazamétain et du Saint Ponais, le territoire de la Haute
vallée du Thoré est fortement influencé par les pôles de vie environnants. Malgré la présence de
deux figures de centralité aux extrémités et aux fonctions relativement complémentaires, Labastide
Rouairoux et Bout du Pont de l’Arn, l’organisation de cet espace ne peut se penser qu’à l’échelle d’un
bassin de vie cohérent autour de Mazamet-Castres.
En effet, bien que ce territoire ne soit pas encore institué (le nouveau projet de SDCI né prévoit pas
une intégration de la CC de la Haite Vallée du Thoré à la communauté d’agglomération mais la
constitution d’un nouvel ensemble intégrant 2 communes supplémentaires), le territoire de vie lui se
façonne au quotidien, par les relations domicile-travail, par l’accès aux services (petite enfance,
école, services sociaux et médicaux, etc.) et aux commerces. Faisant fi des frontières administratives,
ces échanges du quotidien voient :
Premièrement, se poser avec acuité la place de la centralité autour du couple Saint Amans
Soult/Saint Amans Valtoret pour lequel il appartient aux deux collectivités de porter une
réflexion commune sur le confortement de cette centralité en continuité du pôle
Mazamétain.57
Deuxièmement, réinterroger à l’échelle du bassin de vie la nécessite de porter une réflexion
en matière de pôle de services de proximité qui permette d’irriguer les petites communes et
d’être des centralités géographiques pertinentes.
Troisièmement, reconsidérer la place des centralités existantes entre une centralité subie en
proche périphérie de Mazamet et pourvoyeuse d’une offre commerciale pour laquelle il
apparaît nécessaire de penser son évolution en cohérence avec l’évolution de l’armature
commerciale du pôle Mazamet-Castres et une centralité en déclin, Labastide Rouairoux pour
laquelle une action de confortement apparaît indispensable pour rétablir un équilibre Est-
Ouest dans la couverture des services et éviter une évasion trop importante vers le Saint-
Ponais.
Enfin, c’est la continuité du service public dans son ensemble qui doit être repensée à l’échelle du
bassin de vie de manière à assurer les continuités pertinentes indispensables à la vie des administrés
sur le territoire
Dans cet écheveau, les options qui seront prises par la communauté de communes devront être
réfléchies et pensées à l’échelle du bassin de vie de manière à s’inscrire dans une organisation
territoriale cohérente.58
II. La Haute Vallée du Thoré entre
ressources passées, présentes et futures
En quelques mots :
- Des piliers productifs, l’agriculture et la forêt dont la gestion et l’évolution sont à
pérenniser dans le temps
- Une économie en évolution, d’une base productive vers une base résidentielle
- Des leviers de développement possibles et non délocalisables : énergies
renouvelables, développement touristique et loisirs, éco-matériaux et éco-
construction, etc.
- Un foncier économique riche demeurant à qualifier et structurer à l’échelle du
pôle économique Castres-Mazamet
II.1 L’agriculture et la forêt, piliers de l’économie
locale
D’une superficie de près de 14 000 hectares, le territoire intercommunal est marqué par une
couverture forestière et agricole importante puisque plus des deux tiers (70%) du territoire sont
couverts par les massifs forestiers et près d’un quart (23%, soit 3162 ha) sont destinés à l’exploitation
agricole. Contraintes au sud par les versants raides, ravinés et fortement boisés de la Montagne
Noire, les terres agricoles du territoire sont principalement situées dans sa partie centrale, dans la
plaine du Thoré et sur les bas versants du Plateau d’Anglès. Elles confèrent au fond de vallée un
paysage agro-pastoral où les élevages et les petites cultures forment un semi-bocage dans la plaine
et sur les premières pentes. Néanmoins, la couverture forestière du territoire s’impose dans le
paysage de la vallée. L’intervention du Fond Forestier National qui, après 1945, visait à développer
une ressource forestière nationale afin de mieux répondre aux besoins du marché a fortement
marqué le territoire par des plantations massives de résineux. Aujourd’hui, l’activité sylvicole
constitue une filière importante pour le développement économique de la vallée.
II.1.1 L’agriculture
II.1.1.1 Un potentiel agricole qui se maintient
La Haute Vallée du Thoré a enregistré une baisse de 25% du nombre de ses exploitations entre 2000
et 2010 (-18 exploitations), une baisse plus marquée qu’à l’échelle du Département sur la même
période (-11.3% du nombre d’exploitations dans le Tarn). Toutefois, le territoire intercommunal
présente une stabilité de sa surface agricole déclarée (SAD), une situation plus favorable que celle du
Département qui a vu sa SAD diminuer de 1.5% entre 2000 et 2010. La résultante est une
restructuration des exploitations (agrandissement). La représentation des agriculteurs dans la
population active du territoire (2%) est légèrement inférieure à celle du Département (3,5%).Surfaces agricoles des structures ayant le sège social à Rouairoux
Surfaces agricoles des structurés ayant le sège social à Lacabarècde
Surfaces agricoles des structures avant ie sège social à Albine
Surfaces agricoles des structures ayant ie sège social à Sauveterre
Surfaces agricoles des structures ayant le sège social à Bout-du-Pont-de-E An
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Surtaces agricoies des Structures n'ayant pas le siège social Sur kà CCHVT
59
Le diagnostic réalisé en 2016 par la Chambre d’agriculture a recensé 60 exploitations sur
l’intercommunalité. 56 exploitations ont été enquêtées, soit 77 exploitantes et 7 retraités actifs ou
particuliers, permettant d’obtenir un panorama de l’activité agricole de la Vallée.
Ce diagnostic montre que les exploitations du territoire possèdent souvent plusieurs sites agricoles
(46 structures pour 76 sites) et que les terres exploitées le sont majoritairement par les agriculteurs
de la Vallée, ayant leur siège social sur le territoire. Saint-Amans-Valtoret et Rouairoux possèdent les
superficies agricoles les plus importantes.
Le territoire présente une part d’exploitations sociétaires (GAEC, EARL, SCEA) supérieure à la
moyenne départementale (56% contre 30% pour le Tarn). Structures économiques plus importantes
que les exploitations individuelles, la forte représentation des formes sociétaires montre le
dynamisme des exploitations du territoire.
II.1.1.2 Une production agricole dominée par les activités
d’élevage
A l’échelle du territoire, la surface agricole utile totale représente 3146 hectares. Si les exploitations
possèdent une SAU moyenne de 90 ha, les exploitations de la Vallée présentent des SAU qui varient
entre 0,13 ha et 190 ha pour les plus importantes. 33% des exploitations se situent dans la tranche
de 50 à 100ha et 23% présentent une SAU supérieure à 100 ha.
Selon les exploitations interrogées par la Chambre d’agriculture, 94% de la SAU est destinée à la
production de fourrage (59% de prairies naturelles, landes et parcours et 35% de prairies
temporaires). La production est dominée par la production de bovins viandes (31 ateliers de
production), implantée principalement à Saint-Amans-Valtoret et Sauveterre. Les exploitations
bovines du territoire sont des structures économiques de taille importante, présentant une SAU
Figure 42 - Les espaces à vocation agricole sur le territoire de l’intercommunalité, Chambre d'agriculture du Tarn *Extrait diagnostic agricole, 2015]Pher de La mattié [35 %) des
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60
moyenne de 131 ha et des cheptels moyens de 70 bêtes (de 10 à 220 têtes). Rouairoux et Lacabarède
présentent une spécialisation autour de l’élevage caprin/ovin et Labastide-Rouairoux se distingue en
présentant une orientation technico-économique axée autour de la viticulture.
La production biologique est présente sur le territoire avec 6% de sa SAU travaillée selon le cahier
des charges de l’agriculture biologique et notamment trois exploitations de viande bovine. Des
agriculteurs interrogés lors du diagnostic agricole déclarent envisager la conversion à une production
biologique.
Figure 43 - Orientations technico-économiques des communes de la CCHVT, Diagnostic agricole CCHVT, 2015Et Plus de 50% de l'ilot en terres labourables
Fan | Totalité de l'îlot en terres labourables
LR Plus de S0% de l'hot en prairies naturelles
= Totalité de l'ilot en prairies naturelles
CC) Agriculture biologique
61
II.1.1.3 Des perspectives d’évolution favorables
Malgré un contexte économique difficile, les exploitations de la vallée restent dynamiques et l’avenir
du secteur semble s’inscrire sur une trajectoire positive. Aujourd’hui, 70% de la SAU est travaillée en
« rythme de croisière » et 15 % des structures sont en phase de développement. La vente directe est
aujourd’hui portée par 9 exploitations sur le territoire et près de la moitié des exploitants interrogés
déclarent porter un projet de développement (installation de jeunes agriculteurs, augmentation du
cheptel, conversion à l’agriculture biologique…). Il existe notamment dix-neuf projets de
construction/agrandissement d’un bâtiment agricole de stockage et/ou d’élevage. Les productions
de la Vallée sont reconnues et valorisées à travers cinq classements AOP/IGP (Roquefort, volailles du
Languedoc, Comté Tolosan …) et l’attribution de la Marque Parc à cinq éleveurs bovins. Ces outils ont
permis une structuration de la filière sur le territoire, néanmoins on peut regretter l’absence de
structure de transformation.
L’âge des exploitants de la Vallée laisse entrevoir une poursuite de l’activité agricole sur le territoire.
Actuellement, sept agriculteurs sur dix ont moins de 57 ans. Si la part d’exploitants âgés de plus de
57 ans sur le territoire est supérieure à celle du Département (29% sur la CCHVT contre 19,5% dans le
Tarn), la part des jeunes agriculteurs (moins de 40 ans) y est aussi supérieure. Près de 20 jeunes
exploitants sont en activité sur le territoire (27% des exploitants de l’intercommunalité) et plus de la
moitié des chefs d’exploitation de plus de 57 ans déclarent avoir une succession assurée (un associé
déjà présent sur le territoire pour 12 exploitations et une installation).
Toutefois, le secteur agricole présente deux problématiques déterminantes pour son évolution avec
des incidences notables sur le futur zonage du PLUI :
Figure 44 - Typologie de la valorisation des parcelles agricoles de l’intercommunalité, Chambre d'agriculture du Tarn [Extrait diagnostic agricole, 2015]NORD
.
Plans d'épandage déposés
Plans d'épandage en cours d'élaboration
EE {modification
Elevages au RSD sans plan d'épandage
62
‒ la prédominance des activités d’élevage sur le territoire implique le classement sanitaire de
86 sites dont 16 en ICPE et détermine un périmètre non-constructible autour des bâtiments
de l’exploitation liés aux effluents d’élevage. Les huit plans d’épandage du territoire
intercommunal couvrent 70% de sa surface agricole et sont principalement localisés dans la
plaine du Thoré à Albine et Sauveterre et sur les versants du plateau d’Anglès à Saint-Amans-
Valtoret et Rouairoux.
‒ Plus de la moitié des terres cultivées du territoire le sont en faire-valoir indirect. La durée des
baux de fermage peut impliquer un manque de maîtrise sur le foncier.
L’agriculture de la vallée présente aujourd’hui deux enjeux visant d’une part à ne pas entraver le
développement des exploitations et leur renouvellement et d’autre part, assurer la pérennisation
de la maîtrise du foncier (fermage, vacance …). Aussi, la préservation des périmètres
d’inconstructibilité (100 m) autour des sites agricoles et l’inconstructibilité des sites d’épandage
vont contraindre l’urbanisation des villages de l’intercommunalité.
Figure 45 - Les espaces stratégiques de l’activité agricole : les plans d’épandage, Chambre d'agriculture du Tarn *Extrait diagnostic agricole, 2015]Légende
MM se cu ace tré use
| Forét defauilus
D Fortis et Ægétanon arDustve en mutacon
UM scris méencecs
| Peupleraie
EM atcton de résineux où reboisement de résineux
MR uses crestières 63
II.1.2 Sylviculture
II.1.2.1 Un territoire forestier marqué par une dissymétrie
paysagère
La couverture forestière du territoire intercommunal marque, par son emprise et sa densité, les
paysages de la vallée. Aujourd’hui couvert pour plus de 70% de sa surface par les massifs forestiers,
le territoire a fortement été impacté par la politique de boisement/reboisement, généralement avec
des essences de conifères, menée par le Fond Forestier National (FFN) entre 1950 et 1985.
Il présente toutefois deux entités paysagères distinctes :
Au sud, la Montagne Noire impose un couvert montagnard forestier dont l’impression
d’homogénéité masque la pluralité des peuplements (forêt traditionnelle sur les premières
pentes et résineux sur les hauteurs). Il existe notamment des clairières agricoles sur le haut
des versants à Lacabarède. La couverture forestière de la Montagne Noire descend jusque
dans le fond de vallée à proximité directe des zones urbanisées où quelques prairies
soulignées par une trame bocagère touffue marque la transition avec la forêt.
Au nord, l’organisation spatiale est plus complexe et génère des paysages différents. Le fond
de vallée et les premières hauteurs des versants du plateau d’Anglès sont occupés par de
vastes clairières pâturées mitées par un réseau de petits bourgs et hameaux. La trame
bocagère évolue vers un boisement plus dense (taillis de châtaigniers et peuplements de
feuillus) sur des pentes progressives, marquées elles aussi par l’intervention du FFN et la
plantation de résineux sur les hauteurs.
Figure 46 - Cartographie de l’état des lieux des milieux forestiers de la Haute Vallée du Thoré, PNR64
II.1.2.2 Une propriété forestière morcelée et des modes de
gestion variés
La forêt couvre 9750 hectares sur le territoire intercommunal, soit 70% de sa superficie totale.
Principalement représentée par la propriété privée (65%), la forêt publique domaniale et communale
est néanmoins importante avec :
les forêts domaniales de Nore et du haut Agout (1200 ha sur le territoire intercommunal) sur
les hauteurs de Labastide-Rouairoux (873 ha), Lacabarède (142 ha) et Albine (170 ha)
les forêts communales (2700 ha) dont les municipalités (Albine, Rouairoux, Saint-Amans-
Valtoret, Bout-du-Pont-de-l’Arn et Sauveterre) ont signé des conventions d’exploitation avec
l’ONF.
Ainsi c’est aujourd’hui plus de 3900 hectares qui sont en gestion par l’ONF.
Figure 47 - Répartition de la domanialité forestière sur le territoire intercommunal, DDT Tarn [Extrait diagnostic agricole, 2015]65
Aujourd’hui la structure foncière n’est pas homogène faite de petites et grandes parcelles. Les
propriétés de moins de 4 ha représentant 18% de la surface et celles de plus de 25 ha représentant
45% de la surface.
Figure 48 - Structure de la propriété foncière privée sur la Haute Vallée du Thoré, source CRPF
Néanmoins, l’exploitation de la forêt constitue une ressource majeure pour le territoire qui génère
une chaîne d’activités importante, de l’exploitation à la transformation avec de nombreux
transformateurs présents sur le territoire ou dans ses environs (Engelvin Bois à Labruguière, Société
Européenne des Bois à Bout du Pont de l’Arn, etc.) dont les champs de diversification et
l’élargissement des débouchés méritent d’être interrogés sur le territoire de la Vallée du Thoré.
P 64)
3%
(464 propriétaires)
7%
(177 propriétaires)
11%
(82 propriétaires)
11%
(36 propriétaires)
2%
(5 propriétaires)
36%
(35 propriétaires)
19%
(6 propriétaires)
11%
(1 propriétaire)
0 à 1 ha
1à 4 ha
4 à 10 ha
10 à 20ha
20 à 25 ha
25 à 100 ha
100 à 500 ha
>= 500 ha66
II.1.2.3 Une industrie du bois dynamique et des perspectives
de diversification à étudier
L’industrie du bois sur la Vallée du Thoré est essentiellement orientée sur le résineux valorisés en
bois d’œuvre et bois d’industrie, et secondairement en bois de chauffage. Particulièrement soumis
aux aléas d’une concurrence européenne, le secteur est marqué aujourd’hui par une croissance
stable sur le bois emballage, une forte récession depuis 10 ans sur bois d’œuvre, une baisse sensible
pour le bois industrie et enfin, une croissance relative pour le bois d’industrie. La filière sur le
territoire est surtout représentée par des entrepreneurs de travaux forestiers, des exploitants
forestiers et des industries de première transformation (scieries).
Aujourd’hui, au regard des témoignages recueillis de la part des acteurs de la filière, la totalité des
espaces forestiers potentiellement exploitables sur le territoire le sont. Néanmoins, les opportunités
de diversification par la valorisation des sous-produits du bois demeurent à investiguer. En effet, si
des professionnels se sont équipés dans l’objectif de valoriser les sous-produits et s’il est
communément entendu qu’une partie de ces sous-produits (branchages) doit être conservée pour la
fertilisation des sols, les opportunités de valorisation pourraient être étudiées à travers le
l’installation d’une structure de broyage en capacité de traiter les rémanents.
Aussi, la présence d’une ressource abondante sur le territoire interroge le développement des
débouchés en bois énergie. De nombreuses initiatives ont pris forme sur le territoire avec la création
de chaufferies collectives et réseau de chaleur à Anglès, sur Castres et Mazamet ou encore à Fraïsse
sur Agoût mais le procédé reste encore absent sur la Haute vallée du Thoré malgré une ressource
abondante. Néanmoins, il est à noter l’ambition portée par certains élus d’aller vers cette solution
énergétique. Lacabarède avait par exemple amorcé un projet de chaufferie communale avant de
l’abandonner faute de rentabilité due à l’éloignement des bâtiments communaux. Aujourd’hui, le
bois-énergie représente un débouché potentiel pour un territoire qui a déjà engagé, avec l’éolien, la
valorisation des énergies renouvelables. L’existence de Trifyl, syndicat mixte départemental pour la
valorisation des déchets ménagers et assimilés auquel adhère l’intercommunalité, peut être un appui
technique pour la valorisation de ce débouché.
Enfin, demeure aujourd’hui peu interrogé le développement d’industrie de deuxième
transformation. La filière de l’industrie du bois en France souffre d’une balance commerciale
déficitaire s’élevant à 5,6 milliards d’euros par an avec des bois faiblement valorisés sur le territoire
national en raison notamment d’un manque d’industries de deuxième transformation. Aujourd’hui,
le développement d’une chaine de valeur autour de la filière bois sur la vallée du Thoré mérite d’être
interrogé afin d’ouvrir des produits industriels innovants à forte valeur ajoutée : dans la
transformation du bois, dans les matériaux de construction bois (parquets, portes et fenêtres,
contreplaqué, bois d’ingénierie).DYIVICUITHEEE
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67
Figure 49 - Les activités de la filière sylvicole, source L’industrie de la seconde transformation du bois en Limousin, DRIRE, 200468
Au-delà de la valorisation économique, la forêt assure des fonctions sociales et environnementales
importantes : la préservation de la biodiversité; lieu de chasse, pêche, récolte de champignons,
promenade, tourisme… ; la régulation des eaux (fixation des sols, prévention des pollutions). Elle
contribue aussi à l’épuration et la protection des eaux naturelles.
La Charte Forestière de Territoire du Parc naturel régional du Haut-Languedoc 2009-2015, signée le
28 novembre 2008 fixe des orientations communes de gestion pour l’ensemble des partenaires
(propriétaires, gestionnaires…). Cette charte, en cours de renouvellement devrait être nettement
plus axée sur le développement économique de la filière bois. Elle constitue le document
d’orientation pour la gestion forestière du territoire et sur l’économie forestière au sens large. Elle
organise l’exploitation en intégrant notamment la question de l’utilisation du bois cultivé localement
dans les filières du bois construction, bois-énergie, etc. L’enjeu au niveau de la sylviculture est de
créer de la valeur ajoutée et de ne pas bloquer l’activité, dans le zonage et le règlement sur les
parcelles à vocation d’exploitation.
Elle repose sur 3 piliers :
- Une forêt économiquement dynamique,
- Une forêt respectueuse de l’environnement,
- Une forêt accueillante.
La valeur d’accueil et les fonctions récréatives qui lui sont associée constituent un autre champ de
valorisation porteur d’intérêt sur un territoire en phase de questionnement et réflexion concernant
la valorisation de ses atouts touristiques (cf. infra).
La Vallée du Thoré se distingue aujourd’hui par la permanence de ses paysages agro-pastoraux
combinés à une empreinte industrielle ancienne. Aujourd’hui, bien que l’exploitation forestière doit
assurer la préservation de la dissymétrie paysagère menacée par l’enrésinement des versants au fil
des replantations et le maintien du rapport agriculture-forêt en affirmant la vocation pastorale des
bas-versant face à l’avancée spontanée du couvert forestier, l’activité forestière à base de résineux
révèle un poids économique important et indispensable pour le développement de la Vallée.CC Haute Vatôe du Than
2 Services non marchands
2 Services macheands
2 Commerce
2 Corstnichion
Shrdustoe
s Age
-,
_…
FPS
ÈF TF7)
CC Haute Vatiée du Thon
® Services non marchareés
# Servkes machands
# Commerce
2 Corstruction
Sindustne
= Agrcuhure
69
II.2 Quel nouveau dessein indutriel ?
II.2.1 Une place encore très nette de l’activité industrielle
et productive dans le tissu économique local mais un
glissement progressif vers une base résidentielle
Ancienne vallée spécialisée le textile et la mégisserie, la Haute vallée du Thoré connaît encore
aujourd’hui une activité productive importante en comparaison des moyennes départementales. En
effet, la part de l’emploi dans l’industrie reste significative (33, 7% en 2010 contre 14% à l’échelle du
Département). Cette activité a cependant évolué au gré de la conjoncture du marché et des
opportunités locales rencontrées. Ainsi, l’activité industrielles voit sa masse d’emplois baisser entre
2000 et 2010 de près de 20 points.
Aujourd’hui, l’activité productive en Haute Vallée du Thoré est principalement représentée par
l’industrie du bois, l’industrie textile et l’industrie chimique. Ce secteur représente aujourd’hui 10%
des entreprises locales et portent pas moins de 30% des emplois. Deuxième économie du territoire
en chiffre d’affaire (55M€ - chiffre disponible Base Astrée), l’industrie se renouvelle sur des secteurs
stratégiques liés à la proximité de la ressource (bois) ou à la présence d’un environnement porteur
pour le développement de spécialités et compétences (engrais chimique, usinage). Aussi, on notera
un certain glissement d’une industrie de production (textile, bois) vers une industrie à forte valeur
ajoutée (chimie verte) avec des grands donneurs d’ordre comme Frayssinet (fabrication de produits
azotés et engrais)
Figure 50 - Représentativité de l’emploi par secteur d’activité en 2000 (à gauche) et en 2010 (à droite), COMETE [Extrait PAC, 2015]# industries alimentaires
# Fabrication de textiles
= industrie chimique
# Fabrication de produits métalliques, à l'exception des
machines et des équipements
2 Fabrication d'équipements électriques
2 Travail du bois et fabrication d'articles, à l'exception des
meubles
2 Industrie du cuir et de la chaussure
x Fabrication d'autres produits minéraux non métalliques
= Autres industries extractives
2 Réparation et installation de machines et d'équipements
Hébergement et Transports
Activités de services _.. restauration _ 2%
administratifs 4% \
5% S,
Autres services
6% à
Commerce de gros
6%
*AMthés immobilières, financières et d'assurances, infonmation et
ComenmanK ation
**Arts du spectacle, coiffure, soins de beauté.
70
De la même manière, la sphère productive liée à l’industrie mais aussi à l’agriculture génère des
activités de sous-traitance, principalement dans les services aux entreprises. Ce secteur important,
au regard du nombre d’établissements (10%) est principalement représenté par les activités
financières sous la forme de holding de principaux groupes présents dans la vallée.
Figure 51 - Répartition des établissements industriels par secteur d’activité, ASTREE, 2013
Figure 52 - Répartition des entreprises par secteur d’activités, ASTREE, 2013Base productive (1) 62,3% 39,9% 37,1% 28,9%
Base publique (2) 45% 5.9% 18,7% 18,8%
Base domestique (3) 33.2% 542% 44,2% 52,3%
= Production d'électricité
maActivités des sièges sociaux, conseil de gestion
2 Activités d'architecture et d'ingénierie
= Collecte, traitement et élimination des déchets,
récupération
sm Activités juridiques et comptables
a Traduction et interprétation
71
Malgré l’importance du secteur industriel, le profil productif de la vallée du Thoré évolue, d’une
industrie de production vers une industrie à forte valeur ajoutée, d’une économie productive vers
une économie résidentielle. Ainsi, l’activité artisanale bien que non totalement assimilable à une
base résidentielle connaît une progression importante notamment dans les secteurs de la
construction et des transports ; ces deux secteurs sont, avec les fabrications manufacturières, les
plus gros pourvoyeurs d’emplois (+ de 100 salariés chacun). La filière artisanale est néanmoins
marquée par le vieillissement de ses actifs. La moitié des chefs d’entreprises sont âgés de plus de 50
ans (source : Chambre des Métiers et de l’Artisanat). Ce phénomène interroge la pérennité de la
filière et la reprise des activités. Les 20-39 ans représentent 22% des dirigeants de la filière.
Dans ce glissement, on notera aussi le développement d’activités dites spécialisées autour de la
production d’énergie (hydroélectricité), des activités d’ingénierie et de conseil, de collecte et de
traitement des déchets, etc. Ces secteurs représentent 6% des établissements et 3 M€ de chiffre
d’affaire.
Enfin, cette tertiarisation de l’économie de la Haute Vallée du Thoré est marquée par la progression
du secteur du commerce (détail et gros) tant en matière d’emplois que de chiffre d’affaire (67 M€ et
18 M€) avec une proportion nettement plus importante que la représentation départementale,
rapprochant sur ce plan le territoire de la Haute Vallée du Thoré de la « physionomie socio-
économique » du Département de l’Hérault que de celle du Tarn. Dans cette progression, la part
belle est faite au commerce de détail, ceci étant lié au rôle particulier que joue la commune de Bout-
du-Pont-de-l’Arn en porte d’entrée de la ville de Mazamet.
Figure 53 - Répartition de l’emploi par sphère économique, COMETE [Extrait PAC, 2015]
Figure 54 - Répartition des activités spécialisées (nombre d’établissements), ASTREE 2013on
5
EUEUHS
Loanereterenteisentesteur
| ome | Poids en CA des secteurs d'activités de
l'intercommunalité
ACCHVT Man Hérault
Ë Cisme)
ES]ES Came ] Came ] Came] (ame) (ame) (ame) (oue)
Commerce de Agricuhure Construction Industrie Servicesaux Activités Commercede Autres Acthités de Hébergement Transports Sanbé/act détail entreprises spécialisées gros services services et sociale administratifs restauration
SELLLLILLLLLLLLLLILLA 4
72
Dans ce contexte d’évolution de la base domestique, certains secteurs demeurent cependant en
retrait malgré un contexte porteur et des opportunités naissantes. C’est le cas de l’hôtellerie-
restauration où l’on pourrait s’attendre à une évolution de ce secteur en écho aux projets de
valorisation et de communication développés par le Parc Naturel Régional. Bien que la dynamique
soit relativement accomplie sur le secteur de Bédarieux avec des poids lourds de l’industrie
touristique autour des eaux thermales, l’économie du tourisme reste difficile à structurer ici malgré
la présence de patrimoines d’intérêt (cf. infra). C’est aussi le cas de la santé et de l’action sociale,
quasiment inexistant au regard des sources statistiques, souvent développées sur les centralités
extérieures au territoire (Saint-Amans-de-Soult, Mazamet), ce secteur n’en demeure pas moins
déterminant au regard de la composition sociodémographique du territoire mais aussi du contexte
environnant (potentiel de développement du secteur de la santé sur le pôle Castrais). Bien que le
développement récent d’une maison de santé constitue un levier pour générer un écosystème
porteur, une réflexion sur le développement d’une offre de services sociaux et de santé nécessite
d’être posée à l’échelle du territoire du bassin de vie de Mazamet et en écho aux activités
stratégiques portées sur les pôles (présence des laboratoires Pierre Fabre à Castres).
La lecture des chiffres permet d’apprécier une économie locale en évolution. Reflet d’une évolution
structurelle faisant passer un ancien bassin de production hyper spécialisé et par conséquent fragile
dans une dynamique économique polymorphe où se mêlent des activités industrielles prospères
issues de sagas familiales locales et historiquement implantées, des activités de production installées
en proximité des ressources et notamment de la ressource bois et énergie, de l’artisanat local et des
activités commerciales inscrits dans une économie résidentielle de réponse aux besoins de proximité.
Dans ce tableau, seuls manquent les services à la personne et les services de santé pourtant
indispensables à l’attractivité de la Haute Vallée du Thoré.
Cette évolutivité économique est aussi perceptible dans l’espace. Aujourd’hui, les traces de l’activité
industrielle passée sont encore bien visibles avec de nombreuses friches qui ponctuent le lit du Thoré
se situant dans ou en dehors du tissu urbain, des espaces d’activité isolés, des zones d’activités
principalement sur l’axe de la RD 612 en continuité du tissu urbain.
Figure 55 - Répartition des entreprises du territoire par secteur d'activité (comparaison Tarn et Hérault) et représentation du chiffre d'affaire, ASTREE 2013Zones activites 1 ENT INC
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ques
73
II.2.2 Les infrastructures économiques, reflet d’une
économie évolutive
Trois profils d’espaces rythment l’occupation économique de la vallée du Thoré. Reflet de la
trajectoire économique passée, ces espaces se différencient par leur surface, leur localisation intra
ou extra urbaine, la conception des unités bâties, la dynamique d’occupation (actif ou à l’abandon).
Selon ces différents aspects, on distinguera donc :
- Les zones d’activités
- Les espaces économiques isolés
- Les friches industrielles
Figure 56 - Répartition des déférentes typologies d’espaces économiques, Source : documents d’urbanisme et cadastreZonage PLU : espaces économiques existants et
espaces économiques projetés
74
De même, le territoire fait état d’espaces économiques existants mais aussi d’espace économique
projetés dans les documents d’urbanisme dont il conviendra de valider la pertinence dans le cadre de
la stratégie de développement économique du territoire.
Figure 57 - Espaces économiques existants et projetés en Haute Vallée du ThoréSuperficie totale : 3,2 ha
Surface disponible : Tous les lots
sont vendus
Spécialisation commerciale,
artisanale et industrielle.
Activités déjà présentes
carrosserie Dissane, Malrieu
Distribution (salle de bain,
chauffage, carrelage, quincaillerie,
électricité).
Activités à venir : garage et casse
automobile, maçonnerie.
Pas d’ICPE
Superficie totale : 10 ha
Activités présentes : grande
surface alimentaire (supermarché
Leclerc) et de bricolage,
TRES 2e habillement, équipement de la D. EUR (Res © x "1 | maison, vente cycles et
en ru | à … | motocycles, pièce détachées et centre de contrôle auto)
Pas d’ICPE.
75
LES ZONES D’ACTIVITES
Parmi les espaces d’activité, quatre zones d’activités peuvent être clairement identifiées. Ces espaces
sont occupés par de l’activité industrielle d’une part et commerciale d’autre part, et sont
principalement situées sur la commune de Bout-du-Pont-de-l’Arn.
ZA de la Lauze- Bout-du-Pont-de-l’Arn
ZA commerciale Castagnalotte- Bout-du-Pont-de-l’ArnSuperficie totale : 20 ha
Surface disponible (immédiat): NR
Spécialisation artisanale et
industrielle.
Activités présentes : traitement
de l'eau, équipements thermiques
et climatisation, sables et
terrassement, menuiserie,
mécanique industrielle, commerce
de gros interentreprises de bois et
matériaux de construction
Fonctionnement de la zone rendu
difficile par l'extension de
l'activité de terrassement de
l’autre côté de la RD 612.
8 ICPE recensées
Superficie totale : 7,6 ha
Surface disponible
(immédiat): O ha
Spécialisation commerciale,
artisanale et industrielle.
Activités présentes
menuiserie industrielle, garage
auto
2 ICPE recensées.
76
ZAE de la Plane Basse- Bout-du-Pont-de-l’Arn
ZAE de Cabanès- Labastide-Rouairoux
Aujourd’hui, ces espaces en zones d’activités portent sur 78,6 ha et supposent un potentiel
d’extension de 26,3 ha au regard des documents d’urbanisme (11,2 ha sur les zones de Bout-du-
Pont-de-l’Arn et 6,8 ha sur la zone de Labastide).77
Ces espaces comportent donc des réserves de disponibilité à moyen/long terme dont la pertinence
d’ouverture demeure à définir à l’échelle du pôle économique Castres-Béziers et des espaces
économiques identifiés dans cet ensemble. En témoigne la récente installation de Menguy’s
implantée sur trois sites de production dont deux dans le secteur: La Prade à Mazamet pour tout ce
qui est graines et fruits et Bout-du-Pont-de-l’Arn. En effet, si l’attractivité des espaces économiques
est prononcée du côté de Bout-du-Pont-de-l’Arn, elle l’est beaucoup moins dans le secteur de
Labastide-Rouairoux qui comporte encore des espaces gelés pour les activités économiques et qui
sont aujourd’hui non investis pour cet usage.
Sont à prendre en compte également dans l’accueil des entreprises, le potentiel que représente
l’ensemble des espaces partiellement réinvestis pour de l’activité d’entreposage ou artisanale. Ces
espaces font partie des espaces de friches qui ponctuent la vallée.
ESPACES ECONOMIQUES ISOLES
Hormis ces points de concentration, les autres espaces d’activités économiques se répartissent
ponctuellement le long de la RD 612 en dehors ou en continuité des espaces urbanisés ou parfois
dans le tissu urbain.
Généralement le fruit d’une seule et même entreprise, ces espaces fonctionnent isolément.
Valéo
Frayssinet
Société européenne des bois
Etc.
Aujourd’hui, plus généralement implantées en dehors du tissu urbain, ces unités peuvent faire état
de besoins en matière d’extension qui ne peuvent être solutionnés à court terme en l’état actuel des
documents d’urbanisme. C’est ainsi le cas de l’entreprise Frayssinet implantée sur la commune de
Rouairoux actuellement en zone naturelle.
Il ressort de ces espaces d’activités économiques une situation d’émiettement de l’activité
économique le long de la RD 612. En tout état de cause, la programmation des extensions à venir
dans le cadre du PLUI devra être portée dans le cadre d’une réflexion d’ensemble en matière de
programmation d’espaces économiques à l’échelle de la Communauté de communes mais aussi au-
delà tenant compte des projets portés par l’agglomération de Mazamet.
A cet émiettement des poches d’activités actives s’ajoutent les espaces de friches industrielles,
abandonnées ou partiellement réinvesties.78
FRICHES INDUSTRIELLES
L’analyse des friches portent sur un potentiel de douze friches recensées dont une sur la commune
de Pont-de-l’Arn mais propriété de la commune de Bout-du-Pont-de- l’Arn.
Figure 58 – Principales friches présentes sur la Communauté de communes de la Haute Vallée du Thoré, 2016
Aujourd’hui, la plupart de ces friches sont adossées au Thoré et sont la marque de l’industrie lainière
en déclin (activités de teinturerie, tissage, filature, traitement des peaux, etc.). Certaines présentent
un potentiel de réhabilitation intéressant qui demeure à conforter au travers d’un test capacitaire et
d’une étude de faisabilité (cf. Annexe 1). Il s’agit :
Fiche CARTENSA FA à Albine
SA de CATHALO à Labastide-Rouairoux
Friche Blaye-Pech à Labastide-Rouairoux
Ne présentant pas aujourd’hui d’intérêt majeur, certaine friches demeurent à suivre pour le potentiel
qu’elles peuvent représenter à long terme. C’est notamment le cas du secteur de l’usine du
Colombier à Saint-Amans-Valtoret, de l’usine de Teintures et finitions tarnaises à Labastide-
Rouairoux, et enfin de la friche Crouzet à Labastide-Rouairoux.
Pour les autres, des contraintes majeures grèvent les possibilités de réinvestissement :
la contrainte PPRI, la plupart des anciennes friches se situent dans le lit majeur du Thoré dont
elles utilisaient la source pour leur activité. Elles sont lourdement impactées par la contrainte
PPRI (au regard du PPRI actuellement en vigueur).
Les contraintes d’accessibilité et notamment la mise en sécurité de l’accessibilité pour des
friches situées sur des portions contraintes de la RD 612.79
La contrainte de dépollution des sites qui peut être un frein important en cas de
réhabilitation.
Une action de déconstruction et dépollution peut être envisagée sur les sites ne présentant pas
d’intérêt économique à moyen et court terme. Néanmoins les coûts peuvent s’avérer rédhibitoires.
Ces infrastructures constituent un potentiel d’implantation important moyennant une dynamique de
requalification et un schéma d’accueil des entreprises à l’échelle du bassin de Castres-Mazamet. Les
orientations du SCoT préfigureront les enveloppes potentiellement mobilisables auxquelles le PLUi
devra être compatible. Néanmoins, il apparaît nécessaire de rappeler que le développement des
activités économiques sur la vallée du Thoré génère au regard des activités considérées, des flux de
poids lourds importants pouvant causer des nombreuses nuisances (bruit, pollutions, accidentologie)
et constituer un frein pour l’installation de populations. Ainsi, le PLUi devra proposer une partition
juste et équilibrée entre activités économiques et habitat assurant une coexistence des deux
fonctions.
II.3 Le tourisme, vecteur de relance de l’attractivité
résidentielle ?
II.3.1 Des atouts patrimoniaux mais une économie
touristique qui reste faible sur le territoire
II.3.1.1 Des atouts patrimoniaux…
Le territoire de la Haute Vallée du Thoré possède un patrimoine culturel varié, témoin des
implantations humaines et activités successives sur le territoire. Les vestiges d’usines (cheminées en
briques, systèmes hydrauliques, habitat ouvrier) sont l’héritage des activités lainières présentent le
long du Thoré aux XIXe et XXe et dont le Musée du Textile à Labastide-Rouairoux retrace l’histoire et
les procédés de fabrication. Le petit patrimoine (corps de fermes, anciens jardins ouvriers, fours
verriers, cabanes de bergers, fontaines…) témoigne des organisations socio-économiques passées. Il
est enrichi par un patrimoine religieux relativement important (églises, croix de chemins, Dolmen de
la Gante, Menhirs des Deux Sœurs …)
Figure 59 - Musée du textile à Labastide-Rouairoux, www.tourisme-tarn.com Figure 60 – Ancienne cheminée industrielle, www.cc-haute- vallee-thore.frCOMMUNAUTE DE COMMUNES DE LA MAUTE VALLEE OÙ TMORE - Annexe 11 : enmrwtude ACL «it ALZ
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Ainsi la Haute Vallée du Thoré présente de nombreux patrimoines classés ou inscrits à préserver et
valoriser dans leur configuration urbaine ainsi que de nombreux éléments de patrimoine
vernaculaire ayant fait l’objet d’un inventaire.
Le patrimoine historique comporte
- Le Château de Saint Amans Valtoret (inscrit)
- L’ancienne Caserne de la gendarmerie (classée), la Chapelle funéraire de la famille Soult
(classée), le Château de Soult Berg et son jardon (classé) et l’Eglise Notre Dame (inscrite) de
Saint Amans Soult
- L’Eglise Sainte Croix et le Château de Sauveterre (inscrits)
- Le Château de Campan à Anglès (inscrit)
- Le Dolmen du Plo de Laganthe à Labastide Rouairoux (classé)
Figure 61 - Monument et sites classés et inscrits de la Haute Vallée du Thoré et périmètres de protection- source PAC, DDT, 2015
Figure 63 - Château de Saint-Amans-Valtoret,
www.annuaire-mairie.fr
Figure 64- Château de Sauveterre,
www.voiesvertes-hautlanguedoc.fr/
Figure 62 - Dolmen de la Gante,
www.voiesvertes-hautlanguedoc.fr/81
La Haute Vallée du Thoré possède également un riche patrimoine naturel. Elle se situe au pied de la
Montagne Noire, massif montagneux du sud-ouest du Massif Central dont le versant nord est
couvert par la forêt (résineux et feuillus) et des terres agricoles. Ainsi de nombreux espaces forestiers
proposent une offre de détente et de loisirs, notamment la forêt domaniale du Haut Agout. Maillé
par de nombreux sentiers de randonnée, le massif porte une offre d’activités de loisirs de nature
importante.
D’autres sites naturels confortent cette « offre nature ». Au nord du territoire, les Gorges du Banquet
offre des voies d’escalades, des parcours de canyoning et de randonnées, le sillon du Thoré avec
cependant des pratiques de pêche limitées par rapport à son débit. Aussi, plusieurs lacs sont
présents sur le territoire : le lac des Saints-Peyres à Saint-Amans-Valtoret et le lac de Lestap à Albine.
Le lac de la Raviège à La Salvetat-sur-Agout ou le lac des Montagnès à Mazamet sont également à
proximité du territoire. Voués à la production d’électricité, ces lacs sont artificiels mais ils sont
investis par la pratiques d’activités de nature (pêche, randonnée, base nautique…).
Figure 65 - Localisation des Espaces Naturels Sensibles, DDT [extrait PAC, 2015]Sentiers de randonnées
Haute Vallée du Thoré
— Randonnées, VTT et enduro
—— \Voie-Verte
EM Cours d'eau
Znietf
| Type 1
EM rype 2
Fnsnsms
Dur
léverwe
221&
82
II.3.1.2 … supports de pratiques de loisirs sur le territoire …
Les patrimoines culturel et naturel du territoire sont ainsi le support d’une offre d’activités de loisirs
et se confortent mutuellement par la pratique de l’itinérance. La pratique des activités aquatiques
sur les rivages lacustres complète cette « offre nature » déjà bien structurée.
La Haute Vallée du Thoré se situe sur le tracé de la voie verte Passa Païs. Elle traverse les villages de
Bout-du-Pont-de-l’Arn, Saint-Amans-Soult, Albine, Lacabarède et Labastide-Rouairoux. L’itinéraire
met en valeur la variété des entités paysagères du territoire et les composantes de son patrimoine
bâti.
Le territoire est maillé par un nombre important d’itinéraires de grande et petite randonnée :
Cinq sentiers d’interprétation thématiques sont adossés à la voie verte et permettent de
découvrir le patrimoine culturel et naturel du territoire et d’en comprendre l’identité et
l’histoire. du territoire (sentiers du facteur « C’est ma tournée » ).
Un GR de Pays de 81km (boucle) permet la découverte du territoire sur plusieurs jours.
Seize autres sentiers maillent le territoire. Ils s’organisent autour de la découverte du milieu
naturel et culturel et proposent des niveaux de pratiques variés.
Des circuits VTT sont également balisés.
Figure 66- Carte des sentiers de randonnée en Haute Vallée du Thoré83
Les espaces naturels aquatiques du territoire portent également la pratique des activités de loisirs.
Les lacs de Montagnès et de la Raviège sont davantage aménagés (aire de détente, restauration
légère) et proposent la pratique d’activités nautiques. Les gorges du Banquet sont équipées de voies
d’escalade et de parcours de canyoning qui permettent une pratique libre ou encadrée.
II.3.1.3 … mais une économie touristique qui reste peu
développée
Si l’offre de loisirs de nature du territoire est développée, les prestataires de services touristiques
(hébergement, restauration, commerces, activités) sont en revanche peu nombreux sur le territoire.
Leur faible représentation limite la structuration d’une réelle attractivité touristique et confère
davantage au territoire le statut de pôle de loisirs de proximité pour les résidents de la Vallée et ceux
des territoires limitrophes, que d’une réelle « destination touristique ».
L’offre d’hébergement de la Vallée du Thoré est portée par de quatre types de structures d’accueil :
les hôtels, les gîtes, les chambres d’hôtes et les campings.
Les gîtes et les chambres d’hôtes sont les hébergements les plus nombreux, généralement
chez des particuliers.
Seuls deux hôtels sont présents sur le territoire avec une capacité d’accueil totale de 40 lits.
Un seul est classé par Atout France avec trois étoiles à Lacabarède.
Les gîtes et les chambres d’hôtes sont l’offre la plus qualifiée : 9 gîtes classés « Gîtes de
France » (72 lits) et 4 chambres d’hôtes classées Clévacances (63 personnes lits).
Les campings présents sur le territoire possèdent des classements d’hôtellerie de plein air
moyens de gamme : un camping deux étoiles à Saint-Amans-Soult en marge du territoire, un
camping trois étoiles à Albine, et un camping municipal fermé Labastide-Rouairoux.
Aussi, l’offre d’hébergement est inégalement répartie sur le territoire, les gîtes sont essentiellement
concentrés à Saint-Amans-Valtoret et Rouairoux et les chambres d’hôtes à Labastide-Rouairoux. Les
autres communes ne possèdent pas plus de deux structures d’hébergement en moyenne.
Il existe huit restaurants à l’échelle de l’intercommunalité dont quatre sont situés à Labastide-
Rouairoux. Deux restaurants sont implantés le long de la voie verte, à Bout-du-Pont-de-l’Arn et
Labastide-Rouairoux et dont l’offre de restauration n’apparaît pas qualifiée.
Quelques établissements artisanaux (fermes d’élevage et de produits laitiers, artisans textile,
confection de bijoux, construction ancestrales) ont reçu la labellisation « Made In Tarn ». Ce label
valorise les productions locales et la conservation des savoir-faire. Aujourd’hui, ce potentiel n’est pas
associé aux dynamiques engagées de valorisation touristique du territoire.
Les équipements culturels sont peu nombreux et concentrés à Labastide-Rouairoux avec le musée du
Textile et un cinéma.
Les aménités naturelles du territoire de la Haute Vallée du Thoré permettent une pratique libre des
activités de nature, portées principalement par l’itinérance (pédestre et cyclable) et la pêche.
Aujourd’hui, le territoire n’est pas investi par les prestataires touristiques. Il y a peu de prestataires
d’activité ou de structures d’hébergement et de restauration à l’inverse des territoires limitrophes
qui ont construit leur attractivité touristique par la valorisation de leurs ressources (aménagement de84
bases de plein-air aux lacs de la Raviège et des Montagnès …). Quels sont aujourd’hui, les leviers à
mobiliser pour aller plus loin dans la valorisation touristique ? Quel positionnement adopter pour
une offre qui réponde aux attentes d’une clientèle de proximité ? Le PNR du Haut Languedoc, par ses
champs d’actions et ses outils, représente-il un cadre d’opportunité au développement et la
structuration de l’offre touristique de la Vallée ?
II.3.2 Le Parc Naturel Régional, levier de valorisation et de
structuration de l’offre touristique et de loisirs?
Les actions du Parc Naturel Régional du Haut Languedoc pour la valorisation du patrimoine par les
mobilités douces, la qualification et la promotion d’une identité culturelle et des terroirs peuvent
constituer un levier de valorisation du patrimoine de la Haute Vallée du Thoré. En effet, le Parc
œuvre à la préservation du patrimoine, à sa valorisation identitaire et à la structuration du tourisme
de nature, trois champs d’intervention qui peuvent servir la Haute Vallée du Thoré dans sa volonté
de porter un projet de développement touristique et de renouvellement de son image.
II.3.2.1 Le Parc, un outil pertinent pour la préservation et la
valorisation du patrimoine de la Haute Vallée du Thoré
Le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc œuvre à la préservation des patrimoines naturel et
culturel. Il a engagé une démarche de préservation sur le territoire dont la qualité des patrimoines et
leur fragilité ont été reconnues. Son action passe notamment par un recensement complet du
patrimoine et la détermination des espaces prioritaires à protéger. La Haute Vallée du Thoré est
d’ailleurs définie par la Charte du Parc comme Espace d’Intérêt Ecologique Sensible concernant le
« Milieu bocager de la Vallée du Thoré et des Gorges du Banquet ». Ainsi, la Charte du Parc fixe
comme objectif que des modes de gestion adaptés et des mesures de préservation soient mises en
place sur ces espaces.
Toutefois, cette préservation ne se réduit pas à une « mise sous cloche » du patrimoine mais porte
une démarche de valorisation. La politique de valorisation de la Communauté de communes trouve
un écho dans l’objectif du Parc de valoriser son patrimoine par le biais des mobilités douces et de
l’itinérance de pleine nature. A cet effet, le réseau de sentiers de randonnées et les loisirs de nature
présents dans la Vallée peuvent devenir, selon les objectifs du Parc, un moteur de développement
local et un outil structurant de valorisation du patrimoine. La Charte du Parc incite au développent
d’activités plus durables et notamment la découverte « douce » du Haut Languedoc (réseaux
d’itinéraires pédestres et VTT, voies vertes, loisirs de nature…).
La création de la voie verte Passa Païs par le PNR formalise sa volonté d’unifier le territoire du Haut
Languedoc par la mise en réseau des acteurs du territoire dans le but de structurer l’offre touristique
à cette échelle. Aussi, les sentiers thématiques d’interprétation de la Vallée du Thoré trouve une
inscription dans la volonté du PNR de structurer un réseau de randonnées qui trouve accroche sur la
voie verte. La Charte du Parc souhaite en effet que le réseau secondaire de randonnées serve la
valorisation du patrimoine et la sensibilisation à l’environnement ainsi que de la prise en compte des
espaces naturels d’intérêt écologique remarquable.85
Enfin, la voie verte constitue avec le Thoré une véritable colonne vertébrale à réinterroger et
réinvestir dans un processus de renouvellement urbain et d’amélioration du cadre de vie (cf. infra).
II.3.2.2 L’identité « Parc », un levier de promotion et de
structuration de l’offre
Grâce à son patrimoine culturel et naturel, le Parc souhaite également valoriser l’identité du
territoire. Malgré l’hétérogénéité des territoires qui composent le Parc, la Charte du Parc les fédère
autour d’une identité commune qui se caractérise par la langue occitane, les savoir-faire locaux, le
patrimoine historique et religieux lié au catharisme, le patrimoine archéologique, notamment
préhistorique et les cultures traditionnelles (musiques, chants, danses), au sein de laquelle peut
s’affirmer la Vallée du Thoré.
En coordonnant les actions des différents acteurs du territoire, le Parc souhaite élargir les initiatives
et amener les territoires de s’engager sur la valorisation de l’identité territoriale à travers
l’organisation d’évènements culturels. La Haute Vallée du Thoré participe avec l’organisation de la
fête des jardiniers ou le festival du film documentaire à Labastide-Rouairoux.
La « Marque Parc » est un outil opérationnel développé par le PNR afin de rendre ses engagements
visibles et fédérer les différents territoires autour de ses actions. Elle est aujourd’hui peu exploitée
par la Haute Vallée du Thoré mais la nouvelle Charte du Parc a pour but de poursuivre les
labellisations et notamment en matière d’’accueil des visiteurs. Elle représente une opportunité pour
les établissements de la Communauté de communes qui pourraient rejoindre le réseau développé
par le Parc. Aujourd’hui, sur le territoire de la Haute Vallée du Thoré, seuls deux établissements ont
obtenu la Marque « Accueil du Parc » et bénéficient d’une promotion à travers la communication du
Parc. Le Musée du Textile et la chambre d’hôtes « Le Repos de la gare » à Rouairoux répondent en
effet aux objectifs de la Charte du PNR en matière de préservation, de valorisation et de promotion
du patrimoine.
Aujourd’hui, la non qualification des établissements d’accueil pénalise la Haute Vallée du Thoré car
l’offre pâtit d’un manque de visibilité. En effet, elle n’apparaît que partiellement dans les documents
de communication édités par le PNR ou le site dédiés de la voie verte.
In fine, la Haute Vallée du Thoré a donc une place discrète dans la communication du PNR puisque
les activités, les lieux de loisirs et les établissements d’accueil sont peu mis en avant par le Parc mais
aussi sont peu inscrit dans des stratégies d’affiliation susceptibles de les mettre en avant (marque
Parc notamment).86
II.3.3 Des opportunités à consolider
La Haute Vallée du Thoré, bien qu’il s’agisse d’un territoire rural, bénéficie de plusieurs atouts
susceptibles de générer des flux de visiteurs.
II.3.3.1 Une relative accessibilité depuis les pôles urbains
environnants
La Haute Vallée du Thoré bénéficie d’une situation géographique favorable. Le territoire est traversé
d’est en ouest par la RD 612 qui relie Béziers à Mazamet pour rejoindre Castres. Aussi, sept villes de
plus de 40 000 habitants se situent à moins de deux heures de l’intercommunalité : Castres, Béziers,
Narbonne, Carcassonne, Montauban, Sète et Perpignan. Toulouse et Montpellier sont également à
moins de deux heures. Les chiffres de fréquentation du PNR montrent que plus de la moitié des
touristes venus dans le PNR en 2014 et 2015 viennent des régions limitrophes : 21% de Midi-
Pyrénées et 36% de Languedoc-Roussillon. (Bilan Touristique 2014-2015 PNR Haut Languedoc). Ce
constat confirme l’intérêt d’orienter le développement et la promotion touristique du territoire
autour d’un tourisme de proximité à destination des résidents des villes moyennes et métropoles
environnantes.
II.3.3.2 Un potentiel pouvant être crédible et pertinent au
regard de la demande
Lorsque l’on regarde les statistiques élaborées par le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc lors
du Bilan Touristique 2014-2015, on constate que la Haute Vallée du Thoré possède l’ensemble des
caractéristiques pour répondre à la demande et aux attentes des visiteurs du Parc : en effet, la
randonnée (27%) et la détente (22%) arrivent en tête des motivations de venue au Parc. Au regard de
cette demande, la Haute Vallée du Thoré présente des éléments d’offres pertinents : l’offre
d’itinéraires variés répartis sur le territoire et les espaces aquatiques du territoire sont autant
d’activités qui pourraient satisfaire les visiteurs. Cependant, ces éléments doivent être mis en avant,
être visibles sur le territoire afin de le positionner comme une alternative de destination loisirs à
l’intérieur du Parc.
II.3.3.3 Des ambitions politiques fortes
La Communauté de communes de la Haute Vallée du Thoré s’est engagée dans une dynamique de
regroupement et de stratégie commune avec l’agglomération Mazamet. La matérialisation de ce
rapprochement au sein d’un OTI constitue la première pièce d’une stratégie visant à faire de la
Montagne Noire une véritable destination touristique.
Vecteur d’image et de représentations positives, les activités de tourisme et de loisirs, constituent,
pour un territoire, un puissant levier de renouvellement de son image et d’attractivité. La démarche
de valorisation touristique engagée par le territoire de la Haute Vallée du Thoré en cohérence avec la
dynamique du Parc pourrait donc permettre de porter une attention nouvelle aux ressources du
territoire. Le Thoré longtemps exploité pour l’acidité de ses eaux, demain vecteur puissant d’identité
et de valorisation du cadre de vie. La forêt, ressource identifiée pour l’industrie du bois, est appelée à
porter de nouveaux usages dans une dimension plus récréative et les versants de montagne, support
d’une activité agricole extensive qui a façonné les paysages est amené à porter des pratiques87
d’itinérance, de loisirs et de découverte. Enfin, le patrimoine et la capacité du territoire à valoriser
son histoire industrielle.
Le tourisme incite à une reformulation des ressources, au développement de nouveaux usages et de
nouvelles représentations. La trajectoire poursuivie est ambitieuse. Faire de ce territoire une
destination nécessite de porter des efforts importants sur la constitution et la structuration d’une
économie touristique. Il apparaît cependant nécessaire de souligner qu’aujourd’hui, la Haute vallée
du Thoré, bien qu’elle ne présente que peu d’infrastructures d’hébergement, peut se positionner
comme une destination de proximité pour les pôles urbains environnants. Ce positionnement
permettrait, d’une part, de structurer les quelques prestataires autour d’une ambition commune en
s’appuyant sur les outils de promotion du Parc, et d’autre part, de travailler à une revalorisation de
l’identité et de l’image du territoire, indispensable à l’attractivité résidentielle future du territoire.
II.4 Les énergies renouvelables, de l’opportunité au
projet territorialisé
Positionner un territoire sur les énergies renouvelables c’est choisir les modes de production
d’énergies adaptés au territoire. La Haute Vallée du Thoré, avec ses caractéristiques physiques,
agricoles, paysagères présentes des opportunités de développement. Les vents constants
Tramontane et Autan autorisent le développement raisonné du secteur éolien, les espaces de forêts
offrent des perspectives en matière de bois énergie, les élevages permettent la méthanisation et les
cours d’eau permettent de développer l’hydroélectricité.
II.4.1 Des démarches en faveur des énergies renouvelables
déjà existantes
II.4.1.1 Une énergie éolienne bien implantée au
développement raisonné
La Communauté de communes de la Haute-Vallée du Thoré se situe sur deux zones qualifiées comme
favorables au développement de l’éolien, le plateau d’Angles et la Montagne Noire.
Figure 67 - Extrait de la carte des communes de Midi-Pyrénées situées dans une zone favorable au développement éolien, SRCAE Midi-Pyrénées88
L’énergie éolienne est implantée sur le territoire de la Haute Vallée du Thoré depuis la fin des années
2000. Mis en activité en 2009, le Parc de 6 éoliennes de Sauveterre a été le premier parc de la
Communauté de communes. Un deuxième de 8 éoliennes est en cours de construction à Albine et un
troisième de 10 éoliennes a obtenu un permis de construire à Saint-Amans-Valtoret. Celui-ci fait
actuellement l’objet d’un contentieux.
Le territoire de la Haute Vallée du Thoré possède des caractéristiques aérauliques favorables dues à
une forte directivité des vents provenant essentiellement du secteur nord/ouest (Tramontane) et
sud-est (Autan). Ce potentiel a contribué à un développement important de l’éolien dans le territoire
du Parc, le conduisant à élaborer en 2004, un « document de référence territorial pour l’énergie
éolienne dans le Parc naturel régional du Haut-Languedoc ». Ce document constitue un outil
d’information et d’aide à la décision locale pour maîtriser le développement de cette énergie sur le
territoire (cf. Etat Initial de l’Environnement). La cartographie du document de référence pour
l’énergie éolienne à une portée opposable aux documents d’urbanisme puisqu’il est partie prenant
de la Charte du Parc ; de même que les mesures d’encadrement du rapport de Charte. Ainsi suivant
ce document de référence, les projets éoliens développés sur le territoire du Parc ont quasiment
atteint aujourd’hui le plafond prévu par la charte (300 machines en fonctionnement ou autorisées).
De plus, les nombreuses contestations déclenchées à chaque nouveau projet éolien doivent être
prises en considération. En effet, le Parc de Sauveterre a connu des contestations liées aux impacts
environnementaux, le site d’Albine actuellement en construction a été quant à lui contesté
concernant le financement participatif proposé par les promoteurs du projet. Enfin, le site de Saint-
Amans-Valtoret est actuellement contesté concernant la dégradation des paysages et du milieu et les
nuisances sonores. A l’échelle du PNR, de nombreuses associations se sont créées afin de dénoncer
les dégradations paysagères et environnementales. Compte tenu des nombreuses contestations et
des limites à l’échelle du Parc, l’éolien offre des opportunités limitées de développement.
II.4.1.2 L’énergie hydroélectrique sur le territoire
Bien que les débits des cours d’eau soient relativement modestes, le territoire compte néanmoins
une quinzaine d’installations hydroélectriques. La puissance installée sur le territoire est ainsi de
22,04 MW, soit 0,4% de la puissance régionale. Les installations présentent une production en
énergie stable organisée autour de quatre concessions : la concession de Corbières pour les villages
d’Albine et Sauveterre, la concession Montahut pour le village de Lacabarède et les concessions de Le
Baous et le Vintrou pour le village de Saint-Amans-Valtoret.
Aujourd’hui, dans le cadre de l’appel à projet TEPCV dont le territoire est lauréat, un projet de
microcentrale hydroélectrique est prévu à Albine sur un affluent du Thoré. Il sera financé à hauteur
de 70 % par le programme TEPCV et 30% par la collectivité. Sur le territoire, les potentialités du
développement de l’hydroélectricité sont exploitées sur les différents cours d’eau, affluents de l’Arn
et du Thoré.89
II.4.2 Du potentiel en énergie biomasse
II.4.2.1 Un contexte porteur pour le développement de
l’énergie biomasse
Le territoire de la Haute Vallée du Thoré présente des perspectives de développement sur l’énergie
biomasse : la filière bois-énergie et la méthanisation. Aucune installation collective de production
d’énergie biomasse ou thermique n’est encore implantée sur le territoire mais ses capacités de
développement de ces filières existent et plusieurs entreprises spécialisées de la biomasse sont
notamment implantées dans le Tarn (RAGT). On notera cependant l’existence d’un projet individuel
porté par un agriculteur sur la commune de Saint Amans Valtoret. Aussi, Tryfil, le syndicat mixte
départemental pour la valorisation des déchets ménagers et assimilés, auquel adhère
l’intercommunalité, peut être un appui technique pour la valorisation de ce débouché. En effet, il
accompagne les territoires qui souhaitent développer un réseau de chaleur bois sur des études de
faisabilité, la maîtrise d’ouvrage, l’approvisionnement en combustible ou comme investisseur. Trifyl a
notamment créé deux plateformes de transformation des déchets en énergie dont une à
Labruguière, à proximité de la Communauté de communes.
La transition énergétique des territoires (loi sur la transition énergétique de 2015) appelle le
développement de l’énergie par biomasse et plusieurs appels d’offres sont actuellement en cours. Le
Ministère de l’écologie et du développement durable et de l’énergie, a lancé le 8 février 2016, un
appel d’offres sur 3 ans dédié à la méthanisation et au bois-énergie. Il est ouvert aux installations
bois-énergie de moins de 25 MW et aux méthaniseurs de moins de 5 MW. Il a pour but de soutenir
les projets exemplaires en matière de qualité de l’air, de valorisation de la chaleur et
d’investissement participatif. Aussi, un appel d’offre portant sur la réalisation et l’exploitation
d’installations de production d’électricité à partir de la biomasse est actuellement porté par la
Commission de Régulation de l’Energie est en cours.
Le contexte actuel est incitatif pour les territoires et les entreprises en matière de filière bois-énergie
et méthanisation et représente une réelle opportunité de développement pour le territoire.
II.4.2.2 La filière bois-énergie : un développement crédible
Alors que la forêt couvre 9750 hectares du territoire intercommunal, soit 70% de sa superficie totale,
la filière bois-énergie collective n’est pas développée sur le territoire. Un projet de chaufferie
communale avait été amorcé par la commune de Lacabarède mais rapidement abandonné faute de
rentabilité. Aucun équipement collectif de chaufferie au bois n’existe sur le territoire, cependant, de
manière individuelle, le bois est une source de chauffage largement utilisée par les habitants de
l’intercommunalité.
Les opportunités d’exploitation des sous-produits en bois-énergie et la création d’équipements
collectifs (chaufferie, broyeuse, etc.) (cf. supra) mérite d’être étudiées au regard de la proximité
immédiate de la ressource. Cette production d’énergie permettrait ainsi de mieux valoriser les sous-
produits du bois, de créer un intérêt économique supplémentaire à l’exploitation de la forêt et de
contribuer à leur entretien. Enfin, c’est une filière où les circuits d’approvisionnement, de fabrication,90
de distribution sont locaux, ce qui permettrait à la Haute Vallée du Thoré d’acquérir une
indépendance énergétique hors transports sur son territoire et de créer de nouveaux emplois.
De plus, dans une démarche de transition énergétique, l’Etat poursuit une politique incitative
concernant le bois-énergie. Depuis le début des années 2000, l’Etat a mis en place un dispositif
incitatif grâce à l’obligation d’achat. Les installations de production raccordées au réseau public de
distribution sont dans l’obligation d’acheter l’électricité produite à partir du bois-énergie aux
entreprises locales qui en font la demande.
II.4.2.3 Un territoire dominé par l’activité d’élevage : source
de potentialités pour la méthanisation
La méthanisation est une pratique encore peu développée qui pourtant propose des résultats de
production d’énergie importants. Ce mode de production est une opportunité pour la Haute Vallée
du Thoré car l’empreinte agricole et notamment la forte présence de l’élevage offre une réelle
opportunité au développement de la méthanisation.
L’agriculture est un secteur consommateur d’énergie, à la fois d’énergie directe comme les
carburants et l’électricité et indirecte avec les énergies pour intrants, les engrais, les produits
phytosanitaires, les matériaux, les bâtiments etc… La question de l’énergie est en effet centrale dans
le domaine agricole puisqu’elle peut représenter 20 à 40 % des charges d’une exploitation agricole
(Source Chambre d’agriculture du Tarn). La méthanisation est un procédé de fabrication d’énergie
qui s’adapte aux exploitations agricoles. C’est un processus de dégradation biologique de la matière
organique (effluents d’élevage, résidus de culture…) qui permet de collecter du biogaz (méthane et
dioxyde de carbone) afin de le transformer en énergie (chaleur et/ou électricité par le biais d’un
moteur à gaz).
Sur le territoire de la Haute Vallée du Thoré, le potentiel pour développer le procédé de
méthanisation existe. Il existe 31 exploitations d’élevage bovin avec une moyenne de 70 têtes par
exploitation sur le territoire, principalement situées à Saint-Amans-Valtoret et Sauveterre. De plus,
des élevages caprins et ovins se trouvent à Rouairoux et Lacabarède. La concentration spatiale des
exploitations pourrait faciliter la collecte des matières organiques et optimiser la chaîne de
production et notamment l’implantation locale d’un digesteur capitalisant les efforts de plusieurs
exploitations.
Le développement de cette nouvelle source d’énergie permettrait donc d’inscrire la Haute Vallée du
Thoré dans une démarche environnementale et possède de nombreux autres atouts :
La traite des déchets agricoles est possible là où ils étaient avant stockés.
Les résidus liés à la méthanisation sont réutilisés comme fertilisant pour l’agriculture.
Ce procédé crée également de nouvelles formes de revenus pour les agriculteurs et permet
la création d’emplois dans les différentes phases du processus.
La production locale de cette énergie permettrait aussi à la Communauté de communes de
dynamiser sa production d’énergies renouvelables et de s’inscrire comme un territoire actif
en matière de transition énergétique.91
Enfin, bien que le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc encourage ce procédé, les
actions au sein du parc sont peu nombreuses. Le territoire pourrait donc se positionner
comme précurseur dans ce domaine au sein du Parc.
II.4.3 Des démarches à mener pour plus de sobriété
énergétique
II.4.3.1 Un cadre porteur pour la sobriété énergétique
Le Schéma Régional Climat Air Energie de Midi-Pyrénées met en place une stratégie vers une
diminution de la consommation énergétique. Ses objectifs concernent la réduction de la
consommation énergétique de 18% et une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 20% en
2020. Il oriente l’adaptation des territoires et des activités socio-économiques au changement
climatique, la prévention et la réduction de la pollution atmosphérique, le développement des
énergies renouvelables. La Haute Vallée du Thoré, dans ces initiatives locales, s’inscrit dans les
dynamiques régionales.
Le PNR du Haut Languedoc s’engage quant à lui en faveur de la réduction de la consommation
énergétique. Le Plan Climat Energie Territorial (PCET) a permis, lors du diagnostic réalisé en 2008-
2009 de dresser un constat plutôt négatif de la consommation énergétique au sein du Parc. En effet,
la consommation totale d’énergie était équivalente à 2683 GWh, soit les besoins en électricité
domestique d’environ un million de personnes. En 2008, les énergies renouvelables représentaient
38 % de la consommation totale du Parc. A la suite de ce constat et souhaitant engager une
réduction de la consommation énergétique et le développement des énergies renouvelables, cinq
objectifs ont été définis dans le PCET :
1. La maîtrise de l’énergie par la diminution des consommations d’énergie avec des objectifs
quantifiés de 536 GWh en 2020.
2. Le développement maîtrisé des énergies renouvelables afin de produire d’ici 2020, 429 GWh
d’énergies renouvelables supplémentaires.
3. Le développement de l’urbanisme durable en sensibilisant les acteurs du Haut Languedoc.
4. La sensibilisation et à l’éducation à l’environnement et aux pratiques raisonnées.
5. L’adaptation au changement climatique en créant un Observatoire Local du Climat en
mobilisant les acteurs de l’eau et du climat.
Le Plan Climat Energie Territorial marque l’engagement du Parc pour une politique concertée en
matière de consommation et de production d’énergie avec pour objectif de réduire les
consommations par l’amélioration de l’efficacité énergétique.
Pour la Haute Vallée du Thoré, le contexte est donc porteur en matière de diminution de la
consommation énergétique. En effet, les objectifs de maîtrise de l’énergie, de développement des
énergies renouvelables et de diminution des besoins sont définis à la fois par la région Midi-Pyrénées
et par le PNR du Haut Languedoc.92
II.4.3.2 Un territoire qui s’engage
Le rapport réalisé lors de la candidature du territoire au projet TEP-CV (Territoire à énergie positive
pour la croissance verte) fait le constat d’une consommation énergétique domestique importante.
Cependant, le territoire œuvre à plus de sobriété au travers de plusieurs actions :
La Communauté de communes œuvre à la réduction des déchets au travers d’un programme
de sensibilisation au tri des déchets à destination des enfants des écoles et des composteurs
sont également mis à la disposition des habitants.
Un programme de sensibilisation à la consommation énergétique est mis en place grâce à
des animations autour de la déperdition thermique des bâtiments et des propositions de
solutions individuelles.
Les mobilités douces sont également valorisées et un programme de développement des
activités de pleine nature est mis en place.
Un refuge de montagne à basse consommation énergétique a été créé. Il est alimenté en
électricité par des panneaux solaires.
L’engagement du territoire pour la transition énergétique, notamment par les économies d’énergies
et les énergies renouvelables s’est également concrétisé par la candidature du territoire au Fond de
Financement de la Transition Energétique mis en place par le Ministère de l’Ecologie, du
développement durable et de l’énergie. Lauréat en 2015, des actions vont être menées sur le
territoire afin de développer un projet de territoire en faveur de la transition énergétique :
- Une action relative à la réduction des consommations des bâtiments en passant par
l’abondement de l’éco-chèque et la réalisation de travaux d’économie d’énergie d’un
bâtiment intercommunal.
- Des actions en faveur de la mobilité durable par l’installation de bornes de recharges pour les
véhicules électriques et la réalisation d’enquêtes de déplacement.
- Des actions de sensibilisation des habitants aux enjeux des territoires à énergie positive.
A moyen terme (2020), l’objectif du territoire est celui d’un développement durable ambitieux par,
une nouvelle organisation territoriale grâce notamment au PLUi, au développement de réseaux
chaleur-bois, à l’accès aux bornes de recharge électrique, à la lutte contre la précarité énergétique, et
au projet de développement d’une centrale hydroélectrique à Albine. En 2050, l’objectif du territoire
est d’être énergétiquement autosuffisant, hors transports.
Par le biais de sa candidature pour devenir TEPCV, l’intercommunalité souhaite développer un projet
de territoire de transition énergétique en impliquant ses sept communes. Il s’agit d’inscrire les
projets dans une logique de proximité et dans le développement de l’économie locale.
II.4.3.3 Un gros chantier à entreprendre : la rénovation des
logements
Une opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH) a été lancée en 2007 et réactualisée
en 2016 par la Communauté de communes. Elle a pour objectif de développer le confort des
logements occupés, de mettre les logements aux normes d’habitabilité et surtout de développer la93
maîtrise énergétique de l’habitat en encourageant la mise en place d’équipements durables
(isolation thermique et mode de chauffage). Parallèlement à l’OPAH, une opération façade a été
lancé en 2007 afin d’aider financièrement et techniquement les propriétaires à réaliser des travaux
de rénovation des façades de leur logement. Cette aide est accessible pour les résidences principales
et secondaires.
Afin de lutter contre la déperdition d’énergie des logements anciens et de lutter contre la
consommation énergétique des logements, une Réglementation Thermique a été mise en place.
L’objectif est de diminuer la consommation énergétique des logements français, consommateurs de
40% de l’énergie en France. Cette réglementation concerne l’ensemble des bâtiments existants du
parc immobilier français et impose des exigences de performances thermiques minimales pour les
équipements installés ou remplacés dans un bâtiment existant. Elle doit donc être prise en compte
dans les actions de rénovation du bâti de la Haute Vallée du Thoré car elle peut freiner les initiatives
de rénovation. En effet, bien que la mise aux normes de l’habitat ne soit pas obligatoire, si des
travaux d’isolation sont entrepris, ils devront répondre à la réglementation thermique.
III. D’une géographie urbaine de
l’abandon à un projet de réappropriation
En quelques mots :
- Derrière la linéarité des villages rue, des morphologies urbaines variées
- Une croissance démographique limitée mais une urbanisation diffuse à maîtriser
(hameaux)
- La RD 612, élément structurant de la morphologie urbaine et facteur de nuisances
importantes et de dégradation du cadre de vie
- Demain, des enjeux importants de recomposition urbaine pour limiter les effets
des nuisances, valoriser le cadre de vie, limiter l’étalement urbain et la
diffusion de l’urbanisation (hameaux) en incrémentant de nouveaux éléments
de structure assurant une ouverture et une respiration des bourgs (la voie
verte, la réouverture du Thoré, etc.)
- Vers de nouvelles formes d’urbanité plus ouvertes et moins accrochées à la route
en capacité d’améliorer le cadre de vie, poursuivre l’urbanisation dans une
assiette foncière relativement restreinte, faire de la contrainte inondation une
opportunité, etc.
III.1 Morphologie des bourgs, évolution et profils type
La Communauté de Communes est composée d’un chapelet de villages répartis de part et d’autres
du Thoré et de la RD612. Tous les villages se composent d’entités villageoises principales assez
denses et d’un chapelet de hameaux et écarts agricoles qui parsèment le fond de vallée et les
versants du plateau d’Anglès au Nord et de la Montagne Noire au Sud.__ Mrmivhens mes
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94
Certains d’entre eux sont traversés par la RD612 comme Labastide-Rouairoux ou Lacabarède. Au fil
du temps, ces villages se sont progressivement tournés vers la route en prenant la forme de villages-
rues qui s’étirent le long de la voie. D’ailleurs, la diffusion de l’urbanisation le long des axes de
circulation sur les versants et en fond de vallée a progressivement relié des entités bâties autrefois
distinctes.
Figure 68 - évolution de la tache urbaine de la Communauté de communes de la Haute Vallée du Thoré, PNRHL, PAC, 201595
Figure 69 - évolution de la tache urbaine, extrait PAC 2015
Ce sont les communes les plus proches de Mazamet et à proximité immédiate de la RD612 reliant
Castres à Mazamet qui observent la dynamique démographique la plus importante et accueillent de
plus en plus de services, équipements et activités : à savoir Bout-du-Pont-de-l’Arn et Saint-Amans-
Valtoret.
Leur attractivité résidentielle est essentiellement due à la proximité de ce bassin de vie.
Bout-du-Pont-de-l’Arn est la commune la plus proche et la plus concernée par le développement de
l’agglomération. Elle s’inscrit dans un fonctionnement périurbain en accueillant une population
d’actifs travaillant dans le bassin Castres-Mazamet, de nouveaux logements au sein de lotissements
résidentiels, et des zones d’activités économiques et commerciales en fond de vallée, dont le centre
E. Leclerc, qui marque l’entrée de l’agglomération mazamétaine.
Saint-Amans-Valtoret a la particularité de former une entité agglomérée reliée à la commune voisine
de Saint-Amans-Soult. Les deux communes partagent des équipements publics comme le groupe
scolaire ou la crèche.
A l’échelle intercommunale, les espaces urbanisés représentent aujourd’hui 574 ha environ (en
comptant les équipements publics, et les bâtiments d’activités économiques). La pression foncière
est modérée à faible avec une moyenne variant d’un peu plus d’1 permis par an à une petite dizaine
pour les communes les plus dynamiques. Elle se concentre surtout sur les villages de Bout-du-Pont-Nombre de permis de construire délivrés pour la construction de logements dans les communes de la haute-Vallée du Thore
/° Absence de données
Résultats basès sur les donnèes de dépôts de permis de construire « Sitacet2 »
96
de-l’Arn et Saint-Amans-Valtoret. Pour le reste de la vallée du Thoré, un enjeu d’attractivité des
logements existants et plus généralement de l’attractivité du territoire se pose.
Figure 70 - Nombre de permis de construire délivrés, PAC PNR HL, 2015
La consommation d’espaces entre 2003 et 2013 a été relativement modérée (45,64 ha) avec
néanmoins des écarts de consommation importants entre l’est et l’ouest, entre Bout du Pont de l’Arn
(23,2ha) et Labastide Rouairoux (2,09 ha). Cette tendance confirme une polarisation du territoire
vers l’ouest et un renforcement des déséquilibres sociaux-spatiaux avec la commune de Bout du Pont
de l’Arn qui porte plus de la moitié de la consommation d’espaces des dix dernières années. Sur le
plan de la nature des espaces consommés, cette consommation s’est faite principalement sur les
zones U et AU (cf. annexe 6 - approche détaillée de la consommation d’espaces).€
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97
III.1.1 LABASTIDE-ROUAIROUX
• Formes urbaines dont l’évolution et l’organisation ont été
largement influencées par le passage de la RD612 au
cœur du village et l’implantation des sites industriels en
bordure du Thoré donnant une structure linéaire en épi,
sous la forme d’un village-rue avec les constructions
étalées le long de la RD à l’alignement et une succession
de voies perpendiculaires. La morphologie urbaine du
bâti est marquée par des maisons individuelles jumelées
et en bande majoritairement en R+2 et parfois jusqu’à
R+3.
• La situation géomorphologique du site est à l’origine de
l’évolution spatiale de l’urbanisation de la commune
(atout d’implantation lié au passage de la RD et du Thoré
et contraintes physiques de topographie ne permettant
pas un développement concentrique du bourg centre)
des premières extensions sur les versants Nord de la
vallée du Thoré à fort dénivelé contraignants à l’origine
d’une urbanisation dense et étriquée (voies de
circulations très étroites). L’habitat périphérique est
moins dense et à dominante pavillonnaire. Des
constructions collectives ont également été édifiées (R+3
et R+4) sur la partie Ouest du bourg.
• Des espaces de densification et d’extension possibles. Le
bourg est cependant marqué par un taux de vacance
important mais peu de dents creuses.
• Une partie des habitations implantées, surtout sur la
partie Ouest du bourg, est légèrement impactée par
l’aléa inondation lié au passage du Thoré (niveau d’aléa
« précaution »).
• Poches d’activités économiques intra et extra-urbaines.98
Labastide-Rouairoux – Analyse diachronique de l’évolution de l’urbanisation par photos aériennes
Cette commune n’a pas connu d’évolution/extension urbaine majeure lors des 15 dernières années.
2006-2010*(2)
2000-2005*(1)
Aujourd’hui
Source : Géoportail
*(1) Prises de vue aériennes des territoires réalisées entre 2000 et 2005
*(2) Prise de vues aériennes des territoires réalisées entre 2006 et 20101.3 Commune
Parcelle +
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99
III.1.2 LACABAREDE
• Des formes urbaines dont l’évolution et l’organisation ont été largement influencées par le
passage de la RD612 et le risque inondation lié au Thoré :
o un cœur de bourg avec une organisation sous la forme d’un village-rue (implantation des
bâtiments majoritairement en R+2 de façon serrée et en bande) avec un alignement le long
de la RD612
o un bourg qui s’étend ensuite au Sud le long de voies perpendiculaires à la RD avec un habitat
périphérique plus récent et moins dense à dominante pavillonnaire.
• Une frange Nord du bourg entièrement impactée par le risque inondation
• Une partie des habitations implantées, surtout sur la partie Ouest du bourg, est légèrement
impactée par l’aléa inondation lié au passage du Thoré (niveau d’aléa « précaution »).
• Des hameaux ou quartiers d’habitations individuelles se sont développés en franges du centre-
bourg de Lacabarède sur les territoires communaux de Rouairoux et de Sauveterre notamment
en lien avec les activités industrielles situées sur Rouairoux.
• Poches d’activités économiques intra et extra-urbaines.
Lacabarède
Rouairoux
Sauveterre— ROUTE_PRIMAIRE (RD612)
— ROUTE_SECONDAIRE
En Hydrographie
PPRI Thoré
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1. Dressou
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3. Sales
4. Lebrat
5. Le Baylé
Hameaux regroupant quelques habitations
jumelées en bande.101
Lacabarède – Analyse diachronique de l’évolution de l’urbanisation par photos aériennes
Aujourd’hui
2006-2010*(2)
2000-2005*(1)
Cette commune n’a pas connu d’extension urbaine majeure lors des quinze dernières
années mais quelques constructions ponctuelles de maisons individuelles.
Source : Géoportail
*(1) Prises de vue aériennes des territoires réalisées entre 2000 et 2005
*(2) Prise de vues aériennes des territoires réalisées entre 2006 et 20106 | É
Légende
Porcelle À LE
— ROUTE. PRIMAIRE (RD612)
102
III.1.3 ROUAIROUX – Centre bourg
• Situé sur le versant Nord de la vallée du Thoré, le centre-bourg de Rouairoux est déconnecté des dynamiques existantes autour de la Vallée du Thoré et de
la RD612. La morphologie urbaine du cœur de bourg se caractérise par des constructions resserrées mitoyennes et denses.
• L’urbanisation de la commune est marquée par un mitage important au travers d’une pluralité de petits hameaux dispersés sur le versant du plateau
d’Anglès.
• La commune est dotée d’une carte communale qui intègre 4 espaces constructibles autour du bourg-centre et 3 autres espaces le long de la RD612 en
interfaces avec la commune de Lacabarède.103
Rouairoux Centre bourg – Analyse diachronique de l’évolution de l’urbanisation par photos aériennes
Aujourd’hui
2006-2010*(2)
2000-2005*(1)
Ces espaces de la commune n’ont pas connu d’extension urbaine majeure lors des
quinze dernières années mais quelques constructions ponctuelles de maisons
individuelles.
Source : Géoportail
*(1) Prises de vue aériennes des territoires réalisées entre 2000 et 2005
*(2) Prise de vues aériennes des territoires réalisées entre 2006 et 2010Légende
LL} Commune
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104
III.1.4 ROUAIROUX – Espaces urbanisés en frange de Lacabarède
Lacabarède
Rouairoux
Sauveterre
• Des hameaux ou quartiers d’habitations individuelles se sont développés en franges du
centre-bourg de Lacabarède notamment en lien avec les activités industrielles situées à la
fois sur la commune de Rouairoux et de Lacabarède.
• Poches d’activités économiques intra et extra-urbaines.105
Rouairoux – Analyse diachronique de l’évolution de l’urbanisation par photos aériennes
Ces espaces de la commune n’ont pas connu d’extension urbaine majeure lors des quinze
dernières années mais quelques constructions ponctuelles de maisons individuelles.
Source : Géoportail
*(1) Prises de vue aériennes des territoires réalisées entre 2000 et 2005
*(2) Prise de vues aériennes des territoires réalisées entre 2006 et 2010
Aujourd’hui
2006-2010*(2)
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106
III.1.5 SAUVETERRE
• Situé en bordure du Thoré mais en retrait par rapport à la RD12, le centre-bourg historique de la commune de Sauveterre est composé de
quelques habitations resserrées (maisons mitoyennes et individuelles) construites autour du château.
• La commune ne possède pas de centralité particulière et se caractérise plutôt par un développement urbain satellitaire connecté aux
dynamiques des communes voisines de Lacabarède et d’Albine.
• Il est à noter aussi la présence de trois petits hameaux situés en fond de vallée, au Sud de la RD612.
• La commune est dotée d’une carte communale qui intègre 6 secteurs constructibles dont le bourg-centre. Les secteurs qui offrent des capacités
de développement d’urbanisation les plus importantes sont les deux secteurs situés en interfaces avec les bourgs des communes voisines.Légende qu
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ROUTE_SECONDAIRE
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107
III.1.6 ALBINE – SAUVETERRE108
Albine – Analyse diachronique de l’évolution de l’urbanisation par photos aériennes
Aujourd’hui
2006-2010*(2)
2000-2005*(1) La commune a connu une légère densification de ces espaces situés en franges d’urbanisation Nord-Ouest et Sud-Ouest entre 2000 et 2010.
Source : Géoportail
*(1) Prises de vue aériennes des territoires réalisées entre 2000 et 2005
*(2) Prise de vues aériennes des territoires réalisées entre 2006 et 2010— ROUTE_PRIMAIRE (RD612)
— ROUTE_SECONDAIRE
En Hydrographie
PPRI Thoré
EM rouge
En bleue 1
109
III.1.7 SAINT-AMANS-VALTORET
Saint-Amans-Soult110
Saint-Amans-Valtoret – Analyse diachronique de l’évolution de l’urbanisation par photos aériennes
Aujourd’hui
2006-2010*(2)
2000-2005*(1)
Implantation d’un lotissement d’une trentaine de maisons individuelles sur la périphérie
nord-est du bourg entre 2006 et 2010 dont la densification s’est faite jusqu’à
aujourd’hui.
Source : Géoportail
*(1) Prises de vue aériennes des territoires réalisées entre 2000 et 2005
*(2) Prise de vues aériennes des territoires réalisées entre 2006 et 2010—— ROUTE_PRIMAIRE (RD612)
ROUTE_SECONDAIRE
En Hydrographie
PPRI Thoré
M rouge
En bleue 1
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III.1.8 BOUT-DU-PONT-DE-L’ARN – Centre bourg
• Pointe extrême ouest du territoire intercommunal. Cette
commune a été créée en 1928 (distinction de Saint-
Amans-Valtoret). Son urbanisation date en grande partie
de la seconde moitié du XXème siècle et est liée au
développement urbain et économique de la commune
voisine de Mazamet.
• Les secteurs d’urbanisation sont situés en retrait du
Thoré et de la RD612 et positionnés plutôt à proximité de
l’Arn.
• Le cœur de bourg marqué par une forme urbaine
relativement dense (maisons mitoyennes en bande
majoritairement en R+1) n’offre pas une réelle centralité
et le fonctionnement urbain de la commune est tourné
vers la commune voisine de Pont-de-l’Arn située de l’autre
côté de l’Arn.
• La commune a connu plusieurs temps d’urbanisation
caractérisés par la création de lotissement résidentiels de
maisons pavillonnaires de plain-pied ou en R+1.
• Présence importante d’espaces économiques industriels le
long de la RD612, du Thoré et de l’Arn et un centre
commercial en entrée de ville sur la RD612. Entrée
d’agglomération de Mazamet.
Mazamet
Pont-de-l’ Arn112
Bout-du-Pont-de-l’Arn - Centre bourg – Analyse diachronique de l’évolution de l’urbanisation par photos aériennes
Bout-du-Pont-de-l’Arn – Centre bourg – Analyse diachronique de l’évolution de l’urbanisation par photos aériennes
Aujourd’hui
2006-2010*(2)
2000-2005*(1) Implantation d’un lotissement de maisons individuelles sur la périphérie ouest du bourg entre 2006 et 2010 dont la densification s’est faite jusqu’à aujourd’hui.
Densification entre les deux temps
d’analyse
Source : Géoportail
*(1) Prises de vue aériennes des territoires réalisées entre 2000 et 2005
*(2) Prise de vues aériennes des territoires réalisées entre 2006 et 2010S SK = PEN
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EM Hydrographie
ET Commune
Parcelle
PPRI Thoré
EI rouge
EMI bieue 1
L | bleue 2
EI précaution
transitoire
113
III.1.9 BOUT-DU-PONT-DE-L’ARN – Habitat dispersé
• Espaces d’urbanisation diffuse et d’habitat dispersé avec
habitations résidentielles en maisons individuelles sur
parcellaire lâche.114
Bout-du-Pont-de-l’Arn – Habitat dispersé – Analyse diachronique de l’évolution de l’urbanisation par photos aériennes
Aujourd’hui
2006-2010*(2)
2000-2005*(1)
Ces espaces de la commune n’ont pas connu d’extension urbaine majeure lors des
quinze dernières années mais quelques constructions ponctuelles de maisons
individuelles.
Source : Géoportail
*(1) Prises de vue aériennes des territoires réalisées entre 2000 et 2005
*(2) Prise de vues aériennes des territoires réalisées entre 2006 et 2010115
III.2 Profil type entre linéarité et concentration
Ainsi les paysages urbains des communes de la Haute Vallée du Thoré offrent des morphologies urbaines différentes qui se sont construites en lien avec les
éléments clés de structuration récurrents et la dynamique économique industrielle passée. On dénombre ainsi 5 morphologies type caractéristiques :
1. Le village-rue: linéarité de la structure de certains bourgs due à la forte influence des trois axes structurants de la vallée (RD612, rivière Thoré et
l’ancienne voie ferrée) ;
2. Le village groupé construit autour d’une ancienne centralité ;
3. Le chapelet de hameaux au travers d’un habitat diffus présents sur les versants de la vallée du Thoré ;
4. L’ensemble pavillonnaire en extension du tissu urbain existant: marque d’un phénomène d’extension urbaine des communes du territoire par
rapport au pôle urbain à proximité (Mazamet-Bout du Pont de l’Arn) et marque des nouveaux modes d’habiter à la campagne ;
5. Des bourgs déconcentrés liés notamment à la dynamique industrielle passée.116
III.2.1 Les villages-rue
Les communes, dont le centre-bourg est traversé par la route départementale D612,
le Thoré et l’ancienne voie ferrée de Mazamet à Bédarieux, aujourd’hui reconvertie
en Voie Verte, ont une organisation urbaine particulière en forme allongée le long de
ces trois axes structurants. Ainsi les constructions sont en continu (maisons
mitoyennes et maisons ouvrières en bande) le long des voies de circulation
(notamment la RD612). L’habitat central y est dense avec des volumétries de bâti qui
s’élèvent à R+2 et peuvent parfois même atteindre R+3.
L’urbanisation des rives du Thoré est en majeure partie caractérisée par des
constructions liées aux activités industrielles imbriquées dans les zones centrales
d’habitat. Ainsi, l’empreinte liée à ce passé industriel reste très présent dans le
paysage urbain de ces communes.
Les extensions urbaines de ces communes se sont faites sur les versants de la Vallée
du Thoré au travers d’un habitat périphérique plus récent et moins dense, à forte
dominante pavillonnaire. RD612
Labastide-Rouairoux
Lacabarède117
III.2.2 Les villages groupés
Certains bourgs prennent la forme de villages groupés où les bâtiments se
sont implantés de façon serrée autour de bâtiments publics accompagnés
de leurs parvis (château, église, mairie, etc.) et desservis par quelques rues
toutes reliées entre elles. Ainsi, on y retrouve une structure bâtie dense
(maisons mitoyennes) avec des volumétries de bâti qui s’élèvent jusqu’à
R+2.
Les extensions urbaines de ces communes se sont faites, dans un premier
temps, le long des voies de desserte du cœur de bourg. Par la suite, les
secteurs plus périphériques ont vu se développer une urbanisation lâche
caractérisée par la maison individuelle pavillonnaire.
Albine
Saint-Amans-Valtoret118
III.2.3 Le chapelet de hameaux
1
3 2
4
5 1. Dressou 2. Farail
3. Sales
4. Lebrat
5. Le Baylé
Le chapelet de hameaux, conséquence d’une certaine forme de pastillage liée à l’habitat diffus
se caractérise par l’implantation d’édifices dispersés dans un paysage naturel. Cet habitat
diffus est identifiable sur le territoire de la Haute Vallée du Thoré par les nombreux hameaux
existants dont l’élément fondateur est bien souvent une ferme d’exploitation.
Les hameaux constituent les derniers lieux paysagers d’habitat rural. Ils portent des noms en
lien avec la topographie des lieux. Ces hameaux assemblent plusieurs maisons, ramassées sur
un petit périmètre.
Rouairoux
Lacabarède119
III.2.4 Développement pavillonnaire
La morphologie urbaine des communes du territoire a été et reste
aujourd’hui largement impactée par la création d’extension urbaine
au travers d’opération d’aménagement de type lotissement
résidentiel dont l’objectif est de créer un tissu villageois de qualité.
Cependant cette forme d’urbanisation, la plus répandue dans les
territoires ruraux et périurbains, est très consommatrice d’espace
puisque bien souvent liée à l’implantation de maisons individuelles
pavillonnaires. En outre, ce type de logement est quasi-
exclusivement liée à l’accession à la propriété ce qui a pour
conséquence de limiter la mixité urbaine et sociale au sein des
villages.
Albine
Bout-du-Pont-de-l’ Arn
Saint-Amans-Valtoret120
III.2.5 Bourgs déconcentrés
Le phénomène de déconcentration résulte de deux
processus historiques:
- Le développement économique passé marqué par
un phénomène de concentration de l’activité
économique et humaine sur l’axe de la vallée et la
RD 612 a engendré une déconcentration de
certains bourgs dans leur développement urbain
capté par les centralités voisines plus attractives et
le corridor structurant de la RD 612.C’est le cas de
Sauveterre et Rouairoux.
- Une conurbation progressive avec des centralités
de bourg qui se sont recomposées au fil du temps
en une seule entité. En témoigne la difficulté de
Bout du Pont à consolider son centre-bourg par
rapport à Pont de l’Arn qui porte davantage cette
fonction de centre-bourg. En témoigne aussi
l’organisation urbaine imbriquée des communes de
Saint amans Valtoret et Saint Amans Soult.
En résulte des phénomènes de conurbation qui
interrogent à terme:
Le dépassement d’une vision communale du projet
urbain (c’est le cas notamment pour Sauveterre mais
aussi Rouairoux)
L’appréhension d’un périmètre élargi au-delà de la
Communauté de communes pour prendre en compte
dans l’évolution de l’urbanisation, le fonctionnement
urbain dans sa globalité.
Saint-Amans-Soult/ Saint-Amans-Valtoret
Pont-de-l’ Arn/Mazamet / Bout du Pont de l’ Arn
Albine / Sauveterre
Rouairoux, Sauveterrevillages et hameaux Bourgs et industries
(Rouairoux) RD612 = MONTAGNE versants boisés b versants NOIR] ocage
Vallée du Thoré Poisés
(m) PLATEAU:
800 | DES LACS!
0 1 2 3 4 5 6 7 8 (km)
Profil altimétrique type et simplifié Nord/Sud de la Haute Vallée du Thoré
121
L’organisation urbaine des communes de la Haute Vallée du Thoré est donc marquée par des
éléments de structure récurrents qui la modèlent, la délimitent et la circonscrivent :
La forte influence du passage de la route départementale D612. Aujourd’hui, perçue comme
un élément de nuisance, elle a constitué avec la voie de chemin de fer un axe d’ouverture
déterminant pour la Haute Vallée du Thoré amenant les activités et habitations à s’implanter
à proximité.
La présence de la rivière Thoré qui détermine en bonne partie les anciennes implantations
industrielles. La réappropriation de la rivière se joue à deux niveaux :
Sur le plan d’un urbanisme renouvelé où la rivière n’est plus un élément repoussoir ou un
simple élément de contrainte mais un élément de structure pour l’aménagement
d’espaces qualitatifs de respiration
comme composante essentielle de la valorisation touristique et de loisirs des espaces
naturels de la Haute Vallée.
Dans ce paysage bocager, l’occupation s’organise de par ses éléments de structures en différents
strates : les bourgs des villages qui se succèdent en fond de vallée le long de la RD612 marqués par
l’activité industrielle, l’agriculture s’étend sur les versants ponctués de fermes et hameaux jusqu’aux
lisières de la forêt qui occupe la partie haute au Nord, la partie médiane au Sud.
Figure 71 - Profils altimétrique et simplifié Nord/sud de la Haute Vallée du Thoré, Document de référnce des paysages du PNR du Haut Languedoc, 2015
Ces éléments de structure ont déterminé les logiques d’implantation humaine sur la Vallée.
Différentes séquences permettent d’en appréhender les éléments de composition urbaine (cf infra)
et de comprendre les limites de cette structuration : nuisances liées à la proximité de la RD,
inondabilité, linéarité et monotonie des formes urbaines, etc.
L’enjeu du projet urbain pour la Vallée du Thoré consiste à redéfinir les éléments de qui vont
structurer l’urbanisation future
- Quelle place pour le Thoré dans le nouveau projet urbain ?
- La voie verte peut-elle constituer demain un élément de recomposition urbaine ?Profil Type 1
Hors agglomération
Exclusif véhicules motorisés
3,8m 3,1m 3,8m
10,7m
Profil Type 2
Hors en agglomération
Exclusif véhicules motorisés
35m 3,5m
Es 7m
122
- Quelle dialectique du projet urbain entre densification/extension et création d’espace de
ressoufflement ?
Ainsi l’enjeu de la recomposition urbaine en Vallée du Thoré consiste à instiller de nouveaux
éléments de structure qui ne soient plus inféodés à la route départementale et qui assure un
nouveau rythme de composition urbaine.
III.3 Les éléments de structuration de la morphologie
urbaine, entre permanence et ruptures
III.3.1 Descriptif des éléments de structure
La RD 612
On constate 5 séquences principales de composition de la RD 612. Ses séquences en agglomération
déterminent des interactions difficiles avec le tissu urbain (difficultés d’arrêt, proximité du bâti, etc.).
Eu égard aux flux trafic de 9000 véhicules/jour, la relation entre la route et le tissu urbain doit être au
cœur de la réflexion sur le projet urbain dans le cadre du PLUI (contournement, retrait des
habitations par rapport à la route, qualification des devantures commerciales, création d’espace de
stationnement, ouvertures).Profil Type 3
En agglomération
Cheminements piétons/ voitures
«—> << 2,75m 3m 3m 2,75m
_ 11,5m
Profil Type 4
En agglomération
Trottoirs piétons, stationnements
et aménagements paysagers
Profil Type 3’
En agglomération
Cheminements piétons/ voitures
,
1}
123te,
d RCE
ns
ï.
é .
. .
PE + .. es" ? re RPC PO D.
… . _…. Ve, ° ° . “ $
“Pont de l'Arn cl
à get i
* Saint-Amans-Valtoret sn ê
1 1. :
tx Rouairoux : è
.. .". Cu .L 71 . : ë :
î L : “ on 4 .
. L A
! ,
o .. E
s Sauveterre Lacabarède
*
s Albine Le, : Le 4 "+ . LA e
Typologie du profil de la RD612 ensnnss ps tossssse, .. tte. TOM 750m * gmin AImin imin
2 T3/14 T2 T1 T1 T2 13° 72 1 T2 13 T4 T3 L LIL 1 1 L_L LL _ 1 . TTTIT 1 ï FE T
3,4km 3,6km 15km 3,8km 3,3km 350m 230m 2,2km Likm 400 900 650m 2min 3min 2mim Smin 2min 1mèn 1min 2min 1min
Distance totale : 21,43 km / Temps itinéraire : 23 minutes
m em imin
iminimin
124
Figure 72 - Séquencement de la RD 612 par profil typeNE:
FE Thoré
Les coteaux Sud Centre-bourg Extensions urbaines
de la Montagne Noire entre Rd612 et Thoré sur le versant Nord
Anciens sites industriels liés à (habitat individuel)
l’activité textile
‘à $ œ élan ‘7
Zone d'activité
du Cabanès en
entrée de ville
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
125
Les méandres de la rivière Thoré
La traversée du Thoré présente une interaction active et singulière entre le lit de la rivière, les
implantations industrielles et le tissu urbain. Cette rivière reste assez discrète et peu pratiquée par
les habitants qui lui ont longtemps tourné le dos de par sa vocation industrielle. Longtemps
considérée comme l’une des rivières les plus polluées de France, elle a fait l’objet d’une attention
particulière d’amélioration de la qualité de ces eaux. Dans cette perspective, elle fait aussi partie
intégrante d’une amélioration de la qualité et du cadre de vie dans la vallée. La rivière peut ainsi
devenir un élément non plus repoussoir mais d’appui qualitatif dans la composition urbaine des
cœurs de bourg et des entrées de ville. La place de la rivière dans le tissu urbain constitue un
élément déterminant de recomposition urbaine, pas seulement par la contrainte qu’elle suppose
(Risque inondation) mais aussi par l’empreinte paysagère et qualitative dont elle est porteuse.
La rivière Thoré rythme dans la vallée la coexistence entre le tissu urbain et les espaces d’activités
industrielle dans une composition paysagère organisée en trois strates : une rivière sinueuse plus ou
moins visible selon les endroits et jalonnée par une ripisylve discontinue ; des bas versants et le fond
de vallée où domine un paysage agricole bocager, des versants nord qui prolonge le plateau d’Anglès
et des versants sud plus raides de la Montagne Noire.
Labastide Rouairouxe- e-
Les coteaux Sud Extension Centre-bourg Hameaux d'habitations individuelles situés sur
de la Montagne Noire urbaine Village-rue le long de la voie verte au pied du versant Nord
. . . .
Le centre-bourg Espace d'extension urbaine (maisons individuelles)
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
126
Lacabarède
RouairouxLi - e-
Zone urbaine d'Albine Plaine alluviale large Centre-bourg de Sauveterre (Château)
- + e-
Commune de Saint-Amans-Soult Zone urbaine de saint-Amans-Valtoret
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
127
Albine/ Sauveterre
Saint-Amans-Valtoretoù
élan
QT = & = ne = Dire CE. [
Espaces d'activités économiques
le long de la RD612
ctre @
Zone d'urbanisation sur pente
douce du versant Nord
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
128
Bout-du-Pont-de-L’Arn*— linéaire de la Voie Verte
O Point d'accès Voie Verte
Em Voie Verte sur Passage Supérieur
“à © œ lan
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
129
La voie verte
La place du Thoré dans la dynamique de recomposition urbaine est à associer à la voie verte qui peut
demain constituer un nouvel élément structurant dans la composition du tissu urbain. La voie verte
offre de nombreux points de vue et ouvertures sur la rivière et permet de contrebalancer la vision de
« village-rue » un peu banale. De nombreuses communes ont entrepris un travail d’intégration
urbaine de la voie verte sans forcément en faire un élément structurant et qualitatif du projet urbain.
Labastide Rouairoux++ Linéaire de la Voie Verte
O Point d'accès Voie Verte
Q Parking d'accès Voie Verte
_
+ linéaire de ln Voie Verte
r | — DSC © Point d'accès Voie Verte e”
Re | —
À O Parking d'accès Voie Verte pes
X mi LÀ E =
“à
élan
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
130
Rouairoux-Lacabarède
Sauveterre++ Linéaire de la Voie Verte
© Point d'accès Voie Verte
O Parking d'accès Voie Verte
:
LL | *
. ++ Linéaire de la Voie Verte
O Point d'accès Voile Verte
O Parking d'accès Voie Verte
ES Voie Verte par Passage Inférieur
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
131
Saint-Amans-Soult/Saint-Amans-Valtoret
Bout-du-Pont-de-L’Arndes US r Le” P A
” | d
\ _
Nb) £ .
7%
PE. Occupation du sol en 2012 et entités paysagères
“ 1< # si
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
132
Ces éléments de structure ont déterminé les logiques d’implantation humaine sur la Vallée. L’enjeu
du projet urbain pour la Vallée du Thoré consiste à redéfinir les éléments de qui vont structurer
l’urbanisation future
- Quelle place pour le Thoré dans le nouveau projet urbain ?
- La voie verte peut-elle constituer demain un élément de recomposition urbaine ?
- Quelle dialectique du projet urbain entre densification/extension et création d’espace de
ressoufflement ?
Ainsi l’enjeu de la recomposition urbaine en Vallée du Thoré consiste à instiller de nouveaux
éléments de structure qui assurent un nouveau rythme de composition urbaine. Aujourd’hui, l’espace
urbain est surdimensionné sur certaines communes non soumises à l’influence de l’aire d’attractivité
mazamétaine et pourrait s’avérer suffisant pour répondre aux besoins (à confirmer selon statistique
de consommation foncière). L’enjeu consiste donc plus à optimiser sur ces espaces l’enveloppe
urbaine existante en portant appui sur de nouveaux éléments de structure qu’à s’inscrire dans une
logique d’extension de l’urbanisation existante.
III.3.1 Les entités paysagères caractéristiques
Les entités paysagères caractéristiques constituent des éléments d’intrants important pour envisager
les perspectives de recomposition urbaine. Les formes d’urbanité à recréer doivent être en symbiose
avec les éléments clés des faciès paysager, la rivière du Thoré, les versants herbacés et forestiers de
la Montagne Noire et du Plateau d’Anglès.
A nombre de trois, les entités paysagères sur la Haute vallée du Thoré offrent un rythme de
composition paysagère riche et valorisable
Figure 73- Occupation du sol en 2012 et entités paysagères“à À œ lan
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
133
La Montagne Noire (source : Atlas des paysages Tarnais)
Massif culminant à plus de 1000m et s’étendant sur 63KM, il constitue la terminaison sud du
Massif central. Il dessine un paysage de moyenne montagne qui offre une apparente
homogénéité forestière.
Obstacle physique et climatique entre la zone atlantique et la Méditerranée, sur son versant
nord, la montagne est devenue le domaine de la foret. Derrière une apparente homogénéité
on retrouve une diversité d’essences et notamment des hêtraies remarquables sur le plan
naturel et paysager avec clairières porteurs de variétés et d’ouverture de l’espace.
Le caractère champêtre et montagnard de la structure paysagère tient à l’équilibre entre les
structures paysagères liées à l’exploitation forestière dominante, l’activité agricole, à la
compacité des noyaux villageois et des hameaux.
Cependant, je sentiment d’enfermement peut être fort – plantation de résineux issues du
programme FFN. Ainsi les clairières sont des lieux de respiration importants à préserver.
Les orientations en matière préservation de cette entité paysagère sont importantes à
prendre en compte dans la réalisation du PLUI :
Maîtrise du rapport agri-forêt et du développement de la forêt (notamment dans la
perspective d’arrivée à maturité des bois => quelles opportunités pour diversifier les
essences ?)
Gestion et réhabilitation des symboles industriels parties prenantes de cette
composition paysagère
Maintien des clairières
Préservation des hêtraies et de l’architecture végétale (haie de hêtre, frêne)
Préservation des espaces ouverts
Entretiens et maintien des haies
Le plateau d’Anglès (source : Atlas des paysages Tarnais)
Continuité de Monts de Lacaune, le plateau s’étend sur une vaste surface aux reliefs peu
marqués et légèrement incliné vers la vallée du Thoré.
Versant sud de la Vallée de l’Agout, le plateau compose sur le territoire de la Haute Vallée du
Thoré une couverture forestière moins dense et ménage ainsi une large frange agricole. Ici,
les Prairies, les cultures et la trame bocagère forment un paysage agricole montagnard
encore très vivant.
Sur toute cette frange les hameaux ne connaissent pas l’abandon avec même de nouvelles
constructions… (Le Banquet, Faumontagne…)
L’extrême nord de la commune de Saint Amans Valtoret est la plus concernée par le
caractère dense du tissu forestier avec une pression forestière qui peut être importante et
qui se traduit par un grignotage des espaces agricoles.
Les orientations en matière préservation de cette entité paysagère sont importantes à
prendre en compte dans la réalisation du PLUI :
Préservation des éléments paysagers sur les hameaux
Gestion des limites forêt prairies : lisières forestières et ambiances de clairières
Maîtrise du rapport agri-forêt et du développement de la forêt“à À œ lan
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
134
Maintien de l’élevage extensif et du bocage => caractère pastoral en proximité de la
haute vallée du Thoré à préserver
Conservation des espaces ouverts
Maintien des clairières et corridors de clairières
Traitement spécifique des espaces sensibles (Gorges du banquet)
Le sillon du Thoré
Passage entre le haut pays tarnais et le bas pays languedocien, la Vallée du Thoré se
structure sur une trame paysagère originale entre permanence de paysages agro-pastoraux
combinés à une empreinte industrielle ancienne. Le col de la Fenille marque la limite de cette
ambiance et la rupture entre ambiance atlantique et ambiance méditerranéenne et accentue
la limite Tarn/Hérault.
Les orientations en matière préservation de cette entité paysagère sont importantes à
prendre en compte dans la réalisation du PLUI :
Gestion ou réhabilitation du patrimoine industriel
Gestion du développement urbain
Gestion des aménagements routiers
Réhabilitation de l’ancienne voie ferrée
Préservation et valorisation des caractéristiques urbaines : rue, jardins, organisation
générale
Gestion des limites forêt prairies : lisières forestières et ambiances de clairières
Préservation de la diversité écologique et fonction écologique dues cours d’eau
Maintien des clairières
Gestion du développement urbain en borde de Mazamet
Dissymétrie rive gauche –rive droite de la couverture forestière : préservation de
cette dissymétrieLes éléments d’interprétation paysagère
Le domaine agro-pastoral | | ; ' ! La partition Thoré-RD 612, colonne
Un enjeu fort de maintien des espaces ouverts à. ‘ : > Ë vertébrale du territoire
Des marqueurs poysagers et éléments de /r La madlège bocagar et les prairies "
structure urbaine à considérer
= Les socteurs de cuboures bocagères flourrages, cérèses)
ss, Le Thoré, rivière sinueuse plus ou moins visible
Un caractère rural et identitaire pouvant être menacé
ni Les secteurs de otage à sarvedler
4 Présersation de la stractare en chapetet des barmeaux
———— La traversée RD 612 structure la trame
urbaine et offre des cûmes de VUE paysagers
A Vues ouvertes sur le fond de vallée et les
ipisteeu d'Anges) versants de ls montagne note
Une composition urbaine entre village rue et
l'alternance forestière (résineux, feuillus, mixte) village de piémont
Un enjeu fort de maintien de lo limite forét-espoces
agricoles
=== Lys bete fonét-espaces agncobs
, La composition wrbaine en vilage-rue
€ à Le vilage groupé de piéencnt
Un enjeu fort de préservation de lo diversité des a Des leviers de mposition urbaine à essences a valoriser
es La préservation des forèts de feudlus |hétrae,
chénass), espace d'rrérét écoicgique potentiel Les Séquences urbaines du Thoré
La vote verte, nouvel étément de structure
Phrtñions ou reboisemnents en résroux fépicéa, s urbaine
Dougirs, san) %
des centres bourgs
Sites paysagers remarquables Requalfication des friches
Fratement paysager et quafification des
Set Peyrés, Roc de Peyramaus entrées de vile
“à © œ lan 7
# Gorges du Fenquet, Sagne de Puech Babe, Loc des
Sn
—
+ Fedynamsation et valorsation patrimoniale
Le Maitrise des extensions urbaines par le proget
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
135“à À œ lan
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
136
Le paysage c’est ce qui se donne à voir, résultat d’une étroite relation — harmonieuse,
hétéroclite… — qui unit dans un espace donné les traits d’une géographie physique du lieu et la
façon dont l’homme les a valorisés, sublimés, tentés d’effacer y laissant l’empreinte de ses pratiques,
de ses appropriations. Le paysage est ainsi une combinatoire qui évolue sans cesse, renvoyant aux
structures qui le définissent et aux représentations qu’il suscite. Les enjeux qu’il révèle fondent tout
à la fois les formes d’attachements qui l’enserrent et les évolutions qui l’inscrivent dans les politiques
d’aménagement du territoire.
« Il est le reflet vivant des territoires » (Atlas des paysages tarnais, 2004)
Les trois entités de relief — montagne Noire, plateau d’Anglès, Sillon du Thoré — offrent des
compositions paysagères variées rattachées aux paysages des hautes terres du département, aux
« ambiances montagnardes », faiblement peuplées, densément boisées, pour les hauteurs, alors que
les empreintes des activités humaines marquent plus distinctement le sillon du Thoré.
Les caractéristiques propres des « montagnes » ont été longuement étudiées et font ressortir la
place des forêts originelles de feuillus et celles issues des reboisements à base de résineux, la
pression forestière qui résulte de l’abandon progressif des espaces de culture, la façon dont la
topographie imprime les unités de paysage, le rôle joué par la mise en valeur agro-pastorale tout
autour des hameaux et des villages, sur les rebords de la vallée, les espaces d’aération que
représentent les vallées et lacs (La Raviège en amont d’Anglès, des Saints-Peyres). L’empreinte des
activités industrielles dans la vallée reste vive.
La carte dite chorématique traduit en première intention ces assemblages identitaires vus à l’échelle
des deux massifs, plateau d’Anglès et Montagne Noire sous l’étiquette synthétique d’espaces
forestiers marqués par l’agro-pastoralisme qui contribue à l’ouverture des massifs. La vision
complexe du domaine agro-pastoral inclut la prairie et les zones de cultures bocagères comme
éléments paysagers d’un maillage du territoire que complète la structure des hameaux et des
fermes. La question de la limite a été abordée en ce qui concerne celle qui nuance forêts et cultures,
cette lisière, véritable interface jouant un rôle déterminant dans la photographie des espaces de
montagne. La confrontation des deux types de boisements forestiers, originels à base de feuillus
dont l’intérêt écologique est fondamental, et de résineux nés des temps de reboisement, se veut une
lecture des milieux forestiers en relation directe avec une interprétation écologique des deux
écosystèmes végétaux. L’inscription des sites paysagers remarquables a pour objectif de situer
l’intérêt touristique de ces zones de montagne qui participent, même modestement, à l’attractivité
de l’espace régional.
Le cadre général de l’environnement des massifs posé, il est important de tracer le sillon du Thoré
comme axe majeur d’échanges entre Saint-Pons (Béziers) et Mazamet avec en front de haute vallée
Labastide-de-Rouairoux village-rue et ses empreintes industrielles. De la vallée, l’œil saisit les
versants des montagnes, l’agencement des prairies et des bocages, les retombées des zones de
culture comme limites. Mais la vallée, en son cœur, c’est surtout un marquage puissant de l’industrie
dont les formes héritées sont encore présentes, y compris dans la structure urbaine des villages-rues
qui s’y étirent. Anciennes usines et friches industrielles se mêlent aux jardins, dominées par la masse
forestière côté Montagne noire, égayées par un paysage bocager de prairies, champs et forêts sur la“à À œ lan
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
137
versant du plateau d’Anglès. La rivière en soi, par son tracé et ses eaux est un élément majeur, un
guide à toute vision d’aménagement. La voie ferrée transformée en voie verte complète le socle
référentiel de la vallée fortement marquée par les manifestations du climat océanique et les styles
d’architecture qui y répondent. C’est dans la vallée, tout au long des emprises villageoises et des
marques de l’industrie textile que se posent les ambitions d’aménagement sous la forme de
requalification, de reconquête, de redynamisation des centres bourgs, de traitement paysager des
entrées de village, de maîtrise des extensions urbaines, surtout auprès de Mazamet.
Une lecture hiérarchisée de l’espace Montagne Noire/Anglès/Thoré permet donc
‒ de situer les grands ensembles de montagne dans leur composition paysagère au regard de
leur intérêt écologique, des rapports forêts/agro-pastoralisme et de leur potentiel
touristique
‒ de visualiser l’axe du Thoré comme « colonne vertébrale » du territoire, axe central
d’échanges et de vie
‒ de mettre en relation les grands leviers de recomposition urbaine dans leur contexte
géographique.à biotope
élan :
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
138
III.3.2 Principes et perspectives de recomposition urbaine
Approche détaillée de la cartographie de synthèse : se référer à l’annexe 4 (recomposition urbaine) et annexe 5 (analyse détaillée des hameaux)LEGENDE
EXISTANT ET CONTRAINTES
Limites communales et Z Zones inconstructibles (plans
intercommunales d'épandage et surfaces RSD)
% Tâche urbaine (dilatation |
25m) de
% Espaces économiques (dilatation
25m)
Zones d’aléa fort PPRI
PRECONISATIONS
+ + Densification du tissu urbain Coupures d'urbanisation à créer
Extension urbaine L
Séquences urbaines à reconstituer
Pas de constructibilité entre voie verte et Thoré
Constructibilité limitée Friches industrielles à requalifier
Constructibilité potentielle O
©
©
»
Cm
Espaces loisirs nature à valoriser (UTN?)
Requalification/extension d'espaces [_= Traitement des entrées de ville , |
économiques
.ù $ œ élan
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
139LEGENDE
PRECONISATIONS
Continuités écologiques
D Pôles de nature
— Espaces potentiels de nature
Corridor écologiques potentiels
___ Axes privilégiés de déplacement
d'espèces
“à
élan
Milieux humides (eaux stagnantes)
DM Pôles de nature
Corridors écologiques potentiels
_ - —- Axe privilégiés de déplacements
d'espèces DES MILIEUX HUMIDES
Milieux aquatiques
Pôles de nature
Pôles de nature potentiels
— — — Corridors écologiques potentiels
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
140LEGENDE
LISTES DES HAMEAUX
@ Pas de constructibilité @ Constructibilité limitée Q Constructibilité
CHRONO
©
@ Lavit-Municiparité
à
élan
Le Moulin Lautier
Le Banquet
Bouisset
Faumontagne
Le Cuzel
De =
©
©
®
6
©0606
Puech Fouillé
Lavergne
Cavaillès
Vialanove
La Rize- Farrustas
- La Ranquière
Nalbaut-Le Peyral
Larroque
potentielle
La Gante
Castignous
Lardouse
Dressou
Sales
@9) Farail
Le Brat
Œ@) Le Baylé
®
©
©
6
©00©
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
141.ù …$ "= élan 7
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
142
IV. Enjeux et scénarii d’évolution
IV.1 Eviter le fil de l’eau, opter pour une croissance
positive mais raisonnée
Les perspectives d’une évolution au fil de l’eau laissent présager un renforcement des déséquilibres
constatés avec un risque de désertion/abandon accru sur certaines parties du territoire devenues
« inhabitables ». Parmi les risques d’une tendance au fil de l’eau marquée par une absence de reprise
démographique (taux de variation négatif à -0,8%/an) entre 99 et 2012 reporté à l’horizon 2025), on
notera notamment :
Des déséquilibres accrus entre l’Est et l’Ouest avec la commune de Bout du Pont de l’Arn qui
concentre la majeure partie de l’activité économique et de l’attractivité résidentielle
Un processus de vétusté et d’insalubrité aggravé des logements avec une dynamique
d'abandon qui se poursuit accentuant l’image de village fantôme
Une absence de consolidation de centralité d’équilibre et évasion renforcée vers les pôles
extérieurs (Mazamet, St Pons)
Une incapacité à répondre aux besoins des populations résidentes (personnes âgées) avec un
phénomène d’isolement et de paupérisation qui s’accentue
Un foncier économique peu qualifié et un mitage des activités entraînant une perte
d’attractivité par rapport à l’offre présente sur les espaces environnants
Et enfin, des activités socles autour de l’agriculture, de la forêt qui se maintiennent sans
effets d’entraînement et de diversification cependant par l’action publique6000
5000 += a
——Al bine
4000 — BDPA
——| bastide
3000 ——| acabarède
— ROUaÏIrOUX
2000
—
Sauveterre
1000 =
a".
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
143
Ainsi, si on applique la projection tendancielle en matière d’accueil de population à l’horizon 2030, la CCHVT passera en dessous de la barrière 5000
habitants avec près de la moitié de la population résidant à terme sur la commune de Bout du Pont de l’Arn. C’est là un scénario « caricatural » qui marque
cependant la nécessité d’une action publique fortes pour inverser cette tendance et s’inscrire dans un parcours de progression et de croissance positifs et
équilibré.
Figure 74 - Projection tendancielle de la population à l’horizon 20306000
5000 me
——/\|bine
4000 —pDPA
| bastide
3000 | acabarède
——— ROUAÏ OUX
2000 _——6/1\,
——— — Sauveterre
1000 - _—_—_—_—_—_—_.—_—…. CCHVT
2009 2011
:
2013
|
2015
:
2017
:
2019
|
2021
:
2023
.
2001
_
2003
_
2005 2007 2025 2027 2029 1999
:
“à …$ "= élan 7
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
144
Dès lors un scénario évolutif interroge la capacité de l’action publique à porter une stratégie pro-
active en matière d’attractivité résidentielle et économique tout en maîtrisant les effets sur son
environnement, voire même en prenant pour parti pris que la qualité et l’excellence
environnementale soit au cœur de son attractivité.
Figure 75 - Projection évolutive de la population à l’horizon 2030 avec un taux de variation annuel moyen de 0,2 à l’échelle de la CCHVT et des projections équilibrées par commune
Ce scénario s’appuie sur 3 principes fondamentaux porteurs de politiques publiques :
- OUVERTURE ET EQUILIBRE EST-OUEST : le repositionnement du territoire au cœur de la
nouvelle Région Occitanie est ici déterminant. L’ouverture est tout aussi importante vers
Castres-Mazamet et plus largement, Toulouse (projet autoroutier) qu’elle l’est aussi vers
Saint Pons-Béziers et l’arc Méditerranéen afin de maintenir les équilibres Est-Ouest. Une
stratégie d’offre qu’elle soit économique ou résidentielle doit être envisagée sur ces deux
dimension d’ouverture et au travers d’une structuration de l’armature urbaine en capacité
d’accompagner cette attractivité relative.
- STRUCTURATION DE L’ARMATURE URBAINE : elle se joue à plusieurs échelles et passe par la
structuration/confortement de pôles existants ou la création de micro-polarité de proximité :
1ère échelle
Une centralité à constituer autour du couple Saint Amans Soult/Saint Amans
Valtoret pour lequel il appartient aux deux collectivités de porter une réflexion
commune sur le confortement de cette centralité en continuité du pôle
Mazamétain.
une centralité subie en proche périphérie de Mazamet et pourvoyeuse d’une offre
commerciale pour laquelle il apparaît nécessaire de penser son évolution en
cohérence avec l’évolution de l’armature commerciale du pôle Mazamet-Castres“à À œ lan
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
145
une centralité en déclin, Labastide-Rouairoux pour laquelle une action de
confortement apparaît indispensable pour rétablir un équilibre Est-Ouest
2ème échelle
Des micro-pôles de services de proximité qui permette d’irriguer les petites
communes et d’être des centralités géographiques pertinentes.
- REQUALIFICATION DES ESPACES ECONOMIQUES ET DES UNITES DE VIE avec pour objectif de
travailler en priorité sur l’assiette urbaine existante dans un projet de recomposition des
vides et des pleins qui permette de faire évoluer certaines morphologies urbaines (village-
rue), de construire de nouvelles formes d’urbanité moins soumises aux nuisances.
Ces trois principes fondamentaux peuvent être illustrés au travers du chorème suivantPLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
146
Dynamique territoriales dans un scénario d’évolutionLEGENDE
Armature, ouverture et renouvellement urbain et économique
TS
l
4
FT ESS
Centralités dynamiques Attractivité faible, polarisation des pôles extérieurs
Centralité en déclin à
conforter Dynamique d'ouverture et
attractivité
Centralité duale à consolider
oO Espaces économiques à qualifier
Micro-centralités à
créer/conforter CO Friches industrielles à requalifier
Renouvellement urbain majeur
Axes structurants et dynamiques de valorisation
=> Axe RD y Réouverture du Thoré Continuité et échanges
des activités de nature à
Wan Axe Thoré Espaces loisirs à favoriser
“à |
élan
| _ valoriser (opportunité UTN?) | . Axe Voie Verte et Patrimoine
oh tfantes + Chapelet de hameaux monumental et
‘éco ues à préserver CE et exploitations vernaculaire
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
147“à À œ lan
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
148
Ainsi dans cette trajectoire d’évolution QUATRE ENJEUX peuvent constituer les piliers du Projet
d’Aménagement et de Développement durable
ENJEU 1 : CONSTRUIRE UNE OFFRE RÉSIDENTIELLE ATTRACTIVE DANS UNE
EMPREINTE URBAINE RESTRUCTURÉE ET UNE ARMATURE COHÉRENTE
ENJEU 2 : RECHERCHER UN DEVELOPPEMENT DU TERRITOIRE GARANTISSANT
L’EQUILIBRE DE L’ENSEMBLE DE SES COMPOSANTES ENVIRONNEMENTALES
ENJEU 3 : PRÉSERVER ET VALORISER NOTRE ANCRAGE PRODUCTIF LIEES AUX
RESSOURCES ET OUVRIR LES LEVIERS DE DIVERSIFICATION DE NOS FILIÈRES
ENJEU 4 : REQUALIFIER ET ORGANISER NOTRE FONCIER ÉCONOMIQUE EN
VITRINE D’UN BASSIN ÉCONOMIQUE ÉLARGIPE 7
nn
=
=
eu
un OS SO D DS D D DS DS D DS un
['
/\ S «
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
149
La construction méthodologique du PLUI partant du diagnostic (Atouts/Faiblesses-
Opportunités/Menaces) décline ainsi des enjeux socle qui serviront ensuite de cadre à la définition du
projet (ce que l’on peut faire=Orientations/Ce que l’on va faire=Objectifs du PADD) pour ensuite
dérouler un programme d’orientations et d’actions.
Selon ces principes méthodologiques, les enjeux définis peuvent être orientés ainsi dessinant un
champ des possibles pour le projet à définir et les choix à porter en phase PAD
Enjeu
Les Atouts et
Faiblesses
Les
opportunités et
Menaces
Ce que l’on
peut faire /
veut faire
Orientations
Ce que l’on va
faire
Objectifs
Projet Actions
Comment on le fait
DIAGNOSTIC SUITE PHASE PADD‘à bi ® œ |(O &lan PE /
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
150
Les Atouts et Faiblesses
Un territoire dans l’aire d’influence de Mazamet
et Castres
La RD 612 : un axe de desserte et de connexions
majeur
Un cadre de vie urbain inscrit dans un écrin
paysager entre Thoré, versant de la Montagne
Noire et versant du plateau d’Anglès
Un vieillissement de la population
Une évolution démographique négative
Un manque de réflexion supra-communautaire
dans l’organisation et l’accessibilité des services
Des disparités importantes entre l’est et l’ouest
Une morphologie urbaine en village rue
fortement impactée par les nuisances de la RD
612
Des secteurs urbanisés pouvant être soumis à de
multiples risques (inondation, mouvement de
terrain, feu de forêt,…)
Une urbanisation diffuse
Des ressources environnementales ignorées
Les Opportunités et Menaces
Ouverture et ressoufflement des espaces
urbanisés le long de la RD
Densification des ilots pavillonnaires et espaces
de redéploiement potentiel autour des friches
Réflexion à porter sur la constitution d’une
centralité de proximité qui soit aussi une
centralité géographique (SAV-SAS?, Albine?)
Renouvellement du parc locatif et du parc locatif
social par un réinvestissement des biens vacants
Structuration d’une offre commerçante de
qualité sur l’axe RD 612
Risque d’un déséquilibre accru entre les pôles
avec perte de dynamisme de Labastide
Rouairoux
Risque de désertification de certains secteurs
avec un processus d’abandon engagé
Perte d’efficience des équipements communaux
et difficultés de maintenance
Désertification médicale
Evasion commerciale vers Saint-Pons/Mazamet
dans le cadre des déplacements domicile-travail
Projets
Ce que l’on peut faire / veut faire
Orientations
Améliorer et adapter l’offre d’habitat
Porter une gestion économe de l’espace en travaillant sur la restructuration/densification du tissu urbain
existant
Améliorer le cadre de vie et valoriser le Thoré et la voie verte comme élément qualitatif de structure
urbaine
Limiter les nuisances (RD 612) et traiter les stigmates du passé (friches, vacances, etc.) : proposer une autre
conception urbanistique sur les friches urbaines et industrielles et de la vacance en bord de cours d’eau
pour permettre à ces derniers de maintenir leur fonctionnalité (écologique, physique)
Développer des espaces et activités de loisirs en lien avec nos ressources naturelles et culturelles
Développer une offre de services territorialement cohérente, accessible, innovante et adaptée
aux populations (notamment vieillissante)
Equilibrer l’accueil résidentiel entre l’Est et l’Ouest
Organiser les centralités au sein d’un bassin de vie élargi et résorber le déséquilibre Est-Ouest
Enjeu 1 : Construire une offre résidentielle attractive dans une
empreinte urbaine restructurée et une armature cohérente“à © œ |(O élan PE /
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
151
Les Atouts et Faiblesses
Des sites à fort potentiel écologique sur le
territoire
Des ressources importantes pour le
développement des EnR (bois, vent …)
Une diversité des ressources du sous-sol qui peut
potentiellement alimenter une production locale
Une ressource en eau suffisante d’un point de
vue quantitatif
Un territoire bien pourvu en équipements
d’assainissement collectif
Des administrés mobilisés en matière de tri et
recyclage des déchets
Des secteurs urbanisés pouvant être soumis à de
multiples risques (inondation, mouvement de
terrain, feu de forêt,…)
Une part essentielle des consommations
énergétiques liée aux résidentiels/tertiaire et
transports routiers
Une consommation en énergie par habitant
importante
Les Opportunités et Menaces
Un patrimoine naturel à mettre en valeur : La
réappropriation du Thoré (morphologie) comme
facteur d’attrait économique (écotourisme)? La
valorisation de la forêt comme lieu de détente et
de ressourcement?
La filière des énergies renouvelables à développer
(chaîne de valeur) tout en garantissant un
équilibre avec la préservation des paysages
existants
Réduction de la précarité énergétique en synergie
avec l’amélioration de l’isolation du bâtiment et
la préservation de la qualité de l’air intérieur
(étanchéité des soubassements et ventilation
adaptée à la problématique radon)
Une modification sensible des paysages en raison
de l’arrivée à maturité des forêts
Le changement climatique: vers une aggravation
des risques et un déficit en eau ?
Risque d’aggravation de la précarité énergétique
avec l’augmentation du prix des énergies et
notamment du pétrole à moyen terme
Une perte de l’identité, entre ruralité et
industrie?
Enjeu 2 : Rechercher un développement du territoire
garantissant l’équilibre de l’ensemble de ses composantes
environnementales‘à À œ élan 7
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
152
Projets
Ce que l’on peut faire / veut faire
Orientations
Qualifier, valoriser et préserver nos ressources environnementales: cours d’eau, couvert forestier, espaces
naturels protégés, espaces agricoles, zones humides, etc.
Concentrer les zones de développement (habitat, activité,..) en continuité et cohérence avec l’existant
Inciter et permettre l’optimisation énergétique dans le cadre d’opérations de rénovation de l’ancien
Privilégier le traitement des eaux usées industrielles à la source pour une amélioration de la qualité des
cours d’eau
Conditionner tout nouveau projet de construction à la justification de dispositifs d’assainissement
suffisants et efficaces
Solder les problématiques qui pèsent sur les équipements actuels (vétusté, disfonctionnement, défaut de
desserte,…)
Sécuriser l’approvisionnement de la ressource en eau (Optimiser la répartition et la consommation de la
ressource - Réhabiliter le réseau potable en vue d’optimiser la consommation des ressources en eau
disponibles – Mise en conformité réglementaire des ressources- Rechercher de nouvelles ressources en
eau)
Intégrer les risques majeurs dans la planification (inondation, mouvement de terrain, feu de forêt) du
territoire.
Ne pas sanctuariser mais adapter la vocation d’une parcelle donnée à l’intensité du ou des aléas
concernés
Affirmer les coupures d’urbanisation et continuités écologiques le long de la RN612 entre les 2 massifs
de part et d’autre du Thoré
Permettre de réduire les besoins en voiture et proposer des alternatives à celle-ci (télétravail, transport à
la demande, amélioration de l’offre de transport en commun, optimisation des rotations,…)“à © œ |(O élan PE /
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
153
Les Atouts et Faiblesses
Un secteur industriel encore bien présent
(établissements et emplois) avec des
entreprises importantes dans l’industrie du bois
,industrie chimique
Une activité agricole, poids lourd de l’économie
locale
Tertiarisation de l’économie autour des services
marchands et non marchands, du commerce
Des ressources importantes pour le
développement des EnR (bois, vent …)
Une diversité des ressources du sous-sol qui
peut potentiellement alimenter une production
locale
Des sites à fort potentiel écologique sur le
territoire
Une baisse importante de l’emploi industriel
non compensée par le regain d’une économie
des services
Des activités agricoles relativement peu
diversifiées et faiblement labellisées
Les Opportunités et Menaces
Un positionnement économique productif et
résidentiel à consolider dans l’interface Castres-
Mazamet-Bédarieux
Développement d’une chaine de valeur autour
des EnR (conception, recherche et
développement) tout en garantissant un
équilibre avec la préservation des paysages
existants
Valorisation touristique et de loisirs (espaces
naturels, voie verte, etc.)
Consolidation de la tertiarisation de l’économie
autour des services marchands et non
marchands notamment à destination des
personnes âgées (silver économie)
Réduction de la précarité énergétique et des
GES
Aller vers une autosuffisance énergétique
Risque d’aggravation de la précarité
énergétique avec l’augmentation du prix des
énergies et notamment du pétrole à moyen
terme
Permanence d’une image du déclin: incapacité à
effacer les stigmates de l’activité industrielle
Enjeu 3 : Préserver et valoriser notre ancrage productif lié aux
ressources et ouvrir les leviers de diversification de nos filières“à À œ lan 7
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
154
Projets
Ce que l’on peut faire / veut faire
Orientations
Ne pas entraver le développement des activités agricoles présentes sur le territoire (respect de la non
constructibilité sur les plans d’épandage et à proximité des exploitations)
Protéger la vocation agricole des espaces à potentiel (surfaces drainées ou irrigables, parcelles bien
structurées, exploitation d’un seul tenant)
Eviter le mitage des espaces agricoles en limitant l'urbanisation en dehors des espaces urbanisés
Accompagner les opportunités de diversification/valorisation des débouchés agricoles : Développer les
circuits courts et la vente directe ; Valoriser les procédés de méthanisation par mutualisation ; Développer
le recours à la labellisation et certification
Accompagner les opportunités de diversification de la filière bois sans entraver les débouchés actuels en
bois d’œuvre et bois d’industrie : Développement d'un réseau de chaleur avec chaufferie collective ;
Développement de plateforme collective de broyage pour exploitation des sous-produits du bois ;
Organisation et accompagnement du développement de la pratique des loisirs en forêt
Assurer un développement raisonnée de l’énergie éolienne et accompagner la structuration d’une chaîne
de valeur autour de cette ressource (recherche, développement, conception, etc.)
Accompagner la structuration et le développement d’activités marchandes dans le tourisme et des loisirs:
valoriser et aménager les espaces à potentiels de développement (Gorges du Banquet, Lac des Saint
Peyres, forêts domaniales, etc.)
Encourager les possibilités de développement en lien avec les projets d’énergies renouvelables (à
l’échelle de l’habitat individuel et de projets d’aménagement d’envergure)“à © œ |(O élan PE /
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
155
Les Atouts et Faiblesses
• Un territoire dans l’aire d’influence de
Mazamet et Castres
• Un axe de desserte et de connexions majeur: la
RD 612
• Une offre THD disponible sur l’axe de la voie
verte
• Des infrastructures économiques importantes
(zones d’activités)
▪ Un mitage des activités économiques sur le
territoire par le réinvestissement partiel des
friches, notamment dans le tissu urbain
▪ Une baisse importante de l’emploi industriel
non compensée par le regain d’une économie
des services
Les Opportunités et Menaces
• Espaces de redéploiement potentiels autour
des friches intra et extra urbaine avec vocation
mixte
• Risque de désertification de certains secteurs
avec un processus d’abandon engagé
• Permanence d’une image du déclin: incapacité
à effacer les stigmates de l’activité industrielle
Projets
Ce que l’on peut faire / veut faire
Orientations
Porter une stratégie de développement économique et d’accueil des entreprises à l’échelle du pôle
Mazamet –Castres incluant la Haute Vallée du Thoré
Déterminer les besoins d’implantation à court, moyen long terme
Traiter et requalifier les friches industrielles
- Mesures d’intégration au tissu urbain
- Mutation en espaces économiques Nouvelle Génération pour le développement d’activités
productives et de services: redécoupage des lots, mutabilité du bâti, etc.
- Mutation en espaces de programmation services et habitats
- Désindustrialisation et retour à l’état naturel
- Intégration au tissu urbain
- Requalifier et organiser le foncier économique existant et disponible en capacité de répondre à
différents profils de besoins
- Structurer le fonctionnement et l’évolution (extension) des zones d’activités existantes à travers
des plans de zone
Enjeu 4 : Requalifier et organiser notre foncier économique en
vitrine d’un bassin économique élargi.ù L œ élan 7
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
156
Annexes
ANNEXE 1- Analyse des friches industrielles
ANNEXE 2- Bilan de la concertation
ANNEXE 3- Approche détaillée des perspectives de recomposition urbaine
ANNEXE 4- Diagnostic agricole“à À œ lan 7
PLUI Haute Vallée du Thoré (81) – Rapport de Présentation
1571
COMMUNAUTE DE COMMUNES
DE LA HAUTE VALLEE DU THORE
PLAN LOCAL D’URBANISME INTERCOMMUNAL
RAPPORT DE PRÉSENTATION
DIAGNOSTIC THEMATIQUE
NOTE COMPLEMENTAIRE SUR LES COMMUNES DU RIALET ET DU VINTROU
ARRÊT DU PROJET DE P.L.U.I
APPROBATION DU P.L.U.I2
Sommaire
DIAGNOSTIC THEMATIQUE 4
I. UN TERRITOIRE A L’ATTRACTIVITE FRAGILE 5
I.1 UN PORTRAIT SOCIO-DEMOGRAPHIQUE ENTRE DECLIN ET REPRISES 5
I.1.1 TRANSFORMATION DU PAYSAGE DEMOGRAPHIQUE 5
I.1.1 DES SITUATIONS CONTRASTEES 7
I.2 L’OFFRE DE LOGEMENTS AU PRISME DE L’ATTRACTIVITE TERRITORIALE 8
I.2.1 UN MARCHE ATONE ET UN FAIBLE RENOUVELLEMENT DU PARC DE LOGEMENTS 8
1.2.2 INADAPTATION DU PARC AUX BESOINS POTENTIELS 10
I.3 L’ACCES AUX SERVICES ET EQUIPEMENTS, L’EQUILIBRE DES CENTRALITES DANS UN TERRITOIRE DE VIE
ELARGI 12
I.3.1 UNE ORGANISATION TERRITORIALE TRES INFLUENCEE PAR LES POLES ECONOMIQUES ENVIRONNANTS 12
I.3.2 TRANSPORTS, MOBILITES ET ACCESSIBILITE NUMERIQUE 12
II. LA HAUTE VALLEE DU THORE ENTRE RESSOURCES PASSEES, PRESENTES ET FUTURES 13
II.1 LA FORET ET L’AGRICULTURE, PILIERS DE L’ECONOMIE LOCALE 13
II.2 UNE ECONOMIE TOURISTIQUE QUI S’INSCRIT DANS LES AMBITIONS DE DEVELOPPEMENT INTERCOMMUNAL
18
II.3 LES ENERGIES RENOUVELABLES, DE L’OPPORTUNITE AU PROJET TERRITORIALISE 19
III. D’UNE GEOGRAPHIE URBAINE DE L’ABANDON A UN PROJET DE REAPPROPRIATION 20
III.1 MORPHOLOGIE DES BOURGS, EVOLUTION ET PROFILS TYPE 20
III.1.1 LE RIALET 21
III.1.2 LE VINTROU 23
III.2 VERS UNE INTEGRATION COMMUNAUTAIRE 263
Table des figures
Figure 1 - Evolution démographique des communes entre 1968 et 2012, INSEE 5
Figure 2 -Population de la commune du Rialet par tranche d’âge en 2008 et 2013, INSEE 6
Figure 3- Actifs et inactifs dans la population de 15 à 64 ans 7
Figure 4 - Evolution de la population entre 1999 et 2006, INSEE [Extrait PAC DDT 2015] 8
Figure 5 - Evolution de la population entre 2006 et 2011, [Extrait PAC DDT 2015] 8
Figure 6 - Mode d'occupation et d'utilisation du parc de logements du Rialet en 2013, INSEE 9
Figure 7 - Mode d'occupation et d'utilisation du parc de logements du Vintrou en 2013, INSEE 9
Figure 8 - Couverture numérique du territoire intercommunal, Observatoire France Très Haut Débit,
2016, SDTAN 81 13
Figure 9 - Localisation des sites à vocation agricole 14
Figure 10 - Occupation de l'espace agricole 15
Figure 11 - Identification des espaces destinés à l'agriculture 15
Figure 12 - Répartition des projets de développement des exploitations agricoles ayant leurs sièges
sociaux sur la CCHVT 16
Figure 13 - Régime de fonctionnement des exploitations et mode de faire-valoir 17
Figure 14 - Identification des espaces stratégiques pour l'agriculture - les surfaces dédiées à
l'épandage des effluents et leurs périmètres de protection 174
Diagnostic thématique/ |
5
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
3500
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013
Albine
Bout-du-Pont-de-Larn
Labastide-Rouairoux
Lacabarède
Le Rialet
Rouairoux
Saint-Amans-Valtoret
Sauveterre
Le Vintrou
I. Un territoire à l’attractivité fragile
I.1 Un portrait socio-démographique entre déclin et
reprises
Les communes du Rialet et du Vintrou ont rejoint la Communauté de communes de la Haute Vallée
du Thoré au 1er janvier 2017. Situées au nord de Bout‐du‐Pont‐de‐l’Arn et de Saint‐Amans‐Valtoret,
dans un espace plus rural, elles présentent des trajectoires historiques de développement différentes
de celles des communes de la communauté.
L’éloignement au Thoré les a maintenues à l’écart des activités industrielles de la vallée, notamment
celles liées au travail de la laine. Les formes urbaines typiques de l’habitat ouvrier et les friches
industrielles n’imprègnent pas leur morphologie urbaine. Ce sont de petits villages peu étendus avec
deux hameaux, uniquement tournés vers l’agriculture.
I.1.1 Transformation du paysage démographique
Avec respectivement 51 et 81 habitants en 2013 (52 et 80 en 2014), Le Rialet et Le Vintrou sont les
communes les moins peuplées de l’intercommunalité. Epargnées par le déclin démographique
provoqué par l’exode de la population ouvrière de la Vallée, leur population est stable depuis la fin
des années 1960.
Figure 1 - Evolution démographique des communes entre 1968 et 2012, INSEE6
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
0 à 14 ans 15 à 29 ans 30 à 44 ans 45 à 59 ans 60 à 74 ans 75 ans ou +
2008
2013
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
0 à 14 ans 15 à 29 ans 30 à 44 ans 45 à 59 ans 60 à 74 ans 75 ans ou +
2008
2013
La structure de la population du Rialet est similaire à celle de la population intercommunale avec une
importante représentation des personnes de 60 ans et plus (un habitant sur deux). Il s’agit surtout de
« jeunes » retraités entre 60 et 74 ans. Les moins de 30 ans représentent moins de 15% de la
population avec une diminution sensible des enfants de moins de 15 ans au cours des dernières
années (réduction du nombre de naissances).
Située dans le prolongement de Bout-du-Pont-de-l’Arn, zone de desserrement résidentiel de l’aire
urbaine de Mazamet, la commune du Vintrou présente un profil démographique plus hétérogène
avec une représentation des jeunes ménages avec enfants plus importante. Toutefois, l’évolution sur
la période 2008-2013 révèle une baisse très sensible des populations de moins de 45 ans toutes
tranches d’âges concernées. On assiste à un glissement progressif de la population résidente vers les
catégories de plus de 45 ans qui deviennent majoritaires.
Petites communes rurales, Le Vintrou et Le Rialet offrent des structures démographiques semblables
à celles des communes de la Communauté : progression des personnes isolées, des ménages sans
enfant, des catégories de 55 à 64 ans et surtout des plus de 65 ans. Les processus de décohabitation
(processus par lequel un individu quitte le logement qu’il partageait avec d’autres personnes)
Figure 2 -Population de la commune du Rialet par tranche d’âge en 2008 et 2013, INSEE7
concernent les ménages de plus de 40 ans et l’isolement frappe de manière conséquente les
personnes âgées. Le vieillissement de la population va donc de pair avec une progression des
ménages isolés.
Sur le plan économique, Le Rialet et Le Vintrou appartiennent à la même zone d’emploi de Castres-
Mazamet et au bassin de vie de Mazamet. Si leur perte de population parait modérée, celle des actifs
de 15 à 64 ans et des actifs ayant un emploi est plus prononcée (moins 14 unités et moins 13 unités
entre 2009 et 2014). Ce qui fait que les actifs ne comptent plus que pour 40% de la population totale
contre près de 50% en 2009. Dans la catégorie d’âge 15-64 ans les inactifs sont passés du quart à plus
du tiers de l’effectif. L’agriculture a perdu des bras alors que les employés et les cadres qui travaillent
hors de leur commune de résidence sont en progression. Il en est de même des retraités et pré
retraités dont les effectifs ont doublé en 5 ans.
POP TOT POP 15-64 ans ACTIFS 15-64 ans
ACTIFS
ayant
Emploi
EMPLOIS
Lieu Travail
INACTIFS
15-64 ans
dont
RETRAITES
2014 Le Rialet 52 27 16 11 5 11 7
Le Vintrou 80 54 37 34 6 17 8
2009 Le Rialet 49 30 20 17 7 10 5
Le Vintrou 88 57 47 41 4 11 3
Evolution Le Rialet 3 -3 -4 -6 -2 1 2 2014-
2009 Le Vintrou -8 -3 -10 -7 2 6 5
TOTAL
2014 Les 2 Com 132 81 53 45 11 28 15
61,7 65,2 85,4 34,8
2009 Les 2 Com 137 87 67 58 11 21 8
63,6 76,4 87,1 23,6
% de la % de la % des % de la
en rouge les
% Pop Totale
Pop 15-64
ans
Actifs 15-64
ans
Pop 15-64
ans
Figure 3 Actifs et inactifs dans la population de 15 à 64 ans
Source INSEE, Recensements de la population.
Publication de Juin 2017
I.1.1 Des situations contrastées
L’analyse des moteurs démographiques des communes du Rialet et du Vintrou confirme la disparité
des situations communales à l’échelle de l’intercommunalité.M de à desmgevà
8
Située pourtant à l’ouest du territoire intercommunal, la commune du Vintrou ne semble pas profiter
de l’influence de l’agglomération mazamétaine et la périurbanisation de l'ouest du territoire. Elle a
enregistré un taux de variation annuel moyen (TVAM) négatif (-0,7%) sur la période 2008-2013 après
avoir connu une décennie 1999-2008 de croissance démographique importante (TVAM : +2%) qui se
traduisait notamment par une dynamique migratoire positive (+1 ,5%). La commune enregistre,
depuis 2008, une diminution de sa population résidente du fait d’un accroissement naturel et d’un
solde migratoire négatif.
La commune du Rialet se distingue en affichant une croissance démographique positive depuis la fin
des années 1990 (TVAM 1999-2008 : 1,8% et TVAM 2008-2013 : 1,6%). La commune présente un
profil démographique similaire aux communes de l’ouest du territoire (Bout-du-Pont-de-l’Arn,
Albine, Saint-Amans-Valtoret et Sauveterre) qui gagnent de nouveaux résidents par la progression de
leur solde migratoire qui souvent compense un solde naturel négatif. Le Rialet maintient sa
population depuis quelques années, portée notamment par des jeunes actifs (30-40 ans) qui habitent
sur la commune tout en travaillant à Mazamet, Albi ou en libéral sur le territoire de la Vallée.
I.2 L’offre de logements au prisme de l’attractivité
territoriale
I.2.1 Un marché atone et un faible renouvellement du
parc de logements
Le parc de logements des communes du Rialet et du Vintrou présente des caractéristiques similaires
à celui des sept autres communes de l’intercommunalité où la faible attractivité du territoire
concourt à une relative atonie du marché immobilier. La dynamique démographique enregistrée n’a
pas permis le renouvellement d’un parc ancien, avec notamment 45% des résidences principales
construites avant 1919 au Rialet et un tiers construites avant 1945 au Vintrou. Le marché immobilier,
que ce soit dans l’accession à la propriété ou le locatif, apparaît ainsi peu dynamique :
• le parc locatif privé peu conséquent, deux appartements au Rialet et cinq maisons
individuelles au Vintrou, ne connaît pas aujourd’hui de rotation. Il existe toutefois une
demande régulière de location (deux à trois demandes par an au Rialet) de jeunes couples
Figure 4 - Evolution de la population entre 1999 et 2006, INSEE [Extrait PAC DDT 2015]
Figure 5 - Evolution de la population entre 2006 et 2011, [Extrait PAC DDT 2015]9
qui souhaitent louer en dehors de la ville. Mais de la même manière qu’à l’échelle de
l’intercommunalité, le parc locatif peu étoffé va de pair avec la faiblesse de l’investissement
immobilier. Ceux réalisés aujourd’hui émanent davantage de ménages originaires des
communes et portent sur des projets de rénovation de l’ancien à vocation de résidences
secondaires.
• A l’échelle des deux communes, le parc locatif social est quasi inexistant. Seule la commune
du Vintrou possède deux logements sociaux. Il n’existe pas de demande enregistrée.
• L’accession à la propriété par l’achat de logements anciens ou par la construction neuve est
relativement peu dynamique : offre faible corrélée à une demande insignifiante. Il existe
actuellement trois maisons individuelles à vendre sur la commune du Rialet mais qui peinent
à trouver un repreneur du fait d’un prix de vente supérieur au prix du marché. Deux profils
cibles représentent l’essentiel de la demande :
o Des jeunes couples actifs avec des enfants en bas âge qui souhaitent quitter
l’agglomération de Mazamet.
o Des retraités, qui à la fin de leur activité professionnelle, sont à la recherche d’une
résidence principale ou secondaire à la campagne.
• La dynamique de construction neuve a toujours été relativement faible mais régulière dans
ces deux villages. Depuis une trentaine d’années cependant, les constructions neuves sont
rares : trois maisons seulement au Rialet depuis 1991 et cinq au Vintrou. La commune du
Vintrou possède deux terrains viabilisés pour lesquels les permis de construire sont bloqués,
jugés éloignés du centre-bourg et contraires aux objectifs de « densification urbaine ».
A l’échelle de l’intercommunalité, le marché de la construction neuve est essentiellement porté par
le desserrement des ménages et le dynamisme de l’agglomération mazamétaine. Il se concentre
quasi-exclusivement sur Bout-du-Pont-de-L’Arn et les communes de l’ouest du territoire qui offrent
des espaces pavillonnaires en retrait de la RD612. Les communes du Rialet et du Vintrou restent
toutefois extérieures à cette dynamique de desserrement des ménages mais connaissent une
tendance non négligeable vers la résidence secondaire.
Mode d'occupation Mode d'utilisation
Résidence
principale
Résidence
secondaire
Logements
vacants Propriétaire Locataire
36% 64% 0% 93% 7%
Figure 6 - Mode d'occupation et d'utilisation du parc de logements du Rialet en 2013, INSEE
Mode d'occupation Mode d'utilisation
Résidence
principale
Résidence
secondaire
Logements
vacants Propriétaire Locataire
Logé
gratuitement
50% 41% 9% 67% 19% 14%
Figure 7 - Mode d'occupation et d'utilisation du parc de logements du Vintrou en 2013, INSEE10
Ainsi, avec quelques nuances, Le Rialet et Le Vintrou s’inscrivent bien dans la trajectoire du territoire
intercommunal quant aux questions de logement et d’habitat. La faiblesse du marché locatif et la
prédominance de propriétaires occupants laisse présager, comme ailleurs, une aggravation du
vieillissement de la population. Une offre locative adaptée et attractive pourrait, au contraire,
faciliter l’accueil de ménages jeunes avec enfants et contribuer ainsi au renouvellement de la
population résidente actuelle. Le parc résidentiel, modeste en nombre, demeure ancien, souvent
inadapté à la demande.
1.2.2 Inadaptation du parc aux besoins potentiels
Le parc de logements du Rialet et du Vintrou était respectivement composé en 2013 de 75 et 72
unités. Les deux communes s’organisent autour du village-centre et d’un hameau (Les Combals au
Rialet et le Mariech au Vintrou) sur lesquels se répartissent équitablement les populations
communales.
La commune du Rialet est marquée par un parc de résidences secondaires important, près de deux
fois supérieur au parc de résidences principales (64% de résidences secondaires contre 36% de
résidences principales). Ces deux parcs se répartissent de manière assez inégale sur leur territoire
communal. Si le bourg du Rialet présente une proportion importante de résidences secondaires et un
à deux logements vacants, le hameau des Combals accueille une grande majorité de résidences
principales et n’apparaît pas touché par la vacance. La dynamique de constructions neuves est
inexistante (dernière construction en 2013) mais la municipalité porte actuellement une réflexion sur
la constitution d’un éco-hameau qui intégrerait trois à sept maisons individuelles. Le parc de
logements présente une large majorité de grands logements (99% de maisons individuelles et 72% de
quatre pièces et plus) et celui des résidences principales (28 en 2013) affiche une grande ancienneté
(43% des résidences principales ont été construites avant 1919).
La commune du Vintrou dispose, elle, d’un parc plus équilibré entre résidences principales (36, soit
50% du parc) et résidences secondaires (30, 41% du parc). Elle compte six logements vacants, (8,5%
du parc). Le secteur locatif est composé de cinq maisons individuelles et intègre une part de locatif
social avec deux logements de propriété communale. Les très grands logements sont en nombre :
plus de la moitié des résidences principales possèdent cinq pièces ou plus. L’ancienneté du parc est
moins marquée qu’au Rialet, 61% des maisons ayant été construites avant 1970.
De manière similaire au constat porté à l’échelle de l’intercommunalité, la mise en perspective de
l’état actuel du parc de logements, du profil des ménages résidents (grand nombre de retraités et de
personnes seules), mais également du profil des ménages qui sollicitent ces communes pour trouver
un logement, révèle l’inadéquation qualitative et quantitative entre l’offre actuelle de logements et
la demande des ménages.
• Ancienneté du parc : l’ancienneté du parc oblige les repreneurs à engager des travaux de
rénovation et de mise aux normes pouvant être lourds financièrement pour des ménages
d’ouvriers, d’employés et de retraités.11
• Faiblesse du parc locatif privé : la faiblesse du parc locatif est un autre témoin de cette
inadaptation de l’offre face aux besoins potentiels des séniors et des jeunes couples qui
souhaiteraient s’installer sur le territoire.
• Taille des logements : les résidences principales du Rialet et du Vintrou sont en majorité des
habitations de grande taille ce qui survalorise leur prix de vente.12
I.3 L’accès aux services et équipements, l’équilibre
des centralités dans un territoire de vie élargi
I.3.1 Une organisation territoriale très influencée par les
pôles économiques environnants
Avec respectivement 68% et 82% des résidents actifs qui travaillent à l’extérieur du territoire
intercommunal, Le Rialet et Le Vintrou sont fortement influencés par les pôles d’activités et
d’emplois de Castres/Mazamet. L’agglomération de Mazamet polarise l’ensemble des services
publics du quotidien (commerces, services, santé). Les habitants du Rialet font de Brassac plus
proche, (Communauté de communes Sidobre – Val d’Agout) un pôle de services intermédiaire. Il est
un constat aujourd’hui partagé : les habitants du Rialet et du Vintrou ne sont pas, de fait de leur
localisation géographique, tournés vers les communes de la haute Vallée dans leurs pratiques et
déplacements quotidiens. Leurs pratiques sont liées à leur lieu d’emploi, dans le bassin de Mazamet,
à Castres ou à Albi. Mais, par sa centralité intercommunale (équipements, commerces et services) et
sa position sur la route de Mazamet, Bout-du-Pont-de-l’Arn et sa zone commerciale, apparaissent
comme une centralité active pour les résidents du Rialet et du Vintrou. A l’inverse, la centralité jouée
par la conurbation Saint-Amans-Soult/Saint-Amans-Valtoret sur le territoire intercommunal n’est pas
intégrée aux pratiques quotidiennes des habitants.
I.3.2 Transports, mobilités et accessibilité numérique
La voiture reste le moyen de transport privilégié par les résidents des deux communes pour leurs
déplacements quotidiens. La desserte en transports en commun du Rialet et du Vintrou n’est pas
assurée par le réseau du Conseil Départemental (Tarn Bus) à l’exception d’un service de transport
scolaire. Les enfants du Vintrou vont vers Saint-Amans-Soult (primaire) et Mazamet (secondaire). Se
pose toutefois la question de leur rattachement, à terme, aux écoles de Pont-de-l’Arn ou de
Mazamet pour correspondre aux pratiques quotidiennes de mobilités professionnelles de leurs
parents. Les enfants du Rialet sont dirigés vers Brassac ou Le Bez (Communauté de communes
Sidobre – Val d’Agout). L’isolement du Rialet est compensé par une entraide entre les parents en
termes de déplacements.
La couverture numérique des deux communes est faible. Chacune connaît d’importantes zones
blanches sur le réseau internet. La fibre optique devrait arriver à l’entrée du village du Vintrou au
printemps 2017 et améliorer de manière significative les conditions d’accès à internet.M Inéligible
EM Moins de 3 Mbit/s
M3 à 8 Mois
UM 8 à 30 Mbit/s
UM 30 à 100 Moit/s
Miomi/setplus - ”
13
II. La Haute Vallée du Thoré entre
ressources passées, présentes et futures
II.1 La forêt et l’agriculture, piliers de l’économie
locale
Sylvicoles avant d’être agricoles, les communes du Rialet et du Vintrou ont chacune un couvert
forestier important. Il s’agit de forêts privées, principalement de résineux, gérées par trois
groupements forestiers sur la commune du Vintrou et deux groupements au Rialet. Les débouchés
de la production sylvicole sont variés : scieries locales, bois de construction (export), Tarnaise des
panneaux à Labruguière, la plateforme de La Salvetat-sur-Agout ou des chaufferies à bois.
Il y a trois exploitations agricoles domiciliées sur la commune du Rialet. Il s’agit d’activités d’élevage
(vaches allaitantes, vaches laitières, cochons laineux) pour lesquelles les exploitants ne possèdent
pas d’atelier de transformation. La situation est différente au Vintrou où les deux exploitants
Figure 8 - Couverture numérique du territoire intercommunal, Observatoire France Très Haut Débit, 2016, SDTAN 81AU enructures mur M1 cités à vocation agrecode |
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14
agricoles (élevage) ne sont pas résidents de la commune. Les parcelles exploitées ne sont que des
prairies et là n’est pas leur exploitation mère.
Illustrations issues du rapport cartographique réalisé dans le cadre du diagnostic foncier, rural et
agricole par la Chambre d’agriculture du Tarn
D’après le diagnostic de la Chambre d’agriculture, trois exploitations agricoles sont en activités au
Rialet. Deux exploitations possèdent leur siège social sur la commune et une exploitation relève d’un
siège social implanté au Bez, hors CCHVT. La Chambre d’agriculture n’a pas identifié de site à
vocation agricole sur la commune du Vintrou.
Toutefois, il existe des espaces destinés à l’agriculture sur la commune du Vintrou. Il s’agit
essentiellement de terres cultivées par des exploitants de Saint-Amans-Valtoret et dont le siège
social est extérieur à la CCHVT (fig 10). Les exploitations du Rialet et du Vintrou se répartissent de
manière équitable entre terres labourables et prairies naturelles. Les deux communes ne possèdent
aucune surface exploitée selon le cahier des charges de l’agriculture biologique (fig11).
Figure 9 - Localisation des sites à vocation agricole6) structures agricoies ayant de luncier «ur Le territcure mot particé à Femquéte | - S2 ont de piège nociet tu rétédent ter lé cornremune et emploient 01 en de là surface
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15
Figure 11 - Identification des espaces destinés à l'agriculture
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16
Les deux exploitants du Rialet le sont à titre principal et ont moins de 57 ans. Chacune des
exploitations du Rialet porte des projets de développement. L’EARL des Monts de la Grange s’oriente
vers la diversification de ses activités (nouvelle production, conversion AB, transformation, vente
directe …) tandis que le GAEC de Bonherbe porte un projet plus global qui intègre un agrandissement
foncier, l’installation d’un jeune exploitant, la diversification de l’activité et notamment le
développement d’une activité touristique.
De manière similaire au reste du territoire intercommunal, Le Rialet et Le Vintrou supportent des
contraintes liées aux activités agricoles, qu’il conviendra d’intégrer lors de l’élaboration du plan de
zonage du prochain PLUi :
‒ Des zones de « non-constructibilité » liées aux effluents d’élevage. Les plans d’épandage
imposent un classement sanitaire des sites agricoles dans un rayon de 100 mètres (ICPE
Déclaration), notamment à proximité des centres-bourgs et des hameaux.
‒ L’importance du mode de faire-valoir indirect marqué par le fermage, notamment sur la
commune du Vintrou. La durée des baux de fermage peut impliquer une difficulté de
maîtrise sur le foncier.
Figure 12 - Répartition des projets de développement des exploitations agricoles ayant leurs sièges sociaux sur la CCHVTDes 1ones de “pan
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Figure 14 - Identification des espaces stratégiques pour l'agriculture - les surfaces dédiées à l'épandage des effluents et leurs périmètres de protection
Figure 13 - Régime de fonctionnement des exploitations et mode de faire-valoir18
II.2 Une économie touristique qui s’inscrit dans les
ambitions de développement intercommunal
L’offre touristique du Rialet est portée par deux GR dont un chemin jacquaire. Elle porte
principalement des pratiques d’excursions locales, en provenance de Mazamet ou de la Vallée du
Thoré. Un restaurant va ouvrir à l’été 2017 centré sur la valorisation des produits locaux. La mairie
encourage l’opérateur par la mise à disposition d’un bâtiment communal. Au Rialet, l'offre
d'hébergement se résume, pour l'instant, à un unique gîte.
L’offre du Vintrou est plus importante et apparaît plus structurée. La proximité des Gorges du
Banquet est un atout pour la commune qui accueille des pratiquants de sports de grimpe (canyoning,
escalade). Il s’agit pour la majorité de pratiquants excursionnistes (déplacement à la journée, sans
nuitée) mais la commune accueille également des groupes (clubs sportifs, centre de loisirs sans
hébergement, scolaires) qui viennent de plus loin (Narbonne). Un parcours de course d’orientation et
des itinéraires de randonnées complètent l’offre d’activités de loisirs. Le barrage EDF des Saints-
Peyres a fait l’objet d’une valorisation touristique de la part de la commune, à travers la création
d’une exposition sur la construction du barrage et de l’usine hydroélectrique des Saints-Peyres. La
valorisation du patrimoine hydroélectrique pourrait être poursuivie avec le projet de
réaménagement de l’école pour accueillir des classes vertes autour des énergies renouvelables et de
l’hydroélectricité. En termes d’hébergement, la commune possède deux gîtes communaux (gîtes de
France). A noter que la commune a engagé une valorisation du cœur de bourg et du cadre de vie par
un fleurissement du village (labellisation « Village fleuri »).
Les deux communes disposent de réels atouts sur le plan environnemental par leurs paysages et les
activités de pleine nature qu’elles peuvent mettre en œuvre. Elles s’inscrivent dans les orientations
des communes de la haute vallée du Thoré en ce qui concerne la valorisation de ce potentiel de
nature sur le plan récréatif, des loisirs et du tourisme.Sentiers de randonnées
Haute Vallée du Thoré
Légende
C2 Commune
Sentiers
. —GR36 et GR7
* _ Randonnées, VTT et enduro
—— \oie Verte
& EN) Cours d'eau
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19
Carte des sentiers de randonnées en Haute-Vallée du Thoré
II.3 Les énergies renouvelables, de l’opportunité au
projet territorialisé
La commune du Rialet ne porte pas de projet en lien avec le développement des énergies
renouvelables. La commune du Vintrou ne peut donner suite aux sollicitations régulières des
opérateurs éoliens car elle ne possède pas de terrain, et les trois groupements forestiers du Vintrou
s’opposent à tout développement de projet éolien. En complément de sa centrale hydroélectrique, la
commune du Vintrou mène actuellement une réflexion sur un projet de chaufferie au bois pour
alimenter ses bâtiments communaux.20
III. D’une géographie urbaine de
l’abandon à un projet de réappropriation
III.1 Morphologie des bourgs, évolution et profils type
Situées sur les versants du plateau d’Anglès au Nord de la Vallée du Thoré, les communes du Rialet
et du Vintrou offrent, à leur échelle, une centralité résidentielle de type centre-bourg, et plusieurs
hameaux et exploitations agricoles dispersés sur le versant du plateau.
Les hameaux et/ou exploitations agricoles assemblent plusieurs maisons et bâtiments ramassés sur
un petit périmètre. A l’image des territoires de la Haute Vallée du Thoré, leur élément fondateur est
en règle générale une ferme d’exploitation.Le Rialet a la particularité de former une entité agglomérée reliée au
hameau « Le Linas » de la commune voisine de Boissezon.
OT sur le versant Nord de la vallée du Thoré, le centre-bourg du Rialet
est déconnecté des dynamiques existantes autour de la Vallée du Thoré
et de la RD612. La morphologie urbaine du cœur de bourg se caractérise
par des constructions resserrées mitoyennes et denses.
Ce) Plusieurs hameaux et/ou exploitations agricoles dispersés sur le versant
du plateau d'Anglès (Le Record, Le Vayssas et Les Combals).
21
III.1.1 LE RIALET2000-2005:(:1) Cette commune n'a pas connu d'évolution/ extension urbaine
majeure lors des 15 dernières années mais quelques constructions
ponctuelles de maisons individuelles.
ER, | | 2006-2010*(2)
Aujourd’hui
Source : Géoportail
*(1) Prises de vue aériennes des territoires réalisées entre 2000 et 2005
*{2) Prise de vues aériennes des territoires réalisées entre 2006 et 2010
22
Le Rialet – Analyse diachronique de l’évolution de l’urbanisation par photos aériennes+ Des formes urbaines dont l'évolution et l'organisation ont été largement influencées par le passage de la RD53, route qui fait le lien
avec la vallée du Thoré, et le passage de la conduite forcée liée aux infrastructures hydroélectriques présentes sur le territoire
ommunal :
On bourg-centre avec une organisation sous la forme d'un village-rue le long de RDS3,
+ Le passage de la conduite forcée qui limite la capacité d'extension d'urbanisation vers le Nord-Ouest du bourg-centre.
© La particularité la plus prégnante de l'urbanisation du Vintrou réside dans sa bicéphalie avec l'existence d'un hameau d'importance
quasiment équivalente à celle du bourg-centre, le hameau de Mariech.
l'urbanisation de la commune est aussi marquée par un mitage caractérisé par plusieurs petits hameaux agricoles dispersés sur le
versant du plateau d'Anglès.
re
—
23
III.1.2 LE VINTROU2000-2005*(«:1) Cette commune n’a pas connu d’évolution/ extension urbaine
2 majeure lors des 15 dernières années mais quelques constructions
ponctuelles de maisons individuelles .
2006-2010*(:2)
Source : Géoportail
*{1) Prises de vue aériennes des territoires réalisées entre 2000 et 2005
*{2) Prise de vues aériennes des territoires réalisées entre 2006 et 2010
24
Le Vintrou – Analyse diachronique de l’évolution de l’urbanisation par photos aériennes2000-2005:(:1) Ce hameau n’a pas connu d’évolution/ extension urbaine majeure lors des 15 dernières années mais une unique
construction.
2006-2010:(2)
Source : Géoportail
*{1) Prises de vue aériennes des territoires réalisées entre 2000 et 2005
*(2) Prise de vues aériennes des territoires réalisées entre 2006 et 2010
25
Le Mariech – Analyse diachronique de l’évolution de l’urbanisation par photos aériennes26
III.2 Vers une intégration communautaire
Les communes du Rialet et du Vintrou offrent une typologie agricole de même composition que celle
des communes de la haute vallée du Thoré : centre-bourg villageois de petite taille, fermes et
hameaux au plus près des zones cultivées, forêts en ceinture. Par contre, elles n’ont pas connu les
modes de développement économique engendrés par la route, la voie ferrée, les eaux de la rivière
Thoré. Les enjeux d’aujourd’hui définis par les échanges urbains, la distribution des zones d’activités,
les orientations vers les loisirs citadins et le tourisme de nature, une agro-foresterie innovante, une
gestion raisonnée des formes d’urbanisation, permettent de lire des corrélations entre les différentes
communes et d’associer étroitement Le Rialet et Le Vintrou à la communauté de la Haute Vallée du
Thoré.