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Conseil Municipal - acte 20105576 D
Conseil Municipal - acte 00041937 D
Document publié le Lundi 30 janvier 2017 par la commune de Bordeaux.
Lien du pdf (Conseil Municipal - acte 00041937 D)
Thèmes du document : Environnement, Énergies, Changement climatique,
EXTRAIT DU REGISTRE DES DELIBERATIONS
DU CONSEIL MUNICIPAL
___________
Conseillers en exercice : 61
Date de Publicité : 31/01/17
Reçu en Préfecture le : 06/02/17
CERTIFIÉ EXACT,
Séance du lundi 30 janvier 2017
D - 2 0 1 7 / 2
Aujourd'hui 30 janvier 2017, à 15h00,
le Conseil Municipal de la Ville de Bordeaux s'est réuni en l'Hôtel de Ville, dans la salle de ses séances, sous la présidence de
Monsieur Alain JUPPE - Maire
Etaient Présents :
Monsieur Alain JUPPE, Madame Virginie CALMELS, Monsieur Nicolas FLORIAN, Madame Alexandra SIARRI, Monsieur Didier CAZABONNE, Madame Anne BREZILLON, Monsieur Fabien ROBERT, Mme Anne-Marie CAZALET, Monsieur Nicolas BRUGERE, Madame Brigitte COLLET, Monsieur Jean-Louis DAVID, Madame Emmanuelle CUNY, Monsieur Stephan DELAUX, Madame Nathalie DELATTRE, Monsieur Marik FETOUH, Monsieur Jean- Michel GAUTE, Madame Magali FRONZES, Monsieur Pierre LOTHAIRE, Madame Emilie KUZIEW, Monsieur Pierre De Gaétan NJIKAM MOULIOM, Madame Arielle PIAZZA, Monsieur Jérôme SIRI, Madame Elizabeth TOUTON, Monsieur Joël SOLARI, Monsieur Jean-Pierre GUYOMARC'H, Monsieur Michel DUCHENE, Madame Mariette LABORDE, Madame Marie-Françoise LIRE, Monsieur Erick AOUIZERATE, Monsieur Philippe FRAILE MARTIN, Monsieur Benoit MARTIN, Monsieur Gérald CARMONA, Madame Anne WALRYCK, Madame Marie-Hélène VILLANOVE, Madame Florence FORZY-RAFFARD, Madame Constance MOLLAT, Monsieur Alain SILVESTRE, Madame Marie-José DEL REY, Monsieur Guy ACCOCEBERRY, Monsieur Yohan DAVID, Monsieur Edouard du PARC, Madame Sandrine RENOU, Madame Estelle GENTILLEAU, Monsieur Marc LAFOSSE, Monsieur Yassine LOUIMI, Madame Stéphanie GIVERNAUD, Mme Laetitia JARTY ROY, Madame Solène COUCAUD- CHAZAL, Madame Cécile MIGLIORE, Madame Michèle DELAUNAY, Monsieur Pierre HURMIC, Monsieur Vincent FELTESSE, Madame Emmanuelle AJON, Monsieur Nicolas GUENRO, Madame Delphine JAMET, Monsieur Matthieu ROUVEYRE, Monsieur Jacques COLOMBIER, Madame Catherine BOUILHET, Mme Solène COUCAUD-CHAZAL présente à partir de 17h40
Mr Matthieu ROUVEYRE présent jusqu'à 19h10
Excusés :
Madame Laurence DESSERTINE, Madame Ana maria TORRES, Madame Maribel BERNARDPrésentation du rapport sur la situation en
matière de développement durable 2015
Madame Anne WALRYCK, Conseiller municipal délégué, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Le décret d’application de la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement renforcé par le décret du 17 juin 2011 rend obligatoire la rédaction d’un rapport sur la situation en matière de développement durable pour toutes les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants.
Ce rapport met en perspective, pour Bordeaux, le bilan de son action et apporte des précisions concernant des actions nouvelles et innovantes mises en œuvre au cours de l’année 2015/2016.
INFORMATION DU CONSEIL MUNICIPAL
Fait et Délibéré à Bordeaux, en l’Hôtel de Ville, le 30 janvier 2017
P/EXPEDITION CONFORME,
Madame Anne WALRYCKRapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 2Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 3
Sommaire
Préserver les ressources et lutter contre le changement climatique....................................................... 6 Construire et aménager une ville durable ............................................................................................. 13 Cohésion sociale et territoriale .............................................................................................................. 19 Dynamique de développement suivant des modes de production et de consommation responsables 21 Epanouissement de tous les êtres humains.......................................................................................... 25 Index des graphiques ............................................................................................................................ 29 Annexes………………………………………………………………………………………………………….31Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 4
Introduction
En janvier 2015, Bordeaux accueillait les Assises nationales de l'énergie. Une première édition pilotée par Bordeaux Métropole réussie et animée par une conviction commune: la nécessaire transition énergétique des territoires et des collectivités et leur détermination pour la mettre en œuvre. En organisant cet événement majeur, Bordeaux Métropole a une nouvelle fois démontré son engagement. La Ville de Bordeaux s'est pleinement investie en apportant son expertise sur des sujets stratégiques tels que, notamment, la lutte contre les îlots de chaleur, l'animation du Club Climat Energie de Bordeaux ou encore le défi relevé par les familles Bordelaises pour économiser l'énergie à la maison.
Rassemblant plus de 2 000 participants venus de l'ensemble des collectivités territoriales de France, ces Assises ont été l'occasion d'inviter de nombreuses personnalités présentes à signer l’ « Appel de Bordeaux »1. Cette déclaration évoque le rôle primordial des territoires dans les politiques d'adaptation et d'atténuation du changement climatique et montre que les territoires agissent localement. L’Appel, appuyé et rejoint par de nombreuses autres collectivités françaises et internationales (Munich, Nantes, Bilbao, Paris, Madrid, Lyon…), signe l'engagement et l'implication de la Ville pour lutter contre le dérèglement climatique.
En parallèle, Bordeaux a soutenu et animé un large programme en vue de mobiliser les acteurs locaux sur les enjeux de la COP21 notamment au travers de la Maison écocitoyenne, son outil d’accompagnement au changement des comportements ou en direction des scolaires grâce au dispositif métropolitain des Juniors du développement durable.
Les propositions formulées ont pu être portées à la connaissance des participants lors des négociations sur le Climat en décembre 2015 à Paris.
Le présent rapport de développement durable met en évidence les actions majeures développées en 2015 par la Ville de Bordeaux. Par exemple, la Ville a poursuivi les économies d’énergie exemplaires dans son patrimoine bâti (-33,5% depuis 2007) mais sa consommation d’eau s’est stabilisée depuis 2 ans après une forte baisse (-70%) entre 2007 et 2013. Avec 323 kg par an et par habitant, les bordelais rejettent moins d’ordures ménagères qu’en 2008 (-10%) mais ils consomment plus d’énergie électrique et de gaz (+1% en 2015). Le Forum « Mangeons », premier forum de l’alimentation durable organisé à Bordeaux a montré l’intérêt de nombreux acteurs locaux pour la relocalisation des systèmes alimentaires et leur souhait de voir la collectivité en assurer la gouvernance.
Enfin, d’un point de vue organisationnel, l’année 2015 a été fortement marquée par la préparation du processus de mutualisation entre les services de développement durable de Bordeaux Métropole et de la Ville. La Ville de Bordeaux a largement mutualisé ses services afin de donner plus de cohérence à l’action publique. La loi MAPTAM prévoit par ailleurs le transfert à Bordeaux Métropole d’un certain nombre de compétences telles que la maîtrise de la demande en énergie, le développement de réseaux de chaleur urbains, le déploiement de bornes de recharge pour véhicules électriques, la contribution à la transition énergétique et l’environnement.
1 Document annexé au rapportRapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 5Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 6
Préserver les ressources et lutter contre le changement
climatique
Désinvestir les fonds liés aux énergies fossiles
Bordeaux s'associe au mouvement international des Etats et des collectivités publiques qui vise à limiter la production d’énergies fossiles et les subventions massives vers ce même secteur, en incitant au retrait des participations et placements financiers dans les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) et en encourageant l'investissement vers l'efficacité énergétique et la production d'énergies renouvelables.
A la suite des vœux du conseil municipal du 23 novembre 2015, la Ville s'est engagée dans le désinvestissement des fonds liés aux énergies fossiles. Elle a ainsi incité plusieurs organismes de retraite des élus et des agents municipaux (particulièrement auprès de la CNRACL, de l'IRCANTEC, de l'ERAFP en ce qui concerne les salariés de la fonction publique, ainsi qu'avec la FONPEL et la CAREL en ce qui concerne les fonds de pension pour les élus) à désinvestir leurs fonds dans le secteur des énergies fossiles, pour réinvestir dans le secteur des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique.
En complément de cet objectif, Bordeaux poursuit son ambition de réduire sa consommation d’énergies fossiles et de développer les énergies renouvelables en alternative.
Consommation d’énergie dans le patrimoine municipal
Conformément aux engagements pris au travers du Plan climat 2008-2012 puis 2012-2016, la Ville de Bordeaux a engagé de nombreuses actions visant à réduire les consommations d'énergie dans les bâtiments municipaux. De nombreux diagnostics ont été réalisés afin de conduire à un plan de rénovation énergétique, notamment la rénovation de la Bibliothèque Mériadeck. Les contrats d’exploitations de chauffage et de ventilation ont été renégociés dans l’objectif d’inscrire les exploitants dans une dynamique vertueuse visant à accompagner la Ville à la maîtrise de l’énergie dans son patrimoine. De même, au travers de l’Académie climat énergie les agents ainsi que les usagers des bâtiments notamment des crèches et des écoles ont été sensibilisés à la fois sur les enjeux de la réduction des consommations et sur les gestes à développer pour adopter un comportement éco-responsable.
La consommation corrigée des variations saisonnières et de l’évolution du patrimoine de l’année 2015 s’élève à 61,5 GWh soit une baisse de 33,5% depuis 2007 (Fig.1).
55
60
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75
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2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
GWh
5,5
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9,5
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M€
Consommation brute
Consommation corrigée
Coût TTC
Figure 1 : Evolution de la consommation d’énergie et du coût du gaz et de l’électricitéRapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 7
Malgré une forte augmentation des coûts de l’énergie entre 2007 et 2015 (+30% sur le gaz et +47% sur l’électricité), la facture énergétique totale liée aux consommations des bâtiments municipaux a augmenté de 8,6% seulement passant de 6,50 M€ à 7,06 M€.
La loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité) relative à l’ouverture de l’achat d’électricité dans le domaine concurrentiel est une opportunité pour la Ville dans sa recherche de maîtrise des coûts. La Ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole ont réussi à réunir 9 communes de l’agglomération autour de cet enjeu en procédant à un achat groupé d’électricité en 2015. Les nouveaux marchés assureront une économie de 10% sur la durée (période 2015-2021).
Depuis plusieurs années, la Ville de Bordeaux conduit un programme de modification progressive de son parc d’éclairage public, destiné à diminuer les flux lumineux et à réaliser des économies d’énergies.
Elles sont obtenues principalement en changeant les lampes les plus énergivores (ballons fluorescents) par des sources haute performance. L’Agenda 21 de Bordeaux prévoyait une disparition totale des anciennes ampoules en 2014, l’objectif a été atteint. En complément sont installés progressivement des systèmes d’abaissement de puissance des lampadaires en milieu de nuit, sur certaines voies seulement par sécurité. Ce dispositif permet de diminuer la puissance consommée et donc de limiter la consommation électrique. Par ailleurs, la Ville de Bordeaux n’utilise plus de lampadaires émettant plus de 3% de flux lumineux au-dessus de l’horizontale, type « boule », aux nuisances lumineuses atmosphériques importantes.
Près de 350 luminaires haute performance ont récemment été installés à Bordeaux. Dans ce domaine, une expérimentation est menée sur un lotissement du quartier Saint Augustin « les Jardins de Carreire ». Sur 44 lampadaires dotés de capteurs, le niveau lumineux n’est élevé qu’en présence d’usagers sur l’espace public.
L’augmentation du prix du kWh (+10%) impacte la facture énergétique dont la hausse de 123 000 euros est toutefois amortie par les efforts d’abaissement de puissance et de mutations technologiques (baisse de 5% de la puissance totale du parc sur 2015 par rapport à 2014). En définitive, l’ensemble de ces actions a permis de réduire la consommation d’énergie de 23% entre 2007 et 2015. Sur cette même période, la puissance installée à été réduite de 20,5% (Fig.2).
15 000
20 000
25 000
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
MWh
4
4,5
5
5,5
6
6,5
MW -20,5%
-23%
Consommation d'énergie (MWh)
Puissance installée (MW)
Figure 2 : Evolution de la consommation d’énergie de l’éclairage publicRapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 8
Les énergies renouvelables
L'objectif visant à porter la part d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie des bâtiments du patrimoine municipal à 23% est atteint depuis 2013.
Sur l’ensemble du territoire, la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie s’élève à 9,45% (mix électrique national compris).
Le développement de cette filière passe notamment par le déploiement du solaire, de la biomasse et l’exploitation du gisement de géothermie.
Les réseaux de chaleur contribuent largement au développement des énergies renouvelables. Entre 2012 et 2015, la part des énergies renouvelables dans les réseaux de chaleur est passée de 50% à 66% (Fig.3).
50%
57% 59%
66%
9,45%
9,75%
9,30%
8%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
2012 2013 2014 2015
6%
7%
8%
9%
10%
11%
12%
Part des ENRr dans les réseaux de chaleur de Bordeaux
Part d'ENRr dans la consommation globale de Bordeaux
Figure 3 : Evolution de la part d’ENRr dans les réseaux de chaleur de Bordeaux et dans la consommation globale d’énergie
Le réseau de chaleur des Bassins à flot
Après un an d’exploitation du réseau, le mix énergétique atteint est de 68% d’énergie renouvelable au lieu des 70% prévus à l’origine. La raison de cette différence est en partie dû au fait que la mise en fonctionnement de la chaudière bois de la plateforme biomasse de Bacalan a été retardée de 3 mois de façon à réunir un nombre suffisant d’habitants permettant à la chaudière de fonctionner en continu.
La plateforme des Chartrons affiche de son côté un résultat de 81% d’EnR. L’apport de la géothermie de la cité du vin viendra en juin 2016 augmenter la part d’utilisation des EnR sur l’ensemble du réseau des Bassins à flot.
Saint-Jean Belcier : réseau de chaleur en perspective
L’exploitation de nouveaux réseaux de chaleurs avec le projet Euratlantique est à l’étude depuis 2015. Le projet de réseau de chaleur Belcier est en cours de travaux sous maîtrise d’ouvrage Bordeaux Métropole pour une première mise en service en octobre 2016. La puissance installée de ce réseau de chaleur est de 52 MW alimenté à 92% par la chaleur issue de l’incinération des déchets ménagers de l’usine Astria.Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 9
Zoom sur…
Le cadastre solaire
Initié en 2015, le premier cadastre solaire de la Ville de Bordeaux a été mis en ligne en juin 2016. Ce cadastre est un outil d’aide à la décision indiquant le potentiel solaire de chaque bâtiment (KWh/m2/an) calculé à partir de la simulation du rayonnement solaire annuel moyen et en prenant en compte les effets d’ombres portées (immeubles, arbres, souches de cheminées...). Les propriétaires peuvent ainsi d’apprécier, grâce à un simple code couleur, si leur toiture est propice à l’installation de panneaux solaires.
Dans l’hypothèse où toutes les toitures ayant le meilleur rendement solaire possible étaient équipées en panneaux photovoltaïques, il est à noter qu’elles pourraient couvrir 70% des besoins en électricité de Bordeaux.
Des conseillers info énergie se tiennent à disposition des Bordelais et Bordelaises (à raison de deux rendez-vous hebdomadaires à la Maison écocitoyenne) afin d’échanger sur leur projet d’installation de panneaux photovoltaïques (faisabilité, démarches administratives, aides possibles, retour sur investissement…).
De manière générale, une inclinaison de 30 à 45° et une orientation plein sud permettent d’obtenir le rendement optimum.
Capture d’écran du cadastre solaire - plan.bordeaux.fr
Dans une ville célèbre pour la qualité et l’harmonie de son paysage urbain, poser des capteurs solaires en toiture dépasse le simple enjeu énergétique. Il s’agit aussi de respecter l’identité de Bordeaux que lui confèrent les alignements, les gabarits et les hauteurs des bâtiments, ainsi que les matériaux utilisés (pierre de taille, briques et tuiles canal.
Les panneaux solaires doivent être considérés comme des éléments d’architecture à part entière. Aussi, il est à noter que l’ensemble des bâtiments du secteur sauvegardé de Bordeaux ne peuvent être des candidats à la pose de panneaux photovoltaïques.
Fort du potentiel déjà identifié sur la seule commune de Bordeaux, l’exemple du cadastre solaire de la Ville sera étendu à l’ensemble du périmètre de Bordeaux Métropole.Maîtrise de la consommation d’eau dans les parcs et jardins municipaux
Le volume de précipitations relevé en 2015 a nettement diminué (598,5 mm contre 953 mm en 2014, soit 37% de moins) (Fig.4). Cette différence notable influence négativement les conditions d’arrosage sur le territoire et en particulier celui des espaces verts entretenus par les services municipaux. La consommation d’eau des parcs et jardins (183 893 m3) a augmenté de 34% par rapport à 2014. Cette hausse est liée aux conditions météorologiques de l’été 2015 (sec et chaud) et à un déficit de pluviométrie (Fig.5). Notons que l’année 2015 se situe au 3ème rang des années les plus chaudes.
400
500
600
700
800
900
1000
1100
1200
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Figure 4 : Cumul des précipitations annuelles sur Bordeaux en mm
0
50000
100000
150000
200000
250000
300000
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Figure 5 : Evolution de la consommation d’eau dans
les parcs et jardins de la Ville de Bordeaux en m3
Accompagner les Bordelais vers la maîtrise de leurs consommations d’eau et d’énergie
Consommation de gaz et d’électricité
La consommation brute de gaz sur le territoire de Bordeaux a augmenté de 1% par rapport à l’année précédente (tendance nationale + 8%). La consommation d’énergie électrique a augmenté de 2% contre 1% au niveau national (Fig.6). Ces consommations en hausse malgré une année globalement plus chaude en France relèvent à la fois des secteurs tertiaire et industriel ainsi que des ménages. Leur augmentation doit donc être corrélée à l’activité économique et aux transports. Le secteur de l’habitat reste néanmoins une priorité car il représente à lui seul 44% de la consommation totale d’énergie (hors transports).
Par conséquent, la Ville apporte son soutien à l’écoréhabilitation des logements notamment en abondant le PIG métropolitain, en cofinançant la réalisation de travaux (Cf. p.17) mais également par le biais de permanences info énergie animées par trois structures associatives deux fois par semaine à la Maison écocitoyenne.Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 11
1 000
1 100
1 200
1 300
1 400
1 500
1 600
1 700
1 800
1 900
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
GWh
Gaz Electricité
Figure 6 : Evolution de la consommation de gaz et d’électricité sur le territoire de Bordeaux
Consommation d’eau
Entre 2014 et 2015, la consommation moyenne par habitant a augmenté de 4%, confirmant vraisemblablement l’inflexion constatée en 2014 qui faisait apparaitre un ralentissement sensible de la baisse de consommation depuis 2010 (malgré une baisse générale de 13% depuis 2007). L’augmentation de l’année 2015 s’explique notamment par un été sec et chaud favorisant la consommation d’eau (fig.7 et fig. 8), phénomène auquel il faut rajouter l’augmentation naturelle du nombre de clients liée à l’attractivité de la Ville.
La consommation des grands comptes quant à elle poursuit a contrario sa diminution (près de 9 %). En 13 ans, on observe ainsi une baisse de leur consommation de 35% (2 186 m3 contre 3 354 m3).
Figure 7 : Consommation d'eau par habitant en m3 sur le territoire de Bordeaux (source : Bordeaux Métropole)
50
60
70
80
2006 2007 20 08 2009 2010 201 1 2012 2013 20 14 2015Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 12
Le défi des familles à énergie positive
Depuis l’adoption de l’Agenda 21 en 2009 de la ville de Bordeaux, la sensibilisation et l’accompagnement des publics aux changements des comportements est un enjeu primordial. Une des actions les plus emblématiques de cet axe est le défi des « Familles à énergie positive » qui rencontre un fort succès depuis son lancement. Du 1er décembre 2014 au 30 avril 2015, la Ville de Bordeaux a participé pour la 3ème fois au défi national « Familles à énergie positive ». Cette troisième édition a permis de mobiliser 122 familles réparties en 12 équipes dans chaque quartier de Bordeaux. Les efforts menés sont concluants, puisque l’engagement des familles a permis d’économiser 151 MWh soit l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 43 foyers et 806 m3 d’eau représentant la quantité d’eau nécessaire pour le remplissage de 13 piscines (8x4m). Les équipes les plus économes ont réalisé 25% d’économie d’énergie et 36% d’économie d’eau. Depuis l’automne 2015, le défi des Familles à énergie positive s’est élargi à l’agglomération bordelaise. Bordeaux partage désormais avec ses voisines des temps forts de rencontres et de partage afin de réussir à réaliser de nouvelles économies d’eau et d’énergie. Cet élargissement a permis de mobiliser plus de 175 familles pour l’agglomération, dont 95 pour le seul territoire de Bordeaux, pour l’édition 2015-2016. Fort de ce succès, l’opération sera de nouveau reconduite pour une cinquième édition.
Zoom sur…
L’opération MAC Eau
L’opération portée par le SMEGREG et financé par l'Union
Européenne, mobilisant principalement la Maison écocitoyenne
comme point de distribution sur Bordeaux, a permis de distribuer
3 247 kits, pour un volume économisé théorique de 3 894 m3/an.
Les kits d’économie d’eau aux Bordelais sont constitués
d’éléments permettant de limiter le débit en sortie tout en
conservant un confort d’utilisation. Un kit installé doit permettre
une réduction de la consommation d’eau de l’ordre de 30 à 40%
par rapport à un logement non-équipé.
Les kits contiennent :
- Un réducteur de débit douche ou une douchette hydro-économe (débit max 10 l/min) - Deux mousseurs pour les robinets d’évier de cuisine et de lavabo de salle de bain (débit max 6l/min)
- Un sac WC de 2 litres à installer dans la cuve de la chasse d’eau (à n’utiliser que lorsque la chasse n’est pas déjà équipée d’un système à double commande).
Un large spectre de sociotypes différents a été intéressé par cette proposition de kits hydro- économes allant du simple ménage à une personne en appartement à la maison occupée par 4 personnes ou plus. Le taux d’équipement des abonnés de la collectivité est de près de 4% à la fin de l’opération en juin 2015.
Le SMEGREG (Syndicat mixte d’études pour la gestion de la ressource en eau du département de la Gironde) est en cours d’analyse de l’ensemble des données collectées. Une étude plus approfondie permettra de mesurer l’impact de cette opération sur le territoire.Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 13
Construire et aménager une ville durable
Une ville de pierre : les opérateurs s’engagent
En avril 2015, 14 premiers opérateurs du projet Brazza ont signé la charte d’engagement aux côtés de la Ville de Bordeaux et de Bordeaux Métropole2.
La Ville de Bordeaux travaille depuis plusieurs années à l’avenir du quartier Brazza, un site de 53 hectares qui se développe grâce au pont Jacques Chaban-Delmas. Ce projet, dont la conception a été confiée à l’urbaniste-architecte Youssef Tohmé, présente plusieurs formes d’habitat qui répondront aux nouvelles attentes des accédants à la propriété, dont de nombreuses maisons individuelles. Il sera également l’un des lieux de l’activité économique bordelaise.
Voulu de forte identité, structuré par la nature, Brazza sera un quartier urbain mixte accueillant 4 500 logements, un pôle de loisirs et plus de 100 000 m2 d’activités artisanales et tertiaires. Brazza présente la caractéristique de ne pas être opération publique d’aménagement mais de se développer, comme aux Bassins à flot, dans le cadre d’un urbanisme négocié.
La Ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole disposent de 30% du territoire, le reste étant propriété d’opérateurs privés avec lesquels un partenariat est nécessaire pour mettre en œuvre ce projet. C’est l’objet de la charte Brazza, document qui fixe les modalités des relations entre les collectivités et les porteurs de projets, les objectifs à partager et les engagements de chacun. Les signataires s’engagent moralement à mettre en œuvre le projet dans le cadre d’un partenariat constructif.
14 premiers opérateurs porteurs de projets très diversifiés permettant d’engager une première phase opérationnelle ont signé, avec la Ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole, la charte Brazza faisant ainsi entrer le projet dans sa phase concrète.
Une ville verte labellisée
Riche de plus de 50 ans d'histoire, le label des villes et
villages fleuris mobilise près d'un tiers des communes
françaises, dont plus de 4 000 sont labellisées. Evoluant avec
les attentes des citoyens, le label s'engage aujourd'hui sur les
enjeux tels que la qualité de l'accueil, le respect de
l'environnement et la préservation du lien social.
Après plusieurs années d'absence, la ville de Bordeaux
s'engage de nouveau dans le label de la qualité de vie. La
ville a reçu sa troisième fleur en juillet 2015.
Cette distinction valorise les évolutions mises en œuvre depuis près de quinze ans pour une gestion des espaces verts plus écologique et plus durable. Plus aucun pesticide dans les jardins, fertilité des sols uniquement assurée par des engrais naturels, réduction des consommation d'eau de 80% en 10 ans, suivi de la faune et de la flore sauvages, mesures et aménagements pour l'accueil de la biodiversité en ville… Ces résultats ont été obtenus par le biais de différentes actions sectorielles, pour certaines mises en valeur par des labels plus thématiques : 12 parcs ont été labellisés "Ecojardin", 10 refuges LPO, Rubans du développement durable entre 2008 et 2012, 2 parcs labellisés jardins remarquables de France par le ministère de la culture…
Le Label Villes et villages fleuris prend en compte ces avancées ainsi que la dimension sociale et l'implication globale de la ville dans tous les critères du label. L'ambition de la ville est de poursuivre ces efforts et de viser la quatrième fleur notamment par la mise en œuvre d'un projet de fleurissement durable3.
2 Charte de partenariat et d’engagement sur la qualité et l’innovation du projet urbain Brazza signée le
lundi 27 avril à 14 h 30 dans les salons de l’Hôtel de ville. Charte téléchargeable sur le site bordeaux2030.fr à l’adresse suivante (document pdf de 38 pages) :
http://www.bordeaux2030.fr/sites/www.bordeaux2030.fr/files/20150427_charte_signee.pdf 3 Bien souvent, la fleur est perçue comme le seul apanage des annuelles et des bisannuelles. Or, de nombreuses plantes vivaces et arbustives offrent également de superbes floraisons. Astucieusement choisies, ce sont des plantes qui s’inscrivent dans un choix de fleurissement sur la durée.Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 14
La prise de conscience de la problématique environnementale et le désir des habitants de retrouver la nature en ville a amené Bordeaux à revoir globalement sa façon d'embellir la ville avec le végétal, tout en respectant les critères de développement durable. Depuis l'automne 2015 tous les massifs ont été revus, les jardiniers utilisent plantes vivaces, bulbes et arbustes, en place tout au long de l'année et durablement.
Les Bordelais seront invités prochainement à voter pour leur massif préféré et soutenir ainsi la candidature de Bordeaux pour la 4ème fleur.
Une ville qui s’adapte
La température moyenne constatée sur Bordeaux en 2015 est de 14°C. Le mois de juillet, le plus chaud de l’année, enregistre une moyenne de 22,8°C (Fig.8).
8
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1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015
Figure 8 : Température annuelle moyenne constatée
à Bordeaux en degré Celsius (Source : infoclimat.fr)
Les épisodes de fortes chaleurs s’accentuent et s’adapter au changement climatique et aux épisodes de canicule devient une nécessité.
Depuis 2013, la lutte contre les îlots de chaleur est au cœur des préoccupations de la Ville de Bordeaux et de sa métropole. Deux projets ont été menés pour caractériser ces îlots. Les études montrent que les épisodes de fortes chaleurs sont plus longs et plus fréquents depuis plusieurs années et que le pic meurtrier de 2003 est devenu un standard. L’adaptation de nos modes de construire et d’aménager l’espace public à ces conditions de vies dégradées impose la recherche de solutions à tous les stades des projets d’aménagement.
C’est dans cet objectif que Bordeaux a souhaité mettre en œuvre dans le projet urbain Brazza les recommandations issues de ces études. Une analyse du projet a été réalisée afin d’évaluer et de compléter le plan Guide.
Une approche innovante et expérimentale de calcul et d’estimation de l’impact sur les îlots de chaleur urbains des surfaces à aménager selon leur nature a été réalisée.
L’outil de calcul et de suivi permet ainsi de corriger les choix d’aménagement tout au long du projet et à différentes échelles territoriales selon l’impact attendu en terme d’îlots de chaleur ou de fraîcheur urbains.
Une ville qui rejette moins
Les objectifs 2015 du Grenelle de l’environnement préconisait une réduction des ordures ménagères de 7% soit un objectif de 363 kg/an/habitant (Fig.9).
L’objectif est pleinement atteint depuis 2008 avec au final 40 kg de réduction par rapport aux objectifs ambitieux du Grenelle, soit 323 kg/an/hab en 2015.
Détail des collectes par type de déchets :
- verre collecté en 2015 : 16 597 tonnes (en 2014 : 16 007 tonnes), soit 22,51 kg/hab./an (22,01 en 2014)Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 15
- ordures ménagères en 2015 : 249,40 kg/hab./an (252,30 en 2014). Une baisse des ordures ménagères s’expliquant en partie par la mise en place des actions du Programme local de prévention des déchets (distribution de composteurs, stop pub…) à l’échelle de la Métropole. - collecte sélective en 2015 : 50,89 kg/hab./an (53,57 en 2014).
Figure 9 : Evolution du poids des déchets générés en kg/hab
(source : Bordeaux Métropole)
Une ville « respirable »
Pour la deuxième année consécutive, le bilan de la qualité de l’air sur l’agglomération bordelaise est conforme aux valeurs réglementaires avec des concentrations moyennes annuelles respectivement de 40 μg/m3 pour le NO2 et 26 μg/m3 pour les PM10 à la station de Bordeaux Gambetta. L’indice ATMO caractérisant la qualité de l’air quotidienne était bon à très bon plus de 70% du temps en 2015, moyen à médiocre environ 28% du temps et mauvais à très mauvais environ 2% du temps. Depuis 10 ans, l’ensemble des polluants mesurés sur l’agglomération bordelaise connaissent une baisse significative, -19% pour les PM10 et -29% pour les PM2,5, -19% pour le NO2 et -65% pour le SO2 , à l’exception de l’O3 +6% (Fig 10).Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 16
Figure 10 : Evolutions décennales des polluants sur l’agglomération bordelaise (Source : Airaq)
Néanmoins, un enjeu fort perdure en raison des niveaux de concentration en NO2 et en PM10 élevés le long des principaux axes routiers de l'agglomération bordelaise (rocade, A63, A10) et des axes majeurs du centre ville (boulevards, cours, quais) où se concentre la population. De plus, l'agglomération bordelaise est visée depuis juin 2015 par le pré contentieux relatif aux dépassements de NO2 comme 18 autres zones en France. En effet, les niveaux en proximité automobile (station de Bordeaux Gambetta), malgré la baisse observée en 2014 et 2015, ne sont pas conformes 3 années sur 4 de 2010 à 2013, tout en restant proches des valeurs limites (40 μg/m3 en moyenne annuelle). Un nouveau schéma de circulation a été mis en œuvre en septembre 2015 pour apaiser la circulation. Par ailleurs, seuls des bus GNV et hybrides gasoil récents (norme euro 5) circulent désormais sur la place Gambetta afin de réduire les émissions de polluants.
Afin d’apaiser la circulation et de réduire la pollution atmosphérique, la ville mène des actions volontaristes en faveur d’une mobilité plus durable dans le centre ville : développement du stationnement réglementé et des zones apaisées 20 et 30, extension du périmètre en contrôle d’accès de l’hypercentre…
En 2015, le stationnement réglementé s’est étendu sur de nouveaux secteurs : 1 410 places dans le quartier de Saint-Seurin jusqu’au boulevard du Président Wilson et 1 018 places du cours l’Yser jusqu’à la Gare Saint-Jean. Le stationnement payant sera développé dans l’intra-boulevards jusqu’en 2020.
Engagée dans la transition énergétique, la Ville de Bordeaux propose désormais sur son espace public, de 7 bornes de recharge électrique, en plus des bornes existantes déjà dans les parkings publics (+ 4 bornes fin 2016). La fourniture d'énergie est gratuite pour les utilisateurs et rapide, en 20 minutes environ, pour tout type de voitures ou deux-roues.
En 2015, 75 stations Bluecub ont été déployées sur le territoire métropolitain, dont 36 à Bordeaux, représentant 400 bornes, 180 véhicules électriques et 2 291 abonnements. Citiz compte 31 stations, dont 22 à Bordeaux, et 1 100 abonnements à fin 2015.
Bordeaux Métropole s’est engagée à renforcer son action en faveur de la qualité de l’air dans le cadre de l’appel à projets villes respirables en 5 ans par la mise en œuvre de mesures ambitieuses et efficaces dans le domaine de la mobilité et de la planification urbaine permettant de réduire plus durablement les niveaux de pollution de fond sur notre territoire. La Métropole et la ville vont lancer prochainement les études de préfiguration de la Zone à Circulation Restreinte ou ZCR4 pour la
4 Zone dans laquelle la circulation des véhicules les plus polluants est restreinte voire interdite, de manière pérenne, pour lutter
contre la pollution atmosphérique. Elle peut être créée à l’initiative des maires ou présidents d'EPCI à fiscalité propre disposant du pouvoir de police de circulation, dans les agglomérations et zones couvertes par un plan de protection de l’atmosphère.
0%Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 17
reconquête de la qualité de l'air et l’apaisement de la circulation dans le centre ville. Le programme ville respirable prévoit également d’accélérer le développement de l'électro mobilité sur le territoire métropolitain avec le déploiement de bornes de charge rapide, l'aide à l'équipement en bornes de charge pour les flottes d'entreprises, l'aide à l'achat de VAE pour les particuliers et professionnels, d'intensifier les actions de promotion du covoiturage et de l'autopartage, et d'accompagner des expérimentations innovantes de covoiturage de courte distance, ainsi que l’élaboration d’une carte stratégique de la qualité de l'air sur l'agglomération bordelaise pour une meilleure prise en compte dans les projets d'aménagements.
Enfin, il est important de noter que l’objectif zéro phyto a été atteint dans tous les parcs et jardins municipaux dès 2010. Dans le cadre de la mutualisation des services avec Bordeaux Métropole, la Ville accompagne désormais les communes de la Métropole vers le zéro phyto et poursuit la diffusion des bonnes pratiques sur la gestion raisonnée auprès des particuliers via la Maison du jardinier.
Une ville mobile
Le vélo à Bordeaux
Le nombre de contrats de prêt en 2015 de la Maison du vélo connaît un recul par rapport à 2014 : 4 059 contrats contre 5 703 en 2014. Cette baisse est liée à la modification de la durée de contrat (6 mois contre 1 an auparavant) et au rappel constructeur du vélo « Pibal » en août 2015 concernant près de 500 vélos au total.
Néanmoins, la Ville maintient sa position dans le top 10 des villes cyclables5, comme le démontre la situation globale des aménagements cyclables sur la commune :
- nombre de kilomètres en double sens cyclables sur Bordeaux : 75 km (+43% par rapport à 2014)
- linéaires cyclables sur Bordeaux : 361 km (+ 93% par rapport à 2013, augmentation à mettre principalement au compte des zones 30 qui se généralisent)
- linéaires d’aménagements cyclables sur la Métropole : 1 163 km - zones apaisées en km : 62 km
La place laissée de plus en plus au vélo en ville depuis ces dernières années est à mettre principalement au compte des zones 30 qui se généralisent en particulier sur la Métropole.
Détail d’aménagements cyclables sur le territoire de Bordeaux :
- bande cyclable unilatérale : 18 699 m
- bandes cyclables bilatérales : 68 277 m
- double sens cyclable en cohabitation: 19 433 m
- piste cyclable bidirectionnelle : 20 733 m
- piste cyclable unidirectionnelle : 120 022 m
- voie verte : 5 262 m
- zone 30 à double sens cyclable : 43 137m
- zone 30 en sens unique : 5 033 m
- zone de rencontre: 11 913 m
Parc automobile de la Ville
Entre 2007 et 2015, la consommation de carburant des services a diminué de 8,5% (Fig.11).
5 8ème du classement Cophenhagenize index of Cycling friendly cities 2015Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 18
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Figure 11 : Evolution de la consommation de carburant du parc automobile de la Ville
La Ville poursuit sa recherche d’alternatives en proposant 57 véhicules utilitaires légers électriques (14% de la flotte VUL) et 5 véhicules légers électriques. Un pool de 5 vélos à assistance électrique est également installé à la Cité Municipale pour compléter le dispositif depuis déjà quelques années.Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 19
Cohésion sociale et territoriale
Une ville « attentive »
Précarité énergétique
Le SLIME, Services Locaux d’Intervention pour la Maîtrise de l’Énergie, rentre de mars 2015 à juin 2016 dans sa deuxième phase de sa convention partenariale avec le PACT HD (Soliha) et la CLCV.
Ce dispositif permet d’appréhender toutes les dimensions de la précarité énergétique, en permettant à la fois de repérer les ménages en surconsommation et/ou en impayés de facture mais également les ménages en restriction de chauffage.
Le bilan à 27 mois de mise en place de l’opération compte 460 visites effectuées grâce aux alertes lancées via des interfaces dédiées : le numéro gratuit 0809 401 106 (depuis un poste fixe) et l’adresse mail spécifique slimebordeaux@soliha.fr.
La typologie des ménages accompagnés sont majoritairement des personnes seules de 25 à 60 ans, locataires du parc privé, salarié mais à très faible revenu (la grande majorité des ménages accompagnés fait partie des 10% de ménages les plus pauvres de Gironde). Par ailleurs, les logements suivis sont principalement des logements anciens (65% des logements datent d’avant 1948) dotés de systèmes de chauffage peu performants.
Les problématiques les plus souvent évoquées lors des visites sont la sensation de froid (70% des cas) et les problèmes d’humidité (54%). Les visites permettent en général de diagnostiquer pour la moitié des ménages une surconsommation d’énergie et pour 35% des cas des situations d’urgences (électricité défectueuse, moisissures, affaissements, …).
Le SLIME propose notamment comme solution d’accompagnement, le remplacement de l’électroménager peu performant au plan énergétique (aide financée à parité par la Ville et la Fondation Abbé Pierre, à hauteur de 80% de la facture, dans la limite de 500 euros par équipement). Entre mars 2015 et juin 2016, 40 travaux d’urgence ont été réalisés (via des artisans CAPEB) et 40 remplacements d’appareils électroménagers ont été effectués.
Coopération internationale
Un projet Bordeaux-Wuhan labellisé COP21
Le projet "Adaptation et mise en œuvre de la méthode Bilan
Carbone®", porté par la Ville de Bordeaux et mis en œuvre dans
le cadre de son jumelage avec Wuhan (Chine), a reçu la
labellisation COP21/CMP11-Paris 2015, valorisant une nouvelle
fois l’expertise Bordelaise.
Wuhan, capitale de la province de Hubei est la 8e municipalité
chinoise avec une population de près de 12 millions d'habitants.
Afin d'aider les Wuhanais à se doter d'une méthode fiable et
reconnue de quantification des gaz à effet de serre, Bordeaux et
Wuhan ont décidé de travailler ensemble pour transposer la
méthode Bilan Carbone® de l'ADEME au contexte énergétique de
la province du Hubeï. Les 3 grands objectifs du projet sont de
définir un plan d'action en adaptant les outils Bilan Carbone® au
contexte spécifique, d'élaborer une stratégie afin de permettre aux
acteurs locaux de reproduire l'exercice et d'assurer un transfert de compétence par le biais de la formation d'experts locaux.Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 20
Un groupement de bureaux d'études aquitains formé du cabinet bordelais ECIC et du cabinet Internat Energy Solutions a été retenu par la ville de Wuhan pour l'accompagner dans la réalisation du projet. La Ville de Bordeaux avait également été récompensée pour cette initiative par le prix spécial de la coopération décentralisée lors des 4ème Rencontres de la coopération décentralisée franco-chinoise qui se sont tenues à Strasbourg en novembre 2014.Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 21
Dynamique de développement suivant des modes de
production et de consommation responsables
Une Ville qui incite à la Responsabilité sociétale et environnementale (RSE)
Les motions votées le 23 novembre 2015 lors du conseil municipal pour Bordeaux et le 27 novembre 2015 lors du conseil métropolitain pour Bordeaux Métropole en faveur du désinvestissement dans les secteurs contribuant au dérèglement climatique participent de ce choix. Dans le cadre de ses relations avec les établissements bancaires, la ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole ont souhaité connaître les démarches engagées par ces établissements pour prendre en compte les obligations réglementaires du développement durable.
Ainsi, la ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole ont pu être informées des mesures prises par nos principaux partenaires bancaires : La Banque Postale (LBP), la Banque Européenne d’Investissement (BEI), la Caisse d’Epargne, la Deutsche Pfandbriefbank (PBB) via un courrier de retour à notre demande.
Ces différentes banques s’engagent dans leur rapport financier (consultables sur internet) dans une démarche de développement durable.
La BEI a complété son rapport d’un désengagement dans le domaine des énergies fossiles et a inscrit l’action pour le climat au rang de ses grandes priorités de financement. Trois domaines d’action servent à orienter l’activité de la BEI en faveur du climat, à savoir :i) renforcer l’incidence des financements climatiques, ii) accroître le degré de résistance aux effets des changements climatiques et iii) intégrer, davantage, dans les normes, méthodes et processus de la BEI, les considérations liées aux changements climatiques.
La PBB a obtenu, d’une part, le statut PRIME de l’agence extra financière OEKOM RESEARCH AG (elle évalue les performances sociales et environnementales à l’aide de plus de 100 critères sociaux et environnementaux choisis spécifiquement pour chaque secteur d’activité) ; d’autre part la PBB a également obtenu la notation « positive » de IMUG (Institut für Markt-Umwelt-Gesellschaft) en termes de développement durable, applicable aux émissions obligataires Pfandbriefe, destinées au refinancement des prêts au secteur public.
La LBP s’attache à déployer sa politique RSE autour de 4 grands axes : i) engagement économique avec notamment la conception et la proposition de produits et services responsable, ii) engagement social en interne où mobilité, amélioration de la santé et du bien-être des collaborateurs, intégration et formation des jeunes, égalité des chances dans les recrutements et promotions sont recherchées, iii) engagement sociétal pour une politique d’achats responsable, un soutien à un engagement citoyen des collaborateurs et un ancrage territorial favorisé et iiii) engagement environnemental en renforçant les actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), en intégrant des critères environnementaux dans l’offre de produits et services et en sensibilisant et en impliquant les acteurs internes mais aussi externes.
Enfin, la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes intègre son rapport RSE dans son rapport d’activité et veut être une banque responsable pour tous ses clients et collaborateurs. Elle a reçu la note de 3 sur 4 lors de l’évaluation de sa démarche RSE par Vigeo.
Annexe : Liens vers les sites des établissements financiers reprenant les informations RSE. 1/ BEI :
http://www.eib.org/attachments/general/reports/fr2015en.pdf
http://www.eib.org/attachments/strategies/eib_climate_strategy_fr.pdf http://www.eib.org/attachments/strategies/eib_energy_lending_criteria_fr.pdf http://www.eib.org/attachments/strategies/transport_lending_policy_fr.pdf 2/ Pbb :
http://www.oekom-research.com/index fr.php
http://www.imug.de/
http://www.pfandbriefbank.com/fileadmin/user upload/downloads/investor relations/reports/1503 pbb GB2014 en.pdf
3/ Caisse d’Epargne :
https://youtu.be/AoGAbomXOB4Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 22
Une Ville qui accompagne l’emploi
Le taux d’emploi des personnes souffrant d’handicap dans l’effectif municipal continue à croître : 8,3% en 2015 pour 7,42% en 2014, pourcentage qui a doublé en 10 ans (Fig.12). A noter que la loi fixe à tout établissement privé ou public de 20 salariés et plus une obligation d’emploi de travailleurs handicapés à hauteur minimale de 6% de son effectif total.
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Figure 12 : Taux d’emploi Handicap dans l’effectif municipal
Soucieuse d’accompagner les Bordelais en recherche d’emploi, la Ville de Bordeaux a lancé, en partenariat avec la Maison de l’emploi, le site Bordeaux pour l’emploi.
Ce site emploi.bordeaux.fr propose différents services :
- recensement journalier de 8 000 à 10 000 offres d’emploi sur le territoire métropolitain - possibilité d’effectuer des recherches d’emploi selon plusieurs entrées (type de contrat, d’activité, de métier …)
- création de son propre compte avec un CV consultable par les entreprises - information sur les manifestations, événements ou dispositifs liés à l’emploi dans la métropole
Ce site vient en complément d’initiatives accompagnées par la Ville de Bordeaux en matière d’emploi et d’insertion :
- Marché d'insertion (44 944 heures pour 175 personnes)
- Emplois aidés Ville de Bordeaux et CCAS (96 354 heures pour 68 personnes environ) - Service civique (39 638 heures pour 39 volontaires)
- Apprentissage (75 529 heures pour 47 apprentis)
Au total, en 2015, 329 bénéficiaires ont disposé de 256 465 heures d’insertion (+9% par rapport à 2014) (Fig.13).
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Figure 13 : Nombre d’heures d’insertion (source PLIE Bordeaux)
La Ville de Bordeaux soutient par ailleurs le Relais textile, entreprise de recyclage, agissant depuis 30 ans pour l’insertion de personnes en situation d’exclusion, par la création d’emplois durables.Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 23
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Figure 14 : Collecte en tonnes des bornes le Relais
à Bordeaux (source, le Relais Textile Gironde)
Sur Bordeaux, le volume collecté par les bornes du Relais textile connait une stabilisation avec 613 217 kg en 2015, par rapport à l’année antérieure, soit l’équivalent de 2,54 kg par habitant (Fig.14).
Une Ville développant l’accès à une alimentation saine
« Mangeons », premier forum de l’alimentation durable
Le 3 juin 2015, la Ville de Bordeaux a organisé le 1er Forum de l'alimentation durable, « Mangeons », en partenariat avec la Dreal Aquitaine, la Draaf Aquitaine, l'IUFN (International Urban Food Network), le Conseil départemental de la Gironde, la Chambre d'agriculture de la Gironde, le réseau Regal et la Maison des 5 Sens.
Cette journée s'inscrivait dans le parcours de la Caravane Milan 2015, une initiative de l'IUFN qui réunissait plusieurs villes européennes autour du thème central de l'exposition universelle de Milan, Nourrir la planète, énergie pour la vie.
Cette manifestation est née d'une réflexion engagée par la Ville dès 2012 à partir des données de son Agenda 21 sur les enjeux d'une alimentation durable dans une ville centre d'agglomération, une ville dense dont le tissu urbain ne permet pas d'envisager d'autosuffisance.
Bordeaux, désigné territoire-pilote en matière de gouvernance alimentaire depuis mars 2014 sur sollicitation de la Dreal Aquitaine, a réuni durant une journée plus de 90 professionnels de l'alimentation autour de 3 tables rondes :
- la préservation durable de la ressource
- la solidarité ville/campagne sans prédation
- un coût et des prix justes pour tous.
L'après-midi a été consacré à la présentation de nombreuses initiatives locales prouvant l'importance du sujet autant que la vivacité du territoire en la matière.
Pour le grand public, venu nombreux, un marché de producteurs de pays a été organisé; la Ferme de Baugé de Villenave d'Ornon, la ferme de Tauziet, le Lycée horticole, l'Eplefpa, ... étaient présents pour vanter et vendre des produits sains et locaux. Les Bordelais ont également été invités à déguster des denrées déclassées cuisinées par une trentaine de chefs bordelais dont François Adamski, Meilleur ouvrier de France et Bocuse d'Or, sous la houlette d'Olivier Straehli, chef de la Maison des 5 Sens.
« Mangeons » a permis de mieux comprendre pourquoi et comment répondre aux enjeux alimentaires de la ville, à l'échelle de l'agglomération comme à celle du bassin de vie métropolitain. La première proposition consiste à créer un Conseil consultatif de Gouvernance alimentaire permettant àRapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 24
l'ensemble des opérateurs de se rencontrer, de s'informer, de discuter et d'élaborer ensemble réponses et solutions.
En octobre 2015, Bordeaux et Bordeaux Métropole ont signé le Pacte de Milan (protocole international engageant les grandes villes dans le développement de systèmes alimentaires durables et équitables), faisant ainsi partie des membres fondateurs.
Depuis janvier 2016, la question de la Gouvernance alimentaire est portée par Bordeaux Métropole.
L’agriculture biologique dans la restauration collective
Malgré une légère inflexion en 2015 par rapport à 2014, la part des denrées issues de l’agriculture biologique au SIVU s’élève à 24%, dépassant l’objectif fixé de 20% par le Grenelle de l’environnement (fig.16).
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Figure 15 : Evolution du taux de denrées issues
de l’agriculture biologique au SIVU Bordeaux Mérignac (source SIVU)
Les efforts menés par le SIVU tiennent compte également de la provenance des produits, en privilégiant les produits issus des circuits courts. Par exemple, l’approvisionnement des fruits et légumes bruts sont 100% d’origine française (hors produits exotiques). Sur la gamme de fruits achetés, 42% sont issus d’un terroir bien spécifique ou présentant un label de qualité (variétés sélectionnées, AOP, IGP…) et 65% proviennent d’une ressource locale (moins de 200 km).
Zoom sur…
Le prix Territoria « lutte contre le gaspillage alimentaire dans les écoles et l’aide alimentaire »
Le Jury du prix Territoria 2015 a choisi de saluer les efforts de la mairie de Bordeaux et celle de Mérignac en matière de « lutte contre le gaspillage alimentaire dans les écoles et l’aide alimentaire » en attribuant au SIVU un Territoria d’or dans la catégorie développement durable.
La Ville de Bordeaux livre, chaque semaine, environ 70 000 repas dans les écoles. Malgré une gestion fine de la commande des repas, des excédents sont inévitables. Face à l’enjeu de limitation des biodéchets et aux besoins croissants des associations d’aide alimentaire, la Ville de Bordeaux a choisi de valoriser les denrées encore consommables à la fin du service de restauration scolaire (laitages, fromages emballés, fruits etc …) en les cédant à des associations qui pourront, à leur tour, en faire bénéficier des familles. L’expérimentation menée, en juin 2015, entre le groupe scolaire Joséphine/Balguerie (quartier des Chartrons) et les Restos du cœur a permis de dégager des portions pour 20 à 40 personnes, selon les jours.
Le dispositif va être élargi au groupe scolaire Somme/Paul Antin (quartier Nansouty) avec le Pain de l’amitié. L’objectif étant, à terme, d’étendre ces collaborations à tous les établissements scolaires en les ouvrant à plusieurs associations identifiées en partenariat avec la Banque alimentaire.Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 25
Epanouissement de tous les êtres humains
Une ville éduquée ouverte au dialogue
Subventions aux associations
Comme chaque année, la Ville soutient de nombreuses associations investies dans le développement durable. Ces associations sont devenues au fil des ans de véritables partenaires dans l’accompagnement des Bordelais au changement de comportement. Parmi les associations de terrain que l’on retrouve régulièrement aux côtés de la Ville : la CLCV, le Creaq, Pact HD, Petits débrouillard, Récup’R, Vélocité…
En 2015, le montant total des subventions accordées au titre d’actions relevant du développement durable est de 83160 euros partagés entre 13 associations différentes. L’année 2016 en cours a néanmoins exigé une révision des subventions accordées en conséquence des restrictions budgétaires qui imposent une diminution de 5% sur l’enveloppe allouée. Le montant des subventions pour l’année 2016 est de 79 000 euros pour 12 associations (Fig.16).
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83160 79000 82800 82800
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montant des subventions nombres d'associations aidées
Figure 16 : Associations et budgets alloués de 2010 à 2016
Le Jardin Botanique et les classes vertes
Le Jardin botanique poursuit ses missions d’information et d’éducation des publics à la biodiversité et aux notions de développement durable, avec notamment :
- la diffusion d’information scientifique et technique à l’aide d’outils de communication pédagogique (visites, ateliers, publications, expos, cours, TP…),
- la formation spécialisée des personnels et perfectionnement des techniciens (échanges de personnel, accueil de stagiaires…),
- la découverte des milieux naturels et leur mode de fonctionnement…
Le nombre total de visiteurs en 2015 est de 433 716, une progression constante au regard des années précédentes comme en 2010 où le nombre de visiteurs était de 139 161.Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 26
Serres et salles d'expositions : la baisse est due à la mise en place d'un tarif d'accès à 2€ par délibération D-2015/48 du 26/01/2015 (Fig.17).
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Figure 17 : Fréquentation du jardin botanique (serres et salles d’expositions)
Classes vertes : 6861 enfants ont pu bénéficier des classes vertes au Jardin botanique en 2015. A la rentrée 2015/2016, un système de comptage plus pertinent a été mis en place afin de restituer au plus juste le temps pédagogique passé avec les enfants. Le nouveau calcul se base désormais sur le temps d'animation, avec donc la présence d’un animateur, prenant en charge deux classes en demi journée (ex : pour 52 enfants reçus lors de 8 demi-journées, l'équivalent est de 416 enfants).
Les Juniors du développement durable
En 2015, 1603 enfants ont bénéficié de l’opération « les Juniors du développement » qui vise depuis de nombreuses années à la sensibilisation et à l’éducation des élèves (de la maternelle au primaire) de l’agglomération bordelaise au développement durable. Parmi les thématiques retenues cette année : l’eau, la biodiversité, la solidarité, la consommation et les déchets, la création, les énergies et les déplacements.
Des associations partenaires participent à ce dispositif comme : les Petits débrouillards, Achillée & Ciboulette, Initiatives abeilles, Aroven, Terre & Océan, Maison de l’eau…Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 27
Zoom sur…
La Maison écocitoyenne souffle sa cinquième bougie
La fréquentation
En 2015, la Maison écocitoyenne a reçu 22 353 visiteurs (Fig. 18) portant ainsi le nombre de visiteurs depuis l’ouverture à 133 200.
La fréquentation moyenne de la Maison écocitoyenne est de 1 800 visiteurs par mois avec un pic de 4 200 en mai (Fête du fleuve) et un minimum de 573 en décembre /janvier (effet fêtes et vacances de Noël) qui se confirment d’autant plus cette année qu’ils correspondent au mois des attentats (fig.20). En revanche, jusque là mois plutôt creux, juillet et août, connaissent un regain de fréquentation lié à l’activité touristique en hausse et à la programmation de nouvelles activités (découverte autour du développement durable) créées par la cellule animation.
573
1160
1784
1999
4201
1802
1622
3099
2021 2007
1169
670
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
3500
4000
4500
Janvier Février Mars
Avril Mai Juin Juillet Août
Septembre
Octobre Novembre Décembre
Exposition "Faut qu'ça
tourne ! " Exposition "Bois dynamie"
Exposition "Remix,
éclairages sur la transition
énergétique"
Figure 18 : Fréquentation de la Maison écocitoyenne et moments clés de son activité en 2015
Au total en 2015, 587 opérations ont été organisées et/ou accueillies, réparties comme suit : - 411 ateliers / animations
- 57 colloques / conférences
- 35 opérations organisées par la Ville / conférences
- 79 visites guidées
- 5 Expositions et vernissages associés
C’est la plus forte activité jamais enregistrée par la Maison écocitoyenne depuis son ouverture.
Les expositions temporaires
Deux expositions ont été réalisées en partenariat avec des acteurs locaux : « Bois dynamie » (mai à août 2015 sur la thématique de la forêt) et « Faut qu’ça tourne » (octobre 2015 à mai 2016 sur la thématique de l’économie circulaire). Tous les contenus, la mise en page, la scénographie et la programmation ont été imaginés et créés par l’équipe interne, en lien avec les services techniques de la Ville.
Elles sont prêtées gratuitement aux communes de Bordeaux Métropole et plus largement dans toute la France dès la fin de la période d’exposition et complètent le catalogue.
Animations
L’année 2015 voit la montée en puissance de l’offre d’ateliers à destination des particuliers, avec de nouveaux prestataires et celle du nombre de visites commentées proposées sur inscription pour les groupes constitués : centre sociaux, associations, instituts spécialisées, centres de formation…
Une nouvelle offre numérique
La Maison écocitoyenne a réalisé de nombreux contenus pour l’application de la table tactile et sa version mobile « Écocitoyens à Bordeaux » pour smart phone pour un lancement lors de l’événementRapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 28
des 5 ans de la maison écocitoyenne début 2016. Une innovation qui permet une étape interactive intégrée dans le parcours de visite de la Maison écocitoyenne.
Accessible à quatre personnes simultanément, la table tactile propose un accueil numérique ludique à tous ceux qui entrent dans la Maison écocitoyenne sans avoir d’idées prédéfinies de ce qui les intéresse.
- Chacun sélectionne son profil (homme, femme, enfant) et détermine son portrait écocitoyen parmi les quatre proposés : « Prêt(e)-à-tout » pour respecter l’environnement, « Perplexe » sur l’impact de son comportement, « Désenchanté(e) » ayant l’impression de faire beaucoup d’efforts sans grands résultats ou « Méfiant(e) » face à tout ce qui se dit.
- Il choisit son environnement (domicile, travail, vacances) puis sélectionne des points d’intérêts (des pièces ou des objets) : à chaque clic correspond un conseil d’écogeste et son défi, un événement, une bonne adresse (un équipement public, une association, une entreprise, un commerce) et éventuellement un jeu.
Pour poursuivre cette expérience, le visiteur peut télécharger l’application mobile de la Maison écocitoyenne et renvoyer par mail sur son smartphone les contenus qu’il a sélectionnés : engagements sur des écogestes, événements de l’agenda, bonnes adresses…
L’application « Écocitoyens à Bordeaux » a été créée par la Maison écocitoyenne dans le prolongement de son parcours de visite et de sa table tactile, comme outil interactif pour accompagner la transition écologique des habitants de Bordeaux Métropole. L’application est un guide pratique de terrain pour devenir un écocitoyen actif et disposant de toutes les bonnes pratiques qui existent localement. Elle met en valeur les initiatives concrètes qui peuvent aider chacun et chacune à trouver les outils, les clefs pour agir, changer de comportement sans perdre de confort tout en améliorant sa qualité de vie.
Une ville connectée
Le premier Forum Smart City Bordeaux 2015 qui s’est tenu le 3 avril 2015 à Bordeaux a réuni plus de 10 000 visiteurs et 4 000 congressistes atour des questions de territoire, de citoyenneté, de durabilité, du numérique pour répondre aux enjeux de la construction partenariale de la ville intelligente et humaine. Toutes les formes d’innovations, numériques, mais aussi sociales ont été mises à l’honneur au service de nouveaux usages.
Au-delà de l’efficacité énergétique, de la résolution des problèmes écologiques, de la lutte contre les changements climatiques : la nécessité de remettre l’humain au centre du développement et des innovations, l’innovation sociale et responsable , l’importante de favoriser l’initiative individuelle et l’employabilité , la possibilité de lier globalisation et décentralisation grâce au numérique, la nécessité d’inventer de nouveaux modèles économiques, les progrès à réaliser en matière d’écomobilité et encore davantage dans le domaine de l’ e-éducation….Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 29
Index des graphiques
Figure 1 : Evolution de la consommation d’énergie et du coût du gaz et de l’électricité......................... 6 Figure 2 : Evolution de la consommation d’énergie de l’éclairage public ............................................... 7 Figure 3 : Evolution de la part d’ENRr dans les réseaux de chaleur de Bordeaux et ............................. 8 Figure 4 : Cumul des précipitations annuelles sur Bordeaux en mm.................................................... 10 Figure 5 : Evolution de la consommation d’eau dans ........................................................................... 10 Figure 6 : Evolution de la consommation de gaz et d’électricité sur le territoire de Bordeaux ............. 11 Figure 7 : Consommation d'eau par habitant en m3 sur le territoire de Bordeaux ................................ 11 Figure 8 : Température annuelle moyenne constatée .......................................................................... 14 Figure 9 : Evolution du poids des déchets générés en kg/hab ............................................................. 15 Figure 10 : Evolutions décennales des polluants sur l’agglomération bordelaise (Source : Airaq) ...... 16 Figure 11 : Evolution de la consommation de carburant du parc automobile de la Ville ...................... 18 Figure 12 : Taux d’emploi Handicap dans l’effectif municipal ............................................................... 22 Figure 13 : Nombre d’heures d’insertion (source PLIE Bordeaux)........................................................ 22 Figure 14 : Collecte en tonnes des bornes le Relais............................................................................. 23 Figure 15 : Evolution du taux de denrées issues .................................................................................. 24 Figure 16 : Associations et budgets alloués de 2010 à 2016................................................................ 25 Figure 17 : Fréquentation du jardin botanique (serres et salles d’expositions)..................................... 26 Figure 18 : Fréquentation de la Maison écocitoyenne et moments clés de son activité en 2015......... 27Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 30Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 31
ANNEXESRapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 32Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 33Rapport Développement durable de Bordeaux – Bilan 2015 34Baromètre du développement durable de Bordeaux
Rappel méthodologique : Le baromètre permet de visualiser l’état du territoire sur quatre grandes thématiques occupant le champ du développement durable. Les indicateurs sont utilisés en fonction de leur intérêt par rapport aux enjeux du développement durable, de leur facilité de compréhension et de leur actualisation possible. Un dernier critère repose sur leur pertinence en fonction de l’évolution du contexte, certains indicateurs sont ainsi abandonnés au profit de certains autres. Les éditions précédentes proposaient un comparatif avec 7 autres villes françaises. Plusieurs obstacles s’opposent à la réalisation chaque année de ce comparatif : l’accès aux données des villes concernées, les différences de méthodes de calcul et enfin le périmètre de suivi considéré (de la commune à l’échelle exclusive de l’agglomération). Par conséquent, le choix a été fait de ne pas réaliser cette année la comparaison avec d’autres villes.36
>
Energie Consommations d’énergie du patrimoine bâti de la Ville (en GWh, corrigées des données climatiques) 40 50 60 70 80 90 100 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Consommations brutes d’électricité sur le territoire
de Bordeaux (en GWh)
1350 1400 1450 1500
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
Consommations brutes de gaz sur le territoire de
Bordeaux (en GWh)
1200 1300 1400 1500 1600 1700 1800 1900
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Part des ENR dans la consommation d’énergie totale
des établissements municipaux (en %) 0 5 10 15 20 25 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Evolution de la consommation électrique de
l’éclairage public (en MWh)
18000 19000 20000 21000 22000 23000
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Evolution de la puissance moyenne par point
lumineux (en W)
90 110 130 150 170 190 2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
1 438 GWh
1 455 GWh
23%
61,53 GWh
18 301 MWh
105,2 MWh37
Indice DJU Bordeaux Mérignac
Les degrés jour unifiés (DJU) permettent de réaliser des
estimations de consommations d'énergie thermique en proportion
de la rigueur de l'hiver.
1 000 1 200 1 400 1 600 1 800 2 000 2 200
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Consommation moyenne annuelle d’électricité des particuliers sur le territoire de Bordeaux Métropole
(en kWh)
4000 4200 4400 4600 4800 5000
2011
2012
2013
2014
2015
Consommation moyenne d’électricité des professionnels sur le territoire de Bordeaux
Métropole (en kWh)
8000 8200 8400 8600 8800 9000
2011
2012
2013
2014
2015
1 647
4 126 kWh
8 903 kWh38
> Mobilité
Part modale des moyens de transports
0 10 20 30 40 50 60
voiture marche
TC
vélos
deux roues
1998 2009 2013
Donnée non actualisable annuellement
Nombre de kilomètres en double sens cyclables
0 20 40 60 80 2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
Nombre de places de vélos liées aux arceaux
installés
0
2000 4000 6000 8000 10000 12000 14000
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Nombre de contrats de prêt (= un vélo) de la Maison
du vélo
2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000 9000
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
Linéaires cyclables en ville (en km)
100 150 200 250 300 350 400
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2015 75 km
10 400
4 059
361 km39
> Qualité de vie et environnement
Consommation eau potable par habitant (en m
3
par
habitant
)
54 56 58 60 62 64 66 68 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Evolution de la consommation d’eau de la collectivité
parcs et jardins
0
50000 100000 150000 200000 250000 300000
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
Evolution de la consommation d’eau des
établissements sportifs (en m
3 )
0
100000 200000 300000 400000 500000
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
Cumul des précipitations annuelles sur Bordeaux
en mm
400 600 800 1000 1200
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
Température annuelle moyenne constatée sur
Bordeaux en degré Celsius
10 11 12 13 14 15 16 1974
1977
1985
1988
1991
1994
1997
2000
2003
2006
2009
2012
2015
Surface de parcs éco-labellisés (en hectares)
0 50
100 150 200 250
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
62 m
3 /hab
183 893 m
3
231 119 m
3
14 °C
598,5 mm
236 ha40
Moyenne annuelle PM10 (μg/m3)
sur la station Gambetta
0 10 20 30 40 2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
Moyenne annuelle des concentrations NO
2
(μg/m3)
sur la station Gambetta
30 35 40 45 50 2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
Moyenne annuelle d’ozone (μg/m3)
sur la station Grand Parc
48 50 52 54 56 58 2007
2008 2009
2010 2011
2012 2013
2014 2015
Evolution du poids des ordures ménagères
générées en kg/hab
300 310 320 330 340 350 360
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
26 μg/m3
40 μg/m3
53 μg/m3
323 kg/hab41
> Economie, solidarité et consommation responsable Collecte Le Relais Gironde sur Bordeaux 500 550 600 650 700 2008 2010
2011
2012
2013
2014
2015
Nombre d’heures d’insertion réalisées pour la Ville
de Bordeaux
0
50000 100000 150000 200000 250000 300000
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
Part des handicapés dans les effectifs de la
collectivité (en %)
0 2 4 6 8 10 2008
2012
2013
2014
2015
Fréquentation de la Maison écocitoyenne 11000 16000 21000 26000
2010
2011
2012
2013
2014
2015
Fréquentation du Jardin botanique
20 000 120 000 220 000 320 000 420 000 520 000
2010
2011
2012
2013
2014
2015
Nombre de projets portés par l’opération « Les
juniors du Développement durable » sur Bordeaux
0 5 10 15 20 25 30 2008- 2009
2009- 2010
2010- 2011
2011- 2012
2012- 2013
2013- 2014
2014- 2015
256 465 h
8,28%
22 353 personnes
433 716 personnes
613 tonnes
27 projets42
Bordeaux Métropole
Direction de l’énergie, de l’écologie
et du développement durable
Esplanade Charles-de-Gaulle
33 076 Bordeaux cedex
Tel : 05.56.99.84.84