Offres
API
Connexion
Documents similaires
PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, p
PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, p
PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, p
PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, p
PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, p
PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, p
PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, p
PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, p
PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, p
PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, p
PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, projet, espace. (3)
Document publié le Mercredi 27 mars 2024 par la commune de Bétheny.
Lien du pdf (PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, projet, espace. (3))
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Énergies, Transports,
1
Commune de Bétheny
AVANT PROPOS 3
EVOLUTION DE LA COMMUNE DE BÉTHENY 5
L’ESPACE URBAIN 7
Principe général - Le développement durable
A. Le centre
B. Les nouvelles urbanisations
Principes
1. Le choix du site
2. La diversité : parcellaire et typologies
3. Les espaces publics
4. Le stationnement
5. Le mobilier urbain
6. Le végétal
LE BÂTI 17
Problématique générale - Observer et comprendre avant d’agir
Principe général - Le développement durable
A. Transformation de l’habitat existant et nouvelle construction
B. Implantation / Insertion
Principes
1. Implantation
1.1 Implantation par rapport à la rue
1.2 Implantation par rapport au voisinage
2. Insertion
2.1 Hauteurs
2.2 Volumes
2.3 Annexes et éléments techniques
2.4 Végétation
2.5 Stationnement
C. Caractéristiques architecturales
Principes
1. Toitures
2. Façades
2.1 Percements
2.2 Matériaux
2.3 Couleurs
2.4 Volets et menuiseries
2.5 Clôtures
2.6 Balcons, vérandas, terrasses
SOMMAIRE23
Commune de Bétheny
AVANT PROPOS
Ce cahier de recommandations architecturales, urbaines et paysagères a été
réalisé à l’initiative de la municipalité de Bétheny pour servir d’outil au dévelop-
pement de la commune.
Il s’agit de sensibiliser tout intervenant (propriétaire voulant réaliser des
travaux ou professionnel en charge d’un chantier) à l’identité de la commune,
à ses caractéristiques architecturales et urbaines et à son engagement moteur
dans les démarches de développement durable (gestion économe des
ressources énergétiques -chauffage, éclairage, carburant...-, développement
des énergies renouvelables, optimisation des réserves foncières en privilégiant
une certaine densité, protection de l’environnement -biodiversité, qualité de l’air
et de l’eau...) afin de guider son projet dans le respect de l’environnement et de
l’esprit communal.
Il intègre donc des rappels historiques sur la commune, des exemples courants
des extensions contemporaines et des exemples d’aménagements récents pré-
sentant un intérêt particulier. Enfin, il suggère des aménagements théoriques
qui permettent d’adapter l’urbanisation aux caractéristiques du site.
Ce cahier n’est pas un document réglementaire, il ne crée pas d’obli-
gations. Ses recommandations, qui portent sur le cadre bâti comme sur les
espaces libres, se veulent indicatives et incitatives, pour conserver au paysage
communal sa qualité et ses spécificités tout en privilégiant l’innovation.
Afin de faciliter la lecture de ce cahier, les recommandations données sont
réparties selon deux grandes thématiques : l’espace urbain et le bâti, avec
une exigence plus pointue sur le centre dont la définition correspond ici pour
l’essentiel au périmètre du village-rue historique : c’est à dire à l’espace urba-
nisé autour des rues de Reims, de Courcy, du Moulin et Grande rue ; ainsi qu’à
la rue des Berceaux.
L’idée est bien de rappeler, à chaque occasion et pour chaque cas, les orien-
tations choisies, en cohérence avec la stratégie d’ensemble qui vise à terme
l’unité des diverses entités communales.4
Commune de Bétheny5
Commune de Bétheny
EVOLUTION DE LA COMMUNE DE BETHENY
La commune de Bétheny est composée de deux entités urbaines distinctes
et indépendantes, le Petit et le Grand Bétheny, séparées aujourd’hui par un
réseau de lignes de chemin de fer et le boulevard des Tondeurs.
Le Petit Bétheny s’est développé à partir de la fin du XIXe siècle autour des
activités ferroviaires et s’est depuis longtemps intégré à l’agglomération
rémoise.
Le Grand Bétheny qui constituait quant à lui le noyau initial de l’urbanisation
communale, a longtemps conservé son caractère rural avant de s’ouvrir à
l’urbanisation. Entièrement reconstruit après la guerre de 1914-1918, ce noyau
se présente sous la forme d’un village-rue, établi de part et d’autre de la rue
de Reims et de la Grande rue qui la prolonge selon un axe NE – SO, avec
quelques extensions rue de Courcy.
La morphologie actuelle du village est le résultat de 5 grandes phases de
développement de la commune :
- Le « village ancien », qui forme un ensemble assez homogène avec une
prédominance des fermes (en activité ou non) héritées de l’activité essentiel-
lement agricole de l’époque. Ce « centre » s’est densifié au fi l du temps : des
constructions s’insérant dans les espaces libres (potagers, vergers…) le long
de la voirie.
- Le tissu pavillonnaire diffus qui se développe dans les années 1950, le long
des chemins agricoles tout autour du noyau villageois, sans organisation d’en-
semble, au gré des opportunités foncières.
- Les premiers lotissements qui apparaissent dans les années 1960. De con-
ception privée, ils ne portent aucune attention à l’espace public ou à l’homogé-
néité du bâti.
- Les lotissements en permis groupés destinés à favoriser l’accession à la
propriété à caractère social qui apparaissent dans les années 1970. C’est la
période des maisons clés en mains. Le bâti se banalise. Les opérations restent
sans lien avec leur environnement. Les espaces publics se limitent à des espa-
ces végétalisés en cœur d’îlots afin de répondre aux obligations réglementaires
ou à des impératifs fonctionnels.
- Le lotissement des Equiernolles qui, dans les années 1980, rompt avec les
conceptions précédentes et offre une composition basée sur un traitement
qualitatif et hiérarchisé des espaces publics en lien avec les réseaux existants.
L’ensemble urbanisé du Grand Bétheny équivaut aujourd’hui à 4 fois l’emprise
du village ancien. Les différents lotissements réalisés autour du centre ancien
forment un patchwork d’opérations juxtaposées, sans lien ni unité et entière-
ment dévolu à la seule fonction d’habitat.
Mais la commune reste soumise à une forte pression de la demande en termes
d’habitat, tant en locatif qu’en accession. Bétheny doit donc dés maintenant
promouvoir une qualité urbaine attractive à travers une vision globale d’aména-
gement, tant au niveau architectural, en incitant les intervenants à réaliser des
projets qui s’accordent avec l’environnement communal ; qu’au niveau urbain
ou environnemental pour offrir un cadre de vie agréable et une image bien
identifi ée.
La commune doit prioritairement veiller à la conservation des caractéristiques
de son centre ancien dépositaire de son histoire et de son image.
Corps de ferme du centre
Premières extensions autour du centre
Constructions de lotissement
Cité-jardin du Petit Bétheny
Quelques exemples qui illustrent l’évolution de la
commune de Bétheny et permettent d’appréhender
son identité architecturale et urbaine tout en nous
sensibilisant à son image6
Commune de Bétheny7
Commune de Bétheny
L’ESPACE URBAIN
PRINCIPE GENERAL
LE DEVELOPPEMENT DURABLE
Développement durable : politique et stratégie visant à assurer la continuité
du développement économique et social, tout en respectant l’environnement
et en ne compromettant aucune des ressources naturelles indispensables à
l’activité humaine.
Les sites à aménager ou à réaménager constituent des opportunités majeures
pour rendre les villes plus durables. C’est l’objectif de Bétheny qui veut jouer un
rôle moteur dans la mise en place des démarches de développement durable.
L’urbanisme développé par la commune de Bétheny doit donc s’engager à
améliorer à long terme le dynamisme et la qualité de vie urbaine et à limiter
l’impact écologique de la ville en réduisant sa consommation (d’espace, d’éner-
gie…) et en privilégiant le recyclage et les énergies renouvelables.
Mais l’espace urbain compose avant tout le cadre de vie quotidien des
habitants de Bétheny. C’est l’espace commun à tous, celui qui représente la
commune, lui donne son unité et son image, avant même l’architecture de ses
constructions. C’est aussi celui qui organise et permet (ou non) les activités de
chacun. Il peut contraindre des usages ou les faciliter.
L’intervention urbaine doit donc être attentive à renforcer les possibles, permet-
tre les échanges et les mobilités en acceptant la complexité de la société et en
la gérant. Elle doit aussi marquer les spécificités de la ville et traduire son unité
et son identité à travers les différences qualitatives des espaces.
Les matériaux, végétaux et mobiliers employés doivent donc permettre d’établir
les différents usages propres à un lieu en même temps qu’il doivent mettre en
place une culture commune sur toute la ville.
L’espace urbain réellement durable, dans une coordination globale, entre-
mêlera alors écologie, économie, sociologie et formes urbaines. Car densité,
compacité, interaccessibilité des lieux urbains, espace public, co-présence
habitat-emploi, diversité des activités, mixité sociale, polarités intra-urbaines,
visibilité et identification sont tous des éléments qui interagissent entre eux.8
Commune de Bétheny
A. LE CENTRE
Présentation
Le centre de Bétheny, c’est-à-dire l’espace urbanisé autour des rues de Reims,
de Courcy, du Moulin, Grande Rue ainsi que rue des Berceaux, est un espace
particulier de la commune.
Il représente le village-rue « historique » à l’origine de la commune actuelle et
concentre la majeure partie des services offerts à la population : commerces,
administrations (mairie, MJC), culte.
C’est le « carrefour » où tout habitant est amené un jour à croiser et à ren-
contrer ses concitoyens. C’est le cœur de la commune, le lieu d’échanges par
excellence où il y a toujours du passage, de l’animation.
C’est aussi le premier dépositaire de son histoire et de son image par sa
fréquentation et par le patrimoine qui y est regroupé : patrimoine monumental
(église, mairie…) ou plus commun (fermes agricoles).
Principe
L’espace urbain du centre doit donc être le support qualitatif de toutes ces
représentations. Il doit définir et associer les divers usages qui se partageront
l’espace.
En tant que réseau, il doit assurer le passage confortable de tous, permettre et
signaler l’accès aux différents quartiers qui composent la commune.
En tant que lieu, il doit être le complément des constructions qui le définissent
et les mettre en valeur. C’est un espace de représentation.
Ainsi, chaussée, trottoirs, pistes cyclables, pieds de bâtiments, pas de com-
merces, places de stationnement, aménagements paysagers, place publique,
squares, doivent être dimensionnés et singularisés dans un aménagement
urbain global qui définisse l’esprit du centre ville.
Avec pour objectif de :
- restreindre la place de la voiture tout en permettant une circulation fluide et
un stationnement maîtrisé uniquement sur les emplacements autorisés,
- de privilégier les déplacements piétons et autres modes doux,
- de créer une image représentative d’un centre, à travers l’utilisation raison-
née de matériaux, de végétaux et de mobiliers urbains (sans systématiser ni
multiplier leur emploi)
- et de réaliser un aménagement d’ensemble simple générant un espace
aisément lisible.
Rue de Reims
Rue du Moulin
Rue des Berceaux
Grande Rue9
Commune de Bétheny
A. LE CENTRE
L’idée générale à adapter à la morphologie du centre de Bétheny est donc de :
- diminuer l’espace de voirie et d’utiliser un revêtement spécifique sur l’axe
majeur du périmètre du centre
- d’élargir les trottoirs pour les rendre plus praticables pour les piétons (et
notamment pour les poussettes) tout en ayant la place d’y implanter le mobilier
urbain et d’éventuels plantations et d’utiliser un revêtement simple associé à la
mise en œuvre de bordures en pierre comme il en existe encore dans certaines
rues du centre
- de partager l’espace avec les modes de déplacements doux
- de singulariser et d’apporter une qualité supplémentaire sur les espaces
structurants du centre à travers la réalisation d’alignements ; ainsi l’axe Grande
Rue – Rue de Reims (axe historique) verra son importance renforcée dans la
hiérarchie des voies du centre, de même que la Place des Fleurs, la Place de
l’église et la Place de la Mairie
- de matérialiser les places de stationnement et d’empêcher le stationnement
« sauvage »
- de mettre en valeur l’espace bâti en simplifiant les aménagements, en enter-
rant les réseaux aériens et en installant un mobilier urbain dans un style unique
et sobre donnant à l’espace une unité
Impasse de l’Eglise
Place des Fleurs
Place de la Mairie
Rue de Courcy10
Commune de Bétheny
B. LES NOUVELLES URBANISATIONS
On connaît l’engouement actuel pour l’habitat pavillonnaire. On connaît aussi
les conséquences qu’il a eues sur les paysages communaux et sur celui de Bé-
theny en particulier où les lotissements se sont succédés entraînant ruptures,
banalisations, dispersion et paysages dénaturés par les effets d’une urbanisa-
tion importante aux formes stéréotypées.
A Bétheny, l’extension urbaine réalisée par de nombreux lotissements aux
formes pavillonnaires entraîne un risque de perte d’identité villageoise, tant le
noyau ancien ne représente plus qu’une petite part de la tâche urbaine. Mais
cette sorte de lotissement n’est pas l’unique manière de développer l’urbanisa-
tion. Il est possible d’envisager l’extension urbaine de Bétheny différemment.
Principes
La création d’une zone d’extension urbaine est une opération d’importance
majeure. Elle a un impact fort sur la morphologie et l’image de la commune.
L’objectif est de créer un tissu urbanisé de qualité, non compatible avec les
extensions « au coup par coup ». Il faut donc définir préalablement une ligne
de conduite qui s’appuie sur les caractéristiques communales.
L‘intégration réussie d’un nouveau quartier dépend des transitions, des liens
entre ancien et nouveau, pour que les frontières s’effacent. Il s’agit de consi-
dérer : la connexion du réseau viaire aux chemins, le découpage des lots qui
reprend les parcelles agricoles, la trame végétale servant d’appui aux espaces
publics et l’ensemble des éléments qui peuvent donner une assise au projet,
pour façonner le paysage de la nouvelle commune.
De plus, donner un caractère spécifique à une opération permet aux habitants
de ressentir un sentiment d’appartenance : se sentir inclus dans un groupe par
son habitation est un sentiment fort, d’autant plus que l’identité de ce lieu est
reconnaissable et valorisante.
1. Le choix du site
Le territoire communal de Bétheny est ouvert et relativement plat. Ainsi, ni la
topographie ni les grandes masses végétales ne contraignent l’implantation
d’une nouvelle urbanisation. Il ne faut cependant pas pour autant qu’elle pa-
raisse « parachutée » au milieu des champs.
Le choix du site se fera à proximité de la zone déjà urbanisée afin de réduire
les déplacements automobiles, de minimiser les dépenses en infrastructures
routières et de limiter le mitage des terrains agricoles. Il faut aussi qu’il soit
connecté au réseau de voies principales du village, pour que les nouveaux
habitants soient intégrés à la vie de village.
Vue aérienne des urbanisations de lotissements
aux formes labyrinthiques
Banalisation de l’architecture et de l’espace urbain
Création d’une nouvelle urbanisation en continuité
du village
Connexion des nouvelles voies avec le réseau
existant11
Commune de Bétheny
B. LES NOUVELLES URBANISATIONS
2. La diversité : parcellaire et typologies
Les développements urbains tendent à s’uniformiser : le découpage de l’es-
pace ne propose que des parcelles uniformes sans prise en compte du site, et
les constructions sont standardisées, banales. Même la végétation se résume
à quelques stéréotypes récurrents. La rentabilité du terrain constructible pré-
vaut au maintien de l’identité communale, du patrimoine bâti et végétal. Mais
pour créer des quartiers vivants et durables, il est nécessaire d’y inclure de la
diversité, que ce soit au niveau des fonctions, des surfaces de terrains propo-
sées, des typologies bâties.
Le découpage parcellaire
L’hétérogénéité des parcelles (en taille et en forme) qui tient compte, dans une
nouvelle urbanisation, du terrain d’assise, de l’orientation et de la disposition
des parcelles les unes par rapport aux autres, amène de la diversité dans le
paysage urbain à travers la pluralité des possibilités d’implantation, à l’opposé
de la banalisation de l’espace induite par la pauvreté des formes de lotisse-
ment actuelles. L’orientation est aussi un élément à prendre en compte. Le
choix, selon l’exposition aux vents et au soleil, d’une ou deux directions princi-
pales, permet de structurer l’espace et lui confère une meilleure lisibilité.
Les typologies
Pour permettre les équilibres urbains et sociaux, il est important de proposer
une offre de logement variée (collectif, individuel, locatif). Ainsi, bien que 80 %
de la population française aspire à la maison individuelle, cette forme urbaine,
très consommatrice d’espace et quasi exclusivement liée à l’accession à la
propriété, ne doit pas être la seule proposée lors d’une nouvelle urbanisation.
La maison mitoyenne et l’habitat groupé (un peu plus dense) sont plus écono-
mes en terrain mais offrent aussi des surfaces d’agrément. Ils correspondent
à la typologie d’habitat traditionnel dans les cœurs de village et sont donc
adaptés au milieu rural. Quant aux petits collectifs, ils peuvent héberger des
personnes âgées, des jeunes couples, des personnes seules… D’un gabarit
plus important, ils peuvent être reliés à la création d’espaces publics ou d’équi-
pements. Capables d’accueillir bureaux ou commerces en rez-de-chaussée, ce
sont des exemples de mixité sociale et de fonctions, réalisés pour l’accession
ou la location, et offrant des tailles de logements variables.
L’intégration d’une mixité fonctionnelle est en effet un point important lors de
la création d’une nouvelle urbanisation. Car la diversité assure l’animation et
la vitalité de l’espace. Ainsi, à chaque moment de la journée, il y a de l’activité.
Résidents, travailleurs, promeneurs, visiteurs, clients se succèdent, se mêlent
et échangent suivant l’heure, contrairement aux quartiers monofonctionnels
où l’inactivité parfois totale se ressent fortement à certaines périodes quand
l’endroit est abandonné par les résidents partis travailler ailleurs.
Uniformisation de l’espace urbain dû à une trop
grande répétitivité des typologies de parcellaire
Exemple d’aménagement regroupant des habitats
variés : maisons jumelles, maisons individuelles,
habitat en bande et petits collectifs
Parcellaire diversifié dans le centre
et mixité des espaces
La mixité des fonctions établie dans le centre
permet l’animation des lieux12
Commune de Bétheny
B. LES NOUVELLES URBANISATIONS
3. Les espaces publics
La conception des espaces publics doit servir de cadre et de structure à la
nouvelle urbanisation. La qualité de vie est directement liée à la qualité des
interventions publiques. Ce sont en effet le support des aspects fonctionnels,
économiques et sociaux d’une commune. De plus, l’espace public représente
l’image de la ville, il participe à son identité et à son unité. Les différents types
d’aménagements créent la diversité des ambiances et les matériaux mis en
œuvre marquent les différences d’usage de l’espace.
Les lieux : places, squares…
Ce sont les compléments des constructions. Les places ont un double rôle,
fonctionnel et social et permettent d’articuler les espaces. Ce sont des lieux
de ponctuation et de repère, des lieux de convivialité qui peuvent aussi être le
support de diverses fonctions (évènement, stationnement occasionnel…).
Le réseau : la voirie
Les nouveaux quartiers prennent souvent un aspect « labyrinthique » et les
voies, quelle que soit leur destination, ont le même gabarit, qui fait la part belle
à la voiture. La voirie assure le passage, pour tous. Elle doit donc être continue
pour faciliter l’accessibilité, et hiérarchisée pour permettre de se repérer. Elle
doit aussi faire cohabiter les différents modes de déplacement. Distinguer les
voies principales, qui assurent les circulations inter quartiers ; des rues, qui
desservent les parcelles ; et des ruelles et venelles, plus intimes, qui irriguent
l’intérieur des quartiers et servent principalement aux déplacements doux et à
la promenade, enrichit et éclaircit les passages entre espaces publics et privés.
La voirie créée doit aussi participer au développement durable des quartiers
et à la qualité de l’environnement. Les matériaux et les systèmes utilisés pour
le revêtement de la chaussée doivent en particulier permettre une meilleure
gestion des eaux de pluie. Ainsi la récupération de ces eaux et l’emploi de
dispositifs type « voirie drainante » sont vivement recommandés.
Enfi n, tout réseau « routier » associant ou non les différents modes de dépla-
cement (selon la taille et l’usage de la voirie) doit être complété par une trame
de liaisons douces –cheminements piétons et/ou cyclables- prenant en compte
aussi bien l’organisation et la desserte interne de la nouvelle urbanisation que
son ouverture sur les quartiers existants.
En effet, la création d’une nouvelle urbanisation est aussi l’occasion d’agir sur
l’organisation globale de l’espace urbain en multipliant les accroches et les
liens (trame verte, liaisons douces) entre les quartiers.
4. Le stationnement
Souvent le stationnement n’est pas suffisamment prévu dans les zones d’urba-
nisation. Les voitures envahissent alors l’espace public, les trottoirs, et gênent
les déplacements. Le stationnement intempestif est une dégradation majeure
de la qualité de l’espace public et de la qualité paysagère des zones d’habitat.
La place de la Mairie : un espace de représentation
de l’identité communale
Petit square bien aménagé où peuvent
se rassembler diverses populations
La voirie doit être conçue pour faire cohabiter les
différents modes de déplacements
(autos, piétons, vélos, transports collectifs...)
Cheminement piétonnier permettant une desserte
interne et qualitative des quartiers en dehors du
réseau routier13
Commune de Bétheny
B. LES NOUVELLES URBANISATIONS
De nombreuses possibilités existent pour organiser et aménager le stationne-
ment de surface. Les choix sont liés principalement à l’implantation des places
privatives sur parcelles et à la géométrie des voiries pour absorber aussi bien
les utilisations quotidiennes (résidents, commerçants…) que les surplus tempo-
raires (visiteurs, évènements…).
Il faut donc réfléchir sur ces deux points afin de prévoir suffisamment de
stationnement dans les nouvelles urbanisations. Mixer les modes de station-
nement et fractionner les surfaces contribue à l’aspect varié et à la hiérarchi-
sation des voies. Il permet de répondre à la réglementation et aux besoins des
usagers sans encombrer visuellement l’espace de façon permanente : station-
nement le long des voies, entre des arbres d’alignement, par petits regroupe-
ments de 6 à 10 places…
Le traitement des surfaces de parking, en plus de leur implantation, est aussi à
prendre en compte.
Il s’agit ici de minimiser l’impact visuel de ces « vides » et de réduire les
problèmes environnementaux qu’ils posent. En effet, un traitement paysager
de ces espaces est recommandé pour véritablement les intégrer à l’organisa-
tion urbaine. Ainsi, l’utilisation d’arbres d’alignement, de bosquets, de bandes
enherbées ou de haies séparant les places de stationnement entre elles ou
marquant leurs limites avec l’espace public ou privé environnant est vivement
souhaitée pour autant qu’elle ne crée pas de coupures ni d’écrans visuels et
qu’elle ne soit pas gênante pour la compréhension globale de l’espace.
L’emploi de matériaux spécifiques pour le revêtement de ces surfaces doit
aussi être réfléchi, d’une part pour la qualité de l’aménagement et d’autre part
pour son impact environnemental.
Ces matériaux devront en effet prendre en compte les questions de gestion
des eaux de pluie.
Sont donc recommandés tous types de dispositifs qualitatifs (plaques enher-
bées, petits pavés non jointoyés, bitume poreux, fils d’eau, fossés végétaux…)
diminuant l’imperméabilité des surfaces et privilégiant l’infiltration des eaux.
5. Le mobilier urbain
Le mobilier urbain et les édicules techniques sont souvent des pièces rappor-
tées, dont l’effet peut être rapidement préjudiciable pour le paysage. Celui-ci
est en effet vite pollué visuellement par la signalisation et toutes sortes de
mobilier urbain en surabondance, qui déqualifient l’image de la commune et
deviennent même des obstacles dans le parcours quotidien des usagers.
Il faut donc réfléchir à leur choix et à leur implantation en amont de tout projet
de nouvelle urbanisation, d’autant plus qu’ils participent à la création d’une
« culture » commune sur toute la commune.
La sobriété est bien sûre de mise pour une intégration plus facile.
Le mobilier urbain sobre et de qualité participe à
l’image de la commune et de son centre
Stationnement privé prévu sur chaque parcelle :
premet de ne pas encombrer le passage
Stationnements regroupés avec un aménagement
paysager de qualité
(revêtements, végétation, éclairage)
Stationnement gênant (pour les piétons comme les
automobilistes) dans un secteur très fréquenté14
Commune de Bétheny
6. Le végétal
Bétheny est une commune d’origine rurale qui a connu un fort développement
urbain. Lors de ses différentes phases d’extension, le végétal n’a pas toujours
été pris en compte et aujourd’hui la commune, bien que pourvue d’un riche
parcellaire de jardins et de petites cultures privées, souffre d’un manque de
structuration par un vrai projet végétal public. Il existe cependant des axes et
des espaces qui intègrent cette dimension « verte », et c’est sur ces exemples
que toute nouvelle urbanisation doit se baser.
La qualité des paysages et des espaces urbanisés est renforcée par la présen-
ce réfl échie et organisée du végétal. C’est une des composantes qui ordonnent
l’urbanisation. Il sert de repère et permet de différencier les espaces et de créer
des continuités. De plus, son implantation est en accord avec les démarches
de développement durable et de protection de l’environnement. Son intégration
doit donc être pensée dès le début d’un projet.
Cependant, son absence peut aussi participer à l’harmonie de certains lieux,
essentiellement minéraux.
Pour toutes les opérations mais plus particulièrement pour les lotissements,
l’aménageur ne pouvant contrôler totalement la qualité architecturale sur
chaque lot, un environnement de voies, espaces collectifs et espaces verts
de qualité a un effet unifi cateur très qualitatif pour l’image de la nouvelle zone
d’habitat. Et un espace collectif paysager (aire de jeux et de rencontres) bien
localisé (en articulation ou en complément d’un bâtiment public par exemple)
peut devenir une pièce majeure de l‘opération.
Le végétal a également un rôle important à jouer dans la transition entre
l’espace urbanisé et les espaces ouverts ruraux. L’espace nouvellement bâti
constitue un remplissage supplémentaire d’une portion de territoire communal.
Mais l’urbanisation peut encore évoluer. Il faut donc réfléchir à l’aménagement
de ses abords qui constituent les frontières d’une opération et en même temps
les transitions avec l’espace environnant. Ces lieux doivent permettre de créer
des liens futurs tout en formant aujourd’hui des « espaces tampons » avec
l’environnement.
Le choix raisonné des espèces végétales est un facteur de réussite et de
durabilité du projet végétal. Il est donc important de considérer le développe-
ment (dimensions et durée) du végétal et son entretien. Il est aussi conseillé
de réaliser la plantation des arbres autant que possible avant les constructions
pour gagner du temps de pousse.
Les essences présentes sont essentiellement locales et rustiques. Ainsi, pour
bien choisir, il suffira d’observer la végétation existante et d’opter pour les
essences qui exprimeront le mieux le projet paysager et son inscription dans le
paysage existant.
Des végétaux d’essence locale, peu consommateurs d’eau et nécessitant peu
d’entretien sont recommandés.
B. LES NOUVELLES URBANISATIONS
La plantation anticipée des végétaux sur l’espace
public permet de donner une meilleure image du
futur quartier et de l’intégrer plus rapidement à
l’existant
Aménagement d’entrée de ville
Exemple réussi de transition à l’approche d’une
urbanisation
Aménagement paysager mixte offrant un espace
de respiration aux habitations environnantes
Exemple de voie végétale donnant une grande
qualité à l’espace urbain15
Commune de Bétheny16
Commune de Bétheny17
Commune de Bétheny
LE BÂTI
PROBLEMATIQUE GENERALE
OBSERVER ET COMPRENDRE AVANT D’AGIR
Toute intervention a des répercussions sur son environnement. Chaque bâti-
ment s’intègre dans un tissu préexistant. Il participe à sa création collective.
L’observation analytique de l’existant (espace bâti et espace libre) doit per-
mettre de prendre connaissance des éléments caractéristiques porteurs de
l’identité de la commune et de guider la conception de tout projet afin que son
intégration ne soit pas déstructurante pour le cadre environnant.
Les recommandations architecturales, urbaines et paysagères énoncées ici
ont donc pour but de faciliter l’intégration des futures interventions sur
la commune de Bétheny. Elles déterminent « l’esprit » qui doit diriger tout
nouveau projet. Elles ne définissent pas un « modèle type » unique à recopier
dans toutes les situations. Chaque intervention sur une construction particulière
soulève des problèmes et fait appel à des solutions qui lui sont propres.
On ne recommande pas ici l’uniformité mais l’unité du paysage urbain.
La notion de cohérence entre chaque élément d’un tout est fondamentale.
PRINCIPE GENERAL
LE DEVELOPPEMENT DURABLE
Aujourd’hui beaucoup d’architectures sont construites pour le profit, qui décide
seul de la forme, de la qualité et de la performance. Les bâtiments sont
préconditionnés et standardisés, sans respect pour les lieux et les gens. Mais
l’architecture n’est pas qu’un élément de confort, elle enrichit ou entrave notre
environnement quotidien et peut donc contribuer à la durabilité de la ville. De
plus, la moitié de l’énergie issue des combustibles fossiles est consommée ac-
tuellement par les bâtiments. Un des défis de l’architecture est donc de mettre
au point des bâtiments qui intègrent les technologies durables et réduisent la
pollution et les coûts de fonctionnement (éclairage, chauffage, aération…).
C’est l’objectif de la HQE. La démarche « Haute Qualité Environnementale »
consiste en effet, à chaque phase d’un projet, à choisir les éléments suscepti-
bles d’assurer un équilibre économique et social optimal à long terme entre le
bâtiment et son environnement, soit, selon la définition officielle, « à maîtriser
les impacts des bâtiments sur l’environnement extérieur, tout en créant un
environnement intérieur confortable et sain ». Elle recherche l’harmonie des
relations entre le projet et son contexte : choix raisonné des matériaux et des
procédés de construction en fonction de leurs valeurs environnementales,
gestion de l’eau et des énergies, des entretiens et des déchets ainsi que des
conditions de confort intérieur en termes hygrométrique, acoustique, et visuel
et de santé en termes de qualité sanitaire des espaces, de l’air et de l’eau.
Bétheny est précurseur dans ce domaine (cité-jardin du Petit Bétheny) et
souhaite développer l’utilisation de l’énergie renouvelable domestiquée à partir
de ressources naturelles (vent, soleil, terre…) tout en soutenant la conception
de formes qui optimisent leur performance. C’est, au-delà des performances
techniques, l’application d’une manière de penser, de concevoir et de réaliser.18
Commune de Bétheny
A. TRANSFORMATION DE L’HABITAT EXISTANT ...
Les recommandations de ce chapitre s’appliquent à l’ensemble de l’habitat de
la commune, existant et futur. Il s’agit en effet de suivre une stratégie globale
afi n de tendre vers une cohérence d’ensemble qui rassemblerait en un tout
des éléments aujourd’hui multiples : le bâti du centre composé principalement
de fermes constituant des ensembles construits avec une partie habitation en
façade sur rue et des bâtiments agricoles en fond de cour, accessibles grâce à
de grands porches ; les pavillons, les petits collectifs (peu nombreux)…
Cependant, les recommandations portant sur les interventions opérées dans le
périmètre centre feront l’objet de précisions car c’est le secteur le plus porteur
de l’image de la commune (par son histoire, ses typologies bâties caractéris-
tiques et les services qu’il regroupe et qui attirent la population) et celui où la
prévention des dégradations possibles par des interventions malheureuses
semble la plus cruciale.
Principes
L’existant
Interventions, extensions et modifications d’affectation
La réhabilitation ou la modification d’une construction ancienne doit permettre
la conservation, l’amélioration et/ou la restitution de ses spécificités architectu-
rales (volumes initiaux, percements d’origine).
La réhabilitation d’un bâtiment exige, au préalable, un examen attentif de celui-
ci afi n de déterminer les techniques initiales de sa construction : toute réhabi-
litation qui ne respecte pas les principes généraux de la mise en œuvre de la
construction la met en péril, tant sur le plan de l’esthétique que de sa conserva-
tion dans le temps. Il est donc nécessaire d’avoir une bonne connaissance de
la structure d’origine et des matériaux constitutifs du gros œuvre, au moyen de
sondages, photos …
A l’heure actuelle, il est de plus en plus probable que l’activité originelle (l’agri-
culture) qui a donné la forme urbaine et les typologies qui constituent le centre
tel qu’il est aujourd’hui, va aller en s’amenuisant, et le nombre d’exploitations
et d’exploitants se réduire. Ainsi, les ensembles de fermes qui composent le
bâti au centre vont inévitablement changer d’affectation. Ce pourra être une
transformation en habitat ou même en commerce / activité artisanale et de
service (ce qui présente alors l’intérêt d’apporter une animation permanente
dans un quartier d’habitat). Il est cependant nécessaire de vérifier qu’il existe
une réserve de stationnement pour cette nouvelle affectation et éventuellement
un accès indépendant (visites, livraisons) dans le cas d’une activité.
Dans tous les cas, l’adaptation du bâti à une nouvelle affectation ne doit pas
effacer les caractéristiques typologiques propres à l’identité du centre.
Il faut faire attention à ne pas effacer les
caractéristiques typologiques (volumétries, rythme
des percements...) propres au bâti lors d’une
adaptation à une nouvelle affectation
Exemple de réaménagement d’un porche :
l’intégration d’un châssis vitré n’a pas complètement
respecté les proportions d’origine
La réutilisation du bâti doit se faire en conservant
(voire en améliorant) ses spécificités architecturales19
Commune de Bétheny
A. ... ET NOUVELLE CONSTRUCTION
Les nouvelles constructions
La réhabilitation de bâtiments permet de gérer de manière économe le territoire
et facilite l’intégration des nouveaux habitants au sein de la commune. Cepen-
dant, cette solution n’est pas suffisante pour répondre à la demande de loge-
ments et aux nécessités de développement de la commune. La construction de
nouveaux habitats est donc nécessaire, que ce soit en étendant l’urbanisation
ou en utilisant des dents creuses dans les zones déjà urbanisées (sans pour
autant occuper tous les espaces de respiration qui renforcent la qualité de
l’habitat).
Ces interventions doivent être soutenues… mais aussi guidées pour intégrer la
nouvelle construction à son environnement.
Dans le centre ancien, il sera très important de respecter les typologies et les
caractéristiques du bâti traditionnel afin d’intégrer la construction à son environ-
nement. Alors que dans une nouvelle urbanisation ou un quartier périphérique,
une certaine liberté sera admise, notamment en ce qui concerne la modernité
de l’écriture architecturale. Dans tous les cas, la banalisation et la trop grande
complexité sont à éviter.
La Couturelle
La Couturelle
le style architectural moderne est ici en adéquation
avec le statut de nouveau quartier
L’orientation de la nouvelle construction
doit être réfl échie pour respecter la continuité
de la façade urbaine
Utilisation d’une dent creuse dans le centre pour
une nouvelle construction : le bâti doit respecter les
typologies et les caractéristiques du bâti traditionnel
afi n de s’intégrer à son environnement20
Commune de Bétheny
B. IMPLANTATION / INSERTION
1. IMPLANTATION
Le règlement impose à toute construction un certain nombre de dimensions en
rapport avec les voies et les parcelles mitoyennes. Toutefois, le strict respect
de ces dimensions ne suffit en aucun cas à régler la question fondamentale de
l’implantation du bâti qui a des conséquences tant sur le rapport à l’urbain que
sur la distribution interne de l’habitation. Il est donc recommandé d’éviter les
plans types qui ne tiennent pas compte de la configuration des terrains, et de
lier la volumétrie et l’implantation de la construction à la forme et aux dimen-
sions du terrain d’assiette.
L’analyse du contexte reste la base de tout bon projet pour soi-même comme
pour la collectivité qui l’accueille. Un juste équilibre entre la préférence indivi-
duelle et le partage d’un environnement commun à tous impose des solutions
négociées.
1.1 - Implantation par rapport à la rue
La rue reste l’élément fondamental de cohésion entre les maisons. C’est
l’orientation et la distance par rapport à la rue qui doit être fondamentale dans
les choix d’implantation.
Dans le cas d’une extension, d’une réhabilitation ou d’une modification d’un
bâtiment existant, il faut privilégier le dialogue avec le bâti environnant : chaque
intervention doit s’inscrire dans la continuité de l’existant et ne pas être perçue
en rupture avec l’environnement proche.
Dans le cas d’une nouvelle construction, il est important de reprendre certains
éléments d’organisation du bâti traditionnel. Ainsi il est conseillé que le sens
du faîtage du corps de bâtiment principal soit parallèle à la rue, mais avant tout
guidé par les toitures environnantes éventuelles : les lignes de faîtage expri-
mant la participation des constructions à un ensemble urbain.
En ce qui concerne les reculs éventuels, dans le centre, le bâti traditionnel
est implanté à l’alignement et il est recommandé à la nouvelle construction de
respecter cette caractéristique. Dans le reste de la commune et dans les futu-
res urbanisations, le choix est plus libre mais toujours guidé par l’observation
de l’environnement ou du projet global. Il s’agit en effet de maintenir un front
urbain ferme pour créer un espace de rue bien défini et continu.
Les aménagements nécessaires à la qualité de vie urbaine actuelle (garages,
surélévation du rez-de-chaussée, retrait par rapport à la rue pour plus d’intimi-
té) pouvant, s’ils sont maîtrisés, s’inscrire sans heurt dans le tissu communal.
1.2 - Implantation par rapport au voisinage
L’implantation banale du bâti au milieu de la parcelle se fait au détriment
des espaces d’agrément. Celui-ci, fragmenté, génère de nombreux espaces
résiduels, inutilisables, et de nombreux vis-à-vis qui poussent les gens à se clô-
turer. L’implantation du bâtiment sur l’une ou l’autre des limites latérales permet
généralement de tirer le meilleur parti du terrain en évitant le fractionnement de
l’espace libre.
L’implantation d’une nouvelle construction doit se
faire entre le groupe de bâtiments le plus près de la
voie et celui le plus éloigné, voire à l’alignement de
l’un ou de l’autre
Un choix d’implantation
qui crée des espaces de qualité
La rue reste l’élément fondamental de cohésion
entre les maisons
l’implantation du bâti a des conséquences tant sur
le rapport à l’urbain que sur la distribution interne
de l’habitation21
Commune de Bétheny
B. IMPLANTATION / INSERTION
2. INSERTION
2.1 - Hauteurs
Les hauteurs du bâti existant varient entre R+1+C (hauteur la plus répandue) et
R+2+C, voire R+3 pour les petits collectifs de la Place des Fleurs. A l’intérieur
même de séquences bien constituées, les hauteurs varient selon l’organisation
du bâtiment et la technique de construction.
La hauteur de la nouvelle construction (y compris extension et surélévation)
doit être en rapport avec celle des constructions voisines, sans être systéma-
tiquement la même. La qualité venant aussi de la diversité. Il est recommandé
d’inscrire la hauteur de la nouvelle construction dans une marge ayant pour
limite haute, la hauteur maximale définie par le règlement d’urbanisme voire la
hauteur de la construction la plus importante de la séquence de rue dans la-
quelle elle s’inscrit, et pour limite basse, la hauteur de la construction la moins
importante de cette même séquence de rue.
2.2 – Volumes
La volumétrie d’une construction exprime la destination du bâtiment : si c’est
une maison individuelle, une habitation collective, un bâtiment public, etc… La
conception des volumes est un des garants de l’équilibre et de la qualité d’une
construction. Il est donc recommandé de chercher des solutions de volumétrie
en accord avec l’environnement et le gabarit de la rue. Le respect d’un gabarit
général, associé à des formes et des proportions bien définies, permet en effet
de donner un aspect homogène et de s’inscrire dans la continuité de l’existant.
Ainsi lorsque le terrain d’implantation d’une construction se trouve entouré d’un
bâti existant, il est conseillé que le projet reprenne les grandes lignes de la
volumétrie qui l’environne.
Mais il faut aussi qu’il respecte l’équilibre des proportions. Ainsi, il est conseillé
d’organiser la composition volumétrique à partir des trois parties classiques : le
soubassement, le corps de façade qui donne le rythme des percements et le
couronnement qui crée une silhouette en relation avec le paysage urbain.
Pour la fonction habitation, privilégier une décomposition de la maison en un
volume simple et des annexes est préférable à un volume complexe unique. La
composition des différents volumes devant contribuer à rendre lisible la hiérar-
chisation nécessaire de l’espace (volume principal, annexes, espace avant ou
arrière…).
Modifi cations sur existant
Avant toute extension ou surélévation, il est recommandé de profiter des
volumes existants pour augmenter les surfaces habitables. L’aménagement
des combles (s’il est possible) est une solution intéressante, d’autant plus que
l’extension est parfois impossible (mitoyenneté, terrain…). Préférer une décomposition entre un volume principal et des annexes plutôt qu’un seul volume
complexe
Un gabarit équilibré grâce à la partition des volumes
(soubassement + corps de façade + couronnement)
et à la composition asymétrique de la façade
Hauteurs traditionnelles du bâti : une variété
entre R+1+C (hauteur la plus répandue) et R+2+C22
Commune de Bétheny
B. IMPLANTATION / INSERTION
2. INSERTION
Tout remaniement d’une construction doit respecter la composition volumétri-
que à partir des trois parties classiques (soubassement, corps de façade et
couronnement).
Les modifications de volumes des constructions doivent contribuer à la mise
en valeur du bâtiment, restituer l’esprit de son architecture originelle ou de
l’organisation primitive de la parcelle. Elles doivent maintenir ou améliorer la
cohérence de la construction avec son environnement immédiat.
Si extension il y a, elle doit être harmonisée au bâtiment existant, dans les pro-
portions, pentes des toitures, matériaux et couleurs. Une facture moderne de
qualité peut alors être souhaitable dans la mesure où la construction existante
et son extension présentent une cohérence architecturale et une harmonie
entre éléments anciens et éléments nouveaux.
Les surélévations sont possibles si elles sont justifiées et à condition qu’elles
soient établies par analogie avec la hauteur des constructions contiguës du
même alignement ou des constructions les plus proches.
2.3 – Annexes et éléments techniques
Avec la généralisation du bricolage et l’offre surabondante d’équipements
pour la maison proposés par la grande distribution, le public tend à considérer
ceux-ci comme des biens de consommation et non comme des composantes
de l’environnement urbain et paysager. Cependant, la qualité de l’habitat tient
aujourd’hui beaucoup à la maîtrise des éléments ajoutés à la maison. Leur
impact visuel est souvent supérieur à celui du bâti principal : ils sont générale-
ment traités sans attention même s’ils viennent au premier plan.
Il est donc recommandé de traiter les bâtiments annexes, les extensions et les
ajouts, les garages et autres abris, en harmonie avec la construction princi-
pale (sans pour autant obliger au mimétisme). Autrement dit de concevoir les
différents éléments d’une construction comme un tout et d’appliquer la même
volonté de qualité à l’ensemble plutôt qu’uniquement au bâtiment principal.
De plus, afi n de conserver la hiérarchie et la lisibilité des bâtiments, la taille de
l’annexe doit rester plus petite que le volume principal.
Les annexes peuvent cependant, en étant pensées dès l’origine, servir à
« isoler » le bâti des constructions voisines en étant réalisées en situation de
« tampon » en mitoyen avec les limites privées.
Dans le cas d’un volume accolé au bâti existant comme dans celui d’un volume
indépendant, on recherchera donc les continuités qui permettront l’intégration
visuelle de la nouvelle construction. Il est aussi fortement recommandé de
regrouper les diverses annexes qui, indépendantes et traitées au cas par cas
amènent confusion et fragmentation de l’espace.
Le garage accolé en annexe de l’habitation et traité
dans sa continuité joue le rôle de tampon vis à vis
du voisinage tout en s’intégrant totalement au bâti
Exemple d’annexe implantée en front de rue ayant
un impact déqualifiant sur l’environnement
Afi n d’intégrer une extension à un bâti existant, on
recherchera toute continuité possible : alignements,
pentes de toiture, matériaux ...23
Commune de Bétheny
B. IMPLANTATION / INSERTION
2. INSERTION
Les éléments les plus sensibles à surveiller sont les plus « légers » : toutes les
additions réalisées en auto-construction telles que barbecue en dur, citernes,
maisons d’enfants, serres, pergolas, garages à monter soi-même, abris pour
matériel de jardin…
L’intégration des rangements à poubelles, boîtes à lettres et coffrets techniques
dans une clôture, accessible sur les deux faces, est ainsi vivement conseillée.
En ce qui concerne les systèmes de climatisation, il est fortement déconseillé
d’installer un appareillage visible en façade. Celui-ci doit être intégré à la cons-
truction ou au moins camouflé par un aménagement de qualité (petite construc-
tion annexe en dur ou traitement paysager).
Quant aux panneaux solaires, ils seront permis à la condition qu’ils ne soient
pas visibles depuis la rue, qu’ils ne fassent pas l’objet d’une construction spé-
ciale et qu’ils soient installés sur un volume prévu pour une fonction première
(en toiture ou éventuellement sur des surfaces verticales hors bâti existant).
Dans le centre, le parcellaire en lanière et le bâti qui occupe l’espace pratique-
ment en continu relègue la question des annexes sur les seuls espaces arriè-
res. Mais ceux-ci peuvent avoir autant d’impact, par exemple dans le cas d’un
redécoupage parcellaire sur le centre qui transformerait les parties arrières du
foncier actuel en parcelles urbanisables. Dans tous les cas, et même si les an-
nexes ne sont pas visibles depuis l’espace public, elles restent visibles depuis
le voisinage privé. Les intervenants doivent donc toujours porter une attention
particulière à leur insertion vis-à-vis de leur environnement proche.
De plus, à l’occasion de travaux de transformation, la démolition d’annexes
dommageables (insalubrité, précarité ou pauvreté des matériaux employés,
implantation inadaptée, rupture urbaine …) peut être souhaitable.
Cas particulier des piscines
Les piscines fixes demandent une déclaration da travaux. Les modèles hors
sols ne font quant à elles pas l’objet d’un permis, mais ont un fort impact sur le
paysage. Une implantation raisonnée doublée d’une réflexion sur son insertion
dans l’environnement bâti et paysager s’impose donc à tout acheteur. Les
fonctions techniques restant importantes, il est nécessaire de prendre garde à
l’implantation du local technique de préférence non visible de la rue.
La multiplication des éléments techniques
surajoutés au bâti (climatisation ou antenne) nuit
à l’image de la commune
L’intégration des rangements à poubelles, boîtes
à lettres et coffrets techniques dans une clôture,
accessible sur les deux faces, est conseillée.
Il est recommandé de placer les abris de jardin de
manière à ce qu’ils ne soient pas visibles de la rue24
Commune de Bétheny
2. INSERTION
2.4 – Végétation
La végétation des parcelles privées participe à la qualité globale de l’image de
l’espace commun. Elle joue aussi un rôle important dans la personnalisation et
l’appropriation de l’espace par les résidents. Il faut donc concevoir cette végé-
tation comme un vrai projet en soi et il est préférable de concevoir les aména-
gements paysagers en même temps que l’implantation de la construction.
De nombreux éléments sont à prendre en compte.
D’abord, le choix et l’agencement des végétaux permettent de créer une
gamme d’effets variés tout en conservant une unité globale. Changeant au
cours des saisons, le paysage offre une vision toujours renouvelée du bâti.
Il est cependant important de ne pas employer une trop grande variété d’es-
sences et de préférer un aménagement simple et facile d’entretien composé
d’essences locales (éviter de planter des thuyas !) qui préservent l’intimité
nécessaire tout en ménageant des perméabilités visuelles.
Ensuite, clôtures et stationnements, bien qu’ils fassent l’objet de paragraphes
particuliers, sont à intégrer dans le projet paysager global de la parcelle. Le fait
de concevoir leur traitement comme un ensemble cohérent étant toujours plus
intéressant.
Enfi n, il est recommandé de différencier les espèces végétales en fonction des
lieux d’utilisation et de leurs destinations (espace de représentation à l’avant ou
espace de l’intimité à l’arrière). Une végétation basse et sobre étant souhai-
table à l’avant des constructions afin d’ « unifi er » aisément la succession
d’espaces privés. Tandis qu’on réservera arbres et arbustes sur les jardins à
l’arrière des constructions.
Dans le centre, du fait de l’implantation à l’alignement des constructions, la vé-
gétation est essentiellement présente sur les espaces arrières : jardins, cours,
vergers, potagers… ainsi qu’en tant que marqueur des espaces publics (voirie,
places et squares). Les seuls espaces végétalisés en avant des constructions
sont liés à des constructions récentes implantées en retrait par rapport à la
rue. Dans ce cas, le végétal est utilisé sous forme d’arbustes, de gazon ou de
haie accompagnant une clôture. L’espace du centre reste donc essentiellement
d’esprit minéral.
Il s’agit avant tout de respecter cet esprit : la plantation de plantes grimpantes
en façade avant dans le centre est donc déconseillée. Cependant s’il existe
un espace libre à l’avant de la construction, on pourra faire usage du végétal
(végétation basse et sobre).
C’est donc plutôt en partie arrière, sur les espaces privés « appropriables »,
que l’on retrouvera des arbres et une végétation plus étoffée, en tant qu’élé-
ments d’agrément (fruits éventuels, fleurs, ombre, brise vent, protection visuel-
le…). Il est cependant toujours recommandé d’éviter les espèces « exotiques »
et de choisir des essences locales qui permettent un entretien facile.
B. IMPLANTATION / INSERTION
Exemple de végétation en espace arrière
La végétation des parcelles privées participe à la
qualité globale de l’image de l’espace commun
Exemple de végétation en espace de représentation
à l’avant de la construction
L’utilisation du thuya qui crée des effets d’opacité
très forte (on parle de béton végétal) est à proscrire25
Commune de Bétheny
B. IMPLANTATION / INSERTION
2. INSERTION
2.5 – Stationnement
Le stationnement est un souci majeur dans tout espace urbanisé et a fortiori
dans les espaces resserrés comme les centres anciens. L’espace public sert
alors souvent de réceptacle au trop plein de voitures, qui empiètent sur les
espaces réservés à l’origine aux piétons ou aux vélos, gênant par là même
leurs déplacements.
Un nombre minimum de places de stationnement est donc obligatoirement
demandé (se référer au règlement d’urbanisme en vigueur) pour toute exten-
sion de surfaces (modification d’affectation d’un bâtiment qui passe d’un usage
de grange à un usage d’habitat par exemple, ou garage transformé en pièce
d’habitation, surélévation…) et toute nouvelle construction (nombre de places
en garage et nombre de places « extérieures »).
Mais la seule réponse à ces minima n’est pas suffisante : la position, l’orga-
nisation et l’aménagement des stationnements doivent être conçus avec soin
pour une plus grande qualité et une intégration optimale à l’environnement et à
la parcelle (surtout durant le laps de temps où ils sont inoccupés), en minimi-
sant leur impact visuel.
Il est ainsi déconseillé de créer des entrées de garage en sous sol, cimentée
et en pente ; et il est recommandé d’utiliser, par exemple, des dalles perfo-
rées engazonnées sur les emplacements prévus pour le stationnement privé
extérieur, qui ont comme avantage, en plus d’offrir des surfaces vertes, de
conserver des surfaces perméables contribuant à la diminution des eaux de
ruissellement et donc à la réduction de l’engorgement des réseaux.
Les nouvelles constructions doivent intègrer au
moins deux places de stationnement pour chaque
logement
Sans places prévues en nombre suffisant,
les voitures se garent sur l’espace public
et gênent piétons comme automobilistes
Exemple de stationnement végétalisé
Garages permettant le stationnement privé
sur parcelle26
Commune de Bétheny
Introduction
Dans le cadre d’une intervention sur un tissu existant comme pour une cons-
truction nouvelle, la question du style est importante. Tout autant que l’équilibre
des proportions du volume et des percements. Il est important de respecter les
grands principes de l’architecture traditionnelle locale. Cependant, l’introduction
d’une écriture moderne et simple réutilisant les matériaux locaux usuels est
aussi souhaitable.
Sur l’existant, l’intégrité des proportions de la construction sur laquelle a lieu
l’intervention doit être préservée et notamment dans le centre dont les carac-
téristiques constituent l’identité du village centre, son image remarquable…
devenue son patrimoine.
Le village ancien de Bétheny a en effet un style architectural particulier issu de
son histoire (village d’origine agricole constitué de fermes, reconstruction après
la Première GM) et qui s’est enrichi au fil du temps. Il faut savoir le reconnaître
pour le respecter, sans pour autant exclure la diversité ni l’innovation.
La construction projetée doit donc s’inscrire dans son temps tout en faisant
référence aux typologies éprouvées du passé adaptées aux modes de vie
actuels. Il faut surtout, pour la construction nouvelle, éviter les « modèles », les
« maisons-types » et les pastiches d’architectures régionales qui conduisent à
la standardisation de l’habitat où la personnalisation n’est apportée que par des
modifi cations mineures de l’ordre de l’artifice.
Principes
Sauvegarder une unité générale pour ne pas dénaturer l’esprit traditionnel dans
un paysage urbain déjà suffisamment riche et varié.
Intégrer une modernité adaptée, inspirée des caractéristiques du bâti tradition-
nel, à la production courante des formes d’habitat.
1. TOITURES
L’aspect général offert par les toitures de Bétheny est sans monotonie, varié
dans les types de couverture comme dans les matériaux utilisés (tuiles, tuiles
plates, ardoises…), ce qui implique une diversité dans les pentes et les hau-
teurs de chéneaux. Divers éléments (croupe en pignon ou soulignant une su-
rhauteur en façade, capucine dans le prolongement de la façade ou en retrait,
lucarne…) enrichissent la forme de base de la toiture à deux pans, sans pour
autant perturber l’aspect général. De la même façon, les côtés de la couverture
peuvent être traités de différentes manières (débords de toiture en pignon,
croupes, planches ou panes de rives), sans nuire à l’unité de l’ensemble.
L’unité dans le paysage urbain est en fait obtenue moins par les couvertures
que par l’alignement des façades et des lignes de faîtage. Il s’agit donc surtout
de reconnaître ces caractéristiques dans le voisinage immédiat et de s’y con-
former. Les pignons sur rue sont cependant à éviter.
Les toitures terrasses sont autorisées mais la réintroduction de nouveaux types
de couvertures et de matériaux est à éviter.
C. CARACTERISTIQUES ARCHITECTURALES
L’unité dans le paysage urbain est obtenue moins
par les couvertures que par l’alignement des
façades et des lignes de faîtage.
Exemple remarquable de ferme dans le centre
Exemple de «maison-type» sans aucun rapport avec
l’architecture locale
L’identité du centre de Bétheny est lié
au style architectural du bâti :
matériaux et gabarits spécifiques
Exemple remarquable de ferme dans le centre27
Commune de Bétheny
2. FAÇADES
2.1 – Percements
Les percements des façades comptent parmi les éléments les plus marquants
du paysage urbain. Il est donc important de sauvegarder une unité dans leur
caractère. Mais selon le lieu et le type d’intervention, on acceptera différents
degrés d’adaptation de la tradition. Ainsi dans le centre ancien de la commune,
il est important de respecter les caractéristiques générales des ouvertures et
notamment la verticalité dans tout nouveau projet, afin d’éviter de dénaturer
l’esprit traditionnel avec l’introduction de formes étrangères au paysage urbain
déjà suffisamment riche et varié.
Par contre dans un nouveau secteur d’urbanisation, cette caractéristique
devient moins importante et on peut accepter, si le projet le nécessite et que la
construction soit bien composée, de dépasser cette restriction.
C’est en effet l’équilibre des proportions du volume et des percements qui est
primordial pour la qualité de la nouvelle construction. De même que la cohé-
rence sur la construction elle-même.
Néanmoins, il est conseillé d’observer certaines règles de composition telles
que l’alignement des hauteurs d’allèges et de linteaux, la superposition des
ouvertures, l’ordonnancement de la façade selon une composition symétrique
ou asymétrique et le rapport majoritaire des pleins sur les vides.
En ce qui concerne les traditionnels encadrements ouvragés jouant sur les
reliefs et les matériaux et contrastant avec le revêtement de façade ainsi que
les éléments de ferronnerie, leur utilisation est acceptée à condition de rester
dans des agencements simples et intégrés au projet : ces éléments ne doivent
pas être un décor rajouté à la façade mais faire réellement partie du projet de
bâtiment.
Dans le cadre d’un remaniement, il est recommandé de restituer les baies
transformées dans leurs proportions d’origine et de rétablir une ordonnance
modifi ée antérieurement.
S’il y a création d’ouverture, il est conseillé de respecter une proportion
d’ouverture de 1/2 à 2/3, communément répandue. L’alignement et la superpo-
sition hiérarchisée des percements étant aussi à respecter.
Les garde-corps anciens et tout autre élément de ferronnerie doivent être
conservés ou remplacer à l’identique ou suivant un dessin simple.
Sont déconseillés : les trumeaux plus étroits que les baies qu’ils séparent et les
percements de pignons trop proches de la rive de couverture.
C. CARACTERISTIQUES ARCHITECTURALES
Percement typique du centre : le passage sous
porche, souvent d’une hauteur d’un niveau et demi,
permettant d’accéder aux fonds des parcelles. Il
rompt la continuité de la maçonnerie, sans rompre
celle de l’alignement bâti.
Les percements de façades de Bétheny centre sont
traditionnellement verticaux et superposés.
Les hauteurs d’allèges et de linteaux s’alignent sur
une même façade (sauf élément singulier).
Les pleins dominent par rapport aux vides. Les
trumeaux sont donc plus larges que les baies.
Les linteaux peuvent être droits ou en arc surbaissé,
en brique, métalliques peints dans le ton de la
façade ou en pierre, moulurés en plâtre…28
Commune de Bétheny
2. FAÇADES
2.2 – Matériaux
Les matériaux utilisés à Bétheny mêlent la pierre, les moellons, la brique et
diverses sortes d’enduit dans des assemblages ordonnancés qui soulignent la
volumétrie du bâtiment et fait ressortir certains éléments architecturaux : allè-
ges, linteaux, encadrements, couronnements, corniches, alignements, angles,
porches, soubassements. Cependant il existe une différenciation forte entre
les façades avant, très travaillées et les façades arrière dont le traitement est
beaucoup plus simple.
Il est recommandé de s’orienter d’abord vers les couleurs et matériaux lo-
caux traditionnels et leurs modes de mise en œuvre, dont l’effet est connu et
éprouvé. Toutefois leur emploi ne saurait suffire à garantir que la construction
soit adaptée au site et il faut éviter de résumer l’interprétation de la tradition à
l’emploi anecdotique d’un matériau ou d’une couleur.
Dans le cadre d’une réhabilitation ou d’une modification d’une construction
ancienne, il est recommandé de restituer les matériaux originaux et leurs types
d’utilisation, et d’employer les méthodes de réhabilitation compatibles avec
l’existant. Les enduits de façade doivent être utiliser à bon escient.
Dans le cadre de la création d’une extension ou d’annexes, il est conseillé de
réaliser un traitement de façade simple ou en relation avec celui qui existe sur
les façades adjacentes.
Dans le cadre d’un nouveau secteur urbanisé, il peut être intéressant d’introdui-
re de nouveaux matériaux ou des couleurs vives en ponctuation si leur emploi
est justifié dans le projet.
Dans tous les cas, il est conseillé de privilégier la simplicité.
On recommande d’utiliser un matériau principal qui caractérisera le bâtiment et
un matériau d’accent pour souligner l’agencement des volumes ou les élé-
ments d’architecture. L’emploi de plus de 3 matériaux en façade (un principal et
deux accents) introduit généralement de la confusion.
Il est déconseillé d’utiliser faux matériaux et faux reliefs.
Les matériaux de couverture doivent être proscrits en façade.
C. CARACTERISTIQUES ARCHITECTURALES
L’emploi de la couleur vive, qui souligne les jeux de
volumes, fait partie intégrante des typologies de bâti
réalisées dans le nouveau quartier du Petit Bétheny
Exemple de restauration de façade réussie
Les matériaux traditionnels mêlent pierre, moellons,
brique et enduit pour souligner la volumétrie du
bâtiment et fait ressortir certains éléments29
Commune de Bétheny
C. CARACTERISTIQUES ARCHITECTURALES
2. FAÇADES
2.3 – Couleurs
Autrefois les matériaux de construction étaient pris sur place : leurs teintes
s’intégraient d’elles même à l’environnement. Aujourd’hui, il faut se référer au
site afi n de choisir les couleurs. La palette de Bétheny est assez restreinte
mais sait utiliser les contrastes entre l’ocre ou le rouge de la brique, le blanc et
le beige des enduits et la couleur dorée de la pierre, comme une composition
d’accents colorés sur une « toile de fond » neutre. Les couleurs ne sont jamais
criardes. Il s’agit donc de s’appuyer sur la palette existante, sur ses harmonies
et de favoriser les projets s’intégrant à l’existant.
Il est aussi recommandé d’établir un projet coloration des façades, pour cons-
truction neuve et ravalement, en tenant compte de l’environnement immédiat.
2.4 – Volets et menuiseries
Les volets et les menuiseries sont des éléments d’architecture délicats, qui
participent à l’harmonie du volume et de la façade au même titre que les per-
cements. Leur emploi malheureux peut facilement rompre cette harmonie. Ils
doivent donc faire l’objet d’une attention particulière.
Les menuiseries au nu extérieur de la façade et les faux petits bois rapportés
sur vitre unique sont à proscrire tout comme les volets roulants à caisson exté-
rieur qui bouchent une partie de l’ouverture et défigurent le bâti.
Les volets extérieurs (volets bois à écharpes et volets plastiques) qui déran-
gent les proportions de la façade sont déconseillés.
Dans tous les cas, il est recommandé d’utiliser un même type de volets par
unité de façade.
Dans un nouveau secteur d’urbanisation, on conseillera juste de bien réfléchir
au choix de ces éléments et de faire attention à leur mise en œuvre. Aucun
type de menuiserie n’est proscrit mais les ouvrants à la française sont recom-
mandés.
Lors d’un remaniement, par contre, il est recommandé, à chaque fois que cela
est possible, de conserver, de remplacer à l’identique ou de restituer menui-
series en bois (en respectant les sections et les découpages) et volets métalli-
ques.
Les matières PVC et aluminium étant déconseillées lors d’interventions sur le
centre.
Le choix de couleur des volets et menuiseries est aussi un point important. Il
faut se rapporter à l’existant et au contexte de la construction, tout en tenant
compte du propre projet de coloration de la construction.
Exemple de dissonnance résultant de la
multiplication des styles d’ouvrants
Les menuiseries au nu extérieur de la façade sont
à proscrire
Traditionnellement, les fenêtres ouvrent à deux
vantaux, à la française et sont munies de petits
bois, qui divisent la hauteur de l’ouverture en
deux ou trois parties hiérarchisées. Les systèmes
d’occultation sont multiples mais celui qui respecte
le mieux les spécificités architecturales d’origine du
bâti du centre est la persienne métallique installée
dans la profondeur de la fenêtre.Les volets roulants
à caisson extérieur qui bouchent une partie de
l’ouverture sont à proscrire
Exemple de remise en couleur
d’un bâtiment dans des tons
neutres traditionnels
Exemple de remise en couleur
AVANT30
Commune de Bétheny
C. CARACTERISTIQUES ARCHITECTURALES
2. FAÇADES
2.5 – Clôtures
Les clôtures participent à la composition du paysage rural et urbain ; elles
constituent un premier plan par rapport au jardin ou à la façade. Elles lient
visuellement les constructions entre elles, séparent physiquement des espaces
de nature différente (public, privé), peuvent protéger des regards … et ont un
impact très fort sur le ressenti de l’espace. Le traitement des clôtures nécessite
donc un soin tout particulier (style, matériaux, végétation, hauteur).
D’une manière générale, les clôtures pourront être : d’ordre végétal, d’ordre
mi-végétal mi-minéral, d’ordre minéral.
L’utilisation de végétaux (essences locales) est conseillée, seuls ou accompa-
gnant une clôture minérale. Ils permettent une infinité de variations subtiles et
changent le paysage avec les saisons (haie composée d’arbustes à feuillage
caduc d’essences variées ou non). De plus, a contrario des clôtures minérales
qui n’offrent jamais d’effet d’unité, le végétal, avec ses multiples variations,
offre toujours une impression globale d’unité.
La hauteur des clôtures est limitée à 2 mètres et l’utilisation de systèmes à
claire voie est recommandée afin de ne pas arrêter complètement la vue (les
aménagements privés sont une valeur ajoutée à la qualité paysagère des
espaces publics de la commune) tout en marquant les changements de statut
de l’espace et en préservant l’intimité.
Pourront ainsi être mis en œuvre, parmi d’autres, des systèmes de clôture
composée d’une partie pleine dans le bas (mur bahut entre 40 cm et 1 m)
et surmontée d’un système à claire voie (une grille métallique ou un grillage
rigide), doublée ou non de végétaux.
La simplicité est fortement recommandée pour des raisons esthétiques et des
raisons de facilité d’entretien. L’analyse du contexte est encore une fois capi-
tale pour permettre l’inscription harmonieuse dans le site. Il s’agit avant tout de
rechercher une unité et d’éviter la confusion de formes et de matériaux.
Certains matériaux sont proscrits : plaques de béton et panneaux bloquant la
vue (ils vieillissent mal en général), grillages souples, canisses. Les dessins
« fantaisies » de grille sont à éviter.
L’absence de clôture est admise ; elle est parfois souhaitable.
Dans le périmètre centre de Bétheny, la majorité des constructions sont
édifi ées à l’alignement selon des séquences en continu ponctuées de percées
occupées le plus souvent par une construction récente installée en retrait ou
par une entrée de cour entre deux bâtiments. On retrouve alors à l’alignement
sur rue, une clôture qui lie visuellement les constructions entre elles et forme
plus ou moins une continuité minérale.
Les systèmes de clôture utilisés dans le centre sont traditionnellement les murs
hauts (chapeautés parfois de tuiles) liés à la typologie des fermes qui regrou-
pent dans un ensemble ceint plusieurs bâtiments. Il y a aussi des clôtures
composées de murs bahut d’environ 80 cm de haut surmontés de grilles et
parfois doublées en arrière d’arbustes bas.
Les plaques de béton utilisées en clôture ont un
aspect disqualifiant pour l’espace commun
Les canisses sont proscrites : leur pose n’est jamais
nette, elles vieillissent mal et bloquent la vue
La constitution de haies végétales d’essences
variées donne une valeur ajoutée à l’espace
Les systèmes de clôtures à claire-voie qui laissent
passer la vue sont recommandés31
Commune de Bétheny
C. CARACTERISTIQUES ARCHITECTURALES
2. FAÇADES
Dans le périmètre centre, le choix de clôture en limite d’espace public doit
rester restreint à ces deux cas. Les murs de fermes sont à conserver.
Les haies seules sont à éviter en limite d’espace public.
Dans le cadre d’une nouvelle construction, il est conseillé de réfléchir à la
question de la clôture avec celle de l’implantation dans le cadre du projet global
: pour savoir si la clôture est nécessaire tout autour du terrain, ou pour l’arrière
seulement, de quelle nature, etc…
2.6 – Balcons, vérandas, terrasses
Il est recommandé d’éviter l’implantation de ces éléments côté rue, afin de
sauvegarder une continuité calme des façades et des alignements et de pré-
server l’intimité de ces espaces qui prolongent l’intérieur des habitations. Leur
réalisation côté jardin ou cour est donc préconisée.
Par exemple, dans le centre de Bétheny, le paysage urbain est quasiment tota-
lement dépourvu de balcons hormis sur quelques bâtiments singuliers (comme
sur la façade de la mairie) ou pour agrémenter un pignon. De même pour les
vérandas, loggias et terrasses. Ces éléments ne peuvent donc qu’amener des
ruptures de continuité urbaine des façades, des alignements et de la volumétrie
de la rue.
Les vérandas doivent être traitées à partir de volumes simples, avec mise en
œuvre de préférence de matériaux nobles : muret bahut en maçonnerie de
pierre ou de brique, aluminium, structure bois, vitrages non fumés. La couleur
blanche est vivement déconseillée. On utilisera plutôt des serrureries de coloris
sombres : gris-vert, gris-bleu, brun, vert foncé …
Les terrasses doivent être installées en continuité des constructions. S’il y a
création de garde-corps, il est recommandé d’utiliser soit de la maçonnerie,
soit du bois, soit du métal, en adaptant les balustres à la simplicité du bâtiment
(éviter le style « château »).
Exemple de véranda bien intégrée au volume de la
construction et donnant sur le jardin arrière
La création d’un balcon côté rue rompt la continuité
des façades et son positionnement ne permet pas
un usage facile pour les habitants
L’absence de clôture, en accord avec le projet
architectural est un plus pour l’espace commun
Dans le centre, les murs hauts sont liés à la
typologie des fermes