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PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, p
PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, projet, espace. (5)
Document publié le Mercredi 18 décembre 2024 par la commune de Bétheny.
Lien du pdf (PLU - Annexes - Autre périmètre, secteur, plan, document, site, projet, espace. (5))
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Transports, Eau et assainissement,
Etude d’entrée de ville
sur le secteur des Naux
Etude urbaine, architecturale, environnementale et paysagère
Dates d’approbation:
Révision : 15 décembre 2016
Modification n°1 : 26 mars 2018
Modification n° 2 : 17 décembre 2018
Mise en compatibilité n°1 : 26 septembre 2019
PLAN LOCAL D’URBANISME
DE BETHENY
Transmission en sous-préfecture en
annexe de la délibération du 26
septembre 2019 approuvant la
mise en compatibilité n°1 du PLU
de BéthenyEtude d’entrée de ville sur le secteur des Naux
Citadia Conseil – Even Conseil 2
SOMMAIRE
1. Préambule : rappel de la loi Barnier................................................................................................................ 3
1.2. Cadre juridique ...................................................................................................................................... 3
1.3. Objet de l’étude & description du projet .............................................................................................. 3
2. Etat des lieux et synthèses des enjeux ............................................................................................................ 4
2.1. Contexte général ................................................................................................................................... 4
2.2. Contexte urbain et architectural ........................................................................................................... 5
2.3. Desserte et sécurité du site ................................................................................................................... 6
2.4. Risques et nuisances .............................................................................................................................. 9
2.5. Analyse paysagère et environnementale .............................................................................................. 9
3. Principes d’aménagement ............................................................................................................................ 11
3.1. Organisation des accès et condition de sécurité........................................................................................ 11
3.2. Organisation urbaine ........................................................................................................................... 12
3.3. Traitement des espaces végétalisés et de stationnement, intégration paysagère ............................. 12
3.4. Performance environnementale ......................................................................................................... 13
3.5. Gestion des nuisances sonores ............................................................................................................ 13
4. Schéma de principe ....................................................................................................................................... 14Etude d’entrée de ville sur le secteur des Naux
Citadia Conseil – Even Conseil 3
1. Préambule : rappel de la loi Barnier
1.2. Cadre juridique
La commune de Bétheny souhaite aménager un site de 5,1 ha bordé par la RD 966 à l’ouest, voie classée en voie de grande circulation. En application de l’article L111-6 du Code de l’urbanisme dans sa version en vigueur au 13 février 2019, en dehors des espaces urbanisés des communes, les constructions ou installations sont interdites dans une bande de soixante-quinze mètres de part et d’autre de l’axe des routes classées à grande circulation.
Issue de la loi de 1995 relative au renforcement de la protection de l’environnement, dite « loi Barnier », cette prescription vise à mieux maîtriser le développement urbain le long des voies les plus importantes et invite les communes à édicter des règles d’urbanisme justifiées et motivées au regard des nuisances, de la sécurité et de la qualité architecturale, urbaine et paysagère par le biais d’études préalables.
L’article L111-6 du Code de l’Urbanisme, dans sa version en vigueur au 13 février 2019, stipule :
« En dehors des espaces urbanisés des communes, les constructions ou installations sont interdites dans une bande de cent mètres de part et d'autre de l'axe des autoroutes, des routes express et des déviations au sens du code de la voirie routière et de soixante-quinze mètres de part et d'autre de l'axe des autres routes classées à grande circulation.
Cette interdiction s'applique également dans une bande de soixante-quinze mètres de part et d'autre des routes visées à l'article L. 141-19. »
L’article L111-7, dans sa version en vigueur au 13 février 2019, du Code de l’Urbanisme précise que :
« Elle ne s’applique pas :
• Aux constructions ou installations liées ou nécessaires aux infrastructures routières ; • Aux services publics exigeant la proximité immédiate des infrastructures routières ; • Aux bâtiments d'exploitation agricole ;
• Aux réseaux d'intérêt public.
Elle ne s'applique pas non plus à l'adaptation, au changement de destination, à la réfection ou à l'extension de constructions existantes. »
L’article L.111-8, dans sa version en vigueur au 13 février 2019, du Code de l’Urbanisme stipule également que :
« Le plan local d'urbanisme, ou un document d'urbanisme en tenant lieu, peut fixer des règles d'implantation différentes de celles prévues par l'article L. 111-6 lorsqu'il comporte une étude justifiant, en fonction des spécificités locales, que ces règles sont compatibles avec la prise en compte des nuisances, de la sécurité, de la qualité architecturale, ainsi que de la qualité de l'urbanisme et des paysages. »
1.3. Objet de l’étude & description du projet
L’objectif recherché au travers de cet article vise la maîtrise de la qualité des entrées de ville aux abords de voies à fort trafic. La section concernée par cette Etude Entrée de Ville se situe à l’ouest de la commune de Bétheny, en limite nord de l’enveloppe urbanisée.
Au regard de l’article L.111-6, dans sa version en vigueur au 13 février 2019, la possibilité est donnée de réduire la marge d’inconstructibilité aujourd’hui fixé à 100 mètres à compter de l’axe de la route RD 966 via des mesures garantissant la qualité de l’entrée de ville.
Ainsi, le présent dossier vise à lever l’interdiction et à adapter les marges de retrait de la zone au regard de la prise en compte de cinq critères d’analyse cités préalablement dans l’énoncé de l’article (nuisances, sécurité, qualité architecturale, qualité de l’urbanisme et des paysages), au droit de la RD 966, sur le secteur concerné.Etude d’entrée de ville sur le secteur des Naux
Citadia Conseil – Even Conseil 4
Le dossier présentera les éléments de réflexion conditionnant la modification de la bande voie bruyante sur le secteur permettant l’implantation d’activités économiques.
2. Etat des lieux et synthèses des enjeux
2.1. Contexte général
Le site de projet se situe à l’ouest du territoire de la commune de Bétheny, à proximité directe de Reims, enserré par la RD 966 et la voie ferrée (ligne Reims-Laon).
L’axe de circulation majeur incarné par la RD 966 fait du secteur de projet un espace stratégique pour le développement économique de la commune de Bétheny.
A la fois entrée d’agglomération nord et
centralité économique pour la ville de Bétheny,
le site de projet constitue une extension de la
zone d’activité des Naux.
Actuellement dédié à de l’activité agricole
céréalière faiblement mise en valeur, le site est
amené à être urbanisé en continuité du front
urbain dédié à de l’activité économique. Le
renforcement des zones d’activité de la ville est
inscrit au PADD communal. Entrainant
l’intensification de l’activité existante et une
meilleure visibilité de la zone d’activités pour
les acteurs économiques, l’extension de la
zone d’activités répond aux ambitions du PADD
de la ville. Le site étendu des Naux a donc
vocation à devenir l’un des leviers de
développement économique de la commune.
C’est en réponse à cet objectif, notamment en
termes de production de richesses et de
création d’emplois, que le Plan Local
d’Urbanisme doit être adapté par une
déclaration de projet valant mise en
compatibilité du PLU, rendant le site
constructible pour l’activité économique. Source : GéoportailEtude d’entrée de ville sur le secteur des Naux
Citadia Conseil – Even Conseil 5
2.2. Contexte urbain et architectural
L’ensemble du site de projet est constitué d’un espace à vocation agricole, dédié à une culture céréalière. Toutefois, un entrepôt existe actuellement dans la partie ouest du site, présentant un sol goudronné et des grillages. En continuité directe de la zone d’activité des Naux, le site de projet est situé à l’interface de deux ambiances paysagères :
- partie nord et ouest : espaces agricoles dédiés à des cultures céréalières ; - partie sud : zone d’activité et commerciale des Naux.
Si l’architecture de la zone d’activité apparaît banale (entrepôts d’un étage), la zone d’activité est néanmoins marquée par un paysage arboré et de larges trottoirs, lui conférant ainsi une certaine qualité visuelle.
Les tissus urbains les plus proches sont composés d’immeuble de type petits collectifs et de grands ensembles propre au quartier d’Orgeval, avant d’aboutir aux tissus pavillonnaires de Neufchâtel.
Source : Google Street View – Rue du 106ème régiment d’infanterie - Rue Charles Péguy
Source : Google Street View Rue Dr Serge Bazelaire, vue depuis la RD 966Etude d’entrée de ville sur le secteur des Naux
Citadia Conseil – Even Conseil 6
Source : Google Street View Rue Dr Serge Bazelaire, Rue Henri Rol Tanguy
En continuité de la zone d’activité des Naux présentant une certaine qualité visuelle, caractérisée par des voies végétalisées et confortables pour les piétons, le site de projet devra être doté des mêmes caractéristiques. Une continuité visuelle cohérente avec les espaces agricoles en partie nord et est devra également être assurée.
2.3. Desserte et sécurité du site
En vertu de l’article L.111-6 dans sa version en vigueur au 13 février 2019, la RD 966 et le Boulevard des Tondeurs sont classés en tant qu’axes de grande desserte.
Une étude de comptage a été réalisée dans le cadre de la révision du PLU et a permis d’effectuer un comptage des flux automobiles au sein du Boulevard des Tondeurs, voie de contournement de Reims. Les volumes de circulation au sein de l’axe sont les suivants :
- Sens Laon-Witry : 10 150 véhicules légers et 840 poids lourds, soit 12 670 UVP (unités de véhicule particulier), ou 1267 véh./heure
- Sens Witry-Laon : 9900 véhicules légers et 790 poids-lourds, soit 12 270 UVP, ou 1227 véh./heure.
Le projet d’extension de la zone d’activités n’implique pas de risque majeur en termes de sécurité, étant donné qu’aucun accès n’est créé depuis la RD 966. En effet, l’unique accès au site d’extension se fait depuis le site actuel de la société CGR. L’augmentation du trafic prévue dans le cadre du projet d’extension est limitée, et estimée à environ 15 livraisons quotidiennes supplémentaires. De plus, l’accessibilité multimodale du site de projet réduit la dépendance automobile des employés et des visiteurs, et de ce fait, le risque d’accidentologie liés au trafic routier.
Au regard de l’accessibilité routière existante du site ne nécessitant aucune création de nouvelle voie, le projet apparaît en accord avec les objectifs de cohérence entre urbanisation et mobilité développés par la ville de Bétheny. En effet, le Plan Local d’Urbanisme porte des ambitions fortes en matière d’encadrement des mobilités, dont plusieurs axes peuvent être décrits :
• Une volonté de développer un réseau de piste cyclable à l’échelle intercommunale, notamment au sein des grands axes (RD 74).
• Revoir la vocation des différents axes structurants (notamment boulevard des Tondeurs). • Réduction du trafic de transit en centre-ville et principalement des poids lourds. • Apaisement de la circulation (développement des zones 20)
• Penser l’urbanisation en lien avec les transports en commun, notamment via les itinéraires de TCSP.
À travers la RD 966 à l’ouest, le site de projet bénéficie d’une bonne accessibilité routière. De plus, les voies existantes au sein de la zone d’activité (rue Henri Roi Tanguy, route de la Neuvillette) complètent la desserte routière du site. Cette dernière confère au projet d’extension de l’entreprise CGR un atout majeur, consistant en l’absence de besoin de créer de nouvelles voies.Etude d’entrée de ville sur le secteur des Naux
Citadia Conseil – Even Conseil 7
De plus, la présence du parking relais Neufchatel (environ 200 places) dans le sud de la zone d’activité assure la desserte du site pour les automobilistes, et donne à voir des potentiels de rabattement en modes doux et actifs pour les automobilistes.
Source : Géportail,
Au-delà de son accessibilité routière, le périmètre du site de projet a connu un renforcement récent de son accessibilité, à travers la création de la ligne 14 de bus et la création de la station de tramway terminal à Neufchâtel (lignes A et B), situé au sud du boulevard des Tondeurs, à environ 800 mètres du site de projet. Ce renforcement de l’offre vient compléter la desserte initiale du site en transports en commun, assurée par CITURA, réseau de transports en commun du Grand Reims (ligne 4 – arrêt Neufchâtel), et s’inscrit dans les orientations du PDU du Grand Reims, visant notamment à « améliorer l’attractivité des modes alternatifs vis-à-vis de la voiture particulière ».
Source : CITURAEtude d’entrée de ville sur le secteur des Naux
Citadia Conseil – Even Conseil 8
En termes de déplacements doux, si aucune voie cyclable ne longe la RD 966, principale voie d’accès au site de projet, des voies dédiées aux vélos existent actuellement au sein de la zone d’activité. La poursuite des efforts en matière d’aménagements doux sera nécessaire dans le cadre de l’extension de l’activité de l’entreprise, afin d’assurer les connexions entre le futur espace aménagé au nord et la partie sud de la zone activité. Pour ce faire, l’emplacement réservé n°1 figurant au sein du plan de zonage de Bétheny vise à permettre la réalisation de cet aménagement cyclable.
Source : Géoportail
Source : Google Street View - RD 966, Rue Dr Serge Bazelaire
Le site de projet jouit d’une accessibilité routière attractive, ainsi que d’une desserte en transports en commun dont le renforcement récent a permis d’améliorer le potentiel de multimodalité pour les usagers de la zone d’activité. De plus, l’aménagement du site prévoit une place aux cheminements actifs (vélo, marche à pied), réduisant la dépendance automobile des usagers de la zone. Enfin, le site ne prévoit aucun accès nouveau depuis les axes routiers, et son aménagement n’entraine qu’une faible hausse des circulations, d’environ 15 livraisons quotidiennes supplémentaires.
Dès lors, malgré la densité du trafic automobile à proximité du site, son aménagement n’entraine pas une dégradation de la sécurité pour les usagers et les automobilistes.Etude d’entrée de ville sur le secteur des Naux
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2.4. Risques et nuisances
Le secteur des Naux est bordé à l’ouest par la RD 966,
infrastructure sonore classée pour partie en catégorie 3 et pour
une autre en catégorie 4. Le tronçon en bordure du site est
classé en catégorie 3, imposant une bande d’isolation
acoustique de 100m de part et d’autre de la voie, impactant la
parcelle de projet de moitié. Le niveau de bruit est globalement
supérieur à 55 dB (A) dans la majorité de la zone d’étude.
Par ailleurs, le site est bordé à l’est par les voies ferrées,
Châlons-Reims Cérès / Reims – Laon / Soissons – Givet
classées en catégorie 2 et nécessitant une bande d’isolation
acoustique de 250 m.
De plus, le site de projet n’est concerné par aucun risque
naturel tel que des remontées de nappe ou du gonflement
d’argile.
Le site présente des enjeux modérés en matière de risques et de
nuisances, et le projet n’aura pas d’impacts significatifs sur cette
question, son effet sur les flux de circulation étant limité.
2.5. Analyse paysagère et environnementale
Le site de projet constitue une entrée de ville nord pour l’agglomération de Reims. Sa qualité paysagère doit donc être étudiée avec attention. Actuellement peu mise en valeur (activité agricole céréalière), l’identité visuelle de l’entrée de ville est constituée par un entrepôt à vocation agricole clôturé en cœur de site isolé du reste de l’urbanisation et par des panneaux publicitaires.
Le paysage du site de projet est marqué par une topographie de plaine notant une très faible inclinaison. Depuis la RD 966, les vues sont aujourd’hui dégagées de part et d’autres de la voie, accentuant la perspective linéaire de cette voirie départementale.
Côté ouest de la RD 966, des entreprises sont implantées en recul de la voirie, marquant l’entrée dans l’agglomération. Le recul par rapport à la voirie est traité par une noue paysagère, un alignement d’arbre ainsi qu’un espace vert, isolant le bâti de la voirie.
Cartographie du bruit de jour – Sources : Carteli
Secteur affecté par les nuisances
sonores – Source : PLU BéthenyEtude d’entrée de ville sur le secteur des Naux
Citadia Conseil – Even Conseil 10
Source : Google Street View – vue depuis la RD 966
Source : Google Street View – vue depuis la RD 966
Coté est du site, un linéaire arboré de type haie assure une transition visuelle qualitative entre le site et la voie ferrée.
D’un point de vue biodiversité, le secteur de projet ne révèle pas d’espaces naturels protégés (type Natura 2000) ou inventoriés (type ZNIEFF).
Une étude faune flore a été réalisée, pour laquelle des inventaires ont été menés du 20 avril au 31 mai 2018. Ces inventaires mettent en avant les conclusions suivantes :
Evaluation floristique :
• 98 espèces ont été recensées ; aucune d’entre elles n’est protégée ni patrimoniale. La
présence intéressante de l’Orchis bouc (Himantoglossum hircinum) en lisière de la haie
bordant la voie de chemin de fer, au nord est toutefois à noter.
A contrario, 2 espèces invasives avérées ont été recensées à proximité directe de l’emprise du projet.
Evaluation Faunistique :
• Avifaune
Pour le secteur d’étude la biointerprétation met en avant cinq espèces dont la nidification est probable d’après les observations réalisées :
Pour les terrains cultivés directement concernés par le projet :
- L’alouette des champs, espèce quasi menacée en France mais cependant non
protégée ;
Pour les milieux situés de part et d’autre de la voie ferrée, incluant la haie vive en bordure Est de projet :
- Le verdier d’Europe, vulnérable en France et protégé ;
- La linotte mélodieuse (même statut) ;
- Le chardonneret élégant (même statut) ;
- Le bruant jaune (même statut).
L’étude signale également que l’alouette des champs, la perdrix grise et le bruant proyer sont des espèces dites "à surveiller" sur la liste rouge de Champagne-Ardenne, le bruant jaune étant quant à lui une espèce dont le statut sur cette même liste est "à préciser".
• Mammifère
Le lapin de garenne est la seule espèce observée. C’est une espèce : - Assez commune dans la Marne ;
- Mais désormais considérée quasi-menacée en France.Etude d’entrée de ville sur le secteur des Naux
Citadia Conseil – Even Conseil 11
• Reptiles
Le lézard des murailles est bien représenté tant au Sud-ouest du périmètre d’étude où il profite de dépôts divers (gravats) qu’au niveau de la voie ferrée et des talus attenants, à l’Est. L’espèce est protégée. Son statut de conservation n'est pas défavorable en France (préoccupation mineure) ni dans la Marne.
Le positionnement du site en continuité d’une zone d’activité, à l’interface avec des axes de circulation importants et à distance de tout milieu boisé, n’est pas de nature à favoriser la présence, tant régulière que ponctuelle, des mammifères.
L'intérêt des parcelles cultivées qui sont ici directement concernées par le projet est donc limité. Cependant, la haie qui jouxte le site à l’Est et plus largement les talus arbustifs et herbacés de part et d’autre de la voie ferrée disposent d’une attractivité certaine mais, dans le contexte, plutôt pour des espèces assez communes à très communes.
Le site, largement ouvert du fait de son usage agricole, offre des vues perspectives intéressantes. Un traitement paysager des abords de la RD 966 a été réalisé à l’ouest de la voirie départementale, accompagnant l’implantation d’activités, et qu’il conviendra d’affirmer également coté est de la voirie, afin de marquer l’entrée d’agglomération par des alignements d’arbres.
Le site étant une parcelle agricole, seul le linéaire arbustif le long de la voie ferrée, jouxtant le site de projet, présente un intérêt en termes de biodiversité, qui nécessite d’être préservé.
3. Principes d’aménagement
L’un des enjeux principaux du projet est le développement économique de la ville de Bétheny, par l’agrandissement de la zone d’activités des Naux, située au nord de Reims, pour la construction d’un entrepôt destiné au stockage et à la logistique.
Le positionnement en entrée de ville le long de la RD 966, au contact d’espaces économiques et commerciaux, démontre la localisation stratégique du site de projet. En effet l’urbanisation de ce secteur sera l’occasion d’homogénéiser les abords de cet axe en apportant une structuration de l’espace plus cohérente, grâce à la formalisation d’une façade économique. Celle-ci pourra apporter une nouvelle visibilité à la commune de Bétheny et à la communauté urbaine du Grand Reims, tout en dynamisant le territoire par la création d’emplois.
3.1. Organisation des accès et condition de sécurité
Afin de garantir la qualité de l’aménagement et son insertion urbaine, une attention particulière sera portée à la desserte du site. L’accès à la zone devra se faire depuis la rue Henri Rol Tanguy, par un accès unique et sécurisé. La qualité de l’aménagement de ce point d’entrée/sortie est un élément clef en termes de sécurité routière. Aucun accès n’est prévu depuis la RD 966.
La desserte interne de l’ensemble du site devra s’effectuer via une voirie structurante située à l’est de la zone à urbaniser, le long des voies ferrées. Les voiries de desserte des différentes entrées du bâtiment devront se raccrocher à cette trame viaire principale afin de rationaliser les aménagements et limiter la perméabilisation des sols.
Un mail piétonnier et une piste cyclable seront aménagés le long de la frange ouest du site, parallèlement à la RD 966. Cet aménagement permettra d’assurer le raccordement du site à la piste cyclable existante et favoriser la fluidité des modes actifs au sein et aux alentours de la zone d’activité. Ce réseau d’aménagements doux sera conçu de manière cohérente avec l’emplacement des parcs de stationnement et des axes routiers.Etude d’entrée de ville sur le secteur des Naux
Citadia Conseil – Even Conseil 12
3.2. Organisation urbaine
Dans un souci de qualité urbaine, l’implantation des constructions devra respecter un retrait minimum de 20 mètres par rapport à l’axe routier adjacent (RD 966) et 10m minimum le long de la voie ferrée. Ces bandes voies bruyantes devront accueillir des aménagements paysagers et favoriser ainsi l’insertion visuelle du projet. Par ailleurs, afin d’assurer la création d’espace de respiration, un recul minimal de 5 mètres sera imposé par rapport aux limites séparatives.
Ces espaces de respiration devront être traités de manière qualitative et participer à la préservation de la trame verte au cœur et aux franges de la zone d’activités, dans une dynamique de mise en valeur de l’ensemble du site.
Afin d’assurer l’insertion des futures constructions dans l’environnement, leur hauteur est limitée à 15 mètres. Un épannelage des constructions sera à prévoir en fonction du nivellement du terrain et dans le respect de la qualité paysagère du site (la composition des façades, le choix des matériaux, des couleurs…).
Pour garantir la qualité urbaine depuis l’espace public, une attention particulière devra être portée aux clôtures. Elles devront être constituées exclusivement de haies vives, doublée ou non d’un grillage, afin de faciliter le déplacement des espèces et ne pas faire obstacle à l’écoulement des eaux pluviales.
Les couleurs et matériaux utilisés pour la construction du bâtiment principal devront faire l’objet d’un choix minutieux, afin de respecter le site et de se fondre dans le paysage. Les murs devront présenter un aspect et une couleur en harmonie avec les constructions avoisinantes. Le traitement visuel doit faire preuve d’homogénéité, notamment pour les murs pignons et les façades arrières des constructions. L’utilisation de matériaux biosourcés (matériaux issus de la biomasse d’origine végétale ou animale) et éco-matériaux est préconisée.
Les vues vers le site depuis les espaces agricoles alentours seront minimisées. Un traitement paysager devra assurer la transition avec les espaces cultivés et permettre d’intégrer le nouveau bâtiment au paysage. La hauteur du bâtiment sera modérée afin de limiter l’impact visuel des constructions depuis la RD 966.
Des perspectives visuelles seront toutefois maintenues depuis le site vers les espaces agricoles ouverts, afin de permettre un échange et une mise en scène avec les espaces cultivés alentours. L’alternance entre les différents bâtiments d’activités et les vides permettra d’organiser ces perspectives visuelles vers l’extérieur du site.
3.3. Traitement des espaces végétalisés et de stationnement,
intégration paysagère
L’aménagement paysager doit permettre de requalifier cet espace. Il s’agira ainsi de tirer parti des éléments paysagers déjà présents sur le site (accroches paysagères) tout en les rattachant à un contexte plus élargi. Les aménagements paysagers doivent s’inscrivent dans une logique de valorisation du site et seront marqués par la simplicité de leur traitement, du choix des matériaux et des végétaux utilisés (essences locales).
En ce sens, le projet devra préserver le talus existant le long de la voie ferrée, et d’inscrire le bâtiment en recul par rapport à ce linéaire végétal.
Des plus, la frange ouest bénéficie déjà d’un alignement d’arbres qui sera préservé et prolongé.
L'ensemble des plantations devra comporter des essences diverses et locales, avec au moins 50% de végétaux à feuilles persistantes afin d'obtenir une variété d'aspect donnant une apparence globale plus naturelle et moins massive en lien avec l'environnement de la zone d'activités.
Les aires de stationnement devront être plantées à raison d’un arbre à hautes tiges pour 6 places de stationnement, disposés de façon régulière pour le parking visiteurs. Pour les parkings du personnel, le stationnement des véhicules de livraison et de service, les arbres pourront être disposés en forme de bosquets.Etude d’entrée de ville sur le secteur des Naux
Citadia Conseil – Even Conseil 13
Une alternance entre arbres de haut jet et arbres de petite grandeur pourra être effectuée. De plus, les aires de stationnement seront réalisées grâce à des matériaux perméables (dalles alvéolaires par exemple) afin de favoriser l’infiltration des eaux pluviales. De manière générale les espaces de stationnement feront l’objet d’un traitement paysager soigné.
3.4. Performance environnementale
Afin d’œuvrer en faveur d’un urbanisme durable, les nouvelles constructions devront faire l’objet d’une conception bioclimatique favorisant les apports solaires passifs et la limitation des déperditions énergétiques. Leur conception devra notamment permettre de limiter les ombres portées entre les bâtiments.
En outre, afin d’assurer une bonne gestion des eaux pluviales, au moins 10% de la superficie du terrain devra être traitée en espaces verts plantés d’essences à hautes tiges. L’espace végétalisé traité en pleine terre devra être majoritairement d’un seul tenant et composé comme un espace d’agrément. Les choix d’essences et de végétaux sur les espaces libres se feront notamment en fonction de leurs capacités de captation et de rétention des polluants.
Des plus la projet devra prévoir sur la parcelle des aménagements pour la rétention et la récupération d’eau tels que noue paysagère et bassin de rétention afin de réduire les risques de ruissèlement des eaux pluviales engendrée par l’imperméabilisation des sols prévue par le projet. Ces aménagements pourront être prévus dans la bande voie bruyante par rapport à la RD 966.
La valorisation des espaces disponibles en toiture des bâtiments d’activités devra être recherchée soit pour :
- le stockage/récupération des eaux pluviales,
- la création d’une toiture végétalisée,
- l’implantation de dispositifs solaires thermiques ou photovoltaïques.
3.5. Gestion des nuisances sonores
La vocation de la zone, uniquement dédiée à l’activité économique, permet de limiter l’exposition des populations aux nuisances sonores ; la fréquentation du site par les usagers se faisant majoritairement en journée, selon des horaires de travail classiques. Néanmoins, afin d’assurer la qualité de l’aménagement et la réalisation d’une zone agréable à fréquenter pour le personnel travaillant sur le site, les nuisances sonores liées au trafic des axes routiers (RD 966) et de la voie ferrée doivent être prises en compte dans la conception et l’implantation du bâtiment afin d’en limiter les effets, et l’implantation des constructions doit respecter les retraits indiqués au règlement et plan de zonage(20m de retrait le long de la RD 966, 10m de retrait le long de la voie ferrée).Etude d’entrée de ville sur le secteur des Naux
Citadia Conseil – Even Conseil 14
4. Schéma de principe