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Document publié le Mardi 23 juillet 2024
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Centre Corse)
Thèmes du document : Inégalités sociales, Humanitaire, Jeunesse,
N° 2024/E1/026
Question orale déposée par Mme Cathy COGNETTI-TURCHINI
Au nom du groupe « UN SOFFIU NOVU, UN NOUVEAU SOUFFLE POUR LA CORSE »
OBJET : PRECARITE ET DEVELOPPEMENT DE LA CORSE
Monsieur le Président,
Comment parler d’autonomie sans création de richesses ? Comment parler
d’autonomie sans lutter contre la vie chère ? Ce fléau qui appauvrit de plus en plus
nos concitoyens. La clé est dans le travail, l’optimisme, la volonté, le goût de l’effort,
des notions qui semblent, hélas, bien éloignées aujourd’hui de notre société.
Pourtant, la pauvreté, ce mal absolu, se développe d’année en année.
Selon l’INSEE, la précarité touchait une famille sur cinq en Corse, faisant de notre
région la plus pauvre de France. Mes chers collègues, nous n’avons plus le droit,
nous n’avons plus le temps de nous satisfaire de ce constat, de cette situation
intolérable vécue par des concitoyens que nous connaissons tous, que nous
fréquentons tous les jours, qui sont nos amis et des membres de notre famille.
Je crois à la valeur travail, je crois à la solidarité, je crois à la notion de participation,
qui permet de responsabiliser à la fois la société mais aussi et surtout l’individu.
L’individu ne peut pas tout faire, la société non plus. Mais ensemble, ils peuvent
trouver des solutions en faveur de l’intérêt personnel et de l’intérêt général…
Ma question porte, ainsi, sur nos moyens de mettre en œuvre immédiatement des
mesures concrètes, des mesures de bon sens avec l’État pour lutter contre la vie
chère !
Monsieur le Président, nous devons libérer les énergies, donner et redonner le goût
d’entreprendre. Nous habitons un paradis qui peut donner à chacun et à chacune
d’entre nous les clés de la réussite professionnelle, de la réussite personnelle et
familiale. A mon sens, c’est au niveau de l’importation, de la consommation, desrevenus, sur le patrimoine et sur la mise en œuvre d’un véritable artisanat local de
qualité que nous pourrons dégager des marges de manœuvre importantes et en
mettant en avant la montée en compétences de nos jeunes et nos salariés.
La situation de pauvreté et de précarité des enfants en Corse est un sujet qui nous
concerne tous. Mais heureusement, des solutions existent pour y remédier. Nous
croyons que ces problématiques doivent être abordées de façon globale, en prenant
en compte à la fois des aspects sociaux et économiques.
Permettre à l’ensemble de nos concitoyens de se loger et de se nourrir décemment
doit être notre mission première. A l’inverse, nous devons aussi exiger des efforts :
ce big bang fiscal doit s’accompagner d’une nécessaire responsabilité, d’une prise
de conscience évidente que représente la notion TRAVAIL !
Et nous devons mettre en place des solutions d'accompagnement vers l'emploi
durable pour les parents, car nous sommes convaincus que le soutien des adultes
est essentiel pour assurer la stabilité des enfants. Notre action inclut notamment
l'insertion, l'emploi de transition, l'accompagnement à la mobilité, la formation
professionnelle et la lutte contre la fracture numérique.
Quelles sont les réponses à ce sempiternel problème de la vie chère ? Pouvons-
nous croire à une réforme de la fiscalité rapidement ? Comment faire du tourisme,
de l’agriculture et de l’artisanat, le précieux tiercé d’une Corse qui gagne et qui
affronte les grands défis de demain ?
Monsieur le Président, pourriez-vous nous faire un point d’étape sur le suivi et la
mise en application des décisions qui avaient été prises dans le cadre de la
conférence sociale ?
Je vous remercie.