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unknown - lettre ouverte agriculteurs 2026 01
Document publié le Jeudi 1 janvier 2026 par la commune d'Argancy.
Lien du pdf (unknown - lettre ouverte agriculteurs 2026 01)
Thèmes du document : Union Européenne, Agriculture et alimentation, Économie et finances,
PREMIER MINISTRE Liberté Égalité Fraternité
Paris,le
— 4
JAN
2026
Lettre
ouverte
du
Premier
ministre
aux
agriculteurs
de
France
Mesdames
et
Messieurs,
Je
ne
vous
écris
pas
pour
vous
rassurer,
mais
pour
vous
dire
les
choses
clairement.
Depuis
trop
longtemps,
un
sentiment
domine
dans
votre
profession
: celui
d'une
injustice
profonde,
celui
d'une
iniquité
structurelle,
celui
d'un
empilement
de
règles
venues de
loin
qui,
parfois,
ont
perdu
leur
bon
sens.
Ce
constat,
le Gouvernement
ne
le minimise
pas.
Il le
partage,
et
il en
tire
des
conséquences.
Notre
boussole
est
désormais
assumée
: mettre
fin
aux
deux
poids
deux
mesures.
Rétablir
la justice
économique.
Supprimer
ou
adapter
des
règles
qui
pénalisent
notre
agriculture
sans
pour
autant
toujours
protéger
efficacement
l'environnement
ou
la santé.
Ce
cap
n'est
pas
idéologique
:il
est
concret.
Depuis
quelques
années,
une
rupture
a
été
engagée
et
la
ministre
Annie
Genevard
la
porte
quotidiennement
auprès
de tous
ses
interlocuteurs
pour
assurer
votre
défense.
Les
règles
ont
commencé
à être
simplifiées
: un
contrôle
administratif
unique,
des
délais
de
recours
raccourcis,
un
allégement
des
obligations
de
la politique
agricole
commune
(PAC)
et de
ses
charges
administratives,
la reconnaissance
de
la bonne
foi
des
agriculteurs,
la fin
des
sanctions
automatiques
et
disproportionnées..
Face
aux
crises,
l'État
a
répondu
systématiquement
et
continuera
à
le
faire
:
crises
sanitaires,
intempéries,
tensions
de
trésorerie.
Encore
récemment
avec
la viticulture
ou
l'épizootie
de
la dermatose
nodulaire
contagieuse
: vaccination
massive,
indemnisations
rapides,
fonds
d'urgence,
soutiens
social
et
bancaire
mobilisés.
Sur
cette
dernière
épizootie,
le gouvernement
donnera
tous
les
moyens
nécessaires
pour
permettre
aux
autorités
scientifiques
d'adapter
utilement
le
protocole
sanitaire
post-vaccination,
mais
aussi
de
garantir
l'exportation
du
bétail
vacciné.
Cette
crise
doit
aussi
nous
inciter
à nous
poser
les
bonnes
questions,
par
exemple
en
identifiant
les freins
au
développement
d'une
filière
d'engraissement
en
France.
Nous
devons
avoir
des
solutions
sur
le long
terme
; et donc
défendre
une
vision.
Sur
l'Europe
par
ailleurs,
une
ligne
claire
est
tenue.
Le
budget
de
la
PAC
ne
baissera
pas,
ni aujourd'hui,
ni
demain
: il
n’y
aura
donc
pas
un
centime
de
moins
pour
le
revenu
agricole.
Quant
aux
accords
commerciaux,
ils seront
combattus
à chaque
fois
qu'ils
seront
déséquilibrés.
Hôtel
de
Matignon
57,
rue
de
Varenne
75007
ParisCes
décisions
comptent.
Mais
elles
ne
suffisent
pas
encore.
Nous
devons
entrer
dans
une
phase
plus
ferme,
plus
offensive.
En
voici
quelques
exemples.
Sur
les importations
d'abord.
il n'est
plus
acceptable
que
l'on toière
la présence
de
substances
interdites
en
France
dans
les
produits
importés
qui
entrent
sur notre
marché
: c'est
une
concurrence
déloyale,
une
injustice
économique
et
un
problème
pour
la
santé
de
nos
consommateurs.
Des
arrêtés
vont
être
pris
par
le
Gouvernement
cette
semaine
pour
suspendre
à
l'importation
des
denrées
venant
de
pays
d'Amérique
du
Sud
comme
les
avocats
ou
les
pommes
contenant
des
résidus
de
cinq
substances
pourtant
déjà
interdites
en
Europe.
C'est
une
première
étape.
Nous
poursuivrons
en
utilisant
pleinement
les
leviers
juridiques
à
notre
disposition,
que
cela
concerne
les
fruits
et
légumes
mais
aussi
la
viande
importée
qui
ne
respecteraient
pas
les
normes
sanitaires
et phytosanitaires
de
l'Union
européenne.
Une
fois
de
plus
: c'est
du
bon
sens.
Les
contrôles
sur
les
importations
seront
massivement
renforcés,
aux
frontières
et
sur
le territoire
: je
viens
de
durcir
les
instructions
en
la
matière.
Il appartient
désormais
à
l'Union
européenne
d’amplifier
rapidement
ces
actions
à
l'échelle
de
tout
le
marché
européen.
Dans
cette
attente,
nous
assumons
d'agir
dès
maintenant
et d'initier
ce
mouvement.
Le
principe
sera
simple
: les mêmes
normes
pour
tous,
les
mêmes
contrôles
pour
tous.
Sur
l'eau
ensuite.
Le
changement
climatique
est
un
vrai
défi
pour
l'agriculture
et
il importe
que
l'Etat
y
travaille
avec
les
agriculteurs
pour
adapter
leurs
pratiques
et
leurs
cultures.
L'accès
à
l'eau
et
sa
bonne
gestion
sont
les conditions
de
la survie
de
l’agriculture.
Ils ont
trop
souvent
été
bloqués
par
des
décisions
abstraites
voire
même
des
positions
idéologiques.
J'ai donné
instruction
aux
préfets
de
recenser
tous
les
projets
locaux,
à taille
humaine,
aujourd'hui
bloqués
ou
ralentis.
Le
fonds
de
soutien
aux
équipements
hydrauliques
agricoles
qui
accompagne
déjà
une
centaine
de
projets
verra
sa
dotation
multiplier
par
trois.
Un
programme
sur
mesure
sera
déployé
pour
accompagner
les projets
adaptés
aux
réalités
locales.
Certains
acteurs
demandent
une
loi exceptionnelle,
le gouvernement
n'y
est
pas
opposé
dès
lors
qu'elle
se construit
avec
toutes
les forces
présentes
au
Parlement
pour
qu'elle
puisse
réellement
vite
aboutir.
Il est
temps
de
sortir
de
l'idéologie,
de
toutes
les idéologies.
1! faut
revenir
au
terrain.
Et il y a urgence
à
renforcer
notre
souveraineté
alimentaire
et
nos
intérêts
supérieurs.
Au-delà
du
renoncement
à
des
sur-transpositions,
nous
continuerons
à
demander
des
règles
européennes
simplifiées.
Des
progrès
en
ce
sens
ont
été
faits
au
cours
des
derniers
mois
mais
il faut
aller’
plus
loin,
et
plus
vite.
Je
vous
sais
attachés
aux
règles
communes,
notamment
dans
le
domaine
sanitaire
ou
environnemental,
sans
lesquelles
le marché
européen
serait
sans
foi
ni
loi, mais
ces
règles
communes
doivent être
justes,
proportionnées.
Bref, de
bon
sens.
Dans
le même
ordre
d'idée,
nous
refuserons
toute
renationalisation
de
la
PAC.
Et simplifier
les règles
européennes,
c'est
aussi
savoir
les adapter
quand
les circonstances
l'exigent.
À cet
égard,
la
hausse
du
prix
des
engrais
liée
à
la
mise
en
œuvre
du
Mécanisme
d'ajustement
carbone
aux
frontières
risque
d‘entraîner
des
surcoûts
négatifs
pour
nos
agriculteurs.
C'est
pourquoi, j'ai
demandé
à
la
présidente
de
la
Commission
européenne
de
trouver
rapidement
une
solution
permettant
de
neutraliser
de
manière
temporaire
les effets
de
ce
nouveau
mécanisme
sur
le prix
des
engrais.
Ce
travail
sera
politique
au
sens
noble
du
terme,
il ne
sera
pas
technocratique.
Je
ne
vous
demande
pas
de
croire
à des
mots
: je
vous
demande
de
regarder
les
actes.
Les
arrêtés
et
les
décrets
seront
publiés,
y
compris
sur
les
installations
classées
pour
la
protection
de
l'environnement
(ICPE).
Les
projets
seront
débloqués.
Les
règles
seront
revues.
Le
dialogue
avec
vos
organisations
professionnelles
aura
lieu.
Le
Parlement
pourra
se
saisir
souverainement.
La
ministre
de
l'Agriculture,
Annie
Genevard,
y veillera
en
lien
avec
ses
collègues,
avec
la rigueur
et
l’engagement
qu'on
lui connaît.L'État
prendra
ses
responsabilités.
Parce
qu'il
n’y
a pas
de
souveraineté
sans
agriculture
forte.
Parce
qu'il
n'y
a
pas
de
Nation
sans
agriculteurs
fiers
de
la
nourrir.
Parce
que
sans
agriculture,
il
n’y
a
pas
de
protection
de
nos
paysages,
de
notre
patrimoine
naturel,
pas
de
vitalité
dans
nos
campagnes.
Parce
que
nos
jeunes
doivent
retrouver
l'envie
de
produire
et
de
s'investir
dans
ce
noble
métier
qu'est
celui
d'agriculteur.
Parce
qu'il
n'y
a pas
de
transition
écologique
réussie
sans
engagement
de
tous
les
maillons
de
la
chaîne
: producteurs,
transformateurs,
distributeurs,
consommateurs.
Parce
que
nous
tous,
Français,
savons
ce
que
nous
devons
à
celles
et
ceux
qui
chaque
jour
nous
nourrissent.
Nous
sommes
tous
acteurs
de
notre
souveraineté
alimentaire,
consommateurs
en
tête!
Et enfin
et
surtout,
parce
que
le bon
sens
doit
redevenir
la règle.
WA
Jon
*t)
pr,
{ Le
f
LS
Sébastiên LECORNU
,
pa
N
o7/