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PLU - Autres - PPRI St Medard en Jalles 20220223
PLU - Autres - PPRI St Medard en Jalles 20220223
Procès Verbal - PV 02122025 signe
unknown - Rapport st Medard Eyrans Complet 02122025 signe
Document publié le Mardi 2 décembre 2025 par la commune de Saint-Médard-d'Eyrans.
Lien du pdf (unknown - Rapport st Medard Eyrans Complet 02122025 signe)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Eau et assainissement, Environnement,
Joël GILLON - Commissaire enquêteur 2 décembre 2025 Inscrit sur la liste de la Préfecture de la Gironde Membre de la Compagnie des Commissaires Enquêteurs de Bordeaux Aquitaine
Département de la Gironde
Commune de SAINT MEDARD D’EYRANS
ENQUÊTE PUBLIQUE
relative au schéma directeur de gestion des eaux pluviales (SDGEP) et au projet de révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Saint Médard d’Eyrans
L’enquête s’est déroulée du 6 octobre au 8 novembre 2025
RAPPORT DU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR Première partie – pages 2 à 51
CONCLUSIONS ET AVIS MOTIVE
DU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR
pages 52 à 61
Pièces annexées au rapport Page 62 et suivantes2
Département de la Gironde
Commune de SAINT MEDARD D’EYRANS
ENQUÊTE PUBLIQUE
relative au schéma directeur de gestion des eaux pluviales (SDGEP) et au projet de révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Saint Médard d’Eyrans
1ére partie
RAPPORT DU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR
pages 2 à 51
Abréviations utilisées dans ce rapport :
PLU Plan Local d’Urbanisme SDGEP Schéma Directeur de Gestion des Eaux Pluviales CCM Communauté de Communes Montesquieu CE Commissaire enquêteur SCoT Schéma de Cohérence Territorial MRAE Mission Régionale de l’Autorité Environnementale DDTM Direction Départementale des Territoires et de la Mer PADD Projet d’Aménagement et de Développement Durable OAP Orientations d’Aménagement et de Programmation PCAET Plan Climat Air Energie Territorial3
SOMMAIRE du RAPPORT du COMMISSAIRE ENQUÊTEUR
1 GENERALITES .................................................................................................................................................4
1.1 Objet de l'enquête ............................................................................................................................. 4
1.2 Cadre juridique et réglementaire de l'enquête ................................................................................. 4
1.3 Contexte général du projet ................................................................................................................5
1.4 Concertation préalable ...................................................................................................................... 6
2 PRÉSENTATION du PLAN LOCAL d’URBANISME (PLU) et du SCHEMA DIRECTEUR de GESTION des EAUX
PLUVIALES (SDGEP) .................................................................................................................................................. 7
2.1 Généralités .........................................................................................................................................7
2.2 Composition du dossier ..................................................................................................................... 8
2.3 Présentation du projet de PLU .......................................................................................................... 9
2.4 Présentation du projet de SDGEP .................................................................................................... 20
3 EVALUATION ENVIRONNEMENTALE ET AVIS DE L’AUTORITE ENVIRONNEMENTALE (MRAE) ................22
3.1 Généralités : .....................................................................................................................................22
3.2 Avis de l’autorité environnementale (mrae) ................................................................................... 22
3.3 Analyse de l’avis mrae par le commissaire enquêteur ....................................................................23
4 SYNTHÈSE DES AVIS DES PPA ..................................................................................................................... 24
4.1 Avis favorables sans observations : ................................................................................................. 24
4.2 Avis favorables avec observations ou réserves ............................................................................... 24
4.3 Synthèse des avis des PPA ............................................................................................................... 26
5 ORGANISATION ET DEROULEMENT DE L’ENQUETE .................................................................................. 27
5.1 Désignation du commissaire enquêteur ..........................................................................................27
5.2 Arrêté d’ouverture d’enquête ......................................................................................................... 28
5.3 Instruction du dossier ...................................................................................................................... 28
5.4 Organisation de l’enquête ............................................................................................................... 28
5.5 Information du public ...................................................................................................................... 30
5.6 Accueil du public .............................................................................................................................. 32
5.7 Climat de l’enquête et participation du public ................................................................................32
5.8 Clôture de l’enquête ........................................................................................................................ 33
6 PROCES-VERBAL DES OBSERVATIONS ....................................................................................................... 34
6.1 Généralités .......................................................................................................................................34
6.2 Questions issues de l’analyse du dossier .........................................................................................36
6.3 Questions ou observations du public .............................................................................................. 38
6.4 Commentaires du commissaire enquêteur ..................................................................................... 494
1 GENERALITES
1.1 OBJET DE L'ENQUÊTE
La commune de St Médard d’Eyrans s’inscrit sur un territoire de 1270ha, marqué par la zone inondable
de la vallée de la Garonne qui traverse son territoire. En situation d’influence péri-urbaine de l’aire
métropolitaine bordelaise distante d’une vingtaine de kilomètres, avec un accès par l’autoroute A62 privilégié,
elle fait partie de la Communauté de communes de Montesquieu et se situe dans le SCOT de l’Aire
Métropolitaine Bordelaise approuvé en 2014.
Elle est couverte par un Plan Local d’Urbanisme approuvé en 2013 et qui a été modifié en 2015 et
2020. Sa révision a été prescrite en décembre 2020 pour mettre le document en conformité avec les exigences
réglementaires.et s’adapter aux évolutions du contexte. Dans le cadre de la révision de son PLU, la commune
de SAINT MEDARD D’EYRANS a souhaité la réalisation d’un Schéma Directeur de Gestion des Eaux Pluviales.
Ainsi, la présente enquête publique qui s’est déroulée du lundi 6 octobre 2025 au samedi 8 novembre
2025, est relative à la fois au projet de révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) et au projet de Schéma
Directeur des Eaux Pluviales (SDEG) de la commune de Saint Médard d’Eyrans.
Le présent rapport a pour objet de présenter et d’analyser les caractéristiques des projets par le
commissaire enquêteur désigné à cet effet par le Président du Tribunal Administratif de Bordeaux, en prenant
en considération les observations du public, ainsi que les différents avis des Personnes Publiques Associées
(PPA) et l’avis de l’autorité environnementale (MRAe).
A l’issue de l'enquête publique, les projets éventuellement modifiés pour tenir compte des avis qui ont
été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire enquêteur, seront approuvés
par délibération du conseil municipal. Le schéma directeur des eaux pluviales validé devenu opposable aux tiers
sera annexé au PLU.
1.2 CADRE JURIDIQUE ET RÉGLEMENTAIRE DE L'ENQUÊTE
L’enquête publique a été réalisée dans les conditions et formes prévues par les textes suivants :
Le code général des Collectivités Territoriales, notamment l’art L2224-10 pour ce qui concerne l’établissement du schéma de gestion des eaux pluviales Le code de l'urbanisme et plus particulièrement en l’espèce de l’article 153-19 qui dispose que " le projet de plan local d'urbanisme arrêté est soumis à enquête publique réalisée conformément au chapitre III du titre II du livre Ier du code de l'environnement par le président de l'établissement public de coopération intercommunale ou le maire"; Le code de l’environnement, notamment les articles L 123-1 et suivants ainsi que R 123-5 et suivants La délibération du conseil municipal en date du 21 décembre 2020, prescrivant la révision du plan local d'urbanisme;
La délibération du conseil municipal en date du 11 juin 2025 arrêtant le projet de révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) et le projet de Schéma Directeur de Gestion des Eaux Pluviales (SDGEP) de Saint Médard d’Eyrans et tirant le bilan de la concertation ;5
L'arrêté municipal n° 2025-179 du 16 septembre 2025 prescrivant l'enquête publique relative au schéma directeur des eaux pluviales et au projet de révision du Plan Local d’urbanisme de la commune de Saint Médard d’Eyrans ;
La décision n°E25000112/33 en date du 18 juillet 2025 du président du tribunal administratif de Bordeaux désignant Monsieur Joël GILLON, ingénieur des travaux publics de 1’Etat retraité, en qualité de commissaire enquêteur chargé de conduire l’enquête publique relative à la révision du PLU et le schéma directeur des eaux pluviales de la commune de Saint Médard d'Eyrans, et son suppléant, Monsieur Pierre THIERCEAULT;
Conformément à l’article R 104-11 du Code de l’urbanisme, le projet de PLU a été soumis à évaluation
environnementale ; le dossier a été transmis à l’autorité environnementale (MRAe) qui a émis un avis en date
du 12 septembre 2025. Les pièces du dossier soumis à l'enquête ont été notifiées aux personnes publiques
associées dans les conditions définies à l'article L. 153-16 du code de l’urbanisme.
1.3 CONTEXTE GÉNÉRAL DU PROJET
La commune de Saint-Médard-d'Eyrans compte 3 361 habitants (INSEE 2022) répartis sur un territoire
de 1270 hectares. Elle appartient à la communauté de communes de Montesquieu, qui regroupe 13 communes
membres et 47 276 habitants en 2022, Léognan étant la commune la plus peuplée de l’intercommunalité
(10723 habitants).
Saint-Médard-d'Eyrans dispose d’un PLU approuvé le 22 janvier 2013 dont la révision a été engagée le 21 décembre 2020. La commune est couverte par le périmètre du schéma de cohérence territoriale (SCoT) de l’aire métropolitaine bordelaise, dont le projet de révision a été arrêté le 16 avril 2025.
La communauté de communes de Montesquieu (CCM) dispose d’un programme local de l’habitat (PLH), adopté le 8 mars 2022, ainsi que d’un plan climat air énergie territorial (PCAET approuvé le 19 octobre 2023.
Figure 1: Localisation de la commune de Saint-Médard-d'Eyrans (OpenStreetMap)
Saint-Médard-d'Eyrans présente des caractéristiques d’un territoire péri-urbain, marqué par une
croissance démographique soutenue et des flux domicile-travail importants liés à sa proximité avec la
métropole bordelaise. La commune est desservie par trois axes majeurs de communication, tous orientés nord-
sud, parallèlement à la Garonne : la route départementale RD 1113 ainsi que l’autoroute A62, reliant toutes
deux Bordeaux à Toulouse, et la voie ferrée de la ligne Bordeaux-Sète. La commune possède une halte
ferroviaire desservie par la ligne TER Bordeaux-Langon. À ce titre, elle est concernée par les aménagements
ferroviaires du projet de ligne nouvelle du sud-ouest (LNSO), porté par la société du grand projet du sud-ouest6
(GPSO), ligne reliant Bordeaux à Toulouse et à l’Espagne, qui bénéficiera des services renforcés du RER
métropolitain.
Le territoire communal se caractérise par la présence d’espaces naturels en lien avec différents cours
d’eau affluents de la Garonne, et par ses terres agricoles, constituées notamment de prairies bocagères et des
vignobles prestigieux de l’appellation Graves et Pessac-Léognan.
1.4 CONCERTATION PRÉALABLE
La commune a précisé dans sa délibération de prescription de la révision du PLU du 21 décembre 2020
que « la concertation prévue aux articles L. 103-2 à L. 103-6 sera menée pendant toute la durée la révision
selon les modalités suivantes :
Bulletin municipal
Réunions publiques
Lettres d’information
Il a également été prévu d'associer l'État, et de consulter toute personne publique ou organisme, dès
lors qu'ils en auront fait la demande selon les conditions définies aux articles L. 132-7 à L. 132-13 et R. 153-2 et
R. 153-5 du code de l'urbanisme.
La délibération d’arrêt du projet de révision du PLU en date du 11 juin 2025 précise que la
concertation s’est effectuée tout au long de la démarche et que le bilan de la concertation a été présenté au
conseil municipal. Il y est fait état d’une information régulière dans le bulletin municipal et de la tenue de
réunions publiques les 15 juin 2023 et 20 novembre 2024.
Le rapport de présentation ne consacre pas un chapitre spécifique à la démarche de concertation.
Dans sa 3ème partie consacrée aux choix et justifications du projet, il relate les grandes étapes qui ont
accompagné la démarche et les événements, internes ou externes qui ont influencé le parcours de l’étude et
son résultat. Il y est ainsi fait mention d’un certain nombre de rencontres avec les partenaires institutionnels
tout au long du processus (DDTM, STSDAU, CdC, …) et d’une réunion des personnes publiques associées en
septembre 2024 ; les réunions publiques y sont évoquées :
Juin 2023 - Réunion publique : Une quarantaine de personnes, présentation du diagnostic et du PADD.
Les échanges et questions portent sur :
le pluvial sur le territoire les arbres remarquables à préserver les logements accessibles financièrement les règles sur les clôtures les délais de l’étude et l’enquête publique.
Novembre 2024 - Seconde réunion publique : Plus de 80 personnes. Exposé concernant le PADD rappel de diagnostic et grandes lignes du zonage avec exemple d’OAP.
Le public pose des questions concernant:
l’OAP de l’église par rapport à la zone inondable et au bruit de la voie ferrée des habitants auraient souhaité des équipements publics au Sud de la commune7
les mobilités douces sont abordées en particulier le long de la RD813 le stationnement dans les rues des quartiers suite à la densification la future gare les délais pour l’enquête publique
Commentaires du CE
Les modalités de la concertation définies par la délibération du 20 décembre 2020 ont été mises en œuvre au
cours de la démarche. Le bilan de la concertation a été entériné par délibération du 11 juin 2025. Il n’est pas
fait état dans le dossier du détail des mesures mises en œuvre pour communiquer auprès des habitants au-delà
des 2 réunions publiques ni des principaux enseignements tirés du bilan de la concertation.
2 PRÉSENTATION DU PLAN LOCAL D’URBANISME (PLU) ET
DU SCHEMA DIRECTEUR DE GESTION DES EAUX PLUVIALES
(SDGEP)
2.1 GÉNÉRALITÉS
Le PLU est un document de planification urbaine qui organise la répartition de l’espace (zones
d’habitat, espaces naturels, espaces agricoles, zones d’activités, etc.) et les règles de construction (densité,
volume, hauteur et implantation des bâtiments, etc.).
Le PLU est composé de plusieurs pièces :
un rapport de présentation, une des pièces essentielles du PLU permet de comprendre le contexte
territorial, le projet d’aménagement retenu et les règles fixées. Il comprend un diagnostic du territoire,
un état initial de l’environnement, une présentation du projet, la justification des choix, une analyse
des incidences du projet sur l’environnement ainsi qu’un résumé non technique
un projet d’aménagement et de développement durables (PADD), qui expose les orientations
politiques de la commune en matière d’aménagement du territoire pour les années à venir. Il donne
un sens aux choix faits par la suite en matière de zonage, règlement et orientations d’aménagement ;
Des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) qui viennent schématiser les principes
d’aménagement sur certains secteurs spécifiques et notamment les espaces à urbaniser. Dans leur
périmètre, les projets doivent être compatibles avec ces principes ;
Le projet est traduit graphiquement par un zonage. Un règlement rédigé définit les règles
d’urbanisation associées à ce plan;
Des annexes qui reprennent des éléments à prendre en compte en matière d’aménagement (ZAC,
servitudes d’utilité publique, inventaire des zones humides, recensement des nuisances, etc.).
Conformément à l’art R1151-53 du code de l’urbanisme, figurent parmi ces annexes s’il y a lieu, les
zones délimitées en application de l'article L. 2224-10 du code général des collectivités territoriales et les
schémas des réseaux d'eau et d'assainissement et des systèmes d'élimination des déchets, existants ou en8
cours de réalisation. C’est dans ce cadre que la commune de St Médard d’Eyrans a engagé en parallèle de la
révision de son PLU l’élaboration d’un SDGEP : schéma directeur de gestion des eaux pluviales. Ce document
est soumis à enquête publique en même temps que le PLU et y sera intégré.
De même, la commune a sollicité le syndicat intercommunal ayant compétence en matière
d’assainissement (Le SIAEPA de La Brède) pour qu’il procède à la révision du zonage d’assainissement de la
commune de façon à le mettre en cohérence avec le projet de PLU révisé. L’enquête publique sur ce document
a été conduite par le SIAEPA dans la même période que la présente enquête et après validation, le document
aura vocation à être intégré au PLU.
2.2 COMPOSITION DU DOSSIER
Le dossier d’enquête est composé des pièces suivantes :
DOSSIER DU PLU :
1 – Rapport de Présentation
2 – P.A.D.D. (Projet d’Aménagement et de Développement Durables)
3 – O.A.P. (Orientation d’aménagement et de programmation)
4 – Règlement
5 – Plans de zonage
5A : Plan de zonage au 1/7500ème
5B Nord : Plan de zonage au 1/5000ème
5B Sud : Plan de zonage au 1/5000ème
6 - Annexes
6-1 : Servitudes d’utilité publique
6-1A : Plan des Servitudes et contraintes au 1/7500ème
6-1B : Liste des servitudes d’utilité publique
6-2 : Lotissements
6-3 : Réseaux
o 6-3A : Plan du réseau d’Eau Potable au 1/7500ème
o 6-3B : Plan du réseau d’Assainissement collectif au 1/7500ème
o 6-3C : Note concernant l’Assainissement, Eaux pluviales, Eau potable, Sécurité
incendie et ordures ménagères
6-4 : Plan d’exposition aux bruits des aérodromes
6-5 : Isolement acoustique et Classement des infrastructures de transports terrestres
6-6 : Zones de publicité
6-7 : Plans de Prévention des Risques Naturels Prévisibles
6-8 : Zones agricoles protégées
6-9 : Aire d’accueil des gens du voyage
DOSSIER DU SDGEP :
● un diagnostic du réseau des eaux pluviales
● une carte du zonage de gestion des eaux pluviales
● une notice explicative du zonage des eaux pluviales9
AUTRES PIECES :
Le dossier mis à la disposition du public est complété par les pièces suivantes :
● une chemise contenant les avis des personnes publiques associées et de l’autorité
environnementale
● une chemise contenant la délibération du 11 juin 2025 arrêtant le projet de PLU et de schéma
directeur de gestion des eaux pluviales, l’arrêté du 16 septembre prescrivant l’enquête publique,
copie des publications de l’avis d’enquête dans les journaux
UN REGISTRE D’ENQUETE ouvert par le maire, coté et paraphé par le commissaire enquêteur
Commentaire du CE : Le dossier est complet. Le rapport de présentation qui rassemble l’ensemble des
éléments permettant au public de comprendre la démarche et le contenu du projet, reste d’une taille
raisonnable et d’une lecture aisée.
Comme le fait remarquer l’avis de la MRAE, le dossier répond aux attendus des dispositions des articles R.151-1
à R.151-5 du Code de l’urbanisme relatives au contenu du rapport de présentation et plus particulièrement aux
éléments requis au titre de l’évaluation environnementale (article R.151-3). La MRAE relève la qualité de la
mise en page du rapport, la présence de synthèses thématiques ainsi que de nombreuses illustrations et cartes
qui facilitent l’appréhension du dossier.
2.3 PRÉSENTATION DU PROJET DE PLU
Commentaire du CE : De larges extraits du rapport de présentation et de son résumé́ non technique ont été́
utilisés dans les différentes parties de ce chapitre du rapport d’enquête consacré à la présentation du dossier.
DIAGNOSTIC - ESQUISSE GENERALE DU CONTEXTE COMMUNAL
St Médard d’Eyrans, village lié à l’histoire viticole et à l’influence de la Garonne, est devenue, au fil du
temps, une commune plus périurbaine que semi-rurale avec un développement croissant de sa population.
Avec 3361 habitants en 2022, la commune présente une densité de plus de 239 habitants/km2.
La commune gagne plus de 30 habitants/an entre 2013 et 2020 ; avec un taux de croissance moyen
annuel de 0.8%/an entre 2013 et 2018. A ce rythme la population pourrait atteindre 3500 habitants en 2030.
Entre 2008 et 2018, la production de logement est de 18 logements par an en moyenne. La résidence en
propriété reste majoritaire (plus de 77%) et le locatif conventionné est peu développé.
La commune présente un bassin d’emploi important (1257 emplois en 2021) dominé par la sphère
présentielle. L’emploi progresse sur la commune depuis 2008, notamment au niveau des activités de services
mais l’emploi intercommunal est en baisse, notamment dans la filière agricole. On compte plus d’une dizaine
d’exploitations productives en 2022, majoritairement avec le siège sur la commune. Le vignoble est concerné
par une AOC/AOP qui couvre 483 ha (38% de la commune) pour une surface en vigne de près de 230ha10
Le panel de services et d’équipements est modeste mais satisfaisant avec le pôle central du bourg qui
rassemble l’essentiel des commodités et équipements publics. Le centre bourg présente des aménagements
piétonniers aux abords des équipements publics principaux. Un maillage est ainsi déjà ébauché et pourrait être
conforté.
L’axe de la A62, qui relie Bordeaux à Toulouse et Agen, traverse la commune. St Médard d’Eyrans
bénéficie d’une accessibilité avantageuse par l’échangeur situé au Sud de la commune. Elle bénéficie d’une
desserte par les transports collectifs, notamment le réseau Trans-Gironde. Le parc de stationnement est bien
présent dans le centre bourg. Des aires de co-voiturage sont présentes sur les communes proches.
Le territoire dispose de deux stations d’épuration (STEP qui fonctionnent correctement et respectent
les normes de rejet même si la station intercommunale est impactée par des effluents industriels dont les
prétraitements nécessitent des améliorations. Le zonage d’assainissement actuel date de 2012. Un processus
de révision du zonage a été engagé par le syndicat intercommunal (SIEPA) en parallèle de la révision du PLU. Le
projet de zonage actualisé est soumis à enquête publique durant la même période ; lorsqu’il sera approuvé, le
nouveau zonage aura vocation à être annexé au PLU.
Le SIAEPA de La Brède assure la maîtrise d'ouvrage de l'eau potable. Le réseau est alimenté par deux
forages dont la capacité de production est de 5 520 m³/j en pointe et 3 150 m³/j en moyenne. Le réseau
comprend 166 km de canalisations et a un rendement de 86% en 2023.
La commune de Saint-Médard-d’Eyrans a initié un Schéma Directeur de Gestion des Eaux Pluviales
dans le cadre de la révision de son PLU, afin d’accompagner l’urbanisation et de répondre aux
dysfonctionnements du réseau pluvial constatés lors de fortes précipitations.
Problèmes identifiés : Absence de sources de pollution majeures, mais nécessité de dispositifs
anti-pollution en zones d’activités.
Dysfonctionnements lors d’événements pluvieux : inondations localisées dues à des
rétrécissements, faibles pentes ou coudes à 90°. Plusieurs secteurs sont problématiques (Le
Castagne, L’Artiguenau, Le Lavoir, etc.).
L’objectif est d’améliorer la résilience du réseau face aux précipitations et d’accompagner le
développement urbain tout en maîtrisant les écoulements pluviaux.
ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX - VOLET NATURE ET BIODIVERSITE
La commune est concernée par plusieurs zones naturelles d'intérêt écologique (ZNIEFF) :
une ZNIEFF de type 1, « Bocage de la basse vallée du Saucats et du Cordon d'Or »,
deux ZNIEFF de type 2, « Bocage humide de la basse vallée de la Garonne » et « Le Saucats ».
Deux sites Natura 2000 traversent également la commune :
« Bocage humide de Cadaujac et Saint-Médard d’Eyrans », un espace semi-naturel comprenant
des prairies et des fossés, qui abrite des habitats naturels d’intérêt communautaire tels que des
prairies et forêts alluviales.
« Réseau hydrographique du Gât Mort et du Saucats », un site centré sur les cours d'eau le Gât
Mort et le Saucats, important pour la faune aquatique et les corridors écologiques.
La Trame Verte et Bleue (TVB) regroupe les réservoirs de biodiversité, les corridors écologiques et les
cours d’eau, jouant un rôle clé dans la préservation de la biodiversité.11
Réservoirs de biodiversité : Zones Natura 2000, bocages humides, prairies de la plaine alluviale,
forêts alluviales et boisements mixtes.
Continuités écologiques : Bocages humides, réseau hydrographique, boisements et espaces
ouverts de la plaine alluviale.
Les cours d’eau assurent à la fois un rôle de réservoirs et de corridors écologiques.
ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX - VOLET RESSOURCES
La question de l’eau est majeure dans la réflexion sur ce territoire au regard de la dimension
qualitative et quantitative. La commune de Saint Médard d’Eyrans appartient au bassin versant de la Garonne
et est traversée par un réseau hydrographique dense, comprenant plusieurs cours d’eau et esteys en lien avec
le palus de la Garonne. Bien que la commune ne soit pas directement bordée par le fleuve, elle est influencée
par sa zone inondable. On recense douze cours d’eau sur la commune, dont les principaux sont :
Le Saucats (23,4 km).
L’Estey d’Eyrans (7,2 km).
Le Cordon d’Or (10,9 km).
Le Milan (7,6 km).
La commune de Saint Médard d’Eyrans se situe au sein de 10 masses d’eau souterraines. Globalement,
les masses d’eaux souterraines sont en bon état sur le plan chimique et moyennement bon sur le plan
quantitatif. Sur le plan de l’état global la moitié des masses d’eaux concernées n’atteint pas le bon état.
Le PLU se doit d’être compatible avec le document de panification de l’eau à l’échelle du grand bassin
hydrographique Adour Garonne : le SDAGE. Le territoire communal est concerné par les périmètres de gestion
intégrée suivant :
Périmètres de gestion intégrée Avancement SDAGE Adour Garonne 2022-202 Mis en œuvre SAGE9 Nappes Profondes de Gironde (SAGE05003) Mis en œuvre SAGE Vallée de la Garonne (SAGE05009) Mis en œuvre
La Garonne et le Saucats sont classés en axe migrateur amphihalin. Ce classement n’impacte pas
directement l’occupation des sols mais il est nécessaire de veiller à ce que la qualité des eaux superficielles ne
soit pas dégradée par des rejets anthropiques (eaux pluviales, eaux usées,) afin de favoriser le maintien de ces
espèces à fort enjeu dans nos rivières.
Cours d’eau Liste 1 et Liste 2 : La Garonne et le Saucats sont classés en cours d’eau de liste 1 et liste 2.
Les surfaces dédiées à l’activité agricole et aux espaces naturels représentent une proportion
importante dans l’occupation du territoire. Les ensembles non artificialisés sur la commune comptent plus de
965ha en 2022 soit environ 76% du territoire. En 2009, les surfaces non artificialisées représentent 993ha.
Entre 2009 et 2022, la commune a consommé près de 28ha en termes d’artificialisation.
À Saint Médard d’Eyrans, la consommation énergétique s’élève à 46 523 MWh en 2020,
principalement due au tertiaire (42 %), au résidentiel (30%) et à l’industrie (27%). La commune a un potentiel
limité en production d’énergies renouvelables, mais présente des opportunités pour le solaire, l’éolien et la
géothermie. Des leviers d’action existent via l’efficacité énergétique des bâtiments, la mobilité durable et le
développement des énergies renouvelables.12
ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX - VOLET RISQUES ET NUISANCES
La commune est exposée à deux types de risques majeurs : technologiques (industriels) et naturels.
Les risques industriels concernent les incendies, explosions, pollutions et dispersions toxiques. Deux
établissements relèvent de la législation ICPE (Anett Aquitaine et Lyonnet), et plusieurs sites industriels sont
répertoriés. Deux sites présentent des sols pollués, et le transport de matières dangereuses représente un
danger potentiel, notamment via une canalisation traversant la commune.
Les risques naturels incluent les inondations, les mouvements de terrain, le retrait-gonflement des
argiles, les remontées de nappes et les feux de forêt. La commune est classée en zone de sismicité faible et a
déjà subi des inondations et coulées de boue. Des mesures réglementaires, comme le PPRI de la Garonne,
visent à encadrer l’urbanisation.
Le phénomène de retrait-gonflement des argiles concerne la quasi-totalité du territoire, nécessitant
des précautions en matière de construction. Les risques de cavités souterraines et de mouvements de terrain
sont absents, mais la commune est classée en potentiel radon faible.
Enfin, bien que le risque incendie soit jugé faible, la proximité de zones forestières impose des
précautions, notamment le débroussaillement et la maîtrise de l’urbanisation aux abords des forêts.
ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX - VOLET CULTURE – PATRIMOINE- CADRE DE VIE
Le paysage communal découle des grandes entités paysagères :
Les domaines viticoles
Le développement urbain important
Certains éléments sensibles du paysage urbain ont été inventorié, notamment parc, boisement, haies,
édifices d’intérêt ; les panoramas et perspectives d’intérêt ont été situées pour contribuer à leur protection.
cinq sites archéologiques sont identifiés sur le territoire :
Secteur A Cauban, Lamothe, l’Eglise : Villa et nécropole gallo-romaine et haut Moyen Age
La Prade : Château, base XVIe siècle
La commune présente 2 sites protégés dont les périmètres de protection couvrent une partie Est du
centre bourg : Château d’Eyrans et Maison dite « Droit »
La structure urbaine de St Médard d’Eyrans est caractérisée par une centralité (bourg ancien) qui a
peu à peu progressé vers le Sud. Le cœur de bourg avec son « pôle de vie » offre les équipements d’intérêt
général. La seconde couronne (entre 500m et 1km du pôle de vie) est constituée par de nombreux lotissements
de maisons individuelles. Des quartiers ont émergé au-delà du bourg, de l’autre côté de l’autoroute, avec
plusieurs secteurs qui se sont bâtis et densifiés au fil des dernières années.13
Consommation d’espace et capacité de
densification :
On constate une progression de 1.7%, soit 20ha65
d’artificialisation supplémentaire entre 2011 et
2020. Cette consommation représente 2ha10/an.
Sur les 20ha65 consommés, 16ha51 (79%) pour
l’habitat, 0ha44 (2%) en équipement, 4ha (19%) en
activités économiques. Lles surfaces exclues du
potentiel brut du fait de leurs qualités
environnementales et paysagères à préserver
représentent 4ha71. Le potentiel net de
densification dans les enveloppes urbaines
représente au total 6ha60 à vocation d’habitat et
0ha21 d’équipements. Les centralités représentent
5ha70 réparti à 70% en « dents creuses » sur des
espaces de surfaces variées, et 30% en divisions
parcellaires.
Au global avec 6ha60 de disponible, la capacité de
densification est de l’ordre de 90 logements, dont
la majorité dans la centralité du bourg ancien
Potentiel net de densification dans les enveloppes urbaines
existantes
.
PRESENTATION DU PROJET ET ARGUMENTATION DES CHOIX
Perspectives d’évolution sous le PLU actuel : La mise en révision du PLU répond à des exigences
réglementaires (Grenelle, Loi ALUR, compatibilité SCOT, loi ENE, ELAN…), avec la nécessité de mettre le
document en conformité avec ces aspects. La prise en compte des trames verte et bleues, des zones humides
n’est pas efficiente dans le PLU en vigueur : son application pourrait impacter sur des secteurs à fort enjeu de
biodiversité.
Hypothèses et choix retenus : le PADD a été débattu en avril 2023.
1/ Aménagement durable du territoire
Objectif PADD :
Limiter l’artificialisation et optimiser la consommation des espaces tout en permettant le
développement du bourg. La consommation des espaces NAF représente sur la période 2011-2020
21ha, l’objectif de consommation ne doit pas dépasser 10ha50.
Garantir un développement limitant les risques et prendre en compte les questions de santé
environnement.
Développer et accompagner les moyens de mobilité alternatifs en appui de la Vélo-route et du train.
Promouvoir les possibilités de sobriété énergétique et de développement des énergies renouvelables.
Traduction PADD:
Le projet prévoit un développement de l’urbanisation essentiellement dans ou à proximité immédiate
du bourg, au niveau des quartiers, dans les dents creuses, en renouvellement, dans les enveloppes
urbaines. Exceptionnellement en extension pour des projets importants en particulier en lien avec la
production de logements dans le cadre de la loi SRU. La consommation des espaces NAF naturels
agricoles et forestiers devra être divisée par deux (diminution de 50%) entre 2022 et 2031, soit ne pas
dépasser 1ha05/an en moyenne ou 10ha50 à échelle du projet de PLU dix ans.14
2/ Développement démographique et habitat
Objectif PADD :
La commune souhaite réguler le développement démographique. Conforter la centralité et assurer
son rôle structurant, et promouvoir une centralité conviviale à travers un paysage urbain préservé.
Traduction PADD:
Le projet prévoit un développement en rapport avec le bourg, en particulier en y localisant toutes les
OAP. Le secteur des équipements dont ceux liés aux sports et loisirs fait l’objet d’une identification
importante en plein cœur de bourg avec la volonté de maintenir et développer ces services à la
population. Le secteur de la future gare a été maintenu avec une projection sur le long terme qui
permettra des développements en lien avec l’intercommunalité et les besoins de la population.
Les quartiers sont confortés mais ne sont pas étendus.
3/ Tissu économique et social
Objectif PADD :
Développer l’activité économique et l’emploi
Promouvoir une économie touristique de proximité mettant en valeur le territoire et ses atouts
environnementaux
Conforter le pôle de loisirs sportifs et culturels
Traduction PADD
Le projet prévoit le maintien des secteurs équipés dans le bourg avec leur développement vers le
secteur de la future gare. Les OAP portent également des intentions marquées sur ces sujets, en
veillant à proposer des liens et cheminements doux et limitant l’impact des voitures sur les parcelles.
4/ Préserver les ensembles agricole et naturel
Objectif PADD :
Assurer la préservation de la biodiversité et des continuités écologiques
Contribuer à l’émergement d’une agriculture diversifiée et résiliente
Préserver la ressource en eau
Traduction PADD:
Le projet prévoit un développement majoritairement dans la centralité de la commune. Dans
l’enveloppe urbaine du bourg, un travail sur l’environnement et le paysage a permis d’indiquer sur le
plan de zonage des espaces sur lesquels des constructions ne seront pas admises au profit de jardins,
espaces paysagers ou environnementaux, qu’il est important de préserver, optimisant ainsi la
consommation de l’espace et l’artificialisation.
Plus globalement sur le territoire de nombreux terrains constructibles dans le PLU antérieur ont été
classés en zones A ou N afin de préserver leurs atouts présents et à venir.15
Illustration du PADD
TRADUCTION DU PROJET (ZONAGE/REGLEMENT)
le zonage et le règlement
Le zonage et le règlement sont l’expression de la volonté exprimée dans le PADD en termes de
politique d’aménagement et de développement durable. Ils sont complétés par les OAP orientations
d’Aménagement et de Programmation qui viennent préciser certains attendus.
Les zones urbaines correspondent aux secteurs équipés où l’urbanisation peut être immédiate. Ils se
déclinent de la façon suivante :
UA = zone urbaine la plus agglomérée à vocation principale de logements et commerces/services
de proximité.
UB = urbanisation plus récente ( extension périphérique au bourg, quartiers) ; secteurs à vocation
essentiellement de logements pavillonnaires et collectifs Une densification y est envisagée, ainsi
que deux OAP.
UC = terrains plus grands sous forme pavillonnaire, avec un intérêt paysager plus marqué. Leur
densification n’est pas la priorité retenue (intérêt environnemental, paysage urbain, biodiversité).
Les zones 1AU pour le logement à ouverture à l’urbanisation simple font l’objet d’Orientations
d’Aménagement et de Programmation (OAP). Deux zones sont concernées par une zone 1AU :
Le secteur de l’église = renouvellement urbain suite à la démolition d’édifices et la volonté de
permettre une opération à proximité du centre bourg.16
L’OAP avenue de l’Esteyrolle apporte une urbanisation en épaisseur du tissu urbain existant dans
la limite des secteurs naturels à préserver.
Les zones d’équipements (UE / 2AU) = vocation d’accueil des espaces publics, des équipements, des
services et commerces de proximité correspondent aux emprises actuelles et à venir. Les espaces en devenir au
droit de la future gare ont été considérés au titre des équipements futurs. Les zones d’activités ont été revues
au regard des enjeux environnementaux, qui ont permis de retravailler leurs emprises.
Les zones agricoles et naturelles :
La zone A est destinée aux activités agricoles ; elle est strictement protégée en raison de la qualité des
terres et des possibilités d’exploitations.
La zone N est une zone à protéger en raison, soit de la qualité des sites, des milieux naturels, des
paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique, soit de
l’existence d’une exploitation forestière, soit de leur caractère d’espaces naturels.
La zone N présente un secteur spécifique Nbd qui regroupe les espaces à enjeu majeur au plan de la
biodiversité..
Zones A Zones N
Les orientations d’aménagement et de programmation (OAP)
Elles traduisent les intentions de la commune sur des secteurs importants dans son projet, en lien avec
le logement et avec l’activité économique.
A – Secteur SABLE D’EXPERT
L’orientation d’aménagement est destinée à venir terminer et conforter l’urbanisation d’un quartier
qui s’est fortement densifié ces dernières années. Les terrains sont de maitrise privée. Les accès sont
importants au plan paysager et de la sécurité. La voirie latérale permet de ne pas les multiplier sur la voie
principale. Ce secteur est en interface entre des maisons sur de grandes parcelles (Nord Ouest et Sud) avec des
jardins et des arbres fortement présents au Sud, et une urbanisation plus dense et moins végétalisée au Nord
La zone est donc envisagée avec deux types d’occupations : de l’habitat individuel ou accolé et un
secteur de petit (s) collectif (s). Ceux-ci seront à réaliser en priorité et devront répondre aux attentes en
matière de logements sociaux.17
B – Secteur LIEU DIT PEYRET
Il concerne un secteur situé en entrée de ville et dans l’interface entre des parcellaires larges et les
espaces de densification du centre. Le terrain est bordé par des voies de circulations sur deux de ses trois côtés
et d’autres voies lui sont perpendiculaires.
L’OAP permet de prescrire la création d’une voie transversale améliorant la situation actuelle qui
concentre les croisements de flux au Nord du terrain. La pointe Nord est prévue végétalisée afin de marquer
cette entrée de ville en lien avec les végétaux situés de l’autre côté de la route. Une volonté de rester dans le
style habitat individuel est exprimée par les élus et relayée dans l’OAP.
C – Secteur EGLISE
Localisée en plein centre du
bourg, en face de l’église, à deux pas de
la Mairie et des équipements, ce terrain a
fait l’objet d’une acquisition par un
bailleur social. Les bâtiments existants
ont en grande partie été détruits excepté
celui situé le plus à l’Est dont l’état ne le
nécessitait pas. Il sera réutilisé.
Cette opération permet de
répondre aux attentes en matière de
logements sociaux ainsi que de
logements de petites dimensions, qui
manquent sur le territoire. Elle participe
également de la volonté de favoriser les
déplacements doux.
D – Secteur EYSTEROLLE
Ce secteur a été étudié dans le cadre de sa constructibilité dans le PLU antérieur qui comportait une
zone 2AU couvrant 3ha75. Les enjeux environnementaux, sa situation en extension de l’enveloppe urbaine en
particulier, ont amené à s’interroger sur cette constructibilité. Pour autant sa situation très proche de la
centralité, en épaississement de l’urbanisation existante, par le programme de logements sociaux qui
pourraient y être envisagés a conduit à retravailler ce secteur. Cette opération permet de créer des LLS tout en
développant un tissu urbain cohérent.
Les emplacements réservés
Les emplacements réservés concernent des équipements publics (cimetière, école), des
aménagements de cheminements doux ou des aménagements de réseaux prévus pour gérer les eaux pluviales
et les ruissellements ainsi que la sécurité incendie et le réseau électrique.
POTENTIEL ET DONNEES CHIFFREES DU PLU
Surfaces des zones : Au total la zone urbaine (tout confondu, y compris les zones d’urbanisations futures et les
zones d’activités) du PLU révisé couvre 242ha47 (19% du territoire) contre 268ha94 dans le PLU actuel (21% du
territoire). La zone A diminue : de 294ha61 (23% du territoire) dans le PLU révisé contre 432ha10 dans le PLU18
actuel. Cela au bénéfice de la zone N qui augmente : 732ha92 (58% du territoire) contre 568ha96 dans le PLU
actuel.
Artificialisation des espaces : La consommation NAF passe de 2ha10/an entre 2011 et 2020 à 0ha72/an dans le
projet PLU (horizon 2032). Si on se réfère aux surfaces en lien avec le logement, la consommation NAF du PLU
révisé est de 7ha18 soit 0ha72/an contre 2ha10/an sur 2011/2020.
Les surfaces réservées et consommées pour le logement en extension urbaine sont de 5ha77 au total soit
0ha58/an. Pas de surface NAF consommée pour l’activité.
Potentiel en logement du PLU : Le potentiel théorique obtenu se situe à 200 logements dont 8 relatifs à la
levée de vacance et restructuration du parc, sans rétention foncière (avec 76 logements situés en zone 1AU et
couverts par des OAP). Avec une estimation à 30% de rétention foncière le potentiel pondéré est de 220
logements ce qui correspond au besoin calculé par la méthode du point mort et aux objectifs PADD.
Durant la période 2022/2024, 38 logements ont été créés, ainsi le besoin estimé est ramené à 182 logements
jusqu’à 2032. Le potentiel est cohérent avec le projet de PLU exprimé dans le PADD.
LLS et mixité sociale : dans son projet de PLU la commune est susceptible de produire sur la période du PLU
plus de 75 logements visant à participer de la mixité sociale et générationnelle, au travers de deux OAP, et deux
emplacements réservés
TRACABILITE ENVIRONNEMENTALE GENERALE DU PLU, INCIDENCES
Au global, l’emprise des
zones constructibles a diminuée de
10% passant de 432ha à près de
294ha. Les surfaces affectées aux
zones naturelles et agricoles ont été
légèrement revues avec une prise en
compte de l’environnement poussée.
Si les zones agricoles au sens du
zonage PLU ont légèrement diminué,
les zones naturelles ont quant à elles
légèrement augmentées. Ainsi, leur
emprise globale reste pour 81% de
couverture du territoire communal.
Comparaison entre le PLU 2013 et le PLU
révisé
Dans le document objet de la présente révision plus de 30ha de terrain constructible existant sont
versés en zone Agricole ou Naturelle. La protection de bois (Espaces boisés classés) ou d’espace (L151-19) est
assurée pour une surface totale de 96ha25 (74ha33 dans le PLU de 2013).19
L’identification et la protection des espaces naturels d’intérêt ont conduit à l’élaboration d’un zonage
et d’un règlement permettant de préserver ces continuités biologiques essentielles tout en prenant en compte
la fonctionnalité des milieux et leur richesse en espèces d’intérêt :
Les réservoirs de biodiversité, tous classés en secteur Nbd, bénéficient d’un règlement strict
limitant fortement la constructibilité.
Les corridors écologiques de la trame verte font l’objet d’un classement majoritaire en zone N /
Nbd. Dans les espaces bâtis du bourg, l’outil réglementaire L.151-23 a été utilisé pour garantir leur
préservation.
Au niveau quantitatif, le PLU présente des zones N qui couvrent 732ha92, soit 58% du territoire
environ. Dans cette zone, les secteurs naturels stricts sont nommés Nbd : ils s’étendent sur 651ha71.
Les zones A couvrent 294,61 hectares, soit 23 % du territoire communal. L’outil de travail agricole a
été respecté : les zones U et AU ne concernent pas les terrains agricoles ou viticoles, à l’exception de la zone UB
« Sable d’expert », qui impacte 4 700 m² de vignes. De plus, la zone A ne prévoit pas de changement de
destination des bâtiments, limitant ainsi les contraintes futures sur les terres agricoles.
Concernant les terres viticoles sous AOC/AOP, elles couvrent 482,73 hectares (38 % du territoire). La
majorité (287,68 ha, soit 60 %) est classée en zone A, tandis que 25 % sont en zone N et 15 % en zones U/AU,
principalement sur des espaces urbanisés ou non plantés. L’impact du PLU sur ces espaces est donc négligeable.
Le PLU peut impacter la ressource en eau par la gestion des eaux usées et pluviales ainsi que par
l’augmentation des prélèvements liés à la croissance de la population. Avec un potentiel de 200 nouveaux
logements, la consommation annuelle augmenterait de 20 000 m³, mais la capacité de la ressource est
suffisante pour couvrir ces besoins
Les stations d’épuration ont une capacité résiduelle suffisante pour absorber les nouveaux logements
prévus (199 en assainissement collectif).
Les eaux pluviales sont une source de pollution diffuse (pesticides, hydrocarbures, sédiments…). Des
emplacements réservés sont prévus pour renforcer le réseau pluvial et limiter le ruissellement urbain. Le PLU
n’accentue pas les problèmes des pollutions par les eaux pluviales en conservant les abords des ruisseaux, les
espaces libres nécessaires à l’infiltration, et les nombreux ruisseaux ou thalwegs naturels d’écoulements.
Aucune augmentation du potentiel constructible n’est prévue dans les zones sensibles aux risques et
nuisances.
Les orientations d’aménagement et de programmation OAP, participent de la protection des paysages
en précisant certaines dispositions de façon plus formelle et plus localisée.
Le règlement accompagne par des règles le respect du patrimoine architectural et archéologique et
donne un cadre aux nouvelles constructions afin d’assurer l’harmonisation des architectures. Les zones
archéologiques sensibles occupent des surfaces qui se situent en partie dans des zones urbaines existantes (au
Nord Est du bourg) et également dans des zones naturelles ou agricoles.
.Transport et mobilité : renforcer les commerces et services de proximité, notamment dans le bourg,
pour limiter les déplacements motorisés et regrouper les équipements pour favoriser les mobilités douces. Des
emplacements sont réservés pour les cheminements doux et les projets en impasses sont évités.
Energie : Les énergies renouvelables sont encouragées sous réserve d’une bonne intégration
architecturale et paysagère..20
La stratégie du PLU a été de procéder à une mise à jour la plus complète possible des enjeux de
biodiversité sur son territoire, et ce, au-delà des emprises des zones Natura 2000. Cette stratégie a été le fil
directeur des choix faits en termes de choix de développement urbain.
INCIDENCES SUR NATURA 2000
Le territoire communal intercepte 456ha82 de zones Natura 2000 réparties en majorité pour
451ha37 en Nbd (99%), 4ha21 en A et N (0.9%), soit plus de 99% en zone strictement protégée (100% pour
le site Bocage humide de Cadaujac et St Médard d’Eyrans). Le site Natura 2000 du Réseau hydrographique
du Gat Mort et de Saucats impacte à la marge des zones bâties, 1ha24 (0.3%) du site se situent en zone U et
le reste en zone Nbd.
Le zonage A et N du PLU ne remet pas en cause les objectifs de conservation des sites Natura 2000.
Aucune zone AU n’intercepte la zone Natura 2000. Concernant les zones U, seuls 1ha24 de zones
UB et UYa se trouvent dans le périmètre du site Natura 2000 « Réseau hydrographique du Gat Mort et du
Saucats ». La totalité de ces 1 ha 24 constitue une zone urbanisée (Les Brouillaux et zone d’activités).
Les impacts indirects concernent principalement les rejets d’eau polluants pouvant affecter la
Garonne.
TRACABILITE ET SUIVI
Le projet prévoit une série d’indicateurs de suivi. Leur fonction principale est d’être porteuse
d’information, destinée à être communiquée à une cible. D’un point de vue environnemental et de manière
très large et très globale, les indicateurs peuvent être définis comme étant des grandeurs, établies à partir
de quantités observables ou calculables, reflétant de diverses façons possibles, les impacts sur
l’environnement occasionnés par une activité donnée.
COMPATIBILITE SCOT
Le PLU est compatible avec les objectifs du SCOT de l’Aire métropolitaine Bordelaise ainsi qu'avec
le SDAGE Adour Garonne et les SAGE en vigueur.
2.4 PRÉSENTATION DU PROJET DE SDGEP
La commune de SAINT MEDARD D’EYRANS a souhaité la réalisation d’un Schéma Directeur de
Gestion des Eaux Pluviales dans le cadre de la révision de son PLU. La commune projette en effet
d’aménager son centre-bourg et souhaite ouvrir à l’urbanisation plusieurs zones. Cette étude vient
également en réponse à des dysfonctionnements du réseau pluvial survenus lors d’évènements pluvieux
importants.
L’objectif de ce document est de définir les grandes orientations de gestion des eaux pluviales en
termes d'investissement et de fonctionnement, à moyen et à long termes. L’étude s’appuie sur un état des
lieux des infrastructures existantes, puis sur des méthodes simples d’analyse dans les secteurs où les
problèmes sont connus ou pourraient survenir à la suite d’une urbanisation future. La réflexion menée
permet d’apporter des solutions judicieuses par la réalisation des 2 documents suivants :21
Le zonage d’assainissement pluvial pour l’adoption de mesures préventives dans
les documents d’urbanisme de la commune ;
Le schéma directeur pour la mise en place de solutions curatives et correctives
pour résoudre des problématiques existantes.
Le zonage pluvial permet de fixer des prescriptions (aspects quantitatifs et qualitatifs), comme par
exemple la limitation des rejets dans les réseaux (voire un rejet nul dans certains secteurs), un principe
technique de gestion des eaux pluviales (infiltration, stockage temporaire), d'éventuelles prescriptions de
traitement des eaux pluviales à mettre en œuvre, etc.. Sur le territoire de SAINT-MEDARD-D’EYRANS les
risques d’inondations liées aux mises en charge du réseau d’eaux pluviales peuvent être responsables de
dégâts principalement matériels. Les dysfonctionnements rencontrés concernent des débordements qui
peuvent entraîner une présence d’eau sur le domaine public ou sur des parcelles privées, et, de manière
ponctuelle au sein de certaines habitations qui ne sont pas surélevées. Les risques pour la sécurité publique
existent près du lit majeur du Milan mais restent modérés.
La mise en place d’un zonage pluvial sur la commune permet de compenser l’impact de
l’imperméabilisation des sols par :
Une gestion quantitative des eaux, en proposant des règles de dimensionnement adaptées aux
contraintes techniques et environnementales de chaque secteur ;
Une gestion qualitative des eaux. Selon la qualité des eaux de ruissellement et la sensibilité du
milieu récepteur, un prétraitement des eaux pluviales pourra être imposé (cas particulier des
zones d’activités industrielles et commerciales par exemple).
Préalablement au déroulement de l’enquête publique et après délibération prise par la collectivité
compétente, une notice (synthèse du dossier technique) justifiant le zonage proposé ainsi qu'une carte sont
élaborées, constituant ainsi la base du dossier d'enquête publique.
Le projet de zonage peut éventuellement être modifié pour tenir compte des résultats de l’enquête
publique (Article R 123 12 du Code de l’Urbanisme). II est approuvé par délibération du conseil municipal. II
ne deviendra exécutoire qu’après les mesures de publicité effectuées (affichage pendant un mois et
parution dans deux journaux locaux).22
3 EVALUATION ENVIRONNEMENTALE ET AVIS DE
L’AUTORITE ENVIRONNEMENTALE (MRAE)
3.1 GÉNÉRALITÉS :
L’évaluation environnementale est une démarche d'intégration de l’environnement. Elle vise à
identifier les incidences du PLU sur l’environnement et à l’adapter de façon à en supprimer, réduire, ou à
défaut compenser les impacts dommageables. Elle permet de planifier le développement urbain en prenant en
compte les enjeux environnementaux. Il s’agit non pas d'arrêter de développer, mais de développer « en
connaissance de cause » en tenant compte de l'environnement, afin d'éviter les dommages qui pourraient être
irréversibles, tout particulièrement dans les zones les plus sensibles. Démarche itérative, l’évaluation doit être
initiée dès le début de la procédure et s’approfondir successivement au fur et à mesure que le projet s’affine.
Le projet de révision du PLU est soumis à évaluation environnementale au titre de l’article R. 104-11
du Code de l’urbanisme. L’évaluation environnementale est une démarche itérative qui doit permettre au
pétitionnaire, ainsi qu’au public, de s’assurer de la meilleure prise en compte possible des enjeux
environnementaux, entendus dans une large acception, aux différents stades d’élaboration du document. La
démarche a pour but d’évaluer les incidences du plan sur l’environnement et d’envisager les mesures visant à
éviter, réduire ou, en dernier lieu, compenser les incidences négatives.
L’élaboration du schéma directeur de gestion des eaux pluviales a été conduite en parallèle à celle du
PLU et le zonage eaux pluviales a vocation à être intégré au PLU. De fait, la démarche d’évaluation
environnementale menée sur le PLU a bénéficié au projet de SDGEP.
3.2 AVIS DE L’AUTORITÉ ENVIRONNEMENTALE (MRAE)
L'Autorité environnementale (Ae) (anciennement dénommée « autorité de l'État compétente en
matière d'environnement » dans les textes réglementaires) est une entité indépendante, chargée de
l'évaluation environnementale. Elle émet des avis sur les plans, programmes et projets soumis à évaluation
environnementale et veille à la juste compensation du dommage environnemental. En application du décret
n°2016-519 du 28 avril 2016 et du décret n°2022-1025 du 20 juillet 2022, l’autorité environnementale est, dans
le cas présent, la mission régionale d’autorité environnementale (MRAe).
L’avis de la MRAe, sollicité le 12 juin 2025 après l’arrêt du projet de PLUi-H, a été rendu le 12
septembre 2025. Il est joint au dossier d’enquête.
Observations principales reprises en synthèse de l’avis :
Un scénario démographique modéré, qui restreint l’accueil de nouveaux habitants pour repousser
l’atteinte du seuil des 3 500 habitants en 2032. La collectivité ne justifie pas le choix d’un horizon assez
proche pour le PLU, qui limite sa mise en œuvre sur les sept prochaines années.
Qualité du rapport de présentation, dont la démarche d’évaluation environnementale s’appuie sur des
éléments de connaissance exhaustifs et sur une méthode d’analyse proportionnée aux enjeux du territoire.
L’horizon réduit à 2032 limite la perspective d’accueil de population alors que la demande semble
supérieure d’autant plus dans la perspective de l’arrivée d’offres ferroviaires significatives à l’avenir. Il
convient de mener une réflexion dès à présent sur un scénario de développement à l’échelle
intercommunale à cet effet.23
Le projet de PLU prévoit la construction de 200 logements, localisés pour les trois quarts au sein des
enveloppes urbaines existantes, ce qui limite la consommation d’espace à 7,18 hectares, dans le respect
des objectifs du SRADDET. Toutefois, il convient de réévaluer à l’horizon du PLU les perspectives de
consommation d’espace NAF compte tenu des objectifs de réduction du SRADDET Nouvelle-Aquitaine à
l’horizon 2031 et au-delà.
La consommation d’espace porte principalement sur la création d’équipements, le projet de révision du
PLU délimitant une zone d’urbanisation future de six hectares dédiée à des espaces à vocation
commerciale ou publique, dont il conviendrait de préciser les grandes lignes du projet, pour évaluer la
pertinence de la localisation de cette zone, et les sensibilités environnementales à prendre en compte.
Autres observations et recommandations formulées dans le corps de l’avis :
Prise en compte révision du SCoT
Prise en compte PCAET de la CCM et identification des actions pouvant être traduites règlementairement
dans le PLU
Projet élaboré pour 10 ans maintenu sur la période 2022 – 2032. Compte-tenu de la date d’arrêt, la
période de 10 ans qui devrait être prise en compte en matière de consommation d’espaces va jusqu’en
2035 or la trajectoire n’est appréciée que jusqu’en 2032
Potentiel de construction de logements (185 entre 2025 et 2032) = possibilités offertes supérieures
d’environ 10% à l’évaluation des besoins
Qualité de la démarche ERC mais faiblesse du bilan du précédent Plu et de précisions sur les objectifs
poursuivis
Observation sur certains secteurs constructibles présentant des sensibilités écologiques
Compléter l’état initial environnement relatif aux structures végétales au sein de l’espace viticole et du
bocage humide
Bandes d’inconstructibilité le long des axes de circulation + limites entre zone A et U
Recommande de définir des zones d’accueil des ENR
3.3 ANALYSE DE L’AVIS MRAE PAR LE COMMISSAIRE ENQUÊTEUR
L’avis de la MRAE est globalement positif ; il souligne la « qualité du rapport de présentation dont la
démarche d’évaluation environnementale s’appuie sur des éléments de connaissance exhaustifs et sur une
méthode d’analyse proportionnée aux enjeux du territoire ». Une analyse de l’avis des services consultés a été
produite par le bureau d’études en charge du dossier de PLU et communiquée au CE par la commune sous
forme de contribution au 1er jour de l’enquête.
Sur la critique de la période projet (2022 – 2032), le bureau d’études précise que les études ont
commencé en 2022 (donc avec les données disponibles en 2022) et que le PADD a été débattu en 2023 ce qui a
conduit au choix de la période projet de 2022 à 2032. Les années jusqu’à la validation du PLU ont été intégrées
ensuite dans le rapport comme une 1ère étape constatée de mise en œuvre du projet. Le commissaire
enquêteur considère cette justification satisfaisante. Le choix de la période n’altère en rien la sincérité des
données et l’ambition des objectifs affichés.
L’analyse produite par le bureau d’études ouvre des possibilités de prise en compte d’un certain
nombre des observations formulées par la MRAE qui restent à confirmer par décision de la commune dans le
cadre des adaptations du projet avant approbation.24
Le CE note des questionnements sur la prise en compte de documents d’ordre supérieur (SCoT,
SRADDET, PCAET). Ce sujet est également abordé dans les avis d’autres organismes consultés. Il constituera un
des points repris dans le PV de synthèse.
Le CE rejoint la remarque formulée sur la faiblesse des éléments issus du bilan de mise en œuvre du
PLU en vigueur et de la précision des objectifs poursuivis dans le cadre de l’engagement du projet. La
délibération de prescription de la révision reste succincte sur ce sujet. En outre une coquille s’est glissée dans le
rapport de présentation au début du chapitre C faisant visiblement référence à un autre dossier. Lors des
contacts avec la commune en préparation de l’enquête, des éléments concrets ont été énoncés pour expliciter
la décision de révision qui pourraient être utilisés lors de la correction de la coquille constatée. Ce point sera
évoqué dans le PV de synthèse.
4 SYNTHÈSE DES AVIS DES PPA
Après arrêt du projet de PLU, le dossier a été adressé pour avis à 17 personnes publiques et
organismes associés (en plus de l’autorité environnementale). Les envois sont datés du 16 ou du 17 juin 2025.
Neuf (9) organismes ont formulé un avis en réponse. Bien que le Conseil départemental ait transmis son avis
par messagerie au-delà du délai de 3 mois, la collectivité a décidé de l’intégrer au dossier et d’en tenir compte.
4.1 AVIS FAVORABLES SANS OBSERVATIONS :
Commune de CADAUJAC
Commune de LA BREDE
INAO
CDPENAF
4.2 AVIS FAVORABLES AVEC OBSERVATIONS OU RÉSERVES
CCM MONTESQUIEU
Evocation insuffisante du plan de mobilité simplifié, du schéma directeur des itinéraires cyclables, de
la charte d’aménagement et de développement commercial et surtout de l’aménagement de la
nouvelle gare pourtant jugé comme élément structurant du développement urbain (pôle d’échanges
multimodal)
Demande de mieux tenir compte des objectifs fixés dans le PCAET en termes de consommation et
production d’énergie
Démontrer la capacité à poursuivre un effort de production de logement suffisant sur la durée du PLU
et anticiper l’application de la loi SRU. En programmant 17 logts/an le PLU ne pourrait pas absorber la
demande nouvelle notamment en logements social. Recommandation de viser 22logts/an ?
Suppression zone Agv (gens du voyage) en cohérence avec la position de la CCM et la modification
engagée du SDAHGV
Demande d’actualiser les données économiques (éléments fournis)
Commentaire CE : cet avis parle d’insuffisante évocation des plans et programmes communautaires pourtant il
est fait état en synthèse du fait que « la prise en compte des documents de planification communautaires est à
souligner tout comme l’association de la CCM aux travaux d’élaboration du PLU.25
CHAMBRE DES METIERS ET DE L’ARTISANAT
AVIS FAVORABLE tout en estimant que l’accueil des populations est privilégié par rapport au soutien de
l’économie et regrette la réduction des réserves foncières pour les zones d’activité.
SYSDAU
AVIS FAVORABLE en précisant que le projet s’inscrit dans les orientations du SCOT en vigueur. Il est noté :
Conso d’espaces en réduction de 66% par rapport période précédente 80% des nouvelles constructions en renouvellement urbain Préparation à l’intégration obligations loi SRU avec capacité à produire plus de 75 logements sociaux sur la période du PLU
OAP avec des opérations compactes (densités de 20 à 50 logts/ha) Socle agricole et naturel préservé Risques inondation bien pris en compte Ressources en eau potable et assainissement suffisantes Zonage spécifique pour les projets d’aménagements ferroviaires
CONSEIL DEPARTEMENTAL GIRONDE AVIS FAVORABLE avec recommandations
Souligne la prise en compte des orientations en matière de consommation des espaces NAF, des enjeux environnementaux, de la préservation des ressources, des enjeux agricoles, de logement. Formule des recommandations :
Préservation qualité des eaux et prise en compte risques liés au chgt climatique Enjeux liés aux paysages et aux questions environnementales plus explicites dans las OAP Nécessité de travailler la question de l’accueil des gens du voyage dans le cadre de l’élaboration du nouveau schéma départemental en lien avec CCM
ETAT (DDTM) AVIS FAVORABLE avec recommandations
Le courrier du préfet en date du 2 septembre souligne la « qualité du dossier qui est globalement très
claire, très complet sur chacune des thématiques, faisant preuve d’un souci constant de pédagogie et votre
souhait de mener à bien l’évaluation environnementale tout au long du projet ». Il précise que l’objectif
démographique retenu est cohérent avec les prescriptions du SCoT et du PLH de la CCM et que le projet
témoigne d’une volonté d’afficher une sobriété foncière importante. La démarche d’élaboration simultanée du
schéma directeur d’assainissement et de gestion des eaux pluviales est jugée pertinente. M le Préfet invite
toutefois à réaliser les bassins de rétention envisagés dans les meilleurs délais.
Les principales observations formulées dans l'avis détaillé portent sur :
la nécessité de traiter dans le cadre de la révision du SDAHGV le sujet de l’accueil des gens du voyage après suppression de l’emplacement réservé du PLU actuel. La recommandation de passer à une phase opérationnelle suite à la création d’emplacements réservés pour liaisons douces
La vérification de la protection des zones de tension entre vigne et habitat La nécessité de compléter les annexes Risques par le PPRI complet Le souhait d’extension de la zone d’OAP "Sables d'Expert pour renforcer l'opération La nécessité d’ajustements de certains EBC qui couvrent des éléments inappropriés
Les avis de RTE, TEREGA, SDIS, UDAP et du service eau de Bordeaux Métropole sont joints en annexe.
Is contiennent des éléments susceptibles de justifier des corrections ou compléments au projet de PLU en
particulier aux annexes Servitudes26
4.3 SYNTHÈSE DES AVIS DES PPA
Globalement les avis des personnes publiques associées sont positifs. Parfois des questionnements
émis par un organisme (sur la capacité à respecter les objectifs de production de logements par exemple)
trouvent réponse dans l’analyse d’autres organismes. L’analyse réalisée par le bureau d’études en charge du
PLU et fournie par la mairie en contribution au 1er jour de l’enquête apporte également des éclaircissements ;
elle répond en particulier à certaines demandes de corrections ou compléments lorsque les éléments
nécessaires sont disponibles.
Certaines observations, critiques, voire réserves, retiennent toutefois l’attention car elles sont
formulées de façon convergente par plusieurs organismes, elles concernent les sujets suivants :
La prise en compte des documents d’ordre supérieur :
Le rapport de présentation au chapitre A-II-2 vérifie la compatibilité avec le SCoT en vigueur et l’avis
du SYSDAU (syndicat porteur du SCoT) confirme cette compatibilité. En ce qui concerne le SRADDET, le chapitre
A-II-3-2 précise que les thématiques abordées par ce document « sont traitées au travers de la compatibilité
avec le SCOT, document de rang supérieur au PLU, ayant intégré la majeure partie de ces thématiques ».
Or, la compatibilité du PLU a été vérifiée par rapport au SCoT en vigueur qui date de 2014 et qui dans
cette version n’assurait évidemment pas la compatibilité avec le SRADDET élaboré ultérieurement (approuvé
en mars 2020) et n’avait donc pas le caractère de SCoT intégrateur. Le SCoT de l’Aire Métropolitaine Bordelaise
est en cours de révision. Le projet révisé aura le caractère de SCoT intégrateur ; il a été arrêté le 16 avril 2025 et
soumis à enquête publique du 15 septembre au 15 octobre 2025.
Toutefois, dans son chapitre E-II le rapport de présentation traite de façon plus détaillée l’articulation
du projet de PLU avec les documents supra. Il analyse les domaines couverts par le SRADDET et les thématiques
figurant dans le fascicule des règles en attribuant un score de respect de chacune des règles par le PLU. La
compatibilité avec le SRADDET est ainsi correctement vérifiée.
La compatibilité avec le SDAGE et les SAGE est également traitée de même que celle avec le PLH p313
et 314).
Par contre, le sujet de la prise en compte du PCAET de la communauté de communes n’est pas abordé
dans ce chapitre.
L’intégration dans le projet des conséquences du projet structurant des aménagements
ferroviaires
Les aménagements ferroviaires sont pris en compte dans le projet de PLU sous forme d’une zone
réservée destinée à accueillir ces aménagements. Le dossier fait état du déplacement de la halte ferroviaire et
de son statut de pôle multimodal. Le rapport de présentation évoque peu le contenu du projet ferroviaire
pourtant la suppression des passages à niveaux entraine une modification substantielle des conditions de
circulation. La création d’un nouveau passage supérieur et de voies de rétablissement des circulations est
intégrée dans la zone réservée mais cela aura des conséquences sur les liens entre les quartiers situés à l’est de
la voie ferrée et le centre bourg. C’est dans la partie est que se situe l’église, le cimetière et certains
équipements collectifs ; c’est également dans cette parie que sont prévues deux zones d’extension urbaine
(1AU). Les dispositions prises pour garantir le bon fonctionnement urbain de l’ensemble auraient pu être
précisées de même que l’impact potentiel du rôle de pôle multimodal de la future halte ferroviaire.27
La perspective de mise en œuvre opérationnelle d’aménagements inscrits sous forme
d’emplacements réservés
Les services consultés relèvent de façon positive la création d’emplacements réservés pour traiter les
difficultés de gestion des eaux pluviales et pour améliorer les liaisons douces tout en regrettant l’absence de
perspective de mise en œuvre (Programmation).
En matière d’eaux pluviales, l’élaboration en parallèle du PLU du schéma directeur de gestion des eaux
pluviales est considéré comme une excellente initiative. L’approbation de ce schéma conférera au zonage eaux
pluviales visé dans le règlement du PLU un caractère opposable aux tiers. Le schéma propose deux options de
programme de travaux :
un traitement plutôt « curatif » consistant à améliorer ponctuellement le fonctionnement des
ouvrages d’écoulement
un traitement plus « préventif » visant à éviter l’engorgement du réseau par la gestion en amont des
eaux pluviales
Le fait d’intégrer dans le PLU des emplacements réservés pour la réalisation de bassins de rétention
semble indiquer que le choix de la commune s’oriente vers le programme le plus ambitieux mais aucun
engagement n’est pris dans le dossier.
La question de l’accueil des gens du voyage
Cette question est évoqué dans plusieurs avis suite au choix d’abandon de l’emplacement réservé Agv
inscrit dans le PLU en vigueur. Sans remettre en cause ce choix, il est incité à traiter le sujet en concertation
avec la CDC Montesquieu dans le cadre de la révision du SDAHGV 2019-2025 en cours.
5 ORGANISATION ET DEROULEMENT DE L’ENQUETE
5.1 DÉSIGNATION DU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR
Par courrier du 15/07/2025, M le maire de la commune de Saint-Médard d'Eyrans a demandé la
désignation d'un commissaire enquêteur en vue de procéder à une enquête publique ayant pour objet la
révision du plan local d'urbanisme et le schéma directeur de gestion des eaux pluviales de la commune de Saint
Médard d'Eyrans.
Le Président du Tribunal Administratif de Bordeaux, par décision N'E25000112 /33 en date du
18/07/2025 a désigné M. Joël GILLON, en qualité de commissaire enquêteur titulaire et M Pierre THIERCEALILT
est désigné en qualité de commissaire enquêteur suppléant.
La décision fait l’objet de l’annexe 1 au présent rapport.28
5.2 ARRÊTÉ D’OUVERTURE D’ENQUÊTE
L'enquête publique relative au schéma directeur de gestion des eaux pluviales et au projet de révision
du Plan Local d’urbanisme de la commune de Saint Médard d’Eyrans a été prescrite par arrêté municipal n°
2025-179 du 16 septembre 2025.
L’arrêté précise :
● Le cadre juridique de l’enquête ;
● L’objet et les dates de l’enquête ;
● La désignation du commissaire enquêteur ;
● Les lieux et horaires des permanences du commissaire enquêteur ;
● Les dispositifs d’information du public, à savoir l’affichage dans la commune, l’insertion dans la presse
locale et sur le site de la commune ;
● Les modalités d’ouverture et de clôture de l’enquête, ainsi que les lieux et conditions dans lesquels le
public pourra consulter le rapport et les conclusions motivées du commissaire enquêteur ;
● Les modalités de consignation des observations sur le registre d’enquête, par courrier ou par courrier
électronique ;
● La notification et l’exécution de l’arrêté́ d’enquête publique.
5.3 INSTRUCTION DU DOSSIER
L’instruction du dossier, avant, pendant et après enquête publique, est assurée par la commune de
Saint Médard d’Eyrans, représentée par Mme Claire Marie DUPERAT, Directrice Générale des Services de la
mairie, dont le siège est 9, avenue du 8 mai 33650 Saint Médard d’Eyrans.
5.4 ORGANISATION DE L’ENQUÊTE
Dès sa désignation en qualité de commissaire enquêteur (CE), le CE a pris contact avec la mairie de
Saint Médard d’Eyrans afin de se faire communiquer un exemplaire en format numérique du dossier (PLU et
SDGEP) tel qu’il avait été adressé pour avis aux personnes publiques associées (PPA).
Une rencontre a eu lieu le 22 août en mairie avec M TAMARELLE, maire et Mme DUPERAT, DGS. A
cette occasion, M le maire a présenté les éléments ayant conduit la commune a engagé la révision de son PLU,
les objectifs poursuivis et les principaux enjeux. La période d’enquête a été fixée ainsi que les dates des
permanences. Le commissaire enquêteur a pu voir la disposition des lieux et les conditions dans lesquelles le
dossier et le registre d’enquête seraient mis à disposition du public. Les dispositions en matière de publication
et communication ont été abordées.
Ce même jour, une 1ère visite des différents quartiers de la commune a permis de voir comment
l’urbanisation s’était progressivement développée, la dynamique de construction à l’œuvre dans la commune
et les différentes formes urbaines et densités selon les quartiers.
Une seconde rencontre a été organisée avec Mme Duperat le 29 septembre 2025. A cette occasion, le
CE a pu vérifier que l’arrêté prescrivant l’enquête était affiché sur le panneau d’affichage administratif devant
la mairie ainsi qu’un avis d’enquête répondant aux caractéristiques règlementaires. Un avis d’enquête était29
également affiché sur le panneau situé devant la poste et un 3ème était affiché dans le quartier de La Prade sur
un panneau existant situé à proximité du bassin d’étalement des Rosiers (voir photos en annexe). La commune
a choisi d’utiliser comme registre d’enquête un cahier format A4 de 96 pages que le CE a coté et paraphé lors
de cette rencontre. Le reste de l’après-midi a été consacré à une visite sur le terrain de quelques sites
significatifs du projet de PLU :
le site de la construction d’un passage supérieur sur la voie ferrée qui permettra la suppression des passages à niveau et l’accès à une nouvelle voie desservant la nouvelle halte ferroviaire et les quartiers situés à l’est de la voie ferrée
Zone 1AU Lamothe (à l’emplacement d’un ancien EHPAD) près du quartier de l’église autour de laquelle se trouvent une zone d’équipements publics
Le site d’une autre zone 1AU en bordure de l’avenue de l’Esteyrolle30
Des secteurs de développement récent à l’écart du bourg au-delà de l’autoroute et de la RD 1113.
Ex ci-contre à La Prade
5.5 INFORMATION DU PUBLIC
Conformément à l’article R. 123-14 du Code de l’environnement, le public doit être informé
suffisamment à l’avance de l’existence et du déroulement de l’enquête publique, afin qu’il puisse prendre
connaissance du projet et formuler ses observations éventuelles.
1 - Dans la presse :
L’avis d’enquête doit être diffusé deux fois dans deux journaux locaux différents. La première annonce
doit avoir lieu 15 jours avant le début de l’enquête puis à nouveau dans les 8 jours après le lancement de
l’enquête publique.
Les deux annonces réglementaires dans la presse locale ont fait l'objet :
- d’une première parution dans le Sud-Ouest le 19 septembre 2025 ;
- d’une première parution dans le Courrier de Gironde le 19 septembre 2025 ;
- d’une deuxième parution dans le Sud-Ouest le 10 octobre 2025 ;
- d’une deuxième parution dans le Courrier de Gironde le 10 octobre 2025.
Les annonces légales sont annexées au présent rapport.31
Avis d’enquête panneau Laprade Affichage près de la poste
Avis d’enquête mairie Affichage de l’arrêté
2 - Affichage de l’avis d’enquête publique et de l’arrêté d’enquête :
L’avis d’enquête, ainsi que l’arrêté
d’enquête ont été affichés au moins
15 jours avant le début et pendant
toute la durée de l’enquête. Le
maire de communes de Saint
Médard d’Eyrans, M. Tamarelle,
atteste via certificat, de l’affichage
des documents susmentionnés.
L’affichage a été fait à la mairie, sur le panneau situé près
du parking de la poste et sur un panneau situé dans le
quartier de La Prade à proximité du bassin d’étalement
des Rosiers..32
3 - Publicité diverse et facultative du public
Mise en ligne de l'avis d'enquête sur le site internet de la mairie avant et jusqu'à la fin de l'enquête
Information sur le panneau d'information lumineux de la commune des dates de l'enquête publique avant et
jusqu'à la fin de l'enquête
Information sur le réseau social « facebook » de la mairie de l'enquête publique avant le début de 1'enquête
Petits flyers à disposition du public à l'accueil de la mairie. Ces flyers ont également été mis dans le bulletin
municipal distribué dans les boîtes aux lettres des habitants de la commune (début semaine 40).
Commentaire du commissaire enquêteur :
Le CE estime que la préparation de l’enquête publique, son organisation et l’accompagnement par la commune
ont été satisfaisants. L’information du public concernant l’enquête publique a été bien conduite, diffusée à
l’aide de plusieurs modes de communication, conformément aux textes en vigueur ; elle a permis au public et à
tous les acteurs de pouvoir prendre connaissance du dossier et de s’exprimer largement.
5.6 ACCUEIL DU PUBLIC
Conformément à l’arrêté et aux avis d’enquête affichés, les permanences ont été tenues à la mairie aux dates
et heures suivantes :
Lundi 06 octobre 2025 15h00 à 18h00 Mercredi 15 octobre 2025 9h00 à 12h00 Jeudi 23 octobre 2025 14h00 à 17h30 Vendredi 31 octobre 2025 14h00 à 16h30 Samedi 08 novembre 2025 10h00 à 12h00
Les permanences ont été réparties sur toute la durée de l’enquête et sur différents jours de la semaine
permettre à tout public de rencontrer le commissaire enquêteur; dans la même logique, une permanence a
été fixée un samedi et deux permanences ont été prévues pendant la période des congés scolaires.
5.7 CLIMAT DE L’ENQUÊTE ET PARTICIPATION DU PUBLIC
Malgré une bonne diffusion de l’information auprès du public (affichage, presse, communication Facebook, distribution flyers dans le journal communal), la participation a été faible. En effet, seules 21 contributions ont été déposées qui se décomposent en :
15 observations dans le registre papier,
4 contributions reçues par courriel,
2 courriers reçus au siège de l’enquête.
Pendant les permanences, les auditions se sont déroulées dans un climat serein. La faible participation a permis de consacrer le temps disponible pour guider les usagers dans la recherche d’informations sur le dossier et apporter les explications nécessaires.33
L’efficacité et la réactivité des services de la mairie de Saint Médard d’Eyrans a été une aide précieuse. Le commissaire enquêteur remercie notamment Mme Claire Marie DUPERAT pour l’accueil et le concours apporté pendant toute la préparation et la tenue de l’enquête.
5.8 CLÔTURE DE L’ENQUÊTE
L’enquête publique s’est achevée le samedi 8 novembre 2025 conformément à l’article 1 de l’arrêté
prescrivant l’enquête. Le même jour, le commissaire enquêteur a tenu une dernière permanence de 10h00 à
12h00. Il a ainsi pu récupérer directement le registre papier après fermeture au public de l’accueil en mairie.
Aucune contribution supplémentaire par courrier ou par mail n’a été enregistrée au-delà. Le commissaire
enquêteur a clos le registre le 9 novembre 2025.34
6 PROCES-VERBAL DES OBSERVATIONS
Le commissaire enquêteur a remis “en mains propres” un procès-verbal de synthèse des observations
au porteur de projet représenté par M. TAMARELLE, maire de la commune le jeudi 13 novembre 2025 à 16h00.
A cette occasion, il a également remis à la commune, autorité organisatrice de l’enquête, le registre d’enquête
clos par ses soins.
Le PV de synthèse était structuré en 3 parties :
la 1ère partie traite des généralités : organisation de l’enquête, nombre d’observations recueillies, sujets principaux évoqués
la 2ème parie présente les questions issues de l’analyse par le commissaire enquêteur du dossier et des avis des organismes associés
La 3ème partie présente les contributions du public. Compte-tenu du faible nombre d’observations formulées et en accord avec la commune, il a été décidé de faire figurer dans le PV de synthèse toutes les contributions plutôt que de les regrouper par thème.
Une version numérique a également été transmise ; dans cette version, le PV de synthèse rassemblant la totalité des contributions était accompagné d’un dossier regroupant toutes les pièces jointes aux contributions.
La commune a transmis son mémoire en réponse par message en date du 27 novembre 2025. Les réponses ont
été insérées dans le PV de synthèse à la suite de chaque question du commissaire enquêteur et de chaque
contribution du public. Dans ses réponses, la commune a fait apparaitre de façon distincte les éléments qui lui
ont été fournis respectivement par le bureau d’étude Axesite (urbanisme) et par le bureau d’études ETEN
(diagnostic environnement). : en bleu les éléments fournis par axesite, en vert ceux fournis par ETEN
Le PV de synthèse avec les réponses apportées par la commune est reproduit en intégralité ci-après.
6.1 GÉNÉRALITÉS
L’enquête publique s’est déroulée du 06 octobre 2025 au 08 novembre selon le calendrier prévu, les
modalités prescrites par l’arrêté qui l’a ordonné ainsi que les lois et règlements applicables en la matière.
Malgré une bonne diffusion de l’information auprès du public (affichage, presse, communication
Facebook, distribution flyers dans le journal communal), la participation a été relativement faible. En effet,
seules 21 contributions ont été déposées qui se décomposent en :
15 observations dans le registre papier,
4 contributions reçues par courriel,
2 courriers reçus au siège de l’enquête.
Les visites se sont réparties sur les 5 permanences mais très peu d’observations ont été recueillies par
dépôt sur le registre d’enquête hors des permanences35
Les contributions ont été codifiées en utilisant le mode de référencement suivant :
R001, R002, … pour les contributions déposées directement sur le registre d’enquête
C001, C002, … pour les courriers
@001, @002, … pour les mails
La contribution @001 n’est pas réellement une contribution du public ; il s’agit d’un document
transmis par la mairie contenant une analyse (produite par le bureau d’études en charge du PLU) des avis des
organismes consultés dès l’arrêt du projet (Personnes Publiques Associées et Autorité Environnementale). Ce
document a été joint au dossier dans le sous-dossier contenant les avis des organismes consultés de façon à en
faciliter la prise de connaissance par les personnes qui consultent le dossier. Ce document ne constitue pas
formellement un mémoire en réponse de la commune mais il contient des éléments d’analyse intéressants. Il
distingue notamment des points qui pourraient mériter une analyse plus poussée et met parfois en évidence
des possibilités de prise en compte d’un certain nombre d’observations avant approbation.
Quelques contributions ont été accompagnées de pièces jointes (courriers, extraits de plans, etc.) ; 7 pièces jointes ont ainsi été annexées au registre d’enquête:
Contribution R004 : 2 courriers d’1 page chacun de M DENEY
Contribution C001 : 1 courrier d’1 page de Mme PLAISIR / PAJAUD
Contribution R010 : document de 4 pages de M KERHOAS
Contribution @002 : mail de M ARNAUD Eric, avocat, accompagné d’un courrier de 3 pages
Contribution C002 : dossier déposé en mairie sous chemise contenant 3 plans A3 et 9 feuilles (découpage cadastral sur fond de plan vue aérienne) en A4
Contribution @003 : mail de la mairie de St Médard d’Eyrans avec un courrier d’1 page
Contribution @004 : mail M ARNAUD Eric, avocat, avec un courrier d’1 page
La plupart des contributions du public concernent la constructibilité des terrains ; en effet, 16 observations ont un rapport avec ce sujet. Les autres observations concernent des demandes de renseignement sur le zonage, le règlement ou sur les enjeux (ou contraintes) en matière d’environnement.
Le problème de constructibilité est lié à 3 causes principales (il peut y avoir plusieurs problèmes évoqués dans une même contribution) :
Le zonage : il s’agit de demande d’extension des zones UB ou UC sur des parcelles contigües situées en zones A ou N : R001, R003, R004, R005, C002, R013, R015
Le règlement : demande d’explication ou de modification lorsque la constructibilité est limitée par des règles de retrait (par rapport aux limites ou aux voies) ou d’emprise au sol : R001, R002, R006, C001, R012,
Les enjeux d’environnement ou de risques : contestation ou demande de justifications lorsque l’identification d’éléments paysagers (art L151-19 ou L151-23 du Code de l’urbanisme) ou la situation au regard du risque limitent la constructibilité : R006, R009, R010, R012, R013, R014.
Aucune contribution n’a été déposée au titre du projet de schéma directeur de gestion des eaux
pluviales (SDGEP) et du plan de zonage associé. Toutefois, les observations formulées dans les contributions
R006, R009 et R013 portent sur des dispositions ou des règles issues des études menées dans le cadre du
SDGEP et intégrées dans le PLU pour assurer la gestion des eaux pluviales (Emplacements réservés, retrait par
rapport aux cours d’eau, niveau de l’entrée sur un terrain pour améliorer la gestion des eaux pluviales).36
6.2 QUESTIONS ISSUES DE L’ANALYSE DU DOSSIER
Certaines observations, critiques, voire réserves formulées par les PPA et la MRAE ont retenu l’attention du commissaire enquêteur soit parce qu’elles étaient formulées de façon convergente par plusieurs organismes, soit parce qu’elles rejoignaient des points de questionnement qu’il avait lui-même notés à l’examen du dossier. Elles portent sur les sujets suivants :
1 - Les objectifs poursuivis par la révision du PLU
Le CE rejoint la remarque formulée par la MRAE sur la faiblesse des éléments issus du bilan de mise en
œuvre du PLU en vigueur et sur la précision des objectifs poursuivis dans le cadre de l’engagement du projet.
La délibération de prescription de la révision reste succincte sur ce sujet. Le CE note que lors des contacts avec
la commune en préparation de l’enquête, des éléments concrets ont été énoncés pour expliciter la décision de
révision ; il s’étonne de ne pas les retrouver dans le dossier. En outre une coquille s’est glissée dans le rapport
de présentation (P207) au début du chapitre consacré aux justifications du projet faisant visiblement référence
à un autre dossier. Cette erreur se répète dans le résumé non technique (p327).
Quelles précisions la commune peut-elle apporter sur ce sujet ?
Réponse de la commune : La coquille sera corrigée pour le dossier d’approbation
2 - Prise en compte de documents d’ordre supérieur (SCoT, SRADDET, PCAET)
Le rapport de présentation au chapitre A-II-2 vérifie la compatibilité avec le SCoT en vigueur et l’avis
du SYSDAU (syndicat porteur du SCoT) confirme cette compatibilité. En ce qui concerne le SRADDET, le chapitre
A-II-3-2 précise que les thématiques abordées par ce document « sont traitées au travers de la compatibilité
avec le SCOT, document de rang supérieur au PLU, ayant intégré la majeure partie de ces thématiques ». Or, la
compatibilité du PLU a été vérifiée par rapport au SCoT en vigueur qui date de 2014 et qui dans cette version
n’assurait évidemment pas la compatibilité avec le SRADDET élaboré ultérieurement (approuvé en mars 2020)
et n’avait donc pas le caractère de SCoT intégrateur. Le SCoT de l’Aire Métropolitaine Bordelaise est en cours
de révision. Le projet révisé aura le caractère de SCoT intégrateur ; il a été arrêté le 16 avril 2025 et soumis à
enquête publique du 15 septembre au 15 octobre 2025.
Toutefois, dans son chapitre E-II le rapport de présentation traite de façon plus détaillée l’articulation
du projet de PLU avec les documents supra. Il analyse les domaines couverts par le SRADDET et les
thématiques figurant dans le fascicule des règles en attribuant un score de respect de chacune des règles par le
PLU. La compatibilité avec le SRADDET est ainsi correctement vérifiée. La compatibilité avec le SDAGE et les
SAGE est également traitée de même que celle avec le PLH (p313 et 314). Par contre, le sujet de la prise en
compte du PCAET de la communauté de communes n’est pas abordé dans ce chapitre.
Quels éléments permettent de garantir la compatibilité du projet de PLU avec les orientations et actions retenues au PCAET de la communauté de communes ?
Comment l’élaboration du projet de PLU a-t-elle anticipé les évolutions du SCoT de l’aire métropolitaine dont la révision s’opérait en parallèle ?37
Réponse de la commune :
Les exigences du PCAET de la Communauté de communes se structurent autour de 6 axes stratégiques. Le PLU
de Saint-Médard d’Eyrans ne présente aucune incompatibilité avec ces 6 axes du PCAET et participe
particulièrement aux axes suivants :
Axe 2 – Sobriété énergétique et efficacité du bâti : le PLU répond à cet axe de manière exemplaire, en réduisant
l’urbanisation future de 61% (par rapport au PLU précédent), en prévoyant 80% des surfaces disponibles pour
le logement dans les enveloppes urbaines, en réduisant la consommation NAF de 66% ;
Axe 3 – Réduction des émissions liées aux transports : Le PLU recentre le développement autour du bourg et
des transports existants, améliore les continuités piétonnes et liaisons douces ;
Axe 4 – Développement des énergies renouvelables : le PADD affirme l’encouragement du photovoltaïque sur
bâti, ce qui conforme avec le PCAET qui souhaite prioriser les ENR sans artificialisation supplémentaire ;
Axe 5 – Transition de l’économie locale, agriculture et forêt : le PLU protège 60% des surfaces AOC en zone
agricole, inclut des interfaces vignobles/habitat ;
Axe 6 – Protéger le vivant et renforcer la résilience : le PLU repose sur un diagnostic des habitats naturels et des
zones humides, le PLU évite les zones inondables, renforce la perméabilité des sols et la végétation via les OAP,
impose des mesures de gestion de l’interface forêt-habitat, …
La DDTM a indiqué que le PLU devait être compatible avec le SCOT en vigueur. Le SYSDAU qui est celui qui
connait le mieux les évolutions prévisibles du SCOT (régulièrement invité aux réunions de travail du PLU) a émis
un avis favorable.
3 - L’intégration dans le projet des conséquences du projet structurant des aménagements
ferroviaires
Les aménagements ferroviaires sont pris en compte dans le projet de PLU sous forme d’une zone
réservée destinée à accueillir ces aménagements. Le dossier fait état du déplacement de la halte ferroviaire et
de son statut de pôle multimodal. Le rapport de présentation évoque peu le contenu du projet ferroviaire
pourtant la suppression des passages à niveaux entraine une modification substantielle des conditions de
circulation. La création d’un nouveau passage supérieur et de voies de rétablissement des circulations est
intégrée dans la zone réservée mais cela aura des conséquences sur les liens entre les quartiers situés à l’est de
la voie ferrée et le centre bourg. C’est dans la partie est que se situe l’église, le cimetière et certains
équipements collectifs ; c’est également dans cette parie que sont prévues deux zones d’extension urbaine
(1AU).
La commune peut-elle préciser les dispositions prises pour garantir le bon fonctionnement urbain de
son projet en cohérence avec l’impact du projet ferroviaire ? Comment l’impact potentiel du statut de pôle
multimodal de la future halte ferroviaire a-t-il été pris en compte ?
Réponse de la commune :
Le zonage au travers de zones 2AU a anticipé la halte ferroviaire et le pôle multimodal à venir.
Certaines OAP mentionnent également cette prise en compte en particulier dans les cheminements et
accès.38
C’est à la SNCF de prendre des dispositions pour assurer le bon fonctionnement du territoire pas à la
commune. La commune a participé depuis plus de 20 ans aux réunions avec la SNCF et obtenu des passages /
voie ferrée à venir.
4 - La perspective de mise en œuvre opérationnelle d’aménagements inscrits sous forme
d’emplacements réservés
En matière d’eaux pluviales, l’élaboration en parallèle du PLU du schéma directeur de gestion des
eaux pluviales est considéré comme une excellente initiative. L’approbation de ce schéma conférera au zonage
eaux pluviales visé dans le règlement du PLU un caractère opposable aux tiers. Le schéma propose deux
options de programme de travaux :
un traitement plutôt « curatif » consistant à améliorer ponctuellement le fonctionnement des
ouvrages d’écoulement
un traitement plus « préventif » visant à éviter l’engorgement du réseau par la gestion en amont des
eaux pluviales
Le fait d’intégrer dans le PLU des emplacements réservés pour la réalisation de bassins de rétention
semble indiquer que le choix de la commune s’oriente vers le programme le plus ambitieux mais aucun
engagement n’est pris dans le dossier. Les services consultés relèvent de façon positive la création
d’emplacements réservés tout en regrettant l’absence de perspective de mise en œuvre (Programmation).
La commune peut-elle apporter des précisions sur le choix entre les deux options de programme de
travaux et les perspectives de réalisation ?
Réponse de la commune :
Les ER sont conservés en lien avec l’étude du Schéma Directeur des Eaux Pluviales. Ce sont donc les
deux scénarios qui sont validés. Le second sera à mettre en œuvre en lien avec la CdC.
6.3 QUESTIONS OU OBSERVATIONS DU PUBLIC
Les observations ou questions du public ont été rassemblées au fur et à mesure de leur réception dans
un tableau précisant pour chaque contribution, sa localisation, le ou les thèmes abordés et l’existence
éventuelle de pièces jointes. Le tableau contient une colonne “notes du CE» où le commissaire enquêteur a
inscrit après chaque rencontre quelques notes issues de la discussion avec le contributeur.
Compte-tenu du faible nombre d’observations formulées et en accord avec la commune, il a été
décidé de faire figurer dans le PV de synthèse toutes les contributions plutôt que de les regrouper par thème.
Ceci permet de faire figurer dans le rapport d’enquête des réponses adaptées à chaque contexte. Un
regroupement aurait conduit à des réponses plus globales au regard d’un groupe d’observations portant sur un
même sujet.39
Contribution R001 : M et Mme VILLA CAMPES
Les parcelles n°1604 et 1603 section C, actuellement en agricole
seraient à passer en constructible. En effet, celles-ci sont
maintenant au milieu de constructions et ne peuvent donc être
attachées à un domaine agricole.
Pour l'unité foncière composée des 2 parcelles Section C n°1593
(agricole) et n°1588 (constructible), le calcul d'emprise au sol porte-
t-il sur l'ensemble ou uniquement sur la partie constructible ? Dans
ce deuxième cas, nous demandons le changement de statut de la
parcelle 1593.
Notes du CE :
il s'agit d'un hameau en Ucd dans le quartier
Larchey. Les parcelles n°1604 et 1603 sont en
dehors de l’enveloppe urbaine.
La question concernant la notion d'unité foncière
et de calcul d'emprise au sol mériterait une
précision dans les dispositions générales du
règlement.
Réponse de la collectivité
Confirmation du maintien du zonage les parcelles 1604 et 1603
seraient en extension de l’enveloppe urbaine et ce quartier n’est
pas une cible de développement.
Le calcul de l’emprise au sol se fait toujours sur la partie
constructible concernée.
Contribution R002 : M BETTIONI
section C613, 785,786,1200,791. En zone UB, le petit b de l'article
"emprise au sol" prévoit 20% pour les constructions en arrière rang
et situées au-delà de 20m de la voie d'accès principale. Est-ce que
cette règle s'applique uniquement en cas de division parcellaire ?
Pouvez-vous confirmer que sans aucune division, l'emprise de 30%
s'applique sur l'ensemble de ma propriété foncière ?
Notes du CE :
difficulté d'interprétation du règlement sur le
thème emprise au sol et construction en arrière
plan. Des précisions sont souhaitables.
Réponse de la collectivité
A priori il s’agit de toute construction située à plus de 20m de la rue
Actuel Remplacé par :40
L’écriture de la règle sera simplifiée avec une emprise au sol dans la bande de 20m et un autre au-delà.
ZONE UA
L’emprise au sol maximale est fixée à :
a) 40% de la surface de l’unité foncière qui est située sur une bande de 20m à partir de l’alignement de la voie
b) 30% de la surface de l’unité foncière qui est située au-delà de la bande de 20m ZONE UB
L’emprise au sol maximale est fixée à :
a) 30% de la surface de l’unité foncière qui est située sur une bande de 20m à partir de l’alignement de la voie
b) 20% de la surface de l’unité foncière qui est située au-delà de la bande de 20m ZONE UC excepté en UCda
L’emprise au sol maximale est fixée à :
a) 20% de la surface de l’unité foncière qui est située sur une bande de 20m à partir de l’alignement de la voie
b) 10% de la surface de l’unité foncière qui est située au-delà de la bande de 20m En secteur UCda : 30% de la surface de l’unité foncière (secteur Larchey)
Contribution R003 : M LESPINE
explique que sa famille est propriétaire de terrains situés dans le
quartier Bigaret (avenue de Lesteyrolle) qui étaient classés en 1AU
au PLU actuel. Un permis d'aménager a été délivré sur une partie
de terrains en 2015. Le projet de PLU classe les terrains en N. M
Lespine demande le respect du permis d'aménager délivré et de
l'engagement de constructibilité du PLU actuel pour les parcelles 86
et 87 situées au-delà du permis d'aménager. Il demande le
classement en zone constructible. Dans le cadre du projet
ferroviaire et suite à expropriation de la parcelle 94, la SNCF a
rétrocédé une partie de la parcelle 94 qui permet un accès à la voie
nouvelle.
Notes du CE :
L'unité foncière est concernée par le PPRI (zone
bleue) mais le propriétaire considère qu'elle est
hors de tout risque d'inondation. Le permis
d'aménager date de 2015; il a donc dépassé sa
durée de validité. Toutefois, les justifications du
changement de zonage méritent d'être explicitées
compte tenu du caractère de constructibilité qui
avait été reconnu par délivrance d'un permis
d'aménager.
Réponse de la collectivité
Le PA est situé précisément. Voir ci-dessous en pointillés rouge et
parcelles 86/87 en pointillés
rouge
Par principe de précaution toute zone
constructible a été exclu de la zone bleue du PPRI
conformément au PPRI qui y proscrit tout
développement de l’urbanisation
La commune ne se positionne pas et souhaite le
retour de différentes PPA avant de prendre une
décision par rapport à cette demande41
Contribution R004 : M DENEY Rémy
Observation du 15/10/2025 faite par Deney Rémy représenté par sa
mère Catherine VIMES épouse DENEY concernant les parcelles
B1666, B1668, B343 qui ont fait l'objet de deux courriers des 14/03
et 01/05/2022 sollicitant leur reclassement en zone constructible.
Les arguments sont exposés dans lesdits courriers. La demande
prioritaire porte sur les parcelles B1666 et B1668
PJ : 2 courriers
Notes du CE :
La plus grande parcelle se situe clairement en
dehors de l'enveloppe urbaine; les 2 plus petites
sont à la limite et le propriétaire met en avant
l'équité au regard des jardins voisins intégrés dans
la zone U.
Réponse de la collectivité
Le zonage A est maintenu à la demande de la commune qui ne souhaite pas davantage étendre la zone constructible en
extension.
Contribution R005 : M et Mme FORMEY de SAINT LOUVENT
parcelle C851; Une partie de la parcelle est classée en A alors qu'à
l'origine (achat en 2002) elle était en UC ! Pourquoi ce
changement ? Nous demandons que cette parcelle devienne
constructible (pour raison familiale).
Notes du CE :
La partie de l'unité foncière actuellement classée
en A et reclassée en N est en dehors de
l'enveloppe urbaine.
Réponse de la collectivité
Exact ce secteur n’est pas voué à se développer
Contribution R006 : M BARBOT Thierry
1) Je m'étonne de constater que le cœur de bourg ancien de la
commune classé actuellement en zone UA (lieu-dit "Baron") soit
classé dans le projet en zone UB. Problèmes : la constructibilité en
limite séparative est interdite en zone UB et ne correspond plus aux
Notes du CE :
Le déclassement de UA en UB du centre bourg
s'accompagne d'une interdiction de construction
en limite séparative alors que la bâti en semi
continu existe dans ce secteur. Cela ne42
caractéristiques de la zone (habitat en continu ou en semi-continu).
L'emprise au sol de 30% en zone UB ne correspond pas aux
caractéristiques du secteur (habitat dense en continu ou semi-
continu. Emprise au sol en UA = 40% actuellement).
2) Le projet prévoit un retrait des constructions de 20m par rapport
au ruisseau le Milan. Si cette règle paraît logique dans la partie du
ruisseau au sud de la partie busée dans le bourg, je souhaiterais
que ce retrait soit redéfini à 10 m (comme dans le PLU actuel) dans
la partie Nord du ruisseau où le débit est régulé par le busage, de
manière à pouvoir construire sur la parcelle A2242. Cette parcelle
n'a jamais été inondée par le ruisseau.
correspond pas à la logique de maintien d'une
forte densité urbaine en centre bourg. Le recul de
20 m par rapport au ruisseau est-il justifié dans ce
secteur par des risques avérés d'inondation ?
Réponse de la collectivité
Il y a dans ce centre bourg très peu de constructions en limite
séparative, la plupart se trouvent en milieu de parcelle. La
collectivité n’a pas souhaité densifier davantage ce quartier. A
terme la centralité dense va se déplacer vers le secteur de la gare
qui va se développer et pourra accueillir de la densité
Pour le ruisseau le Milan il y a un véritable risque d’inondation
selon la Mairie
Contribution C001 : Mme PAJAUD Delphine
Je suis propriétaire d'un terrain situé au 41bis route
départementale 1113 (section Cn°1018). Dans le cadre de cette
révision, je souhaiterais que ce terrain (ou une partie de celui-ci)
soit inscrit en zone constructible afin de permettre une division
parcellaire. Cette demande s'inscrit dans un projet familial. Je
souhaiterais pouvoir construire pour accueillir mes enfants sur la
commune et leur permettre de s'installer à proximité, dans le cadre
de vie adapté et conforme aux besoins actuels en logements. Je
vous remercie de bien vouloir prendre en considération cette
observation lors de l'élaboration du futur PLU.
Notes du CE :
Le terrain est en zone constructible au projet de
PLU. Ce qui risque de limiter les possibilités réelles
de construction ce sont plutôt les contraintes de
règlement (recul par rapport à la RD1113, par
rapport aux limites séparatives et emprise au sol)
compte-tenu de la forme géométrique du terrain.
Réponse de la collectivité :
Confirme la réponse du CE
Contribution R007 : M MOULIS Julien
Prise d'information pour l'évolution de l'emprise au sol
Notes du CE :
satisfait de constater que l'emprise au sol pour
son terrain passe de 20 (zone UC) à 30% (zone
UB)
Réponse de la collectivité :
Tant mieux43
Contribution R008 : M NOEL Pascal
Suite à ma demande d'installation d'une véranda en 2020 et la
contrainte de toiture, soit toit plein végétalisé ou pose de panneau
photovoltaïque, je constate que sur le projet, cette contrainte ne
figure plus au règlement.
Notes du CE :
Satisfait de constater que le problème qu'il avait
connu a été pris en compte
Réponse de la collectivité :
Tant mieux
Contribution R009 : M THOMAS Jean Robert
1ère question : Il est fait état "d'éléments de paysages identifiés"
qui touchent ma propriété (parcelles A115, A142 et A143) qui se
rattachent aux articles L151-19 et L151-23 du code de l'urbanisme.
Ceci entraîne dans le dossier d'enquête PLU (chapitre diversité des
habitats naturels p105 secteur 2) la mise en place d'une restriction
quant à la possibilité de construction sur mes parcelles, notamment
A115. Quelle est la justification d'une telle restriction qui viendrait
restreindre encore plus le potentiel de construction sur ma
propriété.
2ème question : Dans la notice de zonage pluvial à la page 18 il est
indiqué que "les entrées des propriétés devront être plus élevées
que le niveau de la route" . Aujourd'hui, le niveau naturel à l'entrée
de ma propriété se situe à environ 50-70cm en dessous du niveau
de la route. Les travaux SNCF envisagées sur l'avenue du 8 mai pour
la suppression du PN13 doivent conserver le niveau de la route
actuel. Je ne comprends donc pas bien la mesure du nouveau PLU :
je ne peux envisager physiquement un tel relèvement de niveau de
l'entrée de ma propriété par rapport à la route. Que dois-je
conclure et que peut-on modifier/adapter face à cette contrainte ?
Notes du CE :
contestation du caractère "d'élément paysager
identifié" donné à une partie de son terrain et
incompréhension du type de travaux attendus
pour répondre à la règle concernant le niveau de
l'entrée par rapport à la route.
Réponse de la collectivité
ETEN n’a pas réalisé d’inventaire de terrain spécifiquement sur ce terrain donc il doit s’agir d’enjeux paysagers
Pas d’enjeu paysager majeur. Ces éléments peuvent être retirés.44
Contribution R010 : M KERHOAS Pascal
Suite à la requête déposée ce jour, demande la requalification de la
parcelle A261 pour développement de mon activité en lien avec le
PADD de la collectivité
PJ : 1 courrier avec photos
Notes du CE :
le courrier joint conteste le caractère d'intérêt
paysager affecté à la parcelle A261 qui ne
supporte plus aucun arbre et argumente la
demande par le besoin de développement de
l'activité présente sur la propriété.
Réponse de la collectivité
Il s’agit d’un déboisement volontaire du propriétaire.
Si la trame est retirée plusieurs questions vont se poser :
- Le devenir de l’ensemble parcelles 356 et 261 soit environ 7800m² en zone U avec 30% ES. Risque double : utiliser cette surface pour les besoins en activités mais pas pour ceux en logements, au contraire une densification trop importante puisque sans OAP.. Faire une OAP à ce stade et un peu tardif en particulier par rapport au propriétaire voisin. - Cela augmente les surfaces consommées en NAF de 3900m² mais resterait dans la limite de 50% - La question d’augmenter une « zone d’activités (ici du BTP en milieu urbain pavillonnaire se pose : trafics , paysage, cadre de vie
Une suggestion, mettre un indice sur ces parcelles 261 et 355 pour
fixer l’activité économique (UCy) et y interdire autre chose pour le
moment, mais cela implique la volonté communale de faire
perdurer là une activité artisanale importante et potentiellement
générant des nuisances directes ou indirectes.
Au moment des inventaires réalisés dans le cadre
de la révision du PLU, des arbres étaient présents
et un enjeu de conservation modéré avait donc
été attribué à cette parcelle.
La commune ne se positionne pas et souhaite le retour de différentes PPA avant de prendre une décision par rapport à
cette demande
Contribution R011 : Mme SARRODEZ Marie Hélène
est passée pour se renseigner sur les limites d'une zone
inconstructible liée au PPRI sur la parcelle 2555 en zone UC avenue
de Canterane.
Notes du CE :
simple demande d'information
Réponse de la collectivité : Sans objet
Contribution R012 : Complément porté aux remarques R009
1) Règlement dossier d'arrêt et d'enquête publique p25 article 11-
UA-UB-UC
Obligation en matière d'espaces libres, d'aires de jeux et de loisirs
et de plantation. Il est indiqué qu'à l'intérieur des "éléments de
paysage identifiés" au plan de zonage en application de l'article
L151-19 ou L151-23 du Code de l'Urbanisme qu'il est prescrit un
maintien de la majorité des arbres de haute tige existants. Cette
obligation frappe ma propriété sur la parcelle A115, contigüe aux
parcelles A144, A114, A111, A110 et A2242 qui ne sont pas touchée
par cette disposition, et on ne connaît pas la superficie affectée. Ce
Notes du CE :
Ce complément aux observations formulées dans
la contribution R009, renforce la demande de
justification du classement d'une partie de la
propriété en "élément de paysage identifié" et
ajoute un questionnement sur la justification du
retrait de 20m par rapport au ruisseau. C'est
l'impact sur la constructibilité du terrain (et donc45
qui entraîne les questions suivantes :
a) quel est le positionnement exact et la superficie touchée par
cette obligation ?
b) quelle a été la ou les raisons qui ont amené à cette obligation ?
2) Règlement p19 article 5 UA-UB-UC
Il est mentionné : "lorsque les limites séparatives suivent un
exutoire des eaux de ruissellement (craste) ou un ruisseau existant,
toute construction nouvelle (construction principale et annexe
séparée) doit être implantée avec un recul par rapport aux berges
qui ne pourra être inférieur à 10m. Par rapport au ruisseau Le
Milan, cette distance est portée à 20m". Une estimation physique
pratiquée par moi-même imposerait sur la parcelle A115 une
oblitération d'environ 300m2 sur ma propriété totale de 3500m2
(parcelles A142+A143+A115). Ceci constitue donc une perte
financière importante pour moi en cas de vente de ma propriété.
Est-ce que cette mesure de retrait de 20m se justifie (risque
d'inondation?) alors que depuis 1977, date de l'acquisition de ma
propriété, il n'a jamais été constaté d'inondation sur ma parcelle
A115 ?
sa valeur potentielle en cas de vente) qui est ici
questionné.
Réponse de la collectivité
Parcelle A115 traitée plus haut, ainsi que la question sur le ruisseau. La valeur d’un terrain en cas de vente n’est pas
uniquement due à sa constructibilité, mais à également à sa situation et son cadre de vie !
Contribution @002 et @004 : Eric ARNAUD pour le compte du
groupe COURCELLE et la SCI FRANCAZAL
@002 : Nous vous prions de trouver correspondance à votre
attention à verser à la documentation rendue disponible au public.
Un courrier est joint au message composé de 3 pages. Ce document
a été annexé au registre d'enquête (p12). Le courrier est adressé
par M ARNAUD Eric, avocat représentant les intérêts du Groupe
COURCELLE et de la SCI FRANCAZAL. Il fait état de difficultés
successives rencontrées par le groupe COURCELLE dans le cadre de
dépôts de demandes de permis de construire pour un bâtiment
d'activités au lieu-dit "Marais de La Prade".
@004 : A la suite de la notification en date du 5 novembre écoulé
des observations de notre cliente la SCI FRANCAZAL, nous avons
constaté qu'une coquille s'est glissée dans le troisième paragraphe
de cette lettre et touchant à l'identification du vendeur. Par erreur,
il a été indiqué Monsieur Algayon alors qu'l fallait lire la SCI ADA
représentée par M. ATILLA BAGGI. Nous vous remercions d'en
prendre note.
Notes du CE :
Le courrier fait mention de difficultés successives
pour l'obtention d'un permis de construire et
critique l'attitude de la mairie tout au long du
processus. La situation précise (références
cadastrales) n'est pas mentionnée mais d'après
les renseignements obtenus auprès de la mairie, il
s'agit d’une unité foncière composée des parcelles
B1784/B383/B495/B620 au lieu-dit « Marais de La
Prade ».
Le terrain se situe dans un secteur qui a été en
partie déclassé de zone constructible (Ux) en
zone naturelle au projet de PLU révisé. Ce type de
situation mérite des justifications adaptées au
contexte de chaque cas.
Réponse de la collectivité : Ce secteur est protégé par une zone N, en interface avec la zone rouge du PPRI et n’a pas
vocation à se développer ni à s’étendre46
Contribution C002 : M CORNU Olivier pour le compte de M
LURTON Jacques
Le dossier déposé en mairie à l'attention du commissaire enquêteur
ne contient pas de courrier explicitant la demande. Il est composé
de 3 plans en format A3 sur lesquels sont repérés par des marques
rouges des zones situées en zone A en bordure de certains
hameaux. 9 feuilles en format A4 complètent le dossier sur lesquels
figurent un extrait de vue aérienne avec le découpage cadastral et
le repérage précis des différentes parcelles concernées.
Sur la page de garde de la chemise du dossier figure la mention :
"Demande de révision du PLU de Saint Médard d'Eyrans avec
nouvelle affectation de certaines zones agricoles qui jouxtent les
hameaux en zones urbaines et plus si envisageable.
Notes du CE :
Le souhait de nouvelle affectation pouvait être
compris comme une demande de protection
spécifique des espaces agricoles situés à proximité
immédiate de secteurs urbanisés (pour éviter les
conflits d'usage) ou au contraire comme une
demande d'extension de la zone constructible sur
les espaces agricoles. Le nombre de secteurs visés
pouvait faire planer le doute. Pour clarifier la
demande, le commissaire enquêteur a pris
contact par téléphone avec le demandeur. Il s'est
avéré qu'il s'agit d'une demande d'extension des
zones constructibles sur les espaces agricoles
argumentée notamment par la perte de valeur
viticole de ces terres et les difficultés
économiques actuelles de la profession.
Toutes les parcelles ou parties de parcelles
concernées sont en dehors de la délimitation de
l'enveloppe urbaine existante.
Réponse de la collectivité
Réponse donnée par le CE : en dehors de l’enveloppe urbaine cela reste en A
Contribution @003 : mairie de Saint Médard d’Eyrans
transmission d'un courrier du maire pour versement au registre.
Contenu du courrier :
La mairie a remarqué deux erreurs matérielles :
* tableau des emplacements réservés sur plan de zonage : le
bénéficiaire de l'emplacement réservé N°6 n'est pas la commune
mais la communauté de Communes de Montesquieu
* Règlement : il est noté que tout nouvel accès est interdit sur la
RD1113 sur la zone UC. Il convient de rajouter cette mention
également en zone UB.
Je vous prie de bien vouloir prendre en compte ces demandes de
correction pour le dossier d'approbation.
Notes du CE :
La mairie signale des erreurs matérielles
détectées de façon à pouvoir apporter les
corrections nécessaires après enquête et avant
approbation considérant que pour que des
adaptations ou modifications soient possibles, il
faut qu'elles résultent d'observations ou avis
formulés dans le cadre de l'enquête publique. La
mention au registre permettra donc d'effectuer
les corrections.
Réponse de la collectivité
ER 6 rectifier le destinataire (vérifier s’il est d’accord). Rajout nouvel accès interdit en UB sur RD1113
Contribution R013 : MM FARRE Jean Daniel, Hervé et Franck
zone/parcelles 776 et 777
Le projet de PLU déclasse ces parcelles 776-777 de zones
constructibles en zones naturelles alors qu'elles sont situées dans le
centre bourg. Nous contestons ce choix de classement en zone N
Notes du CE :
Plusieurs sujets évoqués mais qui sont toujours en
lien avec la constructibilité des terrains soit parce
qu'elle est contrainte par l'identification d'une
valeur paysagère à protéger, soit parce qu'elle est47
qui n'est pas cohérent avec la situation en centre bourg et la
volonté de conforter le centre bourg. Nous demandons le
classement en zone constructible (UB ou UC) avec une OAP qui vise
à protéger les arbres de circonférence>70cm et qui laisse la
possibilité de développer quelques nouvelles constructions.
OAP sur parcelle 2363:
Nous contestons la voirie transversale et souhaitons que le PLU
privilégie l'accès par la voie existante qui est un giratoire qui pourra
être aménagé au besoin. Nous contestons le principe strict d'une
limitation à 5 logements. Un projet de 10 logements pourrait être
proposé tout en restant cohérent avec les orientations générales du
secteur.
Emplacements réservés eaux pluviales n°7 et n°9 :
Nous contestons les emplacements réservés concernant
l'aménagement de réservoirs d'étalement (n°7 et n°9 du plan de
zonage). Dans les documents du PLU aucun élément ne justifie la
présence de ces zones 7, 8, et 9. Le réservoir 7 se situe à une
altimétrie supérieure et non cohérente pour permettre l'étalement
des eaux du ruisseau du Cordon d'Or. Le réservoir 9 se situe à
proximité de la zone industrielle et de la future gare de St Médard.
Ce projet de zone doit intégrer la gestion des eaux pluviales de la
zone. De même la zone industrielle existante doit intégrer des
rétentions conformes à la règlementation et suffisamment
dimensionnées. Le classement Nbd de ces terrains n'est pas
cohérent avec la zone industrielle limitrophe, les aménagements
illégaux (parcelles 2455 et 2457) générant des nuisances, pollutions
sur nos terrains. La pollution des sols générée par l'ancienne usine
BEAU MARTIN utilisant la créozote (mélange cuivre/arsenic), le
sous-sol et le sol ont été pollués. Nos terrains limitrophes ont subi
cette pollution. Aujourd'hui il est donc incohérent de conserver ces
parcelles naturelles (184, 185, 186, 187, 188, 189, 323, 325) et
encore moins de de décaisser les terres pour créer des bassins en
limite d'un cours d'eau (le Cordon d'Or). Nous craignons que ainsi la
pollution se diffuse et se répande dans la nature environnante.
Nous alertons sur les risques actuels et futurs sur la biodiversité.
Nous contestons ce nouveau classement Nbd et souhaitons un
classement en zone industrielle des parcelles 184, 185, 186, 187,
188, 189, 323, 325.
limitée par les orientations retenues dans les OAP,
soit par le classement en Nbd et l'existence
d'emplacements réservés. La question des
contraintes apportées par le recours à l'art L151-
19 ou L151-23 rejoint des observations formulées
par d'autres contributeurs et révèle une
incompréhension de la justification du classement
et des conséquences concrètes. Des précisions sur
ces points sont souhaitables.
Le sujet des emplacements réservés pour bassin
d'étalement des eaux pluviales renvoie au SDGEP :
la nécessité de gestion du débit acceptable en aval
se comprend lorsque la protection de zones
habitées (ou à vocation d'urbanisation future) est
nécessaire. La justification figurant au dossier fait
plus référence à l'insuffisance d'un exutoire sous
une route proche (avenue de Canterane).
Réponse de la collectivité
776-777 la présence dans le tissus urbain d’un grand terrain boisé
classé en N (ici environ 1ha65) n’est pas en contradiction avec le
code de l’urbanisme ni les lois actuelles qui prônent le maintien de
la biodiversité y compris dans les villes
Ce terrain boisé n’a pas fait l’objet d’inventaires au plan
environnemental, ils devront être réalisés afin de vérifier s’il est48
envisageable de modifier le zonage vers du constructible.
De plus cela ajouterait 1ha65 de consommation NAF . mais resterait
dans les 50%
La commune ne se positionne pas et souhaite le retour de
différentes PPA avant de prendre une décision par rapport à cette
demande
OAP ; ce secteur est très contraint (eaux de ruissellement) .
La commune souhaite ne pas augmenter le nombre de logements (5).
En revanche l’OAP sera allégée en n’indiquant pas où se trouverait l’accès mais en imposant un seul accès. Pas question
pour la collectivité de faire des aménagements de voiries (rond point ou autre) pour permettre cette opération.
La partie Nord du terrain est en entrée de ville , parcelle triangulaire, ce qui permet de qualifier passagèrement cet
accès. La volonté de la commune de créer un espace paysager est maintenue.
Pour les ER n°7 et n°9, la localisation et leurs besoins ont été mis en lumière dans l’étude pluviale réalisée par ABO ERG
Environnement.
Les parcelles 2455 et 2457 ont été intégrées à la zone Nbd du fait de leur appartenance partielle à la ZNIEFF de type 2 et
l’identification de zones humides élémentaires (données issues de l’Agence de l’eau) en fond de parcelles.
Les parcelles 184, 185, 186, 187, 188, 323, 325 citées présentent toutes également des enjeux environnementaux :
incluses dans le périmètre de la ZNIEFF et/ou dans la zone réglementaire du PPRi et/ou identifiée comme zone humide
lors des inventaires de terrain (parcelle 188).
Contribution R014 : M LESPINE Bruno
est venu se renseigner sur le potentiel busage du ruisseau Le
Cauban dans le secteur Bigaret. Il s'inquiète sur les conséquences
d'un tel busage (détournement du cours du ruisseau) sur les
caractéristiques des sols (zone humide, biodiversité).
Notes du CE :
Le CE n'a pas trouvé mention dans le rapport de
présentation ni dans le dossier du schéma
directeur de gestion des eaux pluviales d'un projet
de busage du ruisseau Le Cauban dans ce secteur
(ni de rectification du cours du ruisseau. Le CE49
s'est demandé si une intervention sur le ruisseau
n'était pas envisagée dans le cadre des
aménagements ferroviaires (élargissement et
rétablissement des circulations par création d'une
voie nouvelle).
Réponse de la collectivité : Pas d’infos là-dessus
Contribution R015 : M et Mme NICO DOS SANTOS
souhaiterions que les parcelles C874 et C871 soient classées en
zone constructible dans leur totalité comme dit par le maire de la
commune. De plus, concernant la parcelle C1193, cette dernière
resterait classée comme une zone naturelle
Notes du CE :
cette demande rejoint celles formulées par
d'autres contributeurs dont les unités foncières
(voire les parcelles) sont en partie en zone N ou A
et en partie en zone U. La partie de terrain
concernée a été identifiée comme étant hors de
l'enveloppe urbaine existante.
Réponse de la collectivité
Il s’agirait d’une extension de l’urbanisation dans un secteur qui n’est pas destiné à se développer.
Ce n’est pas l’unité foncière qui fait le zonage
6.4 COMMENTAIRES DU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR
Qu’il s’agisse des avis exprimés par les personnes publiques associées et autres organismes consultés
ou de la participation du public, aucune contribution recueillie au cours de l’enquête n’a exprimé un avis
défavorable au projet de PLU ou au projet de SDGEP.
Globalement, même si certaines réponses sont formulées de façon succincte, le commissaire
enquêteur considère que la commune a répondu à l’ensemble des observations formulées.
Certaines contributions ou questions mettaient l’accent sur des erreurs détectées ou des imprécisions ;
la commune s’est engagée à corriger les défauts et apporter des compléments avant approbation. C’est le cas50
notamment en ce qui concerne la présentation des objectifs de la révision du PLU, la désignation d’un
bénéficiaire d’emplacement réservé, la mention d’une règle de retrait par rapport à la route départementale,
l’annexion du PPRI dans sa globalité, … Ces corrections et compléments s’ajoutent à ceux que la commune a
évoqué dans le document d’analyse des avis des PPA versé au dossier au 1er jour d’enquête et qui portaient sur
des actualisations, des mises à jour (notamment de servitudes) et quelques précisions à apporter à la rédaction
du règlement ou aux limites d’un EBC.
Sur la question de la compatibilité du PLU avec les documents d’ordre supérieur, la commune a
apporté des éléments complémentaires permettant d’assurer la compatibilité avec le PCAET intercommunal
assez peu traité dans le rapport de présentation. Au-delà de la compatibilité avec le SCOT actuel validée par
l’avis du syndicat porteur du SCOT (SYSDAU), la participation active du SYSDAU aux différentes étapes de
l’élaboration du PLU a permis de s’assurer que le projet de PLU ne faisait pas émerger de risque
d’incompatibilité avec la révision en cours du SCoT.
Interrogée sur la prise en compte dans les choix d’évolution urbaine de l’impact potentiel des
aménagements ferroviaires, la commune reste succincte dans sa réponse, considérant qu’il appartient à RFF de
prendre les dispositions pour limiter les conséquences négatives de son projet sur le bon fonctionnement. Le
choix d’un zonage spécifique pour l’ensemble du secteur concerné par les aménagements et le choix de
positionner à terme la centralité dense à proximité de la nouvelle halte ferroviaire (zone 2AU) montrent bien
que la cohérence entre les projets a été assurée. Le dossier de PLU apporte peu de précisions sur les impacts en
matière de mobilité internes à la commune. Les informations recueillies lors des rencontres avec la commune
et par recherche sur le site du projet RFF ont toutefois permis au commissaire enquêteur de connaître les
dispositions retenues pour maintenir de bonnes conditions de déplacement entre les zones situées à l’est de la
voie ferrée et le centre bourg (passerelle et passage souterrain suite à la suppression des passages à niveau,
tracé des voies latérales de rétablissement de circulation).
En ce qui concerne le Schéma Directeur de Gestion des Eaux Pluviales, la commune a indiqué avoir
validé les deux scénarios de programme de travaux présentés dans le document (travaux curatifs, travaux
préventifs incluant la création de bassins d’étalement) ce qui justifie le maintien des emplacements réservés
envisagés dans le projet de PLU.
La commune a choisi compte tenu du nombre relativement faible de contributions recueillies de
répondre à chaque observation formulée par le public. Le commissaire enquêteur considère que ce choix
mérite d’être souligné car il permet à chacun de disposer d’une réponse circonstanciée, adaptée à sa situation.
Cela traduit une volonté de dialogue direct, franc et ouvert qui répond aux critiques parfois formulées
d’usagers ayant déclaré avoir posé des questions (parfois par écrit) sans avoir reçu de réponse.
Le public s’est essentiellement exprimé pour :
Demander le classement de parcelles en secteur constructible : la commune s’appuie sur les
orientations du projet d’aménagement de de développement durable qui consistent à favoriser le
renouvellement urbain et la densification dans l’enveloppe urbaine existante et à limiter fortement
l’extension urbaine. Elle rejette donc toute demande d’extension des zones U sur des espaces
agricoles ou naturelles.
Contester ou demander des justifications sur des contraintes limitant la constructibilité de leur
propriété : la commune a apporté des justifications lorsqu’elle a décidé le maintien de ces contraintes ;
sur certains cas, elle ne s’est pas positionnée en se laissant le temps de mener des investigations51
complémentaires qui pourront conduire soit au maintien des dispositions avec justifications
circonstanciées, soit à des adaptations avant approbation du PLU.
Demander des renseignements ou des éclaircissements sur certaines règles (emprise au sol, retraits
par rapport aux limites, …) : la commune a apporté les éclaircissements souhaités et des modifications
de rédaction du règlement pourront permettre d’améliorer la compréhension des règles avant
approbation.
Aucune contribution n’a été formulée directement sur le projet de zonage des eaux pluviales. Certaines
observations du public faisaient toutefois référence à des dispositions du PLU découlant des études menées
dans le cadre de l’élaboration du schéma directeur de gestion des eaux pluviales. C’est le cas de la contestation
et par un contributeur de l’intérêt des emplacements réservés n°7 et 9. La commune, au regard de l’étude
pluviale menée par le bureau d’études spécialisé maintient la réservation de ces emplacements. A ce stade de
la démarche, Il ne s’agit pas d’une décision de réalisation mais de préserver la possibilité de réaliser à plus ou
moins long terme les bassins d’étalement préconisés. La commune indique que la partie « préventive » du
programme de travaux sera à mettre en œuvre en lien avec la CdC. Des études plus détaillées seront donc
conduites dans ce cadre.
Fait à Pessac, le mardi 2 décembre 2025
Le commissaire enquêteur
Joël GILLON
Les conclusions motivées et avis du commissaire enquêteur font l’objet de la deuxième
partie du document ci-après.Joël GILLON - Commissaire enquêteur 2 décembre 2025 Inscrit sur la liste de la Préfecture de la Gironde Membre de la Compagnie des Commissaires Enquêteurs de Bordeaux Aquitaine
Département de la Gironde
Commune de SAINT MEDARD D’EYRANS
ENQUÊTE PUBLIQUE
relative au schéma directeur de gestion des eaux pluviales (SDGEP) et au projet de révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Saint Médard d’Eyrans
L’enquête s’est déroulée du 6 octobre au 8 novembre 2025
2ème partie
CONCLUSIONS ET AVIS MOTIVE
DU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR
pages 52 à 6152
1 Préambule ......................................................................................................................................................53
2 Rappel de l’objet de l’enquête ...................................................................................................................... 53
2.1 Le projet de révision du PLU ................................................................................................................. 53
2.2 Le projet de schéma directeur de gestion des eaux pluviales (SDGEP) ............................................... 54
3 conclusions sur le déroulement de la procédure .......................................................................................... 55
4 conclusions sur le fond du projet .................................................................................................................. 56
5 Conclusions sur les contributions du public et les réponses apportées par la commune ............................ 59
6 Avis du commissaire enquêteur .................................................................................................................... 6053
1 PRÉAMBULE
Dans cette seconde partie, le commissaire enquêteur émet un avis personnel sur le projet soumis à
l'enquête en toute liberté, et en observant la plus grande neutralité. Son avis s’appuie notamment sur
l'opportunité du projet présenté, sur un examen complet et détaillé du dossier mis à l'enquête, sur les
conditions de déroulement de l'enquête, sur l'examen des observations du public et les réponses apportées par
le maître d'ouvrage, et sur une analyse comparative des points positifs et négatifs.
2 RAPPEL DE L’OBJET DE L’ENQUÊTE
La commune de Saint Médard d’Eyrans est couverte par un Plan Local d’Urbanisme approuvé en 2013
et qui a été modifié en 2015 et 2020. Sa révision a été prescrite en décembre 2020 pour mettre le document en
conformité avec les exigences réglementaires.et s’adapter aux évolutions du contexte. Dans le cadre de la
révision de son PLU, la commune a souhaité la réalisation d’un Schéma Directeur de Gestion des Eaux Pluviales.
Ainsi, la présente enquête publique qui s’est déroulée du lundi 6 octobre 2025 au samedi 8 novembre
2025, est relative à la fois au projet de révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) et au projet de Schéma
Directeur des Eaux Pluviales (SDEG) de la commune de Saint Médard d’Eyrans. Les réflexions du commissaire
enquêteur présentées ci-après portent sur l’ensemble du dossier mais, in fine, son avis est exprimé de façon
séparée sur chacun des projets.
A l’issue de l'enquête publique, les projets éventuellement modifiés pour tenir compte des avis qui ont
été joints au dossier, des observations du public et du rapport du commissaire enquêteur, seront approuvés
par délibération du conseil municipal.
Dans le cadre du schéma directeur des eaux pluviales, une notice (synthèse du dossier technique)
justifiant le zonage proposé ainsi qu'une carte sont élaborées, constituant la base du dossier soumis à enquête
publique. Le projet de zonage peut éventuellement être modifié pour tenir compte des résultats de l’enquête
publique (Article R 123 12 du Code de l’Urbanisme). II est approuvé par délibération du conseil municipal. II ne
deviendra exécutoire qu’après les mesures de publicité effectuées (affichage pendant un mois et parution dans
deux journaux locaux).
2.1 LE PROJET DE RÉVISION DU PLU
La commune de Saint-Médard-d'Eyrans compte 3 361 habitants (INSEE 2022) répartis sur un territoire
de 1 270 hectares. Elle appartient à la communauté de communes de Montesquieu, qui regroupe 13
communes membres et 47 276 habitants en 2022. La commune est couverte par le périmètre du schéma de
cohérence territoriale (SCoT) de l’aire métropolitaine bordelaise, dont le projet de révision a été arrêté le 16
avril 2025. La communauté de communes de Montesquieu (CCM) dispose d’un programme local de l’habitat
(PLH) adopté le 8 mars 2022, ainsi que d’un plan climat air énergie territorial (PCAET).
L'élaboration du projet de PLU repose sur un diagnostic approfondi du territoire qui permet une
compréhension fine du contexte géographique, des dynamiques démographiques, du tissu économique, de
l'état de l'habitat et des infrastructures. Les enjeux du territoire qui découlent directement de ce diagnostic
sont les défis auxquels le projet de PLU doit apporter des réponses.54
Le PADD est l'expression du projet de territoire de la commune qui traduit la vision stratégique pour le
développement de Saint-Médard-d'Eyrans à l'horizon 2032 en fixant des objectifs clairs, qui sont ensuite
déclinés en règles d'urbanisme concrètes dans le règlement et le zonage du PLU.
Le PADD s'articule autour de quatre grandes orientations stratégiques.
Aménager durablement le territoire :
Maîtriser le développement démographique et l'habitat :
Renforcer le tissu économique et social :
Préserver les espaces agricoles et naturels :
La mise en œuvre du projet s'appuie également sur des outils opérationnels concrets :
Orientations d'Aménagement et de Programmation (OAP) : Quatre secteurs stratégiques font
l'objet d'une OAP pour en préciser les principes d'aménagement ;
Emplacements Réservés : Cet outil permet de "réserver" des terrains pour de futurs projets
d'intérêt général.
Les effets du projet de PLU sur l'environnement sont évalués en comparant la situation projetée avec
la situation antérieure. Une série d’indicateurs de suivi sont proposés de façon à mesurer les impacts du projet
sur l’environnement et l’atteinte des objectifs visés.
2.2 LE PROJET DE SCHÉMA DIRECTEUR DE GESTION DES EAUX PLUVIALES (SDGEP)
L’objectif de ce document est de définir les grandes orientations de gestion des eaux pluviales en
termes d'investissement et de fonctionnement, à moyen et à long termes. L’étude s’appuie sur un état des
lieux des infrastructures existantes, puis sur des méthodes simples d’analyse dans les secteurs où les
problèmes sont connus ou pourraient survenir à la suite d’une urbanisation future. La réflexion menée
permet d’apporter des solutions judicieuses par la réalisation des 2 documents suivants :
Le zonage d’assainissement pluvial pour l’adoption de mesures préventives dans
les documents d’urbanisme de la commune ;
Le schéma directeur pour la mise en place de solutions curatives et correctives
pour résoudre des problématiques existantes.
Le zonage pluvial permet de fixer des prescriptions (aspects quantitatifs et qualitatifs), comme par
exemple la limitation des rejets dans les réseaux (voire un rejet nul dans certains secteurs), un principe
technique de gestion des eaux pluviales (infiltration, stockage temporaire), d'éventuelles prescriptions de
traitement des eaux pluviales à mettre en œuvre, etc.. Sur le territoire de SAINT-MEDARD-D’EYRANS les
risques d’inondations liées aux mises en charge du réseau d’eaux pluviales peuvent être responsables de
dégâts principalement matériels. Les dysfonctionnements rencontrés concernent des débordements qui
peuvent entraîner une présence d’eau sur le domaine public ou sur des parcelles privées, et, de manière
ponctuelle au sein de certaines habitations qui ne sont pas surélevées. Les risques pour la sécurité publique
existent près du lit majeur du Milan mais restent modérés.
La mise en place d’un zonage pluvial sur la commune permet de compenser l’impact de
l’imperméabilisation des sols par :
Une gestion quantitative des eaux, en proposant des règles de dimensionnement adaptées aux
contraintes techniques et environnementales de chaque secteur ;55
Une gestion qualitative des eaux. Selon la qualité des eaux de ruissellement et la sensibilité du
milieu récepteur, un prétraitement des eaux pluviales pourra être imposé (cas particulier des
zones d’activités industrielles et commerciales par exemple).
3 CONCLUSIONS SUR LE DÉROULEMENT DE LA PROCÉDURE
Une concertation préalable bien menée sur la forme
Les modalités arrêtées pour la conduite de la concertation préalable ont été respectées. Des
dispositions ont été prises pour permettre le recueil des observations du public. Le bilan qui a été dressé relate
l’ensemble des actions mises en œuvre mais il ne précise pas les principales conclusions qui ont pu être tirées
de l’expression recueillie et l’impact que cela a pu avoir sur l’élaboration du projet.
Une bonne préparation de l’enquête publique et une information du public efficace
La procédure a été conduite dans le respect des obligations réglementaires; la commune s’est
montrée coopérative et investie; elle a facilité l’accès aux documents et a mis à disposition du public les outils
nécessaires. Le commissaire enquêteur estime que la préparation de l’enquête publique, son organisation et
l’accompagnement par la commune ont été satisfaisants. Le CE constate que l’information du public
concernant l’enquête publique a été bien conduite, diffusée à l’aide de plusieurs modes de communication,
conformément aux textes en vigueur, et qu’elle a permis au public et à tous les acteurs de pouvoir prendre
connaissance du dossier et de s’exprimer largement.
Le public disposait de différents moyens d’expression : registre en mairie, courrier, mail.
Un dossier d’enquête complet et accessible au public
Le dossier est complet. Le rapport de présentation qui rassemble l’ensemble des éléments permettant
au public de comprendre la démarche et le contenu du projet, reste d’une taille raisonnable et d’une lecture
aisée. La MRAe relève la qualité de la mise en page du rapport, la présence de synthèses thématiques ainsi que
de nombreuses illustrations et cartes qui facilitent l’appréhension du dossier
Une sollicitation de l’avis des organismes associés conduite dans les règles
Au-delà de l’autorité environnementale (MRAE), 17 organismes ont été sollicité pour avis dès l’arrêt du PLU. Le
dossier transmis contenait également le projet de SDGEP. 9 réponses ont été reçues et prises en compte.
Une bonne prise en compte de l’environnement
Comme le fait remarquer l’avis de la MRAE, le dossier répond aux attendus des dispositions des
articles R.151-1 à R.151-5 du Code de l’urbanisme relatives au contenu du rapport de présentation et plus
particulièrement aux éléments requis au titre de l’évaluation environnementale (article R.151-3).56
Pour la révision du PLU, le choix a été fait de ne pas partir du document existant pour y apporter des
adaptations mais de mener une démarche complète avec actualisation du diagnostic, mise en évidence des
enjeux et élaboration d’un projet dans le respect de la démarche Eviter, Réduire, Compenser. La prise en
compte des enjeux environnementaux et des risques a ainsi conduit à proposer le classement en zone naturelle
de certains secteurs dont l’urbanisation pouvait être envisagée au titre du PLU actuel.
La démarche d’évaluation environnementale a profité également à l’élaboration du schéma directeur
de gestion des eaux pluviales menée conjointement à la révision du PLU.
Une révision du zonage d’assainissement des eaux usées a été conduite parallèlement par le syndicat
intercommunal compétent en la matière. Il est dommage que cela ne soit pas abordé dans le dossier.
Une participation du public plutôt orientée sur des préoccupations individuelles
La participation a été relativement faible avec un nombre total de 21 contributions. Le public s’est
manifesté plus fortement au cours des dernières permanences et il y a eu peu de contributions en dehors des
permanences.
Il y a eu peu de contributions d’ordre général; l’essentiel portait sur des problématiques localisées et
des souhaits individuels. La plupart des contributions du public concernent la constructibilité des terrains ; les
autres concernent des demandes de renseignement sur le zonage, le règlement ou sur les enjeux (ou
contraintes) en matière d’environnement
Ce sont essentiellement les avis des PPA et de la MRAe qui ont abordé des sujets de fond; il y a eu des
demandes d’adaptation, des souhaits de compléments mais au final pas d’avis globalement défavorable au
projet.
4 CONCLUSIONS SUR LE FOND DU PROJET
Conformément à l’article L101-2 du code de l’urbanisme, l'action des collectivités publiques en
matière d'urbanisme doit se faire dans le respect des objectifs du développement durable et vise à atteindre un
équilibre entre de multiples enjeux.
En matière d’accueil des populations, le PLU vise à réguler le développement démographique tout en
assurant la cohérence avec les objectifs du PLH. Le besoin est estimé à 220 logements sur une période de 10
ans (2022-2032). Compte-tenu des logements créés entre 2022 et 2024 (38 logements), le besoin estimé est
ramené à 182 logements jusqu’à 2032. Le potentiel théorique de logements réalisables dans le PLU estimé à
200 logements est donc cohérent avec cet objectif.
En matière de mixité sociale, les OAP ciblent la réalisation d'environ 87 à 95 logements, dont plus de
80% seront des logements sociaux et collectifs. Cette orientation anticipe l'application de la loi SRU lorsque la
population atteindra 3500 habitants. En outre, le projet vise la mixité sociale et générationnelle en assurant la
production de petits logements (T1, T2) qui font actuellement défaut.
En matière de maîtrise du développement urbain et d’utilisation économe de l’espace, le PLU prévoit
un développement priorisé dans ou à proximité immédiate du bourg; les quartiers périphériques sont confortés
mais sans extensions significatives. Le projet favorise le renouvellement urbain et la densification : 79 % des
surfaces disponibles pour le logement s'inscrivent dans l’enveloppe urbaine existante (renouvellement) et
seulement 21 % en extension. La densité projetée pour les nouveaux logements est d'environ 19 logts/ha (soit57
522 m²/logement). Concernant l'activité économique et les services, le PLU maintient les zones d'activités
existantes (UY) mais ne prévoit pas d'extension.
Le projet opère une réaffectation significative du zonage, favorisant l'économie de l'espace : réduction
de près de 10 % de l'emprise des zones constructibles (U/AU) par rapport au PLU de 2013, plus de 30 ha de
terrains constructibles du PLU précédent ont été reclassés en zones A ou N, principalement en raison d'enjeux
environnementaux (zones humides, grands boisements, PPRI). Sur ce thème, le PLU est jugé compatible avec
les objectifs du SCOT de l'Aire Métropolitaine Bordelaise et va même au-delà. Le sujet de la lutte contre
l'artificialisation des sols (ZAN) est bien pris en compte avec une réduction de 66 % de la consommation
d'espaces NAF, ce qui rend le projet compatible avec les objectifs du SRADDET Nouvelle-Aquitaine.
En matière de préservation des espaces agricoles et forestiers et de protection des sites, milieux et
paysages naturels, le projet traduit un renforcement de la protection environnementale. Au niveau quantitatif,
le PLU présente des zones N qui couvrent 732ha92, soit 58% du territoire environ. Dans cette zone, les secteurs
naturels stricts sont nommés Nbd : ils s’étendent sur 651ha71. Les réservoirs de biodiversité, tous classés en
secteur Nbd, bénéficient d’un règlement strict limitant fortement la constructibilité. Dans les espaces bâtis du
bourg, les outils réglementaires L.151-19 et L151-23 ont été utilisés pour garantir la préservation des espaces
sensibles. Les zones A couvrent 294,61 hectares, soit 23 % du territoire communal.
Le sujet des mobilités n’est pas très développé dans le dossier en dehors du choix de renforcer les
commerces et services de proximité, notamment dans le bourg, pour limiter les déplacements motorisés et
regrouper les équipements pour favoriser les mobilités douces. Des emplacements sont réservés pour les
cheminements doux et les projets en impasses sont évités. L’impact des aménagements ferroviaires sur les
déplacements et l’accès aux services (suppression de deux passages à niveau) n’est en particulier pratiquement
pas abordé. Interrogée sur ce point, la commune dans son mémoire en réponse a apporté quelques
compléments. Le choix d’un zonage spécifique pour l’ensemble du secteur concerné par les aménagements et
le choix de positionner à terme la centralité dense à proximité de la nouvelle halte ferroviaire (zone 2AU)
montrent bien que la cohérence entre les projets a été assurée. Les informations recueillies lors des rencontres
avec la commune et par recherche sur le site du projet RFF ont également permis au commissaire enquêteur de
connaître les dispositions retenues pour maintenir de bonnes conditions de déplacement entre les zones
situées à l’est de la voie ferrée et le centre bourg (passerelle et passage souterrain suite à la suppression des
passages à niveau, tracé des voies latérales de rétablissement de circulation.
L’objectif de prévention des risques est bien pris en compte. Le PLU a évité de créer de nouvelles
zones résidentielles dans les secteurs soumis à des risques majeurs identifiés, notamment le Plan de Prévention
des Risques d’Inondation (PPRI) de la Garonne en classant la zone inondable PPRI en zone Naturelle (Nbd).
Pour la gestion des eaux pluviales, la commune a choisi d’élaborer un Schéma Directeur de Gestion en
parallèle à la révision du PLU. Ce choix est judicieux car il a permis d’identifier les difficultés actuelles
d’écoulement des eaux pluviales, de prévoir des actions pour y remédier et d’intégrer dans le PLU des
dispositions règlementaires adaptées. Le zonage pluvial annexé au PLU fixe des prescriptions (aspects
quantitatifs et qualitatifs), comme par exemple la limitation des rejets dans les réseaux (voire un rejet nul dans
certains secteurs), un principe technique de gestion des eaux pluviales (infiltration, stockage temporaire),
d'éventuelles prescriptions de traitement des eaux pluviales à mettre en œuvre, etc…
Le schéma directeur a abouti à la proposition de mise en place de solutions curatives et correctives
pour résoudre des problématiques existantes et a conduit la commune à prévoir dans le PLU huit
emplacements réservés pour des réservoirs d’étalement afin de réguler les ruissellements. Interrogée sur le58
sujet, la commune a indiqué avoir validé les deux scénarios de programme de travaux présentés dans le
document (travaux curatifs, travaux préventifs incluant la création de bassins d’étalement.
Aucune contribution n’a été formulée directement sur le projet de zonage des eaux pluviales. Certains
observations du public faisaient toutefois référence à des dispositions du PLU découlant des études menées
dans le cadre de l’élaboration du schéma directeur de gestion des eaux pluviales. C’est le cas de la contestation
et par un contributeur de l’intérêt des emplacements réservés n°7 et 9. La commune, au regard de l’étude
pluviale menée par le bureau d’études spécialisé maintient la réservation de ces emplacements. Elle précise
que la partie « préventive » du programme de travaux sera à mettre en œuvre en lien avec la CdC ; c’est dans
ce cadre que le dimensionnement et le bilan coûts-avantages des différents bassins envisagés pourront être
questionnés A ce stade de la démarche, Il ne s’agit pas d’une décision de réalisation mais de préserver la
possibilité de réaliser à plus ou moins long terme les bassins d’étalement préconisés. Le maintien des ER est
donc justifié.
En matière de salubrité publique, la commune a fait le choix de développer l'urbanisation
majoritairement sur les zones desservies par l'assainissement collectif, Le PLU limite le potentiel de nouveaux
logements en assainissement autonome et impose la conformité des systèmes existants pour toute extension
ou division foncière. Une démarche de révision du zonage d’assainissement des eaux usées a été engagée en
parallèle et en cohérence avec les orientations du PLU par le syndicat intercommunal compétent dans ce
domaine (SIAEPA DE LA BREDE). Les planning respectifs de l’élaboration du PLU et du zonage d’assainissement
n’ont pas permis de disposer des éléments pour intégrer le zonage révisé des eaux usées dans la projet de PLU.
Toutefois, le projet de zonage révisé a été mis à l’enquête publique dans la même période que le PLU et
l’intégration du zonage d’assainissement des eaux usées révisé en lieu et place du zonage actuel reste
envisageable avant approbation du PLU.
En matière d’environnement, le commissaire enquêteur rejoint l’avis de l’autorité environnementale
(MRAE) qui souligne la « qualité du rapport de présentation dont la démarche d’évaluation environnementale
s’appuie sur des éléments de connaissance exhaustifs et sur une méthode d’analyse proportionnée aux enjeux
du territoire ». Les zones d'intérêt majeur (sites Natura 2000, ZNIEFF, ENS) ont été intégrées majoritairement
dans le zonage Naturel strict (Nbd), Le PLU identifie les réservoirs de biodiversité et les continuités écologiques
(trames verte et bleue) et en assure la protection via le zonage ou par utilisation des outils règlementaires
L.151-19 et L151-23.
Le PLU intègre la lutte et l'adaptation au changement climatique par la maîtrise de l'étalement urbain
(économie d'énergie) et la préservation des espaces verts pour le rafraîchissement passif en milieu urbain. Le
règlement encourage les dispositifs d’énergies renouvelables individuelles (solaires) et l'amélioration de la
performance énergétique, tout en proscrivant les champs photovoltaïques qui concurrenceraient les terres
agricoles, Le rapport n'évalue pas le potentiel de développement des EnR et ne définit pas clairement de zones
d'accueil pour ces énergies. Dans sa réponse au PV de synthèse, la commune fournit des éléments concernant
la compatibilité du PLU avec le PCAET de la communauté de communes qui n’était pas suffisamment abordée
dans le dossier.
Synthèse :
Sur le fond, le projet de PLU répond aux exigences du code de l’urbanisme en traitant les différentes
thématiques de façon satisfaisante et équilibrée. Ce sont essentiellement les avis des PPA et de la MRAe qui
ont abordé des sujets de fond ; ces avis sont globalement positifs. Ils expriment parfois quelques critiques ou59
observations mais certains questionnements émis par un organisme (sur la capacité à respecter les objectifs de
production de logements par exemple) trouvent réponse dans l’analyse du dossier par d’autres organismes.
L’analyse des avis fournie par la commune en contribution au 1er jour de l’enquête et ses réponses
aux questions du commissaire enquêteur dans le PV de synthèse ont apporté des éclaircissements satisfaisants.
Dans ces documents, la commune a apporté également des justifications en réponse à la critique formulée sur
le choix de la période projet (2022 – 2032). Le commissaire enquêteur considère que ce choix n’altère en rien la
sincérité des données et l’ambition des objectifs affichés.
Le commissaire enquêteur prend note du fait que des corrections et compléments seront apportés au
dossier avant approbation lorsque les éléments nécessaires sont disponibles. Cela concerne essentiellement
des actualisations, des mises à jour (notamment de servitudes) et quelques précisions à apporter à la rédaction
du règlement ou aux limites d’un EBC
Le projet de schéma directeur de gestion des eaux pluviales et en particulier le zonage
d’assainissement pluvial qui en découle n’ont fait l’objet d’aucune observation ou critique sur le fond.
5 CONCLUSIONS SUR LES CONTRIBUTIONS DU PUBLIC ET LES RÉPONSES APPORTÉES PAR LA COMMUNE
Aucune contribution recueillie au cours de l’enquête n’a exprimé un avis défavorable au projet de PLU
ou au projet de SDGEP.
La commune a choisi dans le cadre de la remise du PV de synthèse et compte tenu du nombre
relativement faible de contributions recueillies de répondre à chaque observation formulée. Le commissaire
enquêteur considère que ce choix mérite d’être souligné car il permet à chacun de disposer d’une réponse
circonstanciée, adaptée à sa situation. Cela traduit une volonté de dialogue direct, franc et ouvert qui répond
aux critiques parfois formulées d’usagers ayant déclaré avoir posé des questions (parfois par écrit) sans avoir
reçu de réponse.
Le public s’est essentiellement exprimé pour :
1. Demander la constructibilité de certaines parcelles
La commune a rejeté toute demande d’extension des zones U sur des espaces agricoles ou naturelles
(déjà reconnus comme tels dans le PLU en vigueur). Cette décision est cohérente avec les orientations du
projet d’aménagement de de développement durable qui visent à favoriser le renouvellement urbain et la
densification dans l’enveloppe urbaine existante et à limiter fortement l’extension urbaine
La contestation s’est exprimée de façon plus vive lorsqu’elle portait sur le déclassement de parcelles ou
parties de parcelles qui se trouvent en zone constructible au PLU actuel et sont prévues en N ou A dans le
projet. Sur certains terrains, un projet antérieur avait même reçu un avis favorable sous forme de permis
d’aménager. La commune a décidé de ne pas se positionner immédiatement sur ces cas et a souhaité
prendre le temps de recueillir des éléments complémentaires Le commissaire enquêteur considère qu’il
est effectivement souhaitable de compléter les investigations de façon à pouvoir apporter des
justifications précises aux décisions qui seront prises avant approbation du PLU sur ces cas spécifiques.60
2. Contester ou demander des justifications sur des contraintes limitant la constructibilité de leur
propriété
La commune a répondu à chaque demande (avec explications), parfois en la rejetant, parfois en
l’acceptant, parfois en ne se positionnant pas immédiatement de façon à disposer d’éléments
complémentaires avant prise de décision argumentée.
3. Demander des renseignements ou des éclaircissements sur certaines règles (emprise au sol, retraits
par rapport aux limites, …)
La commune a apporté des éclaircissements et envisage une simplification de l’écriture de certaines
règles.
Aucune contribution n’a été formulée directement sur le projet de zonage des eaux pluviales. Certains
observations du public faisaient toutefois référence à des dispositions du PLU découlant des études menées
dans le cadre de l’élaboration du schéma directeur de gestion des eaux pluviales. C’est le cas de la contestation
par un contributeur de l’intérêt des emplacements réservés n°7 et 9. La commune, au regard de l’étude
pluviale menée par le bureau d’études spécialisé maintient la réservation de ces emplacements. Le
commissaire enquêteur considère que cette décision est justifiée. En effet, à ce stade de la démarche, Il ne
s’agit pas de valider une décision de dimensionnement et de réalisation opposable aux tiers (ce qui supposerait
un bilan coûts avantages) mais de préserver par l’inscription en emplacement réservé la possibilité de réaliser à
plus ou moins long terme les bassins d’étalement préconisés.
6 AVIS DU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR
En conclusion, le commissaire enquêteur relève les points positifs et négatifs suivants
Points positifs Points négatifs La préparation et la conduite de l’enquête ont été bien menées
Une concertation préalable a été conduite de façon satisfaisante Le bilan de la concertation est succinct Le dossier est complet et répond aux exigences réglementaires Il est bien conçu assez facile d'appréhension
L’information du public a été large et efficace La participation du public est restée faible malgré la bonne communication
La démarche d’évaluation environnementale a été complète et bien conduite
Un diagnostic territorial poussé et une bonne identification des enjeux environnementaux Une prise en compte satisfaisante et équilibrée des différents enjeux : accueil des populations (habitat, mixité sociale), développement urbain, économie d’espaces, lutte contre l’artificialisation, protection des espaces agricoles et naturels, mobilités, prévention des risques, salubrité publique, énergie et climat
Quelques faiblesses ont été détectées et quelques critiques ont été formulées auxquelles la commune a apporté des réponses satisfaisantes : choix de la période de projet, compatibilité PCAET, prise en compte des enjeux mobilités liés au projet ferroviaire, …
L’élaboration conjointe d’un SDGEP et d’un zonage des eaux pluviales a permis une très bonne prise en Une révision du zonage d’assainissement des eaux usées a été conduite en parallèle mais le document61
compte de ces enjeux dans le projet de PLU annexé au projet de PLU est dans sa version actuelle. La commune a apporté des réponses à chaque contribution du public. Sur certains cas spécifiques,
la commune ne s’est pas positionnée considérant
nécessaire de disposer d’éléments complémentaires
pour asseoir sa décision.
La commune s’est d’ores et déjà engagée à apporter
des corrections, des compléments ou des précisions
sur de nombreux sujets mis en évidence lors de
l’enquête.
Compte tenu des éléments de réflexion exposés ci-avant, et compte tenu que les points positifs du projet
dominent très largement les points négatifs (pour la plupart desquels des engagements ont en outre été pris
pour apporter des améliorations), le commissaire enquêteur émet :
UN AVIS FAVORABLE au projet de Plan Local d’Urbanisme de la commune de Saint
Médard d’Eyrans,
UN AVIS FAVORABLE au projet de Schéma Directeur de Gestion des Eaux Pluviales et
au Zonage d’assainissement pluvial de la commune de Saint Médard d’Eyrans,
Le commissaire enquêteur recommande à la commune :
de procéder avant approbation du PLU aux corrections, compléments et ajustements visés dans les
réponses qu’elle a apportées aux avis des PPA et au PV de synthèse
de mener, comme elle l’a indiquée, des investigations complémentaires sur les cas pour lesquels la
commune ne s’est pas positionnée dans sa réponse aux contributions du public de façon à
argumenter une décision de maintien ou de modification des dispositions envisagées à partir d’une
connaissance approfondie des enjeux en matière d’environnement, de paysage et de risques
propres à chaque situation
d’annexer au projet de PLU avant son approbation le zonage d’assainissement des eaux usées révisé
(dans la mesure où le délai d’approbation de ce dernier le permettra).
.
Fait à Pessac, le mardi 2 décembre 2025
Le commissaire enquêteur
Joël GILLONJoël GILLON - Commissaire enquêteur 2 décembre 2025 Inscrit sur la liste de la Préfecture de la Gironde Membre de la Compagnie des Commissaires Enquêteurs de Bordeaux Aquitaine
Département de la Gironde
Commune de SAINT MEDARD D’EYRANS
ENQUÊTE PUBLIQUE
relative au schéma directeur de gestion des eaux pluviales (SDGEP) et au projet de révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Saint Médard d’Eyrans
L’enquête s’est déroulée du 6 octobre au 8 novembre 2025
3ème partie
Pièces annexées au rapport62
1 - Nomination du commissaire enquêteur par le TA de Bordeaux
2 - Arrêté d’ouverture d’enquête
3 – Certificat d’affichage et photos de l’affichage
4 – Publications dans la presse
5 – PV de synthèse remis à M le maire de St Médard d’Eyrans le 13
novembre 2025
Les annexes au rapport dans sa version numérique, comprennent également :
- Le PV de synthèse avec les réponses apportées par la commune
- Un dossier contenant les documents annexés au registre d’enquête :
Courriers reçus au siège de l’enquête
Pièces jointes aux contributions
Copie des messages reçus par voie électroniqueDECISION DU
t810712025
N'E25000112 133
nÉpusrreuE FRANÇArsE
TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE BORDEAUX
Le président du tribunal administratif
E- Décision désignation de commissaire du 1810712025
CODE : I
Vu enregistrée le 1510712025, la lettre par laquelle Monsieur le maire de la commune de Saint-Médard-d'Eyrans demande la désignation d'un commissaire enquêteur en vue de procéder à une enquête publique ayant pour objet:
révision du plan local d'urbanisme et de son schéma directeur des eaux pluviales de la commune de Saint Médard d'Eyrans ;
Vu le code de I'environnement. et notamment ses articles L. 123-l et suivants et R.123-5:
Vu le code de I'urbanisme :
Vu le code général des collectivités territoriales ;
Vu les listes départementales d'aptitude aux fonctions de commissaire enquêteur
établies au titre de l'année 2025 ;
DECIDE
ARTICLE 1 :Monsieur Joël GILLON est désigné en qualité de commissaire enquêteur pour I'enquête publique mentionnée ci-dessus.
ARTICLE 2 :Monsieur Pierre THIERCEALILT est désigné en qualité de commissaire enquêteur suppléant pour l'enquête publique mentionnée ci-dessus.
ARTICLE 3 :Pour les besoins de l'enquête publique, le commissaire enquêteur est autorisé à utiliser son véhicule, sous réserve de satisfaire aux conditions prévues en matière d'assurance, par la législation en vigueur.
ARTICLE 4 :La présente décision sera notifiée à Monsieur le maire de la commune de Saint-Médard-d'Eyrans, à Monsieur Joël Gillon et à Monsieur Pierre Thierceault.
_ Po,ur erpddill.:rn cçnfoçrna à l'or{;i*;:i
Ppur !e Grcffirr en tliel m par if*lÉgati*n
Lo üsntrôleur des techniques
le président,
Fait à Bordeaux, le 1810712025
GiI CORNEVAUX
Xavier B˧§E rÂRiEs1
PHOTOS DE L’AFFICHAGE SUR LE TERRAIN
Affichage de l’arrêté d’enquête Avis d’enquête panneau mairie
Affichage près de la poste Avis d’enquête panneau LapradeJoël GILLON - Commissaire enquêteur 13 novembre 2025
Département de la Gironde
Commune de SAINT MEDARD D’EYRANS
ENQUÊTE PUBLIQUE
relative au schéma directeur de gestion des eaux pluviales (SDGEP) et au projet de révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Saint Médard d’Eyrans
PROCÈS VERBAL
DE SYNTHÈSE DES QUESTIONS ET OBSERVATIONS formulées par le public ou soulevées par le commissaire enquêteur
REFERENCE : article 9 de l'arrêté municipal n° 2025-179 du 16 septembre 2025 prescrivant l'enquête publique.
GENERALITES
L’enquête publique s’est déroulée du 06 octobre 2025 au 08 novembre selon le calendrier prévu, les modalités prescrites par l’arrêté qui l’a ordonné ainsi que les lois et règlements applicables en la matière.
Malgré une bonne diffusion de l’information auprès du public (affichage, presse, communication Facebook, distribution flyers dans le journal communal), la participation a été relativement faible. En effet, seules 21 contributions ont été déposées qui se décomposent en :
15 observations dans le registre papier,
4 contributions reçues par courriel,
2 courriers reçus au siège de l’enquête.
Les visites se sont réparties sur les 5 permanences mais très peu d’observations ont été recueillies par dépôt sur le registre d’enquête hors des permanencesLes contributions ont été codifiées en utilisant le mode de référencement suivant :
R001, R002, … pour les contributions déposées directement sur le registre d’enquête
C001, C002, … pour les courriers
@001, @002, … pour les mails
La contribution @001 n’est pas réellement une contribution du public ; il s’agit d’un document transmis par la mairie contenant une analyse (produite par le bureau d’études en charge du PLU) des avis des organismes consultés dès l’arrêt du projet (Personnes Publiques Associées et Autorité Environnementale). Ce document a été joint au dossier dans le sous-dossier contenant les avis des organismes consultés de façon à en faciliter la prise de connaissance par les personnes qui consultent le dossier. Ce document ne constitue pas formellement un mémoire en réponse de la commune mais il contient des éléments d’analyse intéressants. Il distingue notamment des points qui pourraient mériter une analyse plus poussée et met parfois en évidence des possibilités de prise en compte d’un certain nombre d’observations avant approbation.
Quelques contributions ont été accompagnées de pièces jointes (courriers, extraits de plans, etc.) ; 7 pièces jointes ont ainsi été annexées au registre d’enquête:
Contribution R004 : 2 courriers d’1 page chacun de M DENEY
Contribution C001 : 1 courrier d’1 page de Mme PLAISIR / PAJAUD
Contribution R010 : document de 4 pages de M KERHOAS
Contribution @002 : mail de M ARNAUD Eric, avocat, accompagné d’un courrier de 3 pages
Contribution C002 : dossier déposé en mairie sous chemise contenant 3 plans A3 et 9 feuilles (découpage cadastral sur fond de plan vue aérienne) en A4
Contribution @003 : mail de la mairie de St Médard d’Eyrans avec un courrier d’1 page
Contribution @004 : mail M ARNAUD Eric, avocat, avec un courrier d’1 page
La plupart des contributions du public concernent la constructibilité des terrains ; en effet, 16 observations ont un rapport avec ce sujet. Les autres observations concernent des demandes de renseignement sur le zonage, le règlement ou sur les enjeux (ou contraintes) en matière d’environnement.
Le problème de constructibilité est lié à 3 causes principales (il peut y avoir plusieurs problèmes évoqués dans une même contribution) :
Le zonage : il s’agit de demande d’extension des zones UB ou UC sur des parcelles contigües situées en zones A ou N : R001, R003, R004, R005, C002, R013, R015
Le règlement : demande d’explication ou de modification lorsque la constructibilité est limitée par des règles de retrait (par rapport aux limites ou aux voies) ou d’emprise au sol : R001, R002, R006, C001, R012,
Les enjeux d’environnement ou de risques : contestation ou demande de justifications lorsque l’identification d’éléments paysagers (art L151-19 ou L151-23 du Code de l’urbanisme) ou la situation au regard du risque limitent la constructibilité : R006, R009, R010, R012, R013, R014,
Aucune contribution n’a été déposée au titre du projet de schéma directeur de gestion des eaux pluviales (SDGEP) et du plan de zonage associé. Toutefois, les observations formulées dans les contributions R006, R009 et R013 portent sur des dispositions ou des règles issues des études menées dans le cadre du SDGEP et intégrées dans le PLU pour assurer la gestion des eaux pluviales (Emplacements réservés, retrait par rapport aux cours d’eau, niveau de l’entrée sur un terrain pour améliorer la gestion des eaux pluviales).Les principales questions soulevées lors de l’enquête publique sont rassemblées en deux parties :
les questions issues de l’analyse par le commissaire enquêteur du dossier et des avis des organismes associés
les questions issues des contributions du public.
1. QUESTIONS ISSUES DE L’ANALYSE DU DOSSIER
Certaines observations, critiques, voire réserves formulées par les PPA et la MRAE ont retenu l’attention du commissaire enquêteur soit parce qu’elles étaient formulées de façon convergente par plusieurs organismes, soit parce qu’elles rejoignaient des points de questionnement qu’il avait lui-même notés à l’examen du dossier. Elles portent sur les sujets suivants :
1.1. Les objectifs poursuivis par la révision du PLU
Le CE rejoint la remarque formulée par la MRAE sur la faiblesse des éléments issus du bilan de mise en œuvre du PLU en vigueur et sur la précision des objectifs poursuivis dans le cadre de l’engagement du projet. La délibération de prescription de la révision reste succincte sur ce sujet. Le CE note que lors des contacts avec la commune en préparation de l’enquête, des éléments concrets ont été énoncés pour expliciter la décision de révision ; il s’étonne de ne pas les retrouver dans le dossier. En outre une coquille s’est glissée dans le rapport de présentation (P207) au début du chapitre consacré aux justifications du projet faisant visiblement référence à un autre dossier. Cette erreur se répète dans le résumé non technique (p327).
Quelles précisions la commune peut-elle apporter sur ce sujet ?
1.2. Prise en compte de documents d’ordre supérieur (SCoT, SRADDET, PCAET)
Le rapport de présentation au chapitre A-II-2 vérifie la compatibilité avec le SCoT en vigueur et l’avis du SYSDAU (syndicat porteur du SCoT) confirme cette compatibilité. En ce qui concerne le SRADDET, le chapitre A-II-3-2 précise que les thématiques abordées par ce document « sont traitées au travers de la compatibilité avec le SCOT, document de rang supérieur au PLU, ayant intégré la majeure partie de ces thématiques ». Or, la compatibilité du PLU a été vérifiée par rapport au SCoT en vigueur qui date de 2014 et qui dans cette version n’assurait évidemment pas la compatibilité avec le SRADDET élaboré ultérieurement (approuvé en mars 2020) et n’avait donc pas le caractère de SCoT intégrateur. Le SCoT de l’Aire Métropolitaine Bordelaise est en cours de révision. Le projet révisé aura le caractère de SCoT intégrateur ; il a été arrêté le 16 avril 2025 et soumis à enquête publique du 15 septembre au 15 octobre 2025.
Toutefois, dans son chapitre E-II le rapport de présentation traite de façon plus détaillée l’articulation du projet de PLU avec les documents supra. Il analyse les domaines couverts par le SRADDET et les thématiques figurant dans le fascicule des règles en attribuant un score de respect de chacune des règles par le PLU. La compatibilité avec le SRADDET est ainsi correctement vérifiée. La compatibilité avec le SDAGE et les SAGE est également traitée de même que celle avec le PLH (p313 et 314). Par contre, le sujet de la prise en compte du PCAET de la communauté de communes n’est pas abordé dans ce chapitre.
Quels éléments permettent de garantir la compatibilité du projet de PLU avec les orientations et actions retenues au PCAET de la communauté de communes ? Comment l’élaboration du projet de PLU a-t-elle anticipé les évolutions du SCoT de l’aire métropolitaine dont la révision s’opérait en parallèle ?1.3. L’intégration dans le projet des conséquences du projet structurant des aménagements ferroviaires
Les aménagements ferroviaires sont pris en compte dans le projet de PLU sous forme d’une zone réservée destinée à accueillir ces aménagements. Le dossier fait état du déplacement de la halte ferroviaire et de son statut de pôle multimodal. Le rapport de présentation évoque peu le contenu du projet ferroviaire pourtant la suppression des passages à niveaux entraine une modification substantielle des conditions de circulation. La création d’un nouveau passage supérieur et de voies de rétablissement des circulations est intégrée dans la zone réservée mais cela aura des conséquences sur les liens entre les quartiers situés à l’est de la voie ferrée et le centre bourg. C’est dans la partie est que se situe l’église, le cimetière et certains équipements collectifs ; c’est également dans cette parie que sont prévues deux zones d’extension urbaine (1AU).
La commune peut-elle préciser les dispositions prises pour garantir le bon fonctionnement urbain de son projet en cohérence avec l’impact du projet ferroviaire ? Comment l’impact potentiel du statut de pôle multimodal de la future halte ferroviaire a-t-il été pris en compte ?
1.4. La perspective de mise en œuvre opérationnelle d’aménagements inscrits sous forme d’emplacements réservés
En matière d’eaux pluviales, l’élaboration en parallèle du PLU du schéma directeur de gestion des eaux pluviales est considéré comme une excellente initiative. L’approbation de ce schéma conférera au zonage eaux pluviales visé dans le règlement du PLU un caractère opposable aux tiers. Le schéma propose deux options de programme de travaux :
un traitement plutôt « curatif » consistant à améliorer ponctuellement le fonctionnement des ouvrages d’écoulement
un traitement plus « préventif » visant à éviter l’engorgement du réseau par la gestion en amont des eaux pluviales
Le fait d’intégrer dans le PLU des emplacements réservés pour la réalisation de bassins de rétention semble indiquer que le choix de la commune s’oriente vers le programme le plus ambitieux mais aucun engagement n’est pris dans le dossier. Les services consultés relèvent de façon positive la création d’emplacements réservés tout en regrettant l’absence de perspective de mise en œuvre (Programmation).
La commune peut-elle apporter des précisions sur le choix entre les deux options de programme de travaux et les perspectives de réalisation ?
2. QUESTIONS OU OBSERVATIONS DU PUBLIC
Les observations ou questions du public ont été rassemblées au fur et à mesure de leur réception dans un tableau précisant pour chaque contribution, sa localisation, le ou les thèmes abordés et l’existence éventuelle de pièces jointes. Le tableau contient une colonne “notes du CE» où le commissaire enquêteur a inscrit après chaque rencontre quelques notes issues de la discussion avec le contributeur.
Compte-tenu du faible nombre d’observations formulées et en accord avec la commune, il a été décidé de faire figurer dans le PV de synthèse toutes les contributions plutôt que de les regrouper par thème. Ceci permet de faire figurer dans le rapport d’enquête des réponses adaptées à chaque contexte. Un regroupement aurait conduit à des réponses plus globales au regard d’un groupe d’observations portant sur un même sujet.
.Contribution R001 : M et Mme VILLA CAMPES Les parcelles n°1604 et 1603 section C, actuellement en agricole seraient à passer en constructible. En effet, celles-ci sont maintenant au milieu de constructions et ne peuvent donc être attachées à un domaine agricole. Pour l'unité foncière composée des 2 parcelles Section C n°1593 (agricole) et n°1588 (constructible), le calcul d'emprise au sol porte- t-il sur l'ensemble ou uniquement sur la partie constructible ? Dans ce deuxième cas, nous demandons le changement de statut de la parcelle 1593.
Notes du CE :
il s'agit d'un hameau en Ucd dans le quartier Larchey. Les parcelles n°1604 et 1603 sont en dehors de l’enveloppe urbaine.
La question concernant la notion d'unité foncière et de calcul d'emprise au sol mériterait une précision dans les dispositions générales du règlement.
Contribution R002 : M BETTIONI section C613, 785,786,1200,791. En zone UB, le petit b de l'article "emprise au sol" prévoit 20% pour les constructions en arrière rang et situées au-delà de 20m de la voie d'accès principale. Est-ce que cette règle s'applique uniquement en cas de division parcellaire ? Pouvez-vous confirmer que sans aucune division, l'emprise de 30% s'applique sur l'ensemble de ma propriété foncière ?
Notes du CE :
difficulté d'interprétation du règlement sur le thème emprise au sol et construction en arrière plan. Des précisions sont souhaitables.
Contribution R003 : M LESPINE explique que sa famille est propriétaire de terrains situés dans le quartier Bigaret (avenue de Lesteyrolle) qui étaient classés en 1AU au PLU actuel. Un permis d'aménager a été délivré sur une partie de terrains en 2015. Le projet de PLU classe les terrains en N. M Lespine demande le respect du permis d'aménager délivré et de l'engagement de constructibilité du PLU actuel pour les parcelles 86 et 87 situées au-delà du permis d'aménager. Il demande le classement en zone constructible. Dans le cadre du projet ferroviaire et suite à expropriation de la parcelle 94, la SNCF a rétrocédé une partie de la parcelle 94 qui permet un accès à la voie nouvelle.
Notes du CE :
L'unité foncière est concernée par le PPRI (zone bleue) mais le propriétaire considère qu'elle est hors de tout risque d'inondation. Le permis d'aménager date de 2015; il a donc dépassé sa durée de validité. Toutefois, les justifications du changement de zonage méritent d'être explicitées compte tenu du caractère de constructibilité qui avait été reconnu par délivrance d'un permis d'aménager.
Contribution R004 : M DENEY Rémy Observation du 15/10/2025 faite par Deney Rémy représenté par sa mère Catherine VIMES épouse DENEY concernant les parcelles B1666, B1668, B343 qui ont fait l'objet de deux courriers des 14/03 et 01/05/2022 sollicitant leur reclassement en zone constructible. Les arguments sont exposés dans lesdits courriers. La demande prioritaire porte sur les parcelles B1666 et B1668 PJ : 2 courriers
Notes du CE :
La plus grande parcelle se situe clairement en dehors de l'enveloppe urbaine; les 2 plus petites sont à la limite et le propriétaire met en avant l'équité au regard des jardins voisins intégrés dans la zone U.
Contribution R005 : M et Mme FORMEY de SAINT LOUVENT parcelle C851; Une partie de la parcelle est classée en A alors qu'à l'origine (achat en 2002) elle était en UC ! Pourquoi ce changement ? Nous demandons que cette parcelle devienne constructible (pour raison familiale).
Notes du CE :
La partie de l'unité foncière actuellement classée en A et reclassée en N est en dehors de l'enveloppe urbaine.
Contribution R006 : M BARBOT Thierry 1) Je m'étonne de constater que le cœur de bourg ancien de la commune classé actuellement en zone UA (lieu-dit "Baron") soit classé dans le projet en zone UB. Problèmes : la constructibilité en limite séparative est interdite en zone UB et ne correspond plus aux caractéristiques de la zone (habitat en continu ou en semi-continu). L'emprise au sol de 30% en zone UB ne correspond pas aux caractéristiques du secteur (habitat dense en continu ou semi- continu. Emprise au sol en UA = 40% actuellement). 2) Le projet prévoit un retrait des constructions de 20m par rapport au ruisseau le Milan. Si cette règle paraît logique dans la partie du ruisseau au sud de la partie busée dans le bourg, je souhaiterais que ce retrait soit redéfini à 10 m (comme dans le PLU actuel) dans la partie Nord du ruisseau où le débit est régulé par le busage, de manière à pouvoir construire sur la parcelle A2242. Cette parcelle n'a jamais été inondée par le ruisseau.
Notes du CE :
Le déclassement de UA en UB du centre bourg s'accompagne d'une interdiction de construction en limite séparative alors que la bâti en semi continu existe dans ce secteur. Cela ne correspond pas à la logique de maintien d'une forte densité urbaine en centre bourg. Le recul de 20 m par rapport au ruisseau est-il justifié dans ce secteur par des risques avérés d'inondation ?Contribution C001 : Mme PAJAUD Delphine Je suis propriétaire d'un terrain situé au 41bis route départementale 1113 (section Cn°1018). Dans le cadre de cette révision, je souhaiterais que ce terrain (ou une partie de celui-ci) soit inscrit en zone constructible afin de permettre une division parcellaire. Cette demande s'inscrit dans un projet familial. Je souhaiterais pouvoir construire pour accueillir mes enfants sur la commune et leur permettre de s'installer à proximité, dans le cadre de vie adapté et conforme aux besoins actuels en logements. Je vous remercie de bien vouloir prendre en considération cette observation lors de l'élaboration du futur PLU.
Notes du CE :
Le terrain est en zone constructible au projet de PLU. Ce qui risque de limiter les possibilités réelles de construction ce sont plutôt les contraintes de règlement (recul par rapport à la RD1113, par rapport aux limites séparatives et emprise au sol) compte-tenu de la forme géométrique du terrain.
Contribution R007 : M MOULIS Julien Prise d'information pour l'évolution de l'emprise au sol Notes du CE :
satisfait de constater que l'emprise au sol pour son terrain passe de 20 (zone UC) à 30% (zone UB) Contribution R008 : M NOEL Pascal Suite à ma demande d'installation d'une véranda en 2020 et la contrainte de toiture, soit toit plein végétalisé ou pose de panneau photovoltaïque, je constate que sur le projet, cette contrainte ne figure plus au règlement.
Notes du CE :
Satisfait de constater que le problème qu'il avait connu a été pris en compte
Contribution R009 : M THOMAS Jean Robert 1ère question : Il est fait état "d'éléments de paysages identifiés" qui touchent ma propriété (parcelles A115, A142 et A143) qui se rattachent aux articles L151-19 et L151-23 du code de l'urbanisme. Ceci entraîne dans le dossier d'enquête PLU (chapitre diversité des habitats naturels p105 secteur 2) la mise en place d'une restriction quant à la possibilité de construction sur mes parcelles, notamment A115. Quelle est la justification d'une telle restriction qui viendrait restreindre encore plus le potentiel de construction sur ma propriété.
2ème question : Dans la notice de zonage pluvial à la page 18 il est indiqué que "les entrées des propriétés devront être plus élevées que le niveau de la route" . Aujourd'hui, le niveau naturel à l'entrée de ma propriété se situe à environ 50-70cm en dessous du niveau de la route. Les travaux SNCF envisagées sur l'avenue du 8 mai pour la suppression du PN13 doivent conserver le niveau de la route actuel. Je ne comprends donc pas bien la mesure du nouveau PLU : je ne peux envisager physiquement un tel relèvement de niveau de l'entrée de ma propriété par rapport à la route. Que dois-je conclure et que peut-on modifier/adapter face à cette contrainte ?
Notes du CE :
contestation du caractère "d'élément paysager identifié" donné à une partie de son terrain et incompréhension du type de travaux attendus pour répondre à la règle concernant le niveau de l'entrée par rapport à la route.
Contribution R010 : M KERHOAS Pascal Suite à la requête déposée ce jour, demande la requalification de la parcelle A261 pour développement de mon activité en lien avec le PADD de la collectivité
PJ : 1 courrier avec photos
Notes du CE :
le courrier joint conteste le caractère d'intérêt paysager affecté à la parcelle A261 qui ne supporte plus aucun arbre et argumente la demande par le besoin de développement de l'activité présente sur la propriété.
Contribution R011 : Mme SARRODEZ Marie Hélène est passée pour se renseigner sur les limites d'une zone inconstructible liée au PPRI sur la parcelle 2555 en zone UC avenue de Canterane.
Notes du CE :
simple demande d'information
Contribution R012 : Complément porté aux remarques R009 1) Règlement dossier d'arrêt et d'enquête publique p25 article 11- UA-UB-UC
Obligation en matière d'espaces libres, d'aires de jeux et de loisirs et de plantation. Il est indiqué qu'à l'intérieur des "éléments de paysage identifiés" au plan de zonage en application de l'article L151-19 ou L151-23 du Code de l'Urbanisme qu'il est prescrit un maintien de la majorité des arbres de haute tige existants. Cette obligation frappe ma propriété sur la parcelle A115, contigüe aux parcelles A144, A114, A111, A110 et A2242 qui ne sont pas touchée
Notes du CE :
Ce complément aux observations formulées dans la contribution R009, renforce la demande de justification du classement d'une partie de la propriété en "élément de paysage identifié" et ajoute un questionnement sur la justification du retrait de 20m par rapport au ruisseau. C'est l'impact sur la constructibilité du terrain (et donc sa valeur potentielle en cas de vente) qui est ici questionné.par cette disposition, et on ne connaît pas la superficie affectée. Ce qui entraîne les questions suivantes : a) quel est le positionnement exact et la superficie touchée par cette obligation ?
b) quelle a été la ou les raisons qui ont amené à cette obligation ?
2) Règlement p19 article 5 UA-UB-UC Il est mentionné : "lorsque les limites séparatives suivent un exutoire des eaux de ruissellement (craste) ou un ruisseau existant, toute construction nouvelle (construction principale et annexe séparée) doit être implantée avec un recul par rapport aux berges qui ne pourra être inférieur à 10m. Par rapport au ruisseau Le Milan, cette distance est portée à 20m". Une estimation physique pratiquée par moi-même imposerait sur la parcelle A115 une oblitération d'environ 300m2 sur ma propriété totale de 3500m2 (parcelles A142+A143+A115). Ceci constitue donc une perte financière importante pour moi en cas de vente de ma propriété. Est-ce que cette mesure de retrait de 20m se justifie (risque d'inondation?) alors que depuis 1977, date de l'acquisition de ma propriété, il n'a jamais été constaté d'inondation sur ma parcelle A115 ?
Contribution @002 et @004 : Eric ARNAUD pour le compte du groupe COURCELLE et la SCI FRANCAZAL
@002 : Nous vous prions de trouver correspondance à votre attention à verser à la documentation rendue disponible au public. Un courrier est joint au message composé de 3 pages. Ce document a été annexé au registre d'enquête (p12). Le courrier est adressé par M ARNAUD Eric, avocat représentant les intérêts du Groupe COURCELLE et de la SCI FRANCAZAL. Il fait état de difficultés successives rencontrées par le groupe COURCELLE dans le cadre de dépôts de demandes de permis de construire pour un bâtiment d'activités au lieu-dit "Marais de La Prade".
@004 : A la suite de la notification en date du 5 novembre écoulé des observations de notre cliente la SCI FRANCAZAL, nous avons constaté qu'une coquille s'est glissée dans le troisième paragraphe de cette lettre et touchant à l'identification du vendeur. Par erreur, il a été indiqué Monsieur Algayon alors qu'l fallait lire la SCI ADA représentée par M. ATILLA BAGGI. Nous vous remercions d'en prendre note.
Notes du CE :
Le courrier fait mention de difficultés successives pour l'obtention d'un permis de construire et critique l'attitude de la mairie tout au long du processus. La situation précise (références cadastrales) n'est pas mentionnée mais d'après les renseignements obtenus auprès de la mairie, il s'agit d’une unité foncière composée des parcelles B1784/B383/B495/B620 au lieu-dit « Marais de La Prade ».
Le terrain se situe dans un secteur qui a été en partie déclassé de zone constructible (Ux) en zone naturelle au projet de PLU révisé. Ce type de situation mérite des justifications adaptées au contexte de chaque cas.
Contribution C002 : M CORNU Olivier pour le compte de M LURTON Jacques
Le dossier déposé en mairie à l'attention du commissaire enquêteur ne contient pas de courrier explicitant la demande. Il est composé de 3 plans en format A3 sur lesquels sont repérés par des marques rouges des zones situées en zone A en bordure de certains hameaux. 9 feuilles en format A4 complètent le dossier sur lesquels figurent un extrait de vue aérienne avec le découpage cadastral et le repérage précis des différentes parcelles concernées. Sur la page de garde de la chemise du dossier figure la mention : "Demande de révision du PLU de Saint Médard d'Eyrans avec nouvelle affectation de certaines zones agricoles qui jouxtent les hameaux en zones urbaines et plus si envisageable.
Notes du CE :
Le souhait de nouvelle affectation pouvait être compris comme une demande de protection spécifique des espaces agricoles situés à proximité immédiate de secteurs urbanisés (pour éviter les conflits d'usage) ou au contraire comme une demande d'extension de la zone constructible sur les espaces agricoles. Le nombre de secteurs visés pouvait faire planer le doute. Pour clarifier la demande, le commissaire enquêteur a pris contact par téléphone avec le demandeur. Il s'est avéré qu'il s'agit d'une demande d'extension des zones constructibles sur les espaces agricoles argumentée notamment par la perte de valeur viticole de ces terres et les difficultés économiques actuelles de la profession.
Toutes les parcelles ou parties de parcellesconcernées sont en dehors de la délimitation de l'enveloppe urbaine existante.
Contribution @003 : mairie de Saint Médard d’Eyrans transmission d'un courrier du maire pour versement au registre. Contenu du courrier :
La mairie a remarqué deux erreurs matérielles : * tableau des emplacements réservés sur plan de zonage : le bénéficiaire de l'emplacement réservé N°6 n'est pas la commune mais la communauté de Communes de Montesquieu * Règlement : il est noté que tout nouvel accès est interdit sur la RD1113 sur la zone UC. Il convient de rajouter cette mention également en zone UB.
Je vous prie de bien vouloir prendre en compte ces demandes de correction pour le dossier d'approbation.
Notes du CE :
La mairie signale des erreurs matérielles détectées de façon à pouvoir apporter les corrections nécessaires après enquête et avant approbation considérant que pour que des adaptations ou modifications soient possibles, il faut qu'elles résultent d'observations ou avis formulés dans le cadre de l'enquête publique. La mention au registre permettra donc d'effectuer les corrections.
Contribution R013 : MM FARRE Jean Daniel, Hervé et Franck
zone/parcelles 776 et 777
Le projet de PLU déclasse ces parcelles 776-777 de zones constructibles en zones naturelles alors qu'elles sont situées dans le centre bourg. Nous contestons ce choix de classement en zone N qui n'est pas cohérent avec la situation en centre bourg et la volonté de conforter le centre bourg. Nous demandons le classement en zone constructible (UB ou UC) avec une OAP qui vise à protéger les arbres de circonférence>70cm et qui laisse la possibilité de développer quelques nouvelles constructions.
OAP sur parcelle 2363:
Nous contestons la voirie transversale et souhaitons que le PLU privilégie l'accès par la voie existante qui est un giratoire qui pourra être aménagé au besoin. Nous contestons le principe strict d'une limitation à 5 logements. Un projet de 10 logements pourrait être proposé tout en restant cohérent avec les orientations générales du secteur.
Emplacements réservés eaux pluviales n°7 et n°9 : Nous contestons les emplacements réservés concernant l'aménagement de réservoirs d'étalement (n°7 et n°9 du plan de zonage). Dans les documents du PLU aucun élément ne justifie la présence de ces zones 7, 8, et 9. Le réservoir 7 se situe à une altimétrie supérieure et non cohérente pour permettre l'étalement des eaux du ruisseau du Cordon d'Or. Le réservoir 9 se situe à proximité de la zone industrielle et de la future gare de St Médard. Ce projet de zone doit intégrer la gestion des eaux pluviales de la zone. De même la zone industrielle existante doit intégrer des rétentions conformes à la règlementation et suffisamment dimensionnées. Le classement Nbd de ces terrains n'est pas cohérent avec la zone industrielle limitrophe, les aménagements illégaux (parcelles 2455 et 2457) générant des nuisances, pollutions sur nos terrains. La pollution des sols générée par l'ancienne usine BEAU MARTIN utilisant la créozote (mélange cuivre/arsenic), le sous-sol et le sol ont été pollués. Nos terrains limitrophes ont subi cette pollution. Aujourd'hui il est donc incohérent de conserver ces parcelles naturelles (184, 185, 186, 187, 188, 189, 323, 325) et encore moins de de décaisser les terres pour créer des bassins en limite d'un cours d'eau (le Cordon d'Or). Nous craignons que ainsi la pollution se diffuse et se répande dans la nature environnante. Nous alertons sur les risques actuels et futurs sur la biodiversité. Nous contestons ce nouveau classement Nbd et souhaitons un
Notes du CE :
Plusieurs sujets évoqués mais qui sont toujours en lien avec la constructibilité des terrains soit parce qu'elle est contrainte par l'identification d'une valeur paysagère à protéger, soit parce qu'elle est limitée par les orientations retenues dans les OAP, soit par le classement en Nbd et l'existence d'emplacements réservés. La question des contraintes apportées par le recours à l'art L151-19 ou L151-23 rejoint des observations formulées par d'autres contributeurs et révèle une incompréhension de la justification du classement et des conséquences concrètes. Des précisions sur ces points sont souhaitables. Le sujet des emplacements réservés pour bassin d'étalement des eaux pluviales renvoie au SDGEP : la nécessité de gestion du débit acceptable en aval se comprend lorsque la protection de zones habitées (ou à vocation d'urbanisation future) est nécessaire. La justification figurant au dossier fait plus référence à l'insuffisance d'un exutoire sous une route proche (avenue de Canterane).classement en zone industrielle des parcelles 184, 185, L86, L87,
188, 199, 323,325.
Contribution R014: M LESPINE Bruno
est venu se renseigner sur Ie potentiel busage du ruisseau Le
Cauban dans le secteur Bigaret. ll s'inquiète sur les conséquences
d'un tel busage {détournement du cours du ruisseau} sur les
caractéristiques des sols {zone humide, biodiversité}.
Notes du CE :
Le CE n'a pas trouvé mention dans le rapport de
présentation ni dans le dossier du schéma directeur
de gestion des eaux pluviales d'un projet de busage
du ruisseau Le Cauban dans ce secteur (ni de
rectification du cours du ruisseau. Le CE s'est
demandé si une intervention sur le ruisseau n'était
pas envisagée dans le cadre des aménagements
ferroviaires (élargissement et rétablissement des
circulations par création d'une voie nouvelle).
Contribution R015 : M et Mme NICO DOS SANTOS
souhaiterions que les parcelles C874 et C871 soient classées en
zone constructible dans leur totalité comme dit par le maire de la
csmmune. De plus, concernant la parcelle C1193, cette dernière
resterait classée comme une zone naturelle
Notes du CE :
cette demande rejoint celles formulées par d'autres
contributeurs dont les unités foncières {voire les
parcelles) sont en partie en zone N ou A et en partie
en zone U. La partie de terrain concernée a été
identifiée comme étant hors de l'enveloppe urbaine
existante.
L. CONCLUSTON
Le présent Procès Verbal de synthèse a été étâbli par le commissaire enquêteur à l'issue de la
période d'enquête et remis à la commune lors d'une rencontre avec M le Maire de Saint Médard d'Eyrans
organisée le 13 novembre2A25.
A cette oc€asion, le dossier d'enquête original ayant été mis à disposition du public au siège de l'enquête et le registre d'enquête clos par le commissaire enquêteur ont été remis à la commune, autorité organisatrice de l'enquête.
La commune de Saint Médard d'Eyrans a été invitée à faire parvenir sous quinzaine, son mémoire
en réponse.
à SAINT MEDARD D'EYRANS, le 13 novembre2O25
Le maire de Saint Médard d'Eyrans