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Document publié le Lundi 1 janvier 2024
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Centre Corse - 2024 O1 009)
Thèmes du document : Environnement, Énergies, Affaires étrangères et coopération,
PRIMA SESSIONE URDINARIA DI U 2024
REUNIONE DI I 1mu È 2 DI FERRAGHJU DI U 2024
1ÈRE SESSION ORDINAIRE DE 2024
RÉUNION DES 1er ET 2 FÉVRIER 2024
N° 2024/O1/009
Question orale déposée par M. Pierre POLI
Au nom du groupe « Avanzemu »
OBJET : PLAN TERRITORIAL DE PREVENTION ET DE GESTION
DES DECHETS (PTPGD)
Monsieur le Président du Conseil Exécutif,
Je partirai d’un bilan de la politique Déchets menée depuis plus de 20 ans en Corse :
avec les financements de l’Europe, de l’Etat, de la Région, la collecte sélective a été
implantée sur l’ensemble du territoire insulaire sans pour autant réussir à diminuer la
mise en décharge des déchets produits en Corse chaque année.
Bien sûr, nous devons continuer l’effort de diminution à la source des déchets grâce,
notamment, à la généralisation du tri et au recyclage. Néanmoins, si j’en crois les
chiffres du Plan Territorial de Prévention et de Gestion des Déchets, même dans la
perspective la plus optimiste, dans 10 ans il restera à gérer 357 000 tonnes de
déchets ménagers et assimilés (OM + DAE).
Ces déchets devront être gérés en Corse en réduisant au maximum le recours à
l’enfouissement dans les décharges.
Pour ce faire, il apparait dans le PTPGD une analyse très favorable aux
Combustibles Solides de Récupération (CSR).Or, les CSR ne sont que des déchets sur-triés et transformés en granulats qui seront
brulés dans des cimenteries sur le Continent ou dans des « chaufferies » qu’il faudra
construire en Corse. Ces chaufferies spécifiques devront par ailleurs accueillir 50%
de combustibles autres que les CSR. La technologie des CSR apparait donc
doublement couteuse : construire et exploiter des installations de sur-tri pour mettre
sous forme de granulat des déchets qui seront brulés dans des fours qu’il faudra
également construire et exploiter. Seules 2 unités sont actuellement en exploitation
sur le Contient : la première depuis 2017 à Laval pour une coopérative agricole,
couplée au réseau de chaleur local, une autre en Alsace dans une papeterie.
Ce process produit de l’énergie renouvelable, mais également plusieurs types de
résidus dont des mâchefers essentiellement composés de cendres qui seront
stockées en décharges de type Viggianello et des suies qui seront stockées dans
des installations spécifiques sur le Continent. Les coûts de transports des déchets
seront donc toujours importants et pèseront toujours sur nos intercommunalités qui
les répercutent, in fine, sur l’usager, notamment via les taxes afférentes.
Après ce constat, la question que je vous pose est la suivante :
Pourquoi le PTPGD que vous présentez soutient le recours aux CSR très couteux et
peu expérimenté, n’avons-nous pas d’autres possibilités dans le traitement et la
gestion des déchets de notre territoire ?
En supplément et en lien direct avec la problématique, le projet de Monte avance.
Après les multiples déclarations depuis son lancement, pourriez-vous clarifier votre
position sur ce projet ?