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Conseil Municipal - acte 00030857 D
Conseil Municipal - acte 00049308 D
Document publié le Lundi 26 février 2018 par la commune de Bordeaux.
Lien du pdf (Conseil Municipal - acte 00049308 D)
Thèmes du document : Environnement, Changement climatique, Énergies,
EXTRAIT DU REGISTRE DES DELIBERATIONS
DU CONSEIL MUNICIPAL
___________
Conseillers en exercice : 61
Date de Publicité : 27/02/18
Reçu en Préfecture le : 27/02/18
CERTIFIÉ EXACT,
Séance du lundi 26 février 2018
D - 2 0 1 8 / 2 9
Aujourd'hui 26 février 2018, à 15h00,
le Conseil Municipal de la Ville de Bordeaux s'est réuni en l'Hôtel de Ville, dans la salle de ses séances, sous la présidence de
Monsieur Alain JUPPE - Maire
Présidence de Madame Virginie CALMELS de 18h38 à 18h52
Etaient Présents :
Monsieur Alain JUPPE, Madame Virginie CALMELS, Monsieur Nicolas FLORIAN, Monsieur Didier CAZABONNE, Madame Anne BREZILLON, Monsieur Fabien ROBERT, Mme Anne-Marie CAZALET, Monsieur Nicolas BRUGERE, Madame Brigitte COLLET, Monsieur Jean-Louis DAVID, Madame Emmanuelle CUNY, Monsieur Stephan DELAUX, Madame Nathalie DELATTRE, Monsieur Marik FETOUH, Madame Laurence DESSERTINE, Monsieur Jean-Michel GAUTE, Madame Magali FRONZES, Monsieur Pierre LOTHAIRE, Madame Emilie KUZIEW, Monsieur Pierre De Gaétan NJIKAM MOULIOM, Madame Arielle PIAZZA, Monsieur Jérôme SIRI, Madame Elizabeth TOUTON, Monsieur Joël SOLARI, Madame Ana maria TORRES, Monsieur Jean-Pierre GUYOMARC'H, Madame Mariette LABORDE, Madame Marie-Françoise LIRE, Monsieur Erick AOUIZERATE, Monsieur Philippe FRAILE MARTIN, Monsieur Benoit MARTIN, Monsieur Gérald CARMONA, Madame Anne WALRYCK, Madame Marie-Hélène VILLANOVE, Madame Florence FORZY-RAFFARD, Madame Constance MOLLAT, Monsieur Alain SILVESTRE, Madame Marie-José DEL REY, Monsieur Guy ACCOCEBERRY, Monsieur Yohan DAVID, Monsieur Edouard du PARC, Madame Sandrine RENOU, Madame Estelle GENTILLEAU, Monsieur Marc LAFOSSE, Monsieur Yassine LOUIMI, Madame Stéphanie GIVERNAUD, Mme Laetitia JARTY ROY, Madame Solène COUCAUD-CHAZAL, Madame Michèle DELAUNAY, Monsieur Pierre HURMIC, Monsieur Vincent FELTESSE, Madame Emmanuelle AJON, Monsieur Nicolas GUENRO, Madame Delphine JAMET, Monsieur Matthieu ROUVEYRE, Madame Catherine BOUILHET, Monsieur François JAY,
Monsieur Pierre de Gaétan NJIKAM MOULIOM présent à partir de 15h55 et Monsieur Philippe FRAILE MARTIN présent à partir de 16h10
Excusés :
Madame Alexandra SIARRI, Monsieur Michel DUCHENE, Madame Maribel BERNARD, Madame Cécile MIGLIOREPrésentation du rapport sur la situation en
matière de développement durable 2016
Madame Anne WALRYCK, Conseiller municipal délégué, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
Le décret d’application de la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement renforcé par le décret du 17 juin 2011 rend obligatoire la rédaction d’un rapport sur la situation en matière de développement durable pour toutes les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants.
Ce rapport met en perspective, pour Bordeaux, le bilan de son action et apporte des précisions concernant des actions nouvelles et innovantes mises en œuvre au cours de l’année 2016 et les orientations pour les années à venir.
INFORMATION DU CONSEIL MUNICIPAL
Fait et Délibéré à Bordeaux, en l’Hôtel de Ville, le 26 février 2018
P/EXPEDITION CONFORME,
Madame Anne WALRYCK23
Sommaire
Introduction…………………………………………………………………………..……5
Finalité 1 : Lutter contre le changement climatique et protéger l’atmosphère 9 1. Une consommation d’énergie maîtrisée dans le patrimoine municipal ........................ 9 2. Un éclairage public performant et innovant ................................................................10 3. Des énergies renouvelables en développement.........................................................12 4. Financer la transition énergétique ..............................................................................15 5. Accompagner les Bordelais vers la rénovation de leur logement ...............................16 6. Une ville mobile .........................................................................................................17 7. Une ville « respirable à 5 ans » ..................................................................................19
Finalité 2 : Préserver la biodiversité et protéger les milieux et les ressources . ........................................................................................................................ 21 1. Une ville verte labellisée ............................................................................................21 2. Une baisse confirmée de la consommation d’eau à Bordeaux ...................................23 3. Une ville qui s’adapte .................................................................................................25 4. Une ville qui construit « durable » ..............................................................................27
Finalité 3 : Permettre l’épanouissement de tous les êtres humains............... 29 1. Une ville éduquée au développement durable ...........................................................29 2. Une ville ouverte au dialogue .....................................................................................32 3. Des manifestations écoresponsables ........................................................................33 4. Un tissu associatif actif et soutenu .............................................................................35
Finalité 4 : Assurer la cohésion sociale et la solidarité entre territoires et entre générations ........................................................................................................... 37 1. Une ville qui accompagne l’emploi des personnes fragiles ........................................37 2. Une ville qui soutient l'économie sociale et solidaire ..................................................39 3. Une ville attentive aux plus fragiles ............................................................................40 4. Une ville qui coopère à l’international.........................................................................44
Finalité 5 : Fonder les dynamiques de développement suivant des modes de production et de consommation responsables ...................................................... 49 1. Une ville développant l’accès à une alimentation saine..............................................49 2. Une ville qui rejette moins ..........................................................................................54
Index des graphiques ......................................................................................................57 Annexe ............................................................................................................................595
Introduction
Depuis 2010, les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants sont soumises à l’obligation d’élaborer un rapport sur la situation en matière de développement durable en application de la loi portant engagement national pour l’environnement.
La nature de cette obligation a été précisée par décret le 17 juin 2011 qui impose la production dudit rapport préalablement au vote du budget de l’année n+1 et suggère de prendre en compte le cadre de référence pour les projets territoriaux de développement durable et agendas 21 locaux et les 5 finalités du développement durable : - Lutter contre le changement climatique et protéger l’atmosphère.
- Préserver la biodiversité et protéger les milieux et les ressources.
- Permettre l'épanouissement de tous les êtres humains.
- Assurer la cohésion sociale et la solidarité entre territoires et entre générations. - Fonder les dynamiques de développement suivant des modes de production et de consommation responsables.
Plus particulièrement, pour les collectivités, la rédaction de ce rapport annuel permet ainsi à l’organe délibérant de pouvoir débattre des choix politiques et de leur cohérence sur le territoire au regard de leurs enjeux locaux et des finalités du développement durable.
La septième édition du « rapport développement durable » réalisée avec la contribution de nombreuses directions à la fois de la Ville de Bordeaux et de Bordeaux Métropole, comporte une actualisation de la version 2015 et, placé en annexe, un bilan aussi exhaustif que possible des actions menées dans le cadre du Plan Climat Energie Territorial (2012-2016). Elle apporte néanmoins des éléments d’information concernant des actions nouvelles et innovantes développées au cours de l’année 2016 et met enfin en avant de nouvelles perspectives pour 2017 et 2018.
Le Rapport de développement durable met en évidence les actions majeures développées en 2016 par la Ville de Bordeaux et sa métropole, en tant que service commun. A titre d’exemple, la Ville a poursuivi cette année encore sa politique de maîtrise de la consommation d’énergie dans son patrimoine bâti et son réseau d’éclairage public1. De même, la ressource en eau a été préservée avec une réduction de la consommation de 4% sur l’ensemble du territoire par rapport à l’année 2015 et, cumulée, de 81% dans les seuls parcs et jardins gérés par la Ville depuis 2005. La baisse des déchets collectés continue en 2016 avec 322 kg/habitant/an valorisés à 92%, dépassant ainsi les objectifs du Grenelle. Enfin, la pratique du vélo a augmenté de 11% entre 2015 et 2016 sur la métropole et la qualité de l’air s’améliore pour la troisième année consécutive, la concentration de l’ensemble des polluants mesurés sur l’agglomération bordelaise connaissant une nouvelle baisse significative.
La ville a poursuivi ses efforts d’adaptation au dérèglement climatique notamment pour ses nouveaux projets d’aménagement. L’outil score ICU développé par le bureau d’étude ECIC pour la ville de Bordeaux, permettant de suivre l’impact des choix urbanistiques en matière de création d’ilots de fraicheur/chaleur a été testé à l’échelle de l’ensemble de la ZAC Bastide – Niel.
Début 2017, Bordeaux a accueilli pour la seconde fois les Assises de la transition énergique qui ont affirmé leur dimension internationale en devenant officiellement européennes lors de cette nouvelle édition. Un événement incontournable pour bâtir collectivement la transition
1 Permettant notamment 59% d’économies d’énergies sur 1900 points lumineux6
des territoires vers une gestion des énergies plus soucieuse de l’environnement. Bordeaux a apporté une nouvelle fois son expertise sur des sujets comme les réseaux de chaleurs ou bien encore la rénovation énergétique de son patrimoine. Une expertise qui rayonne également au travers de réseaux d’échanges inter-collectivités comme le programme « Sharing cities » qui vise à réaliser des expérimentations grandeur nature notamment sur l’éclairage public nouvelle génération.
Après avoir été désignée en 2014, ville pilote en matière de gouvernance alimentaire par le DREAL Aquitaine, organisé le forum « Mangeons bien, bon et pas loin » en 2015 et adhéré au Pacte de Milan, la ville a participé activement à la création en octobre 2017 du premier Conseil consultatif de gouvernance alimentaire en France, dont l’objectif est la réalisation d’un Projet Alimentaire territoriale (PAT). Le plan d’actions en faveur du développement de l’agriculture urbaine à Bordeaux présenté au conseil municipal de mars 2017, s’inscrit pleinement dans ce cadre comme une des réponses apportées à l’enjeu de l’alimentation durable sur le territoire bordelais.
Enfin, la Ville et sa métropole se sont dotées d’un Plan d’action pour un territoire durable à haute qualité de vie2 qui s’articule autour de trois axes : la transition énergétique, la protection et la valorisation des espaces naturels et agricoles et l’instauration d’une solidarité durable comme fondement d’un bien-être partagé. Ce plan d’action comprend un cadre programmatique pour la période 2017-2050 permettant de disposer d’une vision à moyen terme, et un plan détaillé pour la période 2017-2022 qui constitue l’Agenda 21 et le Plan climat air énergie territorial de la collectivité.
2 Ces orientations stratégiques ont été validées par le Bureau métropolitain du 11 février 2016 et confirmées avec le Plan
d’actions pour un territoire durable à haute qualité de vie adopté par le Conseil métropolitain du 7 juillet 20177
Aide à la compréhension du rapport
Le champ du développement durable est très vaste et c’est pour permettre une réflexion ordonnancée et la plus exhaustive possible que ce rapport suit la structuration en 5 finalités proposée par le Ministère. Pour autant, il existe une certaine part de subjectivité dans le fait de classer dans telle ou telle finalité une action. Parfois, et c’est alors un élément positif pour la transversalité des actions, elles relèvent de deux, voire trois finalités, ou même plus.
Par ailleurs, le présent rapport a pour objectif de recenser les principales actions et programmes menés en 2016 par la Ville de Bordeaux contribuant de manière manifeste au développement durable. Parfois ces actions sont spécifiques à l’année, mais elles reflètent, quelques fois, des engagements de plus longue durée de la Ville s’intégrant dans des politiques pluriannuelles. D'autres font état d'un avancement à mi-2017. Il existe donc, ici encore, une part de subjectivité dans la sélection qui s’est opérée à l’égard des actions et programmes déployés par l’institution. De même, certaines actions mises en avant ou certains indicateurs présentés relèvent des compétences d’autres collectivités voire de l’Etat, il s’agit ici de présenter l’engagement volontaire de la Ville de Bordeaux et ne révèle qu’une vision partielle de la « situation en matière de développement durable sur le territoire ».
Enfin, certaines actions ou programmes répondant à une volonté d’éco-exemplarité de l’institution sont intégrées au document et ne font pas l’objet d’un chapitre spécifique.89
Lutter contre le changement
climatique et protéger l’atmosphère
1. Une consommation d’énergie maîtrisée dans le patrimoine municipal
Depuis 2009, la Ville de Bordeaux a défini une stratégie de maîtrise des consommations d’énergie dans les bâtiments municipaux. Plus de 150 diagnostics ont été réalisés permettant ainsi de planifier les opérations de rénovations énergétiques, développer les énergies renouvelables et accompagner les comportements des usagers de ces mêmes bâtiments.
A patrimoine constant, les consommations d’énergie des bâtiments municipaux, corrigées des données climatiques, ont diminué de 36% entre 2007 et 2016 passant ainsi d’une consommation de 92 GWh à 59 GWh. Entre 2015 et 2016, la consommation d’énergie des bâtiments municipaux a été réduite de 2,41 GWh soit 3,92%.
Sous l’effet conjugué des nouveaux marchés de fourniture de gaz et d’électricité notifiés en juillet 2016, le coût unitaire des énergies baisse de 14,5% pour le gaz et 5% pour l’électricité.
Figure 1 : Evolution de la consommation d’énergie et de la facture énergétique des bâtiments municipaux (2007-2016)
Finalité 1
Chiffres clefs
Consommation d’énergie à patrimoine constant : -36% sur les bâtiments / -35% sur l’éclairage public
Baisse de 4% de la consommation d’énergie par habitant en 2016 ( et - 4% de CO2 par habitant en 2015 par rapport à 2010)
Energie renouvelable sur le territoire : 9,5 % (rapport entre production d’énergie primaire et consommation totale d’énergie finale)
22% d’énergies renouvelables pour le patrimoine municipal.
37MW de chaleur renouvelable fin 2016.
15% de part modale pour le vélo (objectif de 2020 atteint !)10
Mais aussi…
- Microcogénération à l’école Loucheur qui permet de produire à la fois de la chaleur et de l’électricité à partir du gaz. Ce dispositif a permis d’économiser 27% d'énergie - Intégration de clauses de performance énergétique dans les contrats d’exploitation permettant d’économiser 7% de gaz par rapport à
2007
- Développement de l’académie climat énergie qui
compte à ce jour 81 bâtiments. Ce dispositif a
permis d’économiser en moyenne entre 15 et 30%
d’énergie uniquement en mettant en place des
écogestes.
Ce dispositif a reçu fin 2017 le prix territoria Or
- Mise en œuvre de solutions innovantes pour l'éclairage de la bibliothèque Mériadeck (817 luminaires) et du CAPC musée des Arts Contemporains pour lequel les 80 luminaires scéniques des œuvres majeures, d’une puissance de 1 000 W chacun, seront remplacés par des LEDS pilotables depuis un pupitre d’une puissance de 150 W.
2. Un éclairage public performant et innovant
La réalisation systématique d’études d’éclairage optimisées dans tous les projets permet depuis plusieurs années la réduction des puissances installées (Fig. 2). Lors du remplacement préventif des lampes, la puissance est en effet réétudiée en fonction de l'évolution des sources et de l’évolution du trafic et des différents usages. Des solutions d’éclairage innovant sont alors développées.
En 2016, l’optimisation de l’éclairage public sur les travaux réalisés en 2016 sur 1900 points lumineux a permis la réalisation de 59% d’économies d’énergie sur ces points. Cela représente un gain d’environ 100 000 euros TTC sur la facture d’énergie de l’éclairage public et de 700 000 kWh/an sur la consommation, soit environ la consommation de 157 foyers de 4 personnes.
L’expertise sur les études photométriques ainsi que les tests in situ permettent l’amélioration de la qualité de la lumière émise et participe à la réduction des nuisances.
Sur l’ensemble du parc, la consommation d’énergie a diminué de 24% entre 2007 et 2016 alors même que sur la période le nombre de points lumineux a augmenté de 21% passant de 31.184 points à 37.624. L’augmentation du nombre d’équipements est liée au développement des aménagements urbains et à la création de nouveaux quartiers. A patrimoine constant, la consommation a été réduite de 35%, dépassant ainsi largement l’objectif « moins 30% en 2016 » fixé au travers du plan climat énergie territorial municipal.
-24% sur la conso
d’énergie11
15 000
20 000
25 000
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
MWh
4
4,5
5
5,5
6
6,5
MW -24%
-24%
Consommation d'énergie (MWh)
Puissance installée (MW)
Figure 2 : Evolution de la puissance installée et de consommation d’énergie de l’éclairage public
Des études sont actuellement menées sur :
- le développement d’une photométrie axiale performante ;
- le choix des températures de couleur pour les sources Leds adaptées à l’environnement et prenant en compte les critères de confort visuel ;
- le développement d’un système d’éclairage rétrofit Leds pour les lanternes patrimoniales de la Ville de Bordeaux ;
- le développement d’un luminaire communicant dédié aux voiries des quartiers d’échoppes ;
- le choix d’un nouveau matériel fonctionnel à Leds ;
- le développement d’éclairage solaire autonome.
En 2016, une étude de marché « Smart Lighting » de la télégestion de l’éclairage public a été menée auprès de 16 fournisseurs potentiels. Cette étude montre que de nouvelles technologies de communication permettent d’envisager une installation de télégestion de l’éclairage public tout en apportant des services complémentaires de télégestion et de remontée d’information pour les bâtiments, les équipements de voiries, les compteurs d’électricité, d’eau, …
Un site test pourrait prochainement servir à évaluer l’impact de cette nouvelle méthode de gestion.
Les chiffres de 2016
Intervention sur 1900 points lumineux dont 845 luminaires haute performance installés sur Bordeaux.
Pour l’ensemble du parc :
4,584 MW de puissance installée
17600 MWh de consommation d'énergie
Facture d’énergie : 2,29 M€12
En parallèle de cette étude, la Ville a participé aux
discussions liées au projet Sharing Cities à Londres. Ce
programme propose de mettre à disposition un terrain
d’expérimentation grandeur nature et une méthodologie
partagée, pour transformer le concept de « Ville
intelligente » en réalité.
Il regroupe actuellement 6 villes européennes : Londres,
Milan, Lisbonne, Burgas, Varsovie et Bordeaux.
Les projets de lampadaire multi-fonctions et de système
de gestion d’énergie présentent un intérêt certain pour Bordeaux, qui doit être confirmé lors de la réception des cahiers des charges, de la visite à Milan et des visites techniques en 2018.
L’innovation au service de l’éclairage public
Forte de son expertise, la Ville veille à la conception des projets d’éclairage qui permet le choix de la juste luminosité en fonction des divers aménagements réalisés et d’économies d’énergies substantielles. 55 études ont été menées en 2016 dont :
- 11 projets d’envergures en assistance à maitrise d’ouvrage étude et phase opérationnelle : Santé Navale, Tram Ligne D, Place Gambetta, Place Nansouty, BHNS, Cité Claveau, ZAC Brazza Nord, ZAC Bastide Niel, PAE Bassins à flots ; - suivis de travaux : Parc aux angéliques, Cours de l’Yser, Lucien Faure, Quartier St Michel, Rue Ermend Bonnal, Stade Galin, Place Marie Brizard, Rue de la Dauphine.
L’élaboration de documents destinés aux acteurs de l’éclairage sur la métropole permet de diffuser l’expertise des services, encourageant la bonne appréhension des projets d’éclairage et l’engagement de solution pour la réduction des consommations, avec notamment en 2016 :
- l’élaboration d’un cahier technique sur la méthode de réalisation d’une étude d’éclairage public destiné à l’ensemble des acteurs œuvrant sur l’éclairage au sein de la métropole, - un guide d’optimisation photométrique en cours de finalisation,
- une veille technologique et partage de documents dans les domaines des Leds, de la détection, des smart grids, des normes et des procédures.
Ces documents sont mis à jour sur la plateforme du réseau métier dédié à l’éclairage et aux réseaux secs.
En parallèle, Bordeaux a entrepris la mise à jour de son système de géoréférencement de son réseau avec une stratégie de diagnostic, en accord avec l’évolution du cadre réglementaire relatif aux travaux à proximité des réseaux applicable en janvier 2019.
3. Des énergies renouvelables en développement
Des réseaux de chaleurs urbains permettant de
massifier le recours aux énergies renouvelables et de récupération :
Le développement des réseaux de chaleur sur la commune de Bordeaux s’est poursuivi en 2016 avec la mise en service du réseau Saint-Jean Belcier en décembre 2016. Ce réseau est alimenté par l’énergie issue de l’incinération des déchets de l’usine d’Astria à Bègles. A terme, ce sont 18 000 équivalents logements qui seront approvisionnés par ce réseau.
ENRr
9,5%13
Fin 2016, une délégation de service public, pour 30 ans, a été attribuée au groupement Cofely-Storengy pour la construction et la gestion du futur réseau de chaleur de la Plaine rive droite. Ce réseau sera alimenté par la géothermie profonde. Le forage d’une profondeur de 1.700 m est une première en Aquitaine. D’un coût de 43 millions d’euros, il permettra à terme de fournir la chaleur à 28.000 équivalents logements avec un réseau alimenté à 80% d’énergie renouvelable.
Au total, avec 37 MW de chaleur renouvelable d’ores et déjà installés, la Ville de Bordeaux s’inscrit pleinement dans les ambitions métropolitaines de transitions énergétiques avec pour l’ensemble des réseaux existants un taux d’ENR de 82%. A terme, près de 12% des logements seront alimentés par ces réseaux publics ou privés.
km réseau
en service
Puissance
installée
(MW)
Chaleur livrée
GWh / tendance
2010 2,2 4,0 5,0
2011 2,2 4,0 5,0 0%
2012 2,2 4,0 5,0 0%
2013 3,8 13,0 7,0 +40%
2014 5,5 13,0 10,0 +43%
2015 12,4 37,0 18,0 +80%
2016 14,7 37,0 31,0 +72%
Tableau 1 : Evolution des réseaux de chaleur sur la commune de Bordeaux
Mais aussi…
Le CHU de Bordeaux et l'hôpital Charles-Perrens, en partenariat avec l'entreprise Dalkia, ont mis en place la plus importante chaufferie bois de la métropole (10 MW). Elle couvre l'essentiel des consommations énergétiques de deux établissements.
Figure 3 : Projection des
projets de réseaux de chaleur
à l’horizon 2035 sur Bordeaux
Métropole14
Des calories issues du réseau d’assainissement pour le Muséum d’Histoire naturelle
Le Muséum qui possède l’une des plus
importantes collections de zoologie
comprenant des spécimens du monde
entier subit actuellement un vaste
programme de réhabilitation et
d’agrandissement avant une
réouverture en 2018. En cohérence
avec la politique territoriale affirmée en
faveur du développement durable et le
nouveau projet scientifique et culturel,
le chantier de rénovation-extension va
permettre une amélioration considérable des qualités environnementales du bâtiment.
Mieux accueillir le public tout en préservant les collections était le double objectif prioritaire de la rénovation du Muséum de Bordeaux. La maîtrise de la température et de l’hygrométrie ambiante, été comme hiver, en était l’une des conditions principales. Le futur parcours permanent se développant autour de la question de la place de l’Homme dans la Nature et des enjeux liés à l’environnement, une certaine exemplarité était attendue quant à la consommation d’énergie de l’hôtel de Lisleferme.
Ainsi, l’installation de récupérateurs de calories dans le réseau d’assainissement des eaux domestiques traversant le Jardin Public, permet de couvrir la totalité des besoins thermiques du bâtiment et de réduire de 75% les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment avant rénovation. Les calories récupérées, puis régulées par des thermofrigopompes, serviront autant à chauffer le bâtiment en hiver qu’à le rafraichir en été.
Hydroliennes : les kilowatts de la Garonne
Utiliser la force des courants pour produire de
l'électricité est l'ambition du programme Seeneoh, qui
réunit l’État et les collectivités aux côtés d'entreprises
locales (Énergie de la Lune, Valorem…). Seeneoh
permet à des entreprises de tester l'exploitation fluviale
des hydroliennes. La 1ère hydrolienne du grenoblois
Hydroquest (80 KW) vient d’être implantée au pied des
arches du pont de pierre. Elle sera rejointe en avril 2017
par l’irlandais Design pro (25 KW). Si les essais
s'avèrent concluants, l’objectif est de créer une filière de production d'électricité sur l'estuaire de la Gironde.15
Un cadastre solaire pour accompagner les Bordelais
Afin d’accompagner les Bordelais dans leurs projets d’installation de panneaux photovoltaïques, la Ville de Bordeaux a souhaité développer un outil spécifique. Ce cadastre solaire permet de mettre en évidence le potentiel de production d’électricité à partir des toitures. Développé par seulement 3 collectivités en France, cet outil fait figure d’outil d’aide à la décision, il permet comme souligné par l’association CLCV de guider les habitants et de déjouer les démarchages commerciaux mal intentionnés.
Si l'ensemble des toitures présentant un potentiel bon à très bon était équipé de panneaux solaires, l’électricité produite permettrait de couvrir 70% des besoins en électricité des Bordelais. Bordeaux Métropole apporte une aide de 500 € à l’installation d’un chauffe-eau solaire.
Fort du potentiel déjà identifié sur la seule commune de Bordeaux, l’exemple du cadastre solaire de la Ville sera étendu à l’ensemble du périmètre de Bordeaux Métropole d’ici l’été 2018.
4. Financer la transition énergétique
La Ville de Bordeaux a répondu fin 2014 à l’appel à projets
TEPCV lancé par le Ministère de l’écologie, du
développement durable et de l’énergie. Cet appel à projets
vise à soutenir les territoires engagés dans des actions
concrètes qui contribuent à :
- Atténuer les effets du changement climatique, pour
que la France soit exemplaire lors de la conférence climat de Paris 2015, - Encourager la réduction des besoins d’énergie et le développement des énergies renouvelables locales,
- Faciliter l’implantation de filières vertes pour créer 100 000 emplois sur trois ans, - Reconquérir la biodiversité et valoriser le patrimoine naturel.
Un fond national de financement de la transition énergétique a été mis en place pour contribuer notamment à la mise en œuvre des plans d’actions des « territoires à énergie positive pour la croissance verte » lauréats de cet appel à projet.
La Ville de Bordeaux, Bordeaux Métropole et la Ville de Pessac déjà engagées dans des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’adaptation aux impacts de réchauffement climatique et de transition énergétique, ont été déclarées lauréates de l’appel à projets « Territoires à énergie positive pour la croissance verte » le 9 février 2015. A ce titre, la Ville de Bordeaux a bénéficié le 22 juillet 2015 d’une première enveloppe d’un montant de 114 875 euros pour la réalisation d’un cadastre solaire et l’installation d’une unité de microcogénération à l’école Loucheur.
Capture d’écran du cadastre solaire -
http://plan.bordeaux.fr/bordeaux/?context=s5BP
154 000 m²
de
panneaux
solaires16
Le 11 octobre 2016, une nouvelle subvention d’un montant de 500 000 euros a été attribuée. Elle concerne la mise en œuvre de solutions innovantes pour l’éclairage public extérieur mais également de l’éclairage public intérieur, de l’éclairage intérieur de la bibliothèque de Mériadeck et de la réalisation d'outils d'accompagnement à la rénovation énergétique et la promotion de la biodiversité et préservation des espaces naturels.
5. Accompagner les Bordelais vers la rénovation de leur logement
Le logement représente à lui seul 28% des émissions de gaz à effet de serre (GES) et environ 1/3 des consommations d’énergie du territoire (43% pour le bâti dans son ensemble). Il s’agit du premier gisement d’économies d’énergies. A l’enjeu environnemental et financier s’ajoute un enjeu social de lutte contre la précarité énergétique (ménages à faibles revenus, logements dégradés, charges élevées).
Afin d’apporter conseils et informations aux particuliers désireux de rénover leurs logements et de réduire leurs factures énergétiques, le réseau des espaces info énergie a été initié en 2001 par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Ce réseau est soutenu par la Ville de Bordeaux depuis 2009. A ce titre un financement est apporté aux 3 structures reconnues espaces info énergie (le Creaq, la CLCV et SOLIHA).
En 2016, 483 dossiers ont été enregistrés à Bordeaux, dont 78 lors de permanences délocalisées à la Maison écocitoyenne. De même, un dispositif particulier est développé en partenariat avec l’Agence locale de l’énergie pour accompagner les copropriétaires dans leur projet. Une quinzaine de copropriété est soutenue dans ce cadre.
La loi de transition énergétique pour une croissance verte du 17 août 2015 fixe des objectifs ambitieux de rénovation énergétique des bâtiments privés résidentiel et de lutte contre la précarité énergétique. Les premières mesures annoncées par le Ministère de la Transition écologique et solidaire le 19 septembre en application du Plan climat du 6 juillet, visant quant à elles à lutter contre la précarité énergétique (avec le chèque énergie) et à transformer le crédit d’impôt en prime pour les travaux d’isolation des logements en 2019. Au niveau local, le Plan climat énergie territorial de la Métropole prévoit 9 000 rénovations énergétiques par an pendant 40 ans, dont 3 000 logements aidés par an. A ce jour, à l’échelle de la Métropole, les actions cumulées portent le nombre de logements rénovés aidés à 1 860 par an (300 dossiers ANAH, 60 dossiers SLIME précarité énergétique et environ 1 500 logements via le réseau des espaces info énergie).
Pour atteindre les objectifs de rénovation des logements privés et de maîtrise de la demande en énergie, des solutions en parallèle ou en complément du financement des Espaces info énergie sont à considérer :
la mise en place d’une plateforme de rénovation énergétique de l’habitat « Ma renov » début 2017 dont l’animation repose pour
partie sur les conseillers info énergie chargés d’orienter les
porteurs de projets dans leurs démarches (solutions techniques,
conseils sur les aides possibles, …) ;
l’établissement de partenariats avec les établissements bancaires ;
l’accompagnement de la montée en compétences des professionnels ;
la mise en place une SEM de tiers financement à l’échelle métropolitaine pour soutenir financièrement la réhabilitation des bâtiments privés (individuels ou copropriétés), sociaux et tertiaires.17
La consommation totale du territoire se stabilise depuis plusieurs années, ceci malgré une hausse constante de la population. De par le tissu urbain très dense qui constitue la ville, les secteurs habitat et tertiaire comptent pour les trois quarts des consommations et utilisent du gaz et de l’électricité à 90 %. Ils représentent de ce fait un fort enjeu en terme de réalisation d’économies d’énergie.
Les efforts menés sur ce secteur, tels que la rénovation énergétique des bâtiments (notamment grâce au dispositif des Espaces info énergie), le renouvellement de l’équipement par des appareils moins énergivores, la sensibilisation accrue des habitants et des entreprises aux problématiques de l’énergie expliquent en bonne partie cette stabilisation.
1 000
1 100
1 200
1 300
1 400
1 500
1 600
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1 800
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2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
gaz électricité
Figure 4 : Evolution de la consommation de gaz et d’électricité sur le territoire de Bordeaux en GWh
6. Une ville mobile
Le vélo à Bordeaux
L’observatoire des Vélos 2016 met en avant les principales évolutions de la pratique du vélo sur Bordeaux métropole (voir fig.5) :
Objectif 2020
de 15% de la
Charte de
Bruxelles
atteint18
Figure 5 : Evolutions de la pratique du Vélo sur Bordeaux Métropole (source : Bordeaux Métropole)
Sur la commune de Bordeaux, la pratique a augmenté de 11% entre 2015 et 2016. Cette évolution 2015/2016 positive est confirmée par les relevés des compteurs permanents de vélo installés sur les axes majeurs suivants :
- Cours de Verdun : +9%
- Pont Saint Jean : +4%
- Quai de Souys : +14%
- Avenue de la République : +13%
- Boulevard Gautier : +10%
Les résultats de la dernière enquête ménages sur les déplacements, menée conjointement par Bordeaux Métropole et le Cerema (sur un panel de 3000 habitants de Bordeaux Métropole) en septembre et octobre 2017, viennent de tomber et sont plus qu’encourageants.
11,9% de part modale pour les transports en commun dont 11,6% pour TBM et 0,3% pour les autres réseaux de transports en commun (TER, TransGironde etc…). Marche à pied à 29%, vélo à 7,7%, soit le double de ce qui était relevé en 2009. A Bordeaux, la part modale du vélo atteint même les 15% ! Les deux-roues motorisés sont, quant à eux, autour des 0,9%.
Avec 49,6% de part modale pour la voiture, c’est une grande étape franchie pour Bordeaux Métropole. Ces chiffres très positifs corroborent le fait que la hausse de la congestion automobile est davantage liée aux déplacements des habitants de la grande agglomération qu’à ceux des habitants de Bordeaux Métropole stricto sensu et à la trop faible capacité d'absorption de la rocade. L’enjeu, pour les années à venir, consistera donc à développer une offre variée et efficace de transports en commun pour ces zones et à poursuivre la mise à 2x3 voies de la rocade.
Les 1% restants équivalent aux autres modes, type trottinettes, rollers, skate etc… Les résultats détaillés pour la Ville de Bordeaux seront communiqués prochainement.
En chiffre à Bordeaux (début 2017)
33 km de pistes cyclables
87 km de bandes cyclables
20 km de double-sens cyclables
14 km de couloirs bus ouverts aux vélos
42 km de voies partagées avec les piétons
65 km de zones apaisées (zones 30, zones de rencontres)19
Bornes de recharges véhicules électriques et autopartage
La Ville et Bordeaux Métropole gèrent
actuellement la maintenance de 11 stations dont
9 à recharges rapides. Les équipements de
première génération étant obsolètes 5 ont été
rénovés.
Cinq études pour de nouvelles implantations ont
été proposées dans les secteurs de la gare, de
l’Hôtel de région, du CHU, de Bordeaux Lac et
des Chartrons. Trois ont été réalisées rue
François de Sourdis (voir image), rue du Grand Barail et rue Pelouse de Douet. Les stations sur voirie sont utilisées en moyenne 2,73 fois par jour (1,74 en 2015) pour un temps de recharge moyen de 55 min et un coût de fonctionnement de 1,24 € par jour et de 0,51 € par charge (chiffre 2016 pour les bornes de recharge rapide). Par ailleurs, 130 stations de recharge sont installées sur voirie et dans les parkings publics et privés dont 72 stations Bluecub.
Enfin, 45 places d’autopartage utilisées par 1806 utilisateurs en 2016.
Radars pédagogiques
L’installation de radar dit « pédagogique » est souvent demandée
par les habitants qui ressentent une vitesse de passage des
véhicules élevée (rue de la Rousselle en photo). Ce dispositif est
sans but répressif mais dans un objectif préventif. Huit nouveaux
radars ont été installés en 2016, soit un total de 23 sur Bordeaux.
Les derniers radars installés enregistrent les vitesses, ils vont
permettre de valider ou non le ressenti. La tendance mesurée
montre que la vitesse moyenne diminue de 2km/h lors de la
deuxième semaine après l’installation, cette diminution persiste par
la suite.
Sur le quartier de Caudéran, six radars sont déplacés tous les 6
mois pour rentabiliser l’investissement. Le quartier du Centre ville
va procéder de même avec quatre radars.
7. Une ville « respirable à 5 ans »
Pour la troisième année consécutive, le bilan de la qualité de l’air sur l’agglomération bordelaise est conforme aux valeurs réglementaires avec des concentrations moyennes annuelles respectivement de 38 μg/m3 pour le NO2 et 24 μg/m3 pour les PM10 à la station de Bordeaux Gambetta. L’indice ATMO caractérisant la qualité de l’air quotidienne était bon à très bon plus de 76% du temps en 2016, moyen à médiocre environ 23% du temps et mauvais à très mauvais environ 1% du temps. Depuis 10 ans, grâce à une baisse de la circulation sur les boulevards et sur les cours, l’ensemble des polluants mesurés sur l’agglomération bordelaise connait une baisse significative : -24% pour les PM10 et -35% pour les PM2,5, -23% pour le NO2 et -74% pour le SO2, à l’exception de l’O3 +6% (voir fig.6).
Néanmoins, un enjeu fort perdure en raison des niveaux en NO2 et en PM10 élevés le long des principaux axes routiers de l'agglomération bordelaise (rocade, A63, A10) et des axes majeurs du centre ville (boulevards, cours, quais) où se concentre la population. De plus, des épisodes de pollution aux particules sont observés chaque année en période hivernale20
en raison de l’augmentation des émissions liées au chauffage et de conditions météorologiques souvent défavorables à la dispersion des polluants : 8 jours de dépassements du seuil d’information/recommandations ont été enregistrés en 2016 (contre 35 autorisés).
Bordeaux Métropole s’est engagée à renforcer son action en faveur de la qualité de l’air dans le cadre de l’appel à projets villes respirables en 5 ans par la mise en œuvre de mesures ambitieuses et efficaces dans le domaine de la mobilité et de la planification urbaine permettant de réduire plus durablement les niveaux de pollution de fond sur notre territoire. La Métropole et la ville ont lancé au 2ème semestre 2016 les études de préfiguration d’une Zone à circulation restreinte ou ZCR pour la reconquête de la qualité de l'air et l’apaisement de la circulation dans le centre ville. La concertation avec les parties prenantes (acteurs économiques, chambres consulaires, associations d’usagers et de protection de l’environnement) a démarré en avril 2017. Par ailleurs, un jury citoyen a produit en octobre 2017 un avis indépendant sur les modalités de mise en œuvre de la ZCR. Les études techniques sont en cours de finalisation et la décision de faire devrait intervenir début 2018. Les conclusions du jury citoyen seront rendues publiques à l’issue des travaux de préconisations de la ZCR.
Figure 6 : Evolutions décennales des concentrations de polluants sur l’agglomération bordelaise (Source : ATMO Nouvelle Aquitaine / année de référence 2007)
Perspectives
Etendre le cadastre solaire à l’ensemble de la Métropole en 2018
Poursuivre les études de desserte énergétique de la Jallère
Augmenter le nombre d’établissements inscrit dans le dispositif de l’Académie climat énergie
Poursuivre les études de développement des réseaux de chaleur
Initier des actions innovantes en matière d’éclairage public et poursuivre le partage d’expérience au travers de l’association française de l’éclairage (AFE) à laquelle la Ville de Bordeaux adhère
Réaliser un plan piétons et mettre en œuvre le plan Vélo
Poursuivre les travaux de la ZCR21
Préserver la biodiversité
et protéger les milieux et les ressources
Si Bordeaux est souvent qualifiée de ville de pierre, 12% de son territoire est pourtant recouvert d’eau et près de 10% par les seuls zones boisées et espaces verts gérés par les services municipaux. Ce capital naturel est un atout exceptionnel pour le développement de la biodiversité qui doit relever plusieurs défis majeurs dans les prochaines décennies. Accueil d’une population croissante et dérèglement climatique qui se traduit notamment par une température moyenne qui ne cesse d’augmenter depuis plusieurs décennies, des épisodes de fortes chaleurs de plus en plus long et un risque de crue de la Garonne et de la Dordogne.
Les espaces de nature, par leur potentiel de régulation thermique et hydraulique, constituent un levier prioritaire d’adaptation, en zone urbaine comme rurale. Ces fonctions de régulation doivent être mieux comprises pour être intégrées dans les modes d’organisation de la Métropole. En zone urbaine, la mise en place d’îlots de fraîcheur à l’échelle des quartiers ou d’espaces publics donnant une nouvelle place à l’eau et la création de continuités végétales devront être poursuivies et amplifiées.
1. Une ville verte labellisée
Labellisation éco-jardin
En 2016, la Ville poursuit et consolide la certification de la gestion
écologique de ses espaces verts à travers la labellisation « éco-
jardin ». La labellisation a été renouvelée pour les 12 sites emblématiques qui en bénéficiaient jusqu’ici (niveau supérieur au niveau certifié en 2013). Enfin, le label a été décerné à un treizième site : les espaces verts jardinés des quais de Bordeaux. Au total, 230 hectares sont récompensés par ce label, soit la moitié du patrimoine vert aménagé de la Ville.
Finalité 2
230 ha
Eco
jardin
Chiffres clefs 2016 :
• 605 ha de patrimoine vert (espaces verts ou naturels) soit 12%
du territoire.
• 54km de berges (Garonne, lac, étangs et jalles).
• 482 ha gérés par la Ville dont 388 ha de parcs et jardins
• 236 nichoirs installés en partenariat avec la Ligue de protection
des oiseaux22
La Ville travaille actuellement activement pour labelliser à terme deux sites supplémentaires : le jardin des barrières et le cimetière de la Chartreuse.
Labellisation villes et villages fleuris
La Ville confirme sa troisième fleur en 2016. Ce label de la qualité de vie, porte sur le cadre et le confort de vie des Bordelais par la présence du végétal, mais aussi sur des critères de préservation des ressources naturelles et de concertation et implication du public. En 2017, la Ville a été visitée par le jury national pour un audit en vue de l’attribution de la quatrième fleur.
Embellissement durable
Le fleurissement de la ville a été transformé dans sa totalité à l’aide des plantes vivaces et des bulbes naturalisables. Outre l’intérêt botanique, la diversification et le caractère esthétique des vivaces, cette opération structurante a permis de lisser sur l’année les gros pics de travail liés à la plantation et à l’entretien des massifs, activité jusqu’ici très saisonnière.
De nouveaux espaces de fleurissement durable sont maintenant créés au fur et à mesure des réhabilitations totales ou partielles ou des créations d’espaces verts.
Mais aussi…
Le Jardin des Ecluses, un projet exemplaire mené en transversalité
Le nouveau jardin des Ecluses, d’une surface de
3000 m2, s’inscrit dans le Plan d’aménagement
d’ensemble (PAE) des « Bassins à Flots » suivi
par le pôle territorial de Bordeaux et a été réalisé
dans une logique d’optimisation économique et
écologique. Il est bordé d’un côté par une
architecture de hangar accueillant une école, des
bureaux et des commerces et de l’autre par une
sente piétonnière.
Sa conception confiée à la Direction des espaces verts permet la conservation du caractère minéral et portuaire des lieux, contrebalancé par l’apport de plantations d’arbres et d’arbustes, choisis avec soin dans une palette d’espèces exceptionnelles. Un ouvrage de compensation des eaux de ruissellement, de 27 m3, a été mis en place afin de réguler les rejets d’eau dans le réseau d’assainissement.
Enfin, un système d’éclairage performant conçu par les services éclairage de Bordeaux Métropole a été également intégré au projet.
Un jardin que se sont déjà approprié les étudiants et les riverains.23
2. Une baisse confirmée de la consommation d’eau à Bordeaux
Consommation générale sur le territoire
La consommation totale sur Bordeaux en 2016 est de 14 753 518 m3 contre 15 363 190 m3 en 2015, soit une diminution de 4% (voir fig. 7). La consommation d’eau moyenne par habitant est de 58,8 m3 en 2016, une stabilisation depuis 2009 qui peut être expliquée en partie par une population mieux sensibilisée.
Figure 7 : Consommation d'eau par habitant en m3 sur le territoire de Bordeaux (source : Bordeaux Métropole)
Entre 2015 et 2016, la consommation moyenne des particuliers a diminué par rapport à l’année 2015, année atypique par l’inversion de tendance qu’elle présentait ; en 2016, le retour aux niveaux de 2013/2014 semble confirmer le ralentissement de la baisse.
Sur le département, la consommation des grands comptes quant à elle repart à la hausse (+ 3,2 %). En 14 ans, on observe cependant une baisse de ces consommations de 32,7% (2 257 m3 contre 3 354 m3). Au global, la baisse globale des volumes consommés en 2016 par rapport à 2015 (- 1%) est « amortie » par les conditions météorologiques favorisant la consommation, phénomène auquel il faut rajouter l’augmentation naturelle du nombre d’abonnés (+ 2,4%) liée à l’attractivité toujours soutenue du territoire qui connaît un flux migratoire positif et supérieur à la moyenne nationale depuis plusieurs années.
Mais aussi…
Le retour sur le dispositif MAC EAU : développé par le Conseil départemental et l’Agence de l’eau Adour Garonne, le dispositif visait une maîtrise des consommations d’eau par la distribution massive de kits hydroéconomes. Au total, 81.750 kits ont été distribué en Gironde dont près de 4.000 aux Bordelais. Les bénéficiaires ont économisé en moyenne 12% représentant une économie de 700.000 à 800.000 m3 d’eau potable par an.
Le dispositif Familles à énergie positive qui inclue à Bordeaux un défi sur la consommation d’eau ( -14% réalisé en moyenne).
50
60
70
80
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
58,8
m3/hab24
Dans les parcs et jardins municipaux
L’année 2016 a été moins sèche que l’année 2015 avec 951,4 mm de précipitations annuelles constatées contre 598,5 mm en 2015 (Fig. 8), permettant notamment de participer aux économies d’eau dans les parcs et jardins de la Ville.
400
500
600
700
800
900
1000
1100
1200
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Figure 8 : Cumul des précipitations annuelles sur Bordeaux en mm
Les services Parcs et jardins ont consommé 151 123 m3 en 2016, soit 81% de réduction par rapport à la moyenne 2002-2005, année de référence (958.568 m3) et de 13% par rapport à 2008 (Fig. 9).
0
50000
100000
150000
200000
250000
300000
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Figure 9 : Evolution de la consommation d’eau dans
les parcs et jardins de la Ville de Bordeaux en m325
3. Une ville qui s’adapte
La température moyenne constatée sur Bordeaux en 2016 est de 14,3°C (+ 0,3 °C par rapport à 2015). Le mois d’août, le plus chaud de l’année, enregistre une moyenne de 22,8°C (Fig.10). Le thermomètre est monté jusqu‘à 38,5°C le 19 juillet 2016.
8
10
12
14
16
1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015
Figure 10 : Température annuelle moyenne constatée à Bordeaux en degré Celsius (Source : infoclimat.fr)
Confrontée à un allongement avéré des périodes de
fortes chaleurs et à une nécessaire adaptation au
changement climatique, Bordeaux Métropole a réalisé
en 2014 et 2015 une étude diagnostic sur les îlots de
chaleur et de fraîcheur urbains (respectivement ICU et
IFU) de son territoire.
L’étude a consisté à identifier et caractériser les ICU et
les IFU sur la Métropole, grâce à des données
climatologiques et de télédétection spatiale et la
réalisation d’une campagne de mesures durant l’été
2014 (Fig.11 résultat pour la commune de Bordeaux).
Figure 11 : Résultats de l’étude de diagnostic pour Bordeaux sur les ICU
La réalisation d’un outil de dialogue avec les aménageurs pour lutter contre les îlots de chaleur urbains :
De nombreux critères participent au phénomène d’îlots de chaleur urbains : densité urbaine, taille de l’agglomération, activités humaines, mais également la couleur de la ville, ses matériaux, sa densité végétale, sa géographie, et d’autres critères sur lesquels il est possible d’agir à plus ou moins grande échelle.
Dans un contexte d’adaptation au changement climatique il est indispensable d’améliorer la connaissance sur les îlots de chaleur afin d’informer et d’accompagner les citoyens et les aménageurs du territoire, sur les conséquences en matière de santé et d’environnement, des choix architecturaux et urbains lors de l’aménagement de nos villes. C’est dans ce contexte qu’est né l’outil « Score ICU ».26
Cœur de bastide
Avant Après
Score ICU 0,6 4 0,52
Quart ier en réhabilit at ion
Int égrat ion de logement s avec larges espa ces
végét alisés et jardin bot anique
Développé par ECIC pour la Ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole, l’outil a été mis en application sur plusieurs sites pilotes dont le projet Brazza. Il permet d’évaluer des projets d’aménagement de deux façons :
à partir de sites déjà aménagés pour lesquels l’outil s’appuie sur les cartes satellites infrarouges existantes ;
à partir d’un travail de projection d’un état futur est réalisé en recoupant les différentes données récoltées par prospection sur site (type de sols, albédos et végétation, photographies infrarouges) et par modélisation des ombres portées des bâtiments. Cette cartographie qualitative, permet de hiérarchiser les températures des zones les unes par rapport aux autres.
Score ICU : comment ça marche ?
Pour chaque site étudié, deux scores compris entre 0 et 1 sont calculés (un pour l’état initial et un après réalisation des aménagements), montrant l’impact des aménagements sur le confort climatique et permettant d’orienter le choix des aménagements définitifs. Ces scores sont calculés à partir de 9 tranches de températures, auxquelles est associé un coefficient de pondération (de 0 à 1).
Un programme d’action pour réduire le risque inondations (2016-2021)
Le Quai des Marques (Bordeaux)
inondé le 1er février 2014 à 8h15
(source : Flickr)
Quartier bastide avant et après aménagement27
¼ du territoire de Bordeaux Métropole est concerné par ce risque soit 17 communes et 30 000 personnes. Depuis plusieurs années, Bordeaux Métropole travaille au renforcement de son intervention dans ce domaine et à la mise en œuvre d'une stratégie cohérente globale à l'échelle de l'agglomération. Dans la continuité de cette dynamique de prise en compte du risque d'inondation, il est apparu indispensable que la Métropole engage rapidement une démarche de réduction de la vulnérabilité de son territoire. Le dispositif de Programme d’action de prévention des inondations est apparu comme l'outil le plus complet et pertinent pour atteindre cet objectif.
La stratégie s’articule en deux grandes composantes :
des actions de prévention (amélioration de la connaissance, sensibilisation, préparation à la gestion de crise, amélioration de la prévision et de l’alerte, réduction de la vulnérabilité des personnes et des biens, réflexions à long terme sur l’intégration du réchauffement climatique) ;
des travaux de confortement à hauteur constante des digues et de restauration du réseau de ressuyage des marais.
Son périmètre comprend 78 communes, 2 départements, 10 communautés de communes, une communauté d’agglomération et une Métropole. Son coût s’élève à près de 77 M€.
Le plan prévoit la restauration des digues, le renforcement des berges mais aussi le ressuyage (drainage) des marais de la presqu’île d’Ambès dans les secteurs urbains exposés aux crues.
D’ici 2021, 36 kilomètres de digues vont être réhabilitées d’Ambès à Villenave d’Ornon sur la Garonne et d’Ambès à Saint-Vincent-de-Paul sur la Dordogne. Une première phase de travaux sur la rive droite sud de la Garonne entre Lormont et Latresne a démarré. Le PAPI a prévu un redimensionnement des digues en prenant deux critères comme référence : les inondations provoquées par la tempête de 1999 et une hausse du niveau de l’océan de 20 centimètres. Jusqu’en septembre 2018, plusieurs chantiers sont programmés dans le secteur. Depuis une barge mobile sur la Garonne, des pieux métalliques et des rideaux de palplanches, c’est-à-dire des parois étanches, sont plantés dans le lit du fleuve. Les fissures des digues sont réparées et des aménagements paysagers réalisés pour conforter de manière naturelle les berges. Le quai de la Souys à Floirac et la piste Lapébie le long de la Garonne seront également réaménagés.
Dans ce périmètre, de la caserne de la Benauge au pont François Mitterrand, 26 000 habitants et 14 000 emplois sont directement exposés à un risque inondation. L’autre enjeu est de préserver les berges, classées en zone Natura 2000. Bordeaux Métropole va injecter 15 millions d’euros sur un total de 23 dans cette première phase du PAPI. Le chantier se poursuivra sur la rive gauche côté Bègles et Villenave d’Ornon, puis en aval du pont de Pierre, sur les jalles rive gauche et dans la presqu’île. 50 millions d’euros, dont la moitié financée par la Métropole, seront investis d’ici 2021 dans le cadre de ce plan dans l’agglomération. •
4. Une ville qui construit « durable »
Labellisation de l’écoquartier Bastide Niel
Le 19 décembre 2017, le Ministère de la Cohésion des
Territoires a attribué le label « EcoQuartier étape 2 » à
l’opération ZAC Bastide Niel. Une opération exemplaire
d’aménagement durable qui répond aux vingt
engagements (sur des dimensions comme le cadre de vie
et les usages, l’environnement et le climat, le28
développement territorial…) de la Charte EcoQuartier signée le 16 mai 2017 par la Ville. L’opération rentre actuellement dans sa phase de chantier.
Opération Bordeaux Euratlantique
L’Opération d’intérêt national Bordeaux Euratlantique est liée à un
grand projet d’infrastructure ferroviaire qui transformera Bordeaux
et sa métropole en carrefour du Sud-Ouest européen, avec la
nouvelle ligne à grande vitesse Bordeaux – Paris – Europe du nord
et son prolongement vers Toulouse.
Situé au sud de l’agglomération sur les deux rives de la Garonne,
ce projet vise à redynamiser et à développer un territoire de 738 ha (dont 250 ha repérés comme mutables) avec pour épicentre la gare Bordeaux Saint-Jean.
Sur une période de 20 ans, des logements, des bureaux, des locaux d’activités, des commerces, des équipements structurants et de proximité et des espaces verts seront construits pour répondre aux besoins futurs des populations nouvelles et existantes et des actifs qui s’implanteront sur ce territoire.
L’ampleur de ce projet nécessite d’être à l’avant-garde des solutions en matière de développement durable dans les projets d’aménagement, notamment dans les domaines de l’énergie, de la gestion de l’eau, de l’aménagement des espaces publics, de la conception des bâtiments…
Un « quartier-vitrine » du tertiaire de l’agglomération sera créé, démarrant autour de la gare TGV, sur les deux rives de la Garonne et bénéficiant d’une connexion privilégiée aux infrastructures internationales de transport. Le centre d’affaires sera étroitement lié à la ville, mixant les fonctions d’un cadre de vie et de travail.
L’offre en habitat sera diversifiée tant en termes de mixité sociale que dans les formes urbaines et architecturales, tout en répondant aux attentes d’aujourd’hui en matière de confort de vie et d’usages, dans une logique de développement durable.
L’aménagement des nouveaux quartiers se fera dans le respect de l’histoire des villes, du patrimoine et des habitants et dans la volonté de créer une ville aimable ouverte à tous, qui fait la part belle aux espaces verts publics et à la mobilité douce.
Perspectives
Poursuivre la sensibilisation des aménageurs aux enjeux du changement climatique, Former les agents à l’outil Score ICU
Développer l’offre d’espaces verts et notamment de trottoirs végétalisés
En chiffre…
25 000 à 30 000 emplois à terme
25 000 à 30 000 nouveaux habitants sur le territoire
Une constructibilité totale de 2 200 000 m² o 15 000 à 16 000 logements,
o 480 000 m² de bureaux,
o Objectif à terme : 50 hectares d’espaces verts29
Permettre l’épanouissement de
tous les êtres humains
1. Une ville éduquée au développement durable
Lancement le 2 décembre 2017 de la 6ème édition du défi des familles à énergie positive
Le principe est simple : les participants sont invités à former une équipe de 5 à 10 familles, pour représenter leur quartier, leur commune ou leur entreprise, avec l’objectif d’économiser le plus d’énergie possible à la maison (chauffage, eau chaude, équipements domestiques…) entre le mois de décembre et d’avril.
Au total, depuis le lancement du dispositif, en comptant cette nouvelle édition 2017-2018, plus de 700 foyers ont été mobilisés.
Depuis 2012, les familles participantes ont économisé 650 MWh correspondant à quantité d'énergie produite par 7.000 m² de panneaux photovoltaïques soit la surface d'un terrain de football. Pour l'eau, les économies réalisées représentent 3.915 m3 soit la quantité d'eau d'une piscine olympique. Ainsi, en moyenne sur les 5 dernières éditions du défi, les participants ont économisés en moyenne 11% d'énergie et 16% d'eau. Pour mémoire, le défi fixe l'objectif de réduction des consommations d'énergie à 8%. Pour les familles métropolitaines cet objectif est largement dépassé.
Lors de l’édition précédente (2016-2017), les familles participantes ont économisé en moyenne 9% d'énergie et 14% d'eau. Les équipes lauréates ont fait 23% d’économie d’énergie et 47% d’économie d’eau pour l’équipe des Uni’Watt (Université de Bordeaux).
Le Jardin Botanique
Le Jardin botanique a déployé en 2016 un programme riche qui suscite toujours autant l’intérêt des visiteurs avec notamment des expositions comme « La galaxie du Plancton » et des ateliers comme « Rendez-vous au jardin ». Le nombre de visiteurs reste stable avec 436 489 visiteurs (contre 433 716 en 2015) et les serres et les salles d’expositions
Finalité 3
Chiffres clefs
7 conseils consultatifs : Conseil consultatif et participatif du développement durable, le Conseil de la diversité, le Conseil des jeunes, le Conseil municipal des enfants, le Conseil ville et handicaps, le Conseil local de santé et depuis 2016, le Conseil culturel
Près de 80.000 € alloués aux associations œuvrant pour le
développement durable
300 sites et équipements sportifs
7 musées municipaux, 11 bibliothèques, un conservatoire régional ainsi que l’Opéra national, le centre d’interprétation de l’architecture (CIAP)30
retrouvent son public (19 800 en 2016 contre 16 109 en 2015). La fréquentation des serres avait connu une baisse de fréquentation en 2015 (Fig.12) liée à la mise en place d’une tarification à l’entrée.
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Figure 12 : Fréquentation du jardin botanique (serres et salles d’expositions)
Une sensibilisation accrue des scolaires
Pour les écoles primaires, une structure municipale située à proximité du parc floral de Bordeaux lac, accueille des classes vertes. Constituées de binômes, de la Grande Section au CE1, ils s’inscrivent dans un projet pédagogique commun autour du développement durable. Une cinquantaine de classes soit plus de 1 200 enfants sont en moyenne accueillis chaque année.
Depuis novembre 2014, la Ville développe la mise en place de tables de tri dans les écoles élémentaires. A la fin du repas, les enfants sont invités à débarrasser leur plateau en triant la vaisselle et les déchets. Ainsi, les enfants sont responsabilisés et éco-citoyens. Aujourd’hui 10 écoles en sont dotées.
Dans 25 écoles, 10 associations solidaires récupèrent en fin de service, des denrées alimentaires non consommées, dans le respect de la chaîne du froid. Cette initiative de « lutte contre le gaspillage de repas scolaires et aide alimentaire » a été récompensée par le prix Territoria Or 2015 du développement durable.
Chaque année, près de 500 élèves de classes des cycles 2 et 3 bénéficient d’une animation pour le calcul de leur empreinte écologique et de découverte des éco-gestes du quotidien. En 2017, 26 classes (696 élèves) se sont portées volontaires pour bénéficier de cette action développée par la Ville en partenariat avec la direction des services de l’Education nationale de Gironde (DSDEN).
Enfin, en 2016, 18 écoles bordelaises ont participé au dispositif des Juniors du développement durable. L’initiative comporte cinq parcours de travail : - Changement climatique
- Biodiversité
- Solidarité et cohésion sociale
- Bien-être et santé
- Production et consommation responsables
Ce dispositif fait également l’objet d’un programme de coopération internationale pour l’échange de pratiques éducatives avec notamment le Mexique.31
La Maison écocitoyenne
A fin 2016, la Maison écocitoyenne a accueilli au total depuis son ouverture, 152.000 visiteurs. 18 000 visiteurs ont franchi ses portes en 2016.
Cette année encore, c’est un partenariat réussi qui a réuni la Maison écocitoyenne, la Direction des services départementaux de l’éducation nationale et le Centre des Classes citadines.
Au travers du projet Durable des villes, Durable des champs 2015/2016, ce sont 3 classes de la commune de Bordeaux et 3 classes venant des communes rurales girondines de Gensac et Pessac sur Dordogne qui ont mené un projet sur l’eau dans leur environnement et ailleurs.
Pour valoriser le travail mis en place tout au long de cette année scolaire, la Maison écocitoyenne a accueilli ces 6 classes de cycle 2 et 3, accompagnées de leurs professeurs, pour une journée de rencontres et d’échanges autour de leurs projets eau et développement durable.
Au cours de cet évènement, les élèves effectuent une demi-journée de parcours pédestre dans Bordeaux, proposé par le Centre des Classes Citadine, et une demi-journée de valorisation des projets. L’un des objectifs est de réaliser une exposition-atelier sur l’eau, d’en animer la présentation auprès des autres élèves et de permettre le croisement des représentations selon le milieu de vie.
Sourires et échanges sont de mise pour cette journée, qui comprend même une balade sur la Garonne. C’est ainsi 155 personnes dont 128 élèves qui ont été accueilli le 7 juin 2016 au sein de la Maison écocitoyenne.
Ecocitoyens connectés
L’exposition permanente s’est enrichie d’une nouvelle offre numérique : la table tactile interactive et son application mobile « écocitoyens à Bordeaux », développées par l’agence nantaise Mazedia spécialisée dans le secteur muséographique et la médiation interactive. Leur design graphique figuratif et leur interface ludique favorisent la fluidité et la rapidité de navigation.
Accessible à quatre personnes simultanément, la table tactile interactive propose un accueil numérique ludique :
Chacun sélectionne son profil (homme, femme, enfant) et détermine son portrait écocitoyen parmi les quatre proposés :
- prêt(e)-à-tout pour respecter l’environnement
- perplexe sur l’impact de son comportement
- désenchanté(e) ayant l’impression de faire beaucoup d’efforts sans grands résultats - méfiant(e) face à tout ce qui se dit
Il choisit son environnement (domicile, travail, vacances) puis sélectionne des points d’intérêts (des pièces ou des objets). A chaque clic correspond un conseil d’écogeste et son défi, un événement, une bonne adresse (un équipement public, une association, une entreprise, un commerce) et éventuellement un jeu.
Pour poursuivre l’expérience, le visiteur peut télécharger gratuitement l’application mobile Ecocitoyens à Bordeaux et renvoyer par mail sur son smartphone la sélection des défis « écogestes » qu’il souhaite relever.
L’application mobile propose quatre fonctions :32
- une découverte d’écogestes, interactive et personnalisable grâce à la sélection réalisée sur la table tactile pendant la visite à la Maison écocitoyenne ; - un répertoire des bonnes adresses accessible par liste ou géolocalisation (autour de soi) ;
- un agenda des événements sur les thèmes de prédilection de la Maison écocitoyenne : énergie, consommation, mobilité, eau, biodiversité, habitat, recyclage, éco-économie, santé sans oublier les loisirs ;
- un bilan carbone individuel pour faire le point sur son impact.
Accessibles à la Maison écocitoyenne, pour la table tactile, ou en ville, pour l’application mobile, ces nouveaux outils permettent à chacun d’améliorer son comportement écologique grâce à une sélection personnalisée d’écogestes et une meilleure connaissance du réseau bordelais des dispositifs et des initiatives écocitoyennes disponibles.
L’interactivité permet aussi à chacun d’enrichir les contenus en partageant ses informations avec la Maison écocitoyenne (agendas et bonnes adresses).
La Maison écocitoyenne et les publics fragiles
Depuis 2 ans, la Maison écocitoyenne a noué un partenariat avec l’association Oxygène. Lieu d'accueil, d'écoute, de partage, de solidarité où se tissent des liens, où chacun peut se ressourcer et reprendre confiance, l'association Oxygène contribue à lutter contre les exclusions et l'isolement.
Les groupes sont accueillis pour des visites de la Maison écocitoyenne où de nombreux sujets sont évoqués : consommation d’eau et d’énergie, fabrication de produits ménagers écologiques et économiques… Des adhérents d’Oxygène ont pu également participer à des ateliers gratuits et échanger avec d’autres usagers de la Maison écocitoyenne (couture, décryptage des étiquettes, cuisine saine…).
2. Une ville ouverte au dialogue
Le Conseil Municipal des Enfants fête ses 10 ans
Véritable outil pédagogique pour construire la citoyenneté, il permet aux enfants d’apprendre à débattre, proposer et agir pour la collectivité. A ce titre, il entre dans le cadre des programmes de l’Enseignement Moral et Civique pour l’école primaire et permet de réaliser des projets très concrets.
Mise en place pour deux ans, chaque assemblée est composée de 62 enfants de CM1 puis CM2, élus par tous les élèves de CE2, CM1 et CM2 des écoles participantes. Elus en binôme mixte paritaire à l’image des élections adultes, ils se réunissent une fois par mois pour travailler à l’élaboration puis la réalisation de leurs projets.
Les réalisations du 9ème mandat (2015-2017)
Réalisation d’un recueil sur Bordeaux d’hier et d’aujourd’hui, en partenariat avec les clubs seniors de la ville. (Commission « Solid’action »)
Décoration de la cour de récréation de 3 écoles (Commission « Bordeaux change de peau »)
Elaboration du menu équilibré des enfants du CME, distribué dans toutes les écoles de la ville jeudi 8 juin 2017 (Commission « Dans nos assiettes »).33
Accompagner les initiatives des jeunes au travers du dispositif #jereleveledefi
Parce que les idées des jeunes (de 13 à 25 ans) sont souvent pertinentes, la Ville encourage et soutient toutes les initiatives, propose de nombreux conseils et une aide financière. C'est un appel à idées qui permet de mettre en valeur des projets de jeunes, d'accompagner et orienter les porteurs de projets.
Les thématiques sont les suivantes : expression culturelle, solidarité, sports, protection de l'environnement…
3. Des manifestations éco-responsables : les Assisses européennes de la transition énergétique et le Marathon de Bordeaux Métropole
L’organisation des Assises européennes de la transition énergétique
Les 18ème Assises de l’Energie se sont tenues du 24 au 26 janvier 2017 au Palais des congrès de Bordeaux sur le thème : « Transitions : un champ des possibles pour les territoires ».
Pour cette deuxième édition bordelaise, les Assises ont affirmé leur dimension européenne en devenant officiellement les « Assises Européennes de la Transition Energétique » et ont rassemblé un large public avec plus de 3.650 participants.
12 pays européens représentés, 3 jours de débats et de partage autour de la transition énergétique des territoires, de nombreux grands témoins (Pascal Canfin, Carlos Moreno, Emmanuel Druon, Association Negawatt…), un programme de plus de 130 rendez-vous – plénières, ateliers, forums, laboratoires, et visites – ont permis de passer au crible les grands enjeux actuels (financement, santé, emplois…) mettant en avant le rôle majeur des collectivités comme véritables leviers de la transition énergétique.
Evénement dans l’évènement, le « Carrefour des Métiers » a permis aussi de présenter pendant trois jours les filières professionnelles et métiers liés à la transition énergétique avec en point d’orgue un Forum de l’emploi, de l’alternance et des stages proposant ainsi plus de 300 offres en partenariat avec Pôle Emploi et la Maison de l’Emploi.
Autre temps fort et nouveauté : un « programme off » a permis d’impliquer les citoyens et d’installer l’événement dans la métropole. Coordonné par la Maison Eco-citoyenne, un large programme d’animations gratuites, pédagogiques et ludiques a été proposé aux habitants pour les sensibiliser aux enjeux du développement durable.
Portée par la Direction de l’énergie, de l’écologie et du développement durable (mutualisée Ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole) en lien étroit avec les directions communication, logistique, informatique, développement économique, relations internationales et l’appui du34
Cabinet, l’organisation des Assises a mobilisé plus de 130 agents pendant ces trois jours. L’évènement et sa préparation aux côtés des partenaires ont permis de travailler au rayonnement et à la dynamique du territoire de la métropole et de s’inscrire pleinement dans la stratégie Haute Qualité de Vie.
Avec ce colloque, le rôle majeur des collectivités locales a été réaffirmé et les trois jours ont permis d’illustrer comment celles-ci s’emploient à relever concrètement les défis énergétiques et climatiques pour construire des territoires sobres et durables et faire de cette transition énergétique une transition sociétale.
Le Grand Genève a accueilli en janvier 2018 les Assises qui reviendront à Bordeaux en 2020.
Le Marathon de Bordeaux Métropole
Le succès de la 3ème édition du Marathon de Bordeaux
Métropole en 2017 avec plus de 3.000 Marathoniens,
14.000 personnes sur le Semi et près de 1.000
équipes relais est lié également à l’organisation
soucieuse de l’environnement.
Pour favoriser la bonne collecte des déchets causés
par la manifestation, les organisateurs et opérateurs
(Bordeaux Métropole, Stade Bordelais ASPTT,
Ironman) de l’événement ont mis en place un dispositif de collecte efficaces sur les lieux stratégiques de la manifestation.
Entre la place de la Bourse et la Maison écocitoyenne
La collecte s’est constituée de « bigs bags », répartis en îlots sur toute la longueur du départ ainsi qu’après la ligne de départ accompagnée d’une signalétique indiquant les points de collectes.
Au moment du départ, une équipe de bénévoles encadrés par l’association AREMACS pour rappeler les consignes aux coureurs.
Après le départ, un nettoyage mécanisé de la zone par les services de Bordeaux Métropole, complété par une équipe de l’association TAPAJ pour un nettoyage manuel et une récupération des vêtements abandonnés par les coureurs.
A l’arrivée, une zone de remise des médailles avec la présence de corbeilles bi-flux.
Le Village, entre la Maison écocitoyenne et la placette Munich
L’organisation a été menée comme suit :
le tri des déchets avec une information/sensibilisation auprès des coureurs et du public réalisée par AREMACS ;
le déploiement de corbeilles sélectives sur les Quais avec une zone de stockage sécurisée, constituée de containers sélectifs, d’une borne à verres et de 2 bennes de 15m² pour les cartons-papiers et plastiques. Pour le ravitaillement final, présence de bacs pour la collecte des résiduels alimentaires ;
présence d’une équipe « Verte » constituée de bénévoles du Marathon encadrée par l’association AREMACS.
Par ailleurs, sur le parcours le nettoyage de la chaussée, la récupération des plastiques, des cartons et résiduels alimentaires ont été assurés dans la continuité du passage des derniers coureurs.
Recyclage
et tri
76%35
Enfin, tous les produits non consommés et valorisables ont été conditionnés. Les associations « Banque alimentaire de Bordeaux et de la Gironde » ainsi que « Au sens du partage » sont venues sur place pour collecter les denrées afin de les redistribuer à leurs bénéficiaires. L’association « Bouchons d’Amour » a récupéré les bouchons qui serviront après revente à une entreprise de recyclage, à financer l’acquisition de matériel pour personnes à mobilité réduite.
Tableau 2 : Poids et volumes des déchets recyclables triés sur les trois éditions de la manifestation
4. Un tissu associatif actif et soutenu
Comme chaque année, la Ville soutient de nombreuses associations investies dans le développement durable. Ces associations sont devenues au fil des ans de véritables partenaires dans l’accompagnement des Bordelais au changement de comportement. Parmi les associations de terrain que l’on retrouve régulièrement aux côtés de la Ville : la CLCV, le Creaq, Pact HD, Petits débrouillard, Récup’R, Vélocité…
L’année 2016 a exigé une révision des subventions accordées en conséquence des restrictions budgétaires qui imposent une diminution de 5% sur l’enveloppe allouée. Le montant des subventions pour l’année 2016 est de 79.000 euros pour 12 associations (Fig.13).
66425
74300
92400
83160 79000 82800 82800
40000
50000
60000
70000
80000
90000
100000
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
3
5
7
9
11
13
15
17
montant des subventions nombres d'associations aidées
Figure 13 : Associations et budgets alloués de 2010 à 201636
Perspectives
Poursuivre l’animation du dispositif des Familles à énergie positive et élargir le défi aux thématiques zéro déchet, zéro gaspillage et alimentation durable, Consolider nos partenariats avec les associations œuvrant dans le domaine du développement durable en lançant un appel à manifestation d’intérêt permettant d’identifier des actions finançables dans le domaine du développement durable, Promouvoir les actions climat énergie de la Ville au sein des Assises européennes de la transition énergétique,
Poursuivre la sensibilisation des scolaires,
Développer l’offre d’animation de la Maison écocitoyenne,
Accompagner Bordeaux Métropole pour la mise en place d’un dispositif destiné à soutenir les écomanifestations.37
Assurer la cohésion sociale
et la solidarité entre
territoires et entre générations
1. Une ville qui accompagne l’emploi des personnes fragiles
Le taux d’emploi des personnes souffrant de handicap dans l’effectif municipal est stable : 8,22% en 2016, pourcentage qui a doublé en 8 ans (Fig. 14).
Dans les effectifs du CCAS, le taux d’emploi légal est à 11,89 % (contre 10,18% en 2015). A noter que la loi fixe à tout établissement privé ou public de 20 salariés et plus une obligation d’emploi de travailleurs handicapés à hauteur minimale de 6% de son effectif total.
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
2008 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Figure 14 : Taux d’emploi Handicap dans l’effectif municipal
En 2016, 209 453 heures d’insertion ont été réalisées au profit de 753 bénéficiaires. Les principaux prescripteurs de public (au total 55) sont : les SIAE, le PLIE de Bordeaux, la Mission locale de Bordeaux et le Pôle emploi.
Finalité 4
Chiffres clefs
8,22 % de l’effectif est en situation de handicap
209 453 heures d’insertion
400 foyers en précarité énergétique accompagnés38
0
50000
100000
150000
200000
250000
300000
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Figure 15 : Nombre d’heures d’insertion (source PLIE Bordeaux)
L’année 2016 maintient le nombre de donneurs d’ordre de manière générale, en notant toutefois une augmentation des donneurs d’ordre privés et augmentation des opérations et des marchés en proportion du nombre de mois écoulés.
Figure 16 : Répartition par maître d’ouvrage des heures d’insertion (2016)
Relais textile
Le Relais est un réseau d’entreprises qui agit depuis 30 ans pour l’insertion de personnes en situation d’exclusion, par la création d’emplois durables. Sur Bordeaux, le volume collecté par les bornes du Relais textile est de 581,85 tonnes permettant à ce réseau de poursuivre le retour à l’emploi des personnes en difficulté.
Cette structure n’est pas le seul opérateur de collecte des textiles. Les résultats des autres organismes ne sont pas connus.39
500
550
600
650
700
2008 2009 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Figure 17 : Collecte en tonnes des bornes le Relais
à Bordeaux (source, le Relais Textile Gironde)
2. Une ville qui soutient l’économie sociale et solidaire (ESS)
La Ville de Bordeaux a lancé, dans le cadre du mois de l’Economie sociale et solidaire (ESS), la première édition de la semaine « Solidurable » en novembre 2016.
Collecte d’objets
Durant cette semaine, des bacs de collecte ont été entreposés dans les écoles afin de collecter des objets qui ont été ensuite réutilisés ou recyclés. Les familles et enfants ont pu pendant cette semaine déposer les objets (livres, vêtements, jouets, lunettes…) qu’ils souhaitaient voir recycler ou réutiliser dans des bacs entreposés à cet effet en partenariat avec les structures qui ont répondu à l’appel à projet de la Ville : Amos, Echange nord, sud, le Livre vert, le Relais, Recyclivre, R2Jeux.
Repas solidaire
L’opération « &pat’ & pot’ » a été également mise en place
durant cette semaine. Elle consiste à proposer un repas de
pâtes et de compote à l’ensemble des enfants des écoles
l’un des jours de cette semaine. Facturé au tarif habituel pour
les familles, l’économie réalisée sur le coût des repas sera
remise à la Banque Alimentaire, permettant ainsi la
participation du plus grand nombre à une démarche
solidaire.
Un forum
Une rencontre avec les acteurs de l’ESS a été organisée place Pey Berland pour clôturer cette semaine avec la participation de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (CRESS).
Cette initiative a été récompensée par le Prix Territoria 2017 dans la catégorie « Civisme / citoyenneté ».
L’opération a été reconduite pour une deuxième édition en novembre 2017.40
3. Une ville attentive aux plus fragiles
Lutte contre la précarité énergétique
La Ville de Bordeaux et ses partenaires, conscientes des situations de précarité énergétique sur son territoire, a mis en place un SLIME (Service Local
d’Intervention pour la Maîtrise de l’Energie) en 2013.
Suite à une première année pilote prouvant l’efficacité du dispositif
pour répondre au besoin de repérage et d’accompagnement des
ménages en situation de précarité énergétique, il a été décidé de
relancer le dispositif avec un objectif de 400 visites (contre 200
pour l’année pilote). Cette deuxième session a démarré en mars
2015 et s’est terminée en décembre 2016 et son animation a été
confié au groupement SOLIHA Gironde /CLCV.
Les publics éligibles au dispositif SLIME sont ceux qui respectent
le premier critère ci-dessous ou cumulent les deux derniers :
- critères de ressources : plafond PSLA (RFR de l’année N-
1, à défaut N-2) ;
- état du logement (logement dégradé et/ou considéré
comme énergivore) ;
- impayés d’eau ou d’énergie, consommations excessives.
Le SLIME a été conçu comme un guichet unique local de prise en charge des situations de précarité énergétique, quel que soit le statut d’occupation du logement. Ses objectifs sont de :
- centraliser les signalements de ménages modestes qui rencontrent des difficultés liées à l’énergie ou/et à l’eau dans leur logement ou d’importants problèmes de bâti ; - déclencher une visite à domicile et réaliser un diagnostic sociotechnique de la situation ;
- donner les informations sur les éco-gestes au bénéficiaire et remettre un kit « économie d’énergie et eau » adapté à chaque ménage ;
- rediriger les bénéficiaires vers les pistes d’actions les plus adaptées à leur situation.
Un premier bilan peut être dressé de cette deuxième session, mais celui-ci sera évolutif puisque le suivi des ménages 1 an après visite n’est pas encore terminé.
Sur les 21 mois d’animation du SLIME, 439 alertes ont été recueilli dont 91% ont donné suite à une visite à domicile.
Lors des visites à domicile, la sensation de froid est évoquée par quasiment ¾ des ménages rencontrés, le sentiment de privation par 58 % et l’humidité ressentie par 38%. Alors que plus de la moitié des bénéficiaires déclarent se restreindre afin de contrôler le montant de leurs factures, le taux d’effort énergétique moyen3 pour l’ensemble des bénéficiaires est de 10,8% (le taux d’effort moyen des français est de 4,8% selon l’INSEE).
3 Le taux d’effort est la part des dépenses liées au logement dans le budget global d’un ménage.41
Figure 18 : Répartition des visites à domicile dans le cadre du SLIME par quartier (Bilan final / mars 2017)
Le profil des logements visités est de type ancien et relève principalement de l’habitat collectif : 59% des logements ont été construits avant 1948, 77% datent d’avant la première réglementation thermique (1974), les logements sont majoritairement des T2 et T3 et la surface moyenne constatée à chauffer est de 58 m2. La majorité des ménages a une consommation d’énergie pour le chauffage correspondant à des logements de classes énergétiques C et D. Pour plus de la moitié des ménages qui ont été suivis au niveau de leur consommation d’eau, leur consommation est supérieure à la moyenne nationale de 40 m3/personne/an. Ceci est lié pour une large part à l’absence d’équipements d’économie d’eau.
Sur les 400 logements visités, 264 logements ont fait l’objet de préconisations de travaux dits « d’urgence », c’est-à-dire de travaux préalables à tous travaux d’amélioration énergétique afin de garantir la sécurité et la santé des occupants (voir tableau 2).42
Tableau 2 : Nature des travaux d’urgence effectués préalablement
(Bilan final / mars 2017)
En complément de ces travaux pour plus de la moitié des logements visités, des kits contenant des petits équipements permettant d’économiser de l’eau et de l’énergie ont été remis parmi lesquels :
- 388 thermomètres hygromètres ;
- 393 multiprises avec interrupteur ;
- 226 programmateurs ;
- 381 LED ;
- 590 ampoules basse consommation ;
- 308 bas de porte double boudin ;
- 384 joints isolants portes et fenêtres ;
- 312 régulateurs de débit douche…
La distribution de ces kits et la sensibilisation aux éco-gestes peuvent avoir un impact significatif sur les économies à réaliser. Par ailleurs, le remplacement d’électroménager énergivore répond également à cette problématique. Actuellement, 27 bénéficiaires ont pu changer d’équipements, comprenant : 21 réfrigérateurs, 3 congélateurs, 2 lave-linge et 1 lave-vaisselle. Le coût moyen des équipements subventionnés est de 400 euros pour une subvention s’élevant en moyenne à 320 euros.
Le dispositif SLIME est un des dispositifs de lutte contre la précarité énergétique à côté des aides ANAH, des opérations de renouvellement urbain, du PIG et du FSL.
L’entraide notamment avec les seniors
Près de 46.000 seniors vivent à Bordeaux. Un pass senior pour profiter de nombreux avantages, 16 résidences seniors, 2 EHPAD, 2 ateliers de loisirs, 25 clubs seniors, 500 repas livrés à domicile chaque jour... tout est mis en œuvre pour qu'ils bénéficient d'un cadre de vie agréable pour s'épanouir au quotidien. En 2013, Bordeaux est arrivée à la deuxième place des villes (de 140 000 à 280 000 habitants) où "il fait bon vivre sa retraite" selon une enquête réalisée par le magazine "Notre temps".
Depuis la canicule d'août 2003, l'Etat met chaque année en place un plan national canicule qui prévoit notamment une forte participation des communes. Pour appliquer le dispositif, la mairie de Bordeaux et son centre communal d'action sociale (CCAS) s'appuient sur les43
différents services intervenant auprès des personnes âgées. Une prise en charge des aînés fragilisés pendant l'été est donc assurée, qu'ils soient à domicile ou dans les établissements municipaux.
Le plan canicule comporte quatre niveaux d'alerte liés aux prévisions de Météo France (vert, jaune, orange et rouge) que l'on peut retrouver sur la carte de vigilance météorologique.
La plateforme autonomie senior de la mairie de Bordeaux gère un registre prévention canicule. Il recense toutes les personnes âgées qui souhaitent bénéficier d'une attention particulière pendant la période estivale.
Si une alerte est déclenchée, les personnes inscrites, de plus de 60 ans, sur ce registre sont contactées par téléphone.
Des voisins-relais pour les personnes très isolées
Pendant l'été, des bénévoles accompagnent des personnes âgées très isolées résidant à Bordeaux. Cet accompagnement se concrétise par un appel téléphonique chaque semaine. Ces appels deviennent plus fréquents lorsque les niveaux d'avertissement chaleur et d'alerte canicule sont déclenchés.
Cette opération est menée avec les associations FAits de Coeur'S, les Petits Frères des Pauvres, la Société Saint Vincent de Paul, le Centre Ressources Grand Bon Pasteur, le Centre Ressources Henry Dunant, la Croix-Rouge, l'association d'Aides aux Aidants et le Relais Amical Malakoff Médéric.
Les agents municipaux Chaque jour, les agents de la mairie qui assurent la livraison des repas à domicile à plus de 500 personnes âgées dépendantes gardent le lien rappellent les consignes à adopter en cas de fortes chaleurs.
Mais aussi….
L’accompagnement de l'habitat participatif qui permet, notamment de développer l'échange intergénérationnel. La Ville de Bordeaux souhaite développer ce type de résidences sur le quartier Chartrons. Sur l''îlot Barreyre, 27 logements vont être livrés en 2019, dont 17 en accession à la propriété possédant un studio indépendant permettant d'accueillir un étudiant, et 10 en habitat locatif social.44
4. Une ville qui coopère à l’international
La Ville de Bordeaux est jumelée avec 20 villes au niveau international :
Ashdod en Israël (1984), Bakou en Azerbaïdjan (1979), Bamako au Mali (1999), Bilbao en Espagne (2000), Bristol en Grande Bretagne (1947), Casablanca au Maroc (1988), Cracovie en Pologne (1993), Fukuoka au Japon (1982), Lima au Pérou (1956), Los Angeles aux Etats-Unis (1964), Madrid en Espagne (1984), Munich en Allemagne (1964), Oran en Algérie (2003), Ouagadougou au Burkina Faso (2005), Porto au Portugal (1978), Québec au Canada (1962), Ramallah en Territoire Palestinien (2007), Riga en Lettonie (1993), Saint Pétersbourg en Russie (1992) et Wuhan en Chine (1998)
Bordeaux a choisi d'orienter sa coopération avec l'ensemble de ces villes autour de la thématique du développement durable ; quelques exemples seront développés plus loin. Elle entretient, de plus, des coopérations avec d'autres territoires dans le cadre de réseaux auxquels elle appartient tels que l'AIMF, réseau mondial des élus locaux francophones qui nourrit la vision d'une ville future porteuse d'une croissance durable et partagée, ou Cap Coopération (devenue SO COOP en 2017), référente Aquitaine des acteurs de la coopération et portant les valeurs du développement durable auprès des acteurs institutionnels, associatifs et privés.
Elle reçoit, par ailleurs, régulièrement des personnalités d'avenir dans le cadre du programme d’invitation PIPA du Ministère des Affaires Etrangères avec des échanges qui ont permis de partager le savoir-faire de Bordeaux en matière d'aménagement durable de la ville.
Quelques exemples de coopération entre Bordeaux et ses villes jumelles :
Cracovie, la transition écologique de la ville
Depuis 2013, l'Ambassade de France en Pologne a initié le programme ECO MIASTO qui encourage la transition écologique dans les villes polonaises autour de 4 thématiques : efficacité énergétique, traitement de l'eau, gestion des déchets et mobilité durable.
Ainsi, Bordeaux et Cracovie ont participé :45
- en avril 2016, à Cracovie, au 2ème Congrès Européen des Régions sur le thème "Cities of the 21st Century. Can Mayors make the world a better place" ; Bordeaux a présenté alors son expérience en matière de résilience urbaine ;
- en octobre 2016, au séminaire organisé avec l'Ambassade de France à Varsovie sur le thème de la "lutte contre la pollution de l'air" avec la participation de la direction générale Haute Qualité de Vie de Bordeaux Métropole.
Enfin, des échanges de savoir-faire entre les deux municipalités ont porté sur le traitement des eaux usées, la gestion du trafic et les transports en commun.
Lima, pour une intermodalité des transports
Afin d'accompagner les entités nationales et locales péruviennes dans le développement et la mise en œuvre de leurs systèmes de transport urbain et la mobilité, l'Agence française de développement (AFD) a soutenu dans le cadre d'un FEXTE (Fonds d'expertise technique et d'échanges) la mise en œuvre d'un programme de coopération avec le ministère des Transports et des Communications (MTC) du Pérou. L'accord de coopération a été signé le 23 février 2016 et vise à renforcer les capacités de gouvernance, la planification, l'intégration physique des réseaux et des plats dans le secteur des transports et de la mobilité.
Dans ce contexte, Bordeaux a participé en novembre 2016 en tant qu'expert au séminaire CODATU à Lima permettant d'accompagner le MTC et les municipalités du Pérou à l'identification, la planification et la mise en œuvre des projets de transport et de la mobilité.
Wuhan, vers le développement d'une ville plus durable
Mégalopole de 12 millions d'habitants, Wuhan, capitale du Hubei, en expansion urbaine constante, rencontre depuis plusieurs années des difficultés pour garantir une qualité de vie à ses habitants : qualités de l'air et de l'eau, congestion de la ville par un trafic urbain saturé, très forte artificialisation des sols qui entraîne des phénomènes d'inondations, des niveaux de température et de pollution très élevés, impactant ainsi fortement le bien-être et la santé des habitants.
Pour aider sa jumelle à tendre vers une ville plus durable, Bordeaux a mis à la disposition de Wuhan son expérience dans plusieurs domaines et notamment, le contrôle de la qualité de l'eau des lacs ou des démarches relatives à la lutte contre le réchauffement climatique. Le partage d'expériences et de savoir-faire bordelais a permis la formation de personnel de la municipalité de Wuhan pour mieux contrôler et améliorer la qualité de l'eau, réaliser un Bilan Carbone à Wuhan et améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments. Les deux villes ont confirmé ce souhait de coopérer prioritairement sur ces thématiques lors de la COP 21 à Paris en décembre 2015.
Enfin, en complément de ces actions, une délégation du District de Caïdian (Wuhan) a été reçue à Bordeaux pour présenter le projet d'aménagement urbain de l'éco-cité ou ville durable de Caïdian. Les partenaires chinois ont profité de cette visite pour rencontrer les entreprises du réseau UrbAquitaine spécialisées dans les domaines de l'urbanisme durable ; des visites de terrains leur ont permis de voir des réalisations en la matière d'aménagement durable, d'énergies renouvelables, de mobilité douces, de gestion de l'eau et de lutte contre les inondations.
Bamako, une volonté de protéger l'environnement
De par son expérience et son savoir-faire au travers de la gestion de sa propre Brigade « Verte », Bordeaux a assuré depuis 2008 « l’ingénierie de formation » de 50 agents des 23646
qui composent la première Brigade Urbaine de Protection de l’Environnement (BUPE) du Mali sur le District de Bamako (6 communes).
L'enjeu est de faire face aux problèmes urgents de protection de l’environnement auxquels la ville est confrontée en engageant un cycle de formation des agents pour qu’ils acquièrent un niveau de maîtrise suffisant et transmettent cet enseignement à d'autres cadres maliens. Des formations complémentaires de remise à niveau sont elles aussi proposées selon les domaines jugés prioritaires.
Les trois premières phases de ce programme de formation ont eu lieu en 2008, 2010 et 2012, chacune d’entre elles a été suivie d’une période d’évaluation. Le cycle de formation a été interrompu par la guerre au Mali de 2013 à 2015.
Bordeaux aide concomitamment à ce programme de formation à la mise en en œuvre : - d’un cadre institutionnel et législatif approprié permettant notamment l’élaboration d’un « Code de la rue » ;
- d’actions permettant un changement de mentalité et de comportement pour assurer une participation efficiente de la population et de tous les acteurs concernés par la protection de l’environnement (avec un appui logistique et financier de campagnes de sensibilisation) ;
- d’un système performant de gestion des informations (banque de données) sur l’état des ressources de l’environnement et de leur évolution.
En 2016, le cycle de formation reprend avec l'élaboration des termes de référence et des modules dans l'objectif d'organiser la 4ème phase en septembre 2017 à Bamako.
Casablanca, rendre la ville attractive et intelligente
En 2016, Casablanca et Bordeaux ont souhaité engager une nouvelle phase de coopération entre leurs deux territoires. Elles ont choisi de travailler sur plusieurs thématiques relatives au développement durable : ville intelligente et systèmes numériques, équipements culturels de proximité, qualité du cadre de vie des habitants (hygiène et salubrité), culture et tourisme de proximité.
Ainsi, en mai 2016, Bordeaux a participé à la première édition du Forum Smart City Africa Casablanca avec une intervention de la ville de Bordeaux et de la direction du numérique sur le thème "Bordeaux, Ville durable et intelligente". En novembre, une délégation de Casablanca est venue à Bordeaux pour travailler sur la thématique du patrimoine bâti, en lien avec des objectifs de développement du tourisme local et de mise en lumière de ce patrimoine.
Au mois de novembre, cinq entreprises bordelaises du groupement UrbAquitaine ont participé à la COP 22 de Marrakech exposant et partageant notamment leur savoir-faire en matière d'énergies renouvelables et de construction de véhicules électriques.
Un appel à projets Méditerranée
En 2016, la Ville de Bordeaux a lancé un appel à projets permettant de soutenir financièrement et institutionnellement les projets d'associations bordelaises avec leurs partenaires étrangers situés dans les cinq villes jumelles méditerranéennes de Bordeaux.
Ainsi, deux lauréats ont été désignés et soutenus pour leur action à venir : - l'association Solidarité Bayti avec un projet de Tourisme durable autour de Casablanca en lien avec l'association marocaine Bayti, pour l'enfance en difficulté ; - l'association AIDES Aquitaine à Bordeaux avec un projet de formation professionnelle pour les femmes porteuses du VIH en lien avec l'association oranaise APCS.47
Perspectives
Augmenter le nombre de marchés d’insertion
Poursuivre les partenariats d’échanges à l’international autour des questions de développement durable
Poursuivre la lutte contre la précarité énergétique aux côtés de Bordeaux Métropole et de 3 autres communes4849
Fonder les dynamiques de
développement suivant des modes de
production et de consommation
responsables
1. Une Ville développant l’accès à une alimentation saine
La gouvernance alimentaire : mieux connaître les habitudes des Bordelais pour répondre à leurs attentes
Plus qu'une actualité, l'alimentation durable est un fait de société. Ses liens évidents avec la santé, ses impacts sur l'environnement, son importance dans l'équité entre les humains, son poids dans les questions énergétiques ou sa capacité à créer de l'emploi, font de la gouvernance alimentaire un sujet qui doit être pris en compte dans sa globalité en tant que donnée de la transition écologique.
Afin de mieux connaître l'avis des Bordelais sur leur alimentation, la Ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole ont souhaité confier au Centre de formation de l’INSEE (CEFIL) la réalisation d’une enquête sur les habitudes alimentaires des habitants. L'enquête CEFIL portait donc sur la commune de Bordeaux, qui n’offre qu’une possibilité réduite de développer la production mais qui en revanche, est une zone privilégiée d'achat, de sensibilisation et de promotion des produits locaux et de saison.
Cette enquête a été menée, auprès de 933 personnes, dans l’objectif de permettre aux décideurs de mieux appréhender le ressenti des Bordelais sur l’état actuel de l’offre alimentaire, de définir l'intérêt des habitants pour l'alimentation durable et de qualifier les attentes des Bordelais quant aux projets métropolitains. Elle a permis de croiser les résultats obtenus à l’échelle de la ville de Bordeaux avec les diagnostics territoriaux réalisés précédemment, et ainsi de confirmer ou d'infirmer, sur la partie dense du territoire métropolitain, des tendances nationales en matière d’alimentation durable.
Finalité 5
Chiffres clefs
29% de produits Bio dans les cantines
Déchets : 322 kg/hab/ an
10 AMAP
4 drives fermiers dont 1 à Bordeaux centre
21 marchés de plein air – 2 marchés Bio – 4 marchés
couverts50
Le type de produits privilégiés :
Dans leurs choix de consommation (Fig. 20), les Bordelais privilégient les produits locaux :
65 % d'entre eux en consomment régulièrement. Les résultats ont également montré que les
enquêtés ont la volonté de promouvoir les produits locaux, ce qui entre en cohérence avec la
logique des produits de saison (Fig. 21).
L'origine, la traçabilité, la composition et les labels sont les principaux gages de qualité cités bien avant le prix ou la marque.
L’intérêt est manifeste pour le compostage et l'autoproduction mais des progrès restent à faire en termes de gaspillage alimentaire et de recyclage des déchets. Il est important de noter que 89% des sondés n’ayant pas recours au compostage seraient prêts à le faire si un système de compostage public était mis en place, ce qui démontre une volonté d’adopter des pratiques durables, et que tous les outils publics ne sont pas encore mis à disposition pour le faire.
Figure 19 : Combien de fois consommez-vous des produits issus (en % de répondants) :
Figure 20 : S’il fallait promouvoir certains produits, lesquels choisiriez-vous ?51
Les freins à l’accès à des produits locaux :
Si les Bordelais montrent un entrain particulier pour des pratiques alimentaires durables,
deux freins principaux viennent cependant limiter l’accès de tous à la consommation de
produits locaux.
D’une part, les Bordelais se heurtent à des contraintes financières (Fig.21) Si la volonté de
consommer des produits locaux est présente dans toutes les catégories socio-
professionnelles de la population bordelaise, le prix des produits locaux ne permet pas aux
personnes ayant un revenu plus faible d’en consommer autant qu’elles le souhaiteraient.
Figure 21 : Qu’est-ce qui vous aiderait à consommer davantage de ces produits ?
D’autre part, les résultats de l’enquête ont montré le frein que représentait l’importance des
hypermarchés dans les habitudes alimentaires (Fig.22). Les questionnaires ont en effet
révélé que 87% des sondés font leurs courses dans les grandes surfaces, et non en circuits
courts, qui permettraient pourtant d’avoir un lien direct ou facilité avec le producteur.
Figure 22 : Provenance des aliments d’une semaine normale52
Ces résultats ont par conséquent permis de dresser un diagnostic des pratiques alimentaires
des Bordelais et des facteurs identifiés comme des freins à l’alimentation durable.
Partant de ce constat, la Ville de Bordeaux a pris en compte la nécessité de mettre en œuvre
des mesures concrètes, et c’est ainsi qu’ont été définis les contours d’un Projet Alimentaire
Territorial à vocation sociale visant à permettre l’accès de tous à une alimentation durable.
Ce projet devait s’inscrire dans le territoire, en soutenant la multiplication d’initiatives en lien
avec l’alimentation et en travaillant au plus proche des habitants.
Le projet élaboré en 2017 par le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), la Ville de
Bordeaux et Bordeaux Métropole, sera mis en œuvre à compter de 2018.
Bordeaux adopte 10 actions en faveur d’une agriculture urbaine Le 6 mars 2017, la Ville de Bordeaux a présenté les actions qu’elle entend développer pour favoriser l’agriculture en milieu urbain. Les engagements sont les suivants : - Développer une activité agricole horticole et maraîchère sur une partie du centre de cultures horticoles du Haillan.
- Augmenter les surfaces dédiées à une activité agricole d’élevage sur le nord du territoire bordelais
- Etudier l’opportunité de développer l’agriculture urbaine sur le secteur de la Jallère - Poursuivre le développement des jardins collectifs dans les quartiers - Développer la permaculture et le recyclage des matières organiques sur la Ville - Favoriser les productions collectives ou non partout en ville
- Initier un projet de partage intergénérationnel de jardins
- Poursuivre et développer la distribution de semences de variétés locales - Renforcer la présence d’insectes pollinisateurs et auxiliaires sauvages - Accompagner les changements de comportement
Agriculture biologique, circuits courts et lutte contre le gaspillage alimentaire dans la restauration scolaire
16.200 enfants sont inscrits à la restauration scolaire, soit 95% des élèves. L'ensemble représente plus d'1 690 000 repas sur l'année !
En 2016, la part de l’agriculture biologique dans
l’approvisionnement du SIVU Bordeaux Mérignac est de 29%
(contre 24% en 2015). La part du budget consacré aux produits
biologiques s’élève à 30%.
Pour ces résultats, le SIVU Bordeaux Mérignac a reçu le 22
décembre 2016, le label « Etablissement BIO Engagé ». Cette
distinction est attribuée aux établissements proposant au moins
20% des produits issus de l’Agriculture Biologique.
Les volumes d’approvisionnement locaux par nature de production en 2016 s’établissent comme ci :4% label rouge, 28% agriculture conventionnelle et 68% agriculture biologique Au total, la part d’approvisionnement locale en volume est de 24%.
Depuis le second semestre de l’année 2017, des menus alternatifs végétariens sont proposés aux écoliers. En 2018, c’est un choix quotidien de menu sans viande qui sera proposé à tous les enfants.53
0
5
10
15
20
25
30
35
2009 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Figure 23 : Evolution du taux de denrées issues de l’agriculture biologique au SIVU Bordeaux Mérignac (source SIVU)
Figure 24 : Carte de localisation des approvisionnements issus de l'agriculture Biologique
Le SIVU est un acteur de la solidarité territoriale. Il collabore avec la Banque Alimentaire de Gironde qui vient plusieurs fois par semaine et gratuitement récupérer sur site des denrées consommables non livrées (20 tonnes en 2016). Ponctuellement (période hivernale, par exemple), le SIVU fournit des établissements sociaux ou des associations caritatives en repas diversifiés, à des conditions tarifaires préférentielles (répercussion uniquement du coût de la denrée brute). A l'occasion d'intempéries ou d'événements particuliers (grand incendie de Pessac et de Saint-Jean d'Illac en 2015 par exemple) touchant l'agglomération, il peut mettre son savoir-faire et ses moyens à disposition des autorités de gestion de cellule de crise pour des populations en difficultés ou des professionnels de la sécurité civile.54
2. Une ville qui rejette moins
La loi sur la transition énergétique pour la croissance verte a modifié profondément l’univers des déchets en fixant des objectifs de réduction des déchets à la source et en les intégrant dans une approche globale d’économie circulaire.
Cette mutation s’illustre à travers l’appel à projet « Territoire Zéro déchets, Zéro gaspillage » lancé par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, pour lequel Bordeaux Métropole s’est engagée sur les trois prochaines années afin d’améliorer ses performances.
Ce projet représente une véritable opportunité pour réduire à terme les déchets tout en développant leur valorisation. Il traduit la volonté de Bordeaux Métropole de mettre en œuvre un programme d’actions ambitieux, avec pour objectif d’adopter des comportements plus vertueux et moins impactant pour l’environnement.
En ce qui concerne l’année 2016, 405 232 tonnes de déchets ménagers et assimilés ont été collectées et traitées représentant 322 kg/habitant/an contre 323 en 2015. Ils ont été valorisés à 92% sous forme de réutilisation directe de la matière ou de valorisation énergétique.
300
310
320
330
340
350
360
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Figure 25 : Evolution du poids des ordures ménagères générées en kg/hab à Bordeaux Métropole
Détail des collectes par type de déchets sur Bordeaux Métropole : Verre collecté : 17 325 tonnes en 2016 (16 597 en 2015)
Ordures ménagères : 248,97 kg/habitant/an (249,40 en 2015)
Collecte sélective en porte à porte : 50,16 kg/habitant/an (50,89 kg en 2015).55
Figure 26 : Circuit et synthèse des déchets générés et traités sur Bordeaux Métropole (source : Bordeaux Métropole)
Lancement du programme d’actions « zéro déchet, zéro gaspillage »
Les efforts seront consolidés et amplifiés grâce à l’application d’un programme d’Actions « zéro déchet zéro gaspillage » (2016-2020) sur Bordeaux Métropole. Dans le cadre de ce programme, la collectivité s’engage à poursuivre et renforcer les actions visant à la réduction globale des déchets produits sur le territoire et à répondre à l’objectif national de diminution de 10% de la production des déchets ménagers et assimilés collectés par habitant d’ici à 2020 (sur la base des données 2010). Elle s’engage aussi à développer l’économie circulaire qui consiste à faire des déchets des ménages et des entreprises une ressource. Les actions mises en place tendront à limiter au maximum la production de déchets, à réemployer localement, à valoriser au mieux en respectant la hiérarchie des modes de traitement des déchets qui n’ont pu être évités, à recycler tout ce qui est recyclable et à éviter au maximum l’élimination.
Une expérimentation d’identification des bacs de collecte
En octobre 2016, le quartier du Jardin public (délimité par les rues Croix-de-Seguey / David Johnson / Tivoli / Mandron / de la Course et le boulevard Pierre 1er) a été l’un des secteurs tests d’un nouveau système d’identification électronique des bacs de collecte des déchets. Ce système propose d’enregistrer l’adresse réelle de chaque bac et implique le collage, sur chacun, d’un adhésif équipé d’une puce électronique.56
Il s’agit de la seule information qui a été
répertoriée dans cette puce, sans donc
identification nominative du propriétaire ou de
l’occupant du logement concerné. A terme avec
l’extension du système sur l’ensemble de la
métropole bordelaise, chaque bac pourra être
reconnu par un lecteur installé sur les bennes.
Cette opération aura d’indéniables avantages
pratiques et permettra un meilleur suivi des
anomalies repérées par les agents de collecte :
remplacement automatique des bacs défectueux,
vérification des bacs effectivement collectés,
accompagnement des erreurs de tri…
Mais aussi…
Le lancement en décembre 2017 d’une campagne de communication ciblée sur les incivilités en matière de propreté. Images « choc » à l’appui, cette campagne a vocation à faire évoluer les comportements.
Dépôts sauvages, bacs débordants de toutes
parts, verre brisé, mégots, mictions et déjections
diverses… Nous sommes tous confrontés à des
incivilités en matière de propreté, au détour
d’une rue, dans les quartiers que nous
fréquentons au quotidien.
C’est pourquoi Bordeaux a jeté les bases d’un
plan ambitieux d’amélioration de la propreté de
l’espace public. Des moyens supplémentaires
alloués au nettoyage des rues, des campagnes
récurrentes de sensibilisation et des contrôles
accrus, sont les piliers de cette opération qui a
vocation à améliorer la qualité de vie de tous.
Perspectives
Poursuivre la mise en œuvre du projet alimentaire territorial
Accompagner les projets de développement de l’alimentation durable Lancer les actions du Plan zéro déchet, zéro gaspillage
Poursuivre la collecte des déchets fermentescibles dans les écoles et la lutte contre le gaspillage alimentaire
Animer le Conseil de gouvernance alimentaire durable lancé avec les partenaires de la filière57
Index des graphiques
Figure 1 : Evolution de la consommation d’énergie et de la facture énergétique.................... 9 Figure 2 : Evolution de la puissance installée et de consommation d’énergie de l’éclairage public....................................................................................................................................11 Figure 3 : Projection des projets de réseaux de chaleur à l’horizon 2035 sur Bordeaux Métropole .............................................................................................................................13 Figure 4 : Evolution de la consommation de gaz et d’électricité sur le territoire de Bordeaux en GWh ................................................................................................................................17 Figure 5 : Evolutions de la pratique du Vélo sur Bordeaux Métropole (source : Bordeaux Métropole) ............................................................................................................................18 Figure 6 : Evolutions décennales des concentrations de polluants sur l’agglomération bordelaise (Source : ATMO Nouvelle Aquitaine / année de référence 2007) ........................20 Figure 7 : Consommation d'eau par habitant en m3 sur le territoire de Bordeaux..................23 Figure 8 : Cumul des précipitations annuelles sur Bordeaux en mm.....................................24 Figure 9 : Evolution de la consommation d’eau dans ............................................................24 Figure 10 : Température annuelle moyenne constatée à Bordeaux en degré Celsius (Source : infoclimat.fr)........................................................................................................................25 Figure 11 : Résultats de l’étude de diagnostic pour Bordeaux sur les ICU ............................25 Figure 12 : Fréquentation du jardin botanique (serres et salles d’expositions) ......................30 Figure 13 : Associations et budgets alloués de 2010 à 2016 ................................................35 Figure 14 : Taux d’emploi Handicap dans l’effectif municipal ................................................37 Figure 15 : Nombre d’heures d’insertion (source PLIE Bordeaux) ........................................38 Figure 16 : Répartition par maître d’ouvrage des heures d’insertion (2016) ..........................38 Figure 17 : Collecte en tonnes des bornes le Relais .............................................................39 Figure 18 : Répartition des visites à domicile dans le cadre du SLIME par quartier ..............41 Figure 19 : Combien de fois consommez-vous des produits issus (en % de répondants) : ...50 Figure 20 : S’il fallait promouvoir certains produits, lesquels choisiriez-vous ? .....................50 Figure 21 : Qu’est-ce qui vous aiderait à consommer davantage de ces produits ?..............51 Figure 22 : Provenance des aliments d’une semaine normale ..............................................51 Figure 23 : Evolution du taux de denrées issues de l’agriculture biologique au SIVU Bordeaux Mérignac ..............................................................................................................53 Figure 24 : Carte de localisation des approvisionnements issus de l'agriculture Biologique..53 Figure 25 : Evolution du poids des ordures ménagères générées en kg/hab ........................54 Figure 26 : Circuit et synthèse des déchets générés et traités sur Bordeaux Métropole .......55
Tableau 1 : Evolution des réseaux de chaleur sur la commune de Bordeaux .......................13 Tableau 2 : Poids et volumes des déchets recyclables triés sur les trois éditions de la manifestation ........................................................................................................................355859
ANNEXE
Bilan du Plan climat
2012-201660
AXE 1 - Inscrire la Ville vers la transition énergétique à l'horizon 2050
2012
2013
2014
2015
2016
Objectif 1 - Développer la production d'énergie à partir de sources renouvelables pour porter la part des ENRr à 10% en 2016 et 23% en 2020
7%
8%
9,8
9,35
9,5
Action 1 - Développer les réseaux de chaleur
>> Inciter les propriétaires de réseaux de chaleur existants à
utiliser des sources d’énergie renouvelables ou récupérables. >> Soutenir la création dans les opérations d’aménagement, de réseaux de chaleur, publics ou privés, favorisant l’utilisation des énergies décarbonées >> Entamer des démarches de classement des réseaux de chaleur conformes aux critères de la loi Grenelle II
ml de réseaux
2,2
4,7
17,4
24,9
26,9
nb de sous stations
19
19
19
20
20
MWh produits (indicateur
abandonné = MWh consommés)
4501
7350
10190
17910
30800
% ENRr
50%
57%
59%
66%
82%
densité thermique
ND
ND
ND
ND
ND
Action 2 - Développer la géothermie
>> Raccorder au réseau de Mériadeck d’autres bâtiments
municipaux (Hôtel de Ville, musée des Beaux Arts, future Cité Municipale, autres équipements publics) >> Développer, en liaison avec les bailleurs sociaux concernés, la valorisation du site géothermique de la Benauge >> Solliciter un permis de recherche sur le territoire de Bordeaux, permettant d’explorer des nappes plus profondes et donc plus chaudes
Nb de puits en exploitation
2
2
2
1
1
nb de sous stations
19
19
19
20
20
MWh produits
309
617
17091
1731761
AXE 1 - Inscrire la Ville vers la transition énergétique à l'horizon 2050
2012
2013
2014
2015
2016
Action 3 - Favoriser le développement de l’énergie solaire >> Lancer une étude d’opportunité d’équipement solaire pour chaque projet d’équipement municipal construit ou réhabilité >> Poursuivre l’information des particuliers (maison éco citoyenne, brochure d’information) et la mobilisation des professionnels >> Identifier une zone d’habitat individuel où une action de promotion de solutions d’économies d’énergie couplées à un dispositif solaire pourrait être engagée.
Nb de m² installés solaire
thermique
558 m²
617 m²
4000m² (environ)
Nb de m² installés solaire
photovoltaïque
79 076
m²
80 359 m²
150 000m²
(environ)
MWh électricité photovoltaïque
produits
309 MWh
617 MWh
17091 MWh
17317 MWh
Action 4
- Favoriser la production de chaleur issue de bois
énergie
>> Encourager (à défaut de possibilité de raccordement à la
géothermie ou à d’autres sources renouvelables disponibles localement) la conversion en chaufferies bois des chaufferies utilisant des énergies traditionnelles >> Promouvoir la réalisation de nouvelles chaufferies
Nombre de Chaufferies
1
1
1
1
2
Quantité de chaleur produite
(MWh)
3 MWh
3 MWh
3 MWh
70 GWh (CHU / GINKO/ BAF)
Action 5 - Informer les habitants sur l’existence d’offres d’électricité verte en partenariat avec les fournisseurs et distributeurs d'énergie
>> Mettre à disposition des brochures d’information
>> Organiser des réunions d’information à la maison écocitoyenne
Distribution de documents de
présentation
x
x
x
x
x
Nb de rencontres organisées
0
1
1
0
2
Bât
municipaux Bât
municipaux
Bât
municipaux
Public + privé
Public + privé62
AXE 1 - Inscrire la Ville vers la transition énergétique à l'horizon 2050
2012
2013
2014
2015
2016
Objectif 2 - Réduire dans le patrimoine de la Ville la consommation d'énergie et d'eau Action 6 - Poursuivre la réduction de la consommation d'énergie des bâtiments de la ville en fixant pour 2016 un objectif d’économie de 50% par rapport à 2007
>> A la suite des diagnostics effectués dans les
équipements de proximité (écoles, crèches, gymnases…), engager les investissements programmés : isolation des combles et des façades, pose de régulations et de robinets thermostatiques, changements de chaudière… >> Lancer des études opérationnelles sur les équipements les plus techniques et les plus consommateurs (bibliothèque Mériadeck, TNBA, CAPC, Musée d’Aquitaine, Conservatoire, piscine Galin, Pôle Technique Municipal…) et programmer les travaux d’économie d’énergie en résultant >> Poursuivre le déploiement du système d’exploitation des bâtiments et mettre en place un système de télérelève multifluides pour la conduite, la surveillance et l’optimisation des consommations eau, gaz et électricité >> Inclure dans les futurs marchés de maintenance des installations techniques des clauses de performance en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en cohérence avec les objectifs du PCET
GWh économisés
-5,63
-2,65
-2,85
-0,68
-2,41
Pourcentage d'économies
d'énergie vs 2007
-26,80%
-29,70%
-32,80%
-33,50%
-36,10%
teqCO2 évitées
1338
ND
ND
ND
ND
montant des investissements
(M€)
6,9
7
11,6
ND
ND63
AXE 1 - Inscrire la Ville vers la transition énergétique à l'horizon 2050
2012
2013
2014
2015
2016
Action 7 - Réduire la consommation de l'éclairage public de 30% par rapport à 2007
>> Poursuivre les actions déjà engagées : abaissement de
la puissance au milieu de la nuit, suppression des ballons fluorescents, choix optimisés des matériels, utilisation de LED pour les éclairages pérennes et festifs >> Minimiser les nuisances lumineuses par mutation des mobiliers d’éclairage et abaissement des flux lumineux >> Expérimenter les mutualisations et interconnexions des réseaux (éclairage, gestion d’accès, vidéo, wifi…) et affiner le pilotage par télégestion.
Consommation annuelle par
habitant (kWh/hab./an)
79,19
79,25
79,99
74,00
71,06
Puissance moyenne par point
lumineux (W)
124
110,4
107,8
105,2
103,6
Consommation annuelle
moyenne par point lumineux
(kWh/an)
518,28
511,76
513,56
490,10
471,22
Action 8 - Réduire la consommation de carburant
>> Poursuivre la politique visant, par l’introduction de
critères environnementaux dans les appels d’offres, à acquérir ou à louer des véhicules bénéficiant des progrès techniques en matière de consommation et de réduction de pollution >> Poursuivre la réduction du nombre de voitures de service, notamment par l’extension progressive du pool de véhicules mutualisés >> Expérimenter des véhicules hybrides ou électriques au sein du pool dès lors que les constructeurs automobiles seront en mesure de les commercialiser à des coûts acceptables >> Poursuivre la formation des agents à l’écoconduite et former des formateurs
Moyenne de CO2/km/véhicules
légers
Travail en cours sur élaboration d'un indicateur
plus adapté
Consommation annuelle des
véhicules en kWh/an/employés
Consommation évitée (l)
-24 456
17190
25195
ND
ND64
AXE 1 - Inscrire la Ville vers la transition énergétique à l'horizon 2050
2012
2013
2014
2015
2016
Action 9 - Réduire la consommation d’eau et chercher de nouvelles ressources >> Poursuivre les efforts de baisse de la consommation, les gisements d’économie se concentrant aujourd’hui sur les équipements sportifs (terrains, gymnases, piscines) et sur les bâtiments municipaux non encore équipés de matériels hydroéconomes. >> Relancer les projets de substitution de l’eau issue des nappes profondes par d’autres ressources (forages superficiels, récupération des eaux de ruissellement des parkings etc.).
Points d’eau équipés de matériels
hydroéconomes
4000
Action terminée
Consommation totale d’eau (m³)
785 096
605 567
665895
793902
551885
Consommation d’eau issue des
nappes profondes (m³)
569 954
506 753
495781
518616
386438
Répartition par grands secteurs
consommateurs
Sports : 220783 / bât : 112583 / services urbains : 63472 / espaces verts : 141181 / jardin botanique
13866
Objectif 3 - Mener des opérations innovantes sur le thème des réseaux intelligents et de l'apport de sources d’énergies locales et renouvelables Action 10 - Tester les smartgrids (réseaux intelligents) sur un îlot d'un nouveau quartier de la ville >> Mener une opération pilote de réseau de distribution d’électricité intelligent à l’échelle d’un îlot en partenariat avec un distributeur d’énergie.
Réalisé /non réalisé
Réalisé
/
/
Action 11 - Accompagner l'installation d'hydroliennes en milieu estuarien >> Soutenir le démarrage du site de tests d’hydroliennes marines immergées dans la Garonne au niveau du pont de pierre (expérimentation soutenue par l’Etat dans le cadre des investissements d’avenir) >> Assurer une veille technologique et industrielle en matière de développements futurs de la filière
Accompagner financièrement le
projet
40 000 €
Action terminée
Nb de machines testées par an
0
0
0
0
0 en 2016 2 en 2018
Production moyenne (MWh) Donnée non communicable à
remplacer par puissance installée
0
0
0
0
065
AXE 1 - Inscrire la Ville vers la transition énergétique à l'horizon 2050
2012
2013
2014
2015
2016
Action 12 - Rechercher sur chaque site de projet (aménagement, réhabilitation…) une desserte énergétique alliant différentes sources d’énergie locale et renouvelable >> Recenser les sources locales d’énergie pour évaluer le potentiel. >> Mettre en œuvre un ou deux projets expérimentaux, notamment sur des bâtiments municipaux
Réalisé / non réalisé
NR
NR
NR
Réalisé Microcogénération école Loucheur66
AXE 2 - Construire et aménager une ville sobre et durable
2012
2013
2014
2015
2016
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Objectif 4
- Construire une ville maillée d'éco quartiers et
solidaire Action 13 - Veiller à la mise en œuvre effective d'une ambition énergétique forte dans les opérations d'aménagement >> Réaliser un équipement exemplaire dans chaque quartier opération d'aménagement >> S’assurer à tous les stades d’élaboration et de mise en œuvre de chaque éco-quartier, du respect des objectifs énergétiques et environnementaux définis initialement >> Engager avec chaque aménageur, les démarches d’information des habitants, visant à permettre dans la durée des comportements adaptés aux enjeux de la transition énergétique
Consommation moyenne / m²
70kWh/m²
50kwh/m ²
50kWh/m²
50kWh/ m²
50kWh/m²
Données non disponibles
Part des ENRr/
m² construits
ND
ND
ND
ND
ND
Données non disponibles
Action 14 - Faire de Bordeaux [Re]Centres un site pilote sur le thème « Patrimoine et Energie »
>> Mettre en place un suivi de l’amélioration de la
performance énergétique des logements anciens sur ces quartiers >> Capitaliser les expériences (réussites, difficultés rencontrées à divers niveaux) en vue d’une extension future de ce type de dispositif à d’autres quartiers
Nb de logements
rénovés
1876
2400
ND
ND
Données non disponibles
nb de
logements créés
performance énergétique
avérée sur
échantillonnage
DPE
ND
ND
ND
ND
ND67
AXE 2 - Construire et aménager une ville sobre et durable
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Action 15 - Inventorier et tester des opportunités de solidarité énergétique entre quartiers anciens et nouveaux quartiers
>> A l’occasion d’interventions importantes sur
des bâtiments (publics ou privés) fortement consommateurs, s’interroger sur la pertinence d’une mutualisation des solutions énergétiques avec des bâtiments voisins. >> Réaliser un inventaire des bâtiments pouvant constituer l’ossature d’une desserte par réseaux de chaleur dans les quartiers existants. >> S’interroger systématiquement dans les éco-quartiers sur la pertinence de réserver un espace pour l’implantation d’une chaufferie permettant de desservir ultérieurement les quartiers voisins par réseau de chaleur
Inventaire : réalisé / non
réalisé
Inventaire réalisé Etude de desserte énergétique réalisée sur chaque opération Etude planification ALEC en cours
Objectif 5 - Favoriser les modes de déplacements « doux » ou alternatifs Action 16 - Faciliter l’usage du vélo (15% en 2020)
6,50%
15%
>> Développer les infrastructures adaptées
(réseau express vélos, résorption des discontinuités, généralisation des tourne-à-droite, implantation d’arceaux vélos et de stations VCUB…) >> Développer les services (Maison du Vélo) et les animations (écoles, centres d’animation…) >> Favoriser l’émergence d’innovations (Cyc'lab, vélo urbain…)
Nb d'arceaux
5652
6094
5950
5200
En cours
Arceaux : recensement précis en cours /contrats Maison du vélo : Baisse liée notamment à la durée du prêt qui est passée fin 2015 de 6 à 10 mois, à l’augmentation de la part du VCUB et à l’aide à l’achat d’un vélo.
nb de stations
VCUB
99
99
105
110
nb de contrats de prêt de la Maison du vélo
6651 soit 300 de plus qu'en 2011
6317
6300
4059
2170
km de voirie
cyclable (méthode CERTU)
184
184
187
250
25868
AXE 2 - Construire et aménager une ville sobre et durable
2012
2013
2014
2015
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Action 17 - Encourager les déplacements à pied
>> Poursuivre la politique de jalonnement piéton
>> Résorber les discontinuités piétonnes >> Rendre accessibles aux personnes handicapées des itinéraires prioritaires >> Relancer la politique des carapattes
Nb de lignes de carapattes crées
1
9
12
9
9
Nb de
discontinuités
piétonnes résorbées
30 mats installés
117 mats
En attente du plan piétons métropolitain
Action 18 - Réduire la part modale de la voiture en ville
>> Poursuivre la politique de sites réservés aux
transports en commun (3ème phase du tramway, bouclage des lignes TCSP prévues au SDODM, développement des couloirs de bus avec priorité aux feux…) >> Faciliter l’autopartage et le covoiturage >> Favoriser le développement des voitures propres en centre-ville (disque verts, bornes de recharge pour véhicules électriques)
Km de réseau
de bus dont
TCSP
50 km de tram
58 km de tram 78 lignes de bus et 401 autocar dont 30 bus hybrides et 6 navettes électriques
3 lignes de tramway 100 rames / 65,5 km de réseau
Indicateur à modifier et à remplacer par la vitesse commerciale (plus révélateur des améliorations infrastructures) BUS : 18,17 km/h TRAM : 18,54 km/h
nb de lignes
prioritaires aux
feux
1
3
3
3
3
nb de places d'autopartage
24
24
36
38
4569
nb de disques
verts
50
51
51
52
55
nb de bornes de
recharge de
véhicules électriques
3
5
10
11
11
Dont 9 en charge rapide
AXE 2 - Construire et aménager une ville sobre et durable
2012
2013
2014
2015
2016
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Action 19 - Organiser le partage de la rue pour toutes les formes de mobilité alternative
>> Etendre progressivement les zones 30, les
zones de rencontre, les aires piétonnes >> Poursuivre les expérimentations de rues jardins et de rues végétalisées >> Poursuivre le travail de concertation au sein de la commission « code de la rue »
Surface contrôle
d'accès
51 km
115 ha
119 ha
km de zones de
rencontre
51 km
ND
ND
km de zones 30
ND
ND
nb de rues
végétalisées
3
4
Objectif 6 - Porter l'ambition facteur 4 dans les procédures d'urbanisme Action 20 - Améliorer, via la procédure d’autorisation d’urbanisme, la prise en compte des enjeux énergie-climat
>> Poursuivre le travail d’incitation à la prise en
compte des enjeux énergie climat >> Mettre en place des indicateurs spécifiques
Nb d'agents
formés à
l'énergie climat
340
352
365
350
356
Action 21 - Renforcer la prise en compte des enjeux énergétiques dans le PLU
>> Faire des propositions de révision du PLU,
adaptées aux enjeux climatiques et à la typologie des quartiers bordelais
Réalisé / non
réalisé
Réalisé70
AXE 2 - Construire et aménager une ville sobre et durable
2012
2013
2014
2015
2016
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Objectif 7 - Favoriser l’éco-construction et l’éco-réhabilitation dans le parc privé et les logements sociaux Action 22 - Evaluer la charte de la construction durable
>> Evaluer la charte de la construction durable
>> Faire évoluer la grille de lecture « développement durable »
Nb de projets répondant aux
exigences de la
Charte
100%
100%
100%
100%
100%
Nb de grilles de
lecture
renseignées
L'ensemble des projets sont examinés en commission des avants projets. Ils répondent tous à la Charte
Action 23 - Mettre en cohérence les stratégies de rénovation des logements sociaux avec une planification territoriale de maîtrise de l’énergie et de déploiement des ENRr
>> Soutenir et accompagner la réhabilitation
thermique de 300 logements locatifs par les bailleurs sociaux notamment au Grand Parc et à la Benauge >> Inciter les bailleurs sociaux à se raccorder à des réseaux de chaleur existants >> Accompagner les bailleurs sociaux dans leur démarche de sensibilisation des locataires aux éco- gestes
Nb de logements
rénovés au niveau BBC
dans l’ancien
ND
ND
ND
ND
ND
Indicateur non disponible
Nb de projets de développement
des ENR
GINKO
BAF / EPA
Domofrance chaudière bois
Indicateur peu révélateur de l'engagement des bailleurs
Action 24 - Lutter contre la précarité énergétique par l'identification des ménages et l'appui financier de la Ville (réalisation de travaux, kits, sensibilisation…) >> Equiper 450 nouveaux foyers en kits d’économie d’eau et d’énergie à l’horizon 2014
Nb de foyers accompagnés
(kits et
rénovation de
logements)
200
257
objectif atteint 800 kits (2009 à 2013)
100
200
opération poursuivie dans le cadre du SLIME précarité71
AXE 2 - Construire et aménager une ville sobre et durable
2012
2013
2014
2015
2016
Commentaires
Action 25
- Innover en matière de conseil et
d’information sur l’énergie auprès des Bordelais
>> Renforcer le dispositif d’incitation des
Bordelais à procéder à une rénovation énergétique de leur logement >> Mener une campagne d’information des Bordelais avec le support d’associations partenaires, à l'échelle d'un quartier et/ou d’une copropriété énergivore
Nb de conseils délivrés par an
Objectif 400 contacts par an dont près de 80 via les permanences délocalisées de la Maison écocitoyenne
483
Accompagnement d'une quinzaine de copropriétés Plateforme Ma Rénov lancée en janvier 2017
Objectif 8 - Prendre en compte l’adaptation au changement climatique Action 26 - Développer le maillage écologique et accompagner la végétalisation des quartiers >> Poursuivre le développement d’une trame verte reliant progressivement les différents quartiers de la ville >> Compléter la couverture de la ville par des jardins de proximité (objectif : un jardin à moins de 500 mètres de chaque Bordelais) >> Accompagner les processus de végétalisation participative de l’espace public
Surface espaces
verts créée
6 ha
1,5 ha
Données non disponibles
taux de
couverture des espaces verts
nb de
végétalisations participatives
(jardins
familiaux,
partagés, rues végétalisées)
15jardins partagés 2 jardins familiaux
4,5 ha + 100 jadinières de rue
22 jardins partagés 2 jardins familiaux (chiffre mai 2017)72
AXE 2 - Construire et aménager une ville sobre et durable
2012
2013
2014
2015
2016
Commentaires
Action 27 - Approfondir les connaissances sur la vulnérabilité du territoire au changement climatique et notamment les risques encourus en cas d’évènements extrêmes >> Lancer une étude de vulnérabilité du territoire >> Concevoir, réaliser et mettre en œuvre un plan d’actions d’adaptation au changement climatique
Réalisé / non
réalisé
Etude réalisée
Outil Score ICU développé
Objectif 9 - Optimiser la chaîne de valeur de la ville durable Action 28 - Utiliser les différents leviers de la commande publique >> Poursuivre l’effort entrepris sur la commande publique pour une meilleure efficacité énergétique de la collectivité >> Préciser à l’occasion de leur renouvellement ou en profitant de l’opportunité d’avenants, les exigences de performance énergétique à mettre à la charge des délégataires
Nb de relations contractuelles
auditées –
résultats
Non mis en place
Point faible : mettre en place 1 GT
Montant des
achats
répondant au
critère de l'efficacité
énergétique
Indicateur abandonné, difficile à évaluer
Action 29 - Développer les circuits courts d’approvisionnement
>> Favoriser l’approvisionnement alimentaire par
circuits courts (AMAP, marchés bio.... >> Accompagner l’étude en cours sur la logistique urbaine dans le cadre du programme Ecocité >> Poursuivre le soutien aux filières écoresponsables de livraison du dernier km
Nb d'AMAP
9
10
10
10
projet sur la LU dans l'hypercentre 2015-2017 GT CCIB sur LU Etude CUB sur le transit en milieu urbain (nb véhicule, typologie véhicules et marchandises
Nb d'adhérents
AMAP
données commerciales non communiquées par les AMAP
nb d'entreprises
de livraison
urbaine
2
1
1
4
473
AXE 2 - Construire et aménager une ville sobre et durable
2012
2013
2014
2015
2016
Commentaires
Action 30 - Promouvoir l’économie verte >> Promouvoir les filières d’études en partenariat avec les acteurs universitaires et les écoles, afin que Bordeaux puisse devenir un terrain d’expérimentation des métiers et techniques de la lutte contre le changement climatique. >> Développer et soutenir l’économie verte et locale
désignation d'un conseiller municipal délégué à l'économie circulaire Création groupe de travail Plusieurs projets émergeants74
AXE 3
- Asso
cier tous les acteurs au plan
climat énergie territorial
2012
2013
2014
2015
2016
Commentaires
Objectif 10 - Fédérer les acteurs économiques autour des enjeux territoriaux et des stratégies municipales sur l’énergie et le climat Action 31 - Elaborer et diffuser une Charte d'engagement volontaire de réduction de l'empreinte carbone des acteurs économiques avec le soutien de l'ADEME >> Concevoir et réaliser la Charte d'engagement volontaire de réduction de l'empreinte carbone des acteurs économiques du territoire, avec le soutien de l’ADEME. >> Diffuser la Charte et constituer un réseau de signataires. >> Valoriser les résultats obtenus
Nb d’acteurs
engagés
33
38
38
38
38
Métropolisation pour 2018-2019
Qté d’énergie économisée/an
bilan CO2
stabilisation
stabilisation
téq CO2 évité
stabilisation
stabilisation
stabilisation
stabilisation
Action 32 - Créer et animer un club des acteurs volontaires >> Faire partager (voire mutualiser) les actions et expérimentations engagées dans un plan d'actions avec tout ou partie des membres du club. >> Assurer le suivi du plan d'actions au travers d’indicateurs et transmettre, chaque année, les résultats des actions au club des signataires de la Charte
Nb de réunions
d'échange par an
4 réunions / an (1 plénière et 3 thématisées)
6
5
6
3 réunions
Fiches de signalement réalisées afin de connaître le niveau de chaque signataires - actualisation annuelle
Action 33 - Accompagner la mise en œuvre d’un dispositif d’animation sur l’efficacité énergétique auprès des commerçants >> Contribuer à la rédaction de la nouvelle charte >> Participer à son suivi, à son évaluation et à sa valorisation
Economies
d'énergie réalisées
charte réalisée
Participation comité de pilotage
ND
ND
Non disponible75
Objectif 11 - Faire de chaque Bordelais un acteur du PCET Action 34 - Accompagner le changement de comportement en matière d’énergie-climat des Bordelais >> Lancer un cycle de conférences/débats sur les thèmes de l’énergie, l’architecture durable et les mobilités alternatives >> Multiplier les projets d’animation et renforcer la programmation d’ateliers pédagogiques et ludiques sur les bonnes pratiques en matière de réhabilitation de l’habitat en s’appuyant notamment sur la nouvelle exposition permanente dédiée à l’urgence climatique de la Maison écocitoyenne >> Inscrire la ville dans le dispositif « Famille à énergie positive » soutenu par l’ADEME.
Nb de
conférences
débat/an
51
52
54
57
57
Nb de visiteurs
22474
24750
25000
220000
18000
Nb de familles accompagnées
81
80
140
178 (BM)
249 (BM)
Economies réalisées : 650 MWh / 3915 m3 d'eau soit une économie de 11% énergie et 16% d'eau. / Dispositif étendu à BM à partir de 201576
AXE 3
- Associer tous les acteurs au plan
climat énergie territorial
2012
2013
2014
2015
2016
Commentaires
Action 35 - Communiquer les résultats obtenus en matière d’énergie-climat >> Développer à la Maison écocitoyenne un dispositif d’écran infographiques interactifs à des fins de sensibilisation et d’information du public bordelais >> Créer l’émulation par la mise en valeur des actions remarquables initiées par les citoyens, les acteurs économiques et sociaux et la Ville elle- même >> Créer des actions de communication/sensibilisation spécifiques PCET dans tous les quartiers de Bordeaux en s’appuyant sur les partenaires de la Ville >> Participer à des réseaux d'échanges d'expériences (ICLEI, Energy Cities, Club des villes cyclables…) et répondre à l’appel à projet de l’Union Européenne Comenius Regio cherchant à fonder un projet d’éducation au développement durable
Nb d'actions
mises en valeur
création d'un livret des actions DD reproductibles (+ de 30 actions par quartiers) Travail sur gaspillage alimentaire avec les associations de quartiers (réalisation d'une exposition)
AMI lancé dans le cadre du PACTE de solidarité / financement de projets
par quartiers
Participation et adhésion à des
réseaux
d'échanges
participation constante.
non mesurable77
AXE 3
- Associer tous les acteurs au plan
climat énergie territorial
2012
2013
2014
2015
2016
Commentaires
Action 36 - Faire de chaque agent municipal un ambassadeur du Plan Climat >> Mettre en place une « académie énergie/climat » >> Poursuivre et formaliser le plan de déplacement de l’administration
Economie d'énergie
10 bâtiments ex : 25% DDD MEC 10%
40 bâtiments
50 bâtiments entre 15 et 30% selon le bâtiment concerné partenariat avec une école programme SERPENTE
72
81
Ateliers d'échanges mensuels Formation / sensibilisation des agents et des scolaires PRIX TERRITORIA OR 2017
PDA réalisé –
non réalisé
NR
NR
création pool vélos dont 5 élec
PDA Adopté en 2017
Action 37 - Eco-conditionner les manifestations organisées sur le territoire de la Ville >> Créer un programme de rencontres et de formation pour les organisateurs et /ou prescripteurs de manifestations pour développer les pratiques vertueuses sur le territoire >> Créer une plateforme de mutualisation de services et d’achats groupés pour inciter aux échanges et partages entre organisateurs bordelais
Nb
d'écomanifestati
ons
Grille écomanifestations intégrée dans l'ensemble des dossiers de
demande de soutien.
Formations proposées en 2013 et 2014
Diffusion à l'ensemble des opérateurs lors du forum annuel des associations. Réflexion en cours pour valoriser les écomanifestation s78
Plateforme
réalisée - non
réalisée
NR
NR
réalisée / partenariait avec association AREMACS pour accompagnement lors de manifestations
Kit d'écomanifestation distribués en 2018
Etude lancée en 2017 sur l'ensemble de la métropole
AXE 3
- Associer tous les acteurs au plan
climat énergie territorial
2012
2013
2014
2015
2016
Commentaires
Action 38 - Conforter la gouvernance et la concertation citoyenne pour créer des moments privilégiés de discussion et de mise en œuvre des actions de lutte contre le changement climatique >> S’inscrire dans le processus de labellisation Cit'ergie® >> Poursuivre la territorialisation du volet climat énergie de l’Agenda 21 >> Relancer le Conseil Scientifique de la Ville >> Accompagner les commissions développement durable dans les quartiers >> Organiser des évènements bordelais dédiés à l’urgence climatique
Nb de projets
développés
Cycle d'expositions à la Maison écocitoyenne
Co-organisation des Assises de l'énergie 2015 et 2017
Nb de
participants au
forum
4500
Rencontres écocitoyennes + conférences
Rencontres écocitoyennes + conférences
Visiteurs Assises 2 200 congressistes en 2015 3635 en 2017 dont 1167 pour le carrefour des métiers + 500 personnes dans le cadre du Off des Assises7980
Ville de Bordeaux
Direction de l’énergie, de l’écologie et du développement durable
Place Pey Berland
33 076 Bordeaux cedex
Tel : 05.56.10.20.30