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PLU - Annexes - Emplacements traitement eaux et déchets
Document publié le Mercredi 18 décembre 2024 par la commune de Fresne-lès-Reims.
Lien du pdf (PLU - Annexes - Emplacements traitement eaux et déchets)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Aménagement du territoire, Environnement,
6.8. 3 Annexes 3 Zonage pluvial et
règlement PLUIE
Vu pour être annexé à la délibération
du : 18 décembre 2024
approuvant le projet de Plan Local
d9Urbanisme de Fresne-lès-Reims
(commune de Bourgogne-Fresne)
Pour le Président
La Vice-Présidente
Nathalie MIRAVETE
Transmission en sous-préfecture en
annexe de la délibération du 18 décembre
2024, approuvant l9élaboration du Plan
Local d9Urbanisme de Fresne-lès-Reims.
PLAN LOCAL D9URBANISME
DE FRESNE-LÈS-REIMS
(Commune de Bourgogne-Fresne)
Groupement d9études :PLAN PLUIE DU GRAND REIMS
Intégrer la pluie, ressourcer le territoire
Règlement
du zonage pluvial
MARS 2023PLAN PLUIE DU GRAND REIMS
Règlement du zonage pluvial 2Règlement du zonage pluvial 3
SOMMAIRE
I. PRÉAMBULE ............................................................................................... 4
GUIDE DE LECTURE .................................................................................................. 5
DÉFINITIONS ................................................................................................................. 6
II. DISPOSITIONS GÉNÉRALES ...................................................... 8
ARTICLE 1 Objet du règlement ............................................................... 8
Cadre réglementaire du zonage ................................................................................... 8
Le zonage pluvial du GR ............................................................................................ 8
ARTICLE 2 Utilisation du zonage pluvial...................................... 8
ARTICLE 3 Contexte règlementaire
de la gestion des eaux pluviales ....................................................... 9
ARTICLE 4 Principes retenus sur le territoire
du Grand Reims .................................................................................................10
Priorité à l’infiltration .............................................................................................10
Gestion intégrée à la source et réglementation
en facteur de charge .................................................................................................10
Conception par niveau de service ......................................................................11
Maîtrise de la qualité des rejets .........................................................................12
ARTICLE 5 Catégories de projets concernés ...........................13
III. PRESCRIPTIONS APPLICABLES
À L’ENSEMBLE DES ZONES .............................................................. 14
ARTICLE 6 Interdiction de faire obstacle
aux ruissellements diffus issus de l’amont .......................14
ARTICLE 7 Gestion des eaux pluviales
présentant un risque élevé de pollution.................................14
ARTICLE 8 Conception et dimensionnement des
aménagements de gestion des eaux pluviales ...............15
Niveaux de service à atteindre en gestion à la source ..........................16
Niveaux de facteurs de charge en gestion à la source ...........................16
ARTICLE 9 Gestion des pluies exceptionnelles.....................16
ARTICLE 10 Limitation du débit du rejet ...................................17
ARTICLE 11 Zone de réglementation spécifique ................17
IV. PRESCRIPTIONS APPLICABLES
PAR ZONE ...........................................................................................................18
ARTICLE 12 Axes de ruissellement potentiel .........................18
ARTICLE 13 Zones INF : Infiltration
des eaux pluviales...........................................................................................18
Zone INF1 ........................................................................................................................19
Zone INF2 ........................................................................................................................19
Zone INF3 ........................................................................................................................19
Zone INF4 ........................................................................................................................19
Zone INF5 ........................................................................................................................19
Zone INF6 ........................................................................................................................19
Zone INF7 ........................................................................................................................19
Zone INF8 ........................................................................................................................19
Zone INF9 ........................................................................................................................20
Zone INF10 .....................................................................................................................20
Zone INF11 .....................................................................................................................20
Zone INF12 .....................................................................................................................20
ARTICLE 14 Zones REJ : Rejet des eaux
pluviales à débit limité ..............................................................................21
Zones REJ1 et REJ2 ...................................................................................................21
Zones REJ3 et REJ4 ...................................................................................................21
V. DÉROGATIONS .....................................................................................22
ARTICLE 15 Dérogations au respect du niveau
de facteur de charge ....................................................................................22
ARTICLE 16 Dérogations à l’obligation d’infiltrer
les eaux pluviales (zones INF)............................................................22
ARTICLE 17 Dérogations à l’interdiction
d’infiltrer les eaux pluviales (zones REJ)...............................23PLAN PLUIE DU GRAND REIMS
Règlement du zonage pluvial 4
I. PRÉAMBULE
Les activités humaines perturbent le cycle de l’eau, ce
qui entraîne de manière très concrète sur le territoire
du Grand Reims :
des risques d’inondations liés au ruissellement et à la
saturation des réseaux d’eaux pluviales lors d’événements
pluvieux importants ;
des risques d’assèchement des sols, des nappes
phréatiques et des cours d’eau liés à l’imperméabilisation
des sols ;
une dégradation de la qualité des eaux superficielles
et souterraines.
Avec le dérèglement climatique, les précipitations sont amenées
à devenir moins fréquentes mais plus violentes, amplifiant
l’impact des activités humaines sur le cycle de l’eau. Il est
aujourd’hui indispensable de repenser notre façon de gérer
l’eau, et notamment les eaux pluviales qui constituent une
précieuse ressource pour notre territoire. Ce sont elles qui
rechargent les réserves souterraines d’eau potable, soutiennent
la végétation naturelle et les cultures, et rafraîchissent les villes.
Mieux gérer ces eaux pluviales permet également de limiter
les risques d’inondations, les phénomènes d’érosion et la
dégradation de la qualité des eaux superficielles et souterraines.
Les récentes évolutions du contexte règlementaire de
l’aménagement du territoire et de la gestion des eaux pluviales
traduisent cette prise de conscience. Le PNACC-2 (Plan National
d’Adaptation au Changement Climatique), approuvé en 2018,
et le SRADDET de la région Grand Est (Schéma Régional
d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité
des Territoires), approuvé en 2020, présentent des mesures
concrètes et opérationnelles pour préparer le territoire à faire
face aux conséquences du changement climatique. Cela passe
notamment par la préservation du patrimoine naturel et
de la nature en ville, et par une gestion à la source des
eaux pluviales. Le Plan national pour une gestion durable
des eaux pluviales 2022-2024 cible plus spécifiquement les
actions de désimperméabilisation des espaces urbains.
En parallèle, des lois récentes sont venues faciliter l’action des
pouvoirs publics pour limiter l’artificialisation des sols et favoriser
la gestion intégrée et durable des eaux pluviales. La loi Climat et
résilience en 2021, en particulier, a introduit l’obligation pour
les collectivités publiques d’agir contre l’artificialisation
des sols, avec un objectif d’absence d’artificialisation nette
à terme : c’est l’« objectif ZAN » pour « Zéro Artificialisation
Nette ». On peut citer également la loi ALUR, en 2014, et la loi
biodiversité, en 2016, qui limitent la consommation d’espace,
l’artificialisation et l’imperméabilisation des sols dans les zones
commerciales.
Au niveau local, les collectivités territoriales jouent un rôle
essentiel dans la mise en œuvre des politiques d’adaptation
au changement climatique et de gestion de l’eau, notamment
grâce à un outil mis à leur disposition par le législateur : le
zonage pluvial.
Afin d’agir efficacement sur son territoire, le Grand Reims
a ainsi fait le choix de se doter d’un Plan Pluie, constitué
d’un schéma directeur de gestion intégrée et durable
des eaux pluviales et d’un zonage pluvial. Le Plan Pluie
est constitué de 4 volets :
une stratégie de gestion des eaux pluviales pour le
territoire : la gestion intégrée ;
des prescriptions de gestion des eaux pluviales : des
règles qui s’appliquent à tous ;
des outils d’accompagnement et d’aide à la décision ;
des outils de sensibilisation : des actions d’information
pour impliquer citoyens et élus du territoire.
Le Règlement du zonage pluvial
du Grand Reims est également
disponible en ligne sur
https://eau.grandreims.frRèglement du zonage pluvial 5
GUIDE DE LECTURE
DÉSIGNATIONS
Le Service désigne le SP-GEPU (Service
Public de Gestion des Eaux Pluviales Urbaines)
de la Communauté Urbaine du Grand Reims
Le pétitionnaire désigne l’usager porteur
d’un projet auprès de communes membres
de la Communauté Urbaine du Grand Reims
Le Grand Reims désigne la Communauté
Urbaine du Grand Reims.
GLOSSAIRE
CUGR Communauté Urbaine du
Grand Reims
SP-GEPU Service Public de Gestion
des Eaux Pluviales Urbaines
EPU Eaux Pluviales Urbaines
EP Eaux Pluviales
GEPU Gestion des Eaux Pluviales
Urbaines
CGCT Code Générale des Collectivités
Territoriales
Zone RGA Zone d’aléa retrait-gonflement
des argiles
BOÎTE À OUTIL S DU PRÉSENT
RÈGLEMENT
Des outils accessibles à tous sont construits
dans le cadre du Plan pluie, à retrouver sur
https://eau.grandreims.fr
Le pétitionnaire pourra s’aider de l’outil
Parapluie sur www.parapluie-hydro.com pour
la conception et le dimensionnement des
aménagements de gestion des eaux pluviales
des projets de surface inférieure à 1 ha.
Il pourra par ailleurs solliciter le Service
afin d’obtenir des conseils en matière de
prescriptions avant tout dépôt des demandes
d’autorisation d’urbanisme.
Ce symbole signale des liens vers des
outils d’aide à la décision, des organismes
ou articles référents, des conseils...
Règlement du zonage pluvial 5PLAN PLUIE DU GRAND REIMS
Règlement du zonage pluvial 6
DÉFINITIONS
AMÉNAGEMENT DE GESTION
DES E AUX PLUVIALES
Dans le présent règlement, un aménagement de gestion
des eaux pluviales est un système ou un ensemble
cohérent constitué d’un ou plusieurs ouvrages de gestion
des eaux pluviales.
Exemple : un aménagement de gestion des eaux
pluviales peut être constitué de places de stationnement
perméables et de toitures végétalisées, qui lors de fortes
pluies surversent en direction d’une noue d’infiltration :
chaque élément de ce système est un ouvrage tandis
que l’ensemble constitue l’aménagement.
ARTIFICIALISATION DES SOL S
« Altération durable de tout ou partie des fonctions
écologiques d’un sol, en particulier de ses fonctions
biologiques, hydriques et climatiques, ainsi que de son
potentiel agronomique par son occupation ou son usage »
(loi Climat et Résilience du 22/08/2021).
Une surface est considérée comme :
artificialisée lorsque le sol est imperméabilisé en
raison du bâti ou d’un revêtement, stabilisé et compacté,
ou constitué de matériaux composites ;
non artificialisée si elle est naturelle, nue ou couverte
d’eau, végétalisée et constituant un habitat naturel, ou
utilisée pour la culture.
BA SSIN VERSANT
Il correspond à une portion de territoire délimitée
par des lignes de partage des eaux, dont tous les
ruissellements sont dirigés vers un même exutoire. Le
bassin versant d’un aménagement de gestion des eaux
pluviales correspond à la surface dont les écoulements
sont dirigés vers cet aménagement, qui constitue son
exutoire.
BA SSIN VERSANT INTERCEPTÉ
Surface correspondant à la partie du bassin versant
naturel, dont les écoulements sont interceptés par le
projet.
COEFFICIENT DE RUISSELLEMENT
Le coefficient de ruissellement (Cr) est le rapport entre la
hauteur d’eau qui ruisselle (pluie nette) sur une surface
donnée et la hauteur d’eau précipitée (pluie brute) :
Cr = Pluie nette / pluie brute.
Il dépend du type de surface (enrobé, espace vert,
toiture, stabilisé…) et sa valeur est comprise entre
0 (sol totalement perméable) et 1 (sol totalement
imperméable).
E AUX PLUVIALES
Eaux qui proviennent des précipitations atmosphériques
et qui tombent sur le sol.
FAC TEUR DE CHARGE
Le facteur de charge (FC) d’un dispositif d’infiltration
des eaux pluviales se définit comme le rapport entre
la surface d’infiltration de l’ouvrage (SI) et la surface
active (SA) qui lui est raccordée : FC = SA / SI
GESTION DES E AUX PLUVIALES
À L A SOURCE
La gestion des eaux pluviales à la source consiste à
prendre en charge chaque goutte de pluie au plus
près de l’endroit où elle atteint le sol, notamment en
privilégiant des surfaces perméables et/ou végétalisées
permettant de limiter la formation du ruissellement et
sa concentration, et en infiltrant les eaux pluviales au
plus près de leur point de chute, sans passer par un
ouvrage de transfert (fossé, canalisation).
Exemples : toitures végétalisées, places de stationnement
perméables, voiries en enrobé poreux…
Dans le présent règlement, la gestion est dite « à la
source » lorsque le facteur de charge défini pour la
zone dans laquelle se situe le projet est respecté pour
le niveau de service exigé. Des objectifs de facteur de
charge sont ainsi définis par zone (cf. articles 9 et 13).
PLAN PLUIE DU GRAND REIMS
Règlement du zonage pluvial 6Règlement du zonage pluvial 7
GESTION INTÉGRÉE DES E AUX PLUVIALES
La gestion intégrée des eaux pluviales consiste à
mobiliser, pour la gestion des eaux pluviales, des espaces
n’ayant pas pour fonction principale d’assurer un rôle
hydraulique. Il s’agit de privilégier des aménagements
multifonctionnels et d’intégrer la gestion des eaux
pluviales dans l’aménagement urbain et du territoire.
Exemples : infiltration des eaux pluviales au droit
des espaces verts du projet ou au droit de places de
stationnement perméables, plutôt qu’au droit d’un
bassin d’infiltration des eaux pluviales dont la fonction
principale est hydraulique.
IMPERMÉ ABILISATION DES SOL S
Transformation d’un sol, naturel ou artificiel, par
l’ajout d’une surface imperméable à l’eau (enrobé ou
revêtement de voirie non perméable, bâtiment, ouvrage
de génie civil…) ou moins perméable que le sol d’origine
(revêtement semi-perméable, stabilisé…).
INTENSITÉ PLUVIOMÉTRIQUE
L’intensité pluviométrique (I) se définit comme le rapport
entre la hauteur précipitée (H) et la durée de la pluie (t) :
I = H / t
NIVE AUX DE SERVICE
Les niveaux de service sont les objectifs de qualité de
service attendue pour les dispositifs de gestion des
eaux pluviales, en fonction de la catégorie d’événement
pluvieux considérée, exprimée ici par une hauteur d’eau
en mm sur une période de 24 heures.
On définit 4 niveaux de service sur le territoire du
Grand Reims :
N1 – Pluies faibles (jusqu’à 10 mm)
N2 – Pluies moyennes (jusqu’à 20 mm)
N3 – Pluies fortes (jusqu’à 30 mm)
N4 – Pluies exceptionnelles (au-delà de 30 mm)
Des objectifs sont associés à chacun de ces niveaux de
service (cf. articles 4 et 8).
PLUIE FAIBLE, MOYENNE, FORTE,
E XCEPTIONNELLE
Une année pluviométrique est constituée d’une
succession d’événements pluvieux d’intensités et de
durées variables.
Les pluies peu intenses (pluies faibles et moyennes)
sont les plus fréquentes. Elles sont peu susceptibles
d’entraîner des inondations et des dommages sur les
infrastructures et les activités humaines, mais peuvent
générer des rejets polluants dont le cumul dans le temps
impacte négativement le milieu récepteur.
Les pluies les plus intenses (pluies fortes et
exceptionnelles) sont les plus rares, mais elles peuvent
entraîner des impacts forts sur les infrastructures et
les activités humaines (inondations…).
RUISSELLEMENT
Écoulement des eaux pluviales à la surface des sols. Le
ruissellement correspond à la part des précipitations
atmosphériques qui n’est pas infiltrée, ni évaporée
ou évapotranspirée. Le ruissellement est favorisé par
l’imperméabilisation des sols liée à l’urbanisation et de
manière générale par l’exploitation des sols.
SURFACE AC TIVE
Surface d’un bassin versant qui contribue effectivement
au ruissellement pour une pluie donnée. La surface
active dépend notamment de l’occupation des sols et
de la nature des surfaces composant le bassin versant.
Elle se définit comme la somme des surfaces (S) qui
constituent le bassin versant multipliées par le coefficient
de ruissellement (Cr) de chaque type de surface : SA =
S1 x Cr1 + S2 x Cr2 + …
ZÉRO REJE T
La gestion « en zéro rejet » implique l’infiltration (associée
ou non à l’évapotranspiration) des eaux pluviales sans
aucun rejet en-dehors de l’ouvrage pour le niveau de
service considéré.
Règlement du zonage pluvial 7PLAN PLUIE DU GRAND REIMS
Règlement du zonage pluvial 8
II. DISPOSITIONS GÉNÉRALES
ARTICLE 1 Objet du règlement
Cadre règlementaire du zonage pluvial
Le zonage pluvial est une obligation règlementaire pour
les collectivités disposant de la compétence « gestion
des eaux pluviales urbaines ». Il est défini par l’article
L2224-10 du code général des collectivités territoriales :
« Les communes ou leurs établissements publics de coopération
délimitent, après enquête publique réalisée conformément au
chapitre III du titre II du livre Ier du code de l’environnement :
[…]
3° Les zones où des mesures doivent être prises pour limiter
l’imperméabilisation des sols et pour assurer la maîtrise du
débit et de l’écoulement des eaux pluviales et de ruissellement ;
4° Les zones où il est nécessaire de prévoir des installations pour
assurer la collecte, le stockage éventuel et, en tant que de besoin,
le traitement des eaux pluviales et de ruissellement lorsque la
pollution qu’elles apportent au milieu aquatique risque de nuire
gravement à l’efficacité des dispositifs d’assainissement. »
ARTICLE L2224-10 DU CODE GÉNÉRAL
DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES
Le zonage pluvial du Grand Reims
Le zonage pluvial du Grand Reims constitue le volet
prescriptif du Plan Pluie. Il comprend :
une carte de zonage et une carte des axes de
ruissellement potentiel téléchargeables sur le site internet
https://eau.grandreims.fr et disponibles en mairie ;
le présent règlement, qui définit les prescriptions de
gestion des eaux pluviales applicables :
- sur tout le territoire,
- dans chaque zone définie sur la carte de zonage.
Les prescriptions du présent règlement ne font pas
obstacle à l’application ni au respect de l’ensemble des
réglementations générales et locales en vigueur relatives
aux eaux pluviales. Il est en particulier rappelé que, outre
le zonage pluvial, les projets peuvent être soumis à la loi sur
l’eau en fonction de la nature ou de la taille du projet.
CONSEIL AU PORTEUR DE PROJET
Consulter l’article r214-1 du code de l’environnement et
se rapprocher de l’autorité compétente pour le traitement
du dossier (police de l’eau)
ARTICLE 2 Utilisation du zonage pluvial
Étape 1 : le porteur de projet localise l’emprise de son
projet sur les cartes du zonage pluvial et prend connaissance
de la ou les zone(s) concernée(s) par le projet ;
Etape 2 : le porteur de projet consulte le présent règlement
et prend connaissance :
des prescriptions de gestion des eaux pluviales qui s’appliquent
sur tout le territoire du Grand Reims (cf. partie III du présent
règlement) ;
des prescriptions de gestion des eaux pluviales qui s’appliquent
spécifiquement dans la ou les zone(s) concernée(s) par le projet
(cf. partie IV du présent règlement).
Étape 3 : le porteur de projet peut consulter en complément
le Guide pratique pour la gestion des eaux pluviales dans
les projets d’aménagement mis à sa disposition sur le site
internet https://eau.grandreims.fr ;
Étape 4 : le porteur de projet intègre les prescriptions du
zonage pluvial dans la conception de son projet.
À noter que la cartographie du zonage pluvial doit être lue
et interprétée à l’échelle 1 / 10 000e. Elle ne peut pas être
interprétée à une échelle plus fine.Règlement du zonage pluvial 9
ARTICLE 3 Contexte réglementaire de la gestion
des eaux pluviales
Le présent règlement de zonage n’affranchit pas le porteur
de projet de respecter les prescriptions applicables aux
autres documents et textes de droit supérieur (loi sur l’eau,
réglementations relatives aux sites et sols pollués, cavités,
aléas retrait-gonflement des argiles, mouvements de terrain,
protection du patrimoine…). En cas de contradiction entre les
textes, il est rappelé au pétitionnaire que par défaut la règle
la plus contraignante s’applique.
Les principales dispositions règlementaires applicables
en France pour la gestion des eaux pluviales sont les
suivantes :
Code Général des Collectivités Territoriales
L’article L2224-10 du Code Général des Collectivités
Territoriales prévoit l’établissement d’un zonage pluvial par les
collectivités ayant identifié sur leur territoire des zones à enjeux
vis-à-vis de la gestion des eaux pluviales et de ruissellement.
Code civil
Les articles 640, 641 et 681 : le propriétaire ne doit pas empêcher
l’écoulement naturel des eaux pluviales depuis le fonds supérieur,
ni aggraver l’écoulement naturel des eaux pluviales vers les fonds
inférieurs. Le cas échéant, une compensation est prévue, soit par
le versement d’une indemnisation, soit par des travaux.
Code de l’urbanisme
Les articles L.421-6, R R.111-2, R.111-8 et R R.111-15
du Règlement National de l’Urbanisme permettent, soit
d’imposer des prescriptions en matière de gestion des eaux,
soit de refuser une demande de permis de construire ou
d’autorisation de lotir en raison d’une considération insuffisante
de la gestion des eaux dans le projet.
Code de l’Environnement
Rubrique 2. 1. 5. 0. de l’article R.214-1 : un projet est
soumis à la loi sur l’eau en cas de rejet d’eaux pluviales
dans les eaux douces superficielles, sur le sol ou dans le
sous-sol lorsque la surface totale du projet, augmentée de la
surface correspondant à la partie du bassin naturel dont les
écoulements sont interceptés par le projet, est :
supérieure ou égale à 20 ha : projet soumis à autorisation ;
inférieur à 20 ha mais supérieure à 1 ha : projet soumis à
déclaration.
L’élaboration du dossier Loi sur l’eau concerne le maître
d’ouvrage, public ou privé, dont le projet d’aménagement
dépasse les seuils ci-dessus.
Arrêté du 21 juillet 2015
Pour les systèmes de collecte unitaires ou mixtes, la gestion
des eaux pluviales à la source doit être privilégiée.
Loi ALUR
Densification urbaine et stationnements des surfaces
commerciales :
les surfaces au sol des aires de stationnement représentent
au maximum 3/4 de la surface de plancher des constructions ;
les places de parking non imperméabilisées comptent pour
la moitié de leur surface ;
les espaces paysagers en pleine-terre et les surfaces réservées
à l’autopartage ou à l’alimentation des véhicules électriques
sont déduits de l’emprise au sol plafonnée.
Loi Biodiversité du 9 août 2016
Pour les nouvelles surfaces commerciales à compter du
09/08/2016 :
les toitures doivent intégrer des procédés de production
d’énergie renouvelables et/ou un système de végétalisation ;
les parkings doivent intégrer des systèmes favorisant
la perméabilité et l’infiltration des eaux pluviales (ou leur
évaporation) et préservant les fonctions écologiques des sols :
revêtements de surface, aménagements hydrauliques ou
solutions végétalisées.
Loi Climat et résilience du 22 août 2021
Les collectivités publiques doivent agir pour lutter contre
l’artificialisation des sols, avec un objectif d’absence
d’artificialisation nette à terme.PLAN PLUIE DU GRAND REIMS
Règlement du zonage pluvial 10
Exemple d’aménagement
multi-fonctionnel en gestion intégrée
Stationnement perméable
pour infiltrer les pluies courantes
Espace vert inondable
lors de fortes pluies
Les eaux pluviales
sont gérées dans des
espaces qui assurent
d’autres rôles (places
de stationnement,
terrain de sport) : c’est
la gestion intégrée et
la multifonctionnalité
des ouvrages.
1
1
La pluie est prise
en charge à l’endroit ou
à proximité immédiate
de là où elle tombe : c’est
la gestion à la source.
2
2
ARTICLE 4 Principes retenus sur le territoire du Grand Reims
Les choix retenus pour le zonage pluvial du Grand Reims
visent à se rapprocher autant que possible du cycle
naturel de l’eau pour compenser les effets des activités
humaines, en particulier ceux liés à l’urbanisation du
territoire, en favorisant la gestion à la source, intégrée
à l’aménagement du territoire et durable.
Cette approche se traduit concrètement par la mise en œuvre
des 4 principes exposés dans le présent article : priorité à
l’infiltration, gestion intégrée à la source et règlementation en
facteur de charge, conception par niveau de service et maîtrise
de la qualité des rejets.
Pour les porteurs de projets, cela implique :
de penser la gestion des eaux pluviales dès l’amorce du
projet ;
de faire réaliser le plus tôt possible une étude géotechnique
complète comprenant des tests de perméabilité pour
caractériser le sol et le sous-sol ;
de penser à combiner entre elles différentes solutions de
gestion à la source pour tirer parti de toutes les opportunités
offertes par le projet ;
de privilégier au maximum la multifonctionnalité des
ouvrages.
Priorité à l’infiltration
La restauration du cycle naturel de l’eau sur notre territoire
suppose de favoriser en premier lieu l’infiltration à la
source (éventuellement précédée d’un stockage), la réutilisation
et l’évapotranspiration avant d’envisager le rejet aux eaux
superficielles (dans un cours d’eau, un plan d’eau ou un thalweg),
et de ne rejeter les eaux pluviales au réseau qu’en dernier recours.
Ainsi, tout projet concerné par le présent règlement devra prévoir
l’infiltration de ses eaux pluviales, à l’exception des zones où
l’infiltration n’est ni souhaitable, ni recommandée (cf. article 14
– Zones REJ : Rejet des eaux pluviales à débit limité).
Gestion intégrée à la source et
règlementation en facteur de charge
La gestion des eaux pluviales à la source consiste à
prendre en charge chaque goutte de pluie au plus près de
l’endroit où elle atteint le sol, notamment en privilégiant des
surfaces perméables et/ou végétalisées, permettant de limiter la
formation du ruissellement et sa concentration, et en infiltrant
les eaux pluviales au plus près de leur point de chute.
Exemples : toitures végétalisées, places de stationnement
perméables, voiries en enrobé poreux.
La gestion intégrée consiste à mobiliser pour la gestion
des eaux pluviales des espaces n’ayant pas pour fonction
principale d’assurer un rôle hydraulique. Les aménagements
multifonctionnels seront privilégiés, de manière à favoriser
l’intégration des eaux pluviales dans l’aménagement.
Exemples : revêtement de voirie poreux, espace vert ou terrain
de sport inondable.Règlement du zonage pluvial 11
Toiture
de 100 m2
Place de stationnement
permÈable de 20 m2
Surface impermÈable autour
de la place de stationnement de 10 m2
Exemple de calcul de facteur de charge
pour un stationnement permÈable Nous sommes en prÈsence d'une parcelle de 130 m≤ avec 100 m≤ de toiture, 20 m≤
de place de stationnement permÈable
et 10 m≤ de surface impermÈable autour
de la place de stationnement.
Il est demandÈ de respecter un facteur
de charge modéré <10. Si on infiltre
la totalitÈ de la surface (soit 130 m≤)
via la zone de stationnement permÈable
de 20 m≤, on obtient un facteur de charge
de 6,5 (FC= 130/20)*, qui correspond
‡ un facteur de charge modÈrÈ <10
(cf. article 8).
* Facteur de Charge (FC) = Surface Active
du projet (SA) / Surface d'Infiltration (SI).
La Surface Active du projet SA (cf. définition
page 7) = la somme des surfaces du bassin
versant (S) x le coefficient de ruissellement
(Cr) de chaque type de surface (S1 x Cr1 +
S2 x Cr2 +Ö).
Le facteur de charge (FC) d’un dispositif d’infiltration des
eaux pluviales est le rapport entre la surface d’infiltration (SI)
et la surface active (SA) qui lui est raccordée (FC = SA / SI).
Un facteur de charge élevé (> 15) traduit une infiltration
concentrée, susceptible d’engendrer des impacts sur le sol, le
sous-sol et les milieux aquatiques.
Un facteur de charge faible (< 5) traduit une infiltration
peu concentrée, plus proche des conditions d’infiltration en
l’absence d’artificialisation ou d’imperméabilisation des sols.
C’est un corollaire de la gestion des eaux pluviales à la source.
Le Grand Reims a donc fait le choix de règlementer le
facteur de charge des dispositifs d’infiltration des eaux
pluviales sur son territoire pour favoriser la gestion intégrée
à la source, en définissant des objectifs de facteur de charge
plus faible dans les zones présentant des enjeux vis-à-vis du sol,
du sous-sol ou des milieux aquatiques (cf. articles 9, 13, 14).
Conception par niveau de service
La hauteur de pluie qu’un ouvrage est capable de gérer sans
débordement ou surverse détermine le service rendu par
l’ouvrage, et notamment sa « fréquence de non débordement ».
Le Grand Reims a ainsi fixé sur son territoire des objectifs de
service rendu par les ouvrages de gestion des eaux pluviales,
exprimés sous la forme d’une hauteur de pluie à gérer : ce
sont les niveaux de service.
Pour les pluies courantes (niveau N1), on cherche à limiter
l’impact sur le milieu naturel, tandis que pour les pluies plus
fortes (N2, N3), c’est le risque d’inondation qu’on cherche
à limiter. Selon les enjeux présents dans chaque zone du
territoire, le Grand Reims définit ainsi un niveau de service
à atteindre en gestion à la source (N1, N2 ou N3), c’est-à-
dire la hauteur minimale de pluie qui doit être infiltrée à la
source : 10 mm, 20 mm ou 30 mm.
Pour les pluies exceptionnelles (N4), l’inondation est inévitable
mais on cherche à en maîtriser les conséquences : il s’agit de
laisser passer l’eau et d’organiser l’inondation pour éviter ou
réduire les dégâts matériels ou humains.PLAN PLUIE DU GRAND REIMS
Règlement du zonage pluvial 12
Ouvrage de gestion à la source
N1
SOLLICITATION DES OUVRAGES DE GESTION À LA SOURCE
PLUIES COURANTES
Jusqu’à 88 % des pluies
Pluie de 0 à 10 mm
sur une période de 24 h
ZÉRO REJET
Gestion, infiltration
à la source
Durée de vidange < 24 h
PLUIES MOYENNES
Jusqu’à 95 % des pluies
Pluie de 20 mm
sur une période de 24 h
ZÉRO REJET
ou à défaut rejet
à débit limité
Durée de vidange < 48 h
PLUIES EXCEPTIONNELLES
0,5 % restants
Pluie au delà de 30 mm
sur une période de 24 h
DÉBORDEMENT CONTRÔLÉ
Laisser passer l’eau, organiser
l’inondation temporaire
N1
N2
Ouvrage de gestion à la source
N2
SOLLICITATION DES OUVRAGES DE GESTION À LA SOURCE
Espace public inondable
N3
Débordement des ouvrages
de gestion à la source vers
les espaces publics inondables
SOLLICITATION DES OUVRAGES DE GESTION À LA SOURCE
ET DES ESPACES PUBLICS INONDABLES
Ouvrage de gestion à la source
N1 et N2
Inondation
DÉBORDEMENT DES OUVRAGES DE GESTION À LA SOURCE
ET DES ESPACES PUBLICS INONDABLES
Les bâtiments sont implantés hors zone
inondable lors des pluies exceptionnelles
PLUIES FORTES
Jusqu’à 99,5 % des pluies
Pluie de 30 mm
sur une période de 24 h
ZÉRO REJET
ou à défaut REJET
À DÉBIT LIMITÉ
Durée de vidange < 72 h
N3
N4
Les différents niveaux de services en fonction des hauteurs de pluies à gérerRèglement du zonage pluvial 13
Maîtrise de la qualité des rejets
Les eaux pluviales sont très peu polluées lorsqu’elles atteignent
le sol. C’est au cours de leur trajet en surface (ruissellement)
et sous l’effet de la concentration des flux qu’elles se chargent
progressivement en polluants. La quantité de polluants présente
dans les eaux pluviales est directement dépendante de la
longueur du parcours effectué au sol ou dans les ouvrages de
transport tels que fossés ou canalisations. Ainsi, en gérant les
eaux pluviales à la source, on maîtrise leur qualité.
ARTICLE 5 Catégories de projets concernés
Le zonage pluvial concerne tous les usagers (particuliers,
promoteurs immobiliers, collectivités, etc.).
Il s’applique à tous les projets (que leur surface soit supérieure
ou non à 1 ha, et donc qu’ils soient concernés ou non par la
loi sur l’eau) :
de manière obligatoire lorsqu’ils nécessitent une
autorisation d’urbanisme et entraînent une artificialisation
ou une augmentation de l’imperméabilisation des sols, ou
le remaniement d’une zone déjà aménagée ou artificialisée ;
de manière facultative pour les autres catégories de projets.
Types de projets Projet nécessitant une autorisation d’urbanisme Projet ne nécessitant pas d’autorisation d’urbanisme
Projets entraînant une artificialisation ou une
augmentation de l’imperméabilisation des sols
(urbanisation nouvelle)
Exemples : création d’une route, création
d’un lotissement en zone AU du PLU
Application OBLIGATOIRE
du zonage pluvial sur toute
la surface du projet
Application RECOMMANDÉE
du zonage pluvial mais non
obligatoire
Projets entraînant le remaniement ou la modification
d’une zone déjà aménagée ou artificialisée
(modification du tissu urbain existant)
Exemples : aménagement de voirie ou d’espace public,
démolition-reconstruction, extension du bâti existant
Application OBLIGATOIRE
du zonage pluvial sur la
zone remaniée
Application RECOMMANDÉE
du zonage pluvial mais
non obligatoire sur la zone
remaniée de l’unité foncière
Projets de réhabilitation ou modification du bâti
existant, sans démolition et n’entraînant pas de
modification de l’emprise au sol du bâtiment
Exemples : ravalement de façade, modification des
volets, portes, fenêtres, toitures, surélévation du
bâtiment sans modification de son emprise au sol
Application RECOMMANDÉE
du zonage pluvial mais non
obligatoire
Application RECOMMANDÉE
du zonage pluvial mais non
obligatoire
Projets de reconstruction à l’identique
après sinistre
Application RECOMMANDÉE
du zonage pluvial mais non
obligatoire
Application RECOMMANDÉE
du zonage pluvial mais non
obligatoirePLAN PLUIE DU GRAND REIMS
Règlement du zonage pluvial 14
III. PRESCRIPTIONS APPLICABLES
À L’ENSEMBLE DES ZONES
ARTICLE 6 Interdiction de faire obstacle aux ruissellements
diffus issus de l’amont
L’article 640 du code civil établit une servitude d’écoulement :
« Les fonds inférieurs sont assujettis envers ceux qui sont plus
élevés à recevoir les eaux qui en découlent naturellement sans
que la main de l’homme y ait contribué. Le propriétaire inférieur
ne peut point élever de digue qui empêche cet écoulement. Le
propriétaire supérieur ne peut rien faire qui aggrave la servitude
du fonds inférieur ».
Le respect de cette servitude d’écoulement implique que lorsque
le projet est exposé à un ruissellement diffus en provenance
d’un terrain amont non urbanisé, dont la pente est dirigée
vers le projet et dont les écoulements ne sont pas canalisés
ni collectés, il est interdit de faire obstacle à ces écoulements
diffus ou de chercher à les dévier par quelque moyen que ce
soit (tel que la mise en place de murets, de fossés, de talus
en limite de propriété par exemple).
ARTICLE 640 DU CODE CIVIL
ARTICLE 7 Gestion des eaux pluviales présentant
un risque élevé de pollution
Comme le précise la note de doctrine pour la gestion des eaux
pluviales en région Grand Est :
« Le traitement des eaux pluviales doit être réservé à des cas
particuliers présentant un risque spécifique de pollution.
[…]
En cas d’activité industrielle à risque de pollution élevé, il convient
de prévoir des dispositions particulières pour le traitement
des eaux pluviales et/ou leur confinement en cas d’incendie,
en conformité avec la règlementation, notamment l’arrêté du
2/2/98 modifié pour les ICPE. Les eaux pluviales non liées à
l’activité industrielle du site - bâtiments administratifs, parkings
personnels ou sans risque particulier – doivent être traitées
comme des eaux urbaines à risque faible (pas de mélange avec
les eaux d’extinction ».
La gestion des eaux pluviales présentant un risque élevé de
pollution relève d’une règlementation spécifique qui n’est pas
de la compétence du service de gestion des eaux pluviales
urbaines.
CONSEIL AU PORTEUR DE PROJET
Se rapprocher du Grand Reims pour connaître l’autorité
compétente qui l’informera des modalités de gestion des eaux
pluviales à mettre en place et des procédures d’intervention à
prévoir en cas de pollution accidentelleRèglement du zonage pluvial 15
ARTICLE 8 Conception et dimensionnement
des aménagements de gestion des eaux pluviales
Le zonage pluvial définit pour chaque zone :
un niveau de service (N1, N2 ou N3) à atteindre en gestion
à la source, exprimé sous la forme d’une hauteur de pluie (ou
lame d’eau) à gérer par l’aménagement (cf. article 8) ;
un niveau de facteur de charge (libre, moyen, modéré ou
faible) à respecter en gestion à la source (cf. article 8).
Les aménagements de gestion des eaux pluviales du
projet doivent être conçus comme suit :
Dans toutes les zones :
pour toute pluie de hauteur inférieure ou égale au niveau
de service à atteindre en gestion à la source (N1, N3 ou N3),
les eaux pluviales doivent être infiltrées à la source en zéro
rejet en respectant le niveau de facteur de charge exigé ;
pour les pluies de hauteur supérieure au niveau de service
N3 (correspondant au niveau N4), qui constituent des pluies
exceptionnelles, il est admis que les dispositifs de gestion des
eaux pluviales débordent en dehors de l’emprise du projet
(cf. article 9 – Gestion des pluies exceptionnelles).
Dans les zones pour lesquelles le niveau de service
à atteindre en gestion à la source est N1 ou N2 :
pour les pluies dont la hauteur est comprise entre le niveau
de service à atteindre en gestion à la source et le niveau de
service N3, l’excédent d’eaux pluviales non géré à la source
en zéro rejet sera :
- en priorité, infiltré dans le sol : dans ce cas, le respect du
niveau de facteur de charge de la zone du projet n’est pas
obligatoire ;
- à défaut, rejeté à débit limité vers les eaux superficielles ;
- en dernier recours, rejeté à débit limité au réseau
d’assainissement (sur dérogation, cf. Partie V du présent
règlement).
N1
0 mm
10 mm
20 mm
30 mm
Au delà
de 30 mm
Hauteur
de pluie
N2 N3
Hauteur de pluie à infiltrer à la
source en respectant le niveau de
facteur de charge exigé
Hauteur de pluie à gérer dans l’emprise du
projet : par infiltration en priorité, sinon
rejet à débit limité aux eaux superficielles
ou en dernier recours
vers le réseau en débit limité
Excédent de pluie qui peut déborder hors
de l’emprise du projet pour rejoindre le
réseau hydrographique
Niveau de service en fonction des hauteurs de pluiePLAN PLUIE DU GRAND REIMS
Règlement du zonage pluvial 16
Niveaux de service à atteindre en gestion à la source
4 niveaux de service ont été définis sur le territoire (cf. article 4).
Selon la zone dans laquelle se situe le projet, les eaux pluviales
doivent être gérées à la source en zéro rejet jusqu’au niveau
de service N1, N2 ou N3. Ces niveaux de service à atteindre
en gestion à la source sont exprimés sous la forme
d’une hauteur de pluie (ou lame d’eau) à gérer par les
aménagements (voir tableau ci-dessous).
Niveau de service Hauteur de pluie (ou lame d’eau) à gérer Durée maximale de vidange de l’aménagement
N1 – pluies courantes 10 mm 24 h
N2 – pluies moyennes 20 mm 48 h
N3 – pluies fortes 30 mm 72 h
La hauteur de pluie associée au niveau de service permet de
dimensionner le volume à gérer par l’aménagement : Volume
à gérer [m³] = Hauteur de pluie à gérer [mm] / 1000 x Surface
active [m²]
Niveaux de facteurs de charge à atteindre en gestion à la source
4 niveaux de facteur de charge ont été définis sur le
territoire :
Niveau de facteur
de charge (FC) Valeur cible à respecter
LIBRE -
MOYEN
FC < 15
Ce qui équivaut par exemple à dédier
environ 7 % de la surface de son projet
à l’infiltration
MODÉRÉ
FC < 10
Ce qui équivaut par exemple à dédier
environ 10 % de la surface de son projet
à l’infiltration
FAIBLE
FC < 5
Ce qui équivaut par exemple à dédier
environ 20 % de la surface de son projet
à l’infiltration
Les aménagements de gestion à la source doivent respecter
la valeur cible de facteur de charge correspondant à la zone
dans laquelle se situe le projet, jusqu’au niveau de service à
atteindre en gestion à la source dans cette zone.
CONSEILS AU PORTEUR DE PROJETS
• Pour les projets < 1 ha, le dimensionnement
des aménagements peut être réalisé grâce à
l’outil Parapluie sur www.parapluie-hydro.com
• Pour aller plus loin, et pour les projets > 1 ha
(soumis à la loi sur l’eau), consulter le « Guide
pratique pour la gestion des eaux pluviales
dans les projets d’aménagement – document
à destination des porteurs de projet »,
comprenant notamment des études de cas.
ARTICLE 9 Gestion des pluies exceptionnelles
Pour une pluie supérieure au niveau de service N3 (pluie de
30 mm), il est admis que les dispositifs de gestion des eaux
pluviales débordent et que les écoulements transitent de
manière maîtrisée en surface sur la voie publique ou privée
en aval du projet, pour rejoindre le réseau hydrographique.
Les axes d’écoulement naturel et les points bas présents sur
l’emprise du projet devront être identifiés par le porteur de
projet et laissés libres de toute construction ou occupation
du sol vulnérable aux inondations ou susceptible de
former obstacle aux écoulements, afin de limiter au
maximum les dommages aux biens et aux personnes en cas
de pluies exceptionnelles occasionnant des débordements.Règlement du zonage pluvial 17
ARTICLE 10 Limitation du débit du rejet
Pour la part d’eaux pluviales qui n’est pas infiltrée mais rejetée
aux eaux superficielles (cours d’eau, plan d’eau, thalweg) ou
sur dérogation au réseau d’assainissement, le débit de rejet
sera régulé à une valeur de 5 l/s/ha jusqu’au niveau de
service N3.
Le débit de rejet autorisé pour un projet se calcule comme suit :
Débit de rejet autorisé [l/s] = 5 x Surface totale du projet [ha]
La limitation du débit s’effectuera au moyen d’un limiteur
de débit.
Pour les projets de surface inférieure à 6 000 m² pour lesquels
le débit de rejet autorisé est inférieur à 3 l/s, des systèmes de
régulation permettant de réguler finement les débits seront
privilégiés, tels que par exemple :
tranchée composée (régulation du débit de rejet par infiltration
dans le sol et rejet via un drain) ;
ajutage calibré après une étape de filtration, pour un débit
supérieur ou égal à 1 l/s ;
toiture végétalisée équipée d’un régulateur de débit ;
etc.
N.B. Les systèmes de limitation du débit faisant intervenir
des pompes sont à éviter autant que possible – en effet, ils
peuvent être responsables d’inondations dans les bâtiments
en cas de panne.
ARTICLE 11 Zones de réglementation spécifique
Le Grand Reims attire l’attention du porteur de projet sur
l’existence d’enjeux ou de zones du territoire où s’applique
une règlementation spécifique qui n’est pas de la compétence
du service de gestion des eaux pluviales urbaines, mais peut
impacter la gestion des eaux pluviales des projets :
Présence de cavités souterraines : à titre informatif, le
Grand Reims met à disposition des porteurs de projet une
carte de suspicion de présence de cavités souterraines sur
son territoire – cette carte reflète l’état des connaissances à la
date d’établissement du document et ne peut être considérée
comme exhaustive ;
Présence potentielle de sols pollués : la présence de
sols pollués sur un projet d’aménagement n’exclut pas la
solution d’infiltration des eaux pluviales, à condition que celle-
ci n’entraîne pas de mobilisation de polluants vers la nappe ;
Périmètres de protection de captages d’eau potable ;
Plan de Prévention des Risques de mouvements de
terrain et/ou de glissement de terrain.
CONSEIL AU PORTEUR DE PROJET
Se rapprocher du Grand Reims pour connaître l’autorité compétente
qui l’informera des zones concernées et de la règlementation applicable
dans ces zones.PLAN PLUIE DU GRAND REIMS
Règlement du zonage pluvial 18
IV. PRESCRIPTIONS APPLICABLES
PAR ZONE
ARTICLE 12 Axes de ruissellement potentiel
Les axes de ruissellement potentiel identifiés sur la cartographie
du zonage pluvial doivent être laissés libres de toute occupation
du sol vulnérable aux inondations et/ou susceptible de former
un obstacle aux écoulements.
ARTICLE 13 Zones INF : Infiltration des eaux pluviales
DISPOSITIONS TECHNIQUES COMPLÉMENTAIRES
Pas de dispositions
techniques
complémentaires
Ouvrage de faible
profondeur
Précautions
et dispositions
préventives
en zone RGA*
Ouvrage de faible
profondeur
Précautions
et dispositions
préventives
en zone RGA*
ZONE
D’INFILTRATION
OBJECTIF DE
FACTEUR DE
CHARGE
Libre
Zone INF 1
Zéro rejet :
N3 minimum
-
Zone INF 3
Zéro rejet :
N3 minimum
-
Moyen
Zone INF 5
Zéro rejet :
N3 minimum
-
Zone INF 6
Zéro rejet :
N3 minimum
-
Modéré
Zone INF 7
Zéro rejet :
N2 minimum
Zone INF 2
Zéro rejet :
N2 minimum
Zone INF 8
Zéro rejet :
N2 minimum
Zone INF 4
Zéro rejet :
N1 minimum
Faible
Zone INF 9
Zéro rejet :
N2 minimum
Zone INF 10
Zéro rejet :
N2 minimum
Zone INF 11
Zéro rejet :
N2 minimum
Zone INF 12
Zéro rejet :
N1 minimum
* zone d’aléa retrait-gonflement des argilesRèglement du zonage pluvial 19
Zone INF1 : Infiltration à la source à
facteur de charge libre jusqu’à N3
Les eaux pluviales du projet seront infiltrées à la source en
zéro rejet jusqu’au niveau de service N3 (pluie de 30 mm),
avec un facteur de charge libre.
Zone INF2 : Infiltration à la source à
facteur de charge modéré jusqu’à N2,
soumise à prescriptions spécifiques
Les eaux pluviales du projet seront infiltrées à la source en
zéro rejet, en respectant un facteur de charge modéré :
a minima jusqu’au niveau de service N2 (pluie de 20 mm),
le surplus de N2 jusqu’à N3 pourra être infiltré à facteur de
charge libre ou rejeté aux eaux superficielles à débit limité,
après accord du service gestionnaire (dans les conditions
décrites à l’article 10 ci-avant).
jusqu’au niveau de service N3 (pluie de 30 mm) si possible.
En raison de la vulnérabilité des eaux souterraines et/ou des
risques de remontée de la nappe, il convient de concevoir des
aménagements de gestion des eaux pluviales peu profonds
(profondeur suggérée inférieure à 1 m par rapport au terrain
naturel).
Zone INF3 – Infiltration à la source
à facteur de charge libre jusqu’à N3,
soumise à prescriptions spécifiques
Les eaux pluviales du projet seront infiltrées à la source en
zéro rejet jusqu’au niveau de service N3 (pluie de 30 mm),
avec un facteur de charge libre.
Dans la zone située aux abords du bâti, il conviendra de respecter
les précautions et dispositions préventives recommandées pour
limiter les risques de dommages sur le bâti liés au phénomène
de retrait-gonflement des argiles.
Zone INF4 – Infiltration à la source à
facteur de charge modéré jusqu’à N1,
soumise à prescriptions spécifiques
Les eaux pluviales du projet seront infiltrées à la source en
zéro rejet, en respectant un facteur de charge modéré :
a minima jusqu’au niveau de service N1 (pluie de 10 mm),
le surplus de N1 jusqu’à N3 pourra être infiltré à facteur de
charge libre ou rejeté aux eaux superficielles à débit limité,
après accord du service gestionnaire (dans les conditions
décrites à l’article 10 ci-avant) ;
jusqu’au niveau de service N3 (pluie de 30 mm) si possible.
Dans la zone située aux abords du bâti, il conviendra de respecter
les précautions et dispositions préventives recommandées pour
limiter les risques de dommages sur le bâti liés au phénomène
de retrait-gonflement des argiles.
En raison de la vulnérabilité des eaux souterraines et/ou des
risques de remontée de la nappe, il convient de concevoir des
aménagements de gestion des eaux pluviales peu profonds
(profondeur suggérée inférieure à 1 m par rapport au terrain
naturel).
Zone INF5 – Infiltration à la source à
facteur de charge moyen jusqu’à N3
Les eaux pluviales du projet seront infiltrées à la source en
zéro rejet jusqu’au niveau de service N3 (pluie de 30 mm),
avec un facteur de charge moyen.
Zone INF6 – Infiltration à la source à
facteur de charge moyen jusqu’à N3,
soumise à prescriptions spécifiques
Les eaux pluviales du projet seront infiltrées à la source en
zéro rejet en respectant un facteur de charge moyen jusqu’au
niveau de service N3 (pluie de 30 mm).
Dans la zone située aux abords du bâti, il conviendra de respecter
les précautions et dispositions préventives recommandées pour
limiter les risques de dommages sur le bâti liés au phénomène
de retrait-gonflement des argiles.
Zone INF7 – Infiltration à la source à
facteur de charge modéré jusqu’à N2
Les eaux pluviales du projet seront infiltrées à la source en
zéro rejet, avec un facteur de charge modéré :
a minima jusqu’au niveau de service N2 (pluie de 20 mm),
le surplus de N2 jusqu’à N3 pourra être infiltré à facteur de
charge libre ou rejeté aux eaux superficielles à débit limité,
après accord du service gestionnaire (dans les conditions
décrites à l’article 10 ci-avant) ;
jusqu’au niveau de service N3 (pluie de 30 mm) si possible.PLAN PLUIE DU GRAND REIMS
Règlement du zonage pluvial 20
Zone INF8 – Infiltration à la source à
facteur de charge modéré jusqu’à N2,
soumise à prescriptions spécifiques
Les eaux pluviales du projet seront infiltrées à la source en
zéro rejet, avec un facteur de charge modéré :
a minima jusqu’au niveau de service N2 (pluie de 20 mm),
le surplus de N2 jusqu’à N3 pourra être infiltré à facteur de
charge libre ou rejeté aux eaux superficielles à débit limité,
après accord du service gestionnaire (dans les conditions
décrites à l’article 10 ci-avant) ;
jusqu’au niveau de service N3 (pluie de 30 mm) si possible.
Dans la zone située aux abords du bâti, il conviendra de respecter
les précautions et dispositions préventives recommandées pour
limiter les risques de dommages sur le bâti liés au phénomène
de retrait-gonflement des argiles.
Zone INF9 – Infiltration à la source à
facteur de charge faible jusqu’à N2
Les eaux pluviales du projet seront infiltrées à la source en
zéro rejet, avec un facteur de charge faible :
a minima jusqu’au niveau de service N2 (pluie de 20 mm),
le surplus de N2 jusqu’à N3 pourra être infiltré à facteur de
charge libre ou rejeté aux eaux superficielles à débit limité,
après accord du service gestionnaire (dans les conditions
décrites à l’article 10 ci-avant) ;
jusqu’au niveau de service N3 (pluie de 30 mm) si possible.
Zone INF10 – Infiltration à la source
à facteur de charge faible jusqu’à N2,
soumise à prescriptions spécifiques
Les eaux pluviales du projet seront infiltrées à la source en
zéro rejet, avec un facteur de charge faible :
a minima jusqu’au niveau de service N2 (pluie de 20 mm),
le surplus de N2 jusqu’à N3 pourra être infiltré à facteur de
charge libre ou rejeté aux eaux superficielles à débit limité,
après accord du service gestionnaire (dans les conditions
décrites à l’article 10 ci-avant) ;
jusqu’au niveau de service N3 (pluie de 30 mm) si possible.
En raison de la vulnérabilité des eaux souterraines et/ou des
risques de remontée de la nappe, il convient de concevoir des
aménagements de gestion des eaux pluviales peu profonds
(profondeur suggérée inférieure à 1 m par rapport au terrain
naturel).
Zone INF11 – Infiltration à la source
à facteur de charge faible jusqu’à N2,
soumise à prescriptions spécifiques
Les eaux pluviales du projet seront infiltrées à la source en
zéro rejet, avec un facteur de charge faible :
a minima jusqu’au niveau de service N2 (pluie de 20 mm),
le surplus de N2 jusqu’à N3 pourra être infiltré à facteur de
charge libre ou rejeté aux eaux superficielles à débit limité,
après accord du service gestionnaire (dans les conditions
décrites à l’article 10 ci-avant) ;
jusqu’au niveau de service N3 (pluie de 30 mm) si possible.
Dans la zone située aux abords du bâti, il conviendra de respecter
les précautions et dispositions préventives recommandées pour
limiter les risques de dommages sur le bâti liés au phénomène
de retrait-gonflement des argiles.
Zone INF12 – Infiltration à la source
à facteur de charge faible jusqu’à N1,
soumise à prescriptions spécifiques
Les eaux pluviales du projet seront infiltrées à la source en
zéro rejet, avec un facteur de charge faible :
minima jusqu’au niveau de service N1 (pluie de 10 mm),
le surplus de N1 jusqu’à N3 pourra être infiltré à facteur de
charge libre ou rejeté aux eaux superficielles à débit limité,
après accord du service gestionnaire (dans les conditions
décrites à l’article 10 ci-avant) ;
jusqu’au niveau de service N3 (pluie de 30 mm) si possible.
Dans la zone située aux abords du bâti, il conviendra de respecter
les précautions et dispositions préventives recommandées pour
limiter les risques de dommages sur le bâti liés au phénomène
de retrait-gonflement des argiles.
En raison de la vulnérabilité des eaux souterraines et/ou des
risques de remontée de la nappe, il convient de concevoir des
aménagements de gestion des eaux pluviales peu profonds
(profondeur suggérée inférieure à 1 m par rapport au terrain
naturel).Règlement du zonage pluvial 21
ARTICLE 14 Zones REJ : Rejet des eaux pluviales à débit limité
REJ1 et REJ2 : rejet à débit limité
au milieu naturel
L’infiltration des eaux pluviales n’est ni souhaitable, ni
recommandée. Les eaux pluviales du projet seront rejetées
aux eaux superficielles à débit limité (dans les conditions
décrites à l’article 10 ci-avant) ou au réseau d’assainissement.
Le volume de stockage avant rejet sera dimensionné pour le
niveau de service N3 (pluie de 30 mm).
En cohérence avec les objectifs du SRADDET de la région Grand
Est (Schéma Régional d’Aménagement, de Développement
Durable et d’Egalité des Territoires) et l’objectif « Zéro
artificialisation nette », le porteur de projet est vivement
encouragé, là où cela est possible :
à favoriser les surfaces perméables : un minimum de 30 %
de surface perméable pour les activités, 40 % pour l’habitat
collectif et les équipements, 50 % pour l’habitat individuel est
recommandé ;
à favoriser les surfaces végétalisées (sur pleine terre et/ou
sur toiture) : un minimum de 20 % de la surface du projet est
recommandé.
Zones REJ3 et REJ4 : rejet à débit
limité au milieu naturel, soumis
à prescriptions spécifiques
L’infiltration des eaux pluviales n’est ni souhaitable, ni
recommandée. Les eaux pluviales du projet seront rejetées
aux eaux superficielles à débit limité (dans les conditions
décrites à l’article 10 ci-avant) ou au réseau d’assainissement.
Le volume de stockage avant rejet sera dimensionné pour le
niveau de service N3 (pluie de 30 mm).
En cohérence avec les objectifs du SRADDET de la région Grand
Est (Schéma Régional d’Aménagement, de Développement
Durable et d’Egalité des Territoires) et l’objectif « Zéro
artificialisation nette », le porteur de projet est vivement
encouragé, là où cela est possible :
à favoriser les surfaces perméables : un minimum de 30 %
de surface perméable pour les activités, 40 % pour l’habitat
collectif et les équipements, 50 % pour l’habitat individuel est
recommandé.
à favoriser les surfaces végétalisées (sur pleine terre et/ou
sur toiture) : un minimum de 20 % de la surface du projet est
recommandé.
Dans la zone située aux abords du bâti, il conviendra de respecter
les précautions et dispositions préventives recommandées pour
limiter les risques de dommages sur le bâti liés au phénomène
de retrait-gonflement des argiles.
DISPOSITIONS TECHNIQUES COMPLÉMENTAIRES
Pas de dispositions
techniques
complémentaires
Ouvrage de faible
profondeur
Précautions
et dispositions
préventives
en zone RGA*
Ouvrage de faible
profondeur
Précautions
et dispositions
préventives
en zone RGA*
ZONE DE REJET
infiltration
ni recommandée,
ni souhaitable
Zone REJ 1 Zone REJ 2 Zone REJ 3 Zone REJ 4
* zone d’aléa retrait-gonflement des argilesPLAN PLUIE DU GRAND REIMS
Règlement du zonage pluvial 22
V. DÉROGATIONS
ARTICLE 15 Dérogations au respect du niveau
de facteur de charge
Dans certains cas particuliers, le service instructeur pourra
fixer, au cas par cas, une valeur de facteur de charge plus ou
moins élevée que la valeur cible correspondant au niveau de
facteur de charge de la zone. La valeur fixée par le service
instructeur sera comprise dans un intervalle spécifique
(voir tableau ci-dessous).
Niveau de facteur de charge (FC)
CAS GÉNÉRAL
(pour rappel)
Valeur cible à respecter
CAS PARTICULIERS
Valeur de facteur de charge maximal à
respecter, située dans l’intervalle indiqué
LIBRE - 15 à 100
MOYEN
FC < 15
Ce qui équivaut par exemple à dédier environ
7 % de la surface de son projet à l’infiltration
10 à 30
MODÉRÉ
FC < 10
Ce qui équivaut par exemple à dédier environ
10 % de la surface de son projet à l’infiltration
5 à 20
FAIBLE
FC < 5
Ce qui équivaut par exemple à dédier environ
20 % de la surface de son projet à l’infiltration
3 à 10
ARTICLE 16 Dérogations à l’obligation d’infiltrer
les eaux pluviales (zones INF)
Pour les projets situés dans une zone INF, si l’étude du
projet fait apparaître un élément rendant impossible ou non
souhaitable l’infiltration des eaux pluviales jusqu’au niveau
de service à atteindre en gestion à la source dans la zone où
se situe le projet, le porteur de projet apporte une preuve
de la non faisabilité technique de l’infiltration de tout ou
partie des eaux pluviales.
L’infiltration des eaux pluviales peut être considérée comme non
souhaitable notamment lorsqu’elle est susceptible d’entraîner
des risques pour la stabilité des terrains ou la qualité des
milieux récepteurs.
En cas d’accord du service de gestion des eaux pluviales
urbaines, et conformément à l’article 15 du règlement du
service, une dérogation sera accordée par le service instructeur
pour rejeter tout ou partie de ses eaux pluviales à débit limité
(dans les conditions décrites à l’article 10 ci-avant) aux eaux
superficielles, ou en dernier recours au réseau d’assainissement.
RÈGLEMENT DU SERVICE DE GESTION
DES EAUX PLUVIALES URBAINES
En cas de refus du service de gestion des eaux pluviales,
les eaux pluviales devront être infiltrées dans les conditions
définies dans le présent règlement pour la zone dans laquelle
se situe le projet.Règlement du zonage pluvial 23
ARTICLE 17 Dérogations à l’interdiction d’infiltrer
les eaux pluviales (zones REJ)
Pour les projets situés dans une zone REJ, si le porteur de
projet souhaite tout de même mettre en œuvre des techniques
d’infiltration, il apporte une preuve de la faisabilité de
l’infiltration de tout ou partie des eaux pluviales, en faisant
réaliser une étude géotechnique pour vérifier l’absence de
risque géotechnique (notamment : déstabilisation des terrains,
résurgences) associé à l’infiltration des eaux pluviales, et pour
définir le cas échéant les précautions et dispositions techniques
à respecter pour limiter ou supprimer le risque.
En cas d’accord du service de gestion des eaux pluviales,
une dérogation lui sera accordée par le service instructeur
pour infiltrer tout ou partie des eaux pluviales du projet, en
respectant les prescriptions suivantes qui dépendent de la
zone dans laquelle se situe le projet :
Zone REJ1
Infiltration à facteur de charge faible ;
Respect des préconisations issues de l’étude géotechnique.
Zone REJ2
Infiltration à facteur de charge faible ;
Aménagements de faible profondeur par rapport au niveau
du terrain naturel avant aménagement (profondeur suggérée
inférieure à 1 m) en raison de la vulnérabilité des eaux
souterraines et/ou des risques de remontée de nappe ;
Respect des préconisations issues de l’étude géotechnique.
Zone REJ3
Infiltration à facteur de charge faible ;
Dans la zone située aux abords du bâti, respect des précautions
et dispositions préventives particulières recommandées pour
limiter les risques de dommages sur le bâti liés au phénomène
de retrait-gonflement des argiles ;
Respect des préconisations issues de l’étude géotechnique.
Zone REJ4
Infiltration à facteur de charge faible ;
Dans la zone située aux abords du bâti, respect des précautions
et dispositions préventives particulières recommandées pour
limiter les risques de dommages sur le bâti liés au phénomène
de retrait-gonflement des argiles ;
Aménagements de faible profondeur par rapport au niveau
du terrain naturel avant aménagement (profondeur suggérée
inférieure à 1 m) en raison de la vulnérabilité des eaux
souterraines et/ou des risques de remontée de nappe ;
Respect des préconisations issues de l’étude géotechnique.
En cas de refus du service de gestion des eaux pluviales, les
eaux pluviales du projet devront être rejetées à débit limité
dans les conditions définies dans le présent règlement pour
la zone dans laquelle se situe le projet.Règlement du
zonage pluvial
PLAN PLUIE DU GRAND REIMS
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Version approuvée et délibérée le 30 mars 2023
et soumise à enquête publique du 29 novembre 2022 au 6 janvier 2023