Offres
API
Connexion
Documents similaires
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - 2025 O2 06
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - 2025 O2 06
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - RQO2024 O2
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - RQO 2023 O
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - RQO 2025 O
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - RQO 2023 O
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - 2022 O2 05
unknown - Communauté de communes - Centre Corse -
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - 2022 O2 05
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - 2022 O2 06
unknown - Communauté de communes - Centre Corse - 2022 O2 060
Document publié le Samedi 1 janvier 2022
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Centre Corse - 2022 O2 060)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Culture et patrimoine, Aménagement du territoire,
SECONDA SESSIONE URDINARIA DI U 2022
RIUNIONE DI I 29 E 30 DI SITTEMBRE DI 2022
2EME SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2022
REUNION DES 29 ET 30 SEPTEMBRE 2022
REPONSE DE MONSIEUR LE PRESIDENT A LA QUESTION DEPOSEE PAR MADAME PAOLA MOSCA AU NOM DU GROUPE FA POPULU INSEME
Objet : Développement et préservation patrimoniale
Je vais revenir une nouvelle fois sur l’affaire de la destruction de l’ancien pont de Casaluna et
intégrer aussi, comme vous m’y invitez à travers votre question, ce choix douloureux mais
indispensable dans le rappel de notre vision patrimoniale d’ensemble.
Un mot sur l’ancien pont de Casaluna, il n’avait pas fait l’objet d’un quelconque classement,
mais indépendamment de cela il y avait un attachement affectif et historique, fort, et dès lors, pour
moi, sa valeur patrimoniale était incontestable et il fallait le protéger au même titre que s‘il avait été
classé.
Ce pont a été répertorié par le plan Terrier dressé à la fin du 18ème siècle. Il a probablement été édifié
durant la période génoise au 17ème siècle et a fait ensuite l’objet de plusieurs opérations notamment
aux 19ème et 20ème siècles.
Cet ouvrage d’art a fait l’objet d’une destruction partielle lors de la grande crue du 24 novembre 2016.
L’impératif était de reconstruire ce pont puisque c’est une des principales voies d’accès à la Pieve de
Vallerustie.
Le premier choix qui a été fait était celui d’envisager la reconstruction en se servant des
vestiges de l’ancien pont, choix naturel ; cette option a été interdite formellement par l’ensemble des
experts que j’ai sollicités, non seulement les services des routes mais également les services de la
Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM).
2022 / O2/060Je vous rappelle simplement une donnée de base : l’ancien pont laissait passer un volume
estimé à 275 m3 par seconde ; or, la crue centennale de la Casaluna est évaluée par la DDTM à 640 m3
par seconde, soit trois fois la capacité de l’ancien pont ! Il était donc strictement impossible de
reconstruire à partir de l’ancien pont, première option.
Deuxième option, pouvait-on construire un nouveau pont en conservant les vestiges ? Cette
deuxième option a été formellement interdite par l’ensemble des avis autorisés que j’ai recueillis, non
seulement auprès des services de la CdC mais également auprès de la DDTM et des tiers experts.
Le seul endroit pour construire un nouveau pont se situe en amont de l’ancien pont. Maintenir
les vestiges et les arches à proximité immédiate aurait conduit à un risque majeur de destruction des
anciens vestiges et de dommages graves sur le nouveau pont !
Faire ce choix aurait été un choix dangereux. Les mêmes qui me critiquent aujourd’hui pour avoir pris,
in fine, la décision de détruire auraient sans doute été ceux qui auraient crié au scandale si d’ici « x »
années il y aurait eu un drame, ou tout simplement la destruction du nouveau pont.
On aurait parlé d’imprévoyance, et de négligence fautive. Je trouve qu’il est quand même paradoxal
de tantôt faire le reproche au Conseil exécutif de ne pas prendre de décision assez vite, tantôt de lui
reprocher de prendre des décisions qui sont inéluctables y compris après un cycle de concertation que
j’ai relancé.
J’ai été sensible à l’émotion de la population, perchè simu Corsi, perchè tinimu a i nostri lochi,
tinimu a nostra storia è à u nostru patrimoniu ! Avia tutti l’avisi tecnichi , simu andati sopr’à piazza,
avemu scuntratti a ghjente, aghju fattu vene a ghjente, i nostri spezialisti di i servizii anu spiecatu tuttu
cù i piani, ma dopu, sì ùn vulemu micca capisce, un capimu micca, eiù mi so ingagatu à una affare,
aghju fattu a rilancia torna, un ciculu di discussione, s’ellu ci’hè un’altra pussibilità tecnica, rivinaremu
versu di voi .
Je rappelle que cette relance nous a aussi coûté de l’argent car les marchés avaient été passés
et qu’il y avait des indemnités de retard et qu’il y avait également une nécessité d’engager parce que
c’est la programmation du PEI, et donc lorsque j’ai constaté qu’il n’y avait pas d’autre possibilité, j’ai
appelé les maires, et j’ai appelé les principales personnes qui défendaient l’idée du pont.
Je n’allais pas refaire une réunion sur place pour redire ce qui avait déjà été dit et être confronté à un
certain nombre de personnes qui ne voulaient pas entendre parler de la destruction.
La décision il fallait la prendre !
Je termine en disant qu’il ne faut pas perdre de vue que nous allons investir 3,6 M d’euros pour
construire ce pont et pour faire un ouvrage qui soit intégré et moderne et c’est aussi pour ça me
semble-t-il que 9 des 11 maires de la région sont venus spontanément dire que le choix qui avait été
fait était le seul à faire ! Et je les remercie de cette décision, je regrette qu’il n’est pas été accessible à
la démonstration que nous avons faite !
Je n’avais pas d’autre choix que celui-là ; et je suis fier d’avoir fait le choix avec le Conseil exécutif,
d’investir 3,6 M d’euros pour qu’il y ait un pont à la hauteur des attentes de cette vallée, qui est une
vallée de l’intérieur de montagne qui a le droit de vivre.
Sur la conservation de la mémoire, nous avons travaillé avec la direction du patrimoine
notamment Pierre-Jean Campocasso son Directeur; on a gardé les pierres de l’ancien pont, on va faire
un lieu sur place qui permettra notamment à travers des photographies, à travers la reconstructionsous une forme plus moderne, plus réduite, de l’ancien ouvrage, conserver la mémoire du lieu, ça c’est
la première chose.
Deuxièmement, les pierres qui n’auront pas été réemployées sur place pourront être utilisées
pour le passage à deux voies du pont du Golu au lieu-dit « Canavaghjolu » qui est la première voie
d’accès à la pieve de Vallerustie.
Je pense que de ce côté-là, nous aurons fait tout ce que l’on pouvait faire.
Nous l’avons fait de façon naturelle, car le patrimoine est pour nous un enjeu majeur.
Je signale que nous avons diligenté des expertises sur l’ensemble des ouvrages d’art de la CdC ;
les ponts sur les routes mais également les ponts sur les chemins de fer avec des études pour 2M
d’euros, que ça nous a déjà conduit à réaliser des interventions urgentes sur un certain nombre
d’ouvrages qui ne présentaient pas de signe apparent de faiblesse mais qui étaient pourtant dans un
état dangereux, cette décision d’expertiser ayant déjà porté ses fruits, que nous avons déployé un
programme important de modernisation de remise en état aussi bien sur le ferroviaire que sur les
différents ponts.
Un mot sur la Strada Paolina, parce que la Pieve de Vallerustie a vocation à être intégrée dans
cet itinéraire , je vous rappelle qu’il y a en perspective le musée Pasquale Paoli, le mémorial de Ponte-
Novu, les couvents de Merusaglia, Orezza, Alisgiani, Casabianca, Caccia, du Boziu jusqu’à la ville de
Corti et le projet capital de Corti « Citadella XXI », que tout cela fait sens.
A Merusaglia, on a avancé de façon très significative, nous avons réglé d’autres situations foncières et
juridiques ; donc je pense que du côté de la politique patrimoniale et notamment de la conservation
du patrimoine vernaculaire, moulins, glacières, fontaines, ponts, nous faisons ce qu’il y a à faire ; à
Olmeta di Capicorsu, nous restaurons actuellement un ancien pont médiéval ; je vous renvoie pour
terminer vers la lecture de cette brochure qui vous a été distribuée- et qui sera transmise à l’ensemble
des maires de Corse pour qu’elle puisse être présentée dans la Casa cumuna di i nostri paese !
Vi ringraziu !