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PLU - Règlements - Patrimoine paysager à protéger pour des motifs d'ordre culturel, historique, architectural
Document publié le Mardi 14 décembre 2021 par la commune de Savigny.
Lien du pdf (PLU - Règlements - Patrimoine paysager à protéger pour des motifs d'ordre culturel, historique, architectural)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Culture et patrimoine, Histoire et mémoire,
RAPPORT DE
décembre 2005 PRESENTATION
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture I
plan
1 ère partie :
PESENTATION GENERALE DE LA
Z.P.P.A.U.P
Introduction (page 3)
1 – le contexte socio-économique (page 5)
1.1 – la population (page 5)
1.2 – lʼactivité non agricole (page 5)
1.3 – lʼagriculture (page 6)
2 – le cadre bâti (page 7)
2.1 – le parc de logements (page 7)
2.2 – les politiques dʼaménagement (page 7)
2.3 – une prise de conscience (page 9)
3 – La protection du patrimoine (page 13)
3.1 – le cadre législatif (page 13)
3.2 – les finalités des Z.P.P.A.U.P. (page 13)
3.3 – la procédure (page 14)
3.4 – le périmètre (page 14)
3.5 – les mesures financières et fiscales dʼaccom-
pagnement (page 14)
2 ème partie :
ANALYSE ET DIAGNOSTIC
A – CONTEXTE GEOGRAPHIQUE
1 – géologie et matériaux de construction
(page 21)
2 – topographie – relief (page 23)
3 – hydrographie (page 25)
4 – la végétation (page 27)
B – LʼABBAYE ET LE VILLAGE
1 – Contexte historique (page 31)
1.1 – un village né autour de lʼabbaye (page 31)
1.2 – les vestiges de lʼabbaye (page 35)
1.3 -- le premier noyau dʼhabitat (page 36)
2 – Lʼévolution du village (page 37)
2.1 – le village en 1793 (page 37)
2.2 – le village en 1829 (page 38)
2.3 – lʼévolution de la trame bâtie (page 39)
2.4 – les travaux dʼaménagement (page 41)
3– Lʼarchitecture du village (page 45)
3.1– caractères généraux (page 45)
3.2 – les maçonneries (pages 49)
3.2.1 – la pierre (page 49)
3.2.2 – les pans coupés (page 51)
3.2.3 – le pisé (page 51)
3.3 – la toiture (page 51)
3.4 – les modèles (page 53)
3.4.1 – les maisons médiévales-renaissance (page 53)
3.4.2 – les constructions classiques (page 55)
3.4.3 – la répartition des modèles (page 59)
4 – Les éléments remarquables du patrimoine
(page 61)
4.1 – Intérêt historique et architectural (page 61)
4.2 – les décors peints (page 63)
4.2.1 – les décors composés (page 65)
4.2.2 – les décors simples (page 67)
4.3 – le petit patrimoine (page 71)
4.3.1 – les croix (page 71)
4.3.2 – les puits (page 72)
4.3.3 – les constructions et aménagements divers
(page 73)
5 – Les espaces non bâtis (page 75)
5.1– les espaces publics (page 75)
5.1.1– le réseau viaire (page 75)
5.1.2 – les places (page 78)
5.2 – les espaces privés (page 81)
5.3 – les clôtures (page 83)
6 – Les vues sur les éléments emblématiques
(page 85)
C – LE PATRIMOINE RURAL
1 – Lʼhabitat (page 91)
1.1- caractères généraux (page 91)
1.1.1 - lʼimplantation (page 91)
1.1.2 - lʼalimentation en eau (page 92
1.1.3 - les conditions historiques (page 92)
1.1.4 - les constructions (page 93)
1.2 - le Péage (page 95)
1.3 - Taylan (page 97)d (page 111)
2 135)
23)
; dans le bourg
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture II
2- le petit patrimoine (page 99)
2.1 - les croix (page 99)
2.2 - les petites constructions (page 99)
2.3 - les ouvrages dʼart (page 99)
3 – Les cônes de vues (page 101)
3.1 - les cônes de vues lointaines (page 101)
3.2 - les cônes de vues rapprochées et les vues
depuis le bourg (page 107)
3ème partie : CONCLUSION (page 111)
ANNEXES (page 117)
Bibliographie (page 119)
Documents Z.N.I.E.F.F. (page 121)
Le patrimoine archéologique (page 123)
1- lʼabbaye Saint-Martin (page 123)
1.1 - lʼabbatiale Saint-Martin (page 123)
1.2 - lʼéglise Notre-Dame-Sous-Terre (page 124)
1.3 - les chapelles Saint-Léger, Saint-Jean et Saint-
Paul (page 125)
1.4 - le cloître (page 126)
1.5 - les lieux dʼinhumation (page 127)
1.6 - les maisons canoniales (page 127)
1.7 - les lieux de refuge (page 128)
2 – les fortifications (page 129)
2.1 - le rempart (page 129)
2.2 - les fossés (page 130)
3 - les plans de restitution (page 132)
4 – les collections lapidaires (page 134)
4.1 - la collection du musée (page 134)
4.2 - les blocs de remploi (page 134)
5 – les églises paroissiales (page 135)
5.1 - lʼéglise Saint-André (page 135)
5.2 - lʼéglise Saint-Pierre des Vignes (page 135)
6– Repérage dʼéléments significatifs dans le bourg
(page 136)
6.1 - lʼancien hôpital (page 136)
6.2 - la maison romane (page 136)
6.3 - lʼancienne école (page 136)
6.4 - un îlot ancien (page 136)
7 – Conclusion (page 137)1°"° partie
Présentation
_ générale du
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MN Z.P.P.A.U.P.
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Autoroutes
Routes nationales principales
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Routes principales d'accès à
Savigny
Voies ferrées
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 3
Carte de localisation. Régis Delubac
A 40 kms environ au Nord-Ouest de Lyon, la
commune de Savigny occupe un territoire
vallonné des Monts du Lyonnais. Le village est
né au moyen-âge dʼune abbaye prospère dont
lʼinfluence sʼest étendue sur un vaste territoire.
Dotée de foires, la paroisse a bénéficié de la
prospérité de ses seigneurs et du potentiel
agricole de ses terroirs, qui occupent actuellement
2142 hectares.
La commune se situe non loin, mais en retrait,
des grands axes de communication :
* la Route Nationale 89, créée entre 1780 et 1786,
qui traverse le territoire au sud-est.
* la Route Nationale 7 (ancienne Route Royale de
Paris à Lyon), qui passe par lʼArbresle au nord.
* la Route Départementale 7, aménagée à partir
de 1840, qui joint Tassin-la-Demi-Lune à Feurs.
Elle traverse la commune dʼest en ouest, en
passant par le bourg.
* la route Départementale n°33, de Pontcharra à
Bessenay, traverse le hameau de Taylan.
Faisant partie du canton de lʼArbresle et de
lʼarrondissement de Lyon, elle adhère à la
Communauté de Communes du Pays de
lʼArbresle. Elle est jumelée avec Berching, ville de
Bavière.aide de régis
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1 le contexte socio-économique1
1.1 - La population
Après un “pic” de 1700 habitants en 1839, la
commune a connu un lent processus de
dépeuplement (1520 habitants en 1886) qui sʼest
accéléré au début du XXème siècle (exode rural,
contrecoup de la première guerre mondiale). En
1936 la population nʼatteint plus que 920
habitants, 933 en 1946.
Les chiffres commencent à remonter dans les
années 1960 (960 habitants en 1962, 1001 en
1968). Le regain nʼa cessé de se confirmer depuis
les années 1970-1980 : 1359 habitants en 1982,
1535 en 1990). Au dernier recensement, de mars
1999, la population était de 1797 habitants, avec
une majorité dʼhommes (922 hommes et 875
femmes).
Ce chiffre rend compte dʼune hausse importante
relevée depuis 1990 à Savigny et, plus
généralement, dans le secteur de lʼArbresle.
Après lʼexode rural marqué des années 1950-
1960, le territoire connaît un nouvel essor grâce à
lʼarrivée de populations nouvelles : ces migrants
participent, pour 56.87%, à la hausse constatée
en 1999, pour un excédent naturel de 43,12%
(113 personnes).
Ainsi, avec une augmentation annuelle de 17,1%,
la commune se situe dans la moyenne constatée
sur le territoire du Pays de lʼArbresle, et connaît
un accroissement très supérieur à celui de
lʼarrondissement (4,5%) et du département
(4,6%). La densité de 84 habitants au km2 reste
faible par rapport à la moyenne du département
(805 habitants au km2).
Les Savignois forment une population jeune avec
31,1% de moins de vingt ans et 4% de plus de 75
ans (respectivement 25,3% et 6,6% dans le
département).
1.2 - Lʼactivité non agricole
Avec 848 personnes, la population active
représente 47,2% de la population totale. On y
compte une forte majorité de salariés (77,1%) et
147 personnes (17,3%) exerçant une profession
indépendante. Le taux de chômage est faible : 46
des actifs recherchent un emploi, soit un taux de
5,4%, nettement inférieur à celui de
lʼarrondissement (11,7%) ou du département
(11,4%).
La commune offre une activité à 233 personnes
(29,1% des actifs) mais la grande majorité dʼentre
eux travaillent à lʼextérieur, principalement dans
une autre commune du département (68%) et,
pour 2,9% dʼentre eux, hors du département.
Lʼattractivité de Lyon, moins marquée que dans
les communes directement périphériques,
sʼimpose malgré tout avec un pourcentage
compris entre 20 et 40% des actifs savignois
travaillant dans lʼunité urbaine.
Le parc économique de Savigny correspond à
celui des autres communes du Pays de lʼArbresle.
Le tissu économique traditionnel, principalement
axé sur la mine et le tissage2, a disparu “pour
laisser place à des productions diversifiées et
atomisées. On relève une complémentarité
dʼactivités mais pas de filières industrielles
organisées. Peu dʼentreprises importantes mais
beaucoup de “petites” P.M.E. (...). La diversité
dʼactivités met la région à lʼabri des aléas
économiques pouvant toucher gravement une
mono-industrie (mais) il y a peu de réelles
créations dʼentreprises ou dʼactivités nouvelles :
on assiste davantage à des délocalisations
dʼentreprises lyonnaises en quête dʼun
développement immobilier et dʼactivité”3.
La commune de Savigny sʼinscrit dans ce
contexte général avec lʼimplantation de deux
zones dʼactivités : la zone industrielle de la
Ponchonnière et la zone artisanale de Grange
Chapelle.culture
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 6
1.3 – Lʼagriculture
Savigny reste une commune rurale, ancrée dans
le contexte général du secteur de lʼArbresle :
“Le recensement général de lʼAgriculture effectué
en 2000 fait apparaître une diminution de lʼespace
exploité par lʼagriculture (baisse de 14% de la
surface depuis 1988) et du nombre dʼexploitations
(baisse de 26% depuis 1988). Cependant, les
9551 hectares exploités représentent encore 52%
de la surface totale du territoire”4.
La Surface Agricole Utile de Savigny représente,
avec ses 1405 hectares exploités, 65,6% du
territoire (la moyenne dans la zone beaujolaise
est de 71%, de 56% dans le secteur Brévenne et
de 37% dans la partie péri-urbaine de la
Communauté de Communes).
Lʼactivité reste importante mais connaît une
récession du nombre dʼexploitations avec la
disparition de 25 dʼentre elles, depuis 1988. La
baisse, de 28,7%, reste inférieure à celle de la
Communauté de Communes (47%). Il en est de
même pour la superficie exploitée qui nʼa perdu
que 6,1% contre des pertes pouvant aller jusquʼà
21% dans certaines communes péri-urbaines .
Depuis 1988 le nombre des exploitations
individuelles a diminué, passant de 80 à 54 soit
une perte de 32,5%. Dans le même temps, les
Unités de Travail Annuel5 totales (exploitants et
salariés) sont passées de 102 à 91, soit une
régression de 11%.
Lʼâge moyen des exploitants évolue vers un
certain rajeunissement : les exploitants de moins
de 55 ans représentaient 61,7% (dont 34,7% de
plus de 40 ans) de la population totale en 1988,
contre 73,3% en 1999 (49,3% de plus de 40 ans).
La part des exploitants de plus de 55 ans est
passée à 26% du total contre 37,9% douze ans
avant).
Lʼactivité agricole témoigne dʼune certaine
diversité.
Lʼélevage concerne un cheptel majoritairement
bovin (1416 têtes : effectif stable depuis 1988).
On élève aussi à Savigny : des volailles (élevage
en chute : de 12154 en 1988 à 851), des équidés
(croissance de 15 à 69), des caprins (stable), des
ovins (élevage également en régression, de 641 à
272) et des porcins (190 animaux en 1999 contre
862 en 1988).
Les terres exploitées sont, pour une grande part,
réservées à la production fourragère (79% de la
surface exploitée, dont 73% en herbe). Les terres
labourables (31,7% de la surface), sont en
majorité cultivées en céréales (33%). Les vignes
et vergers, en progression depuis 1988, occupent
respectivement 3,6% et 6,3% des terrains
travaillés. Le cerisier lʼemporte avec 85 hectares
(59 en 1988), loin devant les autres fruitiers
(pêchers et nectariniers : 2 hectares).
Cette diversité de lʼactivité agricole marque
fortement le territoire, avec la juxtaposition et
lʼalternance de grandes prairies, de champs
cultivés ouverts ou en bocage et celles des
fruitiers et des vignes. Elle rappelle, en tous lieux,
la vocation rurale de la commune, issue de
traditions locales anciennes (vignes, vergers) ou
plus récentes.‘aménagement
aide de régis
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2 le cadre bâti
2.1 - Le parc de logements6
Comme le paysage naturel et agricole, le paysage
bâti de Savigny rend compte de lʼévolution du
territoire. Lʼhabitat traditionnel sʼest implanté en
fonction des contingences naturelles (topogra-
phie, hydrographie) et offre de beaux exemples
des divers modes dʼimplantation :
* habitat groupé du village, formé autour de
lʼabbaye médiévale,
* hameaux regroupant quelques exploitations,
lorsque le relief et lʼapprovisionnement en eau le
permettaient,
* habitat dispersé en fermes isolées, dans les cas
contraires.
Lʼévolution récente de la commune se reconnaît,
pour sa part, dans lʼimplantation de lotissements,
à proximité du bourg, et de constructions isolées,
édifiées non loin des premiers points dʼinstallation
ou sur de nouveaux sites.
Le parc de logements offre ainsi une grande
variété de solutions : constructions anciennes
rénovées ou totalement remaniées, constructions
neuves.
En 1999, il est composé de 695 résidences
principales, 43 résidences secondaires ou
occasionnelles dont 33 vacantes.
Ce parc est relativement ancien : 342 logements
ont été construits depuis 1945 (49,2% contre
69,9% dans lʼarrondissement et 67,9% dans le
département). La progression des logements
neufs sʼaccélère cependant depuis 1975, date à
partir de laquelle la moyenne enregistrée est
supérieure à celles de lʼarrondissement et du
département.
Le taux de construction neuve, entre 1990 et
1999, est légèrement supérieur à la moyenne de
la Communauté de communes.
La plus grande partie des résidences principales
est constituée de maisons individuelles (81,1%),
dont les occupants sont majoritairement
propriétaires (69,5%). La plupart de ces
logements, rénovés ou neufs, possèdent le
confort (baignoire ou douche, chauffage central
ou électrique)
Savigny dispose également de 31 logements
locatifs qui la situent dans la moyenne de la
Communauté de Communes (20 à 50), après les
communes plus équipées de lʼArbresle, Sain Bel
et Saint-Pierre-la-Palud (plus de 50 logements).
2.2 - Les politiques dʼaménagement
La commune de Savigny se trouve actuellement à
la rencontre de deux vocations : une vocation
traditionnelle, qui sʼexprime par lʼagriculture, et
une fonction résidentielle, qui sʼaffirme depuis
quelques dizaines dʼannées. Sa situation dans
lʼaire dʼinfluence de lʼagglomération lyonnaise
accentue le processus et la pression foncière, et
nécessite une réflexion sur lʼavenir du territoire et
son aménagement.
Savigny qui, au contraire de communes voisines,
nʼa pas encore totalement “basculé” dans un
développement de type péri-urbain doit gérer son
territoire en fonction dʼenjeux et critères nombreux
et parfois contradictoires, résumés par Christian
Martinon, le maire actuel :
“aujourdʼhui notre contrainte est simple dans son
analyse mais difficile dans sa mise en oeuvre. Un
village tel que le nôtre pour vivre a besoin
dʼinfrastructures, écoles, services publics,
commerces, équipements collectifs ... Pour la
plupart, ils existent mais pour se développer, et je
pense naturellement aux commerces, nous
devons créer un “centre ville” attractif en
opposition à la ville “dortoir”.
Nous avons conscience aussi de préserver notre
histoire, notre patrimoine. Il sʼagit donc de
construire une politique de lʼavenir en accord avec
notre identité de village “rural” et notre volonté de
réussir lʼintégration des nouveaux arrivants grâce
au tissu associatif, à la présence de commerces
et services locaux dynamiques”7
Le patrimoine de Savigny est riche, avec des
facettes variées qui constituent :
* un patrimoine archéologique.
La grande abbaye du moyen-âge, démantelée à
partir du XVIIIème siècle, sʼest progressivement
effacée, ne laissant que des traces éparses et
quelques vestiges, plus ou moins modifiés au
cours des temps (enceinte, hôtels, tour de
lʼHorloge),DEPARTEMENT OU RHONE. COMMUNE DE
SAVIGNY
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 8
Carte des protections actuelles
Les contours supérieurs correspondent aux protections instituées sur la maison forte du Péage (périmètre des 500m) et sur son site. Le cercle inférieur indique le périmètre de protection de lʼéglise de sain Belaide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 9
* un patrimoine vernaculaire, englobant le bâti
urbain du village et les constructions rurales
dispersées sur le territoire,
* un patrimoine paysager, mis en valeur par
lʼagriculture qui a su conserver une diversité
adaptée à celle des terroirs (boisements, prairies,
champs ouverts, bocage, vergers ...).
Ce patrimoine ne profite, pour lʼheure, dʼaucune
protection, hormis celles qui ont été instituées sur
la ferme du Péage et son site8.
2.3 - Une prise de concience
Les savignois se sont intéressés, très tôt, aux
vestiges de lʼabbaye : dès le milieu du XIXème
siècle, un agriculteur, Antoine Coquard, commen-
ce à réunir les pièces éparses dans une collection
qui sera remise à la commune en 1965. A
lʼinitiative de lʼassociation des Amis de lʼabbaye,
lʼidée dʼun musée communal prend forme en 1975
et se concrétise 7 ans plus tard (musée actuel).
Parallèlement, les érudits et chercheurs locaux
entreprennent les premières études scientifiques
de la collection lapidaire et des structures de
lʼabbaye. Leurs conclusions, publiées à partir des
années 1970, mettent lʼaccent sur lʼintérêt
exceptionnel du matériel mobilier et du site.
En 1982 la commune se dote dʼun Plan
dʼOccupation des Sols et, une année plus tard,
construit une nouvelle mairie, édifiée en
périphérie du village ancien, sur lʼemplacement
des anciens fossés.
Sont ainsi posés les deux thèmes essentiels des
prochaines réflexions sur lʼaménagement du
bourg : la nécessité de conserver et mettre en
valeur le site de lʼabbaye, la volonté de créer des
liens entre la mairie et le village.
En 1986, le Service de lʼUrbanisme et de
lʼAménagement de la Direction Départementale
de lʼEquipement réalise une première étude
d”ʼaménagement de lʼilôt de lʼabbaye”, avec la
volonté annoncée de réaliser une “synthèse entre
le temps présent et un passé à restituer”.
Elle propose :
* “la restructuration de lʼîlot de lʼabbaye (...) à
lʼécart du village, faute dʼaccès”. Sont prévus la
création dʼune “voie de désenclavement”, la
construction de trois blocs de logements collectifs
et lʼaménagement des vides en espace semi-
public (emprise de lʼancien cloître) et public
(création dʼune place au-devant de la chapelle
Saint-Léger et du doyenné de Taylan)
* lʼaménagement des terrains situés en contrebas
de la mairie, avec le percement dʼune voie, sous
la ligne du rempart (prolongement de la voie de
désenclavement de lʼabbaye), la construction de
logements individuels et collectifs, la création dʼun
sentier dans le creux du fossé (accès piéton à la
zone dʼéquipements sportifs) et le réaména-
gement de la place de la mairie, destinée à
devenir une grande place, avec zone dʼhabitat et
aire de loisirs.
Lʼétude est reprise en 1987, par lʼarchitecte J.F
Grange-Chavanis. Présentée comme une étude
complémentaire du dossier P.O.S, elle met
lʼaccent sur la valeur historique et archéologique
de lʼabbaye, propose dʼ”imaginer ce que pouvait
être lʼabbaye avant sa démolition” et “expose le
devenir souhaitable de ce quartier”.
Il est clair que “la situation actuelle doit être
améliorée” par la mise en oeuvre de fouilles, des
reconstructions partielles réalisées “en prenant
toutes les précautions archéologiques indispen-
sables”.
Le site pourrait être aménagé en cinq secteurs
différents :
* lʼabbatiale, dont les structures seraient
conservées après leur fouille
* le jardin du cloître, avec son réaménagement et
la reconstruction partielle des galeries (après
fouille et étude)
* la reconstruction des ailes sud et est du cloître,
après “fouille sur les fondations”. Il sʼagirait de
restituer, sur la base des anciennes traces, une
volumétrie identique à celle des bâtiments
dʼorigine
* la mise en valeur de la chapelle Saint-Léger et
des ruines de Notre-Dame
* un “éventuel” accès automobile pourrait être
percé, au nord de lʼabbatiale, pour désenclaver le
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Plan de synthèse de lʼétude réalisée par la D.D.E en 1986
Plan de synthèse de lʼétude réalisée par M. Grange-Chavanis en 1987aide de régis
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Lʼannée suivante, la commune décide de lancer
une consultation dʼarchitectes. Le programme,
mis en forme par le Service Urbanisme de la
D.D.E, prévoit le départ des deux voies (depuis la
mairie et depuis lʼabbaye) et demande de
travailler sur trois secteurs :
* un périmètre dʼétude, englobant lʼéglise et la
mairie
* un périmètre “pouvant faire lʼobjet de
propositions” (bordure de la route de Sain Bel, à
lʼentrée du village)
* une zone dʼurbanisation future (mairie, Place du
8 mai, fossés).
Quatre agences ont répondu. Lʼesquisse retenue
(Pierre Vurpas et Associés) a fait lʼobjet dʼun
complément dʼétude en 1991, mais le projet nʼa
pas abouti.
En 1997, lʼatelier dʼarchitecture et dʼurbanisme
Thierry Roche répond à une nouvelle demande
dʼétude pour lʼ”aménagement de la façade du
village”.
Les objectifs exprimés sont dʼordre
* urbain : il sʼagit de “cerner les contours
dʼurbanisation du centre du village afin de
limiter(...) le “mitage” et de “créer une “façade” de
village identitaire, renforçant lʼidée dʼenceinte
présente dans lʼhistoire du lieu”
* social : en favorisant une mixité dʼhabitat et de
produits (PLA, PLI ) pour un équilibre sociologique
* économique : en créant une potentialité
commerciale en centre ville
* et pratique : lʼétude préconise de favoriser le
schéma de liaison viaire et piéton entre les
équipements et de créer du stationnement
périphérique pour désenclaver le coeur de
lʼAbbaye”
Les propositions reprennent les grandes
orientations esquissées par les études antérieu-
res : rue traversante dans lʼîlot de lʼabbaye,
construction de logements en bandes ou groupés
en petits ilôts, en couronne autour de la mairie et
le long du rempart, aménagement de la Place de
la Mairie.
Le P.O.S est révisé en 1999.
Le secteur de lʼabbaye est divisé en plusieurs
zones : une zone UMa, variante de la zone UM du
village) et une zone NAb “proche du centre”.
La mairie et les terrains environnants sont classés
en zone NAs “proche du centre”. Y sont
notamment interdits “les affouillements et
exhaussements du sol ainsi que les mouvements
de sol susceptibles de porter atteinte au caractère
ou à lʼintérêt des lieux, au site et au paysage bâti”.
Le pré du Moine (ou du « Maine), constitue une
“zone dʼurbanisation future, délimitée autour
dʼinstallations sportives existantes et destinée à
lʼimplantation dʼéquipements touristiques et de
loisirs, dans le cadre dʼun aménagement
dʼensemble”.
Une zone Nd protège les terrains qui bordent la
partie sud de lʼenceinte. Elle permet (sous
certaines conditions de surface), les construc-
tions dʼannexes, les extensions du bâti existant
quelque soit sa vocation, résidentielle ou agricole,
les affouillements et exhaussements de sol, sʼils
sont liés à des constructions ou aménagements
compatibles avec la vocation de la zone, et la
construction dʼouvrages techniques”.
Une nouvelle étude a été commandée, dernière-
ment, à M. Wadin, architecte-urbaniste à la D.D.E
de Lyon, pour établir des scénarios
dʼaménagement pour les 10 à 15 années
prochaines. Les objectifs sont nombreux et
reprennent ceux que lʼon a déjà évoqués :
résoudre les difficultés de circulation et de
stationnement, compléter le parc de logements,
notamment avec du collectif, améliorer les
équipements, redonner une âme au village.
Les premières propositions présentées à ce jour,
mettent en évidence les lieux considérés comme
étant à valoriser ou à protéger :
* la façade du village vue depuis Sain Bel. “Le Pré
du Moine est à conserver en lʼétat de pâturage. (Il
en est de même pour) la butte et le fossé ...
intéressants à conserver car ils fixent une limite
du bourg dans le paysage : une protection forte
serait à mettre en place, avec interdiction totale
de construire bâtiments publics et agricoles”,
* le mur dʼenceinte et son prolongement sont
également à mettre en valeur au sud, par la
prairie et ses aménagements (pièces dʼeau, murs)
* lʼabbaye reste “en attente dʼun projet à
déterminer” mais des propositions sont faites pour
le réaménagement de la place du 11 Novembre,
et pour celui de bâtiments publics : ancienne
mairie, “petit théâtre”.
Reviennent les questions :
* “comment traiter les extensions urbaines et les
cheminements ainsi que les transitions entre
bourg ancien et extensions récentes ?”
* “est-il possible de trouver des voies nouvelles
pour faciliter les accès au centre, aux écoles et
aux équipements sportifs ?”le de M. Wadin - 2003
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 12
Parallèlement à cette réflexion, initiée et reprise
par les municipalités successives, des habitants
et propriétaires, inquiets du devenir du site de
lʼabbaye, se préoccupent de la protection des
constructions les plus emblématiques (chapelle
Saint-Léger, hôtels particuliers, tour de lʼHorloge)
et entreprennent des procédures pour leur
inscription sur lʼInventaire Supplémentaire des
Monuments Historiques.
Compte-tenu des limites reconnues des
anciennes dispositions (périmètre aléatoire des
500m), il a été proposé à la commune de lancer
une étude de type Zone de Protection du
Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager,
mieux adaptée au contexte local.
Plan de synthèse de lʼétude de M. Wadin - 2003aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 13
3 la protection du patrimoine
3.1 - Le cadre législatif
Les édifices, classés ou inscrits pour leurs valeurs
historique, architecturale et (ou) esthétique
bénéficient, depuis 1913, dʼun périmètre de
protection défini par un rayon de 500m. Il assure
leur protection et celle de leurs abords immédiats.
Ce cercle rigide, dessiné à partir du monument,
sans prendre en compte la réalité et lʼidentité des
sites environnants (histoire, topographie, contexte
architectural et économique...) sʼest bien souvent
révélé inadapté, tant au patrimoine lui-même quʼà
son utilisation.
La loi de décentralisation, mise en place en 1983,
institue une nouvelle procédure, celle de la
Z.P.P.A.U. (Zone de Protection du Patrimoine
Architectural et Urbain) qui sʼélargira, dix ans plus
tard, au paysage (Z.P.P.A.U.P.).
Cette procédure renouvelle, à la fois, la notion de
patrimoine, la démarche et les enjeux.
3.2 - Les finalités des Z.P.P.A.U.P.
* Redéfinir le patrimoine.
La notion de patrimoine sʼétend à des édifices ou
ensembles dʼédifices qui, sans être des
monuments dʼintérêt historique, architectural ou
esthétique majeur (selon la loi de 1913),
accompagnent les Monuments Protégés ou
participent, au même titre quʼeux, à lʼhistoire
locale.
Dans cette nouvelle problématique, la zone de
protection, fixée arbitrairement par le périmètre
des 500m est supprimée et la protection est
redéfinie en tenant compte de critères locaux
(topographie, stratification historique, vécu...),
analysés dans la première phase de lʼétude. A
lʼissue de cette analyse ou diagnostic, un nouveau
périmètre est dessiné, qui se substitue à lʼancien,
excepté dans les zones non concernées par la
Z.P.P.A.U.P.
* Favoriser une nouvelle gestion du patrimoine
La Z.P.P.A.U.P. nʼa pas pour vocation de figer le
patrimoine et le bâti environnant, mais dʼinstituer
les règles du jeu permettant de concilier
protection, mise en valeur et utilisation : de gérer
les transformations. Le tissu urbain est considéré
comme le produit dʼun collage perpétuellement
inachevé, que chaque période, passée, présente
et à venir, se doit dʼenrichir, en respectant les
précédentes.
La Z.P.P.A.U.P institue des servitudes, incluses
dans les documents dʼurbanisme (le P.O.S,
aujourdʼhui devenu P.L.U. - Plan Local
dʼUrbanisme), avec différents degrés :
- le territoire est découpé en secteurs, définis à
partir de leurs caractéristiques historiques,
architecturales ou paysagères particulières
- pour chacun dʼeux, un certain nombre de
prescriptions, jugées obligatoires et indispen-
sables pour le respect du patrimoine,
réglementent, par exemple, lʼutilisation (fonction)
et lʼaspect des constructions (matériaux, volumes,
hauteurs...).
- des préconisations, plus souples, de lʼordre du
conseil ou du souhait, laissent, sur certains points
ou selon les secteurs, une marge dʼappréciation
et une plus grande liberté.
* Créer une nouvelle dynamique autour du
patrimoine
La collectivité locale (la commune est à lʼinitiative
de la Z.P.P.A.U.P.) est étroitement associée à
lʼEtat, représenté par lʼArchitecte des Bâtiments
de France (A.B.F.) pendant toute la procédure.
Son implication dans une démarche résolument
collective responsabilise les acteurs locaux, en
même temps quʼelle permet de prendre en
compte la réalité économique et sociale de la
commune.
Elle sʼaccompagne également dʼune volonté et
dʼun effort pédagogique : les habitants et usagers,
régulièrement informés de lʼavancement de
lʼétude, peuvent librement sʼexprimer au stade de
lʼenquête publique. A lʼissue de la procédure, ils
disposent dʼun document explicitant et clarifiant
les enjeux, volontés et règles liés au patrimoine et
à sa gestion.aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 14
3.3 - La procédure
Engagée à lʼinitiative de la commune (délibé-
ration du conseil municipal) la procédure
dʼélaboration de la Z.P.P.A.U.P. se met en place
après lʼobtention de lʼaccord (sur conseil de
lʼA.B.F.) auprès du Préfet et le choix dʼun chargé
dʼétude.
Lʼétude comprend deux phases, concrétisées par
deux documents :
- un rapport de présentation rappelant les motifs
et objectifs de la Z.P.P.A.U.P. et présentant les
conclusions de lʼanalyse historique, urbaine,
architecturale et paysagère du territoire concerné.
- un règlement définissant la zone et ses
différents secteurs et les prescriptions ou
recommandations applicables à chacun dʼeux.
Sʼy ajoute, généralement, un certain nombre
dʼannexes qui réunissent :
- le plan de patrimoine et son catalogue, les fiches
typologiques du patrimoine, les fiches de couleurs
ou dʼenduit, etc…) et tout document
complémentaire permettant de conserver des
éléments ayant servi à la démarche du rapport de
présentation et permettant de lʼillustrer.
Le plan du patrimoine et son catalogue
constituent une illustration à un instant « T » de
lʼétat de la commune. Ils permettent dʼavoir une
idée exhaustive du patrimoine local et de sa
situation. Ils indiquent les constructions, les
éléments dʼintérêt architectural, urbain ou
paysager, représentatifs dʼun style, ou dʼune
époque, dont la démolition, lʼaltération ou la
modification pourront être interdites (à lʼexception
des travaux de restauration),
- un cahier ou des fiches de préconisations(non
obligatoire), qui explicitent avec des illustrations
les matériaux et techniques traditionnelles ou
contemporaines à utiliser de préférence sur le bâti
ancien, pour les travaux de réhabilitation des
espaces publics (réfection des sols, mobilier, …)
ou des espaces paysagers (jardins, vergers,
terrasses, …)
Ces documents, acceptés par le conseil
municipal, sont transmis au préfet et font lʼobjet
dʼune enquête publique. Ses conclusions
soumises au chargé dʼétude et au conseil
municipal sont intégrées dans le projet.
Le dossier, envoyé au préfet de région, est
présenté, pour avis, à la Commission Régionale
du Patrimoine et des Sites (C.R.P.S.) qui peut,
éventuellement, demander des modifications.
Après accord de la C.R.P.S. le dossier définitif est
validé par le conseil municipal.
La Z.P.P.A.U.P. est finalement créée par arrêté
préfectoral : la date de publication marque la mise
en place de ses effets réglementaires et juridiques
qui remplacent toutes les dispositions antérieures
et sʼimposent aux documents dʼurbanisme, en tant
que servitude dʼutilité publique. Tout projet de
démolition, rénovation, construction ou de travaux
portant modification de lʼaspect extérieur est
soumis à demande dʼune autorisation spéciale
lors dʼune déclaration de travaux, dʼun permis de
construire ou de démolir. Cette autorisation sera
accordée par le maire, après avis conforme de
lʼArchitecte des Bâtiments de France.
3.4 - Le périmètre de la Z.P.P.A.U.P
Il est défini en tenant compte des périmètres de
protection existants autour des monuments
actuellement classés et inscrits (Ferme du Péage)
et des constructions ou ensembles de
constructions à protéger (abbaye, village). Il prend
également en compte les éléments intéressants
du paysage : cônes de vues sur et à partir de ces
mêmes édifices ou ensembles.
Pour la mise en œuvre de cette première
démarche de protection du patrimoine, les
élus ont souhaité traiter en priorité les
secteurs essentiels de la commune, qui sont
également les plus menacés, à court terme,
par lʼextension de lʼurbanisation. La
Z.P.P.A.U.P. est définie à partir du bourg et
des zones limitrophes, en co-visibilité directe.
3.5 - Les mesures financières et
fiscales dʼaccompagnement
En contrepartie des contraintes imposées par les
Z.P.P.A.U.P., lʼEtat a consenti un certain nombre
de mesures financières et fiscales :
* Le périmètre de restauration immobilière (P.R.I.)
Le P.R.I. est une procédure dʼaménagement dont
lʼobjectif est de favoriser la réhabilitation complète
dʼimmeubles vétustes. Cʼest un outil de
revalorisation dʼun secteur, qui peut sʼinscrire
dans une stratégie plus globale de revitalisation
de tout un quartier.
A compter de la création de la Z.P.P.A.U.P. et au
sein dʼun périmètre délimité par délibération du
conseil municipal, les travaux de restauration
complète des immeubles immeuble concerné, fontrêt architectural
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 15
lʼobjet dʼune déclaration dʼutilité publique. La
nature de ces travaux doit être conforme aux
prescriptions de la Z.P.P.A.U.P., compatible avec
ses recommandations et avoir reçu le visa de
lʼarchitecte des bâtiments de France.
Lʼinitiative des travaux revient soit à la collectivité
publique, soit à un établissement public
dʼaménagement, soit à une société dʼéconomie
mixte chargée de lʼopération par convention ou
concession, soit à un organisme dʼhabitation à
loyer modéré, habilité à réaliser des opérations
dʼaménagement ou encore à des propriétaires qui
possèdent un immeuble complet ou groupés en
association foncière urbaine.
Les travaux de restauration immobilière, entrepris
par les propriétaires bailleurs sʼengageant à louer
les locaux à usage dʼhabitation principale pendant
une durée minimale de six ans, bénéficient dʼun
régime fiscal privilégié : le montant des travaux
peut être inclus dans les charges foncières, les
déficits fonciers étant alors déductibles, sans
limite de plafond, du revenu global des personnes
physiques.
* Les opérations programmées dʼamélioration de
lʼhabitat (O.P.A.H)
LʼO.P.A.H. constitue lʼoutil principal dʼamélio-
ration du parc immobilier bâti. Cette procédure
donne lieu à une convention entre la collectivité
locale, lʼEtat et lʼAgence Nationale pour
lʼAmélioration de lʼHabitat (A.N.A.H.) qui définit le
périmètre de lʼopération et le montant des aides.
Cʼest un dispositif dʼétude et dʼanimation qui vise
à inciter la réhabilitation du bâti en proposant des
subventions majorées au propriétaires bailleurs et
propriétaires occupants. Il peut venir en
complément dʼun P.R.I.
* Les travaux dʼintérêt architectural
Les subventions octroyées aux propriétaires
bailleurs par lʼA.N.A.H. peuvent en outre être
déplafonnées au titre des travaux dʼintérêt
architectural, sur la base dʼun dossier visé par le
Service Départemental de lʼArchitecture et du
Patrimoine (S.D.A.P.), même hors opérations
programmées (O.P.A.H.)
De même lʼEtat peut octroyer des subventions
aux bailleurs sociaux pour les aider à prendre en
compte les surcoûts liés au respect de la qualité
architecturale de bâtiments, dans les opérations
dʼacquisition ou dʼamélioration et dans les travaux
de réhabilitation.
* Les aides de la Fondation du Patrimoine
Cette nouvelle institution de sauvegarde du
patrimoine national a été créée en 1996 et
reconnue dʼutilité publique le 11 février 1997. Elle
a pour vocation de compléter le dispositif
institutionnel antérieur, en sʼouvrant au patrimoine
non protégé : architectures rurales, bâtiments
cultuels, patrimoine industriel, petit patrimoine, …
Sa mission est de favoriser les projets de
restauration ou de mise en valeur, en octroyant,
contre un engagement de qualité des travaux, des
aides qui peuvent intervenir de deux manières :
• soit sous forme de déductions fiscales
(jusquʼà 50% voire 100% des dépenses,
hors subventions obtenues auprès
dʼautres organismes
• soit sous forme de subventions, versées
aux maîtres dʼouvrage non imposables.
La création dʼune Z.P.P.A.U.P favorise les aides
(notamment pour les immeubles considérés
comme remarquables) et ouvre le champ
dʼintervention de la Fondation à lʼensemble du
patrimoine, habitat compris.
1 Voir : Recensement de la population , INSEE du Rhône, 1999 et la brochure Confluence et équilibre - Projet de territoire
Communauté de communes du Pays de lʼArbresle, janvier 2002. 2
“Vers les années 1920, deux usines, lʼune de tissage de soierie façonnée, lʼautre de rideaux broderie Cornely employaient de nombreuses femmes de la commune” , in Savigny dʼhier, p. 4 3
Confluence et équilibre - Projet de territoire, op. cit. p. 16 4
Ibid. p. 18 5
Quantité de travail dʼune personne à temps complet 6
Voir : Recensement de la population , INSEE du Rhône, 1999 et la brochure Confluence et équilibre - Projet de territoire Communauté de communes du Pays de lʼArbresle, janvier 2002 7
Note de présentation de lʼétude dʼurbanisme du centre bourg et de sa périphérie”, juin 2003 8 Site inscrit le 2 mai 1946, bâtiments en partie inscrits sur lʼInventaire supplémentaire des monuments historiques le 17 février 1997aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 162°" partie
Analyse et
diagnostic
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 17eu.
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 18
Extrait de la carte I.G.N : LʼArbresle. Monts de Tarare. 2931 Est. Top 25. 2001A - Le contexte
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aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 19j ; Volcanisme basique dominant Com ue
tsstione side pod Volcanisme acide, Conglomérat calcaire, marnes saumon, calcrète
Alluvions récentes des fonds de vallée [| Filon de quartz Courbes de niveaux
| Alluvions anciennes | | Sédiments métamorphisés Failles observées
| | Granite syntectonique de Grand Chemin | | Gneiss mylonitiques Failles supposées ou masquées
[| Enclaves granodioritiques D de Failles inverses, chevauchement
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 20
Carte géologique de la commune.
Dessin Régis Delubac dʼaprès la carte géologique de la France au 1/50 000. TARARE. Ministère de lʼindustrie et de
lʼaménagement du territoire. Service géologique national. 1989.aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 21
1 géologie et matériaux de construction
Le territoire de la commune repose sur un socle
appartenant à lʼ”Unité de la Brévenne”, du
Dévonien supérieur.
“Il sʼagit dʼune série volcano-sédimentaire
métamorphique complexe, constituée de faciès
lithologiques variés“1. Il correspond à une zone
dʼalternances acide-basique, allongées du Sud-
Ouest au Nord-Est.
Les sédiments, tous métamorphisés, donnent des
micaschistes (micaschistes amphiboliques mêlés
de micaschistes chloriteux) et des terres
siliceuses ou silico-argileuses.
Quelques formations attribuées à lʼOligocène
jalonnent ces terrains secondaires : deux points
de calcaires et marnes de lʼOligocène, ont été
repérés aux lieux-dits Marion et Campantin”2.
Au nord-est de la commune (au sud de la
Turdine), sur une surface aplanie du socle ou des
conglomérats de lʼOligocène, se sont déposées
les alluvions anciennes. “A lʼest du cimetière de
Savigny, lieu-dit la Doyennerie, les alluvions
pourraient dépasser 20 mètres de puissance et
paraissent en majeure partie formées de sables
roussâtres quartzo-feldspathiques, fins à
grossiers, renfermant des lentilles : épontes
sinueuses de cailloux sub-arrondis à sub-
anguleux, généralement petits mais pouvant
atteindre jusquʼà 15cm. La partie sommitale
montre un horizon de galets à roches cristallines
très altérées sous une couverture de limons de 20
à 40 cm”3.
Des dépôts dʼalluvions récentes se sont formés le
long de la Brévenne, de la Turdine et du
Trésoncle. Leur épaisseur est faible, 3 à 6 mètres
en général.
Ce sous-sol a fourni un certain nombre de
matériaux, principalement utilisés pour la
construction :
* de la pierre à chaux grasse, exploitée dans les
dépôts calcaires aux environs de lʼArbresle
* de la pierre à bâtir : les carrières locales ont
fourni du calcaire à gryphées, exploité comme
pierre de construction et de dallage (carrière à
Bully) et la “pierre Dorée”, caractéristique de la
région, qui était extraite au Nord de Charnay et
aux Oncins.
Parallèlement à ces carrières dʼintérêt local, voire
régional, dʼautres sites ont été exploités pour les
besoins de la commune : le granite (rose ou gris)
et le basalte noir du Crêt dʼArjoux et du Ressy, le
grès rouge de Campantin, ...
Les ressources minérales sont principalement
représentées sur le territoire de Sain Bel, où a été
exploité, dès lʼAntiquité et à lʼépoque industrielle
(de 1850 à 1972), un gisement de pyrite (sulfate
de fer : production totale de 20 millions de
tonnes). De 1952 à 1955, les travaux de la société
Saint-Gobain ont étudié et exploité un petit
gisement identique sur la commune (gîte du
Trésoncle au lieu-dit La Roche Péteuse)4.
Une mine de plomb et dʼargent est exploitée, sur
un emplacement inconnu, de 1455 à 1457
(mentions dans les registres dʼimposition). En
1573, une nouvelle mention (ce même site ou un
second) localise une exploitation “au lieu
Bonichon, distant un quart de lieue de Savigny
tirant à Saint-Romain de Popey5.
Un gisement de houille a été découvert, au
XVIIIème siècle, “sur la rive droite de la Turdine”6.
Après quelques sondages au XIXème siècle, la
commune avait envisagé, en 1917, dʼexploiter le
gisement en association avec lʼArbresle. Le projet
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Le relief.‘Arjoux depuis le
aide de régis
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2 topographie - relief
De périmètre irrégulier, le territoire de Savigny
sʼinscrit dans un paysage caractéristique des
Monts du Lyonnais. La plus grande partie est
accidentée : les rivières et ruisseaux sʼécoulent
dʼouest en est (bassin de la Brévenne) creusant
de petites vallées plus ou moins profondes et
encaissées, avec des pentes abruptes qui ont
favorisé le développement dʼun habitat très
dispersé.
Le bourg sʼest agglutiné autour de la célèbre
abbaye bénédictine, sur un replat, au centre-est
de la commune.
Le quart nord-est, au relief plus calme, offre un
paysage bocager.
Savigny a pour confins Bully au nord, LʼArbresle,
Sain Bel et Chevinay (de lʼautre côté de la
Brévenne) à lʼest, Bessenay, Bibost et Saint-
Julien-de-Bibost au sud, Ancy et Saint-Romain-
de-Popey à lʼouest.
Le point le plus élevé culmine à 815m au Mont
Arjoux, à la limite de des communes de Saint-
Julien-sur-Bibost et dʼAncy.
Le point le plus bas (255m) se situe au lieu-dit La
Rochette, à la pointe sud-est de la commune.
Panorama sur le crêt dʼArjoux depuis le Ressy
Panorama sur le Crêt du Ressy, depuis la Ronzière et le Basset.
Le village de Savigny et en arrière plan le bois des Brosses, vus depuis la Métralière.D
Un
+
©
ND
Om 2km
Rivière Brévenne
Rivière Turdine
Ruisseau Trésoncle
Ruisseau Penon
Ruisseau Conant
Ruisseau Thurieux
7 Ruisseau de Combe Ribost
8 Goutte des Plagnes
9 Goutte Bourdillon
10 Goutte Vallée
11 Goutte de la Métralière
;- Régis Delubac.
aide de régis
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Carte des cours dʼeau et des masses végétales principales - Régis Delubac.aide de régis
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3 hydrographie
“La région reçoit en moyenne 800 mm dʼeau par
an, sous forme de pluie ou de neige, avril et juillet
étant généralement les mois les plus secs”7.
Le territoire communal est limité et traversé par
six cours dʼeau principaux, alimentés par des
affluents secondaires ou des “gouttes”. Celles-ci,
très nombreuses, ont actuellement un débit
pratiquement nul.
Lʼaxe majeur, de direction nord-sud, correspond à
celui de la Brévenne, affluent de lʼAzergues. Au
sud-ouest de la commune, elle délimite les
communes de Savigny et Chevinay.
Cinq de ses affluents traversent le territoire, sur
des directions sensiblement parallèles, dʼOuest en
Est :
* au nord, la Turdine , qui marque la frontière nord
de la commune (limite avec Bully). Elle reçoit le
ruisseau de la Combe Bibost (limite nord-ouest du
territoire, au contact de la commune de Saint-
Romain de Popey); le Thurieux à lʼest, à la lisière
de lʼArbresle, et les gouttes des Plagens et
Bourdillon
* au centre, Le Trésoncle traverse le territoire à la
limite sud du bourg (faubourg de Saint-Pierre)
avant de rejoindre la Brévenne à Sain Bel. Il est
alimenté par la goutte Vallée et la goutte de la
Métralière.
* au sud, servant de limite avec les communes de
Saint-Julien-sur-Bibost et Bibost, le Penon et, à
lʼextrémité de la commune le Conan, qui marque
la limite avec Bibost et Bessenay.
Parallèlement à ces cours dʼeau, le territoire est
doté de très nombreuses sources, qui ont permis
la dispersion de lʼhabitat.
Elles alimentent quelques lacs collinaires, dont
certains sont déjà aménagés en 1829 (ancien
cadastre) ou de nombreuses serves, réservoirs
naturels ou artificiels, de plus petites dimensions
(entre 30 et 50 m2, pour une profondeur
maximale dʼenviron 1,50m). Creusées à même la
terre ou construites (parois de pierres jointoyées,
talutées en périphérie par de lʼargile, qui en
assure lʼétanchéité) ces serves étaient dotées
dʼune bonde de vidange et complétées de
réseaux dʼirrigation.
Il existe également à Savigny, des réserves dʼeau
semi souterraines et couvertes dʼune voûte8.
En complément de ces réserves aériennes et
généralement communes, les habitants dispo-
saient de fontaines et de lavoirs et surtout dʼun
nombre considérable de puits (on a pu en
compter jusquʼà trois par ferme9).
“Le type le plus répandu est le puits (circulaire ou
carré), assez bas, construit en blocage, couvert
dʼun pan de toit en tuiles rondes ou en lauzes. Les
puits guérite, sans doute plus récents, sont moins
fréquents. On trouve aussi des puits semi-
circulaires encastrés demi hors oeuvre dans un
hangar, dans un mur en bordure de chemin, ou
dans une cave »10.
Ruisseau du Trésoncle La Goutte Bourdillonaide de régis
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Le Crêt du Ressy Vue sur Taylan depuis le bois du Ressy
Vue sur Taylan depuis le Ressy Côtes de Marange
Vue sur le Ressy Les Quatre Pierres, vue depuis la commune de Bibost
Chemin au Basset Ripisylve de la goutte entre le Basset et la Ronzièreaide de régis
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4 la végétation
La couverture végétale actuelle de la commune
est relativement récente, comme en témoigne une
ancienne carte postale11, du début du siècle
dernier. A une époque où lʼagriculture dominait
encore lʼéconomie locale, la grande majorité des
espaces était cultivée. Une partie importante de
ces anciens champs ou prairies est aujourdʼhui
couverte de boisements.
La végétation actuelle est le produit dʼune activité
agricole qui perdure mais aussi des trois
composants principaux du territoire (sous-sol,
relief et hydrographie), qui déterminent les
différentes zones.
Vue sur Savigny et le Ressy. Carte postale ancienne
* les sommets et pentes des reliefs les plus
marqués (Crêt dʼArjoux, Crêt du Récy, Bois des
Brosses) sont couverts de feuillus, en plantations
denses et sombres qui servent dʼarrière plan aux
vues lointaines. Le sommet et le haut du versant
du Crêt dʼArjoux sont reconnus comme une Zone
Naturelle dʼIntérêt Ecologique, Faunistique et
Floristique (Z.N.I.E.F.F.), notamment pour la
cohabitation du chêne et du sapin : « la
juxtaposition de ces deux espèces est tout à fait
originale. Les sapins, de très belle taille, dominent
des chênes sessiles également de belle
venue »12.
* les pentes plus douces, bas des versants et
combes), se partagent entre de vastes zones
agricoles, (prairies, champs ou vergers de
fruitiers). Certaines de ces zones conservent leur
structure bocagère : le parcellaire, délimité par
des haies champêtres, se lit dans le paysage
* il en est de même pour la ripisylve qui longe les
rivières, ruisseaux et gouttes. Le territoire
conserve encore de beaux spécimens de saules
ou peupliers
En complément de ces grands ensembles le
paysage sʼenrichit, ici et là, dʼarbres isolés ou
plantés en alignement, qui accompagnent et
soulignent les lignes de crêtes, les accidents du
relief ou quelques éléments du petit patrimoine.
1 Carte géologique de la France au 1/50000 - Tarare, 1989, p. 15
2 Préinventaire des monuments et richesses artistiques - Savigny, 2003, p. 5
3 Carte géologique, op. cit., p. 75
4 Ibid., pp. 92 et 97
5 Préinventaire, op. cit., p. 233
6 Ibid.
7 Carte géologique, op. cit., p. 90
8 Préinventaire, op. cit., p. 64
9 Ibid., p. 63
10 Ibid.
11Carte postale, collection particulière Mme Hatt
12 Rapport de la Z.N.I.E.F.F du Bois dʼArjoux (zone 6915-0000)aide de régis
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et le village
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Extrait de la carte de Cassini – 1790. Publié dans Préinventaire, p. 276aide de régis
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1 contexte historique
1.1 – un village né autour de lʼabbaye
Saint-Martin
La tradition locale veut que saint Maur (disciple de
saint Benoît) ait donné la règle à six religieux
retirés dans les bois, fondant ainsi la première
abbaye de Savigny, au VIème siècle.
Lʼabbaye a-tʼelle été fondée dans un “désert”
comme le sous-entend la légende? Lʼarchéologie
reste sans réponse : la commune a livré peu de
témoignages, hormis la présence dʼune stèle
funéraire (dʼorigine inconnue), en remploi dans le
soubassement dʼune façade classique1.
La plus ancienne mention connue du monastère
date de 819, sans préciser le vocable, qui
apparaîtra au Xème siècle, mais les événements
historiques confirment lʼexistence de premières
constructions : vers 939-940 une invasion des
Ongres (Hongrois) détruit les bâtiments et les
archives et disperse les moines.
Lʼéglise est reconstruite à la fin du Xème et au
XIème siècles, dans une période de grande
expansion de lʼabbaye. Grâce à lʼaction de ses
abbés (Dalmace, Ponce, Ithier Ier) elle étend ses
biens dans les Monts de Tarare et la vallée de la
Brévenne, mais aussi dans la Loire et les
diocèses de Saintes (Aquitaine), Die (Provence)
ainsi quʼà Genève et Lausanne.
Lʼabbaye bénéficie de privilèges, accordés depuis
949 et confirmés en 976 qui lui assurent son
indépendance vis à vis de lʼarchevêché de Lyon
et lui permettent de défendre son autonomie,
notamment face à Cluny qui “ à deux reprises
intervient pour y prendre pied au début du XIème
siècle, dans les deux cas à lʼoccasion dʼélections
abbatiales”2.
Jusquʼà la fin du XIIème siècle, “les abbés de
Savigny ont mené une politique assez habile en
Lyonnais, centrée sur la défense de leur abbaye
et de son patrimoine (avec) la poursuite obstinée
dʼune politique dʼéquilibre et la construction de
châteaux destinés à défendre (et à exercer) ses
droits”3.
Un réseau fortifié est mis en place entre la fin du
Xème et le XIIème siècle. La protection militaire et
administrative des biens est assurée par laAssemblage des feuilles cadastrales du XIXième siècle relevées en mairies de Savigny et de Suin Bel
MF | Voiries anciennes mm | Voiries nouvelles
aide de régis
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Implantation du village par rapport au relief et aux voies de communication. Cartes Régis Delubac.. ADR 111
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construction ou la fortification de nombreux points
de défense : châteaux de Montrottier (élevé sous
lʼabbé Hugues 984-1007), lʼArbresle (milieu du
XIème), Sain-Bel (Montbloy) ....
Un rempart est construit autour de lʼabbaye alors
composée de lʼéglise Saint-Martin, dʼune église
dédiée à Notre-Dame et des chapelles Saint-
Léger et Saint-Jean.
A partir de la fin du XIIème et du début du XIIIème
siècle, face à la montée du pouvoir du roi et de
lʼéglise lyonnaise, la situation change au détriment
de Savigny. Une querelle contre lʼarchevêque de
Lyon (Renaud de Forez), qui tente dʼimposer sa
tutelle, prend fin par la soumission de lʼabbaye,
confirmée par lettre patente de Philippe-Auguste
en 1203.
Le XIIIème siècle reste, cependant, relativement
prospère : “certes, à Savigny comme ailleurs, les
donations foncières deviennent fort rares, les
nouvelles formes de piété orientant davantage la
générosité des donateurs vers les nouveaux
ordres mendiants, franciscains et dominicains
notamment, et les familles de la petite aristocratie
nʼayant plus guère la possibilité dʼamputer un
patrimoine fort rétréci. Pour autant on continue à
léguer, mais de lʼargent plutôt, par testament”4.
Cette prospérité se concrétise à Savigny dans les
travaux de reconstruction et dʼembellissement de
la grande église abbatiale, repris par Etienne de
Varennes (1275-1317).
La Guerre de Cent ans menace lʼéquilibre et le
développement de lʼabbaye : en 1363 le chapitre
de Savigny doit engager un maréchal pour
chasser des bandits anglais qui occupent les
bâtiments et mettent le pays à feu et à sang. La
même année une troupe de mercenaires routiers,
les “Tards Venus”, incendie la cure de Sain-Bel.
Trois ans plus tard ils dispersent les moines et
tuent deux dʼentre eux5 .
La dégradation vient aussi de lʼintérieur : à partir
du XIVème siècle, une évolution générale de la
règle modifie le recrutement (il faut quatre
quartiers de noblesse, du coté du père et de la
mère, pour être admis à Savigny) et les conditions
dʼaccès à la charge dʼabbé, dorénavant attribuée
dʼoffice à un membre de la famille dʼAlbon.
Les abbés, qui ne sont plus tenus de loger sur
place, sʼinstallent au château de Sain Bel : “mal
encadrés, les moines de Savigny (...) négligent
les possessions et les fiefs de lʼabbaye, et
finissent par les perdre au profit des seigneurs
sous la garde desquels on les avait placés. La
puissance matérielle (de lʼabbaye) sʼeffrite”6.
Les Guerres de Religion achèvent le processus.
Vers 1562, une troupe de protestants dévaste
lʼabbaye : les bâtiments sont endommagés, les
archives et le trésor sont pillés et détruits.
Même si les bâtiments sont en partie reconstruits
avant 16927, lʼabbaye ne sʼen remet pas et
continue de péricliter : à la demande des moines,
Louis XVI signe, en 1779, son décret de
suppression. Il est confirmé en 1780 par une bulle
pontificale de Pie VI : les moines restent
provisoirement chargés de la disposition de
lʼéglise et des autres édifices, mais peuvent
quitter les lieux.
Vue scénographique du XVIIème siècle . A.D.R 111
Gravure de J.J. de Boissieu, 1803 . Préinventaire, p. 88.A
B
C
D
E
F
G
H
i
J
K
| | | À _ | |
LC'Hrnopvr,
S)
Abbatiale Saint-Martin
Eglise Notre-Dame
Chapelle Saint-Léger, chapelle Saint-Jean et Saint-Paul
Aile est : chapitre, dortoir et parloir
Aile sud : réfectoire
Aile ouest : Communerie
Cloître
Maisons canoniales
Tour de l'Horloge
Tour de Lanay
Fossés
Nord
COPIE
PLAN ne SAVIGNY
ARCHIVES DÉPARTEMENTALE DU RHÔNE
CFONDS SAV/GNY)
NIFW 7 «]
‘abbaye dans son dernier état.
aide de régis
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Saisis comme Biens Nationaux, les bâtiments
sont démantelés. Lʼéglise et ses dépendances,
acquises par le citoyen Gallon, sont utilisées
comme carrières. Les éléments architecturaux et
les sculptures sont aujourdʼhui dispersés dans
des collections particulières, publiques (Musée
Gadagne à Lyon), voire étrangères (collections
américaines) ou utilisés comme matériaux de
construction (de très nombreux remplois sont
encore repérables dans le village et les
alentours).Depuis la fin du XIXème siècle, ces
éléments architecturaux et sculptés ont fait lʼobjet
de multiples études (voir bibliographie) et révèlent
plusieurs campagnes de construction et
lʼinfluence de plusieurs ateliers. Une partie, réunie
par un agriculteur savignois, est actuellement
présentée sur le site dans un musée lapidaire.
Extrait du plan dressé pour la vente des Biens Nationaux (vers 1793) et figurant lʼabbaye dans son dernier état.ire, p 88.
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1.2- les vestiges de lʼabbaye.
(Une analyse des documents et études actuellement
connues est jointe en annexe du présent document.)
Malgré la disparition des édifices emblé-
matiques de lʼancienne abbaye, le site
conserve des vestiges et des édifices de
grande qualité.
Lʼessentiel des démolitions post-révolution-
naires sʼest porté autour du carré du cloître.
De la grande abbatiale (indiquée sous la lettre
A du plan) subsistent des tracés parcellaires,
le mur gouttereau nord et les ruines de
lʼavant-nef, partiellement intégrées dans des
habitations récentes.
De lʼéglise Notre-Dame (B ) nous sont
parvenus le mur pignon ouest, intégré à
lʼactuel cuvier, mais aussi une partie du mur
gouttereau nord.
La chapelle Saint-Léger (C) est intégralement
conservée et actuellement utilisée comme
cave. En revanche la chapelle Saint-Jean et
Saint-Paul, édifiée au-dessus de la chapelle
Saint-Léger, a perdu son voûtement et une
partie de ses maçonneries.
De la salle capitulaire (chapitre) et du dortoir
(aile est) subsiste lʼancien parloir (D )
(également dénommé vestibule) transformé
au XIXè siècle en cuvier. Lʼédifice est
actuellement utilisé comme musée.
Le réfectoire (aile sud) (E) semble avoir
entièrement disparu. On repère toutefois
quelques éléments intégrés dans des murs
de clôtures.
Subsiste en élévation lʼaile ouest du cloître
(F), où sont visibles trois corbeaux qui
devaient soutenir le couvrement des galeries
(G).
Parmi les édifices conservés en élévation
figurent les maisons canoniales (H). Vendues
comme bien national à la Révolution, elles
ont été transformées en habitations. Edifiées
«dans lʼenceinte de lʼabbaye (elles) ne
semblent guère remonter au-delà du XVème
siècle mais on ne peut toutefois exclure la
conservation dʼéléments plus anciens en-
châssés dans les constructions pos-
térieures »8.
Adossées pour lʼessentiel au rempart, elles ont permis
la conservation dʼune grande partie des élévations de
ce dernier. (Voir catalogue du patrimoine)
Savigny conserve deux tours qui étaient intégrées au
mur dʼenceinte.
La première est une tour à base carrée, appelée
donjon ou tour de lʼHorloge (I). Conservée sur une
hauteur dʼenviron 20 mètres, elle marquait lʼentrée de
lʼabbaye et pourrait remonter au XIIème siècle. Au
XVIIème siècle, elle «dominait le rempart dʼun toit en
pavillon coiffé dʼun beffroi où devait se loger
lʼhorloge»9.
La seconde tour, dénommée tour de Lanay (J), est un
édifice semi-circulaire pouvant remonter au XVè siècle.
Bien quʼarasée au niveau des toitures environnantes,
elle conserve un grand intérêt.
Il est possible de voir dans les prairies bordant le
village (K) (lieu dit « Pré du Moine ou du Maine ») les
traces de mouvements de sol exceptionnellement bien
conservées. Elles semblent être liées aux différents
aménagements établis par les moines pour fortifier le
site (fossés) et canaliser les eaux de ruissellement
(biefs). Cet ensemble, archéologiquement très riche,
est finalement un des vestiges les plus monumentaux
de lʼabbaye.
Extrait dʼun dessin de B.J. Baron, 1858. Préinventaire, p 88."habitat
le ?,1999, p. 13.
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1.3 - Le premier noyau dʼhabitat
Les archives restent muettes quant à
lʼimplantation première du village et à son
évolution au cours du moyen-âge.
Il est probable que lʼimplantation du monastère et
du bourg a répondu, en priorité, à des
contingences liées à la géographie et à la
géologie.
Le village se situe à la limite entre deux natures
de sols : un dépôt dʼalluvions anciennes, sur
lequel ont été édifiés le monastère et le bourg, et
un dépôt dʼalluvions récentes en fond de vallée,
utilisé pour lʼaménagement des fossés.
Le monastère sʼélève sur une éminence. Le
talweg, qui permet le drainage du site, a
probablement servi de base pour le tracé des
fossés dans le pré du Moine.
Lʼun des édifices majeurs du moyen-âge, lʼéglise
Saint-André, aujourdʼhui démolie, atteste une
extension du village sur la partie nord du
promontoire.
A proximité de son emplacement subsiste un
portail de facture gothique. La tradition voudrait y
voir un vestige du premier hôtel de lʼabbé,
déplacé à une époque indéterminée.
Photographie ancienne de lʼéglise Saint-André. Document
de lʼassociation « Savigny patrimoine dʼhier et de demain ».
Une hypothèse plus récente10, suggère une
implantation dʼorigine : le portail correspondrait à
celui de lʼancien Hôpital Saint-André, mentionné
dans les archives et réparé au début du XVème
siècle par Jean de Thélis. Le linteau et les
montants en pierre jaune suggèrent, sans la
confirmer, une datation approximative, vers le
début du XIVème siècle.
Cet ensemble paroissial, formé de lʼéglise et de
son cimetière, marque la limite nord du village
médiéval. Il se situe en bordure de lʼancienne
route qui, depuis Sain-Bel conduisait à lʼabbaye
(tracé attesté par le plan du XVIIIème siècle et le
cadastre du XIXème siècle).
Bien que les textes mentionnent une maison du
XIIIème siècle, au bas de lʼactuelle rue Centrale11,
et que lʼon retrouve des éléments épars,
généralement des XIVème et XVème siècles, il
nʼest permis aucune hypothèse sur lʼemprise du
premier village.
Il existait également à Savigny une seconde
paroisse avec une église dédiée à saint Pierre-
des-Vignes. Située sur la colline Saint-Pierre, elle
fut démolie peut avant et pendant la période
révolutionnaire. « Saint-Pierre serait la « mère-
église »paroissiale de Savigny. Cette hypothèse
(…) suppose à lʼorigine une paroisse rurale
distincte de lʼabbaye, antérieure à cette dernière
ou fondée par les religieux pour la population
laïque. Lʼéglise Saint-André aurait été créée plus
tard, avec le développement dʼun bourg abbatial
aux portes du monastère »12.
Lithographie de Th. Ogier vers 1850. Préinventaire p 72.
1 Parcelle 23
2 Rubellin M : Lʼabbaye de Savigny au Moyen-Age : une grande puissance régionale ?,1999, p. 13.
3 Ibid, p. 14
4 Ibid, p. 23
5 Enderlin V. : Les abbayes disparues de Savigny et de lʼIle Barbe, , 1998, p. 4
6 Ibid. p. 5
7 Cateland-Devos N. : Lʼabbaye de Savigny : plan et architecture des édifices, 1994, p. 19
8 Préinventaire, op. cit. p. 108.
9 Ibid, p. 94.
10 Ibid, p. 73.
11 Ibid, p. 44. (Parcelles 19 et 21 du cadastre actuel)
12 Ibid, p. 94.ige
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(FONDS SAV/GNY)
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2 lʼévolution du village
2.1 – le village en 1793
Le plan ci-dessus, dressé à lʼoccasion de la saisie
des bâtiments comme Biens Nationaux, fournit
des indications précieuses sur lʼétat du village en
1793 (le bâti a été coloré pour les besoins de lʼétude).
Les constructions se sont agglutinées au nord et à
lʼouest de lʼabbaye qui reste isolée par son fossé,
utilisé à lʼépoque en jardins. Quelques
constructions sʼappuient contre lʼenceinte mais le
tissu sʼimplante sur un réseau viaire dessiné en
étoile : les rues principales convergent sur la
“place publique” (actuelle place du 11 Novembre)
qui donnait accès à la porte principale de
lʼabbaye.
Le tissu est lâche : les constructions occupent les
alignements dʼîlots organisés autour de vides
importants, cours ou jardins.
Quelques îlots un peu plus denses se retrouvent à
proximité de lʼéglise paroissiale et de son
cimetière. Le tissu est traversé par deux
canalisations :
- un premier béal dit “des moulins de Savigny” Il
était alimenté par “la source de la Font Porée, au
nord-ouest du bourg (qui) est sans doute un
captage très ancien”1.
- Un second béal, peut-être postérieur, pénétrant
dans le village par lʼOuest, traversait la place
publique au sud, longeait lʼenceinte de lʼabbaye
vers le sud pour rejoindre les moulins par le
chemin de la Rivière2.
Plan publié par Jubin A. (1986)
p.1122 TEEN
‘affirme.
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2.2 – le village en 1829
En quelques trente années, le village sʼest
relativement peu transformé, si lʼon fait
abstraction de la démolition de lʼabbatiale, de
lʼéglise Notre-Dame et de quelques constructions
de lʼancienne abbaye.
Les constructions nouvelles se sont dispersées
dans le bâti préexistant, en colonisant lʼancien
fossé ouest ou des espaces de jardins, dépendant
anciennement de lʼabbaye. Elles se sont
également implantées le long des rues, sur des
cours, jardins ou espaces libres privés : le dessin
du réseau viaire se précise et sʼaffirme.
Un petit faubourg, non représenté sur le plan
antérieur se développe au sud, contre une boucle
du Trésoncle. Un autre, au nord, également
absent sur le plan de 1793, occupe les terrains
situés dans le prolongement de la façade
occidentale de lʼéglise.
Le bâti reste relativement lâche, avec le maintien
de surfaces importantes, vraisemblablement
travaillées en jardins ou terres.
Plan cadastral de 1829e bâtie
Y
SES EX
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SN \
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Evolution du villa
percée de 1 Géparementais7
LD équipements pabhcs
équipements publes dsparus
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2.3 – lʼévolution de la trame bâtie
Le plan ci-dessus fait la synthèse des principales
modifications apportées au village depuis 1829.
La couleur grise indique les constructions dont le
parcellaire a été peu modifié. Elles sont assezaide de régis
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Le bâti en 1829
et en 2002
nombreuses et, pour une grande partie,
implantées dans ou autour de lʼabbaye ou de
lʼactuelle place du 11 Novembre, cʼest à dire dans
des îlots dont le parcellaire est fixé depuis
longtemps.
Les constructions postérieures à 1825 (indiquées
en rose) se sont principalement implantées le long
de la nouvelle traverse nord-sud, dessinée en
1840 : on y retrouve sept des édifices publics
construits au XIXème et au XXème siècle (voir §
suivant).
Dʼautres constructions se sont dispersées sur les
secteurs dʼanciens jardins, en cœur de village, ou
en périphérie. Ce choix correspond aux
remaniements les plus récents et concerne aussi
bien les constructions privées (maisons de type
« bourgeois », pavillons) que publiques (mairie).
Entre ces deux extrêmes se positionne un certain
nombre de reconstructions (en hachure) : elles se
manifestent par un remodelage radical du
parcellaire. On en retrouve quelques unes le long
de la traverse de 1840, mais les plus nombreuses
concernent des îlots dont le bâti est hérité du
XVIIIème siècle (îlot entre la rue de la Poste et la
rue de la Paix, îlot au nord de la rue de la Poste).
Les démolitions (en pointillé) sont assez peu
nombreuses et concernent un bâti ancien. Une
dʼentre elles participe dʼune reconstruction, mais
la plupart restent encore marquées dans le tissu
par le vide quʼelles ont créé, quʼil soit privé (jardin,
cour) ou public (élargissement de la rue Saint-
André, création de la place des Moines).
Si lʼon excepte la percée de 1840, le cœur du
village sʼest relativement bien conservé, mais
lʼurbanisme récent, qui sʼest dispersé sur les
zones directement périphériques, a fait « éclater »
les limites du village, au risque dʼen faire
disparaître toute lecture. Des zones « tampons »
doivent être aménagées entre le village
traditionnel et ses extensions, pour conserver et
mettre en valeur sa topographie et son
organisation.SAVIGNY (Rhône).
Rue Centrale
sw
aide de régis
‘aménagement
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 41
La rue percée en 1840 . Carte postale publiée par Forissier-
Rostaing-Tayard (2000), p. 38 (indiquée sous le n°1 du plan)
Lʼéglise Saint-André. (2)
2.4 – Les travaux dʼaménagement
Un certain nombre de travaux, dʼenvergure
variable, ont considérablement modifié la struc-
ture et lʼorganisation du village.
* 1840 : La percée dʼune nouvelle route3
(indiquée sous le n°1 du plan)
Lʼaménagement de la départementale 7, qui le
traverse du nord-est au sud-ouest, constitue lʼune
des transformations les plus sensibles du bourg.
Les travaux, réalisés avec une participation
financière de la commune, ont été entrepris à
partir de 1840. Le tracé sʼappuie sur celui de rues
antérieures et crée de nouvelles percées à
lʼintérieur dʼîlots qui en conservent encore les
“cicatrices”.
* 1881-1886 : La reconstruction de lʼéglise
paroissiale4 (2)
La première église paroissiale, dʼorigine romane,
a été démolie, pour cause de vétusté, en 1886.
Son emplacement et le plan dʼensemble sont
connus par les plans des XVIIIème et XIXème
siècles.
Cette reconstruction correspond à un projet
formulé dès 1879 et modifié en 1880, après la
donation dʼun terrain. Lʼautorisation de construire
est accordée le 6 septembre 1881.
Les travaux de démolition et de reconstruction
sont réalisés parallèlement, le premier édifice
étant conservé, le temps du chantier, pour le
service du culte.
Construite en style néo-gothique, sur les plans de
lʼarchitecte Louis-Frédéric Benoît et par lʼʼen-
trepreneur de maçonnerie M. Desaintjean, la
nouvelle église a été livrée partiellement au culte
le 2 mai 1886 et totalement le 14 novembre de la
même année, après la démolition complète du
premier édifice.
* 1831 : le transfert du cimetière5 (3)
Lʼancien cimetière paroissial se situait au chevet
de lʼéglise Saint-André : désaffecté en 1831 il fut
transféré sur son emplacement actuel. Le site
antérieur a été déblayé en 1847 pour “assainir
lʼéglise et aménager une place pour la foire”. Une
croix monumentale, en pierre de Glay, a été
érigée, en 1833, au-devant du mur de clôture :
depuis 1847 (dépôt des cendres du curé
Grandclément) elle est devenue la croix du
tombeau des prêtres de la paroisse.’école
école de filles
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 42
* 1860-1863 : Le presbytère6 (4)
Lʼancienne cure a été vendue comme bien
national en 1796, mais son mauvais état, dénoncé
en 1784, avait suggéré un transfert du presbytère
sur “trois petites maisons alignées, (situées)
devant le jardin de la Prébende, en bordure de
lʼactuelle rue Saint-André, en face du cimetière”.
Des travaux y sont réalisés en 1810.
Après deux projets avortés, la commune achète
en 1859, par souscription, une maison sur
lʼemplacement de laquelle on fait construire un
nouveau bâtiment. Lʼannée suivant elle se rend
propriétaire de la maison attenante. Le projet est
confié, en 1861, à M. Antoine Chardonner,
entrepreneur. Les travaux seront terminés en
1863.
* 1870-1873 : La mairie et lʼécole7 (6)
Le premier témoignage dʼun enseignement à
Savigny, remonte à 1647, date à laquelle est
mentionné un “maistre dʼescholle”. En 1793,
lʼécole se trouve sur lʼemplacement de lʼactuelle
place de la République8, alors que la mairie
occupe les locaux de lʼancienne cure (parcelle
83).
En 1845 la mairie et lʼécole sont réunies et
transférées dans une maison puis dans un
nouveau bâtiment construit par lʼagent-voyer
Jacques Cherblanc et lʼentrepreneur Desaintjean,
de 1870 à 1873. Il accueille lʼécole au rez-de-
chaussée et le logement de lʼinstituteur au-
dessus. En 1883, on y ajoute un préau couvert
(utilisé comme classe maternelle) et, en 1909,
une grande verrière sur armature métallique et
poteaux en fonte.
La mairie reste dans les locaux jusquʼen 1956
avant de sʼinstaller dans lʼancienne cure (avec
lʼécole de filles) puis, en 1983, dans le bâtiment
actuel (7).
* 1830-1833 : Lʼécole de filles9 (6)
Avant 1830, lʼenseignement des filles semble se
passer en dehors de la commune. Les choses
changent avec la donation, par le curé
Grandclément, de lʼancien presbytère.
En1833 le bâtiment est agrandi, sur
lʼemplacement de lʼancien cimetière (création
dʼune salle de classe et dʼun préau) En 1848, la
commune en confie la direction aux religieuses de
Saint-Charles qui ouvrent un pensionnat en 1850.
Lʼécole devient laïque en 1888 et fonctionne
jusquʼen 1963, date à laquelle elle est réunie à
lʼécole des garçons.
Lʼancien presbytère (4)
La mairie-école (5)
La mairie-école de filles (6)
Lʼécole privée (10)petit théâtre »
le privée
aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 43
Lʼécole maternelle (8)
Le bureau de poste (11)
Le monument aux morts (12)
La salle des fêtes ou « petit théâtre » (13)
La caserne des pompiers (15)
* 1888 : Lʼécole privée10 (10)
Après la laïcisation de lʼécole des filles, les
religieuses ont ouvert une école privée, installée
dans une maison mise à leur disposition par une
famille (école Saint-Martin). Les religieuses,
rappelées par leur congrégation, ont quitté
Savigny en 1949, mais lʼécole privée perdure.
* Les écoles récentes11
Une école maternelle ouvre en 1968, à côté de
lʼancienne école de filles. Elle fonctionne jusquʼà
la construction de lʼécole “du Petit Prince”,
réalisée, de 1985 à 1986 par lʼarchitecte Jean
François Seriziat (8).
La nouvelle école primaire, dite des Sources, est
construite en 1992-1993 par lʼatelier Roche. (14)
*1913-1922 : Le bureau de Poste12 (11)
Le projet, né en 1913, est confié à lʼarchitecte
Emmanuel Cateland. Les travaux, commencés en
1914 sont interrompus par la Guerre. Ils seront
terminés en 1922.
*1920-1921 : Le monument aux morts13 (12)
Edifié en 1920-1921 sur un projet de Emmanuel
et Joseph Cateland, architectes, le monument
aux morts de Savigny se présente sous la forme
(originale) dʼun édicule en pierre de Glay : quatre
colonnes supportent un entablement sur lequel
est fixée la plaque commémorative.
* La salle des fêtes14 (13)
La salle de lʼactuelle maternelle de lʼécole
publique (ancien préau), utilisée pour les
premières manifestations a du être abandonnée
pour cause de non conformité à la réglementation
sur la sécurité.
En 1958 la commune acquiert une maison et
réalise des travaux. Cette première salle des
fêtes, a été remplacée en 1979 par le centre
dʼanimation rural (rue des Peupliers) construit sur
les plan de lʼarchitecte Rouillat.
* La caserne des pompiers (15)
Construction édifiée en 1997 sur un projet de
lʼAtelier Roche.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 44
1 Préinventaire, op. cit. p. 63 : “La source de la Font Porée alimente encore une grande serve rectangulaire contre laquelle a
été construit en 1954 un “lavoir-abreuvoir et réserve dʼincendie” 2
Ibid. 3
Ibid., p. 77 4
Ibid, pp.133-136 5
Ibid., p. 74 6
Ibid., p. 72 7
Ibid,, p. 67 8
Ibid,, p. 69. Le bâtiment de lʼécole, vendu aux enchères, a été démoli en 1845 9 Ibid., p 69 10
Ibid. 11
Ibid., p. 71 12
Ibid., p. 75-76 13
Ibid., p. 71 14
Ibid., p. 77ige
aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 45
3 lʼarchitecture du village
3.1 - Caractères généraux :
état sanitaire et hauteur des
constructions
Les cartes présentées ci-après ont été établies
sur la base de relevés de terrain, effectués à partir
des espaces publics.
* La première montre que le bâti du bourg est
majoritairement en très bon état. Grâce à une
occupation pratiquement générale, les cons-
tructions sont bien entretenues.
Quelques unes dʼentre elles sont caractérisées
par un état “moyen” : elles correspondent
généralement à des constructions annexes
(anciennes dépendances agricoles inutilisées ou
exploitées en garages) ou à de petites maisons
de bourg sur lesquelles apparaissent les
premiers signes dʼabandon (usure des enduits,
des menuiseries...).
Quelques chantiers de rénovation sont actuel-
lement en cours : ils concernent principalement le
secteur nord de la ville (rue Saint-André, rue de la
Poste) et celui de lʼancienne abbaye (un chantier
isolé).
* la seconde enregistre les hauteurs des
constructions, comptées en nombre dʼétages.
Les hauteurs les plus courantes (R+1 et R+2)
correspondent à des constructions élevées sur un
rez-de-chaussée et un ou deux étages (compre-
nant ou non un niveau de combles). Ces hauteurs
caractérisent principalement les maisons de bourg
et quelques bâtiments ruraux.
Les constructions les plus hautes (R+3 et plus) se
retrouvent majoritairement dans le secteur de
lʼabbaye. Héritées du passé médiéval de Savigny
(anciens hôtels canoniaux, tour de lʼHorloge),
elles sʼappuient contre le rempart et participent à
la lecture du site. Dans cette catégorie, entrent
dʼautres édifices remarquables : église et maisons
de bourg ou “bourgeoises” de la fin du XIXème
siècle ou du début du XXème.
A lʼautre extrême se retrouvent les constructions
basses, établies sur un seul niveau : ce sont, pour
la plupart, des constructions annexes (préaux,
garages) ou contemporaines (terrasses, école
maternelle, mairie, pavillons).
Ces différents gabarits et leur répartition
constituent un atout pour le bourg, lorsque la
volumétrie correspond à des modèles tradition-
nels. On peut, cependant, relever quelques
incohérences, lorsque la hauteur est sans rapport
avec la fonction du bâtiment ou le site environ-
nant : édifices publics sur un seul niveau, se
confondant avec les modèles pavillonnaires
(mairie, école maternelle) ou, a contrario,
construction trop haute dʼun immeuble de
logements, construit dans les années 1960 dans
le secteur de lʼabbaye.429
537
540
1180
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aide de régis
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Etat sanitaire du bâtiZ . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
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Hauteur des constructionsaide de régis
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Murs de pisé
Des pierres de toutes les couleurs Angles et façades en pans coupésaide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 49
3.2 – les maçonneries
3.2.1 – la pierre
Le potentiel géologique de la commune et de la
région a permis lʼutilisation de matériaux divers,
employés successivement ou parallèlement, en
fonction de leurs caractéristiques mécaniques et
esthétiques :
* le calcaire blanc (roche sédimentaire formée
dʼune matrice sédimentant de petites concrétions
sphériques), exploité dans les carrières de
Lucenay, a été utilisé dès lʼépoque gallo-romaine
et pendant le moyen-âge. Facile à travailler mais
fragile à lʼérosion, il a été principalement utilisé
dans les pièces sculptées.
* La pierre jaune ou « pierre dorée », autre forme
de calcaire issue de la carrière de Glay (Saint
Germain sur lʼArbresle) est caractérisée par sa
couleur (liée aux oxydes et carbonates de fer) et
son aptitude à la taille. Elle apparaît dans les
constructions à partir de lʼépoque gothique et,
plus généralement, du XVème siècle (sculptures,
pierres taillées, encadrements dʼouvertures,
chaînes dʼangle, …)
* La pierre grise (roche sédimentaire grise, bleue
ou rousse, contenant des accumulations de
gryphées – mollusques) était exploitée dans une
carrière à Bully. Plus difficile à tailler que les
précédentes, elle entre dans la composition
dʼescaliers ou dʼencadrements dʼouvertures.
* La pierre rouge, exploitée très anciennement,
était extraite dʼune carrière au lieu-dit Campantin,
sur le territoire de la commune. Ce grès rouge,
dont la couleur varie selon les filons, présente des
granulométries variées. Les pierres les plus
grossières ont été employées pour les pierres
taillées, les plus fines pour certaines sculptures et
dans les façades.
* La pierre noire apparaît en affleurements à
proximité du Crêt dʼArjoux et du Récy. Très dure à
tailler, cette roche basaltique a été principalement
utilisée pour la maçonnerie courante (moellons de
ramassage).
* Le granite présente des caractéristiques
similaires, mais une couleur rosée. Pierre de
ramassage (affleurement ou dépôts de transport
dans le lit du Trésoncle), très dure, elle est utilisée
en tant que moellon de parement ou de
comblement ou en pavage.
Hormis lʼéglise, il nʼexiste pas dʼédifice totalement
construit en pierre de taille à Savigny : son
utilisation, au coût élevé, était réservée aux
édifices publics ou de prestige. On la retrouve
principalement dans les éléments qui structurent
et renforcent lʼarmature de la construction
(chaînes dʼangles, bandeaux) et dans les
encadrements dʼouvertures ou certaines parties
de façades.
Les maisons et dépendances de Savigny sont, en
presque totalité, construites en maçonneries de
moellons recouvertes dʼun enduit. La plupart
dʼentre elles nous sont parvenues avec des
surfaces, plus ou moins importantes, de leur
enduit dʼorigine ou dʼenduits plus récents. Il faut
veiller à ce que cet aspect des maçonneries se
maintienne, en prenant garde à la mode actuelle
de « décroutage « et de jointoiement, contraire à
la logique de construction.
Certaines des façades étaient destinées à rester
en pierre apparente (en général les dépendances
agricoles ou les pignons des maisons). Dans ce
cas la maçonnerie était soigneusement construite
en lits réguliers et jointoyées. Il serait
dommageable, pour lʼambiance du village, de
masquer ces murs qui apportent couleurs et relief.
3.2.2- Les pans coupés
Il existe, à Savigny, une tradition dont lʼorigine
reste inconnue, qui consista à couper les angles
des constructions édifiées aux carrefours des
rues. Cette méthode facilite évidemment la
circulation , mais surtout, elle évite les risques de
chocs sur les arêtes des murs (rôle équivalent à
celui des bornes charretières). Ces pans coupés
peuvent être réduits à un simple travail de la
maçonnerie au rez-de-chaussée. Ils peuvent
également sʼélargir et se surélever jusquʼà devenir
de véritables façades.D1
LE BOURG
1048
501 De L / LA | F D +
Toitures a
Tuiles canal Tuiles mécaniques Tuiles à emboitement Toitures-terrasses
Se Couvertures fibrociment
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 50
Carte des toituresaide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 51
3.2.3 – Le pisé
On rencontre encore à Savigny quelques
constructions en pisé. Les parements de terre
sont généralement construits sur des
soubassements en pierre et recouverts dʼun
enduit. Ainsi protégées des eaux dʼinfiltration, de
ruissellement, et des effets du gel ou du vent, ces
parois offraient des qualités dʼisolation, de
longévité et dʼéconomie, adaptées à toutes les
fonctions (annexes agricoles, habitat).
Ces murs, régulièrement entretenus (ils sont en
général en bon état) peuvent aisément être
conservés et restaurés. Ils font partie du
patrimoine, en apportant une note rurale au sein
même du bourg.
Toitures
3.3 – la toiture
Les toitures sont des éléments importants du
paysage urbain. Les formes variées d u
parcellaire génèrent des formes de toitures tout
aussi variées, mais la présence de
caractéristiques fortes contribue à l'unité des
constructions et de leur ensemble.
Les couvrements possèdent généralement deux
longs pans, mais, selon la surface couverte et la
localisation de l'édifice, certains peuvent être
réduits à un seul rampant (constructions
appuyées sur d'autres) ou les multiplier (trois ou
quatre pans : version fréquente pour les construc-
tions à l'angle de rues).
L'axe des toitures (faîtage) est presque
exclusivement parallèle à la rue, de même que les
égouts.
Une autre forme est représentée (très ponc-
tuellement) à Savigny, celle du toit brisé, dit "à
la Mansart". Introduite dans l'architecture
urbaine, pour augmenter la surface aménageable
dans les combles, elle est caractérisée par la
juxtaposition, sur chaque rampant, de deux
pentes différentes réunies par une horizontale (la
ligne de brisis). La couverture peut être uniforme
ou mixte et privilégie l'ardoise, matériau
compatible avec des pentes fortes.
Les toitures terrasses, accessibles ou non,
créées à partir du XXème siècle, sont peu
nombreuses à Savigny. Ce mode de couverture,
sans rapport avec l'architecture médiévale ou
classique, peut être employé, sous certaines
conditions (surface limitée, perception depuis les
espaces publics).
Le matériau traditionnel, la tuile canal posée sur
voliges tend à disparaître. Elle a dʼabord été
remplacée par la tuile mécanique losangée en
vogue dès lʼAprès Guerre. Un matériau nouveau
conquiert peu à peu du terrain : la tuile mécanique
de type « romane » à fond plat et couvert arrondi,
qui imite la tuile canal.
Quelques constructions annexes sont couvertes
de plaques de fibro-ciment. Ce matériau, dont on
connaît aujourdʼhui les dangers, va peu à peu
disparaître.
Lʼimpression dʼensemble reste homogène, avec
une nette prédominance de la terre cuite rouge
naturelle. Cette harmonie doit être maintenue,
voire renforcée.‘enceinte de l’abbaye.
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 52
Les constructions médiévales dans lʼenceinte de lʼabbaye.« médiévales »
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 53
3.4 – les modèles
Les différentes phases de constitution de la ville
ont laissé un certain nombre de modèles
caractéristiques de lʼépoque de leur construction.
Leur cohabitation et leur diversité rendent compte
de lʼévolution des techniques, des formes, des
fonctions, des critères esthétiques du moyen-âge
à nos jours et de lʼévolution urbaine en général.
3.4.1 – les constructions « médiévales »
(moyen-âge/renaissance)
Les constructions les plus anciennes de Savigny
se retrouvent sur lʼemplacement de lʼabbaye et
correspondent aux hôtels canoniaux, édifiés et
progressivement transformés par les dignitaires
(doyen, chamarier, célerier, ...) jusquʼà la fin du
XVIIIème siècle.
Ces constructions sont dʼautant plus
remarquables quʼelles constituent, avec le
rempart, son fossé et les deux tours conservées,
les derniers vestiges “lisibles” sur le site.
Leur permanence tient essentiellement à leur
volumétrie importante et à leur emplacement en
limite de lʼenceinte claustrale, autant de facteurs
propices à lʼhabitat (surface exploitable, facilités
dʼaccès et dʼéclairement).
Ces constructions imposantes étaient aussi
symboliques, images du pouvoir et du statut
social de leur occupant, qu'elles affichent en
façade par le décor des ouvertures, mais aussi
par la présence affirmée de deux équipements
particuliers : l'escalier à vis, souvent logé dans
une tourelle en saillie et la cheminée dont la
présence s'affirme à l'extérieur via son conduit.
Les toitures d'origine, en lauzes ou en chaume,
ont progressivement disparu, vraisemblablement
à partir des XIVème et XVème siècles, au profit
d'un matériau plus résistant, notamment au feu :
la tuile canal.
Ces maisons sont également caractérisées par
des percements "aléatoires", décidés en fonction
des besoins d'éclairement, sans véritable projet
de composition. Les ouvertures sont petites et
trapues ou recoupées par des meneaux et des
traverses.[l
À
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aide de régis
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Rue du Ressy Rue centrale (la porte nʼest pas
appropriée)
Rue Pierre Bost
Place du 11 Novembre Place du 11 Novembre Place de lʼéglise (la porte nʼest pas appropriée)
Place de la République Rue Pierre Bost
Quelques unes des maisons classiques du bourg.aide de régis
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3.4.2 – le bâti classique
(XVIIIème-XIXème siècles)
Cinq modèles coexistent dans le village :
* Les petites maisons de bourg
Elles appartiennent à la catégorie des “maisons-
blocs en hauteur”.
Elevées sur des parcelles carrées ou
rectangulaires, toujours de plan trapu, ces petites
maisons sʼimbriquent étroitement les unes contre
les autres.
La construction occupe toute la parcelle.
Les niveaux sont en général au nombre de trois
ou quatre : sous-sol, un à deux étages habitables,
grenier.
Contrairement à la tradition médiévale, la façade
est dessinée, avec une volonté de symétrie et de
rythme qui se retrouve dans le percement des
ouvertures et la rigueur des lignes.
* Les grandes maisons de bourg
Implantées sur des parcelles plus amples, les
grandes maisons de bourg diffèrent des
précédentes par un éclatement des fonctions : les
dépendances agricoles sortent du volume général
pour occuper des constructions spécifiques
(granges, remises, cuvages, ...) implantées le
long de la rue ou autour d'une cour (modèle de la
ferme à cour).
Certaines ne sont dévolues qu'à l'habitat, mais le
volume général augmente, la façade s'allonge
et/ou prend de la hauteur.
Des éléments nouveaux, empruntés à
lʼarchitecture urbaine, font leur apparition : les
balcons et escaliers extérieurs, qui permettent
lʼintroduction de garde-corps en fer forgé, plus ou
moins travaillés.
* Les maisons de “maître"
Les matériaux et détails appartiennent au même
répertoire que les précédentes avec, cependant,
lʼintroduction dʼun vocabulaire particulier et
symbolique.
Les bâtiments ne sont plus implantés en limite de
propriété, mais au coeur même des parcelles, ce
qui permet dʼintroduire des éléments nouveaux :
- murs de clôture, grilles et portails en ferronnerie
- jardin dʼagrément au-devant, souvent dominé
par un balcon ornementé, perron ..., tous
éléments de mise en scène de la façade et de
lʼentrée.
Ces trois types de construction, dont les modèles
apparaissent au XVIIIème siècle, pour se
généraliser ensuite, reflètent le même souci de
composition : la façade est dessinée selon des
règles strictes de symétrie avec, généralement
une travée centrale correspondant, au rez-de-
chaussée, à la porte d'entrée et deux travées
latérales.
Rue du Ressy
Route de Sain-Bel
Rue du Ressyaide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 56
Angle du sentier du Ressy et du sentier de la Croix Rousse Route de Sain-Bel
Route dʼAncy Sentier de la Rivière
Place de la République Route de Saint-Romain (façade arrière)
Rue du Gappas Place du 11 Novembreaide de régis
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Aucun pigeonnier nʼest conservé dans le bourg. Celui-ci se
trouve à proximité, dans un petit hameau créé au sud du
village. Construit en pisé, il a conservé sa toiture et son
lanternon et constitue un exemple dʼune qualité
architecturale particulièrement remarquable.
* Les maisons de type rural ou “beaujolais”
C'est une variante, sans doute plus récente
(XVIIIème siècle ?), de la petite maison de bourg.
Elle en reprend les grandes caractéristiques mais
son originalité se manifeste principalement par
une adaptation aux besoins spécifiques de son
occupant :
- une cave à vin et un cuvage occupent le rez-de-
chaussée et le sous-sol
- les étages (en général un ou deux) abritent le
logement.
On y accède par un escalier extérieur, couvert
d'une galerie appelés "aître", que l'on utilise pour
le séchage des récoltes.
Lʼauvent de toiture est soutenu par des colonnes
à double chapiteau de pierre jaune, ou des
poteaux de bois
* Les bâtiments ruraux
Bien que dessinés et construits en fonction
dʼautres critères que les maisons dʼhabitation, ces
petits bâtiments (cuvages, granges, étables ou
écuries) témoignent encore de la vocation
agricole de certains secteurs du village.
La maçonnerie est souvent de qualité :
contrairement à la façade de la “maison”, qui était
enduite, celle des dépendances restait le plus
souvent apparente (pierre jointoyée) et faisait
lʼobjet dʼun soin particulier. Les encadrements
dʼouvertures (portes notamment) témoignent de la
même attention, quʼils soient en pierre (grands
arcs clavés et chanfreinés) ou en bois, pour les
constructions plus modestes (rares dans le
village).
Ces constructions introduisent également dans la
ville des éléments architecturaux et des
techniques de type rural, notamment lʼutilisation
du pisé, sur soubassement de pierre.
Un certain nombre de ces petits bâtiments restent
ouverts : la charpente, apparente, repose sur des
poteaux de bois, isolés du sol par des bases de
pierre taillée.Les modèles Le
Gr Maisons médiévales et renaissance L | Edifices publics du XIXième siècle Eu Maison de maître Eu Maisons de bourg
ES Maisons à caractère rural nE Batiments ruraux y Bâtis modermes
4
rchitecture traditionnelle
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 58
Carte des modèles de lʼarchitecture traditionnelleplantation, qui n’est autre que...
‘abbaye !
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 59
Deux constructions contemporaines, totalement incongrues
dans leur site dʼimplantation, qui nʼest autre que....
le quartier de lʼabbaye !
3.4.3 – la répartition des modèles
Le plan ci-joint montre que le bâti de Savigny est
dominé par deux modèles, regroupés sur deux
zones assez bien définies :
* celui de la maison de type « médiévale » dont
lʼenceinte de lʼabbaye a conservé de nombreux
exemplaires. Lʼarchitecture, aux dimensions
imposantes, de ces constructions affirment les
limites de lʼenceinte.
* celui de la maison de bourg de type classique,
qui domine largement dans lʼespace du village
traditionnel.
Les maisons de type rural sont peu nombreuses
et dispersées entre les maisons urbaines. Elles
nʼen rappellent pas moins lʼorigine et la vocation
agricoles du village et de la commune, qui
perdure encore. Il en est de même pour les
dépendances (anciennes granges ou remises, le
plus souvent utilisées en garage). Ces petites
constructions, le plus souvent très soignées, se
sont égrenées sur lʼensemble du bourg : il nʼy a
pas à Savigny de rue à fonction spécifique,
aucune « rue des granges » : les bâtiments ruraux
conservés côtoient des maisons de bourg ou des
constructions plus importantes, auxquelles ils sont
associés (dépendances de maisons « bourgeoi-
ses).
Quelques constructions plus imposantes (domai-
nes ou maisons de type bourgeois) se sont
implantées en périphérie du bourg. Elles
constituent la première étape du développement
urbain de Savigny. Quʼelles soient implantées à
flanc de coteau, ou dans la partie basse, elles
dominent le village et jalonnent ses anciennes
limites.
Les constructions modernes, privées ou publi-
ques, poursuivent le processus de développement
vers lʼextérieur : si quelques unes se sont
immiscées au centre même du bourg, (non sans
créer quelques fausses notes), les plus
nombreuses sʼagglutinent, en ordre plus ou moins
dispersé, le long des voies dʼaccès. Seule la
grande prairie du Moine a résisté jusquʼici à
lʼurbanisation. Cette « respiration », qui isole le
village traditionnel de ses extensions doit être
préservée.PLAN DU PATRIMOINE
SAVIGNY BOURG
NS
a
———
ee
PR
NS
NW
1
ES remarquables Edifices =
Monument aux Morts
M Fontaines, serves et Puits
F Croix
aide de régis
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Carte de la qualité architecturaleaide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 61
4 les éléments
remarquables du patrimoine
4.1 - Intérêt historique et architectural
Le bourg de Savigny conserve un grand nombre
de constructions dʼun grand intérêt historique et
architectural, qui appartiennent à différents
secteurs de la ville et à différentes époques de sa
constitution.
* les constructions de grand intérêt
Le secteur de lʼabbaye est, bien entendu,
particulièrement riche, avec le maintien de
quelques hôtels canoniaux (maisons du
chamarier, du célerier, aumônerie, doyenné de
Taylan), dʼune partie du rempart et de ses
aménagements défensifs (tour de lʼHorloge). Ces
constructions, héritées du moyen-âge et plus ou
moins transformées, notamment depuis le
XVIIIème siècle, ont conservé une authenticité qui
met en valeur leurs caractères dʼorigine et les
différentes phases de leur évolution.
Dans cette même catégorie entrent des
constructions plus récentes, qui témoignent par
leurs caractères spécifiques (et leur bon état de
conservation) des différentes phases de
constitution de la ville et de ses différentes
fonctions :
* édifices publics du XIXème siècle (église, école,
poste)
* maisons de bourg ou bâtiments dʼexploitation
conservés dans leur état dʼorigine
* constructions caractéristiques dʼune époque
(maisons des années 1930-1940) ou dʼun statut
social particulier (maisons de maître ou
“bourgeoises”, de la fin du XIXème ou du début
du XXème siècle, accompagnées de leurs
jardins).
Pour ces “constructions de grand intérêt”, nous
proposons lʼétablissement de fiches individuelles,
qui sont intégrées en annexe du présent
diagnostic. Elles rappellent succinctement les
informations historiques actuellement disponibles
pour chacune des constructions, en reprenant,
notamment, celles recueillies par le Préinventaire.
Elles indiquent également lʼétat actuel de lʼédifice
et sont illustrées par des extraits des plans
cadastraux (cadastres du XIXème siècle et
cadastre actuel) et une ou plusieurs
photographies.
* Les édifices de qualité “moyenne”
Ils correspondent à des constructions moins
prestigieuses ou moins bien conservées mais qui
possèdent des caractéristiques bien marquées et
des qualités dʼintégration dans le quartier,
lʼalignement ou le site environnant.
Pour ces constructions, qui pourront être
rénovées, démolies et reconstruites, la régle-
mentation mettra lʼaccent sur la remise en état
des caractères originaux et, dans le cas de
reconstruction, sur les principes dʼintégration
(hauteur, rythme, ouvertures, ....).
* Les édifices récents ou sans qualité
La troisième grande catégorie regroupe
essentiellement des édifices récents, à lʼarchi-
tecture stéréotypée, implantés sans égard à
lʼenvironnement urbain ou paysager (bâtiments de
type pavillonnaire) et des constructions
anciennes, remaniées et transformées de manière
irréversible (surélévation, percements,
reconstruction partielle ...).100m
1 Fresques de grande qualités Enduits anciens, badigeons
an Enduits modernes
et bandeaux colorés
| _ Pierres apparentes
Eu Enduits grattés ou tyroliens EU Enduits ou trace d'enduits anciens
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
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Plan de localisation des décors peintsaide de régis
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4.2 – les décors peints
Certaines des façades du village sʼornent de
décors peints au badigeon, dʼune variété et dʼune
richesse uniques dans la région.
Il semble quʼà partir dʼun premier exemple, daté
de la fin du XVIIIème siècle ou du début du
XIXème siècle, est née une tradition locale qui
sʼest perpétuée jusquʼau début du XXème siècle,
influençant maîtres dʼouvrages et artisans locaux.
En fonction des motifs utilisés, les décors se
regroupent en deux séries :
• les décors composés, particulièrement
originaux, trouvent leur inspiration dans le
vocabulaire de lʼarchitecture classique :
entablements, volutes, pointes de
diamant, etc …
• les décors simples renvoient à une
tradition plus générale ; en ne soulignant
que les grands traits de lʼ édifice : chaînes
dʼangle, encadrements dʼouvertures,
etc…
Lʼinventaire de ces façades montre que la
tradition sʼest perpétuée jusquʼau début du
XXème siècle.
Ces décors, qui forment lʼune des caractéristiques
les plus originales de lʼarchitecture savignoise,
méritent une conservation et une mise en valeur.
Leur restauration ou restitution, qui devra être
intégrée dans les projets, nécessitera la mise en
place dʼun certain nombre de conditions et
dispositifs :
- aide financière pour les propriétaires
- élaboration dʼun cahier des charges
spécifique (matériau, technique de mise
en œuvre, …)
- intervention dʼartisans formés aux
techniques.
Cette tradition, qui fait partie de lʼhistoire urbaine
locale, pourrait être continuée sur des façades et,
dans des conditions particulières, avec la création
de nouveaux décors inspirés des modèles les
plus récents.aide de régis
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Photo-montage de la façade occidentale de la place du 11 Novembre . Régis Delubac .
Parcelle 24
Parcelle 25aide de régis
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4.2.1 - Les décors composés
* Parcelles 24-25 section D1
Place du 11 Novembre.
La construction, autrefois grande demeure, a été
lotie au milieu du XVIIIème siècle. En 1772, deux
nouveaux propriétaires ont entrepris dʼimportants
travaux de restauration, comme en témoigne un
“état des fournitures et réparations faites par
Léonard Dufour, maître maçon et entrepreneur de
bâtiments”1.
Un autre document, de 1793, signale “un certain
avancement des travaux de bâtisse sur la place”
réalisés en faveur des deux propriétaires
contemporains.
Il est possible, voire probable, que les décors
sʼinscrivent dans cette campagne de travaux, à
moins quʼils nʼaient été réalisés un peu plus tard,
au début du XIXème siècle2.
La façade est traitée en deux ensembles, qui
rendent compte du découpage parcellaire. Elle a,
de toute évidence, été réalisée par le même
artisan.
Sur fond bleu et rouge, le décor en trompe-lʼoeil,
dʼune qualité particulièrement remarquable, se
compose de fausses architectures : chaînes
dʼangle, encadrements de fenêtres surmontés
dʼentablements à coquille, fausses fenêtres à
persiennes closes.
Le rez-de-chaussée de la parcelle 24, un ancien
café-restaurant, conserve ses portes-fenêtres.
Elles sont surmontées dʼune enseigne peinte, sur
fond marron (imitation de métal?) ornée de deux
grappes de raisins, jaune et bleue.
Avec ce décor, postérieur au premier (début
XXème siècle ?), la façade offre un raccourci
exceptionnel dʼune tradition qui sʼest propagée
dans tout le village.
Parcelle 139
Cette maison, construite peu après 17933, a reçu, vraisemblablement au moment de sa construction, un enduit orné de fausses architectures “classiques” : pilastres cannelés et encadrements de baies à clef en pointe de diamant. Une fausse fenêtre, avec store à demi baissé et rideaux “bonne-femme”, complète la composition de la façade.aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 66
Parcelles 135-136
Ce décor, remarquable, qui recouvre les façades des deux parcelles, a été réalisé par le même artisan ou atelier. Des volutes peintes en ocre jaune, se détachent du fond rouge, en imitant un décor sculpté classique dont on retrouve quelques exemples à Lyon ou à Thiers. Les chaînes dʼangle, également travaillées comme des pierres sculptées, sont ornées de motifs floraux.
Parcelle 26
La façade, qui est peut-être restée inachevée, est habillée de fausses architectures à dominante jaune. Une fausse fenêtre (en partie effacée) orne le retour de façade, sur le sentier de la Croix Rousse. Une petite dépendance, édifiée dans la cour, a également reçu un décor peint, constitué de fausses chaînes dʼangle et de faux bandeaux.
Parcelles 173-175
Cette ancienne maison de type beaujolais, qui existait en 1793, a
été ornée, à une époque indéterminée, dʼun décor de faux
appareillage multicolore (“pierres de tailles” jaunes, agencées sur
fond rouge) comprenant une fausse fenêtre.aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 67
4.2.2 - les décors simples
Ces décors, qui consistent à mettre en valeur ou
traduire sur lʼenduit les lignes fortes de
lʼarchitecture (bandeaux, chaînages, encadre-
ments) se sont répandus sur la quasi-totalité du
territoire français, du XIXème au XXème siècle.
De très nombreuses façades savignoises en
conservent encore des traces plus ou moins
effacées par le temps. Certaines dʼentre elles
témoignent dʼune fantaisie et dʼun soin
particuliers.
Parcelle 23
La façade de cette maison, construite entre 1793 et 1829, est recouverte dʼun badigeon ocre-marron. La composition symétrique est mise en valeur par les fausses architectures : chaînes harpées et encadrements de baies, de couleur ocre jaune (référence probable à la pierre de Glay) soulignées dʼombres.
Parcelle 131
La façade située rue de la Paix conserve, sous le débord de toiture, les
restes dʼun badigeon gris-bleu. La chaîne dʼangle est recouverte dʼun décor peint représentant des pierres de couleur jaune taillées en pointe de diamant. Les clés dʼarc peintes au dessus des ouvertures ont été traitées de manière analogue. Lʼensemble du décor est ombré.aide de régis
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Parcelle 133
La façade sur la rue des Deux Maisons est enduite dʼun crépi à la tyrolienne à gros grains, et ornée dʼune fausse fenêtre.
Parcelle 110
La façade, refaite au début du XXème siècle, a reçu un
enduit au ciment peint en bleu. Les encadrements de
brique gardent les traces dʼun badigeon rouge et blanc
(écoinçons). Les angles sont dessinés par de fausses
chaînes dʼangles harpées, alternant des rangs de
fausses briques rouges et de fausses pierres blanches.
Parcelle 117
Lʼenduit, qui se dégrade, conserve un décor de fausses chaînes
dʼangle et dʼencadrements de baies en trompe-lʼoeil.
Parcelles 51 et 53
La façade, actuellement scindée sur deux parcelles, semble avoir
été réalisée en une seule campagne. Elle se présente en deux
parties, soulignées par une légère nuance de couleur (rose et rose-
orangé) et a reçu un décor de bandeaux et dʼencadrements
soulignés de blanc.aide de régis
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Parcelle 134
Sur lʼenduit bleu clair se découpent, en blanc, les encadrements
dʼouvertures et les bandeaux.
Parcelle 99
La façade est enduite dʼun crépi à la tyrolienne avec des chaînes dʼangle contrastées (enduit lissé et badigeonné).
Parcelle 173 (façade arrière)
La façade a reçu un enduit à la tyrolienne : un enduit lissé et badigeonné, dessinant de fausses pierres, souligne les angles.
Parcelle 41
Cette petite maison de bourg est recouverte dʼun enduit clair, enrichi
dʼencadrements dʼouvertures et bordé par des chaînes dʼangle et un bandeau filant sous toiture dʼun ton rouge-orangé.
Parcelle 1069
Lʼenduit clair sert de support à un décor simple dans lequel les bandeaux
verticaux (angles) et horizontal (débord de la couverture) et les
encadrements de baies sont soulignés dʼune couleur foncée.aide de régis
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Parcelle 58 (Villa des Roses)
La construction, reprise et complétée à la fin du XIXème siècle, a reçu un
enduit et un décor peint : bandeaux et cadres blancs, bordés de rouge sous lʼauvent de toiture.
Parcelle 19
La façade, enduite au mortier tyrolien ocre-jaune, est
ornée de motifs en mortier lissé badigeonné de blanc.
Les motifs, simples, soulignent les contours des façades
(verticales et horizontales), dessinent de faux-linteaux
appareillés sur les ouvertures et complètent le décor de
quelques formes géométriques
(losanges pleins ou creux).
Parcelle 3 section C1
Cet ancien pigeonnier conserve les traces de bandeaux et de
chaînes dʼangle colorés.q4 1228 à #
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1248 :
100m
aide de régis
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4.3 – le petit patrimoine
Le petit patrimoine conservé dans le village est
varié : on y rencontre cinq croix, des puits, trois
serves, un lavoir et une gloriette.
Croix du musée (c3).
Dessin dans Préinventaire, page 153
Carte de localisation du petit patrimoine
Croix de la Font Porée (c1) Croix route de Sain Bel (c2)
Croix de la Rivière (c4) Croix de la rue du Ressy (c5)
4.3.1 – Les croix
c 1 : croix de la Font Porée
En pierre de Glay, cette croix est datée de 17864.
c 2 : croix de la route de Sain Bel
Croix en fonte sur piédestal en pierre dorée.
Lʼensemble est encastré dans un mur de clôture
et date du XIXème siècle5.
c 4 : Croix de la Rivière
Datée de 1773, cette ancienne croix de chemin
est construite en pierre de Glay6.
c 3 : Croix du musée
Cette croix en fer forgé a vraisemblablement été
déposée du clocher de lʼabbatiale lors de son
démantèlement et installée devant lʼentrée du
musée en 1982. Elle est datée du XVème siècle7.
c 5 : croix de la rue du Ressy
Adossée contre un mur de clôture, la croix est en
pierre de Glay. Elle est ornée dʼun décor sculpté :
un christ en croix sur la face nord et une vierge à
lʼenfant sur la face sud8.rée
aide de régis
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4.2.2 – Les puits
Sept puits, de qualité variable, sont actuellement
repérables sur ou depuis les espaces publics.
o1 : Puits de la place de la Font Porée
Il correspond au puits dʼune ancienne ferme
démolie aux alentours de 19759.
o2 : Puits de la rue Pierre Bost (parcelle 94)
Implanté à la limite dʼune ancienne impasse
aujourdʼhui agrégée au domaine privé. Cʼest un
puits commun de plan cubique abrité dans un
édicule et couvert de dalles en pierre dʼApinost10.
o3 : Puits de la rue Pierre Bost (parcelle 137)
Appuyé contre la façade de lʼimmeuble, le puits
est abrité dans un édicule à pans coupé, fermé
par une porte en bois. « Le pan de la margelle, en
pierre blanche, est sculpté dʼun motif en cul-de-
lampe terminé par une boule »11. Cʼest lʼun des
plus beaux exemplaires du village.
o4 : Puits de la place de lʼabbaye (parcelles
172/179)
A cheval sur la limite parcellaire, il est orné dʼune
colonnette dʼangle à chapiteau sculpté utilisée en
remploi12. Une pompe à bras a été installée à
proximité
o5 : Puits de la rue de lʼabbaye (parcelle 1379)
Puits circulaire construit en moellons de pierre et
en brique. Joints tirés à la pointe de la truelle,
couverture à deux rampants couverts en tuiles
losangées.
Belle sculpture en remploi.
o6 : Puits de lʼimpasse de la chapelle (parcelle
1334)
Le puits, dʼépoque indéterminée, est adossé au
bâtiment actuel. Cʼest un puits commun, de plan
circulaire couvert de deux pans en tuiles13.
o7 : Puits du sentier de la Croix Rousse
(parcelle 37)
« La margelle (…) constituée dʼune dalle et dʼune
bordure en pierre (est surmontée) dʼun
entablement biseauté qui abrite le battant de bois
de la porte »14
Puits o5 Puits o2
Puits o3 Puits o4
Puits o6 Puits o7aide de régis
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4.3.3 – Constructions et aménagements divers
* le lavoir de la Font Porée
Ce lavoir, qui faisait également office dʼabreuvoir
et de réserve incendie, a été construit en 1954, en
bordure dʼune grande serve quʼalimente la source
de la Font Porée. La construction utilise les
matériaux en vogue à lʼépoque : murs de ciment
ouverts par trois baies rectangulaires, toiture à
deux rampants en tuile mécanique15.
* les serves
Trois serves se sont maintenues dans le bourg :
- la première (s1, parcelle 1015) est aménagée
dans lʼenceinte du carré du cloître, occupé par un
jardin potager
- la seconde se situe le long du sentier de la
Rivière, dans lʼenclos dʼun potager en voie
dʼabandon (parcelle 234) (photo ci-contre).
- la troisième se situe dans le jardin de la cure
* la gloriette de la rue du Ressy (parcelle 1328)
Ancienne annexe de la villa Chanteclair
(construite vers 1840, parcelle actuelle 1482), ce
petit édifice de plan carré abrite une source. Au
sud, il est percé de deux baies en plein cintre
séparées par un pilier central. La toiture en
pavillon est couverte en ardoise et surmontée
dʼun épi de faitage. Actuellement propriété
communale, la gloriette a été restaurée
récemment16.
* La bascule (place du 8 mai 1945)
Le poids public a été construit sur lʼemplacement
dʼune ancienne serve. Il est abrité par un petit
édifice de plan rectangulaire, couvert de deux
pans en tuile. Il a été restauré au moment de la
création de la place du 8 mai, au milieu de
laquelle il se dresse.
1 Préinventaire, op. cit. , p. 45, note 65
2 Ibid, p. 45
3 Ibid., p. 51.
4 Ibid., p. 156.
5 Ibid., p. 162
6 Ibid. , p. 156.
7 Ibid., p. 153
8 Ibid., p. 158.
9 Ibid. 55
10 Ibid,. p. 57
11 Ibid., p. 44)
12 Ibid., p. 118
13 Ibid., p. 125
14 Ibid. p. 47
15 Ibid., p. 63
16 Ibid., p. 5D1
LE BOURG
Om 100m
mm Voiries existantes en 1793 5" Voiries figurées en 1829 et se Voiries disparues existant probablement en 1793 ‘ | | Voiries crées après 1829
aide de régis
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Evolution de la trame viaireaide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 75
5 - les espaces non bâtis
5.1 - Les espaces publics
Les espaces publics participent étroitement à
lʼimage du bourg. Leur diversité, leurs usages et
leur hiérarchie permettent un enrichissement
permanent du cadre bâti.
5.1.1 - le réseau viaire
Le réseau viaire de Savigny, hérité dʼune longue
évolution, conjugue relief et usages et ouvre de
nombreuses perspectives sur le paysage
environnant.
La comparaison des plans de 1793, de 1829 et
dʼaujourdʼhui met en évidence les permanences
et les évolutions récentes de la trame.
- les permanences
Un certain nombre de ruelles et de sentiers ont
conservé leur ancien tracé. Ils constituent
majoritairement le réseau secondaire, animé par
des ambiances diverses.
Les rues des Ecoles et de la Rivière empruntent le
tracé dʼun ancien bief qui alimentait les fossés de
lʼabbaye. Les sentiers du Ressy, de la Rivière et
du Gappas sont empreints dʼun caractère rural
encore très marqué. Lʼusage est principalement
dédié aux piétons.
Dans ces espaces étroits, les lisières jouent un
rôle primordial : les murs encadrent et prolongent
la surface minérale du sol, les haies champêtres,
les jardins et vignes facilitent la transition entre le
bourg et ses franges rurales.
Les rues Centrale, de la République, de la Paix,
de la Poste, Saint-André, de la Tour, des Deux
Maisons se caractérisent par un caractère
villageois. Lʼespace est nettement plus dense,
bordé par des alignements continus. Certaines de
ces rues possèdent un caractère particulier,
notamment les rues “commerçantes” (rue Saint-
André1 et rue de la Paix2 ).
- les modifications récentes
Deux secteurs ont subi dʼimportantes
transformations :
- la rue Pierre Bost, prolongée par la route de
Saint-Romain et dʼAncy, a été aménagée à partir
de 18403. Percée au coeur dʼilots anciens, elle
traverse le bourg sur un axe nord-sud. Son
gabarit, pensé pour la circulation, génère un
espace relativement large, propice à
lʼimplantation de commerces et de services. Sa
création a, cependant, laissé quelques cicatrices
encore repérables dans le tissu : espaces
résiduels, bâti tronqué.
La nouvelle route de Sain Bel, qui continue cet
axe, à la sortie du bourg, est agrémentée dʼarbres
et offre un beau cadrage sur les prairies des
Etupes. Lʼancien tracé a été déclassé pour une
utilisation comme rue de desserte secondaire
(actuelle rue des Rosiers).
- le réseau établi sur la berge du ruisseau a
également subi des modifications notables.
Lʼancienne route qui longeait le Trésoncle est
actuellement privée. Un petit giratoire4 occupe
lʼemplacement dʼun ancien bâtiment, dessiné en
1829.
- un certain nombre dʼanciennes rues ont disparu,
en particulier aux alentours de lʼéglise et des
écoles et lʼimplantation du complexe sportif a
brutalement interrompu le chemin de la Poterne5.| | Accès voitures [| Chemins piétons
aide de régis
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Les rues actuelles. Analyse et cartographie Régis Delubac.te SAVIONT bone
La Grande us ei ts Viasibe Tout
internet http : //
-galerie.htim
abbaye|
aide de régis
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Grande rue : carte postale ancienne sur site internet http : //
perso. wanadoo.fr/savnet/diaporama :oldsav :galerie.htlm
Rue des Ecoles
Passage de la tour dans le quartier de lʼabbaye
Passage situé vers la rue du Ressy
Le village de Savigny conserve deux passages
qui donnent accès à des jardins.
- celui qui sʼouvre dans lʼalignement ouest de la
rue du Ressy sʼapparente à une étroite fente entre
deux masses bâties
- le second se trouve dans le quartier de lʼabbaye
où elle emprunte le tracé du mur gouttereau sud
de lʼéglise.
Quelques éléments de pavage perdurent dans
certaines ruelles. Les caniveaux sont
généralement constitués de galets ramassés dans
lit du ruisseau et implantés sur un des côtés du
passage, au pied des façades. Avec les bornes
chasse-roue et les perrons, ils assurent
lʼarticulation entre les façades et les voies.
Ces pavages sont à conserver, voire à réutiliser
dans des secteurs particuliers où ils peuvent aider
à restituer ou recréer des ambiances particulières
(intérieur de lʼabbaye, sentiers et venelles des
zones à dominante rurale).
Sentier du Ressy
Pavages parcelle 93Artresh d AU a e
O5 SAVIGNY (Rhône) - Un coin de la Pluce et La Tour
FAVIONY [fhôngls < Le Plsoe et us de l'Eglise
cartes postales anciennes
: 1 perso.
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aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 78
5.1.2 - Les places
Le village de Savigny possède un ensemble de
places publiques qui participent à son identité.
* la place du 11 Novembre6
Cʼest “LA” place du village, centre dʼéchanges
(commerce) et de manifestations sociales,
articulation entre le bourg et lʼabbaye.
Sa configuration a peu changé depuis le XVIIIème
siècle. Les maisons qui la bordent comptent, avec
leurs décors de “fresques”, parmi les plus
intéressantes du village. Des travaux, réalisés en
1954, ont confirmé la tradition orale voulant
quʼelle repose sur deux citernes couvertes de
voûtes. En 1829, elle était ornée de quatre arbres.
Les travaux de la traverse (percement de la rue
Pierre Bost) se sont accompagnés, en 1851
dʼune réorganisation de la place. Des
photographies en conservent la mémoire : en
légère déclivité, la place était bordée à lʼest de
trois degrés, qui marquaient la limite avec la rue.
Lʼespace était délimité par des arbres et des
bancs en pierre7.
Dans les années 1950, il fut décidé de convertir le
lieu en espace de stationnement. Pour faciliter
cette nouvelle fonction, un mur de soutènement a
été construit en limite de rue, la surface de la
place a été aplanie et les bancs supprimés8. La
place nous est parvenue dans cet état : dédiée au
stationnement, elle a perdu toute autre fonction et
toute relation avec la rue traversante et
lʼanimation du village.
La place du 11 novembre : cartes postales anciennes
publiées par Jubin A, p.32 et sur site internet http : // perso.
wanadoo.fr/savnet/diaporama :oldsav :galerie.htlmET N
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 79
La place de la République :
carte postale ancienne : site internet http : //
perso.wanadoo.fr/savnet/diaporama :oldsav :galerie.htlm
Place de lʼEglise :
cartes postales anciennes site internet http : //
perso.wanadoo.fr/savnet/diaporama :oldsav :galerie.htlm
* la place de la République est une placette
créée après la démolition de lʼécole, en 1845. Son
aménagement “minimaliste” autour de lʼarbre
planté en 18489, convient parfaitement à lʼespace,
quʼagrémente une végétation de grimpantes et de
plantes en pots, entretenue par les riverains.
* la place de lʼEglise sʼorganise autour de trois
éléments forts : lʼéglise, le monument aux morts et
le portail gothique. Elle a été créée après 1886
sur lʼemplacement de lʼancienne église parois-
siale. Lʼambiance découle de lʼomniprésence de
la couleur jaune de la pierre et dʼune végétation
“urbaine” cantonnée aux abords du monument.
Son aménagement ne présente pas dʼerreur
flagrante, mais il serait souhaitable de revaloriser
(matériau) le parvis de lʼéglise et de le mettre en
relation avec le portail gothique, isolé à lʼangle
sud-est.
* la place de lʼAbbaye était déjà dessinée en
1793. Implantée entre lʼancienne abbatiale et les
maisons des dignitaires, elle se présente comme
un lieu peu agréable, entièrement voué au
stationnement. Le traitement de sol uniforme et de
type “routier” (goudron rouge, caniveau en béton)
sʼimpose comme un élément anachronique.
Lʼaspect des façades qui la bordent est tout aussi
médiocre.
Un second espace de stationnement a été
aménagé devant le cuvier, sur lʼemplacement de
lʼancienne salle capitulaire et sʼimpose comme un
“creux” sans âme, là on lʼon souhaiterait refermer
lʼespace du cloître (mur, pergola ou plantations).
Comme précédemment le sol est constitué de
matériaux stéréotypés, utilisés en surface
continue.
La place de lʼabbayepubliée par Jubin A., dos de
‘hui
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 80
Place des Moines
* la place des Moines créée récemment après la
démolition de bâtiments (écuries et tronçon de
rempart) est entièrement vouée au stationnement
et demande une vraie réflexion. La pauvreté de
lʼaménagement accentue lʼeffet de brèche et lʼon
peut se demander si ce lieu nʼaurait pas vocation
à être rebâti.
* la place de la Font-Porée sʼest constituée sur
lʼemplacement dʼune ancienne ferme acquise par
la commune en 1972 et démolie. Elle a été
agrandie en 1996. Implantée en périphérie du
bourg, elle ne correspond pas à une place de
village mais apparaît comme un espace résiduel,
sommairement aménagé pour sa seule vocation,
le stationnement. Lʼendroit aurait besoin dʼune
vraie structuration : définition des espaces,
aménagements.
* la place des Rosiers est un espace très pauvre
où cohabitent stationnement et point propre. Bien
que située sur un site stratégique, à lʼentrée du
village, au débouché de lʼancienne route Savigny-
Sain Bel, et au pied de lʼéglise, la place est
réduite à un strict usage fonctionnel : lʼétendue de
bitume “flotte” au milieu de nulle part, sans que la
végétation (pauvre) ne parvienne à adoucir
lʼambiance (en 1986, le site était planté de grands
arbres).
Place de la Font Porée
La Place des Rosiers
Hier (Carte postale ancienne publiée par Jubin A., dos de
couverture) et aujourdʼhuiAN ae SAVIGNY
COPIE
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aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 81
* la place du 8 mai a été créée récemment, après
construction de la mairie. Elle comprend deux
entités : le parvis dʼentrée du bâtiment et un
espace de stationnement qui la prolonge au sud.
Lʼespace est grand et inorganisé malgré le
mobilier (ancien poids de ville laissé au centre,
jardinières). Perçu comme un “vide”, tant au
niveau de lʼespace que de lʼanimation, il aurait
besoin dʼun accompagnement bâti et végétal
(fermeture le long de la route de Sain Bel, par
exemple) et de la mise en oeuvre de moyens pour
créer lʼanimation (petit équipement public ou de
services, éventuellement logements).
Les jardins et vergers du doyenné de Taylan dʼaprès
le plan scénographique du XVIIème siècle
Plan de 1792
5.2 – les espaces privés
Il nʼexiste plus à Savigny de jardin « historique »
au sens commun du terme.
Le seul témoignage dʼun jardin classique nous est
transmis par le plan scénographique du XVIIème
siècle : on y voit, adossé contre la façade est du
doyenné de Taylan, un jardin clos, divisé en
quatre parterres par deux allées perpendiculaires.
Il est bordé dʼune zone de vergers et de deux
autres enclos nommés « jardins ». Cet espace nʼa
pas subi jusquʼà présent de transformations
radicales et il est possible, voire probable, que
des traces des aménagements anciens aient pu
subsister. Il constitue, de ce fait le seul, ou lʼun
des rares conservatoires possibles du bourg, et
demande une protection et une surveillance
particulières.
Le plan de 1792 représente un grand nombre de
jardins ordonnancés dʼune manière identique
mais cette concentration pose quelques
questions : sʼagit-il dʼune représentation plus ou
moins fidèle de la réalité ou « représentation
normalisée » des jardins, quelques soient leurs
formes et organisations véritables ?
Quoiquʼil en soit, et sʼils ont effectivement existé,
la plupart de ces jardins ont subi des
transformations irréversibles :
- construction dʼimmeubles
- aménagements de surface (création de parking
ou de voies)
- nouveau travail du sol et nouvelle organisation
(potager, vergers …)
- remodelages du parcellaire.‘abbaye
les 211, 214
ncienne cure
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 82
Même sʼils ne peuvent prétendre au statut de
jardin « remarquable », Savigny enferme quel-
ques espaces de qualité : vestiges de jardins du
XIXème siècle ou jardins familiaux. Certains
dʼentre eux méritent dʼêtre conservés, soit pour
leur qualité propre, soit parce quʼils représentent
une tradition ou, quʼenfin, ils créent à lʼintérieur du
village des « respirations » indispensables à
lʼidentité et à lʼimage du village.
• Le jardin de lʼabbaye
Bien que sans rapport avec son aménagement
dʼorigine, ce potager soigné maintient et perpétue
le vide du carré du cloître. Dans lʼattente dʼun
réaménagement global du secteur, il constitue
lʼune des meilleures solutions dʼentretien du site.
Le jardin de lʼabbaye, parcelles 211, 214
• le jardin de lʼancienne cure
(parcelle 1453)
Le jardin, vraisemblablement créé au
moment de la construction de
lʼimmeuble (161-1863), a conservé
sa serve maçonnée et quelques
traces de ses aménagements. Il est
actuellement peu entretenu : un
projet de revalorisation serait
souhaitable. Peut-être pourrait-il
servir de support à une opération de
restitution de lʼancien jardin de curé ?
• le jardin de la villa des Roses
(parcelles 56-57-9015)
Ce jardin, structuré en terrasses est sans doute
contemporain des travaux de restructuration de la
villa (fin XIXème – début XXème siècle). Il est
organisé par une série de murets, dʼescaliers, de
haies taillées, de pergolas qui sʼinscrivent dans le
relief et accompagnent les volumes de la
construction. Il fait partie intégrante du domaine,
tout comme la vaste prairie qui prolonge les
bâtiments au nord. Ces deux espaces, importants
pour la villa, mais aussi pour le village et les vues
lointaines doivent être conservés. Ancienne photo de la villa des Roses Préinventaire, p. 52aide de régis
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• les jardins potagers
(parcelles 31 et 32)
Ces petits jardins, implantés le long des sentiers
de la Croix Rousse et du Gappas, sont surtout
perceptibles depuis la venelle qui les surplombe.
Ils constituent les potagers les plus « en vue » du
village et comptent parmi les plus pittoresques.
Compte tenu de leur localisation et des difficultés
de desserte (étroitesse des voies) il serait
judicieux de les conserver, en évitant toute
urbanisation des parcelles.
5.3 – Les clôtures
Les murs de clôture restent nombreux dans le
bourg et jusquʼau centre du quartier de lʼabbaye.
Leur présence rappelle un rôle aujourdʼhui oublié,
celui de régulateur thermique des jardins et
vergers, qui protégeait les plantations des écarts
climatiques ou des effets du vent. Même après la
disparition des jardins, les murs ont été conservés
pour leur rôle de protection contre les intrusions et
la vue.
Ils sont généralement assez bien entretenus mais
la menace de leur disparition reste présente : soit
par manque dʼentretien, soit par destruction
volontaire au profit de modèles plus en vogue. Le
secteur de lʼabbaye témoigne de ce risque avec
lʼintrusion dʼune clôture en ciment ajourée,
totalement incongrue dans le site.‘Abbaye
aide de régis
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Rue de lʼAbbaye Rue des Ecoles
Le plan ci-joint montre le rôle urbain des murs de
clôture : dans tous les secteurs du village, ils
garantissent la continuité du minéral, dessinent
les voies et les espaces.
Le jeu des textures (pierre ou joint), celui des
couleurs (nature de la pierre utilisée) anime les
îlots et les voies. Les murs et leurs percements
(portails, fentes) enrichissent la promenade en
créant des effets de perspective ou de surprise.
Si des clôtures végétales peuvent être utilisées
dans les secteurs périphériques et plus diffus du
bourg, la permanence des clôtures maçonnées
doit être garantie dans les secteurs plus denses
et plus anciens. Elles sont les agents
indispensables du maintien de lʼambiance
« urbaine » des îlots et de leur articulation en un
tout cohérent et harmonieux.
rue de lʼAbbaye
rue de la Rivière
Localisation des murs de clôture. Régis Delubac
1 Dʼanciennes devantures de grande qualité sont conservées le long de la rue
2 Les arcades dʼune échoppe du XVIème siècle ont été démolies en novembre 2002.
3 Le tracé est celui de la route départementale n°7. Voir préinventaire, op. cit. p. 55
4 Les giratoires privilégient la voiture plutôt que le piéton et effacent la hiérarchisation des voies: les installer dans ou en bordure
de village est préjudiciable à lʼimage et à lʼusage des carrefours. 5
Le tracé sʼest totalement effacé mais perdure par lʼusage : enjambant la clôture, les piétons reconstituent peu à peu un sentier.
6 Anciennement dite “Le Plastre” : préinventaire, op. cit. p. 29
7 Jubin A. , op. cit. p. 57 : “le 7 février 1851, huit arbres ont été plantés par les jeunes gens de la commune et le 3 juin suivant
(...) les conseillers municipaux se sont rendus à Bully à la carrière du sieur Riboulet, tailleur de pierres, pour transporter les bancs qui devaient être mis sur la place publique (....) 8
Dʼaprès les membres de lʼassociation “Savigny : patrimoine dʼhier et de demain”, une partie des bancs aurait servi au remblaiement de la place
9 Préinventaire, op. cit.p.32.5
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“Horloge (1,2,3,4,5,6,7) et le clocher de l’église (a.b,c.d.e,f)
aide de régis
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6 les vues sur les éléments
emblématiques
Deux éléments marquent fortement le paysage du
bourg : la tour de lʼHorloge et le clocher de
lʼéglise paroissiale.
Les places, les rues, les jardins offrent de belles
perspectives sur ces emblèmes du village et de la
commune, et mettent en valeur le patrimoine bâti.
Localisation des cônes de vue sur la tour de lʼHorloge (1,2,3,4,5,6,7) et le clocher de lʼéglise (a,b,c,d,e,f)"Horloge
nis en valeur.
‘intérieur de l’abbaye
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Cônes de vue sur la tour de lʼHorloge
Description Remarques
Vue n°1 prise depuis la rue des Ecoles La vue échappe au-dessus des parcelles 30 et 31 : leur constructibilité risque dʼeffacer lʼeffet de
perspective sur la tour
Vue n°2 prise depuis la place du 11 Novembre
(non photographiée)
Le rempart nʼest pas mis en valeur.
Vue n°3 prise depuis la limite de la parcelle 234
La vue échappe au-dessus du mur de clôture, qui
masque les aménagements à proximité et cadre
la perspective.
Vue n°4 depuis la rue Pierre Bost
(non photographiée)
Les parcelles situées au pied du rempart (177,
178, 181, …) mériteraient un aménagement
paysager
Vue n°5 depuis lʼintérieur de lʼabbaye La vue sʼétend au-dessus des jardins installés sur les ruines de lʼabbaye et offre une belle
perspective rapprochée de la tour. Quelques
bâtiments anarchiques au premier plan.
Vue n°6 : vue prise au débouché de lʼancienne
poterne, entrée du musée lapidaire. Au premier
plan les jardins installés sur lʼancien carré du
cloître, au second plan les bâtiments de la
Communerie.
La perspective englobe plusieurs vestiges de
lʼabbaye. Un aménagement dʼensemble est
souhaitable pour les mettre en valeur dans de
meilleures conditions.
Vue n°7 depuis la place des Moines.
Perspective sur le sommet de la tour.
(non photographiée)
La cour située devant la parcelle 200
accompagne le regard. La place nécessite un
réaménagement plus sobre et plus adapté au
caractère historique du site.Porée.
e Bost
ital Saint-André
iosiers
‘église.
aide de régis
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Cônes de vue sur le clocher de lʼéglise
Description Remarques
Vue a : depuis la source de la Font Porée. Des terrassements récents ont comblé la goutte de la Font Porée
Vue b : depuis la rue Pierre Bost
(non photographiée)
Belle perspective sur le clocher de lʼéglise et
lʼancien presbytère, mise en valeur par le premier
plan.
Vue c : depuis lʼancien hôpital Saint-André Perspective à conserver par la non-constructibilité des parcelles 148, 1068, 1071 et 1453. Attention
à lʼaccumulation des terrasses et extensions
diverses sur les façades arrières des immeubles
de la rue Pierre Bost.
Vue d : sur lʼentrée du village, depuis la route de
Sain Bel, face à la mairie.
(non photographiée)
La perspective est ouverte grâce au recul des
bâtiments de lʼancienne mairie et à la présence de
la cour.
Vue e : depuis la place des Rosiers Lʼaccumulation de mobilier urbain nuit à la perspective sur lʼéglise.
Vue f : vue sur lʼentrée du village depuis la route
de Saint-Romain
Belle perspective : lʼéglise annonce lʼentrée dans
le bourg.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 88C - Le patrimoine
rural
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 892km
Bourg de Savigny
Saint Pierre
Hameau de Taylan
Lanay
Le Péage
Persanges
Les Tanneries
La Métralière
Le Rigaud
Le Basset
Montessuit
12
13
14
15
16
LE
18
19
20
21
22
Montpensier
Les Quatre Pierres
Marange
Bombeynon
Le Recy
Rhules
Grange Chapelle
La Chanade
Grange Villeroy
Grange Bodet
Les Terres
. plan Régis Delubac.
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 90
Implantation des villages, domaines et fermes au 19ème siècle : plan Régis Delubac.itat
antation
Les Barraques » Doyennerie »
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 91
1 lʼhabitat
Liste des hameaux, domaines et fermes étudiés
dans le Préinventaire des Monuments et
Richesses artistique – Savigny, décembre 2003
Ces constructions présentent un intérêt patrimonial
démontré, qui doit être protégé par les futurs
documents dʼurbanisme.
Certaines dʼentre elles, comprises dans les limites de
la Z.P.P.A.U.P., feront lʼobjet dʼune protection
particulière, au même titre que les constructions du
bourg (voir plan de patrimoine et fiches).
Hameaux (pp. 13-37)
LE BIGOT, LES BOURDILLONS, CARNOUX,
LANAY, PERSANGES, LE RESSY, LA ROCHETTE,
RONZIERE, TAYLAN.
Domaines et maisons fortes (pp. 165-205)
BEL-AIR (2 domaines), BOMBEYNON, DOMAINE
CAILLOT ou DE BOULOGNE, LE COLOMBIER,
DEGRANGE, LE DEGUENET, GRANGE-BODET,
GRANGE-CHAPELLE, GRANGE DU PUY, LAPALU,
LA METRALIERE (2 domaines), MONTESSUY,
MONTPENSIER, LE PEAGE, PERSANGES, LE
PONT, LE RIGOT, LES TERRES, TRENTE-COTES.
Fermes (pp. 207-221)
LA BALAINE, LES BARRAQUES, BAS DʼARJOUX,
BAS DE TAYLAN, LE BASSET (2 fermes),
BERTURAND, BOMBEYNON, LA BRULEE,
COMBARINOST, LA GARINE, GRANGE-BASSE,
GRANGE-VILLEROY, JACQUETAN, MARANGE,
LES MAYOTTES, MONTESSUIT, MONTPENSIER,
LES MORIZES (2 fermes), NERVIEUX (3 fermes),
LES PELATS, LE PENON, LES QUATRE-PIERRES,
LE RESY, REJIVAS, SUR RHULES, RHULES,
RONZIERE, SAINT-PIERRE, TRENTE-COTES.
Ferme de Lanay, « Les Barraques »
1.1 – Caractères généraux
A lʼexception du village, aggloméré autour de
lʼabbaye, la commune accueille principalement un
habitat très dispersé, formé de quelques hameaux
(souvent réduits à deux ou trois fermes), de
domaines et de fermes, éparpillés sur lʼensemble
du territoire.
Un inventaire détaillé de ces sites ou
constructions est donné dans lʼouvrage publié par
Mme Lavigne-Louis : il permet de dresser un état
des lieux sommaire permettant de mieux
comprendre les logiques dʼimplantation et
dʼévolution.
1.1.1 – lʼimplantation
Si le relief compte relativement peu (les
constructions se retrouvent sur toutes les zones,
hormis les sommets), la protection contre les
vents dominants semble avoir joué un rôle
primordial : les bâtiments sont implantés dans
des combes ou des reliefs les protégeant du
nord/nord-ouest. Lʼhabitation est, dans la plupart
des cas, orientée au sud/sud-est.
Lʼimplantation des volumes est variable avec des
constructions qui sont, soit parallèles à la pente
(la cour suit la pente naturelle du terrain) soit
perpendiculaires.
Le choix du terrain est généralement fixé à flanc
de coteau : les implantations en ligne de crête
étant généralement évitées (prise au vent,
courants dʼair, …).
Grange de la « Doyennerie »neneau
aide de régis
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1.1.2 – lʼalimentation en eau
La dispersion de lʼhabitat est également
déterminée en fonction des réserves en eau.
Lorsque celles-ci le permettent, lʼhabitat peut se
regrouper autour de la source ou du puits
commun, dans le cas contraire, les fermes
sʼisolent. Ces fermes isolées sont généralement
dotées dʼun puits, abrité dans la cour, ou le plus
souvent, isolé à lʼécart (conditions dʼhygiène :
cʼest le cas de 20 des 32 puits inventoriés). On les
retrouve rarement à lʼintérieur des bâtiments (un
seul cas reconnu à Trente-Côtes où il se trouve
dans la cave). Quelques fermes ou domaines
disposent de deux puits (La Métralière,
Montessuit, Le Péage, Rhule) voire de trois (Bel-
Air, Le Déguenet).
Lʼalimentation en eau, notamment pour le bétail,
peut être complétée par des réservoirs, « serves
ou boutasses », tels quʼon en retrouve au Basset,
Déguenet, à Grange-Bodet, La Brûlée, … Une de
ces réserves est souterraine (Le Ressy).
1.1.3 – Les conditions historiques
Les premières traces connues de lʼoccupation du
territoire remontent au Moyen-Age, avec des
fondations de fermes ou de domaines. Le plus
connu dʼentre eux est celui du Péage (voir § 1.2)
mais plusieurs autres constructions datent de la
même époque, quʼelles soient liés ou non à
lʼabbaye (Taylan -voir § 1.3-, Lanay, La Rochette,
Persanges.).
Alors que lʼabbaye périclite et que sa puissance
se relâche, la période de la fin du moyen-âge et
de la Renaissance donne le jour à sept nouveaux
domaines (Bombeynon, Le domaine Caillot, Le
Colombier, le Déguenet, Grange-Bodet,
Montpensier, le Domaine du Pont) et une ferme,
celle des Quatre Pierres.
La période moderne complète la trame avec la
fondation ou le développement de nombreux
domaines et fermes (Ronzière, Grange-Chapelle,
La Métralière, les Terres, Bel-Air, Dégrange,
Lapalu, Montessuit, Grange-Basse, Le Basset, …)
En complément des sources archivistiques ou des
informations transmises par lʼarchitecture, le plan
cadastral montre quʼune grande majorité des
fermes actuelles existe avant 1829. Les dernières
constructions, ou reconstructions, remontent au
milieu du XIXème siècle (domaine de la Grange
du Puy en 1856-1857, le Pénon 1869, les
Mayottes 1897, …
A lʼissue de ce long processus de conquête du
territoire, des phases successives de rema-
niements, lʼhabitat rural sʼavère relativement
récent, les constructions conservées les plus
anciennes datent de la seconde moitié du
XVIIIème siècle.
Puits au lieu-dit « Champy », section E3 n° 510-512
Puits section F2 parcelle 324GALERIE HANGAR
GRANGE
JA et
‘une ferme en U
Avenir)
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 93
Vue schématique dʼune ferme en U
dans les Monts du Lyonnais.
Dessin Thierry Loison (Pisé Terre dʼAvenir)
Petite ferme bloc en pisé. Section B1 parcelle 45
Ferme du Basset
Ferme à Lanay, » Les Barraques » .
Section D3 parcelle 1426
1.1.4 – les constructions
• Les modèles
Même si lʼon rencontre quelques petites fermes-
blocs (les Barraques, ….), le modèle le plus
répandu et le plus caractéristique est celui de la
ferme sur cour.
En fonction des moyens financiers du
propriétaire, de ses besoins, mais aussi du relief,
les bâtiments se développent et se juxtaposent
autour dʼune cour de plan quadrangulaire, plus
ou moins régulier, et dʼampleur variable. Cet
espace central, qui est le cœur de la ferme, est
utilisé pour les circulations des hommes, des
bêtes et des machines, et pour le stockage. Il
abrite assez souvent le puits.
Autour de la cour se retrouvent tous les
bâtiments nécessaires à lʼexploitation : habitat du
maître et, quelquefois, des fermiers, granges,
écuries, remises (hangars, « chapits »), cuvier,
caves, etc…
Ils sʼimplantent selon trois types de
configuration :
• sur deux côtés de la cour (5 exemples)
soit opposés les uns en face des autres
soit à lʼéquerre (plan en L : 5 exemples),
• sur trois des côtés (plan en U) : modèle
le plus fréquent avec 26 exemples. La
cour est généralement refermée sur le
quatrième côté par une clôture percée du
portail
• sur les quatre côtés : la cour fermée
correspond a parts égales aux grandes
fermes et aux domaines (13 exemples).
Lʼévolution, étudiée à partir des plans cadastraux
de 1829, montre que les cours se sont peu à peu
complétées par ajouts de bâtiments : cinq fermes
en L ou à constructions opposées se sont
refermées sur un côté, donnant un plan actuel en
U, trois fermes en U à lʼorigine ont été
transformées par fermeture de la cour.
Le portail constitue un élément important de la
ferme, à la fois pratique (accès) et symbolique
(image sociale). De nombreux exemplaires sont
encore conservés et, parmi eux quelques portails
à corniche lyonnaise, caractéristiques de
lʼarchitecture locale (Grange-Bodet, La
Métralière, Le Basset, Marange, Bas dʼArjoux,
Combarinost).lle 1538
aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 94
• le logement
Le modèle le plus répandu, que lʼon retrouve
aussi bien dans les domaines que les fermes est
celui du logis de type « beaujolais », caractérisé
par son « estre » et sa répartition des fonctions :
• au rez-de-chaussée, les dépendances,
cave, cuvier, cellier ou fournil,
• à lʼétage, le logement, accessible par un
escalier et une galerie couverte
• au-dessus un niveau de combles.
Selon la disposition des lieux, lʼescalier est à
simple ou double volée (plus rare), parallèle ou
perpendiculaire à la galerie. La couverture de la
galerie est généralement supportée par des
colonnes ou des piliers de pierre jaune, à simples
ou doubles chapiteaux, dont le nombre varie en
fonction des travées : une seule (8 cas), deux ( 7
cas), trois (4 exemples), voire 4 ou 5 ((3 cas).
Les piliers sont rarement de bois, mais on en
retrouve trois exemples, à Ronzière, au Ressy, et
aux Quatre-Pierres.
Au-dessus de lʼespace de circulation, la
couverture de la galerie peut également abriter un
niveau supérieur utilisé comme séchoir (le
« poutan»). Il est toujours constitué dʼune
charpente et dʼun plancher de bois (Le Déguenet,
Le Pénon, Saint-Pierre, …).
• les dépendances agricoles
Selon leurs fonctions particulières, les
dépendances agricoles sʼinscrivent dans deux
modèles :
• les bâtiments sont maçonnés, en pierre
ou pisé, et fermés par de grandes portes
en plein-cintre ou surbaissées (écuries,
étables, granges, …). Certaines de ces
constructions témoignent dʼun certain
raffinement, avec des façades percées au
rez-de-chaussée dʼarcades de trois,
quatre, voire cinq arcs (Lanay (3 fermes),
La Métralière, la Brûlée, Le Déguenet).
• Les bâtiments sont ouverts (remises,
dépôts, …), la toiture soutenue par une
charpente et des piliers en bois ou en
pierre jaune (Berturand, Marange, Le
Pénon , …)
Galerie : ferme de Lanay. Section D3 parcelle 1538
Galerie à Taylan. Section E2 parcelle 319
Bâtiment agricole à Taylan. Section E2 parcelle 327aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 95
• les matériaux
On retrouve dans lʼhabitat rural les mêmes
matériaux que dans le village avec, cependant
une utilisation beaucoup plus fréquente du pisé,
sur soubassement de pierre, et du bois. Celui-ci
est généralement utilisé pour les charpentes de
tous les types de constructions, les structures des
hangars, les linteaux des ouvertures des
dépendances et dans les galeries des logis.
Selon lʼépoque de construction, ou de rénovation,
la toiture est constituée de tuiles rondes ou de
tuiles mécaniques.
Vue sur le site de la maison forte
Les bâtiments du Péage
1.2 – le Péage1
Cette ancienne maison forte implantée au moyen-
âge (elle est mentionnée en 1110) aux confins
des territoires dépendants de lʼabbaye de Savigny
et de la seigneurie de Bully est actuellement
composée dʼun ensemble de bâtiments dont la
construction ne semble pas antérieure au XVème
siècle.
Peu modifiée depuis 1829 (hormis la démolition
dʼune tour au nord-est), elle comprend :
• la maison proprement dite, constituée
dʼun corps rectangulaire de quatre
niveaux, et construite en deux phases :
une partie ancienne, à laquelle sont
venus sʼadjoindre deux ailes de la fin du
XVIème siècle (une extension au nord,
datée de 1587, une chapelle au sud. Elle
est flanquée dʼune tour semi-circulaire au
nord-ouest.
• les bâtiments dʼexploitation (remises,
granges, …) qui prolongent le logis au
nord-ouest et se retournent à lʼouest et
sud, autour dʼune grande cour. Ils étaient
défendus par deux tourelles circulaires.
Ces bâtiments appartiennent à un propriétaire
privé qui en assure la restauration. Ils sont
partiellement protégés par une inscription sur
lʼInventaire Supplémentaire des Monuments
Historiques, depuis le 17 février 1997 (maison,
façades et toitures des communs avec leurs tours,
sol de la cour).
Les bâtiments sont édifiés au sommet dʼune petite
butte dont les versants, couverts de prairies en
bocage ont été inscrits le 2 mai 1946 sur
lʼInventaire des sites pittoresques du Rhône.
Ces deux inscriptions assurent, dans de bonnes
conditions (limites, emprises), la protection du bâti
et de ses abords.Edifices
remarquables
Edifices
d'accompagnement
Edifices hors
contexte
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aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 96
Carte du patrimoine sur le bourg de Taylandu site
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 97
Vues dʼensemble du site
Croquis Régis Delubac
Un remploi ornemental et spectaculaire
1.3 – Taylan2
Au pied du Crêt dʼArjoux, Taylan constitue le
principal hameau de la commune. Les corps de
fermes qui le composent se sont implantés le long
dʼun chemin épousant une ligne de crête à 500m
dʼaltitude. A une exception près, ils se juxtaposent
sur un seul côté du chemin, libérant les pentes
pour lʼagriculture : champs, vergers et pâturages
sʼéchelonnent sur le versant en parcelles
rayonnantes.
Le village domine son territoire, comme un point
central, et offre une symbiose particulièrement
remarquable du bâti et du paysage.
Lʼorigine du hameau est ancienne puisquʼon en
trouve des mentions dès le Xème slècle mais les
bâtiments actuels ne conservent pas de traces
antérieures au XVIIème siècle. Les habitants se
partagent la propriété de lʼesplanade (héritage
des anciens droits ?) et une volonté de conserver
et restaurer : une association sʼest créée, il y a
quelques années, et travaille à la mise en valeur
du site.
Le bâti est essentiellement constitué de fermes
sur cour et de dépendances agricoles isolées, en
bon état sanitaire et dont lʼauthenticité est
généralement bien conservée. On y retrouve tout
le vocabulaire de lʼarchitecture rurale de la
commune (estres, appentis en bois, remises, …)
dans un jeu de volumes, de pleins et de creux
(impasses, cours), de matériaux (façades,
toitures) dʼune qualité unique.
Taylan constitue aussi un « réservoir » de pierres
« empruntées » à lʼancienne abbaye : les remplois
sont multiples, facilement repérables dans les
façades et, parfois, dʼun intérêt exceptionnel (tête
de cheval).
Quelques constructions récentes, de type
pavillonnaire, implantées de part et dʼautre de
lʼentrée nord, perturbent la structure du paysage
et du hameau. Elles montrent la fragilité de
lʼéquilibre actuel et la nécessité de préserver la
logique dʼimplantation du bâti et ses rapports avec
le site, en contrôlant lʼimplantation des futures
constructions, le choix des formes et des
matériaux.aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 98
Croix de Taylan Cabanes au Ressy
Le Bigot – Les Morizes Cabanes sous le Ressy
Pont des Moulins sur le Trésoncle Viaduc de Solémy’art
aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 99
2 le petit patrimoine
Ce chapitre consacré au petit patrimoine (croix,
petites constructions, ouvrages dʼart) présente, de
manière synthétique, les informations publiées par
Mme Lavigne-Louis dans le Préinventaire des
Monuments et Richesses artistiques du Rhône,
complétées, éventuellement par des observations
de terrain.
2.1 – les croix
Vingt-deux croix sont conservées et inventoriées
sur la commune de Savigny, dont cinq dans le
village (voir chapitre 5.3). Elles sont essen-
tiellement héritées des XVIIIème et XIXème
siècles et ont été restaurées par la commune en
1992.
La plupart dʼentre elles sont entièrement ou
partiellement en pierre de Glay (en général le
socle) qui est alors associée au fer forgé (croix).
Une seule est en bois, une autre associe la pierre
et le bois.
La grande majorité se retrouve en bordure de
chemins ou à des carrefours. Une dʼentre elles
orne lʼesplanade de Taylan
2.2 – les petites constructions
Le territoire communal abrite de nombreuses
cabanes de vignes ou de jardins, pour la plupart
construites au XIXème siècle. De dimensions
réduites, elles sont construites en pierre ou en
pisé (sur soubassement de pierre). Le
Préinventaire en présente huit, mais reste partiel.
Ces petits édifices qui animent le paysage rural
constituent, malgré la perte de leur fonction
(abriter le vigneron et ses outils) une facette
importante du patrimoine, quʼil faut veiller à
conserver.
2.3 – les ouvrages dʼart
Les nombreux ruisseaux qui traversent la
commune et ses chemins ont nécessité la
constructions dʼassez nombreux ponts, de
dimensions variables. Si certaines ont été
réédifiées sur des ponts antérieurs, les
constructions actuelles sont récentes et
représentent les techniques utilisées depuis le
XIXème siècle.
La pierre de taille permet de reconnaître les plus
anciens (ancien pont du Bigot et pont Ferrand sur
le Trésoncle, pont Bressand sur le Penon (daté de
1817), pont Solemy sur la Turdine, construit en
1838…).
La pierre est assez souvent associée au métal,
utilisé pour les parapets et-ou le tablier, dans les
constructions ou restaurations récentes qui ont
également introduit le ciment et le béton.
La ligne de chemin de fer Lyon à Roanne inscrit
également, dans le paysage savignois, quelques
ouvrages de qualité. Le plus important est le
viaduc de Solemy dont les neuf arches en plein
cintre franchissent 146,80m de long et enjambent
un vide de 27,00m de haut. Les sept autres
ouvrages, de dimensions beaucoup plus modes-
tes, correspondent soit à des ponts généralement
en pierre soit à de petits tunnels.
Ces constructions utilitaires sont régulièrement
entretenues, tant que perdurent leur fonction et
utilité. Il serait bon, cependant, de veiller à ce que
les restaurations continuent de respecter leur
architecture, en contrôlant lʼutilisation des bétons
et ciments ou le dessin des structures
métalliques.
1 Voir Préinventaire, op. cit. pp. 192-198
2 Ibid. pp. 31-37Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 100
Localisation des cônes de vue n°1 à 3Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 101
3 les cônes de vues
La municipalité ayant manifesté la volonté de
traiter prioritairement le bourg et ses alentours,
lʼanalyse du paysage sʼest essentiellement
orientée sur lʼétude de ces zones. Elle sʼest
principalement attachée au repérage et à
lʼanalyse des cônes de vue permettant les
meilleures perceptions sur, ou depuis, le village.
Ces cônes définissent des zones qui seront
intégrées dans la Z .P.P.AU.P. et permettent dʼen
fixer les limites.
3.1 – les cônes de vues lointaines
Savigny se trouve au centre dʼun grand
amphithéâtre naturel qui lʼenvironne de toutes
parts, à des distances variables. Cinq cônes de
vue ont été repérés à partir de chemins ou de
routes (certains intégrés dans des parcours de
randonnée ), inclus dans le territoire communal,
au nord-est, à lʼest et au sud.
Localisation des cônes de vues 4 et 5Arjoux
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 102
Cône de vue N°1 Route de Sain-Bel
vue en balcon depuis la route de Sain Bel (D.7)
Description Remarques
Au premier plan
• Prairie du pré du Moine (ou du Maine) :
butte au relief peu marqué par des replis
naturels
• vallée du Trésoncle
Au second plan
• habitat groupé du village, installé sur un
petit éperon
• le bâti est borné par trois éléments
marquants et emblématiques : la tour de
lʼHorloge, lʼéglise, la mairie. La mairie
est désolidarisée du village ancien par
son implantation et le vide du parking
• la ligne du rempart se devine, englobée
dans le bâti ou partiellement masquée par
la végétation
• les lotissements de la périphérie nord
sont masqués par la végétation.
Au troisième plan
• deux buttes se découpent en ligne de
crête : la colline Saint-Pierre au centre,
le Crêt du Ressy (ou Récy), au nord
A lʼarrière plan
• le Crêt dʼArjoux
La prairie met en valeur les arrières plans.
La vue est encadrée par la végétation : vallée du
Trésoncle, alignements dʼarbres le long de la
route et plantations des lotissements : ces
éléments végétaux doivent être conservés.
La tour de lʼHorloge est bien visible.
Lʼéglise est mise en valeur par le fond sombre du
Crêt dʼArjoux
La couleur trop lumineuse de la mairie accentue
la perception de distance : prévoir une teinte plus
neutre. Restaurer le front de façade le long du
parking par une haie ou des arbres dʼalignement.
Prévoir la suppression de quelques arbres.
Problèmes de faîtages, au niveau des
constructions de Trente-Côtes : séparer les
constructions anciennes et nouvelles en
prolongeant les lignes dʼarbres le long des
chemins ou des parcelles.
Un bâtiment agricole mal implanté en ligne de
crête sur la colline Saint-Pierre.
Magnifique faire-valoir du village par la tache
sombre (et de couleurs changeantes) des
boisements.LI >1ZOZ
mr>IO
ale » où « chalet
nouveau quartier »
Horloge, église et
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 103
Cône de vue N°2 route du Bois du Moine
Depuis la route D 159
Description Remarques
Au premier plan
• prairie partagée par une rupture de pente.
Au pied du talus : ancienne ferme de la
« Doyennerie) dont on aperçoit les
toitures. Beau mur de clôture
Au second plan
Le second plan est limité par :
• la « maison familiale » ou « chalet
Montange »
• le cimetière
• la végétation du « nouveau quartier »
et comprend :
• le pré du Maine
• le village : tour de lʼHorloge, église et
fossés
• le nouveau quartier
Au troisième plan
• collines de Ronzière et de Saint-Pierre
séparées par la vallée du Trésoncle.
La partie haute de la prairie serait à protéger
La partie basse, en contrebas du talus, pourrait
être construite à condition dʼune composition
prenant en compte le bâti existant (ferme) et le
relief : reculer les immeubles contre le talus en
libérant le bas du pré (espace vert ou jardins).
Le cimetière crée un vide. Le site est très
disparate : prévoir une haie dans le prolongement
de la végétation existante.
Lʼéglise est bien lisible mais lʼensemble église,
caserne et espace public forme un site mal
structuré (redondance de la couleur jaune). Il
serait préférable de choisir un autre type de
revêtement de sol et de revoir la couleur de la
caserne, dans un ton plus neutre.lan
re
‘Arjoux
e village
aide de régis
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Cône de vue n°3 chemin des Prés
Vue en balcon depuis le chemin en ligne de crête en limite avec la commune de Sain-Bel
Description Remarques
Au premier plan
• deux grandes prairies, de part et dʼautre
du chemin. Ce premier plan est limité par
une rupture de pente
Au second plan
• la colline de Ronzière
• la vallée du Trésoncle et ses moulins
• le village, encadré par les collines de
Saint-Pierre et de Grange-Chapelle et par
le pré du Maine
Au troisième plan
• une série de collines boisées, dont le Crêt
du Récy
A lʼarrière-plan
• le Crêt dʼArjoux
Les prairies ne sont pas constructibles (distance
par rapport à la zone industrielle).
La vallée et sa végétation axent et accentuent la
perspective.
Les vides de Saint-Pierre et de Grange-Chapelle
mettent le village en valeur (contraste
minéral/végétal).
Problèmes des extensions : séparer le village et
les zones pavillonnaires par la végétation (voir
cône N°1).
« Zoom » sur le village depuis le cône de vue 32
mA 3 Pont ML RES re
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aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 105
Cône de vue n°4 chemin de Bibost
Vue prise depuis le chemin de Montessuit
Description Remarques
Au premier plan
• une prairie, limitée par la vallée du
Trésoncle : la ligne est marquée par la
végétation
Au deuxième plan
• le village
• le Pré du Maine
Au troisième plan
• ligne de crête de Grange-Chapelle et de
la Ruette
• zone pavillonnaire de Grange-Villeroy
Au quatrième plan
• colline du bois des Brosses
A lʼarrière plan
• reliefs lointains
Maintenir la fonction actuelle, en évitant la
plantations dʼarbres qui masqueraient la vue.
La logique dʼimplantation du village se lit dans les
parallélisme des faîtages et des pignons.
Le rempart est bien lisible, malgré quelques
problèmes dʼhomogénéité.
Cette vue montre les deux visages de Savigny
avec le centre ancien et les zones agricoles (le
village rural) dʼune part, les zones dʼextensions
pavillonnaires, dʼautre part. Elle démontre
également lʼintérêt de séparer les différents
secteurs dʼhabitat. La lecture historique du
paysage est ici possible grâce aux surfaces de
prairies (pré du Maine, zone au-dessus du
cimetière) et à la vallée, qui délimitent les
secteurs de bâti ancien et contemporain.lan
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aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 106
Cône de vue n°5
Vue en balcon depuis le chemin sous la ferme de Basset
Description Remarques
Au premier plan
• champs cultivés, limités par la rupture de
pente de la vallée du Trésoncle
Au second plan
• colline Saint-Pierre
• le village et le pré du Maine
Au troisième plan
• lotissement de Grange-Villeroy et collines
A lʼarrière plan
• reliefs lointains
Les bâtiments de ferme sont bien implantés sur la
pente, excepté le bâtiment agricole récent posé
en limite de crête (il pose aussi quelques
problèmes dʼaspect).
Le village est dominé par la tour de lʼHorloge et le
clocher de lʼéglise. Les fossés et le rempart sont
bien visibles.
Problèmes dʼaspect et de volumétrie du bâtiment
de logements locatifs dans le secteur de
lʼabbaye : à corriger par traitement de façade
(couleur).
Le village ancien et ses extensions récentes sont
bien identifiées par les prairies : à conserver, au
moins dans les parties haute et basse (voir cône
de vue n°2.
« zoom » sur la colline Saint-Pierre » « Zoom » sur la colline Saint-Pierre et le villageaide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 107
3.2 – les cônes de vues rapprochées et
les vues depuis le bourg
SI les vues lointaines sont multiples, la
géographie permet aussi de découvrir le village
en vues plus rapprochées : un de ces « points de
vue «, localisé à mi-pente de la Colline Saint-
Pierre, offre un panorama plongeant sur le bourg
et ses poches alentours.
A lʼinverse, grâce à sa déclivité et aux percées
dans le bâti, le village sʼouvre sur la campagne
environnante en quelques belles perspectives, qui
rappellent aux habitants et aux visiteurs une
tradition rurale, encore bien conservée.
Localisation des cônes de vues rapprochées (6) et des cônes ouverts depuis le village (7 à 9)lan
de la mairie en direction de Sain-Bel
lan
aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 108
Cône de vue n°6 rue Termon
Vue en balcon depuis le chemin à mi-pente de la colline Saint-Pierre
Description Remarques
Au premier plan
• bas de la colline Saint-Pierre. Ce premier
plan est limité par une rupture de pente
Au second plan
• vue plongeante sur le village ancien,
encastré dans le relief
• prairies en bocage et Pré du Maine
Au troisième plan
• lotissements
A lʼarrière-plan
• échappée sur les lointains et les
communes voisines
Belle vue sur le village, dans son contexte
agricole
Les lotissements, rejetés à lʼarrière, par la zone
verte du Pré du Maine, sont totalement
désolidarisés du bourg ancien : le paysage
maintient et met en valeur lʼhistoire du bourg.
Cône de vue n°7
Vue depuis lʼesplanade de la mairie en direction de Sain-Bel
Description Remarques
Au premier plan
• le Pré du Maine
Au second plan
• les lotissements de la route de Sain-Bel
• la salle du Trésoncle, en partie masquée
par la végétation du jardin de lʼancien
Doyenné de Taylan
A lʼarrière plan
• la commune de Sain-Bel et des reliefs
lointains
Cette grande zone verte ouvre la perspective.
La cohabitation des architectures traditionnelle et
récente est facilitée par les zones vertes qui
délimitent chacun des deux secteurs. Les
plantations effacent en partie lʼimpact des
pavillons.‘effet de perspective.
arbres
lan
‘Abbaye
aye (entrée du musée)
tle Musée
lan
aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 109
Cône de vue n°8 route de Sain-Bel
Sortie de Savigny en direction de Sain-Bel
Description Remarques
Au premier plan
• route départementale à la sortie du bourg,
à droite on perçoit le renfoncement de la
place du 8 mai.
Au second plan
• perspective sur la route, encadrée par de
beaux alignements dʼarbres
A lʼarrière plan
• versant de la colline de Grange-Villeroy
Les arbres approfondissent lʼeffet de perspective.
La tache verte éclaire la perspective et la referme,
annonçant la sortie du village.
Cône de vue n°9 rue de lʼAbbaye
Depuis le quartier de lʼabbaye (entrée du musée)
Description Remarques
Au premier plan
• la rue de lʼabbaye et le Musée
Au second plan
• les combes bocagères structurées par les
haies
A lʼarrière plan
• reliefs lointains
Cette vue, prise depuis le cœur historique du
village rappelle lʼomniprésence de la nature dans
la commune. Lʼespace public aurait besoin dʼune
requalification et de matériaux moins routiers et
colorés.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 110. Conclusions
LE
ci Lé
aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 111der
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 112
Réduction du plan au 1/5000 joint au dossier (Z.P.P.A.U.P. Plan de zonage)aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 113
Le diagnostic général présenté ci-dessus permet
dʼesquisser les grandes caractéristiques de la
commune et dʼen déduire les orientations quant à
la préservation de son patrimoine (pensé en
terme dʼatout) et aux conditions de son
développement futur.
A lʼinstar de lʼantique Janus, la commune
présente deux visages :
* celui dʼun village et dʼun territoire héritiers dʼun
passé glorieux et dʼune tradition plus humble mais
toute aussi présente. Savigny a été et reste
encore une commune imprégnée de sa vocation
rurale, même si celle-ci sʼestompe peu à peu.
* celui dʼune commune moderne, vivante et
ouverte à lʼaccueil de nouvelles populations. Le
« virage », amorcé il y a une trentaine dʼannées,
se manifeste dans la présence des lotissements
et constructions pavillonnaires qui environnent le
bourg ancien. Ce second visage offre tous les
traits caractéristiques de cette urbanisation rapide
et stéréotypée que lʼon rencontre partout ailleurs.
La chance (rare) de Savigny est dʼavoir su
conserver les distances nécessaires pour que ses
deux visages restent lisibles et complémentaires.
Au moment où la pression foncière augmente
dʼune façon exponentielle, il est évident que la
commune doit penser son futur développement
dans une perspective dʼéquilibre : aucun de ses
deux faciès ne doit lʼemporter sur lʼautre. Savigny
ne doit devenir ni une commune figée en tant que
« musée », ni une banale « cité-dortoir».
Elle possède pour cela tous les atouts
nécessaires : un patrimoine historique unique,
pour lequel il faut trouver de meilleurs moyens
dʼexpression, et un patrimoine paysager,
sauvegardé par ses propres contraintes (relief) et
son utilisation à travers les siècles.
Les qualités du patrimoine bâti doivent être
envisagées comme des atouts et non comme des
entraves : les constructions constituent un capital
unique, hérité du passé, à respecter et
transformer selon les besoins dʼaujourdʼhui, pour
le transmettre au futur. Quelques règles simples,
inspirées par les savoir-faire traditionnels peuvent
permettre cette transmission et le partage du
patrimoine avec le plus grand nombre. Elles se
concrétisent dans la partie réglementaire de la
Z.P.P.A.U.P et les fiches de conseils qui y sont
jointes.
Le patrimoine paysager demande, de la même
manière, quelques égards. Lʼobjet nʼest pas ici
dʼinterdire les constructions nouvelles, hormis sur
quelques zones bien particulières. Lʼobjectif est
plutôt dʼinciter à un contrôle de lʼurbanisation, à
une réflexion sur ses modalités. Tout comme pour
les constructions existantes, les transformations
du paysage doivent être entreprises après une
analyse suffisante des lieux (relief, orientations,
vues sur et depuis, …) et avec des réponses
adaptées. Cʼest le paysage qui doit imposer les
modèles dʼimplantation aux constructions et non
lʼinverse : la règle est simple, frappée au « coin
du bon sens », souvent économique, et permet,
avec des réponses contemporaines, la création
dʼun nouveau patrimoine.
Les limites de la Z.P.P.A.U.P. ont été fixées en
fonction des observations et analyses de terrain,
en tenant compte des orientations communales à
court et moyen termes. Il est bien évident que le
secteur du bourg présente à la fois le patrimoine
bâti le plus complet et le plus concentré de la
commune, et que son environnement immédiat,
aujourdʼhui miraculeusement sauvegardé, est
aussi le plus menacé. Ces secteurs ont mobilisé
une grande partie de lʼétude et se trouvent au
centre de la Z.P.P.A.U.P. avec une emprise qui
couvre les terrains directement adjacents au
village ou intégrés dans les meilleurs cônes de
vue.
En fonction de leurs caractères particuliers, ils
sont divisés en trois zones « urbaines » et trois
zones « naturelles et paysagères ».
• les zones urbaines
1 – La priorité est dʼétablir une protection sur et
autour du site de lʼabbaye, qui reste bien marqué
dans le paysage « urbain » grâce aux vestiges du
rempart, avec ses deux tours, et les fossés
conservés dans le Pré du Moine.
A lʼintérieur subsistent les restes de nombreux
bâtiments abbatiaux (dépendances, hôtels
particuliers des anciens dignitaires) et ceux, plus
arasés, de lʼabbatiale. Malgré quelques
constructions récentes et des rénovations
maladroites, cet ensemble représente un
patrimoine exceptionnel, tant du point de vue
archéologique que paysager.
La totalité des constructions doit bénéficier dʼune
réglementation précise visant à permettre la
conservation et la valorisation des caractères
historiques de lʼarchitecture et à rétablir une
ambiance digne du quartier (mise en valeur desaide de régis
aturelles » et agricoles
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 114
ruines de lʼabbaye, requalification des espaces
publics et des espaces libres.
2 – Parce quʼil lui est historiquement et
physiquement intimement lié, le village qui sʼest
développé depuis le moyen-âge, regroupe un
patrimoine complémentaire et indissociable de
lʼabbaye. Les strates les plus anciennes ont
disparu (église et hôpital, maisons) mais le bâti
est constitué par un ensemble, à la fois varié et
cohérent, de constructions héritées des époques
moderne et classique.
Ce noyau primitif, forme le « centre-ville » :
développé autour de lʼactuelle Place du Onze
Novembre, il est principalement composé de
petites maisons caractéristiques des bourgs
resserrés, auxquelles se mêlent quelques
dépendances, souvenirs de la vocation agricole
du village.
Les équipements publics anciens (église, écoles)
ou plus récents (mairie) et quelques domaines ou
maisons de type « bourgeois » se sont implantés
en couronne, sur une trame plus large, qui
constitue une zone de transition avec les secteurs
périphériques.
A la fois cœur historique et centre de lʼanimation
du village (commerces et services), ce secteur
doit être protégé et valorisé en tenant compte du
patrimoine architectural (édifices ou éléments
dʼarchitecture remarquables), des potentiels de
construction (possibilités de construire sur
quelques parcelles), des besoins en terme de
services (commerces, équipements) et des
contraintes (circulation et stationnement).
Une réglementation différente devra être élaborée
pour les différentes catégories dʼimmeubles :
immeubles « remarquables », à conserver ou
restituer au plus près de leurs formes dʼorigine
(hauteurs, volumes, percements, décors, …) et
immeubles « dʼaccompagnement » qui pourront,
dans certaines conditions, être transformés.
Les espaces publics demandent, de même, des
attentions particulières, qui tiennent compte de
leurs fonctions et statuts (places, rues et ruelles
carrossables, passages piétonniers).
3 – les zones dʼextension récentes se sont
développées autour du bourg. Leurs
caractéristiques communes se retrouvent dans un
tissu beaucoup plus lâche que celui des
précédentes et dans de nouveaux modèles
architecturaux, où domine lʼhabitat pavillonnaire.
Ces secteurs, adjacents au bourg ou en co-
visiblité directe avec lʼabbaye, accompagnent et
complètent la physionomie actuelle du village, tout
en offrant les possibilités dʼextension
indispensables au développement de la commune
(habitat individuel ou en petits collectifs). Leur
position, dans les cônes de vue majeurs, impose
une attention particulière qui portera
principalement sur lʼaspect général (implantation,
volumes, hauteurs, aspect et couleurs des toitures
et des façades, plantations).
• les zones « naturelles » et agricoles
Au-delà du périmètre défini par les zones
urbaines sʼétendent des secteurs à vocation
agricole qui limitent et mettent en valeur le village
à lʼintérieur des principaux cônes de vue.
Cet écrin végétal est constitué de terroirs variés,
incluant des paysages de versants, des
vallonnements et des pentes, exploités en jardins,
prairies et vergers et ponctués de petits écarts ou
de fermes isolées, généralement bien intégrés au
site et dʼune grande qualité architecturale. Ce rôle
et la valeur patrimoniale du paysage doivent être
protégés par quelques dispositions permettant de
maîtriser la construction (éviter le mitage) et de
sauvegarder les éléments constitutifs essentiels
(aspect et implantation des constructions
existantes et futures, pérennisation des
plantations importantes, …). En fonction de leurs
caractéristiques particulières, les secteurs
englobés dans ces zones pourront faire lʼobjet de
prescriptions particulières :
- le Pré du Moine, qui conserve les vestiges des
anciens fossés de lʼabbaye, constitue un potentiel
archéologique sans doute unique dans la région.
A cet intérêt dʼordre scientifique et historique,
sʼajoutent des qualités paysagères tout aussi
importantes : avec le jeu subtil entre le « vide » et
le « plein », entre le végétal et le minéral, il isole
et met en valeur lʼabbaye et le village. Bien que
partiellement amputée dans ses extrémités nord
(mairie) et sud (zone sportive), cette zone reste
emblématique de Savigny et doit conserver son
double caractère par une réglementation stricte
interdisant les constructions nouvelles (excepté
les éventuelles extensions des équipements
sportifs existants) et visant à une valorisation des
fossés (plantations par exemple).
- des petites constructions, de types remises,
abris de jardins ou garages, pourront être
construites dans les secteurs de jardins et de
parcs proches du bourg.aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 115
- dans les secteurs agricoles, lʼextension des
fermes et exploitations existantes et les
constructions nouvelles (habitat et dépendances)
seront soumises à des prescriptions destinées à
limiter lʼexpansion des zones bâties et à maîtriser
lʼaspect général des bâtiments existants ou futurs.
La Z.P.PA.U.P a également été étendue sur le
village de Taylan, qui apparaît encore aujourdʼhui
dans toute sa logique dʼimplantation et de
complémentarité avec le site environnant.
Lʼéquilibre fragile entre les deux entités (bâti et
paysage) doit être protégé, voire renforcé, par un
développement raisonné des constructions et une
utilisation adaptée des terrains.
A partir du périmètre défini à partir des cônes de
vue et de la logique qui a déterminé la
configuration du hameau, deux zones sont
dessinées :
- une zone centrale, dominée par la présence de
fermes à cours fermées : le règlement se donnera
pour objectifs de protéger et valoriser le bâti
actuel défini, comme celui du village, en
immeubles « remarquables » et immeubles
dʼaccompagnement, et de limiter la constructibilité
à certaines parcelles ou parties de parcelles.
- une zone « naturelle » constituée par les
versants ouest, nord et est de la colline,
actuellement exploités en jardins, vergers et
prairies. Ces terrains forment une couronne verte
qui souligne et accompagne la silhouette du
village et celle du relief, par le jeu des
perspectives (parcellaire, haies, plantations).
Lʼensemble, encore bien préservé, forme un
capital paysager qui doit être protégé de toute
construction nouvelle.
Le site et les bâtiments de la ferme fortifiée du
Péage bénéficient de protections aux titres des
monuments historiques (édifice inscrit) et des
sites. Les périmètres et les dispositions qui leur
sont liées sʼavèrent parfaitement adaptées et
seront conservées.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 116Annexes
aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 117Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 118YE ET DU VILLAGE
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s du Rhône, XIII, 1996.
Martin de Savigny
"hier et d'aujourd'hui,
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aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 119
bibliographie
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1.1 – Ouvrages publiés
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CATELAND-DEVOS Nicole : Sculptures de lʼabbaye de Savigny en Lyonnais du haut moyen-âge au XVème siècle, Bulletin archéologique du comité des travaux historiques et scientifiques, n°7, 1971
CATELAND-DEVOS Nicole : Lʼabbaye de Savigny : plan et architecture des édifices, LʼAraire, groupe de recherches sur lʼhistoire et le folklore de lʼouest lyonnais n°97, 1994.
CATELAND-DEVOS Nicole : Sculptures de lʼabbaye Saint Martin de Savigny, hors de France, Actes des Journées dʼétudes de lʼunion des Sociétés Historiques du Rhône, XIII, 1996.
GAUSSIN Pierre-Roger : Lʼinfluence des abbayes bénédictines du diocèse de Lyon au Moyen-Age : les dépendances de lʼabbaye de Saint-Martin de Savigny, Album du Crocodile, Lyon , s.d.
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LAVIGNE-LOUIS Maryannik : Les croix du canton de lʼArbresle, Préinventaire des Monuments et Richesses artistiques, Lyon, 1994
LAVIGNE-LOUIS Maryannik : Savigny, Préinventaire des Monuments et Richesses artistiques, Lyon, 1994
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1.2 – Ouvrages non publiés
ASSOCIATION « LES AMIS DU MUSEE » : Savigny : A la découverte de quelques croix de chemins, brochure, s.d.
ASSOCIATION « LES AMIS DU MUSEE » : Savigny à la découverte de son patrimoine, brochure s.d.
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DELORME Marie-Noelle : Episode de la vie en lyonnais dʼaprès “la Chronique de Benoist Maillard, grand prieur de lʼabbaye de Savigny (1460-1560), Mémoire de maîtrise dʼhistoire, Université Lyon III, juin 1983.
DUCOTE J – MAGDINIER B. : Abbaye de Savigny, surveillance archéologique, S.R.A. Lyon 2000.
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FAVRE Emmanuelle - SALARDON Catherine, sous la direction de Juliette DUCOTE : Abbaye de Savigny, “cuvier” communal, étude archéologique, Lyon, 1999
FEUILLET Marie-Pierre : Note sur Saint-Pierre des Vignes à Savigny. S.R.A, 21/09/1994
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NT DU TERRITOIRE
nagement
ARCHIVES
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 120
GUILHOT Jean-Olivier : Recherches sur lʼévolution de la fonction résidentielle du donjon en Lyonnais, du XIIème siècle au XVème siècle
ROQUET-HOFFET Anouk : Inventaire des fragments sculptés de la collection Bonnepart-Besson (chapelle Saint-Léger à Savigny) et analyse des fragments à entrelacs, mémoire de maîtrise dʼhistoire de lʼart, 2 tomes, Université Lumière Lyon II, 1996.
REAL S. – BONZI P. : La chapelle Saint-Léger à Savigny, Université Lumière Lyon II, mémoire manuscrit, 1987.
RUBELLIN Michel : Lʼabbaye de Savigny au Moyen-Age : une grande puissance régionale ?, Texte de la conférence donnée à Savigny le 4 décembre 1999, publication dactylographiée, Association Les Amis du Musée.
2 – ARCHITECTURE REGIONALE
ANONYME : La ferme traditionnelle des Monts du Lyonnais, brochure dʼexposition.
GROUPE DE RECHERCHE SUR LʼARCHEOLOGIE, LʼHISTOIRE ET LE FOLKLORE DU PAYS LYONNAIS : Lʼarchitecture rurale en Pays Lyonnais, LʼAraire, Messimy-en-Lyonnais, bulletin périodique n°132, 2003
3 – CADRE GEOGRAPHIQUE et ECONOMIQUE
DELFOUR J ., DUFOUR E ., FEYBESSE J.L., JOHAN V., KERRIEN Y., LARDEAUX J.M., LEMIERE B., MOERDE R., TEGYEY M ., Carte géologique de la France au 1/5000. Tarare. Ministère de lʼIndustrie et de lʼAménagement du territoire. Bureau de Recherches Géologiques et Minières. Service Géologique national. B.R.G.M., Orléans, 1989.
Confluences et équilibre – Projet de territoire. Plaquette éditée par la COMMUNAUTE DE COMMUNES DU PAYS DE LʼARBRESLE – Janvier 2002
4 – DOCUMENTS DʼURBANISME-AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
COLLECTIF : Confluence et équilibre, Projet de territoire du Pays de lʼArbresle, Communauté de communes ;
GRANGE-CHAVANIS : Etude sur le quartier de lʼabbaye, mémoire dactylographié, archives de la mairie de Savigny
ROCHE Thierry : Aménagement de la façade du village, commune de Savigny, Atelier dʼarchitecture et dʼurbanisme. Tassin-la-demi-Lune, décembre 1997, archives de la mairie de Savigny.
WADIN Thierry : Projets dʼaménagement, étude D.D.E, Lyon, 2002, archives de la mairie de Savigny
5 – ICONOGRAPHIE – DOCUMENTS DʼARCHIVES
FORISSIER Pierre, ROSTAING-TAYARD André et Bernard : LʼArbresle et ses environs, Edition Sutton, Mémoire en Images, Grande-Bretagne, décembre 2000.Prémage Pas
Zone n° :
Type : 1
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
BOIS D'ARJOUX
6915-0000
District : Monts-du-Lyonnais
Communes : ANCY, SAINT-JULIEN-SUR-BIBOST, SAVIGNY
Typologie : forêt, bois
Surface (en ha) : 270
Altitude supérieure : 815
Altitude inférieure : 600
Intérêt: Le chêne sessile est omniprésent sur l'ensemble du bois d'Arjoux. Selon l'altitude, l'exposition et les choix sylvicoles, au moins trois types de formations sont observables : - Exposition sud/basse altitude : Chênaie-charmaie mélangée avec certaines espèces thermophiles comme Melittis melissophyllum et surtout Inula bifrons, espèce désormais légalement protégée sur toute la France par l'arrêté interministériel du 20 Janvier 1982. - Exposition sud/sommet: chênaie-sapinière. La juxtaposition de ces deux espèces est tout à fait originale. Les sapins, de très belle taille, dominent des chênes sessiles également de belle venue. La flore compagne est celle d'un Fagion : Asperula odorata, Lilium Martagon, Lamium galeobdolon, Sambucus racemosa, etc... les ronces sont extrêmement abondantes en sous-bois. - Exposition nord: chênaie-hêtraie mélangée. Le hêtre est traité en taillis buissonnant souvent accompagné de charme. Sur le plan phytosociologique, le premier type de formation se rapporte à une Fraxino carpinion acidophile, le second à un Fagion (pas vraiment typique en raison des espèces collinnéennes) et le troisième à un Fraxino carpinion frais. Cette zone compte quelques plantations de pins sylvestres. Signalons la présence d'une espèce végétale protégée : Inula bifrons.
: SN
PR nr PERRIN
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aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 121
la z.n.i.e.f.f http://www.environnement.gouv.fr/rhone-alpes/TT — 7 PAR ne
‘|
Emprise de l'abbaye
es Emprise des fossés
Emprise des édifices
disparus [_]
La Maisons des doyens
existants
der Maçonneries visibles
ET Maçonneries probables
Entrées dans l'abbaye
V [see | Sculptures en remploies
km
‘emprise des édifices disparus.
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 122
Plan de 1793, cadastre de 1829, cadastre actuel figurant lʼemprise des édifices disparus.lartin
-Martin
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 123
le patrimoine archéologique
“Le dégagement de maçonneries relativement bien
conservées fait prendre conscience de la réalité des
vestiges enfouis de lʼabbaye.
Les études archéologiques déjà engagées à Savigny
montre lʼintérêt exceptionnel du site”1.
1 - Lʼabbaye Saint-Martin
Depuis son démantèlement au XVIIIème siècle et
lʼérosion progressive des XIXème et XXème
siècles (démolitions, transformations), le site de
lʼabbaye sʼest délité au point de nʼêtre presque
plus perceptible. Il constitue, cependant, une
réserve archéologique dʼune très grande valeur,
qui doit faire lʼobjet dʼune protection et dʼune
réglementation particulières.
Lʼanalyse qui suit ne constitue pas une étude
archéologique, mais plutôt un essai de synthèse
des connaissances actuelles, faisant apparaître
certains tracés fondamentaux, certaines maçon-
neries témoignant de lʼabbaye. Le but est de
repérer les lieux particulièrement sensibles, et les
éléments qui perdurent encore en élévation.
Lʼétude du plan de 17932 , établi lors de la vente
des biens nationaux, forme la base des réflexions.
Le monastère et le village, tels quʼils sont alors
représentés, restent ancrés dans le tissu actuel.
Ainsi, bien après leur démolition, certaines
constructions sont conservées à lʼétat de traces
(parcellaires, vestiges) et pérennisées par la
sédimentation du site.
1.1 - Lʼabbatiale Saint-Martin
Le grand bâtiment, symbole de Savigny et de sa
grandeur passée, a aujourdʼhui presque tota-
lement disparu. Les archives et lʼiconographie
conservent quelques témoignages, enrichis par
les nombreux fragments de sculptures conservés
dans diverses collections ou remployés. Ils ont
permis aux historiens et chercheurs de repérer les
principales phases de son évolution et de
suggérer des restitutions.
Le projet de construction de lʼabbatiale serait dû à
lʼabbé Dalmace (1060-1083) mais la construction
semble plus tardive : en 1125, une bulle de
Calixte Ier encourage la venue de pèlerins pour la
fête de Saint-Martin (privilège généralement
accordé aux églises en chantier pour provoquer
des offrandes)3. Le chantier commence par le
choeur et continue avec la construction de la nef4
“Stoppés par la guerre entre lʼabbé Richard et
lʼEglise de Lyon à lʼextrême fin du XIIème siècle,
les travaux ne reprirent qu ʼavec Etienne de
Varenne (1275-1317) qui fit couvrir et daller
lʼédifice et mettre en place le jubé (...) François
dʼAlbon (1492-1520) fit ériger la flèche à la fin du
moyen-âge”5.
* Lʼavant nef
Vestiges conservés dans des habitations modernes
Cadastre actuel, section D1 parcelles 203 à 205, 206 (pour
partie), 1004 et passage de la Tour
Sur la parcelle 205, le mur ouest de la cave est
constitué dʼune maçonnerie de pierre de taille de
belle facture.
Ce mur, dʼenviron 6 m de long6 pour une épais-
seur de 1,70m7, pourrait correspondre à la face
interne de la façade de lʼavant nef. Dans un angle,
une base de colonne moulurée, engagée dans le
mur de grand appareil, est prise dans les
retombées dʼune voûte en berceau moderne. Le
sol actuel semble être rabaissé de 0,40m environ.
Dans la parcelle 206, la cave conserve les restes
dʼune construction, probablement une pile, prise
dans un mur récent. Elle est séparée du mur de
grand appareil dʼenviron 4 m8 . Le socle, constitué
dʼune dalle dʼenviron 1,86m de long, présente des
angles coupés. Sur ce socle subsistent une base
de colonne moulurée (vraisemblablement
différente de celle conservée dans la parcelle
précédente) et un tambour de colonne.
Lʼensemble a été partiellement bûché. On notera
certaines similitudes entre cette base et celle qui
est déposée à lʼentrée du musée.
Cave parcelle 205. Photo octobre 1999.aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 124
Plus à lʼest, à environ 4m, se retrouvent les restes
dʼune autre construction (pile ou contrefort). Cette
maçonnerie est constituée de dalles superposées
formant une structure échelonnée dont les angles
sont coupés. La plus grande dalle a une longueur
dʼenviron 1,56m. Des traces dʼarrachements
pourraient indiquer lʼexistence dʼun dallage et une
modification du niveau de sol, qui a été rabaissé.
Lʼensemble est adossé à un mur dʼenviron 1m
dʼépaisseur9. Il pourrait sʼagir de la façade de la
nef.
A lʼextérieur de lʼhabitation édifiée sur la parcelle
206 se trouve une colonne formée de plusieurs
tambours. Incorporée dans le même mur (récent)
que les constructions précédentes, elle se localise
vers la pile (ou contrefort) décrite précédemment.
En lʼabsence de relevé précis, il est impossible de
savoir si elle est liée aux constructions
conservées dans les caves (tambours dʼune pile)
ou si elle ne lʼest pas (colonne du portail de la nef
par exemple).
Nous retrouvons donc deux murs parallèles
séparés lʼun de lʼautre par des maçonneries
formant deux travées : en reportant les vestiges
sur le plan de 1793, on pourrait penser que le
vestibule était construit sur toute la largeur de la
nef.
* La nef
Cadastre actuel, section D1 parcelles 208 à 210, et, pour
partie : parcelles 206 et 207, le passage de la Tour et la rue de
lʼAbbaye.
Un mur, partiellement conservé en élévation,
pourrait correspondre au mur gouttereau nord. Sa
partie supérieure présente de nombreuses
reprises. Il est constitué de “pierres de grès
rougeâtre veiné, pouvant atteindre 0,40m de long
sur une hauteur uniforme de 0,20m. Le remplissa-
ge est fait dʼun blocage de petites pierres de
rivière de provenance locale”10 . Ce mur a une
épaisseur de 1,50m11. A son extrémité orientale,
des restes de maçonnerie sont assimilées à un
escalier et, à 2m, Mme Devos place un
contrefort12 .
En 2000, ont été repérés “un arc visible sur les
deux parements (et) une structure voûtée
perpendiculaire au mur nord. Seul le départ ouest
de cet ensemble reste en élévation (...) la voûte
est enduite (...) et suit un axe nord. Elle est
composée de petits blocs de calcaire blanc non
taillés et liés avec un mortier assez fin”13.
Le passage de la Tour recouvre le mur gouttereau
sud.
* Le chœur et le transept
Cadastre actuel, section D1, pour partie les parcelles 210,
214, 1488 et 1489, et la rue de lʼAbbaye.
En 2000, une opération de surveillance
archéologique a permis de diagnostiquer le
“potentiel des sous-sols”14. Différentes couches
stratigraphiques et quelques maçonneries ont pu
être observées. Les “structures maçonnées
dégagées (...) peuvent être mises en relation
(mais) ne peuvent pas (...) être datées ”15.
1.2 - Lʼéglise Notre-Dame-Sous-Terre
Cadastre actuel, section D1, pour partie les parcelles 214, 215
et 216.
“Une partie des fondations est encore visible dans
la cave dʼune maison construite sur le site mais
nʼa jamais été étudiée”16.
E. Favre et C. Salardon ont remarqué la présence
dʼune porte, aujourdʼhui obturée, dont on distingue
le piédroit à gauche de la porte du musée
lapidaire, elle était peut-être lʼaccès ancien de
cette église ”17.
Cave parcelle 206. Photo octobre 1999.
Vestige du mur gouttereau nord.main ».
aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 125
Des arrachements de murs, visibles sur la façade
orientale du cuvier, témoignent respectivement
des murs gouttereaux nord et Sud. Mme Devos
signale lʼexistence de deux photographies des
ruines de Notre-Dame, datées de 190218. Une
seule nous est connue : elle a été prise depuis le
Pré du Moine, en direction de la maison du doyen
de Taylan.
Photo ancienne du Doyenné de Taylan et de
lʼéglise Notre-Dame. Document fourni
par lʼassociation « Savigny patrimoine dʼhier et de demain ».
Lʼarc brisé partiellement visible sur la
photographie a été interprété par Mme Devos
comme étant la porte dʼentrée de lʼéglise Notre-
Dame. Cependant il est aussi possible dʼy voir un
arc de soutien du clocher disparu…
Le second cliché, qui ne nous est pas connu et
qui semble encore plus difficile à interpréter,
présenterait les ruines dʼune coupole sur trompes.
Un puits a été aménagé à lʼintérieur de lʼancienne
nef (parcelle 215).
1.3 - Les chapelles Saint-Léger, Saint-Jean et
Saint-Paul
Cadastre actuel, section D1, parcelle 1336
Plusieurs études ont été réalisées : les travaux de
Léon Galle, de Mme Devos ainsi que des
recherches universitaires en 1987, 1999 et 2003.
La chapelle Saint-Léger, unique sanctuaire de
lʼabbaye encore en élévation (voir catalogue du
patrimoine), est actuellement intégrée à une
maison dʼhabitation où elle sert de cave.
Extérieurement elle ne se discerne pratiquement
pas : elle est inscrite dans un petit volume, dont le
plan est pratiquement un carré de 5m de côté.
Ses angles sont pourvus de colonnes sur
lesquelles repose une voûte dʼarêtes.
Deux colonnes possèdent des chapiteaux
sculptés de motifs géométriques.
De nombreuses questions persistent sur sa
datation : elle semble avoir été liée à lʼéglise
Notre-Dame-Sous-Terre et son accès primitif nʼest
pas identifié.
Au-dessus de la chapelle Saint-Léger sont
conservés les vestiges dʼune seconde chapelle
dédiée à Saint-Jean et Saint-Paul. On devait y
accéder par le dortoir : une porte obstruée est
encore visible sur le mur sud du cuvier.
“Au-dessus du niveau actuel dʼhabitation qui
surmonte Saint-Léger, un troisième niveau (...)
révèle deux trompes dʼangle et des fenêtres en
plein cintre. (La chapelle) aurait été commandée
par lʼabbé Jean de Lutry (1326-1351).
Une statuette de moine, ainsi quʼune clé de voûte
ont été mises au jour en 1988 dans le mur nord
de la chapelle Saint-Jean et Saint-Paul”19.
Dessins Léon Galle (1903). A.D.R.111aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 126
1.4 - Le cloître
Lʼabbaye semble avoir été dotée dʼun vaste
cloître.
* Lʼaile est : la sacristie (aile du transept sud,
la salle du chapitre, le vestibule et le dortoir (à
lʼétage)
Cadastre actuel, section D1, parcelle 214 et pour partie rue de
lʼAbbaye.
Lʼélément majeur est lʼactuel cuvier (dénommé
vestibule sur le plan de 1793) (voir catalogue du
patrimoine : parcelle 214).
Une étude archéologique a été menée en 199920.
On retrouve dans le cuvier des arrachements de
voûtes ainsi que deux colonnes dʼangle à
tambours prises dans les retombées de la voûte
moderne. Une des colonnes conserve le départ
de branches dʼogives. Les trois soupiraux
correspondraient à trois anciennes portes, deux
accès ouvraient sur la salle capitulaire. Les
niveaux dʼorigine ont été modifiés : “la hauteur du
sol initial à lʼintrados de la voûte (était de) 4,70m
(...). En mesurant les arrachements des voûtes,
on estime lʼentraxe des colonnes à 5,00m (...).
Nous pourrions dater (…) le vestibule du XVème
siècle”21. Lʼétage supérieur, visible grâce à
différents trous de poutraison, doit correspondre à
une partie de lʼancien dortoir. “Au-dessus des
voûtes est installé un étage (...) la porte à
chanfreins (...) permettait peut-être lʼaccès à la
chapelle des Saint-Jean et Saint-Paul”22. Le mur
ouest du cuvier conserve deux portes murées non
datées : “on remarque (...) que les niveaux de
seuil ne coïncident pas avec celui de la porte à
chanfreins”23 .
Le dernier état correspond à lʼutilisation (du
parloir) en cuvier. Les voûtes, le mur oriental et le
dortoir sont supprimés. Les niveaux de sol sont
modifiés, une voûte en berceau est construite. La
façade orientale du cuvier est doublée par “des
arcades de soutènement”24 .
En 2000 une opération de surveillance
archéologique25 a permis de localiser des murs
liés à des bâtiments claustraux. La fouille a, entre
autre, révélé la présence de couches contenant
une forte concentration de tuiles et de charbons
de bois pouvant correspondre à des niveaux de
destruction.
Une colonne engagée, similaire à celles
retrouvées dans les sondages du cuvier, se
situerait à lʼextérieur de lʼangle nord-ouest du
bâtiment. Elle pourrait correspondre aux vestiges
du voûtement de lʼancienne salle capitulaire”26.
* ailes sud (le réfectoire) et ouest (la
communerie)
Cadastre actuel, section D1, parcelle 1338 , 1015 et pour
partie 201.
Des assises de pierre pourraient correspondre au
mur de fond de la galerie sud27.
Parcelle 201 : le mur de clôture du jardin situé à
lʼouest conserve des vestiges dʼune porte à arc
surbaissé chanfreiné dont seul le piédroit gauche
et le départ de quelques claveaux sont conservés.
Son seuil nʼest pas visible, elle ouvrait au sud. On
ne sait si elle était en relation avec le mur sud du
réfectoire ou avec un ancien accès au jardin.
Les deux portes du cuvier situées en hauteur sur
le mur ouest semblent indiquer que le réfectoire
possédait un étage dont la fonction reste
inconnue. Des maçonneries auraient été
rencontrées au sud de la parcelle 133828.
Le cuvier, E. Favre, C. Salardon. Etude 1999 S.R.A.
Parcelle 201, porte murée.’inhumation
aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 127
La Communerie (voir catalogue du patrimoine) est
lʼunique aile conservée : dʼabord propriété du
Doyen de Taylan, puis Communerie, lʼédifice est
actuellement divisé en trois lots.
* les galeries
Cadastre actuel, section D1, parcelles 211, 212 et pour partie
201 et 1016
On repère sur le site le mur de fond de la galerie
ouest du cloître « grâce à ses anciens corbeaux
qui recevaient les poutres muraillères de la
charpente du cloître. Leur sommet est situé à
2,10m du sol (...)”29. Ils sont au nombre de trois :
un sur la parcelle 201 et deux sur la parcelle
1016.
“La base du mur de fond de la galerie sud
apparaît sous un abri de jardin ; il est bâti en
moyen appareil de grès”30.
Le mur de clôture situé au sud du cloître vient
buter contre une porte condamnée du cuvier. La
clôture nʼa peut être aucun rapport avec le fond
de galerie sud.
Des éléments sculptés déposés dans la parcelle
1338 pourraient avoir appartenu au cloître :
claveaux en arkose et en pierre jaune, fragments
dʼencadrements et socle rectangulaire mouluré ....
1.5 - Les lieux dʼinhumation
* Lʼabbatiale Saint-Martin
Cadastre actuel, section D1, parcelles 203, 204, 205, 208,
209, 210, 214, 1004, 1488, 1489 et pour partie 260, 207 et rue
de lʼAbbaye.
Lʼabbatiale a vraisemblablement servi dʼinhu-
mation pour les dignitaires du chapitre. Les textes
conservent la mémoire dʼune de ces sépultures,
celle de lʼabbé Gausmar (953-984)31.
* Lʼéglise Notre-Dame-Sous-Terre
Cadastre actuel, section D1, parcelles 214 à 216.
Comme pour lʼabbatiale les documents dʼarchives
attestent la présence de sépultures dans lʼéglise
Notre-Dame : les plus anciennes remontent à la
fin du XIIIème siècle. Lʼédifice fut transformé “au
XVème siècle en chapelle funéraire pour la
sépulture des seigneurs laïcs qui désiraient être
enterrés dans le monastère”32.
* Les chapelles Saint-Léger, Saint-Jean et
Saint-Paul
Cadastre actuel, section D1, parcelle 1336.
La chapelle Saint-Léger serait le lieu dʼinhumation
des abbés Badin (937-957) et Ithier Ier (1018-
1054). Un sarcophage brisé en deux pouvant
dater du second quart du X ème siècle a été
découvert apparemment in situ en 1930. (Il est
actuellement conservé parcelle 215). Lʼabbé Jean
de Lutry (1326-1351) se serait fait inhumer dans
la chapelle Saint-Jean et Saint-Paul, bâtie sur la
chapelle Saint-Léger33 .
* Le cloître, salle du chapitre
Cadastre actuel, section D1, parcelles 211-212, 214 et pour
partie 201 et 1015.
Les sépultures de plusieurs abbés et seigneurs
sont connues par les textes à lʼintérieur du cloître.
La plus ancienne est celle de lʼabbé Dalmace
(1060-1082)34.
* Entre les deux églises
Cadastre actuel, section D1, parcelle 214 et pour partie rue de
lʼabbaye.
Un cimetière, localisé entre les deux églises, a été
identifié par la découverte, en janvier 1914 “dʼune
grande quantité de squelettes très rapprochés les
uns des autres et rangés symétriquement”35 .
Des traces plus ponctuelles ont également été
découvertes dans les parcelles 1488 (cuve de
sarcophage en pierre jaune), 1490 (ossements
humains)36 et 214 (ossements humains et
fauniques)37.
1.6 - Les maisons canoniales
Ce paragraphe concerne uniquement les maisons
canoniales disparues ou fortement remaniées :
celles qui subsistent en élévation font lʼobjet dʼune
fiche descriptive dans le catalogue du patrimoine
joint.
* La maison abbatiale
“Nouvellement construite par Guillaume dʼAlbon
au début du XVème siècle”38 la maison abbatiale
reste difficilement localisable. Elle a été
abandonnée, à partir du XVIème siècle au profit
du château de Sain Bel, transformé et utilisé pour
le logement des abbés. Mme Devos propose de la
situer sur lʼempla-cement dʼune construction
édifiée dans le prolongement du transept de
lʼabbatiale.
* La petite sacristie Notre-Dame
Cadastre actuel, section D1, parcelle 164
Mme Devos, qui considère cette maison comme
celle de lʼabbé, mentionne “quelques pierres
dʼappareil perpendiculaires à lʼaxe de lʼéglise”39. Il
sʼagit peut-être des pierres encore repérables
sous le perron de la maison cadastrée sous le‘édifice
st
aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 128
numéro 165.
Une photographie de la rue de lʼAbbaye, “prise au
début de ce siècle, laisse voir, outre les pierres
dʼappareil actuellement repérables, les parties
hautes dʼun mur en bâtière, appuyé contre un mur
plus élevé”40. Ce document ne nous est pas
connu.
Cette maison figurée sur plusieurs photographies
en vues lointaines41 semble avoir possédée un
mur pignon percé dʼune ouverture.
* La grande sacristie
Cadastre actuel, section D1, parcelle 207 et pour partie 206 et
208.
La conservation du mur gouttereau nord de
lʼabbatiale est probablement due à la permanence
des constructions sur lʼemplacement de
lʼancienne sacristie. Des vestiges significatifs
devraient se trouver au niveau des caves42.
* Les écuries de la Communerie
Cadastre actuel, section D1, parcelle 231 et actuelle place des
Moines.
Dʼanciennes cartes postales du village offrent des
vues éloignées de lʼédifice43.
* Le prieuré claustral
Cadastre actuel, section D1, parcelles 161, 1377, 1379, 1380
et pour partie parcelle 160 et rue de lʼAbbaye.
La façade nord (le rempart) constitue le principal
vestige du prieuré claustral.
Dans le mur de clôture de la parcelle 1377, un
renfoncement conserve les restes dʼune porte
murée dont subsistent les piédroits, constitués de
blocs dʼarkose. Blandine Guicherd associe cette
porte à la face interne dʼune structure
polygonale44 : lʼemplacement pourrait correspon-
dre à la petite tourelle représentée sur le plan de
1793 . L ʼ élargissement récent de la rue de
lʼAbbaye a eu pour conséquence la destruction
partielle du mur de clôture et dʼune partie des
vestiges.
* La maison du Chantre
Cadastre actuel, section D1, parcelle 1337
Aucun vestige nʼest actuellement repérable. On
notera la présence dʼun puits, non datable.
* Lʼinfirmerie
Cadastre actuel, section D1, pour partie parcelles 215, 226 et
1335.
Dans les garages construits sur la parcelle 1335
on reconnaît une porte chanfreinée.
”Les bâtiments actuels sont édifiés sur des
vestiges médiévaux. Une porte en plein cintre
dans le bas du mur occidental témoigne dʼun
exhaussement du sol extérieur dʼenviron
1,50m”45.
* Le Croisier
Cette construction, mentionnée en 1781, nʼest
actuellement pas localisable.
1.7 - Les lieux de refuge
Le monastère a servi de lieu de refuge aux
habitants “qui (y) avaient leur retraite dans le
temps des guerres (…), les retraites étant
appelées “cabanes”46.
Aucun élément ne permet de localiser ces
constructions, vraisemblablement édifiées en
matériaux précaires.
Bâtiments construits sur les ruines de la grande sacristiePEN
POSE
parcelle 198)
taire p 92
aide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 129
2 – les fortifications
2.1 - Le rempart
Cadastre actuel, section D1, parcelles 159, 160, 164, 171,
172, 177 à 179, 181, 183 à 186, 215, 216, 225, 226, 229, 1318
à 1320, 1377, 1379, 1380, 1484, 1486, 1490.
Deux secteurs sont particulièrement remar-
quables:
- un secteur au nord-ouest, où le mur est réutilisé
dans les maisons des doyens,
- un secteur sud-est, où il sert de soutènement à
des jardins (exception faite du doyenné de
Taylan).
Le rempart nous est parvenu dans un état de
conservation exceptionnel : son tracé nʼest
entamé que par deux brèches (une partie
démolie : place des Moines et un éboulement
récent : parcelle 225).
Son épaisseur maximale serait de 2,70m (relevé
dans lʼAumônerie) 47. La maison du doyen de
Taylan conserve le rempart sur environ 8m de
haut : “nous voyons un appareil composé de
pierres de petites dimensions et de forme
rectangulaire, formant une assise horizontale
correspondant aux appuis des fenêtres du grenier
: serait-ce le vestige du chemin de ronde ?”48.
Lʼenceinte conserve des archères canonnières :
cinq à lʼentrée du monastère, dans la maison du
Célerier (parcelle 199), et une dans la maison du
Grand Prieur (parcelle 229).
“La façade nord de lʼAumônerie possède une
fenêtre rectangulaire verticale ressemblant à un
meurtrière : la chambre de tir a disparu et il ne
demeure quʼune voûte en pierres jaunes”49. La
petite sacristie de Notre-Dame possède
également une canonnière50.
Des ouvertures ont été percées dans le rempart
pour lʼéclairage des maisons canoniales lorsque
celui-ci a perdu sa fonction militaire.
* Les tours
Cadastre actuel, section D1, parcelles 198 et 1486 et pour
partie 184 à 186, 217, 1058, 1315, 1318.
- La tour du Chamarier (parcelles 184 à 186).
Dʼaprès le récit de Benoit Mailliard, on peut
supposer que cette tour était plus haute que celle
de lʼHorloge et quʼelle servait de prison. Des
vestiges perdurent dans les constructions
actuelles : “un mur de 80 cm dʼépaisseur se
retrouve à chaque étage y compris dans la cave
(...) le grenier de ce bâtiment (...) conserve des
traces dʼarasement des murs dʼoù lʼhypothèse
que lʼélévation (...) était plus importante ; le mur
ouest de la cave (...) a une épaisseur de 3 m
minimale, passant sous le bâtiment voisin ; ce
mur est peut-être le témoignage (...) de solidité
des fondations pour une élévation importante
ainsi que pour une défense du site”51 .
- La tour de lʼHorloge (parcelle 198)
Rempart intégré aux maisons canoniales
Rempart modifié et utilisé comme mur de soutènement
Tour de lʼhorloge. Plan et coupe, préinventaire p 92aide de régis
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Comme la précédente, elle a pu être utilisée en
prison52. A lʼangle sud-ouest se remarque une
reprise de maçonnerie : peut-être la trace du mur
représenté en 1793, qui pourrait correspondre à
lʼemplacement dʼune ancienne porte.
Cette tour, relativement frêle, semble peu adaptée
à un rôle militaire important. Elle relevait sans
doute dʼune fonction plus symbolique. Lʼouverture,
située à environ 7m de haut devait être lʼaccès
dʼorigine. Le rez-de-chaussée était probablement
recouvert dʼune voûte en berceau, comme en
témoignent les arrachements visibles à lʼintérieur.
Elle devait sʼélever sur deux étages53.
- La tour de Lanay (parcelle 1486)
Elle sʼappuie sur la face extérieure de lʼenceinte.
“le rez-de-chaussée comporte une porte condam-
née sur la face nord mais cʼest en fait une
meurtrière reconvertie”54. Sa datation reste
imprécise : Blandine Guicherd propose de la dater
du XVIème siècle mais il possible également
quʼelle soit contemporaine de la tour du Colombier
au château de Sain Bel55 , donc de la seconde
moitié du XVème siècle). Une photographie du
début du siècle semble montrer que la tour a été
arasée au niveau des toitures voisines56.
- Sur la parcelle 217, à lʼentrée de la poterne, ont
été repérés les restes possibles dʼune fondation
de tour57.
- Parcelle 1058 : une tour aurait également existé
dans lʼangle nord-est58.
Les deux massifs de maçonnerie (parcelles 1315,
1318 et 1058) adossés au rempart ne
correspondent pas à des tours mais plus
probablement à des contreforts.
* Les accès au monastère : passages et portes
Cadastre actuel, section D1, parcelles 197 et 198 et pour
partie 160, 164, 184 à 186, 196, 216, 1056, 1379, 1484, la
place des Moines et partiellement la rue de lʼAbbaye.
La porte nord-est qui, au XVIIème siècle, ouvrait
sur lʼactuelle parcelle 1058 a disparu mais
lʼimpasse qui venait de la place de lʼabbaye,
correspond peut-être à lʼancien passage
(parcelles 1484, 164)59.
La tour de lʼHorloge conserve les traces dʼune
porte : la chicane, figurée en 1793, correspond à
peu près aux parcelles 196 et 197. Les vestiges
de la tour du Chamarier sont conservés dans les
parcelles 184 et 186.
La poterne conserve des traces dʼarrachement du
rempart. Les murs bordant le chemin qui traverse
les fossés sont marquées par de nombreuses
traces de reprises mais ils nʼont jusquʼà présent
pas fait lʼobjet dʼétude.
La place des Moines a été créée sur lʼemprise
dʼun ancien passage indiqué aux plans.
Sur la parcelle 178, le rempart est “percé par une
porte monumentale, dʼune épaisseur de 2m en
pierre de taille et couverte dʼune voûte bombée”60.
Tour de Lanay
La poterne?)
?)
?)
aide de régis
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2.2 - Les fossés
Cadastre actuel section D1
Le plan scénographique du XVIIème siècle atteste
lʼexistence de fossés à lʼaplomb des remparts.
Actuellement conservés sur une grande partie de
leur emprise, ils comptent parmi les vestiges les
plus monumentaux de lʼabbaye.
Leur étude est essentielle et indispensable pour
comprendre le ou les systèmes de défense
installés au cours des temps. De prime abord, ils
paraissent relativement homogènes, mais leur
contemporanéité nʼest pas établie. Leurs formes
actuelles sont probablement le produit de
plusieurs campagnes dʼaménagements ou de
réaménagements, liées à leur fonction militaire
mais aussi à leur utilisation après lʼabandon de
celle-ci. Une partie a été comblée, à une époque
indéterminée. Peut-être ont-ils été utilisés comme
viviers ou comme dépotoirs, ainsi que le suggè-
rent Emmanuelle Favre et Catherine Salardon61.
En lʼabsence dʼanalyses archéologiques, le mode
de fonctionnement et la chronologie de ces fossés
restent indéterminés. Leur nombre nʼest pas
établi, cependant trois reliefs semblent indiquer la
présence de trois fossés.
Leur remarquable état de conservation tient
vraisemblablement de la géographie et de la
topographie : le site sert naturellement de draina-
ge pour les eaux de ruissellement et lʼhumidité a
probablement découragé lʼextension du village
dans ces secteurs dont une partie, une prairie dite
le “Pré du Moine”, a profité au cours des siècles
dʼun statut particulier62. Lʼeau y est très présente :
“la nature en a formé un amphithéâtre parfait, sur
la partie supérieure il est aisé dʼy ramasser et
retenir les eaux qui sʼécoulent des sources
abondantes”63.
* le premier fossé ( ?)
Il existe deux voûtes recouvrant une citerne sous
la place du 11 Novembre. Les travaux de
transformation, effectués en 1954, ont partiel-
lement entamé les voûtes, mais elles existeraient
toujours64 .
Dʼaprès lʼépaisseur des fondations de la tour du
Chamarier, Blandine Guicherd suppose que le
fossé était en eau65, avant dʼêtre remblayé
“devant le mur est du doyenné de Taylan, une
montée de terre de 4,90m de large fait songer à
un remblai des fossés”66.
* le second fossé ( ?)
Le second fossé est toujours visible et la
présence dʼune mare (parcelle 1058) évoque celle
de lʼeau. Le bief a disparu mais son tracé se lit
encore dans le paysage urbain : lʼeau arrivait du
lieu-dit “la source de la Font Porée”, passait sous
lʼîlot délimité par la rue et le sentier du Ressy, par
la rue et la place de la République, et par la rue
Centrale (les parcelles 125 et 126 conservent
lʼempreinte du bief).
La présence dʼune pierre dʼévier dans le mur de
clôture, dʼune serve et dʼune pompe à eau dans la
parcelle 1453, rappelle que ce fossé était en eau.
* le troisième fossé ( ?)
Lʼimplantation, à cheval sur son tracé, de lʼéglise
et de la caserne des pompiers révèle le relief. Il se
présente comme un ensemble bien préservé,
malgré quelques aménagements récents,
notamment dans la parcelle 156667 .
En période de fortes précipitations plusieurs
sources gonflent le niveau des eaux. Il subsiste
(parcelle 88) une mare alimentée par un petit
cours dʼeau.
Parcelle 6, une retenue dʼeau alimente un ancien
lavoir-abreuvoir68.
Une plantation dʼarbres, arrachés depuis69,
soulignait le tracé de lʼeau.
“Le talweg naturel a été redessiné afin de former
un chenal alimentant une vaste réserve dʼeau.
Les déblais ont été rejetés sur les bords, formant
un bourrelet qui accentue la lisibilité de la
structure dans le paysage actuel. La création du
terrain de sports a fait disparaître la partie
méridionale de lʼaménagement et sa jonction avec
le Trésoncle, aussi est-on réduit à des
conjonctures sur sa fonction : serve, vivier, bief,
...”70.
Le “ Pré du Moine”JérvRl
ma pi - mer : nm
RENE "Th, CR | nd en ‘ p ES ÿe attenant À, ose À @ "NT CERN
T FE Y es ds ES
aide de régis
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3 - Les plans de restitution
* Le plan de Mme Devos
Les recherches de Mme Devos constituent les
premières études réalisées sur lʼarchitecture de
lʼabbaye71. Le plan quʼelle a publié en 1994,
propose une vue du monastère au XVème siècle,
restitué à partir de la documentation dʼarchives,
de lʼiconographie et de certains vestiges. Le fond
de plan est celui que Léon Galle a dessiné en
1903.
Cette première restitution met en place
lʼorganisation générale du site, indique les usages
et localise les différentes constructions. Elle reste
un document de référence, mais fait lʼobjet de
quelques critiques : “toutes les données textuelles
et iconographiques ont été reportées sur les
vestiges architecturaux sans précaution en ce qui
concerne les phases de chantier. Ainsi le plan
dressé regroupe un certain nombre dʼinformations
qui chronologiquement ne sont pas homo-
gènes”72.
Quelques anomalies ont été repérées :
- les vestiges de lʼabbatiale conservés dans les
caves nʼont pas été replacés au bon endroit.
- le plan utilisé, celui de Léon Galle, est lui-même
porteur dʼerreurs : le mur gouttereau sud de
lʼéglise Notre-Dame-Sous-terre nʼest probable-
ment pas indiqué à sa place.
* le plan de Jean-François Grange-Chavanis
M.Grange-Chavanis a proposé une nouvelle
interprétation, en repérant “ce qui subsiste avec
certitude (et) ce quʼil est probable de retrouver”73,
afin dʼimaginer à quoi pouvait ressembler le
monastère.
Lʼétude porte essentiellement sur le carré du
cloître. Une première observation du parcellaire
permet de repérer les traces des anciens
bâtiments. La restitution est reportée sur le
cadastre actuel et des comparaisons avec
dʼautres monastères, comme celui de Charlieu,
comblent les manques.
Des coupes et une perspective permettent de
restituer, pour la première fois, une élévation du
monastère.
* Le plan de Dominique Moiriat, Tomy Bourel
et Régis Delubac
En janvier 1998, il fut décidé, avec lʼassociation
des “Amis du Musée” de tenter une approche
volumétrique, en faisant une synthèse des travaux
disponibles et en essayant de rendre le site
compréhensible par tous. Des observations sur le
terrain et des contradictions ont confirmé la
nécessité des reprendre certaines données.
Grâce au découpage foncier post-révolutionnaire,
le parcellaire pérennise lʼorganisation monastique
Plan de restitution proposé par Mme Devos
Restitution proposé par M. Grange-Chavanisaide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 133
du XVIIIème siècle. Une première analyse a
consisté à rechercher ces traces puis à relever
certaines structures.
Le travail sʼest donc inscrit en continuité avec
celui de M. Grange-Chavanis.
Un plan du rez-de-chaussée a été proposé, les
maisons canoniales ayant été relevées dans une
étude universitaire74. Le dessin obtenu a ensuite
été utilisé pour illustrer lʼévolution du plan et les
différentes phases de construction, entre les
Xème et XVIIIème siècles (hypothèses dévelop-
pées dans lʼétude de Blandine Guicherd).
La réalisation dʼune maquette a permis de tester
une première hypothèse quant à lʼagencement
des volumes : relativement sommaire et inexacte,
elle est vite apparue comme un outil pédagogique
inattendu, aidant à la sensibilisation des
habitants75.
Restitution proposée par Dominique Moiriat, Tomy
Bourel et Régis Delubacaide de régis
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christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 134
4 - Les collections lapidaires
4.1 - La collection du musée
Le village possède une très riche collection de
sculptures, pour la plupart issues de lʼabbaye,
bien que dʼautres provenances soient possibles
(hôpital, églises paroissiales, bâtiments claus-
traux, etc...).
Au XIXème siècle, un agriculteur savignois,
Antoine Coquart, regroupe, au hasard des
démolitions, une première collection. Léguée en
1920 à lʼarchevêché de Lyon, elle est installée, en
1937, à lʼextérieur du “Chalet Montange”. Mal
surveillées et protégées, certaines pièces
disparaissent.
La collection est vendue au département puis à
lʼ”Union nationale des maisons familiales
dʼapprentissage rural”. Elle est inscrite sur
lʼInventaire Supplémentaire des Monuments
Historiques en 1959 et léguée, en 1965, à la
municipalité.
La dégradation des pièces, conservées en
extérieur, alerte quelques savignois : une asso-
ciation est fondée en 1975 et le musée, installé
dans le vestibule de lʼéglise Notre-Dame, voit le
jour en 1982.
Depuis cette date, la collection sʼest régulièrement
enrichie grâce aux découvertes fortuites et aux
donations de particuliers, soucieux de préserver
et de présenter dans le village les derniers
vestiges de la sculpture savignoise.
4.2 - Les blocs de remploi
De très nombreux habitants possèdent une
collection de sculptures. Certaines dʼentre elles,
révélées par le Préinventaire et observées à
lʼoccasion dʼétudes universitaires sont dʼune
qualité exceptionnelle, mais ne profitent dʼaucune
protection particulière.
A ces collections sʼajoutent les multiples
fragments réutilisés dans le bâti de la commune.
Ils sont de trois ordres :
- sculptures bien conservées, réutilisées dans un
but décoratif,
- fragments déposés aléatoirement dans les
maçonneries avec la volonté de présenter les
décors,
- éléments réutilisés comme simples matériaux de
construction sans volonté esthétique. Des
fragments, voire des pièces entières sont noyées
dans les maçonneries et, le plus souvent,
difficilement repérables.
Remploi dans une ferme au lieu-dit Lapalu, remploi
dans le village sentier de la Croix-Rousse section D1
parcelle 128, sculpture nouvellement déposée au
musée, sculpture présentée au musée.aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 135
5 - Les églises paroissiales
5.1 - Lʼéglise Saint-André
Cadastre actuel section D1, place de lʼéglise, pour partie route
de Saint-Romain et parcelle 84
La paroisse Saint-André sʼest développée aux
portes du monastère. Sa date de fondation nʼest
pas connue mais la plus ancienne mention date
de 119776. Restaurée au début du XVème siècle,
elle était décrite au XIXème siècle comme étant “à
nef unique lambrissée” et possédant ”un bénitier
remarquable par ses sculptures”77. Elle nous est
connue grâce à des descriptions et des clichés
photographiques. Une nouvelle église paroissiale
a été édifiée entre 1881 et 1886, la première étant
alors abattue”78.
Le cimetière se trouvait au chevet de lʼéglise :
désaffecté en 1831, il a été déblayé en 1847 et
transféré sur le site actuel79.
5.2 - Lʼéglise Saint-Pierre des Vignes
Cadastre actuel section D2, parcelles 1035, 1528, 299 ou
section D2 parcelles 533 à 537, 511, 496 et 1035
Saint-Pierre des Vignes était la seconde paroisse
de Savigny. La première mention apparaît en
1245/1246 : elle aurait été, à lʼorigine, une
paroisse rurale fondée par lʼabbaye (voire
antérieure80) avant dʼêtre progressivement
supplantée par la paroisse Saint-André81. Dans la
tradition orale, elle était dénommée“lʼéglise des
Pouilleux” par opposition à la paroisse Saint-
André, réservée aux notables82. Au cours du
XVIIème siècle son statut régresse et les textes
ne font plus référence quʼà une chapelle. Sa
localisation nʼest pas connue avec certitude.
Une croix est signalée en 1344 : la croix actuelle
(parcelle 1035), datée des XVIème et XIXème
siècles, pourrait en être une permanence ou
rappeler lʼemplacement du sanctuaire83.
A proximité de la croix (parcelle 1528), dans une
petite cabane, une niche en pierre de Glay abritait
une statue de Saint-Pierre.
En bois, elle est datée du XVIIème ou XVIIIème
siècle84 .
“Lʼanalyse du parcellaire et des textes a permis de
proposer de placer Saint-Pierre à lʼouest du
chemin des Morts (ou chemin de Saint-Pierre),
au-dessus de la ferme Deschamps”85 (parcelles
533 à 537).
Des sépultures ont été découvertes aux environs
de la ferme (parcelle 535)86. Elles correspondent
à lʼancien cimetière paroissial dont le souvenir
sʼest transmis dans la toponymie (chemin des
Morts).
Eglise Saint-Pierre vers 1826, gravure du peintre Baron.
Préinventaire p 132
Cabane édifiée au lieu-dit Saint-Pierre, niche contenant
une statue de Saint-Pierre (ou Saint-Paul) actuellement
déposée. Préinventaire p 151aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 136
6 - Repérage dʼéléments significatifs
dans le bourg
6.1 - Lʼancien hôpital
Cadastre actuel section D1, parcelles 148, 1450 à 1454
Mentionné dès le XIIIème siècle87, cet édifice
oublié a été récemment rappelé à la mémoire
collective par les travaux du préinventaire qui
suggère de le localiser à proximité de lʼancienne
paroissiale.
Le portail gothique, longtemps attribué à la
maison de lʼabbé88, en constituerait le principal
vestige. Construit en pierre blanche et jaune, il se
compose dʼun arc trilobé encadré par des arcs
brisés reposant sur des culots sculptés à figure
humaine et des colonnettes dont seuls subsistent
les chapiteaux.
Lʼédifice construit sur la parcelle 1451 pourrait
donc occuper lʼemplacement de lʼhôpital
médiéval.
6.2 - La maison romane
Cadastre actuel section D1, parcelles 19 et 20
Aucune construction civile de lʼépoque médiévale,
ou antérieure au XVème siècle, nʼest conservée à
Savigny. Les archives conservent néanmoins la
mémoire dʼune maison dite “dʼAntioche” en 1294,
qui serait située entre la rue Centrale et le sentier
du Gappas, sur lʼemplacement approximatif des
actuelles parcelles 19 et 2189.
6.3 - Lʼancienne école
Cadastre actuel section D1, place de la République
Les archives attestent lʼexistence dʼune école en
1647 . En 1744, elle se tenait dans une maison
louée90 dont lʼemplacement est connu par le plan
de 1793. Elle a été démolie en 1845.
6.4 - Un îlot ancien
Cadastre actuel section D1, parcelles 123 à 127, 138, 140 à
142, 1539, 1540
Lʼîlot bordé par les rues de la Paix, Pierre Bost, la
de la Poste et Centrale mérite une attention
particulière puisquʼil conserve plusieurs éléments
architecturaux anciens (fenêtres chanfreinées,
placards, ...) apparus en novembre 2002 à
lʼoccasion de la démolition de la maison à arcade
du XVIème siècle91.
Maison datée du XVIème siècle,
avant et pendant la démolition. Novembre 20024 420
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Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 137
Patrimoine archéologique, zones sensibles.
1 Ducôté J. et Magdinier B., S.R.A. : Abbaye de Savigny, surveillance archéologique, Lyon, 2000, p.15
2 Jubin A. : Savigny dʼhier et dʼaujourdʼhui, 1986, p. 11
3 Saint Martin de Savigny, mémoire dʼune abbaye disparue, Musée historique de Lyon, 1997, p. 30
7 - Conclusion
Le village de Savigny est né et sʼest construit sur
lʼancienne abbaye. Malgré la disparition des
édifices emblématiques, le monastère continue de
dicter, de modeler et dʼorienter le paysage. Le
bâti, les limites parcellaires, les espaces publics,
sont les héritiers dʼun long et riche passé. Cette
étroite imbrication entre un site archéologique et
un village constitue lʼune des composantes
essentielles de Savigny.
Une des problématiques urbaines du bourg
consiste à poursuivre cette relation vieille de
plusieurs siècles, afin de maintenir et enrichir la
singularité des espaces.aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 138
4 Devos D. : Lʼabbaye de Savigny : plan et architecture des édifices, 1994, p. 16 : “lʼépitaphe de lʼabbé Milon (1161-1172)
localisée par Benoit Mailliard au pied du mur de la grande église, fait penser que les premières travées de la nef étaient achevées à sa mort”.
5 Saint-Martin de Savigny, 1997, op. cit, pp. 31-32
6 Devos D. : 1994, op. cit. p. 22
7 Information orale recueillie auprès des habitants
8 Devos D. : 1994, op. cit. p. 22
9 Information orale recueillie auprès des habitants
10 Devos D. : 1994, op. cit. p. 20
11 Ibid.
12 Ibid. pp. 20-21
13 Ducôté J. et Magdinier B., 2000, op. cit. p.13
14 Ducôté J. et Magdinier B., 2000, op. cit. p.13
15 Ibid. p. 14
16 Saint Martin de Savigny, mémoire dʼune abbaye disparue,1997, op. cit. p. 32
17 Favre E. et Salardon C. : Abbaye de Savigny, “cuvier” commpunal, étude archéologique, Lyon 1999
18 Devos D. : 1994, op. cit. p. 28
19 Préinventaire, op. cit. p. 104
20 Favre E. et Salardon C. , 1999, op. cit.
21 ibid. pp. 13-14
22 Ibid., p. 14
23 Ibid
24 Ibid., p. 15
25 Ducôté J. et Magdinier B., 2000, op. cit.
26 Information orale receuillie auprès des habitants..
27 Favre E. et Salardon C. , 1999, op. cit. p. 7
28 Information orale non vérifiable
29 Favre E. et Salardon C. , 1999, op. cit. p. 7
30 Ibid.
31 Préinventaire, op. cit. p. 100
32 Devos D. : 1994, op. cit. p. 29
33 Préinventaire, op. cit. p. 104
34 Voir : Préinventaire, op. cit. p. 104 et 128, Guicherd B. : Etudes des maisons des officiers non-dignitaires de lʼancienne
abbaye de Savigny, 1997-1998, p. 6. 35
Préinventaire, op. cit. p. 107
36 Information orale de la propriétaire
37 Favre E. et Salardon C. , 1999, op. cit. pp. 15.
38 Préinventaire, op. cit. p. 109
39 Devos D. : 1994, op. cit. p. 23
40 Ibid., p. 24
41 Trois anciennes cartes postales transmises par lʼAssociation “Savigny, patrimoine dʼhier et de demain”
42 Préinventaire, op. cit. p. 128
43 Cartes postales communiquées par lʼAssociation “Savigny, patrimoine dʼhier et de demain”
44 Guicherd B., p. 65
45 Préinventaire, op. cit. p. 128
46 Ibid. p. 89 : « en contrepartie de ces retraites ils devaient participer financièrement à lʼentretien du « chasteau fortain et
murailles de lʼabbaye ». 47
Guicherd B. , 1997-1998, p. 8.
48 Ibid.
49 Ibid.
50 Préinventaire, op. cit., p. 88
51 Guicherd B. , 1997-1998, p. 27
52 Préinventaire, op. cit., pp. 94 et 275
53 Guicherd B. , 1997-1998, p. 7
54 Ibid. p. 55
55 Feuillet M.P. : information orale
56 Préinventaire, op. cit., p. 41.
57 Information orale.
58 Idem.
59 Préinventaire, op. cit., p. 128
60 Ibid., p. 116
61 Favre E. et Salardon C. , 1999, op. cit. p. 15
62 Jubin A. , op. cit. , p. 56 : “les habitant ont le droit dʼy faire paître leurs bestiaux depuis le 25 juin jusquʼau 25 mars et (...) entre
ces deux époques le pré leur est interdit et appartient alors en toute propriété à un habitant qui a enlevé la récolte pour le 24 juin” 63
Préinventaire, op. cit., p. 232
64 Préinventaire, op. cit., p. 42 (information orale retransmise)
65 Guicherd B. , 1997-1998, p. 27main”.
aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 139
66 Ibid. p. 7
67 Observations de terrain : le talweg est superficiellement comblé par des couches de gravats contenant des os usés.
68 Préinventaire, op. cit., p. 63
69 Ces arbres figurent sur dʼanciennes cartes postales conservées par lʼAssociation “Savigny, patrimoine dʼhier et de demain”.
70 Préinventaire, op. cit., p. 64
71 Devos D. , 1994, op. cit
72 Ducôté J. et Magdinier B., 2000, op. cit. p.8
73 Grange-Chavanis : Etude sur le quartier de lʼabbaye, 1987
74 Guicherd B. , 1997-1998, op. cit.
75 La maquette a été exposée avec des panneaux explicatifs lors de la conférence de M. Rubellin en décembre 1999.
76 Préinventaire, op. cit., p. 131
77 Ibid.
78 Jubin A., op. cit., p. 9
79 Préinventaire, op. cit., p. 74
80 Préinventaire, op. cit., p. 148
81 Ibid.
82 Ibid.
83 Feuillet M.P. : note sur Saint-Pierre des Vignes à Savigny, S.R.A., 21/09/1994.
84 Préinventaire, op. cit., p. 151. La statue a été déposée.
85 Ibid., p. 151
86 Ibid.
87 Préinventaire, op. cit., p. 131
88 Devos D., 1994, op. cit., p. 38
89 Préinventaire, op. cit., p. 44
90 Ibid., p. 67
91 Mur mitoyen, entre les parcelles 127 et 1540.aide de régis
Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y ( R h ô n e )
christine charbonnel, architecte, avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture page 140DEPARTEMENT
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christine charbonnel, architecte avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture
page 1
SOMMAIRE
1 ère partie : GENERALITES
1 - RAPPELS LEGISLATIFS page 3
1.1 - TRAVAUX SOUMIS A AUTORISATION page 3
1.2 - COMPOSITION DES DOSSIERS DE DEMANDE DʼAUTORISATION, DE DECLARATION DE TRAVAUX,
DE PERMIS DE CONSTRUIRE, DE PERMIS DE DEMOLIR, DE PERMIS DE LOTIR page 3
1.3 - LES EFFETS DE LA Z.P.P.A.U.P. SUR LES REGLEMENTATIONS EN VIGUEUR page 4
1.3.1 – Archéologie page 4
1.3.2 – Les monuments historiques page 4
1.3.3 – Les abords des monuments historiques page 5
1.3.4 – Les sites page 5
1.3.5 – Les documents dʼurbanisme page 5
1.3.6 – Le permis de démolir page 5
1.3.7 – Le camping et le stationnement des caravanes page 5
1.3.8 – La publicité extértieure et les enseignes page 6
1.4 - MODALITES DʼAPPLICATION DU REGLEMENT DE LA Z.P.P.A.U.P. page 6
2 - PRESENTATION DE LA Z.P.P.A.U.P. page 6
2.1 - LES LIMITES DE LA ZONE page 6
2.2 - LES ZONES DE LA Z.P.P.A.U.P page 6
2.2.1 – Les zones bâties page 6
2.2.2 – Les zones naturelles et paysagères page 7
2.2.3 – Les catégories dʼimmeubles page 8
2.2.4 – Le mobilier urbain page 9
2 ème partie : REGLEMENT DES ZONES BATIES
1 – GENERALITES page 11
1.1 - CONSTRUCTION ET UTILISATION DU SOL page 11
1.2 - IMPLANTATION PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES page 11
1.3 - IMPLANTATION PAR RAPPORT AUX LIMITES SEPARATIVES page 12
1.4 - HAUTEUR DES CONSTRUCTIONS page 12
1.5 - DESSERTE PAR LES RESEAUX page 12
2 - REGLEMENT RELATIF A LA RESTAURATION DES CONSTRUCTIONS ANCIENNES page 13
2.1 – FACADES page 13
2.1.0 – Généralités page 13
2.1.1 – Pierre de taille page 13
2.1.2 – Maçonneries de moellons page 13
2.1.3 – Parements des maçonneries de moellons page 13
2.1.4 – Ouvertures et percements de baies page 15
2.1.5 – Menuiseries page 15
2.2 – TOITURE page 16
2.2.1 – Formes et matériaux page 16
2.2.2 – Zinguerie page 17
2.2.3 – Souches de cheminées – Conduits page 17
2.2.4 – Ouvertures et superstructures page 17
2.2.5 – Toitures terrasses page 17
2.3 – SERRURERIE FERRONNERIE page 17
2.4 – ELEMENTS RAPPORTES page 18Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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page 2
2.5 – DEVANTURES ET ENSEIGNES COMMERCIALES page 18
2.5.1 – Généralités page 18
2.5.2 – Devantures page 18
2.5.3 – Enseignes page 19
3 - REGLEMENT RELATIF AUX CONSTRUCTIONS NEUVES, A LʼENTRETIEN ET A LʼEXTENSION DES
CONSTRUCTIONS RECENTES (DEPUIS 1950) page 21
3.0 – GENERALITES page 21
3.1 – IMPLANTATIONPAR RAPPORT AURELIEF page 21
3.2 – FACADES page 21
3.2.1 – Dessin des façades page 21
3.2.2 – Matériaux – couleurs page 21
3.2.3 – Ouvertures et percements de baies page 22
3.2.4 - Menuiseries page 22
3.3 – TOITURE page 23
3.3.1 – Formes et matériaux page 23
3.3.2 – Zinguerie page 24
3.3.3 – Souches de cheminées - Conduits page 24
3.3.4 – Ouvertures et superstructures page 24
3.4– SERRURERIE FERRONNERIE page 24
3.5 – ELEMENTS RAPPORTES page 24
3.6 – DEVANTURES ET ENSEIGNES COMMERCIALES page 25
3.6.1 – Généralités page 25
3.6.2 – Devantures page 25
3.6.3 – Enseignes page 25
4 – REGLEMENT RELATIF AUX ESPACES LIBRES DES ZONES BATIES page 26
4.1 – ESPACES LIBRES PUBLICS page 26
4.1.1 – Matériaux et mise en oeuvre page 26
4.1.2 – Eclairage et mobilier page 26
4.1.3 – Fleurissement et plantations page 26
4.2 - ESPACES LIBRES PRIVES page 26
4.3 – DISPOSITIONS RELATIVES AUX CLOTURES page 27
4.4 – DISPOSITIONS RELATIVES AUX PISCINES page 27
3ème partie : REGLEMENT DES ZONES NATURELLES ET PAYSAGERES
ZONE ZA 1 : JARDINS, VERGERS ET PRAIRIES EN LIMITE DES ZONES BATIES page 29 1.1 –DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONSTRUCTIONS EXISTANTES page 29
1.2 –DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONSTRUCTIONS NEUVES page 29
1.3 –DISPOSITIONS RELATIVES AUX AMENAGEMENTS page 30
1.4 –DISPOSITIONS RELATIVES AUX PALANTATIONS page 30
ZONE ZA 2 : ZONE AGRICOLE page 31
1.1 – DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONSTRUCTIONS EXISTANTES page 31
1.2 –DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONSTRUCTIONS NEUVES page 31
1.3 – DISPOSITIONS RELATIVES AUX BATIMENTS AGRICOLES page 31
1.4 –DISPOSITIONS RELATIVES AUX AMENAGEMENTS page 32
1.5 –DISPOSITIONS RELATIVES AUX PALANTATIONS page 33
GLOSSAIRE page 35Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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1ère Partie : GENERALITES
1 - RAPPELS LEGISLATIFS
Les zones de protection du patrimoine architectural et urbain (Z.P.P.A.U.) ont été instituées dans le cadre de la
loi du 7 janvier 1983 (articles 70 à 72), relative à la répartition des compétences entre les communes, les
départements, les régions et lʼEtat. Elles ont été complétées par la loi du 8 janvier 1993 sur la protection et la
mise en valeur des paysages, qui leur a ajouté la dimension paysagère (Z.P.P.A.U.P).
Les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager sʼinscrivent dans les politiques
nationales relatives au développement et à lʼaménagement durable de lʼespace (loi dʼorientation du 25 juin
1999 pour lʼaménagement et le développement durable du territoire, loi du 25 juillet 1999 relative au
renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale, loi du 13 décembre 2000 relative à la
solidarité et au renouvellement urbain, décret du 9 juillet 2001 modifiant certaines dispositions du code rural
relatives à lʼaménagement foncier rural, ordonnance du 20 février 2004, relative à la partie législative du code du
patrimoine).
1.1- TRAVAUX SOUMIS A AUTORISATION
article L 642-3 du code du patrimoine
En application de lʼarticle 71 de la loi du 7 janvier 1983, les modifications de lʼaspect des immeubles compris dans la Z.P.P.A.U.P. sont soumises à autorisation spéciale accordée par lʼautorité compétente en matière dʼurbanisme (maire, préfet, selon le cas ...), après avis conforme de lʼArchitecte des Bâtiments de France. Cette disposition sʼapplique aux travaux de construction, dʼinstallations et travaux divers, à la démolition totale ou partielle et aux transformations de lʼaspect des immeubles bâtis, mais également aux modifications de lʼaspect des espaces extérieurs privés ou de lʼespace public telles que :
* déboisement
* travaux de voirie, parkings
* aménagements paysagers,
* réseaux aériens,
* implantation de mobilier urbain,
* transformateurs, petits ouvrages techniques
Cette autorisation est délivrée :
* soit dans le cadre des procédures dʼautorisation dʼoccupation du sol régies par le code de lʼurbanisme (permis de construire, déclaration de travaux, autorisation dʼinstallation et travaux divers, permis de démolir, permis de lotir, déboisement ...),
* soit sʼil sʼagit de travaux non soumis au code de lʼurbanisme, après demande dʼautorisation déposée en mairie.
1.2 - COMPOSITION DES DOSSIERS DE DEMANDE DʼAUTORISATION, DE DECLARATION DE TRAVAUX, DE PERMIS DE CONSTRUIRE, DE PERMIS DE DEMOLIR, DE PERMIS D E LOTIR
A lʼintérieur de la Z.P.P.A.U.P. les dossiers de demande dʼautorisation, de déclaration de travaux, de permis de construire, de permis de démolir, de permis de lotir, doivent comporter notamment les pièces graphiques et photographiques visées par la loi du 8 janvier 1993 sur la protection et la mise en valeur des paysages et son décret dʼapplication du 18 mai 1994 (“permis paysager”).
Pour les travaux non soumis à autorisation au titre du code de lʼurbanisme (les paraboles et antennes, climatiseurs, chaudières à ventouses, ascenseurs, conduits de fumée, auvent, rideaux métalliques, ...), le dossier de demande dʼautorisation spéciale nʼest pas subordonné à une composition fixe. Il doit être accompagné des pièces permettant à lʼArchitecte des Bâtiments de France dʼapprécier la nature et lʼimportance des travaux projetés, et être adressé (de préférence en double exemplaire) à la mairie.‘URBANISME
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1.3 - LES EFFETS DE LA Z.P.P.A.U.P. SUR LES REGLEMENTATIONS EN VIGUEUR
1.3.1 – ARCHEOLOGIE
code du patrimoine, articles L.510-1 à L.544-13
1.3.1.1 - FOUILLES
En application de la loi du 27 septembre 1941, reprise à lʼarticle L.531-1 du code du patrimoine, nul ne peut effectuer des fouilles ou sondages à effet de recherche de monuments ou objets pouvant intéresser la préhistoire, lʼhistoire, lʼart ou lʼarchéologie, sans en avoir au préalable obtenu lʼautorisation : la demande dʼautorisation doit être adressée au ministère chargé des affaires culturelles.
1.3.1.2 – DECOUVERTES FORTUITES
Lorsque, par suite de travaux ou dʼun fait quelconque, des monuments, des ruines, substructions, mosaïques, éléments de canalisation antique, vestiges dʼhabitations ou de sépultures anciennes, des inscriptions ou généralement tous objets pouvant intéresser la préhistoire, lʼhistoire, lʼart, lʼarchéologie ou la numismatique, sont mis au jour, lʼinventeur de ces vestiges ou objets et le propriétaire de lʼimmeuble où ils ont été découverts sont tenus dʼen faire la déclaration immédiate au maire de la commune, qui doit la transmettre sans délai au Préfet. Le propriétaire de lʼimmeuble est responsable de la conservation provisoire des vestiges de caractère immobilier découverts sur son terrain. Le dépositaire des objets assume à leur égard la même responsabilité (articles L.531-14 à L.531-16 du code du patrimoine).
1.3.1.3 – PRESCRIPTIONS DʼARCHEOLOGIE PREVENTIVE
articles L. 521-1 à L.524-16 du Code du Patrimoine
arrêté de zonage de saisine élaboré en application de lʼarticle L522-5 du Code du Patrimoine articles 5,6 et 7 du décret n°2004-490 du 3 juin 2004 relatif aux procédures administratives et financières en matière dʼarchéologie préventive.
Les opérations dʼaménagement, de construction dʼouvrages ou de travaux qui, en raison de leur localisation, de leur nature ou de leur importance, affectent ou sont susceptibles dʼaffecter des éléments de patrimoine archéologique situés dans le péripètre des zones de saisine archéologique, ne peuvent être entreprises quʼaprès accomplissement des mesures de détection et, le cas échéant, de conservation ou de sauvegarde définies par une étude scientifique préalable. Ces mesures sont prescrites par le service régional de lʼarchéologie (Direction Régionale des Affaires Culturelles (D.R.A.C) Le Grenier dʼAbondance, 6 quai Saint- Vincent, 69283 – Lyon cedex 01) auquel doivent être communiqués les dossiers relatifs à ces opérations, constructions ou travaux.
Lorsquʼil dispose dʼinformations lui indiquant quʼun projet qui ne lui est pas transmis en application de lʼarrêté de zonage archéologique est néammoins susceptible dʼaffecter des éléments du patrimoine archéologique, le préfet de région peut demander au maire de lui communiquer au cours de lʼinstruction, selon le cas, le dossier de demande dʼautorisation dʼurbanisme correspondant. De même, les autorités compétentes pour autoriser les aménagements peuvent décider de saisir le préfet de région en se fondant sur les éléments de localisation du patrimoine archéologique dont elles ont connaissance.
1.3.1.4 – PRESCRIPTIONS DʼURBANISME
Lʼautorité compétente pour délivrer des autorisations dʼurbanisme peut refuser, ou assortir de prescriptions spéciales, un permis de construire ou une demande dʼautorisation et travaux divers, si le projet est de nature, par sa localisation, à compromettre la conservation ou la mise en valeur dʼun site ou de vestiges archéologiques (art. R 111-3-2 et R 442-6 du code de lʼurbanisme).
1.3.2 – LES MONUMENTS HISTORIQUES
articles L.611-1 à L.621-34 du code du patrimoine
La création dʼune zone de protection est sans incidence sur les immeubles inscrits ou classés parmi les monuments historiques dont le régime propre nʼest pas affecté par la création de la zone. Les règles de protection édictées par la loi du 31 décembre 1913 et ses textes dʼapplication continuent de sʼappliquer, de même que les modalités particulières concernant les travaux sur ces immeubles.ÎE
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1.3.3 – LES ABORDS DES MONUMENTS HISTORIQUES
article 642-5 du code du patrimoine
Les monuments historiques compris dans le périmètre de la zone nʼengendrent plus de protection autonome de leurs abords , que le périmètre des 500 mètres soit totalement inclus dans la zone ou quʼil soit partiellement exclu, que ce périmètre affecte la seule commune concernée par la Z.P.P.A.U.P. ou la commune voisine. De même, les rayons dʼabords des monuments eux-mêmes situés en dehors de la Z.P.P.A.U.P. cessent, à lʼintérieur de cette dernière, de produire leurs effets.
Lʼabsence de servitude dʼabords sʼapplique de la même façon aux monuments venant à être inscrits ou classés après la création de la zone de protection.
Dans tous les cas, il sʼagit, nʼon pas dʼune suppression mais dʼune suspension de la servitude : la suppression dʼune Z.P.P.A.U.P. a pour effet de restituer autour des monuments historiques la protection de leurs abords, définie par le code du Patrimoine . Il en est de même si la révision du périmètre dʼune zone de protection fait sortir un monument historique qui sʼy trouvait précédemment et que son rayon de protection nʼinterfère plus avec la nouvelle zone. Sʼil y a interférence, la partie du rayon inclusedans la zone est régie par les dispositions de celle-ci, comme il est précisé plus haut.
1.3.4 - LES SITES
article 642-5 du code du patrimoine
Les effets dʼun site inscrit en application de lʼarticle 4 de la loi du 2 mai 1930, reprise par le code de lʼenvironnement, sont suspendus dans la zone de protection dont le périmètre englobe celui du site, mais perdurent dans les zones non couvertes par la Z.P.P.A.U.P.. Lʼexistence dʼune Z.P.P.A.U.P. ne fait pas obstacle à lʼinscription de nouveaux sites correspondant à des unités paysagères englobant lʼensemble architectural géré par la zone : cʼest notamment le cas de villages situésétalement dans un site inscrit étendu. Il va de soi que lʼinscription de tout ou partie dʼun site de petite étendue dans une commune où est étudiée une Z.P.P.A.U.P. est à éviter : lʼensemble architectural doit être étudié avec son paysage, si besoin en est, et une seule règle de protection édictée et applicable.
Les sites classés qui se trouvent situés à lʼintérieur dʼune Z.P.P.A.U.P. ne sont modifiés ni dans leur périmètre ni dans leur régime dʼautorisation propre, délivrée au niveau du ministre. Les prescriptions de la zone peuvent, le cas échéant, préciser les conditions dʼentretien - notamment pour les parcs, jardins et espaces verts - ainsi que leur évolution ou mise en valeur souhaitables : le ministre chargé des sites délivre alors son autorisation en prenant en compte ces éléments de réflexion.
1.3.5 – LES DOCUMENTS DʼURBANISME
article L126-1 du code de lʼurbanisme
La Z.P.P.A.U.P est une servitude dʼutilité publique, elle doit à ce titre être annexée au plan local dʼurbanisme (P.L.U.) anciennement plan dʼoccupation des sols (P.O.S.).
En cas dʼincohérence entre la Z.P.P.AU.P. et les documents dʼurbanisme, le règlement le plus restrictif sʼimpose.
1.3.6 – LE PERMIS DE DEMOLIR
article L430-1 g du code de lʼurbanisme
La création de la Z.P.P.A.U.P entraine lʼextension du champ dʼapplication du permis de démolir. En effet, conformément à lʼarticle L 430-1 g du code de lʼurbanisme, cette autorisation est exigée dans les zones de protection, à lʼexception des cas prévus à l'article L 430-3 de ce code.
1.3.7 – LE CAMPING ET LE STATIONNEMENT DES CARAVANES article R443-9 du code de lʼurbanisme
Le camping et le stationnement des caravanes sont interdits dans les zones de protection, sous réserve des possibilités de dérogation qui peuvent être accordées par lʼautorité compétente pour statuer après avis de lʼArchitecte des Bâtiments de France, conformément à lʼarticle R 443-9 du code de lʼurbanisme (par définition, ces dérogations ne peuvent avoir quʼun caractère exceptionnel et motivé).Z
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1.3.8 – LA PUBLICITE EXTERIEURE ET LES ENSEIGNES
articles L.581-8 et suivants du code de lʼenvironnement
Toute publicité (et préenseigne) est interdite dans les Z.P.P.A.U.P, sauf institution dʼune zone de publicité restreinte.
Dans la Z.P.P.AU.P., les enseignes sont soumises à autorisation du maire après avis de lʼArchitecte des Bâtiments de France, conformément à lʼarticle 17 de la loi n° 79-1150 du 29 décembre1979 et aux articles 8, 9,10,11,12 et 13 du décret n°82-211 du 24 février 1982, portant règlement national des enseignes.
1.4 - LES MODALITES DʼAPPLICATION DU REGLEMENT DE LA Z . P . P . A . U . P.
En application de lʼarticle R 111.21 du Code de lʼurbanisme, lʼArchitecte des Bâtiments de France interprète les dispositions du règlement pour toute adaptation architecturale, urbaine et paysagère.
article R111.21 : “Le permis de construire peut être refusé ou nʼêtre accordé que sous réserve de lʼobservation de
prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou lʼaspect extérieur des
bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à lʼintérêt des lieux
avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi quʼà la conservation des perspectives monumentales”.
2 - PRESENTATION DE LA Z.P.P.A.U.P.
2.1 - LES LIMITES DE LA Z O N E
Les limites de la Z.P.P.A.U.P. sont fixées autour du bourg et du hameau de Taylan, de manière à intégrer le bâti traditionnel, sa périphérie et les terrains agricoles participant à la mise en valeur du paysage englobé dans les cônes de vue principaux.
2.2 - LES ZONES DE LA Z .P . P . A . U . P
La zone de protection qui se développe autour du bourg est divisée en trois zones bâties et deux zones naturelles et paysagères :
2.2.1 – LES ZONES BATIES
* La zone ZU1, correspond à lʼemprise de lʼabbaye médiévale telle quʼon la connaît à ce jour. Limitée par le tracé du rempart, elle renferme un grand nombre de constructions héritées du moyen-âge, plus ou moins bien conservées et mises en valeur.
Ces édifices, tout comme le sous-sol, constituent une réserve archéologique dʼun intérêt historique et scientifique remarquable.
Lʼambiance actuelle souffre de lʼaspect de certaines constructions récentes, construites ou modifiées sans respect du caractère du lieu. Il en est de même pour le traitement des espaces publics.
Lʼobjectif du présent règlement est de mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la conservation du caractère patrimonial du bâti et du sous-sol et à sa mise en valeur :
* Toute construction nouvelle est interdite, hors équipements publics, installations et ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics, qui sont soumis à autorisation, après avis conforme de lʼArchitecte des Bâtiments de France.
* Lʼaménagement des secteurs les plus sensibles (emprise des églises, du cimetière, du jardin et des bâtiments du cloître) devra faire lʼobjet dʼune étude et dʼun projet global.nt
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* La zone ZU2 est constituée par le village formé à partir et autour de lʼabbaye.
Le tissu comprend principalement des maisons de bourg dʼépoque classique, resserrées le long des voies, et des constructions plus volumineuses (maisons de maître, fermes, édifices publics) édifiées en périphérie dans de vastes jardins.
Un grand nombre de ces édifices présentent, soit dans leur ensemble, soit par des détails, un caractère patrimonial remarquable qui contribue à lʼidentité urbaine du secteur.
Le but de la Z.P.P.A.U.P. est de maintenir le caractère historique de cette zone en protégeant la cohérence dʼensemble, en conservant les immeubles anciens, en mettant en valeur le patrimoine et en favorisant lʼexpression dʼune architecture contemporaine, en dialogue avec lʼexistant.
* La zone ZU3 correspond à des secteurs périphériques du village qui constituent une réserve foncière destinée à une urbanisation de transition entre le site du village traditionnel et les zones dʼhabitat pavillonnaire. Ces terrains sont, par ailleurs, inclus à lʼintérieur des cônes de vue principaux : leur urbanisation devra être réalisée en tenant compte des qualités paysagères des sites .
Le règlement de la Z.P.P.A.U.P se donne ainsi pour mission :
- de permettre le développement du village sur des zones propices à lʼurbanisation. La construction de petits collectifs sera encouragée sur les secteurs les plus proches du centre ancien, en tenant compte du relief. - de préserver les qualités paysagères de ces zones et de renforcer la qualité des entrées de bourg par un contrôle de lʼimpact visuel des constructions, notamment en ce qui concerne lʼimplantation (limitation des terrassements ), le volume et lʼaspect général (matériau et couleur des façades et couvertures, …) Le sous-secteur ZU3* forme un ensemble pavillonnaire construit à partir des années 1970, en co-visibilité avec le village ancien et le quartier de lʼabbaye : lʼobjectif du règlement est de favoriser une harmonisation des matériaux, couleurs et végétaux.
2.2.2 – LES ZONES NATURELLES ET PAYSAGERES
Deux zones naturelles et paysagères sont régies par le présent réglement :
La Zone ZA1 regroupe des terrains localisés en périphérie immédiate du village et du hameau de Taylan. Leur caractère agricole et paysager souligne et met en valeur la silhouette et lʼarchitecture des zones construites. Le règlement de la Z.P.P.A.U.P. a pour but de préserver et de conforter ces caractères, en permettant de maîtriser lʼurbanisation à proximité des constructions existantes et en préconisant les moyens de conserver et de mettre en valeur les éléments constitutifs du paysage (clôtures, plantations, …).
Deux secteurs à fort potentiel archéologique sont intégrés dans la zone ZA1 : - le pré du Maine, qui conserve les traces, bien visibles, des anciens fossés de lʼabbaye : lʼobjectif du règlement de la Z.P.P.A.U.P est de protéger et de favoriser la mise en valeur des ces tracés (voir plan du patrimoine) - un ensemble de terrains, situés sur la colline Saint-Pierre, dont certains correspondent à lʼemplacement présumé de lʼéglise disparue.
Un sous-secteur noté ZA1* correspond à lʼemplacement actuel des équipements sportifs et dʼassainissement de la commune. Il est conservé comme tel et pourra faire lʼobjet de nouveaux programmes.
* La Zone ZA2 couvre deux secteurs :
1 - les secteurs périphériques du bourg qui couvrent un territoire varié incluant des paysages de versants, de vallonnements bocagers et de pentes, dʼune qualité paysagère remarquable. Ce territoire est clairsemé de petits écarts ou de corps de ferme parfaitement intégrés au site et, généralement, dʼune qualité architecturale bien conservée.
2 - le village de Taylan où le règlement permet la protection du bâti existant et des extensions limitées.
Ces deux zones, qui servent dʼécrin au bâti du bourg et du hameau, et mettent en valeur leur vocation agricole, doivent être préservées :
* en maintenant leur caractère agricole et paysager
* en protégeant la cohérence dʼensemble et la variété des différentes entités.restauration : on se reportera, dans
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2.2.3 – LES CATEGORIES DʼIMMEUBLES
Le bourg de Savigny est constitué dʼun patrimoine varié, regroupant six catégories dʼimmeubles, auxquelles correspondent des règlementations différentes dictées par leur situation dans les différentes zones.
1 - Les immeubles “remarquables”, protégés au titre de la Z.P.P.A.U.P.
figurés en gris foncé sur le plan de protection du patrimoine
Leur statut est régi par la loi 83-7 du 7 janvier 1983 et le règlement. Ils correspondent aux catégories suivantes : - architecture exceptionnelle (abbaye, église, rempart, ... )
- architectures de village (maisons de bourg, fermes, maisons de type beaujolais, immeubles de rapport, ...) isolées ou formant séquences (alignements)
La démolition, lʼenlèvement, lʼaltération, la surélévation de ces immeubles ou parties dʼimmeubles sont interdits sinon dans le cas dʼune restauration, dʼune restitution de lʼarchitecture originelle et dʼune mise en valeur du bâtiment, conformément aux dispositions du règlement.
La conservation maximale des éléments anciens en état sera recherchée. A cette fin, des fiches descriptives sont jointes dans le Catalogue du patrimoine, annexé au dossier de Z.P.P.A.U.P. Toute nouvelle découverte, pendant la phase de travaux, devra être signalée et traitée dans le cadre du parti de restauration.
Les extensions rendues nécessaires par lʼusage seront étudiées avec soin, les projets feront lʼobjet dʼune recherche dʼintégration après concertation avec le Service Départemental de lʼArchitecture et du Patrimoine.
2 - Les immeubles “dʼaccompagnement” pouvant être maintenus ou exceptionnellement démolis figurés en gris clair sur le plan de protection du patrimoine
Cette catégorie regroupe deux types dʼédifices :
* les immeubles présentant des qualités architecturales moins caractéristiques que les précédents, ou les immeubles dont les qualités particulières ont été partiellement effacées (restaurations lourdes, perte de lʼidentité, ...)
* les immeubles inscrits dans des ensembles (ilôts, alignements) homogènes et participant à la qualité architecturale de ces ensembles.
1 - Ces constructions pourront faire lʼobjet de travaux de rénovation et de restauration : on se reportera, dans ce cas, aux règlements proposés pour les immeubles à protéger.
2 - La démolition de tout ou partie de ces constructions sera exceptionnellement autorisée si elle est justifiée par une expertise technique attestant son très mauvais état sanitaire ou par un projet dʼaménagement.
La constructibilité est celle du bâti existant, mais des implantations ou des hauteurs différentes pourront être imposées, si lʼarchitecture de lʼimmeuble, le cadre urbain, paysager ou archéologique lʼimposent. Les travaux seront soumis aux dispositions qui sʼappliquent aux immeubles protégés ou aux constructions neuves, selon le choix de lʼarchitecture, la position de lʼédifice et la prescription de lʼArchitecte des Bâtiments de France.
Pour certaines constructions, hors gabarit ou dʼune architecture sans rapport avec le site, il pourra être demandé de corriger certaines erreurs, par exemple :
* dans la volumétrie : arasement ou surélévation,
* dans le dessin des façades : effacement ou suppression des retraits, des encorbellements, balcons ... * dans le dessin des ouvertures : fenêtres modernes carrées ou horizontales, encadrements ...
De nombreuses façades dʼimmeubles conservent dans leurs façades des éléments architecturaux de qualité (pierres de taille, remplois, menuiseries, ferronneries, etc...) et, notamment, des décors de façades e n badigeon, qui doivent impérativement être conservés et restaurés. Ces éléments, repérables depuis les espaces publics, sont inventoriés dans le tableau annexé au catalogue du patrimoine. Sur avis de lʼarcitecte des1é par
je France.
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bâtiments de France, ils seront dans la mesure du possible, conservés en place et mis en valeur. Leur liste pourra sʼenrichir au fur et à mesure des découvertes futures sans, pour autant, remettre en question le présent réglement.
3 - Les constructions récentes ou neuves
Des constructions neuves sont autorisées, sous certaines conditions, dans les différents secteurs de la Z.P.P.A.U.P. Compte-tenu de leur localisation, elles feront lʼobjet de prescriptions particulières garantissant leur intégration dans lʼenvironnement immédiat (secteur, ilôt, alignement) ou lointain. Les constructions récentes seront restaurées dans les mêmes conditions.
4 - Les bâtiments utilitaires (bâtiments agricoles)
Ces constructions qui répondent à des fonctions spécifiques doivent être construites ou modifiées en respectant un certain nombre de prescriptions relatives à leur implantation, formes, matériaux et couleurs.
5 - Le petit patrimoine (fontaines, croix) (voir rapport de présentation §4.3 pages 71-73) figuré par des symboles sur le plan de protection du patrimoine.
Le petit patrimoine nʼest pas concerné par le règlement. En cas de projet, la nature des travaux à réaliser sera fixée par lʼArchitecte des Bâtiments de France.
6 - Les équipements publics
Compte-tenu de leur caractère et de leurs programmes particuliers, les constructions et équipements publics pourront faire lʼobjet de dérogations au présent règlement. Les projets restent soumis à lʼaccord de lʼArchitecte des Bâtiments de France.
2.2.4 – LE MOBILIER URBAIN
Le mobilier urbain sera réalisé en matériaux nobles (pierre, bois, métal) dans des formes sobres, en fonction du caractère particulier des différentes zones. Le choix des modèles sera soumis à lʼavis de lʼArchitecte des Bâtiments de France.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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page 10‘environnement bâti ou paysager.
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2ème partie :
REGLEMENT RELATIF AUX ZONES BATIES
RAPPELS : les édifices classés ou inscrtits et le petit patrimoine ne sont pas concernés par le présent réglement. Des dérogations peuvent être accordées pour les édifices, équipements publics et dʼintérêt général.
Les choix indiqués dans le présent réglement en matière de formes, matériaux et techniques de constructions sont explicités dans le fiches de préconisations joint au dossier de la Z.P.P.AU.P. Les termes techniques soulignés par une * renvoient au glossaire annexé à la fin du présent document.
1 - GENERALITES
1 . 1- CONSTRUCTION ET UTILISATION DES S O L S
Les constructions, établissements ou travaux qui, par leur nature ou leur aspect portent atteinte au paysage
architectural, urbain ou paysager pourront être interdits.
• Zone ZU1
Toute construction nouvelle est interdite, hors équipements publics, installations et ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services publics, qui sont soumis à autorisation, après avis conforme de lʼArchitecte des Bâtiments de France.
Sont autorisés les travaux de restauration ou de modification des immeubles existants.
• Zones ZU2, ZU3 et ZU3*
Sont autorisés les travaux de restauration ou de modification des immeubles existants et les
constructions neuves.
1 . 2- IMPLANTATION PAR RAPPORT AUX VOIES ET EMPRISES PUBLIQUES
* Zone ZU2
Les constructions ou parties de construction devront être en totalité implantées en limite des voies et emprises publiques.
Ne sont pas soumis à cette règle, les travaux visant à la restitution dʼanciennes dispositions, les parties dʼédifices en saillie aux étages et les équipements dʼintérêt général. De même, des implantations différentes pourront éventuellement être consenties pour les constructions annexes dʼune surface inférieure à 20,00m2. En cas de parcelles traversantes entre deux rues, ou riveraines de plusieurs voies, les constructions devront être implantées à lʼalignement sur une des voies ou emprises publiques, lʼautre limite étant restituée par une clôture.
• Zone ZU3
Le long des voies de desserte principales, les constructions devront être implantées à lʼalignement ou avec une marge de recul de 4 mètres.
• Zone ZU3*
Implantation libre.
* Toutes les zones
Des exceptions pourront être acceptées dans le cas où le respect de ces prescriptions conduirait à des solutions architecturales incompatibles avec le respect de lʼenvironnement bâti ou paysager.Je
sible, ils seront enterrés.
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1.3 - IMPLANTATION PAR R A P P O RT AUX LIMITES S E P A R A T I V E S
* Zone ZU2
Selon la configuration du terrain, les constructions sʼimplanteront de limite à limite ou sur lʼune des limites séparatives. Dans ce cas, la continuité de lʼalignement sur rue sera conservée par une clôture constituée comme indiqué à lʼarticle 4.3.
* Zones ZU3 et ZU3*
Les constructions pourront être implantées en limite séparative ou en milieu de terrain, avec une marge de recul calculée selon la formule L = H / 2, avec un minimum de 4 mètres.
1.4 - HAUTEUR DES C O NSTRUCTIONS
La hauteur dʼune construction est mesurée à partir du sol existant jusquʼà lʼégoût de toiture*. Elle est déterminée en fonction de la hauteur moyenne des bâtiments implantés sur le même alignement. Ne sont pas soumis aux règles générales les travaux visant à la restitution dʼun état ancien (immeubles remarquables à surélever par exemple). Un dépassement de 0,50m de hauteur, mesuré par rapport à la construction limitrophe la plus haute, pourra être accordé sʼil permet de créer une hauteur dʼétage ou dʼarticuler lʼagencement architectural avec les constructions limitrophes.
En cas de reconstruction, la hauteur de lʼimmeuble à démolir sera conservée à lʼidentique ou modifiée pour des raisons architecturales, selon les prescriptions du présent règlement.
* Zones ZU2 et ZU3
La hauteur ne peut être supérieure à R+2 (rez-de-chaussée + deux étages) et à 9m à lʼégoût.
* Zone ZU3*
La hauteur sera déterminée en fonction de la topographie particulière du terrain et de la hauteur moyenne des bâtiments implantés sur le même alignement. Elle ne peut être supérieure à R+1 (rez-de- chaussée + un étage) et à 6 mètres à lʼégoût.
1.5 - DESSERTES PAR LES R E S E A U X
Les réseaux publics et privés dʼalimentation en électricité ou gaz, de télécommunications, dʼéclairage et de câblages divers, feront, dʼune manière générale, lʼobjet dʼune autorisation, après avis conforme de lʼArchitecte des Bâtiments de France. A lʼexception des évacuations E.P. aucun réseau privé ne doit être visible en façade. Les câbles dʼalimentation devront être dissimulés et, dans la mesure du possible, ils seront enterrés.
Electricité-gaz : les boîtiers (coupures pompiers, alarmes, coffrets dʼéclairage ou dʼélectricité, compteurs ...) seront disposés de manière à ne pas porter atteinte à la vision dʼensemble de la façade.
* Dans les zones ZU1 et ZU2, ils seront encastrés dans des niches fermées par des volets en bois peint ou en métal laqué. Les ventouses de chaudière en façade seront exceptionnellement autorisées sur les façades non visibles depuis la rue, à condition de ne pas porter atteinte au patrimoine.
Télévision :
Les antennes de télévision seront, sauf impossibilité, intégrées dans les combles ou fixées en toiture sur les souches de cheminée.
Dans les constructions à usage collectif, elles seront collectives.
Les antennes paraboliques sont interdites en façades sur les édifices protégés au titre de la Z.P.P.A.U.P. et, de manière générale, en façades sur rue ou lorsquʼelles sont visibles depuis le domaine public. Dans la mesure du possible, elles seront installées dans les combles des immeubles. Dans le cas contraire, elles seront regroupées et fixées en toiture sur les souches de cheminée et constituées, autant que possible, de matériaux peints, de couleur neutre (gris) ou translucides. Le blanc, les couleurs claires ou brillantes et les inscriptions de toutes natures sont interdits.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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Télécommunication : dans les zones urbaines, les alimentations seront enterrées ou encastrées. En cas dʼimpossibilité, elles seront implantées sous les toitures. Les antennes de radio-téléphonie sont interdites.
Energie solaire
Les équipements liés aux énergies solaires (capteurs, cellules voltaïques, etc ...) sont interdits sur les immeubles remarquables.
Ils sont autorisés sur les autres immeubles à condition dʼêtre intégrés et adaptés à la logique architecturale des constructions et à leur environnement. Les capteurs solaires ne devront pas apparaître comme des éléments rapportés ou en contradiction avec lʼharmonie générale du bâti et plus particulièrement des toitures. Il sera recherché une implantation non perceptible depuis les espaces publics (par exemple toiture donnant sur cour, pose au sol ou sur mur).
Les appareils de conditionnement dʼair seront installés à lʼintérieur des constructions. En cas dʼimpossi- blité ils seront exceptionnellement tolérés sur les façades autres que celles donnant sur les rues et espaces publics principaux. Ils seront, de préférence, encastrés et habillés dʼune grille en métal laqué ou en bois peint.
2 - REGLEMENT RELATIF A LA
RESTAURATION DES CONSTRUCTIONS ANCIENNES
2.1 – FACADES (voir fiches de préconisations)
2.1.0 - GENERALITES
Dans la zone ZU2, lʼexpression du parcellaire étroit doit être conservée ou restituée, même dans le cas de projets englobant plusieurs parcelles mitoyennes, par exemple en variant les teintes des enduits et des menuiseries, les dimensions et dessins des ouvertures, les hauteurs dʼétage, dʼallèges ...
2.1.1 – PIERRE DE TAILLE
Les ouvrages en pierre de taille* doivent être conservés et restaurés en fonction de leur état d'origine. Lors des ravalements*, les proportions des modénatures* et sculptures ne doivent pas être altérées. Aucune simplification, aucun adoucissement ou suppression de moulurations* ne seront admis. Les pierres de taille (pierre appareillée, grand appareil, ...) seront mises en valeur dès lors quʼelles participent à la composition architecturale et esthétique du bâtiment. Elles pourront recevoir un badigeon de lait de chaux.
Le nettoyage et décrépissage des parois en pierre de taille seront exécutés par pulvérisation dʼeau à faible pression et brossage, ou par projection de microfibres et gommage. Lʼutilisation de procédés abrasifs est interdite.
Excepté pour les peintures organiques en couche épaisse, le nettoyage des peintures se fera par décapant neutre et rinçage.
La remise en état des parements* dégradés sera réalisée en remplaçant les pierres usagées par des pierres neuves de qualités identiques.
Lorsque lʼétat de conservation de la maçonnerie lʼexige, elle pourra être revêtue dʼun enduit.
2.1.2 – MACONNERIES DE MOELLONS DE PIERRE
Les maçonneries de moellons* seront restaurées en remplaçant les pierres défectueuses par des pierres dʼaspect identique (couleur, granulométrie) et de qualités techniques équivalentes. Les moellons seront scellés au mortier de chaux identique à lʼexistant.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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2.1.3 – PAREMENTS DES MACONNERIES DE MOELLONS DE PIERRE
2.1.3.0 – GENERALITES
Lʼutilisation dʼenduits ou le jointoiement seront préconisés en fonction des caractéristiques de la maçonnerie, de son état de conservation et de celui des bâtiments limitrophes. On vérifiera notamment, et on respectera, les caractéristiques des maçonneries des façades prévues pour être enduites (façades principales) ou pour être jointoyées (murs pignons et murs des anciennes dépendances).
2.1.3.1 - ENDUITS
La mise en oeuvre des enduits sera réalisée selon les indications mentionnées dans les fiches de préconisations
Les enduits dégradés, défectueux ou inadaptés à leur support ou à lʼarchitecture de lʼédifice seront déposés. A lʼoccasion de travaux, les enduits recouvrant des maçonneries destinées à rester apparentes seront déposés, même si leur état technique est satisfaisant.
Lʼentretien des enduits sera réalisé par ragréages, peintures à la chaux, badigeon ou enduit mince à la chaux naturelle.
Les enduits neufs seront réalisés au mortier de chaux aérienne ou hydraulique naturelle. Leur coloration sera obtenue par différents sables et par addition dʼocres naturels ou dʼoxydes métalliques, selon lʼépoque et le modèle architectural de lʼimmeuble. La granulométrie et la couleur du sable naturel seront choisies en fonction de celles de la pierre et en respectant les mises en oeuvre traditionnelles.
Lʼenduit sera aminci sur les pierres de taille. La couche definition doit être en retrait ou affleurer les parties des maçonneries destinées à rester apparentes. Les surépaisseurs sont proscrites.
Les enduits à la chaux prêts à lʼemploi et teintés dans la masse seront admis pour les immeubles dʼaccompagnement, à condition quʼils soient compatibles avec leurs supports.
La finition de lʼenduit sera réalisée selon les techniques traditionnelles et le modèle de lʼimmeuble : finition talochée fin, essuyée, lissée à la truelle, jetée (à la branche).
Les enduits de type “tyrolien” existants pourront être restaurés ou refaits à lʼidentique, en respectant la granulométrie de lʼenduit dʼorigine. Leur restauration pourra être imposée dans certains cas. Les éventuelles maçonneries en parpaings de ciment pourront être enduites à la chaux hydraulique artificielle.
Les enduits au ciment et les enduits grattés sont strictement interdits.
2.1.3.2 - JOINTS
Lorsque la maçonnerie dʼorigine le justifie les parements des murs pourront être jointoyés. Leur mise en oeuvre sera réalisée selon les indications mentionnées dans les fiches de préconisations. Les joints seront réalisés au mortier de chaux aérienne ou hydraulique naturelle colorée par des sables de granulométrie et de couleur identiques aux joints existants.
Les finitions seront de type joints fins (pour les maçonneries de pierre de taille), joints pleins, “à pierre vue” ou tirés au fer.
2.1.3.3 – BADIGEONS ET PEINTURES
Les décors de façade repérés sur les édifices protégés au titre de la Z.P.P.A.U.P. ou sur les immeubles dʼaccompagnement (voir fiches et tableau au Catalogue du patrimoine) seront obligatoirement conservés et restaurés.
On encouragera la mise en oeuvre de finitions au badigeon ou peinture à la chaux dʼaspect mat, notamment dans les zones ZU1 et ZU2.
Seul le badigeon au lait de chaux est autorisé sur les maçonneries de pierre de taille. Les peintures minérales de finition mate seront tolérées sur les immeubles dʼaccompagnement. Les peintures organiques sont interdites sur les enduits à la chaux.
Des décors de fausses-architectures pourront être mis en oeuvre, selon le modèle de lʼimmeuble.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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2.1.3.4 – COULEURS ET ECHANTILLONS
Pour tous travaux de réfection des enduits et mortiers, des peintures et badigeons, et pour les projets de mise en couleur des parements, un échantillon dʼune surface minimale de 0,50x0,50 m sera obligatoirement réalisé en place et soumis pour autorisation, avant toute mise en oeuvre . Les teintes seront choisies dans la gamme traditionnelle, en harmonie avec celles des immeubles voisins.
2.1.3.5 – MATERIAUX DE PLACAGE
Les bardages* et placages en métal, bois ou plastique, les placages de brique ou de pierre étrangère à la région sont interdits. Excepté dans le cas où elles participent à lʼarchitecture de lʼédifice (architecture éclectique), les mosaîques et carreaux vernissés ne sont pas autorisés. Lʼisolation par lʼextérieur des bâtiments anciens ne sera pas acceptée.
2.1.3.6 – TRACES ET VESTIGES
Les éléments architecturaux remarquables conservés dans les façades (pierre de taille, sculptures, remplois, anciennes baies murées, ...) seront laissés en place et mis en valeur. (voir le tableau des éléments architecturaux dans le Catalogue du patrimoine). Les éléments de décors ou les modénatures anciens seront maintenus et restaurés.
Toute découverte fortuite, en cours de travaux, dʼéléments nouveaux devra faire lʼobjet dʼune déclaration auprès de lʼArchitecte des Bâtiments de France et pourra sʼaccompagner, si nécessaire, dʼune modification du projet initial.
2.1.4 – OUVERTURES ET PERCEMENTS DE BAIES
2.1.4.1 - OUVERTURES EXISTANTES
Dans le cadre de travaux de modification de la façade et lorsquʼelles correspondent à lʼarchitecture de lʼimmeuble, les ouvertures existantes seront conservées dans leur intégralité. Dans le cas contraire, elles seront restituées dans leur état dʼorigine, en remplaçant les éléments manquants par des éléments similaires (linteaux ou jambages *en pierre, traverses*, meneaux*, ...).
Les ouvertures non adaptées au modèle dʼorigine de lʼimmeuble devront être modifiées, voire supprimées pour les immeubles protégés au titre de la Z.P.P.A.U.P. Ces modifications sont préconisées pour les autres catégories dʼimmeubles.
2.1.4.2 - PERCEMENTS CREES
Des percements nouveaux seront admis lorsquʼils seront motivés par un projet de réutilisation : dans ce cas, ils seront créés dans le respect du modèle de lʼimmeuble. Les baies créées seront à dominante verticale, hormis pour les jours, baies dʼattique* et dʼentresol*. L'entourage de la baie (appui*, jambages, linteau*) sera en pierre appareillée.
Dans certains cas, les percements nouveaux pourront être interdits, sʼils dénaturent lʼaspect de la façade.
2.1.4.3 - ACCES
Les portails des granges et bâtiments de ferme seront conservés. En cas de modification ou de dispa- rition, leur restitution pourra être demandée.
Dans le cas de travaux de rénovation générale de lʼimmeuble et chaque fois quʼil sera possible, les dispositifs dʼaccès aux immeubles qui ont été modifiés ou supprimés devront être restitués. En aucun cas la création dʼune porte cochère ou de garage ne devra imposer la création dʼune ouverture plus large que la travée dans laquelle elle sʼinscrit.
Les seuils*, perrons, emmarchements existants en pierre seront maintenus. En cas de création, les nouveaux seuils seront en pierre dure. Le carrelage est proscrit.
2.1.5 – MENUISERIES (voir fiches de préconisations)
2.1.5.1 – DESSIN, MATERIAUX
Les menuiseries seront obligatoirement réalisées en bois et recevront une finition en peinture. Elles seront conçues en fonction du modèle de la baie et de lʼimmeuble : portes pleines, fenêtres à traverses et meneaux, fenêtres à petits bois.
Lorsquʼelles présentent une qualité architecturale particulière, les menuiseries existantes (fenêtres, portesZ . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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dʼentrée, vantaux des portes de grange, portes à claire-voie, ...) seront restaurées ou recréées à lʼidentique. En cas de création, dʼautres dispositions sont autorisées dans la mesure où elles sont justifiées et présentées dans la demande d'autorisation ou dans la déclaration de travaux et si elles s'intègrent parfaitement à l'architecture de l'édifice.
Les menuiseries seront posées en feuillure* ou, à défaut, à mi-tableau*.
Les portes cochères ou de garages seront pleines, à deux vantaux ou rabattables, sans oculus* ni hublot. Elles seront peintes ou traitées à lʼhuile (portes des dépendances).
Les menuiseries métalliques laquées ne sont autorisées que pour les devantures commerciales.
2.1.5.2 – FERMETURES
Pour les ouvertures de lʼépoque médiévale-renaissance, ne seront autorisés que les volets intérieurs. Les fermetures des baies modernes seront obligatoirement constituées : - de volets bois battants, pleins ou persiennés, sans écharpe. Les volets pleins seront réalisés en planches larges (15cm mini), assemblées à joint vif et traverses droites en bois. - de stores “à la lyonnaise” en bois ou métal : le coffre dʼenroulement, encastré sous le linteau de la baie sera dissimulé par un lambrequin de bois ou de métal. Si leur état le permet, les lambrequins* existants seront conservés et restaurés.
Les volets roulants sont proscrits sur les bâtiments remarquables et dans les zones ZU1 et ZU2. Les volets roulants en bois ou métal peint pourront être autorisés sur les autres immeubles à condition que le système dʼenroulement soit intégré dans lʼencadrement dʼouverture ou masqué par un lambrequin.
2.1.5.3 - COULEUR
Les menuiseries bois seront protégées par une peinture mate. Le choix des couleurs sera établi en fonction des couleurs de lʼimmeuble et des immeubles voisins. Elles seront choisies dans la gamme des teintes locales traditionnelles. Le blanc et les couleurs claires sont proscrites. Les fermetures seront plus foncées que les ouvrants.
Les travaux de peinture sont soumis dans tous les cas à autorisation.
2.1.5.4 - VITRAGE
Le vitrage miroir est interdit.
2.2 – TOITURE (voir fiches de préconisations)
2.2.1 – FORMES-MATERIAUX
2.2.1.0 – GENERALITES
La toiture sera généralement à deux versants*, à faible pente (entre 27 et 35%), le faitage* parallèle à la rue. Des dessins différents (un seul ou plusieurs rampants) seront acceptés en fonction du modèle et de lʼimplantation de la construction.
A lʼoccasion de travaux de toiture et de couverture, la forme actuelle sera conservée, excepté si elle est en désaccord avec lʼarchitecture de lʼédifice ou celle des bâtiments limitrophes. Dans ce cas, une réfection pourra être exigée : écrêtement de bâtiments trop hauts, inversion des rampants de toiture, modification de la pente, etc...
Les débords à lʼégout reprendront le modèle traditionnel le mieux adapté à celui de lʼimmeuble. Les solins* seront réalisés au mortier ou en zinc.
En cas de travaux, lorsque différents matériaux couvrent un même toit, la remise en harmonie de la couverture sera exigée, sauf dans les cas exceptionnels justifiés par lʼarchitecture de lʼédifice (toiture à la Mansart, par exemple)
Les tuiles panachées, mouchetées ou vernissées, les couvertures en feuilles bitumées, en tuile béton ou en tôles sont interdites.
2.2.1.1 – Zone ZU1
Les couvertures seront en tuile canal de terre cuite rouge naturelle, posées sur des pentes adaptées. La tuile sera posée selon les procédés traditionnels de mise en oeuvre. La pose sur panneaux de sous-toiture pourra être autorisée à condition de comprendre des tuiles de courant et des tuiles de couvert. La tuile plate de type “losangée” sera autorisée si lʼarchitecture dʼensemble de lʼédifice le justifie (constructions du début du XX ème siècle).‘ouvrages en zinc).
est autorisée.
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Les rives seront réalisées par scellement de deux rangs de tuiles canal. Les tuiles à rabat et les planches de rives sont proscrites.
2..2.1.2 – Zones ZU2 et ZU3
Les couvertures existantes en tuiles canal de terre cuite rouge seront restaurées ou refaites dans le même matériaux, selon les indications de lʼarticle 2.2.1.1
Des tuiles canal à emboitement, en terre cuite rouge naturelle, seront acceptées : - sur des bâtiments de typologie XIXème siècle
- si la forme du toit le permet (formes régulières ne nécessitant pas la multiplication dʼouvrages en zinc). Elles seront de préférence de type grandes ondes à fond creux (format : 13 ou 14/m2). Les rives seront réalisées selon les indications mentionnées à lʼarticle 2.2.1.1.
La tuile plate de type “losangée” sera autorisée si lʼarchitecture dʼensemble de lʼédifice le justifie (constructions du début du XX ème siècle).
2.2.1.3 – Zone ZU3*
Les couvertures seront réalisées en tuile de terre cuite rouge naturelle.
2.2.2 – ZINGUERIE
• Zones ZU1 et ZU2
Les chéneaux* seront obligatoirement de profil rond, les gouttières* demi-rondes. Ils seront en zinc ou en cuivre, fixés verticalement en façade, sans encastrement. Aucune oblique ne sera tolérée sur le plan de façade. Un dauphin* en fonte sera prévu à hauteur du soubassement.
La mise en oeuvre se fera en évitant toute dégradation des corniches ou bandeaux. Les matériaux seront conservés dans leur aspect naturel, excepté les dauphins qui seront peints dans une couleur adaptée à celles de la façade.
• Zones ZU3 et ZU3*
Lʼutilisation dʼautres matériaux et formes est autorisée.
2.2.3 – SOUCHES DE CHEMINEES, CONDUITS
Les gaines de fumée ou de ventilation seront, dans la mesure du possible, regroupées par catégories pour donner des souches massives, perpendiculaires à la façade, le plus près possible du faitage. Il est interdit dʼadosser les conduits neufs sur les parois extérieures des bâtiments. Lorsquʼils existent, les conduits de ce type devront être éliminés.
2.2.4 - OUVERTURES ET SUPERSTRUCTURES
La création de lucarne* est interdite. Seules les lucarnes existantes pourront être conservées, si elles sont justifiées par lʼarchitecture de lʼimmeuble.
Les fenêtres de toit pourront être autorisées pour les immeubles dʼaccompagnement et, exceptionnellement pour les immeubles protégés au titre de la Z.P.P.A.U.P., à condition de respecter les prescriptions suivantes : - les châssis devront être implantés dans lʼaxe des travées de fenêtres et dans le tiers inférieur de la toiture - ils seront de dimensions réduites (surface inférieure à 1,00m2), avec une largeur égale ou inférieure à celle des baies du dernier étage de lʼimmeuble,
- les fenêtres seront posées en encastré, dans lʼépaisseur de la toiture.
Dans tous les cas où leur mise en oeuvre sera possible, on préfèrera la création de verrières. Les châssis en tabatière* sont autorisés, à raison dʼun châssis par toit ou par rampant. Les superstructures techniques en toiture seront exceptionnellement autorisées si aucune autre solution ne sʼavère possible.
2.2.5 – TOITURES-TERRASSES
Les toitures terrasses sont interdites sur les immeubles anciens dans les zones ZU1 et ZU2. Elles pourront être autorisées dans les zones ZU3 et ZU3*, si elles sʼintègrent dans lʼarchitecture générale de lʼédifice.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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2.3 – SERRURERIE FERRONNERIE (voir fiches de préconisations)
Lorsquʼelles présentent des qualités esthétiques particulières et un état de conservation le permettant, les anciennes serrureries (loquets, poignées, crémones...) et ferronneries (garde-corps, appuis de fenêtres, portails, portillons, grilles de clôture, ...) seront réutilisées. Elles seront nettoyées par un procédé non abrasif. Le sablage est interdit.
Les ferronneries dʼun modèle étranger à lʼarchitecture de lʼédifice seront déposées et remplacées. Le dessin des ferronneries neuves sera proposé pour autorisation à lʼArchitecte des Bâtiments de France.
2.4 – ELEMENTS RAPPORTES (voir fiches de préconisations)
* La création de verrières* et vérandas* est interdite sur les édifices protégés au titre de la Z.P.P.A.U.P. et dans la zone ZU1. Dans le cadre de travaux de réfection de la façade ou du bâtiment, leur démolition pourrra être exigée.
Dans les zones ZU2 et ZU3, elles pourront être autorisées sur les façades non visibles depuis les espaces publics et à condition de s'inscrire dans l'architecture de l'immeuble. Elles seront en métal laqué ou en bois. * Les marquises* sur porte dʼentrée peuvent être autorisées lorsque lʼarchitecture de lʼimmeuble le justifie. Elles seront en métal peint et verre.
* Les auvents* ne sont pas autorisés dans les zones ZU1, ZU2 et ZU3. Ils sont autorisés dans la sone ZU3 *.
* Les balcons existants seront conservés et restaurés lorsquʼils participent à lʼarchitecture générale de lʼédifice. Dans le cas dʼune démolition antérieure au projet, leur restitution pourra être exigée. La démolition de balcons existants, sans rapport avec lʼarchitecture dʼorigine de lʼimmeuble, pourra être exigée dans le cadre de travaux de rénovation de lʼimmeuble ou de réfection de la façade.
La création de balcon ne sera pas autorisée sur les immeubles protégés au titre de la Z.P.P.A.U.P. Elle sera tolérée pour les autres immeubles, sur les façades non visibles depuis les rues ou les espaces publics principaux.
* Les stores* et bannes mobiles ne sont autorisés que pour les devantures commerciales et sur les façades ne donnant pas sur les espaces publics, à condition de ne pas être visibles depuis les espaces publics. Elles devront être de même couleur, unie, foncée en harmonie avec les teintes de la façade et des menuiseries.
2.5 – DEVANTURES ET ENSEIGNES COMMERCIALES (voir fiches de préconisations)
2.5.1 - GENERALITES
Dans lʼétablissement ou la transformation dʼun magasin, on prendra en compte lʼarchitecture de lʼimmeuble, sans supprimer dʼéléments structurels existants, cʼest à dire quʼon ne supprimera pas de pile ou de mur sous prétexte dʼélargir la baie.
Dans le cas de créations anciennes ayant modifié la structure dʼorigine de lʼédifice, la restitution de lʼétat dʼorigine pourra être exigée.
Les devantures en applique des XIXème et XXème siècles seront conservées et restaurées. Les coffres et tous éléments posés en saillie sur les façade sont interdits.
2.5.2 - DEVANTURES
2.5.2.1 - IMPLANTATION
Le dessin de la devanture devra prendre en considération :
* la disposition des travées dʼimmeuble en façade
* les accès existants : la devanture ne devra pas condamner lʼaccès aux étages * la hauteur des baies et la proportion des allèges
* la symétrie : les vitrines commerciales ne devront pas être décalées par rapport aux ouvertures des étages * le rythme de façades : les vitrines ne pourront pas courir sur plusieurs immeubles, même sʼils abritent la mêmeimens de France.
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activité, ni dépasser la hauteur des rez-de-chaussée
* lʼemprise des devantures sur le domaine public ne pourra excéder 0,16m.
2.5.2.2 - FERMETURES
Les fermetures, en bois, seront constituées de volets battants ou à crocheter ou de volets intérieurs. Lʼinstallation de grilles de protection pourra être tolérée : elles seront à maille large et, si lʼarchitecture de lʼimmeuble le permet, installées avec leur système dʼenroulement derrière la glace, à lʼintérieur du magasin. La palette de couleurs doit être en harmonie avec celles de lʼimmeuble et des immeubles voisins.
2.5.2.3 - MATERIAUX
Les matériaux utilisés pour lʼaménagement des devantures doivent sʼintégrer et participer à lʼarchitecture générale de lʼimmeuble.
On préconisera lʼutilisation de formes inspirées des modèles traditionnels (devantures en applique, dʼune épaisseur minimale de 0,14m) et celle de matériaux nobles (bois, acier laqué, ...). Sont proscrits tous les matériaux dont lʼincrustation porte atteinte au gros oeuvre et empêche la restitution des matériaux dʼorigine (placages de marbre, carrelages, bardages métalliques, etc....). En cas de rénovation, leur suppression pourra être exigée.
2.5.2.4 - COULEURS
Le projet de couleur devra être joint au projet dʼensemble. Les devantures seront peintes en couleurs sombres, en harmonie avec les teintes de la façade et des façades limitrophes.
2.5.2.5 - ECLAIRAGE
Lʼéclairage des devantures devra faire lʼobjet dʼune description lors du projet et sera soumis à lʼautorisation de lʼArchitecte des Bâtimens de France.
2.5.3 – ENSEIGNES
2.5.3.1 - GENERALITES
Constitue une enseigne toute inscription, plaque ou image apposée sur un immeuble et relative à une activité qui sʼy exerce (nature et nom de lʼexploitant).
On acceptera, au maximum et par magasin, la pose dʼune enseigne frontale et dʼune enseigne perpendiculaire. Les enseignes seront en matériaux de qualité durable : métal, bois, verre, etc... Les tracés autres quʼen lettres classiques seront à justifier.
Les enseignes lumineuses de toutes natures (caissons lumineux, lumières intermittentes, cinétiques, tubes fluorescents, ...) sont interdites.
2.5.3.2 – ENSEIGNES FRONTALES
Les enseignes frontales seront inscrites dans la devanture ou en tympan des entrées. Elles pourront être réalisées selon les principes suivants :
- lettres peintes ou collées sur la glace, la vitrine ou sur un support de bois - lettres découpées dans une plaque de bois ou de métal
- lettres séparées, scellées dans le mur, sans panneau ni caisson.
2.5.3.3 – ENSEIGNES EN DRAPEAU
Les enseignes en drapeau ou pendantes, placées perpendiculairement à la façade, pourront être acceptées si elles sont dʼune qualité décorative. Leur épaisseur sera celle du matériau utilisé. Elles seront planes, installées entre le haut des baies du rez-de-chaussée et lʼappui des fenêtres du premier étage et proportionnées à lʼarchitecture de lʼimmeuble, sans pouvoir excéder une surface de 0,60x0,60m.
2.5.3.4 – ECLAIRAGE
Lʼéclairage des enseignes fait partie intégrante du projet : il sera soumis à lʼaccord de lʼArchitecte des Bâtiments de France.
Les caissons lumineux sont proscrits : lʼéclairage des enseignes sera réalisé par éclairage indirect, par lettres boitiers ou par spots.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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3 - REGLEMENT RELATIF AUX CONSTRUCTIONS NEUVES
A lʼENTRETIEN ET A LʼEXTENSION DES CONSTRUCTIONS
RECENTES (constructions postérieures à 1950)
3.0 – GENERALITES
Les constructions faisant référence à un type régional, étranger à la région (chalets bois, mas provençal, etc...), les constructions dʼaspect entièrement bois sont interdites. On encouragera les projets dʼarchitecture contemporaine, basés sur des volumes simples. Lorsque le projet le justifie et sʼintègre parfaitement dans lʼenvironnement, les constructions neuves pourront déroger, sur accord de lʼarchitecte des bâtiments de France, à certaines règles énoncées ci-dessous.
Dans le cas dʼextensions et selon le projet architectural, les façades du bâtiment neuf seront traitées comme celles de lʼimmeuble existant ou dans des matériaux, aspect et couleur différents, en harmonie avec lesfaçades existantes et conformément au présent réglement.
Dans la zone ZU1, où les constructions neuves sont interdites (selon prescriptions indiquées page 11) , le règlement ne concerne que la restauration des façades des immeubles modernes existants.
3.1 – IMPLANTATION PAR RAPPORT AU RELIEF (voir fiches de préconisations)
Dans tous les cas et toutes les zones, les constructions devront sʼadapter étroitement au relief du terrain, les buttes rapportées ou les décaissements de terrain, visibles en façade et dʼune épaisseur supérieure à 0,50m sont interdits. Les enrochements sont proscrits.
3.2 – FACADES (voir fiches de préconisations)
3.2.1 – DESSIN DES FACADES
• Généralités
Les façades en pans vitrés et les murs rideaux sont interdits.
La façade sera traitée uniformément sur toute sa hauteur. Des exceptions pourront être accordées si le projet ou lʼétat des constructions avoisinantes le justifient.
Des dessins différents pourront être tolérés sur les façades arrière des bâtiments.
• Zones ZU1 et ZU2
La composition générale de la façade et le dessin des baies seront organisés sur un rythme vertical (façade étroite, rythmée par des travées, ouvertures superposées, ...).
• Zones ZU3 et ZU3*
Les volumes seront simples, en évitant la multiplication des décrochements de façade et la juxtaposition dʼorientations différentes.
3.2.2 – MATERIAUX-COULEURS
3.2.2.0 - GENERALITES
Tous les matériaux de construction qui, par leur nature ou leur usage, ne sont pas destinés à rester apparents (béton grossier, briques - autres que celles de parement, parpaings, ...) devront recevoir un enduit. Les couleurs des divers composants participant à lʼarchitecture de lʼimmeuble devront être définies au titre du projet soumis à lʼautorité de lʼArchitecte des Bâtiments de France.
La couleur utilisée sera choisie en tenant compte de celle des enduits des immeubles voisins ou du cadrelages métalliques sont interdits.
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environnant et dans la palette des couleurs locales traditionnelles. Le gris et le blanc sont proscrits. Un échantillon dʼune surface minimale de 0,50X0,50m sera obligatoirement réalisé en place, avant toute mise en oeuvre, et soumis à autorisation.
3.2.2.1 – ENDUITS
Lʼenduit sera réalisé à base de mortier de chaux aérienne ou hydraulique naturelle, teinté et mis oeuvre selon les techniques traditionnelles ou à base dʼenduit à la chaux prêt à lʼemploi, teinté dans la masse. La finition de lʼenduit sera de type taloché-fin, essuyé, lissé ou jeté (à la branche). La couleur de lʼenduit est soumise à autorisation.
Lʼutilisation dʼenduit au ciment ou au mortier de chaux hydraulique artificielle est uniquement admise sur les constructions en parpaings de ciment ou de béton. Lʼenduit sera teinté dans la masse ou recouvert dʼune peinture.
• zones ZU2 et ZU3
La finition grattée et les enduits projetés-écrasés sont proscrits. Le traitement des encadrements dʼouvertures et des bandeaux sera défini au projet
3.2.2.2 – BARDAGES
Lʼisolation extérieure est interdite, excepté sur les constructions existantes et si elle ne modifie pas lʼaspect extérieur de lʼédifice.
* Zone ZU2
Les matériaux de placage ou dʼimitation, les bardages* ou clins de bois, les bardages métalliques sont interdits.
*Zone ZU3
Les bardages bois sont autorisés sur de petites surfaces ou pour des constructions annexes (garages, remises, ...). Ils seront réalisés en lames larges, posées verticalement, ou en panneaux. Le bois sera traité par autoclave ou peint. Les lasures et vernis ne seront pas autorisés.
Dʼautres matériaux (bardages métalliques, pierre ou brique agraphées, ...) pourront être autorisés pour les extensions des constructions existantes du même type ou pour des programmes particuliers, si lʼarchitecture le justifie.
• Zone ZU3*
Les bardages métalliques ou bois seront autorisés dans le cadre de travaux de rénovation ou dʼextension de bâtiments existants en comportant.
3.2.3 - OUVERTURES ET PERCEMENTS
* Zone ZU2
Les percements seront organisés sur des trames verticales et symétriques. Les baies seront plus hautes que larges. Dʼautres formes pourront être acceptées si lʼarchitecture dʼensemble de la façade et celle des immeubles limitrophes le permettent.
* Zones ZU3 et ZU3*
Les ouvertures seront de formes simples, en évitant la juxtaposition de dessins différents.
3.2.4 - MENUISERIES
3.2.4.1. – OUVERTURES ET BAIES
* Zones ZU1 et ZU2
Les menuiseries seront obligatoirement réalisées en bois peint, selon les modèles traditionnels : - fenêtres composées de 6 ou 8 carreaux,
- portes dʼentrée,
- portes cochères ou de garages pleines, à lames larges, sans oculus* ou hublot. Les menuiseries seront posées en feuillure ou à mi-tableau.
Dʼautres dispositions sont admises dans la mesure où elles sont justifiées et présentées dans la demande d'autorisation ou dans la déclaration de travaux et si elles s'intègrent parfaitement à l'architecture de l'édifice.lits.
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* Zone ZU3
Les menuiseries seront de préférence réalisées en bois peint. Les menuiseries en aluminium ou acier laqué pourront être admises. Lʼaluminium anodisé et le PVC sont interdits. Elles seront posées dans les mêmes conditions que dans la zone ZU2.
* Zone ZU3*
Le choix des matériaux est libre.
3.2.4.2. - FERMETURES
* Zone ZU2
Les fermetures des baies modernes seront de préférence constituées :
- de volets bois battants, pleins ou persiennés, sans écharpe. Les volets pleins seront réalisés en planches larges (15cm mini), assemblées à joint vif et traverses droites en bois. - de stores “à la lyonnaise” en bois ou métal : le coffre dʼenroulement, encastré sous le linteau de la baie sera dissimulé par un lambrequin de bois ou de métal. Les lambrequins existants seront conservés et restaurés. Les volets roulants sont proscrits dans la zone ZU2.
* Zones ZU3 et ZU3*
Les fermetures pourront être réalisées en bois ou en métal laqué, en fonction du matériau utilisé pour les menuiseries. La juxtaposition de matériaux différents doit être évitée.
Les volets roulants seront autorisés à condition que le coffre dʼenroulement soit intégré dans le linteau de la baie.
Les stores à la lyonnaise, en bois ou métal laqué sont autorisés. Le système dʼenroulement sera masqué par un lambrequin dans le même matériau.
* Dans toutes les zones
Des persiennes en métal ou bois peint repliables en tableau seront autorisées sur les constructions existantes, lorsque lʼarchitecture de lʼimmeuble le justifie.
Les volets roulants en bois ou métal peint pourront être autorisés sur les autres immeubles à condition que le système dʼenroulement soit intégré dans lʼencadrement dʼouverture. Le PVC est interdit.
3.2.4.3 - COULEURS
Quelle que soit la zone, les teintes devront sʼharmoniser avec celles de lʼenduit de lʼimmeuble et avec celles des immeubles voisins. Elles seront choisies dans la gamme des couleurs locales traditionnelles. Les couleurs vives et le blanc pur sont interdits.
Les travaux de peinture sont soumis dans tous les cas à autorisation spéciale.
3.2.4.4 - VITRAGE
Le vitrage miroir est interdit dans toutes les zones.
3.3 – TOITURE (voir fiches de préconisations)
3.3.1 – FORME – MATERIAUX
* Dans toutes les zones
Les tuiles panachées, mouchetées, vieillies ou vernissées, les couvertures en feuilles bitumées, tuile béton ou tôles sont interdites.
* Zones ZU2 et ZU3
La couverture sera à deux versants*, le faîtage* parallèle à la rue et la pente compatible avec le matériau de couverture. Des toitures à trois ou quatre pans pourront être autorisées à lʼangle des rues ou sur des implantations particulières.‘architecture de l'édifice le justifie.
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Les couvertures seront de préférence réalisées en tuile canal. Des tuiles mécaniques de type grandes ondes en terre cuite naturelle seront acceptées si la forme de la toiture le permet (mise en oeuvre sans raccords de zinguerie importants). Elles seront de dimensions réduites (13 à 14 /m2), de préférence à fond creux et obligatoirement de couleur rouge naturelle.
* Zone ZU3*
Les toitures à 3 ou 4 rampants sont autorisées.
Les couvertures seront constituées de tuile en terre cuite rouge naturelle.
3.3.2 – ZINGUERIE
* Zone ZU2
Les chéneaux* seront de profil rond, les gouttières* demi-rondes. Ils seront en zinc ou cuivre, fixés verticalement en façade sans encastrement. Aucune oblique ne sera tolérée sur le plan de façade. Un dauphin* en fonte sera prévu à hauteur du soubassement.
Les matériaux seront conservés dans leur aspect naturel, excepté le dauphin qui sera peint en harmonie avec la façade.
* Zones ZU3 et ZU3*
Des matériaux différents pourront être acceptés.
3.3.3 – SOUCHES DE CHEMINEE - CONDUITS
Les gaines de fumée ou de ventilation seront regroupées par catégorie pour donner des souches massives, perpendiculaires à la façade et le plus près possible du faitage.
Les conduits ne pourront, en aucun cas, être adossés sur les parois extérieures du bâtiment.
3.3.4 – OUVERTURES ET SUPERSTRUCTURES
Les châssis de toit et les verrières en toiture sont autorisés en nombre limité. Leur implantation devra être en accord avec le dessin général des façades et dans le tiers inférieur de la toiture. Ils seront de dimensions réduites (inférieures à 1,00m2) et posés en encastré dans lʼépaisseur de la couverture. La création de lucarnes* nʼest pas autorisée.
Les superstructures techniques modernes seront obligatoirement intégrées dans le volume de la construction (machineries dʼascenceurs en comble ou en sous-sol). Elles pourront exceptionnellement être extérieures dans le cas de rénovation, si les contraintes techniques lʼexigent.
3.4 – SERRURERIE FERRONNERIE
Les ferronneries dʼun modèle régional, étranger à la région, sont interdites. Le dessin des ferronneries sera soumis à lʼautorisation de lʼArchitecte des Bâtiments de France.
3.5 – ELEMENTS RAPPORTES
* Les verrières* et vérandas* sont interdites dans la zone ZU1
Dans les zones ZU2 et ZU3, elles sont interdites en façades sur rue. Elles pourront être autorisées sur les autres façades, à condition de sʼinscrire dans lʼarchitecture générale de lʼimmeuble. Elles seront constituées de bois , dʼaluminium ou dʼacier laqué.
* Les marquises* en métal et verre peuvent être autorisées si lʼarchitecture de lʼédifice le justifie.
* Les auvents* sont interdits dans les zones ZU1 et ZU2.
* La création de balcon ou dʼescalier pourra être autorisée dans toutes les zones, si elle sʼintègre dans le dessin général de lʼalignement. Dans le cas contraire elle sera interditeen façade sur rue et autorisée dans les mêmes conditions que les verrières et vérandas.
Dans les zones ZU2 et ZU3, les garde-corps feront l'objet d'une étude particulière définie au niveau du permisments de France.
intérieur du magasin.
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de construire par un dessin à 5 cm/m précisant le matériau, le mode de construction, le mode de pose. Les ferronneries seront peintes de couleur foncée ou soutenue, en accord avec celles de la façade.
* En zone ZU2, les stores* et bannes mobiles ne sont autorisés que pour les devantures commerciales. Ils peuvent être tolérés en zone ZU3 sur les façades non visibles depuis les rues et espaces publics principaux. Dans toutes les zones, ils devront être de la même couleur unie et de teinte discrète, en accord avec les couleurs de lʼimmeuble.
3.6 – DEVANTURES ET ENSEIGNES COMMERCIALES (voir fiches de préconisations)
3.6.1 - GENERALITES
Dans lʼétablissement ou la transformation dʼun magasin, on prendra en compte lʼarchitecture de lʼimmeuble, sans supprimer dʼéléments structurels existants, cʼest à dire quʼon ne supprimera pas de pile ou de mur sous prétexte dʼélargir la baie.
Le dessin des devantures commerciales et des enseignes sera intégré au dossier de demande dʼautorisation et soumis à lʼaccord de lʼArchitecte des Bâtiments de France.
Les coffres et tous éléments posés en saillie sur les façades sont interdits.
3.6.2 - DEVANTURES
3.6.2.1 – IMPLANTATION
• Zone ZU2
La création des devantures commerciales sera réalisée dans les conditions précisées au chapitre 2.5
• Zones ZU3 et ZU3*,
Les devantures commerciales devront sʼintégrer dans lʼarchitecture générale de lʼimmeuble.
3.6.2.2 - FERMETURES
* Dans la zone ZU2, les fermetures, en bois, seront constituées de volets battants ou à crocheter ou de volets intérieurs.
Lʼinstallation de grilles de protection pourra être tolérée : elles seront à maille large et, si lʼarchitecture de lʼimmeuble le permet, installées avec leur système dʼenroulement à lʼintérieur du magasin. La palette de couleurs doit être en harmonie avec celles de lʼimmeuble et des immeubles voisins.
* Dans les zones ZU3 et ZU3*, les systèmes de fermeture des devantures seront prévus au projet. Les grilles de protection ou rideaux perforés seront placés à lʼintérieur du magasin.
3.6.2.3 - MATERIAUX
Les matériaux utilisés pour lʼaménagement des devantures doivent sʼintégrer et participer à lʼarchitecture générale de lʼimmeuble.
Dans la zone ZU2 on préconisera lʼutilisation de formes inspirées des modèles traditionnels (devantures en applique, dʼune épaisseur minimale de 0,14m) et celle de matériaux nobles (bois peint, acier laqué, ...).
3.6.2.4 - COULEURS
Le projet de couleur devra être joint au projet dʼensemble. Les devantures seront peintes en couleurs sombres, en harmonie avec les teintes de la façade et des façades limitrophes. Les teintes seront choisies dans la gamme des couleurs locales traditionnelles.
3.6.2.5 - ECLAIRAGE
Lʼéclairage des devantures devra faire lʼobjet dʼune description lors du projet et sera soumis à lʼautorisation de lʼArchitecte des Bâtiments de France.d’essences locales (voir fiches de préconisations).
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3.6.3 – ENSEIGNES
Les enseignes seront réalisées selon les prescriptions indiquées au chapitre 2.5.3. Dans la zone ZU3, les dimensions des enseignes en drapeau ne devront pas excéder 0.80 x 0.80m
4 – REGLEMENT RELATIF AUX ESPACES LIBRES DES ZONES
BATIES
4.1 – ESPACES LIBRES PUBLICS
Le réaménagement des espaces libres publics (rues, places, chemins, sentiers, ...) est soumis à autorisation pour le dessin des profils, le choix de matériaux, les équipements.
Le traitement des sols devra faire lʼobjet dʼétudes dʼensemble permettant de définir le choix des matériaux et des techniques de mise en oeuvre, en fonction du caractère de lʼespace à traiter et du caractère du secteur.
4.1.1 – MATERIAUX ET MISE EN OEUVRE
Les pavages anciens seront, si possible, conservés et restaurés.
Les matériaux seront choisis dans un éventail restreint :
- pavés de pierre, galets de rivière
- béton désactivé (avec granulats concassés),
- sables stabilisés, ghorres,
- bitume
Sont proscrits les enrobés de couleur, les pavés de béton ou tous matériaux dʼimitation.
4.1.2 – ECLAIRAGE ET MOBILIER
Lʼéclairage et le mobilier seront choisis dans des gammes contemporaines, de formes sobres, en évitant la profusion des couleurs et des matériaux.
Selon la configuration des espaces, lʼéclairage public sera assuré par des lanternes sur consoles, accrochées aux façades, ou sur pied.
4.1.3 – FLEURISSEMENT-PLANTATIONS
Dans toutes les zones on privilégiera lʼutilisation dʼessences locales (voir fiches de préconisations).
• Zones ZU1 et ZU2
Pour le fleurissement, on privilégiera la plantation de grimpantes ou de vivaces le long des façades, plutôt que les plantations en bacs et jardinières.
• Zones ZU3 et ZU3*
Des plantations dʼarbres dʼornement de type urbain (excepté les persistants et les conifères) ou des jardinières suspendues pourront être utilisées le long des voies principales.
4.2 - ESPACES LIBRES PRIVES
Les espaces des parties privatives autour des immeubles devront être aménagés par des plantations, pavages de sol, mobilier, etc.... Le traitement de ces espaces sera prévu au projet. Les végétaux seront choisis dans la gamme des essences locales (voir fiches de préconisations). Les arbres isolés ou plantés en haies doivent faire lʼobjet dʼune taille et dʼun entretien réguliers.
4.3 – CLOTURES
La démolition partielle ou totale, la modification des clôtures actuelles sont soumises à autorisation. La création de nouvelles clôtures est interdite dans la zone ZU1.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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Les clôtures créées seront réalisées selon les indications portées au fiches de préconisations et implantées à lʼalignement.
Les maçonneries actuelles seront conservées et restaurées. En fonction de leur état dʼorigine, elles seront enduites ou jointoyées, dans les mêmes conditions que les maçonneries des immeubles (voir articles 2.1.0 à 2.1.3). Les clôtures en PVC sont interdites.
Leur hauteur et leur aspect seront compatibles avec le caractère général de la rue et de la zone :
• Zones ZU2, ZU3 et ZU3*
Les clôtures seront réalisées par des maçonneries de moellons enduites ou jointoyées ou par des maçonneries de parpaings enduites, avec une hauteur comprise entre 1.50m et 2,00m. Les portes cochères ou de garage, les portes piétonnes seront en bois plein, à lames larges, sans hublot ni oculus., ou en ferronnerie. Elles seront peintes dans des teintes locales traditionnelles.
Les clôtures en ferronnerie existantes seront conservées et restaurées, si leur qualité le justifie. Des clôtures neuves seront acceptées : leur dessin sera joint à la demande dʼautorisation et soumis à lʼavis de lʼarchitecte des bâtiments de France.
4.4 – DISPOSITIONS RELATIVES AUX PISCINES (voir fiches de préconisations)
• La création de piscine est interdite dans la zone ZU1.
• Zones ZU2, ZU3 et ZU3*
La création de piscine est interdite si elle est visible depuis les espaces publics principaux.
• Sur toutes les zones
La création de piscines enterrées, préférables pour la qualité du paysage, sera encouragée dès lors que les contraintes archéologiques ou les conditions techniques le permettront.
Dans tous les cas, on respectera les règles suivantes (voir fiches de préconisations) : - implantation selon la topographie du terrain
- choix de formes géométriques simples
- revêtement des bassins en matériaux de finition mate et de couleur sombre (pierre, enduit, carrelage, liner ...) - le traitement des abords sera réalisé avec un souci de sobriété et de simplicité, en matériaux naturels (dalles de pierre locale, bois, galets, ....) ou préfabriqués (béton désactivé, pierre reconstituée, terre cuite, ...). - les aménagements liés à la sécurité seront réalisés en matériaux discrets (barrières de bois, grillages) de couleur sombre, en harmonie avec les abords. Ces aménagements devront être masqués par une végétation dʼaccompagnement, choisie parmi les essences locales.
- les piscines hors sol seront obligatoirement habillées de bois teinté en autoclave ou de maçonnerie de pierre.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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érieure à 15 m2 et d’une hauteur inférieure à 3,00m à l'égoût.
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3ème partie : REGLEMENT DES ZONES NATURELLES
GENERALITES
Les dépôts et décharges de toutes natures sont interdits sur lʼensemble des zones définies ci-après :
ZONE ZA1 : Jardins, vergers et prairies en limite des zones
bâties
Lʼobjectif du présent règlement est de mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la conservation des zones potagères ou agricoles qui couronnent et valorisent les zones bâties du bourg de Savigny et du village de Taylan :
- en interdisant la destruction des constructions ou structures paysagères de qualité (clôtures, haies, plantations ...)
- en limitant les constructions neuves
- en favorisant le maintien des activités agricoles.
1.1 - DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONSTRUCTIONS EXISTANTES
La démolition des constructions existantes est soumise à autorisation.
Les constructions existantes pourront être transformées ou agrandies.
Les extensions seront limitées et contigues aux bâtiments existants. La hauteur de lʼextension ne pourra être supérieure à celle du bâtiment existant.
Les travaux de rénovation ou de transformation des immeubles protégés au titre de la Z.P.P.A.U.P ou des immeubles dʼaccompagnement seront réalisés selon les prescriptions indiquées au chapitre 2, relatives à la zone ZU2.
1.2 - DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONSTRUCTIONS N E U V E S
• Dispositions générales
Toute construction nouvelle est interdite sur la zone ZA1, excepté celle dʼannexes (type garages, remises ou abris de jardin) dʼune surface au sol inférieure à 15 m2 et dʼune hauteur inférieure à 3,00m à lʼégoût. Les constructions seront implantées en limite de voies ou de propriété. Elles seront réalisées selon les prescriptions du chapitre 3 (zone ZU2), en maçonneries de pierre ou de parpaings enduites, couvertes dʼune toiture en tuile canal de terre cuite rouge naturel. Les menuiseries seront en bois peint.
• Dispositions particulières
• Toute construction nouvelle est interdite sur les parcelles qui soulignent le tracé nord-ouest du rempart (sections incluses dans la zone des parcelles 175, 176, 177, 178, 181, 183, 184). On encouragera la démolition des constructions actuelles, inesthétiques (garages, dépôts)
• Toute construction nouvelle est interdite sur la zone ZA1 du Pré du Moine.
• Dans la zone ZA1*, qui correspond à lʼemplacement des équipements sportifs et dʼassainissement, des constructions nouvelles pourront être autorisées dans le cadre de programmes dʼéquipements sportifs ou publics. Elles seront réalisées selon les prescriptions indiquées au chapitre 3 du présent règlement pour la zone ZU3, avec des possiblités de dérogation si le programme et lʼarchitecture générale le justifient. Des plantations seront prévues au projet pour favoriser lʼimplantation des équipements ou des constructions dans le site (haies vives, bosquets, alignements dʼarbres, etc...)Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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1.3 - DISPOSITIONS RELATIVES AUX AMENAGEMENTS
• Dispositions générales
La desserte par les réseaux sera réalisée selon les prescriptions indiquées au chapitre 2. Les clôtures sur les voies publiques ou les limites séparatives seront maçonnées selon les prescriptions portées au chapitre 4.4. ou constituées de haies champêtres, doublées ou non de grillages. Le mobilier urbain sera choisi dans des formes sobres selon avis de lʼarchitecte des bâtiments de France. La création de piscine est interdite.
• Dispositions particulières
• Le remblaiement ou la modification des anciens fossés, repérés sur le plan de patrimoine sont interdits.
• Sur les sections des parcelles 1326 et 1566 incluses dans la zone, qui conservent le profil du thalweg et une végétation liée à la présence de lʼeau (saules), les remblaiements sont interdits. Les arbres seront conservés, entretenus et remplacés à lʼidentique lorsque leur état lʼimposera.
1.4 - DISPOSITIONS RELATIVES AUX PLANTATIONS
Quel que soit leur état sanitaire, lʼabattage des arbres existants est soumis à autorisation. Si des arbres remarquables, dépérissant ou menaçants, sont abattus ils seront remplacés par des arbres dʼessence identique.
La plantation de végétaux dʼornement à grand développement ou de conifères est interdite.
Pour les plantations des jardins potagers ou dʼornement, on sʼinspirera des variétés traditionnelles, anciennes ou locales : arbres fruitiers et de vergers, plantes des jardins traditionnels (voir les fiches de préconisations), espaces en herbe.
Les haies vives existantes ou à constituer seront composées de végétaux choisis parmi les essences locales. Elles seront composées de végétaux divers, plantés en alternance et comprenant au maximum 1/3 de persistants (voir fiches de préconisations). Elles seront taillées en port libre.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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ZONE ZA2 : Zone agricole
Le paysage de cette zone résulte des activités agricoles et pastorales. Elle se développe autour du bourg de Savigny et sur le hameau et les abords de Taylan. La Z.P.P.A.U.P. a pour objectif de permettre la conservation des espaces bocagers, la préservation de lʼarchitecture rurale et son extension raisonnée.
1.1 - DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONSTRUCTIONS EXISTA N TES
La démolition des constructions existantes est soumise à autorisation.
Les constructions existantes pourront être transformées ou agrandies.
La hauteur des extensions ne pourra être supérieure à celle du bâtiment existant. Les travaux de rénovation ou de transformation des immeubles protégés au titre de la Z.P.P.A.U.P ou des immeubles dʼaccompagnement seront réalisés selon les prescriptions indiquées au chapitre 2, relatives à la zone ZU2 (voir règlement pp. 13-19).
Les travaux de rénovation des constructions récentes seront réalisés selon les prescriptions du chapitre 3 (zone ZU2) (voir règlement pp. 21-25).
1.2 - DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONSTRUCTIONS N E U V E S
Dans certains cas, si elles portent atteinte au paysage et contribuent à son mitage, les constructions neuves pourront être interdites.
Les constructions à usage dʼhabitation seront implantées dans un rayon de 60 mètres autour des constructions existantes.
Lʼimplantation par rapport aux voies et limites séparatives sera imposée en fonction du projet. Les constructions seront réalisées selon les prescriptions indiquées pour la zone ZU2 dans le chapitre 3 du présent règlement (voir règlement pp. 21-25).
1.3 - DISPOSITIONS RELATIVES AUX BATIMENTS AGRICOLES
• Constructions existantes
Les bâtiments agricoles existants seront conservés dans leur forme actuelle, si elle présente une qualité architecturale, ou seront modifiés à lʼoccasion de travaux. Des extensions seront autorisées : elles seront construites dans des formes et matériaux semblables à lʼexistant ou compatibles : extensions en pierre ou bois pour les bâtiments anciens en pierre ou pisé, béton, agglomérés de ciment ou métal pour les constructions existantes récentes.
• Constructions nouvelles
Des constructions nouvelles seront autorisées si elles sont nécessaires à lʼexploitation . Les bâtiments seront implantés en fonction du relief, en limitant les exhaussements ou décaissements de terrain.
Le volume sera simple et parallèle aux courbes de niveaux.
Lʼimplantation par rapport aux voies et limites séparatives sera choisie en fonction du projet.
Les constructions seront, de préférence, réalisées en pierre ou en bois. Lʼutilisation de matériaux préfabriqués (agglomérés de ciment, structure métallique) sera autorisée sous les conditions suivantes :
- les façades seront enduites selon les prescriptions indiquées au chapitre 3 (zone ZU2) (voir pp. 21-22). Les enduits grattés seront tolérés.
- les couvertures des bâtiments en bois ou parpaing seront réalisées en matériaux de couleur sombre (métal, tôle de fibre ciments…)
- les habillages et couvertures des bâtiments à structure métallique seront réalisés dans le même matériau, de couleur sombre.‘Architecte des Bâtiments de France.
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1.4 - DISPOSITIONS RELATIVES AUX AMENAGEMENTS
• Dispositions générales
Le mobilier urbain sera choisi dans des formes sobres selon avis de lʼArchitecte des Bâtiments de France.
Les modifications du relief (nivellement des sols, talutages et décaissements supérieurs à 1,50 m) seront exceptionnellement acceptés, si les contraintes topographiques et techniques le justifient Les chemins dʼexploitation ou de promenade et les sentiers ayant une utilité publique seront conservés et entretenus, notamment par le dégagement des vues intéressantes.
Les rives des ruisseaux et leur végétation seront régulièrement entretenues.
Les clôtures existantes maçonnées ou constituées de haies vives seront conservées si elles sont de qualité. Leur démolition ou leur modification est soumise à autorisation.
Les clôtures à créer seront implantées à lʼalignement. Selon le caractère du site ou de lʼenvironnement immédiat, elles seront composées de murs maçonnés enduits ou jointoyés ou de haies selon lʼarticle 4.3 du présent réglement.
• Espaces libres privés
Les espaces libres privés seront aménagés et entretenus. On privilégiera lʼutilisation de matériaux naturels (pierre, bois, …) et de végétaux issus des espèces locales.
• Espaces publics
Les matériaux seront choisis dans un éventail restreint (aspect, couleur et mise en oeuvre identiques sur lʼensemble des zones).
Les cheminements existants seront conservés.
Lʼéclairage et le mobilier seront choisis dans des gammes contemporaines, de formes sobres, en évitant la profusion des couleurs et des matériaux.
• Piscines
Les piscines seront de préférence enterrées.
Les piscines hors sol ne seront autorisées que sur les terrains non visibles depuis les espaces publics ou extérieurs aux cônes de vue.
Elles seront habillées de bois traité en autoclave ou de maçonnerie de pierre.
Dans tous les cas, on respectera les règles suivantes (voir fiches de préconisations) : - choix de formes géométriques simples
- revêtement des bassins en matériaux de finition mate et de couleur sombre ou neutre (pierre, enduit, carrelage, liner (beige ou gris foncé), bâche de protection verte ...)
- le traitement des abords sera réalisé avec un souci de sobriété et de simplicité, en matériaux naturels (dalles de pierre locale, bois, galets, ....) ou préfabriqués (béton désactivé, pierre reconstituée, terre cuite, ...). - les aménagements liés à la sécurité seront réalisés en matériaux discrets (barrières de bois, grillages) de couleur sombre, en harmonie avec les abords. Ces aménagements devront être masqués par une végétation dʼaccompagnement, choisie parmi les essences locales.
- les couvertures en polycarbonate sont interdites.
1.5 - DISPOSITIONS RELATIVES AUX PLANTATIONS (voir fiches de préconisations)
La plantation des résineux et les plantations dans les perspectives des vues principales sont interdites. Les plantations, isolées ou en haies de persistants (thuyas, lauriers, …), sont proscrites. Les plantations existantes de ce type devront être remplacées ou remodelées.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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page 33
Les parcs, jardins et vergers, inclus dans la zone devront être entretenus. Les arbres de haute tige (saules, peupliers, ....) et les fruitiers seront conservés ou remplacés par des plantations de même nature ou dʼessence équivalente, en cas dʼimpossibilité phytosanitaire ou économique.
Les haies vives existantes ou à constituer seront composées de végétaux choisis parmi les essences locales. Elles seront composées de végétaux divers, plantés en alternance et comprenant au maximum 1/3 de persistants (voir fiches de préconisations). Elles seront taillées en port libre.
Des plantations nouvelles pourront être créées : on encouragera notamment la plantations de vergers. Le projet sera soumis à autorisation et aux conditions mentionnées ci-dessus.Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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page 34Z . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
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page 35
glossaire
appui : partie inférieure de la baie
attique : étage de comble
auvent : couverture en surplomb couvrant un espace à lʼair libre devant une baie ou une façade bardage : ensemble de planches en bois ou en matériaux industriels, servant à couvrir un toit ou à revêtir un mur
châssis en tabatière : baie rectangulaire percée dans le plan dʼun versant pour donner le jour à un comble et fermée par un abattant vitré. La tabatière nʼest ni une fenêtre ni une lucarne. chéneau : canal placé à la base dʼun versant pour recevoir les eaux de pluie dauphin : base du tuyau de descente généralement en fonte, comprenant une bouche recourbée, descente : tuyau vertical ou oblique dʼévacuation des eaux
égout de toiture : partie inférieure dʼun versant de toit. Lʼégout peut être « libre » ou bordé par une gouttière ou un chéneau
embrasure : espace ménagé dans lʼépaisseur dʼune construction pour le percement dʼune baie entresol : étage situé entre le rez-de-chaussée et le premier étage
épaufrure : éclat accidentel sur lʼarête dʼun pierre ou dʼune brique
faîtage : partie haute, sommet, dʼun versant de toit
feuillure : ressaut pratiqué dans lʼembrasure dʼune bais pour recevoir les bords dʼune menuiserie gouttière : demi tuyau recevant les eaux de pluie au bas dʼun versant. La gouttière est dite « pendante » lorsquʼelle est accrochée en avant de lʼégout.
jambage ou pied-droit : montant vertical portant le couvrement dʼune baie lambrequin : plaque de bois ou de métal, souvent ornée, décorant lʼégout de toit ou masquant le rouleau dʼun store
linteau : bloc de pierre, pièce de métal ou de bois, couvrant une baie
lucarne : baie verticale pratiquée dans le toit dʼun bâtiment pour éclairer le comble marquise : auvent en charpente métallique vitré
meneau : élément vertical permettant de diviser la largeur dʼune baie
modénature : effet obtenu par le choix des profils et des proportions de la mouluration moellon : pierre de dimensions variables, non taillée ou partiellement taillée. mouluration : ensemble des profils dʼun corps de moulures
moulure : ligne dʼarchitecture exprimée par le relief. Ornement allongé à profil constant, en relief ou en creux oculus : fenêtre ronde percée dans un mur, une porte ou une cloison
parement : surface visible dʼune construction en pierre, en terre ou en brique pierre de taille : pierre à pans dressés et arêtes vives, donnant des joints rectilignes ragréage : ravalement dʼun mur ou dʼun élément dʼarchitecture ou de sculpture par le remplacement des parties défectueuses
ravalement : opération de nettoyage et de restauration des murs
rive : limite dʼun versant couvrant les rampants dʼun pignon
seuil : sol dʼune porte, généralement surélevé par une marche entièrement comprise dans lʼembrasure de la porte
solin : couvre joint à la jonction dʼun versant de toiture et du mur contre lequel ce versant sʼappuie souche de cheminée : ouvrage en maçonnerie renfermant un ou plusieurs conduits et sʼélevant au- dessus du toit
store : rideau en tissu, lamelles de bois ou de métal, sʼenroulant dans sa partie supérieure tableau : côté vertical dʼune embrasure, parallèle lʼaxe en plan de celle-ci
traverse : élément horizontal permettant de diviser la hauteur dʼouverture dʼune baie véranda : pièce ou galerie entièrement vitrée
verrière : pièce en grande partie vitrée. Le toit et les parois peuvent être composés de parties pleines. versant ou rampant : plan incliné dʼun toitZ . P . P . A . U . P . d e S A V I G N Y - R E G L E M E N T
christine charbonnel, architecte avec lʼaide de régis delubac, étudiant en architecture
page 36décembre 2005 N
C
architecte D.P.L.G |J
MT = EEE LE TEle brossage
Le nettoyage se réalise à sec
à la brosse nylon.
ll est particulièrement efficace
pour éliminer les mousses et
en finition, en complément du
nettoyage à l'eau.
le nettoyage au jet
Ie = = -n
Cond
\ L'eau est projetée à faible
pression afin de ramollir et
éliminer les salissures
des moulures
Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
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FICHES 1. 0 – ENTRETIEN DES MACONNERIES
FICHE 1.1 – NETTOYAGE
Lʼentretien et le ravalement des façades
constituent des opérations indispensables à la
conservation et à la revalorisation des
constructions.
Elles doivent être précédées dʼune analyse de la
façade, permettant de définir les méthodes les
mieux adaptées en fonction :
* du type et du style architectural de lʼédifice
* de la nature des matériaux et des techniques
mis en œuvre
* des problèmes, défauts et éventuelles maladies
constatés.
Le nettoyage
Le nettoyage est un traitement qui permet
lʼélimination des salissures de surface (suie,
crasse, fiente …), des sels hydrosolubles et
autres produits nocifs ayant pénétré à lʼintérieur
du matériau, sans porter atteinte à la qualité de la
pierre ou de lʼenduit et en respectant, le plus
possible, leur aspect de surface
Le choix de la technique de nettoyage doit être
fait selon le type de la façade, sa modénature1,
son état de conservation et lʼimportance et la
nature de lʼencrassement.
Dans le bâti ancien, tel que celui de Savigny, les
méthodes de nettoyage préconisées sont le
nettoyage à lʼeau ou par gommage.
Le lavage à lʼeau
Le lavage à lʼeau sʼeffectue sans pression, par
nébulisation et ruissellement au moyen de rampes
dʼarrosage. Il demande une vérification préalable
de lʼétanchéité du support (pierre, joints, enduits)
et des menuiseries
Cette méthode douce permet dʼéliminer les
salissures et sels hydrosolubles,sans produit
nocif.
Elle peut sʼaccompagner, en cas de salissures
tenaces, dʼun brossage manuel, à la brosse
douce (les brosses métalliques sont à proscrire)
Le nettoyage par gommage
La technique du nettoyage par gommage est
apparue dans les années 1960. Elle consiste à
projeter, dans un flux dʼair comprimé, une poudre
très fine dʼorigine minérale ou végétale, choisie en
fonction du matériau à nettoyer et de son degré
dʼencrassement.
Cette méthode présente un certain nombre
dʼavantages : le nettoyage à sec peut se réaliser
par tous les temps et ne provoque aucun risque
dʼinfiltration. Elle est particulièrement
recommandée pour le nettoyage des parois
minces ou poreuses.
Il faut, cependant, veiller à utiliser des buses, une
pression et des poudres adaptées au support.
Elle demande, en outre, une technicité et un
matériel que les entreprises locales ne possèdent
pas toujours.
1 Modénature : profil des mouluresZ. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
christine charbonnel, architecte avec l’aide de régis delubac, étudiant en architecture‘angle : ancien hôtel du Cellerier
ar accident
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FICHES 1 – ENTRETIEN DES MACONNERIES
FICHE 1.2 – MURS EN PIERRE DE TAILLE
Il n'existe pas d'édifice civil qui soit totalement
construit en pierre de taille à Savigny : son utilisation,
au coût élevé, était principalement réservée aux
éléments qui structurent et renforcent l'armature de la
construction : chaînages verticaux (chaînes d'angle)
ou horizontaux (bandeaux) et encadrements
d'ouvertures. On la retrouve, cependant, sur certaines
parties de façades.
Dans leur état originel, ces pierres étaient protégées
par un badigeon de lait de chaux.
Beau chaînage dʼangle : ancien hôtel du Cellerier
Restaurer la pierre de taille
Si la pierre nʼest pas détériorée, un nettoyage à
lʼeau et un brossage seront suffisants (voir fiche 1.1).
Si la pierre est abîmée, il faut analyser la forme
du désordre (fracture, fissure, désagrégation,
usure, …), ses raisons et ses conséquences sur
la solidité et lʼaspect du bâtiment.
La restauration de la pierre peut se faire de trois
manières :
Restauration par remplacement :
Lʼélément défectueux est déposé et remplacé par
un élément de même nature et de même aspect.
Les pierres de remplacement seront mises en
place après refouillement profond de la
maçonnerie et seront d'une épaisseur minimale
de 15cm.
Restauration par cicatrisation :
On enlève la partie malade de la pierre et on la
remplace par une nouvelle pierre, de même
nature et de même aspect.
Restauration par ragréage :
Lʼopération consiste à remplacer ou compléter un
élément dʼarchitecture ou de sculpture, manquant
ou défectueux.
Mise en œuvre :
* on enlève les parties endommagées de la pierre,
jusquʼà atteindre la partie saine
* on applique un matériau de substitution (un
mortier) dʼaspect identique à celui de la pierre.
Lorsque les parties à ragréer ont plus de 2cm
dʼépaisseur, on consolide le mortier par la pose
dʼarmatures fixées dans la pierre
Le ragréage est une technique adaptée aux
réparations de surface réduite, qui doit rester
inférieure à 10 dm2 ou 15cm pour les arêtes
épaufrées 1.
La pierre de taille était et peut être protégée par
un badigeon au lait de chaux (voir fiche 1.6)
Restauration des joints :
Les maçonneries de pierre de taille sont
généralement montées à joints fins : leur
restauration se fera par un dégarnissage de 2 à 3
cm de profondeur, sans épaufrure. Les joints
neufs seront réalisés dans un mortier de chaux
identique à celui des joints existants.
1 Epaufrure : Eclat de pierre enlevé par accident‘angle harpée à Taylan
à lit ou assise
P
a æ r
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‘é es. blocage
2 - n
. terre ou mortier
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coupe schématique sur un mur de moellons
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FICHES 1 – ENTRETIEN DES MACONNERIES
FICHE 1.3 – MURS DE MOELLONS. JOINTOIEMENTS
La majorité des édifices de la ville sont construits en
maçonneries de moellons de pierre produits par les
carrières locales ou simplement "ramassés" dans la
campagne environnante.
La forme et la taille des pierres évoluent suivant les
époques de construction, les possibilités offertes par
les carrières et … lʼhumeur du maçon.
Mur de moellons avec chaîne dʼangle harpée à Taylan
Le mur est généralement construit en deux
parements reliés par un blocage de petites pierres
liées par un mortier de chaux ou plus simplement
de la terre. Les moellons sont assisés en lits
continus sensiblement horizontaux, de hauteur
variable. A intervalles réguliers certains d'entre
eux, posés perpendiculairement aux parements
(les boutisses), assurent la stabilité de l'ensemble.
La largeur des joints est adaptée aux dimensions
des moellons.
La plupart du temps, les angles sont traités en
pierre de taille dont la hauteur correspond à deux,
voire trois hauteurs de moellons, leur longueur et
leur forme étant toujours variées.
Restaurer les maçonneries de moellons
La remise en état des parements de moellons se
réalise dans les mêmes conditions de nettoyage
et de restauration que les maçonneries de pierre
de taille, en remplaçant les pierres défectueuses
par des pierres identiques.
La réfection des joints demande un dégarnissage
préalable : les joints doivent être débarrassés de
toutes traces de pollution ou de salissure. Ils
doivent être dégarnis en profondeur. Toutes les
parties descellées, fissurées et friables doivent
être éliminées.
Une fois dégarnis, les joints sont nettoyés à la
brosse ou à lʼair comprimé puis humidifiés.
Le regarnissage se fera avec des mortiers
faiblement dosés.
Très beau mur de moellons, régulé par des assises de
briques, fragments de tuiles ou petites pierres. Savigny.parement irrégulier, constuit en
moelllons de pettes dimensions, il est
destiné à ête enduit.
parement régulier, en moellons de
plus grandes dimensions et soigneu-
sernent appareillés en lits horizontaux.
Le rnur pourra être jointoyé.
: façade de l’église
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La plupart de ces constructions de moellons
étaient destinées à recevoir un enduit : cʼest
généralement le cas pour les immeubles les plus
prestigieux ou, plus simplement pour la façade
principale. La mise en oeuvre est, dans ce cas,
moins soignée, avec un litage et des joints moins
réguliers.
Pour dʼautres, au contraire (bâtiments ruraux,
murs de clôture) ou pour certaines parties
(façades sur cour, murs pignons), la maçonnerie
était prévue pour rester apparente. L'appareillage,
pour ces constructions a priori "secondaires" est
plus méticuleux. Il peut même témoigner d'une
volonté décorative, avec l'alternance régulière de
lits de hauteur variable ou des litages
régulièrement marqués par des joints soulignés à
la pointe de la truelle ou au fer.
Les types de joints recommandés
Joints fins sur les maçonneries de pierre de taille
ou de brique
Joints "à pierre apparente" ou « à pierre vue » :
affleurant le nu du mur, le mortier recouvre en
partie les moellons, en ne laissant apparaître que
la partie la plus renflée. Ce type de joint est
utilisable sur les constructions annexes ou les
clôtures.
Joint creux ou lité : le joint est recreusé à la pointe
de la truelle, quelquefois souligné au fer pour
redessiner des litages réguliers. A conserver et
restaurer quand son utilisation est justifiée par la
maçonnerie.
Dans les constructions et certaines restaurations
contemporaines, sur l'enduit de ciment ou de
chaux, on a utilisé les "faux-joints", traits
soulignés en creux sur des enduits de ciment,
parfois rehaussés de noir, dessinant des
"appareils" réguliers ou des "opus incertum". Ce
type de joint, qui doit généralement être proscrit,
peut être conservé ou restauré si lʼensemble de la
façade le justifie (par exemple sʼil est associé à un
enduit tyrolien des années 1920-1930).
Joints fins sur pierre de taille : façade de lʼéglise
Joints lités. Savigny
Joints à pierre vue : un décor de fausse fenêtre (boudins
de mortier) est posé en surépaisseur. Taylantit de mortier
coffrage
soubassement ou fondation
de pierre
nur en pisé coffré : schéma de principe
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FICHES 1 – ENTRETIEN DES MACONNERIES
FICHE 1.4 – MURS EN PISE
La terre crue, matériau peu onéreux, facile à mettre en oeuvre, a été
largement utilisée dans la région de Savigny, notamment dans l'architecture rurale des fermes et hameaux mais aussi, plus ponctuellement, au coeur même du village.
Pigeonnier en pisé construit en 1762
La terre a principalement été travaillée selon trois
techniques que l'on trouve parfois juxtaposées
dans certaines constructions, voire dans certaines
structures (murs mixtes, reprises)
Le pisé est un agglomérat naturel de plusieurs
éléments, fins et grossiers, qui constitue un
matériau de construction avec lequel on élève les
murs, sans système de soutien. La qualité de la
terre est primordiale pour une bonne tenue et une
longue conservation dans le temps.
Le mur prend appui sur des fondations
maçonnées qui le protègent du rejaillissement
des eaux de pluie et des remontées capillaires.
La technique du pisé consiste à coffrer la terre,
entre des banches de bois (deux ou trois
planches assemblées sur environ 0,50m de haut),
fixées dans des "trous de clefs ou trous de jougs".
Le mur s'élève, en damant la terre par lits
successifs, jusqu'au remplissage du coffrage.
La terre est jetée par banchée de 12 cm
d'épaisseur, puis tassée à l'aide d'un "pisoir"
jusqu'à être ramenée à une épaisseur de 8 cm.
L'opération est renouvelée trois fois : trois strates
par banchée, reliées entre elles par une fine
couche de mortier de chaux.
Ce remplissage terminé, le coffrage est démonté
et remonté : la construction s'opère en assises
horizontales, avec des joints verticaux ou
obliques, et des joints horizontaux réalisés par un
glacis de mortier.
Les murs de terre crue recevaient un enduit au
mortier de chaux qui, régulièrement entretenu,
pouvait assurer une longévité de plusieurs
décennies.
Mur en pisé coffré. La Métralière
La construction dʼun mur en pisé coffré : schéma de principeavec vestiges
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Conservation des parois en pisé
Le pisé est un matériau fragile à lʼeau : des
aménagements extérieurs drainant peuvent en
faciliter la conservation :
- un fossé aux abords ou une légère pente, pour
protéger les pieds de mur et évacuer plus
rapidement les eaux de pluie
- des arbres, pour stabiliser le terrain et atténuer
les tassements différentiels du sol (peupliers,
saules)
- pour les aménagements de sol, il est souhaitable
de préférer des pavages poreux, posés à sec sur
lit de sable ou de terre.
Restauration des enduits
Le pisé a besoin dʼune protection efficace contre
les eaux de ruissellements, il était donc enduit au
mortier de chaux, dans les mêmes conditions que
les maçonneries de pierre (voir fiche 1.5). Cet enduit
doit être régulièrement entretenu : lorsque le pisé
est désagrégé, les conditions de restauration
sʼavèrent bien plus difficiles.
Préparer le support par un brossage et une légère
humidification.
Les couches successives sont espacées d'au
moins une semaine et doivent être de moins en
moins dosées. L'emploi d'un grillage est possible
pour faire adhérer le mortier .
Lʼenduit, qui commence à fuser, met en évidence la
maçonnerie de pisé. Savigny.
Mur en pisé à La Métralière : les trous dʼinstallation du
coffrage sont utilisés comme entrées dʼun pigeonnier.
Traces dʼenduit.
Mur en pisé dʼun petit bâtiment agricole, avec vestiges
dʼenduit. Savigny.1sidérablement l’aspect de
ne la façade en
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FICHES 1 – ENTRETIEN DES MACONNERIES
FICHE 1.5 - ENDUITS
La mise en œuvre dʼun enduit est une opération importante pour la
solidité de la construction, sa pérennité et son aspect.
Elle demande une analyse préalable de la façade :
* nature et état du support
* époque et style architectural
* aspect général de la rue et de lʼalignement.
Les maçonneries de pierre irrégulières recevaient un enduit,
support de décoration. Savigny
Les constructions que l'on connaît aujourd'hui,
avec leurs maçonneries de pierres apparentes
aux joints très dégarnis étaient, pour la plupart,
enduites d'un mortier de chaux tandis que les
pierres d'angles et d'encadrements étaient
badigeonnées. Seuls quelques édifices ou parties
dʼédifices étaient construits pour conserver leur
maçonnerie apparente.
Lʼutilisation de lʼenduit modifie considérablement lʼaspect de
la construction : ici, le décroutage transforme la façade en
une surface de pierre, lourde et irrégulière. Savigny.
Lʼenduit répond à plusieurs fonctions :
- la protection des maçonneries contre les eaux
de pluie et d'infiltration
- la protection contre l'érosion éolienne et ther-
mique
- la consolidation des maçonneries
- la finition, par le décor et la couleur.
Avec un enduit, le volume retrouve sa légèreté et sa
symétrie.
Simulation informatique’enduit
parition de
Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
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La composition de lʼenduit
Le mortier est un mélange homogène composé
d'un liant, de granulats et d'eau, mélangés dans
des proportions étudiées.
Le liant traditionnel, jusqu'au début du XXème
siècle, est la chaux grasse ou aérienne, obtenue
par cuisson de calcaires et utilisée soit
directement (chaux vive) soit après hydratation
(chaux éteinte).
L'aspect du mortier est donné par les granulats
utilisés (sables, graviers...) qui forment la charge
du mortier, lui donnent sa résistance et ses
qualités plastiques mais aussi sa nuance et sa
matière.
La couleur peut, en outre, être apportée par l'ajout
de colorants naturels.
La chaux possède de nombreuses qualités :
- sa porosité permet aux murs de respirer et de
rejeter l'humidité
- sa souplesse, adaptée à celle des constructions
anciennes, évite les problèmes de fissurage et de
faïençage1.
Variante de la chaux aérienne, la chaux
hydraulique, qui fait prise sous l'eau, est obtenue
par cuisson de calcaires et d'argiles (5 et 25%).
Sa prise est plus rapide mais elle est plus grise et
moins souple.
Conseils de mise en œuvre
* Le support doit être vide de sels et nettoyé à la
brosse ou à l'eau.
* Il faut supprimer toute origine d'infiltration d'eau
dans le support (par le toit, un balcon, des pierres
non protégées ...) pour éviter l'apparition
d'auréoles et les risques de dégradation de
l'enduit.
Pour éviter les risques d'éclatement de l'enduit, la
chaux doit être complètement éteinte (période de
10 mois à un an). Les granulats doivent être
propres et ne pas contenir trop de matières
argileuses ni d'impuretés chimiques ou
organiques, sous peine d'entraver la prise et/ou la
longévité du mortier.
Le mortier s'applique en trois ou quatre couches,
qui assurent, par leur épaisseur et leur
composition, le rôle de barrage, de bouclier et
d'épiderme :
- une couche d'accrochage ou gobetis, jetée à la
truelle sur un mur préparé. La quantité de liant est
dosée pour remplir les vides entre les gros grains
et barrer la pénétration d'eau,
- une ou deux couches dressées à la règle et
talochées. Ce corps d'enduit freine l'eau, repartit
les variations dimensionnelles et thermiques, et
donne une planimétrie relative,
- une couche de finition, qui décore et limite les
phénomènes d'érosion, sans être étanche. Elle
est travaillée selon l'aspect recherché (lissé,
taloché, balayé).
Ces différents états de l'enduit sont mis en oeuvre
après des temps de séchage appropriés, qui
diffèrent en fonction des conditions
atmosphériques (éviter le gel et le plein soleil :
températures idéales comprises entre 5 et 30°C).
Ils doivent également respecter les volontés
exprimées par l'architecture : les pierres de taille
destinées à rester apparentes ou à ne recevoir
qu'un enduit de finition (chaînes d'angle,
bandeaux, encadrements d'ouvertures) sont
établies en léger ressaut par rapport à la
maçonnerie de tapisserie. Cet écart, de quelques
centimètres correspond à la charge de l'enduit,
qui vient mourir contre la pierre.
1 faïençage : apparition de micro-fissures de surface, disposées en résillebe Se ana
SE Ne Co
k Le | 1 JL 4 |
* la pierre d'angle est taillée en léger
ressaut: l’enduit peut être mis en
oeuvre dans l'épaisseur.
* la pierre d'angle est dans l'épais-
seur du parement : l’enduit vient
mourir sur sa surface
AY KES
LE # _ :
éviter : l'épaisseur de l'enduit est
rattrapée en biseau sur là pierre
d'angle : le parement de la maçon-
nene perd son homogénéité.
‘enduit au ciment : l’eau,
effet du gel, a désagrégé
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FICHE 1.5 – ENDUITS (suite)
Lorsqu'elles étaient construites dans la même
épaisseur, les pierres recevaient un enduit
identique à celui de la maçonnerie de moellons.
Ces deux principes sont actuellement oubliés ou
détournés, au profit de nouvelles conceptions. La
volonté de redresser la façade, de gommer les
défauts et (ou) le désir de mettre en évidence la
pierre s'accompagnent des mêmes effets : l'enduit
déborde sur la pierre, il est découpé sans respect
de la modénature des appareillages d'origine.
Ces procédés, qui transforment la façade en
décor artificiel, devront être proscrits.
L'enduit de ciment
Le ciment est un dérivé des chaux anciennes.
Utilisé depuis le début du XIXème siècle (travaux
de Vicat), il est obtenu par manipulation chimique
et surchauffe d'un mélange de calcaire et d'argile
(à 20 ou 30%), cuit à 1400°, qui durcit au contact
de l'eau.
Sa production massive, liée à l'essor du béton
armé, s'est accompagnée d'une utilisation
systématique, y compris sur les maçonneries
anciennes, pour lesquelles il est peu approprié :
sa dureté et sa faible porosité ont des effets
néfastes sur les murs de pierre et de mortier (l'eau
emprisonnée ne peut s'échapper, le manque de
souplesse entraîne des décollements, ...).
Effets néfastes de joints et dʼenduit au ciment : lʼeau,
piégée dans la pierre, et sous lʼeffet du gel, a désagrégé
sa surface.orné de motifs
enduit taloché-feutré
Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
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La couleur grise du ciment, ajoutée au souci de
régularité (on "redresse" les défauts et
imperfections de la maçonnerie) produit des
façades sévères et uniformes. En réaction, la
couche de finition, généralement appliquée à la
machine (moulinette, tyrolienne, ...), a donné libre
cours à l'imagination des maçons et naissance à
des motifs variés (enduits frisés, pommelés, ...),
sans rapport aucun avec la simplicité et la netteté
des volumes d'origine.
En parallèle à ces effets "décoratifs", obtenus au
moment de la mise en oeuvre, peuvent s'ajouter
différents traitements de surface, tout aussi
artificiels (faux-joints, peintures, ...).
Ces enduits, qui doivent être proscrits dans le cas
de rénovation, ont cependant donné quelques
expressions particulières, parfaitement adaptées
à certaines constructions : on pense, notamment
aux crépis à "gros grains", teintés dans la masse,
utilisés dans les années 1920-30.
Bel exemple dʼun enduit tyrolien orné de motifs
géométriques. Savigny.
L'aspect de l'enduit
La dernière couche de l'enduit peut recevoir
différents types de finition. Elle est généralement
projetée à la truelle sur le corps d'enduit, dressée
à la taloche.
La version la plus simple consiste à conserver
cette finition talochée, mais elle peut être, ensuite,
travaillée de différentes manières :
* balayée : on trempe le balai dans l'eau puis dans
le mortier et on le passe en appuyant fortement
sur le mur de manière à dégager les gros grains
de la laitance
* talochée-feutrée ou lissée : la couche reçoit un
dernier dressage, au bouclier ou à la taloche, en
mouvements circulaires.
* mouchetée ou "tyrolienne" : la couche d'enduit
est appliquée au balai, ou plus tard et plus
communément, à la moulinette. Le mouchetis
peut être écrasé avant durcissement.
Dans quelques exemples, lʼenduit est travaillé à la
pointe de la truelle, en lignes horizontales, plus ou
moins régulières, qui cassent lʼuniformité du
parement en rappelant le litage des murs
appareillés. Un enduit lissé ancien. Savigny.Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
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FICHES 1 – ENTRETIEN DES MACONNERIES
FICHE 1.6 – BADIGEON ET PEINTURES
Le badigeon au lait de chaux
Le badigeon au lait de chaux, procédé peu onéreux
et parfaitement compatible avec les mortiers à la
chaux, a été très utilisé dans la construction
traditionnelle.
Il répond à deux fonctions :
- assurer la protection du parement en couvrant le
support d'une couche de liant pur,
- décorer la façade, par sa texture et sa couleur.
Savigny possède de très beaux exemples de badigeons anciens
ornés de peintures
Le badigeon est obtenu par un mélange liquide
dʼeau et de chaux, vive ou éteinte, complété par
des adjuvants naturels (qui renforcent ses qualités
plastiques et sa résistance aux intempéries) et par
des colorants naturels.
La fluidité du lait de chaux change son aspect et
sa fonction :
- le chaulage : le lait de chaux épais est appliqué
à sec sur les moellons ou lʼenduit. Le chaulage
avait principalement un rôle d'entretien et
d'antiseptique
- le badigeon : appliqué dans les mêmes
conditions que le précédent, mais plus fluide, il
masque la texture du support
- l'eau-forte ou détrempe : moins épaisse, utilisée
à sec ou à fresque, elle permet des décors plus
transparents
- la patine : très fluide, elle peut être utilisée pour
"vieillir" les pierres ou les enduits neufs, lors de
restaurations. Elle s'applique à sec ou à fresque.
L'emploi des colorants permettait un jeu décoratif
dont certains exemples sont conservés à
Savigny :
- murs clairs soulignés par des lignes contrastées
en encadrements d'ouvertures, chaînes d'angles,
bandeaux, génoises,
ou, inversement,
- murs foncés et colorés en contraste avec des
lignes claires (blanc cassé...)
L'enduit et le badigeon se prêtent également à
des décors plus sophistiqués : peintures murales,
fausses architectures, enseignes peintes...
Deux exemples de badigeons anciens
et un très récent. Savigny.Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
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Conseils de mise en oeuvre
La mise en oeuvre du badigeon demande un
support propre (brossé, dépoussiéré et lavé), pas
trop lisse, qui est humidifié avant la pose de
chacune des couches.
Le taux de saturation à ne pas dépasser est de
15% de pigments par rapport au volume de
chaux.
La peinture des façades
La peinture dʼune façade peut être envisagée
dans certains cas pour améliorer son aspect ou la
protéger des matériaux trop fragiles.
La mise en œuvre doit se faire après analyse des
supports et de leur état de conservation.
En matière de rénovation, le choix des produits
doit répondre à deux critères fondamentaux :
* le respect du support : la peinture ne doit pas
modifier sa nature et sa composition chimique,
elle ne doit pas altérer son aspect de surface ou
compromettre sa résistance (en particulier ne pas
enfermer dʼhumidité)
* la réversibilité totale : la peinture doit pouvoir
être retirée facilement, sans que lʼopération
puisse altérer, détériorer ou modifier la nature et
lʼaspect du support.
Compte-tenu de ces critères, seules les peintures
minérales, qui possèdent des qualités techniques
adaptées mais qui modifient irréversiblement le
support, peuvent être employées sur les enduits à
la chaux, lorsque lʼemploi de badigeon ne pourra
être envisagé. Elles seront, de préférence,
réservées au ravalement des façades en béton ou
parpaings enduits au ciment. Une façade repeinte récemment. Savigny.Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
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FICHES 2 – COUVERTURE
FICHE 2.1 – FORMES ET MATERIAUX
Les formes
Les toitures sont des éléments importants du
paysage urbain. Les formes variées du parcellaire
génèrent des formes de toitures tout aussi
variées, mais la présence de caractéristiques
fortes contribuent à l'unité des constructions et de
leur ensemble.
Les couvrements possèdent généralement deux
long-pans, mais, selon la surface couverte et la
localisations de l'édifice, certains peuvent être
réduits à un seul rampant (constructions
appuyées sur d'autres) ou les multiplier (trois ou
quatre pans : version fréquente pour les
constructions à l'angle de rues ou isolées).
L'axe des toitures (faîtage) est presque
exclusivement parallèle à la rue, de même que les
égouts.
Dans le cas de compositions plus complexes, les
pans principaux de la toiture se raccordent soit
par des versants plus petits, appelés croupes, soit
par des arêtes rentrantes ou noues.
Une autre forme est représentée (très
ponctuellement) à Savigny, celle du toit brisé, dit
"à la Mansard". Introduite dans l'architecture
urbaine, pour augmenter la surface aménageable
dans les combles, elle est caractérisée par la
juxtaposition , sur chaque rampant , de deux
Les toits de Savigny
Toiture à la Mansard. Savigny.
pentes différentes, réunies par une horizontale (la
ligne de brisis). La couverture peut être uniforme
ou mixte.
La tuile canal
La tuile creuse en terre cuite, dite tuile "romane",
"canal" ou "tige de botte", est le matériau le plus
utilisé. Sa mise en oeuvre implique une faible
pente, ne dépassant pas 30°. Elle est
généralement posée sur des planches, appelées
voliges, elles-mêmes clouées sur les chevrons.luile canal traditionnelle
tuile de couvert :
tuile de courant
tuile mécanique à onde forte
Ce matériau constitue une solution de substitution possible à
condition de l'utilisersur des couvertures régulières : sur destitures
gauches outrapézoïdales la pose nécessite l'utilisationinesthétique
de zinguerie.
tuile de courant fond plat
tuile de couvert
On préfèrera l’utilisation de modèle de type “double canal”, àfond
creux, qui pernet une meilleure imitation de latuile traditionnelle.
chevrons _Y
auches ou de
Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
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La fabrication artisanale a cédé le pas à
lʼindustrialisation : les fabricants actuels proposent
quelques modèles qui peuvent remplacer la
forme traditionnelle (tuiles dites « romane » ou
« double canal »). On veillera, cependant, à ce
que le calibre, le profil et la couleur des tuiles
correspondent le plus exactement possible aux
modèles locaux (ne pas utiliser les tuiles dites
“vieillies, flammées, panachées, ...).
La tuile se pose à partir de lʼégout, à sec ou sur
mortier maigre, ce qui assure une meilleure
étanchéité. Dans tous les cas, le faîtage est
réalisé par des tuiles de même nature, scellées au
mortier de chaux, en veillant à ce que le
recouvrement soit opposé à la direction des vents
dominants.
Toiture récente en tuile canal. Savigny
La tuile mécanique “losangée”
Apparue pendant la deuxième moitié du XIXème
siècle, la tuile mécanique s'est généralisée dans
les constructions d'après Guerre. Elle constitue un
matériau plus économique et plus léger, mais
moins souple, que la tuile canal. Sa mise en
oeuvre est facilitée par des reliefs et encoches
(recouvrement / emboîtement), qui assurent éga-
lement une meilleure étanchéité. Les modules
rectangulaires, de section variable (petit et grand
moule), sont caractérisés par différents profils
destinés à augmenter la rigidité : losanges, cÔtes,
cannelures.
Ce matériau, dʼune esthétique « moderne » doit
être réservé aux constructions récentes et aux
pentes adaptées (supérieures à 33%). Contrairement à la tuile canal (photo ci-dessus), la tuile mécanique sʼadapte difficilement aux toitures gauches ou de plan irrégulier et demande une utilisation importante et
inesthétique de zinguerie (couloirs, solins, etc…).
Un exemple à SavignyZ. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
christine charbonnel, architecte avec l’aide de régis delubac, étudiant en architectureZ. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
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FICHES 2– COUVERTURE
FICHE 2.2 – COURONNEMENT DES MURS, SOUCHES, ZINGUERIE
La jonction, en bas de pente, de la toiture et de la
façade, est le support de plusieurs techniques qui
se sont succédé ou juxtaposées. Elles ont toutes
pour but essentiel de protéger le mur des eaux de
de pluie par un effet dʼauvent.
Les débords à chevrons apparents
Cette technique constitue lʼune des plus
économiques et a été très généralement utilisée à
Savigny, pour tous les types de construction.
Lʼavancée de toiture, généralement de 40 à 60
cm, mais quelquefois plus large, est supportée
par des chevrons apparents d'une section
moyenne d'environ 14 x 14 cm, disposés sur des
entre axes compris entre 70 et 80 cm. La tuile est
disposée sur des liteaux ou des voliges.
Cette technique se retrouve aussi en couverture
des galeries des maisons de type beaujolais.
Très bel exemple de débords sur chevrons. Savigny
Large auvent à la Métralière
.
Les corniches en terre cuite ou génoises
Les corniches en terre cuite ou génoises sont
principalement utilisées dans le modèle de la
corniche « à la lyonnaise » qui couvre les portails.
On peut y compter entre deux et quatre rangs de
tuiles.
Exemple de corniche en tuile au Bassetdalette pierre
pilette pierre Je
souche de maçonnerie enduite
à couronnement
souche de brique
CAN
AN
AN
ALAN
A
CT
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Les souches de cheminée
De nombreuses constructions, à Savigny
notamment, sont dotées de souches récentes en
matériaux industrialisés. Souvent implantées à mi-
pente voire en bas de rampant, elles exigent une
hauteur importante, qui les fragilisent et leur
donne des proportions inesthétiques.
Les conduits de fumée traditionnels étaient, au
contraire, généralement regroupés par deux ou
trois, de manière à éviter la multiplication de ces
souches grêles et fragiles.
Les souches étaient construites en brique ou en
maçonnerie enduite, dans des dimensions
courantes d'environ 0,75 à 0,80 m de long pour
0,45 m de large. Le conduit était protégé, en
partie haute, par un couronnement formé d'une
dalle de pierre supportée par des pilettes de
pierre ou de brique.
L'égout de toiture
Les constructions les plus anciennes ou les plus
modestes ne comportaient pas de système de
récupération des eaux pluviales. Les chéneaux,
gouttières et descentes d'eaux pluviales en zinc
ne sont apparus qu'au XIXème siècle.
Les gouttières, suspendues à la base du toit, sont
de section demi-ronde. Elles se raccordent sur les
descentes verticales par un jeu de coudes. En
partie inférieure (sur généralement 1,00m de
haut), le zinc, matériau fragile aux coups est
remplacé par de la fonte. Cette partie basse de la
descente porte le nom de dauphin. Certains
modèles anciens étaient moulurés, leur coude
inférieur, qui rejette l'eau dans le caniveau, étant,
pour sa part, orné d'une tête de... dauphin.
Les gouttières pendantes peuvent s'adapter
facilement sur les rives à chevrons saillants ou sur
les génoises, mais plus difficilement sur les
corniches en pierre de taille, qu'elles masquent
entièrement. La position des descentes est
également importante. Autant que possible il faut
éviter les poses en biais et les gros
raccordements. L'idéal est d'utiliser les recoins et
les angles rentrants, lorsqu'il y en a.
La zinguerie
peut aussi
être le support
dʼeffets
décoratifs.
Savigny
Les frises de lambrequins
Les débords de toiture sʼornent, quelquefois de
frises en lambrequins ajourés, de bois ou de zinc.
Ces éléments participent au décor de la façade et
doivent être conservés et restaurés.
Exemple à Savignyrespecter les lignes de composition de la façade : axes
de symétrie et alignements horizontaux (exemples 1 et 2)
exemple 3 : les percements anarchiques cassent les lignes
et sont perçus comme des “trous” disproportionnés.
Le cadre doit également être traité comme ceux des ouver-
tures existantes, sans bassoir ou encadrement saillant.
gr”
On préfèrera percer une seconde
fenêtre, de proportions identiques
Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
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FICHES 3 – OUVERTURES
FICHE 3.1 – IMPLANTATION. FORMES
Implantation
Lʼimplantation des ouvertures est une donnée
fondamentale dans le dessin des façades.
Les constructions les plus anciennes (époque
médiévale-renaissance) ou les plus simples
(bâtiments agricoles) sont caractérisées par des
percements aléatoires, créés en fonction des
besoins.
Les façades classiques, construites à partir du
XVIIIème siècle et jusquʼau début du XXème,
répondent à un strict souci de régularité et de
symétrie.
Elles sont inscrites sur des axes verticaux, leurs
dimensions s'amenuisant au fil des étages, selon
deux principes :
- une largeur constante et une diminution
progressive de la hauteur
- une diminution proportionnelle de la largeur et
de la hauteur.
Ce dessin, essentiel pour conserver le caractère
de lʼédifice, doit être respecté.
Les proportions
Comme pour lʼimplantation, les proportions des
ouvertures répondent à des règles strictes,
dictées par les conditions techniques.
Excepté certaines fenêtres anciennes, les baies
dʼattique ou les jours (petite ouverture utilisée
pour la ventilation), on rencontre essentiellement,
à Savigny des
fenêtres rectan-
gulaires, plus
hautes que lar-
ges.
Ces proportions,
q u i accompa-
gnent le rythme
général de la
façade, doivent
être respectées,
notamment en
cas de transfor-
mation.Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
christine charbonnel, architecte avec l’aide de régis delubac, étudiant en architecturecomposition d'une fenêtre à croisée
(XIVème-XVème siècle)
linteau
croisillon
meneau
__{_ jambage
appui
Lorsque certains éléments (meneau ou croisillon)
ont disparu, il convient de les remplacer, en tenant
compte des éventuelles traces d'arrachement et
des caractères des parties conservées (moulures).
Les menuiseries étaient constituées de vitraux, le
plus souvent en forme de losange, scellés au
plomb
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FICHES 3 – OUVERTURES
FICHE 3.2 – ENCADREMENTS
Les encadrements de pierre
De lʼépoque médiévale jusquʼau XVIIème siècle,
les encadrements sont construits de manière
soignée. Les premières fenêtres recevaient des
châssis à un seul vantail : lorsque l'éclairage
nécessitait l'utilisation de deux vantaux, ils étaient
soutenus par un pilier central appelé "meneau".
L'étroitesse des ouvertures, ou la mise en oeuvre
de meneaux, permettaient l'utilisation de linteaux
monolithes, presque toujours moulurés.
L'ornement le plus répandu et le plus
caractéristique est le motif de l'accolade, introduit
au XIVème siècle. Quelques exemples se
retrouvent à Savigny, sous des interprétations
variées.
Les portes plus larges, celles des caves ou des
dépendances, s'ouvraient sous des arcs clavés
(dans le cas d'arcs en plein cintre) ou composés
d'une clé et de deux sommiers (dans le cas dʼarcs
surbaissés).
Avec le développement des techniques du verre,
au XVIIème siècle, et celui des menuiseries à
deux vantaux, les ouvertures s'agrandissent.
Elles sont généralement mises en oeuvre avec un
souci de "régularité", qui s'affirme à partir du
XVIIIème siècle. Les jambages des portes sont
souvent formés de pierres assez hautes et peu
larges.
Les linteaux des portes sont adaptés à leur
largeur et, quelques fois, ornés de sculptures ou
dʼinscriptions.
Les portes étroites ont, le plus souvent, un linteau
en pierre monolithe alors que ce n'est pas
toujours le cas pour les portes plus larges, celles
des caves ou des dépendances.
Les linteaux monolithes sont pratiquement
toujours soulagés par un arc de décharge en
pierre ou en bois : la plupart du temps en bâtière,
ils sont plus ou moins tendus, plus ou moins
larges.
Les fenêtres récentes possèdent pour la plupart
des linteaux monolithes, des jambages en pierres
de taille de dimensions variées et des appuis
également monolithes plus ou moins saillants.
Une porte classique.
.
Portes cochère et piétonne jumeléesZ. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
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Les encadrements de bois
Si la grande majorité des encadrements est
réalisée en pierre, on retrouve à Savigny
quelques encadrements de bois, généralement
utilisés dans des constructions annexes ou en
pisé
Le cadre, composé de deux montants, dʼune
pièce dʼappui et dʼun linteau, de section carrée,
est assemblé par des chevilles de bois.
Les encadrements de brique ou
mixtes
L'essor de la briquetterie, accompagné sans
doute d'un effet de mode, a fait apparaître à la fin
du XIXème siècle et au début du XXème, de
nouveaux effets décoratifs liés à l'emploi de la
brique pour les éléments structurels (chaînes
d'angle, bandeaux) et surtout pour les
encadrements d'ouvertures.
Les briques sont généralement étalonnées sur un
module de 22 x 11 x 4, 5 ou 6 cm.1née par un volet
Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
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FICHE 4 – MENUISERIES
Les portes
Les portes traditionnelles étaient pleines, avec un
battant constitué de planches verticales,
protégées à la base par une plinthe rapportée,
facilement remplaçable.
Plus tardivement, la porte d'entrée, à un ou deux
vantaux, est surmontée d'une imposte vitrée,
renforcée de montants verticaux qui la partagent
généralement en trois carreaux.
Au XIXème siècle, la porte vitrée commence à se
généraliser : le vantail est plein jusqu'à mi-
hauteur, vitré en partie supérieure. Un volet bois
vient parfois protéger la vitre.
Il est remplacé, au XXème siècle, par une grille de
fer forgé décorative.
Les portes cochères sont divisées en deux
vantaux constitués de lames verticales, larges,
assemblées par des traverses et écharpes
intérieures. Elles sont pleines : la ventilation ou
lʼéclairage éventuels des locaux était assuré par
des petits jours, quelquefois disposés au dessus
du linteau de la porte.
Ces dessins très simples et très rationnels
peuvent inspirer celui des menuiseries à créer :
on préfèrera, en particulier, le motif de lʼimposte
au-dessus de la porte, plutôt que lʼinsertion dʼun
vitrage dans la porte elle-même, les portes de
garages ou de dépendances resteront aveugles,
sans oculus ou percement de toute nature.
Ensemble porte vitrée et fenêtres classiques. Savigny.
Porte de dépendance en lames larges verticales. Savigny
Porte plus anciennes à lames horizontales. Savigny
Porte dʼentrée : lʼimposte est condamnée par un volet
crocheté. Savignyle dessin des menuiseries
1 : le découpage en 6 carreaux de la fenêtre classique
est le mieux adapté : les vitres reproduisent les propor-
tions de l'ouverture.
2 : Multiplier les découpes alourdit la fenêtre : les
dimensions des vitrages n'ont plus rien à voir avec
celles de l'ouverture
3 : supprimer les petits bois met le vide en valeur :
la fenêtre apparait comme un trou sans âme.
Savigny.
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Les fenêtres
A chaque type d'encadrement correspond un
type de menuiserie.
Les fenêtres médiévales
Les constructeurs du Moyen-Age ne connais-
saient que la fenêtre à un vantail. Les menuiseries
les plus riches recevaient des vitraux losangés,
les plus modestes des toiles enduites de cire ou
du papier huilé.
Si aucune de ces menuiseries ne sʼest conservée,
les menuiseries à créer dans les ouvertures de
lʼépoque seront, de préférence, dessinées dans
lʼesprit de lʼépoque, en divisant la surface vitrée
en petits carreaux losangés ou carrés.
Fenêtre à traverse. Savigny.
Les fenêtres classiques ou traditionnelles
Le vitrage est apparu au XVIIème siècle et s'est
généralisé, parallèlement à l'expansion des
fenêtres à deux vantaux .
Sa finesse et sa fragilité, liées aux conditions de
sa fabrication, ont dʼabord interdit une utilisation
sur de grandes surfaces : les premières fenêtres
vitrées étaient découpées, par des petits bois
horizontaux et verticaux, en vitres de section
presque carrée (modèle en vogue au XVIIIème
siècle).
Plus tard, le vitrage plus solide a permis un
découpage plus simple, avec un vitrage installé
dans toute la largeur du vantail : les fenêtres des
XIXème et XXème siècles sont à petits bois
horizontaux, qui découpent la surface vitrée en
six, voire huit carreaux égaux et rectangulaires,
légèrement plus hauts que larges.
Porte et fenêtres type XVIIème siècle à petits bois. Savigny. Porte et fenêtre classiques. Savigny.1 =
volets à traverses
1 :les écharpes, qui ne sont pas indispensables à
la solidité, alourdissent le dessin du volet, en intro-
duisant des obliques sans rapport avec celles de
l'ouverture et de la menuiserie.
: à l'intérieur lames
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FICHE 4 – MENUISERIES (suite)
Les fermetures
Les fenêtres anciennes, gothiques ou classiques,
étaient condamnées par des volets intérieurs,
rabattables dans l'épaisseur de l'embrasure ou
dans des logements spécialement conçus à cet
effet. Vouloir les équiper de volets extérieurs est
anachronique et porte atteinte à l'intégrité des
ouvertures. On préfèrera restituer les anciennes
dispositions ou les équiper de stores. On évitera
de même les persiennes à lames métalliques, de
création plus récente encore.
Le volet le plus répandu est le volet battant à
lames jointives assemblées par des barres
métalliques ou des traverses bois, avec ou sans
écharpes. Certains s'ornent de découpages
décoratifs (coeurs, losanges...)
Volets à lames horizontales sur traverses métalliques.
Savigny.
Les volets à lames persiennées, dont le modèle a
été importé d'Italie et s'est répandu vers le dernier
quart du XVIIIème siècle, sont également
présents sur les maisons les plus récentes.
Volets à double parement : à lʼintérieur lames
horizontales. Savigny.
Lʼaspect du bois
Certaines portes ou volets ne recevaient aucun
traitement et, suivant les essences, se patinaient
dans des tons de brun foncé ou gris argenté.
Des peintures ont été employées, à base de
colorants naturels, donnant une palette de
couleurs froides (bleus, verts) ou chaudes
(rouges, marrons), avec des tons "sourds", qui
mettent en évidence la clarté de la pierre ou de
l'enduit
Les vernis, qui donnent un aspect figé au bois,
sont à proscrire : une peinture ou une lasure sont
préférables. En vieillissant le bois se colore en gris-bleuté.
Beau détail de serrurerie.?). Savigny.
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Serrurerie
Les anciennes fenêtres étaient montées sur
fiches, et dotées de crémones ou de loquets aux
dessins variés qui doivent être conservés dans la
mesure du possible.
Entrée de serrure ornementée (XVIIIème siècle ?). Savigny.
Poignée et serrure. Savigny
Deux heurtoirs de porte. Savignyescalier et galerie. Savigny
1tégré dans
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FICHE 5 – ELEMENTS RAPPORTES ET DE DECORS
Les escaliers
L'escalier extérieur et son "aitre" constituent les
éléments les plus caractéristiques de la maison
rurale de type « beaujolais ». Les marches en
pierre s'appuient sur un mur maçonné formant
garde-corps, qui reçoit les poteaux de la
charpente. En partie basse, sous le palier,
s'ouvrait la porte de la soue à cochon ou du
poulailler.
La création dʼun escalier est un acte important
dans le dessin de la façade : on privilégiera les
escaliers maçonnés plutôt que les escaliers en
bois ou en métal, étrangers à la commune.
Les balcons
Emprunté au vocabulaire de l'architecture urbaine,
le balcon s'est répandu à partir du XIXème siècle.
Il peut être aménagé "en oeuvre" (dans
l'épaisseur de l'embrasure) ou, plus fréquemment
en encorbellement : les dalles de pierre,
encastrées dans la maçonnerie, sont soutenues
par des corbeaux ou des consoles de pierre. A
Savigny, les balcons sont généralement de
dimensions réduites (une ou deux porte-fenêtres).
Les perrons
De nombreuses portes dʼentrée sont précédées
de quelques marches permettant le passage de la
rue au seuil. Ils sont généralement constitués de
pierres monolithes, calées en fonction de la pente
de la rue.
Ces perrons doivent être conservés ou restaurés
en lʼétat : il faut éviter lʼutilisation du béton et du
carrelage, au dessin et à lʼaspect trop rigides.
Maison de type beaujolais : escalier et galerie. Savigny
Deux balcons de Savigny
Deux perrons à Savigny
Perron de lʼéglise, particulièrement bien intégré dans
lʼarchitectureXN
l
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Les ferronneries
En fonte ou en fer, les ferronneries anciennes
(garde-corps, portails, grilles de défense, ...)
étaient constituées de barres façonnées à la
main, au marteau ou au marteau-pilon. Les
laminoirs, qui permettent le moulage, sont
apparus au XVIIIème siècle, pour se répandre à
partir de la seconde moitié du XIXème siècle.
Le fer a connu un second essor au XIXème siècle
avec l'apparition des fers cornières aux profils
variés (en T, en I, en U).
Les garde-corps courants étaient extrêmement
simples : fers droits, carrés ou ronds, plus ou
moins espacés et coiffés d'une main-courante
plate avec arêtes rabattues à la forge.
Les ferronneries ont cependant permis la
multiplication de dessins plus complexes,
généralement conçus à partir de fers plats (motifs
en épingle à cheveux, arabesques, rinceaux,
volutes, ...).
La ferronnerie s'est également exprimée dans les
grilles de défense. Les plus anciennes forment
des réticulages en fers carrés assemblés par des
trous renflés à la forge. Les premières étaient
montées par des trous à sens contrarié (meilleure
protection contre le sciage). Ces grilles étaient
encastrées dans les tableaux ou scellées en
applique.
Des grilles plus simples ont pris le relais : simples
barreaudages verticaux encastrés dans le linteau
et l'appui, ou défenses fabriquées à partir de
cercles de roues hors d'usage, façonnées en
petites volutes.
Quelques beaux exemples de ferronneries dans le bourg.comment couronner un mur ou une murette de
clôture
1- Par la pose de dalles
plates, de nature identique
à celle de la maçonnerie
2 - par la confection d'un
chapeau arrondi en moellons
de mème nature que ceux
de la maçonnerie
3 - Pour les murs en parpaings
par la confection d'une forme
de pente inclinée vers l'intérieur
de la propriété.
Les cadettes à double pente
doivent être évitées.
4 - Pour les murs anciens où
récents, en couvrant le mur de
tuiles canal. Comme pour la
solution précédente, l'eau doit
s'écouler à l'intérieur du terrain
Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
christine charbonnel, architecte avec l’aide de régis delubac, étudiant en architecture
FICHE 6 – CLOTURES
Les clôtures
Eléments importants dans l'espace urbain, les
clôtures prolongent et équilibrent les ensembles
bâtis, délimitent les enclos, cernent la végétation.
Le modèle le plus représenté à Savigny est celui
de la clôture maçonnée, que l'on retrouve jusque
dans le coeur médiéval.
Le mode de construction reprend généralement
celui de la maison. Les plus simples, maçonnées
et enduites comme l'habitation, s'ouvrent par des
portillons ou portes de bois à claire-voie ou pleins.
Le mur, de hauteur variable, est couronné par des
dalles ou moellons de pierre, ou par des tuiles
canal. Il peut également recevoir un simple
traitement du couronnement de la maçonnerie
(forme de pente).
Les secteurs plus récents (faubourgs du XIXème
ou du début du XXème siècle) accueillent des
clôtures en ferronnerie. La grille, très simple ou
plus ouvragée, repose sur un muret de pierre. Les
portails et portillons sont assortis.
Le couronnement du mur sera réalisé comme
indiqué sur le croquis ci-joint. Pour les murets
bas on préfèrera la solution n°1.
Les murs pourront être construits en deux
parements : un parement intérieur en béton enduit
et un parement extérieur en pierre, jointoyé ou
enduit, dʼune épaisseur minimale de 0,15m.Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
christine charbonnel, architecte avec l’aide de régis delubac, étudiant en architecture
FICHE 7 – PLANTATIONS ET VEGETAUX
Très beau tilleul, planté en 1848 sur la Place de la
République.
La vigne à raisin de table peut être utilisée pour ses qualités
décoratives autant que gustatives
Lʼornement des façades et des espaces publics peut être
réalisé à partir de plantes grimpantes, plus « naturelles »
que les plantations en pots ou en jardinières.
Le centre-bourg de Savigny est dominé par la
présence du minéral, caractéristique des cœurs
de village anciens. Le végétal est cependant bien
présent dans les parcs des maisons bourgeoises,
dans les jardins et les espaces publics. Cette
végétation que lʼon devine derrière les murs de
clôture, qui agrémente les promenades, est
également très perceptible en vues lointaines. Le
choix des essences est donc primordial pour
conserver et mettre en valeur lʼimage de Savigny,
son identité de bourg rural.
Plutôt que dʼutiliser des essences étrangères,
souvent stéréotypées ou de caractère plus urbain,
on peut sʼinspirer des plantations locales, en
préférant les variétés traditionnelles ou anciennes,
adaptées au caractère du village, comme à ses
terroirs.
Les arbres de haute tige
Essences à planter isolément ou en alignements
dans les parcs, jardins et espaces publics.
Platane (30 à 40m de port) , tilleul commun (25 à
35m), marronnier commun (20 à 30m), charme
(25 m), sorbier domestique (jusquʼà 20m), mûrier
(10 à 18m)…
Les jardins et vergers
Toutes les variétés locales et adaptées aux sols
peuvent être utilisées, isolément, en alignements
ou en espalier.
Abricotier, amandier, cerisier, cognassier, figuier,
noyer, pêcher, pommier, poirier, prunier, …
Les haies
Les haies champêtres, composées de plusieurs
essences, permettent de mélanger les variétés
persistantes et caduques, les arbustes dʼorne-
ment ou à production fruitière. Contrairement aux
haies taillées et uniformes (thuyas, lauriers, …), la
haie champêtre offre, tout au long de lʼannée, des
couleurs changeantes, des fleurs, des fruits. Elle
constitue un excellent coupe-vent et permet la
nidification des oiseaux.
Le choix des essences est vaste et permet une
multiplicité de combinaisons :
Aubépine, baguenaudier, buis, charme (taillé),
chèvrefeuille, cornouiller, églantier, houx, merisier,
lilas, noisetier, orme diffus, prunellier, robinier
faux-acacia, seringa, sureau noir, viorne, laurier
sauce, sorbier des oiseleurs, ….Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
christine charbonnel, architecte avec l’aide de régis delubac, étudiant en architecture
Les jardins potagers constituent aussi des éléments
décoratifs du cadre bâti.
La nature et les plantes les plus simples sʼoffrent …
et nous offrent quelquefois des fantaisies inattendues.
Le fleurissement des façades et des espaces
publics
Une grande variété dʼessences peut être
implantée en pied de façade ou sur les murs de
clôture. Plus adaptées au contexte que les
plantations en bacs (trop urbaines), elles
permettent un fleurissement durable, demandant
peu dʼentretien.
Les plantes peuvent être choisies pour leurs
qualités décorative : clématite, vigne dʼornement,
rosiers, glycines, bignogne, hortensia grimpant
(pour les expositions peu ensoleillées),
chèvrefeuille, … ou pour leur production (vigne
de table).
Les jardins
Pour les jardins dʼagrément, les arbustes
décoratifs peuvent être choisis dans des variétés
que lʼon trouvait dans les jardins traditionnels et
que lʼon sait adaptées aux sols : buis, boule de
neige, cassissier, framboisier, groseillier, laurier,
lilas, rosier, seringa, figuier, mûrier, fruitiers, …NP
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Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
christine charbonnel, architecte avec l’aide de régis delubac, étudiant en architecture
FICHE 8 – INTEGRATION AUX SITES
DES CONSTRUCTIONS NEUVES
IMPLANTATION ET COULEURS
Lʼintégration au site doit être une des données
fondamentales du projet de construction. Elle
demande une étude précise du terrain (pente,
orientation, accès…) et de son environnement et
passe par deux conditions :
- le choix dʼune implantation respectueuse du site
- le choix de couleurs adaptées à lʼenvironnement.
LʼIMPLANTATION
Lʼimplantation doit être envisagée avec la plus
grande attention et décidée en fonction du site :
cʼest le paysage et le terrain qui doivent dicter les
choix en matière dʼarchitecture et non lʼinverse.
Les deux premiers schémas présentés ci-contre
montre des implantations contraires à la logique
du terrain :
* le relief est retravaillé par décaissement ou
remblaiement : la maison est installée dans une
« carrière » ou sur butte totalement artificielles.
Elle paraîtra toujours
« posée » sur le terrain,
comme elle aurait pu lʼêtre
nʼimporte où ailleurs.
* une orientation, perpen-
diculaire à la pente, donne
u n e f a ç a d e p i g n o n
imposante qui accentue la
perception du volume .
Dans le cas du schéma
n°3 les volumes sont
installés sur des terrasses
successives qui épousent
la pente. Ils sʼaccrochent
au terrain et se fondent
dans le relief.
Lʼorientation parallèle à la
pente donne une façade allongée et surbaissée.Z. P. P .A .U .P D E S A V I G N Y - FICHES DE RECOMMANDATIONS
christine charbonnel, architecte avec l’aide de régis delubac, étudiant en architecture
LA COULEUR
Après celui de lʼimplantation, le choix des
matériaux et de leur couleur constitue une autre
des composantes fondamentales de lʼarchitecture.
Les matériaux contemporains (parpaings, béton,
tôle) généralement utilisés dans les constructions
neuves, doivent répondre à certaines conditions
dʼaspect, indispensables à la bonne image du
bâtiment et à son intégration dans le site :
* les matériaux destinés à recevoir un enduit
doivent être enduits (parpaings notamment)
* le choix des couleurs doit être établi en fonction
de la volumétrie générale de la construction et de
son environnement.
La couleur est la touche finale de lʼarchitecture ou
de la construction : une utilisation rationnelle et
sensible permet souvent dʼaméliorer lʼintégration
du bâtiment.
Quelques règles simples peuvent orienter le choix
vers les couleurs les mieux adaptées :
* ne pas utiliser de couleurs trop claires ou
criardes, qui accrochent le regard et accentuent la
perception des volumes,
* préférer des tons sourds et foncés, en accord
avec les couleurs du paysage environnant,
* utiliser des matériaux ou des couleurs mates,
qui absorbent les rayons lumineux.
Exemple dʼune utilisation possible de la couleur pour une meilleure intégration de la mairie. La mairie actuelle de Savigny a été implantée en périphérie du bourg, sur un angle du pré du Moine. Elle est à la fois déconnectée du village et de la prairie. Son volume important est accentué par une couleur claire et lumineuse. Lʼutilisation dʼune couleur plus neutre (par exemple un gris) permettrait de gommer partiellement lʼimpact visuel de la construction (le volume « recule » par rapport au vert de la prairie). Un accompagnement végétal et un traitement renouvelé des abords (suppression des zones sablées) pourraient peaufiner lʼopération.
Exemple dʼune utilisation de la couleur pour une meilleure insertion dʼun bâtiment agricole. Les bâtiments agricoles montrés sur la photo sont bien implantés dans le site (le bâtiment arrière ouvert et construit en bois est dʼune qualité certaine), mais leur présence est accusée par des couleurs trop voyantes : enduit blanc et toiture rouge vif. Un enduit plus foncé sur la façade du bâtiment du premier plan, une couleur plus sourde des couvertures peuvent modifier considérablement lʼimpact visuel de ces grands volumes (ici, par exemple utilisation de la teinte Ral 8012 : mais on pourrait aussi utiliser des gammes dʼocres ou de gris foncés)4
Liberté + Égalité » Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Culture
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