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PLU - Orientations d'aménagement et de programmation - OAP 18 00 23
PLU - Orientations d'aménagement et de programmation - OAP 18 00
Document publié le Jeudi 19 janvier 2023 par la commune de Magnet.
Lien du pdf (PLU - Orientations d'aménagement et de programmation - OAP 18 00)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Logement, Mode, textile et habillement,
COMMUNE DE MAGNET
Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.)
Pièce n°5 : Orientations d’Aménagement et de Programmation
ELABORATION
PRESCRIPTION
Délibération du Conseil
Municipal du 29.05.2015
ARRET DE PROJET
Délibération du Conseil
Communautaire du________2017
APPROBATION
Délibération du Conseil
Communautaire du _______2018
ÉVOLUTIONS
1……………………………………………………….
2……………………………………………………….
3……………………………………………………….
4……………………………………………………….
5……………………………………………………….Page | - 2 -Page | - 3 -
SOMMAIRE
PRÉAMBULE ............................................................................................................................. - 4 -
OAP SECTORIELLE « SITE ANTOINE LABAYE – LE VILLAGE MARTIN – LA CROIX VERTE II » ............ - 5 -
OAP THEMATIQUE « INSERTION PAYSAGERE DU BATI EN ZONES AGRICOLE ET NATURELLE .......- 10 -
OAP THEMATIQUE « INSERTION PAYSAGERE DES ZONES D’ACTIVITE » .....................................- 13 -Page | - 4 -
PRÉAMBULE
En cohérence avec les orientations définies par le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD), les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) comprennent des dispositions portant sur l’aménagement, l’habitat, les transports et les déplacements. Elles constituent un outil permettant de spatialiser et concrétiser le projet de territoire du PADD.
En ce qui concerne l’aménagement, les orientations peuvent définir les actions et opérations nécessaires pour mettre en valeur l'environnement, notamment les continuités écologiques, les paysages, les entrées de villes et le patrimoine, lutter contre l'insalubrité, permettre le renouvellement urbain et assurer le développement de la commune. Elles peuvent favoriser la mixité fonctionnelle en prévoyant qu'en cas de réalisation d'opérations d'aménagement, de construction ou de réhabilitation un pourcentage de ces opérations est destiné à la réalisation de commerces.
Elles peuvent comporter un échéancier prévisionnel de l'ouverture à l'urbanisation des zones à urbaniser et de la réalisation des équipements correspondants. Elles peuvent également porter sur des quartiers ou des secteurs à mettre en valeur, réhabiliter, restructurer ou aménager. Elles peuvent enfin prendre la forme de schémas d'aménagement et préciser les principales caractéristiques des voies et espaces publics.
Les OAP sont opposables lors de la délivrance des autorisations d’urbanismes (déclaration préalable, permis de construire, d’aménager…) dans un rapport de compatibilité, ce qui signifie qu’il ne doit pas y avoir de contradiction majeure entre l’orientation et la mesure d’exécution : un écart mineur est donc toléré dès lors que l’esprit des orientations est respecté.
________________
Le Plan Local d’Urbanisme de Magnet comporte 1 OAP sectorielle portant sur deux sites limitrophes dans le cœur du village (le Village Martin et la Croix Verte II) et 2 OAP thématiques relatives à l’insertion paysagère du bâti en zones agricole et naturelle et à celle des zones d’activités.
OAP n°1 - Antoine Labaye –
Le Village Martin – La Croix Verte IIPage | - 5 -
OAP SECTORIELLE « SITE ANTOINE LABAYE – LE VILLAGE
MARTIN – LA CROIX VERTE II »
CONTEXTE
• L’étude du tissu urbain de Magnet a fait apparaître le potentiel que présente l’ensemble constitué du site Antoine LABAYE et du secteur non bâti au nord (dénommé ci-après « le Village Martin ») pour la création d’une nouvelle centralité à l’échelle du village de Magnet offrant de nouvelles formes d’habiter par rapport à la prédominance du tissu pavillonnaire à l’échelle du village, exception faite de noyaux de bâti historique.
Présentant une surface totale d’environ 5 hectares, ce secteur est situé à mi-chemin entre les deux sites de bâti historique constitués par le Bourg (secteur de l’Eglise) et le quartier de la Gare. Il est par ailleurs ceinturé par trois axes routiers qui sont respectivement la rue du Bourg (à l’ouest), l’Avenue de la Gare (au sud-est) et la rue du Village Martin (au nord-est).
• Le tissu bâti qui borde le site est composé en majorité de pavillons individuels de différentes époques, résultat d’une urbanisation au coup par coup. On distingue toutefois, au sud-est, la forme urbaine spécifique du lotissement pavillonnaire de la Croix Verte qui résulte de deux opérations distinctes.Page | - 6 -
• Enfin, le Village Martin est situé à proximité immédiate d’un second terrain non-bâti constituant une réserve foncière conséquente dans l’enveloppe bâtie du village (près de 2,2 hectares). Ce secteur dénommé ci-après « la Croix Verte II » est ceinturé à l’est et au nord-est par un tissu bâti de maisons individuelles, exception faite d’une dent creuse qui offre un accès direct sur l’Avenue de la Gare (RD 906E). Il vient s’articuler, sur sa frange ouest, avec un ancien site agricole qui ne sera pas repris et qui constitue un secteur potentiel de poursuite de l’urbanisation à moyen/long terme.
ORIENTATIONS
• L’urbanisation de ces secteurs est prévue en deux phases successives portant respectivement sur le Village Martin puis sur le secteur de la Croix Verte II.
Principes d’aménagement
• Préserver le caractère naturel du site Antoine LABAYE et assurer une continuité de nature en maintenant une coulée verte centrale jusqu’à l’accès piéton rejoignant la rue du Village Martin.
• Organiser un aménagement du secteur en 4 poches d’habitat indépendantes desservies chacune par un accès distinct mais connectées entre elles et avec la coulée verte centrale grâce à une perméabilité piétonne préservée.
• Privilégier un découpage parcellaire engendrant des lots de taille et de forme variées afin d’éviter la monotonie, de correspondre à différentes tailles de logements et de favoriser la mixité sociale des habitants.
Organisation de l’urbanisation
• Organiser un bâti groupé articulé autour de placettes traitées qualitativement et permettant d’atteindre une certaine densité tout en préservant des espaces d’intimité. Une implantation en limite séparative sera à ce titre privilégiée pour permettre une utilisation optimale des terrains.
• Produire une grappe d’environ 12 logements pour chaque opération.
Exemple d’implantation du bâti recherchée
Source : Menguy architecte
Eco-lotissement de LangouëtPage | - 7 -
Traitement paysager
• Préserver une présence du végétal dans le paysage habité en organisant, dans chaque poche d’habitat, une implantation des constructions qui permette un traitement végétal des fonds de parcelles appréhendés comme espaces de transitions vers la coulée verte interne.
• Réaliser un aménagement qualitatif des aires de retournement en bout d’impasse sous forme de placette, afin d’en faire un élément structurant de l’unité de voisinage. Le traitement de ces espaces communs devra leur permettre de répondre à leur rôle social (lieu de rencontre et d’échanges) au- delà de leur rôle fonctionnel afin d’en favoriser l’appropriation par les habitants. L’orientation du bâti vers ces espaces centraux/vers la voie de desserte contribuera à leur structuration.
• Préserver les perspectives paysagères sur les coteaux de Saint-Felix, notamment depuis le site Antoine LABAYE et la coulée verte du Village Martin.
Accessibilité et déplacements
• Prévoir 4 accès depuis la rue du Bourg (x2), la rue du Village Martin et l’Avenue de la Gare desservant chacun une poche d’habitat.
• Préserver le Village Martin des enjeux liés aux excès de vitesse en :
- interdisant les voies de desserte traversantes afin de préserver le secteur du trafic de transit ; - assurant la desserte d’un nombre limité de logements par des voies en impasse afin de créer de petites unités de voisinage ;
- dimensionnant les chaussées au plus juste et en privilégiant des voies traitées en plateau mixte (emprise partagée par les voitures, deux-roues, piétons) pour favoriser une circulation apaisée et la cohabitation de différents modes de déplacements.
• Développer des liaisons douces permettant :
- de relier les poches d’habitat entre elles et de les articuler avec la coulée verte centrale ; - de connecter le Bourg, le quartier de la Gare, le lotissement de la Croix Verte et secteur de la Croix Verte II ;
- de préserver l’ouverture du site Antoine Labaye sur le secteur à vocation d’habitat.
Exemple d’ambiance recherchée
Source : Menguy architecte
Eco-lotissement de Bazouges-sous-HédéPage | - 8 -
Secteur de la Croix Verte II
• Ce secteur ne sera ouvert à l’urbanisation qu’une fois que l’ensemble des 4 poches du Village Martin auront été réalisées.
• Créer une voie traversante à sens unique permettant de rejoindre la rue du Village Martin depuis la RD 906E. Dimensionner la chaussée au plus juste et privilégier un traitement en plateau mixte afin de favoriser une circulation apaisée : à cet effet, des écluses ou passages de courtoisie pourront ponctuer le tracé de la voie.
• Dessiner un tracé de voirie ne grevant pas les possibilités futures d’urbanisation sur l’ancien site agricole voisin.
• Développer une continuité douce permettant de connecter le secteur considéré avec le lotissement de la Croix Verte.
• Organiser une bonne articulation avec les caractéristiques dominantes de la trame bâtie des secteurs limitrophes en tissant des continuités, notamment en matière de volumétrie.
• Veiller à assurer une porosité du tissu bâti permettant des préserver les perspectives paysagères sur les coteaux de Saint-Felix au nord-ouest du secteur.Page | - 9 -Page | - 10 -
OAP THEMATIQUE « INSERTION PAYSAGERE DU BATI
EN ZONES AGRICOLE ET NATURELLE
Les espaces naturels, agricoles et forestiers sont des espaces protégés, donc par définition inconstructibles. Toutefois, l’édification de constructions et installations nécessaires à l’exploitation agricole, aux CUMA1 et aux services publics ou d’intérêt collectif est autorisée.
Au-delà des aspects règlementaires, ce type de projet soulève d’autres enjeux importants, notamment en termes d’optimisation de la consommation d’espace, de préservation du cadre de vie, d’implantation des constructions et d’insertion paysagère, etc.
Adapter le projet au terrain et le bâti au site d’insertion
Principe général : en zones agricole et naturelle, l’implantation des nouvelles constructions doit se faire en utilisant les opportunités paysagères existantes (relief, végétation existante) afin de favoriser une harmonie entre la construction et son site d’insertion. Les nouvelles constructions doivent être implantées aux abords immédiats des sites bâtis existants – sauf impossibilité liée à des exigences sanitaires2 – et s’articuler avec ces derniers en s’inscrivant en cohérence avec la volumétrie, la qualité architecturale et l’aspect extérieur des constructions existantes.
Implantation des constructions : la construction en ligne de crête peut être interdite pour limiter l’impact visuel. Sont recherchées, les implantations dans un repli de terrain, une pente protégée ou en fond de vallon. On préfère également une implantation suivant les courbes de niveau afin d’éviter les importants travaux de terrassement qu’entraine un positionnement perpendiculaire à la pente. Une implantation en terrasse doit être envisagée si le fractionnement en demi-niveaux permet de répondre aux impératifs de fonctionnement interne de la construction.
1 Coopérative d’utilisation de matériel agricole.
2 Des impératifs liés à la configuration de l'exploitation, à la topographie, ou encore à l'organisation
économique ou sociale de l'exploitation peuvent également être pris en compte.
A privilégier
A éviter
A envisager
Source
: CAUE
69Page | - 11 -
• Sur le site bâti d’une exploitation agricole/forestière existante, la réalisation des nouvelles constructions en continuité des constructions existantes sera recherchée afin d’associer neuf et ancien dans une silhouette globale.
• Lorsque le site bâti existant est situé en bordure de hameau, les nouvelles constructions ou extensions ne doivent pas aboutir à la création de premiers plans imposants masquant les constructions d’origine ou fermant les perspectives sur le hameau.
A privilégier A éviter Source
: CAUE
69Page | - 12 -
Volumétrie des constructions : on privilégie la simplicité et la compacité des volumes, en écho aux caractéristiques du bâti agricole ancien. Une attention particulière est à porter aux proportions et à la composition architecturale afin d’éviter les ruptures d’échelle. Dans cette perspective, on cherche à éviter les effets de masse en privilégiant la division d’une construction de grande taille en plusieurs volumes.
Dans le cas de l’extension d’une construction existante, on cherche à
regrouper les différentes fonctions nécessaires (stockage, bureau,
salle de réunion…) au sein d’un volume unique plutôt qu’à multiplier
les petits édicules afin d’éviter de générer des espaces résiduels.
Insertion d’un local technique avec toiture à deux pentes, créant
une continuité (Source : CAUE/DDT 41)
Qualité architecturale : les teintes des constructions isolées
(façades et toitures) doivent favoriser leur intégration
paysagère. On privilégie à ce titre des couleurs « éteintes »
et des tons « couleurs de terre » s’inscrivant en cohérence
avec la palette de couleurs ci-contre. Le nombre de couleurs
est à limiter pour obtenir une certaine sobriété.
Le bardage bois de teinte naturelle est favorisé, compte tenu de sa capacité à s’intégrer harmonieusement dans le paysage.
Favoriser un dialogue avec les structures paysagères existantes
On cherche à adosser les constructions neuves (surtout quand elles sont isolées) sur les structures paysagères existantes (haies, arbres ou arbustes). Ces dernières doivent être préservées et si nécessaire complétées pour favoriser l’intégration du bâti, atténuer et structurer les volumes imposants sans chercher à les dissimuler. En l’absence de structures paysagères, celles-ci doivent être créées simultanément à la réalisation de la nouvelle construction.
Source : CAUE 69
• Les clôtures seront discrètes et permettront de créer des liens avec le paysage environnant (plantation de haies d’essences locales diversifiées, d’alignement d’arbres, reconstitution de murs).
Pour les locaux techniques et industriels des administrations publiques et assimilés ainsi que les locaux accessoires d'habitation, les nouvelles clôtures doivent être végétalisées et permettre la circulation de la biodiversité. Les murs pleins sont interdits, à l’exception des murs en pierres apparentes.Page | - 13 -
OAP THEMATIQUE « INSERTION PAYSAGERE DES ZONES D’ACTIVITE »
De par son positionnement en extension du tissu bâti résidentiel dont elle est séparée par la voie ferrée, le secteur à vocation économique de Magnet présente une sensibilité paysagère renforcée. L’enjeu est ainsi de favoriser des aménagements futurs intégrant une réflexion en matière de paysage, de relation avec l’existant et de prise en compte des abords.
Organiser la parcelle en considérant la perception depuis l’espace public
• L’agencement d’espaces techniques peu valorisants (stockage, benne à ordure, etc.) sur la parcelle doit faire l’objet d’une réflexion globale pour limiter leur visibilité depuis l’espace public. On privilégie leur intégration au projet architectural global.
Source : CAUE 41
• Une organisation compacte de la parcelle est recherchée afin de rationaliser les déplacements et d’éviter la création de voiries inutiles. L’optimisation foncière vise également à favoriser l’intégration paysagère en offrant des zones de plantation.
• La conception des espaces extérieurs (zones de stockage ou stationnement) cherchera à minimiser le recours à des revêtements imperméables. On favorisera un traitement des surfaces à l’aide de revêtements poreux : roche concassée, matériau minéral stabilisé, sol enherbé, dalles alvéolaires, etc.
Adapter le projet au terrain et le bâti au site d’insertion
• Une implantation suivant les courbes de niveau est privilégiée afin d’éviter les importants travaux de terrassement qu’entraine un positionnement perpendiculaire à la pente.
• Les déblais sont à privilégier aux remblais afin de diminuer l’impact visuel du bâtiment dans le paysage.
• Pour l’ensemble des constructions* présentant un gabarit* important, la simplicité des volumes bâtis est recherchée. Les toitures terrasses ou à très faible pente sont privilégiées.Page | - 14 -
• La décomposition des projets sous forme de plusieurs constructions* de volumes et de gabarits différents est encouragée afin de favoriser leur adaptation au terrain naturel* et d’offrir une réponse architecturale en rapport avec la diversité des usages (accueil de clientèle et bureaux, production et stockage).
Source : CAUE 46
• Pour les constructions présentant des gabarits importants, les toitures terrasses ou à très faible pente sont privilégiées.
Aspect extérieur des constructions : on privilégie des couleurs sourdes préservant une sobriété globale, dans la recherche d’une cohérence avec les constructions* environnantes. Dans le cadre d’une extension, la teinte de la construction initiale peut toutefois être reprise. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux constructions présentant un bardage bois de teinte naturelle.
Un traitement homogène des façades est privilégié mais des teintes différentes peuvent être autorisées pour marquer des éléments ponctuels (encadrement d’ouverture, menuiseries, auvent, zone d’entrée) dès lors que la composition architecturale présente une cohérence et que la sobriété globale du bâtiment n’est pas remise en cause.
L’usage de matériaux contrastants en termes de couleur et de texture est proscrit pour le traitement des angles, des rives et de toitures.
Favoriser un dialogue avec les structures paysagères existantes
• Les clôtures doivent être adaptées aux usages et aux impératifs de sécurisation des espaces extérieurs : l’absence d’espace de stockage invite ainsi à ne pas clore la parcelle.
• Pour les clôtures sur la voie publique, une implantation en retrait d’1,20 mètre est encouragée, afin de permettre la réalisation des plantations devant celles-ci.
Source : CAUE 46
• Le raccordement aux structures végétales du paysage alentour sera recherché sur les parcelles qui se situent aux franges de la zone d’activité.