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Arrêté - Préfecture - Guyane - PJ4 3 Annexe tome 2 compressed 251 465
Document publié le Mercredi 3 mai 2023
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - PJ4 3 Annexe tome 2 compressed 251 465)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Eau et assainissement, Espaces terrestres et maritimes,
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.42/61
Tronçon n° 15 :
▪ Localisation :
Coordonnées en X Coordonnées Y
Début du tronçon 03 22 842 03 22 141
Fin du tronçon 05 60 376 05 60 592
▪ Type de revêtement : Piste
▪ Etat de la voie d’accès : Bon
▪ Longueur : 300 m
▪ Largeur : 5,80 m
▪ Accotement : Enherbés
▪ Fossé : 2 fossés de chaque côté (1 m de profondeur)
▪ Densité de la population : Aucune
▪ Remarque : Lignes électriques perpendiculaires et
parallèles à la piste
Abri bus proche de la RN1
Figure 67: Début du tronçon 15
Figure 68: Abri bus proche de la RN1:@
&
Lis:
Expertise voies accès Wayabo
Tronçon 16
Avenue Henri Kone
LE
F EE: n
L' “pen Hran col 1° 10 2
|
Avenue Omar BACE Ca
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.43/61
2.2.11 Tronçon n°16
Figure 69 : Localisation du tronçon n°16 sur fond ortho photographique<2n _” Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.44/61
Tronçon n° 16 :
▪ Localisation :
Coordonnées en X Coordonnées Y
Début du tronçon 03 22 463 03 26 664
Fin du tronçon 05 59 012 05 58 228
▪ Type de revêtement : Enrobé
▪ Etat de la voie d’accès : Bon
▪ Longueur : 4 400 m
▪ Largeur : 5 m
▪ Accotement : Enherbés
▪ Fossé : 2 fossés de chaque côté (1 m de profondeur)
▪ Densité de la population : Dense (habitations tout le long de la route)
▪ Remarque : Lignes électriques (très fréquentes tout le
long de la route)
Carbet Bitasayan Koyo
Ranch Amazonia
De nombreuses lignes électriques sont présentes tout au long de la route. Elles
n’ont pas été représentées sur la carte (pour éviter une surcharge visuelle) mais
toutes ont été répertoriées dans le SIG.
Figure 70: Début du tronçon 16
Figure 71: Carrefour avec Avenue Henri Kong5,
&
Kim),
Expertise voies acces Wayabo
Tronçon 17
” à S
=
>» NX Rue du bœuf tte TT
Avenue Omar BACE ' 7 e.* ; D 7
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.45/61
2.2.12 Tronçon n°17
Figure 72 : Localisation du tronçon n°17 sur fond ortho photographiqueExpertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.46/61
Tronçon n° 17 :
▪ Localisation :
Coordonnées en X Coordonnées Y
Début du
tronçon
03 26 302 03 26 873
Fin du tronçon 05 57 302 05 59 671
▪ Type de revêtement : Enrobé
▪ Etat de la voie d’accès : Très bon
▪ Longueur : 2 500 m
▪ Largeur : 7 m
▪ Accotement : Enherbés
▪ Fossé : 2 fossés de chaque côté (1 m de profondeur)
▪ Densité de la population : 4 à 6 habitations
▪ Remarque : Lignes électriques (très fréquentes tout le long de la route)
Carrefour avec la Rue Bœuf CouronnéExpertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.47/61
Figure 73: Début du tronçon 17 Figure 74: Abri bus Avenue Henri Kong
Figure 75: Carrefour avec Rue bœuf couronné
.
Figure 76: Carrefour avec la RN1
Route du lycée Matiti
Vers RN1Troneon at 1 Tronc ho. ap PE | 1FQ OL
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo :
Rapport technique
p.48/61
3 Fréquentation des voies d’accès
3.1 Méthodologie
Pour évaluer la fréquentation des voies d’accès, les passages des véhicules ont été comptabilisés
durant la journée du 08 février 2018 de 6h15 à 19h00, au niveau de deux carrefours :
• Nord : carrefour entre la rue de la crique des singes rouges et Omar Bace
• Sud : carrefour entre la rue Wayabo et le lycée de Matiti.
Note : La route en direction du lycée, ne faisant pas partie des routes d’accès potentiel au
site d’accès du projet de Wayabo, n’a pas été expertisée et n’apparait donc pas sur la carte
ci-dessous. Seule la fréquentation de cette route au niveau du carrefour sud a été
comptabilisée.
Figure 77 : Localisation des points de comptages sur fond ortho photographiqueExpertise des voies d’accès au futur site de Wayabo :
Rapport technique
p.49/61
Au niveau de ces carrefours, la fréquentation des voies a été caractérisée heure par heure et par
type de véhicules :
• Véhicule léger (ou VL),
• Poids lourds (ou PL),
• Camionnette ou minibus (avec horaire exact de passage des minibus),
• Bus (avec horaire exact de passage des bus).
Les passages de piétons, de vélos et de motos n’ont pas été recensés.
Une carte d’implantation est donnée pour chaque carrefour, accompagnée des graphiques
représentant la fréquentation heure par heure.
3.2 Carrefour nord : rue de la crique des singes rouges et avenue Omar Bace
Au total, au niveau du carrefour nord (entre la rue de la crique des singes rouges et l’avenue
Omar Bace), 210 véhicules ont circulé au niveau du carrefour. L’avenue Omar Bace, et la
rue du singe rouge en direction de Wayabo recensent chacune environ 40 % du trafic, et
seulement 20 % des véhicules se dirigent vers la RN1.s@
\
IN
>
|
z
|
SJ
Fréquentation des voies d'accès
Nord: Carrefour Rue du singe rouge et Omar Bace
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo :
Rapport technique
p.50/61
Figure 78 : Localisation du point de comptage carrefour Sud sur fond ortho photographique
La fréquentation moyenne est de 16 véhicules par heure, avec une majorité de véhicules légers
(67%) dans chacune des directions. Les camionnettes et minibus (19%) circulent également dans
chacune des directions. En revanche, les poids lourds (13 %) n’empruntent que la rue du singe
rouge en direction du projet Wayabo et l’avenue Omar Bace. Ils ne vont pas en direction de la
RN1. Les poids lourds circulent principalement entre l’avenue Wayabo et l’Avenue O.BACE, très
peu circulent sur la rue des singes rouges.
Les graphiques suivants illustrent la fréquentation, répartie par catégorie de véhicules, du
carrefour Nord, dans les différentes directions.
Le détail de cette fréquentation est présenté en Annexe 1.fm
LS
Vers O.Bace Vers RN1
12
10
5
6
f T Il : [il 2 : 2: HER Ent S SAS 8 9° SS EE 0 SP ES LS S S P PP PP 8°
BVL BPL @Camionette Minibus Bus MVL SPL @Camionette Minibus Bus
Vers Wayabo
20
18
16
14
12
10
&
6
2
HR ! A
Sa © LS PS ES, ss
BVUL mPL mCamionette Minibus m£&us
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo :
Rapport technique
p.51/61
Figure 79 : Répartition du trafic routier par type de véhicules dans les différentes directions
desservies par le carrefour Nord
Peu de bus ont été recensés au cours de la journée : seulement deux passages, en direction
de l’avenue O. Bace puis de la RN1. Quelques minibus circulent dans les trois directions (Cf.
horaires de passage ci-dessous).Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo :
Rapport technique
p.52/61
Figure 80: Horaires de passages des bus et minibus observés au carrefour Nord (journée du 08/02/2018)
Globalement, il y a peu de circulation à cet embranchement.
NORD
Type: Heure Direction
Minibus 6h35 Wayabo
Minibus 7h08 RN1
Bus 9h25 O. Bace
Bus 10h30 RN1
Minibus 12h12 Wayabo
Minibus 12h34 Wayabo
Minibus 12h37 RN1
Minibus 16h10 O. Bace
Minibus 17h00 O.Baces@
\
IN
>
|
z
|
SJ
Fréquentation des voies d'accès
Sud: Avenue Wayabo et route du Lycée Matiti
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo :
Rapport technique
p.53/61
3.3 Carrefour sud : route de Wayabo et rue du Lycée Matiti
Au total, 761 véhicules ont circulé au niveau du carrefour présenté à la figure suivante.
Au contraire du carrefour nord, 50 % du trafic est dirigé vers la RN1. 29% des véhicules se dirigent
vers le lycée, et seulement 21% vers Wayabo.
Figure 81 : Localisation du point de comptage sur fond ortho photographique
La fréquentation moyenne est de 58 véhicules par heure, avec un pic de fréquentation entre 7
h et 8 h du matin, principalement des véhicules légers en direction du lycée (les cours débutent
à 7h30). Le même pic de fréquentation n’est pas apparu en fin d’après-midi : il est intéressant
de noter que le jour de la comptabilisation des véhicules, une réunion a eu lieu jusqu’à 19h00
au lycée. Par conséquent, la majorité des professeurs a emprunté le carrefour plus tard que
l’heure habituelle de fin des cours (17h30).60
50
40
3 ©
D ©
be eo
fm
o
Vers RN1
30
Ô
Hit û PE + HVL MPL MCamionette, Minibus Bus
60
sû
40
30
20
1 ©
0
60
50
aû
nn
pe
PES XP SE a S D EX PS
Vers Lycée
Vers Wayabo
AIT Dltinls AS PE 3 PP 50
BVL mPL mCamionette, Minibus BEUus
S PS 0 0
BVL mPL mCamionette Minibus 1m Bus
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo :
Rapport technique
p.54/61
72 % des véhicules comptabilisés sont des véhicules légers. Ils circulent dans toutes les directions,
ainsi que les camionnettes et minibus (15%). En revanche, les poids lourds (8 %) empruntent
principalement la route de Wayabo en direction du projet, ou en direction de la RN1. Ils ne vont
que très peu en direction du lycée.
Les graphiques suivants illustrent la fréquentation, répartie par catégorie de véhicules, du
carrefour, dans les différentes directions.
Figure 82 : Répartition du trafic routier par type de véhicules dans les différentes directions desservies par le carrefour Sud
Le détail de cette fréquentation est présenté en Annexe 2.dE \G
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo :
Rapport technique
p.55/61
De nombreux bus circulent au niveau du carrefour, qui est lui-même un arrêt pour certains
d’entre eux (Cf. tableau ci-dessous). Ils vont principalement vers le lycée ou vers la RN1.
Figure 83 : Horaires de passage observés des bus et minibus au carrefour Sud
TYPE: HEURE DIRECTION TYPE: HEURE DIRECTION Minibus 6h40 Lycée Bus 11h08 RN1 Minibus 6h42 RN1 Bus 11h13 Lycée Minibus 6h57 Lycée Bus 12h17 RN1 Bus 6h58 Lycée Bus 13h50 Carrefour Minibus 7h00 Carrefour Bus 13h39 Lycée Bus 7h01 RN1 Minibus 15h00 Lycée Bus 7h04 Lycée Bus 15h30 Wayabo Bus 7h07 RN1 Minibus 15h43 Wayabo Bus 7h17 Lycée Minibus 15h48 Wayabo Bus 7h20 RN1 Bus 15h50 RN1 Minibus 7h25 Wayabo Minibus 16h01 RN1 Bus 7h28 Wayabo Bus 16h08 RN1 Minibus 7h32 RN1 Bus 16h11 Lycée Minibus 7h40 RN1 Bus 16h14 RN1 Minibus 7h40 Wayabo Minibus 16h17 RN1 Bus 7h42 RN1 Minibus 16h19 Carrefour Minibus 7h47 RN1 Bus 16h34 Lycée Bus 7h59 Lycée Bus 16h58 Lycée Bus 8h65 RN1 Minibus 17h26 Lycée Bus 8h56 Lycée Minibus 17h33 RN1 Minibus 9h04 RN1 Bus 17h34 RN1 Bus 10h03 Lycée Minibus 17h34 Lycée Minibus 10h08 RN1 Bus 17h35 RN1 Bus 10h11 RN1 Bus 17h35 RN1 Bus 10h48 Lycéen o _” Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo :
Rapport technique
p.56/61
3.4 Horaires et circuits des bus de ramassage scolaires
Aucun bus scolaire en provenance de la commune de Kourou ne dessert le territoire de la CACL,
donc le lycée agricole de Matiti ainsi que Macouria, selon les informations recueillies auprès de
la Mairie de Kourou (jointe en date du 15/02/2018).
Concernant le territoire de la Communauté d’Agglomération du Centre Littoral, des ramassages
scolaires existent via plusieurs lignes de bus selon les horaires suivants :
Figure 84 : Horaires de passage de desserte du lycée Matiti (source : site internet de la CACL consulté en Février 2018)
Aller, arrivée au lycée
agricole de Matiti
Retour, départ du
lycée agricole de
Matiti
I-ROU2 I-ROU2
6h50 12h00
610 – H1 610 – H1
6h50 17h30
120 – H1 120 – H1
7h 17h30
MAC-5B MAC-5B
7h05 15h48
207 – H1 207 – H1
7h25 17h40
I-ROU3 I-ROU3
X 14h15
Tous les bus scolaires proviennent de la RN1 sauf MAC-5B qui vient de Matiti et part vers Macouria.
Pour les bus 120 – H1 et 207 – H1, l’arrêt précédant celui du lycée agricole est situé au niveau du
village de Macouria.
Pour les bus 610 – H1 et I-ROU2, un arrêt se situe à PK40 (savane Matiti) au bord de la RN1 au
niveau du carrefour avec l’avenue Henri Kong.
Quant à lui, le bus MAC - 5B provient des lotissement Agricoles de Matiti puis va au lycée agricole
de Matiti, s’arrête ensuite au carrefour avec l’avenue Bœuf couronné et au croisement PK40
avec l’avenue Henri Kong pour aller finalement à Macouria.
Les horaires et trajets de chaque bus sont donnés en annexe 3 (source :
www.odm973.com/CACL).
Par ailleurs, nous avons repérer un abris bus sur l’avenue Wayabo au niveau du carrefour avec
l’impasse des Cabris et un au niveau de la RN1 au niveau du carrefour avec la rue du singe rouge.
Or, nous n’avons pas plus d’informations sur celui-ci que celles recueillies et indiquées ci-dessus.Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo :
Rapport technique
p.57/61
4 Conclusions
Actuellement, deux voies d’accès sont possibles pour rejoindre le site du projet :
- Par l’avenue du Pic Saint Loup à l’Est,
- Par la piste Crique des singes rouges puis l’avenue de Wayabo par l’Ouest.
Suite au référencement de ces deux voies d’accès, nous avons pu constater que toutes deux
nécessitent des aménagements plus ou moins importants.
Avenue du Pic Saint Loup
Depuis le croisement avec la route du lycée agricole jusqu’à la carrière, la piste est en bon état,
large et entretenue régulièrement. Par ailleurs, après la carrière jusqu’au carrefour de l’entrée
du site projet, la route est étroite et en mauvais état. Les accotements sont pour la plupart
enherbés, donc peu praticables en saison des pluies car peu stables.
De plus, le pont situé environ 5 km après la carrière (tronçon n°8) devra être renforcé pour
permettre un passage fréquent de véhicules lourds. Un aménagement de la route avant et après
le pont devra aussi être réalisé pour le stationnement des poids lourds dans le cas d’un
croisement éventuel entre deux véhicules.
Piste Crique des singes rouges
Depuis la RN1 jusqu’au croisement avec l’Avenue Wayabo, la piste est bon état avec toutefois
quelques nids de poules. Cependant, elle nécessiterait un élargissement pour permettre le
croisement de deux véhicules lourds.
Par ailleurs, un renforcement serait nécessaire au niveau du pont béton (à proximité du Carbet
Matiti Paradise) ainsi que deux aires de stationnement avant et après en cas de croisement
éventuel entre deux véhicules lourds.
Avenue Wayabo
Cette piste nécessite d’importants aménagements : elle est en très mauvais état par endroit,
peu large, et peu entretenue.
De plus, deux passages busés ont été répertoriés et doivent être élargis tout comme la route.Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo :
Rapport technique
p.58/61
Nous constatons que les deux voies d’accès sont toutes deux étroites hormis au début de chaque
tronçon.
Cependant, il pourrait être envisageable d’emprunter les deux voies en sens unique, au lieu
d’emprunter une seule des deux voies d’accès en double sens (ce qui nécessite d’importants
élargissements des voies). Ainsi, les voies d’accès doivent seulement être refaites mais pas
nécessairement élargies. Il conviendra toutefois de faire en sorte que chaque voie permette le
croisement d’un véhicule PL et d’un véhicule agricole.
Les tronçons de largeur inférieure à 5 mètres sont les tronçons :
• 7 et 9 sur l’avenue du pic Saint-Loup ;
• 14 sur la rue des singes rouges.
Ces tronçons devront être élargis afin de permettre le croisement d’un PL et d’un véhicule
agricole.Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo :
Rapport technique
p.59/61
AnnexesExpertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.60/61
Annexe 1 : Détail de la fréquentation du carrefour Nord
Plage horaire RN1 Wayabo O. Bace
Direction
VL PL
Camionn
ette,
Minibus Bus VL PL
Camion
nette,
Minibus Bus VL PL
Camionn
ette,
Minibus Bus TOTAL/heure pourcentages
6h00 3 0 0 0 2 0 2 0 1 0 0 0 8 4%
7h00 2 0 1 0 6 0 1 0 10 0 0 0 20 10%
8h00 3 0 0 0 4 1 2 0 4 0 1 0 15 7%
9h00 2 0 1 0 1 2 1 0 7 4 2 1 21 10%
10h00 3 0 0 1 6 1 1 0 4 3 2 0 21 10%
11h00 1 0 0 0 1 3 2 0 2 3 1 0 13 6%
12h00 2 0 1 0 7 2 4 0 5 1 1 0 23 11%
13h00 2 0 0 0 7 0 1 0 5 1 0 0 16 8%
14h00 3 0 0 0 3 4 0 0 3 2 2 0 17 8%
15h00 3 0 0 0 4 0 2 0 6 1 3 0 19 9%
16h00 4 0 1 0 2 0 1 0 8 0 2 0 18 9%
17h00 4 0 1 0 3 0 0 0 4 0 3 0 15 7%
18h00 3 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 4 2%
Total/type 35 0 5 1 46 13 17 0 60 15 17 1
210 Pourcentages 85% 0% 12% 2% 61% 17% 22% 0% 65% 16% 18% 1%
Total/voie 41 76 93Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.61/61
Annexe 2 : Détail de la fréquentation du carrefour Sud
Plage horaire RN1 Wayabo Lycée
Direction
VL PL
Camion-
nette,
Minibus Bus VL PL
Camion
-nette,
Minibus Bus VL PL
Camion
-nette,
Minibus Bus TOTAL/heure
6h00 7 0 4 0 6 3 1 0 7 0 3 1 32 4%
7h00 19 5 9 4 16 2 9 1 50 0 8 3 126 17%
8h00 10 3 5 1 9 5 1 0 14 2 3 1 54 7%
9h00 12 7 6 1 3 5 3 0 15 1 0 0 53 7%
10h00 11 4 3 1 9 4 2 0 4 0 2 2 42 6%
11h00 18 3 3 1 3 1 1 0 7 0 1 2 40 5%
12h00 24 2 1 1 9 3 1 0 21 0 3 0 65 9%
13h00 16 3 7 1 7 3 6 0 9 0 2 0 54 7%
14h00 21 4 3 0 2 2 6 0 11 0 0 1 50 7%
15h00 34 1 11 1 8 0 2 1 6 0 3 0 67 9%
16h00 30 1 2 2 8 0 0 0 7 0 0 3 53 7%
17h00 37 0 1 3 11 0 0 0 17 0 3 0 72 9%
18h00 36 0 0 0 6 0 0 0 11 0 0 0 53 7%
TOTAL 275 33 55 16 97 28 32 2 179 3 28 13
761 Pourcentages 73% 9% 15% 4% 61% 18% 20% 1% 80% 1% 13% 6%
Total/voie 379 159 223<2n _” Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.62/61
Annexe 3 : Horaires et trajets des bus de la CACL
Sources pour les horaires et les trajets : www.odm973.com/CACL
BUS MAC-5BA Plan de Ligne
À LI
Légende :
© Points d'arrêt
— |tinéraire ligne
Distance : 67 km A/R
Départ : Savane Matiti
Arrivée : Ecole Ste Agathe
Etablissements desservis :
- Ecok M. Nadiré
- Ecole M. Ponet
- Ecole Ste Agathe
Date : 15/03/2017
Mail : transport@caci-guyane.fr
Réafsation : AGAMi SARL
Fond : SCAN25 IGN | Les arrêts sont donnés à titre indicatif, le car s'arrêtera où les élèves : : | ke
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.63/61
BUS 120-H1RN1-PK15
Rte du Larivot-RCT.
Rte de la Madelene — RCT
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.64/61N
Dans Cayenne, les élèves seront ramassés aux arrêts RCT À
Légende :
@ Points d'arrêt
. |tnéraire ligne
Distance : 96 km A/R
Départ : RP Madeleine
Arrivée : Lycée Agricole
de Matiti
Etablissements desservis :
- Lye Agricole de Matiti
Date: 15/03/2017
Mail : transport@caci-guyane.fr
Réalisation : AGAMi SARL
Fond : SCAN25 IGN
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.65/61Départ | 6h15 [PLATEFORME DU BOURG DE MATOURY Lycée Agricole de Matiti 6h20 Barbadines 2 17h42 RN1-PK24 Barbadines 1 17h44 RN1-PK23 6h25 |La Rhumerie 17h46 RN1-PK22 6h30 __|Rond-Point Cogneau-Lamirande 17h48 RN1-PK20 6h35 |Ecole Saint Pierre 17h50 RN1-PK19 6h37 |Entrée Cogneau-Lamirande 17h52 RN1-PK18 6h40 Maya 17h54 RN1-PK17 6h45 |Balata Ouest 17h56 RN1-PK14 6h50 PLATEFORME DU LYCEE DE BALATA 17h58 RN1-PK13 7h10 |RN1-PK11 18h00 RN1-PK12 7h12 |RN1-PK12 18h01 RN1-PK11 7h14 |RN1-PK13 18h02 PLATEFORME DU LYCEE DE BALATA 7h16 |RN1-PK14 18h04 Balata Ouest 7h18 |[RN1-PK17 18h06 Entrée Maya 7h19 _|RN1-PK18 18h10 Entrée Cogneau-Lamirande 7h20 |RN1-PK19 18h12 Ecole Saint Pierre 7h21 |RN1-PK20 18h14 Rond-Point Cogneau-Lamirande 7h22 |RN1-PK22 18h16 La Rhumerñie 7h23 |RN1-PK23 18h20 Barbadines 1 7h24 ÎRN1-PK24 18h30 Barbadines 2
[Arrivée | 7h25 [Lycée Agricole de Matiti [Arrivée [18h35 PLATEFORME DU BOURG DE MATOURY
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.66/61
BUS 207-H1Les élèves seont ramassés le long de Ia RN1
entre le pont du Larivot et Tonafe {sauf à
Soula - Sabiance et Msñard)
Légende :
© Points d'arrêt
. |néraire ligne
Distance : 108 km A/R
Départ : Bourg de Matoury
Arrivée : Lycée Agricole
de Matiti
F2 Passage par la plateforme
— duLycee de Balata
Etablissements desservis :
- Lycée Agricole de Matiti
Date : 15/03/2017
Mail : transport@caci-guyane.fr
Réalisation : AGAMI SARL
Fond : SCAN25 IGN
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.67/61CD5-PK1-Kalani 17h30 _|Lycée Agricole de Matiti
CD5-PK3.3 RN1-PK40-Savane Matiti CD5-PK7-Les Cascades RN1-PK34-La Césarée
CD5-PK8-Timouthou RN1-PK28
CD5-PK9-Port Inini RN1-PK27 6h00 |CD5- Carrefour de Tonnégrande 17h55 |Bourg de Tonate
CD5-PK14.8-Patawa CD5-Prefontaine (entrée) CD5-Crique Coco CD5-Village Norino CD5-Banane CD5-Savane Bordelaise CD5-PK21-Savane Lambert CD5-Quesnel Ouest/ Quesnel Est 6h15 |CD5-Carrefour de Montisnéry CD5-Risquetout CD5-Risquetout 18h20 |CD5-Carrefour de Montisnéry CD5-Quesnel Ouest! Quesnel Est CD5-PK21-Savane Lambert CD5-Savane Bordelaise CD5-Banane CD5-Village Norino CD5-Crique Coco CD5-Prefontaine (entrée) CD5-PK14.8-Patawa 6h35 __|Bourg de Tonate 18h45 _|CD5- Carrefour de Tonnégrande RN1-PK27 CD5-PK9-Port Inini RN1-PK28 CD5-PK8-Timouthou RN1-PK34-La Césarée CD5-PK7-Les Cascades 6h45 |RN1-PK40-Savane Matiti CD5-PK3.3 [Arrivée 6h50 {Lycée Agricole de Matiti [Arrivée 19h15 |CD5-PK1-Kalani
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.68/61
BUS 601-H1Les élèves seront ramassés le long de a RN1 entre Tonate et Matiti
Le lundi matin et le vendredi midi, la ligne 610-H1
dessert la RN2 jusqu'a Cacao (ligne nommée |-ROU2)
— Bourg de Tonate
Légende :
@ Points d'arrêt
— |tinéraire ligne
Distance : 108 km A/R
Départ : Kalani
Arrivée : Lycée Agricole
de Matiti
Etablissements desservis :
- Lycée Agricole de Matiti
Date: 18/05/2017
Mail : transport@cacl-guyane.fr
Réalisation : AGAM SARL
Fond : SCAN25 IGN
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.69/61<2n _” Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.70/61
BUS I-ROU2Seuls les principaux arrêts sont indiqués Plan de Ligne
Légende :
@ Points d'arrêt
hinéraire ligne
Distance : 103 km (aller)
Départ : Cacao
Arrivée : Lycée Agricole
de Matiti
Ligne hebdomadaire
- Aller le lundi matin
- Retour le vendredi midi
Etablissements desservis :
- internat du lycée du Matiti
Date: 18/05/2017
Mail : transport@cacl-guyane.fr
Réalisation : AGAM SARL
Fond : SCAN25 IGN
Expertise des voies d’accès au futur site de Wayabo : Rapport technique
p.71/61Annexes 2020
Annexe EI 13 :
Evaluation de l’état des milieux et des
Risques SanitaireL "SE
SE
(RE
le
ES
ARIA Technologies SA
8-10 rue de la Ferme – 92100 Boulogne Billancourt
Tél. : +33 (0)1 46 08 68 60 – Fax : +33 (0)1 41 41 93 17 – E-mail : info@aria.fr - http:/ /www.aria.fr
S.A au capital de 779 947 € - SIRET 379 180 474 00049 – Code APE 6201Z – RCS Nanterre B 379 180 474
Juillet 2018
SECHE ECO SERVICES
Pôle environnemental de Wayabo
(Kourou - Guyane)
Evaluation de l'état des milieux et des
risques sanitaires
Références : Rapport ARIA/2017.046
Documents associés : -
Type de document : Rapport d'études
Avancement du document : Version 1
Accessibilité : RestreintPôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 2/184
ARIA Technologies Titre : Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) – Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires
N° rapport ARIA 17.046
N° action ARIA 17.106
Nombre de pages 184 Nombre de figures 34 Nombre de tableaux 69 Nombre d’annexes 7
Auteur(s) ARIA Technologies, Lydia RICOLLEAU Ingénieur Chef de projet Qualité de l’Air – Responsable du pôle Etudes
Sous-traitants RINCENT AIR, campagne de mesures in situ
Intérêt documentaire Accessibilité Confidentielle Libre
Oui Non ARIA Technologies Restreinte
Etat du document Rédacteurs Nom/Date
Version V1 Lydia RICOLLEAU Le 12/07/2018
DIFFUSION Date DESTINATAIRES Nombre
Diffusion informatique 13/07/2018 SECHE ECO SERVICES 1
Diffusion papier - - -r
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Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 3/184
SOMMAIRE
1. CADRE DE L’ETUDE..................................................................................................................9
2. DESCRIPTION DU PROJET ...................................................................................................... 10
3. INVENTAIRE DES EMISSIONS ................................................................................................. 11
3.1 Rejets dans l’air ............................................................................................................. 11 3.1.1 Recensement des sources d’émission et des substances émises ....................................11 3.1.2 Quantification des émissions............................................................................................15 3.1.3 Bilan des émissions atmosphériques................................................................................26 3.2 Rejets dans l’Eau ............................................................................................................ 29
4. EVALUATION DES ENJEUX ET DES VOIES D’EXPOSITION ......................................................... 32
4.1 Populations ................................................................................................................... 32 4.2 Populations sensibles ..................................................................................................... 34 4.1 Réseau hydrographique ................................................................................................. 35 4.2 Usages autour du site..................................................................................................... 36 4.2.1 Occupation des sols ..........................................................................................................36 4.2.2 Usages agricoles ...............................................................................................................37 4.2.3 Activité de loisirs...............................................................................................................38 4.2.4 Recensement des points d’eau.........................................................................................39 4.3 Météorologie ................................................................................................................. 40 4.3.1 Données météorologiques ...............................................................................................40 4.3.2 Analyse météorologique...................................................................................................41 4.4 Qualité de l’air ............................................................................................................... 45 4.4.1 Réglementation de la qualité de l’air en France...............................................................45 4.4.2 Bilan de la qualité de l’air .................................................................................................48
5. SCHEMA CONCEPTUEL D’EXPOSITION ................................................................................... 53
6. INTERPRETATION DE L’ETAT DES MILIEUX (IEM) .................................................................... 56
6.1 Méthodologie ................................................................................................................ 56 6.1.1 Présentation générale de la méthodologie de l’IEM ........................................................56 6.1.2 Etape 1 : détermination de la dégradation ou non du milieu ..........................................57 6.1.3 Etape 2 : comparaison aux valeurs de gestion disponibles ..............................................57 6.1.4 Etape 3 : grille de calcul IEM .............................................................................................57 6.1.5 Application au pôle environnemental de Wayabo ...........................................................59 6.2 Etat du milieu « Air » ..................................................................................................... 60 6.2.1 Campagne de mesure – Etat Initial...................................................................................60 6.2.2 Comparaison avec l’environnement local témoin............................................................62 6.2.3 Comparaison aux valeurs réglementaires de gestion ......................................................63 6.3 Conclusion ..................................................................................................................... 64
7. EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES ........................................................... 65
7.1 Choix des traceurs de risque, identification des dangers et relations dose-réponse .......... 65 7.1.1 Substances émises par le site ...........................................................................................65 7.1.2 Identification des dangers ................................................................................................65 7.1.3 Etude des relations dose-réponse ....................................................................................67 7.1.4 Choix des traceurs de risque ............................................................................................74 7.2 Etude de la dispersion atmosphérique ............................................................................ 76 7.2.1 Données d’entrée .............................................................................................................76 7.2.2 Détermination des concentrations dans l’air et des dépôts au sol ..................................79LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 4/184
7.3 Evaluation de l’exposition humaine ................................................................................ 90 7.3.1 Voies d’exposition ............................................................................................................90 7.3.2 Exposition par inhalation ..................................................................................................90 7.3.3 Exposition par ingestion ...................................................................................................93 7.4 Caractérisation des risques ........................................................................................... 106 7.4.1 Méthodologie .................................................................................................................106 7.4.2 Evaluation des risques sanitaires pour les substances à seuil ........................................108 7.4.3 Evaluation des risques sanitaires pour les substances sans seuil ..................................111 7.5 Incertitudes ................................................................................................................. 112 7.5.1 Incertitudes relatives à la modélisation atmosphérique ................................................112 7.5.2 Incertitudes relatives à l’évaluation des risques sanitaires ............................................114
8. CONCLUSION ...................................................................................................................... 116
ANNEXES .................................................................................................................................. 118
Annexe 1 : Campagne de mesure de polluants dans l’air ambiant réalisée par Rincent Air ....... 119 I. CADRE ET OBJECTIF DE L’ETUDE ............................................................................................124 II. METHODOLOGIE ....................................................................................................................124 III. PLAN D’ECHANTILLONNAGE ..............................................................................................125 IV. CONDITIONS LORS DE LA CAMPAGNE ...............................................................................127 V. RESULTATS .........................................................................................................................128 VI. ANNEXES ............................................................................................................................131
ANNEXE 2 : DESCRIPTION DU MODELE NUMERIQUE ARIA IMPACT ............................................. 134
ANNEXE 3 : CARTES DE CONCENTRATION EN MOYENNE ANNUELLE ............................................ 139
ANNEXE 4 : CARTES DE DEPOTS AU SOL ..................................................................................... 152
ANNEXE 5 : BASE DE DONNEES CIBLEX ....................................................................................... 159
ANNEXE 6 : RESULTATS PAR TRANCHE D’AGE DE LA CARACTERISATION DES RISQUES SANITAIRES POUR L’EXPOSITION PAR VOIE DIGESTIVE .................................................................................. 163
ANNEXE 7 : FICHES TOXICOLOGIQUES ........................................................................................ 165
1,2-dichloroéthane (N° CAS : 107-06-2) ........................................................................................166 Arsenic (N° CAS : 7440-38-2) .........................................................................................................167 Benzo(a)pyrène (N° CAS : 50-32-8) ...............................................................................................168 Benzène (N° CAS : 71-43-2) ...........................................................................................................169 Formaldéhyde (N° CAS : 50-00-0) .................................................................................................170 Cadmium (N° CAS 7440-43-8) .......................................................................................................171 Chrome (N° CAS 7440-47-3) ..........................................................................................................172 Sulfure d’hydrogène (N° CAS : 7783-06-4) ....................................................................................173 Acide chlorhydrique (N° CAS 7647-01-0) ......................................................................................174 Acide fluorhydrique (N° CAS 7664-39-3).......................................................................................175 Manganèse (N° CAS 7439-96-5) ....................................................................................................176 Mercure (N° CAS 7439-97-6) .........................................................................................................177 Monoxyde de carbone (N° CAS : 630-08-0) ..................................................................................178 Nickel (N° CAS : 7440-02-0) ...........................................................................................................179 Dioxyde d’azote (N° CAS 10102-44-0) ...........................................................................................180 Plomb (N° CAS 7439-92-1) ............................................................................................................181 Poussières (PM10 et PM2,5) .........................................................................................................182 Dioxyde de soufre (N° CAS : 7446-09-5) .......................................................................................183 Zinc (N° CAS 7440-66-6) ................................................................................................................184r
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Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 5/184
TABLE DES ILLUSTRATIONS
TABLEAUX
Tableau 1 : sources d’émissions potentielles recensées sur le site .......................................................13 Tableau 2 : composés émis par les installations du site ........................................................................14 Tableau 3 : caractéristiques de la zone de stockage ..............................................................................17 Tableau 4 : concentrations dans le biogaz .............................................................................................17 Tableau 5 : flux de polluants au niveau de la zone de stockage (émissions diffuses de biogaz) ...........18 Tableau 6 : flux de poussières générés par le déversement des déchets ..............................................18 Tableau 7 : caractéristiques des rejets des moteurs ..............................................................................19 Tableau 8 : concentrations de polluants en sortie de cheminée des moteurs ......................................19 Tableau 9 : flux de polluants en sortie de cheminée des moteurs ........................................................20 Tableau 10 : caractéristiques de la torchère ..........................................................................................21 Tableau 11 : concentration en sortie de torchère .................................................................................21 Tableau 12 : flux de polluants en sortie de torchère .............................................................................22 Tableau 13 : données pour le calcul des émissions liées aux gaz d’échappement des véhicules circulant sur le site ..........................................................................................................................23 Tableau 14 : émissions liées aux gaz d’échappement des véhicules circulant sur le site ......................23 Tableau 15 : nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 0,254 mm .............................................24 Tableau 16 : émissions liées aux envols de poussières au passage des camions ..................................24 Tableau 17 : facteurs d’émission liés aux engins d’exploitation ............................................................25 Tableau 18 : caractéristiques des engins sur le site ...............................................................................25 Tableau 19 : émissions liées aux engins .................................................................................................25 Tableau 20 : émissions liées à la distribution de carburant ...................................................................26 Tableau 21 : bilan des émissions dans l’air (en tonnes/an) ...................................................................28 Tableau 22 : données de population (Source : Insee, Recensements de la population, mise à jour mars 2017) ...............................................................................................................................................33 Tableau 23 : recensement agricole 2010 (recensement le plus récent disponible) ..............................38 Tableau 24 : fréquence d’apparition de chaque classe de vitesse de vent toutes directions confondues .........................................................................................................................................................42 Tableau 25 : statistiques relatives à la pluviométrie - station de Cayenne-Matoury ............................43 Tableau 26 : statistiques relatives à la température de l’air - station de Cayenne-Matoury ................44 Tableau 27 : valeur réglementaire française relative à la qualité de l’air ..............................................46 Tableau 28 : concentrations moyennes annuelles mesurées par les stations fixes par l’Observatoire Régional de l’Air de Guyane (source : ORA) ....................................................................................48 Tableau 29 : concentrations moyennes mesurées lors des campagnes de mesure ponctuelles par l’Observatoire Régional de l’Air de Guyane (source : ORA) ............................................................49 Tableau 30 : résultats de la campagne de mesure.................................................................................52 Tableau 31 : Tableau d’interprétation des résultats de l’IEM ................................................................59 Tableau 32 : résultats de mesures .........................................................................................................62 Tableau 33 : comparaison avec l’environnement local témoin .............................................................62 Tableau 34 : synthèse des valeurs réglementaires pour l’air ambiant ..................................................63 Tableau 35 : compatibilité avec les usages pour le milieu Air ...............................................................63 Tableau 36 : substances recensées sur le site ........................................................................................65 Tableau 37 : classifications CIRC, US-EPA et Union Européenne pour les effets cancérigènes .............66 Tableau 38 : identification des dangers par substances ........................................................................66 Tableau 39 : disponibilité des Valeurs Toxicologiques de Référence (exposition chronique) ...............69 Tableau 40 : valeurs guides ....................................................................................................................71 Tableau 41 : valeurs toxicologiques de référence retenues pour les effets chroniques à seuil ............71 Tableau 42 : valeurs toxicologiques de référence retenues pour les effets chroniques sans seuil .......73 Tableau 43 : classement des traceurs de risque suivant le ratio flux/VTR.............................................74LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 6/184
Tableau 44 : paramètres de calcul des dépôts pour chacune des espèces étudiées.............................80 Tableau 45 : réglementation en vigueur en France pour la santé humaine ..........................................82 Tableau 46 : concentrations en moyenne annuelle ...............................................................................84 Tableau 47 : dépôts totaux au sol moyens annuels ...............................................................................88 Tableau 48 : concentration en moyenne annuelle et valeurs guides OMS ...........................................90 Tableau 49 : récapitulatif du scénario inhalation retenu .......................................................................91 Tableau 50 : doses d’exposition par inhalation......................................................................................92 Tableau 51 : dépôts de mercure utilisés pour tenir compte de la spéciation du mercure dans l’environnement..............................................................................................................................95 Tableau 52 : concentrations dans les sols ..............................................................................................96 Tableau 53 : facteurs relatifs aux végétaux............................................................................................98 Tableau 54 : facteurs de bioconcentration air/plante (Bv exprimés par rapport à la plante fraîche)....98 Tableau 55 : paramètres physico-chimiques..........................................................................................99 Tableau 56 : facteurs de bioconcentration sol/plante (Br exprimés par rapport à la plante fraîche)....99 Tableau 57 : contamination totale des plantes (via le sol, l’air et les dépôts de particules) ...............100 Tableau 58 : coefficient de bio-transfert dans les produits animaux (Ba exprimés par rapport à la masse fraîche de produit) .............................................................................................................100 Tableau 59 : contamination des produits d’origine animale liée à l’installation .................................103 Tableau 60 : paramètres relatifs aux différentes catégories d’âge (données CIBLEX - Enquêtes Kannari 2013-2014) ....................................................................................................................................104 Tableau 61 : fraction d’aliments auto-produits – moyenne nationale métropole (données CIBLEX) .104 Tableau 62 : Dose Journalière d’Exposition totale pour chaque tranche d’âge ..................................105 Tableau 63 : quotients de danger pour les traceurs du risque à seuil par inhalation..........................108 Tableau 64 : quotients de danger pour les traceurs du risque à seuil par ingestion ...........................109 Tableau 65 : quotients de danger pour les traceurs du risque à seuil par organe cible ......................110 Tableau 66 : excès de Risque Individuel pour les traceurs du risque sans seuil ..................................111 Tableau 67 : synthèse des risques à seuil (quotient de danger global par organe cible) ....................117 Tableau 68 : synthèse des risques sans seuil (Excès de Risque Individuel global) ...............................117 Tableau 69 : doses journalières d’exposition pour la voie digestive....................................................164
FIGURES
Figure 1 : localisation du projet de pôle environnemental de Wayabo .................................................10 Figure 2 : synoptique global de la filière de traitement des lixiviats .....................................................13 Figure 3 : localisation de la zone de stockage du pôle environnemental de Wayabo ...........................15 Figure 4 : production de biogaz pour le pôle environnemental de Wayabo à Kourou (source : PRODEVAL) ......................................................................................................................................16 Figure 5 : localisation des sources atmosphériques...............................................................................27 Figure 6 : synoptique global de la filière de traitement des lixiviats .....................................................29 Figure 7 : plan du réseau de gestion des eaux pluviales ........................................................................30 Figure 8 : bassin versant et point de rejet possible (ACG) .....................................................................31 Figure 9 : communes présentes sur le domaine d’étude .......................................................................32 Figure 10 : localisation des habitations les plus proches .......................................................................33 Figure 11 : localisation des populations sensibles .................................................................................34 Figure 12 : réseau hydrographique (BD TOPO® Hydrographie, IGN) .....................................................35 Figure 13 : occupation du sol (données CORINE Land Cover 2012) .......................................................36 Figure 14 : culture majoritaire sur chaque îlot de culture (données RPG 2016) ...................................37 Figure 15 : localisation des captages d’Alimentation en Eau Potable (Source : http://www.ades.eaufrance.fr/) .....................................................................................................39 Figure 16 : rose des vents générale – Station Cayenne-Matoury – 2015 à 2017 (3 ans) .......................41 Figure 17 : répartition des cas météorologiques en fonction de la stabilité atmosphérique ................43 Figure 18 : variation moyenne mensuelle de la pluviométrie (période du 01/01/2015 au 31/12/2017) .........................................................................................................................................................44LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 7/184
Figure 19 : variation moyenne mensuelle de la température (période du 01/01/2015 au 31/12/2017) .........................................................................................................................................................44 Figure 20 : stations de mesures fixes du réseau de surveillance de l’ORA (Source : ORA) ....................48 Figure 21 : localisation des points de mesure ........................................................................................50 Figure 22 : répartition des concentrations des différents polluants mesurés .......................................51 Figure 23 : schéma conceptuel d’exposition autour du pôle environnemental de Wayabo .................55 Figure 24 : étapes et critères de l’IEM (guide INERIS août 2013)...........................................................56 Figure 25 : localisation des points de mesure (source : rapport Rincent Air) ........................................61 Figure 26 : roses des vents sur la campagne de mesure ........................................................................62 Figure 27 : logigramme pour le choix des VTR (DGS) .............................................................................68 Figure 28 : carte du domaine d’étude ....................................................................................................76 Figure 29 : topographie du domaine d’étude (source : OpenTopography Raster System) ...................77 Figure 30 : roses des vents .....................................................................................................................78 Figure 31 : localisation des points cibles ................................................................................................81 Figure 32 : carte de concentration en moyenne annuelle en sulfure d’hydrogène ..............................86 Figure 33 : carte de dépôts en poussières (PM10) .................................................................................89 Figure 34 : contamination des végétaux (EPA, 1998) ............................................................................97r
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Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 8/184 CADRE DE L’ETUDE
GLOSSAIRE
AFSSA Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments
ANSES Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
INSEE Institut national de la statistique et des études économiques
MTD Meilleurs Techniques Disponibles
COV Composés Organiques Volatils
ATSDR Agency for Toxic Substances and Disease Registry
μg Microgrammes = 10-6 g
CI Concentration Inhalée
CIRC Centre International de Recherche sur le Cancer
CO Monoxyde de carbone
DGS Direction Générale de la Santé
DV Déchets verts
ERI Excès de Risque Individuel
ERS Evaluation des Risques Sanitaires
ERU Excès de Risque Unitaire
FFOM Fraction fermentescible des ordures ménagères
fg Femtogrammes = 10-15 g
GNR Gazole Non Routier
HCl Acide chlorhydrique
HF Acide fluorhydrique
INERIS Institut National de l’Environnement et des RISques
InVS Institut de Veille Sanitaire
ng Nanogrammes = 10-9 g
NH3 Ammoniac
NO2 Dioxyde d’azote
NOx Oxydes d’azote assimilés au NO2
OEHHA Office of Environmental Health Hazard Assessment
OMS Organisation Mondiale de la Santé
PM2.5 Poussières de diamètre inférieur à 2.5 μm
PM10 Poussières de diamètre inférieur à 10 μm
QD Quotient de Danger
RIVM Rijksinstituut Voor Volksgezondheid (Institut National de Santé Publique et de l’Environnement des Pays-Bas)
SO2 Dioxyde de souffre
US-EPA United State Environment Protection Agency
VLE Valeur Limite à l’Emission
VTR Valeur Toxicologique de RéférencePôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 9/184 CADRE DE L’ETUDE
1. CADRE DE L’ETUDE
Dans le cadre d’une Demande d’Autorisation d’Exploiter du projet de pôle environnemental de Wayabo près de Kourou (Guyane), l’analyse des effets du projet sur la santé des populations riveraines doit être réalisée.
L’évaluation est menée en application de la circulaire DGPR & DGS du 9 août 2013 et conformément au guide « Evaluation de l’état des milieux et des risques sanitaires – Démarche intégrée pour la gestion des émissions des substances chimiques par les installations classées » publié par l’INERIS en août 2013. La démarche intégrée se déroule en quatre étapes :
1. Evaluation des émissions des installations : caractérisation des émissions et conformité au regard des prescriptions réglementaires et aux meilleures techniques disponibles ;
2. Evaluation des enjeux et des voies d’exposition : schéma conceptuel décrivant les relations entre les sources de polluants, les milieux et vecteurs de transfert, les usages et les populations exposées ;
3. Evaluation de l’état des milieux : état actuel des milieux potentiellement impactés et dégradation attribuable à l’installation ;
4. Evaluation prospective des risques sanitaires : estimation des risques attribuables aux émissions pour les populations autour de l’installation.
Le présent rapport a été établi sur la base des informations transmises à ARIA Technologies, des données (scientifiques ou techniques) disponibles et objectives de la règlementation, en vigueur au moment de la réalisation du dossier (version 1).
La responsabilité d’ARIA Technologies ne pourra être engagée si les informations qui lui ont été fournies sont incomplètes ou erronées.TECHNOLOGIES
|Projet Wayabo |
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Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 10/184 DESCRIPTION DU PROJET
2. DESCRIPTION DU PROJET
Le projet de pôle environnemental de Wayabo se situe sur la commune de Kourou dans le secteur agricole de Wayabo. Le territoire est partiellement cultivé et abondamment planté.
Le site couvrira une surface totale d’environ 35,7 ha comprenant la zone de stockage de déchets non dangereux (19,4 ha), la zone de stockage d’amiante liée (0,84 ha) ainsi que les aménagements connexes (accueil, voiries, bassins, zones de traitement des effluents, zone de stockage des matériaux, etc…).
Figure 1 : localisation du projet de pôle environnemental de WayaboPôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 11/184 INVENTAIRE DES EMISSIONS
3. INVENTAIRE DES EMISSIONS
3.1 REJETS DANS L’AIR
3.1.1 Recensement des sources d’émission et des substances émises
L’ASTEE a rédigé un document méthodologique pour évaluer les risques sanitaires des installations
de stockage de déchets1.
Ce document mentionne un grand nombre de composés pouvant être émis par les sites de stockage de déchets. A partir de cette liste, les groupes de travail de l’ASTEE ont sélectionné les substances permettant de procéder à une étude des risques sanitaires suivant les critères suivants :
• quantification possible de la substance dans le milieu concerné,
• existence d’un potentiel d’exposition de la population,
• substance associée à un risque chronique avec existence d’une VTR,
• accumulation possible de la substance dans l’environnement,
• respect des principes de spécificité et de proportionnalité,
• données bibliographiques françaises existantes,
• couverture de l’ensemble du risque, cancérigène et non cancérigène, pour un compartiment donné par l’ensemble des substances retenues,
• niveau de concentration a priori non négligeable.
Pour le compartiment « Air », le groupe de travail de l’ASTEE recense deux types de sources à considérer :
- les sources canalisées : torchères, chaudières, moteurs et turbines ;
- les sources diffuses : fuite de couverture et de réseau du biogaz, manutention des déchets, travaux d’aménagements, gaz d’échappement produits lors des déplacements, et traitement des lixiviats.
Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux (ISDND)
Dans le cas des sites de stockage de déchets, les substances retenues par le groupe de travail de l’ASTEE sont les suivantes :
- sulfure d’hydrogène (H2S) ;
- benzène ;
- 1,2 dichloroéthane.
De plus, le groupe de travail de l’ASTEE précise que l’évaluateur pourra faire porter l’évaluation des risques sur des substances complémentaires. Notamment, dans la mesure où d’autres sources potentielles que le biogaz peuvent exister, il devra intégrer dans l’étude toute autre substance qui apparaîtrait comme produite en quantités significatives dans les émissions diffuses et/ou canalisées.
1 ASTEE, Guide pour l’évaluation du risque sanitaire dans le cadre de l’étude d’impact d’une installation de
stockage de déchets ménagers et assimilés, février 2005LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Ainsi, pour tous les véhicules et engins circulant sur le site, les substances à prendre en compte dans l’Evaluation des Risques Sanitaires (ERS) selon l’ASTEE sont a minima les NOx, les HAPs et les particules, en complément du benzène déjà retenu précédemment. Concernant les HAPs, nous retiendrons le benzo(a)pyrène, substance la plus toxique des HAPs. Les particules seront assimilées à des PM10, représentatives de l’activité du site.
Installation de Stockage de déchets contenant de l’amiante liée
Cette installation de stockage bien spécifique, et totalement séparée physiquement de l’ISDND des Déchets Ménagers et Assimilés, est destinée à recevoir uniquement des mono-déchets, à savoir des déchets de matériaux de construction contenant de l’amiante.
Sachant que ce type de déchet n’est pas évolutif dans le temps car inerte (déchets minéraux confinés dans des big-bags spécifiques), il n’y a pas de production de biogaz.
De plus, le déchargement, l’entreposage éventuel et le stockage des déchets de matériaux de construction contenant de l’amiante sont organisés de manière à prévenir tout risque d’envol de poussière. En effet, Ce déchets de matériaux de construction contenant de l’amiante sont conditionnés en palette, en racks ou en grands récipients pour vrac souples (big-bags), et sont déchargés avec précaution à l’aide de moyens adaptés. Ces déchets sont ainsi stockés dans le casier avec leur conditionnement.
Il n’y a donc pas d’émission dans l’air pour cette installation.
Traitement et valorisation du biogaz
Le réseau de biogaz aboutira à une installation de cogénération composée de deux moteurs de cogénération de puissance 1,1 MW chacun. Le traitement du biogaz en amont des moteurs est nécessaire pour assurer la conformité des émissions à l’échappement. Les substances émises en sortie des moteurs respecteront des valeurs garanties par le constructeur pour le monoxyde de carbone (CO), les oxydes d’azote (NOx), le dioxyde de soufre (SO2), les poussières, le formaldéhyde, les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAPs) et les métaux.
Une torchère présente sur site interviendra en secours des moteurs en brûlant le biogaz à une température de 900°C. Les émissions des torchères sont réglementées pour le monoxyde de carbone (CO) et le dioxyde de soufre (SO2). Des émissions d’oxydes d’azote (NOx), d’acide chlorhydrique (HCl) et d’acide fluorhydrique (HF) peuvent également être détectées en sortie de torchère. Nous retiendrons donc ces substances pour l’inventaire des émissions.
Traitement des lixiviats
La zone technique de gestion des lixiviats sera constituée :
- de lagunes tampon et de prétraitement permettant de gérer les lixiviats, - d‘une unité de traitement des lixiviats par Biomembrat (BMR),
- de lagunes de stockage des effluents traités.
Les lagunes tampon seront équipées d’un système de couverture. Il n’y aura donc pas de rejet à l’atmosphère.
Ce procédé se compose de réacteurs biologiques suivi d’une ultrafiltration et d'une nanofiltration. Il est spécialement adapté pour des eaux fortement chargées où le degré d’épuration doit être important. Associé à un traitement de finition par nanofiltration, il permet notamment de concentrer la pollution non biodégradable dans un volume réduit et la production d’un perméat compatible avecTECHNOLOGIES
Phase Tampon Traitement par biomembrat des lixiviats Stockage tampon
et pré- et contrôle avant
traitement rejet des eaux
biologique traitées
Stockage et
- gestion des
| concentrats et boues en excès E Concentrats ON
ns E Boues en excès np)
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 13/184 INVENTAIRE DES EMISSIONS
le rejet au milieu naturel. Les concentrats et boues produits par le système de traitement seront ensuite envoyés dans les casiers. Il n’y aura aucun rejet dans l’atmosphère.
Figure 2 : synoptique global de la filière de traitement des lixiviats
Le Tableau 1 résume les différentes sources d’émissions atmosphériques recensées sur le site, ainsi que les substances émises pour chaque source recensée.
Tableau 1 : sources d’émissions potentielles recensées sur le site
Installation Source recensée Type d’émission Substance retenue pour l’inventaire des émissions
Installation de
Stockage de
Déchets Non
Dangereux
(ISDND)
Zone de stockage en exploitation :
Diffuse - émissions diffuses de biogaz H2S, benzène, 1,2 dichloroéthane - déversement des déchets Poussières
- Engins (gaz d’échappement) NOx, HAPs, poussières, benzène
Fuite de biogaz au niveau de la zone de
stockage réaménagée Diffuse
Sulfure d’hydrogène, benzène,
1,2 dichloroéthane
Installation de
Stockage de
Déchets
contenant de
l’amiante liée
Déchet inerte → Pas de biogaz
Stockage avec leur conditionnement → pas
d’émission de poussières
- Pas de rejet dans l’air
Traitement et
valorisation
du biogaz
Moteurs de cogénération Canalisée CO, NOx, SO2, poussières, formaldéhyde, HAPs, métaux
Torchère Canalisée CO, NOx, SO2, HCl, HF
Traitement de
lixiviats
Unité de traitement des lixiviats par
biomembrat - Pas de rejet dans l’air
Circulation
sur le site
Circulation des camions (gaz d’échappement
et soulèvement de poussières) Diffuse NOx, HAPs, poussières, benzène
Poste de distribution de carburant Diffuse COV (benzène)E Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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Compte-tenu de ces différentes informations, les substances émises par les installations présentes sur le site sont synthétisées dans le Tableau 2.
Tableau 2 : composés émis par les installations du site
Nom N°CAS Formule chimique
Sulfure d’hydrogène 7783-06-4 H2S
Benzène 71-43-2 C6H6
1,2 dichloroéthane 107-06-2 C2H4Cl2
Poussières - -
Oxydes d’azote (NOx éq NO2) 10102-44-0 NO2
Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques représenté par le benzo(a)pyrène 50-32-8 C20H12
Dioxyde de soufre 7446-09-5 SO2
Monoxyde de carbone 630-08-0 CO
Acide chlorhydrique 7647-01-0 HCl
Acide fluorhydrique 7664-39-3 HF
Formaldéhyde 50-00-0 CH2O
Métaux : Mercure 7439-97-6 Hg
Arsenic 7440-38-2 As
Cadmium 7440-43-9 Cd
Cobalt 7440-84-4 Co
Chrome 7440-47-3 Cr
Cuivre 7440-50-8 Cu
Manganèse 7439-96-5 Mn
Nickel 7440-02-0 Ni
Plomb 7439-92-1 Pb
Antimoine 7440-36-0 Sb
Sélénium 7782-49-2 Se
Etain 7440-31-5 Sn
Tellure 13494-80-9 Te
Thallium 7440-28-0 Tl
Vanadium 7440-62-2 V
Zinc 7440-66-6 ZnTECHNOLOGIES
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3.1.2 Quantification des émissions
3.1.2.1 Emissions diffuses de biogaz au niveau des zones de stockage
Les émissions de gaz au niveau de la zone de stockage (zone réaménagée et zone en exploitation) correspondent aux émissions diffuses à travers la couverture.
Figure 3 : localisation de la zone de stockage du pôle environnemental de Wayabo
Selon le guide de l’ASTEE relatif aux installations de stockage de déchets2, le flux massique diffus horaire de chaque substance dans le biogaz est exprimé selon le code de calcul suivant :
Équation 1 : FMDx = PB × TF × Cx
Avec : FMDx : flux massique horaire diffus du polluants x (mg/h)
PB : production moyenne de biogaz (m3/h)
TF : taux de fuite de biogaz dans l’installation (%)
Cx : concentration moyenne du polluant x dans le biogaz (mg/m3)
2 ASTEE, Guide pour l’évaluation du risque sanitaire dans le cadre de l’étude d’impact d’une installation de
stockage de déchets ménagers et assimilés, février 2005TECHNOLOGIES
Production
de
biogaz
(m3/h)
8
8
&
8
Ë
ë
200
—— Quantité de gæ produit à 50% de CH4 (m3/h) mm Moyenne en phasæ d'explotation
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25 27 29 31 33 35 37 39 41 43 45 47 49 51 53
Moyenne en phas de pos-exphitation
Années
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Le scénario majorant suivant a été retenu dans cette étude :
• Durant les 23 années d’exploitation, on considère :
- un casier ouvert en cours d’exploitation de 7000 m². Cette zone est fixée en hypothèse majorante dans la zone la plus proche des habitations (dans la réalité, cette zone se déplacera au cours du temps suivant le phasage d’exploitation du site, les premiers casiers remplis étant dans une zone plus éloignée des premières habitations) ;
- Une zone provisoire en couverture intermédiaire d’une surface moyenne de 9000 m² ;
- Le reste de la zone de stockage est considérée en couverture définitive.
• Durant les 30 années de post-exploitation, l’ensemble de la zone de stockage est considéré en couverture définitive.
La production moyenne de biogaz est déduite des estimations de pronostic biogaz réalisé par
PRODEVAL3 à partir du modèle FOD (First Order Decay) :
- En moyenne sur la période d’exploitation du site (23 ans), le site produira 1108 m3/h de biogaz à 50% de CH4 (soit 9 706 080 m3/an) ;
- En période de post-exploitation (pendant 30 ans), le site produira 594 m3/h de biogaz à 50% de CH4 (soit 5 203 440 m3/an).
Figure 4 : production de biogaz pour le pôle environnemental de Wayabo à Kourou (source : PRODEVAL)
3 « Pronostic biogaz - Site de WAYABO », PRODEVAL, rapport n°AF001544-NC-10-RC du 06/06/2018LE
b œ
Ti Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Le taux de captage dépend du type de couverture. Les valeurs retenues dans cette étude et présentées dans le Tableau 3 correspondent aux taux de récupération proposés par le groupe de travail mis en place par l’ADEME en 2002, et repris dans le rapport de l’INERIS relatif aux seuils de
captage des décharges4.
Le Tableau 3 résume les données retenues pour le calcul des émissions liées aux émissions diffuses de biogaz au niveau de la zone de stockage.
Tableau 3 : caractéristiques de la zone de stockage
Stockage déchets Unités Exploitation du site : pendant 23 ans Post-exploitation : pendant 30 ans
Casier en
exploitation Zone provisoire
Zone
réaménagée Zone réaménagée
Superficie de la source m2 7 000 9 000 189 300 195 000
Production moyenne
de biogaz Nm
3/an 330 943 425 498 8 949 639 5 203 440
Type de couverture - Zone en exploitation
Couverture
provisoire (semi-
perméable)
Couverture
définitive
(géomembrane)
Couverture définitive
(géomembrane)
Taux de récupération % 35% 65% 90% 90%
Taux de fuite % 65% 35% 10% 10%
Le guide de l’ASTEE présente une synthèse des données disponibles de concentrations dans le biogaz issues des sources suivantes :
• [1] US-EPA, Compilation of Air Pollutant Emission Factors, AP-42, Fifth Edition, Volume I : Stationary Point and Area Sources, chapter 2 : Solid Waste Disposal ;
• [2] RSD, Etude des polluants atmosphériques émis par deux centres de stockage des ordures ménagères, M. Hours et al, novembre 2000. Il s’agit des moyennes des résultats sur les sites 1 et 2.
• [4] INERIS, Caractérisation des biogaz – Bibliographie – Mesures sur site, J. Poulleau, DRC/AIRE, octobre 2002. Ce document compare des résultats de mesures de concentrations dans le biogaz mesurées sur site en France avec des données trouvées dans les publications internationales.
Le Tableau 4 présente les concentrations dans le biogaz issues de la bibliographie citée ci-dessus ainsi que la valeur retenue pour la quantification des émissions. Les concentrations à l’émission retenues correspondent à la valeur maximale des articles référencés par le guide ASTEE.
Tableau 4 : concentrations dans le biogaz
CONCENTRATIONS A L’EMISSION (mg/Nm3)
Données bibliographiques guide
ASTEE – valeur maximale
Valeur retenue
Valeur (mg/Nm3) Source
Sulfure d’hydrogène 99,97 99,97 Max guide ASTEE Benzène 31,08 31,08 Max guide ASTEE 1,2 dichloroéthane 8,19 8,19 Max guide ASTEE
Le Tableau 5 présente les flux d’émission pris en compte dans cette étude calculés à partir des concentrations retenues et du débit de biogaz, et pondérés sur la durée totale d’exposition prise égale à 53 ans (23 ans d’exploitation + 30 ans de post-exploitation).
4 INERIS, « Evaluation des risques liés aux émissions gazeuses des décharges : propositions de seuils de
captage », rapport d’étude N°46533R01c, 19/12/2005
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 18/184 INVENTAIRE DES EMISSIONS
Tableau 5 : flux de polluants au niveau de la zone de stockage (émissions diffuses de biogaz)
Exploitation du site : pendant 23 ans Post-exploitation : pendant 30 ans TOTAL
pondéré
sur 53 ans Flux d'émission (tonnes/an) Casier en exploitation Zone provisoire Zone réaménagée Total Zone réaménagée
H2S 2.15E-02 1.49E-02 8.95E-02 1.26E-01 5.20E-02 8.41E-02
Benzène 6.69E-03 4.63E-03 2.78E-02 3.91E-02 1.62E-02 2.61E-02
1,2 dichloroéthane 1.76E-03 1.22E-03 7.33E-03 1.03E-02 4.26E-03 6.89E-03
3.1.2.2 Déversement des déchets
Les opérations de déversement de déchets au niveau la zone en exploitation génèrent des émissions atmosphériques de poussières.
Selon le guide de l’ASTEE relatif aux installations de stockage de déchets5, les opérations de déversement d’ordures ménagères « fraîches » produisent des émissions de poussières totales comprises entre 0,0006 % à 0,01 % du poids d’ordures déversées.
La quantité maximale annuelle de déchets stockés sur le site sera de 143 000 tonnes/an de déchets non dangereux hors amiante et de 3000 tonnes/an d’amiante liée.
Le flux de poussières totales lié au déversement des déchets est calculé en retenant la valeur haute de la fourchette donnée par le guide de l’ASTEE.
L'activité de stockage de l'amiante n'est pas prise en considération en raison du conditionnement préalable des déchets par le producteur. Les opérations de manutention et de stockage visent à conserver l'intégrité de l'emballage.
Tableau 6 : flux de poussières générés par le déversement des déchets
Unité Zone de stockage de déchets non dangereux Zone de stockage d’amiante liée
Quantité maximale annuelle de déchets déposés tonnes/an 143 000 3 000
Flux de poussières générés tonnes/an 14,3 0
5 ASTEE, Guide pour l’évaluation du risque sanitaire dans le cadre de l’étude d’impact d’une installation de
stockage de déchets ménagers et assimilés, février 2005< œ Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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3.1.2.3 Installations de valorisation du biogaz
Deux moteurs de cogénération seront présents sur le site afin de valoriser le biogaz en énergie électrique. On suppose que les deux moteurs fonctionneront 90% du temps. Les caractéristiques des rejets en sortie des moteurs sont présentées dans le Tableau 7.
Tableau 7 : caractéristiques des rejets des moteurs
Unité Moteur 1 (1,1 MW) Moteur 2 (1,1 MW)
Hauteur de cheminée par rapport au sol m 15 15
Diamètre de cheminée m 0.5 0.5
Débit du biogaz en entrée des moteurs Nm3/h 700 700
Débit des gaz en sortie des moteurs(6) Nm3/h 3752 3752
Température des gaz en sortie de cheminée °C 90 90
Vitesse des gaz en sortie de cheminée m/s 7,1 7,1
Nombre d'heures de fonctionnement par an - 7884 (90% du temps) 7884 (90% du temps)
Le Tableau 8 présente les concentrations à l’émission retenues pour l’étude, elles correspondent aux Valeurs Limites à l’Emission (VLE) données par l’arrêté ministériel du 24 septembre 2013 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations de combustion soumises à enregistrement au titre de la rubrique 2910-B, en comparaisons avec les Valeurs Limites garanties par le constructeur.
Les hypothèses suivantes ont été appliquées pour les métaux, dans le cas de groupement de métaux :
▪ La somme « arsenic + sélénium + tellure » a été assimilée entièrement à de l’arsenic ;
▪ Parmi les métaux du groupement « Sb+Cr+Co+Cu+Sn+Mn+Ni+V+Zn », d’après les données bibliographiques du guide de l’ASTEE, seuls le nickel, le chrome, le manganèse et le zinc ont été détectés dans le biogaz. Selon l’ASTEE, le nickel représente 0,5 % de ce groupe de métaux dans le biogaz, le chrome 2,3%, le manganèse 0,1% et le zinc 96,9%. Nous appliquons ces pourcentages à la valeur limite garantie du groupement de métaux.
Tableau 8 : concentrations de polluants en sortie de cheminée des moteurs
Concentration à l’émission (mg/Nm3)
Valeur Limite
Garantie par le
constructeur (VLG)*
Valeurs Limite
à l’Emission
(VLE)
Valeur retenue
Valeur
(mg/Nm3) Source
CO 1200 450 450 Valeur Limite à l’Emission NOx 267 100 100 Valeur Limite à l’Emission SO2 27 40 40 Valeur Limite à l’Emission Poussières 27 4 4 Valeur Limite à l’Emission Formaldéhyde 150 15 15 Valeur Limite à l’Emission HAPs 0.27 0.1 0.1 Valeur Limite à l’Emission Cadmium 0.133 0.05 0.05 Valeur Limite à l’Emission Mercure 0.133 0.05 0.05 Valeur Limite à l’Emission Thallium 0.133 0.05 0.05 Valeur Limite à l’Emission Arsenic + Sélénium + Tellure 2.67 1 1 Valeur Limite à l’Emission
6 Débit gaz sortie = Débit biogaz entrée x 5.36 pour tenir compte de l'équation stochiométrique de la réaction
de combustion (cf. guide ASTEE)Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 20/184 INVENTAIRE DES EMISSIONS
Concentration à l’émission (mg/Nm3)
Valeur Limite
Garantie par le
constructeur (VLG)*
Valeurs Limite
à l’Emission
(VLE)
Valeur retenue
Valeur
(mg/Nm3) Source
Arsenic 2.67 1 1 100% de la VLE Plomb 2.67 1 1 Valeur Limite à l’Emission Antimoine + Chrome + Cobalt +
Cuivre + Etain + Manganèse +
Nickel +Vanadium + Zinc
53 20 20 Valeur Limite à l’Emission
Chrome 1.22 0.46 0.46 2,3% de la VLE Manganèse 0.05 0.02 0.02 0,1% de la VLE Nickel 0.27 0.10 0.10 0,5% de la VLE Zinc 51.36 19.38 19.38 96,9% de la VLE *Valeur limite garantie sous réserve du respect de l’Instruction Technique 1000-0300 : Qualité du gaz combustible ainsi qu’une concentration maximale des métaux dans le biogaz ne dépassant pas les valeurs limites ci-dessus.
Le Tableau 9 présente les flux d’émissions des moteurs calculés à partir des concentrations retenues et des débits des gaz en sortie de moteurs.
Tableau 9 : flux de polluants en sortie de cheminée des moteurs
Flux de polluant (Tonnes/an) Moteur 1 (1,1 MW) Moteur 2 (1,1 MW)
CO 1.33E+01 1.33E+01
NOx 2.96E+00 2.96E+00
SO2 1.18E+00 1.18E+00
Poussières 1.18E-01 1.18E-01
Formaldéhyde 4.44E-01 4.44E-01
HAPs 2.96E-03 2.96E-03
Cadmium 1.48E-03 1.48E-03
Mercure 1.48E-03 1.48E-03
Thallium 1.48E-03 1.48E-03
Arsenic + Sélénium + Tellure 2.96E-02 2.96E-02
Arsenic 2.96E-02 2.96E-02
Plomb 2.96E-02 2.96E-02 Antimoine + Chrome + Cobalt + Cuivre + Etain + Manganèse
+ Nickel +Vanadium + Zinc 5.92E-01 5.92E-01
Chrome 1.36E-02 1.36E-02
Manganèse 5.92E-04 5.92E-04
Nickel 2.96E-03 2.96E-03
Zinc 5.73E-01 5.73E-01LE
b œ
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3.1.2.4 Torchère
Une torchère sera également présente sur le site. Elle sera utilisée pour bruler le reliquat de biogaz en complément des deux moteurs lorsqu’ils ne traitent pas l’intégralité du volume de biogaz produit ou en cas d’arrêt des moteurs. Les caractéristiques de la torchère sont présentées dans le Tableau 10. Il a été fait l’hypothèse que la torchère fonctionnera 10% du temps.
Tableau 10 : caractéristiques de la torchère
Unités Torchère
Hauteur par rapport au sol m 10
Diamètre de la cheminée m 2
Température des rejets °C 900
Débit du biogaz en entrée de torchère Nm3/h 1800
Débit des gaz en sortie de cheminée(7) Nm3/h 9648
Vitesse d’éjection m/s 3,7
Heures de fonctionnement h/an 876 (10% du temps)
Les concentrations à l’émission présentées dans le Tableau 11 et retenues pour l’étude correspondent :
- aux Valeurs Limites à l’Emission fixées pour les torchères par l’arrêté ministériel du 15 février 2016 ;
- aux mesures à l’émission réalisées en 2017 sur une torchère équivalente en Guadeloupe ; - aux valeurs en sortie de torchère données par le guide de l’ASTEE. Les concentrations à l’émission retenues pour cette étude correspondent à la valeur maximale des articles référencées par l’ASTEE.
Tableau 11 : concentration en sortie de torchère
Concentration à l’émission (mg/Nm3)
Données biblio. guide
ASTEE en sortie de
torchère (max)
Mesures à
l’émission*
Valeurs Limite
à l’Emission
Valeur retenue
Valeur
(mg/Nm3) Source
Oxydes d’azote 0,32 56 - 56 Mesures à l’émission* Monoxyde de carbone 583,5 0 150 150 VLE AM 15/02/2016 Acide chlorhydrique 5,7 2.8 - 5,7 Max guide ASTEE Acide fluorhydrique 1,3 0.1 - 1,3 Max guide ASTEE Dioxyde de soufre 17 2.1 300** 300 VLE AM 15/02/2016 * mesures réalisées en sortie d’une torchère équivalente
** si flux >25kg/h
Le Tableau 12 présente les flux d’émissions de la torchère calculés à partir des concentrations à l’émission et du débit des gaz en sortie de torchère.
7 Débit gaz sortie = Débit biogaz entrée x 5.36 pour tenir compte de l'équation stochiométrique de la réaction
de combustion (cf. guide ASTEE)Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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Tableau 12 : flux de polluants en sortie de torchère
Flux en tonnes/an Torchère
Oxydes d’azote 4.73E-01
Monoxyde de carbone 1.27E+00
Acide chlorhydrique 4.82E-02
Acide fluorhydrique 1.10E-02
Dioxyde de soufre 2.54E+00
3.1.2.5 Circulation sur le site
3.1.2.5.1 Emissions liées aux gaz d’échappement
Les camions (qui apportent les déchets sur le site et ceux transportant les lixiviats hors du site) ainsi que les véhicules du personnel circulant sur le site sont également des sources d’émissions du fait de leurs gaz d’échappement.
Le calcul des émissions liées aux gaz d’échappement des camions et des véhicules circulant sur le site s’appuie sur les facteurs d’émission qui sont issus de la méthode COPERT IV. Cette méthode est élaborée par l’Agence Européenne de l’Environnement. Elle est fondée sur un consensus d’experts européens régulièrement révisé et actualisé en fonction de l’évolution des normes communautaires concernant les carburants et les limites d’émission des véhicules en Europe.
Le modèle de calcul des émissions de polluants utilisé dans cette étude est le logiciel TREFIC 4.5.2 (TRaffic Emission Factors Improved Calculation), développé par la société italienne ARIANET, filiale d’ARIA Technologies, qui s’appuie sur la méthodologie européenne COPERT IV.
Le trafic sera assuré de la manière suivante :
➢ ISDND destiné aux Déchets Ménagers et Assimilés et Déchets Industriels Banals :
- 30 % par camion de 25 tonnes de charges utiles ;
- 70 % par camion de 13 tonnes de charges utiles ;
➢ ISDND destiné aux déchets de construction contenant de l’amiante liée :
- 100 % par camion de 13 tonnes de charges utiles.
Le trafic total engendré par la plateforme environnementale sera de :
- 33 PL par jour, soit 10 251 passages de PL par an, répartis de la manière suivante : ▪ Déchets Ménagers et Assimilés : 30 PL/jour,
▪ Déchets de construction contenant de l'amiante liée : 1 à 2 PL/jour,
▪ Véhicules à faible fréquence de passage : 1 PL/jour.
- 12 VL par jour, soit 3 720 passages VL par an, répartis de la manière suivante : ▪ VL engendré par le personnel : 10 VL/jour,
▪ Véhicules à faible fréquence de passage : 2 VL/jour.
Les véhicules légers ne seront pas considérés car le parking se situe à proximité immédiate de l’entrée du site. De plus, les déplacements sur le site sont négligeables devant la circulation des camions.a > Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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La plateforme environnementale n’étant fermé que les dimanches et les jours fériés, elle fonctionnera 310 jours par an.
La vitesse moyenne de circulation sur le site est de 20 km/h.
Le Tableau 13 présente les données utilisées pour le calcul des émissions et le Tableau 14 présente les émissions totales calculées.
Tableau 13 : données pour le calcul des émissions liées aux gaz d’échappement des véhicules circulant sur le site
Type Charge utile
Poids moyen
des camions8
Nombre de
véhicules
Distance parcourue
(aller-retour)
tonnes tonnes veh/an mètres
Déchets Ménagers et Assimilés 30 % de 25 t 70 % de 13 t 28 9449 2000
Déchets de construction
contenant de l'amiante liée 100 % de 13 t 23 492 1500
Tableau 14 : émissions liées aux gaz d’échappement des véhicules circulant sur le site
Tonnes/an Camions stockage déchets Camions stockage amiante TOTAL
Benzène 1.71E-06 6.34E-08 1.77E-06
Oxydes d’azote 1.02E-01 3.78E-03 1.06E-01
Poussières totales 1.10E-02 4.07E-04 1.14E-02
PM10 2.60E-03 9.66E-05 2.70E-03
Benzo(a)pyrène 1.79E-08 6.64E-10 1.86E-08
3.1.2.5.2 Emissions liées aux envols de poussières au passage des camions
Les voies utilisées par les camions sont supposées goudronnées.
Le calcul des émissions de poussières liées à la remise en suspension des poussières présentes sur les voies de circulation se base sur la méthodologie proposée par l’US-EPA. Elle propose un modèle de régression empirique (établi à partir de l’analyse statistique de résultats de mesures disponibles)
donnant une masse de poussières émise en fonction de la distance parcourue sur les routes9.
Les émissions de poussières sont calculées suivant la formulation :
Équation 2 : E = k × c0,91 × W1,02
Avec : E : quantité de poussières émises par le roulement des véhicules (g/veh/km) k : coefficient fonction de la taille de granulométrie (g/veh/km)
c : charge en poussières (en g/m2)
W : poids moyen du véhicule (tonne)
8 Poids à vide : 10 t pour les 13t de charge utile, 15 t pour les 25t de charge utile
9 US-EPA, United States - Environmental Protection Agency. Compilation of Air Pollutant Emission Factors, AP-
42, Fifth Edition, Volume I, Chapter 13: Miscellaneous Sources; 13.2.1: Paved Roads. Final report. Janvier 2011. http://www.epa.gov/ttn/chief/ap42/ch13/index.htmlE% =. ED Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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La quantité de poussières ainsi calculée est ensuite réajustée en tenant compte des jours de pluie selon la formule suivante :
𝐸𝑒𝑥𝑡 = 𝐸 (1 − 𝑃 4𝑁)
Avec : Eext : quantité de poussières extrapolée en tenant compte des jours de pluie P : nombre de jours de pluie sur une année pour laquelle la précipitation était au moins supérieure à 0,254 mm
N : nombre de jours sur une année. N = 365 jours
Le coefficient k dépend de la granulométrie des particules. Il est égal à 0,62 g/veh/km pour les PM10.
La charge en poussières c est dépendante du type d’installation industrielle. L’EPA propose des valeurs pour les centres de stockage de déchets ménagers avec une moyenne de 7,4 g/m2.
Le nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 0,254 mm a été calculé à partir des données météorologiques de la station de Cayenne-Matoury sur la période 01/01/2015 au 31/12/2017 et est présenté dans le Tableau 15. Il est en moyenne de 254 jours par an.
Tableau 15 : nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 0,254 mm
Année Nombre de jours de pluie ≥ 0,254 mm
2015 266
2016 241
2017 255
Moyenne 254
Le Tableau 16 présente les émissions calculées suivant la méthodologie ci-dessus et à partir des données du site.
Tableau 16 : émissions liées aux envols de poussières au passage des camions
Type
Poids
moyen
Nombre de
PL
Distance
parcourue
Facteur
d'émission
PM10
Emissions de
PM10
tonnes PL/an m g/veh/km tonnes/an
Déchets Ménagers et Assimilés 28 9449 2000 95.1 1.80 Déchets de construction
contenant de l'amiante liée 23 492 1500 77.5 0.06
3.1.2.6 Engins d’exploitation
Plusieurs engins d’exploitation sont utilisés sur le site : ils sont à l’origine d’émissions dans l’air du fait de leur gaz d’échappement. Un compacteur ainsi qu’un chargeur sont utilisés respectivement pour la réalisation du stock de terre, pour remonter les digues de terre et pour les travaux sur le site de chargement/déchargement.< æ ke Ë Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Les facteurs d’émission utilisés pour estimer les émissions liées aux gaz d’échappement des engins utilisés sur le site sont issus des rapports suivants :
- « Organisation et méthodes des inventaires nationaux des émissions atmosphériques en France – 12ème édition - OMINEA », CITEPA, Février 2015 : secteur « industrie manufacturière – sources mobiles » ;
- EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2013. European Environment Agency. Technical report No 12/2013 du 29 aout 2013 : Non-road mobile sources and machinery.
Les facteurs d’émissions définis pour les substances retenues pour l’inventaire des émissions sont résumés dans le Tableau 17. Ils correspondent aux facteurs donnés pour les engins utilisant du Gazole Non Routier (depuis 2011) et sont exprimés en gramme par GJoule. L’utilisation de tels facteurs d’émission nécessite de connaître la puissance (exprimée en GJ ou kW) de chaque engin utilisé sur le site.
Tableau 17 : facteurs d’émission liés aux engins d’exploitation
Substance Unité Facteur d'émission Source
Benzène g/GJ 1,64 EMEP 2013 : 2% des COVNM Oxydes d’azote g/GJ 491 OMINEA 2015 Poussières g/GJ 44 OMINEA 2015 : PM10 : 95% des PM totales Benzo(a)pyrène mg/GJ 1,10 OMINEA 2015
Le Tableau 18 présente la puissance moyenne de chaque engin présent sur le site ainsi que le nombre d’heures de fonctionnement.
Tableau 18 : caractéristiques des engins sur le site
Matériels/engins Nombre Puissance (en kW) Puissance (en GJ) Temps de fonctionnement (en heures par mois)
Compacteur 1 350 1.26 1800
Chargeur sur chenille 1 120 0.43 500
Pelle hydraulique 1 120 0.43 500
Manuscopique 1 60 0.22 800
Tracteur agricole 1 60 0.22 600
A partir du Tableau 18, il est ensuite possible de calculer les émissions annuelles de polluants liées au fonctionnement des engins. Elles sont présentées dans le Tableau 19.
Tableau 19 : émissions liées aux engins
Emissions totales (tonnes/an)
Benzène 4.50E-03
Oxydes d’azote 1.38E+00
Poussières totales 1.17E-01
PM10 1.11E-01
Benzo(a)pyrène 3.30E-06Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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3.1.2.7 Poste de distribution de carburant
Un poste de distribution de carburant permettant la distribution de Gazole Non Routier aux engins sera présent sur le site. La distribution du carburant entraine des émissions diffuses de Composés Organiques Volatils Non Méthaniques (COVNM) dans l’atmosphère.
Les émissions de COVNM relatives au stockage et à la manipulation de produits pétroliers peu volatils (gazole, FOD, FOL) sont estimées au moyen du facteur d’émission de 18 grammes par tonne de
carburant utilisé10.
De plus, la teneur maximale en Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques autorisée dans le Gazole
Non Routier est de 8%11.
D’autre part, selon la directive n°2009/30/CE du 23 avril 2009, la concentration en benzène dans les essences est au maximum de 1%. Même si dans notre cas il s’agit de GNR et non d’essence, en hypothèse majorante, nous considérerons que le benzène représente 1% des COVNM émis.
Le Tableau 20 présente les données utilisées pour le calcul des émissions ainsi que les émissions calculées.
Tableau 20 : émissions liées à la distribution de carburant
Unité Valeur
Débit de carburant de la station m3/an 100 Masse volumique du GNR kg/m3 845(11) Emissions en Composés Organiques Volatils non méthanique kg/an 1.52 Emissions en HAPs kg/an 0.12 Emissions en benzène kg/an 0.015
3.1.3 Bilan des émissions atmosphériques
Le Tableau 21 présente le bilan des émissions dans l’air pour l’ensemble des sources, localisées sur la Figure 5. En ce qui concerne les poussières, lorsque l’information de granulométrie n’est pas connue, il a été fait l’hypothèse majorante que toutes les poussières totales sont assimilées à des PM10.
Les polluants ayant les émissions les plus importantes sont :
- le monoxyde de carbone (moteurs) ;
- les poussières (zone de stockage de déchets) ;
- et les oxydes d’azote (moteurs).
10 « Organisation et méthodes des inventaires nationaux des émissions atmosphériques en France – 14ème
édition - OMINEA », CITEPA, Mai 2017
11 Valeur limite maximale de l'arrêté du 10 décembre 2010 relatives aux caractéristiques du GNRLégende
= Circulation des camions
© Sources canalisées
[| Sources diffuses
C0 Pôle environnemental de Wayabo
TECHNOLOGIES
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Figure 5 : localisation des sources atmosphériques— ARIA
Zones de stockage déchets
de Déversement| SOUS-
(fuite de biogaz) | des déchets | TOTAL Emissions en t/an
8.4E-02 8.4E-02
Benzène 2.6E-02 2.6E-02
dichloroéthane 6.9E-03 6.9E-03
Poussières - 1.4E+01
de carbone - -
de soufre - -
d'azote
HAPs assimilés à du BaP
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Tableau 21 : bilan des émissions dans l’air (en tonnes/an)TECHNOLOGIES
Phase Tampon
et pré-
traitement
biologique
Traitement par biomembrat des lixiviats Stockage tampon
et contrôle avant
rejet des eaux
traitées
Stockage et
gestion des
concentrats et
boues en excès
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3.2 REJETS DANS L’EAU
Le pôle environnemental de Wayabo comprend différents modes de gestion des eaux selon leur nature :
- les eaux de ruissellement interne du projet : les eaux de ruissellement sont constituées des eaux qui ruissellent sur les surfaces propres du site, elles ne sont pas entrées en contact avec les déchets. Les eaux de ruissellement internes sont gérées séparément par deux types de dispositif de collecte (Figure 7) :
▪ Les eaux « propres », issues des espaces verts, des casiers réaménagés et des digues. Ces eaux, regroupées sous la dénomination « eaux pluviales » seront dirigées directement vers les bassins d’eaux pluviales (BEP).
▪ Les eaux pouvant être « potentiellement polluées », issues des voiries. Ces eaux, regroupées sous la dénomination « eaux de voiries » transiteront par un réseau distinct avant d’être prétraitées par un débourbeur-déshuileur. Elles seront par la suite également dirigées vers le bassin d’eaux pluviales (BEP).
Les eaux collectées au niveau des bassins BEP et dont la bonne qualité a été contrôlée, seront ensuite rejetées à débit régulier au milieu naturel.
- les lixiviats produits sur le site : les lixiviats sont prétraités par des lagunes tampons, avant traitement par une unité de traitement par biomembrat (BRM) (Figure 6). Ce procédé se compose de réacteurs biologiques suivi d’une ultrafiltration et d'une nanofiltration. Il est spécialement adapté pour des eaux fortement chargées où le degré d’épuration doit être important. Associé à un traitement de finition par nanofiltration, il permet notamment de concentrer la pollution non biodégradable dans un volume réduit et la production d’un perméat compatible avec le rejet au milieu naturel. Les concentrats et boues produits par le système de traitement seront ensuite envoyés dans les casiers. Le traitement des lixiviats donne lieu à un rejet d’effluents liquides au milieu naturel après traitement et analyses.
Figure 6 : synoptique global de la filière de traitement des lixiviatsEtudes #t solutions techniques pour l'Environnement 1 O jet cabbroncte Jrme MERE NAT LE eCe NS Ré Plan ee Date : 11/04/18
VA Séché Eco Services DE Ÿ & Les Hètres - CS 20020 DRE 53811 Changé Cedex 09 Echele : 1/2500
2728
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Figure 7 : plan du réseau de gestion des eaux pluvialesExutoire identifié en direction du fleuve Kourou
Exutoire identifié en direction du la Crique Macoura
+ Captage AEP du Kourou
Canalisation à créer
Sens d'écoulement des
eaux de surface
Crête topographique délimitant le bassin
versant du Kourou et de la crique Macouria
Prises Projet d'ISDND de Wayabo ETUDE DE QUALIFICATION GEOLOGIQUE ET HYDROGEOLOGIQUE Figure 21. Bassins versants et points de rejets possibles
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Les rejets aqueux du site, eaux pluviales et lixiviats traités, seront canalisé vers un point de rejet unique. Le point de rejet sélectionné est la crique Matiti au niveau de la rue du Pic Saint Loup, nommé point B sur la carte de la Figure 8 extraite du rapport de ACG Environnement.
Figure 8 : bassin versant et point de rejet possible (ACG)
L’ensemble des eaux des Bassins d’Eaux Pluviales interne respectant les seuils de qualité fixés pour le milieu naturel, ces rejets ne seront pas retenus pour la suite de l’étude. De plus, au besoin (en cas de pollution par exemple), le bassin peut être isolé par fermeture de la vanne du système de régulation.C7] Communes
| | Projet de Wayabo |
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4. EVALUATION DES ENJEUX ET DES VOIES D’EXPOSITION
4.1 POPULATIONS
Seule la commune de Kourou est touchée par le rayon de 3 km autour du site. En limite du rayon se trouve également la commune de Macouria.
Figure 9 : communes présentes sur le domaine d’étudeTECHNOLOGIES
d Habitations
LC] Projet de Wayabo
Tee)
PC ÉrE
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 33/184 EVALUATION DES ENJEUX ET DES VOIES D’EXPOSITION
Le Tableau 22 indique les données de population pour les communes précédemment citées.
Tableau 22 : données de population (Source : Insee, Recensements de la population, mise à jour mars 2017)
Communes Population principale 2014 Population principale 2013 Population principale 2013 pour les 0-14 ans Densité de population en 2014 (hab./km²)
Kourou* 26 060 25 793 8917 11
Macouria* 11 394 10 721 3388 37
* pour ces communes, le centre-ville n’est pas inclus dans le rayon de 3 km autour du site
L’habitation la plus proche du pôle environnemental se trouve à environ 150 mètres au sud/sud-est des limites du site. Les autres habitations se situent à plus de 200m mètres du site, ce sont des habitations isolées.
Figure 10 : localisation des habitations les plus proches4
MM 15000 Waysbo E Collèges - Lycées ées
DB Ecoles [CL] Rayon de 3 km
Lo Etablissements sanitaires et sociaux [7] Domaine
Equipements sportifs de plein air e
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4.2 POPULATIONS SENSIBLES
Conformément au guide méthodologique INERIS de 2013, sont recensés autour du site : • les populations sensibles et vulnérables (enfants, personnes âgées, malades) : crèches, établissements scolaires, maisons de retraite, centre de soins ;
• les installations de plein air recevant du public (terrains de sport,…).
Aucune structure n’est recensée dans le rayon de 3 km autour du projet.
Les premiers établissements sanitaires sont situés à plus de 10 km du projet de Wayabo.
Les premiers équipements sportifs sont situés à environ 8 km au nord-est du projet : il s’agit des terrains de sport du Lycée Professionnel Agricole de Macouria et le ranch Amazonia (centre équestre de Macouria). Les autres équipements sportifs sont à plus de 10 km du projet.
Les premières écoles sont situées à environ 8 km du site : il s’agit du Lycée Professionnel Agricole de Macouria. Les autres équipements sportifs sont à plus de 10 km du projet.
Figure 11 : localisation des populations sensibles\
WE
25 500 1 000
Mètres Crédits de la couche de service : © … à- OpenStreetMap (and) contributors, CÉBY-SA
F4
S
EN Hydrographie
Cours d'eau
Etendue d'eau
C1] Projet ISDND Wayabo
Fa
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4.1 RESEAU HYDROGRAPHIQUE
Le site d’étude se trouve sur un terrain irrigué par des petits ruisseaux.
Figure 12 : réseau hydrographique (BD TOPO® Hydrographie, IGN)Pr,
ARIA TECHNOLOGIES
N 230 Fe 3210 3240
3111
5111 240
M5103:30
2310
Ou 051 2
ES, CE, kilomètres SCrensreetMaec end) contiduiors CC'EYSE
Occupation des sols (données Corine Land Cover 2012)
— 1310 Mines, décharges et chantiers C1 Domaine d'étude
2310 : Prairies C2 Rayon de 3km autour du site
2430 : Zones agricoles hétérogènes CC] Limite de site
3111 : Forêts
3210 : Pelouses et pâturages naturels
3240 : Milieux à végétation arbustive et/ou herbacée
5111 : Cours et voies d'eau
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4.2 USAGES AUTOUR DU SITE
4.2.1 Occupation des sols
Le site se trouve dans une zone essentiellement composée de forêts et de milieux à végétation arbustive et/ou herbacées. Les principales zones sont localisées sur la Figure 13 (données issues de la
base CORINE Land Cover 201212). On note également la présence de quelques zones agricoles au nord et à l’est des limites de site.
Figure 13 : occupation du sol (données CORINE Land Cover 2012)
12 Les produits CORINE Land ont été réalisés avec un financement de l'Union européenne, dans le cadre du
programme Copernicus, http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/de"
TECHNOLOGIES
50 A 2
RE CE
Cultures majoritaires
lôts de cultures (Registre Parcellaire Graphique 2016)
GEL (SURFACES GELEES SANS PRODUCTION) [1 Rayon de 3km autour du site
FOURRAGE CL] Domaine d'étude
PRAIRIES PERMANENTES BR imite de site
PRAIRIES TEMPORAIRES _—
MM LERGERS FF À LEGUMES-FLEURS …— ARIA
7) DIVERS TECHNOLOGIES
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4.2.2 Usages agricoles
Comme le montre la Figure 13, on note la présence de zones agricoles autour du pôle environnemental. Afin d’avoir une présentation plus précise des zones de cultures, la Figure 14 présente les cultures majoritaires sur chaque îlot de cultures pour l’année 2016. Les zones agricoles correspondent en grande partie à des prairies permanentes ou à des vergers. On peut noter notamment la présence d’un grand verger à l’est du pôle environnemental.
Figure 14 : culture majoritaire sur chaque îlot de culture (données RPG 2016)Ë
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Le Tableau 23 présente les résultats du recensement général agricole 2010 (dernier recensement disponible). Le recensement agricole offre un portrait instantané, complet et détaillé, du secteur de l'agriculture (population agricole, surfaces végétales, y compris viticoles, effectifs animaux, moyens de production, activités annexes, etc.).
Tableau 23 : recensement agricole 2010 (recensement le plus récent disponible)
Communes
Orientation
technico-
économique de la
commune
Exploitations
agricoles ayant
leur siège dans
la commune
Cheptel en
unité de
gros bétail,
tous
aliments
Superficie
agricole
utilisée en
hectare
Superficie en
terres
labourables
en hectare
Superficie en
cultures
permanentes
en hectare
Superficie
toujours en
herbe en
hectare
Kourou Polyculture et polyélevage 80 320 941 46 67 804
Macouria Polyculture et polyélevage 253 5578 4867 445 236 4150
s : donnée soumise au secret statistique
4.2.3 Activité de loisirs
4.2.3.1 Activité de pêche
La présence de ruisseaux dans la zone d’étude n’exclut pas la pêche par les populations locales.
4.2.3.2 Activité de baignade
Aucune zone de baignade autorisée et surveillée par l’ARS n’est présente sur la zone d’étude (Ministère de la Santé).
Cependant, la zone d’étude est sillonnée par de petits ruisseaux dans lesquels les populations locales peuvent se baigner.@
©
0 15 30 60 Km
Captages d'Alimentation en Eau Potable (AEP)
C2 Domaine d'étude @ Forage
C2 Rayon de 3km autour du site Nature inconnue
LL] Limite de site @ Puits
- ARIA TECHNOLOGIES
©
; ie
©
©
© Réserve Marürelre des Marois
de Kow-
Roura,
TECHNOLOGIES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 39/184 EVALUATION DES ENJEUX ET DES VOIES D’EXPOSITION
4.2.4 Recensement des points d’eau
Un seul captage d’Alimentation en Eau Potable est recensé dans le domaine d’étude comme le montre la Figure 15. Il s’agit d’un point d’adduction collective publique (captage AEP du Kourou). En dehors de la zone d’étude, le point d’eau le plus proche se trouve à environ 20km au nord.
Figure 15 : localisation des captages d’Alimentation en Eau Potable (Source : http://www.ades.eaufrance.fr/)LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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4.3 METEOROLOGIE
Les paramètres les plus importants pour les problèmes liés à la pollution atmosphérique sont : la direction du vent, la vitesse du vent, la température extérieure, la pluviométrie, la stabilité de l’atmosphère.
Ces paramètres sont variables dans le temps et dans l’espace. Ils résultent de la superposition de phénomènes atmosphériques à grande échelle (régime cyclonique ou anticyclonique) et de phénomènes locaux (influence de la rugosité, de l’occupation des sols et de la topographie). C’est pourquoi il est nécessaire de rechercher des chroniques météorologiques :
• suffisamment longues et complètes,
• représentatives de la climatologie du site.
4.3.1 Données météorologiques
Plusieurs paramètres rentrent en ligne de compte pour le choix de la station météorologique la plus représentative de la zone d’étude :
1. sa position géographique : la station retenue doit être la plus proche possible de l’installation et il ne doit pas exister d’obstacle majeur entre la station et la zone d’étude.
2. la cadence d’acquisition des données météorologiques : Météo France possède des stations où les relevés sont faits toutes les heures et d’autres tous les jours. Pour notre étude, nous avons besoin de données météorologiques suffisamment fines au niveau horaire pour avoir une bonne représentativité de la météorologie locale et pour prendre en compte les phénomènes météorologiques diurnes. Il est habituel d’utiliser des bases de données météorologiques comportant des données concernant le vent, la température et la nébulosité toutes les 3 heures pendant plusieurs années. Les stations « journalières » sont donc éliminées.
3. la pertinence des données météorologiques.
Les données météorologiques proviennent de la station Météo-France de Cayenne-Matoury pour les mesures de vent (direction et vitesse), de température, de pluie, et des observations de nébulosité. Cette station est située à environ 34 km au sud-est du pôle environnemental.
Les données météorologiques utilisées sont des mesures horaires (1 mesure toutes les heures). Ce fichier comporte trois années de mesures : du 01/01/2015 au 31/12/2017.“- ARIA TECHNOLOGIES
HE 1 mis
Max : 1.49%
= 2 rs
Max : 2.94%
[ 3-6 m/s
Max : 14.20%
B 7-12 mis
Max : 2.35%
M >-=-13m/s
Max : C.0C0
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4.3.2 Analyse météorologique
4.3.2.1 Définitions
Vent calme :
Les vents calmes sont des vents de vitesse nulle ou inférieure à 0,9 m/s, sans direction associée. Ils ne sont donc pas représentés sur la rose des vents.
Vent faible :
Les vents faibles sont des vents de vitesse inférieure à 2 m/s.
Classification des vents en fonction de leur vitesse :
Vitesse du vent V Rose des vents
0,9 m/s ≤ V < 1,5 m/s 1 m/s
1,5 m/s ≤ V < 2,5 m/s 2 m/s
2,5 m/s ≤ V < 6,5 m/s 3-6 m/s
6,5 m/s ≤ V < 12,5 m/s 7-12 m/s
V ≥ 12,5 m/s >=13 m/s
4.3.2.2 Roses des vents
La rose des vents, en un lieu donné, est la représentation graphique des fréquences des vents classées par direction et vitesse. Les intersections de la courbe avec les cercles d'une fréquence donnée fournissent les fréquences d’apparition des vents en fonction de la direction d’où vient le vent.
La Figure 16 présente la rose des vents générale pour la station de Cayenne-Matoury calculées à partir des données horaires sur la période 01/01/2015 au 31/12/2017. Le Tableau 24 synthétise les fréquences d’occurrence par classe de vitesse, toutes directions confondues.
Figure 16 : rose des vents générale – Station Cayenne-Matoury – 2015 à 2017 (3 ans)a 5
EI IN EN EN EN
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Tableau 24 : fréquence d’apparition de chaque classe de vitesse de vent toutes directions confondues
Classe de vitesse (m/s) calmes 1 2 3-6 7-12 >=13
Borne de l’intervalle [0 ; 0,9[ [0,9 ; 1,5[ [1,5 ; 2,5[ [2,5 ; 6,5[ [6,5 ; 12,5[ [12,5 ; [
Fréquence (%) 31,3% 10,5% 14,7% 38,3% 5,1% 0%
Sur la période retenue pour cette étude (du 01/01/2015 au 31/12/2017), les principaux résultats de cette analyse sont les suivants :
* la rose des vents montre une seule direction privilégiée : vents d’est/nord-est (52,9 % des occurrences du vent mesuré ont une direction comprise entre 40° et 100°13).
* Les vents les plus fréquents sont les vents de vitesse comprise entre 3 et 6 m/s. Les vents ont une vitesse moyenne de 9 km/h (2,5 m/s).
* Les vents forts (vitesse supérieure à 6,5 m/s) sont peu fréquents (environ 5% du temps).
* Les vents faibles (vitesse inférieure à 1,5 m/s) sont assez fréquents puisqu’ils représentent 41,8 % des observations, dont 31,3 % de vents calmes.
4.3.2.3 Stabilité atmosphérique
La stabilité de l’atmosphère est destinée à quantifier les propriétés diffuses de l’air dans les basses couches. Elle est souvent associée à la structure thermique de l’atmosphère : par exemple, les situations d’inversion thermique se produisent lorsque l’atmosphère est stable.
Dans cette étude, elle a été déterminée à partir des données de gradient thermique qui conduit à distinguer six catégories de stabilité de l’atmosphère :
• Classe A : Très instable
• Classe B : Instable
• Classe C : Légèrement instable
• Classe D : Neutre
• Classe E : Stable
• Classe F : Très stable
Plus l’atmosphère est stable (catégories E et F), plus les conditions de dispersion sont défavorables. Ces situations freinent le déplacement des masses d’air et se retrouvent principalement par vents faibles et la nuit.
La Figure 17 présente la répartition des cas météorologiques en fonction de la stabilité atmosphérique.
13 Les directions du vent sont données en degrés par rapport au Nord et indiquent la direction d'où vient le
vent (convention météorologique internationale). Un vent de 0° est donc un vent venant du Nord, un vent de 180° est un vent venant du Sud.TECHNOLOGIES
45%
8
a &
%
d'apparition
a
N
5
CU
KR
8
*
+
8
ui à
0%
21,5%
19,1%
12,2%
4,1%
7 A B C D E F très instable instable légèrement neutre stable très stable
instable
Classe de stabilité de Pasquill
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Figure 17 : répartition des cas météorologiques en fonction de la stabilité atmosphérique
La classe D de Pasquill est la plus fréquemment observée (42,5 %), ce qui est favorable pour la dispersion atmosphérique. Les conditions de dispersion sont relativement favorables puisque 66,4 % des observations présentent une atmosphère instable ou neutre.
Les vents ont une vitesse moyenne d’environ 1,3 m/s en situation d’atmosphère stable - donc pénalisante pour la dispersion des émissions -, tandis qu’en atmosphère neutre, elle est de 3,2 m/s.
4.3.2.4 Pluviométrie
Dans le cadre de cette étude, nous avons tenu compte des données horaires de pluviométrie recueillies sur la station de Cayenne-Matoury.
En moyenne sur la période étudiée (du 01/01/2015 au 31/12/2017), il est tombé environ 3546 mm de pluie par an, l’année 2017 étant la plus pluvieuse des trois dernières années (cf. Tableau 25).
Tableau 25 : statistiques relatives à la pluviométrie - station de Cayenne-Matoury
Pluviométrie annuelle (mm)
2015 3564
2016 3062
2017 4012
Moyenne 3546= ARIA TECHNOLOGIES
700 -
T
T
T
T
T
8
3
8
2
83
un
+
m
Om
1
(ww)
ainjd
ej
sp
inuun)
214L399q 21QU3AON 2140120 a1quajdaes 1n0y xIINf unf EN ILAY sIEN 1911A94 Jalauef
Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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Figure 18 : variation moyenne mensuelle de la pluviométrie (période du 01/01/2015 au 31/12/2017)
4.3.2.5 Températures
La température de l’air, dernier paramètre intervenant dans le processus de dispersion des polluants, est en moyenne de 26,6°C à la station de Cayenne-Matoury pour les trois années d’observations et varie peu au cours des trois années comme le montre le Tableau 26. La Figure 19 présente les variations moyennes mensuelles de la température minimale, moyenne et maximale sur la période du 01/01/2015 au 31/12/2017.
Tableau 26 : statistiques relatives à la température de l’air - station de Cayenne-Matoury
Température moyenne (°C)
2015 26.5
2016 26.8
2017 26.6
Moyenne 26.6
Figure 19 : variation moyenne mensuelle de la température (période du 01/01/2015 au 31/12/2017)
20.0
22.0
24.0
26.0
28.0
30.0
32.0
34.0
36.0
38.0
40.0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Température en
° C
Mois
T° minimale
T° maximale
T° moyenneLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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4.4 QUALITE DE L’AIR
La qualité de l'air en Guyane est surveillée par l’Observatoire Régional de l’Air (ORA) de Guyane. L’Observatoire Régional de l’Air (ORA) de Guyane est une association agréée par le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. Comme ses homologues, elle est membre de la Fédération Atmo France qui regroupe 27 associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) et emploie plus de 500 experts de la qualité de l’air.
4.4.1 Réglementation de la qualité de l’air en France
Les critères réglementaires de qualité sont régis par différents niveaux :
• Valeur cible : niveau à atteindre, dans la mesure du possible, dans un délai donné, et fixé afin d'éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs sur la santé humaine ou l'environnement dans son ensemble.
• Objectif de qualité : niveau à atteindre à long terme et à maintenir, sauf lorsque cela n'est pas réalisable par des mesures proportionnées, afin d'assurer une protection efficace de la santé humaine et de l'environnement dans son ensemble.
• Valeur limite : niveau à atteindre dans un délai donné et à ne pas dépasser, et fixé sur la base des connaissances scientifiques afin d'éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs sur la santé humaine ou sur l'environnement dans son ensemble.
• Niveau critique : niveau fixé sur la base des connaissances scientifiques, au-delà duquel des effets nocifs directs peuvent se produire sur certains récepteurs, tels que les arbres, les autres plantes ou écosystèmes naturels, à l'exclusion des êtres humains.
• Seuil d'information et de recommandation : niveau au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine de groupes particulièrement sensibles au sein de la population et qui rend nécessaires l'émission d'informations immédiates et adéquates à destination de ces groupes et des recommandations pour réduire certaines émissions.
• Seuil d'alerte : niveau au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé de l'ensemble de la population ou de dégradation de l'environnement, justifiant l'intervention de mesures d'urgence.
Le Tableau 27 présente les valeurs réglementaires françaises du Code de l’Environnement (Titre II Livre II) relatif aux objectifs de qualité de l’air et aux valeurs limites.Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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Tableau 27 : valeur réglementaire française relative à la qualité de l’air
Valeurs limites Objectifs de qualité
Seuil de
recommandation
et d’information
Seuils d’alerte Valeur cible (en moyenne annuelle)
NO2 En moyenne annuelle :
depuis le 01/01/2010 : 40 μg/m³.
En moyenne horaire :
depuis le 01/01/2010 : 200 μg/m³ à ne
pas dépasser plus de 18 heures par an
(centile 99.8)
En moyenne annuelle :
40 μg/m³
En moyenne
horaire :
200 μg/m3
En moyenne horaire :
− 400 μg/m3 dépassé sur 3h
consécutives
− 200 μg/m3 si dépassement
de ce seuil la veille, et
risque de dépassement de
ce seuil le lendemain
-
SO2 En moyenne journalière :
125 μg/m³ à ne pas dépasser plus de 3
jours par an (centile 99.2)
En moyenne horaire :
350 μg/m³ à ne pas dépasser plus de
24 heures par an (centile 99.7)
En moyenne annuelle :
50 μg/m³
En moyenne
horaire :
300 μg/m3
En moyenne horaire sur 3h
consécutives : 300 μg/m3
-
PM10
(Particules fines de
diamètre inférieur
ou égal à 10
micromètres)
En moyenne annuelle :
depuis le 01/01/05 : 40 μg/m³.
En moyenne journalière :
depuis le 01/01/2005 : 50 μg/m³ à ne
pas dépasser plus de 35 jours par an
(centile 90.4)
En moyenne annuelle :
30 μg/m³
En moyenne
journalière :
50 μg/m³
En moyenne journalière :
80 μg/m³
-
CO Maximum journalier de la moyenne
sur 8 heures (centile 100) :
10 000 μg/m³.
- - - -
Benzène En moyenne annuelle : depuis le
01/01/2010 : 5 μg/m³.
En moyenne annuelle :
2 μg/m³. - - -
PM2,5
(Particules fines de
diamètre inférieur
En moyenne annuelle :
25 μg/m3 depuis l'année 2015
En moyenne annuelle :
10 μg/m3 - - 20 μg/m3Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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Valeurs limites Objectifs de qualité
Seuil de
recommandation
et d’information
Seuils d’alerte Valeur cible (en moyenne annuelle)
ou égal à 2,5
micromètres)
Arsenic - - - - 6 ng/m3
Cadmium - - - - 5 ng/m3
Nickel - - - - 20 ng/m3
Plomb En moyenne annuelle :
depuis le 01/01/02 : 0,5 μg/m3
En moyenne annuelle :
0,25 μg/m3 - - -
Benzo(a)pyrène
(traceur du risque
cancérigène lié aux
HAP)
- - - - 1 ng/m3
Ozone
Seuil de protection de la
santé, pour le maximum
journalier de la moyenne sur
8 heures : 120 μg/m³
pendant une année civile.
Seuil de protection de la
végétation, AOT 40* de mai à
juillet de 8h à 20h :
6 000 μg/m³.h
En moyenne
horaire :
180 μg/m³.
Pour une protection sanitaire
pour toute la population, en
moyenne horaire : 240 μg/m³
sur 1 heure
Pour la mise en œuvre
progressive de mesures
d'urgence, en moyenne horaire
:
1er seuil : 240 μg/m³ dépassé
pendant trois heures
consécutives.
2e seuil : 300 μg/m³ dépassé
pendant trois heures
consécutives.
3e seuil : 360 μg/m³.
Seuil de protection
de la santé : 120
μg/m³ pour le max
journalier de la
moyenne sur 8h à
ne pas dépasser
plus de 25 jours par
année civile en
moyenne calculée
sur 3 ans.
Seuil de protection
de la végétation :
AOT 40* de mai à
juillet de 8h à 20h :
18 000 μg/m³.h en
moyenne calculée
sur 5 ans.Œ
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4.4.2 Bilan de la qualité de l’air
4.4.2.1 Qualité de l’air dans les agglomérations
Les informations présentées dans cette partie sont extraites du rapport d’activité 2016 du l’Observatoire Régional de l’Air (ORA) de Guyane (dernier rapport disponible au moment de la rédaction du rapport), disponible sur leur site Internet (http://www.ora-guyane.org).
L’Observatoire Régional de l’Air (ORA) qui surveille la qualité de l’air en Guyane possède 3 stations fixes de surveillance de l'air :
• Une station urbaine « CAIENA3 » à Cayenne, mise en service en mars 2015 ; • Une station périurbaine sous influence industrielle « KALOU » à Matoury, mise en service en juillet 2014 ;
• Une station urbaine « Brady » à Kourou, mise en service en septembre 2015.
Ces stations sont représentées sur la Figure 20.
Figure 20 : stations de mesures fixes du réseau de surveillance de l’ORA (Source : ORA)
Ces stations de mesure permettent de définir la qualité de l’air au niveau des agglomérations de Kourou et Cayenne (Tableau 28).
En 2015 et 2016, les émissions en dioxyde d’azote n’ont pas engendré de dépassement des seuils réglementaires ni dans l’île de Cayenne ni à Kourou, les concentrations moyennes annuelles sont faibles.
Les particules, principalement dues aux brumes du Sahara, sont les polluants mesurés présentant le principal enjeu sanitaire dans le domaine de la qualité de l’air pour la Guyane. Une légère amélioration a été constatée en 2016 par rapport à 2015. L’objectif de qualité et la valeur limite n’ont pas été dépassés en 2016.
Tableau 28 : concentrations moyennes annuelles mesurées par les stations fixes par l’Observatoire Régional de l’Air de Guyane (source : ORA)
Concentrations en
μg/m3
CAIENA3
(Cayenne)
KALOU
(Matoury)
BRADY
(Kourou) Réglementation
Typologie Urbaine Péri-urbaine Urbaine
Mise en service 17-03-2015 30-09-2014 27-05-2016
NO2 2015 3 3 - Valeur limite : 40 μg/m3 2016 3 3 2
PM10 2015 28 31 28 Obj. de qualité : 30 μg/m3
Valeur limite : 40 μg/m3 2016 24 22 22Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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En complément des stations fixes, l’Observatoire Régional de l’Air réalise des campagnes de mesure ponctuelles, notamment pour le benzène et le benzo(a)pyrène. Les résultats des campagnes de 2015 et 2016 sont présentées dans le Tableau 29.
Sur 2015 et 2016, aucun dépassement de seuil n’a été constaté pour le benzène, le benzo(a)pyrène et les métaux.
Tableau 29 : concentrations moyennes mesurées lors des campagnes de mesure ponctuelles par l’Observatoire Régional de l’Air de Guyane (source : ORA)
Unité Cayenne Kourou Réglementation
Benzène 2015 μg/m
3 0.5 0.5 Obj. de qualité : 2 μg/m3
Valeur limite : 5 μg/m3 2016 μg/m3 0.6 0.5
Benzo(a)pyrène 2015 ng/m
3 <0.02 <0.02
Valeur cible : 1 ng/m3 2016 ng/m3 <0.02 <0.02
Arsenic 2016 ng/m3 0.2 0.0 Valeur cible : 6 ng/m3 Cadmium 2016 ng/m3 0.0 0.0 Valeur cible : 5 ng/m3 Nickel 2016 ng/m3 2.9 0.2 Valeur cible : 20 ng/m3
Plomb 2016 ng/m3 1.0 0.5 Obj. de qualité : 250 ng/m3
Valeur limite : 500 ng/m3
4.4.2.2 Qualité de l’air dans la zone d’étude
Les mesures de l’Observatoire Régional de l’Air de Guyane sont réalisées en zone urbaine ou péri- urbaine, elles ne sont donc pas représentatives de la qualité de l’air au niveau du projet de pôle environnemental de Wayabo, localisé en zone rurale.
C’est pourquoi une campagne de mesure in situ a été réalisée par la société RINCENT AIR du 29 juillet au 11 août 2017 afin de déterminer la qualité de l’air au niveau du projet de pôle environnemental de Wayabo. Le rapport complet de cette campagne est présenté en Annexe 1.
En fonction des différentes situations d’exposition par rapport aux vents, 5 points de mesure ont été disposés aux abords du site (Figure 21) :
- P1 : Au niveau du riverain situé en amont des vents dominants (riverain n°1) - P2 : A l’entrée du site en amont des vents dominants
- P3 : En bordure de site en aval des vents dominants
- P4 : Au niveau du riverain situé en aval des vents dominants (riverain n°3) - P5 : Au niveau du riverain situé au nord du site, hors des vents dominants (riverain n°2)“+ ARIA TECHNOLOGIES
B Riverains
[1] Site
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Figure 21 : localisation des points de mesure
Six polluants différents ont été relevés au droit des points de mesure :
• Dioxyde d’azote (NO2)
• Dioxyde de soufre (SO2)
• Poussières PM10
• Benzène
• Sulfure d’hydrogène (H2S)
• 1,2 dichloroéthane (DCE)
Météorologie au cours de la campagne de mesure :
Les températures rencontrées au cours des mesures sont représentatives des normales saisonnières et caractérisent des maximales assez élevées.
A l’exception des 3 et 6 aout, des précipitations assez faibles sont observées pendant la campagne avec une moyenne journalière de 1,9 mm. L’été 2017 est par ailleurs peu pluvieux, avec une moyenne de 3,9 mm/j en juillet et 0,3 mm/j en aout contre des normales saisonnières de 4,8 mm/j en juillet et 2,8 mm/j en aout. Ces conditions ne laissent pas envisager une diminution des concentrations en particules en suspension due au lessivage de l’atmosphère.
La rose des vents présente un secteur est-nord-est très nettement majoritaire, ce qui est représentatif des normales et valide les conditions d’exposition recherchées par le plan d’échantillonnage. Une faible composante sud peut également être observée. Les vitesses de vent enregistrées sont faibles, avec 41% de vents inférieurs à 1,5 m/s, et seulement 1% de vents supérieures à 4,5 m/s. Ces conditions caractérisent une dispersion lente de la pollution atmosphérique et sont favorables à un impact sur les points de mesure les plus proches des sources d’émissions de polluants.“+ ARIA TECHNOLOGIES
Provenance du vent
0 250 ces
Bet ASE TS
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Mesures de concentrations dans l’air :
La répartition des concentrations des différents polluants mesurés est représentée sur la Figure 22.
Figure 22 : répartition des concentrations des différents polluants mesurés
A l’exception des concentrations en poussières PM10, les concentrations mesurées dans la zone d’étude sont très faibles.
Le point P1 présente les valeurs les plus importantes pour le NO2, le SO2 et le 1,2-DCE, ce qui s’explique par sa proximité avec une habitation (riverain n°1). Le passage de véhicules et l’activité résidentielle constituent en effet des sources d’émission potentielles de ces polluants.
Les concentrations de ces mêmes composés au point P2 sont légèrement plus importantes que sur les autres points, ce qui peut être lié à sa proximité avec P1 ou au passage de véhicules entrant sur le site. En revanche les concentrations en particules sont plus importantes sur P2. Etant donné l’environnement de la zone d’étude, une origine naturelle est à envisager pour les émissions de particules, avec un phénomène de remise en suspension à proximité de P2.
Le benzène est quant à lui légèrement supérieur sur les points P4 et P5, tous deux également situés à proximité d’une habitation.
Les concentrations les plus faibles sont mesurées sur P3, actuellement le moins exposé mais qui, à terme, devrait constituer le point le plus impacté en aval du site.
Pour les poussières, la valeur limite de 40 μg/m3 est dépassée au point 2 et l’objectif de qualité de 30 μg/m3 est dépassée au point 1. Ces deux points se trouvent sous les vents dominants. Il est possible que ces teneurs en particules fines soit d’origine naturelle.IE 1 ENT I Ü
(Es ENS M! [
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Comparaison avec la réglementation :
Les résultats des mesures sont comparés à la réglementation française lorsqu’elle existe (Tableau 30).
Tableau 30 : résultats de la campagne de mesure
Concentrations en μg/m3
Polluant NO2 SO2 benzène 1,2-DCE H2S PM10
P1 7,5 0,9 0,09 0,04 <0,2 33,4
P2 0,8 0,7 0,07 <0,01 <0,2 49,2
P3 0,3 <0,6 0,05 <0,01 <0,2 27,6
P4 0,7 <0,6 0,22 <0,01 <0,2 NQ*
P5 0,5 <0,6 0,22 <0,01 <0,2 NQ*
Réglementation
Obj. de
qualité : 40
Valeur limite :
40
Obj. de
qualité : 50
Obj. de
qualité : 2
Valeur limite :
5
- -
Obj. de
qualité : 30
Valeur limite :
40
*Non Quantifiable : saturation des capteurs par la présence de nids d’oiseaux dans la tête de prélèvement
Seules les teneurs en particules mesurées au cours de la campagne dépassent les valeurs réglementaires, avec une concentration supérieure à la valeur limite sur P2 et à l’objectif de qualité sur P1. Il est cependant probable que la principale source d’émission des particules au niveau de la zone d’étude soit d’origine naturelle. En effet, au cours de l’année 2016, tous les dépassements des seuils réglementaires relevés en Guyane par l’Observatoire Régional de l’Air sont dus aux particules en suspension provenant majoritairement du Sahara.
Les résultats obtenus pour les autres polluants, dans la limite de la durée de la campagne de mesure, sont très inférieurs aux valeurs réglementaires, et caractérisent actuellement une bonne qualité de l’air dans l’environnement du projet.Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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5. SCHEMA CONCEPTUEL D’EXPOSITION
Compte tenu des rejets du site (cf. paragraphe 3), la voie d’exposition à considérer en premier lieu est l’inhalation des substances émises à l’atmosphère.
L'exposition des personnes vivant au voisinage d'une installation industrielle émettrice d'effluents dans l'atmosphère peut se produire :
• soit directement par inhalation pour toutes les substances émises à l’atmosphère ;
• soit de façon indirecte par ingestion par le biais de retombées de particules responsables de la contamination de la chaîne alimentaire ;
• soit par contact cutané.
Les personnes habitant ou travaillant à proximité du site inhalent l’air ambiant. Elles sont donc susceptibles d’être exposées de manière directe par inhalation aux effets des rejets atmosphériques du site. Cette voie d'exposition est donc conservée.
En ce qui concerne la voie cutanée, elle ne sera pas conservée. Elle peut être en effet considérée comme négligeable par rapport à l’inhalation et l’ingestion. De plus, il n’existe pas de valeur
toxicologique de référence (VTR) pour cette voie d’exposition14.
L’exposition par ingestion peut être :
• soit directe par le biais d'ingestion de poussières (mains, objets ou aliments souillés par de la terre et portés à la bouche). Des études expérimentales ont en effet permis d'estimer la part de poussières et de sols ingérés par les personnes exposées pour différentes tranches de la vie. Il est montré que les enfants, de par leurs jeux et comportements, ingèrent de plus grandes quantités de terre que les adultes ;
• soit indirecte par le transfert de contaminants au travers de la chaîne alimentaire. Cette voie concerne les composés susceptibles de se redéposer et qui ont de plus un caractère bio- cumulatif, c'est-à-dire qui ont la possibilité de s'accumuler sans être dégradés dans les végétaux et animaux.
Compte tenu de la présence de cultures à proximité du site, la voie digestive sera conservée pour les substances pouvant s’accumuler dans la chaîne alimentaire, à savoir les HAPs et les métaux.
Ainsi, au regard des données locales relatives à la caractérisation des milieux (cf. paragraphe 4) :
• des cultures et des jardins potagers privés sont présents autour du site :
l’exposition par ingestion de fruits et légumes est possible et sera donc prise en compte dans cette étude.
• quelques élevages sont susceptibles de se trouver sur la zone d’étude. De plus, l’élevage de volailles en plein air par des particuliers ne peut être écarté :
l’exposition par ingestion de la viande et du lait de bovins potentiellement élevés dans la zone d’étude est conservée ;
14 La note d’information de la DGS du 31 octobre 2014 précise en effet qu’« en l’absence de procédures
établies pour la construction de VTR pour la voie cutanée, ils [les pétitionnaires] ne doivent envisager aucune transposition à cette voie de VTR disponibles pour les voies orale ou respiratoire ».LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 54/184 SCHEMA CONCEPTUEL D’EXPOSITION
l’exposition par ingestion de viande de volailles et d’œufs est possible et sera donc prise en compte dans cette étude.
Comme exposé précédemment (cf. paragraphe 3.2), les rejets aqueux du projet de pôle environnemental de Wayabo seront traités et contrôlés avant rejet dans le milieu naturel. C’est pourquoi les rejets aqueux sont minoritaires devant les rejets atmosphériques : La voie d’exposition des populations par ingestion d’eau est donc écartée.
L’exposition via l’ingestion d’eau du robinet n’est pas retenue dans la présente étude. En effet, l’eau consommée à partir du robinet subit un traitement en usine d’eau potable qui lui confère une composition différente de celle de la ressource utilisée.
Les voies suivantes ne sont pas à étudier, car très minoritaires :
• l'inhalation de particules de sol remises en suspension dans l'air ;
• l'absorption cutanée des gaz et particules en suspension dans l'air ;
• l'ingestion d'animaux terrestres chassés dans la zone d'influence des rejets atmosphériques de l'installation.
Compte tenu des rejets du site, des usages et des populations avoisinantes, les voies d’exposition retenues sont donc :
• l'inhalation,
• l'ingestion :
- de sol,
- de viande, volailles, œufs, lait, produits laitiers,
- de fruits et légumes.
Le Schéma Conceptuel d’Exposition autour du site est présenté sur la Figure 23.TECHNOLOGIES
si
Rejets
atmosphériques
—_ HE \,
Pôle environnemental de Wayabo
Dépôts particulaires Transfert dans la
HAP, métaux chaîne alimentaire
Sol, cultures
Fruits, légumes, Sol, herbe . .
, viande, lait, œufs
si
Dispersion
atmosphérique
Gaz, particules
Exposition par ingestion de :
- Sol
- Fruitset légumes
-_ Viande/volaille/œufs/lait et
produits laitiers
Exposition
par inhalation rf
‘0e 2
Habitants
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 55/184 SCHEMA CONCEPTUEL D’EXPOSITION
Figure 23 : schéma conceptuel d’exposition autour du pôle environnemental de Wayabo“ ARJA
{Installation existante ?)
our_[Qon)
ConpEr ii ANAL
actuel à l’état initial
Con e ER MA AC A ATEN
local témoin
Oui
(ou état initial non disponible) [Évolution défavorable ?
Non { Milieu dégradé ? ] Non = Ÿ Oui
UE TR RER LEA | Valeurs réglementaires de |
(calcul des QD et ERI par nl gsstion disponibles ?
substances et milieux) [”
Fin de processus, en assurant, «{ sont-elles dépassées ? J ET EN AE UT Non Oui
NO
« que les émissions futures ne remettent
pas en cause la situation
a Etre Ce lo ne Tr nL IT ER te)T ETS
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 56/184 INTERPRETATION DE L’ETAT DES MILIEUX (IEM)
6. INTERPRETATION DE L’ETAT DES MILIEUX (IEM)
6.1 METHODOLOGIE
6.1.1 Présentation générale de la méthodologie de l’IEM
La méthodologie s’appuie sur les guides suivants :
- « Evaluation de l’état des milieux et des risques sanitaires – Démarche intégrée pour la gestion des émissions des substances chimiques par les installations classées », INERIS, août 2013.
- « Méthodologie nationale de gestion des sites et sols pollués », Ministère en charge de l’environnement, avril 2017, qui décrit la démarche d’Interprétation de l’État des Milieux (nouveau guide complétant le guide « La démarche d’Interprétation de l’État des Milieux », Ministère en charge de l’environnement, 2007).
L’évaluation de l’état des milieux se base sur des mesures réalisées localement de l’ensemble des milieux d’exposition (air, sol, eau, aliments produits localement).
La mise en œuvre de l’Interprétation de l’Etat des Milieux est prévue afin de s’assurer de la compatibilité sanitaire de l’état des milieux avec les usages actuellement constatés sur ce secteur. L’IEM permet de différencier les situations qui permettent une libre jouissance des milieux de celles qui sont susceptibles de poser un problème d’ordre sanitaire.
Le logigramme ci-dessous permet de présenter la démarche d’IEM selon le guide INERIS d’août 2013.
Figure 24 : étapes et critères de l’IEM (guide INERIS août 2013)Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 57/184 INTERPRETATION DE L’ETAT DES MILIEUX (IEM)
6.1.2 Etape 1 : détermination de la dégradation ou non du milieu
En premier lieu, il est nécessaire de caractériser les milieux d’exposition retenus dans le schéma conceptuel d’exposition. La caractérisation des milieux se base sur des mesures réalisées localement par l’exploitant de l’installation, d’autres exploitants, les réseaux de surveillance, les administrations ou des organismes nationaux.
Une fois le milieu caractérisé, il est nécessaire de le comparer :
- soit avec l’état initial (si disponible, et dans le cas d’une installation existante) : la comparaison à l’état initial permet de connaître l’évolution des concentrations dans le temps depuis la mise en service de l’installation.
- soit avec l’environnement local témoin (nouvelle installation, état initial non disponible) : l’environnement local témoin est un environnement considéré comme n’étant pas affecté par les activités de l’installation étudiée, mais situé dans la même zone géographique et dont les caractéristiques (pédologiques, géologiques, hydrologiques, climatiques,...) sont similaires à l’environnement impacté par l’installation. La comparaison à l’environnement local témoin permet de relativiser les concentrations mesurées à des points impactés par rapport à des points non impactés et de conclure sur la dégradation ou non du milieu.
6.1.3 Etape 2 : comparaison aux valeurs de gestion disponibles
En cas de conclusion de milieu dégradé, lorsque les variations dans le temps ou dans l’espace montrent une dégradation des milieux, par rapport à l’environnement local témoin, il doit être estimé dans quelle mesure cet état dégradé peut compromettre ou non la compatibilité des milieux avec les usages. Cette démarche consiste à comparer les concentrations mesurées avec les valeurs réglementaires ou indicatives sur la qualité des milieux applicables.
Pour les substances et milieux disposant de valeurs de référence, une comparaison directe à ces valeurs est réalisée. L’interprétation de l’état des milieux s’effectue alors selon la grille ci-dessous.
Si Interprétation de l’état des milieux
C < Créf Compatible avec les usages
C < Créf et C augmente dans le
futur
Milieu vulnérable. Zone d’incertitude nécessitant
une réflexion plus approfondie
C > Créf Non compatible avec les usages
6.1.4 Etape 3 : grille de calcul IEM
Pour les substances et milieux sur lesquels il n’existe pas de valeurs de référence, la compatibilité des milieux avec leurs usages est évaluée à la suite d’une quantification partielle des risques. Le calcul d’indicateurs de risque (Quotient de Danger QD et Excès de Risque Individuel ERI) est réalisé en considérant isolément chaque substance et chaque milieu concernés. La réalisation d’un calcul substance par substance et milieu par milieu se justifie dans ce cas, car il ne s’agit pas d’entrer dans un éventuel plan de gestion du milieu, mais d’appréhender, pour chaque substance, la dégradation éventuelle des milieux pour adapter la gestion des émissions de l’installation.
La grille IEM permet une quantification du risque sanitaire par le calcul d’indicateurs de risques à partir de concentrations mesurées dans les milieux d’exposition. La grille IEM n’est utilisée que pour les substances et les milieux pour lesquels une dégradation est observée et sans valeurs de gestion pour évaluer la compatibilité avec les usages. La quantification ne porte pas sur l’ensemble des traceurs de risque et des voies d’exposition.[1
L
|
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 58/184 INTERPRETATION DE L’ETAT DES MILIEUX (IEM)
Le calcul d’indicateurs de risque étant réalisé à partir des valeurs toxicologiques de référence, il se distingue pour les composés à effet à seuil (atteinte d'un organe ou d'un système d'organes), et pour les composés à effet sans seuil (polluants cancérigènes génotoxiques).
Composé à seuil d’effet Composé sans seuil d’effet
Exposition par inhalation QD = CI/VTRi ERI = VTRi × CI
Exposition par ingestion QD = DJE/VTRo ERI = VTRo × 𝐷𝐽𝐸 ×𝑇 𝑇𝑚
avec : QD : Quotient de danger
CI : Concentration inhalée (en μg/m3)
DJE : Dose journalière d’Exposition (en mg/kg de poids corporel/jour)
VTR : Valeur Toxicologique de Référence par inhalation (VTRi) ou par ingestion (VTRo) T : durée d’exposition (années)
Tm : Période de temps sur laquelle est moyennée l’exposition (substance sans seuil d'effet : Tm est assimilé à la durée de la vie entière, prise conventionnellement égale à 70 ans)
La Dose Journalière d'Exposition (DJE) par ingestion est calculée suivant l'équation :
𝑫𝑱𝑬 = ∑ 𝑪𝒊 × 𝑸𝒊 × 𝒇𝒊 × 𝑭 𝑷
𝒊
Avec :
DJE : Dose Journalière d’Exposition totale (mg/kg poids corporel/jour)
Ci : concentration en polluant dans l’aliment i (mg/kg)
i correspondant au sol (terre ingérée), aux légumes-feuilles, aux légumes-fruits, aux légumes- racines, aux fruits, à la viande de volaille, aux œufs, aux autres viandes et aux produits laitiers.
Qi : quantité de l’aliment i ingérée (kg/jour)
fi : fraction d’aliment i provenant de la zone d’exposition (-) (autoconsommation)
F : fréquence d'exposition (nombre annuel d'heures ou de jours d'exposition ramené au nombre total annuel d'heures ou de jours)
P : masse corporelle de la cible (kg)
Les Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR) sont recherchées pour chaque substance auprès des différentes instances internationales suivantes :
- Agence Nationale de SEcurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES)
- Environmental Protection Agency (US-EPA)
- Organisation Mondiale de la Santé (OMS/IPCS)
- Agency for Toxic Substances and Diseases Registry (ATSDR)
- Office of Environmental Health Hazard Assessment (OEHHA)
- Santé Canada (Health Canada)
- National Institute of Public Health and the Environment (RIVM)
- European Food Safety Authority (EFSA)es Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 59/184 INTERPRETATION DE L’ETAT DES MILIEUX (IEM)
Le choix des VTR s’appuie sur les recommandations de la Direction Générale de la Santé (note d’information DGS/EA1/DGPR/2014/307 du 31 octobre 2014) qui consiste à retenir en priorité les VTR de l’ANSES, les VTR ayant fait l’objet d’une expertise nationale, puis la VTR la plus récente des bases de données US-EPA, ATSDR et OMS.
Les résultats de la comparaison aux valeurs de gestion ou de quantification partielle des risques sont interprétés selon les critères présentés dans le Tableau 31. L’interprétation est faite substance par substance et milieu par milieu, les conclusions pouvant être différentes selon les substances et les voies d’exposition.
Tableau 31 : Tableau d’interprétation des résultats de l’IEM
Si Interprétation de l’état des milieux
QD < 0,2
et/ou ERI < 1.10-6
L’état des milieux est jugé compatible avec les usages existants et
constatés. La mise en place d’une surveillance environnementale
peut être envisagée pour vérifier la maîtrise de la source de
pollution.
0,2< QD <5
et/ou 1.10-6 < ERI < 1.10-4
Milieu vulnérable. Zone d’incertitude nécessitant une réflexion plus
approfondie.
Soit des mesures de gestion simples peuvent être mises en œuvre
afin de supprimer les voies d’exposition (de type couverture des
terrains ou mise en œuvre de servitudes…) ; soit une évaluation
quantitative des risques sanitaires (EQRS) est réalisée.
QD > 5
et/ou ERI >1.10-4
Non compatible avec les usages.
Un plan de gestion doit être réalisé afin de rétablir la compatibilité
sanitaire de l’état des milieux avec les usages constatés.
A l’issue de l’EQRS, soit le milieu est finalement jugé conforme, soit un plan de gestion doit être entrepris.
Remarque : dans le cas d’une modification d’un site, une Evaluation des Risques Sanitaires (ERS) relative aux rejets du projet sera systématiquement réalisée, même si les milieux sont jugés conformes dans l’état actuel.
6.1.5 Application au pôle environnemental de Wayabo
Les milieux d’exposition sont les milieux susceptibles d’entrer en contact avec les populations. Ils sont définis à partir du schéma conceptuel d’exposition défini au §5. D’après le schéma d’exposition, les milieux « Air » et « Sol » sont les milieux susceptibles d’être impactés par le futur pôle environnemental de Wayabo.
Des mesures ont été réalisées dans l’air ambiant autour du projet de pôle environnemental de Wayabo. L’IEM sera réalisée pour le milieu « Air ».LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 60/184 INTERPRETATION DE L’ETAT DES MILIEUX (IEM)
6.2 ETAT DU MILIEU « AIR »
6.2.1 Campagne de mesure – Etat Initial
Une campagne de mesures pour caractériser l’état initial de la qualité de l’air au niveau de la zone d’implantation du futur site a été mise en œuvre. Cette campagne a été réalisée par la société Rincent Air (rapport complet en Annexe 1), elle est également résumée au paragraphe 4.4.2.2 présentant la qualité de l’air dans la zone d’étude.
Les mesures ont porté sur les polluants suivants :
• Dioxyde d’azote (NO2)
• Dioxyde de soufre (SO2)
• Poussières PM10
• Benzène
• Sulfure d’hydrogène (H2S)
• 1,2 dichloroéthane (DCE)
Il s’agit de composés susceptibles d’être émis par la future installation (cf. paragraphe 3.1.1).
La campagne de mesure s’est déroulée du 29 juillet au 11 août 2017.
6.2.1.1 Plan d’échantillonnage
La rose des vents de la station météorologique de Kourou indique une composante majoritaire en provenance du secteur est/nord-est. Pour prendre en compte les situations d’exposition en amont et en aval de ces vents, cinq points de mesure sont implantés de part et d’autre du futur site dans l’axe ouest/est ainsi qu’à proximité des riverains les plus proches (voir Figure 25) :
• Point 1 : au niveau du riverain situé en amont des vents dominants ;
• Point 2 : à l’entrée du site en amont des vents dominants (sur ce point, plusieurs capteurs ont été placés afin d’évaluer la répétabilité de la mesure) ;
• Point 3 : en bordure de site en aval des vents dominants ;
• Point 4 : au niveau du terrain situé en aval des vents dominants ;
• Point 5 : au niveau du riverain situé au nord du site, hors des vents dominants.“+ ARIA TECHNOLOGIES
B Riverains
[1] Site
40 “C 40 mm
6 2-0. 0m 30 C r . - ee ut à
_— Or Enbnt e . — ÉTÉ
8 9 101112131415161718 1920212
20 “C
F2 4256" 7 2 23 24 25 26 27 28 29 30 31 31
40 °C 5 mm
30 *C
20 *C
1234567 8 9 101N12131415161718 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 3]
8 Precipitation -@- Temp.Max &- Temp.Min
. Norm.Min ---- Norm.Max
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 61/184 INTERPRETATION DE L’ETAT DES MILIEUX (IEM)
Figure 25 : localisation des points de mesure (source : rapport Rincent Air)
6.2.1.2 Conditions météorologiques pendant la campagne
La campagne de mesure se caractérise par des températures représentatives des normales saisonnières. Des précipitations assez faibles ont été observées durant la campagne, à l’exception des 3 et 6 août.
Juillet 2017
Aout 2017
Pendant la campagne, la rose des vents présente une composante majoritaire est/nord-est, représentative des normales, validant ainsi les conditions d’exposition recherchées. Des vitesses de vent faibles ont été relevées durant la campagne ; ces conditions caractérisent une dispersion lente de la pollution atmosphérique, favorable à un impact important sur les points de mesure... “- ARIA
TECHNOLOGIES
= 1 ms
Max : ? 90%,
= 2 ms
Max : 2 90%
= 36 ms
Max : 19.30%
Œ 7275
Max : 090%
M >=-13ms
Max : 0 0
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 62/184 INTERPRETATION DE L’ETAT DES MILIEUX (IEM)
360
40
80
120 160
200
240
280
320
41
[4,5-6,5[ >6,5 m/s
[1,5-4,5[ <1,5 m/s
Figure 26 : roses des vents sur la campagne de mesure
Rose des vents sur la période de
mesures (29/07/17- 11/08/2017) Rose des vents annuelle (2014 -2016)
6.2.1.3 Résultats des concentrations en air ambiant
Le tableau suivant présente les résultats obtenus au niveau des cinq points de mesures.
Tableau 32 : résultats de mesures
Composés (en μg/m3) Point P1 Point P2 Point P3 Point P4 Point P5
Dioxyde d’azote (NO2) 7,5 0,8 0,3 0,7 0,5
SO2 0,9 0,7 <0,6 <0,6 <0,6
Benzène 0,09 0,07 0,05 0,22 0,22
1,2-dichloroethane 0,04 <0,01 <0,01 <0,01 <0,01
H2S <0,2 <0,2 <0,2 <0,2 <0,2
Particules PM10 33,4 49,2 27,6 NQ* NQ* * Non Quantifiable : saturation des capteurs par la présence de nids d’oiseaux dans la tête de prélèvement
6.2.2 Comparaison avec l’environnement local témoin
Pendant la campagne de mesure de juillet 2017, les vents venaient majoritairement d’est. Ces conditions placent davantage les points P3 et P4 sous l’impact des rejets atmosphériques du projet. Le point de mesure P5 est situé au nord du site, hors des vents dominants. Il peut être considéré comme un point local témoin (non influencé par le site mais non exempt de pollution en provenance d’autres sources). L’état du milieu Air est donc interprété relativement à ce point pour l’ensemble des polluants étudiés.
Tableau 33 : comparaison avec l’environnement local témoin
Substance
Concentration moyenne mesurée dans l’air (μg/m3) Interprétation de l'état
du milieu « Air » Environnement local
témoin (P5)
Points sous les vents
dominants (P3 & P4)
Dioxyde d’azote (NO2) 0,5 0,5 Milieu non dégradé SO2 <0,6 <0,6 Milieu non dégradé Benzène 0,22 0,135 Milieu non dégradé 1,2-dichloroethane <0,01 <0,01 Milieu non dégradé H2S <0,2 <0,2 Milieu non dégradé Particules PM10 NQ* 27,6 Pas de comparaison possible * Non Quantifiable : saturation des capteurs par la présence de nids d’oiseaux dans la tête de prélèvementLL
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 63/184 INTERPRETATION DE L’ETAT DES MILIEUX (IEM)
La comparaison des résultats des mesures au niveau des points exposés aux futurs rejets atmosphériques du projet sous les vents dominants montre que les concentrations rencontrées sont du même ordre de grandeur que celles mesurées au niveau du point local témoin. Pour les particules PM10, il n’est pas possible de conclure, les échantillons prélevés au niveau du point témoin n’étant pas exploitables.
Conformément à la démarche préconisée par l’INERIS, Il est donc nécessaire de comparer les résultats avec les valeurs réglementaires de gestion disponibles pour le milieu Air afin de vérifier la compatibilité avec les usages.
A noter que les concentrations mesurées en amont du projet peuvent être plus élevées que celles mesurées en aval, notamment pour les particules PM10.
6.2.3 Comparaison aux valeurs réglementaires de gestion
Le Tableau 34 indique ces valeurs réglementaires pour l’air ambiant et le Tableau 35 compare la concentration moyenne mesurées au niveau des points des mesures sous les vents dominants.
Tableau 34 : synthèse des valeurs réglementaires pour l’air ambiant
Substance Valeur réglementaire retenue Source
Benzène Objectif de qualité : 2 μg/m
3
Valeur limite : 5 μg/m3
Normes françaises de qualité de l’air (Décret
n°2010-1250 du 21 octobre 2010)
PM10 Objectif de qualité : 30 μg/m
3
Valeur limite : 40 μg/m3
Normes françaises de qualité de l’air (Décret
n°2010-1250 du 21 octobre 2010)
NO2 Objectif de qualité : 40 μg/m3 Normes françaises de qualité de l’air (Décret n°2010-1250 du 21 octobre 2010)
SO2 Objectif de qualité : 50 μg/m3 Normes françaises de qualité de l’air (Décret n°2010-1250 du 21 octobre 2010)
H2S Valeur guide : 150 μg/m3 Pas de valeur réglementaire. Valeur guide de l’OMS en moyenne journalière
1,2 dichloroéthane Valeur guide : 700 μg/m3 Pas de valeur réglementaire. Valeur guide de l’OMS en moyenne journalière
Tableau 35 : compatibilité avec les usages pour le milieu Air
Substance
Concentration moyenne des
points sous les vents
dominants (P3 & P4) (μg/m3)
Comparaison avec les
valeurs réglementaires Compatibilité avec les usages
Benzène 0,135 C < Créf Compatible avec les usages Milieu non dégradé
PM10 27,6 C < Créf Compatible avec les usages
NO2 0,5 C << Créf Compatible avec les usages Milieu non dégradé
SO2 <0,6 C << Créf Compatible avec les usages Milieu non dégradé
1,2-
dichloroethane <0,01
C << Créf Compatible avec les usages
Milieu non dégradé
H2S <0,2 C << Créf Compatible avec les usages Milieu non dégradéLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 64/184 INTERPRETATION DE L’ETAT DES MILIEUX (IEM)
Les concentrations mesurées aux points exposés aux futurs rejets atmosphériques du projet sous les vents dominants sont inférieures aux valeurs réglementaires françaises relative à la qualité de l’air, ou aux valeurs recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé. Le milieu Air est donc compatible avec les usages.
Cependant, les concentrations de fond en particules PM10 restent élevées et peuvent parfois dépasser les valeurs réglementaires de la qualité de l’air dans la zone d’étude (points P1 et P2 en amont du projet) ou en ville (stations de mesure de l’Observatoire Régional de l’Air, voir paragraphe 4.4.2.2). Ces particules, principalement dues aux brumes du Sahara, sont les polluants présentant le principal enjeu sanitaire dans le domaine de la qualité de l’air pour la Guyane.
6.3 CONCLUSION
Le milieu « Air » est compatible avec tous les usages pour toutes les substances recensées dans l’inventaire des émissions atmosphériques du projet. Cependant, les concentrations de fond en particules PM10 restent élevées, principalement dues aux brumes du Sahara.
En l’absence de mesures dans les sols, il n’est pas possible de conclure sur la compatibilité du milieu Sol avec les usages qui en sont faits.
L’évaluation quantitative des risques sanitaires (cf. paragraphe 7) permettra d’estimer l’apport supplémentaire que le pôle environnemental de Wayabo pourrait générer sur la zone au niveau des concentrations dans l’air et d’évaluer les risques pour les populations, notamment en intégrant l’exposition par ingestion (transfert vers la chaîne alimentaire).Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 65/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
7. EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
7.1 CHOIX DES TRACEURS DE RISQUE, IDENTIFICATION DES DANGERS ET RELATIONS DOSE- REPONSE
7.1.1 Substances émises par le site
Le recensement des sources d’émission et des substances émises (cf. paragraphe 3.1.1) a permis de quantifier les émissions dans l’air pour les substances présentées dans le Tableau 36.
Tableau 36 : substances recensées sur le site
Nom N°CAS Formule chimique
Sulfure d’hydrogène 7783-06-4 H2S
Benzène 71-43-2 C6H6
1,2 dichloroéthane 107-06-2 C2H4Cl2
Poussières - -
Oxydes d’azote (NOx éq NO2) 10102-44-0 NO2
Benzo(a)pyrène 50-32-8 C20H12
Dioxyde de soufre 7446-09-5 SO2
Monoxyde de carbone 630-08-0 CO
Acide chlorhydrique 7647-01-0 HCl
Acide fluorhydrique 7664-39-3 HF
Formaldéhyde 50-00-0 CH2O
Métaux : Mercure 7439-97-6 Hg
Arsenic 7440-38-2 As
Cadmium 7440-43-9 Cd
Chrome 7440-47-3 Cr
Manganèse 7439-96-5 Mn
Nickel 7440-02-0 Ni
Plomb 7439-92-1 Pb
Thallium 7440-28-0 Tl
Zinc 7440-66-6 Zn
7.1.2 Identification des dangers
L’étape d’identification des dangers présente la toxicité des composés émis par les installations. Il est rapporté les effets sur la santé et en particulier le risque cancérigène et les différentes voies d'exposition.
Les substances chimiques sont susceptibles de provoquer des effets aigus liés à des expositions courtes à des doses généralement élevées, et des effets subchroniques et chroniques susceptibles d’apparaître suite à une exposition prolongée à des doses plus faibles. Dans le cadre de la présente évaluation de risques sanitaires, seule l’exposition chronique sera étudiée.
A partir de données trouvées dans la littérature, le Tableau 38 présente, pour l’ensemble des composés inventoriés, les voies d’exposition principales, les dangers possibles, ainsi que la classification du caractère cancérigène pour l’OMS/CIRC, l’EPA et l’Union Européenne (réglementation européenne CLP). Le Tableau 37 rappelle la définition des différentes classifications.“ ARA Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 66/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
Les oxydes d’azote sont assimilés au dioxyde d’azote (NO2), substance présentant le plus d’intérêt du point de vue toxicologique.
Tableau 37 : classifications CIRC, US-EPA et Union Européenne pour les effets cancérigènes
CIRC - OMS US EPA Union Européenne
1 : cancérogènes pour l’homme A : cancérogènes pour l’homme (preuves suffisantes chez l’homme) 1A : Substances dont le potentiel cancérigène pour l'être humain est avéré.
2A : cancérogènes probables pour
l’homme (preuves limitées chez
l’homme, suffisantes chez l’animal)
B1 : cancérogènes probable pour
l’homme (preuves limitées chez
l’homme)
1B : Substances dont le potentiel cancérogène
pour l'être humain est supposé.
B2 : cancérogènes probable pour
l’homme (preuves non adéquates
chez l’homme, suffisantes chez
l’animal)
2B : cancérogènes possibles pour
l’homme (preuves insuffisantes
chez l’homme, suffisantes ou
limitées chez l’animal)
C : cancérogènes possibles pour
l’homme (preuves non adéquates
chez l’homme et limitées chez
l’animal)
3 : non classable pour sa
cancérogénicité pour l’homme
D : non classable pour sa
cancérogénicité pour l’homme
(preuves insuffisantes chez l’homme
et chez l’animal) 2 : Substances suspectées d'être cancérogènes pour l'homme. 4 : absence connue d’effets
cancérogènes chez l’homme et
chez l’animal
E : absence connue d’effets
cancérogènes chez l’homme et chez
l’animal
Tableau 38 : identification des dangers par substances
Nom N°CAS Effets/Organes cibles Voies d'exposition principales
Cancérogénicité
CIRC EPA UE
1,2 dichloroéthane 107-06-2 Système respiratoire, foie Inhalation, Ingestion 2B B2 1B
H2S 7783-06-4 Système respiratoire Inhalation - - -
Benzène 71-43-2 Système sanguin et immunitaire Inhalation 1 A 1A
Dioxyde d’azote (NO2) 10102-44-0 Système respiratoire Inhalation - - -
Benzo(a)pyrène 50-32-8 Système respiratoire, estomac Inhalation, Ingestion 1 B2 1B
Poussières nd Système respiratoire Inhalation - - -
Monoxyde de carbone
(CO) 630-08-0 Système respiratoire Inhalation - - -
Dioxyde de soufre (SO2) 7446-09-5 Système respiratoire Inhalation - - -
Acide chlorhydrique (HCl) 7647-01-0 Système respiratoire Inhalation 3 - -
Acide fluorhydrique (HF) 7664-39-3 Os Inhalation - - -
Formaldéhyde 50-00-0 Système respiratoire Inhalation 1 B1 1B
Métaux
Cadmium (Cd) 7440-43-9 Rein, Poumons Inhalation, Ingestion 1 B1 1B
Mercure (Hg) 7439-97-6 système nerveux, reins, développement Inhalation, Ingestion
Inorganique
3 D -
organique
2B - -
Arsenic (As) 7440-38-2 Développement, Système nerveux, Poumons, peau Inhalation, Ingestion 1 A 1A*Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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Nom N°CAS Effets/Organes cibles Voies d'exposition principales
Cancérogénicité
CIRC EPA UE
Nickel (Ni) 7440-02-0 système respiratoire, développement Inhalation, Ingestion 2B Ni3S2 : A 2
Chrome III (Cr III) 7440-47-3 rein Inhalation, Ingestion 3 D 1B
Chrome VI (Cr VI) 7440-47-3 système respiratoire, estomac Inhalation, Ingestion 1 A (inh.) D (ing.) 1A
Manganèse (Mn) 7439-96-5 système nerveux Inhalation, Ingestion - D -
Plomb (Pb) 7439-92-1 Système hématologique, système nerveux Inhalation, Ingestion 2B B2 1B*
Thallium (Tl) 7440-28-0 peu des données toxicologiques disponibles - - -
Zinc (Zn) 7440-66-6 Système sanguin Inhalation, Ingestion - D -
* pour certains composés
7.1.3 Etude des relations dose-réponse
7.1.3.1 Définitions
La définition des relations dose-réponse consiste à recueillir dans la littérature l’ensemble des valeurs établissant une relation entre une dose d’exposition et les effets (ou probabilités d’effets) observés.
Ces relations dose-réponse regroupées sous le terme de valeur toxicologique de référence (VTR) permettent de caractériser deux mécanismes d’action des toxiques :
• les toxiques à effets à seuil pour lesquels il existe des valeurs toxicologiques de référence en dessous desquelles l'exposition est réputée sans risque et dont la gravité des effets est proportionnelle à la dose.
• les toxiques à effets sans seuil tels que les cancérigènes génotoxiques pour lesquels il n'est pas possible de définir un niveau d'exposition sans risque pour la population. Pour ces produits, des excès unitaires de risque (ERU) ont été définis. Ils correspondent à la probabilité supplémentaire de survenue de cancer dans une population exposée à 1 μg/m3
(durant toute sa vie15 et 24h/24) par rapport à la probabilité de cancer dans une population non exposée. Un ERU à 10-5 signifie qu’une personne exposée durant toute sa vie à 1 μg/m3 aurait une probabilité supplémentaire par rapport au risque de base de 0,00001 de contracter un cancer ou bien, en d’autres termes, que si 100 000 personnes sont exposées, 1 cas de cancer supplémentaire est susceptible d'apparaître. Il n’existe pas de valeur seuil sans risque pour les composés à effets sans seuil.
7.1.3.2 Critères de choix des Valeurs Toxicologiques de Référence
Pour chaque substance sélectionnée précédemment, des Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR) ont été recherchées auprès des différentes instances internationales suivantes :
- Agence Nationale de SEcurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES)
15 conventionnellement prise égale à 70 ansTECHNOLOGIES
Une VTR Anses
existe-telle ?
non
Une expertise collective
nationale a-t-elle été
réalisée ?
non
Une VTR existe-t-elle dans l'une des
bases de données suivantes ?
US-EPA, ATSDR , OMS
non
Une VTR existe-t-elle dans l’une de:
oui
oui
oui
VTR retenue
Sans critère de date de
parution
VTR retenue
Si elle a été réalisée après la
parution de la dernière VTR
Retenir la dernière
VTR parue
bases de données suivantes ?
Santé-Canada, RIVM,
OEHHA, EFSA
non Pas d'évaluation
quantitative possible
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 68/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
- Environmental Protection Agency (US-EPA)
- Organisation Mondiale de la Santé (OMS/IPCS)
- Agency for Toxic Substances and Diseases Registry (ATSDR)
- Office of Environmental Health Hazard Assessment (OEHHA)
- Santé Canada (Health Canada)
- National Institute of Public Health and the Environment (RIVM)
- European Food Safety Authority (EFSA)
Dans l’objectif de simplifier les modalités de sélection des VTR et par la même la vérification des dossiers par les services de l’Etat, la Direction Générale de la Santé a demandé, par une note d’information (DGS/EA1/DGPR/2014/307 du 31 octobre 2014), de sélectionner la VTR en suivant le logigramme de la Figure 27 lorsqu’il existe plusieurs VTR pour une voie et une durée d’exposition. Nous appliquerons ces modalités dans le choix des VTR dans le présent rapport.
Figure 27 : logigramme pour le choix des VTR (DGS)Ë
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7.1.3.3 Choix des Valeurs Toxicologiques de Référence
Le Tableau 39 présente pour chaque substance recensée la disponibilité des Valeurs Toxicologiques de Référence dans la littérature consultée.
Pour les substances gazeuses, seule la voie par inhalation est étudiée. Les VTR par ingestion ne sont donc pas recherchées pour ces substances.
Tableau 39 : disponibilité des Valeurs Toxicologiques de Référence (exposition chronique)
Nom N°CAS
VTR à seuil VTR sans seuil
Voie
respiratoire Voie digestive
Voie
respiratoire Voie digestive
1,2 dichloroéthane 107-06-2 x x Sulfure d’hydrogène (H2S) 7783-06-4 x
Benzène 71-43-2 x x Dioxyde d’azote (NO2) 10102-44-0
Benzo(a)pyrène 50-32-8 x x x x Poussières -
Monoxyde de carbone (CO) 630-08-0
Dioxyde de soufre (SO2) 7446-09-5
Acide chlorhydrique (HCl) 7647-01-0 x
Acide fluorhydrique (HF) 7664-39-3 x
Formaldéhyde 50-00-0 x x Cadmium (Cd) 7440-43-9 x x x Mercure (Hg) 7439-97-6 x x
Arsenic (As) 7440-38-2 x x x x Nickel (Ni) 7440-02-0 x x x Chrome III (Cr III) 7440-47-3 x x
Chrome VI (Cr VI) 7440-47-3 x x x x Manganèse (Mn) 7439-96-5 x x
Plomb (Pb) 7439-92-1 x x x x Thallium (Tl) 7440-28-0
Zinc (Zn) 7440-66-6 x
Cases grisées : VTR par ingestion non recherchée car substance gazeuse (risque par voie respiratoire uniquement)
NO2, SO2, poussières (PM10) : la littérature ne fournit pas de VTR pour ces substances, il n’existe que des valeurs guides de l’OMS. Comme le rappelle la note d’information de la DGS (octobre 2014), l'évaluateur doit s'abstenir d'utiliser des valeurs guides de qualité des milieux. Ces substances ne sont donc pas retenues comme traceur de risque. Seules les concentrations dans l’air sont comparées aux valeurs recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé. Le Tableau 40 présente les valeurs guides retenues pour les poussières, les NOx et le SO2 en l’absence de VTR.
Monoxyde de carbone, Thallium : la littérature ne fournit pas de VTR pour ces substances. Elles ne seront donc pas retenues dans le cadre de l’ERS.
Arsenic : les Valeurs Toxicologiques de Référence sont données pour l’arsenic inorganique, forme la plus toxique de l’arsenic. Faute d’information sur la spéciation de l’arsenic à l’émission, l’arsenic total a été assimilé à de l’arsenic inorganique, hypothèse majorante.rs
à 9
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 70/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
Cadmium : l’ANSES a élaboré deux VTR à seuil par inhalation : l’une pour des effets cancérigènes, et l’autre pour des effets non cancérogènes. Conformément aux choix de l’INERIS, nous retiendrons ces deux VTR pour les deux effets mentionnés.
Chrome : le chrome est présent en faible quantité dans le biogaz. Il peut se retrouver dans les gaz en
sortie des moteurs. D’après un document de l’AFSSET16, il semble que, lors de la combustion, la plus grande partie du chrome se retrouve à l'état de Cr2O3 (forme +III moins toxique que la forme +VI).
D’ailleurs, le guide de l’ASTEE relatif aux installations de stockage de déchets17 écarte le chrome VI comme traceur de risque. Pour ces différentes raisons, le chrome sera assimilé à du chrome III dans la suite de l’étude.
Arsenic : les Valeurs Toxicologiques de Référence sont données pour l’arsenic inorganique, forme la plus toxique de l’arsenic. Faute d’information sur la spéciation de l’arsenic à l’émission, l’arsenic total a été assimilé à de l’arsenic inorganique, hypothèse majorante.
Mercure : l’importance des travaux sur le mercure permet de savoir que le mercure émis dans l’atmosphère va passer sous forme organique ou inorganique dans les sols et dans les végétaux, dans des proportions différentes. Il est possible de distinguer les risques spécifiquement liés à chacune des formes de mercure car il existe des VTR spécifiques. La forme organique (méthylmercure en particulier) est plus toxique, par ingestion, que la forme inorganique.
Formaldéhyde : Une VTR chronique à seuil par inhalation est proposée par l’ANSES fondée sur l’irritation oculaire prise comme effet critique pour l’élaboration de la VTR, mais protégeant des effets cancérogènes au niveau du nasopharynx considérés par l’ANSES comme un effet à seuil. Les VTR disponibles pour les effets sans seuil par les autres bases de données ne seront donc pas prises en compte, la VTR de l’ANSES protégeant à la fois des effets systémique et cancérigène du formaldéhyde.
Les fiches toxicologiques pour chaque substance sont présentées en Annexe 7.
A partir des VTR disponibles dans la littérature consultée, les Tableau 41 et Tableau 42 résument les VTR retenues pour cette étude.
16 « Risques sanitaires du biogaz – Evaluation des risques sanitaires liés à l’injection de biogaz dans le gaz
naturel », avis de l’AFSSET, rapport d’expertise collective, octobre 2008
17 ASTEE, Guide pour l’évaluation du risque sanitaire dans le cadre de l’étude d’impact d’une installation de
stockage de déchets ménagers et assimilés, février 2005CRI 1]
= nm = =
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 71/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
Tableau 40 : valeurs guides
Composé Voie d’exposition Valeurs guides Source et Date Organe cible / Effets critiques Type d'étude
NO2 Inhalation 40 μg/m3 (valeur guide moyenne annuelle) OMS 2005 Système respiratoire Homme
PM10 Inhalation 20 μg/m3 (valeur guide moyenne annuelle) OMS 2005 Système respiratoire Homme
SO2 Inhalation 50 μg/m3 valeur guide moyenne annuelle) OMS 2000 Appareil respiratoire Homme
Tableau 41 : valeurs toxicologiques de référence retenues pour les effets chroniques à seuil
Substance Voie d'exposition Organe /Système cible Effet(s) observé(s) VTR Référence Année de révision Justification du choix
H2S Inhalation Système respiratoire - 2 μg/m3 EPA 2003 Pas de VTR ANSES. Expertise collective (INERIS, 2011)
HCl Inhalation Système respiratoire Hyperplasie de la muqueuse nasale 20 μg/m3 US-EPA 1995 Pas de VTR ANSES ni d’expertise. Seule VTR dans les bases ATSDR, EPA, OMS
HF Inhalation Os Fluorose 14 μg/m3 OEHHA 2003 Pas de VTR ANSES ni d’expertise. Choix INERIS 2011
Formaldéhyde Inhalation Système respiratoire Irritation oculaire 123 μg/m3 ANSES 2017 VTR ANSES prioritaire
1,2
dichloroéthane Inhalation
Système
hépatique (foie) - 3 000 μg/m
3 ATSDR 2001 Pas de VTR ANSES ni d’expertise. Seule
VTR dans les bases ATSDR, EPA, OMS
Benzène Inhalation Système immunitaire - 10 μg/m3 ATSDR 2007 Valeur retenue par l’ANSES en 2008
Arsenic
Inhalation
Développement,
système
nerveux, peau
Diminution des fonctions
intellectuelles 0,015 μg/m
3 OEHHA 2008
Expertise collective : choix INERIS (fiche
de données toxicologiques avril 2010)
Ingestion Peau lésions cutanées 4,5. 10-4 mg/kg/j FoBiG18 2009
18 FoBIG : Institut de recherche et de conseil pour les substances dangereuses, AllemagneHNOLOCIES
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Substance Voie d'exposition Organe /Système cible Effet(s) observé(s) VTR Référence Année de révision Justification du choix
Cadmium
Inhalation
(Effets non
cancérigènes)
Reins
Augmentation de 5%
atteinte tubulaire dans la
population générale
0,45 μg/m3 ANSES 2012 VTR ANSES prioritaire
Inhalation
(Effets
cancérigènes)
Système
respiratoire
Incidence combinée des
tumeurs pulmonaires 0,3 μg/m
3 ANSES 2012 VTR ANSES prioritaire
Ingestion Reins - 3,6.10-4 mg/kg/j EFSA 2011 Expertise collective : choix INERIS (fiche de données toxicologiques avril 2014)
Chrome III Inhalation
Système
respiratoire
Inflammation chronique
des poumons et
l’hyperplasie des cellules
septales
5 μg/m3 ATSDR 2012 Choix INERIS 2017
Ingestion - Pas d'effet observé 1,5 mg/kg/j EPA 1998 Choix INERIS 2017
Nickel
Inhalation Appareil respiratoire Atteinte des épithéliums 0,09 μg/m3 ATSDR 2005 Expertise collective : choix INERIS (2017)
Ingestion Développement Effets reprotoxiques 2,8.10-3 mg/kg/j EFSA 2015 Expertise collective : choix INERIS (2017)
Manganèse
Inhalation Système nerveux Coordination œil-main anormale 0,3 μg/m3 ATSDR 2012 VTR la plus récente dans les bases ATSDR, EPA, OMS
Ingestion Système nerveux - 0,14 mg/kg/jour EPA 1996 Expertise collective : choix INERIS (fiche de données toxicologiques juillet 2012)
Mercure
Inhalation Système nerveux Troubles de la mémoire, tremblement 0,03 μg/m3 OEHHA 2008 Expertise collective : choix INERIS (2014)
Ingestion Reins - Mercure inorganique : 6,6.10-4 mg/kg/j INERIS 2013 Expertise collective : choix INERIS (2014)
Ingestion Développement - Méthylmercure : 1.10-4 mg/kg/j EPA 2001 Expertise collective : choix INERIS (2014)
Plomb
Inhalation Système sanguin, système nerveux Plombémie 0,9 μg/m3 ANSES 2013
Choix ANSES 2013
Ingestion Systèmes nerveux et rénal
Plombémie protégeant
l’ensemble de la
population de la toxicité
rénale
6,3.10-4 mg/kg/j
(valeur dérivée par
l’ANSES de la valeur
de 15 μg/L)
ANSES 2013ED TT RER
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 73/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
Substance Voie d'exposition Organe /Système cible Effet(s) observé(s) VTR Référence Année de révision Justification du choix
Zinc Ingestion Système sanguin - 0,3 mg/kg/j EPA ATSDR 2005 2005 Expertise collective : choix INERIS (mars 2009)
Benzo(a)pyrène
Inhalation Développement Baisse de survie des embryons 2.10-3 μg/m3 EPA 2017 VTR parue après l’expertise collective (INERIS 2006) et celle de l’ANSES (2010)
Ingestion Développement Changement comportemental 3.10-4 mg/kg/j EPA 2017 VTR parue après l’expertise collective (INERIS 2006) et celle de l’ANSES (2010)
Tableau 42 : valeurs toxicologiques de référence retenues pour les effets chroniques sans seuil
Substance Voie d’exposition Organe /Système cible Effet(s) observé(s) VTR Référence Année de révision Justification du choix
1,2 dichloroéthane Inhalation Seins
Augmentation des
incidences des tumeurs des
glandes mammaires
3,4.10-6 (μg.m-3)-1 ANSES 2009 VTR ANSES prioritaire
Benzène Inhalation Système sanguin Leucémie 2,6.10-5 (μg.m-3)-1 ANSES 2013 VTR ANSES prioritaire
Benzo(a)pyrène
Inhalation Système respiratoire, estomac
Tumeurs des voies
respiratoires, de
l’œsophage et de l’estomac
6.10-4 (μg/m3)-1 EPA 2017
VTR parue après l’expertise
collective (INERIS 2006) et celle
de l’ANSES (2010)
Ingestion Estomac Cancer 1,0 (mg/kg/j)-1 EPA 2017 VTR parue après l’expertise
collective (INERIS 2006) et celle
de l’ANSES (2010)
Nickel Inhalation Poumons Cancer 2,6.10-4 (μg/m3)-1 OEHHA 2011 Expertise collective : choix INERIS (2017)
Plomb
Inhalation Poumons Cancer 1,2.10-5 (μg/m3)-1 OEHHA 2005 Expertise collective : choix INERIS 2013
Ingestion Reins Cancer 8,5.10-3 (mg/kg/j)-1 OEHHA 2005 Seule VTR disponible + choix INERIS 2013
Arsenic
Inhalation Poumons Cancer 1,5.10-4 (μg/m3)-1 TCEQ 2012 Expertise collective : choix ANSES (2015)
Ingestion Peau Cancer 1,5 (mg/kg/j)-1 EPA 1998 Expertise collective : choix
INERIS (fiche de données
toxicologiques avril 2010)TECHNOLOGIES
Substances
Sulfure
Benzène
1,2 dichloroéthane
Acide
Acide
Cadmium
Mercure
Arsenic
Plomb
Chrome IIl
Nickel
Zinc
Substance | Emissions
NON
OUI
OUI
NON
NON
OUI
OUI
OUI
NON
OUI
OUI
NON
NON
OUI
NON
en
8.41E-02
3.06E-02
6.89E-03
4.82E-02
1.10E-02
8.87E-01
5.92E-03
2.96E-03
2.96E-03
5.92E-02
5.92E-02
2.72E-02
1.18E-03
5.92E-03
1.15E+00
3.00E-04
3.60E-04
1.00E-04
4.50E-04
6.30E-04
1.5
0.14
2.80E-03
0.3
Pas de VTR
disponible pour
cette voie
Retenu
Traceur retenu a
score < 1% du score max
score < 1% du score max
Score > 10% du score max
score < 1% du score max
score < 1% du score max
score < 5% du score max
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 74/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
7.1.4 Choix des traceurs de risque
Conformément à la démarche décrite dans le guide INERIS 2013 et aux pratiques courantes, les traceurs de risque sont choisis en fonction des émissions, des toxicités des substances émises, des concentrations dans l’environnement, des classements des ratios des émissions divisées par les VTR pour les effets à seuil.
Les critères de choix suivants sont définis :
• toutes les substances présentant des risques cancérigènes sont retenues ; • application de la méthode des scores (démarche classiquement utilisé notamment par l’INERIS) aux émissions du site. Le ratio « flux à l’émission divisé par la VTR » est calculé : o toutes les substances pour lesquelles le ratio est supérieur à 10% du ratio le plus élevé sont retenues ;
o les substances pour lesquelles les ratios sont inférieurs à 1% du ratio le plus élevé sont écartées ;
o les substances pour lesquelles le ratio est compris entre 1 et 10% sont retenues selon les résultats de l’étude de l’état des milieux (cf. paragraphe 6).
Le classement des traceurs de risque suivant le ratio flux/VTR est présenté dans le Tableau 43 ainsi que le choix (retenu/non retenu) effectué. Pour chaque voie (ingestion ou inhalation) apparaisse :
• sur fond rouge : les scores supérieurs à 10% du score maximal ;
• sur fond vert : les scores inférieures à 1% du score maximal.
Tableau 43 : classement des traceurs de risque suivant le ratio flux/VTR
Parmi les substances retenues, les trois substances retenues comme traceurs de risque par le guide
de l’ASTEE relatif aux installations de stockage de déchets19 sont conservés à savoir le sulfure d’hydrogène, le 1,2 dichloroéthane et le benzène.
19 ASTEE, Guide pour l’évaluation du risque sanitaire dans le cadre de l’étude d’impact d’une installation de
stockage de déchets ménagers et assimilés, février 2005LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 75/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
Les substances retenues comme traceurs de risques sont donc les suivantes :
• Sulfure d’hydrogène (H2S),
• Benzène,
• 1,2 dichloroéthane,
• Benzo(a)pyrène,
• Formaldéhyde,
• Les métaux lourds suivants :
- Cadmium,
- Mercure,
- Arsenic,
- Plomb,
- Nickel.
Les NOx, le SO2 et les poussières sont également retenus car ce sont des traceurs traditionnels pour les installations de combustion. Cependant, ils ne feront pas l’objet de calculs des risques car les valeurs guides (OMS) utilisées pour évaluer l’impact sur la santé sont des valeurs de gestion et non des valeurs toxicologiques. Les concentrations modélisées seront simplement comparées à ces valeurs guides.Domaine
C1] Projet de Wayabo
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 76/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
7.2 ETUDE DE LA DISPERSION ATMOSPHERIQUE
Afin d’estimer les concentrations et dépôts dans l’environnement attribuables aux installations du site, une étude de dispersion a été réalisée pour les traceurs de risques retenus (cf. paragraphe 7.1.4).
7.2.1 Données d’entrée
7.2.1.1 Domaine d’étude
Le domaine d’étude retenu est un carré de 7 km de côté centré sur le pôle environnemental. Il intègre le rayon de 3 km autour des limites du site.
Figure 28 : carte du domaine d’étudeË
C2 Domaine
D Projet de Wayabo Elevée : 87
Valeur
Topographie (m)
Faible : O0
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7.2.1.2 Topographie
La topographie est issue d’un Modèle Numérique de Terrain au pas de 30 mètres (OpenTopography Raster System). La Figure 29 présente une vue 2D de la topographie sur le domaine d’étude. L’unité est le mètre NGF (Nivellement Général de la France). La topographie est relativement plate : elle est comprise entre 0 et 87 mètres sur la zone d’étude.
Figure 29 : topographie du domaine d’étude (source : OpenTopography Raster System)“- ARIA TECHNOLOGIES
HE 1 mis
Max : 1.49%
= 2 rs
Max : 2.94%,
[ 3-6 m/s
Max : 14.20%
B 7-12 mis
Max : 2.35%
M >-=-13m/s
Max : C.0C0
330
210
30
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7.2.1.3 Météorologie
Les données météorologiques proviennent de la station Météo-France de Cayenne-Matoury pour les mesures de vent (direction et vitesse), de température, de pluie et de nébulosité. Cette station est située à environ 34 km au sud-est du pôle environnemental.
Les données météorologiques utilisées sont des mesures horaires (1 mesure toutes les heures). Ce fichier comporte trois années de mesures : du 01/01/2015 au 31/12/2017. Ce choix correspond aux recommandations des instances administratives (DREAL, DDASS) : en effet, l’INERIS conseille d’utiliser des données horaires ou tri-horaires sur 3 ans minimum dans son guide méthodologique
relatif aux évaluations des risques sanitaires20.
L’analyse détaillée de ces données est présentée au paragraphe 4.3. La Figure 30 rappelle la rose des vents de la station de Cayenne-Matoury sur les trois années retenues pour cette étude.
Station Cayenne-Matoury (du 01/01/2015 au 31/12/2017)
Figure 30 : roses des vents
7.2.1.4 Emissions
Les émissions prises en compte correspondent aux émissions présentées au paragraphe 3.1.3.
20 « Evaluation de l’état des milieux et des risques sanitaires – Démarche intégrée pour la gestion des
émissions des substances chimiques par les installations classées », INERIS, août 2013TECHNOLOGIES
Données d'émissions
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7.2.2 Détermination des concentrations dans l’air et des dépôts au sol
7.2.2.1 Présentation du logiciel de dispersion et paramétrages
7.2.2.1.1 Présentation générale du logiciel
Le modèle utilisé pour cette analyse statistique est le logiciel ARIA Impact, version 1.8. Ce logiciel permet d’élaborer des statistiques météorologiques et de déterminer l’impact des émissions rejetées par une ou plusieurs sources ponctuelles, linéiques ou surfaciques. Il permet de simuler plusieurs années de fonctionnement en utilisant des chroniques météorologiques représentatives du site. En revanche, il ne permet pas de considérer les transformations photochimiques des polluants et de calculer les concentrations de polluant secondaires tel que l'ozone.
Sans être un modèle tridimensionnel, ARIA Impact peut prendre en compte la topographie de manière simplifiée.
Par ailleurs, ARIA Impact est un modèle gaussien qui répond aux prescriptions de l’INERIS pour la modélisation de la dispersion de la pollution atmosphérique des rejets des installations industrielles (cf. Annexe 2 du Guide méthodologique INERIS : « Evaluation de l’état des milieux et des risques sanitaires – Démarche intégrée pour la gestion des émissions des substances chimiques par les installations classées » publié par l’INERIS en août 2013).
Une description détaillée du modèle est présentée en Annexe 2.
Le diagramme ci-dessous schématise la méthodologie.Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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7.2.2.1.2 Paramétrages du modèle de dispersion
Les hypothèses de calcul suivantes ont été prises en compte :
• une prise en compte simplifiée de la topographie ;
• un modèle de dispersion selon les écarts-types de Pasquill (modèle standard adapté pour les sites ruraux) ;
• une surélévation du panache due à la vitesse d’éjection et à la température des fumées suivant la formulation de Briggs ;
• le calcul des dépôts au sol et un lessivage du panache par la pluie ;
• une maille de calcul de 50 mètres ;
• les émissions présentées au paragraphe 3.1.3.
7.2.2.1.2.1 Calcul des dépôts au sol
Concernant les calculs de dépôts au sol, les calculs prennent en compte les dépôts sec et humide sur le sol conduisant à un appauvrissement du panache.
▪ Dépôts secs : les particules très fines et les gaz se déposent sur les surfaces par divers processus biologiques, chimiques et physiques. Le paramètre qui influence les dépôts secs est la vitesse de dépôt, exprimée en m/s. Cette vitesse permet de tenir compte de la capacité du sol à retenir le polluant qui se dépose. Ces vitesses ont fait l’objet de plusieurs recherches et plusieurs références bibliographiques existent sur ces données.
▪ Dépôts humides : les dépôts humides correspondent aux dépôts de polluant au sol entraînés par la pluie. Les calculs de dispersion qui intègrent le lessivage par la pluie prennent en compte un coefficient de lessivage exprimé en s-1, correspondant à la proportion du polluant qui est entraîné par la pluie pendant 1 seconde.
7.2.2.1.2.2 Caractéristiques des espèces
Le Tableau 44 résume les valeurs utilisées dans le cadre de cette étude pour le calcul des dépôts.
Tableau 44 : paramètres de calcul des dépôts pour chacune des espèces étudiées
Polluant Phase du polluant Vitesse de dépôt sec (m/s) Coefficient de lessivage (s-1) Diamètre de particules Source biblio.
NOx, H2S Gaz 0 1,0.10-5 0 -
SO2 Gaz 6,0.10-3 1,0.10-5 0 [1]
PM10 Particules 1,3.10-2 4,0.10-4 10 [3]
Benzène, COV Gaz 0 1,0.10-5 0 -
Benzo(a)pyrène Particules 5,0.10-4 1,0.10-5 1,3 [4]
Cadmium Particules 4,5.10-3 7,0.10-5 5 [2]
Nickel Particules 4,5.10-3 5,0.10-5 5 [2]
Arsenic Particules 2,2.10-3 5,0.10-5 5 [2]
Plomb Particules 3,0.10-3 3,3.10-5 5 [2]
Mercure Gaz 0,5.10-3 3,5.10-5 - [2] [1] « Empirical atmospheric deposition parameters – a survey », T.A. McMahon, P. J. Denison, Atmospheric Environment Vol 13 (1979), 571-585.
[2] WGE RIVM report n° 259101011/2002 : Preliminary modelling and mapping of critical loads for cadmium and lead in Europe JP Hettelingh, J. Slootweg, M. Posch (eds.) S. Dutchak, I Ilyin
[3] Underwood, AEA Technology, Harwell, 2001 : Review of Deposition Velocity and washout coefficient
[4] “Atmospheric particle size distributions of polychlorinated dibenzo-ρ-dioxins and dibenzofurans (PCDD/Fs) and polycyclic aromatic hydrocarbons (PAHs) and their implications for wet and dry deposition”, Heike Kaupp, Mickael S. McLachlan, Atmospheric Environment Vol 33 (1999), 85-95TECHNOLOGIES
Légende
[ Pôle environnemental de Wayabo
® Points cibles
19/0)
Métrés
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7.2.2.2 Présentation des résultats
Les résultats sont exprimés sous forme de :
➢ concentrations en moyenne annuelle ;
➢ dépôts au sol pour les espèces particulaires.
Les résultats de l’étude sont donnés sous forme de cartes et de tableaux. Ces résultats ne concernent que la contribution des rejets étudiés. L’unité retenue pour exprimer les concentrations de polluant
dans l’air dans ce rapport est le μg/m3 (21) et le μg/m²/s pour les dépôts au sol.
Les résultats sont également présentés au niveau de points cibles (premières habitations autour du site) présentés sur la Figure 31.
Figure 31 : localisation des points cibles
21 microgramme de polluant par mètre cube d’air. 1 μg = 1.10-6 g
Point Nom
1 Habitations sud-est
2 Habitations est
3 Habitations nord-est
4 Habitations sud-ouest
5 Habitations nord-ouestLE oc? = Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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7.2.2.3 Réglementation de la qualité de l’air
Dans le cadre de cette étude, seules les concentrations en moyenne annuelle sont calculées. Ces grandeurs sont comparables aux valeurs réglementaires de qualité de l’air exprimées en moyenne
annuelle uniquement. Le Tableau 45 rappelle ces valeurs réglementaires pour la qualité de l’air22 (cf. paragraphe 4.4).
Tableau 45 : réglementation en vigueur en France pour la santé humaine
Substances
Réglementation française
Objectif de qualité Valeur limite (ou Valeur Cible)
Particules fines <10 μm
(PM10)
En moyenne annuelle :
30 μg/m3
En moyenne annuelle : 40 μg/m³
En moyenne journalière : 50 μg/m³ (à ne pas
dépasser plus de 35 jours par an = centile 90,4)
Dioxyde d’azote (NO2) En moyenne annuelle : 40 μg/m3 En moyenne horaire : 200 μg/m³ (à ne pas dépasser plus de 18h par an = centile 99,8)
Dioxyde de soufre (SO2) En moyenne annuelle : 50 μg/m3
En moyenne journalière : 125 μg/m³ (à ne pas
dépasser plus de 3 jours par an = centile 99,2)
En moyenne horaire : 350 μg/m³ (à ne pas dépasser
plus de 24h par an = centile 99,7)
Benzène En moyenne annuelle : 2 μg/m3 En moyenne annuelle : 5 μg/m3
Benzo(a)pyrène - En moyenne annuelle : 1.10-3 μg/m3 (valeur cible)
Cadmium - En moyenne annuelle : 5.10-3 μg/m3 (valeur cible)
Arsenic - En moyenne annuelle : 6.10-3 μg/m3 (valeur cible)
Nickel - En moyenne annuelle : 20.10-3 μg/m3 (valeur cible)
Plomb En moyenne annuelle : 0,25 μg/m3 En moyenne annuelle : 0,5 μg/m3
• Objectif de qualité : un niveau de concentration de substances polluantes dans l'atmosphère à atteindre à long terme, sauf lorsque cela n'est pas réalisable par des mesures proportionnées, afin d'assurer une protection efficace de la santé humaine et de l'environnement dans son ensemble ;
• Valeur limite : un niveau de concentration de substances polluantes dans l'atmosphère fixé sur la base des connaissances scientifiques à ne pas dépasser dans le but d'éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs de ces substances sur la santé humaine ou sur l'environnement dans son ensemble ;
• Valeur cible : un niveau de concentration de substances polluantes dans l'atmosphère fixé dans le but d'éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs sur la santé humaine ou sur l'environnement dans son ensemble, à atteindre, dans la mesure du possible, dans un délai donné.
22 Valeurs réglementaires françaises du Code de l’environnement (Livre II : Milieux Physiques, Titre II : Air et
Atmosphère, relatif à la surveillance de la qualité de l’air et de ses effets sur la santé et sur l’environnement, aux objectifs de qualité de l’air, aux seuils d’alerte et aux valeurs limites).LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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7.2.2.4 Concentrations en moyenne annuelle
Les résultats de concentrations moyennes annuelles vont permettre de fournir les éléments nécessaires pour évaluer les risques par inhalation.
Le Tableau 46 présente les valeurs calculées en moyenne annuelle :
• au point géographique le plus exposé du domaine d’étude en dehors des limites du site ; • au niveau des points cibles présentés précédemment (cf. Figure 31) correspondant aux premières habitations.
Pour l’ensemble des substances étudiées, les concentrations en moyenne annuelle obtenues par modélisation au niveau des points cibles sont inférieures aux valeurs limites françaises de la qualité de l’air. Parmi les points cibles étudiés, le point 4 (première habitation au sud-ouest) est le plus exposé (situé sous les vents dominants). Au niveau de ce point, les concentrations moyennes annuelles calculées représentent au maximum :
• 65% de la valeur cible pour l’arsenic,
• 40% de la valeur cible pour le benzo(a)pyrène,
• 7% de l’objectif de qualité pour les poussières assimilées à des PM10,
• 3,8% de la valeur cible pour le cadmium,
• 1,9% de la valeur cible pour le nickel,
• 1,6% de l’objectif de qualité pour le plomb,
• 1,4% de l’objectif de qualité pour les oxydes d’azote assimilés à du NO2,
• moins de 1 % de l’objectif de qualité fixé pour le dioxyde de soufre et pour le benzène.
En ce qui concerne les résultats obtenus dans la zone la plus exposée en dehors du site, les concentrations moyennes annuelles obtenues par modélisation sont inférieures aux valeurs limites françaises de la qualité de l’air, excepté pour les poussières et le benzo(a)pyrène où la valeur limite et la valeur cible sont atteintes en limite de site, dans une zone non habitée.Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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Tableau 46 : concentrations en moyenne annuelle
Concentrations moyennes annuelles
PM10 NOx Formaldéhyde Plomb SO2 H2S Benzène 1,2 dichloroéthane Benzo(a)- pyrène Arsenic Cadmium Mercure Nickel
Unité μg/m3 μg/m3 μg/m3 μg/m3 μg/m3 μg/m3 μg/m3 μg/m3 μg/m3 μg/m3 μg/m3 μg/m3 μg/m3
Point le plus exposé en dehors des
limites du site (à l’ouest en
bordure de site - zones non
habitées)
47,4 2,5 0,24 1,6.10-2 0,7 8.10-2 2,9.10-2 7,0.10-3 1,6.10-3 1,6.10-2 8.10-4 8.10-4 1,6.10-3
1 Habitations sud-est 2,7.10-1 5,0.10-2 3,2.10-3 2,2.10-4 8,8.10-3 1,5.10-3 5,6.10-4 1,2.10-4 2,3.10-5 2,2.10-4 1,1.10-5 1,1.10-5 2,2.10-5
2 Habitations est 1,2.10-1 3,7.10-2 3,3.10-3 2,3.10-4 8,7.10-3 9,3.10-4 3,4.10-4 7,7.10-5 2,2.10-5 2,3.10-4 1,1.10-5 1,1.10-5 2,2.10-5
3 Habitations nord-est 2,8.10-1 1,7.10-1 1,1.10-2 7,7.10-4 2,9.10-2 4,2.10-3 1,6.10-3 3,5.10-4 8,4.10-5 7,7.10-4 3,8.10-5 3,6.10-5 7,6.10-5
4 Habitations sud-ouest 2,1 5,6.10-1 5,8.10-2 3,9.10-3 2,0.10-1 1,1.10-2 3,8.10-3 8,7.10-4 4,0.10-4 3,9.10-3 1,9.10-4 1,9.10-4 3,8.10-4
5 Habitations nord-ouest 2,2.10-1 1,9.10-1 2,0.10-2 1,4.10-3 5,9.10-2 2,7.10-3 1,0.10-3 2,2.10-4 1,4.10-4 1,4.10-3 6,6.10-5 6,5.10-5 1,3.10-4
Rappel de la réglementation :
Objectif de qualité 30 40 - 0,25 50 - 2 - - - - - -
Valeur cible - - - 0,5 - - - - 1.10-3 6.10-3 5.10-3 - 20.10-3
Valeur limite 40 - - - - - 5 - - - - - -LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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La Figure 32 présente la carte de concentrations en moyenne annuelle sur le domaine d’étude pour le sulfure d’hydrogène. Les aplats colorés montrent les zones où les concentrations au niveau du sol sont comprises entre deux valeurs, par exemple, les zones en « bleu clair » sur la Figure 32 correspondent à des concentrations en H2S comprises entre 3.10-3 et 6,5.10-3 μg/m3. Les cartes pour les autres polluants sont présentées en Annexe 3.
Les cartographies montrent que les concentrations les plus élevées sont situées à l’ouest du projet en bordure des limites du site, dans une zone non habitée, et diminuent rapidement au fur et à mesure que l’on s’éloigne du site.Concentrations en moyenne
annuelle (1g/m3)
Sulfure d'hydrogène
[__]<3,0e-003
[___|3,0e-003 - 6,5e-003
EMI 6,5e-003 - 2,0e-002
D 2,0e-002 - 3,5e-002
b ]>3,5e-002
| © Points cibles
CL] Rayon de 3km
[| Domaine d'étude
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Figure 32 : carte de concentration en moyenne annuelle en sulfure d’hydrogèneLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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7.2.2.5 Dépôts au sol
Les résultats de dépôts au sol vont permettre de fournir les éléments nécessaires pour évaluer les risques par ingestion. Les poussières, le benzo(a)pyrène et les métaux sont les substances pouvant se déposer sur le sol.
Le Tableau 47 présente les dépôts totaux pour chacun des polluants particulaires :
• au point géographique le plus exposé du domaine d’étude en dehors des limites du site, correspondant à des zones non habitées ;
• au niveau des points cibles présentés précédemment (cf. Figure 31) correspondant principalement aux premières habitations.
Il n'existe pas de valeurs limites fixées par une réglementation européenne ou française concernant les dépôts de particules sédimentables. Néanmoins quelques pays ont fixé des valeurs limites admissibles des dépôts en poussières sédimentables pour l'environnement :
• la Suisse : 200 mg/m2/jour = 730 kg/ha/an
• l'Allemagne : 350 mg/ m2/jour = 1 270 kg/ha/an
Les valeurs obtenues pour les poussières au niveau de la zone la plus exposée en dehors des limites du site sont inférieures à ces valeurs limites admissibles.
Mentionnons également la valeur seuil proposée pour différencier une zone dite faiblement polluée d'une zone fortement polluée par la norme française NF X 43007 concernant les mesures de "retombées" par la méthode des plaquettes de "dépôts". Une zone dite faiblement polluée est une zone sur laquelle il se dépose moins de 1 000 mg/m2/jour soit 3 650 kg/ha/an. Cette valeur est très élevée comparée aux valeurs obtenues par les simulations.
La Figure 33 présente la carte des dépôts pour les poussières sur le domaine d’étude. Les cartes pour les autres substances sont présentées en Annexe 4. La zone de dépôts la plus importante est située en bordure des limites du site, dans des zones non habitées. Les dépôts diminuent rapidement au fur et à mesure que l’on s’éloigne du site.Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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Tableau 47 : dépôts totaux au sol moyens annuels
Dépôts au sol
PM10 Plomb Benzo(a)-pyrène Arsenic Cadmium Mercure Nickel
Unité μg/m²/s μg/m²/s μg/m²/s μg/m²/s μg/m²/s μg/m²/s μg/m²/s
Point le plus exposé en
dehors des limites du site (à
l’ouest en bordure de site -
zones non habitées)
0,7 6.10-5 1,1.10-6 5.10-5 4,6.10-6 9,1.10-7 9.10-6
1 Habitations sud-est 4,7.10-3 2,1.10-6 5,9.10-8 2,5.10-6 1,8.10-7 8,0.10-8 3,0.10-7
2 Habitations est 2,0.10-3 1,1.10-6 2,5.10-8 1,0.10-6 8,5.10-8 2,6.10-8 1,6.10-7
3 Habitations nord-est 4,5.10-3 4,0.10-6 9,7.10-8 4,2.10-6 3,4.10-7 1,1.10-7 5,9.10-7
4 Habitations sud-ouest 3,5.10-2 1,5.10-5 3,0.10-7 1,3.10-5 1,2.10-6 2,6.10-7 2,2.10-6
5 Habitations nord-ouest 3,9.10-3 5,8.10-6 1,3.10-7 5,5.10-6 4,6.10-7 1,3.10-7 8,5.10-7| Légende
@ Points cibles
F—1 Rayon de 3km
1 Di Domaine d'étude
Tee ST
Dépôts au sol (1g/m’/s)
Poussières (PM10)
[| __|<0,01
|___|0,01-0,04
BE 0,04 - 0,08
BA 0,08 - 0,20
[NI] > 0,20
Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 89/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
Figure 33 : carte de dépôts en poussières (PM10)Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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7.3 EVALUATION DE L’EXPOSITION HUMAINE
L’étude de dispersion (cf. paragraphe 7.2) a permis d’estimer les concentrations dans l’air et les dépôts au sol imputables au site. Ces résultats serviront dans le cadre de cette étude pour estimer les expositions des populations vivant autour du site.
7.3.1 Voies d’exposition
Le schéma conceptuel d’exposition (cf. paragraphe 5) nous a conduits à retenir les voies d’exposition suivantes :
• l'inhalation,
• l'ingestion :
- de sol (poussières),
- de viande, volailles, œufs, lait, produits laitiers,
- de fruits et légumes.
7.3.2 Exposition par inhalation
7.3.2.1 Comparaison des concentrations aux valeurs guides OMS
Les NOx (assimilés au NO2), le SO2 et les poussières (assimilées aux PM10) ne disposent pas de valeur de référence applicable mais des valeurs guides ont été fixées par l’OMS (2005) pour évaluer l’impact des émissions sur la qualité de l’air et la santé des populations exposées. Pour ces substances, les concentrations modélisées seront simplement comparées aux valeurs guides conformément à la note d’information de la DGS d’octobre 2014.
Le Tableau 48 indique les concentrations estimées par la modélisation dans la zone habitée la plus exposée ainsi que les valeurs guides de l’OMS (cf. paragraphe 7.1.3.3).
Tableau 48 : concentration en moyenne annuelle et valeurs guides OMS
Substances Unité Concentration moyenne annuelle zone habitée la plus exposée Valeur guide OMS (moyenne annuelle)
NOx assimilés au NO2 μg/m3 0,56 40
Poussières PM10 μg/m3 2,1 20
Dioxyde de soufre μg/m3 0,2 50
Les concentrations attribuables aux émissions du site sont inférieures aux valeurs guides de l’OMS en moyenne annuelle dans la zone habitée la plus exposée.< QC? = Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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7.3.2.2 Scénario d’exposition
Un scénario général sera considéré ici pour l’exposition par inhalation des populations. Afin de garder un caractère majorant, un scénario résidentiel est retenu en première approche, à savoir :
• l’étude porte sur des expositions chroniques, c'est-à-dire des expositions récurrentes ou continues pendant plusieurs années. La durée d’exposition des populations a été prise égale à 53 ans, correspondant à la durée d’exploitation du site (23 ans) ajoutée de la durée de post-
exploitation (30 ans). C’est la durée préconisée par le guide de l’ASTEE23. De plus, cette hypothèse est majorante puisque les camions et engins pris en compte dans le calcul des émissions ne circuleront plus pendant la phase de post-exploitation.
• en l'absence de données sur le temps passé par les populations sur le domaine d'étude et en dehors du domaine d'étude, et en l'absence aussi de données sur les concentrations d'exposition des personnes pendant le temps passé en dehors du domaine d'étude, il est posé l'hypothèse majorante que les populations séjournent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an sur le domaine d'étude.
Ces hypothèses ne tiennent pas compte des diverses causes d’absence du domicile, notamment pour des raisons personnelles (vacances, loisirs, etc.) ou professionnelles.
Les doses d’exposition par voie respiratoire sont calculées à partir des concentrations estimées dans le cadre de l’étude de dispersion (cf. paragraphe 7.2) au niveau de la zone habitée la plus exposée correspondant à l’habitation isolée au sud-ouest (point 4).
Tableau 49 : récapitulatif du scénario inhalation retenu
Scénario retenu Description du scénario
Résidentiel
100% du temps passé au niveau de la zone habitée la plus
exposée (point 4, habitation au sud-ouest)
(exposition 24h/24, 7J/7, 365 jours/an pendant 53 ans)
7.3.2.3 Méthode de calcul des doses d’exposition par voie respiratoire
Pour une exposition par inhalation, la dose d’exposition par voie respiratoire correspond à la concentration inhalée (CI) et est calculée de la manière suivante :
𝐶𝐼 = 𝐶𝑖 × 𝑇 × 𝐹 𝑇
𝑚
Avec :
CI : concentration moyenne inhalée (μg/m3)
Ci : concentration de polluant dans l’air (μg/m3)
F : fréquence d’exposition. Dans cette étude : F = 1 (24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an)
T : durée d’exposition (années)
Tm : période de temps sur laquelle l’exposition est moyennée (années).
23 « Guide pour l’évaluation du risque sanitaire dans le cadre de l’étude d’impact d’une installation de stockage
de déchets ménagers et assimilés », Association Scientifique et Technique pour l’Eau et l’Environnement, février 2005Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 92/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
Conformément à la méthodologie donnée par le référentiel de l’INERIS24, pour les polluants avec effets à seuil, l’exposition moyenne est calculée sur la durée effective d’exposition soit Tm=T. Pour les polluants avec effets sans seuil (cancérogènes génotoxiques), Tm est assimilée à la durée de la vie entière (prise conventionnellement égale à 70 ans). Le ratio T/Tm n’apparaît donc que dans les calculs pour les toxiques à effet sans seuil. Dans cette étude, T est assimilée à une durée d’exposition de 70 ans (cf. paragraphe 7.3.2.1).
La formule de calcul de la concentration inhalée CI se simplifie donc de la façon suivante :
- pour les polluants avec effets à seuil : CI = Ci
- pour les polluants avec effets sans seuil : CI = Ci × 53/70
avec Ci, la concentration dans l'air ambiant calculée par modélisation (μg/m3).
Notons que le calcul de la concentration moyenne inhalée CI ne fait pas intervenir de paramètres physiologiques, les résultats ainsi obtenus s'appliquent aussi bien à l'exposition par inhalation d'un adulte qu'à celle d'un enfant.
7.3.2.4 Doses d’exposition par voie respiratoire
L'estimation de l'exposition par inhalation liée aux émissions de l’installation est basée sur les concentrations en moyenne annuelle estimées par l’étude de dispersion au niveau de la zone habitée la plus exposée (point 4, habitation au sud-ouest) (cf. Tableau 46 paragraphe 7.2.2.4).
Tableau 50 : doses d’exposition par inhalation
Substances Unité Concentration Ci dans la zone habitée la plus exposée Doses d’exposition par
inhalation CI dans la zone
habitée la plus exposée
Substances à seuil (CI = Ci)
Sulfure d'hydrogène μg/m3 1.1E-02 1.1E-02 Benzène μg/m3 3.8E-03 3.8E-03 1,2 dichloroéthane μg/m3 8.7E-04 8.7E-04 Formaldéhyde μg/m3 5.8E-02 5.8E-02 Benzo(a)pyrène μg/m3 4.0E-04 4.0E-04 Cadmium μg/m3 1.9E-04 1.9E-04 Mercure μg/m3 1.9E-04 1.9E-04 Arsenic μg/m3 3.9E-03 3.9E-03 Plomb μg/m3 3.9E-03 3.9E-03 Nickel μg/m3 3.8E-04 3.8E-04
Substances sans seuil (CI = Ci × 53/70)
Benzène μg/m3 3.8E-03 2.9E-03 1,2 dichloroéthane μg/m3 8.7E-04 6.6E-04 Benzo(a)pyrène μg/m3 4.0E-04 3.0E-04 Arsenic μg/m3 3.9E-03 3.0E-03 Plomb μg/m3 3.9E-03 2.9E-03 Nickel μg/m3 3.8E-04 2.9E-04
24 Evaluation de l’état des milieux et des risques sanitaires – Démarche intégrée pour la gestion des émissions
des substances chimiques par les installations classées, INERIS Août 2013LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 93/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
7.3.3 Exposition par ingestion
Il existe pour certains éléments dont les éléments traces une possibilité d'exposition par ingestion liée aux retombées atmosphériques.
Il convient de distinguer deux voies d'exposition potentielles par ingestion :
• l'une directe par le biais d'ingestion de poussières (mains, objets ou aliments souillés par de la terre et portés à la bouche). Des études expérimentales ont en effet permis d'estimer la part de poussières et de sols ingérés par les personnes exposées pour différentes tranches de la vie. Il est montré que les enfants, de par leurs jeux et comportements, ingèrent de plus grandes quantités de terre que les adultes.
• l'autre indirecte par le transfert de contaminants au travers de la chaîne alimentaire. Cette voie concerne les composés susceptibles de se redéposer et qui ont de plus un caractère bio- cumulatif, c'est-à-dire qui ont la possibilité de s'accumuler sans être dégradés dans les végétaux et animaux.
7.3.3.1 Scénario d’exposition
Dans cette étude, l'exposition des populations est prise égale à 53 ans (cf. paragraphe 7.3.2.2). Les individus sont supposés présents 365 jours par an sur le lieu d'étude.
Trois valeurs de dépôts sont retenues pour effectuer les calculs de remontée dans la chaîne alimentaire :
- Dcult, dépôt au niveau des zones de culture agricole, pris en compte pour les transferts suivants :
• sol→végétaux→homme,
• sol→céréales→volaille→(œuf→) homme,
- Dpât, dépôt au niveau des premières zones de pâturage, pris en compte pour les transferts : sol→herbe→bovin→homme.
- Dpop, dépôt au niveau des premières zones d’habitation les plus exposées, pris en compte pour tous les autres transferts : sol→homme.
Dans cette étude, nous considérerons le scénario suivant :
• Dpop = Dépôt sur la zone habitée la plus exposée ;
• Dcult = Dpât = Dépôt sur la zone agricole la plus exposée.
Cibles retenues
En fonction des données disponibles sur les consommations alimentaires des individus, la population a été divisée en plusieurs classes d’âge :
• les nourrissons âgés de 0 à 1 an,
• les enfants âgés de 1 an à 2 ans,
• les enfants âgés de 2 ans à 7 ans,
• les enfants âgés de 8 ans à 12 ans,
• les enfants âgés de 13 ans à 17 ans,
• et les plus de 17 ans.
Les risques non cancérigènes sont estimés au moment de la contamination maximale des milieux, c'est-à-dire au terme des 53 années de fonctionnement de l'installation.Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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Voies d’exposition par ingestion retenues dans l’étude
Les différentes voies possibles d'exposition par ingestion de produits d’origine locale sont les suivantes :
• ingestion de sol,
• ingestion de légumes-racines,
• ingestion de légumes-feuilles,
• ingestion de légumes-fruits,
• ingestion de fruits,
• ingestion de viande bovine,
• ingestion de viande de volaille,
• ingestion de lait et produits laitiers,
• ingestion d'œufs.
Ainsi, l’exposition par ingestion et en particulier par ingestion indirecte a été estimée en effectuant un calcul à partir d’équations simples qui permet une estimation sommaire de l'apport lié à
l'ingestion de légumes, fruits, œufs, viande et produits laitiers d'origine locale (EPA, HHRAP)25.
7.3.3.2 Détermination des concentrations dans les milieux d’exposition
Ce paragraphe présente les modes de calculs des concentrations en composés dans les milieux auxquels les personnes sont exposées, à partir des données de la modélisation selon la méthode de l’EPA (HHRAP)26.
Dans cette approche de l’EPA, les dépôts modélisés sont supposés s’accumuler sur le sol au cours du temps sans aucun phénomène d’atténuation (lixiviation, érosion, dégradation,...) et la concentration de polluants dans le sol est obtenue par calcul de la dilution dans le sol de la quantité de composés déposés dans la couche de sol considérée. Il s'agit donc d'une approche majorante simplifiée.
7.3.3.2.1 Détermination des concentrations dans les sols
Il s’agit de déterminer la concentration dans les sols à partir des dépôts calculés par modélisation de la manière suivante :
Csol = D × T ρ × h
Avec :
Csol : concentration dans le sol (mg/kg)
D : quantité de dépôt sur le sol (mg/m2/an)
T : durée d’exposition (année)
: densité du sol (kg/m3)
h : hauteur du sol (m)
25 EPA. Human Health Risk Assessment Protocol for Hazardous Waste Combustion facilities. July 1998. EPA530-
D-98-001A.
26 EPA. Human Health Risk Assessment Protocol for Hazardous Waste Combustion facilities. July 1998. EPA530-
D-98-001A.< œ ke [1 Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Les concentrations dans les sols sont calculées en prenant les hypothèses et paramétrages suivants : • densité de sol sec : =1 300 kg/m3
• durée d’exposition : T= 53 ans
Les concentrations dans le sol ont été calculées :
• dans la couche superficielle de 1 cm d’épaisseur, dans les zones d’habitation et de pâturages, pour l’ingestion directe de poussières (homme et animaux),
• dans la couche superficielle de 20 cm d’épaisseur, dans les zones d’habitations ou de culture, où sont cultivés les végétaux,
• dans la couche superficielle de 10 cm d’épaisseur au niveau des zones de pâturage et dans laquelle se trouvent les racines de l’herbe (valeur proposée dans la mise à jour de décembre 2004 du rapport GT-GIC27).Les concentrations dans les sols ainsi calculées sont présentées dans le Tableau 52.
Pour le mercure, il est tenu compte, d’après les recommandations de l’INERIS (Bonnard, 2003), qu’une partie du dépôt de mercure va passer sous forme organique dans le sol (2 %) et dans les compartiments végétaux et animaux (22 %). Les apports par ingestion de mercure, liés aux émissions des installations, ont donc été calculés d’après les pourcentages de dépôts présentés dans le Tableau 51.
Tableau 51 : dépôts de mercure utilisés pour tenir compte de la spéciation du mercure dans l’environnement
Formes de mercure Dépôt pour l’ingestion de sol Dépôt pour l’ingestion de produits animaux et végétaux
Mercure élémentaire 98 % du dépôt total 78 % du dépôt total
Méthylmercure 2 % du dépôt total 22 % du dépôt total
27 « Mise à jour de l’étude de l’évaluation de l’impact sur la santé des rejets atmosphériques des tranches
charbon d’une grande installation de combustion », INERIS, Décembre 2004E Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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Tableau 52 : concentrations dans les sols
ZONE DE POPULATION ZONE DE CULTURE ZONE DE PATURAGE
Substance Dpop (mg/m²/an)
concentration dans la
zone d'habitation la plus
exposée dans 53 ans Dcult
(mg/m²/an)
concentration dans la
zone de culture la plus
exposée dans 53 ans Dpât
(mg/m²/an)
concentration dans la zone de pâturage la
plus exposée dans 53 ans
dans le 1er cm
(mg/kgsol)
dans les 20 premiers cm
(mg/kgsol)
dans le 1er cm
(mg/kgsol)
dans les 10 premiers cm
(mg/kgsol)
Arsenic 4.13E-01 1.68E+00 1.29E+00 2.64E-01 1.29E+00 5.27E+00 5.27E-01
Cadmium 3.63E-02 1.48E-01 1.20E-01 2.44E-02 1.20E-01 4.89E-01 4.89E-02
Méthylmercure 1.65E-04 6.74E-04 5.06E-03 1.03E-03 5.06E-03 2.06E-02 2.06E-03
Mercure inorganique 8.10E-03 3.30E-02 1.80E-02 3.66E-03 1.80E-02 7.32E-02 7.32E-03
Nickel 6.84E-02 2.79E-01 2.27E-01 4.63E-02 2.27E-01 9.26E-01 9.26E-02
Plomb 4.67E-01 1.90E+00 1.55E+00 3.15E-01 1.55E+00 6.30E+00 6.30E-01
Benzo(a)pyrène 9.52E-03 3.88E-02 2.93E-02 5.98E-03 2.93E-02 1.20E-01 1.20E-02Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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7.3.3.2.2 Détermination des concentrations dans les végétaux
La contamination des végétaux a trois origines (cf. Figure 34) :
- les dépôts de polluants sur les parties aériennes provenant des retombées atmosphériques et de ré-envol de poussières,
- l’absorption foliaire de certains polluants gazeux par les feuilles de la plante,
- l’assimilation des polluants par la plante depuis le sol, par les racines, puis la diffusion dans tout le végétal.
Figure 34 : contamination des végétaux (EPA, 1998)
Transfert lié aux dépôts particulaires sur les plantes
Selon les équations de l’US-EPA (HHRAP), la concentration dans la plante liée au dépôt particulaire est calculée par la formule suivante :
𝑪𝒅𝒑 = 𝑫 × 𝑹𝒑 × 𝟏 − 𝒆
(−𝒌𝒑×𝑻𝒑)
𝒀𝒑 × 𝒌𝒑 × 𝒕𝒎𝒔
Avec :
Cdp : concentration dans les plantes due au phénomène de déposition (mg/kg frais)
D : quantité de dépôt sur le sol (mg/m2/an)
Rp : fraction interceptée par les cultures (-)
kp : coefficient de perte sur la surface de la plante (année–1) - effet « weathering »
Tp : durée de culture (année)
Yp : rendement de production (kg sec/m2)
tms : teneur en matière sèche de la plante (-)
Les facteurs relatifs aux végétaux utilisés sont issus des rapports de l’INERIS28/29 et sont présentées dans le Tableau 53.
28 INERIS. Evaluation de l'impact sur la santé des rejets atmosphériques des tranches charbon d'une grande
installation de combustion, INERIS (mai 2003).
29 « Mise à jour de l’étude de l’évaluation de l’impact sur la santé des rejets atmosphériques des tranches
charbon d’une grande installation de combustion », INERIS, Décembre 2004
Transfert par assimilation
depuis le sol
Transfert par
absorption foliaire
Transfert par
dépôts particulairesPôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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Tableau 53 : facteurs relatifs aux végétaux
Type de plante tms Yp (kg sec /m²) Rp Kp (an-1) Tp (an)
Légumes-racines 0,2 - - - -
Légumes-feuilles 0,086 0,246 0,215 18 0,164
Légumes-fruits 0,063 10,52 0,996 18 0,164
Fruit 0,15 0,252 0,053 18 0,164
Herbe 0,2 0,24 0,5 18 0,12
Grains 0,882 - - - -
Transfert lié à l’absorption foliaire
Selon les équations de l’US-EPA (HHRAP), la concentration dans la plante liée à l’absorption foliaire est calculée par la formule suivante :
𝐶 𝑔𝑝 = 𝐶𝑎 × 𝐵 𝑣 × 𝐹 𝑣 × 𝑉𝐺
Avec :
Cgp : concentration dans les plantes due à l’absorption foliaire (mg/kg frais)
Ca : concentration de polluant dans l’air (μg/m3)
Bv : coefficient de bio-transfert air-plante (m3/kg frais)
Fv : Fraction de polluant sous forme gazeuse (-)
VG : facteur correctif empirique (pour tenir compte du transfert réduit des polluants vers l’intérieur de la plante à vocation alimentaire et de la réduction de la contamination due aux techniques de préparation).
VG = 0,01 pour les polluants ayant un coefficient de partage octanol-eau (Kow) supérieur à 10 000 et VG = 1 pour les polluants ayant un coefficient de partage octanol-eau inférieur à 10 000.
Les concentrations dans l’air sont celles calculées par le modèle de dispersion et présentées dans la partie 7.3.2.4.
Les facteurs de bio-transfert Bv air/plante sont présentés dans le Tableau 54 (source : 30). Ce facteur est nul pour les métaux. Ils ne sont donc pas présentés pour les métaux étudiés dans cette étude.
Tableau 54 : facteurs de bioconcentration air/plante (Bv exprimés par rapport à la plante fraîche)
Bv air/feuille Bv air/leg-fruit Bv air/fruit Bv air/herbe Source unité m3/kg frais m3/kg frais m3/kg frais m3/kg frais
Benzo(a)pyrène 24948 24948 24948 24948 HHRAP 2005
Les paramètres physico-chimiques relatif aux HAPs sont issus des rapports de l’INERIS30/31 et sont présentées dans le Tableau 55.
30 INERIS. Evaluation de l'impact sur la santé des rejets atmosphériques des tranches charbon d'une grande
installation de combustion, INERIS (mai 2003).
31 « Mise à jour de l’étude de l’évaluation de l’impact sur la santé des rejets atmosphériques des tranches
charbon d’une grande installation de combustion », INERIS, Décembre 2004Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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Tableau 55 : paramètres physico-chimiques
Fv Coefficient de partage octanol-eau VG
unité - log Kow -
Benzo(a)pyrène 0,29 6,00 0,01
Transfert lié à l’assimilation des polluants par la plante
Selon les équations de l’US-EPA (HHRAP), la concentration dans la plante est calculée par la formule suivante :
𝑪𝒓𝒑 = 𝑩𝒓 × 𝑪𝒔
Avec :
Crp : concentration dans la plante due au transfert sol/plante (mg/kg frais)
Cs : concentration dans le sol (mg/kg sol sec), dans les 20 premiers cm pour les racines, les feuilles, les fruits, les grains, et dans les 10 premiers cm pour l’herbe.
Br : facteur de bio concentration sol/plante spécifique, dans les racines, les feuilles, les fruits, les grains du végétal, l’herbe (mg/kg frais ou sec de plante / mg/kg de sol sec).
Les facteurs de bioconcentration sol/plante (Br) utilisés sont présentés dans le Tableau 56 et sont issus de préférence de la base de données HHRAP (EPA, 2005) et, à défaut de l’étude réalisée par le
Groupe Radioécologie Nord-Cotentin (1999)32. Les données HHRAP ont été privilégiées pour la transparence des sources d’informations et sa mise à jour récente.
Tableau 56 : facteurs de bioconcentration sol/plante (Br exprimés par rapport à la plante fraîche)
Br
sol/racine
Br
sol/feuille
Br
sol/leg-fruit
Br
sol/fruit
Br
sol/grain
Br
sol/herbe
unité kg sol sec/kg frais de plante Source biblio
Arsenic 1.60E-03 5.44E-04 3.99E-04 9.50E-04 3.53E-03 7.20E-03 HHRAP 2005
Cadmium 1.28E-02 1.08E-02 7.88E-03 1.88E-02 5.47E-02 7.28E-02 HHRAP 2005
Méthylmercure 1.98E-02 2.53E-03 1.85E-03 4.41E-03 1.68E-02 0.00E+00 HHRAP 2005
Mercure inorganique 3.00E-01 3.00E-01 3.00E-01 3.00E-01 3.00E-01 1.20E+00 GRNC - GR3
Nickel 1.60E-03 8.01E-04 5.87E-04 1.40E-03 5.29E-03 6.40E-03 HHRAP 2005
Plomb 1.80E-03 1.17E-03 8.57E-04 2.04E-03 7.94E-03 9.00E-03 HHRAP 2005
Benzo(a)pyrène 1.21E-02 1.14E-03 8.32E-04 1.98E-03 1.16E-02 2.64E-03 HHRAP 2005
32 GNRC, Rapport détaillé du GT3 (source : IPSN/DPHD/SAER) – 1999 et son annexe VIII-2
GNRC, Karine Beaugelin-Seiller, Adaptation du modèle de transfert GT3-GRNC dans un écosystème agricole aux polluants inorganiques non radioactifs – Paramètres [1] de transfert, Rapport IPSN DPRE/SERLAB/01-39Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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Contamination totale des plantes
La contamination totale des plantes correspond à la somme des concentrations dans les plantes calculées par le transfert sol/plante, par le transfert air/plante et liées au dépôt de particules :
𝐶𝑝 = 𝐶𝑑𝑝 + 𝐶 𝑔𝑝 + 𝐶𝑟𝑝
Avec :
Cp : concentration totale dans les plantes (mg/kg frais)
Cdp : concentration dans les plantes due au phénomène de déposition (mg/kg frais)
Cgp : concentration dans les plantes due à l’absorption foliaire (mg/kg frais)
Crp : concentration dans la plante due au transfert sol/plante (mg/kg frais)
Les concentrations totales dans les plantes ainsi calculées sont présentées dans le Tableau 57.
Tableau 57 : contamination totale des plantes (via le sol, l’air et les dépôts de particules)
Substance
Contamination totale végétaux frais (mg/kg)
Légume
racine
Légume
feuille Légume fruit Fruit Herbe Grains
Arsenic 4.22E-04 5.26E-03 5.11E-04 2.40E-03 3.03E-02 9.30E-04
Cadmium 3.13E-04 7.37E-04 2.30E-04 6.57E-04 6.01E-03 1.34E-03
Méthylmercure 2.04E-05 2.27E-05 3.50E-06 1.30E-05 1.04E-04 1.73E-05
Mercure inorganique 1.10E-03 1.17E-03 1.10E-03 1.13E-03 9.15E-03 1.10E-03
Nickel 7.41E-05 9.36E-04 9.85E-05 4.42E-04 5.24E-03 2.45E-04
Plomb 5.67E-04 6.48E-03 7.55E-04 3.21E-03 3.73E-02 2.50E-03
Benzo(a)pyrène 7.23E-05 2.40E-04 1.32E-04 1.78E-04 7.50E-04 6.96E-05
7.3.3.2.3 Détermination des concentrations dans les produits d’origine animale
On suppose de manière majorante que toute la nourriture ingérée par l’animal provient de la zone d’exposition.
Les facteurs de bioconcentration dans les produits animaux (Ba) utilisés sont présentés dans le Tableau 58 et sont issus de préférence de la base de données HHRAP (EPA, 2005) et, à défaut de
l’étude réalisée par le Groupe Radioécologie Nord-Cotentin (1999)33. Les données HHRAP ont été privilégiées pour la transparence des sources d’informations et sa mise à jour récente.
Tableau 58 : coefficient de bio-transfert dans les produits animaux (Ba exprimés par rapport à la masse fraîche de produit)
Substance Baboeuf Balait Bavolaille Baoeuf
unité j/kg frais j/l frais j/kg frais j/kg frais Source
Arsenic 2.00E-03 6.00E-05 2.00E-02 2.00E-02 HHRAP 2005 & GRNC - SERLAB/01-39
Cadmium 1.20E-04 6.50E-06 1.06E-01 2.50E-03 HHRAP 2005
33 GNRC, Rapport détaillé du GT3 (source : IPSN/DPHD/SAER) – 1999 et son annexe VIII-2
GNRC, Karine Beaugelin-Seiller, Adaptation du modèle de transfert GT3-GRNC dans unécosystème agricole aux polluants inorganiques non radioactifs – Paramètres [1] de transfert, Rapport IPSN DPRE/SERLAB/01-39Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
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Substance Baboeuf Balait Bavolaille Baoeuf
unité j/kg frais j/l frais j/kg frais j/kg frais Source
Méthylmercure 7.80E-04 3.38E-04 3.58E-03 3.58E-03 HHRAP 2005 Mercure inorganique - - - - HHRAP 2005
Nickel 6.00E-03 1.00E-03 5.00E-03 4.00E-01 HHRAP 2005 & GRNC - GR3
Plomb 3.00E-04 2.50E-04 1.2 1.2 HHRAP 2005 & GRNC - SERLAB/01-39
Benzo(a)pyrène 3.76E-02 7.91E-03 2.77E-02 1.58E-02 HHRAP 2005
Transfert vers la viande de bœuf
Selon les équations de l’US-EPA (HHRAP), la concentration dans la viande de bœuf est calculée par l’équation suivante :
𝐶𝑏𝑜𝑒𝑢𝑓 = (𝑄ℎ𝑒𝑟𝑏𝑒. 𝐶ℎ𝑒𝑟𝑏𝑒 + 𝑄𝑠. 𝐶𝑠. 𝐵 𝑠) × 𝐵𝑎𝑏𝑜𝑒𝑢𝑓
Avec :
Cboeuf : concentration dans la viande (mg/kg de viande fraîche)
Qherbe : quantité totale d’herbe ingérée quotidiennement par l’animal (kg frais/j)
Cherbe : concentration en polluant dans l’herbe ingérée par l’animal (mg/kg)
Qs : quantité de sol ingérée quotidiennement par l’animal (kg sol sec/j)
Cs : concentration en polluant dans le sol (mg/kg sol sec) dans le premier cm
Bs : facteur de biodisponibilité (Bs = 1)
Baboeuf : facteur de biotransfert pour la viande de bœuf (j/kg frais)
Les paramètres relatifs au bœuf sont les suivants (INERIS34) :
Qherbe = 60 kg frais/j
Qs = 0,5 kg sec/j
Transfert vers le lait
Selon les équations de l’US-EPA (HHRAP), la concentration dans le lait est calculée par l’équation suivante :
𝐶𝑙𝑎𝑖𝑡 = (𝑄ℎ𝑒𝑟𝑏𝑒. 𝐶ℎ𝑒𝑟𝑏𝑒 + 𝑄𝑠. 𝐶𝑠. 𝐵 𝑠) × 𝐵𝑎𝑙𝑎𝑖𝑡
Avec :
Clait : concentration dans le lait (mg/kg de lait)
Qherbe : quantité totale d’herbe ingérée quotidiennement par l’animal (kg frais/j)
Cherbe : concentration en polluant dans l’herbe ingérée par l’animal (mg/kg)
Qs : quantité de sol ingérée quotidiennement par l’animal (kg sol sec/j)
Cs : concentration en polluant dans le sol (mg/kg sol sec) dans le premier cm
Bs : facteur de biodisponibilité (Bs = 1)
Balait: facteur de biotransfert pour le lait (j/kg frais)
34 INERIS. Evaluation de l'impact sur la santé des rejets atmosphériques des tranches charbon d'une grande
installation de combustion, INERIS (mai 2003).LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 102/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
Les paramètres relatifs à la vache laitière sont les suivants (INERIS34) :
Qherbe = 80 kg frais/j
Qs = 0,64 kg sec/j
Transfert vers la viande de volaille
Selon les équations de l’US-EPA (HHRAP), la concentration dans la viande de volaille est calculée par l’équation suivante :
𝐶𝑣𝑜𝑙𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 = (𝑄𝑔𝑟𝑎𝑖𝑛. 𝐶 𝑔𝑟𝑎𝑖𝑛 + 𝑄𝑠. 𝐶𝑠. 𝐵 𝑠) × 𝐵𝑎𝑣𝑜𝑙𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒
Avec :
Cvolaille : concentration dans la viande de volaille (mg/kg de viande fraîche)
Qgrain : quantité totale de grain ingérée quotidiennement par l’animal (kg frais/j)
Cgrain : concentration en polluant dans les grains ingérée par l’animal (mg/kg)
Qs : quantité de sol ingérée quotidiennement par l’animal (kg sol sec/j)
Cs : concentration en polluant dans le sol (mg/kg sol sec) dans le premier cm
Bs : facteur de biodisponibilité (Bs = 1)
Bavolaille : facteur de biotransfert pour la viande de volaille (j/kg frais)
Les paramètres relatifs aux volailles sont les suivants (INERIS34) :
Qgrain = 0,2 kg frais/j
Qs = 0,02 kg sec/j
Transfert vers les œufs
Selon les équations de l’US-EPA (HHRAP), la concentration dans les œufs est calculée par l’équation suivante :
𝐶𝑜𝑒𝑢𝑓 = (𝑄𝑔𝑟𝑎𝑖𝑛. 𝐶 𝑔𝑟𝑎𝑖𝑛 + 𝑄𝑠. 𝐶𝑠. 𝐵 𝑠) × 𝐵𝑎𝑜𝑒𝑢𝑓
Avec :
Coeuf : concentration dans les œufs (mg/kg frais)
Qgrain : quantité totale de grain ingérée quotidiennement par l’animal (kg frais/j)
Cgrain : concentration en polluant dans les grains ingérée par l’animal (mg/kg)
Qs : quantité de sol ingérée quotidiennement par l’animal (kg sol sec/j)
Cs : concentration en polluant dans le sol (mg/kg sol sec) dans le premier cm
Bs : facteur de biodisponibilité (Bs = 1)
Baoeuf : facteur de biotransfert pour les œufs (j/kg frais)
Les paramètres relatifs aux volailles sont les suivants (INERIS34) :
Qgrain = 0,2 kg frais/j
Qs = 0,02 kg sec/j
Contamination des produits d’origine animale
Les concentrations en polluant dans les produits d’origine animale ainsi calculées sont présentées dans le Tableau 59.TECHNOLOGIES
md
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 103/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
Tableau 59 : contamination des produits d’origine animale liée à l’installation
Contamination des produits d’origine animale (mg/kg)
Substance Viande de boeuf Lait Viande de volaille Oeufs
unité mg/kg frais mg/kg frais mg/kg frais mg/kg frais
Arsenic 8.90E-03 3.48E-04 2.11E-03 2.11E-03 Cadmium 7.26E-05 5.16E-06 1.07E-03 2.51E-05 Méthylmercure 1.29E-05 7.27E-06 1.49E-06 1.49E-06 Mercure inorganique - - - - Nickel 4.66E-03 1.01E-03 9.28E-05 7.43E-03 Plomb 1.62E-03 1.75E-03 1.52E-01 1.52E-01 Benzo(a)pyrène 3.93E-03 1.08E-03 6.66E-05 3.80E-05
7.3.3.3 Calcul des doses d’exposition par voie digestive
La Dose Journalière d'Exposition (DJE) par ingestion est calculée suivant l'équation :
𝑫𝑱𝑬 = ∑ 𝑪𝒊 × 𝑸𝒊 × 𝒇𝒊 × 𝑭 𝑷
𝒊
Avec :
- DJE : Dose Journalière d’Exposition totale (mg/kg poids corporel/jour)
- Ci : concentration en polluant dans l’aliment i (mg/kg)
i correspondant au sol (terre ingérée), aux légumes-feuilles, aux légumes-fruits, aux légumes-racines, aux fruits, à la viande de volaille, aux œufs, aux autres viandes et aux produits laitiers.
- Qi : quantité de l’aliment i ingérée (kg/jour)
- fi : fraction d’aliment i provenant de la zone d’exposition (-)
- F : fréquence d'exposition (nombre annuel d'heures ou de jours d'exposition ramené au nombre total annuel d'heures ou de jours), fixée à 1 dans une hypothèse majorante.
- P : masse corporelle de la cible (kg)
Les concentrations Ci dans l’aliment i sont calculées suivant les méthodologies présentées au paragraphe 7.3.3.2 .
Les Doses Journalières d’Exposition sont calculées en prenant comme hypothèses les poids corporels
donnés par la base de données CIBLEX35 pour chaque catégorie d’âge (cf. Tableau 60).
La dernière étude individuelle nationale des consommations alimentaires disponible et sortie en juin
2017 (INCA 336) ne couvre pas les départements d’outre-mer (DOM) qui nécessitent une adaptation importante des protocoles et des outils d’enquête aux particularités alimentaires et aux conditions locales de collecte des données. Si des études ont été menées pour recueillir des données de consommation alimentaire pour la Martinique, la Guadeloupe et Mayotte, la mise en place d’études
35 CIBLEX, Banque de données des paramètres descriptifs de la population française au voisinage d’un site
pollué, IRSN, ADEME, Juin 2003
36 « Étude individuelle nationale des consommations alimentaires 3 (INCA 3) - Avis de l’Anses, Rapport
d’expertise collective », ANSES, juin 2017Z
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 104/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
complémentaires devrait être envisagée pour couvrir la Guyane pour lesquelles aucune donnée récente de consommations alimentaires individuelles n’est disponible.
Les données de consommation journalière retenues pour l’étude correspondent à la moyenne des
consommations pour la Guadeloupe et la Martinique37 pour les adultes et les enfants de plus de 11 ans, données qui ont été élargies aux enfants de plus de 1 an. Pour les bébés de moins de 1 an, les données correspondent à la moyenne nationale française (base de données CIBLEX - cf. Annexe 5). Les taux d'autoconsommation proviennent également de la base de données CIBLEX.
Tableau 60 : paramètres relatifs aux différentes catégories d’âge (données CIBLEX - Enquêtes Kannari 2013-2014)
Enfants
(0 - 1
ans)
Enfants
(1 - 2
ans)
Enfants
(2 - 7
ans)
Enfants
(7 - 12
ans)
Enfants
(12 -17
ans)
Adultes
(17-60
ans)
Poids (kg) 6 10,8 17,15 30,6 51,7 62,55
Consommation de terre
Quantité de terre ingérée (mg/j) 0 150 150 50 50 50
Consommation de légumes et fruits
Quantité de légume racine ingérée (g/j) 36,3 40,05 40,05 40,05 40,05 81,30
Quantité de légume feuille ingérée (g/j) 93,8 92,80 92,80 92,80 92,80 119,90
Quantité de légume fruit ingérée (g/j) 72,9 74,30 74,30 74,30 74,30 126,25
Consommation de produits d'origine animale
Quantité de viande (sauf volaille) ingérée (g/j) 2,4 84,05 84,05 84,05 84,05 65,38
Quantité de viande de volaille ingérée (g/j) 0 23,60 23,60 23,60 23,60 16,35
Quantité de produits laitiers ingérée (g/j) 654,2 199,30 199,30 199,30 199,30 113,25
Quantité d'œufs ingérée (g/j) 2,4 8,10 8,10 8,10 8,10 10,40
Tableau 61 : fraction d’aliments auto-produits – moyenne nationale métropole (données CIBLEX)
Catégories d’aliments Fraction d’aliments auto-produits
Sol 1
Légume racine 0.15
Légume feuille 0.16
Légume fruit 0.11
Viande de bœuf, de porc, charcuterie 0.02
Viande de volaille 0.07
Œufs 0.09
Lait et produits laitiers 0.00
Les Doses Journalières d’Exposition liées au site ainsi calculées sont présentées dans le Tableau 62 (détail en Annexe 6).
37 Consommations alimentaires et biomarqueurs nutritionnels chez les adultes de 16 ans et plus. Enquête
Kannari 2013-2014
Consommations alimentaires des enfants de 11-15 ans en Guadeloupe et Martinique. Enquête Kannari 2013- 20143
2
=
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 105/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
Tableau 62 : Dose Journalière d’Exposition totale pour chaque tranche d’âge
En mg/kg/jour Arsenic Cadmium Méthylmercure mercure inorganique Nickel Plomb Benzo(a)pyrène
DJE Enfant (0 - 1 an) 1.8E-05 3.4E-06 9.9E-08 7.0E-06 3.5E-06 2.8E-05 1.2E-06
DJE Enfant (1 - 2 ans) 3.5E-05 4.1E-06 6.7E-08 4.4E-06 6.8E-06 7.4E-05 1.7E-06
DJE Enfant (2 - 7 ans) 2.2E-05 2.6E-06 4.2E-08 2.8E-06 4.3E-06 4.6E-05 1.1E-06
DJE Enfant (7 - 12 ans) 6.8E-06 9.7E-07 2.1E-08 1.4E-06 1.5E-06 2.0E-05 4.7E-07
DJE Enfant (12 - 17 ans) 4.0E-06 5.7E-07 1.3E-08 8.6E-07 8.8E-07 1.2E-05 2.8E-07
DJE Enfant (moyenne) 1.7E-05 2.3E-06 4.8E-08 3.3E-06 3.4E-06 3.6E-05 9.3E-07
DJE Adulte (> 17 ans) 4.0E-06 6.3E-07 1.5E-08 1.1E-06 8.5E-07 9.8E-06 2.6E-07
DJE pondérée sur 53 ans 5.1E-06 7.3E-07 1.6E-08 1.1E-06 1.1E-06 1.2E-05 3.0E-07Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2018
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 106/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
7.4 CARACTERISATION DES RISQUES
Objectif
A partir des informations issues de l’évaluation des expositions des populations et de l’évaluation des propriétés toxiques des substances, l’évaluation des risques présente l’estimation de l’incidence et de la gravité des effets sur les populations.
La caractérisation des risques est la dernière étape de la démarche d’évaluation des risques sanitaires. Elle consiste à confronter les concentrations ou doses auxquelles les populations sont exposées et les valeurs toxicologiques de référence retenues. Les risques sont évalués pour un individu. Les risques collectifs ne sont pas calculés.
7.4.1 Méthodologie
La caractérisation des risques étant établie à partir des valeurs toxicologiques de référence, elle se distingue, de la même façon que les VTR pour les composés à effet à seuil et pour les composés à effet sans seuil.
7.4.1.1 Substances à effets à seuil
Pour les polluants à seuil (atteinte d'un organe ou d'un système d'organes), il s'agit de calculer les quotients de danger (QD) qui sont le rapport entre les concentrations (CI, Concentration moyenne Inhalée) attendues dans l'environnement ou la Dose Journalière d'Exposition (DJE) et la Valeur Toxicologique de Référence (VTR) (Concentration ou Dose de Référence).
Le quotient de danger est donc le suivant :
Ingestion : QDj = DJEj/VTRo Inhalation : QDj = CI/VTRi
où : QDj : Quotient de danger pour la classe d’âge j
DJEj : Dose journalière d’Exposition pour la classe d’âge j (en mg/kg de poids corporel/jour) VTRo : Valeur Toxicologique de Référence pour la voie digestive (en mg/kg de poids corporel/jour)
CI : Concentration inhalée (en μg/m3)
VTRi : Valeur Toxicologique de Référence par inhalation (en μg/m3)
En termes d'interprétation, lorsque ce quotient est inférieur à 1, la survenue d'effet toxique apparaît peu probable même pour les populations sensibles. Au-delà de 1, la possibilité d'apparition d'effets ne peut être exclue.
Pour l'exposition par ingestion, la DJE étant fonction des quantités ingérées, variables avec l'âge, il est calculé un QD pour chacune des 5 tranches d’âge entre 0 et 17 ans et pour les adultes (plus de 17 ans). Dans les tableaux de résultats, les résultats de ces cinq tranches d’âge d’enfants sont présentés dans le corps du rapport sous le terme « enfants » qui est une moyenne des cinq tranches d’âge de 0 à 17 ans inclus.r.LË Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 107/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
7.4.1.2 Substances à effets sans seuil
Pour les polluants cancérigènes génotoxiques et donc considérés sans seuil d'effet, le risque représente la probabilité de survenue d'effets nocifs chez un individu.
L'excès de risque individuel (ERI) est calculé en multipliant l'excès de risque unitaire (ERU) vie entière (conventionnellement 70 ans) par la dose journalière d'exposition (DJE) pour la voie digestive ou par la concentration atmosphérique inhalée (CI) pour l'inhalation.
L’Excès de Risque Individuel est donc le suivant :
Ingestion : Inhalation :
= j j o DJE VTR ERI 70 j T CI VTR ERI i =
où : ERI : Excès de Risque Individuel
VTR=ERU : Excès de Risque Unitaire par ingestion (ERUo en (mg/kg/j)-1) ou par inhalation (ERUi en (μg/m3)-1). L’ERU correspond à la probabilité supplémentaire de survenue de cancer dans une population exposée à 1 μg/m3 par rapport à la probabilité de cancer dans une population non exposée.
CI : Concentration inhalée (en μg/m3)
DJEj : Dose journalière d’Exposition pour la classe d’âge j (en mg/kg de poids corporel/jour)
Tj : durée d’exposition associée à la classe d’âge j (années)
En termes d’interprétation, l’ERI représente la probabilité supplémentaire de survenue d’un effet néfaste chez un individu exposé pendant toute sa vie aux concentrations/doses du composé cancérogène, par rapport à un sujet non exposé.
Le niveau de risque cancérigène peut être comparé au risque de 1 pour 100 000 (ou 10-5), niveau repère, qualifié « d’acceptable », par différentes instances internationales.
L’acceptabilité des risques évalués s’apprécie ensuite par comparaison à des niveaux de risque jugés socialement acceptables. Il n'existe pas, bien entendu, de seuil absolu d'acceptabilité, mais il existe plusieurs valeurs de seuils pouvant servir de référence :
• aux USA, la valeur de 10-6 est considérée comme le seuil de risque acceptable en population générale, alors que la valeur de 10-4 est considérée comme limite acceptable en milieu professionnel. La valeur de 10-5 est souvent admise comme seuil d'intervention.
• en France, le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire reprend dans la circulaire du 8 février 2007 ce seuil de 10-5 comme critère d’acceptabilité des niveaux de risque dans la gestion des sols pollués.
• ce seuil de 10-5 est également utilisé par l'OMS pour définir les valeurs guides de qualité de l'eau de boisson et de qualité de l’air ;
• c’est également le seuil indiqué dans le guide INERIS de 2013 et dans la circulaire du 9 août 2013 relative à la démarche de prévention et de gestion des risques sanitaires des installations classées soumises à autorisation.< oc? = Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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7.4.1.3 Risque global
Pour tenir compte de l'exposition conjointe à plusieurs composés, l'InVS (2000), repris par l’INERIS (2013), recommande d’estimer le risque sanitaire global en sommant les risques de la façon suivante :
• pour les composés à effet à seuil : la somme doit être réalisée pour ceux dont la toxicité est identique en termes de mécanisme d'action et d'organe cible. Pratiquement, tous les composés ayant la même cible organique ont été regroupés car les données sur les mécanismes d’action des composés ne sont pas toujours connues ;
• pour les composés à effet sans seuil : la somme de tous les ERI doit être réalisée, quel que soit le type de cancer et l'organe touché, de façon à apprécier le risque cancérigène global.
7.4.2 Evaluation des risques sanitaires pour les substances à seuil
Concernant les risques par inhalation, le Tableau 63 présente les Quotients de Danger (QD) calculés pour les traceurs du risque à partir des Concentrations inhalées (CI) dans la zone habitée la plus exposée (habitation sud-ouest, point 4), et des Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR) (cf. paragraphe 7.1.3.3) retenues pour l’exposition par voie respiratoire. Les QD sont classés par ordre décroissant.
Pour tous les traceurs de risque à seuil pour la voie respiratoire, le QD est inférieur à la valeur repère égale à 1. L’arsenic est la substance présentant le QD le plus élevé avec une valeur de 0,26 dans la zone habitée la plus exposée (inférieur à la valeur repère). Pour rappel, l’arsenic a été assimilé à de l’arsenic inorganique, sa forme la plus toxique (hypothèse majorante).
Tableau 63 : quotients de danger pour les traceurs du risque à seuil par inhalation
Quotient de Danger par inhalation
Atteintes systémiques Substances VTR (μg/m3)
Dose d’exposition
(μg/m3)
(Zone habitée la plus
exposée)
Quotient de Danger
(Zone habitée la plus
exposée)
Développement,
système nerveux, peau Arsenic 0.015 3.9E-03 2.6E-01
Développement Benzo(a)pyrène 2.00E-03 4.0E-04 2.0E-01
Système nerveux Mercure 0.03 1.9E-04 6.4E-03
Système respiratoire H2S 2 1.1E-02 5.3E-03
Système sanguin,
système nerveux Plomb 0.9 3.9E-03 4.3E-03
Système respiratoire Nickel 0.09 3.8E-04 4.3E-03
Système respiratoire Cadmium 0.3 1.9E-04 6.4E-04
Système respiratoire Formaldéhyde 123 5.8E-02 4.7E-04
Système rénal Cadmium 0.45 1.9E-04 4.2E-04
Système immunitaire Benzène 10 3.8E-03 3.8E-04
Système hépatique 1,2 dichloroéthane 3000 8.7E-04 2.9E-07
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 109/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
Concernant les risques par ingestion, le Tableau 64 présente les Quotients de Danger (QD) calculés à partir des Doses Journalières d’Exposition (DJE) estimées dans la zone agricole la plus exposée, et des Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR) (cf. paragraphe 7.1.3.3) retenues pour l’exposition par voie digestive. Les QD sont classés par ordre décroissant.
Pour toutes les substances à risque à seuil pour la voie digestive, les QD sont très inférieurs à la valeur repère égale à 1. Le plomb est la substance présentant le QD le plus élevé avec une valeur de 0,057 pour un enfant, valeur inférieure à la valeur repère.
Tableau 64 : quotients de danger pour les traceurs du risque à seuil par ingestion
Quotient de Danger par ingestion
Atteintes
systémiques Substances
VTR
(mg/kg/j)
Dose d’exposition
(mg/kg/j)
(Zone agricole la plus
exposée)
Quotient de Danger
(Zone agricole la plus
exposée)
Enfant Adulte Enfant Adulte
Système sanguin,
système nerveux Plomb 6.30E-04 3.6E-05 9.8E-06 5.7E-02 1.6E-02
Peau Arsenic 4.50E-04 1.7E-05 4.0E-06 3.8E-02 8.8E-03
Système rénal Cadmium 3.60E-04 2.3E-06 6.3E-07 6.4E-03 1.7E-03
Système rénal Mercure inorganique 6.60E-04 3.3E-06 1.1E-06 5.0E-03 1.7E-03
Développement Benzo(a)pyrène 3.00E-04 9.3E-07 2.6E-07 3.1E-03 8.7E-04
Développement Nickel 2.80E-03 3.4E-06 8.5E-07 1.2E-03 3.0E-04
Développement Méthylmercure 1.00E-04 4.8E-08 1.5E-08 4.8E-04 1.5E-04
Le Tableau 65 synthétise les Quotients de Danger (QD) calculés pour les traceurs du risque et par organe cible.< œ Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 110/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
Tableau 65 : quotients de danger pour les traceurs du risque à seuil par organe cible
Atteintes systémiques Substances Voies d'exposition VTR (μg/m3
ou mg/kg/j)
Quotient de Danger
Enfant Adulte
Système respiratoire
H2S Inhalation 2 5.3E-03
Formaldéhyde Inhalation 123 4.7E-04
Cadmium Inhalation 0.3 6.4E-04
Nickel Inhalation 0.09 4.3E-03
QD Global 0.011
Système immunitaire Benzène Inhalation 10 3.8E-04 QD Global 0.00038
Système hépatique 1,2 dichloroéthane Inhalation 3000 2.90E-07 QD Global 0.00000029
Système rénal
Cadmium Inhalation 0.45 4.2E-04
Cadmium Ingestion 0.00036 6.4E-03 1.7E-03
Mercure
inorganique Ingestion 0.00066 5.0E-03 1.7E-03
QD Global 0.012 0.004
Système nerveux
Mercure Inhalation 0.03 6.4E-03
Arsenic Inhalation 0.015 2.6E-01
Plomb Inhalation 0.9 4.3E-03
Plomb Ingestion 0.00063 5.7E-02 1.6E-02
QD Global 0.33 0.29
Peau
Arsenic Inhalation 0.015 2.6E-01
Arsenic Ingestion 0.00045 3.8E-02 8.8E-03
QD Global 0.30 0.27
Système sanguin
Plomb Inhalation 0.9 4.3E-03
Plomb Ingestion 0.00063 5.7E-02 1.6E-02
QD Global 0.06 0.02
Développement
Méthylmercure Ingestion 0.0001 4.8E-04 1.5E-04
Arsenic Inhalation 0.015 2.6E-01
Nickel Ingestion 0.0028 1.2E-03 3.0E-04
Benzo(a)pyrène Inhalation 0.002 2.0E-01
Benzo(a)pyrène Ingestion 0.0003 3.1E-03 8.7E-04
QD Global 0.46 0.46
VALEUR REPERE 1
Les sommes des Quotients de Danger calculées par organe cible sont toutes inférieures à la valeur repère égale à 1.
La survenue d’effets toxiques liés au pôle environnemental apparaît donc peu probable. Les risques liés aux toxiques à effets à seuil induits par le projet peuvent être considérés comme acceptables.HNOLOCIES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 111/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
7.4.3 Evaluation des risques sanitaires pour les substances sans seuil
Le Tableau 66 présente les Excès de Risque Individuel calculés pour les traceurs du risque à partir des Concentrations inhalées (CI) pour l’exposition par voie respiratoire et des Doses Journalières d’Exposition (DJE) pour l’exposition par voie orale, et des Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR) retenues (cf. paragraphe 7.1.3.3). Les résultats sont présentés dans la zone habitée la plus exposée (inhalation) et dans la zone agricole la plus exposée (ingestion). Les ERI sont classés par ordre décroissant. Afin d’apprécier le risque cancérigène global, le tableau présente également l’excès de risque individuel global (obtenu en additionnant les excès de risque individuel de chaque substance).
Tableau 66 : excès de Risque Individuel pour les traceurs du risque sans seuil
Substances Voies d'exposition VTR ((μg/m
3)-1 ou
(mg/kg/j)-1)
Dose d’exposition
(μg/m3 ou
(mg/kg/j)
Excès de Risque
Individuel (ERI)
Arsenic Ingestion 1.50E+00 5.1E-06 7.7E-06
Arsenic Inhalation 1.50E-04 3.0E-03 4.4E-07
Benzo(a)pyrène Ingestion 1.00 3.0E-07 3.0E-07
Benzo(a)pyrène Inhalation 6.00E-04 3.0E-04 1.8E-07
Plomb Ingestion 8.50E-03 1.2E-05 1.0E-07
Nickel Inhalation 2.60E-04 2.9E-04 7.6E-08
Benzène Inhalation 2.60E-05 2.9E-03 7.5E-08
Plomb Inhalation 1.20E-05 2.9E-03 3.5E-08
1,2 dichloroéthane Inhalation 3.40E-06 6.6E-04 2.2E-09
ERI Global 8.9E-06
VALEUR REPERE 1.0E-05
Les Excès de Risque Individuel calculés pour chaque traceur du risque sont tous inférieurs à la valeur repère égale à 1.10-5 (valeur retenue dans la circulaire du 8 février 2007 du MEEDDAT).
De même en sommant les ERI, l’Excès de Risque Individuel Global qui permet d’apprécier le risque cancérigène global est plus faible que la valeur repère.
Les risques sans seuil liés aux rejets du pôle environnemental peuvent donc être considérés comme acceptables.r
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 112/184 EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES
7.5 INCERTITUDES
Ce chapitre a pour objectif d’inventorier les incertitudes liées à la démarche d’évaluation des risques sanitaires ou aux hypothèses retenues dans les différentes étapes.
Les incertitudes sont classées en fonction de l’influence qu’elles peuvent avoir sur les résultats d’évaluation des risques sanitaires, chaque fois que cette précision peut être apportée.
7.5.1 Incertitudes relatives à la modélisation atmosphérique
Les incertitudes liées à la modélisation de pollution de l’air ont été définies (Morgan M.G, 1990) comme étant le cumul, au prorata de leurs contributions, des incertitudes des différentes données nécessaires au fonctionnement du modèle et au modèle lui-même. Ces incertitudes peuvent être résumées par l’équation ci-dessous :
Pour d’autres auteurs, elles ont pour origine trois sources majeures (Hanna, 2004) en ce qui concerne la modélisation de la qualité de l’air :
• la variabilité des résultats due aux fluctuations naturelles de la concentration dans l’atmosphère (turbulence aléatoire). Ce type d’incertitude sera présent dans n’importe quel modèle prenant en compte des phénomènes météorologiques ;
• les erreurs sur les données d’entrées : émissions, données sur les instruments de mesures ou manque de représentativité des instruments de mesures par exemple ;
• les erreurs dues à la représentation de la physique dans les modèles soit dues à des erreurs de formulation soit dues à des incertitudes dans les paramètres utilisés dans les formulations.
7.5.1.1 Incertitudes liées au modèle : validation du modèle ARIA Impact
Afin de déterminer les incertitudes sur le modèle ARIA Impact, diverses comparaisons avec des campagnes de mesures ont été effectuées :
• étude RECORD (Perkins, 2005) concernant l’application de plusieurs modèles gaussiens sur deux campagnes de mesures internationales : la campagne « Prairy Grass », représentative d’un rejet au sol en milieu rural et la campagne « Indianapolis » relative à un rejet de cheminée en milieu urbain. Les résultats de cette étude sont disponibles à l’adresse web suivante http://www.record-net.org/record/synthPDF/Synth_record03-0805_2A.pdf. Les résultats de cette étude montrent qu’en milieu rural et pour un rejet au sol, ARIA Impact a tendance à sous-estimer légèrement (17%) les mesures avec un coefficient de corrélation aux mesures tout à fait acceptable. En milieu urbain, ARIA Impact a tendance à surestimer les concentrations (1%) mesurées avec un coefficient de corrélation moins performant (0.37) mais correspondant à la meilleure corrélation obtenue parmi des modèles testés ;
• étude ARIA Technologies pour le SPPPI Dunkerque concernant l’application du modèle ARIA Impact à l’ensemble de la zone industrielle de Dunkerque pour les rejets de SO2. Les
+ Variabilité = Incertitudes dues au modèle + Incertitudes totales Incertitudes due aux donnéesLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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comparaisons aux capteurs du réseau OPAL’AIR ont montré un ratio modèle/mesures pour la concentration de 0.95 en moyenne ;
• étude AFSSA des retombées en dioxines et PCB à proximité de plusieurs incinérateurs français basée sur une comparaison des dépôts calculés par ARIA Impact avec une campagne de mesures terrain. Les résultats ont été estimés satisfaisants ;
• comparaison des résultats de déposition obtenus par le modèle ARIA Impact autour d’une installation industrielle émettant du fluor en prenant en compte des rejets canalisés et surfaciques. Le ratio modèle/mesures obtenu est de 84%.
ARIA Impact a obtenu de bonnes performances dans le cadre de plusieurs campagnes de mesures in situ, ce qui est un gage de qualité.
7.5.1.2 Incertitudes liées aux données d’entrée
Les données d’entrées du modèle sont de trois natures :
• les émissions ;
• la météorologie ;
• les paramètres du modèle choisis.
7.5.1.2.1 Incertitudes liées aux émissions
La concentration calculée par le modèle à une échéance donnée est directement proportionnelle aux flux émis par l’installation pour chaque polluant. Les approximations faites au niveau des émissions ont donc un impact direct sur les concentrations et dépôts calculés.
Les émissions ont été quantifiées en prenant systématiquement des hypothèses majorantes. Notamment, les Valeurs Limites à l’Emission (VLE) ont été privilégiées pour le calcul des émissions (torchère et moteurs).
7.5.1.3 Incertitudes liées aux mesures météorologiques
Les données météorologiques sont issues des mesures de Météo-France. La station choisie a été qualifiée comme étant la plus représentative du site par Météo-France.
L’incertitude la plus grande dans la fourniture des données de Météo-France est l’incertitude sur la direction du vent qui est de +/- 5°. Ce manque de précision sur la direction de vent peut avoir pour incidence la surestimation des concentrations dans les 36 directions « mesurées » et une sous- estimation dans les zones entre deux données de direction « mesurées ». Cette incertitude est compensée dans le modèle ARIA Impact par l’ajout à chaque échéance météorologique d’une direction additionnelle aléatoire comprise entre -5° et +5° afin de mieux simuler les directions réelles.
Les précisions des mesures de vent d’un dixième m/s et celle de la température d’un dixième de degré Celsius sont largement suffisantes compte tenu de leur intervention dans les équations. Les données de nébulosité sont exprimées en octas. Elles sont issues d’une observation « manuelle » de l’opérateur Météo-France. En l’absence de données, le modèle ARIA Impact compense ces données invalides en basculant sur une méthode simplifiée dite « vent/jour/nuit » où la classe de stabilité est répartie entre les classes légèrement instable à stable en fonction de la vitesse du vent et du jour ou de la nuit.
7.5.1.4 Incertitudes liées aux paramètres du modèle
Dans les modèles complexes prenant en compte de façon fine les géométries et ayant des paramétrisations fines des phénomènes physiques, l’incertitude liée au choix par l’utilisateur desLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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paramètres du modèle, c’est-à-dire des options de calcul mais également de la génération du maillage de calcul peut être grande. Des études ont montré qu’à données identiques, le même modèle mis en œuvre par deux équipes différentes pouvait conduire à des résultats présentant des écarts importants.
Dans le cadre de cette étude, le modèle ARIA Impact retenu est un modèle très simple dont l’essentiel des paramètres a été présenté dans le paragraphe 7.2.2.1.2. Les options du modèle retenues pour cette étude sont ceux qui ont été utilisés pour les études de validation du modèle définies ci-dessus. Les limites d’utilisation du modèle ont été respectées.
Concernant les paramètres liés aux polluants (vitesse de dépôt, coefficient de lessivage, type particulaire ou non), ces paramètres sont issus de l’état de l’art actuel des connaissances.
7.5.1.5 Incertitudes liées à la variabilité
Les phénomènes de turbulence de micro-échelle peuvent induire des fluctuations importantes des concentrations et des paramètres météorologiques. Le modèle ARIA Impact ne permet pas aujourd’hui de quantifier les fluctuations de concentrations autour de la concentration moyenne calculée. Ce type de calcul est possible avec des modèles plus sophistiqués.
7.5.2 Incertitudes relatives à l’évaluation des risques sanitaires
7.5.2.1 Facteurs de sous-estimation des risques
Exposition par voie cutanée non considérée
Il n’existe pas de VTR spécifique à cette voie d’exposition. De plus, la transposition à partir des VTR pour les voies respiratoire et orale n’est pas recommandée (note d’information DGS/EA1/DGPR/2014/307 du 31 octobre 2014). Cette sous-estimation n’a pas forcément d’impact sur les résultats d’évaluation des risques sanitaires, étant donné que l’absorption des polluants par voie cutanée est négligeable devant l’absorption par voies respiratoire et/ou digestive (surface d’échange plus importante et transferts facilités).
Exposition via l’ingestion d’eau
L’exposition via l’ingestion d’eau du robinet ou d’eau de baignade n’a pas été prise en compte dans l’étude. En effet, les transferts des composés dans les ressources en eau n’étant pas connus, le calcul des concentrations en composés dans le milieu hydrique n’a pu être établi. De plus, l’eau consommée à partir du robinet subit un traitement en usine d’eau potable qui lui confère une composition différente de celle de la ressource utilisée.
Bruits de fond
L’évaluation des risques sanitaires ne porte que sur l’impact du projet, et ne tient pas compte du bruit de fond dans le calcul des risques sanitaires.LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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7.5.2.2 Facteurs de surestimation des risques
La méthodologie pour estimer les risques sanitaires potentiels emploient par nature les principes de précaution et sont par défaut conservatrices.
Estimation des émissions
Les émissions ont été quantifiées en prenant systématiquement des hypothèses majorantes. Notamment, les Valeurs Limites à l’Emission (VLE) ont été privilégiées pour le calcul des émissions (moteurs, torchère).
Durée d’exposition
En absence de données sur le temps d’exposition des personnes, il est pris l’hypothèse qu’elles séjournent sur leur lieu d’habitation en permanence (365 j/an, 24h/24) pendant la durée de vie du pôle environnemental (53 ans). Cette hypothèse est majorante puisque les camions et engins pris en compte dans le calcul des concentrations ne circuleront plus pendant la phase de post-exploitation. De plus, les personnes ne seront pas exposées en permanence car elles sont amenées à se déplacer pour des raisons personnelles (congés, loisirs) et professionnelles.
Zone d’exposition
En première approche, les zones d’exposition étudiées correspondent à :
- Pour l’exposition par inhalation : zone habitée la plus exposée (première habitation au sud- ouest),
- Pour l’exposition par ingestion : zone agricole la plus exposée (en limite de site, au sud- ouest).
Ainsi, il a été fait l’hypothèse que des personnes séjournent en permanence (24h/24) dans la zone habitée la plus exposée et mangent, comme produits locaux, des produits cultivés/élevés dans la maille agricole où les dépôts sont les plus importants. Cette hypothèse est très majorante (somme des cas les plus pénalisants) et n’est pas représentative d’une situation réelle.
Pénétration des polluants dans les habitats
Il est posé l’hypothèse que les polluants ont un taux de pénétration dans les habitats de 100 %, ce qui est une hypothèse majorante pour les éléments traces.
7.5.2.3 Facteurs dont le sens d’influence sur les résultats n’est pas connu ou est variable
Constance des paramètres
Toutes les données utilisées (émissions, dispersion, transferts, exposition) sont supposées rester constantes pendant les années d’exposition futures étudiées.
Interactions des polluants
En absence de connaissances scientifiques suffisantes sur les interactions des polluants les uns par rapport aux autres et des conditions d’interactions en eux, il a été considéré que les polluants qui avaient la même cible organique et le même mécanisme d’action cumulaient leurs risques. En réalité, les polluants peuvent également avoir des effets antagonistes (dans ce cas nous aurions majoré les risques) ou synergiques (dans ce cas nous aurions minimisé les risques).< œ
k= Ë Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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8. CONCLUSION
Dans le cadre d’une Demande d’Autorisation d’Exploiter du projet de pôle environnemental de Wayabo près de Kourou (Guyane), l’analyse des effets du projet sur la santé des populations riveraines doit être réalisée.
L’évaluation est menée en application à la circulaire GGPR & DGS du 9 août 2013 et conformément au guide « Evaluation de l’état des milieux et des risques sanitaires – Démarche intégrée pour la gestion des émissions des substances chimiques par les installations classées » publié par l’INERIS en août 2013.
Interprétation de l’Etat des Milieux
Le milieu « Air » est compatible avec tous les usages pour toutes les substances recensées dans l’inventaire des émissions atmosphériques du projet. Cependant, les concentrations de fond en particules PM10 restent élevées, principalement dues aux brumes du Sahara.
En l’absence de mesures dans les sols, il n’est pas possible de conclure sur la compatibilité du milieu Sol avec les usages qui en sont faits. C’est pourquoi, conformément au guide méthodologique de l’INERIS, une évaluation prospective des risques sanitaires est nécessaire afin d’évaluer les risques pour les populations, notamment en intégrant l’exposition par ingestion (transfert vers la chaîne alimentaire).
Evaluation des Risques Sanitaires
Compte tenu des rejets du site, des usages et des populations avoisinantes, les voies d’exposition retenues pour la population dans cette étude sont :
• l'inhalation,
• l'ingestion de sol,
• l’ingestion de viande, volailles, œufs, lait, produits laitiers, et de fruits et légumes.
Un scénario d’exposition est étudié :
Scénario retenu
Exposition par inhalation Exposition 24h/24 pendant 53 ans dans la zone habitée la plus exposée (première habitation au sud-ouest)
Exposition par ingestion
Les produits consommés sont considérés comme étant
cultivés/élevés sur la zone agricole la plus exposée (à
proximité des limites du site)
Ainsi, on considère une personne qui séjourne en permanence (24h/24) dans la zone habitée la plus exposée et mange, comme produits locaux, des produits cultivés/élevés dans la zone agricole où les dépôts sont les plus importants. Cette hypothèse est majorante et n’est pas représentative d’une situation réelle.
Une étude de dispersion a été réalisée afin d’estimer les concentrations dans l’air et les dépôts au sol imputables aux installations du projet.
Le Tableau 67 résume les risques pour les effets à seuil par organe cible liés au site.<
L
æ Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Tableau 67 : synthèse des risques à seuil (quotient de danger global par organe cible)
Organe cible Polluants concernés Quotient de Danger Global Enfant Adulte
Système respiratoire H2S, Formaldéhyde, Cadmium, Nickel 0.011
Système immunitaire Benzène 0.00038
Système hépatique 1,2 dichloroéthane 0.00000029
Système rénal Cadmium, Mercure inorganique 0.012 0.004
Système nerveux Mercure, Arsenic, Plomb 0.33 0.29
Peau Arsenic 0.30 0.27
Système sanguin Plomb 0.06 0.02
Développement Méthylmercure, Arsenic, Nickel, Benzo(a)pyrène 0.46 0.46
VALEUR REPERE 1
Les Quotients de Danger calculés par organe cible sont tous inférieurs à la valeur repère égale à 1. La survenue d’effets toxiques liés au pôle environnemental apparaît donc peu probable.
Le Tableau 68 résume les risques pour les effets sans seuil liés au projet.
Tableau 68 : synthèse des risques sans seuil (Excès de Risque Individuel global)
Organe cible Polluants concernés Excès de Risque Individuel
Excès de Risque Individuel global 1,2 dichloroéthane, Benzène, Benzo(a)pyrène, Nickel, Plomb, Arsenic 8.9E-06
Valeur repère 1.0E-05
Les Excès de Risque Individuel calculés pour chaque traceur du risque sont tous inférieurs à la valeur repère égale à 1.10-5 (valeur retenue dans la circulaire du 8 février 2007 du MEEDDAT). De même en sommant les ERI, l’Excès de Risque Individuel Global qui permet d’apprécier le risque cancérigène global est plus faible que cette valeur repère. Les risques sans seuil liés aux rejets du projet peuvent donc être considérés comme acceptables.
Les oxydes d’azote (NOx), le dioxyde de soufre (SO2) et les poussières ne disposent pas de valeur toxicologique de référence applicable mais des valeurs guides ont été fixées par l’OMS (2005) pour évaluer l’impact des émissions sur la qualité de l’air et la santé des populations exposées. Les concentrations attribuables aux émissions du site sont inférieures aux valeurs guides de l’OMS en moyenne annuelle dans la zone habitée la plus exposée.
Conclusion
Les informations et données utilisées dans l’étude peuvent être considérées comme représentatives pour se prononcer sur le risque sanitaire. De plus, l’analyse des incertitudes a montré que les hypothèses prises en considération peuvent être considérées comme conservatives (majorantes).
La caractérisation des risques et l'analyse des incertitudes permettent de conclure que les risques sanitaires liés aux émissions atmosphériques du projet de pôle environnemental de Wayabo, peuvent être considérées comme acceptables.LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 118/184 CONCLUSION
ANNEXESLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 119/184 ANNEXES
Annexe 1 : Campagne de mesure de polluants
dans l’air ambiant réalisée par Rincent AirEVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 120/184 ANNEXES
POLE ENVIRONNEMENTAL DE WAYABO A
KOUROU (973)
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES
SANITAIRES
Commanditaire :
Aria Technologies
Référence :
Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires
Date d’émission :
03/10/2017
Auteur :
François CAPE
francois.cape@rincent.fr
01 71 33 11 91= =
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 121/184 ANNEXES
SOMMAIRE
1. CADRE DE L’ETUDE...................................................................................................................... 9
2. DESCRIPTION DU PROJET .......................................................................................................... 10
3. INVENTAIRE DES EMISSIONS ..................................................................................................... 11
3.1 Rejets dans l’air ................................................................................................................. 11 3.1.1 Recensement des sources d’émission et des substances émises ........................................ 11 3.1.2 Quantification des émissions................................................................................................ 15 3.1.3 Bilan des émissions atmosphériques.................................................................................... 26 3.2 Rejets dans l’Eau ................................................................................................................ 29
4. EVALUATION DES ENJEUX ET DES VOIES D’EXPOSITION ............................................................. 32
4.1 Populations ....................................................................................................................... 32 4.2 Populations sensibles ......................................................................................................... 34 4.1 Réseau hydrographique ..................................................................................................... 35 4.2 Usages autour du site......................................................................................................... 36 4.2.1 Occupation des sols .............................................................................................................. 36 4.2.2 Usages agricoles ................................................................................................................... 37 4.2.3 Activité de loisirs................................................................................................................... 38 4.2.4 Recensement des points d’eau............................................................................................. 39 4.3 Météorologie ..................................................................................................................... 40 4.3.1 Données météorologiques ................................................................................................... 40 4.3.2 Analyse météorologique....................................................................................................... 41 4.4 Qualité de l’air ................................................................................................................... 45 4.4.1 Réglementation de la qualité de l’air en France................................................................... 45 4.4.2 Bilan de la qualité de l’air ..................................................................................................... 48
5. SCHEMA CONCEPTUEL D’EXPOSITION ....................................................................................... 53
6. INTERPRETATION DE L’ETAT DES MILIEUX (IEM) ........................................................................ 56
6.1 Méthodologie .................................................................................................................... 56 6.1.1 Présentation générale de la méthodologie de l’IEM ............................................................ 56 6.1.2 Etape 1 : détermination de la dégradation ou non du milieu .............................................. 57 6.1.3 Etape 2 : comparaison aux valeurs de gestion disponibles .................................................. 57 6.1.4 Etape 3 : grille de calcul IEM ................................................................................................. 57 6.1.5 Application au pôle environnemental de Wayabo ............................................................... 59 6.2 Etat du milieu « Air » ......................................................................................................... 60 6.2.1 Campagne de mesure – Etat Initial....................................................................................... 60 6.2.2 Comparaison avec l’environnement local témoin................................................................ 62 6.2.3 Comparaison aux valeurs réglementaires de gestion .......................................................... 63 6.3 Conclusion ......................................................................................................................... 64
7. EVALUATION PROSPECTIVE DES RISQUES SANITAIRES ............................................................... 65
7.1 Choix des traceurs de risque, identification des dangers et relations dose-réponse .............. 65 7.1.1 Substances émises par le site ............................................................................................... 65 7.1.2 Identification des dangers .................................................................................................... 65 7.1.3 Etude des relations dose-réponse ........................................................................................ 67 7.1.4 Choix des traceurs de risque ................................................................................................ 74 7.2 Etude de la dispersion atmosphérique ................................................................................ 76 7.2.1 Données d’entrée ................................................................................................................. 76= =
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 122/184 ANNEXES
7.2.2 Détermination des concentrations dans l’air et des dépôts au sol ...................................... 79 7.3 Evaluation de l’exposition humaine .................................................................................... 90 7.3.1 Voies d’exposition ................................................................................................................ 90 7.3.2 Exposition par inhalation ...................................................................................................... 90 7.3.3 Exposition par ingestion ....................................................................................................... 93 7.4 Caractérisation des risques ............................................................................................... 106 7.4.1 Méthodologie ..................................................................................................................... 106 7.4.2 Evaluation des risques sanitaires pour les substances à seuil ............................................ 108 7.4.3 Evaluation des risques sanitaires pour les substances sans seuil ...................................... 111 7.5 Incertitudes ..................................................................................................................... 112 7.5.1 Incertitudes relatives à la modélisation atmosphérique .................................................... 112 7.5.2 Incertitudes relatives à l’évaluation des risques sanitaires ................................................ 114
8. CONCLUSION .......................................................................................................................... 116
ANNEXES ...................................................................................................................................... 118
Annexe 1 : Campagne de mesure de polluants dans l’air ambiant réalisée par Rincent Air ........... 119 I. CADRE ET OBJECTIF DE L’ETUDE ................................................................................................ 124 II. METHODOLOGIE ........................................................................................................................ 124 III. PLAN D’ECHANTILLONNAGE .................................................................................................. 125 IV. CONDITIONS LORS DE LA CAMPAGNE ................................................................................... 127 V. RESULTATS ............................................................................................................................. 128 VI. ANNEXES ................................................................................................................................ 131 Annexe 2 : Description du modèle numérique ARIA Impact ......................................................... 134 Annexe 3 : Cartes de concentration en moyenne annuelle .......................................................... 139 Annexe 4 : Cartes de dépôts au sol ............................................................................................. 152 Annexe 5 : Base de données CIBLEX ............................................................................................ 159 Annexe 6 : Résultats par tranche d’âge de la caractérisation des risques sanitaires pour l’exposition par voie digestive ....................................................................................................................... 163 Annexe 7 : Fiches toxicologiques ................................................................................................ 165 1,2-dichloroéthane (N° CAS : 107-06-2) ............................................................................................ 166 Arsenic (N° CAS : 7440-38-2) ............................................................................................................. 167 Benzo(a)pyrène (N° CAS : 50-32-8) ................................................................................................... 168 Benzène (N° CAS : 71-43-2) ............................................................................................................... 169 Formaldéhyde (N° CAS : 50-00-0) ..................................................................................................... 170 Cadmium (N° CAS 7440-43-8) ........................................................................................................... 171 Chrome (N° CAS 7440-47-3) .............................................................................................................. 172 Sulfure d’hydrogène (N° CAS : 7783-06-4) ........................................................................................ 173 Acide chlorhydrique (N° CAS 7647-01-0) .......................................................................................... 174 Acide fluorhydrique (N° CAS 7664-39-3)........................................................................................... 175 Manganèse (N° CAS 7439-96-5) ........................................................................................................ 176 Mercure (N° CAS 7439-97-6) ............................................................................................................. 177 Monoxyde de carbone (N° CAS : 630-08-0) ...................................................................................... 178 Nickel (N° CAS : 7440-02-0) ............................................................................................................... 179 Dioxyde d’azote (N° CAS 10102-44-0) ............................................................................................... 180 Plomb (N° CAS 7439-92-1) ................................................................................................................ 181 Poussières (PM10 et PM2,5) ............................................................................................................. 182 Dioxyde de soufre (N° CAS : 7446-09-5) ........................................................................................... 183 Zinc (N° CAS 7440-66-6) .................................................................................................................... 184= =
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 123/184 ANNEXESCalculated
PM,,
(ug/m°) 30
20 :
10
y=1.0077x+ 0.5188
R?= 0.9495
n=102
20 30
PM, (EN12341) (ug/m°)
Measurement
site Baden (CH)
+ Measurement
site Sisseln (CH)
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 124/184 ANNEXES
I. CADRE ET OBJECTIF DE L’ETUDE
Cette étude intervient dans le cadre du Dossier de Demande d’Autorisation d’Exploiter d’un projet de pôle environnemental comprenant notamment une installation de stockage des déchets située sur la commune de Kourou en Guyane. Afin d’alimenter l’état initial, Rincent Air a réalisé une campagne de mesure de polluants atmosphériques dans l’environnement du site. Ce rapport présente la méthodologie mise en œuvre et les résultats obtenus.
II. METHODOLOGIE
II. 1. Polluants mesurés
L’Etude des Risques Sanitaires nécessite la mesure des polluants suivants :
- Dioxyde d’azote (NO2)
- Dioxyde de soufre (SO2)
- Poussières PM10
- Benzène
- Sulfure d’hydrogène (H2S)
- 1,2 dichloroéthane (DCE)
II. 2. Mesure des PM10
En se conformant aux méthodes réglementaires, les mesures de particules PM10 en air ambiant nécessitent une instrumentation coûteuse et lourde à mettre en œuvre, notamment pour des besoins d’alimentation électrique. Ces contraintes ne permettent d’échantillonner simultanément qu’un nombre réduit de points de mesure et limite la localisation de leur emplacement. Dans le cadre de cette étude, une méthode alternative est donc proposée pour compléter les mesures de particules.
Cette méthode conforme à la norme allemande VDI 2119:2013 (mesure des particules de diamètre aérodynamique entre 2,5 et 80 μm) consiste à recueillir les particules de manière passive à l’aide de collecteurs pouvant être placés sur les supports verticaux du domaine public.
Collecteur de PM10
Les collecteurs contiennent un film adhésif
sur lequel les particules se déposent par
sédimentation.
L’analyse granulométrique des films par
microscope électronique permet d’évaluer
la teneur des PM10 dans l’air ambiant au
cours de la période d’exposition des films.
Le graphique ci-contre présente la
comparaison des résultats de cette
méthode avec la mesure réglementaire
des PM10 par gravimétrie (norme NF EN
12341).
II. 3. Mesure des composés gazeux| ii
M Riverains
C2] Site
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 125/184 ANNEXES
Ces mesures sont réalisées à l’aide de capteurs à diffusion passive. Cette méthode consiste à prélever les composés gazeux par diffusion naturelle de l’air sur un adsorbant. Le débit de piégeage de chaque molécule est connu, ce qui permet de calculer une concentration moyenne à partir de la masse de polluants déposés. Le tableau ci-dessous présente les caractéristiques de la méthode pour chaque type de capteurs utilisé :
Capteur Paramètre Adsorbant Analyse Méthode de référence
Radiello benzène
1,2-dichloroethane
Charbon
graphité
Carbograph 4
Chromatographie en phase gazeuse/
spectrométrie de masse(ATD/GC/MS)
Norme AFNOR NF
EN ISO 16017-238
H2S Acétate de zinc Spectrophotométrie visible Norme AFNOR NF EN 13528-139
NO2
SO2 Triéthanolamine Chromatographie ionique Norme AFNOR NF
EN 13528-1
III. PLAN D’ECHANTILLONNAGE
III. 1. Plan d’échantillonnage
Le plan ci-dessous présente la zone du projet ainsi que les riverains les plus proches du site et la rose des vents indiquant l’origine des vents dominants. Une visite sur site permet de localiser quatre habitations isolées dans l’environnement du projet :
En fonction des différentes situations d’exposition par rapport aux vents, 5 points de mesure ont été disposés aux abords du site :
38 NF EN ISO 16017-2 : Air intérieur, air ambiant, et air des lieux de travail : échantillonnage et analyse des composés
organiques volatils par tube à adsoprtion/ désorption thermique /chromatographie en phase gazeuse sur capillaire – Partie 2 : échantillonnage par diffusion (octobre 2003)
39 NF EN 13528-1 : Qualité de l’air ambiant : Échantillonneurs par diffusion pour la détermination de la concentration
des gaz et vapeurs – Prescriptions et méthodes d’essai Partie 1 : Prescriptions générales (avril 2003)M Riverains
C2] Site
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 126/184 ANNEXES
- P1 : Au niveau du riverain situé en amont des vents dominants (riverain n°1) - P2 : A l’entrée du site en amont des vents dominants
- P3 : En bordure de site en aval des vents dominants
- P4 : Au niveau du riverain situé en aval des vents dominants (riverain n°3) - P5 : Au niveau du riverain situé au nord du site, hors des vents dominants (riverain n°2)
Le plan ci-dessous présente l’implantation des points de mesure. Les photographies des dispositifs sont présentées en annexe 1.
NB1 : le point P2 est équipé de plusieurs capteurs au même emplacement afin d’évaluer la répétabilité de la mesure.
NB2 : pour chaque famille de polluants, des capteurs non exposés sont transportés avec les échantillons pour évaluer la contamination résiduelle liée au transport et au stockage des supports de prélèvement. Seule l’analyse des PM10 n’inclut pas l’analyse d’un blanc de transport car ce type de capteur ne contient pas d’adsorbant et n’est donc pas soumis à ce biais éventuel.
III. 2. Période de mesure
La campagne de mesure est réalisée du 29 juillet au 11 aout 2017.40 *C
30 °C
20 “C mi. mn l°"E
or TL æ - À } L 0 — i
12345678 910111213141516 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28129 303] 31
40 °C
30 °C
aselelssraannens- ou nr 1234567 8 9 101N12131415161718 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 3]
40 mm
20 mm
5 mm
8 Precipitation -@- Temp.Max —- Temp.Min
Norm.Min --- Norm.Max
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 127/184 ANNEXES
IV. CONDITIONS LORS DE LA CAMPAGNE
IV. 1. Températures et précipitations
Les données météorologiques sont acquises auprès de la station Météo France de Kourou. Le graphique suivant présente les températures et précipitations durant la campagne de mesure.
Juillet 2017
Aout 2017
Les températures rencontrées au cours des mesures sont représentatives des normales saisonnières et caractérisent des maximales assez élevées.
A l’exception des 3 et 6 aout, des précipitations assez faibles sont observées pendant la campagne avec une moyenne journalière de 1,9 mm. L’été 2017 est par ailleurs peu pluvieux, avec une moyenne de 3,9 mm/j en juillet et 0,3 mm/j en aout contre des normales saisonnières de 4,8 mm/j en juillet et 2,8 mm/j en aout. Ces conditions ne laissent pas envisager une diminution des concentrations en particules en suspension due au lessivage de l’atmosphère.
IV. 2. Directions et vitesses de vent
Le graphique suivant présente la rose des vents au cours de la période de mesure : Rose des vents Kourou du 29/07/17 au 11/08/17
360
40
80
120 160
200
240
280
320
41
[4,5-6,5[ >6,5 m/s
[1,5-4,5[ <1,5 m/s[] |
[] DT OT OI MI Er
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 128/184 ANNEXES
La rose des vents présente un secteur est-nord-est très nettement majoritaire, ce qui est représentatif des normales et valide les conditions d’exposition recherchées par le plan d’échantillonnage. Une faible composante sud peut également être observée.
Les vitesses de vent enregistrées sont faibles, avec 41% de vents inférieurs à 1,5 m/s, et seulement 1% de vents supérieures à 4,5 m/s. Ces conditions caractérisent une dispersion lente de la pollution atmosphérique et sont favorables à un impact sur les points de mesure les plus proches des sources d’émissions de polluants.
IV. 3. Pollution atmosphérique
Le réseau local de surveillance de la qualité de l’air (ORA Guyane) dispose de trois stations de mesure permanentes permettant d’évaluer les concentrations des polluants atmosphériques au niveau de Kourou, Cayenne et Matoury. Le tableau ci-dessous présente les concentrations moyennes mesurées par ces stations au cours de la période de mesure par rapport à la moyenne annuelle 2015 (dernière année disponible pour les données).
Polluant Site
Concentration
pendant campagne
(μg/m3)
Concentration
annuelle 2015
(μg/m3)
NO2
Kourou NR NR
Cayenne 5 3
Matoury 2 3
PM10
Kourou 9 28
Cayenne 19 28
Matoury 16 31
O3
Kourou 31 37
Cayenne 34 33
Matoury 23 34
Les concentrations en ozone et en dioxyde d’azote sont relativement proches entre la période de mesure et la moyenne annuelle 2015. En revanche la campagne est marquée par des teneurs en particules de 1,5 à 3 fois inférieures selon les sites.
V. RESULTATS
V. 1. Données brutes
Le tableau ci-dessous présente les résultats obtenus sur les blancs ainsi que sur les réplicats réalisés au point P2 permettant d’établir la répétabilité de la méthode :
Concentrations en μg/m3
Polluant NO2 SO2 benzène 1,2-DCE H2S
Blanc <0,4 <0,6 <0,01 <0,01 <0,2
Ecart type réplicat 21% 7% 15% NQ* NQ*
*Non Quantifiable car aucune masse de polluant détectée
Les concentrations mesurées sur les blancs sont inférieures à la limite de quantification ce qui montre l’absence de contamination des capteurs pendant le transport. L’écart-type observé sur les capteurs NO2 parait assez élevé ce qui est dû aux faibles concentrations mesurées, mais il reste acceptable au sens de la réglementation européenne40 qui indique qu’un écart jusqu’à 30% peut être accepté pour les mesures indicatives.
40 Directive 2008/50/CE| | | | | |
NO2
# SO2
# Benzène
1,2-DCE
PM10
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 129/184 ANNEXES
Le tableau suivant présente les résultats obtenus sur les échantillons.
Concentrations en μg/m3
Polluant NO2 SO2 benzène 1,2-DCE H2S PM10
P1 7,5 0,9 0,09 0,04 <0,2 33,4
P2 0,8 0,7 0,07 <0,01 <0,2 49,2
P3 0,3 <0,6 0,05 <0,01 <0,2 27,6
P4 0,7 <0,6 0,22 <0,01 <0,2 NQ*
P5 0,5 <0,6 0,22 <0,01 <0,2 NQ*
*Non Quantifiable : saturation des capteurs par la présence de nids d’oiseaux dans la tête de prélèvement
V. 2. Cartographie
La carte ci-dessous illustre la répartition des concentrations des différents polluants mesurés :
A l’exception des teneurs en particules PM10, les concentrations mesurées dans la zone d’étude sont actuellement très faibles.
Le point P1 présente les valeurs les plus importantes pour le NO2, le SO2 et le 1,2-DCE, ce qui s’explique par sa proximité avec une habitation (riverain n°1). Le passage de véhicules et l’activité résidentielle constituent en effet des sources d’émission potentielles de ces polluants.
Les concentrations de ces mêmes composés au point P2 sont légèrement plus importantes que sur les autres points, ce qui peut être lié à sa proximité avec P1 ou au passage de véhicules entrant sur le site. En revanche les concentrations en particules sont plus importantes sur P2. Etant donné l’environnement de la zone d’étude, une origine naturelle est à envisager pour les émissions de particules, avec un phénomène de remise en suspension à proximité de P2.
Le benzène est quant à lui légèrement supérieur sur les points P4 et P5, tous deux également situés à proximité d’une habitation.
Les concentrations les plus faibles sont mesurées sur P3, actuellement le moins exposé mais qui, à terme, devrait constituer le point le plus impacté en aval du site.
Provenance du vent
360
40
80
120 160
200
240
280
320
41EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 130/184 ANNEXES
V. 3. Comparaison à la réglementation
Parmi les composés mesurés, le NO2, le SO2, le benzène et les PM10 sont réglementés par la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (loi LAURE n°96/1236 du 30 décembre 1196).
Les valeurs réglementaires applicables sont issues du décret n°2010-1250 du 21 octobre 2010. Celui-ci fixe les différents seuils suivants :
Dioxyde d’azote NO2
Type de seuil Moyenne horaire Moyenne tri-horaire Moyenne annuelle
Valeur limite de
protection de la santé
200 μg/m3 à ne pas
dépasser plus de 18h/an 40 μg/m3
Objectif de qualité 40 μg/m3
Seuil d’information 200 μg/m3
Seuil d’alerte 400 μg/m3 ou 200 μg/m3 si 200 μg/m3 dépassé à J0 et J-1
Valeur limite de
protection végétation 30 μg/m3
Dioxyde de soufre SO2
Type de seuil Moyenne horaire Moyenne journalière Moyenne annuelle
Valeur limite de
protection de la santé
350 μg/m3 à ne pas
dépasser plus de 24h/an
125 μg/m3 à ne pas dépasser
plus de 3 j/an
Objectif de qualité 50 μg/m3
Seuil d’information 300 μg/m3
Seuil d’alerte 500 μg/m3 pendant 3 h
consécutives
Particules PM10
Type de seuil Moyenne journalière Moyenne annuelle
Objectif de qualité 30 μg/m³
Valeur limite pour la
protection de la santé
humaine
50 μg/m³ à ne pas
dépasser plus de 35 j/an
40 μg/m³
Seuil d’information et
de recommandation 50 μg/m³
Seuil d’alerte 80 μg/m³
Benzène (C6H6)
Type de seuil Moyenne annuelle
Objectif de qualité 2 μg/m3
Valeur limite pour la
protection de la santé
humaine
5 μg/m3
Seules les teneurs en particules mesurées au cours de la campagne dépassent les valeurs réglementaires, avec une concentration supérieure à la valeur limite sur P2 et à l’objectif de qualité sur P1. Il est cependant probable que la principale source d’émission des particules au niveau de la zone d’étude soit d’origine naturelle.
Les résultats obtenus pour les autres polluants, dans la limite de la durée de la campagne de mesure, sont très inférieurs aux valeurs réglementaires, et caractérisent actuellement une bonne qualité de l’air dans l’environnement du projet.EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 131/184 ANNEXES
VI. ANNEXES
VI. 1. Annexe 1 : photographies des points de mesure
P1 :
P2 :EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 132/184 ANNEXES
P3 :
P4 :EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 133/184 ANNEXES
P5 :LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2017
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 134/184 ANNEXES
Annexe 2 : Description du modèle numérique
ARIA ImpactTECHNOLOGIES
Données d'émissions RES Données météo D : Se Données site
Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2017
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 135/184 ANNEXES
Présentation générale
ARIA Impact™ est un modèle de type "gaussien", conforme aux recommandations de l'E.P.A.41. ARIA Impact répond également aux prescriptions de l’INERIS pour la modélisation de la dispersion de la pollution atmosphérique des rejets des installations industrielles (cf. Annexe 2 du Guide méthodologique INERIS : Evaluation des Risques Sanitaires liés aux substances chimiques dans l’Etude d’Impact des ICPE). C’est un logiciel de modélisation de la pollution atmosphérique qui permet de répondre à l’ensemble des éléments demandés par la législation française sur la qualité de l’air et européenne, et de fournir les éléments indispensables à :
• l’évaluation des risques sanitaires d’une installation industrielle (moyenne annuelle, centiles, dépôts),
• l’évaluation de l’impact olfactif (concentration d’odeurs, fréquences de dépassement de seuil), • l’évaluation de l’impact sur la qualité de l’air d’un aménagement routier (moyenne annuelle, centiles).
ARIA Impact™ permet d’étudier l’impact à long terme d’une installation en reconstruisant l’impact statistique des émissions à partir d’une chronique météorologique réelle de plusieurs années. Cette approche donne, sur de longues périodes, des résultats cohérents avec les observations des réseaux de la surveillance de la qualité de l'air pour des distances supérieures à 100 mètres.
Le schéma ci-dessous présente la démarche qui est mise en œuvre dans les études d’impact :
41 Agence de l’environnement américain (Environment Protection Agency).Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2017
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 136/184 ANNEXES
Fonctionnalités techniques
Logiciel multi-espèces et multi-sources
ARIA Impact™ permet de modéliser la dispersion de :
• de polluants gazeux (NOx, SO2…) : dispersion passive pure sans vitesse de chute ; • de polluants particulaires (PM10, métaux lourds, dioxines…) : dispersion passive et prise en compte des effets gravitaires en fonction de la granulométrie. Les poussières sont représentées sur un nombre arbitraire de classes de taille : si la granulométrie des émissions est connue, des calculs détaillés peuvent être effectués.
• des odeurs : mélange de molécules odorantes dont la composition est inconnue, exprimée en unité d’odeur ;
• de polluants radioactifs.
Plusieurs types de sources et de polluants peuvent être pris en compte en même temps dans une même modélisation :
• Des sources ponctuelles industrielles (incinérateur, centrale thermique…), • Des sources diffuses ou volumiques (atelier de peinture, carrières…), • Des sources linéiques (trafic automobile).
Choix de la météorologie adaptée à la complexité de l’étude
Plusieurs types de modélisation sont possibles avec le logiciel ARIA Impact™ :
• Modélisation pour une situation particulière : il s’agit de modéliser la dispersion des polluants atmosphériques pour une situation météorologique fixée par l’utilisateur (modélisation pour une vitesse de vent et une direction de vent données). Ce mode de calcul peut être utilisé par exemple pour étudier un cas de dysfonctionnement associé à une situation météorologique défavorable, une phase de démarrage, ou encore pour comparer des scénarios d’émissions entre eux.
• Modélisation statistique depuis une rose des vents : il s’agit de modéliser la dispersion des polluants atmosphériques en prenant en compte les fréquences d’occurrence d’une rose des vents général. Il est alors possible de calculer des moyennes annuelles, le centile 100 ou des fréquences de dépassement de seuil. Ce mode de calcul est bien adapté pour les polluants gazeux et si la marche de production et d’émissions est constante sur l’année.
• Modélisation statistique à partir d’une base météorologique complète : il s’agit de modéliser la dispersion des polluants atmosphériques en prenant en compte une base complète de données météorologiques. Dans ce cas, un calcul académique est réalisé pour chaque échéance météorologique de la base de données. Il est alors possible de calculer des moyennes annuelles, des centiles (98, 99.5 etc…) ou des fréquences de dépassement de seuil. Les statistiques sont donc réalisées à partir de la modélisation de chaque séquence météorologique horaire sur plusieurs années (8760 situations météo sur une année) ce qui permet de bien tenir compte des variations diurnes et saisonnières des concentrations.
Variation temporelle des émissions
ARIA Impact™ permet de prendre en compte les variations temporelles des émissions. Les émissions peuvent varier en fonction de l'heure, du jour et du mois de l’année.
Il est également possible d’intégrer des périodes de fonctionnement particulières (arrêt technique, panne de fonctionnement du système de traitement des gaz…).mr
LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2017
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 137/184 ANNEXES
hs
H
S’
S
Installation
H
Dépôts au sol
ARIA Impact™ peut prendre en compte la chute de
particules par effet gravitaire. Dans ce cas, la vitesse
de chute est automatiquement calculée en fonction
de la granulométrie et de la densité des particules,
faisant varier l’axe d’inclinaison du panache. De plus,
la vitesse de dépôt sec définie dans les
caractéristiques des espèces permet de calculer les
dépôts secs.
ARIA Impact™ permet également de prendre en compte le lessivage du panache par la pluie. Cette fonction permet de calculer les dépôts humides en plus des dépôts secs.
Dispersion par vents calmes
La prise en compte des vents calmes dans les calculs de dispersion implique l’utilisation d’un modèle plus performant (modèle 3D à bouffées gaussiennes). ARIA Impact™ intègre en standard un algorithme spécifique permettant de calculer l'impact des sources dans le cas de vents calmes, contrairement aux modèles gaussiens classiques.
Un vent est considéré calme lorsque la vitesse du vent est inférieure à 1 m/s.
Reconstitution de profils verticaux météorologiques
Dans le cas de cheminée, la surélévation du panache est calculée entre autres à partir de la vitesse du vent et de la température de l’air. Ces valeurs sont fournies dans la base de données météorologique. Cependant, ces données correspondent la plupart du temps à des mesures de station sol, c’est-à-dire qu’elles sont mesurées à environ 10 mètres du sol. Pourtant, les valeurs de vitesse de vent et de température observées au sommet de la cheminée peuvent varier de manière importante suivant la hauteur de celle-ci : par exemple, plus la cheminée est haute, plus la vitesse du vent est élevée au niveau du débouché.
Afin de prendre en compte cette variation de vitesse de vent dans les calculs de la dispersion des polluants atmosphériques, le logiciel ARIA Impact™ peut calculer des profils verticaux de vent en fonction des mesures de vent au sol, de la turbulence atmosphérique et de l’occupation des sols, afin de connaître la vitesse du vent au niveau du débouché de la cheminée.
Prise en compte de la couche de mélange
ARIA Impact™ peut calculer la hauteur de couche de mélange à partir des données météorologiques horaires disponibles. Cette hauteur de mélange est alors prise en compte dans le calcul de dispersion par réflexion des panaches sur la couche de mélange.
Surélévation de panache issu de cheminée
Dans le cas de cheminée, lorsque les rejets sont chauds ou que la vitesse d'éjection des fumées est importante, on peut prendre en compte une surélévation du panache. En effet, les fumées de combustion vont s'élever au-dessus de la cheminée jusqu'à ce que leur vitesse ascensionnelle initiale et les effets de différence de densité (dus à la différence de température air/fumées) ne soient plus significatifs. Tout se passe comme si l'émission des rejets se faisait à une
hauteur réelle d'émission (hauteur de la cheminée)
augmentée de la surhauteur due aux conditions d'éjection.
ARIA Impact™ prend en compte les effets de la
surélévation des fumées de cheminée. Plusieurs
formulations permettant de calculer la surélévation des
fumées sont codées dans ARIA Impact afin d’adapter la
formule la plus adéquate au cas d’étude (Formule de
Holland, Formule de Briggs, Formule de Concawe…).= ARIA TECHNOLOGIES Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2017
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 138/184 ANNEXES
Conversion des NOx en NO et NO2
Dans le cas de la modélisation des émissions liées au trafic automobile, ARIA Impact™ contient un algorithme simple permettant de calculer les concentrations en NO et NO2 à partir des concentrations en NOx, à l’aide de la formule de conversion de Middleton.
Prise en compte simplifiée de la topographie
ARIA Impact™ permet de prendre en compte de manière simplifiée les topographies peu marquées. Un algorithme simple permettant de prendre en compte le relief, sans faire appel à des calculs de vents tridimensionnels, peut être activé dans le module de calcul. Cet algorithme permet de rapprocher du relief l’axe du panache pour des atmosphères stables.
Envols de poussières
ARIA Impact™ contient un module spécifique pour le calcul des envolées de poussières fines, dans le cas d’un stockage de poussières exposé au vent.
Cette option permet d’estimer la quantité de poussières émises par une source surfacique en fonction de la rafale de vent, puis de modéliser la dispersion de ces poussières. Il peut s’agir par exemple d’un tas de charbon dont, par vent fort, les poussières fines vont s’envoler. Le calcul de la quantité émise de poussières passe par l’estimation du potentiel d’érosion du stockage, puis des facteurs d’émission fonction de la rafale de vent.
Résultats
Grandeurs calculées
ARIA Impact™ permet de calculer les grandeurs suivantes :
• moyennes mensuelles et/ou annuelles de polluant autour du site, en concentrations et dépôts au sol,
• fréquences de dépassement de seuils en moyennes journalières ou horaires (normes françaises et européennes),
• centiles 98, 99.8, 100 ou autres valeurs de centiles sur une base de calcul prédéfinie (horaire, journalière, 8 heures…).
Les résultats de concentrations peuvent être exprimés en μg/m3, ng/m3, pg/m3 ou fg/m3 pour les polluants classiques, en uo/m3 pour les odeurs et en Bq/m3 pour les polluants radioactifs.
Cartographies
Les résultats obtenus avec ARIA Impact™ peuvent être présentés sous
forme cartographique au format image, mais aussi en des formats
numériques compatibles avec la plupart des Systèmes d’Informations
Géographiques tels que Mapinfo, ArcView ou SURFER.
Un export des résultats vers Google Earth permet également de
visualiser les résultats sur une photo aérienne directement avec le logiciel
Google Earth.LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2017
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 139/184 ANNEXES
Annexe 3 : Cartes de concentration en
moyenne annuelle3 pr,
J F7 ' 1
+ ARIA ECHNOLOGIES
0 0,5 1 2
ee Ki IOmÈtres
Concentrations en moyenne
annuelle (1g/m3)
1,2 dichloroëéthane
| __ |<2,5e-004
|__| 2,5e-004 - 5,5e-004
BI 5,5e-004 - 1,5e-003
D 1,5e-003 - 3,0e-003
| |>3,0e-003
Légende
Pôle environnemental de Wayabo
8 Points cibles
EE Rayon de 3km
LU | Domaine d'étude
Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2017
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 140/184 ANNEXESLégende
Pôle environnemental de Wayabo
€ Points cibles
EE Rayon de 3km
= Domaine d'étude
0 0,5 1 2
ee KiOmÈètres
Concentrations en m
annuelle (1g/m3)
Arsenic
[__|<1,5e-003
|___|1,5e-003 - 2,5e-003
EM 2,5e-003 - 5,0e-003
MMM 5,0e-003 - 1,0e-002
| |>1,0e-002
oyenne
Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2017
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 141/184 ANNEXES0 0,5 1 2
ee KiOmÈètres
Concentrations en moyenne |,
annuelle (1g/m3)
Benzo(a)pyrène
[__]<1,5e-004
[___]1,5e-004 - 3,0e-004
EM 5,0e-004 - 6,5e-004
[NI 6,5e-004 - 1,0e-003
| |>1,0e-003
Légende
Pôle environnemental de Wayabo
€ Points cibles
EE Rayon de 3km
= Domaine d'étude
Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2017
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 142/184 ANNEXESPr,
F — ARIA
N 7 À Légende
= Pôle environnemental de Wayabo
RE ee
ET @ Points cibles
ON [| Rayon de 3km
L Ne = Domaine d'étude
# À / \
/ | \
\
(2) e +
L
\
SUN TN è
0 0,5 1 2
Re KIIOMÈTrES
Concentrations en moyenne
annuelle (1g/m3)
Benzène
[__|<1,5e-003
|__| 1,5e-003 - 3,5e-003
D 5,5e-003 - 7,5e-003
Es 7,5e-003 - 1,5e-002
| |>1,5e-002
Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2017
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 143/184 ANNEXESFr “ARA
Légende
Pôle environnemental de Wayabo
@ Points cibles
[| Rayon de 3km
==] Domaine d'étude
0 0,5 1 2
ee mg KiOmÈtres
Concentrations en moyenne |,
annuelle (1g/m3)
Cadmium
[__]<8,5e-005
| | 8,5e-005 - 1,5e-004
EM 1,5e-004 - 2,5e-004
[MM 2 5e-004 - 5,0e-004
| |>5,0e-004
Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2017
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 144/184 ANNEXES] ms
- ARIA
À Légende
Pôle environnemental de Wayabo
PF. di. 6 Poi ibl i — oints cibles
2) [| Rayon de 3km
« = Domaine d'étude
# * Ê
# Sÿ
e
(2)
MT e * _@
0
0 0,5 1 2
ee KiOmÈètres
Concentrations en moyenne
annuelle (1g/m3) ou
Formaldéhyde fe
[__]<2,5e-002
[___|2,5e-002 - 4,0e-002
BI 4,0e-002 - 7,0e-002
[) 7,0e-002 - 1,5e-001
Du] >1,5e-001
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 145/184 ANNEXESLégende
Pôle environnemental de Wayabo
& Points cibles
[| Rayon de 3km
==] Domaine d'étude
0 0,5 1 2
ee mg KiOmÈtres
Concentrations en moyenne |,
annuelle (1g/m3)
Mercure
[__]<7,5e-005
| | 7,5e-005 - 1,5e-004
EM 1,5e-004 - 2,5e-004
[MM 2 ,5e-004 - 4,5e-004
| |>4,5e-004
\ \
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 146/184 ANNEXESF
- ARIA
À Légende
Pôle environnemental de Wayabo
d es oints cibles
ro [| Rayon de 3km
LC ==] Domaine d'étude
0 0,5 1 2
ee Ki lOmÈtrES
Concentrations en moyenne |,
annuelle (1g/m3)
Nickel
[__]<1,5e-004
[___]1,5e-004 - 3,0e-004
EM 3,0e-004 - 5,0e-004
MM 5,0e-004 - 9,0e-004
| |>9,0e-004
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 147/184 ANNEXESPa
D F “AR
KIA
N z À Légende
= Pôle environnemental de Wayabo
RE TT
ET @ Points cibles
ON [| Rayon de 3km
L Ne = Domaine d'étude
Pa À / \
/ | \
\
(2) e +
0 0,5 1 2
ee Ki lomÈtres
Concentrations en moyenne
annuelle (1g/m3)
Oxydes d'azote
[__|<0,2
[ ]0,2-0,3
EM 03-06
I 0,6 - 1,2
En - 12
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 148/184 ANNEXESLégende
Pôle environnemental de Wayabo
& Points cibles
[| Rayon de 3km
==] Domaine d'étude
0 0,5 1 2
ee mg KiOmÈtres
Concentrations en moyenne |,
annuelle (1g/m3)
Plomb
[_]<1,5e-003
[__]1,5e-003 - 2,5e-003
EM 2 ,5e-003 - 4,5e-003
MM 4,5e-003 - 9,5e-003
| |>9,5e-003
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 149/184 ANNEXESFR
Légende
Pôle environnemental de Wayabo
e Points cibles
[| Rayon de 3km
EE) Domaine d'étude
0 0,5 1 2
ee ns Kilomètres
Concentrations en moyenne
annuelle (1g/m3)
Poussières (PM10)
[__]<1
L 1-5
BE 5 - 5
D 15- 30
Es] > 30
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 150/184 ANNEXES] ms
- ARIA
À Légende
Pôle environnemental de Wayabo
PF. di. 6 Poi ibl i — oints cibles
2) [| Rayon de 3km
« = Domaine d'étude
# * Ê
# Sÿ
(3) e
(2)
MT e _@
0
0 0,5 1 2
ee KiOmÈètres
Concentrations en moyenne
annuelle (1g/m3) EU”
Dioxyde de soufre | l
|__]<0,08
[7] 0,08 - 0,12
BE 0,12 - 0,24
5 0,24 - 0,45
En > 0,45
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 151/184 ANNEXESLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 152/184 ANNEXES
Annexe 4 : Cartes de dépôts au solLe
< ARI
N Légende
À ET und | Pôle environnemental de Wayabo
3 re & Points cibles
ne E—1 Rayon de 3km
" [____| Domaine d'étude
. \
2) Se
\
\ {
À
te
eee
0 & 1 2
mm Ki OmÈTrES
Dépôts au sol (ug/m°/s)
Arsenic
|__| <6,0e-006
| | 6,0e-006 - 1,0e-005
D :,06-005 - 2,0e-005
Mn 2,06-005 - 4,0e-005
| | >4,0e-005
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 153/184 ANNEXESF + ARI
N Légende
À =. À | Pôle environnemental de Wayabo = LT. es @e - - | | 4 Points cibles
ne E—1 Rayon de 3km
|. 1 Domaine d'étude
\
0 5 1 2
ee ilomÈètres
Dépôts au sol (ug/m°/s)
Benzo(a)pyrène
|__| <1,5e-007
| | 1,5e-007 - 2,5e-007
DM 2,5e-007 - 4,5e-007
M 456-007 - 9,5e-007
| | >9,5e-007
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 154/184 ANNEXESLe
< ARI
N Légende
À ET und | Pôle environnemental de Wayabo
3 re & Points cibles
ne E—1 Rayon de 3km
" [____| Domaine d'étude
. \
2) Se
\
\ {
À
te
0 & 1 2
mm Ki OmÈTrES
Dépôts au sol (ug/m°/s)
Cadmium
| | <5,0e-007
| | 5,0e-007 - 7,0e-007
D 7,0e-007 - 1,5e-006
M 1 5e-006- 3,5e-006
| | >3,5e-006
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 155/184 ANNEXES7,
ARIA
N Légende
À SET Pôle environnemental de Wayabo
Le & Points cibles
"1 F— 1] Rayon de 3km
" [| Domaine d'étude
# *
}
Î Î
(2 @
%
\ Î À Ÿ
Le 7
es
LS
DRE
0 7 1 2
ee Ki lOmÈtrES
Dépôts au sol (1g/m’°/s)
Nickel
|__| <7,5e-007
| | 7,5e-007 - 1,0e-006
D :,0e-006 - 2,0e-006
M 206-006 - 4,0e-006
| | >4,0e-006
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 156/184 ANNEXESLégende
Pôle environnemental de Wayabo
@ Points cibles
E—1 Rayon de 3km
|. 1 Domaine d'étude
0 5 1 2
ee Ki lom ètre
Dépôts au sol (ug/m°/s)
Plomb
|__| <5,0e-006
| | 5,0e-006 - 9,5e-006
D 9,5e-006 - 1,5e-005
Mn] :,5e-005- 3,0e-005
| | >3,0e-005
\
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 157/184 ANNEXES] ms
- ARIA
N Légende
À RTS ne NE TT TRE A î JT Pôle environnemental de Wayabo
er @ Points cibl Le oints cibles
0 FE Rayon de 3km
} [| Domaine d'étude
@ @
\
\ ;
RS — À = ue"
0 05 1 2 4 _ à ms Ki lomÈtrEs
Dépôts au sol (ug/m°/s)
Mercure
|__| <1,0e-007 |
|__| 1,0e-007 - 2,0e-007 ’
EM 206-007 - 3,0e-007 |
M] 3,06-007 - 6,0e-007
| | >6,0e-007
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 158/184 ANNEXESLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 159/184 ANNEXES
Annexe 5 : Base de données CIBLEXr
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 160/184 ANNEXES
Informations relative à la consommation
proposée dans la base de données CIBLEX42
Les régimes alimentaires sont présentés en fonction principalement de l’âge des individus concernés. En effet, ce critère conditionne le type d’activité physique à prendre en compte et les données physiologiques caractéristiques associées. CIBLEX donne donc selon les critères définis ci-dessous une quantité d’aliment ingérée quotidiennement pour les catégories suivantes d’aliments :
- viande de bœuf, de cheval et de veau : bifteck, entrecôte, faux filets, flanchets, rosbif, bœuf bourguignon, bœuf à pot au feu, steak haché, escalope de veau, côte de veau, filet de veau, poitrine de veau, rôti de veau, épaule de veau,
- viande de mouton : côtelette d'agneau, gigot, épaule,
- viande de porc et charcuterie : côtelette de porc, filet de porc, rôti de porc, travers de porcs, échine, charcuterie (andouillette, boudin, pâté, rillettes, saucisses, jambon…),
- viande de volaille : volailles (canard, poulet, dinde, lapin…),
- légumes feuilles : artichaut, bettes, brocoli, chicorée frisée, chou de Bruxelles, chou rouge, chou vert, chou-fleur, cresson, céleri, endive, épinard, fenouil, laitue, pissenlit, poireau,
- légumes fruits : aubergine, concombre, courgette, haricot vert, poivron, petit pois, potiron, tomate, abricot, cassis, cerise, fraise, framboise, pomme, poire, mirabelle, reine-claude, pêche, raisin, mûre, groseille, melon,
- légumes racines : asperge, betterave rouge, carotte, céleri rave, navet, oignon, radis, salsifis, topinambours,
- pommes de terre : pomme de terre au four, pomme de terre bouillie, pomme de terre chips, pomme de terre frite,
- poissons et crustacés : poissons, huîtres, moules, crevettes, autres crustacés et mollusques.
- œufs : blanc d'œuf, jaune d'œuf, œuf au plat, œuf brouillé, œuf dur, œuf cru, œuf poché, omelette,
- céréales : pain, biscotte et autres céréales, biscuits secs salés, biscuits sucrés, pâtisserie et viennoiserie, pâtes et riz,
- beurre : beurre, beurre allégé, beurre demi-sel,
- lait UHT : lait demi-écrémé UHT, lait entier UHT, lait écrémé UHT,
- produits laitiers, fromages : fromages, produits laitiers hors lait.
Des nourrissons aux enfants de 35 mois
Pour les besoins de cette étude, deux groupes ont été définis :
- 0 à 11 mois : la consommation alimentaire est d’abord uniquement constituée de lait puis, vers 5 mois, la diversification du régime alimentaire commence ;
- 12 mois à 35 mois : l'équipement dentaire permet de mâcher des substances de consistance ferme et l'équipement enzymatique du tube digestif est complet, permettant à l'enfant de consommer les mêmes aliments que les adultes.
42 CIBLEX, Banque de données des paramètres descriptifs de la population française au voisinage d’un site pollué,
IRSN, ADEME, Juin 2003LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 161/184 ANNEXES
Les consommations alimentaires de 0 à 3 ans sont basées sur divers conseils alimentaires et études récentes en France (bibliographie).
Les catégories d’aliments des nourrissons (0 à 11 mois) viandes de bœuf, légumes feuilles et légumes fruits représentent respectivement l’ensemble des types de viande (bœuf, volaille…), les légumes verts mixés et les légumes fruits sucrés.
Les informations recueillies sont de niveau national.
de 3 ans à 60 ans et plus
Les régimes alimentaires pour ces classes d'âge sont issus de l'étude Individuelle et Nationale sur les Consommations Alimentaires (enquête INCA 1999,Volatier, 2000) réalisée par l'AFSSA et les taux d'autoconsommation sont déduit de l'étude de consommation et lieu d'achat des produits alimentaires de l'INSEE de 1991 (Bertrand, 1993).
L'enquête INCA 1999 porte sur les consommations alimentaires de 2491 individus de 3 ans et plus, représentatifs de la population française. Elle a été divisée en deux parties : les adultes normo-évaluants de 15 ans et plus (1474 individus) et les enfants de moins de 15 ans (1017 enfants de 3 à 14 ans). Le relevé des consommations alimentaires a été effectué à l’aide d’un carnet de consommation, sur une période de 7 jours consécutifs, l’identification des aliments et des portions étant facilitée par l’utilisation d’un carnet photographique (glossaire de photos de différentes portions d’aliments courants). Différents points sont à noter :
- ces deux parties doivent être traitées séparément car il y a une sur-représentation des enfants ;
- pour un individu, la catégorie socio-professionnelle est celle du chef de famille du foyer ;
- la représentativité nationale de l’échantillon a été assurée par stratification (région géographique et taille d’agglomération) et par la méthode des quotas qui se base sur la répartition connue de la population pour un certain nombre de caractères (sexe, âge, profession et CSP). L’échantillon est ainsi construit en respectant la distribution de la population, il est choisi de façon à constituer une image aussi fidèle que possible de la population totale ;
- la réalisation des enquêtes a été programmée sur une période de 11 mois régulée en quatre vague pour intégrer les effets de saisonnalité ;
- il y a deux niveaux géographiques d'agrégation des données : un niveau national et un niveau correspondant aux Zones d'Etude et d'Aménagement du Territoire (ZEAT) définies par l'INSEE, la ZEAT Bassin Parisien ayant été divisée en deux au vu de sa taille (Bassin Parisien Est et Bassin Parisien Ouest).
Une répartition des individus par classes d'âge a été réalisée :
- pour les enfants de moins de 15 ans, deux groupes d'individus ont été définis : de 3 à 7 ans et de 8 à 14 ans. Cette répartition permet d'obtenir une bonne représentativité dans les deux groupes ; - pour les adultes, trois groupes d'individus ont été définis : de 15 à 19 ans représentatifs des adolescents, de 20 à 60 ans représentatifs des personnes en activité et les plus de 60 ans représentatifs des personnes âgées.
Les trois critères discriminants retenus pour la définition des consommations alimentaires sont le niveau d'agrégation géographique, la taille de la commune d'habitation et le sexe de l'individu concerné. Toutefois ces critères sont inégalement renseignés suivant les classes d'âge.x
classes INCA
0-11 mois
12-35 mois
3-7 ans
8-14 ans
15-19 ans
20-60 ans
61 ans et plus TLITITEIT
classes CIBLEX
0-11 mois,
12-23 mois,
2-6 ans,
4-11 ans,
12-16 ans
17-60 ans
61 ans et plus
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 162/184 ANNEXES
Pour des besoins de cohérence avec les autres données de l'étude CIBLEX, des équivalences au niveau des classes d'âge ont été faites :
Remarques importantes :
Ages supérieurs à 2 ans
S’agissant des classes d'âge à partir de 2 ans, le régime alimentaire a été établi en ne tenant compte que des seuls consommateurs.
Pour compléter les informations sur les régimes alimentaires, l’utilisateur peut accéder aux 5, 30, 50, 70 et 95ème percentiles des consommations alimentaires (uniquement pour les ZEAT).
CSP exploitant/ouvrier agricole
Seul le type d’agglomération rural a été considéré pour la définition du régime alimentaire des individus de la catégorie socioprofessionnelle exploitant/ouvrier agricole, dont les représentants habitent à 94% en zone rurale.
L'autoconsommation
Ce paramètre correspond à l’achat ou à un présent d’aliments frais produits par le consommateur ou son voisinage. Il ne représente donc pas la totalité de la consommation en frais, ni la totalité de la consommation d’origine locale. De plus il s’agit de l’étude INSEE de 1991 qui se base sur les achats et non sur les consommations. Ce paramètre permet donc d’obtenir uniquement un ordre de grandeur de l’autoconsommation suivant les ZEAT pour l’ensemble de la population et la population agricole en milieu rural. Il ne permet pas d’évaluer la part des aliments frais.
Ciblex est une publication IRSN/ADEMELE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 163/184 ANNEXES
Annexe 6 : Résultats par tranche d’âge de la
caractérisation des risques sanitaires pour
l’exposition par voie digestiveF .. TECHNOLOGIES
Classe d'âge Apport par ingestion| Unité Arsenic | Cadmium | Méthylmercure | mercure inorganique| Nickel Plomb |Benzo(a)pyrène
0.0E+00 0.0E+00 0.0E+00 0.0E+00 0.0E+00 | 0.0E+00 0.0E+00
1.8E-05 3.4E-06 9.8E-08 7.0E-06 3.2E-06 | 2.2E-05 1.1E-06
1.6E-07 1.7E-09 5.3E-10 0.0E+00 3.6E-07 | 5.7E-06 8.5E-08
1.8E-05 3.4E-06 9.9E-08 7.0E-06 3.5E-06 | 2.8E-05 1.2E-06
de sol mg/kg/j 2.3E-05 2.1E-06 9.4E-09 4.6E-07 3.9E-06 | 2.6E-05 5.4E-07
Enfant (1 - 2 ans) de végétaux mg/kg/) 9.8E-06 1.9E-06 5.5E-08 3.9E-06 1.8E-06 1.2E-05 6.1E-07
de produits animaux | mg/kg/j | 1.6E-06 1.8E-07 2.1E-09 0.0E+00 1.1E-06 | 3.5E-05 5.3E-07
Apport total mg/kg/j | 3.5E-05 | 4.1E-06 6.7E-08 4.4E-06 6.8E-06 | 7.4E-05 1.7E-06 de sol mg/kg/i 1.5E-05 1.3E-06 5.9E-09 2.9E-07 2.4E-06 1.7E-05 3.4E-07 Enfant (2 - 7 ans) de végétaux mg/kg/j 6.2E-06 1.2E-06 3.5E-08 2.5E-06 1.1E-06 | 7.8E-06 3.9E-07 de produits animaux | mg/kg/j 1.0E-06 1.1E-07 1.3E-09 0.0E+00 7.1E-07 2.2E-05 3.3E-07 Apport total mg/kg/j | 2.2E-05 2.6E-06 4.2E-08 2.8E-06 4.3E-06 | 4.6E-05 1.1E-06 de sol mg/kg/) 2.8E-06 2.4E-07 1.1E-09 5.4E-08 4.6E-07 3.1E-06 6.3E-08 Enfant (7-12 ans) de pur mg/ kg/i 3.5E-06 6.6E-07 2.0E-08 1.4E-06 6.2E-07 | 4.4E-06 2.2E-07 de produits animaux | mg/kg/j 5.7E-07 6.4E-08 7.3E-10 0.0E+00 4.0E-07 1.2E-05 1.9E-07 Apport total mg/kg/j | 6.8E-06 | 9.7E-07 2.1E-08 1.4E-06 1.5E-06 | 2.0E-05 4.7E-07 de sol mg/kg/i 1.6E-06 1.4E-07 6.5E-10 3.2E-08 2.7E-07 1.8E-06 3.8E-08 Enfant (12 - 17 de végétaux mg/kg/i 2.1E-06 3.9E-07 1.2E-08 8.2E-07 3.7E-07 2.6E-06 1.3E-07 ans) de produits animaux | mg/kg/j 3.4E-07 3.8E-08 4.3E-10 0.0E+00 2.4E-07 7.3E-06 1.1E-07 Apport total mg/kg/j | 4.0E-06 | 5.7E-07 1.3E-08 8.6E-07 8.8E-07 | 1.2E-05 2.8E-07 1.3E-06 1.2E-07 5.4E-10 2.6E-08 2.2E-07 1.5E-06 3.1E-08 2.4E-06 4.9E-07 1.5E-08 1.1E-06 4.3E-07 3.0E-06 1.6E-07 2.3E-07 2.2E-08 2.8E-10 0.0E+00 2.0E-07 5.2E-06 7.0E-08 4.0E-06 6.3E-07 1.5E-08 1.1E-06 8.5E-07 | 9.8E-06 2.6E-07 de sol mg/kg/j 2.4E-06 2.1E-07 9.6E-10 4.7E-08 4.0E-07 2.7E-06 5.5E-08 DJE pondérée sur de végétaux mg/kg/j 2.5E-06 4.9E-07 1.4E-08 1.0E-06 4.4E-07 3.1E-06 1.6E-07 53 ans de produits animaux | mg/kg/j | 2.8E-07 2.9E-08 3.6E-10 0.0E+00 2.2E-07 | 6.2E-06 9.0E-08 Apport total mg/kg/j | 5.1E-06 | 7.3E-07 1.6E-08 1.1E-06 1.1E-06 | 1.2E-05 3.0E-07
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 164/184 ANNEXES
Tableau 69 : doses journalières d’exposition pour la voie digestiveLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 165/184 ANNEXES
Annexe 7 : Fiches toxicologiquesLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 166/184 ANNEXES
1,2-dichloroéthane (N° CAS : 107-06-2)
Références bibliographiques :
• INERIS, Fiche de données toxicologiques et environnementales, 1,2dichloroéthane, juillet 2006
Date de mise à jour : 21/11/2014
Identification des dangers
Effets systémiques : Les données sur la toxicité subchronique ou chronique du 1,2-dichloroéthane chez l’homme sont peu nombreuses.
Effets cancérigènes : Les études réalisées en milieu professionnel n’ont pas permis d’associer l’exposition par inhalation au 1,2-dichloroéthane à un risque accru de cancer (ATSDR, 2001). Cependant, l’IARC et de l’US EPA classent le 1,2 dichloroéthane comme cancérigène pour l’homme en se basant sur des études réalisées sur des rats et souris.
Effets sur la reproduction et le développement : l’Union Européenne ne classe pas le 1,2 dichloroéthane pour ses effets sur la reproduction et le développement (JOCE, 1993). Des études ont montré une augmentation des malformations cardiaques et du tube neural ainsi que l'augmentation des naissances prématurées. Ces résultats sont cependant à considérer avec prudence dans la mesure où les populations étudiées ont été exposées à de nombreux contaminants.
Classification cancérogène :
• Union européenne Catégorie 1B (anciennement 2) - assimilé à une substance cancérogène pour l'homme
• CIRC – IARC : Groupe 2B – cancérigène possible pour l'homme (1979) • US EPA (IRIS) : Classe B2 - probablement cancérigène pour l'homme par voie orale ou par inhalation. Il existe des preuves suffisantes chez l'animal, et des preuves non adéquates chez l'homme (1993).LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Arsenic (N° CAS : 7440-38-2)
Références bibliographiques :
- INERIS, fiche toxicologique de l’arsenic et ses dérivés inorganiques, 2010 - INERIS, Point sur les Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR) - mars 2009
Date de mise à jour : 14/01/2016
Identification des dangers
Effets systémiques : Des effets cutanés sont observés quelle que soit la voie d’exposition. Il s’agit d’hyperkératoses associées à une alternance de zones d’hyper et d’hypopigmentation sur la face, le cou et le dos.
Une atteinte du système nerveux (polynévrite sensitivo-motrice débutant aux membres inférieurs) est observée par exposition respiratoire ou digestive.
Une atteinte hématologique est observée avec anémie, neutropénie, thrombopénie uniquement pour une exposition par voie digestive.
Des effets cardiovasculaires et hépatiques sont également fréquemment décrits. Enfin, l’exposition à l’arsenic est récemment corrélée au diabète sucré (INERIS, 2006 ; INRS, 2006).
Effets cancérigènes : Plusieurs études rapportées par l’INERIS (2006) montrent une association entre : - le cancer des voies respiratoires et l’exposition à l’arsenic inorganique par voie respiratoire. Cette association aurait été retrouvée par ingestion de composés arsenicaux.
- le cancer cutané et l’exposition à l’arsenic inorganique par voie digestive (essentiellement par ingestion d’eau).
D’autres localisations de cancers sont suspectées mais non encore confirmées.
Effets sur la reproduction et le développement : Des malformations à la naissance et des petits poids à la naissance sont suspectés, mais ces effets n’ont pas été confirmés.
Classification cancérogène
Union Européenne : compte tenu du nombre important de dérivés de l’arsenic, seuls sont pris en considération les dérivés les plus courants ayant fait l’objet d’une classification par l’Union Européenne. Pentoxyde d’arsenic (JOCE, 1998), trioxyde d’arsenic (JOCE, 1998), arséniate de plomb (JOCE, 1998), l’acide arsénique et ses sels (JOCE, 1998) : Catégorie 1A (anciennement 1) : « substances que l’on sait être cancérogènes pour l’homme ».
Arsenic : non classé cancérigène (JOCE, 2004) .
CIRC – IARC
Arsenic et ses composés : Groupe 1 : l’agent (ou le mélange) est cancérigène pour l’homme (1987). Cette classification s’applique à l’ensemble du groupe mais pas nécessairement à chacun des agents. US EPA (IRIS)
Arsenic : Classe A : substance cancérigène pour l'homme (1998).LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Benzo(a)pyrène (N° CAS : 50-32-8)
Références bibliographiques :
• INERIS, fiche toxicologique du benzo(a)pyrène, juillet 2006
• Point sur les Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR), mars 2009
Date de mise à jour : 21/11/2014
Identification des dangers
Effets systémiques : Non concerné
Effets cancérigènes : Les études rapportées dans la littérature ne permettent pas de conclure quant au caractère cancérogène du benzo[a]pyrène à lui seul chez l’homme. Cependant, chez l’animal, les études montrent que le benzo[a]pyrène induit des tumeurs chez de nombreuses espèces animales par les trois voies d’exposition possibles : pulmonaire, orale et cutanée. Les effets rapportés correspondent à une action à la fois locale et systémique.
Effets sur la reproduction et le développement : Le benzo[a]pyrène est classé catégorie 2 par l’union européenne (substance devant être assimilée à des substances altérant la fertilité dans l’espèce humaine ou causant des effets toxiques sur le développement dans l’espèce humaine (JOCE, 2004)). D’après la bibliographie, aucune étude n’a été effectuée chez l’homme pour rechercher un éventuel effet du benzo[a]pyrène sur la reproduction.
Classification cancérogène :
• Union européenne : Catégorie 1B - substance cancérogène pour l’homme (JOCE, 2004) • CIRC – IARC : Groupe 1 - cancérogène pour l’homme (2012)
• US EPA (IRIS) : Classe B2 - cancérogène probable pour l’homme (1994)LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Benzène (N° CAS : 71-43-2)
Références bibliographiques :
• INERIS. Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. Benzène. Mars 2006
Date de mise à jour : 14/01/2016
Identification des dangers
Effets systémiques : De nombreuses études ont mis en évidence des effets sur le système sanguin (effets hémotoxiques et immunotoxiques) associés à des expositions par inhalation. Des effets sur le système immunitaire ont également été décrits dans le cadre d’exposition professionnelle au benzène.
Effets cancérigènes : de nombreuses études ont rapporté une augmentation des taux de cancer au cours des expositions professionnelles au benzène. La leucémie aiguë myéloïde est l’affection le plus souvent rapportée dans les études de cas mais l’épidémiologie retrouve une association significative avec les leucémies de tout type voire d’autres affections du tissu hématopoïétique.
Effets sur la reproduction et le développement : Le benzène passe la barrière placentaire et est retrouvé dans la moelle osseuse du foetus à des niveaux supérieurs ou égaux à ceux mesurés chez la mère exposée par inhalation. Les effets sur la reproduction sont cependant insuffisants pour établir une relation causale : certaines études rapportent une augmentation des anomalies du tube neural et des avortements spontanés, mais d’autres études ne retrouvent pas ces anomalies.
Classification cancérogène :
• Union européenne : Catégorie 1A (anciennement 1) : substance que l’on sait être cancérogène pour l’homme (JOCE, 2004)
• CIRC – IARC : Groupe 1 : agent cancérigène pour l’homme (1987)
• US EPA (IRIS) : Catégorie A : substance cancérigène pour l'homme (1998).LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Formaldéhyde (N° CAS : 50-00-0)
Références bibliographiques :
• INERIS, Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques, Formaldéhyde, mai 2005
Date de mise à jour : 19/10/2017
Identification des dangers
Effets systémiques : De nombreuses études réalisées sur la population générale exposée au formaldéhyde dans l’air intérieur des logements ont pu confirmer le pouvoir irritant du formaldéhyde au niveau des voies aériennes supérieures, initialement observé en milieu professionnel.
Effets cancérigènes : Les principaux cancers étudiés chez les sujets exposés au formaldéhyde par inhalation concernent les voies respiratoires supérieures et la cavité buccale, et plus marginalement le cerveau, les leucémies et les maladies de Hodgkin. Le formaldéhyde par voie digestive ne conduit pas au développement de tumeur cancéreuse (OMS, 1996).
Effets sur la reproduction et le développement : Deux études décrivent l’absence de différence sur la qualité du sperme d’hommes exposés par inhalation professionnellement au formaldéhyde par comparaison à des témoins, de même que chez la femme (275 sujets) un taux d'avortements spontanés observé jugé compatible avec le taux basal d'avortements.
Classification cancérogène :
Union européenne : catégorie 1B, substances dont le potentiel cancérogène pour l'être humain est supposé
CIRC – IARC : groupe 1, cancérigène pour l’homme (2004)
US EPA (IRIS) : Classe B1 : probablement cancérigène pour l'homme. Des données limitées chez l'homme sont disponibles.LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Cadmium (N° CAS 7440-43-8)
Références bibliographiques :
- INERIS, Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques, cadmium et ses dérivés, avril 2014
- Point sur les Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR) - mars 2009
Date de mise à jour : 11/12/2014
Identification des dangers
Effets systémiques : Le principal organe cible est le rein, atteint sous forme de néphropathie irréversible pouvant conduire à une insuffisance rénale, quelle que soit la voie d’exposition. Une dégénérescence des cellules tubulaires rénales se manifeste précocement, suivie d’une réaction inflammatoire interstitielle puis d’une fibrose. Pour l’exposition par voie respiratoire, il faut ajouter des troubles respiratoires (bronchite obstructive, emphysème) liés au caractère irritant des particules de cadmium. L’organe cible secondaire est l’os, quelle que soit la voie d’exposition (INERIS, 2005).
Effets cancérigènes : Différentes études de mortalité rapportées par le CIRC (1993) montrent une augmentation significative de cancers pulmonaires consécutifs à l’exposition au cadmium par voie respiratoire. Plusieurs études rapportées par l’INERIS (2005) montrent une augmentation de la mortalité par cancer prostatique suite à l’exposition au cadmium par voie respiratoire ou digestive. Ces résultats sont controversés. Des cancers du foie et de l’estomac sont également mis en évidence dans quelques études de cohortes en milieu professionnel.
Effets sur la reproduction et le développement : Les effets du cadmium sur la reproduction et le développement seraient faibles (pas de diminution de la fertilité ni de la fonction endocrine). Chez les animaux, une toxicité sur la reproduction et le développement a été rapportée par le CIRC après une exposition aux composés du cadmium par voie orale ou respiratoire. Pour l’OMS, les études animales par voie orale n’ont pas apporté de preuves satisfaisantes du pouvoir tératogène du cadmium à des doses inférieures aux doses toxiques pour la mère.
Classification cancérogène du cadmium et de ses composés :
• CIRC : classés dans le groupe 1 en 1993, substances cancérogènes pour l’homme • Union européenne : classés en catégorie 1B (anciennement 2) en 2004, substances devant être considérées comme cancérogènes pour l’homme
• US-EPA : classé B1 en 1987, cancérogène probable chez l’hommeLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Chrome (N° CAS 7440-47-3)
Références bibliographiques :
- INERIS, fiche toxicologique du chrome et ses dérivés, février 2005
- Point sur les Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR), mars 2009 Date de mise à jour : 14/01/2016
Identification des dangers
Effets systémiques : L’exposition par inhalation aux composés du chrome III ou du chrome VI a pour cible le tractus respiratoire (épistaxis, rhinorrhée, irritation et démangeaisons nasales, atrophie de la muqueuse nasale, ulcérations et perforation du septum nasal, bronchite, pneumoconiose, diminution des fonctions pulmonaires et pneumonie).
L’exposition par voie orale aux composés solubles du chrome peut avoir un effet sensibilisant se traduisant par de l’asthme et des dermatites.
L’exposition cutanée amène à des dermites eczématiformes (éruptions localisées aux avant-bras) (INERIS, 2005).
Effets cancérigènes : De nombreuses études en milieu professionnel ont mis en évidence des excès de mortalité par cancer pulmonaire en lien avec une exposition au chrome VI (chromates, en particulier de calcium et de zinc) (INERIS, 2005).
Effets sur la reproduction et le développement : Les études disponibles ne permettent pas de conclure quant aux effets du chrome sur la reproduction ou le développement (INERIS, 2005).
Classification cancérogène
Union Européenne
Composés du chrome VI :
• Trioxyde de chrome (JOCE, 2004), Chromates de zinc (JOCE, 1996): catégorie 1A (anciennement 1) (substances que l’on sait être cancérogènes pour l’homme)
• Dichromate de sodium (JOCE, 2004), Dichromate d’ammonium (JOCE, 2004), Chromate de sodium (JOCE, 2004), Chromate de calcium (JOCE, 1996), Dichromate de potassium (JOCE, 2004), Dichloro-dioxyde de chrome (JOCE, 1996), Chromate de strontium (JOCE, 1996), Chromate de potassium (JOCE, 1996): catégorie 1B (anciennement 2) (substances devant être assimilées à des substances cancérogènes pour l’homme) • Chromate de plomb (JOCE, 1998), Molybdène orange (JOCE, 1998, 2000) : catégorie 2 (anciennement 3) (substances préoccupantes pour l’homme en raison d’effets cancérogènes possibles) CIRC – IARC
• Composés du chrome VI : groupe 1 (cancérigène pour l’homme) (1990) • Composés du chrome III : groupe 3 (ne peut être classé pour sa cancérogénicité pour l’homme » (1990) US EPA (IRIS)
• Composés du chrome VI : groupe A pour l’exposition par inhalation (substance cancérigène pour l'homme » (1998)
• Composés du chrome VI : groupe D pour l’exposition par voie orale :(Substance non classifiable quant à sa cancérogénicité pour l'homme » (1998)
• Composés du chrome III : groupe D (substance non classifiable quant à sa cancérogénicité pour l'homme » (1998)LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Sulfure d’hydrogène (N° CAS : 7783-06-4)
Références bibliographiques :
• INERIS, fiche toxicologique du sulfure d’hydrogène, septembre 2011 • Point sur les Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR), mars 2009 Date de mise à jour : 21/11/2014
Identification des dangers
Effets systémiques : Bien que des données quantitatives manquent, les études de toxicité montrent que le H2S est absorbé rapidement par les poumons. L'exposition orale est peu probable.
Les données disponibles pour une exposition par inhalation correspondent à quelques rapports de cas et une variété d'études épidémiologiques en milieu professionnel. Ces études montrent qu’une exposition au H2S à de hautes concentrations a des effets importants sur le système respiratoire pouvant mener à l'inconscience avec des séquelles neurologiques et, parfois à la mort. Chez l’animal, des études démontrent une sensibilité de l’épithélium olfactif nasal aux concentrations basses en H2S. Cela peut suggérer que l'exposition humaine aux concentrations basses puisse aussi causer des symptômes neurologiques bien que des données de réponse d'exposition quantitatives manquent.
Par ailleurs, l'exposition orale est peu probable.
Effets cancérigènes : Aucune étude n'a montré d'effet cancérigène attribuable au sulfure d'hydrogène.
Effets sur la reproduction et le développement : Aucune étude n'a montré d'effet génotoxique attribuable au sulfure d'hydrogène.
Classification cancérogène :
• Union européenne : non classé
• CIRC – IARC : non classé
• US EPA (IRIS) : non classéLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 174/184 ANNEXES
Acide chlorhydrique (N° CAS 7647-01-0)
Références bibliographiques :
- INERIS, Annick Pichard, Toxicité aiguë de l’acide chlorhydrique (HCl), Rapport final, Ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Janvier 2000 - INRS, Fiche toxicologique N°13. Edition 1997. 4p.
- US-EPA, fiche IRIS : Hydrogene chloride, Last revised 07/01/1995
Date de mise à jour : 14/01/2016
Identification des dangers
Effets locaux : L’exposition répétée à l’acide chlorhydrique est responsable de gingivostomatites et érosions dentaires, de dermatoses, d’irritation des voies respiratoires se traduisant par des épistaxis et des ulcérations nasales pouvant aller jusqu’à une bronchite chronique (INRS, 2006).
Effets cancérigènes : Les expérimentations animales n’ont pas mis en évidence d’augmentation de la mortalité ou de l’incidence des tumeurs malignes chez les animaux exposés à l’acide chlorhydrique (INRS, 2006).
Effets sur la reproduction et le développement : Il n’a pas été recueilli de données sur les effets de l’acide chlorhydrique sur la reproduction et le développement.
Classification cancérogène du cadmium et de ses composés :
CIRC – IARC (1989) : classé 3 (inclassables quant à leur cancérogénicité pour l'Homme).LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Acide fluorhydrique (N° CAS 7664-39-3)
Références bibliographiques :
- Fiche de données toxicologiques et environnementales des substances chimiques. Acide fluorhydrique. Septembre 2011.
- Office of Environmental Health Hazard Assessment, Air- Hot Spots Guidelines, Fluoride including hydrogen fluoride
Date de mise à jour : 16/02/2017
Identification des dangers
Effets locaux : Toxicité aiguë :
L’exposition au fluorure d’hydrogène gazeux ou à des aérosols de solutions aqueuses produit une irritation des muqueuses oculaires et respiratoires. Le HF est caustique pour la peau et les muqueuses avec lesquelles il entre en contact. L’ingestion d’une solution de HF est suivie de douleurs buccales, rétrosternales et épigastriques. Les vomissements sont fréquents, parfois sanglants. Les complications pouvant apparaître dans les jours qui suivent l’ingestion sont une hémorragie digestive ou gastrique, une perforation oesophagienne ou gastrique, une détresse respiratoire…
Toxicité chronique :
L’exposition répétée au HF et à ses dérivés minéraux est responsable d’une irritation de la peau, des muqueuses oculaires et respiratoires. Elle peut entraîner une surcharge fluorée, la fluorose. Cette intoxication se traduit par une augmentation de la densité osseuse. L’atteinte dentaire est due à la fixation du fluor sur les bourgeons dentaires et ne s’observe que lorsque l’intoxication a eu lieu dans l’enfance.
Effets cancérigènes : Les fluorures inorganiques ont été classés pour le risque de cancer par le CIRC dans la catégorie 3 (Inclassables quant à leur cancérogénicité pour l'Homme).
Classification cancérogène : Non classéLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Manganèse (N° CAS 7439-96-5)
Références bibliographiques :
• INERIS, fiche toxicologique du manganèse et ses dérivés, avril 2007
• Point sur les Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR), mars 2009
Date de mise à jour : 14/01/2016
Identification des dangers
Effets systémiques : Lors d’exposition chronique au manganèse, ce sont des atteintes du système nerveux central qui prédominent (manganisme). Les symptômes sont à la fois des troubles psychiatriques et des atteintes purement neurologiques. Les troubles psychiques précèdent habituellement les déficits moteurs (Calne et al., 1994). Les effets du manganèse sont similaires à ceux observés dans la maladie de Parkinson. Les effets de l’exposition par ingestion d’eau ou d’aliments ne sont pas mis en évidence chez l’homme aux concentrations environnementales, même lorsque les concentrations en manganèse sont élevées, probablement parce que l’organisme exerce un fort contrôle homéostatique sur la quantité de manganèse absorbée.
Le contact cutané est irritant et réversible à l’arrêt de l’exposition (ATSDR, 2000 ; IPCS, 1981 ; OMS, 2000).
Effets cancérigènes : Il n’a pas été retrouvé d’étude humaine faisant état du potentiel cancérigène des poussières de manganèse. Les études par voie digestive chez l’animal montreraient une augmentation des risques de cancer.
Effets sur la reproduction et le développement : Les effets sur la reproduction et le développement du manganèse sont peu fiables.
Classification cancérogène
Union européenne : Pas de classification
CIRC – IARC : groupe 3 (ne peut être classé pour sa cancérogénicité pour l’homme) (IARC, 1987) US EPA (IRIS) : classe D (substance non classifiable quant à sa cancérogénicité pour l’homme) (US EPA, 1996c)LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 177/184 ANNEXES
Mercure (N° CAS 7439-97-6)
Références bibliographiques :
- INERIS, fiche toxicologique du mercure et ses dérivés, version 4 septembre 2010 - Point sur les Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR) - mars 2009 Date de mise à jour : 14/01/2016
Identification des dangers
Effets systémiques :
Mercure élémentaire : Les organes cibles sont le système nerveux central et les reins. Les effets observés sont les mêmes que pour une exposition aiguë : tremblements, troubles de la mémoire, irritabilité, baisse des performances intellectuelles et gingivite. Les atteintes rénales sont observées pour des concentrations supérieures à 50 μg.g-1 de créatinine. Il s’agit de protéinurie accompagnée de lésions tubulaires rénales, puis glomérulaires pour des concentrations plus élevées.
Chez les enfants, l’exposition respiratoire au mercure peut entraîner l’apparition de la « maladie rose » (pink disease) qui est une tuméfaction froide et humide des extrémités.
Les effets de l’exposition au mercure des amalgames dentaires sont controversés. L’exposition digestive au mercure élémentaire entraîne des troubles cardiaques, gastro-intestinaux, neurologiques et rénaux.
Certaines personnes développent des stomatites par contact cutané avec les amalgames dentaires. Mercure inorganique : Il n’y a pas de données sur les effets du mercure inorganique par voie respiratoire, chez l’homme.
Par ingestion, le mercure inorganique a des effets rénaux et neurotoxiques. Des troubles cardiovasculaires ont été observés chez les enfants, accompagnés de douleurs abdominales, de diarrhée, de crampes et de troubles neurologiques.
L’exposition cutanée conduit à des troubles cardiovasculaires, gastro-intestinaux, rénaux, neurologiques et immunologiques.
Mercure organique : Par voie respiratoire, l’exposition au mercure organique entraîne des troubles respiratoires, gastro-intestinaux, musculaires, hépatiques et neurologiques. Par voie digestive, le cerveau est le principal organe cible du mercure organique avec une atteinte particulière des organes, des sens et de la motricité. A long terme, l’exposition chronique par voie digestive au mercure organique est mortelle.
L’exposition cutanée est mal renseignée.
Effets cancérigènes : Les effets cancérigènes du mercure métallique chez l’homme sont controversés ce qui justifie son classement en groupe 3 par le CIRC. Il n’y a pas d’étude sur la cancérogénicité du mercure inorganique chez l’homme. La cancérogénicité du mercure organique est encore incertaine. Effets sur la reproduction et le développement
Concernant le mercure élémentaire : des études menées, sur des femmes enceintes, chez les dentistes et leur personnel, au Danemark, aux USA, en Pologne, en Suède, en Union Soviétique décrivent une augmentation des malformations congénitales et des avortements. De même, une diminution du poids des enfants à la naissance a été notée.
Concernant le mercure organique, plusieurs études menées dans des endroits différents ont étudié l’effet du méthylmercure sur le développement des enfants dont les mères furent exposées pendant toute la grossesse à du méthylmercure par voie orale. Ces publications ont principalement étudié les paramètres neurospychologiques et les effets sur le neurocomportement des enfants.
Classification cancérogène
L’Union Européenne
• Mercure élémentaire : non classé (JOCE, 1998).
• Dichlorure de mercure ou chlorure mercurique: non classé (JOCE, 1998). CIRC – IARC : groupe 3 (ne peut être classé pour sa cancérogénicité pour l’homme) (IARC, 1987) US EPA (IRIS)
• Mercure élémentaire : classe D – ne peut être classé pour sa cancérogénicité pour l’homme (US EPA, 1995)
• Chlorure mercurique : classe C – cancérigène possible pour l’homme (US EPA, 1995).LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 178/184 ANNEXES
Monoxyde de carbone (N° CAS : 630-08-0)
Références bibliographiques :
• INRS. Fiche toxicologique n°47 Oxyde de carbone, 1996
• WHO Air Quality Guidelines - Second Edition, 2000
Date de mise à jour : 21/11/2014
Identification des dangers
Effets systémiques : Le monoxyde de carbone aurait, à faible dose (à partir de 5 % chez des adultes en bonne santé), des effets neurologiques, en particulier sur la psychomotricité (baisse de la coordination, de la vigilance et visuelle). Il aurait également des effets sur le système cardiovasculaire.
Effets cancérigènes : Il n’a pas été recueilli de données indiquant que le monoxyde de carbone aurait des effets cancérigènes.
Effets sur la reproduction et le développement : Le monoxyde de carbone a également des effets néfastes sur les femmes enceintes, sur le fœtus et sur le nouveau né (OMS, 2000 ; IPCS, 1999).
Classification cancérogène :
Sans objetLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 179/184 ANNEXES
Nickel (N° CAS : 7440-02-0)
Références bibliographiques :
• INERIS, fiche toxicologique du nickel et ses dérivés, juillet 2006
• Point sur les Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR), mars 2009
Date de mise à jour : 14/01/2016
Identification des dangers
Effets systémiques :
Des données en population humaine montrent que des expositions prolongées à très fortes doses par inhalation provoquent des pathologies respiratoires telles que la bronchite chronique, l’asthme, et une capacité respiratoire réduite, ces pathologies pouvant aller jusqu’au décès. Par voie cutanée, les effets systémiques les plus courants sont les réactions allergiques consécutives à un contact avec des objets en nickel : il s’agit le plus souvent d’un eczéma au point de contact. Pour les effets par ingestion, seules des données de toxicité aiguë sont disponibles. Chez l’homme, des effets sur le système nerveux ont été observés après exposition à forte dose aux sels hydrosolubles de nickel (chlorure et sulfate). Par ailleurs, suite à l’ingestion de boissons contaminées par des sels de nickel, des manifestations de types nausées, crampes, diarrhées et vomissements ont été observées. Enfin, des effets hépatiques (modification du poids du foie) ont été observés.
Effets cancérigènes : Les différentes études épidémiologiques en milieu professionnel portant sur les effets cancérogènes du nickel ont mis en évidence une augmentation du risque de cancer du poumon et du nez pour une exposition par inhalation. Concernant la voie orale, il n’existe pas à l’heure actuelle d’étude disponible concernant les effets cancérogènes chez l’homme.
Effets sur la reproduction et le développement : Il n’existe pas d’études chez l’homme quant aux effets sur la reproduction et le développement du nickel par voie orale ou cutanée (OMS IPCS, 1991 ; ATSDR, 1997). Cependant, des études sur les rats ont montré une augmentation des problèmes de gestation (augmentation des fausses-couches, des naissances prématurées et de la proportion de morts-nés dans les portées.
Classification cancérogène :
• CIRC : composés du nickel classés dans le groupe 1, cancérogènes chez l’homme, par inhalation en 1990 et nickel métal classé dans le groupe 2B, cancérogène probable chez l’homme, en 1990 • Union européenne : monoxyde de nickel, dioxyde de nickel et trioxyde de dinickel classés en catégorie 1A, cancérogènes pour l’homme en 2001. Le nickel métal est classé en catégorie 2 depuis 1993, substance préoccupante pour ses effets cancérogènes possibles
• US-EPA : poussières de raffinage et sous-sulfure de nickel (Ni3S2) classés A, cancérogènes pour l’homme en 1991.LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 180/184 ANNEXES
Dioxyde d’azote (N° CAS 10102-44-0)
Références bibliographiques :
• INERIS, Fiche toxicologique pour les oxydes d’azote, novembre 2011 • WHO : Air quality guidelines for Europe. Global update 2005, Particulate matter, ozone, nitrogen dioxide and sulfur dioxide
Date de mise à jour : 06/03/2012
Identification des dangers
Effets systémiques : Les études de cohorte suggèrent une association entre l’exposition au dioxyde d’azote (concentrations au domicile) et l’incidence de l’asthme chez l’enfant. Des symptômes de toux et de bronchite se trouvent également augmentés. Il est également rapporté des atteintes de la fonction pulmonaire chez les enfants (5 fois plus de valeurs inférieures aux 80 % prédit) qui persistent dans la vie adulte. Il est difficile de dissocier les effets du dioxyde d’azote de ceux d’autres polluants présents dans les mêmes lieux d’exposition (particules ultra-fines, oxyde nitreux, particules, benzène).
Effets cancérigènes : La pollution associée au trafic automobile est associée avec des cancers chez l’enfant et des cancers pulmonaires chez l’adulte mais sans qu’il soit montré une association spécifiquement avec le dioxyde d’azote.
Effets sur la reproduction et le développement : La pollution de l’air est associée à la naissance de bébés à petits poids, à des retards de croissance intra-utérine, à des naissances avant-terme et à une mortalité périnatale. Ces effets sont liés à la pollution d’origine automobile sans que le dioxyde d’azote ait été incriminée individuellement (OMS, 2006).
Classification cancérogène du cadmium et de ses composés :
• CIRC : non classé ;
• Union européenne : non classé ;
• US-EPA : non classé.LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2017
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 181/184 ANNEXES
Plomb (N° CAS 7439-92-1)
Références bibliographiques :
• INERIS, fiche toxicologique du plomb et ses dérivés, février 2003
• Point sur les Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR), mars 2009 Date de mise à jour : 14/01/2016
Identification des dangers
Effets systémiques :
Effets sur le système nerveux central : Chez l’adulte comme chez l’enfant il est observé des troubles neurologiques (troubles du sommeil, irritabilité, anxiété, perte de mémoire, confusion, sensation de fatigue. Certains auteurs suggèrent l’absence de seuil de plombémie pour ces effets. Les personnes âgées (effets sur la mémoire, l’orientation spatiale, la concentration et la dextérité) et les enfants (impact sur le développement des fonctions cognitives) sont particulièrement sensibles (INERIS, 2003).
Effets sur le système nerveux périphérique se traduisant essentiellement par une faiblesse musculaire (INERIS, 2003).
Effets hématologiques : Anémie liée à l’inhibition de la synthèse de l’hème et à la réduction de la vie des érythrocytes (INERIS, 2003).
D’autres effets, rénaux (altération de la filtration glomérulaire), cardiovasculaires (hypertension artérielle) et immunitaires sont évoqués par plusieurs études portant sur de fortes expositions, mais elles restent controversés (INERIS, 2003).
Effets cancérigènes : Des études en milieu professionnel montrent une augmentation significative des cancers bronchiques et rénaux (INERIS, 2003).
Effets sur la reproduction et le développement : Plusieurs études montrent des effets de l’exposition au plomb sur la reproduction (diminution hormonale, diminution du nombre de spermatozoïdes, avortements, petits poids à la naissance…), ou le développement, en particulier neurologique (INERIS, 2003).
Classification cancérogène :
• CIRC : groupe 2B, cancérigène possible pour l'homme
• Union européenne : non classé
• US-EPA : B2, potentiellement cancérigène pour l’homme (1989)LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Poussières (PM10 et PM2,5)
Références bibliographiques :
• Health Canada, Liste des substances d’intérêt prioritaire : rapport d’évaluation – particules inhalables de 10 μm ou moins, mai 2000
• Organisation Mondiale de la Santé, Air quality Guidelines – Global Update 2005 – Particule matter, ozone, nitrogene dioxide and sulfure dioxide, 2005
• Observatoire des pratiques de l’évaluation des risques sanitaires dans les études d’impact, Q54 : Quelles VTR appliquer dans les problématiques « poussières », Décembre 2007
Date de mise à jour : 23/01/2014
Identification des dangers
Effets systémiques : Augmentation de la mortalité, des symptômes de maladies respiratoires, diminution de la fonction et de la capacité pulmonaire chez les enfants et augmentation des cas de bronchite chronique et d’asthme chez certains adultes.
Dans l’Union Européenne, l’exposition aux PM2,5 produites par les activités humaines réduit en moyenne l’espérance de vie de 8,6 mois.
Effets cancérigènes : Il n’existe pas de concentration en poussières en dessous de laquelle il n’ait pas été constaté une augmentation de la mortalité. Il a été constaté une augmentation des cancers pulmonaires dans des études transversales en association avec une exposition aux PM10 et aux PM2,5.
Effets sur la reproduction et le développement : L’exposition de femmes aux poussières a été rapprochée d’effets sur la reproduction et le développement, mais ces effets doivent encore être confirmés par d’autres études.
Classification cancérogène
CIRC : 1 pour les particules diesel (2012) ;
Union européenne : non classées ;
US-EPA : non classées.LE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
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Dioxyde de soufre (N° CAS : 7446-09-5)
Références bibliographiques :
• INERIS, Fiche toxicologique pour le dioxyde de soufre, septembre 2011 • INRS, Fiche toxicologique pour le dioxyde de soufre, 2006
• OMS, Guidelines for Air Quality, Genève 2000
• Organisation Mondiale de la Santé, Air quality Guidelines – Global Update 2005 – Particule matter, ozone, nitrogene dioxide and sulfure dioxide, 2005
Date de mise à jour : 21/11/2014
Identification des dangers
Effets systémiques : L’exposition prolongée augmente l’incidence de pharyngites et de bronchites chroniques qui peuvent s’accompagner d’emphysème et d’altération de la fonction pulmonaire. Ces effets respiratoires sont augmentés par la présence de particules respirables, le tabagisme et l’effort physique. Le dioxyde de soufre peut aggraver l’asthme et les maladies pulmonaires inflammatoires ou fibrosantes. Aux concentrations urbaines de certaines villes canadiennes (moyenne : 5 μg.m-3) et américaines (moyenne : 85 μg.m-3), il est associé une apparition ou une aggravation des affections respiratoires (toux, dyspnée) et une augmentation du taux de mortalité par maladie respiratoire ou cardiovasculaire. Le dioxyde de soufre peut également provoquer des irritations oculaires.
Effets cancérigènes : il n'existe pas de données suffisantes pour conclure à ce sujet.
Effets sur la reproduction et le développement : Il n’a pas été mis en évidence de lien de causalité entre l’exposition au dioxyde de soufre et des effets sur la reproduction et le développement.
Classification cancérogène :
• CIRC : groupe 3 (1992), ne peut être classé pour sa cancérogénicité chez l’homme • Union européenne : non classé
• US-EPA : non classéLE Pôle environnemental de Wayabo (Kourou - Guyane) - SECHE ECO SERVICES
Evaluation de l'état des milieux et des risques sanitaires / 2017
EVALUATION DE L'ETAT DES MILIEUX ET DES RISQUES SANITAIRES 184/184 ANNEXES
Zinc (N° CAS 7440-66-6)
Références bibliographiques :
• INERIS, Fiche de données toxicologiques et environnementales, zinc et ses composés, mars 2005
• Point sur les Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR), mars 2009 Date de mise à jour : 14/01/2016
Identification des dangers
Effets systémiques :
On connaît peu de choses sur la toxicité à long terme du zinc par inhalation. Aucun effet hépatique ou rénal n'a été décelé chez des travailleurs exposés durant plusieurs années au zinc.
Par voie orale, l’ingestion de sulfate de zinc ou d’oxyde de zinc peut entraîner des crampes d'estomac, des nausées et des vomissements. De nombreux cas d'anémies ont été décrits chez des personnes supplémentées en zinc durant de longues périodes (1 à 8 ans). Le zinc joue un rôle dans le développement et le maintien de l'intégrité du système immunitaire. Cependant, des doses trop élevées en zinc altèrent les réponses immunes et inflammatoires.
Effets cancérigènes :
Deux études réalisées en milieu professionnel et correspondant à des expositions par inhalation, n'ont pas montré d'augmentation significative de l'incidence des cancers en relation avec l'exposition au zinc.
Effets sur la reproduction et le développement :
Il a été démontré des effets tératogènes chez les animaux de laboratoire.
Classification cancérogène :
• CIRC : Le zinc et ses dérivés n'ont pas fait l'objet d'une classification par l'IARC. • Union européenne : le zinc en poudre, le chlorure de zinc, l’oxyde de zinc, le phosphate de zinc et le sulfate de zinc ne sont pas classés.
• US-EPA : zinc et ses dérivés : Classe D : "substances non classifiables quant à leur cancérogénicité pour l'homme" (1991).