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Document publié le Jeudi 2 décembre 2004 par la commune de Barentin.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Partie 1)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Logement, Transports,
C
o m m
u n e
d e
B
a r e n t i
n
Département
de
Seine-Ma ritime
E. A. U.
Diagnostic territorial Diagnostic territorial Diagnostic territorial P lan L ocal d’ U
rbanisme
Rapport de présentation
Elaboration du POS :
- arrêtée le 28/06/1985 - publiée le 09/01/10987 - approuvée le 18/09/1987
Révisions du POS :
. 1ère procédure :
- prescrite le 08/12/1995 - arrêtée le 07/04/2000 - non approuvée
. 2ème procédure :
- prescrite le 02/12/2004 - arrêtée le 29/03/2012 - approuvée leE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 1
Diagno stic
Révisi on d u P.L.U.
de Bare ntin
Sommaire
1 IN TR ODU C TI ON 3
2 PRES EN TA TI ON D E L A C OM MU NE 5
2.1 SITUATION GE OGRAPHI QUE ET DECOUPA GE ADMINIS TRATIF 5 2.2 LE TERRITOIRE C OM MUNAL 6
3 ANA LYS E D U P. O.S. EN VIGUE UR 8
3.1 HISTORI QUE DU P. O.S. 8
3.2 LE DECOUPA GE DU TERRITOIRE EN Z ONES 9
3.3 PRINCIPALES DISPOSITI ONS RESULTANT DES DERNIE RES MODIFICATI ONS DU P OS DE 19 8 7 12 3.4 BILAN DE LA REGLE URBAINE ETABLIE DANS LE P. O. S. EN VIGUEUR 13
4 HIS TOIR E 15
5 LES CA RAC TERI STIQUES DE LA P OPU LA TI ON 18
5.1 LES EVOLUTI ONS DEM OGRAPHI QUES ET LEURS COM POSANTES 18 5.2 LA STRUCTURE PAR AGES 20
5.3 LES PERSPECTIVES D’EVOLUTI ON DE LA P OPULATI ON 21
6 LES A C TIVI TES E C ON OMI QUES 24
6.1 LE TAUX D’ACTIVITE 24
6.2 LE TAUX DE CHOMAGE 26
6.3 LE TAUX D’EMPL OI 27
6.4 LES SECTEURS DE L’ACTIVITE ET LES CATE GORIES S OCIO-PROFESSI ONNEL LES 28 6.5 LES SECTEURS ECON OMI QUES ET LES ENTREPRISES 29 6.6 LES REVENUS DES MENAGES 35
7 LES CA RAC TERI STIQUES D U PA RC DE L OGEMEN TS 37
7.1 LES EVOLUTI ONS DU PARC 37
7.2 LA TAIL LE DES MENA GES ET SES C ONSEQUENCES 38E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 2
Diagno stic
Révisi on d u P.L.U.
de Bare ntin
7.3 LA STRUCTURE DU PARC 41
7.4 LA TYP OL OGIE DU PARC 44
7.5 LE PARC LOCA TIF SOCIA L 46
7.6 LE MARCHE IM M OBILIER 48
7.7 L’ACCUEIL DES GENS DU VOYA GE 49
8 LES E QUIP E ME NTS 50
8.1 LES EQUIPE MENTS SC OLAIRES 50
8.2 LES EQUIPE MENTS LIES A L’ENFANCE 53
8.3 LES EQUIPE MENTS SANITAIRES 53
8.4 LES EQUIPE MENTS CULTURELS 54
8.5 LES EQUIPE MENTS SP ORTIFS 54
8.6 LES EQUIPE MENTS LIES A LA VIE S OCIALE 55
8.7 LES EQUIPE MENTS LIES AUX AD MINISTRATI ONS ET S ERVICES PUBLICS 55 8.8 LES SERVICES ET EQUIPE MENTS PRIVES 56
9 LES TRA NSP O RTS E T LE S DE PLA CE ME NTS 58
9.1 LE NIVEAU DES DEPLACEMENTS 58
9.2 LES ACCES 60
9.3 LES TRANSPORTS C OL LECTIFS 61
10 LA CIRCULA TIO N A UTO M OB ILE 64
10. 1 LA PREPONDERANCE DE LA V OITURE PARTICULIERE 64 10. 2 LA CIRCULATION SUR LES AXES R OUTIERS 64
11 LA CO NSO MMA TIO N D'ES PA CE 66
11. 1 LA FAIBLESSE DE LA RECEPTIVITE RESIDUELLE DES ZONES URBANISEES EXISTANTES 66 11. 2 BILAN DES ZONES A URBANISER DISPONIB LES DU P OS DE 19 8 7 ET DES URBANISATIONS EN C OURS 69 11. 3 LE POTENTIEL DE RENOUVE LLEMENT 72
11. 4 BILAN DU DEVELOPPE MENT DE L’URBANISATION ETA BLI DANS LE CADRE DU POS EN VI GUEUR (INCLUANT L’ENSEMBLE DE SES M ODIFICATI ONS ET MISES EN COMPATIBILITE ). 73E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 3
Diagno stic
Introdu ctio n
1 Introduction
Le Conseil Municipal de Barentin a prescrit la révision du Plan d’Occupation des Sols et sa transformation en Plan Local d’Urbanisme le 2 décembre 2004.
Les objectifs de cette révision étaient les suivants :
Amélio re r le c a dr e d e vi e d es b ar enti noi s a vec un e c o nc epti on d ur abl e d e l’u rb a nisme, et n ot amm ent :
Offrir u n m eilleu r e nvir o nn em ent
Intégrer les prescriptions du schéma directeur d’assainissement des eaux pluviales
S’engager dans une coopération intercommunale pour instaurer des traitements alternatifs rationnels des inondations et des ruissellements à une échelle plus large
Prendre en compte les résultats du PPRN
Intégrer les prescriptions du schéma directeur d’assainissement des eaux usées et limiter les situations de traitement individuel
Diminuer les nuisances quotidiennes de toute nature et les pollutions
Préserver les ressources naturelles, améliorer les actions de propreté urbaine, la collecte sélective des déchets, le recyclage et leur rationalisation dans l’intercommunalité
Traiter les espaces pollués
Prendre en compte dans les opérations d’aménagement les nuisances auditives et les risques technologiques notamment à proximité des voies à forte circulation
Maintenir les espaces naturels et boisés à proximité de la ville
Fav oris er les d épl ac eme nts piét o nni ers et p o u rsuiv re l a mise en val eu r et la ré a pp ro pri atio n des rive s d e l’Aust re b ert he et d es es p ac es pu blics
Re q ualifier l es e ntr ée s d e ville et le s a xe s str u ctur a nts
Pre n dr e en c om pt e la ré alisati on du pr olo ng em ent aut or o utie r et se s ré p erc us sio ns sur la de sse rt e de la z o ne comm er ciale, d u c en tr e-ville et d es C am pe au xE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 4
Diagno stic
Introdu ctio n
Sus citer u n d év elo p pem e nt ur bai n maî tris é e n co nfo rta nt l’att ra ctivité d e Ba re nti n e n m atiè re d’em ploi et d’ ha bit at
Offrir d es p ers p ectiv es d e dé vel op pe me nt a u x a ctivités é co no miq ue s exist ant es et div ersif ier le tiss u éco n omiq u e local po ur pr és erv er v oir e d év elo pp er l e n omb re d ’empl ois d an s le ca dr e d’u ne c o nc epti on du r abl e d e l’ur ba nis atio n et du dé vel op p eme nt
Fav oris er u ne dive rsificati on de s log em ent s po ur r ép on dr e a ux b es oin s n ouv e au x o u no n s atisfaits e n fav ori sa nt la mixit é soci ale
Prot é ge r les es p ac es d’inté rêt s ag ricol e, fo re s tier e t p ay sa ge r
En ga g er de s o p ér atio ns de re n ou vellem e nt ur b ain da ns l e c ad re d’ un ur b anism e éq uita ble et éq uilibr é
Sus citer et so ut enir des op ér atio ns de r é ha bilitatio n et d e div er sificatio n d es unit és d’ ha bitat ion et de r eq u alificatio n d e s es pa ce s p u blics d a ns le s q u artie rs de l o gem e n ts so cia ux do nt l’int ég rati on à l a c omm un e de v ra êtr e r en fo rcé e
Re co nv ertir d es fric h es i nd ust rielles e n p re n a nt e n c om pt e les p ollutio ns év e ntu elles.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 5
Diagno stic
Présent atio n de l a
com mun e
2 Présentation de la commune
2.1 Situation géographique et déc oupage admi nistratif
La commune de Barentin est située dans le département de Seine-Maritime, dans l’arrondissement de Rouen, et dans le canton de Pavilly qui comprend 22 communes, dont Barentin est la plus importante.
Barentin est située dans la moyenne vallée de l’Austreberthe, et constitue une des portes d’entrée du Pays de Caux, en venant de Rouen ou de la Seine. Située à une carrefour de voies de communication, notamment sur l’axe Rouen/Yvetot/Fécamp/Le Havre, Barentin a développé depuis le XIX èm e siè cle u n pôl e d‘ empl oi d’importance régionale, auquel s’est ajouté plus récemment u n p ôle c omm er cial rayonnant sur une très large partie du département et de l’agglomération rouennaise.
Du point de vue économique, Barentin appartient à la zo ne d’em ploi d e R o ue n , qui comprend 374 communes, 724 000 habitants et 275 000 emplois ; bien que constituant un pôle d’emploi dynamique, Barentin voit donc ses emplois être largement dépendants de l’agglomération rouennaise, dont elle est cependant séparée au point de vue urbain.
Du point de vue urbain, en effet, Barentin, classée par l’INSEE comme une commune périurbaine du pôle urbain de Rouen, appartient à l’u nité ur bai ne d e Bar e ntin/P avilly, qui compte plus de 20 000 habitants et qui constitue une continuité urbaine le long de la vallée de l’Austreberthe.
Enfin, la commune appartient à la comm un a uté d e comm u ne s C au x-A ust re b ert he , qui a été créee par arrêté préfectoral du 28 décembre 2001 et qui, dès l’origine, comporte 7 communes : B ar e ntin, E ma nville, Go u pillière s, Lim ès y, P avilly, Sai nt e-A u stre b ert he et Ville rs- Ec alles.
Les statuts de la communauté de communes Caux-Austreberthe déterminent les compétences suivantes :
A - Aménage ment de l’espace : é labora tion d’un S COT, Schéma de Cohé rence Te rrito ria le
B – Ac tions de développemen t économ ique inté ressant l’ensemble de la com munauté : schéma d irecteu r de développe ment écono mique , création de zones d’activi tés économiques d ’in té rê t communau taire, reconvers ion des ZAE ex istan tes d’in térê t communau taire e t créa tion de réserves fonciè res, pro motion du développemen t éc onomique e t touristique, soutien aux actions en fav eur des demandeurs d’e mploi
C – P ro tection et m ise en valeu r de l’environnement : aménagemen t des abords des riv ières , chem ins p édestres e t cyc listesE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 6
Diagno stic
Présent atio n de l a
com mun e
D - politique du logemen t et du cadre de vie : co nduite
des études pou r un P rogra mme Local de l’Habitat (PLH)
E – Création e t gestion d’a ires d’accue il pour les gens
du voyage confo rmémen t au schéma départemen tal
F – Cons truc tion e t entretien d ’équipemen ts cultu rels et
sportifs e t d’équipe ments d’enseigne ment
G – Transports : transports scolaires, condu ite des
études pour un réseau de transport en commun
H – Gestion de la p rise en cha rge des animaux e rra nts.
La commune de Barentin appartient également au S yn dicat Mi xte de s B assi ns Ver sa nts de l’Au str eb ert h e et d u Sa ffimb e c créé le 13 juillet 2000 et regroupant 23 communes.
2.2 Le territoire c ommunal
Le territoire communal s’étend sur 1 274 hectares et présente des dénivelés importants : de 123 m. au Grand Catillon à 27 m. en limite de Villers-Ecalles.
Les communes limitrophes sont les suivantes:
Pavilly (Chef-lieu de canton)
Fresquiennes
Pissy-Pôville
Roumare
Saffimb ec
Austreb erthe
Amont
P
P P
Moy enn e va llée
Haute v allé e
La
commu nau té
de
commu nes
de Cau x-
Aust re ber th
e
P
Comm une s
Zone d e
plate au au
vallo nne me nt
ampl e
Zone d e bât i
dens e
Aval
P
Saint-Pierre-de-Varengeville
Villers-Ecalles
BouvilleE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 7
Diagno stic
Présent atio n de l a
com mun e
Le t er ritoir e de l a c omm un e de Ba re ntin
La commune dispose de nombreux accès routiers dont les
principaux sont les suivants :
L’A 1 5 0 Rouen-Barentin
RD 60 1 5 Rouen-Le Havre
D 1 4 2 Pavilly-Limésy-Veules-les-Roses
D 1 04 Bouville, Fréville, Fesquiennes, Pissy-Pôville,
Malaunay
D 6 7 Mesnil-Roux au centre ville
De plus, Barentin est située sur la ligne ferroviaire Rouen-
Yvetot-Le Havre et bénéficie d’une desserte en TER au
travers de sa gare située sur les hauteurs de la ville.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 8
Diagno stic
Analy se d u POS en
vigu eur
3 Analyse du P.O.S. en vigueur
3.1 Historique du P.O.S.
Barentin est dotée d’un Plan d’Occupation des Sols approuvé le 18 septembre 1987 et qui a fait l’objet de six modifications de 1988 à 2004. Une révision du P.O.S. de 1987 a été prescrite le 8 décembre 1995 et arrêtée le 7 avril 2000, mais n’a jamais été approuvée, le P.O.S. de 1987 modifié restant donc en vigueur.
Le tableau ci-dessous recense les évolutions du P.O.S. de Barentin :
Histo riq ue d u P OS d e Ba re nti n
Do cum e nts d’ur b anis me e n vig u eu r Dat es Pro cé d ur es
P.O. S. 18 septembre 1987 Approbation de l’élaboration du POS
P.O. S. d e 19 8 7 9 décembre 1988 Approbation de la 1ére modification
P.O. S. d e 19 8 7 10 novembre 1989 Approbation de la 2éme modification
P.O. S. d e 19 8 7 25 mai 1990 Approbation de la 3éme modification
P.O. S. d e 19 8 7 22 février 1991 Approbation de la 4éme modification
P.O. S. d e 19 8 7 27 juin 2003 Approbation de la 5éme modification
P.O. S. d e 19 8 7 2 juillet 2004 Approbation de la 6éme modificationE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 9
Diagno stic
Analy se d u POS en
vigu eur
3.2 Le découpage du territoire en zones
Le POS approuvé en 1987 divise le territoire communal en 10 zones, dont 5 zones urbaines et zones naturelles.
Le tableau ci-dessous décrit les caractéristiques principales de ces zones
Le zo n ag e du POS d e B ar e ntin a pp ro uv é e n 1 98 7
Caracté ris tiques Zones urbaines
Nom UA UC UD UY UZ
Caractè re
Centre ville proche de la mairie
et de l’église et immeubles
collectifs récents.
Ensembles de construction
récente : immeubles,
établissements
d’enseignement et zone
pavillonnaire plus ancienne.
Quartiers déjà urbanisés :
lotissements Boëldieu, du
Catillon et groupe de
logements anciens de la
scierie Duparc.
Zone correspondant à la
zone d’activités du Mesnil-
Roux et de La Carbonnière.
Terrains supportant
d’anciennes usines parfois
nuisantes. Les activités
accueillies dans ces zones
devront rester compatibles
avec la proximité
d’habitations.
Quali fica tion
Zone centrale multifonctionnelle
où se mêlent commerces,
services, bureaux et habitations.
Zone destinée à recevoir des
petits collectifs et des
pavillons groupés.
Zone à caractère résidentiel. Zone à vocation d’activités
commerciales, artisanales
ou industrielles.
Elle comprend un s ect eur
UYa destiné à recevoir des
activités tertiaires et des
équipements publics.
Zone à vocation d’activités
pouvant accueillir des
établissements dont le degré
de nuisance doit rester
compatible avec la situation
de centre ville.
Elle comprend un s ect eur
UZa où les ICPE sont très
encadrées.
Surface (en ha.) 35 121 136 106 48E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 10
Diagno stic
Analy se d u POS en
vigu eur
Nom UA UC UD UY UZ
Caracté ris tiques
spécifiques du
règlemen t
Constructions neuves édifiées à
l’alignement des voies publiques
et parallèlement à ces voies.
L’implantation en limites
séparatives peut être imposé sur
une profondeur de 13 m. à partir
de l’alignement notamment
lorsque existe un ordre continu
de façade. Dans les autres cas,
les constructions devront être
implantées à une distance au
moins égale à une demi-hauteur
sans être jamais inférieure à 3
m., sauf au droit des bâtiments
voisins implantés sur la limite
séparative et pour les
constructions autre que le
logement (à condition toutefois
que leur hauteur ne dépasse pas
3,5 m.).
Hauteur : R+3+1 comble, mais
possibilité de R+3 sur 30 % de
l’emprise. Dans les rues de
moins de 7,5 m. de largeur, la
hauteur maximale est celle de
l’immeuble mitoyen le plus élevé.
Surface minimum de
parcelle : 300 m2 (sauf
lorsque absence de réseau
collectif : 1000 m2).
S’il existe un alignement de
façades, les constructions
nouvelles doivent le
respecter. Dans les autres
cas, distance minimum de 3.
de l’emprise publique.
Les constructions doivent
être implantées en limites
séparatives ou à une
distance au moins égale à
une demi-hauteur sans être
jamais inférieure à 3 m.
Hauteur : habitat
pavillonnaire : R+1 ; habitat
collectif : R+4 (mais
possibilité de R+3 sur 30 %
de l’emprise).
Surface minimum de
parcelle : 1 000 m2
(assainissement individuel),
600 m2 (construction isolée
raccordé à l’assainissement
collectif) ou 400 m2
(lotissement ou groupe de
constructions, la moyenne
ne devant pas être inférieure
à 600m2).
Recul d’au moins 3 m. par
rapport aux emprises
publiques.
Les constructions doivent
être implantées en limites
séparatives ou à une
distance au moins égale à
une demi-hauteur sans être
jamais inférieure à 3 m.
Hauteur : R+1+1 comble.
Implantation des
constructions à 35 m. au
moins de la RD 6015 et de la
bretelle de raccordement à
l’A150 pour les habitations
(25 m. pour les autres
constructions), à 50 m. au
moins de l’A150 (40 m. en
dehors de l’habitation) et à
15 m. au moins des autres
voies (sauf voies piétonnes).
Les constructions doivent
être implantées une distance
d’au moins 5 m. des limites
séparatives (ou en limites
séparatives si ensemble
cohérent).
Recul d’au moins 15 m. par
rapport à l’axe des voies
publiques.
Les constructions doivent
être implantées une distance
d’au moins 5 m. des limites
séparatives (ou en limites
séparatives si ensemble
cohérent).
Emprise e t
occupation des
sols
CES : 80 %
COS : 2 (sauf extension
mesurée sur petite parcelle).
COS : 0,8
(pour les logements
existants, possibilité de mise
aux normes de confort
jusqu’à obtention d’une
surface de 200m2).
COS : 0,30 pour les
constructions et 0,40 pour
les opérations groupées.
CES : 50 % CES : 50 %E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 11
Diagno stic
Analy se d u POS en
vigu eur
Le zo n ag e du POS d e B ar e ntin a pp ro uv é e n 1 98 7
Caracté ris tiqu
es Zones natu relles
Nom INA IINA NB NC ND
Caractè re
Zone urbanisable à terme où
la création des équipements
nécessaires est prise en
compte par l’aménageur et
où le schéma
d’aménagement est soumis à
l’accord du CM
Zone située au Hoquet à
vocation d’activités diverses
de même type que pour la
zone UY (activités
commerciales, artisanales ou
industrielles)
Zone insuffisamment
équipée et que la commune
ne désire pas équiper dans
l’immédiat. (Catillon Nord).
Les lotissements
(détachement de plus de
deux lots à bâtir sur une
période de 10 ans sur une
même unité foncière) y sont
interdits
Zone de protection des terres
agricoles où seules les
constructions à usage
agricole sont autorisées
(Le Petit Catillon, le Grand
Catillon, le Matre, le
Tréaumont, une partie des
Campeaux)
Zone de protection de site où
la construction est
strictement interdite :
conservation du Vallon Saint-
Hélier et du secteur du
Tréaumont.
Quali fica tion
Zone d’urbanisation future
qui peut être urbanisée à
l’occasion de la réalisation
d’opérations
d’aménagement, à vocation
principale d’habitat, à
condition que soient réalisés
les équipements
nécessaires.
Elle comprend l es
sect eurs :
INAa (commerces, services,
bureaux et habitations),
INAb (petits collectifs et
pavillons groupés)
INAc (secteur résidentiel)
Zone d’urbanisation future
qui peut être urbanisée à
l’occasion de la réalisation
d’opérations
d’aménagement, à vocation
principale d’activités, à
condition que soient réalisés
les équipements nécessaires
Zone partiellement desservie
par des équipements qu’il
n’est pas prévu de renforcer,
dans laquelle des
constructions ont déjà été
édifiées et pouvant accueillir
quelques constructions
diffuses
Zone naturelle à protéger en
raison du caractère agricole
des terres
Zone à protéger en raison de
la qualité des sites, des
milieux naturels, des
paysages et de leur intérêt
notamment du point de vue
esthétique.
Elle comprend un s ect eur
NDa où sont autorisés les
affouillements,
exhaussements de sol et
exploitations de carrières
Surface (en
ha.) 97 29 12 563 127E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 12
Diagno stic
Analy se d u POS en
vigu eur
Nom INA IINA NB NC ND
Caracté ris tiqu
es spécifiques
du règ lement
Les secteurs de la zone
présentent une
réglementation explicitement
référencée par rapport au
règlement des zones
urbaines :
INAa (commerces, services,
bureaux et habitations) :
zone UA
INAb (petits collectifs et
pavillons groupés) : zon e
UC
INAc (secteur résidentiel) :
zone UD
Réglementation
explicitement référencée par
rapport à la zone UY.
Les constructions doivent
être implantées une distance
d’au moins 5 m. des limites
séparatives (ou en limites
séparatives si ensemble
cohérent).
Minimum parcellaire : 1 000
m2 pour l’habitation.
Recul d’au moins 10 m. par
rapport à l’axe des voies
publiques (sauf
agrandissement de
bâtiments existants).
Les constructions doivent
être implantées en limite de
propriété ou à une distance
d’au moins une demi-hauteur
du bâtiment avec un
minimum de 3 m.
Hauteur : R+1+1 comble et
maximum de 6 m. pour
l’habitation, 12 m. pour les
autres constructions.
Minimum parcellaire : 1 000
m2.
Recul d’au moins : 50 m. de
l’axe autoroutier, 35 m. de
l’axe de la RD 6015, 25 m.
de l’axe des RD, 12 m. de
l’axe des voies communales,
10 m. de l’axe des chemins
ruraux.
Hauteur : R+1+1 comble et
maximum de 6 m., 12 m.
pour les autres constructions
Néant
Emprise e t
occupation
des sols
Néant CES = 50 % CES = 25 % Néant Néant
De plus, le POS classait en es p ac es bois és clas sé s (EB C) 10 sites pour un total de 105 hectares 35 a. 49 ca. et prévoyait des plantations d’alignement à réaliser et à conserver sur le site de La Carbonnière de 600 mètres linéaires environ..
3.3 Principales dispositions résultant des der nières modifications du POS de 1987
La 5é me. m odific atio n approuvée le 27 juin 2003 concerne une partie du Parc du Hoquet (2 hectares) originellement classée en zone 2NA et qui est désormais classée en zone UD à vocation résidentielle.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 13
Diagno stic
Analy se d u POS en
vigu eur
La nouvelle zone ND est alors d’une superficie de 138 ha. et la nouvelle zone 2NA comporte 27 ha.
La 6ém e. m o dificati on approuvée le 2 juillet 2004 crée une nouvelle zone UW (extension de la Carbonnière) de 23 hectares, réduisant la zone UY à 83 ha.
Cette modification visait à instaurer un cadre réglementaire plus élaboré sur la partie de la zone UY non urbanisée. Un nouveau réseau de voiries de desserte, un assainissement compensatoire recueillant et stockant les eaux pluviales dans un système de noues et une attention particulière portée au paysage et notamment au clos masure présent sur la zone, sont les principaux éléments spécifiques de cette zone dont la destination originelle n’est pas modifiée.
3.4 Bilan de la règle urbaine établie dans le P.O.S. en vigueur
L’analyse des dispositions du POS de 1987 laisse apparaître plusieurs problématiques :
Le c ar act èr e ext e nsif d e l’urb a nisati on , qui se marque par la prévision d’urbanisation à court terme de 97 ha. en habitat et de 29 ha. en activités, soit 126 ha., auxquels il faut ajouter 12 ha. urbanisables à plus long terme.
Ces zones d’urbanisation représentent 10 % du territoire communal et ont constitué la « seconde frontière » de l’urbanisation de l’après-guerre après celle qui a été consacrée aux logements sociaux.
La m o nof o nctio n nalité d es d év elo p pem e nts ur bai ns , qui se marque par la très forte spécialisation des différentes zones (activité/commercial, résidentiel/lotissements) : cette monofonctionnalité a été facilitée par le caractère contraint des espaces (dénivelé) et s’est ajoutée à la dichotomie traditionnelle fonds de vallée=urbanisation ancienne/plateaux=urbanisation récente.
La géographie et la topologie de la commune a ainsi limité la clarté du plan d’extension urbaine, dont la lecture actuelle est relativement difficile dès que le regard se porte en dehors de la vallée de l’Austreberthe.
L’imp ort an ce d es éq uip em ent s p u blics dans l’urbanisation globale de la commune et dans le zonage du POS de 1987.
En particulier dans la vallée, les surfaces affectées aux équipements publics sont très importantes, notamment pour ce qui concerne les équipements scolaires (jeunesse de la population). Cette importance des équipements publics va de pair avec une limitation de la construction importante à proximité des grands axes (A150, RD 6015 notamment), limitations qui sont loin d’être négligeables à l’échelle de la commune.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 14
Diagno stic
Analy se d u POS en
vigu eur
En revanche, le r en o uv ellem ent ur bai n, en raison même du caractère extensif de l’urbanisation nouvelle, est peu pris en compte dans le POS et dans ses modifications successives.
Ce qui pourrait apparaître comme une lacune est cependant largement limité par le fait que la ville s’est concentrée sur son développement résidentiel et économique, et par le fait que les quartiers et les immeubles, y compris ceux correspondant à un habitat social, ne présentent pas de caractère de déshérence et n’appellent pas une intervention immédiate de rénovation/réhabilitation.
Enfin, malgré le caractère vigoureux de l’urbanisation, un niveau de protection important, sous forme de zone naturelle de protection, et sous forme d’espaces boisés classés qui représentent 8 % du territoire communal, a été accordé aux milieu x e nvir o nn eme nt au x.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 15
Diagno stic
Histoire
4 Histoire
Barentin possède une histoire inscrite dans la longue durée : il n’est pas dans l’optique d’un diagnostic de P.L.U. de détailler les faits historiques autour d’une ville, mais il est utile de préciser les étapes de la croissance urbaine afin d’améliorer la connaissance du tissu urbain.
De ce point de vue, la ville actuelle est le produit d’une triple série de faits :
Après un développement dès la pr éhis toir e (au néolithique, attesté par la présence d’outillage lithique au Mesnil-Roux, aux Campeaux, et dans plusieurs sites du rebord du plateau), la cité de Barenthium, dès avant l’époque historique qui commence avec la romanité autour de 56 avant J.C., est située sur une des routes de l’étain, qui alimente la Gaule depuis l’actuelle Ecosse, via Harfleur.
Cette « route de l’étain » se prolonge alors, jusqu’au haut moyen âge, jusqu’à Rouen et Amiens/Paris. Elle constitue un des grands axes économiques de la Gaule septentrionale, et fait de Barentin une cité, certes périphérique de la grande cité de Rotomagus (Rouen, sans doute créée à l’époque d’Auguste), mais d’une certaine importance commerciale, surtout après le IIIème. siècle où s’amorce le déclin de Rouen.
Au m oy en âg e , s’affirme la vocation productive de Barentin, liée à l’Austreberthe : textile artisanal, tanneries le long de la rivière. Barentin devient un « bourg artisanal », dans le cadre d’une spécialisation précoce des territoires où Rouen, dynamisée par le développement de « l’empire normand » en Angleterre et dans l’ouest de la France, devient une cité d’envergure européenne (elle est la seconde ville de France au début du XVIIéme. siècle)
Si le rattachement de la Normandie à la France en 1204 limite cette expansion, il n’abolit pas pour autant la vocation « manufacturière » de Barentin qui acquiert dès cette époque les caractéristiques économiques qui perdureront jusqu'au XXéme. Siècle.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 16
Diagno stic
Histoire
Au XIX éme siècl e, Barentin, qui se trouve sur la route principale Rouen-Le Havre (fondée en 1517), voit cette fonction de communication se développer, avec la ligne Paris/Rouen/Le Havre qui fait entrer précocement la commune dans l’ère industrielle.
La ligne Paris/Rouen est la seconde ligne de chemin de fer à être construite en France, et Barentin est atteinte par le chemin de fer dès 1844, avec, notamment la construction du viaduc par l’ingénieur britannique Locke. Ce viaduc s'écroula durant l'hiver 1846. Reconstruit, il fut détruit de nouveau durant la Seconde guerre mondiale et reconstruit en 1946.
Le chemin de fer développe l’industrie textile, à partir du lin puis du coton après 1872. Comme Rouen, Elbeuf et Bolbec, Barentin devient une cité industrielle, au contraire du reste de la Normandie, qui ne connut qu’un développement « moderne » limité à cette époque.
Le s « f au b ou rg s ind ust riels » se développent, malgré la configuration des lieux, notamment autour de l’usine BADIN, dont le bâtiment actuel date de 1871. La cité (hors les lotissements modernes sur les plateaux) prend sa forme actuelle, que seule la construction de logements sociaux après la seconde guerre mondiale modifiera.
L’après-guerre verra en effet le développement du logement social, horizontal ou vertical, et d’équipements publics, notamment sur le plan culturel : par exemple le Th éât re M o nd or y - du nom du premier grand acteur qui fit confiance à Corneille - ouvert en 1960, la statuaire de rue, etc…
De cette histoire industrieuse, ressortent trois personnages :
An dr é Ma rie (1897-1974), avocat, maire de Barentin de 1945 à 1974, ministre de l'Education nationale, président du Conseil, député, initiateur de nombre des équipements publics de Barentin.
Au gu ste B adi n, manufacturier, maire de Barentin. Il prit la tête de la filature du même nom en 1847.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 17
Diagno stic
Histoire
Ch arl es de Ba re ntin (1738-1819), garde des Sceaux de Louis XVI, descendant d'une famille originaire de Barentin.
Deux constantes émergent de ce bref rappel historique :
Tout d’ ab or d , la conjugaison des voies de communication et de la source d’énergie potentielle de l’Austreberthe ont abouti à faire de Barentin une ville dédiée à la production matérielle (artisanale, manufacturière, puis industrielle) depuis fort longtemps. De ce point de vue, la « tertiarisation » des années ‘70/’80 correspond à la fois à une continuité (les voies de communication ont installé un commerce ancien à Barentin) et une évolution importante, puisque la production locale est passée, avec les services, du « matériel » à « l’immatériel ». Cette évolution appelle à l’évidence une réflexion sur les formes urbaines susceptibles de correspondre à cette nouvelle forme d’activité.
Ens uite , une partie importante de la problématique d’évolution de la ville est liée à l’évolution de Rouen ; sur la longue durée, Barentin s’est développée surtout dans les périodes d’éclipse de Rouen, et, sans que l’on puisse affirmer pour l’avenir que cette liaison soit susceptible de se reproduire, il est certain que, du point de vue économique au moins, les deux villes, qui appartiennent à la même zone d’emploi, partagent des enjeux communs.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 18
Diagno stic
La po pulat ion
5 Les caractéristiques de la population
5.1 Les évoluti ons
démographiques et leurs
compos antes
La ville de Barentin comptait 1 2 83 6 ha bita nts au
recensement général de la population de 19991 (ce chiffre
a été changé à 12 775 par le recensement de 2007
compte tenu des nouvelles méthodes de comptabilisation).
Si, des années soixante aux années quatre-vingt, les
évolutions ont été très rapides, avec un nombre d’habitants
supplémentaires allant jusqu’à 1 500 entre deux périodes
intercensitaires, la courbe s’est infléchie après 1982,
jusqu’à devenir presque plate de 1990 à 1999, avec
seulement 115 habitants de plus de 1990 à 1999 (+ 0,9 %
en neuf années).
Depuis plus de 20 ans la « période de croissance » est
donc terminée. A une période pionnière, marquée par la
construction de nombreux logements sociaux, a succédé
une période de stabilité relative, puis de baisse. En 2008,
la population était de 12 321 habitants, soit moins 454
habitants par rapport à 1999 (compte tenu du changement
de méthode de recensement de l’insee qui a passé les
12836 habitants du recensement de 1999 à 12775 pour la
même date dans le recensement de 2008).
1 Population sans double compte (PSDC) selon le recensement de1999 réalisé par l’INSEE et dont la date conventionnelle est fixée au 8 mars 1999. Il convient en effet d’éviter que certaines catégories de la population
(notamment les militaires et les étudiants) soient comptés deux fois.
Evolution globa le de la popula tion 1962-
2008
Source : RGP INSEEE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 19
Diagno stic
La po pulat ion
Mais cette évolution ne se retrouve pas dans les différentes composantes du mouvement démographique : les valeurs globales sont le produit de
dynamiques à la fois opposées et qui connaissent une forte ampleur.
Le sol de mig rat oir e illustre bien le retournement de croissance
démographique à compter de 1982.
De 1975 à 1982, celui-ci était très positif avec un accroissement de 740 personnes.
Après 1982, il devient extrêmement négatif, avec un déficit de 744, puis de 795 habitants.
Entre 1999 et 2008, le déficit migratoire s’est encore accrût avec un taux de -1%.
Barentin est donc devenue une commune où le nombre de ceux qui partent excède de beaucoup celui des arrivants : l’essentiel des échanges
s’effectuent avec la zone d’emploi de Rouen, et ces échanges sont devenus plus périlleux pour la commune, l’attirance d’autres communes de la zone étant forte pour une partie des populations.
Cette situation recèle évidemment des conséquences sociales : les départs ne concernent que faiblement les familles aux plus bas revenus, et le déficit d’attractivité de la commune tend donc à renforcer la spécialisation sociale de la commune.
Face aux migrations, le sol de n atu rel présente une stabilité remarquable.
Evolution des taux de
natalité e t de mo rtalité
1962-1999
Source : RGP INSEE
Evolution des so ldes
nature ls e t m igra toires
1962-2008
Source : RGP INSEEE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 20
Diagno stic
La po pulat ion
Son niveau reste élevé, bien au-dessus des valeurs départementales, régionales et nationales. Il compense – et légèrement au-delà - le solde migratoire.
Il est à remarquer que l’évolution de la commune de Barentin sur le plan démographique la situe différemment de la moyenne des communes de la c omm un au té d e c omm un es Ca ux- Au str e be rth e : avec la
commune limitrophe de Villers-Ecalles, Barentin est la commune qui progresse le moins vite en population.
Le taux de migrations est également le plus négatif de la communauté, et si Barentin se rapproche pour ce qui est de l’évolution de la population de Villers-Ecalles, elle se différencie nettement de Pavilly, dont les
caractéristiques sociologiques sont pourtant plus proches.
5.2 La structure par âges
La structure par âges de la population barentinoise est donc marquée par sa jeunesse relative.
L’indic e d e jeu ne ss e (rapport des moins de 20 ans aux plus de 60 ans) est élevé, avec une valeur de 1, 43 (près de 1,5 fois plus de jeunes que de seniors), contre 1,19 pour le département et 1,23 pour la région.
Au sein d’une région relativement jeune, la commune présente une
structure caractéristique des secteurs qui ont vu dans un passé récent des arrivées nombreuses, qui se superposent à une natalité restée plus élevée qu’ailleurs. Toutefois, les tendances au vieillissement s’installent.
La pyram ide des âges de Baren tin en 2008
(Source : RGP INSEE)E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 21
Diagno stic
La po pulat ion
Cependant, l’évolution de la population, dans la dernière
période, distribue les âges de façon non homogène :
Une n at alité importante conduit évidemment à un
nombre important de jeunes ; mais la baisse du
taux de natalité amène évidemment une
relativisation de cette jeunesse.
Le d ép art d e mig ra nts vers d’autres communes
de la zone urbaine conduit dorénavant à une
raréfaction des « jeunes actifs » qui sont ceux qui
sont les plus susceptibles de migrer, phénomène
que la baisse de la natalité tend à surmonter,
puisqu’elle se traduit par une présence plus
nombreuse des 30/59 ans nés sur place
Tandis que l’allo ng em ent d e la d ur ée d e la
vie h umai ne conduit à l’accroissement du nombre
de seniors, phénomène encore limité à Barentin,
mais déjà sensible.
Cette triple problématique, dont il faut remarquer qu’elle reflète les évolutions régionales et nationales, mais avec un net décalage dû à la jeunesse originelle de la population, conduit à une baisse globale de l’indice de jeunesse (de 2,39 à 1,85 de 1990 à 1999 et jusqu’à 1,43 en 2008). A Barentin, il y a moins de jeunes et de plus de seniors qu’auparavant, mais les seniors ne représentaient en 1999 encore que 15 % de la population, contre 20 % dans le département (et 16 % dans la communauté de communes Caux-Austreberthe). De 1999 à 2008, cette tendance s’est confirmée, montrant une augmentation des personnes âgées de plus de 45 ans alors que les 0 – 44ans baissent.
5.3 Les perspectiv es d’évol ution de l a population
Compte tenu de la pyramide des âges de la population du territoire, il est possible de simuler l’évolution de la population actuellement installée, indépendamment des arrivées de populations nouvelles et des départs des populations sur place.
Evolution des g randes
classes d’âge 1990 et
en 1999
(Source : RGP INSEE)E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 22
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La po pulat ion
En effet, le solde migratoire dépend très étroitement des décisions de la commune en matière d’urbanisme (création de logements) et se prête donc fort mal à une prévision ou à une projection dans le cadre d’un document comme un P.L.U., qui a précisément comme objet de définir une politique d’urbanisme adaptée, donc de
déterminer entre autres les capacités d’accueil du territoire à moyen terme.
En revanche, dans un premier temps, il convient d’envisager une « é vol utio n n atu rell e » du territoire, en fonction du solde naturel,
qui résulte du solde naissances/décès.
Dans ce cadre, de ux hy pot h ès es peuvent être tracées, sur la
base ces chiffres connus avec précision par le recensement général de la population de 1999 :
une p remi èr e hy p oth ès e ( bas se ), suppose, en
fonction de la pyramide des âges, un maintien des
tendances à la baisse du taux de natalité, au début de la
simulation, puis une baisse renforcée de cette natalité,
créant une convergence avec les chiffres régionaux et
départementaux.
Est également prévue une stagnation à la baisse du
nombre des décès.
une s ec on de hy pot h ès e (pl us o ptimiste ), suppose
un taux de natalité connaissant un infléchissement
moindre, le taux de mortalité étant identique à celui
retenu pour l’hypothèse basse.
Ces deux hypothèses sont chiffrées pour 20 3 0 : la validité du P.L.U. ne s’étend pas jusqu’à cette date, mais l’analyse démographique gagne en clarté si l’on élargit l’horizon d’analyse.
Les deux hypothèses
d’évolution de la popula tion
1999/2030E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 23
Diagno stic
La po pulat ion
La pr emi èr e h yp ot hè se (b ass e) a bo utit à u n e p op ulati on estim é e à 1 5 0 0 0 h a bita nts à l’h oriz o n 2 0 30.
La se co n de hy p oth ès e ( h aut e) a bo utit à u ne p op ulati on estim é e à 1 6 0 0 0 h a bita nts, t o ujo urs à l’h oriz on 2 03 0.
Ces deux hypothèses ne présentent qu’un écart de 7 %, et compte tenu de l’imprécision de la prévision à long terme, possèdent une convergence réelle. Elles aboutissent à un accroissement de l’ordre de 2 300 ou 3 300 habitants, hors migrations, soit + 18 % ou + 26 %. En outre, notons que ces deux hypothèses s’arrêtent à 2030 : si, à partir des hypothèses retenues, la courbe était prolongée au-delà, le solde naturel connaîtrait rapidement une décroissance et deviendrait négatif, la baisse de la population devenant effective et s’accélérant alors.
Cett e pr ojecti on t h éo riq ue n’e st p as un o bjecti f du PL U, m ais u n e simul atio n d e la cr oiss an c e d e la po p ulati on d ue s e ulem e nt a u s old e nat ur el sel on les t en d an ce s ant éri eu rs. Elle montr e q u e la jeu ne ss e de la p o pul atio n ba re ntin ois e p erm et « nat ur ellem e nt » a u territ oir e d’ acc roît re s o n n om br e d’ ha bit ant s. Indir ect em e nt, elle co nfirm e q u e le déficit migr atoir e c o nstitu e le f act e ur m aje ur qui infléc hir a à l a h a uss e ou à la b aiss e la cr oiss a nc e d e la p op ulati on .
Ce s él éme nts d’ an alys e pe rmett e nt d’ide ntifier les m éc anism es et e nje ux du t er ritoir e en t er mes d’é q uilibre d ém og ra phi q ue : Bar e ntin po ss èd e un e st ru ctu re d ém og ra phi qu e s uffisa mme nt j eu n e p o ur acc roît re sa p op ula tion, Entr e 1 99 9 et 2 00 8, l a bais se d u n om br e d’h abit ant s est d û au f ait q u’il e xiste b e au co up plus d e p ers o nn es q uitta nt l e territ oir e qu e n e s’y inst alla nt. En o utr e à c e p hé n omè n e s’ajo ut ent un e dimin utio n s en sible du n om br e d e p ers o nn es p a r mén a ge n ota mme nt lié e au vieillissem e nt d e la p op ulati o n (cf. ci-a pr ès ) et u ne pr o du ctio n d e no uv elles co nst ru ctio n s relativ em e nt b as se.
En co ns é qu e nc e, le mai ntie n d’u n ryt hm e co nstr uctif e st indis p en sa ble p ou r p erm ettr e le de ss err em ent de s mé na g es et limiter le s effet s du vieilliss eme nt d e la p o pul atio n gr âc e à l’ac cu eil d e n ou ve au x ha bita nts , e n p artic ulier d es j eu n es actifs e n â ge d’ avoi r des enf a nts.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 24
Diagno stic
Les a cti vité s
écon omi que s
6 Les activités économiques
6.1 Le taux d’activité
La population active des 18 – 64 ans de
la commune de Barentin, en 2008, se
montait à 5 6 8 5 personnes.
L’évolution récente de cette population
active1 au lieu de résidence (PALR - les
actifs parmi les habitants de la
commune, qu’ils travaillent dans cette
commune ou en dehors) montre une
sta gn atio n à l a bais se de 1990 à
1999 : - 0 ,1 %.
Entre 1999 et 2008, la population des
18 / 64 ans a baissé (respectivement 8
569 en 1999 et 7896 en 2008). En
revanche, dans cette même période la
proportion d’actifs a augmenté : elle
représente 72% des 15/64 ans en 2008
contre 70,6 % en 1999. Ceci montre les
effets de l’agglomération rouennaise
proche : de plus en plus de personnes
choisissent Barentin pour vivre, mais
travaillent à l’extérieur du territoire
communal.
1 La p op ulati on activ e au sens d e l’INSEE comprend les personnes âgées de 15 ans ou plus ay ant un emplo i, les chô meurs et, depuis le recensement de 1990, les milit aires du co ntin gent. Les chiffres
fournis dans le présent chapitre, sauf mention contraire, proviennent de l’exploitation principale du dernier Recensement Général de la Population (RGP) réalisé par l’INSEE.
Les taux
d’activ ité
en 1999
Source : RGP
INSEE, 1999E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 25
Diagno stic
Les a cti vité s
écon omi que s
Le tau x d’ activit é (rapport entre la population active au lieu de résidence et la population totale âgée de 15 ans ou plus) a stagné à la hausse depuis 1990, où il était de 0, 59 8 ; en 1999, ce taux passait à 0,6 0 8. En 2008, ce taux a diminué de près de 3 % (0,586).
Malgré la hausse évidente de la proportion d’actifs, ceci montre le vieillissement de la population et le fait que en valeur absolue le nombre d’actifs total a baissé.
Les actifs o cc up és (ceux qui ont un emploi, la catégorie « actifs » de l’INSEE se décomposant en « actifs occupés » et « chômeurs ») ont diminué légèrement (- 0,5 % de 1990 à 1999) après une augmentation de 1982 à 1990 (+ 4,4 %) : leur nombre évolue en fonction du chômage, mais, au total, compte tenu de la jeunesse de la population et du chômage, seulement 39,8 % de la population barentinoise possède un emploi, contre 40,4 % en 1990. Entre 1999 et 2008, les actifs occupés ont augmenté de 8%.
La pr emi èr e « g ra n de ur » éc on omi qu e
ap plica ble à la c omm un e d e Ba re ntin e st
do nc c elle d e la r elati ve f aible ss e d e la
po p ulatio n activ e.
Celle-ci représente environ 46 % de la population
active de la communauté de communes Caux-
Austreberthe, et le taux d’activité de la commune
de Barentin est du même ordre que celui de la
communauté de communes.
La faiblesse de la population active recèle des
effets importants en termes économiques et de
revenus des ménages.
Evolution de la
population
active 1982 /99
Source : RGP INSEEE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 26
Diagno stic
Les a cti vité s
écon omi que s
6.2 Le taux de c hômage
En 1999, 1 115 habitants de Barentin étaient
répertoriés comme chômeurs (510 hommes et
605 femmes), ce qui correspond à un taux de
chômage de 18, 4 % 1.
En 1990, ce taux n’était que de 15,7 %. Cette
évolution est analogue, mais avec des valeurs
plus prononcées, à celle de la communauté
de communes Caux-Austreberthe.
Il est à remarquer que ce taux de chômage
est très différencié selon le sexe (les femmes
étant nettement plus touchées) et l’âge, les
jeunes de moins de 25 ans présentant un taux
extrêmement élevé, compris entre 30 et 47 %.
En 2008, le taux de chômage a sensiblement
diminué (1 3,7 % selon l’Insee), ce qui traduit
la mutation sociale en cours lié au
vieillissement de la population (des personnes
partent à la retraite) et l’arrivée d’actifs
occupés travaillant en dehors du territoire.
Toutefois, le chômage des jeunes reste un
élément marquant.
L’ANPE ne calcule pas de taux de chômage
pour la circonscription Barentin/Yvetot, mais
seulement pour la zone d’emploi de Rouen :
dans cette vaste zone, ce taux était de 1 0,8
% à fin 2 00 4, identique au taux régional et à
celui observé un an auparavant.
1 Le taux de chômage au sens INSEE est le rapport entre le nombre de chômeurs et le total de la population active
Les taux de chômage
par sexe e t âge en
1999
Source : RGP INSEEE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 27
Diagno stic
Les a cti vité s
écon omi que s
6.3 Le taux d’em ploi
La p o pul atio n activ e au lieu d e t ra vail (PALT - les actifs travaillant dans le périmètre de la commune, qu’ils habitent dans cette commune ou ailleurs) a évolué de manière plus positive que la population active résidente: la commune comptait 5 6 82 em plois en 1999, soit + 6,6 % par rapport à 1990 (progression analogue à celle de la communauté de communes).
En conséquence, le t au x d’ em ploi (rapport de la population active occupée habitant dans le territoire considéré à celle y travaillant) progresse légèrement entre les deux derniers recensements et atteint 1, 15 e n 1 99 9 c ont re 1,0 3 e n 1 99 0. Dans le contexte économique globalement défavorable de 1990/99, la commune a maintenu et développé le niveau général de ses emplois. E ntr e 19 9 9 et 20 0 8 le taux d’emploi a légèrement diminué alors que le nombre d’emplois à augmenté en valeur absolue. Ceci est encore le fait de l’arrivée d’actifs travaillant hors du territoire qui a progressé plus vite que la création d’emplois sur place.
Bar e ntin, fort de ses entreprises industrielles et commerciales (le centre commercial joue un rôle non négligeable dans cette évolution et dans le total des emplois), est un pôl e att ra ctif en t erm es d’e mploi (taux d’emploi supérieur à 1), avec plus d’emplois sur place que d’actifs occupés résidents.
Barentin est la seule ville de la communauté de communes qui présente ce profil.
Ce s em plois s o nt à 95 % d es empl ois sala rié s : cette
prépondérance, caractéristique de Barentin (la communauté de communes Caux-Austreberthe présente un profil moins salarié avec « seulement » 92 % de salariés, proportion analogue à celle de la zone d’emploi de Rouen et du département) est d’ailleurs en augmentation : le nombre des emplois non salariés a diminué de 4,8 % de 1990 à 1999.
Le taux d ’emp loi de 1990 à 1999
Source : RGP INSEEE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 28
Diagno stic
Les a cti vité s
écon omi que s
6.4 Les secteurs de l’activité et les catégories socio -
professionnelles
Le tertiaire représente 5 9,7 % des emplois de la commune, contre 63 % au niveau de la communauté de communes Caux-Austreberthe, et 70 % au niveau du département de Seine- Maritime.
L’industrie représente 30,4 % des emplois en 1999 et encore 19,1% en 2008. Son poids est caractéristique de l’activité de la commune : dans le contexte économique actuel, marqué par une tertiairisation accélérée, la ville de Barentin reste une cité industrielle ; l’industrie marque ses emplois, son paysage urbain et ses espaces.
Cette spécialisation dans l’industrie se retrouve dans les catégories socio-professionnelles :
C.S.P. Nombre en 1999 % en 1999
Agricu lteu rs explo itan ts 0 0,0 %
Artisans, comme rçants et chefs d 'entreprise 233 4,1 %
Cadres, pro fessions inte llec t. supérieures 539 9,5 %
Professions in termédia ires 1 114 19,6 %
Employés 1 827 32,2 %
Ouvrie rs 1 969 34,7 %
Total 5 682 100,0 %
Source : RGP INSEE, 1999
La proportion d’ouvriers reste très importante, bien qu’en régression au profit des employés. Entr e 1 9 99 et 2 0 08 , le nombre d’employés (2 152) a dépassé celui des ouvriers (1 737), traduisant à la fois un fait générationnel, mais aussi la diminution de la part de l’activité industrielle au profit d’autres fonctions économiques.
Les secteurs d’ac tivité
en 1999 (au lieu de
travail)
Source : RGP INSEEE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 29
Diagno stic
Les a cti vité s
écon omi que s
Bien que inscrit dans une tendance à la baisse, Barentin se signale donc par une proportion, restée plus importante qu’ailleurs, d’activités de nature industrielles et de salariés ouvriers. Si ces caractéristiques ne sont importantes dans l’économie de la commune, si l’évolution actuelle tend à « tertiariser » rapidement la ville, elles continuent à définir Barentin comme présentant une spécificité manifeste.
6.5 Les secteurs économiques et les entreprises
L’ind ust rie et la co nst ru ctio n
L’industrie a une histoire très ancienne dans la vallée de l’Austreberthe et à Barentin : dès le moyen-âge, les moulins, les brasseries et les papeteries profitent du débit de l’Austreberthe, tout comme les tanneries et le textile, dès le XVIIIéme siècle.
Le t extile , dont l’emploi a été en constant recul depuis 1980, est toujours présent avec de nombreux établissements représentant la plupart des métiers textiles :
Sect e urs d’a ctivité Entr e pris es Nom br e de sal ari és
Filature SAS BADIN SARTEL 50/99
Tissage lin et coton DEREN et CIE 20/49
Fabrication textile toutes fibres SAS GAILLARD 50/99
Le lin, dont la culture dans le nord-ouest de la France, et jusqu’à la Basse-Normandie, a été à l’origine des entreprises textiles, continue d’être produit localement (cf. carte ci-contre) et le travail du lin représente une partie non négligeable de l’industrie textile. Cette activité a été préservée en raison de la spécificité de ses productions, moins concurrencées par les pays à faible coût de main d’œuvre.
Aire de
production
du Lin en
Europe du
nord)oues tE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 30
Diagno stic
Les a cti vité s
écon omi que s
Cependant, cette industrie ne représente plus que 2 33 empl ois en 1999, soit 4,1% des emplois communaux, peu féminisés contrairement à ce qui est souvent le cas dans l‘industrie textile, et encore largement concentrés sur le lit de l’Austreberthe.
Le s in d ustri es éle ctri qu es et él ectr o niq ue s (composants et équipement) représentent 1 0 93 e mpl ois (19,2 % de l’emploi total) et constituent le premier secteur industriel de la commune, avec plusieurs grandes entreprises, dont certaines de niveau mondial, entreprises dont le siège, néanmoins, n’est pas toujours sur place, ce qui est généralement considéré comme un facteur de risque.
Les principales entreprises du secteur sont les suivantes :
Sect e urs d’a ctivité Entr e pris es Nb. d e sala riés
Moteurs électriques (compresseurs, réfrigération) TECUMSEH EUROPE 482
Equipements électriques (appareillage basse tension) SAE GARDY 443
Câblage électrique Société DUBOIS 50/99
Câblage électrique Société CFCA 20/49
Le s in du strie s a gric ole s et alime nt aire s (IA A) ne représentent que 81 emplois, tandis que la m étall ur gie en compte 126 : ce sont les seuls secteurs industriels notables en dehors du textile et de l’électrique/électronique.
En 2007, les filières industrielles représentent 1307 emplois, soit 22% de l’emploi total.
La construction compte 215 emplois, soit 3,8 % des emplois de la commune, proportion modeste au regard des moyennes départementales et régionales, le faible nombre de TPE à Barentin expliquant sans doute ces chiffres. Entre 1999 et 2008, les emplois dans la construction augmentent légèrement (ils représentent 366 emplois en 2008).
Au total, d eu x ét abliss em ent s d e Bar e ntin ( TE CU MSE H EU ROPE et SA E GA RD Y), qui co mpt e nt c ha cu n pr ès d e 5 0 0 s a lariés, s e pl ac en t p ar mi les plu s gr an ds ét abliss em e nts in d ustri els d u dé p art em ent.
GARDY TECUMSEHE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 31
Diagno stic
Les a cti vité s
écon omi que s
L’a gric ultu re
Le Recensement Général Agricole de 2000, le dernier réalisé, indique que 14 exploitations existaient à Barentin en 2000, pour 14 emplois en équivalent temps plein.
Re ce ns em ent Gé né ral A gric ole (R GA ) - 2 00 0
Nom br e d' ex ploit atio ns
dont nombre d'exploitations professionnelles : 6
rappel : nombre d'exploitations en 1988 : 24
14
Nom br e de ch efs d 'ex pl oitatio n et d e co ex ploit ant s
Nom br e d' actifs f amilia ux s ur l es ex ploit atio ns
Nom br e t otal d' actifs su r le s e xpl oitatio ns
17
21 personnes
14 UTA (équivalent temps plein)
Su pe rficie ag ricol e utilisée d es ex ploit atio ns
Terr es l ab o ur abl es
Su pe rficie t ouj ou rs en h er be
633 ha
428 ha
205 ha
Nom br e t otal d e v ac he s 168
Source : agreste, RGA 2000
Le Recensement Général de la Population de l’INSEE (RGP, 1999) dénombre 4 emplois, tous salariés, lés à l’agriculture en 1999.
Dans tous les cas, le nombre d’emplois agricoles est en baisse sensible, et ne constitue plus qu’un lieu d’emploi marginal à l’aune de l’emploi communal.
La surface agricole utile (SAU) représente 4 9,6 8 % de la surface communale, en régression sensible depuis 1988.
Note : les données communales du RGP 2010 ne sont pas encore disponibles à la date de réalisation du présent document.
Le t erti air e h or s c omm erc e
Hors commerce, le tertiaire représente 2 125 emplois qui se répartissent ainsi :E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 32
Diagno stic
Les a cti vité s
écon omi que s
Activités Sala riés No n s ala riés Total
Activités fin an cièr es 49 16 65
Activités im mo bilières 16 0 16
Post es et t éléc ommunications 68 0 68
Co ns eils a ssistance 32 4 36
Ser vice s o p ér atio nnels 280 12 292
Re ch erc h e e t d év elo ppement 0 0 0
Hôt els et r est aurant s 180 32 212
Activités ré cr éati ves ,
culturelles
4 4 8
Ser vice s p er s. d om estiques 76 12 88
Ed uc atio n 760 8 768
Sa nté, acti on so ciale 335 28 363
Admini str atio n p u blique 258 0 258
Activités as so ciatives 16 0 16
Source : RGP INSEE 1999
Comme on le voit, les services publics (éducation, santé, administrations publiques) représentent la part la plus importante de ce sous-total, le second grand poste étant celui des « services opérationnels », c’est-à-dire des services aux entreprises. Puis viennent l’hôtellerie et la restauration, qui représentent plus de deux cents emplois.
La faiblesse des activités associatives, récréatives, culturelles et de la recherche/développement, et, dans une moindre mesure, du conseil et de l’assistance, doit être soulignée : certes, les activités métropolitaines supérieures sont habituellement faibles en périphérie des grandes villes, mais l’absence de recherche/développement, héritée du passé purement « productique industrielle » de Barentin, représente un handicap du point de vue du développement économique.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 33
Diagno stic
Les a cti vité s
écon omi que s
Le com me rc e
Les activités commerciales de Barentin représentent 1 482 emplois, essentiellement dans le commerce de détail :
Activités co mme rcial es Sala riés No n s ala riés Total
Com me rc e r ép ar atio n
aut om obil e
183 32 215
Com me rc e d e gr os 73 8 81
Com me rc e d e dét ail, r ép ara tion 1 118 68 1 186
Source : RGP INSEE 1999
Dynamisé par le développement du centre commercial de Barentin, dont l’importance du plan départemental n’a cependant pas conduit à une déshérence du commerce de centre-ville, le commerce de détail représente le premier pôle d’emploi avant les industries électriques, avec 1 482 emplois (26,1 % des emplois communaux).
Le ma ga sin CA RR EFOUR d e Ba re ntin est ainsi le second établissement de la commune en nombre d’emplois, avec 444 emplois, juste après TECUMSEH et avant (mais de peu..) GARDY.
Le Sch ém a de D év elo pp em e nt C omm er cial de la S ein e-M aritim e (SDC 76), à propos centre commercial de Barentin, dit du Mesnil-Roux, notait la présence :
De 57 commerces de plus 300 m2
D’une surface de vente globale de 65 354 m2
D’un hypermarché Carrefour de 14 130 m2
Le SDC 76 notait également, toujours à propos de ce centre commercial du Mesnil-Roux: « Pôle commercial comportant de nombreuses enseignes attractives. Certains commerces sont de conception ancienne et pourraient faire l’objet de demande d’extension ou de transfert. Une importante réserve foncière serait disponible. »
De ce point de vue, le rayonnement de ce centre commercial est départemental, voire régional et constitue sans doute l’élément le plus « polarisant » dontE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 34
Diagno stic
Les a cti vité s
écon omi que s
dispose la commune pour étayer son rôle de pôle de services entre Rouen et Le Havre. Le schéma ci-dessous, issu de l’inventaire communal réalisé par l’INSEE en 1998 le montre clairement :
L’attrac tivité des hypermarchés
En 1988
Source : inventaire communal INSEEE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 35
Diagno stic
Les a cti vité s
écon omi que s
6.6 Les rev enus des ménages
La conséquence du faible taux d’activité, conjugué avec un nombre restreint de rémunérations élevées, réside dans les revenus des ménages qui constituent en quelque sorte le résumé presque complet de l’activité économique de la commune.
Le revenu global des ménages de la commune de Barentin était, en 2001, de 1 2 5 8 8 € par ménage1, chiffre à rapprocher de celui de la communauté de communes Caux-Austreberthe qui était de 13 09 3 €, et de celui du département de Seine-Maritime (14 480 € ). Les graphiques ci-dessous montrent cette répartition, toujours pour les revenus imposés de 2001, pour Barentin et le département :
1 Source : Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie – Service d’Enquêtes Statistiques et de Documentation – SESDO/IRCOM 2001. Cette statistique fournit les chiffres de l’impôt sur les revenus pour
chaque commune, à l’exception de celles qui ont moins de 11 foyers fiscaux ou pour lesquelles une seule imposition dépasse le seuil de 85 % de la matière fiscale ou de l’impôt de la commune. La dernière année disponible est l’année 2001 (revenus déclarés au titre de cet exercice fiscal en 2002). Sont soumis à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) les traitements, salaires, pensions, retraites et rentes, les revenus des placements financiers, les bénéfices industriels et commerciaux (BIC), les bénéfices non commerciaux (BNC) de professions libérales, les revenus fonciers et les bénéfices agricoles. En revanche, n’y sont pas soumis les prestations familiales légales (allocations familiales, allocation logement, allocation de rentrée scolaire), le RMI, les indemnités journalières d’accident du travail ou de maladies professionnelles…
Les tranches d’impô t en 2001
1 - de 9 000 €
2 9001 à 12 000 €
3 12 001 à 19 000 €
4 19 001 à 31 000 €
5 31 001 à 78 000 €
6 + de 78 000 €
Dispersion des
revenus du
départemen t
Dispersion des
revenus de Baren tinE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 36
Diagno stic
Les a cti vité s
écon omi que s
Ces histogrammes montrent la proportion de chacune des 6 tranches d’impôt dans le total des ménages imposés.
La première tranche est nettement plus représentée à Barentin, tandis que les dernières tranches, les plus élevées, sont nettement moins présentes qu’au niveau du département. Les « classes moyennes » ne sont pas proportionnellement beaucoup moins nombreuses dans la commune que dans le département ; en revanche, se sont « les extrêmes » du spectre de l’imposition sur 2001 qui différencient la population imposée de Barentin de la population imposée du département.
A ces chiffres, il convient d’ajouter ceux liés à la proportion de ménages imposés : 4 6 % d es 6 5 9 7 f oy ers fisca ux d e B ar en tin s o nt im po sé s, contre 52 % au niveau de la région, 51 % au niveau du département, et 47 % au niveau de la communauté de communes Caux-Austreberthe. Entre 1999 et 2007 cette proportion a légèrement augmenté est représente 52,9%. Elle s’allie avec une baisse du nombre de ménages fiscaux puisqu’en 2007, il n’est que de 5 033.
Le niveau de revenu des ménages barentinois montre l’importance relative des ménages aux revenus modestes, voire précaires, et la rareté des hauts revenus. Le faible niveau des retraites (les retraités constituent une part importante des ménages non ou faiblement imposés) est un indice de précarité important qui doit être pris en compte.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 37
Diagno stic
L’hab itat
7 Les caractéristiques du parc de logements
7.1 Les évol utions du parc
Nom br e de
log em ent s Ens em ble
20 0 8 5 2 5 3
19 9 9 5 0 4 2
19 9 0 4 6 1 7
Eca rt 0 7/ 99 + 3,3 %
Eca rt 9 9/ 90 + 9,2 1%
Do nt : Ré sid en ces prin cip ales Ré sid en ces sec o nd air es Lo g eme nts occ asi on n els Lo g eme nts vac a nts
20 0 8 5 0 5 8 22 17 3
19 9 9 4 8 0 4 10 14 21 6
19 9 0 4 4 5 8 17 7 13 7
Eca rt 0 7/ 99 + 5,07% + 7,7 % - 23%
Eca rt 9 9/ 90 + 7,8 % - 46,7 % + 100,0 % + 57,7 %
% d u t otal 95,3 % 0,2 % 0,3 % 4,3 %
Do nt: Lo g eme nts i n divid uels Lo g eme nts coll ectifs
20 0 8 2 9 2 6 2 2 6 3
19 9 9 2 6 8 8 2 3 5 4
19 9 0 24 9 1 21 2 6
Eca rt 9 9/ 90 + 7,9 % + 10,7 %
% d u t otal 53,3 % 46,7 %
Le n omb re tot al d e lo g em ent s
En 1999, le p arc t otal de l og em ent s d e
Bar e ntin a d é pa ss é 5 0 00 u nités .
Le nombre de logements a augmenté de 9,2 % de
1990 à 1999, soit + 425 unités en neuf années, ou
une moyenne de 47 logements par an (3,42
logements par an et pour mille habitants), ce qui
correspond à une augmentation très modérée.
Cependant, le taux d’évolution de l’ensemble des
logements de Barentin est légèrement supérieur à
celui de la communauté de communes Caux-
Austreberthe (9,21 % contre 9,01 % de 1990 à 1999).
Il est plus nettement supérieur à celui du département
de Seine-Maritime (+ 8,6 %), de la région (+ 7,4 %) et
de l’aire urbaine de Rouen (+8,4 %).
Entre 1999 et 2008, il existe un changement notable
de tendance puisque le rythme de croissance du parc
de logements s’est réduit par 2 : seulement 24
logements par an ont été construits en moyenne.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 38
Diagno stic
L’hab itat
Cette évolution montre un dynamisme résidentiel qui s’abaisse, alors que, globalement, le marché devient plus porteur et plus tendu.
La ré p artitio n de s n o uve a ux l og em ent s
Si les logements occasionnels et les résidences secondaires sont résiduels dans ce total, il faut noter l’acc roiss em en t sig nifica tif d e la va ca nc e, qui a progressé depuis 1999 (216 logements vacants en 1999 et 276 en 2003, soit 5 % du parc, dont 59 % le sont depuis plus de trois ans), puis sa diminution forte entre 99 et 2007 (-23%).
Les résidences principales n’on progressé que de 5,2 % (soit 254 unités) de 1999 à 2008. Le besoin en logement a été cependant nettement plus fort puisque la vacance à diminuer de plus de 20%.
Accr oiss em ent d u p ar c e t c ons tr uctio n ne uv e
Selon le recensement général de la population, 379 logements, en 1999, dataient de la période 1990-1999.
Comme le parc s’est, pendant cette même période, accru de 425 unités, il faut constater que 4 6 lo gem e nts o nt été c ré és s a ns c on str uctio n n e uv e, essentiellement par division de maisons ou de grands logements (chiffre minimum car, pendant la même période, un certain nombre de logements a été détruit par obsolescence ou opérations d’aménagement…).
Cette situation est caractéristique des communes où la construction neuve est faible et où la demande reste importante. Elle est en soi révélatrice d’un état du marché foncier et immobilier. Ceci est confirmé par la baisse importante de la part des logements vacants après 1999.
7.2 La taille des ménages et s es conséquences
L’oc cu p atio n d u pa rc
Les 4 804 résidences principales de 1999 recevaient, en moyenne, 2, 67 h abit ant s p ar lo gem e nt, contre une moyenne de 2,85 en 1990 et 2,43 en 2008.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 39
Diagno stic
L’hab itat
Ce chiffre est à rapprocher de celui de l’agglomération de Rouen où il était de 2,29 en 1999, et de celui de la Région (2,55). En revanche, le taux d’occupation des logements de la communauté de communes Caux-Austreberthe est supérieur au taux de Barentin, les communes rurales présentant des chiffres nettement supérieurs (jusqu’à 3,042 à Emanville).
La diminution graduelle du nombre de personnes par logement est une tendance générale, liée aux modifications des comportements sociologiques (divorces, décohabitation, etc…), mais la situation socio-économique pèse évidemment sur cette tendance, puisque ce « desserrement » résidentiel suppose une affectation importante de moyens économiques et financiers de la part des ménages pour se manifester pleinement.
Le taux d’occupation est un fort bon indicateur des difficultés sociales prévalant dans le parc de logements, le nombre de personnes par logement étant fortement corrélé à la contrainte économique liée à l’habitat, qui demeure le premier poste de dépenses des ménages. Pour ce qui concerne Barentin, le taux atteint en 1999 reste un taux élevé, même si la diminution est très rapide, puisqu’en 2008, il n’est plus que de 2,43.
Tout indique, cependant, que ce desserrement se poursuivra, à un rythme qui dépendra largement des évolutions économiques des ménages barentinois.
Il est à noter que le nombre de personnes par logement correspond exactement à ce qu’il est convenu d’appeler (définition INSEE) la t aille d es m é na g es, puisque pour l’INSEE, un ménage est un ensemble de personnes vivant sous le même toit.
L’aff ect atio n de s n o uve a ux l og em ent s
Les différents éléments analysés permettent de dresser le tableau d’affectation du parc pour la période 1990/1999 :
1 – Origin e de s lo ge me nts su p plém ent air es 1 9 90/ 1 99 9
Co nst ru ctio n n e uv e 37 9
Divisio n lo ge me nts 46
Total 42 5E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 40
Diagno stic
L’hab itat
2 – R ép artitio n de s lo g eme nts su p plém e ntair e s
Ré sid en ces p rinci pal es + 34 6
Lo g eme nts
occ asi on n els + 7
Vac a nce - 7 9
Ré sid en ces se co n dair es - 7
Total + 42 5
3 – Affe ctati o n d es n ouv e au x lo ge me nts
De sse rr em ent 38 4
Acc ueil d e po p ulatio ns
no uv elles 41
Total 42 5
Comme on le voit, 90 % de l’effort constructif a été affecté au desserrement résidentiel, et seulement 10 % à l’accueil de populations nouvelles. En d’autres termes, pour la période 1990/99, 384 logements nouveaux constituaient le seuil en deçà duquel la population barentinoise aurait mécaniquement commencé à baisser : ce seuil correspond à une augmentation globale (construction neuve+division) du parc de 0,9 % par an.
Depuis 1999, le taux de construction neuve a baissé jusqu’à 0,7 % par an : comme il faudrait 0,8 % par an pour permettre la poursuite du desserrement de résidences principales au rythme de 1990/99, l’évolution de la population barentinoise depuis 1999, compte tenu de ces constructions neuves, dépend du maintien ou non du rythme de desserrement, et du rythme de la division d’appartements ou de maisons en plus petits lots, et du niveau de la vacance.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 41
Diagno stic
L’hab itat
Cependant, ces opérations de division ne peuvent se poursuivre indéfiniment, en raison de la structure du parc: il est fort probable qu’à l’avenir, le « taux de division » baissera … et d’autre part, il est fort peu probable que le « taux de desserrement » s’affaissera de lui-même. Si ces pronostics s’avèrent exacts, il s’ensuit que le niveau actuel de la construction neuve depuis 1999 est insuffisant pour maintenir la population communale à son niveau de 1999 (12 836 habitants) : il faudrait au moins une construction neuve de 40 résidences principales par an, si les tendances antérieures persistaient, pour maintenir la population à ce niveau…
Ces calculs permettent de situ er le « p oid s m ort » r ésid e ntiel pr ob a ble de la commune, et donc de dimensionner les objectifs de construction en fonction des objectifs d’évolution démographique de la commune : il f aut envi ro n 4 0 r ési de nc es p rinci p ales/ a n po ur ass ur er le d ess er re me nt, et au delà ou en deçà, la population commence à augmenter ou à baisser (en fonction d’un taux d’occupation qui était de 2,54, tous logements confondus, en 1999, et qui devrait logiquement baisser dans des proportions à déterminer à l’avenir…). Dans la période 1999 - 2008 l’effort constructif n’a été que de 24 logements par an, soit environ la moitié du poids mort, ce qui a créer des conditions favorables à la baisse de la population barentinoise et qui, sans doute, l’explique en grande partie compte tenu de s r és ultats d u r ec en s eme nt d e 2 0 08.
7.3 La structure du parc
Lo g eme nts i n divid uels et lo g em ent s c ollectifs
Le tableau ci-dessous montre la structure du parc des résidences principales : si une certaine stabilité est perceptible, la croissance des logements individuels réduit la part des foyers et résidences pour personnes âgées, et donc la diversité des logements.
Stru ctu re d es r ési de nc es pri ncip ale s
Année 19 9 0 19 9 9 20 0 3
Unité nom br e % nom br e % nom br e %
Mais on i ndivi du elle 2 3 1 6 52 % 2 5 1 8 52 % 2 6 7 6 54 %
Imme ubl e c ollectif 1 9 5 8 44 % 2 1 6 2 45 % 2 1 9 3 44 %
Autr e (f oy er s, et c …) 18 4 4 % 12 4 3 % 12 4 2 %
Total 4 4 5 8 100 % 4 8 0 4 100 % 4 9 9 3 100 %E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 42
Diagno stic
L’hab itat
Schéma : iden tifica tion des principaux secteu rs
d’habita t indiv iduel (lotissements )
Ces secteurs, généralement récents, sont installés sur
le rebord du plateau, à proximité des grands axes de
communication, mais non directement sur leur tracé.
Leur localisation, dans la partie nord de la commune,
tend à renforcer la co ntin uité bâti e entre Barentin
et Pavilly.
Les plus grands lotissements privilégient un plan « en
escargot », avec des voies courbes, des impasses
nombreuses avec des « raquettes de retournement »
à leur extrémité.
Ils alternent maisons individuelles séparées, maisons
géminées ou accolées et « maisons en bande ».
Emplacement des principaux lotissements
d’habitat individuelE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 43
Diagno stic
L’hab itat
Deux structures-foyers en direction des personnes âgées sont recensées, mais le niveau de la demande effective ne semble pas très forte, et cette réduction relative de la diversité résidentielle ne saurait être assimilée à un besoin recensé.
Il y a lieu de n ote r q u e la p ro p orti on de l og em ent s in divid uels d an s l’acc rois sem e nt d u p ar c est en au gm e ntati on t rè s s ensi ble : de 1990 à 1999, le nombre des logements supplémentaires était réparti à égalité entre les logements individuels et les logements collectifs – ce qui prolongeait la tendance antérieure, mais, depuis 1999, 84 % des logements nouveaux étaient des maisons individuelles.
Barentin, dont la spécificité résidentielle était depuis longtemps liée à une proportion importante de logements collectifs – largement dépendante, nous le verrons, des logements locatifs sociaux - tend à devenir une commune le lotissements : cependant, cette évolution est récente et Barentin se signale toujours par une proportion de logements collectifs qui tranche avec ce qui est observé dans les communes avoisinantes.
Lo cat air es et p ro pri ét aire s…
Stat ut d’ occ u pati on d es rési de nc es pri nci pal es
Année 19 9 0 19 9 9
Unité nom br e % nom br e %
Pro pri étair es oc cu p ant s 1 7 6 8 40 % 1 9 9 2 41 %
Lo cat air es et s ou s-
locat air es
2 5 5 0 57 % 2 7 2 2 57 %
Lo g és gr atuit em ent 14 0 3 % 90 2 %
Total 4 4 5 8 100 % 4 8 0 4 100 %
Source : RGP INSEE 1990/99
Les proportions sont assez stables, avec environ 40 % de propriétaires. Au niveau de l‘ensemble de la communauté de communes Caux-Austreberthe, l’on compte 48 % de proprétaires-occupants : là également, la spécificité de Barentin est patente, largement liée à la place du logement social. En effet, prés de 47 % du parc de résidences principales sont constitués de logements locatifs sociaux et 12 % de logements locatifs privés. Cependant, le parc locatif privé (561 unités en 1999) est loin d’être négligeable et correspond sans aucun doute à la diversité.
En 2008, la part des propriétaires atteint 45,5%, la part des locataires 53,3% et la part des logés gratuitement 1,3%.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 44
Diagno stic
L’hab itat
7.4 La typol ogie du parc
La stabilité de cette typologie est manifeste, sauf pour les logements d’une seule pièce, en réduction sensible. La taille des logements est donc indépendante de leur statut d’occupation et de leur mode de financement (privé/social), puisqu’elle est restée stable alors que, par exemple, la proportion de logements individuels dans la production récente augmentait sensiblement.
Pour le reste, le parc barentinois est composé plutôt de grands logements, puisque les logements supérieurs à 4 pièces constituent prés des deux tiers du total des résidences principales.
Ty p olo gie de s r ésid e nc es prin cip ales e n n om b re de piè ce s
Année 19 9 0 19 9 9
Unité nom br e % nom br e %
1 pi èc e 12 5 3 % 10 9 2 %
2 pi èc es 25 3 6 % 35 0 7 %
3 pi èc es 1 1 6 3 26 % 1 2 1 7 25 %
4 pi èc es 1 4 8 6 33 % 1 5 7 8 33 %
5 pi èc es et pl us 1 4 3 1 32 % 1 5 5 0 32 %
Total 4 4 5 8 100 % 4 8 0 4 100 %
Source : RGP INSEE 1990/99
Cette typologie est à rapprocher de la taille des ménages, décrite par le tableau ci-après : en effet, la comparaison entre la typologie des logements et la taille des ménages est de nature à renseigner sur l’adaptation de l’offre résidentielle à la demande des ménages, laquelle est généralement liée au nombre d’enfants.
En 2008, la typologie des résidences principales a légèrement changé en faveur de plus de logements de 5 pièces et plus qui représentent 41,7% du parc de RP (création d’environ 500 unités entre 1999 et 2008).E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 45
Diagno stic
L’hab itat
Taille d es m é na g es
Année 19 9 0 19 9 9
Unité nom br e % nom br e %
1 p er so n ne 84 2 19 % 1 1 3 1 24 %
2 p er so n ne s 1 2 7 9 29 % 1 4 9 3 31 %
3 p er so n ne s 98 3 22 % 91 3 19 %
4 p er so n ne s 81 2 18 % 80 4 17 %
5 p er so n ne s et plu s 54 2 12 % 46 3 10 %
Total 4 4 5 8 100 % 4 8 0 4 100 %
Source : RGP INSEE 1990/99
Comme on le voit, indépendamment de la réduction de la taille moyenne des ménages, il existe une dist orsi on visible entre la taille des ménages et la typologie du parc de résidences principales : alors que le nombre de personnes seules augmente fortement (vieillissement, modifications familiales), la proportion de logements d’une et deux pièces reste stable (avec une forte diminution des logements d’une pièce). De l’autre côté, les ménages de 4 personnes et plus ne représentent que 30 % du total, alors que les logements de 4 pièces et plus représentent 65 % du total des logements : l’on voit bien que le stock de logements n’a pas suivi la diminution de la taille des ménages, et que les personnes seules, en particulier, trouveront difficilement des logements de taille leur convenant.
Ré sid en ces
prin cip ales
Lo g eme nts
sa ns
do uc h e ni
salle de
bai ns 19 9 9
Lo g eme nts
sa ns
do uc h e ni
salle de
bai ns 19 9 0
Evol utio n
19 9 0/9 9
%
log em ent s
sa ns
co nfo rt
19 9 9
4 8 0 4 71 184 - 61% 1,4 8 %
En revanche, le c o nfo rt d es lo gem e nts est relativement satisfaisant, avec une faible proportion de logements sans confort et une amélioration très sensible depuis 1990.
Des chiffres analogues peuvent être relevés pour ce qui concerne les autres indicateurs de confort (chauffage individuel ou collectif, etc…),
témoins de l’effort récent réalisé à Barentin et dans la totalité des
communes de la communauté de communes Caux-Austreberthe.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 46
Diagno stic
L’hab itat
L’a ncie n net é d es lo g eme nts est liée à la vague de constructions de l’après- guerre : 66 % des logements de la commune ont été construits entre 1949 et 1981 ; seuls 17 % des logements datent d’avant 1948 (contre 24 % dans la communauté de communes Caux-Austreberthe).
Il est à remarquer que la proportion de logements construits durant chaque période intercensitaire ne cesse de baisser depuis 1949.
7.5 Le parc locatif s ocial
47 % des résidences principales de Barentin sont des logements HLM (au sens de l’INSEE1), qui logent 45 % des habitants.
Le taux d’occupation (taille des ménages) des logements HLM est donc très proche de celui de la moyenne communale (2,56 contre 2,67).
Contrairement à ce qui est souvent observé ailleurs, le parc social ne présente pas globalement de sur-occupation, ce qui peut s’exprimer également par le constat que le parc social offre un confort en termes de nombre de pièces légèrement supérieur au parc privé (locatif et « en accession »).
1 Il existe plusieurs définitions du « parc social » appelé « HLM ». Les chiffres du présent chapitre sont extraits du
recensement général de la population effectué par l’INSEE, sur la base des états déclaratifs nominatifs du recensement. La Loi SRU de décembre 2004 prévoit un seuil de logements locatifs sociaux, avec un mode de calcul spécifique (lié à la présence de conventions APL pour les locataires, sur la base d’un plafond de revenus) : les chiffres établis pour l’application de cette Loi peuvent donc varier légèrement par rapport à ceux du recensement, qui permettent cependant des comparaisons plus aisées et plus homogènes avec le passé. Pour ce qui concerne Barentin, les « logements HLM » de 1999 étaient au nombre de 2 275, tandis que les « logements locatifs sociaux » au sens de la Loi S.R.U. étaient 2 212 au 1er. Janvier 2002 (source : Porter à Connaissance complémentaire des services de l’Etat, mai 2005). La distorsion recensement/loi S.R.U. est donc, pour Barentin, de très faible ampleur.
Ancienneté des loge ments de
Barentin
Source : RGP INSEE, 1999E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 47
Diagno stic
L’hab itat
Le parc locatif social est à 89 % constitué de logements en immeubles collectifs, et ne connaît pas de vacance significative (0,1 %, soit trois logements étaient vacants depuis plus de 3 mois au 1er. Janvier 2002, contre 0,4 % à la même date pour le parc social de l’ensemble de la communauté de communes Caux- Austreberthe).
En revanche, ce parc connaît un nombre d’emménagements important (14 % par an), supérieur à la moyenne départementale.
Il est noter, enfin, que le parc locatif social présente une typologie plus proche de celle des ménages barentinois, avec 14 % de logements d’une et deux pièces, et 14 % de logements de plus de cinq pièces. Les logements de 3 et 4 pièces représentent 72 % du parc, alors que les ménages de 2 à 4 personnes, les plus susceptibles d’être intéressés par ces logements, représentent 69 % des ménages de la commune.
L’ensemble de ces caractéristiques (taux d’occupation emménagements et donc rotation du parc, vacance, typologie) conduisent à un double constat :
Le parc locatif social de Barentin est proche de la moyenne du parc résidentiel de la commune, sauf pour ce qui concerne le rapport logement individuel/logement collectif.
Le s g ra n de s c ar act éristiq u es du p arc l oc atif s o cial d e B ar enti n
Ré sid en ces p rinci pal es 99
4 8 0 4
Lo g eme nts H LM 99 % H LM 99 Evol utio n 1 9 90/ 9 9
2 2 7 5 47 % + 9 %
Nom br e d' occ u pa nts
HLM
Tau x d 'o cc up atio n
HLM
% o ccu p ant s
HLM/ p op ulati o n tot ale
5 8 2 2 2,5 6 45, 3 6%
Logements
sociaux sous
forme de tou r
de dix é tagesE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 48
Diagno stic
L’hab itat
En dehors de cette caractéristique d’habitat vertical, propre à la période de sa construction (essentiellement 1948/1981, pendant laquelle 1 851 logements sociaux ont été construits), le pa rc soci al e st bie n ad a pté à la d ema n de, et bien inséré dans la commune, au centre comme à la périphérie. Il ne connaît pas de problème de « déshérence » comme cela existe dans d’autres communes d’habitat social.
En conséquence, ce parc n’est pas un lieu de « relégation » sociale : la r ot atio n imp ort a nte de s log em e nts montre, au contraire de ce qui est observé dans des quartiers d’habitat social difficiles, que les locataires présentent une mobilité résidentielle importante, c’est-à-dire une mobilité spatiale et sociale non négligeable.
Toutefois, des limitations à ce constat peuvent être faites. En effet, il existe une part croissante d’occupants âgés dont la mobilité résidentielle est limitée pour des raisons financières mais également pour des motifs géographiques. Le parc social, essentiellement concentré dans la vallée et donc dans les espaces urbains les plus denses, offre des conditions de logements très attractives pour les personnes âgées qui disposent à leur proximité des services et équipements du centre-ville. Ainsi de plus en plus de logements de grande superficie sont occupés par des ménages de taille de plus en plus faible. Une partie du parc connaît donc une rigidification de son évolution où le bas prix des logements l’emporte sur leur commodité interne (un logement de plus faible taille est mieux adapté aux personnes âgées). En revanche, la typologie urbaine joue un rôle non négligeable sur la décision de mobilité des ménages qui investiront plus volontiers sur des logements individuels que sur du collectif récent dont le prix à la location est proche de l’individuel. Cette tendance pourra s’accentuer dans le futur et demande de s’interroger sur :
la localisation pertinente à venir du développement du parc de logements (vis-à-vis des services et équipements),
la forme urbaine à mettre en œuvre pour mieux répondre aux demandes, demandes qui s’écartent de plus en plus de ce que proposent les grands ensembles collectifs des années 60-70.
Le logement social, dans ce cas, ne constitue pas un « enfermement » par défaut, mais un temps de passage dans un parcours résidentiel ascendant, vers l’accession, sociale ou non, à la propriété.
7.6 Le marché i mmobilier
Le marché immobilier barentinois, qui a connu comme dans l’ensemble de la région une hausse sensible des prix des transactions tant foncières qu’immobilières, reste un marché limité par la place importante des logements sociaux et par la relative faiblesse de la construction neuve : hors logements sociaux, la moyenne des constructions neuves n’a pas dépassé une vingtaine de logements « libres » par an.
C’est ainsi que le marché est à la fois restreint et tendu, comme en témoigne le recours à la division de logements.
Logements sociaux anciens et en construction…E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 49
Diagno stic
L’hab itat
il ne s’agit pas seulement de la tension générale à tous les secteurs situés en périphérie des grandes agglomérations, mais d’une distorsion offre/demande qui provient de plusieurs facteurs :
inadaptation relative du stock de logements à l’offre (petits logements en particulier),
demande provenant d’ex-locataires HLM souhaitant disposer sur place de logements à acquérir,
enfin demande exogène relativement soutenue en fonction du nombre d’emplois offerts par la commune.
Cette demande se heurte à une offre limitée par les mises en chantier, elles-mêmes restreintes en fonction de la géographie locale, qui n’est pas toujours propice à l’urbanisation. La question qui est alors posée est celle du rythme du développement souhaité par la commune, et de son éventuelle répartition sur un périmètre plus large (communauté de communes Caux-Austreberthe ou au-delà).
7.7 L’accueil des gens du v oyage
La Loi du 31 mai 1990 (« Loi BESSON »), renforcée par la Loi du 5 juillet 2000 prévoit la mise en œuvre d’un schéma départemental d’accueil des gens du voyage qui a été approuvé le 29 décembre 2003.
Ce schéma concerne les communes de plus de 5 000 habitants, donc Barentin, et prévoit la création de 5 pl ac es mi nimum à Barentin/Pavilly, à réaliser dans un cadre communal ou intercommunal1. Pour les créer, le POS en vigueur a donné lieu à une révision simplifiée permettant la création d’une zone d’équipement public dans le quartier de L’atréaumont. Les places sont mutualisées avec Pavilly.
1 Source : Porter à Connaissance des services de l’Etat, mai 2005
Logements anc iens et mode rnesE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 50
Diagno stic
Les é qui pem ent s
8 Les équipements
La commune de Barentin possède, relativement à sa taille, un
grand nombre d’équipements publics et un niveau élevé de
services à la population. Il s’agit là d’un des éléments essentiels
de son rayonnement en-dehors de son unité urbaine. Il convient
en outre de rappeler qu’en termes de services commerciaux, le
centre commercial de Barentin détient une aire de chalandise
de niveau départemental et parachève en quelque sorte
l’attractivité des commerces et services de la commune.
8.1 Les équipements sc olaires
La commune compte :
5 é col es m at er nelle s et 4 éc oles p rimair es
pu bliq ue s :
- Ecole Corneille/Sévigné
- Ecole Champmeslé/Fontenelle
- Ecole Pierre Bérégovoy
- Ecole Noailles/France
- Ecole Marcel Dupré
1 éc ole s p écialis ée : Ecole Nationale Louis Pergaud
(batellerie, forains)
2 c ollèg es :
- Collège Catherine Bernard
- Collège André Marie
Loca lis ation
des
établi ss eme nts
d’en seig ne men
t
Ecole primaire
Collège
Lycée
LEP
Ecole de
musique et de
danse
E.N. L.
PergaudE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 51
Diagno stic
Les é qui pem ent s
2 lyc ée s d’ en sei gn em en t p rof es sio nn el Le groupe scolaire Corne ille/Sév igné construit à proxim ité immédia te de l’usine Badin
- LEP Jacquard (formations secondaires : Systèmes Mécaniques Automatisés, Electrotechnique, etc…)
- LEP Edmond Labbé (formations tertiaires : restauration, secrétariat, mode, couture, comptabilité, etc…)
1 lyc ée d’e ns eig n em ent g én ér al : le lycée Thomas Corneille
S’agissant des éc oles primai res , dont le recrutement scolaire est essentiellement communal, les effectifs ont connu une baisse de 421 élèves (-14,4 %) au niveau de la Zone d’Aménagement du Territoire pour l’Enseignement Scolaire (ZATES) qui correspond exactement au périmètre de la communauté de communes Caux-Austreberthe.
Les projections pour 2006 font état d’une stagnation à la baisse (- 23 élèves par rapport à 2005), avec un total de 2 421 élèves en 2006, dont 1 986 pour la zone urbaine (qui comprend Barentin+Pavilly).
Les effectifs scolarisés dans le primaire sont importants, mais, compte tenu de l’évolution démographique que nous avons indiquée dans le chapitre consacré à la démographie, le nombre d’enfants à scolariser devrait connaître une baisse tendancielle, légère mais continue dans les années à venir.
Si la part des enfants de moins de deux ans en maternelle est inférieure à celle du département (5,2 % contre 6,6 %), le taux d’encadrement est supérieur à celui de la Seine-Maritime, surtout en maternelle, le nombre d’élèves devant un professeur s’établissant à 21,4 contre 22,0 pour le département.
S’agissant du s ec o nd air e, dont le recrutement est largement extra-communal, Barentin constitue indéniablement un « pôle éducatif du secondaire », avec plus de 4 400 élèves scolarisés, soit plus d’un tiers de la population totale de la commune.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 52
Diagno stic
Les é qui pem ent s
Le tableau ci-dessous montre les effectifs secondaires des établissements de Barentin et leur répartition :
Effectifs d’ élèv es d u s ec on d de gr é à Ba re nti n (2 00 4/ 20 0 5)
Etablissement Effectif total Dont filles Dont garçons
Collège Cathe rine
Bernard 516 265 251
Collège André Ma rie 602 307 322
LEP Jacquard 298 5 293
LEP Edmond Labbé 477 384 93
Lycée Thomas Co rneille 2 920 591 436
Total 4 458 1 552 2 906
Source : infocentre-académie de Rouen – année scolaire 2004/2005
A ces établissements, il convient d’ajouter la présence à Barentin
d’une SEGPA (adaptation) avec 63 élèves au collège André Marie, Le LEP Jacquard
d’un GRETA (formation continue publique),
de l’Inspection Départementale de l’Education Nationale,
d’un Centre d’Information et d’Orientation (CIO),
d’un centre Médico-Psychologique,
d’une mission locale (PAIO).E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 53
Diagno stic
Les é qui pem ent s
8.2 Les équipements liés à
l’enfance
3 cr èc h es
2 h alte -g ar d erie s
8.3 Les équipements
sanitaires
Hô pital P ast e ur V aller y R a dot
Ce centre hospitalier compte 90 lits,
dont 20 en médecine, 49 en soins de
suite et réadaptation, 20 en soins de
longue durée, auxquels il faut ajouter
116 lits destinés aux personnes âgées.
En 1999, l’on a compté 1 006 entrées,
pour un taux d’occupation des lits de
91,4 % et une durée moyenne de séjour
de 68 jours (574 pour les personnes
âgées et 10 en médecine).
Le centre appartient au secteur sanitaire
« Plaine et Plateaux » qui comprend
Entre autres Rouen et Yvetot, et pour la
façade occidentale duquel, au stade
actuel à tout le moins, l’Agence Régio-
Les établissements du sec teur sanitaire P laine et
Plateaux 76 (source : ARS HN )E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 54
Diagno stic
Les é qui pem ent s
nale de la Santé (ARS) ne prévoit pas de réorganisation significative.
La commune compte également plusieurs autres établissements du secteur sanitaire :
Mais on d e r etr aite S aint -M artin
Mais on m é dical e d e ga rd e
Mais on d e r etr aite du Pa rc
Ce ntr e de co nv ale sc enc e de s C am p ea ux
8.4 Les équipements c ulturels
Thé âtr e
Ecol e d e M usi qu e et d e da ns e
Bibiot hè q ue -m édi ath è qu e
Mais on d es ass ocia tio ns
Salle de s fêt es
Salle d’ex p ositio n
8.5 Les équipements s portifs
2 stades
3 salles de sport
1 terrain de hockey synthétique
Le théâ tre Mon tdory
La bibio thèque-média thèque
Pierre Mendés-F ranceE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 55
Diagno stic
Les é qui pem ent s
1 salle de ping-pong
2 courts de tennis
1 club house de rugby
Des terrains de jeux dans les quartiers
1 piscine couverte
1 club house pour boulistes
2 terrains de boules
8.6 Les équipements liés à l a vie s oc iale
Croix-Rouge Française
CIAD
Centre communal d’action sociale (CCAS)
Foyer des anciens
Restos du cœur
Vestiaire
8.7 Les équipements liés aux admini strations
et services publics
Mairie
Gendarmerie
Police municipale La poste
La ma irieE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 56
Diagno stic
Les é qui pem ent s
Centre de secours
Poste
Perception
EDGDF
ASEDIC
ANPE
CPAM
Services techniques communaux
8.8 Les servic es et équipements priv és
En dehors des services publics, la commune de Barentin présente une gamme importante de services offerts par des professionnels privés, au centre ville et dans les centres commerciaux. Il s’agit notamment de 7 agences bancaires, d’une caisse d’épargne, 4 agences de travail temporaire, 7 cabinets d’assurance, 1 cabinet d’avocat, 3 agences immobilières.
Sur le terrain sanitaire, Barentin compte :
25 médecins dont 15 généralistes et 10 spécialistes
5 pharmaciens
4 dentistes
7 kinésithérapeutes
7 infirmières
1 vétérinaire
1 laboratoire d’analyses médicales
2 pédicure-podologuesE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 57
Diagno stic
Les é qui pem ent s
3 orthophonistes
3 prothésistes dentaires
1 orthoptisteE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 58
Diagno stic
Les tra nsp orts et le s
dépla ce ment s
9 Les transports et les d éplacements
9.1 Le niveau des dépl acements
Le s d é plac em ent s d omicile -tr av ail
36, 7 6 % d es actifs occ u pés de la c omm un e tr av aillent à B ar enti n, chiffre élevé et du même ordre que celui du département (38 %). En revanche, la communauté de communes Caux-Austreberthe, au total, n’emploie sur place que 28 % des habitants.
Cette différence est liée au nombre d’emplois offerts : Barentin est un pôle d’emploi attractif, tandis que le chiffre de la communauté de communes Caux-Austreberthe trahit la place prise dans l’emploi des actifs du périmètre de la communauté par l’agglomération de Rouen, dont le nombre des emplois est évidemment sans commune mesure avec ceux offerts par la vallée de l’Austreberthe, et qui est toute proche (15 Km en moyenne).
Au-delà de la commune, 45 % des actifs occupés de Barentin travaillent dans une des communes de la communauté de communes Caux-Austreberthe, dont 295 personnes à Pavilly (soit 6 % du totale des actifs occupés).
En conséquence, 5 5 % tr av aillent en de ho rs d e la comm u na ut é, l’immense majorité (87 % en 1999) de ceux qui composent les « flux externes » de Barentin travaillant dans la même zone d’emploi, qui comprend notamment l’agglomération rouennaise et celle de Barentin, et qui compte 374 communes, 724 000 habitants et 275 000 emplois.
Seules 218 personnes travaillent en Seine-Maritime en-dehors de la zone d’emploi de Rouen et 54 travaillent dans un autre département de la région, tandis que 130 personnes travaillent dans une autre région (essentiellement l’Ile-de-France et très peu la Basse-Normandie).
La c omm u ne d e Ba re ntin n’e st d o nc p as, a u con tr aire de l a c omm un au té de comm u ne s C au x-A ust re b ert he, u n ém ett eu r impor ta nt d e tr afic s liés à l’emploi.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 59
Diagno stic
Les tra nsp orts et le s
dépla ce ment s
Le s tr afics ro utie rs
Les grands axes routiers ont été l’objet, depuis 1999,
d’une redistribution importante des flux routiers. L’on a
ainsi observé1 :
Un e cr oiss an ce imp ort a nte s ur l’A 15 0 :
de 23 000 véhicules/jour en 1999 à 31 000 en
2003
Un e d éc rois sa nc e su r la R R 6 0 15 : de 33
000 à 29 000 véhicules/jour entre l’A150 et la RD
143 A ; de 23 000 véhicules/jour en 1999 à 17
000 en 2002 au niveau de Darty ; de 19 000 à 18
000 v/j de 1999 à 2003 entre la RD 143 A et
Bouville.
La R D 10 4 voit son trafic baisser de Bouville au PR 39
(de 3 000 à 2 800 v/j), mais augmenter du PR 39 à la RD
143 (de 7 300 à 7 800 v/j).
Le s RD 14 2, 1 4 3 et 1 4 3 A voient leur trafic
augmenter sensiblement, atteignant de 7 000 à 9 000
véhicules-jour.
A noter : les transports exceptionne ls de 3éme. catégorie
classe C empruntent l’A 150 et ceux de classe D empruntent la
RD 6015, classée en route à grande circulation. La mise en
service de l’A150 Barentin-Ecalles-Alix prévue pour le 28 février
2015),
Barentin est donc au centre d’un trafic routier intense,
dont il ne constitue qu’un faible maillon, le trafic émis ou
à destination de la commune ne jouant qu’un rôle
secondaire dans le total de la circulation observée. La RD 601 5 au niv eau de l a gare SNCF, dan s s a se ctio n à 2 voi es vers Y vetot et 1 voi e ver s Rou en.
1 Source : Porter à Connaissance des Services de l’EtatE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 60
Diagno stic
Les tra nsp orts et le s
dépla ce ment s
9.2 Les accès
La commune est située sur un axe
Rouen/Fécamp/Le Havre, qui
demeure un des axes principaux
de la région.
Barentin est donc u n e de s
po rte s d’e ntr ée d u Pa ys d e
Ca ux en venant de l’Ile-de-France
et de Rouen, notamment au
travers de sa situation sur la RD
6015 de Rouen vers Yvetot, cette
dernière ville étant souvent
appelée « la capitale du Pays de
Caux ».
Les principaux accès routiers de
Barentin sont les suivants :
L’A 1 5 0 Rouen-Barentin
RD 6 01 5 Rouen-Le
Havre (N15 reclassée en
RD6015 depuis le 27 décembre
2005)
D 1 42 Pavilly-Limésy-
Veules-les-Roses
D 1 04 Bouville, Fréville,
Fesquiennes, Pissy-
Pôville, Malaunay
D 67 Mesnil-Roux au
centre ville
Barentin
Les infrastructures routières
Route à grande circulation
Route de transit local
Route de desserte localeE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 61
Diagno stic
Les tra nsp orts et le s
dépla ce ment s
Ces accès placent Barentin en situ atio n d’int erf ac e. Les
accès de Barentin sont donc aisés et globalement favorables à
son activité, avec la pr oximité d’u ne gr an d e
ag glo mé rati on (Rouen), la question qui est posée étant celle
de la prolongation de la RD 6015 à 2 x 2 voies au-delà de
Barentin vers Yvetot et celle de la traversée de la ville, dans le
sens nord-sud.
9.3 Les transports collectifs
Les réseaux de transports en commun sont, de fait,
extrêmement limités pour Barentin et pour la communauté de
communes Caux-Austreberthe, hors les transports scolaires.
Le s bus d e l’a g glom ér atio n R ou en n aise s’a rr ête nt à
Mar omm e, à une douzaine de kilomètres de Barentin, et le
seul bus qui « sort » de cette agglomération est le 26, de
fréquence faible, qui pousse jusqu’à Saint-Pierre de
Varengeville.
De ce fait, le seul transport collectif effectivement utilisable est
le TER , qui, au départ de Rouen, dessert Le Havre via Yvetot,
et s’arrête à Barentin.
Un e d ou zai ne de r el atio ns p ar jo ur , dans chaque sens,
en semaine, concerne Barentin, sans cadencement
véritablement précis.
La géographie, qui a évidemment imposé aux lignes
ferroviaires d’emprunter, après le viaduc de Barentin, le haut de
la vallée, a rendu, de surcroît, l’accès à la gare de Barentin peu
aisé, compte tenu de la dénivellation avec le centre-ville.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 62
Diagno stic
Les tra nsp orts et le s
dépla ce ment s
La gare actuelle est, au demeurant, peu propice au développement ferroviaire.
Le projet, actuellement avancé par la région, d’un a ccr oiss eme nt de f ré q ue nc es d e ce tt e ligne e t d’u n v érit abl e ca d enc em e nt, seul à même de stimuler l’utilisation effective du TER vers Rouen et, dans une certaine mesure, vers Yvetot et le Havre, se heurte à l’exiguïté des lieux et notamment à une longueur de quai insuffisante.
Ces sites ne permettent pas, en particulier, de réaliser à l’emplacement de la gare SNCF u n pôl e d’inte rm od alité (train/voiture particulière/éventuellement bus, ce qui suppose des espaces de stationnement afin que soit possible un « rabattement intermodal » vers le TER).
Dans l’optique d’un développement du mode de transport ferroviaire, un tel pôle d’intermodalité est nécessaire au regard tant de l’intérêt proprement social de ce mode de transport collectif, que de celui de la réduction des nuisances et des pollutions liées à l’usage exclusif de la voiture particulière, qui doit constituer un des objectifs de toute politique d’urbanisme.
En matière de liaisons douces, si le fond de vallée de par son contexte urbain favorise le déplacement à pied, en revanche, les pistes cyclables en sites dédiées et les liaisons avec les autres parties du territoire sont très difficiles à développer. Les difficultés proviennent :
De s fo rts dé niv elés sé p ar ant l e f on d de vallé e de s pl ate a ux.
De l’imp ossi bilité d’él ar gir les v oies da ns l e fo nd de v allé e e n rais o n d e l’implant atio n d’u n b âti d e ns e à l’ align em ent et du d éniv elé.
Ligne
ferroviaire
Rouen/Yvetot/
Le Havre
Arrêt
de
Pavilly
Gare SNCF
de Barentin
Viaduc de
BarentinE E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 63
Diagno stic
Les tra nsp orts et le s
dépla ce ment s
Ainsi, la co nfig ur atio n ur bai ne et t o po gr a phi q ue
gé n èr e d es v err o us q ui n e p erm ett en t p as de
co nstitu er un r és e au de liais on s d ou ce s à
l’éch elle d u t errit oir e. En o utr e, le pa rta g e de
voirie est lui a us si d élicat d a ns la m es ur e o ù la
mixité de s tr afics et la l ar ge ur d es v oies n e so nt
pa s pr opic es à la sé cu rité d es cycl es et d es
piét on s.
La c ap acit é de Ba re nti n à d év elo p pe r un r és e au
de liais on s do uc es r ep os er a es se ntielle me nt
da ns les o p ér atio ns d e re n ou velle me nt ur b ain
en f on d d e vallé e p o ur r ed on n er d e la
pe rmé a bilité à s o n r és e au viair e et p erm ett re
ainsi d’am élior er l a hié ra rc hisati on d es
circul atio ns.
Les photographies ci-contre montrent différentes
configurations de circulation dans le fond de vallée et en
amorce des versants. Les espaces de roulement de la
voirie ainsi que les accotements sont étroits. Le dénivelé
et les obstacles urbains (pont, bâti à l’alignement…) ne
permettent pas des cheminements continus, aisés et
sécurisés.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 64
Diagno stic
La cir cula tion
auto mobi le
10 La circulation automobile
10.1 La prépondérance de la v oiture particulière
78, 1 5 % de s dé pla cem e nts d omicile t ra vail so nt r é alisés à l’aid e d e la v oitu re p artic ulièr e comme unique mode de transport (contre 79,59 % pour la moyenne de la communauté de communes Caux-Austreberthe). Si ce moyen de transport ne représente que 64 % des trajets liés à l’emploi lorsque cet emploi est situé à Barentin (dans laquelle 19 % se rendent à leur travail en marche à pied seule), cette proportion monte à 81 % lorsque l’emploi est situé dans l’agglomération rouennaise.
Pour ces derniers, le trajet Barentin/agglomération de Rouen ne s’effectue qu’en transport en commun dans 3,05 % des cas, ce qui montre la place résiduelle des transports en commun dans les déplacements liés à l’emploi.
En revanche, cette place est nettement plus importante pour ce qui concerne les scolaires et les étudiants : dans les faits, les modes de transport sont devenus spécialisés, la voiture particulière occupant tout le spectre de l’emploi, les autres modes (y compris les deux-roues qui ne représentent au total que 2,45 % des déplacements liés à l’emploi) ne concernant que des « clientèles » spécifiques : jeunes, étudiants, personnes âgées ou en situation difficile.
Il ne faut évidemment pas oublier que ces trajets domicile/travail ne concernent qu’environ 25 % des déplacements totaux (qui ont pour origine les loisirs, le commerce, etc…), mais qu’ils en sont à la fois le segment le plus important et le plus directement lié à l’organisation économique des territoires.
10.2 La circulati on sur les axes routiers
Le paragraphe précédent fournit la liste des comptages réalisés jusqu’en 2003 sur les principaux axes routiers : le s euil d e sat ur atio n étant de 80 000 v/j pour une autoroute à 2X2 voies, et de 20 000 v/j pour une route bidirectionnelle 2X1 voies (RD), l’on voit que si l’A 150 et les routes départementales ne sont pas (encore) saturées – sous réserve des « pointes de trafic » - il n’en va pas de même de la RD 6015 dans sa section à 1 X 2 voies, où la saturation, qui au sens technique n’est pas encore atteinte, pourrait menacer rapidement si les trafics routiers recommençaient à s’y développer.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 65
Diagno stic
La cir cula tion
auto mobi le
Il n’en reste pas moins que Barentin est le centre d’une circulation automobile, routière et autoroutière, extrêmement importante, qui se traduit par une f ort e insé cu rité r o utiè re : de septembre 1999 à août 2004, l’on a dénombré 54 accidents corporels, qui ont conduit à déplorer 6 morts et 30 blessés graves.
Sur l’A 150, l’on a compté 1 tué et 6 blessés graves, sur le RD 6015, 1 tué et 2 blessés graves, tandis que les routes départementales étaient le théâtre de 4 accidents mortels et de 16 accidents graves. Dans la zone urbanisée de la commune, pendant la même période, l’on a recensé 3 blessés grave et 5 blessés légers (rues Flammarion, Rue de la Paix-Rue du 11 novembre, Rue G. Loire, etc…)..E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 66
Diagno stic
Conso mm atio n
d’es pac e
11 La consommation d’espace
11.1 La faibless e de l a réc eptivité rési du elle des zones urbanisée s exis tantes
La capacité de développement au sein du tissu urbain existant est très faible (hors zones à urbaniser du POS de 1987 et secteur de renouvellement urbain sur les sites des usines du fond de vallée, cf. ci-après). En effet, l’existence de dents creuses et la densification par division parcellaire n’est pas significative :
Le s s ect eu rs de h ame a u s ont l es m oin s de ns es. To utef ois, le ur ca p acité d e de nsific atio n n’ est p as si gnific ativ e ca r ce s ham e au x n e so nt pas d estin és à êtr e re nfo rc és not a blem ent co mpt e t en u de l eu r éloig n em ent au ce ntr e- ville et d e la né ce ssité d e p ré se rv er l’es p ac e a gric ole .
Note relative à l’illustration ci-contre : en outre, certains hameaux comportent de vastes équipements, ici les ateliers municipaux et un établissement pour personnes âgées.
Voir également la carte ci-après qui localise les principaux équipements de la commune justifiant de terrains vastes et/ou peu bâtis (jardins publics, bassins de rétention, écoles, lycées…).
Le s se cte ur s d e ve rs ant de la v allé e o nt d es p ent es tr ès im po rta nt es c e q ui ne p erm et pa s u ne divisio n pa rc ellaire pr o pice à l’impla ntati on d e n ou vell es c on str uctio ns. E n out re, la plu s pa rt de ce s v er sa nts mixe nt d es co nst ruc tio ns i ndivi du elles a ve c d e s immeu ble s d e gr an d es h a ute ur s (cf. a naly se morp h olo giq ue du b âti d an s l’EIE d u pr és ent PL U) né ce ssita nt d’imp ort ant es mar ge s d e r etr ait p ar ra p po rt a u x co nstr ucti on s voisi ne s. C e de rni er p oin t ex pliqu e les esp ac es libr es ap p ar ent s mai s qui ne p eu ve nt pa s, e n pr atiq u e, r ec ev oir d e n ou velle s c on str uctio ns.
Le s sect e urs pavillo n nair es. L’or g anis atio n de leu r tissu b âti ré sult e d e la juxta p ositio n et de l’imb ricati on d’o p ér atio ns d’am é na ge me nt s ucc es sive s co n duis a nt à de s r és ea ux viair es et u n p arc ellair e c om plex e. D u f ait d e cett e com ple xité, l e s pa rc elles so nt de p etite taille o u de fo rme très irr ég ulièr e ; ce q ui emp êc h e u n e divisio n d u fo ncie r p erm ett ant de dé g ag er de s terr ain s ay a nt à la fois un acc ès ais é au x v oies exist a nte s et u ne su rf ace à co nst ruir e s uffisa nt e.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 67
Diagno stic
Conso mm atio n
d’es pac e
Ainsi, les c œu rs d’îlot s d es zo n es p avillo nn air es so nt d éjà occ u pés pa r l’urb a nisati o n ou ne lai sse nt pa s vé rita blem e nt d e n ou velles c a pa cités. L a se ule év olutio n en visa g ea ble d e ce s s ect e urs r ep os e s u r l’ag ra n diss em ent d es c on str uctio n s exist ant es ; c e q ui re pr és en te u n e ca p acit é à ex ploit er e t à fav oris er m ais n e co nstitu e p as u n pot e ntiel m aîtri sa ble p o ur ac cu eillir d e n ouv elle s c o nstr ucti on s (d ép e nd de l’initiativ e priv é e). E n o utr e, d a ns de nom br e ux s ect eu rs les c o nstr uc tio ns so nt mito ye n ne s s ur un d e leur c ôt é.
La g es tio n de s risq u es d’in on d atio n n éc essit e de p ré se rv er les axe s d e ruis sellem e nt s co nc ent ré s et de m aîtris er l’u rb a nisa tio n d an s les se cte ur s d’ éc oul eme nt diffus o u d e dé b or dem e nt afin de n e p as a ccr oît re les da ng er s sur sit e et e n av al. L es e sp ac e s co nc er né s pa r les p h én om èn es d’i no n dati on so nt n omb re ux ( cf. a naly se d es ris q ue s da ns l e l’EIE du pr és e nt P LU ). Ils e xpli qu ent q ue l’ ur ba nis atio n n e s’y es t p a s re nfo rc ée ( ex em ple s ect e ur e n ble u à l’illustr atio n ci- co ntr e) ou de ma n de nt d e maîtris er la d en sificati on d u b âti e xist ant. E n out re, le ris qu e lié à la p ré se nc e de cavit és s o ute rr ain es c o nstitu e un a utr e fa ct eu r d’in ce rtitu d e q ua nt au p ote nti el d e de nsific atio n d es s ect e urs ur b anis és exist an ts. En effe t, d e n om br eu x site s b âti s com po rte nt d es in dic es pr és uma nt l a p ré se nc e d’u n vi de so ut err ain. Si cet te pr és e nce est av ér ée, elle p eut tot alem e nt hyp ot hé q u er l’é vol utio n u rb ain e ( cf. an alys e de s risq ue s à l’EIE d u pr ése nt P L U).
Note : l’espace libre construction à l’illustration ci-contre correspond à un jardin public aménagé.
Le pr ojet d’ aut or o ute hy p oth è qu e la d en sificat ion d’u ne zo n e d’activit é e xist ant e da n s le Su d du te rritoir e. En eff et, c om pris e pr es qu’int é gr alem e nt d a ns le fu se a u aut or o utier ( en g ris à l’illustrati on ci-c o ntr e ) c ette zo n e n’est p as d estin é e à s e re nfo rc er not a blem e nt afi n d e pe rm ettr e le p as sa ge d e l’infr astr uct ur e.
Le s sect e urs de r en o uv ellem ent u rb ain s ur les sites de s usi nes du fo n d d e vallé e (e n ros e à l’illustr atio n ci- co ntr e). L eu r c ap acit é est im po rta nt e, m ais elle ne p ou rr a p a s êtr e utilis ée av ant a u m oins 8 à 1 0 a ns, c’est - à- dire à la fi n d e l’éc h éa nc e du pr és e nt PLU (v oir ci- a pr ès).E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 68
Diagno stic
Conso mm atio n
d’es pac e
L’illustr atio n sy nt hétis e l es différ e nte s c até g or ies d e s ect e urs ur bai ns et p er met d e vis ualis er l’a bs e nc e d e c ap acit é sig nific ative d’ur b anis atio n da ns l e tiss u bâti exist an t.
Grands équipements existants (stade, jardin public, cimetière,
bassin de rétention, écoles, lycées, administration publique…)
Secteurs naturels et agricoles
Secteurs de versant à forte pente occupés par du bâti
individuel et de grands immeubles
Parcs d’activité existants
Secteurs concernés par la gestion des risques d’inondation et
de ruissellement nécessitant de maîtriser l’urbanisation
existante.
Secteur à dominante pavillonnaire et comprenant quelques
grands ensembles d’immeubles collectifs
Usines du fond de vallée
Secteurs d’urbanisation récente : dernières opérations dont la
mise en œuvre est achevée ou très proche de l’achèvement.
Zone à urbaniser du POS de 1987 (cf. ci-après)E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 69
Diagno stic
Conso mm atio n
d’es pac e
11.2 Bilan des zones à urbaniser disponibles du POS de 1987 et des urbanisati ons en cours
Les zones à urbaniser au POS de 1987 qui n’ont pas fait l’objet d’une urbanisation sont au nombre de 3 (voir illustration ci-après) et ont respectivement les tailles suivantes :
La zone du Hamelet : 29 ha
Les 2 zones des versants de la vallée : surface totale de 15 ha.
Dans le cadre du nouveau PLU, les élus ont choisi de préserver le caractère naturel de 2 de ces 3 zones en rais o n de l e ur pot e ntiel p ays ag er et en viro n nem e ntal, d e l eu r p e nte fo rt e p e u pr opi ce à l’u rb a nisati on et d e l eu r actio n p ositive s ur l a m aîtris e n atu relle d es r uiss ellem ent s (b oise me nts e n p e nte ).
Ce s z on es s o nt c elles d es v er sa nts b oisé s d e la vall ée d e l’Aust re b ert he et r e pr és ent e nt 1 5 ha (v oir illustr atio n ci-a pr ès ) :
La zone située entre Boieldieu et le centre-ville
La zone située entre le Plateau Est et le fond de Vallée
Ainsi, seule la zone du Hamelet peut permettre une extension de l’urbanisation. Sa superficie n’est pas exploitable en totalité (environ 8 ha ne peuvent être urbanisés) en raison de la présence d’un talweg accentué constituant un axe fort de ruissellement (voir EIE, analyse des risques).E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 70
Diagno stic
Conso mm atio n
d’es pac e
Bilan de s z on es à ur ba nis er du P OS de 1 98 7 q ui n’o nt
pa s ét é ur ba nis ée s
Fond de vallée
Centre-ville
Plateau Est
Mesnil-Roux
Boieldieu
Malaize
Les 2 zo ne s à ur bani ser du P OS en
vigu eur qu e les él u s so uhai te n t
con se rver en zone na turell e. Elle s
repré sen te nt un total de 15 ha .
La zon e à ur bani ser du P OS
(Ha mele t – 29 h a) q ue le te rritoire
sou hai te urba niser dan s l e cad re du
nou vea u P L U, mai s en rédui sant sa
sup erfi cie p our te nir co mpte d’ un
tal weg sou mi s au rui sselle men t for t.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 71
Diagno stic
Conso mm atio n
d’es pac e
Des secteurs dont l’urbanisation vient de s’achever ou est en cours
de finalisation permettent momentanément de maintenir une offre
de logements sur le territoire.
Ils correspondent à en viro n 1 70 l og em en ts répartis en 3
programmes associant maisons individuelles, individuelles
groupées et petits-collectifs. Ils s’étendent sur une superficie
d’environ 19 ha (incluant la voirie, les espaces verts, les zones non aedificandi pour le traitement paysager et la gestion des eaux pluviales, les espaces de recul par rapport aux voies à grande
circulation…). Ils occupent des zones NA du POS ainsi que les derniers terrains libres classés en zone U à proximité.
Toutefois, cette offre est très faible car les logements sont pour partie déjà occupés par des habitants.
Ainsi, l’offre résiduelle de logements ne permet pas de répondre aux équilibres de fonctionnement du territoire à court et moyen
terme. En effet, elle est insuffisante pour compenser le
desserrement résidentiel à court et moyen termes et encore moins
pour attirer de nouveaux habitants.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 72
Diagno stic
Conso mm atio n
d’es pac e
11.3 Le potentiel de renouv ellement
Le potentiel en renouvellement urbain existe, mais il s’établit dans le contexte suivant :
o Les sites bâtis existants à dominante d’habitat recevant des immeubles des années 60 et 70 de grande taille pour lesquels les opérations de renouvellement s’effectuent progressivement, mai s n e pe rm ette nt p as d e d é ga ge r d es ca p acité s d’ac cu eil signific ative s p ar ra p po r t au x c ap acit és exist ant es (voir illustration page 11 : collectifs de grande taille et voir analyse morphologique du bâti à l’EIE du présent PLU).
Le renouvellement urbain consiste ici à modifier la forme urbaine en passant d’immeubles barre ou de tours très élevées à du bâti relativement dense mais de morphologie plus proche de celle du centre-ville (petit collectif, maison de villes groupées).
o 3 sites en fond de vallées (voir illustration page 11: usine de la fin du 19ème siècle) comportant d’anciens établissements industriels qui peuvent être amenés à cesser leur activité compte tenu du contexte économique de l’industrie. Si ces sites peuvent permettre à terme de donner de nouvelles capacités d’urbanisation, ils ne se ro nt pa s dis p oni bles av a nt pl usie ur s a n né es :
même si ces sites montrent une activité précaire, ils sont toujours occupé par des établissements en fonctionnement ; les sites sont toujours en activité,
leur activité industrielle et ancienne, laisse présumer des risques potentiels de pollution des sols qui ne pourront être évalués avec précision que lorsque les bâtiments ne seront plus occupés. Cette présomption implique de considérer que la reconversion en faveur de quartiers à dominante d’habitat nécessitera des multiples investigations et le, cas échéant, des mesures de traitement des sites qui demanderont des financements et des délais important.
Pour ces raisons, il est pr u de nt d e co nsi dé re r q ue le ur p ot enti el en r e no uv ellem ent ur bai n p ou rr a êtr e utilisé q u’à m oy en / lo ng te rm e (environ 8 à 10 ans), soit au-delà de la perspective du présent PLU. Or, dans cette même période Barentin n’aura aucune possibilité d’assurer un rythme constructif significatif.E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 73
Diagno stic
Conso mm atio n
d’es pac e
11.4 Bilan du dév eloppement de l’urbanisation établi dans le cadre du POS en vigueur (incluant l’ensemble de ses modifications et mises en compatibilité).
Le tableau ci-après montre que des 124 hectares des zones à urbaniser (NA) du POS de 1987, 80 ha ont été utilisés depuis 1987 pour assurer le développement de la commune : 27 ha à destination de parcs d’activités et 53 ha voués à l’habitat (logements, équipements publics...).
A cette consommation doit s’ajouter le classement dans le cadre d’une révision simplifiée intervenue en 2005, d’une zone naturelle en zone destinée à accueillir des équipements publics (notamment d’intérêt intercommunal) dans le secteur de l’Atréaumont pour une surface d’environ 18 ha. Ceci constitue une urbanisation bien que son affectation soit très spécialisée (uniquement pour les équipements publics) et que sa forme urbanistique conserve une dominante naturelle et très peu dense (grands espaces verts).
Le rythme de consommation d’espace au cours des 23 dernières années a donc été d’environ 4 hectares par an en moyenne. La tache urbaine s’est donc étendue d’environ 7,5% par rapport à celle de 1987.
Zon es d u POS e n vig ueur
Surfaces
en
hectar es
Zon es à ur bani ser
utili sée s
Ré par titio n de s
zon es à
urbani ser
utili sée s
Zones U à dominante habitat 311,6 53
Zones U à dominante d’activités 154 27
Total des zones urbaines 465,6
Zones à urbaniser à urbaniser à
règlement alternatif (NA)
124 80 (reste 44 ha de
zones à urbaniser non
utilisées)
Zone agricole (NC) 563
Zone naturelles (ND) 109,4
Zone NB 12
Total des zones naturelles 808,4
Total 1274E E . A A . U U . – Ville de Barentin - Révision du Plan Local d’Urbanisme – Diagnostic – Page 74
Diagno stic
Conso mm atio n
d’es pac e
Cette consommation s’est effectuée spécifiquement par l’utilisation d’espace dont l’usage effectif était agricole, les boisements n’ont pas été concernés et ont fait l’objet d’une bonne protection. Parmi ces espaces agricoles, on compte :
Des prairies périurbaines (ou enclavée) de petites taille et sans valeur notable pour le fonctionnement des exploitations,
Des champs de céréaliculture plus vastes, en particulier sur les plateaux Sud et Nord,