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Arrêté - Préfecture - Haute-Savoie - Message et circulaire
Arrêté - Préfecture - Haute-Savoie - Circulaire + Message
Document publié le Jeudi 5 juin 2025
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Haute-Savoie - Circulaire + Message)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Guerre en Ukraine, Armement,
PRÉFÈTE DE LA
HAUTE-SAVOIE
Liberté Egalité Lrarernité
Direction du cabinet
Direction du cabinet
Annecy, le
- 5 JUIN 2075
Bureau de la
Représentation
et de la Communication de l'Etat
La préfète de la Haute-Savoie à Mesdames et Messieurs les maires du département - copie à Monsieur le Président du Conseil départemental - copie à Mesdames et Messieurs les Sous-préfets
Objet : Journée nationale d'hommage aux morts pour la France » en Indochine. Pl.:
Message gouvernemental.
A
l'occasion de
la journée
nationale d'hommage aux morts
pour
la
France en
Indochine, j'ai
l'honneur
de
vous
transmettre
le
message
gouvernemental
qu'il
vous
appartiendra
de
lire
devant
le
monument
aux
morts,
lors
de
la
cérémonie
organisée
par
vos
soins
pour
la
circonstance. De
même,
je vous
rappelle que, conformément aux instructions ministérielles, les bâtiments
et édifices publics devront, à cette occasion, être pavoisés aux couleurs nationales.
La Préfète,
4
hf
Emmanuëlle DUBÉE
Rue
du
30%
régiment
d'infanterie
Préfecture
labellisée
Qual-e-Pref
BP 2332 - 74034 Annecy cedex
depuis le 18 décembre 2019.
d
)
Tel : 04 50 33 60 00
Modules
1 et 7 : Relation générale avec
Mél : pref-cabinet@haute-savoie.gouv.fr
les usagers
& Communication
d
d'événement
http://www.haute-savoie.gouv.fr/
stands
énhblsn ssMessage de Patricia MIRALLES
Ministre déléguée auprès du ministre des Armées, chargée de la Mémoire et
des Anciens Combattants
Journée nationale d'hommage aux Morts pour la France en Indochine
8
juin
2025
Ce 8 juin, la République rend hommage aux Morts pour la France en Indochine, De la Seconde Guerre mondiale au lendemain des accords de 1954, plusieurs centaines
de
milliers
d'hommes y furent
engagés
sous
nos
couleurs.
Plus
de
47 000 soldats métropolitains, légionnaires, tirailleurs africains, ainsi que 28 000 vietnamiens,
cambodgiens
et
laotiens,
combattant
au
sein
du
Corps
expéditionnaire français en Extrême-Orient, y trouvèrent la mort. Alors
que
nous
parvenons
au
terme
du
cycle
de
commémoration
du
80°
anniversaire
de
la
Libération,
il
faut
d'abord
rappeler
la
place
qu'y
prit
l'Indochine, y compris
dans
ce
qui
allait devenir
les
prémisses
d’un
nouveau
conflit.
Souvenons-nous
du
coup
de
force japonais
du
9
mars
1945,
de
ces
combats qui
ne s'arrêtèrent pas le 8 mai 1945, de ces hommes qui
résistèrent
dans
les
citadelles
et
maquis
d'Indochine,
dans
les
deltas
ou
les
rizières.
Rendons hommage aux trois Compagnons de la Libération, Jean d'HERS, René NICOLAU et Charles LE COCQ, tués par les Japonais en mars 1945 ainsi qu'aux 457 médaillés de la Résistance française au titre de l'Indochine. Ce
n'est
que
le
2
septembre
1945
que
le
général
LECLERC
signait
l'acte
de
capitulation
japonaise
à
bord
du
cuirassé
Missouri.
Dans
les
semaines
qui
suivirent,
il
prenait
le
commandement
du
corps
expéditionnaire
français
et
débarquait
à
Saïgon
pour
redonner
à
la
France
toute
sa
place.
Des
unités
entières, dont de nombreux combattants venaient de prendre part à la victoire contre
le nazisme et le fascisme, furent redéployées : commandos, comme le
commando
PONCHARDIER,
parachutistes,
comme
ceux
du
1
BCCP,
dont
deux
soldats
seront
inhumés
aujourd'hui
à
la
nécropole
nationale
de
Fréjus,
aviateurs de plusieurs escadrilles de chasse, contingents formés en métropole ou
en
Afrique.
Tous
rapidement
engagés
dans
une
tâche
plus
complexe
qu'attendue, où la guerre finit par succéder à la tension. Les
héros
de
la
Libération
se
retrouvaient
acteurs
d’un
conflit
aux
contours
nouveaux,
dans
lequel
ils
s'engagèrent
avec
la
même
bravoure
et
la
même
abnégation, malgré l'indifférence et l'incompréhension d’une société française trop occupée à se reconstruire, et désireuse d'oublier les affres de la guerre. Qu'il soit donc rendu hommage à ceux qui, après le 8 mai 1945, continuèrent de servir fidèlement les armes de la France jusqu'en juillet 1954. Que leurs combats, dans les conditions les plus rudes, ne soient jamais oubliés.Sur
les
mers,
dans
les
airs,
sur
la
terre,
appuyés
par
un
soutien
logistique
capital,
soldats
des
trois
armées
et
supplétifs
indochinois
affrontèrent
un
ennemi
déterminé,
redoutable,
dans
un
environnement
éminemment
hostile.
Toujours
et
partout,
par-delà
les
jungles
et
les
rizières,
jusqu'au
bout
de
l'enfer
de
Dien
Bien
Phu,
les
personnels
du
service
de
santé
—
à
l'exemple
héroïque
de
Geneviève de GALLARD ou de Valérie ANDRÉ, récemment disparues — firent preuve d'un dévouement sans réserve pour porter assistance aux blessés sous le feu,
Qu'il
soit
toujours
rappelé
l'absolu
de
leur
bravoure,
et
la
grandeur
de
leur
sacrifice,
qui
ennoblissent
notre
histoire.
Que
soit
salué,
aussi,
le
courage
de
tous
ceux
qui,
d’abord
silencieux,
surent
trouver les mots, souvent longtemps après les combats, pour dire l'épreuve, la souffrance, la honte parfois. Par l'héroïsme de leur témoignage, ils ont permis à la
mémoire
nationale
de
devenir
plus
juste
et plus
complète.
Qu'il
soit
rendu
hommage
aux
milliers
de
prisonniers,
et
que
jamais
ne
s'efface
le souvenir de ceux que la faim, la maladie ou l'épuisement ont brisés dans les camps.
Quand
les
accords
de
Genève
ont
mis
officiellement
fin
aux
combats,
plus
de
20 000
soldats
français
sont
demeurés
prisonniers,
ils
devaient
connaître
encore
les
longues
marches
infernales,
leurs
chairs
martyrisées,
les
privations,
et
pour
beaucoup
la
mort.
Leur
endurance
face
à
l'épreuve,
leur
force
d'âme
inexpugnable,
leur
courage,
souvent
oubliés,
appartiennent à notre histoire. Que
le
souvenir
soit
honoré,
enfin,
des
civils
arrachés
à
leur
foyer
par
les
bouleversements
de
1954.
Rapatriés
dans
l'urgence,
souvent
démunis,
ils
durent
tout
reconstruire
dans
une
métropole
inconnue,
mais
dont
ils
acceptèrent
de
faire
leur
terre
d'avenir.
Que
soit
transmis
aux
générations
nouvelles
ce
double
héritage
:
celui
du
courage, et celui de la vérité. Non pour exalter la guerre, mais pour comprendre ce qu'elle exige, ce qu'elle détruit, et ce qu'elle révèle aussi de la force humaine. En
réunissant
les
Françaises
et
les
Français
devant
les
monuments
aux
morts,
à
travers
tout
le
pays,
cette
journée
nationale
d'hommage
rappelle
que
la
reconnaissance de la Nation ne s'éteint pas : elle s'approfondit au fil du temps, à
mesure
que
le
souvenir
devient
mémoire,
et
que
la
mémoire
devient
conscience. À ceux qui sont morts pour elle,
à ceux qui ont été prêts à donner leur vie, à
ceux qui ont souffert, la Nation exprime aujourd'hui sa fidélité et sa gratitude. Elle
rappelle
également
son
attachement
à
cette
mémoire
partagée,
la
reliant,
dans
l'estime et
l'amitié
entre
les
peuples,
à
des
pays
devenus
des
partenaires
de
confiance.
Honneur
à
ceux
d'Indochine. Vive
la
République,
et vive
la
France.