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PLU - Rapport de présentation - Partie 1
Document publié le Mercredi 14 décembre 2016 par la commune de Garat.
Lien du pdf (PLU - Rapport de présentation - Partie 1)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Environnement, Eau et assainissement,
Plan Local d’Urbanisme
Commune de Garat
PIÈCE N° 1.0
h U
URBAN HYMNS
Place du Marché
17610 SAINT-SAUVANT
MAIRIE DE GARAT
Rue Jean Bouillaud
16410
Prescription Arrêt Publication Approbation
Révision 13/09/2012 8/06/2016 14/12/2016
Vu pour être annexé à la décision du Conseil Municipal en date du 14 décembre 2016
Rapport de présentationh U
3 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
SOMMAIRE
1. ÉLÉMENTS DE CADRAGE RELATIFS
À L’ÉLABORATION DU PLU .....................................................................................................4
1.1 NATURE DU PLAN LOCAL D’URBANISME ....................................................................... 5
1.2 OBJECTIFS DU PLAN LOCAL D’URBANISME ................................................................... 7
2. ANALYSE DE L’ÉTAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT .......................................................11
2.1 MÉTHODOLOGIE ET CONTEXTE TERRITORIAL............................................................... 12
2.2 ANALYSE DU MILIEU PHYSIQUE ..................................................................................... 15
2.3 ANALYSE DU MILIEU NATUREL ET SA GESTION PAR L’HOMME ................................... 27
2.4 LE PATRIMOINE PAYSAGER ET SES VALEURS ................................................................ 62
2.5. LE PATRIMOINE ARCHITECTURAL ET CULTUREL........................................................... 97
2.6. RESSOURCES NATURELLES, ÉNERGIES ET CLIMAT ..................................................... 104
2.7 GESTION DES RISQUES, DES POLLUTIONS ET DES NUISANCES .................................. 126
2.8. SYNTHÈSE DES ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX .......................................................... 139
3. ANALYSE DE LA POPULATION, DE L’ÉCONOMIE ET DU LOGEMENT ............................142
3.1 PRÉAMBULE DE L’ÉTUDE .............................................................................................. 143
3.2 ÉVOLUTION DE LA POPULATION ................................................................................ 144
3.3 POPULATION ACTIVE ET CATÉGORIES SOCIO-PROFESSIONNELLES ........................ 156
3.4 ÉVOLUTION DES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES.............................................................. 168
3.5 CARACTÉRISTIQUES DU PARC DE LOGEMENTS ........................................................ 196
3.6 ÉVOLUTION DE LA CONSTRUCTION ET DE LA CONSOMMATION DES SOLS........... 204
3.7 SYNTHÈSE DE L’ANALYSE SOCIO-DÉMOGRAPHIQUE ET ECONOMIQUE ................ 211
4. ANALYSE DU FONCTIONNEMENT URBAIN ET SES PERSPECTIVES D’ÉVOLUTION.........214
4.1 ÉTUDE DES FORMES ET DU PATRIMOINE URBAIN ....................................................... 215
4.2 DÉPLACEMENTS ET MOBILITÉS ..................................................................................... 248
4.3 ÉQUIPEMENTS ET FONCTIONNALITÉS URBAINES ........................................................ 256
4.4 ANALYSE RETROSPECTIVE DE LA CONSOMMATION DES ESPACES AGRICOLES ET NATURELS ............................................................................................................................ 262
4.5 ANALYSE DES PARTIES URBANISÉES ET LEUR CAPACITÉ DE MUTATION ET DE DENSIFI- CATION ............................................................................................................................... 275
4.6 SYNTHÈSE DES ENJEUX URBAINS ................................................................................. 308
5. LE PROJET ET SES JUSTIFICATIONS.................................................................................310
5.1 JUSTIFICATION DU PROJET D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLES311
5.2 JUSTIFICATION DES ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION 313
6. TRADUCTION REGLEMENTAIRE DU PROJET ..................................................................318
6.1NOMENCLATURE DU ZONAGE DU PLU ....................................................................... 319
6.2.LES ZONES URBANISEES DITES « U » ............................................................................ 319
6.3.LES ZONES A URBANISER DITES « AU » ........................................................................ 336
6.4.LES ZONES AGRICOLES DITES « A » ............................................................................ 341
6.5.LES ZONES NATURELLES DITES « N » ............................................................................ 348
6.6 LES EMPLACEMENTS RÉSERVÉS ................................................................................... 354
6.7 LES ESPACES BOISÉS CLASSÉS ..................................................................................... 356
6.8 INVENTAIRE DU PATRIMOINE AU TITRE DE L’ARTICLE L123-1-5 DU CODE DE L’URBA- NISME .................................................................................................................................. 357
6.9 LES NORMES DE RECUL DE L’ARTICLE L111-1-4 DU CODE DE L’URBANISME .......... 358
6.10 LES ZONES INONDABLES ............................................................................................ 359
6.11 LES ZONES DE CARRIERES.......................................................................................... 361
6.12 LES FAISCEAUX DE NUISANCES SONORES ............................................................... 366
6.13 BILAN DES SURFACES ................................................................................................. 367
7. ÉVALUATION DES INCIDENCES DU PLU SUR L’ENVIRONNEMENT ................................371
7.1 CONTEXTE DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE DU PLU................................... 372
7.2 ANALYSE THÉMATIQUE DES INCIDENCES DU PLU SUR L’ENVIRONNEMENT ............ 374
7.3 LES INCIDENCES DES ORIENTATIONS DU PLU SUR L’ENVIRONNEMENT ................... 386
7.4 ANALYSE PAR SITE DES INCIDENCES DU PLU SUR L’ENVIRONNEMENT .................... 391
7.5 INDICATEURS DE SUIVI DU PLU .................................................................................... 410
7.6 ARTICULATION DU PLU AVEC LES AUTRES PLANS/PROGRAMMES .......................... 411
8. RÉSUMÉ NON-TECHNIQUE ............................................................................................415
8.1 MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE ..................................... 416
8.2 RESUME NON TECHNIQUE DU DIAGNOSTIC ............................................................. 417
8.3 LA DÉMARCHE D’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE ............................................ 422
8.4 L’ANALYSE DES INCIDENCES DU PROJET ................................................................... 424h U
4 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
1. ÉLÉMENTS DE CADRAGE RELATIFS
À L’ÉLABORATION DU PLUh U
5 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
1.1.1 Le document d’urbanisme antérieur et sa révision
Le Plan Local d’Urbanisme de Garat vient se substituer à un précédent Plan d’Occu- pation des Sols (POS), approuvé le 28 novembre 2000. Durant de nombreuses années, ce document a permis au territoire de Garat de développer ses capacités d’accueil et a donc joué un rôle majeur dans la croissance de la population communale et des activités économiques.
Toutefois, l’obsolescence juridique du POS, antérieur à la loi SRU du 13 décembre 2000, a motivé sa mise en révision en vue du passage au Plan Local d’Urbanisme. L’élabora- tion du PLU a été prescrite par délibération municipale du 13 septembre 2012.
A travers l’élaboration de son PLU, la municipalité de Garat a souhaité s’engager dans la préservation et la valorisation des espaces naturels et agricoles ainsi que dans la poursuite d’un développement démographique et urbain compatible avec la sauve- garde du patrimoine local.
L’élaboration du PLU a suscité de nombreuses interrogations, telles que la nature des formes urbaines à privilégier sur la commune, les modes et outils de mise en valeur du patrimoine naturel et architectural ainsi que la prise en compte des risques, pollutions et nuisances dans l’objectif d’améliorer le cadre de vie communal.
Le PLU constitue ainsi le nouveau document d’urbanisme de référence au niveau com- munal, en accord avec les évolutions légales et réglementaires les plus récentes du Code de l’Urbanisme.
1.1.2 Le déroulement de l’élaboration du PLU
Une élaboration en plusieurs étapes
La mise en place du Plan Local d’Urbanisme a sollicité de nombreuses réunions de tra- vail, qui ont consisté en une élaboration progressive des différentes pièces composant le document d’urbanisme, en lien avec la population et les Personnes Publiques Asso- ciées. Afin d’élaborer le PLU dans un esprit de bon équilibre juridique, la municipalité de Garat a sollicité les conseils du bureau d’études URBAN HYMNS (6, rue du Marché, 17610 SAINT-SAUVANT), spécialisé en maîtrise d’œuvre réglementaire.
La première étape de la réalisation du document a reposé sur l’élaboration d’un dia- gnostic reposant sur trois chapitres essentiels, l’analyse de l’état initial de l’environne- ment, l’analyse des dynamiques socio-démographiques, économiques et du loge- ment, et enfin, l’analyse du fonctionnement urbain. Ce diagnostic a permis d’éclairer
1.1 NATURE DU PLAN LOCAL D’URBANISME
les principaux enjeux relatifs au territoire et à son insertion dans le contexte intercom- munal, en vue d’éclairer l’élaboration du Projet d’Aménagement et de Développe- ment Durables (PADD).
Ce document, véritable pivot du PLU, a été réalisé à l’appui de nombreux débats entre les membres du Conseil Municipal de Garat. Ces débats ont été éclairés par le bureau d’études techniques et par l’apport des Personnes Publiques Associées. Dans l’élaboration du PADD, la municipalité a exprimé sa volonté d’une vision équilibrée entre, d’une part, sa volonté politique, et d’autre part, les cadres légaux et réglemen- taires du Code de l’Urbanisme.
Le PADD s’est vu consolider par les Orientations d’Aménagement et de Programma- tion (OAP), qui sont venues détailler les différentes options d’aménagement visant à éclairer le devenir des sites de projet choisis par le Conseil Municipal de Garat.
Ces différentes orientations de projet, écrites et graphiques, ont permis d’éclairer la municipalité quant aux choix relatifs aux aspects réglementaires du PLU. Les règle- ments écrits et graphiques ont été élaborés avec l’appui de l’expertise juridique du bureau d’études en charge de l’accompagnement de l’élaboration du PLU.
Chacune de ces phases de l’étude s’est conclue par une réunion des Personnes Pu- bliques associées (services de l’Etat, chambres consulaires, établissements publics in- tercommunaux, communes voisines...) ainsi qu’une réunion publique visant à exposer les enjeux de l’élaboration du PLU aux habitants.
De l’arrêt du projet à l’approbation du PLU
Conformément aux dispositions du Code de l’Urbanisme, le PADD a donné lieu à un débat en séance publique du Conseil Municipal le 14 octobre 2015. Par la suite, le projet de PLU, incluant ses différentes pièces, a été arrêté par délibération du Conseil Municipal le 8 Juin 2016.
Au terme d’une phase de consultation des Personnes Publiques Associées conformé- ment à l’article L123-9 du Code de l’Urbanisme, les avis des différents organismes pu- blics et parapublics associés à l’élaboration du PLU ont été analysés et annexés au rapport de présentation du PLU.
Suite à cette procédure, le PLU a été soumis à la procédure d’enquête publique par le Conseil Municipal, conformément aux dispositions légales du Code de l’Urbanisme, figurant à son article L123-10.h U
6 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le bilan de la concertation avec le public
La concertation avec le public, prévue à l’article L300-2 du Code de l’Urbanisme, s’est déroulée tout au long de la procédure d’élaboration du PLU. Il s’agit d’une obligation légale qui concerne l’élaboration et la révision de tous les documents d’urbanisme.
L’élaboration du PLU de Garat s’est accompagnée d’un échange avec la population organisé sur la base de rencontres, de trois réunions publiques, d’articles de presse et d’une exposition.
Ainsi tout au long de la procédure, un registre s’est tenue à disposition du public dans le hall de la mairie.
A cela se sont ajoutés plusieurs articles dans la presse locale, (Charente Libre et Bulletin Municipal), ainsi que sur le site internet de la commune, tenant informée la population de l’état d’avancement du projet et de ses grandes orientations.
Plusieurs rencontres avec les acteurs économiques locaux se sont également dérou- lées notamment avec les exploitants agricoles à l’occasion du diagnostic (le 24 oc- tobre 2013) et du zonage (le 29 avril 2016) et les autres acteurs économiques c’est à dire les entrepreneurs des zones d’activités (le 24 octobre 2013). De plus,une réunion spécifique a été organisée avec l’entreprise Ardouin en présence des services de la DDT et de la DREAL sur le projet d’extension de la carrière à Peu Sec (le 26 mai 2015).
A cela s’ajoutent trois réunions publiques qui se sont tenues dans la salle des fêtes :
- La première réunion s’est tenue le 28 novembre 2014 afin de présenter le diagnos- tic et les enjeux du PLU
- La seconde réunion s’est tenue le 5 juin 2015 afin de présenter le projet de PADD ;
- La seconde réunion s’est tenue le 29 avril 2016 afin de présenter la traduction ré- glementaire du projet (zonage, règlement du PLU).
Ces trois réunions ont accueilli une cinquantaine de participants. Les échanges se sont déroulés dans un climat convivial avec des réflexions et contestations sur la réduction des surfaces constructibles vis à vis de l’ancien POS.
Enfin, M.Le Maire s’est entretenu avec de nombreux propriétaires pour répondre à leurs questions.
De l’arrêt du projet à l’approbation du PLU
Le projet de PLU, a été arrêté par délibération du Conseil Municipal le 8 juin 2016.Au terme d’une phase de consultation des Personnes Publiques Associées conformément à la procédure définie par le Code de l’Urbanisme, les avis des différents organismes publics et parapublics associés à l’élaboration du PLU ont été analysés et annexés au rapport de présentation du PLU.
Suite à cette procédure, le PLU sera soumis à la procédure d’enquête publique pour une durée d’un mois.
Le bilan de la concertation avec le public
Le bilan de la concertation avec le public a été tiré par délibération du Conseil Muni- cipal du 8 juin 2016.
Force est de constater que la consultation s’est correctement déroulée tout au long de la procédure et que les modalités définies dans la délibération de prescription ont été respectées.
1.1.3 Qu’est ce qu’un Plan Local d’Urbanisme ?
Grands principes de définition
Le Plan Local d’Urbanisme est un document d’urbanisme réglementaire de droit com- mun régissant les possibilités de constructions et d’usages des sols sur son territoire de mise en œuvre, en l’occurrence, la commune de Garat.
Cet outil vise à planifier le développement du territoire auquel il s’applique, condition- nant la mise en œuvre de projets d’urbanisme opérationnel au regard de ses disposi- tions réglementaires.
Le PLU constitue la transcription d’un projet politique pour son territoire de mise en œuvre, dans le cadre des lois relevant des grandes politiques élaborées au niveau na- tional (environnement, logement, développement économique…). C’est un document à dimension prospective, se devant d’anticiper et d’accompagner des mutations terri- toriales majeures dans l’objectif d’un développement urbain durable.h U
7 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
1.2.1 Pourquoi un Plan Local d’Urbanisme ?
Du Plan d’Occupation des Sols au Plan Local d’Urbanisme
La volonté initiale d’établir un contrôle de l’extension des zones habitées s’est traduite par la loi du 30 décembre 1967 dite « loi d’orientation foncière » et la mise en œuvre d’outils tels que les Schémas Directeurs d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU) et les Plans d’Occupation des Sols (POS). Ces nouvelles modalités de gestion foncière s’ap- puyaient sur la méthode du « zoning » : le territoire se trouvait découpé en secteurs autonomes respectivement dédiés à un seul type d’occupation du sol, conformément aux principes du « fonctionnalisme ».
Initialement, le POS n’a de valeur qu’en tant que fixateur de l’espace et de l’occupa- tion des sols, et s’adapte assez mal au concept de projet urbain qui émerge à partir des années 1990. Ce constat a poussé le législateur à se poser la question du devenir des documents d’urbanisme. La loi du 13 décembre 2000 dite « solidarité et renouvellement urbains » est à l’origine de la rénovation du POS en PLU. En effet, cette loi réforme une approche de l’urbanisme alors devenue obsolète, en invitant les municipalités et les organismes de coopération intercommunale à intégrer dans leurs politiques de déve- loppement les notions de projet de territoire, de développement durable et de démo- cratie participative.
La loi du 13 décembre 2000 traduit la volonté du législateur de promouvoir un urbanisme « de projet », ainsi qu’un aménagement plus cohérent et plus solidaire des espaces ur- bains et ruraux, intégrant le concept de développement durable. Pour répondre à cet objectif, la loi apporte des réformes profondes dans les domaines de l’urbanisme, de l’habitat et des transports.
La Loi du 3 juillet 2003 dite « urbanisme et habitat » apporte une série d’ajustement à son aînée sans toutefois remettre en cause ses fondements. Elle s’attache à clarifier le contenu du PLU en accentuant la sécurité juridique de ce dernier.
Plus récemment, les lois du 3 août 2009 et du 12 juillet 2010, relatives à la mise en œuvre des grandes orientations politiques du grand débat national intitulé « Grenelle de l’En- vironnement », renforcent la dimension environnementale des documents d’urbanisme et introduisent de nouvelles exigences légales en matière de gestion économe des sols.
Enfin, très récemment, la loi du 24 mars 2014, dite « loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové », renforce la vocation intercommunale des documents d’urba- nisme et confirme les précédentes avancées légales. Cette loi formule de nouvelles exigences quant à la promotion d’une ville compacte et économe en espace.
1.2 OBJECTIFS DU PLAN LOCAL D’URBANISME
Les apports du « Grenelle de l’Environnement »
Le PLU doit prendre en considération la loi du 3 août 2009 dite « loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement » ainsi que la loi du 12 juillet 2010 dite « engagement national pour l’environnement ».
Ce nouveau corpus légal fixe les grands objectifs ainsi que les cadres d’action d’une politique de lutte contre le changement climatique, de préservation de la biodiversité et des paysages, de contribution à un environnement respectueux de la santé.
En vue de lutter contre le changement climatique, la loi du 3 août 2009 dite « Grenelle I » a vocation à transcrire dans le droit français les engagements pris par les acteurs du débat national du « Grenelle de l’Environnement » (associations, collectivités, or- ganismes para-publics, Etat, élus locaux et nationaux...), tel que l’accélération de la rénovation thermique des bâtiments, le développement des énergies renouvelables, la création de la trame verte et bleue ou encore la réduction de moitié des pesticides. Plus particulièrement, dans le domaine du droit de l’urbanisme, la loi exige la prise en compte de plusieurs grands objectifs.
Le PLU est aussi destiné à lutter contre la régression des surfaces agricoles et naturelles, les collectivités territoriales fixant des objectifs chiffrés en la matière, en référence à des indicateurs de consommation d’espace. Il doit lutter contre l’étalement urbain et le gaspillage énergétique, tout en participant à la revitalisation des centres-villes.
Les lois relatives à la mise en œuvre du « Grenelle de l’Environnement » réaffirment la vocation du PLU à préserver la biodiversité, notamment à travers la conservation, la restauration et la création de continuités écologiques. Il doit favoriser la mise en œuvre de travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments, notamment l’isolation extérieure, en adaptant les règles relatives à la protection du domaine pu- blic. Egalement, le PLU se doit de densifier les ensembles urbains tout en contribuant à l’amélioration de l’offre en transports collectifs.
Il est encouragé la réalisation de programmes globaux d’innovation énergétique, ar- chitecturale, paysagère et sociale, en continuité avec le bâti existant, qui auront pour objectifs la préservation et la rénovation du patrimoine existant, le développement des transports en commun et des modes de déplacement économes en énergie, la prise en compte des enjeux économiques et sociaux, la réduction de la consomma- tion d’espace par l’urbanisation et la réalisation de quartiers d’habitat et d’activités économiques à haute performance environnementale.h U
8 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les évolutions récentes de la loi du 24 mars 2014
Conformément à la loi du 24 mars 2014, les Plans d’Occupation des Sols (POS) devien- dront caduques à compter du 1er janvier 2016 dans l’hypothèse où ils n’auraient pas été révisés et transformés en PLU. Toutefois, lorsqu’une procédure de révision du POS aura été engagée avant le 31 décembre 2015, elle pourra être menée à terme sous réserve d’être achevée dans les 3 ans après la publication de la loi du 24 mars 2014.
En outre, la loi du 24 mars 2014 amorce une réforme du volet réglementaire du PLU en opérant la suppression du Coefficient d’Occupation des Sols (COS) et de la superficie minimale des terrains à construire.
Jusqu’à présent, le PLU pouvait fixer la densité de surface habitable pour construire, constituée par le COS qui exprime le nombre de mètres carrés de surface de plancher susceptible d’être construit sur un terrain. La mise en œuvre de ce COS dans les do- cuments d’urbanisme a fait l’objet de critiques, notamment en raison du fait que ce mécanisme était susceptible de freiner la densification et de contribuer à l’étalement urbain. Le COS est donc abandonné au profit d’autres règles, telles que l’emprise au sol, la hauteur des bâtiments ou bien encore l’implantation de constructions par rap- port aux limites séparatives.
La fixation par le règlement du PLU d’une superficie minimale des terrains à construire est également supprimée. Cette fixation de la taille minimale des terrains a été identi- fiée comme un frein à la densification, mais également à la mixité sociale, le législateur ayant jugé que les autres dispositions réglementaires constituaient une boîte à outils suffisante pour répondre aux objectifs de préservation du cadre de vie ou de gestion des contraintes d’assainissement.
A NOTER : Dernièrement, le législateur a procédé à une ré-écriture complète du code de l’urbanisme. Toutefois, la prescription de révision du présent document étant anté- rieure au 1er janvier 2016, la collectivité a choisi que le PLU en cours d’élaboration ne fasse pas référence aux nouveaux articles du code et conserve le régime antérieur.
1.2.2 Les pièces constitutives du PLU
Le Plan Local d’Urbanisme comprend un Rapport de Présentation, un Projet d’Amé- nagement et de Développement Durables, des Orientations d’Aménagement et de Programmation, ainsi qu’un règlement. Chacune de ces pièces est accompagnée d’un ou plusieurs documents graphiques.
Le PLU est également assorti d’annexes. La conception de ces différentes pièces doit
répondre à une triple exigence de respect du Code de l’Urbanisme, de cohérence avec le territoire de mise en œuvre et de clarté envers le public.
Le rapport de présentation
Le rapport de présentation propose un diagnostic établi au regard des prévisions éco- nomiques et démographiques puis précise les besoins répertoriés en matière de déve- loppement économique, d’aménagement de l’espace, d’environnement, d’équilibre social de l’habitat, de transports, d’équipements et de services.
Il analyse, en fonction de la sensibilité du milieu, l’état initial de l’environnement et éva- lue les incidences des orientations du Plan Local d’Urbanisme sur son évolution et ex- pose la manière dont le plan prend en compte le souci de sa préservation et de sa mise en valeur. Il explique les choix retenus pour établir le projet d’aménagement et de développement durable. Il expose les motifs de la délimitation des zones, des règles qui y sont applicables et des orientations d’aménagement. Il justifie l’institution des secteurs des zones urbaines où les constructions ou installations d’une superficie supérieure à un seuil défini par le règlement sont interdites en application de l’article L123-2.
En cas de modification ou de révision, le rapport de présentation est complété par l’exposé des motifs des changements apportés. Il justifie la compatibilité du Plan Local d’Urbanisme avec les dispositions du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT), du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV), du Schéma de Mise en Valeur de la Mer (SMVM), ainsi que du Plan de Déplacements Urbains (PDU) et du Programme Local de l’Habitat (PLH), lorsque ces derniers existent. Il peut comporter (sans obligation légale) la superficie des différents types de zones urbaines et de zones naturelles ainsi que des Espaces Boisés Classés (EBC) au titre de l’article L130-1.
Le PLU doit également expliquer les choix retenus pour établir le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD), les Orientations d’Aménagement et de Pro- grammation (OAP), et le règlement. Le PLU doit également présenter une analyse de la consommation d’espaces agricoles, naturels et forestiers, et doit justifier les objectifs de consommation d’espace fixés par le PADD. Le cas échéant, le PLU doit se référer au SCOT si existant.
La loi du 24 mars 2014 exige de nouveaux éléments devant figurer dans le rapport de présentation. Il doit notamment analyser la capacité de densification et de mutation de l’ensemble des espaces bâtis, en tenant compte des formes urbaines et architectu- rales. Il expose les dispositions qui favorisent la densification de ces espaces. Il établit un inventaire des capacités de stationnement et des possibilités de mutualisation de ces capacités.h U
9 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
tivité de préciser les conditions d’aménagement de certains secteurs présentant un caractère stratégique pour le devenir de la commune.
Les opérations d’aménagement réalisées dans les secteurs soumis à des Orientations d’Aménagement et de Programmation devront être compatibles avec ces dernières. Elles devront en respecter les principes fondamentaux.
A travers les Orientations d’Aménagement et de Programmation, la collectivité peut opérer des choix en matière de desserte de certains secteurs à urbaniser, qui s’impose- ront à tout pétitionnaire d’une autorisation d’occuper le sol. Ces choix peuvent égale- ment porter sur la création d’espaces collectifs ou la création de certains équipements et réseaux, tels que des équipements de gestion des eaux pluviales.
Les Orientations d’Aménagement et de Programmation peuvent également définir certains éléments de programmation, tel que le nombre de logements à prévoir dans la future opération, ainsi que le nombre de logements correspondant à l’offre sociale. Elles peuvent également contenir un échéancier prévisionnel de l’ouverture à l’urba- nisation des secteurs à projet.
Le règlement écrit et ses documents graphiques
Le volet réglementaire du PLU était codifié aux articles L123-1-5 et R123-3-2 à R123-12 de l’ancien Code de l’Urbanisme. Il se compose d’un ou plusieurs documents gra- phiques, assortis de règles écrites. Ces éléments réglementaires se réfèrent au Projet d’Aménagement et de Développement Durables au regard duquel ils sont tenus d’être conformes.
Les documents graphiques fixent les règles d’affectation des sols en délimitant quatre types de zones prévues au Code de l’Urbanisme, à savoir les zones urbaines (U), les zones à urbaniser (AU), les zones agricoles (A) et enfin, les zones naturelles et forestières (N). Ces zones peuvent comprendre un ou plusieurs secteurs qui précisent les condi- tions d’utilisation des sols.
Ces différentes zones se voient attribuer des règles écrites d’utilisation des sols. Le Code de l’Urbanisme prévoit un certain nombre d’articles permettant de réglementer diffé- rents aspects de l’occupation des sols dans chacune de ces zones.
Les documents graphiques constituant le volet réglementaire du PLU peuvent faire ap- paraître plusieurs éléments graphiques (périmètres, emplacements, secteurs, éléments ponctuels...) se référant à une série d’outils réglementaires précisant certaines règles d’occupation des sols. Parmi celles-ci, figurent les espaces boisés (EBC), ainsi que les emplacements réservés, les éléments inventoriés au titre du patrimoine.
On précisera que les PLU soumis à évaluation environnementale, en vertu du décret du 23 août 2012, sont soumis à des exigences particulières au regard du contenu du rap- port de présentation. Ce dernier doit présenter un état initial de l’environnement plus précis et se conformer à une analyse des incidences notables probables de la mise en œuvre du plan sur l’environnement. Il doit également détailler les mesures prises, des indicateurs de suivis et contenir un résumé non technique du projet.
Le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD)
Introduit par la loi Solidarité et Renouvellement Urbains du 13 décembre 2000, le Projet d’Aménagement et de Développement Durables constitue la pièce centrale du PLU, qui détermine le projet sur lequel se fondent les aspects réglementaires écrits et gra- phiques du document d’urbanisme. Il incarne ainsi un urbanisme « de projet » tel que souhaité par le législateur. Il convient toutefois de préciser que ce document n’est pas directement opposable aux demandes d’autorisation d’occuper le sol.
Le Code de l’Urbanisme précise que le projet d’aménagement et de développement durable définit, les orientations d’urbanisme et d’aménagement retenues par la com- mune, notamment en vue de favoriser le renouvellement urbain et de préserver la qua- lité architecturale et l’environnement.
- Il définit les orientations générales des politiques d’aménagement, d’équipement, d’urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques.
- Il arrête les orientations générales concernant l’habitat, les transports et les déplace- ments, le développement des communications numériques, l’équipement commercial, le développement économique et les loisirs, retenues pour l’ensemble de l’établisse- ment public de coopération intercommunale ou de la commune.
- Il fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l’espace et de lutte contre l’étalement urbain.
Malgré ces obligations incombant aux collectivités dans l’élaboration du PADD, la loi confie à ces dernières d’importantes marges de manœuvre pour la formulation de leur projet de territoire. Il convient de préciser que ce document est destiné à l’ensemble des citoyens, nécessitant donc un réel effort de pédagogie et de clarté dans sa rédac- tion, qui peut par ailleurs être illustrée par des documents graphiques.
Les Orientations d’Aménagement et de Programmation
Les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) permettent à la collec-h U
10 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Sur le plan juridique, le règlement est opposable à tous travaux ou opérations à l’initia- tive d’une personne publique ou privée, y compris la collectivité assurant l’exécution du Plan Local d’Urbanisme. Ces différentes pièces réglementaires reçoivent des élé- ments d’explication de la part du rapport de présentation.
Les annexes du Plan Local d’Urbanisme
Les annexes au PLU, regroupent des règles concernant l’occupation du sol sur les ter- ritoires couverts par le PLU et qui sont établies et relèvent pour la plupart d’autres lé- gislations. Elles ont un caractère informatif et permettent de prendre connaissance de l’ensemble des contraintes administratives applicables. Elles sont un complément nécessaire tant au rapport de présentation qu’aux dispositions réglementaires.
La loi du 13 décembre 2000 précise leur contenu en prévoyant notamment des an- nexes informatives et des documents graphiques complémentaires où figurent un cer- tain nombre de zones et périmètres se référant à des aspects juridiques externes au PLU, telles que les servitudes d’utilité publique.
1.2.3 Cadres légaux s’appliquant au PLU
Au-delà des principes légaux du Code de l’Urbanisme et ses lois de références les plus récentes (loi du 13 décembre 2000, loi du 2 juillet 2003, loi du 12 juillet 2010, loi du 24 mars 2014...), le Plan Local d’Urbanisme est tenu de respecter un certain nombre de lois se référant à l’aménagement du territoire, à l’urbanisme, à la protection et la mise en valeur des paysages, à la politique du logement...
Principaux cadres légaux et documents s’imposant au PLU
On précisera d’emblée que Garat n’est ni concernée par la loi du 9 janvier 1985 dite « Montagne », ni par la loi du 3 janvier 1986 dite « Littoral ». Toutefois, le PLU doit faire référence aux cadres légaux relatifs à la protection et la mise en valeur de la res- source en eau, et notamment la loi du 3 janvier 1992 auxquels se réfèrent le Sché- ma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Adour-Garonne et le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) du fleuve Charente. Ces documents-cadre en matière de gestion de la ressource en eau s’imposent au PLU. De même, le PLU prendra également en considération les principes de la loi du 8 janvier 1993 relative à la protection et la mise en valeur des paysages.
Les cadres légaux relatifs à la prévention des risques naturels et technologiques, et notamment la loi du 30 juillet 2003, seront également des outils de référence dans la mise en œuvre du PLU.
On précisera qu’en application de la loi du 13 décembre 2000, le PLU de Garat est soumis aux dispositions du Schéma de Cohérence Territoriale du Syndicat Mixte de l’An- goumois, approuvé en décembre 2013
En outre, la loi du 13 juillet 2006 dite « Engagement National pour le Logement » ren- force l’action des pouvoirs publics en faveur de la politique du logement et comprend des dispositions qui permettent aux collectivités de soutenir la création de logements sociaux. On précisera cependant que Garat n’est concernée par aucun Programme Local de l’Habitat.
On ne négligera pas l’importance des apports des lois du 3 août 2009 et du 12 juillet 2010 au regard de la prise en compte par le PLU de diverses problématiques environ- nementales, telles que la préservation et la remise en état des continuités écologiques ainsi que la gestion des énergies et la lutte contre le changement climatique.
Cadres légaux relatifs à l’évaluation environnementale
Le PLU est soumis aux dispositions de l’ordonnance du 3 juin 2004, au décret du 27 mai 2005 ainsi qu’au décret du 23 août 2012, relatifs à l’évaluation environnementale de certains plans et programmes. En vertu de ces cadres légaux, toute commune cou- verte par un site Natura 2000 est soumise à une évaluation environnementale.
Le PLU de Garat a donc fait l’objet d’une démarche d’évaluation environnementale.
1.2.4 Le PLU de Garat et la refonte du code de l’urba-
nisme du 1er janvier 2016
Le décret n°2015-1783 du 28 décembre 2015 par son article 12 prévoit que les dispo- sitions des articles R. 123-1 à R. 123-14 du code de l’urbanisme dans leur rédaction en vigueur au 31 décembre 2015 restent applicables aux plans locaux d’urbanisme dont l’élaboration, la révision, la modification ou la mise en compatibilité a été engagée avant le 1er janvier 2016 ce qui est le cas du PLU de Garat.h U
11 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2. ANALYSE DE L’ÉTAT INITIAL
DE L’ENVIRONNEMENTh U
12 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.1 MÉTHODOLOGIE ET CONTEXTE TERRITORIAL
La démarche d’analyse de l’état initial de l’environnement du PLU
L’analyse de l’état initial de l’environnement constitue un chapitre essentiel du rap- port de présentation du PLU. Ce dernier a pour objectif d’identifier les grands traits de caractère du territoire et les enjeux environnementaux affectant ce dernier, au travers des diverses thématiques touchant de près l’environnement et sa connaissance. Son contenu se réfère à l’article R123-2 du Code de l’Urbanisme, et tient compte des dif- férentes thématiques et enjeux que le PLU doit aborder selon les articles L110 et L121-1 du Code de l’Urbanisme.
Il conviendra de préciser que conformément à la lecture de l’article L121-10 du Code de l’Environnement, le PLU de Garat est soumis à la procédure d’évaluation environ- nementale au cas-par-cas. A l’issue de cette procédure, le Préfet de département représentant l’Autorité Environnementale a conclu que le PLU était soumis à une éva- luation environnementale. De fait, le rapport de présentation doit être particulièrement approfondi selon les termes de l’article R123-2-1 du Code de l’Urbanisme.
Conformément à ce dernier, le rapport de présentation doit déterminer les incidences du PLU sur l’environnement, en s’appuyant sur l’analyse de l’état initial de l’environ- nement préalablement mené avec le concours de diverses compétences techniques (écologie, hydrologie, paysage…). Différentes ressources bibliographiques ont été uti- lisées au cours de l’étude.
Principales ressources documentaires et compétences mobilisées au cours de l’analyse de l’état initial de l’environnement (liste non-exhaustive)
Milieu Physique
Ressources du Système d’Information sur l’Eau de l’Agence Adour-Ga- ronne, Système d’Information pour la Gestion des Eaux Souterraines (SIGES), ressources du BRGM
Milieu Naturel
Ressources documentaires de l’Institut National de Protection de la Nature (INPN), ressources méthodologiques nationales sur la trame verte et bleue, projet de Schéma Régional de Cohérence Écologique
Paysage, architecture Ressources documentaires du Service Territorial d’Architecture et de Patrimoine, bibliographie locale, SCOT de l’Angoumois
Ressources, énergies,
climat
SDAGE Adour-Garonne, SAGE Charente, Schéma Régional Air, Climat, Energie, SCOT de l’Angoumois
Risques, nuisances Ressources cartographiques du BRGM, Atlas des Zones Inondables, ressources documentaires ATMO
Autres Ressources de l’Institut Géographique National, porter-à-connais- sance des services de l’État, DDT Charente
Quelques éléments de contexte sur le territoire de Garat
Eléments de contexte géographique
Garat est une commune rurale située en périphérie sud de l’agglomération d’An- goulême, au cœur du département de la Charente. La commune occupe une superfi- cie importante, de l’ordre de 1 944 hectares, et compte 1 938 habitants en 2010 (INSEE, pop. légale 2013).
La commune s’inscrit dans l’entité territoriale de l’Angoumois, et appartient à la Com- munauté de Communes de la Vallée de l’Échelle et au Syndicat Mixte de l’Angou- mois. Ce dernier dispose d’un projet de Schéma de Cohérence Territoriale arrêté en décembre 2013, et en attente d’approbation.
Garat se caractérise par une géographie et un environnement naturel très particulier, marqué par un réseau hydrographique complexe et un couvert forestier important. Les paysages de la commune revêtent un caractère remarquable, de par l’imbrication des éléments naturels : relief encaissé de la vallée de l’Anguienne, relief doux de la vallée de l’Échelle et transition entre deux plateaux, couvert forestier dense et système de combes et vallons suscitant des points de vues remarquables.
De même, sur le plan écologique, la commune dispose d’une véritable richesse de mi- lieux naturels, attestée par une superposition de zonages de protection et d’inventaire (ZNIEFF, Natura 2000).
Eléments de contexte administratif
Sur le plan administratif, Garat appartient au canton de Boëme-Echelle, situé au sein du département de la Charente. La commune jouxte les communes de Dirac, Soyaux, Magnac-sur-Touvre, et Bouëx.
Sur le plan intercommunal, Garat appartient à la Communauté de Communes de la Vallée de l’Échelle. Cet organisme intercommunal, créé en 1993, regroupe aujourd’hui 7 communes et agit dans les domaines du développement économique, de l’aména- gement de l’espace communautaire, de l’aménagement des voiries d’intérêt commu- nautaire et des déchets. Cette intercommunalité devrait prochainement être fusionnée avec la Communauté d’Agglomération du Grand Angoulême dans le cadre de la ré- forme de l’intercommunalité.
Garat n’est concernée par aucun document-cadre supra-communal émanant de la Communauté de Communes la Vallée de l’Échelle. Le PLU se référera toutefois à l’or- ganisme intercommunal sur certain thèmes sur lesquels il est compétent, tels que la ges-h U
13 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
tion des déchets ainsi que le développement économique.
Garat appartient également au Syndicat Mixte de l’Angou-
mois, réunissant les quatre intercommunalités de la Commu- nauté d’Agglomération du Grand Angoulême et des Commu- nautés de Communes de la Vallée de l’Échelle, Braconne et Charente, et Charente-Boëme-Charraud.
Le Syndicat Mixte de l’Angoumois, créé en 2010, constitue un territoire cohérent autour de l’agglomération d’Angoulême et regroupe 38 communes pour environ 140 000 habitants en 2015. Le Syndicat Mixte de l’Angoumois est en charge de l’animation d’un Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT), approuvé le 10 décembre 2013.
Le SCOT impose un rapport de compatibilité au PLU de Garat.
Ce dernier devra notamment tenir compte des orientations du
SCOT en matière de développement économique, de crois- sance démographique et de modération de la consomma- tion d’espace par l’urbanisation.
Garat intègre également les périmètres de deux documents
de gestion et de planification sur l’eau, le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux élaboré sur le ter-
ritoire administratif du bassin Adour-Garonne, et le Schéma
d’Aménagement et de Gestion des Eaux de la Charente,
élaboré par l’Établissement Public Territorial de Bassin de la
Charente. Ces documents imposent également un rapport de
compatibilité au PLU.
Les intercommunalités de Charente en 2015 (source : DDT 16)h U
14 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Organisation générale de la commune (source : cadastre, IGN)
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Buiguerie R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
0 1 kmh U
15 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.2 ANALYSE DU MILIEU PHYSIQUE
Le socle géologique du territoire (source : BRGM, carte géologique 1/50 000ème) 2.2.1 Géologie et pédologie
Les caractéristiques du sous-sol et du sol
Éléments de géologie
Le territoire se situe à la transition entre deux ensembles géolo- giques et paysagers distincts, délimités par la vallée de l’Échelle. La partie ouest appartient à la région géologique des Côtes de l’Angoumois, dominée par les calcaires durs du Coniacien, du Turonien et du Cénomanien (Crétacé supérieur). Des formations détritiques continentales sont à relever sur les hauteurs du pla- teau.
La partie est du territoire est rattachée au Pays d’Horte, marqué par des successions de formations calcaires argileuses et mar- neuses ainsi que des calcaires récifaux du Kimméridgien (Ju- rassique). Les vallées (Echelle, Anguienne) se caractérisent par des formations géologiques du Quaternaire, de type alluvions fluviatiles anciennes.
Dans l’Histoire, le sous-sol a localement constitué une ressource économique importante. Les marnes du Cénomanien supérieur ont notamment été exploitées sur Garat pour la fabrication de tuiles. De même, les calcaires du Kimméridgien sont toujours ex- ploités par une carrière au nord de la commune.
Source : BRGM, feuille d’Angoulême
Éléments de pédologie
Les sols dominants sur la commune sont de nature calcaire (calcosol, rendosol), avec des séquences de doucins sur le pla- teau ouest. A l’est, la forêt de Bois Blanc se développe sur des sols forestiers calcaires avec des recouvrements acides ponc- tuels (brunisols, luvisols). Les vallées et fonds de vallons se carac- térisent par des sols limono-argileux riches, généralement hydro- morphes.
Source : Référentiel Régional Pédologique IGS, Chambre Régio- nale d’Agriculture de Poitou-Charentes, 2012
¡e
¡e
Fz
c2a
Fz
c2cJz
c2bG-M
j6R
c3
j6a6Ch
0 1 km
c1c
c1a
j6a6Ch Fz2
j6b1Na
-Orh U
16 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Garat re-contextualisée dans sa région géologique (source : BRGM) Formations de vallées Fz Alluvions : limons, argiles sableuses à graviers et galets (Postglaciaire à Actuel)
Fz2 Alluvions subactuelles : Limons, argiles (Subboréal à Actuel)
Formations des Côtes de l’Angoumois
c2a Calcaires marneux à huîtres de Mosnac, calcaires crayeux de Pons à céphalopodes, marnes grises à Exogyra columba gigas (Turonien inférieur)
c3 Calcaire blanc à verdâtre, glauconieux, calcaire blanc à entro- ques, calcaire graveleux à Bryozoaires et Exogyra plicifera, grès cal- caires et sables à la base (Coniacien)
c2cJz Calcaires graveleux à Rudistes de Jonzac («Angoumien» supérieur, Turonien supérieur)
c2bG-M Calcaires bioclastiques graveleux de Garreau, puis calcaires crayeux des Mauds («Angoumien» inférieur, Turonien moyen)
c1c Marnes à huîtres (argiles tégulines), sables et grès à Pycnodonta biauriculata, calcaire à Ichthyosarcolites, calcaire à Calycoceras naviculare, calcaires à Exogyra columba (Cénomanien supérieur) ie Altérites de formations détritiques éocènes, «graviers des plateaux» c1b Calcaires blancs à jaunâtres, calcaire graveleux bioclastiques à Ichthyosarcolites triangularis et Praealveolina simplex, calcaire détri- tique à la base, calcaire argileux à Ovalvéolina avum (Cénomanien moyen)
c1a Calcaires graveleux bioclastiques à Orbitolina concava, O. conica, grès, sables glauconieux et argiles noires lignitifères (Cénomanien
inférieur)
Formations du Pays d’Horte
j6b1Na-Or Calcaire et calcaire argileux à Orthaspidoceras, marnes et calcaire argileux à Nannogyra striata (Kimméridgien supérieur)
j6a6Ch Oolithe et marnes de Châtelaillon : calcaire fins, calcaire oolitique et marnes a oolites noires, et calcaires argileux à Scolia (Kimméridgien inférieur terminal)
j6R Calcaires récifaux (biohermes isolés ou barrière récifale) dans cal- caires bioclastiques (Kimméridgien)
Les formations calcaires du bassin
sédimentaire aquitain (Jurassique)
Les plaines calcaires et vallées cor-
respondant au « Val d’Angoumois »
et au « Pays du Karst »
Les formations calcaires du bassin
sédimentaire aquitain (Crétacé)
Les « Côtes de l’Angoumois » et les
collines calcaires de Montmoreau
Les formations transitoires des contre-
forts du Massif Central
Formations argileuses à silex (alté-
rites) et granits du massif ancien à
l’origine des « Terres froides »h U
17 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les grands types de sols
Les formations pédologiques sont de deux
grands types sur la commune : sols alluviaux
des vallées calcaires, sols calcaires de type
« groies » superficielles à moyennes.
Les formations alluviales recouvrent le lit ma-
jeur des rivières pérennes, et sont générale-
ment immergés en hiver. Ils demeurent satu-
rés en eau durant toute l’année, excepté la
surface.
Ils sont composés d’une suite de dépôts li-
moneux calcaires et tourbeux qui peuvent
s’interpénétrer. Ce type de sol est particu-
lièrement favorable à la populiculture, à la
prairie, au maraîchage et aux cultures très
consommatrices d’eau telles que le maïs.
Les formations calcaires de type groies, cail-
louteuses, peu profondes, peu voire non-hy-
dromorphes, sont favorables aux grandes
cultures qui constituent l’identité du terroir
local. Ces formations sont établies sur les cal-
caires du Jurassique (Kimméridgien). Ces sols
disposent généralement d’une bonne valeur
agronomique.
Le plateau calcaire est historiquement dévo-
lu aux grandes cultures, de par la qualité des
sols. La commune est donc très peu boisées,
les principaux boisements se situant dans les
secteurs où les mauvaises conditions topogra-
phiques et pédologiques se cumulent (buttes
détritiques, coteaux calcaires aux sols très su-
perficiels…).
Source : Référentiel Régional Pédologique
IGS, Chambre Régionale d’Agriculture de
Poitou-Charentes, 2012
B. Pentes sur grès calcaire
Pentes sur grès calcaire gris vert du Céno-
manien. Association de sols limono-argileux
plus ou moins calcaires, brun rouge à cail-
loux calcaires, sains, peu à moyennement
profonds. Groies de grès (calcosol, rendo-
sol, calcisol).
A. Groie moyenne de la Saintonge vallon-
née
Collines argilo-limoneuses de la Saintonge
vallonnée du calcaire et marne du Juras-
sique supérieur. Sols moyennement épais,
à charge en cailloux calcaires irrégulière,
localement plus argileux et hydromorphes.
Groie moyenne (calcosol, rendosol).
Grands types de sols (source : Référentiel Régional Pédologique IGS)
E. Vallées calcaires
Vallées calcaires de la Charente et de ses affluents: alluvions calcaires. Association de sols limono-argileux, calcaires, à hy- dromorphie plus ou moins importante due à une nappe plus ou moins profonde (Fluviosol).
F. Groie forestière
Groies argilo-calcaires profondes, sols calcimagnésiques sur cal- caire corallien ou oolithique. Charge en cailloux, texture rouge, épaisseur importante, localement hydromorphe.
A
C. Coteaux du calcaire coniacien
Association de sols argileux, rouges à
jaunâtre, calcaires ou calciques, peu pro-
fonds sur calcaire dur, à charge en cailloux
calcaires, sains à faiblement hydromorphes.
Groies argilo-calcaires (rendosol, calcosol)
D
B
C
E
F
D. Doucins hydromorphes
Plateaux sablo-limoneux sur argile à silex
compacte jaune. Sols sableux en surface,
plus ou moins hydromorphes avec pré-
sence de mouillères, plus ou moins épais,
à charge en galets de quartz variable en
surface, chimiquement pauvres et acides.
Terres de landes (lanosol, luvisol).h U
18 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les caractéristiques du relief (source : IGN, BD TOPO) 2.2.2 Relief et hydrographie
Caractéristiques du relief
Garat se caractérise par un relief accentué, entre plateaux et vallées. Les altitudes sont comprises 59 mètres NGF au point le plus bas situé au sein de la vallée de l’Échelle, et 169 mètres NGF au point le plus haut au nord-ouest (zone d’activités économiques de « La Penotte »).
Plusieurs grandes unités orographiques se dessinent à l’échelle de la commune. Un relief de plateau domine de part et d’autre le cours de l’échelle, qui est encaissé sous la forme d’une vallée assez large qui accueille le bourg ancien.
Côté ouest, le plateau des calcaires du Crétacé (à l’ouest) marque des limites franches et irrégulièrement découpées en de nombreux vallons perpendiculaires à la vallée. Ce relief accen- tué est typique des Côtes de l’Angoumois.
Une ligne de crête partageant les eaux sépare les vallées de l’Échelle et de l’Anguienne. Cette dernière perce au sud-ouest les calcaires durs du Crétacé et intègre le complexe géographique et paysager des vallées calcaires péri-angoumoisines. Côté est, les limites entre le plateau des calcaires du Jurassique et la vallée de l’Échelle sont plus douces. De remarquables points de vue se dégagent depuis les hauteurs et influencent considérablement la lecture des paysages.
Î Des vallées aux plateaux calcaires, le relief structure les pers- pectives, et participe intimement à la richesse des paysages
de la commune.
169
145
141
156
149
59
62
89
70
0 1 km
Altitudes (mètres NGF)
160 - 170
150 - 160
140 - 150
130 - 140
120 - 130
110 - 120
100 - 110
90 - 100
80 - 90
70 - 80
60 - 70
50 - 60
40 - 50h U
19 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le réseau hydrographique
Le réseau hydrographique parcourant le territoire de Garat est particulièrement riche et constitue une armature écologique structurante. Le territoire appartient au grand bassin régional de la Charente. Plus localement, il est divisé en deux bassins ver- sants correspondant à l’Échelle et à l’Anguienne.
L’Échelle est un cours d’eau de 16 kilomètres, affluent de la Touvre, prenant sa source à Dignac, drainant un bassin versant de 6 800 hectares. Le cours d’eau est classé en première caté- gorie. Sa vallée appartient au réseau Natura 2000 et traverse la commune sur un axe nord-sud.
L’Échelle accueille de nombreux affluents drainant les vallons perpendiculaires au lit majeur de la rivière, dont le plus impor- tant est le ruisseau de Rochejoubert 2 kilomètres). Excepté ce dernier, la plupart de ces émissaires sont temporaires et ont été artificiellement tracés par l’Homme afin de drainer d’anciennes zones humides.
L’Anguienne est un ruisseau affluent de la Charente de 13,4 ki- lomètres, prenant sa source à Dirac. Le cours d’eau perce les calcaires du plateau crétacé et intègre, avec la Charreau et les Eaux Claires, les trois vallées calcaires péri-angoumoisines dési- gnées par un site Natura 2000 du même nom.
On relèvera la présence de nombreuses résurgences alimentant le réseau hydrographique (Font de Bagnaud, Fontaine Pourrie…)
Î Le projet d’urbanisme de la commune devra attacher une attention particulière aux milieux aquatiques (protection,
valorisation, remise en état).
Cours d’eau et bassins versants (source : IGN, BD TOPO)
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Fontaine
Pourrie
Font de
Bagnaud
Fontaine de
Rochejoubert
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la
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Bassin versant de
l’Anguienne
Bassin versant de
l’Echelle
0 1 km
Hydrographie
Cours d’eau
Plans d’eau
Limites de séparation des eaux
Sources, fontainesh U
20 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
0 1 km
2.2.3 Éléments d’hydrogéologie
Selon la base de données des Limites des Systèmes Aquifères (LISA), le territoire de Garat s’inscrit dans un contexte hydrogéo- logique très complexe, marqué par la présence de 7 systèmes aquifères libres.
Trois d’entre eux présentent un enjeu fort au niveau régional. Il s’agit principalement de ‘laquifère du Karst de La Rochefou- cauld, couvrant la partie nord du territoire, et du grand système aquifère composé des séries du Cénomanien et du Turonien
Ces systèmes aquifères sont consacrés à des usages agricoles et d’alimentation en eau potable. Ils présentent une forte vulné- rabilité à la fois sur le plan qualitatif et quantitatif. Ces pressions majeures justifient pour le PLU une grande vigilance quant à la protection des eaux souterraines.
Il convient de préciser que les pressions constatées sur les res- sources en eaux souterraines engendrent le classement du terri- toire en Zone de Répartition des Eaux, en Zone Sensible à l’Eutro- phisation et en Zone Vulnérable, cette dernière se rapportant à la présence excessive de nitrates.
Î Le « bon état » des masses d’eau souterraines ne constitue
pas une préoccupation directe des documents d’urbanisme.
Il s’avère cependant nécessaire de faire état des masses
d’eaux souterraines du territoire et de prendre en compte
leurs fragilités au sein du projet d’urbanisme.
L’hydrogéologie se rapporte à l’étude des aquifères, désignant des formations géologiques suffisamment poreuses ou fissu-
rées pour contenir de l’eau, pouvant être exploitable à des fins agricoles et pour l’alimentation en eau potable. Plusieurs types d’aquifères peuvent être distingués en fonction de la nature du sous-sol. Les aquifères libres intéresseront particulièrement le PLU, car les activités et aménagements humains de surface sont sus- ceptibles d’interagir avec ces derniers.
Calcaires argileux fracturés du Juras-
sique supérieur à moyen, au nord du
bassin aquitain
Calcaires récifaux de l'Oxfordien-Kim-
méridgien inférieur karstique affleu-
rant ou sub-affleurant du karst de la
Rochefoucault
Sables et calcaires du
Cénomanien du nord du
bassin aquitain
Calcaires crayeux du Turo-
nien et du Cénomanien du
nord du bassin aquitain
Calcaires, grès et sables du
Turonien du nord du bassin
aquitain
Calcaires grès et marnes du
Coniacien-Santonien du nord
du bassin aquitain Altérites post-Crétacé du nord
du bassin Adour Garonne
Les grands systèmes aquifères (source : BD LISA, BRGM)h U
21 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.2.4 Objectifs relatifs au « bon état » des eaux
Les documents de gestion de l’eau s’imposant au PLU
Les bassins versants de l’Anguienne et de l’Échelle, auquel appartient Garat, entre dans le cadre du périmètre de mise en œuvre du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) de la Charente, en cours d’élaboration.
Ce documents est lui-même inclus dans le périmètre d’action du Schéma Direc- teur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Adour-Garonne. Ces docu- ments-cadre sont à intégrer à l’élaboration du PLU, ceux-ci lui imposant une obligation de compatibilité.
Les masses d’eau désignent une portion de cours d’eau, canal, aquifère, plan d’eau ou zone côtière homogène. Il s’agit d’un découpage élémentaire des milieux aquatiques destinée à être l’unité d’évaluation de la directive européenne du 23 octobre 2000 dite « Directive Cadre sur l’Eau ».
Une masse d’eau de surface est une partie distincte et significative des eaux de sur- face, telles qu’un lac, un réservoir, une rivière, un fleuve ou un canal, une partie de rivière, de fleuve ou de canal, une eau de transition ou une portion d’eaux côtières. Pour les cours d’eau, la délimitation des masses d’eau est basée principalement sur la taille du cours d’eau et la notion d’hydro-écorégion. La délimitation des masses d’eaux souterraines est fondée sur des critères hydrogéologiques. Une masse d’eau souterraine est un volume d’eau souterraine à l’intérieur d’un ou plusieurs aquifères.
Les masses d’eau sont regroupées en types homogènes qui servent de base à la défini- tion de la notion de « bon état », ou de « bon potentiel » concernant les masses d’eau fortement modifiées, prévus chacun à l’échéance 2015. Pour les masses d’eau suscep- tibles de ne pas atteindre le « bon état » ou le « bon potentiel » en 2015, des reports d’échéances ou d’établissement d’objectifs moins stricts sont possibles et prévus dans la DCE (source : ONEMA, MEDD).
Les masses d’eau superficielles
Le SDAGE Adour-Garonne définit des masses d’eau qui se voient attribuées des objec- tifs de « bon état » conformément à l’application de la directive du 23 octobre 2000 dite « Directive Cadre sur l’Eau ». Garat est concernée par les masses d’eau superfi- cielles dites « L’Échelle en amont des sources de la Touvre » (FRFR8B) et « L’Anguienne » (FRFRR332_1). Par extension, il est possible de considérer que la commune est éga- lement concernée par la masse d’eau dite « La Touvre du confluent du Rochejoubert
au confluent de la Charente » (FRFR8A). Il est possible d’identifier des interactions po- tentiellement élevées entre le territoire communal et le secteur aval des sources de la Touvre », contribuant à l’alimentation en eau potable de l’agglomération d’An- goulême. L’enjeu de protection des cours d’eau de l’Échelle et du ruisseau de Roche- joubert sera donc particulièrement important pour le PLU.
Les différentes masses d’eau identifiées sur la commune se voient attribuer un objec- tif de « bon état » global qui se décline en sous-objectifs de bon état écologique et chimique. Pour précision, le « bon état » écologique des masses d’eau est apprécié selon des critères physico-chimiques.
Ils sont qualifiés par l’arrêté du 25 janvier 2010 selon les paramètres suivants : bilan oxy- gène (O2 dissous, DBO5, taux de saturation en oxygène dissous, carbone organique dissous pour l’oxygène), bilan nutriments (ammonium, nitrates, nitrites, phosphore, phosphates), température et acidification. Sont également retenus des critères biolo- giques, notamment l’Indice Poisson Rivière (IPR), l’Indice Biologique Macrophytique en Rivière (IBMR) et l’Indice Biologique Diatomées (IBD).
L’état écologique de l’Anguienne est considéré comme bon (indice de confiance moyen) et son état chimique est bon (faible indice de confiance), selon l’état des lieux du SDAGE Adour-Garonne 2016-2021. Le cours d’eau présente un état globale- ment moyen, sujet à des pressions importantes sur le plan urbain (rejets domestiques) compte-tenu de son environnement. Le cours d’eau est également altéré par de fortes pressions hydromorphologiques (nombreux aménagements et modification du cours d’eau).
Î L’objectif de « bon état » de l’Anguienne est jugé atteint en 2015 par le SDAGE Adour-Garonne 2016-2021, malgré la permanence de fortes pressions qui sont ju- gées peu résorbables (altérations hydromorphologiques...). On considérera donc que le PLU hérite d’une bon état de l’Anguienne, qui convient de maintenir.
L’état écologique de l’Échelle en amont des sources de la Touvre est considéré comme médiocre (indice de confiance moyen) et son état chimique est bon (indice de confiance élevé), selon l’état des lieux du SDAGE Adour-Garonne 2016-2021. Le cours d’eau présente un état globalement dégradé, compte-tenu de l’existence de fortes pressions à la fois urbaines (rejets domestiques) et agricoles (prélèvements par l’irriga- tion). Les pressions hydromorphologiques sont cependant jugées peu importantes.
Î L’objectif de « bon état » de l’Échelle en amont des sources de la Touvre est fixé à 2027 par le SDAGE Adour-Garonne 2016-2021. Les fortes pressions qualitatives et quantitatives subies par le cours d’eau n’ont pas permis d’assurer l’atteinte de son « bon état » pour 2015, et la situation est jugée peu favorable. Le PLU devra donch U
22 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
tenir compte de cette situation en veillant particulièrement à la protection de ce cours d’eau vis-à-vis de toute atteinte. Cet enjeu est d’autant plus fort que l’Échelle contribue directement à l’alimentation de la Touvre.
L’état écologique de la Touvre du confluent du Rochejoubert au confluent de la Charente est considéré comme moyen (indice de confiance moyen) et son état chimique est bon (indice de confiance élevé), selon l’état des lieux du SDAGE Adour-Garonne 2016-2021.
Le cours d’eau s’avère particulièrement fragile compte-tenu de sa grande sin- gularité morphologique. En effet, la rivière est alimentée essentiellement par l’aquifère du « Karst de La Rochefoucauld », qui alimentent plusieurs résurgences spectaculaires situées sur la commune de Touvre à environ 3 kilomètres de Ga- rat. Les « Sources de la Touvre » constituent le réservoir d’eau potable de l’ag- glomération d’Angoulême et font l’objet d’un projet de périmètre de protection de captage.
Î Un objectif de « bon potentiel » est fixé à 2021 par le SDAGE Adour-Garonne 2016-2021 pour la Touvre du confluent du Rochejoubert au confluent de la Charente. Les multiples pressions qualitatives affectant le cours d’eau (in- dustrielles, domestiques...) ne permettent pas de garantir l’atteinte d’un « bon état » de cette masse d’eau considérée comme fortement modifiée. Le PLU devra tenir compte de cette situation en veillant particulièrement à la protection de l’Échelle qui contribue à l’alimentation de cette masse d’eau.
De manière plus générale, on retiendra que le PLU doit être attentif à ne pas compromettre l’objectif de « bon état » des masses d’eau en veillant d’une part, à la protection des milieux aquatiques et humides de toute artificialisation, et d’autre part, en veillant à l’amélioration de la qualité des eaux et milieux aqua- tiques par la gestion des eaux pluviales et des eaux usées de toutes origines.
Bilan de la qualité des masses d’eau superficielles
La qualité des eaux de l’Anguienne
La station de mesures retenues pour la qualification du bon état écologique de l’Anguienne se situe en aval de Garat, sur Soyaux. Au vu de sa localisation, cette station de mesures permet de rendre compte du cumul des multiples pressions sur la qualité du cours d’eau.
On notera que les résultats d’analyse observés entre 2010 et 2014 (inclus) font part d’une bonne évolution de l’état de l’Anguienne, malgré les fortes pressions
L’Anguienne au Lion de Saint-Marc*
2010 2011 2012 2013 2014
Ecologie Bon Bon Bon Moyen Bon
Physico-chimie Bon Bon Bon Bon Bon
Oxygène Bon Bon Bon Bon Bon
COD Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
DBO5 Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
O2 dissous Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
O2 saturation Bon Bon Bon Bon Bon
Nutriments Bon Bon Bon Bon Bon
Ammonium Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
Nitrites Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
Nitrates Bon Bon Bon Bon Bon
Phosphore total Bon Bon Bon Très bon Très bon
Orthophosphates Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
Acidification Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
pH min Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
pH max Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
Température Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
Biologie Très bon Bon Bon Moyen Bon
IBD Très bon Bon Bon Très bon Très bon
IBGN - - - - -
IBG RCS Très bon Bon Bon Moyen Bon
IPR - - - - -
IBMR - - - - -
Polluants spéc. - - - - -
Chimie Non-classé Non-classé Non-classé Non-classé Non-classé
*Analyse effectuée au niveau du pont du chemin vers la centrale électrique (commune de Soyaux) Source : évaluation de l’état des eaux sur critères DCE. Depuis janvier 2016, les calculs sont effectués sur trois années glissantes conformément à l’arrêté du 27 Juillet 2015. Pour le SDAGE 2016-2021, l’éva- luation des états à l’échelle de la masse d’eau s’appuie sur les mesures effectuées au droit de stations représentatives pour l’année de référence 2013 (2011-2012-2013) ou sur des modèles d’extrapolation en l’absence de mesures.h U
23 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
urbaines et agricoles identifiées à l’échelle de son bassin versant. Le PLU doit contribuer au maintien de cette bonne situation en atténuant les pressions ur- baines sur le cours d’eau et en prévenant notamment tout risque de pollution du cours de l’Anguienne.
La qualité des eaux de la Touvre
La station de mesures de l’état écologique la Touvre à Magnac-sur-Touvre n’est pas représentative de l’état écologique du cours d’eau tel que retenu par le
La Touvre à Magnac sur Touvre*
2010 2011 2012 2013 2014
Ecologie Moyen Moyen Médiocre Médiocre Moyen
Physico-chimie Médiocre Moyen Moyen Moyen Moyen
Oxygène Bon Bon Bon Bon Bon
COD Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
DBO5 Très bon Très bon Bon Bon Très bon
O2 dissous Bon Bon Très bon Très bon Très bon
O2 saturation Bon Bon Bon Bon Bon
Nutriments Bon Moyen Moyen Moyen Moyen
Ammonium Bon Moyen Moyen Moyen Bon
Nitrites Bon Bon Bon Bon Très bon
Nitrates Bon Bon Bon Bon Bon
Phosphore total Bon Bon Bon Moyen Moyen
Orthophosphates Bon Bon Bon Bon Bon
Acidification Médiocre Très bon Très bon Très bon Très bon
pH min Médiocre Très bon Très bon Très bon Très bon
pH max Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
Température Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
Biologie Moyen Moyen Médiocre Médiocre -
IBD Bon Bon Bon Bon -
IBGN - - -
IBG RCS Moyen Moyen Médiocre Médiocre -
IPR - - - - -
IBMR - - - - -
Polluants spéc. - - - - -
Chimie Non-classé Non-classé Non-classé Non-classé Non-classé
*Analyse effectuée au niveau du pont de la RD 699 (commune de Magnac-sur-Touvre) Source : évaluation de l’état des eaux sur critères DCE. Depuis janvier 2016, les calculs sont effectués sur trois années glissantes conformément à l’arrêté du 27 Juillet 2015. Pour le SDAGE 2016-2021, l’éva- luation des états à l’échelle de la masse d’eau s’appuie sur les mesures effectuées au droit de stations représentatives pour l’année de référence 2013 (2011-2012-2013) ou sur des modèles d’extrapolation en l’absence de mesures.h U
24 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
L’Échelle en aval de Peu Sec*
2010 2011 2012 2013 2014
Ecologie Médiocre Médiocre Médiocre Médiocre Médiocre
Physico-chimie Bon Bon Bon Bon Bon
Oxygène Très bon Très bon Bon Bon Bon
COD Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
DBO5 Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
O2 dissous Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
O2 saturation Très bon Très bon Bon Bon Bon
Nutriments Bon Bon Bon Bon Bon
Ammonium Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
Nitrites Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
Nitrates Bon Bon Bon Bon Bon
Phosphore total Bon Bon Bon Bon Bon
Orthophosphates Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
Acidification Bon Bon Bon Bon Bon
pH min Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
pH max Bon Bon Bon Bon Bon
Température Très bon Très bon Très bon Très bon Très bon
Biologie Médiocre Médiocre Médiocre Médiocre Médiocre
IBD Non-classé Non-classé Non-classé Non-classé Non-classé
IBGN - - - - -
IBG RCS Non-classé Non-classé Non-classé Non-classé Non-classé
IPR Médiocre Médiocre Médiocre Médiocre Médiocre
IBMR - Non-classé Non-classé Non-classé Non-classé
Polluants spéc. - - Bon Bon Bon
Chimie Bon Bon Bon Bon Bon
*Analyse effectuée au niveau du pont de la RD 410 au nord de Peu Sec (commune de Garat) Source : évaluation de l’état des eaux sur critères DCE. Depuis janvier 2016, les calculs sont effectués sur trois années glissantes conformément à l’arrêté du 27 Juillet 2015. Pour le SDAGE 2016-2021, l’éva- luation des états à l’échelle de la masse d’eau s’appuie sur les mesures effectuées au droit de stations représentatives pour l’année de référence 2013 (2011-2012-2013) ou sur des modèles d’extrapolation en l’absence de mesures.
SDAGE Adour-Garonne 2016-2021. Cette station a cependant pour avantage d’être située en amont du bassin versant du cours d’eau, et permet d’estimer les impacts générées par le bassin versant amont.
Les analyses de cette station confirment que la Touvre amont est affectée par d’importantes pressions au vu de son état écologique globalement « moyen ». Le cours d’eau subit notamment une pollution diffuse à l’azote, comme en té- moigne la présence d’ammonium. De même, la présence de matières phospho- rées peut trahir l’existence de pollutions diffuses par rejets d’engrais chimiquesh U
25 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
tère « médiocre » de l’Indice Poissons Rivière (IPR) montre que la vie aquatique du cours d’eau est très appauvrie. On rappellera que le cours de l’Échelle a subi de nombreuses modifications hydromorphologiques parfois très anciennes (ouvrages transversaux, seuils, canalisation...), créant aujourd’hui de multiples freins à al circulation piscicole.
Le PLU ne devra donc pas aggraver cette pression. Il convient à l’avenir d’agir en fa- veur du rétablissement de la continuité piscicole et sédimentaire du cours d’eau, avec le concours du gestionnaire compétent, qui est localement le Syndicat Intercommunal d’Aménagement Hydraulique Touvre - Échelle.
Masses d’eau SDAGE Correspondance cours d’eau Etat écologique Etat chimique
L’Anguienne
(FRFRR332_1) L’Anguienne 2015 2015
L’Échelle en amont des sources de la
Touvre (FRFR8B) l’Échelle 2027 2015
La Touvre du confl. du Rochejoubert
au confl. de la Charente (FRFR8A) La Touvre 2021 2015
Les masses d’eau souterraines
Selon la directive du 23 octobre 2000, un aquifère représente « une ou plusieurs couches souterraines de roches ou d’autres couches géologiques d’une porosité et d’une per- méabilité suffisantes pour permettre soit un courant significatif d’eau souterraine, soit le captage de quantités importantes d’eau souterraine ».
Garat est concernée par 7 masses d’eau souterraines, dites « calcaires du jurassique supérieur du bassin versant de la Charente », « calcaires du karst de la Rochefoucauld », « calcaires, grès et sables de l’infra-Cénomanien et Cénomanien captif nord-aqui- tain », « calcaires, grès et sables de l’infra-Cénomanien et Cénomanien libre », « sables, grès, calcaires et dolomies de l’infra-Toarcien », « calcaires du Jurassique moyen et supérieur captif » et « calcaires, grès et sables du Turonien-Coniacien libre du bassin versant de la Charente-Gironde ».
Les masses d’eau de niveau 1, désignant des entités hydrogéologiques libres et af- fleurantes, sont particulièrement susceptibles d’entrer en interaction avec les activités humaines et sont généralement sources d’un enjeu de protection important. Leur vul- nérabilité est attestée par la définition par le SDAGE Adour-Garonne d’objectifs déro- gatoires d’atteinte du « bon état » des masses d’eau.
d’origine agricole, ou par rejets industriels et/ou domestiques. Ces paramètres déclas- sant confirment que le caractère urbanisé et agricole du bassin versant amont de la Touvre contribue directement à la dégradation de l’état de ses eaux.
La qualité des eaux de l’Échelle
La station de mesures de l’état de l’Échelle, située sur Garat à « Peu Sec », est jugée représentative de l’état écologique de la masse d’eau. Celle-ci révèle que le cours d’eau présente un bon équilibre physico-chimique. Toutefois, la récurrence du carac-h U
26 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Masses d’eau SDAGE Correspondance aquifères libres (BD LISA) Ni- veau* Etat E/C*
Calcaires du jurassique supé-
rieur du bassin versant de la
Charente
Calcaires argileux fracturés du
Jurassique supérieur à moyen 1
2015/
2027
Calcaires du karst de la Roche-
foucauld
Calcaires de l’Oxfordien-Kimmé-
ridgien inférieur affleurant du ka-
rst de la Rochefoucault
1 2015/ 2027
Calcaires, grès et sables de l’in-
fra-Cénomanien et Cénoma-
nien libre
Calcaires crayeux du Turonien
et du Cénomanien du nord du
bassin aquitain, sables et cal-
caires du Cénomanien du nord
du bassin aquitain
1 2015/ 2027
Calcaires, grès et sables du Tu-
ronien-Coniacien libre
Altérites post-Crétacé du nord
du bassin Adour Garonne 1
2027/
2027
Sables, grès, calcaires et dolo-
mies de l’infra-Toarcien Aucune correspondance 2, 3, 4
2015/
2027
Calcaires du Jurassique moyen
et supérieur captif Aucune correspondance 3
2015/
2015
Calcaires, grès et sables de l’in-
fra-Cénomanien et Cénoma-
nien captif
Aucune correspondance 2 2015/ 2015
*Les masses d’eau se distinguent selon leurs niveaux de superposition, déterminés sur une échelle de 1 à 10 | E/C : écologique/chimique Source : BRGM, SIGES Poitou-Charentes, Agence de l’Eau Adour-Garonne
On notera que la masse d’eau dite « calcaires du karst de la Rochefoucauld » pré- sente une sensibilité particulière sur le secteur de Garat, car celle-ci contribue direc- tement à l’alimentation des sources de la Touvre, faisant l’objet d’un captage d’eau alimentant l’agglomération d’Angoulême.
On précisera que le PLU n’interagira pas de façon décisive avec les problématiques relatives au « bon état » des masses d’eau souterraines. Il conviendra toutefois que le document veille à ne pas aggraver l’atteinte des objectifs de « bon état » déterminés par le SDAGE Adour-Garonne.
Éléments de climatologie
Garat s’inscrit dans un contexte climatique de type sub-océanique. La pluviométrie est comprise entre 700 et 1000 millimètres/an en moyenne annuelle, sur l’ensemble du bas- sin versant de la Charente. La façade littorale se caractérise par une différenciation as- sez forte des régimes de pluies moyennes mensuelles entre l’été et l’hiver. On relève une moyenne mensuelle de 40 millimètres durant l’été, et 80 à 90 millimètres durant l’hiver.
-5
0
5
10
15
20
25
30
35
Titre de l'axe
Les températures à Angoulême (°C) en 2012
(Source : Météo France)
Moy. nationale :
maximales
Maximales à
Rochefort
Moy. nationale :
minimales
Minimales à
Angouleme
La température moyenne annuelle est située entre 12 et 15°C. Les étés sont relative- ment tempérés sur la côte (moyenne de 18 à 20°C), du fait de la présence d’une brise de mer assez régulière. Les hivers se caractérisent par leur douceur (moyenne de 6 à 7°C), par contraste avec l’intérieur du continent où la sensation de froid est plus forte.
Le littoral de distingue du continent par une plus forte exposition aux vents, ainsi qu’aux aléas climatiques de type tempête et grains. Garat, de par son climat sub-océanique, est peu exposée aux aléas climatiques.h U
27 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.3 ANALYSE DU MILIEU NATUREL ET SA GESTION PAR L’HOMME
2.3.1. Principales caractéristiques du milieu naturel
L’occupation des sols de Garat est dominée par l’agriculture, dans un contexte paysager de grandes cultures céréalières alternant avec d’importantes masses boi- sées. Les surfaces à dominante naturelle représentent plus du tiers de la commune.
Elles correspondent à des milieux divers. En effet, les conditions physiques du terri- toire (formations géologiques de nature calcaire, sols variés, localement hydromor- phes) sont propices à l’apparition de biotopes très particuliers (chênaies thermo- philes, pelouses calcicoles, zones humides…).
Le couvert forestier représente près du tiers du territoire communal (soit 646 hec- tares selon le CRPF Poitou-Charentes, auxquelles s’ajoutent les 90 hectares du do- maine de Bois Blanc), faisant de Garat une commune d’identité forestière.
Les milieux forestiers constituent de véritables réservoirs biologiques propices au développement de la faune et de la flore, jouant ainsi un rôle éminent dans le fonctionnement de la trame verte et bleue locale. Outre leur valeur écologique, ils représentent également une ressource économique avérée.
La commune recèle également d’importantes surfaces à dominante humide au sein des vallées de l’Échelle et de l’Anguienne, ainsi que leurs vallons connexes dont le vallon de Rochejoubert. Ces petites vallées constituent de véritables éco- complexes riches d’une forte diversité d’habitats.
Selon les conditions offertes par le milieu, les prairies humides alternent avec des boi- sements alluviaux et des relèvements calcaires où se développent des pelouses et faciès pré-forestiers d’un intérêt botanique substantiel. En découlent des contrastes d’intérêt. Cette valeur écologique justifie l’établissement de nombreux zonages d’inventaire et de protection du patrimoine naturel, tel que trois sites Natura 2000.
L’espace agricole à dominante artificielle, bien que de moindre valeur biologique, inclut également de manière ponctuelle des habitats pouvant susciter un certain intérêt, tel que des prairies naturelles, des haies, des friches pré-forestières.... Sous réserve de l’absence d’espèces patrimoniales, la biodiversité en résultant est qua- lifiable « d’ordinaire ». Elle fréquente également, dans une certaine mesure, les es- paces urbanisés.
Î Le PLU aura pour mission d’établir la trame verte et bleue communale tout en proposant des outils de remise en état, de valorisation et de protection régle- mentaire.
Les « écopaysages » de Garat
0 1 km
Les espaces urbanisés
Les milieux forestiers
Les vallons semi-humides
Les vallées structurantes
Les cultures et prairies
Les coteaux calcaires
La vallée de l’Échelle, un corridor écologique structuranth U
28 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les grands types d’occupation des sols et les grands habitats naturels (source : IGN, URBAN HYMNS)
0 1 km
Types d’occupation du sol
identifiés sur Garat
Habitats correspondants selon
CORINE Biotopes (niv. 3)
Occupations à dominante naturelle et faiblement artificialisées
Habitats forestiers (chênaie
blanche, chênaie-charmaie
et chênaie-frênaie)
41.2
41.7
Chênaies-charmaies, chê-
naies-frênaies
Chênaies thermophiles
Prairies permanentes à domi-
nante prairie mésophile
38.1 Pâtures mésophiles
Prairies permanentes à domi-
nante prairie humide
37.2 Prairies humides eutrophes
Pelouses et faciès d’embuis-
sonnement calcicoles
34.3 Pelouses calcicoles méso-
philes et xérophiles
Occupations semi-artificielles à très artificialisées
Cultures indifférenciées 82.1 Champs d’un seul tenant
cultivés, cultures avec
marges de végétation
Futaies de peupliers 83.3 Peupleraies
Landes arbustives à végéta-
tion acidiphile, fourrés
31.2 Landes sèches
Prairies temporaires 81 Prairies améliorées
Vergers et autres plantations 83.1 83.2 Vergers
Occupations intégralement artificialisées
Surfaces urbanisées mixtes 86.2
87.2
Villages
Terrains rudéraux Surfaces semi-artificielles at-
tenantes aux constructions,
jardins, potagers, parcs
Carrières, dépôts 84.4 Carrières
Secteurs à intérêt faunistique et floristique particulier
Secteurs d’intérêt pour les messicolesh U
29 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.3.2 La nature « protégée »
On qualifiera comme « nature protégée » ou « nature patrimoniale » l’ensemble des milieux naturels présentant un caractère écologique majeur, au regard de la spécifi- cité et diversité des habitats et des espèces en présence. Le caractère patrimonial de ces milieux atteste également de leur rareté, soulignant l’enjeu de leur préservation, se traduisant par la présence de zonages de protection aux effets différents et variables. Ainsi, la notion d’intérêt écologique majeur traduit la richesse d’un territoire qui se ca- ractérise soit par la présence de peuplements végétaux ou animaux riches et diversifiés, dont la rareté peut justifier des protections réglementaires spécifiques.
Ces protections sont justifiées soit par la présence d’habitats considérés comme d’inté- rêt écologique pour leur rareté, leur spécificité ou leur diversité faunistique et floristique, soit par la fonctionnalité qu’il montre dans le cadre du fonctionnement écologique du territoire, relevant de la « Trame Verte et Bleue ». La « nature patrimoniale » fait régulière- ment l’objet d’une diversité de protections, matérialisés par des zonages aux différents effets juridiques et développés au fil du temps par le législateur, au niveau national et communautaire.
Les protections réglementaires et leur portée juridique
Le territoire de Garat est couvert par de nombreux zonages d’inventaire et/ou de pro- tection réglementaire du patrimoine naturel. Les dispositions légales et réglementaires qui sont particulièrement sources d’enjeu pour le PLU se réfèrent au réseau Natura 2000, qui recouvre 14,1 % de la commune, soit 275 hectares.
Le PLU devra accorder une importance particulière à la mise en valeur et à la préserva- tion des habitats semi-naturels visés par le réseau Natura 2000, qui s’intègrent dans les continuités écologiques du Schéma Régional de Cohérence Écologique de la région Poitou-Charentes.
La présence de trois sites appartenant au réseau Natura 2000 génère pour le PLU l’obli- gation d’une procédure d’évaluation environnementale en vertu du décret du 23 août 2012, sanctionnée par un avis de l’Autorité Environnementale désignant le Préfet de département.
On précisera que le PLU est tenu de prendre en comte les Documents d’Objectifs Natu- ra 2000 se référant à ces sites. Ces documents de gestion contractuelle des sites Natura 2000 peuvent préciser certaines exigences vis-à-vis des documents d’urbanisme.
A souligner également qu’un projet d’Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope (APPB) est en cours d’élaboration sur le secteur des Brandes de Soyaux.
Liste des zonages d’inventaire et de protection du patrimoine naturel
Zonage Libellé Surface* Valeur d’enjeu
Outils de gestion contractuelle
Directive
« Habitats »
Vallées calcaires péri-angou-
moisines (FR54000413)
169 ha
8,6 %
Enjeu fort, compte-tenu de
la surface recouverte par les
sites, et les habitats concernés
(vallées humides, coteaux cal-
caires...)
Directive
« Habitats »
Vallée de la Charente entre
Angoulême et Cognac
(FR5402009)
97 ha
4,9 %
Directive
« Habitats »
Forêt de la Braconne
(FR5400406)
9 ha
< 1 %
Enjeu moyen, le site n’exerçant
que peu d’emprise sur la com-
mune
Inventaires patrimoniaux
ZNIEFF type 1 Vallée de l’Anguienne 177 ha 9,1 % Enjeu fort, compte-tenu de la nature des sites protégés (val-
lées humides) et leur couver-
ture communale ZNIEFF type 1 Vallée de l’Échelle
9 ha
< 1 %
ZNIEFF type 1 Forêt de Bois Blanc 171 ha 8,7 %
Enjeu fort compte-tenu de
l’emprise du massif forestier sur
Garat
ZNIEFF type 1 La Grande Brousse < 1 ha < 1 % Enjeu moyen sur ces trois sites
compte-tenu de leur faible
emprise communale, avec ce-
pendant une forte exigence de
conservation
ZNIEFF type 1 Brandes de Soyaux 9 ha < 1 %
ZNIEFF type 1 Sablière de la Brousse 3 ha < 1 %
ZNIEFF type 2 Vallées calcaires péri-angou- moisines 177 ha 9,1 % Enjeu fort, compte-tenu de la nature des sites protégés (val-
lées humides) et leur couver-
ture communale ZNIEFF type 2
Vallée de la Charente entre
Cognac et Angoulême
97 ha
4,9 %
ZNIEFF type 2 Forêts de la Braconne et de Bois Blanc 171 ha 8,7 % Enjeu fort compte-tenu de
l’emprise du massif forestier sur
Garat
Protections réglementaires
Aucune protection sur Garat
*Au sein des limites de la commune
Source : DREAL Poitou-Charentesh U
30 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les zonages d’inventaire et de protection du patrimoine naturel (source : INPN, URBAN HYMNS)h U
31 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Projet de périmètre d’arrêté préfectoral de protection de Biotope (source : DDT 16)h U
32 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les outils d’inventaire du patrimoine naturel
Les Zone Naturelle d’Inventaire Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) sont les principaux dispositifs visant à dresser l’inventaire du patrimoine naturel. Ces zonages ne disposent pas d’une véritable portée réglementaire. Ils ont pour objectif de compléter la connais- sance du patrimoine naturel, établie au regard de la collecte d’un ensemble de données de terrain réalisée par des comités scienti- fiques indépendants, notamment composés par des Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement.
Les Zones Naturelles d’Inventaire Écologique, Faunistique et Floris- tique (ZNIEFF) reposent sur un double régime d’inventaire. La ZNIEFF de type 1 délimite des ensembles naturels circonscrits à une échelle de précision importante, de l’ordre du 1/25 000ème ; celles-ci visent des habitats ou espèces animales et végétales spécifiques, souvent protégées au niveau régional, national ou communautaire.
Les ZNIEFF de type 2 désignent des ensembles géographiques plus vastes, correspondant à l’échelle du 1/100 000ème. Elles désignent des ensembles naturels dont les équilibres généraux doivent être préservés.
Bien que ces zonages ne disposent pas d’une réelle portée régle- mentaire, les documents d’urbanisme ont obligation d’intégrer les ZNIEFF. Celles-ci doivent notamment être correctement inventoriées dans le cadre du Rapport de Présentation afin de soulever les enjeux écologiques du territoire, devant être par la suite intégrées au projet d’urbanisme de la commune.
La loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature, dont sont issues les ZNIEFF, précise que les aménagements autorisés par les do- cuments d’urbanisme ne doivent pas « détruire, altérer ou dégrader le milieu particulier » aux espèces inventoriées.
Les ZNIEFF de type 1 et 2 sur Garat (source : INPN, URBAN HYMNS)h U
33 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les zonages de gestion contractuelle associés à Natura 2000
Le réseau Natura 2000 constitue l’outil privilégié de mise en œuvre de la politique européenne de préservation de la biodiversité, et couvre plus de 12 % du territoire national en sa partie terrestre. Ce dernier découle des directives du 21 mai 1992 et du 30 novembre 2009, concernant la conservation des habitats naturels ainsi que la faune et la flore sauvages. Celle-ci prévoit la mise en réseau des zones présentant un intérêt écologique majeur à l’échelle européenne.
Ce réseau écologique comprend des Zones de Protection Spéciale issues de la directive du 30 novembre 2009, concernant la conservation des oiseaux sauvages (directive « Oiseaux ») et des Zones Spéciales de Conservation ainsi que des Sites d’Intérêt Communautaires issues de la directive du 21 mai 1992 (directive « Habitats »).
Les ZNIEFF et ZICO, outils d’inventaire du patrimoine naturel en France, ont constitué des relais dans la désignation des zones Natura 2000, et se chevauchent aujourd’hui régulièrement avec celles-ci. L’État français a fait le choix d’une gestion contractuelle dans la mise en œuvre du réseau Natura 2000.
Cette gestion contractuelle se traduit par l’élaboration concertée, site par site, des Documents d’Objectifs Natura 2000 (DOCOB), constituant un diagnostic environnemental assortis de mesures de gestion conditionnant notam- ment l’établissement de contrats Natura 2000 avec les exploitants agricoles. La mise en œuvre des actions de ges- tion conservatoire prévues dans le Document d’Objectifs Natura 2000 est opérée par le biais des mesures agro-en- vironnementales territorialisées.
Les zonages au titre du réseau Natura 2000 n’engagent pas de valeur réglementaire directe au regard de l’occu- pation des sols, dont les conditions restent définies par le PLU. Pour autant, plusieurs obligations incombent aux PLU s’appliquant sur des territoires couverts par des zonages Natura 2000. Ainsi, la directive du 21 mai 1992 stipule que « tout plan ou projet non lié ou nécessaire à la gestion d’un site Natura 2000, mais susceptible de l’affecter de ma- nière significative [...] fait l’objet d’une évaluation appropriée de ses incidences sur le site, eu égards aux objectifs de conservation de ce dernier ».
En conséquence, tout projet de programmes, travaux ou aménagements soumis à un régime d’autorisation ou d’approbation, susceptible d’affecter de façon notable un site Natura 2000 désigné en droit français, doit faire l’objet d’une évaluation de ses incidences au regard des objectifs de conservation, selon les articles L414-4 et R414- 19 du Code de l’Environnement. Par ailleurs, en vertu de l’application de la directive du 27 juin 2001 dite « Évaluation Stratégique des Incidences sur l’Environnement » relative à l’évaluation de certains plans et programmes sur l’envi- ronnement, notamment transposée en droit français par l’ordonnance du 3 juin 2003 et le décret du 27 mai 2005, les documents d’urbanisme (SCOT, PLU) doivent se soumettre à une évaluation des effets potentiels ou avérés sur l’environnement avant leur approbation (articles L121-10 et R121-14 du Code de l’Urbanisme).
La présence d’une ou plusieurs zones Natura 2000 bordant ou incluant l’emprise du territoire de référence constitue l’un des critères déclenchant la procédure d’évaluation environnementale. Selon le décret du 23 août 2012, la présence de trois site Natura 2000 sur Garat engage le PLU dans une évaluation environnementale qui sera soumise à l’avis de l’Autorité Environnementale .
Architecture simplifiée du réseau Natura 2000h U
34 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La vallée de l’Échelle, un axe bleu structurant
La vallée de l’Échelle traverse la commune de Garat du nord au sud, et constitue, avec l’Anguienne, l’ossature de la trame bleue locale. L’Échelle se jette dans la Touvre à hauteur de l’agglomération d’An- goulême. Elle coule dans une petite vallée à fond plat parfois encaissée entre des escarpements calcaires, et disposant de nombreux vallons hu- mides latéraux.
La vallée de l’Échelle fait partie du site Natura 2000 de la vallée de la Charente entre Angoulême et Cognac et ses affluents. Une ZNIEFF de type 1 identifie un secteur sur le cours amont de la rivière qui revêt un intérêt écologique plus particulier, hors de Garat.
Sur le plan des habitats, la vallée est dominée par des cultures céréa- lières intensives qui appauvrissent considérablement cette zone humide au potentiel écologique initialement très important.
Toutefois, l’on retrouve des habitats d’intérêt majeur . Les ripisylves asso- ciées au différents éléments du réseau hydrographique de l’Échelle sont généralement composées par l’association de l’Aulne glutineux et du Frêne commun (Alnio-Padion, Alnio-incanae, Salicion albae) constituant un habitat d’intérêt communautaire au sens de la directive « Habitats » (NATURA 91E0).
Ces ripisylves de grand intérêt écologique et hydromorphologique (sta- bilisation des berges ) sont généralement associées à des banquettes enherbées composées d’hélophytes : Salicaire, Valérianne officinale, Eu- patoire chanvrine, Epilobe hirsute, Reine-des-prés…
La vallée de l’Échelle accueille également des prairies à destination du pâturage et/ou de la fauche. Ces habitats sont d’un grand intérêt pour la flore et la petite faune. Très souvent encerclées de haies et/ou ripisylves, ces prairies font partie intégrante de la mosaïque d’habitats constitutive du fond de vallée. Des petits épisodes de friche marécageuse peuvent être relevés (cladiaies marécageuses, mégaphorbiaies…), à l’occasion du délaissement agricole.h U
35 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Sur le plan de la flore, la vallée ne semble pas accueillir d’espèces d’intérêt pa- trimonial au droit de la commune, selon les données du DOCOB Natura 2000 « Moyenne vallée de la Charente entre Angoulême et Cognac ». Toutefois, la spé- cificité des habitats en présence, ainsi que leur rareté, souligne un enjeu majeur de préservation.
La vallée de l’Échelle justifie essentiellement son statut de site Natura 2000 de par sa fonctionnalité de corridor écologique. Sur le plan faunistique, cette fonction- nalité est avérée de par la présence du Vison d’Europe, mammifère aquatique menacé à l’échelle européenne et espèce désignée « prioritaire » par la directive « Habitats ». Le Vison d’Europe empreinte les vallées locales pour accomplir son cycle de vie dans son entier (nourrissage, reproduction).
De même, l’Échelle joue un rôle de corridor pour les chiroptères, qui trouvent dans le réseau de prairies et de haies des terrains de chasse très intéressants, de même que les lisières des forêts contiguës au site.
La vallée de l’Échelle est également un lieu de développement pour l’entomo- faune, représentée par les odonates (Coenagrion mercuriale, Oxygastra curtisii) ainsi que les lépidoptères dont l’emblématique Cuivré-des-Marais (Thermoly- canea dispar). La Rosalie-des-Alpes et le Grand Capricorne sont également deux espèces d’intérêt patrimonial majeur. Les barres sénescents ou morts constituent l’habitat préférentiel de ces deux insectes saproxylophages.
Î La vallée de l’Échelle constitue un véritable patrimoine naturel et une arma- ture structurante pour la trame verte et bleue locale, qu’il convient de préser- ver, de restaurer et de valoriser dans le cadre du PLU. Le SIAH de l’Échelle sera un acteur-relais incontournable pour la mise en œuvre de cet objectif.
Î Le PLU sera notamment un outil de protection des ripisylves, haies et bosquets naturels riverains parcourant la vallée.
Î Les pratiques agricoles intensives constituent un frein à la biodiversité de la vallée. Une meilleure gestion du patrimoine naturel est ainsi à rechercher en concertation avec les acteurs du monde agricole.
Interprétation simplifiée de l’occupation des sols de la vallée (source : URBAN HYMNS)
Coteaux calcaires peu escarpés et cultivés,
ponctués de boisements (dominante de chênaie
blanche, chênaie-charmaie selon conditions)
Ripisylve irrégulière et plus ou moins
développée bordant l’Echelle
(aulnaie-frênaie alluviale)
Fond de vallée couvert de cultures et/ou
de pâtures mésophiles ou méso-hygrophiles
Peupleraies rythmant le fond de vallée,
parfois associées à des milieux d’intérêt
(mégaphorbiaies, prairies humides)
Cours d’eau et ses banquettes
de végétaux hélophytes plus ou
moins développéesh U
36 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Habitats et espèces qualifiant la ZNIEFF dite « Vallée de la Charente en amont d’Angoulême »
Habitats déterminants ZNIEFF Habitats déterminants ZNIEFF
Code Intitulé Espèces floristiques
24
37
53
54
44.3
Eaux courantes
Prairies humides
Roselières, végétation du bord des eaux
Bas-marais et sources
Aulnaies-frênaies médio-européennes
*Nomenclature européenne CORINE
Biotopes. Ces habitants sont présents sur
Garat, même sur des surfaces réduites.
Aconit napel (Aconitum napellus), Den-
taire pennée (Cardamine heptaphyl-
la), Epiaire des Alpes (Stachys alpina),
Epipactis de Müller (Epipactis muelleri),
Jonquille (Narcissus pseudonarcissus),
Orchis des marais (Anacamptis palustris),
Parisette à 4 feuilles (Paris quadrifolia), Pé-
tasite officinal (Petasites officinalis), Prêle
de Moore (Equisetum x moorei), Tilleul à
grandes feuilles (Tilia platyphyllos)
Espèces faunistiques
Mammifères
Barbastelle d’Europe (Barbastella barbastellus),
Campagnol amphibie (Arvicola sapidus), Grand
Murin (Myotis myotis), Grand Rhinolophe (Rhino-
lophus ferrumequinum), Loutre d’Europe (Lutra
lutra), Murin à moustaches (Myotis mystacinus),
Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus),
Murin de Natterer (Myotis nattereri), Musaraigne
aquatique (Neomys fodiens), Noctule commune
(Nyctalus noctula), Oreillard gris (Plecotus austria-
cus), Oreillard roux (Plecotus auritus), Petit Rhino-
lophe (Rhinolophus hipposideros), Pipistrelle de
Kuhl (Pipistrellus kuhli), Vison d’Europe (Mustela
lutreola)
Reptiles
Cistude d’Europe (Emys orbicularis),Amphibiens,
Crapaud calamite (Bufo calamita), Rainette mé-
ridionale (Hyla meridionalis), Rainette verte (Hyla
arborea)
Poissons
Alose feinte (Allosa fallax), Grande Alose (Alosa
alosa), Lamproie de Planer (Lampetra planeri)
Insectes
Agrion de Mercure (Coenagrion mer-
curiale), Cordulie à corps fin (Oxygastra
curtisii), Gomphe de Graslin (Gomphus
graslinii)
Oiseaux
Busard cendré (Circus pygargus), Busard
des roseaux (Circus aeruginosus), Butor
étoilé (Botaurus stellaris), Chevalier gui-
gnette (Actitis hypoleucos), Combattant
varié (Philomachus pugnax), Engoulevent
d’Europe (Caprimulgus europaeus),
Faucon hobereau (Falco subbuteo), Pe-
tit-duc scops (Otus scops), Hirondelle de
rivage (Riparia riparia), Locustelle lusci-
nioïde (Locustella luscinioides), Martin-pê-
cheur (Alcedo atthis), Milan noir (Milvus
migrans), Moineau soulcie (Petronia pe-
tronia), Pie-grièche écorcheur (Lanius
collurio), Torcol fourmilier (Jynx torquilla)
Source : ZNIEFF « Vallée de la Charente en amont d’Angoulême », INPN MNHNh U
37 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Cartographie des habitats d’intérêt communautaire de la vallée de l’Échelle sur Garat (source : DOCOB FR5402009)
U
U
U
U
U
U U
U
U
Légende :
Communautés à characées des eaux oligo-mésotrophes basiques (UE 3140-1) Rivières eutrophes dominées par des Renoncules et Potamots (UE 3260-5) Végétation des ruisseaux et petites rivières eutrophes neutres (UE 3260-6) Junipéraies planitiaires secondaires à Genévrier commun (UE 5130-2) Pelouses calcicoles méso-xérophiles sur calcaires tendres (UE 6210-12) Pelouses calcicoles acidiclines atlantiques (UE 6210-14) Pelouses calcicoles xérophiles atlantiques et thermophiles (UE 6210-26) Pelouses hygrophiles paratourbeuses thermophiles subméditerranéennes (UE 6410-4) Mégaphorbiaies mésotrophes collinéennes (UE 6430-1) Mégaphorbiaies mésotrophes développées sous peupleraie (UE 6430-1 x 83.321) Mégaphorbiaies eutrophes des eaux douces (UE 6430-4) Végétations à Marisque (UE 7210*-1) Cladiaie ayant envahi un bas-marais neutro-alcalin (UE 7210*-1 x 7230-1) Forêt de pentes du Tilio-Acerion (UE 9180*) Aulnaies à hautes herbes (UE 91E0*-11) Aulnaies-frênaies à Laîche espacée des petits ruisseaux (UE 91E0*-8) formation proche des Frênaies-ormaies atlantiques (UE 91E0*-9) Frênaies-ormaies reconstituées sous peupleraies non gérées (UE 91E0*-9 x 83.321) Chênaies vertes aquitaniennes (UE 9340-10)
Habitats ponctuels :
U
Végétation des rivières eutrophes (UE 3260-5)
U
Végétation des berges vaseuses à Bident (UE 3270-1)
U
Mégaphorbiaies mésotrophes (UE 6430-1)
U
Mégaphorbiaies eutrophes (UE 6430-4)
U
Grottes non exploitées par le tourisme (UE 8310)
0 m
250 m
500 m
N
Périmètre Natura 2000 initial
HABITATS NATURELS D'INTÉRÊT COMMUNAUTAIRE IDENTIFIÉS SUR LE SITE Document d'objectifs du site "Vallée de la Charente d'Angoulême à Cognac et ses principaux affluents"
Fond : Scan IGN 25, 1998 ; Source et cartographie : Biotope 2005
1h U
38 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
U
Légende :
Communautés à characées des eaux oligo-mésotrophes basiques (UE 3140-1) Rivières eutrophes dominées par des Renoncules et Potamots (UE 3260-5) Végétation des ruisseaux et petites rivières eutrophes neutres (UE 3260-6) Junipéraies planitiaires secondaires à Genévrier commun (UE 5130-2) Pelouses calcicoles méso-xérophiles sur calcaires tendres (UE 6210-12) Pelouses calcicoles acidiclines atlantiques (UE 6210-14) Pelouses calcicoles xérophiles atlantiques et thermophiles (UE 6210-26) Pelouses hygrophiles paratourbeuses thermophiles subméditerranéennes (UE 6410-4) Mégaphorbiaies mésotrophes collinéennes (UE 6430-1) Mégaphorbiaies mésotrophes développées sous peupleraie (UE 6430-1 x 83.321) Mégaphorbiaies eutrophes des eaux douces (UE 6430-4) Végétations à Marisque (UE 7210*-1) Cladiaie ayant envahi un bas-marais neutro-alcalin (UE 7210*-1 x 7230-1) Forêt de pentes du Tilio-Acerion (UE 9180*) Aulnaies à hautes herbes (UE 91E0*-11) Aulnaies-frênaies à Laîche espacée des petits ruisseaux (UE 91E0*-8) formation proche des Frênaies-ormaies atlantiques (UE 91E0*-9) Frênaies-ormaies reconstituées sous peupleraies non gérées (UE 91E0*-9 x 83.321) Chênaies vertes aquitaniennes (UE 9340-10)
Habitats ponctuels :
U
Végétation des rivières eutrophes (UE 3260-5)
U
Végétation des berges vaseuses à Bident (UE 3270-1)
U
Mégaphorbiaies mésotrophes (UE 6430-1)
U
Mégaphorbiaies eutrophes (UE 6430-4)
U
Grottes non exploitées par le tourisme (UE 8310)
0 m
250 m
500 m
N
Périmètre Natura 2000 initial HABITATS NATURELS D'INTÉRÊT COMMUNAUTAIRE IDENTIFIÉS SUR LE SITE Document d'objectifs du site "Vallée de la Charente d'Angoulême à Cognac et ses principaux affluents"
Fond : Scan IGN 25, 1998 ; Source et cartographie : Biotope 2005
2
Cartographie des habitats d’intérêt communautaire de la vallée de l’Échelle sur Garat (source : DOCOB FR5402009)h U
39 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les vallées calcaires péri-angoumoisines
Les vallées calcaires péri-angoumoisines désignent un ensemble de trois vallées profondément entaillées dans les calcaires durs du Crétacé par les trois cours d’eau de l’Anguienne, des Eaux Claires et de la Char- raud, comprises dans un site Natura 2000 et plusieurs périmètres ZNIEFF juxtaposés. Garat, limitée par l’Anguienne dans sa partie sud, est donc couverte par le site Natura 2000.
Le site se caractérise par une forte hétérogénéité des habitats, recou- vrant aussi bien des habitats aquatiques que des habitats secs, où se développe une flore d’affinité méridionale. A l’échelle du site Natura 2000, quatorze habitats naturels d’intérêt communautaire ont été re- censés, dont quatre classés comme prioritaires (fort enjeu de conser- vation).
Les habitats principaux caractérisant le site Natura 2000 dans son en- semble sont des boisements de coteaux, des boisements rivulaires hu- mides (aulnaies-frênaies), ainsi que des milieux ouverts de type prairies mésophiles à hygrophiles et des formations sèches.
Les eaux de l’Anguienne sont alimentées principalement par l’aquifère du Turonien. Leur composition chimique est pauvre en éléments or- ganiques, mais assez pourvue en oxygène et de température fraîche (eaux calcaires oligotrophes).
Parmi ceux-ci, les pelouses calcicoles occupant les bords des vallées confèrent au site un enjeu écologique majeur. Notons également l’en- jeu majeur représenté par des milieux très secs, tel que les falaises af- fleurantes de la vallée. De même, les boisements thermophiles se dé- veloppant sur le substrat calcaire revêtent un véritable intérêt. Ils sont dominés par la chênaie blanche (Quercus pubescens), très souvent pénétrée par le Chêne vert (Quercus ilex).
Sur le plan floristique, les pelouses calcaires abritent un nombre d’or- chidées et autres familles floristiques associées aux milieux calcaires (Arenaria controversa, Biscutella guillonii, Globularia valentina, Odon- tites jaubertiana, Ophrys sphegodes). Les orchidées affectionnent par- ticulièrement les sols calcaires chauds, bien drainés et peu nutritifs. Elles participent par ailleurs à la richesse entomologique du site.
Cultures de maïs alternant avec des
banquettes de végétation hélophile
bordant le ruisseau
Des cultures céréalières intensives peu
valorisantes sur le plan naturel, créant
des pressions sur les milieux aquatiques
Interprétation simplifiée de l’occupation des sols de la vallée (source : BD ORTHO)
Les relèvements de coteau : des
milieux secs d’intérêt majeur sur le
plan botanique et entomologique
Des chênaies blanches (Q.
pubescens) aux lisières d’intérêt
floristique majeur (écotones)
Plans d’eau artificiels et leurs habitats
connexes à fort potentiel biologique
(banquettes de végétaux hélophytes,
faune aquatique…).
Des prairies naturelles mésophiles à
mésohygrophiles synonymes d’une
forte valeur écologique
Des clairières de prairies mésophiles et
xérophiles enserrées dans les
boisementsh U
40 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le site revêt un intérêt exceptionnel de par la richesse faunistique le caractérisant. Deux espèces d’intérêt communautaire sont pré- sentes : l’Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale) et le Lucane cerf-volant (Lucanus cervus). Notons la présence de plusieurs
espèces de chiroptères fréquentant les cavités souterraines, les prairies naturelles et les forêts de bordure (dont Barbastella bar- bastellus, Myotis emarginatus, Myotis bechsteinii, Rhinolophus fer- rumequinum).
Le site Natura 2000 revêt une diversité faunistique et floristique ré- vélant sa richesse et son fort enjeu écologique. Il convient cepen- dant de souligner les fortes pressions constatées sur le milieu, alors que certains habitats révèlent une fragilité importante de par leur nature et caractéristiques.
Les pelouses calcicoles, milieux transitoires, sont particulièrement exposées aux dégradations d’origine anthropique (sur-fréquenta- tion) ou à l’absence de gestion humaine adaptée. Cela se traduit notamment par la fermeture de ces milieux naturels du fait de la dynamique naturelle de colonisation forestière, induite par l’aban- don de pratiques agricoles autrefois particulièrement adaptées au maintien de ces milieux (pâturage ovin). Cette évolution est autant néfaste pour la biodiversité (appauvrissement du cortège floristique) que pour les paysages (effet de fermeture).
Par contradiction, le phénomène d’intensification agricole porte préjudice à certains milieux, impactant la diversité de la faune et de la flore. La régression des prairies naturelles au profit des cultures intensives a notamment été très forte depuis ces quatre dernières décennies. Le fond de vallée de l’Anguienne est aujourd’hui do- miné par de nombreuses séquences de culture de maïs appauvris- sant et uniformisant le milieu. Les coteaux calcaires sont mieux préservés et donc plus intéressants de par leur absence d’intérêt agronomique, bien que menacés par une absence de gestion.
Relevons également les pressions exercées sur les populations de chiroptères de par la perturbation anthropique de leurs habitats (surf-fréquentation des cavités souterraines…).
Î Le maintien de la diversité floristique du site est étroitement as- socié à la pérennité des habitats en présence, qui exigent une gestion adaptée.h U
41 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Habitats et espèces qualifiant la ZNIEFF dite « Vallées Calcaires péri-Angoumoisines »
Habitats déterminants ZNIEFF Habitats déterminants ZNIEFF
Code* Intitulé Espèces floristiques
34.3
34.1
34.5
62
88
Pelouses permanentes denses et ste-
ppes médio-européennes
Pelouses xérophiles méditerranéennes
Gazons pionniers calcicoles
Rochers exposés et falaises
Mines et passages souterrains
*Nomenclature européenne CORINE
Biotopes. Ces habitants sont présents sur
Garat, même sur des surfaces réduites.
Alisier blanc (Sorbus aria), Argyrolobe de
Linné (Argyrolobium zanonii), Armoise cam-
phrée (Artemisia alba), Aster à feuilles
d’osyris (Aster linosyris), Biscutelle de Guillon
(Biscutella guillonii), Brachypode à 2 épis
(Brachypodium distachyon), Bugrane striée
(Ononis striata), Campanule à feuilles rondes
(Campanula rotundifolia), Capillaire de Vé-
nus (Adiantum capillus-veneris), Coronille
queue-de-scorpion (Coronilla scorpioides),
Crapaudine de Guillon (Sideritis guillonii),
Crucianelle à feuilles étroites (Crucianella
angustifolia), Epiaire des Alpes (Stachys al-
pinus), Euphorbe de Tommasini (Euphorbia
esula), Euphraise de Jaubert (Odontites jau-
bertianus), Fétuque d’Auquier (Festuca au-
quieri), Genêt poilu (Genista pilosa), Gesse
sphérique (Lathyrus sphaericus), Globulaire
de Valence (Globularia valentina), Gui-
mauve poilue (Althaea hirsuta), Hutschinsie
des pierres (Hornungia petraea), Koelérie
fausse fléole (Rostraria cristata), Laser à
feuilles larges (Laserpitium latifolium), La-
thrée écailleuse (Lathraea squamaria), Lin
d’Autriche (Linum austriacum), Lin raide (Li-
num strictum), Liseron cantabrique (Convol-
vulus cantabricus), Marguerite à feuilles de
graminée (Leucanthemum graminifolium),
Nerprun alaterne (Rhamnus alaternus), Ner-
prun des rochers (Rhamnus saxatilis), Orchis
incarnat (Dactylorhiza incarnata), Phalan-
gère faux-lis (Anthericum liliago), Polystic
des marais (Thelypteris palustris), Potamot
coloré (Potamogeton coloratus), Renoncule
à feuilles de graminée (Ranunculus grami-
neus), Rosier pimprenelle (Rosa pimpinellifo-
lia)
Espèces faunistiques
Mammifères
Barbastelle d’Europe (Barbastella barbastel-
lus), Campagnol amphibie (Arvicola sapidus),
Grand Murin (Myotis myotis), Grand Rhinolophe
(Rhinolophus ferrumequinum), Murin à oreilles
échancrées (Myotis emarginatus), Murin de
Daubenton (Myotis daubentoni), Musaraigne
aquatique (Neomys fodiens), Petit Rhinolophe
(Rhinolophus hipposideros), Pipistrelle de Kuhl
(Pipistrellus kuhli)
Oiseaux
Alouette lulu (Lullula arborea), Bondrée apivore
(Pernis apivorus), Busard Saint-Martin (Circus
cyaneus), Chevêche d’Athéna (Athene noc-
tua), Martin-pêcheur (Alcedo atthis), Milan noir
(Milvus migrans), Moineau friquet (Passer mon-
tanus), Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio),
Râle d’eau (Rallus aquaticus), Roitelet hummé
(Regulus regulus), Rougequeue à front blanc
(Phoenicurus phoenicurus), Torcol fourmilier
(Jynx torquilla)
Espèces faunistiques Espèces floristiques
Amphibiens
Rainette verte (Hyla arborea), Triton marbré (Tritu-
rus marmoratus), Chabot (Cottus gobio)
Insectes
Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale),
Azuré du serpolet (Maculinea arion), Cuivré des
marais (Thermolycaena dispar)
Crustacés
Ecrevisse à pattes blanches (Austropotamobius
pallipes)
Sabline des chaumes (Arenaria controver-
sa), Scirpe en boule (Scirpus holoschoenus),
Scorsonère hirsute (Scorzonera hirsuta), Spi-
rée d’Espagne (Spiraea hypericifolia), Thé-
sion divariqué (Tesium divaricatum), Tilleul
à grandes feuilles (Tillia platyphyllos), Trinie
glauque (Trinia glauca), Valériane doïque
(Valeriana dioica), Véronique de Scheerer
(Veronica prostrata)
Source : ZNIEFF « Vallée Calcaires péri-Angoumoisines », INPN MNHNh U
42 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les Sablières de la Brousse
Les Sablières de la Brousse désignent l’emprise d’une ancienne carrière exploitant des sables fossiles. L’ancienne activité d’extraction a mis à jour des sables jaunes et dalles de grès glauconieux du Cénomanien, humectés ponctuellement par des suintements saisonniers, qui ont créé un biotope très particulier favorable au développement d’une végétation très spécifique, de même qu’à la colonisation d’une faune particulière. Le secteur trouve son intérêt écologique dans le contraste fort avec son contexte naturel.
Sur le plan de la flore, les sables riches en calcaires ont été favorables au dévelop- pement d’une végétation originale, typique des pelouses calcaires (Aspérule, Oeuil- let-des-chartreux), et des pelouses sablonneuses (Chondrille faux-ajonc, céraistes…). Deux espèces rares y ont trouvé des conditions favorables à leur implantation, tel que l’Euphraise de Jaubert (protégée au niveau national) et la Biscutelle de Guillon, en- démique du centre-ouest de la France. Les suintements ponctuels ont été favorables à la constitution de micro-biotopes humides et au développement de l’Epipactis des marais, orchidée rare.
Au regard de la faune, le site trouve son intérêt dans la présence d’une colonie de Crapaud calamite, amphibien menacé à l’échelle nationale. Ce dernier trouve dans le site un biotope favorable à l’accomplissement de son cycle de vie (reproduction, hibernation…).
Vue sur la ZNIEFF de type I dite « Sablière de la Brousse » (source : IGN)
Habitats déterminants ZNIEFF Espèces déterminantes ZNIEFF
Code* Intitulé Espèces floristiques
86.41
44
Carrières, sablières
Forêts et fourrés alluviaux ou très hu-
mides
*Nomenclature européenne CORINE
Biotopes. Ces habitats sont tous pré-
sents sur Garat.
Biscutelle de Guillon (Biscutella guillonii), Ca-
lament faux-nepeta (Calamintha nepeta),
Epipactis des marais (Epipactis palustris), Eu-
phraise de Jaubert (Odontites jaubertianus),
Œillet-des chartreux (Dianthus carthusiano-
rum)
Espèces faunistiques
Amphibiens
Crapaud calamite (Bufo calamita)
Source : ZNIEFF de type 1 « Sablière de la Brousse », INPN, DREAL Poitou-Charentesh U
43 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La Grande Brousse
Le secteur de la Grande Brousse se situe sur la commune
de Magnac-sur-Touvre et déborde sur les limites nord de
la commune de Garat, au voisinage du site des Sablières
de la Grande Brousse.
Le site englobe un rebord du plateau des calcaires durs
du Crétacé, exploité autrefois en carrière à ciel ouvert,
ainsi que les versants pentus de son coteau sous-jacent.
Les habitats naturels sont représentés essentiellement
par des pelouses calcicoles thermophiles piquetées de
quelques arbustes, constituant un exemple représentatif
des chaumes charentaises.
Ces milieux herbacés, arides et ras, sont à protéger du
fait de leur raréfaction progressive sous l’effet de l’urba-
nisation de ces quarante dernières années. L’intérêt bio-
logique de la zone réside dans sa grande richesse bota-
nique, alors que 60 espèces végétales ont été recensées
dont 13 présentant un intérêt patrimonial fort au niveau
régional et 5 bénéficiant d’une protection officielle.
Les sols peu profonds et soumis à une intense sécheresse
saisonnière, très calcaires, sont en effet favorables à des
plantes originales, en grande partie d’affinité méridio-
nale : Globulaire de Valence, Immortelle, Crapaudine
de Guillon, Liseron cantabrique, Nerprun-des-Rochers,
Sabline-des-chaumes.
Sur le plan faunistique, le site révèlera son intérêt pour
l’entomofaune et notamment les lépidoptères. Quelques
petits mammifères communs fréquentent également le
site, de même que les oiseaux habituels des milieux ou-
verts (Traquet pâtre, Linotte mélodieuse).
Habitats déterminants ZNIEFF Espèces déterminantes ZNIEFF
Code* Intitulé Espèces floristiques
34.3
34.4
41.7
31.8
65
Pelouses permanentes denses et ste-
ppes médio-européennes
Ourlets forestiers thermophiles
Chênaies thermophiles et supra-médi-
terranéennes
Fourrés et stades de recolonisation de la
forêt mésophile
Grottes
*Nomenclature européenne CORINE
Biotopes. Ces habitats ne sont pas for-
cément tous présents sur Garat.
Armoise camphrée (Artemisia alba), Biscu-
telle de Guillon (Biscutella guillonii), Crapau-
dine de Guillon (Sideritis peyrei guillonii), Fé-
tuque d’Auquier (Festuca auquieri), Genêt
poilu (Genista pilosa), Hutschinsie des pierres
(Hornungia petraea), Lin d’Autriche (Linum
austriacum), Liseron cantabrique (Convol-
vulus cantabricus), Nerprun des rochers
(Rhamnus saxatilis), Orpin jaune pâle (Se-
dum ochroleucum), Renoncule à feuilles de
graminée (Ranunculus gramineus), Sabline
des chaumes (Arenaria controversa), Trinia
glauque (Trinia glauca)
Espèces faunistiques
Amphibiens
Crapaud calamite (Bufo calamita)
Source : ZNIEFF de type 1 « Sablière de la Brousse », INPN, DREAL Poitou-Charentes
Vue sur le site de la Grande Brousse depuis le vallon du Rochejouberth U
44 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les Brandes de Soyaux
Les Brandes de Soyaux désignent un site d’intérêt écologique se localisant essentiellement sur la commune de Soyaux et dé- bordant sur Garat, sur quelques hectares. Le site se localise
dans le contexte du plateau des calcaires durs du Crétacé,
surmontés d’une lentille de dépôts sableux du Sidérolithique reposant sur une couche argileuse. Cette formation géolo- gique résulte de l’altération des calcaires sous-jacents (dépôts
détritiques), ayant favorisé l’apparition de sols très acides, oli-
gotrophes, incultes.
Ce contexte particulier a donné naissance à un biotope très particulier marqué par une végétation originale dominée par
la Bruyère-à-balais, constituant une formation acidiphile de
type lande (localement appelée « brande »).
Cette lande est ponctuée de dépressions humides et ceintu-
rée de boisements calcifuges dominé par la chênaie acidi- phile (Quercus robur) et des plantations de résineux de type Pin sylveste et Pin maritime. Compte-tenu du phénomène de régression des landes au niveau régional, les Brandes de
Soyaux constituent un échantillon remarquable de ce type d’habitat, à préserver.
Très spécifique de par les conditions offertes par le milieu, la
flore se montre assez originale mais peu diversifiée, essentielle-
ment dominées par les bruyères et autres espèces typiques de
landes du sud-ouest (Bruyère ciliée, Agrostide de Curtis, Vio- lette laiteuse).
La faune se montre très intéressante, notamment sur le plan des passereaux habituellement inféodés à ce type d’habitat :
Busard Saint-martin, Fauvette pitchou, Engoulevent d’Europe. Les boisements périphériques fournissent quant-à-eux un ha- bitat privilégié pour les passereaux forestiers, tel que le Torcol
fourmilier et l’Alouette lulu.
Habitats déterminants ZNIEFF Espèces déterminantes ZNIEFF
Code* Intitulé Espèces faunistiques
31
41.5
31.2
Landes humides
Chênaies acidiphiles
Landes sèches
*Nomenclature européenne
CORINE Biotopes. Garat est
concernée par ces habitats
sur une petite surface d’en-
viron 9 hectares.
Oiseaux
Alouette lulu (Lullula arborea), Bu-
sard cendré (Circus pygargus), Bu-
sard Saint-Martin (Circus cyaneus),
Engoulevent d’Europe (Caprimulgus
europaeus), Fauvette pitchou (Sylvia
undata), Locustelle tachetée (Locus-
tella naevia), Mésange huppée (Parus
cristatus), Milan noir (Milvus migrans),
Torcol fourmilier (Jynx torquilla)
Espèces floristiques
Agrostide de Curtis (Agrostis setacea), Genêt poilu (Genista pilosa)
Source : ZNIEFF de type 1 « Sablière de la Brousse », INPN,
DREAL Poitou-Charentesh U
45 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La forêt de Bois Blanc, un réservoir biologique régional
La forêt de Bois Blanc occupe environ 170 hectares au nord de la commune. Il s’agit d’un vaste espace forestier en grande partie géré par l’Office National des Forêts en sa qualité de forêt doma- niale. Elle constitue, avec la forêt de la Braconne, un vaste com- plexe forestier et un réservoir biologique d’influence régionale. La forêt fait l’objet d’un site Natura 2000, assorti d’un Document d’Objectifs (DOCOB) géré par l’ONF. Les forêts domaniales de la Braconne et de Bois Blanc disposent également d’un document d’aménagement forestier.
La forêt de Bois Blanc trouve son intérêt écologique dans le carac- tère original de par son substrat géologique, qualifié par un calcaire oolithique d’origine corallienne qui a donné naissance à un relief karstique formé de vallées sèches, de dépressions et de cavités souterraines. Cette assise géologique, combiné au relief et à la pé- dologie, a permis l’expression de plusieurs séries forestières contri- buant à une grande diversité de faciès : chênaie pubescente sur sols calcaires superficiels, chênaie-hêtraie acidiphile sur couverture détritique, chênaie-charmaie sur sols argileux des thalwegs.
Les habitats forestiers sont associés à des habitats très spécifiques, reposant sur une dynamique d’évolution liée : pelouses calcaires et ourlets thermophiles, fourrés de sous-bois acides (bruyères, gené- vrier). Sur Garat, les habitats forestiers dominants sont en premier lieu la hêtraie neutrophile (Fagus sylvatica, Quercus robur) et la chênaie sessiliflore neutrophile dite de substitution (Quercus petraea, Quer- cus robur) qui dominent les hauteurs du plateau.
La hêtraie neutrophile s’épanouit particulièrement bien dans les sols calcimagnésiques sur assise calcaire corallienne, et trouve locale- ment un climat adapté bien que ses exigences lui confère un ca- ractère rare au niveau régional. La chênaie sessiliflore neutrophile est qualifiée de substitution car il s’agit d’un dérivatif de la hêtraie neutrophile qui a été favorisé par les choix de gestion du massif par l’Homme.
La chênaie-charmaie à Chêne pédonculé (Quercus robur, Carpi- nus betulus), adaptée à des sols neutres, profonds et frais, se loca- lise plus ponctuellement au droit d’une dépression perpendiculaire à la vallée de l’Échelle.h U
46 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
L’intérêt floristique de la forêt de Bois Blanc est avéré,
compte-tenu de l’inventaire de 113 espèces dont 12 d’in-
térêt patrimonial). Il en est de même pour l’intérêt faunis-
tique du site, puisque l’on retrouve une véritable sensibilité
ornithologique et mammalogique (mammifères forestiers,
chiroptères…).
La flore exprime sa richesse au sein des habitats intra-fo-
restiers, de type pelouses sèches. Toutefois, selon les élé-
ments de diagnostic du DOCOB Natura 2000, ces habitats
ne sont pas localisés sur Garat.
On relèvera cependant que les lisières forestières pré-
sentent des conditions de développement très particu-
lières pour la flore, qui s’avère généralement riche. Il s’agit
d’habitats transitionnels qualifiés d’écotones, dont la va-
leur fonctionnelle sur le plan écologique soulève l’enjeu
de leur préservation.
Au regard de la faune, on rencontre une richesse im-
portante d’oiseaux forestiers : rapaces tels que le Busard
Saint-Martin, la Bondrée apivore, passereaux tels que
l’Alouette lulu, le Rougequeue à front blanc, le Torcol four-
milier. Parmi les mammifères, on retrouve la Martre-des-
pins, espèces rare en Poitou-Charentes.
Habitats déterminants ZNIEFF Espèces déterminantes ZNIEFF
Code* Intitulé Espèces floristiques
34.33
34.4
34.32
41.7
31.8
65
Pelouses permanentes denses et ste-
ppes médio-européennes
Ourlets forestiers thermophiles
Chênaies thermophiles et supra-médi-
terranéennes
Fourrés et stades de recolonisation de
la forêt mésophile
Grottes
*Nomenclature européenne CORINE
Biotopes. Ces habitats ne sont pas for-
cément tous présents sur Garat.
Biscutelle de Guillon (Biscutella guillonii),
Epiaire des Alpes (Stachys alpinus), Eu-
phorbe petit-cyprès (Euphorbia cyparissias),
Genêt ailé (Genistella sagittalis), Genêt poi-
lu (Genista pilosa), Laîche des montagnes
(Carex montana), Laser blanc (Laserpitium
latifolium), Liseron cantabrique (Convolvulus
cantabrica), Nerprun des rochers (Rhamnus
saxatilis), Œillet des chartreux (Dianthus car-
thusianorum), Renoncule à feuilles de gra-
minée (Ranunculus gramineus), Spirée d’Es-
pagne (Spiraea hypericifolia)
Espèces faunistiques
Mammifères
Martre (Martes martes)
Oiseaux
Alouette lulu (Lullula arborea), Autour des pa-
lombes (Accipiter gentilis), Bondrée apivore
(Pernis apivorus),Busard Saint-Martin (Circus
cyaneus)
Engoulevent d’Europe (Caprimulgus euro-
paeus) Mésange huppée (Parus cristatus),
Milan noir (Milvus migrans), Roitelet huppé
(Regulus regulus), Rougequeue à front blanc
(Phoenicurus phoenicurus), Torcol fourmilier
(Jynx torquilla)
Source : ZNIEFF de type 1 « Sablière de la Brousse », INPN, DREAL Poitou-Charentesh U
47 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Cartographie des habitats d’intérêt communautaire de la forêt de Bois Blanc sur Garat (source : DOCOB FR5400406)
DOCUMENT D'OBJECTIFS DU SITE NATURA 2000
"FORÊT DE LA BRACONNE"
0 150 300 450 600
Mètres
PROPOSITION
D’EXTENSION SUD
Périmètre d’étude
HABITATS D’INTERET COMMUNAUTAIRE
31.881 - Formation à Genévrier - 5130-2
31.881 - Formation à Genévrier - 5130-2
x 31.81211 - Fourré à prunellier
31.881 - Formation à Genévrier - 5130-2
x 83.3112 - Plantation de Pins européens
31.881 - Formation à Genévrier - 5130-2
x 31.81211 - Fourré à prunellier
x 83.3112 - Plantation de Pins européens
31.881 - Formation à Genévrier - 5130-2
x 31.81211 - Fourré à prunellier
x 83.3121 - Plantation de Sapins de Nordmann et de Cèdres de l’Atlas
34.11 - Pelouse rupicole calcaire - 6110*-1
x 34.332E - Pelouse calcaire xérophile - 6210-26
34.11 - Pelouse rupicole calcaire - 6110*-1
x 34.322H - Pelouse calcaire mésophile - 6210*-12
x 34.332E - Pelouse calcaire xérophile - 6210-26
34.322H - Pelouse calcaire mésophile - 6210*-12
34.332E - Pelouse calcaire xérophile - 6210-26
34.322H - Pelouse calcaire mésophile - 6210*-12
x 34.332E - Pelouse calcaire xérophile - 6210-26
34.41 - Ourlet xérophile thermophile - 6210
x 41.711 - Chênaie pubescente
41.41 - Forêt de ravin à Scolopendre et Frêne élevé - 9180*-2
62.1 - Paroi calcaire - 8210-9
AUTRES HABITATS NATURELS
22.13 - Mare eutrophe sans végétation
31.81211 - Fourré à prunellier
38.1 - Prairie mésophile pâturée
41.1 - Hêtraie acidicline
41.13A - Hêtraie neutrophile
41.13B - Chênaie sessiliflore
neutrophile de substitution
41.22 - Chênaie pédonculée-charmaie
de fond de vallon
41.711 - Chênaie pubescente
81.1 - Prairie sèche améliorée
82.3 - Culture à gibier
83.3112 - Plantation de Pins européens
83.3121 - Plantation de Sapins de Nordmann
et de Cèdres de l’Atlas
83.325 - Plantation de Noyers et de Merisiers
87.1 - Friche
HABITATS ARTIFICIALISES
84.43 - Voie de chemin de fer
85.2 - Petit parc
86 - Route bitumée
86.2 - Zone bâtie
86.3 - Entreprise en activité
86.4 - Ancienne infrastructure militaire
87.2 - Gravatsh U
48 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.3.3 La nature « ordinaire » et non-protégée
Les habitats forestiers
Garat est une commune d’identité résolument forestière, avec 736 hectares de boise- ments dont 90 hectares de forêt domaniale, soit 38 % de la surface communale. La forêt s’organise autour du massif forestier de Dirac au sud, et du massif de Bois Blanc au nord. Elle prend également une forme éclatée en de multiples îlots boisés qui sont essentielle- ment établis sur les hauteurs du plateau surplombant l’Anguienne et l’Échelle.
La forêt est à la fois synonyme de valeur écologique (rôle de réservoir biologique dans la trame verte et bleue) et économique (production sylvicole). Elle soulève ainsi des enjeux majeurs dans le cadre du PLU, qui s’expriment en termes de protection et de gestion.
Garat se localise sur les deux sylvoécorégions F15 du « Périgord » et F 12 des « Groies » (source IFN). La nature des habitats forestiers dépend des conditions stationnelles assez variables sur la commune. Sur le plan géologique, les calcaires du Crétacé sont domi- nants au sud-ouest de la commune, où l’on retrouve la région des Côtes de l’Angoumois et où s’établit la forêt de Dirac. Au nord-est, les calcaires du Jurassique accueillent le massif de Bois Blanc.
Sur ces deux types d’assise, les sols sont essentiellement de nature calcaire (sols de groies), mais l’on retrouve également des recouvrements acides sur les hauteurs de plateau, no- tamment dans le secteur des Brandes de Soyaux. Ces différentes conditions vont dé- terminer la nature des peuplements forestiers. La forêt domaniale est gérée par l’Office National des Forêts, tandis que la forêt privée ne fait pas l’objet d’une gestion régulière.
Les sylvoécorégions du sud-ouest
(Source : IFN)h U
49 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les principales formations forestières présente sur la commune correspondent à la chênaie acidiphile atlantique, la chênaie blanche, la hêtraie calcicole, la chênaie-charmaie et chênaie-frênaie ainsi que des boisements rivulaires à aulnes et frênes.
La chênaie acidiphile atlantique (Quercion robori-petraeae, code COR 41.5), est dominée par Quercus Petraea et Q. robur, ponctuellement Castanea sati- va, essences de haute-tige associées à des sous-bois colonisés par la Fougère aigle (Pteridium aquilinum). Cette formation domine notamment les hauteurs boisées de l’ouest de la commune, où l’on retrouve des sols siliceux acides de faible intérêt agronomique.
La chênaie acidiphile y côtoie des formations pré-forestières de type lande. La chênaie acidiphile est également la formation forestière dominante au sein de la forêt de Dirac et ses prolongements sur les coteaux de l’Échelle. Elle se retrouve de manière plus ponctuelle au sein du massif forestier de Bois Blanc. L’intérêt écologique suscité par la chênaie acidiphile est limité, compte-te- nu de la bonne représentation de ce type de groupement forestier en Poi- tou-Charentes, et la relative banalité de la flore.
Au sein de la forêt de Bois Blanc, la formation la mieux représentée est de type hêtraie neutrophile, dominée par Fagus sylvatica mélangé à Quercus petraea et Carpinus betulus (Asperulo-fagetum, COR 41.13), qui est assez peu com- mune sur la région de par son caractère habituellement montagnard et ses exigences climatiques. Le Hêtre est toutefois une essence peu difficile quant à la nature du sol et trouve localement un microclimat adapté (pluviométrie supérieure à 800 millimètres). Cette rareté souligne donc un enjeu fort de pro- tection et de gestion et justifie notamment l’établissement d’un site Natura 2000 sur la forêt de Bois Blanc.
Les coteaux bien exposés et affleurements calcaires accueillent quant-à-eux ne dominante de chênaie blanche (Quercion pubescenti-sessiliflorae, COR 41.7), essentiellement dominée par Q. pubescens, qui se développe habituel- lement sur sols calcaires bien drainés. Il s’agit d’une formation assez fréquem- ment rencontrée dans le sud-Angoumois, de par les conditions pédologiques et climatiques du secteur.
La chênaie blanche est très présente sur les coteaux calcaires des vallées de l’Anguienne et de l’Échelle, de même que sur les versants sud des vallons. En revanche, elle n’est pas significativement représentée au sein des massifs de Dirac et de Bois Blanc.h U
50 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Au sein des chênaies blanches, le Chêne pubescent peut s’accompagner d’autres essences à affinité méridionale, tel que l’Erable de Montpellier, l’Ali- sier torminal et le Cormier. La strate arbustive est généralement assez riche, avec la Viorne lantane, le Cornouiller mâle et sanguin, différents rosiers.
Il n’est pas rare que cette formation alterne avec des pelouses calcaires au fort intérêt floristique, ainsi que différents stades pré-forestiers apparentés. La chênaie pubescente correspond en effet à l’évolution naturelle de ces ha- bitats.
De même, les ourlets de chênaie blanche sont généralement riches en plantes à affinité méridionale. Il s’agit d’un habitat assez banal et répandu au niveau régional et notamment en Charente, mais on soulignera l’intérêt éco- logique important de ses lisières. Ces habitats secs sont particulièrement bien représentés au droit de la vallée de l’Anguienne et ses relèvements calcaires.
Les stations neutres, fraîches et ombragées accueilleront préférentiellement la chênaie-charmaie ainsi que la chênaie-frênaie (Carpinion betuli, Fraxi- no-quercion, COR 41.2 et 41.3). Le Chêne pédonculé (Quercus robur) s’y mé- lange avec le Charme (Carpinus betulus) et d’autres essences neutrophiles telles que l’Erable champêtre et de Noisetier, voire le Frêne commun (Fraxi- nus excelsior). Ces associations sont très communes en Poitou-Charentes.
Enfin, au fond des vallées et vallons humides, en sol hydromorphe et eutrophe, on retrouvera plus spécifiquement des formations alluviales appartenant au grand type des forêts de frênes et d’aulnes des fleuves médio-européens (code COR 44.3). Elles sont dominées par le Frêne commun (Fraxinus excel- sior) et l’Aulne glutineux (Alnus glutinosa) et constituent un habitat d’intérêt communautaire soulignant un enjeu écologique majeur.
Ces formations sont d’autant précieuses qu’elles sont assez rares sur la com- mune. Le présence souligne la nécessité de protéger les zones humides et leurs éléments de réseau hydrographique : vallées de l’Échelle et de l’An- guienne, ruisseau de Rocjejoubert, Fonts de Bagnaud, vallon de la Fontaine Pourrie, vallon de Chenaud, vallon de la Grand-Font…h U
51 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les habitats forestiers jouent un rôle écologique éminent, à l’image des forêts alluviales qui remplissent des fonctions d’ordre écologique (limitation de l’érosion des berges, régulation hydraulique et physi- co-chimique) et d’ordre biologique (biotopes d’intérêt pour de nom- breuses espèces faunistiques et floristiques d’intérêt patrimonial).
Les forêts caducifoliées hygrophiles sont prisées par les mammifères aquatiques, tel que le Vison d’Europe. En outre, ces habitats forestiers peuvent être associés ponctuellement à des mégaphorbiaies où l’on retrouve une flore d’intérêt. Elles constituent généralement le stade an- térieur de ces forêts humides.
En outre, leur caractère menacé leur confère une valeur patrimoniale. L’aulnaie-frênaie alluviale est notamment considérée comme habitat d’intérêt communautaire (code 91E0). Il s’agit donc de l’habitat fores- tier concentrant les enjeux les plus forts sur la commune, d’autant plus qu’il demeure sous-représenté par rapport aux autres types d’habitat et qu’il n’est pas aussi bien protégé que les autres milieux forestiers (forêt de Dirac, forêt de Bois-Blanc…).
De manière générale, les habitats forestiers revêtent un intérêt subs- tantiel pour la faune. De par leur surface, ils constituent en effet des réservoirs biologiques fonctionnels à l’échelle du sud-Angoumois. On retrouve la faune habituelle des forêts caducifoliées atlantiques. Par- mi les mammifères, citons le Chevreuil européen, le Blaireau européen, l’Ecureuil roux… On soulignera que les habitats forestiers sont particuliè- rement favorable aux développement des populations de chiroptères.
L’avifaune est également bien représentée, dont les rapaces forestiers. Les habitats forestiers sont également intéressants pour les batraciens qui y trouvent des lieux d’hibernation (Crapaud commun, Grenouille verte, Salamandre tachetée…). Les mares forestières jouent notam- ment un rôle d’accueil très important pour cette faune inféodée aux milieux aquatiques.
La forêt est une ressource économique potentiellement intéressante. Les stations acides présentent généralement des potentialités intéressantes (possibilité de valorisation de sujets de chênes de haute-tige dans un contexte dominant de taillis-futaie), par contraste avec les zones cal- caires offrant un moindre intérêt économique (chênaie pubescente). Il est important d’insister sur l’impératif d’une gestion durable de la forêt, à travers les Plans Simples de Gestion.h U
52 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les milieux ouverts : prairies, friches, zones humides
Les milieux ouverts désignent différents types d’habitats d’intérêt écologique qu’il est possible d’observer sur Garat. Ces derniers ap- paraissent dans des contextes divers : lisières de forêt, terres agri- coles régulièrement exploitées, fonds de vallées humides, friches…
Parmi ces habitats, on relèvera l’intérêt patrimonial des pelouses calcicoles (steppes et prairies calcaires sèches, COR 34) principa- lement établies sur les affleurements calcaires du plateau crétacé dans lequel est creusée la vallée de l’Anguienne. Les pelouses cal- cicoles sont des formations herbacées basses qui se développent sur des sols carbonatés généralement superficiels et secs. Elles sont parfois imbriquées avec le milieu forestier sous la forme de lisières forestières thermophiles (COR 34.4).
Leur originalité et rareté leur confère la qualité d’habitat d’intérêt communautaire (pelouses sèches semi-naturelles et faciès d’em- buissonnement sur calcaires, code NAT 6210). Ces habitats ac- cueillent en effet de nombreuses espèces floristiques d’intérêt pa- trimonial, sélectionnées par des conditions naturelles particulières. Celles-ci sont généralement d’affinité méridionale. Les sites les plus intéressants sur la commune se localisent sur les coteaux calcaires affleurants de al vallée de l’Anguienne et ont justifié l’établisse- ment d’un site Natura 2000. Les pelouses suscitent un intérêt fau- nistique banal, mais sont toutefois des habitats très favorables aux invertébrés.
Les pelouses calcaires et leurs milieux dérivés sont particulièrement fragiles. Leur dynamique naturelle correspond, à terme, à la chê- naie pubescente. Elles sont généralement le produit d’une action anthropique ancienne découlant de pratiques agricoles exten- sives (pâturage ovin) qui ont progressivement disparu. En résulte donc un processus actuel plus ou moins maîtrisé de « fermeture » de ces milieux colonisés par une végétation arbustive, qu’il convient de maîtriser par le biais d’une gestion adaptée afin d’encourager
le maintien des cortèges floristiques en place.
L’espace agricole et forestier comprend de manière assez fré- quente des prairies naturelles destinées au pâturage et/ou à la fauche, ainsi que des surfaces gelées sans production qui sont fa-h U
53 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
vorables au développement de la flore sauvage. Selon les conditions stationnelles, ces habitats désignent une multitude de sous-types que l’on ne détaillera pas ici précisément. De manière générale, les prairies grasses, et plus précisément le sous-type de la prairie mésophile, sont les plus répandues au sein du plateau agricole.
Les vallées et fonds de vallons accueilleront le sous-type des prairies humides eutrophes, voire des stades de développement végétal plus avancé tels que la mégaphorbiaie marécageuse. Ces deux derniers sous-types composent, avec d’autres habitats associés, des mosaïques d’un grand intérêt patrimonial.
Toutefois, ces milieux humides sont très ponctuels et ont subi les conséquences de l’intensification agricole. La vallée de l’Échelle est aujourd’hui majoritairement occupée par des cultures céréa- lières. On retrouve toutefois au bord du cours d’eau et ses bras annexes une végétation rivulaire de qualité, à la faveur des bandes enherbées de par et d’autre des rives que les agriculteurs se doivent de protéger et entretenir.
Cette végétation possède un potentiel de développement très important dans les vallons connexes de l’Échelle où s’écoulent des cours d’eau temporaires (Fonds de Bagnaud, Fontaine Pourrie, Fonds de Chenaud…). Ces cours d’eau, parfois associés à des étangs, constituent des habitats d’un grand intérêt pour la faune aquatique (amphibiens, insectes…). Leur enjeu de préservation est fort.
Ces cours d’eau et leurs abords souffrent d’une gestion beaucoup trop intensive de la part du monde agricole, malgré leur statut de cours d’eau soumis aux « bonnes conditions agricoles et environnementales » (article D615-46 du Code Rural et de la Pêche Maritime).
Î Il sera donc souligné l’enjeu majeur de remise en état de ces fonds humides où le modèle agricole intensif se révèle inadapté à leurs fragilité écologiques. Le PLU devra notamment agir en faveur de la préservation de l’ensemble des zones humides.
Cours d’eau soumis aux BCAE (source : IGN, DDT 16)
0 1 kmh U
54 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les prairies mésophiles ont un intérêt floristique géné-
ralement assez commun, et accueillent des cortèges
graminéens dominés par les fétuques, le Fromental, le
Dactyle aggloméré, le Pâturin-des-prés, le Ray-grass,
qui s’accompagnent d’une diversité plus ou moins
importante de dychotylédones dont la floraison par-
ticipe au rythme les saisons. Cet intérêt floristique est
tributaire d’une gestion agricole de type extensif.
De même, les prairies humides eutrophes sont des ha-
bitats à très forte valeur biologique lorsqu’elles sont ex-
ploitées de manière extensive. Les cortèges floristiques
caractéristiques sont étroitement tributaires d’une
présence d’eau régulière dans le sol et dépendent
d’un cycle régulier de crues hivernales.
L’intérêt floristique des prairies issues de jachères et
de déprise agricole ainsi que les friches rudérales dé-
pend de la durée de cessation de l’activité agricole
(seuil minimum de trois années) ou de la fréquence
d’entretien conditionnant la reconstitution d’un cou-
vert herbacé naturel. Ces milieux recolonisés peuvent
toutefois être très intéressants, à l’image du site de la
Sablière de la Brousse faisant l’objet d’une ZNIEFF de
type 1. Il conviendra également de différencier les
prairies naturelles (sous-types exposés ci-dessus) des
prairies artificielles, dénuées d’un véritable intérêt flo-
ristique.
La diversité floristique des prairies est généralement
très favorable à l’entomofaune (arachnides, coléop-
tères, lépidoptères…), à la différence des mammifères
supérieurs qui sont nettement plus rares.
Les invertébrés sont toutefois prédatés par de nom-
breux vertébrés insectivores (amphibiens, reptiles,
oiseaux, chiroptères…) qui viennent enrichir ces bio-
topes. L’intérêt écologique des prairies est toutefois
intrinsèquement lié à leur mode de gestion qui doit
demeurer extensif pour maintenir leur bon état biolo-
gique.
La vallée de l’Echelle et son complexe de prairies et de haies, vers l’Arrêt de Garat (source : BD ORTHO)
Boisements de coteaux calcaires secs
(chênaie blanche) constituant une transition
naturelle entre vallée et plateau
Prairies mésophiles de pâture et/ou de fauche,
d’intérêt floristique et entomologique : des
terrains de chasse privilégiés pour les chiroptères
L’Echelle et ses ripisylves d’Aulnes et frênes, ainsi
que ses banquettes de végétaux aquatiques : un
corridor écologique structurant à protéger
Haies champêtres pluristratifiées à Frêne commun,
Érable champêtre et Chêne pédonculé jouant un
rôle majeur pour l’avifaune et la circulation des
petits mammifèresh U
55 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La biodiversité dans les villes et les villages
La biodiversité ne se développe pas uniquement dans les espaces à caractère agricole ou naturel. Elle s’épanouit également au sein des espaces urbanisés, en se développant notamment dans les jardins d’ornement, les cultures potagères, les parcs, les espaces verts publics, les friches rudérales et autres espaces délaissés, qui sont progressivement investis (ou réinvestis) par la flore sauvage.
Ces habitats très « ordinaires » suscitent un intérêt pour de nombreux mammifères com- muns, tolérant le voisinage de l’Homme (écureuils, hérissons, taupes, belettes…). Certains batraciens investissent également les espaces urbanisés dès lors qu’il existe un point d’eau proche (cours d’eau, plans d’eau…), tel que le Crapaud commun. Le Lézard des murailles et l’Alyte accoucheur apprécient les vieux murs de pierre et sont aisément observables dans les vieux villages, de même que les chiroptères et les oiseaux troglodytes investissant les vieux bâtiments.
Il est rare de rencontrer des habitats d’intérêt écologique avéré au sein des espaces urba- nisés. Cependant, certains jardins, prairies et autres friches sont susceptibles d’encourager le développement de la faune et de la flore sauvage et de jouer un rôle sur le plan hydrau- lique. Il sera donc nécessaire de bien définir les équilibres entre densification urbaine et préservation de certains espaces présentant un intérêt sur le plan naturel.
Dans les villes, la biodiversité se confronte régulièrement à l’usage des pesticides. Ceux-ci sont utilisés dans le cadre de l’entretien des espaces publics ou privés. La végétation rudé- rale des bords de routes et chemins, souvent qualifiée de « mauvaise herbe », est régulière- ment éradiquée à l’aide de ces produits hautement dangereux pour l’environnement. En outre, le jardinage intensif et l’utilisation d’espèces floristiques inadaptées aux conditions physiques/naturelles de leur milieu d’implantation réduit également les possibilités de dé- veloppement de la biodiversité.
L’usage des produits phytosanitaires est de plus en plus encadré au niveau local, notam- ment à la suite de l’arrêté préfectoral du 17 avril 2009 applicable en Charente, interdisant l’épandage de produits phytosanitaires à proximité de l’eau. Il est utile de rappeler cet aspect réglementaire dans le PLU.
En outre, le PLU est susceptible de contribuer à la protection de la biodiversité « ordinaire » des villes et villages par son action réglementaire sur l’occupation des sols et/ou par l’amé- nagement d’espaces publics à caractère naturel dans les opérations d’habitat.
Erinaceus europaeus Parus majorh U
56 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.3.4 Analyse de la trame verte et bleue locale
La « trame verte et bleue » désigne les interactions entre différents milieux, habitats et espèces, intégrés dans une logique de fonctionnement en réseau à différentes échelles. Ce réseau constitue le support des déplacements de la faune et de la flore, nécessaires à l’accomplissement du cycle de vie des espèces. Elle correspond également à la mise en œuvre d’une politique nationale visant à la préservation du patrimoine biologique et à la lutte contre son érosion.
Les lois du 3 août 2009 et du 12 juillet 2010 introduisent en droit français le concept de « trame verte et bleue », dont la dimension opérationnelle est confortée par le décret du 20 janvier 2014 qui adopte de grandes orientations nationales pour la préservation et la remise en état des continuités écologiques. Plus locale- ment, la déclinaison de la trame verte et bleue est mise en œuvre par l’intermédiaire du Schéma Régional de Cohérence Écologique élaboré conjointement par la Région et l’État. La loi stipule que le SRCE devra être « pris en compte » par les documents d’urbanisme. Cette prise en compte engage la sécurité juridique du PLU.
La trame verte et bleue, ayant force de loi au titre de l’article L371-1 du Code de l’Environnement, renvoie à la reconnaissance d’un réseau écologique territorial mobilisant les concepts portés par la discipline de l’écologie du paysage. Ceux-ci sont les suivants :
- Le réservoir de biodiversité ou zone nodale, matérialisé par un ou plusieurs habitats d’une superficie suf- fisante, fournissant l’essentiel des besoins nécessaires aux êtres vivants pour accomplir tout ou partie de leur cycle de vie : alimentation, reproduction, repos. Ce sont des habitats de fort intérêt biologique sou- vent reconnus par des zonages de protection, incarnés par des milieux spécifiques (forêts, zones humides, landes, pelouses calcicoles…). Ils sont appréhendés par une lecture spatiale en « tâche » et forment des sous-trames spécifiques au sein de la « Trame Verte et Bleue » (sous-trame forestière, humide…), de confi- guration spatiale plus ou moins vaste, linéaire, fragmentée… ;
- Le corridor écologique, matérialisé par des espaces de type linéaire au caractère continu ou discontinu, et permettant aux êtres vivants de se déplacer au sein de la trame verte et bleue afin de gagner diffé- rents habitats où ils peuvent s’alimenter, se reproduire ou se reposer. Ceux-ci ont donc valeur de réservoir de biodiversité. Ce sont des éléments du réseau hydrographique (ruisseau, rivière…), des éléments vé- gétaux tels que des haies… Un corridor écologique peut être également matérialisé par une succession de petits habitats au caractère plus ou moins temporaire suivant les espèces, tels que des successions de mares, bosquets… Ils sont alors qualifiés de « pas japonais » ;
- La matrice, constituant l’élément paysager dominant, à valeur de socle, dans lesquels s’inscrivent ré- servoirs de biodiversité et corridors écologiques. Ceux-ci sont entourés d’espaces transitionnels appelés zones-tampon. La matrice peut revêtir différentes natures (agricole, urbain, forestier, bocager…) selon l’échelle de représentation. En fonction de sa valeur écologique, la matrice peut constituer un intérêt plus ou moins fort pour les êtres vivants. Selon la présence d’obstacles (infrastructures, emprises urbaines…), celle-ci est plus ou moins favorable aux déplacements de la faune et de la flore.
Zones nodales
Espace-tampon
Corridor
biologique
continu
Corridor biologique discontinu
en « pas japonais »
Continuité
potentielle
Continuité
terrestre
opérante
Continuité
aquatique
opérante
Continuité mixte
aquatique/terrestre
Espace
matriciel
La trame verte et bleue, schéma de principe
(Source : URBAN HYMNS)h U
57 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
l’Echelle souffrent d’un étalement urbain diffus menaçant à terme le fonctionnement écologique du territoire.
Les principaux « axes bleus » sont incarnés par les cours de l’Echelle, de l’Anguienne et leurs affluents permanents ou temporaires. Il conviendra que le PLU participe à la pré- servation de ces axes bleus visés par des objectifs communautaires (Directive Cadre sur l’Eau). Les vallons humides jouent un rôle éminent au regard des continuités aquatiques. La végétation humide s’y développant rappelle qu’il s’agit de zones humides à proté- ger au sens de la loi.
Toutefois, cette question se confronte aux exigences économiques soutenues par le monde agricole. La plupart de ces fonts humides ont été drainés et artificialisés, et les milieux originels d’intérêt écologique potentiellement fort ont laissé place à l’uniformité des cultures. Le grand enjeu sera à l’avenir de tendre vers la remise en état de ces sec- teurs dégradés, en concertation avec le monde agricole.
Réservoirs de biodiversité, corridors écologiques et matrice constituent les éléments structurants de la trame verte et bleue dont la nature spatiale conditionne l’établisse- ment de continuités écologiques sur le territoire. Les continuités écologiques peuvent être rendues inopérantes du fait de la présence d’aménagements humains, appor- tant ainsi un éclairage substantiel quant à la planification urbaine projetant l’occupa- tion future des sols.
Les lois du 3 août 2009 et du 12 juillet 2010 viennent modifier en profondeur le Code de l’Urbanisme dont les articles fondateurs que sont les articles L110 et L121-1 précisent dorénavant que les documents d’urbanisme doivent concourir à la préservation et à la remise en état des continuités écologiques.
Ainsi, selon l’article L110, les collectivités « harmonisent, dans le respect réciproque de leur autonomie, leurs prévisions et leurs décisions d’utilisation de l’espace » afin d’as- surer « la protection des milieux naturels et des paysages, la préservation de la biodi- versité notamment par la conservation, la restauration et la création de continuités écologiques ».
Caractéristiques de la trame verte et bleue sur Garat
La cartographie de la trame verte et bleue locale s’appuiera sur l’analyse croisée de l’occupation des sols ainsi que plusieurs ressources bibliographiques extérieures, tel que le Schéma de Cohérence Territoriale de l’Angoumois et le Schéma Régional de Cohérence Écologique en Poitou-Charentes.
Ces différents documents font état d’une trame verte et bleue particulièrement dense sur Garat, et mettent également en lumière d’importantes fragilités liées aux pressions périurbaines générée par l’agglomération d’Angoulême.
Les principaux « axes verts » sont établis au sein des vallées de l’Échelle, de l’Anguienne et des vallons perpendiculaires dont le vallon du ruisseau de Rochejoubert. On relè- vera également les deux grandes continuités forestières structurantes, au nord (com- plexe forestier de Bois Blanc et Braconne) et au sud (complexe forestier de Dirac).
Ces continuités écologiques prennent tout leur sens de par la présence de certaines espèces « cible » empruntant les axes des vallées pour se déplacer d’un bassin versant à l’autre et ainsi accomplir leur cycle de vie (reproduction et nourrissage). Citons no- tamment le Vison d’Europe.
On soulignera toutefois le caractère fragmenté de la trame verte et bleue locale, de par le morcellement de l’urbanisation et la présence d’infrastructures de transport à circulation dense (RD 939, RD 23…). Les combes et vallons connexes à la vallée de Le PLU doit contribuer à la protection des surfaces boisées
Le PLU doit participer à la mise en valeur des vallées humides, telle que l’Échelleh U
58 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
0 1 km 0 1 km
Les grandes continuités bleues cartographiées sur Garat Les grandes continuités vertes cartographiées sur Garath U
59 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La trame verte et bleue selon le SCOT de l’Angoumois
L’élaboration du SCOT de l’Angoumois s’est accompagnée d’une démarche de mise en place d’une trame verte et bleue qui a participé à l’enrichissement du projet de territoire. Une méthodo- logie générale a permis d’identifier les principaux réservoirs biologiques en présence sur le territoire ainsi que les éléments naturels constitutifs des corridors écologiques.
Cette étude a également permis de mettre en valeur les facteurs de rupture de la trame verte et bleue sur le territoire, que sont principalement l’urbanisation et les infrastructures. Garat est ainsi lourdement impactée par la RD 939, route d’Angoulême-Périgueux.
L’étude « trame verte et bleue » dresse l’ensemble des facteurs qui ont altéré, ou continuent d’al- térer le fonctionnement écologique du territoire de l’Angoumois, tel que le drainage des zones humide et la modification du fonctionnement hydraulique des cours d’eau, la destruction des motifs végétaux ponctuels et linéaires au sein de l’espace agricole (haies, arbres isolés),l’intensifi- cation des pratiques agricoles qui se traduisent par le fort développement des intrants chimiques et la multiplication des remembrements, ainsi que le développement de l’urbanisation diffuse et la multiplication des infrastructures de transport depuis ces vingt dernières années.
Le PLU doit donc jouer un rôle important dans la régulation du développement de l’urbanisation afin de concourir à la préservation de la trame verte et bleue de l’Angoumois. Il s’agit également de faire du PLU un outil de protection des habitats forestiers, qu’il conviendra d’utiliser notamment pour les petites surfaces de forêt fragilisées par un vide juridique en matière de protection régle- mentaire.
La trame verte et bleue du SCOT identifie sur Garat trois sous-trames structurantes : les « boisements corridors », les pelouses calcicoles et les milieux aquatiques. La cartographie du SCOT imposera au PLU une vigilance particulière quant à la prise en compte des pelouses calcaires, particulièrement nombreuses en surface sur la commune.
Au-delà de leur cartographie, le SCOT rappelle que les dimensions « gestion » et « remise en état » des continuités écologiques ne devront pas être négligées par le PLU. Sur Garat, il apparaît essentiel de protéger et gérer activement le réseau des pelouses calcaires surplombant l’Anguienne, et de favoriser la remise en état des vallées de l’Anguienne et des Eaux Claires. Le PLU doit faire appel à des relais opérationnels, tels que le DOCOB Natura 2000, ainsi que certains acteurs locaux tels que les Syndicats Intercommunaux d’Aménagement Hydraulique.
Schéma de la trame verte et bleue de l’Angoumois (source : SCOT)h U
60 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La trame verte et bleue selon le SRCE Poitou-Charentes
Principes du SRCE Poitou-Charentes
Le Schéma Régional de Cohérence Écologique de la région Poitou-Cha- rentes a pour vocation, à travers la prise en compte de critères nationaux, la préservation des réseaux écologiques permettant le déplacement des espèces à grande échelle, et ainsi assurer les échanges génétiques et les migrations de population nécessaires à leur survie.
L’élaboration du SRCE de la région Poitou-Charentes a donné lieu à la production de cartographies au 1/100 000ème identifiant les grands ré- servoirs de biodiversité ainsi que les corridors écologiques organisant le développement de la biodiversité au sein de l’espace régional.
Cette élaboration s’est appuyée sur une méthodologie visant à iden- tifier différentes sous-trames, correspondant à de grands écopaysages (plaines ouvertes, pelouses calcicoles, forêts et landes, bocages, milieux aquatiques). Au sein de chaque sous-trame, ont été définis les éléments constitutifs de la trame verte et bleue, à savoir les réservoirs de biodiver- sité et les corridors écologiques.
Le SRCE étant un outil d’aménagement du territoire à l’échelle régio- nale, de nombreux éléments utiles à la compréhension de la trame verte et bleue locale n’y sont pas détaillés. Le rôle des collectivités locales est donc de prendre en compte les différents éléments du SRCE tout en ayant la possibilité d’en décliner le contenu à leur propre échelle de territoire, notamment à l’occasion de l’élaboration des documents d’ur- banisme.
Déclinaison locale sur Garat
Selon le SRCE Poitou-Charentes, le territoire de Garat est concerné par d’importants réservoirs de biodiversité. Il s’agit des grands massifs fo- restiers d’une part, et des pelouses calcaires surplombant l’Anguienne d’autre part.
Le SRCE Poitou-Charentes met également en lumière l’existence d’un corridor écologique régional à préserver et remettre en état. il s’agit de la coupure forestière localisée entre Sainte-Catherine et Soyaux. Il s’agit d’une « zone de conflit potentiel », que le PLU devra protéger en garan- tissant sa stricte inconstructibilité.
Cartographie de la trame verte et bleue de Poitou-Charentes aux environs de Garat (Source : SRCE Poitou-Charentes)h U
61 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.3.5 Enjeux & pré-objectifs
Garat s’inscrit à la transition entre les deux entités géographiques des « Côtes de l’Angoumois » et du « Pays du karst », marquées par leur relief atypique et la richesse de leur patrimoine naturel. L’eau constitue un facteur identitaire fort lo- calement, alors que la commune est traversée par deux cours d’eau et leurs multiples affluents.
Cette richesse justifie la couverture de 275 hectares de surface communale par le réseau Natura 2000 (soit 14 % du ter- ritoire). Au regard de ce contexte sensible, le PLU devra répondre à plusieurs enjeux majeurs :
Î La protection de l’eau comme ressource et comme élément naturel fondateur d’une diversité de milieux (boise- ments rivulaires, prairies humides, tourbières…). Au-delà de cette dimension « protection », le PLU devra répondre à l’enjeu d’une meilleure gestion du patrimoine naturel associé à l’eau et aux zones humides, qui ont été fortement dégradées par les activités humaines durant ces quatre dernières décennies. On évoquera plus précisément la restauration des milieux riverains de l’Échelle et de l’Anguienne ainsi que la restauration des fonds humides et leurs réseau hydrographique.
Î La préservation de la forêt en tant que patrimoine écologique et sa valorisation en tant que ressource naturelle, imposant un bon équilibre dans le cadre d’une gestion adaptée aux différentes typologies forestières. Le PLU pourra agir sur la protection de l’espace forestier en tant que document cadre-du droit des sols mais devra trouver des relais en matière de gestion (Plans Simples de Gestion…). Cet enjeu est primordial dans la mesure où Garat est cou- verte à plus d’un tiers par des surfaces boisées, dont la majorité échappe à une vraie logique de gestion.
Î La protection du milieu agricole, où l’on retrouve une biodiversité parfois importante selon les pratiques culturales et pastorales. Il convient notamment de souligner l’enjeu patrimonial suscité par la présence de nombreuses pe- louses calcaires dans la vallée de l’Anguienne et dans le secteur de la Grande Brousse. Leur gestion adaptée est également primordiale pour leur maintien. Au-delà, la gestion des paysages agricoles sollicitera les enjeux précé- demment évoqués : protection et remise en état des zones humides, protection des haies et des petits bosquets.h U
62 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.4.1. Éléments de compréhension du paysage
Les paysages perçus au niveau régional
Selon l’atlas régional des paysages de Poitou-Charentes, Garat se situe à la transition entre deux grandes entité paysagères, les Côtes de l’Angoumois d’une part, et le Pays du Karst d’autre part. La vallée de l’Échelle constitue une transition naturelle entre ces deux paysages.
Les Côtes de l’Angoumois sont formées d’un vaste plateau calcaire du Crétacé percé de nombreuses vallées, dont l’Anguienne. Elles désignent un trait caractéristique du relief de ces vallées, très encaissé et concave (relief de côte, ou cuesta). La vallée de l’Échelle constitue la limite orientale de cette région géologique et paysagère. L’ambiance paysagère des Côtes de l’Angoumois est fortement pittoresque, de par la composition riche des paysages entre reliefs de falaises et d’affleurements calcaires avec différents étages de végétation, forêt omniprésente, rivières d’eaux claires, zones humides, bourgs an- ciens…
Le Pays du Karst représente une région géologique bien distincte, formée des calcaires du Jurassique et marquée par un relief de type karstique. C’est un paysage semi boisé transitionnel entre la plaine céréalière de la Charente entre Angoulême et Cognac d’une part, et les régions froides où commence le massif central (confolentais et Charente limousine). Les représentations de ce paysage sont marquées par la forêt de la Braconne et ses événements karstiques (fosses, gouffres).
Une brève approche historique du territoire
Les premières traces de l’occupation de l’Homme à Garat remontent au néolithique, attestées par des fouilles archéologiques. L’histoire de la commune est étroitement liée au château de la Tranchade, dont l’origine est gallo-romaine, et permettait de défendre les portes d’Angoulême. Le domaine a prospéré au Moyen-Âge et à la Renaissance durant laquelle l’architecture du château a été profondément re- maniée. Ce dernier constitue un événement paysager majeur sur la commune.
La commune est également marquée par la présence du château de Chément, de même que l’église Saint-Pierre-aux-Liens, se manifestant dans les paysages lointains du bourg et constituant un élément identitaire fort pour Garat. La commune est également caractérisée par son histoire économique, mar- quée par la présence de carrières de pierre de taille et de tuileries.
2.4 LE PATRIMOINE PAYSAGER ET SES VALEURSh U
63 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les paysages de l’Angoumois
Le territoire de l’Angoumois se caractérise par une diversité et richesse de pay- sages pouvant être décrites à partir de trois grandes entités principales :
- Le « Pays du Karst », constituant la partie nord-est du territoire et se composant de vastes plaines ouvertes prenant appui sur le val d’Angoumois à l’Ouest et sur le massif forestier de la Braconne à l’Est. Il est marqué par les événements géologiques et orographiques très particuliers au plateau Jurassique, entaillé par des petites vallées en surface, et caractérisé par une assise souterraine très complexe résultant de la karstification des calcaires du Kimméridgien.
- Les « Côtes de l’Angoumois », représentant la frange sud du territoire, consti- tuant un système complexe de boisements et clairières localisé sur un plateau calcaire d’époque Crétacé. Ce dernier est entaillé profondément par de nombreuses vallées affluentes de la Charente, qui convergeant vers l’agglo- mération. Il s’agit des « vallées calcaires péri-angoumoisines » qui représentent une grande richesse paysagère pour l’Angoumois.
- Les confins de la « Champagne charentaise », constituant la frange ouest du territoire de l’Angoumois, composée d’un grand espace formé de successions de cultures et vignobles dans un relief doux. Ce plateau d’assise calcaire est drainé par la vallée de la Charente, qui représente d’une part une transition géologique entre le Jurassique et le Crétacé, et d’autre par un paysage de transition entre le sud très boisé et le nord plus ouvert.
- Ces trois entités s’articulent autour d’une entité urbaine, le « plateau d’An- goulême », la ville d’Angoulême étant perchée sur les hauts-reliefs du plateau Crétacé échouant sur la rive gauche de la Charente. La vallée de la Cha- rente, principal exutoire des eaux, constitue un « trait d’union » entre les diffé- rents paysages de l’Angoumois.
Les vallées fermées
Le val d’Angoumois
Les confins boisés
Le bas-versant de la Charente
Les collines de Montmoreau
La dépression de Villebois-Lavalette
Le Pays du Karst
La plaine haute de l’Angoumois
Le Pays bas
La Champagne charentaise
La Cha r ente
N
0 2,5 5 Km
La forêt de
Dirac
Entre Anguienne
et Eaux claires
Les bois de Torsac
Entre Eaux
Claires et
Charraud
La frange boisée
de Soyaux
Le Bois Blanc
La Braconne
Les bois de
Dignac
La forêt de Gersac
Tourbières
La plaine
de Roullet
La dépression de
Villebois-Lavalette
Le Bois Brulé
Le val
d’Angoumois
La clairrière de
Bouex
La clairrière
du Quéroy
La Braconne
Le pays du karst La plaine haute
de l’Angoumois
Le pays
bas
La champagne
charentaise
Les côtes de
l’Angoumois
La plaine de
Saint- Estèphe
L’agglomération
Les sources
de Sers
Les sources
de l’Echelle
Les colline de
Montmoreau
Les grands paysages de l’Angoumois
(Source : Charte Paysagère de l’Angoumois, Syndicat Mixte de l’Angoumois)h U
64 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
0 1 km
L’eau constitue un élément majeur pour l’appréhension des paysages de la commune. Elle a contribué à façonner le relief de manière originale, et marque de son empreinte les paysages humides de fonds de vallées. Elle est également associée à une valeur d’usage (anciens moulins fontaines…). L’eau constitue indéniablement un facteur identitaire pour la commune et le sud d’Angoulême.
Le relief marque fortement la lecture des paysages sur Garat, marqué par les vallées de l’Échelle et de l’Anguienne, autour desquelles s’organise un système de vallons et combes humides au grand intérêt paysager. Très souvent, le relief met en scène le bâti ancien et génère des paysages de forte identité.
La végétation est un élément de lecture indissociable du relief, alors que la commune compte plus de 700 hectares de boi- sements. Les grandes masses boisées conditionnent le regard et contribuent à la modération des perspectives offertes par le relief. Elles sont des éléments d’appui important aux struc- tures paysagères dessinées par les vallées et leurs vallons. Les paysages forestiers sont également le reflet d’une valeur écolo- gique, structurant la trame verte locale.
L’urbain est un facteur de lecture important dans les paysages communaux. Ce dernier adopte un caractère très éclaté, du bourg aux différents hameaux. Le caractère rural de Garat est aujourd’hui nuancé par une forte progression de l’urbain. Ce dernier suscite des enjeux majeurs pour le paysage et pose la question de la régulation du phénomène pour garantir une continuité de l’identité du territoire.
Relief, eau et forêt sur Garat (source : IGN)h U
65 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.4.2 Les grands paysages de Garat
RD 9 39
(Au g
o ulê m
e - P
érig
u eu
x)
La vallée de
l’Echelle
La forêt de Bois
Blanc
La forêt de Dirac
La clairière de
Dirac
Le plateau
ouvert
Les Brandes de
Soyaux
Les vallons
Le plateau
semi-boisé
La vallée de
l’Anguienne
Le vallon de
Rochejoubert
Le vallon de
Bagnaud Le bourg
Le vallon de la
Font Pourrie
Le vallon de
Chenaud
Le vallon de la
Font du Salé
Le plateau du
Grand Arsac
Le Mont
Gaudier
Sources des
Eaux Claires
Les étangs
Les chaumes
de Chaix
Sainte-
Catherine
Les carrières
La transition
boisée
Sources de la
Font Noire
Château
Eglise
0 1 km
Cartographie des unités paysagères (source : IGN)
« La vallée de l’Echelle », petite vallée à fond plat parcourue
de nombreux motifs boisés, constitue un axe structurant du
paysage communal
« La vallée de l’Anguienne », petite vallée encaissée appar-
tenant à l’entité régionale des vallées calcaires péri-angou-
moisines, se différencie de la vallée de l’échelle de par son
caractère plus confiné
« Les vallons » désignent des paysages en creux de relief,
très singuliers et de grande qualité de par la complexité des
formes
« Le plateau semi-boisé » constitue la principale unité pay-
sagère et regroupe des paysages diversifiés de boisements,
de motifs urbains et d’ouvertures ponctuelles vers les vallées
« Le plateau ouvert » est un vaste couloir de cultures en
openfield, délimité par les lisières boisées de la forêt de Bois
Banc au nord, et par la vallée de l’Echelle au sud
« Le plateau forestier » désigne les massifs de Bois Blanc et
nord et de Dirac au sud
« Les Brandes de Soyaux » constituent un plateau de landes
et de forêts aux portes de l’agglomération d’Angoulême
« Les motifs ruraux » désignent les unités bâties disséminées
dans l’espace rural périphérique d’Angoulême
« Les portes d’agglomération » est constituée d’espaces ur-
banisés dense, d’habitat et d’activités, annonçant l’agglo-
mération d’Angoulêmeh U
66 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La vallée de l’Échelle, des paysages identitaires
La vallée de l’Échelle constitue un véritable trait d’union entre le plateau des côtes de l’Angoumois et le plateau karstique du domaine de Bois Blanc. Le fond de vallée offre des paysages très riches en textures et volumes végétaux, ponc- tuée de haies, ripisylves, alignements de peupliers, arbres isolés.
Les pratiques agricoles intensives apportent une certaine rigueur au paysage, uniformisant l’occupation du sol et organisant les masses végétales. Des parcelles enfrichées rappellent toutefois ponctuellement la vocation naturelle de la vallée.
La vallée est cernée de coteaux qui, du côté du plateau karstique, sont abrupts et peu transparents, à la différence du plateau Crétacé qui offre un relief adouci et moins occultant. Les masses boisées surplombant ces coteaux rythment les vues et apportent toute sa richesse au paysage.
0 1 km
1
2
3h U
67 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les paysages vallonnés de la rive gauche de l’Échelle
Localement, la vallée de l’Échelle se caractérise par son évasement, surtout sur la rive gauche du cours d’eau. Le relief adouci des coteaux de l’Échelle, où s’achève le plateau des Côtes de l’Angoumois, offre des paysages remarquables pour l’identité communale.
Ceux-ci sont animé par des vallonnements très réguliers où s’inscrivent des ha- meaux anciens d’une qualité substantielle, à l’image de Chenaud et des Tuileries de Niollet. Les fonds humides de ces vallons révèlent de subtiles paysages d’eau d’un forêt intérêt esthétique et écologique.
0 1 km
1
2
3h U
68 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les paysages vallonnés de la rive gauche de l’Échelle
Les paysages vallonnés des bords de l’Échelle sont le résultat d’une imbrication subtile entre le relief, la végétation et l’eau qui s’écoule discrètement sous la forme de résurgences. Ils suscitent des enjeux majeurs, associés à la région des Côtes de l’Angoumois :
Î La valorisation des vues les plus emblématiques et la stricte maîtrise du phé- nomène urbain afin de préserver l’identité des paysages ;
Î La gestion des covisibilités et la bonne intégration du bâti dans les contextes favorables ;
Î La préservation des éléments végétaux et des fonds humides vis-à-vis de l’intensification des cultures.h U
69 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les paysages de la vallée de l’Anguienne
La vallée de l’Anguienne, appartenant au complexe paysager des vallées cal- caires péri-angoumoisines, dessine la limite sud-ouest de la commune. Il s’agit d’une petite vallée encaissée dans le plateau des Côtes de l’Angoumois, dont la discrétion contraste avec la vallée de l’Échelle.
L’Anguienne est enserrée dans les rideaux boisés recouvrant des coteaux cal- caires abrupts. En résulte un effet « couloir » très visible dans le paysage, qui génère une certaine intimité. La vallée se montre relativement préservée de l’urbain diffus,
qui n’a pas pu investir les coteaux boisés.
Le fond de vallée offre des textures très contrastées entre cultures, ripisylves, haies, boisements de bordure. L’eau assure une présence discrète, ou à l’inverse ponc- tuellement très forte dans le secteur du Maine Terrou.
0 1 km
1
2
3h U
70 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les paysages de la vallée de l’Anguienne
L’occupation de la vallée de l’Anguienne offre une complexité plus forte que la vallée de l’Échelle. Le parcellaire morcelé favorise cette diversité, marquée par l’alternance des jardins, cultures, prairies naturelles plus ou moins humides, friches, boisements.
Le Château de la Tranchade constitue un événement paysager majeur au sein de la vallée. Ancienne forteresse qui avait pour but de consolider les défenses du sud d’Angoulême, le château constitue un ensemble architectural remarquable qui fait l’objet d’une protection au titre des Monuments Historiques.h U
71 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les paysages des vallées et leur lecture
Le relief est déterminant dans la lecture des vallées. Les Côtes de l’Angoumois, qui intègrent la vallée de l’Anguienne, sont en effet marquées par un relief atypique. Le plateau sur lequel est établi le territoire communal est séparé de la grande vallée alluviale de la Charente, située au nord, par une cuesta du Turonien. Il s’agit d’un relief typique des bassins sédimen- taires, de nature dissymétrique, constitué d’un front à profil concave, en pente raide. Ce dernier délimite un plateau doucement incliné en sens contraire (revers). Sur la commune, le relief des côtes est particulièrement lisible sur l’Anguienne. Moins marqué, le phénomène de cuesta est également visible sur les coteaux de rive gauche de l’Échelle et constitue un facteur d’identité majeur pour la commune.
Analyse de la vallée de l’Anguienne (source : Atlas Régional des Paysages du Poitou-Charentes, CREN, 2009)h U
72 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le plateau ouvert
Ces paysages se retrouvent sur les hauteurs du plateau en rive droit de l’Échelle, qui se prolongent vers l’agglomération d’Angoulême. Ils surmontent les vallées. Le potentiel agronomique intéressant du plateau calcaire Jurassique est propice au développement des grandes cultures céréalières en openfield.
Ces paysages à dominante ouverte sont toutefois soulignés par des lisières boi- sées lointaines, créant un contraste fort. La butte-témoin du Puy Ferme laisse ainsi apparaître des vues lointaine sur le massif de Bois Blanc ainsi que sur les rideaux boisés enserrant la vallée de l’Échelle. Les corps de ferme anciens sont mis en valeur par ces jeux d’ouverture, de même que le logis des Bournies, élément important du patrimoine architectural de la commune. L’habitat pavillonnaire diffus est également très visible, révélant une problématique d’insertion du bâti contemporain à ces paysages ouverts.
0 1 km
1
2
3
1
2
Vue sur « Le Puy Ferme » depuis La Biguerie
Vue sur « Villars » vers « Chez Grelet »
3
Vue sur le Bourg depuis Les Bournies
Butte-témoin
du Puy Ferme
(125 m NGF)
Le Grand Arsac
(135 m NGF)
Villars
Coteaux plantés de
truffières et résineux
Le Vieux Sainte-
Catherine
Vers le bourg
Clocher de l’église
Saint-Pierre (105 m NGF)
Le bourg Au Chai
La Croix Blancheh U
73 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Au nord de la commune, les paysages du plateau ouvert et de la vallée de l’Échelle se fondent en un ensemble presque homogène. Les limites entre les deux types de paysage sont progressivement atténuées par le fort évasement de la vallée et la moindre densité végétale créant des horizons dégagés.
0 1 km
1
2
3h U
74 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le plateau forestier
Les paysages du plateau forestier se manifestent par leur fermeture progressive à l’approche des masses boisées, constituant des limites franches dans les horizons.
Les routes et chemins forestiers offrent des ambiances intimistes et verdoyantes. La forêt représente une triple valeur écologique, paysagère et économique pour le territoire. C’est un élément structurant de la trame verte et bleue locale.
Î Il convient que le PLU contribue à la sauvegarde de ces paysages forestiers en mobilisant certains outils réglementaires adaptés.h U
75 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le plateau semi-boisé, entre urbain, forêt et cultures
Un paysage très urbanisé autour de la RD 939 et Sainte-Catherine
Le plateau semi-boisé désigne une vaste unité paysagère à la transition entre les paysages agricoles ouverts, les paysages de vallée et les paysages forestiers fer- més. Cette unité regroupe des ambiances contrastées, voire confuses, entre l’ur- bain, la forêt et la campagne agricole.
Les boisements et cultures alternent ainsi avec d’importantes masses bâties (ha- meau de Sainte-Catherine, Les Minerais et Le Cabarot), organisées autour de la route d’Angoulême à Périgueux (RD 939). Le sentiment de dilution urbaine est très important sur cet axe qui constitue une radiale naturelle de l’agglomération d’Angoulême, et qui est donc par conséquent très attractive sur le plan urbain. Le PLU devra assurer une véritable régulation de ce phénomène et ainsi clarifier les limites entre l’urbain et le non-urbain.
0 1 km
1
2 3h U
76 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les confins naturels du plateau semi-boisé
Au-delà de la RD 939, l’unité paysagère du plateau semi-boisé englobe égale- ment des secteurs plus naturels, formant des clairières plus ou moins vastes dans un contexte forestier dense.
Les secteurs de Bassac et des Grands Tuileries sont les principaux exemples de ces hameaux situés dans un contexte semi-forestier, de même que les hameaux de « Denat » et « Les Tuileries de Niollet » qui se situent à la transition entre paysages de vallée et de plateau boisé.
Compte-tenu de la richesse de ces contextes paysagers, le développement de l’urbanisation semble peu adapté sur ces secteurs.
0 1 km
1
2
3h U
77 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.4.3. L’intégration du bâti dans les paysages
3 - Vue du bourg depuis la RD 4, de Bellevue vers Bouëx
2 - Vue sur le bourg entre Chez Mery et La Croix Blanche
1 - Vue depuis la RD 23 Le bourg ancien dans son écrin est repérable grâce au clocher de l’église
Exploitation agricole, lieu-dit Au
Chai
Vue sur le bourg
contemporain
Cordon végétal soulignant le thalweg,
vallon des Fonds de Bagnaud
Equipements sportifs, La Grand Font
Le
cimetière
Le bourg, perché sur une ligne
de séparation des eaux
Forêt de Bois Blanc dans
l’horizon lointain
Bourg ancien et clocher de
l’église Saint-Pierre-aux-Liens
1
2
3h U
78 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Eglise Saint-Pierre
Route du Gardoir incarnant
une limite de bourg
Constructions pavillonnaires récentes
se rapprochant du vallon
Le bourg ancien sur les hauts
dans son écrin vert
Cordon végétal discontinu du vallon
suivant le thalweg et jouant le rôle d’écran
Les Fonds de Bagnaud
Thalweg humide dessinant une lisière naturelle pour le bourg
Constructions sur les
hauts de Bellevue
Rue de Bellevue et entrée de bourg
ponctuée de pavillons
Un étalement linéaire à proscrire
Bourg de Garat
Une meilleure insertion végétale du
bâti contemporain à rechercher
Peupleraie
humide d’intérêth U
79 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
1 – Sur sa frange Nord, le bourg est au contact des grands champs ouverts du plateau. Ce secteur dégagé mérite une attention particulière pour ne pas générer un effet d’intrusion du bâti dans l’espace agricole.
2 – Sur ses franges Ouest et Est, le tissu urbain se rapproche de zones de prairies humides. Le relief y est davantage prononcé. Compte tenu de la sensibilité paysagère et du rôle écologique des zones humides, ces secteurs sont voués à être préservés.
3 – Sur sa frange Sud, le bourg sur la ligne de crête rencontre de nouveaux des terrains agricoles. Les parcs et haies en présence ainsi que le léger relief facilitent l’insertion paysagère des constructions qui s’adossent au coteau.
Analyse des franges du bourg de Garath U
80 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
1 – L’entrée depuis la route de Villars est quant à elle clairement marqué par le passage d’une zone humide et son cordon végétal discontinu.
Une séquence de vallon qui met en valeur le bâti ancien
2 – L’entrée de bourg découle d’un étalement de l’urbanisation linéaire le long d’un axe de circulation principale. Cette dernière bénéficie d’un cadre végétal favorable compte tenu des jardins en présence mais en terme de lecture il n’est pas évident de percevoir l’entrée dans un espace urbain. La rue de Bellevue offre néanmoins une belle perspective sur l’église et il existe une « respiration » avant le bourg ancien qu’il convient d’affirmer. Par ailleurs un traitement de la chaussée et de ses abords pourrait permettre de mieux marquer l’entrée (enjeux paysagers et sécuritaires).
Une entrée marquée par la prépondérance du naturel
3 – L’entrée de bourg Nord a également fait l’objet d’un étalement linéaire. L’entrée dans le bourg ancien demeure néanmoins de qualité, avec une identité forte incarnée par le cimetière et l’église Saint-Pierre, qui constitue un marqueur fort.
Analyse des entrées du bourg de Garath U
81 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les paysages du bourg ancien de Garat
Le bourg ancien présente un fort intérêt patrimonial. Il s’organise en petits îlots très denses qui dessinent des ruelles dans lesquelles le pro- meneur est invité à se perdre. La couleur claire de la pierre et les ma- tériaux nobles le caractérisent. Le bâti ancien n’est pas altéré par la présence de réseaux aériens qui ont été enfouis.
Au-delà de l’église Saint-Pierre-aux-Liens, il concentre également des détails et motifs architecturaux d’intérêt (maison de maître, fermes à cour fermée...) Cette valeur architecturale du bourg doit retenir toute l’attention du PLU.h U
82 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les extensions pavillonnaires du bourg
Il existe un fort contraste entre le bourg ancien et les quartiers pavillon- naires périphériques. Leur composition est plus aérée et moins com- pacte, les constructions étant implantée en discontinu et souvent de plein pied. La voirie et les espaces enrobés (et donc l’automobile) y occupent une place plus importante. La transition de l’espace privé à l’espace publique s’opère via des clôtures dont il est important d’as- surer une certaine homogénéité.
Des efforts sont toutefois opérés sur le plan des espaces verts. Ainsi le dernier lotissement présente de larges espaces de jardins visant à valoriser l’aménagement tout en gérant les eaux pluviales.h U
83 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les extensions pavillonnaires sur les hauteurs
Compte tenu du relief et des cônes de vues remarquables que ce dernier génère sur les vallons, plateaux et hauts boisés, il s’avère indispensable de réfléchir à l’implantation des constructions pour limiter leur impact sur les grands équilibres paysagers.
Ainsi, il est nécessaire de limiter l’urbanisation sur les lignes de crête et de construire en respectant la pente naturel du site d’implantation de la future habitation. Force est de constater que sur le territoire, certaines constructions impactent fortement les hauteurs, notamment sur les secteurs de la « Fontaine Pourrie » et de « Chez Mery ».h U
84 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les extensions pavillonnaires dans les vallées et les fonds boisés
Compte tenu de la sensibilité des vallons et des boisements, il convient de préserver ces secteurs de grand intérêt patrimonial de l’urbanisation diffuse. Les constructions nouvelles sont souvent décrochées des hameaux anciens qui ont conservé leurs écrins et sont implantées en fonction de la géographie des sites.
Au-delà des incidences paysagères, ces constructions peuvent avoir des incidences environnementales importantes (effet, d’emprise sur des milieux naturels d’intérêt, arti- ficialisation de terres agricoles, impacts d’ordre hydraulique notamment sur les écou- lements pluviaux…). Le PLU devra limiter toute forme de mitage des paysages ruraux emblématiques de la commune, au bénéfice de son identité singulière.h U
85 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les extensions pavillonnaires sur le coteau : « Chez Grelet »
« Chez Grelet » est un hameau qui domine la vallée de l’Échelle. Il se développe aujourd’hui sur le coteau sous la forme d’un habitat pavillonnaire lâche et diffus, d’où les constructions sont très exposées. Les constructions sont « posées » sur le coteau sans lien avec les constructions origi- nelles du hameau, générant un effet négatif sur le bâti ancien et l’équilibre naturel du coteau.h U
86 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse des paysages appréhendés depuis la RD 939
Séquence n°1 : La Penotte
1 - L’entrée sur le territoire depuis la RD 939 se caractérise par la Zone de la Penotte. Un secteur peu dense où se jouxtent de larges volumes d’activités et des habitations pavillonnaires happées par les bois. En dé- coule un manque de lisibilité globale entre espace naturel et artificialisé
2 - Suite à la zone d’activités, on traverse
une portion de boisements assez dense et
long pour jouer un rôle de coupure d’urba-
nisation et de porte du territoire.
3 – S’ouvre ensuite une fenêtre champêtre sur le Vieux-Sainte-Ca- therine dont la frange demeure d’origine ; une séquence de qua- lité épargnée par le développement urbain qui souffre toutefois de la démultiplication des panneaux publicitaires (surtout en direction d’Angoulême).h U
87 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Séquence n° 2 : Sainte-Catherine
2 - Sans transition, on arrive rapidement au carrefour giratoire des RD 939 et 23, depuis lequel se dégagent quelques perspectives loin- taines sur le cœur du territoire.
3 – La traversée de Ste-Catherine recouvre les caractéristiques d’une zone ur- baine. La portion ancienne correspond à un ensemble de construction d’habita- tion implanté en continu et à étage. Elle présente néanmoins un fort caractère routier (largeur de chaussée, absence de traitement spécifique...).
1 -L’entrée dans le village de Sainte-Catherine correspond à une rupture paysagère puisqu’on passe d’un paysage relativement ouvert à dominante végétale à un paysage cloisonnée et minéral. Il s’agit du Vieux-Sainte-Ca- therine dont le front de murs continus assure un effet de rétrécissement et de renfermement.h U
88 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Séquence n° 3 : La Combe Joyeuse
1 – Le cœur de Sainte-Catherine est incarné par un imposant nœud routier. Les re- pères sont limitées, la largeur de chaussée considérable. Il s’agit pourtant de l’accès au bourg de Garat
2 – La route d’Angoulême se poursuit par un
espace de dilution urbaine qui découle d’un
urbanisme d’opportunité. Ce sont ainsi implan-
tées des activités les unes à cotés des autres
sans cohérence d’ensemble tant sur le plan
paysager que fonctionnel.
3 – La limite Sud Est de Sainte-Catherine cor-
respond à un nouveau carrefour giratoire. Là
encore, il offre de belles percées sur le cœur
du territoire.h U
89 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Séquence n° 4 : La Route de Périgueux
1 - Le passage de la route d’Angoulême à la route de Périgueux s’effectue par la tra- versé d’un espace de boisement, nouvelle coupure d’urbanisation.
2 - La coupure est interrompue par la présence de nouvelles activités dont les volumes peuvent se comparer à « des boites à chaussures » dont l’implantation désorganisée profite d’un effet vitrine généré par la voie.
3 - Le secteur de Cabarot a fait l’objet de constructions pavillonnaires diffuses dans une ancienne zone à dominante agricole. Le site ouvert sur les hauts boisés présente une forte sensibilité paysagère et mériterait d’être valorisé. 4 - La limite communale Sud-Est est incarnée par des motifs anciens traditionnels et très caractéristiques. Ces constructions sont des repères visuels importants.h U
90 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le paysage des zones d’activités économiques
Les zones d’activités économiques se localisent essentiellement au- tour de la RD 939, en sa qualité de radiale d’agglomération. Cet axe de transport constitue un véritable aimant pour les activités économiques de par les facilités de desserte et opportunités géné- rées par leur localisation aux portes d’Angoulême.
Toutefois, ces espaces souffrent globalement d’une qualité pay- sagère insuffisante, de par l’absence de qualité des matériaux de construction, la présence insuffisante du végétal, l’absence de qualité esthétique des voies d’accès… Ainsi le traitement de leurs abords, des franges et des clôtures ainsi que des espaces de sta- tionnements n’est pas assuré.
Ce constat est à nuancer au sein de la Zone d’Emploi de la Pe- notte, où les bâtiments d’activités sont organisés autour d’une voie interne et où il est possible de réaliser des aménagements de qua- lité.
De plus, les bâtiments présentent une réelle banalité en terme de volumes et d’aspect extérieur. En découle des espaces qui ne tirent pas profit du cadre paysager de grand intérêt dans lequel elles
s’inscrivent.
La RD 939, en qualité d’infrastructure classée à grande circulation, est concernée par l’application de l’article L111-1-4 du Code de l’Urbanisme, stipulant l’inconstructibilité dans une bande de 75 mètres de part et d’autre de l’axe de al voirie en dehors des es- paces déjà urbanisés.
Î Le PLU devra tenir compte de cette contrainte réglementaire et devra opérer une meilleure organisation des activités écono- miques sur la RD 939.
Î A l’avenir, le développement économique doit être organisé au sein d’espaces d’activités cohérents sur le plan fonctionnel et bien insérés dans les paysages à dominante ruraux du sec- teur.h U
91 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.4.4 L’évolution des paysages
La comparaison des photographies aériennes de 1959, 1971 et 2010 permet de révéler les évolutions majeures dans les paysages de la commune. La campagne agricole s’est considérablement urbanisée sous l’effet du développement d’Angoulême. Le bourg originel de Garat, initialement peu développé par rapport aux hameaux périphériques de Villars ou Chez Mery, s’est étoffé progressivement.
Sur le plan des pratiques agricoles, on relève des évolutions majeures telles qu’une simplification parcellaire et une quasi-disparition des arbres isolés qui ponctuaient la campagne de Garat dans les années 1950. De même, le fond de vallée a progressivement perdu son caractère de zone humide sous l’effet de l’intensification des activités agricoles. On constate toutefois que les masses boisées qui existaient dans les années 1950 sont toujours en place, voire ont eu tendance à s’étendre.h U
92 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.4.5 Le rôle de l’arbre dans le paysage
L’arbre joue un rôle substantiel dans les paysages de Garat, car om- niprésent. Il s’agglomère en masses boisées importantes à l’image des massifs forestiers de Dirac et de Bois Blanc, qui structurent le pay- sage et la trame verte et bleue.
Il prend également la forme de haies bocagères, que l’on retrouve ponctuellement au sein de l’espace agricole. Pour autant, Garat ne se situe pas dans une région bocagère.
Les arbres isolés sont régulièrement présents dans les champs de vi- sion, notamment au sein des prairies naturelles où ils ont pu se main- tenir. Ils occupent également une place importante au sein des es- paces bâtis, notamment les hameaux anciens.
Enfin, l’arbre peut organiser le paysage avec rigueur, à l’image des alignements de noyers qui annoncent les prémisses du Périgord. De même, on retrouve quelques plantations sur les coteaux de l’Échelle (noyers, fruitiers, truffières).h U
93 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.4.6 Les grands enjeux du paysage
Les paysages de Garat sont appréhendés en premier lieu par le bâti disséminé sur l’axe de la RD 939, créant un sentiment de confusion et une absence de repères. Le PLU devra opérer une régulation forte du processus d’étalement linéaire sur cette axe à grande circulation.
Au-delà de la RD 939, la vallée de l’Échelle se découvre par un dénivelé progressif et un relief de vallons rythmé par des jeux d’ouverture et de fermeture. Cette vallée retient l’at- tention de par son caractère pittoresque. Des vues remarquables sont à appréhender sur le bourg et la vallée depuis la RD 23. La vallée de l’Anguienne est beaucoup plus secrète et se manifeste depuis la RD 101. Elle fait partie des Côtes de l’Angoumois formant une campagne bucolique aux portes d’Angoulême, véritable ressource à valoriser et protéger.
Toutefois, la proximité d’Angoulême est une source de pressions urbaines importantes sur les paysages atypiques des vallées. Une urbanisation diffuse tend à s’y développer, plus particulièrement sur les coteaux de l’Échelle, et nécessite aujourd’hui d’être endiguée. Garat est ainsi fortement exposée au processus d’urbanisation diffuse. Il convient donc que le PLU délimite clairement l’emprise des espaces urbanisés actuels et futurs afin de préserver les grands équilibres paysagers.
Î Au-delà des vallées, les enjeux de régulation urbaine se concentreront autour des clairières et des espaces agricoles ouverts, très exposés au moindre déséquilibre associés à l’urbain diffus. Ces espaces « libres » de toute construction ne sont pas à considérer comme uniquement de la ressource foncière disponible à l’urbanisation. A contrario, les paysages de cultures et de prairies ouvertes sont parties intégrantes de l’outil agricole et constituent des milieux propices au développement de la biodiversité.
Î Le PLU doit constituer un outil de protection des paysages de la commune. Les objectifs de développement de l’urbanisation devront tenir compte de la forte sensibilité du territoire. Le PLU devra également constituer un outil de valorisation des paysages et du patrimoine communal (moulins, habitat ancien…).
Î Les enjeux associés à la gestion des espaces naturels s’exprimeront également sur le plan paysager : protection et gestion des milieux forestiers, gestion des zones humides, des sites botaniques d’intérêt…h U
94 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Actions
Conduire un travail de conception en amont de tout projet ; Il est ainsi conseillé de faire appel aux professionnels notamment aux équipes d’architectes, paysagistes et urbanistes
Intégrer la topographie et la géographie du terrain ; préférer
l’aménagement des pentes afin d’éviter les implantations sur crête ou en fond de vallée trop impactantes en matière de qualité paysagère et de consommation de terres agricoles
Assurer une cohérence d’implantation avec les parcelles voisines (continuité des constructions et des jardins).
Anticiper sur les futures évolutions (agrandissement, garage,
terrasse,…) pour ne pas bloquer d’éventuels projets
Optimiser la superficie du terrain par un bâti implanté en
mitoyenneté et en limite d’espace public. Ce principe d’implantation contribue en outre à :
- créer de l’espace public qualitatif et structurant (ambiance de rue, de place de village, pas de clôture sur rue avec le risque de disparité lié),
- favoriser les gains énergétiques des habitations (exposition,
compacité…),
- réduire les vis-à-vis et améliorer l’intimité,
- disposer d’une surface libre d’un seul tenant autorisant une grande variété d’usages et d’évolutions.
Source : « Bien construire dans le Pays de Vendée, Sèvre Autise » CAUE Vendée
M aîtriser l’implantation des constructions sur la parcelle
Extrait de la Charte Architecturale et Paysagère du SCOT de l’Angoumoish U
95 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
RD 23
RD 106
RD 4
RD 410
RD 939
L’E
c h
e ll
e
L’A n
guienn e
0 1 km
Sainte-Catherine
La Penotte
Le Cabarot
La Tranchade
Le bourg
Cartographie des grands enjeux paysagers sur Garat (source : URBAN HYMNS) Contenir l’urbanisation autour de la RD 939, voie classée à grande circulation
Préserver les vallées et vallons constituant une armature
paysagère structurante
Protéger les principaux boisements contribuant à la
grande qualité des paysages semi-ouverts de Garat
Préserver et valoriser les cônes de vue remarquables sur les
vallées, depuis les hauteurs du plateau
Maintenir des coupures agricoles et naturelles entre les en-
tités urbaines autour de la RD 939
Conserver l’équilibre paysager du plateau ouvert en pro-
tégeant les espaces à vocation agricole et naturelle
Valoriser les abords de la RD 939 et requalifier certains sites
stratégiques (« La Penotte », « Les Chaumes »)
Proscrire l’étalement urbain au profit d’une logique de
densification des parties actuellement urbanisées
Traiter les franges urbaines sensibles, se confrontant dure-
ment aux espaces agricoles et naturels
Valoriser les zones d’activités (signalétique, qualité esthé-
tique...)
Valoriser les centres anciens et leur patrimoine
Préserver dans leur écrin les hameaux identitaires
Prendre en compte les monuments historiques
Protéger les éléments de patrimoine remarquables
(fermes, éléments de petit patrimoine...)h U
96 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse des enjeux paysagers à l’échelle du bourg et du village de « Sainte-Catherine »h U
97 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.5.1 Les protections du patrimoine
La législation relative aux monuments historiques permet de pro- téger, selon les deux régimes du classement et de l’inscription, des bâtiments ou objets mobiliers présentant un intérêt patrimo- nial (articles L621-1 et suivants du Code du Patrimoine). Deux monuments historiques sont présents sur la commune de Garat :
- L’église Saint-Pierre-aux-Liens, dont la façade a été inscrite
en 1926 ;
- Le château de la Tranchade, dont les façades, la poterne
d’entrée et les toitures ont été protégés par classement de
1970.
On relèvera que le territoire est voisin du périmètre de protec- tion d’un bâtiment présent sur la commune de Dirac(voir carte ci-contre). De même, Garat est pour partie couverte par le pé- rimètre de protection du Logis de Nanteuil, inscrit en 1997, sur la commune voisine de Sers.
Les édifices classés ou inscrits bénéficie d’un rayon de protection de 500 mètres où tout projet de construction démolition, travaux, est soumis à l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France. L’élaboration du PLU permet de modifier ce périmètre de pro- tection sur proposition de l’ABF et après accord de la commune, afin de mieux prendre en compte les phénomènes de covisibilité et de définir des limites à la parcelle.
Î A l’occasion de la révision du PLU, la collectivité a décidé de solliciter le service territorial de l’architecture et du patri-
moine de Charente pour étudier des périmètres de protec-
tion modifiés pour l’ensemble des Monuments Historiques de
la commune.
Cartographie des monuments historiques et leurs périmètres de protection
2.5. LE PATRIMOINE ARCHITECTURAL ET CULTUREL
Château de
La Tranchade
Eglise Saint-Martial
de Dirac
Eglise Saint-Pierre-
aux-Liens de Garat
Logis de
Nanteuil
0 1 kmh U
98 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Proposition de périmètre modifié de l’église (source : STAP) Proposition de périmètre modifié :
La proposition du STAP en date du 18 mai 2016 consiste pour l’église Saint-Pierre à ré- duire le périmètre de 500 mètres au Nord et à l’Est du bourg patrimonial en excluant l’urbanisation pavillonnaire.
Quant au périmètre du Logis de Nanteuil, il pourra garder son rayon de 500 mètres.
Cette proposition a donné lieu à une enquête publique conjointe avec celle du PLU.h U
99 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
L’église Saint-Pierre-aux-Liens
L’église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens date de la fin du
XIIème siècle. De l’édifice d’origine ne reste que le pignon
ouest. L’église est attaché à la légende de Saint-Pierre-
aux-Liens, qui vécût durant les premières années du chris-
tianisme.
Plusieurs événements ont engendré le remaniement suc-
cessif du bâtiment. La voûte a connu plusieurs effondre-
ments, tandis que l’intérieur a été décoré dans un style
baroque au XIXème siècle. Toutefois, l’église a également
connu des phases de rénovation importantes et notam-
ment dans les trois dernières décennies.
Le château de « La Tranchade »
Le château de la Tranchade domine la vallée de l’An-
guienne sur un piton rocheux, qui a constitué un site stra-
tégique pour la défense d’Angoulême. Dès l’Antiquité, le
site est connu pour accueille le « Massus de la Trunche-
da », fortin gallo-romain. La Tranchade est une impor-
tante seigneurie durant le Moyen-Âge, avant d’être don-
née à l’abbaye de Saint-Cybard en 1136.
Le château est à nouveau légué au XVIème siècle, et
connaît d’importants remaniements à la Renaissance.
La poterne et le chais, ainsi que les ailes est et nord sont
construites à cette époque. Le château est aujourd’hui
un lieu de séminaires et d’hébergement touristique.
Source : Archives Départementales de Charenteh U
100 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.5.2 Les ressources archéologiques
L’archéologie préventive
L’archéologie préventive répond à la nécessité de prise en compte du patrimoine archéologique dans le cadre de l’aménagement du territoire. A cet effet, l’article L522-5 du Code du Patrimoine prévoit la délimitation par l’État de « zones de présomption de prescription archéologique » où les projets d’aménagement affectant le sous-sol sont présumés faire l’ob- jet de prescriptions archéologiques préalablement à leur réalisation.
En dehors de ces zones, il est précisé que dans certains cas, la saisine du Préfet de Région sera automatique (aménagements et ouvrages précé- dés d’une étude d’impact…).
Garat est concernée par l’arrêté préfectoral du 14 mars 2006 définissant trois types de zones de présomption de prescription archéologique :
- La zone A, à l’intérieur de laquelle toutes les demandes de permis de construire, de démolir et d’autorisation de travaux divers doivent être transmises au Préfet de Région ;
- La zone B, où les demandes doivent être transmises au Préfet de Région pour instruction et prescriptions archéologiques éventuelles seulement lorsque la surface des terrains est supérieure à 1000 mètres² ;
- La zone C, où toutes les demandes portant sur un terrain dont la superficie est supérieure à 10 000 mètres² doivent être transmises.
Î Le PU doit tenir compte de l’existence de ces zones de présomption de prescription archéologiques.
Annexe cartographique de l’arrêté du 14 mars 2006 (source : DRAC Poitou-Charentes)h U
101 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le recensement des sites archéologiques
Selon la base de données PATRIARCHE du Ministère de la Culture, 12 enti- tés archéologiques ont été recensées sur Garat en 2012. Ces sites archéo- logiques témoignent de la richesse de l’histoire de la commune et son patrimoine culturel. Ces entités sont les suivantes (numéros correspondant à la carte ci-contre*) :
- Eglise Saint-Pierre-aux-Liens et bâti ancien du bourg d’époque
Moyen-Âge classique (2, 9)
- Château-fort de La Tranchade, époque du Bas-Moyen-Âge (3)
- Secteur de Chaix, demeure remarquable d’époque moderne (4)
- Château de Chémant et bâtiments annexes (6)
- Secteur de La Taille, vers le Château de la Tranchade, ancien silo d’époque indéterminée (7)
- Ancien cimetière de la Fontaine Fleury, Haut-Moyen-Âge (8)
- Villars, occupation humaine du Paléolithique supérieur (501)
- Secteur de Sainte-Catherine, le Moulin Barret, occupation du Paléo- lithique (502)
- Lieu-dit Bragette, Fontaine Pourrie, occupation humaine du Néo- lithique (504)
- Secteur des Masures, occupation du Néolithique et du Paléolithique moyen (504, 505)
*Figurent également sur cette carte les zonages de présomption de pres- cription archéologique au titre de l’article L522-5 du Code du Patrimoine).
Extrait cartographique de la base de données PATRIARCHE (source : DRAC, DDT 16)h U
102 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.5.3 Le petit patrimoine rural de Garat
Le PLU est appelé à jouer un rôle central dans la protection des bâtiments d’intérêt patrimonial, non-protégés par des outils ré- glementaires préexistants (monuments historiques, sites classés et inscrits…).
Ainsi le PLU est t’il l’occasion d’inventorier tous les éléments qui participent à l’identité et l’histoire communal afin de les préser- ver. Cet inventaire s’accompagne de dispositions conserva- toires et de la mise en place d’un permis de «démolir» (cf pièce n°4.3 du PLU).
Sont ainsi concernés sur le territoire, des haies bocagères, des lavoirs, des puits, des gardoirs, des fours à pain, des pilastres et des porches.
On relèvera aussi plus particulièrement les bâtiments remar- quables de l’Ermitage de Bragette, construit au début du XXème siècle, ainsi que le château de Chément (construction néo-clas- sique du XVIIIème siècle), et le Logis des Bournies (fin XVIIIème siècle). Le bourg Sainte- Catherine
Le Cabarot
0 1 km
Patrimoine religieux remarquable
Petit patrimoine religieux (calvaires, chapelles...)
Sites d’intérêt botanique
Petit patrimoine lié à l’eau (moulins, puits, lavoirs...)
Petit patrimoine architectural (pilastres, murs en pierre...)
Alignements d’arbres remarquables
Bâtiments d’architecture remarquables (châteaux, logis...)
Logis et corps de ferme anciens au caractère remarquable
Hameaux et bâtiments isolés anciens à protéger
Sentiers de Grande Randonnée
Autres sentiers de randonnée
Principaux éléments de patrimoine recensés sur Garat (source : URBAN HYMNS)h U
103 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATIONh U
104 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.6. RESSOURCES NATURELLES, ÉNERGIES ET CLIMAT
1.5.1 Gestion de la ressource en eau
L’eau constitue une ressource d’importance majeure, conditionnant le développement des territoires. Celle-ci fait partie du patrimoine commun de la nation, et sa protection, sa mise en valeur ont été déclarées d’intérêt général par l’article L210-1 du Code de l’Environnement, issu de la loi du 3 janvier 1992. Les cadres légaux relatifs à la gestion de la ressource en eau rappellent la nécessité d’établir une approche globale, prenant en compte les exigences des milieux aquatiques au regard des pollutions, la mise en œuvre d’un assainissement efficient par les communes, impliquant par ailleurs un finan- cement par les usagers. Se pose ainsi pour le PLU la nécessité d’intégrer la gestion de la ressource en eau, de l’alimentation des ménages au traitement des rejets industriels et agricoles, en intégrant également la prise en compte des effets de ruissellement induits par l’artificialisation des sols.
Introduite comme préoccupation majeure des documents d’urbanisme par la loi du 13 décembre 2000, la gestion des ressources naturelles et des énergies est dorénavant une des thématiques incontournables de la planification urbaine. Les lois du 3 août 2009 et du 12 juillet 2010 réaffirment ces thématiques majeures et attribuent de nouveaux ob- jectifs d’application à l’attention des PLU. Ceux-ci doivent notamment participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la maîtrise de l'énergie et la production énergétique à partir de sources renouvelables, la préservation de la qualité de l'air, de l'eau, du sol et du sous-sol, des ressources naturelles ». Par ailleurs, l’action des collec- tivités territoriales en matière d'urbanisme « contribue à la lutte contre le changement climatique et à l'adaptation à ce changement ».
L’alimentation en eau potable
Selon l’article L1321-1 du Code de la Santé Publique, « Toute personne qui offre au pu- blic de l’eau en vue de l’alimentation humaine, à titre onéreux ou à titre gratuit et sous quelque forme que ce soit, y compris la glace alimentaire, est tenue de s’assurer que cette eau est propre à la consommation ». Afin d’assurer cet objectif légal, les secteurs urbanisés doivent être alimentés par une distribution publique ou privée garantissant la sécurité de l’approvisionnement en quantité et en qualité. Dans le cas de constructions non-desservies par une distribution publique, les ressources privées destinées à l’alimen- tation humaine doivent être de qualité et quantité suffisantes. Il convient de s’en assurer dans le cadre du PLU.
Sur Garat, la gestion du réseau d’eau potable est assurée par la Communauté de Com- munes de la Vallée de l’Échelle. La distribution de l’eau est localement déléguée à la société privée SAUR FRANCE, qui assure également la gestion du service.
La Communauté de Communes de la Vallée de l’Échelle assurait la desserte en eau potable de 7 400 abonnés en 2012. Le territoire est divisé en deux unités de distribution. Garat est localement alimentée par l’unité dite « Echelle », dont les eaux proviennent d’un mélange des eaux des sources de la Touvre (commune de Touvre) et du forage du « Moulin de Baillarge » (commune de Bouëx). Ces eaux sont alimentées par un aquifère karstique.
Aire de compétence de la CC Vallée de l’Échelle (source : ARS Poitou-Charentes)
L’eau captée aux sources de la Touvre subit une filtration sur sable et une désinfec- tion au chlore. En période de fortes pluies, l’eau fait l’objet d’un traitement complé- mentaire qui permet d’éliminer la turbidité (trouble de l’eau). Le forage du Moulin de Baillarge subit une simple désinfection. Le mélange de ces 2 eaux s’effectue dans le réservoir de Maison Neuve (commune de Garat).
Sur le réseau dit « Échelle », les relevés de mars 2016 effectués par le ministère chargé de la santé faisaient état d’une « eau d'alimentation conforme aux limites de qualité en vigueur pour l'ensemble des paramètres mesurés » (source : Ministère chargé de la santé - Résultats des analyses du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consom-h U
105 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
mation humaine). Les enjeux relatifs à l’alimentation en eau potable dans le PLU s’ex- priment notamment sur le plan de la sécurisation de la desserte du territoire en eau potable et sur la qualité de cette eau sur le plan sanitaire. Le PLU devra notamment veiller au respect de l’article R123-6 exigeant la proximité du réseau public d’alimenta- tion en eau potable pour autoriser l’ouverture d’une nouvelle zone à urbaniser.
L’assainissement des eaux usées
L’assainissement des eaux domestiques constitue un enjeu majeur pour le dévelop- pement du territoire. C’est une mission importante pour les communes, et notamment pour le Maire, qui est tenu d’assurer la salubrité publique dans le cadre de ses préroga- tives d’officier de police judiciaire. La loi du 3 janvier 1992 dite « loi sur l’eau » oblige les communes ou leurs groupements à délimiter les zones relevant de l’assainissement col- lectif et non-collectif. Ces cadres légaux nationaux ont été mise à jour par la directive européenne du 21 mai 1991, qui est le cadre de référence en matière de réglemen- tation de l’assainissement des eaux usées. Dans les zones d’assainissement collectif, les communes ont pour obligation d’assurer la collecte des eaux usées domestiques et leur épuration, tandis que les dispositifs d’assainissement non-collectif devront être contrôlés par la collectivité en vue d’assurer leur efficacité. Les zonages résultant de la planification de l’assainissement sur le territoire doivent être annexés au PLU.
L’assainissement collectif
Conformément à l’article L2224-10 du Code Général des Collectivités Territoriales, la commune de Garat est dotée d’un zonage d’assainissement approuvé en 2002, dé- terminant les secteurs desservis par l’assainissement collectif et non-collectif. La ges- tion du réseau d’assainissement collectif relève d’une mission de la Communauté de Communes de la Vallée de l’Échelle.
Garat dispose d’une station d’épuration desservant le bourg. Cette station a été mise en service en 2001. Elle dispose d’une capacité de traitement de 400 équivalent/habi- tants, pour un débit de référence de 80 mètres3/jour.
Son fonctionnement repose sur un traitement biologique par filtres plantés. La somme des charges entrantes était de 380 équivalent/habitants en 2014, pour un débit en- trant moyen de 25 mètres3/jour. Les eaux épurées sont rejetées dans le ruisseau de la Font de Bagnaud, avant rejet dans l’Échelle. Au vu des charges entrantes en 2013, la station d’épuration possède une capacité marginale réduite et devrait connaître des investissements d’extension dans les années à venir.
En 2014, le fonctionnement de la station d’épuration répondait aux exigences régle- mentaires de conformité du décret du 22 juin 2007. Toutefois, l’exploitant de al station
d’épuration a fait part du vieillissement important de cet équipement.
Le bilan 2014 fait état d’un fonctionnement et de résultats analytiques en sortie corrects. Le phénomène de colmatage du second étage de filtration observé en 2013 n’a pas été ré-observé en 2014. Au vu du vieillissement prématuré de la station, et des projets de développement de la collectivité, une réflexion est en cours concernant le devenir de la station. Un bilan d’autosurveillance réglementaire effectué en octobre 2014 men- tionne une charge hydraulique de 43 % et une charge organique de 38 %.
Nom de l’unité Débit de référence Débit en- trant moy. DBO5 (réf.) DCO (réf.)
Station d’épuration du
bourg de Garat
80 m3/jr 25 m3/jr 24 kg/jr 36 kg/jr
MES (réf.) Charges entrantes Capacité totale Capacité marginale
24 kg/jr 380 E/H 400 E/H 20 E/H
Source : Agence de l’Eau Adour-Garonne
En définitive, bien que l’équipement présente une bonne qualité d’assainissement, il convient que le maître d’ouvrage de la station d’épuration identifie rapidement les moyens d’adapter celle-ci à une demande en croissance.
L’assainissement autonome
Hors des parties urbanisées desservies par les zones d’assainissement collectif, les habi- tations sont desservies par des dispositifs d’assainissement autonome. Afin d’en assurer la gestion, la commune est dotée d’un Service Publique d’Assainissement Non-Collec- tif localement confié à la Communauté de Communes de la Vallée de l’Échelle. Ce dernier est en charge de contrôler le bon fonctionnement et l’état réglementaire des dispositifs individuels.
Le bon fonctionnement de ces dispositifs d’assainissement autonome est soumis à plu- sieurs contraintes, tel que l’aptitude des sols, qui dépend de leur bonne potentialité d’in- filtration des effluents épurés. La nature de l’habitat et la configuration du parcellaire sont également des contraintes importantes, notamment dans les hameaux anciens où les dispositifs d’assainissement autonome requièrent une surface de terrain suffisante pour leur bon fonctionnement.
Selon une cartographie de reconnaissance de l’aptitude de sols intégrée à l’étude du zonage d’assainissement des eaux usées, le territoire de la commune présente des sols qualifiés de peu favorables à l’assainissement autonome. Cette aptitude des sols esth U
106 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
étroitement liée à la géologie naturelle de la commune, assise sur des séries calcaires parfois très dures. Cette contrainte engendre la nécessité de mettre en place des équi- pements d’assainissement pouvant se révéler parfois très coûteux.
Le gestionnaire du SPANC fait état d’un taux de 12,3 % d’équipements d’assainissement autonomes conformes à la réglementation sur la commune au 31 décembre 2014. Par ailleurs, 51,1 % d’équipements sont jugés sans risques pour l’environnement et la santé. 33,1 % des installations individuelles présentent des défauts nécessitant une réhabilita- tion sous 1 an en cas de vente.
Enfin, 3,5 % des installations présentent un danger pour la santé des personnes ou un risque avéré de pollution de l’environnement avec la nécessité d’une réhabilitation sous 4 ans ou sans délai.h U
107 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La gestion des eaux pluviales
La gestion des eaux pluviales constitue un enjeu majeur dans le cadre de la protection de la ressource en eau et des milieux aquatiques. Ceux-ci réceptionnent les flux d’eau pluviale s’écoulant depuis les milieux urbains, qui, en l’absence de traitement, sont susceptibles de charrier des matières polluantes aux conséquences potentiellement graves sur les milieux naturels et la santé humaine. A cet effet, l’article L2224-10 du Code Général des Collectivités Territoriales rend obligatoire la réalisation d’un zonage d’assainissement qui concerne les eaux usées ainsi que les eaux pluviales. Les cadres légaux de la loi du 3 janvier 1992 et de la loi du 30 décembre 2006, ainsi que leurs décrets d’application, formulent également des prescriptions à l’encontre de cer- tains projets d’aménagement. Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux Adour-Garonne a mis en valeur la problématique d’un bon assainissement des eaux pluviales en tant que condition à l’atteinte d’un « bon état » écologique et chimique des eaux, conformément aux objectifs de la directive du 21 octobre 2000.
Les eaux pluviales sont des eaux issues des précipitations susceptibles de véhiculer des pollutions (matières drainées sur les toitures et voies de circulation, particules conte- nues dans les fumées industrielles, gaz d’échappement...). Il s’agit des eaux drainées par les voiries essentiellement à l’aide de caniveaux, fossés et des eaux de toitures collectées via des canalisations d’eaux pluviales.
Ces eaux rejoignent le plus souvent les milieux naturels récepteurs sans traitement pré- alable visant à assurer leur dépollution. Le législateur pousse dorénavant les collectivi- tés à mettre en place des dispositifs de gestion des eaux pluviales afin que les milieux récepteurs ne soient pas impactés par des pollutions diffuses. Il convient donc que le PLU s’intéresse à cette question.
Le PLU peut jouer un rôle d’importance dans la gestion des eaux pluviales au titre de ses leviers réglementaires. En effet, selon l’article R123-9, 4°, le PLU détermine les condi- tions de desserte des terrains par les réseaux publics, dont le réseau d’eaux pluviales.
Les cadres légaux en matière de protection et de gestion des milieux aquatiques, et notamment la loi du 3 janvier 1992 accompagnée de ses décrets d’application, sug- gèrent au PLU d’imposer, pour toute nouvelle opération d’aménagement, une gestion des eaux de ruissellement sur le terrain d’assiette du projet supposant une absence de rejet d’eaux pluviales en aval de ce dernier.
Le respect de ce principe nécessite la mise en place d’ouvrages et dispositifs devant favoriser l’infiltration des eaux pluviales sur le terrain d’assiette du projet, ou à défaut, le rejet maîtrisé des eaux pluviales vers un milieu récepteur de substitution, tel qu’un bassin de rétention des eaux.
On précisera que, de façon indépendante du PLU, les cadres légaux de la loi du 3 janvier 1992 et leurs décrets d’application imposent que certaines opérations d’aména- gement soient soumis à un régime d’autorisation ou de déclaration auprès de l’adminis- tration, selon l’article L214-1 et suivants du Code de l’Environnement. Ces deux régimes s’appliquent selon des critères définis par l’article R214-1 du Code de l’Environnement (nomenclature « eau »).
La gestion des eaux pluviales sur Garat
Sur Garat, les principaux exutoires naturels des eaux pluviales sont les vallées de l’An- guienne et de l’Echelle, dont les bassins versants sont séparés par une grande ligne de crête. L’Echelle constitue le principal bassin versant sur la commune, compte-tenu de sa surface et des zones urbanisées concernées. Cette vallée reçoit notamment les eaux de ruissellement du bourg. Une partie des eaux pluviales issues du plateau sont notam- ment susceptibles de rejoindre la vallée.
Au vu de la fragilité importante des vallées, la gestion des eaux pluviales constitue un enjeu important pour le PLU, tant au regard de la gestion quantitative (régulation des flux hydrauliques, prévention du risque d’inondation) qu’au vu de la qualité des eaux et milieux aquatiques (lutte contre les pollutions diffuses ou accidentelles).h U
108 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
DOCUMENT GRAPHIQUE - PROJET DE PLU
0 1000 m 100 300 500
Echelle du plan
point bas
Avaloir + courte buse
Bordures T2
Buses
Servitude (busage)
Bassin
d'infiltration
Bordures
bordures
Bordures
avaloir + puit d'infiltration
Bordures
avaloir + puits perdu
Puits perdu
Pas d'exutoir
regard
Bordures
Avaloirs
Regard
Avaloirs
avaloirs
regards
Aquadrain
Regards avaloirs
CC1 vers milieu naturel
Avaloir
Regard
Ne fonctionnent
plus
Noues
Noues
Noues
Regards
avaloirs
et de visite
Source
regard en
Regard
borgne
Regard
borgne
Regard
borgne
Regard
borgne
Regard
borgne
Regard
borgne
busage
Bordures ou
trottoirs ou
CC1
Si aucune
mention, pas
Avaloir ou regard
obsolète
Fossés
Busage
Bordures ou trottoirs ou CC1
Avaloir ou regard obsolète
SCHEMA DE GESTION DES EAUX PLUVIALES
00 m
point bas
Avaloir + courte buse
Bordures T2
Buses
Servitude (busage)
Bassin
d'infiltration
Bordures
bordures
Bordures
avaloir + puit d'infiltration
Bordures
avaloir + puits perdu
Puits perdu
Pas d'exutoir
Avaloirs
Regard
Avaloirs
avaloirs
regards
Aquadrain
Regards avaloirs
CC1 vers milieu naturel
Avaloir
Regard
Ne fonctionnent
plus
Noues
Noues
Noues
Regards
avaloirs
et de visite
Source
regard en
Regard
borgne
Regard
borgne
Regard
borgne
Regard
borgne
Regard
borgne
Regard
borgne
toirs ou CC1
d obsolète
Zoom sur le bourg, Sainte-Catherine et Le Cabarot (source : commune de Garat)
Secteur à renforcer
(projet de bassin pluvial)
La gestion des eaux pluviales relève d’une compétence exercée par la municipalité de Garat. Celle-ci ne dispose pas de document-cadre relatifs aux eaux pluviales mais a procédé à l’inventaire des dispositifs participants à la gestion des eaux à l’occasion du PLU, à l’aide de plusieurs cartographies.
La commune compte de nombreux dispositifs pour gérer ses eaux notamment un ré- seau de mares et de fossés à entretenir. Le PLU est aussi l’occasion de renforcer ce réseau via de nouveaux bassins de rétentions ou encore la protection des mares afin d’interdire leur comblement.h U
109 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
1.5.2 Protection de la ressource en eau par les cadres
réglementaires et la planification
Zonages réglementaires et protection des cours d’eau
Garat est concernée par différents zonages réglementaires soulignant la forte sensi- bilité des milieux aquatiques présents sur le territoire, et met également en valeur la problématique du partage de la ressource en eau dans le contexte de fortes pressions humaines.
La commune est notamment classée en Zone Sensible à l’Eutrophisation. Celle-ci vise des bassins versants, lacs ou zones maritimes présentant une sensibilité particulière aux pollutions, alimentant le phénomène d’eutrophisation. Ce dernier correspond à une prolifération végétale au sein des milieux aquatiques, alimentée par des rejets exces- sifs de phosphore et d’azote. Ces derniers doivent être diminués.
La commune est également classée en Zone Vulnérable, désignant une portion du territoire où la pollution des eaux par le rejet direct ou indirect de nitrates d’origine agri- cole ou autres composés azotés susceptibles de se transformer en nitrates, menace à court terme la qualité des milieux aquatiques et plus particulièrement l’alimentation en eau potable. Les Zones Vulnérables sont susceptibles de connaître des teneurs en nitrates supérieures à 50 milligrammes/litre, seuil réglementaire défini par le décret du 20 décembre 2000, en application de la directive du 3 novembre 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine.
Enfin, la commune figure en Zone de Répartition des Eaux indiquant un enjeu quant à la gestion de la ressource en eau. Celle-ci est soumise à des pressions humaines parti- culièrement fortes en Poitou-Charentes. Les zones de répartition des eaux sont définies
La planification et la gestion de la ressource en eau sont assurées à plusieurs niveaux, par deux documents de référence, que sont le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des eaux, ainsi que le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux. Ceux-ci imposent une obligation de compatibilité envers le Plan Local d’Urbanisme, devant faire référence à leurs dispositions concernant directement la planification ur- baine. Celles-ci relèvent en particulier de la gestion de la ressource en eau (assai- nissement des eaux usées et pluviales…), de la protection des milieux aquatiques (protection des ripisylves…) ainsi que de la prise en compte des risques naturels (inon- dations…). Divers cadres réglementaires s’appliquent également aux cours d’eau et milieux aquatiques de manière ponctuelle (Zones Vulnérables, Zones Sensibles, Zones de Répartition des Eaux…), en complément des schémas de planification.
par le décret du 29 avril 1994, modifié par le décret du 11 avril 2003. Elles se définissent comme des secteurs géographiques comprenant des bassins, sous-bassins, fractions de sous-bassins hydrographiques ou des systèmes aquifères, caractérisées par une insuffi- sance autre qu’exceptionnelle, des ressources par rapport aux besoins. Dans ces zones, les seuils d’autorisation et de déclarations des prélèvements dans les eaux superficielles comme dans les eaux souterraines sont abaissés.
L’eau potable, une ressource protégée
Il convient de préciser que la protection et la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable donne lieu à l’institution de servitudes d’utilité publique dont le but est de protéger les captages d’eau potable. A cet effet, Garat est concernée par différents périmètres de protection de captage qu’il convient de prendre ne compte, dont :
- Le périmètre de protection rapprochée du captage de Coulonge, à Saint-Savi- nien en Charente-Maritime,(arrêté du 31 décembre 1976). Il recouvre l’ensemble du territoire communal.
- Le périmètre de protection éloignée du captage de la Touvre, situé sur la com- mune de Touvre La procédure de mise en œuvre du périmètre de protection est actuellement à l’étude. Le projet de périmètre de protection éloignée couvre la quasi-intégralité du territoire communal.
- Le périmètre de protection rapprochée du captage du Moulin de Baillarge, situé sur la commune de Bouëx (arrêté du 21 octobre 2003). Il ne concerne qu’une par- tie marginale du territoire, dans le secteur compris entre le Moulin de Baillarge et Le Picard.
On rappellera que les captages privés destinés à l’alimentation humaine sont régle- mentés, et leur usage ne peut être envisagé qu’en situation exceptionnelle, lorsque l’habitation en question ne peut être raccordée au réseau public d’alimentation en eau potable. Le creusement d’un puits destiné à l’alimentation en eau potable est rigoureusement contrôlé.h U
110 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Périmètre de protection du captage du Moulin de Baillarge (source : DDT16, ARS PC)h U
111 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Périmètre de protection du captage de la Touvre (source : DDT16, ARS PC)h U
112 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Situation et périmètre du SDAGE Adour-Garonne Documents-cadre sur la gestion des eaux
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) et le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) constituent les principaux cadres réglementaires concourant à la protection et la gestion de la ressource en eau sur le territoire. Ces documents ont été créés par la loi du 3 janvier 1992 et renforcés par la loi du 30 décembre 2006.
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux Adour-Garonne
Le SDAGE Adour-Garonne fixe les orientations fondamentales d’une gestion équilibrée de la ressource en eau en défi- nissant des objectifs de quantité et de qualité des eaux sur le territoire de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne. La Carte Communale doit être compatible avec les dispositions du SDAGE Adour-Garonne applicable sur la période 2016-2021.
Pour précision, Garat est concernée par les deux unités hydrographiques de référence dites « Touvre - Tardoire » (83 % du territoire) et « Charente aval » (17 % du territoire). Celles-ci font l’objet d’un Programme de Mesure qui couvre la com- mune, mais qui toutefois n’engendre pas de conséquences sur le PLU. Le SDAGE fait explicitement mention du rôle des documents d’urbanisme dans la gestion de la ressource en eau à travers la réglementation de l’occupation des sols. Plusieurs dispositions les concernent directement et engagent leur compatibilité avec le SDAGE :
- Les documents d’urbanisme veillent, en cas de croissance attendue de population, à ne pas accentuer les flux de pollution ni les prélèvements en eau susceptibles d’avoir un impact sur l’état qualitatif et quantitatif des masses d’eau et sur les fonctionnalités des milieux aquatiques.
- Les documents d’urbanisme doivent aborder les enjeux de préservation de la biodiversité, de préservation et de reconquête des zones humides, d’accès à la ressource et de qualité des eaux et de prévention des risques. Des me- sures compensatoires seront envisagées pour améliorer le fonctionnement des écosystèmes aquatiques à l’échelle du bassin versant.
- L’atteinte ou la non-dégradation du bon état écologique des masses d’eau nécessite de préserver les différents es- paces de fonctionnalité des milieux aquatiques. Les documents d’urbanisme doivent, à cet effet, protéger les zones nécessaires à la gestion des crues ainsi que les zones humides et leurs bassins d’alimentation. Les inventaires de zones humides disponibles, notamment au sein des SAGE ou du SRCE Poitou-Charentes, doivent être pris en compte par les documents d’urbanisme.
- Les documents d’urbanisme doivent également encourager la mise en place d’équipements collectifs proposant une gestion économe de la ressource, les économies d’eau, ainsi que la récupération des eaux pluviales. Les docu- ments d’urbanisme doivent également inciter à la mise en œuvre de techniques alternatives pour la gestion des eaux pluviales afin de favoriser la recharge des nappes phréatiques.
Par ailleurs, le SDAGE rappelle l’obligation des communes de procéder à la délimitation des secteurs où des mesures doivent être prises pour limiter l’imperméabilisation des sols et maîtriser l’écoulement des eaux pluviales (article L.2224-10 du Code Général des Collectivités Territoriales).h U
113 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux de la Charente
Le SAGE est établi à l’échelle d’un bassin hydrographique cohérent et constitue le document local de planification et de gestion de la ressource en eau. La loi du 30 décembre 2006 renforce le SAGE en le dotant d’un règlement opposable aux tiers. Son rôle est de relayer les grandes orientations définies par le SDAGE. Il est élaboré par la Commission Locale de l’Eau (CLE), constituant l’instance de décision tripartie rassemblant services de l’État, collectivités locales et usagers de l’eau. Les mesures du SAGE de la Charente, en cours d’élaboration, s’imposeront à terme au PLU au titre d’un rapport de compatibilité.
Localement, Garat appartient aux bassins versants de l’Anguienne et de l’Échelle, inclus dans le périmètre de mise en œuvre du SAGE Charente. Ce dernier est actuel- lement en cous d’élaboration. Toutefois, le PLU doit anticiper la mise en œuvre de ses futures dispositions.
Le périmètre du SAGE Charente a été créé par arrêté le 18 avril 2011. Sa réalisation est pilotée sous la direction de l’Établissement Public Territorial du Bassin de la Charente en tant que structure animatrice. Le projet de SAGE dispose d’un état initial et d’un diagnostic faisant apparaître de grands enjeux territoriaux.
Les grandes enjeux du SAGE Charente correspondent à la réduction des pollutions diffuses des milieux aquatiques, à la restauration et la préservation de la fonctionnali- té des milieux aquatiques et de leur biodiversité, à la recherche d’un nouvel équilibre quantitatif de la ressource en eau durant l’étiage, et enfin, à la lutte contre le risque d’inondation.
Certains enjeux interagissent fortement avec le PLU, qui doit contribuer à la préser- vation de la ressource en eau et à la protection des milieux aquatiques et des zones humides. Les documents d’état initial et de diagnostic du SAGE Charente mettent l’accent sur plusieurs enjeux, dont la gestion des étiages, la restauration et la préser- vation de la qualité des eaux, la restauration hydromorphologique des cours d’eau...
Garat a été identifiée par le SAGE Charente comme appartenant aux sous-bassins dit « Touvre - Echelle » et « Rivières péri-angoumoisines ».
Il s’agit d’un territoire hautement sensible sur le plan de la qualité des eaux au re- gard de son contexte urbanisé. Le diagnostic du SAGE retient l’enjeu de préserver les zones humides au regard de l’extension urbaine et des autres évolutions socio-éco- nomiques (reconversion élevage- grandes cultures…). Il retient également la néces- sité de mettre en oeuvre une gestion quantitative et qualitative des ruissellements à maîtriser sur l’ensemble du bassin versant, aussi bien sur le pluvial urbain et industriel.h U
114 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
(phosphore, métaux, ammonium) que sur le lessivage rural (pesticides et matières en suspension). Le diagnostic évoque également le besoin d’unifier le bassin des rivières péri-angoumoisines, alors que l’Anguienne échappe à toute gestion syndicale.
Les objectifs de « bon état » des eaux défendus par le SDAGE et les SAGE
Pour rappel, le SDAGE Adour-Garonne et le SAGE Charente ont pour objectif commun de viser à un « bon état » écologique et chimique des différentes masses d’eau identi- fiées sur leur territoire de mise en œuvre, conformément à l’application de la directive du 21 octobre 2000 dite « Directive Cadre sur l’Eau ».
Masses d’eau superficielles du SDAGE Nature de la masse d’eau Obj. SDAGE
L’Échelle amont des sources de la Touvre (FRFR8B) Rivière 2027
L’Anguienne (FRFRR332_1) Rivière 2015
On rappellera que Garat est concernée par les masse d’eau dites « L’Echelle en amont des sources de la Touvre » et « L’Anguienne ». Les dispositions du PLU devront être com- patibles avec le SDAGE Adour-Garonne, et avec le projet de SAGE de la Charente par anticipation. Afin de garantir cette bonne compatibilité, le PLU de Garat devra opérer un effort particulier en matière de protection des zones humides associées aux vallées de l’Echelle et de l’Anguienne.
Au-delà de ces cadres réglementaires. Il convient que le PLU se constitue en relais de l’objectif de « bon état » écologique et chimique des masses d’eau en garantissant l’absence d’incidences nouvelles sur les milieux récepteurs (assainissement des eaux usées, gestion des eaux pluviales...).
L’Anguienne (FRFRR332_1)
L’Échelle amont des sources de la Touvre (FRFR8B)h U
115 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Préserver et mettre en valeur les zones humides
La loi du 3 janvier 1992 dite « loi sur l’eau » introduit la notion de zone humide au sein du droit français et définit celle-ci à l’article L211-1 du Code de l’Environnement : « On entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végé- tation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
Ainsi, la détermination des zones humides répond aux trois critères de la présence visible d’eau (temporaire ou permanente), de pré- sence d’une flore associée ainsi que d’une pédologie qualifiée d’hy- dromorphe.
La préservation des zones humides constitue un enjeu majeur au re- gard de la protection des valeurs écologiques du territoire, au vu de la régression constatée de ces milieux spécifiques sur la seconde moitié du XXème siècle (rapport Bernard, 1994).
Ainsi, l’article L211-1-1 du Code de l’Environnement stipule que : « La préservation et la gestion durable des zones humides définies à l’ar- ticle L211-1 sont d’intérêt général ». Ce caractère d’intérêt général associé aux zones humides est d’autant plus important que celles- ci rendent généralement de nombreuses fonctions qualifiables de « services écologiques » : régulation hydraulique, dépollution naturelle des eaux, développement de la biomasse, services économiques de type agricole, chasse, cueillette et tourisme.
La préservation des zones humides est l’un des objectifs du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux Adour-Garonne (2010-2015) et du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux de la Charente actuellement en cours d’élaboration. Le PLU se doit de tenir compte des zones humides, bien qu’il ne soit légalement ou réglementairement tenu de les cartographier précisément.
Sur Garat, on considérera que l’enjeu « zones humides » est impor- tant compte-tenu des caractéristiques naturelles et des enjeux re- latifs aux vallées de l’Échelle et de l’Anguienne. Il s’agit de zones humides potentielles qui nécessitent donc une attention particulière du PLU en matière de protection.
Inventaire des zones humides potentielles sur Garat au 1-25 000ème (source : DREAL PC)
0 1 2 kmh U
116 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
1.5.4 Usages et gestions du sous-sol sur Garat
Aspects généraux de l’usage du sous-sol
L’article L515-3 du Code de l’Environnement prévoit que chaque départe- ment soit couvert par un Schéma Départemental des Carrières définissant les conditions générales de leur implantation dans le territoire du départe- ment.
A l’échelle du département de la Charente, le Schéma Départemental des Carrières approuvé en 2000 identifie les ressources géologiques du territoire. Il formule également des orientations de développement et de requalifica- tion des sites ultérieurement à leur exploitation.
Le Schéma Départemental des Carrières localise Garat dans un contexte favorable à l’exploitation de calcaires pour la pierre de construction (pierre de taille, moellons). L’existence de cette ressource est avérée sur la com- mune, puisque celle-ci a été exploitée intensivement au travers de nom- breux sites de carrières. Les pierres de taille qui en ont été extraites ont été utilisées afin de construire de nombreux bâtiments à Angoulême.
Les rebords calcaires de rive droite de la vallée de l’Échelle font actuelle- ment l’objet d’une exploitation de carrière par la société AUDOUIN & FILS (carrière de « Peu Sec », arrêté préfectoral du 3 mai 2005 et arrêté complé- mentaire du 20 novembre 2008).
Cette activité de carrière doit être prise en compte par le PLU. L’exploitant doit soumettre une demande de renouvellement et d’extension de cette carrière dès l’approbation du PLU. Par anticipation, ce dernier désignera au sein du règlement le site dévolu à l’exploitation actuelle et son extension projetée par l’intermédiaire de l’article R123-11, c) du Code de l’Urbanisme.
On précisera que ce projet a donné lieu à l’élaboration d’une étude d’im- pact au sens du Code de l’Environnement, dont les éléments d’explication du projet ont été intégrés dans le cadre de l’évaluation environnementale du présent PLU.
Par ailleurs, l’existence d’anciens sites d’extraction de pierre est à l’origine d’un risque d’effondrement de cavités souterraines. L’enjeu de prise en compte de ce risque est important pour le PLU.
Inventaire des ressources du sous-sol de Charente
(Source : Schéma Départemental des Carrières de Charente)h U
117 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Précisions sur la carrière de « Peu Sec »
La carrière en activité située au lieu-dit « Peu Sec » est actuellement exploitée par la société AUDOUIN & FILS, dans les conditions de l’arrêté préfectoral du 3 mai 2005 et son arrêté complémentaire du 20 no- vembre 2008. Cette carrière couvre une emprise de 14 hectares, sur le coteau de rive droite de l’Echelle. Elle exploite actuellement les séries calcaires du Kimméridgien inférieur et de l’Oxfordien (Jurassique su- périeur), destinées à la fabrication de granulats. Il s’agit de calcaires fracturés à lentilles argileuses. Leur exploitation s’effectue par extraction mécanique et tirs de mine.
Cette carrière est autorisée pour un tonnage maximum de 300 000 tonnes. Depuis 2005, 1,6 millions de tonnes de matériaux ont été exploités. L’exploitation du gisement est en sommeil depuis 2013, compte-te- nu de son épuisement. L’exploitant souhaite donc procéder à l’extension de la surface d’exploitation.
La demande d’extension de la carrière portera sur une emprise de 4 hectares en continuité du site existant. Une nouvelle surface nette d’extraction de 26 000 mètres2 permettra l’exploitation de 750 000 tonnes sur 5 ans. L’exploitation du site devrait être achevée dans le délai légal, fixé en 2020 par l’arrêté préfectoral de 2005, remise en état incluse. La production envisagée ne doit pas dépasser les 300 000 tonnes autorisées par l’arrêté préfectoral de 2005. L’accès au site doit s’opérer par la RD 410, via un che- min privatif. Les flux de poids-lourds envisagés ne dépasseront pas les flux enregistrés durant la période d’exploitation 2005-2013.
Les modalités de remise en état du site ont été fixées par l’arrêté de 2005. Ces dernières prévoient un remblaiement partiel du site avec réintroduction d’un couvert végétal adapté aux caractéristiques naturelles du site et ses environs (coteaux calcaires secs). Cette remise en état aura pour but d’assurer la sécurité du site après l’exploitation et sa réintégration dans son environnement naturel, paysager et écologique.
Cette phase prévoit de reconstituer une diversité de milieux par la conservation des fronts de taille, per- mettant l’installation d’une faune et d’une forte spécifique, ainsi que la création de zones humides dans les excavations, favorables à l’installation de groupements végétaux hygrophiles et la reproduction de la faune aquatique.
On précisera que le PLU n’a pas vocation à empiéter sur les prérogatives du Code de l’Environnement, qui demeure la référence légale des arrêtés préfectoraux d’exploitation de carrière. Le PLU prévoira toutefois dans son propre règlement l’autorisation de cette exploitation et délimitera les secteurs suscep- tibles d’accueillir son extension éventuelle, dans les termes du Code de l’Urbanisme.
Pour rappel, l’article R123-11, c) précise que le règlement détermine les espaces où peuvent être auto- risées l’exploitation de gisements géologiques. Cette exploitation est interdite hors des zones visées par l’article R123-11, c). Ce dernier n’autorise pas pour autant l’ouverture d’une nouvelle carrière, qui relève d’une attribution du Code de l’Environnement.h U
118 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Plan de situation de la carrière de « Peu Sec » (source : société AUDOUIN & FILS)h U
119 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
1.5.3 Usages et gestions de la forêt sur Garat
Cadres légaux et réglementaires
Le Code Forestier encadre les conditions d’exploitation et d’usage de la forêt. Les ar- ticles L122-2 et L122-3 du Code Forestier définissent les principaux documents d’orien- tations régionales forestières en vigueur sur le territoire, dont le Schéma Régional de Gestion Sylvicole.
A l’échelle de la propriété forestière privée, le Plan Simple de Gestion, le Règlement Type de Gestion et le Code de Bonnes Pratiques Sylvicoles sont les principaux outils de gestion forestière. Il convient de préciser que le Plan Simple de Gestion est obligatoire pour toute propriété égale à 25 hectares ou plus, que les boisements soient contigus ou non, selon l’article L312-1 du Code Forestier et l’Arrêté Préfectoral de Charente du 15 novembre 1971.
Les opérations d’aménagement forestier, de type défrichement, coupe et débroussail- lement, sont encadrées par le Code Forestier. Le défrichement se distingue de la coupe rase et du débroussaillement de par sa définition apportée par le Code Forestier. Elle désigne la destruction totale ou partielle d’un peuplement forestier dans le but d’en changer la destination (article L311-1).
La coupe rase est une opération visant la récolte de l’ensemble des bois d’une parcelle. Celle-ci conserve son statut forestier. La régénération du peuplement est soit naturelle (croissance de semis issus de graine ou rejet de souche), soit artificielle (plantation de plants).
La régénération doit être acquise 5 ans après coupe rase. Le Code Forestier stipule que nul ne peut user du droit de défricher ses bois sans avoir préalablement obtenu une autorisation (article L341-3), à l’exception des bois et forêts appartenant à l’État. En référence à l’article L342-1, l’Arrêté Préfectoral de Charente du 2 février 2005 précise la surface de bosquet à partir de laquelle tout défrichement, peu importe son ampleur, est soumis à autorisation. Ce seuil est fixé sur le département à 1 hectare, quelle que soit la surface défrichée.
La coupe rase peut également solliciter une autorisation administrative, pour les boise- ments placés sous le Régime d’Autorisation Administrative de Coupe. L’Arrêté Préfec- toral de Charente du 2 février 2005 fixe la surface à partie de laquelle les coupes pré- levant plus de la moitié du volume des arbres de futaie sont soumises à autorisation de l’administration après avis du CRPF. Le seuil est fixé à 1 hectare pour les futaies de feuillus et les peuplements irréguliers de feuillus, et à 4 hectares pour les autres peuplements.
Le PLU ne doit pas minorer les enjeux relatifs à la gestion forestière. En effet, il s’agit d’un document d’urbanisme dont les règles d’occupation et d’utilisation du sol peuvent in- fluer sur la gestion des forêts. On rappellera que la zone « naturelle et forestière » (article R123-8 du Code de l’Urbanisme) constitue l’outil réglementaire spécifiquement prévu pour l’identification des surfaces forestières dans le PLU. Il est stipulé que les activités sylvicoles y sont explicitement autorisées.
La propriété forestière sur Garat
Selon les données du CRPF Poitou-Charentes, Garat, qui occupe une surface totale de 1 944 hectares, est couverte par 534 hectares de boisements, soit 27,5 % de sa surface. 534 hectares de boisements sont placés sous statut privé, tandis que 93 hectares sont gérés par l’Office National des Forêts (massif de Bois Blanc). La commune de Garat possède 3 hectares de forêts.
Sur Garat, la propriété forestière hors domaine public est marquée par son morcelle- ment, qui est un trait généralement commun aux boisements privés. Ce morcellement de la propriété est généré au fil du temps par de multiples divisions foncières, souvent par succession. Toutefois, ce morcellement est à nuancer compte-tenu d’une surface moyenne en bois relativement élevée.
Caractéristiques de la propriété forestière sur Garat
Surface des propriétés
forestières
Nombre de
propriétaires
Surface parcellaire
cumulée
< 1 hectare 162 53
1 à 4 hectares 49 105
4 à 10 hectares 7 44
10 à 25 hectares 8 128
> 25 hectare 4 204
Source : CETEF Charente, CRPF Poitou-Charentes
Les 228 propriétaires forestiers recensés sur la commune par le CRPF Poitou-Charentes possèdent ainsi en moyenne 2,3 hectares, et se répartissent 569 parcelles forestières. Les surfaces de parcelles inférieures à 1 hectare cumulent 53 hectares, alors que les surfaces supérieures à 25 hectares cumulent 204 hectares.
Seuls 4 propriétaires ont une surface cumulée de forêts supérieure à 25 hectares, contre 162 ayant moins de 1 hectare et 49 ayant entre 1 et 4 hectares de boisements.h U
120 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Documents de gestion forestière sur Garat
Sur la commune, 3 propriétés privées sont soumises à l’obligation de présenter un Plan Simple de Gestion à l’agrément du CRPF. Sur ces 3 propriétés, 2 ont un document agréé pour une surface de 98 hectares.
On notera qu’une propriété est placée sous un régime spécial d’autorisation adminis- trative de coupe pour 40 hectares, mais dont seulement 10 à 12 hectares se trouvent sur le territoire de Garat. Ce régime constitue une forme de garantie de gestion raison- née, dans la mesure où il interdit au propriétaire des ventes de coupes de bois sans une autorisation préalable de l’administration. Cette propriété n’est pas cartographiée.
Enfin, une forêt publique se trouve en partie sur le territoire communal. Il s’agit de la fo- rêt domaniale de Bois Blanc (90 hectares environ). Cette forêt est gérée selon un plan d’aménagement sous contrôle total de l’Office National des Forêts. Globalement, en- viron 200 hectares de forêts (soit 37 % de la surface boisée de la commune) ont donc une gestion encadrée et suivie.
Le PLU peut protéger les surfaces boisées par le biais des Espaces Boisés Classés (ar- ticle L130-1 du Code de l’Urbanisme). Il apparaît intéressant de mettre en application cette protection sur les surfaces non-protégées par les dispositions du Code Forestier, lorsque que les peuplements forestiers en question justifient une valeur écologique et/ ou économique notable.
On notera que l’application d’outils réglementaires de protection par le PLU semble peu pertinente sur le domaine forestier de Bois Blanc, dans la mesure où la gestion durable de la forêt par l’ONF constitue déjà une bonne garantie de protection de ce massif.
Caractéristiques de la ressource forestière de Garat
Les peuplements forestiers de la commune sont globalement très hétérogènes. Il est possible de relever de très beaux peuplements de feuillus (futaies régulières ou irrégu- lières) sur des sols profonds et riches, mais également des boisements de pente en taillis sur des affleurements calcaires, généralement peu productifs.
Sur Garat, la chênaie blanche est le principal type forestier constituant les surfaces boi- sées de la commune. La chênaie blanche correspond à des peuplements de chênes pubescents, généralement en taillis-futaie dominés par des taillis. Ces boisements sont peu valorisables et peu productifs, compte-tenu de leur croissance plutôt lente. Une gestion économique de ces boisements consisterait à éclaircir les taillis afin de favori- ser le développement de futaies.
Parmi les autres peuplements, on remarquera environ 30 hectares de résineux artificiels situés sur les hauteurs du plateau et moins de 10 hectares de peupleraies, situés dans les vallées. Ces peuplements suscitent des enjeux économiques importants compte-tenu de leur vocation sylvicole.
Sur la commune, la majorité des propriétaires n’intervient que très rarement, voire jamais sur leurs propriétés forestières. La plupart des boisements situés sur la commune connait donc aujourd’hui une évolution naturelle. L’exploitation du potentiel économique de ces bois est freinée par le morcellement important de la propriété forestière privée.
Cette situation devrait perdurer tant que les pouvoirs publics ne se substituent pas aux propriétaires eux-même pour engager des opérations de regroupement foncier. Tou- tefois, on rappellera que 37 % des surfaces en forêt sur Garat sont concernées par des mesures de gestion forestière, de type Plans Simples de Gestion.
Il convient d’insister sur le développement de ces Plans Simples de Gestion sur la com- mune à l’avenir, qui peuvent être réalisés par des groupements de propriétaires.h U
121 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Sources : ©CNPF® ©IGN® ©INPN®
Réalisation : ©CNPF, servcarto.fop v1.0
GARAT
600m 400 200 0
Forêts publiques
Limites administratives
Forêts sans DGD
Forêts avec DGD
26/03/2014
Forêts publiques
Domaniales
Non-domaniales
Forêts sans documents de gestion
Régime d’autorisation administrative
Autres documents
Sans document
Forêts avec documents de gestion
Plans Simples de Gestion
Règlements Types de Gestion
Codes de Bonnes Pratiques Sylvicoles
Documents de gestion forestière sur Garat (source : CRPF Poitou-Charentes)h U
122 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
1.5.5 Gestion des énergies et du climat dans le PLU
Les objectifs légaux en matière de gestion des énergies
La gestion des énergies et la lutte contre le changement climatique sont des problé- matiques prenant une place de plus en plus importantes au sein des documents d’ur- banisme, encouragée par les dernières évolutions législatives.
La loi du 13 décembre 2000 a souligné la nécessité de mieux gérer les énergies au niveau local, notamment afin de contribuer à la lutte contre le changement clima- tique. Ces objectifs ont été renforcés par les lois du 3 août 2009 et du 12 juillet 2010 qui se sont traduites par une avancée significative au regard de la problématique de la gestion de l’énergie dans les documents d’urbanisme, au regard des thématiques que sont l’habitat, les déplacements, mais également la production d’énergies dites « renouvelables » .
Ces cadres légaux visent à contribuer à la lutte contre le changement climatique tout en favorisant une meilleure gestion énergétique ainsi qu’une moindre dépendance aux énergies fossiles. Le PLU, en tant que document-cadre d’aménagement et de gestion des territoires et des sols, est donc appelé à répondre à ces enjeux. Ainsi, le Code de l’Urbanisme, dans son article L123-1-14, prévoit que le règlement du PLU peut imposer l’utilisation des énergies renouvelables pour l’approvisionnement énergétique des constructions neuves en fonction des caractéristiques des constructions, sous ré- serve de la protection des sites et des paysages.
Fournies par le soleil, le vent, la chaleur de la terre, les chutes d’eau, les marées ou en- core la croissance des végétaux, les énergies renouvelables n’engendrent pas ou peu de déchets ou d’émissions polluantes. Elles participent à la lutte contre l’effet de serre et les rejets de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, facilitent la gestion raisonnée des ressources locales, et génèrent des emplois.
Cinq sources principales de production d’énergies renouvelables sont à identifier, dont l’énergie solaire (énergie photovoltaïque, énergie thermique), l’énergie éolienne, l’énergie hydraulique (hydro-électricité), la biomasse (bois-énergie, biogaz, biocarbu- rants), la géothermie.
Ces énergies renouvelables sont des énergies inépuisables par rapport aux « énergies stock » tirées des gisements de combustibles fossiles actuellement en voie de raréfac- tion. Ces énergies peuvent être utilisées dans le cadre de programmes de logement ou d’activités économiques établis sur les principes de l’architecture bioclimatique.
Le PLU peut favoriser le développement des énergies renouvelables dans le cadre de ses prérogatives et en référence à la loi. Celle-ci impose notamment que cette question figure dans le Projet d’Aménagement et de Développement Durables, qui dresse les grandes orientations pour le développement du territoire.
L’enjeu de la lutte contre le gaspillage énergétique
Les diverses avancées législatives ont progressivement enrichi les objectifs animant les documents d’urbanisme. Les articles L110 et L 121-1 du Code de l’Urbanisme font du PLU un outil visant à promouvoir la lutte contre l’étalement urbain comme source de gas- pillage d’énergie et générant un surplus de gaz à effet de serre, lié aux déplacements automobiles.
Les lois du 3 août 2009 et du 12 juillet 2010 ont renforcé les principes de la loi du 13 décembre 2000 en préconisant la localisation des activités fortement génératrices de déplacements (lycées, hôpitaux, hypermarchés…) dans les zones desservies par les transports en commun. La mixité des fonctions urbaines, à travers le rapprochement des activités et des zones résidentielles, est également un objectif majeur porté par ces cadres légaux.
La rationalisation de l’occupation des sols constitue donc un enjeu majeur dans le cadre du PLU, en tant que levier d’action pour une meilleure gestion des énergies ainsi qu’une lutte efficace contre le changement climatique. Cet objectif se traduira parh U
123 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
la recherche d’une optimisation énergétique des futures opérations d’habitat. Le PLU, par le biais de ses Orientations d’Aménagement et de Programmation (article L123-1-4 du Code de l’Urbanisme), peut directement contribuer à cet objectif en favorisant les principes d’un habitat économe en énergie, reposant sur une forte densité, un en- couragement à la mitoyenneté de l’habitat et sa bonne exposition solaire.
En matière d’habitat, le PLU constitue un levier visant à satisfaire l’ob- jectif d’une consommation énergétique de 50 kilowatts/mètres²/an en énergie primaire qui s’imposent pour tous logements neufs, de- puis le 1er janvier 2013. La Réglementation Thermique 2012 (RT 2012), mise en place par la loi du 12 juillet 2010 et le décret du 27 octobre 2010, porte la traduction de ces objectifs. Le développement des énergies renouvelables dans l’habitat participe à l’atteinte des exi- gences de la Réglementation Thermique 2012 et est donc vivement encouragé par les pouvoirs publics.
Parallèlement à cette réglementation, le PLU doit constituer un levier d’action visant à faciliter la mise en œuvre des principes de l’habitat « bioclimatique » (isolation thermique optimale, orientation rationali- sée, densité urbaine…).
Ce dernier ne doit pas interdire la mise en œuvre de dispositifs de production d’énergies renouvelables. Le règlement du PLU doit, au contraire, favoriser des constructions économes en énergie en au- torisant de nouveaux types de constructions, dotées de toitures ter- rasses avec toit végétalisé, de toitures de faible pente, de débords de toit pour limiter les surchauffes estivales...
Par ailleurs, pour tout projet de réhabilitation du patrimoine bâti an- cien (réfection de la façade, changement des ouvertures), il est né- cessaire d’inciter et de sensibiliser les propriétaires aux performances thermiques de leurs choix. Une isolation par l’extérieur pourra être vivement conseillée pour tout projet de ravalement de façade. Tou- jours dans le souci de diminuer les consommations énergétiques, le PLU doit permettre aux usagers de réaliser des constructions com- pactes et denses, soit mitoyennes et à plusieurs étages.h U
124 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Politiques locales et déclinaison territoriale du SRCAE
Le Schéma Régional Climat, Air, Energie (SRCAE), créé la loi du 12 juillet 2010 por- tant Engagement National pour l’Environnement, est un outil de planification élaboré conjointement par l’État et la Région.
Ce dernier définit de grandes orientations et objectifs régionaux relatifs à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à la maitrise de la demande en énergie, au développement des énergies renouvelables, à la qualité de l’air ainsi qu’à l’adapta- tion au changement climatique. Il dresse des objectifs quantifiés en traduction de ces orientations majeures. En Poitou-Charentes, Le SRCAE a été approuvé le 17 juin 2013.
Le PLU doit être compatible avec le SRCAE au titre de la loi. Le SRCAE rappelle que la politique d’urbanisme détient de nombreuses clefs en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et d’économie d’énergie. On retiendra que le SRCAE de formule pas de prescriptions envers le PLU, mais privilégie de grandes orientations et réflexions que les documents d’urbanisme se doivent d’aborder.
Parmi ces orientations à retenir, les stratégies d’aménagement doivent favoriser les proximités géographiques et concourir à la réduction des déplacements « imposés ». Les documents d’urbanisme doivent également rechercher la « neutralité carbone » de leur territoire de mise en œuvre. En outre, le SRCAE rappelle l’enjeu de maîtrise de l’étalement urbain par la recherche de formes urbaines moins consommatrices en espace, par la limitation de la consommation foncière et par la mise en place d’indi- cateurs de consommation d’espace par l’urbanisation.
Le volet « éolien » du SRCAE
La loi du 12 juillet 2010, qui prévoit l’élaboration du Schéma Régional Air, Climat, Ener- gie, intègre un volet dédié à l’éolien constituant le Schéma Régional Éolien. Ce dernier a été approuvé le 29 septembre 2012 en Poitou-Charentes. En cohérence avec les ob- jectifs issus de la législation européenne relative à l’énergie et au climat, ce volet éo- lien a pour vocation d’identifier les potentialités de contribution du Poitou-Charentes à l’effort national en matière d’énergie renouvelable d’origine éolienne terrestre.
Le schéma a pour objet de définir les parties du territoire régional favorables au dé- veloppement de l’énergie éolienne en s’assurant que l’objectif quantitatif régional puisse être effectivement atteint.
En outre, il définit les zones favorables à l’éolien en Poitou-Charentes, au vu des grands enjeux environnementaux en présence (Natura 2000, sites classés...) et des opportuni- tés de production éolienne.
Garat n’est pas considérée comme un territoire favorable au développement de l’éo- lien, selon le Schéma Régional Éolien en Poitou-Charentes. Les possibilités réelles don- nées au développement de l’éolien sont à considérer comme inexistantes au regard de la forte dispersion de l’habitat sur la commune. En application des règles de sécurité publique prévues à l’article R111-2 du Code de l’Urbanisme, les éoliennes de grande hauteur (plus de 50 mètres) doivent être implantées à plus de 500 mètres des habita- tions les plus proches.
Identification des communes favorables au développement de l’éolien en Poitou-Charentes (source : Schéma Régional Éolien)h U
125 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
1.5.6 Gestion et mise en valeur des déchets
La gestion des déchets constitue l’une des nombreuses problématiques associées au développement urbain, et tient une place de plus en plus importante au sein de la planification locale au titre de la protection de l’environnement, préoccupation doré- navant majeure.
Le développement urbain entraîne naturellement une augmentation des besoins rela- tifs au traitement des déchets, notamment d’origine ménagère, nécessitant une antici- pation particulière de la collectivité au vu de la mise en œuvre de techniques appro- priées. Les fondements légaux de la gestion des déchets sont notamment posés par les lois du 15 juillet 1975 et du 13 juillet 1992, désignant notamment les communes comme responsables de l’élimination des déchets.
Plus récemment, la directive européenne 2008/98/CE dite « directive cadre sur les dé- chets » émet des objectifs chiffrés de recyclage et de valorisation des déchets. Au niveau national, les cadres légaux issus du « Grenelle de l’Environnement » renouvellent les objectifs associés à la gestion des déchets. La loi du 3 août 2009 prévoit notamment une réduction à la source de la production de déchets et une augmentation de la part du recyclage matière et organique. Egalement, elle dresse un objectif de diminution des déchets incinérés ou stockés de 15 %.
La loi fait ainsi évoluer le statut des déchets en tant que ressource pour la collectivité, à travers le tri et le recyclage des déchets. Certains d’entre eux deviennent notam- ment de nouvelles ressources énergétiques. La loi du 12 juillet 2010 dite « Engagement National pour l’Environnement » réaffirme et renforce les objectifs fixés par la loi du 3 août 2009, en déterminant un objectif de limitation du traitement des installations de stockage et d’incinération à 60 % des déchets produits sur le territoire, afin de favoriser la prévention, le recyclage et la valorisation.
La gestion des déchets sur Garat
Les obligations du PLU vis-à-vis de la prise en compte de la gestion des déchets sont limitées. Cependant, il convient de signaler l’existence du Plan d’Élimination des Dé- chets Ménagers et Assimilés du département de Charente, approuvé en 2007, qui fixe les objectifs et moyens en matière de gestion des déchets ménagers dans le respect de l’environnement.
Il existe également un Plan Départemental de Gestion des Déchets du BTP, approu- vé en 2004, que le PLU ne doit pas ignorer. Ce plan a pour objectif de lutter contre les décharges illégales, et a également pour vocation d’organiser la réutilisation des
matériaux issus de la déconstruction et des travaux publics routiers. Le plan organise un réseau de collecte et de traitement de ces déchets inertes, dont la propension à polluer l’environnement est très forte.
Localement, Garat adhère au syndicat départemental CALITOM, créé en 1995 à l’oc- casion de l’élaboration du premier Plan Départemental d’Élimination des Déchets de la Charente. Le syndicat CALITOM dispose dans ses statuts d’une compétence dite « collecte » et d’une compétence « traitement ». Ces deux compétences sont exercées par le syndicat CALITOM sur le territoire de la Communauté de Communes de la Vallée de l’Échelle.
La collecte des déchets s’opère sur un rythme hebdomadaire, au porte-à-porte. La commune compte 6 dépôts de verre. La déchetterie la plus proche est située sur la commune voisine de Dirac.
Le syndicat CALITOM possède un réseau de 31 déchetteries, 2 plates-formes de com- postage (sites de Saint-Sévère et Poullignac), 1 usine de pré-traitement mécano-biolo- gique des ordures ménagères (site de Sainte-Sévère), 1 installation de stockage des or- dures ménagères, 7 centres de stockage fermés (dont sites de Poullignac, Rouzède...), ainsi que 4 quais de transfert.
Le syndicat CALITOM a collecté 577 kilogrammes de déchets par habitant en 2013 (moyenne nationale de 590 kilogrammes/habitant). 281 kilogrammes/habitant ont été collectés en déchetterie. 64 kilogrammes/habitant sont issus de la collecte sélective. 36 kilogrammes/habitant sont du verre, et 195 kilogrammes/habitants sont des ordures ménagères.
Le syndicat mène une politique active de réduction et de mise en valeur des déchets, par différentes initiatives environnementales. Globalement, son action répond aux be- soins du territoire, et s’adapte à l’augmentation croissante de la population sur la com- mune. La gestion des déchets de met pas en valeur d’enjeu particulier pour le PLU.h U
126 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.7 GESTION DES RISQUES, DES POLLUTIONS ET DES NUISANCES
2.7.1 Prise en compte des risques
Risques identifiés sur Garat
Nature du risque Risque naturel Risque technol. Enjeu de territoire
Effondrement de cavités souterraines X Fort
Transport de marchandises dangereuses X Modéré
Retrait et gonflement des argiles X Faible
Inondations X Modéré
Risque sismique X Modéré
Feu de forêt X Modéré
Remontée de nappes phréatiques X Faible
Source : DDT Charente, DDRM Charente
Arrêtés de catastrophe naturelle sur Garat depuis 1982
Type de catastrophe Début Fin Arrêté
Inondations et coulées de boue 08-12-1982 1982-12-31 1983-01-13
Inondations et coulées de boue 16-06-1988 16-06-1988 24-08-1988
Mouv. de terrain retrait-gonflement argiles 01-06-1989 31-12-1990 04-12-1991
Mouv. de terrain retrait-gonflement argiles 01-01-1991 30-09-1998 23-02-1999
Inondations, coulées boue, mouv. terrain 25-12-1999 29-12-1999 29-12-1999
Mouv. de terrain retrait-gonflement argiles 01-07-2003 30-09-2003 22-11-2005
Mouv. de terrain retrait-gonflement argiles 01-04-2011 30-06-2011 27-07-2012
Source : DDT Charente, DDRM Charente
Le territoire de Garat est exposé à 6 grands risques naturels et technologiques, dont princi- palement les risques d’inondation et de mouvement de terrain. Malgré la diversité et l’im- portance de ces risques, le faible nombre d’arrêtés de catastrophe naturelle pris ces trois dernières décennies sur la commune, au nombre de 7, montre que Garat est globalement peu exposée aux risques majeurs.
Le Code de l’Urbanisme prévoit que les PLU déterminent les conditions permettant de prévoir ou de prendre en compte l’existence des risques naturels en édictant des règles spécifiques qui doivent être traduites sur le plan réglementaire.
La gestion des risques naturels et technologiques constitue une thématique d’importance majeure au sein du PLU. Celle-ci relève de la protection des biens et des personnes, consti- tuant un enjeu essentiel du développement du territoire.
De nombreux cadres légaux se réfèrent à la gestion des risques naturels et technologiques, tel que la loi du 22 juillet 1987, relative à l’organisation de la sécurité civile, et posant les fondements de la prévention des risques majeurs. La loi du 2 février 1995 relative au renfor- cement de la protection de l’environnement, institue notamment les Plans de Prévention des Risques Naturels en place de dispositifs antérieurs. La loi du 30 juillet 2003 complète ce corpus légal en créant le Plan de Prévention des Risques Technologiques.
La probabilité d’occurrence de risques sur le territoire communal, de type naturel ou tech- nologique, nécessite l’identification des secteurs d’aléa en vue d’établir des règles enca- drant les possibilités d’occupation des sols au sein du PLU. Cependant, la présence d’aléas n’engendre pas systématiquement l’impossibilité de construire sur les espaces y étant sou- mis. L’identification des aléas sur le territoire communal doit relever d’une réflexion appro- fondie sur leurs enjeux associés, au plan humain, économique ou financier.
Cette identification doit prendre en compte trois facteurs principaux, et en premier lieu, la nature des risques, leur probabilité d’occurrence et leur dangerosité. Doivent également être prises en compte, les conséquences de l’urbanisation au regard de la localisation des secteurs bâtis dans des zones soumises à aléa, ainsi que l’impact potentiel des risques sur les populations au regard de l’atteinte à l’intégrité physique des personnes et aux biens immobiliers, ainsi que sur les infrastructures et équipements publics.
Le Document Départemental des Risques Majeurs (DDRM) organise la gestion des risques au niveau départemental. En outre, les communes sont dans l’obligation d’établir le Dossier d’Information sur les Risques majeurs (DICRIM). Par ailleurs, un Plan Communal de Sauve- garde est obligatoire pour les communes couvertes par un Plan de Prévention des Risques.h U
127 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le risque d’inondation
Garat est concernée par un risque d’inondation qui se localise principalement au sein des vallées de l’Anguienne et de l’Échelle. Ce risque d’inondation est cartographié au sein des deux Atlas des Zones Inondables de la vallée de la Touvre et de l’Anguienne.
Les Atlas des Zones Inondables sont des document d’information qui n’ont pas de va- leur réglementaire, mais leur prise en compte au sein du PLU relève d’une obligation implicite au regard de la prévention et de la gestion des risques naturels vis-à-vis des biens et des personnes.
Le territoire communal est exposé à des crues fréquentes à exceptionnelles, affectant le lit majeur des cours de l’Échelle et de l’Anguienne. L’emprise des zones d’aléa sont globalement étroites et confinées. Elles n’affectent pas d’habitations, établies sur les relèvements du plateau. Toutefois, d’anciens moulins ponctuellement bâtis dans le lit majeur de l’Échelle sont exposés au risque.
De nombreux vallons connexes à la vallée de l’Échelle, exclus des zones inondables par les Atlas des Zones Inondables, jouent un rôle majeur dans l’écoulement des eaux de ruissellement. Au vu du risque potentiel pour les biens, il convient donc de les préserver de toute forme d’urbanisation dans une logique préventive.
Schéma de principe du risque d’inondation (source : BRGM, MEDD)
Zone inondable de l’Anguienne (source : AZI Anguienne, DDT 16, 2007)h U
128 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Zone inondable de l’Échelle (source : AZI Touvre, DDT 16, 2007)h U
129 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
L’aléa de remontée de nappes phréatiques
Le risque de remontée de nappe phréatique est susceptible d’engendrer des dégâts importants sur les bâtiments dont les fondations sont établies sur des sites à forte sensi- bilité. Ce dernier est la conséquence du débordement des nappes d’eau souterraine dont le toit est situé à proximité de la surface du sol. La nature du socle géologique influence fortement la localisation et l’intensité de l’aléa.
Sur le territoire de Garat, les eaux de l’Échelle et de l’Anguienne sont en étroite relation avec les nappes d’eau souterraines superficielles (nappes alluviales). Les périodes de pluie intense, notamment en hiver, sont particulièrement propices aux remontées de nappes phréatiques (nappes sub-affleurantes).
La grande partie de la commune est toutefois préservée de l’aléa de remontée de nappes phréatiques, qui affecte en premier lieu les fonds de vallée. L’aléa de remontée de nappes phréatiques et concomitant avec le risque d’inondation. On remarquera que l’aléa est absent au droit des vallons humides connexes à l’Échelle, bien que ce dernier soit probablement avéré.
A titre préventif, il conviendra donc de protéger le mieux possible ces fonds humides de toute forme d’urbanisation susceptible de générer un risque.
Localisation de l’aléa de remontée de nappes sur Garat (source : BRGM)
Schéma de principe de l’aléa de remontées de nappes phréatiques (source : BRGM)h U
130 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les aléas relatifs aux mouvements de terrain
L’aléa de retrait-gonflement des sols argileux
Le phénomène de retrait-gonflement des argiles, qui appartient aux aléas de type mouvements de terrain, engendre chaque année sur le territoire français des dégâts considérables aux bâtiments, et est à ce titre considéré comme un risque naturel ma- jeur.
En raison de leurs fondations superficielles, les maisons individuelles sont particulière- ment vulnérables face au risque de retrait-gonflement des argiles. La présence d’un aléa de retrait-gonflement des argiles ne doit pas nécessairement imposer l’incons- tructibilité des secteurs concernés, mais doit conduire à imposer, au titre du Code de la Construction et de l’Habitation, des prescriptions techniques adaptées pour éviter toute incidence sur les constructions.
La plupart des secteurs urbanisés sur la commune sont exposés à un aléa faible voire absent, à l’exception d’une section médiane qui englobe le bourg et qui correspond aux abords du plateau calcaire. Il sera fortement recommandé de réaliser des études de reconnaissance des sols avant tout projet d’urbanisation dans les zones exposées à un aléa de type modéré à fort.
Schéma de principe de l’aléa de retrait-gonflement des argiles (Source : BRGM)
Localisation de l’aléa de retrait-gonflement des argiles (source : BRGM)
Aléa faible
Aléa moyen
Aléa fort
Aléa inexistanth U
131 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les aléas relatifs aux carrières souterraines
Les carrières souterraines abandonnées sur Garat
D’après le BRGM, 58 carrières souterraines abandonnées ont été identifiées dans le dé- partement de la Charente. Parmi celles-ci, deux sont identifiées sur la commune de Garat et peuvent présenter un risque potentiel du fait de leur état de dégradation ou de leur environnement de surface (passage sous route ou sous zone habitée, présence de cheminées d’aérage ou puits d’extraction non protégés…).
Ces deux carrières souterraines sont situées de part et d’autre du village de « Sainte-Ca- therine ». La première, située au lieu-dit « Les Champs du Poteau », est située à 300 mètres au nord-ouest de « Sainte-Catherine » et la seconde dite « Les Champs de la Vaur », se trouve au sud-ouest du bourg de Garat. Ces deux carrières sont creusées dans un calcaire blanchâtre de la base du Turonien supérieur. Les dates de leur exploi- tation ne sont pas connues exactement.
La carrière des « Champs du Poteau » s’étend sur environ 20 750 mètres². Elle est affec- tée par de nombreux phénomènes karstiques et d’une multitude de fractures karstifiées d’une longueur moyenne de 10 à 15 mètres et d’une largeur de 5 à 10 centimètres. Selon le BRGM, aucune fissuration mécanique des piliers n’a été observée et aucune rupture en compression n’est à redouter à court ou moyen terme. Concernant les ac- cès, la mise en place de signalisation et de protection a été préconisée pour éviter l’accès aux promeneurs.
La carrière des « Champs de Vaur » s’étend sur environ 18 000 mètres². Elle est aussi affectée de nombreux phénomènes karstiques. Deux fractures importantes ont notam- ment été observées au sud-ouest de la carrière sous la RD 939. Des fontis ont égale- ment été repérés en surface dont le plus vaste s’étend sur 16 mètres de longueur avec une profondeur de plus de 5 mètres.
D’après le BRGM, aucune rupture en compression n’est à redouter à court ou moyen terme dû à la faible épaisseur de recouvrement. Les principales signes d’instabilité concernent le débourrage de fractures et de poches karstiques qui laissent penser l’ap- parition probable de nouveaux fontis en surface à court ou moyen terme. Concernant les accès à la carrière, le seul risque concerne les puits d’extraction et certaines chemi- nées d’aérage.
A titre de prévention, le PLU pourra utilement restreindre les possibilités de construire sur ces cavités souterraines, notamment en application de l’article R123-11, b) du Code de l’Urbanisme.
Localisation des cavités souterraines (source : IGN)h U
132 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Carrière dite « Champs de la Vaur » (source : BRGM)
Carrière dite « Champs du Poteau » (source : BRGM)h U
133 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le risque sismique
Le territoire de Garat est localisé en zone de sismicité de niveau 2 selon la lecture du décret du 22 octobre 2010, qualifiant le niveau de risque comme faible. Ce niveau de risque ne sous-entend pas de prescriptions particulières à intégrer au PLU. Il n’engage pas d’enjeu particulier sur la commune.
Les zones réglementaires en application du décret du 22 octobre 2010 (source : MEDD) VENDEE
DORDOGNE
GIRONDE
HAUTE-VIENNE
INDRE-ET-LOIRE
INDRE
MAINE-ET-LOIRE
Royan
NIORT
JONZAC
COGNAC
Thouars
SAINTES
POITIERS
PARTHENAY
BRESSUIRE
ROCHEFORT
CONFOLENS
ANGOULEME
LA ROCHELLE
MONTMORILLON
CHATELLERAULT
SAINT-JEAN-D'ANGELY
Décret du 22 octobre 2010
Commune en risque sismique faible (2)
Commune en risque sismique modéré (3) 0 10 20 5
km
Zones de sismicité en Poitou-Charentes
source : ©IGN Géofla®, 2009 - BRGM, 2010
®
©DREAL Poitou-Charentes SCTE DCAT - 2011
Le risque sismique : schéma de principe (source : MEDD)h U
134 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le risque de feu de forêt
Garat, en tant que commune forestière (534 hectares de forêt privée selon le CRPF Poi- tou-Charentes) est concernée par le risque de feu de forêt. Il s’agit d’incendies se dé- clarant et de propageant sur une surface d’au moins un demi-hectare de forêt, lande, maquis ou garrigue. Le département de la Charente est considéré comme de haut risque à l’échelle nationale.
Le domaine de Bois Blanc et le massif forestier de Soyaux sont concernés par le risque de feu de forêt, et nécessitent donc une attention particulière de la part du PLU. Il convient notamment de ne pas aggraver le risque en développant l’urbanisation au au sein des zones soumises à aléa, qui doivent être protégées par des zones « naturelles et forestières».
Principe du feu de forêt (source : MEDD)
Localisation du risque de feu de forêt (source : DDQT 16)
Conformément aux dispositions du code forestier relatives à la prévention des feux de forêts (article L.321-6), le Préfet de la Charente a approuvé le 22 février 2007, pour une durée sept ans, le plan départemental de protection des forêts contre les incen- dies. Le Préfet a fixé la liste des massifs à risque feux de forêt pour le département de la Charente. Cet arrêté précise également les mesures de débroussaillement et d’élagage obligatoires le long des routes ouvertes à la circulation publique (natio- nales et départementales) ainsi que le long des voies ferrées dans la traversée de ces massifs. En outre, il est rappelé que le code forestier rend obligatoires, dans les massifs à risque, certaines mesures de débroussaillement, notamment l’obligation de débroussailler et de maintenir débroussaillé une bande de 50 m autour des construc- tions et de dix mètres le long des voies privées y donnant accès.
le plan départemental de protection de la forêt contre l’incendie est consultable sur le site de la Préfecture (www.charente.gouv.fr) et en Préfecture.h U
135 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2.7.2 Les risques industriels et technologiques
Le risque de transport de marchandises dangereuses
Le transport de marchandises dangereuses par la route et/ou le rail
Le risque de transport de matières dangereuses est consécutif à un accident se produisant lors du transport, par voie routière, ferroviaire, aérienne, fluviale ou par canalisation, de ma- tières dangereuses. Par définition, le transport de matières dangereuses est itinérant. Garat est concernée par le risque de transport de marchandises dangereuses, qui se localise principa- lement sur la RD 939. Cette infrastructure supporte d’importants flux de trafic routier journalier.
Sur la RD 939 (commune de Dirac), le Conseil Départemental de Charente décompte 6 120 véhicules/jour en moyenne sur l’année 2014, dont 3,3 % de poids-lourds. Le niveau de trafic est de 6160 véhicules/jour au niveau l’entrée de l’agglomération (carrefour RD 939 et RD 1000), pour 5,4 % de poids-lourds. Il convient donc que le PLU prenne en compte ce risque potentiel en limitant tout développement linéaire de l’urbanisation sur cet axe, au-delà des parties ac- tuellement urbanisées.
Le transport de marchandises dangereuses par canalisations souterraines
Garat est traversée par trois canalisations de gaz, dites « Antenne de l’Angoumois » (DN 200), et « Artère des Charentes » (deux canalisations, DN 300). Ces ouvrages sont soumis à l’arrêté du 4 août 2006, portant règlement de la sécurité des ouvrages de transport de combustibles. Ils sont notamment assujettis à des servitudes d’utilité publique. Le passage de ces canalisation sur le territoire de la commune génère des zones dites de dangers significatifs, graves et très graves pour la vie humaine, correspondant à trois niveaux à partir desquels sont établis des périmètres restreignant les possibilités d’occuper le sol.
Diamètre de la
canalisation
Zone de dangers
très graves
Zone de dangers
graves
Zone de dangers
significatifs
DN 200 (PMS 67,7 bar) 30 50 65
DN 300 (PMS 67,7 bar) 65 95 125
Source : DDT 16
L’occurrence du risque est faible. Toutefois, il revient au PLU de déterminer les secteurs dans les- quels des restrictions aux possibilités de construire, reportés au sein des documents graphiques au titre de l’article L123-11, b) du Code de l’Urbanisme. Les établissements recevant du public peuvent se voir imposer de fortes restrictions d’implantation dans les zones dites de dangers graves à très graves pour la vie humaine.
Risque de transport de marchandises dangereuses (source : MEDD)
Les installations affiliées au risque industriel et technologique
Les activités dangereuses pour l’environnement sont soumises à la législation relative aux Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ar- ticle L511-1 et suivants du Code de l’Environnement). Selon la base nationale des ICPE et le recensement des ICPE par la DDT 16, Garat est concernée par une installation de type agricole et une installation de type industriel.
Établissements Localisation Activité Régime
AUDOUIN & FILS Peu Sec Extraction de matériaux Autorisation
M. B. BOURON Chez Mery Meute de chiens Déclaration
Source : base nationale des ICPE, MEDD, DDT 16
(Sous réserve d’actualisation des données par les exploitants)
On retiendra que des distances réglementaires de réciprocité peuvent être imposées entre certains bâtiments classés ICPE et l’habitat. C’est le cas pour les bâtiments agricoles. Les ICPE présentes sur la commune ne génèrent pas de contraintes ni d’enjeux particuliers au regard du PLU, compte-tenu de leur situation et de leur activité.
La carrière de « Peu Sec» exploitée par la société AUDOUIN & FILS est la plus im- portante ICPE sur la commune. Le site d’extraction se localise dans un secteur peu disposé au développement de l’urbanisation. Ce dernier ne génère pas de nuisances ni de pollutions majeures à l’encontre du voisinage.h U
136 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
De manière générale, il apparaît souhaitable que le PLU ne contribue pas à accroître la potentialité d’un risque industriel généré par les ICPE, en proscrivant le développe- ment de l’habitat dans leur environnement proche.
On précisera que 17 sites sont référencés dans la base de données BASIAS du BRGM. Cette base dresse l’inventaire historique des sites industriels et activités de service sus- ceptibles de constituer un danger pour l’environnement. 10 sites sont déclarés en ac- tivité et 7 ne sont plus en activité.
Établissements Localisation Activité Statut
LEFEBVRE Le Boisseau Dépôt d’hydrocarbures Act. révolue
JAMAIN Rue Bouillaud Fabrique de tuile et chaux Act. révolue
PERARD Bourg de Garat Atelier de peinture Act. révolue
CHAMBAUD Bournis Four à chaux Act. révolue
SARL RELAIS COMBE La Combe Joyeuse Station-service En activité
TUILERIE DENAT Denat Fabrique de tuiles Act. révolue
GARADE DELRIEUX Rue Ducongé Réparation de véhicules En activité
SARL NIVET Neuillac Dépôt d’hydrocarbures Act. révolue
NIOLLET Niollet Fabrique de tuiles Act. révolue
AUBREE La Penotte Imprimerie En activité
DUBARRy La Penotte Menuiserie En activité
ETS GARRAUD Route de Périgueux Réparation de véhicules En activité
GARAGE BERNARD Route de Périgueux Réparation de véhicules En activité
SARL AUDOUIN-ROBIN Peu Sec Extraction de matériaux En activité
BAR LE FONTENOY Route de Périgueux Dépôt d’hydrocarbures En activité
SARL APPLIC FROID Sainte-Catherine Réparation mat. frigorifique En activité
MECANELEC La Penotte Réparation mat. imprimerie En activité
Source : base de données BASIAS, 2015
Globalement, ces sites générant un danger potentiel pour l’environnement ne sou- lignent pas d’enjeu particulier pour le PLU, à l’exception de la carrière AUDOUIN située à « Peu Sec ». Celle-ci est encadrée par le Code de l’Environnement au titre des ICPE. Il convient de préciser que la commune ne renferme aucun site ou établissement ré- pertorié au sein de la base de données BASOL dressant l’inventaire des sites et des sols pollués. De même, aucun établissement n’est inscrit au sein du Registre Français des Émissions Polluantes.
Le cas particulier des activités agricoles
A propos des activités agricoles, il conviendra de préciser que 13 établissements agri- coles situés sur la commune sont répertoriés au sein du Règlement Sanitaire Départe- mental de Charente. Il s’agit d’activités d’élevage, dont le statut est à vérifier.
Établissements Localisation Activité Statut
LEYDIER-DELAVALLADE Le Picard Élevage de lamas En activité
FICHEUX Le Maine Errou Élevage de caprins Act. révolue
LALOI Grandes Tuileries Élevage d’ovins Act. révolue
SHR LES VALOIS Le Grand Lac Détention d’équidés Act. révolue
SCEA DENAT Chenaud Détention d’équidés En activité
BALLINGER Route de Dirac Élevage de volailles Act. révolue
BOURON Chez Mery Élevage bovins allaitants En activité
BRENET Tuileries de la Croix Élevage d’ovins Act. révolue
CALVEZ Bourg de Garat Élevage bovins allaitants En activité
FAYE Bassac Élevage bovins allaitants En activité
LEVRIER Chaix Élevage bovins allaitants Act. révolue
OLIVIER Route de Magnac Élevage bovins allaitants Act. révolue
SCEA CHATEAU BASTIDE Chât. Tranchade Élevage bovins allaitants En activité
Source : Règlement Sanitaire Départemental de Charente, DDT 16 (Sous réserve d’actualisation des données par les exploitants)
On retiendra qu’une règle de réciprocité (article L111-1-3 du Code Rural) impose le res- pect de distances d’éloignement à mettre en œuvre entre bâtiments agricoles d’éle- vage et habitations. La réciprocité implique que tout bâtiment agricole doit s’écarter d’un bâtiment résidentiel, et inversement, ceci afin de prévenir les conflits d’usage sus- ceptibles d’être générés par les besoins de développement des exploitations agricoles. La distance de réciprocité adoptée par le Règlement Sanitaire Départemental est de 50 mètres. Elle peut être supprimée dans le cas de bâtiments de stockage agricole qui ne génèrent à-priori pas de nuisances pour l’environnement.
Toutefois, chaque bâtiment agricole se verra appliquer une distance de « vigilance » de 100 mètres, conformément aux préconisations données par la Charte Agriculture, Urba- nisme et Territoires de Charente, en référence à la loi du 27 juillet 2010. Il s’agit d’évtier d’éventuels conflits de voisinage entre résidents et agriculteurs et assurer la pérennité voire le développement des exploitations.h U
137 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Sont par ailleurs à signaler deux installations classées celle de M.BOURON, Chez Mery, (meute de Chiens) et de Mme MONDELET, Les Bournis (élevages de Chiens)
2.7.3 Les pollutions et nuisances
Les pollutions et nuisances, engendrées par certaines activités humaines ainsi que cer- tains types d’aménagements, sont susceptibles d’affecter considérablement le cadre de vie d’un territoire, créant de multiples inconforts pour les populations, pouvant éga- lement engendrer des conséquences sur leur santé physique.
Les nuisances, de différents types (sonore, odorante, lumineuse, visuelle…), sont appré- hendées par les sens, influençant la perception de l’environnement et générant divers sentiments de gêne et d’incommodité. Celles-ci se transforment en pollution dès lors qu’elles affectent directement ou indirectement la santé humaine ainsi que les écosys- tèmes. En résulte alors un véritable enjeu de santé publique, mais également de préser- vation de l’environnement, que le PLU a pour devoir d’intégrer à ses objectifs.
Pollutions et nuisances d’origine atmosphérique
La bonne qualité de l’air constitue un critère d’importance pour le cadre de vie offert sur le territoire, conditionnant son attractivité et constituant un enjeu majeur pour la planification urbaine, alors que le développement des activités humaines est source de pollution atmosphérique.
La qualité de l’air est également synonyme d’enjeu au regard de la lutte contre les gaz à effet de serre, contribuant à l’accélération du changement climatique. Plusieurs textes législatifs se réfèrent aux problématiques liées à la qualité de l’air et à la lutte contre les gaz à effet de serre, tel que la loi du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie, codifiée aux articles L220-1 à L 228-2 du Code de l’Environne- ment. Elle rend obligatoire les plans de déplacements urbains (PDU) dans les agglomé- rations de plus de 100 000 habitants, fixe comme objectif la réduction de la circulation automobile en ville par le développement de modes de déplacements alternatifs.
Les lois du 3 août 2009 et du 12 juillet 2010 font également référence à l’enjeu d’une bonne qualité de l’air. Les lois « Grenelle » se réfèrent notamment à l’objectif de limi- tation de l’étalement urbain, source d’utilisation intensive des voitures particulières gé- nérant des émissions polluantes, et de densification des centres urbains principaux et secondaires desservis par les transports en commun. Celles-ci encouragent également la densification urbaine à proximité des infrastructures lourdes de transport (voies fer- rées, transports en commun en site propre) afin de créer les conditions d’une moindre utilisation de la voiture, source importante d’impact sur la qualité de l’air.
Les pollutions et nuisances atmosphériques sont susceptibles de porter atteinte au cadre de vie. Le territoire de Garat s’inscrit dans un contexte à dominante rurale et périurbaine, peu affecté par les nuisances atmosphériques. Le territoire est toutefois concerné par la présence de certaines activités économiques et infrastructures de transport à fort trafic susceptibles de générer des pollutions atmosphériques acciden- telles ou diffuses.
Ces activités peuvent être visées par les cadres légaux et réglementaires se rapportant aux ICPE ainsi que certains inventaires et bases de données. Les activités agricoles sont également une source non-négligeable de pollutions et/ou nuisances atmosphériques (épandage de pesticides…). On estimera toutefois que le contexte rural dominant sur la commune est propice à une qualité satisfaisante de l’air. Aucun enjeu particulier n’apparaît pour le PLU dans ce domaine.
Au niveau régional, l’association ATMO Poitou-Charentes réalise régulièrement des inventaires d’émissions polluantes et analyses de la qualité de l’air. L’agglomération d’Angoulême fait partie des territoires placés sous surveillance par ATMO Poitou-Cha- rentes. Sur ce territoire, les principales sources de pollutions et nuisances atmosphé- riques sont l’agriculture (émissions de NH3), l’industrie (émissions de CO2TOT, SO2) et les transports routiers (émissions de NOX, CO). Aucune problématique particulière n’a été soulevée sur Garat par ATMO Poitou-Charentes.
Inventaire des émissions polluantes (%) en Charente en 2010
Polluant Agricult. Autres sources Autres transports Energie Industrie Tertiaire, résid. Transp. routiers
CO 10,3 % 0 % 0,3 % 0 % 6 % 58,1 % 25,3 %
CO2TOT 4,4 % 0 % 0,4 % 0 % 29,6 % 27,1 % 38,6 %
COVNM 2,1 % 75,4 % 0,1 % 0,6 % 6,3 % 12,3 % 3,2 %
NH3 98,3 % 0 % 0 % 0 % 0,8 % 0 % 1 %
NOX 14,1 % 7,6 % 2,5 % 0 % 16,4 % 6,3 % 53,2 %
PM10 27,9 % 0 % 1,5 % 0 % 24,4 % 28,4 % 17,9 %
SO2 7,6 % 0 % 0 % 0 % 80,8 % 10,9 % 0,6 %
TSP 43,4 % 0 % 1,9 % 0 % 24 % 16,1 % 14,6 %
Source : ATMO Poitou-Charentes
Les pollutions et nuisances sonores
Les grandes infrastructures de transport génèrent d’importantes contraintes sur les terri- toires qu’elles traversent. Garat est notamment traversée par la RD 939, radiale sud deh U
138 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
l’agglomération d’Angoulême desservant celle-ci depuis Périgueux. Cette infrastruc- ture traverse le territoire d’est en ouest, dans des contextes alternant entre urbanisation dense et séquences agricoles et/ou forestières. On considérera que l’enjeu suscité par la RD 939 est important compte-tenu de son contexte urbanisé. Cet enjeu est d’autant plu fort que le trafic routier s’avère très important sur cet axe. Pour rappel, sur la RD 939 à hauteur de la commune de Dirac, le Conseil Départemental de Charente dé- compte 6 120 véhicules/jour en moyenne sur l’année 2014, dont 3,3 % de poids-lourds.
On précisera que le passage de la RD 939 engendre des contraintes réglementaires vis-à-vis de la prévention des nuisances sonores. La RD 939 est ainsi inscrite en catégo- ries 3 et 4 du classement sonore des infrastructures de transport terrestre tel que défini par l’arrêté préfectoral 2015 068-0019 en date du 9 mars 2015. La largeur des secteurs affecté par le bruit varie de 30 (catégorie 3) à 100 mètres (catégorie 4) de part et d’autre de l’emprise de la voie. Ce classement impose à tout propriétaire situé dans cette bande de prendre les mesures nécessaires lors d’une nouvelle construction ou d’une rénovation d’habitat (se référer à la pièce n°5.3 du présent PLU).
Les nuisances sonores générées par ces infrastructures ont donné lieu à l’établissement d’une carte de bruit stratégique en vertu de la directive européenne du 25 juin 2012 et de l’arrêté préfectoral du 16 décembre 2008. Celle-ci permet de localiser précisément les secteurs affectés par les nuisances sonores sur la commune.
On précisera que la RD 939 génère l’application de l’article L111-1-4 du Code de l’Ur- banisme sur la commune, au titre de la lutte contre l’urbanisation diffuse le long des grands axes de transport routier. Ce dernier impose ses effets réglementaires sur le PLU. Une bande inconstructible de 75 mètres est établie de part et d’autre de l’axe de la RD 939 hors des parties actuellement urbanisées.
Il revient au PLU de préciser les conditions d’application de l’article L111-1-4 du Code de l’Urbanisme sur la commune. Il est utile de préciser que certaines dérogations insti- tuées par l’ancien Plan d’Occupation des Sols seront renouvelées dans le présent PLU, notamment dans le secteur des « Chaumes ». Da manière générale, le PLU devra veil- ler à la prise en compte des contraintes réglementaires affectant la RD 939, et devra notamment prévenir tout développement de l’urbanisation diffuse autour de cet axe.
Le bruit constitue une forme de nuisance pouvant avoir des conséquences majeures sur le cadre de vie, affectant le confort de vie des habitants ainsi que leur santé. Ce critère de nuisance est désigné comme l’une des premières préoccupations des ménages urbains (INSEE, 2002).
La mixité des fonctions urbaines, promues par les principes fondateurs du Code de l’Ur- banisme à travers les articles L110 et L121-1, peut engendrer des conflits majeurs entre aménagements et activités sources de nuisances sonores et espaces sensibles au bruit (secteurs résidentiels, espaces publics, milieux naturels…), soulignant l’enjeu d’une prise en compte de cette nuisance majeure dans le cadre de l’aménagement. Le Plan Lo- cal d’Urbanisme, en tant qu’outil d’aménagement à portée réglementaire, peut être un levier d’action pour prévenir les nuisances sonores présentes sur le territoire, et lutter contre celles-ci. En France, la législation sur le bruit repose principalement sur la loi du 31 décembre 1992.
Extrait de la carte de bruit stratégique sur Garat (source : MEDD)h U
139 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Thématiques envi-
ronnementales
Nature des enjeux identifiés sur
le territoire Atouts et opportunités profitant au territoire Faiblesse et menaces pesant sur le territoire Enjeu
Milieu physique et
ressources natu-
relles
- Préserver la ressource en
eau sur le plan de la qualité
et de la protection des mi-
lieux aquatiques récepteurs
- Les réseaux hydrographiques de l’Échelle (et ses af-
fluents) et de l’Anguienne sont à l’origine d’écosys-
tèmes remarquables à préserver et valoriser
- L’Échelle et l’Anguienne sont soumises à de fortes
pressions qualitatives et quantitatives : des pollu-
tions agricoles diffuses et de potentiels rejets do-
mestiques mal-identifiés
- Des choix d’urbanisation susceptibles de créer des
incidences au regard du fonctionnement des bas-
sins versants : une préservation nécessaire des che-
mins d’écoulement des eaux, et notamment des
vallons connexes à l’Échelle
- Un réseau d’assainissement collectif dont le
bon fonctionnement est à garantir ; des travaux
d’extension et de rénovation sont à prévoir
2
Milieu naturel et
fonctionnement
écologique
- Valoriser les biotopes fores-
tiers ainsi que la ressource
sylvicole
- Préserver la qualité et la
fonctionnalité de la forêt de
Bois Blanc, des vallées de
l’Anguienne et de l’Échelle,
intégrant deux sites Natura
2000
- Préserver les milieux « ordi-
naires » générant de la bio-
diversité en milieu agricole
et urbain
- Un territoire recouvert à 38 % par des boisements,
dont la forêt de Bois Blanc ainsi que de nombreuses
chênaies blanches sur les coteaux bordant l’Échelle
et le plateau : une ressource sylvicole potentielle
mais toutefois limitée
- Une richesse environnementale profitant au territoire
et participant à l’identité de Garat, qui s’inscrit à la
transition entre les « Côtes de l’Angoumois » et le
« Pays du Karst »
- Une mosaïque de micro-habitats parcourant l’es-
pace agro-forestier, contribuant à une biodiversité
notable
- Des secteurs d’intérêt écologique notable que sont
les nombreux vallons humides connexes à la vallée
de l’Échelle
- Des secteurs d’intérêt écologique notable, tel que
les coteaux calcaires et anciennes carrières
- Une multitude de propriétaire et une taille moyenne
de parcelles forestières réduites, une ressource syl-
vicole d’intérêt limité excepté au sein du massif de
Bois Blanc
- Des sites Natura 2000 sous pressions agricoles et
urbaines, notamment la vallée de l’Anguienne
(secteur sud de Sainte-Catherine, secteur du « Ca-
barot ») et la vallée de l’Échelle (fortes pressions
agricoles et gestion intensive de la zone humide)
- Des sites exposés aux fragilités des bassins versants
(pollutions diffuses, imperméabilisation des sols…)
- Une « Trame Verte et Bleue » sous pressions urbaines
très fortes, ayant souffert d’un « grignotage » du-
rant les trois dernières décennies
- Des zones humides sous fortes pressions urbaines,
peu valorisées sur le plan agricole et paysager
- Un patrimoine naturel parfois mal-protégé, avec le
cas de la dégradation de la Sablière de la Brousse
3
2.8. SYNTHÈSE DES ENJEUX ENVIRONNEMENTAUXh U
140 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Thématiques envi-
ronnementales
Nature des enjeux identifiés sur
le territoire Atouts et opportunités profitant au territoire Faiblesse et menaces pesant sur le territoire Enjeu
Milieu naturel et
fonctionnement
écologique
- Préserver et maintenir la
« trame verte et bleue » en
compatibilité avec le SCOT
de l’Angoumois et le SRCE
Poitou-Charentes
- Les vallées de l’Échelle et de l’Anguienne, des axes
« verts et bleus » constituant des éléments forts de la
« Trame Verte et Bleue » de l’Angoumois
- La forêt de Bois Blanc, un réservoir biologique régio-
nal fonctionnant en interaction étroite avec d’autres
massifs départementaux (forêt de la Braconne)
- Un milieu agricole propice aux déplacements de
la faune du fait de la présence de nombreux « bio-
topes-relais » (haies, boisements, prairies…)
- Une urbanisation qui a « grignoté » les espaces-tam-
pon bordant les sites Natural 2000, et plus particu-
lièrement la vallée de l’Anguienne
- Un massif forestier bien valorisé, pouvant toutefois
souffrir d’une mauvaise gestion de ses lisières, sous
fortes pressions agricoles
- Une urbanisation créant de fortes pressions sur la
« Trame Verte et Bleue », de par la multiplication
des constructions au contact de hameaux en mi-
lieu agricole
3
Gestion des éner-
gies et lutte contre
le changement
climatique
- Mieux gérer les énergies
(économie, diversification
des ressources)
- Mieux gérer les flux de dé-
placement
- Encourager la valorisation
des déchets (recyclage,
production énergétique)
- Des futurs projets d’aménagement susceptibles de
porter les principes d’économie d’énergie
- Une filière « bois » susceptible d’être valorisée sur le
territoire à l’avenir, compte-tenu de la forte densité
de boisements sur la commune
- Des possibilités de densification du centre-bourg per-
mettant d’entrevoir un développement des modes
de déplacement alternatifs à la voiture pour les dé-
placements courts
- Les déchets, une ressource potentiellement impor-
tante à valoriser sur le territoire
- Un équilibre nécessaire entre valorisation des res-
sources naturelles et préservation du patrimoine
biologique
- Quelles contraintes en matière d’exploitation fores-
tière (déplacements, qualité de la ressource, orga-
nisation de la profession…) ?
- Une forte dépendance du territoire à l’automobile,
exigeant du pragmatisme quant aux solutions à
proposer (transports en commun, déplacements
« doux »)
1
Risques, pollutions
et nuisances
- Gérer les différents risques
naturels
- Gérer les activités et instal-
lations dangereuses
- Des risques naturels notables (inondation, mouve-
ment de terrain…), qui se sont cependant peu mani-
festés sur les vingt dernières années
- Un territoire communal échappant à la présence
d’activités industrielles à risque majeur
- L’aléa de crue, un phénomène à prendre en
compte dans le cadre du PLU
- Une gestion des eaux pluviales à renforcer dans le
contexte d’un bassin versant artificialisé par le dé-
veloppement urbain
- Présence d’activités de carrière générant des
contraintes réglementaires
- Présence d’activités agricoles générant des péri-
mètres de réciprocité à intégrer dans le PLU
2h U
141 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Thématiques envi-
ronnementales
Nature des enjeux identifiés sur
le territoire Atouts et opportunités profitant au territoire Faiblesse et menaces pesant sur le territoire Enjeu
Risques, pollutions
et nuisances
- Réduire les sources de pol-
lution et nuisances
- Assurer l’insertion pay-
sagère des futurs projets
d’aménagement
- Un environnement communal et des zones urbani-
sées peu exposés aux nuisances
- Présence d’une voie à grande circulation géné-
rant des contraintes réglementaires
- Le PLU devra prévenir toute apparition de pollu-
tions et nuisances sur le territoire, notamment au
regard des milieux aquatiques
- Un développement des formes urbaines qui s’est
parfois placé en rupture avec le bourg ancien
- Un effort d’insertion des activités économiques au
paysage, qu’il convient de renforcer
- Une urbanisation diffuse à contenir sur les infrastruc-
tures routières principales et notamment la RD 939
entre Sainte-Catherine et « Le Cabarot »
2
Patrimoine pay-
sager et architec-
tural
- Préserver les paysages agri-
coles et forestiers identi-
taires de la commune
- Veiller au respect du patri-
moine architectural ancien
et des monuments histo-
riques
- Des paysages agricoles et forestiers gages de l’iden-
tité des « Côtes de l’Angoumois » et du « Pays du
Karst »
- Des perspectives d’intérêt sur le centre-bourg de-
puis les hauteurs du plateau des « Côtes de l’Angou-
mois », un cadre de vie susceptible de conforter l’at-
tractivité résidentielle de la commune
- Une forte qualité architecturale, une dimension
culturelle et historique du bourg ancien
- Des bâtiments de valeur historique et architecturale
au sein de l’espace agricole
- Des paysages évoluant sous les pressions urbaines,
engendrant de l’étalement urbain linéaire et de
l’habitat diffus au contact du bourg ancien : une
logique de régulation à rechercher
- Des paysages urbains ayant été banalisés par des
formes pavillonnaires de faible intérêt
- Une architecture du bourg ancien d’intérêt, à va-
loriser par l’aménagement des espaces publics
- Le risque d’une « déprise » du petit patrimoine et
du bâti ancien remarquable
3
Conclusions
- Un état initial de l’environnement sous fortes pressions urbaines, compte-tenu de la forte influence de l’agglomération d’Angoulême. Des espaces na- turels inégalement valorisés, parfois sous la menace de l’urbanisation dans le cadre de l’actuel POS. Un bâti ancien en concurrence avec des formes contemporaines aux codes architecturaux drastiquement différents. Des enjeux paysagers prégnants : insertion du bâti économique, aménagement des « portes » du territoire et amélioration de la RD 939.h U
142 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
3. ANALYSE DE LA POPULATION,
DE L’ÉCONOMIE ET DU LOGEMENTh U
143 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
0 5 10 km
Limites administratives
EPCI du SCOT de l'Angoumois
Régions, départements
Variables d'analyse
Libellé des zones
111 - Grand pôle
112 - Couronne d'un grand pôle
120 - Multipolarisé des grands pôles
211 - Pôle moyen
212 - Couronne d'un pôle moyen
221 - Petit pôle
222 - Couronne d'un petit pôle
300 - Autre multipolarisé
400 - Hors influence des pôles
Source : INSEE
Garat
Le pôle urbain d’Angoulême constitue le principal vivier d’équi- pements, de commerces, d’emplois et d’activités économiques à l’échelle du département de Charente.
La bonne desserte du territoire, assurée par la Départementale 939 (Angoulême-Périgueux), garantit au territoire une attractivité et des opportunités économiques importantes. Garat se situe à la porte de l’espace d’agglomération d’Angoulême, mais reste une commune à caractère rural.
Le zonage en aires urbaines de l’INSEE, 2010
3.1 PRÉAMBULE DE L’ÉTUDEh U
144 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
3.2 ÉVOLUTION DE LA POPULATION
3.2.1 Démographie communale
Garat compte 1 937 habitants selon l’INSEE en 2012 (pop. légale 2013). On compte 987 hommes et 950 femmes en 2012. L’évolution de la courbe démographique montre que le territoire communal connaît une croissance continue de sa population depuis 1975, et plus particulièrement sur la période 1968-1982.
Une période de stagnation est toutefois observée entre 1990 et 1999, succédée par une nouvelle poussée démographique entre 1999 et 2013. La commune enregistre un gain de 456 habitants entre 1999 et 2013. Garat profite notamment de sa très bonne desserte depuis la RD 939 (Angoulême – Périgueux), qui constitue une radiale d’ag- glomération.
Recensements de la population entre 1968 et 2013
1968 1975 1982 1990 1999 2010 2013
Population 684 918 1 255 1 484 1 481 1 871 1 937
Densité moy. (hab/km2) 35.2 47.2 64.6 76.3 76.2 96.2 99.6
Sources : Insee, RP1968 à 1999 dénombrements, RP2007 et RP2012
Parallèlement, le territoire s’est fortement densifié passant de 35 habitants/kilomètre² à 111 habitants/kilomètre² entre 1968 et 2013. A titre de comparaison la densité moyenne sur le territoire du département de la Charente s’élève à 59 habitants/kilomètre².
Cette croissance démographique s’inscrit ainsi dans un contexte local dynamique. A l’échelle de l’aire urbaine, l’évolution de la population sur ces dix dernières années est forte mais pas homogène. Ce sont les communes de la deuxième et troisième cou- ronnes ainsi que celles traversées par les grandes infrastructures de transport qui ont enregistré les plus fortes hausse de population.
Î La vigueur de la démographie communale est un atout pour le développement du territoire.
Î Cette croissance exige cependant une véritable maîtrise sur le plan urbain au regard de la préservation des paysages, l’offre de logement, des équipements et des réseaux publics...
684
918
1255
1484 1481
1871 1937
0
500
1000
1500
2000
2500
1968 1975 1982 1990 1999 2010 2013
Courbe d’évolution de la population entre 1968 et 2013
(source : INSEE)h U
145 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Évolution de la population des communes entre 2007 et 2012 selon l’INSEE
Entre 2007 et 2012, le taux de variation annuel moyen de la popu- lation communale est supérieur à 0,6 % contre 0,5 % à l’échelle de l’aire urbaine d’Angoulême.
Garat, commune de la seconde voire troisième couronne de l’ag- glomération affiche l’un des taux de croissance les plus importants de l’aire urbaine.h U
146 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La densité de population en 2015 (nombre d’habitants au kilomètre²)
La densité moyenne à l’échelle de l’aire urbaine d’Angoulême est de 111,7 habitants/km2, très proche de la densité moyenne du terri- toire français.
Garat s’inscrit dans une densité moyenne assez typiquement périur- baine, avec 99,5 habitants/km2. Cette densité moyenne a fortement augmenté depuis ces vingt dernières années (+26 %), soulignant des mutations territoriales profondes.h U
147 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
3.2.2 Mécanismes d’évolution démographique
La démographie est animée par deux mécanismes : le solde naturel et le solde migra- toire.
La croissance soutenue entre 1999 et 2012 est ainsi principalement due à un solde mi- gratoire excédentaire,
Force est de constater que cette attractivité a fortement évolué au cours de ces 50 dernières années, alors que le solde naturel s’est quasi maintenu,
Ainsi, le solde migratoire « explose » dans les années 1975-1982 pour atteindre 4 % puis s’écroule jusqu’à devenir négatif dans les années 1990, Il s’agit d’un phénomène constaté sur toutes les communes de la périphérie d’Angoulême,
La croissance du territoire peut donc être définie comme globalement exogène et for- tement tributaire de ce paramètre.
Dans la même période, la croissance est également soutenue par le solde naturel qui se maintient jusqu’en 1999 et tend même à la hausse de 1999 à 2012. la commune en- registre ainsi un solde naturel de +0,5 % sur cette période, c’est un des plus importants de l’aire urbaine.
Cette tendance est structurelle : le solde naturel est positif depuis la fin des années 1960.
A l’échelle de l’aire urbaine d’Angoulême, la croissance de la population est essentiel- lement due à une bonne dynamique migratoire (+0,3 % entre 1999 et 2012), profitant aux communes périphériques en défaveur d’Angoulême. L’aire urbaine d’Angoulême est également un territoire relativement jeune, de par le bon maintien du solde naturel et de la natalité.
Î L’équilibre démographique du territoire est essentiellement lié à la vigueur du solde migratoire et à la bonne natalité. Cette évolution est particulièrement imputable à l’accueil de jeunes ménages avec enfants depuis ces dernières années, facteur de dynamisme.
13,8
12,3
10,3
8,1
9,3
11,5 10,9
8,1
7,2
5,8 5,3 5,6
0
2
4
6
8
10
12
14
16
Les taux de natalité et de mortalité (source : INSEE)
Taux de natalité
Taux de mortalité
4 4,1
1,8
-0,2
1,7
1,3
0,3 0,4 0,3 0,2 0,5
0,6
-0,5
0
0,5
1
1,5
2
2,5
3
3,5
4
4,5
Les soldes migratoires et naturels (source : INSEE)
Solde migratoire
Solde naturelh U
148 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Évolution de la population due au solde migratoire 2007-2012 Évolution de la population due au solde naturel 2007-2012
Les soldes migratoires et naturels
A l’échelle de l’Angoumois, on constate que la croissance de la population est assez équilibrée entre solde migratoire et solde naturel. L’Angoumois résiste notamment bien au phénomène de vieillissement, qui affecte une grande partie des communes du département. On constate également que la croissance de la couronne d’agglomération est alimentée par un phénomène de desserrement qui porte préjudice au pôle-centre d’Angoulême.h U
149 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Etat du renouvellement générationnel
L’évolution de la pyramide des âges
La structure de la population communale selon l’âge apporte des informations d’im- portance quant à l’évolution démographique et aux besoins engendrés en matière de logements et d’équipements.
Ainsi, entre 1999 et 2012, on observe une double-tendance au rajeunissement et au vieillissement de la population se traduisant par la hausse de la classe d’âge située entre 0 et 14 ans et la hausse des classes d’âges situées au-delà de 59 ans.
En 2012, les 0-14 ans représentent 20,2 % de la population de Garat, tandis que les 60-74 ans représentent 18,2 %. Celle classe d’âge a le plus fortement progressé depuis 1999.
Toutefois la tranche d’âge la mieux représentée en 2012 est celle des 30 à 44 ans, suivi de de près par les 45-59 ans.
Garat figure parmi les communes de l’aire urbaine comptant la plus importante popu- lation de 0-14 ans.
En 2012, les moins de 20 ans représentent 24,9 % de la population, contre 16,5 % pour les 65 ans et plus. Ces deux ratios peuvent être mis en rapport pour établir l’indice de renouvellement générationnel. En résulte que cet indice est de 66,3 points en 2012 à Garat, révélant un très bon renouvellement générationnel sur la commune.
Cet indice de renouvellement générationnel est également très satisfaisant à l’échelle de l’aire urbaine d’Angoulême, alors qu’il est très défavorable pour certains secteurs du
département tel que le nord et le sud.
Î L’étude de l’âge de la population montre ainsi un bon taux de jeunesse de la popu- lation, bien qu’un certain vieillissement soit amorcé depuis dix ans.
Î Le phénomène de vieillissement de la population est susceptible de s’accentuer sur le territoire dans les années futures, et risque d’engendrer des besoins spéci- fiques en matière de logements, équipements et services. Notons qu’en 2040 selon l’INSEE, la part des 60 ans et plus dans la population sera estimée à 4 personnes sur 10 au niveau du département de la Charente, contre 3 actuellement.
18,2
14,7
21,5
26,8
13,1
5,1
20,2
10,8
22,4 21,9
18,2
6,4
0
5
10
15
20
25
30
0 à 14 ans 15 à 29 ans 30 à 44 ans 45 à 59 ans 60 à 74 ans 75 ans ou plus
Evolution de la population par tranches d’âge (source : INSEE)
1999
2012h U
150 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
L’état du renouvellement générationnel
La jeunesse de la population est un trait remarquable de l’aire urbaine d’Angoulême. Garat figure parmi les communes accueillant la plus importante proportion de jeunes de moins de 20 ans. Inversement, la population des personnes âgées est nettement moins importante sur la région d’Angoulême qu’à l’échelle du département. La part des 60 ans et plus sur Garat est équivalente à celle de l’aire urbaine. On note toutefois un phénomène de vieillissement sur les premières et secondes couronnes de l’agglomération, par rapport au recensement de 1999. Ce phénomène devrait s’accentuer à l’avenir.
Part des moins de 20 ans en 2012 Part de population âgée de 65 ans ou plus en 2012h U
151 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
0 10 km
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France par commune - thème : Population
Situation
Rapport de la population des 65 ans ou plus sur les
moins de 20 ans, 2009
source : Insee, RP2009 exploitation principale
115,9
81
61,7
45,8
Angoulême
L’Isle-
d’Espagnac
Soyaux
Ruelle-sur-Touvre Gond-
Pontouvre
La Couronne
Saint-
Michel
Saint-Yrieix-
sur-Charente Fléac
Saint-
Saturnin
Magnac-sur-
Touvre Touvre
Mornac
Linars
Saint-
Simon
Champniers
Brie
Jauldes
Balzac
Vindelles
Marsac
Asnières-sur-
Nouère
Puymoyen
Sers
Vouzan
Bouex Garat
Dirac
Torsac
Dignac
Mouthiers-sur-
Boême
Voeuil-et
Giget Roullet-Sait-
Estèphe
Sireuil
Trois-Palis
Claix
Plassac-Rouffiac
Voulgézac
Limites administratives
Commune de Garat
CC de la Vallée de l’Echelle
Périmètre du SCOT de l’Angoumois
Le rapport des individus de plus de 65 ans et de moins de
20 ans ou plus correspond à l’indice de renouvellement
générationnel.
Cet indice est de 66,3 points sur Garat en 2010, et té-
moigne d’un bon renouvellement générationnel. Cet
indice est de 82,6 à l’échelle de l’aire urbaine d’An-
goulême, révélant que Garat se situe parmi les com-
munes les plus jeunes de l’agglomération.
D’autre part, le renouvellement générationnel est glo-
balement bon sur l’aire urbaine par rapport au départe-
ment (101,9 points en 2010).h U
152 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
3.2.3 Caractéristiques des ménages
L’évolution des ménages
Selon l’INSEE, 750 ménages ont été recensés sur la commune en 2012, ainsi que 756 ré- sidences principales. L’INSEE ne fournit que peu de données détaillées sur les ménages à l’échelle de la commune, pour cause de secret statistique lié à la non-atteinte d’un seuil de la population suffisant.
Le nombre de personnes par ménage ne cesse de diminuer depuis les années 1960. Cette diminution tendancielle du nombre de personnes par foyer est qualifié de « des- serrement » des ménages et c’est un phénomène national.
Ce dernier correspond à la diversification du modèle de la famille nucléaire, animé par de nouveaux modes de vie (diminution du nombre d’enfants par foyer, déve- loppement de familles monoparentales, augmentation du célibat ou encore du veu- vage…).
Selon l’INSEE, le nombre de personnes par ménage sur la commune est de 2,5 en 2012. Il s’agit d’un des plus hauts niveaux enregistrés à l’échelle de l’aire urbaine d’An- goulême, dont le nombre moyen de personnes par ménage est de 2,2.
Par ailleurs, entre les deux périodes censitaires, la baisse est minime. En outre, plus on vieillit et plus on vit seul. Sur la commune 42% des plus de 80 ans vivent seuls.
Î Force est de constater que sur le territoire, le desserrement des ménages est moindre témoignant de la prépondérance de ménages relativement jeunes en- core à dominante familiale.
3,4 3,3
3,1 3
2,6 2,5
0
0,5
1
1,5
2
2,5
3
3,5
4
1968 1975 1982 1990 1999 2012
Evolution de la taille des ménages entre 1968 et 2012
(source : INSEE)
1,2
6,3 5,7
9,8
21,6 19,4
2,1
5,2
8,2 9,6
15,2
42,1
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
15 à 19
ans
20 à 24
ans
25 à 39
ans
40 à 54
ans
55 à 64
ans
65 à 79
ans
80 ans ou
plus
Personnes vivant seules selon l’âge : comparaison entre 1999 et 2012
(source : INSEE)
1999
2012h U
153 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les caractéristiques des ménages à échelle communale
Les caractéristiques des ménages à l’échelle communale A l’échelle de l’aire urbaine d’Angoulême, la taille des ménages est assez contras- tée entre communes du cœur d’agglomération et communes de la périphérie.
Garat figure parmi les communes les plus « familiales » avec des mé- nages de grande taille.h U
154 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Toutefois, la famille nucléaire se maintient toutefois à un niveau élevé comparative- ment à l’échelle départementale (2,2 personnes par ménage en 2010). Le modèle de la famille nucléaire demeure donc dominant sur la commune.
Ce fait est conforté par la situation matrimoniale dominante sur Garat, soit le couple marié, alors que 60,4 % des individus de 15 ans et plus déclarent en 2010 être mariés. La vie en couple est un fait dominant sur la commune, toutes classes d’âge confondues à partir de 25 ans.
La famille nucléaire correspond à la typologie globale de logement proposée sur la commune : en 2010, l’INSEE estimait à 61,8 % la part des logements de 5 pièces ou plus (résidences principales), soit une typologie répondant aux besoins de familles avec enfants.
Le phénomène de desserrement des ménages est toutefois réel et suscite des enjeux quant à l’adaptation de l’offre du logements à de nouvelles typologies familiales.
Sur la commune, la question se posera notamment au regard de la prise en charge des personnes âgées, dont nombre d’entre elles vivent seules.
Î Les ménages sont plutôt de grande taille sur la commune. Notons cependant que le développement du veuvage impose une réflexion quant à la prise en charge des individus âgés vivant seules.
1,1
18,7
87,7 85,2 86,8 82,9
36,8
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
15 à 19 ans 20 à 24 ans 25 à 39 ans 40 à 54 ans 55 à 64 ans 65 à 79 ans 80 ans ou plus
Personnes de 15 ans ou plus déclarant vivre en couple selon l’âge en 2012 (source : INSEE)
7,7
5,2
26,7
60,4
Etat matrimonial des personnes de 15 ans ou plus en 2012
(source : INSEE)
Divorcés
Veufs
Célibataires
Mariésh U
155 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les effectifs scolaires
Selon l’INSEE en 2010, le taux de scolarisation de la population des 2-17 ans était de 92 %, et de 87 % pour les 2-24 ans.
419 individus résidant sur la commune, toutes tranches d’âges comprises, étaient sco- larisés en 2010, soit 14,6 % de la population. Cette part relativement importante est à corréler avec le bon niveau de jeunesse de la population, alors que la classe d’âge des 0-14 ans a fortement progressé entre 1999 et 2010.
Au regard de la scolarité, la commune de Garat a réalisé une entente avec les com-
munes de Dirac et Bouex pour la prise en charge des élèves de maternelle.
La commune accueille une école élémentaire de 5 classes pour près de 120 élèves. La cinquième classe a été ouverte après 2008.
Force est de constater que les effectifs ont globalement augmenté depuis 2004. On enregistre un pic d’accueil sur l’année scolaire 2009-2010. Sur Garat, on enregistre une moyenne de 251 élèves entre 2004 et 2013 (source : commune de Garat).
132 144 149 142 151 146 141 135 136
99 94
105 100 114 124 118 114 119
0
50
100
150
200
250
300
Evolution des effectifs scolaires entre 2004 et 2013 (source :
commune de Garat)
école élémentaire
école maternelleh U
156 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
3.3 POPULATION ACTIVE ET CATÉGORIES SOCIO-PROFESSIONNELLES
3.3.1 Composition de la population active
1 183 individus actifs ont été recensés en 2012, soit 75,3 % de la population des 15-64 ans recensée sur la commune par l’INSEE.
La part des actifs a augmenté depuis 1999 parallèlement à la hausse de la population.
Les actifs ayant un emploi représentent 70 % de l’échantillon (taux d’emploi), alors que les chômeurs occupent une part de 6 %*.
Parmi les inactifs, force est de constater la réduction de la part des étudiants et l’aug- mentation de la part des retraités entre 1999 et 2012 en lien avec le phénomène global de vieillissement de la population.
Comparativement, on observe sur l’aire urbaine d’Angoulême une part des actifs éta- blie à 72,6 % des individus de 15 à 64 ans en 2009. Par ailleurs, 63,3 % des actifs ont un emploi, tandis que 9,3 %* sont au chômage la même année. En outre, les inactifs représentent 27,4 % des 15-64 ans sur l’aire urbaine en 2012.
Î La commune de Garat se caractérise par une hausse de sa population active et un taux de chômage assez bas comparé au reste de l’aire urbaine. Elle n’échappe pas par ailleurs à l’un des effets du vieillissement de la population c’est-à-dire la hausse de la proportion de retraités.
72 75,3
28 24,7
0%
20%
40%
60%
80%
100%
1999 2012
pop,inactive
pop, active
Population de 15 à 64 ans par type d’activité
70%
6%
11%
7%
6%
Population de 15 à 64 ans par statut en 2012(source
: INSEE)
Actifs ayant un
emploi
Chômeurs
Retraités
Etudiants
Autres inactifsh U
157 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le chômage et le statut des employés
Le nombre de chômeurs au sens de l’INSEE a légèrement baissé entre 1999 et 2012 pas- sant de 71 à 67. Conformément au constat effectué au niveau national, le chômage touche davantage les jeunes actifs de moins de 24 ans ainsi que les femmes.
La commune compte 837 actifs occupés, dont 85 % ont des emplois de salariés ce qui correspond à la part observée à l’échelle du département.
*Remarque : taux de chômage au sens de l’INSEE estimé sur l’ensemble de la popu- lation des 15-64 ans, et non au sens de Pôle Emploi, qui dénombre 23 chômeurs sur la commune (catégories A, B, C) au 31 décembre 2011.
Î La population locale est globalement épargnée par le chômage. Ce dernier touche néanmoins davantage les jeunes et les femmes.
Chômage des 15-64 ans 2012 1999
Nombre de chômeurs 67 71
Taux de chômage en % 7.5 9.6
Taux de chômage des hommes en % 5.1 9.5
Taux de chômage des femmes en % 10 9.8
Part des femmes parmi les chômeurs en % 65.2 46
Hommes % Femmes %
Ensemble 441 100 396 100
Salariés 363 82.3 354 89.5
- Tiitulaires de la fonction publique
et CDI 321 72.6 319 80.5
- CDD 21 4.8 25 6.3
- Intérim 9 2.0 2 0.5
- Emplois aidés 1 0.2 4 1
-Apprentissage-stage 12 2.6 5 1.2
Non salariés 78 17.7 42 10.5
-Indépendants 33 7.4 23 5.9
- Employeurs 45 10.3 18 4.6h U
158 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le revenu médian par unité de consommation en 2012 à l’échelle communale
A l’échelle du département de la Charente, on constate que les re- venus les plus élevés se concentrent au sein des agglomérations d’An- goulême et de Cognac, et plus particulièrement au sein des couronnes.
En 2012, l’aire urbaine d’Angoulême présente un revenu médian par habitant (19 316 €) bien supérieur à celui observé à l’échelle du dépar- tement (18 756 €).
Garat dispose d’un revenu médian par unité de consommation supé- rieur à 21 586 € en 2012, soit l’un des niveaux de revenus les plus impor- tants à l’échelle de l’aire urbaine.h U
159 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Selon l’INSEE en 2010, Garat appartient à la zone d’emploi
d’Angoulême, regroupant 327 communes essentiellement
au sein du département de la Charente, soit 275 410 ha-
bitants en 2012 dont 109 045 actifs ayant un emploi et ré-
sidant dans la zone.
Selon les données de l’INSEE, le nombre d’emploi dans la
zone s’élèverait à 319. Parmi lesquels on comptabiliserait
82.9 d’emplois salariés dont 15 % d’emplois à temps par-
tiel.
L’indicateur de concentration d’emploi, établi à 38 % en
2009, confirme que le territoire offre peu d’emplois pour la
population locale (moins de 4 emplois pour 10 habitants).
Cet indicateur est par ailleurs en baisse depuis 1999, révé-
lant une dépendance de plus en plus importante du ter-
ritoire communal vis-à-vis d’Angoulême et sa zone d’em-
ploi.
Très logiquement, la population active locale se caracté-
rise par une forte mobilité, 723 actifs occupant leur emploi
en dehors de la commune, soit 86,3 % des individus titu-
laires d’un emploi.
Seulement 13,7 % des actifs résidant sur la commune y
travaillent également. A l’échelle de l’aire urbaine d’An-
goulême, ils sont 27% des actifs occupés à demeurer sur
leur commune de résidence.
En découlent d’importants déplacements quotidiens
entre domicile et travail, ce que confirme le taux de moto-
risation des ménages établi à 93 %, tandis que près de 60%
des ménages déclarent posséder deux voitures ou plus.
Î Une population active très mobile générant des flux
conséquents. Un territoire fortement dépendant de la
voiture.
3.3.2 Statut et localisation des emplois Migrations domicile-travail en région Poitou-Charentes (Source : INSEE, 2007)
En Poitou-Charentes, 63,3 % des actifs occupés travaillent
en dehors de leur commune de résidence en 2007, géné-
rant une mobilité quotidienne domicile-travail proche du
niveau national (64,7 %).
Angoulême est le principal pourvoyeur en emplois au
niveau local. L’agglomération d’Angoulême constitue
un pôle d’influence départementale, voire régionale,
qui s’intègre à l’armature dense des villes moyennes du
grand ouest.
14%
82%
1%
3%
0%
Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un
emploi et qui résident sur Garat (source : INSEE)
Commune de résidence
Commune du
département
Hors département
Hors région
Hors France
métropolitaine
27%
69%
1% 3% 0%
Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un
emploi et qui résidant dans l’aire urbaine d’Angoulême
(source : INSEE)
Commune de résidence
Commune du
département
Hors département
Hors région
Hors France
métropolitaineh U
160 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Une étude sur les déplacements domicile-travail réalisée dans le cadre de l’élaboration du SCOT (source : Les déplacements sur le territoire du SCOT de l’Angoumois) permet d’appréhender plus finement les déplacements domicile-travail et leurs conséquences sur l’organisation du territoire (et ré- ciproquement).
Il en ressort notamment qu’en moyenne, les habitants de la région d’An- goulême (périmètre d’étude du SCOT) effectuent chaque jour 3,8 dépla- cements, dont 2,8 déplacements motorisés et 0,16 déplacements dans les transports en commun. Le seuil de rupture entre déplacements « doux » et déplacements motorisés est de l’ordre de 1 kilomètre. La voiture est surtout privilégiée par les 25-49 ans qui n’hésitent pas à prendre leur voiture pour des déplacements inférieurs à 1 kilomètre.
Par ailleurs, les habitudes de déplacements intermodaux sont très margi- nales, alors que seulement 2,6 % des individus interrogés durant l’enquête ont déclaré avoir recours à plusieurs modes de transports pour se déplacer au quotidien.Par rapport aux autres agglomérations comparables, les dé- placements des habitants de l’Angoumois ont une mobilité plus élevée qu’à Niort ou à Périgueux, mais légèrement moins importante qu’à La Rochelle.
Les trois quarts des déplacements (74 %) sur l’Angoumois sont qualifiés de « primaires », car ils ont pour destination le domicile. Excepté le domicile, le travail constitue le principal motif de déplacement (28 %), suivi des actes de consommation (15 %). Outre le domicile, un déplacement sur 4 est ainsi dédié à la consommation.
La durée d’un déplacement est de l’ordre de 14 minutes sur l’Angoumois pour une distance de trajet de 4,9 kilomètres, tandis que la moitié de dépla- cements dure moins de 10 minutes. La distance quotidienne par un résidant de l’Angoumois est de 19 kilomètres, et 24 kilomètres pour les actifs occupés.
Sur Garat, le temps d’accès au services d’usage courant est de 8 minutes, tandis que le temps de trajet domicile-travail est de 21 minutes (source : DATAR, 2011). 11 % des déplacements sont effectués sur voie rapide.
On notera enfin que chaque jour en moyenne, les habitants de l’Angoumois rejettent 326 tonnes de CO2 pour leurs déplacements internes au territoire (136 tonnes pour le motif du travail). La voiture particulière est responsable de 93 % des ces émissions (source : ADEME, INSEE).
4
pour les
modes doux ! 74%
18%
5%
1% 4 400
C’est la part des déplacements effectués en voiture, que
ce soit en tant que conducteur (64%) ou en passager
(10%).
C’est la part des déplacements effectués à pied. Loin
derrière la voiture, la marche est le deuxième mode de
transport le plus utilisé.
C’est la part des déplacements effectués en transports en
commun.
C’est la part des déplacements effectués en vélo. Les habi-
tants du SCoT sont plutôt moins adeptes du vélo que ceux
des autres agglomérations où ils sont 2% en moyenne à
l’utiliser.
C’est le nombre de déplacement multi-
modaux chaque jour, c’est-à-dire des dé-
placements combinant plusieurs moyens
de transport. 9 déplacements multimo-
Les modes doux (marche, vélo) sont peu développés. Ils représentent 19% des déplacements, comme à Niort.
Quels moyens de transports ?
Et dans les autres agglomérations ?
Quels moyens de transport ?
Les déplacements impliquant
plusieurs moyens de transport
daux sur 10 impliquent 2 moyens de transport. Utiliser deux
bus différents (40%), ou un bus et une voiture (21%) sont les
combinaisons les plus répandues. La combinaison voiture-
train représente 13% des déplacements multimodaux.
Sources : Certu - EDVM Angoulême
Source : EDVM Angoulême 2012
64% Voiture conducteur 10% Voiture passager
18% Marche
1% Vélo
5% Transports
collectifs
2% Autres modes
MOTIFS DES DÉPLACEMENTS
5
Quels moyens de transports ?
28%
24%
7%
12%
TRAVAIL
LES ACHATS
LES ÉTUDES
LOISIRS
déplacements
déplacements
déplacements
déplacements
Pour quel motif ?
Quel motif,
pour quel mode ?
La voiture est le moyen de transport prépondérant
quel que soit le motif du déplacement. 89% des dépla-
cements consacrés aux achats en grandes surfaces et
82% de ceux relatifs au travail se font en voiture.
Les déplacements en vélo sont extrêmement margi-
naux. Les habitants délaissent plus souvent leur voiture
au profit de la marche à pied lorsqu’il s’agit de loisirs ou
d’achats en petit et moyen commerce.
Les déplacements pour se rendre sur le lieu d’étude
se distinguent des autres motifs par leur plus grande
utilisation des transports en commun, mais également
de la marche à pied.
Sources : EDVM Angoulême 2012
Source : EDVM Angoulême 2012
28% Travail
15% Achats en petits et moyens
commerces
9% Achats en
grandes surfaces
7% Études
12% Loisirs
14% Accompagnement
8% Visite à
des parents
ou amis
5% Démarches,
soins
2% Autre
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100h U
161 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
L’étude des bassins de vie au niveau régional
L’accès aux services et à l’emploi constitue un aspect important de la vie quotidienne. La notion de bassin de vie apparait pertinente pour identifier les espaces de vie qui, localement, assurent la fourniture de ces activités et services vitaux pour le fonctionne- ment quotidien des territoires sur le plan économique et social.
Selon l’INSEE, « les bassins de vie sont constitués d’un ensemble de communes situées au voisinage d’une commune pôle de services dotée d’un socle minimum d’équipe- ments en commerce et services permettant une certaine autonomie aux habitants du territoire ainsi créé. De ce fait, les bassins de vie représentent les plus petits territoires permettant d’étudier les conditions de vie des habitants ».
L’INSEE a procédé au découpage de 91 bassins de vie en région Poitou-Charentes, réactualisé en 2012. Garat fait partie du bassin de vie d’Angoulême, rassemblant 140 643 habitants en 2009 (+0,4 % depuis 1999).
Le bassin de vie d’Angoulême entre dans la typologie des bassins de vie non-ruraux structurés par un grand pôle urbain. Le bassin de vie profite d’une bonne dynamique démographique à l’échelle régionale, et dispose d’une densité d’équipements lui conférant une importance au niveau régional (cf. cartes ci-contre et page suivante).
L’appréciation de la densité et la diversité des équipements permet notamment de jus- tifier l’importance d’un bassin de vie. A l’échelle régionale, la gamme la plus complète des équipements se retrouve principalement dans les bassins de vie structurés autour d’un grand pôle urbain. Le bassin de vie d’Angoulême se place ainsi en 30ème position des 1 666 bassins de vie français (INSEE 2012).h U
162 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les dynamiques économiques de l’Angoumois
Le projet de Schéma de Cohérence Territoriale de l’Angoumois a permis d’identifier les principales caractéristiques de l’économie locale et des dynamiques à l’œuvre sur le territoire de l’Angoumois dans lequel s’inscrit Garat.
Le système économique de l’Angoumois s’appuie sur une répartition assez contrastée des emplois dans les différents secteurs de l’économie. L’agriculture (2,5 % des em- plois de l’aire urbaine en 2012) se montre particulièrement sous-représentée au regard du niveau départemental (6,5 %). Le service public est particulièrement bien représen- té du fait de la concentration des principaux pôles de décisions sur Angoulême (34,9 % des emplois en 2012).
Les activités tertiaires (commerces, services, transports) représentent 36,9 % des em- plois, constituant ainsi le premier secteur économique de l’Angoumois. L’Angoumois affirme toutefois son caractère industriel et productif, alors que le secteur représente 15,6 % des emplois en 2012 (17,8 % à l’échelle du département).
L’Angoumois bénéficie ainsi d’une économie diversifiée qui a encouragé une création importante d’emplois entre 1999 et 2010 (+9,16 %). Les besoins locaux en emploi sont bien couverts, alors que l’indicateur de concentration d’emploi est de 102,4 points sur l’aire urbaine d’Angoulême en 2010.
Toutefois, on déplore une dégradation des emplois salariés du secteur industriel depuis ces dix dernières années, alors que la progression des emplois du tertiaire révèle une tertiarisation de l’économie locale.
La catégorie socio-professionnelle des ouvriers représente 27,5 % des emplois, juste après celle des employés dont la part est de 28,6 %. Les professions intermédiaires ar- rivent en troisième position avec une part de 22,4 % (INSEE, 2012). Cette représentation des catégories socio-professionnelles est assez typique d’une économie tertiaire où subsiste un tissu industriel important.
Enfin, compte-tenu de la tertiarisation de ses activités, l’Angoumois s’inscrit dans le cadre d’une économie de type « résidentiel » ou « présentiel » au sens de l’INSEE : 32 % des activités répondent à la définition d’une économie orientée vers la protection de biens et services consommés localement au quotidien, tandis que seulement 32 % de l’économie est tournée vers les biens et services à forte valeur ajoutée et dédiés à l’export.
8,9
13,6
65,5
12
Les établissements par secteur d’activité sur l’aire urbaine
d’Angoulême au 1er Janvier 2014 (source : INSEE)
Industrie
Construction
Activités commerciales et
services divers
Secteur public
2,5
15,6
7,1
39,9
34,9
6,5
17,8
7,3
36,8
31,6
0 20 40 60
Secteur primaire
Industrie
Construction
Activités commerciales
et services
Secteur public
Emplois selon le secteur d’activité sur l’aire urbaine
d’Angoulême en 2012 (source : INSEE)
Département de
Charente
Aire urbaine
d'Angoulêmeh U
163 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La concentration des emplois en 2012 (indicateur de concentration d’emploi)
La plupart des emplois dont dispose l’aire urbaine d’Angoulême se lo- calise sur la dorsale sud-nord Roullet-Saint-Estèphe – Angoulême – Mor- nac (correspondant au tracé de la RN 10), qui s’étire à l’est vers Mornac et La Rochefoucauld (tracé de la RN 141).
L’indicateur de concentration de l’emploi permet ainsi d’identifier faci- lement Angoulême et sa première couronne comme le principal pôle d’emploi au niveau local (176,7 points pour Angoulême, 205,9 points pour L’Isle-d’Espagnac, 141,8 points pour Gond-Pontouvre).
L’indicateur de concentration d’emploi est de 38 points sur Garat en 2010, indiquant que la commune offre un peu moins de 4 emplois pour 10 résidents, malgré la présence d’un tissu important d’établissements (116 en 2010). Ce paradoxe s’explique essentiellement par la prépon- dérance de très petites entreprises. Seulement 36 établissements em- ploient des salariés, et seulement 5 d’entre eux disposent de plus de 9 salariés.h U
164 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le profil économique de la commune
Au 31 décembre 2013, Garat comptait 136 établissements actifs selon l’INSEE, dont 105 n’avaient aucun salarié, 27 disposaient de 1 à 9 salariés, 2 disposaient de 10 à 19 sala- riés et 2 disposaient de 20 à 49 salariés (typologie des petites et Moyennes Entreprises).
Ce tissu d’établissements se caractérise essentiellement par la prédominance du sec- teur commercial et de services, et en second lieu de la construction. On relève la pré- sence de 11 établissements administratifs (dont la mairie, les écoles), 12 établissements du secteur agricole et 10 établissements de type industriel. Le tissu local des entreprises est conforté par la présence de la Zone d’Emploi de La Penotte, située à l’entrée ouest du territoire, sur la RD 939.
Sur la commune, les effectifs salariés sont établis à 217 au 31 décembre 2010, le nombre d’emplois total étant de 319. Les effectifs se répartissent essentiellement au sein du secteur de la construction, avec 79 salariés. La commune accueille en effet plusieurs établissements du secteur de la construction,.
En second lieu, l’industrie est représentée à part quasi-égale avec le secteur tertiaire. En découle un profil économique diversifié et d’apparence peu spécialisé. Toutefois, en comparaison avec ses communes voisines, Garat marque une spécialisation assez forte dans la construction, confortée par la présence de nombreux artisans du bâti- ment sur la commune.
Inversement, l’économie de Garat est modérément à faiblement industrialisée vis-à- vis de certaines de ses communes voisines, notamment sur sa frange nord (Mornac, Touvre, Magnac-sur-Touvre). Celles-ci se caractérisent par une histoire industrielle an- cienne et prégnante. Pour autant, Garat possède également un certain passé indus- triel, de par la présence d’anciennes tuileries.
8,8 7,4
18,4
57,4
8,1
Les établissements actifs par secteur d’activité sur Garat au 31
décembre 2013 (source : INSEE)
Secteur primaire
Industrie
Construction
Activités commerciales et
services
Secteur public
0 10 20 30 40 50
Secteur primaire
Industrie
Construction
Activités commerciales et
services
Secteur public
Répartition salariés selon la taille des établissements et leur secteur d’activités en 2010 (source : INSEE)
Aire urbaine d'Angoulême
Commune de Garath U
165 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
3.3.4 Le profil économique de la commune
L’observation de la répartition des salariés au sein des différents établissements présents sur la commune permet de constater un fort morcellement de l’offre économique. La plus grande partie des établissements, au nombre de 80, ne compte aucun salarié, tandis que 31 établissements comptent 1 à 9 salariés.
L’offre économique est particulièrement morcelée au niveau des activités tertiaires (commerces, services, transports) et au niveau du secteur primaire, où de nombreux établissements ne compte aucun salarié. Les très petites entreprises (moins de 10 sala- riés) sont dominées par le secteur tertiaire et la construction.
On notera la présence de deux établissements appartenant à la catégorie des petites et moyennes entreprises (20 à 49 salariés), qui appartiennent au secteur de la construc- tion et du tertiaire marchand.
Î Garat révèle une orientation économique essentiellement tournée vers la construc- tion et les activités commerciales constituant la sphère économique dite « résiden- tielle », qui représente 74 % du tissu économique local (contre 68 % à l’échelle de l’aire urbaine).
Î Le morcellement de l’offre économique en une diversité d’établissements, dont la majorité ne possède aucun salarié, est un trait caractéristique de cette sphère éco- nomique. La part non-négligeable du tissu industriel témoigne toutefois d’un certain équilibre de l’offre économique locale.
L’économie dite « résidentielle » renvoie à des activités économiques dont le fonction- nement dépend de la présence d’une population consommatrice de biens et services du quotidien. Moins exposées aux fluctuations économiques, par contraste avec les activités industrielles (dites « productives »), l’économie résidentielle génère toutefois de moindres revenus et un nombre plus important d’emplois précaires (temps partiel, contrats temporaires…).
0
2
3
20
78
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
50 salariés ou plus
20 à 49 salariés
10 à 19 salariés
1 à 9 salariés
0 salarié
Répartition des établissements selon le nombre de salariés en
2013 (source : INSEE)
0 10 20 30 40 50
0 salarié
1 à 9 salariés
10 à 19 salariés
20 à 49 salariés
Répartition salariés selon la taille des établissements et leur secteur d’activités en 2013 (source : INSEE)
Secteur tertiaire non-
marchand
Secteur tertiaire marchand
Construction
Secteur industriel
Secteur primaireh U
166 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
0 10 km
GéoFLA® © IGN 2011 - © INSEE 2012
France par commune - thème : Entreprises
Situation
Part de la sphère présentielle dans les effectifs
salariés des établissements actifs au 31 décembre
(en %), 2010
source : Insee, Clap
93,3
78,7
62,5
40
N/A
Angoulême
L’Isle-
d’Espagnac
Soyaux
Ruelle-sur-Touvre Gond-
Pontouvre
La Couronne
Saint-
Michel
Saint-Yrieix-
sur-Charente Fléac
Saint-
Saturnin
Magnac-sur-
Touvre Touvre
Mornac
Linars
Saint-
Simon
Champniers
Brie
Jauldes
Balzac
Vindelles
Marsac
Asnières-sur-
Nouère
Puymoyen
Sers
Vouzan
Bouex Garat
Dirac
Torsac
Dignac
Mouthiers-sur-
Boême
Voeuil-et
Giget Roullet-Sait-
Estèphe
Sireuil
Trois-Palis
Claix
Plassac-Rouffiac
Voulgézac
Limites administratives
Commune de Garat
CC de la Vallée de l’Echelle
Périmètre du SCOT de l’Angoumois
Le secteur sud-est du territoire de l’Angoumois est clai-
rement tourné vers les activités de type résidentiel, de
par la prépondérance des secteurs commercial, des
services et de la construction.h U
167 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
0 10 km
GéoFLA® © IGN 2011 - © INSEE 2012
France par commune - thème : Travail-Emploi
Situation
Part des cadres au lieu de travail (en %), 2009
source : Insee, RP2009 exploitation complémentaire
8,9
4,9
0
0
N/A
Angoulême
L’Isle-
d’Espagnac
Soyaux
Ruelle-sur-Touvre Gond-
Pontouvre
La Couronne
Saint-
Michel
Saint-Yrieix-
sur-Charente Fléac
Saint-
Saturnin
Magnac-sur-
Touvre Touvre
Mornac
Linars
Saint-
Simon
Champniers
Brie
Jauldes
Balzac
Vindelles
Marsac
Asnières-sur-
Nouère
Puymoyen
Sers
Vouzan
Bouex Garat
Dirac
Torsac
Dignac
Mouthiers-sur-
Boême
Voeuil-et
Giget Roullet-Sait-
Estèphe
Sireuil
Trois-Palis
Claix
Plassac-Rouffiac
Voulgézac
Limites administratives
Commune de Garat
CC de la Vallée de l’Echelle
Périmètre du SCOT de l’Angoumois
Garat fait partie des communes de l’agglomération où
les cadres sont les plus nombreux au sein de la popula-
tion active occupée.
Toutefois, la population des ouvriers est également très
importante. Au final, la population active occupée est
essentiellement dominée par ces deux catégories so-
cio-professionnelles.h U
168 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
3.4 ÉVOLUTION DES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES
3.4.1 L’organisation du tissu économique local
En juillet 2013, le territoire comptabilisait un total de 35 entreprises selon les données communales. Conformé- ment aux données de l’INSEE, l’armature économique du territoire est principalement composée d’artisans dans le secteur du bâtiment et travaux publics ( 6 maçons, 1 menuisier, 2 peintres, 2 plombiers...).
L’organisation du tissu économique est intimement liée à la RD 949, route d’Angoulême à Périgueux générant un trafic intense. Cette dernière attire de nombreux commerces, en particulier au niveau du hameau de Sainte-Catherine. Elle joue ainsi un rôle de « vitrine », profitant du passage d’un flux important de véhicules entre Angoulême et Périgueux. La RD 939 accueille également la zone d’emplois de « La Penotte » et la zone d’activités des « Petites Chaumes », profitant toutes deux des commodités d’accès générées par l’infrastruc- ture routière.
18
10
5 2
Répartition des entreprises par secteurs
(source : commune de Garat)
Construction
Commerces et
services
Professions de santé
Divers
En 2012, le trafic moyen journalier annuel est de 13 974 véhicules dont 5,56 % de poids-lourds sur la RD 939 à hauteur de Soyaux. Il est de 6 353 véhicules dont 9,6 % de poids-lourds à hauteur de Dignac (source : Conseil Général de Charente).
Sainte-Catherine accueille un bar tabac-presse, un restaurant, une boulangerie et la majorité des professionnels de santé. Pour les autres commerces de bouche (épicerie, boucherie…) les ga- ratois se déplacent jusqu’à la zone commerciale de la commune voisine de Soyaux, à moins de 3 km, ou encore à Angoulême à 9 km.
Les atouts du territoire communal résident dans la présence de professionnels de santé (cabinet dentaire, infirmière à domicile, kinésithérapeute, médecin et pharmacie) et d’activités indus- trielles.
Au regard de ses points faibles, on relève que le bourg ne compte aucun service ni commerce de proximité. Le manque d’organi- sation spatiale et la dilution du tissu des entreprises est à déplorer, notamment le long de la RD 939, portant préjudice à l’image et à al lisibilité des activités économiques sur la commune En outre, le tourisme ne figure pas parmi les secteurs générant de l’activité (pas de gîte, chambre d’hôte, de parc de loisirs...).h U
169 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Egalement, il convient de relever la présence
d’une carrière d’extraction de granulats calcaires
(ETS AUDOUIN & FILS). Son siège social est toutefois
situé sur la commune de Graves-Saint-Amant.
On relève également la présence d’un centre
d’entraînement de golf au lieu-dit « Les Petites
Chaumes », accompagné d’une boutique et
d’un bar-restaurant, situés le long de la RD 939.
Î L’un des enjeux formulés par le projet de SCOT
de l’Angoumois consiste à renforcer les pôles
secondaires autour de centralités existantes.
Cependant, cette notion est difficile à appré-
hender sur le territoire de par le phénomène de
« dilution » du tissu des activités économiques.
Î Il conviendra donc d’affirmer de véritables po-
larités économiques autour des zones d’activi-
tés existantes, et de veiller à la qualité fonction-
nelle et paysagère de celles-ci, au bénéfice de
l’attractivité et de l’image du territoire.h U
170 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La Zone d’Emploi de « La Penotte »
La zone d’emploi de « La Penotte » est une zone d’activités intercommunale située le long de la RD 939 (Angoulême – Périgueux), aux portes de Soyaux. Elle a fait l’objet de plusieurs études en 1996, 1999 et 2013.
Ce site avait été identifié dès 1996 par la Communauté de Commune de la Vallée de l’Échelle, exerçant la compétence de développement économique au niveau local, comme l’un des trois sites potentiels pour l’aménagement d’une zone d’activités com- munautaire. A l’époque, elle concentrait 6 entreprises sur 3,54 hectares.
En 2013, la zone a fait l’objet d’un projet d’extension qui sollicité une évolution du Plan d’Occupation des Sols (passage de la zone 2NAX à UX) afin de permettre la bonne intégration paysagère et fonctionnelle d’un projet de complexe cinématographique. Cette évolution réglementaire s’est traduite par la réduction du recul d’inconstructibi- lité au titre de l’article L111-1-4 du Code de l’Urbanisme de 75 mètres à 50 mètres et la création de nouveaux EBC le long de la RD 939.
Une réserve foncière (NAX) de près de 8 hectares demeure inscrite au POS dans la profondeur de la zone actuellement aménagée. Il conviendra de questionner sa vocation dans le cadre du futur PLU à l’appui d’un projet de développement écono- mique exprimé au niveau intercommunal.
Points faibles Atouts
- Absence de maîtrise du foncier mais projet d’ac-
quisition initial via une convention entre la Commu-
nauté de Communes de la Vallée de l’Echelle et
l’Etablissement Public Foncier de Poitou-Charentes.
A évoquer avec la futur agglomération du Grand
Angoulême.
- Présence d’un bâtiment à l’abandon qui offre une
image peu valorisante pour la zone
- Proximité immédiate de constructions à vocation
résidentielle, susceptible de générer des conflits
d’usage
- Voies « routières » laissant peu de place aux dépla-
cements « doux »
- Diversité des activités susceptibles de générer des
conflits en termes de flux (stationnements, accès
poids lourds...)
- Localisation privilégiée sur une radiale de l’ag-
glomération d’Angoulême, proximité avec le
cœur d’agglomération et bonne conditions de
desserte à la suite de travaux de sécurisation
routière sur la RD 939
- Cadre de vie et paysage rural attractif pour les
entreprises
- Opportunités en termes d’économies d’agglo-
mération : présence de certaines entreprises à
haute valeur ajoutée telles que la société ME-
CANELEC spécialisée dans la production de
machines destinée à l’imprimerie
- Projet d’accueil d’un complexe cinématogra-
phique au caractère valorisant, qui a été réalisé
durant l’année 2014h U
171 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La Zone d’Emploi de « Chaumes »
La zone d’activités des Chaumes est une zone privée constituée d’entreprises disper- sées autour de la RD 939 (Angoulême – Périgueux), au-delà de Sainte-Catherine. En 1996, elle était également identifiée par la Communauté de Communes de la Vallée de l’Échelle, aux côtés de la Zone d’Emplois de « La Penotte », comme l’un des sites privilégiés pour l’accueil d’une zone d’activités communautaire. A cet époque, elle comprenait 5 entreprises.
Aujourd’hui, on y retrouve un centre de tri postal, un carrossier, un concessionnaire, ainsi qu’un centre d’entraînement de golf. Cette hétérogénéité des activités économiques ainsi que la forte dispersion des bâtiments d’activités ne favorise pas la cohésion spa- tiale et fonctionnelle de cette zone, qui ne bénéficie d’aucune image et identité.
Il demeure au sein du POS près de 4 hectares disponibles dans cette zone UX.
Compte tenu des aménagements récents réaisés par le Conseil Départemental de la Charente (tournes à gauche) et l’installation d’une nouvelle activité au sud du site, la municipalité continue à soutenir l’intérêt de maintenir cette zone dans la complémen- tarité de la zone de la Penotte et de Sainte-Catherine (pôle de commerces et services de proximité).
Points faibles Atouts
- Absence d’organisation d’ensemble, de cohésion
et de lisibilité de la zone
- Absence de maîtrise du foncier
- Activités implantées de manière opportuniste le
long de la RD 939
- Un bâtiment à l’abandon légèrement isolé affec-
tant encore la qualité visuelle du site
- La proximité du site natura 2000 de la vallée de
l’Anguienne et la présence d’un risque de cavités
à la frange sud-ouest du site.
- Localisation privilégiée sur une radiale de l’agglo-
mération d’Angoulême, proximité avec le cœur
d’agglomération
- Un effet de « vitrine » très recherché par les en-
treprises
- Des aménagements sécuritaires récents pour des-
servir la zoneh U
172 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
3.4.4 Les orientations du SCOT de l’Angoumois en ma-
tière de développement économique
Le tissu économique de l’Angoumois et son potentiel de développement s’appuient sur 808 hectares de foncier économique répartis sur 38 zones d’activités économiques, soit 21 hectares par zone d’activités, occupées en moyenne à 88 %. Le diagnostic du SCOT fait état de 16 emplois par hectare. Les facteurs de qualité et de fonction- nement de ces zones d’activités sont très hétérogènes, générant des opportunités inégales de développement à l’échelle de l’Angoumois.
Deux zones d’activités sont reconnues par le SCOT de l’Angoumois sur le territoire de la Communauté de Communes de la Vallée de l’Échelle :
- La zone d’emplois de « La Penotte », dont le taux d’occupation est actuellement de 100 % sur la commune de Garat. 41 emplois étaient enregistrés en 2012, soit 14 emplois à l’hectare. Cette dernière présente un potentiel de 9 hectares de réserve foncière à aménager au sein du POS, clairement pérennisés par le projet de SCOT.
- La zone d’activités du « Bois des Fayes », située sur la commune de Dirac, dont le taux d’occupation est de 94 % pour une densité de 5 emplois à l’hectare.
A moins de 3 kilomètres de Garat, se situe la zone d’activités de « La Croix Blanche » sur la commune voisine de Soyaux. Cette grande zone à dominante commerciale est également saturée. On relèvera que la zone d’activités des « Chaumes », présente sur Garat, n’est pas considérée comme un espace d’activités structurante à l’échelle du territoire du SCOT.
La zone d’activités de « La Penotte » est considérée comme un pôle de proximité à vocation artisanale par le SCOT de l’Angoumois. Le Document d’Orientations et d’Objectifs détermine un potentiel de 16 hectares ouvert au développement des deux zones d’activités économiques de « La Penotte » et du « Bois des Fayes » identifiées sur le territoire de la Vallée de l’Échelle.
Ce potentiel devra être réparti équitablement entre les deux zones d’activités, à raison d’une estimation de 8 hectares de développement potentiel pour la zone d’activtiés de « La Penotte ».
Positionnement des zones d’activités économiques de l’Angoumois à l’horizon 2032
Source : extrait du DOO du SCOT de l’Angoumois, approuvé en 2013h U
173 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
3.4.5 Évolution des activités agricoles
Etat des lieux en région Poitou-Charentes
Le PLU, compte-tenu de ses objectifs d’aménagement et de mise en œuvre du droit s’appliquant sur les sols, doit accorder une at- tention particulière aux activités agricoles. Il est utile de préciser que l’agriculture est aujourd’hui le secteur d’activité qui emploie le moins à l’échelle du Poitou-Charentes (2,4 % de postes salariés au 31 décembre 2011, contre 1 % au niveau national).
Depuis les années 1960, le secteur agricole a en effet connu une importante amélioration de son outil productif, qui s’est considé- rablement enrichi en capital technique au détriment de l’emploi du secteur.
Les mutations du monde agricole se sont également traduites par une concentration de l’activité au sein de grandes exploitations agricoles, et ce jusqu’à une période récente. Ainsi, durant les an- nées 2000, un cinquième des exploitations agricoles ont disparu dans la région Poitou-Charentes.
Dans cette période, la surface moyenne des exploitations n’a cessé d’augmenter pour atteindre aujourd’hui 91 hectares. Les exploitations individuelles laissent place à des sociétés de type SCEA, EARL ou GAEC.
Le Recensement Général Agricole en région Poitou-Charentes
Résultats
RGA 2010
Évolution
RGA 2000
Exploitations agricoles 25 442 - 28 %
Chefs d’exploitations et co-exploitants 31 619 -23 %
Salariés permanents (hors famille) 9 198 -0,1 %
SAU moyenne en hectares 69 +36%
Nombre d’actifs (UTA) 36 409 -2,6 %
Source : RGA 2000 et 2010, Agreste
Angoumois Angoumois Angoumois Angoumois Angoumois Angoumois Angoumois Angoumois Angoumois
Ruffecois Ruffecois Ruffecois Ruffecois Ruffecois Ruffecois Ruffecois Ruffecois Ruffecois
Cognaçais Cognaçais Cognaçais Cognaçais Cognaçais Cognaçais Cognaçais Cognaçais Cognaçais
Brandes Brandes Brandes Brandes Brandes Brandes Brandes Brandes Brandes
Confolentais Confolentais Confolentais Confolentais Confolentais Confolentais Confolentais Confolentais Confolentais
Terres rouges à châtaigniers Terres rouges à châtaigniers Terres rouges à châtaigniers Terres rouges à châtaigniers Terres rouges à châtaigniers Terres rouges à châtaigniers Terres rouges à châtaigniers Terres rouges à châtaigniers Terres rouges à châtaigniers
Plaine de la Mothe Lezay Plaine de la Mothe Lezay Plaine de la Mothe Lezay Plaine de la Mothe Lezay Plaine de la Mothe Lezay Plaine de la Mothe Lezay Plaine de la Mothe Lezay Plaine de la Mothe Lezay Plaine de la Mothe Lezay
Gâtine Gâtine Gâtine Gâtine Gâtine Gâtine Gâtine Gâtine Gâtine
Plaine de Niort-Brioux Plaine de Niort-Brioux Plaine de Niort-Brioux Plaine de Niort-Brioux Plaine de Niort-Brioux Plaine de Niort-Brioux Plaine de Niort-Brioux Plaine de Niort-Brioux Plaine de Niort-Brioux
Plateau Mellois Plateau Mellois Plateau Mellois Plateau Mellois Plateau Mellois Plateau Mellois Plateau Mellois Plateau Mellois Plateau Mellois
Saintonge Agricole Saintonge Agricole Saintonge Agricole Saintonge Agricole Saintonge Agricole Saintonge Agricole Saintonge Agricole Saintonge Agricole Saintonge Agricole
M arais M arais M arais M arais M arais M arais M arais M arais M arais
Poitevin Poitevin Poitevin Poitevin Poitevin Poitevin Poitevin Poitevin Poitevin
mouillé mouillé mouillé mouillé mouillé mouillé mouillé mouillé mouillé
Saintonge Viticole Saintonge Viticole Saintonge Viticole Saintonge Viticole Saintonge Viticole Saintonge Viticole Saintonge Viticole Saintonge Viticole Saintonge Viticole
Confins granitiques Confins granitiques Confins granitiques Confins granitiques Confins granitiques Confins granitiques Confins granitiques Confins granitiques Confins granitiques du Limousin du Limousin du Limousin du Limousin du Limousin du Limousin du Limousin du Limousin du Limousin
Plaine de Thouars Plaine de Thouars Plaine de Thouars Plaine de Thouars Plaine de Thouars Plaine de Thouars Plaine de Thouars Plaine de Thouars Plaine de Thouars
Moncontour Moncontour Moncontour Moncontour Moncontour Moncontour Moncontour Moncontour Moncontour
Plaine de Loudun, Plaine de Loudun, Plaine de Loudun, Plaine de Loudun, Plaine de Loudun, Plaine de Loudun, Plaine de Loudun, Plaine de Loudun, Plaine de Loudun,
Châtellerault Châtellerault Châtellerault Châtellerault Châtellerault Châtellerault Châtellerault Châtellerault Châtellerault
Saumurois Saumurois Saumurois Saumurois Saumurois Saumurois Saumurois Saumurois Saumurois
Plaine de Thouars Plaine de Thouars Plaine de Thouars Plaine de Thouars Plaine de Thouars Plaine de Thouars Plaine de Thouars Plaine de Thouars Plaine de Thouars
Double Saintongeaise Double Saintongeaise Double Saintongeaise Double Saintongeaise Double Saintongeaise Double Saintongeaise Double Saintongeaise Double Saintongeaise Double Saintongeaise
Montmorélien Montmorélien Montmorélien Montmorélien Montmorélien Montmorélien Montmorélien Montmorélien Montmorélien
M arais M arais M arais M arais M arais M arais M arais M arais M arais
de Rochefort de Rochefort de Rochefort de Rochefort de Rochefort de Rochefort de Rochefort de Rochefort de Rochefort
et M arennes et M arennes et M arennes et M arennes et M arennes et M arennes et M arennes et M arennes et M arennes
M arais M arais M arais M arais M arais M arais M arais M arais M arais
Poitevin Poitevin Poitevin Poitevin Poitevin Poitevin Poitevin Poitevin Poitevin
desséché desséché desséché desséché desséché desséché desséché desséché desséché
Aunis Aunis Aunis Aunis Aunis Aunis Aunis Aunis Aunis
Entre Plaine et Gâtine Entre Plaine et Gâtine Entre Plaine et Gâtine Entre Plaine et Gâtine Entre Plaine et Gâtine Entre Plaine et Gâtine Entre Plaine et Gâtine Entre Plaine et Gâtine Entre Plaine et Gâtine
Bocage Bocage Bocage Bocage Bocage Bocage Bocage Bocage Bocage
Dominante agricole
Cultures céréalières
Elevage et cultures fourragères
Marais
Polyculture élevage
Viticulture
NIORT NIORT NIORT NIORT NIORT NIORT NIORT NIORT NIORT
POITIERS POITIERS POITIERS POITIERS POITIERS POITIERS POITIERS POITIERS POITIERS
LA ROCHELLE LA ROCHELLE LA ROCHELLE LA ROCHELLE LA ROCHELLE LA ROCHELLE LA ROCHELLE LA ROCHELLE LA ROCHELLE
ANGOULEME ANGOULEME ANGOULEME ANGOULEME ANGOULEME ANGOULEME ANGOULEME ANGOULEME ANGOULEME
Activité agricole dominante
de la commune en 2010
Grandes cultures
Cultures et élevages sans dominance
Viticulture
Spécialisée élevage
Spécialisée autres cultures
Aucune exploitation © IGN BD-Carto - Source : Agreste - Recensement agricole 2010
DEUX-SEVRES
DORDOGNE
VENDEE
GIRONDE
Angoulême
Cognac
Jonzac
Rochefort
La Rochelle
Saintes
Niort
Crus de Cognac
Bois Ordinaires
Bons Bois
Borderies
Fins Bois
Grande Champagne
Petite Champagne
© IGN BD-Carto - Source : INAO
0 1 000 2 000 3 000 4 000 5 000
Charente
Charente-
Maritime
Deux-Sèvres
Vienne
nbre d'exploitations
< à 20 ha
20 à 34 ha
35 à 49 ha
50 à 99 ha
100 à 199 ha
200 ha et plus
SAU
81 81 99 127 80
Charente Charente-Maritime Deux-Sèvres Vienne France métropolitaine
Poitou-
Charentes 95 ha
Source : Agreste - Recensement agricole 2010
Surface agricole utilisée moyenne par exploitation en 2010
Taille des moyennes et grandes exploitations en 2010h U
174 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
de surface agricole utilisée. En 2010, les exploitants agricoles de la commune décla- raient une superficie agricole utilisée totale de 849 hectares.
Les activités agricoles de Garat selon le diagnostic du PLU
Une enquête semi-directive par questionnaire, menée auprès des agriculteurs au cours de l’élaboration du PLU, a permis de confirmer l’existence de 18 exploitations agricoles encore actives sur la commune. Des activités très réduites d’élevage d’animaux do- mestiques sont à inclure dans ces exploitations agricoles, sans que celles-ci ne suscitent de véritable enjeu agricole sur la commune.
Sur Garat, les activités agricoles s’orientent essentiellement vers les grandes cultures cé- réalières selon le Recensement Général Agricole. Ces cultures céréalières dominent les hauteurs du plateau calcaire et les fonds de vallées, en évitant les coteaux calcaires où les terres s’avèrent souvent improductives.
La valeur agronomique des terres agricoles
Sur le plan agricole, l’intérêt agronomique des sols de Garat est limité à certains sec- teurs. En effet, sur le plan historique, une grande partie de la commune est couverte de forêts. Les affleurements calcaires du plateau ont été laissés à l’évolution naturelle de la chênaie pubescente ainsi que d’autres formations endémiques.
De nombreuses chaumes calcaires sont à recenser sur la commune. Elles ont autrefois fait l’objet de pratiques pastorales, qui se maintiennent à l’état résiduel. Ces activités, à l’état résiduel, ne suscitent pas de réel enjeu au regard du PLU.
Les secteurs présentant un réel intérêt agronomique se localisent sur les replats du pla- teau et dans les fonds de vallée. Les groies calcaires caractérisant le plateau sont sur- tout intéressantes pour la céréaliculture. On précisera que la vallée de l’Échelle et ses vallons affluents disposent d’un potentiel agronomique intéressant pour les cultures cé- réalières ainsi que pour la prairie, compte-tenu de la richesse de leurs sols.
Les activités agricoles de Garat selon le RGA 2010
Sur Garat, l’agriculture a connu une importante mutation au regard de l’évolution du nombre des exploitations agricoles de la commune. Le nombre d’agriculteurs est ainsi passé de 42 à 18 en près de 30 ans. La surface agricole utilisée des exploitation s’est concentrée dans de grands établissements agricole, tout en diminuant globalement.
Le monde agricole a été fortement concurrencé par le développement de l’urbani- sation depuis ces cinq dernières décennies. Les surfaces agricoles se sont considéra- blement réduites sous l’effet de l’expansion de l’espace urbain, notamment autour de la RD 939.
Le PLU devra donc tenir compte de ces évolutions majeures du monde agricole en contribuant le plus activement possible à la protection et à la mise en valeur des ac- tivités agricoles encore présentes sur la commune. Le document d’urbanisme sera notamment un outil de régulation de la consommation d’espace agricole.
Résultats des différents recensements généraux agricoles sur Garat
1988 2000 2010 Évolution 2000-2010
Nombre d’exploitations 42 24 18 -33 %
SAU* moyenne (ha) 23,8 35,8 47,2 -31,6 %
SAU* utilisée totale (ha) 1 003 860 849 -12,9 %
Cheptels (UGB**) 106 229 313 36,8 %
Orientation technico-
économique -
Céréales et
oléoprot.
Cultures
générales -
Superficie en terres
labourables 830 721 734 1,8 %
Superficie en cultures
permanentes 14 8 7 -12,5 %
Superficie toujours en
herbe 156 130 107 -17,7 %
Source : AGRESTE, recensements agricoles, 1988, 2000, 2010, AGRESTE - DRAAF Poitou-Cha- rentes | *SAU : Surface Agricole Utilisée | **UGB : Unités Gros Bétail | ***PBS : Production Brute Standard | s : sectret statistique
Selon le Recensement Général Agricole de 2010 réalisé sur Garat, 18 exploitations agri- coles étaient décomptées sur la commune, exploitant une moyenne de 47,2 hectaresh U
175 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Liste des exploitants agricoles de la commune en 2015 (source : municipalité de Garat, URBAN-HYMNS)h U
176 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATIONh U
177 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 km
Cartographie des périmètres de vigilance autour des bâtiments et installations agricoles (source : URBAN HYMNS)h U
178 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Exploitation n°1 : La Bigrie
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 kmh U
179 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Exploitation n°3 : Chez Méry
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 kmh U
180 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 km
Exploitation n°4 : Denath U
181 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 km
Exploitation n°5: La Tranchade
L’exploitant qui assume parallèlement le fonctionnement du domaine de La Tranchade, souhaite aménager des abris notamment pour éviter de recourir aux bâches peu écologiques et un bâtiment de stockage matériel (actuellement dehors) aux abords immédiats du site d’exploi- tation sur les parcelles 12 et 17.
Dans le prolongement de son activité , il envisage également le chan- gement de destination de l’aile Est d’une grange de la parcelle 20 pour un lieu d’accueil à la ferme, une boutique voire un logement de fonc- tion.
salle de réception
Bâtiments d’activité
Demande de change-
ment de destination
gîtes
Vue sur les bâchesh U
182 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 km
Exploitation n°6 : Les Pommiersh U
183 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 km
Exploitation n°7 : Chenaudh U
184 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Exploitation n°8 : Route de Bassac
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 kmh U
185 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 km
Exploitation n°9: Le Picard
Grange (élevage de Lamas...)h U
186 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 km
Exploitation n°10 : Bellevueh U
187 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Exploitation n°11 : Le Plantier
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 kmh U
188 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Exploitation n°12 : Le Chai
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 kmh U
189 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
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Grand
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La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
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0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 km
Exploitation n°13 : Les Tuileries de la Croix / Les Terrièresh U
190 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
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Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
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4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 km
14 - Association : club équestre
Le propriétaire n’a pas le statut d’exploitant agricole a priori.h U
191 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 km
Exploitation n°15: Les Bourniesh U
192 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les activités agricoles au sein du PLU
Les dernières avancées légales font du PLU un
outil dans la mise en œuvre d’une protection du-
rable des surfaces agricoles au regard du phéno-
mène d’étalement excessif de l’urbanisation. Les
lois du 27 juillet 2010 et du 13 octobre 2014 sou-
lignent l’urgence et l’importance de l’enjeu de
préservation du foncier agricole, notamment au
travers de l’objectif national visant à réduire de
moitié le rythme d’artificialisation des terres agri-
coles d’ici 2020.
Cet enjeu est d’autant plus fort que l’enquête
Teruti-Lucas (Agreste) indique que l’artificialisation
des terres agricoles s’accélère au niveau natio-
nal, représentant l’équivalent de la surface d’un
département français tous les 7 ans.
Cette fréquence était de 10 ans sur la période
1993-2000. Les surfaces artificialisées atteignent
aujourd’hui 9 % de la superficie du territoire natio-
nal. Les lois du 27 juillet 2010 et du 13 octobre 2014
précisent les attentes du législateur au regard de
la prise en compte des activités agricoles par le
soient cependant de grandes régions
agricoles. Les espaces naturels dominent
aussi dans les départements d’outre-mer.
huit autres régions c’est la part
des surfaces toujours en herbe
qui dépasse cette moyenne.
Dans les départements d’outre-
mer, les sols naturels dominants
sont associés à des sols cultivés
à la Réunion, à des surfaces
toujours en herbe en Guade-
loupe et en Martinique.
Selon les régions, 4 à 31 %
des sols sont artificialisés
En 2010, les sols artificialisés
occupent 9 % du territoire. Ils
occupent une surface impor-
tante en Ile-de-France (31 %)
e t e n N o r d - P a s - d e - C a l a i s
(17 %) ainsi qu’en Martinique
(16 %). Dans les autres régions,
ils oscillent entre 4 % en Corse
et 13 % en Alsace.
Entre 2006 et 2010, les
cultures sont bénéficiaires
des échanges avec les sols
en herbe
Entre 2006 et 2010, les sols agri-
coles perdent 339 000 hectares
au profit des sols artificialisés
la Loire (78 %), la Picardie
(78 %), le Poitou-Charentes
(75 %), la Haute-Normandie
(74 %), la Bretagne (71 %), le
C e n t r e e t l a C h a m p a g n e -
Ardenne (66 %), l’Ile-de-France
et l’Auvergne (63 %) et la Bour-
gogne (62 %). Dans neuf de
ces régions, les terres cultivées
dépassent les deux tiers des sols
agricoles, moyenne nationale.
Dans les trois autres, la Basse-
Normandie, l’Auvergne et la
Bourgogne, les surfaces toujours
en herbe sont supérieures au
tiers.
Les sols naturels sont
surtout au Sud et à l’Est
Les dix régions à occupation
n a t u r e l l e s u p é r i e u r e à l a
moyenne nationale se situent
au sud d’une diagonale reliant
l’estuaire de la Gironde aux
Vosges. Les sols naturels attei-
gnent 86 % du territoire en
Corse, 76 % en Provence-
Alpes-Côte d’Azur, 68 % en
Languedoc-Roussillon, 62 % en >
Occupation des sols non artificialisés
en %
Autres Landes, friches,
maquis, garrigues
Sols boisés
Surface toujours en herbe
Sols cultivés
Les sols agricoles occupent plus de la moitié des surfaces
en millier d'hectares
0 5 000 15 000 25 000 35 000 45 000 55 000
Sols
artificialisés naturels agricoles
4 902 21 771 28 246
4 6
34
19
37
Source : SSP - Agreste - Teruti-Lucas
Répartition du territoire métropolitain en 2010
et 570 000 hectares au bénéfice
des sols naturels (landes ou
friches et espaces boisés). Inver-
sement, ils récupèrent 156 000
hectares de sols artificialisés et
en gagnent 427 000 sur les sols
naturels. En bilan net, ils dimi-
nuent de 327 000 hectares, ce
qui correspond à une baisse
moyenne de 82000 hectares ou
0,3 % par an. Ces chiffres sont à
comparer aux 27,7 millions
d’hectares qui ne changent pas.
Réciproquement, les sols artifi-
cialisés progressent de 79 000
hectares par an (1,7 %) et les
sols naturels de 3 000 hectares
par an. Entre 2006 et 2010,
seules les surfaces toujours en
herbe diminuent de manière
significative : elles perdent
116 000 hectares par an alors
que les terres cultivées en
gagnent 34 000. Mais la récipro-
cité est importante entre ces
deux occupations: en quatre ans,
884 000 hectares de surfaces
toujours en herbe ont été mis en
culture alors que 579 000 hec-
tares ont suivi le chemin inverse.
René Jean
Michel-Paul Morel
Bureau des statistiques végétales
et forestières
>
>
Pour en savoir
plus…
« L’artificialisation
atteint 9 % du territoire en
2009 »,
Agreste-primeur, n° 246,
juillet 2010
« L’utilisation du
territoire en 2009 »,
Agreste Chiffres et
Données agriculture,
n° 213, août 2010
« Les prairies
alimentent les
changements fonciers »,
Agreste-primeur, n° 168,
septembre 2005
« Les paysages
agricoles se redessinent »,
Agreste-primeur, n° 217,
novembre 2008
« La maison
individuelle grignote
les espaces naturels »,
Agreste-primeur, n° 219,
janvier 2009
et le site Internet
du SSP :
www.agreste.agriculture.
gouv.fr
(constructions, routes, chantiers…)
Lecture : 2,036 millions d’hectares de prairies sont retournés en terres arables
et 1,685 million d’hectares de terres sont ensemencés en prairies de 1992 à 2003.
Source : SSP - Agreste - Teruti-Lucas
Source : SSP - Agreste - Teruti-Lucas
Taux d'artificialisation
des sols en %
Orientation
de l'occupation 1
naturelle
avec herbe
agricole toujours
en herbe
naturelle
avec cultures
agricole cultivée
Les espaces naturels plus fréquents dans le Sud et l'Est
Martinique
La Réunion
Guadeloupe 20
5
10
1. Voir classement des orientations dans l'encadré méthodologie.
Source : SSP - Agreste - Teruti-Lucas
Occupations principales par région en 2010
PLU. Le PLU est soumis à l’avis de la Commission Départementale de la Préservation des Espaces Agricoles, Naturels et Forestiers. Cet avis porte sur l’appréciation de la compatibilité du PLU avec le maintien des activités agricoles et la protection des terres agricoles, ainsi que le rôle joué par le PLU dans la préservation des espaces naturels et forestiers. Créée par la loi du 27 juillet 2010, ses prérogatives sont renforcées par la loi du 13 octobre 2014.
Ainsi, tout projet d’élaboration, de modification ou de révision d’un PLU ayant pour conséquence, dans des conditions définies par décret, une réduction substantielle des surfaces affectées à des productions béné- ficiant d’une appellation d’origine protégée ou une atteinte substantielle aux conditions de production de l’appellation, donne lieu à un avis conforme de cette commission. La loi inscrit les terroirs viticoles comme patrimoine culturel et paysager à caractère protégé.
La Commission Départementale de la Préservation des Espaces Agricoles, Naturels et Forestiers émet égale- ment un avis conforme à l’encontre des changements de destination de bâtiments agricoles désignés par le règlement du PLU.h U
193 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
et 570 000 hectares au bénéfice
des sols naturels (landes ou
friches et espaces boisés). Inver-
sement, ils récupèrent 156 000
hectares de sols artificialisés et
en gagnent 427 000 sur les sols
naturels. En bilan net, ils dimi-
nuent de 327 000 hectares, ce
qui correspond à une baisse
moyenne de 82000 hectares ou
0,3 % par an. Ces chiffres sont à
comparer aux 27,7 millions
d’hectares qui ne changent pas.
Réciproquement, les sols artifi-
cialisés progressent de 79 000
hectares par an (1,7 %) et les
sols naturels de 3 000 hectares
par an. Entre 2006 et 2010,
seules les surfaces toujours en
herbe diminuent de manière
significative : elles perdent
116 000 hectares par an alors
que les terres cultivées en
gagnent 34 000. Mais la récipro-
cité est importante entre ces
deux occupations: en quatre ans,
884 000 hectares de surfaces
>
Pour en savoir
plus…
« L’artificialisation
atteint 9 % du territoire en
2009 »,
Agreste-primeur, n° 246,
juillet 2010
« L’utilisation du
territoire en 2009 »,
Agreste Chiffres et
Données agriculture,
n° 213, août 2010
« Les prairies
alimentent les
changements fonciers »,
Agreste-primeur, n° 168,
septembre 2005
« Les paysages
agricoles se redessinent »,
Agreste-primeur, n° 217,
novembre 2008
« La maison
individuelle grignote
les espaces naturels »,
Espaces cultivés
et toujours en herbe : – 327
Espaces artificialisés : + 315
(constructions, routes, chantiers…)
Espaces naturels : + 12
(forêts, landes, roches…)
164
295
156
570
339
427
Des échanges aux dépens des sols agricoles
Source : SSP - Agreste - Teruti-Lucas
Occupation Occupation 2006
2010 Sols cultivés Sols Sols
et toujours Total 2010 artificialisés naturels
en herbe
Sols artificialisés 4 268 339 295 4 902
Sols cultivés
et en herbe 156 27 662 427 28 245
Sols naturels 164 570 21 038 21 772
Total 2006 4 588 28 572 21 760 54 919
La lecture en ligne indique quelle était l’occupation en 2006 des points qui
ont l’occupation X en 2010 (origine). En fin de ligne, on lit la surface totale de
l’occupation X en 2010.
La lecture en colonne indique quelle est l’occupation en 2010 des points qui
avaient l’occupation X en 2006 (devenir). En bas de colonne, on lit la surface
totale de l’occupation X en 2006.
La diagonale indique les surfaces des points qui n’ont pas changé d’occupation.
Changements d’occupation entre 2006 et 2010 en métropole
en millier d’hectares
Source : SSP - Agreste - Teruti-Lucas
Taux d'artificialisation
des sols en %
Orientation
de l'occupation 1
naturelle
avec herbe
agricole toujours
en herbe
naturelle
avec cultures
agricole cultivée
Les espaces naturels plus fréquents dans le Sud et l'Est
Martinique
La Réunion
Guadeloupe = 7
= 21
20
= 16
= 4
= 6
5
= 8
= 9
= 13
= 10
10
= 11
= 17
= 12
Occupations principales par région en 2010
La charte pour une gestion économe de l’espace rural en Charente
Le PLU de Garat est tenu de prendre en compte la « charte pour une gestion économe de l’espace rural en Charente », qui a été élaborée en 2012 par l’État en association avec la Chambre d’Agriculture de Charente et les collectivités territoriales, ainsi que de nombreux autres acteurs publics et parapublics locaux. Ce document est prévu par la loi du 27 juillet 2010 dans tous les départements. Il convient de préciser qu’il ne génère pas de rapport de compatibilité envers le PLU.
La charte pour une gestion économe de l’espace rural en Charente a pour vocation de convaincre les acteurs locaux de l’intérêt de réduire le rythme de consommation des espaces agricoles. Elle propose des grands principes et une démarche pour s’as- surer de la prise en compte des enjeux de l’agriculture dans les projets d’aménage- ment du territoire.
Le document rappelle que sur les dix dernières années (2000-2010), le département de la Charente a été affecté par une pression croissante sur les espaces agricoles à l’origine d’une urbanisation importante. Ce développement de l’urbanisation s’est orientée principalement vers un habitat individuel. 82 % des résidences principales sont des maisons individuelles en Charente, alors que ce taux est de 56 % à l’échelon natio- nal. La surface agricole consommée par l’urbanisation a été de 2 437 hectares sur le département, soit plus de 240 hectares/an entre 2000 et 2010.
Les constructions d’habitation occupent en Charente une superficie moyenne par- cellaire de 1 355 mètres2, soit une forte consommation d’espace et un gaspillage qui s’effectue au préjudice des terres agricoles. Cet étalement urbain est alimenté par un éloignement croissant de la population vis-à-vis des centres urbains.
Au regard de ces constats, la charte détermine des orientations et des leviers d’action afin de limiter l’érosion des surfaces agricoles. La première orientation de la charte vise à considérer l’agriculture et la forêt en tant qu’activités économiques à ancrage territorial fort. Les PLU doivent constituer des outils de protection des activités agricoles.
La seconde orientation vise à garantir une utilisation économe du foncier, via les do- cuments d’urbanisme. Le droit de préemption urbain et les zones agricoles protégées sont divers outils à disposition des collectivités pour agir en faveur de la protection des terres agricoles, via un développement maîtrisé de l’urbanisation.
Enfin la troisième orientation de la charte vise à encourager une urbanisation conci- liant activités agricoles et accroissement du bâti. Il s’agit de densifier l’habitat autour des pôles de vie existants (bourgs, villages), de lutter contre le mitage et de privilégier des formes d’habitat plus économes et en recensant et réhabilitant le bâti existant.
Dans le cadre de son diagnostic, Le PLU doit identifier précisément les sièges d’exploita- tion et les bâtiments agricoles ainsi que la législation et la réglementation s’y appliquant (ICPE, Règlement Sanitaire Départemental...).
Les caractéristiques des exploitations agricoles présentes sur la commune (âge des ex- ploitants, nature de la production et orientation économique...) doivent également être détaillées. Une cartographie des activités agricole doit être réalisée et doit renseigner la présence des stockages d’alcool, les superstructures agricoles (bâtiments...) ainsi que les itinéraires des véhicules agricoles et les problématiques s’y référant.
Le Plan Régional d’Agriculture Durable
Le Plan Régional d’Agriculture Durable est un document stratégique qui fixe pour 7 ans les grandes orientations de la politique agricole, agro-alimentaire et agro-industrielle de l’État en région, en tenant compte des spécificités ainsi que des enjeux économiques, sociaux et environnementaux locaux. Il a été approuvé le 7 mai 2013 sur l’ancienne région Poitou-Charentes.
Le PRAD contient un diagnostic fondé sur les enjeux économiques, sociaux et environ- nementaux au sein de la région, ainsi que des orientations stratégiques et des actions développées par l’État. Le document se donne notamment pour objectif de sensibiliser les élus du territoire à la lutte contre l’érosion des surfaces agricoles par l’urbanisation, par l’intermédiaire de documents d’urbanisme davantage protecteurs des espaces agricoles et naturels.h U
194 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les modalités de construction dans l’espace agricole
Par le biais de son corpus réglementaire, le PLU a vocation à pérenniser la destination agricoles des espaces alloués à des activités de type agricole. Il a donc vocation à au- toriser la construction de bâtiments affectés à une activité agricole dans ces espaces. L’article R123-7 du Code de l’Urbanisme permet au PLU de définir des zones « agricoles » définies sur ce principe.
En toute logique, toutes les constructions de nature incompatible avec le maintien des activités agricoles doit donc être interdite dans ces zones, notamment les habitations. On considérera que le logement de l’exploitant agricole est une construction qui peut être nécessaire à l’exercice de l’activité à titre dérogatoire, à condition que des justifi- cations soient apportées par l’exploitant lors de sa demande.
Selon l’article L311-1 du Code Rural et de la Pêche Maritime, sont réputées agricoles toutes les activités correspondant à la maîtrise et à l’exploitation d’un cycle biologique de caractère végétal ou animal et constituant une ou plusieurs étapes nécessaires au déroulement de ce cycle ainsi que les activités exercées par un exploitant agricole qui sont dans le prolongement de l’acte de production ou qui ont pour support l’exploita- tion.
L’une des vocations du PLU est également de prévenir tout conflit d’usage entre les activités agricoles et les activités ainsi que les secteurs d’habitat. Toute personne étran- gère à l’exploitation a la qualité de tiers par rapport à l’installation agricole. Vis-à-vis des tiers, l’article L111-3 du Code Rural et de la Pêche Maritime impose le respect de distances dite « de réciprocité » entre ces derniers et les exploitations agricoles.
Ce dernier indique que lorsque des dispositions législatives ou réglementaires soumettent à des conditions de distance l’implantation ou l’extension de bâtiments agricoles vis- à-vis des habitations et immeubles habituellement occupés par des tiers, la même exi- gence d’éloignement doit être imposée à ces derniers à toute nouvelle construction et à tout changement de destination précités à usage non-agricole nécessitant un permis de construire, à l’exception des extensions de constructions existantes.
Dans les parties actuellement urbanisées des communes, des règles d’éloignement dif- férentes peuvent être fixées pour tenir compte de l’existence de constructions agricoles antérieurement implantées. Ces règles sont fixées par le PLU.
Les distance légales et/ou réglementaires évoquées par l’article L111-3 du Code Rural et de la Pêche Maritime font principalement référence aux Installations Classées pour la Protection de l’Environnement, imposant un retrait de 100 mètres vis-à-vis des tiers, et aux exploitations agricoles soumises au Règlement Sanitaire Départemental, imposant
un éloignement de 50 mètres.
Toutefois, afin de permettre l’évolution des bâtiments agricoles (développement, mo- dernisation, respect de la réglementation...), et de limiter les conflits de voisinage avec des tiers, il est recommandé par la charte pour une gestion économe de l’espace rural en Charente d’appliquer un périmètre de vigilance de 100 mètres autour de tout bâti- ment d’exploitation agricole susceptible de générer une nuisance et/ou de nécessiter une extension.
Cette distance doit entrainer l’éloignement des constructions nouvelles et attirer l’at- tention sur les projets de changements de destination de bâtiments existants pour de l’habitat tiers lorsque cela engendre un risque de nuisance et/ou une menace pour la pérennité de l’exploitation voisine. Cette distance de 100 mètres doit concerner les bâtiments d’élevage tout comme les bâtiments de stockage agricole (matériel, récoltes...) dans la mesure où des réaffectations et transformations sont possibles.
Il s’agit donc d’une recommandation que le PLU relaie autant que possible au travers du zonage tout en prenant en compte la pérennité, les projets et l’évolution à court et long terme des exploitations.h U
195 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les Registre Parcellaire Graphique de 2012 sur Garath U
196 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
3.5.1 L’évolution du parc de logements
En 2012, un parc de 839 logements a été recensé par l’INSEE sur Garat. Le nombre de logements a fortement progressé depuis 1968, permettant de soutenir la croissance démographique du territoire. La croissance vigoureuse des années 1968-1982 a été par- ticulièrement tributaire de l’expansion du parc de logements.
On observe également une nette progression du parc de logements depuis ces dix dernières années, avec une croissance de 33 % (soit 204 nouveaux logements selon l’INSEE) soit une croissance annuelle moyenne du parc de 2,5 %.
Ce phénomène a été alimenté par un désir d’accession à la propriété portant pré- férentiellement sur des logements individuels neufs, corrélé à une bonne conjoncture économique. Il a particulièrement marqué les communes des secondes et troisièmes couronnes de l’agglomération d’Angoulême. Garat figure parmi les communes dont la croissance annuelle moyenne a été la plus forte depuis dix ans.
En 2012, le parc de logements se composait à 92,7 % de résidences principales, 2,1% de résidences secondaires et 5,2 % de logements vacants. Ces proportions restent relative- ment stables depuis 1999.
La commune compte ainsi 40 logements vacants en 2012, contre seulement 20 en 1999 selon le recensement de l’INSEE. La vacance peut révéler des carences importantes du parc ancien en matière d’état et de satisfaction des ménages (exigences fonction- nelles, de confort, en matière de performance énergétique…). Le PLU doit être l’oc- casion de bien appréhender ce phénomène en terme d’ampleur et de localisation notamment. La commune a toutefois des difficultés à ajuster le recensement pour 2013.
Il convient de souligner que le département de la Charente anime un Programme d’In- térêt Général offrant des aides financières pour la rénovation des logements anciens– Se reporter au sous-chapitre sur les outils d’intervention en matière d’habitat.
Î La croissance continue du parc de logements s’inscrit en toute logique dans la forte progression démographique enregistrée sur l’agglomération d’Angoulême durant ces dix dernières années.
3.5 CARACTÉRISTIQUES DU PARC DE LOGEMENTS
235
329
459
546
612
816 839
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1968 1975 1982 1990 1999 2010 2012
Evolution du parc de logement entre 1968 et 2012
(source : INSEE)
Résidences
principales
Résidences
principales
Résidences
secondaires
Résidences
secondaires
Logements
vacants; 40
Logements
vacants; 20
88%
90%
92%
94%
96%
98%
100%
2012 1999
Catégories et types de logements
(source : INSEE)h U
197 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
L’évolution du parc de logements entre 2007 et 2012
A l’échelle du l’aire urbaine d’Angoulême, le parc de logements a progressé de plus de 15 % en dix ans. Cette progression a été de plus de 30 % sur la commune de Garat, soit un taux de variation annuel moyen de 2,5 %.
Au sein de l’aire urbaine, de nombreuses communes enregistrent des taux moyens de variation du parc de logement supérieurs à 2 %, révélant une forte progression de la construction sur l’ensemble de l’Angoumois.
La progression du parc de logements correspond à la forte dyna- mique démographique qui affecte ce secteur, par contraste avec l’espace péri-rural du département.h U
198 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
0 10 km
GéoFLA® © IGN 2011 - © INSEE 2012
France par commune - thème : Condition de vie-Société
Situation
Part des logements vacants (en %), 2009
source : Insee, RP2009 exploitation principale
9,8
7,1
5,3
3,6
Angoulême
L’Isle-
d’Espagnac
Soyaux
Ruelle-sur-Touvre Gond-
Pontouvre
La Couronne
Saint-
Michel
Saint-Yrieix-
sur-Charente Fléac
Saint-
Saturnin
Magnac-sur-
Touvre Touvre
Mornac
Linars
Saint-
Simon
Champniers
Brie
Jauldes
Balzac
Vindelles
Marsac
Asnières-sur-
Nouère
Puymoyen
Sers
Vouzan
Bouex Garat
Dirac
Torsac
Dignac
Mouthiers-sur-
Boême
Voeuil-et
Giget Roullet-Sait-
Estèphe
Sireuil
Trois-Palis
Claix
Plassac-Rouffiac
Voulgézac
Limites administratives
Commune de Garat
CC de la Vallée de l’Echelle
Périmètre du SCOT de l’Angoumois
Les logements vacants sur Garat en 2009 selon l’INSEE
Le taux de vacance à l’échelle de la Communauté de
Communes de la Vallée de l’Échelle est de 6,6 %, soit un
taux supérieur à celui de la commune de Garat.h U
199 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le parc de logements vacants
A l’occasion de la révision de son PLU, la collecti-
vité a conduit une enquête sur les logements va-
cants. Elle a ainsi pu établir en recoupant les don-
nées INSEE et FILOCOM, une liste plus précise.
En découle, un nombre total de 15 logements va-
cants en 2015 dont trois étaient en vente.
L’étude permet également de distinguer les lo-
gements vacants des résidences secondaires. De
prime abord une douzaine aurait été intégrée au
chiffre de la vacance de l’INSEE.
Enfin, il est établi qu’au moins 4 de ces logements
vacants sont insalubres et en mauvais état.
Quant à leur localisation, force est de constater
que ces logements sont dispersés sur l’ensemble
du territoire. A noter que le hameau du Picard, ha-
meau d’origine agricole ne comprenant que du
bâti ancien, présenterait aujourd’hui 5 logements
vacants.
Î Au final, il convient de considérer que la com-
mune comptabilise une dizaine de logements
vacants de manière structurelle.
Étude des logements vacants en 2015 : localisation et état (source : municipalité de Garat)h U
200 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La typologie des logements
Le parc de logements présente un caractère globalement récent : seulement 20 % des logements ont été construits avant 1949, alors que 25 % du parc date d’après 1990. En résulte un rapport de 76,7 points indiquant que le renouvellement du parc est locale- ment très important.
Parallèlement, force est de constater que 43 % des ménages de la commune sont ins- tallés depuis moins de 10 ans.
En outre, le parc de logements se caractérise par la prépondérance de la maison indi- viduelle. Seulement 6 appartements sont recensés sur Garat (soit 0,7 % du parc).
Le nombre moyen de pièces par résidence principale est de 5. 61,8 % des logements possède 5 pièces ou plus. Inversement, les petits logements sont peu nombreux : on recense seulement 7,9 % de logements de 3 pièces ou moins.
Î Durant cette dernière décennie, le parc de logements se banalise avec une pré- pondérance de grandes maisons individuelles.
60 65
223
188
484 300
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
2012 1999
Résidences principales selon le nombre de pièces
(source : INSEE)
5 pièces ou plus
4 pièces
3 pièces
2 pièce
1 pièce
20%
55%
25%
Les logements selon leur époque de construction
(source : INSEE, 2012)
Avant 1949
Entre 1949 et 1990
Après 1990
9%
17%
17%
19%
15%
23%
Ancienneté d’emménagement des ménages
(source : INSEE, 2012)
Depuis moins de 2 ans
De 2 à 4 ans
De 5 à 9 ans
10 ans à 19 ans
20 à 29 ans
30 ans ou plush U
201 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les résidences principales selon le statut d’occupation
Selon le recensement de l’INSEE de 2012, 84,3 % des 756 résidences principales dénom- brées sur la commune sont occupées par des propriétaires. L’ancienneté moyenne d’emménagement pour les propriétaires est de 18 ans.
Sur Garat, 14,4 % des logements sont de type locatif, contre 35,9 % à l’échelle de l’aire urbaine d’Angoulême. La répartition du parc locatif y est surtout marquée par une concentration dans les communes constituant l’unité urbaine (Angoulême, L’Isle-d’Es- pagnac, Soyaux…). En 2012, le logement locatif ne concerne que 291 individus sur l’ensemble de la population de Garat. L’ancienneté d’emménagement pour les lo- cataires et de 7 ans en moyenne.
Selon l’INSEE en 2012, la commune ne compte que deux logements sociaux de type HLM. La municipalité loue également 4 logements dont 1 est vacant. Il s’agit de l’an- cienne épicerie.
La part des logements locatifs notamment locatifs publics est très faible sur le territoire.
La propriété individuelle marque fortement le parc de logements communal. Or le maintien et l’adaptation d’une offre locative s’avère de plus en plus important pour garantir la mixité sur le territoire (répondre aux besoins des différents foyers). Cette offre encourage en outre la rotation des ménages, et se montre particulièrement attractive pour les jeunes ménages débutant leur parcours résidentiel.
Î La part relativement importante des propriétaires sur le territoire constitue un reflet des tendances générales au regard des aspirations des ménages et correspond avec la hauteur des revenus...
Î Il convient toutefois à l’avenir de porter attention à adapter l’offre en proposant du davantage de logements locatifs afin de satisfaire l’ensemble des besoins en logements notamment ceux des jeunes foyers.
84%
15%
0%1%
Les résidences principales selon le statut d’occupation en 2012
(source : INSEE)
Propriétaires
Locataires
Locataire HLM
Logé gratuitement
Nbre de ménages % Ancienneté d’em- ménag.
Propriétaires 660 84,3 18,5
Locataires 109 14,4 7
Locataires HLM 2 0.3 4,5
Logés gratuitement 10 1.3 9,6
Source : INSEE, RP 1999 et 2012h U
202 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
0 10 km
GéoFLA® © IGN 2011 - © INSEE 2012
France par commune - thème : Condition de vie-Société
Situation
Part des propriétaires dans les résidences
principales (en %), 2009
source : Insee, RP2009 exploitation principale
86,8
82,3
77,8
70,9
Angoulême
L’Isle-
d’Espagnac
Soyaux
Ruelle-sur-Touvre Gond-
Pontouvre
La Couronne
Saint-
Michel
Saint-Yrieix-
sur-Charente Fléac
Saint-
Saturnin
Magnac-sur-
Touvre Touvre
Mornac
Linars
Saint-
Simon
Champniers
Brie
Jauldes
Balzac
Vindelles
Marsac
Asnières-sur-
Nouère
Puymoyen
Sers
Vouzan
Bouex Garat
Dirac
Torsac
Dignac
Mouthiers-sur-
Boême
Voeuil-et
Giget Roullet-Sait-
Estèphe
Sireuil
Trois-Palis
Claix
Plassac-Rouffiac
Voulgézac
Limites administratives
Commune de Garat
CC de la Vallée de l’Echelle
Périmètre du SCOT de l’Angoumois
A l’échelle supra-communale, force est de constater que
Garat figure parmi les communes où la part des proprié-
taires est la plus élevée et qu’elle se distingue clairement
de ses communes voisines. Ces dernières présentent un
parc globalement plus diversifié.h U
203 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le confort des logements
En 2010, 97,2 % des logements recensés sur Garat disposent d’une salle de bain avec baignoire ou douche, contre 96,5 % en 1999. Ainsi, le niveau de confort des résidences principales se révèle très satisfaisant et tend à augmenter sur les dix dernières années. Ce taux de confort est imputable au rajeunissement du parc de logements et à la réhabilitation du logement ancien et/ou inconfortable.
Le niveau de confort des résidences principales : évolution sur dix ans
2010 % 1999 %
Ensemble des ménages 756 100 572 100
Salle de bain avec baignoire ou douche 735 97.2 552 96.5
Chauffage central collectif 7 0.9 7 1.2
Chauffage central individuel 269 35.5 269 47
Chauffage individuel « tout électrique » 270 35.8 15. 26.7
Le niveau de confort des logements constitue une condition première de leur viabilité sur le marché immobilier. Les logements vacants peuvent souffrir d’un niveau de confort parfois in- suffisant, soulevant la question de leur réhabilitation afin de satisfaire les exigences élémen-
taires de la demande.
Pour rappel, la commune compte 43 logements vacants en 2010, selon l’INSEE. Ce niveau significatif de vacance (5,2 %) sur le territoire doit alerter la collectivité quant aux solutions à envisager pour tendre à le réduire à l’échelle des dix prochaines années.h U
204 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
3.6 ÉVOLUTION DE LA CONSTRUCTION ET DE LA CONSOMMATION DES SOLS
3.6.1 Analyse de la construction
Localisation des constructions récentes
L’une des principales difficultés sur territoire découle de
l’éclatement de l’urbanisation, qui n’a suivi aucune véritable
logique de développement. Ce constat découle d’un pré-
cédent document d’urbanisme inadapté aux logiques pour-
suivies par les cadres légaux du Code de l’Urbanisme ac-
tuels (lois du 13 décembre 2000, du 2 juillet 2003, du 12 juillet
2010…).
Les capacités de développement de l’habitat offertes par
le POS ont en priorité profité aux villages périphériques du
bourg. On constate depuis ces dernières années que ceux-ci
se sont développé dans des proportions plus importantes que
le bourg.
Î Actuellement l’urbanisation sur le territoire découle d’une
logique d’opportunité encouragée par un POS très per-
missif qui exigeait en outre des minimum parcellaires
pour construire. Le PLU devra opérer une hiérarchisation
du développement de l’urbanisation en s’appuyant sur
les objectifs du législateur et SCoT.
Permis de construire délivrés sur la commune de 1996 à 2014 (source : cadastre, municipalité de Garat)
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le Cabarot
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Buiguerie
0 1 kmh U
205 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
L’évolution de la construction depuis 20 ans
Entre 1996 et 2015, 325 permis de construire pour de l’habitation ont été délivrés sur la commune. Le tout s’est accompagné d’une consommation de l’ordre de 65 hectares*.
Dès lors, ce rythme équivaut à un rythme de 16 constructions à l’année pour une consom- mation d’environ 2 000 mètres² par habitation, soit 3.2 hectares consommés à destination de l’urbanisation chaque année entre 1996 et 2015.
Mesure de l’évolution de la consommation d’espace par l’urbanisation
96-00 01-05 06-10 11-15 20 ans
Nombre de logements construits
sur Garat 56 96 78 95 325
Surface totale construite à
destination du logement 13.5 18.1 14.3 19.5 65.4
Moyenne annuelle des superficies
bâties (mètres2) 2.7 3,6 2.9 3.9 3.2
Surface moyenne des unités
foncières (par logement, mètres2) 2 410 1 885 1 833 2050 2 040
Source : données SITADEL 1990-2013, DREAL Poitou-Charentes + commune Le référentiel régional SITADEL produit par la DREAL Poitou-Charentes comptabilise chaque an- née le nombre de permis de construire et le nombre de logements construits sur les communes de la région. Les surfaces correspondant à chaque permis de construire recensé doit être interprété avec précaution, car le terrain d’assiette des projets ne correspond pas in fine au terrain consom- mé par la construction et son espace de vie attenant.
Le rythme de la construction est particulièrement soutenu depuis 2011, avec une moyenne de près de 20 permis de construire délivrés à l’année pour plus de 3,5 hectares de consommation d’espace par an. Il convient de souligner que parallèlement, la taille des unités foncières est demeurée très élevée.
Î Il convient d’établir des hypothèses de développement de la construction plus rai- sonnable en intégrant les dynamiques intercommunales
Î La densité des constructions réalisées depuis ces dix dernières années correspond à 5 constructions à l’hectare. Le PLU devra à minima formuler un objectif de densité de10 constructions à l’hectare afin d’assurer sa compatibilité avec le SCOT.h U
206 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Evolution de la construction
< 10
10 - 20
20 - 30
30 - 50
50 - 70
70 - 100
> 100 0 10 20 km
Evolution des surfaces bâties
< 2
2 - 3
3 - 5
5 - 10
10 - 15
15 - 20
> 20 0 10 20 km
Évolution du nombre de constructions selon SITADEL entre 2001 et 2010 Évolution des surfaces bâties en hectares selon SITADEL entre 2001 et 2010h U
207 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Rapport surface/construction
< 500
500 - 1 000
1 000 - 1 500
1 500 - 1 800
1 800 - 2 000
2 000 - 2 300
> 2 300 0 10 20 km
Surface moyenne occupée par une construction en mètres2 selon SITADEL (chiffres 2001 à 2010) A l’échelle de la région Poitou-Charentes, le référentiel SITADEL permet d’identifier une dynamique très importante de la construction sur l’es- pace littoral, directement liée à un phénomène d’héliocentrisme dans les mouvements de population.
Dans l’espace continental, la dynamique de construction se situe princi- palement autour des pôles urbains départementaux et/ou régionaux, à l’exemple d’Angoulême. Les couronnes d’agglomération ont particuliè- rement été touchées par ce phénomène durant les années 2000.
Le rapport du nombre de logement et des surfaces consommées est gé- néralement inversement proportionnel au volume de constructions réali- sées sur les communes.
Cependant, ce constat est démenti sur Garat. En effet,malgré le rythme de construction soutenu de 20 constructions d’habitation à l’année de- puis 2002, on enregistre une densité moyenne de 5 logements/hectares pour les nouvelles constructions réalisées sur cette période.h U
208 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
L’évolution de la construction depuis 10 ans
Ces dix dernières années, sont marquées par un rythme de la construction très soutenu et une poursuite du phénomène de dilution urbaine avec la délivrance de 190 permis de construire sur l’ensemble du territoire dont 40 en 2015.
Au total, cela a entraîné une consommation d’espace de l’ordre de 38.4 ha pour le dé- veloppement résidentiel.
Parallèlement, la commune a enregistré 3 permis de construire pour le développement économique (en 2013), le tout entraînant une consommation d’espace totale de 1.65ha;
A souligner le projet de complexe cinématographique qui portait sur 1ha.h U
209 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
3.6.2 Les objectifs du SCOT au regard de la construction et de
la consommation des sols
Le SCOT de l’Angoumois approuvé en décembre 2013 définit l’objectif d’une maîtrise de la consommation foncière par l’urbanisation en répartissant différemment et mieux l’offre nouvelle de logements ainsi que les espaces dédiés à l’accueil et le développement des activités écono- miques. Il fixe l’objectif de densifier le tissu urbain et de recomposer en priorité les espaces urbani- sés « de l’intérieur ».
Dans cet esprit, le Projet d’Aménagement et de Développement Durables du SCOT énonce le principe général d’une limitation de la consommation foncière à 50 % de la tendance enregistrée sur les années précédentes. Il propose donc une moyenne de 250 hectares par tranches de 5 ans, soit une consommation d’espace supplémentaire de 500 hectares pour les 10 prochaines années, toutes activités et vocations comprises. Ce principe est un élément-socle du PADD à partir duquel se construit l’ensemble du projet de territoire retenu pour l’Angoumois.
Selon le Document d’Orientations et d’Objectifs du SCOT, Garat appartient au secteur de la « se- conde couronne » d’Angoulême. Il s’agit d’un espace qui a connu un fort développement de l’urbanisation sur les dernières décennies, parfois insuffisamment organisé, qui s’est accompagné d’une forte consommation foncière par la construction. Dans cet espace, le SCOT
En compatibilité avec le SCOT de l’Angoumois, les documents d’urba- nisme devront identifier les espaces dévolus à l’extension urbaine dans selon les critères suivants :
Î La proximité des sites voués à l’urbanisation avec un point de des- serte par un ou plusieurs transports en commun ;
Î Leur proximité avec des commerces, des services et des équipe- ments urbains existants ou en projet ;
Î Leur continuité avec les bourgs existants, notamment lorsqu’il s’agit des communes de la seconde couronne ;
Î La limitation de l’urbanisation le long des routes départementales en dehors des zones agglomérées. Un accès unique sur les routes départementales sera favorisé pour les opérations d’aménage- ment d’ensemble. Aucune sortie ne sera autorisée sur les routes classées à grande circulation.
Les objectifs du SCOT spatialisés sur l’Angoumoish U
210 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
exige donc de procéder à des extensions urbaines en continuité des centralités exis- tantes, dans le respect de l’armature verte et bleue du territoire et dans une logique de qualité urbaine. La densité retenue pour le secteur de la seconde couronne est de 10 logements à l’hectare, pour une enveloppe de 150 hectares répartie sur les 23 com- munes de la seconde couronne (soit 20 % de l’effort de construction sur l’ensemble du territoire de l’Angoumois).
En outre, le SCOT exige que le PLU définisse une enveloppe minimale de 25 % d’es- pace dédié au « réinvestissement » urbain (friches urbaines, « dents creuses »...), soit 500 logements. Par ailleurs, 150 logements vacants seront à reconquérir sur l’ensemble des communes de la seconde couronne au préalable de toute extension nouvelle de l’urbanisation sur des espaces agricoles et naturels.
SMA / OPERA - D.B.W. - SET ENVIRONNEMENT
Au regard des problématiques spécifiques à cha-
cun des niveaux territoriaux, le PADD énonce les
enjeux prioritaires s’agissant des conditions de
réalisation des logements :
SCOT DE LʼANGOUMOIS – PROJET DʼAMENAGEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE - ARRET PROJET – 12 FEVRIER 2013
Au regard des problématiques spécifiques à chacun des niveaux territoriaux, le PADD énonce les enjeux prioritaires sʼagissant des conditions de réalisation des logements :
Cette répartition résulte dʼun certain nombre de contraintes et dʼobligations qui sont décrits ci-dessus et justifient le classement des communes en couronne.
ESPACES PROBLEMATIQUES ENJEUX
ANGOULEME
- Dépopulation
- Parc ancien dégradé et vacant
- Disponibilité foncière réduite
(question du devenir des
grandes emprises militaires et
institutionnelles) mais tissu
urbain mutable et densifiable
- Logements vacants, anciens et
récents, y compris dans le
logement social
- Rénovation urbaine des grands
ensembles
- Desserte Transport en commun
- Résorption de la vacance
- Réhabilitation
- Vers offre adaptée à la demande
de logements en centre-ville
(étudiants, jeunes ménages,
personnes âgées, revenus
modestes)
- Réinvestissement urbain (dents
creuses, parcelles sous-
occupées)
- Favoriser la densification du
tissu courant (règles dʼurbanisme)
LA 1ère COURONNE
- Tissu urbain composite :
ensemble collectifs, tissu ancien
de bourg et faubourg, tissu
pavillonnaire majoritaire.
- Logements vacants dans le parc
ancien
- Présence de commerces,
services et équipements de
proximité
- Desserte par les transports en
commun dʼagglomération
- Question des limites de la ville
(coupure dʼurbanisation?
Ceinture verte?)
- Ouverture à lʼurbanisation en
fonction des proximités (TC,
équipements, emplois)
- Favoriser lʼurbanisation dans le
cadre de projet dʼensemble
- Extension uniquement dans la
continuité de lʼexistant
- Réinvestissement urbain (dents
creuses, parcelles sous-
occupées)
- Favoriser la densification du tissu
courant (règles dʼurbanisme)
- Traitement des franges urbaines
LA 2nde COURONNE - Fort développement et
consommation dʼespace
- Habitat individuel « libre »
dominant
- Question de la taille des
parcelles
- Question du mode opérationnel
(fin des zones NB et de
lʼurbanisation au coup par coup)
- Extension urbaine en continuité
de lʼurbanisation existante, en
particulier autour des bourgs
- Respect des coupures vertes et
corridors de biodiversité
- Développement de lʼhabitat
individuel groupé
Cette répartition résulte d’un certain nombre
de contraintes et d’obligations qui sont décrits
ci-dessus et justifient le classement des com-
munes en couronne.h U
211 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Thématiques
socio-démo/éco.
Nature des enjeux identifiés sur
le territoire Éléments d’atouts et opportunités profitant au territoire Eléments de faiblesses et menaces pesant sur le
territoire Enjeux
Développement
démographique
- Maintenir un contexte de
croissance démographique
favorable au renouvelle-
ment des générations et
ainsi au maintien des équi-
pements
- Prendre en compte le phé-
nomène de desserrement
des foyers et ses implica-
tions même si celui-ci est
pour le moment moindre sur
le territoire.
- Bien appréhender les be-
soins de tous, des plus
jeunes aux plus âgés
- La commune compte 1937 habitants, elle a enre-
gistré un gain de 456 habitants entre 1999 et 2013.
La densité a été multiplié par 3 depuis les années 60
allant jusqu’à atteindre 111 habitants au kilomètre².
Le taux de variation annuel moyen de la population
communale est de 2,1 % soit 4 fois plus important que
le taux observé à l’échelle de l’aire urbaine.
- Cette croissance est intimement liée au solde migra-
toire, soit +1,3% entre 2007 et 2012, l’un des plus forts
de l’aire urbaine.
- La taille des ménages est particulièrement élevée
(2,5 personnes par ménage).
- L’indice de renouvellement générationnel (rapport
entre les plus de 65 ans et les moins de 20 ans) té-
moigne d’ailleurs de ce rajeunissement puisqu’il est
de 66,3 points contre 82,6 à l’échelle de l’aire urbaine
et 101 à l’échelle du département. Garat figure ainsi
parmi les communes les plus jeunes de l’Angoumois.
- Un territoire qui n’échappera pas dans le futur aux
phénomènes de vieillissement de la population et
de desserrement des ménages
2
Population ac-
tive et catégories
socio-profession-
nelles
- Garantir un maximum de
mixité sociale et intergéné-
rationnelle
- Anticiper sur la hausse des
retraités
- Adapter l’offre en transports
aux besoins des actifs et
éviter de diluer le dévelop-
pement résidentiel à dis-
tance des zones desservies
ou encore des pôles d’em-
plois
- Les ménages de Garat présentent un revenu médian
de 20 439 € soit l’un des niveaux de revenus les plus
importants à l’échelle de l’agglomération.
- Les actifs occupés représentent 75 % des 15 -64 ans
contre 65 % en 1999. Parallèlement, la part des retrai-
tée n’a que légèrement augmenté, passant de 10 %
à 11 %.
- Les actifs occupés sont très mobiles, 82% des actifs
occupent leurs emplois sur une autre commune. Le
taux d’équipement en voiture des ménages est de
93%.
- L’étude des déplacements à l’échelle de l’aire
urbaine révèle que la population utilise la voiture
pour de très courts déplacements. Sur la commune
de Garat, le temps d’accès aux services d’usage
courant est de 8 minutes et le temps de trajet do-
micile-travail de 21 minutes.
2
3.7 SYNTHÈSE DE L’ANALYSE SOCIO-DÉMOGRAPHIQUE ET ECONOMIQUEh U
212 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Thématiques
socio-démo/éco.
Nature des enjeux identifiés sur
le territoire Éléments d’atouts et opportunités profitant au territoire Eléments de faiblesses et menaces pesant sur le
territoire Enjeux
Développement
économique
- Soutenir les activités écono-
miques et leur garantir des
possibilités de développe-
ment
- Assurer des possibiltiés de
diversification économique
aux pôles d’activités tout en
évitant les incompatibilités
d’activité
- Prévoir des possibilités de
développement écono-
mique conformes aux ob-
jectifs du SCOT, tel que le
respect des coupures d’ur-
banisation
- Re-dynamiser le bourg au-
tant que possible via no-
tamment l’accueil de nou-
veaux habitants qui pourrait
faciliter l’installation de
commerces ou services de
proximité
- La commune se caractérise par la diversité de son
armature économique, qui est polarisée autour de
trois espaces économiques : le pôle d’activités de
proximtié de Sainte-Catherine, le pôle économique
de La Penotte et le pôle économque des Chaumes
- La zone d’activités de La Penotte est identifiée dans
le SCOT de l’Angoumois, qui prévoit des possibilités
d’extension à hauteur de 8 hectares
- L’extension de la zone d’activités de La Penotte re-
lève d’une compétence de la Communauté de
Communes de la vallée de l’Echelle, qui a pris des
initiatives pour acquérir du foncier en continuité de la
zone existante et maîtriser enfin son développement
- L’armature économique de la commune se foca-
lise sur la RD 939 au niveau du pôle d’activités quo-
tidiennes de Sainte-Catherine, de la zone d’acti-
vités de La Penotte et de la zone d’activités des
Chaumes, générant une économie multipolaire
dont aucun pôle n’est à négliger
- La zone d’activités de La Penotte est jouxtée par
un quartier résidentiel, exigeant une anticipation
des incidences d’une extension future
- La zone d’activités des Chaumes souffre d’un
manque de lisibilité, de valorisation et de difficultés
d’accès
- Tous les commerces (boulangerie, restaurants,
pharmacie...) et services de proximités (médecins,
poste) sont installés à Sainte-Catherine, et le bourg
n’accueille aucun commerce
- Anticiper et se doter de moyens fonciers pour
maîtriser le développement de la zone d’activités
de La Penotte, une zone qui suite à l’arrivée d’un
complexe cinématographique risque d’être sous
fortes pressions
3
Population ac-
tive et catégories
socio-profession-
nelles
- Garantir un maximum de
mixité sociale et intergéné-
rationnelle
- Anticiper la hausse des re-
traités dans l’avenir
- Adapter l’offre en trans-
ports aux besoins des actifs
et éviter de diluer le déve-
loppement résidentiel ainsi
que la dispersion des pôles
d’emplois
- Les ménages de Garat présentent un revenu médian
de 20 439 €, soit l’un des niveaux de revenus les plus
importants à l’échelle de l’agglomération.
- Les actifs occupés représentent 75 % des 15 -64 ans
contre 65 % en 1999. Parallèlement, la part des retrai-
tée n’a que légèrement augmenté, passant de 10 %
à 11 %.
- Les actifs occupés sont très mobiles, 82 % des actifs
occupent leurs emplois sur une autre commune. Le
taux d’équipement en voiture des ménages est de
93 %.
- L’étude des déplacements à l’échelle de l’aire
urbaine révèle que la population utilise la voiture
pour de très courts déplacements ; sur la com-
mune de Garat, le temps d’accès aux services
d’usage courant est de 8 minutes et le temps de
trajet domicile-travail de 21 minutes
2h U
213 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Thématiques
socio-démo/éco.
Nature des enjeux identifiés sur
le territoire Éléments d’atouts et opportunités profitant au territoire Eléments de faiblesses et menaces pesant sur le
territoire Enjeux
Logement et lutte
contre la consom-
mation excessive
d’espace par
l’urbanisation
- Maîtriser le développement
urbain (surface et localisa-
tion)
- Diversifier l’offre en loge-
ments pour répondre aux
besoins du plus grand
nombre (enjeux de mixité).
- Économiser les espaces na-
turels et agricoles en luttant
contre l’étalement urbain
- Permettre la densification
dans les nouvelles opé-
rations et dans « les dents
creuses »
- Hiérarchiser les hameaux
et village en s’appuyant sur
une centralité multipolaire
- Le parc de logements de la commune a connu une
forte progression entre 1968 et 2012 passant de 235
à 839, pour un rythme de 20 constructions à l’année
depuis 10 ans
- Une hausse du logement locatif est à constater sur
les dix dernières années, au bénéfice de la diversi-
fication du parc de logements (22 % du parc de lo-
gements).
- La vacance au sein du parc de logements est éva-
lué à 5 %, soit une proportion raisonnable qui semble
toutefois sur-évaluée selon la municipalité de Garat
- Un SCOT fixant des objectifs de réduction de consom-
mation d’espace ambitieux, qu’il convient d’appli-
quer au PLU ; une densité de 10 logements à l’hec-
tare doit être retenue par le PLU, contre 5 logement
à l’hectare constatés sur les dix dernières années
(soit une superficie moyenne de terrain bâti de 1800
mètres²)
- Il n’existe que 4 logements locatifs aidés sur le ter-
ritoire, révélant une très insuffisante mixité du parc
de logements sur le plan social
- Les constructions récentes sont de grandes mai-
sons individuelles, dotées de plus de 5 pièces par
habitation en moyenne, révélant un déficit de mixi-
té de l’offre en logement sur la commune
- Depuis 1990, plus de 230 permis ont été accordés
pour de l’habitat sur la commune, ayant généré
une consommation de 57 hectares de foncier, soit
un rythme de consommation de 3 hectares par an
- Le POS n’a pas su modérer efficacement la
consommation d’espace par le développement
résidentiel, et a encouragé l’étalement urbain
dans de nombreux secteurs
- Sur les 10 dernières années, la grande majorité
des secteurs résidentiels a accueilli de nouvelles
constructions d’habitation, générant un éparpille-
ment très important de l’urbanisation ainsi qu’un
affaiblissement des centralités urbaines
3h U
214 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4. ANALYSE DU FONCTIONNEMENT URBAIN
ET SES PERSPECTIVES D’ÉVOLUTIONh U
215 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.1.1 Emprise urbaine et voies routières
L’organisation urbaine actuelle du territoire se caractérise par
les grands faits suivants :
- L’attractivité résidentielle et économique de la RD 939
est une réalité, et se traduit par une forte progression de
l’urbanisation autour de cet axe depuis ces vingt der-
nières années.
- La faible polarisation du bourg est attestée par une em-
prise urbaine moins importante à titre de comparaison
avec d’autres secteurs, tandis que les activités écono-
miques y sont globalement absentes.
- La dispersion du bâti en un ensemble de hameaux et
écarts parfois très isolés est également une caractéris-
tique importante de la trame urbaine. Garat s’inscrit ain-
si typiquement dans l’identité des communes rurales du
grand ouest.
- La dispersion des activités économiques le long de la RD
939 se manifeste par la dispersion des bâtiments d’ac-
tivités et le sentiment de leur omniprésence au sein du
paysage.
Emprises urbaines et voies de communication (source : cadastre, IGN)
4.1 ÉTUDE DES FORMES ET DU PATRIMOINE URBAIN
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Buiguerie R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
0 1 km
Vue sur le bourg de Garat depuis « Villars »h U
216 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
0 1 km
4.1.2 La morphogénèse urbaine
L’organisation urbaine de Garat est historiquement marquée
par un fort éclatement de l’urbanisation. Le cadastre napo- léonien affichait déjà le bourg, autour duquel gravitaient de
nombreux ensembles bâtis.
Les hameaux des Grandes Tuileries, de Bragette et du Grand Arsac apparaissent comme les plus importants en taille. Ce- pendant, la plupart d’entre eux ne sont composés que de quelques corps de ferme anciens, voire des corps isolés à l’exemple de Chenaud, Bassac, Les Bournies, Chez Grelet.
Au début du XIXème siècle, les accroches urbaines à la RD 939, ancienne route royale d’Angoulême à Périgueux, se li- mitent aux hameaux de Sainte-Catherine et de Maison Neuve 1 maison (selon le cadastre napoléonien).
Le phénomène d’étalement urbain débute dans la seconde
moitié du XXème siècle avec le développement de l’agglo- mération d’Angoulême et le sacre de l’automobile comme moyen de transport particulier privilégié. L’urbanisation va alors
s’étendre le long de la RD autour du hameau de Sainte-Ca- therine ou encore au niveau du lieu dit le Cabarot.
Le bourg profite également d’un certain développement
urbain, mais tardivement et ne parvient pas à supplanter le développement de l’urbanisation autour de la RD 939, qui
s’avère particulièrement désorganisé.
Le développement pavillonnaire tout au long de l’axe n’y a
pas permis l’émergence d’une véritable centralité fonction- nelle.
Î L’enjeu majeur du PLU est de définir des principes de dé-
veloppement qui reposeront sur une meilleure hiérarchi-
sation de l’urbanisation et la recherche d’un confortement
des centralités.
Avant 1970
1970 - 1980
1980 - 1990
1990 - 2000
Après 2000
Emprises urbaines et voies de communication (source : cadastre, IGN)h U
217 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Garat en 1970
La trame urbaine est historiquement éclatée en
de nombreux hameaux dont la taille avoisine par-
fois celle du bourg. La RD 939 joue alors un rôle
marginal dans le développement urbain.
Garat dans les années 1980 et 1990
La croissance urbaine qui s’est amorcée dans les
années 1970 a été largement captée par l’axe de
la RD 939, radiale d’agglomération.
Garat depuis 2000
La croissance urbaine est particulièrement vigou-
reuse et se recentre partiellement sur le bourg.
Toutefois, le phénomène de dispersion se poursuit.h U
218 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.1.3 Socle naturel et développement
urbain
Les fondements de l’organisation urbaine de Garat sont étroi- tement liés aux conditions naturelles offertes par le territoire, et notamment le relief et l’eau.
Historiquement, les éléments de la trame urbaine s’accrochent aux points hauts et délaissent les points bas qui sont parfois soumis à la contrainte du risque d’inondation. La vallée de
l’Échelle et la ligne de crête séparant les eaux entre l’Échelle
et l’Anguienne sont deux lignes directrices naturelles sur les- quelles viennent s’implanter les voies de communication et
notamment l’ancienne route royale (RD 939).
Le bourg s’inscrit sur une petite crête perpendiculaire à la val-
lée de l’Échelle, et est naturellement délimité par deux vallons
où s’écoulent les eaux ruisselant depuis le plateau des Côtes de l’Angoumois. Cette logique d’implantation est également la même pour de nombreux hameaux, tel que « Villars », « Chez Mery » et « Les Champs ». Des hameaux se retrouvent également accrochées aux vallées, tel que « Peu Sec » et « Chez Grelet ».
La ligne de crête générale du territoire, soulignée par l’axe de
la RD 939, a très favorablement permis le développement de
l’urbanisation contemporaine, qui a également débordé sur
la crête perpendiculaire accueillant le bourg.
Vue sur « Chez Grelet », accroché aux coteaux de l’Échelle
0 1 km
Emprises urbaines, relief et couverture boisée (source : cadastre, IGN)h U
219 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.1.6 Un territoire périurbain sous pressions
Garat située dans l’Angoumois
Le desserrement des ménages et la périurbanisation sont les deux grandes dynamiques qui ont marqué l’évolution de l’Angoumois sur les dix dernières années. La croissance de la couronne périurbaine est tributaire d’un des- serrement de la population vers la périphérie, et notamment des familles avec enfants privilégiant un cadre rural et la maison individuelle. Inver- sement, un phénomène de décohabitation et de desserrement des mé- nages marque le centre d’agglomération.
Les facilités d’accès au centre d’agglomération et aux principaux lieux d’emploi constituent l’un des mécanismes qui concourent à la périurba- nisation, notamment du fait de la qualité des infrastructures routières et de la délocalisation des activités économiques du centre vers la périphérie.
A l’échelle du territoire du SCOT, cette périurbanisation a pour consé- quence une forte consommation d’espace, que l’on estime à environ 96 hectares par an entre 1999 et 2009, soit 1 450 mètres2 consommés pour un nouvel habitant. Les espaces agricoles ont particulièrement souffert de cette consommation d’espace. On estime la perte des surfaces agricoles à 113 hectares par an sur la dernière décennie dont une part importante est corrélée à l’urbanisation.
Le PLU aura pour mission de s’inscrire dans les conclusions et orientations du SCOT en recherchant une plus grande maîtrise de la consommation d’espace pour les prochaines années à venir.
Garat située dans le territoire du SCOT de l’Angoumois
(Source : IGN, BD TOPO, URBAN HYMNS)
N
0 2,5 5 Kmh U
220 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse des dynamiques urbaines
L’histoire urbaine de Garat, commune d’origine rurale, est in-
trinsèquement liée à celle de l’agglomération d’Angoulême.
Traversé par la RD 939, ancienne route royale de la Rochelle
à Périgueux via Angoulême, le territoire a connu un dévelop-
pement empreint des dynamiques périurbaines qui ont ani-
mé l’agglomération depuis quarante ans.
En effet, cet axe d’importance départementale constitue
une radiale d’agglomération sur lequel a reposé le dévelop-
pement urbain de la commune, particulièrement rapide et
insuffisamment organisé. Deux traits importants seront à re-
marquer dans l’emprise urbaine générale de la commune :
Î Le bourg de Garat est historiquement organisé sur un
mode radio-concentrique « classique », au croisement
de voies avec un gradient décroissant centre-périphérie.
Î Sainte-Catherine est davantage marquée par une orga-
nisation linéaire appuyée sur un axe central qui structure
une ou plusieurs polarités autour desquelles s’organisent
les densités. Organisation actuelle de la zone du Grand
Lac à Cabarot.
Pendant plusieurs décennies, le territoire a souffert de l’ab-
sence de document de planification susceptible « d’organi-
ser » cette dynamique urbaine, ce qui a généré d’importants
bouleversements sur le plan fonctionnel et paysager.
Le développement urbain contemporain a suivi des logiques
particulièrement « routières », liées à la fréquentation auto-
mobile de cet axe, créant une rupture forte avec l’histoire ru-
rale de la commune et les logiques d’implantation originelles
du bourg et des hameaux.
Î Le territoire a connu des mutations urbaines importantes
sur les quatre dernières décennies, qui se sont principale-
ment manifestées par un développement linéaire autour
de la RD 939.
Emprises urbaines et voies de communication (source : cadastre, IGN)
Forêt de
Bois Blanc
Vallée de
l’Echelle
Vallée de
l’Anguienne
Espace
d’agglomération
Espace
agricole
Bois de
Sainte-Catherine
Château de
La Tranchade
Eglise Saint-Pierre-
aux-Liens
0 1 km
Polarité principale à caractère mixte
Polarité économique structurante
Polarité économique non-structurante
Polarité résidentielle
Dynamique d’urbanisation sur la RD 939
Cœur de bourg historique et son église
Repère paysager et patrimonialh U
221 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le Cabarot
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Buiguerie
0 1 km
4.1.6 Les différentes formes urbaines
La trame urbaine structurant le territoire est marquée par de
nombreuses formes bâties :
- En premier lieu, le tissu d’habitat dense du XIXème siècle
(période pré-industrielle), que l’on retrouve au sein des
bourgs et hameaux anciens, organisés typiquement au-
tour de points centraux (églises, croisements viaires…) ;
- En second lieu, l’urbanisation contemporaine de la se-
conde moitié du XXème siècle, correspondant globa-
lement à un tissu d’habitat pavillonnaire diffus et peu
dense.
- En troisième lieu, le tissu des activités économiques, cou-
vrant toute la période du XXème siècle et correspondant
à des formes très spécifiques (volumes importants, archi-
tecture épurée…).
Au sein de ces trois grandes formes urbaines, on peut distin-
guer les activités agricoles et les équipements publics qui cor-
respondent à des typologies différentes.
Î Il convient d’adapter les règles du PLU à ces différentes
formes urbaines par des dispositions adaptées.
Dominante de bâti traditionnel antérieur à 1970
Dominante de bâti pavillonnaire de 1970 à 2000
Dominante de bâti pavillonnaire post-2000
Tissu d’activités économiques et sites projetés
pour le développement économique
Tissu d’équipements collectifs
Tissu d’activités agricoles pérennes
Cartographie des différentes formes urbaines caractérisant les emprises bâties (source : cadastre, IGN)
L’habitat ancien traditionnel du village de « Villars »h U
222 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Vue rapprochée sur « Sainte Catherine »
Légende des illustrations page précédente
Vue rapprochée sur « La Prenotte » Vue rapprochée sur le bourg de Garath U
223 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le bourg historique
Le bourg ancien domine deux vallons humide, sur une ligne
de crête. L’habitat ancien, très dense, est regroupé autour
de l’église Saint-Pierre-aux-Liens.
Ce bourg ancien est marqué par la grande qualité archi-
tecturale des habitations anciennes de type charentais,
tandis que l’étroitesse des rues cernées par des fronts bâtis
suggèrent une ambiance très singulière. La frange sud-est du
bourg est cernée par un important couloir agricole et naturel,
créant un écrin de grande qualité à préserver.
Les extensions du bourg se sont opérées de façon très linéaire
autour de la RD 106, en rupture avec les formes de l’habitat
ancien. Il convient donc que le PLU n’aggrave pas cette in-
cohérence en proscrivant tout étalement linéaire de l’urba-
nisation.
Î L’enjeu est donc de garantir la cohésion et le respect
du bourg ancien, ainsi que la mise en valeur de l’habitat
traditionnel.
Vue sur l’église à l’entrée nord-est du bourg ( RD 106)
Vue aérienne sur le bourg Un habitat très concentré dans le cœur de bourg
Une organisation originellement radio-concentrique Un parcellaire complexe, typique d’un bourg ancienh U
224 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le bourg historique s’organise autour d’un îlot central. L’église Saint- Pierre-aux-Liens, qui fait office de signal dans les grands paysages, se situe en léger retrait. Sur le plan morphologique, le bourg se compose d’un bâti très dense et resserré, cernant des ruelles étroites. Le bourg ne possède pas de place centrale au caractère structurant, excepté le champ de foire qui se trouve également en retrait du centre de gravité du bourg.
Compte-tenu de son emprise restreinte, de son extrême densité et de l’absence d’espaces centraux « libres » de type place ou jardin public, le bourg n’incarne pas une centralité très évidente à l’échelle de la commune.
Ecole publique
Mairie
Eglise Saint-Pierre-aux-
Liens et son parc
Cimetière
Extrait du cadastre napoléonien (début XIX ème s.)
Vue sur l’église depuis la RD 106
Rue du Docteur Bouillaud, RD 106
Champ de foireh U
225 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
2. Rue du Puits
1
2
3
Maison de maître et son
parc arboré constituant un
signal fort pour l’entrée dans
le vieux bourg
Séquence verte d’anciennes
prairies offrant un cône de
vue remarquable sur le
bourg ancien
Rue de Bellevue (RD 106), un
espace public à soigner et à
conforter
1. Rue de Bellevue
Murets de clôture renforçant
le caractère minéral du
bourg, à préserver
De grands pans de murs
aveugles caractéristique du
bâti vernaculaire
Un bâti ancien de qualité
notable, reprenant les codes
architecturaux locaux avec
la prépondérance du
moellon calcaire
Des espaces publics et un
espace rue confinés
4
4. Rue de Chez Limousis
3. Rue de la Forgeh U
226 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les extensions contemporaines du bourg
Ce secteur d’extension contemporaine correspond au secteur d’habitat le plus récent du bourg. Il correspond également à la typologie du « lotissement », structuré par un réseau de voies de desserte, par la présence d’espaces publics de surface importante et de liaisons douces dédiées au piéton.
L’habitat revêt un caractère organisé et un véritable effort de rationalisation de l’occupation de l’es- pace a été effectué. Si la surface parcellaire demeure importante (supérieure à 1 000 mètres2), il convient de saluer un effort d’économie d’espace qui n’a pas été réalisé sur d’autres secteurs de la commune.
La présence d’espaces publics au caractère structurant (places, rues, liaisons douces) constitue in- déniablement un facteur de qualité de l’espace résidentiel et permet ainsi de créer un cadre de vie de qualité.
Î Cette opération d’aménagement correspond à une extension organisée qui revêt des qualités évidentes qu’il convient de retenir pour l’avenir.
Le lotissement de la rue des Moissons et rue des Vendanges : une extension urbaine organiséeh U
227 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Opération rue des Moissons
Surface indicative : 6 hectares
Atouts/forces Contraintes/faiblesses
- Présence d’espace publics recouvrant une
surface importante, dont une place centrale
d’environ 1 800 mètres2
- Prise en compte de la gestion des eaux
pluviales à travers plusieurs équipements
(espaces enherbés, bassin de rétention)
- Large place dédiée au piéton au sein de
l’espace public
- Plan de déplacement cohérent et bien
connecté à l’ensemble du bourg
- Effort de rationalisation de la consommation
d’espace
- Absence de diversité dans l’offre de
logement proposée
- Reculs importants entre le bâti et l’espace
public, créant une rupture dans la lecture du
bourg et induisant une absence de
continuité entre parties anciennes et
contemporaines
- Place centrale dénuée de fonctionnalité et
d’intérêt paysager limité
- Un effort de densification à opérer en
introduisant par exemple des formes
mitoyennes à l’image du bourg ancien
Vue sur le lotissement depuis les hauteurs de Chez Mery
L’espace public central situé au travers
de la rue des Vendangesh U
228 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Ce secteur constituant la principale entrée de bourg en provenance de Sainte-Catherine a connu une urbanisation au coup-par-coup à partir des années 1970 sans faire l’objet d’une réflexion d’en- semble. En résulte un agglomérat de pavillons implantés le long de la voie ou en double rideau.
Cette logique d’extension est particulièrement consommatrice d’espace et peu rationnelle sur le plan de l’organisation urbaine. En outre, elle est souvent source de difficultés en termes de sécurité routière (démultiplications des sorties sur la RD, absences de connexions douces sécurisées avec Sainte-Ca- therine...)
Î Le PLU doit opérer une rationalisation du développement de l’urbanisation sur cette entrée de bourg qui s’avère stratégique pour l’image du territoire. Il s’avère notamment judicieux de travail- ler sur la densification (BIMBY) tout en préservant les éléments de paysage structurant l’entrée de bourg
L’entrée du bourg, rue de Bellevue : un développement urbain opportunisteh U
229 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Ce secteur est situé à l’entrée est du bourg, sur la RD 106 depuis le lieu-dit « L’arrêt de Garat ». L’ur- banisation s’y est développée de façon opportuniste le long de la voie entre les années 1990 et aujourd’hui.
Cette urbanisation linéaire a pour conséquence d’étendre le bourg sans véritablement insuffler une identité à ce dernier. Ce type d’urbanisation génère des couts (extensions de réseaux...) et menace l’espace boisé.
Î Il convient que le PLU définisse clairement les limites de l’emprise du bourg sur ce secteur, qui a subi les conséquences l’étalement urbain linéaire sur le plan du fonctionnement urbain et de la perception du bourg dans le paysage.
Rue de la Croix Blanche : un phénomène d’étalement linéaire à stopperh U
230 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le village de Sainte-Catherine
Le secteur de Sainte-Catherine au milieu du XIXème siècle
Vieux Sainte-Catherine
La Mercière
Les Hauts de
la Tranchade
La Gravelle
Sainte-Catherine
La Combe Joyeuse
Vue aérienne de Sainte-Catherine vers 2010-2011
Le vieux Sainte-Catherine apparaît sur le cadastre napoléonien du début du XIX ème siècle sous la forme d’un hameau très dense construit autour de l’ancienne route royale. Un deuxième hameau apparaît au milieu du XIXème siècle à hauteur d’un carrefour entre l’actuelle RD 939, la RD 23 et la RD 4.
Cette configuration initiale du réseau viaire a été récemment revue par la création de deux barreaux de liaison entre la RD 939 et ses deux voies adjacentes, la RD 23 et la RD 4. Ce réaménagement viaire a considérablement simplifié les conditions de transit au droit de ce village-carrefour.
Sur le plan urbain, les deux hameaux originels ont été progressivement débordés par l’urbanisation pavillonnaire contemporaine. Celle-ci s’est opérée de façon plus ou moins organisée, sous la forme de petites opérations groupées ou de constructions individuelles au coup-par-coup.
En résulte aujourd’hui un tissu aggloméré dont la taille avoisine celle du bourg, faisant de Sainte-Catherine une polarité complémentaire.h U
231 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le Vieux Sainte-Catherine La Combe Joyeuse
Le Vieux Sainte-Catherine prend la
forme d’un tissu d’habitat très
dense, mitoyen et situé en front de
voie, avec une marge de recul très
limitée par rapport à son emprise.
L’espace public se résume au
tracé de la RD 939 rappelant que
le hameau est à l’origine un simple
lieu de passage
Le hameau permet ainsi de
qualifier une véritable entrée de
ville et constitue ainsi un signal
d’intérêt pour l’identification de
l’espace urbain. Le bâti revêt une
architecture de qualité,
d’inspiration rurale et typiquement
locale, constituant un repère
temporel très important pour
l’identité du territoire.
Emprise de la RD 939 qui reprend
le tracé de l’ancienne route
royale d’Angoulême à Périgueux
Front urbain dense créant un
effet de « tenaille » permettant
l’identification d’une entrée de
ville
Le petit ensemble d’habitat de la
Combe Joyeuse est un exemple
typique des extensions
pavillonnaires des années 1980 et
1990 sur ce secteur. L’habitat
s’organise autour d’un espace
central qui cumule la fonction de
lieu de rencontre et d’espace de
manœuvre des véhicules.
La voirie n’est structurée par aucun
front urbain, l’habitat étant
particulièrement distendu. La
multiplicité de ces petites
opérations sans continuité urbaine
encourage le sentiment d’une
confusion et d’une juxtaposition de
poches d’habitat sans logique
d’ensemble.
Tracé de la RD 106 conduisant
au bourg historique de Garat
Une placette de retournement
des véhicules typique des
aménagements de quartiers
pavillonnaires dans les années
1980 et 1990
Un tissu pavillonnaire peu dense
qui se distingue des formes
anciennes à l’origine du
hameauh U
232 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le village de Sainte-Catherine est un produit atypique
d’une urbanisation liée au passage d’une grande
infrastructure interrégionale, qui n’a jamais vraiment fait
l’objet d’un réflexion d’aménagement d’ensemble.
Ce constat est conforté par la lecture du tissu pavillonnaire
contemporain, constitué de petites poches d’habitat
repliées sur elles-mêmes et sans continuité.
Le village n’en constitue pas moins un véritable lieu de vie
sur la commune, comme en attestent les différents services
et activités de proximité se concentrant autour du
carrefour de la RD 939 et de la RD 106.
Vue en direction d’Angoulême
Vue en direction de Périgueux
Le croisement de la RD 939 et de la RD 106,
un espace stratégique au sein de l’espace communal
Des noyaux bâtis anciens de grande qualité
à préserver et à valoriser comme facteurs
d’identité et repères au sein des paysages
de la commune
Nouvel aménagement routier
améliorant les conditions de
circulation au sein du hameau,
présence d’un carrefour-giratoire
confortant le hameau dans sa
fonction de carrefour
« Poches » d’habitat pavillonnaires à
liaisonner et raccrocher à l’existant
afin d’assurer une continuité urbaine
et une logique d’ensemble du village
Carrefour stratégique à l’échelle
communale entre la RD 939 et la
RD 106 desservant le bourg, qu’il
convient de valoriser comme lieu
d’articulation entre les deux pôles
Nouvel aménagement routier et
présence d’un carrefour-giratoire
qualifiant l’entrée sud du village
Présence d’espace non-bâtis qui
devront être qualifiés dans le futur
PLU (espaces de respiration et de
nature en ville, espaces dédiés à des
équipements ou à de l’habitat…)
Logique d’étalement urbain en direction de
la vallée de l’Anguienne, à contenir au
regard des fortes sensibilités écologiques et
paysagères du secteur
Premiers constats relatifs à l’aménagement
du hameau de Sainte-Catherineh U
233 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Sainte-Catherine renferme quelques poches non urbanisées à bien appréhender en terme de potentiel de développement de l’habitat ou d’équipements.
Ces espaces non-urbanisés suscitent plusieurs opportunités d’intérêt, dont le premier lieu le confortement d’une centralité pour le territoire qui s’exprime à la fois sur le plan résidentiel et sur le plan économique (activités de proximité).
Les questions qui entoureront l’aménagement potentiel de ces espaces libres seront multiples : vocation (résidentiel, économique…), conditions de desserte, desserte par les réseaux, formes urbaines à privilégier, accompagnement paysager…h U
234 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
L’habitat traditionnel rural des hameaux
Les hameaux anciens désignent les lieudits parcou-
rant le territoire communal. Ces agglomérats anciens
s’organisent selon différentes logiques naturelles et
humaines. Sur les contreforts des Côtes de l’Angou-
mois, de nombreux hameaux s’implantent selon des
logiques dictées par le relief, à l’image des Champs,
Chez Mery, Villars, Bragette.
Au nord, les hameaux de Peusec et de Chez Gre-
let sont accrochés au coteau bordant la vallée de
l’Échelle, au pied duquel vient s’implanter la RD 410.
Au nord-est, les hameaux de la Biguerie et du Grand
Arsac s’inscrivent dans un paysage de plateau céré-
alier ouvert où les croisements de voies de commu-
nication sont déterminants. Au sud, les hameaux des
Grandes Tuileries, des Tuileries de Niollet et du Picard
s’accrochent à la vallée de l’Échelle et à l’espace
agricole semi-ouvert.
Au sein des hameaux, le bâti se montre particulière-
ment dense et resserré autour des voies de communi-
cation, avec des fronts bâtis et des implantations en
limite de voie. Le parcellaire est morcelé et irrégulier,
mais s’avère parfois important.
La nature du bâti et son architecture (formes, maté-
riaux…) induisent une forte identité rurale sous-jacente
au territoire. On retrouve typiquement l’usage du
moellon calcaire blanc-jaune dans cette région au
sous-sol calcaire, de même que la tuile en terre cuite.
Le bâti ancien revêt parfois une qualité très forte qui
doit interpeller le PLU quant à sa protection. De même,
les éléments de « petit » patrimoine rural sont parfois
nombreux (puits, pigeonniers, lavoirs, fours…) et mé-
ritent une attention particulière de la part du PLU.
Î Le projet de PLU a pleinement vocation à protéger
et valoriser les hameaux anciens par le biais de
ses leviers réglementaires.
0 1 kmh U
235 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Vue sur le hameau de Villars, établi en bordure d’un vallon perpendiculaire à l’Echelle
Vue sur le hameau de Villars depuis le bourg (route de Villars)
Front bâti régulier sur voie Homogénéité des
hauteurs de faîtage
Forte densité végétale
accompagnant le bâti
Faîtages parallèles ou
perpendiculaires au thalweg
Un front bâti structurant accompagnant la voie
0 1 kmh U
236 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Fiche de synthèse - La morphologie du cœur de bourg et des hameaux anciens
Période Antérieure au XXème siècle, habitat ancien généralement constitué au cours du XIXème siècle.
Forme du parcellaire Irrégulier et très morcelé.
Occupation de la
parcelle
50 à 100 %, correspondant à une forte densité (entre 20 et 40 logements/ hectare, rarement en dessous de 15 logements/hectare).
Disposition sur la
parcelle
Alignement des façades et/ou murs-pignon sur une ou plusieurs limites sé- paratives, ou retrait limité (entre 0 et 5 mètre) selon l’exposition solaire.
Rapport à l’espace
public
A l’aplomb des voies ou en retrait modéré, constitution de fronts bâtis en bordure de voie dans le cœur de bourg, plusieurs cas de retrait s’expli- quant par la recherche d’une optimisation de l’orientation solaire. Murs-pi- gnon fréquents à l’alignement d’une voie publique, pouvant induire une orientation perpendiculaire du bâtiment vis-à-vis de la voie.
Caractéristiques
architecturales
Hauteur : bâtiments atteignant régulièrement R+1 et R + 2 sans excéder 8 mètres de hauteur au faîtage, rarement de plain-pied.
Volumétrie : régularité des volumes (maison-bloc), généralement de base rectangulaire.
Couverture : Toit à deux pans (pente à environ 30 %) couvertes de tuiles-ca- nal artisanales, présence de corniches en pierre de taille sur de nombreuses maisons anciennes, présence de chiens-assis pour les maisons bourgeoises. Ouvertures : percées régulières et fréquentes généralement hautes, enca- drées par des linteaux de pierre massive plus ou moins ornementée, avec battants en bois aux coloris variables.
Matériaux : usage double de pierre calcaire de taille et de moellons cal- caires créant des murs de façade plus ou moins homogènes (usage qua- si-exclusif de la pierre de taille pour les maisons bourgeoises), couvertures en tuiles d’argile, canal ou plates selon les périodes de construction.
Clôtures, éléments
divers
Présence d’éléments de petit patrimoine (puits, dépendances…), forte dé- limitation de l’espace privatif vis-à-vis de l’espace public (clôtures miné- rales en moellons/pierre de taille, ou végétales).
Enjeux Un bâti à préserver et à réhabiliter pour sa valeur architecturale, favoriser des évolutions dans le respect de l’aspect extérieur du bâti (énergies re- nouvelables…).
Potentiel de mutation
et de réinvestissement
Faible potentiel de mutation et de réinvestissement urbain de par la forte densité du bâti ancien, ainsi que sa valeur et son unité architecturale méri- tant bien souvent une préservation « en l’état ». Possibilité de comblement de « dents creuses » au cas-par-cas, qu’il convient de mesurer au regard de la capacité fonctionnelle du bâti en question (réseaux publics...).
Il convient que le PLU mette en valeur les formes d’habitat ancien, dans le respect de l’histoire de la commune. Il convient de constater la grande permanence et la stabilité des formes urbaines anciennes sur la commune. Le PLU n’a pas vocation à encourager la mutation de ces ensembles urbains au risque d’altérer les équilibres architecturaux et morphologiques caractéristiques de cet habitat ancien.
Les extensions et les réhabilitations de cet habitat ancien devront s’ins- crire dans le respect de l’architecture rurale traditionnelle de l’Angou- mois. Toutefois, le PLU devra favoriser les évolutions nécessaires à la prise en compte des grands enjeux d’aménagement actuels (énergies re- nouvelables, accessibilité...), dans une logique d’équilibre visant à ga- rantir la préservation de l’identité architecturale locale.
0 1 kmh U
237 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le modèle de la maison de cour
A l’image du hameau de Chenaud, la maison de cour s’organise sous la forme de plusieurs bâtiments autour d’un espace central non-bâti. La séparation des différentes fonctions est très nette au sein de cette orga- nisation particulière.
La partie habitée ne représente qu’une faible surface par rapport aux dé- pendances et autres bâtiments d’usage agricole. Elle se distingue souvent par son architecture plus travaillée et ordonnancée. Chenaud constitue un remarquable exemple de ce bâti ancien à cour semi-fermée.
Le modèle de la maison du riche exploitant
Le lieu-dit Bragette accueille une maison ancienne se rapprochant du modèle de la maison du riche exploitant, soit un bâtiment d’habitation travaillé, se démarquant par son toit à quatre pans, sa volumétrie impor- tante et ses dépendances flanquées à l’arrière ou sur les côtés.
Cette typologie architectural peut être similaire à celle des maisons de maître, qui se distinguent toutefois de par la présence de chiens-assis dans les toitures, généralement couvertes d’ardoise.
Le modèle de la ferme-bloc
Le hameau du Plantier est un exemple correspondant particulièrement bien à cette typologie architecturale, marquée par des bâtiments de volume rectangulaire allongés et mêlant les différentes fonctions d’une ferme (habitation, bâtiments agricoles).
La ferme-bloc accueillait généralement plusieurs foyers d’une même fa- mille qui partageaient les différents usages du bâtiment. Ces types de fermes naissaient souvent d’une extension progressive d’un bâtiment ori- ginellement plus modeste.
Source : Charte Architecturale et Paysagère, SMA, 2013h U
238 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
L’habitat contemporain
Les formes bâties dites contemporaines correspondent à la
seconde moitié du XXème siècle, où apparaissent de nouvelles formes d’habitat.
L’habitat contemporain s’est développé sous la forme de
constructions individuelles isolées ou groupées autour des ha- meaux anciens, ou sous la forme d’opération d’ensemble qui ont donné lieu à d’importants travaux d’extension des réseaux et espaces publics (lotissements).
Dans le premier cas, l’habitat contemporain s’est développé au contact de motifs anciens aux codes morphologiques radicale- ment différents : forte densité, regroupement autour d’espace communs et maisons à étages pour l’habitat ancien, maisons individuelles de plain pied en tissu peu dense pour l’habitat pa- villonnaire…
Sur la commune, l’habitat contemporain prend quasi-exclusive- ment une forme pavillonnaire qui engendre parfois une perte de lisibilité des formes anciennes et une fracture importante dans la lecture des paysages.
0 1 kmh U
239 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Sur le plan morphologique, l’habitat contemporain pavillon-
naire adopte des codes bien spécifiques. Au sein des quar-
tiers pavillonnaires, la rue relâche petit à petit son emprise sur
la trame bâtie : la maison individuelle prend place au cœur
de parcelles régulièrement découpées, aux surfaces décu-
plées.
Cette phase d’urbanisation des quatre dernières décennies,
assez fortement consommatrice d’espace, n’a pas encoura-
gé la constitution de véritables centralités au sein de la trame
urbaine. En outre, l’architecture contemporaine, très influen-
cée par la standardisation des matériaux, s’est accompa-
gnée d’une certaine forme de banalisation du bâti.
Plus récemment, certaines constructions ont pu adopter un
parti-pris architectural éloigné des préceptes de standar-
disation de la maison individuelle, à l’appui de matériaux
contemporains (bardages en bois…). La commune accueille
ainsi quelques constructions d’architecture contemporaine.
Î Les formes bâties contemporaines suscitent de nom-
breux enjeux : comment faciliter leur intégration à l’exis-
tant ? Comment valoriser les particularités architectu-
rales locales (matériaux, formes…) ? Il conviendra ainsi
de veiller à la cohérence urbaine des futures opérations
d’habitat.h U
240 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La place de l’espace public dans les quartiers d’habitat contemporain radicalement différente des villages plus anciens. Pensée pour une desserte efficace par l’automobile, la voie est généralement large et rationnelle.
Compte-tenu de cette place prépondérante donnée à l’automobile, les impasses sont très fréquentes et soulignent le caractère « au coup-par-coup » des opérations qui ont été menées durant ces trois dernières décennies. L’opération d’habitat le plus classiquement retrouvée sur la commune correspond à une logique de division parcellaire autour d’une voie unique, aboutissant à des agglomérats urbains très cloisonnés et sans logique d’ensemble.
Toutefois, on remarque également que l’espace public est parfois très présent au sein de ces « poches » pavillonnaires. Il prend souvent la forme d’îlots plantés délimités par les voies de retournement des véhicules. A la différence des espaces publics présents au sein des tissus plus anciens, ces espaces sont peu fonctionnels et peu fédérateurs, car aménagés à la marge des projets. Paradoxalement, ils sont parfois démesurés par rapport à l’espace dédié à l’habitat.
Dans le cas des opérations desservies par des voies privées (exemple du lieu-dit « Les Chaumes de Chaix »), l’espace public est rendu à sa plus simple expression et ne constitue pas un élément fédérateur de l’espace urbain.
Illustration de la multiplication des voies en impasse à Sainte-Catherine
« La Combe Joyeuse » : un rapport d’échelle déséquilibré entre espace public et habitat
L’espace public est souvent traité à la marge dans les opérations contemporaines
Dans le cas des opérations exclusivement privées,
l’espace public est réduit à sa plus simple expressionh U
241 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Lotissement, rue de la Médecine
La Tuilerie de Denat
L’habitat individuel s’éloigne des rues et
n’encourage pas la qualité de l’espace public
L’implantation de l’habitat contemporain est parfois source de problématiques im- portantes au sein du paysage.
Certains exemples réalisés dans les trois dernières décennies invite à la réflexion quant à une meilleure prise en compte des caractéristiques du paysage et du site d’implan- tation du bâti dans les démarches et projets d’aménagement.
Dans les cas les plus couramment rencontrés, l’habitat contemporain peine à s’im- planter dans des contextes de relief en pente, où il va générer d’importantes inci- dences sur le paysage. A l’exemple de la route de la Médecine, les vis-à-vis sont importants avec la vallée et certains motifs anciens de qualité tel que « La Tuilerie de Denat ».
L’éloignement du bâti par rapport à la rue est un élément qui participe à la perte des repères habituellement véhiculés par les formes plus anciennes, et accentue l’effet d’étalement urbain au détriment de la sauvegarde des équilibres dans le paysage.
A l’avenir, il convient donc d’éviter le développement des covisibilités entre le bâti et les grands paysages. Il convient également d’encourager une plus forte densité du bâti afin de favoriser l’économie des sols au profit de la sauvegarde des paysages agricoles et naturels.h U
242 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Fiche de synthèse - Les extensions contemporaines du bourg et des hameaux
Période Bâti contemporain datant de la seconde moitié du XXème siècle et du début du XXIème siècle.
Forme du parcellaire Découpage régulier et rationalisé induit par l’apparition de nouvelles lo- giques d’aménagement (circulation automobile, standardisation de la construction et rationalisation économique…).
Occupation de la
parcelle
30 à 70 %, densité faible à moyenne (entre 5 et 15 logements/hectare) laissant entrevoir d’importantes possibilités de densification urbaine.
Disposition sur la
parcelle
Implantation généralement en retrait minimum de trois mètres des limites séparatives, voire davantage, avec quelques cas d’implantation à l’ali- gnement de la voie.
Rapport à l’espace
public
Généralement en retrait de la voirie induisant une absence de lien avec l’espace public à la différence des tissus d’époque antérieure.
Caractéristiques
architecturales
Hauteur : Maison-type de plain-pied, très occasionnellement R+1, hauteur comprise entre 5 et 8 mètres au faîtage.
Volumétrie : cas de « maisons-bloc » aux volumes standardisés, ou cas de volumes hétérogènes constitués de découpes et décrochés successifs. Couverture : toitures en tuile canal industrielle, coloris homogènes et/ou coloris multiples visant à imiter l’habitat ancien.
Ouvertures : percées régulières et ordonnées, encadrements simples et battants en bois ou plastique aux coloris homogènes.
Matériaux : utilisation de matériaux standardisés contemporains (par- paings de béton ou de brique), usage ponctuel de pierre de parement. Utilisation d’enduits de couleurs variées à tonalité naturelle (pierre de pays, sable...) et très homogènes, générant souvent des décalages avec le bâti ancien et des difficultés d’insertion dans le paysage.
Divers Clôtures disparates et généralement très perméables, présence d’an- nexes (type garage, abri de jardin, piscine, terrasse...)
Enjeux Une forme bâtie généralement consommatrice d’espace, qui suscite des problèmes d’intégration au paysages urbains des bourgs anciens de par les volumes mal-agencés et une architecture standardisée en décalage trop important avec le tissu bâti ancien
Potentiel de mutation
et de réinvestissement
Potentiel de réinvestissement urbain théoriquement fort, compte-tenu de la faible densité caractéristique de l’habitat pavillonnaire. Toutefois, l’agencement du bâti existant et son rapport à l’espace public génère bien souvent des freins quant au réinvestissement urbain. Les possibilités de densification et de mutation urbaine seront à observer au cas-par-cas en veillant à étudier finement chaque contexte.
Il convient que le PLU favorise une plus forte continuités et une plus ample cohérence des formes contemporaines vis-à-vis du tissu plus an- cien. Par ailleurs, des efforts importants sont à réaliser en matière de gestion économe des sols, alors que la densité moyenne des tissus d’ha- bitat pavillonnaire est presque toujours inférieure à 10 logements/hec- tare contrairement aux exigences du SCOT de l’Angoumois. Il convient de favoriser dès que possible les opérations d’habitat groupé afin de maîtriser le développement de l’urbanisation sur la commune.
Dans les « dents creuses », le PLU doit garantir le renouvellement et la densification cohérente des tissus d’habitat pavillonnaires peu denses. Enfin sur le plan architectural, le PLU doit exiger de l’habitat contempo- rain un véritable travail de qualité.
0 1 kmh U
243 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le bâti à vocation économique
Les formes bâties à vocation économique présentent une forte hétérogénéité tant en volume qu’en aspect extérieur. On relève trois principaux secteurs dans lesquels se concentrent des activités économiques : la zone d’activités de « La Penotte », le lieu-dit « Les Petites Chaumes » et le hameau de Sainte-Catherine.
Le secteur des « Chaumes »
De part leur volumétrie imposante et leurs caractéristiques architecturales (matériaux, couleurs…), ces bâtiments suscitent des difficultés d’intégration. Or situés le long de la RD 939 (route de Périgueux), ils jouent un rôle vis-à-vis de l’image de la commune. En outre, cette zone suscite de grandes difficultés en termes d’accessibilité
Î Le projet de PLU pourrait aboutir à réaliser une orientation d’aménagement de la zone actuelle ainsi qu’un règlement visant à mieux encadrer l’aspect extérieur...
La zone d’activités de « La Penotte »
La commune est dotée d’une zone d’activités économiques, située en limite communale, le long de la RD 939. Cette zone renferme des établissements artisanaux et industriels dont les bâtiments s’insèrent relativement bien au sein du paysage d’entrée de ville.
Toutefois, un projet de complexe cinématographique est actuellement à l’étude sur la partie inoccupée de la zone. Ce dernier devrait contraster avec les autres bâtiments au regard de sa vocation et nécessite donc une intégration particulière sur le plan paysager et fonctionnel. Par ailleurs, selon le Plan d’Occupation des Sols, cette zone présente encore des parcelles en réserve d’urbanisation sur l’arrière.
Î Le projet de PLU est susceptible de réinvestir la question de l’aménagement de cette zone d’activités, en valo- risant des mesures d’insertion au et en anticipant sur l’arrivée de nouvelles entreprises suite à l’installation du complexe cinématographique.h U
244 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les activités présentes sur Sainte-Catherine
Le village de Sainte-Catherine renferme également des activités économiques. Il s’agit de commerces et services qui souffrent d’un aspect extérieur de moyenne qualité et d’un rap- port à l’espace public brutal. En outre, ils sont également implantés le long de la RD 939 et leur accès est délicat sur le plan de la sécurité routière.
On précisera que la RD 939 a fait l’objet d’une requalification au niveau de sa s traverse du village au cours de l’année 2014, sous pilotage du Conseil Départemental de Charente. Le PLU a vocation à renforcer cette démarche de mise en valeur par le confortement des fonctions urbaines et économiques de ce secteur.
Î Le projet de PLU apportera une attention toute particulière au secteur de Sainte-Cathe- rine et devrait participer à en améliorer le fonctionnement global, compte-tenu de sa valeur de centralité.h U
245 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
les aménagements réalisés sur la RD 939 en 2014h U
246 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Fiche de Synthèse - Les extensions économiques
Période Bâti contemporain datant de la seconde moitié du XXème siècle et du début du XXIème siècle.
Forme du parcellaire Découpage régulier et rationalisé induit par des logiques fonctionnelle et des exigence d’efficacité économique (desserte, circulations...).
Occupation de la
parcelle
30 à 70 %, densité faible à moyenne (entre 5 et 15 construction/hectare). Tissus généralement peu densifiables compte-tenu de la forte utilisation des espaces « libres » (stockage, stationnement automobile...).
Disposition sur la
parcelle
Implantation très variable selon les besoins des entreprises, généralement en retrait des limites séparatives, avec quelques cas d’implantation à l’ali- gnement de la voie.
Rapport à l’espace
public
Généralement en retrait de la voirie induisant une absence de lien avec l’espace public à la différence des tissus d’époque antérieure.
Caractéristiques
architecturales
Hauteur : bâtiment-type généralement de hauteur moyenne, ne dépas- sant pas 10 mètres.
Volumétrie : « bâtiments-blocs » aux volumes standardisés, cas de volumes hétérogènes constitués de découpes et décrochés successifs. Couverture : toitures à plusieurs pans en matériaux industriels (bardages...) ou toitures-terrasses parfois dotées d’objets techniques (cheminées...). Ouvertures : percées irrégulières et géométriques, encadrements simples généralement sans battants, présence de volets roulants...
Matériaux : utilisation de matériaux standardisés contemporains (par- paings de béton ou de brique, bardages de métal ou bois...). Utilisation d’enduits de couleurs variées à tonalité naturelle (pierre de pays, sable...) et très homogènes, générant une certaine banalité d’aspect.
Divers Espaces libres occupés par des zones de stockage, de stationnement au- tomobile. Forte artificialisation induite par des recouvrements bitumeux, forte imperméabilisation pouvant négliger la gestion des eaux pluviales. Minéralité ambiante. Absence de traitement du rapport avec l’espace public et faible importante donnée aux espaces verts.
Enjeux Une forme bâtie dont l’intégration paysagère pose très souvent problème, de par l’importance des volumes et l’hétérogénéité de l’aspect extérieur, nécessitant un bon accompagnement paysager (insertion par le végétal, travail des formes et des matériaux…).
Potentiel de mutation
et de réinvestissement
Potentiel de réinvestissement urbain généralement limité par la forte va- leur d’usage des espaces « libres » inclus dans les sites d’activités. Les possibilités de densification et de mutation urbaine sont à observer au cas- par-cas.
0 1 km
La commune compte deux zones d’activité économiques.
La zone de la Penotte renferme peu de potentiel en termes de comble- ment en revanche, elle compte un local vacant. Les enjeux découlent d’une requalification et d’un éventuel réinvestissement participant à valoriser la zone.
La zone des Chaumes en revanche présente encore des lots disponibles le long de la route de Périgueux. Les enjeux sont donc principalement paysagers. Une attention particulière sur l’implantation des construc- tions, le choix des volumes et des couleurs, l’accompagnement végétal pour ne pas altérer l’image de la commune.h U
247 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.2.4 Enjeux relatifs à la gestion des formes urbaines
Les paysages urbains de Garat sont marqués par l’existence de deux pôles fonctionnels, que sont le bourg ancien et le village de Sainte-Catherine. Garat, qui s’inscrit dans les dynamiques d’un espace d’agglomération en forte expansion, a connu un important développement urbain qui a contribué à de fortes mutations territoriales. Cette urbanisa- tion contribue à redessiner les centralités urbaines et économiques, avec le développement particulièrement important des secteurs de Sainte-Catherine et La Penotte. Plusieurs enjeux seront à retenir quant à la maitrise de ce développement urbain :
- Il convient d’opérer un développement de l’urbanisation réellement hiérarchisé et renforcé autour des centralités existantes, qu’elles soient résidentielles/mixtes (le bourg historique, Sainte-Catherine) ou économiques (zone d’activités de « La Penotte »). Il est également nécessaire de renforcer les liens fonctionnels entre ces centralités.
- La commune est riche de son patrimoine architectural d’inspiration rurale et traditionnelle, très typique de l’Angoumois. Toutefois, ce patrimoine rural est rudement concurren- cé par l’habitat pavillonnaire qui tend aujourd’hui à homogénéiser les modes d’habiter mais également, les formes urbaines identitaires. Il convient donc que le PLU favorise la qualité des formes et le respect de l’identité architecturale du tissu bâti ancien, ainsi que l’intégration cohérente des nouvelles constructions aux paysages bâtis anciens.
- L’effort de hiérarchisation du développement de l’habitat impliquera pour le PLU la nécessité de déterminer les « dents creuses » au sein des espaces actuellement urbanisés et d’étudier les possibilités de réinvestissement urbain au sein des quartiers d’habitat pavillonnaire. Cette démarche de « réinvestissement » urbain devra ainsi favoriser une gestion économe des sols et appuyer les objectifs du PLU en terme de lutte contre l’artificialisation des sols, en compatibilité avec les orientations du SCOT de l’Angoumois.
- Enfin, le PLU devra favoriser une urbanisation cohérente, compacte et privilégiant des formes denses, en place d’une urbanisation diluée et au « coup-par-coup » qui a gran- dement contribué à la perte de lisibilité des hameaux anciens. Il conviendra ainsi que le PLU s’inspire des formes anciennes en favorisant la densité, la mitoyenneté, l’écono- mie des sols et l’organisation du bâti autour d’espaces collectifs, tout en encourageant la qualité des formes et des paysages urbains pour favoriser l’acceptation sociale et la cohérence de la densité urbaine sur le plan visuel et fonctionnel.
Schémas de principe d’une implantation du bâti en cohérence avec l’espace public
Situation des trois dernières décennies :
un habitat pavillonnaire lâche et diffus
Vers davantage de densité et de com-
pacité à l’approche des centres urbains
Organiser de véritables quartiers d’habi-
tat, structurés par l’espace public
Associer les espaces minéraux à des
trames végétales structurantesh U
248 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.2.1 Réseau routier et trafic
Caractéristiques du réseau routier
Garat se situe sur l’axe de la RD 939 (Angoulême – Périgueux),
constituant l’un des principaux axes de desserte de l’agglo- mération d’Angoulême depuis le sud, avec la RN 10. Le tra- cé de la RD 939 reprend celui de l’ancienne route royale de
La Rochelle à Périgueux aménagée au XVIIIème siècle. La RD
939 constitue une radiale de l’agglomération d’Angoulême, ce qui a expliqué le fort développement de l’urbanisation à ses abords. L’infrastructure dessert notamment le hameau de
Sainte-Catherine dont la taille dépasse celle du bourg.
Le second axe principal est la RD 4, qui irrigue l’est du départe- ment. La RD 23, qui relie Sainte-Catherine à Ruelle-sur-Touvre,
constitue le troisième axe drainant le plus de véhicules sur la commune. Le bourg est accessible depuis la RD 106 (vers Mor- nac). Celle-ci croise la RD 410 (vers Touvre) au lieu-dit « L’Arrêt
de Garat », qui suit parallèlement la vallée de l’Échelle.
Au-delà des routes départementales, le réseau interne de la commune est structuré par un maillage dense de voies com- munales au caractère sinueux et étroit. De nombreux chemins à usage agricole parcourent également le territoire. Ils consti- tuent des supports d’intérêt majeur pour des usages récréatifs.
R D
8 7
R D
104
R D
25
RD 10 6
RD 9
39
RD
2 3
R D
1 01
RD 4
0 1 km
Le réseau viaire (source : cadastre, IGN)
Le Conseil Départemental de Charente est d’ores et déjà intervenu à plusieurs re- prise sur le territoire pour sécuriser la desserte de la zone d’activités de « La Penotte », les sites d’activités présents le long de la RD 939 dans le secteur des Chaumes ainsi que la traverse de Sainte-Catherine.
Toutefois, il demeure plusieurs carrefours dangereux, notamment au « Caborot », qui desserte un quartier résidentiel d’envergure à l’échelle de la commune, et les carrefours situés le long de la RD 4. Cette voie au tracé rectiligne dessert le bourg par le sud (secteur des équipements) et plusieurs hameaux.
Î De nouveaux aménagements de sécurité routière sont donc à prévoir dans les année sfutures, notamment en vue de la desserte du lieu-dit « Le Cabarot » et de l’entrée sud du bourg.
4.2 DÉPLACEMENTS ET MOBILITÉSh U
249 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le trafic routier journalier annualisé (source : CD 16)
0 1 km
Trafic routier et accidentologie
Sur Garat, le trafic routier est principalement absorbé par la RD 939 qui constitue la « porte d’entrée » d’Angoulême depuis Périgueux. Compte-tenu d’un trafic routier dense de plus de 10 000 véhicules/jour, la RD 939 est un axe particulièrement acci- dentogène et donc source d’enjeux au regard de l’amélioration des conditions de circulation et de sécurité routière.
Les risques d’accident sont particulièrement vifs sur cet axe compte-tenu de la pré- sence d’une urbanisation quasi-continue sur la plus grande partie de la voie. Celle-ci dessert en effet de nombreuses « poches » d’habitat résidentiel qui se sont dévelop- pées par opportunité.
Î Le PLU devra donc participer à la régulation du développement urbain sur la RD 939 afin de limiter ce risque d’accident.
Î En outre, le PLU sera un levier de valorisation de la RD 939, qui au-delà de sa fonc- tion routière, est également un espace public reflétant l’image du territoire :
- Poursuivre les efforts de valorisation du paysage et de mise en scène de la tra- versée de Garat
- Mieux prendre en compte les différents modes de déplacements (piétons, cy- cles, véhicules...)
- Poursuivre la résorption des problématiques actuelles en matière de sécurité des dessertes (carrefours dangereux...)
Ces différentes orientations s’inscrivent dans la démarche de réaménagement de la RD 939 entreprise par la Conseil Départemental de Charente depuis des vingt der- nières années.
Bilan des comptages routiers en 2014 sur voies départementales
Infrastructures TJMA Poids-lourds
RD 939 (Angoulême – Périgueux) à Soyaux 6 160 5,4 %
RD 939 (Angoulême – Périgueux) à Dignac 6 159 10 %
RD 4 vers Bouëx) 6 120 3,3 %
RD 23 (vers Ruelle-sur-Touvre) 1 500 - 3 000 -
RD 410 (vers Ruelle-sur-Touvre) 500 - 1 500 -
RD 87 (vers Rougnac) 0 - 500 -
Source : Conseil Départemental de Charente, 2012
Bilan des accidents liés au trafic routier, toutes voies comprises
Infrastructures Véhicules légers Deux-roues
Individus tués 0 1
Blessés hospitalisés 6 4
Blessés non-hospitalisés 2 0
Sur un échantillon de 9 accidents corporels et 13 personnes victimes, 8 accidents hors agglo- mération, 7 accidents de nuit, 3 accidents en intersection | Source : DDT 16, de 2007 à 2012
15 000 - 5 000
5 000 - 3 000
3 000 - 1 500
1 500 - 500h U
250 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.2.2 Mobilités et accessibilité
Analyse des différents modes de déplacement à l’échelle locale
Les déplacements constituent une préoccupation majeure pour les politiques d’amé- nagement. L’étude des modes de déplacement permet de mieux appréhender les habitudes de la population tout en décelant certaines problématiques. La question des déplacements est par ailleurs étroitement associée à celle de la lutte contre les pollu- tions et nuisances, ainsi que la lutte contre le changement climatique.
Dans ce domaine, le législateur incite au développement de mobilités alternatives à l’automobile et à la mutualisation des déplacements, dans un souci de préservation de l’environnement.
91%
2% 4%
1% 2%
Moyens de transport utilisés par les actifs de Garat pour
se rendre au travail en 2012 selon l’INSEE
Voiture, camion
Transports en
commun
Pas de transport
Marche à pied
Deux roues
Garat est un territoire périurbain, qui, malgré sa proximité avec le centre d’agglomé- ration d’Angoulême, s’avère fortement dépendant de l’automobile. Selon l’INSEE en 2012, 91 % des déplacements domicile-travail s’opéraient par le biais de l’automobile sur la commune (82,5 % à l’échelle départementale). Seulement 2 % des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi déclaraient aller au travail par transport en commun.
Malgré son insertion dans un espace d’agglomération bien équipé, la commune est marquée par l’usage individuel de l’automobile. Ces habitudes de déplacement de la population locale sont caractéristiques d’un territoire périurbain.
Cette dépendance des ménages à l’automobile, générée par des habitudes indivi- duelles, est également accentuée par une offre limitée en transports en commun.
Les différents réseaux de transports collectifs
En matière de transports en commun, Garat est desservie par le réseau de bus dépar- temental géré par le Conseil Départemental de Charente. Les lignes n° 1 Angoulême – Rougnac et 16 Gurat - Angoulême desservent quotidiennement Sainte-Catherine, le bourg de Garat ainsi que le secteur du Cabarot (cf plan page suivante).
Il convient de préciser qu’à proximité de Garat, la commune voisine de Soyaux est desservie régulièrement par les lignes de transport en commun de la Société des Trans- ports du Grand Angoulême.
Garat était autrefois desservie par la ligne de chemin de fer de Magnac-sur-Touvre à Marmande, qui a transporté des voyageurs entre 1886 et 1940. La ligne a été déclas- sée en 1954 et démantelée. Actuellement, Garat n’est pas directement desservie par le train. Toutefois, la commune profite des services de la gare ferroviaire d’Angoulême, desservie par Train à Grande Vitesse, située à moins de 10 kilomètres au nord.
Le covoiturage, une mutualisation des déplacements individuels
Le covoiturage est une solution intermédiaire entre déplacements individuels et col- lectifs. Toutefois, le covoiturage demeure largement une initiative individuelle et n’est pas véritablement organisé au niveau local. Garat n’est desservie par aucune aire officielle de covoiturage. Toutefois, certaines aires de stationnement de la commune peuvent être utilisées informellement pour du covoiturage, notamment dans le bourg.
On précisera qu’une plate-forme numérique mutualisée entre les départements de la région Poitou-Charentes a été mise en place afin de favoriser la mise en relation des personnes souhaitant effectuer des covoiturages.h U
251 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Extrait du plan des lignes de transports collectifs du Conseil Départemental 16 (source : CD 16)h U
252 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse des déplacements « doux »
Les déplacements piétons sur le bourg
Les déplacements doux sont globalement
sécurisés par des aménagements de voirie
adaptés, constituant un véritable atout pour le
fonctionnement quotidien du bourg.
On notera les efforts d’aménagement réalisés
à l’entrée est du bourg (RD 106) ainsi que dans
le nouveau quartier d’habitat (rue des Mois-
sons, rue des Vendanges).
La liaison entre le cœur de bourg et le stade
demande cependant à être améliorée, de
même que sur la traverse du noyau ancien à
hauteur de la mairie et de l’église ou la chaus-
sé est très étroite.h U
253 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les déplacements piétons de Sainte-Catherine au bourg
La RD 106 qui connecte le bourg de Garat à Sainte-Catherine est particulièrement importante sur le plan fonctionnel. Elle assure la jonction du pôle d’équipements principal sur la comme, soir le bourg avec ses écoles, la mairie et le stade municipal, au pôle commercial et de services que forme Sainte-Catherine (présence d’une boulangerie, pharmacie, poste...).
Or, il s’agit d’une voie de petit gabarit qui se resserre sur certains passages et ne permet pas d’offrir une bonne cohabitation des les déplacements motorisés et « doux » (piétons ou cyclistes). La voiture tient une place prépondérante au détriment du piéton.
Le virage situé à la sortie du hameau de Bellevue est particulièrement serré. A cela s’ajoutent le relief et la distance, soit plus d’un kilomètre séparant le bourg de Sainte-Catherine, constituant des freins importants aux déplacements doux. En découlent des connexions très difficiles à mettre en place et un enjeu d’une plus forte mise en relation du bourg et de Sainte-Catherine.h U
254 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les déplacements piétons dans le village de Sainte-Catherine
Le hameau de Sainte-Catherine souffre de carences importante en matière de déplacements doux, alors que la RD 939 absorbe un trafic routier très important au quotidien. Il existe plusieurs facteurs qui perturbent la lisibilité de l’espace public et sa pratique par les piétons et les cycles, et notamment le trafic dense, de même que l’absence de connexions douces continues.
Au delà de la RD 939, les connexions sont difficiles entre les différents lotissements (la Combe Joyeuse, la Mercière…). Toutefois, paradoxalement, leur aménagement interne prévoit généra- lement une place important au piéton.
Cependant, on soulignera que l’aménagement récent de la traversée de la RD 939 par le Conseil Départemental de La Charente a permis d’améliorer la place du piéton dans l’espace public. De plus, la commune et le Département ont lancé une étude en 2016 pour l’amélioration de la traverse de Sainte-Catherineh U
255 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les enjeux relatifs à l’aménagement de la RD 939
L’aménagement de la RD 939, voie départementale, est placé sous compétence du Conseil Général de Charente. Ce dernier a engagé une étude d’aménagement global sur l’ensemble du linéaire de la voie (27 kilomètres), avec pour objectif la mise en valeur et l’amélioration de cet axe dont le trafic moyen est de 7 500 véhicules/jour, dont 8,5 % de poids-lourds.
La section Soyaux – Sainte-Catherine (commune de Garat) a été déclarée d’utilité publique en 2002. Cette opération est terminée. Plusieurs aménagements de giratoires ont été réalisés, dont le rétablisse- ment des liaisons avec la RD 23 et la RD 4 par aménagement de carrefours giratoires, résorbant ainsi une configuration qui était auparavant peu logique et accidentogène.
Egalement, la traverse du Vieux Sainte-Catherine a été requalifiée. De nouveaux revêtements de voie ont été réalisés, tandis que des travaux d’amélioration du réseau de gestion des eaux pluviales ont été effectués à l’occasion du réaménagement de la traverse.
La section Les Chaumes (commune de Garat) – Le Boisseau (commune de Dirac) est prévue depuis sa déclaration d’utilité publique de 2006. Il est prévu de sécuriser l’accès aux bâtiments d’activités écono- miques riverains ainsi qu’un carrefour-giratoire au droit de la RD 87 (commune de Garat). Le PLU constitue l’occasion de questionner les besoins futurs en matière d’aménagement de la RD 939. Il peut également constituer un outil d’aide à l’acquisition foncière.h U
256 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.2.3 Les équipements publics
La localisation des équipements publics entre dans les critères d’appréciation du sen- timent de centralité et entre donc dans la définition et la localisation des principales centralités sur la commune.
Le bourg concentre les principaux équipements publics à disposition des habitants, et accueille notamment l’école, la mairie et la salle des fêtes. En revanche, les équi- pements sportifs se situent en retrait du centre de gravité du bourg. Se pose donc la question de la liaison entre les différents équipements et la résolution de problèmes éventuels.
En outre, la commune dispose de peu de foncier pour envisager l’extension des équi- pements ou la construction de nouveaux.
Î Le PLU est l’occasion d’envisager l’extension ou la construction de nouveaux équi- pements publics, ainsi que l’amélioration de la lisibilité et de l’accessibilité aux équipements existants.
1. Ecoles
2. Salle des fêtes
3. Mairie
4. Eglise
5. Cimetière
6. Stade municipal
7. Boulodrome
8. Station d’épuration
9. Champ de foire
8
9
1
2
3
4 7
5
6
4.3 ÉQUIPEMENTS ET FONCTIONNALITÉS URBAINESh U
257 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les aires de stationnement
Le bourg renferme plusieurs aires de stationnement :
- Le champ de foire, permettant la desserte des
écoles et de la salle des fêtes ;
- Derrière l’église, permettant de desservir la mairie,
l’église et le cœur de bourg ;
- Devant le cimetière ;
- Devant l’école communale.
Implantées à la périphérie du bourg ancien, ces dif-
férentes aires de stationnement permettent de des-
servir correctement les équipements présents au sein
du bourg.
Au niveau du stade municipal, en revanche le nombre
de places s’avère trop limité le long de la rue du stade
(stationnement sauvage).
Î Aucune problématique particulière de stationne-
ment n’est à évoquer au sein du bourg grâce no-
tamment au champ de foire.
1 2
3
4
5
1. Le champ de foire 2. Les abords de l’église 3. Le cimetière
4. L’école communale
5. Le stade municipalh U
258 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les propriétés communales
Force est de constater que la commune dispose de peu de foncier d’une part et que ses réserves sont éparpillées sur le ter- ritoire d’autre part.
Il sera donc important de reconduire certains emplacements réservés tels qu’ils étaient affichés dans le POS pour notamment l’accès et l’extension de l’école dans le centre-bourg.
La commune qui envisage également de se doter d’une nou- velle salle multifonctionnelle, devrait prochainement acquérir des terrains aux abords du complexe sportif afin de renforcer ce pôle et d’en améliorer la fonctionnalité avec de nouvelles
aires de stationnement.
0 2 km
Propriétés communales
Relevé des propriétés communales sur le bourg (source : municipalité de Garat)h U
259 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.3.4 Réseaux publics et communications numériques
Assainissement et eau potable
On rappellera qu’à la lecture de l’état initial de l’environnement communal, le bourg de Garat est desservi par un réseau d’assainissement collectif. Le bourg est équipé d’une station d’épuration mise en service en 2000, d’une capacité de traitement de 400 équivalent/habitants, pour un débit de référence de 80 mètres3/jour. L’équipement est géré par la Communauté de Communes de la Vallée de l’Échelle.
Au vu des charges entrantes de 380 équivalent/habitants en 2013 pour un débit entrant moyen de 25 mètres3/jour, la station d’épuration présente une capacité marginale limitée en vue de nouveaux raccordements au réseau d’assainissement collectif.
Toutefois, consciente de ces difficultés, la commune en partenariat avec la CDC,a lancé une étude afin de réhabiliter l’actuelle STEP et augmenter ses capacités d’une centaine d’équivalent/habitant. Elle étudie également d’autres alternatives.
Hors des zones desservies par le réseau d’assainissement collectif, les nouvelles constructions doivent gérer leurs eaux usées par le biais de dispositifs individuels. Les sols présentent localement un caractère moyennement favorable à l’assainissement individuel. Toutefois, les techniques d’assainissement on évolué très favorablement ces dernières années, au bénéfice d’une meilleure qualité de l’assainissement autonome.
Concernant l’alimentation en eau potable, Garat est alimentée par le réseau de dis- tribution dit « Échelle » qui dessert intégralement la commune ainsi que 6 communes voisines. Ce réseau est alimenté par les eaux captées du Moulin de Baillarge et des Sources de la Touvre, mélangées sur Garat.
La gestion du réseau d’eau potable est assurée par la Communauté de Communes de la Vallée de l’Échelle. La distribution de l’eau est localement déléguée à la société pri- vée SAUR FRANCE. Aucune problématique particulière n’est à signaler sur la commune, dont le réseau d’eau potable est en mesure de répondre aux besoins actuels et futurs de la population locale.
Il convient que le PLU assure la bonne desserte par les réseaux d’eau potable et d’as- sainissement des zones urbanisées actuelles et futures en formulant certaines exigences réglementaires (article R123-9, 4° du Code de l’Urbanisme) à l’encontre des demandes d’autorisation d’occuper le sol.
Réseau de défense incendie
La gestion du risque d’incendie constitue un enjeu majeur pour la sécurité des biens et des personnes. Celle-ci relève de la responsabilité du maire au titre de la sécurité pu- blique. Dans le cadre du PLU, il convient donc d’analyser finement l’état du réseau de défense contre l’incendie afin de répondre aux exigences légales et réglementaires en vigueur. Il convient ainsi de ne pas aggraver l’exposition de la population au risque d’incendie en proscrivant tout développement de l’urbanisation dans les parties urba- nisées insuffisamment ou non-desservies.
Par le biais du Code de l’Urbanisme, le PLU peut définir des « emplacements réservés » pour la création de nouveaux dispositifs et ouvrages de défense contre l’incendie afin de justifier une volonté de développer l’habitat dans des secteurs peu ou non-desser- vis, ou de résorber des situations d’insuffisance du réseau existant dans des secteurs déjà construits.
Les dispositions réglementaires s’appliquant en matière de défense contre l’incendie relèvent du décret du 27 février 2015. La règle générale en vigueur stipule que les sa- peurs-pompiers doivent disposer en toutes circonstances, d’au moins 60 mètres3 d’eau pendant deux heures à moins de 200 mètres des constructions d’habitation.
Cette exigence réglementaire peut être respectée soit par la mise en place de po- teaux ou bouches d’incendie branchées sur le réseau d’eau et/ou soit par des ré- serves d’eau naturelles ou artificielles. L’importance des ouvrages doit être appréciée en tenant compte notamment de la nature et de l’importance des constructions.
Garat est desservie par un réseau de défense incendie composé de 22 poteaux dont 15 poteaux normalisés (débit supérieur à 60 mètres3/heure). Ces derniers se localisent au sein des secteurs de La Brousse, La Grave, Chez Marguy, Tuileries de Denat, Rue des Moulins, lotissement Le Carrefour, lotissement Le Clos de la grave, Sainte-Catherine (trois poteaux), Moulin de Barret, le bourg (3 poteaux), Le Boisseau, rue Ladoux, lotisse- ment de Neuillac.
Certains équipements présentent des anomalies signalées par le SDIS 16. De même, de nombreux secteurs présentent une absence de réseau de défense incendie.
Dès lors et compte tenu des évolutions prochaines de la réglementation en la matière, la commune travaille actuellement sur le plan de défense incendie en collaboration avec le SDIS. Une bâche vient d’être aménagée à hauteur de la Penotte, et d’autres dispositifs sont en projet mais il est encore trop tôt pour identifier précisément les par- celles susceptibles de faire l’objet d’emplacement réservé à cet effet dans le cadre de l’actuel PLU.h U
260 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Localisation des poteaux de défense incendie et réseau actuel de défense (distencier) (source : SDIS- commune de Garat)
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le Cabarot
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Buiguerie
0 1 kmh U
261 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les communications numériques sur Garat
Les communications numériques ont aujourd’hui une importance particulière dans l’aménagement du territoire. Elles constituent un critère de plus en plus détermi- nant dans les stratégies d’implantation des entreprises comme dans les stratégies résidentielles. Selon la loi du 12 juillet 2010, les PLU doivent concourir au développe- ment des communications numériques.
L’Asymmetric Digital Subscriber Line (ADSL) est aujourd’hui la technologie domi- nante des accès à internet haut débit alors que 95 % des abonnements haut dé- bit sont des abonnements ADSL. La commune ne dispose actuellement d’aucun réseau de fibre optique. Le débit de la connexion ADSL, l’accès au dégroupage et la télévision par ADSL dépendent du niveau d’équipement du Nœud de Rac- cordement (NRA) sur lequel les logements de la commune sont raccordés, et des caractéristiques du réseau téléphonique.
Les lignes téléphoniques desservant les habitations de Garat sont raccordées prin- cipalement aux centraux de Garat (1 600 lignes) et Ruelle-sur-Touvre (4 000 lignes).
La distance des logements abonnés vis-à-vis des nœuds de raccordement consti- tue le paramètre essentiel permettant de mesurer l’affaiblissement (ou l’atténua- tion) du signal ADSL, transporté par câbles en cuivre. Le calcul du taux d’affaiblis- sement détermine la qualité de la desserte du territoire par l’ADSL. Ce dernier est mesuré en décibels (dB). Plus la valeur est grande, moins la desserte est efficace.
Une ligne affichant un affaiblissement théorique de moins de 35 dB est considérée comme excellente et devrait permettre un débit ADSL de plus de 6 Mbits/s. En dessous de 20 dB, les lignes peuvent être considérées comme parfaites, le débit peut atteindre 8 Mbits/s. La limite actuelle pour avoir l’ADSL est de 70 dB. La carte ci-contre, élaborée par le CEREMA, dresse l’inventaire géographique des NRA et détermine les zones d’affaiblissement du signal ADSL.
Selon cette carte, Vœuil-et-Giget dispose d’une desserte ADSL de qualité globa- lement bonne, compte-tenu de la présence d’un NRA sur la commune (secteur de Sainte-Catherine). La bonne qualité de ce réseau ADSL est un atout pour l’installa- tion de nouveaux ménages et entreprises.
On précisera que le Conseil Départemental de Charente est doté d’un Schéma Di- recteur Territorial d’Aménagement Numérique (SDTAN), qui détermine la politique départementale et les grands objectifs en matière de lutte contre la fracture nu- mérique et d’amélioration de la couverture numérique. Ce document doit être pris en compte par le PLU.
Cartographie de la desserte du territoire par l’ADSL (source : CEREMA)
Lecture cartographique : les triangles localisent les nœuds de raccordement (NRA) à partir desquels sont distribués les réseaux de desserte ADSL. Les zones de couleur représentent le taux d’affaiblissement du réseau ADSL. - Rouge : 37 dB
- Vert : 51 dB
- Bleu : 70 dBh U
262 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.4 ANALYSE RETROSPECTIVE DE LA CONSOMMATION DES ESPACES AGRICOLES ET NATURELS
Permis de construire délivrés entre 1996 et 2014 (source : cadastre, municipalité de Garat)
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le Cabarot
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Buiguerie
0 1 km
4.4.1 Évolution de la construction
Durant les dix dernières années, le développement de la
construction s’est principalement opéré au « coup-par-coup
», hors opérations groupées. Ce type de développement
s’est révélé fortement consommateur en espaces agricoles
et naturels (parcelles de près de 2000m² en moyenne), et n’a
pas permis de conforter véritablement les pôles urbains de la
commune.
Les constructions se sont ainsi implantées de manière oppor-
tuniste sur la quasi totalité du territoire entraînant une forte
consommation d’espaces agricoles.
Pour rappel, la commune de Garat est l’une des communes
ayant enregistré le plus haut de taux de construction du dé-
partement de la Charente et de l’agglomération Angoumoi-
sine ces dix dernières années.
Permis à vocation d’habitat
Permis à vocation économiqueh U
263 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
0 1km
4.4.2 Analyse de la consommation des
espaces agricoles, naturels et fo-
restiers
L’exigence de l’analyse rétrospective de la consommation des espaces formulée par la loi du 12 juillet 2010, a été recon- duite par les récentes lois du 24 mars et du 13 octobre 2014. Elle a pour but d’identifier la nature de la destination des surfaces urbanisées depuis ces dix dernières années, afin de mesurer exactement les enjeux visant à lutter contre la consommation excessive d’espace par l’urbanisation sur la commune.
Cette analyse a été réalisée à l’appui de photographies aé- riennes des années 2000 produites par l’IGN, et à partir de l’étude des différentes versions du Registre Parcellaire Gra- phique établissant l’inventaire des surfaces déclarées comme agricoles par leurs propriétaires au titre de la Politique Agricole Commune. Ont été pris en compte toutes les constructions (résidentielles, économiques...) et tous les aménagements (in- frastructures routières, accès et réseaux) réalisés ou projetés à cour terme (c’est à dire autorisés et dont le permis ou la DP est encore valable) .
En découle une estimation de la consommation d’espace de
l’ordre de 41ha entre 2006 et 2015 sur le territoire de Garat. La commune a ainsi enregistré un fort taux de construction d’habitation représentant 38.5ha de la consommation mais au delà, a fait l’objet d’aménagement de voirie (carrefours giratoires et de nombreux accès) à hauteur de 1.5 ha et d’ins- tallations économiques sur plus de 1.5ha (complexe cinéma- tographique...).
De cette analyse, qui se peut biaisée par secteurs lorsque des propriétaires de terrains agricoles avaient anticipé et renoncé à exploiter des terrains constructibles, il ressort que plus de 65% des terrains consommés sont d’anciens terrains de cultures agricoles, plus de 15% des espaces de prairies et près de 15% des surfaces auparavant boisées. Le reste pouvant être consi- déré comme des friches ou d’anciens jardins.
Carte de la consommation d’espace depuis 10 ans (URBANhymns)
Espace agricole
Espace boisé
Prairie
Autres (Jardins, friches)h U
264 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Extrait de la photographie aérienne de 2002 (source : IGN) Extrait de la photographie aérienne de 2016 (source : IGN)
L’analyse comparative des photographies aériennes permet de correctement appréhender ce phénomène de consommation d’espace. Entre 2002 et 2016, l’urbanisation s’est très étendue et ce sur l’ensemble du territoire entraînant une réduction quasi systématique des surfaces agricoles. Sur le secteur de Sainte-Catherine, force est de constater que l’urbanisation liée au développement résidentiel s’est également accompagnée d’infrastructures routières dé- coulant sur une perte de surface agricole de culture et de prairie ainsi que d’arbres.h U
265 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Extrait de la photographie aérienne de 2002 (source : IGN) Extrait de la photographie aérienne de 2016 (source : IGN)
Le bourg lui aussi s’est étendu sur des surfaces agricoles de culture principalement sous forme de lotissements.h U
266 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Extrait de la photographie aérienne de 2002 (source : IGN)
Extrait de la photographie aérienne de 2016 (source : IGN)
Chez Mery est un lieu dit qui avait d’ores et déjà subi des extensions li- néaires de l’urbanisation dans les années 80 et 90.
En revanche Peu Sec demeurait un hameau ancien sur le coteau agri- cole.
Les deux secteurs ont connu une urbanisation pavillonnaire se caractéri- sant d’ailleurs par de très larges parcelles consommant des espaces de cultures agricoles et parfois même générant du mitage.h U
267 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Extrait de la photographie aérienne de 2002 (source : IGN) Extrait de la photographie aérienne de 2016 (source : IGN)
Sur le secteur de Cabarot, là encore l’étalement urbain n’est pas récent. On observe des constructions dès les années 70 et 80 à la fois sur le quartier résidentiel et sur la zone d’activité des Chaumes. Toutefois la construction de ces 15 dernières années a consommé sur ce site davantage de boisements. Il convient même de souligner qu’il s’agit de terrains pour partie protégés au titre du réseau NATURA 2000 (site de la vallée de l’Anguienne) qui n’auraient donc pas dû être urbanisés. A noter également des extensions au Nord sur les hauteurs dont l’impact paysager en plus de la consommation des sols est remarquable.h U
268 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Extrait de la photographie aérienne de 2002 (source : IGN) Extrait de la photographie aérienne de 2016 (source : IGN)
Enfin sur le secteur du Grand Lac, là encore après 2002, les constructions se sont encore implantées de manière très aléatoires et diffuses dans le prolongement de l’urbanisation des années 70-80.
La zone de la Penotte quant à elle a fait l’objet d’aménagements récents avec l’implantation d’un complexe cinématographique et la création d’une voirie en boucle visant à permettre à terme une urbanisation dans la profondeur et la mise en place de bâches incendies. Le tout a généré de la consommation d’espaces agricoles et forestiers.
A cela s’ajoute l’aménagement d’un rond-point accompagné de nouvelles voies de dessertes consommant là encore de l’espace et générant un effet d’attraction notamment du coté du Grand Lac.
Enfin, à noter l’occupation des abords de la RD 939 entre le rond point et la zone résidentielle par une activité de paysagiste qui a artificIalisé un très large espace.h U
269 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.4.3 Bilan du précédent POS
Précédemment au PLU, la commune a disposé d’un Plan
d’Occupation des Sols approuvé en 2000. Ce document
a été modifié pour la dernière fois en 2013. Le POS a été
approuvé antérieurement à la loi du 13 décembre 2000, et
n’est donc pas conforme à cette dernière qui transforme
le POS en PLU.
Les lois du 2 juillet 2003, du 12 juillet 2010, du 24 mars 2014
et du 13 octobre 2014 ont considérablement fait évoluer
le PLU, qui a donc rendu le POS obsolète. Par exemple, les
articles R123-9, 5° et R123-9, 14° ont été supprimés.
On constatera que le POS n’a pas encouragé une gestion
économe des sols selon les souhaits du législateur. On souli-
gnera que globalement, la plupart des surfaces dédiées à
l’extension de l’urbanisation au sein du POS ne correspond
pas aux besoins, ni aux possibilités réelles de développe-
ment urbain sur la commune.
En effet, ces extensions sont clairement incompatibles
avec le SCOT de l’Angoumois approuvé en 2013, tant au
regard des perspectives démographiques de la commune
qu’au vu des principes de gestion économe et rationnelle
des sols.
Egalement, le POS n’a pas encouragé la densification du
bâti, et n’a pas pu empêcher une certain gaspillage de
foncier constructible alors que les densités des construc-
tions récentes s’avèrent inférieures à 10 logements/hec-
tare. Au vu de la lecture du Code de l’Urbanisme offerte
par les lois du 24 mars du 13 octobre 2014, le PLU devra dé-
finir plus précisément les limites de l’urbain sur la commune.
Le plan de zonage du POS approuvé en 2000h U
270 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le bourg de Garat
Î De larges bandes de terrain en
zone NB sur la portion nord du
bourg (encore 2,4 hectares de
foncier disponible)
Î Plusieurs grandes réserves NA,
1NA et 2NA dont demeurent 12,5
hectares non bâtis
Î De larges réserves pour les équi-
pements (Nal)
Î Une zone NB sur l’autre coté du
vallon pouvant générer du mi-
tage urbain
ZONES
POS ADOPTE EN 2000
MODIFIE EN 2013
Superficies (ha)
UA
UB
UC
17
96
33
Sous total 146
Ux
1 NA
2 NA
21,8
16
4
Sous-total 20
NAI
NAX
NB
1 NB
2 NB
3 NB
5
7,3
117
Sous total 117
NBx
NC
NCa
NCb
-
971
19
9
Sous total 999
ND
NDb
NDt
595,6
13
11
Sous total 620
Total 1 936
Extrait du zonage du POS sur le bourg
Secteurs ayant été urbanisés du-
rant la mise en œuvre du POS
0 1 kmh U
271 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Sainte-Catherine
Î De larges zones UB qui ont été progressivement urbanisées au coup-par-coup, au détriment des coteaux surplombant la vallée de l’Anguienne
Î Une unique zone 1NA d’environ 1 hectare ; d’autres terrains d’en- vergure auraient pu également être classés en zone 1NA afin d’assurer une urbanisation plus cohérente
Î Une zone UC générant de l’étalement urbain sur un secteur sen- sible sur le plan paysager et écologique (voisinage du site Natura 2000 des « Vallées Calcaires Péri-Angoumoisines »)
0 1 km
Extrait du zonage du POS sur Sainte-Catherine
Secteurs ayant été urbanisés durant
la mise en œuvre du POSh U
272 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La Penotte, Le Grand Lac
Î Le secteur est concerné par une zone NB démesurée de part et d’autre de la RD 939, recouvrant des espaces boisés
Î Le PLU doit rechercher une plus forte maîtrise de l’urbanisation le long de la RD 939, en circonscrivant les zones constructibles aux véritables limites des parties d’agglomération
Î La zone 2NAX pourrait être reconduite dans le PLU, afin de ré- pondre au développement de la zone d’activités de « La Penotte » dans les termes du SCOT
Î Cette zone doit cependant être réduite compte-tenu de son em- piètement sur le secteur d’intérêr écologique des « Brandes de Soyaux »
0 1 km
Extrait du zonage du POS sur La Penotteh U
273 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le Cabarot, Les Chaumes
Î Des zones NB démultipliées empiétant dans le site Natura 2000 des « Vallées Calcaires Péri-Angoumoisines », sur des secteurs naturels ou encore des espaces boisés
Î Une zone UX dont la vocation est à requestionner, et à reposition- ner dans un projet de développement économique cohérent à l’échelle communale
Î Une zone UC ayant contribué à l’artificialisation des coteaux de la « Fontaine Pourrie » (route de la Médecine), dont l’extension est à proscrire
Î Les abords de la RD 939 sont insuffisamment maîtrisés compte tenu de l’ampleur de la zone UB ; il convient de proscrire les fu- tures zones constructibles aux limites véritables des parties ag- glomérées
0 1 km
Extrait du zonage du POS sur Sainte-Catherineh U
274 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les hameaux et écarts
Î Le POS n’a pas opéré de véritable hiérarchi-
sation des hameaux dans ses objectifs de dé-
veloppement de l’urbanisation
Î Une forte diffusion urbaine a donc été entraî-
née par l’ampleur des zones constructibles
Î Le PLU devra opérer une véritable hiérarchi-
sation du développement urbain en mettant
l’accent sur le renforcement des pôles et sur
la conservation des autres secteurs dans leur
enveloppe urbaine existante
0 1 km
Extrait du zonage du POS sur La Tuilerie de Lacroix Extrait du zonage du POS sur Peu Sec et Chez Grelet
Extrait du zonage du POS sur Les Grandes Tuileries Extrait du zonage du POS sur Chez Meryh U
275 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.5 ANALYSE DES PARTIES URBANISÉES ET LEUR CAPACITÉ DE MUTATION ET DE DENSIFICATION
Selon les avancées légales de la loi du 24 mars 2014, les PLU doivent dorénavant ana- lyser la capacité de densification et de mutation des espaces bâtis, en tenant compte des formes urbaines et architecturales les caractérisant.
Cette analyse vise à identifier les capacités des parties urbanisées existantes à évoluer dans le sens d’une compacité urbaine au bénéfice de la préservation des espaces agricoles, naturels et forestiers. Plus généralement, on évaluera dans ce sous-chapitre l’ensemble des atouts et contraintes ainsi que des enjeux affectant l’évolution des parties actuellement urbanisées de la commune.
4.5.1 Analyse des parties urbanisées de la commune
L’organisation des différentes parties actuellement urbanisées
Le territoire de Garat est marqué par son caractère multipolaire. La commune est éga- lement marquée historiquement par une forte diffusion et un éclatement important de son enveloppe urbaine sur l’ensemble de la commune. En résulte le besoin d’établir une solide hiérarchisation des priorités de développement à l’urbanisation.
- Le bourg de Garat est une centralité historique au sein de la commune. Il s’agit d’un espace de vie structurant, animé des équipements centraux (mairie, école...). L’église Saint-Pierre-aux-Liens constitue le symbole historique de cette centralité. L’habitat ancien inspire également l’image d’un bourg polarisant à l’échelle com- munale. De toute évidence, le PLU est appelé à mettre en valeur cet espace de vie central. Toutefois, le bourg est un espace contraint et exposé à de fortes sensi- bilités environnementales et paysagères. A l’avenir, cet espace urbain de devrait donc pas offrir d’opportunités majeures pour le développement de l’habitat.
- Le village « pôle » de Sainte-Catherine constitue un second pôle de vie, animé par une offre commerciale et de services importante. Le développement de ce pôle urbain est historiquement et fonctionnellement lié au passage de la RD 939, géné- rant un effet « vitrine » important et procurant au site une très bonne accessibilité depuis le centre d’Angoulême. Sur le secteur, le PLU sera en mesure de confor- ter le développement résidentiel, et donnera priorité au comblement des « dents creuses » ainsi que des enclaves.
- Le secteur de « La Penotte », situé aux portes de l’agglomération d’Angoulême, regroupe une zone d’activités économiques et une poche d’habitat résidentiel. Dans ce secteur, le PLU a vocation à s’inscrire en compatibilité avec le SCOT de l’Angoumois en autorisant le développement de la zone d’activités de « La Pe- notte ». En revanche, il n’aura pas vocation à accentuer l’urbanisation résiden-
tielle diffuse autour de cette zone, au risque de générer des conflits d’usage. On considérera donc « La Penotte » comme un pôle avant tout économique.
- Le secteur du « Cabarot » est un agglomérat pavillonnaire important traversé par la RD 939, situé à l’entrée de la commune depuis Périgueux. Il s’agit d’un autre pôle à vocation résidentiel, qui, bien que n’accueillant aucun équipement, commerce, ni espace public structurant, a vocation à être conforté dans ses limites existantes. Sur ce pôle, le PLU favorisera la reconquête des enclaves et des « dents creuses ».
- On reconnaîtra dans certains villages et hameaux une valeur d’espace urbanisé, compte-tenu de leur nombre d’habitations et de leur vocation résidentielle. Tou- tefois, dès lors qu’ils sont disjoints des quatre pôles urbains principaux, ces secteurs n’ont pas vocation à s’étendre de manière significative.
La gestion des lieux-dits isolés par le PLU
Autour de ces grandes entités urbaines, on peut identifier un certain nombre de lieux- dits anciens exclus de tout espace d’agglomération. Il s’agit notamment des secteurs de « Chément », « Les Bournies », « Neuillac », « La Grand Font », « La Brousse » ou encore « Le Plantier ».
Plusieurs lieux-dits sont concernés par certains enjeux économiques (présence d’ex- ploitations agricoles). Ils offrent des capacités de mutation globalement très limitées compte-tenu de l’insuffisance des réseaux publics ne justifiant par leur caractère d’es- paces urbanisés. On considérera que ces constructions s’intègrent pleinement dans leur contexte agricole et naturel, que le PLU a vocation à préserver selon les principes du Code de l’Urbanisme. In fine, la gestion de l’enveloppe urbaine doit s’appuyer sur la notion de « partie actuellement urbanisée ». Celle-ci désignent des espaces bâtis répondant à plusieurs critères :
- La nécessité d’un bâti préexistant en nombre suffisant, présentant une unité et une continuité. Un seuil de 10 constructions d’habitations ne devant pas être séparées de plus de quelques mètres peut être retenu pour désigner les ensembles bâtis constituant des unités urbaines indépendantes de l’espace agricole, naturel et/ou forestier.
- La capacité d’accueil de ces ensembles bâtis au regard des caractéristiques des voies et des réseaux publics (eau potable, électricité...). Si elle s’avère suffisante, cette capacité d’accueil ne peut à elle-seule déterminer le caractère « urbain » d’un espace sans tenir compte du critère de continuité du bâti.
A partir de ces éléments, on considérera que les quelques lieux-dits isolés parcouranth U
276 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
0 1 km
la commune ne seront pas appelés connaître des évolutions
dans le cadre du PLU. En effet, ces entités bâties ne répondent à la définition de l’article R123-5 du Code de l’Urbanisme
(zones « urbaines »). Ces constructions ne doivent pas consti- tuer des points d’accroche à l’étalement urbain.
Une représentation graphique des parties actuellement urba-
nisées de la commune peut être proposée à travers la mé- thode de « dilatation/érosion » constituant à générer autour de chaque bâtiment une zone-tampon d’environ 40 mètres (étape de « dilatation »), rognée de 30 mètres (étape « d’éro- sion »).
En résulte une enveloppe urbaine permettant d’appréhender l’emprise des espaces artificialisés sur la commune. Une ana-
lyse par hiérarchisation permet d’identifier ce que l’on peut identifier indiscutablement comme une « partie actuellement urbanisée » (bourg de Garat, village de Sainte-Catherine...), qu’il convient de distinguer des lieux-dits isolés, exclus des par-
ties actuellement urbanisées.
Au sein de l’enveloppe urbaine, il convient d’identifier tous les
espaces susceptibles d’être construits au préalable de toute extension des limites de cette enveloppe. Deux cas de figure sont à retenir :
- Il existe des « dents creuses », désignant des parcelles
libres de toute construction enserrées le bâti existant. Le
PLU doit donner priorité à leur urbanisation avant toute
extension des limites de l’enveloppe urbaine existante.
Ces terrains devront être comptabilisés dans l’enveloppe
foncière constructible à mobiliser pour les dix prochaines
années.
- A l’intérieur du tissu des parcelles bâties, certains secteurs
très peu denses laissent entrevoir des possibilités de densi-
fication à long terme. On peut retenir un plafond de den-
sité de 6 logements/hectare. Les parcelles concernées
sont égales ou supérieures à 1 500 mètres2 en surface. Le
PLU doit encourager progressivement leur division en vue
de l’accueil de nouvelles constructions. Ces terrains sont
toutefois sujets à des contraintes très importantes (occu-
Le dessin de la tâche ou de l’enve-
loppe urbaine nous permet de mieux
appréhender les parties actuellement
urbanisées sur le territoire, il révèle no-
tamment :
- Une urbanisation très diffuse et un
mitage urbain important ;
- Plusieurs pôles urbains d’envergure,
soit le bourg, Sainte-Catherine, La
Penotte et Le Cabarot.
Analyse de l’enveloppe urbaine (source : URBAN HYMNS)h U
277 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Hiérarchisation des parties actuellement urbanisées (source : URBAN HYMNS)
Le bourg de Garat et Sainte-Catherine : deux pôles stratégiques pour le développement du territoire
- Une concentration de l’habitat permettant de conforter et de prévoir l’extension des équipements et réseaux publics
- Des équipements publics contribuant à l’animation du cadre de vie au quotidien
- Des activités économiques et services contributeurs en emplois et ga- rants du cadre de vie
Î Des centralités à conforter dans le cadre du PLU
Les centralités secondaires : des pôles-relais aux fonctions spécifiques, sus- ceptibles de se développer sous conditions
- La zone d’activités de la Penotte, une polarité économique suscep- tible d’entraîner le développement du territoire
- Le Cabarot et le Grand Lac, des pôles résidentiels complémentaires à développer dans une logique de renouvellement urbain et de den- sification
Î Des logiques de densification de l’existant à rechercher en priorité
Les hameaux et les écarts isolés, des petites polarités d’habitat à conserver en l’état à l’exception de cas à argumenter très précisément
- Les hameaux, des petites poches d’habitat susceptibles d’accueillir de nouvelles constructions dans l’enveloppe bâti existante
- Les écarts isolés, des points d’accroche potentielle à l’urbanisation dif- fuse qu’il convient de « geler »
- Les ensembles patrimoniaux, des hameaux et écarts à conserver en l’état et à valoriser dans le PLU
- Les activités économiques non-structurantes qui se situent autour de la RD 939 aux Petites Chaumes
Î Des secteurs à ménager et à densifier sous conditions de soutenabilité environnementale
pations incompatibles avec de nouvelles constructions, implantation défavorable de l’habitation existante sur la parcelle...). De fait, le po- tentiel de division foncière ne sera pas exactement comptabilisé dans les objectifs du PLU au risque de geler toute possibilité de construire sur la commune.
Sainte-
Catherine
Le bourg
de Garat Sainte-
Catherine
Villars
La Penotte
Chez Mery
Les Champs
Le Grand Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Le Cabarot
Les Grandes
Tuileries
Le Picard
Peu Sec
Chez Grelet
Le Bas Arsac
Le Grand
Arsac
0 1 kmh U
278 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.4.2 Analyse des formes et des densités
urbaines
Pour rappel, sur le territoire, il se distingue deux formes urbaines principales qui se caractérisent de la manière suivante :
- Les noyaux anciens denses. Ils correspondent au bâti tra-
ditionnel dont la composition est compact et l’intérêt pa-
trimonial des espaces non bâtis supérieur (parc, espace
public). Le potentiel de densification est naturellement
moindre sur ces secteurs dont le taux de densité oscille
de 15 à 30 log/ha (en rouge et orange foncé sur la carte).
- Les extensions pavillonnaires de la moitié du XXème siècle
jusqu’aux années 2000. Elles correspondent aux construc-
tions qui se sont implantées à la périphérie des noyaux
anciens. Il s’agit de constructions individuelles libre; Ces
dernières forment un tissu très aéré qui pourrait se den-
sifier via notamment des divisions parcellaires puisque le
taux de densité moyen est inférieur à 10 log/ha (en rose et
jaune sur la carte). toutefois, l’implantation des pavillons
en cœur de parcelle sera un obstacle dans bon nombre
de cas.
On observera une moindre représentativité des constructions individuelles groupées issues d’opérations d’ensemble (lotisse- ments). Ce facteur contribue à la très faible densité générale des constructions pavillonnaires sur la commune
Au regard de cette analyse, force est de constater que le tissu
urbain présente un important potentiel en terme de densifica- tion, surtout en périphérie des villages.
Toutefois, la densification par division parcellaire semble par- ticulièrement difficile sur la commune car de nombreuses
habitations sont implantées en milieu de parcelle, ne laissant que peu de place pour la création d’un accès pour desservir une nouvelle construction. On évoquera également des freins fonctionnels importants, tel que la proximité de la RD 939 (clas- sée à grande circulation).
Analyse de la densité des parcelles bâties par interprétation statistique (source : URBAN HYMNS)
0 1 km
< 500 mètres2
500 - 1 000 mètres2
1 000 - 1 500 mètres2
> 1 500 mètres2
Valeurs extrêmesh U
279 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse de la densité par une carte de « chaleur » (source : URBAN HYMNS) Quant au potentiel de mutation, il n’existe aucune friche éco- nomique ni aucun quartier résidentiel en désuétude présentant des volumes d’intérêt en termes de mutation. On considérera donc que ce potentiel est nul sur Garat.
Une autre façon d’appréhender la densité bâtie consiste en la réalisation d’une carte « de chaleur », qui établit un gra- dient colorimétrique selon la densité et la concentration des constructions.
Cette carte permet de mettre en valeur les quatre polarités ur- baines du bourg de Garat, de Sainte-Catherine, du Cabarot et de La Penotte. Elle permet également d’identifier de grosses agglomérations villageoises, telles que « Chez Mery » ou « Chez Grelet ».
Cette analyse révèle également l’existence de secteurs de faible densité dans les pôles urbains, ainsi que des secteurs non-bâtis présentant donc un potentiel de réinvestissement ur- bain. Le PLU doIt donc d’étudier plus précisément ce potentiel.
0 1 km
Lecture cartographique
Plus les constructions sont groupées
et rapprochées les unes des autres,
plus la couleur bleue s’accentue
0 0.5 1 Km
0 0.5 1 Kmh U
280 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.4.3 Les contraintes s’imposant à la
densification urbaine
La présence de contraintes naturelles peut justifier l’absence
de densification de certaines parties actuellement urbanisées,
tel que le risque d’inondation.
On citera également certaines contraintes humaines, telle
que la présence d’exploitations agricoles à protéger de tout risque de conflit d’usage avec l’habitat résidentiel. On rappel-
lera que le territoire de Garat est particulièrement contraint tant du point de vue fonctionnel qu’environnemental.
L’impact généré par les servitudes d’utilité publique
Si toutes les servitudes d’utilité publique présentes sur le terri-
toire n’ont pas forcément de répercussions sur les capacités
de mutation ou de densification des espaces bâtis (exemple
de la servitude de protection des Monuments Historiques), cer- taines d’entre elles peuvent clairement y faire obstacle, telles
que les servitudes se rapportant à la protection des abords
des canalisations de gaz à haute-pression.
Le territoire est ainsi grevé de plusieurs servitudes d’utilité pu-
blique à prendre en compte dans le potentiel de densifica-
tion, notamment :
- Les servitudes relatives à la protection des abords de trois
canalisations de gaz traversant Garat ; A titre de rappel,
les établissements recevant du public de plus de 100 per-
sonnes sont proscrtis dans la zone de dangers très graves
des ouvrages...
- Les servitude relative à la protection des captages d’eau
potable, notamment le captage du Moulin de Baillarge.
On précisera toutefois que ces servitudes d’utilité publique ne généreront que peu d’impact sur les objectifs de densification urbaine portés par le PLU, compte-tenu de leur situation hors des parties actuellement urbanisées.
PT2 DIRAC - MONTBRON
170 m NGF
170 m NGF
170 m NGF
PT2
160 m NGF
r = 2000 m
Logis de Nanteuil
(SERS)
l
AC1-i
l Eglise
AC1-i
l
AC1-c
Château de la Tranchade
A4
A4
I3
Captage du
Moulin de Baillarge
AS1
500 m 250 0
0114
0184
0165
0042
0140
0098
0138
0137
0220
0205
0200
0170
0221
0233
0030
0087
0001
0004
0005
0006
0007
0105
0106
0012
0013
0040
0008
0009
0017
0018
0019
0020
0021
0022
0024
0030
0041
0103
0032
0033
0036
0037
0038
0077
0090
0080
0043
0129
0130 0131 0132
0133 0134
0135
0136
0120
0123
0047
0082
0083
0084
0085
0086
0088
0102
0101
0065
0034
0067
0069
0070 0111
0109
0234
0177
0163
0185
0160
0033
0175
0173
0180
0159
0169
0168
0172
0228 0112
0113
0377
0114
0115
0073
0074
0096
0119 0125
0126
0127
0116
0413
0117
0118
0076
0230
0232
0231
0174
0218
0320
0216
0010
0121 0169
0005
0050
0136 0137
0001
0002
0063
0003
0006
0007
0009 0010
0011
0012
0013
0065
0014
0015
0016
0017
0018
0020
0021
0022
0061
0024
0025
0026
0027
0029
0030
0099
0094
0093
0060
0098
0034
0038
0039
0040
0041
0162
0031
0045
0048
0051
0052
0055
0054
0015
0138
0165
0128
0129
0141
0123
0124
0016
0125
0159
0160
0154
0153
0073
0145
0142
0143
0151
0147
0150
0149
0078
0079
0343
0081
0083
0086
0131
0105 0089
0090
0091
0340
0116 0122
0117
0120
0068
0065
0056
0066
0062
0063
0064 0057
0058
0060
0061
0088
0067
0167
0168
0055
0089
0094
0095
0167
0082
0098 0196
0197
0192
0193
0194
0191
0024
0083
0028
0029
0030
0031
0032
0033
0034 0036
0037
0379
0038
0039
0041
0042
0043
0046
0411
0048
0049
0050
0051
0052
0054
0057
0106 0107
0405
0119
0059
0061
0100
0102
0103
0104
0105
0063
0064
0409
0067
0068
0141
0142
0143
0144
0045
0146
0108
0110
0120
0114
0046
0156
0124
0125
0118 0127
0128
0050
0130 0111
0049
0138
0181 0186
0084
0001
0002
0048
0003
0004
0005
0008
0009
0010
0011
0404
0013
0014
0015
0016
0017
0018
0019
0020
0021
0022
0052
0023
0025
0026
0027
0088
0086
0087
0166 0164
0053
0169
0188
0189 0190
0185
0137
0211
0222
0051
0111
0210
0166
0108
0109
0165
0164
0408
0188
0001
0002
0003
0004
0006
0007
0008
0012 0014
0019
0110
0217
0221
0010
0198
0199
0017
0018
0020
0021
0022
0023
0007
0024
0025
0026 0184
0183
0185
0186
0029
0179
0002
0180
0177
0178
0032
0033 0034
0160
0035
0036
0037
0014
0038
0039
0040
0041 0042
0189
0044
0045
0046
0003
0048
0050
0051
0053
0054
0055
0056 0057
0016
0161
0058
0061
0062
0063
0206
0207
0067
0068
0015
0069
0070
0071
0072
0074
0149
0151
0001
0152
0154
0156
0181
0182
0196
0197
0059
0172
0173
0169
0139
0143
0013
0145
0146
0112
0113
0114
0115 0116
0004
0117
0119
0120
0121 0122
0123 0124
0125
0126
0005
0127
0128
0129
0130
0131
0132
0134
0135
0006
0138
0077
0076
0078
0079
0081
0082
0167
0084
0009
0085
0086
0087
0088
0089
0202
0093
0091
0175
0163
0011
0162
0102
0208
0099
0096
0097 0098
0095
0012
0103
0104
0105
0106 0215
0232
0211
0205
0272
0017
0268
0276
0269
0274
0271
0273
0201
0218
0197
0207
0018
0217
0210
0215
0198
0203
0180
0185
0188
0019
0193
0200
0214
0222
0150
0001
0005
0020
0006
0008
0009
0010
0017
0018
0019
0020
0021
0022
0024
0025
0027
0031
0033
0035
0022
0156
0173
0045
0046
0023
0190
0052
0053 0054
0055
0056
0057
0152
0024
0060
0061
0062
0154
0163
0166
0025
0169
0170
0148 0149
0064
0065
0067
0026
0068
0069
0070
0071 0072 0073
0074
0079
0027
0083
0084
0086 0089
0091
0028
0092
0093
0094 0095
0096
0097
0098
0100
0101
0102
0029
0103
0104
0105 0107
0108
0109
0111
0112
0113
0078
0114
0115
0116
0117
0118
0119
0120
0122
0123
0124
0030
0126
0127
0128
0129
0131
0132
0133
0134
0031
0138
0139
0140
0141
0145
0199
0270
0275
0246
0236
0226
0228
0229
0235
0240
0033
0233
0239
0237
0242
0241
0238
0245
0034
0244
0249
0250
0252
0248
0256
0255
0035
0254
0258
0263
0260
0262
0264
0266
0265
0036
0194
0212
0213
0267
0204
0206
0005
0034
0031
0037
0032
0013
0014
0012
0015
0016
0017 0018
0020
0038
0021
0022
0023
0024
0025
0026
0027
0028
0030
0033
0039
0035
0036
0037
0029
0001
0002
0003
0004
0006
0008
0040
0010
0007
0009
0011
0039
0040
0041
0042
0015
0056
0041
0054
0002
0010
0011
0014
0052
0044
0016
0042
0023
0003
0001
0029
0028
0027
0036
0024
0025
0035
0043
0032
0037
0004
0055
0044
0049
0048
0043
0042
0039
0038
0046
0040
0017
0018
0045
0019
0020
0021
0022
0054
0058
0003
0004
0012
0046
0015
0016
0017
0018
0023
0027
0028
0029 0030
0047
0031
0066
0067
0068
0065
0062
0064
0082
0056
0090
0080
0088
0085
0079
0092
0076
0074
0075
0073
0100
0078
0083
0108
0097
0099
0098
0086
0083
0080
0095
0103
0084
0093
0091
0104
0101
0102
0106
0055
0105
0109
0107
0111
0110
0089
0081
0061
0059
0060
0082
0035
0036
0037
0052
0051
0049
0045
0049
0046
0044
0042
0041
0040
0039
0038
0077
0133
0186
0076
0165
0139
0138
0136
0175
0183
0161
0181
0167
0157
0077
0156
0185
0187
0163
0184
0164 0162
0160
0159
0050
0182
0179
0172
0171
0001
0002
0003
0004
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0019
0041
0202
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0192
0193
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0056
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0050
0049
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0045
0046
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0108
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0057
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0059
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0021
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0080
0081
0324
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0124
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0068
0006
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0115
0116
0041
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0042
0045
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0048
0130
0074
0051 0052
0054
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0060
0061
0063
0014
0064
0065
0066 0067
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0105
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0135
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0119
0075
0076
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0086
0087
0083
0317
0089
0090
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0095
0096
0097
0098
0099
0101
0316
0102
0094
0093
0100
0134
0068
0120
0229
0038
0023
0107
0046
0152
0158
0153
0157
0154
0156
0155
0037
0204
0150
0210
0207 0211
0213
0208
0206
0036
0212
0145
0196
0148
0226
0225
0199
0202
0035
0203
0201 0162
0167
0195
0214
0192
0166
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0039
0179
0197 0178
0176
0010
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0227
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0099
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0051
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0058
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0060
0062
0053
0093
0110
0198
0164
d'
des
Dépa
EPUBLIQUE
Liberté . Egalité Liberté . Egalité Liberté . Egalité Liberté . Egalité
R
S
N
PT2 DIRAC - MONTBRON
170 m NGF
A4
0042
0030
0040
0041
0043
0047
0034
0033
0377
0413
0320
0063
0065
0061
0060
0031
0015
0016
0343
0340
0066
0067
0082
0083
0379
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0405 0409
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0046
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0404
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0131
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0144
0145
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0140
35
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0042
0043
0044
0045
0046
0017
0029
0028
0027
0060
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0025
0026
0030
0031
0033
0032
0015
0014
0016
0133
0012
0130
0136
0135
0013
0141
0006
0051
0052
0054
0056
0059
0035
0034
0031
0033
0040
0119
0120
0121
0118
0107
0108
0109
0114
0115
0112
0125
0124
0103
0063
0102 0037
0053
0113
0074 0072
0023
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0101
0100
0048
0069 0047
0046
0076 0077 0078
0079
0080
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0135
0133
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0136
0128
0127
0129
0138
0001
0002
0003
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0038
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0007
0123
0122
0050
0106
0020
0011
0012
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0015
0016
0085
0017
0084
0083
0018
0019
0082
0081
0010
0009
0008
0134
0058
0023
0028
0030
0031
0032
0034
0033
0022
0024
0025
0026 0027
0035
0021
0001
0002
0003
0056
0005
0007
0014
0028
0043
0044
0046
0047
0049
0050
0051
0062
0063
0064
0008
0009
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0011
0012
0013
0015
0016
0017
0018
0058
0096
0011
0024
0021
0004
0005
0006
0007
0008
0009
0010
0011
0012
0013 14
16
0017
0018
0019
0020
0022
0024
0084
0016
0002
0003
86
0087
0090
07 0008
0009
0010
0012
0013
0014
0015
0091
0089
0019
0017
0020
0021
0022
0023
0024
0025
0026
0027
0085
0092
0088
0050
0007
0008
0009 0011
0012
0013
0014
0015
0016
0017
0018
0019
0020
0021
0022
0023
24
0025
0026
0027
0028
0029
0030
0031
0032
0033
0034
0037
0010
0036
0001
0002
0003
0004
0005
0006
0018
0141
0375
0057
0059
0412
0324
0076
0075 0069
0068
0064
0071
0072
0073
0074
0014
0013
0012
0011
0317
0316
0038
0037 0036
0035
0039
0010
0044
LEGENDE
l
l AC1 Servitudes de protection des monuments historiques
(monuments classés à l'inventaire des M.H.)
AS1 Servitudes attachées à la protection des eaux potables
COMMUNE ENTIEREMENT INCLUSE DANS LE
PERIMETRE DE PROTECTION RAPPROCHE DU
CAPTAGE DE COULONGES CHARENTE
A4 Servitudes concernant les terrains riverains des cours
d'eau ou compris dans l'emprise de ces cours d'eau
AC1 Servitudes de protection des monuments historiques
(monuments inscrits à l'inventaire des M.H.)
PT2 Servitudes de protection des centres radio-électriques
d'émission et de réception contre les obstacles
I3 Servitudes relatives à l'établissement des canalisations
de transport et distribution de gaz
Plan des servitudes d’utilité publique (source : DDT 16)h U
281 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
L’impact généré par les activités agricoles
Le diagnostic du PLU a retenu 18 exploitations agricoles encore actives sur la commune. Des activités très réduites d’élevage d’animaux domestiques sont à inclure dans ces exploitations agricoles, sans que celles-ci ne suscitent de véritable enjeu agricole.
On retiendra que selon un principe de précaution, il sera exclu de développer l’urbanisation aux abords immédiats des sièges d’exploitation agricole. Une distance dite de réciprocité ou de vigilance, d’une valeur de 100 mètres, sera ainsi retenue autour des bâtiments à caractère agricole en activité ou susceptibles de le devenir.
Ces périmètres de vigilance pourront être assouplis au cas- par-cas selon certains critères, tel que la cessation d’activité d’un exploitant avant le terme du PLU (soit durant les dix pro- chaines années), ou encore l’absence de présomption de conflit d’usage compte-tenu de la nature de l’exploitation et de l’usage de ses bâtiments (stockage, maraîchage...).
On retiendra que les deux exploitations situées dans le voisi- nage du bourg seront particulièrement protégées par le PLU, qui veillera à ne pas encourager le développement de l’urba- nisation dans leur direction.
La Grand-Font
Bourg
de Garat
Chez Mery
Les
Champs
Villars
Peu Sec
Chez
Grelet
Sainte-
Catherine
La Penotte
Bassac
Le Grand
Lac
Les Petites
Chaumes
Bragette
Les
Minerais
Le
Cabarot
Vers
Périgueux
Vers
Angoulême
Les Grandes
Tuileries
Les
Tuileries
de Niollet Le Picard
Le
Plantier
Le Bas
Arsac
Le
Grand
Arsac
La
Biguerie
Denat
La
Tranchade
Chenaud
Les
Chaumes
de Chai
R D
4 1
0
RD 1 06
RD 4
RD
23
RD 939
Exploitation pratiquant l’élevage
Exploitation pratiquant la culture céréalière
Apiculture
Club hippique
0 1 km
Cartographie des activités agricoles recensées dans le cadre du PLUh U
282 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Récapitulatif des enjeux et contraintes
Enjeux relatifs au paysage
Points de vue emblématiques du territoire
Eléments de patrimoine architectural
Grandes continuités paysagères à préserver
Principe de lutte contre l’étalement linéaire de l’urbanisation
Grandes coupures d’urbanisation à préserver sur la RD 939
Franges bâties générant une forte incidence au sein du paysage
Enjeux relatifs au patrimoine naturel
Site d’intérêt écologique (ZNIEFF et NATURA 2000)
Topographie
Enjeux de fonctionnement urbain et contraintes d’aménagement
Périmètres de réciprocité des activités agricoles
Voie classée à grande circulation
Voie départementale
Eléments de morphologie urbaine
Tissu ancien rural (avant 1970)
Tissu contemporain à dominante pa-
villonnaire (après 1970)
Tissu pavillonnaire (après 2000)
Équipements collectifs
Activités économiques non-agricoles
Activités agricoles
Eléments d’occupation des sols
Espaces boisés
Espaces cultivés
Espaces à dominante naturelle
(prairies, chaumes, friches...)
Carrières
Plantations diverses (vergers...)
Espaces semi-artificiels d’agré-
ment (parcs, jardins...)
Villars
Fontaine
Pourrie
0 1 km
Les zones urbaines dans leur contexte (source : URBANhymns)h U
283 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.5.2 Analyse des parties urbanisées par secteur
L’analyse ci-après s’appuie sur deux cartographie, la première présentant l’analyse des différentes formes urbaines et leur destination, réalisée sur l’appui des données MAJIC fournies par la DREAL Poitou-Charentes.
La seconde présente un état des lieux de l’occupation des sols à la parcelle réalisé sur la commune à l’aide d’une photo-interprétation de supports aériens de l’IGN (BD OR- THO), croisée avec la lecture du Registre Parcellaire Graphique. Ce dernier établit l’in- ventaire des surfaces déclarées comme agricoles par leurs propriétaires dans le cadre de la Politique Agricole Commune.
Cette analyse se voit complétée par des photographies aériennes (BD ORTHO) ainsi que des inventaires photographiques de terrain. Plusieurs grands secteurs seront ana- lysés :
- Le bourg de Garat, à conforter au vu de ses équipements, de son histoire, de sa densité d’habitat et de sa valeur de pôle de vie ;
- Le village de Sainte-Catherine, en tant que second pôle d’urbanisation qu’il convient également de conforter par le biais du PLU ;
- Le secteur de « La Penotte », visé par d’importants enjeux économiques selon le SCOT de l’Angoumois ;
- Le secteur du Cabarot, autre polarité résidentielle que le PLU ne doit pas négliger au vu de la densité de l’habitat ;
- Les hameaux et écarts isolés de ces quatre pôles, dans lesquels le PLU peut déter- miner au cas-par-cas des un potentiel de comblement de « dents creuses » tout en maintenant ces derniers dans leur enveloppe existante.h U
284 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Équipements présents dans le secteur
Alimentation en eau potable
Assainissement des eaux usées
Défense incendie (5 dispositifs)
Analyse urbaine - Le bourg de Garat
La Grand-Font
Villars Villars
Vers la vallée
Vers le bourg
Vers le bourg
h e
l l e
Chez
Marguy
Vers Villars
Vers le bourg
RD 4
R D
1 0 6
RD
106
RD
9 3
9
La Tuilerie
de Chément
Chément
Au Chai
La Croix
Blanche
Fonds de
Bagnaud
RD 4
R D 1
0 6
R D
23
Bois de
Sainte-Catherine
Bassac
Le Portail
Jonquet
Sainte-
Catherine
Maupas
Coupure d’urbanisation de
La Penotte - Sainte-Catherine
Vieux
Sainte-Catherine
Le Moulin Barret
Château de
la Tranchade La Combe
Joyeuse
La
Gravelle
Bellevue
?
RD
1 0
1
RD 93
9
Vers le
bourg
Parc
Vergers
Truffières
Truffières
La Mercière
Projet de
lotissementh U
285 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse urbaine - Le bourg de Garat
Le bourg de Garat constitue l’entité urbaine « historique » du territoire et représente donc une centra- lité importante sur la commune, qui s’exprime en termes d’équipements et d’habitat. Cette dernière s’inscrit cependant dans un contexte naturel et paysager sensible, et se voit contraint par la pré- sence de certaines activités économiques. L’aménagement du bourg devra donc répondre néces- sairement à la protection de son « écrin » naturel et à la prise en compte des contraintes existantes dans un jeu d’équilibre.
Paramètres d’analyse Caractéristiques du secteur
Sensibilités paysagères
et naturelles
- Contexte de relief en crête et d’un paysage semi-ouvert struc- turé par d’importantes masses boisées
- Fortes covisibilités sur le bourg depuis la RD 23 et les points hauts de Chez Mery, Peu Sec et Chez Grelet
- Des éléments naturels délimitant le bourg à protéger : haies, boisements, fonds de vallons humides
- Des franges ouvertes sensibles vers les Fonds de Bagnaud : quelles limites définir pour le bourg sur ce secteur ?
Gestion de l’eau - Bourg situé sur une ligne de crête séparant les eaux vers deux vallons parallèles, et notamment les Fonds de Bagnaud au
nord, où les eaux sont drainées naturellement
- Présence d’un réseau d’assainissement collectif constituant un atout pour le développement du bourg
Risques et nuisances - Enjeu associé aux remontées de nappes phréatiques et inon- dations ponctuelles des fonds humides, interdisant l’urbanisa-
tion dans ces secteurs
Accessibilité & équipe-
ments
- Carrefour stratégique entre la RD 939 et la RD 106, à aména- ger et sécuriser afin de garantir la bonne desserte du bourg
depuis Angoulême
- Équipements de proximité confortant le bourg dans sa posi- tion centrale au sein du territoire
- Réseau de défense incendie opérant
Contraintes supérieures
d’aménagement
- Servitude radioélectrique faiblement contraignante
- Présence de deux activités agricoles ceinturant le bourg au sud et à l’est, constituant des contraintes fortes
Synthèse des enjeux Un espace polarisant, dont l’environnement suggère cepen- dant de nombreuses contraintes et sensibilités à bien prendre en compte
Le bourg de Garat est très présent dans les paysages lointains, notamment depuis la RD 23 et la rive droite de l’Echelle.
Le bourg est cerné par deux vallons qui recueillent les eaux pluviales. Il s’agit de deux axes délimitant naturellement l’enveloppe du bourg.
La délimitation du bourg par rapport à l’espace agricole ouvert constitue une question majeure pour le PLU.
Entre le bourg et Chez Mery
Au sud du bourg, chemin des écoles
Le bourg depuis la RD 23h U
286 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse urbaine - Sainte-Catherine
Équipements présents dans le secteur
Alimentation en eau potable
Assainissement des eaux usées
Défense incendie (8 dispositifs)
Vers le bourg
Chez
Marguy
Vers Villars
RD
9 3
9
Fonds de
Bagnaud
RD 4
R D 1
0 6
R D
23
R D 9
3 9
Zone d’Activités
de La Penotte
Le Grand Lac
Bois de
Sainte-Catherine
Le Portail
Jonquet
Coupure d’urbanisation de
La Penotte - Sainte-Catherine
d e S o y a u x
Vers
Angoulême
Sainte-
Catherine
Le Maupas
Coupure d’urbanisation de
La Penotte - Sainte-Catherine
Vieux
Sainte-Catherine
Le Moulin Barret
Château de
la Tranchade La Combe
Joyeuse
La
Gravelle
Bellevue
?
RD
1 0
1
RD 93
9
Vers le
bourg
Coupure d’urbanisation
de Soyaux - La Penotte
La Mercière
Projet de
lotissementh U
287 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse urbaine - Sainte Catherine
Sainte-Catherine est le véritable centre de gravité de la commune, matérialisé par le carrefour entre la RD 939 et la RD 23. Le secteur présente des potentialités de développement importantes, de par la présence de réseaux et d’équipements, ainsi que de moindres contraintes d’aménagement. Les enjeux urbains sont toutefois majeurs : l’urbanisation diffuse de ces trois dernières décennies, insuf- fisamment maîtrisée, nécessitera une réorganisation du secteur et une meilleure cohésion de cet ensemble.
Paramètres d’analyse Caractéristiques du secteur
Sensibilités paysagères
et naturelles
- Contexte de relief en crête et d’un paysage à dominante fer- mée, ménageant de rares percées vers les vallées Covisibili-
tés réduites entre secteurs, mais la progression du bâti vers le
fonde de vallée de l’Anguienne constitue une pression majeur
sur le paysage et les milieux naturels
- Les boisements sont des éléments d’écrin naturel à préserver, de même que les abords de la vallée
Gestion de l’eau - Secteur situé sur une ligne de crête générale séparant les eaux vers l’Anguienne et l’Échelle
- L’Anguienne constitue un milieu récepteur à fort enjeu de par sa proximité et sa fragilité vis-à-vis de l’urbanisation
- Présence d’un réseau d’assainissement collectif constituant un atout pour le développement du secteur
Risques et nuisances - Absence d’enjeu au droit immédiat des secteurs urbanisés
Accessibilité & équipe-
ments
- Secteur le mieux desservi de la commune par le biais de la RD 939, avec toutefois des problématiques liées à la sécurisation
des dessertes intermédiaires
- Equipements et services confortant Sainte-Catherine dans sa position centrale au sein du territoire
- Réseau de défense incendie opérant mais anomalies signa- lées et absence de desserte sur une partie du secteur
Contraintes supérieures
d’aménagement
- Servitude radioélectrique faiblement contraignante
- Cadres réglementaires générés par le statut de la RD 939, in- frastructure classée à grande circulation
Synthèse des enjeux Un secteur susceptible d’accueillir de l’habitat sous réserve d’une meilleure protection des abords de l’Anguienne, fragilisés par l’urbanisation diffuse
Les opérations d’habitat s’améliorent et réservent une place importante aux espaces publics, mais souffrent d’une absence de cohérence d’ensemble.
Le bourg est cerné par deux vallons qui recueillent les eaux pluviales. Il s’agit de deux axes délimitant naturellement l’enveloppe du bourg.
Certains espaces contigus aux emprises actuellement urbanisées suscitent des opportunités d’aménagement potentielles.
A l’arrière de la Combe Joyeuse
La RD 939 près du carrefour de la RD 4
Nouvelle poche d’habitat dans le prolongement de la rue de la Gravelleh U
288 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse urbaine - La Penotte, Le Grand Lac
Équipements présents dans le secteur
Alimentation en eau potable
Assainissement des eaux usées
Défense incendie (3 dispositifs)
R D 9
3 9
Zone d’Activités
de La Penotte
Le Grand Lac
Bois de
Sainte-Catherine
Bassac
Le Portail
Jonquet
Coupure d’urbanisation de
La Penotte - Sainte-Catherine
C o m m u n e
d e S o y a u x
Vers
Angoulême
Les Brandes
de Soyaux
Le Maupas
Coupure d’urbanisation de
La Penotte - Sainte-Catherine
Vieux
Sainte-Cathe
Château de
RD 93
9
ZNIEFF des
Brandes de Soyaux
Coupure d’urbanisation
de Soyaux - La Penotte
La Merciè
Proje
lotisseh U
289 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Gestion des coupures d’urbanisation- La Penotte, Le Grand Lac
Actions de gestion des coupures d’urbanisation
Extrait de la Charte Architecturale et Paysagère de
l’Angoumois et du Schéma de Cohérence Territoriale
de l’Angoumois
Î Inventorier tous les cônes de vues emblématiques
sur les plateaux ouverts, sur les vallées et leur cor-
don boisé, au sein desquels la réglementation
sera adaptée pour prévenir tout étalement urbain
Î Protéger les massifs boisés ainsi que les bosquets
et les haies marquant les « portes d’aggloméra-
tion » ou jouant le rôle de « remparts verts »
Î Contenir l’emprise urbaine en retenant des prin-
cipes réglementaires dans le PLU
- Stopper le développement urbain le long des
voies au profit d’extensions en profondeur et
d’opérations de densification proches des
bourgs et centralités
- Pour les projets de développement écono-
mique planifiés, prendre appui sur des entités
existantes en maintenant des bandes vertes
inconstructibles le long des voies (recul né-
cessaire à la perception visuelle et l’accom-
pagnement paysager)
Î Requalifier les secteurs dégradés et faire du re-
nouvellement urbain
- Reconquérir les friches situées en bordure de
la RD 939, replanter des corridors boisés
- Encadrer la réhabilitation du bâti dans un
souci de qualité architecturale et d’insertion
dans le tissu bâti existant 0 1 km
Sainte-
Catherine
Le Grand Lac
V a llée d e l’ A
n gu
ienne
Brandes
de Soyaux
Parc des
Brandes
Zone d’Activités
de La Penotteh U
290 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse urbaine - La Penotte, Le Grand Lac
Le secteur de la Penotte constitue le principal site d’activités économiques sur la commune. C’est également un secteur d’enjeu majeur compte-tenu des liens qu’il entretient avec les équipements voisins de Soyaux. La zone est également vouée à l’accueil de nouvelles activités susceptibles de re- dessiner cette entrée du territoire. Sur le plan naturel, le bâti s’inscrit dans un écrin constitué de grands boisements et espaces naturels. Ceux-ci composent deux coupures naturelles à l’urbanisation jouant un rôle crucial dans la lecture du territoire.
Paramètres d’analyse Caractéristiques du secteur
Sensibilités paysagères
et naturelles
- Contexte de paysage fermé par les bois de Sainte-Catherine et les Brandes de Soyaux, absence de covisibilités
- Secteur d’entrée sur la commune, stratégique pour son image - De grandes coupures naturelles à l’urbanisation à préserver de toute forme d’artificialisation
Gestion de l’eau - Secteur situé sur une ligne de crête générale séparant les eaux vers l’Anguienne et l’Échelle
- L’Anguienne constitue un milieu récepteur à fort enjeu de par sa proximité et sa fragilité vis-à-vis de l’urbanisation
- Absence de réseau d’assainissement collectif
Risques et nuisances - Absence d’enjeu au droit immédiat des secteurs urbanisés
Accessibilité & équipe-
ments
- Secteur le mieux desservi de la commune par le biais de la RD 939, avec globalement une bonne sécurité des carrefours
à l’exception de la desserte de la Penotte depuis la route de
Bassac
- Présence d’activités suscitant l’intérêt du secteur sur le plan économique, mais absence d’équipements publics d’intérêt
pour les riverains résidants
- Défense incendie pouvant comporter des carences (?)
Contraintes supérieures
d’aménagement
- Cadres réglementaires générés par le statut de la RD 939, in- frastructure classée à grande circulation
Synthèse des enjeux Un secteur d’intérêt pour l’accueil de nouvelles activités écono- miques, mais de moindre intérêt pour l’habitat compte-tenu de sa distance avec les centralités existantes. Des conflits d’usage potentiels à anticiper et éviter.
La zone de la Penotte agit comme une articulation fonctionnelle entre Soyaux et Garat, qu’il convient de conforter.
La zone d’activités constitue un atout pour le développement communal, et les efforts doivent être portés sur sa qualité d’aménagement.
Les éléments de coupure d’urbanisation seront à préserver dans le PLU : boisements, prairies naturelles.
La RD 939 entre la Penotte et Vieux Sainte-Catherine
Zone d’activités de La Penotte
Carrefour-giratoire d’entrée de communeh U
291 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse urbaine - Les Petites Chaumes, le Cabarot
Équipements présents dans le secteur
Alimentation en eau potable
Assainissement des eaux usées
Défense incendie (3 dispositifs)
La Grand-Font
La Tu
de La
L
d
La Praude
Bragette
Les Minerais
Neuillac
Fontaine
Pourrie
L’Ermitage
de Bragette
Sur
Chen
Les Petites
Chaumes
Les Chaumes de Chaix
Chaix
Vallée de
l’Anguienne
Vers le bourg
RD 4
RD
9 3
9
RD
9 3
9
RD
9 3
9
RD 4
R D 1
0 6
Le Moulin Barret
Château de
la Tranchade La Combe
Joyeuse
?
RD
1 0
1
Vers le
bourg
Le
Cabarot
Propriété
ancienne
Vers
Denat
lotissement
La défense incendie pourrait être à renforcer en direction des écarts isolés de la vallée de l’Anguienne.h U
292 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse urbaine - Les Petites Chaumes, le Cabarot
Ce secteur constitue le quatrième d’importance sur la commune, partagé entre les activités éco- nomiques du lieu-dit « Les Petites Chaumes » et l’espace résidentiel articulé entre « Le Cabarot » et « Bragette ». Les principaux enjeux du secteur se rapportent à la maîtrise de l’étalement urbain et à la mise en cohérence urbaine d’un ensemble diffus et morcelé. Des enjeux majeurs entourent la question du développement des activités économiques autour de la RD 939, nécessitant des choix forts dans le futur PLU.
Paramètres d’analyse Caractéristiques du secteur
Sensibilités paysagères
et naturelles
- Contexte de paysage fermé par de nombreux bois situés au- tour de la RD 939
- Secteur souffrant d’un sentiment d’étalement urbain et de confusion visuelle
- Des espaces naturels de grande qualité autour de la vallée de l’Anguienne (bois et chaumes calcaires) très fortement
menacés par l’urbanisation diffuse : développement d’un ha-
bitat individuel diffus au sein de la forêt surplombant la vallée
Gestion de l’eau - Secteur situé sur une ligne de crête générale séparant les eaux vers l’Anguienne et l’Échelle
- L’Anguienne constitue un milieu récepteur à fort enjeu de par sa proximité et sa fragilité vis-à-vis de l’urbanisation
- Absence de réseau d’assainissement collectif
Risques et nuisances - Absence d’enjeu au droit immédiat des secteurs urbanisés
Accessibilité & équipements - Secteur le mieux desservi de la commune par le biais de la RD 939, mais souffrant de grandes carences sur le plan de la
sécurité routière (desserte des activités économiques et carre-
four dangereux à hauteur de la RD 87)
- Absence globale d’équipements publics structurants sur le secteur
- Carences du réseau de défense incendie : le lieu-dit « Les
Chaumes de Chaix » n’est pas desservi
Contraintes supérieures
d’aménagement
- Cadres réglementaires générés par le statut de la RD 939, in- frastructure classée à grande circulation
Synthèse des enjeux Un secteur fragilisé par l’absence d’organisation urbaine et des menaces réelles sur les espaces naturels environnants
Sur ce secteur, la RD 939 attire des activités économiques qui s’agglomèrent de façon opportuniste le long de la voie.
Le secteur accueille un habitat diffus qui tend à se développer au détriment des espaces naturels des abords de vallée.
Les carrefours de desserte sur la RD 939 souffrent d’un déficit de sécurité, qu’il convient de ne pas aggraver et de résorber.
Carrefour entre la RD 939 et la RD 87
Les Chaumes de Chaix
La RD 939 à hauteur des Chaumes de Chaixh U
293 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse urbaine - Villars, Chez Mery
Équipements présents dans le secteur
Alimentation en eau potable
Assainissement des eaux usées
Défense incendie (1 dispositif)
Villars
Les Champs
Chez Mery
Villars
La Brousse
Vers la vallée
Vers la vallée
Vers le bourg
Vers le bourg
Vers Chez Mery
Au Chai
La Croix
Blanche
s
Bois de
Sainte-Catherine
Bassac
C o m m u n e d e
M a g n a c - s u r - T o u v r e
Fontaine de
Rochejoubert
ux
Passage
d’eau
ZNIEFF
Sablière
Vergers
Truffières
Truffières
La défense incendie semble clairement insuffisante sur le secteur, au regard du nombre d’habitations à desservir. Aucun dispositif de se- cours n’est prévu en cas de défaillance du dispositif existant.h U
294 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse urbaine - Villars, Chez Mery
« Villars », « Chez Mery » et « Les Champs » forment un couloir d’urbanisation situé au nord du bourg, dans son prolongement. Les trois hameaux originels s’inscrivent sur des lignes de crête cantonnées par des vallons, dont le caractère naturel est à préserver. Il s’agit d’un enjeu majeur, alors que l’ur- banisation contemporaine tend à investir ces secteurs sensibles sur le plan paysager et hydraulique. Compte-tenu des sensibilités environnementales en présence, ce secteur n’est pas appelé à se dé- velopper fortement à l’avenir.
Paramètres d’analyse Caractéristiques du secteur
Sensibilités paysagères
et naturelles
- Contexte de paysage semi-ouvert vallonné, en surplomb de la vallée de l’Échelle
- Des sensibilités paysagères fortes, induites par de nombreuses covisibilités entre hameaux et avec le bourg
- Des fonds de vallons à préserver au vu de leur potentiel écolo- gique (présence de zones humides potentielles)
Gestion de l’eau - Hameaux situés au droit de crêtes perpendiculaires à la ligne générale de partage des eaux entre l’Échelle et le ruisseau de
Rochejoubert, délimitant deux vallons humides
- Les deux vallons sont des récepteurs naturels pour les eaux pluviales, soulevant des questions d’importance quant au dé-
veloppement de l’habitat dans l’un d’entre eux
Risques et nuisances - Enjeu associé aux remontées de nappes phréatiques et inon- dations ponctuelles des fonds humides, interdisant l’urbanisa-
tion dans ces secteurs
Accessibilité & équipements - Secteur desservi par des petites routes accessibles depuis la RD 23, dont les carrefours présentent un déficit de sécurité rou-
tière
- Absence globale d’équipements publics structurants sur le secteur, mais proximité avec le bourg
- Le secteur n’est pas desservi par le réseau de défense incen- die
Contraintes supérieures
d’aménagement
- Pas de contraintes sources d’enjeux particuliers
Synthèse des enjeux Un secteur sensible sur le plan environnemental et paysager, où le développement de l’habitat est à limiter et recentrer sur les parties actuellement urbanisées
Les covisibilités entre le bourg et le hameau de Chez Mery sont très fortes et se manifestent par des vues emblématiques sur le bourg et son église.
Les deux carrefours desservant respectivement « Villars » et « Les Champs » sont particulièrement sources d’insécurité routière.
Le vallon situé entre « Chez Mery » et « Les Champs », limite naturelle des deux hameaux, a été investi par l’habitat contemporain diffus.
Entre « Chez Mery » et « Les Champs »
Croisement entre la RD 23 et la route des Deux Hameaux
Le bourg depuis Chez Meryh U
295 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse urbaine - Peu Sec, Chez Grelet Analyse urbaine - Villars, Chez Mery
Équipements présents dans le secteur
Alimentation en eau potable
Assainissement des eaux usées
Défense incendie
Villars
Les Champs
Chez Mery
Villars
La Brousse
Vers la vallée
Vers la vallée
Vers le bourg
Vers le bourg
Vers Chez Mery
Vers le bourg
Vers la forêt
Les Bournies
Peu Sec
Chez Grelet
Carrière
(ICPE)
L’Arrêt
de Garat Vers le logis
R D
4 1
0
R D
4 1
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RD 10 6
V a
l l
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F o r ê t d e
B o i s B l a n c
Vers le
Au Chai
aine de
ejoubert
Coteau à
protéger
Passage
d’eau
ZNIEFF
Sablière
Vergers
Truffières
Truffières
Passa
d’ea
La défense incendie semble insuffisante sur le secteurh U
296 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse urbaine - Peu sec, Chez Grelet
Les covisibilités de part et d’autre de la vallée de l’Echelle génèrent des paysages d’une grande qualité, toutefois fragilisé par l’urbanisation diffuse
Le relief de vallée encaissée favorise des vues intéressantes sur le bourg depuis les parties hautes de « Chez Grelet » et « Peu Sec ».
Le hameau ancien se voit surplombé par plusieurs maisons individuelles dont l’impact paysager est encouragé par le relief en pente.
« Chez Grelet »
Vue sur le bourg depuis « Chez Grelet »
« Peu Sec » et « Chez Grelet » depuis « Les Champs »
« Peu Sec » et « Chez Grelet » sont deux hameaux situés sur la rive droite de l’Échelle, dans un contexte de vallée encaissée et de coteau abrupt. Les deux hameaux présentent un cadre paysager parti- culièrement source d’intérêt, donnant sur la vallée et le bourg. On relèvera les sensibilités écolo- giques notables suscités par la présence de prairies sur coteaux calcaires, qu’il convient de protéger. Compte-tenu de leur éloignement vis-à-vis des centralités principales, ces deux hameaux ne sont pas des secteurs d’intérêt pour le développement de l’habitat.
Paramètres d’analyse Caractéristiques du secteur
Sensibilités paysagères
et naturelles
- Contexte de paysage de vallée encaissée, avec de fortes covisibilité entre les hameaux et le bourg ainsi que le fond de
vallée
- Des coteaux surplombés d’espaces naturels d’intérêt, à pro- téger : boisements, prairies et pelouses avec probabilité d’in-
térêt botanique importante
Gestion de l’eau - Hameaux situés sur le bassin versant direct de l’Échelle (proté- gée par Natura 2000), qui est le milieu récepteur des eaux plu-
viales ; l’enjeu est modéré compte-tenu du caractère modéré
de l’emprise urbaine sur le secteur
Risques et nuisances - Enjeu associé aux remontées de nappes phréatiques et inon- dations de l’Échelle, susceptible de concerner le lieu-dit « L’Ar-
rêt de Garat »
Accessibilité & équipements - Secteur desservi par des petites routes accessibles depuis la RD 23, dont les carrefours présentent un déficit de sécurité rou-
tière
- Absence globale d’équipements publics structurants sur le secteur
- Défense incendie insuffisante sur le secteur : le hameau de « Peu Sec » n’est pas desservi ainsi que celui de Grelet
Contraintes supérieures
d’aménagement
- Pas de contraintes sources d’enjeux particuliers
Synthèse des enjeux Un secteur sensible sur le plan environnemental et paysager, où le développement de l’habitat est à limiter et recentrer sur les parties actuellement urbaniséesh U
297 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse urbaine - Bragette, Chenaud
Équipements présents dans le secteur
Alimentation en eau potable
Assainissement des eaux usées
Défense incendie (2 dispositifs)
La Grand-Font
Les Grandes
Tuileries
Sur la vallée
Denat
La Tuilerie
de Lacroix
La Tuilerie
de Denat
La Praude
Bragette
Les Minerais
Neuillac
Fontaine
Pourrie
L’Ermitage
de Bragette
Vers les Petites
Chaumes
Sur
Chenaud
Chenaud
Les Petites
Chaumes
Les Chaumes de Chaix
Chaix
Vallée de
l’Anguienne
Vers le bourg
RD 4
RD
9 3
9
RD
9 3
9
RD
9 3
9
RD 4
R D 1
0 6
La Combe
Joyeuse
Bellevue
?
RD
1 0
1
Vers le
bourg
Le
Cabarot
Propriété
ancienne
Vers
Denat
La défense incendie est insuffisante sur le secteur. Les secteurs de « Denat » et « La Tuilerie de Lacroix » ne sont pas desservis.h U
298 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse urbaine - Bragette, Chenaud
Les pressions urbaines s’expriment fortement sur la route de la Médecine, qui est directement connectée à la RD 939.
« La Tuilerie de Lacroix » est un hameau ancien de qualité notable qui a constitué un point d’accroche à une urbanisation diffuse.
Par contraste, « Chenaud » conserve son intégrité et constitue ainsi l’un des plus beaux motifs anciens présents sur la commune.
« Chenaud »
Vue sur les extensions de « Bragette »
Vue sur les extensions de la route de la Médecine
Ce secteur regroupe le hameau de « Bragette » et ses extensions contemporaines situées autour d’un vallon humide, ainsi que quelques écarts. L’ensemble bâti constitué autour de « Bragette » forme un agglomérat de maisons individuelles plus ou moins bien organisé, qui s’est constitué au détriment d’un cadre paysager remarquable. Cette urbanisation s’est manifestée par une forte consommation d’espace, et constitue une pression majeur pour ce paysage. Le hameau de « Chenaud », remar- quablement bien préservé, constitue le contrepied de cet exemple.
Paramètres d’analyse Caractéristiques du secteur
Sensibilités paysagères
et naturelles
- Contexte de paysage vallonné dans lequel viennent s’inscrire les ha- meaux anciens de Bragette et Chenaud
- Des covisibilités importantes depuis les hauteurs, surexposant l’habitat diffus et se manifestant par un sentiment de « grignotage » et d’artifi- cialisation du paysage
Gestion de l’eau - Hameaux surplombant des vallons humides recueillant les eaux plu- viales, présence d’une résurgence appelée « Fontaine Pourrie »
Risques et nuisances - Risque d’inondation et de remontée de nappes phréatiques au droit des fonds de vallons
Accessibilité & équipements - Secteur desservi par la RD 87, connectée à la RD 939, dont le carre- four est particulièrement dangereux
- Absence globale d’équipements publics structurants sur le secteur - Défense incendie présente sur la route de la Médecine, absent à Chenaud
Contraintes supérieures d’amé-
nagement
- Présence d’activités agricoles dont un élevage générant des péri- mètres de réciprocité (Chenaud)
Synthèse des enjeux Un secteur très sensible sur le plan paysager et naturel, nécessitant un point d’arrêt à l’urbanisation diffuse pour protéger les richesses paysa- gères de la communeh U
299 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Terrains non mobilisables en raison de
leur intérêt patrimonial et/ou paysager
(parc, jardin d’agrément, bosquet) et
de la rétention foncière
Terrains sans potentiel de densifica-
tion du fait de contraintes fortes (relief,
forme, passage d’eau, assainissement,
emplacement réservé..)
Terrains mobilisables (sous réserve de
division parcellaire, de regroupement
voire d’aménagement d’ensemble...)
Terrains présentant immédiatement un
fort potentiel en termes de construction
et de densification
4.4.5 Analyse détaillée des capacités de
densification et de mutation
Force est de constater que le potentiel de densification ne se concentre pas sur un secteur privilégié. Au final, on comptabilise 10.9 hectares de terrains aptes pour la densification en 2016, c’est à dire potentiellement constructibles immédiatement dans la zone urbanisée.
Par ailleurs, 7,8 hectares, bien qu’en partie actuellement urbani- sées, ne sont pas mobilisables en raison de contraintes importantes (configuration parcellaire, mauvaise desserte, relief, projet d’em- placement réservé...) et/ou de leur destination actuelle (jardins, parcs).
Les potentialités de mutation résidentielle sont quant à elles très limitées. Il n’existe aucun quartier à l’abandon ou délaissé sur le territoire hormis le lieu du Picard qui compte de vieux bâtiments et accueille encore de l’activité agricole.
En revanche, ces capacités s’avéreraient plus importantes au sein des zones d’activités de « La Penotte » et des « Chaumes ». En effet, deux bâtiments sont anciens, de piètre qualité et vacants, susci- tant des opportunités en termes de requalification.
Pour évaluer précisément les capacités de mutation, il est néces- saire d’analyser différentes cartographies mêlant informations
cadastrales et occupation des sols. Celles-ci visent à mettre en exergue les caractéristiques morphologiques du tissu urbain d’une part, et les contraintes de chaque ensemble urbanisé d’autre part : sensibilités paysagères et écologiques, contraintes patrimoniales, présences d’activités sources de nuisances et/ou réglementées, servitudes d’utilité publique, risques naturels…
Dès lors, en zoomant sur les zones bâties, il devient plus aisé d’éva- luer les capacités de densification à la parcelle.
Pour précision, l’étude a pris en compte les projets en cours (mai- sons en construction ou sur le point de sortir), ainsi que les permis et les déclarations de projet.
Repérage du potentiel de densification (source : URBAN HYMNS)
Terrains mobilisables pour le dévelop-
pement économiqueh U
300 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le bourg ancien présente une emprise urbaine très réduite
due à la compacité de l’habitat. Il est organisé autour de
l’église, de la mairie et des écoles. Ce tissu ancien bénéfi-
cie d’un écrin non bâti composé de prairie et jardins d’in-
térêt patrimonial.
Des extensions pavillonnaires se sont construites ponctuel-
lement à l’entrée de bourg en direction de Sainte-Cathe-
rine, et sous la forme d’une opération de lotissement. Il
s’agit de constructions globalement peu denses.
Le relief structure fortement l’organisation du bourg,
implanté sur une ligne de crête. Il peut générer des
contraintes importantes en matière d’urbanisation, no-
tamment en termes de gestion des eaux et d’insertion
paysagère.
Il convient que le PLU contribue à la protection des fonds
humides situés de part et d’autre du bourg (fonds de Ba-
gnaud et ruisseau de Chément).
Villars
Fontaine
Pourrie
Compte tenu de sa compacité, le bourg ancien présente
peu de potentiel de densification d’autant que les terrains
« libres » se situent à proximité immédiate des équipements
(école et salle des fêtes) amenant la collectivité à créer
des réserves foncières (emplacements réservés) afin de se
donner les moyens de répondre aux besoins d’extension
et de limiter les conflits éventuels conflits de voisinage.
En revanche, à la périphérie du bourg ancien, dans le tis-
su pavillonnaire, demeurent des enclaves encore mobili-
sables permettant d’envisager le renforcement du bourg
à hauteur d’une quinzaine de constructions nouvelles.
Toutefois il conviendra de prêter attention aux sorties sur la
route départementale.
LOCALISATION SURFACE MOBILISABLE (EN ROUGE ET ORANGE) TAUX DE DENSITÉ MOYEN DU TISSU POTENTIEL DE LOGEMENTS
Le bourg 3.6 ha 9 log/ha 32
Analyse des capacités de densification - Le bourg
PA 4 lots
Densité parcellaire Eléments de contexte Potentiel de densificationh U
301 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Sainte-Catherine est à l’origine était un village-rue structu-
ré autour de la RD 939. Fort de sa desserte privilégiée, ce
village s’est développé sous forme de constructions indivi-
duelles libres ou issues d’opération groupés. Celles-ci sont
relativement denses, n’offrant que peu de possibilités de
divisions parcellaires pour bâtir.
Cependant, d’importants espaces non-bâtis intégrés à
l’enveloppe urbaine sont à identifier pour un potentiel de
réinvestissement urbain.
Comme pour le bourg, le relief est déterminant. Sainte-Ca-
therine s’implante sur une ligne de crête. Le dénivelé vers
le nord est particulièrement prononcé et marqué de boi-
sements. Le sud du bourg s’oriente sur la vallée de l’An-
guienne, protégée au titre de Natura 2000.
Par ailleurs, Sainte-Catherine est traversée par la RD 939
(Angoulême - Périgueux), voie classée à grande circula-
tion, qui génère des nuisances sonores.
Le potentiel de densification sur le secteur de Sainte-Ca-
therine découle de la présence de terrains enclavés non
bâtis ainsi que d’une opération de lotissement viabilisée
de 14 lots encore disponibles (en cours de commerciali-
sation).
Il convient de rajouter un potentiel de plus de 7000m² voué
aux activités de commerces et de services.
Villars
Fontaine
Pourrie
0 1 km
LOCALISATION SURFACE MOBILISABLE (EN ROUGE ET ORANGE) TAUX DE DENSITE MOYEN DU TISSU POTENTIEL DE LOGEMENTS
Sainte-Cathe-
rine 2.9ha 10 log/ha 28
Analyse des capacités de densification - Sainte-Catherine
Potentiel de densification Densité parcellaire Eléments de contexteh U
302 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Il s’agit d’un secteur qui s’est développé de manière très
opportuniste à l’occasion d’opérations individuelles à do-
minante pavillonnaire. Le tissu y est globalement très peu
dense.
Des espaces libres de constructions sont à identifier au
cœur de l’espace résidentiel. Leur réinvestissement est à
encourager par le PLU.
Le site est caractérisé par la présence d’une zone d’ac-
tivités le long de la RD 939. Le PLU doit intégrer un pro-
jet d’extension de cette zone vers le nord en évitant les
conflits d’usage avec l’environnement résidentiel.
Les abords de la RD 939 sont très contraints en termes
d’accessibilité et de nuisances et devront donc être pré-
servés de l’urbanisation diffuse. Enfin sur le plan environ-
nemental, il est important de souligner la proximité du site
Natura 2000 avec la frange sud du « Grand Lac ».
Villars
Fontaine
Pourrie
0 1 km
LOCALISATION SURFACE MOBILISABLE (EN ROUGE ET ORANGE) TAUX DE DENSITE MOYEN DU TISSU POTENTIEL DE LOGEMENTS
Le Grand Lac 1.6ha 6 log/ha 10
Il s’agit d’une zone de développement urbain relative-
ment récente, marquée par une prépondérance d’habi-
tations pavillonnaires et un tissu très peu dense. Les tailles
de parcelles sont en moyenne supérieures à 2000 mètres²
A noter qu’il n’existe plus d’opportunités dans l’enveloppe
de la zone de la Penotte hormis un local vacant (ancienne
SODEPA).
Analyse des capacités de densification - La Penotte, le Grand Lac
Densité parcellaire Eléments de contexte Potentiel de densificationh U
303 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le Cabarot est un agglomérat de constructions indivi-
duelles implantées le long de la RD 939, voie à grande
circulation. L’habitat pavillonnaire, très opportuniste, s’est
implanté de façon linéaire autour des voies adjacentes,
telle que la RD 87, générant une enveloppe urbaine très
relâchée.
En découle quelques « dents creuses » et terrains situés en
second rideau susceptibles d’être construits. Ces derniers
sont cependant enclavés et généralement mal desservis.
Les contraintes en présence sur le secteur sont impor-
tantes. La desserte des surfaces libres résiduelles est com-
pliquée depuis la RD 939. Par ailleurs, le contexte boisé
des coteaux de l’Anguienne, ainsi que la proximité d’un
site Natura 2000 exigent une prudence de la part du PLU.
Le dénivelé constitue également une contrainte forte du
côté de la route de Bragette. Enfin, des conflits d’usage
apparaissent dans le secteur des « Chaumes », accueil-
lant plusieurs activités économiques.
A l’image du secteur du « Grand Lac », il s’agit d’une zone
résidentielle à dominante pavillonnaire issue d’une urbani-
sation opportuniste. Le potentiel semble se limiter au com-
blement d’enclaves et autres « dents creuses ».
A cela s’ajoute un potentiel de densification voué à
l’économie sur une surface de 3.9ha dans la zone des
Chaumes. Cette dernière présente d’ailleurs également
du potentiel de mutation avec un local vacant mais de
moindre qualité fonctionnelle et architecturale.
Fontaine
Pourrie
1 km
LOCALISATION SURFACE MOBILISABLE TAUX DE DENSITE MOYEN DU TISSU POTENTIEL DE LOGEMENTS
Le Cabarot 1.4ha 8 log/ha 11
Analyse des capacités de densification - Le Cabarot
Local vacant
Potentiel de densification Densité parcellaire Eléments de contexteh U
304 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Fontaine
Pourrie
Le village des « Grandes Tuileries » est constitué d’un tissu
principalement ancien et plutôt compact.
Les lieux-dits « Chez Picard », « Les Tuileries de Niollet » et
« Les Greuses » sont des écarts anciens de moins d’une
dizaine de constructions, ne suscitant pas d’enjeu de réin-
vestissement urbain.
Il s’agit d’une zone plutôt isolée, en retrait des grands axes
de circulation, qui s’inscrit dans un contexte paysager
sensible. Le village est constitué d’un bâti traditionnel de
grande qualité.
Ce secteur est également traversé par une conduite de
gaz à haute pression, qu’il convient de bien faire appa-
raître dans le PLU.
Seul le village des « Grandes Tuileries » présente un poten-
tiel de densification, qui demeure toutefois très réduit.
LOCALISATION SURFACE MOBILISABLE (EN ROUGE) TAUX DE DENSITÉ MOYEN DU TISSU POTENTIEL DE LOGEMENTS
Les Gdes Tuileries 0.2ha 10 log/ha 2
Analyse des capacités de densification - Les Grandes Tuileries
Densité parcellaire Eléments de contexte Potentiel de densificationh U
305 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Villars
Ces villages implantés dans la quasi continuité du bourg
ont fait l’objet de nombreuses constructions récentes de
type pavillonnaire avec un étalement linéaire.
Au final, au vu des constructions récentes (en cours et à
venir) Chez Méry et les Champs devraient formés un ag-
glomérat. La coupure entre les villages anciens n’existera
plus.
Les contraintes sont là encore naturelles (topographie) et
paysagères. Il convient de souligner qu’il demeure des bâ-
timents agricoles sur le secteur.
La RD 23 quant à elle marque une limite naturelle au dé-
veloppement urbain.
Force est de constater que ce secteur a donné lieu à
des opérations récentes (DP-Permis de construire). En
découle un tissu déchiré et plusieurs dents creuses. PA - 5 LOTS
PA - 14 LOTS
LOCALISATION SURFACE MOBILISABLE (EN ROUGE ET ORANGE) TAUX DE DENSITE MOYEN DU TISSU POTENTIEL DE LOGEMENTS
Chez Mery les Champs 1.2ha 10 log/ha 11
Analyse des capacités de densification - Chez Mery, Les Champs, Villars
Potentiel de densification Densité parcellaire Eléments de contexteh U
306 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Villars
Fontaine
Pourrie
1 km
« Peu Sec » et « Le Grand Arsac » constituent des villages
anciens qui se caractérisent par un noyau de bâti tradi-
tionnel dense, offrant peu de potentiel de densification.
Quelques constructions diffuses s’y sont greffées de façon
opportuniste, sans cohérence avec le bâti ancien.
« Chez Grelet » est un lieu-dit ancien sur lequel se sont ac-
crochées des constructions pavillonnaires diffuses, peu
denses.
Ce secteur est intégré à un espace agricole de tran-
sition entre le massif forestier de Bois Blanc et la vallée
de l’Échelle, protégés au titre du réseau Natura 2000. Il
est particulièrement ouvert sur le plan paysager. En dé-
coulent des perspectives importantes et plutôt sensibles,
que le PLU doit contribuer à préserver.
Parmi les contraintes à signaler, « Peu Sec » est jouxté par
une carrière. Il s’agit d’une Installation Classée pour la Pro-
tection de l’Environnement.
Sur cette zone, les capacités de densification du tissu ur-
bain seront estimées comme nulles.
PA - 5 LOTS
PA - 14 LOTS
Analyse des capacités de densification - Peu Sec, Chez Grelet, Le Grand Arsac
Densité parcellaire Eléments de contexte Potentiel de densificationh U
307 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Force est de constater que l’analyse des capacités de densification met en exergue le potentiel de densification important des secteurs du bourg et de Sainte-Catherine, qui constituent les deux principaux pôles résidentiels du territoire. A eux deux, ces der- niers pourraient accueillir plus de 60 nouvelles constructions (sans compter les projets de zone AU).
Il semble logique que ces ensembles urbains qui se sont développés au coup par coup et au travers d’un tissu relativement aéré (avec une densité de moins de 10 log/ha) présentent des capacités en termes de réinvestissement.
Toutefois, l’habitat pavillonnaire et ses logiques d’implantation en cœur de parcelle ne sont pas favorables à une utilisation optimale des sols et font obstacle à une forte den- sification par division des parcelles déjà bâties.
LOCALISATION
SURFACE MOBILI-
SABLE
(HORS CONTRAINTES)
TAUX DE DENSITÉ
MOYEN DU TISSU
POTENTIEL DE
LOGEMENTS
Bourg de Garat 3.6ha 9 log/ha 32
Sainte-Catherine 2.9ha 10 log/ha 28
Le Grand Lac 1.6ha 6 log/ha 10
Le Cabarot 1.4ha 8 log/ha 11
Les Gdes Tuileries 0.2ha 10 log/ha 2
Chez Mery 1.2ha 10 log/ha 12
TOTAL 10.9 8.7 Log/ha 95h U
308 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
4.6 SYNTHÈSE DES ENJEUX URBAINS
Thématiques
urbaines
Nature des enjeux identifiés sur
le territoire Éléments d’atouts et opportunités profitant au territoire Eléments de faiblesses et menaces pesant sur le
territoire Enjeux
Structuration du
développement
urbain
- Conforter les polarités rési-
dentielles et économiques
du bourg, de Sainte-Ca-
therine, de La Penotte et du
Cabarot
- Mettre en valeur les formes
de l’habitat traditionnel de
l’Angoumois
- Maîtriser le développement
pavillonnaire et prévenir la
banalisation des formes ur-
baines
- Une trame urbaine diversifiée en matière de forme et
de typologies architecturales (bâti ancien de valeur,
architecture identitaire du monde rural,…)
- Des villages de fort intérêt patrimonial, tels que « Les
Grande Tuileries », « La Tuilerie de Denat », « Villars »...
- Deux centralités complémentaires, que sont le bourg
(centre administratif et d’équipements) et Sainte-Ca-
therine (pôle commercial et de services)
- La RD 939, une véritable « colonne vertébrale » et
« vitrine » commerciale, profitant des flux de transit
importants entre Angoulême et Périgueux, et structu-
rant le territoire communal
- Un tissu urbain éclaté sur l’ensemble du territoire,
nécessitant une logique de hiérarchisation du dé-
veloppement urbain et l’affirmation des polarités
urbaines existantes
- Un développement urbain très opportuniste qui n’a
pas permis de gérer avec économie la ressource
foncière, entraînant aujourd’hui des secteurs urba-
nisés très confus et peu cohérents
- Le risque d’une banalisation des paysages de la
commune, de par la développement de l’habi-
tat pavillonnaire en cœur de parcelle et un risque
d’atteinte au site Natura 2000.
- La zone d’activités des Chaumes, un espace pri-
vatisé et répondant à des logiques d’opportunités
qu’il convient de réinvestir
3
Dynamiques d’ur-
banisation
- Garantir une gestion éco-
nome des sols par le biais
du PLU
- Garantir l’atteinte des ob-
jectifs du SCOT de l’Angou-
mois en matière de densifi-
cation de l’habitat
- Une commune profitant d’importantes ressources
foncières, qu’il convient cependant d’utiliser dans un
souci d’économie et de lutte contre le gaspillage
- Une urbanisation très opportuniste durant les dix
dernières années, encouragée par un Plan d’Oc-
cupation des Sols inadapté qui a entraîné un gas-
pillage important d’espaces agricoles et naturels
- Un éclatement des zones constructibles ayant gé-
néré de l’étalement linéaire et du mitage urbain
au détriment de la protection des espaces agri-
coles et naturels
- Un règlement qui a participé à une forte consom-
mation d’espaces agricoles et naturels avec des
règles de superficie minimale des terrains à bâtir
très élevées
2h U
309 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Thématiques
urbaines
Nature des enjeux identifiés sur
le territoire Éléments d’atouts et opportunités profitant au territoire Eléments de faiblesses et menaces pesant sur le
territoire Enjeux
Gestion et rôle
des équipements
publics
- Conforter les équipements
publics structurant agissant
sur l’attractivité du territoire
- Mettre en lien les équipe-
ments et espaces publics
entre-eux et avec les es-
paces résidentiels
- Garantir l’adaptation de
l’offre en équipements aux
populations futures
- Une offre en équipements adaptée aux exigences
de la population, et au contexte résidentiel de Garat
- Une offre d’équipements concentrée sur le bourg,
confortant son caractère de centralité à l’échelle
communale
- Des équipements correctement desservis par les in-
frastructures de transport, suscitant peu d’exigences
en termes d’accessibilité
- Un réseau d’assainissement collectif sur le bourg,
permettant d’entrevoir d’importantes possibilités de
densification de l’habitat
- Une offre d’équipement assez peu diversifiée,
concurrencée par les grands équipements structu-
rants du pôle d’agglomération d’Angoulême
- Des équipements sportifs à connecter au reste des
équipements (ex : école), l’absence de réserve
pour répondre aux besoins d’extension.
- Des capacités de raccordements au réseau d’as-
sainissement collectif limitées (à une vingtaine
d’équivalent/habitant)
- L’absence de réseau de collecte public sur
Sainte-Catherine et Caborot, deux pôles résiden-
tiels à l’échelle de la commune.
2
Gestion des flux
de déplacement
d’urbanisation
- Conforter la RD 939 en tant
que radiale d’aggloméra-
tion et soutenir sa requalifi-
cation
- Agir sur l’offre en déplace-
ments et limiter le « tout au-
tomobile »
- Un réseau de voies à différents niveaux, structuré par
une importante radiale d’agglomération assurant
une bonne desserte du territoire
- Une démarche de requalification à l’oeuvre sur la
RD 939, contribuant à l’amélioration progressive de
cette infrastructure (qualité esthétique, sécurité...)
- Un réseau secondaire de voies départementales
et communales étendu et dense, répondant à la
bonne accessibilité des différents hameaux et écarts
de la commune
- Des chemins agricoles qui peuvent également servir
de supports de randonnées
- La RD 939, un axe routier dominé par sa fonction
de transit, comportant des carrefours dangereux
(Cabarot)
- Une difficulté de liaison entre Sainte-Catherine et
le bourg de Garat, alors qu’il s’agit des deux princi-
paux pôles de la commune
- La RD 939, un axe nécessitant un travail de requa-
lification à la fois en terme de sécurité et de valori-
sation paysagère.
3h U
310 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
5. LE PROJET ET SES JUSTIFICATIONSh U
311 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
5.1 JUSTIFICATION DU PROJET D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLES
Le PADD constitue le « cœur » du PLU, autour duquel pivotent les différentes pièces composant ce dernier. Il dresse les grands objectifs de développement du territoire dans divers domaines : environnement, cadre de vie, patrimoine, logement, écono- mie, déplacements, offre commerciale, communications numériques…
L’analyse de l’état initial de l’environnement ainsi que l’analyse de la population, de l’économie, du logement ont permis d’identifier une série d’enjeux stratégiques pour le devenir du territoire. Face à ceux-ci, la municipalité a formulé de grandes orienta- tions qui guideront l’évolution du territoire pour les années à venir :
I. Préserver l’identité rurale du territoire
II. Organiser le développement résidentiel
III. Promouvoir le cadre de vie
IV. Soutenir le développement économique local
Ces quatre orientations majeures qui structurent le PADD, visent à répondre aux exi- gences des articles L110 et L121-1 du Code de l’Urbanisme tout en exprimant le projet d’urbanisme porté par la municipalité.
5.1.1 Préserver l’identité rurale du territoire
Comme le souligne le PADD, « le territoire communal se caractérise par sa richesse écologique liée à la mosaïque des milieux naturels du secteur... toutefois celles-ci sont exposées à des pressions humaines majeures notamment à l’urbanisation.» Une urba- nisation qui impacte également fortement les paysages et l’image de la commune.
La municipalité consciente de la valeur patrimoniale de son territoire tant du point de vue naturel que paysager et soucieuse de préserver cet héritage a donc souhaité que son projet participe à la fois à la préservation et la remise en état des continuités éco- logiques comme le prévoit le législateur mais aussi au maintien des grands équilibres paysagers.
A cet effet, le projet opte pour la préservation des effets de l’urbanisation de tous les sites d’intérêt écologique au de là de Natura 2000 (pelouses calcicoles, zones hu- mides, boisements rivulaires...).
Il est en de même pour les haies ou les arbres isolés, la municipalité profite du PLU pour réaliser un inventaire non exhaustif des haies sur le territoire mais qui a vocation à
garantir un droit de regard sur cette trame déterminante pour le fonctionnement éco- logique du territoire.
Le projet vise également à davantage sensibiliser et communiquer sur la valeur de ce patrimoine.
Le maintien des grands équilibres paysagers figure également parmi les orientations fondamentales du projet. La municipalité à travers son PADD souhaite consacrer la fin du développement urbain anarchique le long des voies départementales au profit de coupures d’urbanisation pour conserver une lisibilité claire du territoire, prendre davan- tage en compte les cônes de vue dans le choix des secteurs d’urbanisation pour éviter que les vues se privatisent ou encore que les perspectives identitaires notamment sur le bourg et son clocher ne soit mitées. Le PADD rappelle alors également l’objectif de préservation des haies qui là encore jouent un rôle fondamental dans l’insertion paysa- gère des constructions.
Enfin, la municipalité veut valoriser les abords de la RD 939, cette vitrine ne doit pas être mitées par de nouvelles constructions isolées, les coupures d’urbanisation méritent là encore d’être préservées de toute urbanisation et les friches à ses abords doivent être requalifiées (ex : la zone des Chaumes).
Toujours dans un souci de préserver l’identité de la commune, la collectivité affiche son intérêt pour ajuster le périmètre de protection des Monuments Historiques en ac- cord avec le service territorial de l’Architecture et du Patrimoine notamment autour de l’église et de préserver le bâti traditionnel des villages et hameaux via des dispositions réglementaires adaptées.
Le PADD relève par ailleurs l’intérêt de repérer et protéger tous les éléments de petit patrimoine qui témoignent généralement du passé de la commune à travers le PLU.
Enfin, il s’avère important aux yeux de la municipalité de garantir la qualité des futurs aménagements et à ce titre de promouvoir la nature en ville et la nature ordinaire (en préservant des espaces de jardins, les haies ou encore en replantant pour renforcer la trame de haies existante...) dans le respect de l’environnement communal.
5.1.2 Organiser le développement résidentiel
La commune de Garat a enregistré une forte croissance démographique dans les an- nées 2000 (taux annuel de plus de 2.1%) qui s’est accompagnée d’un développement résidentiel «galopant» générant une forte consommation d’espace (36ha entre 2000 et 2011).h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 312
Le projet communal qui prévoit de poursuivre une croissance démographique au fil de l’eau, vise principalement à mettre fin à la dilution de l’urbanisation.
La municipalité opte ainsi pour un développement au fil de l’eau, calé sur un taux de croissance annuel de l’ordre de 1.7% soit un gain d’environ 350 habitants pour une production de l’ordre de 150 logements d’ici 10 ans. Elle intègre ainsi le vieillissement de la population se traduisant notamment par une réduction de la taille moyenne des ménages (de 2.5 à2.3pers/ménage). Mais au delà, le PADD affiche clairement les ob- jectifs suivants :
- la reconquête de 50% des logements vacants soit environ une dizaine
- le respect d’un taux de densité de 10 log/ha impliquant de mobiliser à travers le zo- nage du PLU beaucoup moins d’espace que dans le POS.
- la densification des parties actuellement urbanisées plutôt que l’étalement urbain avec une production de plus de 60% des logements dans l’enveloppe urbaine soit un étalement de moins de 5ha ce qui répond aux objectifs du SCoT. En effet, le projet de la commune se concentre principalement sur la reconquête de terrains enclavés au cœur de l’enveloppe urbaine. Les zones A Urbaniser ne génèrent que peu d’étalement urbain.
Du point de vue du fonctionnement urbain d’ailleurs, le projet consacre le fonctionne- ment bipolaire de la commune autour de son pôle d’équipements et de services, le bourg et de son pôle économique, Sainte-Catherine. Il s’agit de renforcer en priorité ces deux ensembles via de nouvelles opérations d’aménagement groupé.
Les autres villages et hameaux sont voués à des développements plus ponctuels dans une logique de «comblement de dents creuses» .
5.1.3 Promouvoir le cadre de vie
Le territoire se caractérise par la qualité de son cadre de vie au travers d’une offre en équipements raisonnable ou encore la présence de services et commerces de proxi- mité (médecin, pharmacie, boulangerie...). Le projet vise donc à conserver le niveau de cette offre voire à la renforcer. A cet effet, il est important d’accueillir de nouveaux foyers notamment dans les deux pôles résidentiels, de se donner les moyens d’acquérir de nouveaux terrains pour améliorer la desserte des équipements ou permettre leurs extensions et de poursuivre les efforts pour sécuriser les déplacements et promouvoir les déplacements doux...
Parallèlement, la municipalité soutient les initiatives de la communauté de communes pour l’amélioration de la couverture numérique du territoire. Ce facteur devient pri- mordial en termes de qualité du cadre de vie...
En outre, le PADD s’inscrit dans la poursuite des objectifs du législateur visant à pro- mouvoir les énergies renouvelables et lutter contre le gaspillage énergétique. Cela se traduira notamment dans la permission d’implantations optimales des constructions, dans le choix des matériaux ou encore de lutte contre le mitage, de réduction de la vitesse...
Enfin dans un souci de protection des personnes et des biens, le projet intègre les risques et porte une attention particulière à retirer des zones de développement rési- dentiels des terrains exposés au risque (inondation,mouvement de terrain..) ou encore aux nuisances (sonores...).
5.1.4 Soutenir le développement économique local
L’agriculture demeure un pilier économique local avec de quelques grandes exploita- tions pérennes. Le projet prévoit donc de lutter contre la consommation des espaces agricoles, préserver les exploitations en place d’éventuels conflits de voisinage ou en- core accompagner autant que possible les projets de diversification dans le prolonge- ment de l’activité agricole...
Au delà de la ressource agricole, le projet vise à ne pas entraver l’exploitation des ressources forestières ou encore du sous sol dès lors qu’elle s’opère dans le respect de l’environnement.
Quant aux zones d’activités économiques, il s’agit d’un atout aux yeux de la collec- tivité qui émet le souhait de les conforter et de les valoriser car elles participent pour beaucoup à l’image de la commune. Il convient d’ailleurs de rappeler que la zone de la Penotte est une zone communautaire au cœur d’enjeux de développements.
Enfin, l’un des soucis de la municipalité est d’assurer le maintien de l’offre commerciale voire de la développer. C’est dans cette logique qu’elle souhaite d’une part renforcer les capacités d’accueil résidentiel de Sainte - Catherine et d’autre part requalifier sa traverse. Il s’agit ainsi de sécuriser davantage l’accès aux commerces et services. Elle souhaite également se donner les moyens d’accueillir un commerce dans le bourg afin de le dynamiser.h U
313 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
Les Orientations d’Aménagement et de Programmation constituent le relais pré-opé- rationnel du Projet d’Aménagement et de Développement Durables au sein du PLU.
Celles-ci ont été initialement instituées par la loi du 13 décembre 2000 qui leur avait octroyé un caractère facultatif. Depuis la loi du 12 juillet 2010, elles sont devenues obli- gatoires et sont confortées dans leur dimension opérationnelle. Elles ont ainsi pour mis- sion de traduire sur le plan opérationnel les orientations du PADD en matière de gestion économe des sols, de qualité de l’habitat, de connexion intelligente des futurs quartiers d’habitat aux voies et réseaux publics, d’intégration paysagère, de gestion des eaux pluviales...
En effet, selon le Code de l’Urbanisme, celles-ci comprennent des dispositions portant sur l’aménagement, l’habitat, les transports et les déplacements. Elles peuvent notam- ment définir les actions et opérations nécessaires pour mettre en valeur l’environne- ment, les paysages, les entrées de villes et le patrimoine, lutter contre l’insalubrité, per- mettre le renouvellement urbain et assurer le développement de la commune, selon l’article L123-1-4 du Code de l’Urbanisme.
Les principaux enjeux de développement de l’habitat, des équipements et des activités économiques ont été définis dans le cadre du PADD. Les secteurs appelés à connaître une évolution significative font l’objet d’une proposition de principes d’aménagement au travers des OAP. Celles-ci définissent des lignes directrices qui s’imposeront aux futurs aménageurs, qu’ils soient publics ou privés. Par le biais des OAP, la municipalité garantit ainsi le respect et la traduction de son projet d’urbanisme en matière d’aménagement.
Les orientations d’aménagement et de programmation ont à la fois vocation à enca- drer le développement urbain et la requalification.
Conformément aux orientations définies par le Projet d’Aménagement et de Dévelop- pement Durables, les Orientations d’Aménagement et de Programmation portent sur les sites à projet résidentiels au cœur de l’enveloppe urbaine.
5.2.1 Sainte-Catherine
Contexte environnemental et paysager
Il existe un premier secteur où des terrains actuellement en friche let de propriété com- munale s’ouvrent sur la RD 939 et font face au carrefour giratoire. La commune est propriétaire de la parcelle n°194 qui longe la RD, les autres sont privées. Ils sont au coeur de très forts enjeux paysagers (enjeux d’image et de vitrine). Le terrain en profondeur en revanche est un jardin de moindre enjeu en termes de vitrine depuis la RD 939. Ces
5.2 JUSTIFICATION DES ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION
Il existe un autre secteur correspondant aux terrains situés au coeur de la zone urbaine à l’arrière d’un premier rideau d’anciennes constructions (ancienne habitation sur les parcelles 146 et 145).. Il s’agit notamment de trois larges parcelles dont une est un jar- din et les deux autres sont cultivées et partiellement perceptibles depuis la RD 939. Ces terrains présentent du relief avec une déclivité vers le sud-est. En découlent des enjeux de gestions des eaux pluviales importants.
Contexte fonctionnel et urbain
Une partie des terrains notamment ceux appartenant à la commune présentent de par leur exposition un attrait pour le commerce et de par leur situation au cœur de Sainte-Catherine un attrait pour l’habitat
Les terrains formant une enclave en second rideau eux sont plus contraints. Ils ne peuvent être directement desservis depuis la RD 939.
Projet et Programmation
Le projet consiste à renforcer les capacités d’accueil résidentiel de Sainte-Catherine et au delà à valoriser l’image de la commune via le traitement qualitatif des abords de la RD 939. Le projet devra ainsi s’inscrire en cohérence avec les projets de requali- fication de la traverse de Sainte-Catherine visant à sécuriser davantage la circulation et la desserte des commerces et services en présence.
Ces terrains bénéficient d’une vitrine sur la RD 939, c’est pourquoi, la commune sou- haite associer à l’aménagement de cette zone résidentielle, un développement de commerces et services en façade. Les orientations d’aménagement et de program- mation portent ainsi sur deux secteurs, l’un exclusivement destiné à l’économie (sec- teur 1 en UXc englobant le terrain communal) et l’autre au commerce et à l’habitat (secteur 2 en 1AU ayant vocation à faire l’objet d’un aménagement d’ensemble d’un seul tenant pour éviter de générer des espaces résiduels et optimiser l’espace).
L’aménagement devra également étoffer le réseau viaire local via une nouvelle voie de desserte inter-quartiers qui sera une alternative à la RD 939 pour les habitants du quartier. Cette voie structurante devra donc présenter un gabarit adapté à un flux relativement soutenu. En outre, tout nouvel accès depuis la RD 939 sera prohibé. Il est ainsi indispensable de desservir la zone depuis la rue de la Mercière qui se connecte au rond-point existant. Cette portion de voie méritera d’être requalifiée afin de des- servir correctement à la fois les terrains face à la RD 939 et les terrains en profondeur. Il s’agira de réaliser un aménagement très lisible et fonctionnel et d’opter pour un espace central (à la transition des deux secteurs) qui devra revêtir le caractère de place publique avec des aires de stationnement mais pas seulement ! Une nouvelleh U
314 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
voie dans le prolongement de cet espace devra d’ailleurs être crée permettant de connecter la rue de la Gravelle à la route de Dirac. Cette dernière qui traversera le coeur de la zone 1AU, désenclavera également le quartier et devra donc présenter un gabarit adapté. Le reste de la zone 1AU sera desservi par des voies secondaires en boucle ou en impasse. Dans tous les cas, le tracé des voies devra prendre en compte la topographie et participer à une gestion des eaux pluviales satisfaisante. Des noues plantées impliquant des sur-largeurs seront à privilégiées le long de la voie structurante.
Le projet consistera également à renforcer les liaisons douces inter-quartiers potentiellement en site propre.
Compte tenu des nuisances sonores générées par le trafic sur la RD 939, l’orientation vise à aménager en premier rideau le long de la RD, des bâtiments voués au commerce et aux services ce qui atténuera les nuisances sonores pour les habitations en second rideau notamment dans le secteur n°2.
Pour des raisons de sécurité et de lisibilité, il est proposé de démolir la construction au droit de la RD 939. Cela permettrait de libérer de l’espace pour un aménagement sécurisé de la traverse et d’ouvrir les perspectives pour recréer un front bâti en retrait marquant la traverse de Sainte-Catherine.
Les espaces verts ne devront pas être négligés à la fois pour participer à l’insertion du site à son environnement et pour garantir la gestion des eaux pluviales. Des espaces verts seront ainsi réservés au droit des points bas pour traiter les eaux à ciel ouvert.
Compte tenu du caractère « central » du secteur n°2, il sera légitime d’optimiser l’espace et d’opter pour un taux de densité de l’ordre de 12 log/ha (VRD inclus) et de garantir un aménagement mixte tant du point de vue fonctionnel avec de l’habitat, du commerce, des services que social avec une variété de logements en taille et en type, le tout participant à renforcer une véritable « vie de quartier ».
secteur 1
secteur 2
Vue oblique de Sainte-C atherineh U
315 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
5.2.2 Le Cabarot
Il s’agit d’un quartier résidentiel qui est le fruit d’une urbanisation pavillonnaire relative- ment linéaire. Aujourd’hui, en découle une « poche » en second rideau c’est à dire une enclave qui n’a plus d’intérêt du point de vue agricole. Pour optimiser l’espace dans la poursuite des orientations du PADD, la collectivité a donc choisi de classer ces terrains en zone 1AU et d’y prévoir un aménagement d’ensemble à vocation résidentiel.
Contexte environnemental et paysager
Cabarot prend les caractéristiques d’un hameau à dominante résidentiel qui a subit un important développement urbain ces dernières années de par sa situation géogra- phique et son accessibilité.
Les terrains à aménager constituent aujourd’hui une enclave au cœur d’une zone à dominante pavillonnaire. Ces terrains sont actuellement sont pour partie cultivés, pour partie en friche dans l’attente d’être concédé au conseil départemental pour l’amé- nagement d’un carrefour sécurisé sur la RD 939.
Contexte fonctionnel et urbain
Cabarot regroupe une cinquantaine d’habitations et représente le 3ème pôle résiden- tiel de la commune. Il est par aileurs desservi, comme le bourg et Sainte-Catherine, par le réseau de transport collectif du Département (deux arrêts à ses abords).
Les terrains à aménager méritent une attention particulière de par leur configuration parcellaire et leur situation d’enclave.
En outre, le village est actuellement mal desservi, la commune en partenariat avec le Conseil Départemental envisage d’aménager un carrefour sécurisé depuis la RD 939 et de réorganiser la circulation avec un sens de circulation sur la rue du Chaix. De plus le carrefour de la rue du Cabarot est dangereux.
Projet et programmation
Il est ainsi prévu d’y privilégier la réalisation d’une opération groupée d’un seul tenant en excluant la réalisation de plusieurs petites opérations les unes à cotés des autres. En effet, l’un des objectifs majeurs consiste à recoudre le tissu urbain et assurer une greffe en créant un véritable quartier et éviter de créer des délaissés ou des espaces résiduels. Cela requiert une réflexion et une maîtrise d’ensemble.
En outre, l’aménagement sera l’occasion d’améliorer la desserte du quartier. Le Conseil Départemental envisage ainsi de sécuriser le carrefour du Cabarot au niveau de la RD 939. L’objectif consiste a redistribuer les flux (via éventuellement un sens de circulation) pour que les véhicules utilisent prioritairement ce nouveau carrefour. Le Conseil Dépar- temental qui a défini lui même le positionnement du futur giratoire sur la RD 939 dans le cadre d’une Déclaration d’Utilité Publique a fortement encouragé la commune à retirer le carrefour d’accès de la future opération dans la zone 1AU de ce futur giratoire afin qu’il n’y ait pas de conflits d’usage.
Le projet prévoit donc d’aménager une voie principale traversante plutôt sur la frange Est de la zone, qui devra recouvrir les traits d’une voie de desserte inter-quartiers structu- rante justifiant d’une certaine largeur de chaussée et une voie secondaire (éventuelle- ment en impasse) pour desservir le coeur de l’opération résidentielle.
Par ailleurs, il s’agira d’une opération vouée au développement résidentiel mais dont le programme devra présenter de la mixité (en taille de lots notamment). Dans tous les cas, pour optimiser l’espace, il est fixé un objectif de densité de 12 log/ha soit la réali- sation de 15 logements minimum. Il sera demandé un effort pour présenter des lots de taille varié.h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 316
5.2.3 La zone d’activités de La Penotte
Contexte environnemental et paysager
Sur le plan environnemental, ces terrains jouxtent la ZNIEFF des Brandes de Soyaux. Ils s’inscrivent dans un contexte à dominante boisée et domine un vallon. Ils présentent ainsi une légère déclivité vers le Nord-Ouest.
D’un point de vue paysager, le site jouxte une coupure d’urbanisation identifiée à l’échelle du SCoT et de la charte paysagère de l’Angoumois. En outre, il s’agit d’un point haut qui domine l’agglomération d’Angoulême.
Contexte fonctionnel et urbain
Le projet porte sur l’extension de la zone d’activités de la Penotte. Il s’agit d’une zone communautaire, les terrains en question sont en cours d’acquisition par la Communau- té de Communes..
La zone accueille actuellement plusieurs activités principalement artisanales et depuis fin 2015, un complexe cinématographique. Elle ne contient aucun ICPE.
En outre, elle jouxte une zone résidentielle à dominante pavillonnaire sur sa frange Est.
Il s’agit d’une zone d’activité communautaire qui est identifiée dans le SCoT.
Projet et programmation
Le projet consiste à l’étendre dans la profondeur pour consolider l’armature en place,
La difficulté résulte toutefois de :
- la compatibilité des activités en présence artisanat - industrie - cinéma
- la desserte de la zone (absence de Transport Collectif) et la gestion du stationnement
- la gestion des eaux
- l’absence de maîtrise publique du foncier
Vue oblique du site
La communauté de communes s’est montée favorable à l’acquisition des terrains et prévoit d’engager le dialogue avec l’agglomération pour fixer une stratégie d’amé- nagement et un programme précis.
Il est d’ores et déjà convenu au travers du SCoT notamment qu’il ne s’agira pas d’une nouvelle zone strictement commerciale ni d’activité agricole.
Dans l’attente, l’orientation d’aménagement prévoit les accès dans une logique de continuité avec le réseau routier existant, des espaces vert tampon avec les boise- ments environnants ainsi que des surfaces minimales pour gérer les écoulements et le traitement des eaux pluviales.h U
317 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
5.2.4 La zone d’activités des Chaumes
Cette zone a d’ores et déjà fait l’objet d’orientations d’aménagement au travers du dossier Loi Barnier qui a permis de déroger à la règle des 75 mètres de recul le long de la RD 939, en dehors des espaces urbanisés.
L’objectif au travers du PLU consiste à retranscrire le parti d’aménage- ment et ses grands principes car le site mérite une attention particulière de par sa sensibilité paysagère (vitrine sur la Route de Périgueux) et en- vironnementale (la zone jouxte le site Natura 2000) et échappe à toute maîtrise foncière.
Dès lors, il a été convenu de rappeler l’importance de préserver l’écrin vert dans lequel se situe la zone, en réaffirmant la protection stricte des boisements en place (lesquels sont d’ailleurs classés en espace boisé classé) ainsi que les haies environnantes. Ces derniers jouent le rôle d’es- pace tampon avec la vallée et le site Natura 2000. L’orientation pré- voit ainsi des espaces libres périphériques imposant ainsi un retrait des constructions des limites de fonds de parcelles au contact de la zone boisée.
En outre, il faut attirer l’attention des futurs aménageurs sur la gestion des eaux. Chaque opération devra être indépendante et assurer la gestion et le traitement des eaux sur son unité foncière. Le règlement de la zone UX vient d’ailleurs relayer ces exigences.
Du point de vue paysager, il est rappelé que la bande de 50 mètres le long de la RD 939 ne sera pas une zone d’exposition ou de publicité. Il s’agit d’une bande paysagère qui doit donc être agrémentée et servir à valoriser le site.
Quant à la fonctionnalité du site, des systèmes de tournes à gauche ont été aménagés et les terrains au sud de la route de Périgueux sont des- servis par une contre-voie, aucune sortie individuelle ne pouvant être tolérée sur la RD 939.
Orientation d’aménagement issue du POS (cf annexe du rapport de présentation)h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 318
6. TRADUCTION REGLEMENTAIRE DU PROJET
ET SES JUSTIFICATIONSh U
319 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
6.1 NOMENCLATURE DU ZONAGE DU PLU
Le territoire couvert par le Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.) est divisé en zones urbaines, à urbaniser et en zones naturelles ou agricoles et forestières délimitées sur le document graphique. Les zones peuvent comporter des secteurs spécifiques, assortis de règles particulières.
PLU POS DESTINATION
UA UA ZONE URBAINE DU BOURG ET DES VILLAGES ANCIENS DE VALEUR PATRIMONIALE SUPERIEURE
UB UB/NB ZONE URBAINE DE LA PERIPHERIE DU BOURG ET DES VILLAGES ANCIEN A DOMI- NANTE PAVILLONNAIRE
UX UX ZONE URBAINE VOUEE AUX ACTIVITES ECONOMIQUES
UXa UX SECTEUR VOUE AUX ACTIVITES A DOMINANTE ARTISANALE
UXc UA SECTEUR VOUE AUX COMMERCES ET SERVICES DE PROXIMITE
1AU NA ZONE A URBANISER A COURT TERME VOUEE AU DEVELOPPEMENT RESIDENTIEL
1AUX ZONE A URBANISER A COURT TERME VOUEE AU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
A NC ZONE AGRICOLE
Ap NC SECTEUR AGRICOLE D’INTERET PAYSAGER
N ND ZONE NATURELLE
Np ND SECTEUR NATUREL PROTEGE (natura 2000...)
Ne ND/NC SECTEUR NATUREL D’EQUIPEMENTS PUBLICS
6.2. LES ZONES URBANISEES DITES « U »
Rappel de l’article R123-5 du Code de l’Urbanisme : « peuvent être classés en zone U, les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter ». Un secteur urbanisé est donc un secteur admettant déjà des constructions et en principe suffisamment équipé pour admettre des constructions supplémentaires.
Il convient en outre de souligner que « les secteurs urbanisées » de l’article R123-5 sont
assimilables aux « parties actuellement urbanisées » de l’article L.111-1-2 du code de l’urbanisme que l’on a coutume de définir en fonction de la configuration des parcelles, du nombre de constructions et de l’état des équipements.
Il est ainsi considéré qu’un hameau de moins d’une dizaine de constructions ou en- core des constructions peu denses implantées le long des voies qui ne forment pas un ensemble aggloméré et structuré (autour d’un espace commun notamment) ne peuvent répondre à la définition des parties actuellement urbanisées et échappent en conséquence au classement en zone urbaine. Ces constructions isolées ou encore ces hameaux de taille réduite ont vocation à demeurer soit en zone naturelle soit en zone agricole dans une logique de préservation et valorisation.
Les zones U sur la commune de Garat sont :
- La zone UA pour le bourg ancien et les noyaux des villages
- La zone UB pour la partie périphérique du bourg et des villages à dominante pavillon- naire
- La zone UX dédiée aux activités économiques
- La zone UE dédiée aux équipements publics et services d’intérêt collectif
Il s’agit soit de zones morphologiques dont le règlement doit permettre de préserver les caractéristiques du tissu urbain et garantir à la fois les principes de la densification et de l’intégration des nouvelles constructions en cohérence avec l’existant, soit de zones spécifiques qui ont un caractère plus fonctionnel et spécialisé (équipements et économie).
Pour les premières, le présent classement prend donc en compte la densité, la forme urbaine, l’aspect extérieur et la valeur patrimoniale des constructions distinguant ainsi deux zones à vocation résidentielle, la zone UA des noyaux bâtis anciens et la zone UB à dominante pavillonnaire. Pour les secondes, il intègre l’existence de sites «spécialisés», la zone UE pour les secteurs d’équipements et la zone UX pour les zones d’activités éco- nomiques.h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 320
La zone UA
Les critères de classification en zone UA
Vue aérienne sur le bourg ancien
Sur le territoire la zone UA recouvre le bourg
et les hameaux historiques.
- La zone UA est une zone principalement
résidentielle mais qui peut également
accueillir de multiples fonctions (services,
équipements, commerces, artisanat...) à
l’image des bourgs.
- Elle identifie un tissu bâti traditionnel re-
lativement ancien (majoritairement du
XIXème siècle, à la première moitié du XXème
siècle), de caractère très rural sur le terri-
toire et d’intérêt patrimonial.
- Il s’agit « d’agglomérats » qui présentent
une forme compacte avec de fortes densi-
tés (plus de 20 log/ha). Les constructions y
sont le plus souvent implantées à l’aligne-
ment des voies et emprises publiques, en
semi-continuité ou continuité. Leur volumé-
trie peut être imposante (étages...).
Les principaux enjeux
La zone UA désigne des parties urbanisées denses où les nouvelles constructions, les extensions, les réhabilitations et certains changements de destination sont autorisés. Le potentiel construc- tible offert dans cette zone est toutefois limité.
Il existe quelques terrains « résiduels libres » (que l’on peut qualifier de « des dents creuses ») mais les espaces « non bâtis » sont le plus souvent des jardins ou des parcs indissociables des constructions principales et peu adaptés à l’accueil de nouveaux bâtiments.
La zone UA caractérise également un tissu ancien d’intérêt patrimonial qui justifie d’une atten- tion particulière en termes d’implantation, de volumétrie et d’aspect extérieur pour en préser- ver la qualité.
L’enjeu principal consiste à préserver l’ambiance rurale et la qualité de ces ensembles.
Objectifs poursuivis au travers de la zone UA et cohérence avec le PADD
Le règlement de la zone UA et sa représentation graphique s’inscrivent en cohérence avec le
Projet d’Aménagement et de Développement Durables lequel prévoit de :
- Respecter les caractéristiques urbaines des noyaux anciens
- Privilégier la densification des parties actuellement urbanisées à de nouveaux étalements
- Promouvoir des logiques d’aménagement nouvelles, correspondant à l’habitat « bioclima- tique » (choix d’implantation et des volumes s’inscrivant en cohérence avec l’orientation solaire, prise en compte du relief…). Toutefois, la recherche d’un habitat plus économe en énergie devra se concilier avec l’objectif de préservation des caractéristiques architectu- rales du bâti ancien
Évolutions apportées par le PLU au regard du précédent document d’urbanisme
Le PLU s’attache à identifier plus précisément les parties urbanisées anciennes du centre-bourg et des hameaux afin de permettre des évolutions plus cohérentes du bâti sur le plan architec- tural et morphologique. La zone UA identifie toutefois la plupart des zones dédiées à l’habitat ancien dans le précédent POS, qui s’avérait plutôt cohérent sur ce point.h U
321 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
Localisation des zones UA (source : URBAN HYMNS)
Bourg
Sainte-Catherine
UA
L’éclatement de l’urbanisation est une caractéristique origi-
nelle de la commune comme en témoignent tous les noyaux de tissus anciens repérés au plan de zonage.
En outre, les principaux villages historiques de la commune se distinguent très clairement de par leur emprise :.Le bourg et Sainte-Catherine.
La zone recouvre les cœurs de villages et hameaux mais
également des micro-hameaux (généralement composé de corps de ferme) qui se sont retrouvés « happés » par le déve- loppement pavillonnaire. Elle présente au total, une surface de 22ha (contre 17ha dans le POS).
Le recours à la zone UA pour ces ensembles s’avère intéressant pour préserver leurs caractéristiques architecturales générale- ment synonymes de valeur patrimoniale et pour permettre le
changement de destination d’anciens bâtiments (annexes, bâtiments agricoles...). Rappelons qu’ils se composent sou-
vent d’anciens corps de ferme d’envergure avec de belles
annexes. C’est donc une zone patrimoniale qui n’est pas figée qui doit permettre la valorisation de ce tissu.
Enfin cette zone mixte englobe également des équipements
et services publics comme la mairie et l’école implantées au
coeur du bourg ancien. Cabarot
Le Grand Lac
Chez Mery
Les Grandes Tuilerieh U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 322
Occupations et utilisations du sol interdites et soumises à conditions (ar- ticles 1 et 2)
Le règlement de la zone UA a vocation d’une part à maintenir la lisibilité des noyaux anciens et d’autre part à garantir la diversité des fonctions qui est censée les caracté- riser et participer à la qualité du cadre de vie. Globalement, étant donnée la vocation résidentielle dominante des zones urbaines non spécialisées, les dispositions relatives aux occupations et utilisations du sol interdites ou soumises à condition, visent à permettre aux habitants de bénéficier d’un certain niveau de services et d’équi- pements ainsi que d’un cadre de vie de qualité, protégé des risques et préservé des nuisances.
Y sont donc implicitement tolérés les constructions à usage d’habitat auxquelles s’ajoutent les commerces, les services, les bureaux, les ateliers artisanaux, les héberge- ments touristiques et les équipements publics.
Dès lors, sont expressément interdits à l’article 1 toutes les constructions et les aména- gements qui pourraient nuire au cadre de vie et occasionner d’éventuels conflits de voisinage tels que « Les constructions nouvelles destinées à l’industrie, à l’exploitation agricole ou forestière, les terrains de camping ou de caravanes et autocaravanes, les garages collectifs de caravanes, les habitations légères de loisirs et les parcs résidentiels de loisirs, le stationnement isolé des caravanes et autres résidences mobiles de loisirs constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs pour une durée de plus de 3 mois». En outre l’article 1 comprend une disposition plus générale interdisant « Les construc- tions nouvelles, les extensions de constructions existantes ou installations qui par leur na- ture, leur importance ou leur aspect seraient incompatibles avec la sécurité, la salubrité et le caractère du voisinage ».
Sont également proscrits pour des raisons de nuisances et de risque d’altération de la qualité des paysages les remblais et les dépôts de déchets comme ceux de véhicules hors d’usage ainsi que les carrières.
En outre, l’article 2 qui précise les occupations autorisées sous conditions particulières se focalise sur l’absence de nouvelles nuisances dans la vie des habitants ou de risques (ex : les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement comme des bou- langeries, des garages...sont autorisées sous réserve de ne pas générer de nuisances pour le voisinage et de répondre aux besoins des habitants) et la fonctionnalité de la zone (ex : les entrepôts sont tolérés sous réserve qu’ils soient liés à une activité autorisée dans la zone).
Accès, voirie, desserte, stationnement (articles 3, 4 et 12)
Dans l’ensemble des zones urbaines, les règles de l’article 3 sont définies en prenant en compte les principes relatifs aux exigences de sécurité publique, de défense contre l’incendie et de protection civile. Globalement, cet article subordonne la constructibilité d’un terrain à son accessibilité selon les exigences de sécurité et de services publics, pour les usagers des accès et pour les usagers des voies sur lesquelles les accès débouchent. En outre, les caractéristiques des voies doivent ré- pondre à l’importance et à la destination des constructions projetées.
Ainsi, le règlement précise que les accès doivent être limités en nombre et s’effectuer sur la portion de voie ou la voie la moins dangereuse. Encore pour des raisons de sé- curité, il interdit tout nouvel accès individuel depuis la RD 939.
De plus, les accès ne doivent pas être inférieurs à 3,50 mètres de large afin de per- mettre le passage de tout véhicule. Il convient de souligner que compte tenu de la complexité de la trame parcellaire et de la compacité du tissu ancien, il est délicat d’imposer des accès de plus de 3,50 mètres de large sans compromettre l’objectif de densification. Par ailleurs,le principe consiste à éviter les impasses afin d’optimiser l’espace pour l’habitat, de réduire l’imperméabilisation des sols et de conserver un maximum de lien entre quartiers.
Concernant l’alimentation en eau potable, le règlement du PLU permet de garantir l’accès à l’eau potable pour toutes les constructions le nécessitant et en particulier les habitations, dans le but d’assurer des conditions d’hygiène adaptées pour tous.
Le règlement vise aussi à un traitement qualitatif des eaux. Pour les eaux usées, le principe est le raccordement obligatoire au réseau d’assainissement collectif. En l’ab- sence de réseau public de collecte, les eaux usées seront traitées via des dispositifs d’assainissement non collectif qui devront impérativement être conformes aux normes en vigueur et permettre à terme un raccordement éventuel à un réseau de collecte public. Il est rappelé que l’évacuation directe des eaux usées est interdite dans les fossés, cours d’eau et réseaux pluviaux.
Le règlement rappelle ensuite que les eaux pluviales quant à elles seront gérées sur le terrain d’assiette des projets (gestion à la parcelle). Le règlement vise à éviter tout ruissellement sur le domaine public et à promouvoir les modes alternatif de gestion des eaux pluviales c’est à dire à ciel ouvert.
Pour valoriser les noyaux anciens, il est exigé que les réseaux de distribution électrique, de radiodiffusion ou de télévision soient réalisés en souterrain ou de la manière la moins apparente possible depuis le domaine public.h U
323 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
Dans un souci de sécurité, il est rappelé que le stationnement des véhicules et des deux roues des occupants et usagers des constructions nouvelles doit être réalisé en dehors des voies ouvertes à la circulation publique. Compte tenu de la taille réduite de certaines parcelles et de la densité du tissu ancien, pour ne pas faire obstacle à de nouveaux projets, le règlement n’exige qu’une place de stationnement par nouveau logement et une place par logement + une place banalisée pour 4 logements crées dans le cadre d’opération d’aménagement groupé ou de logements collectifs.
Implantation et volumétrie des constructions (articles 5, 6,7,8,9 et 10)
Pour précision, l’article 5 n’est plus réglementé en vue même de garantir des possibilités maximales de densification.
Le règlement vise à préserver les caractéristiques morphologiques historiques des noyaux anciens(compacité, effets de rue...) et il privilégie l’homogénéité et l’harmonie.
Les nouvelles constructions principales devront donc s’implanter en limite des voies et emprises publiques. Des adaptations pourront être tolérées si celles-ci se rapportent à une meilleure insertion urbaine (alignement sur une construction adjacente) ou au trai- tement de situations spécifiques notamment pour des raisons de sécurité routière, de configuration parcellaire, de performance thermique ou encore pour la construction de certains équipements publics ou services d’intérêt collectif.
En outre, par souci de fonctionnalité, les piscines devront s’implanter en retrait minimum d’un mètre des limites de l’emprise publique. Quant aux dépendances de moins de 40m² d’emprise au sol dont la hauteur ne dépasse pas 3 mètres au faîtage, leur implan- tation est libre (garage en fond de parcelle envisageable si l’accès existe...).
Dans le respect du tissu urbain environnant et dans une logique de densification, les constructions pourront s’implanter en limite(s) séparative(s). En cas de retrait, la dis- tance minimale exigée demeure 3 mètres (prospect + accessibilité au fond de par- celle). Il s’agit de préserver le paysage urbain mais aussi, de limiter les troubles de voi- sinage ou encore de garantir un bon niveau d’ensoleillement pour les constructions et jardins.
Le règlement précise également que les piscines (c’est à dire les bassins) devront obli- gatoirement s’implanter à un mètre minimum des limites séparatives afin de ne pas altérer les murs de clôture existants.
Dans un objectif de densification et par respect des formes urbaines existantes, l’im- plantation des constructions sur une même unité foncière ou encore l’emprise au sol ne sont pas limitées dans la zone UA où le tissu a vocation à demeurer compact.
Afin de maintenir son paysage urbain et les perspectives qui s’en dégagent par rap- port aux éléments environnants, la hauteur des constructions principales est limitée à 6 mètres à l’égout des toitures. Les annexes quant à elles sont limitées à 4.50 mètres à l’égout du toit. Toutefois des dispositions spécifique sont prévues pour se caler sur une construction adjacente plus haute ou pour l’extension en continu d’une construction de plus haute hauteur... La hauteur maximale des constructions tient ainsi compte de la volonté de préserver la cohérence de l’environnement urbain existant.
Il s’agit toujours de rechercher une harmonie d’ensemble et donc le respect de la forme compacte des noyaux anciens tout en permettant plus de densité.
Aspect extérieur (article 11)
Concernant les règles d’aspect extérieur des constructions, le règlement de la zone UA distingue les constructions anciennes et les constructions neuves. Il est ainsi plus restrictif pour le bâti ancien c’est à dire d’avant 1945. En outre, la volonté traduite dans le règlement consiste à garantir l’harmonie des projets d’aménagement avec le tissu ancien existant. Pour les constructions neuves, il s’agit de respecter le style architectu- ral local et d’en puiser une inspiration.
Néanmoins, le PLU n’a pas vocation à faire obstacle aux projets bioclimatiques tout comme aux projets d’architecture contemporaine. A cet effet, le règlement n’interdit donc pas les toitures terrasses ni de matériaux spécifiques...
Au regard des constructions anciennes, l’objectif poursuivi par le règlement est de maintenir leur intégrité et leur identité. Le règlement encourage leur réhabilitation au travers de techniques et matériaux d’origine (notamment pour les couvertures). Il cadre leur évolution afin de conserver leurs caractéristiques architecturales : Par exemple, « Les ouvertures nouvelles façade sur rue et visibles depuis le domaine public, devront être plus hautes que larges sauf les portes de garage. Elles devront respecter les proportions, le rythme et l’alignement des ouvertures existantes.. » En outre, il a été pris soin de rappeler que la rénovation des façades doit être réalisée en respectant strictement les techniques traditionnelles de restauration et en utilisant les matériaux traditionnels d’origine.
Pour les constructions neuves, le souci est de garantir leur insertion sans perturber l’en- vironnement des bourgs et hameaux originels. Les exigences réglementaires en zone UA sont ainsi les plus contraignantes du PLU. En effet, le projet opte pour la préservation de la qualité des hameaux anciens et de leur patrimoine architectural. Tout d’abord, les constructions devront épouser la pente du terrain autant que possible. Il convient d’éviter de construire sur des taupinières qui feraient intrusion dans l’enveloppe ur- baine. De même, il faut respecter les codes de l’architecture traditionnelle, donc op-h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 324
ter pour une certaine simplicité de volume et respecter les grands codes de l’architec- ture traditionnelle charentaise (teinte des enduits et des tuiles, pente de toit...).
Pour les toitures, elles devront donc être de préférence à deux versants avec une pente identique comprise entre 28 et 30%, et en tuiles de type romane ou canal de teintes traditionnels locales.
Pour les ouvertures, il est précisé que celles visibles depuis le domaine public devront être plus hautes que larges (à l’exception des portes de garage et les baies vitrées).
Pour les menuiseries, le règlement prévoit qu’il faut privilégier des couleurs neutres et proscrire toutes les couleurs vives et brillantes menaçant l’identité et l’homogénéité des quartiers. Des RAL sont indiqués.
Il convient par ailleurs de rappeler qu’une partie du bourg appartient au périmètre de protection de l’église (classée aux Monuments Historiques). Tous les travaux dans ce périmètre seront donc soumis à l’avis express de l’Architecte des Bâtiments de France.
Les clôtures sont également réglementées. Il est précisé qu’elles ne sont pas obliga- toires mais il convient de signaler leur importance dans la composition urbaine. Pour conserver les caractéristiques du bourg et des hameaux anciens, elles seront minérales en façade sur rue. Elles ne pourront pas dépasser 1.60 mètre en façade sur rue mais il sera toléré une hauteur plus importante dans le cas du prolongement d’une clôture existante de plus haute taille pour assurer une certaine harmonie. En limite séparatives, il pourra s’agir de clôtures végétales dès lors qu’elles se composeront de différentes essences locales.
La mise en œuvre de principes de développement durable dans les projets d’amé- nagement a été intégrée au règlement. Il s’agit de permettre l’utilisation et/ou la pro- duction d’énergies renouvelables, notamment en cas de restauration du bâti ancien. Le projet consiste ainsi à concilier performance énergétique et respect architecture locale. Au sein de l’article 11, il est ainsi précisé que les équipements d’énergies renou- velables (solaire, géothermique, aérothermique…) devront être considérés comme des éléments de composition architecturale à part entière et devront être implantés en cohérence avec la trame des ouvertures des façades en évitant la variabilité des gabarits et implantations.
Le règlement rappelle que les constructions à usage commercial ou artisanal ou en- core les bureaux ne font pas l’objet de dérogations.
Espaces libres et plantations (article 13)
Les règles de l’article 13 visent à assurer l’intégration paysagère des futures construc- tions. Conformément au règlement, les espaces libres de toute construction et voies de circulation seront végétalisés, incluant les aires de stationnement. Le recours obligatoire à des essences végétales locales dont la liste est annexée au règlement, est stipulé.
Pour rappel, la zone UA contient des parcs et jardins d’intérêt paysager inventoriés au titre de l’article L123-1-5-III,2° du code de l’urbanisme. Le règlement prévoit leur main- tien en l’état car ils composent l’image de la commune et en particulier du bourg. «Les parcs et jardins d’intérêt paysager identifiés au plan de zonage doivent conserver leur dominante végétale. Aucune construction nouvelle n’y sera tolérée à l’exception des piscines non couvertes et des abris de jardin ou petits édifices techniques de moins de 12 m² d’emprise au sol, le tout en nombre limité. Les aires de stationnement seront également tolérées sous réserve de leur insertion paysagère (préservation des arbres de haute tige ou à défaut nouvelles plantations), de leur caractère limité en surface et réversible (retour à l’état naturel).»
Performances énergétiques et environnementales (article 15)
Pour répondre aux enjeux de la Transition Énergétique, il existe désormais un article 15, introduit par le Grenelle de l’environnement. Ce dernier n’a pas vocation à imposer des contraintes supplémentaires par rapport au corpus réglementaire existant (réglementation thermique) mais bien à engager une réflexion des porteurs de projet afin de retenir les meilleures solutions en termes de sobriété énergétique et de conversion immédiate ou ultérieure aux énergies renouvelables qui permettent de protéger le parcours énergétique de chacun. Il est ainsi recommandé d’utiliser des matériaux intégrant des critères environnementaux comme le bois en provenance des forêt durablement gérées.
Par ailleurs, il est rappelé que les constructions à usage autre que l’habitation soit toutes les constructions neuves, doivent respecter la réglementation thermique en vigueur.
Communications électroniques(article 16)
Article intégré par le Grenelle 2 au même titre que l’article 15, il offre la possibili- té de réglementer les obligations en matière d’infrastructures et de réseaux électroniques. Cet article répond à l’objectif de la commune de développer les infrastructures de communication numérique. Pour ce faire, il est imposé que toute construction puisse être raccordée au réseau Très Haut Débit.h U
325 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
La zone UB
Les critères de classification en zone UB
Vue aérienne sur le lotissement du bourg
Sur le territoire la zone UB recouvre la périphé-
rie des hameaux anciens et leurs entrées ainsi
que les lotissements
- La zone UB est une zone très largement
résidentielle qui peut accueillir plus excep-
tionnellement que la zone UA d’autres ac-
tivités notamment des services et de l’ar-
tisanat.
- La zone UB identifie un tissu bâti récent de
la seconde moitié du XXème siècle à nos
jours.
- Les constructions découlent d’opérations
individuelles ou groupées et forment un
tissu aéré à dominante pavillonnaire de
faible à moyenne densité (entre 8 et 12
log/ha).
- Les constructions sont implantées en retrait
des voies et emprises publiques et en dis-
continuité. Les bâtiments à un ou plusieurs
étages sont généralement rares, voire
inexistants...
Les principaux enjeux
La zone UB désigne des parties urbanisées moyennement dense où les nouvelles constructions, les extensions, les réhabilitations et certains changements de destination sont autorisés. Le po- tentiel constructible offert dans cette zone est plus important que dans la zone UA compte tenu du caractère aéré du tissu urbain et de la taille des parcelles.
Les enjeux de densification via « le comblement des dents creuses » y sont plus importants que dans la zone UA tandis que les capacités de mutation sont quasi nulles.
La zone UB caractérise également un tissu banalisé en termes de forme urbaine (que l’on re- trouve partout en France) de par la prépondérance des pavillons en cœur de parcelle lesquels s’insèrent souvent difficilement à leur environnement (manque de respect de l’architecture locale, aspect extérieur, couleur des enduits, matériaux des clôtures...)
Il s’agit également d’habitations parfois de moyenne qualité notamment sur le plan énergé- tique. Le PLU a donc vocation à faciliter leurs évolutions dans le sens d’une meilleure perfor- mance.
Objectifs poursuivis au travers de la zone UB et cohérence avec le PADD
Le règlement de la zone UB et sa représentation graphique s’inscrivent en cohérence avec le Projet d’Aménagement et de Développement Durables lequel prévoit de :
- Mettre fin à l’extension linéaire de l’urbanisation le long des Routes Départementales et des entrées de bourg en privilégiant la densification et en définissant clairement les limites des hameaux
- Préserver les ouvertures paysagères sur le plateau agricole
- Poursuivre un objectif de densité de 10 logts/ha (actuellement la taille moyenne des par- celles s’élève à plus de 1800m²) : Il s’agit là de respecter les prescriptions du SCoT visant à réduire la consommation d’espace...
- Hiérarchiser les villages dans un souci de recomposition du bâti afin d’éviter la poursuite du phénomène de dilution de l’urbanisation et le mitage
- Permettre la mise en œuvre de travaux d’amélioration de la performance énergétique et promouvoir le recours aux dispositifs d’énergies renouvelables
Évolutions apportées par le PLU au regard du précédent document d’urbanisme
Le PLU s’attache à dresser des limites plus fermes aux zones dévolues au développement de l’habitat contemporain et affine les limites entre zones UA et UB afin de permettre des évolutions plus cohérentes du bâti sur le plan architectural et morphologique.
La zone UB est plus restreinte que la zone NB qu’elle remplace en grande partie afin de mieux intégrer les objectifs de modération de consommation d’espaces agricoles, forestiers et natu- rels ou encore de préservation de l’environnement. En effet, la zone NB recouvrait des terrains éparpillés et isolés ou encore des espaces naturels sensibles (dans ou au contact des sites Na- tura 2000). Elle imposait également une taille minimum de parcelle de 1200m². Ces dispositions sont aujourd’hui à l’opposé des objectifs du législateur et du SCoT.h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 326
La zone UB est la zone urbaine à la fois la plus étendue et la plus éclatée du projet de PLU.
Elle constitue l’héritage de la dilution urbaine de ces dernières décennies.
Elles se caractérise par deux attributs :
- Sa situation : A la périphérie ou au contact de noyaux anciens ou encore le long des voies ce qui génère sa forme linéaire
- Son emprise : Elle porte sur une surface très étendue (de près de 141 ha soit 7% du territoire) et elle est 6 fois plus étendue
que la zone UA puisqu’elle se compose quasi excluviement de pavillons implantés en coeur de parcelle qui consomment beaucoup d’espace (densité de 6 à 8 log/ha).
Le projet de PLU tente de définir plus clairement les limites de la
zone urbaine, en mettant fin à l’étalement linéaire ou le phé- nomène de dilution urbaine et privilégie la densification de ce tissu aéré.
Bourg
Sainte-Catherine
Cabarot
Le Grand Lac
Chez Mery
Les Grandes Tuilerieh U
327 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
Occupations et utilisations du sol interdites et soumises à conditions (articles 1 et 2 )
Le règlement de la zone UB présente les mêmes ambitions que le règlement de la zone UA c’est-à-dire permettre une certaine mixité dans une logique de quartier de vie et renforcer les capacités d’accueil résidentiel de la commune via la densification
Il s’agit principalement d’une zone d’habitat mais qui peut se diversifier.
Les occupations et utilisations du sol sont réglementées de telle sorte qu’elles re- cherchent la meilleure qualité du cadre de vie en y interdisant tout ce qui n’est pas compatible avec l’habitat notamment ce qui est source de nuisances, de risques (mêmes dispositions et justification que dans la zone UA).
Accès, voirie, desserte, stationnement (articles 3,4 et 12)
Là encore, les règles de l’article 3 sont définies en prenant en compte les principes relatifs aux exigences de sécurité publique, de défense contre l’incendie et de protection civile. Le règlement de la zone UB ne diffère donc pas de celui de la zone UA sauf pour l’accès aux parcelles dont la largeur devra être supérieure ou égale à 4 mètres au lieu de 3.50 mètres dans la zone UA pour des raisons de sécurité et de fonctionnalité.
Par ailleurs, afin de garantir la cohérence et continuité du maillage de voie, les im- passes ne seront tolérées que si « les caractéristiques des terrains et des constructions ne permettent pas d’autres solutions ».
Quant à la gestion des eaux, cette dernière fait l’objet des mêmes dispositions que
dans la zone UA.
Enfin, compte tenu du caractère aéré du tissu (à la différence du tissu de la zone UA) et du fort taux de motorisation des habitants, le nombre de places de stationnement minimum exigé s’élève à deux par nouvelle construction d’habitation individuelle et 2 places par logement + 1place banalisée pour 3 logements crées dans le cadre d’opé- ration d’aménagement groupé ou de logements collectifs.
Implantation et volumétrie des constructions (articles 5, 6,7,8,9 et 10)
Pour précision, l’article 5 n’est plus réglementé en vue même de garantir des possibili-
tés maximales de densification.
Le règlement vise à minima à préserver les caractéristiques morphologiques du tissu existant à dominante pavillonnaire et au de là à permettre la densification de ce tis- su (en hauteur et en largeur). Les constructions nouvelles devront donc s’implanter à l’alignement ou en retrait minimum de 5 mètres des limites des voies et emprises pu- bliques. Ce recul minimum permet d’assurer la création d’un réel espace fonctionnel à l’avant des constructions (place de stationnement). En revanche le long de la RD 939, pour des raisons de sécurité, il est exigé un recul minimum de 7 mètres des construc- tions et extensions.
Comme dans la zone UA, il existe des dispositions particulières visant à garantir une meilleure insertion en autorisant l’alignement sur une construction principale voisine, ou encore l’extension des constructions existantes implantées différemment c’est à dire à moins de 5 mètres...
Dans le respect du tissu environnant relativement aéré, les constructions pourront s’im- planter librement en limite(s) ou en retrait des limites séparatives. En cas de retrait, la distance minimale exigée demeure 3 mètres pour des logiques de fonctionnalité (ac- cessibilité au fond de parcelle) et de prospect, hormis pour les piscines où demeure exigé un recul d’un mètre minimum pour ne pas altérer les clôtures et les annexes de petites tailles (de moins de 20m² et de 3 mètres de haut ) qui pourront s’implanter libre- ment sans générer de nuisances.
Pour préserver les boisements ou encore pour des raisons de sécurité, il est également imposé que les constructions respectent un retrait minimum de 5 mètres des Espaces Boisés Classés.
Pour privilégier la densification, la distance entre deux constructions sur une même parcelle n’est pas réglementée.
L’emprise au sol quant à elle est limitée à 60% de la superficie du terrain. Il s’agit de permettre la densification tout en conservant un minimum d’aération (caractéristique morphologique de ces quartiers modernes) et surtout maintenir des espaces dispo- nibles sur la parcelle pour la réalisation des systèmes d’assainissement non collectifs et la gestion des eaux pluviales d’autant que seul le bourg bénéficie d’un réseau d’as- sainissement collectif.
Afin de maintenir son paysage urbain et les perspectives qui s’en dégagent par rap- port aux éléments environnants (notamment la frange urbaine) et dans le respect de la morphologie dominante (pavillon de plein pied), la hauteur des constructions prin- cipales est autorisée jusqu’à 6 mètres à l’égout des toitures ou au bas de l’acrotère pour les toitures terrasses et 3.50 mètres pour les annexes isolées de prime abord moins imposantes que les dépendances anciennes de la zone UA. Des dérogations sont prévues pour se caler sur une construction voisine... il s’agit toujours de rechercher une certaine harmonie.h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 328
Aspect extérieur (article 11)
Concernant les règles d’aspect extérieur des constructions, il s’agit de respecter le style architectural local et d’en puiser une inspiration. Néanmoins, le PLU n’a pas voca- tion à faire obstacle aux projets bioclimatiques tout comme aux projets d’architecture contemporaine. A cet effet, le règlement n’interdit donc pas les toitures terrasses ni de matériaux spécifiques.
Il convient toutefois de souligner que le règlement de la zone UB est plus souple que celui de la zone UA afin de s’adapter aux habitats modernes dont les codes évoluent (teintes, ouvertures...).
Pour conserver une certaine harmonie, les volumes doivent être simples et l’aspect extérieur en cohérence avec l’environnement immédiat. Ainsi, les volets doivent être de préférence en bois pleins et toutes les couleurs vives et brillantes sont prohibées.
Quant aux toitures, dans le respect de l’architecture locale, il est précisé que lors- qu’elles seront à deux versants la pente sera comprise entre 27 et 33% et en tuiles de type romane ou canal.
Les clôtures sont également réglementées pour parvenir à une meilleure cohérence et valoriser davantage le rapport à l’espace public. Leur taille ne doit pas excéder 1.60 mètre en façade sur rue et 2 mètres en limite séparative. Le règlement précise que pour faciliter l’insertion paysagère des construction, valoriser les franges urbaines et limiter les problématiques liées à l’écoulement des eaux pluviales notamment, les clôtures en limite avec les espaces naturels et agricoles ne doivent pas être imper- méables. Elles se composent ainsi de préférence d’une haie de type bocagère, d’es- sences locales qui pourra être doublée d’un grillage. Le mur est alors proscrit pour des raisons paysagères, environnementales et fonctionnelle (gêne pour l’exploitant).
Espaces libres et plantations (article 13)
Les règles de l’article 13 visent à assurer l’intégration paysagère des futures construc- tions et encadrer le rapport entre les surfaces perméables et les surfaces imperméables. Elles sont complémentaires des articles 6, 7 et 10 qui déterminent les formes urbaines et les gabarits des constructions. Elles concourent à la préservation des cœurs de biodiversité au sein du tissu urbain et limitent le rejet des eaux pluviales dans le réseau public en permettant l’infiltration à la parcelle.
Conformément au règlement, les espaces libres de toute construction et voies de cir- culation seront végétalisés, incluant les aires de stationnement. En outre, le règlement prévoit que les terrains d’assiette de chaque opération devront être aménagés en es-
paces libres non imperméabilisés (espaces verts) à raison d’au moins 20 %. Cette me- sure vise à préserver des espaces de jardins notamment lors de la scission de grandes parcelles à conserver une ambiance végétale avec des fonds de parcelles « verts » et à faciliter la gestion des eaux sur la parcelle.
Performances énergétiques et environnementales (article 15)
Les dispositions sont les mêmes que dans la zone UA.
Communications électroniques(article 16)
Les dispositions sont les mêmes que dans la zone UA.h U
329 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
La zone UX et ses secteur UXa et UXc
Les critères de classification en zone UX
Vue aérienne sur la zone de la Penotte
Sur le territoire la zone UX recouvre toutes les
zones d’activités : Les Chaumes et La penotte
- La zone UX est une zone spécialisée pour
les activités économiques
- Elle concerne les zones d’activités éco-
nomiques existantes, UX pour la Penotte
(zone généraliste), UXa (pour les chaumes
zone à vocation artisanale) et un secteur
UXc, dans Sainte-Catherine voué à l’im-
plantation de commerces et services de
proximité.
- La zone généraliste peut accueillir des
constructions à usage commercial, arti-
sanal, industriel, de stockage, de services,
de bureau et d’hébergement hôtelier. En
revanche, elle n’a pas vocation à accueil-
lir des constructions à usage d’habitation,
mais les logements de fonction ou de gar-
diennage sont tolérés sous réserve d’être
intégrés au même volume que le bâtiment
d’activité.
Les principaux enjeux
Les constructions de la zone UX répondent principalement a des impératifs fonctionnels, finan- ciers et commerciaux et souffrent d’un manque d’homogénéité, de traitement paysager...
En outre, la zone UX distingue des bâtiments très contrastés parfois de moindre qualité architec- turale et environnementale et vieillissant. Il convient donc de permettre l’évolution de ces zones dans le sens d’une valorisation et d’une amélioration paysagère, énergétique...
Les activités et installations en place peuvent générer des nuisances (ex : nuisances sonores) parfois incompatibles avec le résidentiel. Il convient donc de porter attention à la compatibilité développement résidentiel / développement économique sans engendrer de conflit d’usage ou de voisinage...
La commune accueille deux zones, la zone communautaire de la Penotte et la zone privée des Chaumes, toutes deux sont complémentaires. Si la première qui accueille un complexe cinématographique, de l’artisanat et de l’industrie, présente une destination large, la seconde est vouée désormais à l’accueil d’activités artisanales et industrielles pour ne pas démultiplier les zones commerciales le long de l’entrée de l’agglomération.
Ces zones sont implantées le long de RD 939, voie classée à grande circulation ou les retraits ont été ajustés via des dossiers loi barnier (l’un pour Les Chaumes en 2000 prévoyant un retrait de 50m et l’autre pour La Penotte en 2013 (modification n°3 du POS) prévoyant également un retrait de 50 mètres de l’axe de la RD au lieu de 75 mètres.
Objectifs poursuivis au travers de la zone UX et cohérence avec le PADD
Le règlement de la zone UX et sa représentation graphique s’inscrivent en cohérence avec le
Projet d’Aménagement et de Développement Durables lequel prévoit de :
- Soutenir le renforcement des deux zones d’activité existantes
- Valoriser la zone des Chaumes qui souffre d’un manque de traitement paysager
- Conforter le potentiel de Sainte-Catherine voire améliorer l’organisation du village pour
mieux desservir les services et commerces (projet de requalification de la traverse)
Évolutions apportées par le PLU au regard du précédent document d’urbanisme
Le PLU conforte les zones d’activités existantes qui figuraient d’ores et déjà au plan de zonage du POS.
Pour rappel, la zone de la Penotte a donné lieu à une modification du POS récente pour ac- cueillir un nouvel établissement et définir un secteur d’extension dans la profondeur moins large que dans le POS. Pour rappel, le POS y prévoyait un potentiel d’extension de l’ordre de 20 ha et aujourd’hui la zone 1AUX ne s’étend plus que sur 7ha.
Quant à la zone des Chaumes, elle vient de faire l’objet d’aménagements sécuritaires par le Département visant à améliorer la desserte de chaque coté de la RD 939 et compte une nou- velle entreprise.h U
330 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Localisation des zones UX (source : URBAN HYMNS) La zone UX recouvre deux zones d’activités implantées le long de la
RD 939.
- La ZA communautaire de la Penotte (UX): Identifiée dans le SCoT il s’agit d’une zone mixte sur laquelle sont implantées des activités arti- sanales, industrielles et récemment commerciales (cinéma). Elle s’im- plante aux portes de l’agglomération et fait l’objet de projets d’exten- sion.
- La ZA privée des Chaumes (UXa) : Cette zone ancienne a également une vocation élargie puisqu’elle accueille de l’artisanat (centre auto, vendeur de cheminées...) et des services (restaurant + golf). Cette dernière est davantage retirée de l’agglomération mais présente une attractivité de par son effet de vitrine. En outre, elle a fait l’objet d’aménagements sécuritaires très récents (tournes à gauche) réalisés par le Conseil Départemental. Aujourd’hui, afin d’éviter la démultipli- cation des vitrines commerciales sans cohérence d’ensemble et dans une logique de compatibilité avec le SCoT, la commune choisit d’af- firmer au travers de son document d’urbanisme la vocation artisanale et industrielle de la zone en y interdisant les nouvelles constructions à vocation commerciale. Pour rappel, au regard du SCoT, cette zone n’est pas répertoriée en tant que pôle de proximité (page 17 du DOO) mais elle pourrait être concernée par la prescription P18 relative aux autres zones qui prévoit une possibilité de poursuivre leur aménage- ment de façon modérée. Un volume de 5 hectares est constitué à l’échelle de l’Angoumois. Toute commune souhaitant étendre une de ses zones pourra le faire de façon maîtrisée lors de l’élaboration de son document d’urbanisme. Il est à souligner que la commune de Garat à fait le choix de maintenir cette zone sans qu’il soit envisagée aucune extension de cette dernière comparé au POS.
A noter par ailleurs l’existence d’un secteur UXc voué à l’accueil de commerces et services de proximité au coeur de Sainte-Catherine sur des terrains en partie communaux. L’objectif consiste à conforter le groupe de commerces de proximité du pôle que constitue Sainte-Ca- therine (petite surface commerciale...).
Pour rappel, toutes les zones à vocation économique des secteurs UXa et UXc font l’objet d’orientations d’aménagement et de programma- tion visant à en garantir la meilleure insertion paysagère et les valoriser.
ZA Les Chaumes
ZA La Penotte
Sainte-Catherine
UX et UXa
UXc
UXc
UXa
UX
Aménagement sur le secteur de la ZA des Chaumesh U
331 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Occupations et utilisations du sol interdites et soumises à conditions (ar- ticles 1 et 2 )
Le territoire compte plusieurs sites d’activité économique regroupant des activités mul- tiples : industrielles, artisanales, commerciales ou encore des services, des bureaux et des hébergements hôteliers.
L’objectif de la zone UX consiste entre autre, à préserver la vocation économique des zones existantes, garantir leur fonctionnalité et limiter les sources de conflits de voisi- nage ou d’usage pour soutenir les activités en présence d’une part et en accueillir de nouvelles d’autre part.
Dès lors, compte tenu de la vocation économique de la zone, les nouvelles construc- tions d’habitation ne sont pas tolérées. Ne seront autorisés que les logements pour assurer le fonctionnement ou le gardiennage de l’activité exercée, sous réserve qu’ils s’implantent dans le volume ou en continuité du bâtiment d’activité.
Il convient de signaler que le projet de PLU vient consacrer le principe de ne pas dé- multiplier les sites commerciaux le long de la RD 939. Ainsi la zone des Chaumes est t’elle indicée en UXa, visant à y interdire les nouvelles constructions à usage commer- cial, cette dernière étant davantage adaptée à des activités de type artisanal voire industriel.
Par ailleurs, afin de répondre aux besoins de développement des zones d’activités, tout en prévenant des risques et des nuisances, notamment pour le voisinage, les nouvelles installations classées pour la préservation de l’environnement ainsi que l’extension ou la transformation d’installations classées existantes sont autorisées sous condition.
A noter enfin, la collectivité a souhaité créer un secteur au coeur de Sainte-Cathe- rine voué expressément à l’accueil de services et commerces de proximité dans une logique de quartier de vie et de pôle urbain. y sont ainsi interdites les constructions industrielles, artisanales et de dépôt.
Accès, voirie, desserte, stationnement (articles 3,4 et 12)
Les dimensions, formes et caractéristiques des voies publiques ou privées à créer doivent être adaptées aux usages qu’elles supportent et aux opérations qu’elles doivent desservir. Tout nouvel accès depuis la RD 939 sera proscrit.
Les accès doivent être limités en nombre, s’effectuer sur la portion de voie ou la voie la
moins dangereuse, et ne doivent pas être inférieurs à 5.00 mètres de large pour garantir la desserte aisée des poids lourds et des véhicules des services publics...
Des mesures d’insertion paysagère doivent être mises en œuvre pour tout équipement technique de gestion des eaux pluviales. En outre pour rappel, comme dans toutes les autres zones, les aménagements doivent être autonomes en matière de gestion des eaux pluviales (gestion à la parcelle) (article 4). Pour prévenir au mieux des pollutions est même ajouté «qu’avant infiltration ou rejet, un prétraitement des eaux pluviales par décantation est obligatoire. Dans le cas de projet dont l’emprise de la voirie et des stationnements est supérieur ou égale à 2000m² ce prétraitement sera complété par un séparateur à hydrocarbure».
Le stationnement quant à lui est réglementé dans une logique de fonctionnalité et d’adaptabilité. Ainsi pour toutes constructions le nombre de places de stationnement devra être adapté aux besoins précis et justifiés des activités autorisées dans la zone. Les aménagements tiendront compte notamment des besoins liés au stationnement des poids lourds, des besoins en stationnement des employés et de la clientèle en dehors des voies ouvertes à la circulation publique. Elles devront faire l’objet de mesures d’in- tégration paysagère (article 12).
Implantation et volumétrie des constructions (articles 6,7,8,9 et 10)
Les exigences réglementaires sont corrélatives à la vocation économique de la zone et donc à une recherche de fonctionnalité et de cohérence urbaine. Sauf cas particulier reporté sur le plan de zonage, un retrait minimum de 5 mètres par rapport aux voies et emprises publiques est imposé pour pouvoir disposer des aires de stationnement plan- tées sur l’avant du bâtiment et de permettre la réalisation d’aménagements paysagers.
Une disposition particulière prévoit néanmoins l’alignement si le parti pris d’aménage- ment et architectural s’inscrit en cohérence avec l’environnement urbain et ne génère pas d’insécurité routière.
Vis à vis des limites séparatives, les constructions doivent s’implanter en retrait de 4 mètres minimum. En outre, les nouvelles constructions ne pourront pas s’implanter à moins de 8 mètres des limites extérieures des zones à vocation résidentielle (UA et UB). Il s’agit de réduire les risques de conflits de voisinage.
Pour prendre en compte la complexité de fonctionnement de certaines activités et leurs contraintes techniques ou réglementaires, la distance entre deux bâtiments sur la même unité foncière n’est pas réglementée dans le PLU.h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 332
Dans une logique fonctionnelle et paysagère, l’emprise au sol est quant à elle limitée à 70% du terrain.
Au regard de l’existant et des besoins liés aux activités, la hauteur des constructions à édifier ne peut excéder 15 mètres, mesurés à l’égout des toitures ou au bas de l’acro- tère (article 10). Mais il existe des dispositions spécifiques pour des éléments techniques et les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif, liés aux réseaux.
Aspect extérieur (article 11)
Le règlement encadre également les formes et façades, les matériaux et finition, et les équipements techniques liés aux énergies renouvelables. L’objectif consiste à s’intégrer au mieux vis à vis des silhouettes et de l’aspect des constructions environnantes (article 11). Il dispose ainsi que :
- les façades latérales et postérieures des constructions seront traitées avec le même soin que les façades principales. Il en sera de même pour les constructions annexes.
- il conviendra de rechercher une volumétrie simple et des formes épurées en travaillant l’implantation des constructions pour mieux profiter de l’énergie solaire.
- les couleurs des revêtements des façades vives « trop claires» seront interdites. Il est ainsi préconisé des teintes neutres. La couleur dominante de la construction pourra être complétée en façade par des couleurs propres à l’entreprise ou à une marque, dans la mesure où elles n’occuperont qu’une surface limitée de la façade et qu’elles partici- peront à l’équilibre de l’aspect général de la construction.
- les façades tout verre seront autorisées, sans prescription de couleur pour le vitrage et la menuiserie.
- les appareils et équipements servant au chauffage ou à la climatisation de locaux devront être le moins impactant possible depuis le domaine public. Le choix de leur ins- tallation doit être considéré comme un élément de composition architecturale à part entière et devra rechercher la meilleure intégration possible.
De manière générale, les constructions bioclimatiques et contemporaines sont autori- sées et même encouragées !
La hauteur maximale des clôtures ne devra pas excéder 2,20 mètres. Des hauteurs su- périeures pourront être autorisées de manière exceptionnelle en fonction de la nature de l’activité notamment pour des raisons de sécurité justifiées ou diminuées pour des
raisons de sécurité routière. En outre, pour des raisons paysagères, les murs pleins sont proscrits au profit de grillage de couleur discrète.
Espaces libres et plantations (article 13)
Les constructions devront s’accompagner d’un traitement paysager : plantations des espaces de stationnement, écran vert pour limiter l’impact paysager des dépôts et stockage de matériaux ou de déchets liés aux activités, plantations de haies d’essences locales(article 13).
Performances énergétiques et environnementales (article 15)
Les dispositions sont les mêmes que dans la zone UA dans le sens de recommandations vis à vis des matériaux et le rappel des exigences de conformité avec la réglementaion thermique en vigueur.
Communications électroniques(article 16)
Les dispositions sont les mêmes que dans la zone UA dans le sens d’un raccordement aux réseaux très haut débit.h U
333 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
La zone UE
Les critères de classification en zone UE
Vue aérienne de la zone
Sur le territoire la zone UE recouvre les instal-
lations sportives comme le stade au sud du
bourg
- La zone UE est une zone spécialisée pour
les équipements publics et installations
d’intérêt collectif
- Elle concerne le complexe sportif retiré des
zones résidentielles du bourg
- La zone peut accueillir des installations et
des constructions diverses qui doivent ré-
pondent à des enjeux de qualité urbaine,
paysagère et architectural (cadre de vie),
de fonctionnalité (desserte, stationne-
ment) et de sécurité.
- Cette zone recouvre des terrains com-
munaux (ou que la commune est en train
d’acquérir).
Les principaux enjeux
Les constructions de la zone UE répondent principalement a des impératifs de qualité car il s’agit de l’image de la commune ou encore de la qualité du cadre de vie offert aux habitants et de fonctionnalité. Les équipements doivent être aisément accessibles par tous (piétons, cy- cles, automobilistes), bien pourvus en aire de stationnements... et ne pas générer de nuisances.
La commune qui défend un projet de salle municipale a opté pour le renforcement de la zone d’équipements actuelle de l’entrée Sud car il s’agit d’une zone correctement située proche du bourg et en retrait des zones résidentielles. En outre, elle envisage de profiter de ces amé- nagements pour sécuriser les abords du stade et créer de nouvelles aires de stationnement mutualisées entre les équipements.
Enfin, ce secteur est finalement le moins contraint du point de vue environnemental et topogra- phique. En effet, le contexte dans lequel s’inscrit le bourg est très sensible et aucun autre terrain correctement situé ne s’est présenté. En l’absence d’alternative plus intéressante, la collectivité qui ne souhaitait pas éclater l’offre en équipement sur le territoire, a privilégié le renforcement du pôle actuel.
Objectifs poursuivis au travers de la zone UE et cohérence avec le PADD
Le règlement de la zone UE et sa représentation graphique s’inscrivent en cohérence avec le
Projet d’Aménagement et de Développement Durables lequel prévoit de :
- Maintenir et renforcer l’offre en équipements publics
- Privilégier le développement des secteurs les mieux connectés aux secteurs d’équipe- ments et de services
- Poursuivre l’amélioration de la desserte des équipements du bourg (stationnements, liai- sons douces) et la valorisation de leurs abords
- Mettre en place une politique d’opportunité d’acquisition foncière qui permettra de
constituer des réserves pour des extensions ou de nouveaux équipements
Évolutions apportées par le PLU au regard du précédent document d’urbanisme
Le PLU conforte la zone d’équipements existante.h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 334
La zone UE permet d’identifier les sites dédiés aux équipements publics et/ ou services d’intérêt collectif.
Ces constructions sont principalement implantées sur des propriétés com- munales.
Le secteur Ne correspond aux pôles d’équipements et de services qui ont vocation à perdurer voire à se conforter. Il s’agit de les intégrer durable- ment dans le fonctionnement urbain, d’assurer leur entretien, leur fonc- tionnalité, leur accessibilité et d’anticiper sur leurs éventuelles extensions...
Sur le territoire, il concerne le pôle du stade constitué des terrains de sports, vestiaires, gradins et stationnements sur une surface de 3.1ha.
Elle englobe des terrains face au stade que la commune est sur le point d’acquérir et où elle envisage de nouveaux aménagements (stationne- ments, nouvelle salle multi-activités...).
Ces terrains présentent pour intérêt d’être à la fois situés en retrait suffisant des zones résidentielles pour éviter tout conflit de voisinage (lié au sta- tionnement, aux nuisances sonores éventuelles) et proche du bourg pour étoffer son offre en équipements et fonctionner avec l’école.
Localisation de la zone UE (source : URBAN HYMNS)
Bourg
UEh U
335 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
Cette zone spécialisés est destinée à accueillir les équipements publics ou d’intérêt collectif. Il peut s’agir de constructions nouvelles liées au fonctionnement d’activités éducatives (écoles), culturelles (bibliothèque, salle des fêtes...) sportives (terrains, club house....).
Pour garantir une bonne insertion paysagère et répondre aux besoins des équipements, la hauteur des constructions est limitée à 12 mètres au faîtage (article 10). Il s’agit de la même norme que celle des bâtiments tolérés dans la zone A.
En outre, les habitations ne sont autorisées que s’il s’agit de logements de fonction ou de gardiennage et qu’elles s’inscrivent dans la continuité des équipements.
Les accès devront permettre la desserte aisée des véhicules du SDIS et de collecte des déchets ménagers et ne devront pas être inférieures à 5 mètres (article 3).
Le règlement laisse une certaine souplesse pour l’implantation des constructions, comme pour les habitations, il prévoit une implantation en retrait minimum de 10 mètres de l’axe des voies départementales ou à l’alignement voire en retrait minimum de 5 mètres des voies et emprises publiques existantes ou projetées (article 6)... Le tout est de s’adapter au mieux au site !
En revanche pour des raisons de fonctionnalité et de sécurité, un retrait de 5 mètres minimum des limites séparatives est imposé.
L’article 11 insiste sur la réalisation de programmes de qualité en matière architecturale et environnementale, la simplicité des volumes, le choix de couleurs pour faciliter l’in- sertion des futurs bâtiments (sont ainsi proscrites les couleurs vives et brillantes).
Enfin dans un souci d’insertion paysagère, l’article 12 impose que chaque opération dans la zone Ne prévoit au moins 20% d’espaces sur l’unité foncière et assure un traite- ment paysager des aires de stationnement.h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 336
6.3. LES ZONES A URBANISER DITES « AU »
Rappel de l’article R.123-6 du Code de l’Urbanisme : « Peuvent être classées en zones à urbaniser les secteurs à caractère naturel de la commune destinés à être ouvert à l’urbanisation. ». Généralement, il s’agit de prévoir l’aménagement de grands terrains stratégiques pour le développement résidentiel, économique...
L’article R.123-6 distingue deux types de zones AU, selon le critère de desserte en équi- pements publics à la périphérie immédiate de la zone :
- Lorsque les voies publiques et les réseaux d’eau, d’électricité et, le cas échéant, d’as- sainissement existant à la périphérie immédiate d’une zone AU ont une capacité suf- fisante pour desservir les constructions à implanter dans l’ensemble de cette zone, les Orientations d’Aménagement et le règlement définissent les conditions d’aménage- ment et d’équipement de la zone. Les constructions y sont alors autorisées soit lors de la réalisation d’une opération d’aménagement d’ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par le projet d’aménagement et de développement durable et le règlement. Cela correspond à la zone AU.
- Lorsque les voies publiques et les réseaux d’eau, d’électricité et, le cas échéant, d’as- sainissement existant à la périphérie immédiate d’une zone AU n’ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l’ensemble de cette zone, son ouverture à l’urbanisation peut être subordonnée à une adaptation du plan local d’urbanisme. Cela correspond à la zone 1AU.
Globalement, les zones AU couvrent des sites qui ont donc vocation à être aménagés par le biais d’opérations d’ensemble et dans le respect des Orientations d’Aménage- ments et de Programmation, définissant des principes de connexion avec le tissu urbain, d’organisation, de forme, d’implantation du bâti et de plantations…
Les zones 1AU sur la commune sont résidentielles notamment dans Sainte-Catherine et au Cabarot et économiques dans le prolongement de la zone de la Penotte.h U
337 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
La zone AU
Les critères de classification en zone AU
Vue aérienne sur le bourg
Sur le territoire les zones AU sont situées au ni-
veau des pôles résidentiels dans l’enclave ur-
baine ou au contact immédiat du tissu urbain
- La zone AU a vocation à accueillir des
opérations visant à conforter les capacités
d’accueil résidentiel et économique de la
commune.
- La zone AU correspond à des terrains agri-
coles ou naturels qui forment des enclaves
dans l’enveloppe urbaine ou jouxtent les
zones urbaines.
- Leur aménagement peut participer à la re-
composition des limites urbaines en traitant
l’interface ville-nature ou à la requalifica-
tion d’espace
- Elle identifie des terrains stratégiques de
par leur situation, la proximité des équipe-
ments et services, leur facilité de desserte...
Les principaux enjeux
La zone AU désigne des terrains qui ont vocation à faire l’objet d’aménagements groupés pour y optimiser l’espace. Un aménagement rationnel qui devra également répondre à des exigences de qualité environnementale, paysagère et urbaine.
Les futures constructions devront ainsi s’intégrer harmonieusement à leur environnement, res- pecter l’identité locale, sans impacter le fonctionnement écologique du territoire. A cet effet, il est indispensable de recourir à des orientations d’aménagement et de programmation dans le prolongement du règlement (se référer aux justifications des orientations d’aménagement).
Objectifs poursuivis au travers de la zone AU et cohérence avec le PADD
Le règlement de la zone AU et sa représentation graphique s’inscrivent en cohérence avec le
Projet d’Aménagement et de Développement Durables lequel prévoit de :
- Affirmer le fonctionnement multipolaire de la commune en privilégiant le renforcement privilé- gié à la fois du bourg et de Sainte-Catherine via notamment des opérations d’aménagement d’ensemble
- Privilégier le développement des secteurs les mieux connectés aux secteurs d’équipements et de services
- Privilégier la densification des parties actuellement urbanisées à de nouveaux étalements
- Soutenir le renforcement des deux zones d’activité existantes
Évolutions apportées par le PLU au regard du précédent document d’urbanisme
Le PLU ne reconduit pas toutes les zones NA du POS lequel prévoyait d’élargir les zones notam- ment tout autour du bourg. Le projet de PLU se montre donc plus économe que le POS.
Il reconduit en revanche, la zone à urbaniser en extension de la zone de la Penotte.h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 338
Localisation des zones 1AU (source : URBAN HYMNS)
1AU résidentiel à court terme
1AUX économique
Les projets au regard du SCOT :
Pour rappel, concernant les extensions de l’urbanisation sous forme de nouvelles opérations, le SCoT attire l’attention des col- lectivités sur :
-Leur proximité avec un point de desserte en transport en com- mun urbain
- Leur proximité avec les services (dont commerces) et équipe- ments urbains
- Leur continuité avec les bourgs existants; notamment s’agissant des communes de la seconde couronne
- La limitation de l’urbanisation le long des routes départemen- tales en dehors des zones agglomérées.
Le projet répond bien à ces objectifs privilégiant les opérations au niveau du bourg qui concentre les équipements et de Sainte-Ca- therine qui compte les commerces et les services. De même, il n’est pas prévu de nouvelle zone à urbaniser directement le long de la RD 939.
Concernant la zone AU à Cabarot, il est important de signaler qu’il ne s’agit pas d’une extension de l’urbanisation. En effet, le projet porte sur des terrains enclavés au coeur de la zone ur- baine. Ces terrains de par leur situation et leur complexité par- cellaire (découpage et forme) ne présentent plus d’intérêt pour l’agriculture ni de valeur écologique. La collectivité a donc sou- haité y autoriser la réalisation d’un aménagement d’ensemble qui permettrait d’optimiser l’espace et de recoudre le tissu dans ce quartier résidentiel.
A noter, le projet de PLU n’affiche plus de réserve d’urbanisation à long terme (2AU).
La zone 1AUX quant à elle, correspond au projet d’extension de la zone communautaire de la Penotte. Ce projet figure bien dans le SCoT qui mais mériterait des études pré-opérationnelles et une programmation plus aboutie...h U
339 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
6.3.1 La zone 1AU à vocation résidentielle
Occupations et utilisations du sol interdites et soumises à conditions (ar- ticles 1 et 2)
Le règlement rappelle que les aménagements des terrains concernés devront respec- ter les principes définis dans les Orientations d’Aménagement et de Programmation dans une logique de compatibilité et non de conformité (se reporter à la pièce n° 3 du PLU). Ces terrains devront être aménagés dans un souci d’optimisation des espaces, de cohérence paysagère, de mixité et de fonctionnalité (accessibilité, sécurité...) dans le cadre d’opérations d’ensemble. Le règlement interdit donc les opérations d’habitation isolées qui ne sont pas réalisés ou découlent pas d’un aménagement d’ensemble. Il s’agit de ne pas mettre en péril l’aménagement global de la zone.
En termes de destination, il s’agit principalement de créer ou de conforter des quartiers résidentiels dans le prolongement des zones UA et UB. Sont donc exclus de la zone AU, les activités industrielles, agricoles ou encore les hébergements touristiques, les terrains de camping, les exhaussements et les affouillements (hormis ceux nécessaires à la réali- sation de réserves incendies ou de bassin de rétention des eaux pluviales dans le cadre d’opérations de type lotissement)... qui peuvent être source de nuisances et d’incom- patibilité avec l’habitat. Dans la même logique, les carrières n’y sont pas tolérées.
Accès, voirie, desserte, stationnement (article 3,4 et 12)
Concernant la voirie et les accès, la encore le règlement de la zone rappelle celui de la zone UB (largeur des accès fixée à 4 mètres).
Une largeur minimum de chaussée est également précisé (5 mètres pour les futures voies en double sens et 3 mètres pour les futures voies en sens unique). Il s’agit de ga- rantir une bonne accessibilité au site. Compte tenu, des enjeux de désenclavement
Compte tenu du contexte urbain des terrains concernés, le règlement précise que les voies en impasses devront être évitées. A défaut, elles seront aménagées de manière sécurisée en répondant aux conditions de desserte des véhicules des services publics et prolongées d’un cheminement piéton. Il s’agit d’éviter les quartiers imperméables sans lien avec leur environnement urbain et poursuivre la promotion des modes doux de déplacements via la création de nouvelles liaisons douces.
En prenant en compte la forte motorisation des foyers locaux et surtout le manque d’alternatives (notamment de transports en commun), le nombre de places de station- nement minimum exigé est de deux par nouvelle construction d’habitation individuelle.
Pour les opérations d’aménagement d’ensemble (lotissement) ou les logements col- lectifs, le principe demeure 2 places par logements auxquels s’ajoute 1 place supplé- mentaire par tranche de 3 logements crées au titre de stationnements d’accueil ou visiteurs.
Implantation et volumétrie des constructions (articles 5, 6,7,8, 9 et 10)
L’article 5 n’est pas réglementé afin de favoriser une densification des constructions , dans un souci de gestion économe des sols conformément aux exigences de la pres- cription P8 du scot de l’Angoumois.
Les constructions nouvelles devront s’implanter soit à l’alignement soit à 5 mètres minimum des limites des voies et emprises publiques projetées. Des adaptations pour- ront être autorisées si celles-ci se rapportent au traitement de situations spécifiques no- tamment pour des raisons de sécurité routière ou encore pour certains équipements ou services d’intérêt collectif et pour favoriser une meilleure performance énergétique...
Pour des logiques de fonctionnalité, les piscines devront s’implanter en retrait minimum d’un mètre des limites de l’emprise publique.
Les constructions pourront s’implanter en limite(s) séparatives ou en retrait. En cas de retrait, la distance minimale exigée demeure 3 mètres pour des logiques de fonctionnalité (accessibilité au fond de parcelle).
Pour précision, il existe des dérogations pour, les piscines qui devront toujours s’implan- ter à un mètre minimum des limites séparatives pour ne pas altérer les murs de clôture ou encore les équipements publics ou d’intérêt collectif. En outre, pour rappel, afin de favoriser une meilleure performance énergétique et thermique, les saillies, auvents et brises soleil... échappent également à cette norme de retrait.
Dans une logique de densification, l’implantation des constructions sur une même uni- té foncière n’est pas réglementée tout comme l’emprise au sol.
Afin de maintenir une cohérence d’ensemble, la hauteur des constructions principales est limitée à 6.00 mètres à l’égout des toitures, ce qui correspond aux hauteurs du bourg ancien et la taille des annexes est limitée à 3.50 mètres à l’égout du toit.
Aspect extérieur (article 11)
Concernant les règles d’aspect extérieur des constructions, le règlement s’inspire de celui de la zone UB pour les constructions nouvelles. Les principes sont les mêmes eth U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 340
visent à conserver des volumes simples.
Les clôtures sont également réglementées. Leur taille ne doit pas excéder 1.60 m pour éviter de refermer les espaces dans les futures opérations d’aménagement qui devront se greffer au tissu urbain. Il est rappelé qu’elles ne sont pas obligatoires mais doivent faire l’objet d’une attention particulière.
Espaces libres et plantations (article 13)
Les espaces verts ne doivent pas être considérés à la marge des projets d’aménage- ment. Ceux-ci sont tenus de respecter la végétation en place comme le prévoient les orientations d’aménagement et de programmation.
Les opérations devront ainsi comporter un minimum de 10 % d’espaces verts sur l’unité foncière support de l’opération. Cette règle vise également à limiter l’imperméabi- lisation des terrains. Le règlement précise que ceux-ci pourront prendre la forme de sur-largeurs de voies latérales, de placettes (querreux) ou de parc et qu’ils devront être traités en cohérence avec la gestion des eaux pluviales. Il ne doit pas s’agir d’es- paces résiduels dans l’opération, ils joueront un rôle tant du point de vue paysager que fonctionnel.
De plus, chaque lot devra contenir au moins 20% d’espaces verts afin de respecter le cadre rural et végétal de la commune et de préserver des surfaces pour la gestion des eaux (usées et pluviales).
Le réglement rappelle encore que toutes les plantations et notamment les haies de- vront être composées d’essences locales.
Performances énergétiques et environnementales (article 15)
Les dispositions sont les mêmes que dans la zone UA.
Communications électroniques(article 16)
Les dispositions sont les mêmes que dans la zone UA.
6.3.2 La zone 1AUX à vocation économique
Il s’agit d’une zone de développement dont l’objet consiste à conforter le pôle écono- mique de la Penotte qui est une zone communautaire.
Toutefois, en l’absence de programme et compte tenu de l’arrivée récente d’un com- plexe cinématographique, la collectivité et ses partenaires compétents dans le do- maine du développement économique c’est à dire la communauté de communes et l’agglomération dans un futur proche, ont convenu que le PLU n’oriente pas encore les destinations sur cette zone.
L’article 1 n’interdit donc que les constructions agricoles, forestières, celles destinées à l’habitat hormis les logements de fonction ou de gardiennage, les terrains de camping, les parcs résidentiels de loisirs et les carrières.
La zone pourra ainsi accueillir toutes les activités industrielles, artisanales comme le pré- voyait le SCoT d’ailleurs mais également des activités commerciales.
Le reste du règlement est similaire à celui de la zone UX. Les exigences recoupent des logiques de fonctionnalité et limitation des nuisances vis à vis des tiers.h U
341 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
6.4. LES ZONES AGRICOLES DITES « A »
Les zones agricoles dites « zones A » auxquelles s’appliquent les dispositions de l’article R123-7 du Code de l’Urbanisme, délimitent « les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ». Par définition, les zones agricoles sont donc dévolues au développe- ment des activités agricoles.
D’ailleurs, l’article R123-7 du Code de l’Urbanisme précise qu’en dehors « des secteurs de taille et de capacité d’accueil limitées » (STECAL) « peuvent seules être autorisées en zone A :
- les constructions et installations nécessaires à l’exploitation agricole
- les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs ou à des ser- vices publics, dès lors qu’elles ne sont pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole, pastorale ou forestière dans l’unité foncière où elles sont implantées et qu’elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et paysagers ».
A cela s’ajoute le changement de destination des bâtiments agricoles identifiés dans les documents graphiques du règlement.
La « sanctuarisation » dans les PLU des zones agricoles a été récemment renforcée par le législateur. Les dispositions de l’article L123-1-5 du Code de l’Urbanisme, mettent un point d’arrêt aux généreuses possibilités de développement des secteurs d’habitat isolé ou diffus, ainsi que des micro-hameaux en contexte agricole ne présentant pas le ca- ractère avéré d’espace urbanisé. Ces secteurs bâtis sont à considérer comme des îlots d’habitat inclus et parties intégrantes de l’espace agricole.
La définition d’un espace à caractère urbain s’avère particulièrement importante pour le PLU, qui doit opérer une véritable hiérarchisation des différentes entités bâties sur la commune. Ainsi, il sera retenu dans le cadre du présent PLU que les « ensembles » de moins d’une dizaine de constructions distinctes, qui ne s’organisent pas autour ou au contact d’un noyau ancien, ou forment une extension linéaire d’un seul coté de la voie ou encore les constructions diffuses c’est à dire bâties sur de larges parcelles et en retrait de plus de 40 mètres de toute autre habitation, cernés de terrains agricoles, doivent demeurer en zone agricole. Seules de nouvelles constructions de type agricole, ou ré- pondant à un intérêt collectif seront admises. De même, la proximité d’une exploitation agricole peut justifier à réduire la zone Urbaine d’un village au profit de la zone Agricole.
Toutefois, le Code de l’Urbanisme offre des assouplissements à plusieurs niveaux. Pre- mièrement, l’article L123-1-5, II, 6° du Code de l’Urbanisme dispose que le règlement peut « à titre exceptionnel, délimiter dans les zones naturelles, agricoles ou forestières des secteurs de taille et de capacité d’accueil limitées (STECAL) dans lesquels peuvent être autorisés des constructions, des aires d’accueil et des terrains familiaux locatifs des- tinés à l’habitat des gens du voyage ainsi que des résidences démontables constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs ».
Mais le règlement doit y préciser « les conditions de hauteur, d’implantation et de den- sité des constructions, permettant d’assurer leur insertion dans l’environnement et leur compatibilité avec le maintien du caractère naturel, agricole ou forestier de la zone ».
A propos de ces « secteurs de taille et de capacité limitée », le règlement doit égale- ment « fixer les conditions relatives aux raccordements aux réseaux publics, ainsi que les conditions relatives à l’hygiène et à la sécurité auxquelles les constructions, les rési- dences démontables ou les résidences mobiles doivent satisfaire ».
L’article L123-1-5, II, 6° du Code de l’Urbanisme précise que ces secteurs sont délimités après avis de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers. Cet avis est réputé favorable s’il n’est pas intervenu dans un délai de trois mois à compter de la saisine.
Deuxièmement, l’article L123-1-5, II du Code de l’Urbanisme précise que dans les zones agricoles ou naturelles et en dehors des STECAL, le règlement peut « désigner les bâti- ments qui peuvent faire l’objet d’un changement de destination, dès lors que ce dernier ne compromet pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site ». Mais là encore, « le changement de destination est soumis, en zone agricole, à l’avis conforme de la commission départementale de la préservation des espaces, naturels, agricoles et fo- restiers prévue à l’article L 112-1-1 du code rural et de la pêche maritime ».
Cette possibilité donne lieu, dans le cadre du présent PLU, à un inventaire sur le plan de zonage. Le cas de figure le plus souvent rencontré correspond à des bâtiments agri- coles suscitant un intérêt pour de l’habitat.
Enfin, l’article L123-1-5 dispose également que dans les zones agricoles ou naturelles et en dehors des STECAL, « les bâtiments d’habitation existants peuvent faire l’objet d’extensions ou d’annexes, dès lors que ces extensions ou annexes ne compromettent pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site. Le règlement précise la zone d’implantation et les conditions de hauteur, d’emprise et de densité de ces extensions ou annexes permettant d’assurer leur insertion dans l’environnement et leur compati- bilité avec le maintien du caractère naturel, agricole ou forestier de la zone. Les dispo- sitions du règlement prévues au présent alinéa sont soumises à l’avis de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers prévue à l’article L. 112-1-1 du code rural et de la pêche maritime ».h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 342
La zone A
Les critères de classification en zone A et son secteur Ap
Vue aérienne
- La zone A recouvre les espaces de la com-
mune voués au développement agricole ain-
si que toutes les constructions et installations
nécessaires à cette activité. Elle vise ainsi la
protection de l’outil agricole (terrains + bâti-
ments...). Des bâtiments agricoles qui ne ser-
viraient plus à un exploitant en exercice mais
qui présentent encore du potentiel (bâtiments
récents et aux normes) sont à classer en zone
A.
- Elle intègre également des constructions sans
lien avec l’activité agricole mais qui ne re-
vêtent pas les caractéristiques d’un secteur
urbanisé (micro-hameaux, habitations isolées
au cœur de l’espace agricole).
- Les terrains agricoles qui présentent de fortes
sensibilités sur le plan paysager (co-visibilité
avec les Monuments Historiques, emblèmes
de la commune comme l’église et le château
de la Tranchade urbaines sensibles doivent
être préservés).
Les principaux enjeux
La zone A présente un caractère très restrictif puisqu’elle ne tolère que les constructions et instal- lations liées et nécessaires à l’activité agricole. Cela justifie de bien appréhender l’activité sur la commune ainsi que l’avenir des exploitations en place.
Le classement en zone A des sites d’exploitation est une garantie pour l’exploitant pour prévenir les conflits de voisinage.
Elle intègre des habitations de tiers qui n’ont aucun lien avec l’activité agricole. Ces dernières dont une partie présente un intérêt patrimonial (ancien corps de ferme traditionnel...) ne doivent pas risquer d’être abandonnées. Il convient d’en garantir l’entretien voire la valorisation.
Le secteur Ap permet de lutter contre le mitage même agricole sur des secteurs sensibles sur le plan paysager (franges urbaines, ouvertures paysagères).
Objectifs poursuivis au travers de la zone A et cohérence avec le PADD
Le règlement de la zone A et sa représentation graphique s’inscrivent en cohérence avec le
Projet d’Aménagement et de Développement Durables lequel prévoit de :
- Préserver les terres agricoles de toute forme d’urbanisation, en évitant l’étalement des vil- lages et hameaux au sein des plateaux agricoles...
- Permettre aux exploitants agricoles de développer leur activité et de se diversifier
- Concilier développement urbain et les activités agricoles en présence en maintenant des distances minimales (Principe de réciprocité comme le préconise la Charte départemen- tale pour une gestion économe de l’espace rural) entre les exploitations et les nouvelles constructions pour préserver l’outil agricole et prévenir des conflits d’usage ou de voisinage.
- Ou encore préserver les grandes ouvertures agricoles du plateau et modérer la consom- mation d’espace
Évolutions apportées par le PLU au regard du précédent document d’urbanisme
Le PLU renouvelle la zone agricole et garantit sa meilleure protection en supprimant des zones constructibles inscrites à l’ancien POS notamment la zone NB, qui pouvait générer du mitage et de l’étalement urbain linéaire.
En outre, la zone A est moins étendue que la zone NC du POS du fait d’une meilleure prise en compte des continuités écologiques, du réseau Natura 2000 et des risques naturels. En outre, l’espace agricole a été fortement consommé par l’urbanisation (développement résidentiel, + infrastructures routières...).h U
343 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
La zone A recouvre 35 % du territoire.
Il a été pris soin de classer en zone agricole tous les sites d’ex- ploitation et les bâtiments et installations agricoles hormis ceux d’ores et déjà enclavés dans le tissu des hameaux ou villages
et qui ne pouvaient être exclus de la zone urbaine.
Le projet a également limité les possibilités de développement résidentiel aux abords des sites d’exploitation afin de permettre aux activités de se maintenir et même de se développer.
La zone A comprend un secteur particulier pour tenir compte des cônes de vues sensibles et emblématiques Il s’agit d’un
secteur Agricole d’intérêt Paysager (Ap) dont l’objectif
consiste à éviter toute construction isolée sur des terrains très ouverts et très sensibles sur le plan paysager, en l’occurrence il s’agit des franges du bourg, de terrains agricoles en co-visi-
bilité avec l’église ou encore des abords du Château de la
Tranchade où se trouve un site d’exploitation.
Cette mesure de protection s’inscrit d’ailleurs dans le prolon-
gement de la protection des Monuments Historiques de la commune.
Repérage des secteur Ap et des sites d’exploitations agricoles classés en A (source : URBAN HYMNS)h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 344
6.4.1 La zone agricole
Occupations et utilisations du sol interdites et soumises à conditions (ar- ticles 1 et 2)
Le règlement de la zone A s’inscrit en cohérence avec les exigences du Code de l’Urbanisme. A cet effet, il interdit expressément toutes les nouvelles constructions qui ne sont pas liées et nécessaires à l’exploitation agricole. Il interdit donc par principe les constructions à vocation d’habitation, industrielle, artisanales et commerciales ainsi que les bureaux.
On retiendra que les constructions et installations nécessaires à l’activité agricole cor- respondent à des bâtiments « fonctionnels » (hangars, granges, stabulations, bergeries, serres, silos, locaux de conditionnement et de transformation de produits agricoles…). Cette définition exclut les constructions qui n’ont pas pour objet direct la production agricole, et/ou qui ne sont pas liées à un établissement dont l’activité est principale- ment agricole.
De même, les constructions à usage d’habitation sont autorisées dans la mesure où elles constituent le logement de fonction de l’exploitant, sous réserve qu’elles ne s’im- plantent pas à plus de 50 mètres des bâtiments agricoles existants, qu’elles s’insèrent correctement à leur environnement et que la présence permanente de l’exploitant sur site soit justifiée.
Egalement, conformément aux principes du PADD, le règlement prévoit des possibi- lités de diversification des activités des établissements agricoles présents sur la com- mune en autorisant sous réserve les installations de type touristique...Ces constructions seront autorisées dans la mesure où il s’agit de bâtiments agricoles réaffectés, ou de nouveaux bâtiments situés sur le site d’exploitation.
Ces activités de diversification des établissements agricoles en question ne devront en aucun cas supplanter l’activité principale, celle-ci devant rester agricole. Les dé- marches de diversification doivent donc s’inscrire dans le prolongement et le dévelop- pement de l’activité principale.
On précisera que les dépôts de déchets de toute nature les travaux d’affouillements et d’exhaussements sans lien avec l’activité agricole ainsi que les parcs photovol- taïques au sol, qui correspondent à des aménagements susceptibles de consommer des espaces agricoles sont interdits.
On soulignera par ailleurs que le règlement autorise explicitement le changement de
destination de bâtiments de la zone agricole repérés au plan de zonage, conformé- ment à la lecture de l’article L123-1-5 du Code de l’Urbanisme, en l’occurrence cela concerne d’anciens bâtiments agricoles de qualité architectural qui ont perdu leur in- térêt pour l’activité agricole a proprement parlé (cf 6.4.3).
Par ailleurs, tenant compte de la présence d’habitations de tiers dans la zone Agricole et de l’importance de donner à ses propriétaires les moyens d’entretenir et de valoriser leur bien afin d’éviter les abandons, le règlement tolère les extensions en continu des constructions d’habitation existantes, mais il les limite à 50% d’emprise supplémentaire au regard de l’emprise constatée à la date d’approbation du PLU .
De même, la construction d’annexes isolées est bien tolérée mais sous réserve qu’elles s’implantent à proximité de la construction principale (moins de 20 mètres) et n’ex- cèdent pas 50m² d’emprise au sol totale (en une ou plusieurs fois).
Une disposition particulière s’applique pour les piscines qui devront également s’im- planter à moins de 20 mètres de la construction principale et dont la taille de bassin sera limitée à 50m².
Ces dispositions visent à éviter le mitage et à ne pas accueillir davantage de résidents sur des espaces qui sont voués à l’agriculture.
Accès, voirie, desserte par les réseaux publics et stationnement (articles 3,4, 12)
Le règlement de la zone A diffère peu du règlement des zones UA, UB et AU. Pour les accès, il est rappelé que tout nouvel accès depuis la RD 939 est interdit et que les accès comme la voirie doivent être adaptés au projet et sécurisés.
L’article 4 stipule que toute construction d’habitation nouvelle devra être raccordée au réseau d’assainissement collectif lorsque ce dernier existe. En cas d’impossibilité tech- nique de raccordement ou en l’absence de réseau public de collecte, les eaux usées seront traitées via des dispositifs d’assainissement non collectif qui devront impérative- ment répondre à la réglementation en vigueur.
Le règlement rappelle que les eaux pluviales seront gérées sur le terrain d’assiette fai- sant l’objet de la demande d’autorisation d’occuper le sol. Le règlement exige donc que les projets d’aménagement soient « autonomes » en matière de gestion des eaux pluviales, et que toute incidence en matière de ruissellement et d’engorgement des fonds inférieurs soit maîtrisée.h U
345 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
Comme dans l’ensemble des zones, le règlement de la zone « agricole » précise que le stationnement des véhicules motorisés des occupants et usagers des constructions nou- velles doit être réalisé en dehors des voies ouvertes à la circulation publique. En outre, le nombre de places de stationnement devra être adapté aux activités autorisées dans la zone.
Implantation et volumétrie des constructions (articles 6,7,8,9 et 10)
Pour des raisons fonctionnelles, les constructions agricoles devront s’implanter en retrait minimum de 10 mètres de l’axe des voies départementales et 5 mètres des autres voies et emprises publiques.
En vue d’éviter les conflits de voisinage et de préserver la fonctionnalité des installa- tions, les bâtiments agricoles devront s’implanter en retrait de 5 mètres des limites sépa- ratives (ou H/2). Pour préserver les paysages, leur hauteur ne pourra excéder 12 mètres au faîtage sauf pour les éléments techniques.
Quant aux nouvelles constructions d’habitation (qui pour rappel ne seront que celles nécessaires pour l’activité agricole), comme sur le reste du territoire, elles pourront s’implanter à l’alignement ou en retrait minimum de 5 mètres de la limite des voies et emprises communales. De même, elles pourront s’implanter librement en limite ou en retrait des limites séparatives (3 mètres minimum). En revanche, leurs annexes ne pour- ront s’implanter à plus de 20 mètres des limites d’emprise de la construction principale. Cette mesure vise à éviter les effets de mitage et à réduire la consommation d’espace.
En outre, pour préserver les boisements et prendre en compte le risques de feux de fo- rêt, il sera exigé un retrait minimum de 5 mètres des Espaces Boisés Classés pour toutes les constructions
Pour limiter l’imperméabilisation des sols et prévoir des espaces pour la gestion des eaux dans une zone non desservie par l’assainissement collectif, l’emprise au sol des constructions d’habitation et de leurs annexes est limitée à 50% de la superficie de l’unité foncière.
Enfin, la hauteur des constructions d’habitation sera limitée à 6 mètres à l’égout du toit et celles des annexes à 3.50 mètres, comme dans les zones U et N dans un souci de cohérence paysagère et morphologique sur l’ensemble du territoire.
Aspect extérieur (article 11)
Le règlement précise les règles d’aspect extérieur des constructions afin de concourir
à la préservation de l’intégrité architecturale de l’habitat situé dans l’espace agricole de la commune, en encadrant les possibilités de réhabilitation et d’extension de l’ha- bitat, et en encadrant également les constructions nouvelles à destination agricole.
Le règlement présente ainsi un paragraphe spécifique sur l’aspect extérieur des constructions à usage agricole et renvoie à une annexe 2 du règlement intitulée «re- commandations pour les bâtiments agricoles» .
Il s’agit surtout de faciliter l’insertion paysagère des futures constructions agricoles pour ne pas altérer la lecture des paysages. Il est ainsi indiqué : « qu’elles doivent épou- ser au mieux la pente du terrain (en évitant tout tumulus, levés de terre et boulever- sement intempestif du terrain) sauf impossibilité technique motivée...». De même, le règlement précise que les couleurs claires sont à proscrire et « qu’il faut privilégier les teintes sombres et les couleurs naturelles dues au vieillissement des matériaux (gris du bois exposé aux intempéries, tôle oxydée…).» L’annexe qui contient des illustrations a vocation à éclairer les exploitants sur les projets à proscrire et au contraire ceux à privilégier.
Pour les constructions à usage d’habitation, le règlement de la zone A ne diffère pas de celui de la zone UA, il distingue ainsi le bâti ancien et récent. En effet, la zone A re- couvre à la fois des constructions traditionnelles et des pavillons implantés de manière diffuse sur le territoire...
Espaces libres et plantations (article13)
Le règlement ne diffère pas de celui des zones U dans le sens où il prévoit que tout dépôt autorisé dans la zone doit être masqué par un écran végétal pour en limiter l’impact visuel.
Il rappelle que les éléments végétaux recensés au titre de l’article L123-1-5, III, 2° du Code de l’Urbanisme bénéficient de protections importantes. Le dessouchage des haies est ainsi interdit, sauf dans le cas de certaines situations prévues par le règlement (besoin d’un accès à une parcelle, haie malade...). Il doit par ailleurs donner lieu à une compensation.
Performances énergétiques et environnementales (article 15)
Les dispositions sont les mêmes que dans la zone U
Communications électroniques(article 16)
Non réglementéh U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 346
6.4.2 Le secteur agricole protégé pour son intérêt pay-
sager (Ap)
Il s’agit d’un secteur dont la surface est limitée à une trentaine d’hectares.
Il se justifie de par le relief qui caractérise le territoire et génère des cônes de vue re- marquables sur le coeur de bourg et son église protégée.
Il est ainsi utilisé pour préserver les franges urbaines sensibles du point de vue paysager, en relais du périmètre de protection modifié de l’église lequel portera davantage sur le tissu bâti du bourg.
L’objectif du secteur Ap consiste à lutter contre le mitage puisque l’implantation d’un bâtiment isolé sur ces secteurs pourrait en perturber la lisibilité. A cet effet, il y est in- terdit toute construction nouvelle hormis celles liées aux réseaux divers sous réserve d’impératifs techniques justifiés ainsi que les installations nécessaires pour l’irrigation ou le stockage dès lors que cela relève de l’activité agricole.
Proposition de périmètre modifié de l’église (source : STAP)h U
347 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
6.4.3 Changement de destination d’une construction
existante dans le cadre d’application de l’article L123-
1-5 du code de l’urbanisme
L’article L123-1-5, II du Code de l’Urbanisme précise que dans les zones agricoles ou na- turelles et en dehors des STECAL, le règlement peut « désigner les bâtiments qui peuvent faire l’objet d’un changement de destination, dès lors que ce dernier ne compromet pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site ».
La commune s’appuie sur l’intérêt que porte l’exploitant quant à la possibilité qu’il à de voir certain de ses bâtiments changer de destination par exemple pour une diversi- fication de ses activités et revenus sans réduire pour autant les surfaces agricole utiles ou les espaces naturels. L’article L123-1-5 précise que le règlement peut désigner les bâtiments qui peuvent faire l’objet d’un changement de destination, dès lors que ce changement de destination ne compromet pas l’activité agricole ou la qualité paysa- gère du site. A ce titre l’ensemble des changements de destination qui sont proposés n’impacteront ni l’activité agricole ni la qualité paysagère. Par ailleurs, si la situation de l’exploitation venait à évoluer il reste entendu que conformément à la loi, le change- ment de destination sera soumis, en zone agricole, à l’avis conforme de la commission CDPENAF.
Denat :
Cette ferme présente deux anciens bâ-
timents agricoles d’un volume intéres-
sant mais inexploitable pour l’activité
agricole d’aujourd’hui.
L’agriculteur souhaite se donner la possi-
bilité de les transformer afin de diversifier
son activité.
bâtiments
agricoles
bâtiments
agricoles
Bassac :
Il s’agit d’un site d’exploitation à cheval
sur deux communes.
Le bâtiment repéré est une aile de la
ferme d’origine que le propriétaire sou-
haite transformer en logement annexe.
La Tranchade :
Il s’agit d’un site d’exploitation géré par
un agriculteur qui a d’ores et déjà diver-
sifié son activité en lien avec la gestion
du château de la Tranchade (gîtes, salle
de réception...).Son objectif consiste à
pérenniser l’activité agricole notamment
l’élevage dans un contexte patrimonial
d’exception. Il concilie parfaitement son
activité avec l’accueil de publics divers
et variés et assure ainsi le lien entre la
terre, l’activité agricole et le monde ex-
térieur. Il poursuit ses projets et envisage
donc le changement de destination
d’une ancienne grange d’intérêt archi-
tectural qui ne présente pas de potentiel
pour l’activité agricole, notamment pour
stocker son matériel, afin d’y créer soit un
local de vente soit un nouveau gîte.h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 348
6.5. LES ZONES NATURELLES DITES « N »
Les zones naturelles et forestières dites « zones N » auxquelles s’appliquent les dispositions de l’article R123-8 du Code de l’Urbanisme, « délimitent les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison soit de la qualité des sites, milieux et espaces natu- rels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique, soit de l’existence d’une exploitation forestière ou soit de leur caractère d’espaces naturels ».
Les zones naturelles et forestières ont ainsi vocation à protéger et constituent donc des zones très restrictives sur le plan réglementaire. En outre, les conditions offertes à la construction en zone N sont très encadrées par l’article R123-8 du Code de l’Urbanisme. Ce dernier stipule « qu’en zone N, peuvent seules être autorisées : les constructions et installations nécessaires à l’exploitation agricole et forestière, ainsi que les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs ou à des services publics, dès lors qu’elles ne sont pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole, pasto- rale ou forestière dans l’unité foncière où elles sont implantées et qu’elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages ».
Conformément à sa vocation et sa destination, la zone naturelle n’offre donc que peu de possibilités réelles de construction, y compris à destination agricole et/ou forestière. Il est ainsi préférable que les installations et constructions de type agricole soient déli- mitées en zone agricole en priorité afin d’autoriser leur développement avec plus de souplesse.
Toutefois, il existe une possibilité de dérogation à ces dispositions, via le recours aux sec- teurs délimités de l’article L123-1-5, II, 6° du Code de l’Urbanisme, en vertu duquel « le règlement peut à titre exceptionnel, délimiter dans les zones naturelles, agricoles ou fo- restières des secteurs de taille et de capacité d’accueil limitées (STECAL) dans lesquels peuvent être autorisés des constructions, des aires d’accueil et des terrains familiaux locatifs destinés à l’habitat des gens du voyage ainsi que des résidences démontables constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs».
A propos de ces « secteurs de taille et de capacité limitée », le règlement doit toute- fois préciser les conditions de hauteur, d’implantation et de densité des constructions, permettant d’assurer leur insertion dans l’environnement et leur compatibilité avec le maintien du caractère naturel, agricole ou forestier de la zone. Il doit également fixer les conditions relatives aux raccordements aux réseaux publics, ainsi que les conditions relatives à l’hygiène et à la sécurité auxquelles les constructions, les résidences démon- tables ou les résidences mobiles doivent satisfaire.
L’article L123-1-5, II, 6° du Code de l’Urbanisme précise que ces secteurs sont délimités
après avis de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers. Cet avis est réputé favorable s’il n’est pas intervenu dans un délai de trois mois à compter de la saisine.
Deuxièmement, l’article L123-1-5, II du Code de l’Urbanisme précise que dans les zones agricoles ou naturelles et en dehors des « secteurs de taille et de capacité limitée », le règlement « peut désigner les bâtiments qui peuvent faire l’objet d’un changement de destination, dès lors que ce dernier ne compromet pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site ». Le changement de destination est soumis, en zone naturel, à l’avis conforme de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites.
Enfin, l’article L123-1-5 dispose également que dans les zones agricoles ou naturelles et en dehors des STECAL, « les bâtiments d’habitation existants peuvent faire l’objet d’extensions ou d’annexes, dès lors que ces extensions ou annexes ne compromettent pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site. Le règlement précise la zone d’implantation et les conditions de hauteur, d’emprise et de densité de ces extensions ou annexes permettant d’assurer leur insertion dans l’environnement et leur compati- bilité avec le maintien du caractère naturel, agricole ou forestier de la zone. Les dispo- sitions du règlement prévues au présent alinéa sont soumises à l’avis de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers prévue à l’article L. 112-1-1 du code rural et de la pêche maritime ».
Dans le présent document, la délimitation des zones naturelles et forestière s’est ap- puyée sur la trame verte et bleue issue de l’analyse de l’état initial de l’environnement, ou encore l’analyse paysagère.
Afin de tenir compte de la diversité des formes d’occupation des sols sur la commune, ainsi que de la présence de certains aménagements spécifiques, le règlement gra- phique du PLU identifie plusieurs « secteurs de taille et de capacité limitée » au sein de la zone naturelle et forestière au sens de l’article L123-1-5, II, 6° du Code de l’Urbanisme.h U
349 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
La zone N et ses secteurs Np et Ne
Les critères de classification en zone N
Vue aérienne sur la vallée de l’An-
guienne
Sur le territoire, la zone N recouvrent l’en-
semble des vallées et vallons auxquels
s’ajoutent les coteaux boisés et le massif
de bois Blanc.
- La zone N identifie des espaces caractérisés par
leur vocation naturelle et/ou forestière à proté-
ger en raison de leur valeur naturelle ou fores-
tière.
- La zone N présente peu d’enclaves puisqu’elle
recouvre les continuités écologiques du territoire
afin de les protéger et de les restaurer.
- La zone N recouvrent aussi les coupures d’urba-
nisation structurantes de grande valeur à la fois
paysager et écologique
- La zone N concerne également les principaux
boisements qui ponctuent le territoire
- Elle intègre le facteur risque notamment le risque
inondation qui justifie de contraindre fortement
l’urbanisation par souci de prévention contre les
pollutions notamment et le risque cavités lié à la
présence d’anciennes carrières
- Elles désignent également des constructions qui
ne peuvent revêtir le caractère de secteur urba-
nisé (micro hameaux, habitations isolées dans
les bois et vallées...).
- Le secteur Ne identifie plus spécifiquement des
terrains dédiés aux équipements au niveau du
complexe sportif (terrains de sports) et où la col-
lectivité projette de nouveaux équipements
- La zone Np quant à elle permet de clairement
distinguer les sites NATURA 2000 et les sites de
sensibilité écologique comme les brandes de
Soyaux qui font l’objet d’un projet d’arrêté de
Biotope et les franges « renaturées » c’est à dire
replantées de la carrière de Peu Sec vouées à
demeurer durablement en boisements.
Les principaux enjeux
Le fonctionnement écologique du territoire est complexe et sensible. Les Vallées de l’Anguienne et de l’Echelle ou encore la forêt de Bois Blanc appartiennent au réseau Natura 2000 et à ce titre doivent être protégés strictement.
Au delà, les bosquets, haies, lisières ou encore les pelouses calcicoles sont des éléments qui ap- partiennent à la trame verte et méritent également d’être protégés.
Le territoire est impacté par le risque inondation dans les vallées où il convient de mettre fin à tout développement urbain dans un souci de protection des personnes et des biens mais aussi de réduction des risques de pollution.
Objectifs poursuivis au travers de la zone N et cohérence avec le PADD
Le règlement de la zone N et sa représentation graphique s’inscrivent en cohérence avec le Projet d’Aménagement et de Développement Durables. Ce dernier définit plusieurs grandes orientations relatives à l’évolution du territoire.
- Assurer la préservation et la remise en état des continuités écologiques
- Maintenir les grands équilibres paysagers
- Intégrer le facteur risque et les nuisances
- Soutenir l’activité forestière
Évolutions apportées par le PLU au regard du précédent document d’urbanisme
Le PLU renouvelle et étend les zones naturelles et forestières.
La zone N est plus étendue que la zone ND du POS car elle intègre la notion de continuités éco- logiques (trame verte et bleue) sur les vallées, les zones humides, les espaces boisés, les pelouses calcicoles ainsi que les zones d’expansion des crues ou encore les sites d’anciennes carrières.h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 350
La zone N et son secteur Np (source : URBAN HYMNS)
N
la zone N recouvre 55 % du territoire.
Elle est près de deux fois plus étendue que l’ancienne zone ND du POS (620 ha).
Elle dessine les limites des vallées, des vallons qui entaillent le pla- teau agricole, des zones humides mais aussi des coteaux calcaires et la trame boisée (forêt de Bois Blanc, les brandes de Soyaux).
Cette zone profile ainsi avec les espaces boisés classés et les haies qui ont été inventoriées au titre de l’article L123-1-5, III, 2° du code de l’urbanisme, les continuités écologiques telles que définies par l’état initial de l’environnement.
La zone N recouvre également les coupures d’urbanisation
structurantes le long de la RD 939 notamment au niveau des Brandes de Soyaux et de l’entrée du vieux Sainte-Catherine. Ces séquences naturelles préservent la lisibilité de l’entrée d’agglo- mération d’Angoulême et de l’entrée dans Sainte-Catherine. Les abords de la RD 939 sont également classés en zone N dans un souci de présentation de la qualité des paysages, coupures, fe- nêtres et d’éviter le mitage même agricole...
Nph U
351 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
6.5.1 La zone Naturelle
Occupations et utilisations du sol interdites et soumises à conditions (ar- ticles 1 et 2)
Le règlement de la zone N s’inscrit en cohérence avec les exigences du Code de l’Ur- banisme. A cet effet, les possibilités de construire en zone naturelle et forestière sont très limitées et revêtent un caractère exceptionnel.
Comme le stipule l’article L123-1-5, II du Code de l’Urbanisme, les extensions d’habita- tions existantes à la date d’approbation du PLU sont autorisées, mais encadrées. Ainsi, le règlement tolère les extensions en continu des constructions d’habitation existantes, sous réserve qu’elle soient limitées à 50% d’emprise supplémentaire au regard de l’em- prise constatée à la date d’approbation du présent PLU.
De même, la construction d’annexes isolés y sera tolérée sous réserve qu’elles s’im- plantent à proximité de la construction principale (moins de 20 mètres) et n’excèdent pas 50m² d’emprise au sol totale (en une ou plusieurs fois).
Une disposition particulière s’applique pour les piscines dont la taille de bassin sera limitée à 50m².
Il s’agit de ne pas encourager de nouvelles possibilités d’étalement urbain et de lutter contre le mitage tout en permettant la valorisation des bâtiments en place.
D’ailleurs, conformément aux dispositions de l’article L123-1-5 du Code de l’Urbanisme, le changement de destination des bâtiments présents en zone N est autorisé. Il s’agit d’anciens bâtiments agricoles. Il revient à la Commission Départementale de la Nature, des Paysages et des Sites de statuer sur le changement de destination d’un bâtiment sollicité dans le cadre d’une autorisation d’occuper le sol.
On précisera qu’en zone N, les aménagements nécessaires à l’exercice des activités agricoles et pastorales sont autorisées à la condition qu’elles ne créent pas plus de 30 mètres² d’emprise au sol.
En outre, compte tenu de son caractère boisé, le règlement de la zone N y autorise les constructions et installations nécessaires à l’exploitation forestière sous réserve de leur insertion dans le site.
Les constructions nécessaires aux installations et constructions nécessaires à des ser- vices publics et/ou d’intérêt collectif sont autorisées sous réserve qu’elles ne compro-
mettent pas la vocation naturelle et forestière de la zone. De même, celle-ci tolère les aménagements légers destinés à la mise en valeur du patrimoine naturel. Les travaux d’affouillements et d’exhaussements sont, quant a eux, très encadrés.
Le règlement de la zone N tolère enfin les exploitations de carrières dès lors qu’elles concernent des terrains identifiés au plan de zonage au titre de l’article R123-11,c° du code de l’urbanisme.
Accès, voirie, desserte par les réseaux publics
Le règlement de la zone N est très peu différents du règlement de la zone A. Il stipule que toute construction d’habitation nouvelles devra être raccordée au réseau d’assai- nissement collectif lorsque ce dernier existe. En cas d’impossibilité technique de raccor- dement ou en l’absence de réseau public de collecte, les eaux usées seront traitées via des dispositifs d’assainissement non collectif qui devront impérativement répondre à la réglementation en vigueur afin de limiter les risques de pollutions.
Le règlement rappelle que les eaux pluviales seront gérées sur le terrain d’assiette fai- sant l’objet de la demande d’autorisation d’occuper le sol. Le règlement exige donc que les projets d’aménagement soient « autonomes » en matière de gestion des eaux pluviales, et que toute incidence en matière de ruissellement et d’engorgement des fonds inférieurs soit maîtrisée.
Ces règles générales sont rappelées à titre de précaution mais sont peu opérantes, dans la mesure où le règlement de la zone N encadre très fortement les possibilités de construire dans la zone.
Règles d’implantation des constructions (articles 6,7,8,9 et 10)
Le règlement de la zone N a pour objectif de favoriser des implantations bâties en co- hérence avec l’existant ou avec le site.
Pour des raisons d’insertion paysagère et pour lutter contre le mitage le long de la route de Périgueux, aucune construction nouvelle ne sera tolérée à moins de 75 mètres de la RD 939 dans la zone N et son secteur Np. Le PLU vient étendre cette disposition issue de la loi Barnier à toutes les constructions même agricoles.
Le long des autres voies, les habitations et annexes devront respecter un recul de 10 mètre minimum des voies départementales et pourront s’implanter à l’alignement de l’espace public ou en retrait minimum de 5 mètres des autres voies et emprises com- munales. Il s’agit ainsi de pouvoir de respecter la forme de certains écarts relativementh U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 352
compacts. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle, les constructions pourront également s’implanter librement soit en limite soit en retrait minimum de 3 mètres des limites sépa- ratives mais le règlement précise bien que pour les annexes isolées, elles ne devront pas être éloignées de plus de 20 mètres de la construction principale (article 8).
L’emprise au sol quant à elle, est limitée à 50% de la superficie de l’unité foncière comme dans la zone A (article 9). Il s’agit de limiter la densification dans les espaces agricoles ou naturelles qui n’ont pas vocation à accueillir davantage de population et par ailleurs, préserver des terrains libres pour la gestion des eaux...
Les normes de hauteur dans la zone N, s’alignent avec les autres zones U, AU et A dans un souci de cohérence d’ensemble soit 6 mètres à l’égout du toit pour les constructions principales et 3.50 mètres pour les annexes (article 10).
Aspect extérieur (article 11)
Il porte sur la rénovation et la réhabilitation des constructions existantes et s’inspire de l’article UA 11. Il encadre ainsi ces projets afin de respecter les caractéristiques du bâti traditionnel.
Les clôtures sont encadrées dans la même logique que dans les autres zones. Il est rappelé qu’au contact de terrains non bâtis, le mur plein sera prohibé dans un souci d’insertion paysagère ou encore d’écoulement libre des eaux.
Espaces libres et plantations (article13)
Le règlement ne diffère pas de celui des zones U dans le sens où il prévoit que tout dépôt autorisé dans la zone doit être masqué par un écran végétal pour en limiter l’im- pact visuel. Il rappelle que les éléments végétaux recensés au titre de l’article L123-1-5, III, 2° du Code de l’Urbanisme bénéficient de protections importantes. Le dessouchage des haies est ainsi interdit, sauf dans le cas de certaines situations prévues par le règle- ment (besoin d’un accès à une parcelle, haie malade...). Il doit par ailleurs donner lieu à une compensation.
Performances énergétiques et environnementales (article 15)
Non réglementé
Communications électroniques(article 16)
Non réglementé
6.5.2 Le secteur Naturel Protégé (Np)
Afin de tenir compte des vallées et des massifs forestiers dont une grande partie ap- partient au réseau natura 2000 et incarne des continuités écologiques d’envergure régionales, il a été pris soin de créer un secteur «Np». L’objectif consiste à les protéger strictement des effets de l’urbanisation et mieux appréhender les sites Natura 2000 ou tout projet sera pour rappel, soumis à étude d’incidence. En outre, le PLU prend en compte le projet d’arrêté de biotope sur les Brandes de Soyaux et les sites renaturé sur la carrière de Peu Sec.
Dès lors, ce secteur consacre le principe d’inconstructibilité et vient encadrer stric- tement l’évolution des constructions existantes dans une logique d’extension limitée. Seules les extensions bâtimentaires des habitations existantes et leurs annexes acco- lées seront tolérées sous réserve de ne pas dépasser en une ou plusieurs fois, un seuil maximal de 40m² d’emprise au sol supplémentaire par rapport à celle constatée à la date d’approbation du PLU .
0 1 2 km
Directive "Habitats"
ZNIEFF de type 2
ZNIEFF de type 1
Parcelles
Bâti
Les sites d’intérêt écologique majeur (source : INPN)h U
353 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
Chaix :
Le projet porte sur une ancienne grange qui appartient à un corps de ferme de grande qualité architecturale mais qui a perdu sa vocation agricole. Est également repéré une plus petite dépendance.
Chaix Nord :
Il s’agit d’un ancien corps de ferme
d’un seul tenant dont les dépen-
dances pourraient être aménagées.
6.5.3 Changement de destination d’une construction exis-
tante dans le cadre d’application de l’article L123-1-
5 du code de l’urbanisme
L’article L123-1-5, II du Code de l’Urbanisme précise que dans les zones agricoles ou na- turelles et en dehors des STECAL, le règlement peut « désigner les bâtiments qui peuvent faire l’objet d’un changement de destination, dès lors que ce dernier ne compromet pas l’activité agricole ou la qualité paysagère du site ».
Le Bas Arsac :
Il s’agit d’un ancien moulin situé le
long de l’Echelle. Il figure parmi les édi-
fices d’intérêt patrimonial recensés au
titre de l’article L123-1-5,III, 2° du code
de l’urbanisme (élément n°25).h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 354
Les emplacements réservés sont des outils réglementaires dont la repré- sentation graphique vient se juxtaposer aux différentes zones définies par le règlement. Les emplacements réservés sont prévus par l’article L123-1-5, V du Code de l’Urbanisme. Ce dernier stipule que le règlement peut fixer les emplacements réservés aux voies et ouvrages publics, aux installations d’intérêt général, aux espaces verts ainsi qu’aux espaces nécessaires aux continuités écologiques.
Concrètement, ils facilitent les possibilités d’acquisition des emprises fon- cières par la municipalité ou tout autre bénéficiaire désignés par le PLU, nécessaires à la réalisation d’aménagements d’intérêt général (voies et ouvrages publics, équipements d’intérêt collectif, espaces publics...) cités par l’article L123-1-5, V.
L’existence d’un emplacement réservé interdit au propriétaire de construire sur ce dernier et de bénéficier des droits de construire attachés à la surface de terrain concernée. L’existence de l’emplacement réservé permet toutefois au propriétaire concerné d’exercer un droit de délaisse- ment auprès de la collectivité.
Dans le cadre du PLU de Garat, les emplacements réservés identifiés par le règlement graphique sont précisés ci-dessous.
Ces derniers concernent principalement des aménagements de voirie (plus précisément la création ou continuité de liaisons douces) et le fonc- tionnement des équipements (stationnements écoles)....
6.6 LES EMPLACEMENTS RÉSERVÉS
Il convient de souligner que les emplacements réservés du présent PLU reprennent en grande partie les emplacements réservés du POS en par- ticulier pour la continuité des cheminements doux et GR au travers du territoire (ER n°5, 7, 8, 11 et13).
Les autres portent sur les réseaux à la fois sur la gestion des eaux pluviales (création d’un bassin ER n°1 et 4, entretien d’un passage d’eau ER n°6), des eaux usées (ER n°12) ou d’aménagement de voirie (ER n°2 et ) pour sécuriser la desserte de quartiers résidentiels.
Enfin, les emplacements réservés concernent les équipements du bourg. Il s’agit de constituer des réserves au contact de l’école et de l’actuelle salle des fêtes comme dans l’ancien POS (ER n° 9 et 10) afin de pouvoir les agrandir et surtout améliorer leur desserte en stationnements..
ER n°1
ER n°2
ER n°3
ER n°4 ER n°5
ER n°6
ER n°7
ER n°8
ER n°9
ER n°10
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ER n°11
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ER n°11
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ER n°12
ER n°13
ER n°11
Repérage des emplacements réservés du PLU (source : URBANhymns )h U
355 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
N° Destination et motif d’intérêt général Bénéficiaire Surface (m2) Justifications
1 Gestion des eaux pluviales Commune 1000 Il s’agit d’assainir le secteur de Cabarot en créant un dispositif de rétention des eaux pluviales sur une parcelle où les eaux s’écoulent naturellement
2 Aménagement de voirie Commune 1880 La commune souhaite sécuriser le carrefour de la RD 4 et de la rue du stade car ce dernier est relativement dangereux et dessert le bourg et le complexe sportif.
3 Aménagement de voiries et réseaux Commune 1370 La commune envisage de créer une voie pour améliorer la desserte des constructions implantées le long du chemin des deux vallées. Il existe actuellement des difficultés sur ce secteur enclavé
4 Gestion des eaux pluviales 1700 Il s’agit de créer un dispositif de rétention des eaux pluviales sur le secteur de la Grave
5 Cheminement doux pour déplacement des GR 4 ET GR 36 Commune 6800 Le projet consiste à proposer un nouveau bouclage pour les sentiers de randonnées passant au plus près du château de la Tranchade dans la vallée
6 Gestion des eaux pluviales Commune 940 Le projet consiste à préserver un passage d’eau et éviter tout imperméabilisation de cet espace
7 Cheminement doux Commune 1500 Le projet concerne l’entretien et la gestion des sentiers de randonnées
8 Cheminement doux Commune 2500 Le projet consiste à mettre fin à l’interruption d’un chemin communal
9 Equipement public /Service d’intérêt collectif (écoles...) Commune 1600 La commune qui ne détient pas de réserve au contact des écoles et de son actuel salle des fêtes souhaite se donner les moyens de projets d’extension
10 Aménagement de voirie (accessibilité, stationne- ments école) Commune 2145 La commune qui ne détient pas de réserve au contact des écoles et de son actuel salle des fêtes souhaite se donner les moyens d’aménagements plus fonctionnels (desserte, accessibilité)
11 Aménagement cheminement doux - ancienne voie de chemin de fer Département 90 000 Le projet consiste à réinvestir les anciennes voies de chemin de fer qui peuvent être des supports pour les randonneurs. Logique de « Sentier vert » à l’échelle intercommunale
12 Aménagement réseaux - Station de pompage (stade) Commune 115 La commune a besoin d’un peu d’espace au nord du terrain de football pour réaliser une station de pompage pour ses équipements
13 Aménagement d’un cheminement doux du bourg à l’ancienne voie de chemin de fer Commune 7000 Le projet consiste encore à densifier le réseau de sentiers de randonnéeh U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 356
En vertu de l’article L 130-1 du code de l’urbanisme, « Les
plans locaux d’urbanisme peuvent classer comme espaces
boisés, les bois, forêts, parcs à conserver, à protéger ou à
créer, qu’ils relèvent ou non du régime forestier, enclos ou
non, attenant ou non à des habitations. Ce classement peut
s’appliquer également à des arbres isolés, des haies ou ré-
seaux de haies, des plantations d’alignements. Le classe-
ment interdit tout changement d’affectation ou tout mode
d’occupation du sol de nature à compromettre la conser-
vation, la protection ou la création des boisements. »
Au sein du PLU de Garat, le parti-pris a consisté à recourir aux
espaces boisés classés pour :
- Les bosquets de taille moyenne (< à 4ha) : Ces derniers (très
déchirée) sont menacés car ils sont très exposés à la pression
agricole et à la pression urbaine. Ils peuvent faire l’objet de «
grignotages » qui risquent rapidement de les altérer de ma-
nière conséquente.
- Les boisements qui forment un espace «tampon» et un ri-
deau avec les vallées. Situés sur ou au pied des coteaux, ils
jouent un rôle à la fois paysager et hydraulique.
- La forêt de bois Blanc dont une partie appartient à l’ONF et
qui est protégée au titre du Natura 2000. L’ONF se pronon-
çant en faveur du classement en EBC qui consacre la valeur
patrimonial de cet espace.
Au total, la commune comptabilise 483 ha d’EBC.
.
Localisation des Espaces Boisés Classés (source : URBAN HYMNS)
6.7 LES ESPACES BOISÉS CLASSÉSh U
357 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
Le Code de l’Urbanisme permet au PLU d’identifier et localiser
les éléments et sites susceptibles de revêtir un intérêt patrimo- nial, et dont la protection relève d’un intérêt général. Par cet outil, le PLU doit ainsi constituer un levier contribuant à la pré-
servation de l’identité communale.
L’article L123-1-5, III, 2° du Code de l’Urbanisme permet en ef- fet « d’identifier et localiser les éléments de paysage et délimi-
ter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requa- lifier pour des motifs d’ordre culturel, historique, architectural ou écologique, notamment pour la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préser-
vation. Lorsqu’il s’agit d’espaces boisés, ces prescriptions sont celles prévues à l’article L130-1 du Code de l’Urbanisme.»
L’analyse de l’état initial de l’environnement a permis d’identi- fier un certain nombre d’éléments qui témoignent de la culture et de l’histoire locale et participent à la valeur paysagère du territoire. Cet héritage qui se compose d’éléments de petit patrimoine (puits, gardoirs et mares, porches, calvaires...) ainsi
que de certains édifices remarquables, comme le château de
Chément, les corps de ferme des Bournies et de Denat, la cha- pelle de Bragette, les Moulins de Baillarge, la propriété du Tillé
et son parc à l’entrée de bourg... mérite une attention particu-
lière dans un souci de conservation et au delà de préservation des paysages et de l’image rurale du territoire. Cette liste n’est
toutefois pas exhaustive.
Cet inventaire concerne également le réseau de haies qui
drainent le territoire. La trame de haies est particulièrement dense à hauteur de la Vallée de l’Echelle. Elle est ainsi intime- ment liée au réseau hydrographique le long de laquelle elle
forme une ripysilve de fort intérêt écologique et paysager.
Les éléments identifiés au sein du règlement graphique au titre de l’article L123-1-5, III, 2° du Code de l’Urbanisme font l’objet de prescriptions particulières (pièces n°4.3 du PLU).
Inventaire des haies (source : URBAN HYMNS)
6.8 INVENTAIRE DU PATRIMOINE AU TITRE DE L’ARTICLE L123-1-5 DU CODE DE L’URBANISME
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PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 358
L’article L111-1-4 du Code de l’Urbanisme stipule qu’en «de-
hors des espaces urbanisés des communes, les construc-
tions ou installations sont interdites dans une bande de
cent mètres de part et d’autre de l’axe des autoroutes, des
routes express et des déviations au sens du code de la voi-
rie routière et de soixante-quinze mètres de part et d’autre
de l’axe des autres routes classées à grande circulation» .
Le territoire de Garat est concernée par ces dispositions
au titre de la traversée de la commune par la RD 939 (An-
goulême-Périgueux).
L’objectif de la Loi Barnier consistait à éviter l’urbanisation
linéaire aux entrées d’agglomération et long des voies ex-
press souvent convoitées pour leur effet de vitrine.
Il convient de rappeler que « Ces interdictions de construire
ne s’appliquent pas aux constructions ou installations liées
ou nécessaires aux infrastructures routières, aux services
publics exigeant la proximité immédiate des infrastructures
routières, aux bâtiments d’exploitation agricole et aux ré-
seaux d’intérêt public.».
Sur le territoire, cette limite est fixée à 75 mètres de l’axe de
la RD 939. Toutefois, deux sites ont donné lieu à des déro-
gations accordées dans le cadre d’études loi Barnier. La
première, la zone d’activités des Chaumes (dans le POS
de 2000) au niveau de laquelle le retrait a été réduit à 50
mètres et la seconde, la zone d’activités de la Penotte (en
2013) où le retrait a été réduit à 50 mètres (projet du ciné-
ma).
Le présent projet de PLU n’a pas donné lieu à de nouvelle
dérogation au titre de la loi Barnier.
Les retraits du L111-1-4 du code de l’urbanisme (source : URBAN HYMNS)
6.9 LES NORMES DE RECUL DE L’ARTICLE L111-1-4 DU CODE DE L’URBANISMEh U
359 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
Les zones inondables sur le territoire sont définies par l’At-
las départemental des zones inondables portant sur la
vallée de l’Echelle et la vallée de l’Anguienne. Il s’agit
d’un atlas élaboré selon la méthode hydrogéomorpho-
logique par le bureau d’études SOGREAH en 2005. Cette
méthode consiste à cartographier l’enveloppe de la
zone inondable du cours d’eau comprenant l’ensemble
des crues les plus importantes ayant façonnées la vallée.
Elle n’indique pas les hauteurs d’eau. C’est pourquoi, une
étude hydraulique complémentaire à l’atlas hydrogéo-
morphologique doit être réalisée afin de connaître les
hauteurs d’eau et déterminer ainsi la faisabilité du projet
pour les occupations et utilisations du sol autorisées.
Il convient de souligner qu’un plan de prévention du
risque inondation est en cours d’étude sur la vallée de
l’Anguienne. Une fois approuvé, le règlement de ce der-
nier s’imposera au PLU en tant que servitude d’utilité pu-
blique.
Dans l’attente, les zones inondables sont repérées au
plan de zonage dans le cadre d’application de l’article
R123-11,b du code de l’urbanisme qui stipule que :
« Les documents graphiques du règlement font, en outre,
apparaître s’il y a lieu :
b) Les secteurs où les nécessités du fonctionnement des
services publics, de l’hygiène, de la protection contre les
nuisances et de la préservation des ressources naturelles
ou l’existence de risques naturels, tels qu’inondations, in-
cendies de forêt, érosion, affaissements, éboulements,
avalanches, ou de risques technologiques justifient que
soient interdites ou soumises à des conditions spéciales
les constructions et installations de toute nature, perma-
nentes ou non, les plantations, dépôts, affouillements, fo-
rages et exhaussements des sols ;»
Atlas des zones inondables (source : DDT 16)
6.10 LES ZONES INONDABLESh U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 360
Par mesure de précaution, le principe est l’inconstructibilité et consiste à ne pas ag- graver les risques, l’exposition des personnes et des biens au risque et néanmoins de permettre l’entretien des constructions existantes pour éviter leur abandon...
N’y sont tolérées que les aménagements nécessaires au bon écoulement des eaux qui n’aggraveraient pas le risque d’inondation, les clôtures perméables, les travaux d’en- tretien, de gestion courante, de mise aux normes des constructions existantes ou en- core le changement de destination.
Y sont donc proscrites toutes les constructions suivantes:
a) Les constructions neuves ;
b) Les caves et les sous-sols ;
c) Les remblais et les exhaussements, les digues et les dépôts de matériaux de toute nature ;
d) Les clôtures pleines ;
e) Tous les stockages de produits polluants miscibles ou non dans l’eau, ainsi que tous les stockages de produits susceptibles de générer une pollution des milieux aquatiques par contact direct avec l’eau.h U
361 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
Les anciennes carrières sources d’aléa
Les zones de carrières source d’aléa de mouvement de terrain sont également repérées au plan de zonage dans le cadre d’application de l’article R123-11,b du code de l’urba- nisme. Le BRGM dans son étude de 1998 «caractérisation de l’aléa lié à la présence de carrières souterraines abandonnées dans le département de la Charente». avait identifié deux anciennes carrières souterraines de part et d’autre de Sainte-Catherine, à l’ouest de Garat et au Nord de la RD 939.
Il s’agit de la carrière « les champs du poteau » située à 300 mètres environ au nord ouest de Sainte-Catherine. La carrière a été exploitée comme champignonnière mais est désormais vide et inutilisée.
La seconde, la carrière des champs de la Vaur est quant à elle située le long de la RD 939. Il s’agit d’une vaste zone qui jouxte une urbanisée. Il s’agit également d’une ancienne champignonnière.
6.11 LES ZONES DE CARRIERESh U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 362
La collectivité a souhaité porter à la connaissance du public toutes les zones « à risque » qui étaient d’ailleurs reportées dans le plan d’occupation des sols par un indice «b».
Le plan de zonage réaffiche les zones telles qu’elles étaient identifiée dans le plan de zonage du POS. Elles recoupent les sites de carrières précédemment évoquées et vont au delà.
Sont concernés les Chaumes, la Chaume du Grand Banc au sud de Sainte-Catherine.
Repérage des sites exposés au risque de cavité (source : URBAN HYMNS)h U
363 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
La commune accueille également un site de carrière de calcaire sur le site de « Peu sec» en limite Nord Ouest, au contact de la commune de Touvre. Il ne s’agit que d’un site d’exploitation qui ne fait l’objet d’aucune construction. Ce type de carrière fait l’objet d’un repérage sur le plan de zonage du PLU dans le cadre de l’application de l’article R123-11,c du code de l’urbanisme.
Cette carrière est exploitée par la société Carrières AUDOIN et Fils qui exploite des car- rières de sables et calcaire et est devenu un acteur principal sur le marché des granu- lats dans la région.
Cette carrière a fait l’objet d’un premier arrêté préfectoral du 3 mai 2005, complété par l’arrêté du 20 novembre 2008 pour une superficie proche de 18.4ha et une durée de 15 ans. Le cariste projette aujourd’hui d’étendre son activité.
Pour précision, il n’est pas envisagé de prolonger les délais fixés dans l’arrêté préfec- toral initial qui prévoit la fin de l’exploitation pour 2020 ni d’augmenter ses « quotas » d’extraction.
Du point de vue du POS, la carrière était affichée en zone NCa. Une demande de modification du POS de la commune avait été opérée dès 2013 afin d’étendre la zone NCa sur une surface de 4.2ha sur des terrains contigus situés au Sud-Est de l’exploitation originelle. Ces terrains, occupés par des prairies temporaires, étaient alors classés en zone NC.
Le projet d’extension a donné lieu a plusieurs études environnementales et paysagères afin de démontrer l’absence de nuisances et d’incidences.
Concernant l’extension, la société se proposait de rétrocéder deux secteurs réaména- gés de la carrière d’origine pour compenser l’extension de la zone NCa. En effet, les travaux dans le cadre du projet de réaménagement ont d’ores et déjà commencés et sur le secteur de Touvre la remise en état du site s’est accompagné de la mise en place d’un chemin de randonnée et d’un belvédère. Dans une logique de « compensation », le cariste a ainsi comblé et végétalisé une surface de la carrière, équivalente à la surface demandée en extension, afin de préparer la remise en état et faire une décla- ration de fin de travaux partielle.
Concernant les haies, l’extension d’exploitation de la carrière prévoit l’arrachage d’une haie diffuse constituée d’arbre de haut jet situés le long de l’ancien chemin coupé par la présence de la carrière et revenu à l’état de prairie. Ces arbres sont situés entre deux zones boisées (classées en EBC) dont l’une d’entre elles est à la fois un ZNIEFF et un site Natura 2000. Cette haie constitue un habitat particulier et sa destruction va à l’encontre du renforcement de la trame verte et bleue de la commune.
Toutefois, la destruction de cette haie a été anticipée par la mise en place de plusieurs haies sur le pourtour de la zone d’exploitation de la carrière sur des lieux choisis en te- nant compte du diagnostic faune - flore réalisé sur et autour de la carrière.
La visite et les photos ont montrés que de nombreux résineux ont été notamment uti- lisés pour constituer ces haies. L’utilisation d’essences locales pour constituer les haies liées à la remise en état est rappelée dans l’article 1 de l’arrêté préfectoral complé- mentaire du 20 novembre 2008.
Par ailleurs, des espèces protégées au niveau national ont été observées sur et autour de la carrière lors des recensements réalisé pour le diagnostic faune-flore du pré-projet.
Il est rappeler que le projet doit tenir compte du fait que les habitats de ces espèces doivent être sauvegardés.
Le carrier propose de ne pas remblayer devant la falaise calcaire créée par l’exploita- tion de la carrière car celle-ci serait d’après le diagnostic faune-flore le lieu de vie de la genette. De même, des lieux d’extraction possibles ne seront pas exploités afin de ne pas détruire les habitats qui s’y trouvent tels que des prairies calcicoles et une zone boisée de type ourlet thermophile calcicole sur lesquels plusieurs espèces protégées au niveau régional et national ont été repérés.
Le projet a donné lieu à une rencontre entre les services de l’état, la commune et le carier le 26 mai 2015. Il est convenu que le projet d’extension de la carrière fasse l’ob- jet d’un dossier de demande d’autorisation qui tiendra compte des sujets et éléments abordés au cours de cette réunion.
Il a également été convenu dans le présent PLU, que le site d’exploitation de la car- rière qui ne comporte aucune construction soit repéré par une trame au titre de l’ar- ticle R123-11,b du code de l’urbanisme. Il ne s’agit plus d’un secteur spécifique. Les terrains exploités appartiennent donc à la zone N « par anticipation » d’une remise en état après l’exploitation. Quant aux terrains qui ont déjà été remis en état dans le cadre du projet de réaménagement, ces derniers sont rétrocédés à la zone Np. En ef- fet, ils ont donné lieu à de nouvelles plantations qui intègrent désormais la trame verte du territoire et sont voués à être protégées strictement et durablement (zonage + EBC).h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 364
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Repérage photographique (source : Sté AUDOUIN)h U
365 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
Repérage de la carrière exploitée au plan de zonage (source : URBAN HYMNS) La carrière fait donc l’objet d’un repérage sur le plan de zonage du PLU dans le cadre de l’application de l’article
R123-11,c du code de l’urbanisme qui stipule que :
« Les documents graphiques du règlement font, en outre,
apparaître s’il y a lieu :
c) Les secteurs protégés en raison de la richesse du sol ou du
sous-sol, dans lesquels les constructions et installations néces-
saires à la mise en valeur de ces ressources naturelles sont
autorisées ».h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 366
L’arrêté préfectoral n°2015068-0019 classant les infrastruc-
tures de transports terrestres des routes nationales et dé-
partementales dans le département de la Charente
précise la catégorie des infrastructures concernées et les
largeurs affectées par le bruit en fonction des secteurs
géographiques.
Sur le territoire de Garat, la RD 939 (périgueux - Angoule-
me) est un voie de catégorie 2 suscitant un faisceau de
nuisance de 100 mètres largeur à compter des limites de
la chaussée. Dans la traversée de Sainte-Catherinet et au
Cabarot, ce faisceau passe à 30 mètres de largeur.
L’arrêté préfectoral (annexé au présent PLU) dispose bien
que les secteurs affectés par le bruit devront être reportés,
par les maires des communes concernées, sur un docu-
ment graphique en annexe du PLU.
Pour rappel, dans les secteurs concernés par le bruit d’une
infrastructure routière, des normes d’isolation acoustique
seront appliquées aux bâtiments nouveaux tels que les ha-
bitations, hôtels, établissements d’enseignement, établis-
sements de soin et de santé (se référer à l’annexe 5.3 du
présent dossier de PLU).
Initialement sur le plan de zonage, pour plus de clarté, ces
faisceaux ont été reportées sur un plan annexe (annexe
5.3 du dossier de PLU relative aux nuisances sonores).
Repérage des faisceaux de nuisances sonores (source : URBAN HYMNS)
6.12 LES FAISCEAUX DE NUISANCES SONORESh U
367 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
6.12.1 Comptabilisation des surfaces par zone et secteur
Vis-à-vis du précédent Plan d’Occupation des Sols, le PLU présente de fortes évolutions quant à la répartition des différentes zones associées au règlement. Tout d’abord, le zonage du PLU comparé à celui du POS, se traduit par une plus forte protection du patrimoine naturel et des espaces agricoles.
Le projet d’urbanisme incarné par le PLU s’est inscrit dans une logique de gestion éco- nome des sols et d’optimisation de la ressource foncière, en lien avec les orientations du PADD:
- Les surfaces classées en zone « naturelle et forestière » (N) et ses secteurs re- couvrent près de 1065 hectares sur la commune soit 55% du territoire. Force est de constater qu’elle a ainsi enregistré un gain de l’ordre de 440ha depuis l’ancien POS (zone ND). Ces chiffres découlent d’une meilleure prise en compte des continuités écologiques et protection des zones sensibles et d’intérêt écologique faisant l’ob- jet d’inventaires (ZNIEFF) ou de mesures de protection (NATURA 2000) ainsi que de l’intégration des risques inondation et cavités.
- Les surfaces classées en zone « agricole » (A) sont établies à 671 hectares, soit 35% de la surface communale. On précisera que la zone Agricole a diminué au regard de l’ancien POS qui avait classé 999ha en zone NC. Toutefois cette réduc- tion découle de l’urbanisation de cette dernière décennie (principalement liée au développement résidentiel) et de la meilleure prise en compte du fonctionnement écologique du territoire (trame verte et bleue) ainsi que des coupures d’urbanisa- tion à hauteur de la RD 939.
- Les zones A et N concernent ainsi près de 90% de la commune dans le PLU contre 83 % dans le POS. La comparaison des surfaces de zones entre le POS et le projet de PLU actuel permet de percevoir la volonté de la commune de s’inscrire dans un projet urbain peu consommateur d’espaces naturels et agricoles.
- Les surfaces classées en zone « urbaine » représentent environ 190 hectares, soit 9.8 % de la surface communale. La surface mobilisée par le résidentiel (zones UA et UB) quant à elle s’élève à164 ha soit 8.4% du territoire. En comparaison avec le POS et ses zones UA, UB, UC mais aussi NB (263ha), elles ont fortement diminué (de 100ha) pour privilégier la densification de l’enveloppe urbaine et mettre fin au phénomène de dilution de l’urbanisation. La zone UX à vocation économique quant à elle n’a pas évolué, se calant avec les limites du POS.
- Enfin, les surfaces classées en zone « à urbaniser » couvrent 9.4hectares. Elles dé- signent les espaces voués au développement de l’urbanisation à court et long
terme. Il est important de bien préciser que le PLU opère un effort de réduction de la consommation d’espace au regard de l’ancien POS, qui proposait 20 hectares de zones NA équivalentes aux zones « à urbaniser » mais principalement en exten- sion. Le projet parvient à respecter les objectifs de modération d’espace du SCoT en divisant par deux la surface de zones à urbaniser.
6.13 BILAN DES SURFACESh U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 368
UA
- Le vieux Sainte-Catherine
- Sainte-Catherine
- Le Bourg de Garat
- Villars
- Chez Mery
- Les Champs
- Peu sec
- Chez Grelet
- Le Grand Arsac
- Les Grandes Tuileries
- La Tuilerie de Niollet
- Bragette
- Le Cabarot
- Le Grand Lac
- Chémant
- Les Brousses
- TOTAL
1.9
1.8
6.0
0.9
0.9
0.7
1.4
0.8
1.3
2.9
0.9
0.8
0.2
0.7
1.4
0.6
23.3 1.2 17
UB
- Le vieux Sainte-Catherine/
Sainte-Catherine /Bellevue
- Le Bourg de Garat
- Villars
- Chez Mery / Les Champs
- Peu sec
- Chez Grelet
- Le Grand Arsac
- Les Grandes Tuileries
- La Praude
- Les Vignes de la Fontaine
- Le Cabarot / Bragette
- Le Grand Lac / Le Portail Jonquet
- Bourg sud
- TOTAL
33.8
33.3
1.9
9.4
2.6
0.4
5.2
2.4
3.0
5.5
25.8
17.5
1.1
141.9 7.3 246 (UB+UC+
NB)
Zones et
secteurs Zones géographiques Surfaces (ha) En% POS (ha)
Zones urbaines (article R123-5) et secteurs
Zones
et
secteurs
Zones géographiques Surfaces (ha) En% POS (ha)
UX 21.8 21.8
UXc - Sainte-Catherine 1.2
UE 3.1
T o t a l
zone U
- 190.2 9.8
Zones à urbaniser (article R123-6) et secteurs
1AU 2.8
1AUX 6.6
Total - 9.4 0.5 20
Zones agricoles (article R123-7) et secteurs
A - 639.5
Ap 30.9
Total - 670.9 34.6 999
Zones naturelles et forestières (article R123-8) et secteurs
N - 599.1
Np 465.3
Total - 1064.4 55.0 620
S U R -
F A C E
TOTALE
1936.6
Eléments divers
EBC - 483 hah U
369 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT| PIECE N° 1.0 RAPPORT DE PRESENTATION
6.13.2 Récapitulatif des surfaces et des potentiels
constructibles
Le projet de zonage montre une cohérence avec le projet de PADD.
Les chiffres clés :
- Un potentiel de production global de 140 logements provenant de :
+ 95 logements de la densification des villages dans les zones UA et UB
+ 35 logements d’aménagement d’ensemble permettant de recoudre le tissu urbain
+ 10 de la reconquête de logements vacants
- 20 % des logements découleront d’opérations d’aménagement d’ensemble dans les zones AU
- Le taux de densité moyen projeté s’élève aux environs de 10 log/ha avec un taux qui varie en fonction des opérations et qui a vocation à être plus élevé dans les aména- gements groupés des zones AU.
En outre, le bourg de Garat et Sainte-Catherine concentrent à eux deux un potentiel de 80 logements soit 60% des futures constructions.
Le projet prend acte des projets en cours de réalisation et n’étend pas davantage l’urbanisation. Aucune zone n’est ainsi prévue en extension hormis pour l’extension de la zone de la Penotte sur une surface de 6.6ha.h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIECE N1.0° RAPPORT DE PRESENTATION 370
ZONES LOCALISATION SURFACE (ha) POTENTIEL DE LOGEMENTS
U Bourg de Garat 3.6ha 32
Sainte-Catherine 2.9ha 28
Le Grand Lac 1.6ha 10
Le Cabarot 1.4ha 11
Les Gdes Tuileries 0.2ha 2
Chez Mery 1.2ha 12
TOTAL 10.9 95
Zones LOCALISATION SURFACE (ha) POTENTIEL DE LOGEMENTS
1AU Sainte-Catherine 1.5 20
1AU Le Cabarot 1.3 15
TOTAL 1AU 2.8 35
SURFACE (ha)
DENSIFICATION /
REINVESTISSEMENT
SURFACE (ha)
EXTENSION TOTAL
U 10.9 80%
AU 2.8 20%
TOTAL PROJET PLU 13.7 100%
ESTIMATION DU NOMBRE
DE LOGEMENTS 130
RAPPEL DU NOMBRE MI-
NIMUM DE LOGEMENTS
VACANTS REINVESTIS
10
TOTAL DE LOGEMENTS 140
Zones SURFACE (ha) TOTALE NOMBRE DE LO- GEMENTS DENSITE MOYENNE
U 10.9 95 8.7 log/ha
AU 2.8 35 12.5 log/ha
TOTAL PROJET PLU 13.7 130 9.5 log/ha
Le potentiel des zones urbaines à vocation résidentielle UA et UB
Le potentiel des zones à urbaniser à vocation résidentielle AU
Répartition du nombre de logements produits entre réinvestissement et extension
Total du nombre de logements construits par zone en fonction des taux de densitéh U
371 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
7. ÉVALUATION DES INCIDENCES
DU PLU SUR L’ENVIRONNEMENTh U
372 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
7.1.1 Quelques repères légaux
La nécessité de prendre en compte les incidences des documents d’urbanisme sur l’environnement est formulée par la loi du 13 décembre 2000 dite « Solidarité et Renou- vellement Urbains », rendant obligatoire l’étude des incidences du PLU sur l’environne- ment, intégrée au Rapport de Présentation.
Le champ d’application de l’étude des incidences est renforcé par la traduction en droit français de la directive européenne du 27 juin 2001 dite « Évaluation Stratégique des Incidences sur l’Environnement », à travers l’ordonnance du 3 juin 2004, s’accom- pagnant de deux décrets en date du 27 mai 2005.
Ces nouveaux cadres réglementaires instaurent le régime particulier de l’évaluation environnementale des documents d’urbanisme. Cette étude est dorénavant soumise à l’avis d’une « Autorité Environnementale », désignant le Préfet de Département, que le PLU est tenu de prendre en compte.
L’évaluation environnementale constitue une véritable démarche à l’intérieur du PLU visant à garantir une qualité environnementale du projet d’urbanisme au regard des sensibilités du territoire. Les dispositions légales relatives à l’évaluation environnemen- tale sont précisées par le Code de l’Urbanisme.
D’après le décret du 23 août 2012, font systématiquement l’objet d’une évaluation environnementale les PLU des communes ou groupements intercommunaux intégrant tout ou partie d’un site Natura 2000. Le PLU de Garat entre dans ce cas de figure.
Les PLU des communes ou groupements intercommunaux qui en sont exclus font l’ob- jet d’une évaluation environnement « au cas-par-cas », selon la décision de l’Autorité Environnementale.
7.1.2 Principes animant la démarche
Les PLU visés par la procédure d’évaluation environnementale sont soumis à un niveau d’exigence supérieur en matière de prise en compte de l’environnement, se tradui- sant notamment par une analyse de l’état initial de l’environnement plus approfondie, et des éléments d’explication plus détaillés sur le projet porté par le PLU.
Par ailleurs, le Rapport de Présentation intègre une analyse des incidences notables probables du PLU sur l’environnement, et adopte en conséquence des mesures d’évi- tement, réduction et compensation en cas de probabilité avérée d’incidences néga- tives. Ces mesures doivent permettre de rendre acceptable le niveau d’incidence du
PLU sur l’environnement. Cette démarche d’évaluation environnementale repose sur les grands principes suivants :
- La proportionnalité de l’analyse des caractéristiques environnementales du terri- toire, en fonction des enjeux environnementaux et socio-économiques propres au territoire étudié et à la nature du projet d’urbanisme ;
- L’itérativité, consistant en une élaboration conjointe du document d’urbanisme et de l’évaluation environnementale. Celle-ci ne doit pas intervenir à posteriori du pro- jet, mais doit être intégrée à celui-ci ;
- L’objectivité, la sincérité et la transparence, consistant à produire une analyse de l’environnement et une évaluation conformes à la réalité des incidences probables du document d’urbanisme sur l’environnement ; par ailleurs, l’analyse doit exposer les incidences de façon claire, dans un langage compréhensible.
7.1.3 L’évaluation environnementale du PLU de Garat
Le territoire de Garat s’inscrit dans le contexte environnemental particulièrement riche et sensible du sud de l’agglomération d’Angoulême. La commune est concernée par trois grandes zones à haute valeur biologique, que sont les vallées de l’Anguienne et de l’Echelle, ainsi que la forêt de Bois Blanc. Ces zones sont reconnues d’intérêt européen par l’établissement de trois sites Natura 2000.
La présence de ces sites Natura 2000 au sein des limites communales justifie la conduite d’une démarche d’évaluation environnementale au sens du Code de l’Urbanisme.
Liste des zonages appartenant au réseau Natura 2000 sur Port-des-Barques
Zonage Libellé Surface com.
Dir. « Habitats »
Forêts de la Braconne et de Bois Blanc 90 ha (4,6 %)
Vallées calcaires péri-angoumoisines 169 ha (8,7 %)
Vallée de la Charente entre Angoulême et
Cognac et ses principaux affluents 97 ha (4,9 %)
L’analyse de l’état initial de l’environnement communal a focalisé son attention sur la description des enjeux relatifs à ces sites Natura 2000, à l’appui de nombreuses res- sources bibliographiques ainsi que plusieurs reconnaissances de terrain.
Le scénario d’aménagement élaboré dans le cadre du PLU a été plusieurs fois modifié afin de tenir compte des probabilités d’incidences sur l’environnement. La méthode
7.1 CONTEXTE DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE DU PLU373
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
itérative qui constitue l’essence de l’évaluation environnementale s’est traduite par la recherche permanente d’une minimisation des probabilités d’incidence du PLU sur l’environnement.
7.1.4 La méthode retenue pour l’évaluation environne-
mentale
Les compétences mobilisées dans le cadre de l’étude
Les expertises de terrain relatives à l’analyse de l’état initial de l’environnement ont été effectuées par G. GARBAYE, ingénieur-écologue indépendant (350, avenue du Maré- chal de Lattre de Tassigny, 33000 Bordeaux). Ces expertises ont été intégrées au PLU par la SARL URBAN HYMNS (6, rue du Marché, 17610 SAINT-SAUVANT).
L’analyse de l’état initial de l’environnement
L’évaluation environnementale du projet de PLU s’est inscrite dans le cadre d’une dé- marche itérative. L’analyse de l’état initial de l’environnement a été particulièrement approfondie pour expliciter avec détail l’ensemble des enjeux environnementaux de la commune.
Le recueil de données bibliographiques
Les différentes ressources bibliographiques existantes sur la commune ont été intégrées à l’analyse de l’état initial de l’environnement, tels que les Documents d’Objectifs Na- tura 2000 et les données d’inventaires naturalistes (ZNIEFF).
L’analyse de l’état initial de l’environnement s’est par ailleurs appuyée sur la Charte Architecturale et Paysagère de l’Angoumois ainsi que le schéma des Trames Vertes et Bleues de l’Angoumois. Ce dernier a été confronté au Schéma Régional de Cohérence Écologique de Poitou-Charentes.
Les investigations opérées sur site
Les informations recueillies lors de l’étape documentaire ont permis de disposer d’une bonne connaissance des enjeux du territoire. Des prospections de terrain relatives aux habitats naturels, à la flore et à la faune ont été menées dans le cadre des réflexions relatives au PLU. Ces éléments ont permis d’orienter le scénario proposé par le PLU.
La détermination des probabilités d’incidence notable du projet de PLU
L’évaluation environnementale a été abordée dès l’élaboration du projet, dont les orientations ont été étudiées en lien étroit avec les enjeux déterminés au cours du dia- gnostic. Sur chaque site et pour chaque paramètre environnemental, les probabilités d’incidence notable ont été déterminées à partir du rapport entre enjeux territoriaux et effets du PLU sur l’environnement.
Enjeux
environnementaux
Effets sur
l’environnement
Probabilité
d’incidence notable
Afin de réduire ces probabilités d’incidences à un niveau acceptable pour l’environ- nement, des mesures d’évitement, de réduction et de compensation ont été intégrées à chaque étape d’élaboration du PLU, du Projet d’Aménagement et de Développe- ment Durables (PADD) et sa déclinaison réglementaire (plan de zonage, règlement).
La prise en compte des études d’impact extérieures au PLU
Dans un souci d’exhaustivité et dans le respect des cadres légaux du Code de l’Urba- nisme, le PLU a veillé à la prise en compte des études d’impact récentes réalisées sur la commune en application du Code de l’Environnement.
Une étude d’impact relative à un projet de renouvellement et d’extension d’une car- rière a été réalisée en 2013 pour le compte de la SAS CARRIÈRES AUDOUIN & FILS. Les éléments relatifs à cette étude ont été réinvestis dans le cadre de la présente évalua- tion environnementale. Ces derniers expliquent et argumentent la visée par le PLU de zones dans laquelle sont autorisées l’exploitation des ressources du sous-sol en applica- tion de l’article R123-11, c) du Code de l’Urbanisme.
Le site de projet est actuellement constitué d’un site d’extraction en activité, autorisé par l’arrêté préfectoral du 3 mai 2005 et l’arrêté complémentaire du 20 novembre 2008, et par un espace agricole faisant l’objet du projet d’extension.h U
374 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
7.2 ANALYSE THÉMATIQUE DES INCIDENCES DU PLU SUR L’ENVIRONNEMENT
Une première analyse thématique permettra de déterminer exhaustivement la liste des probabilités d’incidences du PLU sur l’environnement ayant été constatées durant l’étude. Cette analyse rend compte de la démarche d’évaluation environnementale du PLU durant toute son élaboration.
7.2.1 Analyse des probabilités d’incidences du PLU sur
le milieu physique
Les incidences du PLU sur le relief, le sous-sol et les aquifères
Ces paramètres environnementaux sont essentiels au regard de leur grande influence sur le cadre de vie. On précisera que le PLU prévoit d’autoriser l’exploitation des res- sources du sous-sol sur la commune de Garat. Un site est visé par l’article R123-11, c) du Code de l’Urbanisme. Ce dernier permettra au PLU d’autoriser le renouvellement et l’extension d’une carrière actuellement exploitée par la SAS AUDOUIN & FILS, située au lieu-dit « Peu Sec ».
Ce projet de carrière générera sans possibilité d’évitement un important décaissement dans les reliefs du plateau de rive droite de l’Échelle. Ce décaissement est inévitable, car lié à la destination même du site. Il induira cependant des effets sur la perception des paysages, obligeant donc le pétitionnaire à prévoir des mesures visant à réduire ces derniers par des dispositions de remise en état du site après exploitation. Ces me- sures seront détaillées précisément dans le sous-chapitre concernant les probabilités d’incidences notables du PLU sur les paysages.
On précisera que le projet inclut la remise en état du site, qui consistera en la reconsti- tution d’une couverture pédologique, la mise en valeur écologique des fronts de taille ainsi que la plantation d’essences arbustives et arborées.
Concernant la ressource en eau souterraine, la probabilité d’incidence du PLU sur l’environnement tient essentiellement au projet de carrière. Ce dernier est notamment susceptible de générer une incidence sur les sources de la Touvre, situées en aval à quelques kilomètres. Le projet prévoit néanmoins des mesures d’évitement indépen- dantes du PLU et non-traduisibles dans son corpus réglementaire (confinement des hydrocarbures, décaissement limité aux parties supérieures du toit de la nappe souter- raine située au niveau le plus proche de la surface du sol...).
Hormis ce projet, le PLU ne générera pas de probabilité d’incidence majeure sur le relief, sur les ressources du sous-sol et les aquifères.
Les probabilités d’incidences du PLU sur la gestion des eaux usées
L’eau constitue un facteur d’identité important pour le territoire de Garat, traversé par les deux vallées de l’Anguienne et de l’Échelle, accueillant plusieurs affluents s’écoulant directement sur la commune dont le ruisseau de Rochejoubert. L’armature bleue de la commune est donc particulièrement riche et source d’enjeux, tant sur le plan de la biodiversité, qu’au regard des paysages et au vu de la prévention des risques majeurs et des pollutions des milieux aquatiques.
Caractéristiques de la station d’épuration en 2014
Nom de l’unité Débit de référence Charges entrantes Capacité totale Capacité marginale
STEP de Garat 75 m3/jour 380 E/H 400 E/H 95 %
Source : MEDD ROSEAU
Paramètres
Pollution entrante
Rendem.
Pollution sortante
Charge Capacité Concentr. Charge Concentr.
VOL 25 m3/jr 42 % - - 25 m3/jr -
DBO5 9 kg/jr 38 % 360 mg/l 99 ù 0,1 kg/jr 4,1 mg/l
DCO 21 kg/jr 43 % 832 mg/l 96 % 0,9 kg/jr 37 mg/l
MES 16 kg/jr - 628 mg/l 98 % 0,3 kg/jr 12 mg/l
NGL 2,5 kg/jr - 100 mg/l 52 % 1,2 kg/jr 49 mg/l
NTK 2,5 kg/jr - 100 mg/l 96 % 0,1 kg/jr 4,1 mg/l
PT 0,2 kg/jr - 8 mg/l 0 % 0,2 kg/jr 8,2 mg/l
Source : Agence de l’Eau Adour-Garonne
Il convient que le projet de PLU ne vienne pas aggraver les pressions constatées sur les cours de l’Échelle et de l’Anguienne. Le SDAGE 2016-2021 souligne que l’enjeu est particulièrement fort sur l’Échelle, dont le « bon état écologique » est fixé à 2027. Le PLU doit donc contribuer à l’atteinte du « bon état » des masses d’eau présentes sur la commune, à savoir « L’Échelle en amont des sources de la Touvre » et « L’Anguienne ». On rappellera que cet enjeu est d’autant plus fort que la commune a connu une forte poussée d’urbanisation sur les deux dernières décennies.
Au regard du contexte naturel sensible de la commune, le projet de PLU s’est efforcé d’intégrer des dispositions réglementaires devant garantir la bonne gestion des eaux375
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
usées domestiques. A cet effet, le règlement du PLU stipule que toute nouvelle construc- tion doit être raccordée à l’assainissement collectif dans les parties urbanisées où ce réseau existe, et à un dispositif d’assainissement individuel dans l’attente d’un raccord dans les parties non-desservies.
Selon les données collectées par l’analyse de l’état initial de l’environnement, l’actuelle station d’épuration de Garat, desservant le bourg, est fragilisé par sa vétusté et sa pe- tite capacité (400 équivalent/habitants).
Elle nécessite donc des travaux de rénovation/extension, néanmoins prévus par la Communauté de Communes de la Vallée de l’Échelle qui en est le gestionnaire. Pour autant, le bilan de fonctionnement de la station sur l’année 2014 indique que celle-ci présente de bonnes performances et s’avère conforme à la réglementation.
Arrivant à saturation (95 % d’utilisation en termes d’équivalent/habitants en 2014), la station d’épuration ne sera pas sollicitée au-delà de ses capacités actuelles à l’ave- nir étant donné que le PLU ne projette pas de zone « à urbaniser » dans le secteur du bourg. La station devra néanmoins répondre à un objectif de comblement progressif des « dents creuses ».
Les objectifs de développement de l’urbanisation portés par le PLU se concentreront es- sentiellement sur le secteur de « Sainte-Catherine », présentant de moindres sensibilités environnementales par rapport au bourg. On rappellera que le secteur de « Sainte-Ca- therine » n’est actuellement desservi par aucun réseau d’assainissement collectif. Pour l’heure, la création d’un tel réseau n’est pas prévue par le gestionnaire, qui n’identifie pas de besoin ni de problème majeur sur le secteur.
Dans ce secteur, le règlement du PLU imposera donc une obligation stricte de confor- mité des futurs équipements d’assainissement individuel, dont les caractéristiques de fonctionnement devront être adaptées aux conditions du site (nature des sols, relief...). Au-delà du PLU, il reviendra au gestionnaire du Service Public d’Assainissement Non-Col- lectif d’assurer le contrôle de ces équipements et leur respect de la réglementation.
Ces éléments permettent donc d’envisager l’absence de probabilité d’incidence no- table du PLU sur l’environnement au regard de l’assainissement des eaux usées.
Les probabilités d’incidences du PLU sur la gestion des eaux pluviales
Un contexte localement sensible
Le projet de PLU tient compte des enjeux relatifs à la gestion des eaux pluviales, par- ticulièrement importants sur Garat au vu de la multiplicité des milieux récepteurs. On
rappellera que la configuration du relief encourage la percolation des eaux de ruissel- lement en direction de trois exutoires principaux, que sont les vallées de l’Anguienne et de l’Échelle, selon une ligne générale de séparation des eaux traversant la commune d’est en ouest.
Certains exutoires de transition sont à identifier sur la commune. Il s’agit de plusieurs émissaires plus ou moins permanents alimentant le cours d’eau de l’Échelle, situés per- pendiculairement à l’axe de la vallée. Les principaux sont le ruisseau de Rochejoubert, le ruisseau de la Font de Bagnaud, le ruisseau de la Croix Blanche, le ruisseau de la Fontaine Pourrie et le ruisseau de Chenaud.
L’analyse de l’état initial de l’environnement a déterminé la nécessité de protéger strictement ces petits chevelus de toute forme d’artificialisation des sols au regard de leur rôle en matière de percolation des eaux de ruissellement.
Il convient de rappeler que la gestion des eaux de ruissellement est un enjeu fort pour la commune alors que l’Échelle contribue à l’alimentation de la Touvre, elle-même af- fluent du fleuve Charente. L’Anguienne est également un affluent de la Charente. Les deux rivières sont ainsi susceptibles de charrier des substances polluantes en direction du fleuve, qui constitue un axe bleu d’importance régionale à fort enjeu.
Des présomptions d’incidences notables à identifier
Le scénario final du PLU mobilisera 14 hectares de foncier constructible en réponse à l’objectif de construction de 14 logements neufs par année sur les dix prochaines années (auquel s’ajoutera environ 10 logements vacants réhabilités). En raison d’une moyenne de 200 mètres2 imperméabilisé par parcelle bâtie, l’emprise cumulée des surfaces artificialisées sous l’effet du PLU sera à minima de l’ordre de 2.8 hectares en zones à vocation résidentielle.
S’y ajouteront également les surfaces imperméabilisées liées à l’aménagement de voies carrossables, d’aires de stationnement et de diverses surfaces techniques. Celles- ci seront estimées à environ 10 % des surfaces mobilisées par le PLU en zones « à urba- niser », soit 0.9 hectare.
En zones à destination économique, on retiendra un ratio d’imperméabilisation glo- bale (incluant surfaces bâties et surfaces imperméabilisées libres de type stockage, parking...) de 70 %, soit 5,8 hectares.
Un minimum de nouvelles emprises imperméabilisées d’environ 9.5 hectares est donc à prévoir sur la commune à l’échéance des dix prochaines années.h U
376 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Par ailleurs, on rappellera que le PLU prévoit d’autoriser le renouvellement et l’exten- sion d’une carrière située au lieu-dit « Peu Sec », susceptible de créer une incidence négative sur les eaux pluviales. Une étude d’incidence a d’ores et déjà été menée sur le sujet (résultats en attente pour le BE en charge du PLU).
Les dispositions du PLU en faveur de la gestion des eaux pluviales
Plusieurs préconisations peuvent être proposées par le PLU, visant à éviter les inci- dences des futurs projets d’aménagement sur l’écoulement des eaux au sein des bas- sins versants. Ces principes, qui devront être autant que possible intégrés réglementai- rement au PLU, s’adressent tout d’abord à la municipalité :
- La protection des éléments boisés (haies, bosquets) contribuant à la réduction du ruissellement des eaux pluviales dans le PLU, et au-delà la plantation de nouvelles haies au sein de l’espace communal, adaptées au pendage naturel (versants des vallées de l’Échelle et de l’Anguienne...).
- La protection des passages d’eau naturels de toute forme d’artificialisation des sols susceptible d’impacter les fonds inférieurs et de freiner le cheminement de l’eau, notamment par la création d’emplacements réservés au titre du Code de l’Urbanisme.
- Chaque opération d’urbanisation prévue notamment en zone « à urbaniser », de- vra s’accompagner d’ouvrages de gestion des eaux pluviales et/ou prévoir des espaces utiles à la rétention et à l’infiltration naturelle des eaux. Le règlement du PLU imposera des normes de rejet pour les ouvrages de rétention, à savoir 3 litres/ seconde/hectare. Ces principes doivent être traduits dans le règlement du PLU.
- Mettre en place un programme d’entretien sur les équipements pluviaux commu- naux (bassins de rétention, réservoirs enterrés...) avec la tenue d’un carnet d’en- tretien relatant les problèmes rencontrés.
A l’attention des porteurs de projets et des usagers, le PLU formulera ces principes :
- Dans les futures opérations, il convient d’orienter le porteur de projet vers l’aména- gement d’ouvrages de gestion des eaux pluviales intégrés à leur environnement, à caractère naturel (bassins et noues plantées, non-imperméables et peu pro- fonds), offrant une surface de décantation importante et une facilité d’entretien.
- Chaque ouvrage de rétention et/ou d’infiltration devra être conçu de façon à ce qu’une surverse éventuelle des eaux, dans les conditions prévues au règlement du PLU, ne cause pas de dommage à un tiers.
- Pour les particuliers, la récupération des eaux de toitures dans des cuves enterrées sera à privilégier. Cette eau pourra être destinée à l’arrosage de jardins privatifs ou à l’alimentation de certains équipements de l’habitation dans le respect de la réglementation.
Conformément à ces principes, le PLU exigera que chaque autorisation d’occuper le sol soit soumise à l’obligation d’une rétention des eaux pluviales sur le terrain d’assiette du projet, dans le principe d’une absence totale de rejets pluviaux dans les fonds infé- rieurs. Par ailleurs, les nouveaux projets d’aménagement devront porter une attention particulière aux écoulements naturels provenant des fonds supérieurs et ne devront pas faire obstacle à ceux-ci.
Dans le cas où cette rétention ne peut être réalisée (surface imperméabilisée impor- tante, contrainte technique...), le règlement du PLU admet la possibilité d’un rejet maî- trisé d’eaux de ruissellement de 3 litres/seconde/hectare au sein d’un exutoire préala- blement identifié (bassin de rétention, réseau de noues plantées).
A cet effet, l’aménageur devra se soumettre à la création d’un ou plusieurs équipe- ments de rétention des eaux au dimensionnement adapté à cette norme. Pour chaque zone « à urbaniser » définie par le PLU, une étude technique précisera les caractéris- tiques des équipements pluviaux nécessaires, conformément aux cadres légaux et ré- glementaires. Au-delà du PLU, on rappellera que les aménageurs doivent se conformer aux dispositions du Code de l’Environnement en matière de gestion des eaux pluviales.
En outre, certaines mesures réglementaires sont de nature à réduire les probabilités d’in- cidences du PLU sur les écoulements pluviaux. Ces mesures devront donc être incorpo- rées au présent projet de PLU :
- Les espaces boisés de la commune seront protégés au titre des Espaces Boisés Clas- sés au sens du Code de l’Urbanisme, au titre de leurs fonctionnalités hydrauliques (frein au débit des écoulements pluviaux, capacité de rétention et d’infiltration).
- Le PLU doit protéger les espaces naturels agissant en tant que milieux récepteurs subsidiaires et zones-tampon participant à la régulation des écoulements pluviaux. A cet effet, il convient de protéger les émissaires contribuant à la percolation des eaux de ruissellement, notamment le ruisseau de Rochejoubert, la Font de Ba- gnaud, la Fontaine Pourrie, le ruisseau de Chenaud ainsi que les vallées de l’Échelle et de l’Anguienne.
- Plus généralement, le PLU limitera formellement le développement de l’urbanisa- tion au sein de la commune en veillant à protéger la fonction de rétention naturelle des espaces agricoles et naturels.377
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
On précisera que nombre de ces mesures visent à réduire des présomptions d’inci- dences, mais également des incidences avérées et antérieures à la mise en œuvre du document d’urbanisme.
Concernant le projet d’extension et de renouvellement de la carrière de « Peu Sec », des mesures sont adoptées indépendamment du PLU pour éviter toute incidence sur les écoulements pluviaux et les milieux récepteurs, tel que le confinement et la décan- tation des eaux de ruissellement sur le site.
Les probabilités d’incidences du PLU au regard des risques naturels
Les problématiques de gestion et de prévention des risques naturels majeurs ne sont pas à négliger sur la commune de Garat, alors que le territoire est confronté au risque d’inondation de deux rivières permanentes ainsi qu’à la présence de cavités souter- raines.
Toutefois, il convient de nuancer l’exposition des biens et des personnes aux risques naturels majeurs au vu de l’analyse de l’état initial de l’environnement, qui n’a pas formellement établi de lien entre ces risques et une présomption de danger immédiat pour les biens et les personnes.
Face aux risques naturels recensés sur la commune, le PLU a rapidement adopté une démarche préventive en excluant tous les espaces affectés des zones « urbaines » ou « à urbaniser ».
La prévention du risque d’inondation dans le cadre de l’évaluation environnementale
Le PLU opère notamment la transposition des cartographies issues de l’Atlas Départe- mental des Zones Inondables, identifiant des zones soumises aux inondations dans les vallées de l’Anguienne et de l’Échelle par le biais de l’article R123-11, b) du Code de l’Urbanisme.
Quelques bâtiments isolés par le PLU sont identifiés en zone inondable, essentiellement dans la vallée de l’Échelle. Ces derniers sont classés en secteur « naturel protégé » inclus en zone « naturelle et forestière ». Dans ce dernier, le règlement du PLU restreint drasti- quement les possibilités de construire, et interdit les remblais, exhaussements, ouvrages susceptibles d’entraver le chemin des eaux tels que les clôtures pleines, ainsi que le stockage de produits polluants miscibles dans l’eau.
Dans les vallons humides annexes des vallées principales, le PLU délimite le plus souvent des zones « naturelles et forestières », qui interdisent de nouvelles constructions d’habita- tion tout en autorisant des extensions ou annexes de constructions déjà existantes. Les
secteurs de la « Fontaine Pourrie » et de « La Croix Blanche » sont ainsi particulièrement bien protégés par le PLU.
Dans certains espaces, le PLU tient compte de l’existence de certaines activités et ins- tallations économiques liées à l’agriculture en déterminant des zones « agricoles ». Le secteur de la « Font Bagnaud » est donc partiellement classé en zone « agricole » afin de déterminer un compromis entre protection des fonds humides et développement agricole. Toutefois, le PLU garantit bien la protection de ces fonds vis-à-vis de leur fonc- tion hydraulique et de l’aléa de crue.
In fine, aucune présomption d’incidence notable du plan sur l’environnement n’est à envisager au regard de ces dispositions réglementaires adoptées par le PLU.
La prévention du risque d’effondrement de cavités souterraines
L’analyse de l’état initial de l’environnement a également permis d’identifier des car- rières souterraines, par des sources officielles (études du BRGM) ou par connaissance locale. Ces zones ont été classées comme « naturelles et forestières », sur lesquelles vient s’ajouter les dispositions de l’article R123-11, b) du Code de l’Urbanisme, faisant état de l’existence d’un risque naturel majeur.
En traduction, le règlement du PLU proscrit tout développement de l’urbanisation dans ces zones soumises au risque d’effondrement de cavités souterraines, évitant de fait toute présomption d’incidence notable sur les biens et les personnes.
La prévention des autres risques naturels majeurs
Par ailleurs, on précisera que le territoire est exposé au risque de retrait-gonflement des sols argileux. La commune est également exposée au risque sismique, qualifié de modéré. Ces risques, de par leur nature et leur intensité, n’ont pas généré de mesures réglementaires spécifiques de la part du PLU.
On considérera que le PLU ne sera pas de nature à aggraver l’exposition des biens et des personnes vis-à-vis de ces risques majeurs, ne générant ainsi aucune présomption d’incidence notable sur l’environnement.h U
378 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Au-regard de ces présomptions d’incidences notables, on considérera que le PLU adopte les mesures d’évitement, de réduction et de compensation permettant de rendre ce acceptable sur le plan environnemental :
- Le PLU adapte son projet au regard de la capacité du réseau d’assainissement collectif et impose une stricte conformité des futurs dispositifs d’assainissement in- dividuel à la réglementation en vigueur ;
- Le PLU réduit fortement les présomption d’incidences notables générées par l’ac- croissement attendu des surfaces imperméabilisées dans les dix ans à venir sur les écoulements pluviaux ;
- Le PLU n’aggrave pas l’exposition des biens et des personnes vis-à-vis des princi- paux risques majeurs sur la commune que sont le risque d’inondation et le risque d’effondrement de cavités souterraines, et ne génère pas de probabilité d’inci- dence au regard des autres risques naturels existants sur la commune.
7.2.2 Analyse des incidences du PLU sur le milieu naturel
L’analyse de l’état initial de l’environnement a souligné l’existence de nombreux en- jeux quant à la préservation de la biodiversité sur la commune, compte-tenu de son contexte littoral et de la présence de surfaces importantes de zones humides.
Ces sensibilités naturelles justifient l’établissement de plusieurs sites Natura 2000 sur la commune, imposant au PLU une attention particulière envers la biodiversité. Au-delà des sites naturels protégés, le PLU doit accorder une attention particulière envers les milieux naturels « ordinaires » et non-protégés, qui font partie intégrante de la trame verte et bleue locale.
Les probabilités d’incidences du PLU sur le réseau Natura 2000
Les incidences du PLU sur les habitats d’intérêt communautaire
Le PLU doit justifier l’absence de probabilité d’incidences notables sur les habitats d’in- térêt communautaire présents sur la commune, justifiant l’établissement de sites Natu- ra 2000. Les espaces concernés sont la vallée de l’Anguienne, la vallée de l’Échelle et la forêt de Bois Blanc.
Dans la vallée de l’Anguienne, la directive du 21 mai 1992 cible notamment les habitats suivants : eaux avec végétation flottante (NATURA 3150), pelouses calcaires sub-atlan-
tiques semi-arides (NATURA 6210), pelouses calcaires sub-atlantiques très sèches (NATU- RA 6210), prairies de fauche atlantiques (NATURA 6510), fruticées à Genévrier commun (NATURA 5130). Par ailleurs, certains habitats non-communautaires seront favorables à certaines espèces visées par la directive du 21 mai 1992 : chênaie blanche occidentale (CORINE 41.7), fourrés médio-européens sur sol fertile (CORINE 31.8), prairies humides atlantiques (CORINE 37.2)
Dans la vallée de l’Échelle située au sein des limites de Garat, les habitats d’intérêt com- munautaires sont moins diversifiés et beaucoup plus restreints en surface : aulnaies-frê- naies des fleuves médio-européens (NATURA 91E0), mégaphorbiaies mésotrophes (NA- TURA 6430-1), pelouses calcaires sub-atlantiques (NATURA 6210).
Enfin, le site Natura 2000 correspondant à la forêt de Bois Blanc couvre une emprise forestière confinée au nord de la commune. Le DOCOB Natura 2000 ne recense aucun habitat communautaire au sens de la directive du 21 mai 1992. Toutefois, plusieurs ha- bitats susceptibles d’accueillir des espaces d’intérêt communautaire y sont recensés : Hêtraie neutrophile, chênaie sessiliflore (CORINE 41.1), chênaie pédonculée-charmaie de fond de vallon (CORINE 41.2).
Au vu de la forte sensibilité patrimoniale de ces secteurs, le projet de PLU a d’emblée classé l’ensemble de ces espaces en secteur « naturel protégé » (zone « naturelle et forestière »), conformément aux engagements du PADD en faveur de la protection des réservoirs et des continuités écologiques.
On rappellera que ces espaces naturels sont à considérer comme des «réservoirs bio- logiques à la lecture du SCOT de l’Angoumois et du SRCE Poitou-Charentes. Son règle- ment définit le secteur « naturel remarquable » comme non-constructible par définition. Le PLU évite donc toute présomption d’incidence notable par effet direct d’emprise.
Le PLU doit par ailleurs justifier l’absence de probabilité d’incidence notable de sa mise en application sur ces habitats d’intérêt communautaire par effet indirect, notamment de type pollution et/ou nuisance :
- Sur le plan de la ressource en eau et de la qualité des milieux aquatiques, le pro- jet de PLU réduit fortement ses probabilités d’incidences sur les habitats d’intérêt communautaire associées aux vallées de l’Échelle et de l’Anguienne par la mise en œuvre de plusieurs dispositions visant à gérer les eaux pluviales.
- Le projet de PLU évite toute probabilité d’incidence indirecte sur les habitats d’in- térêt communautaire en élargissant ses dispositions de protection des milieux natu- rels aux espaces contigus à ces sites. A titre d’exemple, le PLU protège les vallons humides affluents de l’Échelle par les zones « naturelles et forestières ». Par ailleurs,379
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
la forêt de Bois Blanc est protégée bien au-delà des limites du site Natura 2000. Le PLU renforce les dispositions relatives à la protection des boisements patrimoniaux par leur classement en « espaces boisés classés » au titre du Code de l’Urbanisme.
On confirmera donc que le projet de PLU n’envisage aucun aménagement au sein des sites Natura 2000 présents sur la commune, et ne génère donc aucune probabilité d’incidence sur les habitats d’intérêt communautaire. Les dispositions réglementaires du PLU sont ainsi cohérentes avec l’objectif de protection du patrimoine naturel tel qu’exprimé par le PADD.
Au-delà de cette absence de présomption d’incidence, le PLU fait usage de certaines dispositions du règlement en faveur de la protection des haies et des ripisylves, notam- ment au sein de la vallée de l’Échelle. Par ailleurs, les dispositions du secteur « naturel remarquable » interdisent tout exhaussement ou affouillement au sein des sites Natura 2000, de même que le stockage de produits polluants miscibles dans l’eau en zone inondable.
Les incidences du PLU sur les espèces d’intérêt communautaire
On rappellera que l’établissement de plusieurs sites Natura 2000 sur Garat est justifiée par la présence avérée de nombreuses espèces d’intérêt communautaire, comme en témoignent les investigations des différents DOCOB Natura 2000.
La commune s’avère ainsi particulièrement favorable à l’accueil de nombreuses es- pèces inféodées aux milieux aquatiques et aux boisements humides compte-tenu de l’existence des vallées humides de l’Échelle et de l’Anguienne (Coenagrion mercuriale, Oxygastra curtisii, Thermolycanea dispar, Rosalia alpina, Cerambyx cerdo...). La pré- sence supposée de Lutra lutra et Mustela lutreola souligne un fort enjeu de conservation pour les deux sites. Par ailleurs, la forêt de Bois Blanc sera quant-à elle très favorable aux rapaces forestiers.
Compte-tenu des mesures prises en faveur de la protection des habitats d’intérêt com- munautaire, il convient d’affirmer que le projet de PLU ne génère pas de probabilité d’incidence notable sur les espèces d’intérêt communautaire présentes sur le territoire de la commune.
Il a notamment été recherché l’évitement de tout effet dit fonctionnel (pollution des habitats se répercutant sur des espèces d’intérêt communautaire) et de structure (des- truction des habitats fréquentés par des espèces d’intérêt communautaire). Il est im- portant de rappeler que les dispositions réglementaires du PLU visent à prévenir toute probabilité d’incidence sur les milieux aquatiques, notamment au regard de la gestion des eaux usées et des eaux pluviales.
Par certaines dispositions réglementaires, le PLU concourra au maintien de certaines espèces sur le territoire de la commune. La protection des haies au sein de la vallée de l’Echelle et sur ses versants permettra ainsi la sauvegarde de sites de nidification pour les oiseaux ainsi que le déplacement des mammifères, tout en jouant un rôle hydrau- lique et agronomique important.
Enfin, on précisera que le projet de PLU n’engage pas d’effets induits ou cumulés susceptibles d’affecter les espèces d’intérêt communautaire. Ainsi, le projet de PLU n’ouvre aucune possibilité d’extension des espaces urbanisés vers les sites Natura 2000.
Les incidences du PLU sur la biodiversité « ordinaire »
Au-delà des espaces inventoriés ou protégés au titre du patrimoine naturel, l’analyse de l’état initial de l’environnement a permis d’identifier plusieurs sites d’intérêt écolo- gique sur la commune. Il convient notamment d’attirer l’attention du PLU sur les ha- bitats forestiers couvant une part significative du territoire communal (736 hectares, soit 38 % de la surface de la commune), les pelouses calcicoles bordant les vallées, ainsi que sur les zones humides contiguës aux vallées principales de l’Anguienne et de l’Échelle. Certains sites remarquables seront également à noter, tel que les anciennes sablières de « La Brousse » et les « Brandes de Soyaux » qui font l’objet d’un projet d’ar- rêté de Biotope.
Afin de prévenir toute probabilité d’incidence notable sur ces espaces suscitant un intérêt écologique, le PLU délimitera d’importantes zones « naturelles et forestières » par définition inconstructibles. Le règlement de la zone « naturelle et forestière » limitera fortement les possibilités de construire, et interdira notamment les affouillements et les exhaussements.
Par ailleurs, le PLU contribuera directement à la sauvegarde des espaces forestiers par la délimitation de nombreux « espaces boisés classés » sur 483 hectares (soit 65 % du couvert forestier communal).
Le PLU tiendra compte de l’existence de nombreuses zones humides contiguës à la vallée de l’Échelle, en opérant leur classement en zone « naturelle et forestière ». Ainsi, le PLU transposera les principes de protection des axes verts et bleus inscrit au SCOT de l’Angoumois, au bénéfice du développement de la faune et de la flore.
En limitant sa consommation d’espace à moins de 14 hectares d’espaces résidentiels et 7.2 hectares d’espaces économiques, intégrés en majeure partie à l’enveloppe des parties actuellement urbanisées, le projet de PLU limite l’emprise sur les espaces contribuant à la biodiversité « ordinaire ».h U
380 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les incidences du PLU sur le fonctionnement écologique du territoire
L’analyse de l’état initial de l’environnement de la commune a établi la cartographie de la trame verte et bleue locale, dans les termes du Code de l’Environnement. En appui sur ce document, le PLU a adopté certaines dispositions réglementaires qui per- mettent d’éviter toute probabilité d’incidence notable sur l’environnement et la trame verte et bleue :
- Le classement de l’intégralité des espaces visés par les zones d’inventaire et de protection du patrimoine naturel (ZNIEFF, Natura 2000) en zone « naturelle et fo- restière » Protégée (Np), évitant de fait tout effet d’emprise sur les réservoirs biolo- giques concourant à l’armature verte et bleue locale. La zone « naturelle et fores- tière » Protégée n’autorise aucune construction nouvelle mais permet l’évolution du bâti existant dans une logique d’extension limitée, en écartant la possibilité de création d’annexes, et en limitant les extensions des constructions d’habitation existantes à 40m² d’emprise au sol.
- L’extension du classement en zone « naturelle et forestière » sur les espaces forte- ment contributeurs en biodiversité, que sont les zones humides, les boisements et les pelouses calcicoles visées par le SCOT de l’Angoumois ou encore les coupures d’urbanisation. La zone « naturelle et forestière » contribue ainsi à faire apparaître une armature verte et bleue garantissant la protection des grandes continui- tés écologiques sur le territoire. Le principe demeure l’inconstructibilité mais les constructions existantes bénéficient de possibilités d’extension et de nouvelles an- nexes dans un souci de préservation voire de valorisation afin d’éviter l’abandon des constructions en présence.
- Le classement des boisements en « Espaces Boisés Classés » selon les termes du Code de l’Urbanisme ainsi que la protection des ripisylves et haies parcourant les vallées ainsi que leurs versants. Le PLU garantit ainsi la protection de cette trame boisée et bocagère assurant le renforcement de l’armature verte et bleue locale.
- La délimitation des zones « à urbaniser » à l’intérieur de l’enveloppe dessinée par les parties actuellement urbanisées. Le PLU tend ainsi à réduire les probabilités d’in- cidences de ces zones sur l’environnement en délimitant ces zones constructibles dans des enclaves agricoles au sein de l’enveloppe urbaine. Les 13.7 hectares destinés au développement de l’habitat se situent ainsi dans l’enveloppe urbaine existante.
Le PLU réduira donc son effet d’emprise et d’artificialisation des sols, et ne contribuera pas à l’empiétement des zones urbanisables sur les espaces d’intérêt écologique re- censés sur la commune. On rappellera bien que l’enveloppe urbanisable est limitée à
14 hectares. Celle-ci s’inscrit dans le cadre de prévisions de développement démogra- phique adaptées au territoire, compatibles avec le SCOT de l’Angoumois.
Précisions sur les incidences d’un projet de carrière autorisé par le PLU
Le présent PLU prévoit l’établissement d’une trame graphique au plan de zonage en application de l’article R123-11, c) du Code de l’Urbanisme, visant à autoriser un projet de renouvellement et d’extension d’une carrière.
Ce projet va générer plusieurs incidences notables sur la biodiversité, qui ont été ap- préhendées dans le cadre d’une étude habitats, faune et flore relative au projet. On précisera que la majeure partie du site est actuellement occupée par un site d’extrac- tion autorisé par l’arrêté préfectoral du 3 mai 2005 et l’arrêté complémentaire du 20 novembre 2008.
Le site concerné par la demande d’extension de l’actuelle carrière est constitué de deux prairies temporaires séparées par une haie à Chêne pubescent (Quercus pubes- cens) et Érable champêtre (Acer campestre). Ces prairies sont constituées de semis à base de graminées (Fromental, Pâturin-des-prés, Dactyle aggloméré, Ivraie vraie, Fé- tuque...). Quelques dychotylédones sont à noter, telle que la Grande Marguerite, le Coquelicot, le Myositos-des-champs, le Trèfle-des-prés... Ce cortège floristique est ce- pendant peu diversifié compte-tenu du caractère artificiel de la prairie.
La haie champêtre se montre discontinue sur environ 100 mètres, et présente un ca- ractère dégradé avec une strate arbustive dominante. Aucun sujet de haute-tige remarquable n’est à identifier. Cette haie ne joue pas un rôle notable en termes de connexions biologiques, compte-tenu de son caractère isolé. De fait, celle-ci ne revêt pas un intérêt écologique majeur.
Les abords du site sont occupés par les lisière du massif forestier de Bois Blanc. On peut retrouver des habitats naturels particulièrement sensibles, telle qu’une brève séquence de pelouse calcicole mésophile, à haute valeur patrimoniale. Sa composition floristique mêle diverses graminées (Fétuque, Pimprenelle, Laîche glauque...) et plusieurs orchi- dées d’intérêt (Ophrys abeille, Orchis bouc, Orchis pyramidal...).
Cet habitat est reconnu comme d’intérêt européen par la directive du 21 mai 1992 (pe- louses sèches semi-naturelles et faciès d’embuissonnement sur calcaire, NATURA 6210). La qualité patrimoniale de cet habitat a conduit le porteur de projet à exclure ce dernier du site d’extension de la carrière, afin d’éviter tout effet d’emprise.
On retrouvera également un autre type d’habitat, à caractère pré-forestier transition- nel, qualifié d’ourlet thermophile. Ce dernier accueille des espèces assez spécifiques,381
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
A la lecture de ces différents éléments, le projet de PLU ne génère aucune probabilité d’incidence notable sur le patrimoine naturel et la trame verte et bleue. Il ne génère aucune incidence négatives sur les habitats ainsi que les espèces d’intérêt commu- nautaire recensés sur la commune.
L’enveloppe des parties actuellement urbanisées, tenant compte des nombreuses zones d’inventaire et de protection du patrimoine naturel, ne sera étendue en direc- tion des espaces appartenant au réseau Natura 2000, ni aux espaces visés par des ZNIEFF.
d’affinité supra-méditerranéenne, tel que l’Erable de Montpellier. De fait, cet habitat revêt un intérêt notable qu’il convient de bien prendre en compte.
On notera par ailleurs la présence d’une espèces floristique d’enjeu patrimonial élevé, le Nerprun des rochers (Rhamnus saxatilis), qui est un petit arbuste épineux assez ca- ractéristique des ourlets forestiers calcicoles. La valeur patrimoniale de cette espèce a conduit le porteur de projet à exclure tout effet d’emprise du site sur son aire de déve- loppement.
Au-delà de ces deux habitats patrimoniaux, le site est bordé par un massif forestier do- miné par une chênaie pubescente se présentant sous la forme d’un taillis bas. Un sec- teur fait actuellement l’objet d’une régénération forestière naturelle, suite à une coupe. Cet habitat forestier, assez répandu à l’échelle régionale, n’éveille pas de sensibilité patrimoniale majeure.
Sur le plan faunistique, on notera que le site ne révèle pas de sensibilité patrimoniale majeure. Au regard de l’absence de point d’eau naturel ou artificiel, le site ne se révèle pas favorable à l’accueil d’amphibiens. Les habitats secs caractérisant majoritairement le site et ses abords sont cependant propices aux reptiles. Trois espèces à forte sensibili- té patrimoniale mais non-rares ou menacées ont été contactées sur le site et ses abords (Lézard vert, Lézard des murailles, Couleuvre verte et jaune).
Le cortège avifaunistique identifié sur le site et ses abords apparaît globalement clas- sique et peu source d’enjeu au regard des habitats en présence. Plusieurs oiseaux syl- vicoles sont à relever (Buse variable, Fauvette à tête noire, Grive musicienne, Mésange charbonnière...) ainsi que d’autres espèces inféodées aux espaces ouverts (Pie ba- varde, Chardonneret...).
Nombre de ces espèces bénéficient d’un statut de protection national sans toutefois présenter un enjeu majeur au titre de leur rareté et/ou de leur caractère menacé. Le Moineau soulcie et le Faucon pèlerin ont cependant été identifiés comme espèces d’enjeu patrimonial particulier, sans toutefois éveiller de crainte au regard du projet.
Sur le plan mammalogique, le site accueille potentiellement les hôtes habituels du sec- teurs (Lapin de garenne, Renard roux, Chevreuil européen...). La Genette et la Pipistrelle commune sont les deux principales espèces patrimoniales qui ont été recensées sur le site. Ces espèces, dont la période d’activité est essentiellement nocturne, ont pu s’ac- commoder de la présence du site d’exploitation voisin de la zone d’extension projetée sans dérangements.
L’extension future de la carrière n’est pas de nature à perturber significativement le cy- cle de vie de ces espèces. On notera que seule la Pipistrelle commune a été contactée
parmi les chiroptères, qui rencontrent globalement des conditions peu favorables à leur développement dans le secteur. Ce dernier n’est donc pas sensible au titre des chiroptères.
De fait, le projet ne porte uniquement que sur des habitats non-patrimoniaux, dont la contribution à la biodiversité et au développement des espèces est jugée faible. In fine, le projet occasionnera la disparition de 3 hectares de prairies temporaires, et environ 100 mètres linéaires discontinus de haie bocagère.
Les probabilités d’incidences notables ont donc été fortement réduites pour atteindre un niveau acceptable au regard de la biodiversité. Le projet ne portera pas atteinte aux continuités écologiques telles que définies par le PLU, en compatibilité avec le SCOT de l’Angoumois et le SRCE Poitou-Charentes.
Au regard du réseau Natura 2000, le projet n’éveille aucune probabilité d’incidence notable sur les habitats et les espèces caractérisant les deux espaces protégés par Na- tura 2000 immédiatement en interaction avec ce dernier, à savoir la vallée de l’Échelle et le massif de Bois Blanc.
La plupart des espèces à caractère patrimonial ont été contactées en dehors du péri- mètre de projet in fine retenu. On peut envisager une fréquentation ponctuelle du site par certaines espèces patrimoniales, considérant leur mobilité élevée, leur capacité d’adaptation aux activités de carrière pré-existantes et futures, et/ou leurs habitudes nocturnes. Toutefois, ce constat n’éveille pas de probabilité d’incidence majeure du projet sur l’environnement.
Des mesures seront toutefois à mettre en œuvre afin de résorber son état artificiel au re- gard de son état originellement naturel. Ces mesures de remise en état seront dévelop- pées par le pétitionnaire du projet, de façon indépendante du PLU. Préventivement, ce dernier classera l’intégralité du site en zone « naturelle et forestière » afin d’orienter les mesures de remise en état vers une restauration naturelle du site.h U
382 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Tableau synthétique d’évaluation des incidences sur les espèces d’intérêt communautaire visées par Natura 2000
Habitats d’intérêt communautaire
représentatifs sur Garat
Échantillon d’espèces d’intérêt com-
munautaire représentatives Effets du PLU sur les espèces et habitats Mesures adoptées par le PLU Présomption
d’incidence
Habitats associés aux vallées et zones humides
Eaux avec végétation flottante - Chabot (poissons)
- Lamproie de Planer (poissons)
- Agrion de Mercure (insectes)
- Cistude d’Europe (reptiles)
- Absence d’effet structurel ou d’emprise,
dans la mesure où le PLU n’engendrera
aucune artificialisation des habitats
- Aucun effet de pollution des eaux et mi-
lieux aquatiques, dans la mesure où le
PLU formule de nombreuses exigences en
matière de traitement des eaux pluviales
et usées
- Absence d’effet fonctionnel et/ou indi-
rect, car aucune incidence relative au
dérangement particulier de la faune
- Absence d’effet induit, aucune suspicion
d’incidence liée à l’ouverture à l’urbani-
sation d’une zone située à proximité de
l’un des sites Natura 2000
- Inclusion des habitats
naturels d’intérêt com-
munautaire en secteur «
naturel remarquable »,
appartenant à la zone «
naturelle et forestière »
- Protection des boise-
ments linéaires (haies
champêtres, ripisylves)
au sein de la vallée de
l’Échelle
Absence de
probabilité
d’incidence
Prairies humides atlantiques, méga-
phorbiaies marécageuses
- Cuivré des marais (insectes)
- Agrion de Mercure (insectes)
- Loutre d’Europe (mammifères)
Aulnaies-frênaies des fleuves mé-
dio-européens
- Loutre d’Europe (mammifères)
- Vison d’Europe (Mammifères)
- Lucane cerf-volant (insectes)
Habitats associés aux milieux secs (coteaux calcaires et plateau)
Chênaie blanche occidentale - Grand Rhinolophe (mammifères) - Faucon pèlerin (oiseaux)
- Absence d’effet structurel ou d’emprise,
dans la mesure où le PLU n’engendrera
aucune artificialisation des habitats
- Absence d’effet fonctionnel et/ou indi-
rect, car aucune incidence relative au
dérangement particulier de la faune
- Absence d’effet induit, aucune suspicion
d’incidence liée à l’ouverture à l’urbani-
sation d’une zone située à proximité de
l’un des sites Natura 2000
- Inclusion des habitats
naturels d’intérêt com-
munautaire en secteur «
naturel remarquable »,
appartenant à la zone «
naturelle et forestière »
- Protection des boise-
ments en « espaces boi-
sés classés »
Absence de
probabilité
d’incidence
Pelouses calcaires sub-atlantiques - Azuré de la sanguisorbe (insectes) - Lézard vert (reptiles)
Ourlets thermophiles, fruticées à Ge-
névrier commun
- Engoulevent d’Europe (oiseaux)
- Lézard vert (reptiles)
- Couleuvre verte et jaune (Reptiles)
Synthèse de l’analyse ÎLe PLU adopte les dispositions réglementaires garantissant la sauvegarde des espèces et des habitats383
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PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
7.2.3 Analyse des probabilités d’incidences du PLU sur le
patrimoine paysager et bâti
Le contexte sensibles des vallées humides du sud-Angoumois
Le paysage constitue une thématique de grand intérêt pour l’évaluation environne- mentale du PLU. A l’appui de l’analyse de l’état initial de l’environnement, le projet de PLU s’est engagé dès le départ dans une volonté de protection des paysages remar- quables de la commune, marqués par la présence des deux grandes vallées humides de l’Échelle et de l’Anguienne.
Les paysages vallonnés et boisés caractéristiques de la commune ont ainsi fait l’objet de mesures de protection et de mise en valeur au préalable de toute volonté d’exten- sion des espaces urbanisés de la commune.
L’approche paysagère du PLU
La délimitation des zones vouées à l’urbanisation a reposé essentiellement sur une pré- somption des incidences des futures constructions sur les paysages, et de leur capaci- té à s’insérer correctement dans leur environnement. Dès les prémisses de l’élabora- tion du projet, le PLU a exclu un certain nombre de sites de l’enveloppe constructible compte-tenu de leur incompatibilité manifeste avec l’environnement de la commune.
Afin de sceller ce principe, le PADD insiste sur la nécessité de préserver l’équilibre des grands paysages de la commune, de lutter contre l’étalement urbain diffus et de pré- server de grandes perspectives sur les vallées humides.
Le PADD établit de nombreux principes, dont la proscription des extensions linéaires de l’urbanisation le long des voies et des entrées de bourg, la préservation des coupures naturelles et agricoles, la protection des haies et des espaces boisés, ainsi que la mise en valeur des abords de la RD 939 en tant que voie principale de la commune.
L’approche paysagère du PLU s’est également traduite par un soin particulier ap- porté aux Orientations d’Aménagement et de Programmation, dont l’objectif est de contraindre les aménageurs et porteurs de projets à réaliser des aménagements de qualité sur le plan paysager.
Les mesures adoptées par le PLU en faveur du paysage
Limiter l’artificialisation des paysages par l’urbanisation
La principale présomption d’incidence notable pouvant être engendrée par le projet de PLU sur les paysages tient à l’effet d’emprise et d’artificialisation des perspectives généré par un développement de l’urbanisation inconsidéré. En effet, la forte poussée d’urbanisation qui a été à l’œuvre sur la commune depuis ces dernières années a contribué à une profonde et durable artificialisation des paysages.
L’exigence de protection des paysages, ainsi que des espaces agricoles et naturels, ont donc naturellement conduit le PLU à adopter rapidement des mesures visant à éviter et réduire toute probabilité d’incidence sur les paysages. Le projet limite ainsi son effet d’emprise à la construction de 140 logements à l’horizon des dix prochaines années, soit un rythme de construction de 14 logements/an. Pour rappel, le rythme de la construction durant les années 2000 a été d’environ 19 logements/an pour une taille moyenne de parcelle de plus de 1800m².
Cette enveloppe a été déterminée au vu de la progression démographique de ces dix dernières années, et selon le rythme d’artificialisation des sols observé sur cette pé- riode en compatibilité avec le SCOT de l’Angoumois. Elle repose sur la volonté d’une densification de l’habitat sur la commune pour les années à venir. Ainsi, une densité moyenne de 10 logements/hectare (VRD inclus) sera l’objectif à atteindre au travers du futur PLU.
Cette valeur de densité permet au PLU d’argumenter une volonté forte de modération des surfaces ouvertes à l’urbanisation. Ainsi, l’enveloppe foncière constructible néces- saire à la construction de 140 nouveaux logements à l’horizon des dix prochaines an- nées est fixée à un plafond de 14 hectares et celle pour le développement écono- mique à 7.2 ha (via l’extension de la zone de la Penotte). Les terrains de la zone des Chaumes peuvent être considéré comme des friches en attente qui ont d’ores et déjà perdu leur vocation naturelle, agricole ou forestière.
Ces prévisions permettent au PLU de justifier une division par plus de deux de la consommation des sols par l’urbanisation au regard des dix dernières années et s’ins- crit ainsi dans la poursuite des objectifs du SCoT. Pour rappel, près de 45 hectares ont été artificialisé entre 2006 et 2015, soit un rythme annualisé de 4.5 hectares environ, contre un rythme projeté de 2 hectares par le nouveau PLU. Ces orientations portées par le PADD visent à réinscrire le développement communal dans le respect de ses capacités d’accueil réelles, au vu des qualités de son environnement rural.h U
384 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
La protection des paysages fondant l’identité de Garat
Conformément aux principes de son PADD, le projet de PLU applique un certain nombre de dispositions réglementaires visant à inscrire le développement communal dans un plus grand respect de l’environnement et du cadre de vie rural de Garat.
- Le PLU sanctuarise les espaces agricoles semi-ouverts du plateau, par la délimi- tation de grandes zones « agricoles » recouvrant la quasi-intégralité des parcelles agricoles faisant l’objet d’un recensement par le Registre Parcellaire Graphique (établi au titre de la Politique Agricole Commune). Le PLU protège réellement les paysages agricoles par rapport à l’ancien POS, dont les dispositions ont encoura- gé une forte érosion des surfaces agricoles sur la commune.
- Le PLU établit deux secteurs « agricoles protégés » autour du bourg afin que les perspectives majeures sur ce dernier soient durablement préservées. Ce secteur limite drastiquement les possibilités de construire sur des motivations de protection du paysage, y compris à destination des activités agricoles. Ce secteur « agricole protégé » tient toutefois compte de l’existence de deux exploitations agricoles, demeurant en zone « agricole » classique, mais leur développement est circonscrit dans un espace bien déterminé.
- De grandes zones « naturelles et forestières » sont établies sur les vallées de l’An- guienne et de l’Échelle afin de protéger durablement leur intégrité visuelle. Le PLU contribue également à protéger des espaces de « coupure » entre les différents espaces urbanisés le long de la RD 939, notamment entre « Sainte-Catherine » et « La Penotte ». Une seconde coupure naturelle est instaurée entre « Sainte-Cathe- rine » et « Les Chaumes de Chaix ».Le PLU contribue ainsi à protéger les abords de la RD 939 de l’urbanisation diffuse, et vise à ne pas aggraver le phénomène d’artificialisation des paysages le long de cette axe d’entrée d’agglomération.
- Les nouvelles zones « à urbaniser » sont intégrées au mieux dans l’enveloppe des parties actuellement urbanisées, notamment à « Sainte-Catherine » et « Le Ca- barot ». Le PLU ne définit qu’une seule zone d’extension de l’urbanisation dans le prolongement de « La Combe Joyeuse » (« Sainte-Catherine »). Le site en question, traversé par une voie nouvellement aménagée, se localise déjà dans un contexte urbanisé et ne menace aucune perspective majeure sur les paysages.
Par ailleurs, le PLU fait le choix d’adopter plusieurs mesures réglementaires complé- mentaires qui participeront à la sauvegarde du patrimoine architectural et culturel de Garat. Ces mesures visent ainsi à annuler toute présomption d’incidence notable du PLU sur l’identité paysagère de la commune.
- Les éléments relevant du patrimoine architectural vernaculaire (Moulins, lavoirs, lo- gis, château…) sont protégés via un inventaire non exhaustif mais qui contient 50 éléments, au titre de l’article L123-1-5,III,2° Code de l’Urbanisme. Le PLU apporte ainsi une pleine reconnaissance à ces éléments participant à la richesse culturelle de Garat et dispose de mesures de conservation (cf pièce n°4.3 du dossier de PLU).
- En zone « urbaine », le PLU détermine des prescriptions architecturales de nature à garantir le respect des caractéristiques architecturales du bâti ancien d’inspiration traditionnelle au travers du réglement de la zone UA plus contraignant que celui de la zone UB et AU. Le PLU prévient ainsi d’éventuelles évolutions néfastes et altéra- tions de l’identité de l’habitat ancien contribuant à l’identité de la commune.
- Enfin, le PLU vise à protéger strictement les espaces boisés de la commune par le classement de leur plus grande partie en « espaces boisés classés » au titre du Code de l’Urbanisme.385
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PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
7.2.3 Analyse des incidences du PLU sur le climat, les
pollutions et les nuisances
Les incidences du PLU sur le changement climatique
La question de la gestion des ressources énergétiques a fait son entrée dans le champ de la planification urbaine au travers des lois du 3 août 2009 et du 12 juillet 2010. Le PLU doit ainsi contribuer à une gestion plus économie des énergies, en lien avec la lutte contre le réchauffement climatique.
Prévenir les incidences du PLU sur les déplacements
Le scénario d’évolution démographique retenu dans le cadre du PLU poursuit un ob- jectif d’accueil de 140 nouveaux ménages à l’horizon des dix prochaines années. Ce sont ainsi 14 ménages supplémentaires qui seront accueillis en moyenne chaque an- née, générant une augmentation globale du parc et du trafic automobile sur la com- mune.
Afin de lutter contre cette hausse attendue des déplacements automobiles et des émissions de gaz à effet de serre qui en découlent, le PLU incite au développement des transports en commun, et fait le choix de conforter l’urbanisation dans les princi- paux pôles urbanisés de la commune. Dans cette logique, le pôle de « Sainte-Cathe- rine », desservi directement par la RD 939 en tant que radiale d’agglomération, est retenu comme un espace de développement prioritaire par le PLU.
Enfin, le projet participe à développer un réseau de cheminements doux plus dense via les futurs aménagements en zone AU et de nouveaux emplacements réservés. Il relaie également les initiatives de la commune qui envisage de requalifier la traverse de Sainte-Catherine en vue d’y sécuriser davantage la circulation piétonne.
Prévenir les incidences du PLU sur l’accroissement de la demande énergétique
A la lecture de l’analyse de l’état initial de l’environnement, le parc de logements de la commune est composé de 19,3 % de logements construits avant 1946 (parc ancien), 47,2 % de logements construits entre 1946 et 1991, et 33,6 % de logements construits après 1991. Le parc de logements de la commune, majoritairement récent, est donc globalement peu énergivore. Cependant, on rappellera que le PLU va gé- nérer une augmentation significative de la population à l’horizon des dix prochaines années sur la commune.
La construction de 140 nouveaux logements engendrera une hausse des besoins éner-
gétiques (chauffage, eau chaude sanitaire, fonctionnement électrique…), générant donc une probable hausse des rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Le PLU entend donc anticiper cette hausse de la demande énergétique en œuvrant pour la rationalisation de la consommation énergétique, en mettant l’accent sur la nécessaire évolution de l’habitat et des formes urbaines. A cet effet, le règlement du PLU encou- ragera les constructions mettant en œuvre des objectifs de basse consommation ainsi que l’installation d’équipements utilisant et/ou produisant des énergies renouvelables. Par le biais de son règlement (qui n’entrave pas) et des Orientations d’Aménagement et de Programmation, le PLU encouragera le développement de l’habitat dit « biocli- matique ». Les mesures réglementaires en matière de compacité de l’habitat au sein des nouveaux projets d’aménagement visera également à favoriser la réduction des pertes d’énergies. De même, les aménageurs seront incités à rechercher une meilleure implantation des bâtiments d’habitation (topographie, orientation éolienne et solaire…) afin d’encourager la réduction de la consommation énergétique.
Difficilement quantifiables, les effets de ces mesures doivent cependant permettre au PLU de s’inscrire dans une logique de réduction des incidences de l’accroissement du parc de logements sur la demande énergétique.
Les incidences du PLU sur la lutte contre les pollutions et nuisances
Le projet de PLU tient compte de la nécessité de garantir l’absence de probabilités d’in- cidences de ses dispositions au regard des pollutions et nuisances sur l’environnement. L’analyse de l’état initial de l’environnement a démontré que le territoire n’était pas af- fecté significativement par des phénomènes de pollution et/ou de nuisances, qu’elles soient sonores, atmosphériques ou aquatiques.
Cependant, le développement de l’urbanisation qui sera encouragé à l’avenir par le PLU peut générer des probabilités d’incidences, qu’il convient d’éviter par l’adoption de certaines dispositions réglementaires. On rappellera notamment que le règlement du PLU soumettra tout projet d’aménagement à l’adoption de mesures visant à proté- ger les milieux récepteurs de toute pollution générée par le ruissellement pluvial.
Par ailleurs, le PADD du PLU insiste sur la nécessité de prévenir les conflits d’usage po- tentiels entre activités économiques et habitat résidentiel. A cet effet, le PLU met en pratique le principe de réciprocité prévu à l’article L111-3 du Code Rural et de la Pêche Maritime en classant les activités agricoles en zone « agricole », et en préservant celles- ci de toute extension des zones constructibles à vocation autre qu’agricole.
Le projet prévoit également des zones « urbaines » à vocation économiques dédiées au développement des activités qui pourraient générer des nuisances vis-à-vis des ha- bitants (passage de véhicules, bruit...). Le règlement de ce type de zone limite donc fortement le développement résidentiel afin de ne pas encourager de conflits d’usage.h U
386 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
7.3 LES INCIDENCES DES ORIENTATIONS DU PLU SUR L’ENVIRONNEMENT
THÈMES OBJECTIFS DU PADD ANALYSE DES PROBABILITÉS D’INCIDENCES NOTABLES INCIDENCE -/O/+
1. Préserver l’identité rurale du territoire
1.1. Assurer la préservation et
la remise en état des conti-
nuités écologiques
- Le PADD traduit les objectifs du PLU en matière de préservation et de remise en état des continuités écologiques, dans le cadre d’un contexte local particulièrement sensible, marqué par une forte pression à l’urbanisation. Le PADD affiche donc la volonté municipale de protéger strictement les vallées et vallons humides associés à l’An- guienne et l’Échelle des effets de l’urbanisation.
- Le PADD vise également à protéger les pelouses calcaires ainsi que les boisements. Cette orientation se traduira réglementairement par la délimitation de plusieurs « espaces boisés classés ». De même, le PLU protégera les haies et les boisements rivulaires.
- Le PADD vise par ailleurs à garantir la bonne gestion de la ressource en eau, et vise notamment à protéger les milieux récepteurs des incidences potentielles de nouveaux ruissellement pluviaux. Le PADD confirme par ailleurs la volonté municipale de rénover et augmenter la capacité de la station d’épuration du bourg en partenariat avec la Communauté de Communes de la vallée de l’Échelle. Ces dispositions sont de nature à éviter toute probabilité d’incidence notable du PLU sur l’environnement.
- Au-delà de son aspect réglementaire, le PLU vise à promouvoir la remise en état des habitats naturels en relayant notamment les actions des gestionnaires des DOCOB NATURA 2000.
+
1.2. Maintenir les grands équi-
libres paysagers
- Le PADD rappelle que la commune bénéficie d’une grande richesse de ses paysages, que le PLU doit protéger au mieux. Ce dernier doit ainsi mettre fin à l’extension linéaire de l’urbanisation le long des voies de commu- nication et des entrées de bourg en privilégiant la densification des parties déjà urbanisées, et en définissant clairement leurs limites.
- Le PADD vise également à préserver les coupures d’urbanisation qui structurent le territoire (espaces boisés, val- lons...), notamment sur l’axe de la RD 939. Cette orientation se traduit par des zones à caractère inconstructible dans les documents graphiques du PLU.
- Dans le même esprit, le PADD vise à préserver les ouvertures paysagères au sein du plateau agricole, et affiche pour volonté de tenir compte des grandes perspectives paysagères. Ces orientations sont de nature à protéger durablement les paysages d’une urbanisation insuffisamment maîtrisée, au bénéfice de l’environnement.
+
1.3. Promouvoir l’entretien du
petit patrimoine et le res-
pect de l’architecture lo-
cale
- Le PADD vise à protéger, et au-delà, valoriser le « petit » patrimoine local, via un inventaire précis accompagné de prescriptions visant à assurer leur conservation. De même, le PADD souhaite préserver les constructions d’in- térêt architectural. Ces orientations seront traduites concrètement dans le règlement du PLU, et participeront à la protection de l’environnement.
- Par ailleurs, le PADD affiche pour volonté de respecter les caractéristiques urbaines de l’habitat ancien, notam- ment par le biais d’un règlement qui sera adapté aux formes urbaines. Il vise enfin à promouvoir la découverte du patrimoine par le biais des cheminements de randonnée.
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PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
THÈMES OBJECTIFS DU PADD ANALYSE DES PROBABILITÉS D’INCIDENCES NOTABLES INCIDENCE -/O/+
1.4. Ne pas négliger la « nature
ordinaire » et la « nature en
ville »
- Le PADD souhaite concourir à la protection de la nature en ville par le biais de la préservation de certains parcs et jardins d’agrément de caractère. Cette orientation sera directement relayée par le règlement du PLU. De même, ce dernier concourra à la protection des arbres jugés remarquables.
- Par ailleurs, le PADD vise à promouvoir la nature « en ville », notamment par le biais des Orientations d’Aménage- ment et de Programmation. Celles-ci imposeront, au sein des futures opérations d’aménagement, de espaces verts qui auront vocation à assurer une bonne insertion du projet à son environnement.
- Le PADD incite les aménageurs à contribuer au développement de la biodiversité, qu’il convient de mettre en œuvre parallèlement à la gestion des eaux pluviales. Ces mesures sont de nature à relayer les effets réglemen- taires du PLU en matière de protection des espaces contributeurs en biodiversité sur la commune.
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388 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
THÈMES OBJECTIFS DU PADD ANALYSE DES PROBABILITÉS D’INCIDENCES NOTABLES INCIDENCE -/O/+
2. Organiser le développement résidentiel
2.1. Poursuivre une politique de
croissance démographique
raisonnée
- Le PADD s’inscrit résolument dans une volonté de maîtrise de l’accroissement démographique, au regard des décennies précédentes où la commune a connu une forte expansion de sa population au détriment des équi- libres ruraux originels du territoire. Le PADD souligne également la volonté du PLU de ne pas aggraver l’éclate- ment de l’urbanisation constaté sur la commune, au détriment de son fonctionnement quotidien.
- Le PADD propose donc un taux de croissance modéré, inscrivant la commune dans un rythme d’évolution de la population stabilisé et maîtrisé, dans le respect de ses capacités d’accueil. Dans cet esprit, le PADD ambitionne d’accueillir 350 nouveaux habitants à l’horizon des dix prochaines années, pour environ 150 logements.
- Cette politique démographique doit s’inscrire dans une volonté de renouvellement générationnel, au bénéfice de l’équilibre social de la commune.
o
2.2. Modérer la consommation
d’espace et lutter contre
l’étalement urbain dans la
poursuite des objectifs du
SCOT de l’Angoumois
- Afin de rendre acceptable ses ambitions démographiques sur le plan environnemental, le PADD s’inscrit résolu- ment en compatibilité avec les objectifs du SCOT de l’Angoumois, qui détermine une exigence de 10 logements/ hectare pour les futures opérations d’aménagement.
- Cette volonté de densification participera directement à la forte diminution de l’enveloppe des espaces urba- nisables du PLU par rapport au précédent POS. Cette enveloppe sera par ailleurs répartie dans l’urbain existant. Par ailleurs, l’objectif de production de 150 logements à dix ans est pondéré par un objectif de reconquête d’une dizaine de logements vacants.
- In fine, le PLU projette de consommer environ 14 hectares de surfaces non-urbanisées, mais il se focalise sur les parties actuellement urbanisées et le réinvestissement. Les extensions découlent de projet en cours (PC et DP accordés en 2015).
o
2.3. Consacrer une centralité «
bipolaire » : le bourg de Ga-
rat et Sainte-Catherine
- Le PADD reconnaît l’existence d’une armature urbaine multipolaire, qui constitue l’identité historique de Garat ainsi que sa particularité dans le sud-Angoumois. Le PADD entend hiérarchiser le développement de l’urbani- sation en mettant l’accent sur le confortement des deux principaux pôles de cette armature, soit le bourg et « Sainte-Catherine ».
- Ces pôles sont désignés comme prioritaires pour l’urbanisation, dans une logique de hiérarchisation du déve- loppement communal. Cette orientation majeure permet ainsi au PLU de lutter fermement contre l’urbanisation diffuse au sein des espaces non-polarisants ( petits hameaux, extensions pavillonnaires non-structurées par des espaces communs...). De fait, le projet de PLU s’avère cohérent avec la sauvegarde de l’environnement com- munal, et rend acceptable le rythme de 14 logements/an affiché au PADD.
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PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
THÈMES OBJECTIFS DU PADD ANALYSE DES PROBABILITÉS D’INCIDENCES NOTABLES INCIDENCE -/O/+
3. Promouvoir le cadre de vie
3.1. Conserver voire dévelop-
per le niveau de l’offre en
équipements et services
- Le PADD vise à conforter l’offre en équipements de la commune. Il met l’accent sur le développement des sec- teurs les mieux desservis en termes d’équipements et de services d’intérêt collectif. Cette orientation de projet est de nature à contribuer à l’effort de « recentrage » de l’urbanisation opéré par le PLU sur les pôles du bourg et de Sainte-Catherine, au bénéfice de la protection des surfaces agricoles et naturelles.
o
3.2. Soutenir le développement
des communications nu-
mériques
- Le PADD vise à la poursuite de l’amélioration de la desserte du territoire par le très haut débit. Cette orientation ne génère pas d’interaction significative avec les enjeux et problématiques environnementales. o
3.3. Sécuriser les déplacements
et privilégier les alternatives
au « tout automobile »
- Le PADD se pose en relais des volontés municipales en matière d’amélioration des déplacements, et de mise en œuvre de solutions alternatives au « tout automobile » afin de limiter l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre.
- Le PADD poursuit notamment une logique de sécurisation de l’entrée du bourg depuis Sainte-Catherine. Il aspire également à un travail mutuel entre la municipalité et le Conseil Départemental de Charente pour la mise en sécurité de certains carrefours dangereux.
- Le PADD vise également à créer de nouvelles liaisons douces sur la commune, notamment au sein des futures opérations d’aménagement, au bénéfice de la réduction des déplacements motorisés.
+
3.4. Relever le défi énergétique
et lutter contre les pollu-
tions
- Le PADD reconnaît que les pratiques d’aménagement doivent évoluer au regard de l’enjeu majeur d’économie des ressources énergétiques. A cet effet, le PLU incitera les aménageurs et porteurs de projet à développer des initiatives en matière d’habitat « bioclimatique ».
- Par ailleurs, le PADD affirme que le règlement du PLU veillera à ne pas compromettre la réalisation de dispositifs de production d’énergies renouvelables dans le cadre des projets d’aménagement d’habitat, d’équipements et d’activités économiques.
+
3.5. Intégrer le facteur risque
ainsi que les pollutions et les
nuisances
- Le PADD rappelle que le territoire de Garat est exposé à certains risques majeurs, tel que le risque d’inondation de l’Anguienne et de l’Échelle, ou encore le risque de feu de forêt. Le PADD affiche donc sa volonté de prise en compte des risques majeurs dans le cadre des choix d’urbanisation. Le PLU devra notamment bien prendre en compte les présomptions de risques vis-à-vis de l’existence d’anciennes carrières souterraines.
- Le PADD affirme également le rôle du PLU dans la préservation des zones d’expansion de crue, dans une logique de protection des biens et des personnes vis-à-vis du risque d’inondation.
- En matière de pollutions et de nuisances, le PADD affirme la vocation du PLU à protéger les abords de la RD 939 de toute urbanisation diffuse, au titre de la préservation des personnes vis-à-vis des pollutions et nuisances géné- rées par cette infrastructure. Ces différentes orientations permettent ainsi au PADD de défendre sa volonté de préservation du cadre de vie.
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390 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
En conclusion, le Projet d’Aménagement et de Développement Durables ne génère aucune probabilité l’incidence notable sur l’environnement. Au contraire, le PADD adopte des mesures visant à faire du PLU un outil de protection et de mise en valeur de l’environnement communal. Les orientations portées par le PADD visent ainsi à concilier développement urbain et préservation du cadre de vie.
THÈMES OBJECTIFS DU PADD ANALYSE DES PROBABILITÉS D’INCIDENCES NOTABLES INCIDENCE -/O/+
4. Soutenir le développement économique local
4.1. Soutenir l’activité agri-
cole et forestière ainsi
que la valorisation des
ressources du sous-sol
- Le PADD rappelle que la commune dispose de ressources naturelles importantes, sur le plan agronomique, fores- tier et géologique. Le PADD affirme donc sa volonté de protéger ces ressources vis-à-vis de l’étalement urbain, et de développer leur exploitation sur la commune.
- Dans le détail, le PADD affirme la vocation du PLU à soutenir les activités agricoles, par des mesures réglemen- taires visant à assurer une plus ample prévention des conflits d’usage et d’occupation du sol. Les habitations seront ainsi tenues à distance des exploitations agricoles, et inversement.
- Le PADD affirme également la vocation du PLU à ne pas entraver l’exploitation des ressources du sous-sol, dès lors que celle-ci s’inscrit dans le respect de l’environnement et dans les cadres légaux et réglementaires existants. Le PADD souligne par ailleurs la volonté du PLU à protéger la ressource sylvicole tout en permettant son exploitation.
o
4.2. Privilégier l’accueil de
nouvelles entreprises
dans la zone d’activité
de la Penotte et dans la
zone des Chaumes
- En matière économique, le PADD reconnaît l’existence de deux pôles d’activités, dits « La Penotte » et « Les Chaumes ». Ces polarités économiques seront confortées par le PLU au titre de son ambition de développer l’économie et l’emploi, en compatibilité avec le SCOT de l’Angoumois.
- Le PLU prévoit ainsi la mobilisation de 7,2 hectares de foncier à des fins d’extension de la zone d’activités de « La Penotte », tandis que la zone d’activités des « Chaumes » dispose de 3.9 hectares de foncier disponible. On pré- cisera que cette consommation d’espace attendue (11.1 hectares) ne générera pas de probabilité d’incidence notable sur la biodiversité et les paysages.
+
4.3. Conforter l’offre com-
merciale et de services
sur les centralités
- Par le biais du PADD, la municipalité entend conforter le potentiel commercial du village de « Sainte-Catherine », compte-tenu de sa situation particulière, notamment par l’amélioration de l’espace public.
- Conformément aux attentes de la municipalité, le PADD encouragera également l’installation de services et commerces dans d’autres secteurs de la commune, notamment le bourg. Ces dispositions n’interagissent pas significativement avec les enjeux et problématiques environnementales.
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PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
7.4 ANALYSE PAR SITE DES INCIDENCES DU PLU SUR L’ENVIRONNEMENT
7.4.1 Incidences des zones A et N sur l’environnement
La protection des milieux naturels les plus sensibles en zone N
Le projet de PLU présente pour principal intérêt la protection des sites les plus sensibles de la commune identifiés par l’analyse de l’état initial de l’environnement.
A cette fin, les zones « naturelles et forestières » recouvrent la plus grande partie de la commune soit 56 % de la surface de Garat. Ces zones concourent à la protection des espaces visés par le réseau Natura 2000 ainsi que plusieurs ZNIEFF, dont la vallée de l’Anguienne et ses coteaux boisés, la vallée de l’Échelle et ses coteaux, le massif forestier de Bois Blanc et le secteur landicole des Brandes de Soyaux.
Sont également inclus en zone « naturelle et forestière » de nombreux espaces boisés et naturels situés en surplomb des vallées de l’Anguienne et de l’Échelle (« Bois de Sainte-Catherine », coteaux boisés de « Bragette », boisements des « Grandes Tuileries », combe des « Fontenelles », vallon humide de la fontaine de Rochefoubert...).
En définitive, le PLU participe directement à la protection des paysages et des es- paces contribuant au développement de la biodiversité par ce réseau de zones « naturelles et forestières », recréant une trame verte et bleue locale. Le règlement du PLU garantit ainsi une lutte ferme contre l’érosion des surfaces agricoles et naturelles. Il permet également de préserver durablement les biens et les personnes vis-à-vis des risques naturels majeurs, tel que le risque d’inondation localisé dans les vallées.
La protection de la sous-trame des milieux forestiers et bocagers
Le projet de PLU affiche pour objectif la préservation de la trame boisée communale, formée de massifs, d’îlots boisés et de haies parcourant l’intégralité du territoire. Les principales emprises boisées sont ainsi identifiées au sein des documents graphiques comme « espaces boisés classés » au titre du Code de l’Urbanisme. Les EBC recouvrent 390 hectares, soit environ 53 % de la couverture forestière de Garat.
Cependant, on rappellera que conformément à l’arrêté préfectoral du 2 février 2005, le défrichement des surfaces boisées de plus de 1 hectare nécessite une autorisation de la part de l’administration.
Par le biais d’un classement des boisements de la commune en « espaces boisés clas- sés », le PLU choisit de restreindre fortement cette possibilité de défrichement sur Garat au vu de la sensibilité de l’environnement communal et des fortes pressions périur- baines qui caractérisent ce secteur.
Quant-aux haies, celles-ci sont recensées par le règlement du PLU comme éléments de patrimoine à protéger au sens du Code de l’Urbanisme. Ce principe réglementaire sou- met toute intervention de type arrachage et dessouchage à une autorisation auprès de la municipalité.
Par ces dispositions, le projet de PLU s’inscrit ainsi dans la poursuite des objectifs du légis- lateur en matière de protection des corridors écologiques, et en matière de protection des bassins versants.
La protection des surfaces agricoles
Les surfaces agricoles ont été classées en zone « agricole » afin que le PLU contribue à assurer leur pérennité. En effet, le règlement associé aux zones « agricoles » encadre strictement l’urbanisation à l’exception notamment des installations liées aux activités agricoles. Les zones « agricoles » ont été définies selon l’occupation des sols observée entre 2011 et 2014, et selon le Registre Parcellaire Graphique.
La zone agricole comprend par ailleurs un secteur agricole « protégé », contribuant à la protection des vues emblématiques sur le bourg et son église depuis l’espace agri- cole. Ce secteur a pour but de protéger davantage l’espace agricole en interdisant toute forme de construction et de mitage, y compris à des fins agricoles. En résulte une protection particulièrement forte du potentiel agronomique des surfaces agricoles ceinturant le bourg.h U
392 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
7.4.2 Incidences des zones U et AU sur l’environnement
Les zones dites « urbaines »
Le règlement du projet de PLU et ses documents graphiques ont défini plusieurs types de zones « urbaines », bien desservies admettant immédiatement des constructions :
- La zone UA, correspondant aux parties anciennes de l’espace d’agglomération (bourg de Garat, village de « Sainte-Catherine », hameaux anciens...) ;
- La zone UB, correspondant au tissu pavillonnaire contemporain du bourg, de « Sainte-Catherine » et des autres parties urbanisées ;
- La zone UE, correspondant aux équipements publics et services d’intérêt collectif ;
- La zone UX, correspondant aux deux zone d’activités économiques de « La Penotte » et des « Chaumes », à vocation de développement économique, ainsi que le sec- teur UXc dédié au développement commercial de « Saintes-Catherine ».
Parmi les grandes orientations retenues pour la délimitation des zones « urbaines », le projet de PLU défend une lutte ferme contre l’étalement urbain hors des parties actuel- lement urbanisées de la commune. Ainsi, les zones UA, UB et leurs secteurs recouvrent essentiellement les parties agglomérées du bourg de Garat, de « Sainte-Catherine » et leurs différents hameaux satellites.
Les surfaces mobilisables pour la densification du tissu urbain existant en zones UA, UB et leurs secteurs sont estimées à 10.3 hectares, représentant environ 95 logements. Bien qu’importantes, ces capacités de développement de l’habitat ne suscitent pas de pro- babilités d’incidences fortes sur l’environnement. En effet, les surfaces potentiellement mobilisables pour la construction s’intègrent à différents contextes à caractère urbain, d’ores et déjà pour partie artificialisés, dénués de sensibilités naturelles et/ou paysa- gères.
Aucun effet d’emprise n’est à attendre sur la densification de l’habitat dans l’enve- loppe des zones « urbaines » et leurs secteurs. En matière de gestion des eaux pluviales, on rappellera que le règlement du PLU contraindra les futurs projets de construction à une gestion des eaux sur le terrain d’assiette du projet, avec interdiction de rejet dans les fonds inférieurs et encourage vivement au recours à des ouvrages d’infiltration à ciel ouvert...
De même, toute nouvelle construction devra être raccordée au réseau d’assainisse-
ment collectif s’il existe, dont la capacité de traitement sera prochainement adap- tée par le gestionnaire. Actuellement la communauté de Communes est ainsi en cous de négociation avec la future agglomération du Grand Angoulême qui devrait prendre la compétence assainissement au 1er janvier 2017. Ces derniers réfléchissent déjà aux différentes alternatives qui se présentent pour le territoire communal c’est à dire l’extension, la création d’une STEP ou le raccordement à l’écopôle du Grand Angoulême.
On précisera que les zones « urbaines » incluent deux zones à vocation économique destinées à l’accueil d’entreprises de type commercial et/ou artisanal, peu ou non-compatibles avec l’habitat résidentiel.
Seule la zone d’activités des « Chaumes » se voit attribuer un développement potentiel par l’intermédiaire d’une zone UX, estimé à 3.9 hectares. Par souci d’exhaustivité, la présente évaluation environnementale abordera les prévisions d’incidences notables de cette zone sur l’environnement dans les pages suivantes même s’il s’agit d’une zone ancienne d’ores et déjà viabilisée.
Les zones dites « à urbaniser »
Les zones « à urbaniser » correspondent à des espaces non-urbanisés, situés au sein ou en contact des espaces agglomérés de Garat. Deux zones « à urbaniser » ont été défi- nies par le PLU en traduction des objectifs du PADD exprimés en matière de croissance du parc de logements et de la population communale.
On rappellera que conformément au Code de l’Urbanisme, l’ouverture à l’urbanisa- tion au sein des zones « à urbaniser » est conditionnée par la mise en œuvre d’opéra- tions d’aménagement d’ensemble (dans le cadre de permis d’aménager).
Ces zones « à urbaniser » doivent se plier aux Orientations d’Aménagement et de Pro- grammation, opposables aux aménageurs. Celles-ci comprennent des dispositions visant à éviter, réduire et/ou compenser les probabilités d’incidences du PLU sur l’en- vironnement sur différents aspects (intégration paysagère, gestion des eaux pluviales, assainissement, principes d’un habitat « bioclimatique »…).
On précisera que le PLU prévoit également une zone « à urbaniser » voué au dévelop- pement de l’actuelle zone d’activités de « La Penotte », établie en compatibilité avec les objectifs du SCOT de l’Angoumois. L’aménagement de cette zone est également soumis au respect d’une Orientation d’Aménagement et de Programmation garantis- sant un certain nombre de dispositions favorables à l’environnement.
On soulignera que le projet initial prévoyait d’autres zones AU notamment une zone 2AU qui n’ont pas été maintenues suite à l’évaluation ou par choix de programmation.393
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
« Sainte-Catherine » - Analyse des enjeux
Objet et surface : projet d’habitat localisé dans « Sainte-Catherine », sur 2 hectares
Périmètre d’étude Nature des enjeux environnementaux et urbains Échelle d’enjeu
0 200 m
Surface agricole cultivée
Surface en prairie agricole
Surfaces semi-artificielles d’agrément
attenantes à des constructions
Surfaces artificielles (bâties)
Fonctionne-
ment naturel
- Site constitué de 0,7 hectares de surfaces agricoles culti-
vées, 0,7 hectares de surfaces d’agrément attenantes à
des constructions (jardins), 0,4 hectare de prairie agricole,
et 0,2 hectares de surfaces artificialisées (bâti)
- Aucune présomption de sols pollués, site présentant un bon
état général
- Présence de deux sous-bassins versants avec une ligne
générale de séparation des eaux entre l’Échelle et l’An-
guienne située au niveau du « Vieux Sainte-Catherine »
- Le site ne remplit aucune fonction de réservoir et/ou de cor-
ridor écologique, et ne joue pas de rôle majeur au regard
des déplacements faunistiques
1
Patrimoine
paysager
- Le site est localisé dans un contexte urbain dominant qui ad-
mettra facilement de nouvelles constructions, dès lors que
le règlement du PLU garantira leur intégration aux formes
architecturales et urbaines existantes
- Absence d’édifice d’intérêt architectural sur ou au contact
du site, mais le PLU devra toutefois tenir compte de la quali-
té du bâti ancien du « Vieux Sainte-Catherine »
1
Fonctionne-
ment urbain
- Site inséré dans l’espace d’agglomération de Sainte-Ca-
therine, desservi idéalement par la RD 939 et profitant des
activités du village
- Absence d’activités et/ou installations susceptibles de gé-
nérer des conflits d’usage, de voisinage et/ou des présomp-
tions de pollutions et nuisances sur le cadre de vie
- Le site n’est pas desservi par le réseau d’assainissement col-
lectif, mais il dispose cependant d’un réseau de défense
contre l’incendie
1
Î L’aménagement du site ne suscite aucun enjeu environnemental majeur, et est es- sentiellement concerné par des enjeux urbains ; le PLU devra toutefois garantir une intégration cohérente des futures constructions dans le contexte du village ancien de Sainte-Catherineh U
394 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
« Sainte-Catherine » - Analyse des incidences probables
Objet et surface : projet d’habitat localisé dans « Sainte-Catherine », sur 2 hectares
Thématiques Nature des effets sur l’environnement Incidences probables Mesures d’évitement, de réduction et de compensation des incidences probables Après mesures
Enjeux d’ordre physique
- Topographie (0)
- Hydrographie (0)
- Hydrogéologie (0)
- Effet fonctionnel relatif à une probabilité d’accroisse-
ment des flux d’écoulement des eaux pluviales due à
l’imperméabilisation d’une surface assez modérée en
termes d’emprise
- Absence d’effet direct d’emprise sur les ressources
géologiques, sur les aquifères et sur les milieux aqua-
tiques
Î La gestion des eaux pluviales peut s’opérer à
l’échelle de chaque terrain d’assiette des futures
constructions en raison de la configuration du site
1
- E : R : imposer une gestion des eaux pluviales à l’échelle
de chaque terrain d’assiette des futures constructions,
créer si besoin un ou plusieurs exutoires artificiels idéa-
lement placés dans les parties inférieures du site ou le
long des futures voiries afin de gérer leurs eaux de ruis-
sellement
- R : prévoir l’entretien régulier des éventuels dispositifs et
assurer une veille sur leur bon fonctionnement
0
Enjeux écologiques
- Milieux patrimoniaux (0)
- Milieux ordinaires (0)
- Enjeux écologiques (0)
- Effet d’emprise sur des emprises semi-artificialisées fai-
blement contributrices en termes de biodiversité
- Absence d’effet d’emprise sur les milieux naturels pa-
trimoniaux recensés sur la commune
- Absence d’effet de rupture de continuités écolo-
giques et sur la trame verte et bleue
Î Le projet pourra utilement contribuer au dévelop-
pement de la nature en ville afin d’apporter une
plus-value environnementale
0
- C : créer des aménagements végétaux, notamment le
long de la RD 939 ainsi que sur les franges du site afin de
compenser l’artificialisation du site
0
Enjeux paysagers
- Valeurs paysagères (2)
- Patrimoine urbain (1)
- L’effet d’emprise créé par les futures constructions
peut être relativisé par l’environnement urbain du site
et la volonté du PLU de réinvestir des « dents creuses »
- Absence d’effet d’emprise sur des éléments de patri-
moine architectural et urbain
Î Le projet de PLU pourra apporter certaines garanties
quant à la prise en compte de l’environnement ur-
bain et ses caractéristiques architecturales
0
- R : accompagner l’intégration paysagère du site par
l’aménagement des abords de la RD 939
- R : réaliser une opération dense sur le plan urbain, ins-
piré des formes d’habitat ancien du « Vieux Sainte-Ca-
therine » et évitant le pavillonnaire diffus et peu dense 1
Ressources et énergies
- Assainissement (1)
- Eaux pluviales (1)
- Énergies (1)
- Effet fonctionnel relatif à l’accroissement de la
consommation énergétique et des émissions de gaz
à effet de serre dans l’atmosphère
- Effet fonctionnel relatif à l’accroissement des écoule-
ments pluviaux et de la demande en assainissement
des eaux usées
1
- R : exiger l’équipement des habitations par un assainis-
sement individuel conforme à la réglementation
- R : garantir l’absence d’écoulements pluviaux vers les
fonds inférieurs au site de projet
- R : encourager l’aménagement d’un habitat compact,
bien isolé et économe en énergie
1395
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Thématiques Nature des effets sur l’environnement Incidences probables Mesures d’évitement, de réduction et de compensation des incidences probables Après mesures
Gestion des risques, pollu-
tions et nuisances
- Risques (0)
- Pollutions et nuisances
(2)
- La RD 939, en tant que voie d’agglomération à trafic
quotidien important, est susceptible de générer des
nuisances sur le voisinage que le PLU doit anticiper
- Absence d’activités et installations générant des pré-
somptions de pollutions et nuisances sur l’environne-
ment
Î Le PLU doit anticiper les éventuelles incidences de la
RD 939 sur le site de projet
1
- E : établir une étude précise du degré de pollution de
l’ancienne carrière et remettre en état le site au pré-
alable de tout aménagement, anticiper l’incidence fi-
nancière sur le futur projet
- R : prévenir toute présomption de nuisance et de conflit
d’usage lié au rapprochement de l’habitat vers une ex-
ploitation agricole, par la création d’écrans végétaux
en frange du site
0
Enjeux socio-économiques
- Agriculture (1)
- Autres activités (1)
- Vie sociale (2)
- Effet d’emprise de la zone sur les activités agricoles
compte-tenu de la disparition de deux surfaces agri-
coles disjointes cumulant 1,1 hectares, qu’il convient
de relativiser compte-tenu du caractère enclavé de
ces surfaces dans un environnement urbain
- Effet induit, lié à l’accroissement de la demande en
commerces services de proximité et équipements,
facteur de vitalité du territoire
- Effet induit, lié à l’accueil de nouvelles populations,
facteur de dynamisme démographique
0
Il convient de considérer que la disparition de surfaces
agricoles est rendue acceptable sur le plan environne-
mental compte-tenu des conflits d’usage importants sus-
cités par un environnement urbain, et compte-tenu des
enjeux de réinvestissement urbain se posant au PLU 0
Enjeux urbains
- Offre résidentielle (1)
- Fonctions urbaines (2)
- Transports, mobilité (1)
- Effet induit sur le développement d’une nouvelle offre
résidentielle favorable à la dynamique démogra-
phique et sociale du territoire
- Effet induit sur la fréquentation et l’animation des es-
paces publics du secteur, ainsi que sur le conforte-
ment du pôle urbain de Sainte-Catherine
0
Absence de mesures d’évitement, de réduction et/ou de
compensation compte-tenu de l’absence de probabilité
d’incidence négatives sur l’environnement 0
Synthèse de l’évaluation
des incidences probables
La création de cette zone « à urbaniser » par le PLU génère une faible probabilité d’incidences notables sur l’environnement pouvant être réduites à un niveau acceptable pour le maintien des équilibres paysagers, écologiques et du cadre de vie communal : - Mise en œuvre d’une gestion des eaux pluviales à l’échelle du site - Aménagement paysager des abords de la RD 939 afin de prévenir d’éventuelles nuisances sur le voisinage - Exigence de qualité urbaine du futur aménagement, en cohérence avec le caractère patrimonial du bâti ancien du « Vieux Sainte-Catherine »h U
396 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
« Sainte-Catherine sud-est » - Analyse des enjeux
Objet et surface : projet d’habitat localisé dans un périmètre d’étude de 4,9 hectares
Périmètre d’étude Nature des enjeux environnementaux et urbains Échelle d’enjeu
0 200 m
Surface agricole cultivée
Surface en prairie agricole
Surfaces semi-artificielles d’agrément
attenantes à des constructions
Remblais, sols nus
Fonctionne-
ment naturel
- Site constitué de 2,8 hectares de prairies agricoles, 1,9 hectare de surface agricole cultivée, 0,1 hectare de surface artificielle de type remblai et 0,1 hectare de surface d’agrément atte- nante à une construction
- Le site présente un bon état physique et ne présente aucune présomption de site et sols pollués
- Une ancienne carrière souterraine a été identifiée par le BRGM au lieu-dit « Les Champs de Vaur », exigeant une approche pré- ventive du PLU face à un risque d’effondrement
- Site localisé en surplomb de la vallée de l’Anguienne, en
contact avec un site Natura 2000
- Présence de deux sous-bassins versants avec une ligne géné- rale de séparation des eaux entre l’Échelle et l’Anguienne si- tuée au niveau de la RD 939
- Le site ne remplit aucune fonction de réservoir et/ou de corridor écologique, et ne joue pas de rôle majeur au regard des dé- placements faunistiques
2
Patrimoine
paysager
- Site localisé dans un contexte semi-urbain d’entrée d’agglomé- ration avec une pente qui génère de beaux cônes de vue
- Absence d’édifice d’intérêt architectural sur ou au contact du site, nécessitant une attention particulière
- Des terrains au contact de surfaces boisées jouant le rôle de filtre paysager
2
Fonctionne-
ment urbain
- Site localisé en contact du village de « Sainte-Catherine » et tra- versé par la RD 939, profitant des aménités du secteur (bonne accessibilité, présence de commerces...)
- Absence d’activités et installations suscitant des présomptions de pollution et nuisance à l’encontre du voisinage
- Le site n’est pas desservi par le réseau d’assainissement collec- tif, mais il dispose du réseau de défense incendie
1
Î Le site présente des enjeux paysagers importants au regard de sa traversée par la RD 939, radiale et entrée de l’agglomération d’Angoulême
Î L’aménagement du site devra tenir compte de sa proximité avec le site Natura 2000 des « Vallées Calcaires Péri-Angoumoisines »397
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
« Sainte-Catherine sud-est » - Analyse des incidences probables
Objet et surface : projet d’habitat localisé dans un périmètre d’étude de 4,9 hectares
Thématiques Nature des effets sur l’environnement Incidences probables Mesures d’évitement, de réduction et de compensation des incidences probables Après mesures
Enjeux d’ordre physique
- Topographie (0)
- Hydrographie (1)
- Hydrogéologie (0)
- Effet fonctionnel relatif à une probabilité d’accroisse-
ment des flux d’écoulement des eaux pluviales due à
l’imperméabilisation d’une importante surface urba-
nisable par de futures constructions
- Absence d’effet direct d’emprise sur les ressources
géologiques et sur les aquifères, mais présomption
d’effet sur l’Anguienne compte-tenu de sa proximité
à environ 500 mètres du site
Î En raison de la topographie, d’importantes mesures
seront à retenir pour éviter les incidences de l’amé-
nagement sur les écoulements pluviaux
2
- E : prévoir des équipements pluviaux visant à garantir
l’absence d’écoulements vers le milieu récepteur de
l’Anguienne situé à environ 500 mètres de la limite ex-
térieure du site
- E : imposer une gestion des eaux pluviales sur les ter-
rains d’assiette respectifs de chaque construction indi-
viduelle par le biais du règlement
- R : prévoir l’entretien régulier des futurs dispositifs et as-
surer une veille sur leur bon fonctionnement
0
Enjeux écologiques
- Milieux patrimoniaux (0)
- Milieux ordinaires (1)
- Enjeux écologiques (0)
- Effet d’emprise sur des habitats semi-artificiels dont
l’intérêt écologique est très limité, faible présomption
d’incidence sur la biodiversité ordinaire
- Le site est toutefois localisé en bordure du site Natu-
ra 2000 des « Vallées Calcaires Péri-Angoumoisines »,
que le PLU doit contribuer à protéger
- Le site déborde sur des parties enclavées en contexte
forestier, notamment vers Natura 2000, et génère un
potentiel effet d’emprise sur la trame verte et bleue
Î Le projet doit réduire significativement son emprise
afin de garantir une absence de présomption d’in-
cidence sur Natura 2000 et la trame verte et bleue
3
- E : réduire l’emprise du site afin d’éviter toute présomp-
tion d’incidence du projet sur le site Natura 2000 des «
Vallées Calcaires Péri-Angoumoisines » et sur la trame
verte et bleue
- R : supprimer l’emprise du site localisée en bordure nord
de la RD 939 afin de préserver une coupure naturelle au
titre de al lutte contre l’artificialisation excessive des sols
- C : établir un réseau de plantations sur les franges et à
l’intérieur du site afin de compenser l’artificialisation du
site tel que conservé à l’issue des mesures de réduction
d’incidence
0
Enjeux paysagers
- Valeurs paysagères (2)
- Patrimoine urbain (1)
- Effet d’emprise sur l’appréhension visuelle de l’entrée
sud-est de Sainte-Catherine depuis la RD 939, obli-
geant le PLU à garantir un bon aménagement
- Une partie du site se localise hors du contexte d’ag-
glomération du village et est soumise aux dispositions
de l’article L111-1-4 du Code de l’Urbanisme
- Absence d’effet d’emprise sur des éléments de patri-
moine architectural et urbain
Î Il convient que le projet réduise ses incidences sur
l’appréhension des paysages de l’entrée dans le vil-
lage de Sainte-Catherine
2
- E : réduire fortement l’emprise du site en bordure immé-
diate de la RD 939 afin de supprimer un effet d’artificia-
lisation des paysages de l’entrée d’agglomération
- R : créer des espaces plantés (haies) en frange sud du
site afin d’assurer une transition de qualité entre ce der-
nier et l’espace agricole
- R : créer une opération de qualité en proposant des
formes urbaines à forte densité, dans le respect des
formes architecturales du « Vieux Sainte Catherine »
0h U
398 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Thématiques Nature des effets sur l’environnement Incidences probables Mesures d’évitement, de réduction et de compensation des incidences probables Après mesures
Ressources et énergies
- Assainissement (1)
- Eaux pluviales (1)
- Énergies (1)
- Effet fonctionnel relatif à l’accroissement de la
consommation énergétique et des émissions de gaz
à effet de serre dans l’atmosphère
- Effet fonctionnel relatif à l’accroissement des écoule-
ments pluviaux et de la demande en assainissement
des eaux usées
1
- R : exiger l’équipement des habitations par des dis-
positifs d’assainissement individuels performants et
conformes à la réglementation en vigueur
- R : garantir l’absence d’écoulements pluviaux vers les
fonds inférieurs au site de projet
- R : encourager l’aménagement d’un habitat compact,
bien isolé et économe en énergie
0
Gestion des risques, pollu-
tions et nuisances
- Risques (3)
- Pollutions et nuisances
(1)
- Effet direct d’emprise d’une partie du site sur une
zone identifiée comme une carrière souterraine par le
BRGM, nécessitant une approche préventive du PLU
vis-à-vis d’un risque naturel majeur
- Présomption de nuisance générée par la RD 939 aux
abords de la partie sud-est du site
3
- E : supprimer l’intégralité de la portion sud-est du site,
localisée sur la zone de carrière souterraine
- E : il sera proposé de supprimer la partie sud-est du site
bordant immédiatement la RD 939 afin d’éviter une
présomption de nuisance
0
Enjeux socio-économiques
- Agriculture (2)
- Autres activités (1)
- Vie sociale (2)
- Effet direct d’emprise de la zone sur les activités
compte-tenu de la disparition d’une surface agricole
cumulée de 9,9 hectares
- Effet induit, lié à l’accroissement de la demande en
commerces services de proximité et équipements,
facteur de vitalité du territoire
- Effet induit, lié à l’accueil de nouvelles populations,
facteur de dynamisme démographique
2
- R : le PLU doit prévoir une forte réduction de la zone
compte-tenu de la forte probabilité d’incidence sur les
surfaces agricoles, la proposition de réduction étant de
3 hectares 1
Enjeux urbains
- Offre résidentielle (1)
- Fonctions urbaines (2)
- Transports, mobilité (1)
- Effet induit sur le développement d’une nouvelle offre
résidentielle favorable à la dynamique démogra-
phique et sociale du territoire
- Effet induit sur la fréquentation et l’animation des
espaces publics, ainsi que sur le développement du
pôle de vie de « Sainte-Catherine »
0
Absence de mesures d’évitement, de réduction et/ou de
compensation compte-tenu de l’absence de probabilité
d’incidence néfaste pour l’environnement 0
Synthèse de l’évaluation
des incidences probables
La réalisation de ce projet par l’intermédiaire du PLU génère de fortes probabilités d’incidences notables sur l’environnement, devant solliciter des mesures de réduction importantes afin que celles-ci soient réduites à un niveau acceptable pour le maintien des équilibres paysagers, écolo- giques et du cadre de vie communal :
- Mise en œuvre d’une gestion des eaux pluviales à l’échelle du site et réduction de l’imperméabilisation des surfaces identifiées initialement - Suppression d’une grande partie de la zone avec reclassement en zone à vocation naturelle et forestière afin d’éviter de multiples présomptions d’effets de la zone sur la trame verte et bleue, sur les surfaces agricoles ainsi qu’au regard du risque d’effondrement de cavités souterraines - La partie la moins sensible au contact immédiat du lotissement existant pourrait être urbanisée à terme. Dans un souci de programmation, au vue des surfaces mobilisées par le présent projet, il ne s’avère pas nécessaire de l’afficher dans le présent document.399
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
« Le Cabarot » - Analyse des enjeux
Objet et surface : création d’une nouvelles zone d’habitat dans un site de 1,3 hectares
Périmètre d’étude Nature des enjeux environnementaux et urbains Échelle d’enjeu
0 200 m Surface agricole cultivée Friche arbustive rudérale
Fonctionne-
ment naturel
- Le site est agricole sur 90 % de sa surface (terre cultivée), sa
valeur d’usage est remise en question par son enclavement
important au sein de l’espace d’agglomération du village
du « Cabarot »
- Le site présente un bon état physique et ne présente au-
cune présomption de site et sols pollués
- Surface plane au pendage presque inexistant, absence
d’exutoire identifiable pour les eaux de ruissellement
- Le site ne remplit aucune fonction de réservoir et/ou de cor-
ridor écologique, et ne joue aucun rôle au regard des dé-
placements faunistiques
- Le site n’est affecté par aucune contrainte réglementaire
liée à la protection des milieux naturels et des paysages
1
Patrimoine
paysager
- Le site est localisé dans un contexte urbain, sans enjeu pay-
sager majeur ; ce contexte exigera cependant une bonne
prise en compte des formes d’habitat environnantes afin de
permettre une bonne homogénéité et cohérence de la fu-
ture opération
- Le site est exclu de toute contrainte réglementaire liée aux
monuments historiques
1
Fonctionne-
ment urbain
- Le site est desservi de façon satisfaisante par la rue du Ca-
barot ; une petite partie du site sera prochainement mobili-
sée pour la création d’un giratoire sur la RD 939
- Absence d’activités et/ou d’installations manifestant une
incompatibilité avec le voisinage résidentiel
- Le site est desservi par le réseau de défense incendie, mais
ne dispose d’aucun réseau d’assainissement collectif
1
Î Le site se présentent sous la forme d’une enclave agricole ne suscitant pas d’enjeux environnementaux et d’usage majeurs
Î Le PLU prêtera toutefois attention à la bonne gestion des eaux pluviales et à la bonne insertion des futures constructions dans le paysage urbain environnanth U
400 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
« Le Cabarot » - Analyse des incidences probables
Objet et surface : création d’une nouvelles zone d’habitat dans un site de 1,3 hectares
Thématiques Nature des effets sur l’environnement Incidences probables Mesures d’évitement, de réduction et de compensation des incidences probables Après mesures
Enjeux d’ordre physique
- Topographie (0)
- Hydrographie (1)
- Hydrogéologie (0)
- Effet fonctionnel relatif à une probabilité d’accroisse-
ment des flux d’écoulement des eaux pluviales due
à l’imperméabilisation d’une surface urbanisable par
de futures constructions
- Absence d’effet direct d’emprise sur les ressources
géologiques, sur les aquifères et sur les milieux aqua-
tiques
Î Une gestion des eaux pluviales globale est à prévoir
avec la création d’un exutoire artificiel correcte-
ment dimensionné au regard des surfaces imper-
méabilisées (voiries, espaces publics...)
1
- E : la future opération prendra appui sur les espaces
communs pour faciliter l’infiltration des eaux de ruis-
sellement générées par les emprises imperméabilisées
(priorité à la création de noues enherbées pour diriger
le cheminement de l’eau et faciliter leur infiltration)
- E : éviter l’imperméabilisation des espaces communs
par l’aménagement de revêtements poreux
- E : imposer une gestion des eaux pluviales sur chaque
terrain individuel en proscrivant tout écoulement vers
les fonds inférieurs
- R : prévoir l’entretien régulier des futurs dispositifs et as-
surer une veille sur leur bon fonctionnement
0
Enjeux écologiques
- Milieux patrimoniaux (0)
- Milieux ordinaires (0)
- Enjeux écologiques (0)
- Effet d’emprise sur un espaces agricole cultivé ne sus-
citant aucun intérêt pour la biodiversité
- Absence d’effet d’emprise sur les milieux naturels pa-
trimoniaux recensés sur la commune
- Absence d’effet de rupture de continuités écolo-
giques et sur la trame verte et bleue
Î Bien que non-sensible, le site pourrait contribuer à la
biodiversité à certaines mesures
1
- C : le site ne crée aucun effet d’emprise significatif sur
des espaces naturels d’intérêt ; toutefois, l’aménageur
sera tenu d’aménager l’espace public de façon à fa-
voriser la nature en ville (espaces verts communs, noues
enherbées pluviales...) 0
Enjeux paysagers
- Valeurs paysagères (1)
- Patrimoine urbain (1)
- Effet d’emprise sur l’appréhension visuelle d’un site
agricole, qui toutefois sera très limité compte-tenu
d’un contexte déjà fortement urbanisé
- Absence d’effet d’emprise sur l’appréhension des
paysages patrimoniaux de Garat (vallées, bourg...)
- Absence d’effet d’emprise sur des éléments de pa-
trimoine architectural et urbain, toutefois l’opération
devra se montrer soucieuse d’une bonne intégration
à l’environnement urbain
Î Il convient que la future opération mette l’accent sur
l’exigence de qualité urbaine des futures construc-
tions au regard de l’environnement urbain
1
- R : par le biais du règlement, exiger une opération de
qualité proposant des formes urbaines denses, adap-
tées au contexte urbain environnant et contribuant à
une gestion économe des sols
0401
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Thématiques Nature des effets sur l’environnement Incidences probables Mesures d’évitement, de réduction et de compensation des incidences probables Après mesures
Ressources et énergies
- Assainissement (1)
- Eaux pluviales (1)
- Énergies (1)
- Effet fonctionnel relatif à l’accroissement de la
consommation énergétique et des émissions de gaz
à effet de serre dans l’atmosphère
- Effet fonctionnel relatif à l’accroissement des écoule-
ments pluviaux et de la demande en assainissement
des eaux usées
1
- R : exiger la mise en œuvre de solutions d’assainisse-
ment individuel adaptées à chaque terrain d’assiette
des futures constructions, et conformes à la réglemen-
tation
- R : exiger pour toute construction l’absence d’écoule-
ments pluviaux vers les fonds inférieurs
- R : encourager l’aménagement d’un habitat compact,
bien isolé et économe en énergie
1
Gestion des risques, pollu-
tions et nuisances
- Risques (0)
- Pollutions et nuisances
(0)
Absence de probabilité d’effet de la zone au regard
des risques, des pollutions et des nuisances compte-tenu
de l’absence d’aléas, sites et sols pollués, activités/instal-
lations dangereuses pour l’environnement...
0
Absence de mesures d’évitement, de réduction et/ou de
compensation compte-tenu de l’absence de probabilité
d’incidence néfaste pour l’environnement 0
Enjeux socio-économiques
- Agriculture (1)
- Autres activités (0)
- Vie sociale (1)
- Effet direct d’emprise de la zone compte-tenu de la
disparition d’une emprise agricole évaluée à 1,2 hec-
tares, toutefois enclavée et difficile à exploiter
- Effet induit, lié à l’accroissement de la demande en
commerces services de proximité et équipements,
facteur de vitalité du territoire
- Effet induit, lié à l’accueil de nouvelles populations,
facteur de dynamisme démographique
1
Absence de mesures d’évitement, de réduction et/ou de
compensation compte-tenu de la faible probabilité d’in-
cidence attendue sur les activités agricoles (enclavement
du terrain, faible surface prélevée...) 1
Enjeux urbains
- Offre résidentielle (1)
- Fonctions urbaines (1)
- Transports, mobilité (1)
- Effet induit sur le développement d’une nouvelle offre
résidentielle favorable à la dynamique démogra-
phique et sociale du territoire
- Effet induit sur la fréquentation et l’animation des es-
paces publics de la commune
0
Absence de mesures d’évitement, de réduction et/ou de
compensation compte-tenu de l’absence de probabilité
d’incidence néfaste pour l’environnement 0
Synthèse de l’évaluation
des incidences probables
La création de cette zone « à urbaniser » par le PLU ne génère pas de probabilité significative d’incidences notables sur l’environnement. Des garanties peuvent être apportées par le PLU afin de garantir l’absence de présomptions d’incidences : - Mise en œuvre d’une gestion des eaux pluviales à l’échelle du site, limitation de l’artificialisation des espaces communs, obligation de raccor- dement au réseau d’assainissement collectif
- Garanties réglementaires quant à l’exigence de formes urbaine denses et compactes, cohérentes avec le principe d’une gestion économe des sols et avec l’environnement urbainh U
402 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
« La Penotte » - Analyse des enjeux
Objet et surface : extension de la zone d’activités de « La Penotte » sur un périmètre d’étude de 7,2 hectares
Périmètre d’étude Nature des enjeux environnementaux et urbains Échelle d’enjeu
0 200 m
Surface agricole cultivée
Friche poste-culturale
Végétation landicole, sous-bois acidicline
Fonctionne-
ment naturel
- Site constitué de 4,8 hectares de surfaces agricoles culti-
vées, 1,4 hectare de friche post-culturale sans valeur floris-
tique et 1 hectare de zone à végétation landicole, ratta-
chée physiquement aux « Brandes de Soyaux »
- Présence de la ZNIEFF des « Brandes de Soyaux » en limite
ouest du site, soulignant un enjeu environnemental fort
- Le site présente un bon état physique et ne présence au-
cune présomption de site et sols pollués
- Pendage sud-ouest - nord-est avec un dénivelé important
de 10 mètres à l’est du site (relief de combe) ; présence
d’une combe recueillant les eaux de ruissellement, qui
s’écoulent vers l’Échelle au nord-est
- Le site ne remplit aucune fonction de réservoir et/ou de cor-
ridor écologique, et ne joue pas de rôle majeur au regard
des déplacements faunistiques
3
Patrimoine
paysager
- Site localisé dans un contexte semi-forestier, vallonné, ; ce
contexte exigera une attention particulière donnée à l’in-
sertion paysagère du futur aménagement
- Absence d’édifice d’intérêt architectural sur ou au contact
du site nécessitant une attention particulière
2
Fonctionne-
ment urbain
- Site localisé dans le prolongement de la zone d’activités de
« La Penotte » à vocation mixte artisanale, commerciale et
industrielle
- Absence de conflits d’usages apparents avec des usages
et/ou activités non-économiques sur le secteurs
- Le site n’est pas desservi par le réseau d’assainissement col-
lectif mais dispose du réseau de défense incendie
1
Î Le site présente des enjeux environnementaux au regard de la proximité du secteur des « Brandes de Soyaux », concerné par une ZNIEFF de type 1 Î L’aménagement du site requiert une attention sur le plan de la gestion des eaux plu- viales et sur la prévention des incidences vis-à-vis de la ZNIEFF voisine403
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
« La Penotte » - Analyse des incidences probables
Objet et surface : extension de la zone d’activités de « La Penotte » sur un périmètre d’étude de 7,2 hectares
Thématiques Nature des effets sur l’environnement Incidences probables Mesures d’évitement, de réduction et de compensation des incidences probables Après mesures
Enjeux d’ordre physique
- Topographie (1)
- Hydrographie (2)
- Hydrogéologie (0)
- Effet fonctionnel relatif à une probabilité d’accroisse-
ment des flux d’écoulement des eaux pluviales due à
l’imperméabilisation d’une surface importante (futurs
bâtiments économiques et leurs espaces attenants
de type surfaces de stockage, parking...)
- Absence d’effet direct d’emprise sur les ressources
géologiques et sur les aquifères
Î L’importance du site et la destination des futures
constructions doivent inciter l’aménageur à une
bonne gestion des eaux pluviales avec la garantie
d’une absence de pollution des fonds inférieurs
2
- R : imposer une gestion des eaux pluviales à l’échelle
du site d’étude en privilégiant une retenue des eaux au
sein d’un ou plusieurs exutoires artificiels à créer avec
absence de rejet dans les parties inférieures ; prévoir un
bon dimensionnement de ces ouvrages au regard des
futures emprises imperméabilisées
- E : étudier la création d’un ou plusieurs dispositif de cap-
tage de pollutions accidentelles ou diffuses afin de pro-
téger les fonds inférieurs de tout rejet polluant
- R : prévoir l’entretien régulier des futurs dispositifs et as-
surer une veille sur leur bon fonctionnement
0
Enjeux écologiques
- Milieux patrimoniaux (2)
- Milieux ordinaires (1)
- Trame verte et bleue (0)
- Effet d’emprise sur une majorité de milieux semi-arti-
ficialisés de faible intérêt pour la biodiversité, toute-
fois le projet tel que proposé doit supprimer 1 hec-
tare de surface landicole directement rattachée aux
« Brandes de Soyaux » ; l’incidence doit donc être
considérée comme significative
- Absence d’effet d’emprise sur les milieux naturels pa-
trimoniaux recensés sur la commune, mais le projet
doit tenir compte de la présence des « Brandes de
Soyaux » visées par une ZNIEFF de type 1
- Absence d’effet de rupture de continuités écolo-
giques et sur la trame verte et bleue, compte-tenu de
la localisation du site
2
- E : exclure la partie landicole rattachée aux « Brandes
de Soyaux » de la partie ouverte à la construction, pro-
téger celle-ci de toute incidence par le renforcement
des haies situées en bordure (nouvelles plantations
d’essences locales strictement adaptées au site)
- E : créer une haie pluri-stratifiée composée d’essences
locales dans la partie ouest du site, se trouvant en
contact avec la ZNIEFF des « Brandes de Soyaux » afin
de constituer un écran végétal protecteur
- C : créer une « zone tampon » destinée à l’accueil de
plantations et/ou à la gestion des eaux pluviales sur le
pourtour du site afin de compenser l’effet d’artificialisa-
tion du site
0
Enjeux paysagers
- Valeurs paysagères (2)
- Patrimoine urbain (0)
- Effet d’emprise sur l’appréhension visuelle du site, qui
accueillera des bâtiments économiques générale-
ment difficiles à intégrer à l’environnement, dans un
contexte cependant peu exposé et enserrée dans
une importante trame boisée
- Absence d’effet d’emprise sur des éléments de patri-
moine architectural et urbain
Î Il convient que le projet garantisse la qualité paysa-
gère des futures constructions, qui devront notam-
ment veiller à une bonne prise en compte du relief
1
- R : accompagner l’intégration paysagère de la zone
par le renforcement et/ou la création de franges plan-
tées (« zone tampon »)
- R : imposer une qualité de l’aspect extérieur des futures
constructions en incitant à l’usage de matériaux natu-
rels, intégrés à l’environnement naturel
- R : proscrire toute plantation d’espèces végétales exo-
tiques, non-locales et/ou invasives
- R : imposer l’intégration paysagère des aires de stoc-
kage et de stationnement automobile par le règlement
0h U
404 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Thématiques Nature des effets sur l’environnement Incidences probables Mesures d’évitement, de réduction et de compensation des incidences probables Après mesures
Ressources et énergies
- Assainissement (1)
- Eaux pluviales (2)
- Énergies (1)
- Effet fonctionnel relatif à l’accroissement de la
consommation énergétique et des émissions de gaz
à effet de serre dans l’atmosphère
- Effet fonctionnel relatif à l’accroissement des écoule-
ments pluviaux et de la demande en assainissement
des eaux usées
1
- R : exiger la mise en œuvre de solutions d’assainisse-
ment individuel adaptées à chaque terrain d’assiette
des futures constructions, et conformes à la réglemen-
tation
- R : exiger pour toute construction l’absence d’écoule-
ments pluviaux vers les fonds inférieurs
- R : encourager des constructions économes en énergie
1
Gestion des risques, pollu-
tions et nuisances
- Risques (0)
- Pollutions et nuisances
(2)
- Probabilité d’effet de pollution de l’environnement,
selon la nature des activités économiques, appelant
de la part du PLU des mesures d’évitement 2
- R : prévenir toute présomption de pollution de l’envi-
ronnement par la création d’équipements visant à l’ab-
sence de rejets pluviaux dans les fonds inférieurs, et par
la création d’un ou plusieurs dispositifs devant prévenir
et gérer les pollutions accidentelles/diffuses
0
Enjeux socio-économiques
- Agriculture (1)
- Autres activités (1)
- Vie sociale (1)
- Effet d’emprise sur 4,8 hectares de surfaces cultivées,
qui toutefois ne menace pas la pérennité des exploi-
tations agricoles concernées
- Effet induit sur le développement de nouvelles activi-
tés économiques, favorable à la dynamique écono-
mique du territoire
- Effet induit sur les déplacements domicile-travail, sus-
ceptibles d’être réduits par la création de nouveaux
emplois locaux
1
Absence de mesures d’évitement, de réduction et/ou de
compensation compte-tenu de la faible probabilité d’in-
cidence attendue sur les activités agricoles (enclavement
du terrain, faible surface prélevée...)
1
Enjeux urbains
- Offre résidentielle (1)
- Fonctions urbaines (1)
- Transports, mobilité (1)
- Effet induit sur l’augmentation du trafic routier dans
le secteur, exigeant auprès de l’aménageur un bon
dimensionnement des voies de desserte à l’intérieur
de la future opération
1
- R : bien anticiper les besoins de l’opération en matière
de flux automobiles et de poids-lourds afin de ne pas
générer de dysfonctionnements dans le secteur 0
Synthèse de l’évaluation
des incidences probables
L’aménagement de cette future zone à destination économique génère une probabilité d’incidences notables sur l’environnement pouvant être cependant réduites à un niveau acceptable pour le maintien des équilibres paysagers, écologiques et du cadre de vie communal : - Mise en œuvre d’une gestion des eaux pluviales à l’échelle du site et obligation de respect des normes d’assainissement individuel - Mesures visant à éviter toute incidence sur la ZNIEFF des « Brandes de Soyaux » - Aménagement paysager sur les franges du site et sur les futures parcelles bâties405
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
« Les Chaumes » - Analyse des enjeux
Objet et surface : extension de la zone d’activités des « Chaumes » sur un aire cumulée de 4,1 hectares
Périmètre d’étude Nature des enjeux environnementaux et urbains Échelle d’enjeu
0 200 m
Prairie en statut agricole
Surfaces herbeuses on-agricoles
Végétation pré-forestière
Ourlet forestier (taillis bas, végéation arbustive)
Surfaces bâties et artificielles
Surface nouvellement bâtie
Fonctionne-
ment naturel
- Emprises discontinues constituées de 1,6 hectares de sur-
face herbeuse non-agricole (végétation rudérale), 1,2 hec-
tares de prairie agricole, 1 hectare de taillis pré-forestier et
0,2 hectares de végétation basse pré-forestière
- Présence de deux ZNIEFF de type 1 et 2 (« Vallée de l’An-
guienne », « Vallées Calcaires Péri-Angoumoisines ») et d’un
site Natura 2000 (« Vallées Calcaires Péri-Angoumoisines »)
en limite sud-ouest du site, soulignant un enjeu environne-
mental fort
- Le site présente un bon état physique et ne présence au-
cune présomption de site et sols pollués
- Pendage nord-est - sud-ouest avec un faible dénivelé ; pré-
sence d’une combe recueillant les eaux de ruissellement,
qui s’écoulent vers l’Échelle au nord-est
- Le site ne remplit aucune fonction de réservoir et/ou de cor-
ridor écologique, et ne joue pas de rôle majeur au regard
des déplacements faunistiques
2
Patrimoine
paysager
- Site localisé dans un contexte semi-forestier et semi-urbanisé
que l’on qualifiera de sensible compte-tenu de sa traver-
sée par la RD 939, radiale d’agglomération au sud d’An-
goulême ; le site est concerné par l’application de l’article
L111-1-4 du Code de l’Urbanisme
- Absence d’édifice d’intérêt architectural sur ou au contact
du site nécessitant une attention particulière
3
Fonctionne-
ment urbain
- Aménagements récents de carrefours sécurisés
- Absence de conflits apparents avec des usages et/ou acti-
vités non-économiques sur le secteurs
- Le site n’est pas desservi par le réseau d’assainissement col-
lectif mais dispose du réseau de défense incendie
1
Î Le site présente des enjeux environnementaux au regard de la proximité de la vallée de l’Anguienne, concernée par un site Natura 2000
Î L’aménagement du site requiert une attention sur le plan de la gestion des eaux plu- viales et sur la prévention des incidences vis-à-vis du site Natura 2000 Î Le site est une vitrine le long de la RD 939 sensible sur le plan paysagerh U
406 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
« Les Chaumes » - Analyse des incidences probables
Objet et surface : extension de la zone d’activités des « Chaumes » sur une aire cumulée de 4,1 hectares
Thématiques Nature des effets sur l’environnement Incidences probables Mesures d’évitement, de réduction et de compensation des incidences probables Après mesures
Enjeux d’ordre physique
- Topographie (1)
- Hydrographie (2)
- Hydrogéologie (0)
- Effet fonctionnel relatif à une probabilité d’accroisse-
ment des flux d’écoulement des eaux pluviales due
à l’imperméabilisation de plusieurs surfaces disjointes
aux abords de la RD 939
- Absence d’effet direct d’emprise sur les ressources
géologiques et sur les aquifères
Î La localisation du site, en surplomb de la vallée de
l’Anguienne située à environ 600 mètres, exigera une
absence de rejets pluviaux dans les fonds inférieurs
et une prévention de toute pollution accidentelle
2
- R : imposer une gestion des eaux pluviales à l’échelle
du terrain d’assiette de chaque nouvelle construction,
principe se déclinant par la sauvegarde de surfaces
non-imperméabilisées et la rétention des eaux par des
dispositifs naturels afin de supprimer toute possibilité
d’écoulement dans les fonds inférieurs
- E : les activités susceptibles de générer des pollutions
accidentelles devront prévoir des mesures de préven-
tion afin de protéger la vallée de l’Anguienne de tout
risque de pollution
0
Enjeux écologiques
- Milieux patrimoniaux (2)
- Milieux ordinaires (1)
- Trame verte et bleue (0)
- Effet d’emprise sur une majorité de milieux semi-artifi-
cialisés de faible intérêt pour la biodiversité
- Le site de projet est localisé en limite extérieure d’une
zone Natura 2000 et de deux ZNIEFF, qui cependant
n’est affectée par aucune présomption d’incidence
notable (absence d’effet d’emprise)
- Malgré un contexte semi-forestier environnant, ab-
sence d’effet de rupture de continuités écologiques
compte-tenu de la pré-existence d’une importante
rupture artificielle traversant le site (RD 939)
1
- C : végétaliser les abords de la RD 939 dans la bande
inconstructible de 50 mètres établie de part et d’autre
de l’axe de la voie au titre de l’article L111-1-4 du Code
de l’Urbanisme
- C : planter des espèces locales adaptées au site et
proscrire les espèces exotiques et/ou invasives
- R : Imposer un retrait minimum de 5 mètres entre nou-
veaux bâtiments et Espaces Boisés Classés
0
Enjeux paysagers
- Valeurs paysagères (2)
- Patrimoine urbain (0)
- Effet d’emprise sur l’appréhension visuelle du site, qui
accueillera des bâtiments économiques générale-
ment difficiles à intégrer à l’environnement en bor-
dure d’une voie d’entrée d’agglomération
- Le site est grevé par des bandes inconstructibles de
50 mètres au titre de l’article L111-1-4 du Code de
l’Urbanisme (dérogation dans le cadre du précédent
POS, renouvelée par le PLU)
- Absence d’effet d’emprise sur des éléments de patri-
moine architectural et urbain
Î Il convient que le projet garantisse la qualité paysa-
gère des futures constructions abordant la RD 939
2
- R : accompagner l’intégration paysagère de la zone
par la végétalisation de la bande inconstructible de 50
mètres établie de part et d’autre de l’axe de la voie
- R : imposer une qualité de l’aspect extérieur des futures
constructions en incitant à l’usage de matériaux natu-
rels, intégrés à l’environnement naturel
- R : proscrire toute plantation d’espèces végétales exo-
tiques, non-locales et/ou invasives
- R : imposer l’intégration paysagère des aires de stoc-
kage et de stationnement automobile par le règlement
Ces mesures réduiront fortement les incidences paysa-
gères sans les résorber totalement, elles sont toutefois ac-
ceptables sur le plan de l’environnement au regard du
caractère déjà artificialisé du secteur
1407
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Thématiques Nature des effets sur l’environnement Incidences probables Mesures d’évitement, de réduction et de compensation des incidences probables Après mesures
Ressources et énergies
- Assainissement (1)
- Eaux pluviales (2)
- Énergies (1)
- Effet fonctionnel relatif à l’accroissement de la
consommation énergétique et des émissions de gaz
à effet de serre dans l’atmosphère
- Effet fonctionnel relatif à l’accroissement des écoule-
ments pluviaux et de la demande en assainissement
des eaux usées
1
- R : exiger la mise en œuvre de solutions d’assainisse-
ment individuel adaptées à chaque terrain d’assiette
des futures constructions, et conformes à la réglemen-
tation
- R : exiger pour toute construction l’absence d’écoule-
ments pluviaux vers les fonds inférieurs
- R : encourager des constructions économes en énergie
1
Gestion des risques, pollu-
tions et nuisances
- Risques (0)
- Pollutions et nuisances
(2)
- Probabilité d’effet de pollution de l’environnement,
selon la nature des activités économiques, appelant
de la part du PLU des mesures d’évitement 2
- R : prévenir toute présomption de pollution de l’envi-
ronnement en imposant sur chaque terrain d’assiette
l’absence de rejets pluviaux dans les fonds inférieurs, et
en préconisant des dispositions visant à prévenir les pol-
lutions accidentelles/diffuses
0
Enjeux socio-économiques
- Agriculture (1)
- Autres activités (1)
- Vie sociale (1)
- Effet d’emprise sur 1,2 hectares d’une surface de prai-
rie, qui toutefois n’est plus déclarée comme agricole
- Effet induit sur le développement de nouvelles activi-
tés économiques, favorable à la dynamique écono-
mique du territoire
- Effet induit sur les déplacements domicile-travail, sus-
ceptibles d’être réduits par la création de nouveaux
emplois locaux
1
Absence de mesures d’évitement, de réduction et/ou de
compensation compte-tenu de la faible probabilité d’in-
cidence attendue sur les activités agricoles (enclavement
du terrain, faible surface prélevée...)
0
Enjeux urbains
- Offre résidentielle (1)
- Fonctions urbaines (1)
- Transports, mobilité (1)
- Effet induit sur l’augmentation du trafic routier dans
le secteur, qui a toutefois été anticipé par le Conseil
Départemental de Charente (aménagement d’un «
tourner à gauche »)
0
Absence de mesures d’évitement, de réduction et/ou de
compensation compte-tenu de l’absence de probabilité
d’incidence attendue sur le fonctionnement urbain 0
Synthèse de l’évaluation
des incidences probables
Le développement de cette zone à destination économique génère une probabilité d’incidences notables sur l’environnement pouvant être cependant réduites à un niveau acceptable pour le maintien des équilibres paysagers, écologiques et du cadre de vie communal : - Mise en œuvre d’une gestion des eaux pluviales à l’échelle du site afin de prévenir toute incidence notable sur la vallée de l’Anguienne, concernée par un site Natura 2000
- Mesures visant à intégrer les futures constructions au paysage et à compenser l’artificialisation des sols par le maintien de bandes inconstruc- tibles aux abords de la RD 939 et leur végétalisation (plantation d’essences adaptées au siteh U
408 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
7.4.3 Évolution du scénario de PLU suite
à l’analyse des incidences
Le scénario de projet initial du PLU a évolué consécutivement à l’évaluation des incidences prévisibles sur l’environnement, et propose une réduction substantielle des surfaces à urbani-
ser au regard du projet initial.
L’analyse des sites de développement initialement retenus par
le PLU a permis de conforter les zones « à urbaniser » situées dans l’enveloppe des parties actuellement urbanisées, cumu-
lant une surface de 3,3 hectares (« Sainte-Catherine » et « Le Cabarot »).
Elle s’est par ailleurs concentrée sur la réduction de la prin- cipale zone « à urbaniser » destinée à l’habitat initialement défendue par le PLU, dite « Sainte-Catherine sud-est », qui est
passée de 4,9 à 1,9 hectares. L’évaluation environnementale a ainsi permis de reclasser 3 hectares de surfaces initialement en zones « à urbaniser » en zone « naturelle et forestière ».
A propos des zones destinées au développement écono- mique, le PLU fait le choix de conserver l’intégralité des sur-
faces initialement retenues par le projet d’aménagement. In
fine, l’évaluation environnementale du PLU retient une enve- loppe constructible de l’ordre de 11,3 hectares à destination des activités économiques.
L’évaluation environnementale garantit ainsi la cohérence du projet soutenu par le PLU ainsi que sa bonne compatibilité
avec le SCOT de l’Angoumois.et son objectif de réduction de
consommation d’espace par deux.
Carte d’évolution du scénario de planification des zones « à urbaniser »
0 2 km
Surfaces dédiées à de l’habitat résidentiel
Surfaces dédiées au développement économique
Surfaces ayant fait l’objet d’une proposition de sup-
pression au cours de l’élaboration du projet409
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Thématiques Nature des effets du PLU identifiés par l’éva- luation des incidences Caractéristiques de mesure d’évitement, de réduction et de compensation adoptées par le projet de PLU
Enjeux d’ordre physique
- Topographie
- Hydrographie
- Hydrogéologie
- Effet d’emprise lié à un surcroît d’écoule-
ment des eaux pluviales généré par l’im-
perméabilisation des sols
- E : mettre en place des dispositions réglementaires obligeant chaque opération, individuelle ou collective, à prévoir une gestion des eaux de ruissellement sur son terrain d’assiette, sans écou- lement dans les fonds inférieurs
- R : protéger les boisements et espaces naturels jouant un rôle de régulation des eaux pluviales et classer en zone « naturelle et forestière » l’ensemble des espaces contribuant au bon écoule- ment des eaux et jouant un rôle de régulation hydraulique (vallées et vallons humides)
Enjeux écologiques
- Milieux patrimoniaux
- Milieux ordinaires
- Enjeux écologiques
- Effet d’emprise sur certains milieux favo-
rables à la biodiversité
- Présomption d’effet sur le réseau Natura
2000 (« Vallées Calcaires Péri-Angoumoi-
sines »)
- C : prescrire la réalisation d’espaces verts à vocation d’agrément, de « nature » en ville et de ges- tion hydraulique au sein de chaque opération d’aménagement afin de compenser l’artificiali- sation des sols par les zones « à urbaniser »
- E : réduire les prévisions d’incidences d’une zone « à urbaniser » (« Sainte Catherine sud-est ») sur le site Natura 2000 protégeant la vallée de l’Anguienne par la réduction de son emprise initiale
Enjeux paysagers
- Valeurs paysagères
- Patrimoine urbain
- Effet d’emprise générant une incidence vi-
suelle sur l’appréhension des paysages de
la commune
- Effet d’emprise sur la perception visuelle
des limites d’agglomération depuis l’axe
de la RD 939
- E : réduction de la zone « à urbaniser » dite « Sainte-Catherine sud-est » au regard des prévisions d’incidences notables identifiées sur l’entrée du village
- R : par le biais du règlement et des OAP, assurer dans les différentes zones « à urbaniser » l’intégra- tion paysagère des futures constructions à travers une composition harmonieuse des formes urbaines en cohérence avec le contexte de chaque site de projet - R : constituer de nouvelles trame végétales en frange et à l’intérieur des sites de projet en vue de favoriser leur bonne intégration aux paysages de la commune
Ressources et énergies
- Assainissement
- Eaux pluviales
- Énergies
- Effet fonctionnel lié à l’accroissement des
besoins en matière d’assainissement des
eaux usées
- Effet fonctionnel de consommation éner-
gétique accrue et d’émission de gaz à ef-
fet de serre
- E : garantir l’absence d’écoulements pluviaux en aval des projets d’aménagement par l’intermé- diaire des dispositions du règlement du PLU
- E : garantir la performance et la conformité réglementaires des dispositifs d’assainissement indivi- duel en l’absence de réseau d’assainissement collectif sur l’ensemble des zones « à urbaniser » - R : favoriser l’aménagement d’un habitat économe en énergie par le biais du règlement et des OAP (densité, mitoyenneté...)
Gestion des risques, pol-
lutions et nuisances
- Risques
- Pollutions et nuisances
- Effet d’emprise localisé sur un site, concer-
né par un potentiel risque d’effondrement
de cavités souterraines
- E : supprimer l’emprise d’une zone « à urbaniser » recouvrant le site d’une ancienne carrière souter- raine, à présomptions de risque d’effondrement
- R : informer les pétitionnaires d’autorisations d’occuper le sol des risques naturels et de leurs ré- percussions possibles en matière de construction, et garantir le bon respect des normes de construction en vigueur
Enjeux socio-écono-
miques et urbains
- Activités écono-
miques
- Fonctions urbaines
- Transports, mobilité
- Effet sur les activités agricoles, se traduisant
par la disparition de surfaces cultivées au
profit de l’urbanisation
- Effet induit sur l’accroissement des dépla-
cements domicile-travail
- R : afin de réduire et optimiser la consommation foncière en vue de limiter l’artificialisation des terres agricoles, le projet de PLU valide un scénario de planification supprimant 3 hectares de zone « à urbaniser » sur des espaces agricoles (secteur de « Sainte-Catherine sud-est ») - R : favoriser l’usage des transports en commun et développer les liaisons douces à l’occasion de tout nouveau projet d’aménagement et/ou opération d’habitat groupé
7.4.4 Synthèse des mesures d’évitement, de réduction et de compensationh U
410 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Indicateurs retenus Mode d’évaluation Etat initial/Objectif Période
Évaluation des objectifs du PADD sur le plan démographique et urbain
Mesure de la consommation
des sols par l’urbanisation
- Analyse croisées des données de la base nationale SITADEL
et du registre des permis de construire de la municipalité,
comparaison avec les objectifs initiaux du PLU
- Analyse de l’évolution de la densité moyenne des construc-
tions selon les données SITADEL, comparaison avec les ob-
jectifs du PLU
- Mobilisation d’une enveloppe constructible de 14 hectares à destination résidentielle et 11,3 hectares à destination écono- mique d’ici 2026, ouverture de 4 zones « à urbaniser »
- Nombre moyen d’autorisations de construire délivrées chaque année pour de l’habitat, calcul des surfaces mobilisées au regard du taux de densité souhaité par le PADD (10 logements/hectare)
Annuelle
Mesure de l’évolution du parc
de logements
- Étude croisée des chiffres de l’INSEE, FILOCOM et SITADEL vi-
sant à déterminer l’évolution du parc de logements sur la
commune
- Projection de 140 nouvelles résidences principales (hors recon- quête du logement vacant), soit environ 980 résidences princi- pales d’ici 2026 contre 839 selon l’INSEE en 2012
- Stabilisation du parc de logements vacants et reconquête de 10 logements vacants, soit un parc vacant de 30 logements en 2026 contre 40 en 2012 selon l’INSEE
- Atteinte d’une part de logements loués à 20 % du parc de loge- ments d’ici 2026 afin de garantir la mixité de l’offre en logement
Annuelle
Mesure de l’évolution de la po-
pulation depuis le diagnostic du
PLU et du dynamisme écono-
mique
- Analyse des recensements de la population à partir des don-
nées de l’INSEE, analyse du vieillissement de la population
- Étude de l’évolution du nombre d’emplois au lieu de travail
(INSEE)
- Projection d’une croissance démographique de l’ordre de 35 nouveaux habitants par an pour l’atteinte d’un plafond démo- graphique de 2 290 habitants d’ici 2026
- Stabilisation, voire diminution de la part des seniors (65 ou plus) dans la population communale d’ici 2026, à 16,5 % en 2012 selon l’INSEE
10 ans
Efficacité du PLU au regard de la protection de la trame verte et bleue
Qualité des milieux naturels, des
surfaces forestières, des zones
humides et des systèmes boca-
gers
- Évolution de l’occupation des sols comparée à l’état initial
dressé par le PLU, à l’aide des photographies aériennes de
l’IGN
- Analyse de l’évolution des surfaces en boisements pro-
tégées par le PLU, suivi des demandes d’autorisation de
coupe, abattage et/ou arrachage
- Capacité résiduelle de la STEP
- Taux de raccordement au réseau d’assainissement collectif
- Taux de conformité des dispositifs d’assainissement non col-
lectif à la réglementation en vigueur
- Se reporter à la carte d’occupation et de nature des habitats figurant au sein de l’analyse de l’état initial de l’environnement 3 ans
3 ans
Annuelle
Annuelle
Efficacité du PLU dans la protection du patrimoine paysager et architectural
Suivi de l’évolution des éléments
et sites inventoriés par le règle-
ment au titre du Code de l’Urba-
nisme
- Analyse photographique des éléments inventoriés par le PLU
en vue d’adapter au cas-par-cas les prescriptions du règle-
ment
- Évolution du linéaire des haies protégées par le règlement
- Exigence du maintien des éléments de patrimoine inventoriés, sauf dans le cas de demandes de modification acceptées par la municipalité, se reporter à l’inventaire du patrimoine annexé au règlement
6 ans
Suivi des autorisations d’occu-
per le sol et leur respect des
règles d’aspect extérieur du rè-
glement
- Bilan des autorisations délivrées et critique des règles pres-
crites par le PLU à l’encontre des permis de construire et
d’aménager
- Se reporter à l’annexe du rapport de présentation du PLU
Impossibilité de quantifier l’état souhaité 6 ans
7.5 INDICATEURS DE SUIVI DU PLU411
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
7.6 ARTICULATION DU PLU AVEC LES AUTRES PLANS/PROGRAMMES
Le Code de l’Urbanisme oblige le PLU à porter un intérêt aux plans ou programmes existant à des échelles territoriales de niveau géogra- phique supérieur à la commune. Ces plan et programmes déterminent des orientations et des objectifs en matière de protection et de mise en valeur de l’environnement que le PLU ne doit pas ignorer.
Localement, on rappellera que Garat s’inscrit dans le territoire du Syn- dicat Mixte de l’Angoumois, couvert par un Schéma de Cohérence Territoriale.
A un niveau supérieur, on citera l’existence du Schéma Régional Air - Climat - Energie de Poitou-Charentes, du Schéma Régional de Cohé- rence Écologique en Poitou-Charentes, ainsi que du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux Adour-Garonne. Ces docu- ments doivent être particulièrement étudiés par le PLU, compte-tenu de leur objet et de leurs dispositions formulées à son encontre.
Il convient également de mentionner l’existence d’un Schéma Dépar- temental des Carrières en Charente, élaboré en 2000. Ce document, qui n’aborde pas directement la question de la réglementation du droit des sols, ne comprend aucune disposition de nature à contraindre les propres dispositions du PLU. On rappellera également l’existence de divers schémas relatifs à la gestion des déchets aux niveaux départe- mentaux et régionaux, n’imposant pas de prescriptions au PLU.
On signalera l’élaboration en cours d’un Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux élaboré par l’Établissement Public Territorial de Bassin du fleuve Charente. Ce document, bien que susceptible d’inte- ragir fortement avec le PLU, est encore en phase d’élaboration.
Enfin, on précisera que le PLU de Garat n’est soumis à aucun Plan de Déplacements Urbains. Par ailleurs, le Programme Local de l’Habitat de l’agglomération d’Angoulême n’affecte pas le territoire de la com- mune.
Schéma de l’articulation du PLU avec les plans et programmes (source : MEDD)h U
412 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Plans et
programmes
Orientations et objectifs
s’imposant au PLU Traduction au sein du PLU
Schéma Directeur
d’Aménagement et
de Gestion des Eaux
Document en vigueur
- SDAGE Adour-Garonne approuvé sur 2016-2021, imposant une obligation de compatibilité au PLU
Dispositions s’imposant au PLU
- Les documents d’urbanisme veillent, en cas de croissance atten- due de population, à ne pas accentuer les flux de pollution ni les prélèvements en eau susceptibles d’avoir un impact sur l’état qua- litatif et quantitatif des masses d’eau et sur les fonctionnalités des milieux aquatiques.
- Les documents d’urbanisme doivent aborder les enjeux de préser- vation de la biodiversité, de préservation et de reconquête des zones humides, d’accès à la ressource et de qualité des eaux et de prévention des risques. Des mesures compensatoires seront envi- sagées pour améliorer le fonctionnement des écosystèmes aqua- tiques à l’échelle du bassin versant.
- L’atteinte ou la non-dégradation du bon état écologique des masses d’eau nécessite de préserver les différents espaces de fonctionnalité des milieux aquatiques. Les documents d’urbanisme doivent, à cet effet, protéger les zones nécessaires à la gestion des crues ainsi que les zones humides et leurs bassins d’alimenta- tion. Les inventaires de zones humides disponibles, notamment au sein des SAGE ou du SRCE Poitou-Charentes, doivent être pris en compte par les documents d’urbanisme.
- Les documents d’urbanisme doivent également encourager la mise en place d’équipements collectifs proposant une gestion économe de la ressource, les économies d’eau, ainsi que la récu- pération des eaux pluviales. Les documents d’urbanisme doivent également inciter à la mise en œuvre de techniques alternatives pour la gestion des eaux pluviales afin de favoriser la recharge des nappes phréatiques.
Le PLU s’inscrit dans la mise en œuvre des objectifs du SDAGE Adour-Garonne, à travers la protection et la bonne gestion de la ressource en eau, des milieux aquatiques et des espaces contribuant au bon accomplissement du cycle na- turel de l’eau :
- Mise en œuvre réglementaire d’une trame verte et bleue locale intégrant à la fois les milieux naturels protégés et inventoriés officiellement (ZNIEFF, Natura 2000) et les milieux patrimoniaux non-inventoriés officiellement, de même que les milieux ordinaires (vallée du Rochejoubert, autres vallons connexes de l’Échelle, boisements et pelouses calcaire...).
- Inventaire des zones humides au 1-25 000ème selon une carte officielle de la DREAL Poitou-Charentes et traduction de cet inventaire au sein du règle- ment du PLU par des zones « naturelles et forestières » ou « agricoles ».
- Prescriptions fortes du règlement du PLU en faveur d’une gestion des eaux pluviales sur les terrains d’assiette des projets, obligeant les aménageurs à favoriser les dispositifs d’infiltration naturelle des eaux.
- Mise en valeur de l’eau dans les espaces publics par le biais des Orienta- tions d’Aménagement et de Programmation, mettant l’accent sur l’amé- nagement d’espaces perméables à l’eau et pré-localisant des espaces de rétention des eaux de ruissellement.
- Protection des milieux aquatiques au regard des présomptions de pollution par les eaux usées, par l’obligation réglementaire d’un raccordement au réseau d’assainissement collectif ou à défaut, d’un équipement individuel, et par des prescription en matière de gestion des eaux pluviales à l’occa- sion des projets d’aménagement.
- Protection des biens et des personnes vis-à-vis du risque d’inondation loca- lisé au sein des vallées de l’Échelle et de l’Anguienne, et de certains autres risques naturels (effondrement de cavités souterraines, feu de forêt...), et la protection des espaces naturels de percolation des eaux de ruissellement par des zones « naturelles et forestières ».
Ces différentes traductions réglementaires permettent au PLU d’assurer sa pleine compatibilité avec le SDAGE Adour-Garonne.413
h U
PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Plans et
programmes
Orientations et objectifs
s’imposant au PLU Traduction au sein du PLU
Schéma Régional
Climat - Air - Energie
de la région Poi-
tou-Charentes
Document en vigueur
- SRCAE de la Région Poitou-Charentes approuvé en juin 2013, im- posant une obligation de compatibilité au PLU
Dispositions s’imposant au PLU
- Le PLU doit favoriser les mixités fonctionnelles et sociales par ses objectifs en matière de développement urbain et d’habitat.
- Le PLU doit conforter et densifier l’enveloppe urbaine pour favori- ser une ville plus compacte et économe en énergie, en déplace- ments et en ressources naturelles. Le PLU doit inciter à la mobilisa- tion des friches urbaines et du parc de logements vacants avant d’envisager l’extension des zones urbanisées.
- Le PLU doit structurer le développement de l’urbanisation autour de projets favorisant les mobilités douces et les transports collectifs, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et le gaspillage des énergies fossiles dans l’usage individuel de l’automobile.
- Le PLU doit inciter au développement des énergies renouvelables par le biais de ses dispositions réglementaires, et à l’occasion des nouveaux projets d’aménagement.
La mixité sociale et générationnelle figure comme l’un des grands objectifs du PLU. Par ailleurs, le PLU fait usage de ses dispositions réglementaires en faveur d’une lutte réelle contre le changement climatique découlant du gaspillage énergétique et des émissions croissantes de gaz à effet de serre :
- Le règlement du PLU favorise la mixité fonctionnelle dans les zones « ur- baines » et « à urbaniser » en prévoyant la possibilité d’un cohabitation des fonctions (habitat, équipements, commerce, services, artisanat...) dès lors que celle-ci n’éveille pas de conflit d’usage et d’incompatibilité environne- mentale. Cette mixité fonctionnelle exclut donc par exemple les activités agricoles.
- Le PLU définit des principes de densification urbaine avec l’objectif de 10 logements/hectare pour les futures opérations d’habitat. Cet objectif est in- cité par le règlement, en matière d’implantations bâties (mitoyenneté des constructions, rapprochement vis-à-vis des voies et emprises publiques) et de développement des énergies renouvelables.
- Le projet défendu par le PLU met fin à l’étalement urbain au profit de la densification de l’enveloppe urbaine. plus de 80 % des futures construc- tions d’habitation découleront du réinvestissement urbain au sein de l’en- veloppe existante des espaces agglomérés de Garat (100% des zones AU à vocation résidentiel)
- Les principaux sites de développement urbain font l’objet d’Orientations d’Aménagement et de Programmation insistant sur la connexion des nou- veaux quartiers avec leur environnement proche, notamment via la créa- tion de liaisons douces.
Schéma Régional de
Cohérence Écolo-
gique
Document en vigueur
- SRCE de la Région Poitou-Charentes approuvé en décembre 2015, imposant au PLU une obligation de prise en compte
Dispositions s’imposant au PLU
- Le règlement du PLU doit protéger les réservoirs biologiques et les corridors écologiques cartographiés par le SRCE Poitou-Charentes.
La cartographie du SRCE Poitou-Charentes a été intégrée par le PADD du PLU, dont l’une des orientations graphiques fait état des continuités écologiques qui doivent recevoir une protection de la part du PLU.
Le règlement du PLU opère le classement de l’ensemble des espaces naturels suscitant un intérêt écologique en zone « naturelle et forestière ». Il tient compte des continuités écologiques constituées par les vallées. Il protège par ailleurs les réservoirs biologiques, tel que le massif forestier de Bois Blanc et les Brandes de Soyaux, protégés par un règlement très restrictif.h U
414 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Plans et
programmes
Orientations et objectifs
s’imposant au PLU Traduction au sein du PLU
Schéma de Cohé-
rence Territoriale
Document en vigueur
- SCOT de l’Angoumois approuvé en décembre 2013, imposant une obligation de compatibilité au PLU
Dispositions s’imposant au PLU
Les objectifs du SCOT de l’Angoumois établissent une stratégie terri- toriale globale visant à répondre aux besoins relatifs à l’évolution du territoire dans ses aspects démographiques, économiques et urbains, tout en préservant l’environnement dans lequel ils évoluent.
- Le PADD affiche l’ambition de renforcer le rôle de l’Angoumois au sein de l’espace régional tout en préservant et valorisant une nature qualifiée de « partenaire ». Cette orientation se traduit par un objectif de réduction de la consommation foncière de 50 % d’ici les 10 prochaines années par rapport aux dix précédentes, la restauration des continuités écologiques, le respect des coupures naturelles et agricoles...
- Le SCOT de l’Angoumois cartographie précisément les espaces constituant les corridors écologiques, tels que les boisements, les habitats humides et les pelouses calcaires.
- En matière de développement de l’habitat, sont fixés les objectifs de production de 10 000 logements d’ici 2023, dont 2 000 situés dans la seconde couronne d’Angoulême. Les documents d’urba- nisme doivent établir leur prévisions de consommation d’espace sur la base d’une densité de 10 logements/hectare.
- Dans les documents d’urbanisme, 30 % d’espaces dédiés à l’urba- nisation résidentielle doivent être au minimum identifiés dans l’en- veloppe des parties urbanisées, contre 70 % devant être au maxi- mum dédiés à leur extension.
- Les zones dédiées au développement résidentiel doivent être lo- calisées au regard du réseau des transports en commun et de la proximité des services et des équipements d’intérêt collectif. Elles doivent être localisées en continuité des pôles urbains.
Le PLU s’inscrit dans la mise en œuvre des objectifs du SCOT à travers la mise en valeur de l’identité paysagère de la commune. Ce dernier assure la traduction réglementaire des principes de protection des continuités écologiques et des sur- faces agricoles :
- Protection des deux coupure d’urbanisation identifiées le long de la RD 939 entre l’agglomération de Soyaux, le secteur de « La Penotte » et le pôle de Sainte-Catherine. Création d’une zone « naturelle et forestière » et absence d’extensions urbaines le long de la RD 939 dans le secteur.
- Définition réglementaire d’une trame verte et bleue locale correspondant couvrant à la fois les milieux naturels protégés et inventoriés officiellement (ZNIEFF, Natura 2000) et les milieux non-protégés ou ordinaires (vallons humides annexes...). Sur Garat, les zones « naturelles et forestières » recouvrent ainsi plus de 50 % du territoire communal.
- Définition d’une enveloppe d’urbanisation établie sur un objectif de construc- tion de 140 logements et sur une surface totale de 14 hectares à raison de 10 logements/hectare.
- Identification du pôle économique de « La Penotte » et définition d’un site d’extension sur 7,2 hectares, en continuité de la zone existante. Cette zone est identifiée par le SCOT comme un espace de développement potentiel (« pôle de proximité à vocation artisanale ») au même titre que la zone d’activités de « Chez Nadaud » de Dignac. Ces deux zones se voient allouées une possibilité d’extension cumulée de 16 hectares à répartir de façon équitable. Garat ab- sorbe 45 % de l’objectif alloué par le SCOT.
- Choix d’un scénario de planification des zones « à urbaniser » raisonné au regard de la définition des « parties actuellement urbanisées » et des pola- rités urbaines. A cet effet, le PLU choisit de conforter en priorité le village de Sainte-Catherine, compte-tenu de leurs fonctions urbaines et de combler une enclave sur le secteur du Cabarot. Mais le projet n’affiche pas de zone d’extension de l’urbanisation.
- Protection des activités agricoles par des zones « agricoles » dont le règlement précise exactement la destination. Ce dernier proscrit par ailleurs toute im- plantation non-agricole dans ces zones.
Î Ces différentes traductions réglementaires permettent au PLU d’assurer sa compatibilité avec le SCOT de l’Angoumois.h U
415 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
8. RÉSUMÉ NON-TECHNIQUEh U
416 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
8.1 MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
8.1.1 Les compétences mobilisées
Les expertises de terrain relatives à l’analyse de l’Etat Initial de l’Environnement et l’étude d’incidence ont été effectuées par Gérard GARBAYE, ingénieur écologue (350 Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 33000 Bordeaux) et le bureau d’études études UR- BAN HYMNS, qui se sont chargés de définir le projet d’urbanisme avec la municipalité et de formaliser le document de l’évaluation environnementale.
8.1.2 Le recueil de données bibliographiques
Cette étape a eu pour objet de rassembler les informations préalablement à la phase de terrain, afin de guider les investigations entreprises. Les dossiers concernant la zone d’étude et disponibles auprès des services de l’Etat et des collectivités ont été pris en compte (Porter-à-Connaissance, DOCOB Natura 2000…).
Concernant l’étude du milieu naturel, de la faune et de la flore, plusieurs sources bi- bliographiques locales, régionales et nationales ont été consultées, et notamment les fiches d’inventaire écologique de l’Institut National de Protection de la Nature (INPN) ou encore le SCoT de l’Angoumois et le SRCE qui était en cours d’élaboration pendant l’étude.
8.1.3 Les investigations de terrain
Les informations recueillies lors de l’étape documentaire ont permis de disposer d’une bonne connaissance des enjeux du territoire. Néanmoins, des prospections de terrain relatives aux habitats naturels, à la flore et à la faune ont été menées, d’une part pour actualiser les connaissances littéraires recueillies, et d’autre part pour préciser les enjeux des zones identifiées comme particulièrement sensibles d’un point de vue environne- mental. Il a été notamment nécessaire de caractériser les fonctionnalités écologiques du territoire et les relations entre les milieux au travers de la réalisation d’une étude sur la « Trame Verte et Bleue » locale. M. GARBAYE a été en charge de réaliser ces inventaires de terrain (floristiques et faunistiques) réalisés en juin, juillet 2014 et juillet 2015 et pris en compte par le Bureau d’études URBANhymns qui s’est chargé de formaliser l’étude. Concernant la gestion des eaux, le PLU a été l’occasion de mener une étude sur les sites à projets pour évaluer comment gérer et traiter les eaux pluviales. Cette étude a été menée par Julien FONTAINE d’impact eau environnement de juillet à octobre 2015. Ces deux études sont annexées au rapport de présentation.
8.1.4 Le lancement de l’évaluation environnementale
Compte tenu de la présence proche du site Natura 2000 de la vallée de la Charente sur le territoire, il s’est avéré nécessaire d’établir une demande d’examen au cas par cas comme le prévoit l’article R.121-12-1 du code de l’urbanisme.
Saisie par courrier reçu le 29 avril 2015, l’autorité environnementale a répondu dans un arrêté préfectoral n°103/DREAL/2015 en date du 24 juin 2015 que le projet de PLU était soumis à évaluation environnementale.
Cette décision est motivée par la présence d’enjeux environnementaux sur le territoire qui a vocation, dans le contexte de l’agglomération d’Angoulême, à connaître un fort développement.
L’Agence Régional de Santé de Poitou-Charentes a également indiqué lors de la pro- cédure que la commune était fortement concernée par plusieurs thématiques géné- rant des enjeux de santé publique : bruit, qualité de l’air, protection de la ressource en eau, qualité des sols... Elle attire notamment l’attention de la collectivité sur les conséquences du développement de l’ambroisie, plante invasive et allergène, sur la santé des habitants de Garat.h U
417 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
8.2 RESUME NON TECHNIQUE DU DIAGNOSTIC
8.2.1 L’état initial de l’environnement
Le Milieu physique
Le territoire de Garat est composé d’une diversité de formations géolo- giques, essentiellement de nature sédimentaire. La commune s’inscrit dans une région géologique occupée par une assise d’âge Jurassique. Celle-ci est percée par la large vallée de la Charente, ponctuée par les sinuosités du fleuve, et constituant les paysages du « Val d’Angoumois ».
Le réseau hydrographique parcourant le territoire de Garat est particulière- ment riche et constitue une armature écologique structurante. Le territoire appartient au grand bassin régional de la Charente. Plus localement, il est divisé en deux bassins versants correspondant à l’Échelle et à l’Anguienne. Garat se caractérise par un relief accentué, entre plateaux et vallées. Les altitudes sont comprises 59 mètres NGF au point le plus bas situé au sein de la vallée de l’Échelle, et 169 mètres NGF au point le plus haut au nord-ouest (zone d’activités économiques de « La Penotte »). Plusieurs grandes unités orographiques se dessinent à l’échelle de la commune. Un relief de plateau domine de part et d’autre le cours de l’échelle, qui est encaissé sous la forme d’une vallée assez large qui accueille le bourg ancien.
Les Milieux Naturels et Biodiversité
Le territoire de Garat est couvert par de nombreux zonages d’inventaire et/ou de protection réglementaire du patrimoine naturel. Les dispositions légales et réglementaires qui sont particulièrement sources d’enjeu pour le PLU se réfèrent au réseau Natura 2000, qui recouvre 14,1 % de la commune, soit 275 hectares.
La présence de trois sites appartenant au réseau Natura 2000 génère pour le PLU l’obligation d’une procédure d’évaluation environnementale en ver- tu du décret du 23 août 2012, sanctionnée par un avis de l’Autorité Environ- nementale désignant le Préfet de département.
La vallée de l’Échelle traverse la commune de Garat du nord au sud, et constitue, avec l’Anguienne, l’ossature de la trame bleue locale. L’Échelle se jette dans la Touvre à hauteur de l’agglomération d’Angoulême. Elle coule dans une petite vallée à fond plat parfois encaissée entre des escar-
pements calcaires, et disposant de nombreux vallons humides latéraux. La vallée de l’Échelle fait partie du site Natura 2000 de la vallée de la Charente entre Angoulême et Cognac et ses affluents. Une ZNIEFF de type 1 identifie un secteur sur le cours amont de la rivière qui revêt un intérêt écologique plus particulier, hors de Garat.
L’eau constitue un facteur identitaire d’importance, à l’origine de milieux rares et de fort intérêt (boisements humides, prairies…). Mais ces milieux humides contrastent fortement avec les milieux secs de type chênaie blanche, ourlets thermophiles et pelouses calcaires établis sur les relèvements des vallées. En résulte une un grande richesse des milieux présents sur la commune.
Au regard de ce contexte sensible, le PLU devra répondre à plusieurs enjeux majeurs :
- La protection de l’eau comme ressource et comme élément naturel fonda- teur d’une diversité de milieux (boisements rivulaires, prairies humides,…). Cet enjeu est d’autant plus fort que les trois ruisseaux présents sur la commune sont sujets à l’objectif de « bon état » des eaux formulé par le SDAGE Adour-Ga- ronne. Au-delà de cette dimension « protection », le PLU devra répondre à l’enjeu d’une meilleure gestion du patrimoine naturel associé à l’eau et aux vallées humides, qui ont été fortement dégradées par les activités humaines durant ces dernières décennies.
- La préservation des îlots forestiers en tant qu’éléments structurants de al trame verte et bleue locale. Le PLU pourra agir sur la protection de ces îlots forestiers en tant que document cadre-du droit des sols mais devra trouver des relais en matière de gestion et de valorisation. Le PLU devra également accorder une valeur particulière aux pelouses calcicoles présentes sur les coteaux des val- lées, en tant qu’habitats rares et fragiles.
- La protection du milieu agricole, où l’on retrouve une biodiversité parfois im- portante selon les pratiques culturales et pastorales. Il convient notamment de souligner l’enjeu patrimonial suscité par la présence de haies bocagères et de prairies, qu’il convient de préserver au titre de la plus-value apportée un espace agricole intensément cultivé.h U
418 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les grands paysages
Selon l’atlas régional des paysages de Poitou-Charentes, Garat se situe à la transition entre deux grandes entité paysagères, les Côtes de l’Angoumois d’une part, et le Pays du Karst d’autre part. La vallée de l’Échelle constitue une transition naturelle entre ces deux paysages.
La vallée de l’Échelle constitue un véritable trait d’union entre le plateau des côtes de l’Angoumois et le plateau karstique du domaine de Bois Blanc. Le fond de vallée offre des paysages très riches en textures et volumes végétaux, ponctuée de haies, ripisylves, alignements de peupliers, arbres isolés.
La vallée de l’Anguienne, appartenant au complexe paysager des vallées cal- caires péri-angoumoisines, dessine la limite sud-ouest de la commune. Il s’agit d’une petite vallée encaissée dans le plateau des Côtes de l’Angoumois, dont la discrétion contraste avec la vallée de l’Échelle.
Des paysages se retrouvent sur les hauteurs du plateau en rive droit de l’Échelle, qui se prolongent vers l’agglomération d’Angoulême. Ils surmontent les vallées. Le potentiel agronomique intéressant du plateau calcaire Jurassique est pro- pice au développement des grandes cultures céréalières en openfield. Des paysages du plateau forestier se manifestent par leur fermeture progres- sive à l’approche des masses boisées, constituant des limites franches dans les horizons.
Les boisements et cultures alternent ainsi avec d’importantes masses bâties (hameau de Sainte-Catherine, Les Minerais et Le Cabarot), organisées autour de la route d’Angoulême à Périgueux (RD 939). Le sentiment de dilution ur- baine est très important sur cet axe qui constitue une radiale naturelle de l’ag- glomération d’Angoulême, et qui est donc par conséquent très attractive sur le plan urbain. Le PLU devra assurer une véritable régulation de ce phénomène et ainsi clarifier les limites entre l’urbain et le non-urbain.
Le bourg ancien présente un fort intérêt patrimonial. Il s’organise en petits îlots très denses qui dessinent des ruelles dans lesquelles le promeneur est invité à se perdre. La couleur claire de la pierre et les matériaux nobles le caractérisent. Le bâti ancien n’est pas altéré par la présence de réseaux aériens qui ont été enfouis.
Les paysages de Garat sont appréhendés en premier lieu par le bâti disséminé sur l’axe de la RD 939, créant un sentiment de confusion et une absence de repères. Le PLU devra opérer une régulation forte du processus d’étalement linéaire sur cette axe à grande circulation. Au-delà de la RD 939, la vallée de
l’Échelle se découvre par un dénivelé progressif et un relief de vallons rythmé par des jeux d’ouverture et de fermeture. Cette vallée retient l’attention de par son caractère pittoresque. Des vues remarquables sont à appréhender sur le bourg et la vallée depuis la RD 23. La vallée de l’Anguienne est beau- coup plus secrète et se manifeste depuis la RD 101. Elle fait partie des Côtes de l’Angoumois formant une campagne bucolique aux portes d’Angoulême, véritable ressource à valoriser et protéger.
Les grands paysages de la commune présentent une certaine diversité en termes d’ambiances. Cette richesse découle des ondulations multiples du ter- ritoire et de la couverture végétale plus ou moins dense sur les coteaux, dans la vallée et sur le plateau. Toutefois il existe une menace : l’urbanisation. La proximité d’Angoulême est une source de pressions urbaines importantes sur les paysages du plateau agricole et des vallées. Une urbanisation diffuse tend à s’y développer et nécessite aujourd’hui d’être endiguée.
Il convient donc que le PLU délimite clairement l’emprise des espaces urbani- sés actuels et futurs afin de préserver les grands équilibres paysagers.
Au delà dans un souci de préservation et valorisation de l’identité de la com- mune, il conviendra de protéger tous les éléments de patrimoine (naturel, ar- chitectural et urbain) comme les haies, le petit patrimoine, les corps de ferme et maisons remarquables...
Les risques, les pollutions et les nuisances
Le territoire de Garat est exposé à 4 types de risques majeurs, dont principale- ment les risques d’inondation et de transport de marchandises dangereuses.
De manière générale, il sera essentiel d’assurer l’inconstructibilité des zones soumises au risque d’inondation au sein du PLU souvent associées à des zones humides. Outre le risque encouru pour les biens et les personnes, il s’agit de préserver les champs d’expansion des crues...
La gestion des eaux (usées et pluviales) figure ainsi parmi les principales prio- rités du future document d’urbanisme car il existe des risques de pollutions. Il conviendra donc de privilégier le raccordement à l’assainissement collectif qui à terme couvrira plus de 70% du territoire et de gérer les eaux pluviales. Ce thème particulièrement sensible du fait notamment d’un relief prononcé a donné lieu à une étude sur chaque site d’extension de l’urbanisation (an-h U
419 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
nexée au rapport de présentation) relayée à travers le document comme dans les orientations d’aménagement et de programmation. Elle insiste par- ticulièrement sur la nécessité de traiter les eaux des bassins versants amonts des terrains à projets.
Garat est particulièrement affectée par les nuisances générées par les grandes infrastructures de transport qui traversent la commune. Pour rappel, le territoire communal est traversé du nord au sud par la RD 939 (Angoulême-Périgueux).
Enfin, la commune comptabilise 18 exploitations agricoles. Sur ces secteurs, une attention particulière devra être portée au maintien des haies en pré- sence et le retrait des zones résidentielles.
La gestion des déchets
En matière de gestion des déchets, Garat adhère au syndicat départemental CALITOM, créé en 1995 à l’occasion de l’élaboration du premier Plan Dé- partemental d’Élimination des Déchets de la Charente. Le syndicat CALITOM dispose dans ses statuts d’une compétence dite «collecte » et d’une com- pétence « traitement ». Ces deux compétences sont exercéespar le syndicat CALITOM sur le territoire de la Communauté de Communes de la Vallée de l’Échelle.
Les énergies et ressources naturelles
Le diagnostic du PLU rappelle que les lois « Grenelle » constituent une avan- cée significative au regard de la problématique de la gestion de l’énergie dans les documents d’urbanisme, face aux thématiques que sont l’habitat, les déplacements, mais également la production d’énergies dites « renou- velables ». En matière d’habitat, le PLU doit être un levier visant à faciliter la mise en œuvre des principes de l’habitat « bioclimatique ». Ceux-ci relèvent de l’isolation thermique à optimiser, d’orientation rationalisée du bâti, de la densité urbaine à travers le choix des formes bâties.
Du point de vue énergétique, la commune présente un parc de logements en voie de rajeunissement, ce qui devrait être synomyme d’une meilleure per- formance énergétique. Le nombre de logements anciens vacants suscep-
tibles d’être restauré n’est pas significatifs bien qu’une vingtaine nécessiterait des investissements lourds.
Toutefois, le modèle pavillonnaire de maison implantée au coeur de la par- celle n’est pas le plus économe du point de vue énergétique. Le travail sur la forme urbaine et l’implantation des constructions s’avère indispensable pour améliorer les performances énergétiques.
En outre, la commune ne porte aucun projet d’envergure sur le sujet. De plus, le solaire n’est pas développé. Quant à la filière bois pour le chauffage, elle est localement sous exploitée...
Enfin, il convient d’encourager, notamment au recours à des matériaux comme le bois ce qui participerait à soutenir la mise en place d’une filière locale.
8.2.2 Analyse socio-économique
L’évolution de la démographie
L’analyse de la démographie a été menée sur la base des données INSEE (2007-2012), sur la base de données propre à la commune, et à différentes échelles selon les besoins de compréhension sollicités (Communauté d’Ag- glomération d’Angoulême, département de la Charente...). La commune de Garat intègre la Communauté de Communes de la Vallée de l’Échelle, elle se situe en première couronne de l’agglomération d’Angoulême et fait par- tie des communes rurales qui ont profité d’un certain desserre-ment de l’ag- glomération au détriment de sa ville-centre. La commune de Garat possède 1937 habitants en 2012 pour une densité de 99,6 habitants au kilomètre² selon l’INSEE, chiffre en augmentation par rapport à la décennie précédente, où l’on dénombrait 1764 habitants en 2007.
Sur la commune de Garat, on constate que l’augmentation de la population depuis les années 1990 est liée à des dynamiques migratoires et naturelles positives. On observe en 2012 un certain vieillissement de la population, com- parativement aux données de 2007 (augmentation des plus de 60 ans) mais également une part des moins de 15 ans qui progresse (20% en 2012).h U
420 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Les caractéristiques des ménages
L’INSEE recense 82 082 ménages à l’échelle de l’aire urbaine d’Angoulême, et 783 ménages sur la commune Garat en 2012. Le nombre de ménages est en constante progression sur la commune. Cependant la taille de ces mé- nages a tendance à diminuer, ainsi selon l’INSEE, le nombre moyen d’occu- pants par résidence principale est établi à 2,5 personnes sur la commune en 2012. En outre, avec un revenu médian par unité de consommation de 21 586 euros, la commune de Garat se situe au-dessus de la médiane des revenus décomptée sur l’aire urbaine d’Angoulême s’élevant à 19 316 euros. Néan- moins, une grande partie de la population n’est pas éligible à l’impôt sur le re- venu (25 % de ménages fiscaux non-imposés en 2012). De manière générale, la prépondérance de grands foyers, ainsi que le haut niveau des revenus sur la commune constituent des facteurs d’alerte quant à la question de la mixité sociale au sein du parc de logement.
Le développement économique
-La population active
Le nombre d’actifs a tendance à augmenter depuis 2007. Sur la commune, le taux d’activité est de 75,3 % en 2012 de l’ensemble de la population âgée de 15 à 64 ans, ce qui représente 1225 individus actifs, dont 69,7 % ont un emploi. Comparativement, on observe sur l’aire urbaine d’Angoulême une part légèrement inférieure des actifs occupés, établie à 63 % des individus de 15 à 64 ans.
Sur la commune de Garat, le taux de chômage s’élève à 7,5 % de la popu- lation active. Ce taux a augmenté depuis 2007, mais il reflète peu la situation de l’emploi d’aujourd’hui.
La population active de la commune se montre globalement assez mobile à l’échelle de l’aire urbaine d’Angoulême. Ainsi 86,3 % des actifs résidant tra- vaillent en dehors de la commune en 2012. Cependant nous pouvons ob- server que 13 % des actifs résidant sur la commune travaillent également à Garat en 2012, cette importance relative s’explique par la présence d’un tissu d’activités économiques assez conséquent sur la commune au vu de son statut rural.
- Les secteurs d’activité
La commune de Garat appartient au bassin de vie d’Angoulême. Il s’agit d’un bassin de vie bien équipé à l’échelle régionale et bénéficiant d’une dy- namique démographique modérée. Le profil économique de l’aire urbaine d’Angoulême se caractérise par une majorité d’entreprises issues du secteur tertiaire, recouvrant les activités commerciales et les services. Celles-ci oc- cupent une part de 63,5 % de l’ensemble des entreprises recensées par l’INSEE au 31 décembre 2014.
Au 31 décembre 2014, la commune de Garat compte 136 établissements ac- tifs selon l’INSEE. Le secteur tertiaire, constitué d’activités commerciales et de services, est le mieux représenté au sein du tissu des entreprises, avec 57,4% des établissements actifs fin 2014. En dehors du secteur commercial, l’activité économique se répartit entre différents secteurs. Le secteur de la construction occupe un poids important au sein du tissu des établissements, avec une part de 18,4 %, le reste des établissements est réparti entre l’administration publique, le secteur industriel et le secteur de l’agriculture.
Le logement
En 2012, l’INSEE recense 839 logements sur la commune de Garat. Le nombre de logements n’a cessé de progresser depuis 1968, malgré une croissance as- sez modérée depuis 2007. En 2012, 33,6 % des logements ont été construits après 1990, 47 % entre 1949 et 1990 et 19,3 % avant 1946. Le parc de logements de la commune se compose à 93 % de résidences principales, les résidences secondaires occupent une part marginale de 1,9 % au sein du parc de lo- gement. Il convient de distinguer l’offre locative de l’accession à la propriété parmi les résidences principales. En 2012, sur les 783 ménages recensés sur le territoire, 84 % sont des propriétaires, tandis que 14 % sont locataires, La part des propriétaires est en hausse depuis 2007, leur nombre a progressé de 13 %.
La part qu’occupent les logements vacants est en stagnation depuis 2007, l’IN- SEE comptabilisait ainsi 40 logements vacants en 2012, soit 4,8% du parc total. Il convient de souligner que la part du logement de la vacance demeure mo- dérée, rapportée à l’échelle du parc de logement communal.h U
421 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Analyse du fonctionnement urbain
La typologie des formes bâties
La commune de Garat se caractérise par une organisation classique autour d’un bourg, autour duquel gravitent plusieurs hameaux. Ce bourg est histo- riquement marquée par un fort éclatement de l’urbanisation. Au-delà de ce noyau ancien il est facile de repérer différents hameaux tels que les Grandes Tuileries, Bragette et le Grand Arsac qui apparaissent comme les plus impor- tants en taille. Cependant,la plupart d’entre eux ne sont composés que de- quelques corps de ferme anciens, voire des corps isolés à l’exemple de Che- naud, Bassac, Les Bournies et Chez Grelet.
Des quartiers résidentiels se sont également développés dans la seconde moitié du XXème siècle avec le développement de l’agglomération d’An- goulême et le sacre de l’automobile comme moyen de transport particulier privilégié. L’urbanisation s’est alors étendue le long de la RD autour du ha- meau de Sainte-Catherine ou encore au niveau du lieu dit le Cabarot. Le dé- veloppement pavillonnaire tout au long de l’axe n’y a pas permis l’émergence d’une véritable centralité fonctionnelle.
L’enjeu majeur du PLU est de définir des principes de développement qui repo- seront sur une meilleure hiérarchisation de l’urbanisation et la recherche d’un confortement des centralités.
Les déplacements et le cadre de vie
L’histoire urbaine de Garat, commune d’origine rurale, est intrinsèquement liée à celle de l’agglomération d’Angoulême. Traversé par la RD 939, ancienne route royale de la Rochelle à Périgueux via Angoulême, le territoire a connu un développement empreint des dynamiques périurbaines qui ont animé l’agglo- mération depuis quarante ans. Le bourg de Garat est historiquement organisé sur un mode radioconcentrique « classique », au croisement de voies avec un gradient décroissant centre-périphérie.
Sainte-Catherine est davantage marquée par une organisation linéaire ap- puyée sur un axe central qui structure une ou plusieurs polarités autour des- quelles s’organisent les densités. Organisation actuelle de la zone du Grand
Lac à Cabarot. Pendant plusieurs décennies, le territoire a souffert de l’ab- sence de document de planification susceptible « d’organiser » cette dyna- mique urbaine, ce qui a généré d’importants bouleversements sur le plan fonctionnel et paysager. L’automobile constitue indéniablement le mode de déplacement principal sur le territoire.
Le territoire communal dispose de plusieurs équipements publics assurant la fonctionnalité du cadre de vie du bourg. Il s’agit principalement de la mairie, de l’église, du groupe scolaire, de la salle communale et des terrains de sports.
La mairie forme un complexe d’équipement avec l’église, la salle commu- nale et les terrains de sport, qu’il est aisé d’appréhender depuis les principaux axes de circulation du bourg. La déambulation piétonne est aisée entre ces différents équipements, constituant le cœur de bourg. Ces derniers ne pré- sentent pas de caractère sous-dimensionné à l’heure actuelle.
La construction
La commune de Garat n’a pas échappé à une tendance globale de pro- gression de la construction observée ces dix dernières années à l’échelle de département de Charente. Ainsi entre 1990 et 2012, 270 logements ont été construits sur le territoire communal dont 204 depuis 2000.
Au final, entre 1992 à 2011, 282 permis de construire pour de l’habitation ont été délivrés sur la commune. Le tout s’est accompagné d’une consomma- tion de l’ordre de 57 hectares. Dès lors, ce rythme équivaut à un rythme de 14 constructions à l’année pour une consommation d’environ 2 000 mètres² par habitation, soit 2,9 hectares consommés à destination de l’urbanisation chaque année entre 1992 et 2011.Ce chiffre souligne le besoin d’opérer une réelle densification urbaine sur le territoire par la diminution des surfaces construites conformément aux attentes du Code de l’urbanisme.
Concernant la localisation des nouvelles constructions, ces dernières se concentrent en majorité le long de la RD 939 et autour du bourg. Plus globa- lement, on relève ponctuellement de nouvelles constructions réparties dans certains hameaux.h U
422 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
8.3 LA DÉMARCHE D’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
THEME OBJECTIFS QUELLES ETUDES
REALISEES ?
QUI EST INTERVE-
NU ?
QUELLES MESURES ADOPTEES AU SEIN DU PLU ?
MILIEU NATUREL
TRAME VERTE ET BLEUE
BIODIVERSITE
RISQUES
NUISANCES
Préservation du fonc-
tionnement écologique
des vallées (vallées, val-
lons et zones humides)
Diagnostic du fonctionne-
ment écologique
Analyse des études exis-
tantes - SCoT / SRCE/ INPN...
Étude faune / flore (Gérard
GARBAYE).
Etude sur la gestion des eaux
pluviales (commune)
Ingénieur écologue, ur-
baniste
Urbaniste environne-
mentalistes
Technicien de la com-
mune
- Etablissement d’un zonage assorti de mesures réglementaires visant l’inconstructibilité de la zone N dans le secteur Np (NATURA 2000, ZNIEFF) + encadrement de l’évolution des constructions isolées dans la zone N (extension limitée) + protection des boisements (bosquets, ripisylves et haies) principalement par le recours aux Espaces Boisés Classés
- Raccordement obligatoire des nouvelles constructions au réseau d’assainissement col- lectif )
- Gestion des eaux pluviales privilégiant l’épuration naturelle au travers de dispositions réglementaires adaptées et des orientations d’aménagement et de programmation
Préservation des valeurs
naturelles des coteaux
calcaires et des mileux
agricoles
Diagnostic des sensibilités
écologiques du plateau
Etude des projets au regard
du RPG
Ingénieur écologue,
Urbaniste
- Protection des boisements (bosquets et haies)
- Réduction de la zone 1AU dans Sainte-Catherine
- Limitation des surfaces mobilisées avec une réduction des zones AU par rapport au pré- cédent document d’urbanisme (11.9ha contre 20 ha)
- Réduction également de moitié des surfaces consommées (plus de 45 ha au total entre 2006 et 2015 pour une consommation des surfaces agricoles, naturelles et forestières esti- mées dans le présent PLU à moins de 15 ha (zones 1AU et 1AUX, or partie en réinvestisse- ment +extension de la carrière de Peu Sec).
Prise en compte des
risques et des nuisances
Identification et spatiali-
sation de l’ensemble des
risques et nuisances sur le
territoire
Reprise de l’atlas des zones
inondables et des cartes
d’aléa du projet de PPR sur
la vallée de l’Anguienne.
Services de l’Etat + mu-
nicipalité + Urbaniste
- Classement en zone naturelle de l’ensemble des surfaces exposées au risque d’inon- dation.
- Retrait des zones de développement résidentiel (AU) des abords de la RD 939 et du site d’exploitation de la carrière
- Retrait des zones résidentielles des abords des exploitations agricoles en particulier celles pratiquant l’élevage (sud du bourg...)h U
423 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
ENJEUX OBJECTIFS QUELLES ETUDES
REALISEES ?
QUI EST INTER-
VENU ?
QUELLES MESURES ADOPTEES AU SEIN DU PLU ?
PAYSAGE Préservation des
valeurs architectu-
rales et paysagères
du territoire
Étude paysagère visant à
caractériser les paysages,
à définir leurs sensibilités et
enjeux
Étude prospective visant
à anticiper les incidences
visuelles des futurs aména-
gements (OAP)
Etude du projet de PPM du
STAP
Urbaniste
paysagiste
Architecte
- Conservation des cônes de vue sur le bourg en zone Ap pour les préserver de toute urbanisation.
- Localisation des zones constructibles dans l’enveloppe des parties actuellement urbanisées, garantissant leur cohérence au regard du paysage et réduction des zones d’extension
- Prise en compte des cônes de vue et sensibilité paysagères dans le choix des zones à urbaniser
- Formulations d’orientations d’aménagement et de programmation visant à garantir la qualité visuelle des futurs aménagements au sein des zones constructibles
- Préservation des éléments boisés (haies) jouant un rôle au sein du paysage + nouvelles plantations no- tamment en périphérie des futures opérations pour gérer les eaux et améliorer l’insertion paysagère des constructions.
- Préservation des éléments architecturaux intégrant le patrimoine du territoire (inventaire + zone UA)
- Prise en compte du projet de PPM de l’Eglise visant à mieux protéger les coteaux aux pieds du noyau an- cien du bourg au cœur duquel s’élève l’église.
- Inventaire des éléments de patrimoine (naturel, architectural et urbain) qui fondent l’identité de la com- mune dans le cadre de l’article L123-1-5,III-2° du code de l’urbanisme
ENERGIE
POLLUTIONS
C O N S O M -
MATION D’ES-
PACE
Promotion des
énergies renouve-
lables et réduction
des Gaz à Effet de
Serre (GES)
Étude des cadres légaux
en vigueur et leurs traduc-
tions réglementaires pos-
sibles
Diagnostic des déplace-
ments et réflexion sur l’inté-
gration des déplacements
« doux » (piétons, cyclistes)
Urbaniste - Intégration des principes de l’habitat « bioclimatique » au sein du document d’urbanisme, et notamment au travers des Orientations d’Aménagement et de Programmation dressant des principes d’aménagement sur chaque zone à urbaniser
- Absence de mesures réglementaires susceptibles de contrarier les économies d’énergie ou l’emploi de dispositifs de production d’énergies renouvelables + recommandations au travers de l’article 15
- Intégration des déplacements « doux » (piétons et cyclistes) au sein de chaque opération future + renfor- cement du réseau de cheminements et de sentiers (continuité du GR...avec des emplacements réservés)
- Réduction de la vitesse via les projets de requalification de la traverse de Sainte-Catherine et du Bourg
- Projets de carrefours sécurisé au Cabarot et de la zone d’équipements du bourg (Emplacement réservé n°2°)
Modération de la
c o n s o m m a t i o n
d’espace
Étude rétrospective de la
consommation des sols
Élaboration d’un scénario
compatible avec les ob-
jectifs du SCoT
Urbaniste OPQU - Priorité à la densification du tissu urbain et réduction des surfaces ouvertes à l’urbanisation au regard du précédent POS (11.9ha au lieu de 20 ha dont seulement 8 ha d’extension développement résidentiel et économique compris).
- Une mobilisation totale de 14ha pour soutenir le projet de développement résidentiel. plus de 60% de loge- ments produits en densification et un taux de densité global légèrement supérieur à 10log/ha
- Une mobilisation de 11.4ha pour le développement économique avec une programmationh U
424 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
AXE
DU
PADD
ORIENTA-
TIONS TRADUCTION DANS LE PLU ANALYSE DES INCIDENCES
INCI-
DENCE
-/O/+
1. PRÉSERVER L’IDENTITÉ RURALE DU TERRITOIRE
1.1. Assurer la préser-
vation et la remise
en état des continui-
tés écologiques
- ZONAGE N
- EBC, INVENTAIRE DES HAIES
- OAP (plantations)
- REGLEMENT (essences locales...)
Tous les éléments de la « Trame Verte et Bleue » locale qu’il s’agisse des vallées et de leur ripisylve, des zones humides des fonds de vallon, des haies, des coteaux boisés, des lisières ont vocation à être pré- servés.
A cet effet, le projet ne générera ainsi aucun effet d’emprise sur les sites sensibles et devrait même participer à la restauration des continuités écologiques, notamment via de nouvelles plantations dans toutes les futures opérations d’aménagement.
+
1.2 Maintenir les
grands équilibres
paysagers
- ZONAGE N et Ap
- EBC
- INVENTAIRE DES HAIES
- REGLEMENT
Il s’agit de ne pas détériorer la lecture des paysages de la commune menacée par une urbanisation galopante et diffuse. Les efforts doivent donc porter sur la densification et la définition de limites claires d’urbanisation en s’appuyant sur des éléments de contexte : voie, maisons de maître ou encore les haies et bosquets...
La municipalité envisage également la requalification de certains sites stratégiques. Ces mesures au- ront un impact positif à la fois sur le paysage et sur l’environnement en entraînant une réduction de la vitesse des véhicules et la promotion des déplacements doux notamment.
+
1.3 Promouvoir
l’entretien du petit
patrimoine et le
respect de l’archi-
tecture locale
- ZONAGE (UA + CHANGEMENT DE DESTI-
NATION)
- EMPLACEMENT RESERVE (projet de place)
- OAP (parti d’aménagement)
- INVENTAIRE DU PATRIMOINE AU TITRE DE
L’ART.L123-1-5, III, 2°
Le projet entend permettre la conservation des éléments de patrimoine de la commune en particu- lier ses bâtiments traditionnels et le petit patrimoine. Il prévoit également la valorisation du réseau de chemins de randonnées. Ces objectif participent à une plus grande sensibilisation des habitants à leur patrimoine.
+
1.4 Ne pas négliger
la nature « ordi-
naire » et la nature
«en ville»
- ZONAGE N
- EBC, INVENTAIRE DES HAIES
- Préserver les parcs et jardins d’agrément
de caractère
- Protéger les arbres remarquables
Les Garatois sont attachés à leur environnement de « campagne » attribuant une place importante à la nature « ordinaire ». Il peut s’agir de petits espaces verts, de jardins, de potagers... qui participent à la qualité du cadre de vie.
La lutte contre les pollutions accidentelles et/ou diffuses des milieux aquatiques est également pointée pour sensibiliser les riverains au maintien de bandes enherbées, des boisements rivulaires...
Au sein des futures opérations d’aménagement, les espaces verts ont vocation à assurer une bonne insertion du projet à son environnement, à participer à la biodiversité ou encore à la gestion des eaux... Ils ne doivent pas être négligés.
o
8.4 L’ANALYSE DES INCIDENCES DU PROJETh U
425 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
AXE
DU PADD ORIENTATIONS
TRADUCTION
DANS LE PLU ANALYSE DES INCIDENCES
INCI-
DENCE
-/O/+
2.
Organiser le développement résidentiel
2.1. Poursuivre une politique de
croissance démographique raison-
née
- ZONAGE (réduction des
zones U et NA)*
- OAP
- EMPLACEMENTS RE-
SERVES POUR DES OPE-
RATIONS DE LOCATIFS
PUBLICS
En optant une croissance démographique « au fil de l’eau » (prenant en compte une croissance en léger ralentissement depuis 2008) en se calant également sur le rythme de la construction de ces 5 dernières années et non de ces dix dernières années, la commune fait le choix de mieux préserver son environnement en mesurant davantage les ouvertures à l’urbanisation et en soutenant la den- sification et la mixité. +
2.2. Modérer la consommation
d’espace et lutter contre l’étale-
ment urbain dans la poursuite des
objectifs du SCoT
- ZONAGE (réduction des
zones U et NA au profit
des zones A et N)
- OAP (affichage d’un
taux de densité minium
de 12 log/ha qui peut
augmenter en fonction
des operations)
Le projet de la commune s’inscrit dans la poursuite des objectifs du SCoT de l’Angoumois en affi- chant comme priorité le réinvestissement de l’espace urbain (cela concerne 60% des logements construits) d’une part et la densification avec un taux minimum de 10 log/ha d’autre part.
Le projet devrait également participer à privilégier la rénovation et la réhabilitation des logements vacants sur le territoire. Après avoir étudié en détail le parc de la vacance, la commune compte sur la restauration d’une vingtaine de logements à court terme.
Pour répondre aux besoins de son projet, la collectivité mise un rythme de la construction de 22pc/ an contre 29 sur la précédente décennie soit 220 constructions d’ici 10 ans
De telles objectifs se traduisent aussi par une réduction des surfaces ouvertes à l’urbanisation. Le PLU est beaucoup plus économe que les précédents document d’urbanisme. Il réduit ainsi très for- tement les zones à urbaniser (par 3 comparé au précédent POS et par 5 comparé au précédent PLU de 2011).
Au regard de la consommation des espaces agricoles, naturels et forestiers, le projet contient cette consommation à hauteur d’une vingtaine d’hectares alors qu’elle dépasse 70ha sur la période 2006- 2015.
+
2.3.Consacrer une centralité « bi-
polaire » : Le bourg de Garat et
Sainte-Catherine
- ZONAGE (choix des
zones AU et des zones
de renforcements en U,
ceinturage des hameaux
et maintien des construc-
tions isolées, micro ha-
meaux... en zone N ou A)
Il s’agit de mettre fin à une ère d’urbanisation opportuniste qui s’est traduite par une dilution de l’urbanisation sur la quasi totalité du territoire en concentrant les efforts en termes de développe- ment sur les polarités locales c’est à dire les bourgs et villages principaux structuré d’équipements et correctement desservis. Cette mesure entérine l’organisation historique de la commune, devrait permettre de valoriser les principaux villages et aboutira à une meilleure préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers.
+h U
426 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
AXE
DU
PADD
ORIENTATIONS TRADUCTION DANS LE PLU ANALYSE DES INCIDENCES
INCI-
DENCE
-/O/+
3. PROMOUVOIR LE CADRE DE VIE
3.1. Conserver voire développer le ni-
veau de l’offre en équipements et ser-
vices
- ZONAGE (UE + Nl) Le projet consiste à renforcer les pôles existants (maintenir et éventuellement augmenter l’offre pour s’adapter aux besoins des habitants). En parallèle, la municipalité compte pour- suivre ses efforts pour l’accessibilité aux équipements (handicapé et piétons).
Elle prévoit également de renforcer le lien social et intergénérationnel via la mise en place d’une plaine de jeux autour de la salle polyvalente et aux abords du Garat.
o
3.2. Sécuriser les déplacements et privi-
légier les alternatives au « tout automo-
bile »
- EMPLACEMENT RESERVE
- ZONAGE AU (au plus près des
équipements et commerces)
Le projet porté par le PADD vise la requalification de plusieurs sites actuellement trop « routiers », afin d’améliorer les déplacements piétons au bénéfice de l’environnement. La municipalité affiche également son souhait de mieux desservir la zone des Montagnes ac- tuellement très enclavée.
De manière générale, la collectivité souhaite proposer plus d’alternatives aux déplace- ments automobiles. Cela devrait participer à ne pas augmenter le trafic routier.
Le choix des zones à urbaniser a également été motivé par la proximité des équipements (écoles) pour privilégier les déplacements doux.
o
3.3. Soutenir le développement des
communications numériques
- REGLEMENT (ART. 16) Le PADD ne génère aucune incidence sur l’environnement au regard de son ambition de renforcer la couverture numérique du territoire de Garat. o
3.4. Relever le défi énergétique et lutter
contre les pollutions
- OAP
- REGLEMENT (ART.4, 6,7,11,16)
Le projet communal encourage les constructions de type « basse consommation » et «bio climatique». Il va dans le sens de la densification et d’une urbanisation plus compacte (rap- prochement des bâtiments, création d’étages…) induisant des économies d’énergies. En outre, le projet autorise le recours aux énergies renouvelables tout en précisant que la com- mune souhaite que la composition du bâti ancien soit respectée au mieux.
+
3.5. Intégrer le facteur risque et les nui-
sances
- ZONAGE N (zone inondable)
- ZONAGE A OU N le long des
infrastructures de transports
(pas de zone AU exposées aux
nuisances)
- ZONAGE A pour les exploita-
tions agricoles et leurs abords
Le projet communique et prend en compte les risques. Le risque d’inondation justifient no- tamment de classer les vallées impactées en zone N et d’y prévoir l’inconstructibilité.
Par ailleurs, par précautions, compte tenu de l’état des sols (présence d’argile), la muni- cipalité communique à travers son PADD et attire l’attention des futurs constructeurs sur l’intérêt de mener en amont de tout projet, une étude de sol.
+h U
427 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
AXE
DU
PADD
ORIENTATIONS TRADUCTION DANS LE PLU ANALYSE DES INCIDENCES
INCI-
DENCE
-/O/+
4. SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE LOCAL
4.1. Soutenir l’activité agricole et fo-
restière ainsi que la valorisation des
ressources du sous-sol
- ZONAGE (A et N) Les activités agricoles contribuent fortement à l’identité rurale du territoire et de- meurent un pilier important de l’économie locale. Elles participent également à la pérennité des paysages de la commune, marqués par la polyculture.
En outre, le territoire dont plus de 600 ha sont recouverts de boisements présen- terait un véritable potentiel pour l’activité forestière encore limitée aujourd’hui . Enfin, la commune se caractérise également par un sous-sol riche (présence d’anciennes carrières et d’une grande exploitation...).
+
4.2. Privilégier l’accueil de nouvelles
entreprises dans la zone d’activité
de la Penotte et dans la zone des
Chaumes
- ZONAGE (UXi + 2AUX)
- REGLEMENT
- OAP
Le territoire communal présente deux zones implantées le long de la RD 939, la ZA de la Penotte et la zone des Chaumes. Si la première est identifiée dans le SCoT, la zone des Chaumes n’y figure pas mais était préexistante. Toutes deux sont vouées aux activités industrielles, artisanales et commerciales. La zone de la Penotte fait l’objet d’un projet d’extension géré par la communauté de com- munes alors que la zone des Chaumes est intégralement privée.
+
4.3. Conforter l’offre commerciale et
de services sur les centralités
- ZONAGE (U et AU) Sur le territoire, les services et commerces se concentrent sur Sainte-Catherine. Ces activités sont effectivement à la recherche de l’effet « vitrine » et fonc- tionnent grâce aux flux importants générés par la RD 939 (entrée d’agglomé- ration).
La municipalité entend donc conforter le potentiel de Sainte-Catherine voire améliorer l’organisation du village pour mieux desservir les services et com- merces (projet de requalification de la traverse).
Elle souhaite permettre néanmoins l’installation de services et commerces dans les autres zones urbaines de la commune notamment dans le bourg
oh U
428 PLAN LOCAL D’URBANISME DE GARAT | PIÈCE N° 1 RAPPORT DE PRÉSENTATION
Le présent projet de PLU n’entraîne aucune incidence significative négative sur les sites Natura 2000.
Le PADD affirme en effet une volonté de protection du patrimoine naturel remarquable et particulièrement des vallées de l’Echelle couverte par des sites Natura 2000 ou encore la volonté de garantir une bonne gestion des eaux (usées et pluviales) afin d’éviter toute incidence indirecte de type pollution des eaux de la Charente.
Ce nouveau PLU permet de renforcer encore davantage la protection du patrimoine naturel, par la mise en place d’un zonage et d’un règlement plus stricts. Le renforcement de l’inconstructibilité des zones d’intérêt écologique protège ainsi davantage les habitats et espèces d’intérêt communautaire.
En outre, le nouveau zonage sur l’ensemble de la commune conforte les relations entre les espaces naturels, renforce les fonctionnalités des continuités écologiques, proscrit les effets de coupure.