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PLU - Règlements - Patrimoine bâti, paysager ou éléments de paysages
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PLU - Règlements - Patrimoine bâti, paysager ou éléments de paysages
PLU - Règlements - Patrimoine bâti, paysager ou éléments de paysages à protéger pour des motifs d'ordre culturel, historique, architectural ou écologique
Document publié le Jeudi 19 septembre 2024
Lien du pdf (PLU - Règlements - Patrimoine bâti, paysager ou éléments de paysages à protéger pour des motifs d'ordre culturel, historique, architectural ou écologique)
Thèmes du document : Culture et patrimoine, Logement, Aménagement du territoire,
Justifications
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Pays de Montsalvy – Communauté de communes de la Châtaigneraie cantalienne
Justification de l’application de l’article
L.151-19 du Code de l’urbanisme
1. Rappel préalable
La prise en compte du patrimoine dans le PLUI du Pays de Montsalvy répond à une double injonction, non contradictoire, qui vise d’une part à le valoriser afin de préserver les caractéristiques architecturales et paysagères de ce territoire et d’autre part à promouvoir de nouveaux usages, en particulier par le biais de changements de destination, afin d’en faire un gisement pour de nouveaux projets (habitat, activité, tourisme…).
Sur le volet préservation / valorisation patrimoniale, une hiérarchisation de l’attention et des prescriptions à apporter se dessine avec :
- En premier lieu, les protections hors PLUI :
o Le Site Patrimonial Remarquable qui est mis en place à Montsalvy
o Les bâtiments classés aux MH
o Les bâtiments inscrits aux MH
- En deuxième lieu, les bâtiments et sites inventoriés au titre de l’article L151-19 du code de l’urbanisme, avec une attention particulière à porter au devenir de ces éléments considérés comme caractéristiques de la diversité des architectures observables sur le territoire - En troisième lieu :
o le règlement de la zone UA, qui concerne les tissus à caractère patrimonial du territoire et vise à assurer la pérennité de leur vocabulaire architectural tout en permettant l’évolution du bâti
o le règlement de la zone Ap, qui concerne les sites non construits et destinés à le rester (glacis) du fait des enjeux paysagers qui les touchent : entrées de villages, liens de covisibilité entre villages patrimoniaux…
L’utilisation de l’article L151-19 s’articule donc dans une juxtaposition de protections différenciées en fonction de l’intérêt patrimonial observé.
Le nombre d’éléments ou ensembles d’éléments inventoriés est de 559.
2. Justifications par type de patrimoine
Les éléments inventoriés au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme permettant une prise en compte de leurs qualités esthétiques particulières sont essentiellement de 4 ordres : - Des bâtiments monumentaux tels que des châteaux et des demeures cossues - Des bâtiments révélateurs de l’architecture vernaculaire locale, habitations ou bâtiments anciens liés à l’activité agricole, toujours utilisés dans ce cadre ou non
- Des bâtiments plus récents à l’architecture caractéristique (équipements « IIIème République » par exemple)
- Du petit patrimoine (à l’intérieur d’un tissu bâti ou non)
Leur inventaire tient son intérêt à la fois par la mise en exergue d’un patrimoine parfois peu perçu par les habitants eux-mêmes et par une forme de vulnérabilité de ces bâtiments lors d’éventuellesJustifications
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Pays de Montsalvy – Communauté de communes de la Châtaigneraie cantalienne
restaurations malheureuses.
Dans plusieurs cas, l’inventaire s’est attaché à faire ressortir une logique spatiale plutôt que ponctuelle, en particulier pour des châteaux ou des exploitations agricoles à caractère vernaculaire. L’identification d’emprises spatiales double l’intérêt architectural d’un intérêt paysager : la protection touche non seulement le bâtiment lui-même mais également ses abords qui interagissent avec lui ou permettent de le percevoir dans le cadre d’un contexte préservé.
Ces emprises sont aussi bien des parcs de châteaux, des glacis mettant en scène des bâtiments anciens ou des ensembles agricoles anciens regroupant logis, grange-étable, four(nil), sécadou…
Châteaux et Demeures bourgeoises
Ces bâtiments sont clairement identifiés comme des éléments de patrimoine. Très peu des bâtiments inventoriés de cette catégorie ne semblent sujets à des pathologies particulières ; leurs propriétaires les entretiennent suivant l’attention qu’ils nécessitent. Pour ces bâtiments, l’intérêt pratique de l’inventaire réside essentiellement dans le fait d’éviter : - des remaniements allant à l’encontre de leurs caractéristiques architecturales, de leurs modénatures…
- la construction de bâtiments annexes altérant leur perception
Ainsi, dans de nombreux cas, pour cette catégorie d’éléments de patrimoine, la mobilisation de l’article L151-19 du CU sert à définir une emprise spatiale.
Dans quelques rares cas, ce sont des sites anciens qui sont protégés en fonction de leur portée symbolique et identitaire, comme pour le château de Calvinet, ou des bâtiments ruinés que la collectivité s’attache à ne pas oublier malgré leur état dégradé, comme pour le château de Monlogis à Ladinhac.
Les châteaux ont été construits à des époques variables avec parfois des ajouts ou modifications significatives mais leurs caractéristiques premières ont été maintenues : volumes imposants, ordonnancement des façades avec une forte frontalité de la façade principale, leurs modénatures…
Les demeures bourgeoises renvoient à la maison vernaculaire dans une version à la fois plus imposante (bâtiments plus hauts, nombre de travées plus conséquent…), plus travaillée (dessin des encadrements des ouvertures, modénatures plus fines) et avec parfois des éléments supplémentaires sur les bâtiments ou en annexes agissant dans la mise en valeur de l’ensemble construit (pigeonnier, chapelle).
Maisons traditionnelles
La maison traditionnelle dans son acception la plus simple possède un plan rectangulaire. Elle se développe sur 2 niveaux surmontés d’une toiture fortement marquée pouvant être percée de lucarnes.
Elle est à 2 ou 4 pans (croupe ou demi-croupe).
Sa façade principale est dotée de 3 travées. L’entrée se faisant au milieu.
Des cheminées sont présentes aux deux extrémités du bâtiment.
La pierre locale est à la fois utilisée pour les murs et en couverture (lauzes). Sur les façades, elle peut n’apparaître que sur les chaînages d’angles et dans l’encadrement des baies. Le reste de la façade est alors enduit à la chaux, le plus souvent dans une teinte claire proche du blanc. Les ouvertures se superposent d’un niveau à l’autre sur la façade principale. Les autres façades sont pratiquement aveugles. La façade arrière peut posséder une avancée centrale correspondant à laJustifications
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Pays de Montsalvy – Communauté de communes de la Châtaigneraie cantalienne
souillarde traditionnelle.
Ce « modèle » est omniprésent dans les tissus anciens.
Le règlement de la zone UA encadre les restaurations de façon à éviter des modifications dommageables aux bâtiments anciens.
L’inscription dans l’inventaire au titre de l’article L151-19 du code de l’urbanisme de certains de ces bâtiments vise à mettre en avant les constructions les plus significatives et à renforcer les prescriptions concernant des modifications éventuelles.
Bâtiments agricoles historiques
La ferme de Pressoires à Junhac, inscrite aux Monuments Historiques, représente un exemple de site d’exploitation ancien caractéristique du territoire.
Si cet exemple est particulièrement complet dans ce qu’il présente comme types de bâtiments anciens, d’autres sites ont pu être inventoriés de façon complète.
La forme architecturale la plus imposante est la grange étable.
Elle se développe indépendamment du logis avec un accès à l’étable en partie basse sur le côté long du bâtiment (plus ou moins percé) et un accès à la grange en partie haute par un pignon dotée d’une large ouverture cintrée caractéristique. Dans sa variante la plus récente, il existe de petites ouvertures symétriques de part et d’autre de cette ouverture principale.
Comme pour les maisons traditionnelles, cette forme architecturale est omniprésente et un inventaire exhaustif n’est pas utile au regard des prescriptions du règlement. A nouveau les exemples les plus significatifs sont inventoriés.
Dans les zones A et N, il s’ajoute la problématique des changements de destination. La transformation de ces bâtiments est souvent nécessaire afin qu’ils retrouvent une véritable utilité et qu’ils restent correctement entretenus. Les caractéristiques patrimoniales restent à préserver tout en autorisant des ouvertures suivant certaines modalités.
Architectures non vernaculaires
Les architectures non vernaculaires remarquables sont peu nombreuses. Ce sont essentiellement des bâtiments dits « IIIème République » représentant les institutions : mairie et écoles, parfois dans le même bâtiment. Compte tenu de leur période d’édification, leur architecture ne diffère pas des bâtiments traditionnels pour ce qui est des matériaux utilisés et donc des tonalités de couleur visibles. Leur présence à l’inventaire tient de l’apparente banalité de leurs architectures alors qu’elles sont le témoignage d’une époque spécifique et présentent des façades ordonnancées remarquables. Leurs éventuelles transformations doivent donc pouvoir être encadrées.
Certains bâtiments sont uniques : pour gagner en profondeur, la mairie de Ladinhac a été conçue avec une toiture dédoublée.
Un type d’architecture contraste plus : ce sont des maisons renvoyant à des modèles balnéaires avec la présence de pièces de bois peintes sur les façades. Les exemples en restent rares et présents essentiellement dans le périmètre du SPR de Montsalvy. Elles ne sont donc pas intégrées à cet inventaire.Justifications
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Pays de Montsalvy – Communauté de communes de la Châtaigneraie cantalienne
Petit patrimoine
Le petit patrimoine est souvent l’illustration d’une activité agricole ou d’un usage domestique traditionnels. A l’instar des exploitations agricoles, celui-ci est disséminé dans des tissus bâtis plus ou moins récents, où il sera dans certains cas vulnérable.
Le petit patrimoine, mal identifié, peu lisible, présentant peu de perspectives d’évolution, est le plus fragile. De nombreux sécadous sont déjà en très mauvais état.
Cette situation ne doit pas signifier qu’il devrait faire l’objet de moins d’attention que les autres éléments de patrimoine.
Le maillage dense de ces bâtiments secondaires est caractéristique de ce territoire.
A l’instar des granges-étables, les fournils sont le plus souvent dotés de toitures très marquées qui peuvent en faire des repères paysagers. Leur faible emprise au sol ne leur donne en revanche que peu de perspectives de transformations.
Les autres éléments de petit patrimoine sont des sécadous, des puits, des lavoirs, des fours (seuls) ou des croix.
Là encore, l’utilité et l’usage déterminent l’entretien.
Les fours / fournils sont les seuls à pouvoir encore se prévaloir éventuellement d’un usage éventuel.
Pour l’ensemble de ces éléments patrimoniaux, la vigilance doit cependant s’exercer afin que leurs caractéristiques ne soient pas altérées.
Cas particulier
A Junhac, à proximité du hameau de Peyre, le Rocher du Diable est ajouté à l’inventaire.
Même si le risque de dommages au rocher est faible et que sa perception est déjà altérée par la
proximité de bâtiments agricoles, sa présence sur l’inventaire signale l’importance symbolique,
identitaire et paysagère de cette singularité géologique.
Protections paysagères
L’inventaire se complète d’un inventaire de secteurs faisant l’objet d’une protection pour des motifs paysagers : église de Sansac-Veinazès, château de Cances à Ladinhac, partie ancienne du village de Ladinhac…
La différence avec l’inventaire des sites de châteaux ou de domaines agricoles résident dans le fait que ces protections ne concernent pas seulement les parcelles correspondant à l’assiette spatiale des constructions remarquables inventoriées.