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PLU - Annexes - DEFENSE INCENDIE
Document publié le Samedi 7 janvier 2017 par la commune de Saint-Nazaire-sur-Charente.
Lien du pdf (PLU - Annexes - DEFENSE INCENDIE)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Aménagement du territoire, Transports,
DEPARTEMENT DE LA CHARENTE MARITIME
COMMUNE DE
SAINT-NAZAIRE-SUR-CHARENTE
ELABORATION DU
PLAN LOCAL D URBANISME
NOTICE SDIS - DÉFENSE INCENDIE
Verdi Conseil Midi Atlantique
24-26 rue Sainte-Monique
33000 BORDEAUX
Sensible à vos ambitionsFait à La Rocheïe, te
LU FTUIUL,
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1 7 MMS 2017
05
Règlement départemental
de défense extérieure
contre l’incendie
38 rue Réaumur – 17017 La Rochelle cedex 01 – Téléphone : 05.46.27.43.00 – Fax : 05.46.41.10.30 www.charente-maritime.pref.gouv.fr
PREFET DE LA CHARENTE MARITIME
ARRÊTÉ N°
PORTANT REGLEMENT DEPARTEMENTAL DE DEFENSE EXTERIEURE CONTRE L’INCENDIE (RDDECI)
Le Préfet de la Charente-Maritime
Chevalier de l’Ordre National du Mérite
VU, le code de la sécurité intérieure,
VU, le Code Général des Collectivités territoriales, et notamment ses articles L1424-1 et suivants, L 2212-2, L 2212-32, L 2225-1 et suivants,
VU, le code de l’urbanisme, article R111-15,
VU, le code de l’environnement et notamment son article L 211-7,
VU, le code de la construction et de l’habitation et notamment ses articles R 122-6, R 123-4 et R 129-1, VU, la loi n°2011-525 du 17 mai 2011 de simplification et d’amélioration de la qualité du droit et notamment son article 77,
VU, le décret n°2015-235 du 27 février 2015 relatif à la défense extérieure contre l’incendie, VU, l’arrêté du 15 décembre 2015 référentiel national de défense extérieure contre l’incendie, VU, l’arrêté n°2016-063 du 05 juillet 2016 portant approbation du schéma départemental d’analyse et de couverture des risques du département de la Charente-Maritime,
VU, l’arrêté n°2014-620 du 13 mars 2014 portant approbation du règlement opérationnel du service départemental d’incendie et de secours,
VU, l’arrêté préfectoral n°2006-2283 du 27 juin 2006 portant dispositions relatives au logement des récoltes en plein-air,
VU, l’arrêté préfectoral n°2012-1005-DRCTE-B1 du 26 avril 2012 actualisant la liste des communes rurales du département de la Charente-Maritime,
VU, l’arrêté préfectoral du 23 avril 1985 relatif à la protection contre l’incendie des lotissements d’habitation, VU, la délibération 14-2017 du conseil d’administration du SDIS 17 en date du 17/02/2017, VU, le document technique D9 (guide pratique pour le dimensionnement des besoins en eau élaboré par le Centre National de Prévention et de Protection, la Fédération Française des Sociétés d’Assurance et l’Institut National d’Etudes de la Sécurité Civile, édition septembre 2001),
Sur proposition du Directeur départemental des Services d’Incendie et de Secours de la Charente-Maritime,
A R R Ê T É
Article 1 er : Le règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Charente-Maritime, annexé au présent arrêté est approuvé.
Article 2 : Le règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie est rédigé en cohérence avec le schéma départemental d’analyse et de couverture des risques et le règlement opérationnel du SDIS 17.
Article 3 : L’arrêté préfectoral du 23 avril 1985 relatif à la protection contre l’incendie des lotissements d’habitation est abrogé.
Article 4 : Les paragraphes 711 et 712 de l’article 7 de l’arrêté 99-907 du 15 avril 1999 portant réglementation de la protection contre les risques d’incendie et de panique sur les terrains de camping et de caravanage et installations assimilées sont abrogés.
Article 5 : Le présent arrêté sera publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Charente- Maritime. Il sera notifié à tous les maires du département.
Article 6 : Une évaluation de l’application des mesures techniques édictées par le règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de la Charente-Maritime sera réalisée 18 mois après la parution du présent arrêté par le Service départemental d’Incendie et de Secours de Charente- Maritime.
Article 7 : Conformément à l’article R. 421-1 du Code de justice administrative, le tribunal administratif de Poitiers peut être saisi par voie de recours formé contre le présent arrêté, dans un délai de deux mois à compter de sa publication.
Article 8 : Les sous-préfets, les maires des communes du département, le Directeur départemental des Territoires et de la Mer, le Directeur départemental des Services d’Incendie et de Secours de la Charente-Maritime, sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l’exécution du présent arrêté.
Fait à La Rochelle, le
Le Préfet,Décrets, arrêtés, circulaires
TEXTES GÉNÉRAUX
MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR
Décret no 2015-235 du 27 février 2015
relatif à la défense extérieure contre l’incendie
NOR : INTE1418048D
Publics concernés : préfets de départements, maires, présidents d’établissement public de coopération intercommunale, responsables de services d’incendie et de secours et autres acteurs de la défense contre l’incendie.
Objet : règles et procédures de création, d’aménagement, d’entretien et de vérification des points d’eau servant à l’alimentation des moyens de lutte contre l’incendie.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication mais le règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie est arrêté dans un délai de deux ans à partir de sa publication. Notice : les règles d’implantation et de gestion des points d’eau servant à la défense contre l’incendie dans les communes suscitent des difficultés de mise en œuvre. Jusqu’alors, leur cadre juridique reposait sur les seuls pouvoirs de police générale des maires et sur d’anciennes circulaires. Le présent texte clarifie ces règles. La défense extérieure contre l’incendie communale n’est plus définie à partir de prescriptions nationales : les règles sont fixées, par arrêté préfectoral, au niveau départemental après concertations locales. Elles sont ensuite déclinées au niveau communal ou intercommunal. Ce dispositif précise les compétences des différents intervenants (maire, président d’établissement public de coopération intercommunale notamment) et les conditions de participation de tiers à ce service. Il met en place une approche réaliste, tenant compte des risques identifiés et des sujétions de terrain. Il ne détermine pas des capacités en eau mobilisées de façon homogène sur l’ensemble du territoire mais fixe une fourchette de ressources en eau devant être disponibles en fonction des risques. Il définit la notion de points d’eau incendie et les opérations de contrôle dont ils font l’objet. Enfin, un référentiel, établi par arrêté interministériel, apportera des éléments méthodologiques et techniques complémentaires.
Références : ce décret est pris pour l’application de l’article L. 2225-4 du code général des collectivités territoriales issu de l’article 77 de la loi no 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification et d’amélioration de la qualité du droit. Le code général des collectivités territoriales (partie réglementaire) modifié par le présent texte peut être consulté, dans sa version issue de cette modification, sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv. fr).
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l’intérieur,
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment ses articles L. 1212-1, L. 1424-2 à L. 1424-7, L. 1424-70, L. 2213-32, L. 2224-7-1, L. 2225-1 à L. 2225-4, L. 5211-9-2 et R. 2513-5 ; Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles L. 123-1 à L. 123-3 ; Vu le code de la défense, notamment ses articles R. 1321-19, R. 1321-20 et R. 1321-23 ; Vu le code de l’environnement, notamment ses articles L. 511-1, L. 511-2, L. 515-15 et L. 562-1 ; Vu le code forestier (nouveau), notamment ses articles L. 132-1, L. 133-1, L. 133-2 et R. 133-1 ; Vu la loi no 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification et d’amélioration de la qualité du droit, notamment son article 199 ;
Vu l’avis de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours en date du 1er février 2012 ; Vu l’avis de la commission consultative d’évaluation des normes en date du 5 avril 2012 ; Le Conseil d’Etat (section de l’intérieur) entendu,
Décrète :
Art. 1er. – Le code général des collectivités territoriales (partie réglementaire) est modifié conformément aux dispositions des articles 2 à 7 du présent décret.
1er mars 2015 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 15 sur 45Art. 2. – Le titre II du livre II de la deuxième partie est complété par un chapitre V ainsi rédigé :
« CHAPITRE V
« Défense extérieure contre l’incendie
« Section 1
« Règles et procédures
« Art. R. 2225-1. – Pour assurer la défense extérieure contre l’incendie, les points d’eau nécessaires à l’alimentation en eau des moyens des services d’incendie et de secours sont dénommés “points d’eau incendie”. « Les points d’eau incendie sont constitués d’ouvrages publics ou privés utilisables en permanence par les services d’incendie et de secours. Outre les bouches et poteaux d’incendie normalisés, peuvent être retenus à ce titre des points d’eau naturels ou artificiels et d’autres prises d’eau.
« La mise à disposition d’un point d’eau pour être intégré aux points d’eau incendie requiert l’accord de son propriétaire.
« Tout point d’eau incendie est caractérisé par sa nature, sa localisation, sa capacité et la capacité de la ressource qui l’alimente.
« Art. R. 2225-2. – Un référentiel national définit les principes de conception et d’organisation de la défense extérieure contre l’incendie et les dispositions générales relatives à l’implantation et à l’utilisation des points d’eau incendie.
« Il traite notamment :
« 1o Des différentes modalités de création, d’aménagement, de gestion et d’accessibilité des points d’eau incendie identifiés ;
« 2o Des caractéristiques techniques des points d’eau incendie ainsi que des modalités de leur signalisation ; « 3o Des conditions de mise en service et de maintien en condition opérationnelle de ces points d’eau incendie ; « 4o De l’objet des contrôles techniques, des actions de maintenance et des reconnaissances opérationnelles ; « 5o Des modalités d’échange d’informations entre les services départementaux d’incendie et de secours et les services publics de l’eau ;
« 6o Des informations relatives aux points d’eau incendie donnant lieu à recensement et traitement au niveau départemental et des modalités de leur communication aux maires ou aux présidents d’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre lorsqu’ils sont compétents.
« Ce référentiel peut présenter différentes solutions techniques pour chacun de ces domaines. En est exclue toute prescription aux exploitants d’installations classées pour la protection de l’environnement prévues aux articles L. 511-1 et L. 511-2 du code de l’environnement.
« Il est pris par arrêté des ministres chargés de la sécurité civile, des collectivités territoriales, de l’écologie, de l’équipement, de l’agriculture et de la santé.
« Art. R. 2225-3. – I. – Un règlement départemental fixe pour chaque département les règles, dispositifs et procédures de défense extérieure contre l’incendie.
« Ce règlement a notamment pour objet de :
« 1o Caractériser les différents risques présentés par l’incendie, en particulier des différents types de bâtiment, d’habitat, ou d’urbanisme ;
« 2o Préciser la méthode d’analyse et les besoins en eau pour chaque type de risque ; « 3o Préciser les modalités d’intervention en matière de défense extérieure contre l’incendie des communes, des établissements publics de coopération intercommunale lorsqu’ils sont compétents, du service départemental d’incendie et de secours, des services publics de l’eau, des gestionnaires des autres ressources d’eau et des services de l’Etat chargés de l’équipement, de l’urbanisme, de la construction, de l’aménagement rural et de la protection des forêts contre l’incendie, ainsi que, le cas échéant, d’autres acteurs et notamment le département et les établissements publics de l’Etat concernés ;
« 4o Intégrer les besoins en eau définis par les plans départementaux ou interdépartementaux de protection des forêts contre les incendies prévus aux articles L. 133-2 et R. 133-1 et suivants du code forestier (nouveau) ; « 5o Fixer les modalités d’exécution et la périodicité des contrôles techniques, des actions de maintenance et des reconnaissances opérationnelles des points d’eau incendie ;
« 6o Définir les conditions dans lesquelles le service départemental d’incendie et de secours apporte son expertise en matière de défense extérieure contre l’incendie aux maires ou aux présidents d’établissements public de coopération intercommunale à fiscalité propre lorsqu’ils sont compétents ; « 7o Déterminer les informations qui doivent être fournis par les différents acteurs sur les points d’eau incendie. « II. – Le règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie prend en compte les dispositions du référentiel national prévu à l’article R. 2225-2 et les adapte à la situation du département. « Il est établi sur la base de l’inventaire des risques du schéma départemental d’analyse et de couverture des risques prévu à l’article L. 1424-7 et en cohérence avec les autres dispositions de ce schéma. « En est exclue toute prescription aux exploitants d’installations classées pour la protection de l’environnement prévues aux articles L. 511-1 et L. 511-2 du code de l’environnement.
1er mars 2015 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 15 sur 45« III. – Ce règlement est élaboré par le service départemental d’incendie et de secours en application des dispositions de l’article L. 1424-2. Il est établi en concertation avec les maires et l’ensemble des acteurs concourant à la défense extérieure contre l’incendie.
« Il est arrêté par le préfet de département après avis du conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours.
« Il est publié au recueil des actes administratifs de la préfecture.
« Il est modifié et révisé à l’initiative du préfet de département dans les conditions prévues aux alinéas précédents.
« Art. R. 2225-4. – Conformément aux dispositions du règlement départemental, le maire, ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre lorsqu’il est compétent :
« 1o Identifie les risques à prendre en compte ;
« 2o Fixe, en fonction de ces risques, la quantité, la qualité et l’implantation des points d’eau incendie identifiés pour l’alimentation en eau des moyens des services d’incendie et de secours, ainsi que leurs ressources.
« Sont intégrés les besoins en eau :
« 1o Nécessaires à la défense des espaces naturels lorsqu’une commune relève de l’article L. 132-1 du code forestier (nouveau) ou lorsqu’une commune est localisée dans les régions ou départements visés à l’article L. 133-1 du même code ;
« 2o Résultant d’un plan de prévention approuvé des risques technologiques prévu à l’article L. 515-15 du code de l’environnement ou d’un plan de prévention approuvé des risques naturels prévisibles prévu à l’article L. 562-1 du même code lorsqu’une commune y est soumise ;
« 3o Définis par les réglementations relatives à la lutte contre l’incendie spécifiques à certains sites ou établissements, notamment les établissements recevant du public mentionnés aux articles L. 123-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation ;
« 4o Relatifs à la lutte contre l’incendie des installations classées pour la protection de l’environnement prévues aux articles L. 511-1 et L. 511-2 du code de l’environnement lorsque ces besoins, prescrits à l’exploitant par la réglementation spécifique, sont couverts par des équipements publics.
« Ces mesures doivent garantir la cohérence d’ensemble du dispositif de lutte contre l’incendie. Elles font l’objet d’un arrêté du maire ou du président de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre lorsqu’il est compétent.
« Art. R. 2225-5. – Préalablement à la fixation des mesures prévues à l’article R. 2225-4, un schéma communal de défense extérieure contre l’incendie peut être élaboré par le maire.
« Ce schéma, établi en conformité avec le règlement départemental mentionné à l’article R. 2225-3, a notamment pour objet de :
« 1o Dresser l’état des lieux de la défense extérieure contre l’incendie existante ; « 2o Identifier les risques à prendre en compte en intégrant leur évolution prévisible ; « 3o Vérifier l’adéquation entre la défense extérieure contre l’incendie existante et les risques à défendre ; « 4o Fixer les objectifs permettant d’améliorer cette défense, si nécessaire ; « 5o Planifier, en tant que de besoin, la mise en place d’équipements supplémentaires. « Ce schéma prend en compte le schéma de distribution d’eau potable prévu à l’article L. 2224-7-1. « L’expertise du service départemental d’incendie et de secours sur le schéma communal de défense extérieure contre l’incendie est sollicitée dans les conditions fixées par le règlement départemental mentionné à l’article R. 2225-3.
« Le maire recueille expressément l’avis du service départemental d’incendie et de secours et de l’ensemble des autres acteurs concourant pour la commune à la défense extérieure de l’incendie mentionnés au 3o de l’article R. 2225-3-I avant de l’arrêter. Chaque avis est transmis au maire dans un délai qui ne peut excéder deux mois. En l’absence d’avis dans ce délai, celui-ci est réputé favorable.
« Le schéma communal est modifié et révisé à l’initiative du maire dans les conditions prévues aux alinéas précédents. Lorsqu’il comporte un plan d’équipement, il est mis à jour à l’achèvement de chaque phase.
« Art. R. 2225-6. – Lorsque le président d’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre exerce la police spéciale de la défense extérieure contre l’incendie, un schéma intercommunal de défense extérieure contre l’incendie peut être élaboré par le président de l’établissement public. Il répond aux dispositions de l’article R. 2225-5.
« Le président de l’établissement public recueille l’avis des maires ainsi que des acteurs visés dans les conditions fixées à l’article R. 2225-5 avant de l’arrêter.
« Ce schéma est modifié et révisé à l’initiative du président de l’établissement public dans les conditions prévues à l’alinéa précédent. Lorsqu’il comporte un plan d’équipement, il est mis à jour à l’achèvement de chaque phase.
« Art. R. 2225-7. – I. – Relèvent du service public de défense extérieure contre l’incendie dont sont chargées les communes en application de l’article L. 2225-2, ou les établissements publics de coopération intercommunale lorsqu’ils sont compétents :
« 1o Les travaux nécessaires à la création et à l’aménagement des points d’eau incendie identifiés ; « 2o L’accessibilité, la numérotation et la signalisation de ces points d’eau ;
1er mars 2015 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 15 sur 45« 3o En amont de ceux-ci, la réalisation d’ouvrages, aménagements et travaux nécessaires pour garantir la pérennité et le volume de leur approvisionnement ;
« 4o Toute mesure nécessaire à leur gestion ;
« 5o Les actions de maintenance destinées à préserver les capacités opérationnelles des points d’eau incendie. « II. – Par dérogation au I, les charges afférentes aux différents objets du service sont supportées, pour tout ou partie, par d’autres personnes publiques ou des personnes privées en application des lois et règlements relatifs à la sécurité ou aux équipements publics, notamment pour les établissements recevant du public mentionnés aux articles L. 123-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation ainsi que pour les points d’eau incendie propres aux installations classées pour la protection de l’environnement prévues aux articles L. 511-1 et L. 511-2 du code de l’environnement.
« III. – En dehors des cas mentionnés au II, la mise à disposition du service public de la défense extérieure contre l’incendie d’un point d’eau pour l’intégrer aux points d’eau incendie fait l’objet d’une convention conclue entre le propriétaire du point d’eau et la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale.
« Cette convention peut notamment fixer :
« – les modalités de restitution de l’eau utilisée au titre de la défense extérieure contre l’incendie ; « – la gestion de la répartition de la ressource en eau pour les besoins du propriétaire et pour ceux de la défense extérieure contre l’incendie ;
« – la répartition des charges afférentes aux différents objets du service.
« Art. R. 2225-8. – I. – Les ouvrages, travaux et aménagements dont la réalisation est demandée en application de l’article L. 2225-3 pour la défense extérieure contre l’incendie à la personne publique ou privée responsable du réseau d’eau y concourant ne doivent pas nuire au fonctionnement du réseau en régime normal, ni altérer la qualité sanitaire de l’eau distribuée en vue de la consommation humaine.
« II. – Les investissements correspondant à ces ouvrages, travaux et aménagements sont pris en charge par le service public de défense extérieure contre l’incendie selon des modalités déterminées :
« – par une délibération dans le cas où la même personne publique est responsable du réseau d’eau et est compétente pour cette défense ;
« – par une convention dans les autres cas.
« Section 2
« Opérations de contrôle
« Art. R. 2225-9. – Les points d’eau incendie font l’objet de contrôles techniques périodiques. « Ces contrôles techniques ont pour objet d’évaluer les capacités des points d’eau incendie. Ils sont effectués au titre de la police spéciale de la défense extérieure contre l’incendie sous l’autorité du maire ou du président de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre lorsqu’il est compétent. « Les modalités d’exécution et la périodicité de ces contrôles techniques sont définies dans le règlement départemental mentionné à l’article R. 2225-3.
« Art. R. 2225-10. – Des reconnaissances opérationnelles des points d’eau incendie destinées à vérifier leur disponibilité opérationnelle sont réalisées par le service départemental d’incendie et de secours, après information préalable du maire ou du président de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre lorsqu’il est compétent.
« Les modalités d’exécution et la périodicité de ces reconnaissances opérationnelles sont définies dans le règlement départemental mentionné à l’article R. 2225-3. »
Art. 3. – Le chapitre IV « Services d’incendie et de secours » du titre II « Dispositions propres à certains services publics locaux » du livre IV de la première partie est ainsi complété :
« Section 5
« Dispositions particulières
« Sous-section 1
« Dispositions particulières au département des Bouches-du-Rhône
« Art. R. 1424-56. – Pour l’application au département des Bouches-du-Rhône du chapitre V “Défense extérieure contre l’incendie” du titre II du livre II de la deuxième partie, le III de l’article R. 2225-3 est remplacé par les dispositions suivantes :
« III. – Ce règlement est élaboré par le service départemental d’incendie et de secours et le bataillon de marins- pompiers de Marseille conformément aux compétences qui leur sont dévolues par les articles L. 1424-2 et L. 1424-7. Il est établi en concertation avec les maires et l’ensemble des acteurs concourant à la défense extérieure contre l’incendie.
1er mars 2015 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 15 sur 45« Le règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie des Bouches-du-Rhône comprend trois volets :
« 1o Un volet propre au périmètre d’intervention du bataillon de marins-pompiers de Marseille, élaboré par ce dernier et arrêté par le préfet de département après avis du conseil municipal de Marseille ;
« 2o Un volet propre au reste du département élaboré par le service départemental d’incendie et de secours et arrêté par le préfet de département après avis du conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours ;
« 3o En tant que de besoin, un volet commun élaboré conjointement par le bataillon de marins-pompiers de Marseille et le service départemental d’incendie et de secours et arrêté par le préfet de département après avis du conseil municipal de Marseille et du conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours.
« Il est modifié et révisé à l’initiative du préfet de département dans les conditions définies aux alinéas précédents.
« Sous-section 2
« Dispositions particulières au département du Rhône et à la métropole de Lyon
« Art. R. 1424-57. – Pour l’application au département du Rhône et à la métropole de Lyon du chapitre V “Défense extérieure contre l’incendie” du titre II du livre II de la deuxième partie :
« 1o Les mots : “service départemental d’incendie et de secours” sont remplacés par les mots : “service départemental-métropolitain d’incendie et de secours.” ;
« 2o Pour la métropole de Lyon, les mots : “président de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre” sont remplacés par les mots : “président du conseil de la métropole de Lyon” ;
« 3o Au II de l’article R. 2225-3, les mots : “schéma d’analyse et de couverture des risques défini à l’article L. 1424-7” sont remplacés par les mots : “schéma d’analyse et de couverture des risques défini à l’article L. 1424-70”. »
Art. 4. – La sous-section 2 « Secours et défense contre l’incendie » de la section 2 du chapitre II « Dispositions spécifiques à la commune de Paris » du titre Ier « Paris, Marseille et Lyon » du livre V de la deuxième partie est complétée par un paragraphe ainsi rédigé :
« Paragraphe 3
« Défense extérieure contre l’incendie
« Art. R. 2512-21-1. – Pour l’application à Paris du chapitre V “Défense extérieure contre l’incendie” du titre II du livre II de la deuxième partie :
« 1o Les mots : “maire” ou “président de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre” sont remplacés par les mots : “préfet de police” ;
« 2o Les mots : “service départemental d’incendie et de secours” sont remplacés par les mots : “brigade de sapeurs-pompiers de Paris” ;
« 3o Les mots : “règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie” sont remplacés par les mots : “règlement interdépartemental de défense extérieure contre l’incendie” ;
« 4o Au II de l’article R. 2225-3, les mots : “schéma départemental d’analyse et de couverture des risques défini à l’article L. 1424-7” sont remplacés par les mots : “schéma interdépartemental d’analyse et de couverture des risques défini à l’article R. 1321-23 du code de la défense” ;
« 5o Au III de l’article R. 2225-3, les mots : “l’article L. 1424-2” sont remplacés par les mots : “les articles R. 1321-19 et R. 1321-20 du code de la défense” ;
« 6o Au III de l’article R. 2225-3, les mots : “après avis du conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours” ne sont pas applicables ;
« 7o L’article R. 2225-6 n’est pas applicable ;
« 8o Au deuxième alinéa de l’article R. 2225-9 les mots : “sous l’autorité du maire ou du président de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre lorsqu’il est compétent” sont remplacés par les mots : “sous l’autorité du préfet de police”. »
Art. 5. – La section 2 du chapitre III « Dispositions spécifiques aux communes de Marseille et de Lyon » du titre Ier « Paris, Marseille et Lyon » du livre V de la deuxième partie est complétée par un article ainsi rédigé :
« Art. R. 2513-14-1. – Pour l’application du chapitre V “Défense extérieure contre l’incendie” du titre II du livre II de la deuxième partie à la commune de Marseille et dans le périmètre d’intervention défini à l’article R. 2513-5, les mots : “service départemental d’incendie et de secours” sont remplacés par les mots : “bataillon de marins-pompiers de Marseille”.
1er mars 2015 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 15 sur 45Art. 6. – La section 2 du chapitre Ier « Attributions » du titre II « Communes des départements des Hauts-de- Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne » du livre V de la deuxième partie est complétée par un article ainsi rédigé :
« Art. R. 2521-3. – Pour l’application aux communes des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint- Denis et du Val-de-Marne du chapitre V “Défense extérieure contre l’incendie” du titre II du livre II de la deuxième partie :
« 1o Les mots : “préfet de département” sont remplacés par les mots : “préfet de police” ; « 2o Les mots : “service départemental d’incendie et de secours” sont remplacés par les mots : “brigade de sapeurs-pompiers de Paris” ;
« 3o Les mots : “règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie” sont remplacés par les mots : “règlement interdépartemental de défense extérieure contre l’incendie” ;
« 4o Au II de l’article R. 2225-3, les mots : “schéma départemental d’analyse et de couverture des risques défini à l’article L. 1424-7” sont remplacés par les mots : “schéma interdépartemental d’analyse et de couverture des risques défini à l’article R. 1321-23 du code de la défense” ;
« 5o Au III de l’article R. 2225-3, les mots : “l’article L. 1424-2” sont remplacés par les mots : “les articles R. 1321-19 et R. 1321-20 du code de la défense” ;
« 6o Au III de l’article R. 2225-3, les mots : “ après avis du conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours” ne sont pas applicables. »
Art. 7. – Le chapitre IV « Dispositions applicables aux communes de Mayotte » du titre VI « Communes des départements d’outre-mer » du livre V de la deuxième partie est ainsi complété :
« Section 3
« Défense extérieure contre l’incendie
« Art. R. 2564-19. – Pour l’application du chapitre V “Défense extérieure contre l’incendie” du titre II du livre II de la deuxième partie :
« 1o La référence au préfet de département est remplacée par la référence au préfet de Mayotte ; « 2o Les mots : “ règlement départemental” sont remplacés par les mots : “règlement de Mayotte”. »
Art. 8. – Le règlement départemental ou interdépartemental de défense extérieure contre l’incendie est arrêté dans un délai de deux ans à partir de la publication du présent décret.
Art. 9. – La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits de femmes, le ministre de l’intérieur, le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement, la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité et la ministre des outre-mer sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 27 février 2015.
MANUEL VALLS
Par le Premier ministre :
Le ministre de l’intérieur,
BERNARD CAZENEUVE
La ministre de l’écologie,
du développement durable
et de l’énergie,
SÉGOLÈNE ROYAL
La ministre des affaires sociales,
de la santé
et des droits des femmes,
MARISOL TOURAINE
Le ministre de l’agriculture,
de l’agroalimentaire et de la forêt,
porte-parole du Gouvernement,
STÉPHANE LE FOLL
La ministre du logement,
de l’égalité des territoires
et de la ruralité,
SYLVIA PINEL
La ministre des outre-mer,
GEORGE PAU-LANGEVIN
1er mars 2015 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 15 sur 45” ISTIQUES
N DES COULEURS
Mars 2017
POTEAUX INCENDIE FIChE 01 AMéNAGEMENT
CARACTéRISTIQUES
L’aménagement de poteaux incendie
permet aux services d’incendie et de secours
de disposer de la capacité hydraulique
nécessaire à leurs missions à partir des
réseaux d’adduction d’eau sous pression.
Les poteaux incendie sont alimentés soit
par le réseau public, soit par un réseau privé.
Leur installation ne peut se faire que si
le réseau est suffisamment dimensionné
pour fournir un débit unitaire à chaque
appareil et un débit simultané pour plusieurs
appareils, en fonction du niveau de risque.
Le poteau incendie doit être conforme aux
normes NF EN 14384 et NF S 61-213/ CN.
Les demi-raccords doivent être conformes
à la norme NF S 61-701 afin de permettre
aux services d’incendie et de secours de
raccorder les engins de lutte contre l’incendie.
Le poteau incendie est constitué d’un
carré de manœuvre et d’un ou plusieurs
demi-raccord(s) de sortie sur la colonne.
* DN = diamètre nominal.
Les poteaux incendie
Implantation : poteau incendie installé pour
assurer la couverture du risque courant
important ou du risque particulier. Installé sur
une canalisation d’un diamètre minimum de
150 mm
équipement : 1 raccord de sortie centrale
de 65 mm et 2 raccords de sortie latérale de
100 mm
Débit : le réseau doit être en mesure de fournir
constamment un débit unitaire minimum de
120 m3/h sous 1 bar de pression dynamique,
sans dépasser 5 bars, pendant 2 h au moins.
Poteaux incendie de 150
(DN* 150)
Implantation : poteau incendie le plus
communément installé pour assurer la
couverture du risque courant
équipement : 1 raccord de sortie centrale de
100 mm et 2 raccords de sortie latérale de
65 mm
Débit : le réseau doit être en mesure de fournir
constamment un débit unitaire minimum de
60 m3/h sous 1 bar de pression dynamique,
sans dépasser 5 bars, pendant 2 h au moins.
Poteaux incendie de 100
(DN* 100)
Implantation : poteau incendie le plus
communément installé en milieu rural
équipement : au moins 1 raccord de sortie
centrale de 65 mm et, éventuellement,
2 raccords de sortie latérale de 40 mm
Débit : le réseau doit être en mesure de
fournir constamment un débit unitaire
minimum de 30 m3/h sous 1 bar de pression
dynamique, sans dépasser 5 bars, pendant
1 ou 2 h selon les cas.
Poteaux incendie de 65
(DN* 80)
SIGNIFICATION DES COULEURS
Il existe des poteaux incendie rouges, jaunes et bleus, exclusivement réservés à la lutte contre l’incendie. Ils peuvent être équipés de dispositifs rétro-réfléchissants.
Des exceptions à ces couleurs voyantes pourront être apportées aux poteaux incendie situés à proximité de biens culturels ou de sites remarquables. Toute mise en indisponibilité ou remise en eau d’un poteau incendie doit être signalée immédiatement au service départemental d'incendie et de secours (voir fiches techniques 28 et 29).
D’autres appareils peuvent avoir le même
aspect qu’un poteau incendie mais ne sont
pas sous pression :
Ce point d'eau n'est pas
un poteau incendie :
La couleur majoritaire présente sur au moins 50 % du corps de l’appareil correspond à une caractéristique spécifique du poteau :
Le « rouge incendie »
(NF S 62-200 et
NF EN 14384) indique
que le poteau est relié
au réseau d’adduction
d’eau et bénéficie d'une
pression dynamique
d’au moins 1 bar, sans
dépasser 5 bars.
L’inscription SM indique
qu’il s’agit d’un poteau
avec une solution
moussante.
Le bleu indique qu’il
s’agit d’un poteau
d’aspiration utilisable
par les sapeurs-
pompiers (voir fiche
technique 10).
Le vert indique qu’il
s’agit d’une borne de
puisage qui n’offre
qu’un faible débit
d’eau. Elle n'est pas
utilisable par les
sapeurs-pompiers.
Une marque jaune
sur un poteau bleu
indique qu’il s’agit
d’un poteau relais qui
n’est pas raccordé à
un réseau d’adduction
d’eau mais à une
conduite par laquelle
un engin incendie est
en capacité de faire
transiter de l’eau
(voir fiche
technique 10).
Chez certains
fabricants, une
marque jaune
est ajoutée sur le
haut d’un poteau
majoritairement
rouge. Elle indique
qu’il s’agit d’un
poteau incendie
de 150 mm.
Le jaune indique que le
poteau est relié au réseau
d’eau sur-pressé dont la
pression dynamique est
> 5 bars sans dépasser
8 bars.La mise en œuvre
de ce type de poteau
incendie nécessite des
précautions particulières.
L’inscription SM indique
qu’il s’agit d’un poteau
avec une solution
moussante.
1/2RETIEN
FIChE 01 POTEAUX INCENDIE
SIGNALéTIQUE ET NUMéROTATION
Chaque poteau incendie doit bénéficier d’un
identifiant unique et stable dans le temps.
Cette numérotation sera positionnée de
préférence sur la structure même du poteau
incendie.
Cet identifiant est primordial car il permet
d’échanger des données entre les différents
partenaires (SDIS 17, communes, gestion-
naires et propriétaires).
La structure de la numérotation est détaillée
dans la fiche technique 23.
CONTRôLE ET ENTRETIEN
Au moins une fois tous les 2 ans, les
communes ou les propriétaires, chargés
de l’entretien de leur réseau d’eau sous
pression, doivent assurer un contrôle
fonctionnel des poteaux incendie,
notamment en ce qui concerne :
∞ l’entretien des accès
∞ le désherbage et le débroussaillage des abords des poteaux incendie
∞ la vérification de leur signalisation
∞ la vérification du dispositif de vidange automatique (mise hors gel)
∞ le graissage des appareils
∞ le remplacement des pièces usagées ou manquantes si besoin.
En outre, les performances hydrauliques
des poteaux incendie (débit et pression)
devront être mesurées au minimum tous les
4 ans. Les résultats de ces contrôles doivent
être transmis au SDIS 17.
Toute indisponibilité ou remise en état
devra être transmise au SDIS 17 par
le biais du site internet www.sdis17.fr.
D’une manière générale, et notamment
lorsque des travaux ont été effectués
sur les réseaux, les modifications ou les
changements dans les caractéristiques d’un
point d’eau incendie doivent être transmis
au SDIS 17.
IMPLANTATION
L’emplacement du poteau incendie et son
orientation sont choisis de façon à respecter
les conditions suivantes :
∞ les poteaux incendie doivent être implantés loin de tout risque lié à la
circulation automobile. Le cas échéant,
ils doivent être protégés des chocs (voir
fiche technique 16)
∞ les poteaux incendie ne doivent pas constituer un obstacle dangereux ou
gênant à la circulation des usagers
(piétons, personnes à mobilité réduite)
∞ l’accès ou le fonctionnement d’un poteau incendie ne doit en aucun cas se trouver
empêché (stationnement, mobilier urbain,
végétation non maitrisée…) 1
∞ chaque poteau incendie doit être situé à une distance de 1 à 5 m du bord de
la chaussée, accessible aux véhicules
de secours. Ses demi-raccords doivent
toujours être orientés du côté de la
chaussée, à plus de 0,6 m du sol, avec un
espace libre d'un volume de 0,5 m autour
du poteau et d'une hauteur d'au moins
2 fois celle du poteau 2
∞ les poteaux incendie ne doivent comporter aucune installation électrique
à conducteurs non protégés d'une tension
supérieure à 20 kV dans un volume
sphérique de 10 m de rayon ayant pour
centre l’intersection entre l’axe vertical du
poteau et le niveau du sol fini. 3
La hauteur entre le niveau du sol fini et le
demi-raccord central doit être au minimum
de 0,4 m.
Le sol fini doit empêcher la rétention d’eau
autour du poteau.
2 1
RéCEPTION
Chaque poteau incendie nouvellement
installé doit faire l’objet d’une visite de
réception en présence de l’installateur,
du propriétaire de l’installation et du
gestionnaire de réseau.
Lorsque c’est possible, les services
d’incendie et de secours procèderont,
en même temps à la reconnaissance
opérationnelle initiale (voir fiche technique 21).
La fiche de réception rédigée par l’exploitant
du réseau (le modèle figure dans la fiche
technique 22) est communiquée au maire
de la commune et au SDIS 17.
2/2
3& Charente-Maritime
Een ch
Z
e
©
28 QC SOS
D INCENDIE
ISTIQUES
Coffre Carré de manœuvre Douille à rebord (30 x 30 x 40 mm) saillant
© int. 100 mm
Incongelable Purge
Colonne 1 m de profondeur du coffre
de 1001 minimum Régulateur fileté
Base Soupape
Vers {actionnant
conduite un clapet de décharge
de ville de la colonne lors de sa fermeture)
dette RAGT L0 du Code de le rue
Mars 2017 1/2
BOUChES D'INCENDIE FIChE 02 AMéNAGEMENT
CARACTéRISTIQUES
Les bouches d’incendie sont des appareils
hydrauliques destinés à l’alimentation en
eau des engins incendie, sur le domaine
public et privé.
Elles permettent au SDIS 17 de disposer de
la capacité hydraulique nécessaire à ses
missions, à partir du réseau d’adduction
d’eau sous pression public ou privé.
Les bouches d’incendie doivent être
conformes à la norme en vigueur
NF S 61-211/CN, complément aux normes
NF EN 14339 et NF S 62-200.
Elles sont équipées d’un raccord de
type Keyser avec une sortie de 100 mm
conforme à la norme NF S 61-708, sans
bouchon sur leur partie supérieure.
Ces installations font l’objet d’une étude
particulière au cas par cas en liaison avec le
SDIS 17 et le gestionnaire du réseau.
Toute mise en indisponibilité ou remise
en eau d’une bouche d’incendie doit être
signalée immédiatement au SDIS 17 (voir
fiches techniques 28 et 29).
IMPLANTATION
Les bouches d’incendie doivent être
implantées à un emplacement non réservé
au stationnement des véhicules. 1
Afin de les maintenir accessibles en
permanence pour les interventions, il est
préconisé d’équiper l’abord des bouches
d’incendie de piquets ou d’arceaux (voir
fiches techniques 15 et 16).
Les bouches d'incendie ne doivent
comporter aucune installation électrique
à conducteurs non protégés d'une tension
supérieure à 20 kV dans un volume
sphérique de 10 m de rayon en partant de
son centre.
Elles doivent être situées à 5 m maximum du
bord de la chaussée afin d’être accessibles
aux véhicules de secours. Elles doivent
également bénéficier d’un espace libre de
0,6 m de rayon et de 2 m de haut autour de
leur installation. 2
2 1)RESSION
RETIEN
FIChE 02 BOUChES D'INCENDIE
2/2
CONTRôLE ET ENTRETIEN
Au moins une fois tous les 2 ans,
les communes ou les propriétaires, chargés
de l’entretien de leur réseau d’eau sous
pression, doivent assurer un contrôle
fonctionnel des bouches d'incendie,
notamment en ce qui concerne :
∞ l’entretien des accès
∞ le désherbage et le débroussaillage des abords des hydrants
∞ la vérification de leur signalisation
∞ la vérification du dispositif de vidange automatique (mise hors gel)
∞ le graissage des appareils
∞ le remplacement des pièces usagées ou manquantes si besoin.
En outre, les performances hydrauliques
des hydrants (débit et pression), devront
être mesurées au minimum tous les 4 ans.
Les résultats de ces contrôles doivent être
transmis au SDIS 17.
Toute indisponibilité ou remise en état
devra être transmise au SDIS 17 par
le biais du site internet www.sdis17.fr (voir
fiches techniques 28 et 29).
D’une manière générale et notamment
lorsque des travaux ont été effectués sur les
réseaux, les modifications ou changements
dans les caractéristiques d’un point d’eau
incendie doivent être transmis au SDIS 17.
RéCEPTION
Chaque bouche d’incendie nouvellement
installée doit faire l’objet d’une visite de
réception en présence de l’installateur,
du propriétaire de l’installation et du
gestionnaire de réseau.
Lorsque c’est possible, les services
d’incendie et de secours procèderont,
en même temps à la reconnaissance
opérationnelle initiale (voir fiche technique 21).
La fiche de réception rédigée par l’exploitant
du réseau (le modèle figure dans la fiche
technique 22) est communiquée au maire
de la commune et au SDIS 17.
SIGNALéTIQUE ET NUMéROTATION
Chaque bouche d’incendie doit bénéficier
d’un identifiant unique et stable dans le
temps. Cette numérotation sera positionnée
de préférence sur la structure même de la
bouche d’incendie.
Cet identifiant est primordial car il
permet d’échanger des données entre les
différents partenaires (SDIS 17, communes,
gestionnaires et propriétaires). La structure
de la numérotation est détaillée dans la
fiche technique 23.
En outre, comme le prévoit la norme
NF S 61-221, la présence d’une bouche
d’incendie doit être signalée par une plaque
(voir fiche technique 14).
DéBIT ET PRESSION
Le débit unitaire d’une bouche d’incendie de 100 mm doit être de 60 m3/h minimum sous 1 bar de pression dynamique. Les bouches d'incendie ne sont installées que si le réseau est dimensionné pour fournir un débit adapté à chaque niveau de risque.bp
© )RESSION
| "y | Mars 2017
COLONNES hUMIDES FIChE 03 AMéNAGEMENT
CARACTéRISTIQUES
Les colonnes en charge ou colonnes
humides sont des tuyauteries fixes et rigides
sous pression d’eau permanente devant
résister à une température de 400°C.
Installées à demeure dans certains
Immeubles de grande hauteur (IGH) ou
certains Établissements recevant du public
(ERP), les colonnes humides sont destinées
à permettre une intervention plus aisée et
plus rapide des sapeurs-pompiers.
Elles doivent être conformes à la norme
NF S 61-759.
RéCEPTION
Chaque colonne humide doit faire l’objet
d’une visite de réception. Lorsque c’est
possible, les services d’incendie et de
secours procèderont en même temps à
la reconnaissance opérationnelle initiale
(voir fiche technique 21).
La fiche de réception rédigée par l’instal-
lateur (le modèle figure dans la fiche
technique 22) est communiquée par
le propriétaire au maire de la commune et
au SDIS 17.
CONTRôLE ET ENTRETIEN
Les vérifications des colonnes humides relèvent de la compétence de leurs propriétaires. Les résultats de ces contrôles doivent être transmis au SDIS 17. L’entretien des colonnes humides peut être délégué à une entreprise privée ou à une entreprise gestionnaire du réseau d’eau.
1/1
DéBIT ET PRESSION
Les colonnes humides doivent avoir un
débit permanent de 60 m3/h (soit 1 000 l/min)
pour une pression de 4,5 à 8,5 bars.
Pour un ERP, une colonne humide est
composée en permanence d’une réserve
d’eau de 60 m3.
Pour un IGH, une colonne humide est
composée en permanence d’une réserve
d’eau de 120 m 3 , répartie sur 2 cuves pour
un débit de 60 m3/h.
SIGNALéTIQUE ET NUMéROTATION
Chaque colonne humide doit bénéficier
d’un identifiant unique et stable dans le
temps. Cette numérotation sera positionnée
de préférence sur la structure même de
la colonne humide, au niveau d’accès des
secours.
Cet identifiant est primordial car il permet
d’échanger des données entre les différents
partenaires (SDIS 17, communes, gestion-
naires et propriétaires).
La structure de la numérotation est détaillée
dans la fiche technique 23.
IMPLANTATION
Une installation de protection incendie par
colonne humide comprend au moins :
∞ une réserve d’eau alimentée par un réseau sous pression
∞ un dispositif d’alimentation permanent (pompes, surpresseurs...)
∞ un dispositif de réalimentation par un engin incendie : 2 raccords de réalimentation de
65 mm dotés de vannes
∞ une colonne par escalier permettant d’alimenter les lances à incendie.
Les colonnes humides ont 2 prises incendie
de 40 mm et 1 prise de 65 mm à tous les
niveaux du bâtiment.& Charente-Maritime
pére
7
> ” ISTIQUES
ŒTALTITIE
Chture de pronecton |
es Ders-raccord de 100 mm | f de type AR avec
Vanne de rempissage iIncongelatie | ° Lnors pOsROnnes ON 100 ou 65 run avec Saposiif | nee : [= amovible de protection | e aeceef Che
| | À Vanne d'aspirason incongetale 1 ! | Sers de montage san ON 100 ou 65 mm avec dspostf | , du demmi-raccord de 100 mm | avrovible de pronecton Even 1, | | | Portal d'accès situé en face
| \ | | de la prise d'aspiration \ ! ] avec vanalétioque
Puneforme de ruse or
station ou voie routière
de 418 m, résslance de 161
Dutance manrrism de 8 en
entre Les 2 prises
d'aspration de la citerne
et de l'engin d'incendie
Mars 2017
CITERNES SOUPLES FIChE 04 AMéNAGEMENT
CARACTéRISTIQUES
Une réserve incendie de type
« citerne souple » est un modèle
très spécifique de réserve aérienne.
Lorsque les réseaux d’adduction d’eau
sont insuffisamment dimensionnés,
la citerne souple permet aux services
d’incendie et de secours de disposer de
la capacité en eau nécessaire à leurs
missions. La capacité de la citerne doit être
indiquée sur le côté de celle-ci.
Une réserve d’eau souple est composée de :
∞ un orifice de remplissage
∞ un évent
∞ un trop plein
∞ un anti vortex interne DN 100 mm pour éviter le placage de la citerne à l’aspiration
∞ un piquage de 100 ou 150 mm pour le raccordement de la tuyauterie enterrée
dans le cas de l’installation d’une colonne
ou d’un poteau d’aspiration. Le nombre
de colonnes ou de poteaux d’aspiration
dépend de la capacité de la réserve et du
débit simultané exploitable.
Les réserves d’eau souples peuvent être
utilisées avec 2 types d’équipements
d’aspiration :
∞ une colonne fixe enterrée d’aspiration de 100 mm ou 150 mm avec un raccor-
dement hors sol
∞ une ou plusieurs colonne(s) fixe(s) enterrée(s) avec un ou plusieurs poteau(x)
d’aspiration de 100 mm ou 150 mm.
Les 3 schémas de principe suivants
présentent les points essentiels à respecter
lors de l’installation d’une citerne souple.
Ils pourront être adaptés en cas de
réalimentation d’une citerne par un réseau
d’eau.
Les prises directes sur les citernes
souples sont admises si elles disposent
d’un dispositif de capotage, souple ou
rigide, qui garantit l’incongelabilité de
la prise d’eau.
Schéma type d'installation d'une citerne souple
avec point d'aspiration latéral
1/3
AVEC POTEAU
D’ASPIRATION
AVEC POINT D'ASPIRATION
DéPORTé
AVEC POINT D'ASPIRATION
LATéRAL
Les citernes souplesCterne de 30 en, 60 m' ou 120 m
sauvent pricrebons du SDS
LL LLC LLC
Que
Cterne de 30 er, 60 mr ou 120
suivent prercriptons du SDIS
FIChE 04 CITERNES SOUPLES
2/3
Schéma type d'installation d'une citerne souple
avec point d'aspiration déporté
Schéma type d'installation d'une citerne souple
avec poteau d'aspiration# 7
RETIEN
CAPACITé
Les citernes souples sont d’une capacité minimale utilisable de 30 m3.
IMPLANTATION
Les citernes souples doivent être accessibles
par :
∞ une ou plusieurs voie(s) praticable(s) par
les engins de secours et exploitable(s) en
tout temps
∞ une aire d’aspiration avec, si besoin,
un espace permettant d’effectuer
les manœuvres de mise en place
des engins incendie.
L’alimentation de la réserve s’effectue soit par
un branchement sur un réseau d’adduction
d’eau, soit au moyen de citernes mobiles.
Dans ce dernier cas, l'alimentation reste à la
charge du propriétaire de la citerne.
L’équipement doit être protégé contre
les dommages du gel.
La citerne placée sur un terrain non clos
doit être protégée contre les risques de
vandalisme par un dispositif de protection
décrit dans la fiche technique 17.
SIGNALéTIQUE ET NUMéROTATION
Les citernes souples sont signalées selon
les dispositions de la norme NF S 61-221.
Chaque citerne doit bénéficier d’un
identifiant unique et stable dans le temps.
En outre, l'indication du volume de la réserve
doit également être visible. La numérotation
et le volume seront inscrits de préférence
sur la structure même de la citerne.
Cet identifiant est primordial car il permet
d’échanger des données entre les différents
partenaires (SDIS 17, communes, gestion-
naires et propriétaires).
La structure de la numérotation est détaillée
dans la fiche technique 23.
RéCEPTION
Chaque citerne souple installée doit faire
l’objet d’une visite de réception en présence
de l’installateur, du propriétaire de l’instal-
lation, du SDIS 17 et éventuellement du
gestionnaire de réseau.
Les services d’incendie et de secours
réaliseront un test de mise en aspiration
et procèderont en même temps à la
reconnaissance opérationnelle initiale (voir
fiche technique 21).
La fiche de réception rédigée par l’instal-
lateur (le modèle figure dans la fiche
technique 22) est communiquée au
propriétaire, au maire de la commune et au
SDIS 17.
1/2 CONTRôLE ET ENTRETIEN
Au moins une fois par an, les communes
ou les propriétaires, chargés de l’entretien
des citernes souples, doivent assurer un
contrôle fonctionnel des équipements,
notamment en ce qui concerne :
∞ le maintien en bon état d’accessibilité aux engins incendie (voie d’accès, aire
de manœuvre et plateforme d’aspiration,
entretien des végétaux et des abords)
∞ l'entretien de la signalisation
∞ la vérification du système de remplissage
∞ la vérification de la colonne fixe d’aspiration
∞ le nettoyage du radier pour les citernes
∞ la garantie d’une capacité permanente en adéquation avec le volume initial (curage
éventuel)
∞ le maintien en état des dispositifs de protection et d’accès (trappes, grillages,
portillons...).
En outre, un test de mise en aspiration devra
être réalisé au minimum tous les 4 ans.
Les résultats de ces contrôles doivent être
transmis au SDIS 17.
Toute indisponibilité ou remise en état
devra être transmise au SDIS 17 par
le biais du site internet www.sdis17.fr.
D’une manière générale, et notamment
lorsque des travaux ont été effectués sur
les réseaux, les modifications ou
changements dans les caractéristiques
d’un point d’eau incendie doivent être
transmis au SDIS 17.
3/3
FIChE 04 CITERNES SOUPLESISTIQUES
A Cnerne de 30 mi. 60 m° ou 129 m' suivent prescriptions du SDIS
Muret de soutien de La sortie
de colonne d'aspiration
et de La sgnabsation
Cu tappor! de Candisation
tolde + panneaux
Dermi-raccord de 100 mm
ce type AR avec :
°terces potionnés
bu vertcse
e bouchon avec chainette
e raccord litre
Hauteur du derrs-raccord
comprise en 50 et #0 cm du sol
| La distance erfre la Crépire d'aipiation et le dersi-raccod de DOD mes re GORE pas être iupérieure à 8 m
Mars 2017
FIChE 05
AMéNAGEMENT
CARACTéRISTIQUES
Dans les secteurs où les réseaux d’adduction
d’eau sont insuffisamment dimensionnés,
l’aménagement de cuves, de citernes rigides
et de réserves incendie (hors sol, enterrées,
semi-enterrées) permet de disposer de
la capacité hydraulique nécessaire aux
missions de lutte contre l’incendie.
Cette capacité hydraulique doit être
exploitable en tout temps à partir d’une aire
d’aspiration.
Le raccordement aux engins de lutte contre
l’incendie peut s’opérer, comme pour
les citernes souples, à partir :
∞ d'une vanne présente directement sur le réservoir
∞ d'une colonne ou d'un poteau d’aspiration installé sur une canalisation enterrée.
Leur nombre et leur type dépendent de la
capacité en m3 de l’hydrant.
Les cuves, citernes rigides et réserves
incendie, ainsi que les équipements
d’alimentation en eau, doivent être protégés
contre le gel.
Les prises directes sur les citernes rigides
sont admises si elles disposent d’un
dispositif de capotage, souple ou rigide, qui
garantit l’incongelabilité de la prise d’eau.
Les 2 schémas de principe suivants
présentent les points essentiels à respecter
lors de l’installation d’une citerne enterrée.
Ils pourront être adaptés en cas de
réalimentation automatique ou manuelle
d’une citerne par un réseau d’eau.
1/3
CUVES, CITERNES RIGIDES ET RéSERVES FERMéES
Schéma type d'une installation de citerneCrépine de 2100 men A
sans Clapet arti-retour
| Ctemede 30m.60m'ou120m'swamprescritonsdusois |
La dutance entre La crépène d'aspiration et le Gemn-eaccord de 100 men sur Le PI d'aspiration ne doit purs étre supérieure à & en manu
QUE ET NUMÉROTATION
IMPLANTATION
Les cuves, citernes rigides et réserves
incendie doivent être accessibles par :
∞ une ou plusieurs voie(s) praticable(s) par
les engins de secours et exploitable(s) en
tout temps
∞ une aire d’aspiration avec, si besoin,
un espace permettant d’effectuer
les manœuvres de mise en place
des engins incendie.
L’alimentation de la capacité s’effectue,
soit par un branchement sur un réseau
d’adduction d’eau, soit au moyen de
citernes mobiles, mais elle reste à la charge
du propriétaire de la citerne.
L’équipement doit être protégé contre
les dommages du gel.
Une citerne placée sur un terrain non clos
doit être protégée contre les risques de
vandalisme par un dispositif de protection
décrit dans la fiche technique 17.
FIChE 05 CUVES, CITERNES RIGIDES ET RéSERVES FERMéES
Schéma type d'une installation de citerne
avec poteau d'aspiration
2/3
CAPACITé
Les cuves, les citernes rigides et les réserves incendie sont d’une capacité minimale utilisable de 30 m3.
SIGNALéTIQUE ET NUMéROTATION
Ces capacités sont signalées selon
les dispositions de la norme NF S 61-221.
Chaque cuve, citerne et réserve doit
bénéficier d’un identifiant unique et stable
dans le temps. En outre, l'indication du
volume doit également être visible.
Cette numérotation et le volume sont
inscrits de préférence sur la structure même
de l'ouvrage ou sur un panneau.
Cet identifiant est primordial car il permet
d’échanger des données entre les différents
partenaires (SDIS 17, communes, gestion-
naires et propriétaires). La structure
de la numérotation est détaillée dans
la fiche technique 23.RETIEN
RéCEPTION
Chaque cuve, citerne et réserve nouvel-
lement installée doit faire l’objet d’une visite
de réception en présence de l’installateur,
du propriétaire de l’installation, du SDIS 17 et
éventuellement du gestionnaire de réseau.
Les services d’incendie et de secours
réaliseront un test de mise en aspiration
et procèderont en même temps à la
reconnaissance opérationnelle initiale (voir
fiche technique 21).
La fiche de réception rédigée par l’instal-
lateur (le modèle figure dans la fiche
technique 22) est communiquée au
propriétaire, au maire de la commune et au
SDIS 17.
1/2 CONTRôLE ET ENTRETIEN
Au moins une fois par an, les communes ou
les propriétaires, chargés de l’entretien des
cuves, des citernes rigides ou des réserves
incendie, doivent assurer un contrôle
fonctionnel des équipements, notamment
en ce qui concerne :
∞ le maintien en bon état de l’accès aux engins incendie (voie d’accès, aire de
manœuvre et plateforme d’aspiration,
entretien des végétaux et des abords)
∞ l'entretien de la signalisation
∞ la vérification du système de remplissage
∞ la vérification de la colonne fixe d’aspiration
∞ le nettoyage du radier pour les citernes
∞ la garantie d’une capacité permanente en adéquation avec son volume initial
(curage éventuel)
∞ le maintien en état des dispositifs de protection et d’accès (trappes, grillages,
portillons...).
En outre, un test de mise en aspiration devra
être réalisé au minimum tous les 4 ans.
Les résultats de ces contrôles doivent être
transmis au SDIS 17.
Toute indisponibilité ou remise en état
devront être transmises au SDIS 17 par
le biais du site internet www.sdis17.fr.
D’une manière générale et notamment
lorsque des travaux ont été effectués sur
les réseaux, les modifications ou
changements dans les caractéristiques d’un
point d’eau incendie doivent être transmis
au SDIS 17.
FIChE 05 CUVES, CITERNES RIGIDES ET RéSERVES FERMéES
3/3& Charente-Maritime
Een ch
UZ
4e 12), ue 9). 4 10).
1e 12)
. m (conseillée)
Mars 2017
FIChE 06
AMéNAGEMENT
1/2
RéSERVES À CIEL OUVERT ET BASSINS
CARACTéRISTIQUES
CAPACITé
Il est possible que le niveau de la réserve
d’eau fluctue, mais les sapeurs-pompiers
doivent en tout temps de l’année disposer
de la quantité d’eau prescrite par le SDIS
pour assurer la défense extérieure contre
l'incendie (DECI).
Il est impératif que ces bassins soient
étanches (pose d’un film PVC). Si besoin, ils
seront équipés d’un dispositif de réalimen-
tation en eau à partir d’une source ou d’un
réseau d’eau potable.
ASPIRATION
SUR POTEAU D’ASPIRATION
ASPIRATION
SUR COLONNE FIXE D’ASPIRATION
ASPIRATION
DIRECTE
3 moyens d'aspiration
L'aspiration s'effectue par les
équipements (aspiraux) des engins
incendie stationnant sur une aire
de mise en aspiration
(voir fiche technique 12).
L’aspiration s’effectue sur
un ou des poteau(x) d’aspiration,
raccordé(s) à la réserve ouverte
par une tuyauterie enterrée
(voir fiche technique 10).
SIGNALéTIQUE ET NUMéROTATION
Les réserves incendie ouvertes sont
signalées selon les dispositions de
la norme NF S 61-221.
Chaque réserve doit bénéficier d’un
identifiant unique et stable dans le temps.
En outre, l'indication du volume de
la réserve doit également être visible.
La numérotation et le volume seront inscrits
de préférence sur la clôture, à proximité du
point d’aspiration.
Cet identifiant est primordial car il
permet d’échanger des données entre les
partenaires (SDIS 17, communes, gestion-
naires et propriétaires).
La structure de la numérotation est détaillée
dans la fiche technique 23.
IMPLANTATION
L’aménagement de réserves incendie ouvertes ou de bassins permet aux services d’incendie et de secours de disposer de la réserve en eau nécessaire à leurs missions dans des secteurs où les réseaux d’adduction d’eau sont insuffisamment dimensionnés.
L'aspiration s'effectue par un dispositif
de raccordement aux engins incendie,
installé à demeure et raccordé
à la réserve incendie
(voir fiche technique 9).
La réserve doit répondre aux caractéris-
tiques suivantes :
∞ être située à 25 m minimum du risque à défendre ou disposition équivalente,
pour garantir la protection contre le flux
thermique
∞ être accessible par une voie entretenue et praticable en toutes saisons par les engins
de lutte contre l’incendie
∞ disposer d’une aire de mise en aspiration (voir fiche technique 12)
∞ comporter une échelle volumétrique située face au portillon, avec des
caractères lisibles depuis l’extérieur de
la clôture
∞ être dotée de dispositifs de protection contre les chutes et la noyade :
• ceinture grillagée de 2 m (conseillée)
• corde à nœuds ou échelle sur le côté
du bassin, ou tout dispositif équivalent
• portillon muni d’un système de
fermeture facilement manœuvrable par
les services de secours au moyen d’une
seccoise (voir fiche technique 18), ou
un cadenas standard qui sera détruit par
les sapeurs-pompiers.RETIEN
FIChE 06 RéSERVES À CIEL OUVERT ET BASSINS
2/2
RéCEPTION
Chaque réserve nouvellement installée doit
faire l’objet d’une visite de réception en
présence de l’installateur, du propriétaire de
l’installation, du SDIS 17 et éventuellement
du gestionnaire de réseau.
Les services d’incendies et de secours
réaliseront un test de mise en aspiration
et procèderont en même temps à la
reconnaissance opérationnelle initiale (voir
fiche technique 21).
La fiche de réception rédigée par l’instal-
lateur (le modèle figure dans la fiche
technique 22) est communiquée au
propriétaire, au maire de la commune et au
SDIS 17.
1/2 CONTRôLE ET ENTRETIEN
Au moins une fois par an, les communes
ou les propriétaires, chargés de l’entretien
des réserves incendie, doivent assurer un
contrôle fonctionnel des équipements,
notamment en ce qui concerne :
∞ le maintien en bon état d’accessibilité aux engins incendie (voies d’accès, aires
de manœuvre et plateforme d’aspiration,
entretien des végétaux et des abords)
∞ l'entretien de la signalisation
∞ la vérification du système de remplissage
∞ la vérification de la colonne fixe d’aspiration
∞ le nettoyage du radier
∞ la garantie d’une capacité permanente en adéquation avec son volume initial
(curage éventuel)
∞ le maintien en état des dispositifs de protection et d’accès (trappes, grillages,
portillons...).
En outre, un test de mise en aspiration devra
être réalisé au minimum tous les 4 ans.
Les résultats de ces contrôles doivent être
transmis au SDIS 17.
Toute indisponibilité ou remise en état
devront être transmises au SDIS 17 par
le biais du site internet www.sdis17.fr.
D’une manière générale et notamment
lorsque des travaux ont été effectués sur
les réseaux, les modifications ou
changements dans les caractéristiques d’un
point d’eau incendie doivent être transmis
au SDIS 17.” ISTIQUES
Mars 2017
FIChE 13
AMéNAGEMENT
1/1
VOIRIES CARACTéRISTIQUES
CARACTéRISTIQUES
Les voies engins
Voies publiques ou privées, utilisables en
tout temps, elles permettent le passage de
tous les véhicules de secours : sapeurs-
pompiers, SAMU, police, gendarmerie,
Engie, Enedis, ambulances privées…
Elles doivent répondre aux caractéristiques
suivantes :
∞ largeur utilisable « I » : • 3 m pour une voie dont la largeur exigée
est comprise entre 8 et 12 m
• 6 m pour une voie dont la largeur
exigée est ≥ 12 m. La largeur de la
chaussée peut être réduite à 3 m et
les accotements supprimés sur une
longueur < 20 m
∞ force portante calculée : • dans le cas général, pour un véhicule
de 130 kN (dont 40 kN sur l’essieu avant
et 90 kN sur l’essieu arrière, les essieux
étant distants de 4,5 m)
• dans le milieu industriel et les
Établissements recevant du public (ERP),
pour un véhicule de 160 kN avec un
maximum de 90 kN par essieu, ceux-ci
étant distants de 3,5 m au minimum
∞ résistance au poinçonnement de 80N/cm2 sur une surface minimale de 0,2 cm2
∞ rayon intérieur « R » ≥ 11 m
∞ surlargeur « S » = 15/R si R est ≤ 3,5 m
∞ pente « P » ≤ 15 %
∞ hauteur libre de 3,5 m minimum.
Les aires de mise en aspiration doivent être accessibles au moyen de voiries dénommées « voies engins » et « aires de retournement ou de manœuvre ».
Nota : Les dimensions de ces aires sont différentes et supérieures à celles des services de collecte des ordures ménagères ou des réseaux de transport urbains.
Les aires de retournement
ou de manœuvre
Lorsque la desserte d’une aire de mise
en aspiration s’effectue par une voie
en impasse, il est nécessaire de créer
à l’extrémité de cette voie une aire
de retournement ou de manœuvre
permettant aux véhicules de secours de
reprendre rapidement le sens normal de
la circulation.
En fonction de la configuration des
lieux ou des projets architecturaux, les
aires de retournement ou de manœuvre
pourront être dimensionnées suivant les
propositions minimales suivantes :
∞ raquette en T
∞ raquette en L
∞ raquette axée
∞ raquette désaxée
1
2
3
4
1 3
2 4% Commune
% Numéro long
+ Type de l'hydrant
Adresse (rue)
+
Statut
+ Pression dynamique (bars)
+ Débit sous
1 bar
+ Volume
+ Date de contrôle technique
+ Date de reconnaissance opérationnelle
Défense extérieure contre l’incendie Liste et cartographie - octobre 2021= saint: gore
<ür-Chatnte
7375.00 Lp=4