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Acte - Dossier dinformation Modification antenne chemin Carre Challex
Document publié le Jeudi 1 janvier 2026 par la commune de Challex.
Lien du pdf (Acte - Dossier dinformation Modification antenne chemin Carre Challex)
Thèmes du document : Télécommunications et internet, Aménagement du territoire, Transports,
Dossier d'information
Modification d'une
antenne dans votre
commune
Code Site : 00014245H19-25
Adresse du site : Chemin des carrés Combaillodet
Commune : 01630 CHALLEX
CUS 22/01/2026Sommaire
Synthèse et motivation du projet
d'Orange
Page 03
Description des phases de déploiement
Page 05
Adresse et coordonnées de
l'emplacement de l'installation
Page 06
Plan du projet
Page 07
Caractéristiques d'ingénierie
Page 08
Déclaration ANFR
Page 10
Autorisations requises
Page 11
Calendrier prévisionnel
Page 11
Vos contacts
Page 11
L'essentiel sur la 5G
Page 12
Documents élaborés par l'État
Page 23
Vous trouverez dans ce dossier d'information
élaboré et transmis conformément à la LOI n°
2015-136 du 9 février 2015 relative à la
sobriété, à la transparence, à l'information et à
la concertation en matière d'exposition aux
ondes électromagnétiques (publiée au JORF
n°0034 du 10 février 2015), les réponses aux
éventuelles questions que vous pourriez vous
poser : ce qui est à l'origine de ce projet, les
étapes qui vont conduire à sa réalisation et les
données techniques de l'installation.
Comme pour toutes implantations d'antennes
relais, Orange s'engage dans le cadre du
présent projet à respecter les valeurs limites
réglementaires d'exposition du public aux
champs électromagnétiques.Synthèse et motivation
du projet d'Orange
8 La téléphonie mobile fait partie de notre vie quotidienne.
Introduction Plus de 40 000 antennes relais en services assurent la couverture du territoire en 2G, 3G, 4G et 5G et le développement se poursuit afin de
garantir le bon fonctionnement des réseaux mobiles”.
Les téléphones mobiles mais aussi les objets connectés ne pourraient pas fonctionner
sans ces installations.
Ainsi, la qualité des services mobiles et des usages associés, dépend du nombre
d'antennes et de leur répartition sur le territoire.
La loi encadre strictement le déploiement et le fonctionnement des antennes relais. Orange est par ailleurs
tenue, à l'égard de l'Etat, de respecter de nombreuses obligations notamment en matière de couverture de la population, de qualité et de disponibilité du service mobile.
L'ensemble des antennes déployé constitue un réseau de cellules de tailles différentes assurant la couverture
d'une zone géographique :
* La taille des cellules dépend notamment de * Les fréquences ou « ressources radio » sont
l’environnement (zone rurale, urbaine et limitées. Elles sont réparties sur les cellules
intérieur bâtiment), des conditions de pour satisfaire la demande de trafic.
propagation des ondes (obstacles, immeubles,
végétation.) et de la densité et/ou nature du
trafic à écouler (nombre d'utilisateurs,
catégories de trafic voix et data).
Es t
*L'Agence Nationale des Fréquences publie mensuellement un Observatoire du déploiement des antennes
relais sur son site www.anir.fr.
Page 03 1 Dossier d'information du site 00014245H19-25 - Lieu-dit Combaillodet - Chemin des carrés 01630 CHALLEX - 22/01/2026La modification de l'antenne existante est réalisée pour répondre au mieux aux attentes et aux besoins du territoire de la commune.
Son objectif est de permettre aux utilisateurs (personnes, entreprises, services publics ou d'intérêt général), de
la zone couverte de mieux communiquer : en statique et en mobilité, émettre et recevoir de la voix, de
l'image, du texte, des données informatiques (e-mail, Internet, téléchargement), n'importe où dans la rue ou
depuis chez eux, au bureau, dans les transports (personnels ou publics) et dans les meilleures conditions
possibles.
L'évolution de cette antenne-relais a pour objectif de permettre une amélioration significative du débit du
réseau mobile grâce à l'introduction de l'Ultra Haut Débit Mobile ORANGE. La 5G offrira la rapidité et la
capacité en données nécessaires au développement de nouvelles générations d'applications et de services.
Ce dossier est réalisé conformément aux recommandations de l'ANFR.
Les smartphones s'utilisent partout !
Lieux d’utilisation d'internet mobile sur un smartphone en France
Au domicile
Au travail
En
déplacement
Dans
Un magasin
AU
restaurant
Dans les
transports
en commun
Au café
Chez
le médecin
Un réseau de téléphonie mobile doit
satisfaire à plusieurs critères :
1 Le niveau de couverture, qui permet
au mobile d'accéder au réseau.
2 La capacité du réseau, qui permet
d'émettre et de recevoir un grand
nombre d'appels et de données entre
les mobiles et l'antenne.
3 La qualité de service, qui correspond
aux taux de communication réussie
sans échec, coupure ou brouillage avec
une bonne qualité vocale.
4 Le débit, qui représente la vitesse à
laquelle les données sont envoyées et
reçues entre les mobiles et l'antenne.
Page 04 | Dossier d'information du site 00014245H19-25 - Lieu-dit Combaillodet - Chemin des carrés 01630 CHALLEX - 22/01/2026Description des phases
de déploiement
a
IE late ts
Définition des besoins
pour le réseau Orange |
Définition des
caractéristiques techniques
e du projet
t Remise du
dossier d'information
———————
Négociation avec F
le(s) bailleur(s)
{si nécessaire) y ue
| Autorisation(s) : urbanisme, Autorisation
patrimoine ou environnement d'émettre de l'ANFR
(si nécessaire)
vw
#F Réalisation des travaux
vw
Ÿ Mise en service
Page 05 1 Dossier d'information du site 00014245H19-25 - Lieu-dit Combaillodet - Chemin des carrés 01630 CHALLEX - 22/01/2026Adresse et coordonnées
de l'emplacement de
l'installation
Adresse du site Nos références
Chemin des carrés Combaillodet Nom du site: CHALLEX RTE
01630 CHALLEX Code du site : 00014245H19-25
Références cadastrales Coordonnées géographiques
Section: D Longitude en Lambert Il étendu : X : 880 257.00
Parcelle : 496 Latitude en Lambert Il étendu : Y : 2 136 355.00
DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS
EXTRAIT DU PLAN CADASTRAL
INFORMATISE
EXTRAIT DU PLAN CADAGTRAL
= ANGADASTRA |
CHALLEX
Ses: © Parcelle n°495
Echess v'orige : 12000
Edit créction : 12000
Date d'éirun 1507/2008
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Det ent ne pa vou 61 déborde :
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ARLON Lemon de LÉ, de EDR
pubèau el de le kndion publique
Page 06 | Dossier d'information du site 00014245H19-25 - Lieu-dit Combaillodet - Chemin des carrés 01630 CHALLEX - 22/01/2026Plan du projet
Plan de situation
Désignaton. CARTE IGN DOSSIER DOE
ECHELLE| 1/25000
Stalon: CHALLEX _RTE DATE 25/11/2009
Code Sie | Adresse: Chemin des carrés Indice | N° Plan | FICHIER carte
14245-H1 01630 CHALLEX 01 | 114 | DESSIN |GRANIOU J.P = Ca Téudre coder -T0E NT AU TS 20 Fax QU 777.
Il n’y a pas d’ouvrant dans un rayon de 10m de l’antenne.
“age 07 : Dossier d'information du site 00014245H19-25 - Lieu-dit Combaillodet - Chemin des carrés 01630 CHALLEX - 22/01/2026Caractéristiques
d'ingénierie
Antenne 1 : Azimut 20°
Technologie Fréquence en Hauteur milieu Tilt ou angle PIRE en PAR en To EC
mobile Mégahertz d'antenne en d'inclinaison dBWatt{(dBW) dBWatt (dBW) Existante (MHz) Late EEE (LL) (en degrés)
4G 1800 14 -2 34.80 32.60 Existante
5G 2100 14 -2 34.80 32.60 Projetée
Antenne 2 : Azimut 50°
Technologie Fréquence en Hauteur milieu Tilt ou angle PIRE en PAR en ECO R
Quels Mégahertz d'antenne en d'inclinaison dBWatt(dBW) dBWatt (dBW) Existante (MHZ) mètres (m) (en degrés)
2G 900 14 -2 26.40 24.20 Existante
3G 900 14 -2 29.40 27.20 Existante
4G 800 14 -2 32.40 30.20 Existante
Antenne 3 : Azimut 135°
Technologie Fréquence en Hauteur milieu Tilt ou angle PIRE en PAR en (So CEE
mobile Mégahertz d'antenne en d'inclinaison dBWatt(dBW) dBWatt (dBW) Existante (MHz) mètres (m) (en degrés)
2G 900 14 -4 26.40 24.20 Existante
3G 900 14 -4 29.40 27.20 Existante
4G 800 14 -6 32.40 30.20 Existante
4G 1800 14 -6 34.80 32.60 Existante
5G 2100 14 -6 34.80 32.60 Projetée
Page 08 | Dossier d'information du site 00014245H19-25 - Lieu-dit Combaillodet - Chemin des carrés 01630 CHALLEX - 22/01/2026Antenne 4 : Azimut 190°
Technologie Fréquence en Hauteur milieu Tiltou angle PIRE en PAR en Projetée /
mobile Mégahertz d'antenne en d'inclinaison dBWatt (dBW) dBWatt (dBW) Existante (MHz) mètres (m) (en degrés)
2G 900 14 -4 26.40 24.20 Existante
3G 900 14 -4 29.40 27.20 Existante
4G 800 14 -6 32.40 30.20 Existante
4G 1800 14 -6 34.80 32.60 Existante
5G 2100 14 -6 34.80 32.60 Projetée
Azimut : orientation de l'antenne par rapport au nord géographique
HMA : hauteur du milieu de l'antenne par rapport au sol
Tilt prévisionnel : orientation verticale de l'antenne par rapport à l'horizontal
PIRE (Puissance Isotrope Rayonnée Équivalente) : puissance qu'il faudrait appliquer à une antenne isotrope pour obtenir le
même champ dans la direction où la puissance émise est maximale
PAR (Puissance Apparente Rayonnée) : puissance calculée en référence à une émission produite par une antenne dipôle
idéale
Page 09 | Dossier d'information du site 00014245H19-25 - Lieu-dit Combaillodet - Chemin des carrés 01630 CHALLEX - 22/01/2026Déclaration ANFR Le projet fera l'objet de la déclaration ci-dessous. Grâce à ces éléments, l'ANFR gère l'attribution des
fréquences aux divers émetteurs et veille au respect de la réglementation.
Déclaration fournie à l'ANFR par le demandeur de l'implantation ou de la
modification d'une station radioélectrique émettrice
AXE
N° ANFR : 001 229 0258
1. Conformité de l'installation aux périmètres de sécurité du guide technique DR 17 :
Oui [ Non
2. Existence d'un périmètre de sécurité accessible au public :
M Oui, balisé D Oui, non balisé Ü Non
Périmètre de sécurité : zone au voisinage de l'antenne dans laquelle le champ
électromagnétique peut être supérieur au seuil du décret ci-dessous.
3. Le champ radioélectrique maximum qui sera produit par la station objet de la
demande sera-t-il inférieur à la valeur de référence du décret n°2002-775 du 3 mai
2002 en dehors de l'éventuel périmètre de sécurité ?
Oui D Non
4. Présence d'un établissement particulier de notoriété publique visé à l'article 5 du
décret n°2002-775 situé à moins de 100 mètres de l'antenne d'émission
D Oui M Non
Si la réponse est OUI, liste des établissements en précisant pour chacun :
+ lenom
e l'adresse
« les coordonnées WGS 84 (facultatif)
. l'estimation du niveau maximum de champ reçu, sous la forme d'un pourcentage par rapport au niveau de référence du décret n°2002-775.
Page 10 | Dossier d'information du site 00014245H19-25 - Lieu-dit Combaillodet - Chemin des carrés 01630 CHALLEX - 22/01/2026Autorisations requises
Aucune autorisation pour l'installation n'est requise au titre du code de l'urbanisme, du patrimoine ou
de l'environnement.
Calendrier prévisionnel
Date prévisionnelle de début des travaux : 13/04/2026
Date prévisionnelle de fin des travaux : 17/04/2026
Date prévisionnelle de mise en service : 17/04/2026
Vos contacts
Pour les questions relatives au projet :
ORANGE
Correspondant : Monsieur Mr Bruno BARDIN
Directeur Opérationnelt DOR SE
131 Av. Félix Faure
69003 Lyon Cedex 3
Page 11 | Dossier d'information du site 00014245H19-25 - Lieu-dit Combaillodet - Chemin des carrés 01630 CHALLEX - 22/01/2026E 3
GOUVERNEMENT Liberté
Égalité
Fraternité
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SEPour aller plus loin
Le site de l’ANSES :
https://www.anses.fr/fr
Tous les rapports de l'ANSES sur les ondes
et la santé y sont disponibles en téléchargement
(ANSES 2013, 2016, 2019 et 2020).
Le rapport IGAS-IGF-CGE-CGED :
https://www.igas.gouv.fr/spip.php?article794
Ce rapport compare le déploiement international
EEE TE EN ET IN E ol (ot
techniques et sanitaires.
Le site de l’ARCEP :
https://www.arcep.fr/
Pour en savoir plus sur les obligations des opérateurs
en termes de couverture fixe et mobile et l'avancé
des déploiements 5G.
ET CRT VILLE
https://www.anfr.fr/accueil/
Pour en apprendre plus sur les mécanismes
de contrôle et de surveillance de l'exposition
du public aux ondes.
Ne
pas
jeter
sur
la
voie
publique
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Partiesprenantes
pour
le
Ministère
de
l'économie,
des
finances
et
de
la
relance
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ODocuments élaborées
par l'Etat
Fiche « Antennes-relais de téléphonie mobile »
Fiche « Les obligations des opérateurs de téléphonie mobile »
Fiche « Questions — réponses sur les antennes relais »
Pour en savoir plus, le site de l'État :
https:/www.radiofrequences.gouv.fr/spip.php?article 101
4
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Page 23 | Dossier d'information du site 00014245H19-25 - Lieu-dit Combaillodet - Chemin des carrés 01630 CHALLEX - 22/01/2026Antennes [ElAIS
de téléphonie mobile
LR ETETNETE PATES TPE
7
Likereé «+ Égalité + Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
MINISTÈRE
DES AFFAIRES SOCIALES
ET DE LA SANTÉ
MINISTERE
L'ÉCONOMIE,
DE L'INDUSTRIE
ET DU NUMÉRIQUE
MINISTERE
DE L'ENVIRONNEMENT
DE l'ÉNERGIE
ET DE LA MERL téléphonie mobile est aujourd'hui
a une technologie de communication
très courante dans le monde. En France,
environ 92% de la population utilise des
téléphones mobiles.
Pour établir les communications, un réseau d'an-
tennes-relais est installé sur tout le territoire.
Ce réseau est en constante évolution pour
s'adapter aux besoins des utilisateurs. En effet,
si depuis l'origine La téléphonie mobile permet
de transmettre de la voix et des textes courts
SMS (antennes-relais 26 de 2° génération ou
26), aujourd'hui beaucoup d'autres usages se
développent comme Les MMS vidéo, l'accès à
internet, La télévision, … [antennes-relais de
3° et 4° génération 36 et 46].
QUE SAIT-ON DES EFFETS SANITAIRES LIÉS
AUX ANTENNES-RELAIS ?
Que disent Les experts ?
IL est établi qu'une exposition aiguë de forte
intensité aux champs électromagnétiques ra-
diofréquences peut provoquer des effets ther-
miques, c'est-à-dire une augmentation de La
température des tissus. C'est pour empêcher
l'apparition de ces effets thermiques que des
valeurs limites d'exposition ont été élaborées.
Des interrogations subsistent sur d'éventuels
effets à long terme pour des utilisateurs in-
tensifs de téléphones mobiles, dont l'usage
conduit à des niveaux d'exposition très net-
tement supérieurs à ceux qui sont consta-
tés à proximité des antennes-relais. C'est La
raison pour laquelle Les champs électroma-
gnétiques radiofréquences ont été classés,
en mai 2011, par le Centre International de
Recherche sur le Cancer [CIRC]) en « peut-
être cancérogène », en raison d'un nombre
très limité de données suggérant un effet
Chiffres clés
6 Fréquences:
GSM [20] : 900 MHz et 1800 MHZ
UMTS (36) : 900 MHz et 2100 MHZ -
LTE (40) : 700 MHz, 800 MHz, 1800
MHz et 2600 MHz
6 Puissances : 1 Watt à quelques
dizaines de Watts
6 Portées : 1 à 10 km
Recherche
Afin d'améliorer les connaissances
sur les effets sanitaires des
radiofréquences, l'Anses a été
dotée par L'État d'un fonds de 2 M€
par an, alimenté par une imposition
additionnelle sur les opérateurs de
téléphonie mobile
cancérogène chez l'homme et de résultats
insuffisants chez l'animal de laboratoire, re-
joignant en cela l'avis de l'Agence nationale
de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de
l'environnement et du travail (Anses), publié
en 2009 et mis à jour en 2013.
Les conclusions de l'évaluation des risques
ne mettent pas en évidence d'effets sanitaires
avérés.
Certaines publications évoquent néanmoins
une possible augmentation du risque de
tumeur cérébrale, sur le long terme, pour
les utilisateurs intensifs de téléphones por-
tables. Les conclusions de l'expertise sont
donc en cohérence avec le classement pro-
posé par Le CIRC. Par ailleurs, l'expertisefait apparaître, avec des niveaux de preuve
limités, différents effets biologiques chez
l'Homme où chez l'animal: ils peuvent
concerner le sommeil, La fertilité mâle ou
encore les performances cognitives. Des ef-
fets biologiques, correspondant à des chan-
gements généralement réversibles dans
le fonctionnement interne de l'organisme,
peuvent ainsi être observés. Néanmoins, Les
experts de l'Agence n'ont pu établir un lien
de causalité entre les effets biologiques dé-
crits sur des modèles cellulaires, animaux
ou chez l'Homme et d'éventuels effets sani-
taires qui en résulteraient.
Compte tenu de ces éléments, il n'apparaît pas
fondé, sur une base sanitaire, de proposer de
nouvelles valeurs limites d'exposition pour la
population générale.
PEUT-ON ÊTRE HYPERSENSIBLE AUX
CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES ?
Ce terme est utilisé pour définir un ensemble
de symptômes variés et non spécifiques à
une pathologie particulière [maux de tête,
nausées, rougeurs, picotements.….] que cer-
taines personnes attribuent à une exposition
aux champs électromagnétiques. Toute-
fois, l'Anses indique qu'en l'état actuel des
connaissances, « aucune preuve scientifique
d'une relation de causalité entre l'exposi-
Valeurs limites d'exposition
- 26 : 41 à 58 V/m
- 36 : 41 à 61 V/m
- 4G : 36 à 61 V/m
. Radio : 28 V/m
. Télévision : 31 à 41 V/m
On mesure l'intensité du champ
électrique en volts par mètre (V/m).
tion aux radiofréquences et l'hypersensibi-
lité électromagnétique n'a pu être apportée
jusqu'à présent ».
Néanmoins, on ne peut ignorer les souffrances
exprimées par Les personnes concernées.
C'est pourquoi un protocole d'accueil et de
prise en charge de ces patients a été élaboré
en collaboration avec les équipes médicales
de l'hôpital Cochin à Paris. Dans ce cadre,
les personnes peuvent être reçues dans dif-
férents centres de consultation de pathologie
professionnelle et environnementale (CCPP)].
QUELLES SONT LES VALEURS LIMITES
D'EXPOSITION ?
Les valeurs limites d'exposition du public
aux champs électromagnétiques émis par
les équipements utilisés dans les réseaux
de télécommunication ou par les installa-
tions radioélectriques sont fixées, en France,
par Le décret 2002-775 du 3 mai 2002 et per-
mettent d'assurer une protection contre les
effets établis des champs électromagnétiques
radiofréquences. À l'image de La grande majo-
rité des pays membres de l'Union européenne,
celles-ci sont issues de La recommandation du
Conseil de l'Union européenne 1999/519/CE du
12 juillet 1999 relative à l'exposition du public
aux champs électromagnétiques et conformes
aux recommandations de l'OMS (Organisation
mondiale de la santé).
QUELLES SONT LES CONDITIONS
D'IMPLANTATION ?
1) Obtention d'autorisations préalables au
niveau national
99 Préalablement au déploiement d'un ré-
seau mobile, l'autorité de régulation des
communications électroniques et des postes
3[ARCEP) délivre une autorisation individuelle
d'utilisation des fréquences à l'opérateur. Ce
dernier peut déployer son réseau en instal-
lant des antennes-relais.
99 Tous les émetteurs d'une puissance de
plus de 5 watts doivent obtenir une autorisation
de l'Agence nationale des fréquences [ANFR)
pour pouvoir émettre. Les émetteurs d'une
puissance comprise entre 1 et 5 watts sont uni-
quement soumis à déclaration.
2] Information et concertation au niveau local
99 Les exploitants d'antennes existantes sur
une commune transmettent, à La demande du
maire ou du président d'intercommunalité,
un dossier établissant l'état des lieux des
antennes concernées.
99 Les exploitants de nouvelles antennes-
relais informent par écrit Le Maire ou Le pré-
sident de l'intercommunalité dès La phase de
recherche d'implantation et lui transmettent
un dossier d'information 2 mois avant Le dépôt
de La demande d'autorisation d'urbanisme.
99 Les exploitants d'antennes-relais qui sou-
haitent les modifier de façon substantielle et
dont la modification serait susceptible d'avoir un
impact sur le niveau de champs électromagné-
tiques émis doivent transmettre au maire ou au
président d'intercommunalité un dossier d'in-
formation deux mois avant Le début des travaux.
99 Pour les installations radioélectriques ne
nécessitant pas d'autorisation d'urbanisme
(exemple: antennes implantées sur des
pylônes existants d'opérateurs de commu-
nications électriques, de TDF ou de RTE), la
transmission du dossier d'information a lieu
au moins 2 mois avant le début de l’implanta-
tion de l'installation.
99 À la demande du Maire, le dossier d'in-
formation peut contenir une simulation de
l'exposition aux champs électromagnétiques
générée par l'installation selon les lignes
directrices publiées par l'Agence nationale
des fréquences.
99 Le dossier d'information et La simulation
d'exposition (lorsqu'elle a été demandée) sont
mis à disposition des habitants de la com-
mune concernée au plus tard 10 jours après
leur communication au Maire. Les habitants
ont ensuite 3 semaines pour formuler leurs
observations lorsque Le Maire ou Le président
de l'intercommunalité leur ont donné cette
possibilité.
99 Le Préfet peut, lorsqu'il estime qu'une
médiation est requise, réunir une instance
de concertation de sa propre initiative ou à La
demande du Maire ou du président de l'inter-
communalité.
3) Respect des règles d'urbanisme
Quelle que soit leur hauteur, Les antennes
émettrices ou réceptrices, installées sur le
toit, La terrasse ou Le Long d'une construction
existante, sont soumises à :
99 déclaration préalable lorsque ni l'em-
prise au sol ni La surface de plancher n'ex-
cède 20 m? [article R.421-17 a] et f] du code
de l'urbanisme) :
99 permis de construire au-delà de 20 m?
d'emprise au sol ou de surface de plancher
(article R. 421-14 a) du code de l'urbanisme) ;
Les antennes au sol constituent des
constructions nouvelles et sont soumises, en
application des articles R. 421-1, R. 421-2 et
R. 421-9 du code de l'urbanisme, à
99 déclaration préalable lorsque leur hau-
teur est inférieure ou égale à 12 m et que la
surface de plancher ou l'emprise au sol est
supérieure à 5 m2? sans excéder 20 m?;
99 déclaration préalable lorsque Leur hauteur
est supérieure à 12 m et que ni la surface deplancher ni l'emprise au sol n'excède 5 m?;
9 permis de construire lorsque leur hauteur
est supérieure à 12 met que La surface de plan-
cher ou l'emprise au sol est supérieure à 5 m?;
permis de construire, quelle que soit leur hau-
teur, lorsque l'emprise au sol ou la surface de
plancher excède 20 m2.
Ces obligations sont renforcées en site clas-
sé ou en instance de classement, dans Le pé-
rimètre d'un site patrimonial remarquable et
dans les abords de monuments historiques.
Les installations qui ne sont soumises à au-
cune formalité (pas de modification de l'aspect
extérieur d'un immeuble existant, moins de
12 mètres de hauteur, et local technique de
moins de 5 m2] doivent néanmoins respecter
les règles générales d'urbanisme et, le cas
échéant, Les règles du plan local d'urbanisme
(article L. 421-8 du code de l'urbanisme).
QUI CONTRÔLE L'EXPOSITION DU PUBLIC ?
L'Agence nationale des fréquences [ANFR]
est chargée du contrôle de l'exposition du
public. Les résultats des mesures peuvent
être consultés sur le site www.cartoradio.
fr. Les organismes chargés des mesures sur
le terrain doivent répondre à des exigences
d'indépendance et de qualité : ils sont obliga-
toirement accrédités par le Comité français
d'accréditation (COFRACI.
Toute personne peut faire réaliser gratui-
tement une mesure d'exposition tant dans
des locaux d'habitations privés que dans des
lieux accessibles au public (formulaire de
demande sur le lien: https://www.service-
public.fr/particuliers/vosdroits/R35088).
Une telle demande doit être signée par un or-
ganisme habilité [collectivités territoriales,
associations agréées de protection de l'envi-
ronnement, fédérations d'associations fami-
liales..) avant d'être adressée à l'ANFR. Par
ailleurs, l'ANFR a pour mission de préciser
la définition des points atypiques, lieux dans
lesquels Le niveau d'exposition aux champs
électromagnétiques dépasse substantielle-
ment celui généralement observé à l'échelle
nationale, puis de les recenser et vérifier
leur traitement, sous réserve de faisabilité
technique.Photo : Antenne Toiture/Ile-de-France
©Arnaud Bouissou/MEDDE
ù conception graphique et impression : MEEM/SPSSI/AIL2 - À SAMY
IMPRIMVERT Lib imprimé sur du papier certifié écolabel européenLes obligations
des opérateurs
de téléphonie mobile
à l'égard de l’État et des
utilisateurs de leurs services
dE AC
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Liberté » ga lité» Fra
RÉPUBLIQUE rs IQ LT
| +4 y MINISTÈRE
DES AFFAIRES SOCIALES
ET DE LA SANTÉ
ae Mars 2013 PRODUCTIF
MINISTÈRE
DE L'ÉCOLOGIE,
DU DÉVELOPPEMENT
DURABLE
ET DE L'ÉNERGIE
wwvwiradiofrequences.gouv.frhaque opérateur est soumis à de nombreuses obligations,
qui concernent notamment La couverture de la population, la
qualité de service, Le paiement de redevances, la fourniture de
certains services ainsi que la protection de la santé et de l'environnement.
Cette fiche présente certaines de ces obligations en distinguant :
9 dans Le cadre des autorisations générales, les obligations réglementaires
qui sont identiques quel que soit l'opérateur et qui figurent dans le code des
postes et des communications électroniques ;
® dans Le cadre des autorisations d'utilisation de fréquences, les obligations
imposées par Les décisions administratives individuelles qui sont spécifiques
à chaque opérateur en échange du droit d'utiliser Les fréquences qui relèvent
du domaine public de l'Etat. Ces obligations figurent dans les décisions
individuelles de l'Autorité de régulation des communications électroniques et
CR
Ze
des postes (ARCEP)]. : E #
L'ARCEP assure Le contrôle du respect de l'ensemble des obligations À
réglementaires et de celles relevant des autorisations individuelles de chaque À
opérateur.Les obligations réglementaires identiques,
quel que soit l'opérateur
Elles portent notamment sur
les aspects suivants
Les conditions de permanence, de qualité et de
disponibilité du réseau et du service :
L'opérateur doit prendre les mesures nécessaires
+ pour assurer de manière permanente et continue
l'exploitation du réseau et des services de
communications électroniques,
+ pour remédier, dans les délais Les plus brefs, aux
défaillances du système dégradant la qualité du
service pour l'ensemble où une
partie des clients.
+ pour garantir une qualité et
une disponibilité de service
satisfaisantes. l'opérateur doit,
notamment, mesurer les indicateurs de qualité de
service définis par l'ARCEP et les mettre à disposition
du public.
Les prescriptions exigées par la protection de la
santé et de l’environnement et par les objectifs
d'aménagement du territoire et d'urbanisme.
L'opérateur doit respecter Les valeurs limites d'ex-
position du public aux champs électromagnétiques
fixées par le décret du 3 mai 2002. IL doit veiller à
+ ce que l'exposition des établis-
sements scolaires, crèches et
établissements de soin situés à
moins de 100 mètres, soit aussi
faible que possible, tout en préservant La qualité du
service rendu. IL doit également obtenir une autori-
sation d'implantation auprès de l'Agence Nationale
des Fréquences, qui est chargée de veiller au respect
des valeurs limites d'exposition du public.
IL doit, enfin, veiller à ce que l'installation des infras-
tructures et des équipements sur Le domaine public
ou dans le cadre de servitudes légales sur Les pro-
priétés privées, soit réalisée dans
le respect de l'environnement et de
la qualité esthétique des lieux.
L’acheminement des appels d'urgence.
L'opérateur doit prendre toutes les mesures de
nature à garantir un accès ininterrompu aux services
d'urgence, de manière à acheminer les appels
d'urgence vers Le centre compétent correspondant à
ue — A
La localisation de l'appelant.Les obligations spécifiques à chaque opérateur, inscrites
dans les autorisations individuelles pour l'utilisation des
fréquences 800 MHz, 900 MHz, 1 800 MHz, 2100 MHz et
2600 MHz
Elles portent notamment sur les
points suivants
La couverture de la population :
Les opérateurs mobiles ont des obligations
individuelles en matière de couverture mobile!
suivant Le service 26 (GSM, GPRS, Edge] 3G (UMTS)
ou 46 {LTE).
En 26, Bouygues Telecom, Orange France et
SFR ont chacun l'obligation de couvrir 99% de la
population métropolitaine, en incluant La réalisation
du programme national d'extension de La couverture
2G des centres-bourgs identifiées en « zones
blanches », c'est-à-dire couverts par aucun de ces
trois opérateurs.
À travers l'accord du 27 février 2007, les opérateurs
sont également tenus de couvrir les axes de trans-
port prioritaires (autoroutes, routes avec un trafic
supérieur à 5000 véhicules par jour et axes reliant,
au sein de chaque département, Les préfectures aux
sous-préfectures) ainsi qu'à améliorer La couverture
et La qualité de service sur Les axes ferroviaires.
En 36, Les obligations de Bouygues Telecom, Orange
France, SFR et Free Mobile, portent respectivement
sur une couverture de 75 %, 98 %, 99,3 % et 90 % de
La population métropolitaine.
En 46, à 800 Mhz, les obligations de Bouygues Té-
Lécom, Orange France et SFR portent sur une cou-
verture de 99,6 % de La population en janvier 2027,
avec une obligation départementale de 95 % et une
obligation en zone de déploiement prioritaire? de 90
% d'ici janvier 2022. Dans le cadre de leurs autori-
sations à 2,6 Ghz, les opérateurs Bouygues Télécom,
Free Mobile, Orange France et SFR ont l'obligation
Photo : Antenne Toiture/Ile-de-France
©Arnaud Bouissou/MEDDE
de couvrir 75 % de la population en octobre 2023,
avec un réseau à très haut débit mobile.
Chaque opérateur mobile titulaire d'une licence est
tenu de publier sur son site web des informations
relatives à sa couverture du territoire. Des enquêtes
de terrain sont menées annuellement au niveau
d'environ 250 cantons afin de vérifier la fiabilité
des cartes publiées, selon une méthode définie par
l'ARCEP.
Les conditions de permanence, de qualité et de
disponibilité des services mobiles :
Chaque opérateur doit respecter, dans sa zone
de couverture, des obligations en matière de
qualité de service. Ces obligations portent pour le
service téléphonique sur un taux de réussite des
communications en agglomération à l'intérieur et à
l'extérieur des bâtiments, d'au moins 90%.D'autres
obligations sont fixées pour les services SMS et Les
transferts de données.
L'ARCEP conduit et publie chaque année une enquête
de mesure de La qualité de service de chaque réseau
mobile qui vise notamment à vérifier Le respect des
obligations de chaque opérateur.
Par ailleurs, et parallèlement aux obligations
imposées par l'Etat aux opérateurs mentionnées dans
la présente fiche, ces derniers ont également des
engagements contractuels à l'égard de Leurs clients,
qui portent notamment sur La couverture, La continuité
et La qualité du service.
1 Les critères d'appréciation de La couverture figurent dans
la décision de l'ARCEP n° 2007-0178 du 20.2.2007
2 Zones Les moins denses du territoire : 18 % de La popula-
tion et 63 % de la population
conception graphique et impression : MEDDE/SPSSI/ATL2
imprimé sur du papier certifié écolabel euronéen Br IMPRIM'VERTSQuestions - Féponses
VE Sur les antennes relais
4
4
Liberté » Egalité « Frairrnité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
MINISTÈRE
DES AFFAIRES SOCIALES
ET DE LA SANTÉ
MINISTÈRE L'ÉCONOMIE,
DE L'INDUSTRIE ET DU NUMÉRIQUE
MINISTÈRE
DE L'ENVIRONNEMENT
DE l'ÉNERGIE
ET DE LA MER
www:radiotrequences.-gouv.fru plan sanitaire, les ondes utilisées par
la téléphonie mobile ont-elles des effets
différents par rapport aux ondes émises
par La radio ou par la télévision
Même si les caractéristiques secondaires
[modulation] des signaux sont différentes
entre les ondes utilisées pour les applications
de téléphonie mobile et celles utilisées pour
la radio et La télédiffusion, les mécanismes
d'action biologique qu'elles engendrent sont
a priori identiques. Ces mécanismes d'action
dépendent en effet des caractéristiques pri-
maires (fréquence, intensité] des ondes.
Les fréquences utilisées pour les applications
de téléphonie mobile où de radio et télédif-
fusion sont assez proches, et sont à l'origine
d'accroissements de température observables
à des intensités de rayonnement fortes. Ces
effets biologiques sont couramment désignés
comme les «effets thermiques» des champs
électromagnétiques.
Les différences de fréquence existant entre la
téléphonie mobile {autour de 1 GHz), la radio
(autour de 100 MHz] et la télévision (autour
de 400 et 800 MHz) impliquent cependant une
absorption plus ou moins forte du rayonne-
ment par Le corps humain. En effet, plus la fré-
quence est grande, plus les structures entrant
en «résonance» avec les ondes sont petites, et
l'absorption dans le corps superficielle.
Certaines personnes peuvent-elles
être hypersensibles aux champs
électromagnétiques *
Ce terme est utilisé pour définir un ensemble
de symptômes variés et non spécifiques à une
pathologie particulière (maux de tête, nau-
sées, rougeurs, picotements...] que certaines
personnes attribuent à une exposition aux
champs électromagnétiques.
Toutefois, jusqu'à présent, aucun lien de
cause à effet entre l'exposition aux radiofré-
quences et l'hypersensibilité électromagné-
tique n'a pu être établi par plusieurs études
scientifiques qui ont été menées, comme
l'indique l'avis de 2009 de l'Agence française
de sécurité sanitaire [ANSES}) portant sur
les effets sanitaires des radiofréquences.
Lors de La mise à jour de son avis en 2013,
l'ANSES a indiqué approfondir le travail sur
ce sujet Néanmoins, on ne peut oublier les
souffrances exprimées par les personnes
concernées.
C'est pourquoi un protocole d'accueil et de
prise en charge de ces patients a été élaboré
en collaboration avec Les équipes médicales
de l'hôpital Cochin à Paris. Dans ce cadre,
les personnes peuvent être reçues dans dif-
férents centres de consultation de patho-
logie professionnelle et environnementale
(CCPP].
Quelles sont Les valeurs limites d'exposition
réglementaires ?
Comment ont-elles été élaborées ?
Des valeurs limites d'exposition des personnes
aux champs électromagnétiques, appelées
restrictions de base, ont été proposées en 1998
par la Commission internationale de protec-
tion contre les rayonnements non ionisants
(ICNIRP). IL s'agit d'une organisation interna-
tionale non gouvernementale rassemblant
des experts scientifiques indépendants. Cette
commission étudie Les risques potentiels liés
aux différents types de rayonnements non-io-
nisants et élabore des guides pour l'établisse-
ment de valeurs limites d'exposition.Les valeurs limites d'exposition de l'ICNIRP
ont été retenues dans la Recommandation
du Conseil de l'Union européenne 1999/519/
CE du 12 juillet 1999 relative à l'exposition du
public aux champs électromagnétiques. Elles
sont révisées périodiquement et corrigées si
nécessaire.
Fondées sur Le seul effet sanitaire avéré des ra-
diofréquences qui est l'effet thermique à court
terme (échauffement des tissus), Les valeurs
limites d'exposition du public aux champs élec-
tromagnétiques, intégrant un facteur de sécu-
rité de 50 par rapport à l'apparition du premier
effet thermique, recommandées par la com-
munauté scientifique internationale et l'OMS
sont reprises dans la réglementation française
(décret n°2002-775 du 3 mai 2002).
Les grandeurs physiques utilisées pour spécifier
ces valeurs limites dépendent de la fréquence
du champ électromagnétique. Par exemple,
pour les fréquences de la radiodiffusion FM,
de la télédiffusion, de La téléphonie mobile...
c'est Le débit d'absorption spécifique [DAS)} qui
est utilisé. Le DAS représente la puissance
absorbée par unité de masse de tissu, et
s'exprime en Watt par kilogramme.
Les valeurs de DAS qui ne doivent pas être
dépassées sont Les suivantes :
9 Le DAS moyenné sur Le corps entier ne doit
pas dépasser 0,08 W/kg ;
® Le DAS local mesuré dans la tête ou Le tronc
sur une masse quelconque de 10 grammes
de tissu d'un seul tenant ne doit pas dépasser
2 W/kg.
La mesure du DAS étant très complexe à
mettre en œuvre, des niveaux de référence
ont également été proposés par l'ICNIRP, et
retenus dans La Recommandation du Conseil
et Le décret précités, pour permettre dans la
pratique de déterminer si les restrictions de
base risquent d'être dépassées. Le respect
des niveaux de référence garantit Le respect
des restrictions de base correspondantes.
Par exemple, pour l'exposition en champ
lointain (exposition aux antennes relais no-
tamment), c'est la mesure du champ élec-
trique qui est généralement utilisée pour
l'évaluation de l'exposition, avec des valeurs
limites exprimées en termes de niveaux de
références qui dépendent de la fréquence
utilisée par l'émetteur et qui sont les sui-
vantes :
9 de 36 V/m à 61 V/m pour La téléphonie mobile :
® 61 V/m pour Le wifi ;
9 28 V/m pour la radiodiffusion ;
9 de 31 à 41 V/m pour la télédiffusion.
Dans son avis de 2013, l'Anses n'a pas recom-
mandé de modification de ces valeurs régle-
mentaires.
Dans quels lieux ces valeurs doivent-elles
être respectées =
Les valeurs limites réglementaires doivent
être respectées dans tous les lieux acces-
sibles au public y compris sur les toits et à
proximité presque immédiate des antennes.
C'est pourquoi un périmètre de sécurité a été
défini autour des antennes.
Existe-t-il des périmètres de sécurité
autour des antennes-relais «
Sur La base des valeurs limites d'exposition
du public, l'ANFR a rédigé un guide technique
informatif qui établit des règles pratiques
d'installation des stations de base, visant
notamment à délimiter Les périmètres de sé-
curité autour des antennes relais (disponible
3à l'adresse http://www.anfr.fr/fileadmin/me-
diatheque/documents/expace/2014-10-09_
ANFR-DR17-4_Guide_Perimetres_de_Secu-
rite_v2-02.pdf]
On entend souvent parler d’une valeur de
0,6 V/m. D'où vient cette valeur ?
Le rapport d'expertise collective de 2009
de l'Agence française de sécurité sanitaire
(ANSES) « Mise à jour de l'expertise relative
aux radiofréquences » fait Le point sur les
origines de la proposition d'une valeur limite
d'exposition au champ électrique de 0,6 V/m.
Le rapport explique que le Département santé
de la ville de Salzbourg [Autriche] a proposé la
valeur de 0,6V/m en 1998 sur La base d'une étude
publiée en 1996 montrant un effet sur l'élec-
troencéphalogramme pendant Le sommeil d'un
champ électromagnétique. Cette valeur n'est
pas devenue pour autant La valeur réglementaire
d'exposition à Salzbourg.
Depuis, précise l'ANSES, « en 1998 et 2000, les
mêmes auteurs ont publié deux nouveaux ar-
ticles expliquant qu'ils ne retrouvaient pas les
effets de la première étude, et ce, en appliquant
des niveaux d'exposition très supérieurs à ceux
de la première étude ».
Une diminution de l'exposition de La population
à un niveau inférieur à cette valeur, est deman-
dée par plusieurs associations, en règle géné-
rale dans Les lieux de vie et pas nécessairement
à proximité immédiate des antennes.
On parle parfois d'un seuil réglementaire à
3 V/m, que représente ce seuil «
Le niveau de 3 V/m correspond au respect
d'une norme de qualité, visant à assurer la
compatibilité électromagnétique des équipe-
ments entre eux.
IL s'agit d'assurer le fonctionnement correct
d'un équipement dans son environnement
électromagnétique de façon satisfaisante,
sans qu'il ne produise lui-même des pertur-
bations électromagnétiques pour cet envi-
ronnement.
IL est prévu, dans le cadre de La directive
européenne n°2004/108/CE et d'une norme,
que Le constructeur doit pouvoir assurer que
le fonctionnement des appareils électriques
et électroniques n'est pas perturbé jusqu'à
un niveau de champ de 3 V/m. ILne s'agit donc
pas d'un niveau d'exposition à respecter.
Un appareil électrique peut générer une
exposition supérieure à 3 V/m dans le respect
des valeurs limites réglementaires fixées pour
protéger des éventuels effets sur la santé,
qui vont de 28 à 61 V/m selon la fréquence
d'émission dans le domaine radioélectrique.
Ce niveau de qualité est souvent renforcé
lorsque le fonctionnement des matériels est
critique du point de vue de La sécurité et de La
santé, par exemple pour Les équipements aéro-
nautiques, automobiles et médicaux. Ainsi pour
les appareils médicaux, Les normes [référence
NF EN 45502-2-1 et suivantes) relèvent Le ni-
veau de compatibilité à La même valeur que les
limites d'exposition humaine.
Les antennes-relais de téléphonie mobile
émettent-elles aussi à très basses
fréquences ?
Le domaine des très basses fréquences s'étend
de quelques Hertz à 30 KHertz et concernent
les champs émis par les appareils domes-tiques (sèche-cheveux, rasoir électrique... et
les lignes de transport d'électricité. Les an-
tennes-relais de téléphonie mobile n'émettent
pas de champs électromagnétiques de basse
fréquence. Pour ces antennes, Les seuls rayon-
nements en basses fréquences mesurables
proviennent de l'alimentation de l'émetteur
(courant du secteur à 50 Hz). On retrouve d'ail-
leurs des rayonnements en basse fréquence
pour les appareils domestiques électriques
(sèche-cheveux, rasoir électrique...
Faut-il éloigner Les antennes-relais des lieux
dits « sensibles » comme Les écoles ?
Que prévoit La réglementation :
La réglementation n'impose aucune dis-
tance minimum entre les antennes-relais et
des établissements particuliers, tels que les
écoles.
Le seul texte réglementaire mentionnant une
distance est le décret du 3 mai 2002 relatif
aux valeurs limites d'exposition du public aux
champs électromagnétiques émis par Les équi-
pements utilisés dans les réseaux de télécom-
munication ou par les installations radioélec-
triques. En effet, son article 5 prévoit que les
exploitants d'installations radioélectriques, à
la demande des administrations ou autorités
affectataires des fréquences, communiquent
un dossier qui précise, notamment, les actions
engagées pour assurer qu'au sein des éta-
blissements scolaires, crèches ou établisse-
ments de soins qui sont dans un rayon de cent
mètres de l'installation, l'exposition du public
au champ électromagnétique émis par cette
installation est aussi faible que possible tout en
préservant La qualité du service rendu.
ILest utile de mentionner que si l'on éloignait
systématiquement les stations de base des
utilisateurs pour diminuer les niveaux d'ex-
position aux champ induits par les antennes,
cela aurait pour effet d'augmenter notable-
ment La puissance moyenne d'émission des
téléphones mobiles pour conserver une bonne
qualité de communication.
Comment obtenir une mesure à mon
domicile ?
Depuis Le 1° janvier 2014, un dispositif géré
par l'Agence nationale des fréquences [ANFR]
permet à toute personne de faire réaliser
gratuitement une mesure d'exposition aux
ondes radiofréquences. Le financement des
mesures repose sur un fonds public alimenté
par une taxe payée principalement par les
opérateurs de téléphonie mobile. IL suffit pour
cela de remplir un formulaire de demande
disponible via le lien, https://www.service-
public.fr/particuliers/vosdroits/R35088], de le
faire signer impérativement par un organisme
habilité [mairie, État, Agence régionale de santé,
certaines associations...) et de l'envoyerà l'ANFR
qui instruit la demande et dépêche un laboratoire
accrédité indépendant pour effectuer La mesure.
Les résultats des mesures sont ensuite envoyés
au demandeur et rendus publics par l'ANFR
sur le site www.cartoradio.fr Les maires
sont informés des résultats de toute mesure
réalisée sur le territoire de Leur commune, quel
qu'en soit le demandeur, au moyen d'une fiche
de synthèse. Les lieux pouvant faire l'objet de
mesures dans le cadre de ces dispositions sont
les locaux d'habitation, Les lieux ouverts au
public ainsi que les lieux accessibles au public
des établissements recevant du public.Que permet de connaître Le protocole
de mesure de l'Agence Nationale des
Fréquences «
Le protocole de mesure in situ de l'ANFR est
un des moyens qui peut être utilisé pour jus-
tifier, pour un site donné, la conformité des
émetteurs environnants (antennes des réseaux
de télécommunication] vis-à-vis de La régle-
mentation en vigueur relative aux valeurs li-
mites d'exposition du public. Plus précisément,
ce protocole permet :
pour un site donné, de déterminer l'endroit
[le point) où le champ électromagnétique
est maximal {le site peut être par exemple,
en fonction de la demande, une pièce, un
appartement, un ensemble d'appartements,
une cour de récréation, une école, une aire de
jeu, une place publique, un carrefour, etc.) ;
® de connaître en cet endroit, et moyenne sur
trois hauteurs représentatives d'un corps
humain :
* leniveauglobaldechampélectromagnétique
résultant des émissions de l’ensemble des
émetteurs présents dans l'environnement
(niveau d'exposition « réel »] ;
* Le niveau de champ détaillé fréquence par
fréquence et par service (FM, TV, télépho-
nie mobile, etc]. Les résultats des me-
sures détaillées pour les antennes relais
de téléphonie mobile sont extrapolés afin
de connaître la valeur maximale théorique
que Le champ pourrait atteindre si les an-
tennes environnantes fonctionnaient toutes
simultanément à leur puissance maximale.
L'utilisation de coefficients forfaitaires pour
réaliser Les calculs d'extrapolation conduit,
en plus, à une majoration de ce maximum
théorique. Ce protocole est révisé réguliè-
rement et son actualisation donne lieu à la
publication de ses références par arrêté
dans Le Journal Officiel.
Quel est Le rôle du Maire dans un projet
d'installation d'antenne-relais
Quelles sont Les actions d’information de
l'État sur Les ondes radio, La santé et Les
antennes-relais ?
Les Maires ont un rôle clé en matière d'urba-
nisme et d'information du public :
® Le Maire reçoit, 2 mois avant La demande
d'autorisation d'urbanisme ou de la décla-
ration préalable, un dossier d'information
concernant Le projet de nouvelle antenne-
relais ou de modification substantielle
d'antenne existante ;
® Le Maire peut demander une simulation
d'expositionauxchampsélectromagnétiques
générée par l'installation ;
® Le Maire met ces informations à disposition
des habitants et Leur donne La possibilité de
formuler des observations ;
® s'il le juge utile, il peut solliciter Le Préfet pour
réunir une instance de concertation locale ;
9 Enfin, il vérifie Le respect des dispositions
du Code de l'Urbanisme pour donner ou non
l'autorisation d'implantation.
Le Maire n'est pas appelé à se prononcer
en matière d'exposition des personnes aux
champs électromagnétiques, ce qui est du
ressort de l'Agence Nationale des Fréquences
(ANFR].
Quelles sont Les actions d’information de
l'État sur Les ondes radio, La santé et Les
antennes-relais ?
Plusieurs supports d'information du public
ont été réalisés par les pouvoirs publics
concernant les radiofréquences et plus parti-
culièrement les antennes-relais ainsi que Les
téléphones mobiles :
® Un site internet d'information interminis-tériel a été ouvert en juin 2010 à l'adresse
suivante : www.radiofrequences.gouv.fr
® Une fiche d'information dédiée exclusive-
ment aux antennes-relais de téléphonie
mobile (disponible sur le portail www.
radiofrequences. gouv.fr
9 Une campagne d'information dédiée aux
téléphones mobiles a été réalisée par
l'INPES en décembre 2010 avec la réalisation
d'un site dédié: www.lesondesmobiles.fr
® Un dépliant « Téléphones mobiles : santé et
sécurité » publié par Le ministère de La santé ;
® Un site internet tenu à jour par l'Agence
nationale des fréquences (ANFR], www.
cartoradio.fr, qui répertorie sur fond car-
tographique les émetteurs d'une puissance
supérieure à 5 Watts dont l'implantation a
recu un avis favorable de l'ANFR, et met à
disposition du public les résultats de me-
sures de champ effectuées conformément
au protocole de mesure de l'ANFR par un
organisme accrédité par le COFRAC ;
9 Un site internet de lINERIS, www.
ondesinfo.fr mettant à disposition les
informations nécessaires aux collectivités.
Enfin, l'affichage du débit d'absorption spé-
cifique [DAS] des téléphones mobiles est
rendu obligatoire sur Les lieux de vente par le
décret n°2010-1207 du 12 octobre 2010
Est-on plus ou moins exposé lorsque l’on
remplace une antenne 26 par une antenne
26 et 36 ?
Le passage aux technologies 3e et 4e
génération modifie-t-il l'exposition des
personnes «
D'une manière générale il apparaît que
le contrôle de puissance en 36G est plus
performant qu'en 26, qu'il s'agisse des
téléphones où des antennes. Cet argument
tendrait donc vers une diminution potentielle
des expositions lors du passage de La 26
à la 3G. Cependant, les technologies de
3° génération (3G)] permettent aussi de
diversifier les services disponibles et donc
potentiellement d'accroître les temps
d'utilisation des téléphones mobiles et donc
les temps d'exposition. Néanmoins, cette
utilisation plus intensive ne signifie pas
nécessairement que le téléphone mobile
reste plus longtemps à proximité de la tête
de l'utilisateur, à l'exception des applications
de téléphonie par internet [Voix sur IP). En
effet, de nombreuses applications permises
par la 3G nécessitent de regarder l'écran
du téléphone et sont donc associées à une
utilisation dans la main face à l'utilisateur.
Enfin, il est important de souligner que
l'émergence d'une nouvelle technologie (3G
puis 4G]) induit nécessairement un cumul
des technologies. Une campagne de l'État
menée en 2014 de mesure de l'exposition sur
les places de mairie a notamment montré
une augmentation de l'exposition due à La 4G
d'environ 11% en moyenne (0,26 à 0,29 V/m).
La réponse à La question posée est donc re-
lativement complexe et ne se limite pas aux
paramètres physiques du contrôle des puis-
sances d'émissions des antennes et des té-
léphones mobiles. Les éléments de réponse
apportés aujourd'hui ne peuvent reposer que
sur des appréciations qualitatives.Pour en savoir plus : Photo : Antenne Toiture/Ile-de-France ©Arnaud Bouissou/MEDDE wwWw.radiofrequences:qouv.fr
à: ; 2 ‘ = conception graphique et impression : MEEM/SPSSI/AIL2 - À SAMY TETE Questions fréquentes nv. Er imprimé sur du papier certifié écolabel européen